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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2018-10-29, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 245 / LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM FCIAT Marc Bisaillon, au-delà du fait divers Son film L\u2019amour s\u2019inspire de l\u2019affaire Stephen Marshall, qui a abattu deux prédateurs sexuels FRANÇOIS LÉVESQUE À ROUYN-NORANDA LE DEVOIR E n 2006, Stephen Marshall, 20 ans, quitta la Nouvelle-Écosse où il résidait avec sa mère et se rendit chez son père dans le Maine.Après avoir pris l\u2019une des armes à feu de ce dernier, Marshall, qui depuis des mois effectuait des recherches dans un registre public de prédateurs sexuels, entama une cavale meurtrière avant de s\u2019enlever la vie une fois cerné par la police.Ce sont là les grandes lignes du fait divers qui a inspiré à Marc Bisaillon son film L\u2019amour, qui ouvrait en première samedi le Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT).Mais au-delà, il y a les gens : cette mère, ce père, et surtout ce jeune homme que personne n\u2019imaginait capable de tels actes.Les noms ont été changés, mais le trouble suscité reste entier.Lors de la présentation au FCIAT, Margaret Miles, la mère de Stephen Marshall, était dans la salle.Et pour cause.« J\u2019ai entendu parler de l\u2019affaire à l\u2019époque en lisant un entrefilet dans La Presse, relate Marc Bisaillon.On en a davantage parlé au Canada anglais, notamment à l\u2019émission The Fifth Estate.Je suis allé rencontrer l\u2019équipe à Toronto et ils m\u2019ont donné ce qu\u2019ils avaient tout en précisant qu\u2019ils ne pouvaient pas m\u2019en dire plus que ce qui était contenu dans le reportage, et que je serais avisé de communiquer avec la mère de Stephen Marshall.Ils m\u2019ont mis en contact avec elle.» Selon le cinéaste, dès la première conversation téléphonique, tout s\u2019est très bien passé avec elle.INDEX Avis légaux.A4 Éditorial.A6 Idées.A7 Monde.B1 Société .B3 Sports.B4 Décès .B4 Sur la route.B5 Religion .B6 Météo .B6 Mots croisés.B6 Sudoku .B6 Culture.B7 Grille TV.B7 SUR LA ROUTE La mobilité de demain sera multimodale ou ne sera pas | B 5 ACTUALITÉS La FFQ reconnaît la prostitution comme un travail A 3 Le réalisateur Marc Bisaillon FCIAT ET FILMOPTION INTERNATIONAL C\u2019était la fête des 40 ans de l\u2019ADISQ, dimanche soir à la salle Wilfrid-Pelletier de la PdA, et le trophée nommé Félix a été brandi par des artistes en tous genres \u2014 Philippe Brach, Pierre Lapointe, Klô Pelgag, Patrice Michaud, Loud, 2Frères et les artisans de la comédie musicale Demain matin, Montréal m\u2019attend \u2014, mais c\u2019est le phénoménal Hubert Lenoir (en photo), dit Le Baron Maudit, défiant tous les genres, qui a triomphé.Quatre victoires au total : trop, trop vite ?Le compte rendu de Sylvain Cormier en page B 8.VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Déjà la gloire pour Hubert Lenoir MARCO FORTIER LE DEVOIR FORMATION Régime minceur dans l\u2019éducation des adultes VOIR PAGE A 2 : FAIT DIVERS VOIR PAGE A 2 : ÉDUCATION Deux psychologues pour 183 000 élèves au Québec.Un orthophoniste.Sept psychoéducateurs.De nouvelles données obtenues par Le Devoir révèlent la minceur du soutien professionnel offert aux étudiants de l\u2019éducation aux adultes, qui sont pourtant parmi les plus vulnérables du système public.Le nombre de professionnels \u2014 travailleurs sociaux, orthopédagogues, conseillers en orientation, etc.\u2014 a baissé de 14 % en cinq ans dans la formation générale aux adultes (FGA), indique une compilation rendue publique par la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.La Coalition avenir Québec (CAQ) a promis en campagne électorale d\u2019investir massivement pour embaucher «des centaines de professionnels » dans les écoles.Le monde scolaire attend avec impatience de voir si le ministre fraîchement nommé, Jean-François Roberge, compte ajouter des professionnels dans l\u2019éducation aux adultes, qui se sent négligée par rapport aux niveaux primaire et secondaire.« Ces adultes ont vraiment des difficultés.Non seulement ils n\u2019ont presque pas de services professionnels, mais ils ont subi en plus une baisse de services », résume Marie-Ève Quirion, conseillère à la recherche à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ).C\u2019est elle qui a déterré les chiffres sur la baisse du nombre de professionnels à 14 % Baisse du nombre de professionnels de soutien en cinq ans au Québec MONDE Avec Bolsonaro l\u2019extrême droite prend le pouvoir au Brésil ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR La nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann, promet que, dès l\u2019automne prochain, l\u2019accès au système de santé sera plus facile au Québec.Reste à savoir comment elle s\u2019y prendra pour atteindre un tel résultat.« Dès la première année, la population va voir des changements », a déclaré la ministre vendredi lors d\u2019un bref entretien téléphonique avec Le Devoir.L\u2019ancienne présidente de l\u2019Agence de la santé et des services sociaux de Montréal s\u2019est donné pour principal objectif d\u2019améliorer l\u2019accès aux services au sens large.Elle cible autant l\u2019accès aux médecins spécialistes recherchés en région que les médecins de famille manquants en ville et les services sociaux dans leur ensemble.Délestée cette semaine de la lourde tâche de mener les négociations avec les médecins (qui relèvent du Conseil du trésor), Danielle McCann aura quand même beaucoup à faire au cours des prochains mois.D\u2019autant que ses cibles sont très ambitieuses: «On a des engagements fermes [pour] que tous les Québécois, au bout de quatre ans, aient un médecin de famille ou une infirmière », dit-elle.On parle donc d\u2019un accès aux soins et aux services « pour l\u2019ensemble des Québécois en dedans de 36 heures quand ils sont malades », précise-t-elle.Et les supercliniques ?Mais comment s\u2019y prendra-t-on ?Les libéraux, eux, misaient notamment sur les supercliniques (des GMF ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours sur 7).Gaétan Barrette en avait créé 47 et en aurait ajouté 20 autres s\u2019il avait été élu.Pendant la campagne, la Coalition avenir Québec (CAQ) a critiqué ce modèle, mais la nouvelle ministre de la Santé n\u2019est pas prête à enterrer le programme pour autant.« Il y a des super- cliniques qui existent actuellement, il y a des GMF [Groupes de médecines de famille], il y a des CLSC qu\u2019il faut probablement réinvestir.On va travailler avec tout le monde », dit-elle.Bref, on n\u2019exclut pas d\u2019en ouvrir de nouveaux ?La réponse viendra sous peu, promet la ministre.La ministre de la Santé est toutefois fixée sur une chose: permettre aux médecins de famille de déléguer.« On va certainement prendre des mesures pour soutenir nos médecins de famille.Pour faire en sorte qu\u2019ils délèguent à d\u2019autres professionnels et puissent voir d\u2019autres patients.[\u2026] C\u2019est ça, l\u2019objectif.» Questionnée sur un autre sujet \u2014 l\u2019accès public à la psychothérapie \u2014, la mi- SANTÉ Des effets d\u2019ici un an, promet Danielle McCann La nouvelle ministre reste floue sur son plan pour améliorer l\u2019accès aux services nistre réserve aussi ses commentaires pour plus tard, mais semble ouverte à l\u2019idée d\u2019agir.La création d\u2019un programme pour améliorer l\u2019accès à la psychothérapie avait été l\u2019une des mesures les plus populaires de Gaétan Barrette, qui s\u2019était engagé à y investir 35 millions de dollars par année.Or de l\u2019avis de bien de la plupart des observateurs, c\u2019était nettement insuffisant pour répondre aux besoins.« J\u2019en ai entendu parler moi-même et, effectivement, c\u2019est un projet qui augmente l\u2019accès à la psychothérapie, donc c\u2019est tout à fait dans nos objectifs », remarque à ce sujet Danielle McCann.« Pour nous, l\u2019accès aux soins et aux services ça comprend les services sociaux.C\u2019est sûr que nous allons prendre les moyens pour améliorer l\u2019accès aux services sociaux comme pour les services de santé.Pour nous, l\u2019accès aux soins et aux services ça comprend les services sociaux DANIELLE MCCANN » Le drame du silence des victimes Une bonne entente, un respect.Qui plus est, Marc Bisaillon, alors dans son projet de film La vérité (2011), lui avait au préalable envoyée son précédent La lâcheté (2007) afin qu\u2019elle pût juger de ce qu\u2019il ne donnait pas dans le sensationnalisme.On le précise, les trois films forment une trilogie basée sur faits divers liés entre eux par les thèmes du silence et des secrets de famille.« J\u2019ai effectué des recherches minutieuses.C\u2019est d\u2019ailleurs une des étapes que je préfère : fouiller dans les archives.J\u2019ai eu accès au dossier de police du Maine.Et Margaret a été d\u2019un soutien constant.» Traumatisme enfoui Stephen s\u2019appelle désormais Alex (Pierre-Luc Lafontaine).Il est proche de sa mère, Rose, de son beau-père et de sa sœur adolescente.Il est frustré de ne pouvoir entrer dans les Forces armées canadiennes et son emploi de plongeur lui pèse.Malgré cela, il maintient une façade de bonhomie en public.Or, lorsqu\u2019il est seul dans sa chambre, il marmonne et, l\u2019air anxieux, lève périodiquement les yeux en direction de la porte, dont il bloque l\u2019ouverture en glissant le dossier d\u2019une chaise sous la poignée : Alex ne va pas bien.Ce que l\u2019on n\u2019apprend que graduellement, pour le compte, et seulement après que l\u2019issue terrible des gestes d\u2019Alex a été révélée.En effet, Marc Bis- aillon a opté pour une chronologie morcelée, démarrant avec Rose (Fanny Mallette), inquiète de ce que son fils ne la rappelle pas.« C\u2019est un choix instinctif ; ç\u2019a toujours été cette construction-là.Même chose pour la musique de Ravel : Pavane pour une infante défunte\u2026 » D\u2019emblée pèse une impression de fatalité alors que le film démarre sous tension, une tension qui se transforme sourdement.Il y a d\u2019abord celle qu\u2019engendre la connaissance de ce qui s\u2019en vient : comme le soutenait Hitchcock, montrer au spectateur qu\u2019une bombe se trouve sous la table où prenne place deux personnes qui elles l\u2019ignorent engendre du suspense, tandis que de faire exploser une bombe sous ladite table sans crier gare ne produit qu\u2019un sursaut.D\u2019Hitchcock justement, Marc Bisaillon emprunte, en se l\u2019appropriant, un procédé phare: l\u2019effet Vertigo.Il s\u2019agit d\u2019un procédé d\u2019optique créant l\u2019illusion que l\u2019arrière-plan recule et se creuse, très rapidement, alors que le personnage à l\u2019avant-plan ne bouge pas (tel James Stewart faisant face à sa phobie du vide dans ledit film).L\u2019amour inverse le procédé, avec l\u2019arrière-plan qui, lors de moments psychologiques charnières, paraît se plutôt rapprocher d\u2019Alex, l\u2019étouffant, lentement, inexorablement.L\u2019autre tension est celle liée à la certitude de plus en plus croissante que la nature malsaine des rapports entre le père et le fils l\u2019est encore davantage.« C\u2019est au contact de Margaret que j\u2019ai appris ça : la dimension incestueuse de la relation entre le père et le fils », explique Marc Bisaillon.Plusieurs répliques sont prélevées telles quelles du réel, comme ce monologue \u2014 dûment consigné \u2014 que le père servit aux policiers américains venus l\u2019interroger, et qu\u2019il répéta à l\u2019identique à son ex-conjointe lors des funérailles ; glaçant.« En fouillant, ça devenait tellement limpide\u2026 » Davantage d\u2019écoute Et c\u2019est ici, en l\u2019occurrence, que réside la préoccupation principale de Marc Bisaillon par rapport à cette histoire, par rapport à ce destin.« Mon souhait, c\u2019est que les gens gardent du film le drame que constitue le silence des victimes.Quand j\u2019entends des témoignages d\u2019abus survenus il y a 20, 40 ans, et que la personne se fait dire par certains d\u2019en revenir et de passer à autre chose, ça me fâche.Dénoncer, c\u2019est aussi se faire agresser une deuxième fois parce que l\u2019agresseur va généralement nier, et la personne doit se justifier et revivre son traumatisme\u2026 C\u2019est pour cette raison que ça ne m\u2019étonne pas qu\u2019on puisse mettre beaucoup de temps avant de réussir à parler.Et clairement, Stephen n\u2019y est pas arrivé.» À terme, qu\u2019est-ce que Marc Bis- aillon espère que le public retiendra de ce film-électrochoc à l\u2019affiche le 16 novembre ?« La nécessité d\u2019un peu plus d\u2019écoute ».François Lévesque est à Rouyn- Noranda à l\u2019invitation du FCIAT.FAIT DIVERS SUITE DE LA PAGE A 1 LIRE AUSSI : PROJET 5 COURTS: DE JEUNES VOIX QUI PORTENT.PAGE B 8.Une clientète vulnérable l\u2019éducation des adultes, dans un document de 343 pages qu\u2019elle a obtenu du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur.En 2011-2012, il y avait 353 professionnels « équivalents à temps plein » dans la formation des adultes, pour tout le Québec.En 2015-2016, il en restait 303, une baisse de 14 % \u2014 plus que la diminution de 6 % du nombre d\u2019élèves durant la même période.La baisse des effectifs de professionnels est troublante compte tenu de la vulnérabilité des étudiants de l\u2019éducation aux adultes, souligne Marie-Ève Quirion.La majorité (59 %) de ces étudiants ont eu besoin de services spécialisés pour venir à bout de leurs difficultés de toutes sortes au secondaire, indique une étude menée par des chercheuses de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).Plus du tiers de ces étudiants adultes ont eu des problèmes de comportement, d\u2019apprentissage ou d\u2019absentéisme à l\u2019école secondaire \u2014 souvent avant de décrocher.Près du quart des étudiants adultes ont aussi avoué avoir des problèmes de toxicomanie.Bref, ces jeunes ont bien besoin de soutien pour les aider à rester sur les bancs d\u2019école.Mais ce soutien se fait rare.Stress et anxiété Le manque de ressources professionnelles risque de faire mal aux 16 à 18 ans, qui sont le type d\u2019élèves en plus forte hausse dans l\u2019éducation aux adultes, note Nadia Rousseau, profes- seure au Département des sciences de l\u2019éducation de l\u2019UQTR et coauteure de l\u2019étude Les 16-24 ans à l\u2019éducation des adultes : besoins et pistes d\u2019intervention, publiée en 2016.Elle et sa collègue Michelle Dumont ont interrogé 610 jeunes inscrits à des centres d\u2019éducation des adultes dans le cadre de cette recherche.«Les 16-18 ans sont les plus vulnérables.Ils vivent plus de stress et ont une perception de soi plus négative», dit-elle.Le plus important en formation générale des adultes, c\u2019est la relation entre les élèves et leurs profs, selon la spécialiste des difficultés d\u2019apprentissage.« Ces jeunes adultes cherchent des enseignants qui vont croire en eux.La formation générale aux adultes a un rôle de levier pour reconstruire ces jeunes-là », explique la professeure.Les jeunes élèves de la FGA ont presque tous vécu des difficultés importantes au secondaire, précise-t-elle.Ils avaient l\u2019impression de déranger tout le monde en classe.Ils apprécient le fait que leur enseignant prenne le temps de répéter les explications sans se choquer.Ils sont contents d\u2019être pris au sérieux, de développer leur autonomie.« Ils arrivent à l\u2019éducation des adultes et ne savent pas ce qu\u2019ils veulent faire dans la vie.Ils ont besoin de se reconnecter sur leurs forces », dit Nadia Rousseau.Lutte contre le décrochage Le soutien professionnel \u2014 notamment de conseillers en orientation ou d\u2019autres \u2014 peut aider les élèves à se découvrir, à se connaître, ou encore à gérer leur stress et leurs habitudes de travail.«Le soutien professionnel est une plus- value.Les jeunes de la formation des adultes ont aussi de l\u2019aide externe d\u2019organismes comme les Carrefours jeunesse emploi», explique Mme Rousseau.Le programme électoral de la CAQ en éducation insistait sur l\u2019importance des professionnels dans les écoles.« Il ne faut viser rien de moins que l\u2019embauche de centaines de professionnels \u2014 ortho- pédagogues, psychologues, orthophonistes, psychoéducateurs, conseillers en orientation, etc.\u2014 partout au Québec», indique le document.« Une véritable lutte contre le décrochage scolaire commence par une équipe-école multidisciplinaire, outillée en ressources spécialisées, compétente et bien soutenue par le personnel de soutien.Nous demandons depuis plusieurs années à ce que ces équipes soient mises en place le plus rapidement possible.» ÉDUCATION SUITE DE LA PAGE A 1 La majorité des étudiants de l\u2019éducation aux adultes ont eu besoin de services spécialisés pour venir à bout de leurs difficultés de toutes sortes au secondaire.PATRICK HERTZOG AGENCE FRANCE-PRESSE Les 16- 18 ans sont les plus vulnérables.Ils vivent plus de stress et ont une perception de soi plus négative NADIA ROUSSEAU » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 La cravate de chanvre D ouze minutes après s\u2019être retrouvé derrière des portes closes pour délibérer, le jury déclare que les quatre inculpés doivent être exécutés.En octobre 1924, à Montréal, dans la cour de la prison de Bordeaux, on amène à la potence Morel, Frank, Serafini et Gambino.Pour expier le prix d\u2019une violente tentative de vol d\u2019un fourgon de banque, ils doivent payer de leur vie.À l\u2019aube, à la barre du jour comme on dit ici, le bourreau, avec des gestes mal assurés, s\u2019en vient procéder à l\u2019exécution.Dans sa précipitation, les cordes sont mélangées.Sous le choc, la « cravate de chanvre » que l\u2019on passe au cou de Serafini glisse et le défigure avant qu\u2019il n\u2019expire.À cinq heures, tout est néanmoins déjà terminé.Est-ce parce que l\u2019avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt que l\u2019on en prive dès le matin certains humains ?Les cordes des pendus sont conservées comme des porte- bonheur.Celle ayant servi à exécuter Morel est modelée pour qu\u2019elle écrive, en lettres attachées, le nom du condamné.Le tout est encadré.Une vieille tradition morbide veut qu\u2019un tel objet de supplice constitue une promesse de vie.Au Manitoba, le premier ministre Duff Roblin, héritier des spasmes de haine et de fureur de ses prédécesseurs contre les Métis, conservait des fragments de la corde qui servit à pendre Louis Riel.Ces bouts de corde, transmis à sa descendance en héritage, finirent par atterrir récemment dans un musée.Les cordes des pendus étaient tressées en torons de chanvre.De ces cordages, la marine faisait grand usage.Avant que l\u2019esclavage et l\u2019industrialisation ne permettent au coton de s\u2019imposer, la fibre du chanvre et celle du lin sont alors beaucoup utilisées pour tisser aussi des étoffes.En 1712, dans un mémoire sur les richesses du Canada, le lieutenant Gédéon de Catalogne indique qu\u2019il faut obliger sans tarder les colons à cultiver le chanvre.On va en exporter même en France, grâce à un arrêté royal, tant les besoins en chanvre y sont grands.Des sacs de chènevis, la semence du chanvre, seront rendus facilement disponibles.La volaille s\u2019en nourrit jusqu\u2019à s\u2019en donner le tournis.Il n\u2019est pas impossible qu\u2019on en ait très tôt mélangé au tabac des Autochtones.Le père Lafiteau, qui incite au développement de la culture et du commerce du ginseng sur les rives du Saint-Laurent, peut le laisser à penser.Dans ses Mœurs des sauvages, en 1724, il observe en tout cas que le tabac des premiers temps fut bientôt mélangé à des herbes qui en faisaient « un amusement et une fantaisie ».Se pourrait- il que le chanvre ait été ainsi conjugué pour adoucir la dureté des jours ?On connaît déjà en tout cas les effets provoqués par diverses fumées inhalées grâce à des pipes « bien ornées et bien empanachées de divers plumages ».Ce n\u2019est cependant pas l\u2019usage premier réservé au chanvre, cultivé dans des terres légères et sablonneuses afin que, de ses fibres, on puisse tisser des toiles, des câbles, des cordages solides et mieux structurer la pâte de certains papiers.Les cultivateurs, dans nombre de paroisses, sèment du chanvre comme du blé, sans être inquiétés.À la fin de l\u2019été, ils le font bouillir puis sécher en chapelles avant d\u2019en tirer la fibre.Des corderies apparaissent.À la fin du XIXe siècle par exemple, le long du canal de Lachine, John Converse installe la Consumers Cordage.Dans le quartier populaire de Pointe-Saint-Charles, telle est l\u2019origine de la rue Ropery dont le nom, s\u2019il avait tenu compte de la majorité française de la population, aurait été « de la Corderie ».Avant tout, écrit Marie-Victorin dans sa Flore laurentienne, « le chanvre est cultivé pour les fibres de son écorce, qui fournissent les meilleures toiles à voiles et les meilleurs cordages de marine.La graine (chènevis), dont les volailles sont très friandes, fournit une huile siccative employée dans la peinture.» Mais il sert aussi, remarque-t-il, à faire glisser les consciences hors du réel : « Enfin, les feuilles renferment un suc narcotique qui sert en Orient à la fabrication du haschich, que l\u2019on mâche pour se procurer une espèce d\u2019ivresse peuplée de rêves délicieux.» C\u2019est dans l\u2019entre-deux- guerres que cette culture devient plus encadrée en raison de cette menace de la volupté.Les Frères Maristes, dans leur Manuel d\u2019agriculture daté de 1942, observent, que la culture du chanvre est désormais « étroitement surveillée par les policiers des gouvernements, parce que son alcaloïde (corps organique à formule complexe, poison violent) est recherché comme narcotique ».Les temps changent.Jacques Ferron avait déjà observé cet apparent paradoxe : la culture du chanvre textile s\u2019arrête lorsque se développe son usage comme psychotrope, c\u2019est-à-dire à peu près au moment où l\u2019on cesse de pendre et de voguer toutes voiles et cordages dehors.Le cannabis dès lors, jusqu\u2019à sa légalisation récente, ne donnera plus de travail officiel qu\u2019aux policiers.Le chanvre témoignait des besoins primaires d\u2019une société agraire.Il signale désormais une volonté de prendre congé de la réalité.Pendant que l\u2019économie politique pulvérise la vie, les élus se sont laissés réduire à n\u2019exercer qu\u2019une petite politique des modes de vie.Le viol et le pillage de la terre se poursuivent.Que nous soyons ou non aveuglés par un nuage de fumée, l\u2019obscurantisme continue de se parer de couronnes de laurier tandis que roulent à tombeau ouvert les machines à décerveler.Les plantes vertes, chanvre ou autres, s\u2019occuperont-elles de faire le ménage pour nous, comme le clame Maxime Bernier ?JEAN- FRANÇOIS NADEAU Le chanvre témoignait des besoins primaires d\u2019une société agraire.Il signale désormais une volonté de prendre congé de la réalité.Jusqu\u2019alors, la Fédération des femmes du Québec s\u2019était abstenue de prendre position sur l\u2019enjeu de la prostitution, notamment en raison de l\u2019absence de consensus au sein du mouvement féministe.PDERO RUIZ LE DEVOIR MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR La Fédération des femmes du Québec (FFQ) a pris un virage abrupt, dimanche, en reconnaissant la prostitution comme un travail auquel consentent des femmes.Une prise de position qui pourrait conduire certaines membres à claquer la porte de l\u2019organisme.Jusqu\u2019alors, la FFQ s\u2019était abstenue de prendre position sur l\u2019enjeu de la prostitution, notamment en raison de l\u2019absence de consensus au sein du mouvement féministe.Au terme d\u2019une assemblée générale extraordinaire (AGE), qui s\u2019est échelonnée sur plus de 10 heures dimanche à Montréal, les quelque 150 membres de la FFQ présentes ont voté majoritairement pour la proposition controversée reconnaissant « l\u2019agentivité des femmes dans l\u2019industrie du sexe, incluant le consentement à leurs activités », l\u2019agentivité étant la capacité pour une personne d\u2019agir.Sandra Wesley, directrice générale de Stella, l\u2019amie de Maimie, un organisme qui soutient les travailleuses du sexe, s\u2019est dite très satisfaite de cette position « qui reconnaît notre agenti- vité et le besoin de lutter pour nos droits humains ».« Cette résolution est reçue comme un message de la part des membres de la FFQ qui souhaitent que nous soyons incluses dans le mouvement [féministe].» La FFQ souhaitait notamment se doter d\u2019une position sur la prostitution afin d\u2019agir de façon à accroître la santé et la sécurité des travailleuses du sexe.La Concertation des luttes contre l\u2019exploitation sexuelle (CLES), qui milite pour mettre fin à la prostitution, s\u2019est farouchement opposée à l\u2019adoption de la proposition.Selon la CLES, la FFQ a fait le choix de devenir une fédération pro-travailleuses du sexe.L\u2019organisme laissera à ses membres le choix de décider si elles souhaitent ou non continuer à faire partie de la FFQ.« Pour nous, il y a un travail social plus large à faire afin d\u2019envisager une société où le consentement ne s\u2019achète pas », avait expliqué, la semaine dernière au Devoir, Jennie-Laure Sully, organisatrice communautaire à la CLES.Lors de l\u2019AGE de dimanche, à laquelle les médias n\u2019ont pu assister, des amendements ont été apportés à un article de la proposition traitant de la « différenciation entre les échanges consensuels, les situations d\u2019exploitation et la traite humaine ».Le libellé de ces amendements sera dévoilé par le conseil d\u2019administration de la FFQ lundi.Selon Gabrielle Bouchard, présidente de la FFQ, ces amendements ont permis de « rassembler les membres autour d\u2019une position commune ».Mme Bou- chard a évoqué un « travail extrêmement productif».« L\u2019ambiance était aussi bonne qu\u2019elle peut l\u2019être lors de conversations qui sont difficiles et dans lesquelles on a beaucoup de travail à faire sur les différentes compréhensions », a-t-elle souligné en entrevue.La semaine dernière, Gabrielle Bou- chard avait expliqué que la FFQ souhaitait « pousser son approche féministe » plus loin en adoptant une position sur l\u2019industrie du sexe qui est « sans jugement », une démarche qui s\u2019inscrit dans l\u2019approche intersection- nelle préconisée par la FFQ depuis 2016.Une approche « de l\u2019intersection des oppressions » qui fait en sorte que les outils de mesure sont désormais calqués sur les réalités des femmes marginalisées.Voile islamique Lors de l\u2019AGE de dimanche, le vote sur une autre proposition controversée, touchant cette fois le voile islamique, a été reporté.« Les membres avaient besoin de plus d\u2019information, plus spécifiquement sur le lien entre la position [adoptée] en 2009 et cette nouvelle proposition », a mentionné Mme Bou- chard.La proposition a donc été renvoyée au conseil d\u2019administration et sera soumise ultérieurement aux membres.En 2009, la FFQ s\u2019était opposée à l\u2019interdiction du port de signes religieux pour les fonctionnaires, à l\u2019exception de celles travaillant en position d\u2019autorité.La nouvelle proposition visait à étendre cette mesure à toutes les femmes, peu importe leur choix de carrière.La semaine dernière, Mme Bouchard avait fait valoir que la FFQ ne veut pas « faire partie de la structure qui va empêcher [les femmes voilées] d\u2019avancer [\u2026] même si on a une incompréhension ou si on n\u2019est pas d\u2019accord ».La prostitution reconnue comme un travail Le vote sur le voile islamique a été reporté par les membres de la Fédération des femmes du Québec réunies dimanche en assemblée générale extraordinaire ANDY BLATCHFORD À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE L\u2019analyse par le gouvernement Trudeau de ses vastes consultations publiques révèle certaines failles, et la proposition de taxation désastreuse sur les petites entreprises du ministre des Finances, Bill Morneau, représente la pièce à conviction numéro un, indiquent des documents internes.Ottawa a étudié en détail ses exercices de consultation afin de recenser les défis et les leçons tirées des centaines de consultations lancées au cours des deux premières années au pouvoir des libéraux, selon des documents obtenus par La Presse canadienne en vertu de la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.La documentation donne un aperçu de l\u2019auto-évaluation qu\u2019a faite Ottawa au moment où « les fonctionnaires et les élus ont consulté les Canadiens à un rythme sans précédent ».À la mi- mandat du gouvernement libéral, 381 consultations publiques avaient été réalisées, lancées ou planifiées, précise le rapport obtenu.Préoccupations Les documents qui datent de février 2018 énumèrent un certain nombre de préoccupations soulevées par de nombreux ministères en matière de consultations publiques.On relève notamment de faibles taux de participation qui seraient le résultat d\u2019une planification inadéquate.On reproche aussi un intérêt pour la quantité plutôt que la qualité ainsi qu\u2019une lassitude chez les intervenants, principalement parmi les peuples autochtones, ce qui pourrait « avoir causé plus de tort que de bien ».Une note d\u2019information d\u2019une trousse d\u2019information à l\u2019intention des sous- ministres, remise en février dernier, mentionnait que la consultation sur la proposition fiscale de Bill Morneau avait « suscité des réactions négatives de la part des parties prenantes et une couverture médiatique négative ».Le gouvernement fédéral dit avoir tiré certaines leçons de cet épisode, dont l\u2019importance « d\u2019adapter plus rapidement les stratégies de communication et les messages pour traiter efficacement les idées fausses », révèle la note interne.Le moment choisi pour dévoiler la réforme fiscale, un déploiement par étapes et des discussions avec les groupes concernés avant et après la consultation auraient aussi pu faciliter le processus, croit-on.Ottawa dresse un bilan détaillé de ses consultations publiques LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Bernadette Maillé, en son vivant domiciliée au 3255 Gouin Est #501, Montréal, Québec, H1H 5P4, est décédée à Montréal-Nord, le 1er mai 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Carl St- Pierre, notaire, 845 Déca- rie, suite 203, Montréal, Québec, H4L 3L7.Donné ce 25 octobre 2018 François Maillé, liquidateur APPEL D\u2019OFFRES No.CHI-2019SOUDE Fourniture et livraison d\u2019hydroxyde de sodium vendu en contenant pour les années 2019 à 2021 à diverses municipalités québécoises Les soumissions seront reçues, avant 11 h 00 le mardi 13 novembre 2018, au bureau de l\u2019UMQ situé au 2020, boulevard Robert-Bourassa, bureau 0210, Montréal (Québec), H3A 2A5 Est admissible à soumissionner, toute firme ayant obtenu le document d\u2019appel d\u2019offres directement par le système électronique d\u2019appel d\u2019offres SEAO.Toute soumission doit être présentée sur les formulaires prévus à cette fin et transmis dans une enveloppe scellée avant la date et l\u2019heure d\u2019ouverture prévue.APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC COORDINATION, ENCAISSAGE ET TRANSPORTS DE COLLECTIONS MUSÉALES POUR L\u2019EXPOSITION GASTRONOMIE FRANÇAISE (2018-EXPOGF-TRANSPORT) La Société du musée d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal, Pointe-à-Callière, (Musée PAC) est une corporation autonome à but non lucratif dont la mission est notamment de faire aimer et connaître le Montréal d\u2019hier à aujourd\u2019hui à travers les actions de diffusion, d\u2019éducation, de conservation et de recherche à l\u2019endroit du patrimoine archéologique et historique montréalais, et tisser avec les réseaux régionaux, nationaux et internationaux, des liens dont bénéficieront les publics.Le présent appel d\u2019offres concerne entre autres les services suivants : \u2022 La coordination, l\u2019encaissage et le transport de collections muséales (2018-EXPOGF- TRANSPORT) dans le cadre de l\u2019exposition Gastronomie française qui sera présentée dans les salles d\u2019exposition du pavillon Maison-des- Marins de la Cité d\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal.Le mandat s\u2019échelonnera du 8 décembre 2018 au 1er décembre 2019.Les documents pourront être obtenus par le Système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SEAO) à partir du 29 octobre 2018 en consultant le site Internet www.seao.ca.Les documents seront obtenus au coût établi par le SEAO.Les soumissions seront reçues jusqu\u2019au 29 novembre 2018 à 11h00 dans l\u2019enveloppe cachetée et adressée à l\u2019attention de la soussignée à la Société Pointe-à-Callière, Cité de l\u2019archéologie et d\u2019histoire de Montréal à l\u2019adresse 350 Place Royale, Montréal (Québec) H2Y 3Y5.Le Musée PAC, ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues, et le Musée PAC n\u2019n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Danielle Demers Directrice projets immobilisés Avis public Examen de la conformité d\u2019un règlement au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal Avis public est donné à toute personne habile à voter du territoire de la Ville de Montréal : Le règlement 04-047-197, intitulé « Règlement modi?ant le Plan d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal (04-047) », a été adopté par le conseil de la Ville à son assemblée du 22 octobre 2018.Ce règlement modi?e la carte intitulée « La densité de construction » pour l\u2019arrondissement d\u2019Anjou a?n d\u2019y incorporer le nouveau secteur 02-10 autour de l\u2019avenue Chaumont permettant un bâti de 2 à 4 étages hors-sol et un taux d\u2019implantation au sol moyen ou élevé.Conformément au règlement RCG 15-073 et aux dispositions des articles 137.11, 137.12 et 264.0.3 de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ c.A-19.1), toute personne habile à voter du territoire de la municipalité peut demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la conformité de ce règlement au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.La demande doit être transmise à la Commission dans les 30 jours qui suivent la publication du présent avis.Si la Commission reçoit, d\u2019au moins 5 personnes habiles à voter du territoire de la municipalité, une demande faite conformément à l\u2019article 137.11 à l\u2019égard de ce règlement, celle-ci doit, dans les 60 jours qui suivent l\u2019expiration du délai prévu à cet article, donner son avis sur la conformité du règlement 04-047-197 au Schéma d\u2019aménagement et de développement de l\u2019agglomération de Montréal.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13h30 à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Biens et services Appel d\u2019offres : 18-17315 Descriptif : Service contrôle animalier Date d\u2019ouverture : Le mardi 6 novembre 2018 Dépôt de garantie : aucun Renseignements : Yves Belleville, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-5298 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17336 Descriptif : Fourniture et livraison d\u2019hypochlorite de sodium 10,8% à 12% de concentration en vrac liquide pour le Service de l\u2019eau Date d\u2019ouverture : Le jeudi 29 novembre 2018 Dépôt de garantie : 5000$(cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Alexandre Muniz, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-1028 Visite obligatoire : Non Appel d\u2019offres : 18-17341 Descriptif : A56-Service d\u2019arrosage d\u2019arbres, de bacs à fleurs, de bac à arbustes, de plates bandes mixtes et de saillies, ainsi que l\u2019entretien de cuvettes pour l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville - 3 ans Date d\u2019ouverture : Le jeudi 15 novembre 2018 Dépôt de garantie : 2 % (cautionnement et/ou chèque visé) Renseignements : Marc-André Deshaies, agent d\u2019approvisionnement : 514-872-6850 Visite obligatoire : Non Documents : Les documents relatifs à ces appels d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018 Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identification fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel deville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le greffier de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17306 Service d\u2019hydro-excavation pour divers arrondissements L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 30 octobre 2018 est reportée au jeudi 8 novembre 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17241 Achat de chambres pré-fabriquées pour le réseau d\u2019aqueduc L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 30 octobre 2018 est reportée au mardi 6 novembre 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Avis public AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL, MÉTROPOLE DU QUÉBEC 1er avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, a?n d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec: - Une partie du lot 1 998 994 du cadastre du Québec, d\u2019une super?cie de 546,5 m2, située dans le quadrilatère délimité par les rues Lajeunesse, Fleury Est, Berri et Prieur Est, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA186896026 \u2013 25 septembre 2018) - Le lot 4 140 408 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par l\u2019avenue Laporte, les rues Saint-Jacques, Agnès et la place Guay, dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest (DA186896021 \u2013 25 septembre 2018) - Le lot 1 490 407 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Verville, De Beauharnois Ouest, le boulevard Crémazie Ouest et l\u2019avenue du Parc, dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (DA186896023 \u2013 26 septembre 2018) - Les lots 1 881 148 et 2 507 510 du cadastre du Québec, situés dans le quadrilatère délimité par les rues Théodore, Ontario Est, Leclaire et de Rouen, dans l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (DA186896027 \u2013 26 septembre 2018) - Le lot 1 202 413 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Berri, Roy Est, Rivard et l\u2019avenue Duluth Est, dans l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal (DA186896028 \u2013 26 septembre 2018) - Les lots 1 706 402, 1 706 404 et 1 706 439 du cadastre du Québec, situés au nord-ouest de la rue Saint-Jacques, entre les avenues Ouellette et Du- ranceau, dans l\u2019arrondissement de Lachine (DA186896025 \u2013 26 septembre 2018) - Le lot 6 060 073 du cadastre du Québec, situé dans le quadrilatère délimité par les rues Chambord, des Carrières, De Normanville et par le boulevard Rosemont, dans l\u2019arrondissement de Rosemont\u2013La Petite-Patrie (DA186896029 \u2013 26 septembre 2018) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est ?xée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le premier de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis public Assemblées publiques COMMISSION SUR LES FINANCES ET L\u2019ADMINISTRATION Étude des budgets de fonctionnement 2019 ainsi que du Programme triennal d\u2019immobilisations 2019-2020-2021 de la Ville de Montréal, de ses sociétés paramunicipales et de la Société de transport de Montréal La Commission sur les ?nances et l\u2019administration vous invite à participer à l\u2019étude publique du budget de fonctionnement 2019 et du Programme triennal d\u2019immobilisations 2019-2020-2021 de la Ville de Montréal, de ses sociétés paramunicipales et de la Société de transport de Montréal.Cette étude publique s\u2019échelonnera sur douze jours ouvrables, soit du 12 au 27 novembre 2018, entre 9 h et 22 h.L\u2019horaire détaillé des présentations est disponible à l\u2019adresse : ville.montreal.qc.ca/commissions.ENDROIT : Salle du conseil de l\u2019hôtel de ville - 275, rue Notre-Dame Est / Métro Champ-de-Mars ACCESSIBILITÉ (HÔTEL DE VILLE) Les personnes à mobilité réduite accèdent à l\u2019hôtel de ville par la porte du côté est (510, rue Gosford).La salle est équipée d\u2019un système d\u2019aide à l\u2019audition.Pour y avoir accès, il suf?t de syntoniser la fréquence 100,3 sur la bande MF de votre baladeur.Aussi, un service d\u2019interprétation pour les personnes ayant des limitations auditives peut être offert sur demande, sous réserve de la disponibilité d\u2019interprètes.PÉRIODE DE QUESTIONS DES CITOYENS Les personnes qui désirent intervenir lors de la période de questions et de commentaires du public sont priées de s\u2019inscrire dès maintenant auprès du Service du greffe au numéro 514 872-3000 ou encore à l\u2019adresse commissions@ville.montreal.qc.ca.Il est également possible de s\u2019inscrire sur place 30 minutes avant le début de la séance, ou lors des pauses entre les présentations.DOCUMENTATION Les documents sont disponibles pour consultation aux bureaux Accès Montréal, aux bureaux d\u2019arrondissement et hôtels de ville ainsi qu\u2019au Service du greffe et sur le portail de la Ville à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/commissions, dès le 8 novembre en après-midi.Renseignements : Service du greffe Division des élections, du soutien aux commissions et de la réglementation 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134 Montréal (Québec) H2Y 1C6 Tél : 514 872-3000 Fax : 514 872-5655 commissions@ville.montreal.qc.ca @comm_MTL AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné à 9282- 6197 QUÉBEC INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de LAVAL, une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et avis d\u2019assignation a été laissée à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de LAVAL, situé au 2800 BOULEVARD SAINT- MARTIN OUEST À LAVAL- dans le dossier 540-22-026841-188.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais dejustice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, unjuge- ment par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I\u2019expiration de ce délai et vous devoir payer les frais de À Montréal, le 25 octobre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice Appel d\u2019offres Service des infrastructures, de la voirie et des transports Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant, 13h30 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 403916 Descriptif : Planage et resurfaçage des ruelles de la Rue Saint-Hubert, entre les rues de Bel- lechasse et St-Zotique Date d\u2019ouverture : 15 novembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements: Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018 Visite obligatoire : N/A Appel d\u2019offres : 420411 Descriptif : Travaux de démolition et de réhabilitation des sols dans le prolongement de l\u2019Axe Central, de l\u2019avenue Durocher à l\u2019avenue Hutchison Date d\u2019ouverture : 15 novembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018 Visite obligatoire : N/A Appel d\u2019offres : 441213 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019eau secondaires par chemisage dans diverses rues de la ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 22 novembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018 Visite obligatoire : N/A Appel d\u2019offres : 441112 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019égout par chemisage dans diverses rues de la ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 27 novembre 2018 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018 Visite obligatoire : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ces contrats peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h, à la date ci-dessous, à la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal, pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 2018-042-P Réaménagement des parcs Juliette-Huot, Hec- tor-Vinet (est et ouest) et Sainte-Claire Date d\u2019ouverture : Mercredi 14 novembre 2018 à 14 h Renseignements : Madame Karoline Davignon, architecte paysagiste au 514 872-2606 Dépôt de garantie de soumission : 10 % de la valeur de la soumission.Pour être considérée, toute soumission devra être présentée sur les formulaires spécialement préparés à cette ?n.Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 29 octobre 2018.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la mairie de l\u2019arrondissement située au 6854, rue Sherbrooke Est, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.FAIT À MONTRÉAL, CE 29E JOUR D\u2019OCTOBRE 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement substitut Dina Tocheva Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction de l\u2019eau potable Appel d\u2019offres : 10271 Installation de la nouvelle génératrice ?xe sous abri insonorisé de 2 MW-600/347 V de l\u2019usine Lachine L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 8 novembre 2018 est reportée au 15 novembre 2018 à 13h30 h dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 29 octobre 2018 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Avis de clôture d'inventaire Prenez avis que Huguette BEAULIEU (RIOUX), domiciliée au 28-17, rue Babin, Repentigny (Qc) J6A 6A3, est décédée le 28 janvier 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, sur rendez-vous, à l'étude de Me Annie Lépine, notaire, 172 rue Notre-Dame, bur.203, Repentigny (Qc) J6A 2P8.Donné ce 26 octobre 2018 Alain RIOUX et Daniel RIOUX, liquidateurs CANADA PROVINCE DE QUÉBEC COUR SUPÉRIEURE DISTRICT DE JOLIETTE NO : 705-17-008450-189 LA BANQUE TORONTO- DOMINION Demandresse c.LUCIEN GAUTHIER Défendeur Et JEAN FORTIN & ASSOCIÉS SYNDICS INC.Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à LUCIEN GAUTHIER de vous présenter au greffe du palais de justice de Joliette, du district de Joliette situé au 200 St-Marc, Joliette dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 25 octobre 2018 par Me Chantal Houde, greffière spéciale, dans le dossier numéro 705-17-008450-189.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, le 29 octobre 2018 Me Claude Savoie, Ad.E.avocat AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (article 795 C.c.Q.) Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès survenu le 9 avril 2017 à Vaudreuil-Dorion, province de Québec, de Claude CHARLEBOIS, en son vivant domicilié à Vau- dreuil-Dorion, province de Québec, un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice successorale, Johanne CHARLE- BOIS, le 12 mars 2018, devant Me Eric LAVOIE, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude dudit notaire sise au 1550, rue Ampère, bureau 401, Boucherville (Qc) J4B 7L4.Donné à Boucherville, ce 26 octobre 2018.Johanne CHARLEBOIS, liquidatrice. LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 ACTUALITÉS A 5 MC L\u2019icône du cœur et de la / seule et l\u2019icône du cœur et de la / suivie d\u2019une autre icône ou de mots sont des marques de commerce de la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC du Canada.coeuretavc.ca/VITE Avec la participation de Ensemble Montréal choisit Theo Vecera Le parti d\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville de Montréal, Ensemble Montréal, mise sur Theo Vecera pour conserver la mairie de Ri- vière-des-Prairies\u2013Pointe-aux- Trembles, que dirigeait Chantal Rouleau.M.Vecera affrontera Caroline Bourgeois, de Projet Montréal, lors des élections partielles du 16 décembre.Âgé de 47 ans, Theo Vecera est fondateur du centre communautaire pour jeunes Don Bosco à Rivière- des-Prairies et y occupe depuis 21 ans le poste de directeur de programme en développement social.Il tentera de succéder à Chantal Rouleau, qui a été élue députée à l\u2019Assemblée nationale le 1er octobre dernier avec la Coalition avenir Québec.Le Devoir Élection partielle dans une circonscription en Ontario en décembre OTTAWA \u2014 Le premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a déclenché une élection complémentaire dans la circonscription de Leeds- Grenville-Thousand Islands et Rideau Lakes, en Ontario.Les électeurs de cette circonscription se rendront le 3 décembre aux urnes pour remplacer l\u2019ancien député conservateur Gord Brown, mort en mai, terrassé par une crise cardiaque.En 2015, M.Brown avait obtenu 47,38 % des suffrages exprimés, devançant la libérale Mary Jean McFall par plus de 6 points de pourcentage.Trois autres sièges sont vacants : Outre- mont, au Québec, York-Simcoe, en Ontario, et Burnaby-Sud, en Colombie-Britannique.La Presse canadienne EN BREF PATRICE BERGERON À QUÉBEC LA PRESSE CANADIENNE La pression s\u2019accentue sur le premier ministre du Québec, François Legault, pour qu\u2019il représente le Québec au grand sommet annuel des Nations unies sur le climat en décembre, comme l\u2019avaient fait ses prédécesseurs.Après le Parti québécois et Québec solidaire, c\u2019est au tour de l\u2019opposition officielle libérale et de Greenpeace de réclamer la participation de M.Legault et de sa nouvelle ministre de l\u2019Environnement, MarieChantal Chassé, à la COP24, la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, du 3 au 14 décembre, à Katowice, en Pologne.Les premiers ministres Philippe Couil- lard et Jean Charest avaient pris part activement à ces sommets annuels, au côté d\u2019autres chefs de gouvernement et d\u2019État, mais François Legault hésite encore à se rendre en Pologne.Il y a une dizaine de jours, il avait invoqué son « agenda très chargé » des prochaines semaines.Or des décisions importantes qui concernent le Québec sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) doivent être prises à la COP24, dans la foulée de l\u2019Accord de Paris de 2015.C\u2019est le Canada qui est signataire, mais ce sont les provinces qui mettent en œuvre des moyens d\u2019atteindre les cibles de réduction de GES.Le PLQ veut une délégation Dans une entrevue avec La Presse canadienne diffusée dimanche, le chef intérimaire du Parti libéral (PLQ ), Pierre Arcand, a appelé le premier ministre à prendre la tête de toute une délégation québécoise composée autant d\u2019élus de tous les partis que de représentants de la société civile et d\u2019entreprises pour envoyer un signal fort.« François Legault doit montrer à la face du monde que le Québec est sérieux [sur l\u2019enjeu des changements climatiques] et qu\u2019il veut continuer à exercer le leadership que nous démontrons depuis nombre d\u2019années », a affirmé M.Arcand.C\u2019est d\u2019autant plus important, selon lui, que les États-Unis ne semblent pas intéressés par cet enjeu et qu\u2019il ne faut pas briser l\u2019élan de l\u2019Accord de Paris.Il a rappelé que le gouvernement du Québec avait pris part à la plupart des COP au fil des années.Le chef caquiste a ainsi une occasion de rebâtir sa « crédibilité douteuse » en environnement, a évoqué M.Arcand, en faisant référence au silence de la CAQ dans ce dossier durant la campagne électorale et à la volte-face de M.Legault concernant les hydrocarbures sur l\u2019île d\u2019Anticosti.Un « rôle majeur » Pour sa part, le porte-parole de Greenpeace, Patrick Bonin, a déclaré que «l\u2019urgence est là» et que le Québec a un «rôle majeur» à jouer à cette conférence.« C\u2019est un passage presque obligé pour un nouveau gouvernement qui doit mettre les bouchées doubles parce qu\u2019il est arrivé les mains vides en campagne électorale sur la question des changements climatiques et il a énormément de retard à rattraper, alors que le défi n\u2019a jamais été aussi grand », a-t- il commenté dans un entretien récent avec La Presse canadienne.M.Bonin a expliqué qu\u2019une toute nouvelle économie verte est en émergence rapide et le Québec peut en profiter davantage qu\u2019il ne le fait actuellement.En outre, MarieChantal Chassé doit accompagner le premier ministre, de l\u2019avis de M.Bonin, parce qu\u2019elle est nouvelle, elle doit avoir un « cours urgence climatique 101 » et qu\u2019elle doit « développer des partenariats ».La décision se fait attendre Contacté vendredi, le cabinet de la ministre de l\u2019Environnement a indiqué que la décision de participer ou non n\u2019avait pas encore été prise.Des discussions avaient cours la semaine dernière avec le ministère des Relations internationales, a dit le directeur de cabinet de Mme Chassé, Hugo Delaney.Quant à savoir si on en était encore à évaluer la pertinence de la mission ou à quelle étape étaient rendues les démarches, M.Delaney a répondu qu\u2019il préférait ne pas caractériser la nature des discussions.Le fédéral a confirmé vendredi que la ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, serait présente à Katowice.Pour ce qui est du premier ministre Justin Trudeau, rien n\u2019est confirmé : on s\u2019est borné à dire que le Canada sera bien représenté.La COP24 s\u2019ouvrira dans pratiquement cinq semaines, mais il faut beaucoup de temps pour préparer une mission gouvernementale de cette envergure.Le programme du nouveau gouvernement caquiste s\u2019annonce chargé d\u2019ici là.La nouvelle Législature doit siéger à compter du 27 novembre, en principe pour deux semaines, jusqu\u2019au 7 décembre.Il y a fort à parier que le premier ministre entendra être présent en Chambre, d\u2019autant plus que son gouvernement est censé déposer quelques projets de loi pour marquer son arrivée au pouvoir.S\u2019il veut s\u2019imposer sur la scène internationale parmi les États fédérés en matière d\u2019environnement, M.Legault pourrait donc se rendre à Katowice seulement à compter de la deuxième semaine de la COP24.À la mi-octobre, tant le Parti québécois que Québec solidaire avaient appelé le nouveau premier ministre à se rendre au sommet climatique.Le Québec est reconnu comme un chef de file dans le monde parmi les États fédérés en matière d\u2019environnement et les premiers ministres Philippe Couillard ainsi que Jean Charest avaient beaucoup misé sur la « diplomatie climatique ».CLIMAT La pression s\u2019accentue pour que François Legault participe à la COP24 Le chef caquiste, François Legault, a une occasion de rebâtir sa « crédibilité douteuse » en environnement, a évoqué M. Arcand, en faisant référence au silence de la CAQ dans ce dossier durant la campagne électorale et à la volte-face de M. Legault concernant les hydrocarbures sur l\u2019île d\u2019Anticosti.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Rachel Notley à nouveau candidate en Alberta EDMONTON \u2014 Rachel Notley a annoncé dimanche qu\u2019elle se présentera de nouveau aux prochaines élections albertaines au printemps, vantant les mérites de son gouvernement et qualifiant son adversaire conservateur, Jason Kenney, de politicien bonimenteur.«Je n\u2019ai pas fini de me battre parce que nous venons tout juste de commencer, a déclaré Mme Not- ley à ses partisans qui l\u2019ovationnaient.Je m\u2019appelle Rachel Notley et je me présente à nouveau pour être votre première ministre.» Tout au long de son discours, MmeNotley a reçu pas moins de 15 ovations des 1200 délégués réunis à l\u2019occasion du dernier jour du congrès du NPD de l\u2019Alberta.La Presse canadienne LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin e milieu culturel a poussé un soupir de soulagement au lendemain de la conclusion de l\u2019Accord États-Unis\u2013 Mexique\u2013Canada (AEUMC).La protection de l\u2019exception culturelle, si chère au Québec, a survécu.Elle englobe même les contenus numériques.Alors que la poussière retombe sur ces négociations épiques, de nouvelles craintes émergent sur l\u2019étendue de ce gain.Le Devoir rapportait jeudi les interrogations soulevées par la présidente de la Coalition pour la diversité des expressions culturelles, Solange Drouin, et par la titulaire de la Chaire UNESCO sur la diversité des expressions culturelles, Véronique Guèvremont.En effet, la présence d\u2019une clause de représailles pourrait permettre aux États-Unis d\u2019exiger des compensations financières si le Canada prend des mesures protectionnistes pour sauvegarder ses industries culturelles, par exemple pour exiger des quotas de contenus canadiens sur les plateformes numériques telles que Netflix.Ce serait bien le comble ! Alors que les entreprises du GAFA accaparent 80 % des recettes de publicité numériques et qu\u2019elles colligent des masses de données personnelles (l\u2019équivalent de l\u2019or noir dans le commerce électronique).Il ne faudrait pas que le Canada les indemnise tout en gérant la décroissance de ses industries culturelles exsangues.Pour le Canada anglais, qui partage une langue commune avec les États-Unis, l\u2019enjeu peut sembler théorique.C\u2019est une autre réalité pour la majorité francophone au Québec (minoritaire en Amérique du Nord, faut-il le rappeler), les communautés linguistiques en situation de minorité et les Premières Nations.Le nouveau ministre du Patrimoine canadien, Pablo Rodriguez, juge les inquiétudes non fondées.La clause sur l\u2019exception culturelle accordée au Canada est «une clause générale qui l\u2019emporte sur tout le reste», a-t-il expliqué.Ce à quoi MmeGuèvremont rétorque que la clause de représailles est rattachée à l\u2019exception culturelle.Cette divergence d\u2019interprétation est significative.La clause de représailles était inscrite dans l\u2019ancien Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), mais elle n\u2019a jamais trouvé son application en matière de culture.L\u2019ALENA a été conclu à une époque où les contenus transitaient sur des supports traditionnels (analogiques).Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook, n\u2019avait que huit ans au moment de sa ratification.Les mesures de représailles demeuraient une possibilité théorique dans un environnement d\u2019une relative stabilité au sein duquel les parts de marché publicitaires et les audiences étaient essentiellement constituées sur des bases territoriales locales et nationales.L\u2019ALENA n\u2019entravait en rien l\u2019entrée massive des films, des émissions de télévision et de la musique américaines sur les marchés canadiens, et il n\u2019empêchait pas le Québec d\u2019imposer des quotas de contenus francophones et de soutenir financièrement le développement de ses filières de productions culturelles.L\u2019expansion d\u2019Internet et la révolution numérique ont tout changé.Bien qu\u2019ils se définissent encore comme des entreprises de technologies, les géants du GAFA agissent comme producteurs et distributeurs de contenus.Leur potentiel et leur saturation du marché dans le commerce électronique sont d\u2019une ampleur jamais vue.Pour l\u2019instant, le Canada est un tigre de papier lorsque vient le temps de défendre sa souveraineté culturelle dans les univers numériques.Nous en sommes encore à l\u2019étape des conversations et des discussions pour donner du corps à la politique culturelle dévoilée il y a maintenant un an.Le chantier le plus prometteur est celui du comité d\u2019examen de la législation en matière de radiodiffusion et de télécommunications.Ce comité devra esquisser les bases de la législation à l\u2019ère du numérique.Cela nécessite un exercice d\u2019équilibrage délicat, afin de traiter les industries sur un pied d\u2019égalité (et non par «filières»), car elles sont toutes investies maintenant dans la production numérique.Ce n\u2019est plus d\u2019une loi sur la radiodiffusion que le Canada a besoin, mais d\u2019une loi sur la diffusion qui sera à la fois moderne et respectueuse des compétences des provinces.Ce travail sera incomplet s\u2019il n\u2019étudie pas la possibilité de soumettre le GAFA à des règles sur la découvrabilité de nos contenus et le financement de la production de contenus locaux et nationaux.On le devine, une politique d\u2019affirmation pugnace ne passera pas avec succès le test des valeurs de la Silicon Valley.Le Canada avait parfaitement raison d\u2019exiger l\u2019élargissement de la clause d\u2019exception culturelle aux contenus numériques.Une abdication à ce chapitre aurait vidé l\u2019exception culturelle de sa substance.Mais la clause de représailles pourrait devenir une menace bien réelle si Ottawa ou Québec décident de soutenir et de protéger les industries culturelles dans le numérique.C\u2019est pourquoi le gain reste incertain.Béatrice Vaugrante Directrice générale d\u2019Amnistie internationale Canada francophone Il est temps, maintenant, au- jourd\u2019hui, de décider de refuser d\u2019excuser \u2014 encore une fois \u2014 les gestes gravissimes que commet continuellement l\u2019Arabie saoudite contre les droits de la personne, en toute impunité.Même si les circonstances du décès de Jamal Khashoggi restent inconnues, au gré des versions rocambolesques des autorités saoudiennes, nous devons maintenant décider de faire entendre raison à nos gouvernements : la politique des petits pas feutrés, des portes closes, de la diplomatie privée, de « il-ne-faut-surtout-pas-leur-faire- perdre-la-face » est un échec.Beaucoup trop d\u2019hommes et de femmes, défenseurs, journalistes, dissidents, ont perdu leur dignité, leur droit de parole, leur liberté, leur famille, leur vie.Jamal n\u2019est pas une exception, c\u2019est une norme en Arabie saoudite.Il peut exister de nombreuses raisons pour lesquelles le cas de Jamal soulève tant d\u2019intérêt, outre le suspense des épisodes quotidiens de cette série géopolitique qui a commencé par une histoire d\u2019amour et des papiers de mariage.Un homme meurt dans, semble-t-il, des circonstances macabres pendant que sa fiancée l\u2019attend dehors (qui va oser passer les portes de ce consulat dorénavant ?).La reconnaissance du statut de ce journaliste, critique du régime saoudien, dans un contexte où de plus en plus de journalistes se font tuer, attaquer, harceler, dénigrer, le fait que cela se passe hors des frontières de l\u2019Arabie saoudite et semble vouloir être lié de près à la responsabilité de la famille royale saoudienne, la joute entre la Turquie et l\u2019Arabie saoudite et l\u2019arbitre partial joué par les États-Unis sont autant de facteurs qui semblent plus porteurs que les milliers de morts et de fantômes au Yémen pour blâmer ce régime.La tendance à la déshumanisation confirme ce que Staline disait : « La mort d\u2019un homme est une tragédie et la mort d\u2019un million d\u2019hommes est une statistique.» Un bilan désastreux Mais Jamal est la goutte qui fait déborder le vase.Faire craquer la protection dont bénéficie l\u2019Arabie saoudite depuis des décennies demande des efforts incommensurables.Le bilan désastreux est pourtant connu : répression des minorités, mise sous tutelle des femmes, parodie de système de justice, loi antiterroriste qui terrorise, crimes de guerre, exécutions et autres punitions d\u2019un autre temps\u2026 La campagne pour faire libérer Raïf Ba- dawi n\u2019a pas encore atteint son but, mais a eu le mérite de révéler les pratiques d\u2019un régime autoritaire auprès d\u2019un grand nombre de personnes qui savent et qui veulent des comptes : 160 000 Canadiens ont signé.Toutefois, les priorités de nos La gauche québécoise et la laïcité Dans Le Devoir de vendredi, Mme Nadia Alexan présente un texte intitulé « La gauche se trompe lourdement sur la laïcité ».Elle a parfaitement raison et il faut l\u2019en féliciter.Ce qui se passe en ce moment dans la gauche québécoise est dramatique pour les gens qui se considèrent vraiment comme étant de gauche et qui ne se reconnaissent pas dans des prises de position qui sont non seulement de droite, mais de droite à caractère dictatorial.Malheureusement, ce n\u2019est pas la première fois, ni le premier pays, où la bonne foi et les généreux principes des gens qui se considèrent de gauche sont kidnappés ainsi.On l\u2019a vu au Québec comme ailleurs lorsqu\u2019on les a poussés puis contraints à appuyer inconditionnellement Staline et le régime des goulags, les horreurs de la Révolution culturelle en Chine puis Pol Pot et les massacres des Khmers rouges au Cambodge.Faut-il rappeler aussi les voyages, toutes dépenses payées, des élites de la gauche québécoise dans la dictature de Kadhafi ?On ne peut que constater qu\u2019il est très difficile d\u2019être de gauche sans être utilisés et manipulés dans les pires positions de droite, voire d\u2019extrême droite.On le voit bien une fois de plus, en ce qui concerne la laïcité, dans les positions invraisemblables imposées par certains éléments que l\u2019on ne peut que soupçonner d\u2019être des infiltrés de la droite ou des saboteurs au travail.André Sirois Le 26 octobre 2018 Arabie saoudite : la mort du silence ?LIBRE OPINION LETTRES EXCEPTION CULTURELLE Un gain incertain L ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu élus sont ailleurs : accès aux réserves de pétrole, contrats de vente d\u2019armes, gestion de flots de migrants, investissements en vue, alliances contre l\u2019Iran, contre le groupe État islamique et « guerre au terrorisme ».De nombreuses fois, dans le cadre de rencontres pour faire libérer Raïf avec des ministres ou officiels gouvernementaux, au Canada ou aux États-Unis, nous leur avons demandé de porter sa cause publiquement.« Et si changer de ton donnait quelque chose ?» La communauté internationale est unanime, mieux vaut s\u2019écraser.Le Canada a essayé toutefois, quand des défenseures des droits des femmes ont été emprisonnées cet été \u2014 dont certaines défendaient le droit de conduire, qui pourtant avait été autorisé en juin \u2014 à la suite du tweet fort pu- blicisé de la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.Elle demandait leur libération et celle de Raïf Badawi.Une fois n\u2019est pas coutume.Car tous continuent de s\u2019écraser.Le Canada y compris.Ce contrat de 15 milliards pour la vente de véhicules blindés est tout un exemple.Ce qui compte, c\u2019est notre réputation de pays qui respecte les contrats commerciaux ?Ce qui compte, c\u2019est que l\u2019on ne restera pas silencieux devant ces crimes et que nous ne serons pas complices avec la vente de « nos » armes.Les Allemands, qui ont décidé de suspendre leurs ventes, seront-ils isolés ?Pourquoi alors l\u2019Arabie saoudite s\u2019arrêterait-elle ?Parce que nous le voulons, parce que nous disons «Assez!», parce que vous avez demandé la libération de Raïf avec tant d\u2019efforts depuis tant d\u2019années.Parce que le vendredi 26, c\u2019était la 200evigile pour la libération de Raïf à Sherbrooke.Nous refusons de couvrir les crimes de l\u2019Arabie saoudite.Le décès de Jamal Khashoggi doit faire cesser ce silence.BRIAN MYLES Protéger ou ouvrir d\u2019autres horizons « Protéger les minorités » est devenu, au Québec tout comme au Canada, un slogan général pour, entre autres, justifier inconsciemment le fait que l\u2019on n\u2019aidera pas les femmes voilées à se libérer d\u2019une contrainte ambiguë dans ses motivations et explications.Bien au contraire, notre société va les encourager à garder ces signes rétrogrades et archaïques, ce qui les renferme sur elles-mêmes.Pourtant, l\u2019une d\u2019elles disait qu\u2019elle serait contente d\u2019enlever son voile au moins pendant son travail; sa voix et les voix qui vont dans le même sens semblent ne pas susciter d\u2019intérêt.Certains politiciens parlent aussi de « tolérance ».Pourtant la tolérance peut devenir « lâcheté » lorsque nous accordons des accommodements qui vont à l\u2019encontre de nos valeurs et de notre dignité, ou au détriment des personnes immigrantes qui le demandent, les empêchant d\u2019évoluer, de s\u2019intégrer, de s\u2019épanouir et de s\u2019émanciper.La CAQ veut faire un grand premier pas pour la laïcité, mais notre grande tolérance fera en sorte que certains individus feront le choix d\u2019agir contre la loi, défiant ainsi la société non raciste qui les a accueillis avec amour.Il faut élargir nos horizons.Mettons sur place une équipe d\u2019aide pour aider les nouveaux arrivants à comprendre et à se conformer aux lois que le Québec se donnera.Ils doivent être invités à voir cette loi sur la laïcité non pas comme une contrainte, mais bien comme un mieux-être-du-vivre-ensemble pour elles-mêmes et les autres.Ce ne serait pas normal que ce soit une minorité qui mène au détriment d\u2019une majorité qui réclame la laïcité et l\u2019absence de signes ostentatoires chez les personnes en position d\u2019autorité, plus spécialement les enseignantes et les enseignants afin de protéger nos enfants et adolescents de toutes influences religieuses.Faisons appel à la conscience collective pour l\u2019application de la laïcité et la neutralité là où il y a lieu.La laïcité, c\u2019est la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.Il serait, selon moi, nuisible à la société que les religions influent sur les décisions qui reviennent à l\u2019État.Notre statut de citoyennes et de citoyens doit passer avant notre religion.Andréa Richard Trois-Rivières, le 26 octobre 2018 A 7 IDÉES LEDEVOIR// LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Les nouveaux chiffres du français L ors du dernier sommet de la Francophonie, la polémique sur le poste de secrétaire générale de l\u2019Organisation internationale de la Francophonie a pris le dessus sur ce qui constitue selon moi la vraie nouvelle : le français continue de progresser.Les nouvelles données de l\u2019Observatoire de la langue française (OLF) montrent que le nombre de francophones est passé de 275 à 300 millions et que les scénarios optimistes sur 50 ans \u2014 entre 477 et 747 millions de locuteurs d\u2019ici 2070 \u2014 ne sont pas une lubie d\u2019exaltés.Les données actuelles se basent sur des recensements ou des études statistiques sérieuses, selon Alexandre Wolff, le responsable de l\u2019Observatoire.Et comme le Québec se fait une grande spécialité des études démo-linguistiques, c\u2019est l\u2019équipe du sociologue Richard Marcoux, de l\u2019Observatoire démographique et statistique de l\u2019espace francophone (Université Laval), qui épluche les données pays par pays.Les 300 millions de francophones appartiennent à deux groupes distincts.Le plus important, c\u2019est bien sûr les 235 millions qui grandissent et vivent en français dans les 43 pays où le français est langue officielle ou langue d\u2019enseignement.C\u2019est ce groupe qui tire la charrette, avec une croissance de 11 %, dont 17 % en Afrique subsaharienne.« Yapa Foto », comme on dit au Japon.On dénombre également 65 millions de francophones ailleurs.Une large part se trouve autour de la France et de la Belgique, mais il y a là-dedans des Américains, des Roumains, des Arméniens et d\u2019autres encore.Ce groupe n\u2019a pas beaucoup évolué, mais il n\u2019a pas régressé non plus.« Mais il faut admettre que les données sont plus vagues.Les seuls indicateurs sérieux sont ceux d\u2019Eurostat et des sondages euro- baromètres, qui sont basés sur l\u2019autodéclaration », dit Alexandre Wolff.Les données d\u2019enseignement sont nettement plus précises.Ceux qui sont scolarisés en français représentent 81 millions de personnes.Mais ailleurs, 51 millions de personnes apprennent le français en tant que langue étrangère (FLE).Ici, la progression est de 8 % en quatre ans (sur 96 pays).Ce serait même plus s\u2019il n\u2019y avait pas quelques « trous » statistiques importants : on n\u2019a pas tenu compte du Nigeria (1,4 million d\u2019apprenants en 2014) en l\u2019absence de données officielles pour 2018.L\u2019étude de l\u2019OLF est volontairement prudente, et c\u2019est particulièrement évident dans les analyses de progression de l\u2019enseignement du « français langue étrangère » (FLE).Par exemple, on rapporte une baisse de 12 % du nombre d\u2019apprenants FLE dans les Amériques.C\u2019est parce que les auteurs de l\u2019étude se sont bornés à ne comparer que les comparables de façon absolue (« en périmètre constant » dans le jargon).Au Brésil, le français a progressé au niveau primaire et au secondaire, mais il n\u2019est pas inclus dans les données de progression parce que l\u2019OLF n\u2019avait pas les données du niveau supérieur qui auraient permis une comparaison juste avec 2014.Cela fausse forcément la statistique.Il faut donc y regarder de près pays par pays.Au Costa Rica, seul pays latino-américain où le français est langue seconde obligatoire, on note une diminution au primaire, mais une hausse au secondaire.À Cuba, ça monte au supérieur, mais ça baisse au secondaire.Aux États-Unis, la hausse est soutenue, mais particulièrement dans l\u2019enseignement précoce et l\u2019immersion.« On note quand même de vraies baisses dans les Amé- riques et en Asie qui signalent des difficultés dans l\u2019enseignement du français », explique Alexandre Wolff, « Mais le portrait est globalement bon.» Cela ressort nettement quand on considère le français dans l\u2019espace économique et sur le Web, plus particulièrement.Les études de Maria Massoud sur l\u2019importance économique de l\u2019espace francophone (33 pays) ne laissent aucun doute sur la vitalité économique du français comme créateur de richesse, mais aussi comme critère d\u2019employabi- lité.(Il faudra que je revienne là-dessus.) Sur le Web, les études de Daniel Pimienta (Observatoire des langues et cultures sur Internet) et de Daniel Prado (ancien secrétaire général du Réseau mondial pour la diversité linguistique) disent la même chose.Quand on agrège l\u2019ensemble des classements (selon le nombre d\u2019internautes, le trafic, les usages, les contenus, l\u2019indexation, les interfaces), le français tient une solide quatrième place avec 6,8 % du total contre 9,8 % pour l\u2019espagnol, 10,4 % pour le chinois et 27,4 % pour l\u2019anglais.« Mais c\u2019est largement devant des langues comme l\u2019arabe, l\u2019allemand, le portugais ou le russe, précise Alexandre Wolff.Et cela montre en fait l\u2019importance des locuteurs de langue seconde, très nombreux en français, pour qui l\u2019expérience de la langue se fait beaucoup à travers ces médias.» Bref, quel que soit l\u2019angle considéré, les données statistiques convergent : le français continue de monter, n\u2019en déplaise aux rabat-joie.À un sommet de la Francophonie « normal », c\u2019est cela qu\u2019on aurait dû célébrer.JEAN-BENOÎT NADEAU Daniel Desjardins Professeur de science économique, Collège de Maisonneuve Il y a 80 ans, en 1938, le 30 octobre était un dimanche.Après le souper, comme c\u2019était devenu la coutume le dimanche soir dans plusieurs foyers américains, canadiens et québécois, on s\u2019asseyait en famille autour de l\u2019appareil ménager le plus en vogue : la radio ! Ce soir-là de 1938, vers 20 heures, un grand nombre d\u2019Américains et de Canadiens \u2014 on est moins sûr pour les Québécois \u2014 ont ouvert leur radio pour écouter l\u2019adaptation radiophonique du roman d\u2019H.G.Wells, La guerre des mondes (publié en 1898), présentée par Orson Welles et par son équipe du Mercury Theatre on the Air, diffusée par CBS.Plusieurs personnes étaient des habitués de cette émission hebdomadaire qui présentait des adaptations de romans de la littérature anglaise.Orson Welles et son équipe avaient commencé la série le 11 juillet 1938 avec le Dracula de Bram Stoker.Le roman d\u2019H.G.Wells raconte l\u2019invasion de Londres par les Martiens.Welles et son équipe ont situé l\u2019invasion aux États-Unis dans le New Jersey et l\u2019ont racontée par l\u2019entremise de reporters censés être sur le terrain, interrompant une soirée musicale fictive par des flashs d\u2019informations.Cela introduisait une dimension très réaliste à l\u2019histoire.Peut-être même un peu trop.Le lendemain, des milliers de journaux (dont Le Devoir du 31 octobre 1938) rapportaient que l\u2019émission avait créé une panique de masse dans tout le pays : des autoroutes congestionnées, des postes de police pris d\u2019assaut, des centraux téléphoniques submergés d\u2019appels, des tentatives de suicide motivées par le désespoir.La croyance en une véritable invasion martienne avait provoqué une hystérie collective.Dans un livre publié en 1940, The Invasion from Mars, H.Cantril, psychologue à la prestigieuse université de Princeton, estimait qu\u2019au moins 1 200 000 auditeurs avaient été effrayés ou troublés et il concluait qu\u2019aucune autre émission de radio n\u2019avait produit une panique comparable.L\u2019année 2018 est donc le 80e anniversaire de la diffusion de l\u2019émission de Welles.Mais pourquoi souligner cet anniversaire ?L\u2019émission et ses conséquences constituent un phénomène important à plus d\u2019un titre : c\u2019est un épisode marquant de l\u2019histoire de la radio, un événement qui, avec le temps, s\u2019est inscrit fortement dans l\u2019imaginaire collectif des Américains comme exemple du pouvoir de la radio et, pour employer des expressions à la mode, l\u2019émission fut une énorme fake news qui provoqua, avec la panique qui s\u2019en suivit, un emballement médiatique sans précédent (bien que Donald Trump nous ait démontré qu\u2019il est un grand fabricant de fake news, il n\u2019a pas été le premier).Ampleur de la panique Les points qui viennent d\u2019être évoqués sont bien connus par le grand public et justifieraient à eux seuls qu\u2019on en souligne le 80e anniversaire en 2018.Mais l\u2019histoire ne s\u2019arrête pas là.Ce qui est moins connu, et très intéressant, c\u2019est l\u2019hypothèse relativement récente proposée par plusieurs chercheurs qui contestent l\u2019ampleur de la panique alléguée par les journaux de l\u2019époque.Ce que commencent à faire apparaître les nouvelles recherches sur ce sujet c\u2019est que la fake news que fut l\u2019émission de Welles en cacherait une autre encore plus importante, d\u2019une portée internationale, qui serait celle des médias annonçant une panique de masse et une hystérie collective.Depuis le début des années 1990, et plus intensément depuis 2005, des chercheurs de différentes disciplines : sociologues, historiens, psychologues et professeurs en communication ont documenté de façon importante cette nouvelle hypothèse.Quelques exemples.À la suite d\u2019une analyse minutieuse de 36 journaux américains de l\u2019époque, W.J.Campbell, professeur de communication, soutient, dans son livre de 2010 Getting it Wrong, qu\u2019il est clair que les journaux ont conclu à une panique de masse et à une hystérie sur la base d\u2019un petit nombre de cas anecdotiques de gens qui furent effrayés.L\u2019historien A.B.Schwartz a fait l\u2019examen de près de 1500 lettres envoyées à Orson Welles et à la Federal Communications Commission (FCC) quelques jours après la diffusion de l\u2019émission.Dans son ouvrage Broadcast Hysteria publié en 2015, il conclut que, contrairement à la légende populaire qui prétend que l\u2019émission de Welles ait conduit plusieurs personnes à fuir leur maison à cause de leur totale confiance en la radio, les lettres prouvent que ce n\u2019est pas du tout ce qui est arrivé, car la vaste majorité des auditeurs avaient compris correctement le sens de l\u2019émission.La solidité des résultats de l\u2019étude de H.Cantril de 1940 est également remise en question.Le sociologue des sciences, P.Lagrange, indique dans son livre de 2005 La guerre des mondes a-t-elle eu lieu ?que l\u2019évaluation du nombre des auditeurs qui auraient paniqué souffre de certaines naïvetés méthodologiques (par exemple, certaines généralisations indues et le classement, un peu trop rapide, de certains comportements comme étant des comportements de panique).Enfin, pour terminer, on peut se référer à l\u2019ouvrage récent de l\u2019historien P.Beck The War of the Worlds, publié en 2016, pour avoir une très bonne recension de ces nouvelles recherches concernant ce qu\u2019on nomme de plus en plus « L\u2019affaire de La guerre des mondes ».Toutefois, quoi qu\u2019il en soit de la réalité de cette panique de masse, l\u2019émission d\u2019Orson Welles restera toujours une adaptation géniale du roman de H.G.Wells et conservera une très bonne place dans l\u2019imaginaire collectif des Américains.On en fêtera sûrement le 100e anniversaire en 2038.C\u2019est un rendez-vous ! HISTOIRE Caterine Bourassa-Dansereau Professeure, Département de communication sociale et publique, UQAM Linda Crevier Directrice générale, Table de concertation des groupes de femmes de la Montérégie Les femmes occupent une place de plus en plus significative dans notre paysage politique\u2026 mais peut-on en dire autant de leur présence sur le plan médiatique ?Certains défis persistent concernant l\u2019image des politiciennes dans les médias.L\u2019engagement de plus en plus marqué des femmes en politique ne fait plus de doute.Le 18 octobre dernier, le premier ministre Legault a fait l\u2019annonce de la composition de son Conseil des ministres et n\u2019a pas manqué de souligner que celui-ci est paritaire.À Montréal, le comité exécutif de la Ville est de son côté composé de 6 femmes (y compris la mairesse Plante) sur 13 membres.Nous saluons cet équilibre et sommes heureuses de constater la présence croissante des femmes dans ce domaine.Comment cette implication politique se reflète-t-elle dans la sphère médiatique ?En septembre dernier, nous avons dévoilé les résultats d\u2019une étude portant sur les représentations médiatiques des femmes aux élections municipales de 2017.Nos résultats montrent que certains partis pris sexistes persistent dans les médias écrits québécois.À titre d\u2019exemple, les candidates aux élections de 2017 ont été représentées dans seulement 29 % des articles de notre corpus, les hommes candidats étaient le sujet central d\u2019un article trois fois plus souvent que les femmes et les prises de paroles des candidats y apparaissent bien plus souvent (70 %) que ceux des candidates (30 %).Au-delà des chiffres, que dire de la façon dont les médias représentent les femmes politiques au Québec ?Nous soulignons que les journaux écrits en transmettent souvent une image juste et nuancée en mettant en avant leurs qualités et leurs compétences professionnelles.Des stéréotypes persistent Toutefois que certains stéréotypes persistent et caractérisent toujours les représentations médiatiques de ces femmes.À titre d\u2019exemple, l\u2019accent mis sur le « charme » de certaines candidates (pourquoi ne pas plutôt choisir les termes neutres de « charisme » ou de « personnalité ») et l\u2019attention soutenue portée aux qualités relationnelles (écoute, ouverture, etc.) des candidates met en lumière que certains partis pris sexistes sont toujours présents et relayés dans les médias.MÉDIAS Il y a 80 ans, La guerre des mondes revue par Orson Welles Quelles leçons peut-on tirer de la réaction populaire à l\u2019adaptation radiophonique du roman d\u2019H.G.Wells au regard des fake news ?Certains diront : « Et alors, est-ce un problème que ces dimensions relationnelles soient mises en avant lorsque l\u2019on parle de politique dans les médias ?» Non.Nous pensons fermement que nous bénéficions tous et toutes, individuellement et collectivement, de l\u2019éclatement des vieux standards associés à la survalorisation de la directivité, de la fermeté et de l\u2019intransigeance en politique.C\u2019est une avancée que les femmes (et les hommes !) puissent aujourd\u2019hui remettre en question et redéfinir les façons de faire et de penser la politique.Ce qui importe, toutefois, c\u2019est que les femmes politiciennes aient le choix d\u2019incarner (ou non !) ces aspects plus « relationnels » de la politique.Or, nous observons que les femmes politiques sont soumises à une double contrainte : elles doivent répondre aux qualités traditionnellement féminines d\u2019ouverture et de compréhension et aux qualités de leader habituellement associées à la politique.Quel défi ! Elles sont ainsi appelées à répondre à la fois aux attentes stéréotypées liées à leur genre et à leur profession ! Cette complexité liée à nos représentations de la « femme politique » est fort bien illustrée dans une chronique parue lors des élections de 2017 où l\u2019on présente Valérie Plante, alors candidate à la mairie de Montréal, comme celle « [\u2026] qui représente le meilleur des deux mondes : une assurance d\u2019homme dans un corps de femme qui transpire la candeur et l\u2019absence d\u2019artifice.» (Le Devoir, 1er novembre 2017).Avec un Conseil des ministres paritaire, espérons que les femmes du Québec de tous âges seront inspirées par ces nouveaux modèles et souhaiteront s\u2019engager en politique.Une couverture médiatique équilibrée et nuancée ne pourra que les y inciter ! Les défis de la couverture des femmes en politique Des milliers de journaux (dont Le Devoir du 31 octobre 1938) rapportaient que l\u2019émission avait créé une panique de masse dans tout le pays : des autoroutes congestionnées, des postes de police pris d\u2019assaut, des centraux téléphoniques submergés d\u2019appels, des tentatives de suicide motivées par le désespoir.La croyance en une véritable invasion martienne avait provoqué une hystérie collective. LEDEVOIR // LE LUNDI 29 OCTOBRE 2018 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses 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d\u2019octogénaires, deux frères\u2026 Les Américains, pétrifiés, ont découvert dimanche l\u2019identité des onze fidèles abattus la veille dans une synagogue de Pittsburgh, lors de la pire attaque antisémite jamais perpétrée aux États-Unis.Trois femmes et huit hommes, quasiment tous âgés de plus de 60 ans, ont succombé sous les balles de Robert Bowers, qui a, selon son acte d\u2019accusation, expliqué après son arrestation : « Je voulais juste tuer des juifs.» Drapeaux en berne, marques de solidarité, cérémonies œcuméniques : la communauté juive des États-Unis, la plus importante en dehors d\u2019Israël, a reçu le soutien de tout le pays, mais aussi du pape, de Berlin et de Paris, entre autres.Des centaines de personnes patientaient sous la pluie en fin d\u2019après-midi devant un auditorium du centre de Pittsburgh, pour assister à une veillée en hommage aux victimes de cette tuerie.Armé de trois pistolets Glock et d\u2019un fusil d\u2019assaut semi-automatique AR-15, Robert Bowers, 46 ans, a semé la mort samedi dans la synagogue Tree of Life, en plein cœur du quartier juif de Pittsburgh, qui abritait plusieurs offices religieux en ce jour de shabbat, le repos hebdomadaire juif.Identité des victimes Le médecin légiste Karl Williams a révélé dimanche l\u2019identité des victimes après avoir effectué des vérifications avec leurs proches.« Il n\u2019y a pas de mots pour exprimer la sympathie » dont ces familles ont besoin, a-t-il déclaré lors d\u2019une conférence de presse.David et Cecil Rosenthal, des frères âgés de 54 et 59 ans, qui vivaient ensemble dans un centre pour adultes ayant des déficiences intellectuelles, en font partie.« Ils aimaient la vie, ils aimaient leur communauté, ils n\u2019auraient jamais manqué l\u2019office du samedi », a déclaré dans un communiqué l\u2019organisation Achieva, qui gère leur foyer.Les neuf autres victimes, dont un dentiste, un médecin et plusieurs retraités, avaient plus de 65 ans ; la plus âgée, Rose Mallinger, une résidente du quartier, avait même 97 ans.Melvin Wax, 88 ans, aimait « raconter des blagues et aller à la synagogue », a confié un ami de sa famille au journal Pittsburgh Post-Gazette.« C\u2019était sa routine, comme prendre son petit-déjeuner pour d\u2019autres\u2026 » Arrêté après un échange de tirs avec des policiers, dont quatre ont été blessés, Robert Bowers a dû être opéré et restait hospitalisé dimanche dans un état stable.Inculpé de 29 chefs d\u2019accusation, il sera jugé au niveau fédéral et encourt la peine de mort.Auteur de plusieurs messages antisé- Les Américains rendent hommage aux fidèles tués dans une synagogue Onze personnes ont succombé sous les balles de Robert Bowers, l\u2019auteur de l\u2019attaque de Pittsburgh mites sur les réseaux sociaux, il s\u2019en était pris juste avant son attaque à une organisation juive d\u2019aide aux réfugiés.« HIAS aime amener des envahisseurs pour tuer les nôtres.Je ne peux pas rester assis et voir les miens se faire massacrer, j\u2019y vais.» Un coupable discret Inconnu jusque-là des services de police, il n\u2019avait pas non plus attiré l\u2019attention de ses voisins.« Il était remarquablement normal, c\u2019est effrayant », a déclaré à l\u2019AFP Chris Hall, 28 ans, qui vivait dans le même complexe que Robert Bowers, à une demi-heure en voiture de la synagogue.En un an et demi de voisinage, le jeune homme n\u2019a remarqué ni autocollants suspects ni déclarations antisémites.« J\u2019aurais tellement aimé qu\u2019il y ait quelque chose, regrette-t-il, visiblement ébranlé.J\u2019aurais pu donner l\u2019alerte.» Dimanche, le quartier de Squirrel Hill, cœur de la communauté juive de Pittsburgh, était pétrifié par la douleur.« Le cœur brisé », Alyia Paulding, venue vendre ses savons dans un petit marché, trouvait les lieux « bien silencieux, tout le quartier semble éteint\u2026 » Le maire, Bill Peduto, a toutefois fait part de sa confiance en l\u2019avenir.«Nous savons que la haine ne l\u2019emportera jamais.» L\u2019élu démocrate a également relancé l\u2019épineux débat sur les armes à feu.« J\u2019ai entendu le président dire qu\u2019il faudrait armer des gardes dans nos synagogues », a-t-il déclaré.« Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu \u2014 qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique \u2014 des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ?» Un homme passe devant un lieu de recueillement spontané dressé en souvenir des 11 victimes de l\u2019attaque de samedi.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE Un participant du rassemblement montréalais organisé en mémoire aux victimes de Pittsburgh VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Au lendemain de la fusillade survenue dans une synagogue de Pittsburgh, des Montréalais se sont recueillis dimanche midi à la mémoire des 11 victimes.Dans un contexte de montée de la droite un peu partout dans le monde, les appels à la solidarité se font plus pressants.Des dizaines de personnes ont répondu à l\u2019appel d\u2019organisations juives et se sont rassemblées devant le Musée de l\u2019Holocauste à Montréal dimanche.Elles ont témoigné de leur sympathie à l\u2019égard des onze personnes mortes à Pittsburgh, mais aussi de leurs craintes face au discours ambiant de droite.« Ce n\u2019est pas un geste isolé.Ça fait partie d\u2019une plus large suite d\u2019événe- ments.C\u2019est arrivé aussi à Québec, pas envers les juifs, mais envers les musulmans.C\u2019est lié », estime Hani Abram- son, de l\u2019organisme Independent Jewish Voices McGill.Coorganisateur du rassemblement, Niall Ricardo, de Voix juives indépendantes, croit qu\u2019il faut privilégier l\u2019unité au sein de la communauté juive.«Il faut mettre de côté les divergences qu\u2019on peut avoir pour s\u2019unir face à la menace», dit-il.Cette tuerie est survenue dans le pays de Trump, mais la droite gagne du terrain dans plusieurs pays du monde.« La rhétorique qu\u2019on entend de plusieurs groupes politiques, mais aussi de l\u2019extrême droite et des partis de droite, se normalise dans le discours politique.Il faut que ça cesse », soutient M.Ricardo.Hausse des crimes antisémites Plus tôt cette année, le New York Times faisait état d\u2019une hausse de plus de 50% des crimes antisémites observée aux États-Unis par l\u2019organisation Anti-Defa- mation League au cours de la dernière année.Le Canada n\u2019est pas à l\u2019abri de tels événements, prévient Niall Ricardo : « J\u2019avais peur de venir ici ce matin.On s\u2019est même demandé si on ferait un événement public.C\u2019est malheureux qu\u2019on en arrive à ce point-là en 2018 et que les gens de la communauté aient peur de faire des événements d\u2019unité, d\u2019appels à la paix de solidarité avec d\u2019autres communautés marginalisées.» Des représentants d\u2019autres communautés, dont des musulmanes, se sont joints au rassemblement dimanche à Montréal.Rwandais d\u2019origine, Jean-Claude Ku- muyange tenait à être présent.Le génocide rwandais a décimé sa famille, et ce qu\u2019il voit et entend sur le continent nord-américain lui fait dire que l\u2019humanité n\u2019apprend pas de ses erreurs et répète les mêmes crimes.« On refait presque l\u2019histoire de ce qui est arrivé dans le passé », dit-il.« Qu\u2019on soit juif, arabe ou musulman, on doit se lancer dans les luttes pour la justice et l\u2019égalité et de la fraternité.[\u2026] C\u2019est par la division que l\u2019extrême droite gagne.» À Québec, plusieurs organisations musulmanes, dont la mosquée de la Capitale qui a été le théâtre d\u2019un attentat en janvier 2017, ont aussi dénoncé la tuerie de Pittsburgh.«Ces actes inhumains et barbares à l\u2019encontre de ces victimes innocentes, qu\u2019ils soient aux États-Unis ou ailleurs dans le monde, sont des actes contre l\u2019humanité», ont-elles écrit dans un message publié dimanche.D\u2019autres veillées de solidarité devaient avoir lieu ailleurs au Canada, notamment à Ottawa, à Halifax et à Vancouver.Des Montréalais se recueillent à la mémoire des victimes Une victime de la synagogue originaire de Toronto TORONTO \u2014 Un rabbin a confirmé qu\u2019une des 11 victimes tuées dans la fusillade survenue dans une synagogue de Pittsburgh, samedi, avait grandi à Toronto.Selon un message publié sur Facebook par le rabbin Yael Splansky, Joyce Fienberg, âgée de 75 ans, a grandi dans la communauté du temple de Holy Blossom, situé dans le secteur York à Toronto.M.Splansky ajoute que Mme Fienberg a célébré son mariage au temple et que sa photo de confirmation orne le mur d\u2019honneur.Mme Fienberg a passé la plus grande partie de sa carrière de chercheuse au Centre de recherche et de développement sur l\u2019apprentissage de l\u2019Université de Pittsburgh, où elle a étudié l\u2019apprentissage en classe et dans les musées.La Presse canadienne ATTENTAT DE PITTSBURGH "]
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