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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2018-11-23, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 267 / LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 / 1,30 $ + TAXES = 1,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Rates de bibliothèque Un colloque révise l\u2019histoire des bibliothécaires du Québec CATHERINE LALONDE LE DEVOIR « Quand on enseigne aujourd\u2019hui aux bibliothécaires en devenir, qui sont majoritairement des femmes, les modèles qu\u2019on leur présente sont essentiellement des hommes », indique la prof de bibliothéconomie Marie D.Martel.« On leur parle de Georges Cartier [1929-1994 ; fondateur de la Bibliothèque nationale du Québec], de Léo- Paul Desrosiers [1896-1967 ; journaliste au Devoir, conservateur de la Bibliothèque municipale de Montréal] ou d\u2019Aegidius Fauteux [1876-1941 ; bibliothèque Saint-Sulpice et Centrale de Montréal].» Car l\u2019histoire des bibliothécaires, pourtant tissée en grandes parts par des rates de bibliothèque passionnées, a oublié ses femmes.Pour résoudre ce paradoxe, se tient aujourd\u2019hui le colloque Pour une histoire des femmes bibliothécaires au Québec.« Comme dans bien des professions, les petites mains en bibliothèque ont souvent été celles des femmes, et les postes stratégiques et de direction ont été occupés dans une large mesure par des hommes.À certains égards, c\u2019est encore le cas aujourd\u2019hui », précise la professeure adjointe à l\u2019École de bibliothéconomie et des sciences de l\u2019information de l\u2019Université de Montréal.Pour dévoiler cet angle mort, un colloque donc, qui vise aussi à produire de la littérature \u2014 des INDEX Avis légaux.A6 Culture .B1 Décès .B6 Économie.B6 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B9 Monde .A7 Mots croisés.B9 Sports.B9 Sudoku .B9 ÉCONOMIE Ottawa va forcer un retour au travail chez Postes Canada B 7 ZEITGEIST Prendre son mal en patience.La chronique de Josée Blanchette.| B 10 SPORTS Erik Guay, le skieur le plus médaillé du Canada, prend sa retraite | B 9 La maison Boileau, rare témoin de l\u2019histoire des patriotes de 1837-1838, a été démolie jeudi matin par deux pelles mécaniques et des employés de la Ville de Chambly.Le ministère de la Culture et des Communications a déploré « vivement cette démarche », tout en rappelant qu\u2019il avait offert à la Ville en 2016 de subventionner une part importante de sa sauvegarde.Lire en page A 10.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Démolie en catimini GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR FRANCOPHONIE Bastarache lance un appel au combat juridique MARIE VASTEL HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTES PARLEMENTAIRES À OTTAWA LE DEVOIR L\u2019élection fédérale n\u2019est que dans un an, mais, déjà, les partis d\u2019opposition laissent planer un doute sur la légitimité des résultats.Tant l\u2019aide aux médias que l\u2019organisation des débats des chefs sont vues comme des tentatives libérales de « truquer les élections ».Les conservateurs laissaient entendre depuis une semaine que le gouvernement libéral s\u2019apprêtait à s\u2019acheter une couverture médiatique complaisante en venant en aide à l\u2019industrie médiatique.Le ton est monté jeudi, au lendemain de l\u2019annonce officielle de ces crédits d\u2019impôt et reçus d\u2019impôt qui totaliseront 595 millions de dollars sur cinq ans.Tour à tour, des élus conservateurs ont martelé aux Communes que Justin Trudeau « soudoie les médias ».La députée albertaine Michelle Rem- pel s\u2019est même fendue d\u2019une vidéo de sept minutes \u2014 qui avait été visionnée plus de 12 000 fois jeudi après-midi \u2014 dans laquelle elle invite les citoyens à monter au front pour combattre cette initiative qui transformera, selon elle, « tous les reportages en demandes de subvention ».« Je dis aux journalistes qui regardent : si vous prenez cet argent, vous n\u2019êtes plus indépendants.Vous êtes redevables à Justin Trudeau.Vous appuyez la mort de la liberté d\u2019expression dans ce pays et on ne devrait pas vous faire confiance.» Son collègue Peter Kent, qui a lui- même fait carrière comme journaliste à CBC et à CTV, estime carrément que cette aide aux médias pose problème en vue de l\u2019élection de 2019.« Ce que l\u2019on définit comme étant du journalisme libre et indépendant dans une démocratie sera potentiellement entaché par un investissement direct du gouvernement, a-t-il argué.Quand un média ou les emplois de certains journalistes dépendent de subventions gouvernementales, c\u2019est l\u2019antithèse d\u2019une presse libre et indépendante.» L\u2019opposition dénonce l\u2019aide aux médias des libéraux Hélène Grenier, Bibliothèque Plateau, 1946 FONDS CONRAD POIRIER/BANQ Les coupes du gouvernement Ford dans les services aux francophones mériteraient d\u2019être contestées devant les tribunaux, estime Michel Bastarache, ancien juge à la Cour suprême et spécialiste des droits linguistiques.Une option que les Franco-Ontariens gardent pour le moment dans leur manche.« Vous ne trouverez personne pour dire qu\u2019il est clair que telle ou telle loi s\u2019applique dans ce dossier, a confié M.Bastarache en entretien avec Le Devoir jeudi.Mais je crois qu\u2019il y a suffisamment d\u2019espace pour intenter une action et essayer de développer le droit dans le domaine.» Car voilà un enjeu de fond autour du droit linguistique : beaucoup reste à éclaircir, dit cet Acadien qui a siégé au plus haut tribunal du pays de 1997 à 2008.« Nous sommes plusieurs à voir ça comme un domaine où ce n\u2019est pas clair et où on doit essayer de développer le droit.» Le cas ontarien \u2014 abolition du Commissariat pour les services en français (dont les fonctions seront transférées à l\u2019Ombudsman) et annulation du projet d\u2019université francophone \u2014 relève en ce sens du cas d\u2019espèce, plaide Michel Bastarache.Les poignées juridiques de contestation ne sont pas spontanément évidentes, mais il y a matière « à une étude approfondie » pour les définir, pense-t-il.Et c\u2019est là une option que la communauté franco-ontarienne envisage sérieusement, confie Carol Jolin, président VOIR PAGE A 4 : BASTARACHE L\u2019ancien juge à la Cour suprême estime que la cause franco- ontarienne contribuerait à développer le droit linguistique VOIR PAGE A 2 : BIBLIOTHÈQUES VOIR PAGE A 4 : MÉDIAS ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 FÉLICITATIONS AUX LAURÉATES ET LAURÉATS DES PRIX ET CONCOURS DE L\u2019ACFAS 2018! Le gouvernement du Québec a apporté son soutien à cet événement par l\u2019entremise du ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, des Fonds de recherche du Québec et du ministère des Relations internationales et de la Francophonie.MERCI À NOS PARTENAIRES DES PRIX ET CONCOURS PRIX ACFAS CHERCHEUSES ET CHERCHEURS PRIX LA PREUVE PAR L\u2019IMAGE BRIAN MISHARA UQAM Prix Acfas Pierre-Dansereau Engagement social LOUIS TAILLEFER Université de Sherbrooke Prix Acfas Adrien-Pouliot Coopération scienti?que avec la France IVAN L.SIMONEAU Cégep de Sherbrooke Prix Acfas Denise-Barbeau Recherche au collégial JOCELYN LÉTOURNEAU Université Laval Prix Acfas André-Laurendeau Sciences humaines SONIA LUPIEN Université de Montréal Prix Acfas Jacques-Rousseau Multidisciplinarité PIERRE THIBAULT Université de Montréal Prix Acfas Urgel-Archambault Sciences physiques, mathématiques, informatique et génie SYLVAIN MOINEAU Université Laval Prix Acfas Léo-Pariseau Sciences biologiques et sciences de la santé ALFONSO MUCCI Université McGill Prix Acfas Michel-Jurdant Sciences de l\u2019environnement ANN LANGLEY HEC Montréal Prix Acfas Thérèse Gouin-Décarie Sciences sociales 1 ANDERS THORIN Université McGill Prix du jury Une valse à deux temps 4 AHMED CHAKROUN Université de Sherbrooke Prix du public Découverte Gravure alla Digitalis purpurea 2 TANJA PELZMANN Polytechnique Montréal Prix du jury Incendie volontaire 5 SARAH FRASER RODRIGO VALENCIA RENDON Université de Montréal Prix spécial du jury Réunion de famille 3 FATMA DHIFALLAH Université du Québec à Rimouski Prix du jury Plancton hautement toxique 1 2 3 4 5 Le PQ et QS obtiendront le statut de groupe parlementaire Le Parti québécois et Québec solidaire auront le statut de groupe parlementaire au sein de l\u2019Assemblée nationale, même si les deux formations n\u2019ont pas obtenu le nombre de sièges et de votes requis pour être considérées comme tel lors des élections du 1er octobre.Une entente de principe a été conclue jeudi, une semaine avant que débute la session parlementaire.Ce statut leur permet notamment de bénéficier d\u2019un droit de vote dans toutes les commissions parlementaires et d\u2019un budget de recherche.Il leur garantit également des droits de parole équitables pendant les périodes de questions, les études de projets de loi et les débats.Le Devoir Jagmeet Singh aura l\u2019occasion de se faire élire en février OTTAWA \u2014 Le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, a appris jeudi qu\u2019il pourrait avoir l\u2019occasion de faire son entrée à la Chambre des communes en février, avec le déclenchement d\u2019une partielle dans une circonscription de la Colombie-Britannique.Au même moment, une circonscription dans sa ville de Brampton, en Ontario, devenait disponible.Le libéral Raj Grewal a annoncé sa démission immédiate, pour « des raisons personnelles et médicales ».Deux autres élections complémentaires auront lieu en février dans Outre- mont, à Montréal, pour remplacer Thomas Mulcair, et dans York\u2013Simcoe, en Ontario.La Presse canadienne EN BREF ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR Le journal Le Devoir prêtera main-forte à l\u2019Institut du journalisme d\u2019enquête de l\u2019Université Concordia pour mener une enquête d\u2019envergure nationale aux côtés de sept autres médias et plusieurs départements universitaires de journalisme au Canada.« En unissant leurs forces, non seulement les universités et les médias d\u2019information partenaires soutiennent le travail des journalistes, mais ils préparent aussi les étudiantes et étudiants à évoluer dans les salles de nouvelles de demain, et ce, tout en proposant aux Canadiennes et aux Canadiens des reportages approfondis d\u2019intérêt public », se réjouit Patti Sonntag, directrice de l\u2019Institut du journalisme d\u2019enquête.« Aujourd\u2019hui plus que jamais, les médias ont un rôle crucial à jouer dans la sauvegarde de notre démocratie », soutient de son côté le directeur du Devoir, Brian Myles.Créé en juin dernier, l\u2019Institut du journalisme d\u2019enquête favorise ainsi les collaborations entre différentes salles de presse et des milieux universitaires pour stimuler le journalisme d\u2019enquête à travers le pays et travailler sur des sujets d\u2019intérêt public.Le premier projet, lancé cet automne, réunissait au départ six médias : Global News, le National Observer, les StarMe- Le Devoir participera à une enquête journalistique d\u2019envergure tro de Calgary, Halifax, et Vancouver et le Toronto Star.Le Devoir et le Regina Leader-Post ont finalement décidé de se joindre à l\u2019équipe.Sept universités participent à titre de partenaires : l\u2019Université Carleton, le Collège Humber, l\u2019Université Mount Royal, l\u2019Université Ryer- son, l\u2019Université de King\u2019s College, l\u2019Université de Régina et l\u2019Université de la Colombie-Britannique.Le sujet de l\u2019enquête 2018-2019 demeure pour le moment confidentiel, mais sera « d\u2019une envergure sans pré- cédent au Canada », assure l\u2019Institut, précisant qu\u2019une centaine de collaborateurs apportent déjà leur soutien au rédacteur en chef du projet, le journaliste d\u2019enquête Robert Cribb.Réparer les oublis BIBLIOTHÈQUES SUITE DE LA PAGE A 1 communications scientifiques qui permettront de créer ensuite, sources à l\u2019appui, des pages Wikipédia ; peut-être un livre à venir\u2026 \u2014 et à réparer les oublis.On y entendra donc parler de la plus connue, Éva Circé-Côté (1871-1949).« Un personnage qui nous fascine, nous, en bibliothèque, avoue Mme Martel.Elle incarne la combattante de l\u2019émancipation sociale; elle a même défié les autorités pour faire en sorte que le travail qu\u2019elle menait crée un progrès social.Elle cherchait à éduquer le lecteur.On se ferait quasiment faire des tee-shirts à son effigie\u2026 » Mary Sollace Saxe (1868-1942) sera aussi remise en lumière.Bibliothécaire en chef de la bibliothèque publique de Westmount, elle la dotera, précurseure, le 13 janvier 1911, d\u2019une bibliothèque pour enfants.Quant à Marie - Claire Daveluy (1880-1968), elle fut cofondatrice et directrice de l\u2019École de bibliothécaires de l\u2019Université de Montréal, cofonda- trice de l\u2019Association canadienne des bibliothécaires de langue française et première écrivaine québécoise à produire des œuvres destinées entièrement à la jeunesse, selon l\u2019Académie des lettres du Québec.Le colloque sortira aussi de l\u2019ombre Hélène Grenier (1900-1992), pionnière des bibliothèques scolaires, comme l\u2019explique le professeur Éric Leroux.«Elle arrive de Québec à Montréal en 1912, et l\u2019essentiel de sa carrière se joue en deux temps.À la Bibliothèque des instituteurs de la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM), au service des enseignants, où elle met sur pied une belle collection de livres en pédagogie.» C\u2019est lorsqu\u2019elle passe en 1952 au service des bibliothèques scolaires de la CECM qu\u2019elle se démarque, en dotant les écoles de bibliothèques attrayantes.« Elle met sur pied, jusqu\u2019en 1961, 159 nouvelles bibliothèques dans les écoles primaires et secondaires à Montréal.Quand elle part, plus de 80% des écoles ont une bibliothèque », minimale, sans bibliothécaire, qui tient surtout du dépôt de livres, mais tout de même, « ça nous prendrait une nouvelle Hélène Grenier », estime Mme Martel.Histoire orale Dans le même mouvement que le colloque, débute un projet d\u2019histoire orale, inspiré de celui de l\u2019American Library Association: la tenue « de cliniques de mémoire, explique Marie D.Martel, des rencontres pour aller cueillir, sur un échantillon d\u2019une vingtaine de femmes, les souvenirs et récits de bibliothécaires à la retraite ».Cette enquête en est à ses premières pousses, deux entretiens seulement ayant été menés, celui avec Hélène Charbonneau, «qui a beaucoup contribué à l\u2019émergence de l\u2019édition jeunesse au Québec, cofondatrice de Communications Jeunesse et mère de Livres dans la rue», et celui avec Louise Guillemette- Labory, qui est du colloque, «première femme à la direction des bibliothèques à la Ville de Montréal, de 2002 à 2015, à se battre pour faire des bibliothèques une priorité, au moins culturelle.Devant la réticence du gouvernement provincial, elle a eu le courage de faire faire un diagnostic de la situation.Ça prenait de l\u2019humilité : quel gestionnaire veut montrer à la face du monde qu\u2019il Rectificatif Le titre du texte «Doug Ford désavoué par sa seule députée francophone» publié en page A 2 le 22 novembre était erroné.Amanda Simard est plutôt la seule députée franco-ontarienne du Parti pro- gressiste-conservateur.Rectificatif La légende de la photo publiée en une le 22 novembre identifiait de façon erronée Lesly Guillaume.Il s\u2019agit plutôt de Nathaniel Bazelais.Nos excuses.Hasard ?La majorité des figures de femmes bibliothécaires oubliées de l\u2019histoire ont travaillé d\u2019une manière ou d\u2019une autre pour l\u2019enfance, soit pour la littérature, soit pour les bibliothèques jeunesse.« C\u2019est \u201capparu\u201d, indique la prof adjointe de bibliothéconomie Marie D.Martel.Difficile de ne pas y voir une explication à tout le moins culturelle.On a découvert ce que Mary Sollace Saxe avait fait : dix ans de bataille à Westmount pour obtenir une bibliothèque jeunesse et une bibliothécaire jeunesse.En 1911.Alors qu\u2019à Montréal, il y a de véritables bibliothécaires jeunesse depuis 10 ans à peine.Et Marie- Claire Daveluy, avec Léo-Paul Desrosiers, a développé des sections pour les jeunes dans les bibliothèques de Montréal.Éva Circé-Côté faisait entrer les enfants dans la bibliothèque centrale quand il faisait froid l\u2019hiver, au grand dam de ces patrons : elle voyait déjà la bibliothèque comme un refuge et un second chez-soi ! » « C\u2019est à partir de 1940 qu\u2019on met sur pied des bibliothèques pour les jeunes, au moment où les femmes sont davantage sur le marché du travail, après la Deuxième Guerre mondiale, ajoute son collègue Éric Leroux.Est-ce seulement la rencontre de ces deux phénomènes ou est-ce que les femmes bibliothécaires ont vraiment travaillé davantage pour la jeunesse ?Je n\u2019arrive pas à établir la corrélation encore.» est dans la pire situation des grandes villes canadiennes ?Ça a entraîné le programme Rénovation, agrandissement et constructions de bibliothèques (RAC) et des centaines de millions de dollars pour de nouveaux espaces de bibliothèque ».«Une de nos questions de travail, précise Mme Martel, est de voir s\u2019il y a une espèce de mémoire collective à travers ces paroles, toutes uniques mais qui ensemble vont peut-être faire émerger une sorte de voix, des thèmes communs.» Le colloque Pour une histoire des femmes bibliothécaires au Québec se tient aujourd\u2019hui à BAnQ, de 10 h à 17 h.Aujourd\u2019hui plus que jamais, les médias ont un rôle crucial à jouer dans la sauvegarde de notre démocratie BRIAN MYLES » Femmes et biblios jeunesse Précur- seure, Mary Sollace Saxe dotera la bibliothèque publique de Westmount, le 13 janvier 1911, d\u2019une bibliothèque pour enfants ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 Brexit : le sacrilège T ony Blair n\u2019est pas un imbécile.C\u2019est même un observateur très avisé de la scène internationale.Dans une tribune publiée dans plusieurs médias européens, il affirmait récemment que « l\u2019accord sur le Brexit ne tiendra pas ».À quelques mois de l\u2019échéance du 29 mars, la première ministre Theresa May est en effet revenue de Bruxelles avec une entente qui a suscité de vifs débats, provoquant même la démission de plusieurs ministres partisans d\u2019un « Brexit dur ».La question qui fâche concerne les contrôles douaniers entre l\u2019Irlande du Nord et l\u2019Irlande du Sud, qui avaient été supprimés par les accords du Vendredi saint.Comme personne ne souhaite le retour de cette frontière, les négociateurs ont tenté de contourner le problème.L\u2019accord introduit donc une nouvelle période de transition pendant laquelle l\u2019Irlande du Nord devra continuer à se conformer aux réglementations européennes.Ce nouveau délai, dans l\u2019attente d\u2019une autre solution, a eu l\u2019heur de faire trépigner les plus eurosceptiques, pour qui il est inadmissible que le Royaume-Uni reste dans le marché unique ne serait-ce que quelques mois de plus.Il est vrai que le Royaume-Uni compromet ainsi sa capacité de signer rapidement de nouvelles ententes commerciales bilatérales.Mais cette crise politique a aussi ravivé le rêve des euro- péistes les plus intransigeants : celui de tirer un trait sur la volonté démocratique pourtant clairement exprimée par une majorité de Britanniques de sortir de l\u2019Union européenne.Tony Blair, qui ne propose rien de moins qu\u2019un second référendum \u2014 et pourquoi pas un troisième ?\u2014, est de ceux-là.Mais le plus intéressant dans sa tribune est ailleurs.Conscient que les chances de Bruxelles de remporter une seconde consultation sont minces, il réclame que l\u2019Union fasse « un pas en avançant une proposition au sujet de l\u2019immigration, problème qui \u2014 soyons honnêtes \u2014 préoccupe tous les Européens ».Tien donc ! L\u2019ancien premier ministre met enfin le doigt sur la cause fondamentale du Brexit, à savoir la volonté des Britanniques, confrontés à une Union toujours plus omniprésente, de récupérer le contrôle de leurs frontières.Cet aveu est terriblement révélateur quand on sait que Blair est celui qui avait refusé en 2004 d\u2019actionner les manettes qui auraient permis de freiner, pour un temps du moins, l\u2019immigration massive venue d\u2019Europe de l\u2019Est.Une immigration qui a profondément heurté les classes populaires britanniques.L\u2019ancien premier ministre le reconnaît d\u2019ailleurs.Blair oublie pourtant que les maîtres actuels de l\u2019Union, qui chérissent toujours le rêve absurde des « États-Unis d\u2019Europe », ne céderont jamais sur cette question.Quitte à provoquer un véritable schisme avec un nombre croissant de pays, comme l\u2019Italie, la Pologne, la Hongrie et peut-être même un jour l\u2019Allemagne.Ce serait pour eux changer la nature de l\u2019Union.Il faut en effet savoir qu\u2019à Bruxelles, le Brexit est doublement sacrilège.L\u2019hérésie des Britanniques tient d\u2019abord au fait qu\u2019ils ont choisi de retrouver une souveraineté nationale que les sirènes européennes jugent dépassée et même folklorique.Ce faisant, ils ont ensuite assumé une décision totalement politique, quitte à en payer le prix.Et il y en aura un.Or, dans le paradis bruxellois de la mondialisation heureuse, on n\u2019enfreint pas impunément le credo de l\u2019époque selon lequel l\u2019économie serait aujourd\u2019hui le fin mot de la politique.On accuse avec raison certains partisans du « Brexit dur » de couver le projet d\u2019une société ultralibérale.À leur façon, ces « hard Brexiters » parlent pourtant le même langage que les technocrates de Bruxelles qui ont détruit sans états d\u2019âme l\u2019industrie française, exposé l\u2019Italie au déferlement des migrants, foulé aux pieds la démocratie grecque et qui sermonnent la Pologne lorsqu\u2019elle tente de protéger les plus démunis en haussant, par exemple, les allocations familiales.Bien avant d\u2019être une communauté de destin et de civilisation, l\u2019Europe, pour Bruxelles, n\u2019est aujourd\u2019hui qu\u2019un marché.Même l\u2019ancien président Nicolas Sarkozy \u2014 qui avait imposé le traité de Lisbonne malgré le rejet de ses principales clauses par deux référendums \u2014 estime aujourd\u2019hui que l\u2019Union doit se refonder dans le respect des nations.Il croit de plus qu\u2019une organisation débarrassée de cette obsession d\u2019une « union toujours plus étroite », comme disent les traités, pourrait tendre la main aux Britanniques.C\u2019est un peu ce qui pourrait se jouer aux prochaines élections européennes, qui opposeront les défenseurs du fiasco actuel aux partisans d\u2019une Union européenne plus respectueuse des nations.Contrairement à ce que croit Tony Blair, il se pourrait bien que l\u2019accord conclu à Bruxelles trace sa voie entre les extrémistes du « Leave » et ceux du « Remain ».Comme Theresa May d\u2019ailleurs, dont les plus radicaux des opposants n\u2019ont toujours pas eu la peau.Cette femme, qui, sans avoir jamais été partisane du Brexit, possède une fibre démocratique suffisamment forte pour respecter le choix de ses concitoyens, étonne par sa ténacité.Qui sait ?Il se pourrait même que l\u2019idée de reporter l\u2019échéance d\u2019un retrait définitif du Royaume-Uni du marché unique ne soit pas un mauvais pari.Histoire de voir à quoi ressemblera l\u2019Union européenne après les élections du mois de mai.CHRISTIAN RIOUX Contrairement à ce que croit Tony Blair, il se pourrait bien que l\u2019accord conclu à Bruxelles trace sa voie entre les extrémistes du « Leave » et ceux du « Remain » ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Même si les partis d\u2019opposition pressent le premier ministre François Le- gault à déclarer l\u2019état d\u2019« urgence climatique » et à convoquer des états généraux sur la question, le gouvernement caquiste reste vague sur ses intentions, soulignant simplement que « plusieurs options » pourront être évaluées pour tenter de sortir le Québec de l\u2019échec climatique vers lequel il se dirige actuellement.Dans le cadre d\u2019une rare sortie commune, le Parti libéral, le Parti québécois et Québec solidaire ont lancé jeudi un appel à François Legault, lui demandant d\u2019envoyer un message en faveur de la protection de l\u2019environnement et de la lutte contre les changements climatiques lors de son discours inaugural prévu mercredi prochain.Appuyés par 213 candidats défaits lors des dernières élections provinciales, ils ont donc décidé de joindre leurs voix à celle du regroupement citoyen qui a mis en avant une «Déclaration d\u2019urgence climatique».Les représentants des partis ont ainsi réclamé l\u2019établissement d\u2019une structure de gouvernance des actions du gouvernement qui permette d\u2019«engager le Québec dans une transition socio-économique» en vue de respecter les cibles de réduction de gaz à effet de serre (GES) fixées pour 2020 et 2030.La députée libérale Marie Montpetit a aussi souligné le besoin de « rappeler » au nouveau gouvernement « l\u2019importance d\u2019agir ».« La classe politique ne peut absolument pas rester les bras croisés parce que plus il y a de l\u2019inaction, plus ça nous coûte cher, plus ça devient insurmontable », a ajouté la députée solidaire Manon Massé.Le péquiste Sylvain Gaudreault a pour sa part invité le gouvernement Legault à déposer rapidement « un projet de loi antidéficit climatique », qui forcerait Québec à réduire les émissions de GES.États généraux Les trois partis ont réclamé la tenue d\u2019«états généraux» sur la question climatique, et ce, afin d\u2019accélérer la mise en œuvre des actions qui permettraient au Québec de respecter ses engagements.Est-ce que le gouvernement entend répondre positivement à cette demande, dans le contexte où le Pacte pour la transition lancé récemment a déjà recueilli 215 000 signatures ?« Plusieurs options sont actuellement sur la table et méritent d\u2019être analysées.Nous présenterons en temps et lieu notre plan pour diminuer les GES et ainsi lutter contre les changements climatiques au Québec », a simplement répondu, par écrit, le cabinet de la ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, MarieChantal Chassé.Le Québec est en voie de rater complètement ses objectifs pour 2020, ce qui le place sur une trajectoire de retard encore plus important pour l\u2019horizon 2030.Les données du bilan de mi-par- cours du Plan d\u2019action 2013-2020 sur les changements climatiques sont d\u2019ailleurs claires.Malgré des investissements qui devraient dépasser les 4 milliards de dollars, le Québec pourra, au mieux, « stabiliser » ses émissions d\u2019ici 2020.Cela signifie que celles-ci auront alors reculé d\u2019environ 10 % par rapport à 1990.Or, l\u2019objectif des libéraux, repris par la Coalition avenir Québec, est de 20 % CLIMAT L\u2019opposition à Québec réclame des états généraux AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Arrêté, détenu et interrogé pendant près de sept heures sans qu\u2019aucune accusation ait été portée contre lui un an plus tard, le député Guy Ouellet poursuit le gouvernement du Québec pour plus d\u2019un demi-million.Il estime que l\u2019opération de l\u2019Unité permanente an- ticorruption (UPAC) qui l\u2019a visé en 2017 a porté atteinte à sa réputation.« Cette opération, gravement fautive et affectée d\u2019une incontestable incurie, a littéralement détruit le demandeur, sa réputation, sa carrière politique, sa relation de confiance avec sa formation politique et a porté un coup très dur à sa santé et à son humeur », peut-on lire dans la poursuite déposée jeudi au palais de justice de Québec.M.Ouellette, qui a été policier pendant plus de 30 ans, était soupçonné par l\u2019UPAC d\u2019être à l\u2019origine d\u2019une fuite médiatique concernant l\u2019enquête Mâchurer.Celle-ci visait notamment le premier ministre libéral Jean Charest et le grand argentier du Parti libéral du Québec, Marc Bibeau.M.Ouellette avait été arrêté en octobre 2017 et ses deux résidences avaient été perquisitionnées à la suite de ce que l\u2019UPAC a qualifié « d\u2019un appât ».« [Guy Ouellette], qui avait joui jusque-là d\u2019une réputation d\u2019intégrité exceptionnelle, fut dès lors présenté au public comme étant un criminel, coupable de crimes d\u2019autant plus odieux qu\u2019ils touchaient à l\u2019administration de la justice, à laquelle il avait pourtant consacré sa vie », soutiennent les avocats de M.Ouellette, Me Jacques Larochelle et MeOlivier Desjardins.Selon eux, M.Ouellette a été « arrêté à tort et sans motifs ».« [Guy Ouel- lette] n\u2019est pas et n\u2019a jamais été la source des médias », assurent-ils dans la poursuite.D\u2019ailleurs, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé il y a quelques semaines qu\u2019il renonçait à fouiller les biens saisis à Guy Ouellette lors des perquisitions un an plus tôt.La poursuite présume six manquements « graves » de la part du DPCP et de son ancien grand patron, Robert Lafrenière.« Contrairement à ce qu\u2019a laissé entendre M.Lafrenière dans les médias, certaines actions menées par l\u2019UPAC n\u2019ont jamais reçu l\u2019aval du DPCP, tel qu\u2019il sera amplement démontré lors de l\u2019audition à venir », peut-on lire.M.Ouellette réclame 550 000 $ en dommages à la suite de l\u2019opération de l\u2019UPAC, soit 250 000 $ en perte de réputation, 200 000$ en dommages moraux et 100 000$ en pertes financières.« Les actions des membres de l\u2019UPAC [\u2026] ont détruit la réputation, la santé et la vie politique de [Guy Ouel- lette] », fait valoir la poursuite.Bien qu\u2019il portât les couleurs libérales lors de l\u2019élection provinciale d\u2019octobre, M.Ouellette a été chassé du parti quelques jours après le scrutin.Il est depuis plongé « dans un état d\u2019abattement profond », souligne le document.« Jusqu\u2019à [son arrestation], autant comme policier que comme homme politique, il avait joui d\u2019une excellente réputation, particulièrement au titre de l\u2019intégrité et du dévouement à la chose publique », peut-on lire.Au moment où ces lignes étaient écrites, ni le ministère de la Justice ni le cabinet de la ministre Sonia Lebel n\u2019avaient réagi au dépôt de la poursuite.Guy Ouellette poursuit le gouvernement du Québec PIERRE LAHOUD On ne peut pas se prononcer.» «Ce n\u2019est pas anormal que les élus ne soient pas encore informés du projet », rétorque Serge Goulet, président de Gérard Deltell, lui aussi un ex-journa- liste, a refusé de dire s\u2019il partageait l\u2019avis de ses collègues.« Les seules personnes qui peuvent répondre directement à cette question sont les journalistes eux-mêmes.Ce sont eux qui ont le contrôle du clavier et du micro et je souhaite évidemment que les journalistes continuent d\u2019être objectifs, professionnels et rigoureux.» Mais il a reconnu du même souffle que « c\u2019est une question qui se pose ».Plusieurs autres conservateurs se sont montrés moins circonspects sur Twitter.« Il est inapproprié pour le gouvernement de fournir un plan de sauvetage aux médias dans une année électorale », a scandé l\u2019ex-ministre Steven Blaney.« Les libéraux tentent d\u2019acheter les médias, avec l\u2019argent des contribuables », a renchéri le sénateur québécois Leo Housakos.« Ridicule », selon des collègues Deux sénateurs conservateurs rejettent toutefois les doutes exprimés par la majorité de leurs collègues, a constaté Le Devoir.Le sénateur Claude Carignan se dit « en complet désaccord ».« C\u2019est tellement ridicule ! lance-t-il en entrevue.Je fais confiance au professionnalisme des organes de presse et je ne pense pas que ça va influencer un média ou un journaliste.» L\u2019aide aux médias est au contraire trop « minime », selon lui, et le gouvernement devrait en faire davantage.Car cet ancien maire de Saint- Eustache affirme que les médias régionaux sont essentiels à la vie communautaire de petites localités.« Ce questionnement me semble court et camoufle surtout une volonté de non-action », a même dénoncé le sénateur dans une réaction écrite à l\u2019annonce fédérale.Son collègue Jean-Guy Dagenais partage son avis et il espère qu\u2019un gouvernement conservateur maintiendrait une aide aux médias (Peter Kent a promis le contraire).« Vous allez garder votre indépendance, affirme-t-il en entrevue.Et quant à ceux qui pensent qu\u2019évidemment les médias ont été achetés pour la prochaine campagne politique, moi, j\u2019attendrais avant de dire ça.Je ne suis pas tout à fait d\u2019accord.[\u2026] Ce sera à nous, pendant la prochaine campagne électorale, d\u2019être capables de faire des entrevues et de parler aux médias.» En entrevue avec Le Devoir, le ministre des Finances, Bill Morneau, a minimisé l\u2019appui que de telles critiques peuvent recevoir dans la population.« Il y aura des cyniques qui émettront des doutes, mais je ne pense pas que ces cyniques représenteront une portion très importante de la population.» Le ministre reconnaît néanmoins que le contexte plus large, avec un président américain qui crie aux fake news sans arrêt, l\u2019oblige à prendre ces critiques au sérieux et à démontrer que les médias continueront d\u2019être à distance du gouvernement.« Je ne prétendrai pas que nous n\u2019avons pas plus à faire.Nous avons plus à faire à ce sujet.» Des débats truqués ?Les conservateurs ont aussi tenu le même discours pour dénoncer la commission des débats des chefs créée par les libéraux pour organiser les joutes électorales.Et le néodémocrate David Christopherson a exprimé les mêmes doutes quant au prochain scrutin.L\u2019opposition ne digère pas que les libéraux aient nommé, sans les consulter, l\u2019ancien gouverneur général David Johnston commissaire responsable d\u2019organiser les débats des chefs.« À l\u2019heure actuelle, un élément important de la prochaine élection soulève à tout le moins préoccupations et débats », a lancé M.Christopherson à la ministre Gould, en comité parlementaire.« En quoi est-ce que c\u2019est démocratique ?» a renchéri la conservatrice Stephanie Kusie.Alexandre Boulerice partage les réserves de son collègue Christopherson.« Ça n\u2019a pas été fait en collaboration avec les partis d\u2019opposition.Donc, oui, ça donne un doute légitime à savoir s\u2019ils vont tenter [à la commission des débats] d\u2019avoir les règles qui vont favoriser le gouvernement en place, donc le Parti libéral.» Le député Matthew Dubé reconnaît qu\u2019il y a un danger à saper la légitimité du processus démocratique en formulant de telles critiques.Mais il estime que c\u2019est justement le moment \u2014 alors que le projet vient d\u2019être dévoilé \u2014 pour le NPD de poser ses questions, avant de « contribuer au discrédit du processus ».LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 4 DOSSIER DU SAMEDI Le test de la réalité pour la CAQ Mardi, ce sera la première rentrée parlementaire pour le gouvernement Legault.Entre santé, éducation et immigration, plusieurs enjeux risquent de dominer les débats, propulsant autant de ministres sur la sellette.Regard sur une rentrée très attendue.TEXTES MARCO BÉLAIR-CIRINO ISABELLE PORTER JESSICA NADEAU LISA-MARIE GERVAIS ISABELLE PARÉ À LIRE DEMAIN T h e C a n a d i a n P r e s s Un autre son de cloche MÉDIAS SUITE DE LA PAGE A 1 JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Les 50 étages du projet immobilier Maestria, qui doit voir le jour sur le site de l\u2019ancien Spectrum, respectent peut- être les règles d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie, mais le dossier devra être analysé par le Comité consultatif d\u2019urbanisme (CCU) avant d\u2019être approuvé par la Ville, a rappelé l\u2019administration de Valérie Plante jeudi.Le cabinet de la mairesse s\u2019est étonné des stratégies de marketing des promoteurs qui ont dévoilé les détails de leur projet sans même l\u2019avoir soumis à l\u2019arrondissement.« C\u2019est un stunt publicitaire », estime Robert Beaudry, responsable du développement économique au comité exécutif, tout en reconnaissant que dans certains secteurs, les édifices de 50 étages sont autorisés.« Le projet devra passer par le CCU pour s\u2019assurer qu\u2019il respecte les critères de densité et de zonage, mais aussi son intégration dans son milieu.Il va aussi y avoir des tests pour ce qui est du vent et de l\u2019insonorisation.Mais pour l\u2019instant, c\u2019est très préliminaire.Une annonce prématurée ?L\u2019administration municipale a été tenue dans l\u2019ignorance du projet immobilier Maestria, dans le Quartier des spectacles Le Maestria DEVIMCO IMMOBILIER La voie politique BASTARACHE SUITE DE LA PAGE A 1 de l\u2019Assemblée de la Francophonie de l\u2019Ontario (AFO).«Il y a des recours juridiques potentiels», dit-il.Jeudi matin, quelque 70 juristes de la francophonie ontarienne se sont réunis à Ottawa sous l\u2019égide de l\u2019AFO pour déterminer les avenues possibles sur le front juridique.Une autre rencontre aura lieu dimanche.Politique Mais l\u2019AFO préférerait ne pas avoir à répéter le scénario de l\u2019hôpital Mont- fort.« On va faire tout le travail possible du côté politique pour tenter de convaincre le premier ministre Ford et son entourage de revenir sur leur décision, soutient M.Jolin.On veut qu\u2019ils comprennent bien le dossier, ce que ça implique pour la communauté.Ils ont une chance de corriger cette erreur, notamment de comprendre que les économies dont ils parlent seraient des économies de bout de chandelle.» Outre ce travail politique, l\u2019AFO planifie une quarantaine de manifestations qui se tiendront partout en Ontario le 1er décembre.D\u2019autres rencontres entre les principales organisations qui représentent les francophones onta- riens et canadiens auront par ailleurs lieu dans les prochains jours.La ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, s\u2019entretiendra aussi vendredi matin avec Caroline Mulroney, ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones.Mme Joly a dénoncé sur plusieurs tribunes la décision du gouvernement ontarien, que défend Mme Mulroney.Signe des remous que le dossier provoque dans la communauté franco- ontarienne, l\u2019adjointe parlementaire de Mme Mulroney, Amanda Simard, s\u2019est dite mercredi « absolument fâchée » des mesures annoncées par son gouvernement.À Ottawa, le Comité permanent des langues officielles a pour sa part décidé jeudi de consacrer toutes ses prochaines séances au dossier franco-on- tarien.« Il y a une crise assez grave, et on veut comprendre ce qui se passe, selon le président du comité, le libéral Denis Paradis.On ne veut pas que cette espèce d\u2019attitude là déboule dans d\u2019autres provinces.» « Je trouve tellement étrange la décision » d\u2019abolir le poste de commissaire, dit Michel Bastarache.« Ils n\u2019épargneront absolument rien puisqu\u2019ils trans- fèrent tout le personnel au bureau de l\u2019Ombudsman.Le problème ici, c\u2019est que tout le volet promotion que faisait le Commissariat ne se fera plus.Il ne traitait pas que les plaintes\u2026 C\u2019est certainement un recul.» Est-il pour autant contestable sur le plan juridique ?M.Bastarache estime qu\u2019il y a des questions à se poser.Notamment celle de savoir si un premier ministre peut abolir d\u2019un trait une fonction dont le titulaire est nommé par l\u2019Assemblée législative (et non par le gouvernement), un processus qui vise précisément à assurer son indépendance.En même temps, rappelle-t-il, les tribunaux ne reconnaissent présentement pas le principe d\u2019encliquetage \u2014 qui ferait qu\u2019une fois un service mis en place pour une minorité linguistique, il serait impossible de revenir en arrière.« L\u2019encliquetage de tous les services établis ou promis par un gouvernement pour les minorités ferait en sorte qu\u2019un gouvernement subséquent ne pourrait pas mettre en œuvre son propre programme, relève M.Bastarache.Je ne crois pas que ce soit possible.» « Il y a une dichotomie : la loi dit qu\u2019il faut faire la promotion de la communauté.Mais d\u2019un autre côté, on ne peut pas empêcher un gouvernement de gouverner ni les électeurs de choisir une autre voix.C\u2019est pour ça que ce n\u2019est pas simple d\u2019arriver à une solution.» Quant au projet d\u2019université francophone, M.Bastarache dit que « ce qu\u2019il faut étudier, c\u2019est la question de savoir s\u2019il y a une obligation de mener à terme un projet qui a pour but de promouvoir la communauté francophone et qui avait été accepté par le gouvernement».« Mais il y a une distinction à faire avec l\u2019hôpital Montfort, qui existait déjà et qui avait une vocation particulière, ajoute-t-il.L\u2019interprétation qui a alors été faite de la Loi sur les services en français, c\u2019est qu\u2019on ne devait pas être capable d\u2019enlever un service vu comme étant fondamental sans enfreindre la loi qui dit qu\u2019on doit promouvoir le développement de la communauté francophone.» Or, l\u2019Université de l\u2019Ontario français (UOF) « n\u2019existe pas », rappelle-t-il.Le projet est bien en branle \u2014 le Conseil des gouverneurs a publié cette semaine le rapport de sa première année de travail \u2014, mais il demeure un chantier.« Du point de vue du gouvernement Ford, c\u2019était une promesse électorale du gouvernement précédent, et les promesses électorales ne sont jamais considérées comme ayant une valeur légale.» Ils ont une chance de corriger cette erreur, notamment de comprendre que les économies dont ils parlent seraient des économies de bout de chandelle CAROL JOLIN » Devimco Immobilier.« Avant qu\u2019un projet aboutisse sur le bureau de la mairesse ou des élus, il y a beaucoup de travail fait avec les fonctionnaires, à l\u2019urbanisme et aux permis.» Devimco Immobilier, qui a réalisé le Quartier DIX30 et mis en chantier le complexe résidentiel du site de l\u2019ancien Hôpital de Montréal pour enfants, s\u2019est associé au Fonds immobilier de solidarité FTQ et à Fiera Immobilier pour réaliser le projet du Maestria, qui comportera 1500 unités résidentielles, dont le tiers seront offertes sur le marché locatif.Selon M.Goulet, le projet respecte la réglementation municipale.« Le zonage en place autorise des tours de 200 mètres.On a arrêté nos tours à 168 mètres », dit-il.Des géantes Les promoteurs présentent le Maestria comme un « projet phare » de 700 millions, le plus important à être réalisé dans le Quartier des spectacles.Situés sur la rue Sainte-Catherine, entre les rues De Bleury et Jeanne-Mance, les deux immeubles de 51 et 53 étages auront une vue imprenable sur la Place des Festivals.Des terrasses sont d\u2019ailleurs prévues au 25e étage et une passerelle vitrée reliera les deux tours.« On voulait des tours effilées, question d\u2019ensoleillement et design, mais pas des tours jumelles.On a l\u2019impression que ça ne porte pas chance », explique Serge Goulet.Au 25eétage, qui marque la jonction entre les unités locatives et les appartements en copropriété aux étages supérieurs, les tours pivotent légèrement pour donner un « mouvement », fait remarquer le promoteur.Les deux immeubles comporteront des unités allant de studios à des appartements de trois chambres à coucher dont les prix varieront de 250 000$ à 2 millions.Quant aux unités locatives, elles coûteront entre 1000 et 3000$ par mois.Les tours seront dotées de 512 espaces de stationnement intérieur, d\u2019une piscine intérieure semi-olympique ainsi que d\u2019une piscine extérieure avec spa.Les deux tours dépasseront les autres constructions du secteur.Le Complexe Desjardins fait 41 étages et l\u2019hôtel AC Marriott s\u2019élève sur 37 étages.Souvenirs du Spectrum Le terrain situé en plein cœur du Quartier des spectacles était vacant depuis la fermeture et la démolition du Spectrum, il y a dix ans.Un projet mixte de commerces et de bureaux avait été évoqué à l\u2019époque, mais il ne s\u2019était jamais concrétisé en raison de la crise financière.Le Fonds immobilier de solidarité FTQ a finalement acheté le terrain en 2011.Les immeubles ne sont pas assujettis aux règles d\u2019inclusion de logements sociaux et abordables, indique Pierre Pelletier, de Fiera Immobilier.« Par contre, on atteint 15 % de logements abordables dans l\u2019édifice.On respecte les critères de la Ville.» Les promoteurs ont pris certaines précautions.Les locations à court terme, telles celles offertes par des plateformes comme Airbnb, seront interdites.La construction devrait commencer à la fin de 2019 pour un chantier de trois ans. LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 5 Pour voir la liste complète des hôtels et pour des astuces sur comment Mieux Voyager, communiquez avec votre agent de voyages ou visitez Sunwing.ca Départs de Montréal.La promotion « Solde du Vendredi Orange » est une o?re d\u2019une durée limitée, applicable aux nouvelles réservations, jusqu\u2019à épuisement des stocks, pour les dates de départ et forfaits admissibles.Les économies allant jusqu\u2019à 40 % sont calculées en comparant le prix actuel au tarif publié à l\u2019origine.O?re applicable au Grand Palladium Kantenah Resort & Spa au Mexique pour les départs ayant lieu le 8, 9, 15 et 16 janvier 2019.Les sièges sont sous réserve de disponibilité et leur capacité est contrôlée.Les vols sont exploités par Sunwing Airlines et TUI Airways.Les prix n\u2019incluent pas la contribution des clients au Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages de 1 $ par tranche de 1 000 $ de services achetés.Cette o?re peut être modi?ée ou retirée à tout moment sans préavis.Pour les modalités et conditions générales de la « Garantie du meilleur prix », visitez le Sunwing.ca Titulaire d\u2019un permis du Québec #702928.| 17112018 Aubaines de vacances massives! 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Ne ratez pas ces aubaines imbattables Mieux Voyager Astuce nº566 JESSICA NADEAU LE DEVOIR Un projet d\u2019école alternative sème la controverse à Sainte-Adèle.La commission scolaire projette de loger l\u2019école alternative dans l\u2019une des deux écoles primaires du quartier, ce qui forcera les enfants qui la fréquentent déjà à changer d\u2019école.Un scénario décrié par plusieurs parents et rejeté à l\u2019unanimité par les conseils d\u2019établissement des écoles concernées.« J\u2019ai deux enfants : un garçon en deuxième année et une fille qui va entrer à la maternelle l\u2019an prochain.Selon l\u2019un des scénarios proposés, mon garçon resterait à la même école, mais ma fille, qui a tellement hâte d\u2019aller à l\u2019école avec son grand frère, devra aller dans une autre école », explique Emmanuelle Landry, résidente de Sainte-Adèle.Division de la fratrie, problèmes de transport, fin du jumelage entre les élèves plus vieux et plus jeunes, autant de raisons évoquées par les quelque 870 parents qui ont signé une pétition pour préserver l\u2019école de quartier Saint- Joseph.Mais si ce n\u2019est pas l\u2019école Saint-Jo- seph qui accueille l\u2019école alternative, ce sera l\u2019école Chante-au-Vent qui devra le faire.Ce sont, en effet, les deux options qui sont proposées par la commission scolaire.L\u2019école alternative s\u2019installerait dans une partie de l\u2019une des deux écoles et, dans un jeu de dominos, les enfants qui poursuivraient dans le programme ordinaire seraient regroupés dans l\u2019une ou l\u2019autre des écoles en fonction de leur âge.Les écoles sont situées à 2,4 km l\u2019une de l\u2019autre.Les conseils d\u2019établissement \u2014 qui regroupent la direction, les profs et les parents \u2014 des deux écoles se sont prononcés contre le projet.« Cette situation aura comme impact de diviser et de fracturer une équipe- école très performante », peut-on lire dans un document préparé par le conseil d\u2019établissement de l\u2019école Saint-Joseph.« Il serait contre-produc- tif qu\u2019une minorité de parents exprimant un besoin personnel et particulier vienne remettre en question cette organisation scolaire et pédagogique répondant fort bien aux besoins d\u2019une majorité.» Équilibre Mais les parents qui réclament une école alternative font également valoir leurs droits à un projet pédagogique différent, axé sur le plein air.« Nous, on veut quelque chose de différent », plaide Chantal Coulombe, qui travaille depuis trois ans sur ce projet d\u2019école alternative de la MRC des Pays-d\u2019en- Haut.Bien sûr, elle préférerait que tout le monde accueille avec enthousiasme le projet.Mais les membres du comité fondateur ne vont pas baisser les bras maintenant.« On est juste contents que notre projet avance, qu\u2019on nous prenne au sérieux.Il y a 400 parents qui se sont présentés lors de la journée des préin- scriptions, il y a beaucoup d\u2019intérêt et il y a plein de gens qui sont très, très contents.Mais c\u2019est sûr que du changement, ça apporte son lot de réticences et d\u2019inquiétudes\u2026 » La Commission scolaire des Lauren- tides tente de trouver un équilibre entre les besoins des deux groupes.« Je le sais que ce n\u2019est pas parfait, répond la présidente, Lyne Deschamps.Si on pouvait faire autrement, on le ferait, mais je ne peux pas construire une nouvelle école demain matin et il faut que je réponde à certaines demandes.Il s\u2019agira de voir l\u2019impact relatif d\u2019un déplacement d\u2019enfants pour donner un choix pédagogique à d\u2019autres parents.» Elle affirme qu\u2019il n\u2019y a pas de locaux disponibles pour héberger l\u2019école alternative dans le secteur, en raison de la croissance de clientèle ces dernières années.Et comme la majorité des gens qui se sont montrés intéressés par le projet habitent les secteurs des écoles Saint-Jo- seph et Chante-au-Vent, elle estime que le réaménagement des locaux déjà existant est « ce qu\u2019on a de mieux à offrir ».ÉDUCATION Levée de boucliers contre un projet d\u2019école alternative à Sainte-Adèle Elle se dit ouverte à toute nouvelle proposition, mais affirme qu\u2019il faut débuter quelque part.Et ce début, c\u2019est de présenter le projet et de le soumettre au ballottage dans un exercice de consultations publiques, qui se tiendra les 28 et 29 novembre.Un mauvais départ « Il faut tenir compte de l\u2019acceptabilité sociale en ne privant pas les parents de leur école de secteur », écrit pourtant la commission scolaire dans la présentation de son projet.En entrevue au Devoir, la présidente argue que «l\u2019acceptabilité sociale, c\u2019est aussi des parents qui fréquentent cette école-là et qui veulent un autre service».Mais pour Pierre Chénier, du Réseau des écoles publiques alternatives du Québec, c\u2019est une mauvaise idée de tenter d\u2019implanter une école alternative dans une école sans le soutien du conseil d\u2019établissement.« Quand il y a une levée de boucliers, ce n\u2019est pas un bon départ pour une école alternative, affirme-t-il.S\u2019il y a une non-acceptation du milieu, une école alternative devrait aller voir ailleurs ou trouver un autre moyen de se positionner, parce qu\u2019avoir des ennemis à sa porte ou à l\u2019intérieur même d\u2019un établissement, il n\u2019y a rien de drôle là dedans.Personnellement, si j\u2019avais à décider au- jourd\u2019hui comme commission scolaire, je penserais à d\u2019autres possibilités.» La Commission scolaire des Laurentides tente de trouver un équilibre entre les besoins des parents des écoliers actuels d\u2019une école de quartier et des parents désireux d\u2019une école alternative à Sainte-Adèle.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR JEAN-FRANÇOIS NADEAU LE DEVOIR Les manuels d\u2019histoire au secondaire n\u2019ont pas fait l\u2019objet de modifications à la suite de pressions d\u2019un lobby des Premières Nations.C\u2019est ce qu\u2019ont tenu à préciser l\u2019Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) et le Conseil en éducation des Premières Nations (CEPN).Selon eux, « c\u2019est à l\u2019invitation du ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur [MEES] que nous avons participé à des comités consultatifs ayant pour objectif de réviser complètement le programme d\u2019histoire, une révision qui ne se limitait en aucun cas aux Premières Nations.Il s\u2019agissait donc pour nous d\u2019une occasion de collaborer et d\u2019échanger avec les différents partenaires en éducation du Québec.» Ils dénoncent conséquemment « le discours rétrograde et colonial qui nous a été servi dans les médias dernièrement ».Cette révision était-elle soutenue par une volonté politique au MEES ?En mêlée de presse, l\u2019ancien ministre de l\u2019Éducation Sébastien Proulx affirme que non.« D\u2019abord, si ma mémoire est bonne, là, je vous dis ça vraiment de mémoire et en toute franchise, il me semble que ces discussions à l\u2019égard des manuels, mais surtout des cours d\u2019histoire de 3e secondaire et de 4e secondaire, ont débuté bien avant mon arrivée.» L\u2019ancien ministre reconnaît toutefois que des discussions ont lieu avec certains groupes.« Ensuite, il y a toujours eu, à l\u2019intérieur du ministère, des discussions avec certains groupes pour certains, non pas [\u2026] de l\u2019histoire, mais certaines sensibilités à l\u2019égard de l\u2019histoire.Les communautés anglophones à l\u2019époque avaient fait des démarches.Les communautés\u2026 groupes autochtones, donc les Premières Nations, ont toujours fait des démarches et continuent de le faire.» Avec Marco Bélair-Cirino HISTOIRE Pas de pressions, disent les Premières Nations L\u2019Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador dénonce « le discours rétrograde et colonial qui nous a été servi dans les médias dernièrement » LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 A 6 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Françoise Massi- cotte, née le 05-01-1940, en son vivant domiciliée et résidant au 257, avenue de la Seignerie, en la ville de Laval, province de Québec, H7X 3S2 et décédée le 16-03-2017 à Laval.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude Beau- champ et Gilbert, Notaires, au 507 Place d'Armes, bureau 1300, Montréal, province de Québec, H2Y 2W8.Montréal le 24 novembre 2018 Beauchamp et Gilbert, Notaires Avis public ADOPTION DU RÈGLEMENT SUR LA TAXE RELATIVE AUX SERVICES (EXERCICE FINANCIER 2019) AVIS est, par les présentes, donné que le conseil d\u2019arrondissement, adoptera le Règlement RCA18-14003 intitulé : « Règlement sur la taxe relative aux services (exercice ?nancier 2019) » lors de la séance ordinaire du 4 décembre 2018 à 18 h 30, à la Maison du citoyen située au 7501, rue François-Perrault.Le règlement a pour objet d\u2019annoncer l\u2019adoption prochaine d\u2019un règlement imposant une taxe de service pour l\u2019année 2019.Fait à Montréal, le 23 novembre 2018 La secrétaire d\u2019arrondissement, Danielle Lamarre Trignac, avocate, M.A.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Numéro de dossier Michèle-Nancy Bouchard, f.a.s.O\u2019Jardin Animal, 22, av.de Maisonneuve, Baie-Comeau, QC G4Z 1C7 18, Place Lasalle, Baie Comeau, QC G4Z 1K3 750-32-013072-189 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Saint-Hyacinthe situé au 1550, Dessaulles, St-Hyacinthe, QC, J2S 2S8 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 20 novembre 2018 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Saint-Hyacinthe, le 20 novembre 2018 (S) Nathalie Lampron, Gref?ère-adjonte de la Cour du Québec Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 18-17294 Acquisition d\u2019équipements de télécommunication pour le réseau de procédé de la Direction de l\u2019Épuration des Eaux Usées L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 20 novembre 2018 est reportée au mardi 27 novembre 2018 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 23 novembre 2018 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné 9358- 9083 QUÉBEC INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019as- signatìon ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST A MONTRÉAL dans le dossier 500-22-250377- 184.II est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de- justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 21 novembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné 9282- 1560 QUÉBEC INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demand et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-250517- 185.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenrer au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 21 novembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné MOHAMED MOULOUDI que la partie demande- resse a déposé au greffe de la cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019 assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-250451- 187.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 21 novembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné 9356- 2452 QUÉBEC INC que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse,au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-249734- 180.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 21 novembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9161-7399 Québec Inc.BAR BLIZZARTS II 3956-A, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y3 Dossier : 298 281 8032785 Canada Inc BOLIVAR 16, Avenue Des Pins Est Montréal (Québec) H2W 1N3 Dossier : 1 167 592 8032785 Canada Inc.À VENIR 3723, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V7 Dossier : 1 758 622 N\u2019zi Ahou Hortense RESTAURANT LE TALIET 6152, Boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E9 Dossier : 2 128 197 9144-7664 Québec Inc.YUUKAI 5407, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4G9 Dossier : 4 607 800 9385-0311 Québec Inc.RESTAURANT MAISON FOO LAM 9394, Boul.De L\u2019acadie, # 203 Montréal (Québec) H4N 3H1 Dossier : 5 076 534 9698418 Canada Inc RESTAURANT KULJIT INDIA 1896-1940, Boul.Thimens, # 1904 Montréal (Québec) H4R 2K2 Dossier : 5 078 258 Addition d\u2019autorisation de danse au permis de Bar et augmentation de sa capacité.1 Restaurant pour vendre incluant la terrasse.Un restaurant pour vendre Restaurant pour vendre incluant la terrasse 1 Restaurant pour servir incluant la terrasse 1 Restaurant pour vendre 1 Restaurant pour servir au 1er étage 3956-A, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2W 1Y3 16, Avenue Des Pins Est Montréal (Québec) H2W 1N3 3723, Boul.Saint-Laurent Montréal (Québec) H2X 2V7 6152, Boul.Gouin Ouest Montréal (Québec) H4J 1E9 5407, Avenue Du Parc Montréal (Québec) H2V 4G9 9394, Boul.De L\u2019acadie, # 203 Montréal (Québec) H4N 3H1 1896-1940, Boul.Thimens, # 1904 Montréal (Québec) H4R 2K2 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Brasserie Messorem Bracito- rium Inc.A/S M.Sébastien Chaput 2233, rue Pitt Montréal (Québec) H4E 4H2 Dossier : 55-10-0752 Demande d\u2019un permis de brasseur (industriel), incluant la vente pour consommation sur place dans une pièce et sur une terrasse.2233, rue Pitt Montréal (Québec) H4E 4H2 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Projet particulier PP27-0252 1- OBJET DU PROJET ET DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation du 25 septembre 2018 à 18 h, le conseil d\u2019arrondissement a adopté lors de sa séance tenue le 2 octobre 2018 à 19 h, un second projet de résolution (CA18 270319), et ce, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble de l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve (RCA02-27009).Cette résolution vise à autoriser le projet particulier PP27-0252, en vue de permettre la transformation du bâtiment situé aux 8235-8355, rue Notre- Dame Est à des fins de supermarché érigé sur un seul étage, localisé entre les rues Liébert et Saint-Donat.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes habiles à voter de la zone visée et de ses zones contiguës afin que ledit projet particulier soit soumis à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ., c.E-2.2).Le présent projet déroge aux articles suivants du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement Mercier/Hochelaga-Maisonneuve (01-275) : Article 9 paragraphe 2 : hauteur en étages; Article 21 : dégagements prescrits pour les équipements mécaniques, les garde-corps et les écrans acoustiques; Article 52 : alignement de construction; Article 342 : installation d\u2019un compacteur dans la cour avant; Article 540.1 : empiètement d\u2019une voie d\u2019accès dans un secteur d\u2019habitation; Article 541 : aire de chargement en cour avant; Article 544 : obligation d\u2019installer une clôture ajourée; Article 551 : largeur de la voie d\u2019accès; Article 567 : dégagement minimal pour une aire de stationnement; Article 604 : dégagement minimal à laisser pour une voie d\u2019accès; Une copie du second projet de résolution peut être obtenue, sans frais, par toute personne qui en fait la demande.2- DESCRIPTION DE LA ZONE Le plan ci-dessous illustre la zone visée 0573 et les zones contiguës 0531, 0551, 0565, 0568, 0569, 0580, 0582, 0583 et 0587.Plan de la zone visée et les zones contiguës du projet particulier PP27- 0252.3- CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou par au moins la majorité d\u2019entre elles si le nombre de personnes intéressées dans la zone n\u2019excède pas 21; - être reçue à la mairie de l\u2019arrondissement, située au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal (Québec) H1N 1E1 au plus tard le 3 décembre à 16 h 30.4- PERSONNES INTÉRESSÉES Est une personne intéressée toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter, est majeure, de citoyenneté canadienne et n\u2019est pas en curatelle, et qui remplit une des deux conditions suivantes le 2 octobre 2018 : \u2022 est domiciliée dans les zones concernées, depuis au moins six mois au Québec; ou \u2022 est, depuis au moins 12 mois, le propriétaire d\u2019un immeuble ou l\u2019occupant d\u2019un lieu d\u2019affaires dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : être désigné au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou des cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom.Conditions d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs et employés, par résolution, une personne qui le 2 octobre 2018 est majeure, de citoyenneté canadienne et n\u2019est pas en curatelle.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E- 2.2).5- ABSENCE DE DEMANDES Toutes les dispositions du second projet qui n\u2019auront fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.6- CONSULTATION DU PROJET Ce second projet de résolution et le plan décrivant la zone visée et les zones contiguës sont disponibles pour consultation, du lundi au vendredi, de 8 h 30 à 16 h 30, au bureau Accès Montréal de l\u2019arrondissement de Mercier\u2013Hochelaga-Maisonneuve, situé au 6854, rue Sherbrooke Est, Montréal.FAIT À MONTRÉAL CE 23E JOUR DE NOVEMBRE 2018.La secrétaire d\u2019arrondissement, Dina Tocheva A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 E N B R E F Le prince héritier saoudien entame une tournée à l\u2019étranger DUBAÏ \u2014 Le prince héritier d\u2019Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a entamé jeudi aux Émirats arabes unis sa tournée à l\u2019étranger, sa première depuis l\u2019affaire au retentissement mondial du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre au consulat de son pays à Istanbul.Les Émirats sont un proche allié de l\u2019Arabie saoudite, avec laquelle il apporte un soutien militaire au pouvoir au Yémen face aux rebelles.Cette tournée est effectuée sur «instruction» du roi Salmane, a indiqué le cabinet royal, précisant que le roi est «soucieux de renforcer les relations du royaume».Le prince héritier saoudien est attendu mardi en Tunisie.Le porte-parole de la présidence turque a indiqué que le président Erdogan et MBS pourraient se rencontrer la semaine prochaine.Agence France-Presse Premier jour de campagne en RDC : Kabila s\u2019affiche avec son candidat KINSHASA \u2014 Le président congolais, Joseph Kabila, qui doit quitter le pouvoir après les élections du 23décembre en République démocratique du Congo, s\u2019est affiché jeudi avec son candidat Emmanuel Ramazani Shadary, dès le premier jour d\u2019une campagne suivie de près par l\u2019ONU.M.Kabila, 47ans dont 18 au pouvoir, a invité son «dauphin» Ramazani Shadary et les cadres de sa machine de guerre électorale du Front commun pour le Congo (FCC) dans sa résidence de Kingakati.«Le président Kabila est disponible pour aider notre candidat puisqu\u2019il est l\u2019autorité morale du FCC», a détaillé le porte-parole Lambert Mende.L\u2019ONU, les États-Unis et l\u2019UE ont souhaité des «élections crédibles» permettant une première transition pacifique du pouvoir dans l\u2019histoire congolaise.Agence France-Presse Pédophilie : un évêque français condamné pour son silence ORLÉANS \u2014 André Fort, l\u2019ancien évêque d\u2019Orléans, a été condamné jeudi à une peine de prison avec sursis pour ne pas avoir dénoncé les agressions pédophiles d\u2019un prêtre de son diocèse.L\u2019abbé Pierre de Castelet, 69 ans, a été condamné pour agressions sexuelles sur mineurs à trois ans de prison, dont un an avec sursis.Et le tribunal correctionnel d\u2019Orléans a condamné Mgr Fort, 83 ans, à huit mois de prison avec sursis.Le seul précédent en France d\u2019un évêque jugé pour non-dé- nonciation d\u2019actes pédophiles remonte à 2001.Ce jugement survient au moment où l\u2019Église française vient de décider la création d\u2019une commission indépendante pour « faire la lumière » sur les abus sexuels sur mineurs dans l\u2019Église depuis 1950.Agence France-Presse L\u2019ONU veut une accalmie au Yémen avant les consultations de paix SANAA \u2014 L\u2019émissaire de l\u2019ONU Martin Griffiths a rencontré jeudi le dirigeant rebelle à Sanaa avant d\u2019aller à Ho- deida, principal front de la guerre au Yémen, avec l\u2019objectif d\u2019obtenir une véritable accalmie avant les consultations de paix prévues début décembre en Suède.La visite de M.Griffiths vendredi à Hodeida, aux mains des rebelles et en proie à un calme précaire, sera l\u2019occasion d\u2019un « appel à une accalmie en pleines préparations des discussions de paix » en Suède, a déclaré une source de l\u2019ONU.Vitale pour l\u2019acheminement des importations et des aides au Yémen, la cité portuaire illustre à elle seule la complexité de ce conflit qui a fait quelque 10 000 morts depuis près de quatre ans et provoqué la pire crise humanitaire au monde.Agence France-Presse AGENCE FRANCE-PRESSE À PORT-AU-PRINCE La communauté internationale a appelé jeudi les acteurs politiques haïtiens au dialogue tout en dénonçant les violences, alors que le pays vient de vivre des manifestations meurtrières au cours desquelles la jeunesse a réclamé la démission du président Jovenel Moïse.Après quatre jours de tension, l\u2019ambassade des États-Unis a publié une déclaration dans laquelle elle rappelle son soutien à la liberté de manifester.Selon la police nationale, trois personnes ont été tuées par balle au cours de ces mobilisations citoyennes réunissant plusieurs milliers de personnes dimanche, l\u2019opposition évoquant de son côté un bilan de onze morts à travers le pays.« Nous encourageons un dialogue constructif afin d\u2019aborder les points de désaccord et de trouver des solutions durables sans violence.Nous exhortons toutes les parties et tous les leaders à travailler ensemble en vue de faire avancer le dialogue politique dans le sens des intérêts et des aspirations du peuple haïtien », a précisé l\u2019ambassade américaine en Haïti.Le Core Group (composé de représentants des Nations unies, de l\u2019Union européenne et de l\u2019Organisation des États américains ainsi que des ambassades d\u2019Allemagne, du Brésil, du Canada, de la France, des États-Unis et de l\u2019Espagne) a également déploré « les pertes de vies humaines ».Signe d\u2019un soutien au chef de l\u2019État, ce groupe a toutefois estimé « que les actes de violence cherchant à provoquer la démission des autorités légitimes » n\u2019avaient « pas leur place dans le processus démocratique ».Après la mobilisation de dimanche, le président Moïse est longuement resté muet, ne rompant son silence que mercredi soir pour réaffirmer sa légitimité dans une courte allocution télévisée.Les principaux groupes d\u2019opposition prévoient une nouvelle manifestation vendredi dans la capitale Port-au-Prince.HAÏTI La communauté internationale appelle au dialogue ANTOINE POLLEZ À BRUXELLES CÉDRIC SIMON À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE La première ministre britannique a estimé jeudi que les négociations sur le Brexit étaient à un moment « crucial », à trois jours d\u2019un sommet qui doit sceller l\u2019accord de retrait et la déclaration politique sur la relation future entre l\u2019UE et le Royaume-Uni.« Les négociations sont maintenant à un moment crucial », a déclaré Theresa May devant les députés britanniques.« Tous nos efforts doivent être concentrés sur la collaboration avec nos partenaires européens afin de mener ce processus à terme, dans l\u2019intérêt de tous les citoyens.» Le sort de l\u2019enclave de Gibraltar et la question des futurs droits de pêche des Européens dans les eaux britanniques font partie des principaux problèmes restant à résoudre pour conclure ces tractations d\u2019une complexité inédite, à BREXIT Les négociations sont dans « un moment crucial », juge May environ quatre mois du départ britannique, prévu le 29 mars 2019.« La souveraineté britannique à Gibraltar sera protégée » après le Brexit, a ajouté la dirigeante britannique, au lendemain d\u2019une discussion téléphonique avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.L\u2019Espagne a menacé de s\u2019opposer à tout accord sur le Brexit dimanche si elle n\u2019obtient pas que soit inscrit noir sur blanc qu\u2019elle disposerait d\u2019un droit de veto sur les négociations futures concernant l\u2019enclave britannique.Ce à quoi le chef de l\u2019exécutif de Gibraltar a répliqué que Madrid brandissait le « fouet » dans les discussions.Theresa May a également abordé la question délicate du futur accès des flottes européennes aux eaux territoriales du Royaume-Uni.Certains pays européens, comme la France, insistent pour que l\u2019accès au marché européen du poisson pêché par les Britanniques soit lié à l\u2019accès aux eaux territoriales britanniques pour les Européens.« Nous avons rejeté tout lien entre l\u2019accès à nos eaux territoriales et l\u2019accès aux marchés, a-t-elle dit.Nous négocierons l\u2019accès et les quotas sur une base annuelle, comme le font d\u2019autres États côtiers indépendants », a-t-elle ajouté, citant la Norvège et l\u2019Islande.Déclarations politiques Au lendemain d\u2019une visite éclair de Mme May à Bruxelles, un projet de « déclaration politique » de 26 pages, préparé par les deux équipes de négociateurs, a été transmis jeudi aux capitales européennes.Ce texte a été «convenu au niveau des négociateurs et accepté en principe au niveau politique, sous réserve de l\u2019approbation des dirigeants» lors du sommet européen exceptionnel de dimanche, a annoncé le président du Conseil européen, Donald Tusk.Le document sera joint au « traité de retrait» du Royaume-Uni, de 585 pages, qui détricote les liens noués pendant plus de 40 ans d\u2019adhésion du Royaume- Uni et a fait l\u2019objet d\u2019un accord la semaine dernière.Cette déclaration politique, consultée par l\u2019AFP, « établit les paramètres d\u2019un partenariat ambitieux, large, approfondi et flexible» en matière de commerce, de politique étrangère, de défense et de sécurité.Mais contrairement au traité, même si elle revêt une forte portée politique, pour fixer le cadre de négociations qui ne pourront démarrer qu\u2019après le Brexit, programmé fin mars 2019.Les deux équipes de négociations sont aussi convenues que la période de transition post-Brexit pourra être prolongée jusqu\u2019à deux ans après la fin de 2020, date initialement prévue dans le traité de retrait.Pendant cette transition, le Royaume- Uni continuera d\u2019appliquer les règles de l\u2019UE et d\u2019y contribuer financièrement, sans cependant participer aux décisions, au grand dam des partisans britanniques d\u2019une rupture nette et rapide.L\u2019annonce de ces progrès a fait bondir la livre britannique face au dollar, mais a également entraîné des commentaires acerbes au sein même de la majorité conservatrice de Theresa May.« L\u2019accord de retrait ne passera jamais l\u2019étape de la Chambre des communes », a déclaré le député tory Mark Francois, membre du Research Group, un groupe de députés conservateurs eurosceptiques.Theresa May retournera samedi à Bruxelles pour finaliser les négociations, à la veille du sommet.Theresa May retournera samedi à Bruxelles pour finaliser les négociations, à la veille du sommet sur l\u2019accord de retrait.BEN STANSALL AGENCE FRANCE-PRESSE ANTOINE BOYER À PALM BEACH AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump a rompu jeudi la trêve politique traditionnelle de la période de Thanksgiving en s\u2019en prenant aux juges, qu\u2019il accuse de mettre les États- Unis en danger par leurs décisions sur sa politique migratoire.Trois jours après la décision rendue par un juge californien qui a suspendu son décret permettant de rejeter automatiquement les demandes d\u2019asile déposées par des personnes ayant traversé illégalement la frontière, le président américain ne décolère pas.« C\u2019est une chose terrible quand les juges s\u2019ingèrent dans la protection du pays, quand ils vous disent comment protéger votre frontière.C\u2019est une honte », a-t-il tempêté depuis sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, où il passait jeudi la fête de Thanksgiving, censée être un moment d\u2019apaisement et de consensus national.Devant la presse et les caméras, Donald Trump s\u2019est entretenu avec les troupes américaines déployées partout dans le monde pour leur souhaiter bonne fête.Mais il s\u2019est saisi de l\u2019occasion pour comparer, en substance, la mission des soldats présents en Afghanistan pour protéger les États-Unis à sa politique migratoire très ferme à la frontière mexicaine.«Vous avez peut-être vu aux informations ce qui se passe à notre frontière sud.Un grand nombre de personnes » arrivent, a-t-il dit à un haut gradé militaire, en référence aux migrants venus par milliers d\u2019Amérique centrale, fuyant la plupart du temps la violence.« Dans beaucoup de cas, ce ne sont pas des gens Trump attaque les juges américains bien.Ils sont mauvais», a-t-il tonné.Interrogé par des journalistes, le locataire de la Maison-Blanche a menacé de fermer temporairement « toute la frontière » avec le Mexique « si on arrive à un stade où on perd le contrôle ou s\u2019il y a des violences ».Querelle inédite Avant l\u2019arrivée des migrants, il avait déjà ordonné le déploiement à la frontière de milliers de soldats, qui déroulent actuellement des kilomètres de barbelés pour renforcer la barrière naturelle du fleuve Rio Grande.Et il avait promulgué le décret contesté pour tenter de les décourager de franchir illégalement la frontière et pousser le Mexique à les prendre en charge, mesure suspendue lundi par la justice américaine.Une suspension qu\u2019il a qualifiée jeudi d\u2019«épine dans le pied» et qui ne cesse d\u2019alimenter sa querelle inédite avec le président de la Cour suprême, John Roberts.«Le juge Roberts peut dire ce qu\u2019il veut, mais la 9ejuridiction est un désastre intégral et absolu», a lancé en début de matinée sur Twitter le milliardaire républicain à l\u2019encontre de cette institution judiciaire dont dépend le juge ayant bloqué son décret, accusé d\u2019être un partisan de son prédécesseur démocrate Barack Obama.Mercredi, le président de la Cour suprême s\u2019était permis de recadrer Donald Trump en défendant l\u2019impartialité des juges.« Nous n\u2019avons pas de juges pro- Obama, ou Trump, ou Bush, ou Clinton », avait déclaré dans un communiqué John Roberts, juge conservateur nommé par l\u2019ex-président républicain George W.Bush.« Les juges ne doivent pas légiférer sur la sécurité à la frontière ou n\u2019importe où.Ils n\u2019y connaissent rien et mettent notre pays en danger », a encore écrit sur Twitter jeudi le président Trump.James Comey assigné devant une commission judicaire WASHINGTON \u2014 L\u2019ancien directeur du FBI James Comey, limogé en mai 2017 par Donald Trump, a annoncé jeudi qu\u2019il a reçu une assignation à comparaître, à huis clos, devant une commission de la Chambre des représentants.Selon des documents publiés par la chaîne CBS, outre l\u2019ex- chef de la police fédérale, une convocation pour se rendre début décembre devant la commission judiciaire de la Chambre a également été reçue par Loretta Lynch, ancienne ministre de la Justice de Barack Obama.La raison de leur convocation n\u2019a pas été divulguée par cette commission.Bien que les démocrates aient remporté la majorité à la Chambre des représentants lors des élections législatives de mi-mandat début novembre, les nouveaux élus ne prendront leurs fonctions qu\u2019en janvier et le Parti républicain du président Trump continuera donc de dominer la Chambre basse du Congrès jusque-là. LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin elon une étude de la Direction de la santé publique de Montréal, les joueurs qui fréquentent les salons de jeux de Loto-Québec \u2014 il en existe deux à l\u2019heure actuelle, le premier à Québec et l\u2019autre à Trois-Rivières \u2014 engloutissent chacun plus de 3000 $ par an aux jeux de hasard de Loto-Québec, une somme qui dépasse tous les autres types de clients de la société d\u2019État.C\u2019est d\u2019autant plus préoccupant que ces salons de jeux sont situés à proximité de quartiers défavorisés.Comme le rapportait Le Devoir jeudi, les clients des salons de jeux dépensent chacun 1000 $ de plus par an en moyenne que les joueurs qui sont rivés dans les bars à des appareils de loterie vidéo (ALV) et 2000 $ de plus que la clientèle mieux nantie des casinos.Après un début laborieux, les salons de jeux connaissent du succès.Enfin, c\u2019est une façon de parler, puisqu\u2019à cette faveur grandissante correspond l\u2019appauvrissement systématique d\u2019une partie de ses clients parmi les plus vulnérables.Depuis six ans, les recettes du salon de Québec, situé dans un centre commercial de Vanier, un des quartiers les plus défavorisés de la capitale, ont presque triplé.Dans la dernière année seulement, ses revenus ont bondi de 14 % pour atteindre 45,5 millions.Le salon de Trois-Rivières, plus modeste avec ses recettes de quelque 16 millions, a connu une croissance similaire.Il faut dire que Loto-Québec, avec la bénédiction du gouvernement, n\u2019a pas ménagé ses efforts pour doper les recettes de ses salons de jeux : on peut maintenant consommer de l\u2019alcool en jouant, un guichet automatique y trône et des promotions de toute sorte contribuent à l\u2019affluence.Dans sa dernière étude intitulée « Les jeux de hasard et d\u2019argent au Québec et en régions \u2013 Statistique de participation en 2018 », la Direction de santé publique (DSP) souligne que des avancées scientifiques ont démontré que les ALV et les jeux en ligne présentent des risques pour la santé des joueurs et leur qualité de vie.Elle a déjà documenté le fait que l\u2019offre de jeux est généralement concentrée dans des quartiers où la population est plus vulnérable.Doit suivre sous peu une étude qui évaluera les préjudices que l\u2019offre de jeux actuelle cause à la population.Il y a deux ans, sous la pression des DSP, le ministre des Finances Carlos Leitão avait ordonné à Loto-Québec de retirer 1100 ALV des bars, pour n\u2019en conserver qu\u2019environ 9900 d\u2019ici la fin de 2018.Les salons de jeux, qui abritent 535 machines, n\u2019étaient pas touchés.Loto-Québec se prive ainsi de revenus annuels d\u2019un peu plus de 60 millions, somme qu\u2019elle récupérera en grande partie.Le succès des deux salons de jeux lui procure 14 millions de plus, tandis que les jeux en ligne de la société d\u2019État, dont les revenus ont crû de 80 % en deux ans, lui donnent 30 millions supplémentaires.Bref, ne subsiste qu\u2019un manque à gagner d\u2019à peine 17 millions.C\u2019est une somme minime par rapport aux revenus annuels qu\u2019encaisse Loto-Québec grâce aux ALV, soit 900 millions.Ces insatiables machines comptent pour le quart de ses revenus, mais elles génèrent \u2014 ne l\u2019oublions pas \u2014 45 % de ses bénéfices.La DSP de Montréal estime qu\u2019il faut aussi se méfier des jeux en ligne, qui peuvent entraîner leur lot de problèmes.Engouffrer 3000 $ par an dans les machines des salons de jeux, c\u2019est énorme pour un homme aux revenus modestes, la clientèle type de ces établissements.Même si cela contrecarre le plan d\u2019affaires de Loto-Qué- bec, trop efficace quand il s\u2019agit de détrousser les pauvres gens, il est temps que le gouvernement y voie.En campagne électorale, la Coalition avenir Québec a promis de déménager le salon de jeux de Québec dans le secteur touristique.C\u2019est la chose à faire.Jean-Bernard Robichaud Ancien recteur de l\u2019Université de Moncton La décision mal avisée du gouvernement Ford de mettre fin au projet très avancé de l\u2019Université de l\u2019Ontario français nous ramène aux heures noires d\u2019il y a un siècle avec le Règlement 17.À l\u2019époque, l\u2019attaque était dirigée contre l\u2019accès aux études primaires en français.Depuis ce temps, les Franco-Onta- riens ont réussi à bâtir un solide système d\u2019éducation qui permet un accès aux études en français.Cependant, même si nous sommes loin de cette période héroïque, l\u2019abandon du projet de l\u2019Université de l\u2019Ontario français a des conséquences aussi néfastes.C\u2019est à notre époque la plus grave attaque contre la francophonie ontarienne.C\u2019est encore plus grave que l\u2019attaque contre l\u2019hôpital Mont- fort.Je n\u2019ai rien contre l\u2019existence d\u2019un hôpital francophone à Ottawa.Un hôpital, cela soigne des malades dans un endroit bien localisé et c\u2019est important.Cependant, la création d\u2019une université à vocation provinciale, c\u2019est encore plus important puisque c\u2019est une ressource de développement scientifique, économique, social et culturel.C\u2019est un projet d\u2019avenir qui aurait des impacts durables non seulement pour la communauté francophone, mais pour toute la province.Donner accès à l\u2019universel Le gouvernement doit savoir qu\u2019une université, c\u2019est plus qu\u2019un ensemble de programmes pédagogiques, car ses impacts dépassent la formation donnée aux étudiants qui la fréquentent.Une université \u2014 dont le nom signifie « l\u2019univers dans la cité » \u2014 donne accès à l\u2019universel.C\u2019est un lieu de développement scientifique avec ses centres de recherche, c\u2019est un lieu de développement culturel qui soutient les créateurs et les artistes, c\u2019est un lieu de débats qui font avancer les mentalités et qui fournissent des réponses aux défis qui se posent à la société.C\u2019est aussi un lieu de développement économique, en soutenant les entrepreneurs et les gestionnaires de l\u2019avenir.On pourrait continuer longtemps sur les avantages de l\u2019université.Il faut cesser de voir ce projet d\u2019université comme une dépense, c\u2019est un investissement dans l\u2019avenir qui rapporte gros par ses retombées économiques.Priver l\u2019Ontario français de son université, c\u2019est lui couper les ailes en plein essor.Espérons que les universités bilingues de l\u2019Ontario ne joueront pas dans un mauvais film parce qu\u2019elles y verraient leur intérêt à court terme.Il faut une mobilisation monstre, incluant toutes les forces des universitaires onta- riens, qu\u2019ils soient anglophones ou francophones ! Une façon efficace de contrer la volonté du gouvernement Ford de mettre fin à ce projet serait de faire une magistrale campagne de collecte de fonds à l\u2019échelle du pays, avec un objectif ambitieux, par exemple 100 millions de dollars.Cela constituerait une réponse retentissante et donnerait des moyens importants aux promoteurs du projet.On pourrait même demander au gouvernement fédéral de soutenir les dons privés à 50%.Il n\u2019y a pas de limites à l\u2019imagination et à la créativité des Franco- Ontariens quand ils sont attaqués de front ! Ne perdons pas le sens des stages Un stage est un lieu où les apprentissages réalisés dans son programme d\u2019étude viennent se frotter à l\u2019expérimentation, viennent se confronter avec le monde concret.Les stages sont essentiels pour les trois parties impliquées : stagiaire, maison d\u2019enseignement, monde du travail.[\u2026] Et en même temps, le stage terminal place le stagiaire dans des conditions périlleuses sur plusieurs plans : une réalité économique précaire car les horaires de stage obligent souvent à délaisser l\u2019emploi à temps partiel qui maintenait l\u2019équilibre ; de grandes pressions pour réussir son stage sur le plan universitaire et quelques autres cours ; de plus c\u2019est l\u2019heure du deuil de son univers scolaire avec la sécurité qu\u2019il présentait.Le stagiaire vit aussi de grandes pressions pour faire sa place dans ce milieu de travail, être accepté, démontrer son adaptabilité, se qualifier pour un emploi.C\u2019est un cri du cœur de la part des stagiaires, il faut l\u2019entendre.De plus, ils dévoilent une situation d\u2019iniquité entre les domaines de stage.Certains sont payés, d\u2019autres pas.Leur colère s\u2019explique.Un stage unit trois parties : un stagiaire, une maison d\u2019enseigne- Ne touche pas à mon université LIBRE OPINION LETTRES SALONS DE JEUX DE LOTO-QUÉBEC Pas dans la cour des pauvres DROIT DE LA FAMILLE Passer à la vitesse supérieure S ix ans.Cela fait près de six ans que la Cour suprême, dans le jugement Éric c.Lola, a retourné le législateur du Québec à ses devoirs en soulignant à gros traits le caractère discriminatoire de son droit de la famille à l\u2019endroit des conjoints de fait.En sous-texte, le tribunal ciblait la désuétude du Code civil du Québec dans le champ des droits familiaux et invitait sans grande subtilité les élus à se lancer dans une refonte.Il serait faux d\u2019affirmer que rien ne fut fait depuis.En vérité, un travail de défrichage colossal a été effectué par le Comité consultatif sur le droit de la famille, dirigé par le professeur de droit de l\u2019Université de Montréal Alain Roy.Mais depuis le dépôt de sa brique de 600 pages et 82 recommandations, en juin 2015, Alain Roy trépigne et fulmine.Avec raison.Son rapport s\u2019empoussière dans un coin.Ce n\u2019est pourtant pas faute de manquer de pertinence : passons à l\u2019ère moderne, disait-il en substance, le dernier refaçonnage datant de 1980.En accord avec le portrait sociologique moderne \u2014 déclin des mariages, hausse des unions libres, augmentation des enfants issus d\u2019unions de fait \u2014 il suggérait de placer l\u2019enfant, et non plus le mariage, au centre du Code de la famille.Hélas, sous les libéraux de Philippe Couillard, ledit rapport prit le chemin des oubliettes.Malgré quelques promesses disséminées ici et là, rien n\u2019a avancé.C\u2019était jusqu\u2019à ce que huit anciens ministres (six du PQ, deux du PLQ, aucun du dernier gouvernement libéral), comme le révélait cette semaine La Presse +, publient un manifeste plaidant pour la modernisation.L\u2019actuelle ministre de la Justice, Sonia LeBel, n\u2019a pas tardé à réagir, et cette promptitude est de très bon augure.Elle promet d\u2019engager les travaux dans le premier mandat, suffisamment du moins pour qu\u2019il ne soit plus possible de sombrer à nouveau dans l\u2019errance.« Je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019étirer cela ad vitam æternam », dit-elle, prenant acte du consensus québécois autour de l\u2019importance de placer l\u2019enfant au cœur des préoccupations des parents ad- venant une brisure de la famille.À la bonne heure ! Formulons le souhait que le travail s\u2019engage sans la manie de l\u2019éternel recommencement associé aux gouvernements tout neufs.L\u2019analyse existe, et elle est solide.Nul besoin de la refaire.Manquent l\u2019étape cruciale de la consultation, puis l\u2019engagement de procéder à un changement d\u2019ensemble cohérent, sans privilégier l\u2019option des retouches à la pièce.Le temps est venu de passer à la vitesse supérieure.S ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu Ne suivez pas l\u2019exemple La députée Catherine Dorion, de Québec solidaire, vient de se procurer un VUS (Subaru Crosstrek) qui consomme 9,1 litres aux 100km.Déjà, sur les réseaux sociaux, les partisans de QS disent que c\u2019est une non-nouvelle et qu\u2019il n\u2019y a pas de quoi fouetter un chat.Ça serait vrai si la principale intéressée ne passait pas une grande partie de son temps à tenter de nous sensibiliser à l\u2019importance de réduire notre empreinte écologique.On a l\u2019impression d\u2019une personne qui nous dit ceci: «Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais.» Si elle avait été cohérente, elle aurait acheté un véhicule qui consomme moins d\u2019essence, il y en a une multitude qui consomment de 30% à 50% moins d\u2019essence.Ainsi, elle aurait prêché par l\u2019exemple en transportant ses enfants dans un véhicule moins polluant.Mais madame la députée désirait ce véhicule, et au diable les convictions écologiques.J\u2019ajouterais: au diable sa crédibilité écologique.David Doyon Québec, le 20 novembre 2018 ment, un milieu de travail.Les étudiants ont parlé.Qu\u2019en disent les autres ?Qui viendra les aider pour trouver des solutions financières ?Et des solutions qui valorisent la qualité des stages ?Ayant supervisé des stages durant de nombreuses années, j\u2019appuie ce cri des stagiaires.Mais la solution ne se trouvera pas avec un discours qui vide le stage de son sens.Un stage n\u2019est pas un travail non rémunéré, ce n\u2019est pas du bénévolat.Si c\u2019est le cas, c\u2019est qu\u2019il y a des établissements d\u2019enseignement qui ne font pas leur travail et que les stagiaires en paient le prix en réalisant des stages de piètre qualité.Le monde du travail est en crise, les valeurs liées à l\u2019apprentissage sont en baisse dans une société matérialiste\u2026 il faut donc travailler plus fort pour que le glissement décrit par les étudiants en colère ne soit pas réalité et que les stages ne deviennent pas du cheap labor ou un simple travail un peu rémunéré.Un stage n\u2019est pas un travail.C\u2019est un moment d\u2019apprentissage dans un lieu de travail.Il faut entendre les étudiants qui ont besoin de meilleures conditions de réalisation de stage.Ce cri vaut pour leurs conditions économiques, mais ça vaut aussi pour les établissements scolaires et les milieux de travail, qui doivent créer des contextes d\u2019apprentissage et non de production.Ensemble pour le respect des stagiaires, pour une qualité d\u2019enseignement, pour un monde du travail meilleur.Huguette Guay Mont-Carmel, le 22 novembre 2018 MARIE-ANDRÉE CHOUINARD ROBERT DUTRISAC A 9 IDÉES LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Un impossible dialogue L orsque l\u2019avion du patron du groupe Renault- Nissan-Mitsubishi, Carlos Ghosn, s\u2019est posé à Tokyo la semaine dernière, la police attendait sur le tarmac.Soupçonné de fraude fiscale et de détournement de fonds, Ghosn a été arrêté et placé en garde à vue.Entre 2011 et 2015, il aurait caché au fisc japonais la moitié de son salaire, ne déclarant qu\u2019un « maigre » 38 millions d\u2019euros, et utilisé les fonds de son entreprise à des fins personnelles, notamment pour financer ses propriétés luxueuses en France, aux Pays-Bas, à Beyrouth et à Rio.En France, la rémunération de Ghosn, reconnu pour son train de vie extravagant, a déjà fait les manchettes.L\u2019État français, après tout, est l\u2019actionnaire principal de Renault, et son patron, affable, avait consenti en 2012 au report d\u2019une part de sa rémunération.« Un pas en avant vers les salariés », déclarait-il.Cinq ans plus tard, pourtant, dans une entrevue où on l\u2019interrogeait sur l\u2019augmentation de son salaire, il s\u2019est défendu : il serait tout de même « inverse à la logique » que le salaire du patron diminue si l\u2019entreprise progresse.« Mais que faites-vous de tout cet argent ?» avait candidement demandé l\u2019intervieweur.Des noces à Versailles, entre autres.Cette question ingénue est probablement la plus pertinente qu\u2019on puisse poser à quelqu\u2019un qui semble vivre dans un monde où les nombres se confondent avec le réel ; où la valeur n\u2019est qu\u2019abstraite et ses fluctuations, une fin en soi.Si les Ghosn de ce monde fascinent au moins autant qu\u2019ils choquent, c\u2019est sans doute parce qu\u2019ils flottent dans une bulle d\u2019abstraction, tout en prenant chaque jour des décisions qui affectent la vie des gens jusque dans leurs plus menus rouages.Ce décalage, d\u2019ailleurs, les immunise contre tout : la grogne populaire comme le droit et l\u2019autorité de l\u2019État.Peut-être est-ce aussi comme cela qu\u2019on devient gourmand au point d\u2019enfreindre la loi.Lorsqu\u2019on détient pouvoir et capital, que représente la loi sinon un paramètre quelconque dans un calcul d\u2019utilité ?L\u2019enfreindre revient au fond à courir un risque commercial comme un autre.On dira d\u2019un Ghosn qu\u2019il se croyait « au-dessus des lois », et tout indique que ce fut le cas, mais c\u2019est incomplet.Il faudrait aussi dire qu\u2019un tel personnage bénéficie d\u2019un système qui, sans nécessairement se prétendre supérieur au droit, l\u2019englobe, le soumet de facto.Au-delà d\u2019une ambition, d\u2019un délire mégalomane, c\u2019est un état de fait.Les p.-d.g.des grands conglomérats sont les préposés d\u2019un ordre qui ravale les contraintes imposées par l\u2019ordre public afin de neutraliser toute interférence avec la conduite des affaires.Et c\u2019est bien ce qui rend impossible, voire absurde le dialogue entre ces multinationales et nos gouvernements.Prenez le cas de Bombardier, qui nous préoccupe ces jours-ci.Il était fascinant d\u2019entendre les commentaires du ministre Pierre Fitzgibbon, après sa rencontre avec Alain Bellemare, p.-d.g.de Bombardier, au sujet des 2500 mises à pied annoncées au Québec.Il disait avoir confiance que Bombardier travaillait « ardemment » à trouver des contrats pour ses usines québécoises.« J\u2019ai aussi carrément offert à M.Bellemare que si jamais le gouvernement pouvait jouer un rôle pour faciliter que ce soit des coentreprises, comme avec Airbus, on est ouverts pour investir.» Un optimisme et une bienveillance étranges, alors que l\u2019entreprise a démontré à répétition, sans aucune gêne, que ses décisions d\u2019affaires ne seront jamais fonction du soutien public dont elle a bénéficié.La rentabilité et la compétitivité priment, ce qu\u2019on s\u2019efforce toujours d\u2019exprimer dans une langue managériale indigeste.Personne au gouvernement n\u2019a reproché à Bombardier d\u2019avoir cavalièrement annoncé les mises à pied à la fin d\u2019un communiqué sans se présenter devant les travailleurs qui vivront avec le fardeau d\u2019une telle annonce.Mais surtout, jamais n\u2019a-t-on osé dire, après les investissements publics qui ont permis à Bombardier de tenir le cap, que lorsque l\u2019État investit, il ne devient pas un partenaire commercial comme un autre.Sa contribution fait naître autre chose que de simples obligations contractuelles : lorsque l\u2019État s\u2019engage, il le fait en tant que dépositaire de l\u2019intérêt d\u2019une société et en ce sens, il devrait pouvoir exiger qu\u2019on en tienne compte, à tout moment.Une telle proposition serait-elle même comprise si elle était amenée autour d\u2019une table de négociation ?Le monde des affaires et le monde politique semblent s\u2019être murés dans un impossible dialogue, où l\u2019abstraction l\u2019emporte toujours sur le réel.Lorsqu\u2019il est question de supprimer des emplois et de chambouler des vies, pourquoi ac- cepte-t-on d\u2019en parler dans la langue désincarnée du commerce ?Et si, au contraire, on tentait d\u2019esquisser le scénario prévu par Bombardier en employant exclusivement les mots du quotidien, serait-on prêt à accepter sa violence ?Je vous en reparle.AURÉLIE LANCTÔT Camil Bouchard Professeur et chercheur (UQAM) à la retraite Selon un sondage Léger, 75 % de la population souhaite que les tout-petits soient une priorité pour nos décideurs publics.L\u2019accès à des services de garde de qualité, à des logements sociaux, à des milieux de vie sécuritaire, aux transports collectifs et la réussite éducative sont les enjeux les plus souvent pointés du doigt.Fort bien, mais une ombre immense au tableau demeure, ombre que personne ne nomme : les mauvais traitements envers nos tout-petits.Entre 2008 et 2015, le taux de signalements concernant des enfants de cinq ans ou moins est passé de 37,2/1000 à 52,2/1000, une augmentation de 40%.Dans certaines régions, cette hausse frôle les 50 % et le taux dépasse de trois fois la moyenne nationale.Les dernières années ne font pas exception à la règle : 5 % de plus entre 2015 et 2017.Et si on remonte plus loin, nous devons nous rendre à l\u2019évidence : la situation, loin de s\u2019améliorer, ne fait que s\u2019empirer, et ce, depuis fort longtemps.Ces chiffres devraient nous faire frémir, mais l\u2019idée que cette augmentation des signalements serait tout simplement due à une plus grande sensibilité et à une plus grande vigilance de la population vient vite nous rassurer.Trop vite.Selon cette hypothèse, il n\u2019y aurait pas plus d\u2019abus ou de négligence grave envers les enfants qu\u2019avant ; la population, plus alerte, signalerait davantage, voilà tout.Cependant, les données dont nous disposons ne soutiennent pas vraiment cette explication.D\u2019une part, la plus grande partie des signalements n\u2019est pas le fait de la population, mais plutôt d\u2019organismes ou de services publics comme la police, les organisations communautaires, les établissements scolaires ou les services de première ligne, que l\u2019on ne peut soupçonner d\u2019avoir manqué de vigilance antérieurement.D\u2019autre part, si cette augmentation dépendait d\u2019une plus grande sensibilité du public, on observerait des bouffées de signalements à l\u2019occasion de campagnes consacrées à cet enjeu, et non pas cet accroissement régulier et constant.Accepter l\u2019intolérable ?Mais, à supposer que l\u2019on admette pour un instant qu\u2019une vigilance accrue de la population explique cette hausse, ceci ne devrait pas nous mener à conclure que cela est normal ou acceptable pour autant.Sinon, selon cette philosophie, nous aurions à considérer comme triviale, banale ou normale une augmentation, par exemple, des cancers du sein puisque cela serait simplement dû à l\u2019amélioration de nos stratégies de détection.Cette conclusion ne nous viendrait pas à l\u2019esprit, et encore moins l\u2019idée que l\u2019on ne peut rien y faire.C\u2019est pourtant ce qui arrive en ce qui a trait aux mauvais traitements envers les tout-petits, même si nous savons que la violence physique, psychologique ou sexuelle, la négligence grave, l\u2019abandon laissent des traces profondes et pour longtemps chez beaucoup des enfants qui en sont victimes.Des vies entières sont hypothéquées.Certains en meurent.Nous nous en affligeons à chaque rapport annuel des directeurs de la protection de la jeunesse et nous passons à autre chose.Comme au vendredi fou par exemple.Nous acceptons l\u2019intolérable, y compris l\u2019inaction de nos gouvernements devant ces statistiques.La dernière occasion ratée par un gouvernement du Québec pour susciter une mobilisation générale de la population et adopter une stratégie nationale de prévention de la maltraitance envers les enfants remonte à 2016.Cette année-là, le gouvernement adoptait la Politique québécoise de prévention en santé.On peut y trouver un très bref état de situation concernant les mauvais traitements envers les enfants en 2014-2015, mais aucun objectif de réduction, et conséquemment aucune stratégie précise qui nous y amènerait.L\u2019occasion est belle pour un nouveau gouvernement « des familles » et pour son ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, de faire montre d\u2019un leadership affirmé et de nous engager, tout autant que nous sommes, dans une action concertée pour réduire le taux de mauvais traitements envers les enfants.Nous connaissons parfaitement les éléments auxquels il faut nous mesurer pour y arriver.La science est très claire à ce sujet : absence de modèles compétents et d\u2019information dans la vie des parents les plus vulnérables, problèmes de santé mentale de tout ordre, fossé culturel, présence d\u2019un enfant qui présente des difficultés particulières, manque de ressources matérielles nécessaires à une vie décente, isolement social.C\u2019est connu, comme le sont les stratégies à mettre en place pour contrer ce problème: lutte constante et soutenue contre la pauvreté et les conditions de vie qui lui sont associées, programmes costauds de soutien à l\u2019exercice du rôle parental dès avant la naissance jusqu\u2019à beaucoup plus tard dans la vie des parents les plus vulnérables, campagnes médiatiques intensives, engagement des élus locaux et de leurs commettants, les solutions ne manquent pas.Encore faut-il se donner un objectif national clairement énoncé par un gouvernement qui y met toutes les ressources nécessaires dans le cadre d\u2019une politique de prévention articulée.Nous l\u2019avons fait avec succès pour le tabagisme, pour le suicide, pour les accidents mortels de la route, pour le sida.Pourquoi pas pour la maltraitance envers nos tout-petits ?MAUVAIS TRAITEMENTS Pour une politique de prévention envers les 0-5 ans Marco Laverdière Avocat, chercheur associé à l\u2019Université de Montréal, enseignant à l\u2019Université de Sherbrooke et directeur général d\u2019un ordre professionnel Le lancement, le 4 décembre prochain, de la Déclaration de Montréal sur l\u2019intelligence artificielle (IA) responsable pourrait jeter les bases d\u2019un encadrement juridique de ce phénomène, du moins on l\u2019espère.D\u2019ailleurs, tant chez nos voisins américains que dans l\u2019Union européenne, diverses initiatives en ce sens ont été lancées.Dans le secteur de la santé, il semble toutefois y avoir une certaine passivité en ce qui concerne l\u2019encadrement des développements attendus en matière d\u2019IA, alors que ceux-ci pourraient avoir des impacts déterminants sur la vie des citoyens.Bien sûr, le sujet est complexe et la prévision vaguement « dys- topique » selon laquelle les robots ou les systèmes intelligents remplaceraient sous peu les humains, y compris les professionnels de la santé, peut alimenter un certain fatalisme.Or, la complexité du sujet ne diminue en rien la nécessité de se préparer à faire face aux défis de l\u2019IA.Par ailleurs, il faut noter que la perspective la plus plausible, à moyen terme, n\u2019est pas tellement que l\u2019humain serait remplacé dans la prestation de soins, mais plutôt que les applications de l\u2019IA concerneraient l\u2019assistance à la prise de décisions pour les professionnels, aux fins de la détection et de la prévention des maladies, de la chirurgie assistée, etc.D\u2019ailleurs, suivant ce qui est relevé par une variété d\u2019experts, on peut déjà arriver à cerner certains enjeux qui devront requérir une attention sur le plan réglementaire, dont les suivants.Comment encadrer le développement et l\u2019utilisation des algorithmes de traitement, dans le contexte où ceux-ci peuvent, en raison de leur complexité et de leur opacité, devenir des « boîtes noires » ?On parle ici d\u2019algorithmes alimentés par des données massives, qui conduisent à des pronostics ou à des diagnostics potentiellement valables dans bien des cas, mais que les professionnels n\u2019arrivent pas à expliquer ou à comprendre, ce qui peut compromettre la possibilité d\u2019exercer un jugement clinique sur une situation donnée.Si, sur le plan clinique, un médecin décide de s\u2019écarter du résultat produit par un algorithme réputé fiable et dont l\u2019usage est reconnu, quel est l\u2019impact sur ses obligations d\u2019informer le patient et, éventuellement, sur sa responsabilité?Comment protéger la vie privée des citoyens dans le contexte où le recours aux données massives accroît le risque que des renseignements qui avaient préalablement été rendus anonymes soient « ré-identifiés » et, peut-être, utilisés à mauvais escient ?Comment éviter une dépersonnalisation ou déshumanisation des soins par un recours accru, sinon exclusif, à des interfaces artificielles, notamment en ce qui concerne les populations les plus vulnérables ?Sur le plan réglementaire, l\u2019émergence de l\u2019IA dans le domaine de la santé peut concerner une variété d\u2019acteurs, comme Santé Canada en ce qui concerne le processus d\u2019homologation des instruments médicaux, à l\u2019instar de son homologue américain, la Food and Drug Administration (FDA), qui a déjà proposé des orientations à ce sujet.Bien sûr, les ministères provinciaux de la Santé et les organismes associés seront également appelés à encadrer les applications en milieu hospitalier et peut-être aussi à évaluer les avantages cliniques et économiques des technologies proposées, dans le contexte d\u2019un éventuel financement public de celles-ci.Les ordres professionnels devront pour leur part encadrer le recours à l\u2019IA par leurs membres dans la prestation de soins.Ainsi, le chantier réglementaire qui s\u2019impose en ce qui concerne l\u2019IA devrait être assez costaud, non seulement en raison du nombre des acteurs en cause, mais aussi dans la mesure où il faudrait normalement procéder à des consultations assez larges, avec l\u2019ensemble des populations concernées, étant donné l\u2019importance de bien prendre en compte les attentes sociales en cette matière.Comme le révélait un article récent paru dans la revue Nature, ces attentes sont grandement influencées par divers facteurs culturels et so- cioéconomiques.Il n\u2019y a donc pas de temps à perdre et, en ce sens, on pourrait souhaiter que le lancement prochain de la Déclaration de Montréal sur l\u2019IA responsable constitue le point de départ d\u2019une autre initiative, qui pourrait être celle d\u2019une déclaration portant spécifiquement sur l\u2019encadrement de l\u2019IA dans le domaine de la santé.SANTÉ Il faut réglementer l\u2019intelligence artificielle Personne au gouvernement n\u2019a reproché à Bombardier d\u2019avoir cavalièrement annoncé les mises à pied à la fin d\u2019un communiqué sans se présenter devant les travailleurs qui vivront avec le fardeau d\u2019une telle annonce Le taux de signalements concernant des enfants de cinq ans ou moins a connu entre 2008 et 2015 une augmentation de 40 %, voire de 50 % dans certaines régions.JACQUES NADEAU LE DEVOIR LEDEVOIR // LE VENDREDI 23 NOVEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.Le notaire et patriote René Boileau a habité la maison bâtie par son père, le négociant du même nom.Les maisons de cette période sont extrêmement rares, avaient souligné en 2016 plusieurs experts.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le chef Ricardo Larrivée, qui a déjà habité la maison Boileau, a assisté impuissant à la destruction du bâtiment historique.JACQUES NADEAU LE DEVOIR JEAN-FRANÇOIS NADEAU JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La maison Boileau, rare témoin de l\u2019histoire des patriotes de 1837-1838, a été démolie jeudi matin par deux pelles mécaniques et des employés de la Ville de Chambly devant les citoyens dévastés par l\u2019opération de destruction.Le ministère de la Culture et des Communications a déploré « vivement cette démarche », tout en affirmant qu\u2019il avait offert à la Ville en 2016 de subventionner une part importante de sa sauvegarde.Les travaux de démolition impromptus n\u2019ont pas été publicisés par la Ville.La maison avait fait l\u2019objet d\u2019une vaste campagne de mobilisation pour sa sauvegarde il y a deux ans.Jacques Beauregard, ancien directeur général de la municipalité devenu « agent de suivi », agit dans ce dossier à titre de porte-parole pour son successeur, Michel Larose.Joint par Le Devoir, il affirmait jeudi qu\u2019il ne se passait rien de particulier à Chambly.« Il ne se passe rien de spécial.C\u2019est une journée froide.» Et la maison Boileau ?« C\u2019était vraiment une maison qui n\u2019était pas récupérable.Effectivement, elle est en train d\u2019être démolie.C\u2019était un danger public.» Au même moment, l\u2019ancien candidat du Parti québécois Christian Picard s\u2019est retrouvé rapidement sur les lieux pour tenter de faire stopper cette démolition intempestive.Il a même demandé à la police d\u2019intervenir, tout en invitant sur place la responsable des communications du ministre de l\u2019Éducation et député de Chambly, Jean-François Roberge.Celui-ci s\u2019est d\u2019ailleurs dit déçu de la décision prise par la Ville.La police a arrêté Christian Picard après qu\u2019il eut tenté de s\u2019interposer, avec d\u2019autres citoyens, entre les démolisseurs et la maison ancestrale.Louise Chevrier, du Comité citoyen de Chambly, se bat depuis des années pour la préservation de la maison Boi- leau.Elle a assisté impuissante à la destruction de la demeure.« Je ne suis pas capable de regarder ça », a-t-elle dit quand la pelle mécanique a pris d\u2019assaut un mur latéral pour le faire tomber.« On démolit cette maison sur la base de rapports qu\u2019on n\u2019a jamais vus », a-t-elle dit.À ses côtés, la conseillère municipale Alexandra Labbé a fait remarquer qu\u2019aucune résolution autorisant la destruction de la maison n\u2019avait été soumise au conseil municipal.« Le maire a toujours parlé de réhabiliter la maison.Il n\u2019a jamais laissé planer de doutes à ce sujet », soutient-elle.Entre deux tournages, le chef Ricardo Larrivée s\u2019est arrêté à la maison Boileau jeudi après-midi pour constater la destruction.Amoureux du patrimoine, il a rénové plusieurs demeures ancestrales de la région et a habité cinq ans dans la maison Boileau à titre de locataire.« C\u2019est une grande perte, non seulement pour l\u2019histoire de Chambly, mais aussi pour notre histoire collective comme Québécois, a-t-il dit.Je ne pense pas que l\u2019histoire se résume à un coût, dans un cas comme ça.Une fois que c\u2019est parti, on ne peut jamais reconstruire à l\u2019identique.Ce ne seront jamais les murs où le Québec a commencé à prendre racine.» Des rapports « Il y avait des projets qui n\u2019avaient pas beaucoup de sens, dit pour sa part au Devoir Jacques Beauregard pour la Ville de Chambly.Après l\u2019avoir achetée, la Ville a fait faire des études.Les rapports disaient que ce n\u2019était pas récupérable.On ne l\u2019a pas classée et la province n\u2019a pas fait de déclaration pour nous aider.De toute façon, vous ne pouvez pas subventionner quelque chose qui n\u2019existe plus.» Mais pourquoi la Ville de Chambly n\u2019a-t-elle jamais cité cette maison dont l\u2019intérêt historique est reconnu, ce qui lui aurait permis d\u2019obtenir du soutien de l\u2019État?« La province nous a dit clairement qu\u2019il n\u2019était pas question de subvention pour cette maison.[\u2026] La conclusion est qu\u2019il n\u2019y a rien à faire avec cet édifice.C\u2019est la sécurité publique qui est en jeu.Ensuite, ce sera une décision collective pour voir ce qu\u2019on va faire PATRIMOINE La maison du patriote Boileau démolie Chambly détruit l\u2019un des rares vestiges de la période 1837-1838, malgré l\u2019aide offerte par Québec pour sa conservation Reconstruire la maison ancestrale ?Le maire de Chambly, Denis Lavoie, réfute les allégations selon lesquelles la décision de démolir la maison Boileau a été prise en catimini.En congé de maladie depuis le 12 novembre, le maire indique que c\u2019est le directeur général de la Ville, Michel Larose, qui a ordonné la destruction de la maison Boileau et qu\u2019il avait toute la légitimité pour le faire.« Une des responsabilités du d.g., c\u2019est de s\u2019assurer de la sécurité de l\u2019ensemble des bâtiments de la Ville.Ça ne prenait pas une résolution de la Ville selon la Loi sur les cités et villes », a soutenu M.Lavoie lors d\u2019un entretien téléphonique.Le d.g.a cependant avisé une « majorité significative » du conseil de ville de la nécessité de démolir la vieille maison en raison des rapports obtenus par la Ville sur l\u2019état de la maison, dit M.Lavoie.Ceux-ci ont démontré qu\u2019« il n\u2019y avait rien de récupérable », affirme-t-il.« Chaque fois qu\u2019on prend une décision, on ne va pas toujours en consultation.Demain matin, si l\u2019administration décidait de démolir un cabanon aux travaux publics, elle le ferait », lance-t-il.Les revenus du stationnement municipal qui étaient destinés à la restauration de la maison seront consacrés à d\u2019autres projets de patrimoine, dit le maire, qui évoque même la possibilité de reconstruire la maison Boileau : « Une restauration aurait été une imitation avec des matériaux d\u2019aujourd\u2019hui.» avec ce terrain », dit M.Beauregard, toujours au nom de la municipalité.En 2016 pourtant, explique la porte- parole du ministère de la Culture, Québec « a offert son accompagnement à la Ville de Chambly dans un projet de conservation de la maison Boileau.Le ministère a proposé à la Ville de Chambly de procéder à la restauration ainsi qu\u2019à l\u2019agrandissement de la maison afin d\u2019y relocaliser sa bibliothèque municipale.Pour la réalisation de ce projet, le ministère était prêt à accorder une aide financière à la Ville de Chambly de 50 % du coût des travaux admissibles.Cette offre a été refusée.» Les patriotes En mai 2016, le maire Denis Lavoie avait annoncé que la maison Boileau serait restaurée et transformée en bureau d\u2019information touristique, grâce à l\u2019argent de stationnements payants installés dans le secteur.Les revenus supplémentaires escomptés, estimés à 250 000 $ par année, devaient être consacrés à la restauration de la maison historique.Le maire Lavoie avait aussi affirmé que le bâtiment ferait l\u2019objet d\u2019une citation.Au moment de cette destruction inopinée, on trouvait toujours devant le bâtiment une plaque historique rappelant que cette demeure avait été celle d\u2019un négociant, René Boileau, dont le fils devenu notaire et portant le même nom que son géniteur fut un des patriotes lors des soulèvements de 1837-1838.Les maisons de cette période sont extrêmement rares, avaient souligné en 2016 plusieurs experts, tout en plaidant en faveur de l\u2019importance de leur conservation.Le maire de Chambly se trouve au repos sur recommandation de son médecin, et ce, jusqu\u2019au 12 janvier prochain.L\u2019émission Enquête a diffusé hier des extraits d\u2019enregistrement du maire Lavoie où on l\u2019entend utiliser ses fonctions à des fins personnelles pour faire congédier un entraîneur de soccer.L\u2019émission souligne aussi l\u2019usage répété par le maire de poursuites par la Ville contre des citoyens dont il considère les propos comme diffamatoires, par exemple sur les réseaux sociaux."]
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