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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2018-12-22, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CIX NO 292 / LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM Les végétariens ne restent pas sur leur faim aux Fêtes Les mets traditionnels s\u2019adaptent aux nouvelles tendances alimentaires ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR D inde farcie, tourtière et ragoût de boulettes : les plats vedettes de Noël sont de plus en plus boudés par nombre de Québécois devenus végétariens.Mais tirer un trait sur la viande ne veut pas dire abandonner la tradition.« Dire qu\u2019être végétarien, c\u2019est juste manger du tofu et des légumes, c\u2019est un mythe.On a plein de solutions de rechange à la viande, même pour Noël : cretons aux lentilles, tourtière au millet, pâté aux champignons, boulettes végé\u2026 On se gâte aussi ! » lance au bout du fil Danielle Paquette, présidente de l\u2019Association végétarienne de Montréal.Pour des raisons de santé, Mme Paquette a décidé de rayer viande, poisson et tout aliment d\u2019origine animale de sa liste d\u2019épicerie depuis cinq ans.Et lorsque vient le temps de fêter Noël dans la famille de son conjoint à Rimouski, la tradition veut qu\u2019ils apportent leurs propres plats gastronomiques végétariens.« C\u2019est moitié-moitié sur la table : il y a nos plats végétariens et, à côté, leurs versions carnivores.Ça nous permet de partager et de leur faire découvrir les options végétariennes auxquelles ils ont moins accès là-bas.» Soucieuse de ne pas déroger à ses habitudes alimentaires, elle n\u2019en est pas moins attachée aux traditions.La fin d\u2019année reste un moment festif, où l\u2019on prend le temps de cuisiner des mets que l\u2019on ne mange pas au quotidien, que l\u2019on soit végétalien ou non, selon elle.« C\u2019est aussi une façon de manger ce que tout le monde mange, de ne pas se retrouver avec quelque chose de différent de l\u2019assiette de nos voisins de table.Le repas de Noël, il faut que INDEX Avis légaux.A8 Carrières.A7 Décès .A9 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Mots croisés.LeD46 Petites annonces.A9 Sports.A9 Sudoku .LeD46 LE DEVOIR DE PHILO Ce que Simone de Beauvoir aurait pensé de Catherine Dorion | B 7 LE CONTE DE NOËL Le bilan carbone du Royaume des glaces | B 4 ET B 5 CULTURE Didier Lucien explore les zones limites avec une pièce de Stéphane Crête | LED 4 LIRE Une synthèse des missions lunaires du programme Apollo LED 24 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.MARCO FORTIER LE DEVOIR ENSEIGNEMENT La banque de suppléants se vide à la CSDM La banque d\u2019enseignants suppléants est à sec dans la plus grande commission scolaire du Québec, où la pénurie de personnel prend des proportions alarmantes.Selon ce que Le Devoir a appris, à peine 34 des 73 postes sont pourvus dans l\u2019équipe de remplacement créée pour éviter que des classes du préscolaire ou du primaire se retrouvent sans titulaire.Résultat : le phénomène des remplacements à répétition, qui fait que les suppléants se succèdent parfois dans une même classe, reste un problème à la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Un protocole a été adopté l\u2019an dernier pour éviter que des suppléants se succèdent dans un même groupe.Une entente avec l\u2019Alliance des professeures et des professeurs de Montréal permet à la CSDM de pourvoir rapidement les postes d\u2019enseignant qui se libèrent pour cause de maladie, d\u2019épuisement professionnel, de retraite ou d\u2019accident de travail, par exemple.Les professeurs qui font partie de cette équipe de remplacement ont généralement un statut précaire, mais ils acceptent le risque d\u2019être assignés à plus d\u2019une école en échange de l\u2019assurance de travailler à temps complet.Ce protocole est cependant peu utile à cause de l\u2019ampleur de la pénurie de main-d\u2019œu- vre, reconnaît la CSDM.Bref, l\u2019équipe de remplacement n\u2019existe qu\u2019à moitié\u2026 faute de personnel.« La pénurie de personnel enseignant a pour conséquence d\u2019empêcher l\u2019application du protocole puisque celui-ci est basé sur une équipe de remplacement dont des postes sont demeurés non pourvus.Tous les acteurs VOIR PAGE A 5 : ENSEIGNEMENT VOIR PAGE A 4 : DINDE PHOTOMONTAGE LE DEVOIR À peine 34 des 73 postes sont pourvus dans l\u2019équipe de remplacement créée pour éviter que des classes du préscolaire ou du primaire se retrouvent sans titulaire ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 MONTRÉAL 1215, boul.Crémazie Ouest, face au Centre Rockland, Montréal QC H4N 2W1 514 382-1443 LAVAL 2323, aut.des Laurentides, sortie boul.Le Carrefour, Laval QC H7S 1Z7 450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc, espace 10, Quartier DIX30MC, Brossard QC J4Y 0K7 450 443-4143 MAGASIN ENTREPÔT 2750, av.Francis-Hughes, Laval QC H7L 3Y7 450 978-4847 Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.maisoncorbeil.com MONTRÉAL 1215, boul.Crémazie Ouest, face au Centre Rockland, Montréal QC H4N 2W1 514 382-1443 LAVAL 2323, aut.des Laurentides, sortie boul.Le Carrefour, Laval QC H7S 1Z7 450 682-3022 BROSSARD 8480, boul.Leduc, espace 10, Quartier DIX30MC, Brossard QC J4Y 0K7 450 443-4143 QUÉBEC 1215, boul.Charest Ouest, Québec QC G1N 2C9 418 681-2302 MUST SOCIÉTÉ GRIFFINTOWN 186, rue Peel, Griffintown, Montréal QC H3C 2G7 514 509-8871 MUST SOCIÉTÉ QUÉBEC 2785, boul.Laurier, Québec QC G1V 4M7 418 266-1404 Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.mustmaison.com on paye l\u2019équivalent de la TPS sur tout + jusqu\u2019à 40% de rabais additionnel sur les démonstrateurs sélectionnés* on paye l\u2019équivalent de la TPS+ TVQ sur tout + jusqu\u2019à 40% de rabais additionnel sur les démonstrateurs sélectionnés* SOLDE DE FIN D\u2019ANNÉE Jusqu\u2019au 31 décembre 2018 Pas de passeport pour Omar Khadr EDMONTON \u2014 Une juge d\u2019Edmonton rejette la requête de l\u2019ancien détenu de Guantánamo Bay Omar Khadr, qui demandait des assouplissements à ses conditions de libération sous caution \u2014 notamment l\u2019obtention d\u2019un passeport canadien pour aller faire le pèlerinage à La Mecque, en Arabie saoudite.La juge June Ross a annoncé vendredi qu\u2019elle n\u2019avait pas été convaincue que les conditions actuelles étaient inutilement contraignantes.La juge Ross a toutefois prévenu que sa décision n\u2019était pas immuable et que ces conditions pourraient changer dans le futur.M.Khadr souhaitait également pouvoir communiquer avec sa sœur sans supervision.La Presse canadienne Ottawa demande à la Chine la libération des deux Canadiens OTTAWA \u2014 Après avoir adopté le ton diplomatique face à l\u2019arrestation de deux Canadiens par la Chine il y a dix jours, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, a officiellement demandé vendredi la «libération immédiate» des deux hommes.La ministre a indiqué que son gouvernement était «profondément préoccupé par l\u2019arrestation» et «la détention arbitraire» de Michael Kovrig et Michael Spa- vor plus tôt ce mois-ci par les autorités chinoises.MM.Kovrig et Spavor ont été interpellés «pour des raisons de sécurité nationale» après l\u2019arrestation de Meng Wanzhou, une dirigeante de la société chinoise Huawei Technologies, par les autorités canadiennes à Vancouver.La Presse canadienne EN BREF FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Le Centre antipoison du Québec voit d\u2019un bon œil le cadre restrictif proposé par Ottawa pour la commercialisation à venir l\u2019automne prochain des produits comestibles à base de cannabis.Mais l\u2019organisme appelle malgré tout à la mise en place de programmes spécifiques afin de protéger les consommateurs des risques que ce nouveau marché pourrait faire peser sur eux et sur leur famille.« Les lois, c\u2019est bien, mais ce n\u2019est jamais suffisant », a indiqué vendredi au DevoirMaude St-Onge, directrice médicale du Centre antipoison du Québec, une instance publique sur la première ligne face aux cas d\u2019intoxications que l\u2019arrivée sur le marché de ces produits comestibles pourrait faire augmenter.« Cela doit aussi être accompagné d\u2019une éducation du public afin de le sensibiliser à l\u2019importance de considérer dans une maison ces produits comme des médicaments et les mettre à l\u2019abri de la même façon.» Octobre 2019 Jeudi, Santé Canada a déposé le cadre réglementaire qu\u2019il souhaite imposer à la commercialisation légale du cannabis comestible prévu en octobre prochain.Les grandes lignes sont soumises à la consultation du public et de l\u2019industrie pour les 60 prochains jours.En substance, Ottawa souhaite ouvrir la porte, dès octobre 2019, aux boissons, friandises, biscuits à base de cannabis, mais aussi à des produits cosmétiques, comme des onguents, contenant de la marijuana.Cette deuxième SANTÉ Légal, mais dangereux L\u2019arrivée des produits comestibles à base de cannabis implique une éducation des consommateurs, croit le Centre antipoison phase de légalisation avait été annoncée au début de processus de légalisation du cannabis au pays.Cette nouvelle réglementation impose un certain nombre de restrictions pour éviter de rendre ces produits attrayants pour les enfants, mais aussi pour limiter la teneur en tétrahydrocan- nabinol (THC), la substance psycho- trope active du cannabis.Il ne sera pas possible d\u2019utiliser de colorants ni d\u2019emballages attrayants pour les enfants.Les ingrédients comme la nicotine, qui pourrait encourager la consommation, sont également exclus.Ces « comestibles » ne devront, en outre, pas contenir plus de 10 milligrammes de THC par unité et par emballage et devront répondre à des règles d\u2019étiquetage strictes afin de bien renseigner les consommateurs sur la nature psychotrope de la substance qu\u2019ils contiennent.Intoxications Le marché du cannabis comestible devrait exposer les consommateurs à une gamme variée et presque infinie de produits.Au Colorado, où ce type de produits est légal depuis 2014, ces produits ont toutefois induit une augmentation des cas d\u2019intoxication chez les adultes comme chez les enfants.Le caractère attrayant de certains produits explique en partie cette hausse.Autre raison : le cannabis ingéré plutôt qu\u2019inhalé produit son effet dans l\u2019organisme à retardement.La méconnaissance chez l\u2019adulte de ce mécanisme l\u2019expose à un risque accru de surconsommation, et donc d\u2019intoxication.L\u2019État a depuis resserré les cadres autour de ces produits pour résoudre les problèmes de santé publique qu\u2019ils étaient en train de faire naître.« Il faut que le mode de consommation de ces produits soit sécuritaire, dit Mme St-Onge, tout comme leur entreposage.Pour un enfant, du chocolat reste attrayant, même s\u2019il se trouve dans un emballage qui n\u2019est pas beau.» C\u2019est le 17 octobre prochain que le cannabis comestible va être légal au Canada.Cette légalisation va ouvrir un nouveau marché estimé à plusieurs milliards de dollars, d\u2019un océan à l\u2019autre.Ottawa souhaite ouvrir la porte, dès octobre 2019, aux boissons, friandises et biscuits à base de cannabis.BRENNAN LINSLEY ASSOCIATED PRESS Au Colorado, où ce type de produits est légal depuis 2014, ces produits ont induit une augmentation des cas d\u2019intoxication chez les adultes comme chez les enfants ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Peu importe ce qu\u2019en dit le ministère de l\u2019Environnement, le premier ministre Legault a soutenu vendredi qu\u2019il n\u2019y a « rien d\u2019exclu » en matière d\u2019évaluation environnementale en ce qui concerne le projet Énergie Saguenay.« Il est trop tôt pour dire quelles seront les évaluations environnementales qui auront lieu » au sujet du projet d\u2019usine de liquéfaction de gaz naturel de l\u2019entreprise GNL Québec, a affirmé François Legault au terme d\u2019une visite de l\u2019hôpital Sainte-Justine.« Il n\u2019y a rien d\u2019exclu pour le moment.» Interrogé pour savoir s\u2019il souhaite que l\u2019évaluation environnementale provinciale qui sera faite tienne compte des émissions de gaz à effet de serre (GES) associées à l\u2019approvisionnement en gaz naturel \u2014 donc des impacts à la source, en Alberta \u2014, M.Legault a répondu «oui».«Pour l\u2019instant, le projet n\u2019est pas déposé, a-t-il ajouté.Donc, on va attendre qu\u2019il le soit, et on va s\u2019assurer [ensuite] qu\u2019il n\u2019a aucun impact environnemental.» Contradiction La position de M.Legault semble contredire celle exprimée vendredi dans Le Devoir par le ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.En réponse à des questions initialement adressées à la ministre MarieChantal Chassé, le ministère soutenait ainsi que GNL Québec ne sera « pas tenu d\u2019évaluer les impacts potentiels associés à la production de gaz naturel [en Alberta], puisque son projet ne comprend pas cette activité ».Sur la question plus précise des GES, le ministère a indiqué que l\u2019évaluation environnementale pourra tenir compte des émissions à la source seulement si on peut déterminer le type d\u2019extraction utilisé pour le gaz importé \u2014 façon traditionnelle ou fracturation hydraulique (gaz de schiste ou gaz de réservoirs étanches).Or, la distinction pourrait être impossible à faire.GNL Québec a prévu d\u2019alimenter ses installations en connectant, en Ontario, un nouveau gazoduc de 750km à une conduite appartenant à TransCanada.Celle-ci transporte du gaz en provenance de l\u2019Alberta.Et selon l\u2019Office national de l\u2019énergie, «il n\u2019y a pas de distinction faite entre les méthodes utilisées pour la production» du gaz de cette conduite.ENVIRONNEMENT Legault n\u2019exclut aucune évaluation du projet Énergie Saguenay « Personne n\u2019est en mesure de préciser ce point, puisque le système de transport actuel de gaz naturel au Canada est intégré.Les molécules sont mélangées et sont au bout du compte identiques », ajoutait vendredi la vice-présidente aux affaires publiques chez GNL Québec, Marie-Claude Lavigne.Le projet Énergie Saguenay comprend une usine de liquéfaction de gaz naturel et un terminal maritime d\u2019exportation qui sera situé à Grande-Anse, sur la rivière Saguenay.Ce nouveau complexe exporterait chaque année 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié.Le premier ministre François Legault a passé une partie de l\u2019avant-midi vendredi à rencontrer des enfants hospitalisés à l\u2019hôpital Sainte-Justine, à Montréal.Il était notamment accompagné du ministre Lionel Carmant, longtemps médecin dans cette institution.«Le courage des enfants que j\u2019ai rencontré me va droit au cœur », a-t-il indiqué après sa visite.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Chassé a du « potentiel » François Legault s\u2019est fait demander vendredi s\u2019il est satisfait de la performance de la ministre Chassé depuis son entrée en fonction, il y a tout juste deux mois.Et selon lui, il faut donner du temps à MarieChantal Chassé.Mme Chassé a éprouvé certaines difficultés de communication lors de points de presse, notamment lorsqu\u2019elle a eu à expliquer le b.a.-ba du Fonds vert ou la taxe carbone fédérale.Sans répondre directement à la question posée vendredi, le premier ministre a dit qu\u2019il est « normal que les ministres soient encore en train de s\u2019approprier les dossiers.J\u2019ai confiance que [la ministre Chassé] a le potentiel.C\u2019est une ingénieure qui a eu du succès en affaires et qui comprend bien les enjeux environnementaux, a- t-il affirmé.Donc, j\u2019ai confiance, il faut qu\u2019elle apprenne à ne pas être intimidée par les journalistes.» De « façon générale », M.Legault se dit « satisfait des ministres.J\u2019ai pris un risque en demandant à mes ministres de venir en Chambre pendant deux semaines, de venir répondre à vos questions [dès la fin de novembre].J\u2019ai hésité, j\u2019avais pensé à commencer tout ça après Noël.MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse déclenche une enquête pour faire la lumière sur le traitement réservé à de jeunes Inuits hébergés dans des centres jeunesse \u2014 les centres Batshaw \u2014 du DPJ anglophone de Montréal.Dans un reportage diffusé le 13 décembre, la CBC révélait que des enfants inuits transférés du Nunavik vers des centres de la jeunesse et de la famille Batshaw du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de l\u2019Ouest-de- l\u2019Île-de-Montréal n\u2019ont pas accès aux services de travailleurs sociaux et se font interdire de parler en inuktitut.À la lumière de ces informations, la Commission dit avoir « des raisons de croire que les droits de ces jeunes ont pu être lésés ».Dans un communiqué diffusé vendredi, l\u2019organisme mentionne que « certains jeunes auraient subi des représailles pour s\u2019être exprimés en inuktitut ».Aucun travailleur social ne leur aurait été désigné à leur arrivée à Montréal, poursuit la Commission, « sous prétexte qu\u2019ils relèvent toujours du Directeur de la protection de la jeunesse (DPJ) du Nunavik ».Mais celui-ci « n\u2019assurerait pas dans les faits un suivi social et les responsabilités qui lui sont dévolues dans la Loi sur la protection de la jeunesse ».Dans une déclaration envoyée au Devoir, le CIUSSS de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île-de- Montréal \u2014 qui supervise depuis 2015 les activités des centres Batshaw \u2014 souligne que la priorité de ces centres « est d\u2019offrir des services de qualité aux enfants » et que ceux-ci sont « reconnus pour leur ouverture à la diversité et pour leurs compétences ethnocultu- relles ».Puisqu\u2019une enquête a été déclenchée, le CIUSSS n\u2019a pas voulu faire davantage de commentaires.Dans son reportage, la CBC spécifiait que le transfert de jeunes Inuits vers des centres jeunesse de Montréal a lieu lorsque les foyers d\u2019accueil ou de groupe du Nunavik sont remplis au maximum.L\u2019inuktitut interdit au DPJ : une enquête est ouverte LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 4 Billets : 1 877 643-8131 Organisateur : 418 907-7436 En ligne : fr.shenyun.com/Quebec LUN 31 décembre 19 h 30 MAR 1er janvier 14 h 30 JEU 3 JANVIER 19 h 30 VEN 4 JANVIER 19 h 30 SAM 5 JANVIER 14 h 30 SAM 5 JANVIER 19 h 30 DIM 6 JANVIER 13 h Grand Théâtre de Québec | Salle Louis-Fréchette 269, boul.René-Lévesque Est, Québec QC G1R 2B3 Billets : 1 866 842-2112 Organisateur : 514 800-2928 En ligne : fr.shenyun.com/Montreal Place des Arts | Salle Wilfrid-Pelletier 175, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal QC H2X 1Z8 « Interdit en Chine, Shen Yun inspire des millions de gens à travers par le monde.» JESSICA NADEAU LE DEVOIR La reprise des expulsions vers Haïti inquiète vivement la communauté haïtienne de Montréal, qui se mobilise pour demander à Ottawa de rétablir un moratoire.« Cette décision du Canada de renvoyer les gens en Haïti est inadéquate en raison de l\u2019instabilité qui sévit dans le pays.Les conditions ne sont nullement réunies pour que les gens retournent au pays », plaide Ruth Pierre-Paul, directrice du Bureau de la communauté haïtienne de Montréal.C\u2019est d\u2019autant plus inhumain, selon elle, que le Canada recommande toujours aux voyageurs canadiens d\u2019« [éviter] tout voyage non essentiel [en Haïti] en raison des troubles civils qui sévissent à travers le pays ».Selon Mme Pierre-Paul, « le maintien de cet avertissement justifie en soi le fait que les Haïtiens ne peuvent pas y être envoyés ».Une quarantaine d\u2019organismes, regroupés au sein de la Concertation haïtienne pour les migrants, adresse une pétition au premier ministre Justin Trudeau demandant de « suspendre immédiatement les ordres de renvoi des réfugiés et des demandeurs d\u2019asile vers Haïti, et ce, pour des considérations humanitaires ».Les signataires réclament également d\u2019inclure Haïti dans la liste des pays sous moratoire.Deux lettres ont également été envoyées pour demander une rencontre avec le premier ministre, affirme Mme Pierre-Paul, qui dit n\u2019avoir toujours reçu aucune réponse.« La situation actuelle ne fait qu\u2019aggraver les risques encourus par les personnes déportées », écrivent les auteurs de la pétition, qui compte à ce jour un peu plus de 4000 signataires dans sa version électronique.Agence des services frontaliers En novembre dernier, l\u2019Agence des services frontaliers du Canada avait suspendu, de façon temporaire, les renvois vers Haïti en raison des manifestations violentes qui avaient cours dans le pays.Mais les expulsions ont repris le 5 décembre dernier.Questionné par Le Devoir, le bureau Les Haïtiens inquiets Les expulsions vers Haïti ont repris le 5 décembre, malgré la violence qui sévit toujours au pays du premier ministre a dit avoir renvoyé le dossier au cabinet du ministre de la Sécurité publique, qui s\u2019est limité à une réponse générale.« La décision de renvoyer une personne du Canada n\u2019est pas prise à la légère, a répondu le cabinet.En raison de circonstances précises en Haïti, l\u2019Agence des services frontaliers du Canada surveille la situation de jour en jour.» L\u2019Agence refuse de dévoiler le nombre d\u2019Haïtiens qui ont été expulsés depuis le 5 décembre.Mais dans les organismes, on voit des départs réguliers.« On en voit entre trois et cinq par jour, des familles qui viennent nous voir avec le papier les convoquant pour fixer leur date de renvoi, explique Marjorie Villefranche, de la Maison d\u2019Haïti.C\u2019est difficile pour nous de les voir partir, surtout les enfants\u2026 » Si les organismes perdent généralement la trace de ceux qui sont rentrés au pays, certains de ces derniers donnent encore des nouvelles : « On a parlé à quelques familles ; ça ne va pas très bien, elles sont extrêmement déprimées, raconte Mme Villefranche.Elles n\u2019ont plus de maison, plus rien là-bas, alors elles habitent chez des connaissances ou de vagues parents qui vont peut-être les tolérer quelque temps, parce qu\u2019ils ne sont pas très riches non plus.» Québec Andrés Fontecilla, député de Québec solidaire, affirme recevoir beaucoup d\u2019appels et de visites d\u2019Haïtiens désespérés à son bureau de circonscription, dans Laurier-Dorion, qui couvre les Andrés Fontecilla quartiers Villeray, Saint-Michel et Parc-Extension.« Même si c\u2019est de compétence fédérale, on essaie de faire ce qu\u2019on peut pour les aider.» M.Fontecilla espère que le fédéral saura faire preuve de « plus d\u2019humanité » et souhaite que ses collègues de Québec fassent davantage pression sur Ottawa.« Les députés du Québec devraient se prononcer », affirme-t-il.Au bureau du ministre de l\u2019Immigration du Québec, on répond que le dossier « relève strictement du gouvernement fédéral ».On ajoute qu\u2019on « [suit] la situation de près » et qu\u2019on « [maintient] les liens de communication avec les organismes qui offrent des services à la communauté haïtienne ».On en voit entre trois et cinq par jour, des familles qui viennent nous voir avec le papier les convoquant pour avoir leur date de renvoi MARJORIE VILLEFRANCHE » L\u2019attachement aux traditions alimentaires n\u2019a rien d\u2019étonnant DINDE SUITE DE LA PAGE A 1 ce soit un moment rassembleur, un moment de partage », poursuit-elle.La tourtière au millet figure également au menu du 25 décembre de Me- jeena Baron Fournier, 19 ans, devenue végétarienne il y a deux ans.« J\u2019ai eu beaucoup de discussions avec mes parents, pour qu\u2019ils comprennent pourquoi je ne voulais plus manger de protéines animales, que ce n\u2019était pas juste pour les déranger », explique-t-elle.Si ses parents tentent de l\u2019accommoder le plus possible, lui préparant par exemple une tourtière végétarienne au repas des Fêtes, la plupart du temps ils manquent d\u2019idées et lui servent encore du poisson.« Je fais une exception avec le poisson, car je vois bien qu\u2019ils font beaucoup d\u2019efforts pour m\u2019accommoder, confie-t-elle.C\u2019est toujours un peu délicat d\u2019être végétarien quand tu es invité à souper.» Quand la tradition prend le dessus De son côté, Naomie Bleau \u2014 végétarienne depuis quatre ans \u2014 fait plutôt du repas de Noël dans sa famille toute une exception.«Ma grand-mère nous reçoit et fait le même repas depuis des années: c\u2019est pâté à la viande, ragoût de boulettes, patates et salade de chou.Par politesse et aussi pour respecter cette tradition familiale, je me vois mal arriver et demander à manger autre chose», confie la jeune femme de 24 ans, originaire de Québec.Mais lorsqu\u2019elle reçoit des convives, l\u2019habituel repas de Noël passe à la trappe.« Je vais faire un plat mexicain végétarien, par exemple.On fait tous plusieurs repas pendant les Fêtes, tout le monde a déjà eu sa dose de dinde rôtie ou de pâté à la viande.Au moins ça fait changement.» L\u2019attachement aux traditions alimentaires n\u2019a rien d\u2019étonnant, assure Geneviève Sicotte, professeure de littérature à l\u2019Université Concordia.Elle y voit une quête de sens.« Ces rituels, nous les réactivons particulièrement pendant la période des Fêtes, quand nous préparons et consommons des plats emblématiques, souvent nostalgiques, liés à nos traditions.» Mais, à ses yeux, les Québécois ne réalisent pas à quel point ils sont aussi influencés par l\u2019industrie alimentaire qui multiplie publicités et rabais pendant cette période de l\u2019année pour inciter à plus consommer, « au nom de la tradition ».« Si on ne nous montrait pas des images et des publicités de la grande et belle famille à table prête à manger la dinde de Noël, est-ce qu\u2019on mangerait de la dinde ?» s\u2019interroge Mme Sicotte.Des habitudes qui évoluent « La fameuse dinde de Noël est arrivée tard au Québec, à partir des années 1950 seulement.Avant ça, on ne jurait que par le porc », raconte l\u2019historien de la cuisine québécoise Michel Lambert.Abattu à l\u2019époque au début du mois de décembre, lors des premiers gels, pour pouvoir le conserver plus facilement, le porc donnait toutes sortes de recettes : pâtés, charcuterie, ou encore boudin, qui étaient servis pour Noël.« De mes 76 ans, je me souviens que dans ma famille on mangeait tout du porc, pas de gaspillage, de la tête aux pattes, se souvient M.Lambert.La tradition a un peu changé, maintenant on a les pâtés à la viande, les cretons, les ragoûts de boulettes.Mais dans tout ça, c\u2019est la \u201creligion du porc\u201d qui s\u2019exprime encore.» Les traditions culinaires ne se perdent donc pas, elles évoluent, s\u2019adaptent, selon lui.Il donne l\u2019exemple du pâté à la viande, qui d\u2019une région à l\u2019autre, d\u2019une ville à l\u2019autre, et même d\u2019une famille à l\u2019autre, ne contient pas les mêmes ingrédients.« À la base, on y mettait du porc, on a ensuite mélangé avec du veau.Parfois, c\u2019est juste de la dinde hachée.Un seul plat est tellement variable, il n\u2019est pas étonnant de voir les végétariens se l\u2019approprier aussi à leur façon.» Il fait également remarquer que la société québécoise est plus multiculturelle qu\u2019il y a une cinquantaine d\u2019années, ce qui explique que sushis et fondus asiatiques soient désormais aussi servis en guise de repas de Noël.«Ce qui m\u2019apparaît évident, c\u2019est qu\u2019il y a une attirance pour la nouveauté.On veut goûter, on est curieux des autres cuisines du monde, on veut découvrir.C\u2019est ça, la cuisine », laisse tomber l\u2019historien.Les traditions culinaires ne se perdent pas, elles évoluent, s\u2019adaptent Si on ne nous montrait pas des images et des publicités de la grande et belle famille à table prête à manger la dinde de Noël, est-ce qu\u2019on mangerait de la dinde ?GENEVIÈVE SICOTTE » Les changements climatiques, les pipelines, la tuque de Catherine Dorion, la laïcité.Les lecteurs des quotidiens sont rarement à court d\u2019inspiration quand vient le temps d\u2019exprimer leur opinion.Chaque jour, le courrier des lecteurs dans les journaux témoigne de leurs préoccupations.Le Journal de Montréal a toutefois cessé de publier les lettres de ses lecteurs dans son édition papier, estimant que ceux-ci avaient maintenant accès à de nombreuses plateformes pour s\u2019exprimer.À l\u2019ère des réseaux sociaux, le courrier des lecteurs est-il voué à disparaître ?Henri Marineau fait partie des auteurs les plus prolifiques de lettres ouvertes.« Aussitôt qu\u2019il se passe quelque chose qui m\u2019allume, je me mets à l\u2019ordinateur et j\u2019écris.Ça sort tout seul.J\u2019aime donner mon avis », explique ce professeur de français à la retraite.Tous les jours, dit-il, il fait parvenir une lettre au Soleil, au Devoir, au Journal de Montréal et au Journal de Québec.Il écrit surtout sur la politique, mais il réagit aussi aux nouvelles touchant les enfants et les aînés.La décision des médias de Québecor de larguer leur courrier des lecteurs le frustre : « Un journal appartient à ses lecteurs.S\u2019il n\u2019y a pas de lecteurs, il n\u2019y a pas de journal.» La multiplication Rédacteur en chef auJournal de Montréal, Dany Doucet explique qu\u2019avec la multiplication des plateformes numériques, une baisse du nombre de lettres reçues a été observée.Sans compter que les mêmes signatures revenaient souvent, ajoute-t-il.Le journal a finalement abandonné la section dans l\u2019édition papier.«Nous sommes un des rares quotidiens qui permettent à leurs lecteurs d\u2019intervenir dans presque tous leurs articles sur Internet», fait remarquer M.Doucet.Loin d\u2019avoir nui à l\u2019intérêt des lecteurs pour les lettres ouvertes, le passage de La Presse au numérique en 2013 a propulsé la section Débats, soutient François Cardinal, éditorialiste en chef.« Les lettres aux lecteurs n\u2019ont jamais LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 5 PRÉSENTÉ PAR LES ASSOCIATIONS DU FALUN DAFA DE MONTRÉAL ET DE QUÉBEC JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR MÉDIAS Ces lecteurs qui partagent leur opinion Pénurie de personnel ENSEIGNEMENT SUITE DE LA PAGE A 1 de la CSDM multiplient leurs efforts afin d\u2019amoindrir les impacts de la pénurie », indique un document de la CSDM déposé au conseil des commissaires cette semaine.« La pénurie de personnel enseignant affecte l\u2019ensemble des commissions scolaires du Québec.À cela s\u2019ajoute le défi de recruter des enseignants dans le contexte montréalais », ajoute le rapport.Le « contexte montréalais », c\u2019est un nombre plus élevé qu\u2019ailleurs au Québec d\u2019enfants qui vivent en milieu défavorisé, ne maîtrisent pas ou peu le français et sont reconnus handicapés ou en difficulté.C\u2019est plus difficile \u2014 et parfois plus gratifiant \u2014 pour les enseignants de travailler dans ces conditions.Enfants traumatisés La CSDM affirme qu\u2019elle n\u2019a pas compilé le nombre de classes où plusieurs suppléants se sont succédé pour remplacer un enseignant titulaire en congé, depuis le début de l\u2019année.Plusieurs témoignages recueillis par Le Devoir au cours des dernières semaines confirment toutefois que le phénomène continue de plus belle.Un cas hors de l\u2019ordinaire a amené la CSDM à réagir en 2017.Une classe de première année de l\u2019école Saint-Jean- de-Brébeuf, dans le quartier Rosemont, a été sans titulaire durant plusieurs mois.Une dizaine de suppléants ont été affectés au groupe, mais aucun n\u2019est resté, pour toutes sortes de raisons.Résultat : les enfants étaient traumatisés.Plusieurs ont perdu le goût d\u2019aller à l\u2019école.C\u2019est important, pour un enfant, d\u2019avoir une relation de confiance avec son enseignant.Mais c\u2019est impossible quand 10 suppléants se succèdent dans le même groupe.Le traumatisme est encore plus important au préscolaire ou au premier cycle du primaire.C\u2019est pourquoi la CSDM remplace en priorité les enseignants de maternelle, de première année et de deuxième année.« On a eu plus de flexibilité pour les affectations des enseignants [grâce aux lettres d\u2019entente avec le syndicat], mais la pénurie de personnel nuit à nos efforts », dit Louis Bellerose, conseiller en gestion de personnel à la CSDM.Une crise Comme la plupart des commissions scolaires, la CSDM a dû prendre une série de mesures pour recruter des enseignants : recours à des étudiants en sciences de l\u2019éducation (de deuxième, troisième et quatrième année au baccalauréat) et à des enseignants non légalement qualifiés (sans brevet d\u2019enseignement, mais qui détiennent un diplôme universitaire dans une discipline pertinente) pour de la suppléance occasionnelle, le programme de men- torat auprès des jeunes enseignants\u2026 À cause de la pénurie de main-d\u2019œu- vre, les commissions scolaires, surtout dans la grande région de Montréal, se livrent à une bataille féroce visant à attirer des candidats.Des dizaines de postes d\u2019enseignant sont affichés dans le site Web de la CSDM : titulaires au primaire, adaptation scolaire, français langue seconde, maîtrise de la langue des signes québécoise, musique\u2026 La Commission scolaire signale aussi des « besoins urgents » d\u2019orthophonistes, de psychoéducateurs, de techniciens en éducation spécialisée et d\u2019éducatrices ou éducateurs en service de garde.Toutes les catégories de personnel ont des postes affichés.« La Commission scolaire fait son gros possible pour recruter du personnel, mais la pénurie s\u2019intensifie.Il faut que le ministre de l\u2019Éducation reconnaisse l\u2019ampleur de la crise et qu\u2019il dégage des ressources additionnelles », dit Violaine Cousineau, commissaire indépendante à la CSDM.L\u2019Alliance des professeures et des professeurs de Montréal dit être prête à signer des lettres d\u2019entente pour accélérer le recrutement, tant que ses membres gardent leurs droits.Le syndicat estime que les relations de travail difficiles à la CSDM sont en partie responsables de la pénurie de personnel.« Les profs vivent un mal-être dans les écoles.Les mesures disciplinaires, c\u2019est l\u2019enfer.On traite mal nos profs et on se demande pourquoi ils partent ou tombent en congé de maladie », dit Pascale Besner, vice-présidente de l\u2019Alliance.FABIEN DEGLISE LE DEVOIR 22 décembre : pénurie CALENDRIER DE L'AVENT Jusqu\u2019à Noël, découvrez chaque jour un mot qui résume l\u2019actualité de l\u2019année et capte l\u2019esprit du temps.C\u2019est un joli problème, mais cela reste un problème quand même.Pour la première fois dans l\u2019histoire du Québec, le nombre de postes vacants dans la province a dépassé la barre symbolique des 100 000 en août dernier.109 600 emplois, pour être précis, restent à pourvoir, selon les chiffres de la Fédération canadienne de l\u2019entreprise indépendante (FCEI).Et la tendance est à la hausse.Début décembre, un deuxième record a été battu à 117 700.Le taux de postes vacants ici est désormais de 4,1 %.C\u2019est le plus élevé au Canada.Les chiffres sont sans équivoque et expliquent aussi pourquoi, en 2018, il a été si souvent question de pénurie, celle de la main-d\u2019œuvre.Car derrière la mathématique, c\u2019est désormais une réalité tout aussi historique qui s\u2019expose : celle des chaînes de production arrêtées ou ralenties, de magasins qui ferment faute d\u2019employés pour les faire tourner, des contrats repoussés du revers de la main faute de pouvoir les honorer.Le Québec est placé face au paradoxe d\u2019un ralentissement de son économie, non pas parce que ça va mal, mais parce qu\u2019il se rapproche de plus en plus du plein-emploi.Il est aussi face à un dilemme quant aux seuils d\u2019immigration à établir, ou pas, pour aller chercher au loin des travailleurs qui se font de plus en plus rares ici.Joli problème, disait-on\u2026 C\u2019est important, pour un enfant, d\u2019avoir une relation de confiance avec son enseignant.Mais c\u2019est impossible quand 10 suppléants se succèdent dans le même groupe.eu autant d\u2019importance.[\u2026] La multiplication des tribunes rend celles des médias de masse encore plus importantes, parce qu\u2019elles donnent une valeur ajoutée, une marque de crédibilité encore plus grande », explique-t-il.Le nombre de lettres a bondi.En 2012, La Presse recevait environ 13 000 lettres de lecteurs par année.En 2018, leur nombre dépassera le seuil des 100 000 lettres, affirme M.Cardinal.Au Devoir, c\u2019est le directeur lui-même qui reçoit les lettres des lecteurs.Il fait un premier tri et le chef de pupitre détermine lesquelles seront publiées.« C\u2019est une tradition qui remonte à Lise Bissonnette, indique le directeur, Brian Myles.Bernard Descôteaux a poursuivi la tradition.Il disait que c\u2019était une forme de \u201ccoquetterie\u201d que se gardait le directeur.» « Mais elle a un but : ça permet au directeur de rester un contact avec les lecteurs et de saisir l\u2019humeur du temps », ajoute-t-il.Quand les controverses entourant les spectacles SL?V et Kanata ont éclaté, la réaction des lecteurs a été instantanée.Les lettres ont afflué, preuve de l\u2019intérêt des lecteurs à l\u2019égard de ces enjeux.Les lettres publiées dans les journaux donnent aux lecteurs un sentiment d\u2019appartenance au média, alors que les commentaires écrits en bas d\u2019articles s\u2019apparentent souvent à une conversation entre utilisateurs, estime Brian Myles.Tant à La Presse qu\u2019au Devoir, les thèmes comme l\u2019environnement, les changements climatiques et la laïcité suscitent de vives réactions chez le lecteur.Mais aucun sujet n\u2019est petit.« On reçoit même des poèmes », confie M.Myles.À l\u2019instar de Brian Myles et de François Cardinal, Edith Austin, éditorialiste en chef à The Gazette, croit que les lettres des lecteurs n\u2019ont rien perdu de leur pertinence.« Même si c\u2019est plus facile aujourd\u2019hui de faire des commentaires sur Facebook, c\u2019est aussi beaucoup plus facile de nous envoyer un courriel.Autrefois, il fallait prendre le temps d\u2019écrire la lettre, d\u2019aller chercher un timbre et de la mettre à la poste », fait-elle remarquer.À The Gazette, les lecteurs aiment bien donner leur avis sur la cohabitation entre les automobilistes et les cyclistes, les droits constitutionnels des anglophones ou les commissions scolaires.Mais l\u2019interdiction de la circulation de transit sur la voie Camillien- Houde a aussi soulevé les passions, remarque Edith Austin.Quelques trucs Pourquoi écrire dans un journal ?« J\u2019ai beaucoup de plaisir à écrire ces lettres, à les peaufiner, avance Martine La- croix, une assidue de plusieurs journaux.Quand ma lettre est publiée dans l\u2019édition imprimée du Devoir, ça me fait un petit velours.Si ma lettre est publiée seulement sur Internet, ça ne me cause pas autant de bonheur.» N\u2019ayant pas d\u2019ordinateur ni de connexion Internet à la maison, elle doit se rendre à la bibliothèque pour faire parvenir sa lettre aux journaux.Un truc pour se faire publier ?Être créatif, avoir un sujet pertinent et limiter la longueur.Le Journal de Montréal a cessé de publier les lettres de ses lecteurs dans son édition papier ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 1 -855 -770 -8677 Sans Frais (954) 955-8677 Aussi en Floride TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS \u2022 STORES HORIZONTAUX STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX ESTIMATION ET MESURES GRATUITES OPAQUES TRANSLUCIDES SOLAIRES SERVICE de DÉCORATION G R A T U I T UNIVERS DU STORE.CA MONTRÉAL 514-231-8677 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 QUÉBEC & LÉVIS 418 654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819 696-8677 FLORIDE (954) 955-8677 SIGNATURE Stores de qualité MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BELOEIL \u2022 BOISBRIAND \u2022 MAGOG \u2022 ST-AGATHE \u2022 FORT LAUDERDALE MEILLEUR PRIX GARANTI FABRIQUÉS AU QUÉBEC INSTALLATION GRATUITE MOTORISATION D I S P O N I B L E E N B R E F Commande de 47 trains pour Bombardier Bombardier a annoncé vendredi qu\u2019elle avait reçu une commande de 47 trains de la SNCF pour le compte d\u2019Île-de-France Mobilités, pour un montant équivalent à 378 millions $US.Il s\u2019agit d\u2019une « levée d\u2019options dans le cadre d\u2019un contrat signé en 2006 avec la SNCF », selon Bombardier.Cette commande, financée à 100 % par Île-de-France Mobilités, l\u2019organisme gestionnaire des transports en région parisienne, porte à 360 le nombre de trains de type « Francilien » sur les 372 prévus au contrat.La multinationale a également annoncé la signature d\u2019un contrat pour du matériel roulant avec un client non identifié, basé en Europe.La valeur de la commande s\u2019élève à environ 500 millions $US.Le Devoir CAE achète une division de Bombardier CAE a conclu une émission de billets de créances de premier rang non garantis de 550 millions $US.Ces fonds serviront à financer l\u2019acquisition de la division Formation pour l\u2019aviation d\u2019affaires de Bombardier et à refinan- cer une partie de la dette existante de CAE.L\u2019entreprise montréalaise ajoute que 19 investisseurs institutionnels des États-Unis et du Canada ont participé au placement privé.Le Fonds de solidarité FTQ est du nombre.L\u2019institution parle d\u2019« une participation majeure dans un prêt non garanti à CAE afin de favoriser le maintien de la propriété québécoise de la division Formation pour l\u2019aviation d\u2019affaires de Bombardier ».Le Devoir Le PIB américain revu à la baisse Le PIB a progressé de 3,4% en rythme annualisé au troisième trimestre, selon les chiffres révisés du département du Commerce publiés vendredi.Ce chiffre est légèrement inférieur à l\u2019estimation d\u2019octobre, qui était de 3,5%, mais demeure nettement supérieur à la croissance potentielle de l\u2019économie américaine, évaluée à environ 2%, souligne Reuters.L\u2019agence ajoute que ce léger ralentissement par rapport à l\u2019estimation précède les données indiquant un affaiblissement de l\u2019élan au quatrième trimestre, comme l\u2019illustre le recul des commandes et des livraisons de biens durables le mois dernier.Le rythme de croissance demeure toutefois suffisamment soutenu pour maintenir l\u2019économie sur une trajectoire compatible avec la progression du PIB de 3% visée cette année par le gouvernement Trump.Le Devoir Un train Bombardier de type « Francilien » WIKICOMMONS Le resserrement des règles hypothécaires, combiné à la remontée des taux d\u2019intérêt, a poussé l\u2019indice d\u2019accessibilité à la propriété à son pire niveau depuis 1990.Et il n\u2019y a pas d\u2019amélioration en vue, même si la progression des taux l\u2019an prochain est moins prononcée que prévu.À l\u2019échelle canadienne, l\u2019indice d\u2019accessibilité à la propriété de Services économiques RBC est monté à 53,9%.Un ménage moyen au Canada devait consacrer 53,9% de ses revenus au paiement des coûts de propriété au troisième trimestre, son pire niveau en une génération, dit la Banque.Cet indice mesure le poids des versements hypothécaires, des services publics et des impôts fonciers sur le revenu mensuel avant impôts d\u2019un ménage type.« Par le passé, l\u2019augmentation de la mesure de RBC était entièrement attribuable à la hausse des taux d\u2019intérêt.En ajoutant les tests de résistance hypothécaire, les perspectives se sont assombries davantage pour bon nombre d\u2019acheteurs canadiens », souligne l\u2019institution.Elle estime que l\u2019accessibilité a atteint des niveaux critiques à Vancouver et à Toronto.Mais c\u2019est à Montréal qu\u2019elle s\u2019est le plus détériorée au troisième trimestre, avec un indice atteignant 45,2 %, un niveau inégalé en dix ans.À Montréal, soit l\u2019un des marchés immobiliers les plus dynamiques en 2018, « les pressions haussières sur ces coûts s\u2019accroissent depuis trois ans et des problèmes d\u2019accessibilité commencent à surgir [\u2026] Les prix des logements ont encore monté rapidement ».À Ottawa, l\u2019indice est de 38,6 %.« Les coûts de propriété augmentent, mais les acheteurs ne semblent pas s\u2019en inquiéter », dit RBC.L\u2019indice d\u2019accessibilité a enregistré une sixième hausse de suite.« Étant donné l\u2019étroitesse actuelle du marché, la détérioration devrait continuer à court terme.» À Québec, l\u2019indice est de 33,7 % au troisième trimestre.Dans cette dernière, « depuis six ans, la mesure globale a tendance à faire du surplace ».Le test de résistance a un impact cette année.Rappelons que de nouvelles règles hypothécaires prévalent depuis janvier.Même pour une mise de fonds d\u2019au moins 20% permettant de se soustraire à l\u2019assurance hypothèque, les acheteurs potentiels doivent démontrer qu\u2019ils peuvent acquitter leur hypothèque au taux admissible le plus élevé entre le taux hypothécaire contractuel majoré de deux points de pourcentage et le taux de référence de cinq ans publié par la Banque du Canada, fixé présentement à 5,34%.La Royale a calculé que le revenu requis pour être admissible à la propriété a bondi de 66 % depuis le troisième trimestre de 2015.Le test de résistance appliqué cette année compte pour plus de 40% de cette augmentation.Il est donc toujours plus difficile de devenir propriétaire dans ces grands marchés alors qu\u2019ailleurs, la propriété demeure accessible.Ils ont été plus nombreux à rechercher des propriétés plus abordables, notamment du côté des copropriétés.Ce déplacement a été plutôt ressenti.Conséquence, « au cours de l\u2019année écoulée, la mesure globale d\u2019accessibilité à la propriété pour les appartements en copropriété au Canada a monté de 3,6 points de pourcentage, contre seulement 1,2 point pour les maisons individuelles.Les appartements en copropriété demeurent le type de logement le plus accessible au Canada, comme le montre la mesure de 43,2 % au niveau national, comparativement à 59,2 % pour les maisons individuelles.Mais l\u2019écart se resserre ».Hausse attendue des taux Pour 2019, la hausse attendue des taux d\u2019intérêt va maintenir la pression sur les coûts de propriété.« Cependant, le prix des maisons devrait reculer quelque peu dans plusieurs marchés clés et le revenu des ménages devrait continuer d\u2019augmenter, ce qui compensera en partie les effets négatifs », indique RBC.Quant au scénario de hausse du loyer de l\u2019argent, le changement de ton des banques centrales face à un ralentissement économique de plus en plus perceptible vient modifier la donne.Selon les projections de BMO, le taux obligataire devrait croître de quelque 40 points de base d\u2019ici à la fin de 2019, que l\u2019échéance soit de 1, de 5 ou de 10 ans.Au Mouvement Desjardins, les dernières cibles publiées évoquent une hausse moyenne du taux hypothécaire affiché de 70 points pour les termes d\u2019un et de trois ans, de 40points pour l\u2019échéance de cinq ans.Le taux affiché pourrait alors se situer à 4,5%, 4,6% et 5,9% respectivement.VOS FINANCES L\u2019accessibilité immobilière à son pire Un ménage moyen au Canada devait consacrer 53,9 % de ses revenus au paiement des coûts de propriété au troisième trimestre, son pire niveau en une génération, estime RBC LA PRESSE CANADIENNE À OTTAWA CROISSANCE 0,3 % C\u2019est la croissance de l\u2019économie canadienne enregistrée en octobre.blissement des prix du pétrole, a prévenu M.Ferley.Ces facteurs, ainsi que l\u2019élan décevant du quatrième trimestre, ne devraient entraîner qu\u2019une croissance annualisée de 1,1 % pour le trimestre.» Pour le mois d\u2019octobre, Statistique Canada a signalé une croissance dans 15 des 20 secteurs industriels étudiés.Confiance affaiblie Aussi, le niveau de confiance des entreprises s\u2019est légèrement affaibli, mais il demeure élevé, a indiqué vendredi la Banque du Canada en dévoilant les résultats de sa plus récente enquête trimestrielle sur les perspectives des entreprises.L\u2019indicateur de la banque centrale a conservé un niveau élevé parce que les réponses à presque toutes les questions de l\u2019enquête étaient supérieures à leurs moyennes historiques.Selon les résultats du sondage, les entreprises prévoient une stabilisation de la croissance de leurs ventes au cours des 12 prochains mois.Les sociétés exposées aux prix du pétrole dans l\u2019Ouest canadien et au logement dans certaines régions s\u2019attendent à ce que la demande s\u2019affaiblisse ou reste modérée, et à ce que la croissance des ventes ralentisse.L\u2019indicateur des dépenses d\u2019investissement en machines et matériel a légèrement reculé, mais l\u2019enquête a révélé que les intentions des entreprises à cet égard restaient solides.Dans l\u2019ensemble, les projets d\u2019embauche de travailleurs supplémentaires sont toujours répandus et leur niveau reste similaire à celui de l\u2019enquête précédente.L\u2019enquête, qui s\u2019appuie sur des entrevues avec les cadres supérieurs d\u2019environ 100 entreprises, a été réalisée du 5 au 28 novembre.Le secteur de la fabrication a aidé l\u2019économie canadienne à rebondir en octobre et lui a permis d\u2019afficher une meilleure croissance que prévu pour le début du quatrième trimestre.L\u2019économie a enregistré une croissance de 0,3 % en octobre, ce qui se compare à une contraction de 0,1 % au mois de septembre, a indiqué vendredi Statistique Canada.Aux yeux de Brian DePratto, économiste principal à la Banque TD, les données témoignent d\u2019une solide expansion économique pour le mois d\u2019octobre.« L\u2019ampleur de l\u2019expansion était particulièrement encourageante, même si l\u2019activité de construction constitue un point faible pour un cinquième mois consécutif », a écrit M.DePratto dans une note à ses clients.Il a ajouté que l\u2019ampleur de la croissance jouerait un rôle dans les mois et trimestres à venir.« En novembre, les réductions sur les prix du pétrole canadien ont été les plus pénibles, et les réductions volontaires de la production pèseront probablement sur l\u2019activité, a écrit M.De- Pratto.Cela sapera la croissance d\u2019ensemble, avant même que les réductions de production obligatoires entrent en vigueur en janvier.» Le gouvernement de l\u2019Alberta a imposé des baisses de production de pétrole à compter de l\u2019année prochaine, afin de relancer les prix obtenus par les producteurs canadiens.Paul Ferley, économiste en chef adjoint à la Banque Royale, a fait remarquer que, même si le rebond de la croissance du PIB était encourageant, il ne devrait pas se maintenir.« L\u2019activité de novembre devrait être freinée par la grève de Postes Canada et l\u2019affai- Le PIB a progressé en octobre Le rebond de l\u2019économie canadienne ne devrait pas se maintenir GÉRARD BÉRUBÉ ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 Quatre (4) postes à temps plein de professeurs-chercheurs (postes conduisant à la permanence) pour l\u2019enseignement de cours de premier cycle dans le domaine des Études internationales Le Collège militaire royal de Saint-Jean (CMR Saint-Jean) est une institution d\u2019enseignement supérieur offrant des programmes d\u2019études collégiales et universitaires.Située à Saint-Jean-sur-Richelieu, cette institution offre des programmes bilingues à des élèves-officiers appelés à servir au sein des Forces armées canadiennes.Le CMR Saint-Jean cherche actuellement à pourvoir quatre (4) postes à temps plein de professeurs-chercheurs (postes conduisant à la permanence) pour l\u2019enseignement de cours de premier cycle dans le domaine des Études internationales.Pour poser sa candidature, veuillez consulter le portail d\u2019emplois du gouvernement du Canada: https://emploisfp-psjobs.cfp-psc.gc.ca/psrs- srfp/applicant/page1800?poster=1244088 La date limite pour déposer sa candidature est fixée au mercredi 9 janvier 2019 \u2013 23 h 59, heure du pacifique.La fonction publique du Canada s'est engagée à se doter d'un effectif compétent qui reflète la diversité de la population canadienne qu\u2019elle dessert.Nous favorisons l\u2019équité en matière d\u2019emploi et vous encourageons à indiquer dans votre demande d\u2019emploi si vous appartenez à un des groupes cibles.DIRECTEUR GENERAL OU DIRECTRICE GENERALE DE L\u2019ECOLE DE TECHNOLOGIE SUPERIEURE APPEL DE CANDIDATURES (Poste de cadre supérieur) Le poste de directeur général de l\u2019École de technologie supérieure deviendra vacant à compter du 13 février 2019.Conformément à la Loi sur l\u2019Université du Québec, l\u2019Assemblée des gouverneurs de l\u2019Université du Québec doit formuler une recommandation au gouvernement en vue de la nomination du chef d\u2019établissement.À cet égard, le Comité de sélection procède à un appel de candidatures.Le directeur général ou la directrice générale assume la direction de l\u2019École de technologie supérieure et a la responsabilité, avec son équipe, de dé?nir et de recommander les objectifs de l\u2019École.Il ou elle a la responsabilité, avec son équipe, de dé?nir et de recommander au Conseil d\u2019administration les orientations et les priorités de l\u2019École.Il ou elle est membre du Conseil d\u2019administration et du Comité exécutif et préside la Commission des études de l\u2019établissement.Il ou elle siège également à l\u2019Assemblée des gouverneurs et à la Commission de plani?cation de l\u2019Université du Québec.Les personnes intéressées par ce poste, et souhaitant connaître les exigences pour occuper cette fonction, sont priées de consulter l\u2019appel de candidatures à l\u2019adresse suivante : http://www.uquebec.ca/emploiscadressuperieurs.Date de fermeture du concours : le 31 janvier 2019.CARRIÈRES & PROFESSIONS Abonnez-vous à notre infolettre matinale.Du lundi au samedi, découvrez l\u2019essentiel de l\u2019actualité.LeDevoir.com/infolettre FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Que s\u2019est-il passé pour que l\u2019aluminerie de Bécancour (ABI) et les Métallos soient incapables de s\u2019entendre sur un scénario de règlement à la date butoir prévue par Québec ?C\u2019est l\u2019une des questions que se pose le ministre du Travail, Jean Boulet, visiblement déçu vendredi d\u2019annoncer l\u2019impasse dans laquelle se trouvent les discussions visant à dénouer le conflit.Voilà maintenant près d\u2019un an que 1030 employés syndiqués de l\u2019alumi- nerie, propriété d\u2019Alcoa à 75 % et de Rio Tinto Alcan à 25 %, ont été mis en lockout après le rejet des offres patronales.L\u2019entreprise, plus grand employeur privé de la région, a mis au repos les deux tiers de sa production au début du conflit pour maintenir un certain niveau d\u2019activité avec des cadres.Elle a de nouveau réduit sa capacité cette semaine.« Il y a eu cette semaine une réduction des activités de la part de la compagnie, et la partie syndicale a par la suite déposé une plainte pour négociation de mauvaise foi.Je suis contraint de vous confirmer que le dossier est dans une impasse », a dit le ministre Boulet lors d\u2019une conférence de presse à Trois-Rivières.Celui-ci avait fixé la date butoir au 21 décembre.« Je vous assure que je suis extrêmement déçu.Je suis toujours à la recherche de solutions.Je déplore des comportements.Je déplore le manque de volonté réelle d\u2019en arriver à une entente négociée », a ajouté le ministre, député de Trois-Rivières et ministre responsable de la région de la Mauri- cie.Le conflit a un impact concret, tant dans les familles que dans les PME de la région, a insisté le ministre.Au retour des Fêtes.M.Boulet voudra un rapport « complet » du conseil de médiation, composé de Lucien Bou- chard, de la sous-ministre adjointe aux relations du travail, Mélanie Hillinger, et du conciliateur, Jean Nolin.Le conseil a fait un travail exceptionnel, a-t-il dit.Le scénario d\u2019un arbitrage requerrait le consentement des parties, et le ministre n\u2019a «vraiment pas l\u2019intention d\u2019imposer un arbitrage ».Une fois le rapport déposé, divers scénarios seront à l\u2019étude, dont « celui de la rédaction d\u2019une hypothèse de règlement ».« Très accrochées » Même s\u2019il attend le rapport complet, le ministre a toutefois pu comprendre, selon des échanges qu\u2019il a eus avec le conseil de médiation, que « les deux parties étaient très accrochées à leurs positions, et quand on veut faire de la négociation raisonnée, on va au-delà des positions et on essaie de comprendre les intérêts des parties, et on réalise à un moment qu\u2019il y a des intérêts communs ».Lorsque la société Alcoa a annoncé mercredi son intention de fermer la moitié de la dernière série de cuves toujours en activité, elle a mentionné que malgré les « longues négociations cette année », ABI et les Métallos ne s\u2019étaient « pas encore entendus sur les façons clés d\u2019améliorer la productivité et la rentabilité ».La direction de l\u2019alu- minerie « demeure consacrée à obtenir une entente négociée », a-t-elle ajouté.« Ça fait longtemps qu\u2019on se rend compte que ça n\u2019évolue pas », a dit le président de la section locale 9700, Clément Masse, en entrevue à RDI.« Je pense que l\u2019employeur s\u2019est présenté au conseil de médiation sans volonté réelle de négocier.D\u2019ailleurs, on l\u2019a vu ces derniers jours quand l\u2019employeur a fermé la moitié de la dernière série de cuves qui fonctionnaient toujours.» ABI et le syndicat des Métallos ont convenu il y a longtemps qu\u2019il n\u2019y aurait pas de négociation sur la place publique.On sait toutefois qu\u2019au déclenchement du lockout, les enjeux portaient entre autres sur les régimes de retraite et l\u2019ancienneté dans les mouvements de main-d\u2019œuvre.Les employés syndiqués sont couverts par trois conventions collectives, toutes échues en 2017.Impasse à l\u2019usine ABI Le ministre Boulet se dit « extrêmement déçu » qu\u2019il n\u2019y ait toujours pas eu d\u2019avancées dans les négociations concernant l\u2019aluminerie de Bécancour AGENCE FRANCE-PRESSE À NEW YORK À Wall Street, les indices Dow Jones et Nasdaq ont enregistré leur pire chute hebdomadaire, à l\u2019issue d\u2019une semaine chaotique, entre inquiétudes sur la croissance, menace de blocage à Washington et guerre commerciale.Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones a abandonné vendredi 1,8 % à 22 445,37 points.Le Nasdaq, à dominante technologique, a cédé 3 % à 6332,99 points.Les deux indices ont lâché respectivement 6,9 % et 8,4 % sur la semaine, du jamais vu depuis la dernière crise financière.L\u2019indice élargi S&P 500 a quant à lui perdu 2,1 % à 2416,58 points, portant son recul hebdomadaire à 7,1 %, le pire depuis 2011.À Toronto l\u2019indice composé S&P/TSX a effacé 206,33 points, ou 1,5 %, pour clôturer la séance à 13 935,44 points.Alors que les indices baissaient déjà vendredi sous l\u2019effet par crainte d\u2019une paralysie des administrations fédérales à partir de samedi matin, les indices ont brutalement plongé après la publication de propos du conseiller au commerce du président américain, Peter Navarro.Celui-ci a affirmé qu\u2019il serait « difficile » pour Pékin et Washington de parvenir à un accord commercial à l\u2019issue des 90 jours de trêve que se sont fixés récemment les deux pays.La guerre commerciale est plus importante aux yeux des investisseurs que les craintes liées à la banque centrale américaine ou au « shutdown».Face à ces inquiétudes exacerbées, l\u2019indice Nasdaq a franchi vendredi un cap symbolique à la clôture en perdant plus de 20% par rapport à son dernier plus haut, atteint au mois d\u2019août.«Si cela continue, les marchés vont commencer à devenir négatifs pour l\u2019économie», a indiqué M.Volokhine.Le no2 deux du comité monétaire de la banque centrale américaine a lancé vendredi un retentissant «je vous ai compris» aux marchés financiers qui redoutent que la Fed soit sourde aux avertissements sur un ralentissement de la croissance.Mais rien n\u2019y fit.MARCHÉS BOURSIERS Voilà maintenant près d\u2019un an que 1030 employés syndiqués de l\u2019aluminerie ont été mis en lockout après le rejet des offres patronales Wall Street boucle sa pire semaine depuis 2008 A 8 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3452 | Télec.: 514-985-3340 Réservation le jeudi 20 décembre 15 H pour parutions du samedi 22 et lundi 24 décembre.Réservation le vendredi 21 décembre 11 H pour parutions du jeudi 27 décembre.Réservation le jeudi 27 décembre 15 H pour parutions du samedi 29 et lundi 31 décembre.Réservation le vendredi 28 décembre 15 H pour parutions du jeudi 3 janvier 2019.Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2018 ainsi que les 1er et 2 janvier 2019 TOMBÉES \u2013 PÉRIODE DES FÊTES AVIS LÉGAUX ET D\u2019APPELS D\u2019OFFRES AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné CHRISTIAN LEVASSEUR que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST dans le dossier 500-22- 251295-187.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 décembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné 9069- 3524 QUÉBEC INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de LAVAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de LAVAL, situé au 2800 BOULEVARD SAINT-MAR- TIN OUEST À LAVAL dans le dossier 540-22- 026959-188.Il est ordonné à la partie défenderesse de seprésenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.A défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 décembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné ALIMENTATION BENEDITH INC.que la patie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de TERRE- BONNE une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de I\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à I\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de SAINT- JÉRÔME, situé au 25 RUE DE MARTIGNY OUEST À SAINT-JÉ- ROME dans le dossier 700-22-040027-186.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès I\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 19 décembre 2018 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : 9244-5873 QUÉBEC INC.(RD HABITATION), dernière adresse connue au 990, Chemin de la Rivière Notre-Dame de la Merci, Notre-Dame-de-la-Merci (Québec) J0T 2A0 SERGE DURAND dernière adresse connue au 18005, rue Lapointe, G-500, Mirabel (Québec) J7J 0G2 DAMIEN CHAMPAGNE, dernière adresse connue au 9535, rue Dumouchel, Mirabel (Québec) J7N 3L1 H.F.EL FERRY, dernière adresse connue au 6, Dampierre, Blainville (Québec) J7B 0A7 BENOIT BELISLE, dernière adresse connue au 1210, rue Emond, Mont-Tremblant (Québec) J8E 2M5 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Terrebonne situé au 25, de Martigny Ouest, Saint-Jérôme (Québec) J7Y 4Z1 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 20 décembre 2018 par la greffière dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Saint-Jérôme, le 20 décembre 2018 François Langevin, Greffier-adjoint de la Cour du Québec 700-32-702102-185 700-32-702082-189 700-32-702063-189 700-32-702069-186 700-32-034661-189 AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : ECO \"MULTI-SURFACE INC., 11470 Ontario E., Montréal,QC, H1B 1K3 755-32-700559-182 CHRISTIAN GAND, 11470 Ontario E., Montréal,QC, H1B 1K3 755-32-700559-182 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Iberville situé au 109, rue Saint-Charles, RC.14, Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec) J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d'une petite créance qui ya été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis des options qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 20 décembre 2018 par le greffier dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Saint-Jean-sur-Richelieu, le 20 décembre 2018 Nataliya Dimitrova Greffière-adjointe de la Cour du Québec CANADA PROVINCE DE QUÉBEC DISTRICT DE BEAUHARNOIS COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) No.: 760-02-017670-188 WILLIAM CHARBONNEAU Partie demanderesse c.SÉBASTIEN LEDUC -et- VALÉRIE TANGUAY- PELLETIER Partie défenderesse AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Article 136 et 137 C.p.c.) AVIS EST DONNÉ À SÉBASTIEN LEDUC ET VALÉRIE TANGUAY PELLETIER de vous présenter au greffe du palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield, du district de Beauharnois, situé au 74 rue Académie à Sala- berry-de-Valleyfield, province de Québec, J6T 0B8 afin de recevoir un Avis d'exécution (Articles 681 et 682 C.p.c.) en matière d'expulsion qui y a été laissé à votre attention.Vous disposez d'un délai de dix (10) jours à compter de la publication de cet avis pour récupérer le document au Palais de justice de Valleyfield et pour vous conformez aux mesures d'exécution émises contre vous.Le présent avis est publié à la demande de l'Étude Derepentigny Inc., Huissiers de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.ÉTUDE DEREPENTIGNY INC.Huissiers de justice 57, rue St-Jean-Baptiste, suite 202 Salaberry-de- Valleyfield (Qc) J6T 1Z6 Tél.: (450) 377-2582 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Suite au décès survenu le 7 août 2018 d'Alexandre Tardif, en son vivant domicilié au 618, rue du Parc, Saint-Lin-Laurentides, Québec, J5M 3A2, un inventaire des biens du défunt a été dressé par le liquidateur Richard Tardif.Cet inventaire peut être consulté à l'étude du notaire Antoine Vaillancourt au 238, boulevard Sainte-Rose, Laval, Québec, H7L 1L6 Richard Tardif, liquidateur AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: Construction Émérite inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Construction Émérite inc., personne morale dûment constituée et ayant son siège social au 2637, ch.des Patriotes, Richelieu, Montréal, Québec J3L 6N1 est survenue 19 décembre 2018 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 9 janvier 2019, à 10h au 5675, ch.Chambly, bureau 201, Saint-Hubert, dans la province de Québec.Fait à Montréal le 22 décembre 2018.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4159, rue Bélanger Montréal, Québec H1T 1A2 Tél : 514-721-3744 www.LibereTesDettes.ca AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Suzanne Morin, en son vivant domiciliée au 1275, boul.Jac- ques-Cartier Est, Longueuil, Québec, J4M 2Y8, décédée le 24 août 2018, lequel inventaire peut être consulté par les intéressées à l'étude de la notaire soussignée au 40, boul.D'Anjou, Châteauguay, Québec, J6K 1B9.Me Geneviève Banville, notaire.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Michelle Dallaire, en son vivant domiciliée au 1000, avenue Rockland, Montréal (arrondissement Outremont), province de Québec, H2V 4P5, survenu le 30 juillet 2018, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Courtemanche, notaire, le 20 décembre 2018, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1.Donné ce 22 décembre 2018.Annick Bourgeau, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Christian Bezard, en son vivant domicilié au 190, avenue Willowdale, appartement # 709, Montréal (arrondissement d'Outre- mont), province de Québec, H3T 1G2, survenu le 30 décembre 2017, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Courtemanche, notaire, le 19 décembre 2018.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1.Donné ce 22 décembre 2018.Christiane Jansen, liquidateur AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que GESTION STEPHANE VAUDRIN INC., société légalement constituée ayant son siège social au 4605, rue de Lombardie à Brossard, Québec, a fait cession de ses biens le 19 décembre 2018 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la premiere assemblée des créanciers se tiendra le 7 janvier 2019 à 11h00, au 96, rue Turgeon, Sainte-Thérèse, Québec.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 20 décembre 2018.Eric Bisson, CPA, CA, SAI Responsable de l'actif PRENEZ AVIS qu'Agnès Cléroux, en son vivant domiciliée au 72, boulevard des Hauts- Bois #201, Sainte-Julie (Québec) J3E 3J4, est décédée le 25 octobre 2018 à Longueuil.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile du liquidateur, au 786, rue Hélène-Boullé #5, Boucherville (Québec) J4B 2A7.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Pierre Edmond Van Houtte est décédé à Saint-Lambert le 29 juin 2018.Un inventaire de ses actifs et de son passif a été dressé conformément à la loi et a été signé par les liquidateurs.Cet inventaire peut être consulté par les personnes ayant un intérêt juridique auprès de BCF s.e.n.c.r.l., au 1100, boulevard René- Lévesque Ouest, 25e étage, Montréal (Québec) H3B 5C9, en contactant Natasha Girouard, notaire (514-397-6927).(Dossier # 5432-310).Avis donné ce 20 décembre 2018 par BCF s.e.n.c.r.l., procureur pour les liquidateurs de la succession Pierre Edmond Van Houtte.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Noémi Leroux (aussi connue sous le nom de Noémie Leroux et Noémi Van Houtte) est décédée à Saint-Lambert le 19 août 2018.Un inventaire de ses actifs et de son passif a été dressé conformément à la loi et a été signé par les liquidateurs.Cet inventaire peut être consulté par les personnes ayant un intérêt juridique auprès de BCF s.e.n.c.r.l., au 1100, boulevard René- Lévesque Ouest, 25e étage, Montréal (Québec) H3B 5C9, en contactant Natasha Girouard, notaire (514-397-6927).(Dossier # 5432-312).Avis donné ce 20 décembre 2018 par BCF s.e.n.c.r.l., procureur pour les liquidateurs de la succession Noémi Leroux AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION Avis est par les présentes donné que FONDATION PAUL-A.FOURNIER demandera au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre conformément aux dispositions de la Loi sur les compagnies (Québec), Partie III.Le siège de la personne morale est situé à Brossard.Montréal, le 20 décembre 2018.Les conseillers juridiques de la personne morale, MILLER THOMSON SENCRL AVOCATS L\u2019Orchestre Métropolitain présentait vendredi le Concerto pour piano de Schumann, interprété par Éric Le Sage et dirigé par Yannick Nézet-Séguin.Lisez la critique du concert par Christophe Huss sur toutes les plate- formes numériques du Devoir.À LIRE SOLEA MANAGEMENT Der Spiegel exprime sa « honte » après une falsification d\u2019articles BERLIN \u2014 L\u2019hebdomadaire allemand Der Spiegel, ébranlé par l\u2019affaire de son journaliste vedette Claas Relotius, qui a falsifié ses articles, a fait part de sa «honte» vendredi en consacrant un long dossier à ce scandale dans un contexte de défiance généralisée envers les médias.«Il nous est arrivé le pire de ce qui peut arriver à une rédaction: pendant des années, nous avons eu dans nos pages des reportages et d\u2019autres textes qui ne rendaient pas compte de la réalité, mais qui ont été inventés en partie», écrivent le rédacteur en chef, Dirk Kurbjuweit, et la rédactrice en chef adjointe, Susanne Beyer, dans le numéro à paraître samedi.«Cela nous fait honte», ajoutent-ils.Le magazine a révélé mercredi que M.Relotius avait inventé en partie ou intégralement des articles qu\u2019il a écrits pour le titre.Agence France-Presse EN BREF LOUISE-MAUDE RIOUX SOUCY LE DEVOIR Un monde sépare le quotidien d\u2019un Nunavut parfois âpre de celui infiniment meurtri d\u2019une Syrie à feu et à sang.Entre les deux, la cinéaste Lucy Tulugarjuk a imaginé une oasis au centre de laquelle deux fillettes en perte de repères iront puiser du réconfort.Tia et Piujuq donnent leurs noms à ce film sans prétention, à hauteur d\u2019enfants, qui, sous ses imperfections, charme par sa pureté de cœur et d\u2019esprit.Premier film de l\u2019actrice Lucy Tulugar- juk (vue notamment dans Atanarjuat: la légende de l\u2019homme rapide, le bijou de Za- charias Kunuk), Tia et Piujuq raconte la rencontre improbable entre une Syrienne de 10 ans, Tia, et une Inuite du même âge, Piujuq.Par le truchement d\u2019un portail magique, Tia, qui vient d\u2019emménager dans un Montréal effervescent qui la déroute, se retrouvera propulsée dans la toundra arctique où elle se liera avec une Piujuq esseulée.Le fil narratif est quelque peu grossier, même pour un jeune public.Le récit balbutie et hoquette à l\u2019occasion, donnant tantôt trop de clés, tantôt pas assez.Le jeu des comédiens est crispé dans certaines scènes, mais il gagne en naturel au fur et à mesure que l\u2019amitié des deux fillettes se construit.Une vraie chimie lie d\u2019ailleurs les jeunes actrices, dont les histoires personnelles croisent la fiction.Tia Bshara est une jeune réfugiée syrienne dont la famille a été parrainée par la Ville de Rimouski tandis que Nuvvija Tulugarjuk est originaire du Nunavut (et accessoirement fille de la réalisatrice, actrice et chanteuse de gorge).La réalisation souffre de cassures maladroites accentuées par des transitions oniriques qui détonnent.Cela n\u2019em- CRITIQUE CINÉMA Les amitiés imaginaires De la Syrie au Nunavut, deux fillettes abolissent les frontières par la magie de la camaraderie pêche pas les fulgurances poétiques d\u2019émerger çà et là.À Montréal, d\u2019abord, une ville qui est dépeinte par Lucy Tulu- garjuk avec un réalisme que l\u2019on sent plein d\u2019amour.Ce Montréal des ruelles, bigarré et multiethnique, sonne très juste.Le mélange des langues, du français à l\u2019anglais en passant par l\u2019arabe et l\u2019inuktitut, y est tout naturel.Idem pour la beauté nue d\u2019Igloolik qui hypnotise et apaise.Sur la grève de galets, l\u2019été s\u2019étire paresseusement entre un ciel céruléen et une eau cristalline tandis que la grand-mère de Piujuq égrène le temps jusqu\u2019au prochain gel dans le cocon de son camp d\u2019été.Des plans à couper le souffle permettent d\u2019apprécier la palette subtile du couvert végétal qui dessine des formes d\u2019ocres et de verts spectaculaires.Tia et Piujuq raconte la rencontre improbable entre une Syrienne de 10 ans, Tia (Tia Bshara, à droite), et une Inuite du même âge, Piujuq (interprétée par Nuvijja Tulugarjuk).ISUMA DISTRIBUTION INTERNATIONAL L\u2019insertion de leçons de mythologie inuite, tissée de phénomènes magiques et d\u2019apparitions mystérieuses, est trop forcée.On aurait aussi pris plus de finesse dans l\u2019entrelacement de ces univers au demeurant porteurs d\u2019une belle lumière.On aurait surtout pris plus de cette franche camaraderie hors du temps et des normes entre Tia et Piujuq, qui nous ramène à l\u2019essentiel de l\u2019expérience humaine.Tia et Piujuq ?De Lucy Tulugarjuk, avec Tia Bshara, Nuvvija Tulugarjuk, Eiman Aljaber, Ghaiss Gharibet, Madeline Ivalu et Jacky Qrun- nut.Québec, 2018, 79 minutes.À l\u2019affiche au cinéma Moderne de Montréal les 23 et 28 décembre et les 3 et 5 janvier. A 9 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convict ions pol i t iques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.À LOUER À PARIS Bel appartement, derrière le Bon Marché, 7e arrondissement, 2 càc, 158m2, lumineux et calme, dans un parc, 2000 euros par semaine.Location pour vacances d'une semaine minimum.Contact (514) 978-1925 À PARIS Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, 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Shiffrin.Elle est devenue la plus jeune skieuse à atteindre le plateau des 49 victoires en Coupe du monde, et elle pourrait signer sa 50e dès le slalom samedi.Mikaela Tommy, de Wakefield, fut la meilleure skieuse canadienne en vertu de sa 19e place, à 2,77 secondes de Shiffrin.Ses compatriotes Valérie Grenier, d\u2019Ottawa, et Marie-Michèle Gagnon, de Lac-Etchemin, ont respectivement terminé 20e et 22e.Associated Press Le Fury d\u2019Ottawa obtient le feu vert de la CONCACAF pour jouer en USL en 2019 OTTAWA \u2014 Le conflit opposant le Fury d\u2019Ottawa à la CONCACAF semble terminé.Pour l\u2019instant.Le club a indiqué qu\u2019il avait obtenu la confirmation de la part de l\u2019Association canadienne de soccer que la CONCACAF lui permet maintenant de jouer dans la United Soccer League en 2019, à condition que la FIFA approuve cette décision.La CONCA- CAF avait au départ interdit au Fury de jouer dans un circuit américain alors qu\u2019une option nationale \u2014 la Première Ligue canadienne \u2014 verra le jour en avril prochain.Le Fury, seul club canadien toujours actif au sein de l\u2019USL, s\u2019était tourné vers le Tribunal arbitral du sport.Une audience ne sera plus nécessaire après la volte-face de la CONCACAF.La PLC inaugurera ses activités en 2019 avec sept formations.La Presse canadienne L\u2019Impact amorcera son camp d\u2019entraînement en Floride le 21 janvier L\u2019Impact de Montréal a dévoilé vendredi les détails de son prochain camp d\u2019entraînement, qui sera lancé le 21 janvier prochain.Le onze montréa- lais se rendra au Premier Sports Campus de Lakewood Ranch, où il demeurera jusqu\u2019au 7 février.Après quelques jours à Montréal, l\u2019équipe s\u2019installera à St.Petersburg pour une quatrième année d\u2019affilée à compter du 11 février.Pour l\u2019instant, l\u2019Impact a prévu cinq matchs préparatoires avant de prendre la route de la Californie pour son premier match de la campagne, le 2 mars, à San Jose.L\u2019équipe a dévoilé plus tôt cette semaine qu\u2019elle lancera sa saison locale le 13 avril, en accueillant le Crew de Columbus au Stade Saputo.La Presse canadienne Mikaela Shiffrin JEFF PACHOUD AGENCE FRANCE-PRESSE LA PRESSE CANADIENNE Le Canadien Brady Leman a décroché la médaille de bronze à la Coupe du monde de ski cross, vendredi, réalisant du même coup son quatrième podium à Innichen, la piste la plus raide et la plus sinueuse du circuit.Le vétéran âgé de 32 ans, qui a obtenu l\u2019or dans cette discipline aux Jeux olympiques de Pyeongchang, a terminé derrière les Français Jonathan et Bastien Mi- dol.«C\u2019était une dure épreuve en finale et j\u2019ai skié de mon mieux pour obtenir la troisième place», a résumé Leman.Le Montréalais Christopher Del Bosco a abouti en huitième place.Chez les dames, la championne de ski cross aux Jeux olympiques de Sotchi en 2014, Marielle Thompson, de Whistler, en C.-B., a abouti au pied du podium.Ses compatriotes Abby McEwen, d\u2019Edmonton, et India Sherret, de Cranbrook, en C.-B., ont terminé l\u2019épreuve en sixième et huitième places.« Je n\u2019avais aucune idée de ce qui allait se passer.C\u2019était très éprouvant pour les nerfs, mais vraiment amusant, a déclaré McEwen, une skieuse de 22 ans qui participait à sa première petite finale en Coupe du monde.J\u2019avais un grand sourire au départ, je voulais juste aller vite.Je ne savais pas comment j\u2019allais finir.C\u2019est un parcours difficile, très glacé, mais lors de ma petite finale, j\u2019étais deuxième et j\u2019ai maintenu cette position.» SKI CROSS Le bronze pour Leman GEMMA KARSTENS-SMITH À VANCOUVER LA PRESSE CANADIENNE Alexis Lafrenière ne pense pas à la pression imposée à l\u2019équipe à laquelle il est sur le point de se joindre.Il veut juste jouer au hockey.L\u2019attaquant âgé de 17 ans est le plus jeune joueur d\u2019Équipe Canada au Championnat du monde de hockey junior, qui se mettra en branle la semaine prochaine.Quelques rares athlètes sont parvenus à se tailler un poste avec l\u2019équipe avant d\u2019atteindre la majorité.Parmi eux se trouvent quelques joueurs d\u2019exception, dont Wayne Gretzky et Connor McDavid.Lafrenière ne se considérait cependant pas comme un négligé à l\u2019aube du camp de sélection la semaine dernière à Victoria.«L\u2019âge n\u2019a aucune importance, a-t-il dit avant le dévoilement de la formation.Nous avons tous les mêmes chances.» Sa place au sein de la formation canadienne s\u2019est officialisée plus tôt cette semaine lorsque les Kings de Los An- geles ont confirmé que leur espoir Gabe Vilardi s\u2019absentera du tournoi en raison d\u2019une blessure au dos.L\u2019entraîneur-chef d\u2019Équipe Canada junior, Tim Hunter, a déclaré qu\u2019il aime la contribution de Lafrenière.« Il fait partie de cette équipe parce qu\u2019il a le talent nécessaire, a dit Hunter au camp de sélection.Il ne joue pas comme un jeune de son âge.Il est agressif, joue intelligemment et avec intensité.Il n\u2019a pas connu de moments où il se dit : \u201cOh, c\u2019est difficile.\u201d Il n\u2019oublie pas ses responsabilités et n\u2019a jamais de relâchements.» Lafrenière a déjà attiré l\u2019attention des dépisteurs en raison de son maniement de rondelle hors pair et de son puissant tir avec l\u2019Océanic de Ri- mouski, dans la LHJMQ.Le joueur de 6 pi 1 po et 192 lb a amassé 80 points à sa saison recrue l\u2019an dernier, et il a déjà marqué 17 buts et récolté 34 mentions d\u2019assistance jusqu\u2019ici à sa deuxième campagne.« Il sait très bien lire le jeu, a commenté l\u2019entraîneur adjoint de l\u2019Océa- nic Charles Juneau en entretien téléphonique.Il sait où ira la rondelle avant même qu\u2019une passe soit faite, et il sait où ses coéquipiers seront avant même de lever les yeux.» Lafrenière, qui est originaire de Saint-Eustache, avait seulement 15 ans lorsqu\u2019il a entamé sa carrière junior avec l\u2019Océanic.Depuis ce temps, il a grandi et est devenu un joueur plus complet, plus pointilleux sur les détails et sur son jeu en défense, a mentionné Juneau.Il a également piqué la curiosité de certains joueurs de la LNH, dont un qui a déjà évolué pour l\u2019Océanic.Le capitaine des Penguins de Pittsburgh, Sidney Crosby, n\u2019a pas tari d\u2019éloges à son endroit.« Le fait qu\u2019il fasse maintenant partie de l\u2019équipe confirme beaucoup de choses quant à son talent, et je crois que c\u2019est une belle occasion pour un jeune homme comme lui de faire partie d\u2019Équipe Canada junior, peu importe son âge», a évoqué Crosby, qui était âgé de 16 ans lorsqu\u2019il a enfilé pour la première fois le chandail orné de la feuille d\u2019érable au Mondial junior en 2004.« Je crois cependant que l\u2019important [pour Lafrenière] à son âge, c\u2019est de s\u2019amuser.Il a encore une autre année à patienter avant d\u2019être admissible au repêchage, donc j\u2019espère qu\u2019il ne se mettra pas trop de pression sur les épaules.» Alexis Lafrenière a soulevé en août dernier la coupe Hlinka Gretzky, un tournoi junior international remporté par le Canada.CODIE MCLACHLAN LA PRESSE CANADIENNE HOCKEY « L\u2019âge n\u2019a aucune importance » À 17 ans, Alexis Lafrenière sera déjà un rouage essentiel d\u2019Équipe Canada junior LEDEVOIR // LES SAMEDI 22 ET DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 2018 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.I l y a quelques semaines, une petite anthologie de rien du tout a trouvé son chemin jusqu\u2019à l\u2019îlot culturel du Devoir.Intitulé Le tout va bien 2018, le recueil propose 136 titres insolites mais bien réels et diffusés dans les médias, même les plus grands.Après une monumentale rigolade dans la section \u2014 doublée d\u2019une perte de productivité importante \u2014, une espèce de sentiment un peu amer planait.En sommes-nous encore là dans les médias, accros aux faits divers ?Et pourquoi ?Allez, riez avec nous un peu.La première page du Tout va bien ?« Un magicien devient allergique à son lapin », titrait Sciences et Avenir.Rhôoo ! « En tracteur, il parvient à semer les gendarmes sur 32 kilomètres », propose plus loin Europe 1.Sympa.«Un homme sans bras poignarde un touriste avec ses pieds », dixit France Soir.Euh ?« Ivre, il pénètre dans un logement et discute avec un bébé de 18 mois », selon Ouest- France.Pas vrai ! Le Québec a aussi droit à ses moments de « gloire » dans ce livre très européen : « Une joggeuse qui fait caca à répétition devant la même maison est recherchée par la police », a titré cette année Le Journal de Montréal.Rien du Devoir, toutefois.L\u2019an prochain, peut-être.Bien sûr, les médias de tout acabit déploient beaucoup d\u2019énergie à publier du matériel sérieux, fouillé, socialement ou politiquement important.Mais il suffit d\u2019un tour sur le fil de presse des grandes agences et sur les sites Web et des médias et sur leurs réseaux sociaux pour voir s\u2019ouvrir un monde de cocasseries.Pour expliquer cette abondance, « il y a plein de grilles d\u2019analyse qui se recoupent et qui ne s\u2019excluent pas, estime Frédéric Martin, le patron de la maison d\u2019édition parisienne Le Tripode, qui publie le recueil cocasse depuis 2014.Je pense qu\u2019il y a quand même la tentation du clic.On le voit très clairement dans certains médias, qui pourraient remplir à eux seuls Le tout va bien.» Est-ce à dire que la crise actuelle des médias peut aussi éclairer l\u2019omniprésence des faits divers sur les différentes plateformes, notamment en ligne ?« Ça peut certainement l\u2019expliquer, c\u2019est une tentation quand les affaires vont mal d\u2019aller vers des contenus faciles », croit Colette Brin, la directrice du Centre d\u2019études sur les médias de l\u2019Université Laval.Du même souffle, Mme Brin précise que le succès des faits divers est connu depuis longtemps et qu\u2019il n\u2019y a peut- être là rien de nouveau sous le soleil.Toutefois, « l\u2019environnement numérique rend les choses un peu plus visibles, plus perceptibles.Et renouvelle un peu les inquiétudes, parce que les choses circulent différemment ».Le journaliste Patrick White, qui a passé sept ans au HuffPost Québec en plus d\u2019avoir bossé plus d\u2019une décennie chez Reuters, croit que « le règne de l\u2019insolite est loin d\u2019être terminé ».Il estime toutefois que l\u2019approche du clic à tout prix va peut-être s\u2019essouffler, car autour de 80 % des jeunes Canadiens et Américains utilisent un logiciel pour bloquer les publicités en ligne, dit-il.« Par contre, si tu as du bon contenu autour de cette petite nouvelle insolite, là, tu amènes les gens à consulter tes vidéos, tes longs formats, à revenir sur la page d\u2019accueil à l\u2019occasion.» Le fait divers comme un hameçon, quoi.Soupape Frédéric Martin, tout comme Colette Brin, voit aussi dans l\u2019abondance de faits divers une course à l\u2019attention.« Ça dit quelque chose quand même au temps d\u2019Internet, estime l\u2019éditeur.Il y a un tel flux, il y a tellement d\u2019informations que l\u2019art du titre est devenu très important.» Il y a donc une « surcharge d\u2019information », comme le dit Mme Brin, mais il y a aussi la lourdeur de celle-ci qui peut être difficile à porter.D\u2019où le fait divers, croit Patrick White.« Il y a toujours un intérêt des gens pour s\u2019aérer l\u2019esprit durant la journée, et on le comprend aujourd\u2019hui avec l\u2019actualité lourde partout, les nouvelles sur Trump au quotidien, les attentats à gauche et à droite, les problèmes économiques\u2026 On se rend compte que ce genre de nouvelles insolites a de plus en plus sa place.» Colette Brin estime que, pour « relâcher la pression », les sujets divertissants ont leur place dans l\u2019univers médiatique, même si « on ne se sent pas toujours grandi quand on les consomme.C\u2019est une question de dosage et d\u2019équilibre ».Le patron des éditions Le Tripode croit par ailleurs que, si la nouvelle insolite plaît au lecteur, elle s\u2019ancre aussi dans la réalité de celui qui l\u2019écrit.« Ça dit quelque chose sur le dur métier de journaliste, croit Frédéric Martin.Je me souviens qu\u2019à la première édition, il y avait une journaliste qui avait adoré le livre et qui avait trouvé une formule que je trouvais très juste : que les faits divers, c\u2019était le happy hour du journaliste.Vous faites un métier qui est à la fois très exigeant, très complexe au- jourd\u2019hui vu le contexte de la presse, et en traitant le fait divers, il y a quelque chose qui se révèle un peu comme un défouloir.» Martin voit même dans le fait divers « un sous-genre littéraire », que l\u2019on retrouve dans les journaux dès le début du XXesiècle.« En l\u2019espace de quelques mots, on peut dire l\u2019essentiel de l\u2019humanité et provoquer un sourire.Il y a quelque chose de très poétique, en fait, dans l\u2019art du fait divers, et notamment du titre.[\u2026] C\u2019est très marrant parce que c\u2019est à la fois le fait exceptionnel et le fait le plus banal.» Grands médias et agences La nouvelle cocasse n\u2019est pas le propre des sites de seconde zone, précise Patrick White, soulignant que le New York Times, le Miami Herald, El País et pas mal tous les grands journaux internationaux s\u2019y collent.« Mais chacun le fait à sa sauce, en fonction du type de lectorat qu\u2019il a.» Il ajoute que les principaux créateurs de faits insolites sont les agences de presse, comme AFP, Reuters et AP.Une simple recherche sur les fils de presse auxquels Le Devoir est abonné le confirme.Les textes y sont légion.On trouve par exemple : « Un braconnier américain condamné à visionner Bambi», «Deux religieuses tapent dans la caisse de l\u2019école catholique pour jouer à Las Vegas» et même «USA: petit doigt coincé dans l\u2019accoudoir, il poursuit la compagnie aérienne».Patrick White se souvient d\u2019avoir fait une dépêche au HuffPost sur un perroquet qui avait attaqué son maître dans sa douche à Trois-Rivières et qui l\u2019avait presque vidé de son sang.«Quand j\u2019ai reçu les coupures de presse quelques semaines après, je pense que ç\u2019avait eu plus d\u2019impact que tout ce que j\u2019ai fait chez Reuters en 11 ans.Et j\u2019ai quand même couvert le référendum, la mort de Lady Di, les Olympiques à Salt Lake City\u2026» Ce qui peut mettre un frein à la création et à la diffusion des faits divers, croit Colette Brin, c\u2019est peut-être les nouvelles approches des entreprises de presse, qui tendent à se diriger vers un modèle payant ou incluant des dons du public.« On va peut-être y réfléchir à deux fois avant de s\u2019abonner ou de donner à un média qui nous offre surtout du divertissement léger dont on sait qu\u2019il n\u2019a pas beaucoup de valeur.Alors qu\u2019on aura peut-être davantage le réflexe de contribuer à un média qui fait un effort pour offrir un contenu plus de fond.» PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Le tout va bien Collectif, Le Tripode, Paris, 2018, 136 pages MÉDIAS Pourquoi les médias font leurs choux gras des nouvelles insolites Le fait divers sert entre autres d\u2019hameçon et de soupape dans une actualité lourde Ça dit quelque chose quand même au temps d\u2019Internet.Il y a tellement d\u2019informations que l\u2019art du titre est devenu très important.FRÉDÉRIC MARTIN » À droite, certaines perles tirées du recueil 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