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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
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Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2019-01-11, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 2 / LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM Retour du refoulé True Detective, saison 3, ou l\u2019art de revenir aux sources STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR uand ça devrait être fini, ça recommence.Et on peut dire merci.En 2014, la première saison de True Detective (HBO) faisait souffler du très chaud et un peu de froid.Les performances des comédiens (Matthew McCo- naughey et Woody Harrelson) et du réalisateur (Cary Fukunaga) étaient aussi saluées que le portrait sombre et lourd du sud des États-Unis.L\u2019intrigue du scénariste (Nick Pizzolato), autour de meurtres rituels, se résumait toutefois à quelques clichés.Dès ce beau et bon départ, la série était conçue sur le modèle de l\u2019anthologie, chaque saison se développant indépendamment, avec de nouveaux personnages, autour du genre policier imposé.La série Fargo, sur le même modèle, proposera bientôt un quatrième volet anthologisé.La deuxième mouture de True Detective (2015) réagissait aux critiques (tout de même largement positives) en proposant une histoire de corruption à la californienne emberlificotée.Elle a fait l\u2019unanimité sévère contre elle et failli signer son arrêt de mort.La série a pourtant rebondi et la revoilà à compter de dimanche soir avec une troisième proposition, à vrai dire une des suites les plus surveillées INDEX Monde.A6 Éditorial .A8 Idées.A9 Avis légaux.B9 Culture .B1 Grille TV.B2 Économie.B6 Météo .B8 Mots croisés.B8 Sudoku .B8 Sports.B9 ZEITGEIST Un monde nerveux.La chronique de Josée Blanchette.B 10 ACTUALITÉ Scott Brison démissionne comme président du Conseil du Trésor | A 3 ACTUALITÉS La laine québécoise s\u2019est faufilée dans l\u2019oubli A 10 À McAllen au Texas, le président américain, Donald Trump, a attribué aux démocrates la responsabilité de la fermeture partielle du gouvernement.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR La construction prévue de deux ports majeurs sur le Saguenay, dont le projet gazier Énergie Saguenay, va à l\u2019encontre des objectifs du plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent, conclut un avis scientifique produit par des chercheurs de Pêches et Océans Canada.Ces projets pourraient d\u2019ailleurs avoir des impacts négatifs pour des portions de l\u2019habitat qui sont considérées comme étant aussi essentielles que le secteur de Cacouna.L\u2019avis scientifique produit pour évaluer les «effets potentiels» du projet d\u2019exportation de gaz naturel Énergie Saguenay et du projet minier Arianne Phosphate souligne que les deux infrastructures «tripleront» le trafic maritime actuel dans le Saguenay, «pour le faire passer de 450 à près de 1300 transits par an».À eux seuls, ces deux projets augmenteront aussi de 10 % « le trafic mar- Avis défavorable aux projets de ports au Saguenay chand total » dans l\u2019estuaire du Saint- Laurent et l\u2019habitat du béluga, une espèce « en voie de disparition » toujours en déclin et dont il ne subsiste plus qu\u2019environ 880 individus.« Cette augmentation notable du trafic aura pour conséquence d\u2019augmenter le niveau de bruit ambiant et de réduire les fenêtres temporelles et spatiale d\u2019opportunités pour les bélugas dans le Saguenay, son embouchure et dans l\u2019estuaire maritime», précise le document d\u2019une vingtaine de pages, daté de juillet 2018.Puisque ces animaux font « un usage intensif des sons » pour accomplir leurs fonctions vitales d\u2019alimentation, de communication et d\u2019évitement des « dangers », l\u2019augmentation du bruit dans leur habitat peut avoir des impacts négatifs significatifs.En fait, l\u2019importance de l\u2019environnement acoustique est telle que le bruit chronique est considéré comme une « dégradation de l\u2019habitat ».Dans ce contexte, «on ne peut exclure des risques élevés compte tenu de l\u2019état actuel de la population en déclin pour laquelle le bruit a été identifié comme un des facteurs de risques », insistent les chercheurs de Pêches et Océans.Rétablissement Les scientifiques soulignent d\u2019ailleurs que le Programme de rétablissement du béluga élaboré par le gouvernement du Canada en vertu de la Loi sur les espèces en péril prévoyait des mesures afin de réduire le bruit dans l\u2019habitat.«Les projets proposés ne contribueront pas à l\u2019atteinte de cet objectif.À l\u2019inverse, l\u2019insonifica- tion plus fréquente d\u2019un secteur actuellement peu insonifié (le Saguenay) et l\u2019augmentation de 10% du trafic dans l\u2019estuaire maritime iront à l\u2019encontre des objectifs de rétablissement et des mesures récemment proposées pour minimiser les effets du stresseur bruit», expliquent- ils dans la conclusion de leur analyse.Mahershala Ali joue le rôle du détective Wayne Hays.HBO JESSICA NADEAU LE DEVOIR Sous pression pour dénouer la crise budgétaire qui paralyse le pays depuis maintenant trois semaines, le président américain, Donald Trump, tente de renverser la vapeur et de jeter l\u2019opprobre sur les démocrates qui refusent de financer son mur, en donnant un visage humain à ce qu\u2019il appelle la « crise humanitaire et de sécurité nationale » à la frontière.Donald Trump s\u2019est rendu jeudi à McAllen au Texas, à la frontière mexicaine, pour une table ronde sur l\u2019immigration et la sécurité frontalière à laquelle participaient de nombreux agents frontaliers, responsables de la sécurité et autres élus locaux.Dans une mise en scène savamment étudiée, mettant bien en évidence des paquets d\u2019amphétamines, d\u2019héroïne, d\u2019armes et de billets d\u2019argent saisis par les agents frontaliers aux points d\u2019entrée du pays, le président a répété l\u2019importance d\u2019avoir un mur pour faire diminuer la criminalité au pays, et ce, même si une fonctionnaire qui présentait des photos du travail à la frontière a indiqué au passage qu\u2019ils venaient de découvrir, tout près de l\u2019endroit où ils étaient réunis, un tunnel de 25 pieds de long utilisé par des trafiquants qui ont trouvé une façon de passer malgré le mur qui existe déjà dans ce secteur.IMPASSE BUDGÉTAIRE Trump tente de discréditer les démocrates Q VOIR PAGE A 5 : RETOUR VOIR PAGE A 5 : TRUMP VOIR PAGE A 2 : SAGUENAY ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 DOSSIER DU SAMEDI Qui veille sur votre assiette ?Des laitues aux fraises contaminées, les rappels d\u2019aliments frappent l\u2019opinion publique.Mais entre la paralysie budgétaire de Trump et la baisse du nombre d\u2019inspecteurs, les Canadiens ont-ils vraiment raison de s\u2019inquiéter de ce qui atterrit sur leurs tables ?TEXTES ANNABELLE CAILLOU FABIEN DEGLISE PAULINE GRAVEL PHOTOS JACQUES NADEAU À LIRE DEMAIN J A C Q U E S N A D E A U GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR Deux universités et une vingtaine de cé- geps ne se sont toujours pas dotés d\u2019une politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel sur leur campus, contrevenant ainsi à l\u2019ultimatum de Québec fixé au 1er janvier.Le ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur a publié jeudi la liste des établissements postsecon- daires qui se sont dotés d\u2019une telle politique.L\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM) et l\u2019Université McGill brillent par leur absence.Du côté des cé- geps, ils sont moins de la moitié à s\u2019être conformés à la directive du ministère sur un total de 48 institutions.Plusieurs collèges en région, notamment le cégep de Sherbrooke, le cégep de Drummond- ville, de même que le cégep du Vieux Montréal et le Collège Dawson, figurent parmi les 26 fautifs.Adoptée en décembre 2017 sous l\u2019ancien gouvernement Couillard dans la foulée du mouvement #MoiAussi, la loi 151 oblige les établissements d\u2019enseignement supérieur à adopter un code de conduite ainsi qu\u2019un processus de plainte, d\u2019intervention et de sanction pour combattre les violences sexuelles.Les relations intimes entre les professeurs et les étudiants \u2014 le plus souvent des étudiantes \u2014 doivent également être plus sévèrement encadrées.Les établissements concernés avaient jusqu\u2019au 1er janvier pour adopter puis transmettre leur politique au gouvernement, et jusqu\u2019au 1er septembre 2019 pour l\u2019appliquer.Contactée par Le Devoir, l\u2019Université McGill justifie son retard par un processus de révision d\u2019une précédente politique en la matière (adoptée en 2016) qui est en cours auprès des différents membres de sa communauté.Car la loi 151 oblige cégeps et universités à consulter leur communauté \u2014 étudiants et membres du personnel, entre autres \u2014 avant adoption.« La politique révisée sera présentée au Sénat et au Conseil des gouverneurs de l\u2019Université en février et en mars pour approbation », ajoute Vincent Allaire, relationniste.Même son de cloche à l\u2019UQAM : la consultation des différents acteurs de la communauté s\u2019est étirée jusqu\u2019à la fin du mois de septembre, ce qui explique que l\u2019établissement n\u2019ait toujours rien présenté au ministère.« On a prolongé la consultation pour que plus de gens y participent.L\u2019idée n\u2019est pas de bâcler ou de tourner les coins ronds.On veut faire les choses correctement, et la politique devrait être fi- nalisée dans les prochaines semaines», a fait savoir Jenny Desrochers, porte-parole de l\u2019institution, sans être en mesure de préciser une date.L\u2019Université McGill et l\u2019UQAM affirment toutes deux être en mesure d\u2019appliquer avant le début du trimestre VIOLENCES SEXUELLES Près de la moitié des cégeps n\u2019ont toujours pas de politique d\u2019automne leur politique respective, conformément à la loi.Du côté de la Fédération des cégeps, ceux qui contreviennent à la directive du ministère depuis le début de l\u2019année avaient montré patte blanche, fait savoir la directrice des communications, Judith Laurier.«Certains cégeps nous avaient avisés qu\u2019ils allaient adopter la politique durant l\u2019hiver ou le printemps et que la politique allait entrer en vigueur comme convenu le 1er septembre 2019», dit-elle.Modèle proposé par Québec «Les gens le savaient et certaines institutions étaient en mesure de répondre au délai», réagit la cofondatrice du mouvement Québec contre les violences sexuelles Mélanie Lemay.Si elle reconnaît que le retard qu\u2019accusent certains établissements s\u2019explique par leur volonté d\u2019édicter «une politique de qualité», elle juge que pour d\u2019autres, le processus d\u2019adoption «a été un peu précipité et la voix des étudiants n\u2019a pas été nécessairement entendue».« On trouve qu\u2019il aurait été beaucoup plus simple \u2014 et c\u2019est ce que notre mouvement avait préconisé dès le départ \u2014 que le gouvernement rédige un modèle pilote de politique avec des balises claires à laquelle se seraient ajustées les institutions post-secondaires », explique celle qui est aussi l\u2019une des instigatrices de la loi 151.«Ce qui s\u2019est plutôt passé, c\u2019est que chacune d\u2019entre elles a dû se débrouiller comme elle le pouvait pour concocter une politique.» Le ministère a néanmoins fait parvenir pendant l\u2019été aux institutions un guide visant à les accompagner dans la rédaction de leur politique.JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Le premier ministre François Legault estime que la loi 101 doit être respectée et que l\u2019affichage bilingue n\u2019a pas sa place à l\u2019hôpital de Lachute.Il y a un mois, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides a annoncé qu\u2019à la demande de l\u2019Office québécois de la langue française (OQLF) et pour se conformer à la Charte de la langue française, les panneaux bilingues installés à l\u2019intérieur et à l\u2019extérieur de l\u2019hôpital de Lachute (Centre multiservices de santé et de services sociaux d\u2019Argenteuil) seraient remplacés par des affiches en français seulement.Cette exigence a été dénoncée par plusieurs maires de la région, mais interrogé jeudi à ce sujet, le premier ministre François Legault a donné raison à l\u2019OQLF.« L\u2019hôpital ne respectait pas la loi.La loi 101 doit être respectée.C\u2019est ce que nous ferons », a-t-il indiqué.« Mais comme vous le savez, les anglophones continueront d\u2019avoir le droit de bénéficier de services en éducation et en santé.Je ne vois pas l\u2019importance d\u2019avoir de l\u2019affichage bilingue.» Frustration Maire du Canton de Gore, Scott Pearce n\u2019est pas de cet avis.Le mois dernier, les neuf maires de la MRC d\u2019Argen- teuil, parmi lesquels trois anglophones et six francophones, se sont unis pour dénoncer la décision de l\u2019OQLF.Scott Pearce fait valoir qu\u2019une complicité existe entre les communautés francophone et anglophone dans la région.« On n\u2019a pas de débat linguistique, ici.La frustration, c\u2019est qu\u2019on se demande pourquoi un fonctionnaire de Montréal transfère les chicanes linguistiques de Montréal chez nous », dit-il.L\u2019affichage en français uniquement pourrait être problématique pour les Hôpital de Lachute : « La loi 101 doit être respectée », dit Legault Des habitats essentiels au rétablissement du béluga SAGUENAY SUITE DE LA PAGE A 1 « Bien que l\u2019effet de ces projets sur la trajectoire de la population ne puisse être estimé dans le cadre de cet avis, il est fortement improbable qu\u2019ils soient bénéfiques pour les individus ou qu\u2019ils favorisent le rétablissement de la population », ajoutent-ils.La chercheuse Véronique Lesage, qui a collaboré à la rédaction de l\u2019avis scientifique, souligne aussi au Devoir que l\u2019augmentation prévue du trafic maritime associé à ces deux projets est « non négligeable », surtout dans un contexte où « la préservation d\u2019habitats hautement fréquentés mais peu bruyants» a été clairement déterminée comme une piste de solution pour espérer un éventuel « rétablissement » de cette espèce.Un point de vue que partage Robert Michaud, un spécialiste du béluga qui étudie l\u2019espèce depuis plus de trente ans.Il précise d\u2019ailleurs que le secteur de la baie Sainte-Marguerite, sur le Sa- guenay, est relativement peu bruyant et fréquenté assidûment par des femelles accompagnées de leurs jeunes, voire de leurs nouveau-nés.Selon l\u2019avis des scientifiques de Pêches et Océans, « son utilisation pour la mise bas ne peut être exclue ».Avec l\u2019embouchure du fjord, ces secteurs sont donc, selon M.Michaud, aussi « essentiels » que le secteur de Cacouna, où TransCanada a échoué à construire un port pétrolier d\u2019exportation.« Ce sont tous des secteurs de haute fréquentation », insiste-t-il.Ces habitats font partie de l\u2019« habitat essentiel » du béluga, tel que reconnu par le gouvernement fédéral.La Loi sur les espèces en péril interdit de « détruire » une portion de cet habitat.Évaluation prévue L\u2019entreprise GNL Québec, qui pilote le projet Énergie Saguenay, s\u2019est engagée à mener une évaluation des impacts du trafic maritime, en conformité avec les directives de l\u2019évaluation environnementale fédérale, précise sa directrice des communications, Stéphanie Fortin.« L\u2019étude d\u2019impact de GNL Québec tient compte de tous les effets de la navigation.Un chapitre complet y est consacré et cela faisait partie des directives de l\u2019Agence canadienne d\u2019évaluation environnementale.On y traite notamment des risques, du bruit subaquatique, des mesures de contrôle ainsi que de l\u2019effet cumulatif des autres projets industriels en développement dans le fjord », explique-t-elle dans une réponse écrite.Cette étude sera « soumise bientôt ».Quant au projet Arianne Phosphate, le gouvernement fédéral, qui est le seul à avoir évalué l\u2019infrastructure portuaire associée à la future mine, a autorisé le projet en octobre dernier.Dans sa décision, la ministre de l\u2019Environnement Catherine McKenna n\u2019a imposé aucune contrainte sur le transport maritime, jugeant simplement que les navires de transport du minerai n\u2019auront pas «d\u2019effet négatif cumulatif» sur le béluga.Le promoteur du projet, l\u2019Administration portuaire du Saguenay, a toutefois indiqué qu\u2019il sera possible pour Arianne Phosphate d\u2019utiliser des navires qui se rendent déjà aux installations de Rio Tinto Alcan, et ce, afin de réduire le nombre de passages.Un « protocole d\u2019entente » a même été signé entre les deux entreprises « concernant le partage éventuel de services maritimes ».aînés qui parlent peu le français, sou- tient-il.L\u2019hôpital de Lachute savait depuis plusieurs années qu\u2019il lui faudrait changer l\u2019affichage.« Ça fait au moins trois ans que l\u2019Office nous signifie qu\u2019on n\u2019est pas conformes à la loi 101 et qu\u2019il nous demande de nous conformer.Ils se sont montrés flexibles, car ils étaient conscients de l\u2019impact financier que cela pouvait avoir pour nous », explique Myriam Sabourin, porte-parole du CISSS des Laurentides.Comme l\u2019hôpital planifiait de modifier la signalisation extérieure, l\u2019OQLF est revenu à la charge l\u2019an dernier pour que l\u2019établissement se conforme aux règles linguistiques à l\u2019intérieur de ses murs aussi.La bonne foi Précisons que l\u2019hôpital de Lachute n\u2019a pas de statut d\u2019hôpital bilingue et que les anglophones représentent 17 % de la population de la MRC d\u2019Argenteuil.La signalisation bilingue a été implantée il y a plus de dix ans sous une autre administration, précise Mme Sabourin.«Ç\u2019a été fait de bonne foi, mais ce n\u2019était pas conforme.L\u2019information n\u2019était pas connue à ce moment-là», dit-elle.L\u2019hôpital se donne jusqu\u2019à la fin du printemps pour terminer le remplacement des panneaux, mais on ignore pour l\u2019instant le coût de cette opération.D\u2019ici là, les inscriptions en anglais à l\u2019extérieur seront masquées.Myriam Sabourin assure que les modifications dans l\u2019affichage n\u2019auront aucun impact sur les soins prodigués.« Une personne unilingue anglophone qui se présente dans notre établissement va être en mesure de se faire servir dans sa langue », souligne-t-elle.De son côté, M.Pearce reconnaît que les anglophones n\u2019ont pas à se plaindre des services offerts à l\u2019hôpital : « Mais je comprends M.Legault.[\u2026] Je pense que rouvrir le débat linguistique au- jourd\u2019hui, ça ne sert personne.» Le secteur de la baie Sainte- Marguerite, sur le Saguenay, est relativement peu bruyant et fréquenté assidûment par des femelles accompagnées de leurs jeunes, voire de leurs nouveau-nés.GREMM Certains cégeps nous avaient avisés qu\u2019ils allaient adopter la politique durant l\u2019hiver ou le printemps et que la politique allait entrer en vigueur comme convenu le 1er septembre 2019 JUDITH LAURIER » 26 Nombre de cégeps qui ne se sont toujours pas dotés d\u2019une politique visant à prévenir et à combattre les violences à caractère sexuel sur leur campus. ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 Veaux, vaches, cochons\u2026 E n 1729, Jonathan Swift publia un pamphlet intitulé Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d\u2019être un poids pour leurs parents ou leur pays et les rendre utiles.Afin de combattre la misère qui frappait l\u2019Irlande du XVIIIe siècle, l\u2019écrivain ne proposait rien de moins que d\u2019utiliser les nourrissons comme source\u2026 d\u2019alimentation ! On ferait ainsi d\u2019une pierre deux coups en réduisant la taille des familles et en développant, à peu de frais, une nouvelle source d\u2019alimentation.Dublin offrirait « un débouché annuel d\u2019environ vingt mille pièces », avait calculé Swift.On reconnaît bien là l\u2019humour noir de l\u2019auteur des Voyages de Gulliver.Le même esprit inspirerait-il l\u2019ancien ministre français de l\u2019Environnement Yves Cochet ?On aurait pu le penser lorsqu\u2019il proposa récemment de supprimer les allocations familiales destinées au troisième enfant afin de\u2026 combattre les changements climatiques ! Mais on eut beau retourner ses propos dans tous les sens, on n\u2019y trouva pas la moindre trace d\u2019ironie.Dans un pays qui fut un pionnier des allocations familiales, la proposition ne manquait pas d\u2019audace.Surtout au moment où des milliers de jeunes couples et de mères de famille mo- noparentale qui peinent à joindre les deux bouts pour élever leurs enfants occupaient les ronds-points pour protester contre une écologie punitive qui les accable de taxes ! À quand la politique totalitaire de l\u2019enfant unique à la chinoise ?C\u2019est ainsi qu\u2019en décembre un couple de la région de Drummond nous apprenait que, « pour sauver la planète », il ne ferait pas d\u2019enfants.La belle affaire ! Il faut dire qu\u2019à 39 ans, la famille nombreuse ne menaçait pas vraiment.Cette idée mortifère n\u2019est pourtant que la dernière d\u2019une série de propositions toutes plus insolites les unes que les autres qui ont récemment fait irruption dans une certaine mouvance écologiste radicale.Ainsi le véganisme est-il devenu la dernière toquade des milieux branchés et des magazines à la mode.Sous des airs gentillets, ce mouvement n\u2019en recouvre pas moins une idéologie antihumaniste d\u2019un extrémisme qu\u2019on peine à imaginer.Car il y a une marge entre la nécessaire sensibilité à la souffrance animale et la suppression de tout produit animal (cuir, fromage, laine, soie, miel, etc.) qui entraînerait la disparition de centaines de milliers de producteurs, de milliards d\u2019animaux domestiques ainsi que de traditions et de savoirs alimentaires millénaires.Les fondateurs de cette parodie d\u2019antiracisme appliquée aux animaux appelée « antispécisme » ne s\u2019en cachent pas : leur conception de la nature exclut l\u2019homme et supprime la domestication animale apparue il y a des lustres.Comme si la grâce d\u2019un chant d\u2019oiseau ou la beauté d\u2019un ruisseau au printemps n\u2019étaient pas de pures inventions de l\u2019homme.Alors que l\u2019on pensait l\u2019écologie comme une façon d\u2019harmoniser l\u2019action des hommes aux besoins de la nature, on découvre qu\u2019elle est devenue pour certains une façon d\u2019en finir avec le genre humain en éradiquant des cultures et des modes de vie qui remontent à la nuit des temps.Quand il ne s\u2019agit pas de planifier notre extinction démographique.Dans les années 1990, des écologistes de la trempe de José Bové (d\u2019ailleurs lui-même ancien éleveur de brebis) avaient le courage de s\u2019en prendre aux McDo et autres symboles de l\u2019alimentation industrielle.Leurs successeurs véganes ne trouvent pas mieux que de harceler les petites boucheries artisanales.En France, une douzaine d\u2019entre elles ont ainsi été vandalisées.Au Québec aussi quelques bouchers ont été harcelés.Avouons-le, il y a parfois chez les fidèles de l\u2019écologie une forme de messianisme susceptible de séduire l\u2019ancien peuple missionnaire que nous avons été.Pourtant, ce ne sont pas les petits Chinois à 25 cents qu\u2019achetaient nos grands-parents qui ont éradiqué les famines en Chine.Comme ce ne sera pas les « lundis sans viande ni poisson » dont se sont entichées Isabelle Adjani et Juliette Binoche qui changeront quelque chose au réchauffement climatique.Les bonnes actions individuelles comblent peut-être la soif rédemptrice judéo-chrétienne de certains.Mais elles ne remplaceront jamais une politique rationnelle capable de s\u2019en tenir à de véritables priorités au lieu de se disperser dans ces leçons de morale à la petite semaine.Mon arrière- grand-mère a eu 23 enfants.Et je défie n\u2019importe qui de démontrer qu\u2019elle n\u2019était pas plus écologiste que le premier baba cool venu qui mange du tofu, roule en trottinette électrique et n\u2019a jamais vu une vache vêler.Elle vivait proche des animaux et connaissait mieux que nous les souffrances humaines et animales.Cela l\u2019immunisait peut-être contre ces idéologies délétères qui sont de pures constructions de l\u2019esprit détachées de toute réalité.À ces extrémistes qui le critiquaient d\u2019avoir osé faire huit enfants, l\u2019excellent écrivain Fabrice Hadjadj a eu cette réponse sublime : « La Terre n\u2019est belle que par la vie qui s\u2019y déploie et cette vie se manifeste encore plus dans l\u2019animal rationnel et souvent déraisonnable qu\u2019on appelle homme, seul à pouvoir célébrer la beauté du monde, comprendre sa \u201cbiodiversité\u201d et la protéger.» AGENCE FRANCE-PRESSE Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, interrogé sur des menaces proférées à son encontre sur des forums de « gilets jaunes » canadiens, a appelé jeudi ses compatriotes à « s\u2019écouter les uns les autres », promettant de « répondre à leurs peurs ».En visite dans l\u2019Ouest canadien depuis mardi, le chef libéral a été accueilli à plusieurs reprises par des manifestants portant le fameux gilet jaune fluorescent devenu le symbole d\u2019une fronde sociale qui agite la France depuis deux mois et qui a désormais essaimé à l\u2019étranger.Plusieurs groupes de gilets jaunes ont été formés ces derniers jours au Canada sur Facebook, l\u2019un d\u2019eux comptant plus de 100 000 membres, avec des propos virulents contre M.Trudeau, tant pour la taxe carbone que pour sa défense du multiculturalisme et de l\u2019immigration.Plusieurs membres de ces groupes y ont ouvertement menacé le premier ministre de violences, voire lancé des appels à le tuer.Au Québec, le mouvement semble plus embryonnaire.Quelques pages de gilets jaunes ont fait leur apparition sur Facebook, comptant parfois des dizaines, voire des centaines de membres.La plus populaire de ces pages, « Gilets Jaunes du Québec (Libre) », regroupe 5780 membres.La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a pour sa part dit « prendre toute menace contre le premier ministre très au sérieux ».Interrogé au sujet de ces menaces, M.Trudeau a rappelé que le Canada était «un pays où les gens sont encouragés à parler ouvertement, à exprimer leurs opinions et préoccupations [\u2026] C\u2019est l\u2019une des forces de notre démocratie».« Si des gens sont en désaccord avec ce que je fais, ou [remettent en question] l\u2019action du [gouvernement], je veux pouvoir les entendre.Je veux pouvoir échanger avec eux et discuter pour voir comment avancer ensemble », a-t-il déclaré, disant vouloir « répondre à leurs peurs, leurs préoccupations, leurs inquiétudes ».Ces propos surviennent alors que des groupes de gilets jaunes canadiens ont appelé à une fin de semaine de mobilisation à travers le Canada les 12 et 13 janvier, évoquant un « acte I », en référence au vocabulaire adopté par les manifestants français.Comme le Canada compte peu de carrefours giratoires \u2014 lieux de prédilection des gilets jaunes français pour bloquer la circulation \u2014 et comme il fait particulièrement froid en janvier, les manifestants canadiens sont appelés à se réunir dans les populaires cafés Tim Hortons.Avec Le Devoir Trudeau veut rassurer les gilets jaunes Le président du conseil du Trésor, Scott Brison, a confirmé jeudi qu\u2019il démissionnait de ses fonctions.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Justin Trudeau perd l\u2019un des vétérans de son cabinet avec la démission de son ministre Scott Brison.Le président du Conseil du Trésor quittera sous peu ses fonctions et ne sera pas candidat aux élections du mois d\u2019octobre.Un départ qui force le premier ministre à remanier son conseil des ministres dès lundi.Le brassage de cartes comptera « des changements », a prévenu M.Trudeau.Ce qui veut dire que le premier ministre ne se contentera pas de remplacer M.Brison.Il s\u2019agira néanmoins d\u2019un petit remaniement, qui ne devrait prévoir qu\u2019une poignée de changements de postes, selon nos informations.M.Trudeau devra d\u2019abord offrir une promotion à l\u2019un de ses dix autres députés de Nouvelle-Écosse, puisque Scott Brison était le seul ministre issu de la province au sein du cabinet.Une seule femme a été élue dans la province, Bernadette Jordan.Un autre nouveau venu, Sean Fraser (qui est secrétaire parlementaire de la ministre de l\u2019Environnement), a quant à lui impressionné les libéraux depuis son élection.Il est toutefois très improbable qu\u2019un néophyte accède directement à l\u2019important poste de président du Conseil du Trésor.Un jeu de chaises musicales sera donc nécessaire, et certains ministres qui ont moins bien performé pourraient ainsi être mutés.À cet égard, certains libéraux évoquent les noms de Catherine McKenna et d\u2019Amarjeet Sohi, à l\u2019Environnement et aux Ressources naturelles.M.Sohi est un « mauvais communicateur dans un dossier qui est trop important », observe une source.Une autre source libérale rétorque cependant que tous deux gèrent des dossiers difficiles du mieux qu\u2019ils le peuvent et nie qu\u2019ils soient moins appréciés.Tous étaient surpris d\u2019apprendre jeudi matin le départ du ministre Bri- son, qui a expliqué vouloir passer davantage de temps avec sa famille.Les autres vétérans du cabinet \u2014 Ralph Goodale, Carolyn Bennett et Lawrence MacAulay \u2014 ont en revanche confirmé publiquement qu\u2019ils seraient de l\u2019équipe libérale en octobre prochain.Justin Trudeau a salué le « dévouement » de Scott Brison, au fil de ses 22 ans de carrière en politique fédérale.« Je sais, comme plusieurs, à quel point il est difficile de jumeler un travail demandant avec le souhait de passer du temps avec sa jeune famille, alors je respecte entièrement sa décision.Mais il va nous manquer terriblement », a commenté le premier ministre.Scott Brison a indiqué qu\u2019après sept mandats comme député de la circonscription de Kings\u2013Hants, il avait envie de changement.«On dit que la vie débute à 50 ans.Eh bien, j\u2019ai 51 ans et je suis prêt pour de nouveaux défis.» Mais le ministre a en outre insisté sur le fait que la raison principale de son départ était sa famille.«J\u2019ai eu des rôles importants, au fil des ans.Mais les rôles ou les titres les plus importants de ma vie seront d\u2019être l\u2019époux de Max et le père de Rose et Claire», a-t-il fait valoir aux côtés de son mari, Maxime St-Pierre, et de ses jumelles de quatre ans, dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux.À la fin de la session parlementaire en décembre, alors que les députés faisaient leurs adieux à la Chambre des communes, qui vient de déménager pour permettre des rénovations, Scott Brison relate qu\u2019il a réfléchi aux grandes décisions qui avaient été prises entre ces murs.« Y compris des décisions qui m\u2019ont donné l\u2019occasion de marier la personne que j\u2019aime, et de fonder une famille tout en étant ouvert et honnête quant à la personne que je suis.» Scott Brison a été le premier ministre ouvertement homosexuel au Canada et le premier politicien à épouser un conjoint de même sexe.Il a été élu député sous la bannière du Parti progressiste-conservateur en 1997, dans sa circonscription de Kings\u2013 Hants.Il a ensuite rejoint le Parti libéral du Canada en 2003 à la suite de la fusion du Parti progressiste-conserva- teur et de l\u2019Alliance canadienne, peu après qu\u2019un député allianciste eut tenu des propos homophobes.En tant que député transfuge, Scott Brison était un symbole important pour le Parti libéral, selon Greg MacEa- chern de la firme de relations publiques Proof Strategies.« Scott représentait cet électeur du centre que le Parti libéral pourrait attirer : libéral sur les enjeux sociaux, mais fiscalement conservateur.Un libéral bleu, illustre M.MacEachern.C\u2019est une grosse perte.» À son avis, son départ ne devrait pas pour autant nuire aux libéraux dans les Maritimes, où le PLC a raflé tous les sièges en 2015.« Les provinces atlantiques continuent d\u2019appuyer le premier ministre.» Les derniers sondages donnent 47 % d\u2019appuis aux libéraux dans les Maritimes.OTTAWA Jeu de chaises musicales avec le départ de Brison Alors que l\u2019on pensait l\u2019écologie comme une façon d\u2019harmoniser l\u2019action des hommes aux besoins de la nature, on découvre qu\u2019elle est devenue pour certains une façon d\u2019en finir avec le genre humain en éradiquant des cultures et des modes de vie qui remontent à la nuit des temps.Quand il ne s\u2019agit pas de planifier notre extinction démographique.CHRISTIAN RIOUX LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 A 4 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES La suite des avis se trouve en page B 9 POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 15 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 15 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM PROJET DE RÉSOLUTION SUR LE PROJET PARTICULIER DE CONSTRUCTION, DE MODIFICATION OU D\u2019OCCUPATION RELATIF À L\u2019IMMEUBLE SITUÉ AU 5579-5583, AVENUE CHRISTOPHE-COLOMB 1.Objet du projet et demande d\u2019approbation référendaire À la suite de l\u2019assemblée publique tenue le 20 novembre 2018, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, à sa séance ordinaire du 3 décembre 2018, un second projet de résolution en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (2003-08) relativement à l\u2019immeuble situé au 5579-5583, avenue Christophe-Colomb.Ce projet de résolution vise à autoriser l\u2019aménagement d\u2019une salle multifonctionnelle et d\u2019un café- terrasse pour la brasserie RJ située au 5579-5583, avenue Christophe-Colomb.Ce second projet de résolution contient une disposition qui peut faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées des zones visées et des zones contiguës afin que cette disposition soit soumise à leur approbation, conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (chapitre E-2.2).Une demande relative à cette disposition peut provenir d\u2019une zone faisant partie de l\u2019arrondissement du Plateau-Mont-Royal et des zones contiguës.Ainsi, une demande relative à cette disposition peut provenir de la zone visée 0100 et de ses zones contiguës 0263, 0269, 0659, 0109, 0111 et 0639 illustrées au plan ci-dessous.2.Description du territoire Le territoire visé par ce projet de résolution comprend les zones visées 0100, 0263, 0269, 0659, 0109, 0111 et 0639 telles qu\u2019illustrées au plan ci-dessus.3.Conditions de validité d\u2019une demande Pour être valide, toute demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet; - être reçue au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement dans les huit (8) jours du présent avis, soit au plus tard le 24 janvier 2019, à 16 h 30; - être signée par au moins douze (12) personnes intéressées.4.Conditions pour être une personne intéressée à signer une demande 4.1 Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes, le 3 décembre 2018 : - être domiciliée dans la zone d\u2019où peut provenir une demande; - être domiciliée depuis au moins six mois au Québec; ou 4.2 Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit la condition suivante le 3 décembre 2018 : - être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; ou 4.3 Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et qui remplit les conditions suivantes le 3 décembre 2018 : - être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la zone d\u2019où peut provenir une demande depuis au moins douze mois; - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins douze mois comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit être produite avant ou en même temps que la demande.Dans le cas d\u2019une personne physique, il faut qu\u2019elle soit majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.Dans le cas d\u2019une personne morale, il faut : - avoir désigné parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 3 décembre 2018, est majeure, de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à la loi; - avoir produit avant ou en même temps que la demande, une résolution désignant la personne autorisée à signer la demande et être inscrite sur la liste référendaire, le cas échéant.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressé à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (Chapitre E-2.2).5.Absence de demandes Toute disposition de ce projet de résolution qui n\u2019aura fait l\u2019objet d\u2019aucune demande valide pourra être incluse dans un règlement qui n\u2019aura pas à être approuvé par les personnes habiles à voter.6.Consultation du projet Le second projet de résolution ainsi que l\u2019illustration de la zone visée et de ses zones contiguës peuvent être consultés au bureau d\u2019accueil du Plateau-Mont-Royal situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, ce 11e jour du mois de janvier 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Avis public Avis public AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Projet de résolution sur le projet particulier de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation relatif à l\u2019immeuble situé au 5061, rue Fullum AVIS PUBLIC est, par les présentes, donné aux personnes intéressées : QUE le conseil d\u2019arrondissement a adopté, aux termes de sa résolution CA18 25 0481 du 3 décembre 2018, un projet de résolution sur le projet particulier relatif à l\u2019immeuble situé au 5061, rue Fullum ; QUE conformément aux dispositions de la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (chapitre A-19.1), ce projet de résolution sera soumis à une consultation publique le mardi 22 janvier 2019, à 18 h, au 201, avenue Laurier Est, rez-de- chaussée, à la salle Plateau; QUE ce projet de résolution vise l\u2019autorisation d\u2019occupation aux ?ns de restaurant une partie du bâtiment situé au 5061, rue Fullum ; QUE lors de cette assemblée publique, le maire de l\u2019arrondissement, ou tout autre membre du conseil désigné par ce dernier, expliquera ce projet de résolution ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet ; QUE ce projet de résolution est disponible pour consultation au bureau d\u2019accueil situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h à 17 h.Montréal, ce 11e jour du mois de janvier 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Projet : ACQUISITION ET INSTALLATION D\u2019AMEUBLEMENT INTÉGRÉ POUR LE CENTRE D\u2019EXPLOITATION DE SAINT- HUBERT \u2013 GARAGE N°1 Dossier : P18-043 Ouverture : 29 JANVIER 2019 À 14H00 Documents disponibles exclusivement sur le système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) www.seao.ca ou au 1-866-669-7326 à partir du vendredi 11 janvier 2019.Dépôt des soumissions : RTL, Service des achats, 1150, boul.Marie-Victorin, Longueuil, J4G 2M4.Information : 450-442-8600, poste 8789.Le RTL ne s\u2019engage à accepter ni la plus favorable, ni aucune des soumissions.Donné à Longueuil, ce 11 janvier 2019.Me Carole Cousineau Secrétaire corporative rtl-longueuil.qc.ca Appel d\u2019offres Service des infrastructures du réseau routier Direction des infrastructures Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13h30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 441216 Descriptif : Travaux de réhabilitation de conduites d\u2019eau secondaires par chemisage dans diverses rues de la ville de Montréal Date d\u2019ouverture : 12 février 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dtp@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 11 janvier 2019 Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 11 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la plani?cation immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du gref?er, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-134, Montréal (Québec) H2Y 1C6 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 5993 Descriptif : Piscine extérieure St-Georges Divers travaux d\u2019amélioration et d\u2019adaptation reliés à l\u2019accessibilité Date d\u2019ouverture : 29 janvier 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 11 janvier 2019 Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 16 janvier à 15h00, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu du 15 au 18 janvier inclusivement, selon l\u2019horaire suivant: 9h00, 10h00, 11h00, 13h00, 14h00,15h00 et 16h00.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856- 6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe à l\u2019Hôtel de Ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 11 janvier 2019.Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9345-3652 Québec Inc.LE COSY CAFÉ 484, Rue Main Hudson (Québec) J0P 1H0 Dossier : 4 500 237 Augmentation de la capacité d\u2019un permis de restaurant pour vendre au 1er étage.484, Rue Main Hudson (Québec) J0P 1H0 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Brasserie Estrella Damm Québec Inc.A/S Me Alexandre Cayer 2400, avenue Bourgogne Chambly (Québec) J3L 2A4 Dossier : 55-10-0765 Brasserie Estrella Damm Québec Inc.A/S Me Alexandre Cayer 2400, avenue Bourgogne Chambly (Québec) J3L 2A4 Dossier : 55-30-2204 Demande d\u2019un permis industriel de distributeur de bière.Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux ?ns de l\u2019agent.1685, rue Cabot, local 104 Montréal (Québec) 5585, rue De La Roche Montréal (Québec) H2J 3K3 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9376-2292 Québec Inc.RESTAURANT VENEZIA 7300, Ch.De La Côte-De-Liesse Montréal (Québec) H4T 1E7 Dossier : 264 416 9389-7163 Québec Inc.BAR MORELLI 3529, Rue Hochelaga Montréal (Québec) H1W 1H8 Dossier : 279 836 9389-7684 Québec Inc LAFAYETTE PIZZERIA 112, Rue Bernard Ouest Montréal (Québec) H2T 2K1 Dossier : 510 529 9385-1020 Québec Inc.L\u2019OEUFRIER HOCHELAGA 4060, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 Dossier : 1 685 759 9379-0202 Québec Inc.MOBIUS RESTO- BAR 1170, Place Du Frère-André Montréal (Québec) H3B 3C6 Dossier : 2 827 384 Club Social Chant Do CLUB SOCIAL CHANT DO 9030, Rue Du Champs-D\u2019eau Montréal (Québec) H1P 3M4 Dossier : 5 088 521 Cession totale des permis de Bar et de Restaurant pour vendre Cession total de 1 bar.Un restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre 1 Bar 1 Club 7300, Ch.De La Côte-De- Liesse Montréal (Québec) H4T 1E7 3529, Rue Hochelaga Montréal (Québec) H1W 1H8 112, Rue Bernard Ouest Montréal (Québec) H2T 2K1 4060, Rue Ontario Est Montréal (Québec) H1W 1T2 1170, Place Du Frère-André Montréal (Québec) H3B 3C6 9030, Rue Du Champs-D\u2019eau Montréal (Québec) H1P 3M4 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.Cercle Réciproque CERCLE RÉCIPROQUE 7700, 12E Avenue Montréal (Québec) H2A 3N9 Dossier : 2 179 570 1 Club 7700, 12E Avenue Montréal (Québec) H2A 3N9 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 5 E N B R E F Véronique Hivon indignée La critique péquiste en matière de santé et de soins de fin de vie, Véronique Hivon, juge inacceptable que des patients à l\u2019agonie se voient refuser l\u2019aide à mourir et même la sédation palliative continue dans certaines régions.Elle presse la ministre de la Santé, Danielle McCann, de ne plus tolérer les disparités flagrantes dans l\u2019application de cette loi, censée offrir des services de fin de vie égaux à tous les Québécois en fin de vie.« C\u2019est une question de justice ! » a déclaré jeudi la députée Hivon, marraine de la loi sur l\u2019aide à mourir, indignée par les informations publiées mercredi par Le Devoir révélant qu\u2019à Montréal, à Laval et dans Lanaudière il est non seulement difficile d\u2019obtenir l\u2019aide à mourir, mais également la sédation palliative continue (SPC) pour atténuer la souffrance des patients condamnés.Le Devoir Pas de compromis sur l\u2019éducation sexuelle Le premier ministre du Québec, François Legault, a prévenu les parents catholiques mal à l\u2019aise avec les cours d\u2019éducation à la sexualité dans les écoles que leurs enfants ne pourront pas en être exemptés.L\u2019Archevêché de Montréal recommandait mercredi aux parents québécois opposés aux objectifs d\u2019enseignement sexuel du ministère de l\u2019Éducation de dispenser eux-mêmes cette matière.Selon l\u2019Archevêché, plusieurs parents estiment que le gouvernement impose des enseignements sexuels trop précoces.« Les seules exemptions délivrées le seront de manière exceptionnelle pour des motifs très précis, par exemple pour des élèves ayant vécu des traumatismes importants », a rétorqué le ministre de l\u2019Éducation, Jean- François Roberge.La Presse canadienne Réfugiés : des fonds insuffisants OTTAWA \u2014 La Commission de l\u2019immigration et du statut de réfugié estime qu\u2019il lui faudrait deux fois plus d\u2019argent pour s\u2019attaquer sérieusement à l\u2019arriéré important de demandes d\u2019asile, retard causé en partie par l\u2019arrivée soudaine de migrants qui ont franchi la frontière de façon irrégulière.La Commission, une agence indépendante, estimait en novembre 2017 qu\u2019il lui faudrait 140 millions par an \u2014 auxquels s\u2019ajouteraient 40 millions pour des coûts non récurrents supplémentaires \u2014 pour régler 36 000 dossiers de réfugiés supplémentaires chaque année.C\u2019est le nombre de dossiers que la Commission devrait régler pour réduire l\u2019arriéré et pour faire face au nombre actuel de nouvelles demandes d\u2019asile.La Presse canadienne Véronique Hivon JACQUES NADEAU LE DEVOIR Crise de sécurité ou entièrement fabriquée?TRUMP SUITE DE LA PAGE A 1 Pendant cet exercice de relations publiques, diffusé en direct sur le site de la Maison-Blanche, le président a parlé des ravages de la drogue et de la traite humaine, des enfants et des femmes qui sont « des victimes » et affirmé que la construction du mur permettrait de réduire de 90 % le trafic de la drogue et des personnes.Rappelons que plusieurs ont indiqué plus tôt cette semaine que la très grande majorité de la drogue qui entre aux États-Unis passe par les points d\u2019entrée officiels et non par les points d\u2019entrée illégaux, où le président veut construire son mur.Des familles en deuil « Il y a un shutdown parce que les démocrates refusent de financer la sécurité frontalière, c\u2019est aussi simple que ça, a répété le président.Leur programme de frontière ouverte compromet la sécurité de toutes les familles américaines, y compris les millions de familles de migrants légaux d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.» Pour illustrer ses propos et humaniser son combat, Donald Trump a mis en avant des témoignages poignants de familles de victimes tuées, selon leurs dires, par des migrants illégaux.Heureux mélange RETOUR SUITE DE LA PAGE A 1 de la rentrée télé 2019.Le nouvel avatar a encore pris note des reproches analytiques, de telle manière qu\u2019on se retrouve avec une sorte de leçon sur la leçon sur la leçon.Une « philosophie dans l\u2019accoudoir » pourrait y voir un triplet dialectique, la thèse engendrant l\u2019antithèse et maintenant la synthèse.Le meilleur des deux mondes précédents s\u2019y concentre effectivement.Le portrait noir de l\u2019Amérique reprend avec la disparition de deux enfants dans une région rurale et maganée de l\u2019Arkansas, dans l\u2019hinterland du pays-continent.Un nouveau duo de détectives mène la quête de vérité.La paire improbable, comme le veut le modèle, réunit un Afro-Américain, interprété par Maher- shala Ali, récemment récompensé d\u2019un Golden Globe pour son rôle dans Green Book, et un blanc-bec, Stephen Dorff, acteur de série B, ici dans un rôle de second plan.« Quand ils [ses opposants] parlent du fait que c\u2019est injuste [pour les immigrants qui veulent venir aux États-Unis], personne ne parle de l\u2019injustice qui est faite aux familles des victimes de ces meurtres brutaux.Et il y en a eu des milliers, ces dernières années», a affirmé le président avant de donner la parole au frère d\u2019une victime, assis à sa droite.« La façon dont mon frère est mort, ce que ma famille vit en ce moment, je veux qu\u2019aucune autre famille ait à subir ça, a affirmé, la voix nouée par l\u2019émotion, Reggie Singh.Quoi qu\u2019il faille mettre en œuvre pour faire diminuer ça, pour y mettre un frein, ma famille le soutient entièrement.» Assise de l\u2019autre côté de l\u2019immense table de réunion, Maria Vega était elle aussi au bord des larmes en parlant de son fils, assassiné lors d\u2019un événement familial.« Nous avons besoin du mur, a-t- elle plaidé.Pas juste d\u2019une construction, mais nous avons besoin de renforcer les lois de l\u2019immigration.» Donald Trump a fait référence à leur douleur à maintes reprises lors de cette rencontre.Il s\u2019est montré plein d\u2019empathie, les a félicités, les a pris dans ses bras.« Votre frère et votre fils ne seront pas morts en vain », a-t-il soutenu.Il est même allé chercher l\u2019appui d\u2019un pasteur local, qui a mis l\u2019accent sur la « crise humanitaire » et les souffrances vécues par les migrants illégaux, affir- La narration complexe se fait en plusieurs temps interconnectés : en 1980 au moment de la disparition ; en 1990 alors que de nouveaux indices relancent l\u2019enquête ; et en 2015 alors qu\u2019une équipe de télévision tourne un documentaire sur le drame.Les souvenirs de la guerre du Vietnam affectent aussi constamment le policier.Cet enchevêtrement temporel, déjà exploité précédemment, permet d\u2019entremêler les histoires professionnelles et les récits de vie des personnages.Dans cette série d\u2019anthologie, la catastrophe absolue du crime ultime déclenche une suite d\u2019effets profonds, y compris sur les humains, trop humains, chargés d\u2019en comprendre les mécanismes.À la limite, étrangement, les victimes premières demeurent absentes du panorama de groupe avec meurtres.Seules comptent les répercussions de la mort sur les vivants.Le problème de la mémoire taraude encore davantage l\u2019intrigue.L\u2019enquêteur principal, Wayne Hays, magnifiquement interprété en trois temps par M.Ali, commence à souffrir de la maladie d\u2019Alzheimer au dernier temps de la série, en 2015.Le récit s\u2019éloigne alors de la pure intrigue policière pour explorer davantage la vie intérieure et familiale du héros palpitant et souffrant, davantage que dans les deux moutures prédécentes en tout cas.En plus, la femme de Hays, Amelia (Camen Ejogo), enseignante rencontrée au moment du meurtre, devenue écrivaine, a écrit un livre sur le triste fait divers.Sa fiction semble finalement embrouiller les faits et les questionnements.Qui dit vrai ?La première ou la seconde enquête policière, ou même la recherche journalistique ?Ou bien le livre ?Quelle est la meilleure méthode pour révéler les choses enfouies ?Le temps embrouille-t-il ou ré- concilie-t-il les perspectives ?Finalement, le détective Hays n\u2019aurait-il pas choisi de se mentir à lui-même pour ne pas affronter la vérité crue ?À leur première rencontre, à l\u2019école d\u2019où viennent les enfants disparus, M.Hays entend la future Mme Hays donner un cours de littérature en proposant une exégèse de Robert Penn Warren.Son poème pourrait servir d\u2019exergue à la production puisqu\u2019il va ainsi: «Raconte- moi une histoire / En ce siècle et ce moment de manie / Le temps sera le nom de cette histoire / Mais il ne faudra jamais prononcer son nom.» L\u2019autoplagiat Ces choix richement exploités sauvent la nouvelle déclinaison.D\u2019autres options rabaissent un peu son évaluation.Pas besoin d\u2019exacerber son œil critique pour constater que l\u2019intrigue criminelle de base reprend certains éléments de la première saison.Par exemple en exploitant le filon plus ou moins satanique.Par exemple en ramenant des politiciens, sinon véreux, du moins ambitieux.Par exemple en campant l\u2019action dans une région paumée du cauchemar américain, loin des littoraux.Make America grey again\u2026 Cette répétition du même, ce retour du refoulé, ce rajout du gris sur du gris s\u2019exposent aussi dans le ton, les tics et les dialogues.Comme si les policiers partageaient une même culture ma- chiste dans les 50 États de l\u2019union.C\u2019est bien possible.Seulement, à la longue, on souhaiterait voir et entendre autre chose.Un duo de femmes policières ou juste une détective feraient aussi beaucoup de bien si jamais une quatrième mouture de True Detective se point à l\u2019horizon médiatique.Les modèles développés ici dans les séries policières Faits divers, Cardinal et Victor Lessard comme dans plusieurs séries de police made in USA montrent bien la richesse de l\u2019exemple.Par contre, la dynamique entre les deux enquêteurs principaux, force centrale de la première saison, s\u2019efface maintenant quasi complètement, au profit de l\u2019histoire du détective Hays.Le choix se défend, surtout avec la qualité d\u2019anthologie du jeu de Mahershala Ali, en passe de devenir une des plus formidables têtes d\u2019affiche de l\u2019industrie mondialisée des écrans.Quand ça pourrait être fini, ça recommence autrement\u2026 Un duo de femmes policières ou juste une détective feraient beaucoup de bien si jamais une quatrième mouture de True Detective se point à l\u2019horizon médiatique mant que les crimes commis par cette catégorie de gens sont sous-rapportés.« En tant que pasteur hispanophone, dans ce coin de pays, je connais leur souffrance.Je connais aussi votre cœur compatissant et votre authenticité.Merci, Monsieur le Président, de vouloir mettre fin à cette souffrance au sud de la frontière.» Crise fabriquée ?Le président a tenté de démontrer que la crise de sécurité nationale à la frontière n\u2019avait pas été inventée de toutes pièces, comme plusieurs l\u2019affirment depuis quelques jours.« Mes opposants disent que c\u2019est une crise \u201cfabriquée\u201d.C\u2019est tout ce que j\u2019entends, sur toutes les chaînes.Tout le monde semble s\u2019être donné le mot pour parler de crise fabriquée.Ce sont des médias de fake news », a-t-il martelé avant d\u2019ajouter : « Ce n\u2019est pas une crise fabriquée.Ce qui est fabriqué, c\u2019est l\u2019utilisation du mot \u201cfabriqué\u201d.» Autour de la table, tout un chacun ou presque a repris l\u2019expression pour la ridiculiser.« Ce n\u2019est pas le statu quo, il y a une crise, a soutenu la secrétaire à la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielson.Et ceux qui se mettent la tête dans le sable et qui parlent d\u2019une crise fabriquée, ce n\u2019est pas seulement une insulte à ceux qui ont perdu des êtres chers, c\u2019est une insulte à tous les Américains.» Le président en a profité pour répondre à ceux qui disent que construire des murs est une solution digne de l\u2019époque médiévale : « Ils disent qu\u2019un mur est médiéval ?Les roues le sont tout autant ! Les roues sont encore plus vieilles que les murs.Et j\u2019ai regardé : toutes les voitures, même les plus luxueuses, ont toutes des roues.Certaines choses fonctionnent : une roue fonctionne, et un mur fonctionne.» À son arrivée à l\u2019aéroport, des partisans l\u2019attendaient avec leurs casquettes rouges sur lesquelles on pouvait lire « Make America Great Again ».Selon Associated Press, plusieurs centaines de manifestants étaient également sur place pour témoigner de leur opposition à la construction d\u2019un mur frontalier.Il n\u2019y avait pas que des partisans pour accueillir Donald Trump à McAllen, Texas.ERIC GAY ASSOCIATED PRESS A 6 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 Le Devoir numérique en classe Mobile Tablette Ordinateur Profs du Québec, abonnez gratuitement vos étudiants de 4e et 5e secondaire et de niveau collégial au Devoir numérique pour une durée de 15 semaines*.\u2022 Accès illimité à l\u2019application Le Devoir Mobile \u2022 Accès à 100 % du contenu du site Web \u2022 Formule virtuelle et version PDF \u2022 Édition tablette chaque jour \u2022 25 articles gratuits par mois dans les archives * c .oir v e d e l n i a s m è d z ve i r c s n I r 2 e i r v é 5 f e 1 l i t p i r c s n s i e L e s s a l c / m o t au n a n e t s u vo - .9 1 0 t n e n i m r e e t s s n o ALICE HACKMAN À BEYROUTH AGENCE FRANCE-PRESSE Un groupe djihadiste dominé par l\u2019ex- branche syrienne d\u2019al-Qaïda a renforcé jeudi son emprise sur la province d\u2019Id- lib en Syrie, à la suite d\u2019un accord mettant fin à plusieurs jours de combats meurtriers avec des rebelles.Les djihadistes de Hayat Tahrir al- Cham (HTS), qui ont récemment enchaîné les gains territoriaux à l\u2019intérieur de cette province du nord-ouest de la Syrie en guerre, ont conclu un accord de trêve avec des factions rebelles, regroupées au sein du Front national de libération (FNL), une coalition appuyée par les Turcs.Voisine de la Turquie, la province d\u2019Id- lib ainsi que des parties des provinces voisines d\u2019Hama, d\u2019Alep et de Lattaquié échappent toujours au contrôle du régime syrien de Bachar al-Assad.Ces zones ont fait l\u2019objet, en septembre, d\u2019un accord entre Ankara, soutien des rebelles, et Moscou, parrain du régime, qui a permis d\u2019empêcher jusque-là une offensive de Damas et de son allié russe.L\u2019accord conclu entre rebelles et dji- hadistes à Idlib, dont une copie a circulé dans des médias locaux, fait suite à une violente offensive lancée début janvier des combattants de HTS qui leur a permis de s\u2019emparer de dizaines de localités.Les combats ont fait 130 morts dans les deux camps.L\u2019accord signé jeudi matin par HTS et le FNL établit « le contrôle du \u201cgouvernement du salut\u201d sur l\u2019ensemble » d\u2019Idlib, a annoncé Ebaa, le site de propagande de HTS.Cette administration locale instaurée par HTS gérait déjà plusieurs régions, y compris la ville d\u2019Idlib.De nouvelles zones passeront désormais sous sa tutelle, notamment les localités de Maarat al-Noomane et d\u2019Ariha, dans le sud de la province d\u2019Id- lib.Mais les factions rebelles d\u2019Ahrar al-Cham et de Souqour al-Cham qui y sont présentes « resteront sur place », a assuré à l\u2019AFP le directeur du bureau médiatique du FNL.Des groupes djihadistes comme Hou- ras al-Din et le parti islamique de Turkestan sont aussi présents dans la région d\u2019Idlib, mais ce sont des alliés de HTS, a souligné le directeur de l\u2019Observatoire syrien des droits de l\u2019homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.Cette nouvelle donne territoriale devrait permettre à HTS de conforter sa position sur l\u2019échiquier politico-diplo- SYRIE FRANCESCO FONTEMAGGI AU CAIRE AGENCE FRANCE-PRESSE Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a appelé jeudi au Caire les pays du Moyen-Orient à « dépasser les vieilles rivalités » pour contrer l\u2019Iran, niant le désengagement américain de la région malgré l\u2019annonce du retrait par Washington de ses troupes armées en Syrie.Dans un discours prononcé à l\u2019Université américaine du Caire, il a réaffirmé la ligne énoncée par Donald Trump dès 2017 à Riyad: union des alliés des États- Unis contre l\u2019Iran chiite, plus que jamais désigné comme l\u2019ennemi commun.Il a d\u2019ailleurs assuré que Washington continuerait d\u2019 œuvrer, « par la diplomatie », pour « chasser » les Iraniens de la Syrie, où ils sont impliqués militairement auprès du régime de Damas.Et s\u2019assurerait « qu\u2019Israël conserve la Pompeo lance un appel à l\u2019unité contre l\u2019Iran Au Caire, le chef de la diplomatie américaine a milité pour la création d\u2019une sorte d\u2019OTAN arabe pour contrer Téhéran Un camp de personnes déplacées à Atme, une zone de la province d'Idlib qui échappe au contrôle du régime AAREF WATAD AGENCE FRANCE- PRESSE matique, estiment des analystes.« Désormais, HTS peut se présenter à la Turquie et à d\u2019autres comme un interlocuteur indispensable pour toute solution non militaire à Idlib », soutient Sam Heller, analyste à l\u2019International Crisis Group (ICG).La capacité de la Turquie à mettre en œuvre une zone « démilitarisée » dans la province d\u2019Idlib, comme prévu par l\u2019accord russo-turc conclu le 17 septembre à Sotchi (Russie), est désormais incertaine.La zone tampon devait séparer les secteurs insurgés des régions gouvernementales adjacentes.Cette disposition du texte n\u2019a été que partiellement respectée à cause du refus des djihadistes de se retirer de la future zone « démilitarisée ».Selon M.Heller, il n\u2019est désormais pas clair « si le maintien de la désescalade à Idlib dépend réellement de la mise en œuvre littérale de l\u2019accord ou de facteurs plus politiques tels que l\u2019état des liens turco-russes ».Un prétexte pour le régime ?En attendant, les habitants du bastion désormais djihadiste craignent le pire après l\u2019accord conclu entre HTS et FNL.Nasser Hezbar, un militant de la société civile à Maarat al-Noomane, a confié à l\u2019AFP que l\u2019accord de cessez-le- feu affecterait «énormément» la vie des habitants à Idlib.«Cela donnera un prétexte au régime pour rentrer dans la région», estime cet homme âgé de 29 ans.Même inquiétude dans la ville de Bin- nish, plus au nord.Le régime et la Russie « prendront leurs aises en bombardant [\u2026] au hasard et détruisant les infrastructures.La vie deviendra très difficile », lâche Nasser Allouch, propriétaire d\u2019un magasin de légumes.La guerre en Syrie a éclaté en 2011 après la répression par le régime de manifestations prodémocratie.Elle s\u2019est complexifiée au fil des ans avec l\u2019implication de groupes djihadistes et de puissances étrangères.Elle a fait plus de 360 000 morts.capacité militaire » à « se défendre contre l\u2019aventurisme agressif du régime iranien ».Alors que les pays du Golfe, où il doit se rendre à partir de vendredi, se déchirent en raison du contentieux entre le Qatar et l\u2019Arabie saoudite, Mike Pompeo a plaidé pour faire aboutir une Alliance stratégique du Moyen-Orient, sorte d\u2019OTAN arabe que Washington veut créer contre Téhéran.Et il a loué le rapprochement récent et inédit entre certains pays arabes et Israël.Des flèches à Obama L\u2019objectif du discours et de la longue tournée du secrétaire d\u2019État est de démontrer la cohérence de la stratégie régionale des États-Unis au moment où plusieurs de leurs alliés sont désarçonnés par les décisions du président Trump, du retrait de la Syrie à la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d\u2019Israël, en passant par la sortie de l\u2019accord sur le nucléaire iranien.Tentant de prendre le contre-pied des critiques, il s\u2019en est violemment pris, sans le nommer, à Barack Obama.Le prédécesseur de Donald Trump avait appelé, dans un discours également prononcé au Caire en 2009, à un «nouveau départ» avec le monde musulman.Selon Mike Pompeo, l\u2019ex-président démocrate a en fait « enhardi » le régime iranien et « gravement sous-estimé la ténacité et la brutalité de l\u2019islamisme radical ».« Quand l\u2019Amérique se désengage, le chaos suit », a martelé le chef de la diplomatie américaine.« L\u2019Amérique ne se désengagera pas tant que le combat contre la terreur n e sera pas terminé », a-t-il assuré.Cela va-t-il dissiper l\u2019impression d\u2019incohérence et d\u2019improvisation qui flotte autour de la politique américaine au Moyen-Orient ?Pas sûr.Car tout en assurant que les États-Unis étaient de retour, Mike Pompeo a confirmé que le retrait de la Syrie aurait bien lieu.«Le président Trump a pris la décision de retirer nos troupes, nous allons le faire », a-t-il affirmé, se gardant toutefois de mentionner un calendrier.Mike Pompeo Idlib passe aux mains des djihadistes Les combattants ont négocié une trêve avec un groupe rebelle, s\u2019assurant le contrôle de la province qui fait office d\u2019ultime bastion insurgé au pays A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 E N B R E F France : deux millions de signataires appuient un recours contre l\u2019État PARIS \u2014 Plus de deux millions de personnes ont signé en France en moins d\u2019un mois un appel en faveur d\u2019un recours contre l\u2019État français pour inaction climatique.Ce seuil symbolique a été franchi jeudi, selon les quatre ONG portant cet appel, baptisé « L\u2019Affaire du siècle », et la toute première procédure judiciaire sur le climat menée à cette échelle.La Fondation pour la Nature et l\u2019Homme, Greenpeace France, Notre Affaire à Tous et Oxfam France ont adressé le 17 décembre une requête préalable au gouvernement, accusant l\u2019État de « carence fautive » par son « action défaillante » pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.Agence France-Presse Soudan : 22 morts dans des manifestations antigouvernementales KHARTOUM \u2014 Un total de 22 personnes sont mortes dans les manifestations antigouvernementales qui secouent le Soudan depuis trois semaines, ont annoncé jeudi les autorités, les organisateurs de la contestation appelant à de nouveaux rassemblements vendredi.En plein marasme économique, le Soudan est en proie depuis le 19 décembre à des manifestations provoquées par la décision du gouvernement de tripler le prix du pain.Les protestations se sont rapidement transformées en un mouvement contre le président Omar el-Béchir, qui tient le pays d\u2019une main de fer depuis un coup d\u2019État en 1989.Agence France-Presse Nigeria : l\u2019armée reprend Baga après une attaque de Boko Haram ABUJA \u2014 L\u2019armée nigériane a fait son retour mercredi soir dans une ville stratégique sur les bords du lac Tchad après des attaques de Boko Haram ayant forcé plus de 30 000 personnes à fuir leur foyer, selon des sources civiles et militaires.Des combattants de la faction du groupe armé, soutenue par le groupe État islamique, avaient pris fin décembre le contrôle d\u2019une base navale et d\u2019une base de la force armée régionale déployée contre le groupe djihadiste à Baga, avant de pénétrer dans la ville.«Nos soldats sont entrés hier soir [mercredi] dans Baga.Ils ont le contrôle total de la ville que les terroristes avaient quittée», a affirmé un officier militaire sous couvert d\u2019anonymat.Agence France-Presse La page Web de la pétition lancée en France par quatre ONG THOMAS SAMSON AGENCE FRANCE-PRESSE CÉLIAN MACÉ LIBÉRATION C\u2019est le scénario du compromis.Au milieu de la nuit de mercredi à jeudi, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé en direct à la télévision publique congolaise la victoire à l\u2019élection présidentielle du 30 décembre de l\u2019opposant Félix Tshisekedi, avec 38,57 % des voix.Au bout du suspense, si l\u2019on en croit les chiffres provisoires de l\u2019instance électorale, ce n\u2019est ni le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary (23,8 % des voix), ni la révélation de cette campagne, Martin Fayulu (34,8 %), désigné candidat commun de l\u2019opposition à Genève en novembre, qui sortent en tête de cette folle compétition.Une consécration du premier, dauphin désigné du président sortant Joseph Kabila, risquait de faire exploser le pays, tant son impopularité était manifeste.Mais un triomphe du second, parrainé depuis Bruxelles par l\u2019ancien seigneur de guerre Jean-Pierre Bemba et l\u2019homme d\u2019affaires Moïse Katumbi, deux ennemis personnels de Kabila, était le cauchemar du régime.Le succès annoncé de « Fatshi », candidat de l\u2019Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), évite ces deux écueils.Casquettes Quoi qu\u2019il en soit, si elle est confirmée, l\u2019accession de Tshisekedi à la fonction suprême constituerait un événement sans précédent.Pour la première fois dans l\u2019histoire du Congo, une alternance démocratique serait consacrée par les urnes.Félix, 55 ans, est le fils du mythique opposant Etienne Tshisekedi, qui ferrailla contre Mobutu, Kabila père, puis Kabila fils avant de succomber à une embolie pulmonaire il y a deux ans.Sa dépouille est toujours coincée dans une morgue de Bruxelles, la question de sa sépulture faisant l\u2019objet d\u2019un bras de fer entre la famille et les autorités.À Kinshasa, sa photo orne encore les murs, les banderoles et les tracts du vieux siège décati du parti.Si Félix Tshisekedi s\u2019installe dans le fauteuil présidentiel, le vieil opposant aura sans nul doute droit à des funérailles nationales qui resteront dans les mémoires des habitants de la capitale.À l\u2019automne, les « combattants » de l\u2019UDPS, ainsi que s\u2019autodésignent ses membres, avaient refusé que Tshise- kedi, alors favori des sondages, se retire de la course à la présidentielle.Une réunion des sept poids lourds de l\u2019opposition, dans un hôtel de Genève, venait pourtant de déboucher sur un accord désignant Martin Fayulu comme le candidat unique, afin d\u2019éviter le piège de la division dans ce scrutin à un seul tour.Vingt-quatre heures après l\u2019avoir signé, Félix Tshisekedi reniait donc ce pacte, sous la pression de la puissante « base » de sa formation.Un autre leader allait le suivre dans cette voie : Vital Kamerhe, ancien président de l\u2019Assemblée nationale passé dans l\u2019opposition en 2009 après avoir officié comme directeur de campagne du jeune Joseph Kabila.Quoique discret, il est un personnage-clé de cette élection.Deux semaines après Genève, les deux hommes ont scellé leur propre alliance.Un « ticket » avec, en cas de victoire, Tshisekedi à la présidence et Kamerhe à la tête du gouvernement.L\u2019un est originaire du Kasaï, l\u2019autre du Kivu, deux régions instables qui constituent d\u2019immenses réservoirs de voix.L\u2019un est l\u2019héritier d\u2019un nom célèbre, l\u2019autre apporte une solide expérience de gestionnaire et une fine connaissance de la politique congolaise.Le duo ne s\u2019est pas séparé de la campagne.La casquette plate de Félix Tshi- sekedi \u2014 le même modèle que son père \u2014 et celle, américaine, de Vital Kamerhe sont apparues côte à côte sur toutes les scènes du pays.Après plus de deux ans d\u2019attente (le second mandat de Kabila est arrivé à son terme fin 2016), trois reports du scrutin et une nuit d\u2019annonces sans fin, la déclaration de la CENI était autant espérée que redoutée.Comme d\u2019habitude dans ces moments de tension, les rues de Kinshasa s\u2019étaient vidées comme par magie dès l\u2019après-midi.À 3 heures du matin, des cris de joie ont brusquement retenti dans plusieurs quartiers de la capitale.Mais l\u2019opposant le plus en vue de cette élection présidentielle, Martin Fayulu, a immédiatement dénoncé un « putsch électoral » au micro de RFI, dont le signal est coupé depuis une semaine en RDC.« Ces résultats n\u2019ont rien à voir avec la vérité des urnes, s\u2019est-il indigné.On a volé la victoire du peuple congolais, et le peuple congolais n\u2019acceptera jamais que sa victoire lui soit volée.» Les résultats de la CENI peuvent encore faire l\u2019objet d\u2019un recours devant la Cour constitutionnelle.Pendant ce temps, au siège de l\u2019UDPS, la silhouette ronde et massive de Félix Tshisekedi prenait toute la lumière.Le leader a prononcé un discours de réconciliation devant ses partisans : « Je suis heureux pour vous, peuple congolais.Ce processus, tout le monde pen- RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO Une « concession » dans l\u2019espoir d\u2019une transition ?La victoire contestée de Tshisekedi ouvrirait la voie à une alternance inédite dans le pays Félix Tshisekedi, photographié le 30 décembre au moment du vote, a été déclaré mercredi vainqueur des élections en République démocratique du Congo après une dizaine de jours d\u2019incertitude.JEROME DELAY ASSOCIATED PRESS sait qu\u2019il allait déboucher sur les affrontements et les violences, l\u2019effusion de sang, a rappelé l\u2019opposant, se posant en garant d\u2019une transition pacifique.Je rends hommage au président Joseph Kabila.Aujourd\u2019hui, nous ne devons plus le considérer comme un adversaire mais plutôt comme un partenaire de l\u2019alternance démocratique dans notre pays.» « Lobby » Pour le chercheur belge Kris Berwouts, cet appel du pied en direction du pouvoir est le signe d\u2019un arrangement entre le camp Tshisekedi et le clan Kabila.« Cela ne fait aucun doute, assure- t-il.Un deal a été passé au sein d\u2019un tout petit groupe d\u2019acteurs.Et Vital Kamerhe, véritable animal politique qui connaît par cœur la classe politique congolaise, en est certainement l\u2019artisan.» « Contrairement à son père, qui était intransigeant, qui disait non à tout, Félix a montré qu\u2019il pouvait discuter avec le pouvoir, dit le constitutionnaliste Martin Mulumba, de l\u2019Université Pa- ris-I.De son côté, le régime a vite compris qu\u2019il ne pouvait pas remporter cette élection, il lui fallait sauver les meubles, et Félix Tshisekedi représentait le moindre mal.» Selon Kris Berwouts, cette alliance reste cependant fragile.« D\u2019un côté, beaucoup de cadres du régime sont mécontents.Ils sont restés silencieux pour ne pas gêner la campagne de Shadary, mais maintenant qu\u2019il est prouvé que c\u2019était un mauvais cheval, ils pourraient se repositionner.Les militaires, notamment, qui constituent un puissant lobby, pourraient entrer dans le jeu, prévient- il.De l\u2019autre côté, il y a la rue, tous ces gens qui ont voté Fayulu\u2026 » Vont-ils demander justice coûte que coûte pour leur candidat qui s\u2019estime floué ?Ou bien se satisfaire de ce triomphe historique de l\u2019opposition ?« Tout le monde attendait ce moment, cela va être difficile de mobiliser contre Tshisekedi, même en cas de fraude, poursuit Martin Mulumba.Peut-être les cinq années à venir seront-elles celles de la transition vers une vraie démocratie au Congo.Pour cela, Félix doit tendre la main à Fayulu, il ne peut pas écarter un candidat qui a été autant plébiscité, il commettrait une erreur.» Répression Jeudi, alors que des foules en liesse se rassemblaient spontanément à Kinshasa ou à Goma, dans l\u2019est du pays, des émeutes ont éclaté dans la ville de Kik- wit, fief des partisans de Fayulu.La contestation des résultats a été brutalement réprimée : deux policiers et deux civils sont morts en marge des manifestations.À Kisangani, les protestataires ont également été dispersés à coups de grenades lacrymogènes.Dans l\u2019ensemble, pourtant, le pays n\u2019a pas connu l\u2019éruption de violence généralisée que prédisaient les observateurs les plus pessimistes de ce pays traumatisé par des conflits armés dévastateurs.L\u2019Église catholique, acteur incontournable de la vie politique congolaise, a tenté d\u2019apaiser les passions.Sa réaction a été à la fois implacable \u2014 « Les résultats tels que publiés par la CENI ne correspondent pas aux données collectées par notre mission d\u2019observation à partir des bureaux de vote et des dépouillements », a tranché son porte-parole, l\u2019abbé Donatien Nsholé \u2014 et conciliante \u2014 « Nous prenons acte des résultats qui, pour la première fois dans l\u2019histoire récente de notre pays, ouvrent la voie à l\u2019alternance au sommet de l\u2019État.» Les évêques, qui avaient déployé 40 000 observateurs le jour du vote pour surveiller le scrutin, appellent « tout le monde à faire preuve de maturité civique et surtout à éviter tout recours à la violence ». ela fera bientôt trois ans que le système de paye Phénix et la centralisation du traitement de la paye de plus de quarante ministères fédéraux plongent dans l\u2019incertitude financière des dizaines de milliers de fonctionnaires.Le gouvernement fait état de progrès, mais ils sont nettement insuffisants.Dans son dernier budget, le gouvernement a annoncé le remplacement du système de paye Phénix, une opération qui prendra du temps.D\u2019ici là, il faut continuer de verser leurs salaires aux quelque 300 000 fonctionnaires fédéraux.Il serait temps qu\u2019on le fasse correctement.Plus de la moitié de ces employés connaissent des problèmes, certains depuis deux ou trois ans.Certains ont été privés de leur salaire pendant des semaines, voire des mois.D\u2019autres ont reçu des paiements en trop.Plusieurs n\u2019ont pas été payés pour leurs heures supplémentaires ou ont reçu des relevés d\u2019emploi ou d\u2019impôt erronés\u2026 Il n\u2019est pas rare, dans la capitale fédérale, de rencontrer un fonctionnaire qui hésite à prendre sa retraite, à accepter une promotion ou à prendre un congé sans solde par crainte de voir son dossier de paye dérailler et sa santé financière, être compromise.Dès la première phase de l\u2019implantation du système Phénix et de la centralisation du traitement de la paye en février 2016, on a vu les ratés.Alerté par les syndicats, le gouvernement a quand même procédé à la seconde et dernière phase en avril 2016.Avec les retombées malheureuses que l\u2019on connaît.Selon le rapport publié par le gouvernement le 27 décembre 2018, le Centre des services de la paye de la fonction publique dénombrait 283 000 transactions de paye à traiter en surplus de sa charge normale de travail.(Un employé peut avoir plus d\u2019une transaction en attente.) Douze mois plus tôt, le nombre de transactions en attente était de 367 000.Il y a donc eu progrès, mais l\u2019arriéré demeure encore inacceptable, et le gouvernement est lent à déployer des solutions qu\u2019il sait pourtant efficaces.Inspiré par les ministères qui ont toujours gardé leur équipe de traitement de la rémunération et qui ont eu moins de problèmes, Ottawa a mis sur pied des équipes spécialisées dans trois des quarante-six ministères relevant du Centre des services de la paye et de ses bureaux satellites.En un an, les « mouvements en attente » ont diminué de 39 % dans les ministères participants, ce qui a incité à étendre l\u2019expérience aux autres ministères touchés, rapportait Radio-Canada la semaine dernière.Mais vingt-deux attendent toujours.Le gouvernement promet que tous auront une équipe d\u2019ici mai prochain.Espérons maintenant qu\u2019il tiendra parole, et plus rapidement que prévu.Le gouvernement reste en revanche muet sur l\u2019indemnisation des fonctionnaires dont la santé ou la situation financière a été ébranlée.Un des rares engagements pris n\u2019a pas été respecté.On promettait dans le budget 2018 de revoir la loi qui exige des fonctionnaires payés en trop qu\u2019ils remboursent non seulement la somme reçue, mais aussi les taxes salariales payées en trop par l\u2019employeur.Rien n\u2019a bougé sur ce front.L\u2019Alliance de la fonction publique du Canada veut qu\u2019on mette fin à cette pratique, qu\u2019on indemnise les fonctionnaires pour les dommages financiers et psychologiques causés et qu\u2019on tienne une véritable enquête publique sur cette affaire.Et elle compte bien maintenir la pression jusqu\u2019aux élections et demander des comptes durant celle-ci.On ne peut le lui reprocher.Le gouvernement a embauché du personnel supplémentaire, mais ce n\u2019est visiblement pas suffisant.Bien que complexe, la stabilisation du système de paye prend trop de temps à se matérialiser et ce sont les fonctionnaires qui écopent.Des employés que le gouvernement semble encore réticent à dédommager, alors qu\u2019il devrait l\u2019avoir fait depuis un bon moment déjà.LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Robert Howe Melbourne, Québec C\u2019est bien réducteur que de ne regarder que la laïcité.Tant qu\u2019on s\u2019en tiendra à ce discours, on s\u2019expose à cibler uniquement des pratiques religieuses, à tomber dans le profilage et à rebrasser un psychodrame nourri de démagogie et de désinformation.C\u2019est très malsain.Dans le respect de l\u2019intelligence des Québécois, évitons ce piège.Prenons un peu d\u2019altitude et plaçons la réflexion au niveau du principe de la neutralité plutôt que de la laïcité.Les employés de l\u2019État en position d\u2019autorité doivent être neutres.Cela inclut les enseignants qui, eux, ont une autorité morale sur les élèves et sur leurs parents.Les enseignants ont une influence certaine sur les élèves et c\u2019est voulu.Ils doivent être inclus dans cette vision de l\u2019autorité.Focalisons sur le mandat de l\u2019employé de l\u2019État.Celui-ci est mandaté pour rendre des services publics au nom de la société, au nom de l\u2019État, en notre nom.Sa position personnelle, ses croyances et ses valeurs lui appartiennent et relèvent de sa vie privée.De plus, cet employé de l\u2019État a un devoir de réserve et de respect, tant envers la fonction qu\u2019il exerce qu\u2019envers le contribuable qui le paie.L\u2019employé de l\u2019État se doit d\u2019être neutre.Il doit laisser à la maison ses croyances et valeurs personnelles.Afin d\u2019exercer leur autorité morale sur leurs élèves ou étudiants, les enseignants doivent être crédibles, cohérents et impartiaux.Un prof de physique portant un signe religieux peut-il être cohérent et crédible lorsqu\u2019il enseigne la théorie du Big Bang ?Un prof de biologie portant une croix chrétienne peut-il enseigner les théories de l\u2019évolution tout en affichant sa croyance dans le sens premier de la Genèse ?Un prof d\u2019économie qui s\u2019affiche avec un t-shirt portant une faucille et un marteau est-il cohérent lorsqu\u2019il enseigne les lois du marché?Et une enseignante voilée serait-elle crédible et cohérente en donnant le cours d\u2019éducation à la sexualité, particulièrement au chapitre de l\u2019égalité et de la liberté féminine ?Comme contribuables, que dirions-nous du prof de cégep qui arborerait un t-shirt faisant l\u2019apologie de quelque secte ou d\u2019un groupe de musique heavy métal ou de l\u2019armée américaine ?Et nous n\u2019accepterions pas qu\u2019un enseignant arbore une épinglette d\u2019un parti politique en salle de classe.Déjà, la Loi sur la fonction publique, au chapitre F-3.1.1, balise l\u2019obligation de neutralité chez les fonctionnaires.Les articles 10, 11 et 16 prescrivent aux fonctionnaires la neutralité politique dans l\u2019exercice de leurs fonctions et la réserve dans leur vie privée.De plus, la loi prévoit la possibilité de mesures disciplinaires « pouvant aller jusqu\u2019au congédiement » en cas d\u2019accroc à ces normes d\u2019éthique et de discipline.Pour les employés de l\u2019État en situation d\u2019autorité, dont les enseignants, une prescription semblable de neutralité devrait inclure, désormais, les dimensions culturelle, religieuse et politique, et ce, dans le même esprit de réserve et de respect de leurs fonctions.Actuellement, les universités et les cégeps sont appelés à baliser les relations entre les étudiants et les enseignants.De la même manière, l\u2019État doit baliser (« désormais » ou « à compter de la date d\u2019adoption ») la neutralité du comportement de ses employés.Pourquoi pas ?Ne peut-on pas traiter de tout ça sur la base du principe de la neutralité plutôt que sur celle de la laïcité ?Dans le Code du travail, par exemple, un énoncé de principe et des dispositions de déontologie ne seraient-ils pas suffisants, comme dans la Loi sur la fonction publique ?Il me semble que nous aurions là une solution simple, géra- ble et, surtout, garante de l\u2019acceptabilité sociale.Plus que des langues En raison de la crise existentielle affectant les langues indigènes autour du globe, l\u2019Assemblée générale des Nations unies a proclamé 2019 «Année internationale des langues autochtones».On prédit qu\u2019au rythme où fondent dans l\u2019oubli les langues autochtones, la moitié des 6000 langues connues auront disparu avant la fin de notre siècle.Toutefois, pour le bien-être des Autochtones et des non-Autochtones, nous nous devons de protéger beaucoup plus que ces langues.C\u2019est l\u2019ensemble des connaissances et des aptitudes autochtones qui doit être protégé, valorisé et acquis par tous pour le bien de notre planète et de l\u2019humanité.Ayant collaboré avec diverses communautés autochtones dans les Amériques, j\u2019ai eu la chance de voir ce que ces peuples ont à offrir au reste de la planète.Dans un monde de plus en plus individualiste, matérialiste et ravageur pour l\u2019environnement, un retour aux pratiques et aux mœurs autochtones permettrait de trouver des solutions à de nombreuses problématiques mondiales.Les peuples autochtones sont maîtres de leur environnement.Ils Laïcité ?Non : neutralité.LIBRE OPINION LETTRES SYSTÈME DE PAYE PHÉNIX Un scandale qui perdure ÉDUCATION SEXUELLE La foi dans l\u2019ignorance C es parents catholiques refusent que leurs enfants assistent aux cours d\u2019éducation sexuelle donnés au primaire à raison de cinq heures par année scolaire.Ils voudraient se charger eux-mêmes d\u2019enseigner la sexualité à leurs enfants selon leurs préceptes religieux.Dans un manuel lancé lundi, l\u2019abbé Robert Gendreau, le directeur du service de pastorale liturgique de l\u2019Archevêché de Montréal, et le Dr Raouf Ayas écrivent que le programme d\u2019éducation sexuelle peut être une « agression » contre les enfants parce qu\u2019il les expose à certains sujets à un trop jeune âge.Le programme nuit au sain développement de l\u2019enfant en forçant sa « pudeur naturelle » alors qu\u2019il « vit une période de latence de 6 à 12 ans » et qu\u2019il « serait comme sexuellement endormi », selon les auteurs, qui affirment s\u2019appuyer sur les avis des « psychologues les plus crédibles ».Permettons-nous d\u2019en douter.Les parents sont appelés à conclure avec l\u2019école des « ententes spéciales » \u2014 une forme d\u2019accommodements religieux \u2014 afin d\u2019enseigner la matière dans une perspective catholique et expurgée de son contenu jugé inconvenant.L\u2019Archevêché de Montréal s\u2019est associé au mouvement en relayant l\u2019annonce de la sortie du manuel et une invitation à une conférence que doivent livrer les auteurs mercredi prochain.Mais, dans un communiqué diffusé jeudi, l\u2019Archevêché, non sans hypocrisie, soutenait qu\u2019il ne s\u2019agissait nullement d\u2019une caution.Il faut dire que les autorités catholiques sont bien mal placées pour faire la leçon en la matière.Au moment où il se mêle ainsi d\u2019éducation sexuelle, l\u2019Archevêché de Montréal a dû réagir à la condamnation, mardi, de son prêtre Brian Boucher, qui a agressé sexuellement un enfant de chœur de 13 ans.Ça ne s\u2019invente pas.Le ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, a confirmé que les exemptions au cours d\u2019éducation sexuelle ne seront permises qu\u2019exceptionnellement, pour un enfant, par exemple, qui a vécu un traumatisme important.Comme lui, nous croyons qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un apprentissage essentiel.Les enfants ont besoin d\u2019informations objectives à une époque où ils ont malheureusement accès par Internet à une foule de contenus de nature sexuelle.Rien n\u2019empêche les parents catholiques d\u2019enseigner à leurs enfants la doctrine de l\u2019Église en matière de sexualité et d\u2019amour afin d\u2019aller plus loin que le simple bagage factuel fourni par l\u2019école.Mais l\u2019ignorance, imposée pour des motifs religieux, est archaïque ; elle est une bien piètre réponse dans le contexte actuel.D ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu savent travailler la terre de manière durable, sans l\u2019usage de pesticides ou d\u2019engrais chimiques, pour la léguer la tête haute aux générations futures.Les professionnels de l\u2019agriculture biologique, ce sont eux! De surcroît, les peuples autochtones maîtrisent la confection de textiles, de récipients et d\u2019accessoires de toutes sortes en utilisant ce qui se trouve à leur portée.L\u2019épicerie zéro déchet est la règle chez eux.[.] Enfin, dans un monde où nos aînés sont confinés dans des maisons de retraite, où nos terrains sont clôturés scrupuleusement et où notre salut se trouve dans la richesse et le succès, les valeurs autochtones permettraient de redonner une moralité à notre existence.Le respect des aînés, le partage équitable des ressources et l\u2019importance de la communauté sont des caractéristiques intangibles des nombreux peuples autochtones partout sur la planète.Bien plus que les langues, ce sont les modes de vie des peuples autochtones qui doivent être protégés, partagés et acquis par le monde occidental pour lutter contre les changements climatiques, contre les conséquences du capitalisme et pour assurer la survie de notre civilisation.Rali Jamali Montréal, le 9 janvier 2019 MANON CORNELLIER ROBERT DUTRISAC Le chant des cigales Je tiens à remercier Le Devoir pour sa couverture tellement éclairante sur l\u2019origine des attaques qui ont visé les diplomates canadiens et américains à Cuba dans les deux dernières années.Qui aurait deviné! Des cigales et des grillons dont le chant aigu aurait pénétré le cerveau de ce groupe malchanceux.Peu importe qu\u2019il n\u2019y ait aucune preuve associant le son des grillons à des problèmes de santé chez les humains ni l\u2019absence de prise en compte des lésions cérébrales très spécifiques dont ces diplomates ont été victimes.Quels insectes intelligents pouvant discerner la citoyenneté des victimes, voire identifier des agents secrets de la CIA! Restez à l\u2019affût pour les prochains épisodes: [\u2026] des perroquets entraînés à mémoriser d\u2019entières conversations depuis l\u2019extérieur d\u2019une fenêtre! Entre-temps, souhaitons bonne chance à ce groupe de diplomates alors qu\u2019ils naviguent parmi les résultats de recherches médicales et scientifiques rigoureuses qui montrent l\u2019évidence de lésions cérébrales sérieuses et inquiétantes.Hilary Syme, ancienne chef de la coopération à l\u2019ambassade canadienne de Cuba Ottawa, le 10 janvier 2019 A 9 IDÉES LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.L\u2019art en aquarium C ette semaine, des artistes montréalais rassemblés sous la bannière #NosAteliers sont montés au créneau pour défendre leurs ateliers menacés par le développement immobilier.Après les ateliers du 305 Bellechasse, puis ceux de l\u2019ancienne usine Cadbury et de l\u2019édifice Grover, ce sont les Ateliers Belleville, dans Mile-Ex, qui risquent de disparaître puisqu\u2019ils occupent un site convoité pour installer le pôle de l\u2019intelligence artificielle.Montréal, on le sait, été désignée par Québec et Ottawa comme terreau idéal pour la « supergrappe d\u2019innovation et d\u2019intelligence artificielle ».Le scénario devient clair : des sites peu densifiés, un peu bric-à-brac, mais jouissant d\u2019une aura cool sont achetés par des promoteurs pour y implanter des projets au potentiel économique considérable, même s\u2019ils jurent avec le tissu social, la trame urbaine et les pratiques vernaculaires.Les artistes, souvent installés sur ces sites vu leur caractère abordable, se trouvent alors coincés dans un pénible manège, où ils doivent courir devant la vague du développement pour installer leurs ateliers.À peine a-t-on le temps de s\u2019approprier un endroit, de constituer une petite communauté, qu\u2019il faut déjà partir.Et chaque fois, il est plus difficile de trouver des espaces abordables.Étant donné la précarité dans laquelle vivent la plupart des artistes, c\u2019est une épine au pied dont on se passerait.Mais pourquoi faudrait-il tant défendre ces espaces face aux promesses de développement économique considérable faites par le secteur des nouvelles technologies ?Si l\u2019on appréhende la ville avant tout comme un terreau pour la croissance économique, comme un support pour l\u2019industrie, évidemment, les ateliers d\u2019artistes ne font pas le poids.N\u2019empêche.J\u2019ai rencontré cette semaine Jonathan Villeneuve, Alexis Bel- lavance et Dominique Pétin, du regroupement #NosAteliers, aux Ateliers Belleville.L\u2019espace est parfait pour permettre une mixité des usages ; plusieurs artistes utilisent les locaux, on peut y faire de l\u2019art textile, préparer des installations, faire du bruit, pas besoin de ménager le parquet\u2026 Mais au-delà du loyer abordable et de la commodité, c\u2019est surtout la communauté qui se constitue autour de tels espaces qui importe.Les ateliers d\u2019artistes ne sont pas que des bureaux.Ce sont des pôles où l\u2019on fabrique l\u2019imaginaire, l\u2019âme et le patrimoine immatériel d\u2019une collectivité.Si le Mile-Ex apparaît aujourd\u2019hui si attrayant pour les promoteurs, c\u2019est aussi précisément parce qu\u2019on y rencontre une foule d\u2019initiatives créatives et étonnantes, menées par ceux qui l\u2019habitent et y travaillent depuis quelques années.Cet esprit underground participe de la création de la valeur.Il n\u2019y a qu\u2019à voir avec quelle voracité les entreprises branchées, les jeunes professionnels bon chic bon genre et tous les « créa » de ce monde ont pris d\u2019assaut le Mile-End ces dernières années (l\u2019aseptisant au passage, et chassant sa population traditionnelle).En ce sens, on peut voir les artistes comme vecteurs d\u2019embourgeoisement.Mais ils peuvent aussi constituer un bastion de résistance à la gentrification.Ça, les gens de #NosA- teliers l\u2019ont bien compris.« En tant qu\u2019artistes, on vit tous dans la précarité.Pourtant, plein de gens font de l\u2019argent avec nous.Aujourd\u2019hui, on réclame la valeur du capital qu\u2019on génère », souligne à juste titre Jonathan Villeneuve.Dans une publication sur sa page Facebook en octobre, il remarquait aussi que « [l]a Ville ne peut pas simplement continuer à nous mettre en vitrine pour attirer les touristes sans porter attention au fait que nous sommes constamment poussés hors de nos espaces de travail ».Il ne s\u2019agit en effet pas simplement de faire un peu de place aux artistes dans un projet prévu ; de mettre l\u2019art dans un aquarium pour se donner une belle jambe.Ce serait succomber à la vision de la ville comme bar ouvert pour le développement économique, et se résigner à ce que les présages de croissance l\u2019emportent sur la préservation des milieux de vie.Il faut aussi voir que le sort réservé aux ateliers d\u2019artiste \u2014 qui eux attirent l\u2019attention médiatique \u2014 est emblématique du problème général de la gentrification et des violences qu\u2019elle induit.«À côté du Mile-Ex, c\u2019est Parc-Extension, remarque Dominique Pétin.Imaginons un instant l\u2019effet sur les loyers de l\u2019implantation du pôle de l\u2019intelligence artificielle\u2026» Montréal arrive aujourd\u2019hui à un tournant.La situation du logement \u2014 je vous en parlais récemment \u2014 est déjà difficile et les couronnes de banlieues, saturées.Or, à mesure que la ville se positionne comme championne des nouvelles technologies, on se rapproche de la fin pure et simple de la ville abordable.La mobilisation des artistes ne se limite donc pas à la défense de quelques espaces pour bricoler.Elle braque le projecteur sur l\u2019avenir de nos espaces communs.Jean-Pierre Proulx Journaliste et professeur retraité Le problème de l\u2019impôt foncier scolaire n\u2019est pas celui de l\u2019uniformisation de son taux à travers le Québec.Le problème c\u2019est l\u2019impôt lui-même, car il n\u2019a plus sa raison d\u2019être.Il est le reliquat d\u2019une époque révolue.Aussi, le projet de loi no 3 du gouvernement Legault qui sera débattu sous peu élude la vraie question.L\u2019école publique née en 1829 a d\u2019abord et avant tout été conçue comme une responsabilité des communautés locales.Du reste, il n\u2019y aura de pouvoir central qu\u2019en 1858 avec la création du Conseil de l\u2019instruction publique.Pour « donner aux habitants le goût de l\u2019éducation », l\u2019État a néanmoins subventionné le corps des « syndics » chargés de les administrer.Si on a compté aussi sur la contribution parentale (les familles pauvres en étaient exemptées), l\u2019intention première fut de financer l\u2019éducation à même un impôt foncier puisque l\u2019éducation était l\u2019affaire des communautés.Mais son imposition n\u2019alla pas du tout de soi et provoqua la Guerre des éteignoirs ! Il fallut une bonne vingtaine d\u2019années avant que la mesure ne soit pleinement acceptée.Quant à l\u2019impôt sur le revenu, il ne vit le jour au fédéral qu\u2019en 1917, et au Québec qu\u2019en 1940.Au milieu des années 1960 s\u2019opéra un changement radical.L\u2019urbanisation, la proclamation du droit de tous à l\u2019éducation dans la Déclaration universelle des droits de l\u2019homme en 1948, le développement économique fulgurant d\u2019après-guerre ont fait de l\u2019État le premier responsable d\u2019assurer à tous le droit à l\u2019éducation.Ainsi, en 1966, la commission Parent déclarait : « [\u2026] c\u2019est la société tout entière qui est responsable de l\u2019éducation la plus complète possible de chaque étudiant, sans égard à la région qu\u2019il habite ou à son milieu d\u2019origine.» « No representation without taxation » La commission n\u2019osa toutefois pas suggérer un financement complet de l\u2019éducation par l\u2019État.Elle s\u2019en remit à un argument de convenance pour justifier le maintien de l\u2019impôt foncier : « La nécessité de recourir régulièrement à l\u2019impôt attache un élément important de responsabilité à l\u2019autorité dont une collectivité investit ses représentants », c\u2019est-à-dire la commission scolaire.Autrement dit : « No representation without taxation » ! Pour la commission Parent, la taxe scolaire devait servir à « financer une partie du coût du service de l\u2019enseignement de l\u2019école publique dans ce que ce service aura de commun à toutes les écoles et à toutes les régions.[\u2026] Il faudra le considérer, dans cette mesure, comme l\u2019équivalent d\u2019un impôt provincial et voir pour cette raison à en uniformiser l\u2019incidence à travers tout le territoire ».Aussi recommanda-t-elle « que l\u2019impôt foncier soit retenu pour le financement des commissions scolaires, mais qu\u2019il prenne la forme d\u2019un impôt général à lever uniformément partout pour le paiement des services d\u2019enseignement des services de base offerts par l\u2019école publique ».Plus récemment, en 2014, le Comité d\u2019experts sur le financement, l\u2019administration, la gestion et la gouvernance des commissions scolaires (le comité Champoux-Lesage) a abouti à la même conclusion : « La taxe scolaire [est] un champ d\u2019impôt local devenu de facto un champ d\u2019impôt provincial.» Pour l\u2019heure, les revenus que génère l\u2019impôt foncier s\u2019additionnent aux subventions que verse le gouvernement.Leurs montants sont fixés annuellement par les règles budgétaires du ministère de l\u2019Éducation.Certaines dépenses ne sont toutefois pas « paramétrées » dans ces règles.Ces récentes années, rapporte le ministère, le produit de la taxe a servi à l\u2019entretien et au fonctionnement des équipements, à la direction et à la gestion des établissements, aux dépenses des sièges sociaux, à la moitié du transport scolaire et au budget de fonctionnement des conseils d\u2019établissement.Mais le fondement logique de cette répartition n\u2019est pas évident.Aussi, on ne voit pas pourquoi toutes les dépenses ne pourraient pas être prises en charge par l\u2019État central à même les revenus de l\u2019impôt des particuliers et des entreprises.Les commissions scolaires continueraient, comme maintenant, de répartir ensuite ces revenus selon les mécanismes déjà prévus dans la loi.Ce serait d\u2019autant plus justifié que l\u2019impôt foncier est fondé sur la valeur des propriétés dont les fluctuations reposent sur celles, bien ténébreuses, de l\u2019offre et de la demande.Surtout, ses paramètres varient énormément d\u2019une région, voire d\u2019une localité à une autre.Un bungalow construit à Anjou en 1960 vaut sans doute 600 000 $ aujourd\u2019hui.S\u2019il avait été érigé à Trois-Pistoles, il serait évalué à 200 000 $! Enfin, il faudrait voir quel est le bénéfice net de l\u2019impôt foncier uniformisé compte tenu des coûts liés à sa perception.Cette proposition suppose évidemment un changement de vision sur le plan politique quant au financement des commissions scolaires.Avant même de débattre du projet de loi 3, il vaut la peine de se demander si c\u2019est la voie à emprunter.Plutôt abolir l\u2019impôt foncier scolaire que d\u2019en uniformiser le taux Jean-François Frémaux Professionnel de la communication Tandis que les gilets jaunes font preuve d\u2019une résilience surprenante pour un mouvement ni structuré ni appuyé par des organisations syndicales ou politiques, le gouvernement français prépare dans la confusion un grand débat national dont nul ne connaît vraiment ni la forme ni le modus operandi.En soi, l\u2019organisation de cette vaste consultation citoyenne est une bonne idée, si tant est qu\u2019on ose y aborder les sujets qui intéressent les Français.Car tout le mal français vient précisément de là: de l\u2019impossibilité de tenir des débats sereins sur les thèmes qui préoccupent la population.Ces thèmes ne sont pas originaux, ils ne sont d\u2019ailleurs pas spécifiquement français.Ce sont les mêmes qui agitent le Québec, les États-Unis, l\u2019Italie, la Grèce ou le Royaume-Uni.Comme d\u2019autres, les Français s\u2019inquiètent d\u2019une part des conséquences économiques de la mondialisation (dé- localisation, dérégulation, précarité, baisse des impôts pour les entreprises et investisseurs au nom de la compétitivité, hausse des impôts des citoyens au nom de la rigueur budgétaire imposée par l\u2019Union européenne, etc.) et d\u2019autre part, de ses conséquences humaines (immigration, intégration, laïcité, identité, etc.).Mais dans l\u2019Hexagone plus qu\u2019ailleurs, ces thèmes ne sont plus jamais débattus.Ils sont devenus tabous.En France, vouloir parler d\u2019immigration est déjà suspect.C\u2019est « faire le jeu de l\u2019extrême droite ».De la même façon, remettre en cause la dynamique actuelle de la mondialisation et de la construction européenne, c\u2019est « verser dans le populisme ».Paradoxalement, l\u2019avènement d\u2019Emmanuel Macron, parce qu\u2019il a fait exploser les deux grands partis traditionnels (le Parti socialiste et l\u2019UMP), a encore appauvri le débat politique français.Désormais, Emmanuel Macron se présente comme le seul rempart contre des mélenchonistes nécessairement populistes et des lepénistes nécessairement xénophobes.En multipliant les références aux années 1930 dans les dernières semaines, le président Macron a encore tenté de culpabiliser un peu plus la population tout en diaboli- sant préventivement les adversaires qui envisageraient de s\u2019emparer de ces thèmes.Or, l\u2019impossibilité d\u2019aborder les questions qui sont au cœur des préoccupations des gens ne peut mener qu\u2019à une frustration croissante et à une radicalisation des positions.Même si dirigeants et médias font mine d\u2019avoir été surpris par la crise, la généalogie des inquiétudes relatives aux conséquences de la mondialisation est pourtant facile à établir.Rappelons simplement que les Français ont dit « non » deux fois par référendum à cette Europe des marchés \u2014 d\u2019abord au traité de Maastricht en 1992 puis au traité de Rome II en 2005 \u2014, mais que les gouvernements successifs ont ignoré ces résultats.En campagne, Emmanuel Macron avait d\u2019ailleurs promis de « changer l\u2019Europe », comme François Hollande avant lui.Sa capitulation en avril dernier face aux réserves allemandes fut aussi rapide que celle de son prédécesseur.Concernant l\u2019immigration, est-il nécessaire de rappeler que les Français ont porté par deux fois les Le Pen (père et fille) au second tour de l\u2019élection présidentielle ?Cette double sonnette d\u2019alarme aurait dû pousser les responsables politiques à faire un état des lieux et à entamer enfin une sérieuse réflexion sur le sujet, en cherchant à comprendre davantage qu\u2019à condamner leurs compatriotes inquiets.Ainsi, la crise des gilets jaunes est le révélateur de la profonde inadéquation entre l\u2019offre et la demande politiques en France.Au-delà des taxes, des réglementations et des difficultés de la vie courante, la « France d\u2019en bas » souffre surtout de ne pas être écoutée par ses dirigeants.Le grand débat qui s\u2019ouvre la semaine prochaine constitue donc une chance unique de réconciliation entre les Français et leurs représentants, mais c\u2019est aussi un quitte ou double.Un débat faussement ouvert, se limitant aux questions politiquement correctes, ne ferait que nourrir l\u2019exaspération des Français.Les gilets jaunes et la France des débats impossibles En 1966, la commission Parent déclarait : « [\u2026] c\u2019est la société tout entière qui est responsable de l\u2019éducation la plus complète possible de chaque étudiant, sans égard à la région qu\u2019il habite ou à son milieu d\u2019origine.» CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR AURÉLIE LANCTÔT Les ateliers d\u2019artistes ne sont pas que des bureaux.Ce sont des pôles où l\u2019on fabrique l\u2019imaginaire, l\u2019âme et le patrimoine immatériel d\u2019une collectivité. LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.L PATRIMOINE La laine québécoise faufilée dans l\u2019oubli La vaste majorité de la production locale est envoyée en Chine a laine de nos moutons, ce n\u2019est plus nous qui la cardons ni la filons.L\u2019industrie de la laine, autrefois florissante au Québec, s\u2019est progressivement faufilée dans l\u2019oubli, emportant avec elle un pan de notre histoire et de notre patrimoine industriel.Faute de rentabilité, les moulins à carder ont fermé un à un, les bobines de plusieurs entreprises de filature ont cessé de tourner et les éleveurs de moutons ont orienté leur cheptel vers la production de viande.Aujourd\u2019hui, bien heureux qui réussira à trouver un bas de laine 100% québécois\u2026 Et pourtant, que de chandails et de tuques ont été tricotés dans cette laine qui picotait.Que d\u2019amour a été tissé dans ces vêtements que tant de grands-mères ont confectionnés pour leurs petits.Et que de manteaux et de bottes ont été doublés par cette toison qui aidait à traverser nos hivers jadis si arides.Mais les temps ont bien changé.Alors qu\u2019autrefois la laine des moutons pouvait rapporter autant à un éleveur que la viande d\u2019agneau, la situation s\u2019est aujourd\u2019hui inversée.« Le prix de la toison oscille ces temps-ci entre 30 et 80 cents la livre et une brebis produit entre 5 et 10 livres de laine par année », rapporte David Mastine, président de la Coopérative canadienne des producteurs de laine.Avec un prix de tonte fixé entre 3 et 5 $ par bête, la marge de profit est inexistante.« En gros, le prix que le producteur obtient pour la laine couvre le coût de la tonte et c\u2019est tout », explique David Mastine.Un faible coût qui est en partie lié à la faible qualité de la laine produite au Québec.Avec le temps, les races à laine comme le rambouillet, le finnois, le wenslaydale ont laissé leur place dans les élevages à des races reconnues davantage pour la qualité de leur viande, comme le suffolk, le romanov, le hampshire et le dorset.Dans cette pratique de gestion intensive axée sur le marché de la viande, les brebis mettent bas trois fois par année plutôt qu\u2019une.Pour accélérer le rythme d\u2019agnelage, les éleveurs tondent les brebis plus fréquemment, ce qui crée une fibre plus courte et plus grossière.« Or, plus la laine est fine, meilleure est sa qualité, rend compte David Mastine.Quand la laine pique, c\u2019est que la fibre est plus épaisse.» Une rentabilité mise à mal Dans les années 1990, la Filature Le- mieux, qui file de la laine depuis 1906 en Beauce, a décidé de cesser de s\u2019approvisionner en laine auprès des éleveurs québécois.« Jusqu\u2019à ce moment-là, on faisait la collecte de pratiquement tout ce qui se produisait au Québec », se rappelle Serge Lemieux, président de l\u2019entreprise familiale.« Mais ça devenait impossible d\u2019avoir une production constante, d\u2019obtenir un produit qu\u2019on pouvait répéter du point de vue notamment de la longueur de la fibre et de la couleur», explique-t-il.Filature Lemieux devait également s\u2019occuper de la fastidieuse étape du lavage de la fibre à l\u2019époque où l\u2019entreprise utilisait de la laine québécoise.Or, pour se conformer aux règles environnementales devenues plus strictes, de coûteux investissements auraient été nécessaires pour mettre à jour les équipements.L\u2019entreprise de Saint-Éphrem-de- Beauce, qui est la seule filature de niveau industriel toujours en activité au Québec qui vend du fil de laine naturelle, a plutôt décidé de se tourner vers la Nouvelle-Zélande, qui s\u2019est hissée ces dernières années en tête des plus grands producteurs de laine aux côtés de l\u2019Australie et de la Chine.« En achetant directement de la Nou- velle-Zélande, la laine nous arrive déjà nettoyée et gradée, fait valoir Serge Lemieux.On peut sélectionner le type de laine que l\u2019on veut, la longueur, la couleur dont on a besoin.On a une production continue et régulière.» Qu\u2019arrive-t-il alors aux quelque 300 000 kg de toison qui sont récoltés chaque année au Québec ?La vaste majorité est envoyée à Car- leton Place, en Ontario, à la Coopérative canadienne des producteurs de laine (Canadian Co-operative Wool Growers Limited).La laine y est classée selon les caractéristiques de la fibre avant d\u2019être envoyée à l\u2019étranger, principalement en Chine.C\u2019est là que la laine québécoise est désormais lavée et transformée.Seulement 10 % de la laine produite au pays est désormais vendue ici, rapporte David Mastine.Des résistants « C\u2019est une partie de notre patrimoine qu\u2019on est en train de perdre », se désole France Custeau, propriétaire avec son conjoint, Louis Desrosiers, des Laines Finn d\u2019Or, une entreprise installée à Saint-François-Xavier-de-Brompton, en Estrie.Véritable passionnée de la laine, France Custeau a décidé en 2012 d\u2019aller à contre-courant de la tendance : elle a transformé son troupeau de moutons axé sur la production de viande d\u2019agneau pour en faire un troupeau centré sur la production de laine.Depuis 2017, les Laines Finn d\u2019Or produisent de la laine de mouton de race finnoise 100 % naturelle, vendue en écheveaux (pelotes) ou en ondins (pour filer à la main ou feutrer).« Fabriquer de la laine au Québec au- jourd\u2019hui, c\u2019est difficile.Mais j\u2019y crois », laisse tomber l\u2019entrepreneure, qui confectionne également des balles de séchage en laine.La laine des brebis est tondue, pliée, triée, lavée et teinte à la bergerie avec une teinture naturelle confectionnée à base de plantes et d\u2019insectes.Elle est ensuite envoyée dans une filature au Michigan avant de revenir en Estrie.« On voulait faire un produit 100 % québécois en trouvant une filature ici, mais c\u2019est tout simplement impossible », souligne France Custeau.Le couple chérit toutefois le projet d\u2019acheter l\u2019équipement nécessaire pour pouvoir carder et filer lui-même sa laine, un projet qui nécessiterait un investissement d\u2019environ 300 000 $.Une valorisation de l\u2019agriculture qui ne peut se faire sans une volonté politique, croit France Custeau, qui rêve de vastes campagnes publicitaires mettant en valeur les produits d\u2019ici.« C\u2019est sûr que ma laine est plus chère que la laine synthétique vendue au Walmart », pointe France Custeau, mais la productrice note néanmoins un réel engouement populaire pour la laine naturelle.« Dans la dernière année, on a doublé notre chiffre d\u2019affaires », rap- porte-t-elle.Les Laines Finn d\u2019Or ont produit plus de 200 livres de laine en 2018 et prévoient d\u2019en produire plus de 300 dès cette année.Preuve s\u2019il en fallait une que de nombreux Québécois redécouvrent ces temps-ci l\u2019importance de se parer d\u2019une petite laine bien de chez nous.MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR Les éleveurs France Custeau et Louis Desrosiers, de Saint-François-Xavier-de-Brompton, ont décidé en 2012 de se constituer un troupeau de race finnoise pour produire une laine de qualité.FRANCE CUSTEAU Le prix de la toison oscille ces temps-ci entre 30 et 80 cents la livre et une brebis produit entre 5 et 10 livres de laine par année.En gros, le prix que le producteur obtient pour la laine couvre le coût de la tonte et c\u2019est tout.DAVID MASTINE » "]
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