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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-01-24, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 13 / LE JEUDI 24 JANVIER 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM Une image vaut\u2026 140 caractères Les réseaux sociaux s\u2019enflamment après la publication d\u2019une vidéo qui ne disait pas tout JESSICA NADEAU LE DEVOIR ans un univers de plus en plus polarisé, une simple image peut faire exploser les réseaux sociaux.Chacun dé- ch i re s a ch e m i s e, s a n s connaître le fond de l\u2019histoire et sans égard aux nuances et autres zones grises qui s\u2019imposent.Biais de perception, biais de confirmation, bi- narisation émotionnelle, autant de termes utilisés par les spécialistes pour décrire un phénomène de plus en plus courant : les gens voient ce qu\u2019ils veulent bien voir pour se conforter dans leurs idéologies.Un étudiant blanc, dans une manifestation anti-avortement, portant une casquette « Make America Great Again », qui toise un vieil Autochtone jouant du tambour.Derrière, un groupe de jeunes qui rient.L\u2019image parlait d\u2019elle-même.Du moins le croyait-on.Elle est devenue virale et le jeune homme a été lapidé sur la place publique, en moins de 140 caractères.Puis, d\u2019autres images ont commencé à sortir, offrant un peu de contexte et changeant la trame narrative.Dans ces vidéos, on pouvait désormais voir que contrairement à ce qui avait d\u2019abord circulé, ce n\u2019était pas les jeunes étudiants du lycée catholique qui avaient entouré l\u2019Autochtone, mais bien celui-ci qui s\u2019était avancé vers eux.INDEX Avis légaux.A4 Culture.B7 Décès .B4 Économie.B4 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde.B1 Mots croisés.B6 Sports.B6 Sudoku .B6 CULTURE Le grimoire d\u2019époque des Oscar.La chronique d\u2019Odile Tremblay.| B 8 ACTUALITÉS Pourquoi des établissements culturels québécois s\u2019allient à Wikipédia | A 8 ACTUALITÉS Le coup de pouce de John McCallum à Meng Wanzhou A 3 FABIEN DEGLISE LE DEVOIR TABAC L\u2019industrie se cache derrière des groupes « indépendants » ISABELLE PORTER MARCO BÉLAIR-CIRINO LE DEVOIR À une semaine de l\u2019entrée en vigueur du registre québécois des armes à feu, le gouvernement Legault s\u2019engage à éliminer les sources d\u2019irritation administratives dénoncées par les chasseurs.Reste maintenant à savoir dans quelle mesure cela fera augmenter les inscriptions au registre.Les données les plus récentes révèlent que seulement 21,8 % des armes à feu sont inscrites au registre.La ministre ne s\u2019en cache pas : les ajustements apportés mercredi visent à « susciter davantage d\u2019adhésion ».« Parce que si les gens n\u2019inscrivent pas leurs armes, le registre, il n\u2019existe pas, en pratique », a- t-elle ajouté lors d\u2019une annonce dans le hall du parlement, mercredi.Les changements toucheront le numéro unique de l\u2019arme, sa longueur et la durée de déplacement nécessitant d\u2019en informer les autorités.Ces changements correspondent aux demandes faites par la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP).À la surprise de plusieurs, la ministre avait réussi à réunir à l\u2019annonce le directeur de la Fédération, Alain Cos- sette, et des partisans du contrôle des armes, comme la porte-parole du collectif PolySeSouvient, Heidi Rathjen.« On peut penser que ces gens-là sont rarement unis pour une même cause, mais l\u2019assouplissement de l\u2019application de la loi et la correction de certaines sources d\u2019irritation administratives constituent, si on veut, la partie Un compromis pour sauver le registre des armes à feu Cette image racontait une histoire incomplète.CAPTURE D\u2019ÉCRAN/YOUTUBE MONDE Le Venezuela a un deuxième homme fort, Juan Guaidó, soutenu par Washington et Ottawa | B 1 Québec élimine certaines sources d\u2019irritation afin d\u2019obtenir l\u2019adhésion des chasseurs.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR VOIR PAGE A 2 : COMPROMIS À travers le monde, l\u2019industrie du tabac s\u2019est cachée dans les dernières années derrière plus d\u2019une centaine de groupes de réflexion et d\u2019organismes d\u2019analyse des enjeux économiques et sociaux afin de faire valoir son opposition auprès des gouvernements, notamment sur le paquet neutre et sur l\u2019augmentation des taxes sur ses produits, indique une vaste enquête réalisée par le quotidien britannique The Guardian sur les cinq continents.Le stratagème, dévoilé mercredi, n\u2019a pas épargné le Canada, où trois de ces groupes, dont l\u2019influent Institut Fraser, sont pointés pour leur complaisance envers une industrie qui a financé plusieurs de leurs recherches en 2011 et Au Canada, l\u2019Institut Fraser et la Fédération canadienne des contribuables auraient bénéficié des largesses de l\u2019industrie VOIR PAGE A 5 : TABAC VOIR PAGE A 4 : IMAGE D ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Il tentera cet automne un retour en politique fédérale après 15 années d\u2019absence, mais Svend Robinson assure ne pas avoir changé d\u2019idée sur la question \u2014 explosive \u2014 palestinienne.Le néo- démocrate pense encore que le Canada devrait imposer des sanctions économiques à Israël à cause de son occupation illégale des territoires palestiniens, et ce, même si cela est de nature à embarrasser son parti.« Je n\u2019ai pas changé de position sur la Palestine », a dit M.Robinson en entrevue avec Le Devoir.« Il faut des pressions économiques afin que cesse l\u2019occupation illégale et inhumaine des territoires occupés.» Il n\u2019hésite pas non plus à qualifier d\u2019« apartheid » le régime imposé aux Palestiniens en territoires occupés (« pas en Israël », in- siste-t-il), rappelant que même Nelson Mandela et Desmond Tutu, les leaders sud-africains du mouvement anti- apartheid, ont déjà tracé ce parallèle.Svend Robinson insiste pour souligner qu\u2019il n\u2019est pas pour autant favorable au mouvement BDS (Boycottage, désinvestissement et sanctions) visant Israël.Cette campagne, très populaire sur certains campus universitaires, est parfois assimilée à de l\u2019antisémitisme.Il s\u2019y oppose parce que ce mouvement milite notamment pour le droit de retour de tous les réfugiés palestiniens et que cela pourrait mener à la minorisa- tion des juifs en Israël.La position de M.Robinson est susceptible de lui attirer des ennuis au sein du Nouveau Parti démocratique, qui tente de tempérer sa position sur ces questions depuis plusieurs années.Au congrès du NPD l\u2019an dernier à Ottawa, l\u2019exécutif du parti s\u2019était organisé pour qu\u2019aucune des 13 résolutions abordant le conflit israélo-palestinien ne soit débattue.Le chef, Jagmeet Singh, avait refusé de se prononcer sur celles-ci : il n\u2019avait pas voulu dire aux journalistes ce qu\u2019il pensait des colonies juives ou encore d\u2019un boycottage éventuel des produits fabriqués en territoires occupés.En 2014, la députée néodémocrate du Québec Sana Hassainia avait claqué la porte du parti parce qu\u2019elle jugeait que le NPD était devenu trop pro-Israël sous le leadership de Thomas Mulcair.Svend Robinson lui-même s\u2019était retrouvé dans l\u2019eau chaude en 2002 après avoir tenté de passer un poste de contrôle pour rencontrer Yasser Arafat à Ramallah.À son retour au pays, il avait conservé son poste de critique officiel du parti en matière d\u2019affaires étrangères, mais s\u2019était fait re- PALESTINE Svend Robinson appelle à sanctionner Israël ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Même si le Canada n\u2019a toujours pas de stratégie nationale d\u2019électrification des transports, la ministre fédérale de l\u2019Environnement promet que 100 % des véhicules vendus au pays seront électriques en 2040.À l\u2019instar d\u2019autres pays comme la France, le Royaume-Uni et l\u2019Espagne, le Canada espère mettre fin aux ventes de voitures à essence d\u2019ici 20ans, a souligné mercredi Catherine McKenna lors d\u2019une conférence de presse à Montréal.« Nous allons annoncer notre plan pour les véhicules électriques dans les prochains mois », a-t-elle ajouté, après avoir dévoilé une contribution financière de 5 millions de dollars d\u2019Ottawa pour la mise en place de 100 « bornes de recharge rapide » au Québec.Stratégie en 2019 Le gouvernement de Justin Trudeau avait annoncé en 2017 son intention de mettre en œuvre une « stratégie nationale » d\u2019électrification, et ce, dès 2018.Est-ce que cette stratégie sera finalement annoncée en 2019, qui est une année électorale ?« On travaille très fort avec notamment Steven Guil- beault, qui a une grande expertise, pour étudier les cas comme ici, au Québec, mais aussi en Norvège.Nous savons que nous avons une bonne occasion », a répondu la ministre.M.Guilbeault a été nommé en novembre dernier par le gouvernement canadien pour coprésider un « comité consultatif » chargé de suggérer au fédéral des moyens d\u2019accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au pays.Pour atteindre les cibles canadiennes de réduction des GES, le secteur des transports doit d\u2019ailleurs faire partie de la solution, selon Mme McKenna.Il faut dire que ce secteur est responsable à lui seul de 24% des émissions de gaz à effet de serre du Canada.Il s\u2019agit du deuxième émetteur en importance, tout juste derrière le secteur pétrolier et gazier.Or, à l\u2019heure actuelle, le Canada compte à peine plus de 80 000 véhicules électriques, alors que plus de 35 millions de véhicules sont immatriculés au pays.Une bonne partie de ces véhicules se trouvent au Québec, une province qui comptait, à la fin de novembre, près de 40 000 véhicules électriques.L\u2019objectif est d\u2019atteindre le chiffre de 100 000 d\u2019ici 2020.Le nombre de véhicules sur les routes du Québec dépasse aujourd\u2019hui les 6,5 millions.Transition et pipeline La ministre Catherine McKenna a par ailleurs dû de nouveau défendre les politiques environnementales des libéraux, qui souhaitent accélérer les réductions d\u2019émission de GES au Canada tout en choisissant de nationaliser la construction du projet d\u2019expansion du pipeline Trans Mountain.« Nous devons nous assurer que nos ressources peuvent se rendre sur les marchés et que les gens ont des emplois », a-t-elle souligné.« Je suis la ministre de l\u2019Environnement, mais je dois aussi être une ministre économique.» Le pipeline Trans Mountain « fait partie de notre plan » de transition énergétique, a ajouté Mme McKenna.Même si le projet d\u2019expansion fera passer le transport quotidien de 300 000 à 890 000 barils, elle a soutenu qu\u2019« aucune hausse » d\u2019émissions de GES n\u2019est « liée à ce projet d\u2019expansion ».VOITURES ÉLECTRIQUES Ottawa réitère son ambition tirer le dossier israélo-palestinien.« J\u2019avais dit à l\u2019époque que je m\u2019étais rendu à un point de contrôle et que j\u2019avais confronté l\u2019armée israélienne, mais que c\u2019était à mon retour au Canada que j\u2019avais eu besoin d\u2019un gilet pare-balle », dit-il aujourd\u2019hui en faisant référence à la controverse qu\u2019il avait déclenchée avec son voyage très médiatisé.Il est conscient qu\u2019il risque de déranger son parti, mais il entend maintenir sa position.Pas de pétrole Svend Robinson a été député fédéral de 1979 à 2004.Il a été de toutes les causes d\u2019avant-garde, notamment en devenant le premier élu à se dire ouvertement gai.Il a épaulé Sue Rodriguez dans sa bataille judiciaire jusqu\u2019en Cour suprême pour légaliser l\u2019aide médicale à mourir.Il l\u2019a aidée à trouver quelqu\u2019un qui a accepté de lui administrer illégalement la mort en 1994.Il entend d\u2019ailleurs militer pour un élargissement de la loi fédérale afin que celle-ci n\u2019écarte plus les personnes souffrantes dont la mort n\u2019est pas raisonnablement prévisible.M.Robinson fera des changements climatiques un enjeu central de son action politique.Celui qui se présentera en Colombie-Britannique dans Bur- naby-Nord\u2013 Seymour, là où aboutit le pipeline Trans Mountain qu\u2019Ottawa a acheté pour en faciliter l\u2019agrandissement, milite pour un plafonnement des activités pétrolières au Canada.« Je suis contre toute nouvelle infrastructure pétrolière », dit-il.Selon lui, il va de soi qu\u2019en n\u2019augmentant pas les capacités de transport de la ressource, il deviendra de plus en plus difficile d\u2019exploiter celle-ci.« La plus grande partie de ce pétrole doit être laissée dans le sol si on veut que la planète survive », dit-il.« Le registre est là pour rester » COMPROMIS SUITE DE LA PAGE A 1 consensuelle qui nous unit tous pour la même cause », a fait remarquer Geneviève Guilbault.Mme Rathjen s\u2019est dite « ouverte » aux assouplissements proposés dans la mesure où le gouvernement restait ferme sur le maintien du registre.Plus mal à l\u2019aise, le directeur de la Fédération des chasseurs a tenu à souligner que malgré les changements, il espérait toujours voir le registre un jour aboli.Or la ministre a été très claire à cet égard.« Le registre est là pour rester, a- t-elle dit.Il n\u2019est aucunement question de l\u2019abolir.» Le représentant de la mosquée où six personnes ont été tuées il y a deux ans s\u2019est lui aussi réjoui de la décision du gouvernement caquiste.Son groupe avait pourtant échoué, cette semaine, à le convaincre de resserrer les vérifications sur les gens qui souhaitent avoir un permis d\u2019arme.« C\u2019est une première étape », a déclaré Boufeldja Be- nabdallah, cofondateur du Centre culturel islamique de Québec.« On ne peut pas tout gagner.Déjà que le registre, ils ne reculent pas dessus.» Malgré ce consensus, l\u2019opposition au registre demeure importante au Québec.Le groupe « Tous contre un registre québécois des armes à feu », qui est suivi par 33 000 personnes sur les réseaux sociaux, continuait de le dénoncer haut et fort mercredi.« Nous déplorons vivement qu\u2019un gouvernement aussi redevable au vote des régions qui a mis 74 députés au pouvoir ne se souvienne pas que ce sont justement ces régions qui sont les plus farouchement opposées au registre », a-t-il fait valoir dans un communiqué en réaction aux ajustements proposés par la ministre.Le groupe continue par ailleurs d\u2019encourager les conseils municipaux de région à se rallier à lui.Jusqu\u2019à présent, au moins dix-huit municipalités ont adopté une résolution d\u2019appui à la cause, dont Baie-Saint-Paul, Notre- Dame-des-Monts, East Angus, Saint- René-de-Matane et Les Bergeronnes.Quant à savoir ce qu\u2019il adviendra des gens qui refusent d\u2019homologuer leur arme une fois la loi entrée en vigueur, la police a promis mercredi de faire preuve de « discernement ».«On ne va pas faire du porte-à-porte», a expliqué le patron de la Sûreté du Québec.«Par contre, ils vont devoir répondre», a-t-il ajouté en expliquant que les gens devront prouver que leurs armes sont immatriculées lors d\u2019une vérification de routine, par exemple.Les amendes pour non-respect de la loi oscillent entre 500 et 5000$.Le chef du deuxième groupe d\u2019opposition à l\u2019Assemblée nationale, Pascal Bérubé, a salué mercredi les assouplissements.À ses yeux, l\u2019établissement d\u2019un registre « plus facile d\u2019utilisation » constituera un « gain » pour les chasseurs des quatre coins du Québec.« On a trouvé des accommodements qui permettent d\u2019atteindre l\u2019objectif, mais en ayant une sensibilité aux demandes des chasseurs.[\u2026] C\u2019est une avancée importante », a-t-il déclaré en marge du caucus du PQ à Sainte- Agathe-des-Monts.Quant à son collègue Sylvain Roy, qui suit de près ce dossier, il estime qu\u2019il était temps.« Un moment donné, les chasseurs en ont assez.Et le registre était comme la goutte qui faisait déborder le vase, a-t-il affirmé.Ils se sentent montrés du doigt ».Les relations sont déjà tendues entre les chasseurs et le gouvernement québécois alors que les ressources allouées au secteur de la faune \u2014 agents de la faune, biologistes, par exemple \u2014 diminuent tandis que les tarifs de toute sorte grimpent depuis une quinzaine d\u2019années, déplore le député de Bonaventure.Du côté de Québec solidaire aussi, les changements ont été bien accueillis.« Je suis satisfait que Mme Guilbault ait respecté la volonté populaire, le Québec tient à son registre, a déclaré le député solidaire responsable de la sécurité publique, Alexandre Leduc.Je suis content surtout d\u2019avoir entendu la ministre Guilbault dire que le registre était là pour rester.» Le Parti libéral a préféré ne pas faire de commentaires.Svend Robinson a déjà commencé à faire du porte-à- porte et il donnera un coup de main à son chef Jagmeet Singh, qui tente de se faire élire dans la circonscription voisine de Burnaby-Sud lors de la partielle du 25 février prochain.Catherine McKenna JACQUES NADEAU LE DEVOIR C\u2019est une première étape.On ne peut pas tout gagner.Déjà que le registre, ils ne reculent pas dessus.BOUFELDJA BENABDALLAH » Nous déplorons vivement qu\u2019un gouvernement aussi redevable au vote des régions qui a mis 74 députés au pouvoir ne se souvienne pas que ce sont justement ces régions qui sont les plus opposées au registre TOUS CONTRE UN REGISTRE » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 Le danger de l\u2019oubli D epuis sa fondation, le PQ s\u2019est toujours voulu un modèle de démocratie interne, qui l\u2019a parfois mené au bord de l\u2019implosion.En contrepartie, il a pu compter sur des militants dont le nombre et le dévouement ont longtemps fait l\u2019envie des autres partis.Cet investissement de temps et d\u2019argent avait cependant un prix : une rare indépendance face à la direction du parti, qui a été tolérée plus que dans toute autre formation politique.Les statuts du PQ protègent cette liberté comme nulle part ailleurs.« Le droit à la dissidence et à la critique, à l\u2019intérieur du Parti, doit être constamment respecté », peut-on y lire.Les militants ont abondamment usé, voire abusé, de ce droit.Pendant des années, les conseils nationaux et les congrès tournaient systématiquement au psychodrame.Les médias se faisaient un plaisir de faire écho à une faction aussi bruyante que minoritaire, qui remettait en question les orientations et l\u2019autorité du chef.Depuis une quinzaine d\u2019années, on s\u2019est employé tant bien que mal à changer cette culture de la contestation qui donnait au PQ l\u2019image d\u2019un parti perpétuellement en chicane.La fréquence des conseils nationaux a été réduite et on a pris l\u2019habitude de débattre des sujets les plus litigieux à huis clos.Le processus de consultation de la base que s\u2019impose le PQ n\u2019en demeure pas moins très lourd.En période d\u2019élection, la répartition très rigide des revenus entre le « national » et les circonscriptions constitue une entrave qui peut être très dommageable.Le mode de fonctionnement du parti doit sans doute être revu, mais en faire une priorité donne l\u2019impression de vouloir refaire la décoration intérieure d\u2019une maison qui tombe en ruine.Le chef intérimaire, Pascal Bérubé, a déclaré mercredi que le bilan de la dernière campagne électorale était maintenant terminé.Alors que les 10 rescapés de l\u2019hécatombe du 1er octobre sont réunis en caucus présessionnel à Sainte-Agathe- des-Monts, il estime qu\u2019il faut plutôt regarder vers l\u2019avenir.Que M.Bérubé résume le problème en disant que son parti n\u2019a pas réussi à s\u2019imposer comme solution de remplacement aux libéraux est un euphémisme qui n\u2019a rien d\u2019étonnant.Le PQ a une longue habitude du déni, même si la désaffection progressive qui l\u2019a réduit au rang de tiers parti est visible depuis plus de vingt ans.Les rapports d\u2019analyse qui ont été rédigés à la suite de l\u2019élection demeureront confidentiels, a indiqué le chef intérimaire, mais cela ne change rien à la réalité.Si certains semblent encore se bercer de l\u2019illusion que le jeu de l\u2019alternance reportera le PQ au pouvoir un jour ou l\u2019autre, d\u2019autres en sont arrivés à la conclusion qu\u2019il n\u2019arrivera jamais à retrouver la confiance de la population et qu\u2019il doit faire place à une nouvelle formation.La question est de savoir qui, au sein de la députation, osera le dire publiquement et agir en conséquence.Renoncer à l\u2019appellation « Parti québécois » briserait sans doute le cœur de gens qui y ont consacré une grande partie de leur vie, mais il faut savoir distinguer l\u2019essentiel de l\u2019accessoire.En attendant, on fait comme si de rien n\u2019était.On s\u2019affaire à préparer la reprise des travaux à l\u2019Assemblée nationale, le 5 février.C\u2019est le Conseil national qui, à la fin de mars, fixera l\u2019échéancier de la suite des choses.Qu\u2019on décide de tenir une course à la chefferie avant un congrès d\u2019orientation ou l\u2019inverse, ce ne sera toutefois pas avant 2020.Le couronnement d\u2019Yves-François Blanchet au Bloc québécois permet au PQ de clore officiellement le chapitre du pénible règne de Martine Ouellet, durant lequel les relations entre les deux partis frères se sont sérieusement refroidies.Durant la course à la succession de Pierre Karl Péladeau, Mme Ouellet avait indisposé l\u2019ensemble de ses collègues péquistes en les qualifiant de « provincialistes » et son opposition catégorique au report du référendum rendait la collaboration difficile.L\u2019élection du 1er octobre a clairement démontré que l\u2019organisation du PQ n\u2019est plus ce qu\u2019elle était.D\u2019ailleurs, il semble douteux que les 70 000 membres qu\u2019il dit compter correspondent à la réalité.Ce qui reste de la machine péquiste sera néanmoins mis à la disposition du Bloc, ce qui exclut une course à la chefferie ou un débat sur son avenir d\u2019ici l\u2019élection fédérale.Il n\u2019y a d\u2019ailleurs aucune raison de précipiter les choses.Le gouvernement Legault est en pleine lune de miel et la prochaine élection québécoise n\u2019aura lieu qu\u2019à l\u2019automne 2022.Beaucoup d\u2019eau coulera sous les ponts d\u2019ici là, mais les débuts du nouveau gouvernement en impressionnent plus d\u2019un, y compris au PQ.Le court règne de Pauline Marois a simplement été l\u2019exception à la règle voulant qu\u2019un gouvernement ait généralement droit à deux mandats.Prendre le temps de réfléchir est une bonne chose, mais le PQ ne devrait pas attendre qu\u2019on l\u2019oublie complètement.L\u2019ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum, en a surpris plus d\u2019un en disant que la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, que l\u2019on voit ici avec un de ses gardes privés, possède un bon dossier pour se défendre contre la demande d\u2019extradition des États-Unis.DARRYL DYCK LA PRESSE CANADIENNE GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR La dirigeante de Huawei qui a été arrêtée par le Canada pourrait utiliser plusieurs «solides arguments» pour éviter son extradition vers les États-Unis, estime l\u2019ambassadeur du Canada en Chine, John McCallum.La sortie du diplomate en a surpris plusieurs mercredi.Le premier ministre Justin Trudeau a d\u2019ailleurs refusé d\u2019emboîter le pas à son ambassadeur et de présumer de la solidité du dossier de Meng Wanzhou.« Nous avons toujours souligné que le Canada est un pays où la règle de droit s\u2019applique et nous allons nous assurer que la règle de droit est appliquée et respectée intégralement.Cela inclut évidemment [de lui offrir] la possibilité de bâtir une défense robuste.Cela fait partie de notre système de justice », a- t-il indiqué en conférence de presse.S\u2019adressant à des journalistes chinois mardi près de Toronto, l\u2019ambassadeur McCallum a énuméré ce que l\u2019équipe de Mme Meng pourrait à son avis utiliser comme « solides arguments à faire valoir devant un juge ».Premier élément ?La question d\u2019une possible ingérence politique dans le pouvoir judiciaire, à cause des commentaires du président américain Donald Trump qui a soutenu qu\u2019il pourrait se mêler de l\u2019affaire si cela pouvait contribuer à obtenir une meilleure entente commerciale avec la Chine.M.McCallum a aussi avancé que Mme Meng pourrait évoquer le caractère extraterritorial du dossier et avancer que les allégations américaines sont liées à des sanctions commerciales contre l\u2019Iran que le Canada n\u2019a pas lui-même imposées.Mme Meng a été arrêtée à l\u2019aéroport de Vancouver le 1er décembre en vertu d\u2019un mandat américain.Les États- Unis soupçonnent la dirigeante de Huawei d\u2019avoir cherché à contourner, par le biais d\u2019une filiale, les sanctions commerciales imposées par Washington au régime iranien.Son arrestation a rapidement placé le Canada dans une position très inconfortable \u2014 coincé entre deux géants \u2014 tout en provoquant une crise diplomatique avec la Chine.Pékin a prévenu Ottawa qu\u2019il pourrait y avoir de « graves conséquences » si Mme Meng n\u2019est pas relâchée.Les arrestations de deux Canadiens dans les jours qui ont suivi celle de Mme Meng ont été largement perçues comme des mesures de représailles par Pékin.Les propos de John McCallum, ancien ministre du gouvernement Trudeau, ont laissé perplexes plusieurs observateurs \u2014 mais pas tous.« C\u2019est pratiquement impossible à comprendre», a écrit sur Twitter un ancien ambassadeur du Canada en Chine, David Mulroney.Le critique conservateur pour les affaires étrangères, Erin O\u2019Toole, s\u2019est dit « soufflé » par l\u2019intervention de M.McCallum.« Il a fait pire que le commentaire désinvolte du président Trump », estime-t-il.« C\u2019était presque une conférence de presse avec l\u2019intention stratégique de soutenir sa cause et de discréditer le processus d\u2019extradition », a ajouté M.O\u2019Toole.« Les propos du porte-parole du gouvernement du Canada, l\u2019ambassadeur McCallum, soulèvent de graves préoccupations sur la politisation de cette affaire et de sérieuses questions à savoir s\u2019ils ont été tenus sous les ordres du cabinet du premier ministre », a pour sa part dit le chef conservateur, Andrew Scheer.«Les commentaires de l\u2019ambassadeur McCallum sont troublants, juge quant à elle la néodémocrate Hélène Laver- dière.Je ne crois pas qu\u2019il devrait donner des conseils ou intervenir publiquement dans cette affaire.En fait, l\u2019ingérence politique ne devrait pas être tolérée.[\u2026] Cette affaire devrait se poursuivre conformément à une procédure régulière et basée sur des faits.» Joint en fin de journée, l\u2019ex-ambassa- deur Fred Bild \u2014 qui a notamment été en poste à Pékin \u2014 n\u2019était pour sa part « aucunement étonné » de l\u2019intervention de John McCallum.Au contraire, il a été plutôt « agréablement surpris » par la teneur de ceux-ci.« L\u2019intention n\u2019était pas de donner des conseils, mais d\u2019attirer l\u2019attention des médias sur le fait qu\u2019elle a des chances de s\u2019en sortir, et que c\u2019est Donald Trump qui a politisé une affaire juridique, estime-t-il.Il est vrai qu\u2019un ambassadeur reste généralement sur sa réserve, mais il est aussi en droit de souligner les éléments importants d\u2019un dossier comme celui-là.» Avec Hélène Buzzetti et La Presse canadienne DIPLOMATIE John McCallum rassure la Chine La dirigeante de Huawei a de bons arguments pour éviter l\u2019extradition, dit l\u2019ambassadeur Pris entre la Chine et les États-Unis La crise diplomatique perdure entre Ottawa et Pékin depuis l\u2019arrestation à Vancouver de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei.Aux yeux de la communauté chinoise du Québec, le Canada s\u2019est pourtant simplement retrouvé pris entre l\u2019arbre et l\u2019écorce dans toute cette histoire.Kelvin Mo, président du regroupement Canada-Chine PME «Le Canada est coincé entre deux puissances économiques, la Chine et les États-Unis.Le pays est victime de devoir respecter des règles internationales», lance Kelvin Mo.Son association qui aide des entrepreneurs chinois à s\u2019installer au Québec et ceux du Québec à s\u2019établir en Chine subit déjà les répercussions de cette crise diplomatique.«Un de nos membres chinois devait faire un tournage ici pour promouvoir le Québec comme une destination touristique.Le projet a été mis en attente\u2026 Plusieurs autres projets ont même été annulés», raconte-t-il, ajoutant qu\u2019il comprend que ces entrepreneurs ne font que respecter les directives de leur gouvernement, d\u2019être prudents en venant au Canada.Laurin Liu, ancienne députée néodémocrate «J\u2019aimerais que le Canada maintienne une relation solide avec la Chine, mais je désire aussi que le Canada défende ses intérêts et ses valeurs quant au commerce international ou quant aux droits de la personne», déclare Laurin Liu.L\u2019ancienne députée reconnaît cependant qu\u2019Ottawa est coincé dans cette histoire.«L\u2019instrumentalisa- tion de cette arrestation par Donald Trump pour se donner un pouvoir de négociation ne nous laisse d\u2019autre choix que celui de préserver l\u2019impartialité de notre système judiciaire aux yeux de la communauté internationale», poursuit-elle.Han Ru Zhou, professeur de droit à l\u2019Université de Montréal «Le Canada n\u2019a rien à voir avec l\u2019histoire politique de fond.Si Meng Wanzhou n\u2019avait pas été à Vancouver mais à Londres, par exemple, ce serait le Royaume-Uni qui serait en crise avec la Chine», note Han Ru Zhou.Le professeur rappelle toutefois que les relations bilatérales ont toujours des hauts et des bas.Il croit ainsi qu\u2019une fois «la tempête passée», les relations sino-canadiennes redeviendront comme avant.ANNABELLE CAILLOU MICHEL DAVID PRUDENCE ! L\u2019ÉDITORIAL DE MANON CORNELLIER PAGE A 6 Si certains semblent encore se bercer de l\u2019illusion que le jeu de l\u2019alternance reportera le PQ au pouvoir un jour ou l\u2019autre, d\u2019autres en sont arrivés à la conclusion qu\u2019il n\u2019arrivera jamais à retrouver la confiance de la population et qu\u2019il doit faire place à une nouvelle formation LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 4 POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 // Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/services-et-annonces/avis-publics www.ledevoir.com/services-et-annonces/appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia - tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à 9296-0202 QUÉBEC INC.F.A.S.N.FRASQUES de vous présenter au greffe civil du district de Beauharnois situé au 74, rue Académie, à Salaberry-de-Valleyfield dans les 10 jours afin de recevoir le certificat de défaut qui y a été laissé à votre attention et qui porte le numéro de cause 760-02-017612-180.Le présent avis est publié à la demande de Michel Gaucher, huissier de justice suivant le rapport de démarche de Sylvain Trudel, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le certificat de défaut et lettre.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 22 janvier 2019 Michel Gaucher, Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès Lily Lefkovitz, en son vivant domiciliée au 920 Crevier, Saint-Laurent, province de Québec, H4L 2W4, survenu le 24 avril 2018, un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, Barbara Jean Samuels et Eric Samuels, le 21 janvier 2019 devant Me Diane Beaudry, notaire, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Diane Beaudry, notaire, sise au 1160 Boulevard Saint-Jo- seph Est, bureau 105, Montréal, province de Québec, H2J 1L4.Donné ce 21 janvier 2019, à Montréal par Barbara Jean Samuels et Eric Samuels, liquidateurs AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l'inventaire des biens de la succession de Roger LABELLE, en son vivant domicilié au 660, rue de Rivoli, décédé le 5 août 2018, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude du notaire soussigné au 2183, boul.des Laurentides, suite 215, Laval (Québec) H7K 2J3.Me Ted MALEK, notaire Avis public AVIS PUBLIC EN VERTU DE L\u2019ARTICLE 192 DE L\u2019ANNEXE C DE LA CHARTE DE LA VILLE DE MONTRÉAL, MÉTROPOLE DU QUÉBEC 3e avis Avis est donné qu\u2019aux dates ci-après mentionnées, la Ville a approuvé la description des immeubles suivants, lesquels forment des rues, ruelles, voies ou places, a?n d\u2019en devenir propriétaire en vertu de l\u2019article 192 de l\u2019annexe C de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec: - Les lots 1 702 856 et 1 702 956 du cadastre du Québec, situés dans le polygone délimité par les avenues Rolland et Windsor et les rues des Érables et Desro- siers, dans l\u2019arrondissement de Lachine (DA186896047 \u2013 6 décembre 2018) - Les lots 1 424 274 et 1 424 403 du cadastre du Québec, situés dans le polygone délimité par le boulevard De Maisonneuve Est et les rues Poupart, Dufresne et Logan, dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie (DA186896050 \u2013 7 décembre 2018) Les propriétaires des immeubles expropriés en vertu de l\u2019article 192 peuvent réclamer une indemnité de la Ville.À défaut d\u2019entente, l\u2019indemnité est ?xée par le Tribunal administratif du Québec à la demande des propriétaires ou de la Ville, et les articles 58 à 68 de la Loi sur l\u2019expropriation (RLRQ, chapitre E-24) s\u2019appliquent, compte tenu des adaptations nécessaires.Cet avis est le troisième de trois que la Ville est tenue de publier.Fait à Montréal, le 24 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Numéro de dossier LOLA NALELU MIRACLE: 461 RUE BEDARD # A, LASALLE, QC H8R 3A8 CONSULAT DU CAMEROUN: 2150 TRANS-CANADIENNE, DORVAL, QC H9P 2N4 RODRIGUEZ CHRISTIAN: CP 10002 BEAUBIEN, ANJOU, QC H1M 3X1 JEUDINE FRED: 5032 BERTIN, LAVAL, QC H7W 0E8 BONY E JEFF GARAGE: 9995 HEBERT, MONTREAL, QC H1H 3W5 DOKIS JONATHAN: 12453 PAVILLON, PIERREFONDS, QC H8Z 1M6 CHARLEBOIS DOMINIC: 1147 CH.DE LA RIEVERE DU NORD, ST-JEROME, QC J7Y 5H1 9327-2953 QUEBEC INC.: 91 CHEMIN DUPUIS, ESTEREL, QC J0T 1E0 MONAMBO-SINDANI HUGUES: 11089 DES LAURENTIDES, MONTREAL-NORD, QC H1H 4V9 9060-7227 QUEBEC INC.F.A.S.N.SKS AUTOMATIVE PARTS : 90E AVENUE #1005, LASALLE, QC H8R 3A4 LANGLOIS DOMINIC: 4746 PLACE D\u2019ARGENTEUIL #105, CHARLESBOURG, QC G1H 2N6 JARBATH MARIE NELA: 2733 CAROUBIER, TERREBONNE, QC J7M 1Y3 DAHAN ALICE: 5781 RUE ELDRIDGE, COTE-SAINT-LUC, QC H4W 2E3 LACROIX TANGUAY CINDY: 107 3E RANG, MARICOURT, QC J0E 2L2 GOUPIL MARIE: 9019 24E AVENUE, MONTREAL, QC H1Z 3Z9 METHOT STEEVE: 19200 DES ACADIENS, BECANCOUR, QC G9H 1M8 DESMARAIS KAROLANE: 137 MONTEE RAYMOND, SAINT-SAUVEUR, QC J0R 1R1 PROULX YANICK: 2019 TASCHEREAU, LONGUEUIL, QC J4K 2Y1 FRANCINEAU PASCAL: 4030 SAINT-AMBROISE # 215, MONTREAL, QC H4C 2C7 9261-4700 QUEBEC INC.(ECOLO-RENO): 4030 SAINT-AMBROISE # 215, MONTREAL,QC H4C 2C7 PICKERING J.RONALD: 309 DE COURCELLE, MONTREAL, QC H4C 3B5 REDHEAD JACQUELINE: 2-8881 BEYRIES, MONTREAL, QC H8P 2T2 LOPEZ NANCY: 2-8881 BEYRIES, MONTREAL, QC H8P 2T2 863822 CANADA INC.: 4627 AVENUE COLBROOK, MONTREAL, QC H3L 2K7 ESTERZEL EMMANUEL: 5-16720 BOULEVARD DE PIERREFONDS, MONTREAL, QC H9H 4S6 DEMERS MICHEL: 2752 30E RUE, LAVAL, QC H7R 2J3 SORO FOUNZONGORI: 203-1179 DECARIE, MONTREAL, QC H4L 3M8 SALON DE BEAUTE DERMALUXE INC.: 5325 BOUL.LEGER, MONTREAL, QC H1G 6K3 CENTRE ROCKLAND: 2305 ROCKLAND ROAD, MONTREAL, QC H3P 3E9 FAHIM ILIAS: 5305 RUE BERRI, MONTREAL, QC H2J 3Z8 DESROCHERS MATHIEU: 695 SAINT-PIERRE, CHAMBLY, QC J3L 1M1 NECTAR WEB DESIGN INC.: 601-400 ATLANTIC, MONTREAL QC H2V 1A5 TASSY RUDOLPH: 18630 L\u2019ESCRIME, MIRABEL, QC J7J 1W4 9260-5963 QUEBEC INC.: 101-5685 SAINT-LAURENT, MONTREAL, QC H2T 1S9 500-32-157782-188 500-32-158753-188 500-32-158821-183 500-32-158851-180 500-32-158941-189 500-32-158953-184 500-32-158978-181 500-32-159059-189 500-32-159196-189 500-32-159199-183 500-32-159226-184 500-32-159233-180 500-32-159237-181 500-32-159238-189 500-32-159239-187 500-32-159248-188 500-32-159427-188 500-32-703926-172 500-32-705534-180 500-32-705534-180 500-32-706154-186 500-32-706460-187 500-32-706460-187 500-32-706779-180 500-32-706867-183 500-32-706924-182 500-32-706985-183 500-32-707007-185 500-32-707055-184 500-32-707200-186 500-32-707208-189 500-32-707210-185 500-32-707210-185 500-32-707215-184 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, QC H2Y 1B6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 22 janvier 2019 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 22 janvier 2019 Tsui-Lan Chang , Gref?ère-adjointe de la Cour du Québec RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Appel d\u2019offres public Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Consultation en service d\u2019analyses ferroviaires Numéro : 1001905 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège de exo, situé au 700, rue de La Gau- chetière Ouest, 26e étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 31 JANVIER 2019 à 10h00, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Martine Guimond Directrice exécutive \u2013 Approvisionnement et Gestion immobilière Appel d\u2019offres REPORT DE DATE Contrairement à l\u2019avis qui avait prévu la réception le 4 février 2019, AVIS est donné que le secrétaire d\u2019arrondissement recevra, en lieu et place, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 7 février 2019, au 201, avenue Laurier Est, rez- de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, des soumissions pour le contrat suivant : Soumission DSARCCG54-18-12 Réfection de la toiture du gymnase et des deux toits plats au Centre Multiethnique Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres sont disponibles depuis le 17 janvier 2019.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Toute soumission doit être présentée avec un cautionnement de soumission égal à 10 % du montant total de la soumission, conformément au cahier des charges.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette ?n et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Madame : Sandra Gaudreau Courriel : sandra.gaudreau@ville.montreal.qc.ca Montréal, le 24 janvier 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Avis public Suivi des recommandations du ministère des Affaires municipales et de l\u2019Habitation concernant l\u2019attribution de contrats par le Service de police de la Ville de Montréal Prenez avis, conformément à l\u2019article 13 de la Loi sur le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l\u2019Occupation du territoire (RLRQ, chapitre M-22.1), de la lettre transmise à la mairesse et aux conseillers de la Ville de Montréal le 13 décembre 2018, jointe ci-dessous : Fait à Montréal, le 24 janvier 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat C A N A D A C O U R S U P É R I E U R E PROVINCE DE QUÉBEC Chambre de la famille DISTRICT DE DRUMMOND No 405-04-006711-181 ANNIE JOLY Demanderesse, c.JEAN-FRANCOIS MORIN Défendeur, AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (Art.136 et 137 C.p.c.) AVIS EST DONNÉ à la partie défenderesse, Jean- François Morin, de vous présenter au greffe de la Cour supérieure du district de Drummond, situé au 1680, boulevard Saint-Jo- seph, Drummondville (Québec), dans les 30 jours afin de recevoir la demande de la demanderesse en retrait de certains attributs parentaux qui y a été laissée à votre intention.Soyez avisé que la demande en retrait de certains attributs parentaux sera présentée pour décision devant le tribunal le 7 mars 2019 à 9 heures en la salle 1.02 du palais de justice de Drummond- ville.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 18 janvier 2019 par Me patrice Hallé, greffier adjoint dans le présent dossier.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Drummondville, le 22 janvier 2019 Me François Lacoursière AVIS public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à DÉCONTAMINATION MIRABEL INC.de vous présenter au greffe civil du district de Ter- rebonne situé au 25, rue de Martigny O, à Saint-Jérôme dans les 10 jours afin de recevoir le certificat de défaut qui y a été laissé à votre attention et qui porte le numéro de cause 700-02-040122-187 Le présent avis est publié à la demande de Michel Gaucher, huissier de justice suivant le rapport de démarche d'Alexandra Boivin, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le certificat de défaut et lettre.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Repentigny, ce 22 janvier 2019 Michel Gaucher, Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Guy BLOUIN, en son vivant domicilié au 55, avenue Ho- char à St-Sauveur, Québec, est décédé à St-Sauveur, le 24 juillet 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi par Martine BLOUIN, la liquidatrice successorale, le 21 janvier 2019.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Laurent FRÉCHETTE, Notaire Émérite, sise au 7160, boulevard Pie-IX, bureau 201, Montréal, Québec, H2A 2G4.Donné ce 21 janvier, à Montréal.Martine BLOUIN, liquidatrice AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de 116731 Canada Inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de Avis de faillite 116731 Canada Inc.est survenue le 21 janvier 2019, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 11 février, 2019 à 11h00, au bureau du syndic, 210-5000 Jean-Talon Ouest, Montréal, Québec.DEVLETIAN & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité Jerry J.Devletian CPA, CA, CIRP, SAI 210-5000 Jean-Talon O., Montréal Québec H4P 1W9 Téléphone: (514) 777-8888 Polarisation exacerbée IMAGE SUITE DE LA PAGE A 1 La situation se complique encore alors que l\u2019on comprend, à travers d\u2019autres segments relayés sur les réseaux sociaux, que les étudiants pro-Trump étaient la cible d\u2019insultes venant d\u2019un autre groupe, les Hébreux noirs.Or, tant dans les médias traditionnels que sur les réseaux sociaux, les partisans des uns et des autres se sont servis de cette histoire pour attaquer le camp inverse.D\u2019un côté pour discréditer les partisans de Trump, de l\u2019autre pour attaquer les premiers, criant aux «fake news».Biais de confirmation Cette photo et son utilisation partisane illustrent la polarisation des débats aux États-Unis comme sur les réseaux sociaux, explique le vulgarisateur scientifique Vincent Jase, qui vient de publier sur son blogue un article sur la polarisation de l\u2019information à l\u2019ère d\u2019Internet.«La première vidéo qui a circulé était très courte, elle laissait place à l\u2019interprétation.Le cerveau vient alors relier les points manquants pour tracer l\u2019image que l\u2019on veut bien voir.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le biais de confirmation.Les gens voient ce qu\u2019ils veulent voir.Et selon qu\u2019ils sont disposés ou non à aimer ces gens-là, ça va teinter beaucoup ce qu\u2019ils vont voir.» Le biais de confirmation va aussi influencer notre façon de traiter l\u2019information, ajoute-t-il.« Quand on voit quelque chose qui va dans le sens de nos a priori, on va moins s\u2019interroger, on est prêt à accepter des choses sans trop vérifier.» Il rappelle que ce ne sont pas les médias, mais bien les réseaux sociaux qui ont d\u2019abord diffusé ces vidéos.« Twitter, c\u2019est très propice [à ce type de dérapage], parce qu\u2019il n\u2019y a aucune place pour le contexte.Et comme le but sur Twitter est de réagir de la façon la plus polarisée qui soit, on a assisté à une course à celui qui va déchirer sa chemise le plus fort.C\u2019est une chambre à écho.» Chacun son clan Martin Geoffroy, sociologue et directeur du Centre d\u2019expertise et de formation sur les intégrismes religieux, les idéologies politiques et la radicalisation (CEFIR) du cégep Édouard-Mont- petit, estime lui aussi que la société réclame des « discours préformatés, clip- pés et polarisés » qui ne laissent plus de place pour les nuances.« Quand on arrive avec une pensée complexe, c\u2019est rapidement éliminé dans le brouhaha des réseaux sociaux.Le réseau appelle lui-même à la polarisation : comment voulez-vous être nuancé en 140 caractères ?» Il évoque une société dans laquelle il n\u2019est plus possible d\u2019avoir une discussion sans tomber dans ce qu\u2019il appelle la binarisation émotionnelle.«Les camps opposés vont chercher à amener les gens qui sont plus pragmatiques dans un discours binaire émotionnel: soit tu es dans notre camp, soit tu es dans l\u2019autre camp.Et on va t\u2019insulter personnellement quand on voit que tu n\u2019adhères pas au camp», explique-t-il.Il parle d\u2019un «biais de perception» qui change en fonction de l\u2019angle de caméra et du moment que l\u2019on choisit de montrer.«Le biais de perception vient également avec des expériences antérieures, et les gens sont habitués à voir des Blancs rabaisser des Autochtones\u2026» Sylvain Raymond, consultant en communication et marketing, évoque pour sa part d\u2019une époque de « post-vérité ».« Oui, il y a une polarisation, affirme-t- il, mais ce que je vois surtout, c\u2019est que les images, qui étaient la preuve par excellence pour donner des faits clairs, ne sont désormais plus un gage de faits ou de vérité.Avant, on disait \u201cune image vaut mille mots\u201d.Aujourd\u2019hui, elle est réduite à 140 caractères.» Certains se sont servis de cette histoire pour discréditer les partisans de Trump, d\u2019autres l\u2019ont utilisée pour attaquer les premiers, criant aux « fake news » Quand on arrive avec une pensée complexe, c\u2019est rapidement éliminé dans le brouhaha des réseaux sociaux MARTIN GEOFFROY » LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 5 E N B R E F Des BIXI partout à Montréal d\u2019ici 10 ans Les BIXI sont là pour rester.Montréal a conclu une entente de dix ans avec BIXI Montréal, qui gère la flotte de vélos en libre-service.Le service sera offert dans cinq arrondissements supplémentaires en 2019, soit Lachine, Saint-Laurent, Montréal- Nord, Anjou et Saint-Léonard, mais d\u2019ici 2028, la Ville compte étendre le service à ses dix-neuf arrondissements.L\u2019entente est assortie d\u2019un financement de 4 millions de dollars par année.Lancé en 2009, le service a connu des années difficiles.En 2014, la Société de vélo en libre-service (SVLS) avait dû se placer sous la protection de la Loi sur la faillite.Un OBNL a par la suite été créé.L\u2019an dernier, BIXI a enregistré un record avec 5,3 millions de déplacements.Le Devoir Gaz irritant dans le métro de Montréal : un suspect arrêté par le SPVM L\u2019homme qui aurait paralysé le métro de Montréal en janvier dernier après avoir aspergé un autre usager d\u2019un gaz irritant a été arrêté, a annoncé mercredi le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).Âgé de 38 ans, le suspect n\u2019a toutefois pas encore comparu au palais de justice de Montréal.Le SPVM n\u2019a pas précisé à quelles accusations s\u2019expose l\u2019individu.En pleine heure de pointe le 9 janvier, les lignes de métro orange, verte et jaune avaient été paralysées à la suite d\u2019une altercation entre deux usagers qui a dégénéré.L\u2019un des deux individus aurait aspergé l\u2019autre d\u2019un gaz irritant, possiblement du poivre de Cayenne.Urgences-santé était intervenu auprès de huit personnes qui ont été incommodées dans les stations Champ-de-Mars et Berri-UQAM.Le Devoir Transparence réclamée TABAC SUITE DE LA PAGE A 1 2012.Une compromission qui devrait inciter les législateurs à plus de vigilance face aux études promues par des experts, particulièrement devant des commissions parlementaires, estime la Coalition québécoise pour le contrôle du tabac.« L\u2019industrie du tabac n\u2019a pas une grande crédibilité pour défendre ses positions sur la place publique, dit Flory Doucas, coordonnatrice de la Coalition jointe au téléphone par Le Devoir.En passant par des groupes qui présentent des positions variées sur un ensemble de sujets de société, elle donne l\u2019impression que ses arguments sont partagés par un large éventail de personnes.Elle profite aussi de la crédibilité d\u2019experts, de leurs cercles d\u2019influence, mais dupe surtout le public et les législateurs qui devraient aujourd\u2019hui tirer les leçons de cette enquête.» Selon elle, le Québec et le Canada doivent rapidement adopter des « protocoles » pour forcer la transparence des intervenants prenant part aux débats publics sur la santé et le tabagisme.Une mesure commandée par la Convention- cadre de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) pour la lutte antitabac que ni le provincial ni le fédéral n\u2019ont mise en application à ce jour.Le besoin est toutefois criant, à en croire l\u2019équipe du Guardian qui vient de mettre en lumière ces influences discrètes en dressant la liste de 106 groupes de réflexion à travers le monde qui se sont prononcés sur le commerce du tabac et le contrôle de ce produit tout en étant financés par l\u2019industrie du tabac.Ces groupes se sont opposés, arguments économiques et sociaux à l\u2019appui, à l\u2019augmentation des taxes et à l\u2019adoption du paquet de cigarettes neutre, ont tenté de sensibiliser les législateurs aux vertus bénéfiques des nouveaux produits du tabac et au besoin du financement de la recherche par l\u2019industrie, peut-on lire.Dans un cas extrême observé en Afrique, souligne The Guardian, l\u2019un d\u2019eux a même remis en question le lien entre le cancer et le tabac.Rappelons que selon l\u2019OMS, le tabac est à l\u2019origine de 7 millions de décès par an à travers le monde, soit l\u2019équivalent de quatre fois la population de Montréal.Il est aussi une cause connue ou probable de quelque vingt-cinq maladies.Au Canada, l\u2019Institut Fraser, tout comme la Fédération canadienne des contribuables et l\u2019Atlantic Institute for Market Studies (AIMS), un groupe de réflexion économique tirant vers le conservatisme et le libre marché, sont nommés par le Guardian.Le quotidien britannique rapporte que l\u2019Institut Fraser a accepté depuis 2012 près de 100 000 $ de Philip Morris International, un important vendeur de tabac dans le monde, pour « la publication d\u2019études ».Un document public mis en ligne sur le site du marchand de cigarette et consulté par Le Devoir confirme cette contribution versée en deux montants de 50 000 $.Dans les dernières années, le groupe de Vancouver, plutôt à droite et plutôt libertarien, a prétendu que l\u2019augmentation de taxes sur le tabac allait encourager la contrebande, une conséquence surévaluée, selon les défenseurs de la santé publique.L\u2019AIMS a tenu les mêmes propos, tout en orchestrant la conférence d\u2019un expert australien venu condamner le principe du paquet neutre, un combat également mené par la Fédération canadienne des contribuables, qui s\u2019est opposée à ce principe dans deux lettres adressées à l\u2019OMS.Les demandes d\u2019entrevue adressées à l\u2019Institut Fraser par Le Devoir sont restées lettre morte mercredi.Joint par courriel, le vice-président de l\u2019AIMS, Alex Whalen, s\u2019est défendu pour sa part « d\u2019avoir reçu ou de recevoir » de l\u2019argent de l\u2019industrie du tabac pour financer ses recherches.« En 2016, AIMS s\u2019est prononcé sur ce sujet qui était au centre de politique publique, a- t-il expliqué.Comme toutes nos recherches, nos positions étaient fondées sur des faits, des preuves et des données qui appuyaient les points de vue de l\u2019Institut ».Dans les faits, la visite de l\u2019expert australien pour dénoncer en 2016 à Halifax le paquet neutre a été organisée par l\u2019Institut des Maritimes de concert avec Crestview Strategy, une firme de communication embauchée par Rothmans, Benson & Hedges pour faire du lobbying, selon la page Facebook du groupe.Pour sa part, la Fédération canadienne des contribuables a défendu l\u2019opacité du financement de ces travaux en rappelant avoir une politique visant à préserver l\u2019identité de ses donateurs.« Notre intérêt pour le tabac est lié aux conséquences de la taxation sur les pertes en revenu du gouvernement à cause de la contrebande », a justifié Scott Henning, président de la fédération.Le lien de cause à effet est celui mis en avant par l\u2019industrie pour s\u2019opposer aux hausses de taxes.« Personne ne va être étonné de voir que nous soutenons des groupes et organismes qui partagent les mêmes idées que nous sur des questions importantes pour notre entreprise et nos consommateurs, a commenté Éric Gagnon, directeur principal des affaires générales et réglementaires chez Imperial Tobacco.Nous sommes transparents sur ce sujet.Nous n\u2019avons rien à cacher.» MARCO BÉLAIR-CIRINO À SAINTE-AGATHE-DES-MONTS LE DEVOIR Le chef intérimaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, nie l\u2019existence d\u2019un débat à l\u2019intérieur de sa formation politique sur la portée d\u2019une éventuelle interdiction de port de signes religieux au sein de l\u2019État.Le deuxième groupe d\u2019opposition devra toutefois affiner sa position en fonction du projet de loi que le gouvernement caquiste soumettra à l\u2019Assemblée nationale, a-t-il convenu.Le PQ pourrait par exemple exiger l\u2019élargissement de l\u2019interdiction du port de signes religieux aux employés des directions d\u2019école.«Il y a des professeurs qui pourraient, par exemple, travailler dans les directions d\u2019école.Est-ce un symbole d\u2019autorité, une direction d\u2019école?Il y a des chances que oui», a soutenu M.Bérubé tout en disant vouloir clore le débat sur la laïcité de l\u2019État.«Le moment est venu d\u2019adopter une loi qui va permettre en tout cas de régler une bonne partie des questionnements qu\u2019on a», a-t-il mentionné, plus d\u2019une décennie après le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Taylor.Pas de débat pour l\u2019instant M.Bérubé tenait pour acquise l\u2019adhésion complète des neuf autres députés au programme politique du PQ, qui a été adopté en septembre 2017.Le document faisait l\u2019« unanimité des candidats de la dernière élection », y compris les dix qui ont crié victoire le 1er octobre dernier, a noté M.Bérubé.« On n\u2019a pas à débattre.On a la même position.On ne l\u2019a pas changée.On attend le projet de loi », a-t-il ajouté en marge d\u2019un lac-à-l\u2019épaule de deux jours des dix élus « indépendantistes », « sociaux-démocrates » et « humanistes » dans la région des Laurentides.Le Devoir et Le Journal de Québec rapportaient mercredi que l\u2019inclusion d\u2019un « droit acquis » ou encore l\u2019interdiction empêchant les éducatrices en garderie ou en CPE d\u2019afficher leurs convictions, y compris religieuses, font débat au sein du parti.« S\u2019il y a des choses à discuter, on en discutera.Pour l\u2019instant, il n\u2019y a rien », a affirmé le président du caucus, Harold Lebel.Le député de Bonaventure, Sylvain Roy, s\u2019est pour sa part refusé à tout commentaire sur le sujet.«Je n\u2019ai pas à me positionner », a-t-il dit.« Collaborer » et « critiquer » Le caucus du PQ entreprendra les travaux parlementaires avec le « souci d\u2019améliorer » les projets de loi du gouvernement caquiste, promet M.Bérubé.Dans cet esprit, le PQ a présenté mercredi trois propositions visant à favoriser la présence des aînés sur le marché du travail, dont une «intéressante» tirée du programme du Parti libéral du Québec.«Ce serait bon pour eux [les aînés].Bon aussi pour l\u2019économie du Québec.[\u2026] Ils veulent participer à l\u2019économie de la région.Actuellement, la fiscalité les empêche de le faire», a fait valoir M.Lebel.L\u2019élu rimouskois invite notamment l\u2019équipe de François Legault à permettre aux travailleurs de 65 ans et plus de cesser de cotiser au Régime de rentes et d\u2019assurer la représentation des aînés à la Commission des partenaires du marché du travail.« Vous allez trouver cela un peu spécial.On fait une proposition que les libéraux ont faite en campagne électorale, c\u2019est-à-dire de permettre le report de la rente de retraite jusqu\u2019à 75 ans», a-t-il poursuivi, soulignant que le poids démographique des personnes âgées de 65 ans et plus augmente.Ces trois mesures « vont contribuer à résorber un peu les besoins de main- d\u2019œuvre», estime le chef intérimaire du PQ.« On a beaucoup parlé d\u2019immigration.On a beaucoup parlé de formation.Il y a une main-d\u2019œuvre qui est disponible, compétente, motivée et qui a besoin d\u2019un signal», a conclu M.Bérubé.CAUCUS DU PQ Un incendie a causé de lourds dommages à l\u2019hôtel Clarendon jeudi, au cœur de l\u2019arrondissement historique du Vieux-Québec.Le feu a nécessité l\u2019intervention de 80 pompiers avant d\u2019être maîtrisé.On ignore toujours l\u2019ampleur des dégâts et les causes du brasier qui a nécessité la fermeture d\u2019une partie de la ville intra-muros.Érigé en 1858, le bâtiment a d\u2019abord abrité une imprimerie avant d\u2019être reconverti en hôtel en 1870.FRANCIS VACHON LE DEVOIR Important incendie à l\u2019hôtel Clarendon L\u2019UPAC arrête un ex- directeur de l\u2019École des métiers de la construction L\u2019ex-directeur de l\u2019École des métiers de la construction de Montréal (EMC) Alain Prud\u2019homme et trois fournisseurs de l\u2019établissement ont été arrêtés mercredi par l\u2019Unité permanente anticor- ruption (UPAC).Ils feront face à des accusations dans le cadre d\u2019une enquête portant sur de présumés fraudes et abus de confiance, a confirmé Mathieu De- lisle, porte-parole de l\u2019UPAC.Les trois fournisseurs de l\u2019EMC arrêtés sont Enrico Di Paola, Mathieu Therrien et Modesto Abella.Selon ce qu\u2019a appris Le Devoir, les enquêteurs avaient perquisitionné au bureau du directeur de l\u2019École des métiers de la construction, rue Par- thenais, au cours de l\u2019année 2017.Ils avaient notamment saisi son ordinateur.La commission scolaire a déclenché une enquête interne sur cette affaire.Le Devoir Bérubé nie l\u2019existence d\u2019un débat sur les signes religieux au sein du PQ 108 Il s\u2019agit du nombre de personnes qui sont actuellement exploitées ou à risque d\u2019être exploitées sexuellement sur le territoire longueuillois, a révélé mercredi le Service de police de l\u2019agglomération de Longueuil (SPAL).Le corps de police estime que 37 proxénètes allégués sont actifs dans la ville.Le SPAL a dévoilé un portrait du «commerce du sexe» tandis qu\u2019il annonce l\u2019implantation d\u2019une nouvelle équipe pour aider les victimes d\u2019exploitation sexuelle.Une policière et une coordonnatrice responsable du volet psychosocial accompagneront des victimes qui tentent de quitter le milieu de la prostitution.Le projet, qui bénéficie d\u2019une aide fédérale de 852 000$, vise principalement les femmes de 17 à 25 ans, une tranche d\u2019âge qui, selon les policiers, se retrouve souvent dépourvue de services.Le Devoir Il y a des professeurs qui pourraient, par exemple, travailler dans les directions d\u2019école.Est-ce un symbole d\u2019autorité, une direction d\u2019école ?Il y a des chances que oui.PASCAL BÉRUBÉ » 7millions C\u2019est le nombre de décès annuels attribuables au tabac, selon l\u2019Organisation mondiale de la Santé. Depuis le début de son bras de fer avec la Chine, Ottawa a résisté à la tentation de lier le dossier d\u2019extradition de la directrice financière du géant chinois Huawei et l\u2019avenir au Canada de la technologie pour les réseaux 5G de Huawei.La Chine, elle, ne s\u2019en est pas privée, ce qui devrait mettre le Canada sur ses gardes.éterminée à faire un exemple du Canada et à effrayer les pays enclins à résister à ses volontés, la Chine a répliqué à l\u2019arrestation de Mme Meng, à la suite d\u2019une demande d\u2019extradition des autorités américaines, en s\u2019en prenant à des ressortissants canadiens.Deux sont toujours détenus et soumis à un traitement avoisinant la torture.L\u2019un d\u2019eux est soumis à des interrogatoires qui contreviennent à la Convention de Vienne sur l\u2019immunité diplomatique.Un troisième a vu sa peine de 15 ans de prison pour trafic de stupéfiants remplacée par une condamnation à mort.Puis sont arrivées la semaine dernière les menaces de répercussions si le Canada exclut Huawei des fournisseurs autorisés des réseaux de communications sans fil de cinquièmegénération.Pékin a reculé depuis, mais le message n\u2019a trompé personne.En usant de représailles et en proférant des menaces, le gouvernement chinois a implicitement reconnu avoir lui-même intérêt à ce que la technologie de son fleuron industriel soit adoptée à l\u2019étranger.Huawei est déjà implantée au Canada.BCE et Telus ont utilisé de son matériel pour équiper leurs réseaux de troisième et quatrième générations et ont déjà commencé à faire la même chose pour leurs réseaux 5G.Si le Canada décidait d\u2019imiter les États-Unis, l\u2019Australie et quelques autres pays et interdisait l\u2019utilisation de l\u2019équipement de Huawei pour les réseaux 5G, ce serait un casse-tête pour ces entreprises canadiennes.Mais voilà, la donne a changé.En 2017, la Chine a adopté une loi qui stipule qu\u2019elle peut obliger les entreprises chinoises, même dites privées comme Huawei, à « coopérer et collaborer » avec ses services de renseignement.Comme le disait récemment au Globe and Mail un ancien directeur du Service canadien de renseignement et de sécurité (SCRS), Ward El- cock, « ce n\u2019est pas Huawei qui pose un risque, mais la Chine ».Le gouvernement Trudeau attend toujours l\u2019évaluation des services de renseignement et de sécurité canadiens pour prendre une décision, mais les avertissements et les appels à l\u2019exclusion de Huawei se multiplient.Au moins trois anciens directeurs du SCRS ont dit craindre que la présence de la technologie de Huawei dans les futurs réseaux 5G canadiens donne à la Chine la possibilité de se livrer à de l\u2019espionnage, d\u2019accéder à de l\u2019information sensible ou même de nuire au bon fonctionnement des systèmes.En octobre, des membres du SCRS, dont le directeur du renseignement Mike Peirce, ont invité à la prudence une quinzaine d\u2019universités ayant des relations étroites avec Huawei dans le domaine de la recherche.L\u2019ex- conseiller de Justin Trudeau en matière de sécurité, Richard Fadden, écrivait dans le Globe cette semaine que cette crise montre que « la Chine est prête à recourir à des mesures extrêmes pour protéger ses intérêts ».Imaginez si elle avait un moyen d\u2019accéder aux réseaux informatiques d\u2019autres pays.Le régime autoritaire chinois s\u2019est durci sous le président à vie Xi Jinping et son emprise sur les acteurs économiques s\u2019est resserrée.Conscient de son poids, il veut s\u2019imposer sur la scène internationale, mais il ne cherche plus à faire croire qu\u2019il est prêt à se plier aux règles du jeu pour faire son chemin.Son attitude à l\u2019égard du Canada en témoigne.Mais s\u2019il pensait ainsi faire plier ses vis-à-vis, il a plutôt provoqué un ressac qui pourrait nuire à ses intérêts.Nombre de gouvernements sont maintenant sur leurs gardes et certains, comme celui de l\u2019Allemagne, réévaluent leur ouverture initiale à l\u2019endroit de Huawei.Après tout, cette entreprise n\u2019a pas le monopole de la technologie 5G.D\u2019autres fournisseurs, comme les firmes suédoise Ericsson et finlandaise Nokia, présentes au Canada, sont sur les rangs.La Chine a empoisonné le puits.La confiance n\u2019est maintenant plus de mise, surtout quand il est question du déploiement d\u2019une infrastructure stratégique comme les réseaux de communication sans fil de cinquièmegé- nération.Dans le contexte actuel, le Canada ne peut pas permettre à Hua- wei d\u2019agir comme fournisseur de ses réseaux 5G.LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Samuel Caron Enseignant en éthique et culture religieuse au collège Sainte-Anne Depuis les tollés entourant SL?V et Kanata, puis tout récemment avec la mise à l\u2019écart associée aux dreads de l\u2019humoriste Zach Poi- tras, le polarisant débat sur l\u2019appropriation culturelle semble être condamné à stagner.Bien qu\u2019en tant qu\u2019homme blanc, je n\u2019appartienne à aucune des communautés concernées par ces polémiques, je fais partie de ceux qui soutiennent le principe d\u2019appropriation culturelle depuis le début.Je suis aussi de ceux qui pointent du doigt les Robert Lepage de ce monde et tous ceux qui pensent encore qu\u2019un « Indien » ou qu\u2019un « Chinois » est un costume d\u2019Halloween décent.Pour sortir de l\u2019impasse actuelle, je crois qu\u2019il faut initialement reconnaître la pertinence des critiques que plusieurs ont adressées au concept d\u2019appropriation culturelle.Celles-ci mettent essentiellement en lumière l\u2019absurdité de ce principe lorsqu\u2019on l\u2019applique à certaines situations.On reconnaîtra ici l\u2019argument du « cela signifie qu\u2019on ne peut plus manger de tacos ni de sushis ?» ou « le hockey nous vient des Autochtones, alors il faudrait arrêter de pratiquer notre sport national ! ».Certaines de ces critiques sont justes, celles-ci mettent en lumière le grand problème du concept d\u2019appropriation culturelle : il est trop général.En fait, ses limites sont mal définies, ainsi il englobe des exemples contre-intuitifs qui n\u2019ont rien à voir avec les intuitions morales qu\u2019il souhaite véritablement défendre.Je suggère ainsi de l\u2019abandonner pour le refonder sur des bases plus solides.Plus précisément, je propose de le scinder en deux principes bien définis qui traduisent mieux les intentions morales qui l\u2019animent.Premier principe L\u2019usurpation culturelle : situation où un groupe culturel dominant, souvent un colonisateur, va s\u2019approprier des éléments culturels ou historiques d\u2019un groupe opprimé, souvent colonisé, à des fins publicitaires, artistiques ou commerciales.En bref, lorsque des membres d\u2019un groupe favorisé, grâce à leurs privilèges (moyens financiers, capacité de production matérielle ou médiatique) vont voler l\u2019exclusivité culturelle d\u2019un groupe, sans lui accorder un rôle ou lui verser de redevances, alors il y a usurpation, par le groupe dominant, du pouvoir qu\u2019a le groupe opprimé sur sa culture et son identité.Pour illustrer le tout, pensons à Kanata.Robert Lepage profite de sa notoriété et de ses moyens financiers pour raconter l\u2019histoire d\u2019un peuple que le sien a colonisé et opprimé durant des siècles, et ce, sans que les membres de ce peuple ne soient impliqués dans le projet.C\u2019est un tort moral, car, dès lors, les Autochtones perdent l\u2019exclusivité de leur histoire et, en plus, c\u2019est leur colonisateur qui en tire profit directement sous leur nez.Pour ce qui est des sushis, au contraire, ils se verraient exclus des accusations d\u2019usurpation culturelle puisqu\u2019il n\u2019y a pas de rapport d\u2019oppression ou de colonisation qui persiste entre les Nord- Américains et les Japonais.Nous pourrions aussi simplement vérifier si les Japonais accordent une importance culturelle aux sushis telle qu\u2019ils souhaitent absolument en garder l\u2019exclusivité.Deuxième principe La dévalorisation culturelle : situation où une personne ou un groupe s\u2019approprie un élément ou une caractéristique importante de l\u2019identité culturelle, religieuse ou ethnique d\u2019un peuple dans un contexte où celui-ci s\u2019en trouve banalisé, fétichisé ou désacralisé.Il s\u2019agit d\u2019un tort moral puisqu\u2019un groupe voit alors son identité et sa culture être ridiculisées sur la place publique.L\u2019inconfort moral est bien sûr amplifié lorsqu\u2019il y a un rapport d\u2019oppression ou de colonisation entre les deux parties concernées.Par exemple, pensons aux costumes d\u2019Halloween « d\u2019Indiens ».Pour certains Autochtones, voir leur ethnicité et leur identité culturelle être réduites à un déguisement qui incarne un stéréotype est fort insultant, surtout si la personne qui se l\u2019approprie est un de leurs oppresseurs historiques.Pour ce qui est des dreads, ah, les dreads ! Il faudrait faire la démonstration que cette technique de tissage de cheveux est historiquement exclusive à un groupe et que cette communauté y accorde une importante culturelle, religieuse ou iden- titaire suffisamment importante pour être insultée lorsque des gens issus d\u2019une autre culture banalisent ce symbole en l\u2019arborant.Enfin, je n\u2019affirme pas que le concept d\u2019appropriation culturelle mourra demain.Ce n\u2019est pas non plus à moi, qui n\u2019en subis pas les conséquences, de décider au final s\u2019il doit être abandonné ou non.Cependant, je pense qu\u2019il est important de reconnaître, dès maintenant, la pertinence de certaines critiques et de songer à redéfinir ce principe éthique.De cette façon, les intuitions morales pertinentes qu\u2019il transporte pourront survivre aux controverses actuelles qui minent sérieusement sa validité aux yeux d\u2019une tranche de la population.La République en marche stagne Mai 2017.La France, fatiguée de virer à gauche, puis à droite, puis à gauche, puis à droite depuis des décennies, déçue par les promesses non tenues par les vieux partis qui se succèdent au pouvoir, incrédule envers la classe politique traditionnelle, s\u2019offre l\u2019aventure Macron.Cette France, passionnée, tombe amoureuse de ce Kennedy «made in France», lequel invite ses concitoyens à rejoindre sa République en marche.On célèbre les noces.Quelques mois plus tard, le séducteur est démasqué.Il ne parle plus d\u2019amour, mais de fiscalité.Cette France, qui pensait avoir trouvé l\u2019homme de sa vie, ne voit plus la différence entre celui-ci et ses anciens amants.Pire encore, elle a mis un banquier au pouvoir ! (Ça équivaut à inviter un ivrogne dans sa cave).Le pays se sent trahi.Le charmeur ne charme plus.Le mariage n\u2019aura duré que quelques mois.À partir de maintenant, aucun médiateur ne pourra faire se rapprocher le couple, surtout quand l\u2019un voit rouge et l\u2019autre jaune.Le couple se sépare.L\u2019épouse est si blessée qu\u2019aucun cahier de doléances (dont les plus notoires sont ceux de 1789, et on connaît la suite !) ne calmera sa déception.Elle ne répond ni aux discours ni Autour du concept d\u2019appropriation culturelle LIBRE OPINION LETTRES LE CANADA ET LE 5G DE HUAWEI Prudence ! D ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu aux lettres et n\u2019y répondra d\u2019ailleurs ni plus tard ni jamais.La République en marche n\u2019avance plus.Elle n\u2019aura d\u2019autre choix que celui de reculer devant cette France qui crie tous les samedis qu\u2019elle n\u2019acceptera jamais de reprendre la vie commune.Christophe Brunie Le 22 janvier 2019 Sonne le glas Le jeudi 17 janvier dernier, Le Devoir publiait un article titré «Apôtres d\u2019une éducation sexuelle à la carte», dans lequel il est fait mention du père Gendreau, qui est un des instigateurs de la fronde catholique à l\u2019encontre des cours d\u2019éducation à la sexualité dans le milieu scolaire québécois.Celui-ci reproche, entre autres, à ces derniers d\u2019être dépourvus d\u2019amour et de morale pour finalement nous faire savoir, après les accusations faites contre l\u2019Église, qu\u2019il ne fallait pas complètement balayer l\u2019Église catholique sous prétexte que seulement 1 prêtre sur 2220 était pédophile.Par ces paroles, le père Gen- dreau ne veut toujours pas reconnaître qu\u2019un des pires reproches adressés à l\u2019Église est le fait que celle-ci a sciemment participé au processus visant à ne pas criminaliser ces prêtres pédophiles en les cachant: l\u2019amour et la morale exigent un peu moins d\u2019aveuglement de la part d\u2019un des fils de l\u2019Église.Pierre Cardinal Brossard, le 18 janvier 2019 L\u2019ONU et les déchets nucléaires Dimanche, j\u2019ai vu un excellent reportage à l\u2019émission Découverte, de Radio-Canada, qui traitait des tombeaux nucléaires, où seront entreposés les déchets nucléaires.Les recherches canadiennes y étaient comparées à celles réalisées en France.Au Canada, pour empêcher l\u2019oxydation des « cercueils » en acier contenant les grappes de combustibles radioactifs, on les enduit d\u2019une couche de cuivre, alors que ce n\u2019est pas le cas en France.C\u2019est dire que dans l\u2019Hexagone, les « cercueils » s\u2019oxyderont à la longue et laisseront s\u2019échapper les émanations toxiques.Même s\u2019ils seront profondément enfouis sous terre, en un lieu judicieusement choisi, les risques de contamination seront possibles.Je m\u2019explique mal pourquoi les pays ne se donnent pas la main pour trouver la meilleure méthode de traitement des déchets radioactifs.Ce mandat devrait être accordé à l\u2019ONU.Les pays devraient aussi se donner la main pour trouver les meilleurs lieux d\u2019enfouissement des déchets nucléaires dans le monde.Que feront les pays qui ne peuvent trouver chez eux un sous-sol sécuritaire comparable au Bouclier canadien ?Sylvio Le Blanc Montréal, le 22 janvier 2019 MANON CORNELLIER A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Mario Polèse Professeur émérite à l\u2019INRS, Centre Urbanisation Culture Société, Montréal Les éditorialistes et chroniqueurs du Devoir reviennent souvent sur la bilin- guisation du Québec, obstacle à la francisation des immigrants (exemples : Robert Dutrisac, « La bilinguisa- tion du Québec », Le Devoir, 6 janvier 2019 ; Michel David, « Un trop faible message », 6 décembre 2018).Ils n\u2019ont pas totalement tort.Toutefois, l\u2019analyse proposée des racines du problème demeure, permettez-moi de le dire avec tout le respect que je leur dois, simpliste.Parmi les coupables nommés, l\u2019on trouve d\u2019abord le laxisme de l\u2019État québécois en matière de bilinguisme institutionnel et de prestation (bilingue) de services.Michel David et Robert Dutri- sac citent, à titre d\u2019exemple, les quelque 400 000 abonnés d\u2019Hydro- Québec qui reçoivent leur compte en anglais.Le message est clair : ceci n\u2019est pas acceptable dans un État dont la langue officielle est le français.Et cela envoie le mauvais message aux immigrants : il est possible de vivre à Montréal sans parler français ; tous les services publics sont offerts en anglais.L\u2019autre coupable serait notre appartenance au Canada.Ici, je ne peux mieux faire que citer Michel David : « Il est clair que l\u2019appartenance à une fédération dont le gouvernement met tout son poids dans la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme sera toujours un obstacle à l\u2019épanouissement d\u2019une société française » (Le Devoir, 20 décembre 2018).Mais cogner sur l\u2019État québécois qui ose donner des services en anglais et sur le Canada bilingue et multicultu- rel est trop facile.Cela nous évite de regarder ce qu\u2019on préfère ne pas voir : la présence d\u2019une population anglophone avec des droits.Le droit de cité de l\u2019anglais au Québec est une question de démographie et de droits.Sans minorité anglophone, le problème de la francisation des nouveaux venus ne se poserait pas.L\u2019argumentaire du Québec laxiste et du Canada anglicisant ne marche plus dès que nous nous transportons à quelques kilomètres à l\u2019est de Montréal, disons à Drummondville ou à Québec.Je ne pense pas qu\u2019il y ait beaucoup de résidents (récemment arrivés ou non) qui y demandent des services publics en anglais ; je ne pense pas que beaucoup d\u2019immigrants arrivés à Drummond- ville finissent par s\u2019angliciser.Eux et (surtout) leurs enfants vont se franciser.Le bilinguisme officiel du Canada fédéral n\u2019y fait pas obstacle, pas plus que le bilinguisme de facto de l\u2019État québécois.Le cas de Montréal La situation est tout autre dans la grande région de Montréal.La population anglophone, la pluralité et même la majorité dans certains quartiers, a non seulement le droit demander des services publics en anglais, mais leur présence (entre autres, comme consommateurs) fait que l\u2019anglais s\u2019utilise régulièrement dans la vie quotidienne, langue qu\u2019ils ont pleinement le droit d\u2019utiliser en public.Le petit commerçant coréen, iranien ou autre sait, s\u2019il veut rester en affaires, qu\u2019il doit pouvoir servir sa clientèle dans les deux langues.La présence anglophone s\u2019exprime aussi dans des établissements anglophones: écoles, hôpitaux, cégeps, universités\u2026 où l\u2019anglais sera le plus souvent la principale langue de travail.Bref, veut, veut pas, l\u2019immigrant débarqué à Montréal arrive dans un environnement où \u2014 il le voit très bien \u2014 l\u2019anglais s\u2019emploie quotidiennement et où la connaissance de la langue de Shakespeare est souvent une condition d\u2019emploi ; même si le français est la langue dominante.Revenons alors aux abonnés d\u2019Hy- dro-Québec \u2014 ou à tout autre service public \u2014 dont les factures sont rédigées Le dilemme du bilinguisme et de la francisation des immigrants Pierre J.Dalphond Ex-juge de la Cour d\u2019appel, sénateur indépendant En décembre dernier, le projet de loi C-76 modifiant la Loi sur les élections au Canada a été adopté.Donnant plein effet à l\u2019article 3 de la Charte canadienne des droits et libertés, il abroge une disposition introduite en 1993 qui privait du droit de vote la plupart des Canadiens résidant à l\u2019étranger depuis cinq ans et plus.Cette restriction reposait sur le postulat suivant : si vous ne résidez plus au pays depuis cinq ans, vous n\u2019êtes plus concerné par ce qui s\u2019y passe et vous n\u2019avez plus d\u2019intérêt dans les politiques canadiennes.Le Canada adoptait ainsi une position contraire à la plupart des pays démocratiques, notamment les États- Unis, la France, l\u2019Espagne, l\u2019Italie, la Suisse et la Belgique.En réalité, seules quelques démocraties restreignent le droit de vote des non-résidents, mais aucune autant que le Canada.Ainsi, en Allemagne, l\u2019absence doit durer 25 ans, au Royaume-Uni, 15 ans, et en Australie, 6 ans.Une durée plus courte, 3 ans, n\u2019existe qu\u2019en Nouvelle-Zélande, cependant remise à zéro par une visite, même d\u2019une journée.La restriction de 1993 était aussi discriminatoire, puisqu\u2019elle ne s\u2019appliquait pas aux militaires, fonctionnaires (fédéraux et provinciaux) et employés d\u2019organisations internationales.Ainsi, une Canadienne travaillant à l\u2019étranger pour Bombardier depuis 6 ans ne se qualifiait pas pour voter, contrairement à un Canadien fonctionnaire de l\u2019ONU à Genève depuis 15 ans.D\u2019ailleurs, le 11 janvier 2019, la Cour suprême du Canada déclare inconstitutionnelle cette restriction puisque rien ne la justifiait.Campagne de peur Malgré ce jugement, certains apparatchiks se livrent à une campagne de peur, parlant du danger que le vote d\u2019expatriés sans intérêt dans l\u2019avenir du pays devienne critique dans le choix des gouvernements et, même, qu\u2019il serve d\u2019un moyen d\u2019influence étrangère sur nos élections.Avec égards, ils font fi des faits.Tous les expatriés utilisent un passeport canadien et peuvent bénéficier des services consulaires canadiens.De plus, la plupart d\u2019entre eux ont de la famille au pays et sont soucieux de l\u2019avenir de celle-ci.Nombreux sont ceux qui maintiennent des liens économiques avec le Canada et y paient des impôts.Ainsi, 186 200 sont bénéficiaires du RPC et 139 400 de la Sécurité de la vieillesse.Des milliers d\u2019autres tirent des revenus d\u2019investissements au pays.Plusieurs bénéficient d\u2019avantages dans le pays hôte découlant d\u2019ententes avec le Canada, comme la possibilité d\u2019un permis de travail ou l\u2019évi- Pour le vote des expatriés tement de la double taxation.De même, quel motif rationnel peut- il justifier d\u2019exclure de notre vie démocratique les Canadiens vivant à l\u2019étranger pour la promotion de sociétés d\u2019ici, faisant des études supérieures ou occupant des emplois qui n\u2019existent pas au Canada et qui font le projet de revenir au pays sans en connaître la date exacte ?Ces critiques omettent aussi de souligner qu\u2019un Canadien vivant à l\u2019étranger ne peut voter que s\u2019il fait le nécessaire pour être inscrit au Registre national des électeurs et démontre avoir résidé, avant son départ, dans la circonscription électorale où il souhaite voter.De plus, pour exercer son vote, il doit remplir le bulletin spécial reçu d\u2019Élections Canada et le retourner dans le délai prescrit.Ces démarches sont indicatives d\u2019un intérêt réel pour notre vie démocratique.Cela démontré, qu\u2019en est-il du danger qu\u2019ils influent sérieusement sur les résultats électoraux ?Il n\u2019existe pas de chiffres précis sur le nombre de Canadiens vivant l\u2019étranger.Les évaluations varient entre moins d\u2019un million à près de trois millions.Peu importe, puisque les faits démontrent que ce péril est inexistant.D\u2019abord, peu d\u2019expatriés se prévalent de leur droit.Lors de la dernière élection générale en 2015, 14 000 Canadiens résidant à l\u2019étranger, incluant militaires et fonctionnaires, se sont inscrits.Uniquement 11 000 ont rempli le bulletin spécial, puis l\u2019ont retourné à temps.Ensuite, ces 11 000 votes ont été dépouillés dans l\u2019une des 338 circonscriptions du pays, où ils n\u2019ont pas eu d\u2019impact significatif.Seules 24 circonscriptions ont reçu plus de 100 votes internationaux.Le plus grand nombre a été enregistré dans Ottawa-Vanier : 496.Or, le candidat élu a recueilli 24 280 votes de plus que le deuxième.Avec la fin de la restriction et la publicité qui l\u2019entoure, il faut espérer que plus d\u2019expatriés se prévaudront de leur droit de vote en 2019.Le directeur général des élections estime que 30 000 d\u2019entre eux le feront.S\u2019il y a entre 1 million et 3 millions d\u2019expatriés, cela représentera de 3 à 10 % d\u2019entre eux.Avec le temps, ce nombre devrait augmenter, mais l\u2019expérience chez nos voisins du sud révèle qu\u2019environ 10 % des expatriés admissibles font le nécessaire, même aux présidentielles.Adve- nant que ce soit aussi le cas au Canada, le Registre national contiendra entre 100 000 et 300 000 expatriés parmi ses 26 millions d\u2019inscrits, soit entre 0,4 et 1 % des électeurs.Au vu de ces faits, prétendre que le choix des prochains gouvernements dépendra des expatriés tient de l\u2019élucubration.Quant à la menace d\u2019une influence extérieure dans nos élections exercée par la manipulation des expatriés vivant dans des pays totalitaires, aucune preuve ne la soutient, même aux États- Unis.En réalité, la puissance étrangère qui souhaite influer visera les 99 % ou plus d\u2019électeurs au pays, comme les trolls informatiques russes aux États- Unis l\u2019ont démontré.De toute façon, le risque que des expatriés puissent être manipulés dans un pays ne justifierait pas de pénaliser ceux habitant ailleurs dans le monde.Tout au plus, cela requerrait des mesures ciblées.Le droit de vote est fondamental en démocratie.Cessons d\u2019invoquer des prétextes pour le nier aux Canadiens résidant à l\u2019étranger.en anglais.Le dénoncer est facile.Mais sur le plan pratico-pratique, comment voulez-vous qu\u2019un fonctionnaire refuse de donner des services en anglais à la personne x ou y qui le demande : sous quel prétexte, selon quel critère ?Comment le pauvre fonctionnaire doit-il faire la différence entre un « vrai » anglophone de chez nous, avec ses droits, et un immigrant ?Nous entrons ici dans le théâtre de l\u2019absurde.Tout immigrant reçu (résident permanent), même s\u2019il est arrivé hier, a les mêmes droits qu\u2019un citoyen (sauf le droit de vote).Un Québec souverain, pas moins qu\u2019aujourd\u2019hui, aura l\u2019obligation de respecter les droits de la minorité anglophone, et donc de continuer à offrir des services en anglais sur demande.Le dilemme restera le même : réconcilier francisation et respect de la minorité anglophone.Personne ne parle d\u2019expulser notre minorité anglophone ou d\u2019envoyer McGill en Ontario (heureusement).Le bilinguisme de facto de la région montréa- laise est une réalité et le restera, sans même évoquer la puissante force an- glicisante de la mondialisation qui frappe toutes les grandes métropoles internationales, Francfort, Amsterdam, Paris, comme Montréal.Un miracle Que le Québec réussisse tout de même à franciser la majorité des nouveaux venus (je laisse le pourcentage exact aux experts) tient franchement du miracle, et dont principal mérite revient à l\u2019école, pièce maîtresse de la loi 101.L\u2019enjeu crucial reste la deuxième génération (et aussi des nouveaux venus d\u2019âge scolaire).Si l\u2019école française fait bien son travail, les futurs Québécois demanderont tout naturellement d\u2019être servis en français et de vivre en français.Mais, là encore, le milieu ambiant a son importance.La francisation par l\u2019école sera toujours plus difficile dans le West Island que dans Rosemont.Cette réalité démographique et géographique nous invite à porter plus d\u2019attention à la répartition spatiale des nouveaux venus.Revoir la politique de régionalisation de l\u2019immigration est, bien entendu, un premier impératif.Pourquoi, par exemple, ne pas réserver 10 000 certificats de sélection « supplémentaires » à des candidats indépendants ayant une offre ferme d\u2019emploi en région et qui s\u2019engagent à s\u2019y installer ; cela permettrait par le même biais au gouvernement de réconcilier son seuil souhaité de 40 000 immigrants annuels avec le plafond actuel de 50 000.Pour le Grand Montréal, pourquoi ne pas aussi envisager un service d\u2019aide au logement, destiné notamment aux réfugiés et aux immigrants indépendants, dont l\u2019un des objectifs serait de diriger des nouveaux venus vers des quartiers et commissions scolaires plus aptes à les intégrer?Même si cela n\u2019affectera sans doute le choix résidentiel que d\u2019un faible pourcentage d\u2019immigrants, ce ne sera pas moins un levier de plus pour une politique réussie d\u2019immigration.Le petit commerçant d\u2019origine étrangère sait, s\u2019il veut rester en affaires, qu\u2019il doit pouvoir servir sa clientèle dans les deux langues.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Prétendre que le choix des prochains gouvernements dépendra des expatriés tient de l\u2019élucubration.Le droit de cité de l\u2019anglais au Québec est une question de démographie et de droits.Sans minorité anglophone, le problème de la francisation des nouveaux venus ne se poserait pas. e nouveau site sur les collections du Musée national des beaux-arts du Québec, lancé en novembre, comprend évidemment une page sur Cornelius Krieghoff (1815- 1872).Le célèbre artiste est présenté comme « un peintre canadien d\u2019origine néerlandaise ».La suite déballe l\u2019essentiel : « Il était l\u2019un des peintres canadiens les plus populaires du XIXe siècle.Krieghoff est surtout connu pour ses peintures de paysages canadiens.Il peignait particulièrement à l\u2019automne et en hiver.» On dirait une notice de l\u2019encyclopédie en ligne Wikipédia\u2026 parce que c\u2019en est une.D\u2019ailleurs, pour lire d\u2019autres infos sur Krieghoff, il suffit de cliquer sur un lien menant soit au monumental et irréprochable Dictionnaire biographique du Canada, soit vers la page Wikipédia qui lui est consacrée.La fiche Krieghoff a besoin d\u2019un peu d\u2019amour et d\u2019ajustement, ne serait-ce que pour préciser qu\u2019il peignait surtout des scènes d\u2019automne et d\u2019hiver.Ce sont des détails.Les ajustements viendront.L\u2019essentiel reste dans l\u2019alliance non fortuite entre le site du MNBAQ et Wi- kipédia.Le musée national a décidé de s\u2019engager à fond dans ce chantier en prenant acte et cause pour l\u2019encyclopédie gratuite et participative de plus en plus populaire : le site arrivait en cinquième position dans le monde (et sixième au Canada) dans la liste des plus visités en 2018.Un plan numérique Le chantier Wikipédia du musée, lancé il y a deux ans, bénéficie d\u2019une aide ponctuelle du Plan culturel numérique du Québec.« De plus en plus, ce qu\u2019on souhaite, c\u2019est rendre accessibles nos données et nos images au plus large public possible », explique Nathalie Thibault, responsable de la gestion documentaire et des archives du MNBAQ.C\u2019est elle qui pilote le chantier de collaboration avec Wikipé- dia.« Dans le cas de Krieghoff, nous LEDEVOIR // LE JEUDI 24 JANVIER 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 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services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.1.Le bateau à glace, Québec (détail) (vers 1860), Cornelius Krieghoff 2.Chasseur indien (1858), Cornelius Krieghoff 3.L\u2019Indienne avec un panier (vers 1860), Cornelius Krieghoff 4.Andrew John Maxham (détail) (1856), Cornelius Krieghoff COLLECTION DU MUSÉE NATIONAL DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC L Dans le même bateau numérique Comment et pourquoi des établissements culturels québécois s\u2019allient à Wikipédia STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR Université cherche wikipédien L\u2019Université Concordia sera la première au Québec à embaucher un wikipédien en résidence.L\u2019Université de Toronto n\u2019a devancé sa concurrente montréalaise que de quelques semaines pour devenir la première au Canada à s\u2019engager sur ce chemin numérique et collaboratif.L\u2019offre d\u2019emploi toujours active (le concours de Concor- dia se termine le 15 février) précise que le mandat « consistera à promouvoir les compétences numériques chez les membres de la communauté universitaire ».Il s\u2019agira aussi bien d\u2019intégrer des collections universitaires aux bases de données de la galaxie Wiki que de participer à l\u2019intégration critique des contenus dans les enseignements.L\u2019université offrira en retour un encadrement supervisé, un espace de travail et un accès aux infrastructures technologiques.Le contrat d\u2019un an, à raison d\u2019une journée par semaine, prévoit une rémunération totale de 10 000 $.Les fonds proviennent de dons du public et d\u2019anciens diplômés.« Cette embauche constitue une excellente façon de redonner à la communauté et aux donateurs », explique Guylaine Beaudry, vice-rectrice adjointe responsable de la stratégie numérique et bibliothécaire en chef de Concordia.Mme Beaudry connaît mieux que quiconque les critiques adressées à l\u2019encyclopédie en ligne, mais aussi son immense popularité.« Sauf exception, on ne recommande pas à nos étudiants et chercheurs de citer Wikipédia, dit- elle.Mais pour des informations factuelles de départ, pour être redirigé vers d\u2019autres sources, c\u2019est une source extrêmement utilisée et très, très, très utile.» avons aussi intégré l\u2019image du peintre à sa page de l\u2019encyclopédie.» Elle ajoute que Wikipédia fournit visibilité et transparence.« Tout est lié, dit-elle.Dans notre planification stratégique, nous disons que le citoyen a autant sa place que l\u2019expert dans la construction des connaissances.» Les liens sont faits sur les articles savants.Les conservateurs de l\u2019établissement participent à la bonification du site sur les collections.Le musée offre maintenant des ateliers d\u2019écriture pour l\u2019encyclopédie.Le premier a été organisé la semaine dernière.« Nous encourageons le public à retravailler les fiches, dit encore Mme Thibault.Nous sommes dans un virage.Le but de tout ça, c\u2019est aussi de démocratiser l\u2019accès aux informations et de nourrir l\u2019encyclopédie de données fiables.» La série Collections en ligne compte maintenant 2500 artistes représentés au MNBAQ avec au total déjà environ 27 000 images correspondantes sur les 40 000 œuvres que l\u2019établissement possède.Le musée va aussi numériser des archives qui seront également versées sur l\u2019encyclopédie si les droits d\u2019auteur le permettent.Un chantier national Nathalie Thibault confie que les autres grands musées (MACM, MCQ et MBAM) s\u2019intéressent à son laboratoire.« Nous sommes pionniers, dit- elle.Nous avons suivi l\u2019exemple d\u2019autres musées américains et britanniques.Certains musées étrangers ont même des collaborateurs en résidence pour améliorer les contenus en ligne.» Ce sera aussi bientôt le cas à l\u2019Université Concordia (voir encadré).« [Wikipédia est] une plateforme de diffusion extraordinaire pour les institutions qui préservent notre patrimoine, écrit au Devoir Lëa-Kim Châ- teauneuf, vice-présidente de Wikimé- dia Canada.Par l\u2019entremise de nos activités GLAM [pour galleries, libraries, archives and museums], nous formons et accompagnons les établissements dans l\u2019utilisation des outils Wikimédia (Wikipédia, Wikimédia Commons, Wikidata, Wikisource, etc.).» Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) demeure le leader et le champion de la collaboration avec l\u2019encyclopédie et ses différentes bases de données, surtout Wikimedia Commons, gigantesque médiathèque de sons et d\u2019images du monde entier libres de droits.L\u2019institution a commencé ses liaisons encyclopédiques avec Wikimédia Canada en 2014.Elle a par exemple fourni 1852 formidables images du photographe Conrad Poirier et continue de verser régulièrement des archives dans Wiki Commons.BAnQ a fourni environ 5000 images au total à des articles qui génèrent entre 3 et 5 millions de vues par mois dans 120 langues différentes.Un exemple : les pages sur le hockeyeur Émile « Butch » Bouchard en français, en anglais, en russe, en finnois et en suédois sont illustrées par une photo de Bibliothèque et archives.«Nous avons le mandat de diffuser le patrimoine documentaire et de faire connaître la culture du Québec, et c\u2019est ce que nous faisons en collaborant avec des plateformes de diffusion, dit Claire Séguin, directrice de la recherche et de la diffusion des collections patrimoniales à BAnQ.Au début, dans mes équipes, il y avait une réticence à cause de sa fiabilité mise en doute.Maintenant, il n\u2019y en a plus et le personnel participe à l\u2019amélioration des plateformes avec enthousiasme.C\u2019est notre métier de bibliothécaire de le faire.» BAnQ organise aussi des séances de rédaction, «Mardi, c\u2019est Wiki!» à Montréal et «Jeudi, c\u2019est Wiki!» à Québec.Des wikipédiens de France ont récemment vérifié et corriger la numérisation d\u2019écrits du journaliste et écrivain Arthur Buies (1840-1901).Il s\u2019agirait d\u2019une retombée surprenante de la diffusion de la série Les pays d\u2019en haut, où Buies est un personnage.Les collections de BAnQ permettent de verser des contributions visuelles libres de droits d\u2019auteur.Ici, la limite est fixée à 50 ans après le décès du créateur, mais le nouvel accord de libre-échange avec les États-Unis devrait étendre la protection à 70 ans, comme c\u2019est la règle aux États-Unis, où se trouve d\u2019ailleurs le siège mondial de Wikimédia.Capture écran de la fiche descriptive de Cornelius Krieghoff sur le site du Musée des beaux-art du Québec 1 2 3 4 "]
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