Le devoir, 16 février 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 33 / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.B6 Carrières .A4 Décès .A6 Édito .B10 Grille TV .LeD40 Idées .B11 Mots croisés.LeD54 Petites annonces.A6 Sports.A9 Sudoku .LeD54 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.CULTURE Dominique Fils-Aimé Airs de révolutions | LED 16 ACTUALITÉS À bord de l\u2019Amundsen | A 12 LIRE Raconter au-delà des mots | LED 30 FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Même s\u2019il a reconnu ouvertement que sa mesure pourrait être contestée devant les tribunaux, le président américain, Donald Trump, a joué son va-tout vendredi matin en déclarant l\u2019état d\u2019urgence pour justifier le financement de son mur à la frontière américano-mexicaine, une dépense de plusieurs milliards de dollars à laquelle s\u2019oppose depuis décembre dernier la majorité démocrate à la Chambre des représentants.Les démocrates n\u2019ont d\u2019ailleurs pas tardé à réagir en qualifiant le geste « d\u2019illégal » et en annonçant, immédiatement après l\u2019annonce présidentielle, que des procédures allaient être amorcées « rapidement » pour contrer ce qu\u2019ils qualifient d\u2019utilisation abusive de la loi américaine de 1976 sur les urgences nationales.Quand l\u2019impatience commande l\u2019état d\u2019urgence La Cour suprême finira par lui donner raison, dit Donald Trump, sachant que son décret fera l\u2019objet d\u2019une contestati0n judiciaire MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR Pendant des décennies, des prêtres québécois ayant agressé sexuellement des enfants ont été envoyés « réfléchir à leurs péchés » quelques jours dans plusieurs monastères québécois ou dans un nouveau diocèse.Puis, à mesure que l\u2019Église a pris conscience de la gravité des gestes, ils ont été dirigés vers l\u2019Institut Southdown, au nord de Toronto, un centre de santé mentale destiné aux seuls membres du clergé.En marge du sommet sur les abus sexuels qui aura lieu au Vatican la semaine prochaine, Paul-André Durocher, archevêque de Gatineau et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) de 2013 à 2015, accepte de lever le voile sur les pratiques de l\u2019Église catholique au Québec.Il confirme que plusieurs ecclésiastiques québécois ont séjourné dans ce qui était autrefois appelé le centre de traitement Southdown, à Aurora, en Ontario.Ces informations ont été corroborées par plusieurs membres du clergé québécois.L\u2019existence de ce centre a été dévoilée au grand jour l\u2019été dernier lors de la publication du rapport d\u2019un grand jury de la Pennsylvanie.Le rapport révélait que c\u2019est à Southdown qu\u2019ont été traités certains des 300 prêtres prédateurs ayant agressé plus de 1000 enfants depuis les années 1940 dans cet État du nord des États-Unis.En une cinquantaine d\u2019années, plus de 5000 religieux et religieuses ont été traités à Southdown pour différents troubles de santé mentale.On ignore combien l\u2019ont été pour des cas d\u2019abus sexuels.La moitié d\u2019entre eux sont Canadiens, alors que les autres proviennent de l\u2019extérieur du pays, précise Dorothy Heiderscheit, ancienne prési- dente-directrice générale et au- jourd\u2019hui porte-parole de l\u2019institut.Cette dernière assure que l\u2019existence Le refuge des prêtres abuseurs Les ecclésiastiques déviants ont longtemps expié leurs péchés par la seule prière, avant qu\u2019on ne les dirige vers le centre de santé mentale Southdown, en Ontario Les sables mouvants de SNC-Lavalin B 2 et B 3 PERSPECTIVES VOIR PAGE A 4 : URGENCE LES ILLUSIONS DE TRUMP.L\u2019ÉDITORIAL DE BRIAN MYLES PAGE B 10 DOSSIER SECRETS D\u2019ÉGLISE PAGES B 1, B 2 ET B 3 S U S A N W A L S H A S S O C I A T E D P R E S S VOIR PAGE A 2 : PRÊTRES ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 SUIVEZ NOTRE SÉRIE DE REPORTAGES LA SEMAINE VERTE CE SOIR 17 h L\u2019ÉPICERIE MERCREDI 19 h30 ENQUÊTE JEUDI 21 h Prier pour sauver son âme PRÊTRES SUITE DE LA PAGE A 1 du centre fondé en 1966 n\u2019a jamais été tenue secrète et que l\u2019institut, indépendant de l\u2019Église catholique, a toujours œuvré à faire connaître ses services.L\u2019envoi des prêtres vers cet établissement pour les questions d\u2019abus sexuels s\u2019est fait à mesure que l\u2019Église a « saisi la profondeur du problème » et a « pris conscience de la dimension psychologique », explique Mgr Durocher.Rebaptisé Institut Southdown et déplacé à East Gwillimbury, à 50 kilomètres de Toronto, cet institut accueille encore aujourd\u2019hui des religieux et des religieuses souffrant de dérives sexuelles, mais aussi de dépression, d\u2019anxiété ou d\u2019autres problèmes de santé mentale.Dans ce seul centre du genre au Canada, des séjours de traitement de 14 semaines sont offerts.En plus d\u2019un suivi psychologique et psychiatrique réalisé par des professionnels, un accompagnement spirituel est aussi proposé, précise Dorothy Heiderscheit.Envoyés en retraite de prière Mais jusque dans les années 1980, une retraite de prière était souvent proposée aux membres du clergé qui avaient agressé des enfants, explique Mgr Durocher.L\u2019abuseur était invité à s\u2019exiler, pendant quelques jours, dans un monastère ou un sanctuaire pour faire pénitence, réfléchir à ses torts et s\u2019engager à ne plus recommencer.« Les monastères les recevaient, mais ils ne savaient pas de quoi il s\u2019agissait.C\u2019était quelqu\u2019un qui venait passer du temps en prière », comme le font régulièrement des membres du clergé, soutient Mgr Durocher.Aucun encadrement psychologique n\u2019était offert.Plusieurs monastères et abbayes du Québec ont ainsi accueilli, sans le savoir, des prêtres pédophiles.Près d\u2019une dizaine de lieux de prière ont ainsi été cités par Mgr Durocher.Le père Dominique Minier, responsable de l\u2019accueil des visiteurs à l\u2019abbaye de Saint-Benoît-du-Lac, reconnaît « avoir entendu dire » que des prêtres abuseurs ont pu séjourner à son abbaye.Aucun registre ne permet de savoir qui a transité par l\u2019abbaye à l\u2019époque, dit-il.Les séjours de prière y durent généralement quatre jours.« C\u2019est impossible à savoir.Je ne peux ni l\u2019infirmer ni le confirmer.Mais c\u2019est tout à fait possible », souligne André Barbeau, père abbé de l\u2019abbaye Val No- tre-Dame, autrefois l\u2019abbaye d\u2019Oka, où des séjours de prière de trois jours sont offerts.« Les retraitants n\u2019avaient pas de contact avec la communauté.On n\u2019a pas de moyens de savoir pourquoi ils venaient », dit-il.Jusque dans les années 1980, les agressions sexuelles commises sur des mineurs étaient vues comme un « péché », une faute morale à corriger, au même titre qu\u2019un problème de jeu ou un penchant pour l\u2019alcool.« On vous demandait de faire amende honorable, on vous mettait dans une autre paroisse et on vous donnait une nouvelle chance », explique Karlijn Demasure, directrice exécutive du Centre pour la protection de l\u2019enfance de l\u2019Université pontificale grégorienne de Rome et spécialiste des abus sexuels commis sur des enfants au sein de l\u2019Église catholique.L\u2019occasion parfaite pour plusieurs de ces prêtres pédophiles de récidiver, multipliant le nombre de jeunes victimes.« On reconnaît aujourd\u2019hui que c\u2019était une erreur énorme qui était faite à l\u2019époque », souligne Mgr Durocher.Celui-ci explique qu\u2019aujourd\u2019hui toute allégation d\u2019abus sexuel sur une personne mineure est déférée à un corps policier.Des prêtres sont encore envoyés à l\u2019Institut Southdown dans certains cas, par exemple dans l\u2019attente d\u2019un procès ou lorsqu\u2019aucune plainte n\u2019est déposée.Ainsi, des prêtres québécois maîtrisant suffisamment l\u2019anglais sont toujours envoyés à Southdown.Les rencontres de groupe, partie intégrante du traitement, ne se déroulent qu\u2019en anglais.Certaines rencontres personnalisées y sont offertes en français.Au terme du traitement, les patients retournent dans leurs communautés, où des soins continus sont offerts pendant un maximum de cinq ans.Ce suivi s\u2019étirait autrefois sur 18 mois au maximum.Tant le diocèse de Montréal que celui de Québec ont indiqué au Devoir que les ecclésiastiques québécois qui parlent peu l\u2019anglais sont plutôt envoyés dans des centres ouverts à l\u2019ensemble des citoyens.Enquête sur un ambassadeur du Vatican en France L\u2019ambassadeur du Vatican en France, Mgr Luigi Ven- tura, un prélat italien de 74 ans, est visé par une enquête pour « agressions sexuelles » sur un jeune fonctionnaire de la mairie de Paris.Cette affaire intervient sur fond de multiples scandales de sévices sexuels touchant dans de nombreux pays l\u2019Église catholique et entachant sa crédibilité.L\u2019enquête a été ouverte le 24 janvier par le parquet de Paris, a-t-on appris vendredi de source judiciaire, celle-ci ayant ainsi confirmé une information du journal Le Monde.La mairie de Paris avait signalé la veille au parquet qu\u2019un jeune cadre municipal s\u2019était plaint d\u2019attouchements répétés de Mgr Ventura, le nonce apostolique, au cours d\u2019une cérémonie à l\u2019hôtel de ville le 17 janvier.« Il y a eu un incident lors des vœux [de Nouvel An] aux autorités diplomatiques et rapidement la décision a été prise de le signaler au procureur de la République », a déclaré Me Patrick Klugman, le maire adjoint chargé des relations internationales.« Lors de ces vœux, un agent de la ville a été victime de manière répétée, par trois fois, d\u2019attouchements sexuels, de mains aux fesses assez poussées, dont une fois devant témoin », a appris l\u2019AFP dans l\u2019entourage de la mairie.L\u2019homme d\u2019une trentaine d\u2019années en a fait part à sa hiérarchie.Il travaille à la délégation générale aux relations internationales (DGRI) de la mairie.À Rome, le Saint-Siège a fait savoir qu\u2019il avait appris l\u2019ouverture de l\u2019enquête.Il « attend les conclusions de l\u2019enquête », a déclaré le porte-parole du Vatican, Ales- sandro Gisotti.Compte tenu de ses fonctions, Mgr Ventura bénéficie de l\u2019immunité diplomatique.Agence France-Presse AGENCE FRANCE-PRESSE À CHICAGO Cinq personnes ont été tuées et plusieurs policiers blessés vendredi lorsqu\u2019un homme de 45 ans a tiré dans un bâtiment d\u2019une zone industrielle de la banlieue de Chicago, a annoncé la police au cours d\u2019une conférence de presse, précisant que le tireur avait été abattu.«À cet instant, nous avons confirmé la mort de cinq » personnes, a indiqué Kristen Ziman, chef de la police d\u2019Aurora (Illinois), ajoutant que l\u2019auteur des tirs avait été abattu par les forces de l\u2019ordre.Elle a indiqué que cinq policiers avaient été atteints par balles, sans préciser s\u2019ils faisaient ou non partie des personnes décédées.Un sixième policier a également été blessé, mais les circonstances n\u2019ont pas été dévoilées.La police a identifié le tireur : il s\u2019agit de Gary Martin, un homme âgé de 45 ans.Il n\u2019est pas clair s\u2019il figure ou non parmi les cinq morts annoncés par les autorités.« Nous pensons qu\u2019il était un employé » de l\u2019entreprise dans laquelle il a ouvert le feu, a précisé Mme Ziman, ajoutant ne pas pouvoir pour l\u2019instant donner de raisons à son geste.« Aujourd\u2019hui est un jour triste pour la ville d\u2019Aurora », a déclaré Richard Irvin, maire de la ville, au cours de la conférence de presse.Un peu plus tôt, le président américain, Donald Trump, avait salué le « formidable travail » des forces de l\u2019ordre à Aurora.Cinq morts dans une fusillade à Chicago ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 MARCO FORTIER LE DEVOIR Il n\u2019y a pas que le Québec qui manque d\u2019enseignants.La pénurie s\u2019étend aux conseils scolaires francophones de tout le Canada, où le recrutement de professeurs devient un défi pour des communautés minoritaires qui cherchent à préserver leur langue et leur culture.Les 28 commissions scolaires du Canada français, responsables de 165 000 élèves, manquent tellement de main-d\u2019œuvre qu\u2019elles tentent de recruter des stagiaires québécois de troisième ou quatrième année du baccalauréat en enseignement.« Nous travaillons sur un partenariat avec l\u2019Association canadienne d\u2019éducation de langue française afin d\u2019accueillir des étudiant.e.s des facultés d\u2019éducation du Québec, indique Ka- rine Charlebois, de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF).Ce programme permet aux étudiants de découvrir un nouveau contexte éducatif, soit celui des communautés francophones du Canada.Il offre la possibilité d\u2019un enrichissement sur les plans tant professionnel que personnel et culturel par l\u2019intégration dans le milieu.» La pénurie d\u2019enseignants est si importante que des conseils scolaires du Canada français appellent à la rescousse des retraités et doivent embaucher des suppléants non légalement qualifiés qui ont une scolarité collégiale.La pénurie touche aussi les directions d\u2019école.« Les besoins sont très, très criants », résume Monique Boudreau, présidente du Regroupement national des directions générales de l\u2019éducation (RNDGE).Classes d\u2019immersion Les 700 écoles primaires et secondaires francophones du Canada font face à une tempête parfaite : le nombre d\u2019élèves a augmenté de 16 % depuis 2012, les facultés d\u2019éducation attirent moins d\u2019aspirants enseignants, les profs partent massivement à la retraite, les jeunes enseignants sont nombreux à quitter le métier, et le Québec, qui a ÉDUCATION Pénurie de profs au Canada français Certains conseils scolaires doivent appeler des retraités en renfort connaissance des compétences professionnelles entre les provinces pour assurer une meilleure mobilité des enseignants au pays ; des mesures de valorisation de la profession pour augmenter le nombre d\u2019inscriptions dans les facultés d\u2019enseignement (mentorat, stages rémunérés, appui pour faciliter l\u2019intégration des nouveaux enseignants).Il faut aussi reconnaître les compétences professionnelles des étrangers, pour faciliter le recrutement d\u2019enseignants venus d\u2019ailleurs.Les commissions scolaires vont recruter des aspirants profs dans les foires d\u2019emploi en France et en Belgique, mais la reconnaissance des diplômes et acquis professionnels reste problématique, explique Monique Boudreau.« Pour faciliter le recrutement d\u2019enseignants retraités, le Nouveau-Bruns- wick leur a récemment permis de revenir sur le marché du travail jusqu\u2019à concurrence de deux ans sans être pénalisés financièrement.Ailleurs au pays, les enseignants à la retraite sont confinés à un nombre limité de jours pour faire de la suppléance », souligne aussi Mme Boudreau.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Justin Trudeau a soutenu vendredi avoir précisé à Jody Wil- son-Raybould que la décision de permettre à SNC-Lavalin de signer un accord de poursuite suspendue (APS) ne relevait que d\u2019elle-même \u2014 et cela parce qu\u2019elle lui aurait posé la question.Mme Wilson-Raybould serait toujours en poste si Scott Brison n\u2019avait pas démissionné, a ajouté le premier ministre.«Il y avait plusieurs discussions [au sujet de SNC-Lavalin], a indiqué M.Trudeau en point de presse à Ottawa.C\u2019est pourquoi Jody Wilson-Raybould [qui était ministre de la Justice] m\u2019a demandé si j\u2019allais lui donner des instructions pour prendre une décision particulière.Et j\u2019ai bien sûr dit non, que c\u2019était à elle de prendre cette décision et que je m\u2019attendais à ce qu\u2019elle le fasse.J\u2019avais une entière confiance en elle pour prendre cette décision.» Encore une fois mitraillé de questions sur le dossier chaud de l\u2019heure à Ottawa, M.Trudeau a indiqué que tant Philippe Couillard que François Legault avaient fait des représentations pour convaincre Ottawa d\u2019accorder à SNC-Lavalin un APS.Cela aurait permis à la firme de génie-conseil d\u2019éviter un procès pour fraude et corruption, ce qui pourrait l\u2019empêcher d\u2019obtenir des contrats publics.L\u2019APS impose notamment de reconnaître ses torts et de payer une pénalité.Mme Wilson-Raybould a finalement choisi l\u2019automne dernier de ne pas modifier la décision de la procureure des poursuites pénales du Canada, qui avait jugé que SNC-Lavalin ne pouvait se qualifier pour un APS.L\u2019enquête préliminaire en vue du procès de la compagnie se poursuit par ailleurs.La faute à Brison Justin Trudeau a par ailleurs voulu préciser les raisons qui l\u2019ont conduit à déplacer Jody Wilson-Raybould de la Justice aux Anciens Combattants en janvier.Depuis que le Globe and Mail a révélé que Mme Wilson-Raybould aurait refusé de céder à des « pressions » du bureau du premier ministre pour accorder à SNC-Lavalin un APS, plusieurs ont interprété sa rétrogradation comme une punition.«Je peux vous dire que nous avons fait le remaniement ministériel parce qu\u2019un de nos membres seniors de l\u2019équipe a choisi de quitter [son poste], a déclaré M.Trudeau.Et je peux vous dire très simplement que si Scott Brison [qui était président du Conseil du Trésor] n\u2019avait pas quitté son poste au sein du Conseil des ministres, Jody Wilson-Raybould serait encore ministre de la Justice et procureure générale aujourd\u2019hui», a-t-il dit.Le départ de M.Brison imposait de «bouger des éléments» de son équipe, a expliqué le premier ministre, sans préciser pourquoi, entre tous les ministres, c\u2019est Jody Wilson-Raybould qui a écopé.«Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte quand vient le temps de procéder à un remaniement.» Mme Wilson- Raybould a démissionné du cabinet mardi.Les partis d\u2019opposition ont eu vite fait de rejeter ces explications.« Scott Brison n\u2019est qu\u2019une excuse pratique », a écrit sur Twitter le député néodémocrate Nathan Cullen.« Cette version des événements (la cinquième à mon décompte) est une offense à l\u2019intelligence des Canadiens.» « Je ne sais pas ce qui est le pire, a ajouté la conservatrice Michelle Rampel : l\u2019ineptie de cette déclaration ou l\u2019arrogance de penser que nous serons assez stupides pour [croire à] ce tas de déchets.» Trudeau sur la défensive Le premier ministre précise avoir répondu à une question de Jody Wilson-Raybould qu\u2019il n\u2019avait pas d\u2019instruction à lui donner dans le dossier SNC-Lavalin L\u2019ancien vice-président chez SNC-Lavalin Sami Abdellah Bebawi, à son entrée au tribunal vendredi PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Un ancien dirigeant de SNC-Lavalin et son avocat, accusés d\u2019avoir tenté de corrompre un important témoin dans le dossier de corruption avec le gouvernement de Libye, ont obtenu vendredi un arrêt des procédures.Sami Abdellah Bebawi et l\u2019avocat Constantine Kyres avaient tous deux été accusés en 2014 d\u2019entrave à la justice.Le ministère public reprochait aux deux hommes d\u2019avoir contacté Riadh Ben Aïssa, un autre ancien dirigeant de la firme d\u2019ingénierie, pour qu\u2019il change sa version des faits moyennant une rémunération.Or, près de cinq ans plus tard, le procès des deux hommes n\u2019a toujours pas débuté.Le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure a autorisé un arrêt des procédures en vertu de l\u2019arrêt Jordan.« Le dossier des accusés semble avoir été abandonné comme un navire sans capitaine qui dérive lentement, mais inexorablement vers un récif », a illustré le juge Cournoyer.Premier arrêt des procédures D\u2019ailleurs, le tribunal avait déjà ordonné l\u2019arrêt des procédures en février 2018, lorsque des preuves ont été jugées irrecevables, mais les accusations avaient été rétablies par mise en accusation directe en mai dernier.Cette fois-ci, les avocats des deux hommes ont invoqué avec succès l\u2019arrêt Jordan de la Cour suprême du Canada.Cet arrêt, rendu en 2016, établit que la durée des procédures judiciaires ne doit pas excéder deux ans et demi en Cour supérieure, sauf dans des circonstances exceptionnelles.Cette affaire découle de la même enquête qui avait abouti à des accusations contre SNC-Lavalin dans le dossier libyen.L\u2019ex-vice-président à la direction Sami Bebawi fait d\u2019ailleurs toujours face à des accusations de fraude et de corruption d\u2019un fonctionnaire public concernant les liens entre SNC-Lavalin et le régime du dictateur libyen défunt Mouammar Kadhafi.Ces allégations continuent d\u2019alimenter la controverse à Ottawa à la suite d\u2019un article selon lequel le cabinet du premier ministre aurait fait pression sur l\u2019ancienne procureure générale Jody Wilson-Raybould pour qu\u2019elle permette à SNC-Lavalin d\u2019éviter les poursuites criminelles en concluant avec la Couronne un « accord de réparation ».Avec La Presse canadienne Arrêt des procédures contre un ex-dirigeant de SNC-Lavalin Sami Bebawi et son avocat étaient poursuivis pour corruption de témoin L\u2019ex-vice-président doit encore répondre à des accusations de fraude et de corruption d\u2019un fonctionnaire public dans le cadre du dossier libyen de SNC-Lavalin longtemps été une source complémentaire d\u2019embauche, ne peut plus fournir de relève à cause de sa propre pénurie de main-d\u2019œuvre.Il faut ajouter à cela l\u2019engouement pour les classes d\u2019immersion française dans les écoles anglophones, qui drainent de précieux enseignants francophones.Au Nouveau-Brunswick, les élèves peuvent désormais faire de l\u2019immersion dès la première année du primaire, ce qui aggrave les difficultés de recrutement des écoles francophones.« La profession est dévalorisée.Les jeunes ne veulent plus enseigner.Cette année, la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université de Moncton aura à peine 36 ou 37 finissants.Je pourrais tous les embaucher ! » dit Monique Boudreau, qui est directrice générale de l\u2019éducation du District scolaire francophone Sud au Nouveau-Brunswick.Reconnaître les compétences La Fédération nationale des conseils scolaires francophones réclame la création d\u2019un consortium national de recrutement des enseignants ; la re- 700 Le nombre d\u2019écoles primaires et secondaires francophones à l\u2019extérieur du Québec LA MENACE WILSON-RAYBOULD.LA CHRONIQUE DE KONRAD YAKABUSKI PAGE B 11 LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 4 APPEL DE CANDIDATURES VICE-RECTRICE OU VICE-RECTEUR À LA VIE ACADÉMIQUE DE L\u2019UNIVERSITÉ DU QUÉBEC À MONTRÉAL Conformément au Règlement no 3 des procédures de désignation de l\u2019UQAM concernant la procédure de désignation de la vice-rectrice, du vice-recteur à la Vie académique, le Comité de sélection procède maintenant à un appel de candidatures.Il effectuera par la suite une consultation auprès de membres de la communauté universitaire et fera une recommandation au Conseil d\u2019administration.L\u2019ÉTABLISSEMENT L\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), créée en 1969, a le statut d\u2019université associée au sein du réseau de l\u2019Université du Québec.Elle est une université publique de langue française dont le rayonnement est international.L\u2019originalité et les caractéristiques propres de ses programmes, sa recherche de pointe, souvent axée sur les préoccupations sociales, ainsi que ses innovations en création ont contribué à bâtir sa renommée.L\u2019Université offre de la formation sur le campus montréalais et dans ses campus régionaux situés dans la grande région métropolitaine de Montréal.Elle compte près de 39 000 étudiants, quelque 5 400 employés, dont plus de 1 150 professeurs et près de 2 300 chargés de cours, et plus de 266 000 diplômés.Elle offre 310 programmes d\u2019études, dont 140 aux cycles supérieurs, au sein de son École des sciences de la gestion et de ses facultés : arts, communication, science politique et droit, sciences, sciences de l\u2019éducation et sciences humaines.LA FONCTION La vice-rectrice, le vice-recteur à la Vie académique relève directement de la rectrice, et cette personne a la responsabilité première des unités académiques de l\u2019Université et elle assure l\u2019application des politiques relatives à ces unités académiques et administratives.De façon générale, elle concourt à l\u2019animation et veille à la qualité de la vie académique de l\u2019Université.Cette personne est responsable des services suivants : le Registrariat, le Service de soutien académique, les Services à la vie étudiante, le Service des relations internationales, le Service de plani?cation académique et de recherche institutionnelle et le Service de la formation universitaire en région, ainsi que de la gestion budgétaire de l\u2019ensemble des activités qui lui sont con?ées.Vous pouvez prendre connaissance de la description du poste à l\u2019adresse Internet suivante : instances.uqam.ca sous l\u2019onglet « Désignation au Vice-rectorat à la vie académique ».EXIGENCES Les candidates, candidats doivent : - être titulaires d\u2019un doctorat et avoir au moins cinq années d\u2019expérience dans l\u2019enseignement, la recherche ou la création en milieu universitaire ; - avoir occupé des fonctions de direction d\u2019enseignement, de recherche ou de création ; - connaître les grands enjeux qui conditionnent le développement des institutions universitaires québécoises, canadiennes et internationales ; - avoir une connaissance appropriée des organismes en matière de développement international relié à la vie académique ; - posséder des connaissances en matière de gestion de ressources ?nancières ; - pouvoir travailler en collégialité et exercer du leadership ; - connaître les structures académiques et administratives de l\u2019UQAM, du réseau de l\u2019Université du Québec et des autres universités québécoises.CONSULTATION Pour ce poste de cadre supérieure, cadre supérieur, les candidates et candidats retenus après les entrevues de sélection seront soumis à une consultation, conformément à l\u2019article 18 du Règlement no 3 des procédures de désignation.MANDAT ET TRAITEMENT Le mandat de la, du titulaire aura une durée de quatre ans, sujet à renouvellement selon les dispositions réglementaires applicables.Son traitement sera établi conformément au cadre de rémunération des membres du personnel de direction supérieure de l\u2019UQAM adopté par le Conseil d\u2019administration en décembre 2018.PROGRAMME D\u2019ACCÈS À L\u2019ÉGALITÉ EN EMPLOI L\u2019UQAM souscrit à un programme d\u2019accès à l\u2019égalité en emploi.De ce fait, elle invite les femmes, les autochtones, les membres des minorités visibles, des minorités ethniques et les personnes en situation de handicap qui répondent aux exigences du poste à soumettre leur candidature.Nous encourageons les personnes qui s\u2019identi?ent à l\u2019un ou l\u2019autre de ces groupes à remplir le Questionnaire d\u2019identi?cation à la présente adresse et à le joindre à leur dossier de candidature : www.rhu.uqam.ca/visiteurs/egalite.La priorité sera donnée aux Canadiennes, Canadiens et aux résidentes, résidents permanents.DATE LIMITE ET RENSEIGNEMENTS ADDITIONNELS Votre candidature, accompagnée d\u2019un curriculum vitae, devra parvenir au secrétaire général avant 17 heures le 4 mars 2019, date limite de mise en candidature, à son bureau : Monsieur Normand Petitclerc Secrétaire général Université du Québec à Montréal Pavillon Athanase-David 1430, rue Saint-Denis, bureau D-4600 Montréal (Québec) Les personnes qui désirent des renseignements additionnels sur le poste, la procédure de désignation et les conditions générales d\u2019emploi peuvent s\u2019adresser con?dentiellement au secrétaire général au 514 987-7905.Créé en mai 2012, le Comité Jacques-Viger (CJV) est l\u2019instance consultative de la Ville de Montréal en matière d\u2019aménagement, d\u2019urbanisme, d\u2019architecture, de design urbain et d\u2019architecture de paysage.Composé de neuf membres experts, dont un président(e) et deux vice-président(e)s, le Comité Jacques-Viger produit des avis à l\u2019intention du conseil municipal et fait des commentaires et des recommandations aux responsables des plans, politiques et projets qui lui sont soumis en vue d\u2019en améliorer la qualité.Cet appel de candidatures vise à nommer un(e) président(e) et plusieurs membres à brève échéance ainsi qu\u2019à constituer une banque de candidats susceptibles de se joindre au CJV au cours des trois prochaines années.Le mandat est d\u2019une durée de trois ans, renouvelable une seule fois.La présence des membres aux réunions et le mandat de la présidence sont rémunérés.Les candidat(e)s doivent détenir une expertise professionnelle ou universitaire reconnue, une expérience dans le domaine de l\u2019aménagement, de l\u2019urbanisme, de l\u2019architecture, du design urbain ou de l\u2019architecture de paysage, ainsi qu\u2019une bonne connaissance des courants actuels en matière d\u2019aménagement urbain, et être en mesure de participer aux séances du comité, qui se tiennent généralement deux ou trois fois par mois, les vendredis matin.Les personnes soumettant leur candidature à la présidence du comité doivent démontrer des capacités de leadership et une bonne aptitude à l\u2019obtention de consensus au sein de groupes de travail, en plus d\u2019avoir la disponibilité suf?sante (un jour et quart par semaine) pour remplir les tâches inhérentes à la présidence (analyse, supervision, communication, représentation, etc.).Veuillez soumettre une lettre de présentation et un curriculum vitae par courriel à l\u2019attention de madame Barbara Leroy Bernardin à l\u2019adresse courriel suivante : cjviger@ville.montreal.qc.ca avant le 9 mars 2019, en indiquant le ou les postes visés.Le Comité Jacques-Viger vise la parité entre les femmes et les hommes.Renseignements : 514 872-3375.Appel de candidatures \u2013 Comité Jacques-Viger Président(e) et membres CARRIÈRES & PROFESSIONS « Un coup de force évident d\u2019un président déçu » URGENCE SUITE DE LA PAGE A 1 « La déclaration illégale du président sur une crise qui n\u2019existe pas est d\u2019une grande violence pour notre Constitution et rend l\u2019Amérique moins sûre en dérobant des fonds dont nous avons un besoin urgent pour la sécurité de notre armée et de notre nation », ont indiqué par voie de communiqué la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le leader de la minorité démocrate au Sénat, Charles Schumer.« Il s\u2019agit d\u2019un coup de force évident d\u2019un président déçu, qui va au-delà des limites de la loi pour tenter d\u2019obtenir ce qu\u2019il n\u2019a pas réussi à faire dans le processus législatif constitutionnel.» L\u2019état d\u2019urgence décrété par Donald Trump doit lui permettre en théorie de contourner le Congrès pour débloquer les fonds nécessaires à la construction d\u2019un mur de 375 kilomètres entre le Mexique et les États-Unis, une promesse phare de sa campagne électorale au cœur de vives tensions entre l\u2019exécutif et le pouvoir législatif américain depuis plus d\u2019un mois.L\u2019entêtement du président sur ce dossier est à l\u2019origine de la dernière paralysie budgétaire (shutdown), qui a atteint un niveau historique de 35 jours en prenant fin le 25 janvier dernier.La décision controversée du président fait suite au compromis budgétaire auquel les partis sont arrivés cette semaine, mettant fin ainsi à l\u2019incertitude des dernières semaines sur le financement des services publics fédéraux.Elle devrait lui permettre de s\u2019approprier 6,5 milliards pour la construction du mur et la protection de la frontière, en plus de 1,3 milliard déjà mis sur ce front avec l\u2019accord du Congrès et inclus dans la dernière négociation du budget américain.Donald Trump réclamait jusque-là 5,7 milliards pour son mur.Au début du mois, 66 % des Américains se disaient opposés à l\u2019utilisation de la loi sur l\u2019urgence nationale pour financer le mur de Donald Trump à la frontière, selon un sondage mené par YouGov pour la chaîne CBS.« C\u2019est un pari risqué », a dit vendredi Philippe Fournier, chercheur au Centre d\u2019études et de recherches internationales de l\u2019Université de Montréal (CERIUM), joint par Le Devoir.« Cette mesure est un signe de désespoir et de faiblesse pour le président, qui n\u2019a donc plus d\u2019autres moyens que de contourner la Constitution pour mettre en place son programme politique.Il mise sur le soutien d\u2019une base dure en se présentant comme le président qui fait tout en son pouvoir pour tenir ses promesses, mais il va aussi mettre en relief les divisions au sein du Parti républicain » sur ce mur, et l\u2019état d\u2019urgence invoqué par la Maison-Blanche devrait dans les prochaines semaines se retrouver au cœur de plusieurs contestations devant les tribunaux.Donald Trump l\u2019a d\u2019ailleurs anticipé en disant « s\u2019attendre » à voir sa décision rebondir devant la Cour d\u2019appel fédérale.« Nous allons probablement subir un revers, et puis d\u2019autres revers, avant de nous retrouver devant la Cour suprême [à majorité républicaine] », a dit le président.Il espère y trouver là une victoire, comme cela a été le cas pour son décret migratoire, malmené également par les tribunaux.Les deux derniers juges nommés par Donald Trump, Brett Ka- vanaugh et Neil Gorsuch, sont reconnus pour leurs positions conservatrices et leur « vision assez élargie des pouvoirs présidentiels », résume M.Fournier.L\u2019État de New York, majoritairement démocrate, a indiqué qu\u2019il allait porter la décision du président devant la justice.En raison du veto présidentiel, le Congrès ne peut s\u2019y opposer qu\u2019avec une majorité aux deux tiers dans les deux chambres, ce qui semble improbable dans l\u2019état actuel des forces en présence.Donald Trump a toutefois donné des munitions à ses opposants en affirmant lui-même durant sa conférence de presse que cet état d\u2019urgence n\u2019était pas nécessaire.« Je pourrais construire le mur sur une plus longue période de temps, a-t-il dit.Je n\u2019ai pas besoin de faire ça [déclarer l\u2019urgence].Mais je le fais pour que cela aille plus vite.» Par ailleurs, M.Trump a une fois de plus proféré plusieurs mensonges pour justifier sa décision, parlant d\u2019invasion d\u2019immigrants illégaux à la frontière et disant agir pour contrer le trafic de drogue, au nom de la sécurité nationale.Or, selon les plus récentes données du Service des douanes et de la protection des frontières des États-Unis, entre 80 % et 90 % des drogues (héroïne, cocaïne, fentanyl\u2026) saisies à la frontière sud des États-Unis l\u2019ont été à des points de contrôle légaux durant les 11 premiers mois de 2018.Une frontière d\u2019ailleurs où le nombre d\u2019illégaux appréhendés est à la baisse : il y en a eu moins de 400 000 en 2018, contre plus de 1,6 million en 2000.Hasard des chiffres, la première année du mandat de Donald Trump a coïncidé avec celle où le nombre d\u2019illégaux en provenance du Mexique a été à son plus bas niveau depuis\u2026 1971.«Honte à tous les membres du Congrès qui ne s\u2019opposeront pas clairement et vigoureusement à cette invocation illégitime d\u2019une urgence nationale », a dit Anthony Romero, de l\u2019influente organisation américaine de défense des libertés civiles, l\u2019ACLU.« Il va falloir payer les pots cassés, quand le prochain président va utiliser ce même pouvoir et invoquer l\u2019urgence nationale pour le contrôle des armes à feu ou les changements climatiques.» Avec l\u2019Agence France-Presse Les libéraux accusent les caquistes de manque de transparence L\u2019opposition officielle a accusé vendredi le gouvernement Legault de manquer de transparence en refusant de dévoiler la hausse prévue des «coûts de système» pour l\u2019année en cours.Le coût de système correspond au taux d\u2019augmentation des dépenses de l\u2019État estimé strictement pour maintenir le statu quo, donc pour offrir exactement les mêmes services que l\u2019année précédente, sans même prendre en compte les nouveaux investissements ou services.Dans un débat en chambre, le député libéral de La Pinière, Gaétan Barrette, a exigé du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, qu\u2019il dévoile le pourcentage de hausse prévu des coûts de système.M.Dubé n\u2019a pas donné cette estimation précise.Il n\u2019a pas fermé la porte à sa divulgation, mais il a laissé entendre que la décision ne dépendait pas seulement de lui.Selon M.Barrette, le gouvernement a déjà en main tous les chiffres, mais refuse de les faire connaître.La Presse canadienne Accusé d\u2019agression sexuelle, Éric Salvail était absent à sa comparution Accusé d\u2019agression sexuelle, de harcèlement et de séquestration, Éric Salvail était absent vendredi à sa comparution au palais de justice de Montréal.L\u2019ancien producteur et animateur a laissé son avocat le représenter à cette première audience.M.Salvail a été arrêté le 15 janvier pour répondre à des accusations concernant des événe- ments qui se seraient déroulés entre le 1er avril et le 30 novembre 1993.L\u2019identité de la victime, désignée par les initiales D.D., demeure confidentielle.À ce stade-ci des procédures, M.Salvail n\u2019avait pas à répondre à l\u2019accusation.Lors de l\u2019audience, qui a duré moins de cinq minutes, son avocat a toutefois laissé entendre qu\u2019il plaidera non coupable.Me Massicotte a indiqué qu\u2019une demande de preuve additionnelle sera envoyée à la poursuite.La prochaine audience a été prévue le 27 mars.Le Devoir EN BREF LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 5 Doyen ou doyenne Faculté des sciences sociales 8-10 Great George Street | London SW1P 3AE | T: +44 (0)20 7340 6200 L\u2019Université d\u2019Ottawa est la plus grande université bilingue (français-anglais) du monde.Située au cœur de la capitale du Canada, elle jouit d\u2019un accès direct à bon nombre des grandes institutions du pays.Ses avancées en sciences sociales, santé, génie, sciences et sciences humaines font d\u2019elle un endroit sans pareil où apprendre, s\u2019épanouir et exceller.La Faculté des sciences sociales accueille quelque 260 membres du corps professoral et 10 000 étudiants et étudiantes, ce qui en fait la plus grande faculté de l\u2019Université d\u2019Ottawa et un milieu aux vastes possibilités.Neuf unités scolaires la composent : criminologie, science économique, études féministes et de genre, développement international et mondialisation, études politiques, psychologie, affaires publiques et internationales, service social, et études sociologiques et anthropologiques.Centralement située sur le campus urbain de l\u2019Université, la Faculté est répartie en deux immeubles comptant parmi les plus écologiques au pays.La formation de grande qualité qui y est prodiguée outille les étudiants pour analyser la dimension sociale des enjeux et comprendre les réalités humaines dans toute leur diversité, et ce, dans un contexte où l\u2019interdisciplinarité et l\u2019apprentissage expérientiel priment.Son volet de recherche a connu une croissance fulgurante au cours des dernières années \u2013 ses professeurs enrichissent nos sociétés en formulant des théories, en réalisant des études empiriques et en in?uençant les politiques publiques, touchant ainsi directement nos collectivités et les personnes qui y appartiennent.L\u2019Université d\u2019Ottawa est à la recherche d\u2019un doyen ou d\u2019une doyenne pour diriger sa Faculté des sciences sociales.En tant que membre de la haute direction de l\u2019Université, cette personne partagera la responsabilité de l\u2019administration générale de l\u2019établissement.Relevant du provost et vice-recteur aux affaires académiques, le prochain doyen ou la prochaine doyenne sera un universitaire respecté, un administrateur chevronné et un leader rigoureux ayant une vision claire pour une faculté de sciences sociales bilingue de premier plan.Pour obtenir des précisions, voir la description complète du poste et savoir comment postuler, rendez-vous sur le site de Perrett Laver et inscrivez dans le champ de recherche le numéro de référence 4018.Les candidatures seront acceptées jusqu\u2019au 15 mars 2019.L\u2019Université d\u2019Ottawa souscrit à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Nous encourageons fortement les femmes, les Autochtones, les personnes handicapées et les membres de minorités visibles à postuler.Conformément aux exigences d\u2019Immigration et Citoyenneté Canada, toutes les personnes quali?ées sont invitées à postuler.Toutefois, une préférence sera accordée aux citoyens canadiens et aux résidents permanents.L\u2019Université d\u2019Ottawa est ?ère d\u2019être une université bilingue depuis plus de 170 ans.Les membres de la haute direction doivent parler couramment le français et l\u2019anglais au moment de leur nomination.CARRIÈRES & PROFESSIONS MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR Les revendications du gouvernement caquiste de François Legault seront désormais portées à Ottawa par le Bloc québécois, a annoncé vendredi le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, après son premier tête-à-tête avec le premier ministre du Québec.Peu importe le parti politique au pouvoir à l\u2019Assemblée nationale, le mandat du Bloc québécois est « d\u2019être le porteur de la voix du Québec à Ottawa », a estimé M.Blanchet en point de presse à Montréal, à sa sortie du bureau du premier ministre du Québec.Soulignant le caractère « nationaliste décomplexé » du gouvernement de François Legault, le chef bloquiste a fait valoir que cette nouvelle posture à Québec est à la source de « zones de tensions » avec Ottawa.M.Blanchet se propose donc de défendre « le mandat que les Québécois viennent de confier à la Coalition avenir Québec » face au gouvernement de Justin Trudeau.Il ne s\u2019agit pas pour autant d\u2019un programme commun, a-t-il tempéré.« On ne le construit pas ensemble.» Les positions des deux formations politiques \u2014 qui ne partagent pas la même vision de l\u2019avenir politique du Québec \u2014 se rejoignent sur plusieurs enjeux, nommément les questions identitaire et linguistique, ainsi que l\u2019immigration, a pointé M.Blanchet.Des sujets qui vont « revenir à l\u2019avant- plan de l\u2019actualité, de manière systématique, d\u2019ici l\u2019élection fédérale » d\u2019octobre prochain, croit-il.Yves-François Blanchet s\u2019est fait plus circonspect sur l\u2019intention du gouvernement de la CAQ de réduire POLITIQUE Blanchet assure Legault de sa collaboration Le Bloc québécois portera les revendications de la CAQ à Ottawa, affirme son chef JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Craignant une explosion des coûts comme à Montréal, l\u2019agglomération de Longueuil a renoncé à construire sa propre usine de biométhanisation et confiera le traitement des matières organiques des résidents de son territoire à l\u2019usine de Varennes.L\u2019agglomération de Longueuil a conclu une entente d\u2019une durée de 40 ans avec la Société d\u2019économie mixte de l\u2019est de la couronne sud (SEMECS), qui possède déjà une usine de biomé- thanisation à Varennes.En activité depuis janvier 2018, cette usine traite les matières organiques de 245 000 résidents sur la Rive-Sud.La SEMECS est un organisme privé détenu majoritairement par les 27 municipalités des MRC de La Vallée-du-Ri- chelieu, de Marguerite-d\u2019Youville et de Rouville.Elle est gérée avec un partenaire privé, le Consortium Biogaz EG.L\u2019usine de Varennes devra être agrandie pour desservir les 426 000 résidents de l\u2019agglomération de Longueuil.Celle-ci investira 44 millions dans ce projet d\u2019agrandissement.En 2010, Laval et Longueuil avaient annoncé leur intention de construire des usines de compostage.Longueuil envisageait d\u2019y consacrer 70 millions.Explosion des coûts Montréal, qui comptait se doter de cinq usines sur son territoire, a fait face à une explosion des coûts.En novembre dernier, la Ville a dû admettre que le projet coûterait 523 millions, au lieu des 237 millions initialement prévus.C\u2019est Longueuil renonce à construire sa propre usine de biométhanisation que, lors de l\u2019ouverture des soumissions pour trois projets, la Ville a constaté que les prix dépassaient de 50 % ses estimations.Devant ce constat, Longueuil a évalué d\u2019autres scénarios, dont celui d\u2019un partenariat avec la SEMECS.« On a fait la comparaison entre les deux possibilités et force a été de constater que, sur le plan financier, c\u2019était beaucoup plus avantageux pour l\u2019agglomération de Longueuil de se tourner vers ce partenaire qui existe et dont la technologie est déjà éprouvée », a expliqué vendredi la mairesse de Longueuil, Sylvie Parent.Longueuil estime à 150 $ la tonne le coût du traitement des matières organiques.Outre l\u2019investissement initial de 44 millions, l\u2019agglomération participera aux frais d\u2019exploitation de l\u2019usine.les seuils d\u2019immigration.« Il appartient à l\u2019Assemblée nationale de prendre de telles décisions », s\u2019est-il limité à dire, sans préciser s\u2019il appuyait ou non cette position.Et le Parti québécois ?Le nouveau chef bloquiste a également été évasif lorsque questionné sur l\u2019impact que ce rapprochement avec la Coalition avenir Québec pourrait avoir sur la relation privilégiée qu\u2019entretiennent le Bloc québécois et le Parti québécois.« C\u2019est une collaboration multipar- tite », a-t-il simplement évoqué.Il n\u2019est plus question au Bloc québécois de choisir entre défendre les intérêts du Québec et mettre en avant l\u2019indépendance, a fait valoir M.Blanchette.Il n\u2019y a pas d\u2019opposition entre les deux, a-t-il insisté, évoquant l\u2019épisode d\u2019en- tre-déchirement qui avait mené à l\u2019éclatement du caucus bloquiste sous le règne de Martine Ouellet.« Au Bloc québécois, on est convaincus que l\u2019indépendance et les intérêts du Québec, c\u2019est ultimement une seule et même chose.» SNC-Lavalin Par ailleurs, M.Blanchet s\u2019est dit « au diapason » avec le premier ministre Legault dans le dossier de SNC-Lava- lin.Les deux hommes privilégient la conclusion d\u2019une entente avec la firme québécoise de génie-conseil afin de préserver les emplois et le siège social de l\u2019entreprise à Montréal.« On entend dans le Canada une forme économique de Quebec bashing comme si [tous les employés] étaient une gang de bandits et tant pis si des milliers d\u2019emplois et une entreprise sont sacrifiés », a-t-il dénoncé.Le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, s\u2019est entretenu avec le premier ministre québécois, François Legault, vendredi, à Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Mais si les coûts devaient dépasser les prévisions, c\u2019est la SEMECS qui assumerait la différence, et non l\u2019agglomération de Longueuil, a assuré le président de la SEMECS et maire de Varennes, Martin Damphousse.Les nouveaux équipements devraient être en activité le 1er janvier 2023 et pourront recevoir les 35 000 tonnes de l\u2019agglomération de Longueuil.La biométhanisation est un procédé de traitement des matières organiques par digestion anaérobique.À l\u2019heure actuelle, le digestat produit sert d\u2019amendement de sol pour des agriculteurs de la région.Quant aux biogaz, ils sont vendus.L\u2019entente conclue devra être entérinée par le conseil d\u2019agglomération le 21 février.Le temps commence à presser pour les municipalités car, en vertu d\u2019une politique gouvernementale, elles devront cesser d\u2019enfouir les matières organiques en 2023, faute de quoi elles devront payer des pénalités.À Montréal, l\u2019administration Plante évalue toujours la situation et devrait faire connaître ses intentions sous peu.Quant à la Ville de Laval, son projet d\u2019usine est à l\u2019étape de planification.40 ans Durée de l\u2019entente conclue par l\u2018agglomération de Longueuil avec la Société d\u2019économie mixte de l\u2019est de la couronne sud ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Pour la deuxième fois en une semaine, une agence de notation s\u2019interroge sur la gestion du risque chez SNC-Lavalin en raison de l\u2019ampleur des coûts occasionnés par un projet problématique chez un client en Amérique du Sud.L\u2019agence torontoise DBRS a décidé de placer l\u2019entreprise sous surveillance vendredi en soulignant qu\u2019elle compte aborder le sujet lors de sa prochaine rencontre avec la direction de SNC-Lavalin afin d\u2019obtenir des «éclaircissements» sur la façon dont elle réglera les lacunes.La cote de SNC-Lavalin demeure à BBB, un niveau réservé aux titres obligataires dits «investissables», mais DBRS évoque des perspectives « négatives ».Pour ajouter au spectre du procès criminel qui fait les manchettes, SNC-La- valin a révélé en début de semaine que le projet minier en question pourrait mener à une perte de 350 millions seulement pour sa division mines et métallurgie au quatrième trimestre de 2018.Ce problème mènera donc à une rentabilité réduite pour l\u2019année dans son ensemble, a dit SNC-Lavalin, qui a dû se tourner vers ses prêteurs pour discuter de l\u2019impact financier.Sa marge de crédit est de 1,8 milliard, et l\u2019entreprise a affirmé qu\u2019elle n\u2019aura pas besoin de nouveaux capitaux propres.Or le lendemain, l\u2019agence Standard & Poor\u2019s a réduit d\u2019un cran la cote de SNC- Lavalin, la faisant passer de BBB à BBB-.« Malgré les défis financiers, le niveau de liquidités de l\u2019entreprise demeure positif », a écrit DBRS dans une note aux clients vendredi.Pour le moment, les procédures judiciaires concernant les activités passées de SNC-Lavalin en Libye ne justifient aucun changement à la cote de crédit, a ajouté l\u2019agence.DBRS s\u2019interroge à son tour sur SNC- Lavalin C\u2019est la deuxième fois en une semaine qu\u2019une agence de notation examine la firme AGENCE FRANCE-PRESSE À WASHINGTON Facebook est en train de négocier avec le régulateur américain le montant d\u2019une amende, qui pourrait tourner autour de 2 milliards de dollars, pour avoir enfreint ses engagements en matière de protection des données, selon la presse vendredi.Fin mars 2018, le régulateur américain du commerce (FTC) avait indiqué enquêter sur la protection des données personnelles par Facebook, à la suite du scandale planétaire Cambridge Analy- tica.Précisément, la Federal Trade Commission cherche à savoir si le réseau social a enfreint leur accord signé en 2011, qui lui a permis d\u2019éviter des poursuites en justice.Facebook était accusé d\u2019avoir trompé les consommateurs en leur disant que leurs informations personnelles restaient confidentielles alors qu\u2019en réalité elles étaient diffusées à des tiers.Le groupe s\u2019était alors engagé à notifier ses usagers s\u2019il diffusait leurs informations.La violation de ce type d\u2019engagements est passible d\u2019une très forte amende.Or Facebook, qui compte au- jourd\u2019hui 2,3 milliards d\u2019utilisateurs dans le monde, est cloué au pilori depuis la découverte en 2018 de fuites de données de dizaines de millions d\u2019utilisateurs, à leur insu, vers Cambridge Analytica, firme britannique d\u2019analyse de données.Selon le Washington Post et le New York Times, la FTC et Facebook sont actuellement en train de négocier le montant d\u2019un accord amiable qui permettrait à nouveau d\u2019éviter des poursuites en justice.Le New York Times précise que l\u2019amende prévue est de 41 000$US, mais que la FTC peut la multiplier par le nombre total d\u2019utilisateurs concernés.D\u2019après le Washington Post, les deux parties pourraient se mettre d\u2019accord sur environ 2 milliards de dollars.Il s\u2019agirait, de loin, de la plus forte amende imposée par la FTC.Pour l\u2019heure, selon les médias, c\u2019est Google qui s\u2019est vu infliger la plus forte pénalité: 22,5 millions pour avoir enfreint ses engagements sur la protection des données.Interrogé par l\u2019AFP, Facebook a refusé de faire un commentaire, se contentant de répéter qu\u2019il «coopérait avec les autorités américaines, britanniques et autres», comme il l\u2019a dit à maintes reprises depuis l\u2019éclatement du scandale Cambridge Analytica.La société britannique a travaillé pour la campagne présidentielle de Donald Trump aux États-Unis en 2016.Facebook pourrait payer une amende de 2 milliards Il s\u2019agirait de la plus forte pénalité imposée par le régulateur américain du commerce ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les États-Unis et la Chine affirment progresser dans leurs négociations de paix commerciale, mais se disent toujours opposés sur des questions « importantes » et « difficiles » alors qu\u2019approche rapidement la date butoir fixée par le président américain.Les représentants des deux principales puissances économiques mondiales se sont séparés vendredi après une semaine de négociations à Pékin ayant conduit à « d\u2019importants progrès intérimaires », selon l\u2019agence de presse officielle chinoise Xinhua.Ils doivent se retrouver dès la semaine prochaine pour poursuivre leur travail à Washington dans l\u2019espoir d\u2019arriver à une entente avant le 2 mars, sans quoi les États-Unis menacent de reprendre l\u2019escalade de leurs tarifs douaniers.« Il reste du travail à faire, mais nous sommes optimistes », a déclaré le chef de la délégation américain, le représentant au Commerce Robert Lighthi- zer, en présence du président chinois, Xi Jinping, avant de préciser que la tâche qui reste à abattre porte sur « certaines questions très, très importantes et très difficiles ».Comme souvent, son patron ne s\u2019est pas montré plus clair à Washington, Donald Trump déclarant que les négociations entre les deux pays se passent « extrêmement bien », avant d\u2019ajouter « Dieu sait ce que ça veut dire » et de conclure en disant : « Nous sommes plus proches que nous ne l\u2019avons jamais été de conclure un véritable accord.» Semblant confirmer une information qui a commencé à circuler cette semaine, le président américain a évoqué la possibilité de prolonger au-delà du 2 mars la pause dans l\u2019escalade de ses tarifs douaniers contre la Chine convenue avec son homologue chinois lors du sommet du G20 à Buenos Aires à la fin novembre.Sans cette pause, les États-Unis auraient fait passer de 10 % à 25 % les droits de douane qu\u2019ils se sont mis à appliquer l\u2019an dernier sur 200 milliards d\u2019importations annuelles de produits chinois, ce à quoi Pékin a répliqué par des tarifs de son propre cru sur 110 milliards d\u2019importations de biens américains.Le locataire de la Maison-Blanche a aussi rappelé qu\u2019il devrait finir par rencontrer Xi Jinping «pour régler en tête à COMMERCE Les négociations entre Washington et Pékin avancent à petits pas tête directement les problèmes qui subsistent ».La date et le lieu de cette rencontre restent toutefois à déterminer.Engagements écrits Selon Washington, les négociateurs des deux pays ont convenu cette semaine d\u2019en arriver à un « mémorandum » qui permettrait aux Américains de vérifier le respect par la Chine de ses futurs engagements.Le gouvernement Trump a signé l\u2019an dernier la même sorte d\u2019accords écrits, d\u2019environ 400 mots, avec l\u2019Union européenne ainsi qu\u2019avec le Japon où les parties s\u2019engageaient à réduire les obstacles au libre-échange entre elles, mais sans que les États-Unis lèvent pour autant leurs nouveaux tarifs douaniers sur l\u2019acier et l\u2019aluminium.Face à la Chine, le gouvernement Trump en a notamment contre le déficit commercial américain, le transfert forcé de technologies, la violation de la propriété intellectuelle, le piratage informatique, la fermeture de pans entiers du marché intérieur chinois et le traitement de faveur offert aux sociétés d\u2019État.Disposée à aider les États-Unis à réduire leur déficit commercial, la Chine leur aurait entre autres proposé de leur acheter plus de produits agricoles et de puces électroniques.Par contre, Pékin resterait réticent sur les autres questions se limitant, par exemple, à réitérer son offre d\u2019une modeste ouverture de ses marchés financier et automobile.L\u2019annonce de la poursuite des négociations entre les deux géants a néanmoins réjoui les marchés financiers, vendredi, les Bourses de New York (+1,1%), Londres (+ 0,6%), Paris (+ 1,8%), Francfort (+1,9%) et Toronto (+ 0,9%) clôturant toutes la journée à la hausse.Portées, elles aussi, cette semaine, par les négociations en cours, les Bourses chinoises de Hong Kong et Shanghai ont perdu, quant à elles, plus de 1% vendredi, plombées par la publication de nouvelles statistiques sur le ralentissement économique en Chine.Avec l\u2019Agence France-Presse et le Wall Street Journal Le représentant au Commerce américain, Robert Lighthizer, et le vice-premier ministre chinois, Liu He, à Pékin, vendredi MARK SCHIEFELBEIN POOL AGENCE FRANCE-PRESSE E N B R E F Conflits d\u2019intérêts chez Aphria LEAMINGTON \u2014 Le producteur de cannabis Aphria a indiqué vendredi qu\u2019un examen de ses procédures de gouvernance avait révélé que certains de ses administrateurs non indépendants s\u2019étaient trouvés en situation de conflit d\u2019intérêts lors de son acquisition de plusieurs entreprises en Amérique latine.Selon la société, un examen séparé de la prise de contrôle des sociétés en Jamaïque, en Argentine et en Colombie a en outre révélé que le prix d\u2019achat de la transaction se situait dans une fourchette acceptable et que les actifs des trois sociétés étaient en place.Aphria a lancé les examens après que des vendeurs à découvert ont affirmé, en décembre, que ces acquisitions totalisant 280 millions étaient «largement sans valeur» et que le prix d\u2019achat avait été «considérablement gonflé» au profit d\u2019initiés.La Presse canadienne SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE ABI : la direction en réflexion Les négociations qui avaient repris à l\u2019Aluminerie de Bécancour viennent de prendre une mauvaise tournure.Le Syndicat des Métallos affirme que l\u2019employeur a annulé toutes les rencontres de négociations qui étaient prévues, alors que l\u2019employeur a confirmé vouloir prendre un temps de réflexion.Après une rencontre préliminaire en comité restreint, les négociations avaient finalement repris récemment chez ABI.Le Syndicat des Métallos affirme vendredi que la direction a annulé toutes les rencontres de négociation qui étaient prévues les prochains jours.Et «quelques-unes» étaient planifiées, a-t-il précisé, pour se questionner sur sa volonté réelle de négocier.La direction d\u2019ABI assure qu\u2019elle est «déterminée à mettre fin au lockout».Mais elle veut aussi «assurer la compétitivité à long terme de l\u2019usine».La Presse canadienne Profits en hausse pour Loto-Québec Au terme de la période de trois mois terminée le 31 décembre, Loto-Qué- bec a généré un résultat de 400,5 millions, en hausse de 17,6 % par rapport à la période correspondante l\u2019année dernière.Stimulé par une progression des recettes dans les secteurs des loteries, des casinos et des établissements de jeu, le chiffre d\u2019affaires consolidé a grimpé de 14 %, à 771,5 millions.Le troisième trimestre de l\u2019exercice en cours comprenait toutefois sept jours de plus par rapport à celui de l\u2019an dernier, qui s\u2019était terminé le 25 décembre.Après trois trimestres, Loto-Qué- bec a généré un résultat net de 1,12 milliard, en hausse de 10 % par rapport à la même période l\u2019an dernier.Les revenus ont grimpé de 7,8 %, à 2,17 milliards.La Presse canadienne L\u2019annonce de la poursuite des négociations entre les deux géants a réjoui les marchés financiers vendredi CONDOMINIUMS + VOUS VISION ACCOMPLIE 1500MONTREAL.CA À L A CROISÉE DE STYLE ET VIE 1500 RENÉ-LÉVESQUE OUEST NOUVEAU PAVILLON DE PRÉSENTATION 1441 RENÉ-LÉVESQUE OUEST LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 A 8 ÉCONOMIE SERVICES AUX ENTREPRISES Besoin d\u2019aide pour la gestion de vos ressources humaines?Un conseiller aux entreprises peut vous accompagner pour Relevez le dé?avec une équipe motivée! emploiquebec.gouv.qc.ca Consultez le localisateur de centres locaux d\u2019emploi pour trouver tous nos bureaux.La gestion des ressources humaines, au cœur du succès de votre entreprise.L e marché de l\u2019immobilier résidentiel poursuit son atterrissage en douceur.Les données de janvier 2019 en témoignent.Les ventes de propriétés résidentielles ont été les plus faibles depuis 2015 pour un mois de janvier, avec un nombre de transactions diminuant de 4 % dans l\u2019intervalle, selon l\u2019Association canadienne de l\u2019immeuble (ACI).Quant au prix moyen canadien, il se situait à 455 000 $, en baisse de 5,5 % sur un an.En revanche, sur le système inter- agences, l\u2019indice MLS du prix des logements a progressé d\u2019un faible 0,8 %.Dans la région métropolitaine de Vancouver, l\u2019indice des prix a diminué d\u2019environ 4,5 % par rapport à l\u2019année précédente.Il a cependant augmenté de 2,7 % dans le Grand Toronto, mais de 6,3 % dans la région métropolitaine de Montréal.L\u2019ACI a ajouté que l\u2019offre et la demande étaient «équilibrées» pour plus de la moitié des grands marchés locaux.À l\u2019échelle nationale, il aurait fallu 5,3 mois pour écouler toutes les maisons inscrites à la vente en janvier, ce qui est conforme à la moyenne à long terme, peut-on lire dans un texte de La Presse canadienne.Bref, le marché immobilier résidentiel se normalise.En début d\u2019année, ils étaient plusieurs parmi les analystes et les participants de ce marché à dénoncer les rigidités dans l\u2019industrie et à souhaiter un assouplissement des règles hypothécaires imposées par les autorités de réglementation.Sur l\u2019ensemble de 2018, les ventes résidentielles venaient de s\u2019afficher les plus faibles depuis 2012.Une dirigeante du Bureau du surintendant des institutions financières a eu à défendre les changements appliqués.Dernière modification en date, les nouvelles règles hypothécaires introduites en janvier 2018 exigent que, même pour une mise de fonds d\u2019au moins 20% permettant de se soustraire à l\u2019assurance hypothèque, les institutions fédérales doivent voir à ce que les acheteurs potentiels puissent démontrer leur capacité à acquitter leur hypothèque au taux admissible le plus élevé entre le taux hypothécaire contractuel majoré de deux points de pourcentage et le taux de référence de cinq ans publié par la Banque du Canada, fixé présentement à 5,34%.Simulation de crise et hausse des taux d\u2019intérêt, l\u2019indice d\u2019accessibilité de la Banque Royale a atteint au troisième trimestre de 2018 son pire niveau depuis 1990.L\u2019institution calculait alors que le revenu requis pour être admissible à la propriété a bondi de 66% depuis le troisième trimestre de 2015, l\u2019application du test de résistance comptant pour 40% de l\u2019augmentation.Mais au-delà des grands marchés, la propriété demeurait accessible ailleurs.Et ils étaient plus nombreux à rechercher des logements plus abordables, notamment du côté des copropriétés.Se greffe à cet ajustement l\u2019augmentation de la «qualité» de l\u2019acheteur.En novembre dernier, CPA Canada reprenait les données de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement soulignant que la proportion d\u2019emprunteurs ayant une cote de crédit élevée est passée de 66% en 2002 à 88% en 2017.Dans l\u2019intervalle, le nombre d\u2019emprunteurs ayant une faible cote a chuté de 17 à 3%.Certes, le resserrement des règles a poussé depuis nombre d\u2019emprunteurs vers des institutions financières non réglementées.Mais là encore, le nouvel encadrement pourrait être une source d\u2019«affaires de meilleure qualité» pour ces prêteurs non traditionnels répondant aux demandes d\u2019emprunteurs qui, autrement, auraient été acceptés par les grandes institutions, a déjà suggéré le cabinet de recherche immobilière JLR.VOS FINANCES L\u2019immobilier se normalise CHRISTOPHER REYNOLDS LA PRESSE CANADIENNE Le patron du plus grand transporteur aérien du pays ne s\u2019inquiète pas d\u2019un éventuel ralentissement économique mondial.« Malgré tout le bruit qui entoure les craintes d\u2019une récession et de guerres commerciales, nous voyons un marché assez vigoureux et haussier », a affirmé vendredi le chef de la direction d\u2019Air Canada, Calin Rovinescu, lors d\u2019une conférence téléphonique avec des analystes.La direction a également estimé que le Brexit ne constituait pas une menace depuis la signature d\u2019un accord aérien entre le Canada et le Royaume-Uni, en décembre.Par ailleurs, la chef des affaires commerciales, Lucie Guillemette, a indiqué que la capacité entre le Canada et la Chine avait été réduite «en raison de problèmes géopolitiques ainsi que de pressions concurrentielles permanentes», puis réaffectée à l\u2019Atlantique.En revanche, « nous continuons d\u2019observer une pression accrue de la concurrence et de la capacité de la part de transporteurs nationaux à très bas prix sur le marché, et plus particulièrement sur les routes régionales de l\u2019Alberta, où nous sommes relativement peu présents», a souligné Mme Guillemette, faisant référence au principal rival national d\u2019Air Canada, WestJet Airlines.L\u2019expansion récente de Flair Airlines, le lancement prochain de Canada Jetlines et le transporteur à très bas prix Swoop, de WestJet, encombrent le même espace aérien que le transporteur à bas prix Rouge, d\u2019Air Canada, lancé en 2012.WestJet veut également défier la domination transatlantique d\u2019Air Canada.Résultats plombés La volatilité des prix du carburant reste une préoccupation constante.Air Canada a dépensé 244 millions en carburant au plus récent trimestre, soit 29 % Le patron d\u2019Air Canada se montre optimiste GÉRARD BÉRUBÉ de plus que l\u2019an dernier, en raison de la hausse des prix et de la faiblesse du dollar canadien.Air Canada a affiché une perte nette de 231 millions, ou 85 ¢ par action, pour son quatrième trimestre clos le 31 décembre.Pour la même période un an plus tôt, elle avait réalisé un bénéfice net de 8 millions, ou 2 ¢ par action.Le bénéfice ajusté d\u2019Air Canada, qui exclut l\u2019impact des taux de change, s\u2019est chiffré à 54 millions, ou 20 ¢ par action, en baisse par rapport à celui de 60 millions, ou 22 ¢ par action, un an plus tôt.Les revenus du transporteur aérien montréalais ont grimpé à 4,24 milliards, comparativement à ceux de 3,82 milliards du même trimestre un an plus tôt.Pour l\u2019ensemble de l\u2019exercice, Air Canada a gagné 167 millions, contre 2,03 milliards pour l\u2019exercice 2017.Les coûts du carburant pour les jets ont bondi de 36 % par rapport à l\u2019exercice précédent, pour atteindre 3,97 milliards.Sur une base ajustée, le bénéfice par action a diminué de 40 % par rapport à l\u2019année précédente, passant de 4,11 $ en 2017 à 2,45 $ en 2018.Les revenus annuels ont augmenté de 11 % pour atteindre 18,07 milliards, alors que les produits auxiliaires ont augmenté de 13 %, surpassant la croissance des revenus passagers.Les frais de bagages et les surclassements ont ouvert la voie, suivis de la sélection des sièges et des privilèges préférentiels.36 % C\u2019est le pourcentage d\u2019augmentation par rapport à l\u2019exercice précédent des coûts du carburant pour les jets.Le marché résidentiel poursuit son atterrissage en douceur A 9 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 1-855-770-8677 Sans frais au Canada (954) 955-8677 Aussi en Floride TOILES À ROULEAUX \u2022 PANNEAUX COULISSANTS \u2022 PERSIENNES STORES VOILAGE \u2022 STORES ROMAINS \u2022 STORES HORIZONTAUX STORES MOTORISÉS \u2022 STORES DE VERRIÈRES \u2022 STORES VERTICAUX 50% 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coéquipier, Eric Reid, accusaient la NFL et les 32 propriétaires d\u2019équipes d\u2019entente pour les empêcher de poursuivre leur carrière.Depuis qu\u2019il a lancé ce mouvement de protestation, en posant un genou à terre lors de l\u2019hymne américain joué avant les rencontres de la NFL, Kaeper- nick n\u2019a, en effet, pas retrouvé d\u2019équipe à l\u2019expiration de son contrat avec les 49ers de San Francisco, en mars 2017.Reid, l\u2019un des premiers à rejoindre Kaepernick dans son combat contre les FOOTBALL Colin Kaepernick s\u2019entend avec la NFL violences policières visant la population noire, a fini, lui, par faire son retour sur le terrain de la NFL en fin de saison dernière, sous le chandail des Panthers de la Caroline.« Lors des derniers mois, les avocats de MM.Kaepernick et Reid ont entamé un dialogue avec des représentants de la NFL », a indiqué dans un communiqué publié sur son compte Twitter l\u2019un des avocats de Kaeper- nick, Mark Geragos.« À la suite de ces discussions, les deux parties sont parvenues à un accord pour résoudre leur différend, cette résolution est soumise à un accord de confidentialité et il n\u2019y aura pas d\u2019autre commentaire par aucune des deux parties », ajoute le texte.Si les termes de l\u2019accord sont confidentiels, il est probable que la NFL se soit engagée à dédommager Kaeper- nick.La presse américaine évoque, sans citer de source, une somme de 60 à 80 millions de dollars.Denis Shapovalov s\u2019incline devant Stanislas Wawrinka ROTTERDAM \u2014 Denis Shapovalov a baissé pavillon en deux manches devant Stanislas Wawrinka en quarts de finale du tournoi ABN AMRO World de Rotterdam.Wawrinka a signé une victoire de 6-4, 7-6 (4) face à la 10e tête de série.L\u2019Helvète affrontera dans le carré d\u2019as le vainqueur du duel opposant le Japonais Kei Nishi- kori, favori du tournoi, et le Hongrois Márton Fucsovics.Le Français Gaël Monfils et le Russe classé cinquième Daniil Medev- dev seront de l\u2019autre demi-finale.Shapovalov a éprouvé toutes sortes d\u2019ennuis au service, comme en font foi ses sept doubles fautes.Il n\u2019a d\u2019ailleurs mis en jeu que 68 % de ses premières balles de service, bien qu\u2019à ce chapitre Wawrinka ait fait pire, avec un taux de 50 %.Le Canadien de 19 ans a offert huit balles de bris à son adversaire, qui en a converti trois.Shapovalov a converti les deux balles de bris concédées par Wawrinka.La Presse canadienne EN BREF A 10 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 12 février 2019, a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modification ou d'occupation d'un immeuble (CA-24-011), les premiers projets de résolution dont la description suit : a) Résolution autorisant l\u2019installation, en bordure de l\u2019angle nord-ouest du square Dorchester, d\u2019une enseigne au sol lumineuse comportant un message lumineux animé ou lumineux variable pour un parc de stationnement public intérieur souterrain situé au 1191, rue Peel, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 508 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autres, aux secteurs de catégorie d\u2019usages où sont autorisées les enseignes comportant une source lumineuse clignotante ou qui affiche un message lumineux animé ou lumineux variable \u2013 pp 395 (dossier 1187199004); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : b) Résolution modifiant les résolutions CA09 240398 et CA14 240435 afin de remplacer les plans annexés et de prolonger le délai de réalisation pour le projet de construction situé au 1900-1950, rue Sherbrooke Ouest \u2013 pp 398 (dossier 1196255002); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : c) Résolution autorisant l'implantation d'un usage résidentiel adjacent à un studio de production pour l'immeuble situé au 2051- 2071, rue Sainte-Catherine Ouest, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 307.8 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autres, à l\u2019usage \u2013 pp 399 (dossier 1187400014); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : d) Résolution autorisant l'usage « restaurant » à tous les étages, l'aménagement d'une terrasse sur le toit et un empiètement de porte sur le domaine public à l'arrière du bâtiment pour l'édifice situé au 1181, rue de la Montagne, et ce, en dérogation notamment aux articles 229, 377.1 et 392 du Règlement d'urbanisme de l'arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à l\u2019usage, l\u2019empiètement sur le domaine public d\u2019un battant de porte et une terrasse sur le toit \u2013 pp 400 (dossier 1187400011); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ces projets feront l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 27 février 2019, à compter de 17 h 30, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera les projets ainsi que les conséquences de leur adoption, et le public pourra les commenter.4.Les projets c) et d) contiennent des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ces projets peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Ébranlé par une baisse du tiers de sa subvention du Fonds canadien des périodiques et par la chute du marché publicitaire, le magazine L\u2019actualité est dans une situation précaire, selon des chiffres tirés de précédents états financiers obtenus par La Presse et dont Le Devoir a confirmé l\u2019essence avec le p.- d.g.de Mishmash Média, Nicolas Marin.Mais celui-ci affirme que « la nouvelle n\u2019est pas une surprise » et que le magazine « est à l\u2019équilibre ».Nicolas Marin a confirmé au Devoir que le magazine L\u2019actualité avait reçu 800 000 $ de Patrimoine canadien en 2018 en comparaison de 1,2 million en 2017.Des documents destinés aux actionnaires du fonds XPND, qui chapeaute Mishmash, faisaient aussi état d\u2019un déclin de 20 % des ventes publicitaires du magazine.« Oui, il y a de la pression sur l\u2019entreprise, mais ce n\u2019est pas juste nous, La Presse a des pertes, Vice a fait des coupes récemment, c\u2019est un contexte qui est structurel et il faut être responsables dans la façon avec laquelle on gère nos entreprises, nos coûts, nos revenus, dit M.Marin.Il faut un modèle qu\u2019on est capables de soutenir.» Cette baisse du tiers de la subvention du Fonds canadien des périodiques « n\u2019est pas une surprise, c\u2019est quelque chose que l\u2019on connaît depuis plusieurs mois », a-t-il précisé.Le p.-d.g.n\u2019a pas voulu illustrer quelle importance cette perte de revenu représentait dans le chiffre d\u2019affaires, mais a souligné que « le coup a déjà été absorbé ».Nombre d\u2019exemplaires L\u2019actualité, qui a été fondée en 1976, a été rachetée du groupe Rogers en décembre 2016 par XPND Capital, dont l\u2019actionnaire principal est Alexandre Taillefer.Après son acquisition, la publication, qui comptait alors sur quelque 90 000 abonnés, est passée de 18 à 12 numéros par année.« Le financement est distribué proportionnellement selon le nombre d\u2019exemplaires admissibles distribués par chaque bénéficiaire », explique Daniel Savoie, porte-parole aux Services de relations avec les médias de Patrimoine canadien.Celui-ci précise que seuls les exemplaires vendus par abonnement ou à l\u2019unité en kiosque sont comptabilisés dans la formule.Donc, même si chaque édition de L\u2019actualité était plus fournie et donc que le nombre de pages est demeuré le même, c\u2019est cette transition en mensuel qui a causé la perte du tiers de la subvention.À l\u2019équilibre Aux dires de Nicolas Marin, la publication « est à l\u2019équilibre, on n\u2019est pas en pertes », et il ajoute que « l\u2019intention, ce n\u2019est pas de fermer L\u2019actualité, au contraire.On a encore un modèle avec une grosse base de lecteurs et d\u2019abonnés.On a retravaillé nos produits publicitaires pour s\u2019assurer d\u2019avoir quelque chose d\u2019intéressant pour nos annonceurs, que ce soit au niveau local avec le Voir, au niveau national avec L\u2019actualité.Notre plan est en place pour contrôler les coûts, pour travailler sur les revenus et s\u2019assurer d\u2019avoir un modèle durable».Le rédacteur en chef de L\u2019actualité, Charles Grandmont, précise que le magazine a bel et bien moins de ressources pour remplir sa mission, et que le tout « demande beaucoup de créativité, de flexibilité, d\u2019inventivité pour réussir à y arriver.Il faut faire des choix aussi, c\u2019est certain, il faut être très judicieux dans les projets qu\u2019on entreprend ».Toujours sur papier Le contrôle des coûts devra-t-il se faire par des mises à pied?«Je ne peux pas me prononcer sur ça en ce moment», répond Nicolas Marin.Le p.-d.g.de Mishmash nie aussi que L\u2019actualitécesserait de publier en version papier d\u2019ici la fin de l\u2019année.«Non.C\u2019est moi qui gère l\u2019entreprise et ce n\u2019est pas dans les plans.» Voir, autre propriété de Mishmash, a annoncé la semaine dernière l\u2019arrêt de son impression papier.« Mais Voir est un magazine gratuit, alors que L\u2019actualité se vend par abonnement.Ce n\u2019est pas la même équation d\u2019affaires, précise pour sa part Charles Grandmont.Et de ce côté-là, il y a encore une très forte appréciation du magazine imprimé, même s\u2019il y a de plus en plus de gens qui s\u2019abonnent à la version numérique.» Diversifier les revenus ?La nouvelle mouture de L\u2019actualité voulait explorer différentes avenues pour améliorer ses revenus, dont l\u2019organisation de conférences ou de voyages à saveur journalistique, une approche que prennent aussi des journaux comme le Globe and Mail et le New York Times.« On a tiré des enseignements de ces expériences-là, dit le rédacteur en chef, Charles Grandmont.Ça demande quand même des investissements de ressources importantes pour arriver à exécuter ces extensions de marque là.On est en réflexion sur tout ce qui concerne ça.» Certains projets se poursuivent, dit-il, et des annonces devraient être faites en ce sens dans la deuxième moitié de l\u2019année.L\u2019actionnaire principal de XPND, Alexandre Taillefer, n\u2019a pas voulu commenter les enjeux de L\u2019actualité, expliquant ne pas gérer ses affaires « sur la place publique ».L\u2019actualité « à l\u2019équilibre » Ébranlé, le magazine a perdu le tiers de sa subvention du Fonds canadien des périodiques La critique de Philippe Renaud du spectacle de Marie-Mai au Centre Bell, sur nos plate- formes numériques.FRANCIS VACHON LE DEVOIR Les professionnels du domaine de l\u2019architecture comprennent l\u2019utilisation que font les gens de leurs bâtiments, la manière dont ils s\u2019y déplacent et comment ils s\u2019y sentent.François Cantin, chargé de projet chez Coarchitecture de Québec, est l\u2019un de ceux-là.« Pour moi, le confort a toujours été très important en architecture, souligne-t-il.La biophilie, c\u2019est un prolongement du concept de confort et de la manière dont l\u2019architecture est capable de nous mettre en contact le plus possible avec le monde extérieur et celui qui nous entoure.C\u2019est la satisfaction d\u2019un besoin inné qu\u2019on a en tant qu\u2019êtres humains. » Pour François Cantin, cela passe, entre autres, par l\u2019utilisation du bois.« La majorité des gens aiment être en contact avec le bois, estime-t-il.Si on leur demande pourquoi, ils vont nous dire que c\u2019est parce que c\u2019est chaleureux et naturel.La biophilie, c\u2019est ça.C\u2019est le besoin inné d\u2019être en contact avec la nature. » « Travailler pour les êtres humains » est l\u2019aspect que le chargé de projet de la firme d\u2019architectes préfère par-dessus tout.« Les gens nous demandent ce qu\u2019est le style de Coarchitecture, raconte M. Cantin, qui est également bénévole au Conseil du bâtiment durable du Canada depuis dix ans.Notre signature est le confort de nos clients.On est là pour comprendre leurs besoins.Pour amener la biophilie dans le projet, ça demande une réflexion particulière. » Ubisoft?: du bois pour plus de chaleur François Cantin a travaillé comme chargé de projet pour le réaménagement des espaces intérieurs d\u2019Ubisoft dans le quartier Saint-Roch à Québec.« Le client avait l\u2019idée de créer des environnements intérieurs le plus chaleureux possible, indique-t-il.L\u2019objectif d\u2019Ubisoft était que les gens se sentent à l\u2019aise, tout en allant chercher un look quasi résidentiel. » Par conséquent, l\u2019équipe de Coarchitecture a proposé toutes sortes de finitions en bois.« On a joué avec les contrastes, décrit M. Can- tin.Dans certains espaces, on avait des panneaux architecturaux travaillés par des ébénistes, une finition très pure et contemporaine et, dans d\u2019autres espaces, on avait un bois qui était plus rugueux, plus naturel.On n\u2019a pas cherché à faire un spectacle avec le bois.On a cherché à l\u2019intégrer pour qu\u2019il vienne transmettre sa chaleur aux différents espaces. » Creaform?: du bois qui participe à l\u2019ambiance Le siège social de Creaform, une entreprise spécialisée en technologies de mesure 3D, a été construit dans l\u2019Innoparc de Lévis.Le bâtiment repose sur une structure hybride.Le bois a été concentré dans la toiture de l\u2019étage supérieur.En plus d\u2019avoir une fonction structurale, le bois participe à l\u2019ambiance et à l\u2019animation des espaces.« On a travaillé la stratégie d\u2019éclairage à l\u2019intérieur, de sorte à magnifier le plafond », souligne le chargé de projet chez Coarchitecture.L\u2019Innoparc de Lévis est bordé par une forêt.Or, les fenêtres de l\u2019une des façades de Crea- form sont situées à six mètres de cette forêt.Pour M. Cantin, voilà un bel exemple de biophi- lie: un contact privilégié avec l\u2019extérieur où les occupants sont projetés dans la forêt grâce à une fenestration généreuse et où ces mêmes occupants sont en contact avec du bois à l\u2019intérieur.« Dans ce contexte particulier, la biophilie prend vraiment tout son sens », estime le chargé de projet.Eddyfi?: une utilisation du bois « jazzée » La construction du nouveau siège social d\u2019Eddyfi, situé au cœur de l\u2019Espace d\u2019innovation Michelet à Québec, a permis à l\u2019équipe de Coarchitecture d\u2019aller un peu plus loin dans l\u2019intégration du bois à la structure de la toiture, avec des poutres disposées en angle.« Malgré le fait que ça ait l\u2019air plus \u201cjazzé\u201d, il n\u2019y a pas eu plus de bois d\u2019utilisé que si on l\u2019avait fait de manière conventionnelle », mentionne François Cantin.On y retrouve beaucoup de murs blancs afin de s\u2019assurer que le plafond de bois rayonne et peut occuper la place qui lui revient.De tous les projets pour lesquels François Cantin a œuvré, c\u2019est celui d\u2019Eddyfi qui, selon lui, « est allé le plus loin en termes d\u2019intégration biophi- lie-confort de l\u2019occupant ».La biophilie, ou les effets bénéfiques du bois MATANE \u2014 La notion de biophilie est de plus en plus présente dans la conception des maisons, des bureaux et des commerces.Formée à partir de la racine grecque « bio » (vie) et du suffixe « phile » (qui aime), la biophilie consiste à aimer ce qui est vivant.En 1984, Edward O.Wilson a été le premier à avancer l\u2019idée que les êtres humains avaient une propension innée à s\u2019entourer de ce qui est naturel.En architecture, la biophilie consiste à concevoir ce qui se rapproche ou qui ressemble à un environnement naturel.CETTE PUBLICATION SPÉCIALE A ÉTÉ PRODUITE PAR L\u2019ÉQUIPE DES PUBLICATIONS SPÉCIALES POUR LE COLLECTIF POUR UNE FORÊT DURABLE.CE DERNIER N\u2019A CEPENDANT PAS DROIT DE REGARD SUR LES TEXTES.Tous reconnaissent l\u2019importance du secteur forestier dans l\u2019économie.L\u2019aménagement durable, l\u2019environnement et la biodiversité sont autant de sujets abordés à l\u2019automne dans cette série d\u2019articles du Groupe Capitales Médias : «?Une forêt à connaître?».Mais que sait-on des nouvelles technologies qui permettent de produire davantage, tout en utilisant moins d\u2019arbres?Des innovations visant à optimiser la ressource?De la contribution du milieu forestier à la lutte contre les changements climatiques?Des spécialistes et des acteurs de l\u2019industrie ont beaucoup à partager afin de mieux faire connaître la forêt, qui représente presque la moitié de la superficie totale du Québec.Johanne Fournier Collaboration spéciale SÉRIE UNE FORÊT À CONNAÎTRE! NUMÉRO 10 DE 10 La biophilie dans une structure sportive La biophilie dans l\u2019aménagement commercial L\u2019aréna de l\u2019UQAC?: Ameublements Tanguay de Trois-Rivières?: Frédéric Desgagné, directeur du service des immeubles et équipements de l\u2019UQAC François Cantin, chargé de projet chez Coarchitecture de Québec PHOTO FOURNIE PAR FRANÇOIS CANTIN Chez Ubisoft, le bois est intégré aux différents espaces afin de transmettre de la chaleur.PHOTO FOURNIE PAR DAVID BOYER PHOTO FOURNIE PAR JONATHAN ROBERT MATANE \u2014 Si le bois a un effet apaisant sur les occupants d\u2019un bâtiment, il n\u2019en est pas autrement pour les sportifs qui fréquentent un aréna ou un stade.Par sa construction tout en bois, autant à l\u2019extérieur qu\u2019à l\u2019intérieur, l\u2019aréna de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) illustre à merveille le principe de biophilie qui, en architecture, désigne une conception qui se rapproche ou qui imite les conditions d\u2019un environnement naturel.MATANE \u2014 Les commerçants comprennent de plus en plus l\u2019importance de la biophilie dans l\u2019aménagement de leurs surfaces de vente au détail.L\u2019expérience d\u2019achat ne s\u2019en trouve qu\u2019améliorée.Plus grande surface commerciale en Amérique du Nord construite entièrement en structure de bois d\u2019ingénierie, Ameublements Tanguay de Trois-Rivières en est un exemple éloquent.« C\u2019est vraiment un très bel édifice, indique fièrement le directeur du service des immeubles et équipements de l\u2019UQAC, Frédéric Desgagné.Sa signature est chaleureuse.Les poutres, le plafond et les côtés en bois, avec une toiture en aluminium, donnent un cachet.Ce n\u2019est pas froid comme un aréna normal en acier. » « C\u2019est le premier magasin qu\u2019on faisait avec une structure 100 % bois, raconte le vice-président associé du Groupe immobilier Tanguay, Nicolas Maltais.Le bois est partout.En établissant un nouveau magasin à Trois-Rivières, c\u2019est un peu un clin d\u2019œil qu\u2019on voulait faire par rapport à l\u2019histoire du bois en Mauricie.Aussi, Tanguay a toujours eu une préoccupation sur le plan de l\u2019économie d\u2019énergie et du recyclage.La structure de bois est faite avec de petits morceaux de bois lamellé-collé.Pour nous, c\u2019était tout à fait naturel qu\u2019une structure de bois permette de mettre en avant notre respect de l\u2019environnement. » La structure de la toiture à l\u2019intérieur du siège social d\u2019Eddyfi est construite de poutres disposées en angle.PHOTO FOURNIE PAR STÉPHANE GROLEAU Construit en bois, le bâtiment de Tanguay à Trois-Rivières a reçu le prix d\u2019excellence Cecobois 2017 dans la catégorie « Bâtiment commercial de plus de 1000 mètres carrés ».PHOTO FOURNIE PAR STÉPHANE GROLEAU L\u2019aréna de l\u2019UQAC est construit en bois à l\u2019extérieur et sa toiture est en aluminium ALEXIS RIOPEL SUR LE BRISE-GLACE AMUNDSEN LE DEVOIR E n ce premier dimanche de février, l\u2019Amundsen écarte les quelques plaques de glace qui flottent sur le fleuve.L\u2019air est froid : à 15 °C sous zéro, du frasil se forme dans les interstices où le Saint-Laurent s\u2019expose à nu.Le navire longe le nord de l\u2019île d\u2019Orléans, en direction de la prochaine «station» \u2014 une simple coordonnée géographique au milieu des eaux.Ici commence l\u2019estuaire, là où l\u2019eau douce du fleuve devient saumâtre.Tout à coup, le navire s\u2019arrête.« Il y a beaucoup de courant ici ! » lance Thomas Linkowski, un professionnel en instrumentation pour Amundsen Science, l\u2019organisme qui encadre le programme scientifique de ce navire de la Garde côtière canadienne.En effet, l\u2019eau charrie de la glace autour de nous, donnant l\u2019impression que le bateau est en mouvement.Mais c\u2019est tout le contraire.Quelques ponts au-dessus de nos têtes, les navigateurs utilisent les moteurs pour nous garder précisément sur place.Le navire a fait escale à Québec il y a deux jours pour une rotation d\u2019équipage.Exceptionnellement, en cette période hivernale, il a aussi pris à son bord un groupe d\u2019océanographes, de chimistes, de physiciens, de géologues et de biologistes pour une mission de deux semaines.En été, l\u2019Amundsen se consacre surtout à la recherche scientifique en Arctique.En hiver, par contre, il reste dans le sud du pays, et sa priorité est de disloquer les embâcles de glace et d\u2019escorter les navires paralysés par la banquise.Les scientifiques profiteront seulement des temps morts entre les appels pour immerger leurs instruments.Mais le jeu en vaut la chandelle : c\u2019est seulement la deuxième fois qu\u2019une croisière LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 ACTUALITÉS A 12 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.À BORD DE L\u2019AMUNDSEN Un labo flottant sur le Saint-Laurent Des scientifiques profitent du brise-glace de la Garde côtière canadienne pour mieux connaître l\u2019eau du fleuve Au cœur de l\u2019hiver, une vingtaine de scientifiques sont montés à bord du brise-glace Amundsen pour la seconde édition de l\u2019Odyssée Saint-Laurent.Notre journaliste s\u2019est joint à eux pendant deux semaines.Il nous parle, dans ce premier reportage, de la rosette, ou de comment aller chercher de l\u2019eau au fond des mers.L\u2019Amundsen doit avant tout s\u2019assurer de garder la voie maritime ouverte pendant l\u2019hiver.Les scientifiques profitent néanmoins des temps morts entre les appels pour immerger leurs instruments.Ci- dessous, des matelots s\u2019affairent à aller puiser l\u2019eau à des profondeurs spécifiques grâce à un outil joliment baptisé « la rosette ».PHOTOS ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR le Réseau Québec maritime.À ses côtés, une nuée de scientifiques, surtout des étudiants, attendent pour remplir leurs bouteilles.Phytoplancton et compagnie Une fois que la rosette est remontée à bord et que la porte du garage est bien refermée, les matelots laissent leur place aux scientifiques.Ceux qui mesurent la concentration des gaz dissous dans l\u2019eau prélèvent leurs échantillons en premier.S\u2019il ne se pressent pas, des échanges gazeux entre le liquide et l\u2019atmosphère pourraient perturber leurs mesures.Ensuite, les chercheurs qui s\u2019intéressent aux nutriments dans l\u2019eau tournent à leur tour les robinets.L\u2019activité biologique se poursuit dans les échantillons remontés à la surface ; il faut donc procéder aux analyses directement sur le bateau.Vincent Villeneuve, un étudiant en biologie à l\u2019Université Laval, rince rapidement ses contenants avec de l\u2019eau du fleuve avant de les remplir.Il placera certaines de ses bouteilles dans une sorte d\u2019aquarium réfrigéré reproduisant les conditions de la colonne d\u2019eau.« On veut voir ce qui reste en matière de nutriments après vingt-quatre heures, ex- plique-t-il.On fait cette même expérience quatre saisons par année.» Jade Paradis-Hautcœur, de l\u2019Université du Québec à Rimouski, s\u2019intéresse pour sa part au phytoplancton qui se cache sous la surface \u2014 et en hiver, sous la glace.Dans un laboratoire aménagé à l\u2019arrière du navire (l\u2019Amundsen a entièrement été rénové en 2003 pour devenir un brise-glace de recherche), elle filtre l\u2019eau de la rosette pour isoler ces organismes.Des analyses de fluorescence et de génétique permettront plus tard de caractériser l\u2019abondance et la diversité du phytoplancton dans les eaux glaciales du Saint-Laurent.Toujours en filigrane : l\u2019hiver.C\u2019est cela qui fait tout l\u2019intérêt de la mission pour les chercheurs, mais c\u2019est aussi ce qui la rend si compliquée.« Quand on va en Arctique pendant l\u2019été, ce n\u2019est pas aussi froid », remarque Thomas Lin- kowski, qui passe plusieurs semaines par année dans le Grand Nord.« Le fleuve en hiver, c\u2019est tout un défi.» Notre journaliste a été invité sur l\u2019Amundsen par Réseau Québec maritime.scientifique hivernale est organisée dans la cour arrière des Québécois.L\u2019or bleu Évidemment, l\u2019objet d\u2019étude de la plupart des scientifiques à bord, c\u2019est l\u2019eau.Toutefois, pour obtenir le précieux liquide à des centaines de mètres sous la surface, la tâche s\u2019avère complexe.Des océanographes ont donc développé un appareil joliment nommé « la rosette », constitué d\u2019un carrousel de bouteilles qui se referment à la profondeur voulue.Des capteurs mesurent également la température, la salinité et la pression dans toute la colonne d\u2019eau.« La rosette permet d\u2019aller regarder beaucoup plus facilement ce qu\u2019il y a au fond », simplifie Thomas Linkowski.Quelques minutes après l\u2019immobilisation du navire, la timonerie donne l\u2019autorisation de déployer l\u2019instrument.Une porte de garage s\u2019ouvre alors, le lourd appareil est soulevé du sol et une poutre mobile est inclinée par-dessus bord.Deux matelots de la Garde côtière manipulent avec soin la rosette, pour éviter qu\u2019elle se cogne contre les murs du hangar.Ils portent des combinaisons de survie et sont attachés avec des harnais.Une chute dans l\u2019eau glaciale risque d\u2019être fatale.« Ce qu\u2019on porte n\u2019est pas fait pour nous tenir au chaud, c\u2019est juste pour retrouver nos cadavres si on tombe à l\u2019eau », rit un matelot bien habitué aux opérations scientifiques.L\u2019Amundsen est équipé pour sonder les mers les plus profondes : le câble de la rosette fait 7000m.Mais ici, tout près de Québec, le fond n\u2019est qu\u2019à une quinzaine de mètres.La rosette fait une brève trempette et recueille des échantillons d\u2019eau sur deux paliers.Malgré le sérieux de l\u2019affaire, une atmosphère légère règne dans ce coin du bateau.De petits haut-parleurs crachent Like a Rolling Stone de Bob Dylan.« Ce que je préfère avec la rosette, c\u2019est que c\u2019est ici qu\u2019il y a le plus d\u2019ambiance», note Marie-Pier St-Onge, coordonnatrice de la mission organisée par "]
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