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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-02-16, Collections de BAnQ.

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[" PERSPECTIVES LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 DEVOIR DE PHILO Macron et les gilets jaunes: entre idéologie et utopie B 9 ÉDUCATION ID: un nouveau bilan à méditer, la chronique de Normand Baillargeon B 4 POLITIQUE J\u2019ai pas voté pour ça, la chronique de Michel David B 5 ARNE DEDERT AGENCE FRANCE-PRESSE DOSSIER SECRETS D\u2019ÉGLISE Justifier le mal au nom du bien L\u2019instrumentalisation de la religion par des religieux agresseurs sexuels C\u2019est Dieu qui a mis ce garçon sur mon chemin.» « Quand Dieu va me juger, Il va aussi prendre en compte tout ce que j\u2019ai fait de bien.» Ces justifications sont tout droit sorties de la bouche de prêtres ayant commis des abus sexuels sur des enfants.Subrepticement, la spiritualité s\u2019est ainsi trouvée entremêlée à des dérives psychiatriques menant à des délits criminels.Une instrumentalisation de la religion qui a permis à nombre de prêtres pédophiles de vivre pendant des années, sinon des décennies, en faisant l\u2019apologie du bien tout en semant le mal.«Une différence que l\u2019on voit entre les membres du clergé et les autres agresseurs, c\u2019est l\u2019utilisation de la religion pour se donner le droit de commettre l\u2019abus», résume en entrevue Karlijn Demasure, directrice exécutive du Centre pour la protection de l\u2019enfance de l\u2019Université pontificale grégorienne de Rome.Spécialiste des cas d\u2019abus sexuels commis dans l\u2019Église catholique, Kar- lijn Demasure a traité de nombreux prêtres pédophiles et supervisé plusieurs thérapeutes appelés à soigner des membres du clergé ayant agressé des enfants.« Ils vont dire : \u201cDieu savait qui j\u2019étais.Il a mis ce garçon sur mon chemin, ça veut dire qu\u2019Il accepte qu\u2019on ait une relation sexuelle\u201d », rapporte Mme Demasure.Plusieurs de ces abuseurs étaient des êtres charismatiques aimés de leurs paroissiens, souligne-t-elle.«Certains d\u2019entre eux disaient: \u201cDieu va me juger, mais Il va mettre dans la balance les bonnes œuvres à droite et à gauche les péchés.Aussi longtemps que mesbonnes œuvres vont demeurer les plus importantes, j\u2019irai au ciel.\u201d» Tordue, la religion a ainsi été érigée en caution, éblouissant tant les agresseurs que, dans certains cas, les victimes.« C\u2019est très important d\u2019être au fait des rouages psychologiques et spirituels qui encouragent l\u2019abus », insiste Chantal Beauvais, rectrice de l\u2019Université Saint- Paul à Ottawa.La dimension spirituelle doit intrinsèquement faire partie des traitements proposés aux prêtres qui ont commis des abus, croit-elle.Soigner les dérives Au Canada, un seul centre en santé mentale offre des soins spécifiques pour les membres du clergé.Fondé en 1966, l\u2019Institut Southdown, au nord de Toronto, propose un traitement sur place de 14 semaines aux religieux et religieuses souffrant de dépression, d\u2019anxiété, mais aussi de dérives sexuelles.«C\u2019est largement insuffisant», pointe Chantal Beauvais, ex-religieuse.D\u2019autant plus que les traitements offerts le sont en anglais.« Tous les outils ne sont pas encore en place au sein de l\u2019Église pour faire la prévention, la protection et aussi la gestion des abuseurs », re- marque-t-elle.Forte de son expertise en droit canonique, en psychothérapie et en théologie, l\u2019Université Saint-Paul lancera à l\u2019automne un centre interdisciplinaire axé sur la protection (safeguarding) et sur la prévention des abus sexuels commis dans l\u2019Église et dans la société en général.Ce centre de recherche et de diffusion des connaissances formera également des thérapeutes spécialisés dans le traitement des membres du clergé.Des thérapies en français pourraient également être proposées aux agresseurs et aux victimes.« On doit encore réfléchir à la structure, notamment pour s\u2019assurer qu\u2019un abuseur ne croise pas sa victime », précise Mme Beauvais.Un fléau mondial On ignore toujours combien de prêtres ont abusé sexuellement d\u2019enfants au Québec.On sait que l\u2019Église catholique était omnipotente dans la société québécoise jusqu\u2019à la Révolution tranquille, mais aucune enquête exhaustive sur ce fléau n\u2019a été menée comme ce fut le cas dans d\u2019autres pays.L\u2019abolition du délai de prescription (30 ans au Québec), empêchant certaines victimes de poursuivre au civil une communauté religieuse ou un diocèse, pourrait permettre d\u2019obtenir un meilleur portrait de l\u2019ampleur du phénomène.La Coalition avenir Québec (CAQ) avait fait de cet enjeu une promesse électorale.Des enquêtes menées ailleurs en Occident, notamment aux États-Unis, en Australie, en Irlande et en Allemagne, ont établi qu\u2019entre 5 % et 7 % des prêtres ont agressé sexuellement des enfants.Ce ne sont pas tous des pédophiles, explique Karlijn Demasure.La pédophilie désigne spécifiquement les abus sexuels commis sur des enfants de moins de 13 ans.« Ceux qui ont cette pathologie font beaucoup de victimes », explique la spécialiste.L\u2019éphébophilie, qui désigne les agressions commises sur des adolescents de plus de 13 ans, fait généralement moins de victimes.« Ce sont des prêtres qui peuvent avoir agressé deux ou trois adolescents », dit Mme Demasure.Si les pédophiles commettent des abus dès leur ordination, les éphébophiles, eux, passent à l\u2019acte de sept à neuf ans après avoir été ordonnés, relève Karlijn Demasure.«Il faut se demander ce qui se passe pour que le prêtre devienne vulnérable et que cela le mène à abuser [de son] pouvoir.» « Il faut avoir une relation au pouvoir très saine pour exercer un ministère», rappelle-t-elle.En octobre dernier, la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a adopté une série de lignes directrices pour traiter avec diligence les allégations d\u2019abus.Le document Protection des personnes mineures contre les abus sexuels place les victimes au centre de la démarche de reconstruction de l\u2019Église.« Il faut revoir la théologie de l\u2019Église, revoir la structure de l\u2019Église, revoir la théologie du sacerdoce et la formation des séminaristes et du personnel religieux, avance Mme Beauvais.Finalement, c\u2019est à une grande conversation que toute l\u2019Église est appelée.» L\u2019Église catholique se réveille d\u2019un très long cauchemar.Pendant des décennies, des membres du clergé ont agressé des enfants et des religieuses en toute impunité.Le pape François convoquera cette semaine les évêques du monde entier à un sommet inédit sur ce fléau.Comment expliquer ces agressions et qui en sont les victimes ?MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR DES RELIGIEUSES VICTIMES D\u2019AGRESSIONS SEXUELLES \u2022 LE SOMMET AU VATICAN \u2022 PAGES B 2 ET B 3 Au Canada, un seul centre en santé mentale offre des soins spécifiques pour les membres du clergé « ncore l\u2019année dernière au Chili, en Afrique, en Inde et en France, des cas d\u2019agressions répétées et de viols de religieuses par des membres du clergé éclataient au grand jour.Des histoires sur lesquelles les autorités ecclésiastiques tentaient de mettre le couvercle, avant que des accusations formelles soient portées par la police.Alors que toute l\u2019attention sera dirigée la semaine prochaine sur le délicat enjeu des abus sexuels commis sur des mineurs, des religieuses du monde entier demandent elles aussi que justice soit faite pour les sœurs qui ont été agressées par des hommes d\u2019Église dans l\u2019indifférence complète.Les premières dénonciations parvenues aux oreilles du haut clergé remontent à plus de 30 ans, mais le Vatican a toujours refusé d\u2019attaquer ce problème de front.Toutefois, la donne pourrait changer.Car la colère gronde au sein de congrégations féminines, ouvrant la porte à l\u2019émergence d\u2019un mouvement #Moi Aussi chez les religieuses.En novembre 2018, l\u2019Union internationale des supérieures générales (UISG), basée à Rome et représentant 500 000 des 660 000 sœurs de la planète, pressait « toute religieuse ayant été agressée [à] dénoncer cette agression auprès de la responsable de sa congrégation et auprès des autorités ecclésiales ou civiles ».Quelques mois plus tôt, c\u2019était l\u2019imposante Confédération américaine des religieuses qui appelait ses membres à signaler les agressions commises par des prêtres.Au Canada, l\u2019appel a été lancé à toutes les communautés, affirme sœur Lise Tanguay, représentante de la constellation francophone pour l\u2019UISG au Canada.« Tous les dossiers seront envoyés à Rome, nous ne sommes pas au courant des cas ici.» Contactée par Le Devoir, sœur Patricia Morgante, porte-parole de l\u2019UISG à Rome, a fait savoir que l\u2019organisation internationale décidera au cours des prochains jours des suites à donner aux plaintes acheminées au cours des trois derniers mois.Un phénomène ignoré Pour sœur Aurore Larkin, supérieure générale de la Congrégation des sœurs grises de Montréal, il est plus que temps que le Vatican se saisisse de ce tabou.« Ça fait longtemps que c\u2019est dénoncé : ma première rencontre à ce sujet à Rome remonte à 1998 ! On pensait que ça n\u2019existait pas en Amérique du Nord.À mon avis, aucune institution n\u2019est épargnée par ce fléau.À l\u2019appel lancé par le pape sur la question des mineurs abusés s\u2019ajoute celle des sœurs.C\u2019est une bonne nouvelle que ce soit pris au sérieux.Enfin ! » En effet, le pape François a dû se prononcer sur la question le 5 février dernier, et a admis que des religieuses sont utilisées « comme esclaves sexuelles ».Et ce, après la publication d\u2019un article explosif dans Women Church World, un supplément féminin du journal du Vatican, l\u2019Osservatore Romano, faisant état de sœurs violées, forcées à avorter ou à élever seules des enfants après avoir été bannies de leur communauté.Sœur Larkin, formée comme travailleuse sociale et intervenante auprès des femmes en difficulté, n\u2019en démord pas.« Ce n\u2019est pas moins grave que l\u2019abus des mineurs.Plusieurs des sœurs agressées étaient aussi mineures.Je pense que la guérison va se faire en parlant de prévention, mais aussi d\u2019égalité dans l\u2019Église.Il faut mettre en question le cléricalisme et le patriarcat.La porte est ouverte, il faut continuer ! » Karlijn Demasure, spécialiste de l\u2019Université grégorienne à Rome, affirme que le Saint-Siège est au courant depuis plus de 25 ans des agressions perpétrées contre des religieuses, mais que peu a été fait pour les protéger ou sanctionner les prêtres criminels.« L\u2019affaire a commencé en 1994, dans un rapport révélant que des sœurs en Afrique avaient le sida.C\u2019était clair que c\u2019était en raison d\u2019agressions sexuelles commises par des prêtres.Le rapport faisait alors état d\u2019agressions rapportées dans 23 pays », explique-t-elle.Ce rapport accablant, transmis en toute confidentialité au Vatican par une missionnaire d\u2019une organisation médicale humanitaire, faisait état de sœurs forcées à des rapports sexuels.« Des prêtres se tournaient vers elles, jugées plus \u201csûres\u201d et moins à risque d\u2019avoir le VIH, alors que prévalait la pandémie de sida », explique Mme Demasure.Le même rapport, qui a fuité dans le National Catholic Reporter, recense d\u2019autres cas aberrants.Dès 1988, une supérieure avait alerté un évêque du Malawi que 29 religieuses du même ordre avaient été « mises enceintes » par des prêtres.Saisi de la question au Vatican, le cardinal Martinez n\u2019avait toutefois donné aucune suite à ce rapport.En 1998, un nouveau portrait désolant, dressé par sœur Marie Mac- Donald, supérieure des Sœurs missionnaires Notre-Dame d\u2019Afrique, révéla que des sœurs étaient violées puis forcées à avorter.Il resta aussi en plan.« Ces sœurs reniées par leur communauté \u2014 alors que l\u2019agresseur était tranquille \u2014 devaient élever seules leur enfant.Certains ordres ont fini par forcer des prêtres pères à quitter leur communauté pour s\u2019occuper de leurs enfants.J\u2019ai même eu connaissance d\u2019un prêtre qui avait eu quatre enfants de quatre femmes différentes », précise Karlijn Demasure.Abus de pouvoir Ces agressions commises sur des religieuses sont souvent assimilées à des relations « amoureuses » par les autorités de l\u2019Église, écrivait en décembre Lucette Scaraffia, auteure de l\u2019article choc publié dans Women Church World.« Il s\u2019agit plutôt de contraintes exercées par un homme en position de pouvoir sur une femme vulnérable.» Encore en janvier, le journal catholique La Croix faisait état de faveurs LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 PERSPECTIVES DOSSIER SECRETS D\u2019ÉGLISE B 2 Est-ce que la vague #MoiAussi pourrait s\u2019étendre aux femmes des communautés religieuses ?Trop longtemps restées dans l\u2019ombre, des sœurs réclament que l\u2019Église se penche sur les agressions commises envers elles par des prêtres et des évêques.ISABELLE PARÉ LE DEVOIR SCANDALES SEXUELS Des agressions contre des religieuses passées sous silence E Les congrégations au Canada 12 220 religieuses et religieux catholiques (2018) ; 70 % sont des femmes Québec : 8488 membres (69 %) ; Ontario : 1778 ; Atlantique : 980 ; Ouest : 974 Âge moyen au Québec Plus de 80 ans : 50 % ; 60 à 80 ans : 44 % ; 40 à 60 ans : 5 % ; moins de 40 ans : 1 % ANNONCES AVIS DE DÉCÈS DISCRIMINATION INTERDITE La Commission des droits de la personne du Québec rappelle que lorsqu'un logement est offert en location (ou sous-location), toute personne disposée à payer le loyer et à respecter le bail doit être traitée en pleine égalité, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l'orientation sexuelle, l'état civil, l'âge du locataire ou de ses enfants, la religion, les convictions politiques, la langue, l'origine ethnique ou nationale, la condition so-ciale, le handicap ou l'utilisation d'un moyen pour pallier ce handicap.160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER CONDOS PARIS CENTRE Près métro et services.WIFI.Sem./mois À partir de 790 $.Location : 514-999-0546 paris.condo@sympatico.ca PARIS - Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement-montmartre.com LIBRAIRIE Bonheur d'Occasion achète livres de qualités en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER 307 LIVRES ET DISQUES DÉCOUVREZ-EN PLUS MD Montréal Québec Gatineau Nei -17/-21 Nua -18/-26 Plu 7/-10 Sol -5/-16 Ave 4/-8 Sol -5/-13 Var -3/-12 Var -5/-11 Var 4/-2 Var 3/-4 Var -15/-21 Var -15/-23 Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Val d \u2019Or -12/-22 Québec -2/-15 Le Monde Auj.Demain Var 14/8 Var 15/9 Sol 16/6 Ave 14/7 Sol 28/12 Sol 29/10 Sol 5/-4 Sol 2/-1 Sol 14/3 Sol 15/3 Var 12/2 Sol 10/2 Canada Auj.Demain Gatineau -5/-17 Trois-Rivières -3/-16 Lever du soleil: 6h54 Coucher du soleil: 17h21 Gaspé 1/-10 Montréal -3/-16 Sherbrooke -4/-16 Sept-Îles -2/-15 Baie-Comeau -2/-15 Saguenay -4/-18 Rimouski -2/-15 ©MétéoMédia 2019 Aujourd-hui Ce soir Demain Lundi Mardi Aujourd-hui Ce soir Demain Lundi Mardi Aujourd-hui Ce soir Demain Lundi Mardi -3 Ciel variable.-5 Ciel variable.-8/-17 Passages nuageux.-10/-21 Ciel variable.-10/-19 Passages nuageux.-17 Généralement dégagé.-9/-19 Passages nuageux.-10/-22 Passages nuageux.-12/-20 Passages nuageux.-16 Généralement dégagé.-2 Ciel variable.-9/-19 Généralement ensoleillé.-11/-20 Ensoleillé.-12/-20 Passages nuageux.-15 Passages nuageux. sexuelles réclamées en 2011 en République démocratique du Congo (RDC) en échange de certificats ou de résidences offerts à des communautés religieuses.L\u2019image du « prêtre omnipotent» continue de régner en maître dans certains pays, pense Mme Demasure.Ce fléau touche plusieurs pays où les communautés connaissent toujours un fort taux de recrutement de jeunes religieuses.« J\u2019ai souvent entendu : \u201cÇa ne se passe pas ici [en Occident] !\u201d Or, il y en a aussi en Europe.Il faudra le reconnaître si on veut mettre fin à ces agressions », ajoute la professeure, qui espère que l\u2019appel de l\u2019UISG pourra permettre d\u2019avoir un véritable portrait de la situation.« En Occident, les faits reprochés remontent à très longtemps.Plusieurs sœurs âgées n\u2019auront peut-être plus le courage de faire une dénonciation et de se retrouver au milieu de l\u2019orage », pense-t-elle.Des attentes Sœur Gisèle Turcot, supérieure générale à l\u2019Institut de Notre-Dame- du-Bon-Conseil, impliquée dans la lutte contre la traite humaine, salue le courage du pape François « qui essaie de voir clair ».« J\u2019espère qu\u2019on avancera sur la question de la responsabilité des évêques, car plusieurs ont caché les agressions et n\u2019ont rien fait, sinon déplacer un prêtre dans une autre paroisse.» Pourrait-il y avoir des dévoilements au Québec, là où vivent la grande majorité des religieuses au pays ?« Je ne sais pas.Nos sœurs ont plus de 80 ans, peut-être ont-elles fait la paix ?» Pour sœur Aurore Larkin, dénoncer n\u2019est pas le seul remède, comme l\u2019a démontré le mouvement #MoiAussi.« Ce n\u2019est pas le seul chemin.Plein de sœurs ont suivi des thérapies.Leurs communautés ne sont parfois même pas au courant.J\u2019ignore s\u2019il y aura des suites au Canada, mais l\u2019abus n\u2019est pas juste sexuel, il a pu être financier, spirituel.Le problème, c\u2019est l\u2019inégalité des rapports entre les hommes et les femmes.Il faut préparer un processus pour recueillir les sœurs qui veulent dénoncer un agresseur.Je souhaite que ça mène à des guérisons, à des réconciliations, et à se libérer de la honte et du patriarcat ! » LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 PERSPECTIVES B 3 J A C Q U E S N A D E A U L E D E V O I R MAGDALINE BOUTROS AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Dans un geste sans précédent, le souverain pontife a convoqué des évêques du monde entier à un sommet sur la « protection des mineurs et des adultes vulnérables », à Rome la semaine prochaine.À quoi s\u2019attendre de cet exercice ?L\u2019unique représentant canadien à ce sommet, Lionel Gendron, évêque de Saint-Jean-de-Longueuil et président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), et Jean-Guy Nadeau, professeur retraité de l\u2019Institut d\u2019études religieuses de l\u2019Université de Montréal et spécialiste des cas d\u2019abus sexuel dans l\u2019Église catholique, répondent aux questions du Devoir.Qu\u2019est-ce qui sera discuté ?Pour le pape, l\u2019objectif est de s\u2019assurer que les évêques cessent d\u2019occulter les cas d\u2019abus sexuel commis par des prêtres et que tous sont sur la même longueur pour prévenir les abus et réagir aux dénonciations des victimes.« Trois thèmes seront abordés : la responsabilité de l\u2019Église, comment ces abus ont pu être commis et, ensuite, la reddition de comptes.Comme dans d\u2019autres religions, il n\u2019y a pas vraiment de structure de reddition de comptes.L\u2019importance de la transparence sera abordée, en principe, pour le futur », souligne M.Nadeau.L\u2019évêque Gendron ajoute que le pape souhaite que l\u2019Église reconnaisse la gravité du problème et l\u2019urgence de trouver des solutions.Qui participera à cette rencontre?Cette réunion « concerne avant tout les évêques » parce qu\u2019ils sont « responsables de ce grave problème ».Quelque 180 personnes sont attendues à ce sommet.Près de 120 évêques et présidents des conférences épiscopales de chaque pays du monde seront du nombre.Les évêques des rites copte, syriaque et maronite ont aussi été convoqués.Des experts en maltraitance et abus sexuel donneront des conférences sur le sujet, et des victimes ont été invitées par le pape à raconter ce qu\u2019elles ont vécu.Des mesures concrètes seront-elles adoptées pour s\u2019assurer que l\u2019Église applique des normes uniformes pour protéger les mineurs partout dans le monde?Tout porte à croire que ce sommet sera d\u2019abord symbolique.« Je ne me souviens pas d\u2019avoir vu par le passé une réunion d\u2019urgence sur une question d\u2019agir commandée par un pape.Je crois que c\u2019est vraiment symbolique, pour envoyer le message qu\u2019on prend au sérieux la question des abus dans l\u2019Église », indique M.Nadeau.L\u2019évêque Gendron ajoute que le pape a lui-même indiqué qu\u2019il ne fallait pas avoir trop d\u2019attentes et qu\u2019« il vise avant tout une prise de conscience ».Cette rencontre mènera-t-elle à des changements au droit canon ou à la théologie de l\u2019Église?Plusieurs victimes espèrent que le Vatican supprimera les délais de prescription pour les victimes d\u2019abus sexuels.Mais changer le droit canon s\u2019apparenterait à une révision du droit canadien, selon M.Nadeau, d\u2019avis qu\u2019un tel projet nécessiterait une décennie.Ce sommet n\u2019ayant aucun caractère consultatif ou décisionnel, le Vatican a déjà indiqué que le sujet risque de ne même pas être abordé.Pour mener à bien cet exercice, le pape François est-il l\u2019homme de la situation ?Bien que réputé pour sa sensibilité, François a d\u2019abord eu le réflexe de couvrir le cardinal McCarrick, soupçonné d\u2019agressions sexuelles sur des séminaristes et des prêtres, exigeant des preuves de ces allégations.« Ce n\u2019est pas un homme sans défaut, mais il est conscient de la nécessité d\u2019une réforme de l\u2019Église.J\u2019espère qu\u2019il aura le temps de bâtir une équipe pour travailler avec lui et poursuivre son œu- vre », fait valoir l\u2019évêque Gendron.À quoi s\u2019attendre du sommet au Vatican ?Une opinion partagée par M.Nadeau, qui rappelle que le pape a ordonné la tenue d\u2019une enquête sur le dossier McCarrick.« Est-ce que c\u2019est le bon homme ?J\u2019ai envie de répondre que c\u2019est celui qu\u2019on a.» L\u2019Église est-elle capable de se réformer après avoir caché, pendant tant d\u2019années, ces abus?Le pape a beaucoup insisté, ces derniers jours, sur le fait que les abus sexuels touchent toute la société, pas seulement l\u2019Église.Pour l\u2019évêque Gendron, il n\u2019y a pas de doute à savoir que l\u2019Église peut améliorer ses façons de faire.« Le pape François a mis le doigt sur des blessures que nous avons, et il travaille à trouver les solutions pour les guérir », dit-il.Des commissions d\u2019enquête ont eu lieu en Allemagne, aux États-Unis, en Australie et en Irlande pour dresser un portrait clair de la situation.Faudrait-il une enquête pour faire la lumière sur ce qui s\u2019est réellement passé au Québec?Cette question doit être posée aux victimes, estime M.Nadeau.« Si cela peut aider à la guérison et amener des réponses, une enquête pourrait être faite.» En octobre dernier, le diocèse de Montréal a dit ne pas souhaiter aller de l\u2019avant avec un tel exercice, mais s\u2019est dit prêt à collaborer en donnant accès aux dossiers des prêtres aux autorités, si jamais une enquête est lancée.« Si le processus judiciaire juge que c\u2019est ce qu\u2019il faut faire, on va collaborer.Mais on ne veut pas le devancer », confiait Mgr Christian Lépine, archevêque de Montréal, en entrevue avec Le Devoir.France, janvier 2019.Claire Maxi- mova, jeune carmélite française agressée par son accompagnateur spirituel, publie l\u2019histoire de l\u2019escalade des agressions et de l\u2019omertà imposée par sa communauté dans La tyrannie du silence(Éditions du Cherche-Midi).Rome, 23 novembre 2018.L\u2019Union internationale des supérieures générales dénonce « le schéma d\u2019agressions répétitives (de toutes sortes) qui prévaut au sein de l\u2019Église et de la société ».Chili, juillet 2018.Six religieuses du Bon Samaritain dénoncent des agressions commises par des prêtres qui visitaient leur communauté.Certaines d\u2019entre elles ont été expulsées de leur communauté.États-Unis, juillet 2018.La Leadership Conference of Women Religious demande à toutes ses membres de signaler les agressions commises par des membres du clergé.Inde, juin 2018.Une missionnaire du Kérala porte plainte contre un évê - que, alléguant avoir été violée à 13 reprises entre 2014 et 2016.2001.Le National Catholic Reporter publie les résultats de rapports remis au Vatican, relatant des cas de viol et de religieuses contraintes à avorter, restés confidentiels jusque-là.1998.Le rapport présenté par Sr Marie MacDonald, supérieure des Sœurs missionnaires Notre-Dame d\u2019Afrique, recense le harcèlement, le viol, et même les avortements forcés auxquels sont soumises certaines religieuses par des prêtres et des évêques.1994.Un premier rapport de la CA- FOD, l\u2019agence catholique pour le développement outremer de l\u2019Église catholique d\u2019Angleterre et du pays de Galles, fait état de cas d\u2019agression survenus dans 23 pays d\u2019Afrique, d\u2019Asie, d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord.ALESSANDRA TARANTINO ASSOCIATED PRESS LA PRESSE CANADIENNE Quelques scandales sexuels dans l\u2019Église Irlande 2000 3000 adultes disent avoir été agressés par des prêtres.Le rapport Ryan se penche sur tous les types d\u2019agressions subies dans les institutions religieuses.Plus d\u2019un milliard d\u2019euros seront versés à environ 12 500 victimes.États-Unis 2004 Le Jon Jay Report évalue à 4400 le nombre de prêtres américains ayant abusé de mineurs entre 1950 et 2002, soit 4% de la prêtrise.Allemagne 2010 Des affaires de pédophilie éclatent dans 19 diocèses sur 27.Une commission d\u2019État enquête et condamne l\u2019Église et l\u2019État à verser 120 millions d\u2019euros aux victimes agressées entre 1945 et 1975.Texas 2012 Un premier évêque américain.Mgr Robert Finn, est condamné pour avoir omis de dénoncer un prêtre pédophile à la justice.Australie 2017 Une commission royale d\u2019enquête établit à 7% les religieux catholiques australiens qui ont été accusés d\u2019agressions.En 2018, l\u2019archevêque de Sydney est jugé et reconnu coupable d\u2019abus sur des mineurs.Pennsylvanie 2018 Le procureur de Pennsylvanie dénonce des abus perpétrés par 300 prêtres sur «au moins 1000 enfants».Cas d\u2019agressions sexuelles contre des sœurs Ce n\u2019est pas moins grave que l\u2019abus des mineurs.Plusieurs des sœurs agressées étaient mineures.Je pense que la guérison va se faire en parlant de prévention, mais aussi d\u2019égalité dans l\u2019Église.SŒUR AURORE LARKIN » LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 PERSPECTIVES B 4 L\u2019Université McGill a annoncé cette semaine avoir reçu des philanthropes John et Marcy McCall MacBain un don de 200 millions de dollars pour créer des bourses d\u2019études.Afin de saisir son ampleur et d\u2019évaluer ses impacts, Le Devoir s\u2019est entretenu avec Sylvain A.Lefèvre, professeur à l\u2019UQAM et directeur du Centre de recherche sur les innovations sociales, lié au Réseau canadien de recherche partenariale sur la philanthropie.Propos recueillis par Stéphane Baillargeon.Grandeurs et misères de la philanthropie Le Québec entre dans une nouvelle ère de la charité Encore vendredi, le premier ministre Justin Trudeau constatait en point de presse qu\u2019il doit «faire très attention par rapport» à ce qu\u2019il peut dire [ou pas] publiquement au sujet des discussions qu\u2019il a eues avec son ex-ministre Jody Wilson-Raybould.Les échanges du Conseil des ministres sont confidentiels\u2026 et ils le restent même si Mme Wil- son-Raybould a choisi de démissionner.Ainsi, bien des éléments de ce dossier risquent de ne jamais être dévoilés.Et dans le contexte actuel, il est impossible de juger si les conversations entre l\u2019équipe Trudeau et l\u2019ex-ministre de la Justice au sujet de SNC-Lavalin relevaient de ce qui est permis (discuter de l\u2019enjeu) ou de ce qui ne l\u2019est pas (faire pression sur la ministre).M.Trudeau martèle qu\u2019il a souligné à la ministre que la décision d\u2019accorder un accord de poursuite suspendue à SNC ne pouvait relever que d\u2019elle-même \u2014 la procu- reure des poursuites pénales du Canada ayant pour sa part jugé que SNC n\u2019y était pas admissible.Il soutient aussi que son ancienne ministre ne lui a jamais fait part d\u2019un quelconque problème quand elle était au cabinet.Reste que, pour les partis d\u2019opposition, le fond de l\u2019histoire permet une conclusion: Mme Wilson-Raybould a été tassée du ministère de la Justice parce qu\u2019elle résistait aux pressions du cabinet du premier ministre, qui voulait donner un coup de main à une compagnie québécoise accusée de corruption.Et le refus des libéraux de laisser les principaux protagonistes de l\u2019histoire témoigner devant le Comité permanent de la justice montrerait qu\u2019ils ont des choses à cacher.«C\u2019est un aveu de culpabilité», tranchait un député conservateur cette semaine.CANADA Panier de crabes politique Plusieurs dossiers liés de près ou de loin à SNC-Lavalin se trouvent présentement devant les tribunaux.Mais un seul concerne l\u2019accord de poursuite suspendue demandé à Ottawa : celui où SNC-Lavalin (comme compagnie) fait face à deux accusations pour fraude et corruption d\u2019agents publics étrangers pour des actes commis en Libye entre 2001 et 2011.Selon les accusations portées par la GRC en 2015, la firme aurait versé près de 48 millions à des agents libyens dans le but d\u2019influencer les décisions de leur gouvernement.L\u2019enquête préliminaire est en cours.Un autre dossier mis en lumière cette semaine rappelait que la GRC travaille avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec afin de déposer des chefs d\u2019accusation pour un stratagème de corruption visant l\u2019obtention du contrat de réfection du pont Jacques-Cartier au début des années 2000.Autrement, certaines causes pendantes concernent des ex-employés de la firme de génie-conseil.L\u2019ancien vice-président contrôleur, Stéphane Roy, est personnellement accusé de fraude et de corruption d\u2019agent étranger pour avoir participé au versement de pots-de-vin sous le régime du dictateur Kadhafi.L\u2019ancien vice-président directeur, Sami Bebawi, fait face à des accusations semblables.Au début du mois, l\u2019ancien p.-d.g.de SNC, Pierre Duhaime, a pour sa part plaidé coupable à un chef d\u2019accusation d\u2019abus de confiance pour un autre dossier ayant miné la crédibilité de l\u2019entreprise \u2014 celui de la construction du Centre universitaire de santé McGill.JUSTICE Démêlés judiciaires SNC-Lavalin ne le cache pas : ses activités canadiennes ont généré des revenus de 2,9 milliards en 2017, soit 31 % du total, suivi des États-Unis (17 %), de l\u2019Australie (13 %) et de l\u2019Arabie saoudite (11 %).Essayez de prédire l\u2019effet potentiel d\u2019une condamnation criminelle, cependant, et vous voilà dans le brouillard, car l\u2019entreprise refuse de ventiler la part qui provient des contrats publics au Canada.Qu\u2019ad- viendrait-il si la compagnie en était éventuellement exclue ?Selon un portrait sectoriel produit par Industrie Canada en 2013, les « gouvernements, organismes à but non lucratif et établissements publics » représentaient alors 22 % des ventes pour les firmes de génie, comparativement à 40 % pour les services en architecture.Au Québec seulement, 39 % du chiffre d\u2019affaires des firmes de génie-conseil est lié aux marchés publics, mentionnait l\u2019été dernier l\u2019Association des firmes de génie-conseil du Québec dans un mémoire.Au Québec et au niveau fédéral, SNC-Lavalin a toujours le droit de participer aux contrats publics.Si jamais l\u2019entreprise était reconnue coupable des accusations qui pèsent sur elle, sa santé financière pourrait dépendre de l\u2019étendue précise des marchés publics desquels elle serait exclue.À Ottawa, une condamnation peut mener à une radiation de dix ans pour les contrats publics, comparativement à cinq ans au Québec.Quand Le Devoir a demandé à un analyste financier ses commentaires sur les impacts potentiels, ce dernier a estimé que « personne ne sait ».La situation, selon lui, est tout simplement sans précédent.ÉCONOMIE Contrats publics en jeu C\u2019est une patate très chaude que Justin Trudeau a entre les mains avec le dossier SNC-Lavalin.Ciblé par l\u2019opposition, le premier ministre nie avoir exercé des pressions sur son ancienne ministre de la Justice pour qu\u2019elle accorde à la compagnie québécoise un accord de poursuite suspendue (comme le souhaite le gouvernement québécois).Le dossier a des ramifications juridiques et économiques, mais il ébranle aussi les relations entre le gouvernement Trudeau et les Autochtones.Décryptage en six aspects.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ, FRANÇOIS DESJARDINS ET HÉLÈNE BUZZETTI LE DEVOIR ANALYSE ID : un nouveau bilan à méditer A vant toute chose, une mise en garde : je vous emmène aujourd\u2019hui sur un terrain miné.Ce dangereux territoire a pour nom « méthodes pédagogiques ».S\u2019il est à ce point périlleux, c\u2019est qu\u2019il est le lieu de virulents débats : conceptuels, méthodologiques, mais aussi idéologiques.Pour circuler avec une certaine sûreté sur ce territoire, une boussole sera fort utile.Je suggère celle qui permet de distinguer d\u2019une part des méthodes pédagogiques centrées sur l\u2019élève et, d\u2019autre part, des méthodes pédagogiques centrées sur l\u2019enseignant.En première approximation, les premières miseront surtout sur la participation active de l\u2019élève, invité par exemple à découvrir ce qu\u2019on veut lui faire apprendre.Les deuxièmes miseront plutôt sur un enseignant prenant les commandes et présentant de manière séquencée, systématique et précise le contenu à faire apprendre.Ces dernières méthodes comprennent toutes ces pratiques qu\u2019on regroupe sous l\u2019appellation de méthodes instruction- nistes.Parmi elles, il en est une appelée « instruction directe » (ID) \u2014 DI, ou Direct Instruction, en anglais, puisque cette approche provient des États-Unis, où elle est apparue il y a une cinquantaine d\u2019années.L\u2019ID en quelques mots L\u2019ID a été développée par Siegfried Engelmann (1931), un philosophe de formation, puis en collaboration avec des collègues.Les idées fondamentales sur lesquelles elle repose sont les suivantes.Tous les enfants peuvent apprendre si on utilise la bonne méthode d\u2019instruction et s\u2019ils maîtrisent les connaissances préalables nécessaires pour acquérir une nouvelle connaissance.Pour respecter ces principes, l\u2019enseignant présente son contenu de manière séquencée et non ambiguë : l\u2019élève peut alors correctement inférer ce qu\u2019il doit apprendre.Il le pratique ensuite jusqu\u2019à la maîtrise et possède dès lors un nouvel outil dans son répertoire cognitif : il pourra en user pour acquérir de nouvelles connaissances.Engelmann et ses collaborateurs ont rédigé plus de cent programmes d\u2019instruction directe fondés sur ces principes.Notons que rien de tout cela n\u2019interdit que l\u2019enseignant puisse aussi utiliser des stratégies qui sollicitent la participation des élèves \u2014 il peut, et même doit poser de brèves questions pour s\u2019assurer que telle chose a été comprise, par exemple.Peu de temps après sa création, l\u2019ID a été testée dans le cadre de Follow Through, qui est la plus longue étude longitudinale jamais réalisée en éducation.On y comparait sur plusieurs plans diverses méthodes pédagogiques.La grande gagnante, sur tous les plans ?L\u2019ID.Elle a été testée de nombreuses fois depuis lors.Avec quels résultats ?Une méta-analyse qui se penche sur toutes ces mises à l\u2019épreuve réalisées depuis un demi-siècle est parue en 2018.La récente méta-analyse Par méta-analyse, pour le dire en un mot, on désigne des méthodes statistiques qui synthétisent des résultats de recherche portant sur un objet commun en cherchant à repérer des schèmes, des désaccords et des tendances alors perçues comme plus ou moins lourdes.Les résultats rapportés par la méta-analyse The Effectiveness of Direct Instruction Curricula \u2014 ils concernent la lecture, les mathématiques, la langue et bien d\u2019autres sujets \u2014 vont dans le sens de ceux de Follow Through.Les auteurs rapportent les inévitables limitations de leur travail et demandent qu\u2019on poursuive les recherches.Je vous invite à lire l\u2019article pour en savoir plus.Mais il reste que les effets des programmes d\u2019ID sont décrits comme « constamment positifs » et même, pour la plupart des critères étudiés, « grandement positifs ».Des réflexions en revenant du champ de mines Presque rien de toute l\u2019abondante littérature de l\u2019ID (programmes, ouvrages théoriques, articles\u2026) n\u2019est offert en français.Et même dans le monde anglo-saxon, la méthode reste largement méconnue et sous-utilisée.Les auteurs concluent d\u2019ailleurs leur texte en évoquant cela comme une manière d\u2019énigme : « Malgré le fait qu\u2019une très imposante quantité de travaux de recherche en montre l\u2019efficacité, l\u2019ID n\u2019a été ni largement diffusée ni utilisée à grande échelle.» Cela, suggèrent-ils, pourrait être dû à la popularité du constructivisme en éducation et à la méconnaissance de ce qu\u2019est réellement l\u2019ID.Souvent, en tout cas, elle est condamnée d\u2019avance, typiquement considérée comme malsaine, contraire à la nature, à ce qui vaut mieux pour l\u2019enfant, et ainsi de suite.Peut-être.Mais cette méconnaissance et cette sous-utilisa- tion d\u2019une pratique que la recherche recommande restent troublantes.À ce propos, je dois dire qu\u2019une des lectures troublantes que j\u2019ai faites en éducation est justement un ouvrage de Siegfried Engelmann paru en 1992, dans lequel il soulevait précisément cette énigme.Engelmann avançait quelques hypothèses pour la résoudre.Mais le titre de son livre (War Against the Schools\u2019 Academic Child Abuse) ne laissait aucun doute sur les effets auxquels, selon lui, conduisent cette méconnaissance et cette sous-utilisation : à de la maltraitance d\u2019enfants par le milieu de l\u2019enseignement.NORMAND BAILLARGEON Q&R Comment jugez-vous ce don en tant que spécialiste de la philanthropie ?Le montant est vraiment exceptionnel et spectaculaire.Il s\u2019agit du don privé le plus important de l\u2019histoire du Canada pour une université.Ce don s\u2019inscrit dans un schéma classique de la philanthropie.Les donateurs ont expliqué qu\u2019ils voulaient redonner à l\u2019établissement qui leur a donné la chance de s\u2019éduquer et de réussir.La rhétorique de redonner à la communauté et d\u2019aider ceux qui en ont besoin est très courante.Le fait de donner à l\u2019université la plus prestigieuse plutôt qu\u2019aux universités plus dans le besoin est aussi extrêmement classique.On le voit constamment aux États-Unis quand des riches donnent à leur alma mater, aux universités les plus reconnues.John Rockefeller a carrément aidé à fonder l\u2019Université de Chicago [à la fin du XIXe siècle].C\u2019est donc comme si on venait de franchir un palier avec ce don à McGill.Une nouvelle ère de la philanthropie se dessine-t-elle ?Je viens de parler du palier franchi par la taille du don.Je dois aussi parler du palier franchi par la taille des fondations.Il y a 10 000 fondations au Canada et la plupart n\u2019ont pas de salariés.Les grandes fondations sont dans une classe à part.La Fondation Chagnon, créée au début des années 2000 au Québec, a maintenant une dotation de 1,8 milliard.Elle a longtemps été la plus importante au Canada.La plus importante aujourd\u2019hui est la Fondation Mas- terCard, avec un actif qui dépasse les 10 milliards.La Fondation Bill & Mi- landa Gates est hors proportion.Elle a le même budget que l\u2019Organisation mondiale de la santé et elle est en même temps le premier contributeur de l\u2019OMS.En quelques années, les ordres de grandeur ont donc complètement changé.La part globale des dons des superriches gonfle et le niveau moyen de leurs dons aussi, tandis que le don moyen des particuliers ordinaires a tendance à stagner au Canada.Comment s\u2019organisent les dons ?Il faut regarder ce que dépensent les fondations chaque année.L\u2019Agence de revenu du Canada les oblige à dépenser au minimum 3,5 % de leur capital.Certaines donnent beaucoup plus.Centraide collecte et dépense en permanence.Cette fondation publique ne capitalise pas.À côté de ce modèle, on trouve des fondations familiales as- La méconnaissance de l\u2019« instruction directe » et la sous-utilisation de cette pratique que la recherche recommande restent troublantes Les sables mouvants de SNC-Lavalin LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 PERSPECTIVES B 5 sises sur un tas d\u2019or qui ne dépensent pas beaucoup.D\u2019où vient l\u2019argent ?Oublions le cas de McGill.Certaines fondations font-elles parfois du bien avec de l\u2019argent entaché ?La génération numérique (Amazon, Apple, etc.) se comporte comme des bad boys fiscaux tout en se présentant comme des champions philanthropiques.Ce qu\u2019elle consacre à la philanthropie par rapport à ce qu\u2019elle économise par la fiscalité est sans commune mesure.Si les grosses compagnies numériques payaient leurs impôts, la contribution serait beaucoup plus profitable pour tous.La question de l\u2019argent teinté se pose aussi par rapport à la transition écologique.Au Canada, des fortunes accumulées depuis un siècle proviennent de l\u2019extractivisme, des mines au pétrole.L\u2019argent, y compris celui de simples citoyens, vient aussi en partie de placements faits dans une économie plus que problématique sur le plan environnemental.Il ne faut donc pas regarder juste 3,5% des dons: il faut aussi examiner comment les 96,5 restants travaillent pour faire des profits.Pourquoi les riches donnent-ils ?Le don fait partie de la construction de la notabilité.Être un grand de ce niveau supérieur, c\u2019est donner aux organismes et aux bonnes causes.La philanthropie est maintenant revalorisée socialement, mais ça n\u2019a pas toujours été le cas.Il y a eu des procès et des commissions d\u2019enquête aux États- Unis contre les Rockefeller et les Carnegie dont on dénonçait la ploutocratie.Je dirais qu\u2019aujourd\u2019hui, la philanthropie est à nouveau contestée sur certains aspects.Quels aspects de la philanthropie sont critiqués ?La question de l\u2019accumulation et de la distribution des richesses va de soi.Après la Deuxième Guerre mondiale, quand le taux d\u2019imposition sur le capital et l\u2019héritage était incomparablement plus élevé, les fondations refluaient.Maintenant, les États ont moins de ressources et ont donc plus besoin de la philanthropie pour régler les problèmes sociaux.Si tout le monde avait les moyens de se payer des études, on n\u2019aurait pas besoin de bourses pour étudier.Quels autres problèmes politiques découlent de cette amplification de la charité ?Je veux insister sur une autre idée, contre-intuitive, rappelant que collectivement nous soutenons la philanthropie par la fiscalité de manière très importante.Les crédits d\u2019impôt font en sorte que, si je donne 100 $ à Ox- fam ou à Médecins sans frontières, je récupère 40 $ en crédits d\u2019impôt.Imaginez avec 200 millions.Le crédit accordé devient une dépense collective.Aux États-Unis, le professeur Rob Reich de Stanford a montré que les dons coûtent environ 50 milliards en dépenses publiques.Nous finançons donc collectivement les choix privés des mieux nantis.Rob Reich finit par se demander s\u2019il ne vaudrait pas mieux accorder un montant que chaque citoyen attribuerait à la cause de son choix.La dépense collective serait démocratisée.Parce que les riches ne financent pas les mêmes causes que les plus pauvres.Les pauvres favorisent davantage les services directs.Les plus riches vont vers la culture et l\u2019éducation, mais pas n\u2019importe quelle culture ni n\u2019importe quelle éducation : les grandes universités, les orchestres symphoniques, les musées.Il y a donc des impacts sur les politiques sociales ?Il faut se poser des questions sur la manière dont les superriches influencent les politiques publiques, le système d\u2019éducation ou de santé.Si quelqu\u2019un de très riche décide par exemple de mettre le paquet, disons 50 millions, sur telle maladie, parce qu\u2019un de ses proches en souffre, ça change évidemment la vie de la recherche ou d\u2019un établissement hospitalier.Les dons deviennent aussi un levier de pouvoir pour les mieux nantis.Les gouvernements offrent l\u2019appariement du financement : un dollar pour un dollar.Là encore, on voit que la philanthropie influence les politiques publiques.Dès novembre 2015, le p.-d.g.de SNC- Lavalin annonce ses couleurs.Un régime d\u2019accords de poursuite suspendue \u2014 auquel l\u2019entreprise n\u2019a toujours pas accès aujourd\u2019hui malgré ses demandes \u2014 permettrait d\u2019éviter un procès.Mais surtout de demeurer compétitif.«Ça ferait en sorte que les entreprises canadiennes ne sont plus désavantagées par rapport aux entreprises de pays qui en ont, comme le Royaume-Uni et les États-Unis », dit alors Neil Bruce, dont l\u2019argument reviendra plus tard, repris par d\u2019autres, lors de la consultation fédérale.Dans son rapport annuel 2017, la compagnie prend même soin de nommer les multinationales qui en ont bénéficié : « Hewlett Packard, Rolls- Royce, Siemens et Alstom ».Le projet de loi omnibus C-74, qui a reçu la sanction royale en juin 2018, est toutefois clair : dans les cas de corruption à l\u2019étranger, « le poursuivant ne doit pas prendre en compte les considérations d\u2019intérêt économique national, les effets possibles sur les relations avec un État autre que le Canada ou l\u2019identité des organisations ou individus en cause ».JUSTICE La genèse d\u2019un accord Autre particularité du dossier SNC- Wilson-Trudeau ?Sa perception au Québec par rapport à celle du Rest of Canada.Plusieurs chroniqueurs anglophones soulignaient cette semaine que SNC-Lavalin est une multinationale québécoise, qu\u2019elle a des liens historiques avec les libéraux fédéraux, que la province sera au cœur de la bataille électorale cet automne\u2026 « Vous pouvez imaginer comment cela va être perçu en Alberta », écrivait Greg Mason dans le Globe and Mail mercredi.Vu de l\u2019ouest du pays, « Ottawa fait des contorsions pour protéger les emplois d\u2019une firme de Montréal, alors que son inaction sur les pipelines ébranle l\u2019économie albertaine », ajoutait John Ibbitson dans le même journal vendredi.Au Québec, plusieurs voix se sont fait entendre pour réclamer que SNC puisse profiter d\u2019un accord de poursuite suspendue, au premier rang desquelles celle de François Legault : le premier ministre souhaite une entente « le plus tôt possible » entre Ottawa et SNC pour « protéger ce siège social et les milliers de bons emplois ».QUÉBEC Tensions nationales Au-delà des impacts politiques directs que pourrait avoir cette crise pour Justin Trudeau, un dommage collatéral s\u2019ajoute au portrait: l\u2019effet du conflit avec Jody Wilson-Raybould (une femme autochtone) dans les relations entre le gouvernement et les communautés autochtones.Car le traitement réservé à Mme Wilson-Raybould mettrait à mal le projet de réconciliation d\u2019Ottawa, ont laissé entendre plusieurs leaders autochtones cette semaine.L\u2019Union of British-Columbia Indian Chiefs a notamment appelé le premier ministre à condamner les « sous-entendus racistes et sexistes » de la campagne de salissage à l\u2019égard de Mme Wil- son-Raybould.Le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations a rappelé que la nomination de Mme Wilson-Raybould comme procureure générale avait été accueillie comme un « accomplissement extraordinaire »\u2026 et ajouté que son départ soulevait conséquemment de nombreuses préoccupations.Vendredi, Justin Trudeau a fait écho à ces tensions en disant que « les commentaires racistes et sexistes qu\u2019il y a eus sont absolument inacceptables ».CANADA Remous autochtones Jody Wilson-Raybould a annoncé mardi qu'elle démissionnait du cabinet de Justin Trudeau.Elle demeure députée libérale.ADRIAN WYLD LA PRESSE CANADIENNE Le pavillon des arts de l\u2019Université McGill PAUL LOWRY / CC J\u2019ai pas voté pour ça peine huit mois après la victoire libérale d\u2019avril 2003, des milliers de personnes étaient descendues dans la rue à l\u2019invitation des centrales syndicales pour dénoncer les politiques du gouvernement Charest.À Montréal et à Québec, les transports en commun avaient été sérieusement perturbés.Au Sa- guenay, sur la Côte-Nord et en Gaspésie, des routes avaient été bloquées.Le ministre de la Sécurité publique de l\u2019époque, Jacques Chagnon, avait lancé un appel au calme.Les uns protestaient contre la hausse inattendue du tarif des garderies, les autres contre une modification du Code du travail pour faciliter la sous-traitance ou, de façon plus générale, contre la « réingénierie » de l\u2019État.Un même cri : « J\u2019ai pas voté pour ça.» Inébranlable, le nouveau premier ministre répétait à qui voulait l\u2019entendre qu\u2019il avait reçu un « mandat clair » de la population.Avec 46 % des voix, la victoire libérale avait été impressionnante, mais M.Charest en faisait une mauvaise interprétation.Craignant pour sa réélection, il avait bientôt mis un terme à la « réingénierie », renoncé aux partenariats pu- blic-privé (PPP) et multiplié la tenue de forums pour tenter de se reconnecter avec la population.À titre de comparaison, la CAQ l\u2019a emporté avec seulement 37,4 % des voix le 1er octobre dernier.Qui plus est, l\u2019étude réalisée par la sociologue Claire Durand, dont Le Devoir a fait état jeudi, indique que seulement 17 % des électeurs caquistes ont été motivés par leur « appréciation générale des politiques, des idées et du chef ».La grande majorité (55 %) ont plutôt voté pour le « changement » ou pour « chasser les libéraux ».On pourrait y ajouter les 8,4 % qui ont dit avoir voté pour « le moins pire ».Des quatre partis représentés à l\u2019Assemblée nationale, la CAQ est assurément celui dont le vote était le moins motivé par des facteurs positifs.Cela ne remet aucunement en doute la légitimité du gouvernement Legault, et ne signifie pas qu\u2019il doive renoncer à ses réformes, mais cela devrait l\u2019inciter à ne pas tenir pour acquis qu\u2019il a l\u2019appui inconditionnel de la population dans tout ce qu\u2019il entreprend et à se montrer plus ouvert aux correctifs qui lui sont suggérés.Cette semaine, c\u2019était comme si le ministre de l\u2019Immigration, Simon Jolin-Barrette, et son collègue de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, avaient reçu un chèque en blanc et avaient hâte de l\u2019encaisser.Si les Québécois demeurent divisés sur l\u2019opportunité d\u2019abaisser les seuils d\u2019immigration, M.Jolin-Barrette a sans doute raison de croire que la nécessité de revoir la méthode de sélection fait consensus, mais il ne peut pas présumer qu\u2019on lui a donné le feu vert pour envoyer 18 000 demandes à la poubelle simplement parce qu\u2019elles retardent ses projets.Dans le cas des maternelles 4 ans, il est un peu étonnant de voir M.Roberge, qui répète depuis des années qu\u2019il faut faire confiance aux parents, ignorer aussi superbement les résultats d\u2019un récent sondage Léger selon lequel ceux-ci préfèrent d\u2019emblée les CPE.Le désir de changement constitue une base fragile, dans la mesure où il est facile d\u2019en devenir la victime.Rien ne dit que la lune de miel du gouvernement Legault va se terminer aussi abruptement que celle des libéraux de 2003, mais l\u2019arrogance de la science infuse n\u2019a jamais donné de bons résultats.« Pour changer ce qui ne fonctionne pas, il ne suffit pas de décréter, il faut aller chercher l\u2019adhésion du maximum de personnes », disait M.Legault lors de la présentation de son cabinet.Certains semblent l\u2019avoir déjà oublié.À des degrés divers, les trois autres partis disposent d\u2019assises idéologiques plus solides que la CAQ.Cela est particulièrement vrai du PLQ et de QS, dont les idées et les politiques motivent le tiers de leurs électeurs.Au PQ , c\u2019est seulement un sur cinq.L\u2019étude de Mme Du- rand apporte des éléments qui illustrent bien ses difficultés, mais qui offrent aussi matière à réflexion pour l\u2019avenir.Sauf pour quelques vedettes, la personnalité du candidat local a généralement peu d\u2019impacts sur le choix des électeurs.Dans le cas du PQ , elle a motivé celui de 20 % d\u2019entre eux, soit le même poids que les orientations du parti.Au PQ et à QS, c\u2019est 7 % ; à la CAQ , 3 %.En tout respect pour les survivant(e)s du 1er octobre, ce n\u2019est pas normal.Il est également inquiétant que 13 % de ceux qui ont voté pour le PQ l\u2019aient fait simplement « par habitude ».Même au PLQ , ils sont seulement 7 %.La bonne nouvelle est que le PQ demeure clairement le parti naturel pour les souverainistes.La question nationale est la première motivation de 13,8 % des électeurs péquistes, mais de seulement 0,6 % des solidaires.Alors que 78 % des péquistes sont souverainistes, c\u2019est le cas de seulement 47 % des solidaires.Qu\u2019il se rénove, se rebaptise ou se refonde, l\u2019indépendance est sa planche de salut.Dans son cas, on vote pour ça.MICHEL DAVID À Rien ne dit que la lune de miel du gouvernement Legault va se terminer aussi abruptement que celle des libéraux de 2003, mais l\u2019arrogance de la science infuse n\u2019a jamais donné de bons résultats LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 B 6 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Francis Viguié, en son vivant domicilié au 8200, rue Georges, LaSalle, province de Québec, H8P 3T6, survenu le 17 août 2018, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Courtemanche, notaire, le 14 février 2019, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1.Donné ce 16 février 2019.Hélène Lessard, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Pauline Lessard, en son vivant domiciliée au 60, avenue Willowdale, appartement # 206, Outremont, province de Québec, H3T 2A3, survenu le 10 septembre 2018, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Cour- temanche, notaire, le 14 février 2019, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1.Donné ce 16 février 2019.Hélène Lessard, liquidateur Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projets de résolution adoptés le 12 février 2019 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite à l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 janvier 2019, le conseil d\u2019arrondissement a adopté, lors de sa séance du 12 février 2019, les seconds projets de résolution CA19 240042 et CA19 240043.Ces seconds projets de résolution contiennent des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées a?n que la résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DES SECONDS PROJETS En vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), les résolutions : a) CA19 240042 : Résolution autorisant l\u2019usage « bureau » sur une partie du 2e étage du bâtiment situé au 1935, boulevard De Maisonneuve Est, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 183 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autres, à un usage commercial au- dessus du rez-de-chaussée \u2013 pp 392 (dossier 1184869013); b) CA19 240043 : Résolution autorisant la démolition du bâtiment situé au 15, avenue Viger Ouest et construire un bâtiment mixte ayant une hauteur sur rue supérieure au maximum autorisé sur les lots 1 180 671, 1 180 675 et 5 027 239 du cadastre du Québec, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 10 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autres, à la hauteur maximale en mètre \u2013 pp 393 (dossier 1184869014).3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative à une disposition ayant pour objet d\u2019autoriser une dérogation aux normes énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : a) CA19 240042 \u2013 1935, boulevard De Maisonneuve Est \u2013 pp 392 : - usage commercial au-dessus du rez-de-chaussée (art.183 règl.01-282); b) CA19 240043 \u2013 15, avenue Viger Ouest \u2013 pp 393 : - hauteur maximale en mètre (art.10 règl.01-282); 4.TERRITOIRES VISÉS a) CA19 240042 - Le territoire visé est constitué de la zone visée 0180 et des zones contiguës 0049, 0178, 0444, 0061, 0312, 0460 et 0162; il peut être représenté comme suit : b) CA19 240043 - Le territoire visé est constitué de la zone visée 0098 et des zones contiguës 0281, 0254, 0298, 0409, 0467, 0043, 0441, 0401, 0144, 0284, 0175 et 0491; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n\u2019excède pas 21, par au moins la majorité d\u2019entre elles; - être reçue avant 16 h 30, le 25 février 2019, à l\u2019adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d\u2019arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 12 février 2019 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la ?scalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 12 février 2019, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ c F-2.1).7.ABSENCE DE DEMANDE Ces seconds projets de résolution contiennent des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Les seconds projets de résolution peuvent être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville- Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Me Domenico Zambito Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie Abonnez-vous à notre infolettre matinale.Du lundi au samedi, découvrez l\u2019essentiel de l\u2019actualité.LeDevoir.com/infolettre POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis public AUX PERSONNES INTÉRESSÉES AYANT LE DROIT DE SIGNER UNE DEMANDE DE PARTICIPATION À UN RÉFÉRENDUM Second projet de résolution adopté le 12 février 2019 AVIS EST DONNÉ aux personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et des zones contigües de l\u2019arrondissement du Plateau \u2013 Mont-Royal et ayant le droit de signer une demande de participation à un référendum : 1.APPROBATION RÉFÉRENDAIRE À la suite de l\u2019assemblée publique de consultation tenue le 23 janvier 2019, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le 12 février 2019, le second projet de résolution CA19 240044.Ce second projet de résolution contient des dispositions qui peuvent faire l\u2019objet d\u2019une demande de la part des personnes intéressées a?n que la résolution qui les contient soit soumise à leur approbation conformément à la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités (RLRQ, c.E-2.2).2.OBJET DU SECOND PROJET En vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), la résolution autorisant l\u2019agrandissement en porte à faux au deuxième étage devant l\u2019alignement de construction prescrit pour le bâtiment situé au 2050, rue Mans?eld, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 10, 11 et 61 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à la hauteur minimal en mètre et à l\u2019alignement de construction \u2013 pp 394 (dossier 1184869015) 3.DISPOSITIONS SOUMISES À UNE APPROBATION RÉFÉRENDAIRE Une demande relative à une disposition ayant pour objet d\u2019autoriser une dérogation aux normes énumérées ci-dessous peut provenir de la zone visée et des zones contiguës : - hauteur minimal en mètre (art.10 et 11 règl.01-282); - alignement de construction (art.61 règl.01-282).4.TERRITOIRE VISÉ Le territoire visé est constitué de la zone visée 0009 et des zones contiguës 0378, 0244, 0273, 0235, 0174, 0549, 0304, 0397, 0292, 0013, 0221, 0077, 0118, 0470, 0161, 0354, 0015, 0422 et 0489 situées dans l\u2019arrondissement de Ville-Marie, de même que des zones contiguës 0449, 0489 et 0513 situées dans l\u2019arrondissement du Plateau- Mont-Royal; il peut être représenté comme suit : 5.CONDITIONS DE VALIDITÉ D\u2019UNE DEMANDE Pour être valide, une demande doit : - indiquer clairement la disposition qui en fait l\u2019objet et la zone d\u2019où elle provient; - être signée par au moins 12 personnes intéressées de la zone d\u2019où elle provient ou, si leur nombre dans la zone n\u2019excède pas 21, par au moins la majorité d\u2019entre elles; - être reçue avant 16 h 30, le 25 février 2019, à l\u2019adresse suivante : Demandes de participation à un référendum a/s de Me Domenico Zambito, Secrétaire d\u2019arrondissement Ville de Montréal, arrondissement de Ville-Marie 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage Montréal (Québec) H2L 4L8 6.PERSONNE INTÉRESSÉE Toute personne qui n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter en vertu de la loi et qui remplit les conditions suivantes le 12 février 2019 : - être majeure, de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle; et - être domiciliée dans une zone d\u2019où peut provenir une demande valide et, être depuis au moins six (6) mois, au Québec; ou - être, depuis au moins douze (12) mois, propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise au sens de la Loi sur la ?scalité municipale (RLRQ c F-2.1), dans une zone d\u2019où peut provenir une demande.Condition supplémentaire aux copropriétaires indivis d\u2019un immeuble et aux cooccupants d\u2019un établissement d\u2019entreprise : - être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des copropriétaires ou cooccupants, comme celui qui a le droit de signer la demande en leur nom et être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Condition d\u2019exercice du droit de signer une demande par une personne morale : toute personne morale doit désigner parmi ses membres, administrateurs ou employés, par résolution, une personne qui, le 12 février 2019, est majeure et de citoyenneté canadienne, n\u2019est pas en curatelle, et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Les personnes morales, les copropriétaires et cooccupants doivent produire leur résolution ou leur procuration en même temps que la demande.Elle prend effet lors de sa réception et demeure valide tant qu\u2019elle n\u2019est pas remplacée.Sauf dans le cas d\u2019une personne désignée à titre de représentant d\u2019une personne morale, nul ne peut être considéré comme personne intéressée à plus d\u2019un titre conformément à l\u2019article 531 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités.7.ABSENCE DE DEMANDE Ce second projet de résolution contient des dispositions susceptibles d\u2019approbation référendaire.Les dispositions qui n\u2019auront pas fait l\u2019objet d\u2019une demande valide pourront être incluses dans une résolution qui n\u2019aura pas à être approuvée par les personnes habiles à voter.8.CONSULTATION DES DOCUMENTS PERTINENTS Le second projet de résolution peut être consultés, de 8 h 30 à 16 h 30, aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 B 7 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES AVIS DE DIVIDENDE AVIS est par les présentes donné que iA Société financière inc.a déclaré un dividende trimestriel de 0,4150 $ par action ordinaire.Ce dividende sera payable au comptant le 15 mars 2019 à tous les actionnaires ordinaires inscrits le 1er mars 2019.AVIS est par les présentes donné que l\u2019Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc.a déclaré un dividende trimestriel de 0,2875 $ par action privilégiée à dividende non cumulatif de catégorie A \u2013 série B.Ce dividende sera payable au comptant le 1er avril 2019 à tous les actionnaires privilégiés inscrits le 1er mars 2019.AVIS est par les présentes donné que l\u2019Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc.a déclaré un dividende trimestriel de 0,2360625 $ par action privilégiée à dividende non cumulatif de catégorie A \u2013 série G.Ce dividende sera payable au comptant le 1er avril 2019 à tous les actionnaires privilégiés inscrits le 1er mars 2019.AVIS est par les présentes donné que l\u2019Industrielle Alliance, Assurance et services financiers inc.a déclaré un dividende trimestriel de 0,3000 $ par action privilégiée à dividende non cumulatif de catégorie A \u2013 série I.Ce dividende sera payable au comptant le 1er avril 2019 à tous les actionnaires privilégiés inscrits le 1er mars 2019.Québec (Québec), le 14 février 2019 À LA DEMANDE DES CONSEILS Jennifer Dibblee Secrétaire iA Groupe ?nancier est une marque de commerce et un autre nom sous lequel l\u2019Industrielle Alliance, Assurance et services ?nanciers inc.exerce ses activités.ia.ca AVIS PUBLIC RÈGLEMENT D\u2019EMPRUNT À sa séance du 21 novembre 2018, le conseil d\u2019arrondissement a adopté le Règlement CA- 24-289 intitulé Règlement autorisant un emprunt de 3 165 000 $ pour ?nancer les travaux prévus au programme Accès Jardins.Ce règlement a ensuite été soumis au ministère des Affaires municipales et de l\u2019Habitation qui l\u2019a approuvé le 8 février 2019 : il entre en vigueur à la date du présent.Ce règlement (dossier 1187128005) peut être consulté aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat RÉSEAU DE TRANSPORT MÉTROPOLITAIN Appel d\u2019offres public Le Réseau de transport métropolitain (« exo ») demande des soumissions pour les biens ou services, ou l\u2019exécution des travaux, suivants : Entretien préventif et correctif des composants du système de vente et perception à bord des autobus et chez les dépositaires Numéro : 1001798 Les documents et conditions de la présente demande sont diffusés par le site internet du système électronique d\u2019appel d\u2019offres, à l\u2019adresse : www.seao.ca Pour être validement reçue, toute soumission doit être déposée au siège d\u2019exo, situé au 700, rue de La Gauchetière Ouest, 26e étage, Montréal (Québec) H3B 5M2, durant les heures d\u2019ouverture de celui-ci, AU PLUS TARD LE 13 MARS 2019 à 11h00, heure légale.Une ouverture publique des soumissions reçues suivra au même lieu.Exo ne s\u2019engage à accepter aucune des soumissions reçues.Avis donné à Montréal, Québec, par : Martine Guimond Directrice exécutive \u2013 Approvisionnement et Gestion immobilière AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avi s e s t donné RICHARD GORDON que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252923- 191.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 13 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné FORTUNE LABO INC.que la partie demanderesse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉAL dans le dossier 500-22-252592- 194.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 13 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné ABBAS ALI que la partie deman- deresse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du district de MONTRÉAL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de MONTRÉAL, situé au 1 RUE NOTRE-DAME EST À MONTRÉA L dans le dossier 500-22-252488- 195.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 13 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (135, 136 et 137 C.p.c.) PAR ORDRE DE L\u2019HUISSIER : Avis est donné LOOMA FRAGRANCES INC.que la partie demande- resse a déposé au greffe de la Cour du Québec, du- district de LONGUEUIL une demande introductive d\u2019instance.Une copie de cette demande et de l\u2019avis d\u2019assignation ont été laissés à l\u2019intention de la partie défenderesse, au greffe du tribunal, au palais de justice de LON- GUEUL, situé au 1111 BOUL.JACQUES- CARTIER EST À LONGUEUIL dans le dossier 505-22-028250- 183.Il est ordonné à la partie défenderesse de se présenter au Palais de justice dans les 30 jours de la présente.À défaut de répondre dans le délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l\u2019expiration de ce délai et vous pourriez devoir payer les frais de justice.À Montréal, le 13 février 2019 Sonia Lavoie, huissier de justice AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Ville-Marie, sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 12 février 2019, a adopté le premier projet de résolution modi?ant la résolution CA13 240403 autorisant la construction d\u2019un complexe à bureaux sur un site composé des lots numéros 1 340 640, 1 340 653, 1 340 656, 1 340 657 et 1 341 342 situés en bordure des rues De Bleury, Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, ainsi que de démolir les bâtiments portant les numéros 1190, 1238 et 1250, rue Jeanne-Mance a?n de remplacer les plans annexés \u2013 pp 397 (dossier 1197303001); Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 27 février 2019, à compter de 17 h 30, à la salle Quartier des Spectacles située au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption, et le public pourra le commenter.4.Ce projet ne contient pas une disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION Règlement modi?ant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) et le Règlement sur la démolition d\u2019immeuble (CA-24-215) a?n de permettre la conservation de bâtiments patrimoniaux dérogatoires et de soumettre les bâtiments résidentiels vacants au Comité d\u2019étude des demandes de démolition (dossier 1197303002) AVIS est, par la présente, donné par le soussigné de ce qui suit : 1.Les personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et des arrondissements de Mercier\u2013 Hochelaga-Maisonneuve, du Plateau-Mont-Royal, d\u2019Outremont, de Côte-des-Neiges\u2013Notre-Dame- de-Grâce, de Rosemont-La Petite-Partrie et du Sud-Ouest, demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Ville-Marie, sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie a, lors de sa séance tenue le 12 février 2019, adopté le Règlement modi?ant le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) et le Règlement sur la démolition d\u2019immeuble (CA-24-215) a?n de permettre la conservation de bâtiments patrimoniaux dérogatoires et de soumettre les bâtiments résidentiels vacants au Comité d\u2019étude des demandes de démolition.2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 27 février 2019, à compter de 17 h 30, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Ce projet de règlement vise à modi?er le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) a?n d\u2019ajouter un article permettant de conserver ou de reconstruire les volumes d\u2019origine dans le cadre d\u2019une démolition d\u2019immeuble Ce projet de règlement vise également à modi?er le Règlement sur la démolition d\u2019immeuble (CA-24- 215) a?n de soumettre les bâtiments résidentiels dérogatoires et tous les bâtiments vacants depuis trois ans au comité d\u2019étude des demandes de démolition.4.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption et entendra les personnes qui désirent s\u2019exprimer à ce sujet.5.Ce projet contient une disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire et vise l\u2019ensemble du territoire de l\u2019arrondissement.6.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ORDONNANCES À sa séance du 12 février 2019, le conseil d\u2019arrondissement a adopté les ordonnances suivantes : - B-3, o.588, P-1, o.537, 01-282, o.217 et CA-24-085, o.132 relatives la tenue d\u2019événements sur le domaine public (saison 2019, 1e partie, B); - B-3, o.589, P-1, o.538 et 01-282, o.218 relatives la tenue d\u2019événements sur le domaine public (saison 2019, 1e partie, A); - C-4.1, o.229 modi?ant le sens de circulation sur l\u2019avenue des Canadiens- de-Montréal, entre la rue Stanley et la rue de la Montagne; - C-4.1, o.230 ordonnance visant la réduction de la limite de vitesse prescrite à 20 km/h sur l\u2019avenue des Canadiens-de-Montréal, entre la rue Peel et la rue de la Montagne; - C-4.1, o.231 interdisant le virage à gauche du lundi au vendredi de 15 h à 19 h sur l\u2019avenue Papineau, à l\u2019approche sud de l\u2019intersection du boulevard De Maisonneuve Est; et ce, en vertu des règlements concernant le bruit (R.R.V.M., c.B-3), la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., c.P-1), l\u2019urbanisme (R.R.V.M., 01- 282, article 560), le civisme, le respect et la propreté (CA-24-085) et la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1).Ces ordonnances entrent en vigueur à la date de la présente publication; elles peuvent être consultées aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées de l\u2019arrondissement de Ville-Marie et de l\u2019arrondissement du Plateau Mont- Royal, demeurant dans une zone contiguë à l\u2019arrondissement de Ville-Marie, sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 12 février 2019, a adopté le premier projet de résolution autorisant la construction d\u2019un édicule d\u2019accès à la station de métro McGill par la transformation du bâtiment situé au 1981, avenue McGill College, et ce, en dérogation notamment à l\u2019article 134 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatif, entre autres, à l\u2019usage \u2013 pp 396 (dossier 1197199001).Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 27 février 2019, à compter de 17 h 30, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption, et le public pourra le commenter.4.Ce projet contient une disposition propre à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Fait à Montréal, le 16 février 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie et offrir aussi un programme de régularisation sur une base humanitaire.» Questionné par les journalistes vendredi matin sur les expulsions, le premier ministre Justin Trudeau s\u2019était contenté de dire que le gouvernement « était en train de regarder cet enjeu- B 8 MONDE LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 MYLÈNE CRÊTE À OTTAWA LA PRESSE CANADIENNE La centaine de touristes québécois coincés dans un hôtel à Haïti seront évacués samedi matin, selon le premier ministre du Québec, François Legault, qui s\u2019est entretenu avec l\u2019ambassadeur du Canada dans ce pays.« Air Transat vient de me confirmer que les 113 passagers en Haïti seront rapatriés sur un vol demain matin », a-t-il écrit sur son compte Twitter en fin de journée vendredi.Il avait révélé quelques heures auparavant que le gouvernement était « très près d\u2019obtenir une solution ».« Il y a une entreprise de sécurité privée qui est embauchée par Air Transat pour protéger les passagers et on regarde la possibilité demain pour avoir trois hélicoptères qui vont partir de l\u2019hôtel Decameron pour amener les 113 passagers, avec deux voyages, à l\u2019aéroport où il va y avoir un avion d\u2019Air Transat qui pourrait les amener à Montréal», avait- il précisé en marge de sa rencontre avec le chef du Bloc québécois, Yves-Fran- çois Blanchet, à Montréal.Le transporteur aérien a confirmé qu\u2019il mettait la touche finale à un plan d\u2019évacuation « qui sera mis en application au cours des prochaines heures », mais n\u2019a pas voulu donner plus de détails avant samedi pour « ne pas compromettre la sécurité» de ses passagers.Depuis environ une semaine, Haïti est en proie à de violentes secousses sociales.Des manifestants réclament le départ du président Jovenel Moïse pour de multiples raisons.Les manifestations ont jusqu\u2019ici coûté la vie à plusieurs protestataires et de nombreuses activités sont paralysées en raison du mouvement soulevé par la colère populaire.Les violences qui secouent le pays empêchent les touristes québécois confinés dans cet hôtel de prendre la route pour rentrer chez eux.Une distance d\u2019environ 70 kilomètres les sépare de l\u2019aéroport de Port-au-Prince.Expulsions suspendues Aucun ressortissant haïtien au Canada ne sera expulsé dans son pays natal en raison de la crise qui sévit là-bas.L\u2019Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) a suspendu vendredi les expulsions vers Haïti grâce à un sursis administratif au renvoi, et ce, « jusqu\u2019à nouvel ordre ».« L\u2019ASFC est consciente des répercussions de cette situation sur les personnes concernées », a indiqué sa porte-parole, Judith Gadbois-St-Cyr, dans un bref courriel.Elle n\u2019a pas précisé combien de gens ont été expulsés du Canada vers Haïti depuis le début de la crise dans ce pays.Cette décision réjouit le coordonnateur du Comité d\u2019action des personnes sans statut, André Frantz, qui avait dénoncé plus tôt cette semaine l\u2019expulsion d\u2019un père et de sa fille de 11 ans.«Par contre, le mot qu\u2019on n\u2019aime pas, c\u2019est \u201ctemporaire\u201d, a-t-il dit.Oui, j\u2019accueille la décision positivement, mais je crois que la situation à Haïti ne se réglera pas en quelques jours, quelques semaines, a-t-il ajouté.Je crois qu\u2019il faut mettre quelque chose de plus permanent Les touristes québécois seront rapatriés samedi Ottawa suspend les expulsions vers Haïti NIGERIA L\u2019élection présidentielle est reportée d\u2019une semaine AGENCE FRANCE-PRESSE AU NIGERIA La Commission nationale électorale indépendante du Nigeria (INEC) a décidé de reporter d\u2019une semaine les élections générales (présidentielle et législatives) prévues samedi, arguant de problèmes logistiques à l\u2019issue d\u2019une réunion en urgence dans la nuit de vendredi à samedi.«Pour pouvoir garantir la tenue d\u2019élections libres, justes et crédibles, organiser le scrutin comme il était convenu n\u2019est plus possible », a déclaré à la presse Mahmood Yakubu, président de l\u2019INEC, annonçant, à quelques heures à peine de l\u2019ouverture prévue des bureaux de vote, que la présidentielle et les législatives se dérouleraient le 23 février.Les médias locaux annonçaient déjà vendredi soir le report des élections présidentielle et législatives qui doivent se tenir le même jour, avant toute déclaration officielle.La réunion a débuté moins de huit heures avant l\u2019ouverture prévue des bureaux de vote dans ce pays de 190 millions d\u2019habitants.Chaque camp s\u2019accusait d\u2019être responsable d\u2019un potentiel report.L\u2019opposition assurait que le scrutin ne pouvait se tenir dans de nombreux États du pays, ceux- ci n\u2019ayant pas reçu les bulletins de vote.Le parti au pouvoir estimait qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un sabotage de l\u2019opposition.Les deux précédentes élections, en 2011 et en 2015, avaient été reportées plusieurs jours en amont, pour des raisons logistiques.Violences communautaires Soixante-six personnes ont été tuées dans le nord-ouest du Nigeria dans des violences communautaires, à la veille prévue de l\u2019élection présidentielle, reportée, dans ce géant instable où des fidèles ont prié vendredi pour la paix.«Nos agences de sécurité ont retrouvé 66 cadavres de personnes tuées par des criminels et dispersés dans le district de Kajuru », a écrit Nasir El-Rufai, gouverneur de l\u2019État de Kaduna (centre nord), sur sa page Facebook.« Parmi les victimes se trouvent 22 enfants et 12 femmes », ajoute le gouverneur.Ces violences semblent être liées aux tensions récurrentes entre agriculteurs sédentaires, à majorité chrétienne, et éleveurs nomades peuls.«La situation depuis ces trois dernières années est très instable, et nous faisons face à des enlèvements d\u2019enfants (contre rançon) constants et des tueries», rapporte Maisamari Dio, président de l\u2019association de la communauté des Adara (agriculteurs).Selon lui, ces dernières tueries entre les deux groupes, enfermés dans un cycle infernal de vengeance, ont commencé dans la nuit de dimanche à lundi, où 11 personnes ont été tuées par des groupes criminels peuls.JALEES ANDRABI À NEW DELHI AGENCE FRANCE-PRESSE CACHEMIRE L\u2019Inde promet « le prix fort » aux responsables de l\u2019attentat Le gouvernement indien a juré vendredi de «faire payer le prix fort» aux responsables de l\u2019attentat qui a tué la veille au moins 41 paramilitaires au Cachemire, attaque la plus meurtrière depuis le début de l\u2019insurrection dans cette région poudrière disputée avec le Pakistan.« Je veux dire aux groupes terroristes et à leurs maîtres qu\u2019ils ont commis une grosse erreur.Ils vont devoir payer le prix fort », a déclaré le premier ministre indien, Narendra Modi, à l\u2019issue d\u2019une réunion d\u2019urgence de son gouvernement dans la matinée.Un attentat suicide, revendiqué par un groupe islamiste basé au Pakistan, a frappé jeudi après-midi un convoi de 78 véhicules transportant quelque 2500 paramilitaires de la Central Reserve Police Force (CRPF) de retour d\u2019un congé.La puissante explosion a eu lieu sur une autoroute à proximité de la grande ville de Srinagar.Le ministère des Affaires étrangères indien a convoqué vendredi l\u2019ambassadeur pakistanais à New Delhi pour protester contre cette attaque, revendiquée par l\u2019organisation Jaish-e-Mo- hammed.Ce groupe armé établi du côté pakistanais est l\u2019un des plus actifs dans l\u2019insurrection séparatiste meurtrière qui fait rage au Cachemire indien depuis 1989.L\u2019Inde reproche au Pakistan de laisser le chef de Jaish-e-Mohammed, Ma- sood Azhar, opérer en toute liberté sur son territoire et de s\u2019en servir comme base arrière dans son combat contre New Delhi.« Les forces de sécurité ont reçu toute latitude pour s\u2019occuper des terroristes », a lancé Narendra Modi, estimant que « le sang du peuple bout ».Survenant dans un contexte de montée de tensions entre New Delhi et Islamabad et à l\u2019approche des élections en Inde, cette attaque risque de déclencher une nouvelle crise ouverte entre Dans la capitale, les activités ont repris un peu vendredi mais la crainte des violences perdurait au sein d\u2019une population qui préférait ne pas sortir dans les rues.Dans le centre-ville de Port-au-Prince, les manifestations antigouvernementales se poursuivaient et des barricades étaient toujours érigées sur les routes.HECTOR RETAMAL AGENCE FRANCE-PRESSE là ».Il a également évité de préciser s\u2019il soutenait le président haïtien.« Par rapport au président Jovenel, nous suivons la situation de près et nous allons continuer d\u2019offrir de l\u2019aide au peuple haïtien », s\u2019est-il limité à dire.M.Trudeau a souligné que le gouvernement était «très préoccupé» par cette crise qui touche de nombreux Canadiens.«On est aussi très au courant d\u2019un certain nombre de Canadiens qui sont présentement pris dans le pays et qui veulent revenir, et qui doivent revenir au Canada, et on est en train de travailler à Affaires mondiales et tout notre corps diplomatique pour les aider», a-t-il indiqué.Évitez les voyages Par ailleurs, le gouvernement fédéral a publié jeudi soir un nouvel avis concernant Haïti, et recommande maintenant aux Canadiens d\u2019éviter tout déplacement dans ce pays.Ottawa a annoncé que l\u2019ambassade du Canada à Port-au- Prince demeurait fermée vendredi.Les services consulaires sont toujours fournis par téléphone ou par courriel, 24 heures sur 24, et le ministère des Affaires étrangères se dit prêt à fournir toute assistance qui serait requise par ses ressortissants.les deux puissances nucléaires, s\u2019inquiètent les observateurs.L\u2019Inde accuse de longue date le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée, ce qu\u2019Islamabad a toujours démenti.« Les prochaines 24-48 heures sont cruciales.Ça pourrait dégénérer », a prévenu Moeed Yusuf, analyste à l\u2019Institute of Peace.Frères ennemis Dans la vallée à majorité musulmane de Srinagar, l\u2019Internet était ralenti ou coupé vendredi.Des milliers de membres des forces de sécurité patrouillaient dans les rues.Plus au sud, dans la partie à majorité hindoue de l\u2019État du Jammu-et-Cache- mire, des quartiers de la ville de Jammu étaient sous couvre-feu après des manifestations violentes.Des rassemblements dans de nombreuses villes ont scandé des slogans contre le Pakistan et brûlé des effigies de Masood Azhar.Région himalayenne revendiquée par les deux nations depuis la fin de la colonisation britannique en 1947, le Cachemire est divisé de facto entre ces frères ennemis d\u2019Asie du Sud.Les forces indiennes dans la partie sous contrôle de New Delhi sont estimées à un demi-mil- lion d\u2019hommes, ce qui en fait l\u2019une des zones les plus militarisées du monde.Dans sa revendication, Jaish-e- Mohammed a indiqué que l\u2019attentat suicide a été perpétré par un jeune homme de 20 ans originaire de la vallée de Srinagar.Le Pakistan a démenti toute implication.« Nous rejetons fermement toute insinuation par des éléments des médias et du gouvernement indien qui tentent de relier l\u2019attaque au Pakistan sans qu\u2019il y ait eu enquête», a déclaré le ministère pakistanais des Affaires étrangères.Cet attentat survient à un moment délicat pour le gouvernement Modi, qui doit bientôt affronter les urnes à l\u2019occasion des élections législatives indiennes attendues pour avril-mai et brigue un second mandat.Le président parle Le président haïtien, Jovenel Moïse, est sorti jeudi soir de son silence, après une semaine de manifestations violentes pour réclamer sa démission, écartant totalement l\u2019idée d\u2019un départ du pouvoir.« Je ne laisserai pas le pays aux mains des gangs armés et des trafiquants de drogue », a déclaré le chef de l\u2019État, par le biais d\u2019une allocution préenregistrée diffusée sur la télévision publique TNH.« Nous avons déjà connu une série de gouvernements de transition qui ont donné un paquet de catastrophes et de désordres », a-t-il dit en créole.Les forces de sécurité ont reçu toute latitude pour s\u2019occuper des terroristes.Le sang du peuple bout.NARENDRA MODI » B 9 LE DEVOIR DE PHILO LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 Macron et les gilets jaunes : entre idéologie et utopie Paul Ricœur rappellerait que le manque d\u2019idéologie du président français dissimule une posture néolibérale mmanuel Macron a fréquemment rappelé son admiration pour le philosophe Paul Ri- cœur, dont il fut brièvement l\u2019assistant éditorial.Si rien dans le programme de l\u2019ex-banquier ne rappelle l\u2019œuvre du penseur, les supposés rapprochements rapportés entre Ricœur et le président ont fait grand bruit.Les défenseurs et les détracteurs de sa philosophie ont cherché à déceler ce qui du premier pouvait bien se retrouver chez le second.Cette polémique est inutile.Un tel rapprochement devrait plutôt souligner ce que la crise actuelle donne à penser.Pour Ricœur, le monde dans lequel nous vivons est humain parce qu\u2019il est avant tout symbolique : l\u2019existence et le temps vécu ne sont compréhensibles qu\u2019à travers des médiations (signes, récits, œuvres) toujours fragiles et imparfaites, constamment susceptibles d\u2019être interprétées.Sa pensée se veut ainsi l\u2019exploration des puissances de l\u2019imaginaire.L\u2019imagination telle qu\u2019il la conçoit permet de décrire, d\u2019interpréter et de reconfigurer le monde autrement.C\u2019est par l\u2019imagination que citoyens comme politiciens peuvent inventer des solutions.Si l\u2019unité de l\u2019œuvre de Ricœur se situe dans le problème de l\u2019imagination, que pourrait en retenir Macron ?L\u2019imaginaire social prend deux formes qui se répondent de manière conflictuelle : l\u2019idéologie et l\u2019utopie.C\u2019est d\u2019abord l\u2019aspect « pathologique » des deux phénomènes qui semble évident, particulièrement dans le présent conflit : alors que l\u2019idéologie apparaît comme un processus de distorsions et de dissimulations par lequel une classe dominante légitime son usage du pouvoir, l\u2019utopie serait une sorte de fuite qui ne se soucie pas des conditions nécessaires à la réalisation du changement social.Cela dit, l\u2019imagination n\u2019est pas qu\u2019une déformation de la réalité : elle possède une fonction à la fois intégrante et subversive.L\u2019idéologie Le jeune Marx définissait l\u2019idéologie comme une image inversée et renversée de la réalité.Il y a, rappelait-il, ce que les hommes font (praxis) et ce qui vient masquer ou falsifier cette action par la représentation imaginaire (idéologie).La première tâche d\u2019une pensée révolutionnaire est d\u2019éclairer le rapport entre représentation et réalité.Ricœur soutient que cet éclairage peut provenir d\u2019une interprétation du politique où l\u2019exercice de l\u2019imagination est toujours déjà intimement lié à l\u2019agir humain, thèse selon laquelle l\u2019imagination élargit notre compétence à être affecté par l\u2019histoire.Or, Macron écoute-t-il ce que le peuple lui dit ?Peut-il être touché par les délibérations publiques et le « grand débat national » au point de revoir son programme politique ?Alors que Macron s\u2019est fait élire sur cette idée qu\u2019il œuvrait uniquement par pragmatisme, plus soucieux d\u2019efficacité que de partisanerie, Ricœur rappellerait que ce manque d\u2019idéologie dissimule en réalité une posture néolibérale et individualiste.En exemple, pour Macron, le chômage relèverait davantage d\u2019un problème individuel (le citoyen ne convertit pas ses chances) que d\u2019un épiphénomène lié à la mondialisation (manque de répartition des richesses, délocalisa- tion, etc.).Son idéologie repose donc sur la récupération d\u2019une image essentielle aux temps modernes: celle du self-made man entrepreneur.La contestation provenant surtout des milieux ruraux et pé- riurbains, il est clair qu\u2019une «majorité silencieuse» ne se reconnaît plus dans cette image de l\u2019élite urbaine qui a réussi.En profitant d\u2019une confusion sans cesse réitérée entre progrès collectif et émancipation du sujet, non seulement la (non-)idéologie macronienne dissimule et tord un intérêt individualiste où l\u2019État se dérobe à ses responsabilités, mais elle s\u2019avère aussi justificatrice, particulièrement lorsque ses idées dominantes se font passer pour des nécessités économiques.La rhétorique politique conduit généralement les citoyens à croire en la nécessité d\u2019intérêts supposément universels et collectifs, intérêts qui, en réalité, sont trop souvent particuliers et individuels ; ici, le problème est qu\u2019une bonne frange de la population ne croit plus en cette prétendue nécessité.Cette prétention à la légitimité devrait, pour être acceptée par le peuple, s\u2019incarner dans un imaginaire des récits fondateurs.C\u2019est ici que Macron faillit, car son récit en appelle davantage à une élite financière qu\u2019à une collectivité qui s\u2019érode.On retrouve alors la dernière fonction de l\u2019idéologie selon Ricœur, celle de l\u2019intégration à la mémoire historique.Pour que les membres d\u2019une communauté s\u2019identifient à un récit collectif donnant consistance à leurs valeurs et à leurs choix, une réactuali- sation constante de l\u2019événement fondateur est nécessaire : la réalisation, chaque samedi, des grèves remplace le discours désincarné des politiques et permet de consolider l\u2019identité des révoltés, dont le gilet jaune demeure une métonymie très parlante.Macron sera responsable s\u2019il est conscient de la perversion possible de ce processus de légitimation, un processus qui n\u2019est pas « mauvais » en soi.Si la fonction intégrante de l\u2019idéologie permet au groupe de croire en son identité, c\u2019est qu\u2019elle est le liant de la collectivité, ce qui garantit sa cohérence.C\u2019est son « identité narrative ».Ce n\u2019est pas l\u2019idéalisation d\u2019une identité qui est néfaste ; c\u2019est sa distorsion qui l\u2019est.S\u2019il est moindrement courageux, Macron saura voir les dangers qui relèvent de sa propre idéologie, l\u2019expérience démocratique n\u2019étant jamais exempte d\u2019inégalités ou de violences, particulièrement dans ses heurts avec l\u2019autorité et le pouvoir.L\u2019utopie Ricœur met en parallèle l\u2019utopie et l\u2019idéologie en rappelant que si l\u2019idéologie permet de conserver le pouvoir ou de cimenter l\u2019identité, l\u2019utopie suspend le réel en le projetant dans le « nulle part ».Les deux expressions de l\u2019imaginaire social seraient complémentaires tout en étant conflictuelles.En proposant une société parallèle, l\u2019utopie projette l\u2019identité du social- historique vers un ailleurs qui est aussi Deux fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés de philosophie et d\u2019histoire des idées le défi de décrypter une question d\u2019actualité à partir des thèses d\u2019un penseur marquant.SIMON CASTONGUAY L\u2019auteur est professeur de littérature au cégep du Vieux-Montréal et docteur en philosophie des Universités Laval et Paris-Est Le philosophe Paul Ricœur met en parallèle l\u2019utopie et l\u2019idéologie en rappelant que si l\u2019idéologie permet de conserver le pouvoir ou de cimenter l\u2019identité, l\u2019utopie suspend le réel en le projetant dans le « nulle part ».TIFFET Simon Castonguay E un non-lieu.L\u2019utopie se définit avant tout par sa fonction : contestation de ce-qui-est et appel à un nouveau système, notamment, dans la crise actuelle, par le projet d\u2019un référendum d\u2019initiative citoyenne.De fait, le dispositif de démocratie directe souhaité est une réponse radicale au conservatisme de l\u2019idéologie libérale.Dans sa remise en question du pouvoir, l\u2019utopie vise donc des aspirations réelles, quoique draconiennes.Le danger de l\u2019utopie, cela dit, est à l\u2019inverse de celui de l\u2019idéologie : alors que la pathologie de l\u2019idéologie repose dans sa tendance à tordre la réalité, celle de l\u2019utopie conduirait à ne pas assez considérer les exigences inconciliables de la réalité politique, par exemple, les ambiguïtés propres à l\u2019usage de l\u2019autorité ou encore les contradictions se dressant entre l\u2019idéal de justice et celui d\u2019égalité.Ce manque d\u2019ancrage au réel pourrait devenir la source de nouvelles constructions idéologiques qui, à leur tour, échapperaient à la logique de l\u2019action pour verser dans la violence et la récupération.Auto-organisé et caractérisé par son horizontalité, le mouvement des gilets jaunes propose des revendications non officielles portées par un discours et des actes effectivement susceptibles d\u2019être récupérés.Rappelons que plusieurs de ses propositions sont proches de la gauche radicale tout en étant compatibles avec l\u2019extrême droite.Or, Ricœur rappelle que l\u2019utopie a, au-delà de sa forme pathologique, une fonction heuristique : elle maintient ouvert le champ des possibles, elle est une force émancipatrice.Dans un contexte où les rationalisations économiques et identitaires étouffent la vie, ce qui permet de penser autrement peut potentiellement raviver l\u2019action politique.Le langage fragile de la démocratie Qu\u2019a retenu Macron de la pensée de Ricœur, dont l\u2019horizon éthique était la visée vers une vie bonne dans des institutions justes, où les capacités de chacun sont reconnues ?Pourrait-il réinvestir la quelconque compréhension qu\u2019il en a dans son programme ?Peut- être, et c\u2019est souhaitable, mais rien n\u2019est moins sûr dans la mesure où l\u2019expérience politique implique toujours une part d\u2019arbitraire.Et c\u2019est sans compter le fait qu\u2019elle se nourrit d\u2019un langage équivoque, souvent irréfléchi : un langage fragile.Ce langage politique, rappelle Ricœur, est « rhétorique non par vice, mais par essence.Ce qui fait sa limite fait aussi sa grandeur ».C\u2019est là son paradoxe : la politique n\u2019est pas un mal en soi, mais elle offre la possibilité d\u2019exercer une violence, une totalisation, une absence de prise en compte de la réalité.Si l\u2019imaginaire utopique peut servir de rupture avec le pouvoir conservateur de l\u2019idéologie, cette dernière peut agir telle une fonction intégratrice dans ce système symbolique qu\u2019est la société.Autrement dit, l\u2019utopie est nécessaire afin de critiquer le conservatisme de l\u2019idéologie, mais le rêve d\u2019un autre monde n\u2019est à son tour possible que sur le fond d\u2019une identité narrative formée par le pouvoir instituant de l\u2019imagination.La tension qui existe entre idéologie et utopie atteste de la nature conflictuelle de la démocratie.Macron ne peut trouver par lui-même de solutions philosophiques aux apories de son temps parce qu\u2019il n\u2019y a pas, à proprement parler, de « politique philosophique » : ce travail doit avoir lieu de pair avec les citoyens, peu importe leur allégeance.Force est de constater que le mouvement actuel souligne, peut- être malgré lui, qu\u2019un accomplissement de la liberté individuelle est indissociable d\u2019une éthique de la solidarité.Ce n\u2019est plus aux seuls dirigeants d\u2019investir de philosophie l\u2019action politique : les citoyens possèdent eux aussi cette capacité.Des suggestions ?Écrivez à Robert Dutrisac : rdutrisac@lede- voir.com.Pour lire ou relire les anciens textes du Devoir de philo : https://www.le- devoir.com/ motcle/le-de- voir-de-philo. onald Trump a décrété vendredi l\u2019état d\u2019urgence pour obtenir le financement de son mur entre les États-Unis et le Mexique.Sa présidence est un brasier qui menace maintenant l\u2019ordre constitutionnel du pays.Sur un ton défiant, comme d\u2019habitude lorsqu\u2019il est acculé au mur, le président américain a poussé d\u2019un cran son affrontement avec le Congrès en déclarant l\u2019état d\u2019urgence sous des prétextes fallacieux.La construction d\u2019un mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique est nécessaire, a-t-il dit, afin de contenir une menace à la sécurité nationale qu\u2019il résume à « l\u2019invasion de notre pays par les drogues, les trafiquants d\u2019êtres humains et tous les types de criminels et de gangs ».Les xénophobes seront ravis.La crise est bien réelle.Son théâtre ne se situe pas à la frontière, mais au sein de la Maison-Blanche, qui nous a servi encore une fois un vaudeville de mauvais goût.Dans un impromptu erratique, le président a trituré les faits, vilipendé les journalistes qu\u2019il a accusés de poser de « fausses questions », tout en évoquant au passage qu\u2019il était digne d\u2019un prix Nobel de la paix.L\u2019attribution de cette récompense, en échange de sa démission immédiate, constituerait sans doute l\u2019entente du siècle, mais revenons-en aux faits au lieu de rêver.Donald Trump se prépare déjà aux prochaines élections, et il souhaite accomplir coûte que coûte cette promesse de construire un mur qui fut sans contredit l\u2019un des moments marquants, du moins pour sa base conservatrice désabusée, lors de la dernière campagne présidentielle.Or, il a échoué dans sa tentative de rançonner la majorité démocrate à la Chambre des représentants, à laquelle il a voulu soutirer le financement du mur en échange du retour au fonctionnement normal des activités du gouvernement fédéral.La paralysie de plus d\u2019un mois, un bourbier de son cru imputé maladroitement aux démocrates, s\u2019est retournée contre lui.Sa décision de reprendre les négociations pour trois semaines, le 25 janvier dernier, n\u2019est rien d\u2019autre que l\u2019expression d\u2019un cuisant revers.En décrétant l\u2019état d\u2019urgence, Donald Trump s\u2019emparera de quelque 6,7 milliards $US, qui s\u2019ajoutent à une somme de 1,38 milliard déjà autorisée par le Congrès.Le coût du mur, de 5,7 milliards à l\u2019origine, atteindra les 8 milliards.La légalité de la manœuvre est discutable d\u2019un point de vue constitutionnel, ce pour quoi les démocrates sont en droit d\u2019exiger une révision judiciaire.Trump, toujours aussi arrogant, a prédit qu\u2019il perdrait en première instance et en appel avant que la Cour suprême lui donne finalement raison, comme dans le cas des interdictions d\u2019entrée aux États-Unis pour certains pays à majorité musulmane.C\u2019est la première fois dans l\u2019histoire qu\u2019un président décrète l\u2019état d\u2019urgence pour obtenir des fonds qui lui ont été refusés au préalable par le Congrès, sur la base d\u2019une crise factice.Cet accroc sérieux au principe de la séparation des pouvoirs pose de sérieuses questions sur les limites à imposer à un président qui abuse de son autorité.Avant que l\u2019affaire se rende jusqu\u2019en Cour suprême, la Chambre des représentants et le Sénat feraient mieux d\u2019annuler cet état d\u2019urgence de pacotille, ce qui est en leur pouvoir.LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Samuel Massicotte Futur étudiant au baccalauréat en enseignement secondaire Mashteuiatsh Le Québec traverse actuellement une grave crise dans le domaine de l\u2019éducation : haut taux de décrochage scolaire, analphabétisme, délabrement des écoles, épuisement des enseignants, abandon massif des nouveaux enseignants, diminution radicale des inscriptions en enseignement, etc.Bien sûr, il serait facile de pointer les coupables les plus évidents: les gouvernements et le manque d\u2019argent.Malheureusement pour nous, le mal qui ronge le système d\u2019éducation québécois est beaucoup plus profond et beaucoup plus diversifié.Comment pouvons-nous promouvoir l\u2019éducation dans une société où l\u2019effort est plus important que le résultat ?« Tu as fait de ton mieux et c\u2019est correct.» Non ! Il faut arrêter de chouchouter les enfants et il faut les habituer à la vraie vie dès l\u2019enfance.L\u2019effort, c\u2019est bien, mais ce n\u2019est pas ça qui comptera lorsque le chirurgien n\u2019arrivera pas à sauver la vie de son patient.Le phénomène de « l\u2019enfant de verre », tellement fragile et délicat que le moindre échec peut le briser, doit cesser ! Il faut endurcir les jeunes et les préparer à la vraie vie.Ce travail doit être fait par les parents.Mais eux aussi sont responsables de la crise actuelle.Comment valoriser le travail de l\u2019enseignant quand un parent vient l\u2019engueuler parce que son enfant a échoué, a été puni ou ne comprend pas ?Comment valoriser l\u2019éducation quand des parents écrivent aux enseignants pour demander qu\u2019ils n\u2019enseignent rien de nouveau parce qu\u2019ils partent en voyage ?Je vous le demande humblement, comment ?Nous vivons dans une société où les enfants- rois sont devenus parents et où les enfants sont devenus des dieux intouchables qu\u2019on ne peut contredire ni contrarier sous peine de graves conséquences.Comment valoriser l\u2019éducation dans une société où de plus en plus de gens crachent sur l\u2019éducation ?Ne nous en déplaise, les réseaux sociaux sont le reflet d\u2019une grande couche de la société, celle des petites gens à qui personne ne demandait leur avis autrefois mais qui au- jourd\u2019hui ont tous un micro pour se faire entendre.Ces petites gens véhiculent des messages dangereux comme ceci : « Plus tes éduquer plus tes un formaté su nouvelle horde mondiale\u2026 », « Men *** de l\u2019école moé pas besoin de sa un di- plome », « On ses bin toé tes éduqué aek tes grosses études de riches qui chie sul monde».Dans le Québec profond qui considère celui qui réussit en affaires comme un «cros- seur » et celui qui est éduqué comme un prétentieux qui s\u2019élève au-dessus des masses parce qu\u2019il ne fait pas de fautes de français, l\u2019éducation ne peut pas être valorisée.Et si elle n\u2019est pas valorisée, comment la rendre attrayante?Nous sommes dans un cercle vicieux où l\u2019éducation est de plus en plus méprisée, dévalorisée et présentée comme un travail plus difficile que les douze travaux d\u2019Hercule, ce qui pousse de plus en plus de jeunes à abandonner l\u2019idée d\u2019enseigner, aggravant donc par le fait même la crise qui sévit.Soyons réalistes, ce n\u2019est pas en faisant un plus gros chèque que tous les problèmes vont disparaître comme par magie.C\u2019est en nous remettant en question en tant que société et en décidant de réellement encourager et valoriser l\u2019éducation en en faisant une priorité.LA priorité.Poussons les jeunes à réussir, à faire des efforts, à écouter leurs professeurs, à s\u2019informer, à s\u2019éduquer, à aimer apprendre.Réapprenons à aimer l\u2019école et nos enseignants.Accompagnons-les.Aidons-les.Aidons notre avenir.Navrant, navrant ! Pour faire suite à l\u2019article intitulé « Biennale d\u2019hiver, à l\u2019accent britannique », paru dans Le Devoir du 13 février 2019, permettez-moi de relever une phrase du commissaire de l\u2019événement Manif d\u2019art 9, M.Jonathan Watkins, et citée par M.Jérôme Delgado, collaborateur au Devoir ; laissez-moi vous dire mon grand étonnement.« C\u2019est plus intéressant une chute [d\u2019eau], dit-il en utilisant le mot en français, que de regarder de l\u2019art.Je veux souligner que l\u2019art n\u2019a pas le monopole de la beauté »\u2026 Mais avec des gens comme ce monsieur, l\u2019art se ré- duirait-il, hélas, comme une peau de chagrin ?Ce monsieur Watkins apprécie-t-il vraiment les modes d\u2019expression d\u2019art visuel, leur valeur intrinsèque, leurs qualités, leur pertinence, puisqu\u2019il semble vouloir s\u2019en distancier ouvertement ?Les com- prend-il véritablement ?Pourquoi cette distance ?Ce commissaire vient diriger une biennale d\u2019art alors qu\u2019il dévoile sans hésitation son intérêt pour une chute d\u2019eau qu\u2019il qualifie de plus intéressante que l\u2019art.Aberrant ! Quel égarement pourrais-je dire ?Désolée, mais ne serions-nous Un mal profond en éducation LIBRE OPINION LETTRES III ÉTAT D\u2019URGENCE Les illusions de Trump AGRICULTURE ARTISANALE Le Québec à la traîne D e l\u2019allocution du ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, André Lamontagne, devant les membres de l\u2019Union paysanne il y a une semaine, on a retenu sa déclaration maladroite sur les « ayatollahs » du ministère de l\u2019Environnement.Or le ministre a surtout ouvert la porte à des changements majeurs et hautement souhaitables dans le domaine agricole en affirmant que son « étoile du Nord », sa source d\u2019inspiration, c\u2019était le rapport Pronovost.En 2008, Jean Pronovost, qui présidait la Commission sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et de l\u2019agroalimen- taire québécois, a produit un rapport qui en appelait à une petite révolution.Outre une révision en profondeur de l\u2019aide étatique, il recommandait au gouvernement de mettre fin au monopole syndical de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) afin de permettre la fondation d\u2019autres associations et, surtout, l\u2019émergence de petites fermes offrant des produits de niche, notamment biologiques, sur place ou par des circuits courts de distribution.Le constat que Jean Pronovost faisait, c\u2019est que le secteur agricole risquait d\u2019étouffer sous les lois et règlements et que, même s\u2019il fallait préserver les piliers du système, il importait de « lui insuffler de l\u2019oxygène » et de « l\u2019ouvrir à une mise en marché qui favorise, par le foisonnement des initiatives, des produits agricoles différenciés ».Le gouvernement libéral n\u2019a pas eu le courage d\u2019abolir le monopole de l\u2019UPA, un geste jugé suicidaire sur le plan politique, et pour le reste, les recommandations du rapport Pronovost, dans une large mesure, sont restées lettre morte.Le secteur agricole demeure sclérosé, toujours aussi axé sur la production de masse et les monocultures, avec des lois et règlements qui rendent extrêmement difficiles d\u2019exploiter une petite ferme diversifiée.En 2015, Dominic Lamontagne, qui a voulu se lancer dans le domaine agricole, publiait un livre sur l\u2019impossibilité de pratiquer l\u2019agriculture artisanale au Québec.Le titre de l\u2019ouvrage que le ministre du même nom a dit avoir lu : La ferme impossible.La Coalition avenir Québec s\u2019est engagée à ne pas toucher au monopole de l\u2019UPA, ce qu\u2019André Lamontagne a reconnu d\u2019emblée.Mais il était tout de même le premier ministre de l\u2019Agriculture à se présenter à un congrès de l\u2019Union paysanne, un regroupement de quelques centaines d\u2019irréductibles, qualifiés d\u2019amateurs par les fermiers industriels.Le ministre a dit qu\u2019il voulait faire de la place à l\u2019agriculteur artisan et favoriser la vente à la ferme et les circuits courts, ce que le rapport Pronovost considérait comme une voie d\u2019avenir.Il n\u2019y a pas d\u2019ayatollahs au ministère de l\u2019Environnement, mais des règlements qui ne sont aucunement adaptés à l\u2019agriculture artisanale, tout comme au MAPAQ.Traînant de la patte, le Québec n\u2019a pas encore pris le virage de cette agriculture de proximité, à valeur ajoutée, plus écologique et propice à une saine occupation du territoire.Il était plus que temps qu\u2019un ministre de l\u2019Agriculture en fasse une priorité.D ÉDITORIAL B 10 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu comme moi, les gens croient que les sociétés, les styles de vie, les injustices et les guerres sont le fait des humains et que, pour résoudre nos problèmes et améliorer nos vies, nous ne devons compter que sur nous-mêmes.Et ce, sans interventions divines, surhumaines, extraterrestres ou autres.Je crois à cela aussi honnêtement et sincèrement que les religieux, les penseurs, etc.croient à leurs idées.Donc, lorsque cela se prête, j\u2019aime affirmer haut et fort que le ou les dieux n\u2019existent pas.Cependant, lorsque j\u2019enseignais dans un système d\u2019éducation publique, laïque et obligatoire, donc auprès d\u2019enfants de toutes croyances, religions et idéologies, jamais, au grand jamais, je ne me serais présenté devant mes élèves avec un vêtement sur lequel on aurait pu lire « Dieu n\u2019existe pas ».Je me serais senti irrespectueux et manquant de délicatesse.Je n\u2019aurais pas, non plus, affiché que « Dieu existe » et encore moins qu\u2019un dieu en particulier existe et est le seul et vrai dieu.Les personnes chargées de l\u2019éducation et de l\u2019instruction des enfants doivent conserver cette neutralité préservant la pleine liberté de pensée.Louis Verdy Montréal, le 11 février 2019 pas près d\u2019un « sophisme » mis en avant maladroitement en mettant sur le même plan un objet relevant de la nature et une œuvre d\u2019art, fruit de la main de l\u2019homme, de son cerveau et d\u2019un quelconque support pictural ?Hélène Goulet, artiste peintre Diplômée de l\u2019École des beaux-arts de Québec et de l\u2019UQAM et cofondatrice du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV) et du Groupement des arts visuels de Victoriaville (GRAVE) Le 13 février 2019 Les signes religieux Tout d\u2019abord, je désire affirmer que quoique étant athée et n\u2019appréciant pas beaucoup les religions, jamais je ne souhaiterais ni n\u2019accepterais même que l\u2019on empêche qui que ce soit d\u2019avoir ses croyances, sa religion et de s\u2019en réclamer.Ma mère, qui était catholique engagée, nous répétait que c\u2019était un devoir religieux d\u2019enseigner et de porter la « bonne Parole », entre autres en affichant notre croyance.Et cela me semble normal et évident de vouloir initier les autres à ce que l\u2019on croit être une vérité importante et fondamentale.J\u2019ai été enseignant en histoire au secondaire.J\u2019aimerais que, BRIAN MYLES ROBERT DUTRISAC B 11 IDÉES LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet La menace Wilson- Raybould L \u2019échange date de 1983.D\u2019un côté, le premier ministre canadien de l\u2019époque, Pierre Elliott Trudeau.De l\u2019autre, un jeune chef autochtone de la Colombie-Britannique nommé Bill Wilson.En dénonçant le paternalisme qui caractérisait les relations entre le gouvernement fédéral et les Premières Nations, M.Wilson avait volé la vedette à M.Trudeau lors d\u2019une conférence constitutionnelle en lui déclarant que chacune de ses deux filles adolescentes voulait devenir première ministre.L\u2019une d\u2019elles, a-t-il ajouté, était prête à remplacer M.Trudeau le jour même.L\u2019histoire réserve parfois de drôles de coïncidences.Si, en 1983, la petite Jody Wilson-Raybould était trop jeune pour limoger Trudeau père, l\u2019ancienne ministre de la Justice pourrait bien finir par faire perdre à Trudeau fils le poste de premier ministre qu\u2019il occupe depuis 2015.Il va de soi que ce n\u2019est pas ce qui devait arriver lorsque M.Trudeau a nommé Mme Wilson-Raybould au conseil des ministres après sa victoire électorale il y a un peu plus de trois ans.En choisissant une femme autochtone comme ministre de la Justice et procureure générale du Canada, M.Trudeau voulait souligner son engagement à améliorer les relations entre Ottawa et les Premières Nations, relations qui étaient devenues presque hostiles sous le règne de son prédécesseur, Stephen Harper.Cette frustration à l\u2019égard du gouvernement Harper a convaincu Mme Wilson-Raybould, alors qu\u2019elle était la chef régionale de l\u2019Assemblée des Premières Nations de la Colombie-Britannique depuis 2009, de faire le saut en politique fédérale sous la bannière libérale en 2015.M.Trudeau l\u2019avait d\u2019ailleurs personnellement courtisée pour devenir candidate.Regrette-t-il son choix aujourd\u2019hui ?La crise que traverse le gouvernement Trudeau à la suite de la démission du conseil ministres cette semaine de Mme Wilson-Raybould est certainement la pire depuis l\u2019élection de 2015, et elle pourrait bien lui coûter celle de l\u2019automne prochain.Dans une quasi-una- nimité, des leaders et des intellectuels autochtones du pays se sont portés à la défense de Mme Wilson-Raybould depuis quelques jours et ont dénoncé les tentatives de l\u2019entourage du premier ministre de la discréditer en disant, sous couvert d\u2019anonymat, qu\u2019elle était incompétente, égocentrique et « difficile ».C\u2019est surtout cette dernière critique qui a fait sursauter bon nombre de femmes, autochtones et non autochtones, qui pouvaient s\u2019identifier au traitement réservé à Mme Wilson-Raybould.Jusqu\u2019à maintenant, M.Trudeau n\u2019a pas fourni d\u2019explication satisfaisante pour justifier sa décision de rétrograder Mme Wilson-Raybould au poste de ministre des Anciens combattants le mois dernier.Encore vendredi, le premier ministre insistait pour dire qu\u2019elle serait encore ministre de la Justice si l\u2019ancien président du Conseil du Trésor Scott Brison n\u2019avait pas lui-même démissionné, forçant un remaniement ministériel.Or, jeudi, le député libéral montréalais Anthony Housefather avait invoqué l\u2019unilinguisme anglais de Mme Wilson-Raybould pour défendre sa rétrogradation.Ces justifications ne tiennent simplement pas la route.S\u2019il s\u2019avère que Mme Wilson-Raybould a été mutée pour avoir refusé de céder à des pressions venues du bureau du premier ministre pour intervenir auprès de la directrice des poursuites pénales dans le cas de SNC-Lavalin, qui fait face à des accusations de fraude, elle pourrait bien faire tomber le gouvernement.C\u2019est d\u2019ailleurs la thèse principale qui circule depuis que le Globe and Mail a révélé que Mme Wilson- Raybould a rencontré le secrétaire principal de M.Trudeau, Gerald Butts, en décembre, à l\u2019hôtel Château Laurier d\u2019Ottawa pour discuter du dossier de SNC-Lavalin.À peine un mois plus tard, elle a perdu son poste.Le jour même de sa rétrogradation, elle a diffusé un long énoncé dans lequel elle défendait son bilan comme ministre de la Justice.Quiconque savait lire entre les lignes devait conclure que sa mutation était tout sauf volontaire.Il y a certainement de bonnes raisons de permettre à SNC-Lavalin de négocier, comme le réclame l\u2019entreprise, un accord de réparation avec les autorités fédérales au lieu d\u2019avoir à subir un procès qui pourrait mener à sa faillite.La décision de la directrice des poursuites pénales Kathleen Roussel de refuser d\u2019accepter la demande de SNC-Lavalin semble aller à l\u2019encontre de l\u2019esprit du nouveau Régime d\u2019intégrité que le gouvernement fédéral a adopté l\u2019an dernier.S\u2019il est vrai que les accusations qui pèsent sur SNC-La- valin datent de 2015, soit avant l\u2019adoption du nouveau régime, l\u2019entreprise semble remplir tous les autres critères pour être admissible à un accord de réparation, ce qui lui permettrait d\u2019éviter une condamnation en échange d\u2019une amende et des réformes de sa gouvernance \u2014 réformes que l\u2019entreprise a d\u2019ailleurs déjà instaurées.Mais de toute évidence, selon les articles du Globe, Mme Wilson-Raybould \u2014 qui, il faut le dire, n\u2019a pas encore rendu publique sa version des événements \u2014 n\u2019a pas aimé ce qui à ses yeux constituait de l\u2019ingérence politique de la part du bureau du premier ministre dans un dossier juridique qui relevait d\u2019elle.L\u2019erreur de M.Trudeau fut de rétrograder Mme Wilson-Raybould au lieu de respecter sa décision de ne pas intervenir auprès de Mme Roussel.Il aurait dû se rappeler les mots du père de Mme Wilson-Raybould.Charles-Philippe David Yann Roche Respectivement président de l\u2019Observatoire sur les États-Unis et président de l\u2019Observatoire de géopolitique de la Chaire Raoul- Dandurand de l\u2019UQAM À défaut d\u2019écrire l\u2019Histoire lors du sommet des 27-28 février, et de conclure un accord substantiel de désarmement vérifié du stock d\u2019armes nucléaires nord-coréen, le président des États-Unis et le dirigeant de la Corée du Nord monopoliseront l\u2019attention médiatique.Il faudra peut-être se contenter du fait que, tant qu\u2019ils se parlent et offrent un bon spectacle, ils ne menacent pas mutuellement de se détruire.Car il y a loin de la coupe aux lèvres\u2026 à commencer par le fait qu\u2019il n\u2019y a pas pour l\u2019instant de déclaration commune sur l\u2019inventaire du stock dont dispose Pyongyang.Dès lors, à moins d\u2019une surprise de taille, il faut s\u2019attendre à la répétition du premier sommet, à Singapour : une déclaration de principes assortie de séances photo et d\u2019une conférence de presse où les leaders se targueront d\u2019avoir écarté toute menace de guerre, renvoyant à leurs aides le devoir de faire aboutir un hypothétique accord.D\u2019un côté, le leader nord-coréen est mû par la volonté de faire baisser la pression et d\u2019éliminer les sanctions contre son régime.De l\u2019autre, le président des États-Unis cherche à tout prix à (au moins) donner l\u2019impression de gagner : il pourra aller jusqu\u2019à crier victoire même s\u2019il a concédé des gains à la Corée du Nord\u2026 Bref, ce sommet se déroulera entre réalité et monde alternatif \u2014 ce qui en soi n\u2019est pas nouveau sous cette présidence.Or la nouveauté du sommet est ailleurs et réside dans le choix du Vietnam.Le retour du Vietnam ?L\u2019annonce d\u2019un nouveau sommet entre Trump et le leader nord-coréen au Vietnam a pour effet de remettre à l\u2019avant-scène des relations internationales un pays qui en avait été éclipsé depuis la fin de la guerre dans ce pays et les années 1970.Ce choix est symbolique et loin d\u2019être anodin.La géographie de la région offre une première explication.Baptisé Cham- mae 1, du nom de l\u2019autour des palombes (oiseau de proie emblème aviaire de la Corée du Nord), l\u2019Iliou- chine 62 à bord duquel Kim Jong-un effectue ses rares déplacements à l\u2019étranger est nommé par dérision « Air Force un ».Les performances de cet appareil vieillissant peuvent expliquer le choix du Vietnam, plus proche de la Corée du Nord que Singapour \u2014 où le sommet de juin 2018 s\u2019était tenu alors que la cité État se situait à la limite du rayon d\u2019action de l\u2019avion.Alors que la Corée du Sud, la Chine et le Japon sont plus proches géographiquement, seul le Vietnam présentait l\u2019avantage d\u2019une accessibilité politiquement acceptable.Certes, le Vietnam est un pays communiste, et à cet égard il est très loin d\u2019être un allié de Washington.Les effets de la guerre qui les a opposés ne se sont pas encore dissipés, mais les deux États ont récemment normalisé leurs relations, et tant Obama que Trump ont visité le Vietnam.De l\u2019autre, sans être un allié officiel de Pyongyang, le régime de Hanoï est loin d\u2019y être farouchement opposé et n\u2019en est que peu critique sur la scène internationale.En acceptant de tenir le sommet dans un pays communiste mais avec lequel les États-Unis ont aplani leurs différences, les protagonistes du sommet cherchent à montrer leur ouverture au dialogue.L\u2019ombre de la Chine ?Un autre facteur est lié à la puissance chinoise.Alliée traditionnelle et quasi inconditionnelle de la Corée du Nord, sa présence se fait continuellement sentir à l\u2019arrière-plan de toute négociation entre Pyongyang et Washington.Or les relations de Beijing avec Hanoï sont particulièrement tendues.Le contentieux territorial en mer de Chine méridionale oppose farouchement les deux pays : le Vietnam, s\u2019il n\u2019est pas le seul opposant à la Chine dans ses revendications dans la région, est le seul qui tienne tête à son puissant voisin.Ainsi, alors que les Philippines de Duterte ont choisi la voie du compromis, en dépit d\u2019un jugement qui leur est favorable de la Cour permanente d\u2019arbitrage de La Haye en 2017, le Vietnam est de plus en plus isolé dans ce dossier.Et cet isolement s\u2019est accru avec l\u2019influence croissante de Beijing au sein de l\u2019Association des nations d\u2019Asie du Sud-Est.Dans un tel contexte, la tenue du sommet sur son territoire peut être interprétée comme un coup de pouce diplomatique au Vietnam.Mais il s\u2019agit peut-être bel et bien, plus que d\u2019un appui au Vietnam, d\u2019un positionnement américain qui s\u2019inscrit dans la lignée de la guerre économique que se livrent les États-Unis et la Chine et des récentes critiques formulées par Washington sur les actions de Beijing en mer de Chine du Sud.Plus encore, au-delà de la guerre tarifaire, les États- Unis définissent leur politique asiatique actuelle autour d\u2019une « région Indo-Pacifique libre et ouverte » (free and open Indo-Pacific).Dès lors, la démarche diplomatique envers la Corée du Nord peut être vue comme relevant de cette politique, et le fait de remettre la République socialiste du Vietnam à l\u2019avant-scène va dans le même sens, notamment pour contrer, même mini- malement, l\u2019influence de la Chine dans la région.Ce sommet des 27 et 28 février a donc des implications géopolitiques qui dépassent les questions nucléaires et le sort de la Corée du Nord et, en cela, il comporte autant d\u2019occasions favorables que de risques de dérapage.Car la Chine est l\u2019acteur de fond dans ce dossier, bien plus que les États-Unis ou que la Corée du Sud.Et au final, il se pourrait que le véritable gagnant de ce sommet soit en fait le Vietnam, avec son retour dans l\u2019arène internationale.Rencontre entre Kim et Trump, acte II Pierre-André Julien Professeur émérite, UQTR Devant le drame qui se joue actuellement au Venezuela, avec un gouvernement qui s\u2019accroche au pouvoir en continuant de se réclamer d\u2019une idéologie qui avait fonctionné du temps de Chávez, quand le prix du pétrole était à son plus haut niveau, sans se préoccuper, quand c\u2019était encore temps, de mettre à niveau cette première source de richesse, on peut faire endosser à ce gouvernement tous les malheurs qui frappent sa population.Population qui n\u2019en peut plus de manquer de denrées, de médicaments et d\u2019autres biens nécessaires pour vivre.Population dont une partie fuit vers les pays voisins en espérant que la pression internationale, avant tout américaine, fera basculer le pouvoir même dans les mains de l\u2019oligarchie traditionnelle qui l\u2019avait pourtant exploitée depuis des décennies.On peut aussi se demander si, derrière tout ça, il n\u2019y aurait pas ce que Naomi Klein appelle la stratégie du choc ou le capitalisme du désastre.Stratégie où l\u2019on retrouve systématiquement les Chicago Boys et ainsi l\u2019idéologie économique de l\u2019Université de Chicago qui proclame que seuls les riches sont capables de gouverner les peuples plus ou moins ignorants.Cette idéologie a fonctionné, par exemple, au Chili, en Russie, en Indonésie et en Irak.Quand on sait, dans ce dernier cas, comment le gouvernement américain encouragea le régime de Saddam Hussein à envahir une partie du Koweït, anciennement irakien, pour ensuite l\u2019attaquer sans l\u2019aval des Nations unies en forgeant le mensonge éhonté de la présence d\u2019armes de destruction massive\u2026 Pays déjà exsangue miné par l\u2019embargo sur le pétrole irakien et l\u2019absence d\u2019investissements pour moderniser ses champs pétroliers.Des mercenaires On sait aussi qu\u2019une partie de l\u2019armée américaine était composée de mercenaires dirigés par l\u2019entreprise de Dick Cheney, vice-président, et de Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense, sous la présidence de George W.Bush, qui ont gagné des milliards de dollars avec cette guerre et par la suite en s\u2019incrustant dans la reprise de la production du pétrole irakien, comme l\u2019explique en partie le film Vice.Deux voleurs, parmi les quarante voleurs ou plus de la caverne d\u2019Ali Baba irakienne, qui en plus contrôlent le sésame, ouvre-toi.On peut se demander si derrière toutes les magouilles, qui ressemblent en partie à l\u2019histoire récente de l\u2019Irak, pour isoler Maduro et soutenir Juan Guaidó, ce dernier le sait.Alors que le Venezuela possède les plus grandes réserves de pétrole connues, réserves à prendre par les successeurs de Dick Cheney, en plus d\u2019être à la porte des États-Unis.Ajoutons que Maduro n\u2019est pas plus dictateur que Poutine en Russie, avec leur simulacre de démocratie élective, ou que Mohamed ben Sal- mane de l\u2019Arabie saoudite, qui a fait assassiner et démembrer il y a peu le journaliste Jamal Khashoggi.Sans qu\u2019on soutienne l\u2019inefficace Ma- duro, il serait intéressant de connaître les noms de ceux qui possèdent réellement le sésame, ouvre-toi de cette caverne vénézuélienne pour s\u2019assurer que les citoyens de ce pays, et non uniquement les riches, en tirent profit, alors que la plupart des enfants en connaissent la première traduction.Ali Baba, les quarante voleurs et le Venezuela Kim Jong-un et Donald Trump à Singapour EVAN VUCCI ASSOCIATED PRESS KONRAD YAKABUSKI Si, en 1983, la petite Jody Wilson-Raybould était trop jeune pour limoger Trudeau père, l\u2019ancienne ministre de la Justice pourrait bien finir par faire perdre à Trudeau fils le poste de premier ministre qu\u2019il occupe depuis 2015 LEDEVOIR // LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 FÉVRIER 2019 B 12 PETITES ANNONCES R E G R O U P E M E N T I M M O B I L I E R GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé DIMANCHE 17 FÉVRIER 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 17 FÉVRIER 15H00 \u2013 16H00 SPACIEUX TERRAIN DE 8000 PC 2090 GRAND JARDIN 3010 VMR OUEST | LUXUEUSE CUISINE 2070 VUE IMPRENABLE SUR LA VILLE 2280 MAGNIFIQUE BORD DE L\u2019EAU 1460 IMMENSE TERRASSE ENSOLEILLÉE 1380 PRÈS DU PARC MAISONNEUVE 1390 PRÈS DU PARC HAMPSTEAD 2880 VUE SUR LE GOLF | GARAGE 2290 LE SANCTUAIRE | VUE SUR LE BOISÉ 2950 SPACIEUX JARDIN | GARAGE 1190 LES VISITES LIBRES Consultez les ?ches détaillées au Bardagi.com/[code de 4 chiffres] Contactez-nous : 514 700-2237 | Bardagi.com PROPRIÉTÉS UNIQUES VOUS ATTENDENT CE DIMANCHE DES Contactez-nous ! 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