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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-03-14, Collections de BAnQ.

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[" LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 // CAHIER B CULTURE CULTURE Un nouveau rôle international pour Simon Brault | B 7 MONDE Le Royaume-Uni toujours dans le brouillard | B 8 CULTURE Kiinalik, un spectacle issu d\u2019une rencontre aussi fructueuse qu\u2019improbable | B 2 Jean-Luc Murray est le premier directeur du MNBAQ en 25 ans, si ce n\u2019est davantage, à ne pas avoir un passé de conservateur.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR F Ce musée sera aussi enthousiasmant que ce que les équipes ont dans le ventre.Après le tumulte du projet immobilier, il faut les remettre dans un état de rêver.JEAN-LUC MURRAY » JÉRÔME DELGADO COLLABORATEUR LE DEVOIR ARTS VISUELS Vers un MNBAQ de « découvreur », Jean-Luc Murray à la barre Le nouveau directeur du musée d\u2019État veut trouver des projets pour faire rêver de nouveau «Si on veut avoir l\u2019air intelligent, on parle de concaténation, [sinon] c\u2019est simplement la chanson Trois petits chats.» C\u2019est par cette comparaison, citée pour évoquer le travail de l\u2019historien de l\u2019art Jean-Hubert Martin, que Jean-Luc Murray a révélé toute sa personnalité.Sa tâche sera de placer le MNBAQ entre les pôles intellectuel et émotif.« On ne sait pas exactement ce qu\u2019on veut faire, mais ce que je dis, c\u2019est que ce n\u2019est pas normal qu\u2019un visiteur sorte d\u2019un musée sans avoir été confronté, séduit, désarçonné », estime-t-il.Directeur atypique Jean-Luc Murray est le premier directeur du MNBAQ en 25 ans, si ce n\u2019est davantage, à ne pas avoir un passé de conservateur.Artiste de formation, le natif de Charlevoix a néanmoins occupé de multiples fonctions dans de multiples musées québécois.Il se qualifie lui-même de « fier produit de la muséologie ».C\u2019est dans les services d\u2019éducation, notamment au Musée des beaux-arts de Montréal (2009-2016), qu\u2019il a fait sa réputation.Pour un directeur, son profil « est assez atypique », reconnaît celui qui a quand même dirigé le Musée de Char- levoix entre 2007 et 2009.« C\u2019est probablement [une conséquence] de la volonté des musées de rendre plus accessibles les œuvres », juge-t-il au sujet de sa propre nomination.Le nouvel homme fort du MNBAQ n\u2019obtient pas carte blanche, puisqu\u2019un «plan stratégique» court jusqu\u2019en 2022.Dans le dernier rapport annuel, la présidente du conseil d\u2019administration, Christiane Germain, évoque même l\u2019occasion de «voir loin et grand».Le budget du musée d\u2019État tourne autour de 20 millions de dollars.S\u2019il concède que le MNBAQ n\u2019est pas riche, M.Murray a été rassuré par le crédit que le nouveau gouvernement caquiste lui accordera lors du prochain budget.« On ne saute pas au plafond, mais on est satisfaits », confie-t-il.Jean-Luc Murray a compris le plan stratégique comme celui de se diriger vers « un musée citoyen, inclusif, un lieu de vie ».Après le chantier autour du pavillon Lassonde, place au « chantier humain ».« On est dans la phase où il faut humaniser le musée.Le premier humain dont on doit s\u2019occuper, ce sont nos employés », dit-il, reconnaissant par là l\u2019essoufflement auquel a été poussé le personnel.S\u2019il évoque du bout des lèvres la suppression de postes pendant le chantier du pavillon Lassonde, il assure être désormais dans un processus d\u2019embauche.Deux semaines après l\u2019entrevue, le MNBAQ annonce en effet chercher notamment deux nouveaux directeurs (à la médiation et expérience des visiteurs et aux communications et marketing).En tout, précise M.Murray, « une dizaine de postes sont à pourvoir ».Ingrédient secret à trouver Ambitieux, Jean-Luc Murray ne prétend pas arriver avec ses gros sabots.Il préfère d\u2019ailleurs se présenter comme un collègue plutôt que comme un patron.Il tend la main et l\u2019oreille, valorise la communication.C\u2019est avec tous les employés que le MNBAQ se redéfinira.« Ce musée sera aussi enthousiasmant que ce que les équipes ont dans le ventre.Après le tumulte du projet immobilier, il faut les remettre dans un état de rêver.» Les défis ne manquent certes pas.Le directeur général veut trouver « le dénominateur commun » avec les gens de la conservation, donne-t-il en exemple.Sinon, il manque un « petit ingrédient secret », celui qui poussera plus loin le musée.« Notre force d\u2019attraction pour l\u2019instant n\u2019est pas sur nos collections, elle est sur notre savoir-faire et nos bâtiments.À un moment donné, on aura l\u2019ingrédient supplémentaire et ce sera la personnalité du musée », dit-il, dans son langage imagé, lorsqu\u2019on le questionne sur ses visées internationales.Le directeur ne donne pas de détails sur les collaborations futures avec l\u2019étranger, sinon que ses récentes visites à Dallas et à Paris sont liées à de «bonnes idées».Il faut préciser que la programmation est déjà ficelée jusqu\u2019en 2021.Le prochain gros morceau s\u2019intitule Miró à Majorque.Un esprit libre, prévu pour l\u2019été et issu d\u2019une collaboration avec la fondation du peintre catalan.Ludique, surprenant, inclusif\u2026 Dans la bouche de Jean-Luc Murray, ces mots font la qualité d\u2019une exposition et de sa muséographie.Sans avoir de projets précis d\u2019expositions \u2014 ou sans vouloir encore les dévoiler, qui sait ?\u2014, il mise sur le mélange des genres, les rapprochements inusités entre, par exemple, un objet ethnographique et un tableau abstrait.Ce qu\u2019il a vu ces derniers mois en Europe, à La Piscine, musée de Roubaix, près de Lille, au Musée de la chasse et de la nature, à Paris, ou encore au Musée d\u2019ethnographie de Neuchâtel, lui donne raison.Il assure ne pas vouloir changer la mission du MNBAQ, mais sait qu\u2019il faut ouvrir davantage ses portes à des arts moins soutenus.La nouvelle exposition tirée des collections \u2014 350 ans de pratiques artistiques au Québec \u2014 fait le constat d\u2019un musée peu représentatif des diversités.« Il faut moins aller dans le collec- tionnement classique d\u2019artistes reconnus.Ça change la posture du musée, qui sera moins dans la validation, davantage dans un discours de découvreur, d\u2019explorateur », affirme Jean- Luc Murray.aire rêver, à nouveau.Jean-Luc Murray arrive à la tête du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) avec la ferme intention de relancer l\u2019établissement public sur les rails d\u2019une nouvelle grande aventure.Elle reste à définir, mais rien ne semble plus beau au successeur de Line Ouellet que de réinventer la roue.«J\u2019ai accepté le mandat, dit-il lors de sa première entrevue depuis sa nomination en novembre, parce que le conseil d\u2019administration ne cherchait pas le statu quo.Il cherche quelque chose.Quoi?Ce n\u2019est pas exprimé clairement, mais on a aimé mon enthousiasme à l\u2019idée de tenter l\u2019aventure.» Quelque part entre l\u2019établi et l\u2019inconnu.Entre le « tumulte immobilier » d\u2019hier \u2014 ce sont ses mots pour évoquer le pavillon Lassonde, inauguré en 2016 \u2014 et le rêve de demain.Ou entre le savant et le populaire.Pris dans d\u2019inévitables entre-deux, le MNBAQ doit trouver un juste équilibre, dit son nouveau directeur général. LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy District 31 Infoman 1res fois / Ariane Moffatt Enquête Le Téléjournal Sports express /23h05 Entrée principale TVA TVA nouvelles Le Tricheur LOL :-) La Dérape Le bon docteur J.E.Tu ne m'as pas TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 MESSE NOIRE (2015) TQ Pat'Patrouille Passager Génial! Mc$ween De garde 24/7 / Enseignement Dans les médias House of Cards (v.f.) L'amour au temps du Génial! V Souper parfait Souper parfait Rire et délire Rire et délire L'amour est dans le pré L'Open Mic Chicago Police Rire et délire Souper parfait NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Mordus de politique Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Ouragan L'enquête de ma vie Criminels 2.0 Munch Journal/ C à dire Journal Afrique Politique D Cauchemar sur l'autoroute Routiers de l'Outback De l'or sous la glace Harceleurs de stars Docu-D / La femme qui aimait les girafes L'ombre VIE ByeMaison Quoi ton plan?Quintuplées / La Saint-Valentin SPCA en action SPCA en action Catastrophe Ouvrez, jamais Faites-nous Quais ByeMaison Quoi ton plan?Cinéma MAX Dr House / Maladie d'amour Le mentaliste Chicago Justice Esprits criminels Lucifer / Parole de diable Dr House / Cours magistral Chicago VRAK Big Bang Rencontrée Le chalet Clash Les Foster Riverdale (v.f.) Le chalet Clash Flashpoint / Désespoir de cause Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LNH Hockey / Canadiens de Montréal c.Islanders de New York (D) L'antichambre (D) Sports 30 Canadiens express / Mtl./N.Y.I.L'antichambre HISTORIA De l'acier et du feu Mordus Mordus Fous bolides Fous bolides Du muscle sous le capot Belles ordures Dieux du ciel Chasseurs ICI ARTV 17h30 Downton Abbey Sois Moi et l'autre Esprit critique Conséquences Conséquences LAURENCE ANYWAYS (2012) Melvil Poupaud.EXPLORA Animal Fight Club (v.f.) Alliances naturelles Supercherie chocolat Les génies de Stephen Hawking Repères Hackers Hackers Pharmachien Manger SÉRIES+ La loi et l'ordre: Crimes sexuels Bull (v.f.) Doubt / Famille, je vous aime! Une lutte exemplaire / Jour 450 Crimes majeurs Détectives privés Blue Bloods Z Tout s'explique! Seuls et tout nus XL BattleBots: Combats de robots Talk show Comédie Star Trek: Discovery LES MESSAGERS (2007) Kristen Stewart.C.SAVOIR 17h30 Ombre Ombre doute 19h25 Publica.Semaine Verte 20h10 Prof Publication uni.Dactylo Hollywood 22h25 Fabrique Arrêt monde Réparer nature 23h50 Filmez! Cogito ÉVASION Plages top secrètes Benoit à la plage Splendides hôtels Croisières de rêve Soleil tout inclus / Punta Cana Le monde Panique amb.Coups de Food TFO Maxi/ S.O.S.! Top!/ Top! Flip Amélie Les sapiens Motel Monstre ERREUR DE LA BANQUE EN VOTRE FAVEUR (2009) 23h25 L'ITALIEN (2010) Kad Merad.Cinépop Cinéma 18h35 SEPT ANS DE RÉFLEXION (1954) 20h20 ARMÉ ET DANGEREUX (1986) 21h50 LA GUERRE DES ROSES (1989) Danny DeVito.23h50 LE JOUR DE L'INDÉPE.SÉcran 17h50 ALPHA (2018) Kodi Smit-McPhee.TURBULENCES (2017) Dolph Lungren.LA ROMANTIQUE DÉSESPÉRÉE (2018) 22h25 BREXIT (2019) Benedict Cumberbatch.Cinéma Planète La Montagne Magique Or maison Dinosaures Einstein Histoire de l'Amérique Si l'évolution / La taille Expédition Bornéo Entrer l'accusé MATV 514 Undisco.CityLife Métropolitique Zoom REGARD Projection libre Présence autochtone Zoom REGARD CityLife Concordia Film ART Impact Curious City CBC CBCNews JFL: Gags Schitt's Creek Coronation St.Still Standing Still Standing Workin' Moms Comedy Fest CBC News: The National CBCNews Reflections Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Big Bang Young Sheldon Station 19 / I Fought the Law Law & Order: S.V.U./ Missing CTV National News Montreal 0h05 Daily S.GBL Global National Global News Ent.Tonight E.T.Canada Big Brother Canada Superstore Will & Grace S.W.A.T./ Never Again Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Grey's Anatomy Station 19 / I Fought the Law For the People / This Is America News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6 p.m.Evening News Ent.Tonight The Big Bang Fam Young Sheldon Fam S.W.A.T./ Never Again News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune Superstore A.P.Bio Brooklyn 99 Will & Grace Law & Order: S.V.U./ Missing 11pm News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour QUEBEC: THE DEVIL'S SHARE (2017) Celtic Woman: Ancient Land Amanpour and Company Business PBS (57) News Business PBS NewsHour A People's Soundtrack The New York Cantors World News Amanpour and Company UNIS Cochon dingue Échappe Fous animaux L'académie Mira Chez nous Liberté Louis la faune Web Thérapie Balade Tor.Peaky Blinders L'espionne HBO1 18h15 Number 18h35 Robin Williams: Come Inside My Mind HighMain 21h05 Crashing 21h35 Last Wk 22h05 Adnan Syed 23h15 I Am Paul Walker AddikTV BRAQUEURS (2011) avec Ryan Phillippe, Bruce Willis.La liste noire / Les otages Le trône de fer / Les vents de l'hiver Salvation: Désastre imminent La pécheresse TVA Sports 17h00 JiC RAW WTA Tennis - BNP Paribas Quart de finale #4 (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports L'Impact Point de mire 03/14 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce soir Déchets urbains Un reportage suit la trace des sols plus ou moins contaminés extraits des chantiers de la métropole jusque dans nos campagnes, souvent pas très loin de terres agricoles.Enquête, Radio-Canada, 21h Pionnière oubliée Ce documentaire sort de l\u2019ombre la chercheuse canadienne Anne Innis Dagg, la première «girafologue» au monde.On nous explique les tristes raisons de cet «oubli».La femme qui aimait les girafes, Canal D, 22h Accepter la différence en famille Cette minisérie britannique raconte avec sensibilité et un certain didactisme l\u2019urgence d\u2019un préadolescent qui s\u2019est toujours identifié comme une fille à se montrer sous son vrai jour, et le processus d\u2019acceptation de sa famille.De Max à Maxine, Tou.tv Extra Amélie Gaudreau Parmi les pianistes majeurs de la jeune génération, il y a un esthète du son que nous brûlions de voir à Montréal: Pavel Kolesnikov, désormais habitué de nos palmarès des disques de l\u2019année.C\u2019est le Ladies\u2019 Morning Musical Club (LMMC) qui nous l\u2019amènera le 5 avril 2020.Comme ces dames ont un goût exquis, elles ouvriront leur 128esaison avec un pianiste de la même trempe: Christian Black- shaw.Il ne manquait plus que Benjamin Grosvenor dans le portrait.Il viendra aussi, avec la violoniste Hyeyoon Park, en décembre.Très souvent, au cours de cette histoire plus que centenaire, le LMMC a été à l\u2019affût des nouveaux talents.Il en est ainsi avec la venue de la nouvelle vedette du violoncelle français, Victor Julien-Laferrière, vainqueur en 2017 du Concours musical international Reine Élisabeth de Belgique (27 octobre).Le violoniste de la saison sera James Ehnes, en avril, et les quatuors, les Her- mès, Elias, Pavel Haas, et l\u2019American String Quartet.Le panorama sera complété, en février par le Trio Montrose, composé de Jon Kimura Parker, Martin Beaver et Clive Greensmith.Renseignements : lmmc.com Christophe Huss À METTRE AU CALENDRIER La critique de Mélanie Carpen- tier du spectacle Phenomena, d\u2019Ismaël Mouaraki, présenté à l\u2019Agora de la danse, sur nos plate- formes numériques.À LIRE DAVID WONG CHRISTIAN SAINT-PIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR Le Buddies in Bad Times Theatre nous fait ces jours-ci l\u2019honneur d\u2019une troisième visite à Espace Libre.La compagnie queer de Toronto présente Kiinalik: These Sharp Tools, une création d\u2019Evalyn Parry et Laakkuluk Williamson Bathory.C\u2019est à bord d\u2019un navire à coque renforcée contre les glaces, lors d\u2019une expédition d\u2019éducation environnementale dans l\u2019Arctique, d\u2019Iqaluit au Nunavut à Kan- gerlussuaq au Groenland, que les deux artistes se sont connues, puis, malgré des parcours dissemblables, reconnues.Le spectacle est une pièce et un concert, parfois une performance, mais surtout une conversation, le récit d\u2019un échange, celui d\u2019un apprivoisement entre deux femmes, l\u2019une du Nord et l\u2019autre du Sud, qui ont su dépasser les apparences, déceler et même célébrer les différences, pour finalement constater entre elles une certaine parenté.Queer, habitant Toronto, à la tête du Buddies depuis 2015, Evalyn Parry est une artiste de théâtre et une au- teure-compositrice-interprète.Inuite, habitant Iqaluit, Laakkuluk Williamson Ba- thory est performeuse, comédienne, conteuse et écrivaine.Alors que la première s\u2019exprime notamment à travers la musique folk et le spoken word, la seconde œuvre entre autres à transmettre et à revisiter la mythologie inuite.Puisque les deux créatrices investissent dans leur art autant de talent que de conviction, le voyage en leur compagnie est un régal.S\u2019adressant d\u2019emblée et sans ambages au public, elles CRITIQUE THÉÂTRE Brise-glace Kiinalik est issu d\u2019une rencontre aussi fructueuse qu\u2019improbable jettent les bases d\u2019une représentation qui alternera sans cesse et tout naturellement entre l\u2019éducation et la poésie, l\u2019histoire et la musique, le devoir de mémoire et l\u2019éventualité d\u2019une réconciliation.Exprimant à la fois la beauté immense de la cryosphère et l\u2019ampleur de la menace qui plane sur elle, les deux femmes donnent à voir les plaies ouvertes de la colonisation et du déracinement, mais aussi celles de l\u2019industrialisation et des changements climatiques, mettant ainsi en relief nos paradoxes, nos contradictions, nos absurdités, certains des mensonges et des demi-vérités sur lesquels sont fondées nos sociétés.La pièce maîtresse de la soirée est sans contredit l\u2019uaajeerneq, une danse puissante et viscérale, une pratique qui existait déjà à l\u2019époque préchrétienne et que Laakkuluk Williamson Bathory s\u2019autorise à faire évoluer.Le visage transformé en un masque inquiétant, les joues gonflées, l\u2019artiste se métamorphose sous nos yeux en une créature plus grande que nature, un être qui tient à la fois du clown, de la bête et de la divinité.Quand elle s\u2019aventure dans les gradins, qu\u2019elle enjambe les sièges, qu\u2019elle hurle sa colère et son amusement, sa rage et son désir, tout le monde, sans exception, retient son souffle.Kiinalik : These Sharp Tools Texte et interprétation : Evalyn Parry et Laakkuluk Williamson Bathory.Mise en scène: Erin Brubacher.Une production du Buddies in Bad Times Theatre.À Espace Libre jusqu\u2019au 16 mars.En anglais et en inuktitut, avec surtitres français.Puisque les deux créatrices, Evalyn Parry et Laakkuluk Williamson Bathory, investissent dans leur art autant de talent que de conviction, le voyage en leur compagnie est un régal.JEREMY MIMNAGH La critique de Christophe Huss du War Requiem de Benjamin Britten par l\u2019Orchestre symphonique du Conservatoire sous la direction de Jacques La- combe, présenté à la Maison symphonique, sur nos plate- formes numériques.À LIRE STEVE J.SHERMAN Concurrence : Spotify attaque Apple à Bruxelles STOCKHOLM \u2014 Le suédois Spotify, numéro un mondial de l\u2019écoute de musique en ligne, a annoncé mercredi saisir la Commission européenne contre la firme américaine Apple pour abus de position dominante sur le marché de la musique en ligne.«Ces dernières années, Apple a introduit des règles dans l\u2019App Store qui limitent intentionnellement le choix et étouffent l\u2019innovation [\u2026], agissant à la fois en juge et partie pour désavantager délibérément les autres développeurs d\u2019applications», a fait valoir le cofondateur de Spotify, Daniel Ek, dans un communiqué.Spotify reproche notamment à la firme américaine, propriétaire à la fois du système d\u2019exploitation iOS et de l\u2019App Store, d\u2019imposer un droit de 30% aux services de musique en ligne qui vendent leur abonnement via sa boutique, enchérissant d\u2019autant le coût de l\u2019abonnement pour les utilisateurs.Spotify affirme avoir «vainement tenté» de résoudre ces contentieux «directement avec Apple».«Spotify a déposé une plainte \u201cinformelle\u201d contre Apple devant la Commission européenne pour abus de position dominante il y a trois ans», a indiqué Jacques Lafitte, de la société de conseil Avisa à Bruxelles.Mercredi, Spotify a déposé une plainte «formelle», ce qui met davantage la pression sur la Commission, qui peut décider d\u2019instruire ou de rejeter la plainte.Agence France-Presse France : une charte contre le harcèlement sexuel dans des médias PARIS \u2014 Une vingtaine de groupes de médias et de communication français ont signé mercredi une charte de bonne conduite contre le harcèlement sexuel et les agissements sexistes, quelques semaines après la révélation d\u2019un scandale impliquant plusieurs journalistes et communicants.France Télévisions, Disney, TF1, Canal+, M6, Lagardère, Mediawan, Radio France, Havas ou encore SFR, entre autres, ont signé au ministère de la Culture cette charte portée par l\u2019association Pour les femmes dans les médias.Cet engagement intervient alors que le monde des médias français a été secoué par l\u2019affaire de la Ligue du LOL, un groupe de journalistes et de communicants qui harcelaient sur Internet principalement des jeunes femmes.Les médias signataires s\u2019engagent notamment à informer leurs salariés, à mettre en place un dispositif d\u2019écoute et d\u2019aide aux victimes et à partager leurs bonnes pratiques.Une enquête menée en ligne par des collectifs féministes a fait état début mars de violences sexistes et sexuelles «massives» dans les médias, se basant aussi sur des témoignages anonymes.Des cas à Europe 1, à RMC ou au Monde ont également été rendus publics ces derniers jours.Agence France-Presse EN BREF Le spectacle est une pièce et un concert, parfois une performance, mais surtout une conversation, le récit d\u2019un échange, celui d\u2019un apprivoisement entre deux femmes, l\u2019une du Nord et l\u2019autre du Sud LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 B 3 CULTURE Parole de jeune Québécois ! Bien des indépendantistes de la première heure, qui observaient lundi avec stupeur, peine, sympathie ou rage la jeune députée Catherine Fournier décrire le PQ comme un parti de perdants, après avoir claqué sa porte, ont cherché des clés pour comprendre cette génération moins lyrique que la leur.Baveuse et traîtresse, qui plus est.Ces jours-ci, chose certaine, les témoignages de jeunes Québécois sur l\u2019identité, les velléités d\u2019indépendance et le rapport au français ne manquent guère.Autant tendre l\u2019oreille.Ils ne « twittent » pas.Ils parlent.Le documentaire La fin des terres de Loïc Darses, en salle depuis mardi, et I speak français de Karine Marceau, en ondes à Télé-Québec le 20 mars, tendent le crachoir aux millénariaux.Du coup, leurs propos s\u2019ancrent dans l\u2019actualité des derniers jours, dont le virage du PQ pour remettre le cap sur l\u2019indépendance.À défaut de les voir offrir des réponses claires aux questions posées \u2014 mais que comptent-ils faire avec le legs du passé ?\u2014, les entendre s\u2019exprimer avec autant d\u2019aplomb que de points de suspension captive.La fin des terres, fine mosaïque remarquablement maîtrisée, a assuré la clôture des Rendez-vous du cinéma québécois le 2 mars dernier.Dix-sept jeunes y causent d\u2019indépendance et de territoire.Les référendums se sont joués et perdus avant leur règne.Les batailles identitaires relèvent pour eux d\u2019une mythologie.À cloche-pied entre la course du rat, les combats des aînés lourds à porter, les écrans multiples, la planète en péril, une aspiration à quelque chose de plus se tord en eux, sans trouver son cri primal.Ce premier long métrage poétique, en montage de voix hors champ et de musiques inspirées, sur des images sublimes, parfois déstructurées, offre l\u2019allégorie d\u2019un vide.Car ces tunnels, ces champs, ces rives, ces glaces, ces voûtes, ces bâtiments anciens ou modernes y défilent sans humains ou presque.Les jeunes à sa proue, tous engagés et éloquents, plusieurs très connus, on ne les verra jamais.Leurs 17 noms au générique les désignent pure laine ou métissés, parfois issus de parents illustres.Il ne sera pas question de Québec solidaire, même si son ombre plane, davantage du PQ en figure tutélaire, du Printemps érable en aventure inachevée, de l\u2019immigration et des Premières Nations, avec allergie à l\u2019entre-soi.Les images d\u2019archives montrant Michel Chartrand, Gaston Miron ou Pierre Falardeau en train de haranguer les foules leur ont procuré jadis des émois rétrospectifs.Ils auraient aimé y être, sauf que\u2026 ODILE TREMBLAY CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Le chef de la direction du Conseil des arts du Canada, Simon Brault, a été élu à la présidence de la Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles (IFACCA), dont le 8econgrès mondial se déroule cette semaine à Kuala Lumpur, en Malaisie.M.Brault devient ainsi le premier Canadien et le premier francophone à la tête de cette institution.L\u2019idée même de la création d\u2019une Fédération internationale des conseils des arts a pourtant germé à Ottawa, alors que sa prédecesseure Shirley Thomson présidait le Conseil des arts du Canada.Cette Fédération a l\u2019avantage, selon M.Brault, d\u2019avoir des leviers plus prompts et plus légers, en matière de culture, que la grande institution internationale qu\u2019est l\u2019UNESCO, par exemple.Au congrès de cette semaine, c\u2019est aussi la situation de l\u2019art à l\u2019ère du numérique qui a particulièrement retenu l\u2019attention des participants.À ce sujet, Simon Brault parle d\u2019une «situation extrême de pouvoir et de contrôle», au sujet des GAFA, ces grands joueurs de l\u2019industrie numérique, et des algorithmes dont ils tiennent les commandes.Dans ce contexte, les travaux menés par l\u2019UNESCO à ce sujet peuvent mettre des années à porter leurs fruits, mentionne-t-il.Un nouveau rôle international pour Simon Brault Il devient le premier Canadien et le premier francophone à prendre la tête de la Fédération internationale des Conseils des arts et agences culturelles TONY FOUHSE La question, c\u2019est de savoir comment les arts vont non seulement survivre [à l\u2019ère numérique], mais réussir à y être découverts et à y être remarqués SIMON BRAULT » Sans gommer la trame dramatique sous-jacente, Jonathan Garfinkel a écrit une fable ingénieuse, avec plusieurs éléments du récit symboliques de la situation politique.MAXIM PARÉ FORTIN MARIE LABRECQUE COLLABORATRICE LE DEVOIR Qui aurait pensé voir sur nos scènes, à quelques mois d\u2019intervalle, deux pièces aborder l\u2019épineux conflit israélo-palesti- nien ?Le texte du Canadien Jonathan Garfinkel présenté à La Licorne a toutefois peu en commun avec Oslo, offert chez Jean-Duceppe l\u2019automne dernier.Lui-même de culture juive, l\u2019auteur de La maison aux 67 langues y accuse l\u2019absurdité de cette tragédie apparemment insoluble, rejouée depuis des décennies, à travers une sorte de réalisme magique.Jouée au Tarragon Theatre dès 2009, mais créée en français pour la première fois, grâce à une traduction de François Archambault, la pièce s\u2019appuie sur une métaphore : le territoire disputé s\u2019incarne dans une maison de Jérusalem dont deux hommes réclament la propriété.Or, la demeure parlante à corps humain (savoureuse Violette Chau- veau) s\u2019est promise à chaque parti.Un ancien général israélien (Daniel Gadouas) y habite avec son fils, un miraculé repêché sur le Jourdain \u2014 c\u2019est du moins la légende qu\u2019il lui raconte.À la logique guerrière du « tuer ou se faire tuer » professée par son père, l\u2019adolescent préfère l\u2019amour.Ou du moins le\u2026 cunnilingus.Frappé d\u2019une illumination, ce personnage, campé par Gabriel Szabo avec une conviction, une fraîcheur absolument irrésistibles, n\u2019en démord pas : une révolution par le sexe oral pourrait sauver le Moyen-Orient.Frappe un jour à la porte un universitaire palestinien (Ariel Ifergan), qui revendique la maison \u2014 elle lui fait fête \u2014 et s\u2019enferme dans la salle de bain.Les deux ennemis en viendront à un compromis négocié, qui implique d\u2019écrire la vie du général.Une histoire qui est peut- être aussi une mythologie et sur laquelle ils ne s\u2019entendent pas.L\u2019espoir viendra peut-être de leur descendance respective, lassée des mensonges paternels\u2026 CRITIQUE THÉÂTRE Un orgasme pour la paix au Moyen-Orient La maison aux 67 langues aborde le conflit israélo- palestinien par l\u2019absurde Sans gommer la trame dramatique sous-jacente, Jonathan Garfinkel a écrit une fable ingénieuse, avec plusieurs éléments du récit symboliques de la situation politique.Il manie par contre un mélange de genres ou de niveaux humoristiques \u2014 dont un occasionnel registre plus trivial.Pas évident, me sem- ble-t-il, de trouver le ton qui permettrait à cet univers de complètement prendre son envol.Puisant son assise dans une région baignée de mysticisme, la veine fantaisiste trouve par contre une incarnation assez délicieuse.Ainsi ce chameau qui fait office de narrateur philosophe (!) et auquel Frédéric Desager prête une parfaite suavité.On a droit aussi à certaines belles scènes flirtant avec une poésie onirique, inspirées notamment par la perspective d\u2019un astronaute israélien.L\u2019imagination, le pouvoir d\u2019évocation sont aussi le ressort de la production dirigée par Philippe Lambert.Offerte dans un espace dépouillé, une scène paraissant en chantier \u2014 un peu comme une maison encore à construire \u2014, elle laisse place à sa bonne distribution (qui inclut aussi les talentueuses Alice Pas- cual et Mounia Zahzam).L\u2019imagination : c\u2019est peut-être, après tout, la clé pour parvenir à vraiment comprendre l\u2019autre, lorsque chaque camp est enfermé dans sa propre souffrance\u2026 La maison aux 67 langues Texte de Jonathan Garfinkel.Traduction de François Archambault.Mise en scène de Philippe Lambert.Production de la compagnie Pas de Panique.Jusqu\u2019au 23 mars, à La Licorne.« La question, c\u2019est de savoir comment les arts vont non seulement survivre [à l\u2019ère numérique], mais réussir à y être découverts et à y être remarqués », dit M.Brault.Il cite la remarque d\u2019un participant au Congrès pour qui le rôle des arts et de la culture est précisément d\u2019« attirer l\u2019attention sur ce qui compte vraiment ».À travers la Fédération, Simon Brault espère notamment faciliter la découverte de certains artistes à l\u2019étranger, et favoriser les tournées et la mise sur pied de résidences.« Au-delà du financement, dit-il, nous jouons un rôle de conseiller et d\u2019accompagnateur», dit-il.La Fédération internationale des conseils des arts et des agences culturelles regroupe des institutions de 80 pays sur cinq continents.On y rencontre tant des représentants de conseils des arts que des délégués de ministères de la Culture, ou d\u2019agences culturelles.« Les contextes varient énormément », dit M.Brault.Reste que, malgré cette différence de contexte d\u2019un continent à l\u2019autre, « les enjeux sont à peu près les mêmes partout dans le monde, dit-il.Ce sont les grands débats sur le numérique et sur la place des arts vivants et de la littérature sur le Web, les enjeux de la liberté d\u2019expression et de tout ce qui touche l\u2019organisation de la culture.Il y a des enjeux économiques aussi ».Dans ce contexte, le Canada peut aussi partager son expertise, même si une formule qui fonctionne dans un pays ne fonctionne pas nécessairement dans un autre.M.Brault souhaite aussi faciliter la formation de nouveaux leaders des industries culturelles, et donner aux jeunes accès aux grandes institutions.Pas si drôle de vivre son âge tendre aujourd\u2019hui.L\u2019avenir est une menace, la mondialisation galope, la langue dérape.« Préserver l\u2019héritage de nos pères, c\u2019est romantique comme idée, mais c\u2019est pas ça qui va mobiliser les jeunes de mon âge », lance une voix en quête d\u2019un nouveau chemin.Le combat pour l\u2019indépendance ne les rebute pas en soi ; la politique en général, souvent.Cette cape d\u2019éternelles victimes dans laquelle s\u2019enroulent plusieurs souverainistes les éloigne du courant identitaire : pas d\u2019unanimité ni d\u2019élan fu- sionnel pour ce concert de voix.Faut dire que l\u2019époque ne s\u2019y prête guère\u2026 Dans le documentaire de Télé-Québec I speak français, c\u2019est du fleuron de la langue qu\u2019il est question, sondage à l\u2019appui auprès des 18-30 ans.Quelque 60 % d\u2019entre eux souhaitent rouvrir la loi 101 pour permettre aux élèves de fréquenter l\u2019école anglaise avant le cégep ; ce qui effraie.L\u2019anglais ne constitue pas à leur avis une menace, plutôt un outil de communication pratique et universel.Ils ont raison sur ce point.Ce n\u2019est pas en conspuant la langue du vainqueur que le Québec fera aimer celle des premiers colons, mais en respectant cette dernière.Ce français, ces millénariaux le parlent mal et le sentent disparaître.Après 50 ans d\u2019école obligatoire, nos compatriotes devraient maîtriser leur outil linguistique bien mieux que ça.Ils le savent.Nous aussi.La société entière est responsable de la dérive du français chez nous.On est forts pour brandir les grands principes identitaires, hurler contre le « Bonjour, hi ».À l\u2019heure de valoriser la culture, le savoir, la qualité de la langue, il n\u2019y a plus grand monde, ni au gouvernement, ni dans les médias, ni même à l\u2019école, pour prêcher par l\u2019exemple.Et cette pénurie d\u2019enseignants qui ne sont des modèles pour personne\u2026 Ça prendrait un immense effort collectif pour donner aux enfants l\u2019envie de se battre pour le français dans notre bout d\u2019Amérique.Le rêve d\u2019indépendance passe par la langue, mais la simple fierté nationale tout autant.En regardant ces documentaires-là, on songe qu\u2019il serait injuste de blâmer les millénariaux \u2014 renégats ou pas.Allô, Catherine Fournier ! \u2014 pour les bris de transmission.Car le Québec de demain, c\u2019est tout le monde qui persiste à le fabriquer plus croche encore que celui d\u2019aujourd\u2019hui.Pas si drôle de vivre son âge tendre aujourd\u2019hui.L\u2019avenir est une menace, la mondialisation galope, la langue dérape.« Préserver l\u2019héritage de nos pères, c\u2019est romantique comme idée, mais c\u2019est pas ça qui va mobiliser les jeunes de mon âge », lance une voix en quête d\u2019un nouveau chemin. ÉCONOMIE B 4 LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 AVIS DE DÉCÈS GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Ils sont toujours plus nombreux et demeurent difficiles à pourvoir.Les postes vacants s\u2019insèrent à la fois dans une dynamique de pénurie de main-d\u2019œuvre, de surqualification et d\u2019inadéquation aux besoins exprimés.Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins, a publié mercredi une petite étude de cinq pages proposant un regard sectoriel et régional sur le phénomène de pénurie de main- d\u2019œuvre.Un phénomène qui touche l\u2019ensemble canadien, mais qui se veut plus accentué au Québec, où le bassin de travailleurs potentiels mesuré par la population âgée de 15 à 64 ans a cessé de croître en raison du vieillissement de la population.« Le nombre de postes vacants a grimpé en flèche et certaines régions affichent même la croissance la plus rapide parmi toutes les régions du Canada », ajoute l\u2019économiste pour illustrer le contraste québécois.En fait, Statistique Canada indique que sept des dix régions économiques affichant les taux de croissance de postes vacants les plus élevés se retrouvent au Québec.Phénomène canadien Statistique Canada le disait aussi en janvier.L\u2019augmentation touche l\u2019ensemble des provinces, « une première depuis le début de la série en 2015 », la plus prononcée se mesurant au Québec, avec un gain de 35,5 % à 118 520 postes vacants sur les 551 000 que l\u2019on dénombre à l\u2019échelle canadienne.Pour sa part, le taux de postes vacants, qui se mesure sur la somme de tous les postes occupés et vacants, a bondi de 0,7 point à 3,2 % d\u2019une année à l\u2019autre pour afficher l\u2019une des plus fortes progressions au Canada.Une réalité qui s\u2019étend à l\u2019ensemble des champs d\u2019expertise, mais qui se veut concentrée dans les secteurs des soins de santé et de l\u2019assistance sociale, des services d\u2019hébergement et de restauration et de la fabrication.120 000 postes Hélène Bégin retient aussi que près de 120 000 postes étaient à pourvoir au Québec au troisième trimestre, soit presque le double d\u2019il y a deux ans.Évidemment, la longue croissance économique a produit ses effets en stimulant le marché du travail et en abaissant le nombre de chômeurs.Un grand résultat : le taux de chômage québécois est tombé à 5,5 % l\u2019an dernier, à son niveau le plus bas depuis le début des années 1960, sous celui de 5,6 % mesuré en Ontario.« Il s\u2019agit d\u2019une première depuis le début des statistiques annuelles en 1946 », écrit-elle.Fin de la réjouissance.Au-delà de cette comparaison, l\u2019Ontario bénéficie encore d\u2019une structure d\u2019âge favorable, alors que le Québec doit jongler avec un choc démographique et un solde migratoire défavorable.Restent la surqualifi- cation et l\u2019inadéquation aux besoins exprimés.Statistique Canada soulignait que le niveau minimal de scolarité recherché pour 63,3 % des postes vacants était un diplôme d\u2019études secondaires ou moins, alors que 12 % exigeaient un baccalauréat ou plus.De plus, près de la moitié des postes vacants nécessitent moins d\u2019un an d\u2019expérience.« Ce type de profil s\u2019accompagne bien souvent de salaires relativement faibles et de peu de possibilités d\u2019avancement », souligne Hélène Bégin.Parmi les autres variables, il a déjà été écrit que, aux prises avec un problème criant d\u2019analphabétisme, le Québec fait face à un déficit de littératie qui génère un enjeu d\u2019employabilité.L\u2019effet de ce déficit s\u2019en trouve exacerbé dans un secteur manufacturier sensible aux contrecoups de la délocalisation, de l\u2019automatisation et de l\u2019intelligence artificielle.Le secteur manufacturier abrite, d\u2019ailleurs, le besoin de main-d\u2019œuvre le plus ressenti (18 105), suivi de l\u2019hébergement et la restauration (13 580), du commerce de détail (13 430) et des soins de santé (13 240).Gains de productivité S\u2019ajoute à l\u2019équation une carence quasi chronique en gains de productivité dans l\u2019économie québécoise.En y répondant par l\u2019automatisation, robotisation et intelligence artificielle provoqueront leur lot de chômeurs technologiques et exacerberont le problème criant d\u2019employabilité, a déjà conclu une étude de l\u2019Institut du Québec.Reste la dimension géographique, qui ajoute un élément de disparité.« La population en âge de travailler diminue dans la plupart des régions du Québec, et davantage dans celles plus éloignées des principaux pôles urbains », résume Hélène Bégin.Selon le taux de postes vacants, le marché du travail se veut plus serré pour Chaudière-Appalaches, l\u2019Abitibi-Témiscamingue, la Capitale- Nationale et la Montérégie.À l\u2019opposé, des régions comme l\u2019Ou- taouais et l\u2019agglomération montréalaise jouissent de tendances démographiques positives, bénéficiant d\u2019un afflux de jeunes ménages s\u2019y installant pour leurs études ou encore pour commencer leur carrière professionnelle.«Plusieurs proviennent des autres régions du Québec ou encore d\u2019ailleurs au Canada, principalement de l\u2019Ontario.» S\u2019y greffe une concentration de l\u2019arrivée des immigrants internationaux.ANALYSE LA PRESSE CANADIENNE À TORONTO Les patrons des cinq plus grandes banques du Canada ont perçu collectivement une rémunération totale d\u2019environ 63,2 millions au cours de l\u2019exercice 2018, ce qui représente une hausse d\u2019environ 12% par rapport à l\u2019exercice précédent.Selon les données contenues dans les circulaires de sollicitation de procurations des banques, le chef de la direction de la Banque TD, Bharat Masrani, a obtenu la rémunération totale la plus élevée pour la période de 12 mois terminée le 31 octobre, soit 15,3 millions.Cela comprend des éléments tels que le salaire de base, les primes de performance et la valeur de la pension.Il s\u2019agit d\u2019une hausse d\u2019environ 23 % par rapport à la rémunération totale de 12,4 millions de M.Masrani pour l\u2019exercice 2017 \u2014 la plus forte hausse parmi les cinq patrons pour le plus récent exercice terminé.Dave McKay, chef de la direction de la Banque Royale du Canada, a profité de la plus importante rémunération totale après celle de M.Masrani, la sienne ayant grimpé de 8 % pour atteindre 14,5 millions.Il était suivi de Brian Porter, de la Banque Scotia, avec une rémunération de 13,3 millions, en hausse de 3,2 % par rapport à l\u2019exercice précédent.Le patron de la Banque de Montréal, Darryl White, a reçu une rémunération totale de 10,1 millions pour son premier exercice complet à la tête de l\u2019institution financière, soit une hausse de 22 % par rapport à l\u2019exercice 2017.Le chef de la direction de la Banque CIBC, Victor Dodig, a pour sa part reçu une rémunération totale d\u2019environ 10 millions pour l\u2019exercice 2018, en hausse de 6,5 % par rapport à l\u2019année précédente.En excluant la valeur des régimes de retraite et d\u2019autres éléments de rémunération, les cinq banquiers ont perçu une rémunération directe totale d\u2019environ 54,7 millions, ce qui représentait une hausse d\u2019environ 6,5 % par rapport à l\u2019exercice 2017.Hausse de rémunération chez les patrons des cinq grandes banques Ensemble, ils ont récolté un total de 63,2 millions en 2018 Québecor se dit en bonne position financière pour se lancer dans de nouveaux domaines, avec des liquidités de plus de 1 milliard de dollars.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE LA PRESSE CANADIENNE Le bénéfice net de Québecor grimpe De nouveaux efforts sont menés dans les secteurs du sans-fil et de la télédiffusion La société s\u2019apprête également à offrir une marque Internet et envisage de lancer en douceur sa plateforme de télévision par Internet Helix dans les prochaines semaines, afin de se positionner pour répondre à la demande changeante des consommateurs.« Nous pensons que nous ciblons bien le public plus jeune ou la génération plus jeune», a fait valoir M.Péladeau.La société se dit en bonne position financière pour se lancer dans de nouveaux domaines, avec des liquidités de plus de 1 milliard.Cette incursion dans de nouvelles technologies a lieu alors que les revenus des médias ont diminué d\u2019environ 3 % chez Québecor, incluant une baisse de 18 % dans ses activités de magazines, tandis que le nombre d\u2019abonnés au service de câblodistribution de Vidéotron a diminué de 6000, et que celui des services téléphoniques filaires a retraité de 17 000.M.Péladeau a indiqué que Québecor cherchait à améliorer ses offres médias, notamment avec davantage de balados, de chaînes spécialisées et de publications spécialisées.Pour le quatrième trimestre, la société a affiché un bénéfice net de 116,8 millions, en hausse par rapport à celui de 70,4 millions de la même période l\u2019année dernière, ou de 46 ¢ l\u2019action contre 29 ¢.Le bénéfice ajusté des activités poursuivies s\u2019est établi à 132,7 millions, ou 52 ¢ par action, sur des revenus de 1,09 milliard, contre 1,06 milliard réalisé un an plus tôt.Québecor a reconnu que sa nouvelle filiale de téléphonie sans fil à bas prix s\u2019était heurtée à quelques embûches depuis son lancement, mais le groupe de télécommunications s\u2019est dit encouragé par sa croissance actuelle.Le lancement, en novembre dernier, de la bannière mobile Fizz s\u2019inscrit dans une nouvelle vague d\u2019efforts dans les secteurs de la téléphonie sans fil et de la télédiffusion, afin de contrebalancer un ralentissement de ses activités traditionnelles de médias et de câblodistribution.La société fait toutefois face à la concurrence dynamique des joueurs déjà établis, a souligné mercredi le chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, lors d\u2019une conférence téléphonique.« Les joueurs en place étaient prêts pour notre lancement.Ils étaient donc, je dirais, très dynamiques, en particulier en ce qui a trait aux promotions de combinés pour la saison du vendredi fou, ainsi que pour la période de Noël.» Le lancement de Fizz a également été entaché par des problèmes techniques qui ont amené la société à limiter sa publicité au dernier trimestre, mais le déploiement se déroule beaucoup mieux ce trimestre-ci, a indiqué M.Péladeau.« Puisque cela a été réglé et que toutes nos campagnes marketing sont en cours, le succès au premier trimestre est incroyable, bien au- delà de nos attentes, et nous croyons que cela se poursuit.» 12 % C\u2019est la hausse approximative du total des salaires des cinq patrons, entre 2017 et 2018.Des postes vacants difficiles à pourvoir La surqualification des candidats et l\u2019inadéquation aux besoins exprimés ressortent Pierre Karl Péladeau a indiqué que Québecor cherchait à améliorer ses offres médias, notamment avec davantage de balados, de chaînes spécialisées et de publications spécialisées ÉCONOMIE B 5 LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 E N B R E F VW : jusqu\u2019à 7000 emplois supprimés FRANCFORT \u2014 La marque phare du groupe allemand Volkswagen, VW, a annoncé mardi des suppressions d\u2019emplois d\u2019ici 2023 dans le cadre d\u2019une cure d\u2019austérité visant à financer sa transition onéreuse vers la voiture électrique et autonome.« En raison de l\u2019automatisation de tâches de routine, l\u2019entreprise part du principe que de 5000 à 7000 postes disparaîtront d\u2019ici 2023 », a indiqué VW dans un communiqué, précisant que la réduction se fera par le non-remplace- ment de départs à la retraite.Des réductions de postes qui s\u2019ajoutent à un programme de restructuration déjà en cours, lequel prévoit, d\u2019ici 2020, un solde de 21 000 suppressions de postes dans le monde et plus de 3 milliards d\u2019euros d\u2019économies.Agence France-Presse Hexo conclut l\u2019acquisition de Newstrike TORONTO \u2014 La société de cannabis appuyée par les membres du groupe Tragically Hip a accepté une offre d\u2019acquisition faite par la société québécoise Hexo, lors une opération portant sur l\u2019ensemble des actions évaluées à environ 263 millions.News- trike a également le droit d\u2019accepter une proposition supérieure dans certaines circonstances, Hexo disposant ensuite d\u2019un droit de cinq jours ouvrables pour l\u2019égaler.L\u2019entente ferait en sorte que les actionnaires de News- trike détiendraient 14 % de la société fusionnée, le reste revenant aux actionnaires d\u2019Hexo.Cet accord donnera à Hexo la capacité de produire environ 150 000 kilogrammes de cannabis par an et de réaliser des synergies annuelles de 10 millions.La Presse canadienne Budget : Legault respectera tous ses engagements QUÉBEC \u2014 Le premier ministre François Legault s\u2019est engagé à ne pas décevoir les contribuables, le jeudi 21 mars, en présentant le premier budget de son gouvernement.De retour de vacances, M.Legault s\u2019est dit une fois de plus déterminé à respecter tous ses engagements financiers, dont celui de réduire le fardeau fiscal des contribuables québécois.«Je suis très fier aussi des investissements qu\u2019on va être capables d\u2019annoncer en santé et en éducation, pour ajouter des services pour les enfants, pour ajouter des services pour nos aînés, entre autres pour les soins à domicile», a-t-il énuméré lors d\u2019une mêlée de presse, mercredi.Le premier budget déposé par le ministre des Finances, Eric Girard, correspondra de près au cadre financier présenté par la CAQ en campagne électorale, a-t-il ajouté.La Presse canadienne JENS MEYER ASSOCIATED PRESS Les grandes villes de Montréal, Toronto, Calgary, Ottawa et Edmonton ont consacré un milliard de plus à leurs infrastructures que l\u2019indice de référence du Directeur parlementaire du budget le prévoyait.Sur cette photo, les travaux sur la structure de l\u2019échangeur Turcot.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Une partie du programme d\u2019infrastructures d\u2019Ottawa a moins servi, jusqu\u2019à présent, à réparer des routes ou installer des rails de métro qu\u2019à donner un peu de marge de manœuvre financière à des provinces qui en avaient grand besoin, conclut le Directeur parlementaire du budget (DPB).Le «plan d\u2019investissement du Canada » dans les infrastructures de 188 milliards sur 12 ans n\u2019a, jusqu\u2019à présent, pas eu l\u2019effet d\u2019entraînement sur les gouvernements provinciaux auquel on aurait normalement pu s\u2019attendre dans de telles conditions, estime le DPB dans un rapport dévoilé mercredi.Qu\u2019on se comprenne bien, y expliquent les auteurs du rapport, l\u2019investissement des provinces dans leurs infrastructures a bel et bien augmenté depuis l\u2019annonce du programme fédéral en 2016.Mais cette augmentation reste à court de ce à quoi l\u2019expérience et la science économique auraient permis d\u2019espérer des milliards offerts par Ottawa.S\u2019élevant à un total de 85 milliards en deux ans, les dépenses nettes en immobilisation des provinces accuseraient ainsi un manque à gagner de 5,4 milliards, soit presque l\u2019équivalent de la part occupée par les transferts fédéraux (5,9 milliards).Cette estimation ne vient pas du gouvernement fédéral, qui ne dispose pas d\u2019outil lui permettant d\u2019évaluer ce genre d\u2019écart entre l\u2019impact prévisible et l\u2019impact réel d\u2019un tel programme, explique le DPB, qui a dû mettre au point son propre «indice de référence» en la matière.L\u2019écart entre les attentes et l\u2019effort financier effectivement déployé par les provinces laisse entendre que ces dernières ont profité de la situation pour rediriger vers d\u2019autres priorités, reporter, voire carrément annuler des investissements qu\u2019autrement elles auraient faits dans leurs infrastructures, disent les auteurs du rapport.«L\u2019explication qui semble la plus plausible est les difficultés budgétaires auxquelles la plupart des provinces font face », a expliqué en entretien téléphonique au Devoir le DPB, Yves Giroux.«Dans ce cas-ci [le programme d\u2019infrastructures d\u2019Ottawa] a été un soulagement pour plusieurs gouvernements qui ont pu poursuivre l\u2019investissement dans leurs infrastructures tout en allégeant leur propre contribution grâce à l\u2019effort fédéral.Dit autrement, c\u2019est un programme qui a donné de l\u2019oxygène financier aux provinces en les soulageant d\u2019un certain fardeau.» Emplois perdus À l\u2019origine, le programme du gouvernement libéral de Justin Trudeau se voulait un moyen d\u2019aider une croissance économique à long terme, la transition vers une économie verte et le développement de « collectivités inclusives ».Comme souvent en pareil cas, il prend la forme de contrats où chaque gouvernement et chaque acteur impliqué dans un projet s\u2019engagent à avancer une partie du financement requis.Si le manque à gagner dans l\u2019investissement des provinces en infrastructures est simplement resté dans leurs coffres, cela pourrait avoir enlevé environ 0,15 % de croissance économique la première année seulement et fait perdre de 7500 à 8100 nouveaux emplois, estiment les auteurs du rapport.Mais si une partie du manque à gagner a été investie ailleurs, ces pertes économiques ont été moins grandes.Propriétaires d\u2019une grande partie des infrastructures publiques au Canada, les grandes villes de Toronto, Montréal, Calgary, Ottawa et Edmonton semblent avoir adopté une stratégie inverse de celle des gouvernements provinciaux, note le rapport.Plutôt que d\u2019investir moins dans leurs infrastructures depuis deux ans que l\u2019indice de référence du DPB le laisse présager, elles y ont en effet consacré un milliard de plus.Le Québec Dans son rapport, le DPB ne s\u2019arrête pas aux différences entre les provinces.En entretien téléphonique, Yves Gi- roux observe toutefois que « le Québec a contribué de façon peut-être plus enthousiaste, ou du moins plus proportionnelle au programme fédéral » que les autres.Au bureau du président du Conseil du trésor, Christian Dubé, responsable du dossier, on disait avoir besoin de plus de temps pour comprendre la méthodologie employée par le DPB dans son rapport avant de se prononcer sur ses conclusions.On en profitait pour rappeler que le gouvernement Legault dévoilera la semaine prochaine son premier plan québécois des infrastructures (PQI) pour la période s\u2019étendant de 2019 à 2029, en même temps que son premier budget.INFRASTRUCTURES PIERRE SAINT-ARNAUD LA PRESSE CANADIENNE Genivar mise à l\u2019amende pour des contrats truqués Les contrecoups de la commission Charbonneau se font toujours sentir Les contrecoups de la commission Charbonneau continuent de se faire sentir : la firme d\u2019ingénierie Genivar, qui existe aujourd\u2019hui sous le nom de WSP Canada, devra verser 4 millions pour avoir participé à un système de trucage d\u2019offres en lien avec des contrats d\u2019infrastructures municipaux au Québec.Ce versement s\u2019inscrit dans une entente de règlement entérinée par la Cour supérieure du Québec, mercredi, qui met fin à une enquête du Bureau de la concurrence sur le rôle de Genivar dans le complot de trucage des offres entre 2002 et 2011 pour l\u2019obtention de contrats d\u2019infrastructures dans les villes de Québec, Laval, Gatineau et quelques municipalités dans la région de Montréal.Le montant s\u2019ajoute aux sommes déjà versées par WSP Canada, qui s\u2019était prévalu du Programme de remboursement volontaire du gouvernement du Québec pour remettre au fisc des trop- perçus.L\u2019entreprise a également été obligée par les autorités à mettre en place un programme de redressement et de conformité sur ses méthodes de gestion interne dans le but d\u2019enrayer d\u2019autres activités illégales de cette nature à l\u2019avenir.L\u2019entreprise versera son paiement de 4 millions au Receveur général du Canada.L\u2019entente entérinée mercredi s\u2019inscrit dans une série de procédures dans ce dossier.Le 19 février dernier, c\u2019était au tour de la firme d\u2019ingénierie Dessau de se voir forcée de débourser 1,9 million, là aussi relativement à des trucages d\u2019offres pour des contrats d\u2019infrastructures municipaux entre 2003 et 2011 dans les mêmes municipalités, en l\u2019occurrence Québec, Laval, Gatineau et quelques autres dans la région de Montréal.Des- sau s\u2019était également prévalue du Programme de remboursement volontaire du gouvernement du Québec pour remettre d\u2019autres montants dus.Outre les firmes elles-mêmes, d\u2019anciens dirigeants se sont également retrouvés dans la mire des autorités.L\u2019ex- directeur et vice-président adjoint de Dessau en Outaouais, Dave Boulay, a été condamné en janvier dernier à six mois de détention à domicile et à six mois de couvre-feu par la suite après avoir plaidé coupable dans une affaire de trucage d\u2019appels d\u2019offres à la Ville de Ga- tineau.M.Boulay avait admis avoir participé à un stratagème qui, entre 2006 et 2008, a permis à plusieurs firmes de se partager des contrats.Le Bureau de la concurrence avait à ce moment justifié la « clémence de la peine » infligée à M.Boulay par sa coopération à l\u2019enquête et le fait qu\u2019il n\u2019était pas l\u2019instigateur du stratagème.Trois autres accusés sont toujours devant les tribunaux dans ce dossier, soit l\u2019ancien vice-président et associé de Cima+ André Mathieu, l\u2019ancien directeur régional de l\u2019Outaouais pour Geni- var (aujourd\u2019hui WSP Canada) Claude Marquis et Michel Famery, ancien vice- président régional de Dessau.Genivar faisait l\u2019objet d\u2019une enquête du Bureau de la concurrence sur son rôle dans le complot de trucage des offres entre 2002 et 2011 pour l\u2019obtention de contrats d\u2019infrastructures dans les villes de Québec, Laval, Gatineau et quelques municipalités dans la région de Montréal Le programme fédéral n\u2019a pas eu l\u2019effet d\u2019entraînement prévisible Les provinces en ont profité pour suspendre une partie de leur propre effort, dit le Directeur parlementaire du budget B 6 SPORTS LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 MOTS CROISÉS SUDOKU ALEXIS BÉLANGER-CHAMPAGNE LA PRESSE CANADIENNE Pour une rare fois, Carey Price a pris le temps de savourer son exploit mardi soir, après être devenu le gardien comptant le plus de victoires dans l\u2019histoire du Canadien.Price est entré dans le vestiaire et a pris une photo avec tous ses coéquipiers, avant de ressortir saluer la foule du Centre Bell en tant que première étoile dans la victoire de 3-1 face aux Red Wings de Detroit.Le gardien âgé de 31 ans n\u2019est pas le plus expressif, mais il était en mesure d\u2019apprécier l\u2019ampleur de l\u2019exploit qu\u2019il venait d\u2019accomplir en devançant Jacques Plante en gagnant un 315ematch avec le Tricolore.« Je suis venu dans le vestiaire pour célébrer avec mes coéquipiers, a expliqué Price après la rencontre.Ces gars- là ont travaillé extrêmement fort pour que nous puissions l\u2019emporter.C\u2019était aussi spécial de partager ce moment avec les partisans.» Dans sa marche vers le record de Plante, Price a également devancé Georges Vé- zina, George Hainsworth, Bill Durnan, Ken Dryden et Patrick Roy.Les portraits des nombreuses légendes de l\u2019équipe sont affichés au-dessus des casiers des joueurs dans le vestiaire du Canadien au Centre Bell.Celui de Plante y est aussi.Price a admis ne pas connaître grand-chose de Plante.Ce qu\u2019il sait, il l\u2019a appris de son père, Jerry, lui-même un gardien repêché par les Flyers de Phila- delphie en 1978.« Je pense qu\u2019ils ont tous joué très fort pour cette équipe, a dit Price au sujet des anciens joueurs représentés dans le vestiaire.Je crois que la majorité des personnes qui ont porté ce chandail ont tout donné sur la patinoire.Je suis fier d\u2019en faire partie.» Selon Brendan Gallagher, c\u2019est aussi grâce à une volonté phénoménale que Price est rendu aujourd\u2019hui le gardien ayant le plus de victoires dans l\u2019histoire de l\u2019équipe.«C\u2019est le résultat de beaucoup de travail et c\u2019est bien mérité, a dit Gallagher mercredi matin au sujet de l\u2019exploit de son coéquipier.Nous le voyons chaque jour.Il y a une raison pour laquelle il est le meilleur gardien au monde et qu\u2019il a le respect de tout le monde à travers la ligue.Tous ceux qui le côtoient peuvent voir comment il est compétitif, comment il se bat toujours jusqu\u2019au bout et il nous fait paraître meilleurs que nous le sommes.» HOCKEY Carey Price a savouré son exploit ASSOCIATED PRESS À INDIAN WELLS La Canadienne Bianca Andreescu a infligé une correction de 6-0, 6-1 à l\u2019Espagnole Garbine Muguruza et elle s\u2019est qualifiée pour les demi-finales du tournoi de tennis d\u2019Indian Wells mercredi.L\u2019Ontarienne de 18 ans, qui avait reçu un laissez-passer des organisateurs, n\u2019a eu besoin que de 53 minutes pour éliminer la 20e joueuse mondiale, une rivale qui compte deux titres du Grand Chelem en carrière, en plus d\u2019une participation en finale à un autre.Andreescu a remporté les neuf premiers jeux de l\u2019affrontement avant que Muguruza ne parvienne finalement à gagner son service, non sans avoir été victime de quatre bris auparavant.À 4-1 durant la deuxième manche, Muguruza a demandé la présence de son entraîneur.Celui-ci l\u2019a pressée de « changer quelque chose ».« Chaque fois que j\u2019essayais quelque chose de différent, j\u2019avais l\u2019impression qu\u2019elle réussissait de meilleurs coups, a dit Muguruza.Elle a maintenu un niveau élevé à tous les instants.» Puissant coup Andreescu a réalisé un cinquième bris de service lors du sixième jeu du deuxième set et mis fin au match dès sa première occasion, grâce à un puissant coup droit sur lequel Muguruza n\u2019a pu réagir.Andreescu, qui n\u2019a fait face qu\u2019à deux balles de bris, a inscrit 16 coups gagnants contre 12 erreurs directes.De son côté, Muguruza n\u2019a réussi que six coups gagnants et commis 26 erreurs directes.«C\u2019est incroyable, ce que j\u2019ai accompli au cours des deux derniers mois.Je suis plus que reconnaissante», a déclaré An- dreescu sur le court, quelques instants après son impressionnant triomphe.« Aujourd\u2019hui, je pense avoir joué mon meilleur tennis, l\u2019un des meilleurs matchs que j\u2019ai jamais joués.» Détentrice du 60eéchelon au début de la semaine, Andreescu a gagné 26 de ses 29 premiers matchs en simple depuis le début de 2019.Elle est assurée de se hisser parmi le top-40, peu importe le résultat de son match de demi-finale, contre la gagnante du duel entre l\u2019Ukrainienne Elina Svitolina, 6e joueuse mondiale, et la Tchèque Marketa Vondrouseva, classée 61e.Pendant ce temps, chez les hommes, Milos Raonic a également atteint le tour suivant grâce à une victoire en deux manches de 6-4, 6-3 contre l\u2019Allemand Jan-Lennard Struff, 55emondial.Raonic, 13etête de série, a ainsi pris sa revanche contre Struff, face auquel il s\u2019était incliné à Dubaï récemment.Raonic a inscrit un bris de service lors du dernier jeu de la manche initiale, aidé par une double faute de l\u2019Allemand.Le Canadien a inscrit un autre bris dès le premier jeu de son rival au service.En quarts de finale, Raonic croisera le fer avec le Serbe Miomir Kecmano- vic, qui n\u2019est âgé que de 19 ans et qui occupe le 130e rang au classement de l\u2019ATP.Le Canada n\u2019est toutefois pas parvenu à faire un tour du chapeau mercredi, alors que Denis Shapovalov, 24e tête de série, s\u2019est incliné en trois manches face au Polonais Hubert Hurkacz dans un autre duel de huitième de finale.Aidé par une double faute de Shapo- valov lors d\u2019une belle de match, Hur- kacz l\u2019a emporté 7-6 (3), 2-6, 6-3.TENNIS Bianca Andreescu passe en demi-finale à Indian Wells Milos Raonic la rejoint dans le dernier carré ; Denis Shapovalov tombe Bianca Andreescu et Milos Raonic sont les deux seuls Canadiens encore en lice dans le tournoi.PHOTOS MARK J.TERRILL ASSOCIATED PRESS B 7 MONDE LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre connaissance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE PRENEZ AVIS que MINA HAIMOVICI (HAIMOVITCH), née le premier décembre mil neuf cent vingt-cinq (1 décembre 1925), en Romanie, de nationalité canadienne, en son vivant demeurant au 467, Alexis-Nihon boulevard, Montréal, Québec, H4M 2A7, est décédée à Montréal, le 21 février 2018; Toute personne intéressés et justifiant de son intérêt peut consulter, sur rendezvous, l'inventaire de la succession de la dite MINA HAIMOVICI (HAIMOVITCH), à l'étude Dutrisac, Dugas et Demers, notaires, située au 831, du boulevard Décarie, bureau 301, Saint-Laurent, province de Québec, H4L 3L8, tél.(514) 747-2108.Avis est par les présentes donné que la faillite de : 9352-9097 Québec inc.Situé au : 1416.4e avenue Painchaud, La Pocatière, Québec, G0R 1Z0 est survenue le 08-03-2019 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 25-03-2019 à 10:00 Au bureau du syndic au: 101-7744, rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec, H1L 1A1.Jean Fortin, Syndics autorisés en Insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com SSQ, MUTUELLE DE GESTION ASSEMBLÉE ANNUELLE ET EXTRAORDINAIRE Les délégués et les membres de SSQ, Mutuelle de gestion sont invités à l\u2019assemblée annuelle et extraordinaire qui se tiendra le samedi 27 avril 2019, à 10 h, à l\u2019hôtel Château Laurier Québec, 1220, Place George-V Ouest, Québec, aux ?ns de : - Recevoir le rapport du conseil d\u2019administration, les états ?nanciers et le rapport de l\u2019auditeur pour l\u2019exercice 2018; - Nommer l\u2019auditeur indépendant de la Société pour l\u2019exercice 2019; - Procéder à l\u2019élection d\u2019administrateurs; - Rati?er le Règlement no V \u2013 Règlements généraux; - Approuver des modi?cations à la loi constitutive de SSQ, Mutuelle de gestion; - Discuter de toute autre question soumise à l\u2019assemblée.Québec, le 14 mars 2019 La secrétaire générale, Me Élise Poulin Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS Reconstruction de trottoirs et de bordures associés aux travaux de planage et de revêtement bitumineux des chaussées, là où requis, sur les différentes rues de l\u2019arrondissement de Côte-des- Neiges\u2013Notre-Dame-de-Grâce (PRR-2-2019) Soumission N° CDN-NDG-19-AOP-TP-006 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 13 mars 2019 à 11 heures est reportée au 18 mars 2019 à 11 heures.Les soumissions devront donc être reçues avant 11 heures le 18 mars 2019 au 5160, boulevard Décarie, bureau 100, (Accès Montréal), rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9, à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement.Fait à Montréal, le 14 mars 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Appel d\u2019offres APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC \u2013 TRAVAUX DIRECTION DES TRAVAUX PUBLICS Travaux de remplacement des entrées de service d\u2019eau en plomb là où requis, sur les diverses rues de l\u2019arrondissement Côte-des-Neiges\u2014 Notre-Dame-de-Grâce (RESEP-1-2019) Soumission N°: CDN-NDG-19-AOP-TP-018 L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 13 mars 2019 à 11 heures est reportée au 18 mars 2019 à 11 heures.Les soumissions devront donc être reçues avant 11 heures le 18 mars 2019 au 5160, boulevard Décarie, bureau 100, (Accès Montréal), rez-de-chaussée, Montréal (Québec), H3X 2H9, à l\u2019attention du secrétaire d\u2019arrondissement.Fait à Montréal, le 14 mars 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Julie Faraldo-Boulet Appel d\u2019offres DIRECTION DE LA PERFORMANCE, DU GREFFE ET DES SERVICES ADMINISTRATIFS APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC No : 1047 PULVÉRISATION ET STABILISATION POUR LA RÉFECTION DE PAVAGES ET LA RECONSTRUCTION DE TROTTOIRS SUR DIVERSES RUES DE L\u2019ARRONDISSEMENT DE MONTRÉAL-NORD.L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le 18 mars 2019 est reportée au 5 avril 2019 à onze heures (11h), à la Mairie de l\u2019arrondissement de Montréal-Nord.À Montréal, arrondissement de Montréal-Nord Ce 14 mars 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement Marie-Marthe Papineau, avocate Arrondissement de Montréal-Nord Appel d\u2019offres Service des infrastructures du réseau routier Direction des infrastructures Appel d\u2019offres # 308301 Travaux d\u2019égout, de conduite d\u2019eau secondaire, de voirie, d\u2019éclairage et des feux de circulation dans le boulevard Laurentien et les rues Lachapelle et de Salaberry.L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 14 mars 2019 est reportée au 19 mars 2019 à 13h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 14 mars 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 19-17323\u2013 ERRATUM A52 \u2013 Location de deux (2) pelles hydrauliques avec opérateurs, entretien et accessoires Veuillez prendre note qu\u2019une erreur s\u2019est glissée dans le journal Le Devoir en date du 25 février 2019.La date d\u2019ouverture des soumissions pour l\u2019appel d\u2019offres 19-17323 aurait dû se lire : Le mardi 19 mars 2019 Au lieu de : Le jeudi 14 mars 2019 Fait à Montréal, le 14 mars 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service des infrastructures du réseau routier Direction des infrastructures Appel d\u2019offres # 438010 Construction d\u2019une passerelle multifonctionnelle au-dessus de la rue Sainte-Marguerite L\u2019ouverture de la soumission prévue pour le 19 mars 2019 est reportée au 16 avril 2019 à 13h30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019Hôtel de ville.Fait à Montréal, le 14 mars 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Appel d\u2019offres : 19-17118 Acquisition de bornes de compostage de billets L\u2019ouverture des soumissions prévue pour Le jeudi 14 mars 2019 est reportée au mardi 19 mars 2019 à 13 h 30 dans les locaux du Service du greffe de l\u2019hôtel de ville.Fait à Montréal, le 14 mars 2019 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat TOUSIGNANT RODRIGUE VEILLEUX MATHIEU NOTAIRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE ( C.c.Q., art.795) Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de MARIO ALIE, en son vivant domicilié au 198, chemin de Lytton, Montcerf-Lytton, Québec, J0W 1N0, survenu le 7 septembre 2018, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, Michel Alie, le 7 mars 2019, devant la notaire soussignée, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude de Me Manon TOUSIGNANT, notaire sise au 11165, 2e Avenue, Ville de Saint-Georges (Québec), G5Y 1V9.Donné ce 12 mars 2019.Me Manon TOUSIGNANT, notaire Prenez avis que le 1er mars 2019, Dr Louis Ammann a confié la garde des dossiers des patients l'ayant consulté au 3930, Montée Saint-Hubert, bureau 100, Saint-Hubert (Québec) J3Y 4K3, (450) 678-7473, suite à la cessation définitive de sa pratique dentaire, au Dre Éliane Karam, exerçant au 3930, Montée Saint-Hubert, bureau 100, Saint-Hubert (Québec) J3Y 4K3, (450) 678-7473.Les patients ont cinq (5) ans pour accepter la cession de leur dossier au Dre Éliane Karam, reprendre leur dossier ou en demander le transfert à un autre dentiste.Pour plus d'informations, vous pouvez communiquer avec le Dre Élia- ne Karam, durant les heures d'ouverture suivantes de la clinique, Clinique Sagesse Dentaire inc., 3930, Montée Saint- Hubert, bureau 100, Saint- Hubert (Québec) J3Y 4K3, Lundi (8:00 à 18:30), Mardi (12:00 à 20:30), Mercredi (8:00 à 18:00), Jeudi (8:00 à 16:30), (450) 678-7473.E N B R E F Plusieurs victimes dans l\u2019effondrement d\u2019un immeuble au Nigeria LAGOS \u2014 Un immeuble de quatre étages abritant une école s\u2019est effondré mercredi à Lagos Island, un quartier populaire de la capitale économique nigé- riane, faisant de nombreuses victimes, dont des enfants pris au piège dans les décombres.Le dernier étage abritait une école maternelle et primaire, tandis que des appartements et des commerces occupaient le reste de l\u2019immeuble.Le directeur de l\u2019Agence de gestion des urgences de l\u2019État de Lagos, Ade- sina Tiamiyu, a confirmé que «des dizaines d\u2019enfants» se trouvaient à l\u2019intérieur du bâtiment lorsqu\u2019il s\u2019est écroulé et que les opérations pour les secourir \u2014 ainsi que les adultes \u2014 continuaient.Au moins quatre cadavres ont été évacués et plus de 40 personnes ont été sorties vivantes des décombres, a-t-il rapporté.Agence France-Presse Australie : les aborigènes spoliés pourront être indemnisés DARWIN \u2014 La Haute Cour d\u2019Australie a jugé mercredi que les aborigènes spoliés de leurs terres devaient être indemnisés en particulier pour la « perte culturelle » et la « souffrance spirituelle » endurées, une décision qui pourrait déclencher une série de procès dans le pays.La Haute Cour a jugé que les peuples ngaliwurru et nungali, du Territoire du Nord, avaient le droit d\u2019être indemnisés après avoir été privés de leurs terres par le gouvernement régional qui y a bâti, notamment, des infrastructures.Elle a également rejeté un appel du gouvernement contre un précédent jugement, qui avait déterminé que les aborigènes devaient être indemnisés non seulement pour la valeur des terres perdues, mais également pour « la perte culturelle ».Agence France-Presse Le groupe EI mène sa « dernière » contre- offensive en Syrie BAGHOUZ \u2014 Les djihadistes retranchés dans le dernier réduit du groupe armé État islamique en Syrie ont lancé mercredi une contre-offensive, mais les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par Washington, assurent que la fin du «califat» est proche au lendemain de la reddition de 3000 djiha- distes.Au petit matin, les djihadistes ont lancé une série d\u2019attaques suicides pour défendre leur ultime bastion dans le village de Baghouz, aux confins orientaux de la Syrie.«Cela pourrait être leur dernière attaque», a déclaré Jiaker Amed, un responsable des FDS.Annoncée imminente depuis plusieurs semaines, la victoire de la coalition internationale a été retardée, la présence de très nombreux civils ayant freiné l\u2019offensive, relancée dimanche.Agence France-Presse Un enfant extirpé des décombres de l\u2019immeuble effondré à Lagos Island SUNDAY ALAMBA ASSOCIATED PRESS CHARLOTTE PLANTIVE À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019ancien directeur de campagne de Donald Tump, Paul Manafort, n\u2019en a pas fini avec la justice : il a été inculpé pour fraude mercredi à New York, le jour même de sa seconde condamnation pour des malversations débusquées dans le cadre de l\u2019enquête russe.Une juge fédérale de Washington lui a infligé une peine de prison qui, ajoutée à une première sentence prononcée la semaine dernière en Virginie, le condamne à sept ans et demi derrière les barreaux pour diverses fraudes.Quasi simultanément, l\u2019ancien consultant de 69 ans a été inculpé par un grand jury new-yorkais qui l\u2019accuse d\u2019avoir obtenu de manière frauduleuse des prêts immobiliers entre 2015 et 2017.Dans un échange avec des journalistes, le président américain s\u2019est dit « très triste » pour Paul Manafort et n\u2019a pas exclu de lui accorder une grâce.Interrogé sur cette possibilité, il a assuré ne pas l\u2019avoir « à l\u2019esprit dans l\u2019immédiat ».S\u2019il détient le pouvoir d\u2019effacer la peine de sept ans et demi de prison infligée par des tribunaux fédéraux, Donald Trump ne peut pas intervenir au niveau de la justice des États et sera donc impuissant en cas de condamnation de Paul Manafort à New York.Le président ne cesse de louer le « courage » de son ancien directeur de campagne, l\u2019un des rares, selon lui, à ne pas avoir plié devant les pressions du procureur spécial Robert Mueller.Des mensonges répétés Bête noire de Donald Trump, qui dénonce une « chasse aux sorcières », le ÉTATS-UNIS procureur cherche à établir s\u2019il y a eu collusion entre Moscou et l\u2019équipe du candidat républicain lors de la présidentielle de 2016.Il s\u2019est naturellement intéressé à Paul Manafort, qui a dirigé sa campagne pendant deux mois.Dans le cadre de ses investigations, il a découvert que le consultant avait dissimulé 55 millions de dollars sur des comptes off-shoreet menti à des banques pour obtenir des prêts.Ce sont ces fraudes qui ont été jugées en Virginie.Il a également établi que Paul Mana- fort avait omis de déclarer ses activités de conseil auprès d\u2019Ukrainiens pro- russes, en violation des règles sur le lobbying.C\u2019est sur ce volet qu\u2019il était jugé à Washington, ainsi que pour avoir tenté d\u2019influencer des témoins.Paul Manafort n\u2019est « pas l\u2019ennemi public numéro un », a souligné la juge Amy Berman Jackson du tribunal de Washington, en rappelant qu\u2019il n\u2019était pas jugé pour collusion.Mais il n\u2019est « pas une victime non plus », a-t-elle poursuivi en évoquant ses « mensonges répétés et sur plusieurs années », destinés selon elle à « assurer le maintien de son train de vie » luxueux.En septembre, il avait plaidé coupable et avait accepté de coopérer à l\u2019enquête russe, mais il a continué de mentir lors des interrogatoires, a-t-elle souligné.«Il n\u2019a pas été très franc avec moi non plus», a dit la magistrate, avant d\u2019ajouter: «Le tribunal est l\u2019un des endroits où les faits gardent leur importance.» La juge Jackson a également exprimé ses doutes sur les « remords » et les « excuses » exprimés devant elle par Paul Manafort, notant qu\u2019ils étaient arrivés tardivement.Paul Manafort, l\u2019ex-directeur de campagne de Donald Trump, passera sept ans et demi derrière les barreaux.BRENDAN SMIALOWSKI AGENCE FRANCE-PRESSE À peine condamné, Paul Manafort est à nouveau inculpé pour fraude B 8 MONDE LEDEVOIR // LE JEUDI 14 MARS 2019 La mobilisation contre Abdelaziz Bouteflika ne faiblit pas en Algérie : enseignants et élèves du secondaire ont à leur tour manifesté mercredi contre ce qu\u2019ils estiment être une extension illégitime du quatrième mandat du président, deux jours après les annonces du pouvoir jugées insuffisantes.Une interprétation démentie par le vice-premier ministre, Ramtane Lamamra, qui a assuré mercredi que le président avait agi en raison de la « division » suscitée par le scrutin.Sur les pancartes brandies, les manifestants réclamaient « un meilleur avenir » pour la jeunesse et appelaient le chef d\u2019État à « dégager ».Pendant ce temps, le Canada a exhorté mercredi l\u2019Algérie à « fixer sans délai une nouvelle date » pour l\u2019élection présidentielle.« La gouvernance de l\u2019Algérie, y compris le choix du président, est une décision qui revient au peuple algérien », a déclaré le ministère canadien des Affaires étrangères dans un communiqué.RYAD KRAMDI AGENCE FRANCE-PRESSE Algérie : les enseignants et les élèves réunis contre Bouteflika FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Le Royaume-Uni reste plus que jamais dans le brouillard à la porte de sortie de l\u2019Union européenne (UE).Mercredi, les députés ont rejeté le principe d\u2019un divorce sans accord par une majorité de 321 voix contre 278.Le vote faisait suite au deuxième refus exprimé la veille par ces mêmes élus de l\u2019accord négocié par Theresa May pour un Brexit qui, à deux semaines de sa date d\u2019échéance, maintient le pays dans la plus grande incertitude.Les représentants du peuple britannique, qui en juin 2016 a réclamé par voie référendaire la sortie du Royaume- Uni de l\u2019UE, ne veulent pas partir avec l\u2019accord et ne veulent pas partir sans, une posture qui pour la première ministre ne vient en rien offrir une porte de sortie de l\u2019impasse dans laquelle la Grande-Bretagne et l\u2019Irlande du Nord se trouvent depuis plusieurs mois.Elle a d\u2019ailleurs rappelé mercredi l\u2019importance de trouver une solution rapidement, afin de ne pas perdre une confiance de plus en plus fragile entre le peuple et les élus.« Si la Chambre trouve dans les prochains jours une façon de soutenir l\u2019accord [de Brexit], cela permettrait au gouvernement de demander une extension technique limitée [du processus de retrait] afin de donner le temps nécessaire pour adopter la législation nécessaire et ratifier l\u2019accord que nous avons conclu avec l\u2019UE », a-t-elle indiqué en proposant en soirée de soumettre à nouveau, pour une troisième fois de suite, son accord au vote d\u2019ici le 20 mars prochain.«La Chambre doit comprendre et accepter le fait que si elle n\u2019est pas disposée à soutenir un accord dans les prochains jours, et comme elle ne veut pas soutenir le départ sans accord le 29 mars, elle laisse alors entendre qu\u2019il faudra une extension beaucoup plus longue [du processus de départ].Une telle extension obligerait alors le Royaume-Uni» à participer aux prochaines élections au Parlement européen prévues en mai 2019, et auxquelles le pays n\u2019a pas pris part en raison des démarches de divorce en cours.Le vote de la Chambre contre la possibilité d\u2019une sortie de l\u2019Europe sans accord, un scénario redouté pour les incertitudes qui doivent l\u2019accompagner, a eu une conséquence insoupçonnée mercredi en faisant remonter la valeur de la livre sterling sur le marché des changes, au-dessus de 1,18 euro, soit son plus haut niveau depuis 22 mois.Plus tôt dans la journée, Hilary Benn, qui préside le comité de sortie de l\u2019UE pour le Royaume-Uni, a indiqué que ce vote allait enterrer définitivement le « slogan ridicule » porté depuis plusieurs mois par les tenants d\u2019un Brexit dur voulant qu\u2019« une sortie sans accord » soit « préférable à une sortie avec un mauvais accord ».Une clause litigieuse Depuis novembre dernier, l\u2019accord de séparation de Theresa May fait l\u2019unanimité contre lui en raison d\u2019un risque de compromission situé à la frontière entre les deux Irlandes, frontière abolie lors des accords de paix de 1998.Pour sortir de l\u2019UE et maintenir cet état de fait, le Royaume-Uni a prévu un filet de sécurité, ou «backstop», une clause de sauvegarde qui, après le Brexit, doit empêcher le retour d\u2019une frontière physique entre l\u2019Irlande du Nord, qui fait partie du Royaume-Uni, et la République d\u2019Irlande, qui fait partie de l\u2019Europe.Or, les tenants du Brexit ne veulent pas de cette clause qui maintiendrait dans les faits le Royaume-Uni dans l\u2019union douanière européenne.Les adeptes d\u2019un maintien du Royaume-Uni au sein de l\u2019UE n\u2019en veulent pas plus, puisqu\u2019il Le brouillard s\u2019épaissit au Royaume-Uni Après avoir rejeté l\u2019accord de Brexit, les députés refusent la sortie de l\u2019UE sans accord assujettirait Londres aux réglementations européennes sans lui donner le droit de voter sur ces réglementations au sein du Parlement ou de la Commission européenne.Jeudi, les députés britanniques vont être invités à voter sur une demande de report de la date de sortie du Royaume- Uni afin de laisser le temps aux députés de trouver une nouvelle issue dans une échéance qui, pour le moment, est d\u2019à peine deux semaines.Les représentants de l\u2019UE martèlent toutefois à chaque occasion que l\u2019entente négociée durant dix-huit mois entre Bruxelles et Londres est finale et qu\u2019elle n\u2019est pas ouverte à la renégociation.«Il n\u2019y aura pas de négociations dans les jours qui viennent et d\u2019ici au 29 mars», a indiqué le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, mercredi matin, sur les ondes de la télévision nationale française, des propos rapportés par l\u2019agence Reuters.Selon lui, « le train est passé une fois, le train est passé deux fois.Il y a eu deux votes, tous les deux massifs, du Parlement britannique.L\u2019Union européenne a fait tout ce qu\u2019elle a pu pour offrir des solutions, garantir, assurer, réassurer.Maintenant, très clairement, c\u2019est aux Britanniques de dire, après avoir dit ce qu\u2019ils ne voulaient pas, ce qu\u2019ils veulent ».Le vote des élus britanniques faisait suite à leur deuxième refus, mardi, de l\u2019accord négocié par Theresa May pour un Brexit qui maintient le pays dans la plus grande incertitude.JESSICA TAYLOR/PARLEMENT BRITANNIQUE VIA AGENCE FRANCE- PRESSE ANUJ CHOPRA À RIYAD AGENCE FRANCE-PRESSE Le procès de dix militantes saoudiennes de la cause des femmes s\u2019est ouvert mercredi devant un tribunal pénal de Riyad, braquant une nouvelle fois les projecteurs sur la situation des droits de la personne dans ce pays ul- traconservateur du Golfe.Cette première audience s\u2019est tenue alors que l\u2019Arabie saoudite tente d\u2019améliorer son image, sérieusement écornée en raison de l\u2019assassinat en octobre du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi par un commando venu de Riyad, à l\u2019intérieur même du consulat saoudien à Istanbul.Loujain al-Hathloul, Hatoon al-Fassi et Aziza al-Yousef figurent parmi les militantes jugées et arrêtées il y a près d\u2019un an, a déclaré le président de la cour Ibrahim al-Sayari.Seuls des membres des familles ont été admis au tribunal.Les journalistes et diplomates occidentaux étaient interdits d\u2019entrée.L\u2019air nerveux, les proches des militantes tenaient dans leurs mains des lettres manuscrites destinées au juge, dans l\u2019espoir de l\u2019inciter à être clément.M.Sayari n\u2019a pas précisé les charges qui pesaient contre les dix militantes.Selon l\u2019ONG ALQST, basée à Londres, les femmes sont sous le coup de la loi contre la cybercriminalité et sont accusées d\u2019avoir contacté des «entités hostiles», parmi lesquelles des organisations luttant pour les droits de la personne.« Il semble maintenant que les autorités vont inculper les militantes après les avoir maintenues en détention pendant près d\u2019un an sans aucun accès à un avocat et les avoir soumises à la torture, aux mauvais traitements et au harcèlement sexuel », a déclaré à l\u2019AFP Samah Hadid, directrice des campagnes d\u2019Amnesty International pour le Moyen-Orient.« Les autorités considèrent désormais la défense des droits des femmes comme un crime, ce qui constitue une escalade dangereuse dans la répression de l\u2019activisme en faveur des droits de la personne », a-t-elle dit.Intérêts nationaux Le juge Sayari a indiqué que les prévenues avaient eu accès à des avocats indépendants, ce qui avait été précédemment nié par certains membres de leurs familles.Amnesty International et un proche de Loujain al-Hathloul avaient indiqué, à la veille du procès, que cette militante allait comparaître devant un tribunal de Riyad spécialisé dans les affaires de « terrorisme » et qui prononce généralement des verdicts très sévères.Mais les familles ont été informées tard mardi par les autorités que le procès se tiendrait devant un tribunal pénal.Plus d\u2019une douzaine de militants avaient été arrêtés en mai 2018, un mois à peine avant la levée historique d\u2019une mesure interdisant aux femmes de conduire en Arabie saoudite.La plupart de ces militants \u2014 ayant défendu le droit des femmes à conduire ou demandé la levée du système de tutelle qui impose aux femmes d\u2019avoir la permission d\u2019un parent masculin pour de nombreuses démarches \u2014 ont été accusés de porter atteinte aux intérêts nationaux et d\u2019aider les « ennemis de l\u2019État ».Ils ont été traités de « traîtres » par des médias officiels.Certains ont été relâchés depuis.ARABIE SAOUDITE Ouverture du procès des dix militantes des droits des femmes Plus d\u2019une douzaine de militants avaient été arrêtés en mai 2018, un mois à peine avant la levée historique d\u2019une mesure interdisant aux femmes de conduire en Arabie saoudite "]
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