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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-03-29, Collections de BAnQ.

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[" mi-chemin entre l\u2019anthropologie et le cinéma, on trouve le film ethnographique.Pour une 16e année, un festival mis en branle en 2003 par quelques étudiants passionnés lui est d\u2019ailleurs consacré.Jusqu\u2019au 2 avril, une trentaine de films (courts et longs métrages) sont présentés dans le cadre du Festival international du film ethnographique du Québec (FIFEQ) ; des films nationaux, réalisés au Québec ou au Canada, mais aussi des films internationaux, travaux de recherches et œuvres de cinéastes professionnels ou amateurs.L\u2019objectif de cette nouvelle édition : démystifier le cinéma ethnographique et l\u2019ouvrir au grand public.« Le festival est en transition, explique Asmâa Hadji, coordonnatrice de l\u2019événement.À l\u2019origine dans les universités, on a voulu le sortir du milieu universitaire en organisant des projections à l\u2019extérieur des institutions.» Face à ce genre qui peut rebuter le grand public, le festival a adopté une approche pédagogique en organisant des tables rondes et des ateliers en compagnie des réalisateurs, afin d\u2019accompagner les diffusions et de provoquer le débat, tant sur le genre cinématographique que sur les sujets de société abordés.« C\u2019est un défi, mais en même temps, de plus en plus de personnes sont intéressées par les œuvres qu\u2019on propose.On crée des espaces de médiation qui ont des répercussions à long terme sur le public », ajoute Asmâa Hadji.Cette volonté d\u2019ouverture s\u2019est notamment traduite dans la programmation.Sur les 3000 soumissions proposées, le festival a mis l\u2019accent sur des œuvres diversifiées qui peuvent sortir du schéma anthropologique académique.Des films de fiction, d\u2019animation, mais aussi expérimentaux qui offrent une vision conventionnelle ou plus moderne de l\u2019ethnographie, une vision sensorielle, ou expérientielle \u2014 qui, comme face à une œuvre d\u2019art contemporain, laisse le spectateur découvrir l\u2019œuvre sans explication de la démarche anthropologique de l\u2019auteur.Langues autochtones Au total, six jours de projections sont proposés au public, dont quatre gratuites, à l\u2019Université Concordia et à l\u2019Université de Montréal, mais aussi au cinéma Moderne et au Musée McCord.Après une soirée consacrée au cinéaste et ethnologue Jean Rouch, le 26 mars dernier, plusieurs rencontres thématiques sont organisées, dont une rétrospective du cinéma direct québécois des années 1960- 1970, afin de proposer au spectateur québécois un «effet miroir de sa propre société», souligne Asmâa Hadji.Une soirée consacrée aux langues autochtones du Québec et du Canada est également au programme, où seront diffusés trois courts métrages réalisés par des cinéastes autochtones dans le cadre du Wapikoni mobile.Le public pourra ainsi découvrir les œuvres Wamin de Katherine Nequado, sur la recherche iden- titaire, Ka Ussi Tshishkutamahuht de Rachel, Betarice et Gisele Mark, sur la réap- propriation de la religion par la langue autochtone, et Quilliqtu de Kevin Tiki- vik, sur l\u2019importance du langage pour se réapproprier sa culture.« L\u2019UNESCO a décrété 2019 Année internationale des langues autochtones, alors nous voulions profiter de l\u2019occasion pour permettre les discussions entre Autochtones et non-Au- tochtones », explique la coordonnatrice du festival.Ces courts métrages seront suivis du film de Simon Plouffe Ceux qui viendront, l\u2019entendront, un long métrage de 77 minutes au titre poétique qui rend hommage à l\u2019auteure Joséphine Bacon et propose « un voyage à travers ces parlers-là », commente le réalisateur.Originaire d\u2019Abitibi, le cinéaste et preneur de son explique avoir toujours eu une sensibilité envers la situation des communautés autochtones et voulu mieux comprendre leur richesse en captant la « musicalité de ces langues- là ».Six des onze langues autochtones parlées sont utilisées dans son œuvre, à savoir l\u2019abénaquis, l\u2019attikamek, l\u2019innu, le mohawk, le naskapi et l\u2019inuktitut.« J\u2019ai voulu broder une mosaïque pour dresser un portrait des langues autochtones, notamment dans un souci d\u2019archivage.Ces langues sont encore très vivantes, il y a des gens qui déploient beaucoup d\u2019efforts pour les préserver », indique Simon Plouffe.Dans son œuvre, le cinéaste ne cherche pas à s\u2019inscrire dans un courant anthropologique ou ethnographique.« C\u2019est le sujet qui va décider de la façon dont le film va évoluer », ex- plique-t-il.Ici, une grande place est laissée à l\u2019écoute.« Le son [apparaît] comme un personnage dans le film.Il y a des voix du passé qui reviennent \u2014 grâce à un important travail de recherche d\u2019archives \u2014, des voix de radio.Il y a une abondance du parler, comme pour représenter ces langues qui ne veulent pas mourir.» Un aspect sensoriel qui prend de plus en plus de place dans le travail du cinéaste, qui prépare un film sur la cécité en zone de conflit, Les yeux ne font pas le regard.« Il faut pousser plus loin l\u2019expérience cinématographique, les gens ont soif de choses différentes, moins conventionnelles.Aujourd\u2019hui, les festivals leur permettent de vivre des expériences qui ne sont plus destinées à un public de niche.» FIFEQ Jusqu\u2019au 2 avril 2019.Projections gratuites (sauf pour la soirée de clôture).Toute la programmation ici: fifeqmon- treal.com CINÉMA The Aftermath, les ruines d\u2019une romance B 3 ÉCONOMIE René Vézina: Internet haute vitesse près de Montréal?B 8 HUMOUR Le spectacle Noir dresse un portrait de Mike Ward plus complexe que celui cristallisé par la controverse B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 KATIA TOBAR LE DEVOIR Le cinéma ethnographique sort des universités Le 16e Festival international du film ethnographique du Québec propose une trentaine de projections Image tirée du film Ceux qui viendront, l\u2019entendront de Simon Plouffe PHOTOS FIFEQ Le réalisateur Simon Plouffe propose un long métrage en hommage à l\u2019auteure Joséphine Bacon.image tirée du film Snowbirds de Joannie Lafrenière À CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy Au suivant Prière de ne pas Guillemets Les Poilus Le Téléjournal Sports express /23h05 LA PASSION D'AUGUS.TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit la semaine / Marc Dupré Du talent à revendre La liste noire / Leland Bray TVA nouvelles 22h35 Denis Lévesque 23h35 DU PLOMB DANS LA .TQ Pat'Patrouille Encore plus Format familial Un chef à la cabane Deux hommes en or Zone franche Le Festival d'été / Émile Bilodeau V Souper parfait Souper parfait Rire et délire Rire et délire Ambulances Les effaceurs Haute sécurité Code 111 Gotham / Du sang sur les mains Souper parfait NVL Québec Renc.ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands report Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR On n'a pas fait le / Mongolie Nordik / Turquie: Kaçkar Échappées belles / Marrakech l'impériale Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D Australie: La ruée vers l'or Amour fatal En prison Patrouille Marche à l'ombre Palais Routiers de l'Outback Enchères VIE ByeMaison Quoi ton plan?Mariages Design V.I.P.Vendre ou rénover au Québec Généalogie V.I.P.Joue Docteur Accros au look ByeMaison Quoi ton plan?Cinéma MAX Dr House / Retour en force Le mentaliste MAGNOLIA (1999) avec Jeremy Blackman, Tom Cruise, Matt Dillon.Girlfriend VRAK The Gifted (v.f.) iZombie / Constante de planque PUSH: LA DIVISION (2009) avec Joel Gretsch, Djimon Hounsou, Colin Ford.Code F.La Disparition Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° ATP Tennis - Open de Miami Demi-finale (D) Images/sec.L'antichambre (D) Sports 30 MLB 2019: un avant-goût Images/sec.HISTORIA Belles ordures Dieux du ciel Moyen Âge Québec Les montagnards Les montagnards Les montagnards Temps sucres Temps sucres L'acier et feu ICI ARTV Moi et l'autre Moi et l'autre Anne Luc Langevin, tours de ville C'est juste de la TV L'effet Wow MINUIT À PARIS (2011) Owen Wilson.EXPLORA Curiosités Recyclage Planète techno Pharmachien Pharmachien Superpouvoirs Concevoir l'impossible Stupidité Stupidité Ajustez cerveau Ajustez cerveau Ajustez cerveau SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS Le résident Hawaii 5-0 Instinct / L'arrache-coeur Élémentaire EnquêtesNCIS Z Expédition extrême Week-end Garage d'élite Américars: Rapides et musclés American Chopper (v.f.) Infiltration Maripier! RÉDEMPTION (2006) avec Xzibit, The Rock.sav-media Prof/ Prof L'écran roi 19h20 Prof 36.9° Autisme Routes science Prof/ Prof Encore plus Électrons libres Découvertes En mouvement 23h50 Science CORIM ÉVASION Avis de voyageurs À vos risques périls / Houston À vos risques périls / Stockton Hell's Kitchen Toujours plus loin / Mexico Le Voyageur assoiffé Risques /périls TFO Maxi/ S.O.S.! Top!/ Top! Subito texto C'est WOW Doc/ Je dors Petite mosquée NAPOLÉON EN APPARTE (2018) avec Joëlle Bond, Jean-Michel Girouard.FANTÔMAS (1964) Cinépop 17h45 MACGRUBER (V.F.) 19h15 REVOLVER (2005) avec Ray Liotta, Jason Statham.LA SEPTIÈME PROPHÉTIE (1987) Demi Moore.22h40 À LA POURSUITE DU DIAMANT VERT (1984) SÉcran Cinéma 18h50 MONDE JURASSIQUE: LE ROYAUME DÉCHU (2018) Chris Pratt.LE FUSILIER MARIN 6 (2018) Mike Mizanin.CIBLE 22 (2018) Mark Wahlberg.Cinéma Planète Si l'évolution m'était contée Blaireaux Ghost Chasers (v.f.) / Belgique Face au feu Animaux médecins Les raisins de la guerre MATV Des chemins Archéo-Ville LHJMQ Hockey / Blainville-Boisbriand Armada c.Phoenix de Sherbrooke - Séries éliminatoires (D) Portrait sportif Entracte Nous sommes la ville DisparateJoe CBC CBCNews JFL: Gags Schitt's Creek Coronation St.marketplace Management CBC Docs POV / Modified CBC News: The National CBCNews Exhibitionists Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang The Goldbergs The Big Bang The Big Bang The Big Bang Criminal Minds CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight The Blacklist / Robert Vesco The Blacklist Chicago Med Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Fresh Off-Boat Speechless 20/20 / The Secret in Her Eyes News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6 p.m.NCAA Basketball / LSU vs Michigan State (D) NCAA Basketball / Virginia Tech c.Duke - Tournoi de Division I (D) News NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune The Blacklist / Robert Vesco The Blacklist Dateline NBC / Jagged News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour BBC Newsnight Vermont Week Wash.Week Firing Line Great Performances / Julius Caesar Amanpour and Company World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Great Performances / Julius Caesar World News Amanpour and Company UNIS Chair de poule Chair de poule Degrassi Degrassi Radio enfer Radio enfer Le Loup-garou Le Loup-garou Balade Le punch Les encanteurs Fous animaux Mauvais karma HBO1 17h35 I Am Evidence 19h05 THE TRUTH ABOUT KILLER ROBOTS Hot Coffee Real Time With Bill Maher Strike Back Marathon AddikTV LE COLIS (2011) avec Jean-Marie Corbeil, Emmanuel Bilodeau.Les enquêtes de Murdoch Esprits criminels Esprits criminels CONSTANTINE (2005) Keanu Reeves.TVA Sports 17h00 JiC LNH Hockey / Predators de Nashville c.Penguins de Pittsburgh (D) Dave Morissette en direct Le TVA sports CollXtion Boxe 03/29 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette fin de semaine Bonnie et Clyde, la traque Cette nouveauté du géant rouge est en quelque sorte un complément à l\u2019histoire racontée dans le classique d\u2019Arthur Penn, puisque ce suspense raconte la traque des deux célèbres brigands du point de vue de deux policiers de la « vieille école » (Kevin Costner et Woody Harrelson), appelés en renfort pour les attraper une bonne fois pour toutes.The Highwaymen, Netflix, dès vendredi Dernière chance L\u2019ultime édition de cette émission très appréciée du public, mais nécessitant des ressources de recherche imposantes, fait un retour sur les histoires de « retrouvailles » les plus marquantes.Sortez vos mouchoirs.Deuxième chance, Radio-Canada, samedi, 20h Amélie Gaudreau LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Les Trophoux \u2014 d\u2019amusants assemblages conçus avec des débris \u2014 de l\u2019écrivain de l\u2019ombre Réjean Du- charme se retrouvent au cœur d\u2019un litige concernant sa succession qui oppose Charles Forget et Stefan Geor- gesco, un duo d\u2019amis du défunt, à sa liquidatrice Monique Jean.« Mme Jean refuse de respecter les dernières volontés du défunt en remettant ses œuvres à leurs deux héritiers », explique Me Éric Pigeon, qui représente MM.Forget et Georgesco.Les deux collectionneurs ont déposé jeudi une poursuite civile au palais de justice de Montréal.« Ils ne réclament pas d\u2019argent, ils veulent seulement que les volontés de M.Ducharme soient respectées et que les Trophoux leur soient remis pour perpétuer son œu- vre », a insisté leur avocat, Me Éric Pigeon.Selon le document, il y en aurait sept.Dans son testament, l\u2019écrivain fantôme connu notamment pour son roman L\u2019avalée des avalés a légué ses droits d\u2019auteurs au Théâtre du Nouveau Monde (TNM), ses journaux, calepins et manuscrits aux Archives nationales du Canada, puis ses œuvres plastiques, qu\u2019il signait du pseudonyme Roch Plante, à ses deux amis, selon un extrait reproduit dans la requête.Le reste des biens était entre autres destiné à Mme Jean, une voisine et amie de longue date de M.Ducharme.Stefan Georgesco et Charles Forget sont le duo de collectionneurs qui possède plus d\u2019une soixantaine d\u2019assemblages reproduits dans le livre Trophoux du mythique écrivain.Cet ouvrage, publié en 2004 aux éditions Lanctôt, exposait les assemblages et sculptures collages de l\u2019artiste qui avait une fascination « pour les rebuts de notre société de consommation » qu\u2019il appelait des Trophoux, provenant des termes « trophée » et « fou ».Signature Dans les mois suivant le décès du monument de la littérature québécoise, Mme Jean a communiqué avec les deux hommes pour leur confirmer qu\u2019ils étaient les héritiers des Trophoux.« Les œuvres d\u2019art de la série Tro- phoux retrouvées au domicile du défunt après son décès sont du même style distinct que celles de la série Trophoux correspondant aux œuvres créées sous le pseudonyme de Roch Plante de la Collection Forget-Georgesco », avancent les poursuivants.Toutefois, Mme Jean aurait modifié le nombre d\u2019oeuvres qui leur est destiné.« La liste des Trophoux passe de trois à zéro, puis à sept », déplorent les deux collectionneurs dans leur requête.Lors d\u2019une des dernières communications entre le duo et la liquidatrice, celle- ci leur aurait précisé que seulement trois des sept Trophoux [Ivresses pénitentes, Accumulation totale et Sur une g?osse] pouvaient leur être remis.C\u2019est que les quatre autres ne sont ni titrés ni datés et ne portent pas la signature graphique « RPlante » de l\u2019artiste.« Les mots de M.Ducharme sont clairs, il a écrit qu\u2019il leur léguait les tableaux signés Roch Plante.Mme Jean a choisi d\u2019appliquer à la lettre son testament parce qu\u2019elle estime que les mots choisis par M.Ducharme ne sont pas anodins », soutient l\u2019avocate de la liquidatrice, Me Sophie Préfon- taine.« Si M.Ducharme a choisi de dire que c\u2019étaient les œuvres signées Roch Plante, les œuvres non signées ne font pas partie du legs », ajoute Me Préfontaine.Les deux collectionneurs s\u2019expliquent mal l\u2019interprétation restrictive de Mme Plante.Selon eux, M.Ducharme a voulu se référer à la signature visuelle des tableaux « Roch Plante » et non à une signature graphique.« Si M.Du- charme avait voulu au sens propre ou graphique faire référence à sa signature, il aurait écrit ; je lègue mes tableaux \u201cRPlante\u201d », font-ils valoir.MM.Forget et Georgesco soupçonnent Mme Jean de ne pas vouloir reconnaître les Trophoux non signés comme des legs afin qu\u2019ils reviennent aux légataires universels résiduaires, dont elle fait partie.« Mme Jean [\u2026] tente par tous les moyens de ne pas remettre la totalité des legs particuliers que feu Réjean Ducharme voulait remettre [à ses deux amis] », disent-ils.Les deux hommes s\u2019inquiètent également d\u2019une « vente » de certaines œu- vres de M.Ducharme au Musée de la civilisation de Québec (MCQ).« On est en processus de donation, mais il faut comprendre que ce n\u2019est pas un achat », indique Agnès Dufour, responsable des relations de presse du MCQ.« Il n\u2019y a pas de Trophoux qui figure dans cette donation-là », a assuré Mme Dufour.Bien qu\u2019ils ne s\u2019entendent pas sur le fond du dossier, les deux parties ont confié regretter que le litige sorte sur la place publique, sachant la discrétion dans laquelle a vécu toute sa vie M.Ducharme.Réjean Ducharme au cœur d\u2019un litige Deux collectionneurs poursuivent la liquidatrice de l\u2019écrivain pour récupérer des Trophoux qu\u2019ils estiment leur revenir CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR L\u2019univers de la prison, sa privation de tendresse, sa violence et ses mille trafics, fascine.La jeune cinéaste Laure de Clermont-Tonnerre y replonge avec son film The Mustang, qui se déroule dans une prison du Nevada.Roman (Matthias Schoenaerts), le personnage principal, un détenu emprisonné depuis douze ans, est intégré dans un programme de dressage de chevaux sauvages.Et c\u2019est en apprivoisant cet animal, farouche et dangereux, qu\u2019il parvient à entrer en contact avec ses émotions.Laure de Clermont-Tonnerre signe ici un beau film où l\u2019humanité est, paradoxalement, incarnée par l\u2019animal dans ce monde d\u2019hommes où l\u2019empathie est rare.Et ce sont les chevaux qui accompagnent le spectateur tout au long de l\u2019histoire.Au départ, Roman fuit le contact avec sa fille, enceinte, qui vient le visiter.Progressivement, il arrivera à parler avec elle de la violence subite qui a plongé sa femme, mère de la jeune fille, dans un état végétatif permanent.Le film est inspiré de faits réels.Il existe bien aux États-Unis un programme de dressage de chevaux sauvages par des détenus.Ces animaux sont appelés des Mustangs.Ce sont des descendants de chevaux jadis apprivoisés et apportés en Amérique par les conquérants espagnols.Les statistiques confirment d\u2019ailleurs que les détenus inscrits à ce programme courent moins de risques de récidiver que les autres.La métaphore est puissante : des détenus ayant tué, mutilé, agressé, se retrouvent à devoir apprivoiser la partie sauvage d\u2019eux-mêmes.« Tu ne pourras pas contrôler le cheval si tu ne te contrôles pas toi-même », dit un codétenu à Roman.Une scène de thérapie dans laquelle une intervenante demande à chacun des détenus en combien de temps ils sont passés de l\u2019idée à l\u2019acte pour lequel ils sont emprisonnés est particulièrement probante.Leurs réponses sont éloquentes : quelques secondes tout au plus.Quelques secondes d\u2019une violence incontrôlée qui leur auront coûté des décennies de prison.Cette scène aurait pu porter encore plus, n\u2019eût été le jeu un peu trop retenu de Matthias Schoenaerts en homme coupé du monde.Intertitre On retiendra surtout la lumière blonde du soleil sur les chevaux sauvages, et la musique subtile de Jed Kurzel qui coule sur le film.Cette douceur contraste avec la violence sans pitié qui règne dans la prison.Tout comme la liberté originelle de ces chevaux et l\u2019univers carcéral archicontrôlé des détenus.« Il y a des chevaux que l\u2019on arrive à casser, et d\u2019autres qu\u2019on n\u2019arrive pas à casser », dit le responsable du programme de réhabilitation à Roman.Il y a aussi des détenus qui ne sortiront jamais de prison.On comprend que Roman en fait peut-être partie.En regardant The Mustang, on ne peut s\u2019empêcher de penser à À l\u2019ombre de Shawshank (The Shawshank Redemption), chef-d\u2019œuvre du genre, qui continue de trôner dans les palmarès des meilleurs films des dernières décennies.À ses côtés, The Mustang apparaît davantage comme un beau film.Le thème à la symbolique forte dont il s\u2019inspire, soit celui de l\u2019apprivoisement de chevaux sauvages par des détenus, donne à l\u2019ensemble une certaine dimension romantique qui masque un peu la dureté de l\u2019intrigue.The Mustang ?1/2 Drame de Laure de Clermont-Tonnerre.Avec Matthias Schoenaerts, Jason Mitchell, Bruce Dern.États-Unis, France, Belgique, 2019, 96 minutes.CRITIQUE CINÉMA Des chevaux et des hommes Laure de Clermont-Tonnerre livre avec The Mustang une fable qui manque de profondeur Le comédien belge Matthias Schoenaerts campe le personnage de Roman, un détenu emprisonné depuis douze ans dans un pénitencier du Nevada, aux États-Unis.FOCUS FEATURES Pâturage, Trophoux signé Roch Plante, collection Forget- Georgesco, Lanctôt éditeur Cette œuvre ne fait pas partie du litige qui oppose actuellement Charles Forget et Stefan Georgesco, un duo d\u2019amis de l\u2019écrivain québécois, à sa liquidatrice, Monique Jean Les mots de M.Ducharme sont clairs, il a écrit qu\u2019il leur léguait les tableaux signés Roch Plante ME SOPHIE PRÉFONTAINE » CINÉMA B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Testament of Youth, première incursion au cinéma du réalisateur anglais James Kent, donnait à voir de grandes promesses, un souci du détail et une habileté certaine à diriger des acteurs \u2014 même si une figure comme Alicia Vi- kander constitue un immense atout.De grandes espérances, il était légitime d\u2019en cultiver devant The Aftermath, cette relecture d\u2019un roman à saveur biographique de Rhidian Brook, adapté à quatre mains par Joe Shrapel et Anna Waterhouse.On y retrouve la même propension de Kent à l\u2019élégance, cette fois avec la présence de vedettes destinées à rehausser l\u2019éclat de cette romance sur fond de ruines fumantes, de défaites humiliantes et de deuils.Car tout cela constitue l\u2019horrible décor de Hambourg peu de temps après la défaite, l\u2019Allemagne étant à genou au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.Dans ce paysage de fin du monde débarque, visiblement contrainte, Rachael (Keira Knightley), venue rejoindre son mari, le colonel Lewis Morgan (Jason Clarke), d\u2019allure austère mais d\u2019une grande compassion à l\u2019égard des ennemis d\u2019autrefois.Conformément à son rang et à ses responsabilités, le colonel s\u2019installe avec Rachael dans la somptueuse résidence de Stephen (Alexander Skarsgard), un architecte affligé depuis la mort de sa conjointe, forcé d\u2019occuper le grenier avec sa fille adolescente.Rachael affiche d\u2019emblée une attitude froide et hautaine, et pas seulement qu\u2019envers l\u2019ennemi.Elle aussi endeuillée par la mort tragique de son fils unique, croyant Morgan insensible à la situation et à sa détresse, il apparaissait inévitable que la seule personne capable de la comprendre dans cette demeure digne d\u2019un film d\u2019Alfred Hitchcock soit leur hôte à l\u2019anglais irréprochable.Dont l\u2019allure athlétique ne laisse guère deviner les privations des années de guerre\u2026 Le charme évident du tandem Knigh- tley-Skarsgard constitue à la fois la principale attraction et le principal problème de ce film au classicisme irréprochable.Souvent seuls dans ce château au milieu d\u2019un hiver sans fin, et d\u2019une misère tout aussi immuable, les deux personnages suivent une CRITIQUE CINÉMA Les ruines d\u2019une romance Beaucoup d\u2019élégance, et peu d\u2019étincelles, dans ce triangle amoureux campé à Hambourg après la guerre Le film se déroule dans la ville allemande de Hambourg, ravagée au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.PHOTOS TWENTIETH CENTURY FOX FILM CORPORATION trajectoire amoureuse qui ne surprend personne, et qui ne suscite aucun frisson tant rien n\u2019émane de cette liaison supposément dangereuse.Car oui, la Londonienne au cœur brisé après les ravages du funeste blitz de septembre 1940 pactise avec un Allemand clamant haut et fort son dégoût du nazisme, mais leurs tourments intérieurs apparaissent le plus souvent décoratifs.D\u2019autres films semblent ironiquement vouloir émerger dans The Aftermath, à commencer par celui entourant le quotidien des vaincus, évoluant au milieu des décombres avec l\u2019espoir de retrouver une fierté écorchée, mise à mal par des hauts gradés anglais un peu sadiques, déterminés à prendre leur revanche.C\u2019est d\u2019ailleurs dans ce contexte qu\u2019émerge timidement la figure du colonel Morgan, mais dont les dilemmes moraux, le sens de la justice de même qu\u2019un refus obstiné d\u2019afficher sa tristesse de père blessé en font le personnage le plus nuancé.Or, ce n\u2019est pas vraiment à lui que s\u2019intéresse James Kent, tout entier dévoué au ballet de ce couple interdit dans un décor soigné, des musiques qui le sont tout autant (signées Martin Phipps), et enveloppé d\u2019éclairages vaporeux.Cette qualité anglaise n\u2019est jamais dépourvue de charme, mais dans The Aftermath, elle s\u2019approche dangereusement du musée de cire, rarement le lieu des amours torrides.The Aftermath ?1/2 Drame de James Kent.Avec Keira Knightley, Jason Clarke, Alexander Skarsgard, Kate Phillips.Grande-Bre- tagne\u2013Allemagne, 2019, 108 minutes.Les acteurs Keira Knightley et Alexander Skarsgard revêtent les rôles de Rachael et Stephen, respectivement.Abonnez-vous à notre infolettre matinale.Du lundi au samedi, découvrez l\u2019essentiel de l\u2019actualité.LeDevoir.com/infolettre CULTURE B 4 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 DOSSIER DU SAMEDI La laïcité, la nouvelle ligne de fracture Le projet de loi caquiste sur la laïcité ravive un débat houleux lancé il y a 10 ans.Pour tout comprendre de cet enjeu, devenu central dans le discours et le positionnement politique au Québec.TEXTES GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ MARCO BÉLAIR-CIRINO ISABELLE PARÉ PHOTOS VALÉRIAN MAZATAUD À LIRE DEMAIN V A L É R I A N M A Z A T A U D A U C A L E N D R I E R Abondance et grande variété à Bourgie La salle Bourgie maintient le rythme : 105 concerts sont programmés en 2019-2020 par la Fondation Arte Mu- sica.Parmi eux, une importante série dans le cadre du 250e anniversaire de naissance de Beethoven qui nous vaudra notamment une intégrale des Quatuors à cordes en six concerts et une intégrale des Sonates pour piano par Louis Lortie.L\u2019ouverture de saison, les 10, 11 et 12 septembre, est confiée à la compagnie Ballet Opéra Pantomime associée à I Musici pour un spectacle, Le vaisseau\u2013cœur, mêlant répertoire sacré et danse.Le premier invité international de marque, le pianiste Luca Bu- ratto, donnera un récital Schumann le 18 septembre.Parmi les grands noms étrangers : le contre-ténor Philippe Ja- roussky (19 novembre), le claveciniste Jean Rondeau (26 novembre), Rinaldo Alessandrini et le Concerto Italiano (14 et 15 janvier), Nicholas Angelich avec les musiciens de l\u2019Orchestre Métropolitain (15 avril), Jean-Guihen Queyras (21 avril) et Jean-Efflam Ba- vouzet, avec I Musici de Montréal (21 mai).On y ajoute Marie-Nicole Le- mieux, Karina Gauvin, Michèle Losier, Charles Richard-Hamelin\u2026 Le Devoir Vue sur la relève, zoom sur les artistes et leurs coulisses On sait maintenant de quel bois se chauffera le festival Vue sur la relève.Pour sa 24e édition, du 6 au 18 mai, le festival propose deux grands événe- ments extérieurs gratuits : le premier avec Ariel & les Va-Nu-Pieds (devant l\u2019entrée de la Place des Arts), le second avec Kate Ramsden (sur la place des Festivals).Multipliant ses antennes, Vue sur la relève s\u2019intéresse aux arts visuels avec Cyndie Belhu- meur et YonkersVidal, tout en s\u2019ouvrant à la pratique interdisciplinaire empreinte de poésie du Collectif Grande Surface.Autre joli coup, la présence d\u2019Anachnid en cadeau au Ministère.On verra évidemment le gagnant du prix Vue sur la relève, le duo de slam et musique Capharnaüm & Chimères.Nouveauté importante cette année, une série hebdomadaire de cinq épisodes sera diffusée sur MAtv dès le samedi 30 mars à 21 h.Animée par Marilyse Hamelin, Festival Vue sur la relève : regard sur les artistes s\u2019intéressera aux parcours des artistes en plus de présenter des extraits de leurs performances.Le Devoir Le pianiste Louis Lortie ELIAS PHOTOGRAPHY CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Son violon la dit dans toutes ses nuances, et elle lui en est infiniment reconnaissante.Le violon d\u2019Angèle Du- beau, qu\u2019elle a chéri toute sa vie, nous accompagne le long du film Angèle en quatre temps, que le Festival international du film sur l\u2019art (FIFA) présente comme film de clôture.Quatre temps, comme quatre saisons dans la vie d\u2019une femme, c\u2019est la thématique développée par la réalisatrice et scénariste Isabelle Depelteau pour accompagner le parcours de la musicienne.Née dans une famille de musiciens de Saint-Norbert, la toute petite Angèle a d\u2019abord voulu jouer du « voué- loncielle ».Sa taille d\u2019enfant l\u2019a assignée à un violon, qu\u2019elle traitait comme une poupée.L\u2019instrument ne l\u2019a plus quittée.Il est touchant de l\u2019entendre raconter comment son père se couchait devant la porte de sa chambre pour l\u2019entendre jouer.Plus tard, la jeune virtuose a hérité à 15 ans d\u2019un stradivarius du XIVe siècle ayant appartenu au violoniste Arthur Leblanc.À travers diverses images et vidéos d\u2019archives, le film raconte les débuts de la petite Angèle, tout de suite passionnée de musique.De Saint-Norbert à Montréal, puis à New York et en Roumanie, la jeune femme déterminée semble menée par un puissant appel intérieur.Elle rend hommage en chemin au musicien Raymond Dessaint, qui a formé son oreille et affiné sa technique, dit-elle.De tournée en tournée La musique mènera Angèle Dubeau aux quatre coins du monde, elle qui a joué notamment devant Nelson Mandela, Deng Xiaoping, et la reine Elizabeth II.Ces tournées la laisseront aussi solitaire.Et c\u2019est de cette solitude notamment que naîtra le désir de créer son propre ensemble, La Pietà, où elle agira autant comme soliste que comme chef d\u2019ensemble.Cet ensemble, doit- on le rappeler, est exclusivement composé de femmes musiciennes.Est-ce pour Angèle Dubeau une façon de se venger de s\u2019être fait dire, alors qu\u2019elle était toute jeune, qu\u2019elle jouait «comme un homme » ?Reste que c\u2019est avec ce groupe de musiciennes, devenues amies, qu\u2019Angèle Dubeau a continué d\u2019aller de tournée en tournée, laissant souvent derrière elle, le cœur gros, sa fille et son conjoint et imprésario, François Mario Labbé.Ce sont eux d\u2019ailleurs que l\u2019interprète a retrouvés après avoir pris la décision de cesser de donner des spectacles et de se consacrer à d\u2019autres projets, notamment via sa présence sur Internet.L\u2019artiste a pris cette décision après avoir surmonté un cancer du sein.Beaucoup plus qu\u2019un interprète virtuose, Angèle Dubeau est une leader, dit d\u2019elle le musicien et compositeur François Dompierre.La musique classique, elle a voulu la démocratiser.Très tôt dans sa carrière, elle a pris l\u2019habitude de prendre la parole durant ses concerts, notamment pour présenter les pièces jouées.Et elle se chagrine lorsqu\u2019elle entend des personnes âgées qui vont à ses concerts lui dire que c\u2019est la première fois qu\u2019ils voient un spectacle de musique classique de leur vie.Avec son conjoint, elle a notamment fondé la Fête de la musique de Tremblant, où tous les genres de musique se côtoient et se complètent.Ses projets, eux, continuent de voyager, d\u2019oreille en oreille.Angèle en quatre temps Isabelle Depelteau.Avec Angèle Dubeau.Canada, 2019, 83 minutes.FIFA Une vie au bout d\u2019un violon Angèle Dubeau est à l\u2019honneur dans un film qui raconte son parcours Très tôt dans sa carrière, la musicienne a pris l\u2019habitude de prendre la parole durant ses concerts, notamment pour présenter les pièces jouées.PEDRO RUIZ LE DEVOIR Orchestre symphonique de Longueuil : Alexandre da Costa au tournant Le conseil d\u2019administration de l\u2019Orchestre symphonique de Longueuil s\u2019est choisi un nouveau chef : Alexandre da Costa.Le violoniste et chef d\u2019orchestre a présenté cette semaine sa première saison intitulée « Tournant symphonique », qu\u2019il ouvrira le 3 octobre avec Marc David et Airat Ich- mouratov, au son d\u2019œuvres de Richard et Siegfried Wagner, Ichmou- ratov et Sibelius.Alexandre Da Costa a invité Jean-Philippe Sylvestre à jouer le 1er concerto de Tchaïkovski, Gregory Charles à improviser avec orchestre, Joël Legendre à narrer les saisons selon Vivaldi et Piazzolla et Ma- rie-Josée Lord à chanter les Quatre derniers lieder de Strauss.Giorgia Fu- manti sera à l\u2019affiche du concert de Noël et Pénélope McQuade œuvrera pour les enfants comme récitante de Pierre et le loup.Deux concerts vien- nois clôtureront la saison : l\u2019un, en avril 2020, consacré à Mozart ; l\u2019autre, en mai, consacré aux plus belles valses de la capitale autrichienne.Renseignements : osdl.ca Le Devoir PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR La restructuration se poursuit à Radio- Canada alors que le diffuseur public a confirmé l\u2019abolition de dix-huit nouveaux postes, dont deux vacants, au département du design et de la production.Six postes seront toutefois créés, a précisé la direction.Selon un communiqué du Syndicat des communications de Radio-Ca- nada (SCRC), Johanne Hémond, présidente de l\u2019organisation syndicale, explique qu\u2019« il ne restera plus que 14 personnes du côté scénique et de la scénographie, là où il y en avait 150 par le passé ».Parmi les postes supprimés, on compte des machinistes, une habilleuse, un designer prothésiste et deux ensembliers.« Toute cette restructuration qui se poursuit, morceau par morceau, nous inquiète au plus haut point, ajoute Mme Hémond.L\u2019installation dans la nouvelle maison de la SRC ne peut pas être le prétexte pour laisser de côté les artisans de Radio-Canada, qui ont contribué à produire des émissions de qualité depuis des décennies.» Les abolitions de postes « résultent d\u2019une baisse de la demande en matière de services scéniques », souligne le directeur des communications de Radio- Canada, Marc Pichette, en évoquant entre autres le retrait des émissions Marina et Entrée principale.« Pour rendre les activités efficientes dans ce service-là, on a procédé à cette annonce-là, on a revu sa structure et ses façons de faire », précise M.Pichette.Selon le SCRC, ces compressions s\u2019ajoutent à plusieurs autres annonces du genre et 59 postes ont été supprimés depuis décembre 2018.« Il n\u2019y aura pas d\u2019autres annonces de ce type-là », précise M.Pichette, qui refuse de parler de vague de licenciements.« Depuis plusieurs mois, pour qu\u2019on puisse présenter un budget équilibré en 2019-2020, il y a plusieurs secteurs qui ont pris des mesures pour se dégager une marge de manœuvre.Et ça va nous permettre de préserver nos investissements dans le contenu original et dans le numérique.» De son côté, Johanne Hémond s\u2019inquiète de voir « qu\u2019il n\u2019y aura bientôt plus que les émissions d\u2019information qui seront produites entièrement à la SRC.» Abolition de postes à Radio-Canada VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR Dans la foulée de la restructuration qui se poursuit au sein du média d\u2019État, dix-huit postes sont supprimés alors que six sont créés CULTURE B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 Marc Béland + Alix D ufresne Marie-Claire Blais + Stéphanie Jasmin + Denis Marleau Ali Chahrour Steven Cohen Serge Aimé Coulibaly Sorour Darabi ria De?orian onio Tagliarini Danièle Desnoyers Pascale Drevillon + Geoffrey Gaquère Clara Furey Catherine Gaudet Frédérick Gravel Simon Grenier-Poirier + Dorian Nuskind-Oder Stefan Kaegi Anna Karasi?ska Jaha Koo Lara Kramer + Émilie Monnet Christian Lapointe Martin Messier Dana Michel Marlene Monteiro Freitas Wajdi Mouawad Evan Webber + Frank Cox-O\u2019Connell Billets à l\u2019unité en vente aujourd\u2019hui fta.ca 514 844 3822 Da + Ant Danse + Théâtre 22 mai au 4 juin 2019 AGENCE FRANCE-PRESSE À PARIS Le réalisateur américain John Carpenter, maître du fantastique, recevra pendant le Festival de Cannes le Carrosse d\u2019or, prix annuel décerné par la Société des réalisateurs de films (SRF), a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué.Depuis 2002, les cinéastes de la SRF distinguent ainsi un de leurs pairs à l\u2019ouverture de la Quinzaine des réalisateurs, section parallèle du Festival.Le Carrosse d\u2019or \u2014 dont le nom rend hommage au film éponyme de Jean Renoir \u2014 récompense un réalisateur pour les qualités novatrices de ses films, pour son audace et son intransigeance dans la mise en scène et la production.John Carpenter, 71 ans, recevra son prix le 15 mai.« En 2019, la SRF \u2014 Société des réalisateurs de films \u2014 est fière de saluer un créateur d\u2019émotions brutes, fantastiques et hors norme.Un cinéaste charnière entre cinéma classique et cinéma de genre », a indiqué l\u2019organisation de cinéastes dans son communiqué.Cinéaste indépendant, fort d\u2019une carrière de plus de 40 ans, également compositeur de musique, scénariste et producteur, John Carpenter a réalisé des films d\u2019horreur et de science-fiction in- ternationalement reconnus, parmi lesquels Halloween, The Thing, New York 1997 ou Invasion Los Angeles.La SRF est née en 1968 après l\u2019affaire Henri Langlois (du nom du directeur de la Cinémathèque congédié puis réintégré à la suite d\u2019un mouvement des cinéastes) et l\u2019annulation du Festival de Cannes cette année-là.Elle a ensuite créé à Cannes l\u2019année suivante la Quinzaine des réalisateurs, section non compétitive.Le Carrosse d\u2019or avait été remis l\u2019an dernier à Martin Scorsese.Le Festival de Cannes aura lieu cette année du 14 au 25 mai, avec pour président du jury le réalisateur mexicain Alejandro González Iñárritu.CINÉMA John Carpenter recevra le Carrosse d\u2019or Le cinéaste américain est reconnu pour ses films d\u2019horreur et de science-fiction Lire la critique des spectacles À ceux et celles qui aiment (s\u2019)oublier d\u2019Antoine Turmine et Sans faire de bruit de François Marquis par notre journaliste Mélanie Carpentier sur toutes les plateformes numériques du Devoir.À LIRE La première du cinquième spectacle de l\u2019humoriste grinçant avait lieu mercredi soir au Club Soda, à Montréal.MICHEL GRENIER DOMINIC TARDIF COLLABORATEUR LE DEVOIR Face à des procès ou à des controverses semblables à celle opposant Mike Ward à Jérémy Gabriel, d\u2019autres humoristes ont choisi la pente savonneuse des fréquentations douteuses ou des déclarations incendiaires, et se sont peu à peu rangés à droite, en proclamant à la moindre occasion l\u2019érosion de la liberté d\u2019expression.Réjouissons-nous d\u2019emblée que l\u2019incorrigible trublion ait pris garde à ne pas verser, au cours des dernières années, dans la victimisation et dans l\u2019humour réactionnaire.Ce qui ne signifie pas pour autant que dans Noir, son cinquième spectacle dont la première avait lieu mercredi soir au Club Soda, Mike Ward s\u2019abstienne d\u2019évoquer son procès ou de tancer la morale à deux vitesses (c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire) de certains des employés de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse.Notons ici que l\u2019équipe de l\u2019artiste a poliment demandé aux journalistes de ne pas décrire en détail les premières minutes de la soirée afin de ne pas en émousser l\u2019impact, mais Ward en a déjà livré la substantifique moelle lors de son passage au micro du balado de l\u2019Américain Joe Rogan.« Je juge jamais le monde », jurera l\u2019homme en noir, une affirmation en porte-à-faux avec la réputation de tortionnaire ayant cristallisé ses déboires judiciaires.Il a été érigé en parfait contre-exemple par ceux qui croient que l\u2019humour devrait s\u2019en prendre aux puissants et non pas tourmenter les plus faibles, mais la cruauté occasionnelle de Mike Ward envers les personnes handicapées n\u2019a toujours été qu\u2019une façon d\u2019exacerber jusqu\u2019au ridicule l\u2019hypocrisie d\u2019une société qui préfère la pitié à la réelle intégration des communautés marginalisées.Adepte de véganisme.Défenseur du droit des femmes musulmanes à se couvrir (ou pas).Allié des personnes trans.Noir dresse un portrait plus complexe du vétéran du rire que celui que la rumeur charrie.La comparaison outrancière et la référence anatomique demeurent néanmoins les outils de choix de celui qui n\u2019hésite pas à se donner le mauvais rôle, lorsqu\u2019il invite les hommes à un examen de conscience dans la foulée du mouvement #MoiAussi, ou lorsqu\u2019il déballe le récit de son passé de victime d\u2019intimidation ayant lui-même intimidé à son tour.Des phrases pas répétables Mais si la vulgarité n\u2019est parfois chez le « Céline Dion des jokes de pénis » qu\u2019une simple soupape carnavalesque, elle est aussi souvent la loupe lui permettant de bien faire voir la violence de l\u2019exclusion sociale ou la lâcheté de nos incohérences.Sa vision du monde oscille sans cesse entre une foi en la bonté de ses contemporains et la conscience aiguë que l\u2019humanité est guidée par la méchanceté, voire par ses plus bas instincts.Doit-on vraiment se surprendre que des vedettes à qui nous avons tout permis finissent par tout se permettre ?se questionne-t-il (en d\u2019autres mots) dans un passage hilarant sur son ancien collègue de radio, Éric Salvail, avec en sus une flèche décochée aux médias ayant offert l\u2019absolution universelle à René Angélil.Demander à un membre du public s\u2019il a déjà vécu une agression sexuelle, comme s\u2019il lui demandait quel emploi il occupe, pourrait cependant réveiller des souvenirs horribles si ce membre du public s\u2019avérait par malheur avoir déjà été agressé sexuellement.Rare élément à repenser dans ce spectacle d\u2019une remarquable maîtrise, quelque part entre une forme de juste indignation et le plaisir de prononcer des phrases pas répétables juste pour le plaisir de prononcer des phrases pas répétables.Habitué des comedy clubs et des bars comiques, Mike Ward sirote son drink entre deux vannes et entretient un rapport à ses textes aux antipodes de la majorité des humoristes québécois, préférant le ton de la conversation à la rythmique chirurgicalement apprise d\u2019un monologue calibré à la virgule près, ce qui suppose certaines petites imprécisions dans sa livraison.Une posture complètement en phase avec la méfiance qu\u2019il nourrit face à quiconque prétend à la pureté morale ou à la perfection.Noir Mike Ward, en résidence jusqu\u2019au 1er juin au Club Soda et en tournée partout au Québec.CRITIQUE HUMOUR La vulgarité utile de Mike Ward Noir dresse un portrait plus complexe de l\u2019humoriste que celui que la controverse a cristallisé Le réalisateur américain John Carpenter à Hollywood, en mai 2013 ALBERTO E.RODRIGUEZ GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE La vision du monde de l\u2019humoriste oscille entre une foi en la bonté de ses contemporains et la conscience aiguë que l\u2019humanité est guidée par la méchanceté PHOTOS FREDERIC CHAIS ÉCONOMIE B 6 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 AVIS DE DÉCÈS L\u2019histoire de la certification du Boeing 737 MAX aux États-Unis est marquée par le souci des pouvoirs publics de réduire leurs coûts, d\u2019accélérer les choses et de s\u2019ôter des jambes de leurs champions économiques.On avait déjà vu cette histoire dans d\u2019autres domaines.Et elle finissait de la même façon.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Les pouvoirs publics aux États-Unis ont commencé l\u2019ouverture et l\u2019analyse de leur propre boîte noire pour comprendre ce qui est allé de travers dans la certification des nouveaux appareils 737 MAX de la compagnie américaine Boeing pour qu\u2019on leur permette de prendre leur envol en dépit de défauts de conception et pour qu\u2019on soit aussi les derniers dans le monde à ordonner qu\u2019ils soient cloués au sol après que ces défaillances ont mené à deux écrasements et 346 morts.Différents comités du Congrès ont commencé cette semaine à entendre des témoins en même temps que lançaient des enquêtes les ministères de la Justice et des Transports ainsi que l\u2019Agence fédérale de l\u2019aviation américaine (FAA).Ce qui ressort, d\u2019ores et déjà, c\u2019est que le géant américain était pressé de répondre à la version remotorisée de l\u2019appareil concurrent de son frère ennemi européen, Airbus, au point que l\u2019on n\u2019a pas vu qu\u2019on avait laissé quelques écrous (informatiques) mal serrés.Que Boeing soit obnubilé par la peur de perdre du terrain dans la tranche du marché où il a vendu plus de 70 % de ses avions de ligne l\u2019an dernier, ça se comprend.Aussi se serait-on normalement attendu à une vigilance accrue de la part des autorités de surveillance de la sécurité aérienne, d\u2019autant plus que la FAA a la réputation d\u2019être la plus sévère et la plus puissante de toutes.À la place, on apprend que, dans un souci d\u2019accélérer le processus de certification et d\u2019en réduire les coûts, la FAA a fortement augmenté depuis 2005 la part de son travail accomplie en sous-traitance, non seulement par des firmes externes, mais carrément par des employés des compagnies mêmes qu\u2019elle est censée surveiller.On en est venu à développer une relation si étroite, notait la semaine dernière The Economist, que les anciennes affiches qui disaient «Ne parlez pas à la FAA» ont disparu du local des employés de Boeing et que les voix à la FAA qui rapportaient des problèmes de conception dans ses avions y étaient sanctionnées plutôt qu\u2019écoutées.Tout va (allait) bien Tout cela reste supervisé par la FAA, s\u2019est défendu mercredi son chef intérimaire, Daniel Elwell, devant un comité sénatorial.Et puis, les autorités européennes vont encore plus loin dans cette forme de délégation.Sans elle, la ANALYSE La FAA et Boeing, une histoire bien connue LA PRESSE CANADIENNE Fiat Chrysler supprime 1500 emplois à Windsor Fiat Chrysler Automobiles a annoncé son intention de supprimer le troisième quart de travail de son usine d\u2019assemblage de Windsor, en Ontario, plus tard cette année, au détriment de quelque 1500 emplois.La porte-parole de l\u2019entreprise, LouAnn Gosselin, a indiqué que cette décision prendrait effet le 30 septembre et visait à « mieux aligner la production sur la demande mondiale ».Elle a ajouté que des programmes de retraite seront proposés aux employés admissibles et que l\u2019entreprise travaillera à trouver des postes aux autres.« L\u2019entreprise déploiera tous les efforts possibles pour placer des employés mis à pied dans des postes à temps plein au fur et à mesure de leur disponibilité et en fonction de leur ancienneté », a-t- elle écrit dans un courriel.Le président de la section locale 444 d\u2019Unifor, Dave Cassidy, a déclaré dans un communiqué que cette décision était inattendue.« J\u2019ai été choqué et déçu que Fiat Chrysler Automobiles ait annoncé aujourd\u2019hui l\u2019élimination du troisième quart, a-t-il soutenu.Nous continuerons de rencontrer l\u2019entreprise à propos de solutions de remplacement pour les nouveaux produits.Nous aurons besoin du soutien de tous les niveaux de gouvernement à l\u2019avenir.» L\u2019usine, qui produit la Chrysler Paci- fica et sa version hybride, ainsi que la Dodge Grand Caravan, emploie environ 6100 personnes.Le constructeur automobile a annoncé au mois de février qu\u2019il investira 4,5 milliards $US au Michigan pour construire une nouvelle usine d\u2019assemblage, moderniser d\u2019autres installations et créer 6500 emplois.L\u2019Ontario est déjà bouleversée par le projet de General Motors de mettre fin à la production de son usine d\u2019assemblage d\u2019Oshawa d\u2019ici la fin de l\u2019année.Des appareils Boeing 737 MAX de la compagnie Southwest, stationnés à Victorville, en Californie MARIO TAMA GETTY IMAGES AGENCE FRANCE-PRESSE FAA aurait besoin de 10 000 employés et 1,8 milliard de plus pour faire son travail.Et puis, cette façon de faire ne doit pas être si mal, a-t-il fait valoir, puisque les États-Unis ont, ou plutôt avaient, rarement connu une aussi longue période sans tragédie aérienne.Des élus américains n\u2019ont pas manqué de se scandaliser de la situation.« On a confié au loup la garde de la bergerie », a dénoncé le sénateur démocrate Richard Blumenthal.La trop « grande promiscuité entre l\u2019industrie et le régulateur » risque de miner la confiance du public, a renchéri son confrère républicain Ted Cruz.Pourtant, c\u2019est à la demande pressante des élus eux-mêmes que les autorités de surveillance américaine ont procédé à ces changements, a rappelé le Wall Street Journal cette semaine.Ces derniers répondaient à l\u2019encouragement de Boeing, qui a fait passer en dix ans son budget annuel de lobbying de 10 à 15 millions, lui conférant à ce chapitre le 4e rang pour une compagnie individuelle.On s\u2019est même rendu à 22 millions en 2015.Sans surprise, l\u2019élection de Donald Trump n\u2019a rien fait pour arranger les choses.La FAA a été l\u2019une des victimes de sa fermeture partielle des administrations américaines (shutdown) et demandait encore récemment une réduction de 400 millions de son budget.Devant le refus du Congrès d\u2019entériner son choix de nommer l\u2019ancien pilote de son jet privé à la tête de l\u2019agence, il a laissé le poste à un administrateur intérimaire pendant quatorze mois jusqu\u2019à ce qu\u2019un deuxième Boeing 737 MAX s\u2019écrase et qu\u2019il propose un candidat compétent.L\u2019histoire se répète Toute cette histoire n\u2019est pas sans en rappeler une autre: celle de la dernière crise financière.Là aussi, on était très fier de la solidité et de la durée de la stabilité économique et financière jusqu\u2019à ce que l\u2019écrasement d\u2019une banque puis celui d\u2019une autre entraînent l\u2019effondrement de Wall Street.Là aussi, on s\u2019est rendu compte, par la suite, que s\u2019était établie une promiscuité suicidaire entre les banques et les agences de surveillance.On a aussi vu quelque chose de similaire plus près de nous.Durant l\u2019enquête sur la corruption dans le domaine de la construction au Québec, on avait notamment constaté que la diminution des effectifs au gouvernement et la délégation grandissante des tâches de surveillance à des firmes externes s\u2019étaient traduites par un tel appauvrissement de l\u2019expertise et de la capacité d\u2019action des autorités publiques qu\u2019elles n\u2019ont rien vu, ou n\u2019ont rien pu faire.Climat : la Caisse de dépôt dépasse sa cible La Caisse de dépôt et placement du Québec dit avoir dépassé ses cibles en 2018 en ajoutant 10 milliards de dollars d\u2019investissements «sobres en carbone», ce qui fait passer la somme de ses placements à 28 milliards.Avec cette somme, le gestionnaire de régimes de retraite a ainsi surpassé son objectif de 26 milliards qui devait être atteint pour 2020.Sa nouvelle cible est de 32 milliards.Le président et chef de la direction de la CDPQ, Michael Sabia, s\u2019est montré satisfait des progrès, soulignant dans un communiqué que «l\u2019intensité carbone de l\u2019ensemble» des portefeuilles de l\u2019institution avait été réduite de 10%.«Cela illustre notre volonté de contribuer de façon constructive et tangible au défi climatique», a-t-il indiqué.La Presse canadienne La zone euro n\u2019est pas assez préparée pour la prochaine crise PARIS \u2014 La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a prévenu jeudi que la zone euro n\u2019était pas assez préparée pour affronter la prochaine crise et a appelé à renforcer son système bancaire, lors d\u2019une conférence à Paris.«L\u2019union monétaire est effectivement plus rési- liente qu\u2019il y a dix ans, mais elle ne l\u2019est pas assez», a-t-elle affirmé lors d\u2019une conférence organisée par la Banque de France (BdF), lançant un avertissement d\u2019autant plus sérieux que les perspectives pour l\u2019économie mondiale sont en train de se dégrader.La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) a rappelé que la zone euro avait «essuyé une violente tempête lors de la crise financière mondiale» de 2008, «puis une autre peu après, lors de la crise de la dette souveraine de la zone euro».Agence France-Presse EN BREF Dollarama veut stimuler son achalandage Confronté à un contexte concurrentiel de plus en plus féroce, Dolla- rama dit surveiller de près le prix des articles sur les tablettes de ses magasins alors que le détaillant désire stimuler l\u2019achalandage dans son réseau.Le président Neil Rossy a convenu, jeudi, que l\u2019entreprise établie à Montréal avait peut-être un peu trop mis l\u2019accent sur les catégories d\u2019articles plus dispendieux, qui peuvent atteindre jusqu\u2019à 4$.Dollarama souhaite continuer à mettre en valeur les produits dont le prix se trouve entre 1$ et 1,25$.«Je pense que vous savez très bien que nous avons perdu cela de vue, d\u2019être certain d\u2019avoir tous les éléments afin de générer de l\u2019achalandage et ainsi équilibrer nos prix plus élevés», a dit M.Rossy au cours d\u2019une conférence téléphonique.La Presse canadienne Cette suppression s\u2019ajoute à la perte de 2600 emplois à l\u2019usine de GM d\u2019Oshawa ÉCONOMIE B 7 LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 21023077-01 Ce Résultats des tirages du : En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.compl.complu e b e c .c o m l o t o q u e b e l o t o q u e b e c .c o m .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o Prochain gros lot (approx.) : Ce soir, 50 MILLIONS $* + 2 LOTS DE 1 MILLION $ *(APPROX.) + 2019-03-27 7 000 000 $ 16 19 22 28 34 48 49 06 15 24 33 40 42 02 8106754 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ LA PRESSE CANADIENNE À OTTAWA SNC-Lavalin aurait averti les procureurs fédéraux, l\u2019automne dernier, qu\u2019elle pourrait se scinder en deux, déménager ses bureaux aux États-Unis et démanteler ses activités canadiennes si elle n\u2019obtenait pas une entente lui permettant d\u2019éviter une poursuite au criminel, révèlent des documents nouvellement obtenus.Ces documents, une série de diapositives du logiciel PowerPoint décrites comme une présentation confidentielle préparée pour le gouvernement fédéral, ont été obtenus par La Presse canadienne.Ils décrivent un « Plan B » \u2014 ce que la société montréalaise pourrait devoir faire si elle ne réussissait pas à convaincre le gouvernement de lui accorder un accord de réparation afin d\u2019éviter les poursuites pénales dans une affaire de fraude et de corruption liée à des projets en Libye.En vertu de ce plan, SNC déménagerait, d\u2019ici un an, son siège social mont- réalais et ses bureaux d\u2019entreprise situés en Ontario et au Québec, ramenant ainsi son effectif de 8717 à 3500 personnes, avant d\u2019éventuellement mettre fin à ses activités au Canada.« Le gouvernement du Canada doit soupeser l\u2019impact, sur l\u2019opinion publique, d\u2019une poursuite en justice contre SNC-Lavalin », peut-on lire dans la présentation.«Nous devons humblement demander si l\u2019intérêt public est servi en poursuivant en justice SNC-Lavalin, et en tentant d\u2019obtenir un verdict de culpabilité.Une telle décision mènerait effectivement à la disparition de SNC-Lavalin telle que nous la connaissons aujourd\u2019hui, et comme elle a été depuis plus de 100 ans.» POURSUITES PÉNALES Sans entente avec Ottawa, SNC aurait prévu de déménager Des documents confidentiels contredisent les déclarations du chef de la direction de la firme De toutes les options avancées pour l\u2019avenir de l\u2019entreprise, le plan dans la présentation était « le plus évident » à suivre et « bien avancé » en ce qui a trait à la planification, affirment les documents, que le Bureau du Conseil privé a confirmé avoir reçus à la fin de l\u2019année dernière.Le conseil d\u2019administration et la haute direction de la société étaient prêts à regrouper rapidement dans une nouvelle entité les activités de l\u2019entreprise qui n\u2019avaient joué aucun rôle dans l\u2019affaire en Libye, mettant ainsi «le trio d\u2019entités possiblement condamnées » dans une autre organisation qui serait exploitée au Canada « à un niveau réduit d\u2019activités au Canada, ou en se dirigeant vers un éventuel démantèlement», est-il expliqué dans le document.Les détails semblent contredire les déclarations publiques du chef de la direction de la firme d\u2019ingénierie, Neil Bruce, qui a nié que la société avait menacé de déménager son siège social et qu\u2019elle considérait que la sauvegarde des quelque 9000 emplois au Canada justifiait l\u2019obtention d\u2019un accord de réparation.Le géant de la construction était revenu sur ses déclarations par la suite, en affirmant dans un communiqué FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Les ex-propriétaires de Taxi Diamond réclament leur dû à XPNDCroissance JACQUES NADEAU LE DEVOIR Les deux anciens propriétaires de Taxi Diamond se tournent vers la Cour supérieure pour contraindre le fonds XPNDCroissance à verser les 750 000 $ qu\u2019il leur restait à recevoir pour la vente de leur entreprise il y a près de trois ans.Selon des documents déposés le 22 mars, Philip Friedman et Dominique Roy affirment que la transaction d\u2019août 2016 prévoyait un solde à verser de 3 millions, lequel devait être remis sous forme de paiements trimestriels de 250 000 $ plus les intérêts.Ce plan suivait son cours jusqu\u2019à cet hiver, lorsque Diamond a omis d\u2019effectuer le paiement de 263 123,29 $ prévu le 1er février, allèguent-ils.Diamond appartient à Taxelco, dont le premier actionnaire est XPNDCroissance, vers lequel les deux hommes se sont donc tournés pour réclamer leur dû.XPNDCroissance est un fonds de 75 millions élaboré en 2015 et 2016 avec la participation d\u2019investisseurs comme la Caisse de dépôt et placement du Québec (15 millions), le Fonds de solidarité FTQ (10 millions), Investissement Québec (15 millions) et Fon- daction (5 millions).Outre Taxelco, XPNDCroissance a notamment des placements dans Mishmash (L\u2019Actualité, par exemple) et Lion (autobus scolaires électriques).Il n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir des commentaires de la direction de XPND, le fonds d\u2019investissement d\u2019Alexandre Tail- lefer et de son associé, Dominic Bécotte.Les derniers mois de Taxelco ont été marqués par l\u2019arrêt soudain des activités de Téo Taxi, une des trois unités opérantes de l\u2019entreprise avec Taxi Diamond et Taxi Hochelaga, qui sont toujours en activité.Aux petites heures du 29 janvier, les chauffeurs de Téo ont appris que la compagnie ne roulerait plus, faute de moyens financiers, les actionnaires étant réticents à injecter de nouveaux capitaux.Lors d\u2019une conférence de presse au moment de l\u2019arrêt de Téo, M.Bécotte avait affirmé que c\u2019est par l\u2019entremise de Diamond et d\u2019Hochelaga que seraient consacrés les « efforts de modernisation et d\u2019électrification de l\u2019industrie du taxi afin de permettre une mobilité urbaine durable à Montréal ».En raison du fait qu\u2019il s\u2019agit de sociétés privées, les détails financiers de l\u2019achat de Diamond par Taxelco n\u2019ont jamais été dévoilés.Au moment de la vente en 2016, Philip Friedman et Dominique Roy en étaient propriétaires depuis 21 ans, selon ce qu\u2019ils avaient indiqué à la Gazettede Montréal.En achetant Diamond et Hochelaga, Taxelco a mis la main sur 40 % de l\u2019industrie du taxi à Montréal, soit environ 1720 voitures.Taxi Diamond a omis d\u2019effectuer le paiement de 263 123,29 $ prévu le 1er février, allèguent Philip Friedman et Dominique Roy L\u2019authenticité des documents confidentiels obtenus par La Presse canadienne a été confirmée par SNC-Lavalin.PAUL CHIASSON LA PRESSE CANADIENNE qu\u2019un accord de réparation était en fait la meilleure avenue pour protéger son effectif canadien.Document authentique Le porte-parole de SNC-Lavalin, Nicolas Ryan, a confirmé jeudi l\u2019authenticité du document, qu\u2019il a qualifié de «confidentiel», qui avait été soumis au Service des poursuites pénales du Canada afin de permettre au directeur des poursuites pénales d\u2019examiner la demande de la compagnie au sujet d\u2019un accord de réparation.« Nous avons toujours fait preuve de transparence à l\u2019égard de nos divers intervenants au sujet de l\u2019importance pour le Canada, du point de vue de l\u2019intérêt public, d\u2019avoir une compagnie comme SNC-Lavalin, concurrentielle à l\u2019échelle mondiale, et dont le siège social est situé à Montréal », a affirmé M.Ryan dans une déclaration.Un accord de réparation reste « le meilleur moyen de protéger et de développer les quelque 9000 emplois directs de SNC-Lavalin au Canada, ainsi que des milliers d\u2019emplois indirects », poursuit la déclaration.«Nous avons également indiqué que nous avions une obligation de fiduciaire envers nos actionnaires et nos employés et que, par conséquent, nous avions la responsabilité d\u2019examiner toutes les options disponibles.[\u2026] Cela ne signifie pas que nous avons choisi une option ou qu\u2019une décision a été prise au sujet de l\u2019option que nous allons poursuivre, mais simplement qu\u2019il existe diverses possibilités que nous devons envisager.» La présentation évoque également la fin des dons totalisant des millions de dollars et de parrainages ; des centaines de millions de dollars en recettes fiscales perdues ; ainsi que la perte des dépenses consacrées aux postes de recherche dans les universités.Le gouvernement du Canada doit soupeser l\u2019impact, sur l\u2019opinion publique, d\u2019une poursuite en justice contre SNC-Lavalin SNC-LAVALIN » LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 B 8 ÉCONOMIE Sans accès à Internet tout près de Montréal I l y a 60 ans, on discutait ferme de l\u2019électrification des régions rurales.Des pans entiers du Québec n\u2019avaient pas accès à l\u2019électricité.Ils n\u2019étaient pas considérés comme « rentables », donc n\u2019avaient pas droit aux investissements nécessaires à leur desserte.C\u2019est le constat de ce déséquilibre qui menaçait jusqu\u2019à la survie des régions laissées pour compte, tout comme le refus de l\u2019emprise de conglomérats sans vision sociale, qui ont mené à la vaste offensive de nationalisation des grandes entreprises productrices et distributrices.Hydro-Québec a alors pu se déployer au-delà de Montréal.Elle est devenue un symbole de la Révolution tranquille.Les temps ont changé, de nouvelles priorités sont apparues.Faudrait-il aujourd\u2019hui parler d\u2019« internetisation » des services au Québec, puisque l\u2019accès à Internet est dorénavant un des éléments clés du développement, autant économique que social ou culturel ?Nous n\u2019en sommes pas rendus là.Pas encore.Mais des régions mal servies s\u2019organisent.Prenez Saint-Bernard-de-Michaudville.Il s\u2019agit apparemment d\u2019un village agricole typique du Québec.Au dernier recensement, il comptait exactement 596 personnes.Un petit centre au cœur d\u2019une belle contrée agricole, une des plus riches au Québec.Mais voici la surprise : Saint-Bernard fait partie de la MRC des Maskoutains, souvent appelée le « grenier du Québec », avec Saint-Hyacinthe comme centre stratégique.Cela étant, qui pourrait se douter que les gens de Saint-Bernard font malheureusement partie de ces laissés-pour-compte sans service Internet haute vitesse ?À quelque 60 kilomètres du pont Jacques-Cartier ?Nous ne sommes pas ici au Témiscamingue, en Haute- Mauricie, au cœur de la Gaspésie ou ailleurs dans des régions accablées par la dévitalisation.Pourtant, étonnamment, l\u2019enjeu est le même.Autrement dit, si vous êtes sur votre tracteur dans votre champ en train de labourer, vous ne pouvez accéder aux données de ce qui se passe dans votre étable ou autour.Et quand on vous bassine les oreilles avec les gains de productivité nécessaires pour faire face à la concurrence américaine, il ne vous reste qu\u2019à implorer les dieux de l\u2019Internet qui vous ont oublié.De là l\u2019impatience de Francine Morin.Productrice agricole, elle est aussi mairesse de Saint-Ber- nard-de-Michaudville, et aussi préfet de la MRC des Mas- koutains.Sa ferme produit du soya, du maïs et d\u2019autres légumes à être mis en conserve.Grève des grutiers : la formation en entreprise insuffisante Le rapport qui avait été commandé sur l\u2019aspect sécuritaire du Règlement sur la formation des grutiers, à la suite de la grève de juin dernier, juge que le Programme de formation en entreprise, qui avait été dénoncé par les grutiers québécois, est bel et bien insuffisant dans sa forme actuelle, a appris La Presse canadienne.Les grutiers avaient fait une grève illégale qui avait paralysé les chantiers de construction du Québec pendant près de dix jours, en juin dernier, pour protester contre ce règlement qui avait modifié la formation pour devenir grutier.À la suite de cette grève, le gouvernement avait annoncé la mise sur pied d\u2019un comité d\u2019experts pour étudier l\u2019aspect sécuritaire du règlement contesté.Le comité constate aussi « l\u2019absence d\u2019une offre structurée et planifiée d\u2019activités de perfectionnement en cours d\u2019apprentissage pour les candidats qui accèdent au métier sans avoir suivi le programme Conduite de grues ».Le comité recommande entre autres de compléter le Programme de formation en entreprise par l\u2019ajout d\u2019une formation initiale obligatoire qui viserait l\u2019acquisition des notions de base pour conduire une grue de façon sécuritaire.Les syndicats ont réagi positivement au rapport.La Presse canadienne EN BREF JACQUES NADEAU LE DEVOIR Aimia réduira son personnel de 25 % La société de programmes de fi- délisation Aimia a annoncé qu\u2019elle réduirait ses effectifs d\u2019environ 25% dans la foulée de la vente de son programme phare Aéroplan.La société prévoit d\u2019avoir environ 550 employés d\u2019ici la fin 2019.Après un examen de son avenir sans Aéroplan, Ai- mia affirme vouloir devenir un consolidateur dans le secteur des programmes de fidélisation.L\u2019entreprise prévoit d\u2019évoluer en combinant croissance organique et acquisitions.Les autres actifs d\u2019Aimia comprennent Air Miles Moyen-Orient, des investissements dans le programme Club Premier au Mexique, qu\u2019elle contrôle conjointement avec Ae- romexico, ainsi qu\u2019un investissement avec Air Asia dans la société de technologie du voyage Big Life, qui exploite BIG Loyalty.La Presse canadienne La croissance américaine revue à la baisse La croissance de l\u2019économie américaine fin 2018 a davantage marqué le pas que le prévoyaient les économistes, et cette nette modération de l\u2019activité semble bien s\u2019être poursuivie sur les premiers mois de cette année.Marché immobilier en repli, production manufacturière ralentie, créations d\u2019emplois en forte chute en février : les premiers mois de 2019 ont livré des données décevantes qui nourrissent des prévisions pessimistes pour l\u2019ensemble de l\u2019année.L\u2019estimation de la croissance du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a été révisée en baisse au 4e trimestre 2018, passant de 2,6 % à 2,2 % en rythme annuel.Cette révision en baisse ne change toutefois pas le rythme d\u2019expansion sur l\u2019année, qui reste à 2,9 % en 2018 contre 2,2 % en 2017, selon cette troisième estimation du département du Commerce publiée jeudi.Agence France-Presse JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE La fin des activités du transporteur à bas prix WOW Air, qui a mis la clé sous la porte, donne des maux de tête à des milliers de passagers, dont plusieurs Québécois, qui font des pieds et des mains pour rentrer chez eux.En grande difficulté financière, l\u2019entreprise islandaise fondée en 2011, qui n\u2019avait plus d\u2019options pour effectuer un redressement, a d\u2019abord annulé tous ses vols jeudi, avant d\u2019aviser les voyageurs de se renseigner auprès d\u2019autres compagnies aériennes pour se rendre à destination.Cette nouvelle est venue compliquer les plans de nombreux touristes, dont ceux d\u2019Anne Dongois, qui terminait jeudi un séjour de quatre jours en Islande et qui s\u2019est empressée de réserver deux billets auprès d\u2019Icelandair.« Nous avons été chanceux parce que nous avons vu le courriel de WOW Air très tôt, et nous avons pu nous tourner vers une autre option », a-t-elle expliqué au cours d\u2019une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, en route vers l\u2019aéroport de Reykjavik.En voyage avec son conjoint, Mme Don- gois a toutefois dû allonger 1700$ pour acheter deux billets auprès d\u2019Icelandair \u2014 une dépense qui n\u2019était initialement pas planifiée.D\u2019autres voyageurs sont toutefois plongés dans l\u2019incertitude.C\u2019est le cas de Vincent Ribes, un Français qui vit désormais au Québec, qui devait rentrer à la maison samedi.Il ignorait toujours, jeudi, si cela allait être possible.La fin de WOW Air a forcé M.Ribes et ses deux amis, qui se trouvent dans le nord de l\u2019Islande, à modifier leurs plans et à retourner vers Reykjavik plus tôt que prévu, alors qu\u2019ils sont attendus au travail lundi prochain.Après de multiples vérifications, ceux- ci ont dû se résigner à devoir rentrer le 3 avril puisque les prix demandés étaient trop exorbitants avant cette date.«Ce sera 450$ [le billet], alors nous allons avoir des frais supplémentaires pour les nuits d\u2019hôtel, a indiqué M.Ribes, dans un échange de messages.Sinon, c\u2019est plus de 2000$.Et on ira vers New York, alors il faudra rentrer par nos propres moyens, ce qui engendrera d\u2019autres coûts.» Sur son site Web, Icelandair indiquait, jeudi après-midi, qu\u2019il n\u2019était pas possible d\u2019acheter un aller simple vers Montréal avant samedi \u2014 où le prix était d\u2019au moins 2170,68 $.À l\u2019instar de M.Ribes, Sean Tinschert et sa conjointe se sont aussitôt dirigés vers l\u2019aéroport de la capitale islandaise après avoir appris que leur itinéraire de vol ne tenait plus.« Nous tentons de trouver une façon de rentrer, a-t-il dit à l\u2019Associated Press.Nous vivons à Boston.Nous devons être au travail demain.Je ne crois pas que ce sera le cas.» Assis dans un café de l\u2019aéroport de Berlin, Jamey Fierce, un Torontois de 62ans, tentait de trouver un itinéraire abordable pour rentrer chez lui et pensait qu\u2019il pourrait peut-être réserver un vol qui ferait escale à Lisbonne, au Portugal.« Non seulement le vol a été annulé, mais la compagnie aérienne aussi », a- t-il déclaré à la blague.Un remboursement possible ?C\u2019est en 2015 que la compagnie fondée par l\u2019entrepreneur Skuli Mogensen a commencé à offrir des liaisons depuis Montréal et Toronto vers l\u2019Europe en passant par Reykjavik \u2014 la capitale islandaise.WOW Air desservait également Vancouver.Au total, l\u2019entreprise assurait des liaisons entre 27 aéroports d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord.Le site Web d\u2019Aéroports de Montréal n\u2019affiche aucun vol de WOW Air dans sa liste de départs prévus jeudi.Par l\u2019entremise d\u2019un communiqué et de courriels envoyés à ses clients, WOW Air indiquait qu\u2019il serait possible de tenter d\u2019obtenir un remboursement pour leur vol manqué auprès de leur compagnie de carte de crédit.« Dans le courriel, il y a également un lien pour demander un remboursement auprès de la compagnie, mais je n\u2019y crois pas trop, a dit Mme Dongois.Les compagnies qui font faillite ne remboursent généralement pas leurs clients en priorité.Nous avons des assurances, mais je n\u2019ai pas encore entamé les démarches.» Au Québec, le Fonds d\u2019indemnisation des clients des agents de voyages offre une protection à ceux qui ont acheté leur billet d\u2019avion auprès d\u2019un agent titulaire d\u2019un permis au Québec, a rappelé l\u2019Office de la protection du consommateur.Toutefois, pour ceux qui ont réalisé la transaction d\u2019une autre façon, comme par Internet, les options sont moins nombreuses.« La convention d\u2019utilisation de la carte de crédit, généralement, prévoit que l\u2019émetteur va rembourser le montant au client si ce dernier n\u2019obtient pas le service qu\u2019il a acheté, a expliqué le porte-parole de l\u2019Office, Charles Tanguay.Lors de situations semblables dans le passé, les Visa et MasterCard de ce monde avaient rapidement signalé leur intention de rembourser rapidement leurs clients.» Toutefois, à moins d\u2019avoir une assurance à cet effet, les voyageurs devront assumer eux-mêmes des dépenses supplémentaires, comme l\u2019achat d\u2019un autre billet d\u2019avion pour rentrer au bercail.Avec Associated Press TRANSPORT AÉRIEN WOW Air cesse ses activités Des milliers de clients se retrouvent bloqués RENÉ VÉZINA L\u2019entreprise islandaise fondée en 2011 était en grande difficulté financière.JOEL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE « Mais il y a des arbres par chez nous, dit-elle, et les arbres bloquent les signaux.Les connexions deviennent variables.Comment pensez-vous qu\u2019il soit alors possible d\u2019attirer de jeunes familles chez nous ?Internet haute vitesse est vraiment devenu un service indispensable.» La MRC et ses maires ont donc décidé de partir à l\u2019offensive.En mai dernier, ils adoptaient une résolution pour demander l\u2019installation de fibres optiques sur l\u2019ensemble du territoire, avec des demandes auprès des deux ordres de gouvernement.Il est vrai que la porte est ouverte\u2026 ou disons entrouverte.Le budget Morneau contient une disposition pour que l\u2019essentiel du pays soit couvert par Internet haute vitesse d\u2019ici\u2026 2030, dans l\u2019équivalent d\u2019une demi-génération.Dans 11 ans ?Il se peut que d\u2019ici là la Terre ait fondé des colonies sur Mars ! Mais aussi qu\u2019on attende encore l\u2019équivalent de la desserte Internet haute vitesse en région \u2014 ou ce qui l\u2019aura remplacée.Le Québec semble un peu mieux disposé, lui qui reporte moins loin les échéances.Dans le budget déposé par le ministre Eric Girard, il est question de 2023, donc dans un éventuel deuxième mandat.En tout cas, dans la MRC des Maskoutains et ailleurs, l\u2019impatience gronde.On n\u2019attendra pas jusqu\u2019à Mars.La MRC a créé en 2003 le Réseau Internet maskoutain (RIM), une OBNL dont le président, Yves de Bellefeuille, est aussi maire de Saint-Jude, une municipalité voisine de Saint-Bernard.« Il a fallu tout mettre en place, raconte-t-il, des tours à mi- cro-ondes, puis déployer ensuite, localement, de la fibre optique pour rejoindre les gens, sans même de subventions ! » Et quelle est la différence entre un accès de base, genre son service de téléphonie mobile, et une vraie desserte haute vitesse, qui devient aujourd\u2019hui un enjeu politique ?« Imaginez qu\u2019il vous faille patienter pendant une heure pour télécharger une seule photo, dit-il.Et vous allez alors chercher à convaincre des gens de s\u2019installer par chez vous ?» Au moins, RIM a pris les devants.La couverture s\u2019élargit.Il demeure qu\u2019on dessert les zones moins centrales, avec des coûts plus élevés, alors qu\u2019il faut sans cesse rafraîchir les infrastructures, et sans subvention ! Il existe des entreprises locales qui travaillent à s\u2019affranchir des grands réseaux.À l\u2019autre bout du Québec, dans la Baie-des-Chaleurs, en Gaspésie, navigue.com a montré qu\u2019on pouvait faire ses frais en desservant autant les particuliers, délaissés, que les organisations prises au piège par les géants des télécommunications.La morale, s\u2019il en faut une, est claire.Toute communauté qui réalise le caractère essentiel d\u2019une desserte efficace par Internet ne doit pas attendre.Pour bien faire, il lui faut demander l\u2019appui des élus, ou inspirer un entrepreneur local, ou rassembler les gens autour d\u2019un projet commun.Aide-toi et le ciel t\u2019aidera ! Comment pensez-vous qu\u2019il soit alors possible d\u2019attirer de jeunes familles chez nous ?FRANCINE MORIN » B 9 SPORTS LEDEVOIR // LE VENDREDI 29 MARS 2019 DÉCOUVREZ-EN PLUS MD Montréal Québec Gatineau Sol 6/-2 Sol 10/-3 Plu 7/-1 Plu 8/6 Plu 4/3 Plu 5/3 Sol 8/2 Plu 3/-2 Sol 15/6 Sol 14/5 Nei 3/-9 Sol 3/-5 Edmonton Moncton Saint-Jean Toronto Vancouver Winnipeg Londres Los Angeles Mexico New York Paris Tokyo Val d \u2019Or -1/-7 Québec 4/-3 Le Monde Auj.Demain Sol 16/6 Var 16/8 Sol 22/12 Sol 26/13 Sol 29/13 Sol 29/13 Var 14/7 Var 13/7 Sol 17/5 Sol 18/6 Var 12/8 Var 16/12 Canada Auj.Demain Gatineau 5/-4 Trois-Rivières 4/-4 Lever du soleil: 6h40 Coucher du soleil: 19h17 Gaspé 5/-7 Montréal 7/-3 Sherbrooke 5/-4 Sept-Îles -1/-11 Baie-Comeau -1/-6 Saguenay -2/-11 Rimouski -1/-8 ©MétéoMédia 2019 Aujourd-hui Ce soir Demain Dimanche Lundi Aujourd-hui Ce soir Demain Dimanche Lundi Aujourd-hui Ce soir Demain Dimanche Lundi 7 Bruine (pdp 40%).5 Ciel variable.2/-2 Pluie et neige (pdp 90%).3/-7 Quelques flocons (pdp 40%).2/-8 Généralement ensoleillé.-4 Passages nuageux.2/0 Pluie et neige (pdp 90%).4/-5 Neige (pdp 80%).1/-5 Passages nuageux.-3 Ciel variable.4 Averses (pdp 60%).0/-1 Nuageux avec grésil (pdp 90%).3/-5 Pluie verglaçante (pdp 80%).0/-7 Ensoleillé.-3 Passages nuageux.MOTS CROISÉS SUDOKU L\u2019IAAF autorise d\u2019autres athlètes russes, sous bannière neutre MONACO \u2014 L\u2019IAAF a permis jeudi à quatre autres Russes de prendre part à des compétitions internationales d\u2019athlétisme sous une bannière neutre.La championne junior du 3000 m en salle Lilia Mendaeva, le marcheur Alexei Shevchuk, l\u2019heptathlète Elizaveta Kamenets et le spécialiste du saut en longueur Rail Kutuev ont tous reçu le feu vert de l\u2019organisation.D\u2019autre part, le champion européen du décathlon chez les moins de 18 ans, Alexander Komarov, a vu son statut être modifié, ce qui lui permettra de prendre part à plus de compétitions.Ça signifie que le nombre de Russes qui évolueront sous une bannière neutre cette saison est maintenant de 69.La Fédération russe d\u2019athlétisme a mentionné que 15 dossiers avaient été refusés cette saison et que 162 doivent encore être analysés.Les dirigeants russes ont dit que 73 ressortissants avaient obtenu le feu vert de l\u2019IAAF à un certain moment la saison dernière.Associated Press Les célébrations d\u2019après-match des Hurricanes vont cesser Le fameux « Storm Surge » se terminera sous peu en Caroline.L\u2019attaquant des Hurricanes de la Caroline Justin Williams a indiqué sur Twitter que ses coéquipiers et lui cesseront leurs célébrations d\u2019après-victoire \u2014 qui étaient populaires auprès des partisans, mais qui ont poussé le coloré commentateur du réseau CBC Don Cherry à les qualifier de « bunch of jerks » \u2014, alors qu\u2019ils entament la dernière ligne droite de la saison avec l\u2019espoir de participer aux séries éliminatoires.Les Hurricanes, qui rendront visite aux Capitals de Washington jeudi soir, disposent du premier laissez-passer octroyé aux équipes repêchées dans l\u2019Association Est, un point devant le Canadien de Montréal.« Peu importe l\u2019issue de la rencontre ce soir, ce sera notre dernier \u201cStorm Surge\u201d cette saison, a écrit Williams.Célébrer nos victoires avec nos partisans et provoquer la controverse a été un véritable cadeau pour nous.» La Presse canadienne EN BREF Le Canadien n\u2019est pas arrivé à s\u2019imposer à Columbus contre les Blue Jackets.L\u2019équipe montréalaise a perdu 2 à 6, jeudi soir.Le compte rendu complet de la rencontre est publié sur toutes nos plateformes numériques.JAY LAPRETE ASSOCIATED PRESS Le Canadien s\u2019incline contre les Blue Jackets ALEXANDRE GEOFFRION-MCINNIS LA PRESSE CANADIENNE Lance Stroll admet volontiers qu\u2019il connaît un début de saison « rafraîchissant », et en ce sens il s\u2019est dit optimiste à la veille des premiers essais libres au Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn.Stroll, qui est âgé de 20 ans, a inscrit ses premiers points avec la nouvelle équipe Racing Point, après avoir terminé au neuvième rang du Grand Prix de F1 d\u2019Australie il y a deux semaines.Il s\u2019agissait de ses premiers points de classement en plus de sept mois, après sa neuvième place acquise au Grand Prix d\u2019Italie le 2 septembre.« [À Melbourne], je ne suis pas surpris que nous ayons pu marquer des points, a confié Stroll du désert de Sa- khir jeudi.Nous avions la bonne stratégie, et le bon rythme.C\u2019était satisfaisant.Mes premiers points avec ma nouvelle équipe ; nous les prenons.« Nous sommes très excités de nous retrouver au cœur de la lutte, comme ce fut le cas en Australie.C\u2019était rafraîchissant », a-t-il ajouté.Mieux encore, le Québécois, qui est le fils de l\u2019un des propriétaires de Racing Point, le milliardaire Lawrence Stroll, tentera ce week-end d\u2019inscrire des points dans une deuxième course d\u2019affilée.Un exploit qu\u2019il n\u2019a pas accompli depuis sa série de trois top 10 entre les 3 septembre et 1er octobre 2017, alors qu\u2019il n\u2019était qu\u2019une recrue chez Williams.« C\u2019est le dimanche qu\u2019on marque des points.C\u2019est le dimanche que ça compte, et je suis heureux d\u2019avoir réussi à en marquer cette journée-là, a- t-il déclaré.C\u2019était bien d\u2019être de retour au cœur de la lutte, au volant d\u2019une voiture compétitive.Il n\u2019y a pratiquement aucun écart entre les équipes en milieu de peloton, donc la saison devrait être très excitante.» Bien qu\u2019il déborde de confiance à l\u2019aube du deuxième week-end de course en 2019, le principal intéressé a rappelé que la saison est encore jeune et qu\u2019il reste encore beaucoup de pain sur la planche avant de pouvoir crier victoire.FORMULE 1 Lance Stroll prône un optimisme prudent au GP de Bahreïn TIM REYNOLDS À MIAMI ASSOCIATED PRESS Il est légitime de trouver surprenante la présence de Félix Auger-Aliassime en demi-finales à Miami.Ça surprend aussi le principal intéressé.Le Canadien de 18 ans affrontera John Isner, un puissant serveur américain de 33 ans, qui est aussi le champion en titre.Auger-Aliassime est le plus jeune joueur encore au tableau, à ce tournoi où beaucoup de jeunes ont fait des vagues.Il n\u2019a pas le temps de penser à la rapidité à laquelle il gravit les échelons, par contre.« Beaucoup de choses fonctionnent, évidemment, a dit le Québécois.Je pense que je me suis amélioré au cours des dernières semaines.Mais je ne veux pas m\u2019attarder à ça pour le moment.Je pense que je le ferai à la fin du tournoi.Pour l\u2019instant, j\u2019ai hâte de voir TENNIS Félix Auger-Aliassime, une percée remarquable jusqu\u2019où je peux aller.Je vais certainement prendre un peu de temps chez moi pour revenir à la réalité et réfléchir à tout ça.» Il était en congé jeudi, une journée frustrante pour les athlètes à l\u2019horaire, et pour les amateurs.Le jeu devait commencer à 13 h, puis à 14 h, avec une demi-finale opposant Ashleigh Barty à Anett Kontaveit.La pluie a tout stoppé à 2-2 au premier set.Finalement, Barty s\u2019est imposée en gagnant les deux manches (6-3, 6-3).Le temps est censé être plus favorable vendredi, quand Auger-Aliassime affrontera Isner.Auger-Aliassime ne figurait même pas au top 100 il y a deux mois, ni dans le top 50 au début de l\u2019Omnium de Miami.Il est maintenant assuré de grimper au moins à la 33e position lundi.Il deviendra le premier joueur masculin né dans les années 2000 à atteindre le top 50.JIM RASSOL ASSOCIATED PRESS u bout du bar bondé de millénariaux que je fréquente parfois, il m\u2019interpelle.Ni pour me draguer ni pour m\u2019inviter à danser, mais il veut un conseil.J\u2019ai l\u2019âge d\u2019en donner, et lui d\u2019en recevoir.Le vécu, c\u2019est une lueur dans l\u2019œil et une dégaine un peu nonchalante devant l\u2019inattendu de la vie.Un peu comme Jean Gabin qui chante Maintenant, je sais qu\u2019on ne sait jamais.« La fille que tu vois là, je ne sais plus quoi faire pour que le dossier évolue.On dirait qu\u2019elle me niaise depuis des mois.» Déjà, « dossier », ça part mal les né- gos.Première question : « Tu veux quoi ?Pour la nuit ou pour la vie ?» Un joli garçon, drôle, brillant, un condo à son nom, des paiements sur le char, bon danseur (testé), sûrement une collection de vinyles vintage de jazz ou de whiskys rares chez lui.«Ben, j\u2019ai 33 ans, une job, j\u2019imagine qu\u2019un moment donné on trouve la fille avec qui on va faire des bébés dans une maison en banlieue avant de s\u2019acheter un chalet\u2026 Y\u2019a-tu un autre plan que ça?» Oui, mais ça demande l\u2019effort de se poser des questions.Tu vois, y\u2019a le plan « je reste adulescent jusqu\u2019à 50 ans, juste avant d\u2019entamer l\u2019andropause, et je coche les entailles sur le case de mon cell chaque fois que je score avec une fille ».Ça vient avec toutes sortes de variantes, de la mauvaise baise au plan cul avec une fuck friend, en passant par le zigonnage simili-amoureux « je te fuis, tu me suis ; tu me fuis, je te suis » typique du branlage mental qui découle direct de la peur de l\u2019engagement.Y\u2019a aussi le plan « fuck toute pis je pars avec mon coloc en food truck reconverti en camion à tartes véganes ».Faut juste apprendre à faire des tartes, mais tu as vu un tutoriel, c\u2019est pas si compliqué, et tu te la joueras Jack Kerouac direction Virginia Beach en écoutant du math punk les fenêtres ouvertes.Sur la route traîne justement sur ta table de chevet.Par contre, le coloc ronfle quand il abuse du gin-tonic.À bien y penser, tu ferais peut-être mieux de partir avec un golden retriever, fidèle et amical.Ça pogne avec tout le monde ; c\u2019est un classique qui fait diminuer l\u2019anxiété sociale.Y\u2019a le plan « j\u2019attends la fin du monde en mangeant des sacs de carottes (beaucoup de carottes) et en me filmant sur YouTube ».Quelques Like provenant d\u2019aussi perdus que toi et un teint orange Trump au final.C\u2019est un peu le plan nerd no future et pas si glam.La fin du monde sera plutôt à 6 h Si on creuse un peu sous leurs tatouages, le fleur-de-peau est perceptible et la stupeur devant les choix\u2026 palpable.Ils ne « lolent » pas tellement dans leur barbe.Je déteste généraliser et parler au nom de toute une génération, mais certains Y, ces fameux millé- nariaux qui ont de 20 à 35 ans, commencent à se dire et questionner tout haut.La quête de sens est bien plus nowhere lorsque le modèle de tes parents boomers ne s\u2019applique plus vraiment à une fin du monde anticipée.Remarque, tu as aussi le choix de ne pas y croire.La comédienne Léane Labrèche-Dor, 30 ans, joue ces jours-ci une pigiste trop lucide pour ne pas prendre d\u2019antidépresseurs dans une pièce coup de gueule qui traite de cette génération zéro déchet et de ses multiples tâtonnements.Ligne de fuite, un texte de Catherine Chabot, braque le projecteur sur l\u2019honnêteté brutale teintée de cynisme de milléna- riaux pris pour se réinventer sur les ruines du temple capitaliste érigé par les générations précédentes.Les personnages sont divisés entre l\u2019inquiétude face au futur qui les paralyse et l\u2019attitude carpe diem : « On boit du vin nature qui goûte le cul » tout en se disant « C\u2019est fini les chums ! En 2104, la Terre, ça va être \u201c Au revoir, messieurs mesdames \u201d.Votre petit Léopold \u2014 parce qu\u2019il va avoir un nom de friperie \u2014, oublie ça, il mangera jamais de thon rouge, il va manger des gâteaux de sable.» Tandis qu\u2019ils s\u2019inquiètent de quelle maladie moyenâgeuse ils vont mourir, genre, tandis qu\u2019ils échangent leurs angoisses dans un franglais urbain bon teint en se demandant si faire des enfants est un beautiful sacrifice ou un geste égoïste, l\u2019émerveillement n\u2019est plus de leur monde.Trop naïf, peut-être.« La prochaine fois qu\u2019on va s\u2019émerveiller, c\u2019est quand on va inventer la té- léportation, me confie Léane Labrèche- Dor.Moi, ça fait depuis l\u2019âge de 15 ans que je veux des enfants.C\u2019est un souffle de base, comme se nourrir ou se protéger.Ce n\u2019est pas égoïste, procréer.Mais est-ce que ce l\u2019est devenu ?L\u2019individuel peut faire tous les efforts du monde, c\u2019est le collectif qui importe.» Selon la comédienne, le cynisme et l\u2019ironie sont deux moteurs de sa génération : « Soit tu décides de changer les choses, soit tu décides de faire une dépression ou de dire \u201c d\u2019la marde ! \u201d.» Check ton feed Entre le microdosage de LSD pour favoriser la créativité, le cannabis pour augmenter l\u2019orgasme et les Ativan pour faire baisser l\u2019anxiété, ils sont portés par la mise en scène de soi sur Insta- gram et un sentiment d\u2019urgence oppressant devant l\u2019intangible.« C\u2019est pas une fatalité, c\u2019est pas une affaire de génération ni de fucking calendrier maya.C\u2019est la première fois de l\u2019histoire que l\u2019espèce humaine est confrontée à sa propre fin.C\u2019est là, là ! Les scientifiques se suicident, estie, c\u2019est pas une opinion ! C\u2019est en train de se passer live.Check ton feed ! », résume Gabrielle (Léane Labrèche-Dor) dans Ligne de fuite.Au final, on assiste à une version cocktail de La soirée est encore jeune qui aurait dérapé hors micros.L\u2019humour cède le pas au drame dans le confort d\u2019un loft industriel avec plancher de béton chauffant.« Ceux qui rient le plus pendant la pièce, c\u2019est ma génération, ajoute Léane.Ils en sortent ébranlés.Ça leur donne envie de ne pas être ça, pour crissement crisser le cynisme à la poubelle\u2026 parce que c\u2019est sans issue.L\u2019engagement, ça n\u2019a jamais été une nécessité pour nous, autant pour les causes que pour l\u2019amour.On nous a dit pour tout, le brocoli comme le reste: \u201cEssaie! Si tu aimes pas ça, tu essaieras autre chose.\u201d» Le problème, c\u2019est que l\u2019autre chose est parfois difficile à définir.Ou back order au registre de l\u2019humainement possible.cherejoblo@ledevoir.com Instagram : josee.blanchette LEDEVOIR// LE VENDREDI 29 MARS 2019 ZEITGEIST B 10 A Adoré la pièce Ligne de fuite de Catherine Chabot sur ces trentenaires dont les visions du monde se confrontent lors d\u2019une pendaison de crémaillère qui dérape.L\u2019avenir, la maternité, l\u2019amitié, les grands enjeux sur fond de fric et d\u2019individualisme, la table est mise et s\u2019appuie sur un travail de documentation fouillé.Des supplémentaires se sont ajoutées les 6 et 7 avril.Ne ratez pas ça.bit.ly/2J9ZE9X Dévoré le livre Amours solitaires, un roman composé à partir des textos du compte Instagram éponyme.Morgane Ortin en a sélectionné 278 pour composer une histoire d\u2019amour à laquelle on croit vraiment et tout à fait de notre époque fragmentée.Toutes les étapes d\u2019une passion, du fantasme à l\u2019érotisme, de l\u2019hésitation aux élans assumés, de l\u2019éloignement aux retrouvailles.Et plusieurs pages blanches habilement insérées pour décrire le silence qui s\u2019étire entre les trois petits points qui dansent.Amours textos ou l\u2019épistolaire live.albin-michel.fr Lu cet article dans le GQ France (ça s\u2019adresse surtout aux hommes) : « Qui sont les femmes qui se masturbent ?» Réponse (en France) : les trentenaires, les lesbiennes et les femmes d\u2019expérience.Le plus amusant, c\u2019est que plus on a de diplômes, plus on s\u2019y adonne\u2026 bit.ly/2JJP21O JOBLOG Ayahuasca en bédéreportage Dans le dernier Nouveau Projet (printemps-été 2019), une bédé signée Lucie Julaud et Cookie Kalkair (dessins) raconte une cérémonie d\u2019Ayahuasca au Pérou.La liane des esprits (en langue quéchua) est un psycho- trope utilisé dans des cérémonies animées par des chamanes un peu partout (même dans l\u2019ouest de l\u2019île de Montréal).J\u2019ai été invitée à une cérémonie secrète, dont je vous reparlerai si jamais elle a lieu (oui, j\u2019ai vu l\u2019émission Enquête à ce sujet).On dit de l\u2019Aya que c\u2019est une expérience spirituelle qui guérit l\u2019âme, dissout l\u2019ego et nous met en contact avec l\u2019infini.Rien de moins.La bédé nous laisse toutefois sur notre faim puisqu\u2019elle s\u2019interrompt au moment où son auteure s\u2019apprête \u2014 après six cérémonies qui lui ont laissé un goût un peu amer \u2014 à vraiment pénétrer au cœur du savoir chamanique de la jungle plutôt que ses versions touristiques folkloriques.J\u2019espère qu\u2019il y aura une suite\u2026 edition.atelier10.ca Pour la nuit ou pour la vie ?Les millénariaux s\u2019interrogent sur le f *ckin plan de match JOSÉE BLANCHETTE Louis (Benoit Drouin-Germain), le no future, Gabrielle (Léane Labrèche-Dor), la cynique assumée, et Raphaëlle (Catherine Chabot), l\u2019indécise résignée, ont des échanges incisifs durant la pièce Ligne de fuite.Ils cherchent à la fois le sens et la fuite.VALÉRIE REMISE C\u2019est tellement absurde : parce que je suis une jeune fille, on fait semblant de vouloir m\u2019écouter, mais ils se câlissent de mes idées GABRIELLE, LIGNE DE FUITE » Les Y me font peur.Leur rapport au monde est complètement schizo.Ils entendent une voix qui leur dit que si y\u2019a rien qui change, c\u2019est la fin du monde, mais y\u2019a une voix qui dit : faut en profiter.LOUIS, LIGNE DE FUITE » "]
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