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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-06-01, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 121 / LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM INDEX Avis légaux.B8 Décès .A9 Économie .A7 Édito .B10 Grille TV .LeD40 Idées .B11 Monde .B6 Mots croisés.LeD54 Petites annonces.A9 Sports.A10 Sudoku .LeD54 CULTURE FTA : penser le grotesque sur scène | LED 4 ACTUALITÉS Le Devoir en Norvège, témoin du virage vert |A 12 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.LIRE Le livre frustrant de Sébastien Dulude | LED 24 ODILE TREMBLAY LE DEVOIR arement la devise «Je me souviens» aura trouvé adepte plus fervent que Jean-Claude La- brecque.Ce pionnier du cinéma direct offrit au Québec, en plus d\u2019un demi-siècle de carrière, la plus importante banque d\u2019images de sa Révolution tranquille.Témoin et archiviste, ce maître de la caméra s\u2019est éteint dans la nuit du 31 mai entouré de ses trois fils, au Centre hospitalier de l\u2019Université de Montréal.La silhouette ronde et la chaleur du grand mémorialiste nous hanteront longtemps, comme l\u2019acuité de son regard posé sur sa société en marche.Il aura forgé notre histoire, tant artistique que sportive et politique, issu de l\u2019époque où les caméras devenues légères, portées à l\u2019épaule, allaient donner le feu vert aux grandes explorations humaines et stylistiques.Sa santé chancelait depuis plusieurs années avec l\u2019usure du cœur et du corps, d\u2019autant plus affecté par l\u2019hospitalisation ces derniers mois de sa compagne, l\u2019ancienne critique de cinéma du Devoir Francine Laurendeau, mais l\u2019esprit alerte et la mémoire vive, vrai puits d\u2019anecdotes et jamais avare de témoignages.«Dans chaque film que j\u2019ai fait, j\u2019ai toujours essayé, souvent sans m\u2019en rendre compte, de maîtriser la technique, mais surtout d\u2019être à hauteur d\u2019homme», expliquait-il.C\u2019est sous ce titre, À hauteur d\u2019homme, en 2003, que le cinéaste remporta le Jutra du meilleur documentaire pour avoir si bien suivi de l\u2019intérieur la campagne de Bernard Landry.Jean-Claude Labrecque aura été comblé d\u2019honneurs mérités, lauréat au Québec du prix Albert-Tessier pour l\u2019ensemble de son œuvre en 1992, l\u2019année suivante adoubé chevalier de l\u2019Ordre des arts et de lettres par la France, primé de l\u2019Ordre national du Québec en 2009, puis de l\u2019Ordre du Canada en 2010.La soirée des Jutra lui avait décerné son laurier hommage en 2012.Monteur, scénariste, producteur, cinéaste et caméraman de haut vol, il aura tâté de tous les métiers du cinéma.Ce lauréat du prix Albert-Tessier en 1992 et du prix hommage aux Jutra 2008 a tenu la caméra à Cinecitta pour un film sur Antonioni, assisté au tournage de Juliette des esprits de Fellini, attrapant au passage des fragments de l\u2019histoire du septième art.Ainsi s\u2019est forgée également sa légende.JEAN-CLAUDE LABRECQUE, 1938-2019 La mémoire d\u2019une nation Réalisateur, monteur, scénariste, producteur et caméraman de haut vol, Jean-Claude Labrecque a tâté de tous les métiers du cinéma HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR FEMMES AUTOCHTONES Le Canada accusé de génocide Le rapport de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées sera remis à Justin Trudeau lundi, au cours d\u2019une cérémonie à Gatineau C\u2019est à rien de moins qu\u2019un « génocide canadien » que doivent être assimilées les centaines, voire les milliers, de disparitions de femmes autochtones survenues au cours des soixante dernières années.Ainsi conclut l\u2019enquête nationale sur les femmes autochtones au terme de deux ans et demi de travaux, qui lance du même coup un débat explosif sur le caractère intentionnel de ce « génocide ».L\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées doit déposer son rapport final lundi à Ottawa.Mais, selon la CBC, qui en a obtenu une copie, le rapport conclut que ce « génocide canadien » a été rendu possible « par les actions et inactions de l\u2019État enracinées dans le colonialisme et l\u2019idéologie colonialiste ».Une source bien placée a confirmé au Devoir ces informations.« Nous savons que des milliers de femmes, de filles et de 2SLGBTQQIA \u2014 deux esprits, lesbiennes, gais, bisexuelles, transgenres, queer, en quest i o n n e m e n t , i n t e r s e x u e l l e s e t asexuelles \u2014 autochtones ont été victimes du génocide canadien jusqu\u2019à présent », est-il écrit.« Le fait que les Premières Nations, les peuples inuits et métis sont encore ici et que leur population croît ne devrait pas nous faire écarter l\u2019allégation de génocide.» En coulisses, on explique que c\u2019est le caractère systémique de l\u2019incapacité des institutions gouvernementales canadiennes à protéger les femmes Le cinéaste Jean-Claude Labrecque aura documenté le Québec des années 1960 à aujourd\u2019hui.JACQUES NADEAU LE DEVOIR R VOIR PAGE A 6 : MÉMOIRE VOIR PAGE A 4 : GÉNOCIDE ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 Québec protège dix réserves naturelles à perpétuité QUÉBEC \u2014 Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi qu\u2019il ajoute dix réserves de biodiver- sité et aquatiques « d\u2019une grande valeur écologique » à sa liste des aires protégées à perpétuité.Ces milieux naturels sont situés en Abitibi-Témiscamingue, sur la Côte-Nord et au Saguenay\u2013Lac- Saint-Jean.Avec cette annonce, la province compte désormais 10 % d\u2019aires protégées, soit loin de la cible de 17 % qu\u2019il s\u2019est engagé à atteindre dès l\u2019an prochain dans le cadre de la Convention sur la diversité biologique.Le ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charette, soutient toutefois, dans un communiqué, que Québec « met les bouchées doubles » pour respecter sa promesse prise dans ce traité international en 2010.La Presse canadienne EN BREF RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR MARCO BÉLAIR-CIRINO ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR À l\u2019issue d\u2019une immersion dans l\u2019extrême droite québécoise, le chercheur Frédérick Nadeau bouscule les idées reçues sur des groupes comme la Fédération des Québécois de souche (FQS).Il s\u2019affaire tout d\u2019abord à déboulonner le mythe voulant que l\u2019extrême droite soit principalement constituée de «perdants de la globalisation ».« Contrairement à ce que l\u2019on peut avoir tendance à penser, ce ne sont pas des gens sans éducation, des chômeurs, ou des personnes qui vivent de grandes difficultés ou dans la précarité.Ce sont des gens relativement bien intégrés à leur société, avec une bonne éducation, un bon emploi, de bonnes perspectives d\u2019avenir», soutient le candidat au doctorat en études urbaines à l\u2019Institut national de la recherche scientifique (INRS) dans un échange avec Le Devoir.« S\u2019ils ont peur d\u2019être déclassés, c\u2019est surtout du point de vue culturel », poursuit-il.De 2013 à 2017, Frédérick Nadeau a pris part à toutes sortes d\u2019activités organisées par les membres de groupes associés à l\u2019extrême droite québécoise, dont la Fédération des Québécois de souche (FQS) et Atalante.«Pour moi, c\u2019était important d\u2019aller rencontrer les gens et de discuter avec eux», affirme-t-il en marge du 87econgrès de l\u2019Acfas à Gatineau.Les militants des groupes d\u2019extrême droite proviennent de différents milieux : rural ou urbain ; aisé ou populaire ; d\u2019une famille politisée ou non ; religieuse ou non, a-t-il constaté dans les conférences, concerts, marches, distributions de tracts, fêtes, soupers auxquels il a participé.Les ressorts de l\u2019engagement Les sentiments « d\u2019exclusion et d\u2019impuissance » d\u2019une part et de « déni de reconnaissance » d\u2019autre part poussent les personnes dans les bras de l\u2019extrême droite québécoise.Les militants de groupes qui y sont associés ont l\u2019impression de « ne pas être écoutés, d\u2019être réduits au silence, d\u2019être victimes d\u2019une injustice immense et évidente, tout en étant totalement impuissants face à un système beaucoup trop fort ».Ils ont également l\u2019impression « qu\u2019on leur manque de respect, qu\u2019on ne leur accorde pas la reconnaissance à laquelle ils estiment avoir droit ».On ?« Les immigrants qui n\u2019ont pas suffisamment de considération pour la culture québécoise.Les médias et la gauche qui tentent de les démoniser ou de les tourner en ridicule.Les élites politiques qui refusent de les écouter ou de prendre leurs demandes au sérieux », précise le chercheur à l\u2019INRS.Frédérick Nadeau soutient que l\u2019engagement dans l\u2019extrême droite est vu comme une forme d\u2019empowerment.« C\u2019est une façon de se construire comme sujet \u2014 comme acteur doté d\u2019une capacité d\u2019agir \u2014 et de reprendre le contrôle sur un monde qui semble nous échapper, dans un contexte où les canaux de la politique institutionnelle semblent bloqués », explique-t-il.« Ce qui est intéressant, c\u2019est que ça ne concerne pas seulement l\u2019engagement dans l\u2019extrême droite, mais dans un ensemble de mouvements sociaux : véga- nisme, écologisme, féminisme, mouvements politico-religieux, etc.» Encore le « complot juif » Par ailleurs, les groupes d\u2019extrême droite n\u2019ont pas tous des velléités politiques.Parmi eux, la FQS mène un « combat » culturel, visant à «transformer la façon dont les citoyens perçoivent le monde autour d\u2019eux ».« C\u2019est dans cette op- tique-là que le magazine Le Harfang a été créé», indique Frédérick Nadeau.Il a répertorié les «principales cibles» de la FQS.Celles-ci sont, en ordre d\u2019importance, les «élites politiques», l\u2019«immigration », la « gauche », le « capitalisme », les « médias », les « Juifs » et l\u2019«islam», a-t-il conclu après avoir analysé le contenu de 87 articles des trois premiers numéros (2012-2013) et des trois derniers numéros (2018-2019) du Harfang.Le chercheur a présenté les résultats de son analyse aux participants du congrès de l\u2019Acfas vendredi.«Ce qui m\u2019a surpris de prime abord, c\u2019est de voir à quel point l\u2019islam en tant que tel est à peu près absent des discours de la FQS \u2014 du moins de manière explicite.Ça m\u2019a surpris parce qu\u2019on a souvent tendance à penser que l\u2019islamophobie aurait en quelque sorte éclipsé l\u2019antisémitisme comme élément constitutif de l\u2019extrême droite.Pour certains, ce serait même la caractéristique principale qui permettrait de distinguer l\u2019extrême droite plus \u201cclassique\u201d de la \u201cnouvelle\u201d extrême droite.Pourtant, ce que l\u2019analyse révèle, c\u2019est que, finalement, le thème du complot juif demeure un narratif important de l\u2019extrême droite, du moins pour un groupe comme la FQS», souligne-t-il.CONGRÈS DE L\u2019ACFAS L\u2019extrême droite québécoise attire des profils variés Un anthropologue s\u2019est introduit dans ce milieu pour comprendre qui le compose Si [les mili - tants de l\u2019extrême droite] ont peur d\u2019être déclassés, c\u2019est surtout du point de vue culturel FRÉDÉRICK NADEAU » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 DIMANCHE 2 JUIN 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 2 JUIN 15H00 \u2013 16H00 GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé LES VISITES LIBRES du Cartier GB.Agence immobilière, franchisé indépendant et autonome de RE/MAX du Cartier 1290, avenue Bernard Ouest, bureau 100, Montréal, Québec H2V 1V9 Consultez les ?ches détaillées au Bardagi.com/[code de 4 chiffres] VILLERAY 7757 av.Bloom?eld 685 000$ \u2014 courtier: Daniel Beauchemin MAISON RÉNOVÉE ET AGRANDIE 2770 HAUT-WESTMOUNT 699 av.Grosvenor 2 095 000$ \u2014 courtier: Valérie Lacasse PRÈS DU PARC MURRAY HILL 2710 HAUT-OUTREMONT 20 av.Courcelette 2 029 000$ \u2014 courtier: Marc Fragman CHARME OUTREMONTAIS / 3 GARAGES 3020 ROSEMONT 5 rue Dante #307 685 000$ \u2014 courtier: Daniel 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écorchant au passage le premier ministre Justin Trudeau et prédisant qu\u2019il mènera une campagne de peur pour le scrutin du 21 octobre.Son allocution à saveur préélectorale a semblé plaire à de nombreux délégués, qui se sont levés pour l\u2019applaudir.M.Trudeau, qui s\u2019était adressé à la foule en début de journée, avait reçu un accueil beaucoup plus tiède, ponctué d\u2019applaudissements polis.Le chef conservateur a promis de traiter les municipalités comme des partenaires à part entière, de maintenir un financement stable pour leurs projets et de mieux gérer ces fonds.« Contrairement aux programmes d\u2019infrastructure des gouvernements précédents, le plan des libéraux est réparti dans 32 ministères et organismes différents, a dénoncé M.Scheer.Je ne pense pas qu\u2019il y ait déjà eu une gestion aussi irresponsable de sommes aussi importantes pour l\u2019infrastructure publique depuis la création d\u2019Infrastructure Canada en 2002.» Il n\u2019a pas manqué de rappeler que 25 % des 60 candidats conservateurs québécois nommés jusqu\u2019à maintenant proviennent du monde municipal.Andrew Scheer s\u2019est également engagé, s\u2019il est élu premier ministre, à déposer une politique environnementale ambitieuse, à abolir la taxe sur le carbone \u2014 une proposition accueillie par des cris approbateurs et des applaudissements \u2014, à s\u2019attaquer à la crise du logement et à celle des opioïdes et à combattre la criminalité liée aux gangs.Il a accusé le gouvernement Trudeau d\u2019avoir perdu le contrôle du déficit.Si rien n\u2019est fait, a-t-il dit, de plus en plus d\u2019argent servira à payer les intérêts sur la dette.Trudeau fait valoir son bilan Plus tôt dans la journée, le premier ministre Justin Trudeau avait donné le ton en affirmant que le Canada était à une élection de retomber dans l\u2019austérité conservatrice.« Ce que nous avons vu à l\u2019échelle provinciale devrait nous servir d\u2019avertissement, a-t-il déclaré.Nous ne pouvons oublier jusqu\u2019où les politiciens conservateurs sont prêts à aller pour concrétiser leur idéologie de réduire la taille du gouvernement.» Il a associé les conservateurs fédéraux aux coupes du premier ministre de l\u2019Ontario, Doug Ford.Face à la grogne populaire, ce dernier a annulé en début de semaine des compressions rétroactives qui représentaient un manque à gagner de millions de dollars pour les villes.« Le premier ministre Ford fait de la politique avec de l\u2019argent qui appartient à vos communautés, et vos citoyens en paient le prix », a dénoncé Justin Trudeau, déclenchant des applaudissements.Il a ensuite rappelé que le dernier budget libéral a doublé le montant du Fonds de la taxe sur l\u2019essence que recevront les municipalités à l\u2019échelle du pays en 2019 \u2014 2,2 milliards \u2014 et a dressé le bilan de son gouvernement pour le financement d\u2019infrastructures municipales.« À Montréal, on est sur le point d\u2019inaugurer le tout nouveau pont Sa- muel-De Champlain, a donné comme exemple M.Trudeau.Un pont sans péage tel que promis, contrairement aux conservateurs.» Il a ensuite promis une annonce pour bientôt pour le projet de tramway à Québec.Le premier ministre s\u2019est dit prêt à financer directement les municipalités, sans passer par les gouvernements provinciaux, lorsque ceux-ci refusent de collaborer avec Ottawa.« [S]\u2019ils ne veulent pas travailler avec nous, nous allons trouver une façon de continuer à travailler avec vous », a-t-il affirmé en faisant toujours allusion au gouvernement Ford en Ontario.Une bonne nouvelle pour le président de l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ), Alexandre Cusson, qui veut pouvoir conclure des ententes directes avec le gouvernement fédéral.« La partie de ping-pong a assez duré entre Ottawa et les provinces, a-t-il déclaré en entrevue à La Presse canadienne.Trop souvent, il y a de l\u2019argent à Ottawa, mais comme on attend des ententes administratives, bien on ne voit pas la couleur de cet argent-là.On arrive, il reste moins de temps pour faire les travaux et [\u2026] ça a un impact à la hausse sur les prix.» Les maires des grandes villes canadiennes, eux aussi, avaient fait connaître leurs demandes la veille, soit un meilleur financement pour le transport en commun et leurs infrastructures de même qu\u2019une augmentation de l\u2019enveloppe pour l\u2019adaptation aux changements climatiques.« Ce sont les maires qui sont les mieux placés pour connaître les besoins de leur communauté », a affirmé la présidente de la FCM, Vicky-May Hamm, en entrevue, appelant Ottawa à leur faire confiance.Deux autres chefs de partis fédéraux, le néodémocrate Jagmeet Singh et la verte Elizabeth May, s\u2019adresseront aux élus municipaux dans le cadre de ce congrès annuel qui se poursuit samedi et dimanche.Avec La Presse canadienne Les fondateurs du Journal de Mourréal se cherchent un avocat Condamnés à changer le nom de leur site satirique, les fondateurs du Journal de Mourréal ont lancé vendredi un appel à tous pour trouver un avocat qui accepte de les aider à contester la décision.« Tu représentes un cabinet d\u2019avocats en manque de publicité ?Tu es un avocat avec un faible pour les causes perdues d\u2019avance ?[\u2026] On a besoin d\u2019aide pour rédiger correctement notre Requête pour permission d\u2019appeler et notre Déclaration d\u2019appel », peut-on lire sur la page Facebook, qui a été rebaptisée en attendant « Le Journal de Marrrrde ».Le 23 mai, la juge Micheline Perrault de la Cour supérieure a conclu que Janick Murray-Hall, qui a créé le site en 2013, contrevient à la Loi sur les marques de commerce.Elle lui a ordonné de changer le nom du site et de verser 23 500 $ à Média QMI puisque la confusion avec le quotidien montréalais Le Journal de Montréal est réelle.Le Devoir EN BREF Plusieurs rues fermées pour le Tour de l\u2019île de Montréal Le Tour de l\u2019île de Montréal, qui se tiendra le dimanche 2 juin, occasionnera plusieurs fermetures de rue entre 6h et 16h.Selon le site Web de Vélo Québec, plusieurs tronçons de rue du Plateau Mont- Royal, dont les avenues du Parc, Mont-Royal et Laval, ainsi que les rues Rachel, Duluth et Berri, seront fermés.Dans Ville-Marie, des portions des rues Wellington, McGill, Notre-Dame Est et Sainte- Catherine Est et du boulevard Saint-Laurent seront également inaccessibles aux automobilistes.Finalement, des tronçons des rues Saint-Jacques, Charlevoix, Jean- Talon Ouest, des avenues Atwater et Rockland, des boulevards La- Salle et Décarie et du chemin de la Côte-des-Neiges seront fermés.Le Devoir Justin Trudeau s\u2019est dit prêt à financer directement les municipalités, sans passer par les gouvernements provinciaux, lorsque ceux-ci refusent de collaborer avec Ottawa.JACQUES BOISSINOT LA PRESSE CANADIENNE Une photo de l\u2019édition 2017 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Andrew Scheer a promis de traiter les munici - palités comme des partenaires à part entière, de maintenir un financement stable pour leurs projets et de mieux gérer ces fonds LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 4 Après quatre ans \u2014 oui, quatre ans! \u2014, nous attendons encore le renouvellement de notre convention collective.Après tout ce temps, les 18 ouvriers spécialisés concernés ont dû entreprendre une grève, le 14 mars dernier.L\u2019Université de Montréal ignore-t-elle que le Code du travail a depuis longtemps évolué?Appelé à intervenir, le Tribunal administratif du travail a ordonné à l\u2019Université de Montréal de cesser d\u2019embaucher un sous-traitant pour accomplir des tâches similaires à celles qui sont normalement effectuées par ses ouvriers spécialisés en grève.L\u2019Université de Montréal veut imposer un grand bond en arrière.\u2022 L\u2019Université impose la sous-traitance, dont le premier effet est de mettre nos emplois en péril.Un recul inacceptable.\u2022 L\u2019Université refuse de pourvoir les postes vacants, ce qui augmente la tâche, le stress et l\u2019épuisement professionnel des employés.Une situation inacceptable.\u2022 L\u2019Université exige une convention collective de 7 ans (!) sans offrir de compensation salariale juste.Une demande inacceptable.Monsieur le Recteur, réglez donc ce con?it! Un message des techniciens en mécanique du bâtiment et des mécaniciens en machines ?xes de l\u2019Université de Montréal, membres du SCFP.C\u2019EN EST GÊNANT\u2026 À L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Un parcours cahotique GÉNOCIDE SUITE DE LA PAGE A 1 autochtones contre les violences, en particulier les violences sexuelles, qui conduit à cette conclusion de génocide.Mais pour qu\u2019il y ait génocide, ne faut-il pas une intention d\u2019éradiquer un peuple?Tout le débat est là, et on reconnaît que le rapport de lundi l\u2019alimentera puissamment.D\u2019ailleurs, un rapport supplémentaire sur la question spécifique du génocide sera publié à une date ultérieure.Ce n\u2019est pas la première fois que le concept de génocide est évoqué dans le contexte du dossier autochtone.En 2015, la Commission de vérité et réconciliation avait conclu que le Canada s\u2019était adonné à un « génocide culturel » en instaurant un régime de pensionnats pour les enfants autochtones.92 millions et 14 démissions L\u2019Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées a été lancée à la fin de l\u2019été 2016 par le gouvernement de Justin Trudeau, qui en avait fait la promesse électorale parce que le précédent gouvernement de Stephen Harper s\u2019y était toujours opposé.Au départ, l\u2019Enquête, pilotée par la commissaire en chef Marion Buller, devait terminer ses travaux en octobre 2018 et coûter 53,8 millions de dollars.Mais à cause notamment de nombreux ratés (14 membres ont démissionné en cours de route, dont une des cinq commissaires et deux directrices générales), l\u2019Enquête avait demandé un prolongement de son mandat de deux ans et une augmentation de budget de 50 millions de dollars.Elle a finalement obtenu d\u2019Ottawa six mois et 38 millions de dollars de plus, pour un coût total de 92 millions.Le rapport final de l\u2019Enquête ne chiffrera pas le nombre de femmes autochtones disparues.La Gendarmerie royale du Canada a conclu en 2014 que 1181 femmes autochtones avaient disparu (164) ou avaient été assassinées (1017) entre 1980 et 2012.Le cas le plus L\u2019enquête en quelques dates 3 août 2016 Le gouvernement Trudeau met en place la commission d\u2019enquête dont la présidence est confiée à la juge autochtone Marion Buller.« Nous savons que l\u2019enquête ne peut réparer les injustices que les Autochtones ont subies pendant des décennies, mais nous pouvons examiner ce qui est arrivé dans le passé », explique la ministre libérale de la Justice, Jody Wilson-Raybould.1er juillet 2017 La directrice générale de la commission, Michèle Moreau, démissionne en évoquant des raisons familiales.Elle est imitée dans le courant du mois par la commissaire Marilyn Poitras, une professeure métisse, qui déplore le modèle « colonial » de l\u2019enquête avec ses audiences et ses témoignages formels.1er novembre 2017 Publication du rapport d\u2019étape Nos femmes et nos filles sont sacrées, qui recommande la création d\u2019une escouade policière nationale pouvant rouvrir des enquêtes sur des femmes autochtones assassinées ou disparues.Les commissaires proposent également d\u2019allouer des fonds supplémentaires au soutien psychologique des familles des victimes.11 janvier 2018 La successeure de Michèle Moreau, Debbie Reid, quitte ses fonctions trois mois après son entrée en poste.Elle devient ainsi la treizième démissionnaire de la commission d\u2019enquête en un peu plus d\u2019un an.L'avocat Breen Ouellette démissionne à son tour six mois plus tard.Les familles des victimes critiquent notamment les commissaires en raison de la lenteur de l\u2019enquête et de sa désorganisation.19 mars 2018 La présidente de la commission, Marion Buller, réclame un budget additionnel de 50 millions de dollars et un délai supplémentaire de deux ans pour réaliser son mandat.Elle obtient plutôt une courte prolongation de six mois.25 juin 2018 La commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Brenda Lucki, présente ses excuses aux familles des victimes.« Je déplore sincèrement que pour nombre d\u2019entre vous, la GRC n\u2019ait pas été à la hauteur comme service de police pendant cette terrible épreuve dans votre vie.» 31 mai 2019 Le rapport final de la commission, un document de 1192 pages, est publié par Radio-Ca- nada et CBC.On y qualifie notamment de « génocide canadien » le sort réservé aux Autochtones du pays, et tout particulièrement aux femmes.3 juin 2019 Date du dépôt officiel du rapport final sur les femmes autochtones disparues et assassinées.ancien de disparition remonte à 1951.En coulisses, on explique que l\u2019Enquête n\u2019avait pas les moyens d\u2019effectuer une compilation exhaustive.Elle a toutefois reçu des listes dressées par des organisations compilant jusqu\u2019à 4000 noms.Même en retranchant les doublons, il en resterait plus de 3000.L\u2019Enquête avait demandé à 28 corps policiers le dossier de 479 cas de meurtre ou de disparition, mais n\u2019en a reçu que 174.En coulisses, on reconnaît que le refus des policiers était parfois justifié puisque certaines enquêtes étaient encore en cours.Mais dans d\u2019autres cas, in- dique-t-on, on a noté que des dossiers au point mort depuis plus de 20 ans avaient subitement été «rouverts» par les policiers après que les familles eurent manifesté leur intention de témoigner publiquement à la commission.L\u2019Enquête nationale a entendu le témoignage de quelque 1400 « survivants » ou proches de victimes et d\u2019une centaine d\u2019experts.Elle a aussi reçu environ 900 témoignages ayant pris une forme artistique (un poème, un objet, etc.).Le rapport final s\u2019étale sur plus de 1200 pages et contient plus de 230 recommandations.Il sera remis au premier ministre Justin Trudeau lundi au cours d\u2019une cérémonie à Gatineau.La commission d\u2019enquête a reçu les témoignages de 1400 « survivants » ou proches de victimes, plusieurs témoignages étant bouleversants.JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 5 CAMPS D\u2019ÉTÉ Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec le département de publicité au 514 985-3399 publicite@ledevoir.com CAMPS D\u2019ÉTÉ Pour annoncer dans ce regroupement, communiquez avec le département de publicité au 514 985-3399 publicite@ledevoir.com École internationale de langues YMCA Pour plus d?informations, contactez-nous ! 1440, rue Stanley, 5e étage (station de métro Peel), Montréal 514 789-8000 # 1 ?info@ymcalangues.ca ?ymcalangues.ca CAMP LINGUISTIQUE DE JOUR \u2013 CENTRE-VILLE (MONTRÉAL) IMMERSION ANGLAISE ET FRANÇAISE pour les 9 à 17 ans Cours de langues et sports et loisirs OU Cours de langues seulement (conversation et grammaire) Du lundi au vendredi de 9 h à 16 h Du 25 juin au 12 juillet (3 sem.) Du 15 juillet au 2 août (3 sem.) Les sports et loisirs incluent : natation, basket-ball, soccer, activités touristiques, musées et plus encore ! INSCRIVEZ-VOUS DÈS MAINTENANT ! 5 % de moins si vous inscrivez votre enfant avant le 25 mai 2019.Tests de niveau obligatoires et gratuits tous les mercredis entre 12 h 30 et 17 h 30.Aussi offerts : Cours intensifs d\u2019été en ESPAGNOL pour les jeunes de 9 à 16 ans Du lundi au vendredi de 9h à 12h Du 8 au 26 juillet (3 semaines) Du 5 au 16 août (2 semaines) HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Taxation plus sévère des grands pollueurs, électrification des transports, coup de barre dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES) : le Nouveau Parti démocratique a présenté vendredi une plateforme environnementale qu\u2019il juge «audacieuse», mais qui demeure floue sur la manière précise dont les ambitions pourraient se matérialiser.« C\u2019est le plan environnemental le plus complet que le NPD ait jamais proposé », a dit le chef Jagmeet Singh lors d\u2019un rassemblement partisan préélectoral tenu à Montréal.« Il trace de façon claire la voie à suivre pour évoluer vers une économie qui profitera enfin à tous les Canadiens », a-t-il soutenu.La volonté avouée des néodémo- crates : s\u2019imposer comme le plus vert des partis fédéraux.« Justin Trudeau ne peut pas nous sortir de la crise climatique avec de belles paroles et les conservateurs agissent comme s\u2019il n\u2019y avait pas de crise», a fait valoir M.Singh.Quant au Parti vert du Canada, qui chauffe le NPD dans les sondages, le chef s\u2019est dit convaincu que ce « plan tellement détaillé » va « inspirer les Canadiens » et les inciter à se tourner vers les néodémocrates.Au total, ceux-ci promettent de nouveaux engagements totalisant plus de 15 milliards pour mettre en place des programmes qui visent à réduire les émissions de GES et à créer quelque 300 000 « emplois de qualité ».Le NPD entend notamment conserver la taxe sur le carbone mise en place par le gouvernement Trudeau dans les quatre provinces (et bientôt l\u2019Alberta) ne s\u2019étant pas dotées d\u2019un plan de tarification des émissions de GES.Le remboursement fiscal accordé aux familles sera aussi maintenu.Le NPD promet par contre «d\u2019éliminer les exemptions que les libéraux ont accordées aux grands pollueurs».Or, la portée de cet engagement a semblé confondre le chef et son équipe vendredi.Dans le système actuel, Ottawa a établi une moyenne d\u2019émissions de GES pour chaque catégorie de grands émetteurs industriels (cimenteries, alumine- ries\u2026).À l\u2019origine, on avait fixé à 70 % de cette moyenne le seuil à partir duquel les entreprises doivent payer pour la pollution qu\u2019elles provoquent.Ottawa a toutefois rehaussé ce seuil à 80 % \u2014 voire à 90 % pour certaines industries.Selon les explications fournies par les employés du NPD, la plateforme environnementale du parti suggère de ramener à 70 % le plafond d\u2019émissions gratuites.Mais en point de presse, le chef Singh a indiqué qu\u2019il s\u2019agissait en fait de taxer 100 % des émissions de GES des grands pollueurs.« Exactement, a-t-il répondu à une question ainsi formulée.Il faut qu\u2019elles paient leur juste part.[\u2026] Ça ne fait aucun sens d\u2019avoir un plan pour mettre un prix sur la pollution qui exempte les grands pollueurs.» Gaz à effet de serre Pour assurer la part du Canada dans l\u2019objectif de limiter l\u2019augmentation de ÉLECTIONS FÉDÉRALES Le NPD se drape de vert La plateforme environnementale présentée vendredi se veut « ambitieuse », mais demeure floue sur sa mise en œuvre Le chef du NPD, Jagmeet Singh, était vendredi à un rassemble - ment partisan, à Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Taxe carbone : la Saskatchewan ira en Cour suprême du Canada Le gouvernement de la Saskatchewan contestera la taxe fédérale sur le carbone devant la Cour suprême du Canada.Le ministre de la Justice, Don Morgan, a déclaré vendredi que la province demandera à la Haute Cour de décider si la taxe est constitutionnelle et si Ottawa a la compétence pour l\u2019imposer.La Cour d\u2019appel de la Saskatchewan a jugé dans une décision partagée, plus tôt ce mois-ci, que la taxe est constitutionnelle.Elle a également déclaré que l\u2019établissement de normes nationales minimales pour un prix sur les émissions de gaz à effet de serre relève de la compétence du gouvernement fédéral.Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, qui a déclaré que la taxe nuisait économiquement à sa province, avait promis de faire appel.La Presse canadienne la température mondiale à 1,5 °C, le NPD veut revoir la cible de réduction des GES que le Canada s\u2019est donnée.À l\u2019heure actuelle, la cible canadienne (que le pays n\u2019est pas en voie d\u2019atteindre, selon un rapport publié en janvier) consiste à réduire d\u2019ici 2030 les émissions de GES de 30 % par rapport à leur niveau de 2005, ce qui signifie d\u2019émettre au maximum 513 mégatonnes d\u2019équivalent de CO2 par année.Le NPD estime que les mesures de son plan permettront de ramener les émissions canadiennes à 450 mégatonnes, soit une diminution de 40 % par rapport à leur niveau de 2005.Le NPD précise que cela ne représente que les trois quarts de ce qui doit être fait pour respecter la cible de 1,5 °C.Côté transport, le NPD mise lui aussi sur les incitatifs à l\u2019achat de véhicules électriques.La plateforme prévoit de conserver le crédit fédéral de 5000 $, qui pourrait atteindre 15 000 $ si le véhicule est fabriqué au Canada.On ajouterait à cela l\u2019élimination de la TPS (5 %) sur ces véhicules pour les familles de la classe moyenne.On souhaite ainsi que 100 % des véhicules neufs vendus au Canada en 2040 soient électriques.Parmi les autres engagements dévoilés vendredi : des mesures pour améliorer l\u2019efficacité énergétique des bâtiments ; la création d\u2019une « Banque canadienne du climat » ; l\u2019interdiction d\u2019ici 2022 de tous les plastiques à usage unique ; que l\u2019ensemble de l\u2019électricité consommée au Canada soit « sans émission nette » d\u2019ici 2030.Le NPD dit aussi être disposé à soutenir les municipalités qui voudraient rendre gratuit le transport collectif \u2014 une mesure non chiffrée. LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 6 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 WEST PALM BEACH 954-573-4004 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 Certifié 5 Étoiles® MEILLEURS PRIX GARANTIS STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard MESURES GRATUITES ESTIMATION GRATUITE UNIVERS DU STORE.ca INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BEACONSFIELD \u2022 BOISBRIAND \u2022 CHAMBLY \u2022 BELOEIL \u2022 ST-EUSTACHE 50% de rabais ou Du documentaire à la fiction MÉMOIRE SUITE DE LA PAGE A 1 On lève notre chapeau au documentariste des moments phares du Québec, de la visite du général de Gaulle en 1967 (captant son célèbre cri : « Vive le Québec libre ! ») à La Nuit de la poésie (1970), cette immense fête de la parole dont il a filmé aussi des suites, en passant par la coréalisation des Jeux de la XXIe olympiade.En fiction comme au documentaire, il aura exploré les ambiguïtés de l\u2019affaire Coffin, grande saga judiciaire du Québec des années 1950, la poésie fragile de Marie Uguay, évanouie dans la fleur de l\u2019âge, le destin dramatique du compositeur et pianiste André Mathieu, le culte entourant le frère André, les années parisiennes de Claude Léveillée auprès d\u2019Édith Piaf à travers l\u2019exceptionnel 67 bis, boulevard Lannes (1990).Grâce à lui, l\u2019écran sut préserver l\u2019aventure théâtrale des Compagnons de Saint-Lau- rent, la grâce lyrique de Félix Leclerc, l\u2019énergie créatrice du poète exploréen Claude Gauvreau.C\u2019est aussi comme brillant directeur photo de films emblématiques que Jean-Claude Labrecque s\u2019inscrit dans les mémoires.Derrière la caméra du Chat dans le sac de Gilles Groulx, de La vie heureuse de Leopold Z de Gilles Carle, d\u2019À tout prendre de Claude Jutra, de The Ernie Game de Don Owen (où Leonard Cohen entonne The Stranger Song), de La neuvaine de Bernard Émond et de tant d\u2019autres œuvres mar- MARCO FORTIER LE DEVOIR ne jeune enseignante idéaliste vient d\u2019être élue à la direction du plus grand syndicat de professeurs de Montréal.Elle fait un triste constat : la profession se porte mal.Cette enseignante indignée compte rappeler au ministre Jean- François Roberge \u2014 qui a enseigné 17 ans dans une école primaire \u2014 la dure réalité d\u2019un métier mal aimé.Catherine Beauvais St-Pierre, enseignante depuis dix ans, incarne le changement de garde à l\u2019Alliance des pro- fesseures et professeurs de Montréal.Cette titulaire d\u2019une classe combinée de cinquième et sixième année du primaire a été élue présidente du syndicat des 9500 enseignants de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).En entrevue avec Le Devoir, la syndicaliste de 35 ans s\u2019est insurgée contre ceux qui qualifient les enseignants de plaignards.« Aux dernières négociations nationales avec le gouvernement [entre 2014 et 2016], j\u2019ai été amère et découragée.J\u2019ai eu une révélation : depuis que j\u2019enseignais, j\u2019avais l\u2019impression de voir l\u2019état de l\u2019éducation dépérir chaque année.En parlant avec les gens, je me suis rendu compte que ce n\u2019était pas juste mon impression.C\u2019était la réalité.J\u2019étais la prof passionnée qui ne doutait pas du tout, et là, après sept ans de métier, je me suis mise à douter : est- ce que je vais être capable de continuer encore 25 ans ?» À sa première année comme enseignante, Catherine Beauvais St-Pierre a hérité d\u2019une classe d\u2019élèves ayant de graves difficultés d\u2019apprentissage.Les professeurs ayant plus d\u2019ancienneté ne voulaient pas de cette tâche éprouvante.Elle a relevé le défi avec un mélange d\u2019étonnement et d\u2019enthousiasme.Elle a ensuite enseigné en sixième année dans une école typique de la CSDM, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce: une école où tout le monde s\u2019entasse comme des sardines.Il a fallu rogner sur la cour d\u2019école pour agrandir le bâtiment, ajouter des classes modulaires dans des roulottes et asphalter de la verdure pour aménager une aire de jeu.Et le gymnase a manqué de chauffage en plein hiver.Il faisait huit degrés à l\u2019intérieur.« Dans d\u2019autres domaines, qui accepterait de travailler dans des conditions comme ça ?», demande Catherine Beauvais St-Pierre.La tâche des professeurs est devenue plus complexe avec la multiplication des élèves en difficulté.Dans certaines classes dites « ordinaires » de l\u2019école publique, la moitié des élèves a un plan d\u2019intervention qui oblige les enseignants à adapter les travaux scolaires et les examens à chaque enfant.Tant mieux si l\u2019école aide les élèves en difficulté à réussir, rappelle la présidente de l\u2019Alliance des professeurs.C\u2019est la mission même du système d\u2019éducation.Pour cela, il faut du soutien de professionnels (orthopédagogues, psychologues, orthophonistes, etc.), qui manquent encore cruellement, malgré les récents « investissements massifs » du gouvernement, souligne Catherine Beauvais St-Pierre.« Chaque année, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on m\u2019ajoute une couche de choses à faire, mais on n\u2019a pas plus de temps dans une journée.Chaque année, je me sens de moins en moins compétente.[.] On parle souvent de la passion et de la vocation des enseignants.C\u2019est merveilleux, la passion, mais ça ne t\u2019empêche pas de tomber malade, ça ne t\u2019empêche pas de t\u2019épuiser.» Ce n\u2019est pas pour rien que la pénurie d\u2019enseignants frappe à ce point à Montréal, selon la présidente de l\u2019Alliance.ÉDUCATION À bout de souffle ! À 35 ans, après 10 ans à enseigner, Catherine Beauvais-St-Pierre prend la tête de l\u2019Alliance des professeurs et compte bien rappeler au ministre Jean-François Roberge les difficiles conditions de pratique de ce métier VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR quantes, son œil a nourri notre imaginaire pour la suite du monde.« Si je n\u2019avais pas été cinéaste, j\u2019aurais été archiviste, aimait-il répéter.Parce que je viens de Québec, où l\u2019histoire était sous nos pas.» Né à Québec Né dans la capitale en 1938, orphelin bientôt endeuillé de ses parents adoptifs, Jean-Claude Labrecque avait gagné tôt sa vie comme photographe entre mariages et enterrements dans son quartier de Limoilou.C\u2019est le réalisateur Paul Vézina qui lui enseigna le métier.Pour l\u2019Office national du film, il arpenta ensuite le Québec et le Yukon, à titre d\u2019aide-caméra- man.Bientôt directeur photo, Jean- Claude Labrecque possédait le don rare (comme Michel Brault) de sentir la présence musicale de l\u2019image, son rythme, son éclairage.Il serait demeuré à Québec, sa ville adorée, mais la métropole attirait les travailleurs du « kodak », selon ses mots, avec la force d\u2019un aimant.En 1965, son premier film, le court métrage 60 cycles, sur le tour cycliste du Saint-Laurent, lui avait valu avec raison, pour ses prouesses techniques, une quinzaine de prix.Le cinéma social fut sa tasse de thé.Déjà, sa première fiction, Les smattes, en 1972, avec les frères Pilon, était campée dans un petit village gaspésien au bord du gouffre.Jean-Claude Labrecque a réalisé des fictions plus intimes, autobiographiques, en miroirs d\u2019époque \u2014 toujours teintées d\u2019esprit documentaire \u2014, comme son grand film Les vautours, en 1975 (premier rôle de Gilbert Sicotte, ici aux côtés de Monique Mercure), sur la solitude d\u2019un adolescent victime des rapacités d\u2019héritage de ses tantes ; largement inspiré de son passé.En 1984, Les années de rêve reprenait les mêmes personnages, montrant le désenchantement et les joies d\u2019une génération qui a rêvé haut sans prévoir les cahots de la route.Le cinéaste aurait bien créé un triptyque en adjoignant à ces deux films un prequel, comme on dit : Le fou du prince devait remonter l\u2019enfance du héros alter ego dans son pensionnat aux côtés du jeune prince Sixte de Bourbon- Parme, réfugié à Québec avec ses parents durant les années de guerre, mais il n\u2019avait pas réussi à le financer, trop associé aux images du réel pour rebondir facilement en fiction.Son fils Jérôme, également photographe, lui avait consacré un documentaire en 2001 : Jean-Claude La- brecque, cinéaste contemporain.Huit ans plus tard, avec sa compagne, la journaliste Francine Laurendeau, il avait publié chez Art global Souvenirs d\u2019un cinéaste libre, où il remontait son parcours.Son dernier documentaire, Sur les traces de Maria Chapdelaine, en 2015, remontait le cours de l\u2019adaptation du roman de Louis Hémon par le Français Julien Duvivier en 1934 à Péri- bonka (avec Jean Gabin et Madeleine Renaud).On le retrouvait à l\u2019affiche du documentaire Le vieil âge et l\u2019espérance de Fernand Dansereau, en avril dernier.À coups d\u2019archives retrouvées et d\u2019interviews, sa vocation de mémorialiste aura trouvé sans relâche de nouvelles pépites à tirer d\u2019un passé qui menaçait de s\u2019évanouir.Grand chercheur d\u2019or tout au long de sa route, on lui doit nos plus précieux trésors sauvegardés.On s\u2019ennuie déjà de sa personnalité vibrante aussi.Des hommages Les hommages ont afflué vendredi de la part de personnalités des milieux artistique et politique québécois à la suite du décès du cinéaste Jean-Claude La- brecque.Le pionnier du cinéma au Québec s\u2019est éteint à 80 ans, dans la nuit de jeudi à vendredi.Sur Twitter, le premier ministre du Québec, François Legault, s\u2019est dit « très attristé » par la nouvelle.« Un grand cinéaste québécois qui a su, à travers ses œuvres, nous faire vivre l\u2019histoire du Québec », a-t-il écrit.« Nos pensées accompagnent ses proches », a quant à elle écrit sur Twitter la ministre de la Culture et des Communications, Nathalie Roy.Au Parti québécois, le chef parlementaire de la formation politique, Pascal Bérubé, a écrit sur la plate- forme qu\u2019il a « eu le privilège de côtoyer ce maître de l\u2019image lors du tournage du documentaire À hauteur d\u2019homme en 2003 ».Il a également prédit que « son œuvre imposante lui survivra ».La députée de Gaspé, Méganne Perry Mélançon, a qualifié « d\u2019exceptionnelle » la carrière de M.Labrecque, tout en offrant ses condoléances à ses proches.La députée libérale Isabelle Melançon a également offert ses condoléances à la famille et aux amis du disparu.Sur la scène municipale, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a écrit que le cinéaste laissait derrière lui « une œuvre qui témoigne comme nulle autre de la transformation culturelle, sociale et politique du Québec ».Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau a dit de M.Labrecque que, « par sa lentille, il portait un regard unique et singulier sur nous, sur notre histoire et sur les grands événements qui ont fait qui nous sommes ».L\u2019Office national du film du Canada (ONF) a déclaré dans un communiqué être « en deuil » à la suite du décès du cinéaste.« Plus qu\u2019un cinéaste émérite, Jean- Claude Labrecque était un ami et un membre de la famille ONF », a souligné le président de l\u2019Office, Claude Joli-Cœur, en saluant celui qu\u2019il a qualifié d\u2019« homme d\u2019exception ».L\u2019acteur Vincent Graton a remercié M.Labrecque sur Twitter.« Les œuvres d\u2019hommes et de femmes passent dans nos vies et nous devenons ce que nous sommes à travers elles », a-t-il écrit.Leïla Jolin-Dahel Le Devoir Les conditions en classe sont plus difficiles qu\u2019ailleurs, avec une proportion plus élevée d\u2019enfants en difficulté, allo- phones ou issus de quartiers défavorisés.Le coût de la vie est plus cher qu\u2019en région.Les jeunes professeurs doivent vivre avec des colocataires ou déménager en banlieue.Et c\u2019est un casse-tête de se déplacer à Montréal avec les chantiers routiers.Rendez-vous avec le ministre Un nouvel obstacle s\u2019est ajouté sur la route des enseignants montréalais : à cause de la pénurie de personnel, la CSDM refuse désormais la semaine de quatre jours (avec rémunération diminuée en conséquence), les congés sans solde et la retraite progressive.« Ce n\u2019est pas en empêchant les gens de prendre des congés et de se reposer quand ils en ont besoin qu\u2019on va régler la pénurie », dit Catherine Beauvais St-Pierre.« J\u2019ai très hâte de rencontrer le ministre Roberge.J\u2019ai envie de l\u2019aider à se rappeler c\u2019est quoi être prof.Je ne pense pas qu\u2019il l\u2019a oublié, je crois qu\u2019il sait ce dont on a besoin dans les classes.On a eu les paroles, on a hâte de voir les gestes.» U Chaque année, j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on m\u2019ajoute une couche de choses à faire, mais on n\u2019a pas plus de temps dans une journée.CATHERINE BEAUVAIS ST-PIERRE » ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 Le réseau de canalisation principal d\u2019Enbridge fonctionne actuellement comme un pipeline de transport général.À compter du 1er juillet 2021, sous réserve d\u2019approbations réglementaires, 90 % de la capacité de la canalisation principale canadienne sera allouée aux expéditeurs qui s\u2019engagent à fournir du volume sur plusieurs années, tandis que le 10 % restant de cette capacité (environ 300 kb/j) continuera de servir en tant que pipeline de transport général pour le marché au comptant.Depuis plus d\u2019un an, Enbridge s\u2019engage auprès des groupes de l\u2019industrie en vue de développer un portefeuille d\u2019offres de services proposant une ?exibilité tant sur la durée que sur le volume, a?n de répondre aux besoins de tous les acteurs du secteur.Comment puis-je obtenir de plus amples renseignements?La saison de portes ouvertes sur notre canalisation principale canadienne aura lieu à l\u2019été 2019.En préparation à cet événement, Enbridge organisera des séances d\u2019information destinées à l\u2019industrie le 11 juin à Calgary et le 27 juin à Houston.Saison de portes ouvertes sur notre canalisation principale canadienne AVIS DE JOURNÉES PORTES OUVERTES Les représentants d\u2019Enbridge organiseront ces séances préparatoires à Calgary et à Houston a?n de donner aux expéditeurs un aperçu de la proposition contractuelle liée à la canalisation principale et de les informer au sujet de la saison portes ouvertes à venir.11 juin : Metropolitan Conference Centre, Calgary, AB.\u2013 16 h HAR 27 juin : Sandalwood Room, Hyatt Regency, Houston, TX.\u2013 10 h HAC Veuillez con?rmer votre présence Si vous souhaitez participer à l\u2019une de ces séances préparatoires, prière de con?rmer votre présence par courriel ou sur notre site web : Adresse courriel : OpenSeasonInquiry@enbridge.com Site Web : CanadianMainline.enbridge.com L\u2019énergie, pour la vie MC E N B R E F Déficit de 11,8 milliards à Ottawa pour 2018-2019 Le gouvernement fédéral a réalisé un déficit de 11,8 milliards pour son exercice financier 2018-2019, révèle une estimation préliminaire publiée vendredi par le ministère des Finances.Ce manque à gagner se compare à un déficit budgétaire de 16,7 milliards pour l\u2019exercice précédent.Dans son budget du printemps, le gouvernement libéral avait dit s\u2019attendre à réaliser un déficit de 14,9 milliards.Le ministère des Finances a précisé que les revenus ont progressé de 8,1 % grâce à l\u2019augmentation des revenus fiscaux et des autres revenus.Les dépenses des programmes ont augmenté de 6,2 % en raison de l\u2019augmentation des principaux transferts aux particuliers et aux autres administrations, et des charges de programmes directes.La Presse canadienne Mandat de grève à l\u2019aéroport de Montréal Les quelque 950 agents de contrôle de l\u2019aéroport de Montréal viennent de se doter d\u2019un mandat de grève.Ces agents, employés par la firme Sécuri- tas, sont membres du syndicat des Métallos, affilié à la FTQ.Ils ont du même souffle rejeté les dernières offres patronales dans une proportion de 97 %.Leurs tâches ont trait à la sécurité à l\u2019aéroport, puisqu\u2019ils procèdent aux fouilles des passagers, des bagages et des véhicules, en plus de vérifier les non-passagers qui travaillent à l\u2019aéroport.Une éventuelle grève serait soumise aux dispositions touchant les services essentiels.Plusieurs points sont en litige, dont les salaires, les assurances collectives, les primes de soir, de nuit et de fin de semaine, de même que les certifications requises pour occuper certains postes.La Presse canadienne Inoccupation des résidences pour aînés en hausse OTTAWA \u2014 Le taux d\u2019inoccupation des places ne nécessitant pas de soins assidus dans les résidences pour aînés du Québec a grimpé à 7,2% cette année, comparativement à 6,9% l\u2019an dernier, a révélé vendredi la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL).Ces deux dernières années, le taux d\u2019inoccupation du Québec a grimpé d\u2019un point de pourcentage, après avoir diminué de 2,5 points de 2013 à 2017.Selon la SCHL, cela est vraisemblablement attribuable à une relance de la construction dans ce segment du marché, depuis 2015, ce qui aurait fait croître l\u2019offre à un rythme plus rapide que celui de la demande.Le taux d\u2019inoccupation des places demandant des soins assidus au Québec est maintenant estimé à 5,7%, alors qu\u2019il était de 4,2% en 2018.La Presse canadienne Le gouvernement libéral avait dit s\u2019attendre à réaliser un déficit de 14,9 milliards.PHOTO JUSTIN TANG LA PRESSE CANADIENNE SÉBASTIEN RICCI À PÉKIN AGENCE FRANCE-PRESSE Pékin a sorti vendredi une nouvelle arme dans la guerre commerciale contre Washington, annonçant la création de sa propre liste noire d\u2019entreprises étrangères « non fiables », en réponse à l\u2019offensive américaine contre Huawei.Cette menace survient au moment où de nouvelles surtaxes doivent entrer en vigueur samedi en Chine sur des produits américains, en représailles aux hausses de droits de douane annoncées par Donald Trump début mai sur des produits chinois.«Les entreprises, organisations et particuliers étrangers qui n\u2019obéissent pas aux règles du marché, qui s\u2019éloignent de l\u2019esprit d\u2019un contrat, qui imposent des embargos ou cessent d\u2019approvisionner des entreprises chinoises pour des motifs non commerciaux et nuisent gravement à leurs intérêts et droits légitimes seront placés sur une liste d\u2019entités non fiables», a annoncé le ministère du Commerce.Les modalités de cette mesure, notamment sa date d\u2019entrée en vigueur, n\u2019ont pas été précisées.«La décision de la Chine de créer une liste noire d\u2019entreprises \u201cnon fiables\u201d est une réponse à la liste américaine [d\u2019entreprises suspectes visant Huawei] pour indiquer que la Chine peut cibler les entreprises américaines», analyse Rajiv Biswas, du cabinet IHS Markit.Selon lui, les filiales et succursales de sociétés américaines situées hors de la Chine pourraient également être visées, car «toute restriction chinoise s\u2019appliquerait probablement à la fois à la société mère et à ses filiales mondiales».Cette annonce survient alors que le géant chinois des télécoms Huawei a été placé au cours du mois de mai par Washington sur une liste d\u2019entreprises suspectes auxquelles les entités américaines ne peuvent vendre d\u2019équipements technologiques.Le gouvernement Trump soupçonne le groupe de Shenzhen d\u2019espionnage au profit de Pékin.La décision américaine, qui doit entrer en vigueur dans un délai de trois mois, menace la survie de ce fleuron industriel chinois, très dépendant des puces électroniques américaines pour ses téléphones, estiment des experts.Dans la foulée, plusieurs entreprises ont pris leurs distances d\u2019avec Huawei, notamment Google, dont le système Android équipe l\u2019immense majorité des téléphones intelligents dans le monde.Affrontement verbal L\u2019affrontement verbal entre les deux géants du Pacifique a franchi un nouveau cap vendredi, Pékin accusant sans le nommer le président américain de « mensonges ».Très confiant en dépit des tensions commerciales actuelles, Donald Trump a estimé jeudi que Pékin tenait « beaucoup à conclure un accord ».Et le président américain d\u2019expliquer que la guerre commerciale avait, selon lui, « un effet dévastateur » sur le géant asiatique.Pékin n\u2019a pas tardé à lui répondre : « Les États-Unis ont déjà proféré ces mensonges à plus d\u2019une reprise.Chaque fois, la Chine les dénonce, mais les États-Unis font preuve de constance, pour ne pas dire d\u2019obsession, en [les] répétant », a taclé devant la presse un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.Les chiffres semblent donner pour le moment partiellement raison au président américain.L\u2019activité manufacturière en Chine s\u2019est à nouveau contractée en mai, selon un indice dévoilé vendredi par un organisme officiel.Les commandes à l\u2019export ont notamment connu GUERRE COMMERCIALE La Chine sort une liste noire d\u2019entreprises « non fiables » Pékin répond ainsi à l\u2019attaque américaine similaire contre le géant chinois Huawei De nouvelles surtaxes doivent entrer en vigueur samedi en Chine sur des produits américains, en représailles aux hausses de droits de douane annoncées par Donald Trump début mai sur des produits chinois.MARK RALSTON AGENCE FRANCE- PRESSE une chute particulièrement forte, selon cet indice officiel des directeurs d\u2019achats.Samedi, 5410 produits américains seront taxés à hauteur de 10%, 20%, voire 25% sur un ensemble de marchandises américaines déjà pénalisées à leur entrée en Chine.Cette mesure, qui vise 60 milliards de dollars d\u2019importations annuelles, est une réponse aux droits de douane supplémentaires sur les produits chinois annoncés début mai par le président américain.Cette nouvelle salve de Pékin cible notamment les produits cosmétiques, les articles de cuisine ou de sport, mais aussi les pianos, les préservatifs ou encore les jouets, qui seront taxés à hauteur de 25%.Pékin a laissé entendre cette semaine qu\u2019il pourrait réduire ses exportations de terres rares, indispensables à de nombreuses industries de pointe aux États-Unis (dont l\u2019armement).L\u2019arrêt des exportations vers les États-Unis pourrait donner à Pékin un atout supplémentaire dans les négociations commerciales, car la Chine fournit aux Américains 80 % de leurs terres rares.Wall Street a plongé au mois de mai Wall Street a de nouveau lourdement chuté vendredi et clôturé mai sur sa première baisse mensuelle de l\u2019année.Selon les résultats à la clôture, le Dow Jones a reculé de 1,4%, à 24 815,04 points.L\u2019indice Nasdaq, à forte coloration technologique, a baissé de 1,5%, à 7453,15 points.L\u2019indice élargi S&P 500 a abandonné 1,3% à 2752,06 points.«Donald Trump a étendu la guerre commerciale et on se dirige désormais droit vers la tempête», a analysé Peter Cardillo de Spartan Capital.La menace de M.Trump jeudi est venue clôturer un mois de mai marqué déjà dès le 5 mai par l\u2019annonce du relèvement de 10% à 25% des taxes douanières sur 200 milliards de dollars de biens chinois importés aux États- Unis.Ce conflit commercial a entraîné une fébrilité accrue des marchés, conduisant à leur première baisse mensuelle depuis décembre: le Dow Jones a perdu 6,7%, le Nasdaq 7,9% et le S&P 500 6,6%. LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 A 8 ÉCONOMIE Le Centre des Compétences futures (« CCF ») est un centre de recherche qui met à l\u2019essai des approches novatrices afin d\u2019aider les Canadiens et les Canadiennes à développer les compétences nécessaires pour profiter pleinement de la nouvelle économie et y réussir.À l\u2019automne 2019, le CCF mettra sur pied son premier conseil consultatif et sollicite à cette fin des mises en candidatures et des nominations de leaders canadiens exceptionnels provenant du monde des entreprises, du milieu universitaire et de la communauté pour plusieurs postes au sein du conseil, y compris celui de président du conseil consultatif du CCF.Le Centre des Compétences futures est un partenariat entre l\u2019Université Ryerson, Le Conference Board du Canada et Blueprint.Ce consortium offre une connaissance approfondie des tendances économiques et technologiques ainsi que de la politique publique, une expertise rigoureuse de l\u2019évaluation et de la recherche appliquée, une mobilisation des connaissances et une expérience de convocation importantes, de même que des engagements de longue durée en matière d\u2019acquisition et de développement des compétences.Financé par le gouvernement du Canada tout en étant une entité indépendante, le CCF réunit les idées audacieuses et la meilleure expertise provenant de disciplines, de secteurs et de perspectives variés, d\u2019un bout à l\u2019autre du pays, avec comme objectif ultime de générer des données probantes provenant de la recherche appliquée pour parvenir à des solutions novatrices permettant de répondre aux défis posés par le développement des compétences à l\u2019avenir.Le travail du Centre portera principalement sur des solutions innovatrices visant à mieux satisfaire aux besoins des personnes qui ne participent pas déjà pleinement à la prospérité du Canada \u2013 les personnes sous-employées et sans emploi, les femmes, les jeunes, les Autochtones, les nouveaux arrivants, les membres de groupes racialisés, les personnes ayant un handicap, les anciens combattants et les habitants des collectivités rurales, éloignées et du Nord.Le mandat du conseil est de fournir une orientation et une vision stratégiques au CCF, d\u2019assurer la pertinence du programme de recherche et de mesurer les progrès par rapport aux indicateurs clés.Les priorités immédiates du conseil sont d\u2019établir son cadre de gouvernance et de contribuer à l\u2019élaboration de la mission, de la vision, des valeurs et du plan stratégique du CCF et de les approuver.Les membres du conseil consultatif du CCF viendront de différents secteurs, y compris le secteur privé (le commerce de détail, la technologie et l\u2019innovation ainsi que les services financiers et professionnels, pour ne citer que ceux-là), le milieu académique, le secteur public et les organismes sans but lucratif.Chacun des membres du conseil consultatif sera animé d\u2019une passion pour la prospérité future du Canada et fera montre d\u2019un intérêt marqué pour la préparation de la main-d\u2019œuvre canadienne pour qu\u2019elle soit en mesure d\u2019affronter l\u2019avenir et de concurrencer efficacement avec le reste du monde ainsi que d\u2019un engagement clair en ce sens.Des leaders avant-gardistes de la communauté et du milieu des affaires, possédant de l\u2019expérience dans les services d\u2019emploi, de formation et de perfectionnement de la main- d\u2019œuvre ainsi que dans un large éventail de domaines, notamment la technologie numérique / l\u2019automatisation, l\u2019intelligence artificielle, les mégadonnées et l\u2019analytique, les ressources humaines, l\u2019économie, la démographie, la recherche, le milieu universitaire ou l\u2019élaboration de politiques sont hautement compétents pour le conseil.Des formations en gouvernance des conseils d\u2019administration ou des titres comme IAS.A.ou C.Dir.et de l\u2019expérience à titre de président(e), de vice-président(e) de conseil et de membres de comité seraient considérés comme un atout.Tous les membres du conseil consultatif représenteront un mélange de compétences, de connaissances, de leadership éclairé et de leadership dans différents secteurs ainsi que la diversité sous toutes ses formes au Canada.Il s\u2019agit d\u2019une excellente occasion pour un groupe divers de leaders exceptionnels de participer au lancement du CCF, tandis qu\u2019il concrétisera sa brillante ambition de transformer le mandat de développement des compétences des entreprises et des gouvernements, d\u2019un bout à l\u2019autre du pays et dans le monde entier, pendant encore de nombreuses années.CONSEIL CONSULTATIF Si vous souhaitez explorer cette occasion emballante de vous joindre au conseil consultatif du CCF, veuillez faire parvenir un exemplaire de votre curriculum vitae, accompagné d\u2019une lettre de présentation détaillée à l\u2019attention de Lisa Heidman LL.B., ICD.D, à l\u2019adresse lisaheidman@arlingtonpartnersinc.com et de Laura Dunne, ICD.D, à l\u2019adresse lauradunne@arlingtonpartnersinc.com.Un profil de poste détaillé mettant l\u2019accent sur les occasions au conseil consultatif et les compétences clés souhaitables pour ses membres sera communiqué à tous les candidats retenus.L\u2019ex-ministre Martin Coiteux a effectué vendredi une première sortie publique en tant qu\u2019économiste en chef de la Caisse de dépôt et placement du Québec lors d\u2019un passage à la Chambre de commerce du Montréal métropolitain pour y traiter du rôle de l\u2019institution dans l\u2019économie.Lors d\u2019une rencontre avec la presse, qui lui a demandé si des facteurs comme le gouvernement Trump et la montée du populisme compliquent le travail des prévisionnistes, M.Coiteux a répondu que « plus le monde est compliqué, plus c\u2019est nécessaire de mieux prévoir, de séparer le bruit des tendances ».JACQUES NADEAU LE DEVOIR Martin Coiteux devant le milieu des affaires LUC OLINGA À NEW YORK DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La menace de Donald Trump d\u2019imposer d\u2019ici le 10 juin des tarifs douaniers de 5 % aux biens mexicains a fait l\u2019effet d\u2019une bombe dans l\u2019industrie automobile américaine, qui produit beaucoup au Mexique, pays à la main-d\u2019œuvre abordable.Globalement, l\u2019imposition par la Maison-Blanche de ces droits de douane va durement affecter les économies américaine et mexicaine, intimement liées depuis un quart de siècle par un accord de libre-échange.L\u2019onde de choc a été telle que la Chambre de commerce des États-Unis envisage de porter l\u2019affaire en justice pour empêcher M.Trump de passer à l\u2019acte, selon plusieurs médias.Une opposition qui se retrouve jusqu\u2019au cœur du gouvernement: le Wall Street Journalcroit savoir que Robert Lighthizer, l\u2019homme fort des négociations commerciales, était opposé au projet du président.Un porte-parole de M.Lighthizer a toutefois déclaré à l\u2019AFP que ce dernier «soutenait le président et ce qu\u2019il fait».Risque important « Avec des importations de marchandises en provenance du Mexique ayant atteint 350 milliards de dollars l\u2019an dernier et des exportations de biens vers le Mexique de 270 milliards, les échanges commerciaux entre les deux pays sont fortement intégrés », résume Gregory Daco, économiste chez Oxford Economics.En outre, comme de nombreuses marchandises \u2014 à l\u2019instar des pièces détachées automobiles \u2014 traversent la frontière plusieurs fois avant que le produit fini ne sorte d\u2019usine, les tarifs douaniers représentent un risque important pour l\u2019activité commerciale de part et d\u2019autre de la frontière.Et dans le scénario du pire, avec un taux de 25 % de droits de douane sur toutes les importations en provenance du Mexique, Oxford Economics a calculé que la croissance du PIB américain serait amputée par au moins 0,7 point de pourcentage l\u2019année prochaine, tombant à +1 % ou moins tandis que le Mexique entrerait en récession.Les consommateurs américains, friands de nombreux fruits et légumes frais de saison, devraient être en première ligne.Car le Mexique est la première source d\u2019approvisionnement de produits agricoles importés aux États- Unis.Et les importateurs vont devoir arbitrer la question d\u2019imputer tout ou partie des droits de douane sur la nourriture, car les marges de bénéfice dans le secteur sont faibles, explique Dave Salmon- sen, spécialiste de la politique commerciale pour la principale fédération agricole, l\u2019American Farm Bureau Federation.À la faveur du conflit entre Washington et Pékin, Mexico a en effet gagné une place dans le trio de tête des débouchés pour les biens agricoles américains.Impact automobile Autre industrie clé de l\u2019économie, qui pourrait subir les effets dévastateurs, le secteur automobile : les constructeurs ont des chaînes d\u2019approvisionnement totalement intégrées sur tout le continent nord-américain.General Motors : environ 29 % des pièces contenues dans les voitures vendues par le premier groupe automobile américain aux États-Unis proviennent du Mexique, selon Deutsche Bank.Près de 13 % des véhicules vendus aux États-Unis par le géant de Detroit sont produites dans ses usines mexicaines.Ford: 17% des voitures de la marque à l\u2019ovale bleu contiennent des pièces détachées fabriquées au Mexique et 17 % des voitures « Made in Mexico » sont commercialisées sur le sol américain.Chez Fiat Chrysler, 24 % des pièces des voitures viennent du Mexique et 18 % des véhicules vendus aux États- Unis y ont été assemblés.Le pire pour les constructeurs américains est que ce sont les grosses voitures aux marges lucratives qui risquent d\u2019être le plus affectées.Sur les 585 581 exemplaires du camion Chevrolet Silverado de GM écoulés aux États-Unis l\u2019an dernier, environ 40 % (242 974 unités) avaient été assemblés au Mexique.La proportion est de 36 % pour le GMC Sierra.Chez Fiat Chrysler, 11 % des 536 980 camions RAM, une des locomotives des ventes avec les VUS Jeep, vendus aux États-Unis provenaient du Mexique.Le nouveau VUS de GM, le Chevy Blazer, sur lequel compte le groupe de la p.-d.g.Mary Barra pour bousculer ses concurrents cette année, est produit au Mexique.Nissan est l\u2019un de ceux qui seront le plus affectés.Près de 45 % de sa production en Amérique du Nord est au Mexique.Environ un quart des véhicules que le groupe écoule aux États- Unis y est fabriqué et 9 % des pièces contenues dans ses voitures en proviennent.Quant à Toyota, 3 % des véhicules vendus aux États-Unis sont assemblés au Mexique, 5 % pour Honda.BMW, Volkswagen, Audi et Mercedes ont aussi des usines au Mexique.Ces droits de douane pourraient rogner le bénéfice d\u2019exploitation de GM de 6,3 milliards de dollars, celui de Fiat Chrysler de 4,8 milliards et celui de Ford de 3,3 milliards, calcule Deutsche Bank.La facture serait de près de 2 milliards pour Nissan.«Nous pensons que les tarifs douaniers supplémentaires vont sans aucun doute être répercutés sur les consommateurs par les constructeurs, sous la forme d\u2019une hausse des prix des voitures d\u2019en moyenne 1300$US par véhicule», affirme Deutsche Bank.JPMorgan Chase estime que l\u2019automobile représente 75 milliards de dollars des 350 milliards de dollars d\u2019importations mexicaines.Donc, 5 % de tarifs douaniers signifie qu\u2019il faudra que quelqu\u2019un paie 3,65 milliards.ÉTATS-UNIS Les taxes de Trump sur des biens mexicains nuisent à l\u2019auto La Chambre de commerce américaine envisage de porter l\u2019affaire en justice Avec des importations de marchandises en provenance du Mexique ayant atteint 350 milliards l\u2019an dernier et des exportations de biens vers le Mexique de 270 milliards, les échanges commerciaux entre les deux pays sont fortement intégrés GREGORY DACO, ÉCONOMISTE CHEZ OXFORD ECONOMICS » LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 A 9 ÉCONOMIE VERCHÈRES Charmante maison (1930) Intérieur tout en bois; 1 100 pc (sur 2 ét.) + s-sol; 3 càc, 1,5 s.d.bains, poss.d'agrandissement.1 acre en milieu rural, arbres matures, jardins; 20 min.du tunnel Lafontaine; aucun camionnage ; aqueduc; tranquillité.254 000 $.rtrottie@videotron.ca OUTREMONT- Grand 4 1/2 2e étage.Le Chambertain.Session de bail.1er juillet.Terasse.Garage.1976 $ (514) 773-4048 CONDOS PARIS CENTRE Près métro et services.WIFI.Sem./mois À partir de 790 $.Location : 514-999-0546 paris.condo@sympatico.ca PARIS - Petit bijou d'appart sur la Butte Montmartre, au coeur de Paris.Paisible, ensoleillé, ascenseur.514-489-5955 appartement-montmartre.com 101 PROPRIÉTÉS À VENDRE 160 APPARTEMENTS ET LOGEMENTS À LOUER 170 HORS FRONTIÈRES EUROPE À LOUER LIBRAIRIE Bonheur d'Occasion achète livres de qualités en tout genre.514 914-2142 www.bonheurdoccasion.com VOTRE ORDINATEUR B0GUE OU RALENTIT ?Mise à jour et réparation P.C., Mac et portables.20 ans d'experience.Service à domicile.514 573-7039 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sa plus lente séquence de croissance pour deux trimestres consécutifs depuis la contraction économique de la première moitié de 2015, dans la foulée d\u2019un plongeon des prix du pétrole brut.La croissance du premier trimestre a été freinée par la faiblesse des données commerciales.Les importations ont augmenté de 1,9 % et les volumes d\u2019exportation ont diminué de 1 %, ce qui représentait leur première baisse trimestrielle depuis 2017, a précisé le rapport de l\u2019agence fédérale.« Ne laissez pas la manchette vous tromper, ce rapport sur le PIB est assez décent », a écrit dans un rapport Brian DePratto, économiste principal à la L\u2019économie canadienne progresse peu\u2026 pour l\u2019instant VOS FINANCES Un « risque Trump » e facteur géopolitique fait de tout temps partie de l\u2019analyse risque-rendement potentiel d\u2019un investissement.Mais au rythme où s\u2019intensifie cette guerre commerciale, avec un gouvernement américain tirant dans toutes les directions même dans son propre filet, un nouvel élément s\u2019ajoute à la liste des risques liés aux placements.L\u2019analyste Angelo Katsoras, de la Financière Banque Nationale, en a fait un survol cette semaine du point de vue canadien, les entreprises d\u2019ici étant soumises aux feux croisés découlant de cette guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine.Et l\u2019exercice n\u2019est pas aisé.Comme celui de s\u2019adonner au jeu des prévisions économiques, toujours plus imprécis dans cette surenchère des sanctions économiques et des représailles, selon les humeurs du moment.La Banque du Canada l\u2019a évoqué deux fois plutôt qu\u2019une cette semaine.«Le Canada et ses entreprises vont devoir s\u2019adapter à un environnement mondial modelé de plus en plus par les tensions à long terme entre la Chine et les États-Unis.Ils devront composer avec l\u2019émergence de deux modèles économiques, assumer le risque accru de devenir des victimes collatérales et voir des objectifs géopolitiques prendre de plus en plus le pas sur les objectifs économiques», écrit Angelo Katsoras.L\u2019environnement n\u2019est plus le même.Les investisseurs canadiens devront, dans leur analyse, ajouter aux facteurs fondamentaux d\u2019un pays ou d\u2019une entreprise les relations commerciales que ce pays a établies.Pour leur part, les entreprises auront désormais à se demander si leurs modèles d\u2019affaires et leurs chaînes d\u2019approvisionnement sont compatibles avec les objectifs géopolitiques de la Chine et des États-Unis.«Cela augmente le risque de perdre des parts de marché au profit de concurrents [\u2026] en raison de facteurs géopolitiques.» Quant à celles œuvrant dans des secteurs stratégiques, en choisissant de se concentrer sur le marché américain elles risquent de se voir fermer l\u2019accès au marché chinois, et inversement.Pour maintenir un certain accès aux deux marchés, ces entreprises pourraient se sentir obligées d\u2019établir deux chaînes d\u2019approvisionnement séparées, dans chacun des deux marchés.«Cela impliquerait des coûts logistiques plus élevés pour beaucoup, mais sans garantir le maintien d\u2019un accès au marché», ajoute l\u2019analyste de la Nationale.Un «risque Trump» vient donc s\u2019ajouter aux 12 types de risques liés aux placements cités par la Commission des valeurs mobilières de l\u2019Ontario.On parle de ceux liés: au marché, soit à l\u2019évolution de la situation économique ou d\u2019autres événements touchant l\u2019ensemble du marché ; aux actions, soit celui lié à la fluctuation des cours et à la perte de son capital ; au taux d\u2019intérêt, qui s\u2019applique aux placements par emprunt avec un cours fluctuant en sens inverse des taux, mais aussi qui vient influencer la valeur du ratio cours/bénéfice; au taux de change, associé aux placements étrangers ; à la liquidité du titre, qui vient restreindre la capacité de vendre à un prix juste et de se retirer au moment voulu ; à la concentration, découlant d\u2019un investissement concentré dans un seul placement ou type de placement, secteurs d\u2019activité et emplacements géographiques.En revanche, trop de diversification peut « tuer » le rendement ; au crédit, généralement associé à une obligation ou à un emprunt, recevant habituellement une cote d\u2019évaluation ; au réinvestissement, souvent lié à un placement comportant une échéance ; à l\u2019inflation, impliquant une perte du pouvoir d\u2019achat associé à un rendement inférieur à l\u2019inflation.On y greffera l\u2019impact fiscal ; à l\u2019horizon, un événement imprévu pouvant forcer la liquidation du placement à perte ; à la longévité, soit de survivre à son capital ; aux placements étrangers, qui exposent à un environnement économique, politique et réglementaire différent.Banque TD.Pour ce qui est des mois à venir, la lecture mensuelle du rapport pour le mois de mars laisse entrevoir une reprise pour le deuxième trimestre.Le mois de mars a enregistré une croissance de 0,5 %, pour faire suite à la contraction de 0,2 % de février.Le rapport de Statistique Canada montre que 16 des 20 industries étudiées ont affiché une croissance en mars.«C\u2019est une façon très favorable de clore le premier trimestre», a souligné Derek Holt, responsable de l\u2019économie des marchés financiers à la Banque Scotia.«Nous savons que l\u2019économie a traversé une période difficile à la fin de 2018 et au début de 2019.Mais les signes que j\u2019observe ici [\u2026] laissent entendre que nous sortons de tout cela et que nous rebondissons assez bien au deuxième trimestre.» Mais les préoccupations plus larges au sujet du commerce mondial \u2014 y compris la nouvelle menace du président américain Donald Trump d\u2019imposer des tarifs sur toutes les importations mexicaines \u2014 pourraient entraver les progrès réalisés par le Canada.GÉRARD BÉRUBÉ Le Canada a connu en 2018 sa plus lente séquence de croissance pour deux trimestres consécutifs depuis la contraction économique de la première moitié de 2015, dans la foulée d\u2019un plongeon des prix du pétrole brut L A 10 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cLa Vieille Forge\u201d, v.1945, aquarelle, 22\u201d x 28\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 ?514.842.1270 www.lafitte.com Évaluation verbale gratuite à domicile pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité RENDEZ-VOUS CONFIDENTIEL Suzor-Coté et autres\u2026 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette E N B R E F Durant devrait rater le deuxième match de la finale NBA TORONTO \u2014 L\u2019entraîneur des Warriors de Golden State, Steve Kerr, ne s\u2019attend pas à ce que l\u2019attaquant vedette Kevin Durant, blessé, participe au deuxième match de la finale de la NBA contre les Raptors de Toronto.« Kevin ne jouera pas dimanche, a révélé Kerr.Nous gardons espoir, mais il ne s\u2019entraîne pas aujourd\u2019hui [vendredi] et il ne s\u2019entraînera pas demain [samedi].Son état progresse.C\u2019est presque impossible pour lui de jouer dimanche.» Durant, le joueur par excellence des finales de la NBA des deux dernières saisons, a raté les sept derniers matchs en raison d\u2019une blessure au mollet.Les Raptors mènent la série 1-0.Après le deuxième match à Toronto, la série se déplacera vers Oakland, en Californie.La Presse canadienne La LNH absout Kuznetsov WASHINGTON \u2014 La Ligue nationale de hockey a mis fin à son enquête sur l\u2019attaquant vedette des Capitals de Washington Evgeny Kuznetsov.Dans une vidéo mise en ligne sur Twitter et maintenant retirée, on voyait le Russe dans une chambre d\u2019hôtel avec des lignes d\u2019une poudre blanche \u2014 sans qu\u2019il y touche \u2014 sur une table devant lui.Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, a interviewé le joueur.« Bien que nous n\u2019encouragions ou n\u2019appuyions pas certaines des décisions prises cette soirée-là, le récit de M.Kuznetsov s\u2019aligne avec les informations que nous avons pu colliger et nous ne pouvons pas remettre en question son compte rendu de ce qu\u2019il a fait \u2014 ou n\u2019a pas fait \u2014 ce soir-là, a-t-il déclaré.Nous considérons l\u2019affaire close.» Kuznetsov avait affirmé que la vidéo datait de 2018, à Las Vegas, quand les Capitals avaient gagné la coupe Stanley.Associated Press Roland-Garros : Federer et Nadal en huitièmes PARIS \u2014 Roger Federer a profité de son 400e match en Grand Chelem pour inscrire une victoire de 6-3, 6-1, 7-6 (8) aux dépens de Casper Ruud, un joueur dont le père figurait au tableau principal quand le champion de 20 titres majeurs a fait ses débuts à Ro- land-Garros en 1999.Le Suisse est devenu le joueur masculin le plus âgé à atteindre le quatrième tour du tournoi français en presque 50 ans.L\u2019Espagnol Rafael Nadal a pour sa part perdu l\u2019une de ses rares manches contre le Belge David Goffin, mais l\u2019a finalement emporté 6-1, 6-3, 4-6, 6-3.Chez les dames, Karolina Pliskova, deuxième tête de série, s\u2019est inclinée en deux manches identiques de 6-3 au troisième tour contre Petra Martic, assurant ainsi Naomi Osaka de conserver son premier rang mondial.Associated Press Kevin Durant JOE MURPHY GETTY/AGENCE FRANCE-PRESSE LA PRESSE CANADIENNE La Ligue canadienne de football a confirmé vendredi être devenue propriétaire des Alouettes de Montréal.Dans un communiqué de presse émanant du bureau de la LCF, cosigné par les Alouettes, la Ligue indique que cette étape fait partie d\u2019un plan de transition ordonné vers l\u2019arrivée d\u2019un nouveau propriétaire à long terme et « marque un nouveau chapitre dans la riche histoire de l\u2019équipe ».Selon le communiqué, la LCF et la famille We- tenhall ont travaillé ensemble au cours des derniers mois afin de trouver et d\u2019évaluer de nouveaux propriétaires potentiels.Ce processus se poursuit.La LCF dit croire fermement à l\u2019avenir des Alouettes de Montréal et est persuadée que le processus « permettra de trouver un ou des propriétaires dévoués qui apporteront une nouvelle ère de prospérité à long terme à Montréal et au sein de la ligue ».La LCF assume maintenant le plein contrôle de l\u2019organisation en plus des responsabilités opérationnelles.Le président Patrick Boivin a déclaré que les Alouettes étaient « prêts à recevoir [leurs] partisans au stade Mémorial Percival-Molson afin de vivre la saison 2019 avec eux et avec l\u2019ensemble de [leurs] partenaires ».« Nos opérations et notre capacité financière sont intactes cette saison.» La LCF devient propriétaire des Alouettes LA PRESSE CANADIENNE La saison 2019 de l\u2019Impact de Montréal est parsemée d\u2019embûches.La plus récente, qui verra Ignacio Piatti rater de deux à trois mois d\u2019action en raison d\u2019une nouvelle blessure au genou droit, a secoué l\u2019équipe, tout particulièrement Rémi Garde.« C\u2019est un énorme coup dur.C\u2019est une tuile dans notre jardin.Ça continue », a déclaré l\u2019entraîneur-chef de l\u2019Impact lors de sa rencontre avec les médias vendredi matin.« Qu\u2019est-ce que vous voulez faire ?Le premier à qui je pense, c\u2019est \u201cNacho\u201d, évidemment, parce que, déjà, je l\u2019ai vu tellement malheureux jusqu\u2019à présent de ne pas pouvoir jouer.De sortir d\u2019une blessure avec les efforts que ça demande, d\u2019avoir un autre coup dur comme ça, c\u2019est terrible pour lui.Et, bien sûr, pour l\u2019équipe c\u2019est très embêtant.» Piatti, qui a déjà raté 10 des 15 premières parties de l\u2019Impact en raison d\u2019une blessure différente survenue le 16 mars à Orlando, a étiré le ligament extérieur de son genou lors de la rencontre de vendredi contre le Los An- geles Football Club.L\u2019Argentin avait amorcé ce match et avait été retiré du terrain après avoir joué pendant 64 minutes.Il semble toutefois qu\u2019il ait ressenti une douleur au genou après la partie.Pour celui qui totalise trois buts en cinq matchs, une absence de huit semaines pourrait mener à un retour au jeu le 27 juillet contre l\u2019Union de Phila- delphie au stade Saputo.Il manquerait alors huit rencontres du calendrier de la MLS.L\u2019Impact doit aussi jouer deux matchs dans le cadre du Championnat canadien, les 10 et 24 juillet.Dans le cas du pire scénario, soit une absence de 12 semaines, Piatti ne reviendrait donc au jeu que vers la fin du mois d\u2019août et il pourrait manquer trois ou quatre matchs additionnels.Sans en être totalement certain, Garde estime que la formation mont- réalaise devra se passer de son as argentin pendant huit semaines, au minimum.« Je ne peux pas vous répondre précisément tout simplement parce que les médecins ne peuvent pas répondre précisément.Ça dépend de la vitesse de la cicatrisation de cette blessure.Il y a des joueurs, vous, moi, tout le monde ne cicatrise pas à la même vitesse.C\u2019est une fourchette.Si on parle de deux mois, à mon avis, c\u2019est deux mois avant de pouvoir reprendre la réathlétisation.Malheureusement, d\u2019après ce que j\u2019ai compris, je n\u2019imagine pas forcément \u201cNacho\u201d reprendre un match dans deux mois.Mais j\u2019espère me tromper.» Aimé de tous Bacary Sagna était également très peiné pour son coéquipier.«Ce n\u2019est pas facile pour lui, pour cette équipe, a fait remarquer le défenseur.Il est notre capitaine et il sera toujours notre capitaine.Il est le meilleur joueur de l\u2019Impact.Nous savons à quel point les amateurs l\u2019aiment, à quel point cette équipe l\u2019aime.Il a toujours tout donné à cette équipe.Nous l\u2019attendons impatiemment.» Alors que l\u2019Impact (7-6-3) reprendra le collier samedi contre l\u2019Orlando City SC (4-7-3), un joueur qui pourrait profiter de l\u2019absence de Piatti sera Harry Novillo, de qui on attendait davantage qu\u2019un but en sept rencontres.«C\u2019est clair qu\u2019Harry est arrivé ici avec l\u2019ambition de faire des choses, et moi j\u2019avais l\u2019ambition pour l\u2019équipe qu\u2019il puisse nous rendre des services et même plus que ça, a reconnu Garde.Et pour l\u2019instant, c\u2019est vrai qu\u2019on n\u2019est pas tout à fait en phase par rapport à ces attentes.Alors, oui, s\u2019il devait jouer ce match, bien sûr qu\u2019il faudra, aidé par ses coéquipiers, qu\u2019il fasse un très bon match.» Le Québécois Mathieu Choinière sera également absent à la suite de sa blessure lors d\u2019un violent choc tête contre tête avec Justen Glad à la 74e minute de jeu.« Malheureusement, Mathieu est rentré dans le protocole des commotions cérébrales.Il sera absent demain c\u2019est sûr.J\u2019ai un petit espoir pour le match de mercredi », a indiqué Garde.SOCCER Impact : la vie sans Piatti Ignacio Piatti ne devrait pas jouer avant août.TONY AVELAR ASSOCIATED PRESS Malheureusement, d\u2019après ce que j\u2019ai compris, je n\u2019imagine pas forcément \u201cNacho\u201d reprendre un match dans deux mois RÉMI GARDE » Cela marque un nouveau chapitre dans la riche histoire de l\u2019équipe LA LIGUE CANADIENNE DE FOOTBALL » A 11 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 La critique du spectacle de Loud au Centre Bell, par notre journaliste Philippe Renaud sur toutes les plateformes numériques du Devoir.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR À LIRE Et aussi, la critique du spectacle Genderf*cker au FTA par notre journaliste Christian Saint-Pierre.Et enfin, la critique du spectacle CUTLASS SPRING de Dana Michel au FTA par notre journaliste Catherine Lalonde.MAXIME ROBERT-LACHAINE CHRISTIAN SAINT-PIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR Marion Boudier, dramaturge de la Compagnie Louis Brouillard, qui publie ces jours-ci chez Actes Sud un deuxième ouvrage issu de ses incursions dans l\u2019atelier de Joël Pommerat, explique à fort juste titre que ce dernier amène le pantin imaginé par Carlo Collodi en 1881 à incarner «un certain individualisme contemporain égoïste et fasciné par l\u2019argent».Inspirantes sans être manichéennes, exemplaires sans être doctrinaires, rarement les aventures de Pinocchio n\u2019auront semblé si contemporaines.En 2008, quatre ans après Le Petit Chaperon rouge et trois ans avant Cendrillon, l\u2019auteur et metteur en scène offrait Pinocchio, une relecture du célèbre conte pour enfants franchement inquiétante et néanmoins magique, une expérience initiatique en clair- obscur qui s\u2019apparente à une invitation aussi bien qu\u2019à un avertissement.Onze ans plus tard, le spectacle de 75 minutes destiné à tous les publics (à compter de 8 ans) est accueilli par le Théâtre français du CNA \u2014 et plus particulièrement par Brigitte Haent- jens, qui se passionne pour le travail de Pommerat depuis 20 ans\u2014\u2013 juste avant d\u2019être présenté à la Bordée à l\u2019occasion du Carrefour.« Mesdames messieurs, rien n\u2019est plus important dans la vie que la vérité\u2026 Rien n\u2019est plus important que la vérité\u2026 oui.Rien n\u2019est plus important que de Vivre dans la vérité.» Ces paroles adressées au public en guise de préambule, c\u2019est le Présentateur qui les prononce.Si l\u2019homme, à la fois narrateur, guide, maître de cérémonie et metteur en scène, exprime avec tant d\u2019insistance le caractère crucial de la CRITIQUE THÉÂTRE Toute la vérité Le Pinocchio vu par Joël Pommerat s\u2019adresse indéniablement à notre époque CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Crie de Mistissini, l\u2019artiste Glenna Ma- toush est une survivante des pensionnats autochtones.C\u2019est autour d\u2019elle que s\u2019est construite l\u2019installation This Time Will Be Different, que les performeuses Émilie Monnet et Lara Kramer présentent au Festival TransAmériques.Mais Glenna Matoush, qui a aujourd\u2019hui 74 ans, en sera absente, parce qu\u2019elle est à l\u2019hôpital.Ses petits-enfants, héritiers de la tradition, seront néanmoins sur scène avec les performeuses.« On sera trois générations sur scène affectées par les pensionnats», dit Émilie Monnet en entrevue.L\u2019installation-performance, qui est en fait une cérémonie intergénération- nelle, compte entre autres des conversations enregistrées entre les perfor- meuses et des membres de leur communauté.Cet aspect de l\u2019œuvre est important, lorsqu\u2019on sait que l\u2019expérience des pensionnats a longtemps été tenue secrète dans les communautés.On verra aussi des enfants déchirer les 600 pages du rapport Vérité et réconciliation.Ce rapport, terminé en 2015, concluait les audiences tenues par la commission du même nom à travers le Canada.Ces audiences visaient à faire connaître aux Canadiens cet épisode très douloureux de l\u2019histoire autochtone.Or, cette connaissance de l\u2019histoire des peuples autochtones demeure défaillante au Canada, selon Émilie Monnet.Officiellement, la Commission Vérité et réconciliation devait également poser les jalons d\u2019une réconciliation entre les peuples autochtones et le reste des Canadiens.Pour les créatrices de This Time Will Be Different, le gouvernement canadien met trop de temps à mettre en œu- vre les recommandations de ce rapport.Déjà, en 1996, rappelle Émilie Mon- net, la Commission royale sur les peuples autochtones, créée dans la foulée de la crise d\u2019Oka, faisait une série de recommandations que le gouvernement canadien a tardé à mettre en place.« Il y a eu 20 ans entre les deux rapports.Qu\u2019est-ce qui a changé en 20 ans ?» de- mande-t-elle.Au moment où la performance This Time Will Be Different est présentée, un autre rapport, celui de l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones assassinées et disparues, sera également déposé à Ottawa.« On a l\u2019impression que les choses vont de mieux en mieux, mais c\u2019est surtout par rapport au discours sur la réconciliation, dit Émilie Monnet.Dans les faits, si on regarde les statistiques sur l\u2019incarcération des Autochtones ou le nombre d\u2019enfants autochtones dans les services de protection de la jeunesse, c\u2019est toujours en hausse.Il y a plus d\u2019enfants autochtones dans le système de protection de la jeunesse qu\u2019il y en a eu dans toute l\u2019histoire des pensionnats.» Pour Émilie Monnet, l\u2019absence sur scène de Glenna Matoush illustre, d\u2019une certaine façon, le fait que les gardiens de la mémoire autochtone et les survivants des pensionnats disparaissent les uns après les autres.Et que toute leur histoire pourrait être oubliée si on tarde trop à la faire connaître.FESTIVAL TRANSAMÉRIQUES Pour que la mémoire demeure Émilie Monnet et Lara Kramer proposent une réflexion sur les pensionnats autochtones dans This Time Will Be Different MÉDIAS Les employés du journal Métro en voie de se syndiquer AMÉLI PINEDA LE DEVOIR Partageant désormais les mêmes bureaux que des syndiqués d\u2019une trentaine d\u2019hebdomadaires montréalais, les employés de la salle de rédaction du journal Métro ont engagé des procédures pour se syndiquer à leur tour.« Les employés des hebdomadaires de Transcontinental qui ont été repris par Métro Média [en avril 2018] étaient déjà syndiqués, tandis que ceux du journal Métro ne l\u2019étaient pas.Avec le déménagement des employés sous un seul et même toit, les employés syndiqués ont voulu adapter leur unité syndicale à la nouvelle entreprise », explique Pascale Saint-Onge, présidente de la Fédération nationale des communications (FNC-CSN).Pour faire des économies, l\u2019entreprise a centralisé cet hiver ses activités dans un local du boulevard Marcel-Laurin, à l\u2019angle des autoroutes 15 et 40.Une requête en accréditation a été déposée le 22 mai dernier devant le Tribunal administratif du travail (TAT) par la Confédération des syndicats nationaux du Québec (CSN).Si celle-ci est autorisée, l\u2019unité se renommera Syndicat montréalais de l\u2019information et couvrira au total une quarantaine d\u2019employés.Ce seraient donc une quinzaine d\u2019employés du quotidien montréalais gratuit qui se retrouveraient nouvellement syndiqués, soit tous les journalistes, les secrétaires, les rédacteurs en chef et les employés surnuméraires.Andrew Mulé, le vice-président de la maison mère Métro Média, a indiqué qu\u2019il s\u2019attendait au dépôt de cette demande qu\u2019il qualifie de « formalité ».« Nous étions conscients qu\u2019avec le déménagement, l\u2019unité syndicale allait devoir inclure les employés qui exercent les mêmes fonctions que celles de leurs membres », a-t-il indiqué.M.Mulé souligne par ailleurs avoir une « très bonne relation » avec le syndicat.Auparavant, les employés ne se côtoyaient pas au quotidien, puisque les bureaux du quotidien Métro se situaient en plein cœur du cen- tre-ville de Montréal.Les hebdos avaient quant à eux deux locaux dans la métropole.Pour ce qui est des conditions de travail, M.Mulé n\u2019a pas souhaité s\u2019avancer.«C\u2019est très prématuré, on est à des mois de discuter de ces détails-là », a-t-il dit.Actuellement, la convention collective des employés syndiqués des hebdomadaires de Métro Média est échue depuis septembre 2018.Son application demeure en vigueur jusqu\u2019à son renouvellement.Quant aux employés du quotidien Métro, ils conserveront leurs conditions actuelles en attendant l\u2019autorisation de leur requête.La centralisation de Métro Média, combinée à des lacunes dans la gestion, avait provoqué des démissions en bloc d\u2019employés de Métro en mars dernier.Le quotidien gratuit avait vu cinq employés de la rédaction et une responsable des ventes remettre leur démission en quelques jours.vérité, c\u2019est que Pinocchio \u2014 qui a, c\u2019est bien connu, un engouement peu commun pour le mensonge \u2014 aura une quête périlleuse à mener avant de toucher à sa vérité, avant d\u2019être authentique et que sa vie puisse commencer pour de bon.S\u2019adressant aux enfants aussi certainement qu\u2019aux adultes, truffé d\u2019ironie et d\u2019intelligence, le texte traduit de manière cinglante la posture de l\u2019être humain floué tel un pantin par le capitalisme.Quant à l\u2019aspect esthétique de la représentation, on y trouve tous les frissons, tous les sursauts, tous les émerveillements qui ont fait la réputation du créateur.Une scénographie et des éclairages prodigieux, qui nous entraînent de la forêt à la mer, de la boîte de nuit à la prison, de l\u2019enclos des ânes aux entrailles d\u2019une baleine.Une composition originale dont le chant des instruments à vent prend aux tripes.Mais surtout cinq comédiens charismatiques, de véritables prestidigitateurs dont on jurerait qu\u2019ils se métamorphosent dès qu\u2019on cligne des yeux.Pinocchio D\u2019après Carlo Collodi.Texte et mise en scène: Joël Pommerat.Une production de la Compagnie Louis Brouillard.Au théâtre Babs Asper du CNA jusqu\u2019au 1er juin.À la Bordée, à l\u2019occasion du Carrefour, du 5 au 8 juin.Une scénographie et des éclairages prodigieux nous entraînent de la forêt à la mer, de l\u2019enclos des ânes aux entrailles d\u2019une baleine.ELISABETH CARECCHIO Dans l\u2019installation- performance This Time Will Be Different, on verra des enfants déchirer les 600 pages du rapport Vérité et réconciliation ADRIAN MORILLO This Time Will Be Different Du 1er au 4 juin 2019.Au studio Hydro- Québec du Monument- National.Les employés du quotidien Métro conserveront leurs conditions actuelles en attendant l\u2019autorisation de leur requête d\u2019accréditation.ANNIK MH DE CARUFEL ARCHIVES LE DEVOIR On sera trois générations sur scène affectées par les pensionnats ÉMILIE MONNET » LEDEVOIR // LES SAMEDI 1E R ET DIMANCHE 2 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 12 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.La Norvège passe pour un pays modèle en matière de lutte contre les changements climatiques.Le Devoir est allé voir sur place en quoi elle pouvait servir d\u2019inspiration\u2026 ou pas.Dans ce premier article d\u2019une série, l\u2019histoire de son engouement pour les véhicules électriques.ÉRIC DESROSIERS EN NORVÈGE LE DEVOIR La révolution de la voiture électrique LE DEVOIR EN NORVÈGE l n\u2019y a pas foule, cet après-midi-là, chez le concessionnaire Audi-Volkswagen de Trondheim, en Norvège, et les quelques clients présents n\u2019ont d\u2019yeux que pour la voiture blanche qui trône au milieu de la salle d\u2019exposition.« C\u2019est la folie, dit le vendeur, Asbjørn, du premier modèle entièrement électrique d\u2019Audi.On a doublé nos ventes totales depuis sa sortie, il y a un an, même si presque plus personne n\u2019achète les autres modèles à essence.» L\u2019un des clients qui tournent autour du nouveau modèle s\u2019appelle aussi Asbjørn.La jeune trentaine et la barbe rousse, il hésite entre la voiture de luxe et un modèle de Volkswagen moins cher, mais également électrique.Le fait qu\u2019il vive dans un pays de froid, où les distances entre les villes sont souvent grandes et où les bornes de recharge sont parfois rares, surtout plus on va vers le nord, ne l\u2019ébranle pas dans sa décision.« Le réseau de bornes va continuer de se développer, dit le futur père de famille dont la ville se situe à 500 km au nord de la capitale, Oslo.On gardera peut-être, pendant un temps, l\u2019une de nos deux voitures au diesel pour les trajets plus longs dans les coins plus reculés, mais l\u2019avenir est aux autos électriques.Bien sûr, on trouve cela important de faire ce qu\u2019on peut pour l\u2019environnement.Mais c\u2019est surtout une affaire d\u2019argent.» Envoyer les bons signaux La Norvège fascine le reste du monde par la fulgurance de sa transition vers les véhicules électriques.Estimés à plus de 11,5 % de l\u2019ensemble du parc automobile norvégien, les véhicules électriques et hybrides rechargeables sont passés, en moins de dix ans, de la partie congrue à plus de la moitié des ventes de voitures neuves cette année.À Oslo, cette proportion frôle même les 80 %.À ce rythme, le pays semble être en bonne voie d\u2019atteindre son objectif de porter cette proportion à 100 % pour l\u2019ensemble de son territoire d\u2019ici 2025.Selon une analyse de la firme de consultants McKinsey publiée l\u2019an dernier, la Norvège est le seul endroit au monde où cette transition est si avancée qu\u2019on peut désormais la considérer comme irréversible.Ce virage spectaculaire est le résultat d\u2019un bouquet de mesures visant à rendre plus attrayant le choix d\u2019un véhicule électrique, notamment financièrement.Cela commence par une taxe carbone salée sur les carburants fossiles et une exemption pour les voitures électriques des taxes sur la vente de véhicules neufs qui, en Norvège, gonflent leur prix d\u2019achat d\u2019au moins le tiers.Les conducteurs de voitures électriques sont aussi exemptés des nombreux et coûteux péages sur les routes et à l\u2019endurable dans les années 1980.Dans la lutte contre les changements climatiques, la Norvège (8,4 tonnes de CO2 par habitant) part de moins loin que le Canada (16,0) ou même le Québec (9,6), mais accuse tout de même du retard sur ses voisins suédois (4,2) et danois (6,0), ou même la France (5,5) et le Royaume-Uni (5,8), selon Global Carbon Project.Lié à plusieurs institutions et règles de l\u2019Union européenne sans en être membre à part entière, le pays a fait sien son engagement de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) d\u2019au moins 40 % par rapport à 1990 d\u2019ici 2030.Cet engagement est similaire à celui pris par le Québec (37,5 %), et bien supérieur à celui du Canada (30 % par rapport à 2005, ou l\u2019équivalent de 15 % par rapport à 1990), et apparaît, à la différence des deux autres, en voie d\u2019être respecté.« Il y a un très large consensus dans le pays sur l\u2019importance d\u2019atteindre les objectifs de l\u2019Accord de Paris, y compris dans les milieux d\u2019affaires, déclare Per Oyvind Langeland, directeur de la principale association patronale norvégienne, la NHO.On a déjà eu, nous aussi, nos climatosceptiques, mais quelqu\u2019un qui nierait aujourd\u2019hui la En Norvège, les voitures électriques peuvent souvent emprunter les voies réservées aux autobus, comme sur cette route en banlieue d\u2019Oslo.PIERRE-HENRY DESHAYES AGENCE FRANCE-PRESSE réalité des changements climatiques, ou l\u2019urgence d\u2019agir, ferait rire de lui.» Chance et volonté politique À l\u2019instar du Québec, la quasi-totalité de l\u2019électricité norvégienne vient de barrages hydroélectriques, ce qui assure une énergie abondante et bon marché, mais n\u2019y laisse pas d\u2019espoir de réduction de GES.Comme le Canada, la Norvège ne veut pas non plus renoncer à son secteur pétrolier et gazier, qui compte pour plus du tiers de ses émissions.Conséquemment, le pays n\u2019a d\u2019autre choix que de s\u2019attaquer de façon musclée au secteur du transport, qui pèse presque aussi lourd (28 %) sur son bilan, explique Bård Lahn, chercheur au Center for International Climate Research à Oslo.« La politique sur les véhicules électriques est un peu un coup de chance », poursuit le chercheur.Adoptée dans les années 1990 à une époque où une telle transition n\u2019était qu\u2019un rêve improbable, la décision de les exempter de taxe de vente n\u2019a commencé à donner des résultats qu\u2019avec la récente apparition de modèles plus performants.« Devant ce succès inattendu qui était devenu l\u2019objet de fierté nationale, le gouvernement norvégien a décidé d\u2019en faire une mesure phare de sa politique climatique.» Cette mesure n\u2019est pas la seule.Le gouvernement concentre désormais ses efforts sur la réduction de la pollution des autobus et des véhicules lourds.Le ministère du Transport a également organisé et financé le développement d\u2019un navire entièrement électrique qui lui permettra, dès 2022, de voir le tiers de ses 200 traversiers passer à cette nouvelle technologie, en plus d\u2019ouvrir un nouveau marché d\u2019exportation à son industrie maritime.L\u2019agence publique responsable des 44 aéroports du pays (Avinor) vient de conclure, quant à elle, une entente avec le constructeur d\u2019avion Airbus et le transporteur aérien scandinave SAS visant à aider l\u2019entrée en service d\u2019avions commerciaux régionaux électriques ou hybrides d\u2019une centaine de places d\u2019ici 2040.Courir derrière le train Tout ne va pas cependant sans heurt.Le développement du réseau de bornes de recharge n\u2019arrive pas, par exemple, à suivre l\u2019explosion du nombre de véhicules électriques.« On court derrière le train », admet le responsable du dossier à la Ville d\u2019Oslo, Sture Portvik.Et puis, comme la transition semble bien enclenchée, les propriétaires ont déjà commencé à perdre une partie de leurs privilèges en matière, notamment, de péages routiers et d\u2019accès aux voies prioritaires.Des critiques sur le coût et le dérangement infligés par toutes ces politiques se font aussi de plus en plus entendre, notamment du côté de la droite populiste.Les résultats spectaculaires obtenus jusqu\u2019à présent en matière de véhicules électriques montrent l\u2019importance d\u2019un certain interventionnisme gouvernemental et d\u2019une diversification des modes d\u2019action, pense le chercheur Bård Lahn.« Il y a dix ans, j\u2019aurais dit qu\u2019une taxe carbone adéquate pouvait faire le gros du travail dans la lutte contre le changement climatique.Mais on réalise aujourd\u2019hui qu\u2019il vaut mieux mettre en avant une diversité de mesures, et que même avec un prix du carbone élevé le secteur privé ne peut pas, à lui seul, mettre en place les règles, les infrastructures, les ressources financières et les politiques d\u2019occupation du territoire requises pour assurer une transition de cette ampleur.» Les avancées dans le domaine du transport forcent aussi à se poser la question de la prochaine étape, note l\u2019expert.On voit revenir à l\u2019avant-plan, dans le débat public, la question que plusieurs, en Norvège, voudraient éviter : soit l\u2019avenir du pays dans l\u2019aventure pétrolière.Lundi : La Norvège essaie comme elle peut de réconcilier écologie et industrie pétrolière.I trée de plusieurs villes, ont souvent accès gratuitement aux bornes de recharge publiques, ont parfois droit à des stationnements publics gratuits dans les centres-villes et se voient offrir la possibilité d\u2019emprunter les voies réservées aux transports publics.Riche et fière de ses actions Moins populeuse que le Québec, avec seulement 5,3 millions d\u2019habitants, mais plus d\u2019une fois et demie plus riche grâce, notamment, à la manne pétrolière et gazière tirée de la mer du Nord, la Norvège trône au sommet du classement de l\u2019indice de développement humain des Nations unies.Juché bien plus au nord que le Québec, mais généralement un peu moins froid grâce à l\u2019effet temporisateur du Gulf Stream, le pays met en scène une nature à couper le souffle où s\u2019entremêlent les montagnes, les fjords et les vallées.Amoureux de plein air au point où la moitié de la population a son chalet, les Norvégiens aiment à penser et à faire savoir au reste du monde qu\u2019ils accordent une importance particulière à la protection de l\u2019environnement.On doit notamment à l\u2019une de ses anciennes premières ministres, Gro Harlem Brundtland, la popularisation du concept de développement Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat- Le Devoir.Asbjørn, vêtu d\u2019un manteau noir, songe à acheter une voiture électrique pour des raisons d\u2019économie.ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR "]
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