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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-06-14, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 132 / LE VENDREDI 14 JUIN 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM LE DEVOIR EN ALLEMAGNE La Ferrandez bavaroise Sonja Haider veut donner aux vélos la place qui leur revient en l\u2019enlevant aux automobiles Le Devoir poursuit son exploration de la capitale de la Bavière en comparant les aménagements pour les cyclistes ici et là.Quand Munich se compare à Montréal, elle se console.Quand elle se compare à Copenhague, elle se désole.STÉPHANE BAILLARGEON À MUNICH LE DEVOIR Sonja Haider est évidemment arrivée au rendez-vous sur deux roues.Un fanion était accroché au porte-bagages de sa belle bécane, un modèle à la néerlandaise, pour faire la promotion du Radenscheid de Munich.Il s\u2019agit d\u2019une pétition pour demander de tenir un référendum municipal sur des propositions innovantes qui donneraient beaucoup, beaucoup plus de place aux vélos.La logique toute simple dit que la proportion de l\u2019espace public réservée à ce mode de transport doit être égale à celle de ses usagers.Point à la ligne.En clair, si 20 % de la population se déplace quotidiennement à bicyclette \u2014 et c\u2019est grosso modo le cas ici \u2014, que l\u2019aménagement des routes soit fait en conséquence, exigent les promoteurs de la consultation publique.Du coup, l\u2019idée est aussi de gruger aux autos l\u2019espace manquant pour les vélos, en éliminant les stationnements, INDEX Avis légaux.A6 Culture .B1 Décès .B6 Économie.B6 Éditorial .A8 Grille TV.B2 Idées.A9 Météo .B9 Monde.A6 Mots croisés.B9 Sports.B9 Sudoku .B9 ACTUALITÉS Petite-Rivière-Saint- François, perdre son âme ou mourir A 10 ZEITGEIST Nomade chic : la vanlife, pour en finir avec la médiocrité | B 10 CULTURE Ariane Moffatt aux Francos et à la Saint-Jean sur les Plaines MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR La rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits des peuples autochtones souhaite la tenue d\u2019une enquête sur le génocide dénoncé par la commission canadienne sur les femmes autochtones.Car le Canada se verrait ainsi forcé d\u2019en faire plus pour corriger enfin la situation, plaide Victoria Tauli- Corpuz en entrevue au Devoir.«Je souhaiterais qu\u2019il y ait une enquête sur le génocide au Canada.Parce que cela ferait connaître l\u2019enjeu davantage dans le monde et mettrait beaucoup plus de pression sur le gouvernement canadien afin qu\u2019il fasse le nécessaire», tranche la rapporteuse spéciale de l\u2019ONU, qui surveille l\u2019état des droits des Autochtones dans le monde depuis cinq ans.L\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assas- FEMMES AUTOCHTONES Un génocide, dit à son tour la rapporteuse de l\u2019ONU Victoria Tauli-Corpuz souhaite une enquête de l\u2019ONU pour forcer le Canada à corriger la situation sinées a conclu, la semaine dernière, que «les structures du colonialisme de peuplement» mises en place au Canada «constituent, dans les faits, un génocide».Un tel blâme n\u2019entraîne pas automatiquement une enquête de l\u2019Organisation des Nations unies, mais des pays membres pourraient s\u2019allier pour en réclamer une.L\u2019Organisation des États américains a déjà signalé à Ottawa qu\u2019elle souhaite dépêcher des experts indépendants pour clarifier les accusations.Mme Tauli-Corpuz n\u2019a pas encore décidé si elle fera la même recommandation aux Nations unies.Si tel était le cas, il faudrait quand même que des pays membres appuient sa demande.Une telle enquête « pourrait permettre que des actions et des politiques concrètes soient développées pour répondre à la question au Canada », explique la rapporteuse spéciale en entretien téléphonique avec Le Devoir.Car le Canada n\u2019en a pas fait assez, selon elle, pour corriger les torts du passé et leurs legs qui hantent encore les Premières Nations du pays.« Ils pourraient [le Canada] en faire plus.Ils pourraient en faire beaucoup plus, compte tenu qu\u2019ils ont les ressources pour le faire et qu\u2019il existe un mouvement important au sein des peuples autochtones qui les pousse à le faire.Ils n\u2019ont pas vraiment agi de façon adéquate jusqu\u2019à présent », déplore Mme Tauli-Corpuz, qui observe que les recommandations de la Commission de vérité et réconciliation sur les pensionnats autochtones en 2015 n\u2019ont toujours pas toutes été mises en œuvre.L\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées en a pondu 231 de plus.La rapporteuse spéciale estime que le Canada devrait, par exemple, s\u2019attaquer à l\u2019incompréhension de la réalité autochtone au sein du système judiciaire, en sensibilisant avocats, juges et policiers L\u2019attaque menée contre deux pétroliers en mer d\u2019Oman menace d\u2019embraser la région.Les États-Unis n\u2019ont pas hésité à accuser immédiatement l\u2019Iran d\u2019en être responsable.VOIR PAGE A 7 AP PHOTO / ISNA Attaque contre deux pétroliers VOIR PAGE A 4 : AUTOCHTONES MYLÈNE CRÊTE CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR LANCEUR D\u2019ALERTE Blâme sévère contre le MAPAQ L\u2019agronome Louis Robert réintégrera ses fonctions après la publication d\u2019un rapport accablant de la protectrice du citoyen VOIR PAGE A 4 : VÉLOS En ville, la conseillère municipale Sonja Haider se déplace toujours à vélo.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR VOIR PAGE A 5 : MAPAQ Le sous- ministre Marc Dion a démissionné, mais c\u2019est la tête du ministre que l\u2019opposition réclame Le gouvernement Legault redonnera son poste au lanceur d\u2019alerte Louis Robert, congédié en janvier, mais le ministre André Lamontagne n\u2019a pas voulu lui présenter ses excuses jeudi après la publication d\u2019un rapport accablant de la protectrice du citoyen.Celle-ci conclut que le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ) a commis une violation de confidentialité majeure en dévoilant à plusieurs reprises l\u2019identité de l\u2019agronome, allant même jusqu\u2019à fournir le nom de M.Robert au ministère chargé d\u2019enquêter sur une fuite dans les médias.« Ce qu\u2019on a constaté, c\u2019est une série de manquements qui ont perdu de vue l\u2019objectif ultime de la loi qui est la protection du lanceur d\u2019alerte », a signalé ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 Un écosystème d\u2019a?aires montréalais intelligent Fiers commanditaires piliers : MARCO FORTIER LE DEVOIR Des « périodes de détente » de 20 minutes qui peuvent durer 15 minutes, des horaires à remanier, du transport par autobus à repenser : les commissions scolaires sont engagées dans un sprint où règne souvent la confusion pour respecter la directive de Québec obligeant la tenue de deux récréations par jour dans les écoles primaires.Ce simple changement d\u2019horaire illustre la complexité de la machine bureaucratique dans les écoles publiques.La règle édictée par le ministre de l\u2019Éducation est pourtant simple : offrir deux « périodes de détente » de 20 minutes par jour, une le matin et l\u2019autre en après-midi, pour permettre aux enfants d\u2019aller jouer dehors.Les 72 commissions scolaires du Québec avaient modifié leurs horaires en conséquence et chamboulé leur organisation du transport scolaire.Au cours des derniers jours, coup de théâtre : le ministre Jean-François Roberge a accordé une forme de souplesse pour permettre le statu quo dans les écoles qui offrent déjà deux périodes de récréation de 15 minutes par jour.En comptant le temps d\u2019accueil et de déplacement des élèves, la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a décrété que les « périodes de détente » de 15 minutes durent 20 minutes.Le ÉDUCATION Confusion autour des récréations Les commissions scolaires cherchent par tous les moyens à respecter une directive à interprétation variable éliminé la récréation de l\u2019après-midi et prolongé la période du dîner.Les jeunes allaient jouer dehors après avoir englouti leur repas.Ça ne sera plus possible, déplore Marie-Louise Kerneïs, présidente de la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries.« La directive du ministre a eu l\u2019heur de ne pas nous plaire vraiment.Ce n\u2019est pas la solution idéale.Les écoles ont à rejouer dans leurs horaires, leur fonctionnement et leur répartition des tâches », dit-elle.Le ministre Roberge répète sans cesse qu\u2019il veut donner plus d\u2019autonomie aux écoles, mais sa directive nuit aux efforts locaux, souligne Marie- Louise Kerneïs.« Nos écoles peuvent prendre les moyens qu\u2019elles jugent pertinents pour faire bouger leurs élèves une heure par jour.Mais avec la récréation obligatoire de l\u2019après-midi, elles perdent une partie de leur autonomie et il est clair que le temps d\u2019enseignement ou de soutien des élèves va être réduit », dit-elle.La Commission scolaire de Laval a dû faire des prouesses pour insérer une récréation d\u2019après-midi dans l\u2019horaire de ses écoles.À peine deux de ses écoles primaires offraient une « période de détente » en après-midi.Des enseignants ont confirmé que la CSDL offrira bel et bien deux récréations par jour, mais au prix de multiples changements d\u2019horaire d\u2019écoles et d\u2019autobus.pu éviter « l\u2019ambiguïté » qui règne autour des récréations en consultant le milieu de l\u2019éducation, estime M.Fortier.Tuer l\u2019initiative locale Des écoles se heurtent à de grands obstacles.La Commission scolaire des Grandes-Seigneuries, sur la Rive-Sud, a décidé l\u2019an dernier d\u2019offrir une heure d\u2019activité physique par jour à tous ses élèves du primaire.Une cible ambitieuse, décrétée avant même la directive du ministre Roberge.Pour faire bouger leurs élèves une heure par jour, plusieurs écoles avaient ministre accepte cette interprétation élastique de sa directive.Ailleurs au Québec, des enseignants se demandent de quoi aura l\u2019air l\u2019horaire de leur école à compter de la rentrée.Plusieurs ont témoigné sur Facebook de la confusion entourant la durée \u2014 ou même l\u2019existence \u2014 de deux périodes de détente à la prochaine année scolaire.« La consigne a semblé évoluer.On a de la misère à suivre le scénario du ministre », a dit Alain Fortier, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec.Le ministre Roberge aurait JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Après s\u2019être retrouvé au cœur d\u2019une polémique, le Festival du solstice d\u2019été reviendra à son nom original, soit la « Saint-Jean dans le Sud-Ouest », a annoncé le maire de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest, Benoit Dorais, jeudi.Cette affaire a eu des échos jusqu\u2019à Québec et les organisateurs de l\u2019événement ont essuyé les critiques du premier ministre François Legault.En matinée, la mairesse Valérie Plante avait exigé que les organisateurs du « Festival du solstice d\u2019été » refassent leurs affiches, qui ne faisaient aucune mention de la Fête nationale.« Le 23-24 juin, nous fêtons fièrement Fête nationale : le Festival du solstice d\u2019été rappelé à l\u2019ordre toyens ! » a-t-il précisé dans un message sur Twitter.Critiques à Québec « Quelle erreur de jugement ! C\u2019est notre fête nationale.On est fiers d\u2019être Québécois.On est fiers de notre nation.Donc, disons-le haut et fort : \u201cBonne Fête nationale !\u201d » a commenté le premier ministre François Legault.La ministre déléguée à l\u2019Éducation, Isabelle Charest, a pour sa part rappelé à l\u2019ordre les organisateurs.« On n\u2019acceptera jamais que les fonds du gouvernement qui servent à célébrer notre fierté, nos valeurs et notre nation servent à d\u2019autres fins que la célébration de la Fête nationale », a- t-elle dit.Les organisateurs ont toutefois assuré que les « correctifs » seraient faits, a ajouté Mme Charest : « Je pense que c\u2019est une bonne occasion de recadrer les règles qu\u2019on a par rapport au financement de cette Fête nationale.La Fête nationale doit être au cœur de la programmation et des festivités pour avoir du financement.» Avec Marco Bélair-Cirino En mêlée de presse, la mairesse Plante a indiqué avoir discuté avec les représentants de l\u2019arrondissement du Sud-Ouest.Elle a assuré qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une erreur et qu\u2019il ne fallait pas y voir une décision « machiavélique » de la part des organisateurs.« Ça n\u2019a pas été fait de mauvaise foi.Mais disons que ç\u2019a été maladroit », a-t-elle reconnu.La mairesse a rappelé qu\u2019elle ne pouvait superviser toutes les publications et activités des arrondissements.« Je ne vais pas commencer à m\u2019immiscer dans chaque opération d\u2019arrondissement, mais j\u2019ai tendance à penser que ça va envoyer un message très clair pour les autres arrondissements.On est fiers de notre fête nationale.Il ne faut pas la cacher », a-t-elle expliqué.De son côté, Benoit Dorais a fait savoir qu\u2019il avait convenu avec les organisateurs de revenir au nom d\u2019origine pour l\u2019événement.« J\u2019ai discuté avec les organisateurs du Festival du solstice d\u2019été et nous avons convenu de revenir au nom original de l\u2019événement, utilisé dans le passé : la Saint-Jean dans le Sud-Ouest.Nous avons très hâte de célébrer la Fête nationale du Québec avec tous les ci- la Fête nationale du Québec.Je vais exiger des organisateurs du Solstice d\u2019été qu\u2019ils refassent leurs affiches pour mettre en valeur la Fête nationale.S\u2019il y a un moment pour s\u2019afficher, s\u2019affirmer et non s\u2019effacer, c\u2019est celui-là », a-t-elle écrit sur son compte Twitter.Produit par l\u2019Auguste Théâtre, l\u2019événement qui se déroulera dans l\u2019arrondissement du Sud-Ouest propose des spectacles de Loco Locass, d\u2019Alfa Rococo, de Florent Vollant et de plusieurs artistes pour la Fête nationale.Or, les organisateurs ont préféré baptiser l\u2019événement d\u2019un nom plus neutre, soit le « Festival du solstice d\u2019été », une décision qui a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux.Le ministre de l\u2019Éducation demande aux commissions scolaires d\u2019offrir deux « périodes de détente » de 20 minutes par jour pour permettre aux enfants d\u2019aller jouer dehors.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR L\u2019événement propose des spectacles de Loco Locass, d\u2019Alfa Rococo, de Florent Vollant et de plusieurs artistes pour la Fête nationale ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 Adieu Charlie L es lecteurs du Devoir peuvent se compter chanceux.Malgré le départ de notre bien- aimé caricaturiste, Garnotte, ils auront encore droit à un dessin humoristique chaque jour.Qu\u2019ils en profitent, car la caricature pourrait bientôt se faire rare.L\u2019exemple vient en effet de haut.De nul autre que du prestigieux New York Times, journal emblématique de la presse américaine de gauche.À la suite d\u2019une controverse entourant un dessin qualifié d\u2019antisémite, le journal a décidé de supprimer les caricatures de son édition internationale.Comme il l\u2019avait fait quelques années plus tôt dans son édition nationale.Il semble en effet que représenter Donald Trump en aveugle portant la kippa et tenant en laisse Nétanyahou affublé d\u2019une étoile de David ait des propriétés trop abrasives pour l\u2019épiderme des lecteurs d\u2019aujourd\u2019hui.Devant le tollé, le journal (qui avait refusé après l\u2019attentat de publier les caricatures de Charlie Hebdo) avait commencé par s\u2019excuser.Face à une rumeur qui ne faiblissait pas, il a finalement renoncé à un genre qui est pourtant né avec la liberté de presse.À quoi aura-t-il donc servi de clamer en chœur « Je suis Charlie » si c\u2019était pour rendre les armes quatre ans plus tard ?On savait que la liberté de penser se portait mal en Amérique.De SL?V à Kanata, la censure douce est en voie de normalisation.On apprenait dans la même veine que le dernier film de Woody Allen, soupçonné d\u2019abus sexuel sans pourtant jamais avoir été accusé devant un tribunal, ne sortira pas aux États-Unis.Ses mémoires auraient été refusées par quatre grands éditeurs new-yorkais subitement convertis en parangons de vertu.Le génial cinéaste lancera donc son film à Paris.Après Oscar Wilde et José- phine Baker, il ne serait pas le premier à fuir la mise à l\u2019index dans la Ville Lumière.Rien de surprenant pour Bret Easton Ellis, dont le dernier livre (White, Robert Laffont) décrit par petites touches et avec talent l\u2019irruption lente et insidieuse de ce nouveau diktat moral.L\u2019auteur précoce, qui connut la célébrité à 21 ans avec Moins que zéro, n\u2019est pas vraiment le genre dame de Sainte-Anne.Élevé dans l\u2019Amérique libertaire de la fin des années soixante-dix, Ellis mit en scène dès ses premières œuvres la violence extrême des golden boys et d\u2019une jeunesse désabusée.Il en fit la métaphore de cette Amérique rutilante et néolibérale apparue à l\u2019époque de Ronald Reagan et ravagée par cette « guerre de tous contre tous » dont parlait Hobbes.S\u2019il a délaissé le roman, Ellis n\u2019a pas abandonné la littérature.C\u2019est donc en écrivain qu\u2019il décrit minutieusement cette maladie qui commence à apparaître au tournant du siècle.Celle qui consiste à « se poser en victime » pour exhiber ses « prétendues blessures afin que les gens puissent les lécher ».Cette culture victimaire, qui agit comme une drogue, va se transformer en tyrannie dès lors qu\u2019elle rencontrera sur son chemin l\u2019amplificateur des réseaux sociaux.La bombe était armée, il ne manquait qu\u2019un prétexte.Ce fut Donald Trump.Ellis n\u2019est pas un admirateur du président américain, qu\u2019il décrit comme « une brute vulgaire [\u2026] aux relents de racisme ».Mais, ce qui l\u2019étonne encore plus, c\u2019est l\u2019apparition de cette « épidémie de supériorité morale » qui s\u2019est tout à coup emparée d\u2019une partie de l\u2019Amérique.Comme si le progressisme ambiant ne supportait pas un seul instant que l\u2019on remette en question son magistère moral.Voilà pourquoi, de l\u2019assassinat simulé par le rappeur Snoop Dog et mis en mots par Johnny Depp à la décapitation mise en scène par l\u2019humoriste Kathy Griffin, tout semble permis contre Trump.Bret Easton Ellis perdra lui-même plusieurs amis à cause de son refus de participer à cette « vaste épidémie de dramaturgie alarmiste et catastrophiste ».Il décrit avec ironie et sarcasme cette « prétendue résistance » en forme de Trump bashing qui consiste à poser en « résistant » dès lors qu\u2019on a courageusement\u2026 cliqué sur son téléphone.Pour Ellis, les succès de Trump s\u2019expliquent largement par cette opposition hystérique et maladive à ceux qu\u2019Hillary Clinton traita de « bande de gens déplorables ».Selon Ellis, c\u2019est la presse qui, à force de le démoni- ser, a fait de Trump l\u2019« outsider » dont rêvait secrètement une partie de l\u2019Amérique.Le résultat est ce pays fracturé par les cultures victimaires où chacun revendique le « droit » de ne pas être « offensé » et de vivre dans son cocon protecteur et inhibiteur.Ellis raconte de l\u2019intérieur l\u2019irruption d\u2019un monde « de l\u2019autocensure, où chacun avance sur la pointe des pieds en essayant d\u2019apaiser chaque groupe qui pourrait s\u2019offenser d\u2019une opinion contraire à la sienne ».On l\u2019aura compris, Bret Easton Ellis refuse d\u2019être défini par sa qualité d\u2019homme blanc de plus de 50 ans.Il revendique le droit de n\u2019être jugé ni sur son âge ni sur sa couleur, mais sur son art et sur rien d\u2019autre.« Je me souviens d\u2019un temps où vous pouviez avoir des vues très arrêtées et remettre en question les choses ouvertement sans être considéré comme un \u201ctroll\u201d et un ennemi à bannir du monde \u201ccivilisé\u201d », écrit-il.C\u2019était l\u2019époque où les journaux goûtaient en toute liberté l\u2019ironie subversive et combien délicieuse des caricatures.CHRISTIAN RIOUX HÉLÈNE BUZZETTI CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Le directeur parlementaire du budget a ravivé la guerre opposant conservateurs et libéraux à propos de la taxe sur le carbone en concluant que celle-ci devrait passer de 50 $ à 102 $ la tonne pour permettre au Canada d\u2019atteindre ses cibles de réduction de gaz à effet de serre.Si la ministre de l\u2019Environnement promet qu\u2019elle n\u2019a aucune intention d\u2019aller dans cette direction, les troupes d\u2019Andrew Scheer y voient la preuve qu\u2019ils auront raison de proposer d\u2019autres solutions pour lutter contre les changements climatiques.Le Canada s\u2019est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES) de 30 % par rapport à leur niveau de 2005 d\u2019ici 2030.Cela implique de ramener ses émissions à 513 mégatonnes (Mt) d\u2019équivalent CO2.Or, le gouvernement fédéral reconnaît qu\u2019avec son plan actuel, il ramènera seulement ses émissions à 592 Mt en 2030.Pour combler cet écart de 79 Mt, le directeur parlementaire du budget (DPB), Yves Giroux, estime qu\u2019il faudrait augmenter la taxe sur le carbone.Celle-ci est de 20 $ la tonne d\u2019équivalent CO2 et passera graduellement à 50 $ la tonne d\u2019ici 2022.Le DPB calcule qu\u2019elle devrait continuer à augmenter au-delà de 2022, de 6 $ en 2023, de 18 $ en 2025 et ainsi de suite pour atteindre une augmentation de 52 $ en 2030.De plus, pour avoir l\u2019effet désiré, cette taxe bonifiée devrait s\u2019appliquer à toutes les provinces.À l\u2019heure actuelle, la taxe carbone ne s\u2019applique qu\u2019à celles ne s\u2019étant pas dotées d\u2019un plan de lutte contre les changements climatiques jugé suffisant par Ottawa, soit la Saskatchewan, le Manitoba, l\u2019Ontario et le Nouveau-Brunswick.L\u2019Alberta, dont le nouveau gouvernement conservateur a abandonné plusieurs mesures vertes, s\u2019est ajoutée à la liste jeudi.Dans ces cinq provinces, la taxe atteindrait donc 102 $ la tonne en 2030 (ce qui représenterait une hausse de 0,23 $ le litre d\u2019essence), tandis que dans les autres n\u2019y étant pas déjà soumises, elle atteindrait 52 $ à la même date.La ministre de l\u2019Environnement, Catherine McKenna, a indiqué qu\u2019elle n\u2019avait aucune intention d\u2019emprunter cette voie.«Le plan n\u2019est pas d\u2019augmenter le prix au-delà de 2022 », a-t-elle dit en rappelant que son plan avait été négocié avec les provinces et qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019en déroger.Elle assure que le Canada réussira à atteindre sa cible parce que d\u2019autres mesures ont été prises, dont le financement de nouvelles technologies et la plantation d\u2019arbres.Leur impact sur les GES n\u2019a tout simplement pas encore été chiffré, fait-elle valoir.Les conservateurs ne croient pas la ministre.« Après l\u2019élection, s\u2019il [Justin Trudeau] veut vraiment atteindre les objectifs de Paris avec son approche de la taxe libérale sur le carbone, attention les amis ! La taxe sur le carbone sera cinq fois plus élevée», a lancé le député Gérard Deltell.Il arrive à ce calcul en utilisant le niveau actuel de la taxe, soit 20$.Le parti d\u2019Andrew Scheer dévoilera mercredi son plan de lutte contre les changements climatiques.Il n\u2019inclura pas de tarification de la pollution, même pas sous la forme d\u2019un système de plafonds d\u2019émissions et d\u2019échange destiné aux joueurs industriels.M.Deltell a pris soin de souligner que cette Bourse du carbone ne donnait pas les résultats escomptés au Québec.Tout indique que les conservateurs privilégieront les incitatifs.« Nous, on pense qu\u2019on doit aider les Canadiens à réduire nos émissions de gaz à effet de serre plutôt que de les taxer », a dit M.Deltell.Taxe efficace Dans son rapport, le DPB Yves Giroux soutient pourtant que la tarification du carbone est le moyen le plus efficace de réduire les GES.Certes, reconnaît-il, un gouvernement pourrait choisir une autre avenue qu\u2019augmenter la taxe sur le carbone pour atteindre ses cibles, par exemple en adoptant des mesures réglementaires ou en accordant des subventions pour favoriser les bons comportements.Mais, dit M.Giroux, « une tarification sur le carbone qui s\u2019applique à l\u2019ensemble des secteurs est plus efficace que des interventions ciblées ».Le DPB admet par ailleurs que comme toute projection économique, celle-ci est susceptible de changer selon l\u2019évolution de l\u2019économie canadienne.Si le produit intérieur brut devait croître plus rapidement que prévu (avec accroissement de l\u2019activité économique et émissions de GES supplémentaires à la clé), alors la taxe sur le carbone devrait atteindre plutôt 138 $ la tonne en 2030 pour permettre au Canada de respecter ses cibles.Inversement, la taxe pourrait demeurer à 50 $ si le PIB croissait moins rapidement.ENVIRONNEMENT La taxe carbone ne serait pas assez élevée, juge le directeur du budget Le prix devrait être doublé pour espérer atteindre les cibles de Paris Ottawa reconnaît qu\u2019avec son plan actuel, il ramènera ses émissions à 592 mégatonnes en 2030.La cible est de 513 mégatonnes.ISTOCK MARCO BÉLAIR-CIRINO CORRESPONDANT PARLEMENTAIRE À QUÉBEC LE DEVOIR Le premier ministre François Legault recourra à des mesures d\u2019exception pour forcer l\u2019adoption de deux projets de loi controversés avant la relâche estivale.Il a donné son feu vert à l\u2019emploi de « bâillons » pour couper court aux débats parlementaires sur le projet de loi sur la laïcité de l\u2019État (21) et le projet de loi sur l\u2019immigration (9).La présence des députés sera requise au parlement durant le week-end afin d\u2019adopter à toute vapeur les pièces maîtresses du programme législatif de l\u2019an 1 du gouvernement caquiste.M.Legault avait préparé le terrain en début de journée : « S\u2019il le faut, on va siéger en fin de semaine.Mais là, il faudrait que ça devienne constructif, puis que les libéraux arrêtent de faire du niaisage », avait-il affirmé à la presse.Plus de 10 ans après le dépôt du rapport de la commission Bouchard-Tay- lor, le premier ministre juge «important pour la cohésion sociale et le vivre-en- semble » que l\u2019Assemblée nationale adopte le projet de loi 21 et que la société québécoise « passe à autre chose ».L\u2019opposition s\u2019offusque D\u2019autre part, le premier ministre reproche aux élus libéraux de «continue [r] à faire de l\u2019obstruction qui nuit à l\u2019économie du Québec » en proposant des amendements à répétition au projet de loi 9.« Les entreprises du Québec crient qu\u2019on a besoin de changer le système d\u2019immigration.Monsieur Arcand continue à faire de l\u2019obstruction », a-t-il dit.L\u2019élu libéral Sébastien Proulx a accusé le chef caquiste de « bafouer nos institutions ».« Parce qu\u2019en insultant le Parti libéral, ce qu\u2019il fait [M.Legault], c\u2019est d\u2019insulter tous les Québécois qui ne pensent pas comme lui », a-t-il lancé en Chambre.Les libéraux font-ils de l\u2019obstruction, comme le prétend M.Legault ?« Ça ressemble à un canard.Ça marche comme un canard.C\u2019est pas mal un canard », s\u2019est contenté de dire Pascal Bérubé.Le chef parlementaire du Parti québécois n\u2019approuve pas pour autant le recours à des mesures d\u2019exception pour forcer l\u2019adoption des projets de loi 21 et 9 au cours du week-end.L\u2019utilisation du bâillon n\u2019a rien d\u2019anodin, a fait valoir l\u2019élu solidaire Gabriel Nadeau-Dubois.« La démocratie, dans le fond, c\u2019est comme un jeu de Jenga, c\u2019est pas mal plus facile à détruire qu\u2019à construire.Et quand ça s\u2019écroule, ça fait des dégâts », a-t-il soutenu dans une vidéo diffusée sur Facebook.QUÉBEC Laïcité et immigration : Legault imposera le bâillon Pour Bret Easton Ellis, les succès de Trump s\u2019expliquent largement par cette opposition hystérique et maladive à ceux qu\u2019Hillary Clinton traita de « bande de gens déplorables » LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 4 de Vient : e aitr par par é ac éf Pr Raôul Dubois, Claude : e ent v En atif- .imper www de e livr Un aul P Jean-P tion des c onisa ol la c etier ell P Benoît et Duguay g ais.or anc fr e sett Moris aul P e tr on eault c err eaux v er Élargir la notion de génocide AUTOCHTONES SUITE DE LA PAGE A 1 à leur passé et à leurs droits \u2014 ce qui fait partie des recommandations des commissaires de l\u2019Enquête et qui permettrait, selon Mme Tauli-Corpuz, de sortir les communautés autochtones du cercle vicieux qui les mène à être incarcérées ou marginalisées.Une enquête chapeautée d\u2019un mandat fort permettrait non seulement à l\u2019ONU de faire rapport sur la réalité canadienne, mais aussi de surveiller la réponse du gouvernement par la suite et d\u2019assurer des suivis.Un génocide ?La rapporteuse spéciale retient en outre la définition de génocide qu\u2019a retenue l\u2019enquête canadienne.Et, bien que l\u2019interprétation habituelle d\u2019un génocide soit plus limitée et fasse surtout référence aux ethnocides comme l\u2019Holocauste, elle estime que les Nations unies devraient retenir l\u2019interprétation canadienne à leur tour.« Le rapport redéfinit ce qu\u2019est un génocide pour s\u2019écarter de sa définition étroite.Il parle de génocide colonial, ce qui est un génocide plus lent, sur le long terme.Mais cela demeure un génocide, fait-elle valoir.C\u2019est l\u2019occasion d\u2019élargir l\u2019interprétation du terme \u201cgénocide\u201d pour y inclure ces formes plus lentes de génocide.Et c\u2019est l\u2019un des bons côtés du rapport.[\u2026] Il est à l\u2019avantage de l\u2019ONU de voir le génocide dans une perspective plus vaste.Cela peut aider les Nations unies à étudier des situations semblables ailleurs et à agir pour y répondre.» Certains observateurs politiques, comme le lieutenant-général à la retraite Roméo Dallaire, ont critiqué l\u2019utilisation de ce terme pour qualifier le sort réservé aux Autochtones au Canada.Mais Mme Tauli-Corpuz n\u2019est pas de leur avis.« Le fait que les femmes autochtones soient tuées et qu\u2019elles disparaissent, qu\u2019elles soient traitées de ces façons, cela va évidemment limiter leur capacité à donner naissance aux prochaines générations de populations autochtones.C\u2019est ce que signifie un génocide.» Une tache sur la réputation du pays L\u2019observatrice internationale sur les droits des Autochtones prédit que ce lourd blâme aura des conséquences sur « le positionnement politique » du Canada à l\u2019international.« Mais c\u2019est bien, dans un sens, car il est erroné de croire que seuls des pays comme la Chine ou le Myanmar violent les droits de la personne.Les droits fondamentaux des peuples autochtones sont aussi bafoués de manière atroce aux États-Unis, en Australie et au Canada », observe-t-elle, en citant leurs taux plus élevés d\u2019incarcération ou de suicide.Mme Tauli-Corpuz note cependant que d\u2019autres membres des Nations unies ont eux aussi des bilans peu reluisants en matière de respect des droits d e l e u r s p e u p l e s a u t o c h t o n e s \u2014 comme les Philippines, qui siègent au conseil des droits de l\u2019homme de l\u2019ONU, ou l\u2019Indonésie, qui fait actuellement partie des membres non permanents de son Conseil de sécurité.La rapporteuse spéciale des Nations unies n\u2019a pas fait de voyage au Canada au cours de son mandat, qui se terminera en juin 2020.Son prédécesseur, James Anaya, était venu au pays en 2013 et avait conclu que les conditions de vie des Autochtones étaient comparables à celles de pays pauvres.Il avait notamment dénoncé le fait que les femmes autochtones courent huit fois plus de risques d\u2019être assassinées que les femmes non autochtones.Le poste de rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones a été créé en 2011.Il a pour mandat de surveiller les conditions de vie des Autochtones à travers le monde et de faire des recommandations.Environ 80 % des Munichois possèdent un vélo et 18 % l\u2019utilisent comme principal moyen de transport.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Un référendum sur la place du vélo VÉLOS SUITE DE LA PAGE A 1 par exemple, ou en rétrécissant les chaussées pour les chars.« Je suis une élue municipale depuis cinq ans.Je me déplace en bicyclette toute l\u2019année et je comprends qu\u2019il faut offrir beaucoup plus de possibilités aux cyclistes, explique Mme Haider, rencontrée mercredi soir.Pendant ces cinq ans, j\u2019ai essayé de faire bouger les choses, mais je suis dans l\u2019opposition, dans un petit parti écologique.Je suis allée avec des membres du conseil municipal à Copenhague et aux Pays-Bas.J\u2019y ai vu des villes qui ont complètement changé de paradigme et j\u2019ai eu les larmes aux yeux en voyant ce qu\u2019il est possible de faire.J\u2019ai donc décidé de forcer la transformation.» Sonja Haider est née à Munich et a longtemps travaillé dans le secteur des banques, y compris à Londres, comme agente de change notamment.Dans sa bio en ligne, elle explique s\u2019être finalement tournée vers les organismes sans but lucratif pour « donner un sens » à sa vie.Elle milite au sein de groupes écologistes depuis longtemps.Elle est conseillère municipale pour le Parti écologique et démocratique (ÖDP), qui compte un seul autre élu au Rathaus.L\u2019administration de la ville est contrôlée par les verts (14 élus) et le SPD (24).Les conservateurs (CSU) forment l\u2019opposition.Munich penche à gauche, du côté rouge et vert, et Mme Haider encore plus.Changer la ville Bref, Sonja Haider, c\u2019est Luc Ferrandez en version bavaroise.Une Ferrandez qui ne s\u2019est pas encore laissée abattre par l\u2019adversité et qui elle aussi veut changer radicalement la ville et le tout- à-la-voiture.Et, pour mémoire, cette région a fait naître BMW (le B, ici, renvoyant à Bavière).Et les Allemands, réputés très passionnés de technique, adorent leurs beaux bolides.Et, très honnêtement, vue de Montréal, cette cité des Alpes est déjà une sorte de miniparadis pour la petite reine.Munich a aussi les statistiques de son côté pour défendre sa prétention d\u2019incarner la capitale du vélo (Radhaups- tadt) allemande : 80 % des Munichois possèdent un vélo et 18 % l\u2019utilisent comme principal moyen de transport sur quelque 1200 kilomètres de pistes, souvent des aménagements sécuritaires entre les trottoirs et les rues.C\u2019est un peu comme si le Réseau Express Vélo que promet d\u2019aménager l\u2019administration Plante, sur cinq tronçons d\u2019une trentaine de kilomètres d\u2019ici 18 mois, était déjà en place, encore mieux conçu et multiplié plusieurs dizaines de fois.Les mutations, petites et grandes, ne se font pas sans heurts des deux côtés de l\u2019Atlantique.Sur l\u2019île de Montréal, à Verdun et à Tétreauville, des automobilistes critiquent en ce moment la volonté de la Ville de retirer quelques centaines de places de stationnement pour faire place à ces nouvelles voies rapides pour les vélos.Une histoire similaire se produit dans la Frauenho- ferstrasse du centre de Munich.L\u2019administration veut y retirer 120 places de stationnement.La large artère du centre peut être comparée à la rue Saint- Denis de Montréal, mais avec un tramway.Le réseau munichois de transport en commun rend aussi jaloux.Ironiquement, le proprio de la boutique de vente et de réparation de vélos Riesenhurber s\u2019oppose au projet de la rue Frauenhofer.Il n\u2019a rien contre les pistes cyclables, au contraire, mais, di- sait-il jeudi au Münchner Merkur, il a besoin d\u2019espace pour la livraison de lourds paquets.Que les autos partent, d\u2019accord, mais il veut que ses camions de livraison demeurent.L\u2019opposition municipale propose un compromis qui permettrait le stationnement des véhicules à moteur entre 9 h et midi.Noah Biehler aussi vend et répare des vélos dans la boutique Doctor Bike, mais dans le secteur de Schwabing, plus au nord.Il résume les relations entre les usagers de la route avec une formule qui pourrait s\u2019appliquer au Québec.« Les automobilistes détestent les cyclistes qui détestent les piétons.Et la formule est vraie dans le sens contraire.» Il trouve aussi que les pistes ne sont pas assez bien entretenues et pas suffisamment larges.Il en veut plus et mieux, lui qui ne connaît pas les nids de poule montréalais.Il a signé la pétition.Auto 20, vélo 1 Il faut 35 000 signataires pour enclencher le processus référendaire qui portera en fait sur deux propositions.La première, plus générale, demande l\u2019amélioration d\u2019ici 2025 des infrastructures cyclistes avec des voies larges d\u2019au moins 2,5 mètres, un réseau complet couvrant toute la ville, des intersections plus sécuritaires et plus de supports à vélos, toutes ces améliorations devant se faire aux dépens de l\u2019espace pour les autos.L\u2019autre référendum porte sur le même projet, mais à implanter immédiatement autour du vieux centre-ville (Altstadt) « Le réseau cyclable n\u2019est pas complet, dit Mme Haider.Les pistes finissent abruptement.Il faut plus de places réservées aux vélos et il faut que les automobilistes cèdent de la place aux cyclistes et aux piétons.» Les proportions sont difficiles à évaluer et Mme Haider dit qu\u2019il n\u2019existe pas de données objectives pour sa ville.Berlin, par contre, a fait une évaluation et est arrivé à la conclusion que 3 % de l\u2019espace de déplacement est réservé aux vélos et 60 % aux autos en mouvement ou garées.« Ça veut dire que l\u2019auto occupe vingt fois plus de place que le vélo », conclut la conseillère.En plus, les déplacements en auto ne comptent que pour 33 % du total (contre 23 % pour le transport en commun), ce qui fait qu\u2019elles mobilisent le double de l\u2019espace de ce point de vue, puisque les voitures sont pour la grande majorité du temps garées dans des espaces publics.Six organisations pilotent l\u2019initiative référendaire : trois partis politiques (les verts, la gauche et l\u2019ÖDP) et trois organisations écolos.La date butoir est fin juin.L\u2019élue ne veut pas donner de détails sur la collecte de signatures, mais son sourire en dit long.L\u2019initiative référendaire munichoise a fait ses preuves à Berlin, et d\u2019autres villes s\u2019y mettent, dont Frankfort, Stuttgart, Ratisbonne et Bamberg.« J\u2019ose parler d\u2019un mouvement national, dit Mme Haider.Un mouvement concentré dans les villes, pour les rendre plus agréables et plus vertes.» Les prochaines élections municipales sont prévues en mars 2020.La pétition, si elle porte ses fruits, sera déposée en juillet et donnera lieu à un référendum en octobre.« On voit déjà des changements.La Ville fait des transformations dans certaines rues qui vont dans le sens souhaité.» Le sens souhaité, c\u2019est la « copenha- guisation », ou la « néerlandisation » de Munich.La conseillère cite le cas d\u2019Utrecht, aux Pays-Bas, qui a augmenté de 400 % le nombre de cyclistes depuis 2000 et carrément transformé une autoroute à six voies en piste cyclable et piétonne.« Si l\u2019espace est aménagé pour les vélos, les vélos sont utilisés, dit la pro de vélo.J\u2019ai vu des poubelles dessinées pour les cyclistes, qui peuvent s\u2019en servir sans s\u2019arrêter de rouler, et des ponts conçus juste pour les vélos.» L\u2019argument de la population vieillissante ou des personnes à mobilité réduite ne l\u2019émeut pas, au contraire.Mme Haiden souhaite le développement de meilleurs moyens de transport public pour ces gens, de petits autobus autonomes par exemple ou de meilleurs systèmes d\u2019autopartage.« On peut se dire que plus de vélos, c\u2019est moins d\u2019autos, ce qui rend les automobilistes restants heureux.Mais dans les faits, il faut diminuer notre dépendance à l\u2019auto.Il faut changer de paradigme.Il faut que l\u2019auto perde son attrait.Il faut rendre le parking payant partout et transformer les places de stationnement en pistes cyclables.Il faut surtout faire en sorte que la voiture devienne inutile en ville.Quand on y pense, qui a vraiment besoin d\u2019une auto personnelle ?» Il est à l\u2019avantage de l\u2019ONU de voir le génocide dans une perspective plus vaste.Cela peut aider les Nations unies à étudier des situations semblables ailleurs et à agir pour y répondre.VICTORIA TAULI-CORPUZ » LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 5 LEÏLA JOLIN-DAHEL LE DEVOIR Les Petits Chanteurs du Mont-Royal (PCMR) feront dorénavant leurs études secondaires à l\u2019Académie de Roberval, a annoncé mercredi soir la Commission scolaire de Montréal (CSDM).Une rencontre a été organisée en soirée entre la Commission scolaire et les membres du comité de négociations des PCMR pour les informer de la décision.La CSDM a écrit dans un communiqué que l\u2019Académie de Roberval est l\u2019établissement qui « répond le mieux » aux attentes des parents et qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une « solution de haut niveau ».Les parents des choristes avaient dressé une liste de critères pour le choix d\u2019une école où leurs enfants pourraient poursuivre leurs études secondaires, après la fin de l\u2019entente qui les envoyait au collège Notre-Dame, un établissement privé situé en face de leur lieu de pratique.La Commission scolaire a justifié son choix en déclarant qu\u2019il répondait à 10 des 11 critères établis, dont ceux, prioritaires, de la proximité avec la Maîtrise des Petits Chanteurs, et l\u2019accès à un programme d\u2019éducation enrichi.L\u2019Académie de Roberval, située dans le quartier Villeray, est actuellement fermée en raison d\u2019un problème de moisissures.Des travaux y sont prévus, mais l\u2019échéancier demeure indéterminé.Les élèves fréquentant l\u2019établissement étudient temporairement à l\u2019école Georges-Vanier, située à proximité.Pas une solution, selon les parents Le président du conseil d\u2019administration des Petits Chanteurs, Pierre-Éloi Talbot, a déclaré au Devoir être « abasourdi » par la décision annoncée par la CSDM.« La CSDM a calculé 35 minutes de trajet entre l\u2019école et la Maîtrise des Petits Chanteurs.Or, c\u2019est plutôt entre 50 et 55 minutes », a soutenu la mère d\u2019un choriste, Nayiri Piloyan.Le président du conseil d\u2019administration des Petits Chanteurs souhaite que le ministre de l\u2019Éducation remette directement l\u2019argent au collège Notre- Dame, afin d\u2019assurer la pérennité de la chorale.Mme Piloyan abonde en ce sens.« Si le ministre n\u2019agit pas rapidement, c\u2019est la fin des Petits Chanteurs », s\u2019estelle désolée.Le ministre de l\u2019Éducation a décliné la demande d\u2019entrevue du Devoir.Un porte-parole du ministère a déclaré que M.Roberge désire analyser la situation des Petits Chanteurs avant de se prononcer à son sujet.Les Petits Chanteurs iront à l\u2019Académie de Roberval JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR Tous les propriétaires montréalais de bâtiments résidentiels construits avant 1985 devront désormais installer des avertisseurs de fumée avec pile au lithium inamovible longue durée de 10 ans.Le nouveau règlement, qui doit être adopté la semaine prochaine par le conseil d\u2019agglomération, fait suite à une recommandation d\u2019un coroner ayant enquêté sur plusieurs incendies mortels.«L\u2019avertisseur est peu coûteux, est efficace et sauve des vies.Grâce à cette nouveauté, il y aura de moins en moins d\u2019incidents malheureux dus à un simple avertisseur dont la pile 9 volts est morte», a fait valoir la conseillère Rosan- nie Filato, responsable de la sécurité publique au comité exécutif.«Bientôt, ce sera fini, l\u2019époque du fameux changement d\u2019heure-changement de pile.» Le nouveau règlement entrera en vigueur aussitôt qu\u2019il sera adopté par le conseil d\u2019agglomération le 20 juin prochain.Les propriétaires des immeubles sont responsables de l\u2019installation de ces appareils alors que l\u2019entretien de ceux-ci est une responsabilité partagée entre le locateur et le locataire, a tenu à rappeler Mme Filato.La Ville accordera une période de grâce d\u2019un an pour permettre aux propriétaires de se conformer à la nouvelle réglementation.Elle continuera toutefois de sévir dans le cas de bâtiments dépourvus d\u2019un avertisseur fonctionnel, a prévenu Louise Desrosiers, chef de section au Service de sécurité incendie de Montréal (SIM).Les agents du SIM ainsi qu\u2019une brigade spéciale feront des visites à domicile tout l\u2019été afin de s\u2019assurer de la présence d\u2019avertisseurs et de leur bon fonctionnement.Le règlement est «une excellente nouvelle», a indiqué au Devoir le coroner Jacques Ramsay.Au cours de la dernière décennie, le Dr Ramsey a dû faire enquête sur plusieurs cas d\u2019incendies mortels.Il avait alors conclu que ces vies auraient pu être sauvées si l\u2019avertisseur présent n\u2019avait pas été hors fonction, soit parce que les piles étaient mortes ou parce qu\u2019elles avaient été retirées.Le Dr Ramsey avait alors recommandé que les propriétaires soient tenus pour responsables des avertisseurs de fumée de leurs locataires.Il pressait aussi la Ville de Montréal d\u2019obliger les propriétaires à procéder, d\u2019ici 2025, à l\u2019installation d\u2019avertisseurs de fumée raccordés au système électrique ou munis d\u2019une pile avec une longue durée de vie.Ce n\u2019était pas la première fois qu\u2019il formulait de telles recommandations.Celles qu\u2019il avait faites en 2008 n\u2019avaient pas eu de suite, a-t-il dit.La proposition de règlement de la Ville le satisfait.« Le parc immobilier à Montréal est assez vieux.Depuis 1985, les avertisseurs dans les nouveaux bâtiments sont reliés à un système électrique.Brancher les avertisseurs au système électrique dans les vieux bâtiments représenterait des investissements considérables.La solution consiste donc à avoir des avertisseurs à longue durée de vie », résume-t-il.Les avertisseurs à pile de longue durée peuvent coûter une trentaine de dollars.«Ce ne sont pas les flammes qui tuent, c\u2019est la fumée.Tout le monde va y trouver son compte, autant le propriétaire que les familles, croit le Dr Ramsey.J\u2019espère maintenant que les autres municipalités du Québec vont emboîter le pas.» Louise Desrosiers indique que les inspections effectuées à domicile ont permis de constater que, dans 70% à 80% des cas, les avertisseurs sont fonctionnels.PRÉVENTION Les avertisseurs de fumée avec pile au lithium seront bientôt obligatoires à Montréal Il faut protéger les lanceurs d\u2019alerte MAPAQ SUITE DE LA PAGE A 1 Marie Rinfret en conférence de presse.« Nous savons bien que, si les gens n\u2019ont pas confiance dans le mécanisme de traitement des divulgations, ils choisiront de garder le silence en dépit de l\u2019importance de leur divulgation pour l\u2019intérêt public », a-t-elle ajouté en soulignant la gravité de la situation.M.Robert, un agronome au bureau de Saint-Hyacinthe du MAPAQ, avait été congédié en janvier après 32 ans de service pour avoir transmis un document confidentiel à un journaliste et avoir contrevenu à ses obligations de discrétion.Il avait dénoncé ce qu\u2019il considère comme de l\u2019ingérence des compagnies du secteur privé dans la recherche publique sur l\u2019utilisation des pesticides.À l\u2019époque, le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamontagne, avait affirmé qu\u2019il avait lui-même autorisé le congédiement de l\u2019agronome et était allé jusqu\u2019à publiquement remettre en doute son intégrité.« Je vous dirais que les propos que j\u2019ai pu tenir étaient basés sur l\u2019information qui m\u2019avait été donnée que le processus qui avait mené à son congédiement avait été rigoureux et empreint de précautions », s\u2019est défendu le ministre en rejetant la faute sur son ministère.« À la lueur des informations qui sortent du rapport de la protectrice du citoyen, ce que l\u2019on constate, c\u2019est qu\u2019il y a eu des manquements de rigueur importants qui font en sorte qu\u2019au- jourd\u2019hui il est tout à fait approprié de rectifier la situation en offrant la possibilité à l\u2019employé de réintégrer son poste », a-t-il précisé.Le sous-ministre Marc Dion a quitté ses fonctions jeudi dans la foulée du rapport.Le ministre Lamontagne n\u2019a pas voulu confirmer s\u2019il allait continuer de recevoir son salaire jusqu\u2019à la fin de son contrat en juillet.Représailles et réparation Le lanceur d\u2019alerte Louis Robert a confirmé au Devoirqu\u2019il compte réintégrer ses anciennes fonctions, malgré le préjudice qu\u2019il a subi.Il attend toutefois de connaître les conditions qui lui seront proposées par le gouvernement.« Oui, ç\u2019a été difficile par moments, ça, c\u2019est clair, a-t-il confié.Mais quand t\u2019es absorbé dans ton travail, tu oublies ça à un moment donné.» Son syndicat a déposé trois griefs pour son congédiement, pour la durée de sa suspension et pour diffamation qui, espère-t-il, lui donneront réparation.Entre-temps, il limite ses propos.« Je veux retourner faire mon travail d\u2019agronome terrain et d\u2019expert en transfert technologique, en vulgarisation, a-t-il affirmé.Le lien entre la recherche et la pratique, c\u2019est ce qui me motivait, m\u2019intéressait, me passionnait, et je vois une possibilité que ça se concrétise.» Il se dit satisfait des conclusions dévoilées quelques heures plus tôt dans ce premier rapport.Le rapport d\u2019enquête fait état d\u2019un ministère dépassé par la gestion de ce tout premier cas de divulgation.La Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics est entrée en vigueur en 2017.M.Robert avait fait sa divulgation six mois plus tard.Dès la réception des informations, l\u2019identité du lanceur d\u2019alerte avait été dévoilée au sous-ministre Marc Dion par la personne responsable d\u2019assurer sa confidentialité.Son nom et le contenu de sa plainte avaient également été transmis par le MAPAQ au ministère du Travail, qui tentait de découvrir la source de la fuite dans les médias.Puis, en mars, une lettre adressée à M.Robert a été publiée sur le site Internet du ministère à la suite d\u2019une demande d\u2019accès à l\u2019information.«Cette personne-là l\u2019a fait en toute bonne foi et cela découle d\u2019une méconnaissance de ses responsabilités par rapport à la loi, d\u2019autant plus que, dans le dossier, elle concluait qu\u2019il n\u2019y avait aucun acte répréhensible de connu, de sorte que ce dossier-là aurait dû être fermé, remisé dans le classeur sécurisé, et [on aurait dû ne] plus en parler avec qui que ce soit», a expliqué Mme Rinfret.C\u2019est la secrétaire générale du ministère à l\u2019époque, Geneviève Masse, qui avait la responsabilité de ce dossier.Elle a obtenu une promotion au sein du MAPAQ quelques jours avant le congédiement de Louis Robert.« Le plus scandaleux, c\u2019est que Mme Masse n\u2019a pas été sanctionnée pour ses graves manquements et qu\u2019elle a même été promue sous-mi- nistre adjointe », a dénoncé la présidente du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), Line Lamarre, dans un communiqué.Recommandations La protectrice du citoyen fait deux recommandations.Elle recommande d\u2019abord au MAPAQ d\u2019effectuer des « redressements pressants » pour éviter de nouveaux manquements à la loi en lui soumettant un plan d\u2019action d\u2019ici la fin du mois de juillet, plan qu\u2019il devra mettre en œuvre avant la fin du mois de septembre.Entre-temps, c\u2019est le bureau de la protectrice qui traitera toute nouvelle divulgation.Mme Rinfret demande également au président du Conseil du trésor, Christian Dubé, de revoir la loi, ce qu\u2019il s\u2019est engagé à faire dès l\u2019automne.Les trois partis d\u2019opposition estiment que la loi devrait être modifiée, mais seuls les libéraux ont demandé la démission du ministre André Lamon- tagne jeudi après-midi.« Il faut qu\u2019il y ait un responsable, a affirmé la députée Marie Montpetit.Et là, à l\u2019heure actuelle, personne n\u2019est responsable de rien.On a bien vu que le ministre vous a répondu qu\u2019il n\u2019avait pas envisagé de démissionner, mais je pense qu\u2019il est certainement grand temps qu\u2019il commence à y réfléchir.» Le député du Parti québécois Sylvain Roy a dénoncé le « sabotage opérationnel » dont a été victime Louis Robert.« Quand on regarde la séquence des événements, c\u2019est dur de faire pire, a-t- il déclaré.Tu ne peux pas faire pire pour saboter la carrière de quelqu\u2019un qui veut dénoncer quelque chose.» « Ça semble être une situation assez généralisée au gouvernement, a commenté le député de Québec solidaire, Vincent Marissal.La protectrice du citoyen note que les gens qui sont responsables du suivi des dénonciations n\u2019ont pas la distance nécessaire, donc sont en conflit de loyauté.» Dans son rapport, la protectrice du citoyen écrit en effet que d\u2019autres organismes publics ont une incompréhension de leurs responsabilités pour protéger les lanceurs d\u2019alerte.Elle a d\u2019ailleurs invité à plusieurs reprises les fonctionnaires qui auraient des doutes à faire leurs divulgations directement à son bureau.Pour Québec solidaire, la solution réside dans la création d\u2019un commissaire à l\u2019intégrité, qui serait responsable de recevoir les plaintes.M.Marissal a invité le gouvernement à étudier un projet de loi qu\u2019il a déjà déposé.D\u2019autres révélations pourraient venir alimenter sa demande au cours des prochains mois puisque la protectrice du citoyen effectue présentement une deuxième enquête sur les allégations de M.Robert concernant l\u2019ingérence du privé dans la recherche publique sur les pesticides.ISTOCK Ce ne sont pas les flammes qui tuent, c\u2019est la fumée.Tout le monde va y trouver son compte, autant le propriétaire que les familles.DR JACQUES RAMSAY » Je veux retourner faire mon travail d\u2019agronome terrain et d\u2019expert en transfert technologique, en vulgarisation LOUIS ROBERT » UNE LOI BANCALE À REVOIR.L\u2019ÉDITORIAL DE ROBERT DUTRISAC PAGE A 5 A 6 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com POUR NOUS JOINDRE avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3344 Fax : 514-985-3340 www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ avis-publics www.ledevoir.com/ services-et-annonces/ appels-d-offres HEURES DE TOMBÉE Les réservations doivent être faites avant 16 h pour publication deux (2) jours plus tard.Publications du lundi : Réservations avant 11 h le vendredi Publications du mardi : Réservations avant 16 h le vendredi Avis légaux et appels d\u2019offres Avis de clôture d'inventaire PRENEZ AVIS que Gilles BÉDARD, en son vivant domicilié au 36 boulevard Desjardins Ouest, Sainte- Thérèse, Québec, J7E 1E5, est décédé le 31 décembre 2018.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté, sur rendez-vous, par les intéressés, au bureau de Me Louise Vincent, notaire, au 1345 du Collège, Saint-Laurent, Québec, H4L 2L1.Mario BÉDARD et Stephen BÉDARD, liquidateurs Avis est par les présentes donné que la faillite de : Kréagination Inc.Situé au : 886, rue Jean-Béliveau, Longueuil, Québec.J4J 3C1 est survenue le 04-06-2019 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 20-06-2019 à 11 :00 Au bureau du syndic au: 200-2360, boul Marie-Victorin Est, Longueuil, Québec.J4G 1B5 Jean Fortin, Syndics autorisés en Insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Canada PROVINCE DE QUÉBEC District de Longueuil No: 505-12-043867-194 COUR SUPÉRIEURE (Chambre de la famille) Gladys Gaétan Demanderesse c.Jean Duval Léger Défendeur ASSIGNATION (139 C.p.c.) PAR ORDRE DU TRIBUNAL: Avis est donné au défendeur que la demanderesse a déposé au greffe de la Cour Supérieure du district de Longueuil une demande introductive d'instance.Une copie de cette demande et de l'avis au défendeur ont été laissés à l'intention du défendeur, au greffe du tribunal, au palais de justice de Longueuil, situé au 1111, boul.Jacques-Cartier est à Longueuil, RC.31.Il est ordonné au défendeur de comparaître dans un délai de dix (10) jours de la publication de la présente ordonnance.À défaut de comparaître dans ce délai, un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis dès l'expiration de ce délai.Soyez aussi avisé que la demande sera présentée pour décision devant le tribunal le 11 juillet 2019 à 9h00 en salle 1.17, du Palais de justice de Longueuil.Greenfield Park 11 juin 2019 Carole Léger, avocate AVIS AUX CREANCIERS AVIS EST PAR LES PRÉSENTES donné que 9294-4545 QUÉBEC INC., société légalement constituée ayant sa place d'affaires au 4-415, rue Bergevin, Montréal, Québec, a fait cession de ses biens le 7 juin 2019 entre les mains de PINSKY, BISSON INC., et que la premiere assemblée des créanciers se tiendra le 28 juin 2019 à 14h00, au bureau du Syndic situé au 96, rue Turgeon, suite 300, Sainte-Thérèse, Québec, J7E 3H9.FAIT À SAINTE-THÉRÈSE, ce 12 juin 2019.Eric Bisson, CPA, CA, SAI Responsable de l'actif Avis public ORDONNANCES AVIS est par les présentes donné que, lors de la séance ordinaire tenue le 10 juin 2019, le conseil d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville a édicté les ordonnances suivantes : OCA19 030 à OCA19 035 \u2013 Résolution CA19 09 0144 / Dossier 1193060017 Ordonnances relatives à la programmation d\u2019événements publics dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville \u2013 Saison 2019 : - Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, a.20); - Règlement concernant la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, a.3, 8 et 8.2); - Règlement sur l\u2019occupation du domaine public (R.R.V.M.chapitre O-0.1, a.2.1); - Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (01-274, a.521); - Règlement sur la circulation et le stationnement (R.R.V.M., chapitre C-4.1, a.3, paragr.8°).OCA19 036 à OCA19 039 \u2013 Résolution CA19 09 0145 / Dossier 1196435005 Ordonnances relatives à l\u2019installation de marchés de quartier saisonniers et d\u2019un circuit de marché mobile 2019 dans l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville : - Règlement sur les marchés publics (R.R.V.M., chapitre M-2, a.13, paragr.1° et 4°); - Règlement sur le bruit (R.R.V.M., chapitre B-3, a.20); - Règlement concernant la paix et l\u2019ordre sur le domaine public (R.R.V.M., chapitre P-1, a.8); - Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (01-274, a.521).OCA19 040\u2013 Résolution CA19 09 0146 / Dossier 1197747005 Ordonnance relative aux exemptions de fournir le nombre d\u2019unités de stationnement requis : - Règlement sur les exemptions en matière d\u2019unités de stationnement (5984).OCA19 041\u2013 Résolution CA19 09 0147 / Dossier 1197747004 Ordonnance relative aux exemptions de fournir le nombre d\u2019unités de stationnement requis : - Règlement sur les exemptions en matière d\u2019unités de stationnement (5984).Ces ordonnances peuvent être consultées au bureau du secrétaire d\u2019arrondissement situé au 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30.FAIT à Montréal, le 14 juin 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Chantal Châteauvert Avis public DÉROGATION MINEURE AVIS est par les présentes donné que le conseil d\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville, lors de sa séance ordinaire qui sera tenue le 2 juillet 2019 à 19 h, à la salle du conseil sise au 555, rue Chabanel Ouest, bureau 600, Montréal, statuera sur une demande de dérogation mineure relative à l\u2019immeuble projeté qui portera le numéro 9925, rue Francis, lequel sera érigé sur le lot 2 494 846 du cadastre du Québec, et ce, dans le cadre de la démolition du bâtiment existant portant le numéro 9909.Cette dérogation mineure autoriserait : - un empiètement en cour avant de l\u2019unité de stationnement de 3,11 mètres mesuré à partir du plan de façade, et ce, malgré le Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement d\u2019Ahuntsic-Cartierville (01-274).Toute personne intéressée pourra être entendue par le conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande au cours de cette séance.Pour information, veuillez vous adresser à la Direction du développement du territoire : 514 872-3020.FAIT à Montréal, le 14 juin 2019.Le secrétaire d\u2019arrondissement, Chantal Châteauvert Appel d\u2019offres Service de l\u2019eau Direction des réseaux d\u2019eau (DRE) Section de l\u2019Optimisation du Réseau Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30 à la date ci-dessous, dans les locaux du Service du greffe situés dans l\u2019édi?ce Lucien-Saulnier, 155, rue Notre-Dame Est, rez-de- chaussée, Montréal (Québec) H2Y 1B5 pour : Catégorie : Travaux Appel d\u2019offres : 10327 Descriptif : Électricité et Automatisation pour chambres de régulation et de mesure - projet 2019 Date d\u2019ouverture : Jeudi le 4 juillet 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : appelsdoffres.infos.dgsre@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 juin 2019 Visite obligatoire : Non Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux du Service du greffe, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 14 juin 2019 Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Service de la gestion et de la plani?cation immobilière Direction de la gestion des projets immobiliers Des soumissions, sont demandées et devront être reçues, avant 13 h 30, à la date ci-dessous, dans les locaux du Service du greffe situés dans l\u2019édi?ce Lucien-Saulnier, 155, rue Notre-Dame Est, rez-de-chaussée, Montréal (Québec) H2Y 1B5 pour : Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : IMM-15491 Descriptif : Garage des Carrières (0113) \u2013 Réfection de la dalle du magasin Date d\u2019ouverture : 16 juillet 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 14 juin 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A.ou Oui, obligatoire : Si la visite supervisée des lieux est obligatoire, la date limite pour prendre rendez-vous est le 28 juin 2019 à 15 h 00, à l\u2019adresse courriel suivante : immeubles.soumissions@ville.montreal.qc.ca Les visites auront lieu : du 24 juin 2019 au 5 juillet 2019 à 9 h 00, 11 h 00 et 14 h 00.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux au Service du greffe, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelques natures que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 14 juin 2019.Le gref?er de la Ville, Yves Saindon, avocat Appel d\u2019offres Direction générale adjointe \u2013 Services institutionnels Service de l\u2019approvisionnement Catégorie : Biens et services généraux Appel d\u2019offres : 19-17668 Descriptif : A53-Acquisition et installation d\u2019équipements de jeux inclusifs et universels dans le parc du Lac-à-la-Loutre L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mardi 25 juin 2019, est reportée au jeudi 04 juillet 2019, à 13 h 30, dans les locaux du Service du greffe de la Ville de Montréal \u2013 Édi?ce Lucien- Saulnier situés au 155, rue Notre-Dame Est, rez- de-chaussée, Montréal (Québec) H2Y 1B5.Fait à Montréal, le 14 juin 2019 Le gref?er de la Ville Yves Saindon, avocat Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9378-7737 Québec Inc.1617 Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X3K3 Demande : 1021435 9388-1647 Québec Inc.3887 Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W2M4 Demande : 1022300 9380-5406 Québec Inc.3807 Rue Wellington Montréal (Québec) H4G1V1 Demande : 1022025 10622168 Canada Inc.300 Rue Léo- Pariseau Loc.1900 Montréal (Québec) H2X4B5 Demande : 1022389 SPEED ZONE ENTERTAINMENT LTD.701-601 Ave Broadway W Vancouver (ColombieBritan- nique) V5Z4C2 Demande : 1021838 9275-1171 QUÉBEC INC.1862 Rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H1M1 Demande : 1021976 9395-9203 QUÉBEC INC.1235 Rue Bishop Loc.916 Montréal (Québec) H3G0A6 Demande : 1022081 9271-7990 Québec inc.8055 Avenue Jean- Bourdon Montréal (Québec) H4K2Z2 Demande : 1022157 BISTRO ISAKAYA INC.1501 Avenue McGill College App.1400 Montréal (Québec) H3A3M8 Demande : 1022298 RESTAURANT GEORGINA INC 10050 Rue Waverly Montréal (Québec) H3L2V8 Demande : 1021841 Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de restaurant pour vendre (demande corrigée) Un restaurant pour vendre Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de restaurant pour vendre Addition d\u2019une localisation terrasse au permis de Restaurant pour vendre Un Restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre Un Restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre Un restaurant pour servir Piri Piri Quartier Latin 1617 Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X3K3 Dossier : 345306 YUM YUM SOUPE DUMPLING 3887 Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2W2M4 Dossier : 379784 LA BETISE VERDUN 3807 Rue Wellington Montréal (Québec) H4G1V1 Dossier : 3150893 JOIEA SOCIALE 645 Rue Wellington Loc.120 Montréal (Québec) H3C1T2 Dossier : 3590536 K1 SPEED ENTERTAINMENTS 2082 Autoroute Félix-Leclerc Dorval (Québec) H9P2N4 Dossier : 10030163 RESTAURANT KAZU 1844 Rue Sainte- Catherine Ouest Montréal (Québec) H3H1M1 Dossier : 10030882 CHEF DRAGON 1637 Rue Saint- Denis Montréal (Québec) H2X3K3 Dossier : 10032102 ILOT PIZZERIA 1733 Rue Berri Montréal (Québec) H2L0B1 Dossier : 10032805 BISTRO ISAKAYA 8178 Boulevard Champlain Montréal (Québec) H8P1B4 Dossier : 10033373 RESTAURANT GEORGINA 9245 Rue Lajeunesse Montréal (Québec) H2M1S3 Dossier : 342683 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9106-3503 Québec Inc.A/S M.Michel Bérard 632, Rue Angélique Joliette (Québec) J6E 7N3 Dossier : 55-30- 2278 9054-2291 Québec Inc.(Domaine de Lavoie) A/S M.Francis Lavoie 100, Rang De La Montagne Rougemont (Québec) J0L 1M0 Dossier : 55-30- 2277 Nouvelle demande de permis d\u2019entrepôt (bière) aux ?ns de l\u2019agent Nouvelle demande de permis d\u2019entrepôt (cidre) aux ?ns de l\u2019agent.1000-2350 Rue Dickson Montréal (Québec) H1N 3T1 Dossier : 342683 1000-2350 Rue Dickson Montréal (Québec) H1N 3T1 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Appel d\u2019offres public Services professionnels en conception graphique Numéro d\u2019appel d\u2019offres : 1000139 Les documents d\u2019appel d\u2019offres seront disponibles via le système électronique d\u2019appel d\u2019offres www.seao.ca à partir du lundi 17 juin 2019.Pour être validement reçue, toute offre doit être déposée au plus tard le mercredi 10 juillet 2019, à 15 h, au bureau de l\u2019Autorité régionale de transport métropolitain, situé au 700 de la Gauchetière Ouest, bureau 400, Montréal (Québec) H3B 5M2 Appel d\u2019offres public VMP-19-015 \u2013 Place Émilie-Gamelin \u2013 Mise à niveau et travaux correctifs Suite à l\u2019appel d\u2019offres ci-haut mentionné publié dans Le Devoir le 27 mai 2019, avis est par la présente donné que la date d\u2019ouverture des soumissions est reportée au 20 juin 2019.Les soumissions sont demandées et devront être reçues avant 11 h à la date ci-dessus, au comptoir Accès Ville-Marie situé au 800, boulevard De Maisonneuve Est, 17e étage, Montréal H2L 4L8.Fait à Montréal, le 14 juin 2019 Le Secrétaire d\u2019arrondissement Domenico Zambito, avocat Appel d\u2019offres public Catégorie : Exécution de travaux Appel d\u2019offres : 2018-14 Descriptif : Démolition d\u2019un bâtiment sis au 15 833, boulevard Gouin Ouest L\u2019ouverture des soumissions prévue pour le mercredi 19 juin 2019 est reportée au mercredi 26 juin 2019 à 10 h 30 dans les locaux de la Direction des travaux publics, ingénierie et aménagement urbain de l\u2019arrondissement de L\u2019Île-Bizard \u2013 Sainte-Geneviève, 350A, montée de l\u2019Église, L\u2019Île-Bizard.Fait à Montréal, le 14 juin 2019 La secrétaire d\u2019arrondissement substitut, Edwige Noza HELEN ROXBURGH À HONG KONG AGENCE FRANCE-PRESSE Les principaux organisateurs des manifestations de Hong Kong ont appelé jeudi à un nouveau rassemblement dimanche contre le projet de loi sur les extraditions vers la Chine, au lendemain de violents affrontements.Cette annonce augure de nouvelles tensions avec les autorités hongkongaises pro- Pékin qui affichent depuis de nombreuses semaines une inflexibilité à toute épreuve.L\u2019ancienne colonie britannique a été dimanche le théâtre de sa plus importante manifestation depuis sa rétrocession à Pékin en 1997.Elle a connu mercredi ses pires violences de rue depuis cette date, quand la police est intervenue pour chasser la foule rassemblée autour du Conseil législatif («LegCo»), le parlement local.De rares échauffourées ont éclaté jeudi, mais le nombre de protestataires était sans commune mesure.L\u2019exécutif a tenté de calmer le jeu en reportant indéfiniment le débat parlementaire sur le projet de loi qui aurait dû se tenir mercredi.Les Hongkongais redoutent une justice chinoise opaque et politisée, et pensent que cette réforme HONG KONG L\u2019opposition au projet de loi d\u2019extradition continue Une nouvelle manifestation est prévue dimanche nuira au territoire semi-autonome.Les manifestants, qui demandent l\u2019abandon du projet de loi, prévoient un nouveau rassemblement dimanche et une grève générale lundi.La manifestation de dimanche dernier a rassemblé plus d\u2019un million de personnes, selon les organisateurs.Mais de jeunes manifestants, sans leaders désignés, ont été à l\u2019avant-garde des heurts avec la police.Des dizaines de milliers de manifestants ont été dispersés mercredi par la force.La police assure avoir fait preuve de retenue pour se défendre face à des manifestants qui lançaient pavés et barres de métal.Les violences ont fait 79 blessés, dont deux grièvement et ont entraîné 11 arrestations.Pour le Barreau de Hong Kong, la police «a pu outrepasser ses pouvoirs légaux» en faisant un «usage totalement inutile de la force contre des manifestants largement désarmés».Mais Pékin a dit soutenir la gestion des manifestations par les autorités.«Ce n\u2019était pas une manifestation pacifique, mais des émeutes organisées», a déclaré le porte- parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.La discrétion numérique pour déjouer la surveillance étatique Au cours des manifestations des derniers jours, beaucoup de manifestants portaient masques, lunettes, casques ou casquettes pour se protéger du gaz et des balles, mais aussi pour être plus difficiles à identifier.Ceux qui ont accepté de parler à l\u2019AFP ont aussi expliqué avoir coupé la géolocalisation de leurs téléphones portables, renforcé la protection de leurs données personnelles sur leurs appareils et effacé des conversations et photos potentiellement compromettantes des réseaux sociaux.« Cela reflète la terreur que ce gouvernement provoque parmi les citoyens », dénonce une femme de 29 ans, Yau, qui travaille dans l\u2019éducation.Dernièrement, les files d\u2019attente étaient inhabituel- lement longues aux distributeurs de tickets de métro à cause des paiements en liquide, les usagers se méfiant désormais de l\u2019omniprésente carte Octopus, tellement facile à pister\u2026 Dans la ville où WhatsApp régnait jusque-là en maître, les contestataires se sont tournés vers la messagerie cryptée Telegram, qui offre une meilleure cyber- protection et permet à de plus grands groupes de se coordonner.Mais Telegram a annoncé jeudi avoir subi une cyberattaque majeure, en provenance de Chine. A 7 MONDE LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 E N B R E F Soudan : l\u2019ex-président Béchir inculpé pour corruption KHARTOUM \u2014 L\u2019ancien président soudanais Omar el-Béchir, porté au pouvoir par un coup d\u2019État en 1989 puis destitué et arrêté en avril sous la pression de la rue, a été inculpé pour « corruption », a annoncé jeudi l\u2019agence officielle de presse Suna.« Le ministère public annonce avoir terminé toutes les enquêtes concernant l\u2019action [en justice] intentée contre le président déchu Omar el-Béchir par des procureurs anticorruption », a indiqué Suna.Citant un responsable non identifié, l\u2019agence a ajouté que M.Béchir était accusé « de possession de devises étrangères, d\u2019avoir acquis des richesses de façon suspecte et illégale et d\u2019avoir ordonné [l\u2019état] d\u2019urgence ».Agence France-Presse MOHAMED HASNI À DUBAÏ FRANCESCO FONTEMAGGI À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Pétrolier en feu, opérations de sauvetage de dizaines de marins : deux na- vires-citernes, norvégien et japonais, ont été la cible jeudi d\u2019une attaque dans un passage maritime stratégique mondial, ce qui a immédiatement fait grimper les prix du pétrole.Les États- Unis ont accusé sans détour l\u2019Iran d\u2019être « responsable » des attaques contre les deux pétroliers en mer d\u2019Oman, un incident qui fait craindre un nouvel embrasement dans le Golfe.La tension était déjà forte depuis de précédentes attaques, il y a un mois quasiment jour pour jour, contre quatre navires au large des Émirats arabes unis, acte pour lequel Téhéran avait déjà été montré du doigt par Washington.Mais, à l\u2019époque, le gouvernement de Donald Trump avait pris plusieurs jours avant de parvenir à cette conclusion.Jeudi, sa réaction a été immédiate.« Le gouvernement des États- Unis estime que la République islamique d\u2019Iran est responsable des attaques de ce jour en mer d\u2019Oman », a lancé le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, lors d\u2019une allocution solennelle, accusant Téhéran de vouloir empêcher le passage du pétrole par le détroit d\u2019Ormuz pour perturber le marché mondial.Il a évoqué, à l\u2019appui de ses accusations, des informations récoltées par les services de renseignement, « les armes utilisées », les précédentes attaques contre des navires et le fait qu\u2019aucun des groupes alliés de l\u2019Iran dans la région n\u2019ait les moyens d\u2019atteindre « un tel niveau de sophistication ».La marine américaine a vu une mine non ex- plosée sur le flanc d\u2019un des pétroliers, selon un responsable américain, qui n\u2019a toutefois pas été en mesure d\u2019évoquer un lien entre cet engin et l\u2019Iran à ce stade.La coalition dirigée par l\u2019Arabie saoudite qui intervient militairement au Yémen contre les rebelles houthis soutenus par l\u2019Iran a aussi dénoncé une « escalade majeure », mettant aussi en cause, au moins indirectement, le régime iranien.Des précédents suspects L\u2019Iran avait pourtant auparavant exprimé ses « inquiétudes » après des « incidents suspects », indiquant avoir secouru 44 membres d\u2019équipage des deux pétroliers après des appels de détresse.« Le mot \u201csuspicieux\u201d ne suffit pas à décrire ce qui transpire apparemment » de ces « attaques » contre des « navires-citernes liés au Japon survenues » au moment où le premier ministre japonais, Shinzo Abe, rencontrait le guide suprême, l\u2019ayatollah Ali Khame- nei, a réagi sur Twitter le ministre iranien des Affaires étrangères.La région subit depuis plus d\u2019un mois une escalade des tensions entre les États-Unis et l\u2019Iran.Washington, qui ne cesse de durcir ses sanctions économiques et diplomatiques contre Téhéran après avoir claqué la porte il y a un an de l\u2019accord international de 2015 sur le nucléaire iranien, a soudainement multiplié début mai les déploiements militaires au Moyen-Orient, accusant le régime iranien de préparer des attaques « imminentes » contre des intérêts américains.La République islamique a balayé ces accusations tout en menaçant de s\u2019affranchir de certaines restrictions à son programme nucléaire.Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, qui devait se réunir à ce sujet en urgence jeudi, le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheit, a dénoncé « une évolution dangereuse » au Moyen-Orient.Des circonstances encore floues À Oslo, les autorités maritimes ont fait état de trois explosions à bord d\u2019un pétrolier norvégien.Battant pavillon des îles Marshall et propriété du groupe norvégien Frontline, le pétrolier Front Altair a été « attaqué » entre les Émirats et l\u2019Iran « à 6 h 03 locales », ont- elles annoncé dans un communiqué, précisant qu\u2019aucun membre d\u2019équipage n\u2019avait été blessé.Ce navire-ci- terne de 111 000 tonnes est en flammes et des secours sont sur place, ont-elles ajouté.La télévision d\u2019État iranienne Irib a ensuite montré des images spectaculaires d\u2019une épaisse colonne de fumée noire s\u2019élevant du navire.Le second navire, le Kokuka Courageous, un méthanier, a essuyé des tirs, mais l\u2019équipage de 21 membres a été sauvé et sa cargaison de méthanol est intacte, a affirmé son opérateur japonais, Kokuka Sangyo.Malgré son accusation directe, le gouvernement américain n\u2019a annoncé aucune nouvelle mesure de représailles contre Téhéran.Il a même, d\u2019une certaine manière, réitéré son appel au dialogue que venait de repousser le guide suprême iranien.En recevant le premier ministre japonais, l\u2019ayatollah Kha- menei a ainsi rejeté jeudi tout dialogue avec Donald Trump, qui «ne mérite pas qu\u2019on échange des messages avec lui ».Le président des États-Unis a certes estimé sur Twitter qu\u2019il était « trop tôt pour ne serait-ce qu\u2019envisager de trouver un accord».«Ils ne sont pas prêts et nous non plus », a-t-il écrit, après avoir multiplié les appels du pied ces dernières semaines.Mais Mike Pompeo a assuré que Washington souhaitait toujours que Téhéran revienne à la table des négociations « le moment venu ».MOYEN-ORIENT L\u2019attaque de deux pétroliers en mer d\u2019Oman risque d\u2019embraser le Golfe Les États-Unis accusent l\u2019Iran d\u2019être le « responsable » Sarah Huckabee Sanders Souvent interrogée sur les publications Twitter provocatrices ou les sorties agressives de Donald Trump à l\u2019encontre des médias, Sarah Sanders a été critiquée pour ses approximations, voire ses contrevérités, dans certaines de ses réponses Trump affirme accepter de l\u2019aide étrangère contre ses rivaux et fait un tollé WASHINGTON \u2014 Donald Trump était jeudi sous le feu des critiques après avoir affirmé la veille à la chaîne ABC qu\u2019il était prêt à accepter des informations compromettantes d\u2019une puissance étrangère sur ses rivaux, malgré la tempête judiciaire déclenchée par les contacts entre son entourage et Moscou en 2016.« Honteux », « choquant », « une erreur »\u2026 Le président américain a alimenté, avec ses déclarations, les appels des démocrates favorables à l\u2019ouverture d\u2019une procédure de destitution, mais aussi la gêne, voire les critiques, chez de proches alliés républicains.« Mes réponses sont rarement mises en avant dans leur intégralité par les médias de fausses nouvelles », a-t-il publié sur Twitter jeudi, en réponse à la polémique.Agence France-Presse En Algérie, l\u2019ex-premier ministre Sellal écroué ALGER \u2014 L\u2019ancien premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, un proche du président déchu Abdelaziz Boute- flika, a été écroué jeudi après son audition dans le cadre des enquêtes anti- corruption, au lendemain de l\u2019emprisonnement d\u2019un autre ancien chef du gouvernement.M.Sellal a été entendu à la Cour suprême « dans des affaires concernant la dilapidation des deniers publics, d\u2019abus de fonction et d\u2019octroi d\u2019indus privilèges » par un juge d\u2019instruction, qui a ensuite ordonné son placement en détention provisoire à la prison d\u2019El Harrach, dans la banlieue d\u2019Alger, selon l\u2019agence de presse officielle APS.Premier ministre de 2012 à 2017, M.Sellal fut également à quatre reprises le directeur de campagne de M.Boute- flika.Agence France-Presse JEROME CARTILLIER À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE ÉTATS-UNIS La porte-parole de la Maison-Blanche dit au revoir à Trump Pour l\u2019instant, aucun nom n\u2019a été annoncé pour remplacer Sarah Sanders la « guerrière » Donald Trump a annoncé jeudi le départ prochain de Sarah Sanders, porte- parole de la Maison-Blanche, louant la combativité de cette « guerrière », proche collaboratrice depuis la campagne de 2016.Farouche défenseure du président américain en toutes circonstances, cette femme de 36 ans au style direct avait hérité à l\u2019été 2017 du poste prestigieux \u2014 mais très exposé \u2014 de « Press Secretary ».Régulièrement interrogée sur les publications Twitter provocatrices ou les sorties agressives de Donald Trump à l\u2019encontre des médias, elle s\u2019est parfois retrouvée en position délicate et a été critiquée pour des approximations, voire des contre-vérités, dans certaines de ses réponses.Dans une Maison-Blanche au fonctionnement souvent chaotique, elle faisait partie du premier cercle du président, toujours très présente à ses côtés.Depuis plusieurs mois, elle avait abandonné la tradition du point de presse quotidien dans la salle de presse de la Maison-Blanche, lui préférant des séances de questions / réponses improvisées et souvent cacophoniques, à l\u2019image de celles dont raffole le milliardaire républicain.« Notre merveilleuse Sarah Sanders quittera la Maison-Blanche et rentrera chez elle dans l\u2019État de l\u2019Arkansas à la fin du mois », a gazouillé M.Trump, sans donner la moindre indication sur le nom de celui ou de celle qui pourrait la remplacer.L\u2019ex-magnat de l\u2019immobilier a ajouté espérer qu\u2019elle soit un jour candidate à la fonction de gouverneur de cet État, un poste qu\u2019a occupé son père, Mike Huckabee.Peu après, à l\u2019occasion d\u2019une cérémonie sur la réforme de la justice, M.Trump lui a rendu un hommage particulièrement appuyé, ce qui est plutôt rare de la part d\u2019un président en froid avec nombre de ses anciens collaborateurs.Disant, des larmes dans la voix, sa fierté d\u2019avoir travaillé pour Donald Trump, Sarah Sanders a assuré qu\u2019elle resterait l\u2019un de ses soutiens les plus « loyaux ».Et s\u2019est dite convaincue que le milliardaire remporterait la présidentielle de 2020 et qu\u2019il avait, par conséquent, encore « six années incroyables » devant lui à la Maison-Blanche.Les Américains ont découvert Sarah Sanders dès les débuts du gouvernement de Donald Trump, en tant qu\u2019adjointe du porte-parole Sean Spi- cer.Petite, elle baignait déjà dans la politique grâce à son père, dont elle fut la directrice de campagne lors de la primaire républicaine pour la présidentielle de 2016, avant de rejoindre l\u2019équipe de Donald Trump.Sarah Sanders évoquait régulièrement sa foi.Interrogée sur le comportement et le langage du président sur Twitter, elle avait ainsi répondu : « En tant que croyante, nous n\u2019avons qu\u2019un seul modèle parfait, Dieu\u2026 Personne n\u2019est parfait, un seul l\u2019est.» Boris Johnson, fervent défenseur du Brexit, est arrivé largement en tête, jeudi, du premier tour des votes pour élire le chef du Parti conservateur britannique qui succédera à la première ministre Theresa May, loin devant les six autres candidats encore en lice.GLYN KIRK / AGENCE FRANCE-PRESSE Boris Johnson en tête pour succéder à Theresa May Attentats en Nouvelle- Zélande : l\u2019accusé plaide non coupable CHRISTCHURCH \u2014 L\u2019homme accusé d\u2019avoir tué 51 personnes dans deux mosquées de Christchurch, en Nou- velle-Zélande, le 15 mars, a plaidé non coupable.L\u2019Australien de 28 ans a comparu vendredi devant la Haute Cour de Christchurch.Il fait face à 51 chefs d\u2019accusation de meurtre, 40 chefs de tentative de meurtre et à une accusation de terrorisme.Il a comparu par vidéoconférence alors qu\u2019il se trouvait dans la prison à sécurité maximale d\u2019Auckland où il est détenu.L\u2019accusé a eu un sourire moqueur lorsque son avocat a plaidé non coupable en son nom, mais n\u2019a pas montré d\u2019émotion pendant le reste de la comparution ni tenté de parler.Le juge Cameron Mander a prévu un procès de six semaines à partir de mai 2020.The Associated Press LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin a protectrice du citoyen, Marie Rinfret, a rendu public un rapport accablant sur le traitement accordé par le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ) à l\u2019agronome Louis Robert, un lanceur d\u2019alerte du ministère qui avait dénoncé la mainmise de l\u2019industrie des pesticides sur le Centre de recherche sur les grains (CEROM), un organisme qui est largement subventionné par l\u2019État et dont l\u2019indépendance des chercheurs doit être assurée.Le rapport révèle que le MAPAQ et sa responsable du suivi des divulgations (RSD) ont à plusieurs reprises violé la Loi facilitant la divulgation d\u2019actes répréhensibles à l\u2019égard des organismes publics, une loi censée garantir que l\u2019identité des lanceurs d\u2019alerte est jalousement préservée afin qu\u2019ils ne subissent pas de représailles.La protectrice du citoyen a qualifié ces accrocs de « manquements majeurs ».Hier, le ministre de l\u2019Agriculture, André Lamontagne, a annoncé la démission du sous-ministre, Marc Dion ; en fait, le fonctionnaire ne fait que devancer quelque peu sa retraite.Pour sa part, la RSD, Geneviève Masse, qui occupait le poste de secrétaire générale du MAPAQ, a reçu une promotion et a été nommée sous-ministre adjointe.La protectrice du citoyen a précisé en conférence de presse que ces manquements ont été faits « en toute bonne foi », ce qui, en soi, n\u2019a rien de rassurant.Cette affaire est franchement rocambolesque.Comme le veut la loi sur les divulgations, l\u2019agronome Louis Robert s\u2019est adressé à la responsable du ministère en octobre 2017 pour dénoncer une situation qu\u2019il jugeait contraire à l\u2019intérêt public.Mme Masse a confié le dossier à la responsable de l\u2019éthique du ministère, ce qu\u2019elle ne devait pas faire, tout en révélant l\u2019identité du divulgateur au sous-ministre, sa loyauté envers son supérieur passant avant le respect de la loi, tout en l\u2019informant de la teneur du dossier et, au fur et à mesure, de son avancement.Louis Robert a été informé que sa dénonciation n\u2019était pas recevable parce qu\u2019aucun acte répréhensible n\u2019avait été constaté.Il n\u2019a pu prendre connaissance des raisons qui ont amené la responsable à arriver à cette conclusion, le sous- ministre refusant qu\u2019on lui remette le rapport d\u2019analyse.Estimant qu\u2019on cherchait à cacher des choses, le lanceur d\u2019alerte, qui avait perdu confiance dans le processus, a choisi de s\u2019adresser aux médias.Le sous-ministre a ensuite lancé une enquête sur la fuite et la responsable, qui devait pourtant garder pour elle toute information sur la divulgation, s\u2019est empressée de déballer son sac devant les enquêteurs.Hier, le ministre Lamontagne indiquait qu\u2019on avait offert à Louis Robert, congédié en janvier, de réintégrer son poste au ministère.Le MAPAQ s\u2019est évertué à corriger la situation exposée par Louis Robert, comme quoi sa dénonciation n\u2019était aucunement frivole.En guise de parade, le ministère a fait valoir à la protectrice du citoyen que « le fait qu\u2019aucun acte répréhensible n\u2019avait été commis au sens de la loi ne signifie pas nécessairement qu\u2019une situation dénoncée ne mérite aucune attention ».La belle affaire ! N\u2019eût été de la dénonciation, il est loin d\u2019être sûr que le MAPAQ aurait agi.D\u2019ailleurs, des dizaines de chercheurs avaient démissionné du CEROM sans que le sous-ministre lève le petit doigt.Manifestement, il y a quelque chose qui cloche dans la loi et dans l\u2019interprétation qu\u2019on peut donner à ces « actes répréhensibles », qui comprennent, pourtant, les manquements graves à l\u2019éthique et à la déontologie, ainsi que les cas graves de mauvaise gestion.Ce qui s\u2019est passé au CEROM est de cet ordre.L\u2019affaire fait l\u2019étalage d\u2019une profonde ignorance de la loi, « en toute bonne foi », nous dit Marie Rinfret.La responsable des divulgations aurait dû remettre le dossier à la protectrice du citoyen, une possibilité que lui offrait la loi.Il nous semble que le dénonciateur aurait dû faire de même.Ce cafouillage n\u2019est certes pas de nature à encourager d\u2019éventuels lanceurs d\u2019alerte à dénoncer les abus dont ils seraient témoins compte tenu des risques pour « leur réputation personnelle et leur crédibilité professionnelle », pour reprendre les mots de Marie Rinfret.Le cas du MAPAQ n\u2019est pas unique, selon le rapport de la protectrice du citoyen, qui a « constaté de manière récurrente des [problèmes] » alors que des responsables des divulgations peuvent « se sentir en situation de conflit de loyauté ».Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, s\u2019est engagé, jeudi, à déposer cet automne un projet de loi pour modifier cette loi bancale.Nous ne pouvons que l\u2019encourager en ce sens.Francis Charlebois Chargé de cours et doctorant en sciences de l\u2019éducation, Université du Québec à Rimouski Katryne Ouellet Chargée de cours et doctorante en sciences de l\u2019éducation, Université du Québec à Trois-Rivières En cette fin d\u2019année scolaire, nous sommes sidérés de voir de quelle façon l\u2019idée du Lab-École est passée, en peu de temps, d\u2019une réflexion collective visant à penser les écoles de demain à un « lobby » du mieux-être de nos écoles et, par extension, de l\u2019éducation de nos enfants.De surcroît, de voir l\u2019opportunisme avec lequel de multiples dirigeants(e)s et partenaires se mobilisent sans trop se questionner sur ce projet nous sidère encore plus.Nous avons parfois l\u2019impression que c\u2019est pour la photo ! À la suite de l\u2019écoute d\u2019une entrevue accordée à Radio-Canada par les membres fondateurs du Lab- École, Pierre Lavoie, Ricardo Lar- rivée et Pierre Thibeault, de la lecture de leur récente publication « Penser l\u2019école de demain », ainsi que de la consultation de leur site Internet (lab-ecole.com), voici en quoi nous pensons être en pleine dérive idéologique avec cette idée du Lab-École.D\u2019une part, une brève analyse du discours des fondateurs laisse entrevoir un glissement important dans leur argumentaire visant à rallier la majorité à leur cause.Alors que, parfois, le triumvirat se contente bien de proposer un «nouveau» modèle de conception des écoles, d\u2019autres fois, il va plus loin en suggérant que ces rénovations conduiront nécessairement à l\u2019usage de pédagogies innovantes et différenciées par les enseignant(e)s.Croire que créer des ruelles d\u2019apprentissage ainsi que des espaces de collaboration en Le douloureux reflet de notre fragilité Si on permet que des signes ostentatoires soient portés par des personnes, on pourrait aussi permettre que des crucifix s\u2019installent », nous expliquait doctement Guy Rocher en commission parlementaire sur le projet de loi sur la laïcité.C\u2019est vrai qu\u2019un symbole aussi fort de don de soi, de sacrifice et d\u2019amour a de quoi faire frémir.Permettons-nous alors une question toute simple : hormis des représentations de Jésus cloué au gibet, qu\u2019est-ce qui met réellement en péril l\u2019éducation nationale ?Les tableaux blancs abrutissants dans toutes les classes ?Les cours de récré décorées d\u2019asphalte craqué, avec un seul ballon de soccer pour 75 enfants ?Le fait que ce soit aussi facile d\u2019entrer au baccalauréat en enseignement que de pénétrer dans un Costco un mardi après-midi pour s\u2019acheter un parasol ?Bien sûr, rien de tout cela.Pour notre plus célèbre sociologue, les menaces sont à chercher du côté de Rachida, Latifa et sœur Gertrude.Je ne partage pas cette crainte.D\u2019abord parce qu\u2019une distinction s\u2019impose entre l\u2019institution et les personnes qui y œuvrent.Ensuite, parce que la neutralité de l\u2019État comprise comme une absence d\u2019expression dans les institutions et dans l\u2019espace public est, en soi, contradictoire ; elle est, Le Lab-École, une fausse bonne idée LIBRE OPINION LETTRES LANCEURS D\u2019ALERTE Une loi bancale à revoir L ÉDITORIAL A 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu avoir pour intention de mesurer les effets positifs du Lab-École après sa première année d\u2019ouverture seulement, ce qui nous apparaît pour le moins illusoire et marquant en matière de méconnaissance de la recherche dans le champ des sciences de l\u2019éducation.Plus encore, il est possible de constater que la participation de chercheurs au projet dans ce champ se fait rare, alors que les membres fondateurs du Lab-École ont comme ambition de réunir toutes les personnes concernées autour de la table.Ces deux points nous apparaissent particulièrement problématiques dans la mesure où ils incitent à penser aisément que tous, étant parents ou ayant une « voix », peuvent s\u2019improviser experts, ou plutôt chercheurs en sciences de l\u2019éducation, nuisant ainsi gravement à la crédibilité de ce champ de recherche.Pour tout dire, en cette fin d\u2019année scolaire où nous avons pu voir évoluer l\u2019idée du Lab-École, notre constat face au discours du triumvirat en est malheureusement un de dérive idéologique ou, pour le dire plus franchement, d\u2019éparpillement, de poudre aux yeux et d\u2019utopie dévoyée.plaçant des tables à des endroits stratégiques fera en sorte que les enseignant(e)s changeront du jour au lendemain leurs pratiques est un leurre.Nous croyons que le gouvernement et, même, les membres fondateurs du Lab-École, connus du grand public et ayant une «voix », devraient commencer par se préoccuper des conditions de travail des enseignant(e)s avant de croire que l\u2019architecture et le mobilier feront toute la différence en éducation.Certes, les connaissances issues de la recherche le démontrent bien ; les élèves réussissent mieux dans une école lumineuse.Cependant, la luminosité ne doit pas uniquement provenir de l\u2019extérieur, mais aussi de tout le personnel de l\u2019école.S\u2019improviser experts D\u2019autre part, le triumvirat affirme Croire que créer des ruelles d\u2019apprentissage ainsi que des espaces de collaboration en plaçant des tables à des endroits stratégiques fera en sorte que les enseignant(e)s changeront du jour au lendemain leurs pratiques est un leurre 7 juin 2019, m\u2019a touchée, car j\u2019ai accompagné ma mère lors de plusieurs séjours à l\u2019hôpital.Je me souviens d\u2019un moment particulier où, très malade et déprimée, elle était souvent en larmes, de douleurs physiques et morales.Je sentais qu\u2019elle avait besoin de plus que mes mots, ma présence.Je sentais qu\u2019il y avait un besoin spirituel à combler, et je ne réussissais pas à le faire, trop proche en émotions et en sentiments pour maman.J\u2019ai donc contacté le service spirituel de l\u2019hôpital Maisonneuve- Rosemont, pensant qu\u2019il pourrait offrir ce que je ne me sentais pas capable de donner à ce moment.À ma demande, et lorsque j\u2019ai dit que maman ne pouvait se déplacer, on a opposé un « non » catégorique.L\u2019intervenant ne se déplace pas dans les chambres, ce sont les patients qui doivent se rendre à son local.Dans un hôpital où une bonne partie des patients ne sont pas en mesure de bouger de leur chambre, voire de leur lit ! Moi, qui me tiens loin de la religiosité, je me suis surprise à m\u2019ennuyer de l\u2019aumônier qui se déplaçait de chambre en chambre pour écouter ou prier avec les malades\u2026 Je n\u2019ai jamais compris cette façon de faire du service spirituel de l\u2019hôpital, et par la suite, chaque fois que je passais devant leur bureau, je ne voyais plus qu\u2019un espace administratif comme tant d\u2019autres, froid et sans compassion.J\u2019espère que Marco ne se limitera pas à ses quatre murs et ira vers ceux et celles qui ont tellement besoin, dans les chambres des hôpitaux.Diane Dufour Pointe-aux-Trembles, le 9 juin 2019 dans les faits, un parti pris pour l\u2019athéisme d\u2019État.Enfin, ce qui pose problème, à mon sens, c\u2019est bien davantage la vulnérabilité de la culture d\u2019accueil \u2014 la nôtre \u2014 face à ses nouveaux arrivants au bagage culturel si riche ! À bien des égards, il me semble que c\u2019est la richesse d\u2019autrui qui nous pétrifie.On tremble parce que cette richesse nous reflète notre grande pauvreté, notre culture fastfoodi- sée et walmartifiée, nos familles fragmentées, nos écoles soumises au culte de la technolâtrie.Ainsi, les principales menaces à la cohésion nationale se cachent du côté du déficit de transmission culturelle, de l\u2019hégémonie de la société de consommation qui réduit les citoyens au titre de consommateurs, et de la précarité des structures familiales comme lieux premiers d\u2019éducation.Légiférer pour tenter de résorber un malaise historique et culturel me semble maladroit et contre-productif.Ouvrir un chantier de réconciliation historique avec nous-mêmes et de guérison de notre mémoire nous permettrait non seulement d\u2019accueillir à bras ouverts, mais aussi de compléter l\u2019embrassade en intégrant les nouveaux arrivants à une culture et à une histoire pleinement assumées.Antoine Malenfant, rédacteur en chef, Le Verbe Le 12 juin 2019 À l\u2019écoute à l\u2019hôpital La chronique «Tout nu dans l\u2019écoute» d\u2019Aurélie Lanctôt, publiée dans l\u2019édition du vendredi ROBERT DUTRISAC Manifestement, il y a quelque chose qui cloche dans la loi et dans l\u2019interprétation qu\u2019on peut donner à ces « actes répréhensibles » qui comprennent, pourtant, les manquements graves à l\u2019éthique et à la déontologie ainsi que les cas graves de mauvaise gestion A 9 IDÉES LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné Adjoints Jean-François Nadeau, Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.La paille et l\u2019éléphant À mesure que l\u2019angoisse climatique s\u2019intensifie, j\u2019assiste fréquemment à des conversations sur l\u2019environnement qui prennent des airs de combats de coqs : qui fera la meilleure preuve de sa vertu environnementale ?« Non, merci, la viande d\u2019épicerie, j\u2019ai arrêté.» « Les vêtements neufs, c\u2019est fini pour moi.Sinon, j\u2019achète seulement du design local.» « Oui, je ne fais mon épicerie qu\u2019en vrac avec des bocaux de verre.» « Même le vin, je ne l\u2019achète que biologique, nature, certifié machin.» Chacun débite ses gestes verts comme s\u2019il participait à un encan.La surenchère est parfois grotesque.Il ne s\u2019agit évidemment pas de dénigrer l\u2019affaire.Après tout, j\u2019en suis : le végétarisme, les fruits et légumes de saison, le vélo à l\u2019année, les pots en verre, les biens d\u2019occasion, des vêtements aux meubles.Par conviction, bien sûr, mais, il faut l\u2019admettre, la frugalité est aussi devenue une marque de distinction.Du genre : posséder un sac de courses du New Yorker et aspirer à la simplicité volontaire.On voit tout de suite à quel univers social cela renvoie.Un univers imprégné d\u2019une conscience politique et d\u2019une sensibilité environnementale sincères, mais aussi, et peut-être même avant tout, marqué par un accès relativement aisé aux ressources de subsistance.Qu\u2019à cela ne tienne, il est de bon ton de prouver ses aspirations à la carboneutralité.Moins souvent, toutefois, aborde-t-on la difficile question de la démocratisation de la transition écologique ou l\u2019institutionnalisation de la résilience des collectivités face aux perturbations climatiques.Chacun se contente de surveiller ses mœurs, signalant ainsi un engagement actif dans la réduction de son empreinte écologique.Cette disposition gagne vraisemblablement en popularité, mais les sensibilités écologiques ont aussi tendance à déserter le terrain politique pour s\u2019installer sur celui de la morale.Pourtant, cet enjeu est plus chargé politiquement que jamais, alors que même les délires d\u2019abstraction de la haute finance se heurtent à la finitude de l\u2019espace terrestre: les marchés financiers, apprenait-on hier, identifient maintenant la crise écologique comme un «risque systémique».Le capitalisme financier se découvre cannibale.Et le commun des mortels, relégué à l\u2019impuissance, pose de petits gestes verts comme un rituel apaisant.On fait la liste des actions scrupuleuses, pour se sentir en contrôle dans un monde qui se dérègle.Depuis qu\u2019une pauvre tortue souffrant d\u2019en avoir une coincée dans la narine a ému le monde entier, la paille de plastique cristallise à la fois l\u2019anxiété environnementale et une concrète occasion de faire mieux.Mais tout comme répudier la paille de plastique dans son verre est une marque de distinction, sa mise au ban à grande échelle, proposée cette semaine par le gouvernement de Justin Trudeau, est aussi une affaire d\u2019image.Le premier ministre fait certainement œuvre utile avec cette promesse, mais cela ne suffit certainement pas à faire oublier le soutien de son gouvernement à Trans Mountain, ni son indulgence en général l\u2019égard de l\u2019industrie des hydrocarbures.C\u2019est « l\u2019éléphant dans la pièce » que les économies libérales sont incapables de mettre à la porte.Et c\u2019est aussi le berceau de l\u2019anxiété que chacun tente d\u2019apaiser en posant de petits gestes verts.Une militante environnementale américaine signait cette semaine un texte intrigant dans le magazine Vox, intitulé « I work in the environmental movement.I don\u2019t care if you recycle ».Elle y expose la tendance curieuse qu\u2019ont les gens à lui « confesser » leurs « péchés environnementaux » ou, à l\u2019inverse, à lui faire l\u2019étalage de leurs gestes verts, comme s\u2019ils cherchaient une absolution.« Fight the oil and gas industry », proposait-elle plutôt, déplorant que l\u2019angoisse et la honte inhibent l\u2019esprit de révolte.Pour elle, il s\u2019agit d\u2019une victoire pour les industries les plus polluantes \u2014 rappelons que 100 entreprises sont responsables de 71 % des émissions globales depuis 1980 \u2014 qui plongent les gens dans des situations de dépendance, tout en leur faisant porter l\u2019odieux des changements climatiques.Une stratégie perverse, par laquelle le citoyen, envisagé principalement comme un consommateur, est écrasé par la culpabilité et découragé de l\u2019action politique.En faisant des promesses qui visent à modifier une offre de produits aux consommateurs, tout en continuant de cautionner l\u2019exploitation des hydrocarbures, le gouvernement de Justin Trudeau, bien qu\u2019il s\u2019en défende, reproduit ce schéma stérile.Bien sûr, si l\u2019interdiction des produits de plastique à usage unique se concrétise, il s\u2019agira d\u2019une bonne chose.Mais l\u2019éléphant restera confortablement assis dans la pièce et le citoyen demeurera prisonnier d\u2019un mode d\u2019exploitation économique qui l\u2019humilie et le culpabilise sans cesse, tout en fragilisant ses conditions de vie.AURÉLIE LANCTÔT Gabriel Laurence-Brook Coordonnateur du SENSÉ (Solution étudiante nationale pour un scrutin équitable) Le caucus de la Coalition avenir Québec (CAQ) se retrouve dans un profond dilemme qui, aussi prévisible soit-il, n\u2019en demeure pas moins des plus épineux : faut-il aller de l\u2019avant avec la réforme du mode de scrutin en 2022 et honorer la promesse faite aux élections, tout en sachant que cette réforme mettrait un terme à la longue histoire de gouvernements majoritaires élus avec une minorité des voix ?Du point de vue du bien commun, il est évident que la réforme serait souhaitable principalement pour cette même raison : changer la dynamique structurelle du système politique pour qu\u2019il reflète fidèlement la volonté des électeurs et qu\u2019il nourrisse l\u2019émergence de consensus négociés plutôt que la partisanerie à outrance qui nourrit le cynisme et le désabusement.Dans les mots de François Legault, prononcés le 7 avril 2018, la réforme serait « le plus grand changement qui pourrait survenir dans les prochaines années, parce qu\u2019avec la proportionnelle mixte, les partis vont devoir se parler ».Il s\u2019agirait d\u2019un changement historique, comme l\u2019avait été la loi 2 du gouvernement de René Lévesque, qui avait notamment interdit les dons aux partis politiques par les compagnies privées et les groupes de pression.Cette loi, dont Lévesque lui-même disait qu\u2019elle justifiait à elle seule toute sa carrière politique, constitue un legs inestimable qui a rendu notre démocratie structurellement plus imperméable à sa manipulation par des intérêts particuliers \u2013 il n\u2019y a qu\u2019à nous comparer avec nos voisins du sud pour constater toute la valeur démocratique de cet héritage.Proposition plus inusitée, la réforme pourrait aussi se révéler profondément bénéfique pour la CAQ, ce parti qui souhaite incarner un renouvellement de la façon de faire de la politique et le service de l\u2019intérêt supérieur du Québec, à l\u2019écart des vieilles chicanes partisanes.Mener à terme rapidement la réforme du mode de scrutin serait le moyen le plus efficace d\u2019envoyer un signal clair en ce sens : si les paroles ne valent rien, les actes, eux, révèlent les vraies valeurs de ceux qui les posent, surtout lorsqu\u2019ils comportent un coût.Héritage de René Lévesque En mettant de côté ce que certains de ses députés perçoivent comme leur intérêt électoral à court terme au profit d\u2019une avancée démocratique historique, la CAQ pourrait s\u2019inscrire dans l\u2019histoire et se revendiquer de l\u2019héritage du plus grand démocrate que nous ayons connu, René Lévesque, qui avait écrit de sa propre main un projet de loi pour mettre en place une proportionnelle mixte, qui, dans ses mots, « permettrait enfin de réaliser le mieux possible le difficile mais nécessaire mariage d\u2019une très convenable stabilité gouvernementale avec le minimum vital de respect que réclame la démocratie ».Un acte aussi puissant d\u2019affirmation de la raison d\u2019État ne pourrait qu\u2019intimer un profond respect de tous, par- delà les allégeances politiques, et aurait tôt fait de consacrer la CAQ comme véritable parti de gouvernance, qui a plus que tout à cœur l\u2019intérêt supérieur de la nation.François Legault lui-même, en convainquant son caucus de respecter sa promesse, mériterait à juste titre une place dans le panthéon des grands bâtisseurs de la démocratie québécoise.Enfin, la mise en place rapide de la réforme éviterait à la CAQ de subir le même sort que le PQ, le PLQ et le PLC, c\u2019est-à-dire de finir par subir les affres du mode de scrutin actuel après avoir renoncé à le réformer, en pensant que ça nuirait à leur réélection majoritaire à court terme.Parlez-en aux libéraux de Justin Trudeau, qui, surfant sur l\u2019euphorie postélectorale de leur gouvernement majoritaire, ont mis de côté la réforme en pensant que rien n\u2019empêcherait leur réélection, et qui déchantent aujourd\u2019hui devant une défaite probable.La preuve, comme toujours, que la conjoncture politique est extrêmement volatile et qu\u2019il vaut mieux pour la CAQ miser sur une stratégie gagnante à long terme, comme la réforme vers un mode de scrutin qui ne donnerait plus d\u2019avantage indu à quiconque, plutôt que sur une réélection à court terme qui pourrait ne pas se matérialiser.À défaut, le non-respect de la promesse de la CAQ risque d\u2019envoyer le message qu\u2019elle est un parti comme les autres, ayant vendu du rêve avant de mettre ses réformes de côté par intérêt partisan.De même, le report de la réforme après 2022, la rendant conditionnelle aux résultats de la prochaine élection et possiblement à la tenue d\u2019un référendum, revient à la remettre aux calendes grecques et risque d\u2019éprouver la confiance d\u2019électeurs qui y verront la trahison d\u2019une promesse.L\u2019heure de vérité a donc sonné pour la CAQ : fera-t-elle l\u2019histoire ou devien- dra-t-elle un de ces vieux partis qu\u2019elle a tant décriés ?QUÉBEC Réformer le mode de scrutin et s\u2019inscrire dans l\u2019histoire Le non-respect de la promesse de la CAQ risque d\u2019envoyer le message qu\u2019elle est un parti comme les autres, ayant vendu du rêve avant de mettre ses réformes de côté par intérêt partisan Diane Bellemare Sénatrice et économiste L\u2019heure est venue de jeter un regard nouveau sur la Loi sur la Banque du Canada, qui a reçu la sanction royale le 3 juillet 1934, c\u2019est-à-dire il y a 85 ans.Même si elle a évolué au fil des ans, la loi doit être révisée.Le mandat de la Banque doit être élargi afin d\u2019y ajouter l\u2019objectif du plein-emploi.C\u2019est le message que j\u2019ai livré au Sénat le 30 avril dernier dans le cadre d\u2019une interpellation.La loi contient principalement des articles organisationnels et opérationnels, ainsi qu\u2019un préambule qui explique les raisons de sa création.Ce préambule énonce que la Banque doit favoriser la « prospérité économique et financière du Canada ».Il s\u2019agit d\u2019un mandat à portée très vaste.La loi n\u2019énonce pas le mandat précis de la Banque et ne mentionne pas les ententes quinquennales que celle-ci conclut avec le gouvernement.Elle n\u2019inclut pas non plus d\u2019obligations de reddition de compte.Il n\u2019est donc pas déraisonnable de revoir la Loi sur la Banque du Canada.Après tout, nous sommes en 2019.Lorsqu\u2019elle a été créée, la Banque s\u2019employait principalement à protéger la valeur du dollar canadien et à assurer la stabilité du système financier.Mais, au fil des ans, la stabilité des prix est devenue la principale préoccupation de la politique monétaire.Rappelons-nous la stratégie monétariste agressive de lutte contre l\u2019inflation adoptée entre les années 1976 et 1990.Elle a contribué à maintenir des taux d\u2019intérêt et un taux de chômage très élevés.À cette époque, il n\u2019était pas rare de voir des taux hypothécaires à 20 % et des taux de chômage de plus de 10 % dans de nombreuses provinces.Depuis 1991, la Banque signe avec le gouvernement des ententes quinquennales pour fixer la cible d\u2019inflation.Depuis la crise financière de 2008, la politique monétaire du Canada vise à soutenir la croissance des emplois et la stabilité des prix.Mais le mandat officiel de la Banque demeure uniquement la stabilité des prix.Si la Banque du Canada prend en compte l\u2019emploi, pourquoi ne pas l\u2019affirmer officiellement ?La stratégie actuelle équilibrée et responsable de la Banque du Canada mérite d\u2019être inscrite dans la loi ainsi que dans l\u2019entente quinquennale sur les cibles d\u2019inflation que la Banque conclut avec le gouvernement.En adoptant officiellement un double mandat, nous nous assurerons que l\u2019approche responsable actuelle de la Banque perdure.Ailleurs dans le monde Ce changement serait conforme à ce qui s\u2019est fait dans d\u2019autres pays.Par exemple, depuis 1977, la politique monétaire des États-Unis poursuit un mandat que les économistes appellent un « mandat dual » : la promotion de la stabilité des prix, d\u2019une part, et de l\u2019emploi maximum, d\u2019autre part.En Australie, le Reserve Bank Act établit également que la banque centrale doit poursuivre un objectif de plein-emploi et de stabilité des prix.Récemment, la Nouvelle-Zélande a révisé le mandat de sa banque centrale afin d\u2019inclure l\u2019objectif de l\u2019emploi maximum.Ces pays prévoient également des obligations de transparence dans leur législation.En mai 2018, suivant l\u2019initiative du professeur Mario Seccareccia, plus de 60 économistes canadiens ont signé une lettre à l\u2019intention du ministre des Finances, Bill Morneau, lui demandant de modifier la Loi sur la Banque du Canada pour élargir son mandat afin de poursuivre un objectif d\u2019emploi maximum et productif.Ces économistes ont aussi demandé au ministre des Finances d\u2019ajouter une disposition à la loi pour imposer des obligations de transparence.Les raisons à l\u2019origine de cette lettre sont étayées par des faits et la recherche.L\u2019inflation n\u2019est plus le problème d\u2019il y a 40 ans, alors que les banques centrales considéraient qu\u2019il s\u2019agissait de l\u2019ennemi numéro un.Ces économistes partagent le point de vue exprimé par deux anciens présidents de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen et Ben Bernanke, ainsi que par le président actuel, Jerome H.Powell, lors de la réunion annuelle de l\u2019American Economic Association tenue le 4 janvier 2019.Ils y affirmaient qu\u2019un compromis entre l\u2019inflation et l\u2019emploi n\u2019était plus considéré comme un problème.Par conséquent, il n\u2019est plus nécessaire d\u2019atteindre la stabilité des prix au détriment de l\u2019emploi.Aujourd\u2019hui, le Canada fait face à de nombreux autres défis économiques, dont les risques associés au ralentissement de la croissance, à l\u2019automatisation, aux changements climatiques, au protectionnisme et à l\u2019accroissement des inégalités de revenu.La politique monétaire peut aider à atténuer ces problèmes urgents si la banque centrale du Canada est pourvue d\u2019un double mandat.En adoptant officiellement un double mandat, la Banque rassurerait les Canadiennes et les Canadiens sur le fait que sa politique monétaire vise vraiment à promouvoir « le bien-être économique et financier du Canada ».La Loi sur la Banque du Canada a besoin d\u2019être révisée La Loi sur la Banque du Canada aura bientôt 85 ans.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE Les industries les plus polluantes \u2014 rappelons que 100 entreprises sont responsables de 71 % des émissions globales depuis 1980 \u2014 plongent les gens dans des situations de dépendance, tout en leur faisant porter l\u2019odieux des changements climatiques LEDEVOIR // LE VENDREDI 14 JUIN 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES 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Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.ISABELLE PORTER À PETITE-RIVIÈRE-SAINT-FRANÇOIS LE DEVOIR F ace au mégaprojet de Club Med dont on lance officiellement les travaux cette semaine, Petite-Rivière-Saint- François doit vivre avec deux angoisses contradictoires : celle de perdre sa tranquillité et celle de tout simplement mourir.« Je dirais que, dans Charlevoix, c\u2019est peut-être le village le plus isolé », note Serge Gauthier, le président de la société d\u2019histoire de la région.Campés sur une mince langue de terre entre le fleuve et la base de la montagne, Pe- tite-Rivière et ses quelque 800 habitants sont reliés au reste du monde par une seule route.Pour s\u2019y rendre, il faut descendre l\u2019une des côtes les plus abruptes de Charle- voix.C\u2019est en bonne partie ici que Bernard Émond a tourné l\u2019un de ses films les plus empreints de silence (La Neuvaine) et que Gabrielle Roy avait acquis un chalet pour pouvoir écrire en paix.Mais c\u2019est également ici que Club Med a choisi d\u2019implanter son premier complexe au Canada.Dans un cul- de-sac au bout de la grande pointe du village.En attendant l\u2019ouverture, prévue pour décembre 2020, le p.-d.g.de l\u2019entreprise franco-chinoise, Henri Giscard D\u2019Estaing, viendra en personne lancer officiellement le chantier de construction ce vendredi.Pour le maire de Petite-Rivière, Gérald Maltais, « c\u2019est un moment important ».Le politicien montre au loin les immenses grues qui s\u2019activent dans le paysage.Une fois fini, l\u2019hôtel Club Med Québec Charlevoix comptera 302 chambres réparties dans trois pavillons et sur 8 étages.Le groupe espère attirer 50 000 touristes par an.Le maire défend le projet depuis le début.« Il faut aller de l\u2019avant, créer de l\u2019effervescence à Petite-Rivière, de l\u2019achalandage », dit-il, en soulignant que la population du village vieillit.« Si on n\u2019a pas le Massif et le Club Med, on va attirer les gens comment ?Avec les paysages ?» Malgré tout, pour l\u2019instant, le développement du centre de ski et l\u2019arrivée annoncée du Club Med n\u2019ont attiré au village aucun commerce.« Ça ne cogne pas aux portes présentement», concède le maire.Est-ce que la venue du Club Med va favoriser un essor commercial au village ?« On espère que oui, dit Gérald Maltais, mais je n\u2019en suis pas convaincu.» Le dépanneur sauveur La fermeture du seul dépanneur du village il y a deux ans a privé la communauté de son unique commerce.Depuis, l\u2019achat de la moindre pinte de lait nécessite un voyage en haut de la côte en voiture, vers Saint-Tite-des-Caps ou Baie-Saint-Paul, à 20 minutes de route.Or le vent a tourné il y a quelques jours quand un nouveau dépanneur a ouvert au même endroit que l\u2019ancien, avec en prime une pompe à essence.Toutefois, la municipalité a dû promettre 20 000 $ en subvention, juste pour cette année, afin que le projet se réalise.La MRC, elle, a consenti 87 000 $.« On est vus comme des sauveurs », explique la nouvelle propriétaire, Lison Harrisson, qui n\u2019est pas du coin.L\u2019arrivée du Club Med a-t-elle joué dans sa décision ?Pas vraiment, explique la dame qui réside près de Québec.Elle souligne toutefois que les travailleurs du chantier comptent parmi ses clients.« On a la flotte de camions aussi qui viennent prendre de l\u2019essence.» Au bout du village, Simon Simard trouve pour sa part que le passage des camions est plutôt agaçant.Propriétaire d\u2019une maison dans le bas de la côte, il se plaint du bruit.«C\u2019est comme ça depuis l\u2019installation des grues l\u2019année passée.» TOURISME Perdre son âme ou mourir À l\u2019agonie, un village de Charlevoix se résigne à sacrifier sa tranquillité en échange d\u2019une manne touristique incertaine Moins loquace, l\u2019un de ses voisins n\u2019a pas voulu donner d\u2019entrevue.« Le Club Med, c\u2019est pas pour moi », a-t-il simplement lancé entre deux couches de peinture sur sa galerie.Quand le projet a débuté, vers 2005, bien avant que Club Med n\u2019entre en scène, le promoteur québécois du projet, Daniel Gauthier, disait vouloir réinventer le tourisme et construire un « anti-resort ».Faisant face à un taux de chômage élevé, la région avait été séduite par la promesse de 600 emplois permanents.Mais la réalité a changé depuis.« Il y a une grosse, grosse pénurie de main- d\u2019œuvre », dit Julie Brassard du Mouvement Action-Chômage.« Des gens sans emploi, on n\u2019en voit plus.» Quels seront donc les bénéfices de ce projet pour la région ?« Le Club Med, avec son immense réseau international, va contribuer à nous faire connaître », plaide le patron de Tourisme Charle- voix, Jacques Lévesque.«Ça va créer de l\u2019achalandage sur le territoire.» Or pour François Lessard, l\u2019un des rares opposants affichés au projet dans la région, l\u2019alliance avec Club Med est surtout une opération de sauvetage financier.« Il fallait sauver les investissements », dit-il.Les gouvernements ont investi 140 millions de dollars en dix ans avant que l\u2019entente avec Club Med permette au projet de décoller.M.Lessard est préoccupé par le développement immobilier autour du village et du centre de ski.« À l\u2019ouest de la grande côte, des chalets de luxe ont poussé jusqu\u2019à très haut dans le roc.On fait des développements sur de grandes superficies, avec beaucoup de rues, on enlève de la végétation, la grande éponge naturelle dans des versants abrupts.Ça vient affecter l\u2019hydrologie, ça crée de l\u2019érosion, ce qui est arrivé avec la tempête Irène en 2011.» Le gouvernement a alors dû débourser 750 000 $ pour réparer les dégâts sur la route.« Ça va arriver encore », dit M.Lessard.Mais pour l\u2019heure, il fait beau, le soleil brille.Du haut de la montagne, la vue est spectaculaire : le fleuve, les montagnes immenses, un petit village tapi entre les deux et, au loin, des pistes de ski et deux grandes grues.Les camions ont commencé à s\u2019activer à Petite- Rivière-Saint- François pour la construction du Club Med.Ce projet pourrait annoncer une reprise de l\u2019économie locale, comme en fait foi la réouverture du dépanneur local.Si le maire Gérald Maltais (seconde rangée, à droite) défend le projet, des citoyens comme François Lessard se préoccupent plutôt de la destruction de l\u2019environnement.RENAUD PHILIPPE LE DEVOIR Un « tout-inclus » nouveau genre Charlevoix aura sa part des revenus touristiques découlant de la venue de Club Med dans la région, mais Québec aura aussi sa part puisque les vacanciers se promèneront un peu partout, promet le patron du groupe pour l\u2019Amérique du Nord, Xavier Mufraggi.Les « tout-inclus » ne sont plus ce qu\u2019ils étaient, explique M.Mufraggi.« On constate que nos clients ne veulent plus juste rester sur le bord de la piscine ou faire du ski.Ils veulent découvrir la spécificité des régions dans lesquelles ils se déplacent », dit-il.« C\u2019est même la raison principale pour laquelle on avait choisi ce site extraordinaire de Québec et [de] Charlevoix.» Dans les autres Club Med, 75 % des clients font au moins une excursion à l\u2019extérieur du complexe hôtelier, et 50 % en font deux, souligne-t-il, en mentionnant que les touristes se promèneront tout particulièrement l\u2019été, quand il n\u2019y a pas de ski à faire.Pour visiter quoi ?Il mentionne Baie-Saint-Paul, Tadoussac, la possibilité de manger à l\u2019extérieur du Club Med, mais insiste aussi sur les attraits de la capitale.« Dès qu\u2019ils vont réserver avec nous, on va leur offrir une palette d\u2019immersions.[\u2026] Par exemple, [\u2026] on aura peut-être une dizaine de manières de découvrir la ville de Québec : est- ce que ce sera avec un sommelier ?En courant avec un sportif ?Une chasse au trésor pour les jeunes avec un artiste ?» M.Muffragi prévoit en outre attirer de nouvelles liaisons aériennes à l\u2019aéroport Jean-Le- sage en provenance de villes « américaines, asiatiques, brésiliennes », notamment.« Ça va faire venir non seulement des clients du Club Med, mais des clients qui ne seraient pas venus sans ces liaisons.» Pour son partenaire du Groupe Le Massif, Daniel Gauthier, la construction du Club Med est l\u2019aboutissement d\u2019une longue démarche entamée il y a près de 15 ans.« Ça a l\u2019air que j\u2019ai beaucoup de persévérance et de résilience », dit-il en riant.Le promoteur se défend par ailleurs de livrer un concept aux antipodes de ce qu\u2019il avait promis à l\u2019origine.« On est dans la même ligne que ce qu\u2019on avait comme vision », dit-il.Quand il affirmait vouloir faire un « anti-resort », il ne parlait pas contre les Club Med, prétend-il, mais voulait plutôt dire que ce ne serait pas un projet « fermé sur lui- même ».Et ce n\u2019est pas fini, promet-il.En incluant l\u2019hôtel du Club Med et les chalets déjà construits, le projet va comprendre l\u2019équivalent de 400 chambres, mais le nombre de lits pourrait éventuellement tripler sur la montagne, allant jusqu\u2019à 1400.« La fondation du développement immobilier, c\u2019est d\u2019avoir un joueur majeur comme Club Med », explique Daniel Gauthier.« Tout le monde va en profiter.» "]
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