Le devoir, 13 juillet 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 155 / LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ WWW.LEDEVOIR.COM NOUVEAU CLIMAT Où se cache le virus du Nil ?Les municipalités sont aux prises avec des problèmes d\u2019érosion.Des insectes ravageurs se multiplient.De nouvelles cultures deviennent possibles.Les pêches sont en transformation.Partout au Québec, on peut mesurer l\u2019effet des changements climatiques.Cette série estivale propose différents textes sur ces nouveaux enjeux.ALEXIS RIOPEL À SAINT-HYACINTHE LE DEVOIR S ur la table d\u2019autopsie de la Faculté de médecine vétérinaire de l\u2019Université de Montréal, à Saint-Hyacinthe, trois oiseaux dégèlent.Un grand-duc d\u2019Amérique, une bernache du Canada et un caneton de harle couronné.Scalpel à la main, le professeur Stéphane Lair veut déterminer la cause de leur mort.Les spécialistes attendent le virus du Nil occidental de pied ferme : l\u2019an dernier, INDEX Avis légaux.B6 Décès .A8 Économie.A6 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Monde .B6 Mots croisés.LeD46 Petites annonces .B6 Sports.A8 Sudoku .LeD46 PERSPECTIVES Désir d\u2019île : se sentir chez soi et totalement dépaysé | B 3 LIRE Le destin d\u2019une remarquable oubliée | LED 26 CULTURE Mauvais genre, le cinéma de genre ?|LED 4 Pour suivre l'actualité en continu et lire nos critiques de spectacles, consultez nos plateformes numériques.LE PLUS PRÈS, POINT FINAL.www.golfexecutifmontreal.com | (514) 767-1855 999 Boulevard de la Forêt, Île des Soeurs, Montréal, QC, H3E 1X9 GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR DROITS Legault inquiète les anglos Gouverner selon la volonté de la majorité ne doit pas se faire au détriment des minorités, rappellent des dirigeants d\u2019organismes « C\u2019est un climat très très inquiétant.» Plusieurs membres influents de la communauté anglophone dénoncent des relations difficiles avec un gouvernement Legault jugé « déconnecté ».Au cœur du problème : un manque de sensibilité de Québec envers les minorités, disent-ils.Loi sur la laïcité, transfert de deux écoles de la Commission scolaire En- glish-Montréal dans le réseau francophone, abolition annoncée des commissions scolaires : la communauté anglophone a trouvé en neuf mois de gouvernance caquiste de nombreux dossiers litigieux qui auront des ramifications juridiques articulées autour des VOIR PAGE A 4 : VIRUS VOIR PAGE A 4 : ANGLOPHONES Le crucifix de l\u2019Assemblée nationale a été retiré cette semaine, mais ce geste ne signifie pas que le gouvernement Legault veut gommer le passé religieux de tous les édifices publics québécois.Un amendement ajouté à la dernière minute, dans les heures précédant l\u2019adoption de la Loi sur la laïcité de l\u2019État, en juin, empêche tout citoyen de demander le retrait d\u2019un symbole religieux.VOIR PAGE A 3 MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Les crucifix devenus indélogeables On ne peut pas assujettir les droits des minorités à un sondage GEOFFREY KELLEY » ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 SOLDED \u2019 ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T SOLD ED \u2019ENTRE PÔTSOLDE D \u2019ENTREP ÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019 ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTS OLDED \u2019EN TREPÔT SOLDED \u2019 ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T SOLD ED \u2019ENTRE PÔTSOLDE D \u2019ENTREP ÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019 ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTS OLDED \u2019EN TREPÔT SOLDED \u2019 ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T SOLD ED \u2019ENTRE PÔTSOLDE D \u2019ENTREP ÔT SOLDED \u2019ENTREPÔTSOLDED \u2019ENTREPÔ T MARCO BÉLAIR-CIRINO À SASKATOON LE DEVOIR Le chef de gouvernement « nationaliste » François Legault a embarrassé cette semaine le Conseil de la fédération où il a abordé sans détour les différends opposant le Québec et le Rest of Canada (ROC).N\u2019en déplaise à ses détracteurs, c\u2019est « what you see is what you get » avec M.Legault, souligne un vieux routier de la politique canadienne l\u2019ayant côtoyé quotidiennement en Saskatchewan.Un franc-parler renforcé par sa maîtrise imparfaite de l\u2019anglais, souf- fle-t-il au Devoir.« We agree to disagree », répétait en boucle le premier ministre québécois lorsque les journalistes de partout au Canada le questionnaient sur les sujets de discorde au sein de la fédération.Parmi eux, la loi québécoise sur la laïcité de l\u2019État et les débouchés du pétrole albertain.D\u2019ailleurs, les premiers ministres al- bertain, Jason Kenney, et néo-bruns- wickois, Blaine Higgs, ont tour à tour tenté de le convaincre de faire preuve d\u2019ouverture \u2014 aussi mince soit-elle \u2014 à l\u2019égard d\u2019un pipeline entre les Prairies et le Nouveau-Brunswick.M.Legault a répété que le Québec n\u2019approuve pas un tel projet en l\u2019absence d\u2019acceptabilité sociale, irritant ses deux confrères.Le pipeline ouest-est demeurera un sujet de contentieux au cours des prochains mois, qui plus est, si les projets Trans Mountain et Keystone XL continuent de battre de l\u2019aile, estime-t-on dans l\u2019entourage de M.Legault.CONSEIL DE LA FÉDÉRATION François Legault a laissé sa marque à Saskatoon Jason Kenney, de l\u2019Alberta, a serré la main de François Legault au terme de la rencontre de trois jours des premiers ministres provinciaux et territoriaux, à Saskatoon, cette semaine.JONATHAN HAYWARD LA PRESSE CANADIENNE D\u2019ailleurs, l\u2019Alberta s\u2019apprêterait à créer un conseil de guerre (« war room ») afin de défendre le pétrole issu des sables bitumineux contre toute attaque, y compris de politiciens, notamment sur les réseaux sociaux.Il ne faut pas évaluer la qualité de la relation entre des premiers ministres à partir de la « communication publique » faite par chacun d\u2019eux \u2014 sur le pétrole par exemple, qui est destiné à la population de leur province et de leur électorat, avertit un conseiller de M.Legault.Acteur actif de la fédération Contrairement à sa prédécesseure péquiste, Pauline Marois, François Le- gault a adhéré au Conseil de la fédération avec enthousiasme.En plus d\u2019avoir décroché un consensus des provinces sur la nécessité d\u2019accueillir une plus grande proportion d\u2019immigrants dits économiques \u2014 65 % contre 58 % au Québec et 55 % au Canada aujourd\u2019hui \u2014 quitte à diminuer l\u2019importance relative des réfugiés et des personnes inscrites au programme de réunification familiale, M.Legault a pu y tisser des liens personnels avec ses homologues.Un instrument légué par Jean Cha- rest qui revêt une utilité particulière pour M.Legault dans la mesure où, contrairement à M.Charest, il ne disposait pas d\u2019un fort réseau politique à l\u2019extérieur des frontières du Québec, précise-t-on dans son entourage.L\u2019ex-ministre péquiste a pu s\u2019asseoir autour d\u2019un feu de camp ou encore assister à un concert de la chanteuse country saskatchewanaise Jess Moska- luke avec certains d\u2019entre eux.Il a cassé la croûte à la ferme et distillerie Black Fox de Saskatoon mardi soir.Il n\u2019en fallait pas plus pour que Doug Ford dise le lendemain matin entretenir une relation « phénoménale » avec lui\u2026 sans toutefois lui promettre d\u2019acheter le moindre kilowattheure d\u2019Hydro- Québec.Patience, martèle-t-on au cabinet du premier ministre.L\u2019affirmation du Québec, mouture caquiste La ministre responsable des Relations canadiennes, Sonia Le- Bel, s\u2019est mise à la tâche de renforcer la politique d\u2019affirmation du Québec et de relations canadiennes héritée du gouvernement libéral.« On est en train de travailler à actualiser la politique d\u2019affirmation du Québec pour y mettre les couleurs nationalistes de la Coalition avenir Québec », a indiqué son attachée de presse, Nicky Cayer, vendredi.Dans les faits, le gouvernement caquiste gouverne en fonction de la politique nationaliste adoptée par les membres de la CAQ à l\u2019automne 2016.Qu\u2019est-il advenu de la pièce maîtresse de l\u2019équipe de Philippe Couillard en matière d\u2019affaires intergouvernementales canadiennes ?« Elle est encore sur le site Web du gouvernement », se plaît-on à dire avant d\u2019ajouter : il s\u2019agit d\u2019un document truffé de lieux communs comme l\u2019importance du dialogue au sein de la fédération.« On parle aux Canadiens.On fait cela tous les jours ! » ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 DIMANCHE 14 JUILLET 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 14 JUILLET 15H00 \u2013 16H00 GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé LES VISITES LIBRES du Cartier GB.Agence immobilière, franchisé indépendant et autonome de RE/MAX du Cartier 1290, avenue Bernard Ouest, bureau 100, Montréal, Québec H2V 1V9 AHUNTSIC 10680 rue Tanguay #201 309 000$ \u2014 courtier: Valérie Lacasse PRÈS DE FLEURY O.| GARAGE 1900 MONT-ROYAL 2990 boul.Graham 1 858 000$ \u2014 courtier: Sabrina Turpin TERRAIN DE 12 000 PI2 2900 MONT-ROYAL 120 av.Cornwall 2 600 000$ \u2014 courtier: Pierre-Yves Lamarre MAISON DE 3 000 PC PRÈS DU CENTRE DE VMR 1190 OUTREMONT 232 ch.de la Côte-Ste-Catherine 975 000$ \u2014 courtier: Georges Bardagi TERRASSE LAURIER | DEUX GARAGES 1270 MONT-ROYAL 395 av.Grenfell 1 698 000$ \u2014 courtier: Marc Fragman PRÈS DE L\u2019ÉCOLE SAINT-CLÉMENT-OUEST 3110 OUTREMONT 993 av.Davaar 649 000$ \u2014 courtier: Marc Fragman 2 NIVEAUX | PRÈS DU CAMPUS MIL 1220 CÔTE-DES-NEIGES 2517 ch.de la Côte-Ste-Catherine 849 000$ \u2014 courtier: Pierre-Yves Lamarre BAS DE DUPLEX PRÈS DE L\u2019UDEM 2780 OUTREMONT 205 ch.de la Côte-Ste-Catherine #1001 479 000$ \u2014 courtier: Kyle Shapcott PRÈS DE L\u2019AVENUE LAURIER O.1140 PLATEAU 4283 rue 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l\u2019État, en juin, empêche tout citoyen de demander le retrait d\u2019un symbole religieux.«Le gouvernement se trouve à neutraliser d\u2019éventuelles actions judiciaires», a constaté le professeur spécialisé en droits et libertés de la personne Louis-Philippe Lampron, en entrevue au Devoir.Si la première mouture du projet de loi 21 avait été adoptée telle quelle, des citoyens athées auraient pu lancer une poursuite pour amener la cour à trancher la question des symboles religieux encore accrochés aux murs des écoles publiques et des hôpitaux.Il aurait alors fallu prouver que le crucifix avait une valeur religieuse et non patrimoniale, comme cela avait été fait par le Mouvement laïque québécois contre la prière au Saguenay, a précisé M.Lampron.Or, l\u2019article 17 ajouté lors du bâillon du 16juin stipule que le principe de laïcité de l\u2019État ne peut être interprété pour exiger que les institutions parlementaires, gouvernementales et judiciaires retirent ou modifient les symboles religieux dans leurs immeubles \u2014 crucifix, croix, statues \u2014, qu\u2019ils soient amovibles ou non.« En ajoutant ça, on se trouve à accorder l\u2019équivalent d\u2019une valeur patrimoniale à tout symbole religieux déjà accroché dans les institutions publiques, a expliqué le spécialiste.Si c\u2019est sur un immeuble, on ne peut pas demander de le retirer.» Cette règle uniforme va donc plus loin que la protection qui avait d\u2019abord été offerte dans le projet de loi «aux éléments emblématiques ou toponymiques du patrimoine culturel du Québec».L\u2019attachée de presse adjointe du ministre de l\u2019Immigration, Simon Jolin- Barrette, a confirmé cette interprétation.« La modification vise à s\u2019assurer que la loi soit sans effet sur tout immeuble ou bien meuble qui orne un immeuble, a indiqué Élisabeth Gosselin par courriel.Les éléments ainsi protégés le sont sans égard à la religion à laquelle ils sont associés.» Le gouvernement a plutôt décidé de donner le choix aux organismes publics de décrocher ou non les crucifix de leurs murs, comme cela a été fait à l\u2019abri des regards par l\u2019Assemblée nationale mardi.Le ministre de l\u2019Éducation, Jean- François Roberge, et la ministre de la Santé, Danielle McCann, ont choisi, au lendemain de l\u2019adoption de la loi, de ne LAÏCITÉ Les crucifix dans les édifices publics sont protégés La loi empêche les actions judiciaires comme celle qui avait été lancée contre la prière à l\u2019Hôtel de Ville de Saguenay pas énoncer de directives pour qu\u2019on décroche ce symbole religieux, à l\u2019inverse de leur collègue Sonia LeBel qui a demandé qu\u2019on retire les 17 crucifix accrochés dans les salles d\u2019audience des palais de justice québécois.Cette approche au cas par cas est peu souhaitable, selon Louis-Philippe Lam- pron.Il estime que le gouvernement du Québec aurait dû faire le tri dès l\u2019adoption de la loi.« Une solution pragmatique, surtout dans une démarche de laïcité, c\u2019est de poser un avant et un après, a-t-il expliqué.Ça avait été fait en France en 1905, a-t-il évoqué.Il y avait eu un avant et un après à la Loi sur la séparation de l\u2019Église et de l\u2019État.» La France avait alors interdit « d\u2019élever ou d\u2019apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics » ou les emplacements publics, à l\u2019exception des lieux de culte, des cimetières et des musées, après la promulgation de sa loi.Nouveaux crucifix permis Rien dans la loi québécoise n\u2019empêche une institution publique d\u2019accrocher de nouveaux symboles religieux à ses murs, même si elle stipule aussi que les citoyens ont « droit à des institutions parlementaires, gouvernementales et judiciaires laïques ».« L\u2019ajout n\u2019est pas interdit, mais le gouvernement invite évidemment toutes les personnes à amorcer une réflexion à l\u2019égard du principe de la laïcité de l\u2019État qui est établi avec la loi et à le respecter », a confirmé l\u2019attachée de presse du ministre Jolin-Barrette.La Loi sur la laïcité de l\u2019État pourrait donc protéger des symboles religieux récents.Selon Louis-Philippe Lam- pron, il aurait été préférable que le gouvernement consulte des historiens pour choisir une date à partir de laquelle les signes religieux ne peuvent plus être considérés comme ayant l\u2019équivalent d\u2019une valeur patrimoniale.Un exemple serait de choisir la fin de la Révolution tranquille.Sauf que cette valeur se mesure d\u2019abord par le sens qu\u2019on donne à l\u2019objet de culte, selon le professeur retraité en histoire de l\u2019art Laurier Lacroix.«C\u2019est plutôt une question de comment on s\u2019identifie et comment on considère un objet du passé», a-t-il expliqué.« L\u2019idée d\u2019une date ne devrait pas être l\u2019élément principal, a-t-il ajouté.C\u2019est l\u2019importance, la valeur, la signification de cet objet-là [qui comptent] plutôt qu\u2019une date précise de réalisation.» Par exemple, en décrochant le crucifix du Salon bleu, l\u2019Assemblée nationale lui a retiré un rôle politique et religieux pour lui accorder un rôle patrimonial.L\u2019approche au cas par cas demeure donc la meilleure façon de faire le tri, selon l\u2019historien de l\u2019art, car elle permet de juger chacun des symboles religieux dans son contexte et de déterminer s\u2019il garde une valeur esthétique ou historique.Peu de jurisprudence La Cour suprême n\u2019a jamais tranché la question des symboles religieux accrochés dans les édifices publics.La question avait pourtant été soumise par Alain Simo- neau, le citoyen qui avait poursuivi la Ville de Saguenay et son maire de l\u2019époque, Jean Tremblay, pour mettre fin à la prière à l\u2019Hôtel de Ville en 2008.Il était alors appuyé par le Mouvement laïque québécois.Sa plainte déposée à la Commission des droits de la personne concernait également le crucifix et une statue du Sacré-Cœur disposés dans les salles du conseil municipal.Or, la Commission a seulement choisi d\u2019enquêter sur la prière pour une raison qu\u2019elle n\u2019a jamais expliquée publiquement.La cause s\u2019est rendue jusqu\u2019en Cour suprême qui, faute d\u2019enquête, ne s\u2019est pas prononcée sur la présence de ces symboles religieux à l\u2019Hôtel de Ville.Le Tribunal des droits de la personne avait d\u2019abord ordonné à la Ville de les retirer, mais la Cour d\u2019appel a ensuite conclu qu\u2019il n\u2019avait pas la compétence pour le faire.Elle avait tout de même estimé qu\u2019il s\u2019agissait «d\u2019objets d\u2019art dépouillés de connotation religieuse» et donc qu\u2019ils n\u2019interféraient pas «avec la neutralité religieuse de l\u2019État».La statue et le crucifix ont été enlevés depuis.Un crucifix sur la façade de l'école La Petite-Patrie, à Montréal.Un amendement ajouté à la dernière minute, dans les heures précédant l\u2019adoption de la Loi sur la laïcité de l\u2019État, en juin, empêche tout citoyen de demander le retrait d\u2019un symbole religieux.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR On se trouve à accorder l\u2019équivalent d\u2019une valeur patrimoniale à tout symbole religieux déjà accroché dans les institutions publiques LOUIS-PHILIPPE LAMPRON » LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 4 EMPLOI Entretien Embauche carrière LE SALON DE L\u2019EMPLOI HOLIDAY INN HOTEL DES CENTAINES D\u2019OFFRES D\u2019EMPLOI #JOBSCANADAFAIR www.jobscanadafair.com « Des frictions importantes » ANGLOPHONES SUITE DE LA PAGE A 1 droits de la communauté linguistique minoritaire.Les inquiétudes sont vives et traduisent un manque de confiance important envers le gouvernement Legault, selon les intervenants contactés cette semaine par Le Devoir.« Absolument », répond Geoffrey Chambers, président du Quebec Community Groups Network (QCGN).C\u2019est lui qui évoque un climat « très très » préoccupant.«Nos acquis dans la communauté sont à risque», estime celui qui vient de signer une entente de collaboration avec des organismes franco-ontariens et Hausse des cas VIRUS SUITE DE LA PAGE A 1 sur les quelque 600 cadavres de volatiles recueillis au Québec qui ont subi une nécropsie ici, 75 étaient porteurs du pathogène.« Habituellement, on voit le virus apparaître chez les animaux environ deux semaines avant de le voir chez l\u2019humain », indique le Dr Lair, en pleine dissection.Jamais n\u2019a-t-on vu un si grand nombre de cas de virus du Nil occidental (VNO) chez l\u2019humain depuis l\u2019arrivée de la maladie infectieuse au Québec au début du millénaire qu\u2019en 2018.On a répertorié 201 cas dans 12 régions administratives de la province.Un peu plus de 150 personnes touchées ont dû être hospitalisées, le plus souvent pour des atteintes neurologiques, comme des encéphalites ou des méningites.Quinze décès liés à la maladie ont été enregistrés.Au cours des 17 années de surveillance, le nombre de cas humains de VNO rapportés au Québec a évolué en dents de scie.Après quelques dizaines de cas répertoriés dans les premières saisons, le virus a pratiquement disparu du radar jusqu\u2019en 2010.Depuis 2011, il maintient une présence importante sur le territoire, avec deux forts pics, en 2012 et en 2018.Risques amplifiés Ces fortes variations d\u2019une année à l\u2019autre rendent l\u2019analyse de la situation difficile.Toutefois, des expériences en laboratoire et de modélisation numérique indiquent que les changements climatiques amplifieraient les risques posés par le VNO.« On observe dès maintenant qu\u2019il y a une hausse des cas.On sent qu\u2019il y a quelque chose qui se passe », s\u2019inquiète auprès du Devoir Antoinette Ludwig, épidémiologiste vétérinaire à l\u2019Agence de la santé publique du Canada et experte des maladies transmises par les insectes.Dans un article scientifique publié en avril dernier, Mme Ludwig et ses collègues écrivaient que la fréquence des maladies transmises par les moustiques avait augmenté au cours des 20 dernières années au Canada, « en grande partie à cause des changements climatiques ».« Il est prévu que le cycle de vie des moustiques et que les schémas de transmission des virus seront affectés par les changements climatiques, ce qui aura pour conséquences des augmentations de l\u2019étendue spatiale et de l\u2019abondance de plusieurs espèces de moustiques importantes », ajoutaient-ils.Leur étude concernait le VNO, mais aussi d\u2019autres maladies, plus marginales, transmises par les insectes, comme le virus de l\u2019encéphalite équine de l\u2019Est et les virus du sérogroupe Californie.En général, des précipitations plus abondantes \u2014 comme on en prévoit partout au Québec en saison printa- bécois d\u2019expression anglaise \u2014 ne nie pas qu\u2019il y a des tensions, mais il estime que « les relations avec la communauté vont, somme toute, bien ».« Il ne faut pas croire que la communauté est un bloc monolithique où tout le monde pense de la même façon », soutient celui qui est en charge du secrétariat aux relations avec les Québécois d\u2019expression anglaise.« C\u2019est plus compliqué que cela.» Il y aurait donc décalage entre le discours des dirigeants d\u2019organismes et les préoccupations des anglophones ?« Je peux le garantir », répond le député Skeete, qui avait fustigé le président du QCGN dans un communiqué en mai et qui assure « qu\u2019au-delà de QCGN, nous avons obtenu des échos positifs de la part d\u2019autres organismes de la communauté ».Selon M.Skeete, deux éléments brouillent les perceptions.« Le Québec sort d\u2019un cycle de 50 ans où les Québécois d\u2019expression anglaise se sentaient menacés par la possibilité d\u2019un Québec indépendant.Il y a encore des membres dans la communauté qui sont dans cette bataille, même si nous ne sommes plus là.» Au-delà de cette méfiance envers un gouvernement prônant tout de même un fort nationalisme, il y a aussi les habitudes, ajoute le député.« Les libéraux ont été là pendant près de 15 ans, la communauté était habituée à un certain style de gouvernement.» Filière libérale La Coalition avenir Québec a activement courtisé les anglophones avant les dernières élections.Dans une publicité diffusée en 2017, on entendait notamment François Legault inviter les anglophones « tannés d\u2019être pris pour acquis par les libéraux » à se joindre aux caquistes.Mais le parti a-t-il assez de contacts auprès de cette communauté ?En octobre, le Parti libéral a remporté la victoire dans 27 des 28 circonscriptions ayant la plus forte proportion d\u2019électeurs non francophones.La filière libérale demeure puissante dans la communauté : Geoffrey Chambers (ex- vice-président anglophone du Parti libéral du Québec) et MM.Kelley et Co- peman (longtemps députés libéraux à Québec) ont de profondes racines dans ce parti.Christopher Skeete dit qu\u2019il est « un peu simpliste de penser que ça prend des Anglais [au sein du gouvernement] pour montrer que cette minorité est considérée ».Il affirme qu\u2019il travaille activement à bâtir des liens avec la communauté, et que la réponse du milieu communautaire est notamment très bonne.« Mais c\u2019est sûr qu\u2019il y a certains différends.» nière \u2014 sont favorables aux moustiques.Elles créent des points d\u2019eau stagnante où les larves peuvent se développer.La relation n\u2019est cependant pas directe : de trop fortes pluies peuvent aussi lessiver les pouponnières.Des températures élevées accélèrent pour leur part le développement des maringouins, en plus de prolonger la durée de la saison qui leur est propice.Elles raccourcissent aussi la période d\u2019incubation du virus dans le corps de l\u2019insecte.La pointe de l\u2019iceberg Avant de s\u2019attaquer à l\u2019humain, le VNO est d\u2019abord et avant tout une maladie affectant les oiseaux.Les corvidés et les passereaux en sont les principales victimes.Les moustiques, immunisés contre le pathogène, servent quant à eux de vecteurs.L\u2019humain est une sorte de victime collatérale : un moustique qui pique une personne infectée ne devient pas contagieux.Ouvrant le thorax d\u2019un hibou, Stéphane Lair constate des ecchymoses sur les muscles de sa poitrine.« Ce spécimen a été victime d\u2019un trauma », acadiens pour établir un rapport de force plus grand en matière de défense des droits linguistiques.«Je ne pense pas que le gouvernement a un programme politique contre la communauté.Ce n\u2019est pas ciblé contre nous.Mais nous sommes toujours une victime collatérale.» Selon M.Chambers, cela traduit un problème fondamental avec le gouvernement Legault.« Ils sont ignorants des droits de la communauté [anglophone] et ce n\u2019est pas une priorité pour eux.Quand leurs priorités politiques vont à l\u2019envers de nos intérêts, ils s\u2019en foutent un peu.» La force de la majorité « C\u2019est un gouvernement qui gère en disant : \u201cNous avons un sondage qui in- tranche-t-il.Ce n\u2019est pas le virus du Nil occidental (VNO) qui a eu ses plumes.En ce début de juillet, la saison est encore jeune.Quand un corps présente des lésions typiquement associées au VNO, comme l\u2019inflammation du cerveau ou une nécrose du cœur, les chercheurs effectuent une analyse génétique de ses principaux organes pour confirmer la cause de la mort.Si le résultat est positif, les autorités de santé publique sont immédiatement averties, explique le Dr Lair.Ces informations leur permettent d\u2019obtenir une meilleure idée de la présence du virus sur le territoire, car les cas humains identifiés ne sont que la pointe de l\u2019iceberg.La majorité des gens qui se font piquer par un moustique porteur du virus du Nil ne développent jamais de symptômes.Environ 20 % ont quelque chose qui ressemble à une grippe et une poignée subissent des complications neurologiques.« Ce sont surtout les gens d\u2019un certain âge, qui disposent d\u2019un système immunitaire moins performant », souligne Julie Ducrocq, conseillère scientifique spécialisée à l\u2019Institut national de santé publique du Québec.Malgré l\u2019influence des changements climatiques, Antoinette Ludwig ne croit pas que le VNO puisse devenir un « mégaproblème de santé publique » au Canada.« Il faut retenir le fait que le virus du Nil reste une zoonose.Quand un humain est infecté, c\u2019est une sorte de débordement du système.C\u2019est une grosse différence par rapport à la malaria ou au chikungunya, qui peuvent être transmis d\u2019humain à humain.» Le virus a peut-être tout de même quelques cartes cachées dans son jeu.«Ce qui pourrait changer la donne, c\u2019est le moustique tigre qui s\u2019en vient», ajoute la chercheuse.Aedes albopictus, de son nom latin, connu pour être un vecteur de graves maladies infectieuses tropicales, est désormais installé dans le sud de l\u2019Ontario.Il n\u2019apporte pas nécessairement la dengue ou le zika avec lui, mais «il a une bonne compétence à transmettre le virus du Nil et il est très adapté aux milieux urbains», avertit Mme Ludwig.dique que nos gestes sont populaires\u201d, ajoute Geoffrey Kelley.Mais ça fait souvent fi du droit des minorités.» L\u2019ancien ministre libéral préside une nouvelle alliance provinciale d\u2019une quarantaine d\u2019organismes communautaires représentant les Québécois d\u2019expression anglaise et unis pour défendre les commissions scolaires (APPELE- Québec).« On ne peut pas assujettir les droits des minorités à un sondage », soutient M.Kelley.« Au Québec ou ailleurs, la volonté de la majorité va souvent à l\u2019encontre de celle des minorités : c\u2019est pourquoi on doit bâtir des droits pour protéger ces minorités contre les humeurs de la majorité.» Geoffrey Kelley estime ainsi que « ce gouvernement devra démontrer une meilleure compréhension du principe de ce que sont les droits des minorités ».Écart L\u2019écho est similaire auprès de Russell Copeman, directeur général de l\u2019Association des commissions scolaires anglophones du Québec.« Il y a manifestement une différence d\u2019opinions marquée entre les organismes de la communauté et le gouvernement », indique-t-il.« On communique assez aisément, la réponse est polie, on écoute\u2026 mais il n\u2019y a aucun ajustement, ajoute M.Co- peman.Et c\u2019est là que le bât blesse : on exprime nos préoccupations, le gouvernement prend note et c\u2019est tout.Entre le début et la fin du processus, il n\u2019y a pas de changement.» Pour le chercheur Jack Jedwab (Association d\u2019études canadiennes), observateur attentif des relations entre les communautés anglophones et francophones depuis une trentaine d\u2019années, la situation actuelle révèle des « frictions importantes ».« Je sens qu\u2019il y a chez François Le- gault de la bonne volonté pour toucher la communauté anglophone, mais dans le message, il y a déconnexion » avec les priorités des anglophones.« C\u2019est à la fois un problème sur les questions de fond et sur la manière de mener le dialogue », pense-t-il en évoquant, lui aussi, le réflexe du gouvernement de justifier par l\u2019appui de la majorité des décisions affectant surtout les minorités.« Il y a de gros malentendus, et il semble que ça va se régler par des processus judiciaires.Ce n\u2019est certainement pas la meilleure solution pour ce genre de situation.» Québec tempère Joint vendredi, Christopher Skeete \u2014 adjoint parlementaire du premier ministre pour les relations avec les Qué- Scalpel à la main, le professeur Stéphane Lair veut déterminer la cause de la mort d\u2019un hibou.ALEXIS RIOPEL LE DEVOIR LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 5 visitbarbados.org Visit Barbados @Barbados @visitbarbados Contactez votre agent de voyages vacancesaircanada.com/barbade Réservez 4 mois à l\u2019avance et ÉCONOMISEZ 400 $ par famille sur les forfaits à la Barbade L\u2019offre s\u2019applique seulement aux nouvelles réservations effectuées à partir du 2 juillet 2019 pour des voyages ayant lieu entre le 1er novembre 2019 et le 30 avril 2020.Rabais de 100 $ par adulte et de 100 $ par enfant.Le montant par famille affiché correspond à 2 adultes et 2 enfants âgés de 2 à 12 ans.Doit être réservé au minimum 4 mois avant la date de départ afin que le rabais soit appliqué.Un séjour de 3 nuits au minimum est requis.Sous réserve de disponibilité au moment de la réservation.L\u2019offre peut être retirée en tout temps.Ne s\u2019applique pas aux réservations de groupe.Les offres expirent à 23 h 59 (HE) à la date indiquée.Vols exploités par Air Canada ou Air Canada Rouge.Pour les conditions générales, visitez www.vacancesaircanada.com.Titulaire d\u2019un permis du Québec no 702566.No d\u2019enregistrement TICO R50013536/W50013537.MDVacances Air Canada est une marque déposée d\u2019Air Canada, utilisée sous licence par la société en commandite Touram, 1440, rue Sainte-Catherine Ouest, bureau 600, Montréal, QC H3G 1R8.5925, Airport Road, Suite 700, Mississauga, ON L4V 1W1.RÉSERVEZ TÔT POUR L\u2019HIVER.ÉCONOMISEZ GROS.ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR La controverse autour du film américain Unplanned, considéré par de nombreuses personnes comme une « propagande antichoix », n\u2019en finit plus.Une quarantaine de manifestants se sont rassemblés devant le cinéma Guzzo du Marché central à Montréal vendredi, où le film prenait l\u2019affiche.« Mon corps, mon droit.Mon corps, mon choix », « Cinéma sexiste, résistance féministe », ont scandé les manifestants, brandissant leurs pancartes.Ils ont distribué des tracts aux passants et à la poignée de spectateurs présents.« L\u2019idée n\u2019est pas de les blâmer, mais de leur montrer qu\u2019il existe une autre vérité », explique Sonia Palato, militante du collectif La Riposte Féministe, à l\u2019initiative du rassemblement.Produit par le studio chrétien Pure Flix, Unplanned est sorti aux États-Unis ce printemps.Au Canada, seules deux chaînes ont décidé de le diffusercet été: Cineplex (quatorze salles hors Québec) et Guzzo (cinq salles au Québec).Tous deux ont invoqué la liberté d\u2019expression pour justifier leur choix, très critiqué.Car si le scénario prend des allures d\u2019un classique drame à l\u2019américaine, il relève plutôt de la « propagande anti- choix», selon certains.Unplanned raconte la vie de l\u2019Américaine Abby Johnson, une militante pour le droit des femmes à l\u2019avortement.Cette mère de famille qui dirige un centre de planification familiale au Texas finit par se ranger du côté des pro-vie, traumatisée par l\u2019un des avortements auxquels elle assiste.Très critiqué, le scénario pique pourtant la curiosité de Sabrina Bouthillier Gibson, qui compte aller voir le film ce week-end avec sa mère à Montréal.« Être pro-vie a toujours été la seule op- Des manifestants contestent la diffusion du film « Unplanned » Plusieurs scènes présentent des situations mensongères au sujet de l\u2019avortement, selon des spécialistes et militantes tion pour moi, sans être antiavortement non plus.J\u2019espère en sortir plus informée et éclairée sur le sujet », dit-elle.Mais le film est loin du documentaire, prévient Sonia Palato.C\u2019est «un ramassis de mensonges, jouant sur la peur et la culpabilité.Quand on tord la vérité, on n\u2019ouvre pas le débat, on n\u2019informe pas, on fait de la propagande».Une opinion partagée par Véronique Pronovost, doctorante en Sciences politiques à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM), qui a pu visionner le film la semaine dernière.Elle donne l\u2019exemple de plusieurs scènes qui, non seulement exagèrent la réalité, mais présentent même des situations mensongères.«Le film est basé sur une scène où un fœtus de huit semaines bouge et se bat pour sa vie lors d\u2019une procédure d\u2019avortement.On plante l\u2019idée que l\u2019embryon peut ressentir de la douleur à ce moment-là, ce qui est complètement faux et cela a été démontré à de multiples reprises dans le milieu médical», rapporte-t-elle.L\u2019avortement est aussi présenté de façon négative, dramatique, «quasi horrible», par de nombreuses scènes remplies de sang et de cris de douleurs.«C\u2019est pas ça un avortement!».Un retour en arrière ?Ces critiques trouvent écho jusque dans le milieu médical au Québec.La AMÉLI PINEDA LE DEVOIR À la suite des révélations sur la potentielle vente à l\u2019étranger des données personnelles de membres du Mouvement Desjardins, autorités policières et institutions judiciaires assurent prendre tous les moyens nécessaires pour protéger les données personnelles de leurs employés, dont celles des policiers, des juges et des procureurs.Vendredi, Le Journal de Montréal révélait que l\u2019ancien employé du Mouvement Desjardins qui est soupçonné d\u2019avoir volé les renseignements personnels de 2,9 millions de clients en aurait vendu une partie à des groupes criminels de pays étrangers.L\u2019ex-employé, qui a été congédié après que ses patrons eurent pris connaissance de ses malversations, aurait été en communication avec une douzaine d\u2019individus liés de près ou de loin à différents groupes criminels, tels des gangs de rue et la pègre étrangère.Des enquêteurs de police ont confié au journal que, dans les circonstances, ils craignaient pour la sécurité de juges, de procureurs de la Couronne et de policiers en raison de la possibilité que leurs renseignements personnels soient désormais entre les mains de malfaiteurs.«Si cet employé a sorti les données de près de trois millions de membres Desjardins, c\u2019est parce que quelqu\u2019un était prêt à en acheter.Il devait au moins y avoir un acheteur potentiel », souligne Jean-Philippe Décarie-Mathieu, chef de la cybersécurité aux Commissionnaires du Québec, une entreprise montréalaise spécialisée dans la sécurité en ligne.Il se demande cependant si l\u2019employé VOL DE DONNÉES Craignant pour la sécurité de leur personnel, les autorités redoublent de vigilance Des renseignements sur des membres de Desjardins auraient été vendus à l\u2019étranger, selon le Journal de Montréal en question connaissait suffisamment l\u2019Internet clandestin (communément appelé Dark Web) pour fragmenter et vendre les données à la pièce.«Est-ce qu\u2019il est vraiment apte à faire ce type de vente là?À quel point était-il capable de filtrer les données?» demande-t-il.Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a affirmé qu\u2019il prenait tous les moyens nécessaires pour assurer la protection de son personnel lorsque sa sécurité est mise en cause.Il a toutefois indiqué qu\u2019il n\u2019entend pas commenter «les allégations anonymes [rapportées vendredi] dans un journal».Le Service de police de la Ville de Montréal a indiqué qu\u2019il demeurait vigilant « en tout temps » quant aux impacts possibles d\u2019une information ou d\u2019un événement pouvant compromettre la sécurité de son personnel.Au cabinet de la ministre de la Justice, Sonia LeBel, on rappelle que des enquêtes sont en cours.« À ce stade-ci, nous laissons les enquêteurs faire leur travail », a indiqué son attachée de presse, Nicky Cayer.Les enquêteurs croient que l\u2019ex-em- ployé de Desjardins a utilisé l\u2019Internet clandestin pour communiquer avec des malfaiteurs souhaitant acheter les renseignements volés.L\u2019enquête a été amorcée en décembre dernier par le Service de police de Laval (SPL) ; la Sûreté du Québec (SQ) y participe depuis deux semaines.Lundi prochain, le Comité permanent de la sécurité publique et nationale tiendra une audience à la Chambre des communes sur la fuite de données au Mouvement Desjardins.Avec La Presse canadienne Une quarantaine de manifestants se sont rassemblés devant le cinéma Guzzo du Marché central à Montréal vendredi, où le film prenait l\u2019affiche.JACQUES NADEAU LE DEVOIR présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Diane Francœur, a appelé au boycottage vendredi sur son compte Twitter : « Allant du tissu de mensonges à la propagande véhiculés par ce \"navet\" de série B.En guise de protestation, j\u2019encourage les gens à boycotter le film et à soutenir le droit des femmes au libre choix ».La gynécologue obstétricienne s\u2019inquiète depuis plusieurs semaines du vent pro-vie qui souffle sur les États-Unis et pourrait frapper à la porte du Québec.«La diffusion de ce film de propagande antiavortement est inconcevable, car le droit des femmes est ici un acquis.Fau- dra-t-il organiser à nouveau des marches de défense du droit des femmes?», a-t- elle écrit la semaine dernière.Sonia Palato partage cette inquiétude.«La diffusion de Unplanned au Canada nous rappelle que rien n\u2019est acquis.» Elle craint que le film ne devienne un instrument pour le parti conservateur, lors de la campagne électorale fédérale à venir, alors que plusieurs membres et députés souhaiteraient resserrer les lois encadrant l\u2019avortement.Aux yeux de Rachel Chagnon, directrice de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes de l\u2019UQAM, l\u2019impact d\u2019Unplanned au Québec devrait être minime.« Il faut plutôt le voir dans un ensemble : le film fait partie d\u2019une stratégie plus globale du mouvement pro-vie en Amérique du Nord qui travaille à l\u2019effritement du droit à l\u2019avortement », explique-t-elle, rappelant le récent resserrement des lois encadrant l\u2019avortement \u2014 voire l\u2019interdisant \u2014 dans plusieurs États américains.Mais si le mouvement reste faible au Québec, il ne faut pas le négliger, pense- t-elle.« Un nombre significatif de personnes restent convaincues que les femmes ne devraient pas disposer librement de leur corps, c\u2019est déplorable ». ÉCONOMIE A 6 LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 VOS FINANCES La Bourse ou le risque endormi ingt-sept mille points pour le Dow Jones, 3000 pour le S & P 500\u2026 Les grands indices de Wall Street font fi des tensions commerciales et du ralentissement économique mondial pour poursuivre leur propre logique.Une logique au sein de laquelle le risque se trouve endormi sous le jeu d\u2019anticipations de politiques monétaires accommodantes.Autrement dit, Wall Street carbure désormais aux décisions de la Réserve fédérale.Encore vendredi, les Dow Jones, Nasdaq et S & P 500 clôturaient à des niveaux records, « enivrés », écrivait l\u2019Agence France-Presse, « par la perspective de voir les taux baisser en fin de mois après des propos cette semaine du patron de la Banque centrale américaine ».Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a beau revenir sans cesse sur « les inquiétudes quant à la faiblesse de la croissance mondiale » et « les incertitudes autour des tensions commerciales » qui peuvent « avoir un impact sur l\u2019économie américaine », rien n\u2019y fait.La Bourse n\u2019en a que pour la politique monétaire avec, à la clé, l\u2019anticipation d\u2019une baisse du taux directeur le 31 juillet.Même le VIX fait le mort, l\u2019indice de volatilité du S & P 500 s\u2019échangeant sous les 12,50 points.Le VIX évolue généralement entre 10 et 30 points.Au-dessus de 30, le marché entre en territoire émotif.L\u2019émotivité prend alors le dessus sur le rationnel.Ce qui a fait dire à l\u2019autorité de réglementation française, la semaine dernière, que, devant une telle complaisance, le plus gros des dangers guettant la Bourse présentement est une « correction brutale » des cours.Accompagnant un cycle économique haussier atteignant un record de longévité aux États-Unis, l\u2019indice de référence S & P 500 poursuit sa phase haussière depuis également dix ans.Si l\u2019on exclut certaines hésitations ici et là sur le parcours, dont une fin d\u2019année 2018 plutôt difficile, le S & P se situe désormais à plus de 2300 points au-dessus de son bas de mars 2009, multipliant par 4,4 son creux d\u2019après-crise.L\u2019environnement géopolitique est pourtant source d\u2019incertitude, voire d\u2019inquiétude, avec un président des États-Unis devenu le principal facteur d\u2019instabilité.Sur la scène économique, la cadence du rythme de croissance ralentit un peu partout, exacerbant l\u2019enjeu lié à un endettement, public et privé, sans cesse plus massif et de moindre qualité.Aux États-Unis, il est attendu que la progression du PIB reviendra près de son potentiel en 2020, soit légèrement sous les 2 %.Et les profits des entreprises peinent à conserver cet élan alimenté sous l\u2019effet dopant de la réforme fiscale.Les entreprises sont toujours plus nombreuses à avertir que leurs prochains résultats trimestriels seront inférieurs aux attentes.Selon les analystes interrogés par l\u2019agence Reuters, les profits des entreprises composant le S & P 500 pourraient même afficher un léger recul au deuxième trimestre.Pour revenir aux propos du régulateur français repris par le quotidien financier Les Échos, le baromètre du risque est cassé.Il y a décorrélation entre la Bourse et l\u2019économie réelle, les anticipations de politique monétaire soutenant les marchés.S\u2019ajoutent à l\u2019équation la faiblesse des taux d\u2019intérêt et son corollaire, la petitesse des rendements offerts sur les titres à revenu fixe.Une faiblesse qui vient renforcer le scénario d\u2019une crise de la dette dans une économie mondiale s\u2019en remettant davantage à l\u2019effet de levier, et qui ajoute un biais dans la quête d\u2019un rendement favorisant le marché des actions.Sur ce dernier point, les analystes de la Banque Nationale retenaient vendredi une projection prévoyant deux reculs, de 25 points chacun, du taux cible de la Réserve fédérale cette année \u2014 un statu quo à ce chapitre au Canada \u2014 favorisant ainsi un rétablissement progressif de la pente ascendante de la courbe de rendement sur le marché obligataire.Et des hausses entre 15 et 40 points du loyer de l\u2019argent, selon que l\u2019échéance est de deux, de cinq, de dix ou de trente ans aux États-Unis d\u2019ici la fin de 2020.On s\u2019en doute, les appels à la prudence se multiplient, concentrés pour l\u2019instant sur les titres dits cycliques.D\u2019autres invitent à une diminution de la pondération des actions dans le portefeuille, la sensibilité à la répartition d\u2019actif n\u2019étant plus à démontrer.Selon les calculs du cabinet PWL Capital à partir des données de la firme Mor- ningstar couvrant la période 1988- 2018, lorsqu\u2019il y a revers, la perte cumulative maximale se chiffre à 11 % pour un portefeuille 100 % obligations, à 18 % pour une répartition 50 % actions- 50 % obligations et à 44 % pour un portefeuille 100 % actions (la portion d\u2019actions retenues étant composée en parts égales d\u2019actions canadiennes, américaines et internationales).V E N B R E F L\u2019alliance Ford-Volkswagen s\u2019étend aux voitures autonomes et électriques NEW YORK \u2014 Les constructeurs américain Ford et allemand Volkswagen ont annoncé vendredi qu\u2019ils étendaient leur alliance, formée en janvier, au développement des voitures autonomes et électriques.Ce partenariat exclut toutefois un échange de participations croisées.Les deux groupes travaillent déjà ensemble dans la production des fourgonnettes, des utilitaires et des camionnettes commerciales.Volkswagen va investir 2,6 milliards dans Argo AI, la filiale de développement des voitures autonomes de Ford.Dans l\u2019électrique, l\u2019alliance prévoit que Ford utilise la plateforme MEB de Volkswagen pour construire ses propres modèles destinés dans un premier temps au marché européen.Agence France-Presse Air China passe commande de 20 Airbus A350-900 SHANGHAI \u2014 Air China, l\u2019une des trois principales compagnies aériennes chinoises, va acquérir auprès d\u2019Airbus 20 appareils A350-900, dans un contexte de fort développement du trafic aérien dans le pays.La commande, qui doit encore être approuvée par les autorités compétentes, s\u2019élève à 6,53 milliards de dollars, selon les prix catalogues d\u2019Airbus en 2018.Le trafic aérien en Chine est en pleine expansion ces dernières années.Les aéroports du pays ont accueilli l\u2019an dernier 610 millions de passagers (+10,9 % sur un an) et cette tendance devrait se poursuivre cette année, avait annoncé en janvier l\u2019Administration de l\u2019aviation civile de Chine.Agence France-Presse Le chinois Fosun en voie de prendre le contrôle de Thomas Cook LONDRES \u2014 Après avoir racheté le Club Med en 2015, le groupe chinois Fosun s\u2019apprête à prendre le contrôle du voyagiste britannique Thomas Cook, en grande difficulté.La plus ancienne des agences de voyage indépendantes britanniques a annoncé vendredi des « discussions avancées » de recapitalisation avec ses banques et son principal actionnaire Fosun.Selon l\u2019accord envisagé, Thomas Cook recevrait 750 millions de livres (1,3 milliard $CAN) de liquidités.En échange, Fosun prendrait « une large majorité de contrôle » dans son activité centrale de voyagiste, ainsi qu\u2019« une part minoritaire significative » dans sa compagnie aérienne.Agence France-Presse 737 MAX : United annule ses vols jusqu\u2019en novembre NEW YORK \u2014 United Airlines a annoncé vendredi qu\u2019elle va prolonger jusqu\u2019au 3 novembre l\u2019annulation de tous les vols programmés sur ses 14 Boeing 737 MAX, avion phare de Boeing, cloué au sol depuis la mi-mars à la suite de deux accidents qui ont fait 346 morts.En juillet, ce sont au total 1290 vols qui vont être annulés, 1900 en août, 2100 en septembre et 2900 en octobre, détaille le transporteur dans un communiqué.« Nous continuons à mettre automatiquement les clients affectés dans des vols alternatifs.Si nous ne pouvons leur trouver une place, nous les contacterons pour essayer d\u2019explorer d\u2019autres options », explique United, une des trois grandes compagnies aériennes américaines avec American Airlines et Southwest à exploiter des 737 MAX avant leur interdiction de vol.Agence France-Presse SÉBASTIEN RICCI À PÉKIN AGENCE FRANCE-PRESSE Simple trou d\u2019air ou phénomène durable ?Au moment où Pékin et Washington ont repris le dialogue sur la guerre commerciale, la Chine a dévoilé vendredi des chiffres moroses pour son commerce extérieur au mois de juin.Les exportations du pays ont dégringolé sur un an le mois dernier (\u20131,3 %).Elles avaient pourtant bien résisté en mai (+1,1 %) en dépit de nouvelles surtaxes douanières frappant de nombreux produits chinois exportés vers les États-Unis.Quant aux importations, elles ont poursuivi leur repli (\u20137,3 %) de manière bien plus prononcée que ce qui était attendu par des experts interrogés par l\u2019agence Bloomberg (\u20134,6 %).« La contraction des exportations vers les États-Unis s\u2019est accentuée le mois dernier » sous l\u2019effet de nouvelles TENSIONS COMMERCIALES L\u2019économie chinoise en prend un coup La contraction des exportations s\u2019est accentuée, notent des analystes surtaxes douanières américaines, relève Julian Evans-Pritchard, du cabinet Capital Economics.Dans un contexte de durcissement des tensions commerciales avec Pékin, Washington a décidé en mai de faire passer ses droits de douane de 10 à 25 % sur 200 milliards de dollars de biens chinois.La Chine a riposté en imposant le 1er juin de nouvelles surtaxes douanières sur plus de 5000 produits américains.Les exportations sont un des piliers de l\u2019économie du géant asiatique, qui a fait face en juin à une demande intérieure en berne.« Un nouveau ralentissement de la demande intérieure devrait peser sur le volume des importations pour le reste de l\u2019année », prévient M.Evans-Pritchard.Soutien aux exportateurs Dans un contexte difficile, le premier ministre chinois, Li Keqiang, a appelé cette semaine à renforcer le soutien aux entreprises tournées vers l\u2019export à l\u2019international et promis des allégements fiscaux.Pour soutenir son économie, Pékin s\u2019est engagé en mars à baisser de près de 2000 milliards de yuans (397 milliards $CAN) la pression fiscale et sociale sur les entreprises.Les banques ont également été encouragées à gonfler leurs prêts aux petites entreprises, jusque-là délaissées au profit des grands groupes publics.Mais ces mesures surviennent au moment où les autorités cherchent à lutter contre le surendettement incontrôlé qui menace son système financier.Alors que les discussions pour mettre fin à la guerre commerciale viennent à peine de reprendre, Donald Trump a accusé jeudi la Chine de ne pas acheter des produits agricoles américains, comme Pékin s\u2019y était engagé, selon lui.« La Chine n\u2019a pas tenu parole, elle n\u2019a pas acheté les produits agricoles de nos superfermiers comme elle s\u2019était engagée à le faire », a écrit sur Twitter le milliardaire républicain.« J\u2019espère qu\u2019elle le fera bientôt», a-t-il néanmoins ajouté.Les discussions entre Américains et Chinois pour mettre fin à leur guerre commerciale ont été relancées \u2014 après un brutal coup d\u2019arrêt en mai \u2014 lors d\u2019un sommet entre M.Trump et son homologue Xi Jinping en marge du G20 d\u2019Osaka fin juin.M.Trump avait indiqué à l\u2019issue du sommet qu\u2019il avait accepté de geler l\u2019instauration de droits de douane punitifs sur les 300 milliards de dollars d\u2019importations de produits chinois qui ne sont pas encore surtaxés.Les exportations chinoises «continueront à rester sous pression» en dépit de la trêve, a toutefois ajouté l\u2019économiste d\u2019Oxford Economics Tommy Wu.Pour soutenir son économie, Pékin s\u2019est engagé en mars à réduire la pression fiscale et sociale sur les entreprises.ASSOCIATED PRESS -7,3 % C\u2019est la diminution des importations en Chine au mois de juin.GÉRARD BÉRUBÉ sion Crypto Lyon, une communauté française centrée sur les monnaies virtuelles.« On ne peut pas être pour », a résumé Alexandre, un autre membre du groupe.Cette défiance s\u2019explique par le fait qu\u2019une grande partie de la communauté est « très libertaire dans sa façon de penser» et cherche à «rester loin des grosses banques et entreprises qui contrôlent l\u2019économie », souligne Mme Disney.Pour autant, les acteurs du secteur ne voient pas que des inconvénients à l\u2019initiative lancée par le géant américain.D\u2019une part, le bitcoin a vu son cours progresser de plus de 50 % dans les dix jours qui ont suivi l\u2019annonce de Facebook, avant de reculer un peu.De nombreux analystes ont jugé que le projet Libra a pu avoir un rôle dans le regain d\u2019intérêt pour la cryptomonnaie, même si le lien de causalité est remis en cause par d\u2019autres commentateurs \u2014 le bit- coin connaissant déjà une tendance positive depuis plusieurs semaines.L\u2019initiative de Facebook est « globalement positive », car elle peut rendre plus « traditionnel » le secteur, qui s\u2019apparente aujourd\u2019hui plutôt à « une niche », juge Mme Disney.Selon elle, l\u2019entreprise américaine va pousser les régulateurs à proposer un cadre légal autour des actifs numériques, ce que « nous attendons depuis longtemps ».Plus prosaïque, James Bennett, directeur de Bitassist, une entreprise de recherche sur les cryptomonnaies et la blockchain, table pour sa part sur le fait qu\u2019« à long terme, les gens pourraient réaliser que la libra n\u2019est pas une cryp- tomonnaie et ensuite utiliser de vraies cryptomonnaies pour leurs transactions ».Une opinion partagée par Cib, un membre de La Baleine, un autre groupe de discussion spécialisé sur les cryptomonnaies.Il estime ainsi que la libra, avec tous ses défauts, va servir de contre-exemple et « renforcer la confiance dans le bitcoin ».ÉCONOMIE A 7 LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 MONTRÉAL 514-231-8677 BEACONSFIELD 514-697-9484 LONGUEUIL 450-445-9829 LAVAL 450-627-3716 REPENTIGNY 514-755-8677 QUÉBEC 418-654-8677 LÉVIS 418-654-8677 TROIS-RIVIÈRES 819-696-8677 WEST PALM BEACH 561-706-9277 FORT LAUDERDALE 954-955-8677 Certifié 5 Étoiles® MEILLEURS PRIX GARANTIS STORES SUR MESURE Fabriqué au Québec OPAQUES MOTORISATION DISPONIBLE TRANSLUCIDES SOLAIRES Claude Bouchard ESTIMATION GRATUITE ESTIMATION GRATUITE UNIVERS DU STORE.ca INSTALLATION GRATUITE UNIVERSAL BLINDS 1 855 770-8677 MONTRÉAL \u2022 QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 TROIS-RIVIÈRES \u2022 LAVAL \u2022 LONGUEUIL \u2022 REPENTIGNY \u2022 BEACONSFIELD \u2022 BOISBRIAND \u2022 CHAMBLY \u2022 BELOEIL \u2022 ST-EUSTACHE 50% de rabais ou Lussier Dale Parizeau achète une firme d\u2019actuaires Samson Groupe Conseil regroupe ses activités avec celles de Lussier Dale Parizeau.Ce dernier met donc la main sur un cabinet de services-conseils en actuariat qui offre des services d\u2019accompagnement en avantages sociaux.« Cette transaction réaffirme notre volonté d\u2019innover et de consolider notre offre de services- conseils en actuariat, et ainsi devenir un acteur d\u2019importance en assurances collectives [\u2026] À la suite de ce regroupement, Lussier Dale Parizeau comptera plus de 800 employés, répartis dans 29 succursales au Québec et servant plus de 160 000 clients », peut- on lire dans le communiqué.Le cabinet totalisera plus de 620 millions de primes dont 275 millions en assurances collectives.Le Devoir Hausse des profits pour le groupe MTY Le Groupe d\u2019alimentation MTY a affiché vendredi un bénéfice de 19,3 millions, équivalant à 76¢ par action, pour son deuxième trimestre clos le 31 mai, en hausse de 19% par rapport à celui de 16,2 millions, ou de 64¢ l\u2019action, pour la même période l\u2019an dernier.Le franchiseur a vu ses revenus totaliser 130,6 millions contre 107,4 millions un an plus tôt, alimentés par une hausse des ventes et par l\u2019acquisition, à la fin de l\u2019an dernier, des restaurants Casa grecque.Les bannières de MTY comprennent notamment Thaï Express, Tiki-Ming, Valentine, Bâton Rouge, Mikes, Ben&Florentine et Scores.La Presse canadienne CannTrust dégringole en Bourse La décision de CannTrust Holdings d\u2019interrompre volontairement toutes les ventes et les livraisons de ses produits de cannabis, alors que se poursuit l\u2019enquête de Santé Canada sur une culture illégale présumée dans l\u2019une de ses installations a encore alimenté la forte baisse de son action, vendredi.Le titre du producteur autorisé de Vaughan, en Ontario, chutait de 17,3 %, à 3,34 $ à la Bourse de Toronto, en forte baisse par rapport à son cours de clôture de 6,46 $ de vendredi dernier \u2014 soit avant que la société dévoile l\u2019ouverture d\u2019une enquête de Santé Canada au sujet de sa serre en Ontario.La Presse canadienne EN BREF FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Plus de sept ans après la fermeture subite d\u2019Aveos, chargée d\u2019entretenir les avions d\u2019Air Canada, la cause des ex-employés contre le transporteur continue de cheminer dans le système judiciaire.Dans une action autorisée l\u2019an dernier par la Cour supérieure du Québec, un ex-travailleur reproche à Air Canada de ne pas avoir respecté un passage clé de la loi fédérale qui l\u2019obligeait à maintenir des centres d\u2019entretien à Montréal, à Winnipeg et à Mississauga.Le transporteur a déposé sa défense le 28 juin dernier.En plus d\u2019affirmer qu\u2019il a toujours respecté ses obligations, Air Canada fait valoir qu\u2019un juge lui a déjà donné raison en Ontario et qu\u2019une quittance envers les travailleurs signée dans les années 2000 « rend irrecevable la réclamation en dommages » mise en avant .Aveos, qui comptait 2600 employés au moment de l\u2019arrêt de ses activités, a autrefois été une filiale de la société mère d\u2019Air Canada.Au fil du temps, elle est devenue une société indépendante, situation ponctuée par un transfert légal d\u2019employés vers Aveos en 2011.Volumes de travail En mars 2012, la direction d\u2019Aveos, qui a complètement disparu dans la nature, a mis la clé sous la porte en invoquant des « volumes de travail incertains » provenant de son plus grand client, Air Canada.«Depuis le début de l\u2019année, le principal client a réduit, reporté et annulé du travail d\u2019entretien, ce qui a entraîné un manque à gagner de 16 millions en moins de deux mois.Bien qu\u2019Aveos était prête et capable d\u2019effectuer le travail, ce travail ne s\u2019est pas matérialisé », avait affirmé Aveos dans le communiqué où elle annonçait le recours à la protection des tribunaux contre ses créanciers.Le niveau des travaux confiés par Air Canada à Aveos s\u2019est aussi retrouvé dans la demande de l\u2019action collective déposée en juillet 2017 par Trudel Johnston & Lespérance et Jean-François Bertrand avocats.« Selon le demandeur, Air Canada aurait délibérément réduit le niveau de travaux d\u2019entretien et de révision confiés à Aveos sachant pertinemment que ceci mènerait à sa faillite », a écrit Air Canada dans sa défense à la fin du mois de juin.« Or, de telles allégations sont également sans fondement et ne résistent pas à l\u2019analyse.» Le procureur général du Québec a intenté une action contre Air Canada en Sept ans plus tard, le dossier Aveos est encore devant les tribunaux KEVIN TRUBLET À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE Les régulateurs ne sont pas les seuls à considérer avec méfiance le projet de Facebook de lancer une monnaie virtuelle : les partisans des cryptomon- naies jugent sévèrement l\u2019initiative, même s\u2019ils en espèrent quelques retombées positives.« Ceux qui n\u2019envisagent pas d\u2019utiliser la libra, levez la main ! » demande le modérateur d\u2019un débat sur la future cryptomonnaie lors de la Fintech Week, qui avait lieu à Londres en début de semaine.Dans la salle, les deux tiers de l\u2019assistance lèvent le bras et expriment leur méfiance, une proportion notable pour un public acquis aux initiatives numériques.« Les gens s\u2019inquiètent de la manière dont va fonctionner la gouvernance de l\u2019association » qui va gérer la libra, explique à l\u2019AFP l\u2019une des participantes au débat, Helen Disney, fondatrice d\u2019Unblocked Events, une entreprise spécialisée dans la promotion de la chaîne de blocs (blockchain), la technologie à la base de nombreuses cryptomonnaies.Facebook a officialisé mi-juin son projet de lancer une monnaie virtuelle au premier semestre 2020.Mais si le bit- coin est totalement décentralisé, la libra sera, pour sa part, cogérée par 100 entreprises partenaires, dont Calibra, une filiale de Facebook.Les émetteurs de cartes bancaires MasterCard et Visa, les services de paiement Stripe et PayPal et les entreprises de réservation de voitures Lyft et Uber figurent parmi les acteurs connus qui géreront la devise virtuelle.«Pétard mouillé» « Impatiente d\u2019avoir une cryptomon- naie ayant l\u2019éthique d\u2019Uber, la résistance à la censure de PayPal et la centralisation de Visa, le tout réuni dans le respect de la confidentialité éprouvé de Facebook », a ironisé sur Twitter Sarah Jamie Lewis, directrice d\u2019Open Privacy, une organisation de recherche vouée au respect de la vie privée.Facebook a beau marteler qu\u2019il ne sera pas seul aux manettes et n\u2019aura pas accès aux données de paiement, les partisans des cryp- tomonnaies demeurent sceptiques.«Pétard mouillé» plus proche de Pay- Pal que d\u2019une cryptomonnaie, lance auprès de l\u2019AFP Antoine Poinsot, un des fondateurs du groupe de discus- CRYPTOMONNAIES Le projet Libra reçu froidement La devise virtuelle de Facebook est qualifiée de « pétard mouillé » par des adeptes Mark Zuckerberg, patron de Facebook, qui est derrière la monnaie virtuelle libra AMY OSBORNE AGENCE FRANCE-PRESSE 2012 et a remporté des victoires en Cour supérieure et en Cour d\u2019appel.À l\u2019époque, Air Canada affirmait qu\u2019en plus de l\u2019entretien lourd effectué à l\u2019externe par Aveos, le transporteur faisait lui-même, à l\u2019interne, de l\u2019entretien en piste.En 2012, Air Canada comptait à Montréal 750 employés consacrés à ce type de travail.Le dossier devait ensuite être étudié par la Cour suprême, mais Air Canada a retiré sa demande d\u2019appel en 2016.Ce retrait est venu en parallèle d\u2019une promesse de faire effectuer au Québec l\u2019entretien d\u2019avions CSeries achetés auprès de Bombardier.« Ainsi, sous réserve de la conclusion des ententes définitives, le gouvernement du Québec a convenu d\u2019abandonner le litige relatif aux obligations d\u2019Air Canada quant au maintien d\u2019un centre d\u2019entretien et de révision», indiquait Air Canada le 17 février 2016.Le libellé de la loi a aussi été modifié en 2016 pour donner un peu plus de flexibilité au transporteur.La loi prévoit maintenant que, « sans éliminer l\u2019exercice d\u2019activités d\u2019entretien d\u2019aéronefs en Ontario, au Québec ou au Manitoba », Air Canada « peut [\u2026] modifier le type ou le volume d\u2019une ou de plusieurs de ces activités dans chacune de ces provinces ainsi que le niveau d\u2019emploi rattaché à ces activités ».Facebook pourrait être sanctionnée d\u2019une amende de 5 milliards WASHINGTON \u2014 L\u2019autorité fédérale de régulation américaine a voté en faveur d\u2019une amende de 5 milliards de dollars pour mettre fin, dans le cadre d\u2019un accord à l\u2019amiable, aux poursuites contre Facebook et ses manquements en matière de données personnelles, croit savoir vendredi le Wall Street Journal.Les commissaires de l\u2019agence de régulation fédérale, la FTC, ont voté à 3 voix contre 2 en faveur de cette amende, indique le quotidien, citant une source proche du dossier.En général, le ministère de la Justice suit les recommandations du régulateur.Facebook s\u2019attendait à une amende de cet ordre et avait annoncé fin avril avoir fait des provisions financières de 3 milliards.Agence France-Presse En mars 2012, la direction d\u2019Aveos, qui a complètement disparu dans la nature, a mis la clé sous la porte en invoquant des « volumes de travail incertains » provenant de son plus grand client, Air Canada A 8 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cLa Vieille Forge\u201d, v.1945, aquarelle, 22\u201d x 28\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 ?514.842.1270 www.lafitte.com Évaluation verbale gratuite à domicile pour les noms ci-haut mentionnés, selon la disponibilité RENDEZ-VOUS CONFIDENTIEL Suzor-Coté et autres\u2026 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette E N B R E F Griezmann arrive au Barça BARCELONE \u2014 Le FC Barcelone a annoncé qu\u2019Antoine Griezmann se joindra aux champions espagnols après avoir payé sa clause échappatoire pour quitter l\u2019Atlético Madrid.L\u2019attaquant français augmentera la force de frappe d\u2019une attaque qui compte déjà sur Lionel Messi et Luis Suárez.Le Barça a payé 120 millions d\u2019euros pour libérer le champion du monde de son contrat et a ajouté que sa nouvelle clause échappatoire sera d\u2019une valeur de 800 millions d\u2019euros.Il était sous contrat avec l\u2019Atlético avec une clause de 200 millions d\u2019euros, mais celle-ci chutait automatiquement à 120 millions le 1er juillet.L\u2019Atlético va demander au Barça de débourser les 200 millions puisqu\u2019il est «évident que l\u2019entente entre le joueur et le FC Barcelone était antérieure à la baisse de la clause», a mentionné le club madrilène.Associated Press Le public pourra voir le Real Madrid s\u2019entraîner Le Real Madrid s\u2019entraînera devant le public montréalais la semaine prochaine au stade Saputo.Les billets pour assister à l\u2019entraînement dirigé par Zi- nédine Zidane, mercredi à 18h, sont vendus au coût de 20$ ou en laissant un dépôt de 150$ pour l\u2019achat d\u2019un abonnement pour les matchs de l\u2019Impact de Montréal en 2020.Tous les profits seront versés à la Fondation Impact de Montréal.Les portes du stade Saputo seront ouvertes à compter de 17h.«Il était important pour nous de pouvoir offrir un accès au Real Madrid lors de leur passage chez nous», a déclaré le président de l\u2019Impact, Kevin Gilmore.Le prestigieux club espagnol s\u2019entraînera au centre Nutrilait jusqu\u2019au 19 juillet, en préparation à l\u2019International Champions Cup, présentée aux États-Unis.La Presse canadienne Un autre sprinteur s\u2019illustre au Tour de France CHALON-SUR-SAÔNE \u2014 Les sprinteurs gagnent à tour de rôle: le Néerlandais Dylan Groenewegen s\u2019est adjugé la 7eétape du Tour de France, vendredi à Chalon- sur-Saône, sans conséquence sur le classement général mené par l\u2019Italien Giulio Ciccone.Groenewegen, qui n\u2019avait pas pu sprinter le premier jour à Bruxelles à cause d\u2019une chute, a créé l\u2019égalité avec l\u2019Italien Elia Viviani et le Slovaque Peter Sagan, déjà vainqueurs.Mais, à l\u2019arrivée, le Néerlandais de l\u2019équipe Jumbo a dû attendre le verdict prononcé après examen de la photo-finish, à cause du faible écart le séparant de l\u2019Australien Caleb Ewan.Un centième de seconde pour être précis, soit 17 centimètres.Pour le Néerlandais, c\u2019est le quatrième succès d\u2019étape dans le Tour auquel il participe pour la 4efois.Agence France-Presse En cinq saisons avec l\u2019Atlético Madrid, Antoine Griezmann a inscrit 133 buts.SEBASTIEN SALOM-GOMIS AGENCE FRANCE-PRESSE CYRIL TOUAUX À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE Inoxydable.Onze ans après leur finale mémorable, Roger Federer a pris sa revanche vendredi sur Rafael Nadal : à bientôt 38 ans, le Suisse s\u2019est qualifié vendredi pour la 12e fois en finale de Wimbledon où il retrouvera Novak Djokovic pour un autre classique.Federer, qui a pris sa revanche sur Nadal un mois après sa défaite en demi-finale à Roland-Garros, peut rêver d\u2019un 9e sacre à Londres, synonyme d\u2019un 21e Grand Chelem.Onze ans après leur chef-d\u2019œuvre en finale sur le court central de Wimbledon, un match à jamais dans l\u2019histoire, les retrouvailles sur gazon entre Roger Federer et Rafael Nadal, ces deux légendes, ont tenu toutes leurs promesses.Les deux s\u2019étaient déjà croisés à Paris il y a un mois : mais leur demi-finale, largement remportée par Nadal sur terre battue et gâchée par le vent, n\u2019avait pas atteint ces sommets.Dans les deux cas, Federer avait perdu.Cette fois, il a gagné, et de quelle manière ! Hormis la deuxième manche quasiment abandonnée de façon assez étrange par le Suisse d\u2019ailleurs, qui n\u2019a marqué que trois points après s\u2019être retrouvé à 15-40 et à un jeu partout sur le service de Nadal, l\u2019octuple vainqueur sur le gazon londonien a illuminé la partie.Son revers, sa vitesse de jeu et son service ont déréglé l\u2019Espagnol qui semblait n\u2019avoir jamais été aussi à l\u2019aise sur le gazon depuis le début du tournoi.Mais sans doute pressé par le jeu rapide de Federer, il a commis trop de fautes inhabituelles.« Si j\u2019ai très bien joué tout au long du tournoi et qu\u2019aujourd\u2019hui je n\u2019ai pas été capable de jouer aussi bien, il y a toujours une raison.Probablement parce qu\u2019il faisait beaucoup de choses bien », a résumé Nadal.Après une belle résistance en fin de match, sauvant quatre balles de match, il a fini par céder 7-6 (3), 1-6, 6-3, 6-4.« C\u2019est toujours spécial de jouer contre « Rafa?» «.J\u2019ai eu des bons moments, quand j\u2019ai bien servi.Les points importants ont été pour moi.Prendre le premier set, c\u2019était énorme.Prendre les devants, c\u2019était très important », a analysé Federer.Et maintenant Djokovic Comme à chaque fois que les deux jouent l\u2019un contre l\u2019autre, ce duel, le 40e, restera dans l\u2019histoire.Comme la suite.Car le Suisse, désormais le plus vieux depuis l\u2019Australien Ken Rosewall (finaliste de l\u2019US Open en 1974 à 39 ans) à disputer une finale de Grand Chelem, retrouve le troisième membre du « Big 3 » pour la troisième fois en finale de Wimbledon (il avait perdu en 2014 et 2015).Le no 1 mondial aura, lui, atteint ce stade sans battre le moindre top 20 dans la quinzaine, une voie bien dégagée, mais dont la dernière étape n\u2019a pas été si tranquille.Face à Roberto Bautista Agut (22e), qui l\u2019avait battu deux fois cette année sur le circuit à Doha et à Miami, Djo- kovic a dû cravacher un peu plus que d\u2019habitude.Si l\u2019Espagnol a mis un set avant de se chauffer, il a empoché la deuxième manche, ce qui n\u2019a pas plu du tout à « Djoko ».L\u2019orgueil du Serbe TENNIS Federer tient sa revanche Le Suisse écarte Nadal et rejoint Djokovic en finale à Wimbledon Nadal et Federer en étaient à leur 40e duel.ADRIAN DENNIS AGENCE FRANCE- PRESSE lui a servi de moteur, et la rencontre est montée d\u2019un cran en intensité.La preuve ?Ce rallye de 45 coups entre les deux joueurs au 3e set, l\u2019échange le plus long jamais enregistré depuis 2005 sur le gazon londonien.Mais à ce jeu-là, « Djoko » est trop fort (6-2, 4-6, 6-3, 6-2).L\u2019Espagnol, qui était censé être à Ibiza pour son enterrement de vie de garçon, a assuré qu\u2019il irait probablement dès samedi.« Je crois que je mérite des vacances », a-t-il dit.Il regardera peut-être la finale dimanche, le retour d\u2019un classique dans le tennis qui s\u2019est fait très rare ces dernières années.Les routes de Djokovic et Federer ne se sont croisées que deux fois depuis quatre ans, en demi-finale en 2016 aux Internationaux d\u2019Australie de Melbourne et en finale de Cincinnati en 2018.Deux matchs, deux victoires pour Djokovic.IIs ne se sont plus affrontés en finale d\u2019un Grand Chelem depuis les Internationaux des États- Unis, à New York, en 2015.Là encore, le Serbe avait gagné.« Novak a été impérial encore.Il est solide comme un roc.J\u2019espère pouvoir le pousser à bout et le battre, mais il n\u2019est pas no 1 mondial pour rien.C\u2019est enthousiasmant de jouer contre lui », a assuré Federer.La Canadienne Dabrowski en finale du double féminin L\u2019Ontarienne Gabriela Da- browski et sa partenaire de jeu chinoise Yifan Xu ont atteint la finale du double féminin à Wimbledon .Dabrowski et Xu ont vaincu les deuxièmes têtes de série Barbora Krejcikova et Kate- rina Siniakova 6-1, 3-6, 6-3, vendredi.Les Tchèques étaient les championnes en titre du tournoi.Âgée de 27 ans, la native d\u2019Ottawa en sera à une première finale en double féminin en Grand Chelem.Quatrièmes têtes de série, Dabrowski et Xu affronteront en finale les troisièmes têtes de série, Su-Wei Hsieh et Bar- bora Strycova, qui ont vaincu les favorites Timea Babos et Kristina Mladenovic.La Presse canadienne A 9 CULTURE LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR CRITIQUE BANDE DESSINÉE Hommage magistral à un maître Le dessinateur François Schuiten fait revivre Blake et Mortimer dans Le dernier pharaon À L I R E La critique des spectacles de Jazz Cartier, de Gucci Mane, d\u2019Alaclair Ensemble et de Logic dans le cadre du Festival d\u2019été de Québec par notre journaliste Philippe Papineau sur toutes les plateformes numériques du Devoir.Par ailleurs, Le Devoir sera au FEQ tout le week-end.Alaclair Ensemble MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR Dans Le dernier pharaon, François Schuiten intègre les personnages de Blake et Mortimer dans son propre univers aux perspectives architecturales vertigineuses.DARGAUD / BLAKE Le dernier pharaon Une aventure de Blake et Mortimer ?D\u2019après les personnages d\u2019Edgar P.Jacobs.Schuiten-Van Dormael-Gunzig- Durieux, Éditions Blake et Mortimer, 2019, 92 pages Nous sommes à Bruxelles.Dans les années 1980, suppose-t-on, puisqu\u2019on y envoie encore des fax.Le professeur Mortimer, retraité, a rendez-vous au majestueux Palais de justice.On le guide jusque dans les bas-fonds du gigantesque ouvrage, vestiges plus anciens, où des hiéroglyphes ont été révélés.On y a également mesuré un « niveau de rayonnement électromagnétique [\u2026] absolument colossal ».Une brèche libère l\u2019énergie, provoquant un black-out total dans la ville : électricité, communications, « plus rien ne fonctionne » pendant des mois.On condamne la capitale belge.Qu\u2019est-ce donc que ce rayonnement ?Pourquoi Mortimer est-il poursuivi par des cauchemars qui le ramènent invariablement à la Grande Pyramide de Khéops?À partir de notes laissées par le grand Edgar P.Jacobs (retrouvées en 2012 par le journaliste Daniel Couvreur), le tout aussi grand François Schuiten a échafaudé une suite au Mystère de la Grande Pyramide, énigme jamais vraiment élucidée depuis la prépublication, planche par planche, de la mythique bande dessinée dans Le journal Tintin entre mars 1950 et mai 1952.Pour bien asseoir son récit, Schuiten s\u2019est assuré le concours d\u2019alliés de première force : un cinéaste (Jaco Van Dormael, à qui l\u2019on doit Toto le héros), un écrivain touche-à-tout (Thomas Gunzig, scé- nariste-romancier bruxellois) et un affichiste réputé (Laurent Durieux).Ensemble, ils ont réalisé l\u2019impossible rêve de milliers de grands enfants : une réponse, enfin une réponse.Une œuvre à part entière Cela pose toutefois une nouvelle question : celle de la validité de l\u2019entreprise.S\u2019agit-il d\u2019une suite satisfaisante ?Bou- cle-t-on dignement la boucle ?La motivation de Schuiten n\u2019est pas le profit : la série des Cités obscures est aussi célébrée que lucrative, et le dessinateur est en fin de carrière.Il explique son cheminement dans la préface, évoquant les images de Jacobs, aussi fortes « qu\u2019à la première lecture », images auxquelles « on ne peut s\u2019empêcher » de revenir, « inlassablement, comme pour percer à jour le secret de leur envoûtement ».Mission narrative, mission graphique : le miracle de cet ouvrage tient à l\u2019art du dessinateur Schuiten, qui s\u2019est tenu loin de la ligne claire du trait de Jacobs, intégrant plutôt les personnages de Blake et Mortimer (surtout Mortimer, Blake intervenant fort peu) dans son propre univers aux perspectives architecturales vertigineuses, sans trahir l\u2019esprit de l\u2019œuvre.Il ne s\u2019agit donc pas, en cela, d\u2019un autre volume de la série passée de main en main par des repreneurs de talent et de renom (André Juillard, Yves Sente, Jean Van Hamme), qui ont tous besogné ferme pour faire du Jacobs à la place de Jacobs.Avec un succès jamais démenti, il faut le dire.Mais avec Schuiten et ses complices, nous sommes ailleurs.Dans un hors-série, en quelque sorte.Au cœur d\u2019une jouissive et sérieuse expérience de chimie menée par de grands enfants à la recherche de la pierre philosophale, du Graal et de la solution aux maux de l\u2019humanité en une seule équation extraordinaire.Leur histoire au futur antérieur, mettant en scène un scénario apocalyptique se déroulant avant l\u2019an 2000, se veut bel et bien une proposition pour le présent, une issue possible à la catastrophe en marche.Oui, ça finit bien, et l\u2019on s\u2019y attend.Qui aurait voulu voir nos héros mourir ?Et le monde périr ?Le plus grand plaisir est également ailleurs : on tombe à genoux, en extase esthétique, à toutes les cases, ou presque.Les images de la ville de Bruxelles abandonnée sont à la fois troublantes, fantastiques et familières.Les cauchemars de Mortimer permettent des délires fascinants.Tous ces dessins finement tramés font mouche, même les plus banalement liés au déroulement de l\u2019histoire : ici une simple discussion en contre-jour (p.39), là un escalier en colimaçon saisi en contre-plongée (p.56).Ainsi l\u2019art de Schuiten rejoint-il celui de Jacobs: ces dessins-là aussi ont été créés pour durer toujours.AGENCE FRANCE-PRESSE À NEW YORK Le chanteur américain de R&B R.Kelly, déjà accusé de multiples agressions sexuelles, a été interpellé jeudi au sujet d\u2019une série de nouveaux chefs d\u2019inculpation, qui pourrait lui valoir un maintien en détention dans l\u2019attente de son procès.Deux actes d\u2019accusation distincts ont été rendus publics vendredi, l\u2019un émanant du procureur fédéral de Chicago et l\u2019autre de son homologue de Brooklyn.Les chefs d\u2019accusation devaient lui être formellement signifiés lors de deux audiences séparées en début d\u2019après-midi, au tribunal fédéral de Chicago.Dans un tweet, l\u2019avocat de l\u2019artiste, Steve Greenberg, a indiqué que « les faits reprochés [semblaient] être de même nature» que ceux déjà mentionnés lors de sa double inculpation par le procureur de l\u2019État de l\u2019Illinois, avec plus de vingt chefs d\u2019accusation au total.Il s\u2019agit cette fois de deux inculpations au niveau fédéral, qui portent sur des faits intervenus dans l\u2019Illinois, mais aussi le Connecticut, la Californie et New York, selon les documents publiés vendredi.Ces derniers évoquent également des actes commis hors du territoire américain, sans plus de précisions.Relations avec des mineures Robert Kelly, de son vrai nom, y est accusé d\u2019avoir eu des relations sexuelles avec des mineures alors qu\u2019il était lui- même majeur, un crime fédéral dans certaines conditions, d\u2019avoir enlevé, séquestré, menacé et filmé, à leur insu, plusieurs jeunes filles.Au total, les deux nouveaux actes d\u2019accusation comprennent près de 20 chefs.Si certains faits remontent à 1996, d\u2019autres, qui auraient été commis en Californie et à New York, sont datés de 2018.Aucune des dix victimes présumées mentionnées dans les deux actes d\u2019accusation n\u2019apparaît sous sa véritable identité.Le document du procureur fédéral de Chicago, qui comprend 13 chefs d\u2019accusation tous commis supposément en Illinois, évoque une jeune fille de «12 ou 13 ans» et une autre de «13 ou 14 ans».Le bureau du procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue, a recommandé le maintien en détention de R.Kelly, arguant notamment de sa JUSTICE Pluie de nouveaux chefs d\u2019accusation contre R.Kelly Hausse des productions audiovisuelles au Québec Mais les contenus télé de fiction et de variétés en français reculent LE DEVOIR L\u2019Observatoire de la culture et des communications de l\u2019Institut de la statistique du Québec a publié vendredi son Profil de l\u2019industrie audiovisuelle au Québec en 2018.Une édition marquée par la baisse de la production québécoise en français, pour une deuxième année de suite, au profit de celle en d\u2019autres langues.9 % En 2017-2018, la valeur de la production audiovisuelle au Québec a atteint un nouveau sommet avec un chiffre d\u2019affaires de 1,9 milliard.En un an, cette dernière a fait un bond en avant de 9 %.Par contre, la valeur des productions télévisuelles de fiction, de variétés et de magazines en français a subi une baisse de 3 %.748 M$ C\u2019est encore la production télévisuelle qui s\u2019arroge la part du lion de l\u2019industrie audiovisuelle, sa valeur ayant augmenté de 14 % pour s\u2019établir à près de 750 millions de dollars.Fait à noter, la valeur des productions dans une autre langue que le français est passée de 217 millions à 321 millions, une hausse jugée « inhabituelle ».-18 % La valeur de la production cinématographique a chuté de manière importante de 145 millions en 2017-2018, ce qui correspond à une baisse de 18 %, et ce, malgré une hausse de 2 % du nombre de projets.30 % C\u2019est le segment regroupant la production étrangère et les services de production qui a connu la plus forte croissance, estimée à 30 %.Elle atteint maintenant 718 millions de dollars, soit son plus haut niveau des 10 dernières années.14 320 Le milieu de la production cinématographique et télévisuelle comptait en 2018 14 320 emplois directs.Sa contribution directe au produit intérieur brut a quant à elle grimpé de 9 % pour atteindre les 976 millions.Robert Kelly, de son vrai nom, est entre autres accusé d\u2019avoir eu des relations sexuelles avec des mineures alors qu\u2019il était lui- même majeur propension, selon les autorités, à contacter des témoins potentiels durant les procédures dont il a été l\u2019objet, ce qui lui est théoriquement interdit.L\u2019agent de R.Kelly au début des années 2000, Derrell McDavid, a aussi été inculpé pour subornation de témoin et destruction de vidéos susceptibles de constituer des éléments à charge.Il est également accusé, de même qu\u2019un employé de l\u2019artiste, d\u2019avoir participé à la réalisation de vidéos pornographiques mettant en scène des mineures.«M.Kelly était au courant de ces enquêtes et cette inculpation n\u2019est pas une surprise», a réagi sur Twitter l\u2019avocat Steve Greenberg.L\u2019artiste «attend impatiemment son procès, que la vérité éclate et qu\u2019il soit innocenté après ces attaques sans précédent de personnes agissant par intérêt personnel».Aucune condamnation R.Kelly, âgé de 52 ans, fait l\u2019objet d\u2019accusations répétées d\u2019agressions sexuelles et de détournement de mineures depuis plus de deux décennies, mais n\u2019a jusqu\u2019ici jamais été condamné.Il avait été acquitté en 2008 à l\u2019issue d\u2019un procès lié à des enregistrements vidéo d\u2019actes sexuels réalisés avec une adolescente de 14 ans.Certains des chefs d\u2019accusation publiés vendredi à Chicago sont liés à cette jeune fille.Selon l\u2019enquête, R.Kelly et son agent Derrell McDavid l\u2019auraient poussée à produire de faux témoignages sur ses relations avec le chanteur et à dissimuler plusieurs vidéos dans lesquelles elle apparaissait.En mars, R.Kelly a nié avec véhémence les accusations dont il fait l\u2019objet.Au Québec, la valeur de la production cinématographique a chuté de 145millions en 2017-2018.Sur la photo, le tournage du film 1991 de Ricardo Trogi.OLIVIER SYLVESTRE LE DEVOIR La critique du spectacle de Wu-Tang Clan à la Place Bell par notre journaliste Philippe Renaud.Et aussi, la critique du concert de Charles Richard-Hamelin dans le cadre du Festival de Lanaudière par notre journaliste Christophe Huss. LEDEVOIR // LES SAMEDI 13 ET DIMANCHE 14 JUILLET 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.E N B R E F Ottawa lance un projet pilote d\u2019immigration pour le secteur agroalimentaire OTTAWA \u2014 Le gouvernement libéral à Ottawa lance un nouveau projet pilote en immigration qui vise à pallier la pénurie de main-d\u2019œuvre dans le secteur agroali- mentaire.Le projet pilote, qui commencera en 2020 pour une durée de trois ans, a pour objectif d\u2019attirer et de retenir les travailleurs migrants en leur donnant la possibilité de devenir des résidents permanents.À l\u2019heure actuelle, les travailleurs agricoles migrants qui arrivent au Canada dans le cadre du Programme des travailleurs agricoles saisonniers ne reçoivent qu\u2019un permis de travail à durée limitée et n\u2019ont pas accès à la résidence permanente.La ministre de l\u2019Agriculture, Marie-Claude Bibeau, affirme que les agriculteurs et transformateurs d\u2019aliments du Canada ont besoin d\u2019une main-d\u2019œuvre fiable pour réussir.La Presse canadienne La course à la chefferie du PLQ sera lancée le 23 novembre Le Parti libéral du Québec (PLQ) a annoncé vendredi que le déclenchement officiel de la course à la direction aura lieu lors du conseil général de l\u2019automne, soit le 23 novembre prochain à Sherbrooke.La course d\u2019une durée maximale de sept mois culminera au Congrès à la chefferie du printemps 2020.Le vote se fera sous forme de scrutin universel selon un système de points.Jusqu\u2019ici, une seule candidature à la succession de l\u2019ancien chef et ex-premier ministre Philippe Couillard a été annoncée, soit celle de la députée montréalaise de Saint- Henri\u2013Sainte-Anne, Dominique An- glade.Trois députés ont fait savoir qu\u2019ils réfléchissaient à la possibilité d\u2019être candidats: Marwah Rizqy (Saint-Laurent), Marie Montpetit (Maurice-Richard) et Gaétan Barrette (La Pinière).La Presse canadienne La requête des jeunes pour le climat est rejetée par la Cour supérieure Environnement Jeunesse vient de se voir refuser le droit d\u2019intenter une action en justice contre le gouvernement du Canada, accusé de violer les droits des jeunes.Dans une décision rendue jeudi, le juge Gary Morrison, de la Cour supérieure, a rejeté la requête de l\u2019organisme.Le regroupement souhaitait lancer une «action collective» au nom des jeunes Québécois «de 35 ans et moins», afin de démontrer que le gouvernement du Canada a violé les droits fondamentaux des jeunes générations en adoptant un plan de lutte contre les changements climatiques insuffisant et dont les objectifs ne seront même pas atteints.Le jugement conclut que «le véhicule procédu- ral d\u2019une action collective est inutile».Environnement Jeunesse promet de porter la cause en appel.Le Devoir GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR TECHNOLOGIES « OK Google, arrête de m\u2019enregistrer » Après Amazon, l\u2019entreprise admet étudier les enregistrements de ses utilisateurs G oogle s\u2019est à nouveau retrouvé sur la sellette après une fuite d\u2019enregistrements captés notamment par son haut- parleur intelligent, le Google Home.Tout comme Amazon et son enceinte Echo il y a quelques mois, la multinationale a admis que des employés ont accès à des extraits audio de ses utilisateurs, relançant le débat sur la protection de la vie privée.«C\u2019est comme si on installait un mouchard chez soi, lance Sébastien Gambs, professeur au Département d\u2019informatique de l\u2019UQAM.Je pense que c\u2019est important que les gens réfléchissent à deux fois avant d\u2019installer ce type d\u2019objet à la maison.» Le média belge VRT révélait jeudi que des employés de Google transcrivent et étudient des extraits audio captés par l\u2019assistant Google.Ce dispositif d\u2019assistance vocale, gonflé à l\u2019intelligence artificielle, équipe les téléphones intelligents et les haut-parleurs connectés de la multinationale.VRT a pu mettre la main sur plus d\u2019un millier d\u2019enregistrements issus d\u2019appareils situés en Belgique et aux Pays-Bas, dont 153 captés accidentellement.Google a dans la foulée reconnu s\u2019adonner à cette pratique dans un billet publié sur son site Web.L\u2019objectif, assure la compagnie, est d\u2019étendre la maîtrise par son assistant vocal des différentes langues et accents de ses usagers.Car les employés au cœur de la controverse sont des « experts en langue », provenant de partout sur la planète.Le géant américain a également admis que son assistant vocal peut enregistrer ses utilisateurs par erreur, croyant à tort avoir entendu les mots- clés « OK Google ».« Nous avons mis en place un certain nombre de protections pour empêcher que de fausses acceptations se produisent chez vous », se défend néanmoins l\u2019entreprise.Google a aussi précisé ne passer sous la loupe qu'« environ 0,2 % de tous les extraits audio » captés \u2014 un processus pendant lequel l\u2019anonymat des usagers est conservé, soutient-il.« Les réviseurs ne doivent pas transcrire les conversations en arrière-plan ni d\u2019autres bruits, mais uniquement les extraits qui sont dirigés vers Google », ajoute la multinationale.« C\u2019est une quantité de données énorme », juge toutefois le professeur Gambs en référence au 0,2 % mis de l\u2019avant.Il note qu\u2019un tel pourcentage aux apparences modestes doit se rapporter aux centaines de millions de personnes qui utilisent aujourd\u2019hui le produit.Anonymat Le spécialiste en cybersécurité s\u2019avoue sceptique lorsque l\u2019entreprise confie n\u2019utiliser les extraits audio que pour améliorer son dispositif d\u2019assistance vocale.« C\u2019est très dur de vérifier », dit-il, évoquant l\u2019opacité qui entoure généralement les pratiques des Google, Facebook et autres géants de la Silicon Valley.« Lorsqu\u2019une personne parle d\u2019une maladie ou de ses intérêts, je ne serais pas surpris que Google ou Amazon intègrent ces informations au profil de l\u2019utilisateur pour lui envoyer ensuite de la publicité ciblée, par exemple.» Et concernant la confidentialité des usagers que Google assure protéger, là aussi M.Gambs émet un bémol.« Dans l\u2019extrait lui-même, il peut y avoir des informations qui permettent d\u2019identifier la personne », es- time-t-il, donnant l\u2019exemple d\u2019un paiement par carte de crédit effectué au téléphone.Au Québec, sans créer des vagues, la nouvelle a soulevé son lot de questions.« C\u2019est une situation très préoccupante pour nous », a réagi la Commission d\u2019accès à l\u2019information du Québec par la voix de sa porte-parole, Isabelle Gosselin.L\u2019organisme public indique « évaluer la situation » présentement, mais qu\u2019il est « trop tôt » pour envisager des mesures.« Pour le moment, nous ne savons pas si cette affaire aura des répercussions sur les Canadiens », précise de son côté le Commissariat à la protection de la vie privée du Canada, qui dit aussi surveiller cette situation qui « soulève certainement des préoccupations de confidentialité ».Google n\u2019a d\u2019ailleurs pas confirmé au Devoir si l\u2019analyse audio impliquait aussi les utilisateurs canadiens \u2014 et québécois.En essor Malgré les questions de protection de la vie privée soulevées par ces enceintes intelligentes, leur popularité ne cesse de croître depuis leur arrivée sur les tablettes.Environ 8 % de la population canadienne possède l\u2019un de ses appareils, selon l\u2019Observateur des technologies médias, un produit de recherche de CBC/Radio-Ca- nada.Au sud de la frontière, ce pourcentage grimpe à 21 % \u2014 ce qui représente quelque 53 millions de personnes \u2014, d\u2019après un sondage mené par l\u2019institut Edison en partenariat avec la radio publique NPR.« Maintenant que les gens y ont goûté, le génie est sorti de la bouteille.Ces appareils vont continuer à se populariser », prédit Richard Khoury, professeur d\u2019informatique et génie logiciel à l\u2019Université Laval.Si les consommateurs sont «conscients des risques», ajoute le spécialiste de l\u2019intelligence artificielle, ils ne réalisent pas «pleinement» les conséquences que peuvent avoir ces haut-parleurs sur leur vie privée.La preuve en est: la vaste majorité d\u2019entre eux n\u2019ajustent pas les paramètres de confidentialité de leurs appareils connectés, dit-il.«Les gens laissent les options par défaut et préfèrent ne pas se casser la tête.» M.Khoury suggère ainsi qu\u2019au premier démarrage de ces objets électroniques, la compagnie demande expressément le consentement à l\u2019utilisateur pour être enregistré ou voir ses données collectées.« C\u2019est une solution très simple qui ne nécessite aucune nouvelle technologie, mais je doute que Google ou Amazon le fasse, à moins que le public le demande ou que des lois les contraignent à le faire.» Malgré les questions de protection de vie privée soulevées par les enceintes intelligentes, telle la Google Home mini, leur popularité ne cesse de croître.CHARLES DELUVIO UNPLASH Contestation judiciaire du règlement animalier de la Ville de Montréal Plus d\u2019une vingtaine d\u2019animaleries contestent le règlement animalier de la Ville de Montréal, entré en vigueur le 1er juillet.Cette première contestation judiciaire a été déposée jeudi à la Cour supérieure.Les demandeurs cherchent à faire invalider les articles 22 et 23 du règlement, qui les oblige à s\u2019approvisionner dans des refuges ou des cliniques vétérinaires.Selon eux, cela fait en sorte qu\u2019ils peinent à obtenir des chats, des chiens et des lapins.La Ville de Montréal n\u2019avait pas été en mesure d\u2019accorder une entrevue.Par courriel, l\u2019attachée de presse du comité exécutif a déclaré que la Ville était «[confiante] de la solidité de [son] règlement, tant sur le plan légal que pour permettre l\u2019amélioration de la sécurité de tous et du bien-être des animaux».Le Devoir "]
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