Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

Le devoir, 2019-08-30, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ÉCONOMIE De grands défis à venir pour les banques centrales B 6 SPORTS Andreescu et Shapovalov poursuivent leur route au US Open | B 9 CULTURE MEG Montréal est lancé | B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 L LITTÉRATURE Un Jésus en révolte contre Dieu L\u2019auteure à succès Amélie Nothomb offre sa vision de la Passion du Christ dans son nouveau roman, Soif a rentrée littéraire 2019 est pour Amé- lie Nothomb celle où elle « accouche », comme elle le dit elle-même, d\u2019un roman qu\u2019elle mijote depuis sa tendre enfance passée à adorer Jésus.Soif est le trentième à paraître depuis Hygiène de l\u2019assassin en 1992.C\u2019est le quatre-vingt- douzième si l\u2019on compte tous ceux qui dorment dans ses tiroirs et qu\u2019elle jure qu\u2019elle ne publiera jamais.Mais, as- sure-t-elle, « c\u2019est peut-être le plus important d\u2019entre tous parce que j\u2019ai attendu toute ma vie de me sentir prête à écrire sur la crucifixion de Jésus ».«Il a été le héros de ma vie.Je suis fasciné au sens romanesque par Jésus.Pour me consacrer à ce grand sujet, il fallait que je sois assez expérimentée comme écrivain.Je voulais être au sommet de mon art.J\u2019ai le sentiment que c\u2019est maintenant ou jamais.J\u2019ai 50 ans.Je ne crois pas que je puisse encore m\u2019améliorer.Je vais probablement plutôt commencer à décliner.Je vais vieillir et perdre une partie de mes forces.Il fallait écrire ce roman au plus vite.» La maturité lui donne aussi la liberté de s\u2019approprier le mythe, pense-t-elle.Sous la plume de Nothomb, le Christ n\u2019est ni le gourou que dépeignent les Évangiles, ni le prophète exalté que représentait Pasolini dans L\u2019Évangile selon saint Matthieu, ni le caractère exemplaire portraituré dans le canonique Jésus de Nazareth, ni même le corps souffrant et déchiqueté de La Passion du Christ, de Mel Gibson.Avec une écriture simple, comme d\u2019habitude, et une narration classique qui plonge dans l\u2019intériorité du personnage, Nothomb imagine un Jésus hy- percharnel qui a « choisi le camp des hommes » et qui se révolte contre Dieu.« Père, tu as été dépassé par ton invention », lui fait-elle dire en page 91.« Sous couleur de donner une leçon d\u2019amour édifiante, tu mets en scène la punition la plus hideuse et la plus lourde de conséquences qui se puisse imaginer.» Chez Nothomb, Dieu n\u2019est pas mort.Mais il est critiqué par son fils sur la croix.Via Dolorosa Couronne d\u2019épines violemment enfoncée sur le crâne.Coups de fouet déchirant la peau du Christ.Corps ployant sous le poids de la croix jusqu\u2019à l\u2019inat- teignable sommet du Golgotha.D\u2019autres artistes ont choisi de représenter, en gros plans sur les blessures et les clous enfoncés sauvagement dans la chair, la terrible violence des hommes dont Jésus fut la victime.Amélie No- thomb reprend ce chemin de la souffrance en éliminant tout excès de cruauté, racontant plutôt le grand mystère de la résistance du Christ à la douleur.La clé ?C\u2019est la « soif » qui donne au roman son titre.Celle qui permet à l\u2019homme souffrant de « trouver encore son bonheur dans une gorgée d\u2019eau ».« En quittant l\u2019enfance, on apprend à ne plus contenter sa faim dès qu\u2019elle apparaît », expose le Jésus de Nothomb à quelques instants du trépas.« Personne n\u2019apprend à différer le moment d\u2019étancher sa soif.[\u2026] Je regrette que nul n\u2019explore l\u2019infini de la soif, la pureté de cet élan, l\u2019âpre noblesse qui est la nôtre à l\u2019instant où nous l\u2019éprouvons.» La soif, mais aussi l\u2019idée du pardon que Jésus finira par s\u2019octroyer, a réconcilié Nothomb avec cet épisode glaçant de l\u2019Évangile, une crucifixion dont elle n\u2019avait peut-être jamais compris le sens jusqu\u2019à maintenant.« Je me désole que Jésus ait accepté ce supplice.Alors, j\u2019ai imaginé qu\u2019il prenne conscience, sur la croix, des conséquences funestes de cette crucifixion pour l\u2019humanité.Il sait que cela servira d\u2019exemple à tant d\u2019hommes qui glorifieront la souffrance à cause de cet exemple irréparable.Il sait que les hommes qui le suivront vanteront les vertus du martyre et du sacrifice.Tout le contraire de son message d\u2019amour.Mais il ose se pardonner cette erreur.» Plaisirs de la chair et de l\u2019ivresse Jésus est un jouisseur.Vous en doutiez?«Pas moi!», claironne Amélie Nothomb.«Jésus est à mon avis le plus incarné de tous les hommes.Et c\u2019est ce qui fait son exceptionnalité.Il pousse les possibilités du corps jusqu\u2019à leurs extrêmes.Même les plus humbles sensations, comme la faim et le sommeil, lui sont extatiques.Une écharde au pied est une tragédie pour lui, car il vit son corps plus fort que tout le monde.C\u2019est grâce à ça qu\u2019il devient le grand champion de l\u2019amour.» Ainsi, le roman ne se prive pas de dessiner les contours, subtils et délicats, de sa prétendue relation amoureuse avec Marie-Madeleine (baptisée simplement Madeleine sous la plume d\u2019Amé- lie Nothomb).« Je ne conçois pas que Jésus se soit privé d\u2019expérimenter l\u2019intimité amoureuse, s\u2019exclame-t-elle.C\u2019est n\u2019importe quoi.Évidemment qu\u2019il a connu l\u2019amour physique ! » On n\u2019est jamais aussi mystique que Jésus sans ancrer son expérience du monde dans son corps.« Mystique ».Voilà un mot qui revient souvent dans le discours d\u2019Amélie Nothomb, qu\u2019on ne peut s\u2019empêcher de questionner sur son rapport avec le catholicisme de son enfance.« Je ne suis pas pratiquante.Mais je cherche le sacré et je PHILIPPE COUTURE COLLABORATEUR À PARIS LE DEVOIR Sous la plume de Nothomb, le Christ n\u2019est ni le gourou que dépeignent les Évangiles, ni le prophète exalté que représentait Pasolini dans L\u2019Évangile selon saint Matthieu, ni le caractère exemplaire portraituré dans le canonique Jésus de Nazareth.JOEL SAGET AGENCE FRANCE-PRESSE vis toutes les expériences de façon mystique, c\u2019est-à-dire de façon horizontale et verticale, dans leur absolue totalité.C\u2019est ainsi que j\u2019imagine que Jésus a vécu sa vie.» Elle nous a reçu cette fois sans grand chapeau excentrique et sans cérémonie : une femme simple qui, comme son personnage, prend plaisir à évoquer la joie d\u2019habiter fiévreusement un corps et un esprit libres.Et d\u2019aimer encore Jésus, pour toujours et à jamais, même en s\u2019étant radicalement éloignée de l\u2019innocence de son enfance.« On a beau être critique de la religion, conclut-elle, on aura toujours besoin de Jésus.Le Jésus fondamental, le Jésus qui porte un message d\u2019amour, est au fondement de notre humanité, quelle que soit notre religion ou nos appartenances.Je le chérirai toujours.» Amen.Soif Amélie Nothomb, Albin Michel, Paris, 2019, 152 pages Jésus est à mon avis le plus incarné de tous les hommes.Et c\u2019est ce qui fait son exception- nalité.Il pousse les possibilités du corps jusqu\u2019à leurs extrêmes.AMÉLIE NOTHOMB » CULTURE B 2 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy Pharmachien SHAKESPEARE ET JULIETTE (1998) avec Gwyneth Paltrow, Joseph Fiennes.Le Téléjournal Sports express /23h05 ALL YOU CAN EAT BO.TVA TVA nouvelles Sucré Salé VLOG CHIENS DE GUERRE (2016) avec Miles Teller, Steve Lantz, Jonah Hill.TVA nouvelles 22h35 Sucré 23h05 SANS PITIÉ (2017) TQ Pat'Patrouille Passager Cuisine futée, Mc$ween De garde 24/7 Banc public Y'a du monde à messe Chanson Belle et Bum Génial! V Souper parfait Souper parfait Rire et délire Rire et délire HYPER AGENT AMÉRICAIN (2015) Jesse Eisenberg.CSI: Miami / La guerre froide SQ NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Les grands reportages Le Téléjournal Le Téléjournal Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Le Mont-Saint-Michel FOLLES DE JOIE (2016) avec Micaela Ramazzotti, Valeria Bruni.Les flots / Curaçao - Willemstad Journal/ L\u2019invité Journal Afrique Ça commence D Harvey & Irma Douanes Douanes Dynasties 60 jours en prison Crimes occultes GTI Patrouille Dynasties VIE Tous pour un chalet! Mariages Maison flot.SPCA en action SPCA en action Idées-grandeur Idées-grandeur Idées-grandeur Idées-grandeur Ça change pas Ça change pas Cinéma MAX Dr House / L'histoire d'une vie Lucifer / La promo de 3001 LA VÉRITÉ TOUTE CRUE (2009) Katherine Heigl.RAIN MAN (V.F.) (1988) avec Tom Cruise, Valeria Golino, Dustin Hoffman.VRAK Jérémie Code All Stars Friends Friends Journal d'un vampire Journal d'un vampire Friends Friends Veep 23h35 Veep Hors d'ondes RDS 13h00 FIT Tennis - Omnium des États-Unis (D) FIT Tennis - Omnium des États-Unis (D) Sports 30 Sports 30 Course tour.HISTORIA Hors route: défi extrême Détroit / Fusées et robots Les montagnards / Sur la glace Les montagnards Homme de toi Homme de toi Le lot du diable L'or perdu ICI ARTV Moi et l'autre Moi et l'autre Appelez mon agent Pour emporter / France Castel Véronic DiCaire: Autrement Rétroviseur Mr Bean LA MER INTÉRIEURE (2004) Javier Bardem.EXPLORA Aventures sauvages / Guyane Singapour, la jungle urbaine Planète: Attention danger Repousser Tout sur les pitous Tout sur les pitous Les pitous SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS FBI / Bombe à retardement Détectives privés Mélinda, entre deux mondes Mélinda, entre deux mondes Code Black Z Les Stupéfiants Le combattant: Patrick Côté Top Gear / Le superyacht Diesel Brothers (v.f.) Péril en haute mer South Park sav-media Génie d'ici Génie/ Science Ombre doute 19h50 Histoire Maîtres peinture / Renoir 15 ans terreur 21h55 Lexique Musée/ Art Musée/ Art Variées Génie d'ici Génie d'ici ÉVASION Soleil tout inclus TOUS LES CHEMINS MÈNENT À ROME (2015) Vacances de Bruno Parcs aqua.Benoît Des trains.autres / Cuba Hôtel Inspector TFO Amélie 18h25 Amélie et compagnie Top!/ Top! Métiers/ Doc 20h35 Doc COEUR DE LION (2013) Peter Franzen.Mallette Rideau/ 8,75$ LES SALAUDS (2013) Cinépop 17h45 L'ARCHANGE (1996) John Travolta.19h35 CHÉRIE, JE NOUS AI RÉDUITS (1997) 20h55 ALIEN 3 (V.F.) (1992) Sigourney Weaver.22h50 ALIEN: LA RÉSURRECTION (1997) Winona Ryder.SÉcran 17h30 MAISON À VENDRE, C.19h05 MAMMA MIA! C'EST REPARTI (2018) Lily James.PARTAGER (2019) Rhianne Barreto.22h25 À ARMES ÉGALES (2018) Gerard Butler.Planète Planète Safari Tigre de Bengale Choc continents / L'Amérique Sur les traces de Tintin Châteauneuf-du-Pape François Gabart Mafia MATV FestivÉTÉ Enfin l'été! Archéo-Ville Mille visages Nous sommes la ville Ma première Place des Arts La Scène Enfin l'été! Nous sommes la ville Fantasia CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.The Nature of Things The Detectives / The Last Fare CBC News: The National CBCNews Exhibitionists Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk Presents: The Big Bang The Red Line The Red Line Blue Bloods / Rectify CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Hawaii Five-0 SEAL Team Ransom / Story for Another Day Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Am.Housewife Fresh Off-Boat What Would You Do?20/20 News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Hawaii Five-0 Magnum P.I./ Sudden Death Blue Bloods / Rectify News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune American Ninja Warrior / Las Vegas National Finals Night 1 Dateline NBC News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Whole Truth Vermont Week Wash.Week Firing Line Big Family: The Story of Bluegrass Music Amanpour and Company World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Big Family: The Story of Bluegrass Music World News Amanpour and Company UNIS Pas plus bêtes Chair de poule Le p'tit cabaret Galaxie près Galaxie près Boucar Diouf: Pour Partie 1 de 2 Boucar Diouf: Pour Partie 2 de 2 Chars À plein gaz Hors circuits HBO1 17h35 I AM HEATH LEDGER 19h10 The Cold Blue 20h25 My Favorite Shapes 21h25 THE IMMORTAL LIFE OF HENRIETTA L.Sketch Show Our Boys AddikTV BRAQUEURS (2011) avec Ryan Phillippe, Bruce Willis.Chicago Fire / Loin des yeux Esprits criminels S.W.A.T.ALEX CROSS (V.F.) (2012) Tyler Perry.TVA Sports Les partants Avant-match USports Football / Université de Sherbrooke c.Université de Montréal (D) Le TVA sports SURVIVANTS DE L'OURAGAN (2009) 08/30 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix ce week-end Aux origines Cette série fantastique en dix chapitres est en fait un antépisode au film-culte de Jim Henson, le « papa » des Mup- pets, et du réalisateur Frank Oz, sorti en 1982.Toujours avec de magnifiques et impressionnantes marionnettes.Dark Crystal.Le temps de la résistance (v.f.de The Dark Crystal.Age of Resistance), Netflix, dès vendredi Rentrée spécialisée (suite) Après les chaînes de TVA, c\u2019est au tour de celles de Bell d\u2019entamer leur programmation automnale.En ce soir de jour férié, il est possible de découvrir l\u2019univers des combattants d\u2019arts martiaux mixtes ou de suivre la « prise en main » de femmes inspirantes.Les combattants.La relève, Z, lundi, 21h et Belle à ma façon, Canal Vie, lundi, 20h Amélie Gaudreau CHRISTIAN SAINT-PIERRE COLLABORATEUR LE DEVOIR « Êtes-vous heureux ?» C\u2019est la question délicate qui est adressée aux passants dès les premières minutes de Chronique d\u2019un été, un film de Jean Rouch et Edgar Morin tourné à Paris en 1960.À partir de ce documentaire, une œuvre de 86 minutes considérée comme le manifeste du cinéma-vérité, la metteuse en scène belge Justine Lequette a donné naissance à une réflexion rigolote et néanmoins sérieuse sur la notion de bonheur : J\u2019abandonne une partie de moi que j\u2019adapte.Dans ce spectacle de 70 minutes, un brin décousu, mais transcendé par le talent de quatre formidables comédiens, jeunes diplômés du Conservatoire royal de Liège, il est question d\u2019amour, de loisirs et de culture, mais plus encore de travail et d\u2019argent.Rémi Faure, Benjamin Lichou, Jules Puiba- raud et Léa Romagny commencent par recréer, à l\u2019aide de quelques meubles et accessoires, des scènes du film.Certaines des personnes interrogées envisagent le travail comme un moyen d\u2019accéder au bonheur et à la réussite.D\u2019autres le perçoivent comme une source d\u2019aliénation physique et mentale, comme l\u2019abandon d\u2019une partie de soi.Quelques-unes considèrent l\u2019argent comme superflu, mais la plupart l\u2019estiment essentiel au bonheur, nécessaire à l\u2019atteinte d\u2019un niveau de vie, d\u2019un statut social, voire d\u2019un sentiment de liberté.Ironie En adoptant une ironie savoureuse et une précision admirable, les comédiens reproduisent les niveaux de langue, la musicalité des intellectuels aussi adroitement que celle des ouvriers, sans oublier leurs différentes postures, souvent révélatrices.Avec la musique, les costumes et les coiffures, c\u2019est toute une époque qui reprend vie sous nos yeux.Mais c\u2019est également pour la metteuse en scène une manière de prolonger le questionnement de Rouch et Morin sur la capacité de l\u2019art à exprimer la vérité.Pour traduire le monde avec authenticité, le cristalliser sans le trahir, l\u2019évoquer sans le déformer, le théâtre jouirait-il de moyens sans pareils?CRITIQUE THÉÂTRE Mais qu\u2019est-ce qu\u2019on attend pour être heureux ?J\u2019abandonne une partie de moi que j\u2019adapte, réflexion rigolote, mais sérieuse sur le bonheur Les critiques des spectacles du Roi Angus et des Sœurs Boulay (en photo) dans le cadre du Festival de musique émergente de Rouyn-Noranda par notre journaliste Philippe Renaud sur toutes les plateformes numériques du Devoir.À LIRE ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR Le film Harriet lancera le 15e Festival du film black de Montréal C\u2019est avec Cynthia Erivo dans la peau de la militante Harriet Tubman que le Festival international du film black de Montréal (FIFBM) lancera sa 15e édition.Réalisé par Kasi Lemmons, le film biographique Harriet raconte le destin de celle qui a permis à plus d\u2019une centaine d\u2019esclaves de fuir le sud des États- Unis après s\u2019être elle-même échappée de l\u2019esclavage.Forte de 90 films en provenance de 25 pays, cette édition mettra par ailleurs en lumière plusieurs films engagés portés par des idéaux de courage et de passion, notamment avec Princess of the Row, Unarmed Man, Subira, Césaire vs Aragon, Dilili à Paris ou Restless.Hommage sera également rendu à plusieurs grandes pointures, parmi lesquelles la réalisatrice Euzhan Palcy (dont on pourra voir certains films comme Une saison blanche et sèche avec Marlon Brando), de même que l\u2019acteur hollywoodien d\u2019origine haïtienne Jimmy Jean-Louis, ainsi que Yusef Salaam et Kevin Richardson des Central Park Five, à l\u2019origine de l\u2019histoire de la poignante série Netflix When They See Us, réalisée par Ava Duver- nay.Il ne faudra pas manquer non plus les premiers courts de 15 jeunes cinéastes de 18 à 30 ans issus des communautés noires de Montréal, Toronto et Halifax.Par ce programme, la prési- dente-fondatrice du FIFBM, Fa- bienne Colas, souhaite « outiller la relève black du cinéma d\u2019ici » par des « actions concrètes afin de maximiser l\u2019inclusion de la diversité devant et derrière la caméra ».À noter aussi, le retour du programme jeunesse du festival, qui se déroulera du 24 au 29 septembre prochain.Le Devoir AU CALENDRIER Il est question d\u2019amour, de loisirs et de culture, mais plus encore de travail et d\u2019argent dans la pièce belge J\u2019abandonne une partie de moi que j\u2019adapte.HUBERT AMIEL Dans la seconde partie du spectacle, l\u2019action se déplace en 2019, donnant à voir la progression affolante du néoli- béralisme.Dans une scène clé, où un chef d\u2019entreprise affronte avec de moins en moins de maîtrise la colère d\u2019un groupe de travailleurs, c\u2019est toute la logique du capitalisme qui se trouve récusée.Pas de doute, la productivité et le profit ont été érigés en dogmes, les notions de besoin et de progrès ont été vidées de leur sens, à l\u2019obsolescence des objets répond celle des êtres.Sous ses airs charmants et artisanaux, avec son savant alliage de nostalgie et d\u2019actualité, le spectacle adresse à notre époque, où la performance est partout et tout le temps, où même le bonheur se mesure en pourcentage, une belle et grande question : qu\u2019est-ce qu\u2019on attend pour être heureux ?J\u2019abandonne une partie de moi que j\u2019adapte Mise en scène : Justine Lequette.Une coproduction de Création Studio, du Théâtre National Wallonie-Bruxelles et du Group Nabla.À la Salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier jusqu\u2019au 7 septembre.Dans une scène clé, où un chef d\u2019entreprise affronte avec de moins en moins de maîtrise la colère d\u2019un groupe de travailleurs, c\u2019est toute la logique du capitalisme qui se trouve récusée CULTURE B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 cinematheque.qc.ca Des armes et nous a La Version nouvelle MICHAEL YAROSHEVSKY LYSANNE THIBODEAU ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Ce n\u2019est pas ironique d\u2019affirmer que l\u2019absence constitue un thème bien présent dans plusieurs démarches artistiques, par exemple chez Marguerite Duras, qui en a souvent exploré les vertiges et les ravages.Ne pas savoir quand, ou si, l\u2019autre, l\u2019être aimé, va revenir, ou partir à sa recherche sans espoir de réussite, et parfois même sans espoir de retour : s\u2019inspirant de cette prémisse, l\u2019écrivaine a signé quelques romans magnifiques, dont Le marin de Gibraltar.Duras a vu bien avant sa mort l\u2019influence qu\u2019elle a su insuffler à bon nombre d\u2019artistes, dont des cinéastes, et depuis sa disparition, son fantôme continue de rôder.On peut d\u2019ailleurs le voir se profiler dans La version nouvelle, de Michel Yaroshevsky, un premier long métrage au dépouillement extrême, à l\u2019image de l\u2019appartement qu\u2019occupe une jeune monteuse, et dont elle ne sort jamais.Elle affiche les traits de Sophie Des- marais, une actrice qui n\u2019en est pas à sa première aventure exigeante au cinéma (Sarah préfère la course, Le démantèlement, Un parallèle plus tard), prête une fois de plus à s\u2019abandonner à un réalisateur à la démarche empreinte de mélancolie, et au style plus proche du patchwork que de la construction dramatique méthodique.Son personnage, loin de la composition savamment étudiée, déambule dans des pièces d\u2019une blancheur immaculée, en attente d\u2019un signe de la part d\u2019un cinéaste dont elle est au service.Mais comment agencer toutes les parties d\u2019une œuvre dont le créateur semble constamment se dérober à ses obligations?Cela n\u2019empêche pas la monteuse de mettre un peu d\u2019ordre dans ces images prises principalement en Russie (Moscou?Saint-Pétersbourg?), quelques-unes dans un métro au Japon, exposant le rythme des saisons et les changements de la nature, illustrés par quelques ellipses temporelles dont, une, magnifique, dans un parc.Contemplation L\u2019errance prend ici plusieurs formes, celle d\u2019une femme dont la vie semble entre parenthèses, arborant d\u2019un bout à l\u2019autre un visage impassible et une démarche indolente, ou alors d\u2019une succession de scènes prises sur le vif, dans des rues agitées ou des quartiers encore endormis tout juste avant l\u2019aube.Peu à peu, un film semble prendre forme, une variation du projet initial, celui composé d\u2019une dizaine de photos sur un grand mur blanc, et devant lequel la monteuse semble parfois se perdre\u2026 Évidemment, puisqu\u2019elle est notre guide dans ces pérégrinations artistiques et ces escapades cinématographiques lointaines, nous devons accepter de nous perdre avec elle, partager sa longue attente, observer son immobilisme, parfois devant un écran où l\u2019on sent qu\u2019elle cherche à dénicher le sens caché de cet amas d\u2019images.Et comme dans l\u2019univers durassien, la voix hors-champ ici omniprésente, non pas de manière redondante en décrivant ce que l\u2019on voit déjà, mais pour écouter une femme dont les questionnements dépassent ceux du travail qu\u2019elle doit accomplir.Arrivera-t-elle au bout de cette version nouvelle?C\u2019est à la fois la beauté et la limite de cet exercice visuel qui appelle surtout à la contemplation, jamais exempt de postures volontairement nébuleuses, l\u2019œuvre d\u2019un esthète en quête d\u2019une variation nouvelle de ses propres influences.CRITIQUE CINÉMA Duras n\u2019est pas morte La version nouvelle, un premier long métrage au dépouillement extrême pour Michel Yaroshevsky L\u2019actrice Sophie Desmarais incarne une femme dont la vie semble entre parenthèses dans La version nouvelle.Y35 STUDIO La version nouvelle ?Film d\u2019essai de Michael Yaro- shevsky.Avec Sophie Desma- rais.Québec, 2018, 70 min.CAROLINE MONTPETIT LE DEVOIR Je n\u2019ai pas connu Lysanne Thibodeau de son vivant.Mais Des armes et nous, son dernier film diffusé à titre posthume, semble résumer l\u2019œuvre d\u2019une vie, ou du moins ses espoirs.Film partiellement tourné en noir et blanc, collage d\u2019entrevues, d\u2019introspections et d\u2019effets spéciaux, Des armes et nous est aussi un vigoureux plaidoyer pour le contrôle des armes à feu.La circulation des armes, Lysanne Thibodeau en a été une victime collatérale.Adolescente, elle a retrouvé son frère et sa mère morts, le premier ayant assassiné la deuxième avec la carabine de son défunt père avant de se suicider.Le film s\u2019ouvre sur ce constat.« Ça me fait très peur, les armes à feu.Je pense que c\u2019est fait pour tuer, plus que pour se défendre », dit une intervenante.Pour faire écho à sa souffrance, Lysanne Thibodeau est allée à la rencontre de personnes qui ont vécu une expérience comparable à la sienne, ce coup de feu qui met, d\u2019un coup sec, un terme à une vie aimée.On y plonge dans le regard de cette Américaine, dont la mère a été abattue par un inconnu entré par effraction dans la maison.Ou de cette mère qui a perdu son fils au cours d\u2019une altercation armée à Montréal.« Pourquoi les jeunes possè- dent-ils des armes à feu ?Comment font-ils pour se les procurer ?», demande cette Montréalaise.Dans la maison, il y avait des dizaines d\u2019armes de chasse, raconte la première.Or, aucune d\u2019entre elles n\u2019aurait pu servir à défendre la mère en danger, puisqu\u2019elles étaient hors de portée au moment où le tireur est entré.Alors, à quoi sert de posséder une arme?, demandent les victimes de ces meurtres.Parallèlement, Lysanne Thibodeau a rencontré des amateurs, voire des collectionneurs d\u2019armes à feu.L\u2019un d\u2019eux, déployant sur une table une panoplie de modèles, raconte comment il lui tarde de voir sa petite fille viser sa première cible.Tenir une arme à feu, re- connaît-il, c\u2019est détenir un pouvoir.« C\u2019est la puissance, tu sais, sentir la puissance, dit-il.C\u2019est un peu un power trip, un gun.Mais tu utilises ça à bon escient.Tu as quelque chose de puissant dans tes mains qui peut donner la mort, mais tu choisis de pas donner la mort avec ».Le film présente également des images d\u2019enfants tirant sur des cibles dans la campagne québécoise, ou de jeunes hommes vendant leurs armes sur Internet.Aux États- Unis d\u2019ailleurs, 40 % des transactions concernant des armes se font entre propriétaires, loin des contrôles.Des chiffres En 2017, les États-Unis comptaient 317 millions d\u2019armes à feu pour 325 millions d\u2019habitants.Ce même pays a assisté à 290 fusillades dans les écoles depuis 2013.En 2003, au Canada, lit-on encore, 80 % des morts par balles étaient liées à des suicides.Au fil de ces conversations et de ces statistiques, c\u2019est la vie elle-même que l\u2019on sent circuler à travers le film, dans le cœur battant des cibles visées comme dans l\u2019œil des tireurs.Au moment de mourir, Lysanne Thibodeau s\u2019était-elle libérée de ses hantises anciennes ?Et souhaitait-elle en libérer la postérité ?Des armes et nous ?Film de Lysanne Thibodeau.Canada, 74 minutes, 2019.CRITIQUE CINÉMA Pour ne plus trembler Vigoureux plaidoyer pour le contrôle des armes à feu dans le documentaire Des armes et nous Partiellement tourné en noir et blanc, Des armes et nous propose un collage d\u2019entrevues, d\u2019introspections et d\u2019effets spéciaux.FDA-F3M CULTURE B 4 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 BRUNO KALOUAZ À BERLIN AGENCE FRANCE-PRESSE Un siècle après la fin de la monarchie en Allemagne, les héritiers de la famille impériale suscitent la polémique en réclamant le retour de châteaux et d\u2019œuvres d\u2019art confisqués après la Deuxième Guerre mondiale.« Ces demandes se basent sur celles de mon grand-père, présentées après la réunification, que je poursuis pour ma famille », a expliqué dans une récente entrevue accordée au quotidien Die Welt le prince Georges-Frédéric de Prusse, chef de la maison impériale des Hohenzollern, qui a marqué un millénaire de l\u2019histoire de l\u2019Allemagne.La vénérable dynastie, détrônée avec Guillaume II après la Première Guerre mondiale, juge avoir été injustement expropriée à l\u2019Est par les Soviétiques dans ce qui deviendra ensuite la RDA communiste, alors qu\u2019un accord scellé en 1926 avec l\u2019État allemand réglait la répartition des biens impériaux.Les détracteurs des Hohenzollern s\u2019étouffent face à des demandes de restitution tardives et rappellent pour certains les sympathies nazies de membres de la famille impériale durant le IIIe Reich.L\u2019enjeu est de taille: un droit de résidence notamment dans le célèbre château de Cecilienhof à Potsdam, des milliers d\u2019œuvres d\u2019art et plus d\u2019un million d\u2019euros à titre de compensation sont réclamés par la famille du dernier Kaiser.Avec ses colombages, son architecture de style Tudor, ses six cours intérieures et ses 55 cheminées, Cecilien- hof est célèbre pour avoir accueilli la conférence de Potsdam à l\u2019été 1945, où les Alliés décidèrent du sort de leurs ennemis.Demandes « inacceptables » Même si les Hohenzollern assurent ne vouloir exercer « aucune influence sur la présentation des collections et des expositions » à l\u2019intérieur, ils entendent récupérer leurs biens, devenus d\u2019abord propriété de la RDA en 1949, puis de l\u2019État allemand après la réunification en 1990.Face à eux, la fondation publique qui gère l\u2019essentiel du patrimoine de l\u2019ancienne Prusse, les länder de Brandebourg et de Berlin, où se situait le cœur de la province royale, ainsi que l\u2019État fédéral allemand.«Les Hohenzollern se sont marginalisés avec leurs revendications inacceptables», tempête le ministre des Finances du Brandebourg, Christian Görke.Les tractations entre les représentants de la famille Hohenzollern et les fondations culturelles qui gèrent les biens en question durent depuis des années, mais elles se sont durcies ces dernières semaines lorsque la famille a présenté une liste détaillée de revendications.Faute de compromis à l\u2019amiable, les tribunaux devront trancher.Georges-Frédéric de Prusse vient déjà de perdre un procès visant à récupérer un château au bord du Rhin, non loin du célèbre rocher de la Lorelei.« Quel culot ! » a lancé l\u2019ancien président de la chambre des députés allemands Wolfgang Thierse, à propos des demandes de restitution impériales.« Les revendications se basent sur le droit et découlent de la loi.Elles n\u2019ont pas évolué », réplique à l\u2019AFP Markus Hennig, l\u2019avocat des Hohenzollern.L\u2019accord de 1926 octroyait à la famille un droit de résidence dans 39 châteaux et la propriété sur leur contenu.Conflit de mémoire « C\u2019est une position juridique.Le prince ne doit pas et ne veut pas habiter dans un château.Il s\u2019agit simplement de savoir ce qu\u2019il adviendra de ce droit de résidence », assure Markus Hennig.Au-delà de l\u2019aspect légal, cette affaire réveille un conflit de mémoire autour de l\u2019attitude des Hohenzollern après l\u2019arrivée des nazis au pouvoir.Et ce, au moment où les partisans d\u2019une réhabilitation du passé prussien de l\u2019Allemagne donnent de la voix.ALLEMAGNE Les châteaux impériaux de la discorde Les héritiers de la dynastie des Hohenzollern réclament des œuvres d\u2019art et des châteaux confisqués par l\u2019État LIA LÉVESQUE LA PRESSE CANADIENNE Les techniciens de l\u2019image et du son membres de l\u2019AQTIS ont débrayé durant une journée, jeudi, perturbant ainsi des productions télévisuelles et cinématographiques.Du côté patronal, Hélène Messier, présidente-directrice générale de l\u2019Association québécoise de la production médiatique, a confirmé en entrevue qu\u2019une dizaine de plateaux de tournage ont dû suspendre leurs activités.Les autres plateaux ont tout simplement déplacé leur journée de tournage, puisqu\u2019un avis de grève avait préalablement été transmis, comme il se doit.L\u2019AQTIS représente quelque 6000 membres, des caméramans, preneurs de son, maquilleurs, coiffeurs et autres, qui travaillent à la production de télé- romans, téléséries, documentaires et films, au Québec et parfois à l\u2019étranger.Ces travailleurs sont des pigistes.Ils revendiquent d\u2019ailleurs d\u2019avoir des contrats garantis, a indiqué en entrevue Gilles Charland, directeur général de l\u2019AQTIS (Alliance québécoise des techniciens et techniciennes de l\u2019image et du son).Plusieurs séances de négociation ont eu lieu à ce jour avec l\u2019Association québécoise de la production médiatique, qui regroupe des producteurs privés.Mais l\u2019AQTIS voulait accroître la pression sur les employeurs en tenant cette journée de grève.« C\u2019est un coup de semonce à l\u2019ensemble des producteurs et aussi au gouvernement, pour les sensibiliser à la détérioration des conditions de travail depuis plusieurs années des techniciennes et des techniciens », a expliqué M.Charland.Revendications Les points en litige portent sur la rémunération, les questions de santé et sécurité au travail, la formation et la qualification professionnelle, de même que la priorité d\u2019embauche.Mme Messier fait valoir que cette industrie est aux prises, comme celle des médias, avec une baisse des revenus publicitaires.Dans le cas des productions télé et cinéma, cela s\u2019ajoute à une baisse des CINÉMA Des tournages touchés par une grève des techniciens de l\u2019image et du son auditoires, de nouvelles habitudes d\u2019écoute, de même qu\u2019une stagnation, voire une baisse de certains fonds.«L\u2019argent de Téléfilm Canada pour le financement des longs métrages, sur le plan de la production, n\u2019a pas été augmenté depuis 20 ans.Si on avait des budgets, dans le temps des Filles de Caleb, de l\u2019ordre de 1 ou 1,1 million pour faire une heure de dramatique; on en a maintenant 455 000$.Et les budgets des documentaires ont baissé de 40% en10 ans», a illustré Mme Messier.La loi qui gouverne les membres de l\u2019AQTIS fait qu\u2019un salaire minimum est établi et qu\u2019il appartient au technicien de négocier un salaire plus élevé, selon son expérience et son expertise, explique M.Charland.«Des fois, les salaires minimums augmentent, en vertu des ententes collectives, mais les techniciens qui travaillent en haut du salaire minimum ne voient jamais les effets de ces augmentations-là», se plaint-il.M.Charland confirme que les gouvernements y sont pour beaucoup dans les fonds dont dispose l\u2019industrie.« Le financement, il est public en vaste majorité.Il y a des revendications pour que le gouvernement investisse davantage dans la culture au Québec », a plaidé le syndicaliste.Avec ses colombages, son architecture de style Tudor, ses six cours intérieures et ses 55 cheminées, le château de Cecilienhof est célèbre pour avoir accueilli la conférence de Potsdam à l\u2019été 1945, où les Alliés décidèrent du sort de leurs ennemis.ODD ANDERSEN AGENCE FRANCE-PRESSE Selon une loi de 1994, toutes les personnes ayant été expropriées par l\u2019Union soviétique ont le droit de revendiquer une indemnisation si « elles n\u2019ont pas soutenu le régime nazi ».Or «il y a un débat entre historiens autour du lien controversé du Kronprinz (le prince héritier, arrière-grand-père de Georges-Frédéric) avec le nazisme.La plupart d\u2019entre eux estiment tout de même qu\u2019il existait un lien très fort entre le NSDAP et le Kronprinz, bien qu\u2019il n\u2019ait jamais été membre du parti», explique l\u2019historien Stephan Malinowski.« En 1932, relève-t-il, le Kronprinz appelle à voter pour Hitler lors de l\u2019élection présidentielle », qui sera remportée une nouvelle fois par le maréchal Hindenburg.Dans le land de Brandebourg, la gauche radicale, membre du gouvernement régional de coalition, milite pour un référendum populaire contre les demandes de restitution impériales.Alors que le débat fait rage, la réouverture prochaine à Berlin d\u2019un autre château des Hohenzollern suscite la controverse: la décision prise par les députés allemands de reconstruire à l\u2019identique le château de Berlin, résidence principale de la famille impériale jusqu\u2019en 1918, détruit pendant la Deuxième Guerre mondiale avant d\u2019être remplacé par le parlement de la RDA, est dénoncée par les détracteurs du passé prussien national.Les [héritiers] Hohenzollern se sont marginalisés avec leurs revendications inacceptables CHRISTIAN GÖRKE » Les points en litige portent entre autres sur la rémunération, les questions de santé et sécurité au travail, la formation et la qualification professionnelle ésormais arrimé au Piknic Électronik et gardant un pied à la Société des arts technologiques (SAT), le Festival MEG occupera tout le week-end de la fête du Travail avec une 21e programmation éclectique mêlant artistes internationaux et talents locaux, valeurs sûres et découvertes.Habitué du MEG autant que du nightlife montréalais, l\u2019auteur-compositeur- interprète Robert Robert sera derrière les platines dimanche sur la plaine des Jeux du parc Jean-Drapeau et promet d\u2019y glisser quelques compositions inédites, dont une première chantée en français, nous a-t-il confié.Quelque chose comme un déclic linguistique s\u2019est produit dans la tête du musicien, qui a lancé l\u2019automne dernier un solide EP de chansons house soyeuses, How to Save Water, toutes chantées en anglais, sur l\u2019étiquette française Nowadays Records.« Lorsque j\u2019ai donné des concerts à Paris l\u2019automne dernier, j\u2019ai rencontré des musiciens montréalais, Les Louanges et Lydia Képinski, qui s\u2019expriment en français.Ça m\u2019a ouvert les yeux sur ce qui se tramait de leur côté, sur le potentiel de faire de la musique en français, et ça me donne envie de composer dans cette langue.» Les musiques électroniques Issu de la scène électronique underground, Robert Robert (Arthur Gau- mont-Marchand) n\u2019avait ni envisagé de faire de la musique en français ni même de faire de la musique qui puisse atteindre le grand public.« Ça fait longtemps que j\u2019évolue en marge de ce que j\u2019appellerais \u201cla scène musicale principale\u201d, authentiquement québécoise, tu vois ce que je veux dire ?Pour que les gens se familiarisent avec les musiques électroniques, il faut qu\u2019elles soient diffusées, reconnues ; ce que j\u2019ai compris [en discutant avec Les Louanges et Képinski], c\u2019est qu\u2019il est possible de créer un pont » entre la pop québécoise grand public et sa démarche électronique.« Et en plus, je suis un grand fan du travail des Louanges et de Lydia », qui lui a d\u2019ailleurs commandé le remix de sa chanson Les balançoires pour le mixtape Premier juin remix, paru en juin dernier.Précoce, il découvre les musiques électroniques à l\u2019âge de 13 ans, apprend à travailler les logiciels de production musicale comme si c\u2019étaient des jeux vidéo et dissémine sur le Web ses premières compositions à l\u2019âge de 17 ans.« Je n\u2019ai pas de formation musicale comme telle, je travaille d\u2019instinct \u2014 les rythmes, les mélodies, même les paroles de mes chansons, je chante ce qui me vient.» Quelques projets collaboratifs Arthur Gaumont-Marchand fait partie de cette tribu émergente de compositeurs électro-house avec CRi, Ryan Playground, Tommy White, Ouri.« On regarde pas mal ce que chacun fait.Je suis passé par beaucoup de styles de musique électronique ; avant, je produisais beaucoup de musique très dansante, très énergique, et je faisais DJ dans des raves et des fêtes dans les entrepôts.À travers ça, j\u2019ai découvert les ambiances moins agressives, et c\u2019est ce qui m\u2019inspire le plus, surtout les textures », ajoute-t-il en citant Nicolas Jaar et Nosaj Thing comme inspiration.Après sa performance DJ au MEG, Robert Robert entend prendre l\u2019automne pour composer, enregistrer et compléter quelques projets collabora- tifs qui traînent dans son studio, « des projets auxquels je suis vraiment fier de collaborer ».« Pour ce qui est de mon album, parce que je passe de l\u2019anglais au français, je veux vraiment me plonger dans le processus d\u2019écriture, que je trouve très dif- férent que d\u2019écrire en anglais.Un beau défi, justement parce que la musique que j\u2019écoute est moins en français.Il faut mettre le temps nécessaire pour comprendre comment phraser mon texte en français pour en faire une bonne chanson.» CULTURE B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR MUSIQUE Le déclic linguistique de Robert Robert à MEG Montréal Le jeune auteur-compositeur-interprète-producteur house tient l\u2019affiche du festival ce week-end Trois suggestions Mood II Swing 30 août, scène Piknic Le duo américain Mood II Swing (John Ciafone et Lem Springsteen) a fait époque dans les années 1990 avec son deep house teinté de garage, offrant des perles de planchers de danse telles que During Peak Hours (sous leur pseudonyme The Club Kidds) et le classique Call Me.Miel de Montagne 31 août, SAT Ajoutez à la longue liste d\u2019auteurs- compositeurs-interprètes franco- électros le nom de Miel de Montagne (Milan Kanche), Parisien exilé en pleine nature où il a trouvé l\u2019inspiration des chansons pop-R&B-house de son joyeux et léger premier album paru en avril dernier.Il partagera l\u2019affiche avec ses collègues Salut c\u2019est cool et Antony Carle.Djrum 2 septembre, scène du Boisé Paru l\u2019année dernière sur étiquette R&S, l\u2019album Portrait With Firewood du compositeur britannique Djrum (Felix Manuel) alliait avec maîtrise le techno, le drum and bass et la musique ambient, avec un soupçon de jazz.Mémorable disque qui donne envie de le réentendre sur scène.Derrière les platines sur la plaine des Jeux du parc Jean-Drapeau, Robert Robert promet de glisser quelques compositions inédites, dont une première chantée en français.FRAMES PICTURES Une image de l\u2019édition 2018 du festival MEG Montréal JORDY PINEL D Arthur Gaumont-Marchand fait partie de cette tribu émergente de compositeurs électro-house avec CRi, Ryan Playground, Tommy White, Ouri ÉCONOMIE B 6 LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 Acteurs publics déterminants lors de la dernière crise économique, les banques centrales ne reconnaissent plus le monde qui les entoure et ne sont plus certaines d\u2019avoir encore les moyens de nous venir en aide lors de la prochaine récession.ANALYSE Les banquiers centraux ne reconnaissent plus le monde qui les entoure La réunion de Jackson Hole a montré l\u2019ampleur des défis auxquels ils se heurtent ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR ENTREVUE Le gourou de la gestion qui a la tête ailleurs Dans son dernier livre, Henry Mintzberg en appelle au réancrage de la gestion dans la réalité Si Henry Mintzberg n\u2019avait qu\u2019un conseil à donner aux gestionnaires, ce serait d\u2019oublier un peu ce qu\u2019on apprend dans les écoles de gestion et prêter beaucoup plus attention à ce qu\u2019ont à dire leurs employés et leurs clients.Mais l\u2019expert montréalais a encore plus envie de parler de l\u2019état déplorable dans lequel nos sociétés sombrent depuis des années et de l\u2019urgence d\u2019arrêter de laisser tellement de place aux entreprises privées et à la logique de marché.Expert en science de la gestion de réputation internationale, Henry Mintz- berg a cumulé, au fil de ses 50 ans de carrière, une vingtaine d\u2019ouvrages, 180 articles scientifiques, une multitude de prix et de distinctions, dont une vingtaine de diplômes honorifiques à travers le monde.Pour son 20elivre, intitulé Histoires pour gestionnaires insomniaques (Les Éditions de l\u2019Homme), le Montréa- lais et professeur de l\u2019Université McGill a choisi une quarantaine de textes originalement publiés sous forme de blogues à l\u2019intention des gestionnaires de tout acabit ainsi qu\u2019à tous ceux qui s\u2019intéressent à ces questions, ne serait-ce que parce qu\u2019ils ont affaire à des patrons.Leçons avant le dodo Courts, clairs et souvent drôles, les textes reprennent des idées que l\u2019expert avait déjà exposées dans d\u2019autres ouvrages plus savants.L\u2019auteur y redit, entre autres, tout le mal qu\u2019il pense de cette façon tellement répandue qu\u2019on a d\u2019enseigner le métier de chef d\u2019équipe dans les écoles de gestion et autres prestigieux et coûteux programmes de MBA.« La gestion dénuée d\u2019âme, ou de fond, est devenue une véritable épidémie dans la société », écrit-il.Henry Mintzberg déteste ces soi- disant «leaders conquérants» et omniscients qu\u2019on célèbre dans trop de manuels de gestion alors que le succès à long terme des organisations repose bien plus souvent sur le talent des gestionnaires à tous les ordres hiérarchiques de permettre le lent mûrissement de bonnes idées issues du terrain et de leur mise en valeur par le travail de l\u2019ensemble des employés.En entrevue dans son appartement de Côte-Saint-Luc, sur l\u2019île de Montréal, le vieux professeur encore bien actif dit que la principale leçon qu\u2019il espère que ses gestionnaires insomniaques retiendront de son livre est le danger de confondre les organigrammes avec la réalité et l\u2019importance primordiale de rester bien ancrée dans cette dernière.Il ne comprend pas que tellement de dirigeants d\u2019entreprises soient aussi «déconnectés» de leurs clients, de leurs employés et de la nature profonde de leur organisation et qu\u2019à l\u2019inverse, ceux qui ont le talent de tisser des liens avec le terrain ne soient pas plus valorisés par leurs supérieurs, les investisseurs et les experts.«En vérité, écrit-il, il n\u2019y a que deux façons de connaître les défauts d\u2019une personne: l\u2019épouser ou travailler pour elle.» Prêcher dans le désert «Toutes ces idées ne sont pas nouvelles, admet Henry Mintzberg.Pourtant, on Expert en science de la gestion de réputation internationale, Henry Mintzberg a cumulé, au fil de ses 50 ans de carrière, une vingtaine d\u2019ouvrages, 180 articles scientifiques et une multitude de prix et de distinctions.MARIE-FRANCE COALLIER LE DEVOIR ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Au moment même où Donald Trump repoussait, encore une fois, les frontières du surréalisme dans sa guerre commerciale contre la Chine avant d\u2019aller rejoindre à Biarritz ses homologues du G7 qui ne savent plus par quel bout le prendre, les banquiers centraux de la planète tenaient leur réunion annuelle dans le décor enchanteur de la vallée de Jackson Hole, au Wyoming, aux États-Unis.Entourés d\u2019experts de haut vol, ils y sont arrivés à deux constats existentiels.Le premier de ces constats est que le retour à ce que l\u2019on considérait être la normalité avant que n\u2019éclate la Grande Récession ne sera probablement pas possible.Le second constat est que le populisme et les guerres commerciales d\u2019un nombre grandissant de pays, dont le plus influent de tous, menacent non seulement la prospérité et la stabilité économiques des nations, mais réduisent aussi la capacité d\u2019aide des banques centrales, les acteurs publics qui ont sans doute le plus contribué à éviter le pire durant la dernière crise.En ce qui a trait au retour à ce que l\u2019on considérait comme la normalité, il est quand même frappant de voir que, dix ans après la fin de la dernière crise, nos banquiers centraux ne sont toujours pas parvenus à ramener l\u2019inflation à leurs prétendues cibles, placées généralement autour de 2%, et ce, même si leurs taux d\u2019intérêt ne sont toujours pas tellement loin de leur plancher absolu de 0%.En fait, loin d\u2019être en voie de revenir au taux de 4% ou 5% qu\u2019ils affichaient avant la s\u2019en éloigne de plus en plus.Comme si l\u2019on était sourd et aveugle à leur logique.» La même chose, dit-il, se produit avec une autre idée à laquelle il consacre l\u2019essentiel de son temps aujourd\u2019hui et dont il avait beaucoup plus envie de parler cet après-midi maussade là de la fin du mois d\u2019août.Exposée il y a quelques années dans un autre de ses livres, intitulé Rééquilibrer la société, elle fait valoir que ce qui a gagné lors de l\u2019effondrement du bloc communiste à la fin des années 1980, ce n\u2019est pas un modèle centré sur les entreprises et la logique de marché sur un modèle centré sur le gouvernement et le secteur public, mais une approche qui était, à l\u2019époque, plus équilibrée entre les trois principaux secteurs qui composent la société: le public, le privé et le «secteur pluriel» issu de la société civile.Depuis ce jour, la logique de l\u2019argent, du profit, des intérêts individuels et du laisser-faire gagne sans cesse du terrain et est présentée en opposition avec le secteur public, déplore l\u2019universitaire.Or, chacun des trois secteurs a ses forces et ses faiblesses, plaide Henry Mintzberg.Le monde se porterait mieux si, par exemple, les entreprises étaient laissées au privé, que les gouvernements jouaient leur rôle dans la réduction des inégalités et la protection de l\u2019environnement, et que le secteur pluriel occupait plus de place dans les hôpitaux et les universités.Aussi pitoyable soit-il, le président américain, Donald Trump, n\u2019est que le symptôme d\u2019une société où les valeurs collectives et morales ont été tassées par la recherche de gains à court terme propre au secteur privé, écrivait cet été Henry Mintzberg dans une nouvelle série de blogues.C\u2019est parce qu\u2019on a laissé la logique du secteur privé réduire les conditions de travail, creuser les inégalités et accroître le pouvoir de l\u2019argent sur la politique qu\u2019il a été élu.Quelques pays parviennent mieux que les autres à maintenir un équilibre plus sain entre les trois secteurs de la société, observe le professeur intarissable sur le sujet.C\u2019est le cas notamment de l\u2019Allemagne et des pays d\u2019Europe du Nord, mais aussi du Canada, et particulièrement du Québec.L\u2019expert en gestion voudrait pouvoir expliquer ces idées dans les pages des grands quotidiens et magazines américains dans des textes d\u2019opinion ou dans le cadre d\u2019entrevues.« Mais ils n\u2019ont pas l\u2019air intéressés.Je ne sais pas pourquoi.Alors j\u2019écris des blogues.» Grande Récession, leurs taux directeurs sont repartis à la baisse depuis quelques mois au point où, dans certains pays, dont le Japon et l\u2019Allemagne, les obligations offrent des rendements négatifs.Les banques centrales ont déjà un mal fou à maintenir un certain niveau de croissance économique ; imaginez ce que ce sera lorsqu\u2019arrivera la prochaine récession, se sont alarmés les experts à Jackson Hole.L\u2019Europe et le Japon sont d\u2019ores et déjà tombés dans un «trou noir monétaire», ont écrit l\u2019ancien secrétaire américain du Trésor, Larry Summers, et l\u2019économiste Anna Stanbury, alors que «les États-Unis ne sont plus qu\u2019à une récession de vivre un sort similaire».Certains se sont remis à évoquer une «japo- nisation» des économies développées, faisant référence à ce marasme déflationniste dans lequel est embourbée l\u2019économie nippone depuis 30 ans malgré tous les efforts de son gouvernement et de sa banque centrale.Le choc populiste Pour compliquer les choses, le monde avec lequel nos banquiers centraux sont aux prises n\u2019est plus le même non plus, notamment depuis la multiplication des gouvernements populistes.Non seulement ces derniers remettent-ils allègrement en cause des fondements de l\u2019orthodoxie économique des dernières années en matière de libre-échange et de respect de la règle de droit international, mais ils défient parfois même toute rationalité économique.Directement aux prises avec le champion de cette mouvance populiste, au point d\u2019en être devenu l\u2019un de ses ballons de frappe de prédilection, le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, a reconnu que les nombreuses guerres commerciales de Donald Trump et leurs dommages pour l\u2019économie mondiale et américaine constituaient «un nouveau défi» pour lequel sa banque centrale n\u2019avait «pas de mode La gestion dénuée d\u2019âme, ou de fond, est devenue une véritable épidémie dans la société HENRY MINTZBERG » Dix ans après la fin de la dernière crise, nos banquiers centraux ne sont toujours pas parvenus à ramener l\u2019inflation à leurs prétendues cibles LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 ÉCONOMIE B 7 La Caisse dans les hôpitaux australiens La Caisse de dépôt et placement a conclu une entente de co-investis- sement avec Brookfield Business Partners et ses partenaires institutionnels pour l\u2019acquisition de Healthscope, le deuxième plus important exploitant d\u2019hôpitaux privés en Australie et le plus grand fournisseur de services de pathologie en Nouvelle-Zélande.La Caisse investira plus de 300 millions de dollars australiens et détiendra une participation minoritaire importante dans Health- scope.L\u2019entreprise offre une vaste gamme de services de soins de santé multidisciplinaires, allant des soins de courte durée aux services de réhabilitation et aux soins en santé mentale dans ses 43 hôpitaux privés répartis dans l\u2019ensemble des États australiens.Elle exploite aussi 24 laboratoires de pathologie en Nouvelle-Zélande.Le Devoir EN BREF Le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell (de dos), et son confrère de la Banque d\u2019Angleterre, Mark Carney, à Jackson Hole vendredi dernier AMBER BAESLER ASSOCIATED PRESS GÉRARD BÉRUBÉ LE DEVOIR Le projet de taxation mondiale sur le numérique chemine.Tirant profit de l\u2019impulsion politique reçue au G7 de Biarritz, l\u2019OCDE vise le dépôt d\u2019un projet d\u2019accord d\u2019ici la fin de 2019 avec, pour cible, une entrée en vigueur vers la mi-2020.L\u2019Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) travaille sur le projet de taxation du numérique depuis plusieurs années.Une démarche trop longue avait déploré la France, qui a fait cavalier seul en introduisant sa propre taxe en juillet dernier visant les géants du secteur que sont les Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft.Une taxe française de 3 % sur les revenus que Donald Trump avait aussitôt dénoncée, le président des États-Unis menaçant alors d\u2019imposer des tarifs punitifs sur les vins français.La France et les États-Unis sont parvenus à une entente dans le cadre du G7 tenu la fin de semaine dernière, à Biarritz, visant l\u2019application d\u2019une taxe sur le numérique mondiale d\u2019ici la mi-2020.La France renoncerait à sa taxe maison et rembourserait aux entreprises les sommes excédentaires perçues une fois l\u2019accord international en vigueur.Jeudi, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que les deux pays formeraient un groupe de travail avec l\u2019OCDE.Le chantier est vaste.Le secrétaire général de l\u2019OCDE, Angel Gurria, a rappelé qu\u2019environ 130 pays participaient au processus.Il a toutefois avancé l\u2019horizon de fin 2019 pour la publication d\u2019une proposition formelle, avec dépôt d\u2019un projet dès le prochain G20 des Finances, prévu le 17 octobre à Washington, qui respecterait l\u2019échéancier de 2020.« De toute évidence, avec deux grands acteurs du G7, cela nous aidera beaucoup à conclure les négociations à temps », a soutenu M.Gurria.Pascal Saint-Amans, directeur du Centre de politique et d\u2019administration fiscales de l\u2019OCDE, explique ce sur quoi repose le processus multilatéral imaginé dans un texte de l\u2019Agence France- Une proposition formelle de taxe mondiale sur le numérique en 2019 JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Au cœur de son virage amorcé en 2016, la Banque Laurentienne s\u2019estime sur la voie de la croissance en dépit de profits en baisse.La septième banque en importance au pays a dévoilé jeudi un bénéfice net de 47,8 millions, ou 1,05 $ par action, alors que ses profits nets avaient été de 54,9 millions, ou 1,23 $ par action, à la même période il y a un an.Pour le trimestre terminé le 31 juillet, la Lauren- tienne a comptabilisé des ajustements totalisant 5,6 millions, dont une charge de restructuration de 1,8 million liée à la réduction de son effectif, alors que les provisions pour pertes sur créances ont plus que doublé, à 12,1 millions.Abstraction faite des éléments non récurrents, la Banque a généré un bénéfice ajusté de 51,9 millions, ou 1,15 $ par action, au cours du troisième trimestre, comparativement à 59,4 millions, ou 1,34 $ par action, il y a un an.Néanmoins, le président et chef de la direction de la Laurentienne, François Desjardins, s\u2019est plutôt montré optimiste au cours d\u2019une conférence téléphonique avec les analystes, évoquant l\u2019offre de services-conseils dans les succursales.«Même si la Banque n\u2019est plus présente à l\u2019extérieur du Québec dans les activités de détail depuis 2003, la notoriété de notre marque à travers le pays est élevée et BANQUES Profits en baisse à la Laurentienne La taille du portefeuille de prêts a fléchi de 8 % Elon Musk se méfie\u2026 des machines SHANGHAI \u2014 Elon Musk, le fantasque patron de Tesla et de SpaceX, a fait part jeudi en Chine de sa réticence à l\u2019égard des nouvelles technologies.Invité à débattre de l\u2019avenir de l\u2019intelligence artificielle lors d\u2019un débat à Shanghai avec Jack Ma, patron du groupe de commerce électronique Alibaba, il a souligné que «le rythme de progression des ordinateurs est dingue», se disant inquiet qu\u2019à l\u2019avenir les machines dopées à l\u2019intelligence artificielle puissent finir par se lasser d\u2019avoir affaire à des humains «lents et stupides».«À défaut d\u2019autre chose, l\u2019ordinateur va s\u2019impatienter.[Pour lui,] ce sera comme parler à un arbre.» Au contraire, Jack Ma voit l\u2019intelligence artificielle comme «un progrès».«Nous avons inventé les ordinateurs, mais je n\u2019ai jamais vu un ordinateur créer un être humain.» Pourtant, Elon Musk a présenté à la mi-juillet les avancées de sa start-up, Neuralink, qui ambitionne de relier directement et intimement le cerveau humain à l\u2019ordinateur.Agence France-Presse La Cour approuve l\u2019arrangement Transat- Air Canada Transat a annoncé jeudi que la Cour supérieure du Québec a délivré une ordonnance définitive approuvant son plan d\u2019arrangement avec Air Canada, qui a été entériné par ses propres actionnaires.L\u2019arrangement demeure toutefois assujetti à certaines conditions de clôture.Une évaluation au regard de l\u2019intérêt public sera menée par Transports Canada, avec la participation du commissaire de la concurrence.Le processus, qui devrait se mettre en branle le 4 novembre, pourrait s\u2019échelonner sur 250 jours.Si les approbations requises sont obtenues et que les conditions sont remplies, la clôture de la transaction sera attendue pour le deuxième trimestre de 2020, selon Transat.La Presse canadienne Apple dévoilerait une nouvelle gamme d\u2019iPhone SAN FRANCISCO \u2014 Apple devrait annoncer une nouvelle gamme de l\u2019iconique iPhone, en perte de vitesse par rapport à ses concurrents.Ne dérogeant pas à sa culture du secret, le géant à la pomme a envoyé une invitation minima- liste pour participer à «un événement spécial» à Cupertino, en Californie, le 10 septembre.L\u2019iPhone a cédé une place, tombant en quatrième position des ventes mondiales de téléphones intelligents, avec 35,3 millions d\u2019appareils vendus contre 36,2 millions pour le chinois Oppo, selon les chiffres de vente du deuxième trimestre compilés par le bureau d\u2019étude IHS Markit.L\u2019an passé, Apple avait présenté de nouvelles versions de son téléphone, dont deux de très haut de gamme, Xs et Max.Agence France-Presse d\u2019emploi».Bien que tout en retenue et en euphémisme, le commentaire lui a immédiatement valu une réponse furieuse sur Twitter dans laquelle le président américain \u2014 qui venait encore d\u2019augmenter ses tarifs commerciaux contre la Chine et «d\u2019ordonner» aux entreprises américaines de quitter ce pays \u2014 se demandait si le pauvre Jerome Powell n\u2019était pas un «pire ennemi» pour les États-Unis que le président chinois.Changements urgents Il est plus que temps d\u2019isoler un peu mieux le reste du monde des humeurs de l\u2019économie américaine, a plaidé son confrère de la Banque d\u2019Angleterre et ex-gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney.Après tout, les États-Unis ne comptent plus aujourd\u2019hui que pour 15 % de l\u2019économie mondiale et 10 % du commerce.Il n\u2019y a pas de raison que la moitié du commerce international et les deux tiers du marché obligataire soient encore en dollars américains, a- t-il fait valoir en en appelant à l\u2019élaboration d\u2019une nouvelle monnaie de référence virtuelle ou basée sur un large panier de devises.Ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on remet en cause l\u2019importance disproportionnée et déstabilisatrice du billet vert sur l\u2019économie des autres pays, a noté l\u2019ancien économiste en chef du Fonds monétaire international, Maurice Obst- feld.Mais «quand les États-Unis étaient vus comme un chef de file responsable de l\u2019économie mondiale, c\u2019était moins perçu comme un problème».On doit se rendre à l\u2019évidence, les banques centrales risquent de manquer de munitions pour lutter contre la prochaine crise, a prévenu l\u2019ancien sous- gouverneur à la Banque du Canada, Jean Boivin, dans une proposition cosi- gnée avec d\u2019autres ex-banquiers centraux aujourd\u2019hui employés, comme lui, par la plus grande firme d\u2019investissement privée au monde, BlackRock.Prenant acte du manque de volonté politique ou de crédibilité des gouvernements pour adopter des plans de relance budgétaire au moment opportun, ils proposent que l\u2019on confie aux banques centrales la garde d\u2019un compte spécial de dépenses préautorisées qui leur permettrait de mettre rapidement de l\u2019argent directement dans les mains des consommateurs et des entreprises lorsque les circonstances le commanderont et que les actuels outils de politique monétaire conventionnels et non conventionnels ne suffiront plus.« Personne n\u2019envie le sort de Jerome Powell et de ses collègues par les temps qui courent, observait vendredi dernier dans le Wall Street Journal un participant à la réunion de Jackson Hole.Toutes leurs analyses et leurs prévisions peuvent être ruinées par un simple gazouillis.» Presse.«Il y a deux piliers: l\u2019un consiste à voir comment on taxe des entreprises qui ne sont actuellement pas imposables et comment on réalloue les droits d\u2019imposer ; l\u2019autre concerne la création d\u2019un impôt minimum sur les bénéfices.L\u2019idée du premier pilier, c\u2019est de faire en sorte qu\u2019une entreprise devienne taxable sur un territoire même lorsqu\u2019elle n\u2019y est pas présente physiquement.L\u2019objectif est aussi qu\u2019une partie plus importante de son bénéfice mondial soit allouée au pays où se sont situés son marché et ses clients.» Avec l\u2019Agence France-Presse Jeudi, le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que la France et les États-Unis formeraient un groupe de travail avec l\u2019OCDE Bruno Le Maire (en avant-plan) et le secrétaire général de l\u2019OCDE, Angel Gurria STEPHANE DE SAKUTIN AGENCE FRANCE-PRESSE nous nous attendons à attirer de nouveaux clients, jeunes et moins jeunes», a-t-il dit.M.Desjardins a également expliqué que la Laurentienne va aussi déployer de nouveaux produits en ligne, sans toutefois entrer dans les détails.Si Gabriel Dechaine, de la Financière Banque Nationale, a noté l\u2019enthousiasme de l\u2019institution financière, l\u2019analyste a toutefois indiqué, dans une note, qu\u2019il n\u2019était pas encore convaincu par le redressement.« Pendant que la Lau- rentienne avait des problèmes en raison d\u2019irrégularités dans son portefeuille de prêts hypothécaires à la fin de 2017 en plus de traverser une période de négociation difficile avec ses employés syndiqués, ses activités principales ont souffert », a-t-il souligné.M.Dechaine a rappelé que, depuis la fin de l\u2019exercice 2017, la taille du portefeuille de prêts de la Banque a fléchi de 8% et que les revenus de ses services bancaires ont décliné pendant six trimestres consécutifs sur une base annualisée.1,05 $ C\u2019est la valeur du bénéfice net par action dévoilé jeudi par la Banque Laurentienne LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 B 8 ÉCONOMIE AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé- dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.Le meilleur de l\u2019information, dans votre boîte courriel.LES COURRIERS DU DEVOIR LeDevoir.com/infolettres AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Avis légaux et appel d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES FÊTE DU TRAVAIL Jour de non publication : Lundi 2 septembre 2019 TOMBÉE : Publication du mardi 3 septembre : Réservation et matériel le jeudi 29 août avant 15 H TOMBÉES RÉGULIÈRES Les réservations doivent être faites avant 15 H pour les publications deux (2) jours plus tard.avisdev@ledevoir.com Téléphone : 514-985-3452 Télécopieur : 514-985-3340 ALBI KIA ST-EUSTACHE Donnant mandat d'agir en l'instance à Jean-Félix Bou- chard, huissier de justice Ci-après appelé \"le détenteur\" ET FINANCEMENT AUTO TD (CANADA) INC.25 Booth ave.suite 101 Toronto (Ontario) M4M 2M3 Dernier propriétaire connu aux fichiers de la SAAQ ET K.A AUTO INC.275, Chemin de la Grande- Côte, Saint-Eustache (Québec) J7P 1C4 Ci-après appelé \"celui qui a confié le bien\" AVIS DE VENTE (SANS PRÉJUDICE) Conformément à la loi et suite à la garde de vos biens terminée depuis le 23 août 2018 et à l'avis expédié à cet effet le 18 octobre 2018, conformément aux règles prescrites au Code civil du Québec, AVIS DE VENTE est donné à FINANCEMENT AUTO TD (CANADA) INC.ET K.A AUTO INC.que si vous ne réclamez pas les biens confiés au détenteur, j'en disposerai en procédant à la vente desdits biens ou autrement le 10 SEPTEMBRE 2019 à 10H00, qui se tiendra au 160, rue Dubois, Saint- Eustache J7P 4W9, soit à la place d'affaire du détenteur.NATURE DES BIENS : Un véhicule de marque Kia Sorento 2.4L blanc, no.série: 5XYKT3A65DG362457.CONDITIONS : ARGENT COMPTANT St-Eustache, le 13 juin 2019.Dominic Bouchard, huissier de justice Étude J.F.Bouchard Inc., huissiers de justice 240, Chemin de la Grande- Côte, Saint-Eustache (Québec) J7P 1B5 Tel.: (514) 350-9000 Avis de clôture d'inventaire Prenez avis que Nicole Cantin, en son vivant domiciliée au 8200, rue George, appartement 522A, Montréal (LaSalle), Québec, H8P 3T6, est décédée à Montréal (LaSalle), le 12 février 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au bureau de Me Pierre Lacoste, notaire, situé au 5574, rue Laurendeau, Montréal, Québec, H4E 3W3.Téléphone : 514-767-5334.Donné ce 26 août 2019 à Montréal Solange Côté et Jacques Laframboise, liquidateurs Appel d\u2019offres Direction des services administratifs et greffe Division des ressources ?nancières et matérielles Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 11 h, le mercredi 25 septembre 2019, au Bureau du citoyen de l\u2019arrondissement de Saint-Laurent, 777, boulevard Marcel-Laurin, Saint- Laurent, Québec, H4M 2M7 pour : Catégorie : Travaux de construction Appel d\u2019offres : 19-029 Descriptif : Irrigation du terrain de soccer numéro 9 du parc Marcel-Laurin Date d\u2019ouverture : Mercredi 25 septembre 2019 Dépôt de garantie : 10 % de la valeur de la soumission Renseignements : Pour toute question s\u2019adresser à : saint-laurent.soumissions@ville.montreal.qc.ca Documents : Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du vendredi 30 août 2019 sur le SEAO.Visite supervisée des lieux : N/A Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SEAO) en communiquant avec un de ses représentants par téléphone au 1-866-669-7326 ou au 514-856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SEAO.Chaque soumission doit être placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement dans les locaux de la Direction du greffe à la Mairie d\u2019arrondissement de Saint-Laurent, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse soumission ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Fait à Montréal, le 30 août 2019.Le secrétaire du Conseil d\u2019arrondissement, Benoît Turenne Arrondissement de Saint-Laurent Remplacement de pontages, calfeutrage de portes, ajustement des dalles et garde-corps au 7800-7810, avenue Mountain Sights, à Montréal Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 30 août 2019 sur le site Internet SEAO (Système électronique d\u2019appel d\u2019offres) au www.seao.ca ou en communiquant avec le service à la clientèle de SEAO au 514 856-6600 (sans frais au 1 866 669-7326).Le coût pour l\u2019obtention de ces documents est celui établi par le SEAO.Les soumissionnaires pourront également obtenir plus d\u2019informations sur cet appel d\u2019offres à l\u2019adresse approvisionnement@shdm.org AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES DEV-CP19-089 Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.ASSOCIATION DES CRÉTOIS DE MONTRÉAL 3055 Boulevard Cartier Ouest Laval (Québec) H7V1J4 Demande : 1023499 Restaurant Le Grenoble Inc.6921 Boulevard des Galeries-d\u2019Anjou Suite 103 Montréal (Québec) H1M0A1 Demande : 1024134 9386-9501 Québec Inc.1800 Rue Dufresne Montréal (Québec) H2K3K3 Demande : 1024135 9330-2941 Québec Inc.5940 Avenue Victoria Montréal (Québec) H3W2R8 Demande : 102407 9401-8025 Québec inc.7515 Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2R2N7 Demande : 1024105 9401-3455 Québec Inc.30 Rue Sainte- Catherine Est Loc.K12 Montréal (Québec) H2X1K6 Demande : 1024089 ATELIERS & SAVEURS TOM INC.444 Rue Saint- François-Xavier Montréal (Québec) H2Y2T3 Demande : 1024143 Addition d\u2019autorisation de spectacles sans nudité aux localisations au 1er étage et au sous-sol Changement de catégorie du permis de restaurant pour vendre à restaurant pour servir.un restaurant pour servir.Un restaurant pour servir au 1er étage Un Restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre un restaurant pour vendre.ASSOCIATION DES CRÉTOIS DU QUÉBEC RESTAURANT - SALLE DE RÉCEPTION 3055 Boulevard Cartier Ouest Laval (Québec) H7V1J4 Dossier : 1087089 RESTAURANT LE GRENOBLE 6923 Boulevard des Galeries-d\u2019Anjou Montréal (Québec) H1M3X6 Dossier : 2204311 RESTAURANT CARI MASALA 9194 Rue Sherbrooke Est Montréal (Québec) H1L1E5 Dossier : 3097821 RESTAURANT PINOY PANSITAN 5940 Avenue Victoria Montréal (Québec) H3W2R8 Dossier : 3519139 PIZZÉRIA ALÉA 7515 Rue Saint- Hubert Montréal (Québec) H2R2N7 Dossier : 10043943 KAME SNACK- BAR HAWAIEN N.2 30 Rue Sainte- Catherine Ouest Loc.K12 Montréal (Québec) H2X0C8 Dossier : 10044164 ATELIERS & SAVEURS TOM 705 Rue Sainte- Catherine Ouest, concession 25 Montréal (Québec) H3B4G5 Dossier : 10044594 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Sonia Hart, 551, Chemin de la Covey Hill, Havelock, QC, JOS 2CO CBD Québec, Clinique Bien-être Détente, 551, Chemin de la Covey Hill, Havelock, QC, JOS 2CO Kassandra Hunt, 6-215, Saint-Michel, Saint-Jean-sur-Richelieu, QC, J3B 5W8 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Iberville situé au 109, rue Saint Charles, RC.14, Saint-Jean-sur-Richelieu, QC, J3B 2C2 dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance en recouvrement d'une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis des options qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d'une ordonnance rendue le 28 août 2019 par le Greffier de la Cour du Québec, division des petites créancesl dans les dossiers portant les numéros cl-haut mentionnés.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Salnt-Jean-sur-Richelieu, le 28 août 2019 Nataliya Dimitrova Greffière-adjointe de la Cour du Québec 755-32-700644-190 755-32-700644-190 755-32-700702-196 AGENCE FRANCE-PRESSE À PARIS Le commerce international de marchandises entre les pays du G20 a continué de se replier au deuxième trimestre 2019, sur fond de guerre commerciale entre la Chine et les États- Unis, selon un baromètre publié jeudi par l\u2019OCDE.L\u2019OCDE signale que les exportations des pays du G20 se sont contractées de 1,9 %, et les importations de 0,9 %.En Chine, après un recul de 5,3 % au deuxième trimestre, les exportations sont désormais à leur plus bas niveau depuis le quatrième trimestre 2017.Aux États-Unis, elles sont à leur plus bas niveau depuis le premier trimestre 2018, après un recul trimestriel de 1,1 %, selon l\u2019OCDE.Les importations ont en revanche légèrement progressé dans les deux pays (+0,6 % en Chine et +0,3 % aux États-Unis) durant le trimestre « en raison d\u2019une reprise du commerce bilatéral » à cette époque-là, qui pourrait être due « au stockage anticipé [avant] des mesures tarifaires appliquées par les États-Unis le 10 mai ».Les exportations des États-Unis vers la Chine et leurs importations en provenance de Chine ont pour leur part augmenté de respectivement 2,7 % et 0,2 % au deuxième trimestre, mais restent nettement inférieures aux sommets atteints au troisième trimestre 2018 (+17,4 % pour les exportations et +10,7 % pour les importations).Dans l\u2019Union européenne, les exportations ont diminué de 1,7 %, et les importations de 2,3 %.Seules quelques économies du G20 ont vu leurs exportations de marchandises augmenter au deuxième trimestre 2019 : l\u2019Australie ÉCHANGES Le commerce international a poursuivi son repli (6,3 %), le Canada (6,4 %), le Mexique (2,4 %), et le Japon (0,2 %).Croissance sauvée Sur la scène économique américaine, l\u2019appétit et le moral du consommateur américain ont sauvé la croissance économique des États-Unis au deuxième trimestre, qui reste décente même si elle a faibli par rapport au début de l\u2019année et que les marchés prédisent le pire.L\u2019expansion de la première économie mondiale a été révisée en légère baisse pour s\u2019établir à 2 % d\u2019avril à juin, au lieu de 2,1 %, selon une deuxième estimation du département du Commerce publiée jeudi.Cela confirme le net ralentissement de la croissance par rapport au rythme du premier trimestre (3,1 %), qui reste toutefois relativement soutenu, largement tiré par la vitalité du consommateur américain.« L\u2019économie se porte BIEN », a tweeté Donald Trump, ajoutant un coup de griffe à la Banque centrale, qu\u2019il accuse de ralentir la machine.« Si la Fed faisait ce qu\u2019il faut, nous serions une fusée », a-t-il ajouté.La progression des dépenses de consommation, en effet, locomotive traditionnelle de l\u2019économie américaine, a été révisée en hausse à 4,7%, son meilleur score en presque cinq ans.Cela a permis de compenser les mauvaises nouvelles du côté des investissements des entreprises (-0,6 %) et surtout du commerce, qui souffre visiblement de la confrontation avec la Chine.Les exportations américaines ont chuté plus fortement que précédemment estimé, coûtant 0,7 point de croissance au PIB.Autre point sombre, le marché immobilier s\u2019est affaissé (-2,9%).Tout en répétant à l\u2019envi que l\u2019économie est «en pleine forme», en coulisses, le président Donald Trump s\u2019est récemment montré inquiet de cette croissance plus faible alors qu\u2019il entre en campagne pour sa réélection en 2020 et qu\u2019il avait promis de forts rythmes d\u2019expansion de 3 %, voire 4 %.Les inquiétudes du gouvernement sur le rythme d\u2019expansion sont aussi nourries par celles des marchés qui donnent des signes d\u2019une récession à venir.Plusieurs fois ces deux dernières semaines, la courbe des taux d\u2019intérêt sur les obligations d\u2019État s\u2019est inversée, faisant tomber les taux à dix ans illogiquement sous ceux des bons à deux ans.Ce phénomène rare est interprété comme le signe avant-coureur d\u2019une récession dans les 12 à 18 mois, les investisseurs pensant que la Fed devrait baisser les taux d\u2019intérêt.Profit de 3,25 milliards pour la TD TORONTO \u2014 La Banque TD a affiché jeudi un bénéfice du troisième trimestre de 3,25 milliards, soutenue par une amélioration des résultats de l\u2019ensemble de ses activités, celles aux États- Unis en particulier.L\u2019institution a réalisé un profit par action de 1,74 $ pour le trimestre clos le 31 juillet, ce qui était en hausse par rapport à celui de 3,11 milliards, ou 1,65 $ par action, de la même période l\u2019an dernier.Le chef de la direction de la TD, Bharat Masrani, a indiqué que le trimestre avait été marqué par une augmentation des résultats et une croissance des produits dans tous les secteurs d\u2019exploitation de l\u2019institution.Sur une base ajustée, la TD a vu son bénéfice par action passer à 1,79 $, alors qu\u2019il avait été de 1,66 $ un an plus tôt.Les services de détail au Canada ont généré des profits de 1,89 milliard, en hausse d\u2019environ 2 % par rapport à ceux de 1,85 milliard du troisième trimestre de l\u2019an dernier.Ces mêmes activités aux États-Unis ont permis de récolter des profits de 1,29 milliard, un chiffre en hausse de 12,6 % par rapport à celui de 1,14 milliard enregistré l\u2019an dernier.Les provisions pour pertes sur prêts, soit l\u2019argent mis de côté pour les mauvaises créances, ont totalisé 655 millions, une somme en hausse de 17 % par rapport à celle de 561 millions de l\u2019an dernier.Le ratio des fonds propres de catégorie 1 sous forme d\u2019actions ordinaires se chiffrait à 12 % à la fin du troisième trimestre, comparativement à 11,7 % un an plus tôt.La Presse canadienne EN BREF L\u2019OCDE signale que les exportations des pays du G20 se sont contractées de 1,9 %, et les importations de 0,9 %.KAZUHIRO NOGI AGENCE FRANCE-PRESSE B 9 SPORTS LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 MOTS CROISÉS SUDOKU LA PRESSE CANADIENNE La Formule 1 a dévoilé son calendrier provisoire en prévision de la saison prochaine, et pour la première fois de son histoire, il pourrait être constitué de 22 escales.L\u2019ajout des grands prix du Vietnam (5 avril) et des Pays-Bas (3 mai), jumelé à la disparition du Grand Prix d\u2019Allemagne, signifie donc que le calendrier comptera une manche de plus que cette saison.Plus tôt cette semaine, la F1 avait annoncé qu\u2019une entente avait été conclue avec le circuit de Catalunya, en partenariat avec le gouvernement de la Catalogne, le Club automobile royal de Catalogne (RACC) et la municipalité de Montmeló, pour la tenue du Grand Prix d\u2019Espagne en 2020.Plus tôt cet été, le circuit de Silvers- tone avait confirmé avoir conclu une entente de cinq ans avec la F1 pour la présentation du Grand Prix de Grande- Bretagne.Il est à noter que le Grand Prix d\u2019Azerbaïdjan aura lieu pour une troisième année de suite une semaine avant le volet montréalais du calendrier de F1 en 2020, soit le 7 juin.L\u2019épreuve de Bakou s\u2019immiscera également entre le Grand Prix de Monaco (24 mai) et celui du Canada (14 juin).Ce sera donc le Grand Prix du Canada le plus tardif depuis l\u2019arrivée du Grand Prix d\u2019Azerbaïdjan en F1, en 2016.L\u2019avenir du Grand Prix du Canada n\u2019est toutefois pas en jeu, puisque le promoteur de l\u2019événement, Octane Management, dispose d\u2019une entente avec la F1 jusqu\u2019en 2029.Par ailleurs, l\u2019avenir du Grand Prix d\u2019Italie \u2014 qui est présentement inscrit au calendrier le 6 septembre 2020 \u2014 semble incertain puisque la série doit encore conclure une entente avec les organisateurs de la course qui a lieu à Monza.La prochaine saison de la Formule 1 commencera de nouveau au Grand Prix d\u2019Australie, le 15 mars, et se terminera au Grand Prix d\u2019Abou Dhabi, le 29 novembre.FORMULE 1 Le prochain Grand Prix du Canada sera différé d\u2019une semaine LA PRESSE CANADIENNE À NEW YORK Le Canadien Denis Shapovalov a progressé au tableau à Flushing Meadows, jeudi, infligeant une défaite de 6-4, 7-6 (2) et 6-2 au Suisse Henri Laaksonen, 119e à l\u2019ATP.Classé 33e au monde, Shapovalov atteint le troisième tour du tournoi new- yorkais pour la troisième année de suite.L\u2019Ontarien a signé 14 as, dont le dernier lui a permis de savourer la victoire, en 1 h et 55 min.Shapovalov trouvera sur son chemin le Français Gaël Monfils qui a battu le Roumain Marius Copil.Auteur des trois bris du match, Denis Shapovalov a notamment pris le service de son rival à 4-2 en dernière manche.Shapovalov a obtenu son premier bris à 5-4 au premier set, et son deuxième au début du troisième engagement.Lors du 10e jeu du premier set, le Canadien de 20 ans a failli gâcher une avance de 40-0, perdant trois points d\u2019affilée.Il a pris l\u2019avantage avec un brillant revers long de ligne, puis il a remporté le set sur une faute directe (Laaksonen a frappé la balle avec le cadre de sa raquette).Shapovalov a dominé le bris d\u2019impasse, en prenant les devants 5-1, puis il a resserré l\u2019étau au dernier set.Andreescu poursuit sa route Plus tôt, jeudi sa compatriote Bianca Andreescu, reine de la Coupe Rogers, a elle aussi poursuivi sa route.L\u2019Ontarienne a eu raison de la Belge Kirsten Flipkens 6-3 et 7-5, atteignant ainsi le troisième tour de la compétition américaine.Andreescu, 15e tête de série, a eu le dessus 4-1 aux bris de service, bien qu\u2019elle ait accordé sept occasions de bris à Flipkens, 110eraquette mondiale.Andreescu a obtenu 10 balles de bris.Elle a eu un mince avantage de 27-24 en ce qui concerne les coups gagnants, et les deux joueuses ont commis chacune 18 fautes directes.La Canadienne de 19 ans a converti sa première balle de match à l\u2019aide d\u2019un revers.« Ce n\u2019est pas facile de choisir comment jouer contre Flipkens, a dit An- dreescu.Je suis juste contente de la façon dont j\u2019ai composé avec ses balles, et aussi du fait que j\u2019ai gardé mon sangfroid.Il y a peu de filles qui vont si souvent au filet.J\u2019ai essayé de gérer ça le mieux possible.Je pense m\u2019en être très bien tirée.» Au tour suivant, Bianca Andreescu affrontera la Danoise Caroline Woz- niacki, 19e tête de série, ou l\u2019Américaine Danielle Collins, qui pointe au 35e échelon.Ce match aura lieu jeudi soir.Andreescu a défait Wozniacki à Auckland en Nouvelle-Zélande en janvier, envoyant alors le message qu\u2019elle ne serait pas à négliger cette année.« C\u2019était la première fois que je battais une joueuse qui a déjà été dans le top 10, a confié Andreescu.Ça m\u2019a donné un élan.» L\u2019unifolié était aussi représenté jeudi par Vasek Pospisil : le Britanno- Colombien, qui a surpris la neuvième tête de série Karen Khachanov au premier tour, s\u2019est incliné face à Ten- nys Sandgren.L\u2019Américain l\u2019a emporté en quatre manches de 6-3, 6-7, 6-3 et 6,4.TENNIS Shapovalov et Andreescu atteignent le 3e tour à l\u2019US Open Bianca Andreescu, reine de la Coupe Rogers, poursuit sa route aux Internationaux des États-Unis.MIKE STOBE/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AGENCE FRANCE-PRESSE Simona Halep éliminée par la 116e mondiale New York \u2014 Simona Halep, 4e mondiale, a été éliminée jeudi dès le 2e tour de l\u2019US Open par l\u2019Américaine Taylor Townsend (116e et issue des qualifications) 2-6, 6-3, 7-6.À l\u2019issue de sa victoire au 1er tour, la Roumaine avait affirmé vouloir « encore rêver grand » à Flushing Meadows après son titre à Wimbledon en juillet.Halep est éliminée prématurément pour la 3e année de suite à l\u2019US Open où elle n\u2019avait pas passé le premier tour en 2017 et en 2018.Chez les autres têtes de série, la tenante du titre, Naomi Osaka, en difficulté lors de son 1er tour, a éprouvé moins de difficultés au 2e pour éliminer la Polonaise Magda Linette (53e) 6-2, 6-4.Chez les hommes, Rafael Nadal, numéro 2 mondial, a accédé sans jouer au 3e tour après le forfait de son adversaire australien Thanasi Kokkina- kis (203e).Le compte rendu des matchs de jeudi est publié sur nos plateformes numériques.Agence France-Presse LEDEVOIR // LE VENDREDI 30 AOÛT 2019 ZEITGEIST B 10 U Visité l\u2019expo HUM(AI)N au Centre Phi.Notre réalité nous limite à nos cinq sens, le plus souvent.Voilà l\u2019occasion de dépasser nos frontières personnelles grâce à la réalité virtuelle.Ces neuf œuvres où l\u2019intelligence artificielle est également convoquée nous invitent dans le futur au présent.J\u2019ai pu faire un trip de sept minutes d\u2019ayahuasca dans la jungle amazonienne sans me vomir l\u2019âme, mais ça demeure visuel et incomplet.Un beau détour ! L\u2019exposition se termine le 29 septembre.bit.ly/2PgnB2i A-do-ré les dix courts épisodes intitulés Une espèce à part ?sur Arte.Le mot-clic ?« Insignifiant ».Cette série fouillée replace la part de l\u2019humain dans l\u2019univers et dans l\u2019histoire de notre planète (la présence d\u2019Homo sapiens compte pour 0,004 % du récit), qui fait partie de 400 sextillions d\u2019étoiles visibles.Prenez une demi-heure de votre précieux temps pour visionner ce bijou de série et méditez un peu sur notre avenir, tout en vous rappelant que chaque minute, nous produisons quatre mille tonnes de déchets.Chaque année, nous détruisons aussi 13 millions d\u2019hectares de forêt.La conclusion ?L\u2019humain est « maître de tout, mais ne se maîtrise pas ».À voir sans faute.bit.ly/2HwrYjq ; bit.ly/2Zn2xM5 Lu cet article sur l\u2019écoféminisme dans Slate : « Comment l\u2019impératif écologique aliène les femmes.» En général, ce sont les femmes qui, sur le plan domestique, consacrent leur temps à chercher des solutions pour fabriquer leur yogourt et leurs poudres à récurer.Générationnel ?J\u2019en doute.Mais je ne demande qu\u2019à être détrompée.bit.ly/2ztjG7M JOBLOG Un par un, j\u2019influence Samedi dernier, je courais dans ma verte banlieue lam- bertoise à huit heures du matin.En passant devant un petit parc, je l\u2019aperçois, assis dans le gazon, sa tasse de café, son joint, son chien.Je poursuis ma course en écoutant Black Madonna de Cage the Elephant, puis je rebrousse chemin.Je suis allée m\u2019asseoir à côté de lui.Il a eu l\u2019air surpris.« Tiens, écoute ça ! Ça va bien aller avec ton joint.» Il a pris l\u2019écouteur, a hoché la tête et m\u2019a demandé le nom de la pièce musicale.Il l\u2019a téléchargée sur son propre téléphone tout en me racontant sa job, ses emmerdes, sa démission il y a une heure, les heures supplémentaires.33 ans, écœuré.Je lui ai dit que j\u2019avais pris tout l\u2019été de congé « à mes frais » pour éviter le burn-out.Il m\u2019a enviée.Il m\u2019a fait un sourire large comme une porte de grange : « Merci man ! » Il avait éteint son joint.Y\u2019a des drogues bien plus douces que le weed.bit.ly/32bMSMQ Un été sous influence Petite fin du monde aoûtée (bis) n autre été assassin.D\u2019autres canicules et des feux.La serre nous enserre.Le barbecue n\u2019est plus tout à fait festif.Vous l\u2019aurez, votre steak\u2026 bien cuit.Cramé même.J\u2019espère que Bégin a de bonnes recettes pour ça aussi.Je relisais mon texte de retour de vacances du 31 août de l\u2019année dernière \u2014 Petite fin du monde aoûtée \u2014 et j\u2019aurais pu vous le resservir en intégralité.Hormis l\u2019ex-mari mentionné quelque part, rien n\u2019a changé.C\u2019est même pire.Nous sommes tous à cran, à chercher un coupable.Nous assistons à un divorce planétaire.Quand ce ne sont pas les Chinois et nos cochonneries, c\u2019est Trump, et quand ce n\u2019est pas lui, c\u2019est Bolsonaro.J\u2019ai été longue à revenir cet été.Ceci expliquant cela, et je l\u2019expliquerai une autre fois.Longue à réparer, mais je n\u2019ai pas chômé, médusée d\u2019observer ce monde auquel (comme bien des gens) je ne me sens plus appartenir ni par le cœur ni par l\u2019esprit.J\u2019ai renoncé, je crois.Calmement, tranquillement, paisiblement, j\u2019ai fini par accepter l\u2019inacceptable : notre insignifiance.Je suis probablement une enfant de l\u2019utopie hippie qui a toujours pensé que les frontières étaient de trop.L\u2019histoire est en train de nous prouver qu\u2019effectivement, la médecine sectionnelle n\u2019y pourra rien, les murs non plus.La bêtise l\u2019emporte quand la violence ne fait pas le reste.Il faudra songer holistique cette fois.Le Brésil ne voulait pas des bidons d\u2019eau du G7.La Terre a le cancer du poumon, les deux lobes sont atteints, Afrique et Amazonie, et nous sommes là à nous montrer du doigt, à chercher la clé sous le lampadaire, parce que c\u2019est là qu\u2019il y a de la lumière.La solution viendra de l\u2019ombre.Comme une petite Greta sortie de nulle part.Les gens s\u2019engueulent sur Facebook parce que les photos d\u2019incendies ne sont pas les bonnes.Y\u2019a rien qui ressemble plus à une photo de feu de forêt qu\u2019une autre photo de feu de forêt.Vous saviez que les êtres humains sont trois fois moins nombreux que les poulets ?Et nous caquetons, nous cocori- cotons, nous ergotons comme des poules sans tête.Ça fera de beaux films dystopiques avec la peau bien rôtie.Y\u2019a même un colloque de collapsologie prévu à Montréal, début septembre, sur l\u2019effondrement.Des intellectuels de bonne volonté en sont à repenser la suite, la fin de ce monde.On les traitera de pessimistes, bien sûr.Mais l\u2019événement affiche complet.Changer d\u2019univers Pour refaire le monde, il faut changer de paradigmes.Cet été, je me suis employée à tout revoir, sous influence.Que ce soit dans la volupté, la fumée ou la nature, il suffit de fermer les yeux pour les ouvrir grand.De toute façon, nous les avons fermés si longtemps.C\u2019était une méthode éprouvée dans les années 1970, où le mouvement écologique, peace and love, bed-in, sit-in prenait forme ; la musique et la drogue faisaient le reste.Mon B de bientôt 16 ans écoute du Bob Dylan sans savoir ce que sous-tend Knockin\u2019 on Heaven\u2019s Door ou Mr.Tambourine Man.En pleine canicule, je me suis évadée au fentanyl (sous supervision médicale) pour une coloscopie.Je suis guérie, pa- raît-il.Vous m\u2019étonnez.Disons que je poursuis ma guérison sans opioïdes.En juillet, j\u2019ai assisté à une soirée de ganja yoga pleine conscience dans la position de la sauterelle avancée.Mon ami « lumineux » s\u2019est même fait flatter les pieds par la prof.C\u2019était plein de bienveillance et d\u2019amour sous l\u2019effet du cannabis.Pourquoi pas ?Namasté Justin.Je pourrais vous parler d\u2019Osheaga au parc Jean-Drapeau et des volutes qui circulent là.Je me suis contentée du beat et du visuel qui vous rentrent dans le corps, de l\u2019ivresse contagieuse qui m\u2019entourait, de la musique survoltée des Chemical Brothers.Quel trip.Et j\u2019ai payé mon billet pour vous le dire : 125 $ le voyage de six heures, entourée de milliers de futurs révolutionnaires.Des touristes allongent 1250 $ pour la fin de semaine complète, section platine.Ça ferme un peu tôt, mais c\u2019est la faute à Saint-Lambert.J\u2019ai fait de la mer aussi, des étoiles au large de Gaspé.C\u2019est puissant, le large, on ne le dira jamais assez.J\u2019ai aussi assisté à une cérémonie d\u2019ayahuasca, la plante mère venue d\u2019Amazonie.Ça, ce n\u2019est pas de la drogue, plutôt une guérison holistique étalée sur deux jours.C\u2019est légal au Canada si vous croyez en un dieu.Je vous en reparlerai lorsque j\u2019aurai un peu assimilé Dieu.Ce fut le plus grand voyage de ma vie, toutes catégories confondues.Des champignons à Bukowski J\u2019ai aussi « fait » des chanterelles de Mireille et celles infusées à la vapeur de gin Radoune à Gaspé.Michael sèche les champignons forestiers qui ont servi à parfumer le gin.Je vous dis pas le plat de fettucine.Dieu n\u2019est pas loin.Toutes ces expériences éparses m\u2019ont aidée à retrouver une perspective globale.C\u2019est un peu ce que nous avons perdu, non ?La capacité de repenser ce monde dans son ensemble puis - que nous faisons partie d\u2019écosystèmes interdépendants.Ces parenthèses m\u2019ont toutes menée vers l\u2019amour.Pas plus universel ni puissant que ça.De l\u2019amour en vrac, gratuit, pour tout.On me surnomme Josée born again Blanchette.Ce n\u2019est pas le brasier le problème ; c\u2019est l\u2019égoïsme, l\u2019avidité, le goût du pouvoir, le manque de gratitude, de générosité, de visions.J\u2019insiste sur le pluriel.J\u2019ai retrouvé Bukowski aussi cet été, ce poète américain sous influence.Plusieurs le considèrent comme un gourou de croissance personnelle.« Le succès est toujours dangereux.Cela peut faire un trou de cul de n\u2019importe qui » [il n\u2019a pas tort] et « l\u2019esclavage ne fut jamais aboli, il a été étendu afin d\u2019inclure toutes les couleurs ».Nous sommes esclaves d\u2019un mode de vie.Et nous assistons désormais à cette foire d\u2019empoigne où chacun érige le sien en guise de bonne conscience.Les zéro-déchet, les véganes, les ceux qui n\u2019ont pas d\u2019auto, qui ont abandonné le papier essuie-tout ou leurs deux résidences et les plus vertueux qui ne prennent pas l\u2019avion.Tout ne se vaut pas, malheureusement.Pétris de culpabilité et d\u2019inaction, mais trois fois moins nombreux que des poules, nous nous garrochons des « oui, mais » au visage.Et le mot « espoir » ne fera jamais le poids devant le « courage ».Nos petits drames personnels se jouent désormais sur fond de show de boucane.Ah, oui ! Il y aura des élections bientôt.Je m\u2019appliquerai à ne pas vous en parler.Je ne suis pas une bonne influence.cherejoblo@ledevoir.com Instagram : @josee.blanchette JOSÉE BLANCHETTE Il ne faut pas sous-estimer l\u2019influence du large.Joblo face au soleil couchant de Métis-sur-Mer.HUGO B CARDINAL L\u2019espoir, la seule forme de mensonge qui soit absolument essentielle pour vivre MARC DESJARDINS » La différence entre une démocratie et une dictature, c\u2019est qu\u2019en démocratie, on vote avant d\u2019obéir aux ordres.Dans une dictature, on ne perd pas son temps à voter.CHARLES BUKOWSKI » L\u2019expo HUM(AI)N se tient au Centre Phi.CENTRE PHI "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.