Le devoir, 10 septembre 2019, Cahier A
[" VOL.CX NO 204 / LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM LIVRES Le regard bonhomme d\u2019Elizabeth Plank sur les hommes ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR INDEX Avis légaux .B2 Culture.B7 Décès .B4 Économie.B1 Éditorial.A6 Grille TV.B7 Idées.A7 Météo .B6 Monde .B4 Mots croisés.B6 Sports.B6 Sudoku .B6 ACTUALITÉS Gouvernance scolaire, le prochain psychodrame.La chronique de Michel David A 3 ÉCONOMIE Stornoway, le chasseur de diamants québécois, se met à l\u2019abri de ses créanciers ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Même si ses propres scientifiques ont conclu il y a de cela près de 10 ans que les populations de morue du golfe du Saint-Laurent sont « en voie de disparition », le gouvernement fédéral n\u2019a toujours pas statué sur la pertinence d\u2019inscrire ce poisson sur la liste des espèces en péril, a appris Le Devoir.Une des populations serait désormais condamnée à l\u2019extinction, constatent aujourd\u2019hui les spécialistes de ce poisson jadis très abondant.Cosignataire du plus récent avis scientifique sur le sujet, le biologiste de Pêches et Océans Canada Daniel Ricard estime que toutes les données récoltées au cours des dernières années militent en faveur d\u2019une inscription à la Loi sur les espèces en péril.Ce processus mènerait à l\u2019élaboration d\u2019un « programme de rétablissement » et d\u2019un « plan d\u2019action » pour l\u2019espèce.L\u2019inaction d\u2019Ottawa menace la morue d\u2019extinction « Si la situation qu\u2019on observe maintenant n\u2019est pas suffisante pour que ça ait lieu, je ne vois pas ce [qu\u2019on peut] documenter de plus en tant que scientifiques », fait-il valoir, en entrevue au Devoir.« Si vous parlez avec certains de mes collègues, il y a un peu une exaspération », ajoute-t-il.« On se sent pris au dépourvu, mais nous ne prenons pas les décisions.» Il existe deux populations distinctes de morues dans le golfe du Saint-Lau- rent, soit celle du sud du golfe et celle du nord.Dans les deux cas, les stocks ont fait l\u2019objet d\u2019une pêche commerciale intensive pendant plusieurs décennies, ce qui a conduit les deux populations vers un déclin marqué, suivi de moratoires sur la pêche ou encore de limites très sévères quant aux prises annuelles.Malgré ces mesures, aucune des deux populations ne s\u2019est rétablie au cours des dernières années.Au contraire, le déclin s\u2019est poursuivi, si bien que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a classé en 2010 les deux populations comme étant « en voie de disparition», soit le statut le plus critique avant celui d\u2019espèce « disparue du pays ».Dans le cas de la morue du nord du golfe, le COSEPAC a insisté sur le « déclin » très marqué des morues adultes, soit celles en mesure de se reproduire.Dans le cas de la morue du sud du golfe, le plus récent avis scientifique de Pêches et Océans Canada, publié à la fin du mois d\u2019août, va encore plus loin, en insistant sur l\u2019« extinction » probable de la population.Selon ce qu\u2019explique Daniel Ricard, l\u2019abondance de la morue dans le sud du golfe (calculée en termes de « biomasse de stock reproducteur »), représente aujourd\u2019hui à peine 4 % de ce qu\u2019elle était dans les années 1980.Et tout indique que le déclin se poursuivra au cours des prochaines années.Le cinéaste québécois François Girard présentait lundi au Festival international du film de Toronto sa dernière œuvre, The Song of Names, dans une ville qui lui a bien fait sentir qu\u2019elle le considère comme faisant partie de la famille.VOIR PAGE B 8 NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE TIFF L\u2019accueil fait à François Girard MAGDALINE BOUTROS LE DEVOIR MARIAGE FORCÉ Le courage de dire non à la soumission VOIR PAGE A 2 : INACTION es hommes sont forts et courageux, ils ne pleurent pas et n\u2019ont pas besoin d\u2019aide.Vraiment ?« On parle beaucoup de la pression d\u2019être une femme dans la société, mais jamais de celle vécue par les hommes.Ils ont aussi appris à adopter des comportements particuliers, qui font d\u2019eux des modèles de masculinité », affirme la journaliste Elizabeth Plank, en entrevue avec Le Devoir.On ne naît pas homme donc, on le devient.C\u2019est du moins ce qu\u2019explique la Montréalaise d\u2019origine et New-Yorkaise d\u2019adoption dans son premier livre, For the Love of Men: A New Vision for Mindful Masculinity, publié mardi en version anglaise.Installée dans la Grosse Pomme depuis 2013, Mme Plank travaille pour le site d\u2019information Vox.Elle a notamment couvert l\u2019élection du président américain, Donald Trump, n\u2019hésitant pas à dénoncer ses propos sexistes.Son intérêt pour le féminisme n\u2019est donc plus un secret pour personne.Son essai de quelque 300 pages propose des pistes de réflexion sur la façon VOIR PAGE A 2 : REGARD L J A M E S B A R E H A M , V O X M E D I A C\u2019est le mot courage qui revient le plus souvent pour évoquer l\u2019histoire de cette adolescente de 16 ans de Victoriaville, promise à un mariage forcé, qui a réussi à fuir sa famille au printemps.Est-ce un cas isolé ou bien d\u2019autres jeunes filles au Canada sont-elles mariées de force ?Impossible de le savoir, puisqu\u2019il n\u2019existe aucun portrait global de la situation.Mais ce que l\u2019on sait, c\u2019est que les cas qui surgissent dans les médias ne sont fort probablement que la « pointe de l\u2019iceberg », mentionne Madeline Lam- boley, professeure de criminologie à l\u2019Université de Moncton.« Il y en aurait beaucoup plus que ce qu\u2019on pourrait penser, mais on est incapable de quantifier [le phénomène] », avance la chercheuse qui a rédigé sa thèse de doctorat sur le sujet des mariages forcés au Québec.Les signalements à la DPJ pour les mariages forcés entrent dans la catégorie VOIR PAGE 8 : COURAGE Le cas de l\u2019adolescente de Victoriaville n\u2019est pas unique, mais il est difficile de savoir combien de mariages forcés ont été arrangés au Québec et au Canada ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019 E N B R E F Opération nettoyage et rétablissement du courant HALIFAX \u2014 L\u2019heure est au nettoyage dans les provinces de l\u2019Atlantique après le passage de Dorian.Les rafales et les pluies torrentielles ont laissé d\u2019importantes cicatrices.Des militaires ont été déployés dans la région de Halifax, lundi, armés de scies à chaîne pour aider à retirer les nombreux arbres déracinés et les branches arrachées emmêlées dans les fils électriques.Les services d\u2019hydroélectricité de la Nouvelle- Écosse, du Nouveau-Brunswick, de l\u2019Île-du-Prince-Édouard et de Terre- Neuve-et-Labrador s\u2019affairent à re- brancher les centaines de milliers de clients privés de courant.Une tâche énorme, particulièrement en Nou- velle-Écosse, où des dizaines de milliers de foyers et commerces étaient toujours sans courant lundi.La Presse canadienne Scheer lancera sa campagne mercredi OTTAWA \u2014 Les troupes d\u2019Andrew Scheer n\u2019attendront pas le déclenchement officiel des élections pour lancer leur campagne nationale.Les conservateurs ont choisi de démarrer leur tournée du pays à Trois-Rivières mercredi midi.M.Scheer se rendra ensuite à Vaughan, en banlieue de Toronto, plus tard en journée.Le Québec et l\u2019Ontario seront des champs de bataille importants lors de la prochaine élection.Les conservateurs croient pouvoir faire des gains partout au Québec, en commençant par Trois-Rivières.C\u2019est l\u2019ancien maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, qui se présentera sous la bannière conservatrice aux prochaines élections.Le premier ministre Justin Trudeau a jusqu\u2019au dimanche 15 septembre pour déclencher la campagne électorale.Le scrutin aura lieu le 21 octobre.La Presse canadienne Diminution des infections nosocomiales Bonne nouvelle sur le front des infections: celles attrapées par des patients à l\u2019hôpital \u2014 qui peuvent être mortelles, comme les infections causées par la bactérie C.difficile \u2014 sont en baisse de 30% au pays, rapportent des analyses d\u2019un groupe de chercheurs faisant partie du Programme canadien de surveillance des infections nosocomiales.Cette diminution a été constatée entre 2009 et 2017, dans toutes les régions du Canada.La proportion de patients ayant attrapé une infection à l\u2019hôpital en 2017 était de 7,9%, soit une baisse de 30% par rapport à la proportion de 11,3% qui avait été enregistrée en 2009.L\u2019infection la plus courante était l\u2019infection urinaire (32% du total des infections, mais environ 4% du total des patients hospitalisés).La Presse canadienne Environ 300 soldats de la base de Gagetown participent aux efforts de rétablissement du courant.ANDREW VAUGHAN LA PRESSE CANADIENNE Ottawa attend un nouveau rapport INACTION SUITE DE LA PAGE A 1 M.Ricard souligne que cette absence de rétablissement est directement liée à la prédation du phoque gris, responsable de la très forte mortalité chez les morues adultes.«Le taux de reproduction de la morue est très bon.Donc, le potentiel de rétablissement existe.Mais les individus ne vieillissent pas.Si la population était en santé, elle pourrait soutenir la prédation du phoque.La mortalité naturelle pourrait être d\u2019environ 20% par année, alors que, présentement, la mortalité se situe entre 55 et 65%.» Selon le biologiste, « la situation est critique », mais elle est bien connue des autorités fédérales depuis déjà quelques années.Ottawa attend Le gouvernement a-t-il l\u2019intention d\u2019accorder un «statut» aux deux populations de morues du golfe en vertu de la Loi sur les espèces en péril, comme le recommande le COSEPAC depuis près de 10 ans?«En ce qui concerne la morue, une décision finale du ministère n\u2019a pas encore été prise et l\u2019espèce sera réévaluée par le COSEPAC en 2020», explique Pêches et Océans Canada, en réponse aux questions du Devoir.Par courriel, le ministère a aussi indiqué que « l\u2019inscription d\u2019une espèce aquatique à la Loi sur les espèces en péril est le résultat d\u2019un processus qui compte plusieurs étapes », dont « une analyse qui inclut l\u2019évaluation du potentiel de rétablissement de l\u2019espèce, l\u2019analyse socio-économique et des consultations publiques ».Pêches et Océans Canada a également précisé qu\u2019en vertu de la Loi sur les pêches, il est déjà interdit de cibler la morue du sud du golfe.«Une allocation de 300 tonnes est attribuée annuellement Le féminisme, une inspiration REGARD SUITE DE LA PAGE A 1 d\u2019être un homme dans un monde moderne et plus égalitaire, tout en montrant comment le modèle de masculinité traditionnel s\u2019avère toxique, tant pour les femmes que pour les hommes.Mais attention, prévient-elle, le problème n\u2019est pas la masculinité en soi, mais l\u2019idée que l\u2019on se fait de la masculinité idéale encore aujourd\u2019hui.Un détail, et non des moindres, qu\u2019elle a compris au cours de ses recherches, ses entrevues avec des experts et ses discussions avec des centaines d\u2019hommes.« J\u2019ai dû réécrire le livre trois fois en quatre ans, confie-t-elle.Ce qui devait au départ être un livre sur ce que les femmes attendent des hommes est devenu ce que les hommes ont besoin de faire différemment pour eux-mêmes.» Ces derniers devraient entamer une « urgente réflexion sur leur genre », comme l\u2019ont fait les femmes grâce au féminisme.Car si les hommes se sont habitués à voir le sexe opposé devenir leur égal, ils n\u2019ont jamais reconsidéré le La morue a fait l\u2019objet d\u2019une pêche commerciale intensive pendant plusieurs décennies, ce qui a conduit à un déclin marqué de l\u2019espèce.MARCEL MOCHET AGENCE FRANCE-PRESSE pour les prises accessoires capturées dans d\u2019autres pêches», souligne le ministère.Pour le biologiste Alain Branchaud, directeur général de la Société pour la nature et les parcs Québec, le fait d\u2019accorder finalement un statut aux populations de morues du golfe aurait le mérite d\u2019enclencher « un processus de planification du rétablissement et un plan d\u2019action concret pour atteindre des objectifs ».Cela étant dit, Daniel Ricard rappelle que, selon les données scientifiques disponibles, il faudrait réduire substantiellement le cheptel de phoques gris pour espérer stopper le déclin de la morue du sud du golfe.Un tel projet pourrait s\u2019avérer complexe, selon lui.«Comment pourrait-on faire cela?Et quelle serait la perception à l\u2019échelle internationale?» Selon le plus récent avis scientifique fédéral sur la morue, une réduction marquée des pinnipèdes pourrait également «engendrer des effets indirects non anticipés sur la morue, tels que l\u2019augmentation de l\u2019abondance de compétiteurs ou d\u2019autres prédateurs de la morue».Tant à Québec qu\u2019à Ottawa, aucune décision n\u2019a encore été prise concernant des mesures pour augmenter les captures de phoques gris dans le golfe du Saint-Laurent, et ainsi réduire la prédation sur les morues.« Un groupe de travail gouvernemental et industriel a été créé pour promouvoir et faire progresser le développement durable et humain de la pêche au phoque gris », a simplement indiqué le cabinet du ministre de Pêches et Océans Canada, Jonathan Wilkinson.À Québec, aucune décision n\u2019a été prise concernant un projet de réouverture de la chasse sur l\u2019île Brion, située près des Îles-de-la-Madeleine.« Nous aurons l\u2019occasion d\u2019annoncer une décision en temps et lieu », a indiqué le cabinet du ministre de l\u2019Environnement, Benoit Charette.Le rétablissement des populations de morues nécessiterait notamment une réduction du cheptel de phoques gris, ce qui pourrait entraîner une forte réaction à l\u2019échelle internationale modèle de masculinité qui régit leur vie.Devenir un homme Et tout commence dès l\u2019enfance, où les filles et les garçons ne sont pas traités de la même manière.On apprend aux premières à être douces, à exprimer leurs émotions et à être studieuses, tandis que les seconds sont encouragés à être forts et à ne pas pleurer, et qu\u2019ils sont excusés d\u2019être turbulents dans les salles de classe.Les garçons grandissent en se faisant dire que montrer leurs émotions \u2014 excepté la colère \u2014 est un signe de faiblesse, qu\u2019ils n\u2019ont besoin de l\u2019aide de personne, qu\u2019ils ont un rôle protecteur envers les femmes et qu\u2019ils seront d\u2019ailleurs le principal pourvoyeur de leur famille.« Ils ont été élevés avec ces mes- sages-là, transmis par leurs parents, l\u2019école, les films, les médias, les politiques même.Sans s\u2019en rendre compte, ils les ont incorporés dans leur vie », note l\u2019auteure.Et s\u2019ils ne suivent pas le script à la lettre, quelqu\u2019un se fera le plaisir de les rappeler à l\u2019ordre.Si un homme ne répond pas aux attentes créées par la société, il est souvent ridiculisé par ses pairs et rejeté par les femmes, considéré péjorativement comme « un homme rose » ou un homosexuel.« Le patriarcat ne se contente pas de convaincre les hommes qu\u2019ils n\u2019ont pas de besoins émotionnels, il les amène aussi à éprouver de la honte lorsque ces besoins se manifestent naturellement, ce qui les amène à exprimer ces sentiments d\u2019une autre manière, moins productive », écrit la journaliste dans son essai.Et c\u2019est par la colère et la violence, notamment envers les femmes, que certains vont s\u2019exprimer.Études à l\u2019appui, Mme Plank dépeint un triste portrait de la situation aux États-Unis : 99 % des tireurs dans les écoles sont des hommes \u2014 et la majorité souffraient d\u2019une peine d\u2019amour ou d\u2019un rejet \u2014, les hommes dans les fraternités universitaires sont 300 % plus susceptibles de commettre un viol, près de la moitié des femmes assassinées l\u2019ont été par un actuel ou ancien partenaire amoureux, et une femme en uniforme a plus de risque d\u2019être agressée par un autre soldat que d\u2019être tuée par l\u2019ennemi.Une menace Les hommes aspirant à un idéal de masculinité \u2014 et pour qui le port d\u2019une arme rend justement viril \u2014 peuvent aussi devenir une menace pour eux- mêmes.« Les taux d\u2019homicides par arme à feu chez les hommes sont plus élevés que chez les femmes.» De plus, 86 % des personnes qui mettent fin à leur propre vie avec une arme à feu sont des hommes aux États-Unis.Pour les experts, la situation s\u2019explique notamment par la solitude et le silence dans lesquels ceux-ci s\u2019enferment en ne demandant jamais d\u2019aide à personne, même lorsqu\u2019ils en ont vraiment besoin.« Quelle que soit la pression qui décourage les hommes de demander de l\u2019aide pour des douleurs physiques, elle est exponentiellement pire quand il s\u2019agit de douleurs psychologiques.Et plus vous vous accrochez à des définitions irréalistes de la masculinité, moins vous êtes susceptible de chercher le soutien dont vous avez besoin », écrit Elizabeth Plank.Les hommes préfèrent alors boire, fumer ou prendre des risques pour se prouver leur virilité.Redéfinir la masculinité La journaliste se réjouit néanmoins de voir que certains ont déjà pris conscience de l\u2019aspect toxique de la masculinité dite idéale dans nos sociétés.Elle leur donne d\u2019ailleurs la parole dans son livre.« Leurs témoignages m\u2019ont plus appris que les experts », dit-elle.Quant aux autres, elle espère qu\u2019ils tomberont sur son livre.« Leur travail maintenant, c\u2019est de réfléchir aux messages avec lesquels ils grandissent ; garder ceux dont ils ont besoin pour être heureux et jeter le reste.C\u2019est un peu \u201cMarie Kondo your gender\u201d», illustre-t-elle.For the Love of Men A New Vision for Mindful Masculinity Liz Plank St.Martin\u2019s Press, New York, 2019, 336 pages Ce qui devait au départ être un livre sur ce que les femmes attendent des hommes est devenu ce que les hommes ont besoin de faire différemment pour eux- mêmes ELIZABETH PLANK » Page(s) manquante(s) ou non-numérisée(s) Veuillez vous informer auprès du personnel de BAnQ en utilisant le formulaire de référence à distance, qui se trouve en ligne : https://www.banq.qc.ca/formulaires/formulaire_reference/index.html ou par téléphone 1-800-363-9028 P À l\u2019heure de la mondialisation, une bonne stratégie de développement d\u2019a?aires implique forcément des voyages, que l\u2019on vise le marché canadien, américain ou international.La technologie ?les vidéoconférences en particulier ?nous permet bien sûr de communiquer de façon e?cace avec équipes, partenaires et clients potentiels, peu importe où ils se trouvent sur la planète.Mais il ne faut pas minimiser l\u2019impact des interactions en direct, qui sont indispensables pour créer des connexions durables et authentiques, et qui favorisent des échanges débordant du cadre d\u2019un ordre du jour.De plus, le fait d\u2019être sur place permet aux voyageurs d\u2019a?aires de sonder le terrain, de découvrir la culture locale et de comprendre le contexte dans lequel leur entreprise évoluez e Découvr i t t A .e mi o n n c t e n e m é s i a a r e e f s r e u o et n r u \u2019 s qu i d an t , p e p o r u E \u2019 s l r e r v e l nn o e b n u \u2019 r d e t i f o r p : o n io t u l o e s n n o e b n u m e l u e s s n e n s s u an d c a l , s t n ei r st e r us pl u o .P n io t a r t n e c n o c r t p n o e s n i b a a c l - o c e é s s a l r u n jo i e l n p , e l p m e x r e a - al \u2019 t à l i e nu i s n i t a u e n p e r t êt u e t p n e s e r i a ff a e s as l s et g d u s b e r l a s à l e ic p o on f e l on n g a G c i n i om D p a t oi s t n e m e s s i t s e v n i e r e l l qu ie t n e s s t e s l e i p m r i u e t c a f t en em c a l p s ié l e r s t û o c ar p n e E M P ar t s s e r l u o al c é s du d et ff e e r i a r o au h e s fu n io t a n r e t n i \u2019 à l le t n a p ou r g e r t u .A e é n r u jo e r p e êt r r a \u2019 e s d e g a t an v x a i r p mu s t e l l i b s e d de r u e t a d e.l b a i c é r p r u r s u o et , et t an t r o n u t n o s s - é d s e c à s e l , r ie l u ic t s e s et l p u t y o v de e t u o j a e du d l l i e v eu s s i t m a c i d u o et t t t e l oi t r e n p e e g a s e e l s i m i n i n m , o e m ê n m s u an l d a s t n e m e ac l p é d s n : e e g a t n a v e a r e n u \u2019 s d u l t p an d n t n e t et m r e i p ux qu à s n io t a n i t s e d - i t l - y ol p s e bl a t or f on c ge a » s?e m r o f i n u s «?e qu l e r qu à \u2019 e qu t s e e r , n t r a p é a L .) s t emen t ê v - s u o s , r - r e v n o c s, r u e g ar h c s, t n e - é m s ( e l ab s n e p s i d n s i e s l s t a m r o f i n i m e d ie l p m e e e e d s s u o r e t n e u c n e an m a c , l et m r e e p et l g d u e b i l S E G È I N S O E B L R E N N O I T C E L S É .e » r u t i o a v m n d o t s e e et v s i m e h c c e v a o h e n u \u2019 u q i s n i a e t è l p m o c e v n e u c n e n a m r e n p i e a \u2019 j t an v a \u2019 e d t i f o r n p t o e m e qu ar b é n d et u m e n i ab c a l e t d an v a \u2019 l s s e g è i s s e ; l x u e g s e e r i a ff e a s s a l a c et l s a l a c e l r t n e e d i r b y h é t i l a t qu r o p ap e r L e t r o p s an r e t t d an s m o n n u ar p e t r e ff o e «?qu i m o n o c e é s s a l c : v n o p e o r u e s s a l s n a e s s u e s i al e s qu l e s t e g a , s s e r xp t e n e - r e i p e qu c , s à é u t i t s n o - a t an v t a s e i m o n o c e é s et e c x d i r p - .s n ie r é s a r u - s i d an r g e r b , » m?u i m e r p n r e e g a y o e r t n n e o e s s d è c c u s u e j a e m l ô n r t u n e u o j s d e g a y o s v e : l e s o h c a n s , e ) g an c h g n o e y P m ly x O u e s J e s et l al v b m o e n ar d s p é s i l i t u g i l l e t n s i et l e c a r s b e l i a d qu O ( t & G c e nn o C et i l e c a r e b n et d io t ic r f m ie a e p e d s i r p e r t n e \u2019 l , d s é s i t a m o ut a t n o e c s d e n g i l a e r t n e z e r u a e à l g a s s a e p l onç c e m m a r g ie c é r s p p m e t v , s i n U - s t a t É a y o v s u o i v S À R E R H É D A l e et i s i r p e s l n a r d s e r i a f f a \u2019 e qu l e t qu i e s d e qu i p - i t s e ux f e r D FI s R t n e é p p o l e v é t n e g i l l e t n s an t s n e o l d et i o ar n p io t a n r e t e nn o C s a u o N « t r a a p s ux p a f t e n e d n o \u2019 qu t n e al v - i r ar s e l r u o p s ié d é s e t s o s p e e et d l ô r s e d à s è c c a s e r ut s u o .V e r è i t n o r a f r e r lé é c ac r ou p u - o r e p c c e v ux a un z e r e gn a g s u o t aux n e v u o s z e g U S X N E .s e m m o s s u o e n r qu i t n e t s i e qu i h ap r g o é n g io t a u t i e s r t é s i al n é e p r s à êt a a p \u2019 al n n - n i \u2019 l à t n ie l c n u : O G & t c z e h r c o \u2019 e d l g è e r n s u n o v : r i t r a êt à p r s p r u ujo o t t s , e r u o , p n o n g a ic G n i m o .D s i l s e l r ni e v é r p ur o p ur e y o t s e s s u o s h e s d an d a r e s s i l g , ux e e r t n t e an ç n e g a \u2019 s et s , , e m e qu ar b m e \u2019 e l s d u l n p e io t n e t t e a ic v r e n s u \u2019 e d t i f o r p , et o e é n i t a n m n e o i n u é e r n u n p o i t a n i t s e s à d o p s i s et d i a r f ar \u2019 d t e m r e p i qu e c , r u e t a ar p e m m o n s s à u e ic p o r t p n o s t e n a m r o f s n a r e t s s e g iè s s e L e d s é u t c e ff e r ie r r u o c g n o l s le r ou p t ou t r su , x i cho n o b c n e d vi é e t u o t e d t s e s e r i a ff a e d r iè r r e s d e é g an r e .L s s e r xp ie e t r o s r e , p n io t c e e s e d êt t o l u o e c s d e g iè s s e l e v i l .S e c n e r é ff i a d l e e p g è i t du s n e m e c m o n o c e é s s a l n c E x n e s e n io t a l l o s c e d l p s a p e r e ic v r e s n u r l u o e p c a p s e \u2019 s d u l p t et n é nn n r u o r e v i r - é l r i s t i n l .t i u n s l o v n u e s n o s i o l s c e s e r iè m e r s p e n t u n e t et m a e l s d è r , p r i , t r u o t c s l e o e t u o e t r i a t f u - a l p m e \u2019 , l ie .a r t u o e d i ap r s u , s e b am s j e n u \u2019 é d v ê s r a a p \u2019 i n u Q n du d io t c n o n f e e r i a r o h t op \u2019 j , us pl e D .i pl m e r g n a r u oi v a \u2019 e d r u s s a \u2019 m e t o s p t n ie l e c e d l u o f n o , je c t ar p é r du d u jo t n e m e c a l p é d s e m e d u m i x a r au m e s i l i ab t n e r je b o n o M « .s p m e t n o s s d è r e p r c a s n o r c u e l s u ex n / g o r p / a c w / / : ps t t h : s o f n i s à f du i iv d n aux i U - s t a t s É e et d t n o r s f e ic v r e s t a i t i n s i e t d n o s e p l y ( r t n al E b i r a e m m ê u m o s oie ar v s p e é v e é n r u e jo .e g a al c é mon e s i m i n ie a b d n e s et je l ie t n e n e u t c a t e l t an v A .s n u c a h m c e d t s e f i t c e % d 0 e 5 e r u e h d n e r p n o s i a r u ujo o t , ml t .h a fr - u n e m / .c g .c f s a - bsa c .w w r u o .P e qu s i e r l b i a t n e s s e r d a \u2019 , et s s i n a d a n a s du C r ie al s e s d e t n i jo n o s c e iv ) n i a ic r é t am an d n e - o l s et G u x e .N e m i t e r t s e r r e t , e nn ie r é a i o qu r u o t p s e \u2019 .C s i v a \u2019 s d 4 e 2 s d n i o m l à o n v u e r s à êt r s p e m m o s s u o , n e t et r c u o .P i u e l s d è r s p r t i l l i qu an r a t l et l e nn io t i d d a s e \u2019 s, l e r u e s h e qu l e t qu an d r p e l l i a v a r e t r i s é n d i o t s E a t i r io r p t n e m e qu ar b é d du e nn o s r e s p et ff s e e s e p n n s o i a , m s e b am j p s e \u2019 s d u l t p n e v u o s l l i qu an r s t u l t p n o s e é d e c a p - n e .s e r i s an e d s qu l r e g an t r u e s e r l u o e p c a t n e r ff s et o e t i l Q .s f ti c e j b o a \u2019 s l n a al d i c u r e c l ô n r u h \u2019 l et à l o n v , e t r o p o r ie r é xp e \u2019 ar l t p an s s a p n e ie n r e au d \u2019 qu s u n j io t a v e \u2013 d g a y o é du v t i al a qu l s b n io t a t n e s é r s p e et d e p nn o e b n e u r t u O t s e \u2019 c s, e r i a r o h aux e s fu an u n jo s?E e r u e 8 h e 2 d \u2019 d t i f b s de on i t a r é p e r t s i g e nr e \u2019 e l d i l n é e e é iv r ar \u2019 l u d a ux ie c é r p e g et d m r e r p e g d t a n s o du i s s a y o v s e d é t i r o j ab e h nn o e b n U E AG AG B E D R N A S E E P N s e e d t n i e t t e u l \u2013 jo e t ô - é a \u2019 e à l c n g n i et e r m - r e s é a r e l s, e é d o n r ie n io t a ar p é r !» e l b i s s o p s e c l e v t a é é t i l i b i l e f , e m i pr n E .s ge ga a - u c é a r e l t d t e n e m s e ap s ét e t l an n i m à e m m o c t ar p é s p m e r du t e n g a - é r l e g a y o .V e é t p o s re i a ff a \u2019 d s r u e g a - a a m e l e qu d u t i R E T R S I G E et au f m r e s p i a , m e é r r e s la p e n u de n a m de la e C e d d io r é e p gu n o s l u l p u o et r - r e l s al r u ie s u l p e p c u e p t d au n s s e f i t s t en em c a l ép d s i o r t e u t c e ff : e e p i c n i r e p L S T N E M C E A L P É D S E R S E P U R O G E R .s e s s p e qu e u S E S I L VA R I E I F L P I M S e qu c a ic ff s e u l p s e i qu e c , e l l vi a \u2019 e l e d r d n e e r s n o i a r e t d l n e r p a n i t s e s à d i o f e s n s s et o e é r e s d r o e l l b a i c n u e o r p n o e al d n i on i t a c i if n .s p m e e t e n r u u r s e t qu ô t u l - u c é s n o c u ux o e r d N O I T A R É P O \u2019 L .i x a e t e l s r u ujo o t e qu s e r p t - e r t n e t au c r o p o r é r u o o p r ét e m u l n i o t s u o t r u , s n io t e n ie u a v ie l f i l p m i - r e s s n io x e nn o s c - r p ap x e e r ff s o n ie r é a s r u e t r o p a , c s e s n e p é s d e e s r i du s et d p m e n t o r s e s i m i x a m et aux Ét Air s économie de Air C GÉRER êt r e p s i al v e n u a \u2019 e d é d e i n n o b e s g a y o n v i o S t n e v u o t s n - s an r s t e r l - é e r nis; aucun seuil de dépense minimum ou engagement r s-U at xploit e \u2019 d s e tenair par s se de un \u2019 l ou anada C accumuler de \u2019 ols, d s v s sur le amme gr ogr st un pr eprise e anada pour entr DÉPENSES ET TIONS A V RÉSER S O V e d i s é ù r o r i t ar p à e s p m e t t u o n t r e i o v e n t u s e \u2019 , c t n e v u o equis.st e amme ogr e pr L s.admissible ation s e e offr \u2019 ofiter d s et de pr écompense s r e aux petite atuit conçu pour permettr .AIRES AFF \u2019 D GES A Y O V X U A LIÉES au C s eprise entr aux t er actuellement off agent a y o s v elle ois qu\u2019 s chaque f e clusiv x s de r eprise s entr enne y s et mo oduction de ce dans la pr n oir v De édaction du La r oduits pour de us pr en s cont de st une section qui r Bis e anada ec v aliser é .us en s cont é impliquée s ét a pa \u2019 .s annonceurs oupe egr CONTENU PARTENAIRE è l i i i é e d r êt \u2019 s d a e p qu s i e r n n et o m o s au s e ic p o r s p u l t p n o s é hu t ô s du c e g iè s s e e?L é l al l b hu : n io t s e e qu d an r a g L .s e im t in m t n o r e s s i a m s, e b am j s e l e p c a p s e \u2019 s d u l t p n e m e t et n f o s r u o c e s e d s e u s s s i e d s p e c a l s p e , l n i f n .E e g iè s u s s e d - e au g a g a b - e t r o e p l é s b i i s e r iè l e t ô s h e n î a h c i o e v n d io t a c o e l d s e e n d io t a s i l é d i e f d s p e r l u o e p m ê e m d e t t a \u2019 s d e t s i s l e r l u s t a t s n u t e s e r i a t n e m a g a s b e t à d i o r e d l s è c c a \u2019 l s, e r i a t i r io r p em \u2019 l t e t emen r t s i g s qu l e s t e g a t an v s a e d L - n a r é , l i e m t o l b u o t o s n oi r u o t n e r f s è r s du é d it t , u e u c v e v a c s a r t x s e e d e u c c n a à u te ô h e m ê m n e t n e qu é r f ! L t n e t p m o c s qu a y a p \u2019 l n I E H M Ê U M A R È I L U G É R N E R U J O É S f l s s, i ic f é r u o , p n i f n .E s e s et d e r u t s e s i r p e r t n s e m m a r g o r a n v l e .I e t n e r i a t i r io r p ut - é l p p u s s e g s, n o l a s ux a t emen u q r a b - e nr e \u2019 e l l d n é b r e l l a m r e p n u é r n l u n e p ar \u2019 à l r i a f t an t s r e l uit t j u t o n e m e s s a l c r u n s e r b am h c e n e u m m o é et à s i l a nn o s r e l p i re d n te t a \u2019 s t n ve u e p l e t l n e m e r iè l gu é t r i qu s r u e g a y o s v e i s qu t n oi s p e e l L T E Ô T N E M E R i h d \u2019 d io t du t n a s i g r e n et é ff e \u2019 e l r d ie ic f é r u o p , e n i c s i p a l à u o m y g u a : e é d e i nn o e b r t e au n .U et e s l p m e e t i l e s s s a r r e n t n e io e n , u s a i p o qu r u o , p u h o c n u r u o m p e d .I e r u e h \u2019 s à l e l du s e e l r t et m e e à r d i e a é iv r e d a n e m o r e p gu n o e l n e u , » l i e v é « e d o m n e e m s i an g r o \u2019 l - et n m s e n ie d a c r i s c e hm t y io t l \u2019 d u t l u e c , d e t n e ét e d d e n w u u e o é n r u e jo n u s h e qu l e r qu i r ff o \u2019 é?S n g m e e t t c u o c t e v e a r i a e f u Q I S O U R P O S P M U T E E D R D N E R P a h c ur s s e d r e it v é ur o p e l t an v s a o é d t vi e s e r v i l u c o d r e g ar h c é l é t ux e i m h u e o r d n e - k e , s e r u e - a s g p .s e g r t ar p é d s, t n e m E S D E M M A R G R O P S E R L U R S E S I M ! t?n e m e d i ap r n s l \u2013 et e i e ar p ap \u2019 s l an t d an l n c s e e b am s j e r l i d r u o g é d e r i s é i d ux qu e r c u o e p qu i t t p s i e e qu , c s t n e m e v u o e m d b i e l d an r s g u l e p n t u n e r ff o r p u e r l u o , p r oi l u o e c s d e g iè s e v e s qu n s o v n u ar p g fa e l s e r i a ff a e s s a l c o e v n n i o e s m ê M N S S U N I O U M A S À È C C R A I O V A .s e g a oy v l ab e g an h c é s t n oi p c a \u2019 t d an t et m r e t p i d e c m ê e m n c u e v a s s u o r t e l g é e r t d i f n e r c e s m x a m r i t r o - u c r i e t s n - a r é t r e , t ar s e .c n o s i a m a l o i c l l i e u c c a a d an r s g u l p ic t s ar e u d o h s c e , d e t et l t u n a n e t n o c r e e s s i a e l d e v u e p s r ie l n?io s a c c o \u2019 l à la ls \u2019i s t u o t - e p un un r i o v a \u2019 d it n s e a e p g a y N O L A s e m i r p n e s e s e r d e l u m u c - é r e c e d t ar s t a h c s a e - u e r u jo t hô u he d a \u2019 d t d e ar \u2019 d e p n u ur o P S E R a e x?! i r p e d s a p a \u2019 n i qu e t à i a r t n e n r i o e s m m e r t ê \u2019 t d s e \u2019 c , e g a t an v e s l i a .M au e r u e b s d e l e s r u o e c s d e r u s s au - i o e t e d s s u o r e t n c a n s e u n g i s n o n c r e d n a m e d i s s au t n - gu é r s r u e t i s i v s e L ! e r i o b r u o p n u t n e s s i - ur s \u2013 a gr r e un e n o s i a e r t et r c u o ! P s a s p - ou t t n e s is n r ou f n e \u2019 n s l e x u e br m o n e d , t n e m e us e r - al l.M e s r e iv n r u u e t a t ap s a a p \u2019 n n o \u2019 r qu e t a t s n o e c s y a p e r t n au u s an r d e iv r e e qu r i e p n d ie R .« é t i r io r t s e \u2019 c , n o gn a G c i n mi o D T É C E N N O R C T E .s e n p r o n e n c o r p a s, f n o z i r o s h e l t i g ar l é e s et s t i du o r aux p e v u o n u o c é d à et e r u t l u c e l l e v n c u e v r a e s i ar i l i am e f à s p m e e t ?L du n e t t a n e i ic f e b .L e s s au n h e e c an d n e t r i r c é r d u o \u2013 p e r u s i e & l bus e tr n e e d ri b y h \u2019 l t i o s bl m \u2013 o n n é u t n e v n t i n o ér m A s e L s.e i er t t a b s e s c e r r u o p n a r o xp e r i l l i a t j i s e ic v r e d r i r v - u o e n é s s a s p - é n é e t et e c s s e n i , e r u s i e s n i a c i r e g ar u t a t n s s à u è c c t a n e m e d s u l e p nn o s d ié l i ff s a e u s o o p s n a r t n u c ve a s e g a y vo e d i l o s n o e c t d i a e f .L s u l p aux et e d a , c e r u t i o e v n d io t a c e t ô h \u2019 s à l e é t i , nu n ie r é t a r o p t : s e bl a i c é ppr a s e m i pr s e d d t n e nn o s d e nn ie r é a s ie n g m o s c e s d e m m a r g o r s p e L N O I T A S I L D É I F r d e t i v n i i s s t au u e p x i r p n u nt a n n e y o M r i s a e s d an r d i m r o d h c u o d e n u e r d n e r p s c n a , d t et i u t a r FI g I W v a r , t r e x a l e , r r e g an m n o ù o x i a p e d s e r v a h r a e n n o t d u e t p i d é r c n i a t r e r c i n e ét e d d u e g a y o e v t d u t a t s , e t d - i ap r r u te r s e r s - o , l l - ns a r à t oi r - a p e au n é s o p s n a r t r qu e h c u o c a f e d vie n e \u2019 l l v , i r e t p a d a \u2019 s n r de i a r u o P e s t d u o t t n a n t?D n e m m o C G A L A C D É R L E N T R O C , s e gu è l l o s c e n o e, é ntr e \u2019 d .s e é v r e s é s r e e m ê u m o e , s a s c n i a t r e c du e v r a e l l i a et e r oi b t u e p s e s à c è c c e s d e t ar s c e u du o i s s r a s é u l p é r p ar c é d l ve a t oi v ab t a n u e v a i t a \u2019 j au e s au fu e v u o , e l l e u t i ab e h r u e h \u2019 à l \u2019 e s e n t e e t s ie s e n u e r i r à e t s i s é x r u e i t m au à e n r e t n i ge o l or h e r t o .e al c o e l r u e h \u2019 e à l t i u - n io t c n o n f d e r o ab \u2019 E R I A H O R E E - r o s f e e l e qu qu i m o n o c t n e v u o n s io t p e o n , u é y a p - t i a f r o c f e v e a al c o M l I e S t e n e u r è s n n i l o e qu e s l n a - l i u o r r ve é d e n o h p é l té n u c r e g a y o i : v s s e au r i a À f .» e r u a l s an d e m iè s oi r n t u t e e l - r o p e d c a n s o s m an e d r ut , e s i al a v s m n a n d , u i o c m s r u e t a t ap d s a oi r s t r u ujo o , c n o c e d e pl m e x e l e b s et c s e r t n du s io t s e a g l n e l l e c x t e s e \u2019 .C ie n g a p u le n e gé on c de rs ou j e qu t i u a s ar l e p r d n e r p c o r s p o c n e v r a e g a y o v i m e qu n è m o n é h e p r t au m e pp o l e v é d t e he c r he c n d io s s e e s l ab t i r é e v n à u qu s et é e é d s i e l l e v u o s n e l n o i t a i l i n t u s e \u2019 r u o t p - om c r s e qu l e t s e e h : e t n o n U .t n e - e e r ut a v i ) et o e l p m e x r e a a p d a n a C e d d u t i t Al du ( i s s r a u e g a y o v t p u o t n a U R E U O A P D A N A R C I A nou c e v a t n a e ag y o v s d e r b m e s m e u d o e r ff r Ai \u2019 s s e r l u o S E S I R P E N T R e al n t u s e e l l e r m o .C e r i a r o h .s e l l i am a f e l t e s p tu r a t s s i n t i a f e c n e u l f n i i e qu ié l - u t a e n r iè m u a l e l m E PM t au l v , i n i f n .E x au c o s l r u e - r u o s f e aux d n io t a n r e t n s i n o ati b u c n i \u2019 d m a r g o r p es D e?! al i r u e n e r p n e io s r e v , e l l i am -f l i a v a r t es m - e r t n M s P r l t c é p é s t au y o e l e d m am r g é à u n i b m o s c e r i a ff a \u2019 d o e v n d io t s e e g s et d l o v t a v r e s é e r l d i t u n o t u s e r t n r e u o a p d a n a r C i A E M M A R G RO E P L ie t é f é iè s s a l c ur S e s dit é r c e r l u s s i a b a s r e d e aux m r f f , o m u m i n é e d n u c t au r ie qu t i u t a r e g ic v r e e s C S CE I F É N É B S E L E - e al i c - o r n p s e g a y e n d io e s i r p e iv t du s s au e r i a ff a \u2019 d ie r é p x e e n u s m e e à s r t et m n œ t e u o et t m a p d a n a r C i A S P I A B A S R E D , d l s e d , t n e m e s e , d s l o s v s e r b m e - i e m s n e p - e e r i n , qu d t ff l e e qu l b a é r g i a s e g a y o e v e d c n e r iv e v s d e r b m e - r e r p u o e p r v u e s i r p e r t n r e u o S E R I A N TE R A et C i ab e C , l t é l l n A t e n e m e s s i t r e iv e et d r u t l u c e t a b u c n r i ie m e r e p t l s i e qu m o c , s e s i r p e r t n e s e nn e y o m t d n a n e t u o s s e m m a r g o r p s i r p e r t n r e u o a p d a an r C Ai ati r é l é c c a \u2019 d t e é l é d é c , a ét f i t é t a i t i n i \u2019 L . d r o u N e d u q i r é m m s i r u o n t s e n io t a v o nn i \u2019 r d u p m e x e ar p , ab L L T M e l e m s et e t i et s p e s et d p u t r a t s s e ie s u l s p an é d qu i l p m t i s e e n o e iv , e , e l s r u r t n e r u o p / om c .da a n a c r i a re : i r c s n i \u2019 r s u o P e u o u p ç n o n e m .t en em l el u d i v i d n i n i o s p e t d n e l u m u c o v s le , le lè l a r a p n E e l e d t p m o s au c é t i s s qu e ic f é n é e b d e a l l s e u l , p e g a y o v \u2019 s l u .Pl e l b a r é \u2019 d al s S e r l u o s p e s s a p a B d a an r C i s A n o p n e r r s p e g s e s i pr e .e d l al e s n u u o u r e u o l r u o p e ; W .s e r u t i o v o , p et g d u et B s à l t n e m e nn io t N F k \u2018 ar ; P ie n g n an o r s e d ar g R : s t n a v ui s c e v a s i a ab r e e c o r p n a l p o r é s A t - ac rs u age y .e s i r p e r t n e \u2019 - r o t p n o r e e l mu u c c e s i r p e r t n e e l l i u e s F n o s e o et d r t s i - u o s c e s .n io n u é e r e l i b o m u a e r u b n , r e h t a e r k et B r o W e n d io t a c o a l r l u s i v ; A t r o p o r é a \u2019 - a t s s e r l u o , p ly - a p m o e c al d m i e r fai ur o p , r e v o s e r i a n e t ar p s e l s e an r o r u e n e t s s e r u t a d i d an e c l d e p ap \u2019 l :/ s p t t h s : n o i at m r o f n r i u o P .s e s i la a é r t mon n c io s s i e m n u \u2019 e qu m ê e m d e m du s, n io t a m r o f s e d a r i r ff o , l s e r u t a d i d an e c l d e p n ap u p p o l e v é r d u e s l an s d e s i r p o e M e d l l i a V a et l d a an r C i A n e n e c s r u a p ) 9 1 0 e 2 r b o t c 1 o e 1 e l n i m r e or oh c e (2 a c .f i t a e r c t e n i b a c / s i r p e r t n 0 e e à 2 al i c r e m m o io t a l e r n e s e s i m s e d et t a r o t n t a r é l é c c a \u2019 e d m am r g o r e p p .A l a n io t a n r e t n i \u2019 t à l n e m e t n s e e r l e y u p r ap u o al p é r t n e p p p o e v - o a r .: e t s e , n n io s è r - e r ar LEDEVOIR // LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin n annonçant brusquement samedi soir la rupture des négociations de paix avec les talibans, et en affirmant lundi qu\u2019elles étaient interrompues « pour de bon », le président Trump surligne à nouveau l\u2019inconséquence de sa politique étrangère.À président improvisé, décisions improvisées.On s\u2019en amuserait si son irréflexion n\u2019était aussi délétère.Cette rupture est le résultat du cafouillage ambiant : décidant qu\u2019un accord de paix était à portée de main, et porté par le besoin pathologique de se mettre en valeur, Donald Trump avait conçu la semaine dernière sur un coup de tête le projet de réunir dimanche dernier à Camp David des leaders talibans et le président afghan, Ashraf Ghani, pour sceller l\u2019entente.Dans la nuit de samedi à dimanche, il aura apparemment réalisé que le spectacle politique qu\u2019il voulait mettre en scène courait au fiasco.Le prétexte évoqué est fallacieux : M.Trump a prétendu que son revirement tenait à la mort d\u2019un soldat américain dans un attentat commis jeudi dernier à Kaboul.Or, ce sergent était le seizième soldat à mourir cette année dans le feu de l\u2019action depuis que les négociations ont commencé entre talibans et Américains.Les violences, qui continuent de faire annuellement des milliers de morts parmi les civils, n\u2019avaient jusque-là jamais empêché les pourparlers directs, ouverts il y a un an, de se poursuivre.Les vraies raisons sont ailleurs : si les négociations ont permis aux parties de s\u2019entendre autour des grandes lignes d\u2019un accord pour mettre fin à ces 18 ans de guerre \u2014 retrait militaire américain progressif contre engagement taliban de couper tout lien avec des organisations terroristes \u2014, elles butaient en particulier sur un point au sujet duquel les négociateurs n\u2019auront pas réussi à temps à bâtir des ponts : la volonté des États- Unis de conserver en Afghanistan une force « antiterroriste » après leur départ, fin 2020.Ensuite, l\u2019idée de tenir un « sommet » à Camp David en présence de leaders talibans sera, sans doute, vite apparue inopportune, tant elle risquait de heurter les sensibilités de l\u2019opinion publique américaine.Le simple fait que des talibans mettent les pieds à Camp David, haut lieu de la mythologie diplomatique américaine, en aurait horripilé plusieurs, d\u2019autant que ce sommet se serait tenu à l\u2019approche de l\u2019anniversaire des attentats du 11 Septembre.Et c\u2019était, enfin, beaucoup attendre de ce projet de sommet qu\u2019il débouche sur un véritable traité de paix, dans la mesure où le gouvernement élu du président Ghani, que les talibans jugent illégitime, a depuis le début été complètement écarté des pourparlers.Que de raccourcis M.Trump est prêt à prendre pour satisfaire son ego.Entendu qu\u2019il cherche à tout prix à trouver une façon de retirer les 14 000 soldats encore stationnés en Afghanistan, de manière à pouvoir dire d\u2019ici à la présidentielle de 2020 qu\u2019il a tenu promesse.Ce que l\u2019ambassadeur américain Zalmay Khalilzad a négocié depuis un an est, en fait, moins un accord de paix qu\u2019une capitulation américaine.On peut se demander quelle vertu a la promesse talibane de ne pas cultiver le terreau terroriste dans un contexte où ces négociations, quoi qu\u2019en ait dit la rhétorique américaine, ont fait l\u2019impasse sur l\u2019impératif pour la suite démocratique des choses qu\u2019ait lieu un dialogue interafghan digne de ce nom.Qu\u2019une paix soit conclue partant de l\u2019urgence avant tout pour les Américains de prendre leurs jambes à leur cou, ce dont les talibans ne sont que trop conscients, et elle ouvrirait la porte à moyen terme au retour de ces derniers au pouvoir à Kaboul.Soit, encourager une réconciliation nationale avec ces fanatiques religieux tient peut-être de la vue de l\u2019esprit ; il n\u2019empêche que l\u2019Occident n\u2019a tout simplement pas le droit de s\u2019en laver les mains.M.Trump a-t-il vraiment renoncé « pour de bon » à négocier ?Peut-être, peut-être pas.Tel est le sentiment d\u2019urgence à la Maison-Blanche, que la rumeur médiatique, en tout cas, parle maintenant d\u2019un retrait américain sans accord, suivant la position défendue par le faucon John Bolton, conseiller de Trump à la sécurité nationale.Ce qui reviendrait, face aux Afghans \u2014 et aux Afghanes ! \u2014, à une démission totale.Que 18 ans d\u2019intervention militaire aient amplement fait la démonstration que les Américains ont raison de vouloir s\u2019arracher au « bourbier » afghan est incontestable.Ce n\u2019est pas pour autant une raison pour en sortir n\u2019importe comment.Un retrait sans états d\u2019âme anéantirait les fragiles gains obtenus par la population en matière d\u2019accès à l\u2019éducation et de libertés politiques et individuelles.Le bourbier l\u2019est pour les Afghans avant que de l\u2019être pour les États-Unis.Denis Boulianne La Malbaie Je suis signaleur routier dans la région de Charlevoix.J\u2019aimerais rapporter aux usagers de la route (UDLR) mon quotidien et les dangers qui me guettent.C\u2019est moi que vous voyez (ou pas) aux abords de la route tout vêtu de mon uniforme jaune-vert fluorescent.Il faut se l\u2019avouer, mon habillement n\u2019a rien de sexy, mais est d\u2019une redoutable efficacité.Il est visible à plus d\u2019un quart de kilomètre.Un simple faisceau lumineux d\u2019un phare en ma direction et je brille de tous mes feux.Encore faut-il que vous, les UDLR, soyez attentifs à ma présence et aux indications que j\u2019aurai pour vous.Dans un premier temps, sachez que je n\u2019apparais jamais sans prévenir.Invariablement, dans la zone d\u2019avertissement et d\u2019approche de travaux, des panneaux de signalisation précéderont ma présence.Cela va comme suit : 1.Diminution de la limitation de vitesse 2.Attention hommes au travail 3.Interdiction de dépasser un autre véhicule 4.Présence d\u2019un signaleur.Ce panneau orange a la particularité d\u2019être le seul orné de trois drapeaux.Ce panneau appelle à une prudence extrême.5.Ligne d\u2019arrêt : indique l\u2019endroit où vous devez immobiliser votre véhicule.Quand un UDLR me dit qu\u2019il ne m\u2019a pas vu, c\u2019est probablement qu\u2019il n\u2019a pas porté attention aux panneaux annonçant ma présence, qu\u2019il n\u2019a pas respecté la limitation de vitesse, qu\u2019il a l\u2019esprit ailleurs ou occupé à autre chose que la conduite de son véhicule.C\u2019est votre obligation d\u2019être attentif et de respecter les règles de la sécurité routière.Plus de 80% des accidents avec blessés sont causés par le comportement des UDLR; donc la balle est dans votre camp.Quoique je préconise la L\u2019hydroélectricité propre, un mythe ?Pendant que l\u2019Amazonie brûle et inquiète, d\u2019autres puits de carbone terrestres sont menacés.Un puits de carbone est un réservoir qui capte et entrepose le carbone présent dans l\u2019atmosphère.Les autres grands puits sont les forêts et les tourbières.Le bois et le feuillage des arbres captent de grandes quantités de CO2 et produisent de l\u2019oxygène (photosynthèse).Les experts du climat s\u2019entendent sur le rôle vital et plus important des océans (phytoplancton, coraux) et des forêts boréales dans l\u2019absorption de carbone et dans l\u2019apport d\u2019oxygène.Selon eux, la forêt amazonienne produirait en ce moment autant de CO2 qu\u2019elle en séquestre.Le puits de carbone des surfaces terrestres serait alors dans les forêts boréale et tempérée qui nettoieraient plus efficacement l\u2019atmosphère.Ces forêts absorbent plus de carbone qu\u2019elles n\u2019en rejettent.La déforestation amazonienne pose certes problème et met encore plus en évidence le besoin de protéger les forêts boréale et tempérée.La fonte irréversible des calottes polaires et le réchauffement des mers dus en partie au volcanisme sous-marin vont-ils pallier ces pertes en augmentant la production de phytoplancton, véritable poumon marin ?Les zones polaires se réchauffant, le pergélisol fond et libère de grandes quantités de GES qu\u2019une expansion lente de la forêt boréale ne pourra compenser.Un programme national de plantation et d\u2019ensemencement pourrait-il rendre cette régéné- rescence encore plus rapide et efficace ?Et en plus, pallier la construction de barrages hydroélectriques qui créent de vastes réservoirs inondant des millions d\u2019hectares de forêt au pays, une séquestration du carbone et une production d\u2019oxygène perdues à jamais.L\u2019hy- droélectricité ne serait donc pas aussi propre qu\u2019on nous laisse croire.À elle seule, Hydro-Québec compte une trentaine de grands réservoirs hydroélectriques, les cinq plus importants couvrant plus de 12 000 km2 de forêts et de tourbières.La science et les esprits évoluant, la lutte contre le réchauffement climatique devient une réalité qui nous interpelle tous.Pierre G.Blanchard Outremont, le 9 septembre 2019 La route vous parle LIBRE OPINION LETTRES TRUMP ET L\u2019AFGHANISTAN L\u2019inconséquence au pouvoir ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu GUY TAILLEFER prévention à la répression, sachez que les amendes sont doublées sur les chantiers.Le but de ma démarche est que l\u2019information passe par la lecture plutôt que par le portefeuille.Après tout, qui a besoin «d\u2019être soulagé» de quelques centaines de dollars pour comprendre le gros bon sens?Mon rôle : assurer la sécurité de ma propre personne, des travailleurs sur le chantier et de vous, les UDLR.Pour ce faire, j\u2019assume la responsabilité de contrôler le trafic routier.Je vous demande donc de ralentir ou d\u2019immobiliser votre véhicule.Mes directives ne sont pas des suggestions, mais des obligations.Mes ordres ont un caractère obligatoire, selon l\u2019article 311 du Code de la sécurité routière.Habituellement, on travaille en équipe ; j\u2019ai un collègue signaleur avec qui je communique par ra- dioémetteur.Notre but commun est la fluidité du trafic de façon sécuritaire, selon les situations auxquelles nous sommes confrontés.Ne maugréez pas en nous voyant : réjouissez-vous de notre présence, nous sommes vos anges gardiens.Il est coutumier que nous contrôlions la circulation en contresens en alternance.On ne veut pas imaginer les conséquences qu\u2019un UDLR fasse fi de notre ordre d\u2019ARRÊT et s\u2019engage malgré tout dans la seule voie ouverte à la circulation.Ce serait la catastrophe assurée\u2026 SVP, obtempérez ! Et puis la nuit, il y a aussi des travaux, afin de ne pas créer des embouteillages monstres en période de pointe.La visibilité étant réduite, vous devez adapter votre conduite en conséquence.Soyez vigilant, on est là, dans l\u2019obscurité.Malgré les affres du temps (pluie, brouillard, neige, etc.), nous sommes présents.Pour nous, pour vous, levez le pied.De grâce, ralentissez aux abords des chantiers autoroutiers.Croyez-moi sur parole, ça n\u2019a rien d\u2019agréable d\u2019avoir un véhicule qui vous frôle à 90- 100 km/ h.Moi aussi, je veux rentrer chez moi après le boulot\u2026 La langue française et les immigrants La semaine passée, on annonçait que Simon Jolin-Barrette deviendrait le nouveau ministre responsable de la Langue française.Ce mandat vient s\u2019ajouter à son agenda déjà bien chargé en tant que ministre de l\u2019Immigration, ministre responsable de la Laïcité et leader parlementaire du gouvernement.Si la gestion des dossiers d\u2019immigration et de francisation dans les mains d\u2019une même et seule personne semble logique, cette nomination l\u2019est pourtant moins.Non pas que je remette en doute les compétences du ministre, mais bien que cette nomination m\u2019apparaît plutôt révélatrice de la place qu\u2019occupent les immigrants pour ce gouvernement caquiste.Je m\u2019explique.J\u2019ai cette impression qu\u2019on nous présente les immigrants comme les principaux « coupables » du déclin du français.J\u2019ai cette impression que la survie du français dépendrait de tous ces immigrants qui choisissent de vivre au Québec en anglais notamment, mais aussi dans toute langue autre que le français.Le discours ambiant à l\u2019égard des immigrants m\u2019inquiète.L\u2019automne dernier, le premier ministre estimait que le système d\u2019immigration en place présentait une menace pour l\u2019identité québécoise, si bien qu\u2019il a affirmé qu\u2019il y avait « un risque que nos petits-enfants ne parlent plus français ».Certes, le recul constant du français au Québec demeure une réelle préoccupation.J\u2019estime que la valorisation de la langue française devrait commencer au sein même du ministère de l\u2019Immigration.Alors que le mois dernier, La Presse canadienne révélait que les communications produites par un service de ce ministère étaient truffées d\u2019erreurs.Ou encore, lorsque le ministre de l\u2019Éducation manifeste son intérêt pour réviser la formation générale au collégial, dont les cours de français où j\u2019ai découvert pour une première fois la littérature québécoise.Comprenez-moi bien.Je suis un de ces enfants qui ont appris le français dans une classe d\u2019accueil et qui maintenant le parlent mieux que leur propre langue maternelle.Je suis d\u2019avis aussi que les cours de francisation sont nécessaires, voire obligatoires, et jouent un rôle primordial dans l\u2019intégration des nouveaux arrivants à la société québécoise.Peut-être que cette impression est erronée.Je nous le souhaite.Pour l\u2019instant, j\u2019attends du ministre Jolin-Barrette qu\u2019il soit à la hauteur de ce nouveau mandat.Grecia Esparza Le 7 septembre 2019 E Trump cherche à tout prix à trouver une façon de retirer les 14 000 soldats encore stationnés en Afghanistan, de manière à pouvoir dire d\u2019ici à la présidentielle de 2020 qu\u2019il a tenu promesse A 7 IDÉES LEDEVOIR // LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Jean-François Nadeau Adjoints Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directrice artistique Claire Dazat Directeur de la production Christian Goulet Signes religieux et téléphones portables I l y a des similitudes entre la loi québécoise prohibant le port de signes religieux par des personnes en position d\u2019autorité et le règlement ontarien qui interdira à compter de novembre à tous les élèves d\u2019avoir un téléphone portable dans les salles de classe.L\u2019une et l\u2019autre reprennent des interdits que l\u2019on retrouve dans le droit de certains pays européens.Tant la loi québécoise que la réglementation ontarienne bénéficient d\u2019un fort appui de la population.Alors que la loi québécoise impose une limite à la liberté de religion, la mesure ontarienne limite la liberté d\u2019expression.On peut d\u2019entrée de jeu convenir de l\u2019importance des enjeux pour les personnes qui doivent subir les restrictions imposées par la loi québécoise à leur liberté de religion.Le défaut de respecter l\u2019interdit de signes religieux peut engendrer pour elles l\u2019impossibilité d\u2019exercer certaines fonctions.Mais il n\u2019y a pas de raison d\u2019ignorer les effets considérables de la prohibition ontarienne pour les personnes visées.Des critiques de la mesure ontarienne ont évoqué le fait que l\u2019interdiction des portables sera difficile à appliquer et qu\u2019elle pourrait être utilisée contre les élèves marginalisés.De même, les avis sont partagés quant au caractère néfaste du portable en contexte éducatif.Certains le considèrent comme une plaie tandis que d\u2019autres y voient un véhicule de possibilités d\u2019apprentissage.En l\u2019absence de démonstration des maux à enrayer, faut-il s\u2019en tenir à réglementer en fonction de ce qui est souhaité par la majorité ?L\u2019interdiction ontarienne Les justifications de l\u2019interdit ontarien du téléphone portable dans les écoles ressemblent à celles qui avaient été invoquées pour prohiber le port du kirpan au Québec.Il y a quelques années, la Cour suprême avait jugé qu\u2019une interdiction générale visant la possession de couteaux par les étudiants ne pouvait être appliquée aux élèves pour lesquels le port du kirpan est un devoir commandé par leurs croyances religieuses.La Cour avait alors estimé que les impératifs de sécurité invoqués pour justifier la prohibition générale n\u2019étaient pas soutenus par une preuve qui aurait démontré que le port de ces objets pouvait engendrer de la violence.La mesure ne constituait donc pas une limite raisonnable et justifiée à la liberté garantie par la Constitution.Compte tenu de ce type de précédent, on retient que, pour justifier une interdiction généralisée de la possession de téléphones portables, il faut déterminer les maux que l\u2019on cherche à enrayer par une telle mesure.Or, on ne trouve pas à ce jour d\u2019analyses établissant un rapport significatif entre la possession de téléphones portables et des maux généralisés dans les écoles.La même carence d\u2019analyses est invoquée pour contester la loi québécoise sur les signes religieux.Comme l\u2019a montré l\u2019affaire du kirpan, lorsqu\u2019on limite une liberté fondamentale, il faut plus que des affirmations ex cathedra sur les inconvénients de l\u2019objet pour justifier un interdit à caractère universel.La liberté d\u2019expression protège non seulement la liberté d\u2019émettre de l\u2019information, mais également celle d\u2019en recevoir.Or, les téléphones portables procurent la capacité de communiquer et de consigner des informations sur la vie et l\u2019intimité de son possesseur ou de ses proches.C\u2019est souvent un dispositif doté d\u2019applications pouvant capter et conserver toutes sortes de données sur le quotidien de son détenteur.La Cour suprême a reconnu que les téléphones portables soulèvent des enjeux relatifs aux libertés fondamentales.Leur contenu peut avoir d\u2019importantes implications sur la vie privée de leur possesseur.Il y a plusieurs arguments pour soutenir que la possession d\u2019un tel appareil constitue une activité protégée par la liberté d\u2019expression.Il faut donc se demander si la mesure ontarienne impose des limites raisonnables à cette liberté fondamentale.Ce qui rend le règlement ontarien vulnérable aux contestations, c\u2019est son universalité.Sauf exceptions limitées, il prohibe la possession de l\u2019objet à tous les étudiants.Actuellement, dans des contextes précis, un enseignant ou une école peut, au nom d\u2019impératifs précis, interdire la possession ou l\u2019usage de l\u2019objet.Par exemple, les téléphones portables et les ordinateurs sont fréquemment interdits lors des séances d\u2019examens.Plus la mesure entravant une liberté garantie est intrusive ou étendue, plus il est nécessaire de démontrer qu\u2019elle vise à enrayer un mal important et surtout que les limites imposées sont proportionnées aux maux que l\u2019on cherche à combattre.Deux libertés protégées Nos lois protègent la liberté d\u2019expression autant que la liberté de religion.Les tribunaux ont maintes fois indiqué qu\u2019il n\u2019y a pas de hiérarchie entre les libertés fondamentales.Juridiquement, l\u2019une n\u2019est pas moins digne de respect que l\u2019autre.L\u2019État ne peut les restreindre, sauf si les limites imposées sont raisonnables et peuvent se justifier dans une société démocratique.Malgré leur égalité de principe, force est de constater que les restrictions à la liberté de religion et à la liberté d\u2019expression n\u2019engendrent pas les mêmes niveaux de réprobation dans les débats publics.La loi québécoise soulève beaucoup de réprobation.Le règlement ontarien d\u2019interdiction généralisée du téléphone portable en classe ne semble mériter que quelques haussements d\u2019épaules.Mais cela n\u2019en fait pas pour autant une restriction valide aux libertés expressives.Robert Comeau Historien Dans l\u2019article «Quatre partis, quatre déclinaisons du nationalisme québécois» (7 et 8 septembre, B 1), les correspondants parlementaires du Devoir à Québec Marco Bélair-Cirino et Mylène Crête rapportent la définition du nationalisme du premier ministre François Legault : «être nationaliste, c\u2019est d\u2019abord fondé sur trois piliers: la langue française, la culture et la laïcité de l\u2019État».Ils rapportent ses propos selon lesquels les deux formes de nationalisme, autonomiste ou indépendantiste, contribuent à développer la fierté en permettant d\u2019avoir des «projets collectifs».Pourtant, chaque forme de nationalisme soutient un projet fort différent: le maintien du statut de province ou un projet d\u2019émancipation politique et économique.S\u2019il faut encourager les gestes qui développent la fierté, et saluer la volonté politique de la CAQ de se porter à la défense de la langue française, il est permis de s\u2019interroger sur la nature du nationalisme qui fonde son projet.Si tous les partis se réclament du nationalisme, tous ne partagent pas pareille conception diminuée du nationalisme.Cette conception du nationalisme restreint au domaine culturel est comparable à celle de l\u2019historien Lionel Groulx, pour qui l\u2019autonomie politique accordée au Québec était suffisante, à ses yeux, pour assurer son développement économique et son développement culturel.Il y a une certaine analogie avec la définition culturelle du nationalisme de Groulx, qui conduit à l\u2019autonomie provinciale et au conservatisme en s\u2019appuyant prioritairement sur la défense de la langue, des traditions culturelles et de la religion.La dimension religieuse est remplacée ici par la laïcité.L\u2019historien Maurice Séguin a élaboré une définition du nationalisme beaucoup plus éclairante à mon avis : c\u2019est cette tendance générale à vouloir maîtriser et réussir sa vie collective pour toute communauté nationale qui se reconnaît distincte.Il utilise le concept du nécessaire « agir par soi collectif », objectif souhaitable pour tout peuple qui se reconnaît distinct, tout en reconnaissant que le succès normal et complet, l\u2019atteinte de l\u2019indépendance, est exigeant et rare.Le nationalisme, c\u2019est donc la recherche, s\u2019il ne l\u2019a pas, l\u2019affirmation, s\u2019il la possède, et la défense, s\u2019il l\u2019a croit menacée, de la maîtrise de sa vie politique, économique et culturelle.Cette conception plus complète du nationalisme aurait pu inspirer davantage les Québécois.Maurice Séguin explique que le nationalisme n\u2019est pas nécessairement du conservatisme politique ou social.C\u2019est beaucoup plus que lutter pour certaines valeurs de l\u2019héritage ; c\u2019est la volonté d\u2019être maître tant sur le plan politique et économique que culturel, en insistant sur l\u2019interaction de ces trois domaines.Dans sa « sociologie du national », il apporte maintes nuances.Ainsi, promouvoir une définition diminuée de la nation, limitée à la défense de la culture, ne peut qu\u2019encourager le conservatisme.On a connu ce nationalisme autonomiste non inclusif sous Duplessis.S\u2019il faut se réjouir de constater la volonté politique du premier ministre de soutenir davantage la langue officielle du Québec et la laïcité, il est à souhaiter qu\u2019il fasse la promotion d\u2019une conception plus complète du nationalisme québécois.CAQ Une conception diminuée du nationalisme québécois Sylvette Babin Directrice des Éditions esse L\u2019abondance des débats sur l\u2019appropriation culturelle a eu pour effet de susciter d\u2019importantes questions sur des sujets aussi vastes que l\u2019autonomie de l\u2019art, la responsabilité de l\u2019artiste, la liberté d\u2019expression et la censure.Ces réflexions sont essentielles dans une société dont les valeurs fondamentales sont en constante transformation.Toutefois, les discours polarisés qui ont émergé de ces débats ont occulté les mécanismes de l\u2019appropriation culturelle et nous ont conduits à en banaliser les conséquences.Comme le souligne Jean-Philippe Uzel, « [l\u2019u]ne des stratégies les plus courantes pour désamorcer la charge politique de l\u2019appropriation culturelle est d\u2019en changer radicalement le sens en lui donnant une connotation positive.Elle devient alors synonyme d\u2019« échange culturel » et se présente comme un principe de fermentation de la création artistique».En parallèle d\u2019une telle conception romantique et décontextualisée de l\u2019art, plusieurs détracteurs de la critique de l\u2019appropriation culturelle clament l\u2019émergence d\u2019une censure victimaire.Or, les discours qui cherchent à discréditer les revendications des communautés sous- représentées contribuent non seulement à nier la discrimination et les rapports de pouvoir existants, mais également à les reproduire en dépossédant ces communautés de leur droit à l\u2019indignation et de leur pouvoir d\u2019action \u2014 en d\u2019autres termes, en les privant de leur agentivité.L\u2019autrice Stéphane Martelly nous rappelle à juste titre « [qu\u2019il] faut être dans une position de pouvoir pour exercer la censure.Alors, renverser le sens même de la censure pour dire que ce sont les voix minoritaires ou dominées qui l\u2019exercent, et le dire paradoxalement sur toutes les tribunes, c\u2019est un geste puissant de déni ».Ils sont nombreux en effet à prendre la parole dans les médias et les revues spécialisées pour défendre la liberté d\u2019expression ou pour dénoncer l\u2019apparition d\u2019un nouvel ordre moral.Si la liberté d\u2019expression artistique doit, de toute évidence, être préservée des dérapages liés à une lecture simpliste des œuvres ou à l\u2019application sans nuances d\u2019une idéologie motivée par l\u2019empathie, le glissement des propos sur sa présumée disparition a de quoi surprendre.L\u2019idée voulant que les artistes ne puissent plus aborder des sujets délicats ou polémiques semble souvent basée sur des hypothèses dys- topiques telles que l\u2019avènement d\u2019un art contrôlé par la morale ou une gauche militante, la disparition de l\u2019autonomie de l\u2019art ou encore la fin de l\u2019art transgressif.Est-il nécessaire de rappeler que la critique n\u2019est pas censée être un bâillon, mais bien une invitation à nous interroger sur le sens et la portée de nos actions et sur notre relation au monde ?De nombreuses incompréhensions persistent parmi les cas les plus médiatisés d\u2019appropriation culturelle, particulièrement lorsqu\u2019il s\u2019agit de l\u2019appropriation de cultures immatérielles, de la mémoire collective et de la manière de les partager.Caroline Nepton Hotte, l\u2019une des signataires de la lettre ouverte sur la pièce Kanata (publiée dans Le Devoir du 15 décembre 2018), fait la genèse de cette polémique qui a été largement dépouillée de son contexte.La critique du groupe s\u2019inscrit en effet dans l\u2019importante démarche de décolonisation et de « réap- propriation culturelle » (biskaabiiyang, ou « re-création de l\u2019épanouissement culturel et politique du passé ») des Emprunter sans remettre Les discours polarisés sur l\u2019appropriation culturelle ont mené à la banalisation de ses conséquences Des Idées en revues Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons une version abrégée d\u2019un texte paru dans la revue Esse arts + opinions, septembre 2019, no 97.PIERRE TRUDEL Premières Nations.Même si cette ré- appropriation peut et doit se faire avec l\u2019ensemble des citoyen.ne.s, comme le souligne l\u2019auteure, elle doit d\u2019abord être modulée par des voix autochtones.Cesser de parler à la place de l\u2019autre est probablement le fondement d\u2019une réflexion critique sur l\u2019appropriation culturelle et la décolonisation.Et le fait d\u2019en débattre « entre nous », c\u2019est-à- dire entre personnes qui ont le privilège d\u2019accéder aux principales plate- formes de discussion, met en avant une autre réalité qui concerne l\u2019accès à la visibilité, aux lieux de diffusion, à la représentation et au financement.Dans le champ de l\u2019art, cela force également à reconnaître l\u2019existence d\u2019un cadre esthétique défini par la culture occidentale, sur lequel les artistes issu.e.s d\u2019autres cultures doivent (encore) se mouler.C\u2019est aussi ce cadre esthétique qui nous a menés à prendre ce qui nous convient d\u2019une culture et à délaisser le reste, à choisir une histoire, mais rarement les personnes les mieux placées pour la raconter.C\u2019est encore ce même cadre qui contribue à formater le discours lorsque, pour justifier le geste d\u2019appropriation, on remplace le terme par celui d\u2019« emprunt ».On oublie toutefois que, pour qu\u2019un emprunt en soit un, il faut qu\u2019il y ait un retour à la personne qui prête.Les différents litiges issus de l\u2019appropriation provoquent évidemment des remises en question, des mouvements de retrait et parfois même des situations qui semblent injustes.Mais en définitive, la question de la responsabilité s\u2019impose.Dans l\u2019appropriation artistique, elle tient surtout au fait d\u2019assumer les conséquences de ses choix (les poursuites juridiques, notamment).Mais dans le cas plus controversé et très sensible de l\u2019appropriation culturelle, la responsabilité prend un tout autre sens.En définir les contours reste un défi à relever.Pour certains, la responsabilité de l\u2019artiste implique de ne plus ignorer le contexte social et politique dans lequel s\u2019inscrit une œuvre.Pour d\u2019autres, c\u2019est de maintenir sa position et défendre coûte que coûte l\u2019autonomie de l\u2019art.Dans tous les cas, s\u2019il est vrai que l\u2019art n\u2019émerge pas nécessairement dans la paix et le consensus, il faut néanmoins espérer qu\u2019il ne deviendra pas l\u2019expression d\u2019un repli sur soi.L\u2019ouverture au dialogue demeure, en définitive, le meilleur exemple de responsabilité artistique et citoyenne.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.Le premier ministre François Legault lie le nationalisme à trois piliers: la langue française, la culture et la laïcité de l\u2019État.CATHERINE LEGAULT LE DEVOIR Malgré leur égalité de principe, force est de constater que les restrictions à la liberté de religion et à la liberté d\u2019expression n\u2019engendrent pas les mêmes niveaux de réprobation dans les débats publics LEDEVOIR // LE MARDI 10 SEPTEMBRE 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.Crainte de représailles VICTORIAVILLE SUITE DE LA PAGE A 1 des « mauvais traitements psychologiques », qui incluent de nombreux autres types de signalements, liés par exemple aux menaces ou à la violence familiale, indique Julie Michaud, agente d\u2019information au CIUSSS de la Mauri- cie-et-du-Centre-du-Québec.Le portrait est donc flou.Une étude rendue publique en Ontario en 2013 laisse croire que le phénomène ne serait pas si marginal.Une recension effectuée en 2013 par la South Asian Legal Clinic of Ontario répertorie 219 cas de mariages forcés dans la province de 2010 à 2012 (92% des personnes contraintes étaient des femmes et 6% étaient des hommes).Ce nombre inclut seulement les cas qui ont été dénoncés.Or, la peur d\u2019être ostracisées par leur famille et leur communauté et la crainte de représailles \u2014 parfois d\u2019une rare violence \u2014 sont souvent suffisantes pour convaincre les victimes \u2014 enfants ou adultes \u2014 de se taire.«L\u2019adolescente de Victoriaville a eu énormément de courage de dénoncer», souligne Madeline Lamboley.Intervention policière Le 13 avril dernier, l\u2019adolescente a fui sa famille, qui souhaitait la marier malgré MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Le chef national de l\u2019Assemblée des Premières Nations reconnaît que, finalement, il y a du bon à se prévaloir de son droit de vote fédéral.Et Perry Bellegarde espère que ses compatriotes seront nombreux à faire comme lui, au mois d\u2019octobre, et à voter pour une seconde fois afin d\u2019influencer les élus fédéraux.Le chef Bellegarde n\u2019avait jamais voté avant le scrutin de 2015.Mais il l\u2019a fait, il y a quatre ans, comme des milliers d\u2019autres Autochtones qui ont participé au scrutin en nombre record.Élections Canada a recensé un taux de participation de 61,5 % dans les réserves autochtones (les seules statistiques disponibles pour dresser un portrait de la situation).Il s\u2019agissait d\u2019une hausse de 14 points de pourcentage par rapport au scrutin de 2011, lors duquel la participation était dans la moyenne des 40-48 % depuis 2004.La participation record de 2015 a permis d\u2019influer sur l\u2019issue du vote dans 50 circonscriptions et de la sceller dans 21 autres, selon le chef Bellegarde.« Je vais encourager les gens à voter, parce que nous avons maintenant un impact.Si vous voulez être élus députés, vous feriez mieux d\u2019écouter les préoccupations et les priorités des Premières Nations », a prévenu le chef national, en conférence de presse à Ottawa à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale.«Nous devons utiliser tous les outils de notre coffre à outils, ou toutes les flèches de notre carquois, pour amener des changements politiques et législatifs.Et voter en fait partie.» M.Bellegarde s\u2019est toutefois abstenu d\u2019appuyer une formation plutôt que les autres.«Je n\u2019endosse aucun des partis», a-t-il martelé, en invoquant son devoir de réserve à titre de chef national des centaines de Premières Nations.«Je demande aux membres des Premières Nations d\u2019aller voter, de regarder ce qui s\u2019est fait depuis quatre ans, d\u2019étudier les plateformes des partis et de voir lesquels prennent des engagements clairs.» Scheer pourrait ajuster le tir Or, la liste de priorités citées par l\u2019Assemblée des Premières Nations lundi permet de comprendre que les conservateurs ne sont pas au diapason de leurs revendications.Le chef Bellegarde a déploré l\u2019urgence de la crise climatique et une dépendance encore trop grande aux énergies fossiles \u2014 que défendent les conservateurs.Il réclame une part des revenus de la tarification du carbone pour les Autochtones \u2014 taxe que veulent abolir les conservateurs.M.Bellegarde revendique en outre l\u2019harmonisation de toutes les politiques et lois fédérales avec les droits inhérents des Autochtones, de même que l\u2019harmonisation des lois fédérales avec la Déclaration des Nations unies sur les droits des peu- ÉLECTIONS FÉDÉRALES Le vote, plutôt que la chaise vide Le chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations appelle les communautés autochtones à participer au prochain scrutin ples autochtones \u2014 les sénateurs conservateurs ont bloqué l\u2019adoption d\u2019un projet de loi privé en ce sens.« Je suis très, très diplomate, comme je me dois de l\u2019être en tant que chef national, parce que je dois travailler avec quiconque sera élu », a plaidé le chef lorsque ces contradictions entre ses priorités et celles du Parti conservateur lui ont été soulignées.M.Bellegarde a cependant affirmé que le chef conservateur, Andrew Scheer, ferait bien de clarifier que, s\u2019il est élu, il n\u2019aura pas la même relation avec les communautés autochtones que son prédécesseur, Stephen Harper.« S\u2019il veut aller chercher beaucoup d\u2019appuis chez les communautés autochtones, ce serait certainement un pas dans la bonne direction.» L\u2019ancien premier ministre conservateur Stephen Harper avait eu une relation houleuse avec les communautés, qui a culminé avec les manifestations du mouvement Idle No More.Le gouvernement libéral de Justin Trudeau n\u2019a pas pour autant un bulletin sans faute aux yeux de l\u2019APN.Le chef national a salué les progrès accomplis, mais argué qu\u2019il restait beaucoup à faire pour combler l\u2019écart qu\u2019accusent encore les communautés autochtones par rapport aux services et aux débouchés auxquels ont droit les non-Autochtones.Le chef national de l\u2019Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, s\u2019est adressé aux médias lundi.SEAN KILPATRICK LA PRESSE CANADIENNE son opposition.Dans une décision rendue en Chambre de la jeunesse le 18 juillet, le juge Bruno Langelier établit que l\u2019adolescente de 16 ans, que la loi nous empêche d\u2019identifier, a été «forcée de se marier contre sa volonté, contre le respect de la loi et contre son droit à sa liberté».L\u2019acte de mariage avait été signé par un imam et le père de l\u2019adolescente le 11mai 2018.Il ne restait plus qu\u2019à organiser la cérémonie pour officialiser l\u2019union.Celle-ci était prévue pour mai dernier.Mais quelques jours plus tôt, l\u2019adolescente \u2014 issue d\u2019une famille de réfugiés de dix enfants arrivée au Canada en 2016 \u2014 a fui le foyer familial pour se réfugier chez des voisins.Une bousculade a alors éclaté au moment où sa mère, son frère et son fiancé \u2014 qui lui interdisait de parler à un autre homme et qui l\u2019obligeait à porter le hidjab \u2014 ont tenté de la ramener à la maison.Appelée sur les lieux, la police a demandé que l\u2019adolescente soit immédiatement prise en charge par la DPJ.Selon Lionel Carmant, ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, la DPJ et la police « ont fait un très bon travail ».« La priorité était que la jeune fille soit protégée et prise en charge.Le système a bien fonctionné », a-t-il déclaré lundi matin après que le 98,5 FM et La Presse eurent rapporté l\u2019affaire.Le «courage» de la jeune fille a également été salué par le député libéral Frantz Benjamin, porte-parole pour les dossiers jeunesse.«Le mariage forcé ne fait pas partie de nos mœurs et il n\u2019y a qu\u2019un seul système de droit qui s\u2019applique pour l\u2019ensemble des citoyens du Québec.» Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire, a pour sa part demandé qu\u2019un travail soit fait « en amont pour empêcher que des jeunes filles vivent à nouveau un tel drame humain et la violation de leurs droits et libertés ».L\u2019imam a violé la loi Malgré l\u2019opposition des parents, le juge Langelier a tranché que l\u2019adolescente devait être placée, comme elle le souhaitait, dans une famille d\u2019accueil jusqu\u2019à sa majorité.«Elle veut être libre et s\u2019affranchir du dictat des hommes qui l\u2019entourent», écrit-il.Angie Lemieux, l\u2019avocate qui représentait les parents, a soutenu en entrevue avec Le Devoir que, «selon [ses] clients, c\u2019était le désir de l\u2019enfant» de se marier.Le Devoirn\u2019a pas été en mesure de retrouver l\u2019imam qui a signé le contrat de mariage.Le juge Langelier mentionne que celui-ci a agi en contravention de la loi.À titre de célébrant, celui-ci n\u2019aurait pas respecté les dispositions du Code civil du Québec en s\u2019assurant, entre autres, du consentement libre et éclairé de l\u2019adolescente et en obtenant l\u2019autorisation requise du tribunal pour permettre à une personne mineure de se marier.Depuis 2015, dans la foulée de l\u2019affaire Shafia, les mariages forcés sont formellement interdits au Canada.Madeline Lamboley rappelle que les meurtres en 2009 des trois filles et de la première épouse de Mohammad Shafia ont eu l\u2019effet d\u2019un réel réveil collectif.«Les intervenants sont aujourd\u2019hui beaucoup mieux outillés pour dépister les cas de violence basée sur l\u2019honneur.» Depuis le retrait de l\u2019adolescente de sa famille, ses sœurs sont-elles suivies par la DPJ?«Il peut arriver qu\u2019au cours de son évaluation, la DPJ doive signaler d\u2019autres enfants en lien avec les éléments qui lui sont rapportés», a répondu dans un courriel Julie Michaud, du CIUSSS de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.Avec Mylène Crête Nous devons utiliser tous les outils de notre coffre à outils, ou toutes les flèches de notre carquois, pour amener des changements politiques et législatifs.Et voter en fait partie.PERRY BELLEGARDE » Mariages impliquant des mineurs Selon Alissa Koski, professeure à la Faculté de médecine de McGill, le débat entourant les mariages forcés devrait être élargi à la question des mariages impliquant des mineurs au pays, une pratique qui est légale au Canada pour les adolescents âgés de 16 ans ou plus, moyennant le consentement des parents.Au Québec, une autorisation du tribunal est également requise.Selon une recension effectuée par la professeure Koski, de 2000 à 2018, au moins 3687 mariages impliquant un mineur ont été célébrés, de manière officielle, au pays.Or, l\u2019idée voulant que ce soient des adolescents qui se marient entre eux ne correspond que partiellement à la réalité, estime-t-elle.«Plus de 85% des enfants mariés au pays sont des filles et celles-ci sont davantage portées à marier des hommes plus âgés.» Dans 37% des cas, les adolescentes sont mariées à un homme d\u2019au moins 5 ans leur aîné; dans 7% des cas, un écart de plus de 10 ans a été calculé.«Et dans certains cas, il y a plus de 20 ans de différence», indique Alissa Koski.«C\u2019est très surprenant puisque le Canada fait des efforts soutenus auprès de la communauté internationale pour mettre fin aux mariages impliquant des enfants ailleurs dans le monde.» Une recension effectuée en 2013 par la South Asian Legal Clinic of Ontario répertorie 219 cas de mariages forcés dans la province de 2010 à 2012 (92 % des personnes contraintes étaient des femmes et 6 % étaient des hommes) "]
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