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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-09-14, Collections de BAnQ.

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[" PERSPECTIVES LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 HISTOIRE Madison et la toute-puissance de la majorité B 7 PERSPECTIVES Le « magicien » Nétanyahou refera-t-il le coup ?B 5 IDÉES « Sur l\u2019endoctrinement », la chronique de Normand Baillargeon B 9 MONDE La Tunisie exposée à l\u2019indécision des urnes B 11 La bataille des bleus LA BATAILLE DES BLEUS PAGE B2 LES MESSAGERS MÉCONNUS PAGE B2 « LA CHAISE VIDE », LA CHRONIQUE DE MICHEL DAVID EN PAGE B2 « DURE SEMAINE POUR ELIZABETH MAY », LA CHRONIQUE DE KONRAD YAKABUSKI EN PAGE B3 MENU ÉLECTORAL Les partis fédéraux se sont tour à tour, au fil des ans, arraché le Québec.Si les libéraux de Justin Trudeau dominent largement dans les sondages ici, le Bloc québécois et le Parti conservateur ambitionnent tout de même chacun de faire des gains.Et pour y arriver, tous deux cherchent à se coller à la Coalition avenir Québec.Mise en contexte, en pages B 2 et B 3.2019 2015 2011 2004 2000 1984 1979 1974 1988 1972 PARTI LIBÉRAL DU CANADA PARTI CONSERVATEUR DU CANADA BLOC QUÉBÉCOIS NOUVEAU PARTI DÉMOCRATIQUE PARTI CRÉDIT SOCIAL DU CANADA AUTRES Légende 1997 1993 2008 2006 En juin dernier, des Ontariens ont trouvé sur leur téléphone portable un message texte leur demandant leur opinion sur la taxe sur le carbone.L\u2019expéditeur leur était inconnu et le ton, manifestement antipathique aux libéraux.Des électeurs d\u2019autres régions du pays ont eu droit à des appels robotisés du même acabit.Et ce ne seront pas les derniers d\u2019ici le scrutin du 21 octobre.On n\u2019y échappe pas.Depuis toujours, des groupes de pression, syndicats, associations de gens d\u2019affaires et organisations en tout genre participent à la discussion électorale.Cette élection n\u2019y fera pas exception et il ne pourrait en être autrement en démocratie.Mais encore faut-il savoir à qui on a affaire.En Ontario, le groupe Ontario Strong, qui était à l\u2019origine des messages textes, était une organisation jusque-là inconnue.Son site LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 B 2 ÉLECTIONS La chaise vide n dit les que les absents ont toujours tort, mais il peut arriver que la politique de la chaise vide soit la meilleure.Le premier ministre, Justin Trudeau, a été vivement critiqué pour avoir décidé de boycotter le débat des chefs organisé jeudi par le magazine Maclean\u2019s et il ne participera pas non plus à celui qui aura lieu le 1er octobre à l\u2019invitation de la fondation Munk, préférant se réserver pour les deux débats prévus par la nouvelle Commission aux débats des chefs, les 7 et 10 octobre, et le « face- à-face » organisé par le réseau TVA le 2 octobre.Pour bien souligner son absence, on avait laissé en place le lutrin qui lui était réservé sur le plateau.La cheffe du Parti vert, Elizabeth May, a même fait mine de lui donner la main.Bien entendu, ses adversaires l\u2019ont accusé de se défiler et d\u2019avoir peur de défendre son bilan.Ces deux débats l\u2019avaient pourtant bien servi en 2015.Sa bonne performance avait été une sorte de révélation pour de nombreux Canadiens qui ne l\u2019avaient pas vraiment pris au sérieux jusque-là.Précisément.Maintenant qu\u2019il est lui- même devenu l\u2019homme à abattre, il ne tient sans doute pas à ce qu\u2019un autre en profite à ses dépens.S\u2019il avait trébuché, on le lui aurait continuellement rappelé.Le 21 octobre, qui se souviendra qu\u2019il n\u2019était pas là ?C\u2019était un bon calcul.Sans surprise, Andrew Scheer a constamment essayé de transformer le débat en procès de gouvernement sortant, mais la boxe fantôme a ses limites.À défaut d\u2019avoir le premier ministre sous la main, les deux autres chefs de parti s\u2019en sont pris à celui qui a le plus de chances de lui succéder.On ne prendra pas Jagmeet Singh à se laisser déborder sur sa gauche par le PLC, comme Thomas Mulcair l\u2019avait bêtement fait en 2015.Aussi bien les libéraux que les conservateurs servent les intérêts des riches, des spéculateurs et des pollueurs, a-t-il martelé.Mais « Scheer va faire pire que Trudeau », a-t- il ajouté.C\u2019est tout ce que ce dernier voulait entendre.Dans cette course à deux, le premier ministre n\u2019a certainement aucune objection à être perçu comme le moindre mal.Coincé entre deux progressistes, il était inévitable que le conservateur apparaisse comme le vilain, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019environnement ou de relations avec les nations autochtones.En matière d\u2019affaires étrangères, « si vous voulez savoir ce que pense M.Scheer, regardez ce que pense M.Trump », a lancé Elizabeth May.Au moins, si le chef libéral avait été là, il n\u2019aurait pas été le seul à prendre des coups.En l\u2019absence de M.Trudeau, les chefs des deux tiers partis ont plutôt fait le travail à sa place, avec d\u2019autant plus d\u2019énergie que le NPD et le Parti vert se battent pour déterminer lequel représentera l\u2019option progressiste dans les années à venir.Sur le fond, leur message était le même que celui du PLC : avec un gouvernement conservateur, le Canada retournerait aux douloureuses compressions des années Harper.Il est certainement heureux que la tenue de débats entre les chefs soit entrée dans les mœurs, même si cela a souvent nécessité de difficiles négociations entre les partis et les télédif- fuseurs.Aucun chef de parti ne songerait aujourd\u2019hui à s\u2019y soustraire.Au contraire, on se bat pour y être invité.Pour de nombreux électeurs, qui n\u2019ont pas nécessairement le temps ni le goût de suivre le déroulement d\u2019une campagne avec assiduité, cela constitue souvent un moment déterminant dans le choix qu\u2019ils feront dans l\u2019urne.Au-delà des partis et des programmes, un débat permet de mieux cerner l\u2019homme ou la femme qui dirigera le pays pendant quatre ans.Certains débats, comme celui qui a opposé Brian Mulroney à John Turner en 1984, ont même scellé le sort d\u2019une élection.L\u2019exercice ne doit cependant pas être banalisé.En 2015, les calculs stratégiques de Stephen Harper ont fait éclater le monopole que le consortium des médias exerçait depuis 1968 et chacun a voulu organiser son débat.La relative désaffection de l\u2019auditoire qui en a résulté au Canada anglais a incité diverses personnalités, principalement issues de la communauté, à lancer un mouvement visant à renouveler la formule, qui a abouti à la création du poste de commissaire aux débats des chefs, dont l\u2019ancien gouverneur général David Johnston est le premier titulaire.Pourtant, comme en 2015, on se retrouve avec cinq débats.Les médias et les mordus de politique raffolent de ces affrontements, mais jusqu\u2019à quel point peut-on les multiplier sans provoquer la lassitude des électeurs, qui sont en principe ceux qui doivent en bénéficier au premier chef ?Trop, c\u2019est comme pas assez.Si les libéraux de Justin Trudeau dominent largement dans les sondages au Québec, le Bloc québécois et le Parti conservateur ambitionnent tout de même chacun de faire des gains.Et pour y arriver, tous deux cherchent à se coller à la Coalition avenir Québec (CAQ ).Contexte.GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ ISABELLE PORTER LE DEVOIR ves-François Blanchet a lancé mercredi sa campagne électorale fédérale en regardant vers\u2026 le Parlement de Québec.Parce qu\u2019il y a là, selon lui, « un gouvernement qui, pour la première fois depuis longtemps, affiche un nationalisme décomplexé qui, il faut le dire, fait du bien».Le sous-texte était plutôt limpide : le Bloc québécois espère profiter des mêmes vents qui ont permis à François Legault de rafler une majorité de sièges en octobre dernier.« Ce que le Québec veut, le Bloc le veut », répète-t-on ainsi chez les bloquistes.Sauf qu\u2019ils ne sont pas les seuls bleus fédéraux à vouloir se coller aux bleus québécois : il faut aussi compter les conservateurs dans ce portrait monochrome.Les troupes d\u2019Andrew Scheer ont en effet dans leur mire des circonscriptions où la CAQ a cimenté son succès.Entre un océan et l\u2019autre, c\u2019est d\u2019ailleurs à Trois-Rivières que le chef Andrew Scheer a choisi de lancer sa campagne mercredi.Les conservateurs présents au Parc portuaire ne cachaient pas les intentions du parti : cette circonscription (aussi visitée par Justin Trudeau vendredi) est « prenable ».Parce que les sondages montrent que le député sortant, le néo- démocrate Robert Aubin, aura fort à faire pour conserver son siège ; parce que les conservateurs ont recruté un candidat vedette \u2014 l\u2019ancien et très coloré maire Yves Lévesque; et parce que nous sommes là en plein territoire caquiste.« En terme de sièges, réalistement, on peut aller en chercher entre 20 et 25 au Québec », soutenait en marge de l\u2019événement le député Pierre Paul-Hus, qui se représente dans Charlesbourg\u2013 Haute-Saint-Charles.«?Je pense à la Mauricie notamment, mais il n\u2019y a pas de raison pour que les appuis du Parti conservateur soient concentrés dans la région de Québec.» « On pense être capable de faire des percées jusque sur l\u2019île de Montréal, comme la CAQ a réussi à faire », disait aussi ce printemps le lieutenant québécois des conservateurs, Alain Rayes, en entrevue à La Presse canadienne.« La CAQ a vu aussi les mêmes choses que nous, et peut-être que nos chemins se croisent présentement ».Si les troupes d\u2019Andrew Scheer dominent assurément le vote dans la région élargie de Québec, les bloquistes fondent beaucoup d\u2019espoirs dans le 450 \u2014 un réservoir d\u2019appuis caquistes.Des liens Dans les coulisses conservatrices, on fait valoir que, même si les formations sont idéologiquement différentes \u2014 les conservateurs se situent plus à droite que la Coalition avenir Québec (CAQ) sur l\u2019échiquier, tant sur le plan économique que social (sans compter la question pétrolière) \u2014, elles partagent aussi des intérêts communs.Andrew Scheer l\u2019illustre par la perspective d\u2019un rapport d\u2019impôt unique, alors que Pierre Paul-Hus met de l\u2019avant que le Parti conservateur du Canada (PCC) « est le seul parti fédéral qui appuie ouvertement le projet de troisième lien à Québec ».Plus globalement, on notera une phrase que martèle M.Scheer et qui rappelle étrangement le credo de François Le- gault : « Nous mettrons plus d\u2019argent dans vos poches afin que vous amélioriez votre quotidien.» « C\u2019est sûr qu\u2019on a des atomes crochus », concède Gérard Deltell, qui a été député adéquiste et caquiste de 2008 à 2015 avant de se faire élire à Ottawa comme conservateur.« Je suis un gars de banlieue, je suis un gars de droite et fier de l\u2019être, tout en étant Québécois, Canadien et fier de l\u2019être ».M.Deltell n\u2019est pas le seul caquiste- conservateur notoire : le ministre des Finances, Eric Girard, a été candidat pour Stephen Harper en 2015.Mais les liens entre le Bloc québécois et la CAQ sont également nombreux.Géographiquement, on remarque que neuf des dix députés du Bloc occupent des circonscriptions représentées par des caquistes à Québec.De même, on ne compte plus le nombre d\u2019attachés et de conseillers politiques issus du Bloc et gravitant au sein du gouvernement Legault.Le candidat dans Lévis pour le Bloc, Sébastien Bouchard Thivierge a travaillé pour la campagne de la CAQ en 2018.Il estime aujourd\u2019hui que le Bloc Québécois « est le meilleur ambassadeur du gouvernement nationaliste qu\u2019on a en ce moment » à Québec.La CAQ n\u2019a pas que des nationalistes en son sein, ajoute- t-il : il y a là aussi des indépendantistes.La bataille des bleus MANON CORNELLIER LE DEVOIR Les messagers méconnus Faut-il se méfier des tiers partis en campagne électorale ?MICHEL DAVID O L\u2019HEURE JUSTE Y La méthode de Canada Proud consiste à miser sur les réseaux sociaux, Facebook au premier chef, pour diffuser des vidéos virales et des textes s\u2019attaquant à l\u2019adversaire ou le ridiculisant.OLIVIER ZUIDA LE DEVOIR Écrivez-nous ! Vous avez des questions?Nous avons des réponses.En- voyez-nous à l\u2019adresse courriel questions@ledevoir.com vos interrogations sur la campagne électorale, et nous répondrons chaque jour à l\u2019une d\u2019entre elles.D\u2019ici là, rendez-vous sur nos plateformes numériques pour visionner Espace citoyen.Coincé entre deux progressistes, il était inévitable que le conservateur apparaisse comme le vilain, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019environnement ou de relations avec les nations autochtones ÉLECTIONS B 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Dure semaine pour Elizabeth May a cheffe du Parti vert du Canada, Elizabeth May, n\u2019était pas peu fière d\u2019avoir attiré Pierre Nantel dans les rangs de son parti le mois dernier.Malgré sa réputation d\u2019électron libre et en dépit des reproches formulés à son endroit par ses anciens collègues néodémocrates selon lesquels il n\u2019est pas un joueur d\u2019équipe, le député sortant de Lon- gueuil\u2013Saint-Hubert fut accueilli à bras ouverts par Mme May qui a déclaré: «Il nous faut plus de députés comme lui.» C\u2019était selon.Plusieurs se demandaient si le passage de M.Nantel chez les Verts n\u2019était pas inspiré plutôt par l\u2019effondrement du Nouveau Parti démocratique au Québec que par l\u2019urgence climatique, prétexte qu\u2019il offrit pour sa défection à la veille du déclenchement des élections fédérales.Après tout, le PVC avait le vent dans les voiles depuis quelque mois déjà, alors que, sondage après sondage, il n\u2019y en avait que pour une défaite certaine de la plupart des députés néodémocrates au Québec, y compris M.Nantel, qui avait gagné sa circonscription en 2015 par à peine 700 voix.Il est trop tôt pour dire si une vague verte nous attend le 21 octobre prochain.Mais on ne peut pas dire que M.Nantel a aidé la cause de son nouveau parti en sommant cette semaine les Québécois de se séparer « au plus vite » du reste du Canada.Il devait savoir qu\u2019un tel commentaire, peu importe le contexte dans lequel il l\u2019avait dit, allait mettre son nouveau parti dans l\u2019embarras.Mais ce n\u2019était qu\u2019un autre indice démontrant que M.Nantel, qui fera de nouveau face au candidat bloquiste Denis Trudel dans Longueuil\u2013Saint- Hubert, place ses propres intérêts politiques au-dessus de ceux de son parti de l\u2019heure.En 2015, on avait assisté à une chaude lutte à trois dans Longueuil\u2013Saint-Hubert entre les candidats néodémocrate, libéral et bloquiste.M.Trudel pourrait remporter cette fois-ci s\u2019il réussissait à attirer les électeurs souverainistes qui avaient appuyé M.Nantel en 2015.Mais ce dernier aura besoin de bon nombre d\u2019électeurs souverainistes s\u2019il souhaite garder son siège.La réaction de Mme May à la déclaration de M.Nantel n\u2019a pas inspiré beaucoup de confiance.Un porte-parole du parti avait déclaré dans un premier temps que l\u2019unité nationale ne comptait pas parmi les six valeurs fondamentales du PVC et que rien n\u2019empêchait donc qu\u2019un souverainiste porte les couleurs du parti au Québec.Cette explication avait laissé bouche bée plusieurs commentateurs dans le reste du Canada.Mme May a essayé de corriger le tir en insistant pour dire que son parti appuie bel et bien l\u2019unité canadienne, mais l\u2019absence d\u2019un tel principe dans la constitution du parti est une révélation pour beaucoup de Canadiens.La décision de Mme May de garder M.Nantel comme candidat, après que ce dernier se s\u2019est engagé à ne pas faire la promotion de la souveraineté à Ottawa, risque de la hanter tout au long de campagne dans le reste du Canada.C\u2019est une chose d\u2019accueillir un ancien souverainiste dans les rangs d\u2019un parti fédéraliste \u2014 le PLC, le PCC et NPD l\u2019ont tous fait \u2014 mais c\u2019en est une autre d\u2019héberger un séparatiste convaincu.L\u2019idée même rebute la plupart des Canadiens anglais.Ce n\u2019était que l\u2019une des multiples erreurs qu\u2019a commises Mme May en ce début de campagne.Elle s\u2019est aussi embourbée dans une explication pour le moins alambiquée autour de la position de son parti sur l\u2019avortement en déclarant dans un premier temps qu\u2019elle n\u2019empêcherait pas un membre de son caucus de déposer un projet de loi en la matière, pour ensuite se raviser et dire que le PVC est résolument pro-choix et qu\u2019il serait ainsi impossible que l\u2019un de ses députés aille à l\u2019encontre de ce principe.Pourquoi alors avait- elle elle-même invoqué cette possibilité dans un premier temps ?L\u2019incident témoignait d\u2019une certaine déconnexion politique de sa part.Ensuite, le PVC a dû évincer l\u2019un de ses candidats en Ontario après la révélation des commentaires islamophobes qu\u2019il avait faits sur les réseaux sociaux.Une autre candidate verte en Saskatchewan a pu rester en place, toutefois, après s\u2019être excusée pour avoir qualifié Israël d\u2019être « pratiquement un violeur en série » entre autres choses.Le jugement même de Mme May a été remis en question par plusieurs observateurs.Le PVC a beau prétendre avoir mis en place un processus de sélection rigoureux, la nature même du parti (qui préconise un virage radical en matière de lutte contre les changements climatiques) fait en sorte qu\u2019il attire des candidats qui ne sont pas connus comme des modérés.Jusqu\u2019ici, Mme May a toujours bénéficié d\u2019un capital de sympathie chez les Canadiens, même si à peine 3,45 % d\u2019entre eux ont voté pour son parti en 2015.Mais si elle veut que son parti rafle enfin la troisième place lors du vote le mois prochain, en dépassant le NDP de Jagmeet Singh, elle devra faire preuve de beaucoup plus de discipline et démontrer qu\u2019elle a une vision pour le pays qui dépasse le simple domaine environnemental.Sinon, la percée verte risque d\u2019être reportée sine die.KONRAD YAKABUSKI Dans ce contexte, l\u2019un des thèmes marquants de la première semaine de campagne \u2014 la possible contestation de la Loi sur la laïcité devant la Cour suprême, de même que la sortie de François Legault pour demander aux partis fédéraux de ne pas intervenir \u2014 a fait l\u2019affaire des deux formations.Alors que Justin Trudeau garde ouverte la porte à une éventuelle contestation, Andrew Scheer a profité de son premier point de presse pour dire que « jamais » un gouvernement conservateur n\u2019empruntera cette direction.La position du Bloc dans ce dossier est connue depuis longtemps et Yves- François Blanchet a réitéré ses critiques envers le chef libéral.« Si le débat porte sur la loi 21, ça fait toute une poignée pour Yves-François Blanchet », estime le sondeur Youri Ri- vest, de la firme Synopsis.« Il a besoin d\u2019un cheval de bataille, d\u2019une cause ».Dit autrement : une « histoire » pour justifier la présence du Bloc comme « rempart » des lois québécoises face au fédéral, mentionne M.Rivest.La campagne permettra de voir jusqu\u2019à quel point ce thème restera un sujet de discussion \u2014 le camp Trudeau fait le pari que ce ne sera pas un facteur marquant.Les libéraux espèrent plutôt que les décisions des derniers mois paieront.Le gouvernement a pris soin de sa relation avec le gouvernement caquiste et réglé plusieurs dossiers litigieux : nomination des juges de la Cour suprême, financement du tramway, entente sur la formation de la main- d\u2019oeuvre, versement de 250 millions pour les demandeurs d\u2019asile, etc.Un autre élément est à ne pas négliger dans ce portrait : d\u2019après les chiffres internes de la CAQ, les appuis ca- quistes se répartissent essentiellement en trois parts égales entre libéraux, bloquistes et conservateurs\u2026 Comme quoi la lutte pour les votes bleus ca- quistes comptera aussi sur les rouges.L Web en dit encore bien peu sur son compte, mais sa facture et son maigre contenu sont similaires à ceux de groupes apparus au cours des dernières années pour s\u2019opposer aux gouvernements provinciaux d\u2019allégeance libérale ou néodémocrate de l\u2019Atlantique à la Colombie-Britannique, en passant par l\u2019Ontario et l\u2019Alberta.Même le Québec a le sien, le groupe Québec Fier, auquel est associé Éric Duhaime et qui s\u2019est fait entendre lors des élections de 2018.Tous ses groupes ont été largement inspirés, y compris pour le choix de leur nom, par un autre groupe ontarien, Ontario Proud, créé par Jeff Ballingall.Il dit en entrevue en avoir conseillé plusieurs, mais ne plus avoir de lien avec eux.Conservateur avoué ayant travaillé pour le gouvernement Harper, M.Ballingall a réussi à brouiller les cartes lors de l\u2019élection provinciale de juin 2018, hachant menu la première ministre Kathleen Wynne au profit du conservateur Doug Ford.La méthode d\u2019Ontario Proud consiste à miser avant tout sur les réseaux sociaux, Facebook au premier chef, pour diffuser des vidéos virales, des mèmes et des textes s\u2019attaquant à l\u2019adversaire ou le ridiculisant.Les messages textes font partie de son arsenal, mais pas les appels automatisés, explique-t-il en entrevue.Déterminé à montrer la porte au libéral Justin Trudeau, M.Ballingall a lancé le printemps dernier le groupe Canada Proud, qui est déjà à l\u2019œuvre sur Facebook.Le groupe s\u2019est enregistré auprès d\u2019Élections Canada pour cette élection, comme doivent le faire depuis 2004 tous les tiers qui comptent dépenser plus de 500 $ pour faire campagne pour ou contre un parti, un candidat ou un enjeu.Au moins 11 groupes du genre de Canada Strong, dont Québec Fier, apparaissent sur la liste des 63 organisations et individus qui, en date de vendredi, étaient enregistrés.Toutes les tendances politiques sont cependant représentées, des groupes environnementaux (9) aux syndicats (11), en passant par des groupes opposés à l\u2019avortement, appuyant des réformes démocratiques, défendant les droits des femmes, des chômeurs, des étudiants et des démunis.Avec 37 inscrits, l\u2019Ontario domine, suivi de la Co- lombie-Britannique (8) et du Québec (7).La participation des tiers est mieux encadrée que par le passé.Leurs dépenses partisanes et électorales sont limitées durant la campagne à 511 700 $ et, depuis cette année, à environ 1 million durant la période préélectorale de deux mois.Canada Proud affirmait dans un communiqué récent qu\u2019il comptait dépenser la somme permise.Mais d\u2019où viennent ses fonds ?On le saura quand il devra faire rapport, mais on sait qu\u2019Ontario Proud a bénéficié, en 2018, du soutien généreux de plusieurs entreprises qui, ne pouvant plus soutenir les partis politiques, se sont tournées vers des tiers qui ne sont soumis à aucune limite de dons.La présence d\u2019organisations ayant pour seul but de contrer un parti précis n\u2019est pas nouvelle.En 2015, Stephen Harper avait son lot d\u2019adversaires.On constate toutefois qu\u2019une nouvelle génération de groupes, fortement inspirés par les méthodes de la droite américaine, est moins soucieuse de transparence et de respect des faits et ne craint pas d\u2019alimenter une virulence populiste sur les réseaux sociaux.Et certains seront en action durant cette élection, comme ils l\u2019ont été ailleurs dans le monde.La multiplication de ces acteurs à visée unique, peu importe la tendance, survient dans un contexte où les réseaux sociaux leur permettent de propager leur message à peu de frais tout en n\u2019étant soumis à aucune règle en matière de financement, à l\u2019exception de l\u2019interdiction d\u2019utiliser des fonds étrangers pour leurs activités électorales.En entrevue avec La Presse canadienne l\u2019automne dernier, l\u2019ancien directeur général des élections Marc Mayrand confiait que, devant pareille évolution, il faudrait peut-être envisager d\u2019encadrer la taille et la source des dons faits au trésor électoral de ces groupes.Sinon, les plafonds de dépenses des partis et des candidats perdront leur sens.Sinon, peut-on ajouter, sera mis en péril l\u2019équilibre du rapport de force recherché depuis plus de 40 ans entre les forces démocratiques et celles de l\u2019argent, toujours nécessaire pour faire une campagne.Il est trop tôt pour dire si une vague verte nous attend le 21 octobre prochain.Mais on ne peut pas dire que M. Nantel a aidé la cause de son nouveau parti en sommant cette semaine les Québécois de se séparer « au plus vite » du reste du Canada. Querelle de Roberval (Éditions Héliotrope), deuxième roman du jeune auteur Kevin Lambert, a récolté à sa sortie en 2018 un joli succès ici.Succès qui pâtit comparativement à ce que l\u2019édition française est à rafler ces jours- ci en France, tant côté médias (Le Monde, Télérama, Les Inrocks) que prix littéraires potentiels (en sélection du Médi- cis, du Wepler, du Sade, du Monde des livres).Querelle tout court, dans la version renipée et portée par l\u2019éditeur Nouvel Attila, cartonne et score.Est-ce que le Querelle original, de chez nous, aurait pu connaître ce même succès en France ?Le travail de réédition, sur le texte comme sur la présentation, contribue-t-il à une meilleure réception si on change de public ?« Je ne crois pas aux adaptations.Je suis trop amoureux de la langue, du brassage des langues, je cherche trop des langues originales et enchanteresses dans mon travail et mon catalogue », se prononce l\u2019éditeur du Nouvel Attila, Benoît Virot.« Un ami m\u2019a soufflé le joli terme d\u2019\u201carrangement\u201d, comme en musique.» Si le Nouvel Attila n\u2019a changé ni mot ni virgule en rééditant en 2016 Mailloux, d\u2019Hervé Bouchard (L\u2019effet pourpre / Le Quartanier), Querelle nécessitait des « arrangements ».« C\u2019est une intuition commune avec les éditrices d\u2019Héliotrope, poursuit M.Virot.Pour préserver le flux et l\u2019énergie de l\u2019oralité, il fallait assouplir certains obstacles ; tantôt des anglicismes, des québécismes, des tournures orales pour vous et pas pour nous, tantôt ce qui ressemblait par trop à un archaïsme.Kevin Lambert a fait un livre aussi universel que Faulkner, avec son propre comté et sa propre langue.Nos micro-arrangements ont renforcé cette universalité en évitant au lecteur de buter.» Pour l\u2019auteur, ce travail est l\u2019équivalent d\u2019une révision linguistique, faite d\u2019une autre perspective, culturelle comme éditoriale.« Je ne voudrais pas qu\u2019on ne bogue que sur le travail linguistique de l\u2019adaptation », nomme l\u2019éditrice originale Olga Duhamel.C\u2019est qu\u2019elle connaît et partage les allergies d\u2019ici à « traduire le québécois aux Français ».« Tsé, illustre Mme Du- hamel, Querelle de Roberval est le roman le plus québécois qu\u2019on ait jamais publié chez Héliotrope, de loin \u2014 même dans sa version \u201cfranco- française\u201d \u2014, avec des termes et des expressions que tu ne trouveras ni dans les dictionnaires ni sur Google.Et c\u2019est notre livre qui est en train d\u2019avoir le plus de succès en France.On peut pas décemment dire qu\u2019il y a un blocage des Français dans ce cas-ci\u2026 » L\u2019éditrice rappelle que lorsqu\u2019elle reprend pour le territoire québécois des textes français, de Michèle Lesbre, LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 PERSPECTIVES B 4 AVIS PUBLIC ASSEMBLÉE PUBLIQUE DE CONSULTATION 1.Les personnes intéressées 1.sont priées de noter que le conseil d\u2019arrondissement de Ville-Marie, à sa séance du 10 septembre 2019, a adopté, en vertu du Règlement sur les projets particuliers de construction, de modi?cation ou d\u2019occupation d\u2019un immeuble (CA-24-011), le premier projet de résolution autorisant la construction d\u2019un bâtiment de 13 étages à des ?ns résidentielles, sur un terrain situé au 391, rue Saint-Paul Ouest et abroger la résolution CA12 240383, et ce, en dérogation aux articles 10 et 43 du Règlement d\u2019urbanisme de l\u2019arrondissement de Ville-Marie (01-282) relatifs, entre autres, à la hauteur maximale en mètre et à la densité maximale - pp 413 (dossier 1190607008).Ce projet particulier vise la zone et les zones contiguës ci-après illustrées : 2.Conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme (RLRQ, chapitre A-19.1), ce projet fera l\u2019objet d\u2019une assemblée publique de consultation le 25 septembre 2019, à compter de 17 h 30, à la salle du conseil d\u2019arrondissement située au rez-de-chaussée du 800, boulevard De Maisonneuve Est.3.Au cours de cette assemblée, la mairesse d\u2019arrondissement ou tout autre membre désigné du conseil d\u2019arrondissement expliquera le projet ainsi que les conséquences de son adoption, et le public pourra le commenter.4.Le projet contient une disposition susceptible d\u2019approbation référendaire.5.Une copie de ce projet peut être consultée aux comptoirs Accès Ville-Marie situés au 17e étage du 800, boulevard De Maisonneuve Est, station de métro Berri-UQÀM.Montréal, le 14 septembre 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Domenico Zambito, avocat Cet avis peut également être consulté sur le site Internet de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : www.ville.montreal.qc.ca/villemarie AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à TEN PEA KAM de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, Notre- Dame Est, Montréal, QC, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22-257364-193.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Alain Trudel, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 12 septembre 2019 Sylvain Brouillard Huissier de justice Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à MARC-OLIVIER GINGRAS de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, Notre-Dame Est, Montréal, QC, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 500-22-257365-190.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Alain Trudel, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 12 septembre 2019 Sylvain Brouillard Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession de Ricardo Hernan TAPIA TORO, né le 25 novembre 1948 en son vivant résidant et domicilié au 203-7991, 1er avenue, en la ville de Montréal, province de Québec, H1Z 0A4 et décédé le 11 mars 2018.Cet inventaire peut être consulté pour toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Beauchamp et Gilbert, Notaires, au 54 rue de Brésoles, Montréal, Québec, H2Y 1V5.Montréal, le 14 septembre 2019 BEAUCHAMP GILBERT NOTAIRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession d'Yvano-David BERNIER, né le 25 août 1961 en son vivant résidant et domicilié au 816, avenue du Bon Air, en la ville de Québec, province de Québec, G1V 2P2 et décédé le 3 mai 2017.Cet inventaire peut être consulté pour toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Beauchamp et Gilbert, Notaires, au 54 rue de Brésoles, Montréal, Québec, H2Y 1V5.Montréal le 14 septembre 2019 BEAUCHAMP GILBERT NOTAIRES AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Roch (dit Rock) PARENT, né le 11 août 1964, en son vivant domicilié au 655, rue Saint-Joseph, Lévis (Québec) G6V 1J5 et décédé le 14 février 2019.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, à l'étude de Me Robert LEDOUX, notaire, au 1845, boulevard Guillaume- Couture, Lévis (Québec) G6W 0R7.Lévis, le 12 septembre 2019 Me Robert LEDOUX, notaire Avis est par les présentes donné que la faillite de : Mie Âme inc.Situé au : 5120, rue Eadie, Montréal, Québec.H4E 4P2 est survenue le 06-09-2019 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26-09-2019 à 10:00 Au bureau du syndic au : 301-8190, boul Newman, Lasalle, Québec.H8N 1X9 Jean Fortin, Syndic autorisés en insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com Avis est par les présentes donné que la faillite de : Mémé Tartine inc.Situé au : 4601, rue de Verdun, Montréal, Québec.H4G 2M6 est survenue le 04-09-2019 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 24-09-201v9 à 10:00 Au bureau du syndic au: 101-7744, rue Sherbrooke Est, Montréal, Québec.H1L 1A1 Jean Fortin, Syndic autorisés en insolvabilité Tél.450-442-3260 JeanFortin.com S u i t e d e s a v i s d e l a p a g e A 1 0 Avis public DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE AVIS EST PAR LA PRÉSENTE DONNÉ QUE le conseil d\u2019arrondissement de Rivière-des-Prairies\u2013 Pointe-aux-Trembles étudiera, lors de sa prochaine séance ordinaire qui se tiendra le mardi 1er octobre 2019 au centre récréatif RDP situé au 7650, boulevard Maurice-Duplessis, la demande de dérogation mineure suivante : 12345, 94e Avenue (lot actuel 1 248 087), district de La Pointe-aux-Prairies L\u2019objet de cette demande est de permettre la création de deux lots projetés numéro 6 324 604 et 6 324 605 dont les super?cies seraient respectivement de 485,8 m2 et 485,3 m2 plutôt que de 500 m2, super?cie minimale prescrite.À cette occasion, toute personne intéressée peut se faire entendre par le conseil d\u2019arrondissement relativement à cette demande, à la date et à l\u2019endroit indiqués ci-dessus.Fait à Montréal, le 14 septembre 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement Charles-Hervé Aka, LLM., OMA Cet avis peut également être consultés sur le site Web de l\u2019arrondissement à l\u2019adresse suivante : ville.montreal.qc.ca/rdp-pat Faut-il adapter un livre québécois lorsqu\u2019il va se faire lire ailleurs ?Au moment où plusieurs éditeurs québécois se lancent sur le marché français, relançons la discussion.Premier de deux textes.CATHERINE LALONDE LE DEVOIR LITTÉRATURE Querelle de Paris Faut-il « arranger » les livres québécois pour la France ?Julie Mazzieri ou Hélène Frédérick, elle change systématiquement la page couverture et la description d\u2019endos ; et que les adaptations, donc, ne concernent pas que la langue, et ne se font pas qu\u2019à sens unique.Se faire comprendre « Ça me semble une telle évidence de faire une nouvelle mise en marché pour de nouveaux lecteurs que je ne vois pas où serait le problème, estime le professeur en études littéraires et histoire culturelle à l\u2019Université de Montréal Benoît Melançon.Les Anglo- Saxons font ça : un même texte va sortir, parfois à la même date, avec des titres, des couvertures et des appareils publicitaires différents, et c\u2019est parfaitement normal.» Car on oublie souvent, face à un texte littéraire, qu\u2019un livre est aussi un produit Kevin m\u2019a reproché de lui arracher le cœur quand j\u2019ai voulu modifier les sacres.Nous les avons maintenus dans le discours direct, ôté dans la narration, refrancisé l\u2019orthographe pour que \u201cchrist\u201d retrouve le maximum de sa force sacrilège à la lecture.BENOÎT VIROT » LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 PERSPECTIVES B 5 Aux éditions Héliotrope, du Québec, on lit : « Les plus game de la gang (c\u2019était souvent les plus fifs, même s\u2019ils essayaient de le cacher) allaient jusqu\u2019à bouffer de la graine.» « Son batte tasse un ou deux gars quand ressoud de nulle part une botte à cap qui s\u2019écrase dans ses couilles ; il hurle, flanche, lâche son manche.La plupart des gars, bien conscients qu\u2019ils venaient pour se tapocher, ont mis un jackstrap en dessous de leurs shorts.Jimmie Boisvert en avait pas, il se roule à terre en gémissant.Même Jézabel en porte un, elle l\u2019a acheté juste pour ça.On pense souvent qu\u2019un coup dans le vadge, ça fait moins mal que dans les gosses : c\u2019est un mythe.» «La première est la plus difficile de la run.C\u2019est une maison mobile assez grande, pour une maison mobile.» Au Nouvel Attila, en France, on lit : « Les plus prêts à tout (c\u2019était souvent les plus effeminés, même s\u2019ils essayaient de le cacher) allaient jusqu\u2019à bouffer de la queue.» « Sa batte écarte un ou deux gars quand surgit de nulle part une botte à cap qui s\u2019écrase dans ses couilles ; il hurle, flanche, lâche son manche.La plupart des gars, bien conscients qu\u2019ils venaient pour se taper, ont mis une coquille en dessous de leurs shorts.Jimmie Boisvert en avait pas, il se roule à terre en gémissant.Même Jézabel en porte une, elle l\u2019a achetée juste pour ça.On pense souvent qu\u2019un coup dans le vagin, ça fait moins mal que dans les couilles : c\u2019est un mythe.» « La première est la plus difficile de la tournée.C\u2019est un mobile- home assez grand pour un mobile- home.» Quand Querelle de Roberval devient Querelle, pour la France qui cherche un lecteur-acheteur, un client ; et que d\u2019un point de vue commercial, il est tout naturel de s\u2019adapter aux sensibilités d\u2019un marché cible.Ici, trouver la couverture qui séduit ou éviter que le lecteur ne bute, rappelle Kevin Lambert, fait partie de la job d\u2019éditeur autant au Québec qu\u2019en France ; sauf que les esthétiques et les obstacles à la lecture n\u2019y sont pas nécessairement tout à fait les mêmes.Comme fait aussi partie de la job d\u2019éditeur la connaissance de ses lecteurs, des libraires, et des médias, et des jurys aux prix.Le réseau, quoi, qui permet ce qu\u2019Olga Duhamel, des éditions Héliotrope, nomme « le travail de proximité », pour lequel on gagne à être in situ, sur le terrain, et qui est aussi une conséquence de la vision, de l\u2019étiquette et du travail antérieur effectué par l\u2019éditeur.GUILLAUME LAVALLÉE À JÉRUSALEM AGENCE FRANCE-PRESSE Le plus pérenne des premiers ministres de l\u2019histoire d\u2019Israël, Benjamin Néta- nyahou est un « magicien » de la politique passé maître dans l\u2019art de surprendre ses adversaires.Et à quelques jours des élections, une question brûle Israël : quel lapin peut-il encore sortir de son chapeau ?Voix rauque de ténor, cheveux argentés inamovibles, souvent vêtu d\u2019un complet-cravate bleu sur une chemise blanche, Benjamin Nétanyahou s\u2019est imposé au cœur du système politique israélien comme s\u2019il y avait toujours été.Et pourtant, ce stratège, habitué du louvoiement, est, de tous les premiers ministres d\u2019Israël, le seul à être né après la création, en mai 1948, du seul pays majoritairement juif.Né le 21 octobre 1949 à Tel-Aviv, Benjamin Nétanyahou a longtemps défendu l\u2019idée d\u2019un «Grand Israël», une idéologie héritée de son histoire personnelle.Il a grandi dans un environnement pétri par la pensée de Zeev Jabotinsky, leader de la tendance sioniste dite « révisionniste » qui souhaitait non seulement un État juif en Palestine, mais d\u2019un « Grand Israël » intégrant la Jordanie.Or, le père de Benjamin Nétanyahou, Benzion, avait été l\u2019assistant personnel de Jabotinsky.Benjamin Nétanyahou effectue son service militaire dans un commando prestigieux.Le Proche-Orient est alors dans l\u2019après-guerre des Six jours, qui a vu en 1967 Israël s\u2019emparer des territoires palestiniens de Cisjordanie, de Jérusa- lem-Est et de la bande de Gaza, ainsi que du Golan syrien et du Sinaï égyptien.Côté arabe, la défaite est amère.Hors du champ des armées classiques, de nouveaux acteurs s\u2019imposent, comme l\u2019Organisation de libération de la Palestine (OLP) qui regroupe des groupes armés palestiniens.L\u2019ascension En 1972, le soldat Nétanyahou est blessé dans le sauvetage d\u2019un avion détourné par des Palestiniens.Quatre ans plus tard, c\u2019est la catastrophe.Son frère, Yoni, commandant de l\u2019unité chargée de libérer les otages d\u2019un vol Tel-Aviv\u2013Paris, détourné en Ouganda, est tué pendant l\u2019assaut israélien.La mort de son frère aîné ébranle profondément Benjamin Nétanyahou, qui fera de la « lutte contre le terrorisme », qu\u2019il associe souvent aux Palestiniens, un des fils conducteurs de sa carrière politique.Orateur né, pugnace aussi, il devient diplomate à Washington, puis ambassadeur à l\u2019ONU dans les années 1980, avant de rentrer en Israël et de se fait élire sous la bannière du Likoud, grand parti de droite dont il est l\u2019étoile montante avec un style à l\u2019américaine.Pendant la guerre du Golfe de 1991, Benjamin Nétanyahou défend le point de vue israélien à CNN.Il est à l\u2019aise devant la caméra, connaît les codes des médias, maîtrise l\u2019anglais pour avoir déjà étudié au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT).L\u2019étoile continue son ascension jusqu\u2019à une première consécration en 1996.À 47 ans, il triomphe du doyen Shimon Peres.Mais son règne est de courte durée.Trois ans.Après une brève retraite, il retourne à sa passion, reprend la tête du Likoud et redevient premier ministre en 2009.« Une guerre personnelle » Depuis, Israël n\u2019a connu que « Bibi ».Lui se présente comme le grand défenseur de l\u2019État hébreu face à l\u2019Iran, ISRAËL Le « magicien » Nétanyahou refera-t-il le coup ?À quelques jours des élections, le premier ministre joue la carte populiste comme sa survie politique CLÉMENT DE GAULEJAC « Vous me torturez en posant des questions liant ainsi édition et commerce, avance Benoît Virot.C\u2019est le nœud de la réussite, et que c\u2019est quelque chose qu\u2019aucun éditeur vraiment littéraire n\u2019assume jusqu\u2019au bout des ongles.Les plus méritoires ont compris qu\u2019il fallait le faire, et savent le faire avec nuance, panache et délicatesse : c\u2019est cette discrète \u201cproximité\u201d.» Querelle est par ailleurs le premier livre du Nouvel Attila à avoir une chance de prix Médicis.Car, poursuit- il plus tard, « un éditeur est là pour mettre un texte entre les mains d\u2019un lecteur, et pour ce faire, doit être capable de tout, à condition de rester fidèle aux enjeux du texte ».Certains éditeurs d\u2019ici choisissent de s\u2019acoquiner avec des collègues d\u2019ailleurs, qui refont et promeuvent alors les livres à leur manière.D\u2019autres préfèrent tenter d\u2019exporter leurs propres bouquins.Les éditions de La Peuplade n\u2019ont choisi ni la chèvre ni le chou : ils produisent deux versions, une imprimée ici, une autre en France souvent gonflée d\u2019un lexique.« On décide vraiment au cas par cas », explique le directeur général Simon Philippe Turcot.C\u2019est ce qu\u2019on a fait pour Expo Habitat, de Marie-Hélène Voyer.Mais pour Chauffer le dehors, de Marie-Andrée Gill, il aurait fallu toucher à l\u2019intégrité du texte, ou trop expliquer : on l\u2019a publié tel qu\u2019ici en France.» « Crisse » ou « christ » ?Kevin Lambert, lui, a fait confiance au désir de son éditeur de trouver le plus grand nombre de lecteurs pour Querelle.Il reconnaît le texte final, s\u2019y reconnaît.Mais a refusé d\u2019emblée de toucher aux dialogues.« Tsé, sinon, qu\u2019on utilise le terme maison mobile ou mobile home, je m\u2019en crisse un peu », indique l\u2019auteur.Ce « crisse », par contre, il y tient.« Kevin m\u2019a reproché de lui arracher le cœur quand j\u2019ai voulu modifier les sacres, se remémore l\u2019éditeur Benoît Virot.Nous les avons maintenus dans le discours direct, ôté dans la narration, refrancisé l\u2019orthographe pour que \u201cchrist\u201d retrouve le maximum de sa force sacrilège à la lecture.» N\u2019y a-t-il pas danger, même sourd, qu\u2019en faisant ces arrangements, le québécois reste à l\u2019avenir verrouillé dans sa plénitude aux Français ?« Le danger serait que de pareils textes restent verrouillés, répond Benoît Virot.C\u2019est en faisant ce travail, en faisant pénétrer davantage de textes québécois, en mêlant toujours plus de français et de québécois sur nos tables, et en revendiquant cette québécité, qu\u2019on habituera peu à peu l\u2019oreille à ces déploiements.La question me suggère que nous allons mithridatiser la France, en lui injectant à chaque nouveau Querelle une dose infinitésimale supplémentaire de québécois\u2026 jusqu\u2019à ce qu\u2019elle parle québécois sans le savoir ! » nouvel « Amalek », ennemi mortel des Hébreux dans la Bible, mais ses adversaires voient plutôt un autocrate ne reculant devant aucune manœuvre pour former des coalitions et un homme usé par le pouvoir.Idéologue ou pragmatique ?« Bien que Benjamin Nétanyahou sympathise avec la politique de son père [\u2026], ses actions comme premier ministre sont avant tout motivées par des considérations pragmatiques », conclut l\u2019universitaire Neill Lochery dans une biographie récente.Marié et père de trois enfants, il est désormais dans le collimateur de la justice pour corruption, fraude et abus de confiance dans des affaires de dons reçus de la part de milliardaires, d\u2019échanges de bons procédés avec des patrons d\u2019entreprises et de tentatives de collusion avec la presse.Le principal intéressé, qui doit être auditionné le mois prochain par la justice, dénonce une « chasse aux sorcières ».Et multiplie les déclarations fortes afin de mobiliser son électorat, comme en promettant cette semaine l\u2019annexion d\u2019un pan stratégique de la Cisjordanie occupée s\u2019il est reporté au pouvoir.Pour Gideon Rahat, professeur de sciences politiques à l\u2019Université hébraïque de Jérusalem, Benjamin Nétanyahou oscille entre « faucon extrémiste » et « modéré ».« Depuis les accusations de corruption, il est plus à droite, plus enclin au populisme et à des lois antidémocratiques [\u2026] Il se bat pour sa survie, pour éviter les tribunaux, c\u2019est une guerre personnelle », dit-il.Après l\u2019ascension et le pouvoir, ses adversaires attendent désormais la chute du « roi Bibi ».Mais savent qu\u2019il ne faut jamais le donner pour vaincu.Depuis 2009, Israël n\u2019a connu que « Bibi ».Lui se présente comme le grand défenseur de l\u2019État hébreu face à l\u2019Iran, nouvel «Amalek», ennemi mortel des Hébreux dans la Bible, mais ses adversaires voient plutôt un autocrate ne reculant devant aucune manœuvre pour former des coalitions et un homme usé par le pouvoir.SHAMIL ZHUMATOV ASSOCIATED PRESS PRÉSENTÉ PAR ARRIVÉE VIP ET COMMANDITES | 19H30 ARRIVÉE GÉNÉRALE | 21H HANGAR H18, 6575 CHEMIN DE LA SAVANE | ST-HUBERT 20 SEPTEMBRE SAVE THE DATE BIENVENUE À B 7 LE DEVOIR D\u2019HISTOIRE LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Madison et la toute-puissance de la majorité Quelle est la place des voix dissidentes face à un gouvernement majoritaire élu démocratiquement ?e 1er octobre 2018, les Québécoises et les Québécois ont permis à la Coalition avenir Québec d\u2019obtenir une majorité de sièges à l\u2019Assemblée nationale.Inévitablement, au cours d\u2019une législature où siège un gouvernement majoritaire, des questions concernant la prise en compte des points de vue minoritaires s\u2019immiscent dans les débats publics.Quelle est la place des voix dissidentes face à un gouvernement majoritaire élu démocratiquement et qu\u2019ar- rive-t-il si la majorité prend une décision qui va à l\u2019encontre de la minorité ?C\u2019est bien sur cette question que se penchent les auteurs de The Federalist Papers.L\u2019ouvrage est un recueil de 77 lettres que James Madison, Alexander Hamilton et John Jay publient dans différents journaux américains entre octobre 1787 et avril 1788.Ces trois Pères fondateurs des États-Unis rédigent ces textes dans le but de faire valoir les arguments en faveur de l\u2019union des États américains.En diffusant publiquement leur point de vue, ils espèrent convaincre les élus des différents États plus réfractaires de ratifier la nouvelle Constitution.Encore de nos jours, ces écrits font autorité à la Cour suprême comme interprétation contemporaine de l\u2019esprit des dispositions de la Constitution américaine.Les premiers pas de la Confédération Alors que certains États sont mécontents de la première Constitution écrite à la suite de la Déclaration d\u2019indépendance du 4 juillet 1776, les représentants des treize États se rassemblent à nouveau à partir du mois de mai 1787 à Philadelphie afin d\u2019élaborer un nouveau projet constitutionnel.Les délégués s\u2019entendent finalement le 17 septembre 1787 sur une proposition de Constitution.C\u2019est dans cet intermède entre l\u2019entente des délégués à Philadelphie et la ratification graduelle des États que les trois hommes publient leurs textes en faveur de la nouvelle Constitution.L\u2019un des fondements de la Constitution des États-Unis d\u2019Amérique est la séparation des pouvoirs.La Constitution américaine intègre cette séparation dans ses trois premiers articles qui portent respectivement sur le Congrès, le président et la Cour suprême.Les Pères fondateurs veulent cependant s\u2019assurer de l\u2019indépendance de chacune de ces branches en créant des mécanismes de surveillance et de contre- pouvoir entre ces trois branches.Prenons comme exemple les mécanismes que la Constitution met en place au niveau législatif.Pour faire adopter une loi, il y a d\u2019abord un vote à majorité simple dans les deux chambres du Congrès, en l\u2019occurrence la Chambre des représentants et le Sénat.Ensuite, le président doit donner son approbation.Si celui-ci décide d\u2019utiliser son droit de veto, le Congrès peut prendre la décision de revoter la loi.Cette fois, le vote doit passer aux deux tiers dans chacune des chambres pour se passer de l\u2019approbation du président.La Cour suprême peut éventuellement avoir à se pencher sur la nouvelle loi pour statuer sur sa constitutionnalité.En retour, le Congrès peut proposer un amendement constitutionnel en vue d\u2019infirmer cette décision.La tyrannie de la majorité La tension entre la majorité et la minorité est un des équilibres que cherche à maintenir la Constitution américaine et un des thèmes importants de The Federalist Papers.Plus spécifiquement, les lettres 10 et 51, que James Madison rédige, soulèvent le problème de la tyrannie de la majorité.Celle-ci peut, parce que majoritaire, prendre des décisions allant à l\u2019encontre des minorités et de leurs droits et, inversement, une minorité avec trop de pouvoir pourrait potentiellement bloquer la volonté de la majorité.La perspective de cette question est historiquement celle de l\u2019instabilité que peut créer une faction, c\u2019est-à-dire un groupe de citoyens majoritaire ou minoritaire qu\u2019unissent et poussent leur passion ou leurs intérêts communs contre le bien-être des autres citoyens.James Madison part du postulat que, puisque les causes d\u2019une faction sont impossibles à supprimer sans porter atteinte à la démocratie, la seule possibilité est de contrôler ses effets.Il aborde donc le problème à travers deux situations possibles.Premièrement, si une faction est plus petite que la majorité, les principes républicains feront en sorte que, de facto, la majorité pourra défaire les projets de cette minorité par un vote régulier.Madison, bien conscient du fonctionnement des institutions, constate qu\u2019une telle faction peut tout de même encombrer l\u2019administration et ébranler la société, mais serait malgré tout incapable de mettre à exécution ses plans et d\u2019utiliser la Constitution à mauvais escient.Deuxièmement, si la majorité est incluse dans la faction, on arrive devant l\u2019un des défauts du gouvernement par le peuple : la voix de la majorité peut alors faire fi de la primauté du bien commun et du bien des autres citoyens.Nous voici à la croisée des chemins entre les réflexions de James Madison et la politique québécoise moderne.Garantir des droits pour tous La majorité possède un rôle crucial dans un système démocratique, c\u2019est-à-dire celui de faire valoir la volonté populaire.Malgré tout, dans tous les cas où un intérêt ou une passion commune unissent une majorité, les droits de la minorité sont en danger, écrit James Madison dans ses notes personnelles.« Protéger le bien public et les droits privés contre le danger d\u2019une telle faction, et dans le même temps préserver l\u2019esprit et la forme du gouvernement populaire, tel est le grand objet de nos recherches », constate James Madison, bien conscient de l\u2019enjeu qu\u2019il a en face de lui.Ces hommes politiques fondent alors le droit des citoyens sur le Bill of Rights afin de garantir les libertés de presse, de parole, de religion, de réunion, le droit de porter des armes ainsi que le droit de propriété.Madison rédige ces amendements afin de répondre aux demandes de certains États qui désirent avoir des garanties qui limitent le pouvoir central et, par le fait même, promet aux États une certaine liberté.Le droit des minorités devient, par le fait même, celui de la majorité : dans la perspective où une faction peut être minoritaire, mais quand même être une menace pour le reste des citoyens américains, la Constitution et le Bill of Rights constituent des garanties tout aussi solides pour elle.En pensant le Bill of Rights comme un garde-fou aux volontés potentiellement tyranniques de la majorité, les signataires souhaitent ancrer le respect de la minorité dans une conception plus large des droits de tous les citoyens.Le juge Jackson de la Cour suprême confirme l\u2019intention de Madison ainsi que l\u2019application effective de la Déclaration des droits américaine en 1943 lors du jugement West Virginia State Board of Education contre Barnette.Dans sa décision, il souligne que « l\u2019objectif même du Bill of Rights est de soustraire certains enjeux des vicissitudes de la controverse politique, de les mettre hors de portée des majorités et des fonctionnaires et de les établir comme principes juridiques à appliquer par les tribunaux.Le droit à la vie, à la liberté et à la propriété, à la liberté d\u2019expression, à la liberté de la presse, à la liberté de culte et de réunion et d\u2019autres droits fondamentaux ne peuvent être soumis au vote ; ils ne dépendent du résultat d\u2019aucune élection ».Nous revenons ici aux questions qui animent le monde politique québécois.Avec l\u2019élection d\u2019un parti majoritaire lors des élections d\u2019octobre dernier, ces voix dissidentes doivent-elles nécessairement prendre acte des résultats et s\u2019écraser devant la voix de la majorité, comme le laissent entendre certains commentateurs ?Pas du tout ! Pour Madison, une partie de la réponse au problème théoriquement irréconciliable Une fois par mois, Le Devoir lance à des passionnés d\u2019histoire le défi de décrypter un thème d\u2019actualité à partir d\u2019une comparaison avec un événement ou un personnage historique.Karim Chahine Titulaire d\u2019une maîtrise en histoire de l\u2019Université Laval L\u2019ouvrage The Federalist Papers est un recueil de 77 lettres que James Madison (notre illustration), Alexander Hamilton et John Jay publient dans différents journaux américains entre octobre 1787 et avril 1788.TIFFET Karim Chahine de la tyrannie de la majorité au sein d\u2019une démocratie se trouve dans les garanties que peut offrir un régime politique : dans le cas qui nous occupe, ces garanties prennent la forme de droits.La minorité face à un «mandat fort» Spécifions qu\u2019à ce rapprochement théorique entre la volonté des Pères fondateurs américains et la réalité politique moderne québécoise, on retrouve l\u2019influence du parlementarisme anglais.L\u2019idée de « protéger la minorité et tempérer l\u2019imprévoyance ou l\u2019oppression de la majorité » fait tout de même partie des principes de notre droit parlementaire, comme le mentionne le guide de procédure parlementaire du Québec : les règles qui régissent l\u2019Assemblée nationale du Québec doivent nécessairement traduire ces principes pour en arriver à un fonctionnement « efficace et démocratique ».C\u2019est donc dire que si, du côté des États-Unis, la légitimité de la minorité prend source dans la Constitution elle- même, ici, au Québec, elle émane plutôt de nos traditions parlementaires anglaises.On pourrait aussi faire valoir que les Chartes des droits et libertés québécoise et canadienne jouent un rôle similaire au Bill of Rights au sein de notre régime politique.D\u2019ailleurs, en 1985, le juge Dickson invoque la notion de tyrannie de la majorité dans la décision de la Cour suprême du Canada statuant sur l\u2019inconstitutionnalité de la « loi du dimanche ».Cette loi indiquait qu\u2019il était illégal de pratiquer toute activité commerciale le dimanche afin d\u2019observer le jour du Seigneur.Le jugement, qui est encore cité fréquemment au- jourd\u2019hui, souligne que la loi brimait la liberté religieuse des non-chrétiens en transformant la moralité chrétienne en droit applicable aux croyants comme aux incroyants.Nonobstant les différences entre nos deux régimes politiques, Madison nous invite à intégrer une sensibilité aux aléas politiques qui s\u2019inscrit dans un dénominateur commun : nos droits et libertés.Ceux-ci s\u2019inscrivent à leur tour dans une perspective qui dépasse l\u2019individualisme que l\u2019on associe souvent de manière inhérente à toutes revendications à ces mêmes droits et libertés.La volonté de la majorité, ou un « mandat fort », possède certaines limites immanentes à nos institutions démocratiques.Cela est encore plus vrai lorsqu\u2019une majorité parlementaire peut être obtenue avec une minorité des votes populaires.L Pour Madison, une partie de la réponse au problème théoriquement irréconciliable de la tyrannie de la majorité au sein d\u2019une démocratie se trouve dans les garanties que peut offrir un régime politique : dans le cas qui nous occupe, ces garanties prennent la forme de droits Pour proposer un texte ou pour faire des commentaires et des suggestions, écrivez à Dave Noël à dnoel @ledevoir.com. a ministre de la Justice et responsable de la Réforme électorale, Sonia LeBel, a confirmé vendredi qu\u2019il n\u2019y aura pas de scrutin proportionnel en 2022, un triste revirement télégraphié par la Coalition avenir Québec (CAQ) depuis quelques mois.Mme LeBel joue sur les mots en affirmant que l\u2019engagement du gouvernement Legault consiste à déposer un projet de loi d\u2019ici le 1er octobre.Lors de la campagne, François Legault livrait un tout autre message.L\u2019élection de 2018 sera la dernière selon le mode actuel, di- sait-il.«On ne fera pas comme Justin Trudeau», lançait- il, en référence à la volte-face du premier ministre canadien, qui a complètement mis au rancart cette promesse.Le prétexte évoqué par le gouvernement Legault est d\u2019une délicieuse supercherie.Il se cache derrière le Directeur général des élections du Québec (DGEQ), qui a demandé un délai de 30 à 42 mois avant d\u2019implanter un scrutin propositionnel.L\u2019Écosse a abattu ce travail en six mois, mais passons.En mai, M.Legault affirmait que le DGEQ pourrait organiser un scrutin proportionnel à temps pour 2022 si son gouvernement déposait un projet de loi avant le 1er octobre.Cela laisserait 33 mois jusqu\u2019en juin 2022.Il suffirait d\u2019une bonne dose de volonté politique, de l\u2019ajout de ressources au DGEQ et d\u2019une coordination entre celui-ci et l\u2019Assemblée nationale pour surmonter ce problème de délai.En réalité, ce pas de recul tient aux déchirements au sein du caucus ca- quiste, formé d\u2019élus craintifs de perdre leur majorité et leurs sièges.Selon des simulations, la majorité de la CAQ serait tombée de 74 à 60 sièges environ dans un système proportionnel mixte compensatoire, en vertu duquel 80 députés seraient élus au suffrage direct, et 45 par une liste.M.Le- gault a donc accordé la priorité à l\u2019harmonie au sein des ses troupes en sacrifiant la réforme.Le scrutin majoritaire uninominal à un tour date de l\u2019époque des lords à perruque et des calèches.Ce système en vigueur depuis 1792 a bien servi la démocratie au temps du bipartisme.Depuis un quart de siècle, les électeurs québécois se comportent comme s\u2019ils évoluaient au sein d\u2019un système proportionnel, en entretenant la vie organisationnelle de quatre formations à la fois.Le bipartisme a assuré une certaine stabilité politique, mais il provoque aujourd\u2019hui de sérieuses distorsions dans la représentativité des idées politiques à l\u2019Assemblée nationale.À titre indicatif, la CAQ détient 6 sièges sur 10 à l\u2019Assemblée nationale (74 sur 125) alors qu\u2019elle a récolté moins de 4 voix sur 10 (37 % du vote).Le système fait en sorte que 55 % des voix exprimées lors du scrutin (2,2 millions de votes) n\u2019ont pas généré l\u2019élection d\u2019un seul député, observe le Mouvement démocratie nouvelle (MDN), farouche partisan de la proportionnelle.Et on cherche encore les raisons du décrochage citoyen face à la chose politique.Ironie du sort, c\u2019est pour contrer une « désaffection générale pour la politique » que la CAQ envisageait, dès 2015, un scrutin proportionnel.Tous les espoirs ne sont pas perdus.La CAQ n\u2019abandonne pas l\u2019idée d\u2019une réforme.La ministre LeBel envisage la tenue d\u2019une vaste consultation, et possiblement un référendum, pour faire entrer la proportionnelle dans les mœurs politiques.Ses intentions ne sauraient faire oublier que la démarche de la CAQ revient à mettre le projet au rancart jusqu\u2019en 2026, au bas mot.Le référendum n\u2019est pas un passage obligé pour instaurer la proportionnelle.Trois partis représentant 94 des 125 circonscriptions et 71 % des voix (la CAQ, le Parti québécois et Québec solidaire) ont signé la feuille de route à ce sujet.S\u2019il est vrai qu\u2019un travail pédagogique doit être mené pour mieux faire connaître la proportionnelle, une commission itinérante élargie pourrait combler cette lacune à temps pour 2022.Pour l\u2019heure, ce n\u2019est pas la population qui demande ce référendum, mais des élus de la CAQ et des libéraux exsangues, inquiets pour leur avenir.Près de sept répondants sur dix, sondés par Léger, pour le compte du MDN, souhaitent que le gouvernement respecte sa promesse de réformer le mode de scrutin.Nous en sommes encore à ce constat formulé par l\u2019ex-ministre libéral et constitutionnaliste, Benoît Pelletier.« Ce qu\u2019on voit comme un avantage, l\u2019expression de la pluralité, peut devenir une menace pour les partis existants », disait-il à La Presse en janvier.À force d\u2019insister sur les menaces existentielles pour les députés et la représentativité des régions, voire la viabilité d\u2019un gouvernement majoritaire francophone, les opposants de la proportionnelle perdent de vue le fond du problème.Un système en vertu duquel plus de la moitié du vote passe à l\u2019oubli au lendemain de l\u2019élection est une menace autrement plus sérieuse à la participation citoyenne et à la pérennité des institutions démocratiques que la proportionnelle ne le sera jamais.LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin Georges L\u2019Espérance Neurochirurgien et président de l\u2019Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité Dans sa décision du 11 septembre 2019, remarquablement étoffée sur 186 pages, madame la juge Christine Baudoin demande aux législateurs fédéral et provincial (du Québec) de modifier les lois sur l\u2019aide médicale à mourir (AMM) en enlevant les critères de « mort naturelle raisonnablement prévisible » (MNRP) et de « fin de vie ».Ce faisant, madame la juge remet à l\u2019avant le critère fondamental pour le patient qui est celui de souffrir d\u2019un problème de santé grave et irrémédiable « (y compris une affection, une maladie ou un handicap) lui causant des souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition » (paragraphe 4 de la décision du 6 février 2015 de la Cour suprême du Canada).À l\u2019unanimité, la Cour suprême avait clairement indiqué les critères que doit respecter un patient pour avoir droit à l\u2019AMM (ou au suicide assisté) et n\u2019avait en aucune façon donné une limite temporelle, ce que venait de facto faire cet ajout du Canada par la MNRP et créer une importante confusion chez les médecins.Quoi qu\u2019il en soit, le jugement de madame la juge Baudoin renvoie le législateur à sa table de travail et l\u2019exhorte à enlever ces critères temporels pour être conforme à la décision de la Cour suprême.Cela ne devrait pas être difficile: les autres critères sont adéquats, clairs, et il n\u2019y a qu\u2019à enlever ces deux références temporelles.Ainsi, les patients qui souffrent de pathologies chroniques graves et irrémédiables, en particulier les maladies neurodégénéra- tives physiques (sclérose latérale amyotrophique (SLA) \u2014 sclérose en plaques \u2014 myélopathies, etc.) pourront avoir accès à ce soin ultime, légal, éthique et moral, pour reprendre les termes du Dr Alain Naud.Nous demandons instamment aux gouvernements de ne pas porter ce jugement en appel et ainsi prolonger inutilement un questionnement qui n\u2019a pas lieu d\u2019être considérant la décision de la Cour suprême.Comme médecin, je ne peux approfondir les tenants et aboutissants des arguments juridiques constitutionnels avancés par madame la juge Baudoin ; par contre, sur les aspects socio-médi- caux, que j\u2019ai eu l\u2019occasion d\u2019entendre quasi in extenso lors de l\u2019audience de 7 semaines en janvier et février 2019, la décision est magnifiquement argumentée, en particulier sur l\u2019amalgame entre contagion suicidaire et AMM qu\u2019a voulu mettre en avant le procureur fédéral et qui n\u2019est soutenu par aucune donnée probante.L\u2019autonomie des individus et particulièrement des patients est un principe fondamental, de même que le respect qu\u2019on leur doit sans paternalisme médical, légal et encore moins religieux.Et la médecine se doit d\u2019être accompagnatrice jusqu\u2019à la fin : la mort n\u2019est pas un échec mais un aboutissement inéluctable et universel qu\u2019il nous appartient de rendre confortable autant que faire se peut, que ce soit par des soins palliatifs de qualité, en particulier à domicile, ou lorsque ceux-ci ne répondent pas ou plus aux besoins du patient, en recourant à l\u2019AMM si tel est son désir.Enfin, il est important de préciser ici que cette décision n\u2019implique aucunement l\u2019AMM chez les mineurs, les personnes devenues inaptes ainsi que les personnes vivant avec des problèmes de santé mentale : ces débats devront être faits en société et avec des experts, et ce, en toute transparence non partisane, pour reprendre le leitmotiv de madame Véronique Hivon.Et je termine en précisant que la limite absolue, en ce qui nous concerne, est celle de l\u2019interdiction chez les personnes inaptes, quelle que soit la raison, et qui n\u2019auraient pas signifié leurs volontés par des directives médicales anticipées.Deux héros Le 11 de ce mois, la Cour supérieure du Québec a rendu un verdict historique pour la reconnaissance de leur droit à l\u2019aide médicale à mourir.De quoi apporter un espoir élevé aux Gladu-Truchon du Québec et du Canada, grands souffrants adultes aptes.Les répercussions positives et nombreuses sont à venir.Tant le Québec que le fédéral doivent répondre à leur invitation de ne pas interjeter appel.Par compassion.Pour une clarté clinique et juridique optimale.Pour une sérénité et une sécurité augmentées.Nicole et Jean, vous êtes nos nouveaux héros.Admiration et GRATITUDE.Yvon Bureau t.s.Québec Aide médicale à mourir : une victoire de l\u2019humanisme LIBRE OPINION LETTRES III SCRUTIN PROPORTIONNEL La CAQ perd son courage L ÉDITORIAL B 8 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu La terre des Sœurs de la Charité Je suis la terre des Sœurs de la Charité, je prends la parole encore une fois.À force de parler, peut- être finira-t-on par m\u2019entendre.Je suis toujours menacée, les grandes personnes qui ont un siège sur la colline à Québec vont bientôt décider si elles acceptent le plan que veut faire la Ville de Québec de son aménagement.C\u2019est dans ce schéma qu\u2019il est question de construire une miniville sur mon sol fertile.« Ce soir, j\u2019ai l\u2019âme à la tendresse », je revois ma ferme Vérification des faits Pour vendre son corridor énergétique, Andrew Scheer dit : « Je vais toujours appuyer le secteur énergétique et je suis convaincu que c\u2019est mieux d\u2019avoir le pétrole de l\u2019ouest du Canada que le vrai pétrole sale qui vient de l\u2019Arabie saoudite ou du Venezuela, des pays qui n\u2019ont aucun respect pour les droits de la personne », cite Guillaume Bour- gault-Côté dans Le Devoir.M.Scheer devrait mettre en doute ses sources d\u2019information ou les mettre à jour, car, selon Statistique Canada, en 2017, le pétrole consommé au Québec venait à 44 % du Canada, à 37 % des États-Unis, à 11 % de l\u2019Algérie et à 8 % d\u2019autres pays.Source : Radio-Canada, Gérard Fillion, 2 novembre 2018.En mentant éhontément aux Canadiens et aux Québécois, est-ce qu\u2019Andrew Scheer nous respecte ?Diane Germain Le 12 septembre 2019 La médecine se doit d\u2019être accompagnatrice jusqu\u2019à la fin : la mort n\u2019est pas un échec mais un aboutissement inéluctable et universel qu\u2019il nous appartient de rendre confortable autant que faire se peut l\u2019on me dessine un mouton, que l\u2019on dessine ce que l\u2019on voudrait voir sur ma terre.Ma vocation nourricière, sociale, thérapeutique pourrait trouver un nouveau reflet à mettre en valeur.Ces beaux dessins, en images ou en mots, pourraient aider les grandes personnes sur la colline qui devront bientôt prendre une décision\u2026 « Dessine-moi un mouton.» Dessine-moi la terre.Dessine-moi la terre des Sœurs de la Charité Monique Gagnon Québec, le 12 septembre 2019 lorsqu\u2019elle était prospère et mes occupants que je chérissais.On me demande souvent de mes nouvelles, ce que je fais depuis le démantèlement de « ma » ferme.Mes champs sont toujours cultivés même si certaines personnes disent le contraire ; je produis du soya, de l\u2019avoine, du blé et de l\u2019orge.On me dit que l\u2019objectif premier est la semence de soya ; je ne connais pas toute la route entre la semence de soya et les produits de soya, tel le tofu, qui se retrouvent dans votre assiette, mais je sais que c\u2019est une protéine végétale de plus en plus appréciée.Mais même si mon sol fertile est encore utile pour nourrir les gens, c\u2019est juste en attendant que le gros projet soit accepté et que les habitations prennent la place.Plusieurs personnes ont fait la démonstration qu\u2019il existe suffisamment d\u2019espace ailleurs pour accueillir les nouveaux ménages\u2026 mais elles non plus ne sont pas entendues\u2026 Aujourd\u2019hui, on pourrait trouver d\u2019autres idées pour bien utiliser ma fertilité.« Dessine-moi un mouton.» Le petit bonhomme qui avait lancé cette phrase à un pilote en panne dans le désert était tenace dans son désir d\u2019obtenir le dessin d\u2019un mouton.Après plusieurs griffonnages, le pilote lui a dessiné une boîte avec trois trous en lui disant : « Ça, c\u2019est la caisse, le mouton que tu veux est dedans.» Le pilote fut bien surpris de voir s\u2019illuminer le visage de l\u2019enfant\u2026 Le Petit Prince voyait son mouton dans cette caisse ! J\u2019aimerais bien moi aussi que BRIAN MYLES B 9 IDÉES LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Paul Cauchon, Véronique Chagnon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Jean-François Nadeau Adjoints Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy Directrice artistique Claire Dazat Directeur de la production Christian Goulet Sur l\u2019endoctrinement L a contribution sans doute la plus importante et la plus originale que la philosophie peut apporter à une discipline et à une pratique complexes comme l\u2019éducation tient à son effort pour clarifier les concepts qui y sont employés et pour s\u2019assurer de leur cohérence.Je voudrais cette fois donner un modeste exemple de ce type de travail en me penchant sur le concept d\u2019endoctrinement.L\u2019actualité suffirait à le justifier, avec ces discussions en cours concernant la possibilité d\u2019intégrer l\u2019éducation à la sexualité au cours d\u2019éthique et culture religieuse, ce que préconise, sem- ble-t-il, le ministre de l\u2019Éducation.On le sait: ces deux cours font l\u2019objet de vifs débats et de bien des discussions.Or, pour une part au moins, ce que certains parents comme d\u2019autres observateurs redoutent, dans ces deux cas, c\u2019est la possibilité que ces enseignements endoctrinent.Est-ce le cas?Pour le savoir, il faut bien entendu regarder ce qui s\u2019y fait : mais il faut aussi avoir une idée de ce à quoi il faudra porter attention.Bref : il faut avoir une idée la plus claire possible de ce qu\u2019est (et, a contrario, de ce que n\u2019est pas) l\u2019endoctrinement.C\u2019est ici, merci Socrate, que le précieux travail philosophique d\u2019analyse conceptuelle intervient.Un esprit fermé\u2026 On accordera que si l\u2019éducation veut rendre autonome et libérer, l\u2019endoctrinement en est l\u2019envers : il enferme et force à penser selon des lignes de pensée dont on ne sort pas.Ceci nous rappelle une chose importante à propos de l\u2019endoctrinement : son produit est un esprit fermé.Endoctriner, c\u2019est chercher à produire ce résultat.Mais cela ne suffit pas pour que notre définition soit complète.Car de quelle nature est précisément cette fermeture d\u2019esprit ?Sur quoi celui-ci est-il justement fermé ?Et comment peut-on atteindre ce résultat ?\u2026 sur des doctrines\u2026 Un esprit éduqué a à la fois de fermes convictions et des certitudes, mais aussi des doutes et des questionnements.Il connaît la variété des assurances avec lesquelles on peut accepter ou non une idée, une thèse.Il reconnaît, lorsque cela est plausible, pouvoir errer, devoir se remettre en question.Pour ces raisons, une personne éduquée accepte de discuter avec un contradicteur et envisage de pouvoir apprendre de lui.Elle cultive ce qu\u2019on appelle des vertus épistémiques.Elles sont précieuses, entre autres au citoyen.Il y a pour ces raisons un monde entre la raisonnable fermeture d\u2019esprit à propos du théorème de Pythagore et l\u2019ouverture à la discussion sur des sujets comme la sexualité, la place et la valeur des religions, le politique, etc.L\u2019endoctrinement, au sens fort, est une fermeture d\u2019esprit assurée, complète, butée sur, comme le nom le laisse entendre, des doctrines, des idées et des thèses justement sujettes à discussion, mais dont il devient impossible de discuter.Il est cependant nécessaire de reconnaître aussi qu\u2019il est légitime et souvent même nécessaire de traiter en classe de doctrines (pensez aux idées politiques, économiques, littéraires, philosophiques, etc., qui sont ou comprennent des doctrines) et qu\u2019il est tout à fait possible de le faire sans endoctriner.Comment alors l\u2019endoctrinement cherche-t-il à produire cet esprit fermé et buté ?\u2026 et par des moyens particuliers La liste de ces possibles moyens est longue.Elle comprend des pratiques comme la manipulation émotionnelle, l\u2019occultation de données importantes, une présentation intéressée des faits et des idées, le refus de considérer, de laisser s\u2019exprimer ou de faire connaître des objections à la doctrine défendue.Je vous laisse compléter le tableau, mais vous aurez compris que chaque fois, on s\u2019écarte de ce que l\u2019appel à la raison demande.Parvenu à ce point, nous avons une idée plus claire et plus complète de ce que signifie endoctriner.Je vous soumets la définition que propose le philosophe Robin Barrow: «Endoctriner, c\u2019est utiliser des moyens non rationnels dans le but d\u2019établir une adhésion inconditionnelle quant à la vérité de certaines assertions indémontrables, et cela, avec l\u2019intention que les personnes à qui l\u2019on s\u2019adresse s\u2019y tiennent fermement.» L\u2019endoctrinement peut bien entendu se présenter par degrés, se déployer selon un continuum.Il peut apparaître dans des secteurs où on s\u2019attend moins à le trouver \u2014 imaginez un enseignant des mathématiques pour qui le mode d\u2019existence des êtres mathématiques est un argument décisif pour l\u2019existence de Dieu ; ou un enseignant de physique postmoderne ; ou scientiste.De plus, il faut noter qu\u2019un enseignement peut ne pas avoir réussi à produire ce qu\u2019il voulait produire et restera tout de même endoctrinaire.Mais nous pouvons à présent revenir à notre préoccupation de départ.Tel cours, tel enseignement, tel curriculum en- doctrinent-ils ?Jusqu\u2019à quel point ?Par quels moyens ?Peut- on éviter ce terrible défaut si des éléments des contenus enseignés doivent l\u2019être ?Lesquels et comment procéder, alors ?À vous de jouer\u2026 Truc et astuce d\u2019enseignant Un enseignant me dit : pour capter l\u2019attention de ma classe, je conte une histoire comme prélude amusant, intrigant, à ce dont je vais parler.Bien vu ! Je lui rappelle qu\u2019un certain Platon a déjà fait cela\u2026 expliquant par exemple sa vision de l\u2019éducation en racontant comment des prisonniers sortent d\u2019une caverne.Perles de la semaine Un trio ! Merci à Richard Guay.\u2014 La mortalité infantile était très élevée, sauf chez les vieillards.\u2014 Jeanne d\u2019Arc n\u2019aimait pas trop qu\u2019on la traite de pucelle.\u2014 L\u2019armistice est une guerre qui se finit tous les ans le 11 novembre.NORMAND BAILLARGEON Edward Snowden Ce texte est un extrait de Mémoires vives, paru aux Éditions du Seuil Comme la plupart des gens, je préfère parler de « surveillance de masse » plutôt que de « collecte de grande ampleur », l\u2019expression utilisée par le gouvernement, car cette dernière brouille l\u2019image du travail de la NSA.« Collecte de grande ampleur » fait penser à un bureau de poste débordant d\u2019activité ou au ramassage des ordures ménagères plutôt qu\u2019à un effort historique visant à intercepter \u2014 et à enregistrer clandestinement \u2014 l\u2019ensemble des communications numériques.Il ne suffit pourtant pas de s\u2019entendre sur la terminologie pour éviter de se fourvoyer.Même aujourd\u2019hui, la plupart des gens envisagent la surveillance de masse en termes de contenu, c\u2019est-à-dire qu\u2019ils l\u2019associent aux mots qu\u2019ils emploient lorsqu\u2019ils passent un appel ou écrivent un e-mail.Et lorsqu\u2019ils constatent que les autorités ne s\u2019intéressent pas au contenu, ils cessent de s\u2019intéresser à la surveillance gouvernementale.Ce soulagement est d\u2019une certaine manière compréhensible en raison de ce que chacun de nous considère comme la nature unique, pertinente et intime de nos communications : le son de notre voix, presque aussi caractéristique que l\u2019empreinte de notre pouce ou l\u2019expression inimitable de notre visage quand nous envoyons un selfie.Mais hélas, la teneur de nos communications en dit rarement autant sur nous que d\u2019autres éléments qui restent tacites.Je veux parler des informations qui ne sont pas dites ni écrites mais qui permettent néanmoins de révéler un contexte plus large et des modèles de comportements.La NSA appelle cela des « métadon- nées », le préfixe « méta », traditionnellement traduit par « au-dessus » ou « au-delà », étant ici utilisé dans le sens d\u2019« à propos » : des données à propos d\u2019autres données, des données issues elles-mêmes de données, un ensemble de marqueurs rendant ces données utiles.La façon la plus simple de se représenter les métadon- nées est de les envisager comme des « données d\u2019activité », c\u2019est-à-dire l\u2019enregistrement de toutes les choses que vous faites avec vos appareils et tout ce que ces derniers font d\u2019eux- mêmes.Imaginons que vous téléphoniez à quelqu\u2019un depuis votre portable.Les métadonnées peuvent alors inclure la date et l\u2019heure de votre conversation, la durée de l\u2019appel, le numéro de l\u2019émetteur, celui du récepteur, et l\u2019endroit où l\u2019un et l\u2019autre se trouvent.Les métadonnées d\u2019un email peuvent indiquer le genre d\u2019ordinateur utilisé, le nom de son propriétaire, le lieu depuis lequel il a été envoyé, qui l\u2019a reçu, quand il a été expédié et quand il a été reçu, qui l\u2019a éventuellement lu en dehors de son auteur et de son destinataire, etc.Les méta- données peuvent permettre à celui qui vous surveille de connaître l\u2019endroit où vous avez passé la nuit et à quelle heure vous vous êtes réveillé ce matin-là.Elles permettent de retracer ce que fut votre parcours dans la journée, combien de temps vous avez passé dans chaque endroit visité et avec qui vous avez été en contact.Tout cela vient contredire l\u2019affirmation gouvernementale selon laquelle les métadonnées ne constitueraient pas un accès direct à nos communications.Vu le nombre vertigineux de messages numériques échangés dans le monde, il est tout bonnement impossible d\u2019écouter tous les appels téléphoniques et de lire tous les emails.Et même si c\u2019était faisable, ça ne servirait à rien, car les métadon- nées, en opérant un tri, rendent la tâche inutile.Voilà pourquoi il ne faut pas envisager les métadonnées comme des abstractions inoffensives, mais comme l\u2019essence même du contenu : elles sont précisément la première source d\u2019information exigée par celui qui vous surveille.Par ailleurs : le « contenu » est généralement défini comme quelque chose que vous produisez consciemment.Vous savez parfaitement ce que vous dites au téléphone ou ce que vous écrivez dans un e-mail.En revanche, vous ne contrôlez pas, ou à peine, les métadonnées que vous générez automatiquement.C\u2019est une machine qui les fabrique sans vous demander votre participation ni votre autorisation, et c\u2019est aussi une machine qui les recueille, les archive et les analyse.À la différence des êtres humains avec qui vous communiquez de votre plein gré, vos appareils ne cherchent pas à dissimuler les informations privées et n\u2019utilisent pas de mots de passe par mesure de discrétion.Ils se contentent d\u2019envoyer un ping à l\u2019antenne-re- lais la plus proche à l\u2019aide de signaux qui ne mentent jamais.Comble de l\u2019ironie, la législation, qui a toujours au moins une génération de retard sur les innovations technologiques, protège bien mieux la teneur d\u2019un message que ses métadonnées \u2014 et cela même si les agences de renseignement s\u2019intéressent beaucoup plus à ces dernières \u2014, qui leur permettent d\u2019avoir à la fois une vue d\u2019ensemble en analysant les données à grande échelle et une vue détaillée en réalisant les cartographies précises, les chronologies et les synthèses associatives de la vie d\u2019un individu, à partir desquelles ils extrapolent des prédictions comportementales.En somme, les métadonnées peuvent appendre à celui qui vous surveille pratiquement tout ce qu\u2019il a envie ou besoin de savoir sur vous, à l\u2019exception de ce qui se passe dans votre tête.Dans la mémoire d\u2019Edward Snowden Julien Verville Professeur de science politique au Collège Ahuntsic et auteur du livre La réforme du mode de scrutin au Québec Ainsi, un référendum sur la réforme du mode de scrutin au Québec serait tenu en même temps que les prochaines élections générales de 2022.Le premier ministre François Legault va alors renier son engagement initial.Pendant longtemps, celui-ci avait exclu l\u2019option référendaire, jugeant qu\u2019une campagne électorale et l\u2019appui de 63 députés étaient suffisants pour avoir la légitimité de procéder à la réforme du mode de scrutin.Toutefois, des députés du caucus gouvernemental ont exigé la tenue d\u2019un référendum.Depuis mai 2019, ce sont les gens les plus intéressés par la question (experts, chroniqueurs, éditorialistes, etc.) qui se sont prononcés sur l\u2019opportunité d\u2019un référendum sur la réforme du mode de scrutin.On ne sait toujours pas ce que pensent les citoyens de la nécessité d\u2019organiser un référendum.Notons qu\u2019aucun sondage d\u2019opinion n\u2019a posé la question à ce jour aux Québécois.D\u2019ici le 1er octobre 2019, nous allons prendre connaissance de la proposition gouvernementale de mode de scrutin.Après le dépôt du projet de loi, des consultations publiques vont se tenir et permettront un large débat afin que les Québécois puissent discuter collectivement de cet enjeu.À cette occasion, si les citoyens exigeaient fortement la tenue d\u2019un référendum, le gouvernement aurait alors le devoir de répondre à cette demande et la tenue d\u2019un référendum deviendrait amplement justifiée.En prenant sa décision maintenant, le gouvernement Legault vient rappeler que la multiplication des référendums sur la réforme du mode de scrutin au cours des dernières décennies est avant tout le fruit de l\u2019ambivalence des décideurs politiques.Ce n\u2019est que récemment, au XXIe siècle, que beaucoup croient qu\u2019un mode de scrutin doit être adopté à la suite d\u2019un référendum pour être légitime.Malgré cela, il ne s\u2019agit pas d\u2019un passage obligé.La majorité des réformes du mode de scrutin dans le monde ont été adoptées par un vote des parlementaires.Il serait beaucoup plus judicieux de tenir un référendum de validation, après deux ou trois élections générales avec le nouveau mode de scrutin.Après avoir expérimenté le nouveau système, les Québécois pourraient faire un choix éclairé entre le maintien du nouveau mode de scrutin et le retour au scrutin majoritaire uninominal à un tour.Si cette voie est choisie, le référendum doit porter sur une question simple demandant aux Québécois d\u2019adopter le nouveau mode de scrutin (un seul modèle contenu dans un projet de loi) et l\u2019État devra financer une campagne d\u2019éducation publique neutre qui laissera assez de temps à la population pour maîtriser le sujet sur lequel elle devra voter.Le seuil de victoire doit être fixé à 50 % +1 et le référendum doit être exécutoire ; le projet de loi sur le nouveau mode de scrutin doit absolument être adopté par l\u2019Assemblée nationale et mis en place après une victoire du oui.Les résultats du référendum ne peuvent pas être conditionnels à l\u2019interprétation du gouvernement en place (comme on l\u2019a vu par le passé, par exemple, à Île-du-Prince-Édouard en 2016).Il serait aussi nettement préférable de tenir le référendum avant 2022 pour lui donner toute la visibilité nécessaire ; cela aurait l\u2019avantage de permettre aux citoyens, aux politiciens et aux médias de concentrer leur attention sur cette question et non pas de la diluer parmi plusieurs enjeux lors de la campagne électorale de 2022.Lors du dépôt du projet de loi en octobre prochain, le gouvernement va annoncer la tenue de consultations publiques qui s\u2019entameront probablement à l\u2019automne 2019 et s\u2019achèveront en 2020.Le gouvernement devrait profiter de cette période de consultation pour lancer par la suite la campagne référendaire au Québec.Il serait assez révélateur que l\u2019Assemblée nationale termine ses travaux sur le mode de scrutin en 2020, puis que le gouvernement fasse une pause sur le débat, avant de déclencher la campagne référendaire seulement en 2022.Rappelons que c\u2019est depuis 2015 que la CAQ s\u2019est engagée à réformer le mode de scrutin au Québec.À plusieurs reprises, François Legault affirma que le Québec souffrait d\u2019une crise de légitimité, d\u2019un déficit démocratique et qu\u2019il observait sur le terrain un cynisme à l\u2019égard de la politique.Sur la réforme du mode de scrutin, il déclara que la classe politique avait un déficit de crédibilité, mais il promit que son gouvernement allait agir sur la question et qu\u2019il « ne fera pas comme Justin Trudeau ».Pour respecter sa promesse, François Legault doit faire preuve de leadership dans ce dossier et être le chef du comité du oui dans l\u2019hypothétique campagne référendaire à venir.Pour une consultation référendaire avant 2022 Les métadonnées peuvent permettre à celui qui vous surveille de connaître l\u2019endroit où vous avez passé la nuit et à quelle heure vous vous êtes réveillé ce matin-là.Elles permettent de retracer ce que fut votre parcours dans la journée, combien de temps vous avez passé dans chaque endroit visité et avec qui vous avez été en contact.Tout cela vient contredire l\u2019affirmation gouvernementale selon laquelle les métadonnées ne constitueraient pas un accès direct à nos communications. B 10 MONDE LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 La militante suédoise pour le climat Greta Thunberg a participé à une manifestation à l\u2019extérieur des grilles de la Maison-Blanche, vendredi, pour lancer une mobilisation de plusieurs semaines sur le climat aux États-Unis et à l\u2019ONU.Aucune rencontre avec le président américain, Donald Trump, ni avec ses collaborateurs, n\u2019a eu lieu.FETHI BELAID AGENCE FRANCE-PRESSE Greta Thunberg à Washington ÉLODIE CUZIN À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE ÉTATS-UNIS Biden échoue à dissiper les doutes Même s\u2019il s\u2019est montré combatif pendant un troisième débat, le favori des démocrates a du mal à faire oublier ses fragilités PETER HUTCHISON À NEW YORK AGENCE FRANCE-PRESSE HONG KONG Joshua Wong demande le soutien de Trump et du Congrès américain PETITES ANNONCES AVIS DE DÉCÈS OUTREMONT - À VENDRE OU À LOUER.Métro Outremont, loft béton, garage, ascenseur.2 ch, terrasse, balcon, a/c.LIBRE.PD Courtier 514 974-3319 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appelé vendredi Donald Trump à inclure une clause sur les droits de la personne dans ses négociations commerciales avec la Chine, au premier jour d\u2019une visite aux États-Unis destinée à rallier des soutiens pour le mouvement qui agite l\u2019ancienne colonie britannique.« Il est important d\u2019ajouter une clause sur les droits de la personne dans les négociations commerciales et de mettre les manifestations de Hong Kong au programme de ces négociations.Surtout quand un centre international est menacé de lois d\u2019urgence équivalentes à la loi martiale et d\u2019envois de l\u2019armée», a déclaré à l\u2019AFP Joshua Wong, après avoir participé à une conférence à l\u2019Université Columbia, à New York.«Si la Chine n\u2019a pas l\u2019intention de protéger la liberté économique de Hong Kong, cela affectera et nuira à toute l\u2019économie mondiale», a ajouté cet étudiant de 22 ans, alors que plus de 1200 entreprises américaines sont installées à Hong Kong.Chine et États-Unis sont engagés depuis l\u2019an dernier dans une guerre commerciale, qui s\u2019est traduite par l\u2019imposition de part et d\u2019autre de droits de douane sur des centaines de milliards de dollars d\u2019échanges bilatéraux.Les deux pays ont annoncé mercredi une pause dans l\u2019escalade, et de nouveaux pourparlers sont prévus en octobre à Washington.Le gouvernement Trump a exclu jusqu\u2019ici d\u2019inclure le dossier de Hong Kong dans ces négociations commerciales.« Cela relève du département d\u2019État, pas du commerce », a indiqué mercredi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.Le favori de la primaire démocrate, Joe Biden, a été crédité d\u2019une solide performance lors du dernier débat télévisé face à ses rivaux, mais des questions persistent vendredi sur sa capacité à croiser le fer avec Donald Trump en 2020.Face à ses deux rivaux bien plus à gauche dans le trio de tête, les sénateurs progressistes Bernie Sanders et Elizabeth Warren, l\u2019ancien vice-président de Barack Obama a tenu à se présenter en candidat réaliste, soucieux de répondre aux préoccupations de la classe moyenne et des ouvriers.« J\u2019ai parlé de [\u2026]la façon dont je livrerai des avancées tangibles sur les questions les plus urgentes auxquelles font face les familles de travailleurs », a tweeté Joe Biden vendredi.Parti à l\u2019offensive, s\u2019arrogeant le micro plus fermement que lors des précédents débats, cet ex-sénateur pendant plus de 35 ans a toutefois erré dans plusieurs réponses, et a dû défendre plusieurs points de son long bilan.Mais malgré les appels au rassemblement pour battre Donald Trump, ses rivaux n\u2019ont pas épargné Joe Biden, 76ans, dont l\u2019état de forme interroge après un été marqué par plusieurs faux pas.En sous-entendant que le septuagénaire devenait sénile, le candidat Julian Castro a provoqué les huées d\u2019une partie du public et été accusé de frapper sous la ceinture.Sa voix n\u2019est pas restée isolée.Chantre du rassemblement, le sénateur Cory Booker a pourtant asséné un autre coup au vétéran de la politique juste après le débat : « Beaucoup s\u2019inquiètent de la capacité de Joe Biden à Joshua Wong, qui doit se rendre mardi à Washington, a également appelé le Congrès américain à adopter un projet de loi actuellement en attente sur les « droits de la personne et la démocratie à Hong Kong ».Le texte, auquel les leaders républicain et démocrate du Congrès se sont montrés favorables, prévoit un réexamen annuel du statut économique spécial de Hong Kong, et des sanctions pour tout responsable qui supprimerait «des libertés fondamentales» dans ce territoire semi-au- tonome, rétrocédé à la Chine en 1997.Dans la capitale fédérale américaine, Joshua Wong devrait notamment rencontrer le sénateur républicain Marco Rubio, très critique de Pékin, et être entendu par une commission du Congrès.Aucun rendez-vous avec le gouvernement Trump n\u2019a été évoqué.La visite de Joshua Wong aux États- Unis s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une tournée internationale pour rallier des soutiens à la cause des manifestants hongkongais.«L\u2019été de la colère est en train de devenir l\u2019année de la colère», a-t-il affirmé devant quelque 200 étudiants de Columbia.Les manifestations qui secouent Hong Kong ont commencé en juin, pour demander le rejet d\u2019un projet de loi hong- kongais visant à autoriser les extraditions vers la Chine.Le texte a été définitivement abandonné depuis, mais le mouvement a élargi ses revendications, demandant notamment des réformes démocratiques et dénonçant le recul des libertés dans l\u2019ex-colonie britannique et l\u2019ingérence grandissante de Pékin dans les affaires intérieures de cette région.Vendredi, des milliers de manifestants prodémocratie ont illuminé de torches, lanternes ou pointeurs laser deux des collines de Hong Kong, profitant de l\u2019ouverture de festivités traditionnelles d\u2019automne pour rappeler la détermination de leur mouvement.marquer l\u2019essai sans trébucher », a-t-il déclaré sur CNN.Fermement campé en tête des sondages pour la primaire (26,8 % selon RealClearPolitics), Joe Biden reste très populaire chez les Noirs et dans les bassins ouvriers qui avaient fait basculer l\u2019élection en 2016.Pour beaucoup d\u2019électeurs démocrates qui ont pour priorité d\u2019empêcher Trump de décrocher un second mandat, le modéré Biden apparaît comme le candidat sûr.«Je me demande si les fragilités de Biden, que l\u2019on voit régulièrement, risquent au final d\u2019entamer l\u2019avantage dont il bénéficie actuellement en tant que candidat perçu par la plupart comme la meilleure option contre Trump », note toutefois Kyle Kondik, politologue à l\u2019Université de Virginie.« Mais si cela devait l\u2019affecter, il faudra peut-être des mois avant que cela ne lui nuise dans les sondages», explique-t-il.Se trouvant pour la première fois sur le même plateau de débat que Joe Biden, l\u2019étoile montante de la primaire démocrate, Elizabeth Warren, n\u2019a pas attaqué ses rivaux.La progressiste a tenu le cap de sa campagne centrée sur des propositions détaillées, appuyées sur de fortes anecdotes personnelles.Campée dans le trio de tête depuis cet été, « elle se comporte en favorite et [.] de ce fait a moins intérêt à entrer dans la mêlée », analyse Kyle Kondik.Warren, ancienne professeure de Harvard, dispute depuis des semaines la deuxième place au sénateur indépendant Bernie Sanders, (tous deux sont autour de 17%).Ces deux «amis» ont encore une fois présenté un front uni jeudi soir, qui pourrait toutefois se craqueler à l\u2019approche des scrutins puisqu\u2019ils se disputent un même bassin d\u2019électeurs.Le parti démocrate ne désignera officiellement son candidat qu\u2019à l\u2019été 2020 B 11 MONDE LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 AHUNTSIC OUTREMONT VISITE LIBRE DIMANCHE 14 H À 16 H VENDU NOUVEAU VENDU VISITE LIBRE DIMANCHE 14 H À 16 H NOUVEAU Legault & Legault courtiers immobiliers 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ECELLES D 5778 de anchers ies, pl rue située sur la age .Gar enu n rev s bo t du HEC.ine e -Just al Ste lle.Entièrement rénové en PETITES ANNONCES FABIEN DEGLISE LE DEVOIR Scrutin de l\u2019incertitude ?Ou scrutin de l\u2019indécision?À la veille du premier tour de l\u2019élection présidentielle en Tunisie, les deux mots se font compétition pour qualifier le vote historique qui, dimanche, va poser un jalon de plus dans la trajectoire de cette jeune démocratie, berceau du Printemps arabe de 2011.Vingt-six candidats, dont l\u2019un est en prison, font face à un électorat désorienté, affecté autant par une crise de confiance envers les politiciens que par une profonde crise économique.Un terreau qui a favorisé la croissance du populisme, mais également les divisions au sein des forces politiques en place, fragilisant ainsi la transition politique en cours.«L\u2019avenir de la Tunisie est compliqué, mais il n\u2019est pas incertain, résume à l\u2019autre bout du fil Noomane Raboudi, polito- logue à l\u2019Université d\u2019Ottawa et spécialiste du Maghreb et du Moyen-Orient.Depuis sept ans, le pays arrive à sortir de la crise politique en mettant en place des institutions solidifiées.La démocratie est un système qui peut être long à instituer et c\u2019est au cœur de ce processus que le pays se trouve encore aujourd\u2019hui.» N\u2019empêche, cette deuxième élection présidentielle libre depuis la chute du régime autocratique de Ben Ali le 14 janvier 2011 se distingue par l\u2019émergence de figures fortes aux valeurs démocratiques pas toujours évidentes.Nabil Karoui, du parti Kalb Tounes (« Au cœur de la Tunisie »), un des favoris dans cette course, nourrit d\u2019ailleurs cette tendance.À la tête d\u2019un empire de la publicité et d\u2019une chaîne de télévision privée, celui que l\u2019on surnomme le « Berlusconi tunisien » mène en effet une campagne populiste depuis une cellule de prison où la justice l\u2019a envoyé fin août pour blanchiment d\u2019argent et évasion fiscale.Vendredi, sa demande de libération a été rejetée.Dimanche, il ne pourra donc pas aller voter.Cette arrestation reste une aubaine pour ce pourfendeur des élites et du système, qui ainsi a pu se poser dans les derniers jours en victime d\u2019une cabale orchestrée, selon lui et ses partisans, par le premier ministre Youssef Cha- hed, candidat lui aussi au poste de président laissé vacant en juillet par la mort en fonction de Beji Caïd Essebsi.Ce complotisme a certainement renforcé ses appuis auprès d\u2019une base vivement touchée par la hausse du chômage ou l\u2019affaissement des comptes publics, dont les gardiens du système en place seraient les principaux responsables, selon elle.ÉLECTIONS La Tunisie exposée à l\u2019indécision des urnes La crise économique et la montée du populisme pourraient fragiliser la transition démocratique en cours Reste que cette nébuleuse électorale \u2014 qui se prépare à rejeter la seule candidature intellectuelle, celle de Saïd Aïdi, sorte de Michael Ignatieff tunisien dont le discours éclairé et la vision très scandinave de la politique et de la société n\u2019ont pas réussi à atteindre le peuple, faute d\u2019une langue adaptée \u2014 arrive à faire ressortir une certitude : le scrutin de dimanche va amorcer un changement de paradigme important dans la transition démocratique en cours.Ce changement permettra de passer d\u2019un système de pouvoir reposant sur deux partis à un système où une demi-douzaine de formations politiques, islamistes, laïques, populistes ou liées à l\u2019ancien régime vont devoir s\u2019entendre pour partager le pouvoir, particulièrement au lendemain des législatives du 6 octobre prochain.« Le prochain président va hériter d\u2019un pays ingouvernable, dit Noomane Raboudi.Mais en même temps, plusieurs candidats se sont engagés à adopter les réformes nécessaires pour sortir de cette impasse.» L\u2019attribution de plus de pouvoir au président fait partie des réformes envisagées, mais représente également un pari dangereux pour un pays qui a déjà connu l\u2019autoritarisme présidentiel.« Quels que soient les blocages vécus par la Tunisie, il reste que ce que les Tunisiens ont fait et font mérite d\u2019être valorisé et soutenu, ajoute l\u2019universitaire canadien d\u2019origine tunisienne, qui suit avec admiration la transformation politique de ce pays qui pourrait, à terme, inspirer l\u2019Algérie voisine, dont le peuple appelle actuellement au même type de réforme.Ils règlent leurs différends par les boîtes de scrutin alors que le reste du Moyen-Orient règle ça avec des boîtes de munitions.» Une demi- douzaine de formations politiques, islamistes, laïques, populistes ou liées à l\u2019ancien régime vont devoir s\u2019entendre pour partager le pouvoir.FETHI BELAID AGENCE FRANCE-PRESSE Le prochain président va hériter d\u2019un pays ingouvernable.Mais en même temps, plusieurs candidats se sont engagés à adopter les réformes nécessaires pour sortir de cette impasse.NOOMANE RABOUDI » « Nabil Karoui n\u2019a pas un instinct politique très développé, mais il sait que, pour obtenir le soutien de la rue, il faut exploiter la crise et donner l\u2019impression aux gens qu\u2019il va pouvoir les aider dans leur quotidien », dit M.Raboudi.Une solution simple à des enjeux complexes: la dette publique a atteint 77% du PIB en Tunisie, où le taux de chômage est désormais de 15 % \u2014 30 % chez les jeunes diplômés.En huit ans, le pouvoir d\u2019achat de la classe moyenne aurait fondu de moitié, sous la pression d\u2019une inflation de 7 % au premier semestre de 2019 et d\u2019une balance commerciale agricole déficitaire qui fait grimper le prix de biens essentiels.Depuis 2011, la valeur du dinar tunisien s\u2019est dépréciée de 65% par rapport à l\u2019euro.Qui blâmer ?Le peuple peine à répondre avec conviction à la question, ce qui favorise la fragmentation spectaculaire de l\u2019offre politique.Des 26 candidats, 7 sont issus du parti Nidaa Tounes (« Appel de la Tunisie »), le parti au pouvoir, et 6, du mouvement islamiste conservateur Ennahda (« Mouvement de la renaissance»), dont Abdelfattah Mourou, une des figures ascendantes de la campagne, fait partie.« Son image de papi tunisois fait sourire.Il rassure et inspire confiance.Mais son plus grand défaut est d\u2019être islamiste, et l\u2019expérience exige que l\u2019on ne fasse jamais confiance à un islamiste », résume le chroniqueur politique tunisien Nizar Bahloul dans les pages du journal Business News.« Il rappelle, par moments, le loup du Petit Chaperon rouge.» Dans un pays où la majorité du vote reste hostile à cette formation politique qui risque de « faire reculer la Tunisie de dix siècles en arrière », prétend le chroniqueur, Mourou risque toutefois d\u2019attirer une partie des 20 ou 25 % d\u2019électeurs conservateurs séduits par les perspectives traditionalistes qu\u2019il défend.« En Occident, notre peur de l\u2019islamisme tend à surestimer ses capacités de pouvoir et d\u2019influence, tempère toutefois Noomane Raboudi, de l\u2019Université d\u2019Ottawa.Lors du dernier mandat, les islamistes se sont discrédités.S\u2019ils proposent autre chose qu\u2019une politique conservatrice, ils vont être rejetés par les urnes.» C\u2019est d\u2019ailleurs sur ces fantômes du passé que mise l\u2019avocate Abir Moussi, autre personnage politique, qui a elle aussi un peu plus attiré l\u2019attention lors des débats électoraux que d\u2019autres.«Son discours d\u2019affrontement à l\u2019égard du système et des islamistes a été bien reçu, dit M.Raboudi.Mais elle reste encore un peu trop attachée à la vieille garde», particulièrement à l\u2019esprit du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), l\u2019ex-parti de Zine el Abidine Ben Ali, transposé dans le Parti destourien libre, formation d\u2019extrême droite, que l\u2019avocate battante de 45 ans préside. LEDEVOIR // LES SAMEDI 14 ET DIMANCHE 15 SEPTEMBRE 2019 B 12 PETITES ANNONCES R E G R O U P E M E N T I M M O B I L I E R GEORGES BARDAGI courtier immobilier agréé DIMANCHE 9 JUIN 13H30 \u2013 14H30 DIMANCHE 9 JUIN 15H00 \u2013 16H00 PRÈS DE L\u2019ÉCOLE MONT-JÉSUS-MARIE PRÈS DE L\u2019ÉCOLE ST-CLÉMENT OUEST 1350 1930 RÉNOVÉ | PRÈS DU MÉTRO VILLA-MARIA 3070 PRÈS DU MÉTRO HENRI-BOURASSA 1320 FACE AU NOUVEAU CAMPUS DE L\u2019UDEM 2690 MAGNIFIQUE JARDIN PAYSAGÉ 2120 AU COEUR DU VILLAGE MONKLAND 1770 LES VISITES LIBRES Consultez les ?ches détaillées au Bardagi.com/[code de 4 chiffres] PROPRIÉTÉS UNIQUES VOUS ATTENDENT CE DIMANCHE DES DISCUTONS SUR MESSENGER 514 700-2237 | Bardagi.com | | PROJET CHIC SHACK COURTIER IMMOBILIER MARIE SICOTTE | | E XC LU S I F NOUVEAUTÉ MILLE CARRÉ DORÉ NOUVEAUTÉ realta.ca | 514 789 2889 courtier immobilier agréé ÉQUIPE FRANÇOIS BISSONNETTE J\u2019ai fondé REALTA en janvier 2008 sur une promesse : faire du courtage immobilier de façon différente, résolument moderne.Pour nos clients.En faisant de la satisfaction de leurs exigences notre raison d\u2019être.C\u2019est notre image de marque et le fondement de notre succès.C\u2019est une question de valeurs.S U R R E N D E Z - V O U S c o n t a c t e z - n o u s ! 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