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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-10-05, Collections de BAnQ.

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[" près des investissements de 350 millions de dollars provenant des deux ordres de gouvernement et de campagnes de philanthropie, le Complexe des sciences, d\u2019une superficie de 60 000 m2, était fin prêt à accueillir les 2000 étudiants, 200 professeurs et 200 employés de soutien de ces quatre programmes universitaires.Le projet dans son intégralité représente le plus important chantier de construction universitaire au Canada et le quatrième chantier en importance au Québec après ceux du CHUM, du pont Samuel-De Champlain et de l\u2019échangeur Turcot.« Les étudiants et professeurs ont eu l\u2019avantage de ne pas se faire bousculer pour déménager à une date précise, comme ils pouvaient demeurer dans les anciens locaux jusqu\u2019à ce que tout soit opérationnel, souligne le recteur de l\u2019UdeM, Guy Breton.De plus, ils étaient déjà familiarisés avec les nouveaux lieux puisque nous avions organisé des visites pour faciliter l\u2019intégration.» Il faut dire que cette construction était loin d\u2019être superflue.Les étudiants de ces programmes étaient auparavant dispersés dans trois endroits.Ceux de sciences biologiques se trouvaient au pavillon Marie-Vic- torin, tandis que ceux en chimie et en physique suivaient leurs cours dans l\u2019édifice principal, construit au début du XXe siècle par l\u2019architecte Ernest Cormier.Ce dernier n\u2019avait pas pu prévoir dans sa conception tous les changements technologiques qui allaient survenir, ne serait-ce que l\u2019avènement d\u2019Internet et le wifi.« Au fil des années, nous avons donc effectué tous ces ajouts, mais à un certain moment, le raboudinage devenait techniquement impossible », explique M.Breton.Enfin, les étudiants en géographie étaient hébergés dans l\u2019édifice Strathcona de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, loué « temporairement » par l\u2019Université de Montréal\u2026 depuis plus de 30 ans.« Comme dans plusieurs autres écoles de la métropole, il y avait des problèmes d\u2019infiltration d\u2019eau et des inquiétudes par rapport à la moisissure », précise M.Breton.Ce problème d\u2019espace s\u2019explique, selon lui, par l\u2019explosion de l\u2019éducation postsecondaire.L\u2019UdeM est en effet passée d\u2019environ 15 000 étudiants dans les années 1960 à maintenant plus de 65 000, avec ceux de HEC Montréal et de l\u2019École polytechnique.« Le nombre de locaux n\u2019a pas explosé de façon proportionnelle, et le développement s\u2019est fait au gré des disponibilités de locaux », ajoute-t-il.L\u2019idée de rassembler les quatre disciplines sous un même toit visait aussi à préparer les élèves aux réalités du marché du travail et à favoriser les échanges.« Les plus grandes découvertes ne sont pas le fruit d\u2019efforts d\u2019une seule discipline, mais bien de plusieurs », soutient le recteur.Il donne l\u2019exemple d\u2019une problématique comme la décontamination, qui nécessite que le chimiste travaille avec les gens de biologie et de sciences de la vie.« On a créé des projets qui vont les amener à collaborer, alors qu\u2019avant, ils n\u2019étaient pas dans le même bâtiment et n\u2019échangeaient donc pas.» L\u2019aménagement des lieux a ainsi été réfléchi pour faciliter les rencontres interdisciplinaires.Le bâtiment est composé de deux ailes reliées par une bibliothèque, laquelle compte 330 places de travail individuelles et 13 salles pour les travaux d\u2019équipe.D\u2019une hauteur de six étages, l\u2019aile B regroupe 10 laboratoires d\u2019enseignement et près de 190 laboratoires de recherche et installations scientifiques conçus à la fine pointe de la technologie.Ce sont 16 chaires de recherche qui sont réunies au même endroit.On y trouve, entre autres, un laboratoire de visualisation, constitué d\u2019un mur de 27 écrans haute définition, interactifs et tactiles, un studio d\u2019édition numérique, une cartothèque, ainsi que des ordinateurs configurés pour maximiser l\u2019exploitation des données géospatiales.Ces équipements servent à tous, plutôt que d\u2019être dédoublés par programme comme c\u2019était le cas avant, générant par le fait même des économies d\u2019échelle.Bien que le campus MIL se trouve sur le territoire d\u2019Outremont, le projet dépasse ses frontières.« Le terrain sur lequel il est construit était auparavant une friche industrielle en plein centre de l\u2019île, qui cloisonnait la communication entre Mont-Royal, Outremont, Parc-Exten- sion, Villeray et La Petite-Patrie, affirme Guy Breton.On souhaitait créer un pont entre les communautés de tous ces quartiers.» Deux axes désenclavent ainsi le secteur : l\u2019axe est-ouest, la nouvelle avenue Thérèse-Lavoie-Roux, s\u2019étend de la rue Durocher jusqu\u2019à l\u2019avenue McEachran dans Outremont.Dans l\u2019axe nord-sud, une passerelle relie le Complexe des sciences à la station de métro Acadie.« On n\u2019a pas seulement construit une bâtisse pour nos besoins, on souhaite que les gens des divers quartiers s\u2019approprient les espaces communs », mentionne-t-il.C\u2019est d\u2019ailleurs dans cet état d\u2019esprit communautaire que sont nés, dans les cinq dernières années, des projets éphémères, menés par des organismes communautaires qui occupent des terrains non développés de l\u2019UdeM, pour des événements culturels et des activités comme l\u2019agriculture urbaine et l\u2019éducation citoyenne.Des parcs seront aussi aménagés sur le campus pour le plaisir des citoyens, de même qu\u2019une pièce d\u2019art extérieure, dont une des faces servira de mur d\u2019escalade public, géré par le CEPSUM.« On est également fiers d\u2019avoir contribué indirectement à la mixité du quartier », souligne-t-il.Il y a l\u2019université, mais aussi des logements résidentiels et des petits commerces de proximité.» Il explique que 30 % des nouveaux logements qui seront construits au sud de l\u2019avenue Thérèse-Lavoie-Roux seront abordables.« C\u2019est bien sûr la Ville qui est responsable de ce développement, mais on a rendu des espaces disponibles pour que ce soit possible.» Enfin, les étudiants et experts de la clinique L\u2019Extension de l\u2019UdeM, qui offre un soutien en pédagogie et en santé aux enfants issus de milieux défavorisés et à leur famille, déménageront également de l\u2019école Barclay à l\u2019avenue Beaumont, juste à côté de la passerelle.Et ce, pour une plus grande accessibilité.Le campus MIL est situé sur le site de l\u2019ancienne gare de triage du Canadien Pacifique, construite en 1891.Après un ralentissement des activités ferroviaires dans les années 1990, l\u2019UdeM acquiert les terrains en 2006.Il faudra cependant attendre jusqu\u2019en 2013, soit un an après l\u2019adoption du règlement d\u2019urbanisme de la Ville, pour que commencent les travaux de réhabilitation du site, notamment sa décontamination, afin que l\u2019immense terrain soit exploitable.Divers clins d\u2019œil ont été faits pour rendre compte du passé ferroviaire de plus d\u2019un siècle de cette gare de triage.En plus de la passerelle qui surplombe les voies ferrées, des conteneurs, traditionnellement transportés par train, abritent les cafés étudiants.« Nous avons réussi à transformer un site contaminé en un véritable quartier à occupation mixte qui se développera au fil du temps », souligne Guy Breton.epuis 2005, l\u2019idée d\u2019instaurer le Laissez-passer universitaire (LPU) plane sur le campus de Québec.Après des campagnes dans les différentes facultés, un référendum sur le concept en 2009, et un second en 2018 sur la proposition concrète, l\u2019AELIES et la CADEUL, les deux associations étudiantes derrière le projet, ont finalement gagné leur pari.Le LPU est en vigueur depuis la rentrée 2019.Il offre un accès illimité aux services réguliers du Réseau de transport de la capitale (RTC) et de la Société de transport de Lévis, y compris les services de la Société des traversiers du Québec pour les sessions d\u2019automne et d\u2019hiver, pour 30 $ par mois, payés à même la facture scolaire.Cette carte de transport dite « métropolitaine » coûte normalement 108,25 $.Les associations étudiantes voulaient encourager le déplacement durable, et les sociétés de transport augmenter la part modale des transports publics, surtout dans une région comme Québec où l\u2019utilisation de la voiture est encore bien ancrée dans les mœurs.« Personne ne fait de l\u2019argent là-dedans », laisse tomber Robert Beauregard, vice-recteur exécutif et vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes de l\u2019Université Laval.En date du 24 septembre, 85 % des étudiants admissibles y avaient adhéré, fait valoir M.Beauregard.Et les demandes pour les vignettes de stationnement ont chuté de 17 %.« C\u2019est le résultat de la démocratie et de la volonté collective, poursuit M.Beauregard.Et les associations étudiantes ont clairement gagné leur référendum.» L\u2019horaire des classes a aussi été étalé depuis deux ans et demi : 120 cours commencent à 9 heures plutôt qu\u2019à 8 h 30.Une mesure qui laisse plus de place à l\u2019entrée des autobus sur le campus.« 4400 étudiants en moins le matin, ça déplace la pointe et à assurer ainsi la pérennisation de cet organisme communautaire.Une expérience riche autant pour ce dernier que pour les étudiants, qui en ressortent grandis sur le plan professionnel, mais aussi personnel.Les inscriptions au cours sont ouvertes à tous, mais seulement quatre étudiants sont sélectionnés à la fin octobre.Ce nombre limité d\u2019étudiants est idéal pour des questions d\u2019hébergement, de transport et de capacité d\u2019accueil des organismes.« On ne veut pas que ça devienne un club de vacances puisque l\u2019objectif n\u2019est pas d\u2019explorer un pays, même si on le fait par la bande, mais bien de rendre un service aux organismes », indique Nicolas Blais.Les étudiants sont choisis sur la base d\u2019entrevues (60 %) et de la qualité du dossier universitaire (40 %).« On cherche surtout des gens qui font preuve d\u2019une belle ouverture envers les autres, qui acceptent les différences et ont la capacité de vivre dans des conditions minimalis- tes », souligne celui qui troque son rôle de professeur contre celui de superviseur en mission, alors que les étudiants deviennent formateurs.De plus, la mission est en quelque sorte le bonbon à la fin du cours, quatre semaines qui font partie d\u2019une démarche qui s\u2019échelonne, elle, sur six mois.En effet, les étudiants doivent initialement effectuer une recherche sur le pays d\u2019accueil pour en apprendre sur ses mœurs, sa culture, son économie, sa situation politique et son histoire.Ils gèrent aussi le financement de leur voyage, de A à Z.« Le but, c\u2019est qu\u2019ils n\u2019aient pas à sortir de l\u2019argent de leurs poches, mais qu\u2019ils réussissent à amasser 16 000 $ ensemble », explique Nicolas Blais.Pas question que l\u2019un d\u2019entre eux arrive avec un chèque de 4000 $ parce que ses parents sont financièrement aisés : le projet de solidarité commence en amont.Cette responsabilité les oblige notamment à faire appel aux organismes subventionnaires et à se familiariser avec leurs programmes.À cela s\u2019ajoutent de nombreuses rencontres d\u2019équipe et trois formations préparatoires offertes par l\u2019organisation humanitaire.Par exemple, la mission de l\u2019an dernier se tenait durant le ramadan.« On enseignait [aux étudiants] l\u2019histoire de l\u2019islam, l\u2019importance de la prière, ainsi que le comportement à adopter en pareille circonstance », illustre M.Blais.Si les modes de vie varient d\u2019un pays à l\u2019autre, il existe peu de différences dans les méthodes de gestion comptable de base d\u2019une entreprise.Les bonnes pratiques de reddition de comptes, de gouvernance, d\u2019archivage et de conflits d\u2019intérêts s\u2019appliquent donc partout.« Seule la terminologie des systèmes comptables peut changer, mais les étudiants s\u2019adaptent assez facilement », affirme Nicolas Blais.es comptables professionnels agréés (CPA) jouissent généralement d\u2019un bon salaire et de belles conditions dès leur arrivée sur le marché du travail.« J\u2019ai commencé à me questionner dans ma trentaine sur le rôle social de notre profession et sur la façon dont on pouvait redonner au suivant », raconte Nicolas Blais, CPA et professeur agrégé à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR).L\u2019homme fait alors une première mission exploratoire avec l\u2019organisme Terre sans frontières dans le nord de la République démocratique du Congo, au tournant des premières élections libres de 2006.« À la télévision, on voit souvent les aides de premier niveau \u2014 forces de maintien de l\u2019ordre, médecins, infirmières \u2014 qui sont essentielles pour rétablir les conditions de vie humaines dans des pays en crise, explique-t-il.Mais après tout ça, lorsqu\u2019on lègue des infrastructures [aux populations locales], qu\u2019[elles] reçoivent des subventions ou des fonds alloués à des programmes de développement, il faut aussi les aider à les gérer.» Ce qui n\u2019était au départ qu\u2019une initiative personnelle s\u2019est transformé en un véritable projet commun en 2011.Nicolas Blais a alors cofondé CPA sans frontières, un organisme sans but lucratif, soutenu par l\u2019Ordre des comptables agréés du Québec.Il est ensuite devenu professeur à l\u2019UQTR et a collaboré avec la direction pour proposer un cours de six crédits dans lequel il amène des étudiants à vivre une expérience de coopération internationale.La première mission a été lancée en 2017.Les initiatives varient depuis en fonction des besoins des organismes sur le terrain : gestion de base de projets et de budgets, reddition de comptes : toutes des tâches qui ne requièrent pas de connaissances techniques poussées.Les mandats sont déterminés chaque année en collaboration avec l\u2019UQTR pour le volet pédagogique, avec CPA sans frontières, pour s\u2019assurer que les connaissances comptables requises pour accomplir la mission sont présentes, de même qu\u2019avec le partenaire sur le terrain, qui, lui, peut changer.« Celui-ci joue un rôle essentiel dans la mission.Il nous fait part des besoins sur place et nous nous entendons ensemble sur les projets auxquels nous pourrons contribuer, insiste-t-il.L\u2019idée n\u2019est vraiment pas d\u2019arriver dans un pays comme des colonisateurs et de faire le travail à leur place : on leur enseigne, on les forme et on les accompagne pour que tout soit opérationnel une fois que l\u2019on part.» Cette année, c\u2019est Mer et Monde qui était le partenaire sur le terrain, un organisme établi à Montréal, qui mène des activités à Thiès, au Sénégal.Les étudiants se sont rendus là pour mettre en place un système comptable à la coopérative de femmes Fass Diom, qui conditionne des jus de fruits frais et des noix de cajou et donne du travail à une vingtaine de femmes dans le village de Thiénaba.Leur intervention visait donc à renforcer la gestion de la coopérative De son avis, l\u2019une des erreurs les plus fréquentes commises dans son domaine consiste à ne pas tenir compte des ressources de l\u2019organisme avant de lui proposer des solutions.« En effet, à quoi bon mettre en place un système informatique sophistiqué si l\u2019électricité n\u2019est pas stable et qu\u2019au bout de quatre heures, la batterie de l\u2019ordinateur meurt ?» illustre-t-il, en mentionnant que c\u2019est son rôle en mission de rappeler ces contraintes aux étudiants.Ce n\u2019est là qu\u2019un exemple des éléments que les comptables en devenir doivent prendre en considération sur le terrain pour veiller à ce que leur mission ne finisse pas en coup d\u2019épée dans l\u2019eau.Cette pérennité est aussi recherchée pour le cours à l\u2019UQTR.« Même si je l\u2019ai fondé, je veux qu\u2019il continue même si un jour je n\u2019y suis plus, souligne Nicolas Blais.C\u2019est un autre professeur qui supervisera d\u2019ailleurs les étudiants lors de la prochaine mission, un signe encourageant pour la suite.» du trafic et diminue le goulot d\u2019étranglement à l\u2019entrée du campus », précise M.Beauregard.En plus de ces initiatives, le programme Mon équilibre UL promeut le transport actif depuis 2012.Casiers sécuritaires pour les vélos, stations de gonflage de pneus, pistes cyclables revues pour assurer une meilleure interconnexion avec celles de la Ville : le campus a été adapté au vélo.« Depuis plus de 20 ans, on met en place des mesures pour graduellement diminuer le nombre de stationnements pour les véhicules, passant de 16 000 à 12 000 places, en plus d\u2019augmenter le tarif des vignettes », indique Rénald Bergeron, vice-recteur aux affaires externes, à l\u2019international et à la santé.Les pertes financières sont en partie compensées par l\u2019augmentation du tarif de stationnement, mais l\u2019Université Laval se dit tout de même prête à accepter la baisse de revenus.« On doit être exemplaire », dit-il.En septembre 2017, l\u2019UQAM se lançait dans le projet « Les employeurs s\u2019activent pour la mobilité », instauré par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).L\u2019idée : encourager les entreprises et les institutions à mettre en place des mesures de mobilité durable permettant de réduire l\u2019usage de l\u2019automobile solo.Deux ans plus tard, les mesures instaurées ont « manifestement » favorisé le transport actif dans le campus, confirme Cynthia Philippe, conseillère en développement durable à l\u2019UQAM.Le nombre de salles de bain dotées de douches a été augmenté ; des bornes de stationnement pour vélos ont été ajoutées pour atteindre une flotte de plus de 1000 supports ; l\u2019Université a conclu des ententes promotionnelles avec Communauto et Bixi ; elle s\u2019est procuré un véhicule électrique pour la distribution du courrier ; en plus de réaliser une distance entre la maison et l\u2019école est un facteur déterminant, fait valoir Sébastien Blanchette.Ceux qui vivent à moins de 1,6 km de l\u2019école ont plus de chances de s\u2019y rendre à pied ou à vélo.» Les conditions météorologiques, l\u2019autonomie parentale et les politiques scolaires influencent aussi les déplacements, selon lui.« La culture scolaire peut grandement influencer les parents et les élèves à favoriser ce type de transport.» Par la suite, avec le soutien de Québec en forme, les chercheurs ont réalisé une étude auprès des décideurs du milieu municipal afin d\u2019évaluer leurs connaissances, intentions et actions quant au transport actif.Les résultats, publiés dans le Journal of Transport Health, marquent « les différences entre la perception des dirigeants des milieux ruraux et urbains », explique M.Blanchette.Le sentiment d\u2019efficacité et le nombre d\u2019actions posées sont ce qui se démarque le plus.Pour Sébastien Blanchette, le rôle des universités est de continuer à innover en matière de recherche sur le transport actif et la mobilité durable.« Chaque étude donne des pistes pour les recherches futures.» En mai 2016, l\u2019Université de Montréal (UdeM) a reçu la certification « Vélosympathique » de Vélo Québec pour les efforts mis en place par sa communauté dans les années précédentes.Dans un rapport de rétroaction, l\u2019organisme recommandait entre autres à l\u2019établissement d\u2019enseignement d\u2019adhérer au Mois du vélo, en mai.L\u2019UdeM ne croyait toutefois pas que le mois de mai était le meilleur moment de l\u2019année pour faire des activités autour du vélo sur un campus.À l\u2019été 2017, Marilyne Désy, une étudiante en communication à l\u2019UdeM, lançait « Mon campus à vélo » dans le cadre d\u2019un stage d\u2019été au sein de l\u2019Unité du développement durable.Ainsi, du 23 au 26 septembre dernier, s\u2019est déroulée la troisième semaine « Mon campus à vélo ».Concours, nutrition, défis, conférences, ateliers de réparation, sorties à vélo : l\u2019initiative vise à encourager les étudiants et les membres du personnel à utiliser le vélo pour se déplacer.Les déplacements aériens des étudiants du Programme canadien de bourses de la Francophonie seront carboneutres.Carbone boréal, le programme de compensation d\u2019émissions de gaz à effet de serre par la plantation d\u2019arbres de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), a compensé les 5 278 642 km aériens parcourus par les boursiers de 2017 et 2018.Ils représentent 634 tonnes de CO2.Quelque 4529 arbres ont été plantés dans le nord du Lac- Saint-Jean.Ils figurent au registre public du mois de janvier 2019.La mission de Carbone boréal est double.En plus de lutter contre les changements climatiques, le programme soutient la recherche sur les enjeux climatiques par le développement de nouvelles connaissances et la formation de personnel.Le PCBF s\u2019est engagé à continuer de compenser les émissions de gaz à effet de serre des déplacements en avion des boursiers de 2019.Et à titre de compensation des activités de 2017 et 2018 du PCBF qui ont engendré des émissions, un chèque de 17 750 $ a été remis par son directeur, Tony Toufic, à celui de Carbone boréal, Claude Villeneuve, biologiste et professeur au Département des sciences fondamentales de l\u2019UQAC.Cette initiative est une première compensation par un programme financé par le gouvernement fédéral pour Carbone boréal.Elle renforce la reconnaissance du programme à l\u2019extérieur du Québec.analyse des mesures d\u2019atténuation pour les travaux sur le territoire montréalais, détaille la conseillère.« Juste en septembre, 9000 personnes se déplaçaient à vélo sur le campus », indique Mme Philippe.Elle note également une augmentation du vélo hivernal.« Nous avons ajouté des supports protégés par une marquise qui accueillent toujours plus de vélos l\u2019hiver.» En collaboration avec des collègues de l\u2019Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l\u2019est de l\u2019Ontario et l\u2019Université de la Colom- bie-Britannique, une équipe de l\u2019UQTR, composée entre autres du doctorant en psychologie Sébastien Blanchette et du professeur au Département des sciences de l\u2019activité physique François Trudeau, s\u2019est penchée sur les déterminants du transport actif.Ils ont observé les pratiques de transport actif de 1699 élèves avec la contribution de 37 établissements scolaires au total, dont une douzaine d\u2019écoles primaires de la région.« Grâce aux données amassées, nous avons pu confirmer que la Créée officiellement en avril 1969, l\u2019Université du Québec à Montréal répondait à des besoins cruciaux pour la population francophone de Montréal, qui n\u2019avait accès qu\u2019à l\u2019Université de Montréal.La situation ne se voulait guère plus reluisante dans les régions, où existaient seulement l\u2019Université Laval et l\u2019Université de Sherbrooke.« À l\u2019époque, il y avait un fort sentiment que les francophones souffraient d\u2019un retard sur les Canadiens anglais et qu\u2019ils devaient le rattraper, rappelle Joanne Burgess, professeure d\u2019histoire à l\u2019UQAM.L\u2019éducation universitaire constituait un moyen important pour permettre aux Québécois francophones d\u2019améliorer leur statut socio-économique et de rattraper ce retard.» En 1959, 11 % de la population québécoise anglophone d\u2019âge universitaire poursuivait des études universitaires, contre seulement 4 % des francophones.Cette situation entraînera l\u2019instauration de la Commission royale d\u2019enquête sur l\u2019enseignement dans la province de Québec et la publication du célèbre rapport Parent en novembre 1964.En réclamant un accroissement de la scolarisation de la population québécoise et la démocratisation de l\u2019enseignement nement des nouvelles structures dès le début.L\u2019institution innovera non seulement dans l\u2019offre éducative, mais dans sa gestion institutionnelle.« L\u2019UQAM a modernisé l\u2019accès à l\u2019université, mais aussi son fonctionnement, explique Joanne Burgess.Dès le départ, on retrouve des étudiants dans les comités de programme et au conseil d\u2019administration, par exemple.Les professeurs seront aussi très rapidement syndiqués et obtiendront de participer à la gestion de l\u2019université.» Cette université conserve aujour- d\u2019hui ce caractère distinctif, comme l\u2019a rappelé le rôle important joué par ses étudiants lors du printemps érable et des grèves parfois musclées sur le campus.Joanne Burgess croit toutefois que la couverture médiatique exacerbée de ce penchant uqa- mien pour le militantisme et la contestation sociale relègue trop souvent dans l\u2019ombre ses grandes réussites éducatives et de recherche.« On voit une tonne de reportages dès qu\u2019un conflit éclate sur le campus, mais on en voit peu qui rapportent que l\u2019UQAM s\u2019est classée au premier rang cette année pour le nombre de demandes de projets de recherche financés dans le cadre du concours Développement Savoir du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et d\u2019autres bonnes nouvelles de ce type », déplore-t-elle.Pourtant, l\u2019UQAM a de quoi bomber le torse lorsque l\u2019on regarde son bilan des cinquante dernières années.Elle a décerné des diplômes à plus de 269 000 personnes, en plus de former 70 % des enseignants de la région de Montréal et 30 % de ceux de l\u2019ensemble du Québec.Elle a aussi innové sur le plan des programmes offerts avec, par exemple, la création de l\u2019Institut des sciences de l\u2019environnement et de l\u2019Institut de recherches et d\u2019études féministes dès 1990.Joanne Burgess attire l\u2019attention sur une autre grande innovation uqa- mienne : son service aux collectivités.La mobilisation des ressources et le partage de l\u2019expertise de l\u2019université avec des partenaires économiques, professionnels, culturels et des groupes sociaux sont reconnus dès 1979 comme ses grandes missions.« La volonté de créer des ponts entre l\u2019expertise universitaire et les besoins du milieu, ainsi que la réflexion sur la place et le rôle de l\u2019université dans la collectivité sont présentes à l\u2019UQAM depuis très longtemps, dit-elle.Cela a donné lieu à beaucoup de projets novateurs axés sur la collaboration avec le mouvement des femmes, les groupes Nicolas Bernier a enregistré plus d\u2019une dizaine de disques solos, collaboré avec de nombreux autres musiciens (de Jérôme Minière à Timber Timber) et artistes multidisciplinaires (arts visuels, danse et théâtre), et s\u2019est produit partout dans le monde.Son parcours est parsemé de bifurcations heureuses, nous raconte, dans les locaux de la Faculté, celui qui s\u2019est inscrit au baccalauréat en musique alors qu\u2019il travaillait en Web.e recteur Léo A.Dorais (1929-2016) lui-même n\u2019occupait son poste à temps plein que depuis le mois de juin.Il reconnaissait que la dispersion des locaux à travers la ville de Montréal lui compliquait la tâche.En effet, les pavillons Hubert-Aquin et Judith-Jasmin, devenus emblématiques du campus uqamien, ne seront inaugurés que dix ans plus tard.Dans cette première incarnation, l\u2019UQAM regroupait certaines institutions qui existaient déjà, comme les Écoles normales Ville-Marie et Jacques-Cartier, l\u2019École normale de l\u2019enseignement technique, le collège Sainte-Marie et l\u2019École des beaux- arts de Montréal.Une bonne moitié des étudiants étaient inscrits en sciences de l\u2019éducation et en sciences sociales.La nouvelle institution disposait de 150 salles de cours couvrant une superficie de 11 150 mètres carrés.La course effrénée pour préparer les laboratoires n\u2019était pas encore gagnée, et certains des équipements ne sont arrivés qu\u2019après le début des cours.L\u2019institution avait par ailleurs embauché 300 professeurs, dont une trentaine étaient en « perfectionnement ».universitaire, ce rapport a ouvert la voie à l\u2019avènement de l\u2019UQAM.« L\u2019UQAM s\u2019est démarquée dès le départ en accueillant un grand nombre d\u2019étudiants francophones qui étaient les premiers de leur famille à accéder à des études universitaires », souligne Joanne Burgess.L\u2019institution favorisait aussi le retour aux études d\u2019adultes déjà sur le marché du travail en offrant des cours du soir et plus de flexibilité.Le contexte dans lequel arrive l\u2019UQAM influera aussi grandement, jusqu\u2019à nos jours, sur son fonctionnement.Le mouvement étudiant était en effervescence au Québec et dans toute l\u2019Amérique du Nord dans les années 1960.Dans des universités établies de longue date, comme McGill et l\u2019Université de Montréal, cela se traduisait par la contestation de structures jugées trop rigides et la revendication d\u2019une plus grande participation des étudiants dans ces structures.Mais à l\u2019UQAM, ce courant de pensée a modelé le fonction- « Je n\u2019avais jamais étudié en musique, contrairement à la majorité de mes collègues », se rappelle-t-il.« Ça va faire six ans que je suis ici et, parfois, je ne comprends pas ! » s\u2019exclame Nicolas Bernier.Mais pourquoi se tourner vers le monde universitaire ?« Après dix ans à travailler comme artiste, je me suis dit qu\u2019il serait intéressant de pouvoir transmettre ces expériences accumulées à d\u2019autres personnes », confie le spécialiste en musique numérique.Les astres se sont alignés lorsque l\u2019Université de Montréal, où il avait d\u2019ailleurs fait son baccalauréat et sa maîtrise, a ouvert un poste en création.Le directeur de thèse de M.Bernier (qui poursuivait alors un J\u2019ai vraiment été chanceux.J\u2019ai pu vivre pendant dix ans, sans compromis, de ma vie d\u2019artiste sonore expérimental, ce qui est très pointu comme niche », raconte Nicolas Bernier.Avant de porter le titre de professeur adjoint à la Faculté de musique de l\u2019Université de Montréal, NOTRE TERRITOIRE.LE CONCRET ets mtl .ca congénitale.Celle-ci peut notamment entraîner une fausse couche, une naissance prématurée ou des anomalies congénitales graves, comme la cécité, l\u2019hydrocéphalie et le retard mental.« Malheureusement, il n\u2019existe pas de vaccin efficace, et les traitements disponibles sont tératogènes, donc ils ne sont pas administrés aux femmes enceintes.On ne sait pas encore comment empêcher que le parasite soit transmis au fœtus.C\u2019est pourquoi il faut continuer à faire des recherches », souligne la professeure.Grâce à la subvention qu\u2019ils viennent d\u2019obtenir, Maritza Jaramillo et ses collaborateurs pourront étudier de près les mécanismes moléculaires sous-jacents à la transmission du parasite T.gondii de la mère au bébé.« Le but du projet est d\u2019essayer de comprendre comment le parasite arrive à survivre et à changer les fonctions du placenta humain avant d\u2019être transmis au fœtus », résume la chercheuse.« Ce qui nous intéresse particulièrement, c\u2019est de voir comment le parasite va moduler l\u2019expression génétique à travers une manipulation des ARN de l\u2019hôte », ajoute Louis- Philippe Leroux, post-doctorant et associé de recherche.Pour y parvenir, les chercheurs auront notamment recours à des cellules placentaires humaines, des trophoblastes, lesquelles sont essentielles à l\u2019implantation de l\u2019embryon et au développement du fœtus.Ils infecteront celles-ci avec T.gondii et observeront les changements qui surviendront sur les plans de la stabilité et de la traduction de l\u2019ARN.Grâce à une collaboration avec l\u2019Université de Montréal et le CHU Sainte-Justine, ils pourront également employer des échantillons cliniques de femmes enceintes atteintes de toxoplasmose de même que des échantillons de donneuses en santé.Les tissus placentaires des premières seront analysés et permettront de comparer ce qui est observé en laboratoire avec ce qui survient chez les personnes infectées.Ceux des femmes bien portantes seront pour leur part utilisés pour construire un modèle tridimensionnel ex vivo qui mimera l\u2019architecture du placenta.« On va infecter ces tissus-là et on va pouvoir observer à plus grande échelle, dans différentes populations, comment le parasite interagit avec le placenta », précise la professeure.L\u2019équipe de la professeure Jaramillo est la seule au Canada à s\u2019intéresser aux mécanismes qu\u2019utilise T.gondii pour reprogrammer de manière sélective la traduction des ARN messagers de la cellule hôte infectée.« L\u2019étude des ARN dans un contexte de maladie infectieuse parasitaire n\u2019est vraiment pas commune.On est parmi les seuls dans le monde à travailler sur ce genre de sujets », indique M.Leroux.D\u2019après Mme Jaramillo, un tel projet n\u2019aurait jamais pu voir le jour sans la participation de précieux collaborateurs.Elle souligne l\u2019importante contribution de son associé de recherche, M.Leroux, celle de Visnú Chaparro, un étudiant au doctorat qui œuvre au sein de son équipe et celle de Sophie Chagneau, une ancienne étudiante.« Deux autres étudiants au doctorat se joindront bientôt à nous, ajou- te-t-elle.Aurore Lebourg et Andrés Felipe Díez Mejía.» Elle signale également que les chercheuses Sylvie Girard et Isabelle Boucoiran, du Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, la pro- fesseure Kathy Vaillancourt, de l\u2019INRS, le professeur Carlos Reyes- Moreno, de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, et le chercheur Ola Larsson, de l\u2019Institut Karolinska (Suède), sont des partenaires-clés.« On a formé un beau réseau de collaborateurs, soutient-elle.Nous avons tous des spécialités différentes qui se complètent parfaitement.» Originaire de Colombie, un pays où la toxoplasmose congénitale constitue un enjeu de santé important, la professeure Jaramillo espère pouvoir mettre à profit ses connaissances pour aider ses collègues d\u2019Amérique du Sud à limiter les dommages causés par T.gondii.« Je suis en contact avec mon alma mater, confie-t-elle.J\u2019ai déjà des plans avec des collaboratrices de l\u2019Université nationale à Bogota et à Medellín pour continuer à travailler avec elles sur la toxoplasmose et d\u2019autres maladies parasitaires.» La professeure Jaramillo souhaite aussi faciliter les échanges entre les antennes de l\u2019Université nationale de Colombie et l\u2019INRS pour que des étudiants colombiens puissent venir étudier auprès d\u2019elle et ses collègues de l\u2019Institut.« Là-bas, il y a beaucoup de talents et de savoirs, mais beaucoup moins de ressources, conclut-elle.Mon but, c\u2019est de créer un programme d\u2019échange entre l\u2019INRS et deux universités en Colombie pour pouvoir promouvoir la recherche sur les maladies parasitaires et la formation des nouvelles générations de scientifiques.» C\u2019est le parasite T.gondii qui en est responsable.Celui-ci a l\u2019étonnante capacité d\u2019infecter n\u2019importe quelle cellule nucléée d\u2019animaux au sang chaud, dont les humains.Ces derniers contractent souvent l\u2019infection au contact d\u2019excréments de chats au moment de changer la litière, mais ils peuvent aussi le faire en ingérant de la viande crue, de l\u2019eau ou par le biais de sols contaminés.Pratiquement inoffensive pour les gens en bonne santé, la toxoplasmose peut s\u2019avérer grave pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli.« Lorsqu\u2019on est immunosupprimé \u2014 c\u2019est le cas par exemple de patients atteints de cancers qui suivent une chimiothérapie, de patients atteints du VIH et de gens qui viennent de subir une transplantation \u2014, on est beaucoup plus susceptible de développer des pathologies reliées à cette infection.Celles-ci peuvent mener jusqu\u2019à la mort », précise la chercheuse de l\u2019INRS.Les femmes enceintes sont aussi vulnérables à la toxoplasmose.Lorsqu\u2019elles contractent la maladie pendant leur grossesse, il arrive qu\u2019elles transmettent le parasite au fœtus ; on parle alors de toxoplasmose Notre objectif ultime, c\u2019est de contribuer à contrecarrer les dommages que ce parasite provoque soit avec des médicaments, soit par immunothérapie », lance avec conviction la professeure Jaramillo.Touchant plus du tiers de la population mondiale, la toxoplasmose est particulièrement répandue dans certains pays d\u2019Amérique du Sud, d\u2019Afrique et d\u2019Europe.Dans le Grand Nord canadien, essentiellement chez les Autochtones, sa prévalence avoisine les 60 %.communautaires ou les syndicats.» Elle souligne aussi la contribution de l\u2019UQAM à la ville de Montréal.Les travaux des chercheurs de cette institution résolument urbaine ont permis de mieux comprendre l\u2019histoire et le patrimoine de la ville, mais aussi de contribuer à la résolution de ses défis socio-économiques et à son animation culturelle.« La création de l\u2019UQAM répondait d\u2019abord à un besoin montréalais et son apport à la ville a été majeur au cours des cinquante dernières années », conclut la professeure.doctorat à l\u2019Université de Huddersfield, en Angleterre), un expatrié de Montréal comme lui, le convainc alors de postuler.« Contre toute attente, j\u2019ai eu le poste », se souvient M.Bernier.La réception d\u2019un prix d\u2019excellence en enseignement de l\u2019Université de Montréal à l\u2019automne lui a confirmé qu\u2019il allait dans la bonne direction : « Je suis très content ! Comme artiste, on est habitué à avoir une rétroaction immédiate après un concert.Comme professeur, c\u2019est beaucoup moins tangible.» Peut-être à cause de son expérience comme artiste, le professeur privilégie dans ses classes une approche basée sur l\u2019improvisation et la prise de risque.« Je fais moi-même des erreurs et me mets dans des situations instables.C\u2019est très inconfortable ! » affirme M.Bernier.Dans ses cours de performance sonore, il improvise devant les élèves, ce qui leur permet de mieux comprendre le véritable processus de création, avec sa magie\u2026 ou ses échecs.Une philosophie qu\u2019il applique également par rapport au travail des étudiants : « Je veux que les étudiants sortent de leur zone de confort, se dépassent.S\u2019il y a un moment où on a le droit de se tromper, c\u2019est bien à l\u2019université. d\u2019écouter, de regarder et de prendre des notes.Travaux pratiques, classe inversée consistant à voir les leçons à la maison pour se concentrer, en cours, sur les applications, enseignement par les pairs, apprentissage par problèmes ou par projet, etc.: il s\u2019agit d\u2019une variété de méthodes pédagogiques qui engagent les étudiants dans une tâche et les font réfléchir sur ce qu\u2019ils font.« Les classes d\u2019hier ont surtout été aménagées pour le cours magistral avec un enseignant qui parle et les étudiants en face de lui, analyse M.Stockless.Il nous est apparu que cela faisait partie de notre mission comme Faculté des sciences de l\u2019éducation d\u2019imaginer une classe qui réponde aux besoins pédagogiques d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.» La réflexion démarre au printemps.Un comité dirigé par M.Stockless est mis sur pied.Il commence par faire le tour de la littérature.Il visite ensuite d\u2019autres établissements d\u2019enseignement supérieur, universités et cégeps, afin de comprendre comment chacun est parvenu à aménager des salles d\u2019apprentissage actif.Il modélise également les diverses approches d\u2019apprentissage actif afin de déterminer les différents besoins.« L\u2019UQAM nous a attribué un espace au cœur de la Faculté des sciences de l\u2019éducation afin que nous puissions travailler de manière très concrète et en tenant compte des contraintes que nous avons à l\u2019université, note le professeur.Contraintes sur le plan administratif, budgétaire et matériel.Au fur et à mesure de notre réflexion, nous avons eu l\u2019idée de nous associer avec l\u2019École de design de l\u2019UQAM.Parce qu\u2019au-delà du fait que nous devions choisir un matériel mieux adapté, nous étions à court d\u2019idées concernant les réponses en matière d\u2019aménagement.» En plus de leur professeur Carlo Carbone, trois étudiants de l\u2019École de design entrent dans l\u2019équipe étudiante chargée de proposer les plans de cette classe de l\u2019avenir.Deux étudiants en sciences de l\u2019éducation composent également l\u2019équipe.Leur projet de recherche-création aboutit fin mai à la présentation des premières esquisses.Celles-ci sont soumises à un comité composé d\u2019enseignants, de cadres de l\u2019université, mais aussi d\u2019étudiants.Forts de toutes les critiques, les cinq étudiants se remettent au travail.Ils présenteront leur concept final le 20 novembre prochain.« Il s\u2019agit d\u2019une salle flexible, que l\u2019on aménage en fonction des besoins, dévoile Alain Stockless.Qui fasse en sorte que le professeur qui arrive avec une intention pédagogique, par exemple travailler en équipe puis revenir en plénière pour présenter les échanges, puisse moduler l\u2019espace et bouger le mobilier rapidement.» Une des innovations que le professeur Bernier a apportées à son arrivée est l\u2019instauration d\u2019un ensemble d\u2019oscillateurs.L\u2019oscillateur est à l\u2019origine un équipement de test électronique, dont les pionniers de la musique électronique ont détourné l\u2019usage dans les années 1950 et 1960.M.Bernier désirait ainsi créer un ensemble pour faire découvrir le plaisir de faire de la musique en groupe aux étudiants en musique électronique, plus habitués à travailler isolés devant leur ordinateur.L\u2019utilisation d\u2019un outil simple (à seulement deux boutons !) permet aux étudiants de se concentrer sur la dynamique de groupe.Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.La rédaction du Devoir n\u2019a pas pris part à la production de ces contenus.L\u2019enseignement a ainsi influé sur sa façon de penser la démarche de création, notamment à travers l\u2019ensemble d\u2019oscillateurs (voir encadré), un projet pédagogique, mais également de création.« Ce projet m\u2019a mené vers des aspects de la pratique que je n\u2019aurais jamais imaginé aborder : écriture et transcription de partitions, arrangements, direction d\u2019ensemble, ce qui m\u2019a curieusement rapproché d\u2019une pratique plus traditionnellement instrumentale, moi qui ai toujours travaillé dans une optique plus abstraite de la création sonore », souligne M.Bernier.Les découvertes musicales amenées par ses étudiants et les conversations La vraie recherche de création passe par l\u2019échec », croit-il.Si son bagage d\u2019artiste permet d\u2019ancrer sa pédagogie dans le quotidien, le professeur constate que l\u2019enseignement lui apporte une nouvelle vision de l\u2019art, même si la cohabitation n\u2019est pas toujours évidente : « Comme je suis du genre un peu radical, j\u2019ai de la difficulté à faire cohabiter les deux et je ne voudrais surtout pas faire les deux \u201cà moitié\u201d », précise-t-il.riches avec ceux-ci ont également une incidence majeure sur sa pratique : « les enseignants donnent beaucoup, mais les étudiants nous en apprennent tout autant en retour ! » conclut-il.La littérature est très claire sur le sujet, les approches pédagogiques actives favorisent un apprentissage plus optimal que les celles centrées sur la transmission de connaissances », indique d\u2019emblée Alain Stockless, professeur au Département de didactique de la Faculté des sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Il est coresponsable ce projet de recherche- création visant à imaginer la classe de l\u2019avenir.« Les classes telles qu\u2019elles existent aujourd\u2019hui ne favorisent pas l\u2019innovation pédagogique, poursuit- il.Les tables et les chaises sont souvent vissées au sol ou nous avons de petits bureaux qu\u2019il faut replacer chaque fois.Les conditions ne sont pas favorables.» L\u2019apprentissage actif vise un plus grand engagement des étudiants dans leurs apprentissages.Il implique que ceux-ci réalisent des activités qui vont au-delà du simple fait Le professeur fait valoir que les étudiants sont à l\u2019université pour développer les compétences du XXIe siècle, à savoir notamment les compétences numériques, mais aussi la résolution de problèmes, la pensée critique et l\u2019approche collaborative.« Il faut mettre les infrastructures en place de façon à favoriser l\u2019acquisition de ces aptitudes, explique- t-il.La composante numérique est omniprésente aujourd\u2019hui chez les enseignants comme chez les étudiants.La salle de classe du futur doit bien entendu faire en sorte que l\u2019utilisation du numérique soit intégrée.» Une fois le concept présenté, le dossier ne sera plus dans les mains des étudiants et de leurs professeurs.Le déploiement devra être géré par l\u2019université elle-même, tant à la Faculté des sciences de l\u2019éducation que dans d\u2019autres départements, où le concept pourrait être transféré.M.Stockless a bon espoir que cela sera réalisé dans des délais raisonnables.« On sent un engouement autour de cette idée, affirme-t-il.Je me place aussi dans le cadre du 50e anniversaire de l\u2019UQAM.C\u2019est un moment opportun pour repenser la salle de classe comme lieu d\u2019enseignement.» crue et il faut continuer à en parler, selon Geneviève Belleville, profes- seure à l\u2019École de psychologie de l\u2019Université Laval.« Je pense qu\u2019il faut enlever l\u2019espèce d\u2019équation selon laquelle l\u2019anxiété et la dépression sont synonymes de faiblesse ou de vulnérabilité », avance-t-elle.France Landry, psychologue à la vie étudiante de l\u2019Université du Québec à Montréal, croit pour sa part qu\u2019il est nécessaire d\u2019avoir une meilleure idée de la situation.« Il faut mieux comprendre cette génération et les causes de son anxiété, explique-t-elle.Il faut aussi prendre le temps dans ce portrait de voir les différents profils, qu\u2019ils soient étudiants étrangers, étudiants parents ou étudiants en situation de handicap.» Tous les étudiants n\u2019ont pas les mêmes besoins et c\u2019est dans cet objectif que l\u2019Union étudiante du Québec a lancé sa vaste enquête panquébécoise en octobre 2018 pour faire la lumière sur les problèmes psychologiques des étudiants.Les résultats n\u2019ont pas encore été publiés.Dans l\u2019enquête de la FAECUM, l\u2019un des facteurs de mal-être qui revenait le plus souvent était le sentiment de solitude.Une réalité particulièrement problématique aux cycles supérieurs, où les étudiants font face à très compétitifs, très productifs.Ça fait en sorte qu\u2019on a affaire à des étudiants de plus en plus anxieux et, paradoxalement, de moins en moins productifs parce qu\u2019ils sont paralysés par l\u2019anxiété.» En plus de démystifier le discours entourant la santé mentale, des mesures concrètes doivent être mises en place et, pour cela, il faut une volonté institutionnelle, croit France Landry.C\u2019est aussi l\u2019un des plus grands défis selon elle.« Ce n\u2019est pas facile quand on parle de santé mentale et je pense que les initiatives de sensibilisation sont très importantes, mais ensuite, on doit s\u2019assurer qu\u2019on a suffisamment de services offerts, fait valoir Le gouvernement du Québec sera un joueur important lors de ce sommet puisque celui-ci sera financé à hauteur de 700 000 $ par le gouvernement lui-même en collaboration avec la Ville de Québec, l\u2019Université Laval et d\u2019autres partenaires à venir : « Pour le gouvernement, c\u2019est une façon d\u2019aller chercher la capacité du réseau scientifique de nos universités pour développer des expérimentations qui vont permettre à la fois de réduire nos dépenses énergétiques en changeant nos manières de consommer, de travailler et de voyager », précise Rénald Bergeron.Quant à la Ville de Québec, il semblait tout à fait naturel qu\u2019elle s\u2019associe à cet événement puisque la collaboration entre les deux instances ne date pas d\u2019hier.On n\u2019a qu\u2019à citer l\u2019implantation d\u2019un laissez-passer universitaire qui donne aux étudiants à plein temps un accès illimité aux services réguliers du réseau de transport en commun de la ville de Québec et de Lévis (voir article en page C2).Son coût figure parmi les frais institutionnels obligatoires et est facturé automatiquement à tous les étudiants.C\u2019est l\u2019Institut Hydro-Québec en environnement, développement et société (EDS) de l\u2019UL qui coordonnera l\u2019organisation de ce premier sommet.Créé en 2005, l\u2019Institut regroupe une centaine de professeurs et plus de 400 étudiants diplômés provenant de différentes disciplines et qui se penchent sur des questions variées autour des enjeux de développement durable.« À notre connaissance, il n\u2019y a pas d\u2019initiatives analogues.Il y a différents types de sommets, mais aucun ne convie la jeunesse universitaire », explique Rénald Bergeron.L\u2019initiative de proposer un tel sommet provient de l\u2019Université : « On l\u2019a fait en connaissance de cause des enjeux actuels et de l\u2019urgence devenue consciente au Québec et à travers le monde.Il y a un appel à se solidariser pour trouver des solutions activement.Il ne suffit pas d\u2019y penser, il faut agir maintenant », martèle Rénald Bergeron.La structure qu\u2019on a mise en place avec un comité directeur, un comité scientifique et des partenaires nous garantit une animation qui devrait répondre aux besoins de l\u2019heure tout en suscitant une grande collaboration », affirme Rénald Ber- geron, vice-recteur aux affaires externes, à l\u2019international et à la santé.L\u2019objectif du sommet est de convier 300 étudiants internationaux provenant des cinq continents à une semaine d\u2019ateliers et de discussions afin de contribuer à la recherche de solutions concrètes et créatives en compagnie de décideurs et de scientifiques influents pour agir sur le contexte climatique d\u2019aujourd\u2019hui et de demain.On a déjà annoncé que ce sommet ne se tiendrait pas qu\u2019une seule fois : « On souhaite qu\u2019il ait lieu tous les deux ans et dans l\u2019intervalle, afin de garder contact, on proposera une série d\u2019activités », explique le vice-recteur.Effectivement, afin de maintenir un réseau d\u2019échange de pratiques entre les participants, des plateformes numériques, ou encore des écoles d\u2019été spécialisées, des activités de cocréation, des séminaires, du mentorat ou d\u2019autres initiatives pourraient être mis en place.Depuis plusieurs années, les universités, dont l\u2019UL, sont engagées à accumuler des connaissances et à les transmettre au regard des enjeux actuels, soit les changements climatiques et le réchauffement de la planète : « Nous croyons que ce sommet arrive à point nommé.Ce qu\u2019on espère, c\u2019est de pouvoir travailler de manière collaborative avec nos gouvernements pour développer leur plan d\u2019intervention en ce qui a trait aux changements climatiques », poursuit le vice-recteur, ajoutant que « les universités et la jeunesse internationale universitaire doivent mettre en commun leurs idées et leurs connaissances, développer leur créativité pour rendre compte de projets qui vont nous aider à réduire notre empreinte carbone.C\u2019est un enjeu qui nous apparaît d\u2019une importance capitale pour nos sociétés, surtout depuis les marches du 27 septembre dernier ».n 2016, l\u2019enquête « Ça va ?», menée par la Fédération des associations du campus de l\u2019Université de Montréal (FAECUM), révélait que 22 % des étudiants rapportaient des symptômes dépressifs assez graves pour nécessiter un traitement psychologique ou médical.La conscience de la détresse des étudiants se fait de plus en plus ac- un défi précis : la rédaction d\u2019un mémoire ou d\u2019une thèse.« Je travaille beaucoup avec les étudiants aux cycles supérieurs comme psychologue et, de par la nature de leurs sujets ou de leurs projets, ils se retrouvent un peu isolés, déclare Mme Landry.Ils ont aussi peu de rapports avec les autres étudiants, il y a peu de cours rassembleurs.Il y a un sentiment d\u2019isolement qui fait que c\u2019est difficile et on finit par perdre le fil et le sens.» À cela s\u2019ajoute le souci de perfectionnisme qui augmente l\u2019anxiété de performance.« C\u2019est souvent vu comme une qualité dans les milieux universitaires, il faut toujours faire mieux, augmenter les standards, note Geneviève Belleville.Dans le milieu de la recherche aussi, il faut que tout soit parfait et que les gens soient Devant ces réalités multidimensionnelles et complexes, la Fédération des cégeps a mis sur pied, l\u2019année dernière, un chantier sur la réussite scolaire pour mieux comprendre les facteurs qui freinent la diplomation des étudiants, de manière à pouvoir, dans l\u2019avenir, mettre en place les conditions favorisant davantage l\u2019obtention d\u2019un diplôme.Dans l\u2019optique de provoquer une réflexion plus large sur cette question, au sein de toute la société, son prochain congrès, qui aura lieu à la fin du mois à Saint-Hyacinthe, aura pour thème Oser la réussite.« La Fédération espère voir le gouvernement du Québec adopter une stratégie nationale en enseignement supérieur, sur la base d\u2019une concertation de tous les acteurs concernés, confie M.Tremblay.Nous n\u2019avons pas encore les résultats de notre chantier, mais nous savons déjà que certains groupes ont plus de mal à réussir que d\u2019autres.Nous devons réfléchir au soutien et aux services que nous pouvons leur apporter.» Parmi ces groupes, les garçons \u2014 qui ne représentent d\u2019ailleurs que 43 % des cégépiens \u2014 les étudiants autochtones, ceux qui présentent des difficultés d\u2019apprentissage ou qui sont en situation de handicap, les étudiants de première génération, dont aucun parent n\u2019a fait d\u2019études postsecondaires, ou encore les jeunes issus de milieux défavorisés.La Fédération des cégeps insiste également sur l\u2019importance de former les adultes, ceux qui sont déjà sur le marché du travail, et ce, tout au long de leur vie.Selon l\u2019organisation, l\u2019économie change tellement vite que les besoins de formation sont de plus en plus grands.« Il faut absolument que le Québec prenne conscience collectivement de l\u2019importance de la formation, insiste Bernard Tremblay.Nous avons un taux de productivité nettement inférieur à celui des autres pays occidentaux.On a longtemps dit que c\u2019était en lien avec l\u2019innovation et la recherche-développement dans les entreprises, mais un des facteurs importants de la productivité, c\u2019est la formation des travailleurs.» Le dernier portrait économique de Montréal, publié par l\u2019Institut de la statistique du Québec et le ministère de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation en septembre, faisait état d\u2019une région dans laquelle la plupart des signaux sont au vert, avec une ombre au tableau cependant, le manque de qualification de la main-d\u2019œuvre.« Ce n\u2019est donc pas seulement la baisse de fréquentation que nous enregistrons qui nous inquiète, car la démographie devrait permettre rapidement à cette tendance de s\u2019inverser, souligne le p.-d.g.de la Fédération.Mais dans l\u2019intérêt général de toute la population, il faut rappeler aux Québécois toute l\u2019importance de détenir les qualifications et les compétences qu\u2019offre l\u2019enseignement supérieur.» Et de conclure sur le fait qu\u2019un consensus mondial place ces acquis dans le groupe des compétences de l\u2019avenir de plus en plus recherchées sur le marché du travail.« La formation collégiale outille les étudiants afin qu\u2019ils puissent jouer pleinement leur rôle de citoyens dans un monde toujours plus complexe et où il devient difficile de distinguer le vrai du faux », soutient-il.Il faut souhaiter que cette légère baisse constitue la fin de la courbe descendante qui illustrait la variation prévue de la population étudiante des cégeps entre 2014 et 2020, déclare son président-directeur général, Bernard Tremblay.Parce que les attentes à l\u2019endroit des diplômés de l\u2019enseignement supérieur, elles, sont en hausse.» M.Tremblay fait valoir qu\u2019à l\u2019échelle planétaire, la quatrième révolution industrielle est en marche, et que les leaders mondiaux conviennent qu\u2019il faut miser sur la formation, la recherche et l\u2019innovation.Selon lui, le Québec prend du retard.Dans bon nombre de secteurs économiques, il constate une importante pénurie de main-d\u2019œuvre qualifiée alors que nous vivons un déclin démographique et que la population vieillit.« La productivité des entreprises est insuffisante, la persévérance scolaire demeure problématique et la volonté d\u2019accéder à l\u2019enseignement supérieur, qui animait le Québec dans les années 1960, a, au mieux, cédé la place à une certaine indifférence, juge-t-il.Il est urgent de réagir et de prendre collectivement conscience de la nécessité de qualifier davantage de jeunes et d\u2019adultes, et ce, bien au-delà du diplôme de 5e secondaire.» La Fédération se félicite cependant de voir le taux de passage de 5e secondaire au cégep augmenter régulièrement.Aujourd\u2019hui, 70 % d\u2019entre eux sautent le pas et le nombre de nouveaux inscrits dans les collèges a crû de 0,4 % cette année.Ils sont 77 888, soit 327 de plus que l\u2019an dernier.« Mais ce taux doit être encore amélioré, estime le p.-d.g.Emploi- Québec a publié des données qui illustrent clairement la nécessité de hausser les qualifications : sur les 90 000 emplois créés en 2017, plus de 80 % exigeaient une formation postsecondaire.» Il faut donc améliorer le taux de passage de 5e secondaire au cégep, et améliorer également le taux de di- plomation au cégep.Celui-ci se situe aujourd\u2019hui autour de 63 % et est plutôt stable depuis de nombreuses années.Compte tenu du fait que le cégep s\u2019ouvre de plus en plus à un public qui jusque-là ne franchissait que rarement ses portes, tels que les étudiants en situation de handicap ou ayant des difficultés d\u2019apprentissage, d\u2019aucuns prétendent que cette stagnation est en réalité déjà une belle victoire.Bernard Tremblay considère toutefois que le Québec ne peut pas s\u2019en contenter.« Notre objectif est de former le plus de jeunes possible afin que le Québec soit plus productif et qu\u2019il trouve sa place sur le marché mondial, indique-t-il.Or, trop d\u2019étudiants quittent l\u2019établissement qu\u2019ils fréquentent sans y avoir obtenu de diplôme.» PORTES OUVERTES POLYTECHNIQUE MONTRÉAL DIMANCHE 10 NOVEMBRE 2019 DE 10 H À 16 H UNIVERSITÉ D\u2019INGÉNIERIE POLYTECHNIQUE MONTRÉAL FORMATION D\u2019INGÉNIEUR CERTIFICAT D.E.S.S.MAÎTRISE DOCTORAT POLYMTL.CA/PORTESOUVERTES POLYMTL POLYMTLVIDEOS pour amener l\u2019innovation en entreprise », souligne M.Doucet.Même si la Faculté de génie se démarque dans la commercialisation de ses idées, les autres disciplines ne sont pas en reste, ajoute M.Aimez.« On a le même genre d\u2019approche dans tous les programmes, comme en sciences humaines.On a aussi d\u2019excellents partenariats en milieu scolaire ; le travail avec les commissions scolaires et autres intervenants a permis une réduction du taux de décrochage dans la région », soutient-il.Les rapprochements avec le milieu permettent de mettre en contact des communautés qui ne se parlent pas habituellement.« Les étudiants de la Faculté de droit réfléchissent à une loi pour combattre l\u2019obsolescence programmée », soulève M.Aimez.Ces derniers ont organisé un café de réparation, mettant en contact des étudiants et le grand public.La Faculté de génie de l\u2019Université a également la chance de compter sur plusieurs infrastructures majeures, « proches de celles de l\u2019industrie », dit M.Doucet.« Souvent, à l\u2019université, on doit travailler à l\u2019échelle laboratoire.Par exemple, si on veut produire une nouvelle solution chimique, on va être capable d\u2019en produire quelques millilitres.Nous, on pourra en produire quelques milliers de litres, ce qui permet la mise à l\u2019échelle », explique-t-il.Le Centre de collaboration C2MI, issu d\u2019un partenariat entre IBM, Teledyne et l\u2019Université, le Parc solaire ou le futur Complexe de recherche en hydrologie permettent ainsi aux étudiants et aux chercheurs de travailler avec des outils à la hauteur de leurs ambitions.« Ce dont le Québec a besoin au- jourd\u2019hui, c\u2019est de développer une culture de l\u2019innovation et un goût d\u2019innover chez l\u2019étudiant », soutient Patrik Doucet.Une voie sur laquelle l\u2019Université est bien engagée.our favoriser l\u2019émergence d\u2019idées novatrices, « ça prend des professeurs qui croient que l\u2019innovation est importante, des étudiants qui ont le goût de s\u2019embarquer, de la flexibilité par rapport à la propriété intellectuelle et des infrastructures », énumère Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie de l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS).Fabrication de carburant à partir de résidus, production d\u2019hydrogène à faible coût, technologie pour conserver les médicaments au froid : les idées originales pleuvent.« Comme toutes les universités, notre mission est l\u2019avancement des connaissances.Mais la couleur très particulière à Sherbrooke est notre proximité avec l\u2019industrie et les partenaires », explique Patrik Doucet, qui est également professeur en génie mécanique.Cette collaboration permet de mettre en avant des idées orientées vers les problématiques auxquelles est confrontée la société et garantit la pertinence de la recherche, ajoute M.Doucet.L\u2019histoire de VoiceAge, qui commercialise maintenant la technologie ACELP développée par des chercheurs de l\u2019UdeS, est un des plus d\u2019autres céréales qu\u2019on pourrait consommer, le biocarburant est fait à partir de feuilles et d\u2019épis de maïs, de résidus de pâtes et papiers ou de vieux bois de construction.« Ce qui est très original à l\u2019Université de Sherbrooke, c\u2019est que la recherche et l\u2019innovation sont inspirées par le premier cycle », avance aussi Vincent Aimez.Ainsi, la vaste majorité des étudiants effectuent un stage (coop ou autre) lors de leur formation, et ce, depuis 50 ans.« Environ 80 % des étudiants de premier cycle vont faire un stage, ce qui veut dire que tous les professeurs doivent se mettre à jour et actualiser leur formation pour les soutenir », poursuit le professeur au Département de génie électrique et de génie informatique.Les étudiants ne sont donc pas en reste dans l\u2019émergence d\u2019idées répondant à des problèmes contemporains.C-Sar, par exemple, est une technologie développée par des doctorants, qui permet la production rapide d\u2019hydrogène à moindre coût à partir d\u2019énergie solaire.Les deux étudiants au doctorat en génie à l\u2019origine du projet ont par ailleurs remporté la prestigieuse bourse Pierre-Péladeau en 2018, d\u2019une valeur de 100 000 $.Oneka technologie, quant à elle, veut transformer l\u2019eau de mer en eau potable.L\u2019entreprise a été développée grâce à l\u2019Accélérateur de création d\u2019entreprises technologiques de l\u2019Université et puise son origine dans un projet d\u2019étudiants au baccalauréat en génie.D\u2019autres ont conçu une technologie capable de conserver les médicaments au froid pour en permettre l\u2019expédition par drone dans les pays en développement (projet Cigogne), ou encore une solution pour libérer les plages de leurs résidus de plastique (Hoola One).« Ce type d\u2019innovation, on en a beaucoup.Ça fait partie de notre mission première de former les jeunes beaux exemples de réussite.« Les relations entre le groupe qui est devenu VoiceAge et l\u2019Université ont commencé il y a plus de 20 ans », raconte Vincent Aimez, vice-recteur à la valorisation et aux partenariats.Les chercheurs ont à l\u2019époque eu une vision, qui a permis de développer une technologie très efficace de compression de la voix.Les gens d\u2019affaires ont vu les possibilités et, aujourd\u2019hui, la technologie ACELP est utilisée dans 95 % des cellulaires de la planète, ce qui en fait un des plus gros succès d\u2019affaires en transfert universitaire, croit M.Aimez.D\u2019autres success-stories continuent d\u2019émerger des murs de l\u2019Université.On peut penser à Enerkem, une compagnie qui produit des carburants à partir de résidus et dont l\u2019idée est partie de l\u2019UdeS.Plutôt que d\u2019utiliser des grains de maïs ou Portes ouvertes Venez vous informer sur nos 300 programmes aux 3 cycles d\u2019études.Samedi 26 octobre 2019 | 10 h à 16 h P H O T O @ L A Ë T I T I A B O U D A U D Montréal | Laval | Varennes | Québec INRS.CA/PORTESOUVERTES Geneviève Belleville.Du moment où on sensibilise, les gens vont avoir moins peur d\u2019en parler et on va les diriger vers des intervenants, donc il faut s\u2019assurer que le service à l\u2019autre bout soit adéquat.» Dans plusieurs établissements, des initiatives naissent, signes d\u2019un effort commun pour offrir un environnement sain aux étudiants.C\u2019est le cas de Mon équilibre UL, à l\u2019Université Laval.« Ils sont partout, dans tous les événements, dans les stands, raconte Geneviève Belleville.Ils visent la gestion du stress, du sommeil, de l\u2019activité physique et de l\u2019alimentation, donc ils ont beaucoup de cibles.Comme son nom l\u2019indique, c\u2019est pour que les gens aient un équilibre, qu\u2019il y ait une promotion des saines habitudes de vie en général pour garder une santé physique et mentale.» « À l\u2019UQAM, nous avons un service de soutien psychologique, comme dans toutes les universités, mais on essaie de diversifier notre pratique et les forces de nos intervenants, dit France Landry.On a une travailleuse sociale, ce qui n\u2019était pas le cas avant.On travaille en complémentarité et c\u2019est ce qui fait qu\u2019on répond mieux aux besoins, car les besoins sont larges.» Mme Landry est également la su- perviseure clinique du programme Korsa, qui offre du soutien individuel ou de groupe aux personnes qui vivent du stress et de l\u2019anxiété.« Dans le volet individuel, ce sont des étudiants aux cycles supérieurs qui ont déjà vécu des épisodes d\u2019anxiété qui vont mieux et qui vont être jumelés avec des étudiants qui vivent du stress au 1er cycle, explique- t-elle.C\u2019est basé sur une philosophie et une approche de thérapie d\u2019engagement et d\u2019acceptation, sur la pleine conscience.» Pour enlever le côté intimidant de ces rencontres, celles- ci ont lieu par visioconférence.C\u2019est l\u2019une des manières de varier l\u2019intervention, selon la professeure.est à l\u2019Université de Montréal que Jérémie McEwen a étudié la philosophie.Il a notamment fait une maîtrise sous la direction de Jean Grondin, qui l\u2019a amené à s\u2019intéresser de près à la pensée de saint Augustin (354-430) et aux liens entre la philosophie et la religion.Il enseignera ensuite un an au cégep de Trois- Rivières, avant de s\u2019inscrire au doctorat à l\u2019Université du Québec à Montréal.Un projet rapidement abandonné au profit d\u2019un retour à l\u2019enseignement collégial, cette fois au collège Montmorency.Après quelques années, alors que s\u2019amorce la réflexion sur le renouvellement des cours complémentaires offerts au cégep, il lui vient l\u2019idée de proposer un cours sur la philosophie du hip-hop.Il s\u2019agirait de faire des liens avec non seulement la musique rap, mais l\u2019ensemble de la culture hip-hop, y compris les graffitis et les danseurs de rue.Un saut naturel pour ce passionné de rap, qui en fait lui-même, notamment dans le groupe Nul si découvert, sous le pseudonyme de Maître J.La proposition est accueillie avec un certain scepticisme dans le département, mais pourra finalement aller de l\u2019avant.Restait à bâtir le cours.Pour cet amant du hip-hop, choisir les quelques chansons qu\u2019il pourra retenir s\u2019avère parfois déchirant.Il en discutera d\u2019ailleurs abondamment avec son comparse Xavier Constant, alias Jeune Chilly Chill, dont il loue les connaissances encyclopédiques de cette musique.« Je voulais choisir des rappeurs et des groupes qui avaient eu ou ont présentement un fort rayonnement et une grande influence, car je voulais que ça résonne chez les étudiants », confie Jérémie McEwen.Les bons candidats ne manquent pas.Jérémie McEwen cite d\u2019abord Tupac Shakur, lequel a longtemps eu comme nom de scène 2Pac avant de le changer pour\u2026 Makaveli.Et ce n\u2019était pas qu\u2019une coquetterie.« Tu- pac a lu Machiavel en prison et on retrouve dans certaines de ses chansons des concepts fondamentaux de la pensée de ce philosophe florentin », explique Jérémie McEwen.Dans Only God Can Judge Me, le professeur retrouve sans peine les concepts de fortuna (ce qui échappe à notre contrôle), de virtu (la volonté de se battre) et de nécessité.Du réalisme politique pur jus.Les étudiants lisent Le prince, œuvre phare de Machiavel, et Tupac leur permet de mieux en comprendre les concepts et de se les représenter.L\u2019incontournable NWA, dont l\u2019histoire mouvementée est racontée dans le récent film Straight Outta Compton, prend aussi la place qui lui revient dans ce cours.Actif entre 1986 et 1991, puis ayant fait un retour entre 1998 et 2002, ce groupe s\u2019est souvent fait reprocher ses textes jugés vulgaires et violents.La chanson Fuck tha Police vaudra même une lettre d\u2019avertissement du FBI à la maison de disques Priority Records.Jérémie McEwen, lui, fait plutôt un lien entre ce texte et le concept de contrat social, du philosophe anglais Thomas Hobbes (1588- 1679).Un concept qui veut que les humains acceptent une limitation de leur liberté en échange de lois qui assurent la sécurité et la perpétuation de cette société.« Au fond, ce que raconte NWA, c\u2019est qu\u2019à Los Angeles, dans les années 1980, l\u2019égalité entre les contractants du contrat social est rompue à leurs yeux, explique le professeur.En raison notamment du profilage racial et de la violence policière, le groupe soutient que les minorités ne se sentent pas partie [prenante] du contrat social et souhaitent reprendre le pouvoir.Il y a là l\u2019affirmation d\u2019un renversement de l\u2019autorité.NWA ne fait pas de lien avec Hobbes, mais [celui- ci] saute aux yeux.» Inutile de dire qu\u2019une telle approche de la philosophie aide à accrocher les jeunes, d\u2019autant que ceux qui suivent ce cours optionnel sont généralement déjà passionnés de hip-hop.Le professeur a récemment importé cette approche dans un autre cours, portant sur l\u2019éthique.Il a cette fois utilisé une chanson de Travis Scott, Stop Trying to Be God, qui permet d\u2019aborder le rapport à l\u2019éthique et à la morale de superstars adulées, tentées de s\u2019en affranchir.Jérémie McEwen est aussi l\u2019auteur d\u2019essais et n\u2019hésite pas à se faire chroniqueur sur les ondes radio.S\u2019il n\u2019en tenait qu\u2019à lui, il y aurait un chroniqueur philosophe dans toutes les émissions d\u2019affaires publiques, à la télévision comme à la radio, même dans les (nombreuses) émissions de cuisine.« Je crois que les professeurs de philosophie ne devraient pas hésiter à participer à de telles émissions, soutient-il.Il faut savoir parler au grand public.Encore au- jourd\u2019hui, la philosophie nous aide à mieux comprendre le monde dans lequel on vit et offre des prises intéressantes pour appréhender plusieurs enjeux.» Et que fait ce professeur rappeur lorsqu\u2019il n\u2019est pas occupé à découvrir des filiations entre le réalisme politique de Public Enemy et celui du philosophe allemand Carl Schmitt (1888-1985) ?Il réfléchit à ses propres filiations, notamment celle avec son père, l\u2019artiste-peintre Jean McE- wen (1923-1999), auquel le Musée des beaux-arts consacre présentement une exposition.Plus jeune enfant du peintre, qui est décédé alors que lui-même n\u2019avait que 18 ans, Jérémie McEwen entend rédiger un essai qui abordera la transmission générationnelle.Une occasion de réfléchir à ce qui reste du père dans le fils, mais aussi d\u2019élargir la lorgnette pour réfléchir à ce qui reste de la Révolution tranquille dans le Québec d\u2019aujourd\u2019hui.« Je ne suis pas nécessairement d\u2019accord avec la lecture que l\u2019on fait de cette époque et j\u2019ai envie de pousser ma réflexion sur le rapport que nous entretenons aujourd\u2019hui avec ce moment de l\u2019histoire du Québec », conclut-il.\u2022 Counselling et psychothérapie \u2022 Droit canonique \u2022 Enjeux sociaux contemporains \u2022 Éthique, justice sociale et service public \u2022 Études de con?its \u2022 Innovation sociale \u2022 Leadership transformatif \u2022 Soins palliatifs \u2022 Théologie DÉCOUVREZ NOS PROGRAMMES D\u2019ÉTUDES SUPÉRIEURES ustpaul.ca 223, rue Main, Ottawa ON 613 236-1393 | 1 800 637-6859 f t y l i + Faites votre demande d\u2019admission dès maintenant pour l\u2019automne 2020 OTTAWA "]
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