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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier B
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-10-11, Collections de BAnQ.

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[" ZEITGEIST Délier et faire twister les jambes des villages |B 10 ÉCONOMIE Les prévisions sur les ventes de cannabis partent en fumée |B 6 CULTURE Docteur David et Mister Cronenberg B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 PHILIPPE RENAUD COLLABORATEUR LE DEVOIR ENTREVUE La harpe sauvage de Sarah Pagé La complice des Barr Brothers et de Patrick Watson marie ses amours pour les musiques classiques et expérimentales « J\u2019ai mis du temps à sortir cette musique parce que je ne la comprends pas complètement moi-même, confie la compositrice.Comme beaucoup d\u2019autres compositeurs, j\u2019ai du mal à la définir.C\u2019est une musique instrumentale qui s\u2019appuie beaucoup sur mes bases de musique classique, mais ce n\u2019est pas pop du tout.Vraiment, je ne sais pas à qui ça va plaire ! J\u2019ai encore des doutes sur ce que ça va donner en tournée, moi seule sur scène avec ma harpe et mes effets.» On la rassure.Avec ses ambiances lumineuses, ses beaux passages de notes claires qui coulent de source, Dose Curves n\u2019est pas hermétique.Sarah Pagé en convient et reconnaît même aspirer à être plus avant-gardiste encore dans sa démarche de création : « J\u2019ai fait beaucoup de musique actuelle et expérimentale, et je continue à le faire.Or, j\u2019ai l\u2019impression que ce sont parfois des musiques qui plaisent d\u2019abord à ceux qui en jouent et pas nécessairement à l\u2019auditeur \u2014 je sens que je vais me faire lancer des roches pour avoir dit ça ! Et pourtant, quelque part, j\u2019aime faire de la musique inaccessible et être plus sauvage avec la harpe.» Dose Curves Sarah Pagé, Indépendant.En concert le 25 octobre à l\u2019église Saint-Édouard, le 26 à la librairie Saint-Jean-Baptiste de Québec, le 27 au Zaricot Café acoustique de Saint-Hyacinthe, et en novembre, en soutien à Patrick Watson, le 3 à la Maison des arts Desjardins, à Drummondville, et le 5 à la salle Rolland-Brunelle, à Joliette.E xcusez le jeu de mots : Sarah Pagé a plusieurs cordes à sa harpe.Concertiste et accompagnatrice depuis près de vingt ans révélée hors de la scène musicale classique auprès de Lhasa de Sela, Patrick Watson et les Barr Brothers, la Montréalaise présente enfin un premier album de compositions originales, Dose Curves, qui marie ses amours pour les musiques classiques et expérimentales.Tiens ! On dirait du violoncelle durant les premières mesures de la chan- son-titre, en ouverture de Dose Curves.Plus loin, sur Lithium Taper, en plein cœur de cet étrange album, on croirait entendre un synthétiseur.Pourtant, non seulement tous ces sons sont extraits d\u2019un seul instrument, la harpe, mais l\u2019album au complet a été enregistré live, sans multipistes « parce que j\u2019avais peur des frais de studio ! dit Sarah Pagé en riant.Je me suis assurée d\u2019y entrer avec du matériel que je pouvais jouer live, en deux ou trois prises seulement ».« J\u2019ai travaillé pendant un an sur ces compositions avant de les enregistrer, confie la musicienne.Ce disque, c\u2019est d\u2019abord un son que je mijote depuis longtemps, la vision de ce que je voulais accomplir avec la harpe.Je voulais montrer à quel point cet instrument peut être joué seul, qu\u2019il ne manque pas de couleurs au son de la harpe.Pour y arriver, j\u2019ai passé beaucoup de temps à construire mon système d\u2019amplification et de pédales » d\u2019effets qui lui permettent de trafiquer, de transformer le son de la harpe pour créer l\u2019illusion qu\u2019elle est accompagnée par un petit ensemble de musiciens.Parfois, elle n\u2019a même pas besoin de pédales d\u2019effets.Ce son de violoncelle au début du disque ?Généré à l\u2019aide de deux archets frottant les grosses cordes de métal : « J\u2019ai construit un pick-up \u2014 comme ceux des guitares électriques \u2014 qui capte le son des cordes graves.Aussi, il y a des moments dans la pièce où le bois de l\u2019archet accroche volontairement une autre corde, le son que ça fait ressemble à celui d\u2019un train qui avance\u2026 » Sur Lithium Taper, c\u2019est bel et bien une pédale d\u2019effets qui transforme la harpe en synthétiseur.« Une freeze pedal conçue par la compagnie Electro-Harmonix.Tu joues une note et ça la garde, comme un sustain constant, un bourdon.Je n\u2019aime pas travailler avec les boucles [loops] en direct, mais j\u2019aime jouer avec l\u2019effet d\u2019un bourdon.» Expérimenter Pianiste et guitariste classique de formation, Sarah Pagé a commencé à jouer de cet instrument qui la faisait tant rêver au cégep Vanier, et a poursuivi en interprétation à l\u2019Université McGill.« Au début, je voulais intégrer un orchestre [classique] ; j\u2019adore jouer dans un orchestre, je le fais encore au- jourd\u2019hui », même si la vie d\u2019une musicienne professionnelle n\u2019était pas aussi stimulante, sur le plan créatif, que les séances d\u2019improvisation auxquelles elle s\u2019adonne avec ses amis de la scène « populaire », pour ainsi la nommer.« Durant mon cégep, Patrick Watson me sortait pour aller jouer avec sa gang et lui dans les petits bars, se rappelle-t- elle.L\u2019expérimentation, l\u2019improvisation, c\u2019est ça aujourd\u2019hui que j\u2019ai envie de présenter au public.» Elle a mis du temps à offrir ce premier disque, or le moment ne saurait être mieux choisi.À la faveur d\u2019un retour en force des musiques ambiante et expérimentale, alors que la scène « modern classical » a toujours le vent en poupe, Dose Curves tombe pile avec ses harmonies agréables, ses passages sonores évasifs suivis de motifs de harpe classique.Sarah Pagé joue sur les extrêmes, tantôt complètement impressionniste, tantôt plus près d\u2019un jeu de harpe classique.Étrange, mais à la fois complètement familier.Je voulais montrer à quel point cet instrument peut être joué seul, qu\u2019il ne manque pas de couleurs au son de la harpe SARAH PAGÉ » Concertiste et accompagnatrice depuis près de vingt ans révélée hors de la scène musicale classique auprès de Lhasa de Sela, Patrick Watson et les Barr Brothers, la harpiste montréalaise présente enfin un premier album de compositions originales, intitulé Dose Curves.ALICE CHICHE LE DEVOIR CULTURE B 2 ÀLATÉLÉ CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit ICI RC Télé Le Téléjournal avec Patrice Roy Au suivant Faites-moi rire! Galas ComédiHa! Le Téléjournal Sports express /23h05 GERRY (2010) TVA TVA nouvelles Le Tricheur Ça finit bien la semaine Du talent à revendre / Les champions, 5e round TVA nouvelles 22h35 SIX ÂMES POUR LE PRIX D'UNE (2013) Danny Trejo.TQ Encore plus Moi j'mange Cette année-là Y'a du monde à messe / Pascale Baker Like-moi! Zone franche Belle et Bum AMOUR V Souper parfait Rire et délire L'arbitre Huissiers Huissiers Les jeux des Titans Heure limite Souper parfait NVL Moment V ICI RDI Le National RDI économie 24/60 Décrypteurs Le National Le Téléjournal Mordus de politique Le National Le National 24/60 TV5 17h50 Champi.Journal FR Guides d'aventures Faut pas rêver / Dans les Alpes, sur le toit de l'Europe En marge du monde Journal/ C à dire Journal Afrique C à vous D Pirates Inc.Douanes Douanes Opération Police 60 jours en prison Crimes occultes GTI Patrouille Vie de chantier VIE Mères à boutte Naissances Design V.I.P.Design V.I.P.Les héros de la réno Belle à ma façon / Violence Mères à boutte Naissances Hung (v.f.) / Les bêtes à cornes Cinéma MAX Dr House / Insomnies Le mentaliste ZOOLANDER 2 (2016) avec Owen Wilson, Ben Stiller.SANS PEUR (1993) avec Rosie Perez, Isabella Rossellini, Jeff Bridges.VRAK Jane l'Immaculée Cameron Black: L'Illusionniste RESIDENT EVIL: L'AU-DELÀ (2010) Milla Jovovich.Journal d'un vampire Journal d'un vampire Hors d'ondes RDS 17h00 Le 5 à 7 Hockey 360° LCF Football / Ottawa RedBlacks c.Argonauts de Toronto (D) L'antichambre (D) Sports 30 Faites vos jeux Sport/ Course HISTORIA Hors route: défi extrême Détroit: bêtes d'acier Les montagnards Les montagnards Béliveau / La Coupe Le lot du diable L'or perdu ICI ARTV Moi et l'autre Moi et l'autre Dre Grey, leçons d'anatomie Pour emporter C'est juste de la TV Esprit critique LES FIGURES DE L'OMBRE (2016) EXPLORA Monde arctique / La taïga Planète techno Vies de chiens Planète: Attention danger Au coeur du cerveau Le refuge de l'espoir Le refuge de l'espoir Refuge espoir SÉRIES+ Les enquêtes du NCIS Les enquêtes du NCIS FBI / Pas d'honneur entre voleur Détectives privés Mélinda, entre deux mondes Mélinda, entre deux mondes Code Black Z Remorquage Maripier! 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Amélie Boum, canon Les jumelles INGRID PERD LE NORD (2017) Aubrey Plaza.22h40 Le déni L'assa CHOCOLAT (1988) Cinépop 17h20 NEUF (2009) 19h20 FAUT PAS DIRE À MAMAN QUE LA GARDIENNE MANG.21h05 PLAN DE MATCH (2008) avec Kyra Sedgwick, The Rock.22h55 LE MAÎTRE DU TAI-CHI (2013) SÉcran Cinéma BLUE, MON CHIEN D'AUSTRALIE (2016) MASSACRE AU PENSIONNAT (2018) 21h45 LES SAISONS DE LA SOLITUDE (2018) Tanaya Beatty.23h40 1991 (2018) Planète Incroyable Faune d'Afrique Fatale attirance / Les reptiles Pompiers de Londres Les maîtres des saveurs Globe cooker / Japonais Miron, un homme revenu d'en dehors du monde MATV Danser?LeZarts Mille visages Medley Montréal docs: les documentaires d'une époque Fantasia Projection libre Montréal docs CBC CBCNews JFL: Gags Still Standing Coronation St.marketplace In the Making Nature of Things / Living Colour CBC News: The National CBCNews Exhibitionists Coronation St.CTV CTV News Montreal eTalk The Big Bang L.A.'s Finest Magnum P.I.Blue Bloods / Behind the Smile CTV National News Montreal 0h05 BigBang GBL Global National Global News E.T.Canada Ent.Tonight Hawaii Five-0 The Blacklist Partie 2 de 2 SEAL Team Partie 2 de 2 Global News 23h35 The Late Show ABC News News Local 22 News Inside Edition Am.Housewife Fresh Off-Boat 20/20 News 23h35 Jimmy Kimmel Live CBS Channel 3 News at 6:00 p.m.Evening News Ent.Tonight Hawaii Five-0 Magnum P.I.Blue Bloods / Behind the Smile News 23h35 The Late Show NBC 6pm News NBC News Jeopardy! Wheel Fortune The Blacklist Partie 2 de 2 Dateline NBC News 23h35 The Tonight Show PBS (33) PBS NewsHour Outdoor Vermont Week Wash.Week Firing Line Great Performances The Hispanic Heritage Awards Amanpour and Company World News PBS (57) News Business PBS NewsHour M.Lake Journal New York NOW Great Performances The Hispanic Heritage Awards World News Amanpour and Company UNIS Watatatow Watatatow Les intrépides Les intrépides Galaxie près Galaxie près Fais-moi peur! Fais-moi peur! Trait d'humour Le punch Balade Les Parent HBO1 18h20 BESSIE (2015) Bryan Greenberg, 20h15 Torn Apart Succession / DC Real Time With Bill Maher Room 104 Ballers Ballers AddikTV EXTRACTION (V.F.) (2015) avec Kellan Lutz, Bruce Willis.Chicago Fire: Caserne 51 Esprits criminels S.W.A.T./ La justice en direct S.W.A.T.: ASSIÉGÉ (2017) Sam Jaeger.TVA Sports 17h00 JiC Dave Morissette en direct LMB Baseball - Série de championnat de la Ligue nationale 1er Match (D) Le TVA sports MLB: moments 10/11 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 minuit Notre choix cette fin de semaine Suite (très) attendue Les fans de Breaking Bad peuvent renouer, le temps d\u2019un téléfilm, avec le personnage de Jesse, acolyte de Walter White, qu\u2019on attrape après son évasion in extremis dans le dernier épisode.El Camino.Un film «Breaking Bad», Netflix, dès vendredi La haine ordinaire Cette très bonne série documentaire française poursuit dans cette 3e saison son exercice de déconstruction des préjugés envers des minorités.Premier sujet : les gros.Pourquoi nous détestent-ils?Planète +, dimanche, 20h Perte de repère Les invités débattent la question : l\u2019homme québécois d\u2019aujourd\u2019hui est-il en crise ?Zone franche, Télé-Québec, lundi, 21h Amélie Gaudreau LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 NICOLAS WEILL LE MONDE Olga Tokarczuk et Peter Handke, Prix Nobel de littérature.Non pas ex æquo, mais l\u2019un pour l\u2019année 2018 et l\u2019autre pour 2019.Cette double attribution est due au scandale mêlant accusations de viol, de harcèlement sexuel, de conflits d\u2019intérêts et de délit d\u2019initié ayant éclaboussé des membres de l\u2019Académie suédoise à partir de novembre 2017.Ce scandale prit de telles proportions que la Fondation Nobel \u2014 l\u2019institution qui gère les fonds légués par Alfred Nobel \u2014 avait décidé de ne pas remettre le prix en 2018.Jeudi 10 octobre, ce sont donc deux lauréats qui ont été distingués : la Polonaise Olga Tokarczuk, 57 ans, pour « une imagination narrative qui, avec une passion encyclopédique, représente le franchissement des frontières », et l\u2019Autrichien Peter Handke, pour « son œuvre influente qui a exploré avec ingéniosité linguistique la périphérie et la spécificité de l\u2019expérience humaine », a expliqué Mats Malm, le nouveau secrétaire perpétuel de l\u2019Académie suédoise.Voir du pays Olga Tokarczuk est née à Sulechow, en Pologne, en 1962.Après avoir étudié la psychologie à l\u2019université de Varsovie, elle a acquis comme écri- vaine une réputation mondiale.Elle vit à Wroclaw, tout en voyageant beaucoup.Lauréate, en mai 2018, du prix international Man-Booker, elle a également reçu la plus prestigieuse récompense littéraire de son pays, le prix Nike, en 2008, pour Les pérégrins (Noir sur blanc, 2010).Son roman de 2014, Les livres de Jakob (Noir sur blanc, 2018), retraçant le parcours de dissidents juifs au XVIIIe siècle, s\u2019est vendu à près de 80?000 exemplaires dans son pays et lui a valu d\u2019obtenir, pour la deuxième fois, le prix Nike, en 2015.En 2010, elle confessait au Monde : « C\u2019est dur d\u2019être polonaise, ça sent la poisse, le mauvais karma ! À cause d\u2019Auschwitz, bien sûr.Mais pas seulement.C\u2019est une histoire longue, douloureuse, un combat continuel contre ses complexes d\u2019infériorité.Et parfois de supériorité.» Une écriture épique Peter Handke est né à Griffen (Carin- thie), en Autriche, en 1942.Il a interrompu ses études de droit en 1965, quand son premier roman, Les frelons, a été accepté par l\u2019éditeur Suhrkamp.Il a publié depuis plus d\u2019une quarantaine de récits, romans, essais et pièces de théâtre, qui ont fait de lui le plus grand écrivain autrichien, avec Thomas Bern- hard (1931-1989) et Elfriede Jelinek (née en 1946), Prix Nobel de littérature en 2004.De ses livres des années 1970-1980, comme L\u2019angoisse du gardien de but au moment du penalty ou La femme gauchère, à ses œuvres plus récentes, comme Mon année dans la baie de Personne ou La perte de l\u2019image, il a creusé le sillon d\u2019une écriture de plus en plus ample, épique.Parmi ses pièces, plusieurs ont été créées en France par Claude Régy : La chevauchée sur le lac de Constance, Les gens déraisonnables sont en voie de Deux Nobel de littérature sur fond de controverse ANDRÉ LAVOIE COLLABORATEUR LE DEVOIR Personne ne devrait se surprendre de voir Ang Lee explorer un genre qui lui semble peu familier, voire inconfortable, comme la science-fiction (Hulk), toujours là où personne ne l\u2019attend : sur les flots (Life of Pi), chez les hippies (Taking Woodstock), ou les cowboys (Brokeback Mountain).Gemini Man constitue un retour vers un futur inquiétant, celui du clonage humain à des fins militaires, mais plonge aussi dans un passé récent, celui d\u2019un projet qui traîne sur les étagères d\u2019Hollywood depuis les années 1990, à une époque confié aux bons soins du réalisateur Tony Scott, avec des vedettes de la trempe de Clint Eastwood ou Harrison Ford.Pas très loin derrière eux, Will Smith prend aussi de l\u2019âge, mais peut encore jouer au casse-cou.Ang Lee, à l\u2019occasion brillant chorégraphe de bagarres (Crouching Tiger, Hidden Dragon), lui donne l\u2019occasion de serrer les poings dans cette virée aux destinations dignes d\u2019un James Bond des jours tranquilles (Carthagène, Budapest), avec un léger soupçon de paranoïa antigouvernementale que connaît bien le fugitif Jason Bourne (sans le réalisateur Paul Greengrass aux commandes, malheureusement).Mais oubliez la débauche parfois indécente de moyens pyrotechniques du premier, ou les pirouettes esthétiques du second, particulièrement sur le plan du montage.CRITIQUE CINÉMA Le Bourne des pauvres Le clonage d\u2019un concept étriqué avec des effets à l\u2019avant-plan, et pas grand-chose derrière ressuscitant certains acteurs (Oliver Reed dans Gladiator, Carrie Fisher dans les derniers Star Wars), ou en rajeunissant d\u2019autres (Sean Young dans Blade Runner 2049).Le mercenaire en apprentissage semble sorti d\u2019un épisode de The Fresh Prince of Bel-Air, arborant le visage juvénile de Smith en début de carrière, amalgame complexe et raffiné d\u2019expressions diverses pour incarner un rival aux allures de miroir.Gemini Man repose sur un enjeu moral et biologique n\u2019ayant rien de révolutionnaire au cinéma, le thème du double ayant déjà été exploré avec plus de finesse psychologique (Dead Ringers, de David Cronenberg), ou d\u2019adrénaline (Face/Off, de John Woo).Entre les massacres dans des lieux touristiques en partie désertés et les sermons freudiens sur les exigences de la paternité, il ne reste qu\u2019un artifice numérique au magnétisme bien relatif.Une fois l\u2019effet de surprise dissipé, Gemini Man se réduit à un quelconque thriller téléguidé par n\u2019importe quel tâcheron.Que celui-là se nomme Ang Lee et soit oscarisé ne l\u2019immunise pas contre le désarroi et le manque d\u2019inspiration devant un scénario à (petits) numéros porté par une star qui songera sans doute bientôt à cloner un agent mieux avisé.disparition et Par les villages, repris dans une mise en scène de Stanislas Nordey au Festival d\u2019Avignon, en 2013.Luc Bondy a créé L\u2019heure où nous ne savions rien l\u2019un de l\u2019autre et Les Beaux Jours d\u2019Aranjuez : un dialogue d\u2019été.En 2006, Marcel Bozonnet, alors administrateur général de la Comédie- Française, a déprogrammé une de ses pièces, Voyage au pays sonore ou l\u2019art de la question, après avoir appris que Peter Handke avait assisté à l\u2019enterrement de Slobodan Milosevic, le dirigeant serbe jugé par le Tribunal pénal international pour l\u2019ex-Yougoslavie pour crimes de guerre, crimes contre l\u2019humanité et génocide.La décision de Marcel Bozonnet a suscité une violente polémique : certains, comme le dramaturge et metteur en scène Olivier Py, l\u2019ont approuvée ; d\u2019autres ont pris la défense de Peter Handke, en particulier Patrick Modiano, Harold Pinter et Elfriede Jelinek.Critiques Très vite après l\u2019annonce du Nobel, des voix se sont élevées en Bosnie et au Ko- sovo, contre ce couronnement.L\u2019académicien suédois Anders Olsson a souligné auprès du journal Dagens Nyheter que le Nobel « est un prix littéraire, pas un prix politique, et c\u2019est sur ses mérites littéraires que nous lui avons décerné ce prix », ajoutant : « Nous avons bien sûr discuté de la controverse, également dans un sens politique, mais nous avons conclu que cela ne pouvait pas guider notre discussion.» Peter Handke, lui, s\u2019est dit jeudi « étonné » par cette récompense, jugeant cette décision « courageuse ».Celui qui assurait en 2014 au quotidien autrichien Die Presse qu\u2019« il faudrait supprimer le prix Nobel de littérature », cette « fausse canonisation », s\u2019est dit « ému » d\u2019être ainsi reconnu.Selon le testament d\u2019Alfred Nobel, ce prix \u2014 doté de 9 millions de couronnes suédoises (soit 830 000 euros environ) \u2014 est destiné à récompenser une œuvre littéraire ayant « fait preuve d\u2019un puissant idéal ».La remise des prix aura lieu le 10 décembre, jour de l\u2019anniversaire de la mort du père de la dynamite.L\u2019Autrichien Peter Handke et la Polonaise Olga Tokarczuk SASCHA SCHUERMANN ET ALAIN JOCARD AGENCE FRANCE-PRESSE L\u2019homme gémeau (V.F.de Gemini Man) ?1/2 Science-fiction d\u2019Ang Lee.Avec Will Smith, Mary Elizabeth Winstead, Clive Owen, Benedict Wong.États-Unis, Chine, 2019, 117 minutes.Tireur d\u2019élite au service de l\u2019État, Henry Brogan (Smith, au cabotinage modéré) aspire à la retraite après plus de 70 assassinats sans bavures, dont le dernier en Belgique (cet homme n\u2019a vraiment peur de rien), rêvant maintenant de pêche en haute mer et de cabanes à moineaux.Or, comme tous les hommes de main qui en savent un peu trop, Brogan passe rapidement du côté des cibles mouvantes, avec dans son sillage Danny (Mary Elizabeth Winstead), une agente responsable de l\u2019espionner, et dont la vie est aussi en danger.Qui est à ses trousses ?Nul autre qu\u2019une version rajeunie de lui-même, gracieuseté de Clay (Clive Owen avec la tronche de quelqu\u2019un qui s\u2019ennuie), un démiurge démoniaque qui a bien connu Brogan à une époque lointaine.Clay considère cette créature comme son fils, mais elle ressemble plutôt à une machine de guerre.Brogan, une fois passé le choc de ce face-à-face avec soi-même, tentera de trouver l\u2019humanité derrière cet assemblage génétique sophistiqué dont il ignorait tout.La forme avant le fond Nous voilà devant une véritable prouesse technologique qui éclipse celles que l\u2019on a pu voir depuis quelques années, CULTURE B 3 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 FRANÇOIS LÉVESQUE LE DEVOIR Grande visite que celle de David Cro- nenberg qui, après ceux de Venise et Toronto, accompagnait jeudi au Festival du nouveau cinéma de Montréal une projection spéciale de Crash, récemment restauré.Film scandale à Cannes en 1996, Crash n\u2019a rien perdu de son attrait, d\u2019autant qu\u2019on peut à présent le contex- tualiser dans une œuvre qui s\u2019est beaucoup enrichie.C\u2019est une lecture qui en vaut une autre, mais on arguera que le film est représentatif de la seconde de trois périodes, clé puisque transitive, entre continuation et renouveau.Retour.Vient d\u2019abord l\u2019horreur corporelle, ou body horror, avec des personnages subissant des mutations physiques et/ou comportementales.Shivers(1975) en jette les bases grâce à des parasites créés par un certain docteur Hobbes qui infectent les résidents d\u2019un immeuble, les transformant en hôtes à la libido inextinguible.À cet égard, l\u2019ancien étudiant en science qu\u2019est Cronenberg a fait sien de belle façon l\u2019archétype du savant fou, motif fédérateur de cette première période dont la présence remonte aux premiers essais du cinéaste, Stereo et Crimes of the Future, qu\u2019il sépare de son canon professionnel.Autre scientifique par qui le malheur arrive dans Rabid (1977), où une jeune femme développe une protubérance phallique à l\u2019aisselle en lieu et place d\u2019un greffon expérimental.Dans son sillage semi-vampirique : des victimes prises d\u2019une frénésie d\u2019homicide.Idem pour The Brood (1979), où une thérapie radicale provoque chez des patients aux prises avec un problème de colère réprimée l\u2019apparition de tumeurs, voire la naissance en série de créatures tueuses.Dans Scanners (1981), de puissants télépathes sont le fruit de l\u2019inoculation in utero d\u2019un sérum non testé.Videodrome (1983), où le protagoniste ne fait plus qu\u2019un, physiquement, avec la télé, a aussi son scientifique mégalo.On y répète « longue vie à la nouvelle chair » : un mantra qui définit parfaitement ce cycle.« Comme faire des enfants » La seconde période s\u2019ouvre avec The Dead Zone (1983), tiré du roman de Stephen King dans lequel un homme découvre qu\u2019il a des visions du futur au sortir d\u2019un coma.Le film marque un tournant pour Cronenberg.C\u2019est sa première adaptation (de nombreuses suivront) après une série de scénarios originaux.C\u2019est en outre la première fois qu\u2019il travaille avec un scénariste autre que lui-même.Dans le Los Angeles Review of Books, Cronenberg a une image révélatrice à propos du film : « J\u2019ai vraiment apprécié le processus qu\u2019impliquait la collaboration avec d\u2019autres personnes sur le scénario [\u2026] C\u2019est intéressant parce que ça revient à mélanger son sang avec celui de quelqu\u2019un d\u2019autre, et là vous créez quelque chose que vous n\u2019auriez pas créé seul, mais qui découle suffisamment de vous pour que ça vous excite et que ça vous ressemble.C\u2019est comme faire des enfants.» Dans cette phase transitoire, les mutations physiques cèdent lentement la place à des bouleversements d\u2019ordre psychologiques.Dans The Fly (1986), le docteur Seth Brundle (spectre du savant fou) se métamorphose après qu\u2019une mouche s\u2019est glissée dans son appareil de téléportation.Or, Brundle change de personnalité au même titre qu\u2019il change de physionomie.Dans Dead Ringers (1988), des jumeaux gynécologues perdent prise avec le réel et conçoivent des instruments chirurgicaux pour « femmes mutantes » après que l\u2019un d\u2019eux se soit épris d\u2019une patiente affichant une malformation au col de l\u2019utérus.Un peu comme l\u2019antihéros de Videodrome, celui de Naked Lunch (1991) évolue entre deux mondes, quoique dans son cas, la prosaïque toxicomanie soit à blâmer pour des visions surréalistes.M.Butterfly (1994) voit quant à lui un diplomate français en poste à Beijing s\u2019éprendre d\u2019une cantatrice qui est en fait un homme, espion à la solde du régime.La « mystification » étant manifeste, il est implicite que le protagoniste s\u2019est construit une réalité qui accommode son déni.Crash, on y arrive, joue aussi sur cette idée d\u2019un réel subjectif.En cela que les personnages pour qui les accidents de voiture et leurs marques physiques telles les cicatrices sont aphrodisiaques (on revient au sexe débridé de Shivers) semblent évoluer dans un ANALYSE Cronenberg, corps et âme en mutation Retour sur la filmographie de l\u2019immense cinéaste qui présente la version restaurée de Crash au FNC monde à eux, distancié.À noter que le cinéaste avait déjà fait un « film de chars», en 1979: Fast Company, drame sportif où l\u2019on cherche en vain sa signature, et qui dénote surtout un désir de ne pas être cantonné dans l\u2019horreur.Existenz (1999) est un film somme, avec cette conceptrice de jeux en réalité virtuelle (savant fou toujours) et son acolyte plongés dans les méandres de mondes gigognes, et qui branchent des consoles organiques à même leurs corps.Paroxysme des concepts de « nouvelle chair » et de réalité fluctuante.Crise identitaire Après tant de mutations et ce constat que la réalité n\u2019est qu\u2019un leurre, une profonde crise identitaire est inévitable.Ce dont les personnages de la troisième période sont tous affligés.C\u2019est patent dans Spider (2002), où un homme tente de maintenir un équilibre mental fragile.«Spidertraite de la dimension créatrice de la mémoire, de cette idée que la vraie mémoire n\u2019existe pas [\u2026] Et lorsqu\u2019on considère que la mémoire, c\u2019est l\u2019identité, eh bien\u2026 Qu\u2019est-ce que ça dit à propos de l\u2019identité?», de s\u2019interroger Cro- nenberg dans The Guardian.A History of Violence (2005) et Eastern Promises (2007) poursuivent l\u2019exploration identitaire, d\u2019abord avec cet ancien gangster qui s\u2019est non seulement inventé une nouvelle vie, mais une nouvelle personnalité, puis avec cet agent double infiltré à un point tel qu\u2019il porte sa fausse identité sur sa peau (tatouages, cicatrices).Dans A Dangerous Method (2011), Sigmund Freud fait face à Carl Jung, avec entre eux Sabina Spielrein comme élément perturbateur sur fond de refoulé copieux.Après le col de l\u2019utérus «trifur- qué» dans Dead Ringers, au tour de la prostate asymétrique dans Cosmopolis, ou l\u2019odyssée urbaine et existentielle d\u2019un riche jeune homme retranché dans sa limousine (bagnoles, bagnoles).Premier film que le cinéaste canadien a consenti à tourner à Hollywood, Maps to the Stars (2014) demeure son dernier opus en date.Avec son héroïne aux mains scarifiées (motif, motif ) rôdant autour d\u2019une faune hollywoodienne perturbée, le film traite entre autres de la peur du vieillissement: le corps change inexorablement, sans apport de l\u2019horreur désormais.Et David Cronenberg de continuer de se renouveler sans y perdre, oui, son identité.Le réalisateur canadien s\u2019éloigne, plus le temps passe, de l\u2019horreur et se rapproche de la psychologie.DAN HALLMAN / INVISION / ASSOCIATED PRESS Crash est présenté de nouveau le 14 octobre au cinéma du Parc, qui propose en outre Rabid les 12 et 13 octobre. CULTURE B 4 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 SYLVAIN CORMIER LE DEVOIR homas Fersen se marre.« Quand il est un peu sec / Je me régale avec/Le croissant d\u2019la veille [\u2026] Moi j\u2019aime bien les vieilles», nous chante-t-il de manière un peu paresseuse, avec un sourire un peu crasse dans le timbre.Il fait exprès, l\u2019impénitent voyou, c\u2019est sûr.L\u2019époque fait la chasse à courre aux mots suspects en cavale, alors il en flanque un d\u2019entrée de jeu dans la cour de récré transformée en cour d\u2019assises.Et tiens ! Le chaud lapin nous balance des « vieilles ».Comme pour dire que « personnes âgées», ça se place mal dans une chanson.Comme pour dire : z\u2019avez quelque chose à redire, m\u2019sieurs-dames?Dès Les vieilles, ça sent un peu le rassis, le nouvel album de notre fidèle fournisseur de rimes goûteuses.Vaguement crade, l\u2019ambiance.À la deuxième chanson, C\u2019est tout ce qu\u2019il me reste, histoire de slip qui rappelle un personnage que dessinait feu Reiser, ça se confirme : c\u2019est pas tout propret, cet album.« Depuis longtemps, mon personnage n\u2019est pas toujours très propre, je ne savais pas que ça s\u2019entendait.Dans les années 1970, les Français avaient la réputation de ne pas l\u2019être, de mettre un slip par mois et de changer de brosse à dents tous les ans.» En eaux troubles Thomas se marre.Même qu\u2019il se marre dans la mare.Même qu\u2019il y a une chanson intitulée La mare.« Je baignais dans ma vase / Et regardais crever / Des petites bulles de gaz », serine-t-il en rigolant.Jaunâtre rigolade.Clapoter triste, ça se peut.« La tristesse qui émane de cette chanson tient peut-être à ce que j\u2019y évoque la mare de mon passé, dans laquelle ma mère avait peur que je tombe.Mais j\u2019étais plus préoccupé par la sensualité, la suavité de cet environnement vénéneux, que par la nostalgie.» Ça patauge en eaux troubles, ce disque.Ce n\u2019est jamais net.Dans Envie de rien faire, façon bluegrass, il y a de la lassitude et il y a de la légèreté.« Il y a quelques années, commente l\u2019intéressé, j\u2019ai commencé à connaître quelques instants de découragement en fin d\u2019après-midi.Parfois maintenant, ça m\u2019arrive plus tôt dans la journée.Mais ça ne m\u2019inquiète plus, je laisse passer, je m\u2019assois.Et je repars gonflé à bloc à cheval sur une nouvelle idée.Celle de cette chanson, c\u2019est le bourdon qui malgré la chaleur se balade en manteau de fourrure.» ENTREVUE Dans la mare, Thomas Fersen se marre Le chanteur nous revient avec ses vieilles, son slip et sa peau de chaud lapin dans sa malle CHRISTOPHE HUSS LE DEVOIR En publiant ce vendredi Destination Rachmaninov \u2014 Arrival, Deutsche Grammophon boucle l\u2019intégrale des concertos de Rachmaninov enregistrée à Philadelphie par Daniil Trifonov et Yannick Nézet-Séguin.Sur le plan du marketing, l\u2019intégrale Rachmaninov adopte la métaphore du voyage, un périple dans l\u2019Orient-Ex- press illustré par des visuels léchés.L\u2019arrivée est plus exaltante que le départ, une très bonne, mais pas renversante, version des Variations sur un thème de Paganini.Il y a un an, le couplage des Concertos nos 2 et 4, était marqué par un fascinant 2e Concerto, capté en 2018, dans lequel Yannick Nézet-Séguin déployait toutes les couleurs nourries des cordes de l\u2019Orchestre de Philadelphie.Cette parution avait obtenu un vif succès critique, dont un Diapason d\u2019or, décerné par le magazine désormais le plus diffusé au monde devant Gramophone et BBC Music Magazine.Cette Arrivée rachmaninovienne va poser un problème critique à certains, car ce volume qui regroupe les Concertos nos 1 et 3 est encore meilleur que le précédent ! En effet, le 3e Concerto, enregistré comme le 2e en 2018, est aussi exaltant et hors normes que ce dernier, alors que le 1er Concerto, capté en novembre 2016, est plus déterminant et plus inspiré encore que le Quatrième.Daniil Trifonov est fort avisé de débuter ce disque par une transcription pour piano seul du 1er mouvement des Cloches op.35.Ces tintements, obsessionnels dans l\u2019œuvre de Rachmani- nov, ont un écho dans un passage magique autour de 6 minutes du 2e volet du 1er Concerto, une œuvre empoignée par Trifonov aussi vigoureusement que ses plus grands devanciers, Byron Janis et Earl Wild.Nul ne doute de la poigne et de la virtuosité vertigineuse (début du finale du 1er Concerto !) de Trifonov, CRITIQUE DISQUE Un Rachmaninov aérien DG publie vendredi le dernier volume de l\u2019intégrale Rachmaninov de Trifonov et Nézet-Séguin mais c\u2019est dans la subtilité que se forgent les grandes versions de ces concertos.C\u2019est ce qui fait la magie, en concert, du partenariat entre Nicholas Angelich et Yannick Nézet-Sé- guin à Montréal.Contrairement au 4e Concerto, où Angelich surpassait Trifonov, le 1er trouve cet état « ailé » des épisodes tendres (second thème du finale à 1 min 58).Le miracle du fameux « Rach 3 » est que Trifonov et Nézet-Séguin l\u2019abordent et l\u2019emportent sans aucune esbroufe, sans rien appuyer, comme sur un coussin d\u2019air.C\u2019est le Rachmaninov le moins « cognant » (l\u2019anti-Matsuev, même si ce dernier est extraordinaire dans son genre) que l\u2019on puisse imaginer, avec de vraies idées de dialogue piano-orchestre \u2014 écoutez la reprise à 6 minutes 20 du 1er volet.Autant dire que depuis Zoltan Kocsis et Edo De Waart dans les années 80, personne n\u2019a relu ainsi cette partition.Dans une carrière discographique, il y a des succès et des triomphes.Ce disque est un triomphe.Destination Rach- maninov \u2013 Arrival ?1 /2 Concertos pour piano nos 1 et 3.Les grelots d\u2019argent du traîneau (transcription pour piano des Cloches).Vocalise (transcription pour piano).Daniil Trifonov, The Philadelphia Orchestra, Yannick Nézet-Séguin.DG 483 6617.Dans ce monde où la filouterie est érigée en système, un Thomas Fersen se débrouille.Chansons, arrangements, réalisation, studio maison, c\u2019est la seule façon.SIX MÉDIA MARKETING Lisez la critique du concert La Symphonie du Nouveau Monde, interprété par l\u2019Orchestre Métropolitain dirigé par Alondra de la Parra et accompagné de la soliste Mélanie Harel, sous la plume de Christophe Huss, sur toutes nos plateformes numériques.À LIRE Alondra de la Parra OSCAR TURCO PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR La satisfaction des Canadiens envers la capacité des médias d\u2019informations du pays de les tenir à jour de « ce qui se passe » atteint cette année 70 %, selon une enquête tirée du volet canadien du Digital News Report.L\u2019enquête note qu\u2019en creusant dans les statistiques, on constate que les anglophones de gauche se montrent plus satisfaits du travail des médias que ceux de droite.Du côté des francophones, ce sont plutôt les répondants de droite qui sont les plus satisfaits.L\u2019étude locale, menée en janvier et février sous la responsabilité du Centre d\u2019études sur les médias (CEM), a sondé par questionnaire 2055 participants, dont 1001 francophones.60 % des répondants du Canada estiment que les médias d\u2019information les aident « à comprendre les actualités du jour », une proportion qui se compare avantageusement aux répondants des autres pays.Ils sont notamment plus susceptibles d\u2019affirmer que les médias les aident à comprendre les nouvelles (+9 pp) et qu\u2019ils les tiennent à jour sur ce qui se passe (+8 pp).36 % des répondants estiment que les médias portent un regard souvent trop négatif sur les événements.49 % estiment que les médias d\u2019information surveillent et scrutent les agissements des personnalités et des entreprises puissantes.52 % estiment qu\u2019ils « peu[vent] faire confiance à la plupart des informations, la plupart du temps ».Cette proportion est plus élevée au Canada que dans la plupart des pays de l\u2019enquête.-23 PP Les jeunes de 18 à 34 ans sont beaucoup moins satisfaits du travail des médias quant à leur rôle de surveillance que les 35 ans et plus (39 % contre 62 %).Des écarts sont aussi notés entre ces deux groupes sur les critères de l\u2019aide à la compréhension de l\u2019actualité (-16 pp) et de l\u2019instantanéité (- 13 pp).EN CINQ CHIFFRES Le Canada satisfait de ses médias malle, depuis que les Spotify et compagnie ont pris les roulettes et la recette.« C\u2019est donc la faute de Spotify ?Je croyais que ma poche avait un trou», rigole-t-il derechef.Jaunâtre, encore.« Nous sommes coincés comme des rats.Nous devons être sur les plate- formes de streaming pour ne pas disparaître, et nos revenus ne vont pas dans les bonnes poches, cela en toute conscience depuis quinze ans.Quant aux concerts, les grosses machines internationales, oui, s\u2019en sortent en vendant très très cher leur venue, en asséchant les trésoreries des festivals au détriment des artistes locaux dont je suis.» Un quart de siècle Dans ce monde où la filouterie est érigée en système, un Thomas Fersen se débrouille.Chansons, arrangements, réalisation, studio maison, c\u2019est la seule façon.Quelques années déjà depuis la rupture avec le label Tôt ou tard (et Warner, par conséquent), on se dit que ça doit être un peu lourd de porter seul tous les chapeaux, jusqu\u2019à la barboteuse pour mettre la mare dedans.« Ces activités sont diluées dans le temps, relativise l\u2019artiste.Je ne suis pas centré sur moi-même en permanence.Par exemple, je m\u2019occupe à plein temps de mes enfants une semaine sur deux.» On mesure.Il y a un bon quart de siècle qu\u2019on le suit, qu\u2019il nous fréquente.Il n\u2019a pas tant changé, assure-t-il.L\u2019attitude de son personnage, du Bal des oiseaux à C\u2019est tout ce qu\u2019il me reste, est encore celle du gamin des quartiers louches, même s\u2019il habite depuis belle lurette la campagne.« Punk j\u2019étais, punk je reste.» Que dirait-il au bondissant Thomas Fersen de La baston et Li- bertad ?« Je lui dirais : \u201cTu as l\u2019air gonflé à bloc, mon gars.\u201d » C\u2019est tout ce qu\u2019il me reste ?Thomas Fersen, Éditions Bucéphale T C\u2019est dans la subtilité que se forgent les grandes versions de ces concertos Des peaux et des poux Dans le registre crade, ça s\u2019aggrave lorsqu\u2019on arrive à Mange mes poux, avec son beat reggae rural.Ritournelle rigolote a priori, avec un peu de provoc pour faire grimacer les aseptisés.On fait pouah, des poux.Et puis on se dit, c\u2019est un beau symbole de proximité extrême.« Mon personnage est aussi un peu insolent, ça le maintient.Et vive la convivialité.» « Le thème général du disque et du spectacle, continue-t-il, c\u2019est le regard d\u2019un monsieur sur son passé et ses frasques supposées de chaud lapin, dont il est condamné à porter la peau, trop grande pour lui tout comme sa réputation de séducteur, sur son smoking de scène.» Notons : spectacle.Avec ses vieilles, son slip et sa peau de chaud lapin dans sa malle de chanteur, Thomas Fersen va nous revenir, c\u2019est sûr.« Gonflé à bloc, je te dis.» N\u2019empêche qu\u2019elle est plus pesante qu\u2019avant, la Depuis longtemps, mon personnage n\u2019est pas toujours très propre, je ne savais pas que ça s\u2019entendait THOMAS FERSEN » es pieds dans un étang, le corps quasi éclipsé par la fumée et les arbustes, ou bien à cheval en pleine prairie : les modèles de l\u2019exposition photo Montréal, terre d\u2019artistes voient leur personne et leur art complètement réinventés à travers l\u2019œil imaginatif du photographe montréalais Damián Siqueiros.Celui-ci tiendra une visite guidée de sa propre exposition samedi après-midi, dans le cadre du festival LatinArte \u2014 cette visite conférence s\u2019inscrit aussi dans la programmation des Journées de la Paix, qui en sont à leur cinquième édition.D\u2019abord commissionnée par le Conseil interculturel de Montréal (CIM) dans le cadre du 375e anniversaire de la ville, l\u2019exposition sera ainsi remise à l\u2019honneur au cœur de la programmation de ce festival se voulant une vitrine sur la culture et les créateurs latino-américains \u2014 un choix de sa directrice générale, Angela Sierra.« Je pense qu\u2019Angela a su percevoir le potentiel dans ces collaborations, entre les artistes, [Mariza Rosales Argonza, commissaire], et moi, pour vraiment aller au-delà d\u2019un portrait de studio et faire quelque chose qui ressemblait plus à un portrait environnemental, écologique de leur travail », affirme le photographe.Le projet comprend treize portraits d\u2019artistes montréalais issus de l\u2019immigration \u2014 qu\u2019elle soit récente ou historique.Parmi les têtes d\u2019affiche se distinguent entre autres Scott MacLeod, Claudia Chan Tak, Jérôme Sordillon, Steve Bastien\u2026 La thématique de chaque image est intimement liée à son sujet, et donc le résultat est haut en couleur et lourd de sens, une caractéristique notable de l\u2019approche du photographe.« Ça fait longtemps que je travaille avec ce style ; par contre, pour moi, la première inspiration, surtout si c\u2019est un portrait, c\u2019est la personne qui est devant moi, explique Damián Siqueiros.C\u2019est reconnaître l\u2019humain devant moi, et au lieu d\u2019imposer un regard sur cette personne-là, j\u2019essaie plutôt [d\u2019avoir une] conversation avec cette personne.» Le cœur du projet, fait remarquer le photographe, est sa représentation de l\u2019identité culturelle de Montréal.Ici, le mot-clé est représentation \u2014 et non diversité, comme on a l\u2019habitude d\u2019entendre.C\u2019est voulu.« Je comprends l\u2019utilisation du mot \u201cdiversité\u201d, mais maintenant, j\u2019essaie de changer ça plus pour [parler de] représentation culturelle, ou la différence culturelle, admet l\u2019artiste.J\u2019aime bien présenter ces personnes comme faisant partie de la réalité montréalaise, ou de la réalité globale.Ce n\u2019est pas seulement à Montréal, mais partout dans le monde ; l\u2019identité culturelle de beaucoup de villes internationales est composée par des artistes issus de différentes communautés ethniques.» Ainsi, l\u2019usage du mot « diversité », selon lui, a la mauvaise habitude de distinguer les communautés culturelles de la ville comme étant autres, étrangères ; des communautés à l\u2019écart de notre société.« Dans ce sens-là, pour moi, [la représentation culturelle], c\u2019est plutôt l\u2019idée de présenter ces groupes de personnes comme notre réalité, ce qui enrichit l\u2019identité des Montréalais, au lieu de la présenter comme quelque chose qui va au-delà de l\u2019identité québécoise.» N\u2019empêche, dans les dernières années, des progrès ont été faits au sein du paysage culturel québécois pour ainsi créer un espace de manifestation de ce qu\u2019il voit comme étant une richesse culturelle.« Je pense que cet espace est créé, mais je pense qu\u2019on doit le regarder différemment, insiste-t-il.Je pense qu\u2019on doit le regarder encore comme étant le corps, l\u2019âme de notre ville, de notre identité, et le présenter comme tel.» Au-delà des stéréotypes L\u2019identité de la ville, dans sa richesse, se traduit aussi à travers le travail de Da- mián Siqueiros dans son ensemble, ajoute-t-il.«Ma création artistique s\u2019est inscrite d\u2019abord en relation avec les valeurs montréalaises, mais aussi les valeurs globales d\u2019inclusion, de justice, de compassion, d\u2019altruisme, d\u2019amour pour l\u2019environnement.Des choses que je trouve encore très présentes dans cette culture [montréalaise].» Comme Siqueiros est mexicain d\u2019origine, s\u2019installer à Montréal fut donc naturel pour lui.« Le fait de travailler à Montréal me permet justement d\u2019explorer toutes ces thématiques, y compris cette relation avec un multicultura- lisme auquel peut-être, au Mexique, je n\u2019aurais pas eu accès.Pas de la même façon, en tout cas.» Il tient d\u2019ailleurs à souligner que présenter Montréal, terre d\u2019artistes dans le cadre du Festival LatinArte, célébrant la culture et les artistes latinos de la ville, permet tout autant de briser les stéréotypes entourant cette communauté culturelle en particulier.« Ce qui est important, c\u2019est justement de voir qu\u2019on peut aller au-delà du paradigme de ce que la culture latine représente.Je sais que parfois, il y a beaucoup de gens très bien intentionnés qui pensent que la culture mexicaine ou latina, c\u2019est très festif\u2026 Le fait de faire cette petite conférence, c\u2019est l\u2019idée justement d\u2019aller au-delà de ces paradigmes.» « C\u2019est sûr que [\u2026] ça fait partie de notre culture, mais on va aussi au-delà de ça, affirme-t-il des artistes de sa communauté.On est capables de produire des pensées complexes, de l\u2019art conceptuel, par exemple, ou d\u2019avoir des influences globales.» Montréal, terre d\u2019artistes Métro Champ-de-Mars, samedi, 14h.CULTURE B 5 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 SARAH BOUMEDDA LE DEVOIR L\u2019art de faire son quartier latin Le photographe Damián Siqueiros présente l\u2019exposition Montréal, terre d\u2019artistes dans le cadre du festival LatinArte Jérôme Sordillon.Les modèles de l\u2019exposition voient leur personne et leur art complètement réinventés à travers l\u2019œil imaginatif du photographe montréalais Damián Siqueiros.Ci-dessous: Alice Tran PHOTOS DAMIÁN SIQUEIROS L Partout dans le monde, l\u2019identité culturelle de beaucoup de villes internatio - nales est composée par des artistes issus de différentes commu - nautés ethniques DAMIÁN SIQUEIROS » ÉCONOMIE B 6 LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 AVIS DE DÉCÈS FRANÇOIS DESJARDINS LE DEVOIR Le producteur de cannabis Hexo a décidé jeudi de mettre au rancart ses prévisions financières pour l\u2019année 2020, une annonce qui a retranché 23 % à la valeur de son titre et qui survient six jours après le départ de son directeur des finances.En Bourse, l\u2019ensemble du secteur en a payé le prix.La société gatinoise, qui figure parmi les principaux fournisseurs de la Société québécoise du cannabis (SQDC), prévoyait initialement un revenu net de 400 millions l\u2019an prochain.Pour l\u2019exercice en cours, Hexo s\u2019attend à un revenu net se situant entre 46,5 et 48,5 millions.(Le revenu net équivaut au revenu brut moins les taxes d\u2019accise.) « Les revenus pour le quatrième trimestre sont en dessous de nos attentes et de nos directives, principalement en raison du taux de vente des produits, lequel s\u2019est avéré plus faible que prévu », a affirmé dans un communiqué le p.-d.g.et cofondateur de la compagnie, Sébastien St-Louis.Parmi les facteurs qui jouent contre Hexo, selon sa direction, figure « l\u2019ouverture plus lente que prévu de magasins, le retard de la date d\u2019approbation gouvernementale des produits dérivés du cannabis et les signes précoces des pressions sur les prix ».Alors que la SQDC compte actuellement 21 succursales et 22 autres chantiers, les modèles d\u2019affaires ne sont pas tous les mêmes au Canada.Par ailleurs, Statistique Canada a indiqué mercredi que le prix moyen du gramme au troisième trimestre a reculé pour la première fois depuis la légalisation récréative, passant de 10,65 $ le gramme à 10,23 $.En Bourse, tous les grands producteurs canadiens ont fait les frais de l\u2019annonce d\u2019Hexo.Le cours du titre de Canopy Growth a fondu de 10 %, comparativement à 14 % pour Aphria, 9 % pour Aurora et 7 % pour Cronos.«Bien que nous soyons déçus de ces résultats, nous mettons en œuvre des changements importants à notre stratégie de ventes et d\u2019opérations afin de générer des résultats futurs.Au cours du dernier trimestre, nous avons commencé à redéfinir nos opérations afin de nous concentrer sur les souches les plus vendues», a poursuivi M.St-Louis.Dégringolade boursière La réaction des investisseurs a eu pour effet de faire reculer l\u2019action de 23 %, à 3,76 $.Le titre a perdu environ les deux tiers de sa valeur depuis un sommet de plus de 11 $ atteint en avril 2019.Avec une capitalisation boursière de près d\u2019un milliard, un peu moins de 200 millions en liquidités et des revenus inférieurs à 50 millions prévus cette année, le prix de l\u2019action d\u2019Hexo « est très cher payé », a dit Pierre-Olivier Lange- vin, gestionnaire de portefeuilles chez GPS Medici, un cabinet basé à Saint- Bruno.La firme ne possède aucun titre dans le secteur.La frénésie autour du cannabis l\u2019an dernier s\u2019est « dégonflée un peu », a-t-il ajouté, mais les évaluations « sont encore élevées ».Le producteur de cannabis Hexo retire ses prévisions pour 2020 L\u2019action de l\u2019entreprise de Gatineau est tombée de 23 % à la Bourse de Toronto JULIEN ARSENAULT LA PRESSE CANADIENNE Le gouvernement Legault défend sa décision d\u2019injecter près de 30 millions dans une compagnie française désirant développer des ballons dirigeables et qui compte parmi ses actionnaires une société chinoise visée par des soupçons d\u2019espionnage industriel.Interrogé jeudi à l\u2019Assemblée nationale, le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon, dit être à l\u2019aise avec l\u2019investissement, reconnaissant au passage qu\u2019il pouvait y avoir un « risque de réputation ».« Moi, je suis [à l\u2019aise avec] l\u2019environnement d\u2019investissement de risque, mais je ne peux pas être insensible à ce qu\u2019on lit, c\u2019est sûr », a-t- il expliqué au cours d\u2019une mêlée de presse.30 millions Investissement Québec allongera environ 30 millions dans Flying Whales, qui souhaite mettre au point des dirigeables capables de transporter de lourdes charges, comme de la machinerie, à des endroits peu accessibles.Toutefois, l\u2019entreprise française compte parmi ses actionnaires Aviation Industry Corporation of China, une société chinoise qui, d\u2019après divers reportages aux États-Unis, inquiète par ses tentatives d\u2019acquérir des participations minoritaires dans des compagnies aérospatiales au sud de la frontière, notamment.S\u2019il s\u2019est montré préoccupé par les allégations, M.Fitzgibbon a affirmé que les « Chinois n\u2019auront pas d\u2019implication ici au Québec », minimisant au passage les risques entourant, par exemple, le vol de brevets.« Les brevets ne sont pas la panacée en soi.L\u2019avantage du procédé industriel est souvent plus important que les brevets comme tels.On accuse souvent les Chinois de copier nos affaires, mais c\u2019est une réalité.Je pense qu\u2019il faut apprendre à vivre avec cela.» Québec défend sa mise dans les dirigeables L\u2019ouverture plus lente que prévu de magasins de la SQDC et le retard de la date d\u2019approbation gouvernementale des produits dérivés du cannabis figurent parmi les facteurs qui jouent contre Hexo, estime le p.-d.g., Sébastien St-Louis.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le FMI aux partis politiques et aux électeurs canadiens : la crise climatique est réelle et urgente ; la tarification du carbone est le moyen le plus efficace de réduire les GES ; votre tarification est loin d\u2019être suffisamment élevée ; des mesures plus énergiques ne nuiraient pas à votre économie, au contraire.ANALYSE Petit rappel à l\u2019ordre du FMI au Canada sur la taxe carbone Une téléconférence prévue le 24 octobre, dans le cadre de la publication de ses états financiers trimestriels, permettra d\u2019aller plus en profondeur, a indiqué Hexo.La société est en pleine expansion, son effectif de 822 employés au 30 avril étant cinq fois plus élevé que celui d\u2019avril 2018.La semaine dernière, la compagnie a annoncé la démission de Michael Mo- nahan, qui occupait le poste de directeur financier depuis seulement le mois de mai.M.Monahan a motivé son départ en affirmant qu\u2019il était « devenu évident que ce poste exige [qu\u2019il] passe la majorité de [son] temps à Ga- tineau et à Ottawa », une situation incompatible avec les besoins de sa famille.Il était basé aux États-Unis.Dans son rapport de gestion du troisième trimestre, terminé le 30avril, la direction avait indiqué qu\u2019elle se préparait à la légalisation des produits comestibles.La compagnie mentionnait alors les produits liés au vapotage, les confiseries, la boulangerie et les «boissons non alcoolisées, offertes grâce à notre coentreprise avec Molson Coors Canada».menter graduellement jusqu\u2019à 50$CAN (37,50$US) en 2022, après quoi les principaux partis n\u2019osent pas dire ce qui devra arriver, à part le Parti vert qui s\u2019en remet à l\u2019opinion d\u2019économistes qui évoquent, à terme, un prix de 300$CAN la tonne.Qu\u2019ils sachent seulement que, selon le FMI, même une taxe de 75$US (100$CAN) serait loin d\u2019être suffisante en 2030 pour atteindre les réductions de GES requises au Canada et que le plus dur restera ensuite à faire.De par sa nature même, cette taxe carbone de 100 $CAN la tonne au Canada aurait un impact sur les prix de l\u2019essence (+17 %) et de l\u2019électricité là où elle est produite par des énergies fossiles (+11 %).Aider l\u2019Alberta, ou pas Pour que cette taxe soit « politiquement réalisable et économiquement efficiente », il est logique que les gouvernements s\u2019interrogent sur la meilleure façon d\u2019en utiliser les recettes, note le FMI.Comme ce sont les ménages à revenus moyens qui essuieraient les plus fortes augmentations de dépenses au Canada, on comprend que le gouvernement fédéral ait décidé de retourner aux familles la totalité des revenus engrangés.Mais on pourrait aussi choisir de retourner une partie des recettes, non pas seulement aux consommateurs, mais également aux régions et aux travailleurs des industries les plus touchés par la tarification du carbone, ajoute le FMI.On pense évidemment ici à l\u2019industrie pétrolière de l\u2019Alberta ou de Terre-Neuve.Le Bloc québécois pense le contraire et propose plutôt que la taxe carbone soit reversée à ceux qui polluent le moins comme récompense aux bons élèves et double incitatif financier aux autres.Pour le FMI, les gouvernements devraient commencer par arrêter leurs subventions aux énergies fossiles, qui ont totalisé 5200 milliards $US en 2017, c\u2019est- à-dire avant que le gouvernement libéral de Justin Trudeau ne décide de se porter acquéreur du pipeline Trans Mountain pour 4,4 milliards, à quoi devraient s\u2019ajouter ensuite des coûts de construction de 9,3 milliards, selon le Directeur parlementaire du budget.Les revenus pour le quatrième trimestre sont en dessous de nos attentes et de nos directives, principalement en raison du taux de vente des produits, lequel s\u2019est avéré plus faible que prévu SÉBASTIEN ST-LOUIS » ÉRIC DESROSIERS LE DEVOIR Le document d\u2019une trentaine de pages est un chapitre analytique tiré du prochain rapport du Fonds monétaire international sur la situation des finances publiques des pays de la planète.La plupart des faits qu\u2019on y retrouve sont déjà connus et ont même été ressassés plus d\u2019une fois par toutes sortes d\u2019experts et d\u2019institutions reconnues, mais le fait qu\u2019ils viennent, cette fois, d\u2019une organisation économique internationale aussi sérieuse et aussi à l\u2019abri que possible de l\u2019accusation de parti pris environnemental que le FMI leur confère un poids supplémentaire.Ils tombent particulièrement bien au Canada, où une campagne électorale fédérale bat son plein et dans laquelle la question de la crise climatique s\u2019impose comme l\u2019un des principaux enjeux.À tous ceux, comme le chef du Parti populaire du Canada, Maxime Bernier, qui douteraient encore des scientifiques et de l\u2019importance du problème, le FMI répète, d\u2019entrée de jeu, que « le réchauffement climatique est devenu une menace évidente et immédiate ».Aux autres, comme le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, qui doutent de l\u2019utilité d\u2019une tarification des émissions de gaz à effet de serre (GES) comme moyen de lutte, le FMI poursuit en affirmant que «la taxe carbone est l\u2019instrument le plus puissant et le plus efficient pour cela».Quant aux dommages qu\u2019une telle mesure pourrait infliger à la croissance économique, l\u2019institution internationale fait observer que la Suède s\u2019impose actuellement une taxe carbone de 127$US la tonne (169$CAN) qui l\u2019a aidée à réduire ses émissions de GES de 25% par rapport à 1995 sans empêcher son économie de croître de 75%.Le juste prix Mais pour inciter les entreprises et les consommateurs à modifier leurs comportements, le signal de prix envoyé par la taxe carbone doit être assez fort.En ce moment, seulement une cinquantaine de pays ont mis en place une forme ou l\u2019autre de tarification, pour un prix mondial moyen du carbone \u2014 une fois pris en compte le niveau de ces taxes et leur portée \u2014 d\u2019à peine 2$US la tonne.Or, pour rester sur la trajectoire d\u2019un réchauffement de la planète limité à 2°C, il faudrait que cette moyenne mondiale soit au moins de 75$US la tonne, dit le FMI.Au Canada, ce prix est actuellement d\u2019environ 20$CAN (15$US) et doit aug- 75 $US C\u2019est la moyenne mondiale minimum, par tonne, à laquelle devrait être fixée la taxe carbone pour rester sur la trajectoire d\u2019un réchauffement de la planète limité à 2 °C. En cas d\u2019utilisation frauduleuse de vos renseignements personnels, notre service d\u2019accompagnement vous donne accès à toute une équipe d\u2019experts et d\u2019avocats qui saura vous conseiller et vous guider tout au long du processus.desjardins.com En cas de vol d\u2019identité, aucun membre Desjardins n\u2019est laissé à lui-même.Service d\u2019accompagnement personnalisé LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 B 8 ÉCONOMIE MOTS CROISÉS SUDOKU AGENCE FRANCE-PRESSE À LUXEMBOURG Les 28 États membres de l\u2019UE ont retiré jeudi la Suisse de leur liste dite « grise » des paradis fiscaux, estimant qu\u2019elle « se conforme à tous les engagements en matière de coopération fiscale ».La Suisse faisait partie de la liste dite « grise », qui regroupe tous les mauvais élèves en matière fiscale ayant pris des engagements non encore concrétisés, depuis le début de son établissement par l\u2019UE le 5 décembre 2017.« Si la Suisse sort de cette liste, c\u2019est un succès pour moi.La meilleure liste, c\u2019est la plus courte », s\u2019est félicité le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d\u2019une conférence de presse à Luxembourg.L\u2019ONG Oxfam, qui lutte contre l\u2019évasion fiscale, a en revanche regretté cette décision de la part des ministres des Finances de l\u2019UE.« La Suisse a aboli ses régimes fiscaux préférentiels, mais elle offre encore aux entreprises des incitations fiscales importantes et des taux bas.Cela continuera probablement d\u2019attirer les entreprises qui cherchent à éviter de payer leur juste part d\u2019impôt », a-t-elle déclaré dans un communiqué.La Suisse avait adopté une réforme fiscale en octobre 2018, mais sa mise en œuvre et son entrée en vigueur avaient été retardées en raison d\u2019un référendum.Les modifications sont maintenant entrées en vigueur et seront appliquées à partir du 1er janvier 2020.Quatre autres pays Hormis la Suisse, quatre pays ont également quitté cette liste grise: l\u2019Albanie, le Costa Rica, l\u2019île Maurice et la Serbie, selon un communiqué de l\u2019UE publié lors d\u2019une réunion des 28 ministres européens des Finances à Luxembourg.Les Émirats arabes unis et les îles Marshall ont pour leur part quitté la liste noire des paradis fiscaux, qui regroupe les pays ou territoires considérés comme «non coopératifs», c\u2019est-à-dire n\u2019ayant pas pris d\u2019engagement de bonne conduite en matière fiscale.La liste noire regroupe de plus «mauvais élèves» que la liste grise puisque ces derniers n\u2019ont jusqu\u2019ici rien promis à l\u2019UE.Ils sont neuf sur cette liste noire: les Samoa américaines, le Belize, les Fidji, Guam, Oman, le Samoa, Tri- nité-et-Tobago, les îles Vierges américaines et le Vanuatu.Les ministres des Finances de l\u2019UE avaient dressé pour la première fois ces deux listes il y a un peu moins de deux ans à la suite de plusieurs scandales, dont les Panama Papers et LuxLeaks.La Suisse n\u2019est plus un paradis fiscal, selon l\u2019UE DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE Donald Trump a annoncé qu\u2019il allait rencontrer vendredi à la Maison- Blanche Liu He, le vice-premier ministre chinois, actuellement à Washington pour tenter de sortir de l\u2019impasse de la guerre commerciale, mais le président américain a laissé planer le doute sur son « envie » de signer un accord.«Grand jour pour les négociations avec la Chine.Ils veulent nouer un accord, mais est-ce que j\u2019en ai envie?» a tweeté jeudi le président américain.«Je rencontre le vice-premier ministre demain à la Maison-Blanche», a-t-il ajouté peu après la reprise des négociations dans les bureaux du secrétaire américain du Commerce (USTR), Robert Lighthizer.Ce dernier ainsi que Liu He, un proche du président chinois, Xi Jinping, et Steven Mnuchin, le secrétaire américain du Trésor, ont fait une brève apparition jeudi matin sur le perron du bâtiment de l\u2019USTR avant d\u2019entrer en discussions, ont constaté des journalistes de l\u2019AFP.Plusieurs contentieux Malgré le large sourire affiché et les chaleureuses poignées de mains, leurs sujets de contentieux sont nombreux : Washington exige de Pékin la fin des pratiques commerciales jugées « déloyales », telles que le transfert de technologie forcé ou les subventions aux entreprises chinoises.Jusqu\u2019à présent, le gouvernement chinois s\u2019est montré inflexible sur ces points cruciaux, malgré les tarifs douaniers qui touchent l\u2019économie chinoise.Il a de plus toujours affirmé qu\u2019il ne céderait pas à la menace.Les négociateurs des deux parties devaient poursuivre leurs discussions jeudi après-midi ainsi que vendredi, a indiqué à l\u2019AFP une source proche du GUERRE COMMERCIALE La reprise des négociations laisse présager une entente Donald Trump va rencontrer vendredi le principal négociateur chinois, Liu He Les négociations entre la Chine et les États-Unis se déroulent dans un contexte où, mardi, des droits de douane doivent passer de 25 à 30 % sur 250 milliards de marchandises en provenance du géant asiatique.AGENCE FRANCE-PRESSE La Suisse a aboli ses régimes fiscaux préférentiels, mais elle offre encore aux entreprises des incitations fiscales importantes et des taux bas OXFAM » dossier.En outre, un dîner était prévu jeudi soir, selon la même source.Mercredi, Liu He a rencontré la nouvelle directrice générale du FMI, Krista- lina Georgieva.Pendant que l\u2019économie mondiale pâtit des tensions commerciales sino-américaines, il a évoqué avec elle les négociations de cette semaine.«Sur la base de l\u2019égalité et du respect mutuel, la Chine est disposée à parvenir à un consensus [ou à une «entente»] avec les États-Unis à travers cette série de consultations [\u2026] afin d\u2019éviter toute escalade et toute propagation des frictions», a-t-il déclaré selon des propos rapportés par l\u2019agence de presse officielle Xinhua.Tarifs douaniers Ces négociations se déroulent dans le contexte où mardi, des droits de douane doivent passer de 25 à 30 % sur 250 milliards de marchandises en provenance du géant asiatique.La tâche des négociateurs semble d\u2019autant plus ardue qu\u2019en plus des droits de douane, les discussions sont polluées par les sanctions économiques américaines contre le géant chinois Huawei.Depuis Pékin, Geng Shuang, le porte-parole du ministre chinois des Affaires étrangères, a d\u2019ailleurs exhorté Washington «à mettre fin aux sanctions injustifiées», «à traiter les entreprises chinoises de manière juste, impartiale [\u2026] et à promouvoir le développement sain et stable de la coopération économique et commerciale sino-américaine, pas l\u2019inverse».Pendant que les spéculations vont bon train sur un accord qui serait partiel, la Maison-Blanche avait indiqué lundi que tous les sujets seraient sur la table des négociations : transfert forcé de technologie, droits de propriété intellectuelle, barrières non tarifaires, agriculture et application des législations.Mercredi, le président américain a, lui, estimé qu\u2019il y avait « vraiment une bonne chance d\u2019un accord » tout en affirmant que la Chine était plus demandeuse que Washington. B 9 SPORTS LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES téléphone : 514 985-3452 télécopieur : 514 985-3340 Courriel : avisdev@ledevoir.com Avis légaux et appel d\u2019offres TOMBÉES SPÉCIALES ACTION DE GRÂCES Jour de non publication : Lundi 14 octobre 2019 TOMBÉE : Publication du mardi 15 octobre : Réservation et matériel le jeudi 10 octobre avant 15 H TOMBÉES RÉGULIÈRES Les réservations doivent être faites avant 15 H pour les publications deux (2) jours plus tard.avisdev@ledevoir.com Téléphone : 514-985-3452 Télécopieur : 514-985-3340 Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à ALHASSANE FOX de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Montréal situé au 1, No- tre-Dame Est, Montréal, QC, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance, avis d'assignation, pièces P-1 à P-5, avis d'exécution, déclaration sous serment et procès-verbal de saisie avant jugement qui y ont été laissé à votre attention dans le numéro de cause 500-22-257796-196.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Donovan L.Landry, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 9 octobre 2019 Sylvain Brouillard Huissier de justice Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9397-4087 QUÉBEC INC.2478 Rue Augustin- Cantin Montréal (Québec) H3K1C8 Demande : 1024466 Le Canelo I Inc.64 Rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X1B3 Demande : 1024339 9402-4577 Québec Inc.4424 Rue Wellington Montréal (Québec) H4G1W5 Demande : 1024696 9351-9098 Québec Inc.9472 Boulevard Lacordaire Montréal (Québec) H1R3N3 Demande : 1024799 Souchi Bar À Sushi Inc.6615 Boulevard Monk Montréal (Québec) H4E3J2 Demande : 1024790 9401-0444 Québec inc.5014 Boulevard Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T1R7 Demande : 1024821 Cession totale d\u2019un permis de bar incluant la terrasse Un restaurant pour vendre Un restaurant pour vendre au 1er étage.Un Restaurant pour vendre au 1er étage Un Restaurant pour vendre au 1er étage Un restaurant pour vendre avec autorisation de spectacles sans nudité.À VENIR 22 Rue Saint- Paul Est Montréal (Québec) H2Y1G3 Dossier : 173757 LE CANELO 64 Rue Prince- Arthur Est Montréal (Québec) H2X1B3 Dossier : 353425 POINT GRILLADE 4424 Rue Wellington Montréal (Québec) H4G1W5 Dossier : 3668100 L\u2019OEUFRIER ST-LÉONARD 9472 Boulevard Lacordaire Montréal (Québec) H1R3N3 Dossier : 10048413 SOUCHI BAR À SUSHI 6615 Boulevard Monk Montréal (Québec) H4E3J2 Dossier : 10048579 ROSELINE 5014 Boulevard Saint- Laurent Montréal (Québec) H2T1R7 Dossier : 10048587 NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Appel d\u2019offres REPORT DE DATE Contrairement à l\u2019avis qui avait prévu la réception le 15 octobre 2019, AVIS est donné que le secrétaire d\u2019arrondissement recevra, en lieu et place, sous pli cacheté, avant 14 heures, le 23 octobre 2019, au 201, avenue Laurier Est, rez- de-chaussée, Montréal (Québec) H2T 3E6, des soumissions pour le contrat suivant : Soumission DSARCCG54-19-09 Rénovation et agrandissement du pavillon de baigneurs et de la piscine extérieure Baldwin Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres sont disponibles depuis le 11 septembre 2019.Les personnes et les entreprises intéressées par ce contrat peuvent se procurer les documents de soumission en s\u2019adressant au Service électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) en communiquant avec un des représentants par téléphone au 1 866 669-7326 ou au 514 856-6600, ou en consultant le site Web www.seao.ca.Les documents peuvent être obtenus au coût établi par le SÉAO.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés à cette ?n et placée dans une enveloppe cachetée et portant l\u2019identi?cation fournie en annexe du document d\u2019appel d\u2019offres.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement au bureau d\u2019arrondissement situé au 201, avenue Laurier Est, rez-de-chaussée, immédiatement après l\u2019expiration du délai ?xé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation ni aucun frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Renseignements : Courriel : appelsdoffres.pmr@ville.montreal.qc.ca Fait à Montréal, le 11 octobre 2019 Le secrétaire d\u2019arrondissement, Claude Groulx Régie des alcools, des courses et des jeux Avis de demandes relatives à un permis ou à une licence Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionnée en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous af?rmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur par tout moyen permettant d\u2019établir son expédition et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION Trailway Brewing Company Inc.A/S M.John Jacob Saunders 2350, rue Dickson, local 1000 D Montréal (Québec) H1N 3T1 Dossier : 55-30-2320 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux ?ns de l\u2019agent.2350, rue Dickson Local 1000 Montréal (Québec) H1N 3T1 Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à PATRICK ROBIDOUX de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Bedford situé au 920, Principale, Cowansville, QC, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d'instance, avis d'assignation et pièces P-1 à P-3 qui y ont été laissé à votre attention dans le numéro de cause 455-22-005302-195.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l'avis d'assignation qui l'accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Jean Jobin, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier les procédures ci-haut mentionnées.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l'exigent.Laval, le 9 octobre 2019 Sylvain Brouillard Huissier de justice AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est donné conformément au Code civil du Québec de la clôture de l'inventaire en regard de la succession Roger Lalonde, en son vivant résident au 500, avenue Balmoral, La Prairie, Québec, J5R 4N5, et décédé le 27 juin 2019 à La Prairie.Cet inventaire peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, au 14, rue des Hirondelles, Sainte-Clothilde de Chateauguay, Québec, J0L 1W0.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Succession de Jean-Paul Mathieu Suite au décès de Jean-Paul Mathieu, en son vivant domicilié au Centre Intégré Universitaire de Santé et de Services Sociaux de l'Estrie, situé au 205, boulevard Leclerc Ouest, Granby, province de Québec, J2G 1T7, survenu le 27 mars 2019, France Paulhus et Catherine Viens, liquidateurs de la succession, ont procédé à l'inventaire requis par la Loi devant Me Chantal L'Heureux notaire, le 8 octobre 2019.Cet inventaire peut être consulté par tout intéressé, sur rendez-vous, à l'Étude des notaires Lafontaine L'Heureux Lecours s.e.n.c.r.l., située au 905, avenue Du Palais, Saint- Hyacinthe (Québec) J2S 5C6.Donné à Saint-Hyacinthe (Québec), ce 8 octobre 2019.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (C.c.Q., art.795, al.2) Prenez avis que Laurier BOSSÉ, en son vivant domicilié à Montréal, est décédé à Montréal le 7 février 2018, et qu'un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Josée FORTIN, notaire, située au 3131 St-Martin Ouest, bureau 340, Laval, Québec, H7T 2Z5.Donné à Laval, ce 9 octobre 2019.Nicole BOSSÉ, liquidatrice Avis de clôture d'inventaire PRENEZ AVIS que Gérard St-Pierre, en son vivant domicilié au 697, chemin de Touraine, Sainte-Julie (Québec) J3E 1Y2, est décédé le 10 août 2019 à Boucherville.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par toute personne ayant un intérêt au domicile de l\u2019un des liquidateurs, au 24, rue Thomas, Saint- Amable (Québec) J0L 1N0.Le Canadien de Montréal a ouvert sa saison locale jeudi en affrontant les Red Wings de Détroit.Une cérémonie a eu lieu avant la partie pour souligner le premier match du Tricolore à domicile.Le compte rendu de la rencontre à lire sur toutes nos plateformes numériques.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE Premier match du Canadien à domicile cette saison FRÉDÉRIC DAIGLE LA PRESSE CANADIENNE ALOUETTES Kennedy Estelle en renfort LA PRESSE CANADIENNE À SHANGHAI Le Canadien Vasek Pospisil a été éliminé en huitièmes de finale du Masters de tennis de Shanghai, jeudi.L\u2019athlète de Vernon, en Colombie- Britannique, s\u2019est incliné en deux manches serrées, 7-6 (7) et 7-5 devant la troisième tête de série du tournoi, le Russe Daniil Medvedev.« Je commence à me sentir différent, même si je tente de rester le même gars », a dit Medvedev, qui a ajouté que les autres joueurs « commencent à me parler de manière différente ».Ce résultat signifie qu\u2019il n\u2019y a plus de Canadiens en lice pour remporter ce tournoi, le Québécois Félix Auger- Aliassime et l\u2019Ontarien Denis Shapo- valov ayant tous deux été éliminés au second tour, mercredi.Medvedev, finaliste aux récents Internationaux des États-Unis et au tournoi de la Coupe Rogers à Montréal, a réalisé 11 as contre Vasek Pospisil et il a largement dominé son adversaire canadien dans le pourcentage de premiers services.Pospisil, 248e joueur au monde, a échoué dans sa tentative de se faufiler en quarts de finale à Shanghai.Avant TENNIS Pospisil éliminé à Shanghai d\u2019accéder aux huitièmes de finale, Pos- pisil, qui est âgé de 29 ans, avait notamment écarté la 14etête de série, l\u2019Argentin Diego Schwartzman.Il n\u2019a toutefois pu convertir cinq balles de set en première manche, dont deux au bris d\u2019égalité.Frustration La frustration de Medvedev était palpable lorsque Pospisil a pris les devants 4-2, 40-30 au premier set, puisqu\u2019il a fracassé sa raquette contre le sol en fond de terrain.« Je ne fais jamais ça, briser des raquettes, parce que c\u2019est très laid, a-t-il admis.Mais parfois, ça t\u2019aide à évacuer certaines émotions négatives et le stress.» La troisième tête de série, qui a atteint sa première finale en Grand Chelem aux Internationaux des États-Unis en septembre, domine le circuit cette saison avec 56 victoires.Il affrontera au prochain tour la 10e tête de série, Fabio Fognini.« Je crois que c\u2019est le pire joueur que je pouvais affronter en ce moment, a dit Fognini à propos de Medvedev.Il est dangereux.» Les Alouettes de Montréal insistent toujours pour dire que « le prochain» joueur est prêt à prendre la relève en cas de blessure.Cette fois-ci, c\u2019est au tour de Kennedy Estelle de le faire.Estelle a participé aux répétitions en compagnie de la première unité à l\u2019attaque au poste de bloqueur à gauche, en remplacement de Tony Washington, blessé dans le match du weekend dernier contre les Stampeders de Calgary.Washington a joué de malchance sur ce jeu : le quart Vernon Adams fils lui est tombé dans les jambes après avoir été poussé.Regardant dans la direction opposée, Washington ne l\u2019a jamais vu venir et n\u2019a pas pu se protéger.Le colosse de six pieds sept, 318 livres, n\u2019a pas été en mesure de quitter de lui-même le terrain.Les Alouettes ont annoncé mercredi qu\u2019il avait subi une fracture au tibia.Il a été opéré et sa saison est terminée.« Perdre un vétéran de la qualité de Washington, ce n\u2019est jamais facile, mais il faut avoir cette mentalité que le suivant sera en mesure de faire le boulot, a raconté Kristian Matte.Kennedy est un gars très athlétique, il a eu de bons entraînements toute la semaine.On a très hâte de voir ce qu\u2019on pourra faire avec cette unité.[\u2026] On sait qu\u2019on a une bonne équipe, avec beaucoup de profondeur.» Position importante Combler la perte de Washington ne s\u2019avérera pas une mince tâche.Non seulement l\u2019Américain jouait-il du football inspiré, mais la ligne à l\u2019attaque des Alouettes (8-6) devra faire face au redoutable front défensif des Blue Bombers de Winnipeg (9-6).«J\u2019ai toujours cru qu\u2019il y a une raison pour laquelle un joueur est un partant, a noté Luc Brodeur-Jourdain, l\u2019entraîneur adjoint de la ligne offensive.Tony Washington a joué du gros football pour nous cette saison.Sa position fait en sorte qu\u2019il prend soin du dos du quart-arrière: c\u2019est une position très importante, vitale.«Mais Kennedy Estelle est dans le pipelinedepuis quelques semaines avec nous et je peux affirmer qu\u2019il a tout ce que ça prend pour le remplacer, que ce soit physique ou athlétique.Où il est limité, c\u2019est en expérience, en réaction et en lecture de jeu.C\u2019est difficile à recréer à l\u2019entraînement.En plus, la vaste majorité des répétitions qu\u2019il a, c\u2019est dans le rôle de l\u2019équipe adverse.Il n\u2019y a qu\u2019une façon d\u2019acquérir ça: être en situation de match.» « Il a déjà joué dans cette ligue, il a de l\u2019expérience, a argué l\u2019entraîneur-chef Khari Jones.Il a très bien paru à l\u2019entraînement et ne cesse de s\u2019améliorer de semaine en semaine.» Pour ajouter à la difficulté, Estelle, qui s\u2019est joint à la formation d\u2019entraînement des Alouettes il y a quelques semaines, n\u2019a pas disputé une seule rencontre depuis 2016, quand il s\u2019alignait alors avec les Roughriders de la Saskatchewan.« Je sais qu\u2019il n\u2019a pas joué depuis un certain temps, a admis Jones.Souhaitons qu\u2019il n\u2019y ait pas trop de rouille dans son jeu.» Sont crinqués ! On t\u2019attend ! » m\u2019avait prévenue Marie-Claude.Il fallait les voir se déhancher, les Roger, Suzanne et Mariette, mais aussi les plus jeunes, Gabrielle, Élody-Ann, Zach et Mathis, tous à se tortiller à la brunante sur le terrain de baseball de Saint-Benjamin, éclairés par deux Jeep « jackés » et astiqués pour l\u2019occasion.Gabie était mandatée par le village pour tenir la boule disco sans la perdre.Une cinquantaine de Benjaminois liés par la géographie dansent sur Depuis, de Marc Déry.Rien de comparable avec du hip-hop ou du disco, on s\u2019entend.De la guit à une voix et tout un village se dandine.Ça ne prend presque rien pour envoyer valser les préjugés.Faut dire que sur le lot, y a quelques habitués de la danse en ligne et d\u2019autres qui ont déjà rocké solide dans leur jeune temps.N\u2019empêche, une fois la glace fondue, dès que l\u2019ego s\u2019oublie et qu\u2019on cesse d\u2019avoir peur, on se lâche lousse devant la caméra de l\u2019équipe de Faire danser un village.Nous avons répété l\u2019expérience le lendemain, au milieu des champs de la ferme Aquilon de Sainte-Sabine-de- Bellechasse, avec Luce et sa belle-fille Johannie, la chienne husky Windka qui sautait de joie elle aussi.De beaux brins de filles qui se bercent au soleil.Même la folle avoine dansait.C\u2019était si entraînant à regarder.Plein d\u2019amour pur jus, pur terroir, pure laine, bio en plus.Pas de chicane, pas de politique, pas de Maxime Bernier qui nous jure sa fierté d\u2019être Beauceron sur les pancartes électorales, juste un peu de jeux de coudes entre les villages, normal.On ne sait plus qui est un Beauceron et qui est un Etchemin.Nous sommes dans une petite séduction qui emploie la danse pour valoriser le territoire.C\u2019est un peu l\u2019idée derrière ce concept fédérateur lancé par Marie-Claude Lord et la chorégraphe Maude Lecours : donner un sentiment d\u2019appartenance, créer des liens, faire ressortir l\u2019esprit de famille de nos régions et de chaque village.Depuis un an et demi, depuis Dunham, en Estrie, leur lieu d\u2019appartenance à toutes les deux, elles ont visité une vingtaine de communautés tissées serré et produit cinq vidéos du genre.Une chanson, des centaines de popotins en mouvement, quelques minutes d\u2019amour et des humains qui n\u2019ont pas les yeux vissés sur les trois points sautillants de leur téléphone.Du monde qui se touche par les corps, par la main, par le cœur et les sourires.C\u2019est si rare qu\u2019on sort la caméra.Danse avec l\u2019univers Son père lui a répété toute sa vie ; « Danse avec l\u2019univers, Maude ! » La jeune chorégraphe de 29 ans s\u2019est usé les semelles sur du hip-hop, de la claquette, du ballet classique, du tango argentin, du bharata natyam indien, des gigues irlandaises, du contemporain, de la salsa cubaine.Il n\u2019y a rien à son épreuve.Même le lindy hop ; je l\u2019ai initiée entre deux prises.Au sommet d\u2019une tour de 20 mètres dans le champ des Pères trappistes de Sainte-Justine, mon copain Simon et moi avons dansé un petit swing sur All that Meat and no Potatoes, mon hymne végane chanté par Louis Armstrong.Faute de villageois au rendez-vous en ce matin frisquet du mois d\u2019octobre, nous avons sauté sur l\u2019occasion.« Les gens m\u2019offrent un accès à leur cœur quand ils dansent, résume Maude.Ils donnent ce qu\u2019ils ne peuvent exprimer avec les mots, s\u2019illuminent, vont au- delà du paraître.» La démarche artistique derrière les vidéos est rigoureuse, même si l\u2019improvisation offre des embellies spontanées.La souplesse s\u2019avère de mise ; on façonne de l\u2019humain et de l\u2019intangible.La musique entraîne et délie les jambes.Et nous courons tous beaucoup, mais dansons si peu.Pour Marie-Claude, qui a étudié en arts visuels et enseigne le yoga, l\u2019idée de la famille agrandie visait d\u2019abord à réparer une fillette traumatisée par trop de déménagements durant son enfance.Marie-Claude est même devenue factrice à Dunham durant neuf ans, simplement pour pouvoir saluer ses voisins et se faire reconnaître partout.« Je connaissais tout le monde.C\u2019est rassurant.Tu ne peux pas être désespérée.» Effectivement, un fil relie ces femmes du Cercle des fermières qui se balancent devant leur métier à tisser, une fierté bien réelle anime le maire de Saint-Pros- per, Richard Couët, dans «son» magasin général.Il fallait le voir faire la vague avec son chapeau melon, sa montre à gousset et son gilet de monsieur.La timidité s\u2019évanouit une fois les premiers échanges passés, [sujet demandé ici] nous rappelle à notre mission d\u2019humains.Nous sommes des êtres de liens.Danser de joie À la polyvalente de Sainte-Justine \u2014 une boîte sans fenêtres qui flanquerait une dépression nerveuse à l\u2019architecte Pierre Thibault \u2014, 80 élèves du secondaire étaient trop contents de prendre une pause pour aller dévaler la colline et danser dans le champ de soccer au soleil.Ça prend des autorisations.Même pour danser, surtout pour être vus en train de le faire devant une caméra, il faut des permissions.L\u2019animatrice en vie spirituelle et engagement communautaire (nos anciens conseillers en pastorale) était de la partie.La directrice trouvait ça bien, cette petite arabesque dans un horaire métronomique, mais on n\u2019allait pas relâcher les prisonniers aussi facilement.Allez, on retourne au turbin.Dans la boîte aux néons, tous.J\u2019ai eu mal pour eux.La danse devrait être obligatoire entre chaque cours dans toutes les écoles du Québec.Nous, on a fait la récréation dans le stationnement du centre communautaire de Saint-Prosper, petite pause d\u2019équipe en attendant Lesly, la Miss Teen Canada juchée sur ses talons hauts avec ses cheveux qui touchent le sol.On a dansé sur du « Elvis The Pelvis » de compétition (mon CD de char, portières ouvertes), un Jail House Rock de circonstance.Alex, le caméraman était déjanté, Maude et mon aide-chauffeur Simon (avocat en temps normal), en ont rajouté dans le pelvis.Rien à redire, du gros bonheur improvisé et les Prospé- riens approuvaient du coin de l\u2019œil.Ils connaissent leurs bases et n\u2019ont pas perdu l\u2019instinct du vivant.« Moi, les gens qui sortent de leur zone de confort, ça me touche », a conclu Maude.Au bout du compte, ces trois-quatre minutes d\u2019un clip qui sera regardé par 300 000 personnes (ou deviendra viral, qui sait ?) ne sont qu\u2019un prétexte pour se rappeler le plus important : la vie n\u2019est pas une répétition générale.cherejoblo@ledevoir.com LEDEVOIR // LE VENDREDI 11 OCTOBRE 2019 ZEITGEIST B 10 « Visité le site de Faire danser un village.Pour visionner les vidéos et comprendre le concept lancé par deux filles qui veulent changer le monde à leur manière, en dansant : fairedanser unvillage.com.Souri devant cette vidéo de chien (je sais, c\u2019est absolument quétaine et inutile) qui fait danser une petite fille en chantant et en jouant du piano.Un cas de réincarnation (Liberace ?) à mon humble avis.Mais il a du talent et je lui trouverais un agent.bit.ly/2M2EkTk Adoré le film Joker et la performance incroyable de Joaquin Phoenix.Joker, c\u2019est l\u2019envers de Faire danser un village, c\u2019est le visage du « village » lorsque le tissu social s\u2019effrite, lorsque les mains ne se tendent plus, lorsque les inégalités se creusent et qu\u2019un joker en chef dirige une armée de clowns.Le film est une puissante critique sociale et un crève-cœur tout à la fois.S\u2019imaginer que cela ne concerne que nos voisins du Sud est un leurre.Dans un paquet de cartes, nous ne sommes pas tous égaux à la pige.Joker l\u2019exprime bien et le démontre de façon artistique et poignante.bit.ly/30XnvNx JOBLOG Amoureuses Elles sont légères sous leurs robes blanches et leurs petites voilures noires, les sœurs dominicaines.Et sous l\u2019œil amoureux de la réalisatrice, Louise Sigouin, les moniales sont nos sœurs prieuses et humanistes.J\u2019en ai rencontré quelques-unes aux funérailles de mon bon père Lacroix, notamment sœur Julie et son sourire large.Je les ai aimées tout de suite.Je les salue ici (elles sont abonnées).On les retrouve dans ce beau documentaire avec leur foi, leurs convictions, leur don, leurs vœux de sacrifice et de pauvreté.Voici un film qui épouse une autre temporalité, dans un quasi-silence, celui du bon Dieu.Comme le dit Louise Sigouin, elles sont une branche mystérieuse de qui nous sommes.Elles ont reçu l\u2019appel et sont à écouter.Une rare occasion de le faire au Beaubien jusqu\u2019au 17 octobre.amoureuses.ca JOSÉE BLANCHETTE La danse est une cage où l\u2019on apprend l\u2019oiseau CLAUDE NOUGARO » La danse est l\u2019une des formes les plus parfaites de communications avec l\u2019intelligence infinie PAULO COELHO » Hula hoop sous la pluie sur le perron d\u2019église de Sainte-Sabine avec l\u2019équipe de tournage de Faire danser un village.Danser crée des liens et un sentiment d'appartenance.PHOTOS RENÉE ANIQUE FRANCŒUR Alors, on danse ! Tout le village à gogo Marie-Claude Lord et Maude Lecours, les instigatrices du projet Faire danser un village WARNER BROS."]
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