Le devoir, 19 octobre 2019, Cahier E
[" LEDEVOIR | CAHIER SPÉCIALE | LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 L'automne est synonyme de nouvelles expositions dans un grand nombre de musées.Des momies égyptiennes à là vie de quartier du Centre-Sud montréalais des années 1930, en passant parles œuvres contemporaines de COZIC ou par l'univers du designer Jean-Claude Poitras, le choix est vaste et coloré.\u201dApercu. vingtaine d\u2019œuvres \u2014 peintures et œuvres sur papier datant de 1951 à 1998 \u2014 offrent un aperçu de la pratique distinctive de Jean McEwen : l\u2019exploration de la surface picturale par l\u2019application de couches successives de peinture qui exploite l\u2019expressivité de la couleur dans un espace circonscrit.Dénouant à sa manière la dualité entre couleur et structure, l\u2019artiste organise ses champs colorés avec une grande rigueur spatiale et explore ainsi le plein potentiel de la couleur et de la dynamique espace/ plan.D\u2019ici la fin de l\u2019année, le Musée des beaux-arts proposera également trois autres expositions.Obsession dévoilera la collection de céramiques LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E2 « Nous sommes honorés d\u2019accueillir ces témoins exceptionnels de notre antiquité commune pour qu\u2019ils nous racontent leurs cultures, leurs métiers, leurs croyances et leurs souffrances, confie Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM.Pour qu\u2019ils partagent leur vie avec nous.Grâce à leurs témoignages directs et aux recherches croisées entre plusieurs disciplines scientifiques, telles que l\u2019anthropologie ou l\u2019égyptologie, nous pouvons remonter au temps d\u2019une civilisation remarquable.» Jusqu\u2019à récemment, très peu d\u2019informations étaient disponibles au sujet de la vie et de la mort des personnes momifiées.Leur étude n\u2019était possible qu\u2019à condition de défaire leurs bandelettes, un processus invasif proscrit par les musées.Avec le développement de techniques d\u2019imagerie médicale de pointe, leur examen s\u2019effectue maintenant par tomodensito- métrie (image tridimensionnelle par scanographie).« Nous avons virtuellement enlevé toutes les bandelettes, explique Daniel Antoine, co-commissaire de l\u2019exposition et conservateur de bioar- chéologie au British Museum.Nous avons ainsi pu acquérir un nouveau point de vue sur la vie et la mort en Égypte ancienne tout en préservant l\u2019intégrité des momies.» Des techniques d\u2019embaumement utilisées dans la conservation des corps à l\u2019état de santé de ces personnes au moment du décès, en passant par la vie quotidienne, le régime alimentaire, les cultes ou les rites funéraires, l\u2019exposition lève le voile sur la manière dont les Égyptiens vivaient aux abords du Nil il y a plus de 2000 ans.Jusqu\u2019au 2 février 2020, le MBAM rend par ailleurs hommage au peintre Jean McEwen (1923-1999) à l\u2019occasion du vingtième anniversaire de sa disparition.Dévoilées dans une galerie tout juste rénovée du pavillon Michal et Renata Hornstein, une vec Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés, le public du MBAM prend part à un voyage dans le temps, reculant de quelques millénaires pour découvrir la vie de six personnes ayant vécu le long du Nil entre 900 avant l\u2019ère commune (AEC) et l\u2019an 180 de notre ère.Parmi elles, Tamout, femme d\u2019âge moyen.Sa momie révèle de nombreuses amulettes placées sur sa peau par les prêtres-embaumeurs.Elle aurait vécu au cours de la Troisième Période intermédiaire, au début de la XXIIe dynastie, vers 900 avant notre ère.Il y a aussi Irthorrou, grand prêtre du temple d\u2019Akhmim, chargé de vêtir le dieu Min, également le maître des secrets.Sa momie témoigne des particularités d\u2019une vie passée au service des dieux, ainsi que du pouvoir des prêtres de son rang.Adulte d\u2019âge moyen, Irthorrou a vécu à la Basse Époque, lors de la XXVIe dynastie, soit environ 600 ans avant notre ère.On peut aussi voir la momie d\u2019un enfant, Hawara, qui vivait pendant la période romaine.Le soin avec lequel on l\u2019a préparé pour la vie éternelle illustre une vénération nouvelle des enfants, rarement momifiés auparavant.Celui-ci est décédé vers l\u2019âge de deux ans, dans les années quarante- 60 de notre ère. LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.La rédaction du Devoir n\u2019a pas pris part à la production de ces contenus.« Des groupes sociocommunautaires et des publics de plus en plus variés fréquentent nos collections, nos expositions temporaires et nos espaces éducatifs, souligne Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM.Désormais, le MBAM est leur musée.» Depuis son lancement en 1999, le programme Le Musée en partage du MBAM a permis à plus de 275 000 personnes vulnérables de bénéficier gratuitement d\u2019une multitude d\u2019activités artistiques conçues sur mesure pour elles.Fruit d\u2019un échange d\u2019expertises entre les équipes du Musée des beaux-arts et plus de 600 OBNL, CLSC et hôpitaux, Le Musée en partage est devenu un modèle d\u2019engagement communautaire, de diversité, d\u2019accessibilité et d\u2019inclusion dans le monde muséal.Ce programme propose en effet de nombreuses activités gratuites \u2014 visites guidées des collections, ateliers artistiques animés par des médiateurs ou des art-thérapeutes, concerts spéciaux, etc.\u2014 adaptées aux besoins et aux intérêts des personnes qui vivent des situations difficiles.Elles leur permettent de tisser des liens d\u2019amitié tout en leur redonnant confiance en elles et en ravivant leur créativité.« Nos médiateurs observent au quotidien l\u2019effet réel que l\u2019expérience artistique peut avoir sur des personnes vulnérables, indique Thomas Bastien, directeur de l\u2019éducation et du mieux-être au MBAM.Et cela nous motive à rendre l\u2019art accessible à tous.» À l\u2019occasion de cet anniversaire, Bell renouvelle son soutien envers ce programme en faisant un don de 1 million de dollars répartis sur cinq ans.Ainsi, « encore plus de personnes habituellement exclues de l\u2019expérience culturelle auront l\u2019occasion de bénéficier des effets positifs de l\u2019art », conclut Mme Bondil.japonaises de sir William Van Horne.L\u2019homme, dont la renommée est surtout attribuable à sa contribution à la construction du chemin de fer Canadien Pacifique, a assemblé une collection de plus de 1200 objets de céramique japonaise, l\u2019une des plus complètes en Amérique du Nord.Avec l\u2019exposition Les atomes qui sont les miens ne t\u2019appartiennent pas moins, le MBAM mettra ensuite à l\u2019honneur une sélection de toiles tirées de la collection de l\u2019homme d\u2019affaires ontarien, collectionneur et mécène W.Bruce C.Bailey.Enfin, Volte-face mettra en vedette les photographies de Cindy Sherman, Laurie Simmons et Rachel Harrison de la collection de Carol et David Appel.Momies égyptiennes : passé retrouvé, mystères dévoilés Au Musée des beaux-arts de Montréal jusqu\u2019au 2 février 2020 EXPOSITION jusqu\u2019au 9 février 2020 2050, rue Atateken (angle Ontario) Berri-UQAM 514 528-8444 ecomusee.qc.ca DÉJOUER LA FATALITÉ Pauvreté, familles, institutions LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E4 « c\u2019est toujours un plaisir de concevoir des expositions dans ce musée », affirme Mark Lanctôt, conservateur au MACM et commissaire de deux nouvelles expositions élaborées « dans un contexte où les délais sont très serrés et avec un accès limité à notre collection ».Des limites qui ne s\u2019expliquent pas seulement par la perspective de ce grand dérangement, mais qui sont aussi provoquées par des travaux de réfection sur l\u2019esplanade de la Place des Arts, forçant le MACM à déplacer une partie de ses collections depuis longtemps entreposées sous les salles d\u2019exposition.M.Lanctôt avait tout de même accès à « énormément d\u2019œuvres, particulièrement des peintures et des dessins », ce qui lui a permis d\u2019imaginer est un mal pour un bien, diront certains.Les importants projets d\u2019agrandissements du Musée d\u2019art contemporain de Montréal (MACM), annoncés en grande pompe en 2014, et qui signifient une fermeture partielle du vénérable établissement du Quartier des spectacles, forcent tout le personnel à demeurer\u2026 en alerte.Avec à l\u2019horizon des travaux d\u2019abord prévus cette année, ensuite à l\u2019automne 2020, le MACM a maintenant plus d\u2019un an devant lui pour imaginer de nouvelles expositions dans cet espace inauguré en 1992.Même dans ce climat d\u2019incertitude, JEAN-CLAUDE POITRAS MODE ET INSPIRATIONS EXPOSITION 24 OCTOBRE \u2013 26 AVRIL L\u2019exposition est une réalisation conjointe du Musée McCord et du Musée de la civilisation. LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E5 des dialogues esthétiques entre deux artistes dans un même espace, ou plusieurs unis par une même décennie pour permettre aux visiteurs d\u2019aujourd\u2019hui de plonger dans le passé récent de l\u2019art pictural québécois.À partir du 31 octobre, les œuvres de deux créateurs issus de générations différentes vont dialoguer, et surtout « nous permettre de mieux prendre conscience de notre position de spectateur », précise le commissaire.L\u2019exposition Je vois ce que tu regardes rassemble le travail de Luis Jacob, né à Lima, au Pérou, en 1971 et établi à Toronto, avec celui de Serge Tousi- gnant, Montréalais né en 1942.Cet assemblage inédit a d\u2019abord pris forme au moment de la grande rétrospective Françoise Sullivan en 2018.« Une des pièces de Luis Jacob issues de notre collection y avait été présentée, et je me demandais si je pouvais m\u2019en servir comme point de départ pour une autre exposition.Dans les œuvres de Jacob comme dans celles de Tousignant, il y a de nombreux rappels formels à la géométrie, aux cubes et aux carrés.Sans compter que Tousignant est l\u2019un des artistes les mieux collectionnés du musée.» Les visiteurs pourront ainsi découvrir Album X, une création de 2010 comportant 80 planches où dominent formes, couleurs et lieux que Luis Jacob refuse de contextualiser de manière précise, autant d\u2019images dont l\u2019esthétique agira comme un miroir sur les sculptures en acier peint et en inox poli de Serge Tousignant, toutes élaborées dans les années 1960.Celles-ci évoquent tout autant des propositions de mobilier pour maisons modernes que des maquettes de pavillons pour Expo 67.Autre décennie importante, celle-là croulant souvent sous les clichés et les artefacts couleurs pastel, les années 1980 feront un retour au MACM, pour le plus grand bonheur de Mark Lanctôt.Car selon le commissaire, choisir cette époque, c\u2019est d\u2019abord faire comprendre à certains que « l\u2019histoire culturelle du Québec ne s\u2019arrête pas en 1975 ».Dans ses nombreuses visites d\u2019ateliers, il a réalisé à quel point plusieurs jeunes artistes « s\u2019intéressent au style décoratif, à la peinture figurative, et posent un regard nouveau sur les pratiques des années 1980 ».D\u2019où l\u2019idée de voir tout cela « en vrai, dans un même lieu ».C\u2019est ainsi que s\u2019est élaborée Peindre la nature avec un miroir, une autre belle occasion de mettre en valeur des œuvres acquises par le MACM et pour la première fois exposées dès le 17 décembre.Il ne s\u2019agit pas ici de présenter « de manière détaillée chaque balbutiement de cette époque », mais de célébrer des démarches picturales « où la figuration côtoie l\u2019abstraction » et qui empruntent autant « à la culture populaire qu\u2019à la mythologie ».Quelque 22 artistes vont ainsi se côtoyer par toiles interposées, dont Betty Goodwin, Sylvie Bouchard, François Morelli, Wanda Koop et Ron Moppett, dont l\u2019un des tableaux a également servi d\u2019inspiration pour le titre de ce regard panoramique sur une décennie haute en couleur.Pour Mark Lanctôt, l\u2019occasion est belle de déconstruire certains clichés, « de redécouvrir la pertinence de certaines démarches », et de le faire grâce à des œuvres « impossibles à voir sur le Web, peu diffusées et rarement contextualisées ».Voilà tout ce que font, fort bien et depuis longtemps, les musées : suffit de s\u2019y rendre.Je vois ce que tu regardes Au Musée d\u2019art contemporain de Montréal, du 31 octobre 2019 au 5 janvier 2020 Exposition dès maintenant Une exposition de Pointe-à-Callière d\u2019après le concept original du musée des Confluences de Lyon (France).POINTE-À-CALLIÈRE Une exposition réalisée par Pointe-à-Callière en partenariat avec le Musée Art & Histoire de Bruxelles.Dès le 2 7 no vem bre C o l l e c t i o n P .& D .J a n s s e n - A r t s , L \u2019 A g e n c e d e s A r t s e t d u P a t r i m o i n e d e l a c o m m u n a u t é fl a m a n d e e t l e M A S , A n t w e r p e n .P h o t o : H u g o M a e r t e n s puis 1967, le duo a connu un parcours prolifique.Sa production artistique, caractérisée par une approche ludique et l\u2019usage de matériaux inhabituels, comme la peluche, la styromousse ou le bois de construction, a indéniablement contribué au décloisonnement disciplinaire des arts visuels au Québec.Malgré son apport important, le duo n\u2019avait encore eu droit à aucune rétrospective muséale.« On a eu l\u2019idée [de cette rétrospective] grâce à une simple rotation d\u2019œuvres », relate Annie Gauthier, directrice des collections et des expositions du MNBAQ.Elle explique qu\u2019en 2017, l\u2019œuvre Chenille verte, de COZIC, a dû être retirée d\u2019une exposition par mesure de conservation préventive.Ne possédant pas d\u2019équivalent dans sa collection, le musée a approché le duo en espérant qu\u2019il aurait une œuvre de la même époque à lui proposer.« On est allé les rencontrer et on est tombé dans le plat de bonbons, raconte Mme Gauthier en riant.On a découvert plusieurs œuvres qui ne faisaient pas partie de collections privées ni publiques.On trouvait ça important de les montrer au public et c\u2019est comme ça qu\u2019on a décidé d\u2019en faire une exposition.» Conçue de manière chronologique, la rétrospective consacrée à COZIC débute en 1967 et se déploie sur cinq décennies.Réunissant une centaine de pièces, elle conjugue dessin, pliage, couture, sculpture et installation.Très accessible, elle traduit habilement l\u2019esprit ludique qui anime le duo.Au commencement du parcours, on trouve plusieurs œuvres réalisées en matières souples.OZIC, c\u2019est l\u2019entité à quatre mains imaginée par Monic Brassard et Yvon Cozic, un couple d\u2019artistes pluridisciplinaires qui s\u2019est rencontré en 1960 à l\u2019École des beaux-arts de Montréal.Œuvrant sous cette appellation de- LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E6 PRÉSENTÉE PAR De couleurs vives et conçues avec des matériaux industriels, elles évoquent certains mouvements contemporains, dont le pop art et l\u2019antiforme.« Ces œuvres-là remettent vraiment en question le statut de l\u2019objet, indique Mme Gauthier.On a des œuvres en textile, des œuvres à manipuler, à toucher, à sentir.Elles sont autant au sol que suspendues au plafond, aux murs ou installatives.C\u2019est vraiment très éclaté ! » La seconde partie de l\u2019exposition est consacrée à la fin des années 1970 et aux années 1980.Elle met en lumière l\u2019obsession de COZIC pour la « cocotte » en origami, un pliage rappelant la silhouette d\u2019une poule, et explore le thème de l\u2019appropriation.« C\u2019est dans cette section qu\u2019on retrouve la très belle œuvre A cocotte a Day Keeps the Obsession on the Way.Cette œuvre-là est un peu comme un journal intime, parce que, chaque jour pendant une année, les artistes ont utilisé des bouts de papier, comme des cartons d\u2019invitation ou des comptes d\u2019électricité, pour la créer.Elle nous donne accès à leur intimité et à leur processus créatif d\u2019une manière très intéressante », commente la directrice.Le parcours se poursuit dans un atelier qui cherche à reproduire celui de COZIC.On y trouve toutes sortes de petites sculptures, d\u2019objets inusités, de documents et de curiosités qui offrent une plongée dans l\u2019univers créatif du duo.La quatrième partie de la rétrospective est campée dans les années 1990.Des sculptures qui témoignent de l\u2019intérêt de COZIC pour l\u2019occupation de l\u2019espace y sont exposées.« Il y a de nouveaux matériaux qui arrivent, comme le bois et le métal.Il y a aussi des œuvres lumineuses.Même si la production est très différente en matière d\u2019esthétique, on retrouve des clins d\u2019œil aux autres époques », souligne Mme Gauthier.La dernière zone de l\u2019exposition réunit quant à elle des œuvres créées au cours des deux dernières décennies.Elles abordent avec une touche d\u2019humour bienveillant des thèmes comme la spiritualité, la métaphysique et le sens de la vie.On y trouve nommément quelques pièces du projet Code couronne de COZIC, lequel explore la question de la codification du langage écrit.Fait intéressant, l\u2019exposition propose un parcours audio commenté par Monic Brassard et Yvon Cozic.« Il ne s\u2019agit pas d\u2019un parcours linéaire traditionnel où chaque œuvre est décrite, relève Mme Gauthier.Les artistes discutent entre eux, nous livrent leurs impressions et parlent de ce qui rassemble les œuvres, ce qui fait qu\u2019on a vraiment l\u2019impression d\u2019avoir accès à eux.» COZIC.À vous de jouer.De 1967 à aujourd\u2019hui Au Musée national des beaux-arts du Québec jusqu\u2019au 5 janvier 2020 LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E7 Une exposition produite en collaboration avec MOMENTA | Biennale de l\u2019image Francis Alÿs, Children\u2019s Game 10 / Papalote, 2011, image tirée de la vidéo.© Francis Alÿs « Une exposition touchante et pleine d\u2019espoir » VIVEZ L\u2019ÉMOTION AU MAC.ACHETEZ VOS BILLETS DÈS MAINTENANT SUR MACM.ORG Le 13 novembre, le Musée proposera un entretien avec Jean-Claude Poitras.La discussion avec Stéphane Le Duc portera sur les débuts de la carrière du créateur, son parcours, sa vision et sa passion pour la mode.Par la suite, le public sera invité à poser ses questions au designer.Rappelons que le Musée McCord possède la plus imposante collection Costume, mode et textiles au Canada avec plus de 20 680 vêtements et accessoires faits ou portés au Canada au cours des trois derniers siècles.« On met l\u2019accent sur les designers, le prêt-à-porter, les manufacturiers, les grands magasins.Notre collection représente l\u2019ensemble de l\u2019industrie, surtout depuis notre fusion avec le Musée de la mode », note Alexis Walker.La collection comporte ainsi plusieurs pièces haute couture du milieu du XXe siècle signées par des créateurs montréalais, canadiens et internationaux.Ce n\u2019est pas un hasard si le Musée a mis sur pied le site EncycloMo- deQC, la seule référence encyclopédique en ligne sur l\u2019histoire de la mode au Québec.Basé sur le Dico- mode de Gérald Baril publié chez Fides en 2004, EncycloModeQC s\u2019est donné pour mission d\u2019adapter, de mettre à jour, de traduire, d\u2019enrichir et d\u2019illustrer les articles de l\u2019ouvrage.Au fil du temps, d\u2019autres articles viendront s\u2019ajouter pour refléter la dynamique scène de la mode.Le Musée McCord est le musée qui retrace l\u2019histoire sociale de Montréal et, en ce sens, il présente toutes les facettes de la vie de la cité d\u2019hier et d\u2019aujourd\u2019hui.Au-delà de sa collection Costume, mode et textiles, il abrite l\u2019une des plus importantes collections historiques en Amérique du Nord avec plus d\u2019un million d\u2019objets qui racontent l\u2019histoire de la peinture et de la photographie, ainsi que celle des cultures.Jean-Claude Poitras \u2014 mode et inspirations Au Musée McCord jusqu\u2019au 26 avril 2020 LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E8 porte-parole, conférencier et chroniqueur, sculpteur et artiste, mais d\u2019abord et avant tout, créateur de mode.L\u2019exposition permet de découvrir Jean-Claude Poitras par l\u2019entremise de trois espaces qui sont autant de sources d\u2019inspirations : la famille et la religion, les muses et le cinéma, ainsi que les voyages.« Ce qui est formidable avec Jean- Claude Poitras, c\u2019est qu\u2019il a réussi à durer aussi longtemps dans une industrie si difficile », lance Alexis Walker.La conservatrice rappelle que le créateur est un bourreau de travail et qu\u2019à ce titre, il est très inspirant.L\u2019exposition permet de voir le style raffiné qui est la signature de Jean-Claude Poitras : « La femme est au centre de son travail ; ce qu\u2019il veut, c\u2019est que les femmes se sentent belles.C\u2019est le designer de l\u2019élégance », ajoute-t-elle.ès le 24 octobre, le Musée McCord ouvrira tout grand ses portes au designer mon- tréalais Jean-Claude Poitras avec l\u2019exposition Jean-Claude Poitras \u2014 mode et inspirations qui sera présentée jusqu\u2019au 26 avril prochain.« C\u2019est une collaboration entre le Musée de la civilisation de Québec et le Musée McCord ; nous avons mis en commun nos deux collections qui représentent à elles deux les archives complètes de Jean-Claude Poitras », explique Alexis Walker, adjointe à la conservation, Costume, mode et textiles au Musée McCord.L\u2019exposition plonge au cœur de l\u2019univers du créateur et permet au visiteur de découvrir ses sources d\u2019inspirations à travers des images d\u2019archives, des photographies, des projections, des objets et, bien sûr, les créations emblématiques qui jalonnent la trajectoire de Jean-Claude Poitras.La carrière du créateur, présent sur la scène du design depuis les années 1970, couvre plus de 45 ans de style en tant que designer multidisciplinaire, tes, exotiques ou encore scientifiques qui datent du XVIe siècle à aujour- d\u2019hui.Ces objets ont été fabriqués par l\u2019homme ou sont des éléments issus de la nature.Ils proviennent des collections du Musée des Confluences de Lyon, en France, de plusieurs musées québécois et canadiens ainsi que de collectionneurs privés.L\u2019exposition a été réalisée d\u2019après le concept original du Musée des Confluences.À Pointe-à-Callière, elle a connu le même succès qu\u2019en France, si bien qu\u2019elle se prolonge jusqu\u2019en janvier 2021, au bonheur d\u2019Anne- Élisabeth Thibault, directrice des expositions et du développement des technologies : « C\u2019est une chouette exposition ! C\u2019est enrichissant au niveau des contenus pour découvrir l\u2019origine des musées.Les cabinets de curiosités sont les ancêtres des musées.L\u2019exposition est ludique et présente des objets fascinants.» Objets mystérieux, créatures fantastiques, animaux naturalisés et instruments scientifiques sont réunis dans six salles immersives, dont la fameuse « Chambre des merveilles », qui regroupe 500 objets et offre la chance, comme l\u2019explique Mme Thibault, de se glisser dans la peau d\u2019aristocrates européens ou d\u2019explorateurs qui cherchent à comprendre le monde : « On recrée cet effet-là.On fait découvrir ce que les gens du XVIe siècle pouvaient ressentir en u\u2019ont en commun un orignal albinos naturalisé, une armure de samouraï, des peluches anciennes, des cristaux et une centaine de coccinelles ?Ils se trouvent Dans la Chambre des merveilles, une exposition sur les cabinets de curiosités regroupant plus de 1 000 objets rares, insoli- LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E9 entrant dans une salle où il y avait une grande quantité d\u2019objets.C\u2019est magnifique et ça nous fait aussi réfléchir sur la pérennité des espèces.Avec la crise climatique actuelle, c\u2019est une réflexion importante à faire.» Dès le 27 novembre, l\u2019exposition Les Incas\u2026 c\u2019est le Pérou ! s\u2019ouvrira au public.Elle a été créée en partenariat avec les Musées royaux d\u2019art et d\u2019histoire de Bruxelles.Le thème : le monde des Incas et de la culture andine, celle du Pérou principalement, de la préhistoire à l\u2019ère contemporaine.Près de 300 objets (vases, textiles, plumes\u2026) seront offerts aux yeux des visiteurs afin de leur faire connaître les civilisations préincas et incas, ainsi que leur influence sur les périodes coloniale, postcoloniale et contemporaine.Anne-Élisabeth Thibault ajoute : « L\u2019Empire inca est, au XVIe siècle, le plus grand empire connu d\u2019Amérique du Nord, avec environ 12 millions d\u2019individus.C\u2019est un empire énorme Le Musée remercie le ministère de la Culture et des Communications du Québec, le Conseil des arts de Montréal et le Conseil des arts du Canada pour leur soutien constant.| L\u2019exposition Momies égyptiennes est organisée par le British Museum, Londres, en collaboration avec le Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM).L\u2019exposition a reçu l\u2019appui du ministère du Patrimoine canadien par le biais du Programme d\u2019indemnisation pour les expositions itinérantes au Canada.Momie de Tamout (détail), Troisième Période intermédiaire, début de la XXIIe dynastie, vers 900 AEC, EA 22939.© The Trustees of the British Museum | L\u2019exposition Omar Ba : vision partagée est initiée, organisée et mise en tournée par The Power Plant Contemporary Art Gallery, en collaboration avec le MBAM.L\u2019exposition a reçu le soutien de TD \u2013 La promesse Prêts à agir, de la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia, et des donateurs principaux Steven et Lynda Latner.Omar Ba, Afrique, pillage, arbres, richesse (détail), 2014.MBAM, achat, legs Horsley et Annie Townsend.© Omar Ba.Courtesy of the artist and Hales Gallery.Photo MBAM, Christine Guest | L\u2019exposition Peintures barbares est organisée par le MBAM.Jean McEwen, Élégie criblée de bleu no 5 (détail), 1986.MBAM, don à la mémoire de Jean-François Houle, de la part de François R.Roy.Photo MBAM, Christine Guest © Succession Jean McEwen / SOCAN (2019) | L\u2019exposition Simulacres : Alinka Echeverría est présentée par MOMENTA | Biennale de l\u2019image en collaboration avec le MBAM.Alinka Echeverría, Fieldnotes for Nicephora (détail), de la série « Nicephora », 2015.© Alinka Echeverría, 2016 / Résidence BMW au musée Nicéphore Niépce.F o u r n i s s e u r s o f f i c i e l s VIVEZ L\u2019EXPÉRIENCE MBAM OMAR BA VISION PARTAGÉE Jusqu\u2019au 10 novembre PEINTURES BARBARES HOMMAGE À JEAN McEWEN MOMIES ÉGYPTIENNES PASSÉ RETROUVÉ, MYSTÈRES DÉVOILÉS E n c o l l a b o r a t i o n a v e c P R É S E N T É PA R SIMULACRES : ALINKA ECHEVERRÍA DANS LE CADRE DE MOMENTA|BIENNALE DE L\u2019IMAGE \u2014 Eugénie Lépine-Blondeau, ICI Radio-Canada Première « Un magnifique artiste à découvrir ou à redécouvrir.» \u2014 TV5 Monde ENTRÉE GRATUITE EN TOUT TEMPS POUR LES 20 ANS ET MOINS LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E10 rison, école de réforme, orphelinat, hôpital, hospice, asile\u2026 Telles sont les institutions qui se sont développées au fil des années dans le quartier Centre-Sud pour s\u2019occuper des gens jugés déviants, malades, déficients intellectuels ou mentaux, délinquants ou inadaptés.Aujourd\u2019hui, beaucoup de ces institutions sont encore présentes physiquement dans le quartier.Ainsi en est-il de l\u2019hôpital Notre-Dame.Plusieurs ont toutefois changé de vocation, comme la prison Au-Pied-du-Courant, fermée depuis 1912 (aujourd\u2019hui transformée en musée), et l\u2019Institut des sœurs de Miséricorde, ancien hôpital, vacant désormais.« L\u2019exposition montre comment la société québécoise de l\u2019époque s\u2019est organisée pour faire face à la pauvreté et à l\u2019exclusion, raconte Martin Petit- clerc, commissaire de l\u2019exposition, professeur au Département d\u2019histoire de l\u2019UQAM et directeur du Centre d\u2019histoire des régulations sociales (organisme qui a collaboré à la présentation de l\u2019événement).L\u2019Église catholique et plusieurs organismes de charité ont joué un rôle important dans la création de ses institutions.Cependant, la réponse était mal adaptée aux besoins de ces personnes, car elles étaient souvent internées et subissaient des sévices physiques.Une lutte pour la reconnaissance des droits sociaux s\u2019est donc amorcée au UN MONDE EMPOISONNÉ CURIOSITÉS DU MONDE NATUREL Deux grandes expo sitions de sciences naturelles Découvrez les secrets des poisons et plongez au cœur des trésors de la nature.Au Musée de la civilisation / mcq.org AVEC LA PARTICIPATION AVEC LA COLLABORATION VENENUM LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E11 cours du XXe siècle et a contribué à l\u2019émergence de politiques sociales.» Qu\u2019on pense aux allocations familiales, à l\u2019assurance chômage et à l\u2019assurance maladie.Cette exposition répond à la vocation de l\u2019Écomusée qui vise à mieux faire connaître le quartier et son histoire, ajoute M.Petitclerc.Pendant la durée de l\u2019exposition (qui se termine le 9 février 2020), les visiteurs pourront parfaire leurs connaissances du quartier et de ses institutions grâce à diverses activités.Ainsi, des visites commentées du quartier se dérouleront le 2 novembre et le 18 janvier 2020.Le 3 novembre, une table ronde intitulée La Miséricorde : son passé et son avenir permettra aux participants de découvrir l\u2019histoire de cet ancien hôpital et les projets de redéveloppement en cours.Enfin, le 16 novembre, un circuit urbain a été programmé pour apprécier la richesse du patrimoine institutionnel du quartier.Toutes ces activités sont gratuites.En complément à cette exposition, le visiteur peut profiter de son passage à l\u2019Écomusée pour jeter un œil sur l\u2019exposition permanente, intitulée À cœur de jour, grandeurs et misères d\u2019un quartier populaire.En déambulant parmi les objets exposés, il en apprendra plus sur l\u2019histoire du quartier et sur sa transformation au fil des années.Déjouer la fatalité À l\u2019Écomusée du fier monde jusqu\u2019au 9 février 2020 La série Nuits dévoilées propose quant à elle des rencontres intimes avec chacun des quatre écrivains.Lors d\u2019une lecture publique de leur récit, ils parleront de leur démarche artistique.En tout temps, il est possible de visiter les espaces du Musée, dont l\u2019installation la Fabrique d\u2019histoires, un nouvel espace éducatif pour comprendre et construire l\u2019histoire en créant et en s\u2019amusant.L\u2019exposition permanente Histoires et mémoires couvre plus de cinq siècles d\u2019histoire.Présentée sur deux étages, elle compte près de 500 objets, documents et livres rares.La pièce maîtresse de l\u2019exposition : la célèbre maquette du « Montréal, ville fortifiée ».Pour l\u2019Halloween, le Musée propose aux adultes une soirée lugubre et festive : costumés et un verre à la main, les participants pourront affronter les fantômes de l\u2019île Sainte-Hélène grâce au jeu d\u2019évasion Spectres de l\u2019Île.Nuits Au Musée Stewart jusqu\u2019au 7 mars 2021 uit céleste, imaginaire, urbaine ou intime, voilà les propositions de l\u2019exposition Nuits présentée au Musée Stewart de l\u2019île Sainte-Hélène jusqu\u2019au 7 mars 2021.« On a choisi quatre auteurs aux profils très différents et on leur a présenté une vingtaine d\u2019objets autour de thèmes liés à la nuit.Ils ont tous été emballés », raconte Suzanne Sauvage, présidente et cheffe de la direction du Musée McCord-Stewart.Ce sont donc Éric Dupont, Dominique Demers, Heather O\u2019Neill et Simon Boulerice qui se sont laissé inspirer par ces artefacts et par cette nuit qui fascine depuis toujours.Chacune de leur fiction a ensuite été mise en scène par Pierre-Étienne Lo- cas qui a recréé les univers imaginés par les auteurs en y intégrant les objets mis en lumière dans leur récit.Le résultat est saisissant, et le visiteur est invité à se déplacer dans quatre univers nocturnes fascinants.Éric Dupont, l\u2019auteur de La fiancée américaine, Bestiaire, La logeuse et Voleurs de sucre, a choisi de raconter la nuit d\u2019un marin qui tente d\u2019amener un malheureux vers la liberté.Pour sa part, Dominique Demers, bien connue pour ses livres jeunesse qui lui ont valu de nombreux prix, a imaginé un combat entre jouets et monstres pendant qu\u2019Heather O\u2019Neill, dont le dernier roman s\u2019intitule The Lonely Hearts Hotel, plonge dans les nuits chaudes du Montréal des années 1930.Quant à Simon Boulerice, ce prolifique artiste \u2014 à 37 ans, il a déjà une quarantaine de titres publiés \u2014, sa nuit sera composée de confidences, de désirs et de passions pour une rencontre amoureuse sans lendemain.« C\u2019est très émouvant de se plonger dans ces quatre univers qui mettent en vedette les collections du musée », ajoute la présidente, qui songe peut- être à répéter l\u2019expérience avec d\u2019autres auteurs et d\u2019autres thèmes.Pour accompagner l\u2019exposition Nuits, le Musée a mis sur pied une série d\u2019activités auxquelles le public est invité à participer gratuitement.À compter de novembre et jusqu\u2019en avril, on pourra assister à des conférences sur l\u2019histoire de la nuit : les créatures de la nuit, les astres et les désastres et les nuits urbaines seront autant de sujets abordés.Au Musée national des beaux-arts du Québec 10 octobre 2019 - 5 janvier 2020 Utilisation de l\u2019alphabet Code Couronne © COZIC / SOCAN (2019) DE 1967 À AUJOURD\u2019HUI LE DEVOIR / LES SAMEDI 19 ET DIMANCHE 20 OCTOBRE 2019 / MUSÉES E12 à tous et intergénérationnel.« Il y en a pour les érudits comme il y en a pour les néophytes, affirme M.Laroche.Tout le monde est heureux en sortant du musée parce que tout le monde a appris quelque chose, a réfléchi et a eu du plaisir.» C\u2019est une préoccupation qui est au cœur de la mission d\u2019un musée de société, selon le directeur.Broue.L\u2019homme des tavernes, qui donnera le coup d\u2019envoi à la programmation automnale, le 30 octobre prochain, est la preuve de cette variété de thématiques, car elle revisite un tout autre monde, celui des tavernes des années 1970.L\u2019exposition révèle l\u2019envers du décor de la pièce de théâtre du même nom qui est un phénomène en soi.Présentée pour la première fois en 1979, elle fait partie du livre de record Guinness comme étant la pièce la plus jouée par la même troupe de comédiens : Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier.Ceux-là mêmes qui ont fait don au musée de l\u2019ensemble des décors, des costumes et des accessoires de la pièce qu\u2019ils auront jouée pendant près de 40 ans.À travers ce corpus théâtral, le visiteur pourra admirer une série de 65 photographies en noir et blanc réalisées en 1973 par le photographe québécois Alain Chagnon.« Elles démontrent en fait tous les aspects sociaux, communautaires préoccupants de l\u2019époque, indique Stephan Laroche.Les hommes qui se retrouvaient dans ces tavernes cherchaient une forme d\u2019amitié, d\u2019affection qu\u2019ils n\u2019arrivaient pas à trouver ailleurs, semble-t-il, donc il y avait une solitude.Il y a aussi les questions de l\u2019alcoolisme et de l\u2019itinérance qui sont abordées.» Même différentes, ces deux expositions partagent tout de même une portée sociale.On y aborde l\u2019humain du passé, du présent et certainement du futur.La tête dans le nuage Au Musée de la civilisation, du 28 novembre 2019 au 3 janvier 2021 Broue.L\u2019homme des tavernes Du 30 octobre 2019 au 3 janvier 2021 de reconnaissance faciale, la présence des visiteurs est détectée, ainsi que leur relation spatiale.Sans être « technophile ou technophobe », La tête dans le nuage met en lumière des questionnements sur l\u2019utilisation de données, la surabondance de l\u2019information, la présence et le profilage virtuels et bien sûr la robotisation.Pour l\u2019occasion, l\u2019artiste québécois Bill Vorn a mis sur pied une installation robotique avec laquelle les visiteurs pourront interagir, annonce M.Laroche.« Les œuvres présentées sont souvent immersives ou participatives et elles vont démontrer à la fois la beauté et les prouesses que le numérique arrive à nous faire réaliser, mais elles amènent un certain nombre de réflexions », souligne-t-il.Comme la fracture numérique, par exemple, qui met en perspective une certaine inégalité, selon le directeur.« Dans les grandes villes comme Québec ou Montréal, c\u2019est assez facile d\u2019avoir accès à de la haute vitesse, mais ce n\u2019est pas le cas partout sur la planète, et ce n\u2019est même pas le cas partout au Québec parce que dans le Grand Nord ou dans des régions plus éloignées, ça reste encore un défi.» Le numérique fait partie d\u2019un débat citoyen, car il soulève des questions éthiques et légales.« On dit souvent que le numérique est gratuit, mais il y a une monnaie d\u2019échange, qui est nos données personnelles.Alors, qu\u2019est-ce que les entreprises font avec tout ça ?» se demande M.Laroche.Le Musée de la civilisation se présente comme un musée populaire, accessible sociétés précolombiennes.On a des objets qui datent d\u2019à peu près 1200 avant notre ère.Ce sont des objets très anciens qui sont dans un état de conservation épatant.» Dans la Chambre des merveilles À Pointe-à-Callière jusqu\u2019en janvier 2021 Les Incas\u2026 c\u2019est le Pérou ! Du 27 novembre au 13 avril 2020 une époque où nos existences se racontent désormais dans un langage gouverné par les algorithmes, il fait bien de revenir un peu en arrière et de refaire l\u2019histoire.Présentée en cinq zones, l\u2019exposition accorde d\u2019abord une attention au côté historique de cette révolution.De l\u2019apparition de l\u2019écriture à la création du iPhone, on s\u2019attarde sur les innovations technologiques qui ont jalonné la trajectoire humaine.« Ce qu\u2019on veut faire avec nos publics, c\u2019est de les inviter à réfléchir à la révolution numérique qui touche le monde entier, déclare Stephan Laroche, directeur du Musée de la civilisation.Tout le monde sait un peu ce qu\u2019est le numérique, mais peu de gens savent vraiment ce que ça implique et que cela touche nos vies professionnelles comme nos vies privées.» Cette notion d\u2019intimité est explorée dans la zone nommée « Rien à cacher ».Parmi les propositions, on retrouve l\u2019artiste Rafael Lozano- Hemmer et sa projection Zoom pavillon créée en 2015.L\u2019installation interactive est basée sur un système de surveillance.Grâce à des algorithmes qui ouvre un territoire gigantesque.Cet empire a produit des objets fabuleux.La culture inca est fortement influencée par les sociétés précolombiennes.Les Incas amènent à un niveau de perfection les connaissances, les savoirs culturels, sociaux, économiques et les techniques des sociétés qui les ont précédés.Notre exposition présente quelques-unes des "]
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