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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier F
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 2019-11-02, Collections de BAnQ.

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[" l\u2019aube de 2020, l\u2019INM publie dans cette édition de L\u2019état du Québec des textes qui font le bilan de la dernière année, et d\u2019autres sur les défis qui attendent le Québec d\u2019ici à 2030.Des contributions de spécialistes d\u2019horizons variés visant à outiller les citoyens et à les amener à participer plus activement à la vie dans la cité, mais aussi à éclairer la lanterne de nos décideurs.C\u2019est l\u2019INM \u2014 une organisation indépendante et non partisane dont la mission est d\u2019accroître la participation des citoyennes et des citoyens à la vie démocratique \u2014 qui produit chaque année L\u2019état du Québec.Pour définir la trame de chaque édition, l\u2019INM met à profit une communauté constituée de plusieurs centaines d\u2019auteurs ayant déjà publié dans l\u2019ouvrage, de même que des citoyens, des élus, des chercheurs et des représentants des médias.Résultat : 35 analyses rigoureuses, diversifiées et accessibles qui permettent de jeter un regard nouveau sur les défis que devra relever le Québec dans l\u2019année \u2014 et la décennie \u2014 qui vient, de prendre un pas de recul sur l\u2019instantanéité du quotidien, et de se projeter dans l\u2019avenir.Imminent, le changement de décennie teinte en filigrane cette édition de L\u2019état du Québec.De nombreux enjeux sont abordés dans le livre, mais deux d\u2019entre eux semblent absolument incontournables à l\u2019approche de 2020 : le climat et la démocratie.L\u2019urgence climatique, d\u2019abord, est certainement le défi le plus important auquel fera face le Québec dans la décennie à venir.Malgré un large consensus sur la nécessité d\u2019agir pour lutter contre les changements climatiques, les moyens à mettre en place sont l\u2019objet de débats vigoureux.L\u2019idée d\u2019un développement plus durable est généralement acceptée, mais nombreux sont les partisans d\u2019une décroissance « soutenable » ou « conviviale ».Des experts commencent par ailleurs à tracer les contours d\u2019un mal de plus en plus répandu chez ceux qui redoutent les impacts des changements climatiques : l\u2019écoan- xiété.Au Québec, ce sont les inondations du printemps dernier et les mobilisations récentes de la jeunesse qui témoignent de l\u2019urgence de la situation.Les appels à l\u2019action répétés de citoyens, de la société civile et de la communauté scientifique rappellent aux décideurs leurs responsabilités dans la lutte contre les changements climatiques.La démocratie, ensuite, parce qu\u2019elle ne peut plus être tenue pour acquise.La participation électorale \u2014 notamment celle des jeunes \u2014 décline, la diversité de l\u2019information est en péril, la confiance des citoyens à l\u2019égard des institutions est faible, et les fausses nouvelles pullulent sur le Web.En 2018, le Canada se classait avantageusement en matière de processus électoral, de fonctionnement du gouvernement, de participation politique, de culture politique et de libertés civiles dans le Democracy Index, publié par The Economist Intelligence Unit.Cela n\u2019empêche toutefois pas que 13 % des Canadiens estiment que la démocratie est sans importance et que 10 % croient, dans certaines circonstances, qu\u2019un gouvernement autoritaire peut être préférable à un gouvernement démocratique.Ces chiffres, tirés d\u2019une étude panca- nadienne du Centre pour le dialogue de l\u2019Université Simon-Fraser menée auprès de plus de 3500 Canadiens en juillet 2019, et dont les résultats sont publiés dans L\u2019état du Québec 2020, sont préoccupants.Ils nous rappellent que la démocratie est fragile et qu\u2019elle doit constamment être défendue.Lire L\u2019état du Québec 2020, c\u2019est se redonner la capacité de rêver.Rêver à une planète en santé et à une société plus démocratique.L\u2019urgence climatique et les attaques contre la démocratie peuvent donner l\u2019impression que la seule chose à faire, face à des crises qui semblent imminentes et inévitables, est de s\u2019adapter.Ce fatalisme dépossède les Québécois de leur pouvoir citoyen et contraint les décideurs dans l\u2019exercice de leurs fonctions.La crise climatique et la fragilité de la démocratie \u2014 ainsi que tous les autres défis auxquels fera face le Québec dans la décennie à venir \u2014 doivent être l\u2019occasion de réfléchir à de nouveaux projets de société ambitieux et rassembleurs.Lire L\u2019état du Québec 2020, c\u2019est le point de départ d\u2019un dialogue nécessaire pour construire le Québec de demain. u\u2019est-ce qui définit la démocratie ?Des valeurs fondamentales viennent en tête, comme la liberté d\u2019expression.Elle devrait également permettre d\u2019assurer la protection de certains droits.Mais la démocratie canadienne, sans égard à la conception qu\u2019on a d\u2019elle, répond-elle aux attentes de ses citoyens ?Daniel Sa- vas, professeur à l\u2019École des politiques publiques de l\u2019Université Simon Fraser et chercheur principal du projet « Renforcer la démocratie », et Shauna Sylvester, directrice générale du Centre Morris J.Wosk pour le dialogue analysent dans L\u2019état du Québec 2020 les résultats d\u2019une vaste étude pancanadienne sur les attentes des citoyens à l\u2019égard de leur démocratie.La performance du système démocratique canadien, l\u2019engagement des citoyens envers la démocratie et ses institutions, la perception des valeurs démocratiques et du rôle des citoyens, la confiance envers les institutions, le niveau d\u2019engagement dans la communauté, les fausses nouvelles et les sources d\u2019informations privilégiées sont au nombre des enjeux abordés dans l\u2019étude.Elle démontre en outre que bien que 77 % des Canadiens estiment que la démocratie est le meilleur système démocratique, à peine 57 % des répondants croient que le pays est gouverné de manière démocratique, que 68 % affirment que les élus ne s\u2019intéressent pas à ce qu\u2019ils pensent et que seulement 47 % des Québécois pensent que voter peut changer quelque chose.L\u2019étude dénote également une faible confiance envers les institutions : 60 % des Canadiens estiment que le gouvernement ignore les intérêts des Canadiens ordinaires au profit de ceux de l\u2019élite, et seulement 52 % croient qu\u2019ils peuvent avoir une incidence sur leur démocratie en votant ou en faisant un effort pour influencer le gouvernement.Des chiffres inquiétants, qui doivent mener à des actions concrètes.Ce cynisme à l\u2019égard des politiciens et des institutions démocratiques trouve-t-il sa source dans le non- respect des promesses faites en campagne électorale ?Pas selon les spécialistes de l\u2019Université Laval qui colligent les données du « Polimètre Trudeau », qui ont mesuré la réalisation des promesses électorales des libéraux.À l\u2019aube des élections fédérales de 2019, le gouvernement de Justin Trudeau avait ainsi réalisé 91,7 % de ses promesses électorales.Le phénomène des fausses nouvelles, qui semble prendre de l\u2019ampleur, y est alors sans doute pour quelque chose.Elles ébranlent la confiance qu\u2019on accorde aux institutions politiques, aux médias et aux scientifiques, et déstabilisent nos démocraties.Des « faits alternatifs » sont partagés par des leaders populistes, puis sont massivement relayés dans les médias traditionnels et les réseaux sociaux.Préoccupés par cette situation, l\u2019INM et la firme Léger ont décidé de sonder les Québécois sur leur rapport à l\u2019information.La directrice générale de l\u2019INM, Julie Caron- Malenfant, et le directeur de L\u2019état du Québec 2020, Francis Huot, proposent une analyse des raisons qui poussent les citoyens à lire des fausses nouvelles, à les croire, et à les partager.Le déclin de l\u2019espace occupé par la science dans l\u2019espace public constitue l\u2019une des hypothèses fréquemment évoquées pour expliquer l\u2019émergence des fake news.Dans une entrevue exclusive, Rémi Quirion, scientifique en chef du Québec, Nellie Brière, spécialiste en communications numériques et réseaux sociaux, Luc-Alain Giral- deau, directeur général de l\u2019INRS, et Audrey-Maude Vézina, coordonnatrice de la Chaire de journalisme scientifique de l\u2019Université Laval, proposent des pistes de réflexion pour comprendre le rôle des décideurs, des organismes de recherche, des scientifiques et des médias, et des solutions pour redonner à la science sa juste place dans l\u2019espace public et ainsi contrer les fausses informations.Les données du sondage Léger analysées dans L\u2019état du Québec 2020 démontrent que la télévision, les sites Internet et applications mobiles des médias d\u2019information traditionnels, la radio et les journaux comptent parmi les sources d\u2019information les plus utilisées par les Québécois.Mais même si l\u2019information qu\u2019ils livrent est largement privilégiée, les médias traditionnels sont en perdition.Une situation symptomatique de la montée en puissance des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), qui captent plus que jamais les revenus publicitaires qui finançaient jadis les activités des médias traditionnels.Professeur à l\u2019École des médias de l\u2019Université du Québec à Montréal, Jean-Hugues Roy propose, dans L\u2019état du Québec 2020, que soit redéfini le rôle du Fonds des médias afin d\u2019inclure à ses sources de financement les accès à Internet, les achats d\u2019écrans et une éventuelle redevance qui serait prélevée sur les revenus des géants du Web par l\u2019entremise d\u2019une modification à la Loi sur le droit d\u2019auteur.Son mandat devrait également être élargi, selon l\u2019ex-journaliste, pour inclure le soutien à l\u2019information.Une solution qui contribuerait sans doute à la vitalité des médias régionaux qui constituent, pour la journaliste à La Voix de l\u2019Est et auteure du livre Extinction de voix : plaidoyer pour la sauvegarde de l\u2019information régionale, Marie-Ève Martel, un bien public essentiel à la démocratie.Le numérique, en plus de redéfinir la manière dont l\u2019information est produite et consommée, amène de nombreuses questions quant au droit à la vie privée, une valeur démocratique fondamentale.Doctorante en communication à l\u2019Université du Québec à Montréal et codirectrice des communications de Crypto.Québec, An- ne-Sophie Letellier estime en outre que l\u2019utilisation des données personnelles doit être mieux encadrée.CLÉ 01 \u2013 SONDAGE LÉGER / L\u2019ÉTAT DU QUÉBEC Les fausses nouvelles : un refuge devant l\u2019incertitude croissante de notre époque ?Julie Caron-Malenfant, directrice générale de l\u2019INM, Francis Huot, directeur de L\u2019état du Québec 2020 CLÉ 09 \u2013 MÉDIAS L\u2019information locale, bien public essentiel à la démocratie Marie-Ève Martel, journaliste à La Voix de l\u2019Est et auteure du livre Extinction de voix : plaidoyer pour la sauvegarde de l\u2019information régionale CLÉ 03 \u2013 POLITIQUE PROVINCIALE Le moment Legault Michel David, chroniqueur au journal Le Devoir CLÉ 05 \u2013 JUSTICE Agressions sexuelles et violence conjugale : l\u2019émergence de la démarche non partisane Sonia LeBel, ministre de la Justice, ministre responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne et députée de Champlain, Hélène David, députée de Marguerite- Bourgeoys, Christine Labrie, députée de Sherbrooke, Véronique Hivon, députée de Joliette l\u2019experte, que la pertinence du déploiement à grande échelle de ce nouveau programme doit être remise en question.Le gouvernement Legault a également manifesté son intention de revoir le programme Éthique et culture religieuse (ECR) offert aux élèves du secondaire dans les écoles québécoises.Pour Olivier Lemieux, chargé de cours à l\u2019Université Laval et à l\u2019Université de Sherbrooke, cette réforme annoncée permettrait de faire d\u2019une pierre deux coups en favorisant le développement de la pensée politique à l\u2019école, dans un moment dit de « déclin du politique ».Pour contrer ce phénomène, l\u2019auteur juge qu\u2019une éducation politique est cruciale pour doter les citoyens des outils nécessaires à une meilleure compréhension de la politique, et que la réforme du cours ECR constitue l\u2019occasion idéale de remédier à ce problème.Incontournable, l\u2019élection de la CAQ est certainement de nature à changer le Québec, et L\u2019état du Québec 2020 présente des analyses qui permettent de mesurer l\u2019ampleur du virage proposé par ce nouveau gouvernement.Les comprendre, c\u2019est l\u2019une des clés pour comprendre le Québec.conjugale à laquelle des élues des quatre formations politiques représentées à l\u2019Assemblée nationale du Québec sont parties.La ministre Sonia LeBel ainsi que les députées d\u2019opposition libérale Hélène David, solidaire Christine Labrie et péquiste Véronique Hivon signent d\u2019ailleurs un texte inédit sur les défis et occasions inhérents au travail non partisan.Proposant plus qu\u2019une description de leur mandat, les quatre élues mettent en lumière certains aspects inconnus du travail des parlementaires, et plaident, en prenant appui sur leur propre expérience, pour une meilleure collaboration entre partis et pour une plus grande représentation des femmes en politique.Le débat public, di- sent-elles, en serait enrichi.Promesse électorale importante de la CAQ, la mise en place d\u2019un réseau de maternelle 4 ans universelle ne fait pas l\u2019unanimité.En entrevue à l\u2019automne 2018, François Legault avait affirmé être prêt à démissionner advenant le non-respect de cet engagement par son gouvernement.C\u2019est finalement à l\u2019hiver 2019 que la CAQ a présenté un projet de loi visant le déploiement de la maternelle 4 ans universelle à temps plein dans le but de favoriser la préparation à l\u2019école des enfants.Professeure associée au Département d\u2019éducation et formation spécialisées et au Département de psychologie de l\u2019Université du Québec à Montréal, Christa Japel s\u2019est penchée sur cette mesure dans L\u2019état du Québec 2020 en posant la question suivante : S\u2019agit-il d\u2019un bon investissement de fonds publics pour favoriser la préparation à l\u2019école des enfants ?Force est de constater, selon élection de la CAQ le 1er octobre 2018 a marqué la fin d\u2019une alternance ininterrompue d\u2019une cinquantaine d\u2019années au pouvoir entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ).Encore plus qu\u2019un changement de parti, l\u2019élection de François Legault comme premier ministre marque un tournant dans le débat politique au Québec, qui ne s\u2019articule plus seulement autour de l\u2019axe souverainisme-fédéralisme.Un nouveau nationalisme décomplexé caractérise plutôt le gouvernement Legault, et les Québécois ne semblent pas s\u2019en formaliser.Chroniqueur au quotidien Le Devoir, Michel David compte parmi les auteurs ayant contribué à cette 24e édition de L\u2019état du Québec.Plus qu\u2019un simple bilan de l\u2019an 1 du gouvernement Legault, il retrace dans un texte captivant l\u2019histoire de la première année au pouvoir de la CAQ, rappelle ses réalisations principales, revient sur les défis auxquels ont fait face ses élus, et propose une analyse de ce qu\u2019il nomme le « moment Le- gault ».Un « moment Legault » qui est peut-être en cours, mais qui pourrait aussi, selon le chroniqueur, être à venir.Une première année au pouvoir en outre marquée par des débats sur la laïcité et l\u2019immigration, l\u2019environnement, l\u2019éducation, mais aussi par une lune de miel prolongée, résultat de l\u2019effondrement du PLQ et du PQ, qui sont toujours à la recherche de leur nouveau chef.Le débat sur la laïcité aura d\u2019ailleurs teinté le début du mandat caquiste, et la Loi sur la laïcité de l\u2019État risque de défrayer la manchette encore longtemps.La contribution de Solange Lefebvre, titulaire de la Chaire de recherche en gestion de la diversité culturelle et religieuse à l\u2019Institut d\u2019études religieuses de l\u2019Université de Montréal, sur différents modèles de laïcité qu\u2019on retrouve dans le monde, est dans ce contexte fort à propos.Au nombre des réalisations phares du gouvernement Legault, il y a la démarche non partisane sur les agressions sexuelles et la violence Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.La rédaction du Devoir n\u2019a pas pris part à la production de ces contenus. a lutte contre les changements climatiques est sur toutes les lèvres.La campagne électorale fédérale en a éloquemment fait la démonstration.Jamais une place aussi importante n\u2019a été accordée à la protection de l\u2019environnement dans une élection au Canada.Des débats vigoureux entre les principaux partis politiques ont permis de constater que l\u2019époque où l\u2019existence même des changements climatiques était remise en question est révolue.On cherche désormais à s\u2019entendre sur l\u2019ampleur et sur la nature des moyens à mettre en place pour faire face aux défis que pose le réchauffement planétaire.Le Canada subira les conséquences des changements climatiques, à l\u2019instar des autres pays de la planète.Les inondations des printemps 2017 et 2019 dans le sud de la province démontrent toutefois notre vulnérabilité et annoncent que des répercussions bien réelles du réchauffement planétaire sont à craindre.Dans cette optique, le Réseau inondations intersectoriel du Québec (RIISQ) a été mis sur pied au printemps dernier grâce au financement des Fonds de recherche du Québec.Sa mission : regrouper tous les intervenants fédéraux et provinciaux, de même que des chercheurs de divers domaines, afin d\u2019améliorer la capacité du Québec à mieux se préparer et se protéger des inondations.Son directeur général, Philippe Gachon, plaide dans L\u2019état du Québec 2020 l\u2019importance de l\u2019intersectorialité pour améliorer notre résilience et pour réduire les risques d\u2019inondations et leurs conséquences dans l\u2019avenir.Celui qui est professeur titulaire de la Chaire de recherche sur les risques hydrométéorologiques liés aux changements climatiques à l\u2019Université du Québec à Montréal estime en outre que s\u2019il y a une leçon à tirer des inondations qui ont frappé le Québec, c\u2019est que la collaboration entre disciplines, telles que les sciences naturelles, humaines, sociales et politiques, ainsi que le génie, la santé, l\u2019éducation, la psychologie, l\u2019épidémiologie, la communication et la gestion, est primordiale.Les inondations récentes au Québec illustrent concrètement le dérèglement climatique.Alors qu\u2019un développement plus durable semble être la solution la plus largement privilégiée par les décideurs des milieux politiques et économiques pour affronter les changements climatiques, certains plaident pour une décroissance « soutenable » ou « conviviale », remettant en question l\u2019idée fondamentale selon laquelle le progrès de l\u2019humanité suppose une croissance économique continue.Professeur au Département de management de HEC Montréal, Yves-Marie Abraham est de ceux qui estiment que l\u2019urgence climatique commande un changement profond de nos habitudes de consommation.Pour les « décrois- sancistes », explique-t-il dans L\u2019état du Québec 2020, une diminution du temps de travail salarié et de la production de marchandises est le meilleur moyen de ralentir la catastrophe écologique en cours.La popularité croissante du mouvement décroissanciste est peut-être liée à l\u2019augmentation du nombre de personnes qui témoignent souffrir d\u2019écoanxiété.Dans un texte éclairant, Anne-Sophie Gousse-Lessard trace les contours de ce phénomène psychosocial encore méconnu de la science, mais dont on entend parler de plus en plus.Bien qu\u2019aucun consensus n\u2019ait émergé sur l\u2019existence de ce mal, la documentation scientifique concernant les effets des changements climatiques sur la santé mentale a énormément progressé et porte surtout, selon l\u2019experte, sur des réactions psychosociales postdésas- tre inquiétantes comme la détresse psychologique, le syndrome de stress post-traumatique, la dépression, le trouble d\u2019adaptation, les conflits relationnels, les troubles du sommeil, les abus de drogue et d\u2019alcool, ou encore le suicide.Parmi les effets recensés des vagues de chaleur sur les comportements, il y a les émeutes, les agressions diverses, la maltrai- tance d\u2019enfants et de femmes et les homicides, note la professeure associée à l\u2019Institut des sciences de l\u2019environnement de l\u2019Université du Québec à Montréal.Des conséquences préoccupantes, sur lesquels il faudra rapidement se pencher.Cette écoanxiété pousse de nombreux jeunes du Québec à se mettre en action pour contribuer à la lutte contre les changements climatiques.Ils sont de plus en plus nombreux à faire l\u2019école buissonnière pour sonner l\u2019alarme climatique.Rédactrice en chef du magazine Curium, Noé- mie Larouche recueille les témoignages de jeunes qui ont décidé de prendre les choses en main, en plus de brosser le portrait des mobilisations étudiantes qui ont ouvert la voie à la manifestation historique du 27 septembre dernier.Les institutions démocratiques offrent aussi des mécanismes qui permettent aux citoyens de faire entendre leur voix.Dans la foulée du 40e anniversaire de la création du Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE), la professeure agrégée au Département de science politique de l\u2019Université de Montréal, Laurence a faiblesse du taux de chômage est un corollaire du renversement de la pyramide démographique.La population vieillit rapidement et, en proportion, les personnes en âge de travailler n\u2019ont jamais été aussi peu nombreuses.Résultat : le Québec se retrouve dans une situation de pénurie de main-d\u2019œuvre jamais vue.Économiste à la Centrale des syndicats du Québec, Pierre-Antoine Harvey explore dans L\u2019état du Québec 2020 les raisons qui expliquent que la pénurie de main-d\u2019œuvre ne se traduise pas en augmentation des salaires, et plaide pour que soient abandonnées les politiques de création d\u2019emplois.Nos élus, croit-il, devraient plutôt se préoccuper la qualité des emplois qu\u2019occupent les travailleurs québécois.Nombreux sont ceux qui estiment que la pénurie de main-d\u2019œuvre pourrait être réglée \u2014 en partie, du moins \u2014 avec l\u2019automatisation des emplois.Comme l\u2019explique toutefois Pierre-Antoine Harvey, les pronostics quant à l\u2019incidence des innovations en robotique et en intelligence artificielle sur l\u2019emploi varient entre enthousiasme et catastrophisme.Ces transformations dans le marché du travail constituent d\u2019ailleurs l\u2019une des causes de l\u2019épuisement professionnel, selon Patrizia Villotti et Marc Corbière, professeurs au Département d\u2019éducation et pédagogie de l\u2019Université du Québec à Montréal, qui présentent des causes, des conséquences et des stratégies à adopter pour contrer ce phénomène, qui toucherait un travailleur sur quatre au Québec.En plus du rôle qu\u2019elles ont à jouer pour assurer le bien-être physique et psychologique de leurs employés, les entreprises pourraient également contribuer à la réduction des inégalités.Depuis la grande récession de 2008, la question de la croissance des inégalités économiques préoccupe de nombreux acteurs, dont le directeur général de l\u2019Observatoire québécois des inégalités, Nicolas Zorn, et la pro- fesseure et titulaire de la Chaire BMO en diversité et gouvernance de l\u2019École de relations industrielles de l\u2019Université de Montréal, Tania Saba, qui Bherer, le professeur au Département des sciences sociales de l\u2019Université du Québec en Outaouais, Mario Gauthier, et le professeur agrégé à l\u2019École d\u2019études politiques de l\u2019Université d\u2019Ottawa, Louis Simard, proposent un retour sur quatre décennies de participation publique en environnement au Québec.Philippe Bourke et Julie Forget, président et vice-présidente du BAPE respectivement, réitèrent, quant à eux, l\u2019importance de la participation des citoyens dans l\u2019évaluation environnementale de grands projets.La transition écologique est un défi aussi pressant qu\u2019important.Il comporte de nombreuses facettes, et L\u2019état du Québec 2020 présente des analyses de spécialistes offrant des lectures complémentaires de la situation pour une action efficace.CLÉ 11 \u2013 TRANSITION ÉCOLOGIQUE Pour sortir de l\u2019impasse du développement durable : la décroissance Yves-Marie Abraham, professeur au Département de management de HEC Montréal CLÉ 11 \u2013 TRANSITION ÉCOLOGIQUE Écoanxiété : quand la crise environnementale nuit à notre santé mentale Anne-Sophie Gousse-Lessard, professeure associée à l\u2019Institut des sciences de l\u2019environnement de l\u2019Université du Québec à Montréal En librairie et en ligne dès maintenant! Un éclairage inédit et accessible sur des questions préoccupantes, et des solutions pour composer avec les dé?s toujours plus complexes propres à une société en constante évolution.inm.qc.ca/edq2020 générations devrait être systématiquement menée, plaide-t-il.Nicolas Zorn explore également la question de la fiscalité et des politiques publiques sous la lunette des inégalités, en présentant un résumé du Bulletin des budgets fédéral et du Québec.Une soixantaine de spécialistes ont ainsi évalué l\u2019impact sur les inégalités que pourront avoir les principales mesures contenues dans les deux budgets présentés au printemps 2019.Xavier Leloup et Jean-Philippe Meloche, quant à eux, examinent deux enjeux qui témoignent de l\u2019effet que peuvent avoir les politiques publiques sur notre qualité de vie.Le premier, qui est professeur- chercheur au Centre Urbanisation Culture Société de l\u2019INRS, s\u2019intéresse aux facteurs qui peuvent expliquer la pénurie de logements et l\u2019augmentation du prix des loyers, particulièrement visibles à Montréal le 1er juillet dernier.Le second, qui est professeur à l\u2019École d\u2019urbanisme et d\u2019architecture de paysage de l\u2019Université de Montréal et fellow au CIRANO, présente les différentes formes de tarification du transport en commun qui existent : l\u2019impôt, et la tarification.On ne peut aborder les politiques publiques sans parler du système de santé et de services sociaux, qui accapare la part du lion du budget du Québec.Dans une proposition détaillée formulée à la ministre de la Santé et des Services sociaux, l\u2019ex- ministre et président de la Commission sur le financement des services de santé, Michel Clair, revient sur la fameuse réforme Barrette et propose certains changements, alors que cinq chercheurs de l\u2019Institut national d\u2019excellence en santé et en services sociaux (INESSS) témoignent de l\u2019importance de la participation des citoyens, mais également de la mobilisation du savoir expérientiel des patients, des usagers et des proches aidants dans le développement du système de santé et de services sociaux, et plus spécifiquement dans l\u2019évaluation des technologies et des modes d\u2019intervention.Ces sujets témoignent de changements majeurs dans les politiques publiques, qui auront incontestablement des répercussions dans le quotidien de millions de Québécois.Et c\u2019est sans compter la publication, en 2019, d\u2019un nouveau Guide alimentaire canadien, disséqué avec clarté par Bernard Lavallée, alias le nutritionniste urbain, et l\u2019Accord Canada\u2013 États-Unis\u2013Mexique (ACEUM) \u2014 qui vise à remplacer l\u2019ALENA \u2014, dont le professeur titulaire à la Faculté de droit et à l\u2019École supérieure d\u2019études internationales de l\u2019Université Laval, Richard Ouellet, présente les principaux faits saillants.deau en matière de réconciliation avec les peuples autochtones.Bilan en demi-teintes, qui ne permet toutefois pas de conclure que le gouvernement Trudeau a perdu la confiance des Autochtones ou qu\u2019il a entièrement échoué en matière de réconciliation, estime l\u2019auteure.L\u2019actualité récente au sud de la frontière nous rappelle que le droit à l\u2019avortement est un acquis précieux, et qu\u2019un mouvement bien organisé tente de le remettre en question.Des lois limitant le libre choix sont adoptées aux États-Unis, et Véronique Pronovost, doctorante en sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal et membre du Chantier sur l\u2019antifé- minisme du Réseau québécois en études féministes, estime que le mouvement anti-choix états-unien exerce une influence au Canada et au Québec.Mais alors que de nombreux groupes sont victimes de discrimination, de nouvelles solidarités peuvent être créées, notamment entre les différentes générations qui composent le Québec.CLÉ 15 \u2013 ALIMENTATION Nouveau Guide alimentaire canadien : du rationnement à l\u2019abondance Bernard Lavallée, nutritionniste, auteur et conférencier CLÉ 17 \u2013 INTERNATIONAL L\u2019ACEUM : les nouveaux termes du libre-échange en Amérique du Nord Richard Ouellet, professeur titulaire à la Faculté de droit et à l\u2019École supérieure d\u2019études internationales de l\u2019Université Laval CLÉ 12 \u2013 DISCRIMINATION Droit à l\u2019avortement : la contre-attaque des anti-choix en Amérique du Nord Véronique Pronovost, doctorante en sociologie à l\u2019Université du Québec à Montréal et membre du Chantier sur l\u2019antiféminisme du Réseau québécois en études féministes CLÉ 20 \u2013 PEUPLES AUTOCHTONES Entre promesses et réalisations : le bilan du gouvernement Trudeau en matière de réconciliation avec les peuples autochtones Marie-Pierre Renaud, anthropologue et doctorante en études autochtones, Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue S\u2019appuyant sur les résultats de la Conversation publique sur la solidarité et l\u2019équité intergénérationnelles, une démarche délibérative organisée par l\u2019INM qui s\u2019est déroulée sur deux ans et à laquelle plusieurs milliers de Québécois ont participé, Sami Ghzala propose cinq chantiers pour faire du Québec une société résolument in- tergénérationnelle.L\u2019auteur évoque la cohabitation intergénérationnelle, la mobilité, l\u2019animation des espaces publics, la participation citoyenne et la prise en compte de l\u2019équité inter- générationnelle dans les politiques publiques comme champs d\u2019action à prioriser pour favoriser une plus grande solidarité entre les générations.Une vaste réflexion collective qui rappelle que le dialogue entre les générations s\u2019avère un impératif qui doit présider à l\u2019ensemble de nos décisions collectives et les imprégner rapidement.es inégalités et la discrimination se manifestent de nombreuses façons.L\u2019appropriation culturelle et le manque de diversité en culture ont fait couler beaucoup d\u2019encre au Québec dans les dernières années.Ces épisodes ne sont pas sans rappeler la « crise » des accommodements raisonnables, la charte des valeurs et, plus récemment, l\u2019adoption en juin 2019 de la Loi sur la laïcité de l\u2019État.Des démonstrations éloquentes des différentes conceptions qui cohabitent dans notre société du tissu social, et des manières dont il doit être protégé.Chargée de cours à l\u2019Institut d\u2019études canadiennes de l\u2019Université McGill, Shelley Ruth Butler propose dans L\u2019état du Québec 2020 une définition de l\u2019appropriation culturelle et distingue le concept de l\u2019échange culturel respectueux.L\u2019Office québécois de la langue française décrit l\u2019appropriation culturelle comme « l\u2019utilisation, par une personne ou un groupe de personnes, d\u2019éléments culturels appartenant à une autre culture, généralement minoritaire, d\u2019une manière qui est jugée offensante, abusive ou inappropriée ».Une définition en l\u2019apparence claire, qui cache toutefois un sujet équivoque et brûlant, qu\u2019on peine à s\u2019expliquer.Des enjeux comme le colonialisme, l\u2019assimilation, la résistance, la réparation et la réconciliation \u2014 inhérents à l\u2019appropriation culturelle \u2014 ne pourront être abordés, selon l\u2019auteure, que lorsque la légitimité du concept d\u2019appropriation culturelle sera acceptée.Le débat sur l\u2019appropriation culturelle résonne également chez les Autochtones, dont on s\u2019est fréquemment approprié la culture dans le passé.L\u2019exemple le plus concret au Québec de l\u2019amorce d\u2019une prise de conscience collective est sans contredit l\u2019annonce faite par l\u2019Université McGill au printemps 2019 d\u2019abandonner le nom de ses équipes sportives.Les défunts Redmen incarnent une volonté claire de réconciliation avec les peuples autochtones.Anthropologue et doctorante en études autochtones à l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Marie-Pierre Renaud propose à ce sujet un bilan des promesses et des réalisations du gouvernement Tru- démontrent l\u2019importance du rôle des entreprises, et qui leur lancent un appel à l\u2019action.Les effets du vieillissement de la population et de la pénurie de main-d\u2019œuvre concomitante se font également sentir dans les politiques publiques.Titulaire de la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke, Luc Godbout estime d\u2019ailleurs que le gouvernement doit garantir l\u2019équité intergénérationnelle en offrant un accès pour toutes les générations au même panier de services publics et un niveau de fiscalité et d\u2019endettement équivalents.Pour y arriver, une analyse des effets des politiques publiques sur l\u2019équité entre les Lancement-béné?ce 8 novembre 2019 17 h 30 | Maison des régions de Montréal PARTENAIRES DE L\u2019ÉTAT DU QUÉBEC 2020 Places limitées.Inscrivez-vous dès maintenant! Bouchées et consommation seront servies.Une copie du livre sera remise aux inscrits.inm.qc.ca/edq2020 "]
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