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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier C
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  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 2019-11-16, Collections de BAnQ.

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[" | CAHIER SPÉCIAL C | LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 LEDEVOIR LL ed po\u201d \u2014 ON ee = a « ?Gee JIA ed (es J 10 © Novembre, Mois de la philanthropie.VIC CIC le monde de la philanthropie se SFO e.LE OT OTILS Q donateurs se S de'donnér évoluent Greaxtfiauts ¥ engagem NC SOCI des entreprises est attendu.Par Conséquen les profils | phil ropie évoluent les enjeux relies a ces transformations ?Pourquoi et comment donne-t-on lAUJOUTCENUIS \u201ceis IE Dhl Aropique dy Québec el de quelques ] > L A LIRE DANS CE CAHIER STN \\ \\ L'univers philanthropique en pleine transformation C2 Donner en héritage C7 Portraits de philanthropes a\" C8 à C18 SÉBASTIEN THIBAULT LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C2 e sont les membres de la « génération silencieuse » (73 ans et plus) qui auront donné le plus en 2018, avec une moyenne de 442 $ par individu.Pas étonnant que les organismes s\u2019arrachent les dollars de cette tranche de la population, dont les contributions représentent le double de celles du donateur québécois type chaque année.Vieillissement de la population oblige, les dons planifiés forment maintenant un aspect non négligeable de l\u2019assiette philanthropique de la province.« Ce sont les donateurs les plus importants et ils risquent de le rester pour encore quelques années », affirme Daniel Asselin, président d\u2019Épisode.Quelque 40 % des Z ont donné en 2018.Les Y, eux, les fameux milléna- riaux, élèvent ce chiffre à 59 %, formant du même coup la deuxième tranche de population la plus généreuse.Les bons derniers ?Les X.Moins fortunée que les boomers, cette génération ne compte pas donner autant que la précédente\u2026 pour le moment.« Avec les transferts de patrimoine attendus dans les prochaines années et l\u2019économie qui a bien roulé, on peut s\u2019attendre à de la disponibilité financière très importante pour les X au cours des années à venir », précise M.Asselin.Les communautés culturelles sont également dans la ligne de mire des organismes : plus généreuses que leur contrepartie québécoise (4 % de dons de plus en 2018), elles forment une tranche démographique à surveiller.On note enfin la contribution des femmes aux portefeuilles des organismes : bien qu\u2019elles versent moins que leurs comparses masculins, les femmes disent vouloir faire augmenter la cagnotte en 2019.« Avec les avancées en équité salariale, c\u2019est une question de temps avant que les dons des femmes égalent, et même dépassent, ceux des hommes », affirme Christian Bourque.Avec les Y et les Z, « on est sur un siège éjectable », affirme Daniel Asselin.Beaucoup moins fidèles aux causes que leurs prédécesseurs, les membres de ces générations sont Nos équipes sauvent des vies.Votre soutien aussi.croixrouge.ca Au cœur de l\u2019urgence : présence et résilience LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C3 Ce cahier spécial a été produit par l\u2019équipe des publications spéciales du Devoir, grâce au soutien des annonceurs qui y figurent.Ces derniers n\u2019ont cependant pas de droit de regard sur les textes.La rédaction du Devoir n\u2019a pas pris part à la production de ces contenus.toutefois très conscientisés\u2026 et exigeants.Les organismes doivent montrer patte blanche à ces jeunes, qui n\u2019ont pas peur de poser des questions et demandent à voir les rapports annuels.Pour aller tirer quelques dollars des portefeuilles des Y et des Z, les organismes ont donc du pain sur la planche.Il faudra d\u2019abord redorer l\u2019image de marque, facteur déterminant dans le choix d\u2019une cause pour les jeunes générations, mais aussi renouveler les conseils d\u2019administration afin que les donateurs s\u2019y reconnaissent.« Les jeunes ont des valeurs sociales qui les porteraient à avoir le geste philanthropique assez facile, mais il faut les y amener », résume Christian Bour- que, vice-président à la direction et associé chez Léger.Pour ce faire, il mentionne le phénomène des micro- dons, des montants de quelques dollars qui se font par texto ou via une application mobile.Le sociofinance- ment, lui, prend tranquillement sa place au soleil.Et la vente de produits au profit d\u2019une cause ne dérougit pas de popularité.Une majorité des grandes entreprises sondées (80 %) souhaite d\u2019ailleurs réévaluer sa participation financière aux causes qu\u2019elles soutiennent au cours des cinq prochaines années \u2014 une manière d\u2019attirer les jeunes dans leurs rangs, pense Daniel Asselin.Et cette révolution reflète les changements au sein du monde des affaires : « Avant, les patrons imposaient des causes.Maintenant, c\u2019est l\u2019inverse.Les employés mettent la pression sur leur patron », poursuit-il.Les entreprises ne sont toutefois pas plus généreuses qu\u2019avant.Ce sont les PME qui changent le plus leurs habitudes \u2014 et comme elles forment la majorité du portrait entrepreneurial québécois, les organismes devront s\u2019y attarder.« C\u2019est un marché qui pourrait décloisonner l\u2019enveloppe de dons », souligne M.Asselin.Dernier constat : le Québec est un véritable cancre de la philanthropie, se plaçant au dernier rang du palmarès de la générosité au Canada.« Ceux qui donnent le font autant qu\u2019avant, mais l\u2019assiette de donateurs est en repli », indique Christian Bour- que.Inversement, les mains tendues se multiplient.Au Québec, 15 000 organismes se disputent une enveloppe fixée à environ 3 milliards de dollars par année, tous dons confondus.Les deux hommes d\u2019affaires soulignent l\u2019importance des alliances pour assurer la pérennité des organismes de petite taille.« On est dans une industrie en transformation majeure.On ne peut plus faire les choses comme on les a toujours faites dans les 30 dernières années », remarque Daniel Asselin. LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C4 CONTENU PUBLICITAIRE FONDATION CANCER DU SEIN DU QUÉBEC CANCER DU SEIN?: UNE PÉRIODE CHARNIÈRE L\u2019arsenal thérapeutique contre le cancer du sein ne cesse de se développer.Plus de 25?% des investissements en recherche sur le cancer au Canada sont alloués à la recherche sur le cancer du sein.Le plus grand défi aujourd\u2019hui est de rendre ces avancées accessibles aux patientes.Tour d\u2019horizon des grands projets porteurs d\u2019espoir?! Cancer du sein métastatique Plus de 4?900 Canadiennes sont décédées du cancer du sein en 2017.90?% de ces décès sont attribuables à des métastases ou à la résistance aux traitements.Afin d\u2019améliorer cette situation, une équipe de chercheurs basés à Montréal et à Ottawa travaille à mieux comprendre comment les cellules cancéreuses s\u2019adaptent à leur environnement.Les cellules cancéreuses ont besoin d\u2019une grande quantité d\u2019éléments nutritifs et d\u2019oxygène pour se développer.Désormais, les travaux de ces experts visent à cibler les vulnérabilités du cancer pour priver les tumeurs de nutriments et ainsi les faire mourir.Cette stratégie thérapeutique est prometteuse pour empêcher la formation de métastases.L\u2019équipe étudiera entre autres quel rôle joue le tissu graisseux dans le cancer du sein métastatique.Ce projet est cofinancé par l\u2019Institut de recherche Terry Fox et la Fondation cancer du sein du Québec.Immunothérapie : une première en cancer du sein Combattre le cancer en utilisant le système immunitaire du patient, voilà la révolution de l\u2019immunothérapie.Après avoir fait ses preuves pour les cancers du poumon et de la peau, l\u2019immunothérapie offre maintenant de nouveaux espoirs pour les cancers du sein avancés.C\u2019est une première?! Santé Canada a approuvé le premier traitement d\u2019immunothérapie en cancer du sein, l\u2019«?Atezolizumab?», en septembre dernier.Ce nouveau médicament répond à un besoin non encore comblé pour les patientes atteintes d\u2019un cancer du sein triple négatif (CSTN).Représentant jusqu\u2019à 17?% de l\u2019ensemble des cancers du sein, les CSTN sont agressifs et quasi impossibles à soigner en raison d\u2019un manque de connaissances des types de récepteurs présents sur les cellules.Combiné à la chimiothérapie, cette immunothérapie a entraîné une réduction importante, de 38?%, du risque de progression de la maladie chez les personnes qui ont des CSTN positifs au biomarqueur PDL-1.Place aux droits des patients «?Les personnes qui ont un cancer du sein ont des droits, et leur responsabilité, c\u2019est de s\u2019assurer qu\u2019ils sont respectés?», soutient Nathalie Tremblay, directrice générale de la Fondation cancer du sein du Québec.La majorité des patients sont peu informés de leurs droits et des services auxquels ils devraient avoir accès (voir encadré).Le Québec fait piètre figure en ce qui concerne le temps d\u2019attente d\u2019un diagnostic de cancer du sein.À l\u2019échelle canadienne, la province se glisse à l\u2019avant-dernier rang, devant Terre-Neuve-et-Labrador.En effet, le temps d\u2019attente entre la détection d\u2019une anomalie et le diagnostic final est deux ou trois fois plus long au Québec comparativement à l\u2019Alberta, qui est la province la plus efficace au Canada.De longs temps d\u2019attente peuvent aggraver le pronostic et engendrer des effets psychologiques négatifs chez les personnes concernées.C\u2019est pour lutter contre ce type de problème que la Fondation cancer du sein du Québec joue un rôle essentiel dans la défense des droits des patients.Elle les accompagne, les informe et s\u2019implique dans divers groupes et comités en santé à l\u2019échelle canadienne afin de leur donner une voix.Rencontre annuelle du public avec les chercheurs de la Fondation cancer du sein du Québec.PHOTOS ÉRIC CARRIÈRE et compréhensible dans leur langue.thérapeutiques (accessibilité à la recherche clinique et aux avancées médicales).DROITS DES PATIENTS LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C5 C\u2019est le pourcentage de Québécois qui ont fait un don au Québec en 2018.C\u2019est le montant que les Québécois ont donné en moyenne.Si l\u2019on exclut ceux qui n\u2019ont rien donné, le don moyen s\u2019élève à 336 $.La génération des silencieux (nés en 1945 ou avant) est celle qui a fait le plus de dons.62 % des gens de cette génération ont fait un don d\u2019une moyenne de 442 $.C\u2019est le pourcentage de Québécois qui soutiennent des organismes autrement que par des dons en argent, généralement par des dons en biens (denrées, vêtements, etc.).Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à apporter leur soutien non financier aux organismes.C\u2019est le pourcentage de Québécois qui ont appuyé quelqu\u2019un dans le cadre d\u2019un défi au profit d\u2019un organisme.C\u2019est la proportion d\u2019individus qui ont fait un don par sociofi- nancement.Le don moyen est de 116 $, si l\u2019on exclut les individus qui n\u2019ont rien donné.Environ 4 répondants sur 10 se disent fidèles à des organismes, même s\u2019ils donnent à l\u2019occasion à d\u2019autres causes.C\u2019est d\u2019abord par sensibilité ou par intérêt envers une activité ou une cause particulière que les Québécois font des dons en argent.Opération Enfant Soleil est l\u2019organisme en santé qui est perçu comme le plus crédible depuis sept ans par les Québécois.Il est plus populaire auprès des jeunes générations.La génération des silencieux accorde beaucoup plus de crédibilité à la Fondation québécoise du cancer, à la fondation de l\u2019hôpital de leur territoire, aux amputés de guerre et à la Fondation de l\u2019Institut de cardiologie.Les soupers-bénéfices sont l\u2019activité philanthropique la plus prisée des Québécois.Les femmes sont nettement plus nombreuses que les hommes à préférer les soupers-bénéfices.Les défis sportifs sont les activités-bénéfices les plus prisées de la génération Z.La sollicitation postale est beaucoup plus populaire chez les baby-boomers et les silencieux, dans des proportions respectives de 26 % et 48 %.Mais dorénavant, les Québécois préfèrent rester en contact avec les organismes auxquels ils contribuent en s\u2019abonnant à leur infolettre ou en recevant des courriels (30 %), ou encore en visitant leur site Web (29 %). philanthropie a pris ce défi au sérieux et s\u2019est engagé à mieux comprendre, à s\u2019éduquer, à faire des efforts », affirme Hilary Pearson.« Il faut continuer d\u2019avoir une parole collective, croit Hilary Pearson.Je crois que les fondations ont quelque chose à dire.C\u2019est possible et c\u2019est nécessaire de s\u2019engager dans le débat public.» En ce sens, l\u2019une des dernières actions de Mme Pearson au sein de FPC a été de rédiger le guide Les fondations, vecteurs de changement : la participation à l\u2019élaboration des politiques publiques.Et elle ne s\u2019arrête pas là.Elle co- préside un comité consultatif permanent sur le secteur de la bienfaisance du gouvernement du Canada mis sur pied en 2018, dont le rôle est d\u2019ouvrir un dialogue entre le gouvernement et les organismes de bienfaisance.« On abord établie à Toronto, FPC s\u2019est par la suite installée à Montréal.Ce geste a été crucial dans la volonté de l\u2019organisation d\u2019unir les fondations francophones et anglophones, selon Hilary Pearson.Le résultat est ce qu\u2019il est aujourd\u2019hui : une véritable communauté s\u2019est créée.« On voit les fondations créer des liens entre elles et établir des collaborations officielles, remarque-t-elle.Nous avons certainement ramené la philanthropie québécoise au sein des actions de la philanthropie organisée dans le reste du Canada, et nous avons aussi créé des possibilités d\u2019engagement pour un grand nombre de fondations.» Pour illustrer cette approche solidaire, la Fondation familiale Trottier et la Fondation David Suzuki se sont associées en 2018 pour lutter contre les changements climatiques.Leurs dons serviront à permettre à la Ville de Montréal de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.De nos jours, la philanthropie n\u2019est plus uniquement une affaire de dons ici et là à des organismes de la communauté, ce qu\u2019Hilary Pearson définit comme une approche passive, caractérisée par l\u2019attente.« Ce qu\u2019on voit maintenant, c\u2019est que la philanthropie organisée est beaucoup plus stratégique, indique-t-elle.On travaille avec un regard à long terme.» C\u2019est un engagement plus viscéral visant à produire des changements systémiques à grande échelle et en profondeur, mais qui ne vient pas sans risques.« Mais, prenez-en, des risques, lance Mme Pearson.Si on est une fondation privée, on a cette chance incroyable de ne pas avoir d\u2019actionnaires, on n\u2019a pas d\u2019électeurs, on peut s\u2019engager dans une perspective à long terme, on peut prendre des risques et on peut investir pour les générations à venir.» Catégorique, Hilary Pearson déclare que les fondations ne représentent pas du tout la majorité de la population.La diversité et l\u2019inclusion sont des enjeux sur lesquels le secteur doit se questionner.Leurs politiques et pratiques doivent s\u2019adapter.« Je l\u2019ai déjà dit publiquement, la face de la philanthropie organisée est un visage blanc, d\u2019un certain âge et riche, admet-elle.Ce sont des gens qui ont eu la chance d\u2019avoir des fortunes et ont décidé de créer une fondation pour donner une partie de cette fortune à la communauté.Cela étant dit, il y a des façons d\u2019être plus inclusif, même dans une fondation qu\u2019on dit familiale.» La fondation Chagnon, dont le conseil d\u2019administration n\u2019est pas uniquement formé des membres de la famille, mais aussi des membres de la communauté, en est un exemple.À la suite du dépôt du rapport de la Commission sur la vérité et la réconciliation du Canada en 2015, beaucoup de fondations ont aussi compris l\u2019urgence de bâtir des ponts avec les communautés autochtones.« On n\u2019en parlait presque pas il y a une quinzaine d\u2019années, mais le monde de la LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C6 a toujours la loi sur le revenu, mais elle n\u2019est pas faite pour encourager les organismes ; elle est plutôt faite pour les contrôler, affirme-t-elle.Le comité est là pour veiller à ce que l\u2019environnement réglementaire appuie le travail que nous faisons.» Si elle poursuit son travail ailleurs, Hilary Pearson a espoir que les personnes dévouées et engagées qu\u2019elle a côtoyées au sein de FPC seront à la hauteur des défis à venir.« Il faut continuer avec l\u2019orientation qu\u2019on a prise, avec cette professionnalisation, cette création de réseaux et de retombées pour le secteur philanthropique au Canada, soutient-elle.C\u2019est important de continuer le travail d\u2019inspiration, d\u2019éducation.» Hilary Pearson travaille également sur un projet de livre sur le rôle des fondations philanthropiques dans le développement d\u2019une société juste au Canada.LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C7 eu populaire au Québec, le don planifié consiste à préparer de son vivant une donation à un organisme de son choix.Par opposition au don informel, qui consiste à donner un peu de monnaie à une personne en situation d\u2019itinérance par exemple, la philanthropie organisée, tel le don planifié, est encadrée par des professionnels dont le rôle est de faire le pont entre le donateur et le donataire.Le don planifié, dont la forme la plus courante est le legs testamentaire, requiert souvent que l\u2019on ait recours à un comptable ou à un fiscaliste pour optimiser la fiscalité du don, surtout lorsque celui-ci est substantiel.Patricia Besner, directrice de la planification financière et fiscale chez Desjardins Gestion de patrimoine, précise que ce type de don peut prendre plusieurs formes : « Le plus courant est le don en argent, mais il peut aussi être en nature : immeuble, œuvres d\u2019art, tout ce qui est bien culturel, etc.Il peut être fait de notre vivant ou après le décès.» Dans les deux cas, en préparant un don, il faut analyser les revenus et les crédits étant assujettis à des limites fiscales.« Si on le fait au décès, le montant peut être trop important et celui-ci empêchera d\u2019aller chercher tous les crédits auxquels on aurait droit, prévient Mme Besner.À ce mo- ment-là, on peut regarder de notre vivant comment profiter des crédits d\u2019impôt sur nos revenus annuels.» Selon Mme Besner, chiffres à l\u2019appui, une bonne planification permet souvent d\u2019augmenter le montant du don : « En calculant le remboursement d\u2019impôt, les donateurs comprennent qu\u2019ils peuvent souvent donner plus qu\u2019ils ne le croyaient.Et dans le cas du don d\u2019une assurance vie, c\u2019est encore plus vrai.Il en coûte LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C8 LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C9 et le système communautaire, c\u2019est les mains.On a besoin des deux ! » Yvon Charest remarque que les dons moyens des Québécois progressent tranquillement.Selon lui, il n\u2019y a pas encore de quoi être fier, mais ça s\u2019en vient.Le philanthrope suggère que les ménages donnent 3 % de leurs revenus en dons.« Une compagnie généreuse, c\u2019est défini, mais un individu généreux, ça ne l\u2019est pas, fait-il remarquer.On a besoin d\u2019une définition.» M.Charest cite une étude publiée en 2016 par Statistique Canada qui a éclairé sa réflexion.Elle portait sur la générosité des individus en fonction du quintile de revenus des ménages : « Le cinquième quintile, celui des revenus les plus faibles au Canada, ce sont des gens qui gagnent 53 000 $ et moins.Les personnes de ce quintile qui font un don donnent en moyenne 2,4 % de leurs revenus.Quand un couple gagne 53 000 $ et donne 2,4 %, je considère que c\u2019est énorme.Parmi ceux qui font des dons et qui font partie du premier quintile, soit ceux dont le revenu du ménage en 2016 était de 153 000 $ et plus, le pourcentage du revenu est de 0,8 %.S\u2019il y a des gens du cinquième quinti- le capables de donner 2,4 %, je crois que les autres sont capables de donner 3 %.» Le philanthrope recommande aux ménages de se faire un budget annuel de dons.onsieur Charest est retraité depuis le 1er janvier 2019.C\u2019est en 2000, en devenant président d\u2019iA Groupe financier, qu\u2019il a commencé son engagement en philanthropie.Il a vu ce que ces prédécesseurs ont accompli et il a compris sa nouvelle position d\u2019influence.« Je me suis donné la mission, non seulement de faire de la philanthropie, mais surtout de promouvoir l\u2019idée que les dirigeants comme moi soient plus actifs, raconte le soixante- naire.Le moment-clé a été quand je suis devenu président, mais il faut aussi dire que, dans ma famille (on était une famille à revenus moyens), ma mère avait toujours fait beaucoup de bénévolat.En exagérant à peine, je dis que je suis une extension de ma mère.Elle m\u2019a beaucoup influencé.» Yvon Charest était convaincu qu\u2019il fallait développer la générosité de façon générale chez tous les employés en fonction de leurs moyens.« Je me suis dit que si tout ce que je faisais était d\u2019augmenter le budget de dons de la compagnie et de faire des chèques comme président, ça n\u2019allait pas changer grand-chose à la culture de la philanthropie.Je voulais que tous les employés embarquent et, pour ça, il fallait trouver la cause la plus rassembleuse possible.» M.Charest a proposé de soutenir Centraide, puisque cela permettait que l\u2019argent soit redistribué à de nombreux organismes communautaires qui travaillent à améliorer la qualité de vie des gens.« L\u2019année passée, pour la seule région de Québec, pour la première fois, les employés de la compagnie ont remis 1 million à Cen- traide Québec Chaudière-Appalaches », confie le philanthrope avec fierté.M.Charest a pris en charge une partie de la campagne Centraide pour les dons personnels importants et a développé des stratégies pour convaincre tous les dirigeants d\u2019entreprise à faire de même.« Pendant six ans, chaque automne, on faisait des déjeuners Wake-up call, raconte-t-il.On invitait une trentaine de dirigeants à une rencontre, et notre objectif était qu\u2019ils comprennent qu\u2019ils devaient s\u2019impliquer dans la communauté.» Lors de ces déjeuners, Yvon Cha- rest parlait à ses invités de trois choses : pourquoi donner, à qui donner et combien donner.Le philanthrope expliquait aussi que trois systèmes font fonctionner notre société : le système économique, pour créer de la richesse, le système politique, pour qu\u2019il y ait un minimum de justice pour redistribuer la richesse, et le système communautaire, pour briser le cycle de la pauvreté et de l\u2019exclusion.« Le système communautaire, avec de faibles montants d\u2019argent, réussit à faire des miracles, ajoute-t-il.C\u2019est quelque chose que nous, les dirigeants, on aurait beaucoup de difficulté à faire.Je leur disais : vous, vous êtes les poches LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C10 LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C11 ce que l\u2019on fait à travers le comité, c\u2019est donner les outils pour faire vivre cet engagement-là », indique-t-il.Le comité a notamment ciblé la fondation VOBOC (Vous offrir du bonheur pour oublier votre cancer), qui fournit aux adolescents et aux jeunes adultes nouvellement diagnostiqués et patients d\u2019oncologie des divertissements gratuits, des ressources et des outils pour les apaiser.Il a également contribué au développement de l\u2019application OPAL, qui vise l\u2019autonomie des patients en leur donnant accès à des données médicales contextualisées, des résultats d\u2019examens de laboratoire, des notes du médecin et des plans de traitement.« Juste dans la dernière année, un million d\u2019heures de bénévolat ont été données à l\u2019échelle du pays par nos employés, sur leur propre temps », fait-il savoir.M.Gratton se dit très fier de l\u2019engagement de son entreprise, qui a été reconnue de nombreuses fois pour sa contribution philanthropique au cours des dix dernières années.e dirigeant a toujours été animé par l\u2019envie d\u2019avoir u n i m p a c t r é e l s u r l a communauté.« Quelque chose de très fort m\u2019habite en tant que papa.Je passe beaucoup de temps à m\u2019assurer que mes enfants s\u2019amusent et s\u2019épanouissent, révèle-t- il.Et c\u2019est un peu la mission du Phare, à savoir que tous les enfants devraient avoir le droit de s\u2019amuser jusqu\u2019au bout de leur vie.» L\u2019organisme offre, le temps de quelques jours, du répit aux familles d\u2019enfants atteints de maladies graves.La plupart de ces enfants ne verront pas l\u2019âge de 20 ans.« Quand on met le pied au Phare, on découvre un organisme qui est la rencontre entre un camp de vacances, une grande maison et un hôpital, explique François Gratton, qui est le président de son conseil d\u2019administration.Les enfants sont souvent très joyeux de s\u2019y retrouver et en redemandent ; ils font énormément d\u2019activités qu\u2019ils n\u2019auraient pas l\u2019occasion de faire à la maison.» Le parcours philanthropique de M.Gratton a également été influencé par celui de sa mère, qui a commencé à s\u2019impliquer très activement à la retraite.« Elle a été pour moi un modèle à suivre et m\u2019a enseigné l\u2019importance de redonner aux autres », ajoute celui qui s\u2019estime chanceux que la plupart des membres de sa famille, y compris ses quatre enfants, soient en bonne santé.François Gratton est également vice- président du comité d\u2019investissement communautaire de TELUS.« Je suis toujours motivé par la volonté de mes collègues de faire la différence, et tout hommage aux employés et aux retraités qui se démarquent par leurs activités bénévoles.Son action philanthropique s\u2019étend également aux entrepreneurs.« Le Québec connaît des résultats économiques qui surpassent même ceux du reste du Canada, affirme-t-il.C\u2019est important de reconnaître que des entrepreneurs sont partis de rien il y a 30, 40 et 50 ans, et qu\u2019à force de travail, de risque et de vision, ils ont contribué à former l\u2019ossature économique que l\u2019on connaît aujourd\u2019hui ».Il leur apporte son appui notamment en étant actif au sein du Club de relations d\u2019affaires Canada-Fran- ce, mais aussi en étant membre de Jeunes entreprises du Canada, de la Jeune Chambre de commerce de Montréal, de la Chambre de commerce du Québec, ainsi que du comité politique du Conseil canadien des chefs d\u2019entreprise.Depuis sa retraite, il continue à faire des dons réguliers à titre personnel.Parmi les distinctions qu\u2019André Bérard a reçues au cours de sa vie, citons le titre d\u2019officier de l\u2019Ordre du Canada en 1995 et de l\u2019Ordre de Saint-Jean l\u2019année suivante.Il fut nommé Grand Montréalais en 1997, puis Personnalité québécoise de l\u2019année par le Conseil du patronat du Québec en 2005.é à Bedford en 1940, André Bérard est un banquier de carrière.Dès l\u2019âge de 18 ans, il joint la Banque Nationale, au sein de laquelle il évolue à divers postes, gravissant les échelons.« Très rapidement, j\u2019ai été fasciné par le dévouement et l\u2019abnégation des bénévoles », souligne-t-il.Il décide alors de s\u2019investir dans diverses activités locales, comme les banques alimentaires et les petits-déjeuners remis aux enfants, faute d\u2019avoir les moyens à l\u2019époque de faire des dons en argent.Le savoir, la santé et la société comptent parmi les domaines qu\u2019il a toujours eu à cœur de soutenir.Il a ainsi contribué à de nombreuses campagnes de souscription, notamment pour la Fondation de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, l\u2019hôpital Sainte-Justine, l\u2019Université de Montréal et HEC, pour ne nommer que ceux-là.« Je me suis toujours déplacé en personne pour solliciter les grandes entreprises à faire des dons, précise- t-il.J\u2019estimais que c\u2019était la moindre des choses.» Il s\u2019est également donné comme mission à la Banque d\u2019acheter des tableaux de jeunes peintres québécois, considérant que c\u2019était un rôle social qu\u2019elle se devait de jouer.« Les banques sont souvent perçues comme de mauvais citoyens corporatifs, explique-t-il.J\u2019essayais de donner l\u2019exemple à la Banque pour que tous nos employés s\u2019impliquent à leur niveau et dans leur ville respective, afin justement d\u2019insuffler une âme à l\u2019institution financière.» Le prix André-Bérard, remis par la BNC, a d\u2019ailleurs été créé en l\u2019honneur de l\u2019ex-président, pour rendre LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C12 L\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont (HMR), qui fait partie du CIUSSS de l\u2019Est-de-l\u2019Île-de-Montréal, abrite l\u2019un des centres de recherche en traitement par cellules souches les plus importants au monde.On y développe des thérapies de pointe qui changent et sauvent déjà des vies, et qui révolutionnent notre façon de traiter, et même guérir des maladies graves ou incurables, le cancer notamment.Pour en savoir plus, nous nous sommes entretenus avec le Dr Denis Claude Roy, directeur scientifique du Centre d\u2019excellence en thérapie cellulaire.Thérapie cellulaire La médecine de demain, dès aujourd\u2019hui La Fondation de l\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont soutient l\u2019innovation et l\u2019excellence à l\u2019HMR.Grâce à ses donateurs, elle a remis plus de 35 M$, depuis 2008, pour accélérer les recherches en thérapie cellulaire, dont un appui majeur à la construction du Centre d\u2019excellence en thérapie cellulaire.Récemment désigné Institut en hémato-oncologie et en thérapie cellulaire, l\u2019HMR est reconnu internationalement pour son expertise et son leadership dans ce secteur.PAR MAUDE DUMAS Collaboration spéciale «?L\u2019avancée médicale que représente la thérapie cellulaire est très significative, explique le Dr Denis Claude Roy.Elle peut être comparée à la découverte des antibiotiques ou de la pénicilline, et on assiste en ce moment à une percée qui bouleverse complètement le monde médical.Il s\u2019agit en fait d\u2019une médecine \u201cnaturelle\u201d, qui mise sur le pouvoir du corps humain.Elle prend avantage des cellules qui sont déjà en nous et qui ont développé des mécanismes pour combattre des infections, réparer des blessures ou des organes défectueux, et elle en potentialise les effets bénéfiques à des fins thérapeutiques.En fait, nous reprogrammons la vie en reprogrammant les cellules pour qu\u2019elles exercent, de façon amplifiée, le rôle pour lequel elles ont été conçues.?» LA MÉDECINE DU SIÈCLE Grâce à la thérapie cellulaire, les équipes de l\u2019HMR pratiquent une médecine de régénération, et c\u2019est là que réside la révolution.Au cœur de cette approche, il y a les cellules souches, qui ont la capacité de se diviser et de se multiplier pour construire un être humain.Lorsqu\u2019elles se spécialisent, pour constituer le cœur par exemple, elles perdent la capacité de former d\u2019autres organes.Mais un certain nombre d\u2019entre elles conservent leurs superpouvoirs : ce sont les cellules souches, qui peuvent se reproduire et se spécialiser à l\u2019infini.Ces cellules peuvent être d\u2019origine embryonnaire ou adulte.L\u2019utilisation des premières a fait l\u2019objet de controverses et, si le potentiel des secondes a longtemps été limité, on est aujourd\u2019hui en mesure de les reprogrammer à des fins thérapeutiques.On peut les cultiver en laboratoire et ces cellules sont maintenant utilisées dans des études cliniques.Et ce n\u2019est qu\u2019un début?! UN PÔLE INTERNATIONAL DE MÉDECINE RÉGÉNÉRATIVE Le Dr Roy a fondé le Laboratoire de thérapie cellulaire de l\u2019HMR en 1990, qui a grandi au fil des ans pour devenir le Centre d\u2019excellence en thérapie cellulaire, reconnu à l\u2019échelle mondiale.«?Nous disposons de 14 salles blanches, des lieux parfaitement stériles où nous isolons et manipulons des cellules souches pour fabriquer une nouvelle classe de médicaments, les médicaments- cellules, qui sont injectés par la suite aux patients?», explique-t-il.Ces médicaments nouveau genre sont plus efficaces et causent moins d\u2019effets secondaires que les traitements traditionnels des cancers, des leucémies notamment.On a aussi recours aux injections de cellules souches pour réparer et remplacer des tissus endommagés en renforçant, par exemple, le cœur de patients ayant subi un infarctus ; on les utilisera dans un futur proche pour reconstruire des cornées et traiter, entre autres, des maladies rénales, neurologiques ou auto-immunes.La conclusion du Dr Roy : «?Il est clair que la thérapie cellulaire a le potentiel d\u2019amener des changements et des bénéfices importants à court terme dans le monde médical.D\u2019ici cinq ans, on disposera de nouvelles thérapies.Et d\u2019ici dix ans, nous pourrons traiter une foule de nouvelles maladies.Pour atteindre ces objectifs, nous avons besoin de ressources et d\u2019équipements, ce qui demande des fonds importants.Nous avons le soutien du gouvernement du Québec et de la Fondation de l\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont, mais l\u2019aide du public et des entreprises sera cruciale pour nous permettre d\u2019avancer plus rapidement.?» CAMPAGNE DE FINANCEMENT : DONNER POUR FAIRE TOUTE LA DIFFÉRENCE Le cancer et les maladies cardiaques \u2013 qui touchent une très grande partie de la population et au moins une personne dans l\u2019entourage de chacun d\u2019entre nous \u2013 n\u2019attendent pas.C\u2019est pourquoi l\u2019objectif de la nouvelle campagne Reprogrammez l\u2019histoire de la Fondation de l\u2019Hôpital Maisonneuve-Rosemont, lancée avec le porte- parole Patrice L\u2019Écuyer, est d\u2019accélérer le développement des traitements par cellules souches.Pour que vous, vos proches et les générations à venir puissent en bénéficier plus rapidement.Pour faire un don ou s\u2019informer?: fondationhmr.ca «La thérapie cellulaire mise sur la force naturelle du système immunitaire afin de restaurer des organes, combattre des cancers et traiter des maladies jusqu\u2019ici incurables, comme le diabète et l\u2019Alzheimer», explique le Dr Denis Claude Roy.CONTENU PARTENAIRE Bis est une section qui regroupe des contenus produits pour des annonceurs.La rédaction du Devoir n\u2019a pas été impliquée dans la production de ces contenus.Découvrez LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C13 Chaque jour, les traitements par cellules souches changent des vies.Reprogrammez l\u2019histoire Soutenir la Fondation HMR, c\u2019est favoriser la guérison de patients atteints de cancer en accélérant le développement de traitements par thérapie cellulaire, et surtout, c\u2019est permettre de reprogrammer des cellules souches pour sauver des vies, maintenant.Donnez à fondationhmr.ca LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C14 son engagement remarquable auprès de Centraide, où il a notamment été membre du conseil d\u2019administration, président de campagne et président du Cercle des leaders.Celui qui a présidé et cofondé Oxfam Québec a également été président et fondateur du Groupe d\u2019action sur la persévérance scolaire.Il a aussi été à l\u2019origine du mouvement citoyen Je vois Mtl (Mtl pour Montréal), devenu Je fais Mtl, qui soutient des projets capables de générer des retombées positives.Jacques Ménard s\u2019est investi dans le milieu hospitalier par la Fondation CHU Sainte-Justine et a contribué à la campagne du CHUM.Il s\u2019est vu remettre une médaille d\u2019honneur par la Fondation de l\u2019Institut de cardiologie pour sa contribution importante à son conseil d\u2019administration de 2005 à 2011.Le dirigeant actuel de BMO, Claude Gagnon, affirme que M.Ménard a été un modèle.« Jacques a été très généreux à partager ses expériences, ses apprentissages, pour faire en sorte que l\u2019ensemble de la population puisse en profiter », indique-t-il.Il a ainsi rassemblé régulièrement des gens d\u2019influence pour faire le point sur des enjeux de société.« Comme M.Ménard le dit lui-même, ces initiatives n\u2019ont de sens que si elles nous dépassent, et sur ce plan, il a été un véritable rassembleur », ajoute Mme Desjardins.Selon elle, les réalisations de M.Ménard ont eu et continuent d\u2019avoir des répercussions dans la société et dans le monde philanthropique.M.Ménard, entre autres engagements, a été président de la Chambre de commerce de Montréal, du conseil d\u2019Hydro-Québec, du conseil des Expos de Montréal, du conseil de l\u2019Université Concordia et du Comité de travail sur la pérennité du système de santé du Québec, ainsi que membre du conseil des Grands Ballets canadiens, de l\u2019OSM et aussi des Alouettes de Montréal et du Diamant à Québec.on parcours est tel que le jury de l\u2019AFP a décidé de créer une nouvelle catégorie spécialement pour lui cette année.« Chacune des candidatures était intéressante, mais celle de monsieur Ménard, soumise par Centraide du Grand Montréal, se démarquait, explique la présidente du conseil d\u2019administration de l\u2019AFP Québec, Elsa Desjardins.Tous les détails y étaient sur ses engagements des trente dernières années, mais aussi ses nombreuses reconnaissances.Nous ne pouvions passer sous silence un parcours philanthropique si inspirant.» Il a d\u2019ailleurs reçu le prix Michèle Thibodeau-DeGuire l\u2019an passé pour LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C15 lecte atteignant les 70 000 $ grâce à la participation de 80 photographes à travers la province.Trois ans plus tard, 25 000 visages de femmes ont été immortalisés, et plus de 800 000 $ ont été remis à la SCC.« Je suis extrêmement fière quand je vois tout le dévouement des bénévoles, des photographes et des participantes après chaque journée de séances photo et l\u2019activité que cela crée sur les réseaux sociaux, souligne Marilyn Bouchard.Je ne m\u2019attendais tellement pas à ça ; c\u2019est fou.» Artiste dans l\u2019âme, Mme Bouchard a étudié au baccalauréat en design graphique, puis en arts visuels.Celle qui a toujours pratiqué la photographie comme loisir a travaillé un an dans le domaine publicitaire à Montréal pour finalement retourner en région, il y a 10 ans.« J\u2019ai décidé de transformer ma passion pour la photo en carrière », témoigne-t-elle.Aujourd\u2019hui à son compte avec son entreprise Pigment B, elle est flattée de recevoir un prix de l\u2019AFP, qu\u2019elle considère comme une reconnaissance d\u2019envergure.Avant son projet Une pose pour le rose, la philanthrope essayait d\u2019ailleurs, chaque année, de s\u2019impliquer dans un organisme et de faire du bénévolat.Marilyn Bouchard travaille également à un nouveau projet philanthropique consacré à la santé des animaux domestiques, qui lui tient à cœur.La quatrième édition d\u2019Une pose pour le rose, prévue pour mars 2020, promet de connaître à nouveau le succès, selon la photographe, qui envisage la somme de 600 000 $ comme un objectif réalisable.L\u2019an passé, les fonds amassés totalisaient 480 000 $.nitialement un projet personnel de petite envergure, l\u2019événement Une pose pour le rose, lancé en 2017 par Marilyn Bouchard, a pris une ampleur inattendue.« Je m\u2019étais donné le défi de photographier 100 femmes en une journée pour une bonne cause, raconte la résidente du Saguenay dont le sujet de prédilection est le portrait.Je n\u2019aurais jamais imaginé que ça tournerait en campagne provinciale avec autant d\u2019argent en jeu.» Et pour cause, son premier objectif de 3000 $ s\u2019est transformé en une col- LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C16 NOUS CROYONS EN LA PHILANTHROPIE.NOUS AVONS CRÉÉ UN FONDS À LA FONDATION DU GRAND MONTRÉAL.\u2014 Monsieur et Madame Le Blanc, créateurs du fonds Fondation Famille Le Blanc De gauche à droite : Guy Le Blanc et ses fils Philippe et Sébastien Le Blanc.« Suite à la recommandation d\u2019un ami, nous avons décidé de joindre la Fondation du Grand Montréal.Étant toujours actifs, il nous apparaissait évident que l\u2019expertise de la FGM nous enlèverait tous les tracas administratifs et que nous serions conseillés adéquatement.Nous savions dès le départ que les causes reliées aux jeunes, tant du côté des sports que du côté des arts ou de la santé, nous interpellaient particulièrement.Il faut savoir que nos deux fils ont été des joueurs de tennis particulièrement doués, ce qui leur a permis d\u2019obtenir des bourses d\u2019études aux États-Unis et de passer les étapes de la vie sans encombre.CRÉEZ UN FONDS\u2026 POUR VOTRE CAUSE BÂTIR UN PROJET PHILANTHROPIQUE À SON IMAGE.CRÉER UN FONDS QUI GRANDIRA AVEC LE TEMPS.fgmtl.org Si nous pouvions favoriser des jeunes qui n\u2019ont pas eu la même chance, ce serait pour nous une récompense et une satisfaction du devoir accompli.» \u2014 Monsieur et Madame Le Blanc La Fondation du Grand Montréal contribue au mieux-être de la communauté en offrant, tant aux particuliers qu\u2019aux organisations, un modèle clés en main de création de fonds philanthropiques.Ces fonds permettent de soutenir les causes choisies par les donateurs.La FGM gère plus de 650 fonds et plus de 300 millions de dollars d\u2019actifs.Elle soutient chaque année près de 500 organismes de bienfaisance.De nombreux avantages pour vous La FGM met son expérience et son expertise à votre service pour bâtir une œuvre philanthropique à votre image.Elle fait fructifier les actifs de votre fonds, afin d\u2019augmenter année après année votre soutien financier aux causes qui vous sont chères, tout en prenant en charge les aspects légaux et administratifs.Sa gouvernance solide et transparente garantit un soutien professionnel et pérenne pour votre cause et les organisations qui en bénéficient.+ DE 650 FONDS + DE 300 M$ D\u2019ACTIFS PRÈS DE 500 ORGANISMES Vous désirez redonner à votre communauté?Vous souhaitez créer un fonds?Vous avez des questions sur la philanthropie?Communiquez avec la Fondation : Hélène Latreille Développement philanthropique 514 866-0808 helene.latreille@fgmtl.org LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C17 Société canadienne de la sclérose en plaques (SCSP).Il est consacré à la recherche médicale et à la mise en place de programmes pour les jeunes atteints de SP.Son objectif de collecte de fonds pour les trois prochaines années est de 20 000 $.L\u2019engagement de Sophie Berriault ne s\u2019arrête pas là.En plus de travailler sur une websérie qui mettra en vedette des jeunes atteints de la maladie, certains de ses loisirs ont un lien avec cette maladie.L\u2019été dernier, elle a participé au Vélotour SP avec son groupe de femmes, Les Su- PerFemmes, atteintes de SP.Ensemble, elles ont réussi à amasser près de 22 000 $ en pédalant 140 km sur deux jours.Dans sa décision de prendre la SP à bras-le-corps, une personne a joué un rôle déterminant pour la jeune femme.Il s\u2019agit du Dr Gagnon, urgento- logue à l\u2019hôpital Maisonneuve-Rose- mont, qui lui a annoncé qu\u2019elle était atteinte de SP.Il lui a dit : « Tu n\u2019es pas la sclérose en plaques, cette maladie ne te définit pas.La SP peut même changer ta vie positivement.» « Ces mots m\u2019ont fait le plus grand bien et m\u2019ont donné le goût de me battre », dit-elle en avouant qu\u2019elle a tout de même eu des périodes difficiles à traverser.Elle qui avait une agence d\u2019artistes a dû la fermer, car ce travail lui causait un trop grand stress.Se concentrant aujourd\u2019hui sur la philanthropie, elle se dit très heureuse du prix qu\u2019elle a remporté.« C\u2019est une grande reconnaissance qui permettra de sensibiliser davantage de gens à la SP », dit-elle.fonds pour Fibrose kystique Canada.En septembre dernier, Samuel y participait pour la quatrième fois en roulant 45 km dans la région d\u2019Oka.Au fil des ans, sa participation à cet événement a permis d\u2019amasser près de 30 000 $ (dont 9800 $ pour l\u2019édition 2019), ce qui en fait un champion de la collecte de fonds.Mais son engagement ne se limite pas à cela.Il investit cinq à six heures de son temps par semaine, n septembre 2018, la jeune femme organise SP show, un concert-bénéfice qui réunit Safia Nolin, Lisa LeBlanc et Émile Bilodeau, notamment.Elle réussit ainsi à amasser 20 000 $ pour la cause.À la suite de ce succès, Sophie projette d\u2019organiser à nouveau un SP show, qui aura lieu à la fin mai 2020.Parmi les autres moyens de collecte de fonds, il y a le Fonds Sophie Ber- riault (Fonds SB), mis sur pied par la amuel P.Moreau est un passionné de vélo.Il en fait depuis des années.C\u2019était donc tout naturel pour lui de participer au Juritour, un défi sportif de vélo et de course à pied réunissant la communauté juridique du Québec, organisé pour amasser des Donnez.Le ciel vous le rendra Participez à notre histoire avec le futur Observatoire 360° Faites un don oratoire360.com LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C18 Malgré ces sombres pronostics, Samuel s\u2019accroche et continue.Il envisage de faire une technique au cégep puis de se diriger dans le domaine de l\u2019électricité.Le prix qu\u2019il a remporté est d\u2019ailleurs un grand honneur pour lui.« J\u2019ai été mis en nomination par Fibrose kystique Canada sans le savoir, dit-il, touché.Je veux donner l\u2019exemple en faisant ces actions de philanthropie.» six mois par année, pour ramasser des fonds.Et cela, malgré ses traitements quotidiens qui peuvent occuper jusqu\u2019à 2 heures 30 de son temps, les nombreux suivis à l\u2019hôpital et la nécessité d\u2019ingérer une trentaine de pilules par jour.Outre la philanthropie, Samuel sensibilise les gens à sa maladie depuis qu\u2019il est tout jeune.« En deuxième année du primaire, je faisais déjà des tournées dans les classes pour parler aux élèves de la fibrose kystique, » relate-t-il en mentionnant qu\u2019il sait depuis l\u2019âge de quatre ans qu\u2019il est atteint de cette maladie.La fibrose kystique est une maladie génétique qui attaque les poumons et le système digestif.Elle est la maladie mortelle la plus répandue chez les enfants et les jeunes adultes au pays, selon Fibrose kystique Canada.On estime que 1 enfant sur 3600 en est atteint au pays.Il n\u2019existe aucun traitement curatif.Depuis plusieurs mois, la philanthropie a essuyé plusieurs salves de critiques.L\u2019afflux de dons pour la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris, le don de 200 millions de dollars à l\u2019Université McGill ont, par exemple, été l\u2019occasions de polémiques.Bien que parfois justi?ées, ces critiques ont manqué un point qui nous semble essentiel : la culture philanthropique et le don de soi - si nécessaires à l\u2019équilibre sociétal - progressent! Une prise de conscience collective amène nos sociétés à s\u2019engager pour lutter contre les effets négatifs des transformations sociétales.Et c\u2019est une très bonne nouvelle! Selon notre cadre d\u2019analyse, la culture philanthropique est un ensemble de valeurs, d\u2019attitudes, de comportements et de mesures qui engendrent le don de soi.Ainsi, est philanthrope l\u2019individu qui fait un don volontaire à autrui pour répondre aux besoins des personnes en difficulté ou relevant de l\u2019intérêt général, sous forme d\u2019argent, de temps, de biens ou d\u2019expertise.Selon notre vision, il apparaît que tous les secteurs de nos sociétés innovent a?n de répondre aux problématiques par le biais de la philanthropie et de l\u2019engagement.Nous avons ainsi vu des citoyens se lever pour défendre notre planète et certains donner de leur temps et de leur énergie pour agir directement pour la nature.Nous avons vu de grands donateurs (dont de très grandes entreprises) imaginer des modes de ?nancement innovants pour la reconstruction de Notre-Dame-de-Paris, après l\u2019incendie d\u2019avril dernier, a?n de soutenir l\u2019État français à y faire face.Au Québec, certaines entreprises diffusent des publicités grand public pour promouvoir le don de biens ou d\u2019argent.Beaucoup d\u2019entre-elles s\u2019engagent et incitent leurs employés à agir pour le bien commun, par le biais de politiques de responsabilité sociale d\u2019entreprise.Bref, la prise de conscience des besoins grandissants et des fractures de nos sociétés pousse toujours plus d\u2019individus ou d\u2019organisations à prendre à bras le corps leur responsabilité sociale.La mission de l\u2019Institut Mallet étant la promotion de la culture philanthropique et du don de soi pour le bien commun, nous ne pouvons qu\u2019applaudir ces acteurs qui emboîtent le pas de ceux qui s\u2019engagent depuis des années! Car, face à ces soubresauts sociétaux, l\u2019équilibre passe inévitablement par la solidarité, l\u2019engagement et le don de soi.SOYONS TOUS DE PLUS EN PLUS PHILANTHROPES! Jean M.Gagné Président et chef de la direction FACE AUX DÉFIS SOCIÉTAUX, LA CULTURE PHILANTHROPIQUE! LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C19 Les chaires de recherche travaillent sur tous les fronts : activité physique, enjeux économiques, santé gynécologique\u2026 La Dre Cara Tannenbaum, par exemple, gère une chaire en santé du vieillissement.Son expertise concerne la pharmaceutique : selon elle, les aînés doivent se questionner davantage sur les médicaments qu\u2019on leur prescrit.La Fondation soutient beaucoup d\u2019activités de loisir comme la harpe- thérapie, les concerts, la zoothéra- pie\u2026 Les soins sont déjà pris en charge par le gouvernement : nous, on bonifie l\u2019expérience des résidents.On prend également en charge le réaménagement des unités de soins.Oui, on est dans un milieu hospitalier, mais les gens qui sont là, c\u2019est leur dernière maison.On veut qu\u2019ils se sentent bien, que ce soit agréable pour eux d\u2019y vivre.L\u2019Institut universitaire de gériatrie regroupe plusieurs activités : un CHSLD, des soins de courte durée dans les cliniques en réadaptation et en réévaluation, et plus de 50 cliniques d\u2019excellence affiliées à des chaires de recherche à la fine pointe des développements.Le monde de la philanthropie est très compétitif : il y a beaucoup d\u2019organismes, et la tarte n\u2019augmente pas.Il faut être à l\u2019avant- garde des nouvelles stratégies de sensibilisation et, surtout, faire preuve de beaucoup de rigueur et de transparence.Les gens veulent être certains que le dollar qu\u2019ils donnent va être bien investi.En ce moment, on a des donateurs de tous âges, mais aussi beaucoup de femmes et d\u2019entreprises.Le Québec vieillit : d\u2019ici 10 ans, 30 % de la population aura plus de 65 ans.C\u2019est un enjeu très important dont on ne se préoccupait pas beaucoup auparavant.Aujourd\u2019hui, on n\u2019a plus le choix d\u2019être conscientisé à ce sujet.Ça l\u2019est de moins en moins.On s\u2019inquiète beaucoup des problèmes de soins dans les CHSLD, mais moins de 10 % de gens s\u2019y retrouvent.La grande majorité des personnes âgées sont autonomes et vieillissent bien.Et ça, on oublie d\u2019en parler.Ces gens-là sont une force vive de la société ! INFORMER HÉBERGER ACCOMPAGNER ÉCOUTER RÉCONFORTER 1 800 363-0063 | cancerquebec.com 4 0 ans 1 Québécois sur 2 fera face au cancer, mais les 2 auront besoin d\u2019accompagnement.Nous sommes là pour les soutenir. LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C20 LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C21 beaucoup moins cher en prime que ce que l\u2019on remet au décès.Une police d\u2019assurance peut coûter 100 000 $ en prime et donner 500 000 $ au décès.On peut se perdre rapidement dans les règles de fiscalité.Les gens sont peu informés par rapport aux différents types de dons et aux avantages qu\u2019ils offrent.» Familles moins nombreuses, davantage de capital, en planification successorale, le don s\u2019inscrit de plus en plus dans les solutions proposées pour répartir la fortune.« Une fois que l\u2019on a donné à ses enfants et que l\u2019on s\u2019est assuré qu\u2019ils ne manqueront de rien, on peut choisir de faire don du reste.» Toutefois, Mme Besner rappelle que le don planifié n\u2019est pas réservé qu\u2019aux grandes fortunes et du même souffle insiste sur une chose : « Je ne présente jamais le don planifié comme une stratégie uniquement fiscale, même si la fiscalité permet de donner davantage et de recevoir des crédits d\u2019impôt.L\u2019intention de départ est, et doit demeurer, celle de donner.» Effectivement, toute forme de don ne devrait-elle pas être motivée par la générosité, non par la fiscalité ?À travers le temps, il y a les modes et les tendances qui suivent de près ou de loin l\u2019évolution démographique.À ce sujet, le professeur en sociologie et spécialiste de la philanthropie Jean- Marc Fontan, également codirecteur de Philab, note depuis quelques années un changement de comportement du côté du donateur : « On vise davantage des actions où le don pourra faire une différence et où on comprend mieux la cause.Outre les causes en situation d\u2019urgence, comme l\u2019aide humanitaire suite à une catastrophe, on remarque que les gens veulent sentir que leur don permettra une avancée dans le projet.» Le sociofinance- ment, de plus en plus populaire, est un exemple concret de projet auquel les gens contribuent et où ils ont une proximité avec le donataire.Est-ce pour cette raison que le don planifié est moins populaire, particulièrement chez les jeunes, avides d\u2019instantanéité ?« Oui, ça peut l\u2019expliquer en partie, répond M.Fontan.Il faut aussi en revanche ajouter que les jeunes adultes vivent dans un environnement plus inquiétant qu\u2019auparavant et doivent gérer plusieurs nouveaux thèmes budgétaires.Ils sont peut-être moins confiants à s\u2019engager à long terme.» De l\u2019autre côté de la courbe démographique, les baby-boomers qui ont accumulé du capital arrivent en situation de retraite.Il y a donc une possibilité de mobiliser de l\u2019argent présentement en surplus dans le patrimoine collectif.« Le don planifié touche peut-être plus difficilement les jeunes, mais chez les gens plus âgés, il y a une possibilité de le faire mieux connaître et de mieux faire comprendre les options qui s\u2019offrent à eux », poursuit le sociologue.Avec le pouvoir grandissant des réseaux sociaux et la collecte de dons en ligne, les formes de sollicitation se sont démocratisées et le rapport avec les professionnels du don s\u2019est dilué avec l\u2019arrivée de modes de financement de plus en plus accessibles.Pour sa part, Un héritage à partager \u2013 Québec s\u2019est donné comme mission d\u2019encourager la population de la province à faire un don planifié à un ou à plusieurs organismes de bienfaisance par le biais de la planification financière, fiscale ou successorale.Sa présidente, Lucille Gri- mard, explique qu\u2019avec une approche globale réunissant organismes, professionnels et donateurs, il est plus facile de sensibiliser la population à l\u2019importance d\u2019effectuer une planification de dons judicieuse et avantageuse sur le plan fiscal, mais aussi d\u2019informer la population des retombées de ces dons sur la qualité de vie de la collectivité.Mme Grimard admet qu\u2019il y a encore du travail à faire pour mieux faire connaître le don planifié au Québec, à commencer par l\u2019appellation : « Le mot \u201cplanification\u201d veut dire plusieurs choses.Alors on choisit de plutôt mettre en avant les différentes composantes du don planifié : le don testamentaire, le don de police d\u2019assurance vie, le don de valeur immobilière, le don de titre admissible, etc.» Elle ajoute cependant que ce n\u2019est pas dans les mœurs des Québécois de faire des dons planifiés : « C\u2019est un tabou sur lequel on doit travailler.Les gens croient qu\u2019ils ne sont pas suffisamment riches pour faire des dons planifiés, alors que, même modestes, ceux-ci contribuent à la survie des organismes.» Et lorsque l\u2019on parle de legs testamentaire, encore faut- il avoir fait un testament.Rappelons qu\u2019en 2018, une étude de l\u2019institut Angus Reid démontrait que 51 % des adultes canadiens affirmaient ne pas avoir de testament.Le comité organisateur de l\u2019organisme Un héritage à partager \u2013 Québec est composé de bénévoles spécialistes en dons planifiés œuvrant au sein d\u2019organismes de bienfaisance.La présidente, elle-même retraitée de la Fondation des maladies du cœur du Québec, soulève la question : « Qu\u2019est- ce qu\u2019on ferait au Québec si l\u2019on n\u2019avait pas d\u2019organismes de bienfaisance ?On s\u2019imagine que c\u2019est l\u2019État qui s\u2019occupe de tout, pourtant, nos familles ont besoin de nous, la société aussi.» En effet, si on prenait un instant pour tenter de répondre à cette question : à quoi ressemblerait la société québécoise sans philanthropie ? LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C22 Existe-t-il un profil type de dirigeant de fondation ?Plutôt que de profil, on pourrait parler de compétences communes.Les dirigeants de fondation ont d\u2019abord un fort niveau d\u2019empathie, autant envers les personnes qui bénéficient des services de l\u2019organisme qu\u2019envers les philanthropes.Ils comprennent les motivations de ces donateurs et leurs besoins particuliers.Ce sont ensuite de solides experts en gestion de projets, qui arriment les intentions des philanthropes aux besoins des personnes touchées par la cause.Enfin, ils font preuve d\u2019intégrité en tous points de vue, parce qu\u2019ils manipulent beaucoup d\u2019argent, et pour ne pas être en porte-à-faux avec la cause.Un autre aspect important du dirigeant est qu\u2019il sait comment se comporter dans le monde de la philanthropie.Certains apprennent par eux-mêmes le métier et ses techniques, d\u2019autres suivent des formations, notamment le certificat en gestion philanthropique de l\u2019Université de Montréal.Quels sont les défis liés à la transformation du monde philanthropique ?La transformation majeure aujour- d\u2019hui est d\u2019ordre générationnel.La jeune génération envisage son rôle en philanthropie de façon un peu différente que ses aînés, en étant plus mobile dans les causes qu\u2019elle soutient et en ayant le désir d\u2019être impliquée plus activement.On s\u2019ajuste grâce à la formation continue et en se rapprochant de ceux qui nous donnent généreusement.L\u2019autre changement dans le domaine concerne le numérique.Si le courrier postal est encore très important, le courriel et les médias sociaux Scott Osborn / Unsplash ATTEIGNEZ DE NOUVEAUX SOMMETS afpquebec.ca Adhérez aujourd\u2019hui d\u2019un réseau fort et compétent ! Faites comme plus de 31 663 professionnels de la philanthropie dans le monde Joignez-vous à l\u2019AFP LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C23 Comme dans plusieurs domaines, la pénurie de main- d\u2019œuvre frappe le domaine de la philanthropie.« Il y a toujours eu plus d\u2019offres d\u2019emploi que de demande dans le secteur, mais c\u2019est particulièrement un problème en ce moment », affirme Sylvie Battisti, vice-présidente Talent chez KCI, une firme d\u2019experts-conseils dans le secteur.Diane De Courcy, directrice de l\u2019APGP, considère plutôt la question sous l\u2019angle de la mobilité : « Un peu comme les jeunes philanthropes sont mobiles, cette main-d\u2019œuvre l\u2019est aussi.» Tous les corps d\u2019emplois sont touchés par ce manque à gagner, mais le recrutement de dirigeants et de membres du CA est particulièrement délicat pour les OBNL comme les fondations, qui cherchent de bons gestionnaires intègres, avec une intelligence émotionnelle et sociale, et partageant les valeurs de l\u2019organisme.« Nous sommes en compétition avec le milieu privé, qui offre de meilleurs salaires », explique Mme Battisti.Travailler pour un organisme de philanthropie offre par ailleurs des avantages sociaux intéressants.Mais surtout, « ces postes offrent l\u2019occasion à des gens qui le veulent d\u2019avoir un impact sur les autres et la société », souligne Mme Battisti.« La jeune génération va avoir le cœur à l\u2019ouvrage pour aller dans des organisations qui offrent un salaire modeste, pour que le maximum de l\u2019argent amassé profite à la cause.Elle va être prête à faire ce sacrifice-là », remarque Mme De Courcy.doivent être intégrés pour diffuser l\u2019information et solliciter les personnes.Cela inclut également notre nouvelle capacité à faire parler les données que nous avons recueillies depuis des années, qui mettent en lumière le profil des donateurs et leurs intérêts.Quels sont les outils qu\u2019offre votre association pour s\u2019adapter à ces changements ?L\u2019APGP regroupe 355 membres qui proviennent de tous les horizons et de partout au Québec : des organisations, des individus ou des étudiants qui ont un intérêt pour la philanthropie.Nous contribuons à la recherche de bons candidats pour le milieu grâce à notre service d\u2019offres d\u2019emploi (envoyées à 900 personnes environ).Nous entamons également cette année un virage assez important dans la formation.Nous avons ainsi développé un partenariat avec le Carrefour philanthropique de données de l\u2019Institut de valorisation des données (IVADO) de l\u2019Université de Montréal.Des étudiants de HEC et le Laboratoire en philanthropie des données analyseront les données d\u2019organismes en philanthropie.C\u2019est une formule intéressante pour accélérer l\u2019appropriation des données.Les firmes Prospek et Morin Relations publiques ont aussi décidé d\u2019unir leurs forces pour donner bénévolement 12 heures de conseil en communication.Le Collectif 109 \u2014 pour « sang neuf » et pour « 109 minutes / heures / dollars » \u2014 permet d\u2019offrir des formations en communication à moindre coût.Nous auss i.unDONpourleCOEUR.org LE DEVOIR / LES SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 NOVEMBRE 2019 / PHILANTHROPIE C24 Depuis plus de 30 ans, la mission de Banques alimentaires du Québec (BAQ) est de soutenir nos membres dans la réalisation de leur mission par la mise en commun de ressources et d\u2019expertises afin d\u2019offrir de l\u2019aide alimentaire aux personnes fragilisées en situation de vulnérabilité partout à travers la province.Chaque mois, 4 000 employés et 15 000 bénévoles rendent disponibles les denrées récupérées par le réseau à plus de 500 000 personnes.Le Programme de Récupération en supermarchés (PRS), mis sur pied par BAQ, est une solution unique et durable aux problèmes de précarité et de gaspillage alimentaire.Premier du genre au Canada, le PRS a permis de récupérer depuis 2017 plus de 6,5 millions de kilos de denrées qui auraient autrement été jetées.Pour en assurer le déploiement et l\u2019opérationnalisation, BAQ est présentement en pleine campagne en vue d\u2019amasser 15 millions de dollars.Un merci tout particulier à nos trois coprésidents MOISSON 1 CENTRE DE BÉNÉVOLAT ET MOISSON LAVAL \u2013 LAVAL 2 MOISSON LAURENTIDES \u2013 BLAINVILLE 3 MOISSON RIVE-SUD \u2013 BOUCHERVILLE 4 CENTRE DE BÉNÉVOLAT DE LA VALLÉE DE L\u2019OR \u2013 VAL-D\u2019OR 5 MOISSON MAURIE/CENTRE- DU-QUÉBEC \u2013 TROIS-RIVIÈRES 6 MOISSON SAGUENAY-LAC ST-JEAN \u2013 SAGUENAY 7 MOISSON BEAUCE \u2013 ST-GEORGES 8 MOISSON MONTRÉAL \u2013 MONTRÉAL 9 MOISSON SUD-OUESTS \u2013 SALABERRY-DE-VALLEYFIELD 10 MOISSON ESTRIE \u2013 SHERBROOKE 11 MOISSON OUTAOUAIS \u2013 GATINEAU 12 MOISSON VALLÉE MATAPÉDIA \u2013 AMQUI 13 MOISSON KAMOURASKA \u2013 LA POCATIÈRE 14 MOISSON QUÉBEC \u2013 QUÉBEC 15 RESSOURCERIE BERNARD-HAMEL \u2013 ROUYN-NORANDA 16 MOISSON LANAUDIÈRE \u2013 JOLIETTE 17 MOISSON RIMOUSKI-NEIGETTE \u2013 RIMOUSKI 18 SOS DÉPANNAGE/MOISSON GRANBY \u2013 GRANBY 19 MOISSON MITIS \u2013 MONT-JOLI MEMBRES ASSOCIÉS 1 CENTRE COMMUNAUTAIRE PRO- SANTÉ \u2013 BAIE ST-PAUL 2 CARREFOUR COMMUNAUTAIRE DE CHIBOUGAMAU \u2013 CHIBOU- GAMAU 3 COMPTOIR ALIMENTAIRE L\u2019ESCALE (BAIE C.) \u2013 BAIE-COMMEAU 4 CENTRE D\u2019ACTION BÉNÉVOLE DE PORT-CARTIER \u2013 PORT-CARTIER 5 COMPTOIR ALIMENTAIRE DE SEPT-ÎLES \u2013 SEPT-ÎLES 6 ACCUEIL BLANCHE GOULET DE GASPÉ \u2013 GASPÉ 7 CENTRE D\u2019ACTION BÉNÉVOLE ASCENSION-ESCUMINAC - MATAPÉDIA 8 CENTRE D\u2019ACTION BÉNÉVOLE LA GRANDE CORVÉE \u2013 GRANDE- VALLÉE 9 COLLECTIF ALIMENT-TERRE \u2013 PASPÉBIAC 10 PARTAGENCE \u2013 SAINTE-ANNE-DES-MONTS 11 SOURCE ALIMENTAIRE BONAVIGNON - MARIA 12 ENTRAIDE COMMUNAUTAIRE DES ÎLES - CAP-AUX-MEULES 13 MAISON D\u2019AIDE ET D\u2019HÉBERGEMENT DE FERMONT \u2013 FERMONT Un réseau solide et solidaire 2 13 5 4 3 1 7 11 9 6 8 10 12 15 4 6 11 9 1 8 2 16 3 18 10 5 14 13 7 17 19 12 "]
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