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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
Cahier A
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  • Journaux
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quotidien
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Le devoir, 2019-11-19, Collections de BAnQ.

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[" VOL.CX NO 263 / LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 / 1,52 $ + TAXES = 1,75 $ WWW.LEDEVOIR.COM TOURISME Airbnb et le CIO font désormais équipe GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR A irbnb et le Comité international olympique (CIO) font maintenant équipe.Le géant de la location de logements en ligne sera l\u2019un des principaux partenaires des cinq prochains Jeux olympiques.Une alliance qui allégera \u2014 en partie \u2014 le fardeau financier des villes hôtesses, mais qui soulève surtout son lot de risques, selon des experts.Le partenariat a été dévoilé en grande pompe lundi par le cofondateur d\u2019Airbnb, Joe Gebbia.Et pour cause : d\u2019une valeur de 500 millions de dollars, selon le Financial Times, l\u2019entente s\u2019étire jusqu\u2019en 2028, allant des Jeux olympiques de Tokyo (l\u2019été prochain) à ceux de Los Angeles, huit ans plus tard.Airbnb rejoint ainsi le cercle fermé du programme des partenaires olympiques, aux côtés des Coca-Cola et Visa de ce monde.«Ce partenariat novateur renforce notre stratégie, qui est de s\u2019assurer que l\u2019organisation efficace des Jeux olympiques est durable et laisse un héritage à la communauté hôte», a fait valoir lundi le président du CIO, Thomas Bach.Il assure que cette entente réduira entre autres la nécessité pour les villes d\u2019investir dans la construction d\u2019hôtels.INDEX Avis légaux.B4 Culture .B1 Décès .B4 Économie.B4 Éditorial.A6 Grille TV.B2 Idées.A7 Météo .B6 Monde .B7 Mots croisés.B6 Sports.B6 Sudoku .B6 ÉCONOMIE Les mauvaises conditions de travail dans l\u2019industrie du jeu vidéo dénoncées B 5 CULTURE Enki Bilal, redoutable observateur de la révolution numérique Céline Dion a amorcé lundi soir sa série de quatre concerts prévus à Montréal, dans le cadre de sa tournée Courage.À la fin du mois de septembre, elle avait été contrainte de reporter les représentations en raison d\u2019un virus.La tournée mondiale de la chanteuse s\u2019arrêtera dans plus de 50 villes au Canada et aux États-Unis.VOIR PAGE B 3 JACQUES NADEAU LE DEVOIR Le retour de Céline ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR CLIMAT Les effets de l\u2019usine de GNL Québec difficiles à prévoir Les experts de Québec ne peuvent certifier que le projet aura les bénéfices à l\u2019échelle mondiale tant vantés par le gouvernement Legault Quoi qu\u2019en disent les partisans du projet Énergie Saguenay, les impacts climatiques de cette usine de liquéfaction de gaz naturel « sont très difficiles à anticiper », conclut un avis d\u2019expert produit par le ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.Les émissions annuelles de gaz à effet de serre (GES) liées au projet en sol canadien équivaudraient à l\u2019ajout de 3,4 millions de voitures sur les routes.Cet avis souligne ainsi que le projet d\u2019exportation de gaz albertain « pourrait contribuer à une possible réduction d\u2019émissions de GES à une échelle planétaire, si le GNL [gaz naturel liquéfié] produit, lorsqu\u2019exporté, remplace d\u2019autres combustibles fossiles plus émissifs, contribuant ainsi à une possible réduction d\u2019émissions de GES à une échelle planétaire ou bien, au contraire, faire augmenter les émissions globales de GES, si ce GNL remplaçait des énergies renouvelables ».Le document d\u2019analyse, produit par la « direction de l\u2019expertise climatique » et publié la semaine dernière avec plusieurs autres avis de différents ministères, conclut donc que « les impacts du projet à une échelle planétaire sont très difficiles à anticiper ».À l\u2019échelle canadienne, cependant, les experts du ministère de l\u2019Environnement STÉPHANE BAILLARGEON LE DEVOIR L\u2019accueil est à la mesure des attentes, de l\u2019espoir pour ne pas dire de l\u2019espérance en odeur de sainteté libératrice.Le Français Thierry Henry, nouvel entraîneur de l\u2019Impact et donc messie rédempteur putatif du soccer montréa- lais, au bord du gouffre infernal, a attiré des dizaines de partisans à son arrivée à l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Tru- deau jeudi dernier.L\u2019équipe affirme que les ventes d\u2019abonnements connaissent un regain depuis quelques jours.Sa première conférence de presse, lundi matin, a attiré une des plus grandes meutes de reporters de son histoire.« Il y a pas mal de choses que je ne contrôle pas », a répondu M.Henry à un collègue qui lui demandait comment il se sentait dans le rôle du Saint- Sauveur du ballon rond.« Je suis un être humain normal et je sais que j\u2019ai un vécu.Ça fait partie du passé.C\u2019est bien souvent que l\u2019on a besoin du passé pour être présent dans le futur, mais il y a des choses que je n\u2019arrive pas à contrôler.Je m\u2019attendais à deux, trois personnes à l\u2019aéroport.Je vois qu\u2019il a beaucoup de monde devant moi maintenant.Bien sûr que ça me rend heureux.En tant qu\u2019entraîneur, ça commence.Mais on est d\u2019abord là pour le club.» Thierry Henry conçoit bien ce qu\u2019il exprime clairement dans les deux langues officielles de son nouveau pays.On est loin du vestiaire des Canadiens, pour le dire autrement.Les journalistes habitués à fréquenter la glace et la pelouse, tous sauf un, ont donné du « Thierry » à M.Henry SOCCER L\u2019impact de Thierry Henry Portrait du nouvel entraîneur de soccer en sauveur VOIR PAGE A 2 : AVIS VOIR PAGE A 2 : HENRY VOIR PAGE A 4 : OLYMPISME Y A S U Y O S H I C H I B A A G E N C E F R A N C E - P R E S S E ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 Inscription : corim.qc.ca 514 340-9622 Faire face aux dé?s et enjeux internationaux Marc Parent Président et chef de la direction, CAE Série Affaires Présentée par Déjeuner-causerie : vec l\u2019appui de A 28 novembre 45 h 45 à 13 h 11 Accueilli en sauveur HENRY SUITE DE LA PAGE A 1 tout en le vouvoyant.Il n\u2019y avait qu\u2019une poignée de femmes dans la salle de conférence du centre d\u2019entraînement de l\u2019équipe, la routine, quoi.Reconstruire L\u2019Impact est à nouveau en reconstruction après avoir fini, il y a cinq semaines, une troisième saison de suite sans participation aux séries éliminatoires \u2014 une saison toutefois agrémentée d\u2019une victoire dans le Championnat canadien synonyme d\u2019un retour l\u2019an prochain en Ligue des champions de la CONCACAF.La nomination du nouvel entraîneur s\u2019arrime à celles de Kevin Gilmore à titre de président et chef de la direction (en janvier) et d\u2019Olivier Renard comme directeur sportif (en septembre).«En janvier de cette année, je me suis assis devant vous et j\u2019ai annoncé que cette équipe allait changer son approche et son parcours, a dit M.Gilmore aux journalistes.Pour y arriver, il nous fallait agir comme un club des ligues majeures, dans une des villes sportives les plus importantes d\u2019Amérique du Nord.» Dont acte et CQFD : Thierry Henry a été choisi et vice versa, « vers la mi-octobre » selon la version de la direction.« Il a choisi, cette ligue, ce club et cette ville », a répété comme un leitmotiv M.Gilmore en présentant sa nouvelle recrue hypervedette.L\u2019élu a repris chacun de ces éléments de choix, y compris la nécessité de renflouer une équipe en perdition qui dévore ses dirigeants, une chose expliquant l\u2019autre.«Je n\u2019ai pas peur de venir ici.Je vois le côté positif, résume Thierry Henry.[\u2026] C\u2019est important de se battre.L\u2019important, ce n\u2019est pas de tomber, mais de se relever, d\u2019apprendre de ses erreurs.» Il a appuyé deux fois plutôt qu\u2019une sur son bonheur de s\u2019installer à Montréal.« C\u2019est très simple, a-t-il répété en anglais.Si vous tirez le meilleur de l\u2019Europe et le meilleur de l\u2019Amérique du Nord, vous arrivez à Montréal », a- t-il dit en prononçant le nom de sa cité d\u2019adoption professionnelle à la française.« La ville est exceptionnelle, les restaurants sont exceptionnels et les gens [\u2026] sont gentils.Comme on le dit en français, c\u2019est une ville de cœur.» Un footballeur Thierry Henry, lui, est un homme de foot.Comme on dirait star de réputation mondiale.M.Renard a ajouté que si on déballait le CV de son nouveau collègue « on en aurait pour des heures ».L\u2019habitat du béluga AVIS SUITE DE LA PAGE A 1 du Québec précisent que les émissions liées à l\u2019exploitation, au traitement et au transport du gaz jusqu\u2019au Saguenay équivaudraient à 7,9 millions de tonnes de GES par année.Et globalement, le projet Énergie Saguenay «pourrait faire augmenter les émissions de GES cana- Concrètement, les émissions annuelles totales liées au projet équivaudraient à annuler toutes les réductions d\u2019émissions obtenues entre 1990 et 2016.« Bénéfique » Contrairement aux experts du ministère de l\u2019Environnement, des ministres du gouvernement de François Legault ont vanté sans détour les bénéfices environnementaux du projet Énergie Saguenay.« Ça va réduire de manière formidable, formidable, les GES à travers le monde, on va en faire la démonstration, et c\u2019est sur cette base environnementale que la décision sera prise », a notamment déjà affirmé le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien.S\u2019il souhaite tenir compte des éventuelles réductions de GES ailleurs dans le monde découlant du projet de GNL Québec, le gouvernement Legault a déjà confirmé qu\u2019il ne tiendrait pas compte des émissions dites «en amont» dans sa prise de décision.Ces émissions incluent celles qui sont imputables à l\u2019exploitation, majoritairement par fractura- tion, du gaz naturel en Alberta.Selon les calculs de GNL Québec, le projet devrait permettre de réduire les émissions mondiales de GES de 28 millions de tonnes.« Le scénario de vente actuel soumis est conservateur et nous sommes convaincus que le projet Énergie Saguenay permettra un gain net positif pour l\u2019environnement », précise la directrice principale, affaires publiques et relation avec les communautés, Stéphanie Fortin.L\u2019entreprise ne veut toutefois pas dévoiler « publiquement » les noms des acheteurs de son gaz naturel liquéfié, et ce, «pour des raisons concurrentielles».« Nous allons exporter notre production vers des pays d\u2019Europe et vers l\u2019Asie, notamment en Chine où l\u2019utilisation du charbon est encore très répandue », indique Mme Fortin.Risques pour le béluga Dans un autre « avis d\u2019expert » publié la semaine dernière par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP), on souligne que « le gouvernement du Québec est hautement préoccupé par la protection de l\u2019habitat du béluga du Saint-Laurent, une espèce en péril et d\u2019intérêt commun reconnue par le gouvernement du Québec et le gouvernement fédéral ».Or, insiste le document, « le bruit et le dérangement » provoqués par la navigation commerciale « ont été ciblés comme des facteurs de risque pour les femelles et les jeunes bélugas ».Dans ce contexte, « les craintes pour le rétablissement de cette espèce sont concrètes et l\u2019augmentation du trafic maritime dans son habitat, occasionné par le projet de GNL, ajoutera un effet cumulatif non négligeable ».Si le MFFP ajoute que « la science ne permet pas de conclure sur ce facteur de risque », on précise que le gouvernement du Québec finance présentement un « programme scientifique » de cinq ans, chapeauté par l\u2019Université du Québec en Outaouais.L\u2019objectif est de faire des recommandations pour « réduire l\u2019exposition sonore des bélugas à l\u2019échelle de l\u2019habitat estival de la population du Saint-Laurent ».Or, cet habitat serait traversé par les navires méthaniers qui se rendraient aux installations d\u2019Énergie Saguenay.Dans ce contexte, « malgré la bonne volonté de GNL, certaines recommandations visant à ramener les risques à un niveau acceptable pour le béluga pourraient être difficiles à mettre en place ».« Énergie Saguenay ne banalise pas l\u2019impact que ses activités pourraient avoir notamment sur le béluga.Bien que la science n\u2019ait pas encore toutes les réponses, notre équipe a déjà pris plusieurs engagements en vue de minimiser le bruit subaquatique et les répercussions potentielles de notre projet sur les mammifères marins », explique Stéphanie Fortin.GNL Québec ne sera toutefois pas responsable du transport maritime du gaz naturel liquéfié.Elle ne pourra donc pas imposer des contraintes aux méthaniers qui traverseront le parc marin du Saguenay\u2013Saint-Laurent, indique une source bien au fait des enjeux de navigation.Le nouvel entraîneur-chef de l\u2019Impact de Montréal, Thierry Henry, a été accueilli par une salle comble, lundi à Montréal.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Son nom seul impose le respect.Thierry Henry, attaquant aux vingt saisons (1994-2014), notamment avec Arsenal, les Red Bulls de New York et le FC Barcelone, équipe avec laquelle il a remporté en 2009 un sextuplé de trophées inédit dans l\u2019histoire du jeu (Coupe d\u2019Espagne, Ligue des champions, coupe du monde des clubs, etc., toutes d\u2019un coup).Thierry Henry, seul joueur français à avoir participé à quatre Coupes du monde, de la victoire de 1998 au fiasco de 2010 en Afrique du Sud.Après avoir suivi une formation, il a été entraîneur adjoint de l\u2019équipe nationale de Belgique (2016-2018) puis brièvement à la barre de l\u2019AS Monaco en Ligue 1 française lors de la dernière saison.Les échos monégasques évoquaient des relations pénibles avec les joueurs.L\u2019entraîneur-chef Henry a été congédié en janvier avec une généreuse indemnité de départ estimée entre 10 et 15 millions d\u2019euros par The Guardian.«J\u2019ai appris beaucoup là-bas, dit-il.Ce qui me fait revenir sur le terrain, c\u2019est ma passion, c\u2019est ma vie.Maintenant, il y a un nouveau départ.On doit regarder droit devant.Il va falloir travailler dur, être patient et on sait ce qu\u2019on veut faire.Il faudra aussi ramener la communauté avec nous.Les supporters ont besoin de se voir dans l\u2019équipe, de voir que l\u2019équipe représente la ville et la communauté.On ne construit pas un héritage en deux mois, trois mois, voire un an.» Le sauveur a signé une entente de deux ans avec Montréal assortie d\u2019une option pour la saison de 2022.Un navire dans le fjord du Saguenay ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR diennes d\u2019environ 8,5 millions de tonnes d\u2019équivalents CO2 par année ».Selon des données publiées dans le cadre de l\u2019inventaire canadien des émissions de gaz à effet de serre, compilées et transmises au Devoir par la chaire de gestion du secteur de l\u2019énergie de HEC Montréal, le chiffre de 8,5 millions de tonnes équivaut aux émissions moyennes annuelles de 3,46 millions de voitures, ou 2,4 millions de camions légers (véhicules utilitaires sports).Un avis d\u2019expert du ministère de la Santé et des Services sociaux publié lui aussi la semaine dernière estime que GNL Québec devrait fournir des données historiques sur les émissions de GES du Québec, « afin de pouvoir apprécier l\u2019impact du projet dans la lutte contre les changements climatiques ». ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 La course à l\u2019indépendance U ne semaine après le PQ , c\u2019était au tour de QS de réaffirmer en congrès sa foi dans l\u2019indépendance du Québec.Dans cette course aux électeurs souverai- nistes, les solidaires ont cependant pris une longueur d\u2019avance.Contrairement à leurs homologues péquistes, qui se sont contentés d\u2019une déclaration de principes, ils ont abordé les choses concrètes, comme la création d\u2019une armée ou d\u2019une agence de renseignements.À QS, on n\u2019aime pas être accusé de tiédeur sur la question nationale.Gabriel Nadeau-Dubois soutient n\u2019avoir jamais rencontré de fédéralistes dans son parti.À les entendre scander « On veut un pays », ceux qui étaient présents à Longueuil samedi étaient indéniablement souverainistes.Ce sont plutôt les électeurs solidaires qui le sont moins.D\u2019un sondage à l\u2019autre, environ 40 % d\u2019entre eux disent qu\u2019ils voteraient Non s\u2019il y avait un autre référendum, et ils sont nombreux à avoir appuyé le NPD plutôt que le Bloc québécois à la dernière élection fédérale.QS propose toujours un « projet de société » résolument de gauche, mais il est vrai qu\u2019il y a plus d\u2019accent sur l\u2019indépendance dans le discours solidaire depuis que Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois sont devenus les porte- parole, et la fusion avec Option nationale a clairement eu un effet d\u2019entraînement.Cela s\u2019est traduit en fin de semaine par l\u2019adoption d\u2019une démarche qui s\u2019apparente beaucoup à une élection référendaire, à moins de refuser d\u2019appeler un chat un chat.Le programme de QS prévoyait déjà que l\u2019élection d\u2019un gouvernement solidaire serait suivie de celle d\u2019une Assemblée constituante chargée de rédiger la Constitution d\u2019un Québec souverain, qui ferait ensuite l\u2019objet d\u2019un référendum.L\u2019indépendance ne serait proclamée qu\u2019après l\u2019approbation de cette Constitution par la population.Cette démarche demeure la même, à cette différence que, durant la période de transition entre son élection et la tenue d\u2019un référendum, un gouvernement solidaire se sentirait autorisé à se comporter comme un État déjà souverain et à prendre des initiatives allant à l\u2019encontre de la Constitution canadienne.Cette approche dite des « gestes de rupture » n\u2019est pas nouvelle.Le directeur de l\u2019Action nationale, Robert Laplante, en avait lancé l\u2019idée au milieu des années 2000 et Jacques Pari- zeau l\u2019avait lui-même reprise à son compte.Après plusieurs mois de débat, le PQ l\u2019avait officiellement rejetée au congrès de juin 2005.Au congrès de QS, certains ont bien tenté de s\u2019opposer à une démarche qu\u2019ils jugent antidémocratique et qui risque de rebuter ceux dont l\u2019indépendance n\u2019était pas la priorité quand ils ont adhéré à QS.Les amendements empreints d\u2019une certaine retenue ont toutefois été rejetés de façon systématique.La grande majorité des délégués étaient manifestement d\u2019accord avec l\u2019ancien chef d\u2019ON, au- jourd\u2019hui député solidaire de Jean-Lesage, Sol Zanetti, selon lequel la Constitution canadienne n\u2019a aucun fondement démocratique, puisqu\u2019elle n\u2019a jamais été soumise à la population.Il est sans doute vrai qu\u2019au lendemain de l\u2019élection d\u2019un gouvernement solidaire, Ottawa utiliserait tous les moyens possibles pour saboter le travail de l\u2019Assemblée constituante, mais il est loin d\u2019être certain que les Québécois seraient disposés pour autant à plonger dans le chaos constitutionnel et à se laisser enfermer dans une sorte de « cage à homard » 2.0 sans avoir eu l\u2019occasion de dire s\u2019ils veulent l\u2019indépendance ou non.Le contraste entre l\u2019intrépidité des militants de QS et la prudence manifestée par les délégués au congrès de « re- fondation » du PQ était frappant.Tout en affirmant que leur action politique « se concentrera sur la formation d\u2019un pays », les péquistes ont refusé de s\u2019engager à proposer une « voie d\u2019accession » dans un premier mandat.La nature même de cette « voie d\u2019accession » demeure imprécise.L\u2019entente sur une « feuille de route » commune signée en mai 2017 par le PQ , QS, ON et le Bloc québécois, avant d\u2019être reniée par QS, prévoyait bien la « mise en place » d\u2019une Assemblée constituante, selon des modalités qui restaient à définir, de même que la tenue d\u2019un référendum qui permettrait de se prononcer à la fois sur le statut politique du Québec et sur la Constitution d\u2019un État indépendant élaborée par l\u2019Assemblée constituante.Il n\u2019y avait cependant aucune référence à des « gestes de rupture ».Bien entendu, rien n\u2019empêche le PQ de reprendre le débat d\u2019il y a quinze ans, mais il a bien d\u2019autres chats à fouetter pour le moment.De toute manière, rien n\u2019indique que les Québécois aient présentement la moindre envie de participer à cette course à l\u2019indépendance.MICHEL DAVID GUILLAUME BOURGAULT-CÔTÉ LE DEVOIR Ce n\u2019est pas au gouvernement seul d\u2019agir pour empêcher que le français ne « s\u2019effrite » au Québec : la société civile \u2014 les citoyens \u2014 a un rôle central à jouer, estime l\u2019ancienne première ministre Pauline Marois.« Oui, le gouvernement a une responsabilité\u2026 mais les citoyens aussi », a soutenu Mme Marois lundi, en marge du lancement d\u2019une campagne de financement de la Fondation pour la langue française.« Ce sont les premiers responsables de cette question.» Pauline Marois juge que « s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019intervention des citoyens pour agir, parler, s\u2019approprier cette langue, s\u2019affirmer pour souhaiter que dans les commerces [on leur réponde en français], on risque de voir s\u2019effriter cette langue.Ça n\u2019exclut pas que le gouvernement intervienne, mais des citoyens doivent s\u2019approprier cette démarche et cette action ».Mme Marois avait fait une sortie remarquée à la fin de l\u2019été autour des « glissements » du français observés dans une étude récente de l\u2019Office québécois de la langue française.Lundi, la publication d\u2019un sondage Léger commandé par la Fondation et indiquant que 62 % des répondants se disent « préoccupés par l\u2019usage du français dans l\u2019espace public» est venue «confirmer les inquiétudes » de l\u2019ancienne cheffe du Parti québécois.« Il y a le risque de l\u2019indifférence, dit- elle.On voit que chez les jeunes, il y a une préoccupation moins grande [\u2026] quand on s\u2019adresse à eux en anglais dans un commerce.Ils sont moins portés à réagir.» Legault d\u2019accord François Legault, qui a participé au lancement officiel de la campagne de financement en soirée, a abondé.« C\u2019est inquiétant de voir que les jeunes ne s\u2019inquiètent pas assez», pense le premier ministre.Mais il a soutenu qu\u2019il faut dans ce contexte « aider les jeunes à aimer davantage le français », en en faisant la « promotion, en [investissant] en culture ».« Plus on aime notre langue, plus on en est fiers, plus on la défend.» M.Legault, qui n\u2019exclut pas de revoir la Loi 101, a réitéré qu\u2019il entend agir pour que le gouvernement « donne l\u2019exemple » et communique en français avec les citoyens nouvellement arrivés.Plus largement, il estime qu\u2019il y a « beaucoup d\u2019emphase à mettre sur le français langue de travail et le français chez les nouveaux arrivants ».Le sondage Léger de lundi donne une mesure de la perception qu\u2019ont les citoyens de l\u2019état du français au Québec : 56 % des répondants estiment que la situation s\u2019est détériorée depuis dix ans.Une majorité (58 %) pense aussi que « l\u2019avenir du français est avant tout la responsabilité » de chaque citoyen.Pas de loi sur le « Bonjour-Hi » Concernant le « Bonjour-Hi », Pauline Marois ne croit pas que le gouvernement peut faire grand-chose sur le plan légal.« Ce serait un peu compliqué » d\u2019adopter une loi interdisant la formule, a-t-elle dit en faisant référence à une idée effleurée en octobre par le ministre responsable du dossier de la langue française, Simon Jolin-Barrette.Est-ce dire que Québec ne peut rien dans ce dossier ?Non, répond Mme Ma- rois.« Il y a eu une motion unanime adoptée par l\u2019Assemblée nationale » en 2017 pour préconiser l\u2019utilisation du « Bonjour » dans les commerces, a-t- elle rappelé.Ce genre de geste « manifeste la volonté qu\u2019ont les décideurs que ça devienne une règle [\u2026].C\u2019est un engagement moral qui a énormément de poids.» Une fondation « apolitique » Mise sur pied l\u2019an dernier pour « promouvoir la langue française », la Fondation pour la langue française est un « véhicule purement philanthropique et apolitique », précisait lundi Maxime Laporte, coprésident de l\u2019organisme, avec John Parisella.« La mission [de promotion] s\u2019inscrit de manière complémentaire au combat plus axé sur la défense de la langue et sur des propositions de mesures politiques » que d\u2019autres acteurs peuvent faire, dit-il.La campagne « Je parle le français par cœur » vise à amasser cinq millions de dollars.L\u2019argent doit notamment servir à financer des projets d\u2019intégration pour les immigrants allophones et des campagnes de promotion.Avec Leïla Jolin-Dahel Québec ne peut défendre à lui seul le français, pense Marois MARCO FORTIER LE DEVOIR Le ministre Mathieu Lacombe compte s\u2019attaquer au «développement pratiquement sauvage » des garderies non subventionnées, surtout dans l\u2019île de Montréal, en créant des centaines de places en centres de la petite enfance (CPE) dans les quartiers les plus défavorisés.Le ministère de la Famille a déjà autorisé la création de 400 places en CPE dans quatre quartiers parmi les plus défavorisés de Montréal, qui ont les plus grands besoins en services éducatifs pour les tout-petits \u2014 Montréal-Nord, Saint-Michel, Parc-Extension et LaSalle.Le Devoir a révélé lundi que la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal recommande au gouvernement Legault d\u2019investir en priorité dans ces quatre secteurs.Les quartiers les plus défavorisés ont proportionnellement 2,5 fois moins de places en CPE que les secteurs les mieux nantis de l\u2019île de Montréal.Ces « iniquités » nuisent au développement des enfants les plus vulnérables, qui ont le plus besoin des services éducatifs offerts par les CPE, déplore la Santé publique.Le ministre de la Famille est d\u2019accord avec les constats des chercheurs de la DRSP.«Il y a eu un développement pratiquement sauvage dans les dernières années, sur l\u2019île de Montréal particulièrement, où les garderies privées non subventionnées se sont multipliées », dit-il au Devoir.« Sur la multiplication des garderies privées, le défi qu\u2019on a, c\u2019est de réparer ce qui a été fait dans le passé, de revenir à un modèle où on est capables de mieux planifier le déploiement du réseau de CPE et de garderies subventionnées aux côtés des garderies non subventionnées.On est en mode rattrapage.On a mis nos cartes à jour, on sait exactement où sont les besoins.On va prendre en considération les endroits où il y a le plus de jeunes avec des vulnérabilités, où l\u2019indice de défavorisation est le plus élevé», a précisé le ministre.Le gouvernement Legault compte respecter son engagement de créer 15 000 places en garderies subventionnées, en vaste majorité dans des CPE, d\u2019ici les deux prochaines années ; 11 000 de ces places étaient « gelées » depuis des années pour des raisons budgétaires.Les 4000 autres places sont attribuées ou en voie de l\u2019être, indique le ministre.Il est par ailleurs trop tôt pour dire combien de garderies privées non subventionnées (offrant 69 000 places) seront converties en garderies subventionnées, selon le ministre de la Famille.Il a annoncé la semaine dernière qu\u2019un projet-pilote de conversion de places non subventionnées sera mis en place à compter de l\u2019année 2020.Chose certaine, « les garderies non subventionnées sont tellement surre- présentées sur l\u2019île de Montréal qu\u2019au moment où on se mettra à faire de la conversion, nécessairement il y en aura beaucoup qui sera faite sur l\u2019île de Montréal», dit Mathieu Lacombe.FAMILLE Québec investira en priorité dans les CPE des quartiers défavorisés Il est sans doute vrai qu\u2019au lendemain de l\u2019élection d\u2019un gouvernement solidaire, Ottawa utiliserait tous les moyens possibles pour saboter le travail de l\u2019Assemblée constituante, mais il est loin d\u2019être certain que les Québécois seraient disposés pour autant à plonger dans le chaos constitutionnel et à se laisser enfermer dans une sorte de « cage à homard » 2.0 sans avoir eu l\u2019occasion de dire s\u2019ils veulent l\u2019indépendance ou non François Legault a été accueilli au lancement officiel de la campagne de financement de la Fondation pour la langue française, lundi, à Montréal, par Pauline Marois, présidente de la campagne, et par John Parisella, coprésident de l\u2019organisme.JACQUES NADEAU LE DEVOIR LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 ACTUALITÉS A 4 * Des conditions s\u2019appliquent.Banque Nationale Courtage direct (BNCD) est une division de la Financière Banque Nationale inc.(FBN).BNCD offre des services d\u2019exécution d\u2019ordres sans conseils et ne formule aucune recommandation en matière d\u2019investissement.Les clients sont seuls responsables des conséquences financières et fiscales de leurs décisions de placement.Incroyable, mais vrai ! 0,95 $ la transaction.Investisseurs actifs, profitez d\u2019une tarification avantageuse.Visitez bncd.ca/nouvelle-tarification Paris grince des dents OLYMPISME SUITE DE LA PAGE A 1 « Pour le CIO, c\u2019est un passage obligé, observe de son côté Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal.Il y a moins de compagnies traditionnelles pour sponsoriser les Jeux : les géants, ce sont Google, Airbnb et Uber maintenant.» Et pour Airbnb ?« Il y a une question de prestige à se placer dans la cour des grands », dit-il.Selon plusieurs observateurs, Airbnb cherche aussi à redorer son image, elle qui a maintes fois été montrée du doigt, taxée d\u2019être un mauvais citoyen entrepreneurial.Hausse des loyers, transformation de quartiers entiers en zones touristiques, délinquance fiscale : plusieurs grandes villes du globe entendent présentement lui serrer la vis, voire lui barrer la route.C\u2019est le cas de la mairesse de Paris, Anne Hidalgo, qui a grincé des dents lundi.Celle qui est candidate à sa réélection a envoyé une lettre au président du CIO afin de l\u2019avertir des «risques» et des «conséquences» d\u2019une telle alliance.Airbnb crée une pression à la hausse sur le prix des loyers et aggrave la pénurie d\u2019appartements, ce qui pénalise surtout la classe moyenne, déplore-t- elle dans sa missive.Mme Hidalgo réitère en outre son souhait de sonder ses citoyens sur une éventuelle interdiction du géant dans les arrondissements centraux de la ville, où quelque 26 000 logements auraient été retirés du marché locatif.De son côté, Airbnb assure que son partenariat avec le CIO permettra notamment aux «résidents» et aux «hôtes locaux» de toucher un «revenu direct» pendant la tenue des Jeux à la maison.Pression sur les prix Airbnb n\u2019en est pas à sa première expérience olympienne.La multinationale a pour la première fois signé en 2016 un partenariat avec la Ville de Rio de Janeiro, au Brésil.Elle devait ainsi fournir plusieurs milliers de logements pendant la tenue des Jeux olympiques.Résultat ?Le prix des locations affichées sur la plateforme a bondi, tout comme celui des chambres d\u2019hôtel.À l\u2019orée du début des Jeux, en août 2016, le média américain Bloomberg rapportait que la capitale brésilienne trônait désormais au sommet des villes les plus chères au monde sur Airbnb, devant Miami et San Francisco.Le prix moyen d\u2019une nuitée : 206 $US.Airbnb soutient pour sa part que, lors des Jeux de Rio, la multinationale avait offert une capacité d\u2019hébergement supplémentaire équivalant à 257 hôtels.Deux ans plus tard, lors des JO de Pyeongchang, en Corée du Sud \u2014 où là aussi Airbnb s\u2019est entendu avec le comité organisateur \u2014, c\u2019est l\u2019équivalent de 46 hôtels qui a été fourni par la pla- teforme américaine.Les prix de logements affichés sur Airbnb risquent fort d\u2019exploser dans la foulée des prochaines olympiades, observe néanmoins au bout du fil Pier- André Bouchard St-Amant, professeur à l\u2019ENAP.« Là où ça devient plus dangereux, c\u2019est qu\u2019Airbnb peut faciliter l\u2019augmentation des prix par le rachat de concurrents », ajoute-t-il, ce que le géant s\u2019emploie déjà à faire.Et maintenant que le CIO lui ouvre grandes les portes, les velléités monopolistiques du géant américain sont d\u2019autant plus inquiétantes, dit le professeur, alors qu\u2019il pourrait « avantager certains fournisseurs » et « faire évoluer les prix pour aller chercher plus de profits ».« C\u2019est à mon sens un enjeu beaucoup plus problématique que ses dépenses en marketing.» Réduire les coûts Ce partenariat ne surprend en rien Romain Roult, professeur au Département d\u2019études en loisir, culture et tourisme de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.« Le président du CIO n\u2019a plus le choix désormais surtout pour le bassin traditionnel des candidatures occidentales de se positionner ainsi.» L'« exubérance » d\u2019olympiades récentes \u2014 celle de Sotchi, par exemple, qui a coûté à la Russie plus de 50 milliards \u2014 a amené des villes d\u2019Europe et d\u2019Amérique du Nord à faire marche arrière, si ce n\u2019est carrément à refuser de poser leur candidature.Parmi elles : Calgary.La métropole albertaine était en lice pour les olympiades d\u2019hiver de 2026, mais ses citoyens ont voté contre le projet lors d\u2019un référendum l\u2019an dernier, inquiets de se voir refiler une facture salée pour la construction d\u2019installations qui accumuleront ensuite la poussière.Les Jeux ont finalement été octroyés à Milan / Cortina d\u2019Ampezzo, le CIO préférant la candidature italienne à celle de Stockholm, en Suède.Les villes peuvent donc espérer sauver des sous dans la construction des commodités d\u2019accueil pour touristes et familles d\u2019athlètes, mais elles devront tout de même sortir le chéquier : pour les équipements sportifs, d\u2019une part, mais aussi pour la construction d\u2019un « village olympique » \u2014 dont l\u2019existence n\u2019est pas remise en cause par le nouveau partenariat, a précisé lundi M.Bach.« Les athlètes se doivent de rester dans des complexes ultra-sécurisés pendant les Jeux.Et ça, ça ne changera pas », renchérit le professeur Roult, soulignant que la sécurité est désormais centrale dans le budget des villes hôtesses, exposées au risque qu\u2019un acte terroriste survienne durant les Jeux.PAULINE GRAVEL LE DEVOIR Au Québec, les mères de jeunes enfants sont de plus en plus nombreuses à vivre un niveau élevé de stress en raison de leur difficulté à concilier leurs obligations professionnelles et familiales, indique le nouveau portrait de l\u2019Observatoire des tout-petits.Or, ce stress peut avoir des répercussions négatives sur le développement des enfants, notamment sur le lien d\u2019attachement avec les parents, soulignent les auteurs de ce portrait.Chaque année, l\u2019Observatoire des tout-petits, qui est financé par la Fondation Lucie et André Chagnon, fait le portrait d\u2019une facette particulière de la petite enfance au Québec.Ce portrait synthétise des données provenant de multiples sources, dont principalement de l\u2019Institut de la statistique du Québec et de ministères.Cette année, les experts et chercheurs universitaires qui ont participé au portrait se sont penchés sur les conditions et les environnements dans lesquels grandissent les tout-petits.L\u2019Observatoire a relevé que 39 % des mères d\u2019enfants de moins de cinq ans vivent un niveau élevé de stress, contre 23 % des pères.En plus de frapper davantage les mères que les pères, ce stress associé à la conciliation famille- travail est en augmentation depuis quelques années.« On dit toujours que les tout-petits sont des éponges.Un tout-petit qui grandit dans un milieu stressant peut absorber une partie de ce stress.De plus, les parents qui ont de la difficulté à concilier le travail et la famille auront moins de disponibilité pour passer du temps de qualité avec leurs enfants [.].Or, le lien d\u2019attachement est un important pilier de la santé mentale et de l\u2019estime de soi », fait remarquer Fannie Dagenais, directrice de l\u2019Observatoire, qui propose des pistes de solutions.« On peut penser à un horaire de travail plus souple durant les premières années de vie de l\u2019enfant, ou à des mesures qui favorisent l\u2019implication des papas, car lorsqu\u2019il y a un meilleur partage des responsabilités familiales entre les pères et les mères, ces dernières disent éprouver moins de stress.Mais on a plus souvent le réflexe de penser aux mères quand on réfléchit aux mesures collectives et aux programmes à mettre sur pied pour les familles, alors qu\u2019on devrait penser davantage aux pères, ou du moins s\u2019assurer qu\u2019ils RECHERCHE Croissance du stress chez les mères de jeunes enfants Un nouveau rapport brosse un portrait des tout-petits et de l\u2019environnement dans lequel ils grandissent soient inclus dans ces programmes et les services pour qu\u2019ils puissent bien jouer leur rôle de papa », poursuit-elle.Faible revenu Les auteurs du portrait déplorent par ailleurs le fait que 13,9% des petits Québécois âgés de 0 à 5 ans \u2014 soit environ 75 000 enfants \u2014 appartiennent à une famille à faible revenu, et qu\u2019une famille sur dix de tout-petit vive de l\u2019insécurité alimentaire.Les auteurs se disent particulièrement préoccupés par cette situation, sachant que les enfants de milieux défavorisés connaissent, à l\u2019âge de 3 ans, 600 mots de moins que ceux de milieux favorisés, et que cet écart peut avoir des répercussions sur la réussite des enfants au primaire, au secondaire et même sur le niveau d\u2019étude atteint à l\u2019âge adulte.« Il a été démontré scientifiquement qu\u2019une mesure efficace pour diminuer ce fléau consiste à favoriser l\u2019accès à un logement abordable et de taille suffisante aux familles avec de jeunes enfants, car on diminue ainsi la pression financière sur les familles, particulièrement celles ayant de faibles revenus », affirme Mme Dagenais.Les auteurs du portrait déplorent que 13,9% des petits Québécois âgés de 0 à 5 ans \u2014 soit environ 75 000 enfants \u2014 appartiennent à une famille à faible revenu.JACQUES NADEAU LE DEVOIR Il y a moins de compagnies traditionnelles pour sponsoriser les Jeux : les géants, ce sont Google, Airbnb et Uber maintenant JACQUES NANTEL » Publisac : 10 mythes et réalités Pour plus d\u2019information, visitez jaimemonpublisac.ca ou contactez-nous à info@publisac.ca.Mythe : Le Publisac continuerait d\u2019exister s\u2019il n\u2019était distribué qu\u2019à ceux qui indiquent vouloir le recevoir.Réalité : Le Publisac est un média de masse gratuit.Avec 6 500 versions différentes chaque semaine et 4 000 routes de distribution, il serait trop complexe et coûteux de gérer une base de données de 3 millions de foyers.Ce serait la ?n du Publisac.10.Mythe : Depuis que la Chine refuse nos matières résiduelles, il n\u2019y a plus de marché pour les circulaires recyclées au Québec.Réalité : Il y a un excellent marché au Québec pour ce papier journal, pourvu qu\u2019il soit trié convenablement.Il peut être transformé en boîtes de céréales ou en contenants d\u2019œufs, par exemple.7.Mythe : Au Québec, les contribuables paient pour le recyclage.Réalité : Les entreprises qui mettent en marché contenants, emballages et imprimés ?nancent les coûts des services municipaux de collecte sélective, incluant ceux des centres de tri.8.Mythe : Ce sont uniquement les grandes chaînes commerciales qui utilisent le Publisac.Réalité : Outre les commerces du coin, la plupart des magasins qui opèrent sous le nom de bannières sont détenus par des entrepreneurs locaux qui l\u2019utilisent pour attirer la clientèle de leur quartier.9.Mythe : Le système de distribution actuel ne fonctionne pas et ne permet pas de réduire à la source.Réalité : Si vous ne voulez pas recevoir le Publisac, composez le 1 888 999-2272 ou visitez publisac.ca.Vous contribuerez ainsi à réduire à la source, comme le font 200 000 foyers québécois.2.Mythe : Les hebdos survivront sans le Publisac.Réalité : Les éditeurs d\u2019hebdos au Québec af?rment que la ?n du Publisac mettrait leur modèle d\u2019affaires en péril.3.Mythe : Le Publisac détruit la forêt.Réalité : Aucun arbre n\u2019est coupé pour produire les circulaires.Elles sont imprimées sur du papier journal fabriqué à partir des résidus des scieries.1.Mythe : Personne ne consulte le Publisac.Réalité : 9 Québécois sur 10 le consultent.Il permet d\u2019économiser plus de 1 000 $ par année et de lire l\u2019hebdo local.4.Mythe : À l\u2019ère de l\u2019Internet, les circulaires en papier n\u2019ont plus leur place.Réalité : Les consommateurs préfèrent encore le format papier pour comparer et plani?er.De plus, les ménages à faible revenu et les personnes âgées n\u2019ont pas tous accès à Internet.5.Mythe : Un sac en papier serait mieux qu\u2019un sac en plastique.Réalité : Le sac en plastique est meilleur : il protège les circulaires des intempéries, facilite leur manutention et empêche leur dispersion.Il est produit au Québec, fait à 100 % de déchets de plastique et toujours 100 % recyclable.6. LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 DIRECTEUR BRIAN MYLES Rédactrice en chef Marie-Andrée Chouinard Vice-présidente du développement Christianne Benjamin uébec solidaire est sorti de son congrès plus indépendantiste que jamais, du moins si on considère certaines propositions adoptées par les quelque 600 militants réunis en fin de semaine à Longueuil.Si QS remporte les élections en 2022, une perspective qui semble stimuler les troupes, son gouvernement fera des « gestes de rupture » avec le Canada d\u2019entrée de jeu, sans attendre l\u2019issue des travaux de l\u2019Assemblée constituante chargée de rédiger une Constitution d\u2019un Québec indépendant, un texte fondateur qui serait soumis à la population par la voie d\u2019un référendum dans un premier mandat.Un gouvernement solidaire entend violer le cadre constitutionnel canadien, la Loi constitutionnelle de 1867 étant « illégitime », a dit Sol Zanetti, l\u2019ancien chef d\u2019Option nationale, « un torchon colonial », a renchéri l\u2019ancienne présidente d\u2019ON, Émilie Charbonneau.Sur le strict plan de la légitimité démocratique, ils n\u2019ont pas tort, et cela vaut aussi pour sa modification imposée au Québec en 1982.« L\u2019acte d\u2019autodétermination exige inévitablement des ruptures », a soutenu la co-porte-parole, Manon Massé.Ainsi, un gouvernement solidaire percevrait d\u2019emblée tous les impôts, les taxes et autres contributions fédéraux sur le territoire québécois et remettrait ce qu\u2019il jugerait être son dû au gouvernement fédéral par la suite.Il abolirait le poste de lieutenant-gouverneur du Québec ainsi que le serment d\u2019allégeance à la reine que les élus de l\u2019Assemblée nationale sont dans l\u2019obligation de prêter.Dès le premier jour d\u2019un gouvernement solidaire, les pipelines et les gazoducs ne relèveraient plus d\u2019Ottawa, mais bien de Québec, qui en bloquerait le passage sur le territoire québécois.Deux ans après la fusion d\u2019ON et QS, ces engagements reprennent des éléments du programme de la formation politique fondée par Jean-Mar- tin Aussant.Dans un sens, l\u2019aval donné à ces gestes de rupture parachève la fusion des deux partis et confirme que l\u2019approche de QS au regard de l\u2019indépendance est résolument oniste.Évidemment, la perception par Revenu Québec des taxes et impôts fédéraux payés sur le territoire québécois n\u2019est pas sans poser des problèmes pratiques.Que ferait le gouvernement solidaire si Ottawa refusait de se soumettre aux nouvelles règles du jeu, comme il faudrait s\u2019y attendre, et forçait les contribuables québécois à lui verser des impôts sous peine d\u2019amendes ?Pris entre deux feux, le pauvre contribuable devrait-il payer deux fois ?Jean-Martin Aussant, qu\u2019on ne pouvait taxer de naïveté, avait une réponse toute prête.Si d\u2019aventure, Option nationale, avec sa plate-forme indépendantiste radicale, remportait la victoire et formait le gouvernement, ces questions d\u2019intendance provinciale ne se poseraient plus, les électeurs ayant décidé, de façon non équivoque, que le Québec deviendrait un pays.La réalité politique ne serait plus du tout la même.Nous serions dans un autre monde, ce qui permettait à ON, et permet aujourd\u2019hui à QS, de ne pas accorder d\u2019importance aux détails terre à terre.Ainsi, puisque l\u2019élection d\u2019un gouvernement solidaire en 2022 n\u2019est pas une possibilité réelle, point besoin pour QS de s\u2019enfarger dans les fleurs du tapis.Pour sa part, le Parti québécois est loin d\u2019avoir un plan de match défini.En congrès à Trois-Rivières, les péquistes ont adopté une simple déclaration de principes où le parti s\u2019engage « à tout mettre en œuvre pour mener le Québec à son indépendance nationale ».Son action politique « se concentrera sur la fondation d\u2019un pays, non pas sur la gestion ordinaire d\u2019une province ».C\u2019est vague et bon enfant : rien de concret n\u2019est encore arrêté.Ce sera à son prochain chef de voir à la suite des choses.L\u2019élection de 32 députés du Bloc québécois apporte certes un baume au PQ , mais on ne peut associer cette renaissance à une montée indépendantiste, d\u2019autant plus que le chef bloquiste, Yves-François Blanchet, veut essentiellement faire fonctionner le Parlement fédéral.Sur les lignes de côté s\u2019est placée la députée «souverainiste indépendante» Catherine Fournier, qui publie un nouveau livre intitulé Le projet Ambition Québec : s\u2019organiser pour l\u2019indépendance.Selon l\u2019élue, la promotion de l\u2019indépendance passera par des initiatives non partisanes, par une « flotte » plutôt que par un « vaisseau amiral ».Huit mois après sa démission du PQ, on ne peut pas dire que sa vision s\u2019est incarnée dans la réalité.Pour l\u2019heure, QS est peut-être plus indépendantiste que jamais \u2014 on peut d\u2019ailleurs se demander ce qu\u2019en pensent les gauchistes internationalistes dans ses rangs \u2014, mais la rivalité belliqueuse qu\u2019il oppose au PQ n\u2019a pas baissé d\u2019un cran.La réalité, c\u2019est que les indépendantistes resteront profondément divisés tant que QS et le PQ se regarderont en chiens de faïence.Jacques Landry Président de la Fédération des professionnelles et professionnels de l\u2019éducation du Québec, FPPE-CSQ Cent soixante professionnels de plus dans les écoles avec l\u2019argent économisé par l\u2019abolition des commissaires scolaires : c\u2019est ainsi que le ministre caquiste Jean- François Roberge vend sa réforme du réseau scolaire.Comme beaucoup d\u2019éléments contenus dans le fameux projet de loi 40, ce n\u2019est que de la poudre aux yeux, une goutte d\u2019eau dans l\u2019océan.En cette Semaine des professionnelles et professionnels de l\u2019éducation, je demande plutôt au ministre de reconnaître à sa juste valeur la contribution à la réussite éducative de ces 10 000 hommes et femmes, ces orthophonistes, psychoéduca- trices, psychologues, orthopéda- gogues, animateurs, conseillères d\u2019orientation, conseillers pédagogiques, architectes, ingénieurs, bibliothécaires et autres qui contribuent par leur expertise unique à changer le monde un élève à la fois.Il ne faut pas se leurrer : rien dans la réforme que propose le ministre Roberge ne vient améliorer l\u2019accès des élèves aux services professionnels.C\u2019est dans le prochain budget que nous verrons si le ministre passera de la parole aux actes en augmentant et en protégeant le financement de ces services.Que le ministre Roberge l\u2019avoue : le salaire des commissaires scolaires ne sera pas transformé miraculeusement en ajout de ressources professionnelles.Au contraire, par le biais de règles budgétaires de plus en plus décentralisées, le ministère accorde désormais aux écoles le pouvoir de choisir le type de ressources \u2014 professionnelles, enseignantes ou de soutien \u2014 qu\u2019elles préfèrent.Si des écoles applaudissent à ce changement, nous y voyons plutôt une menace à la répartition équitable des ressources.Globalement, il y a plus de professionnels, mais leurs services sont saupoudrés un peu partout, sans vision et sans organisation cohérentes.Résultat?Le nombre de psychologues par élève stagne et le niveau de services universels, dont l\u2019orientation scolaire et les services d\u2019animation, tend même à baisser.Il faut aussi dire qu\u2019avec les miettes qu\u2019elles reçoivent, plusieurs écoles décident aujourd\u2019hui de sous-traiter au privé ces services essentiels aux élèves.Pen- OK, millénariaux ! Dans sa chronique du 15 novembre, Aurélie Lanctôt invite les boomers à réinventer le monde.C\u2019est gentil, mais nous avons déjà donné, merci.Et comme elle le reconnaît, nous avons parfois beaucoup donné.Nous avons cru avoir assez secoué les conventions, assez contesté l\u2019ordre établi, assez manifesté pour la paix, assez prôné l\u2019égalité des sexes et des classes sociales, et nous être assez battues comme féministes pour que le monde se réinvente.Mais pour beaucoup de millé- nariaux, il semble que nous ayons eu tout faux.Tout faux surtout de ne pas avoir su pressentir, dans les années soixante prospères, la fragilité de la planète.Même si beaucoup d\u2019entre nous militent toujours pour un avenir meilleur, il faut reconnaître que nous sommes au- jourd\u2019hui à l\u2019âge des rhumatismes et des deuils.Que les mil- lénariaux se réjouissent : tout l\u2019espace leur appartiendra bientôt.Alors, comme des adolescents devenus adultes, il leur faudra décider : continuer à blâmer les générations qui les ont précédés pour tous les maux de la planète ou assumer leur héritage, combattre l\u2019adversité et tenter à leur tour de réinventer le monde.Élisabeth Melançon Montréal, le 16 novembre 2019 LETTRES PROJETS INDÉPENDANTISTES Au-delà du réel ÉDITORIAL A 6 L E D E VO I R // F O N D É PA R H E N R I B O U R A S SA L E 1 0 JA N V I E R 1 91 0 > FA I S C E Q U E D O I S ! Directeur des finances Stéphane Roger Chef des technologies Sylvain Coutu ROBERT DUTRISAC dant ce temps, les élèves reçoivent des services incomplets et inadaptés à la réalité du milieu scolaire\u2026 sans interventions ni suivis dans les milieux.Dans ce contexte, la poursuite du soutien offert ne sera pourvue qu\u2019à grands frais pour les parents.Il faut le reconnaître, le personnel professionnel ne se bouscule pas aux portes du réseau scolaire, une situation entre autres mise en lumière par les cadres scolaires et les directions d\u2019établissement.Souhaitons que le renouvellement de la convention collective permette d\u2019améliorer les conditions de travail et salariales de ce personnel pour l\u2019attirer auprès des élèves qui en ont grand besoin ; les enseignants, les directions, les cadres, les experts s\u2019entendent pour le dire.Nous proposons des solutions durables pour favoriser l\u2019attraction et la rétention des professionnelles et professionnels et nous sommes prêts à les faire entendre.À ce chapitre, il est temps de mettre en place un véritable seuil de services dans le réseau scolaire.Le niveau de ressources professionnelles doit être déterminé par les besoins des élèves et du réseau scolaire.Le personnel professionnel doit cesser d\u2019être la marge de manœuvre budgétaire.C\u2019est bien davantage que l\u2019ajout de 160 ressources professionnelles qu\u2019il faudra consentir pour réellement faire une différence pour les élèves.Nous estimons que 2000 ressources doivent être ajoutées pour atteindre un seuil minimal fonctionnel de 5 ressources professionnelles par tranche de 1000 élèves, et ce, uniquement pour les services directs aux élèves.Il en faudra encore davantage pour tenir compte des facteurs de vulnérabilité de certaines écoles et des réalités régionales particulières.La CAQ a la réputation de tenir ses promesses électorales.Je l\u2019invite à respecter celle qui concerne un seuil de services professionnels décent pour les élèves et les parents du Québec.Ils le méritent bien.La réforme Roberge : une goutte d\u2019eau dans l\u2019océan Appui de QS au NPD : un choix révélateur Lors de la dernière élection fédérale, le mot d\u2019ordre de Québec solidaire a été d\u2019appuyer le NPD pour contrer l\u2019élection de conservateurs dans certains comtés.Cette pratique a contribué à favoriser les libéraux fédéralistes au détriment du Bloc.Cette attitude a mis en relief la place qu\u2019occupe la position souverainiste de QS par rapport aux idées sociales de gauche de ce parti, dont le socle idéologique est ancré dans un communisme populiste centré sur la lutte de classes.C\u2019est sans doute pour nous faire oublier ses accointances fédéralistes que QS a voulu projeter une image souverainiste lors de son dernier congrès.Faisant d\u2019une pierre deux coups, il a voulu se positionner comme le futur vaisseau amiral de l\u2019indépendance, tout en banalisant le retour du PQ à ses idéaux d\u2019origine.Nous voilà replongés dans « l\u2019antithèse Vallières-Gagnon » des années 1970.Si Vallières proposait de faire l\u2019indépendance d\u2019abord et de décider par la suite d\u2019un contenu idéologique de gauche, Gagnon était plutôt d\u2019avis qu\u2019il fallait au préalable opter pour un remplacement du capitalisme par un système socialiste, avant de réaliser la souveraineté du Québec.Ce syndrome de la poule et de l\u2019œuf divise également le PQ et QS.Si le PQ désire d\u2019abord réaliser l\u2019indépendance en introduisant par la suite des valeurs sociales démocrates, QS, fortement influencé par sa base militante d\u2019obédience communiste, veut remplacer le système capitaliste avant de faire l\u2019indépendance.Ainsi, on comprend mieux pourquoi QS a préféré appuyer le NPD, parti de gauche fédéraliste, au détriment du Bloc, qui, lui, a bénéficié du vote péquiste.Les deux partis souverainistes devront se présenter à visage découvert aux prochaines élections et éviter, comme l\u2019a fait QS à la dernière élection québécoise, d\u2019afficher une image identitaire reliée à Bouchard-Taylor pour s\u2019y soustraire après le scrutin.Pour ce qui est du PQ, le contenu de son projet de souveraineté devra être défini et se retrouver au cœur même de son programme électoral.Quant à Québec solidaire, son option sociale de gauche devra être mise sur la table intégralement, en évitant d\u2019y puiser seulement des éléments givrés à la sauce populiste.Marcel Perron Neuville, le 18 novembre 2019 LIBRE OPINION Souhaitons que le renouvellement de la convention collective permette d\u2019améliorer les conditions de travail et salariales de ce personnel pour l\u2019attirer auprès des élèves qui en ont grand besoin Q A 7 LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 IDÉES Directeur de l\u2019information Florent Daudens Adjoints Baptiste Barbe, Paul Cauchon, Valérie Duhaime, Louis Gagné, Jean-François Nadeau, Adjoints Dominique Reny, Louise-Maude Rioux Soucy, Directrice artistique Claire Dazat Directeur de la production Christian Goulet Écrivez-nous ! Le Devoir se fait un plaisir de publier dans cette page les commentaires et les analyses de ses lecteurs.Nous vous demandons de limiter votre contribution à 5000 caractères, espaces compris, soit environ 550 mots.Envoyez-nous vos textes à redaction@ledevoir.com.Nous communiquerons avec les auteurs dont les textes seront retenus.Abus de logiciel L \u2019excellent reportage de l\u2019émission Enquête diffusé jeudi dernier à Radio-Canada procure d\u2019essentiels éclairages sur l\u2019ampleur des défis pour assurer la sécurité des enfants les plus vulnérables.Outre l\u2019ampleur des difficultés qu\u2019affrontent au quotidien les professionnels de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), le reportage révèle des faits troublants au sujet d\u2019un logiciel appelé Système de soutien à la pratique (SSP) des professionnels de la DPJ.Cet instrument est d\u2019usage obligatoire pour l\u2019ensemble des professionnels de la DPJ.Il génère un document d\u2019analyse à partir de réponses aux questions à choix multiples fournies par l\u2019intervenant de la DPJ.Dans un rapport produit en 2017, la Commission des droits de la personne a examiné comment avait été traité le signalement relatif à Thomas Audet, un enfant de 22 mois décédé en juin 2016 dans des circonstances encore nébuleuses.Un mois auparavant, son cas avait été porté à l\u2019attention de la Direction de la DPJ.Le rapport de la Commission des droits de la personne montre du doigt les incohérences du logiciel pour des décisions discutables qui auraient retardé l\u2019évaluation de son dossier.La journaliste Pasquale Turbide explique dans son reportage que « Dans le cas de Thomas [\u2026] le logiciel semble avoir produit un document aux conclusions contradictoires » et orienté les intervenants vers une décision qui a eu pour conséquence de reléguer son dossier à un rang plus bas dans l\u2019ordre de priorité.Thomas est décédé 23 jours plus tard sans avoir été vu par une travailleuse sociale.Une intervenante explique dans le reportage que « le SSP génère parfois des rapports contredisant le jugement clinique de l\u2019intervenante, qui a souvent passé une quinzaine d\u2019heures à rencontrer l\u2019enfant, les parents et des professionnels.Ce qui engendre des situations absurdes ».Ce qui était au départ un instrument destiné à aider le professionnel dans son travail d\u2019évaluation de la situation complexe semble être devenu un instrument qui sert à ordonnancer les « cas » dans des organisations qui doivent gérer les contradictions entre les missions très exigeantes qu\u2019elles ont à accomplir et les ressources de plus en plus rares.D\u2019outil d\u2019aide à outil de décision Les outils d\u2019aide à la décision sont généralement conçus pour guider les professionnels et autres personnes ayant à prendre des décisions dans des situations complexes à recueillir systématiquement les informations pertinentes et nécessaires et aider à les analyser.Ce sont des outils destinés à aider à identifier et à sérier les faits multiples à considérer dans la prise de décision.Mais il est risqué de transformer de tels outils en décideurs.Les outils d\u2019aide à la décision sont forcément incomplets.Ils ne peuvent avoir tout prévu de la complexité des situations.Ils reposent sur des questions prédéterminées.Des questions nécessairement partielles.Le reportage nous apprend que « Le logiciel propose une série de questions à choix multiples, avant de générer un rapport censé guider le professionnel dans l\u2019évaluation d\u2019un cas.L\u2019ennui, selon la travailleuse sociale et représentante syndicale Nancy Poulin, c\u2019est que les choix de réponses sont souvent incomplets.Parfois, ta réponse n\u2019est pas dans les choix de réponses.Ce qui nous est proposé ne fonctionne pas pour des problématiques avec des parents ou des enfants, par exemple.[\u2026] On doit faire un choix de réponses qui ne correspond pas à la réalité pour être capable de passer à l\u2019autre question ».Dans un contexte de rareté de ressources, la tentation est forte de faire passer de tels outils d\u2019un statut d\u2019auxiliaire aidant à celui d\u2019instrument de mesure et de détermination des « priorités ».Lorsqu\u2019on fait de tels usages d\u2019outils informatiques, on les transforme en normes de conduite.Ces instruments sont en effet dotés de fonctions qui finissent par jouer comme des règles qui s\u2019imposent à tous ceux qui en font usage.C\u2019est là que la limite est franchie.Lorsque l\u2019outil est configuré de manière à imposer nécessairement une réponse à telle ou telle question, qu\u2019il est structuré de manière à postuler que certains faits sont pertinents et pas d\u2019autres, il oriente le processus d\u2019analyse du professionnel qui l\u2019utilise.Lorsqu\u2019il est utilisé pour supplanter le jugement des professionnels, le danger de dérive s\u2019accroît.D\u2019un outil d\u2019aide à un outil maître C\u2019est l\u2019autonomie professionnelle des intervenants qui est ici marginalisée.Lorsque, dans une logique gestionnaire, une organisation impose l\u2019usage d\u2019un instrument et lui confère une autorité qui supplante le jugement professionnel, l\u2019outil n\u2019est plus un outil d\u2019aide, il devient un outil maître.Ce sont les normes implicites incluses dans la structure de l\u2019outil qui en viennent à prévaloir sur le jugement professionnel.Par-delà le caractère tragique de l\u2019histoire du jeune Thomas, c\u2019est la façon dont une organisation comme la DPJ introduit et utilise les outils d\u2019aide à la décision pour subordonner le jugement des professionnels qui est ici troublant.Lorsque les décisions de gestion en viennent à imposer l\u2019utilisation obligatoire d\u2019un outil qui supplante le jugement des professionnels, tous les citoyens \u2014 et surtout les plus vulnérables \u2014 sont à risque.PIERRE TRUDEL Caroline Leblanc Étudiante au doctorat en santé communautaire Kristelle Alunni-Menichini Candidate au doctorat en toxicomanie Vous êtes-vous déjà imaginé passer la nuit à \u201325 degrés, épuisé par le stress de la rue, le ventre creux par une alimentation défaillante et avec des vêtements humides, voire trempés ?Croyez-vous sincèrement qu\u2019il est possible d\u2019avoir accès à un refuge en claquant des doigts ?La réalité est que l\u2019accès aux refuges est encore difficile.Souvent, les personnes itinérantes souhaiteraient avoir accès à un lieu de répit, sans stress, à la chaleur, mais ce n\u2019est pas toujours possible.C\u2019est souvent le cas pour les personnes qui ne cadrent pas dans les critères d\u2019accès des ressources, qui en sont bannies ou lorsque les ressources ne sont pas disponibles pour les accueillir.Pensons par exemple aux personnes qui consomment des substances, celles qui ont un animal de compagnie, qui sont en couple, qui font partie d\u2019une minorité sexuelle ou qui ont des troubles de comportement.Vous, vous n\u2019auriez pas des sautes d\u2019humeur dans ces conditions ?Cette année à Montréal, l\u2019offre de service hivernale est bonifiée, ce qui démontre une grande volonté de mettre en place un filet de sécurité autour des personnes itinérantes pendant les grands froids.Le problème est qu\u2019à l\u2019heure où ces lignes sont écrites les refuges affichent complet et fonctionnent au maximum de leur capacité.Pourtant, les ressources supplémentaires restent inaccessibles malgré le froid qui frappe la métropole, et ce, jusqu\u2019au 2 décembre.Beaucoup de lits vides qui pourraient sauver des vies.Rappelons qu\u2019en période hivernale, les haltes-chaleur et l\u2019unité de débordement offrent une solution aux personnes itinérantes qui sont réfractaires, restreintes ou bannies dans les refuges d\u2019urgence en place.Il s\u2019agit d\u2019un lieu où la personne peut se reposer et se réchauffer.Tous sont admis, même les êtres à quatre pattes.Dans ce cas, ces ressources à haut seuil de tolérance sont nécessaires bien avant le 2 décembre et elles devraient ouvrir 24 heures sur 24, mais c\u2019est loin d\u2019être le cas.Les gens doivent en repartir le matin à 7 h, même lors des grands froids.Pourtant, bien des provinces l\u2019ont compris.À Toronto, les haltes-chaleur sont ouvertes dès le 15 novembre 24 heures sur 24.Et nous, dans la métropole, que se passe- t-il ?Et en région ?Ce qu\u2019il faut comprendre, c\u2019est que, pour bien des personnes, ces ressources ne sont pas une solution parmi d\u2019autres, mais la seule option qu\u2019elles ont pour survivre.En ce moment, ce trou de service oblige les personnes itinérantes à devoir jongler avec des ressources limitées.Quand on indique - 10, -15 ou -27 degrés ressentis au baromètre, nos capacités de faire face à ces conditions métrologiques sont restreintes, ce qui engendre de très grands risques pour la santé, la sécurité et l\u2019intégrité des personnes qui y sont exposées.Certaines vont jusqu\u2019à devoir se faire amputer à la suite de complications liées à une engelure ou même mourir d\u2019hypothermie.Cette situation est alarmante.Personne ne devrait être laissé derrière à aucun moment de l\u2019année, été comme hiver.Nous devons arrêter d\u2019exposer des personnes itinérantes à de très grands risques de mourir.Combien d\u2019entre elles mourront cet hiver ?Aucune donnée du coroner ne nous permettra de le valider puisqu\u2019elles sont inexistantes.Les personnes itinérantes ne sont pas des citoyens de seconde zone ; il est crucial d\u2019agir le plus rapidement possible afin que les ressources alternatives ouvrent dès les premiers froids.Tous ont le droit de vivre en sécurité et dans la dignité, et ce, durant toute l\u2019année.ITINÉRANCE Des lits pour sauver des vies Julien Simard L\u2019auteur est doctorant en études urbaines à l\u2019INRS-UCS.L\u2019hiver dernier, alors que la glace prenait d\u2019assaut les trottoirs de Montréal pendant plusieurs mois, les appels de citoyens et de citoyennes au Comité exécutif de la Ville de Montréal se sont multipliés : il fallait à tout prix améliorer la vitesse de déglacement de certaines rues, surtout les moins passantes.La mairesse Valérie Plante a répondu que son administration prenait tous les moyens pour atteindre ce but, mais que les périodes de gel et de dégel, de pluie et de neige, se succédaient à un rythme si effréné qu\u2019il était difficile de faire mieux, du moins avec le budget et les équipements dont disposait alors la Ville.En effet, entre décembre 2018 et mars 2019, 26 épisodes de gel et de dégel se sont produits dans la région de Montréal.À l\u2019évidence, nous ne sommes pas prêts à faire face aux dérèglements et aux soubresauts de l\u2019hiver qui accompagnent déjà les changements climatiques.[\u2026] Une saison difficile Durant la période hivernale, le problème principal \u2014 du moins chez les personnes vieillissantes \u2014 est le risque de chutes, celles-ci s\u2019aggravant avec la présence de glace sur la chaussée et les trottoirs.[\u2026] L\u2019hiver dernier, à Montréal et Laval, on a noté une hausse de 68 % du nombre de chutes sur glace par rapport à la période hivernale de 2017-2018.Cela dit, il n\u2019y a pas qu\u2019en ville que la mobilité hivernale peut être réduite : en banlieue et à la campagne, où l\u2019automobile règne en maître, les conditions routières sont parfois compliquées.L\u2019augmentation du nombre d\u2019épisodes de verglas rend les routes dangereuses.La « marchabi- lité » des trottoirs peut être difficile, voire parfois pire qu\u2019en ville.Si l\u2019on ne conduit plus, comme c\u2019est le cas de nombreuses personnes vieillissantes, il faut alors faire des réserves ou encore dépendre de réseaux d\u2019entraide ou de services à domicile pour obtenir médicaments, aliments et autres objets de première nécessité.La situation est particulièrement critique chez les personnes vieillissantes vivant seules, qui se retrouvent souvent isolées durant l\u2019hiver.[\u2026] L\u2019hiver, de même que les périodes caniculaires, est révélateur d\u2019inégalités socioéconomiques.[\u2026] Ainsi, passer l\u2019hiver devant un foyer de grès dans une villa à Mont-Tremblant n\u2019est pas la même chose que de devoir condamner un étage de sa maison à Maria, en Gaspésie, afin d\u2019économiser sur la facture d\u2019électricité parce que le toit est un peu défoncé.Éléonore (nom fictif ), 83 ans, que j\u2019ai rencontrée pour une entrevue dans son appartement situé au deuxième étage d\u2019un triplex dans un quartier central de Montréal, faisait l\u2019acquisition d\u2019une réserve impressionnante de boîtes de conserve au début de chaque hiver.Empilées dans son étroit couloir, ces conserves lui évitaient d\u2019avoir à sortir ou de prendre sa voiture pour faire les courses chaque semaine.Nombre de personnes vieillissantes au Québec ont recours à des stratégies similaires.Heureusement que les popotes roulantes existent et qu\u2019elles peuvent offrir des repas complets à faible coût aux personnes ne pouvant se déplacer.Repenser nos collectivités [\u2026] Comme me l\u2019a souvent dit la géographe Anne-Marie Séguin, les résidences pour personnes âgées ont bien compris l\u2019avantage d\u2019offrir toute une gamme de services sur place, en permettant aux personnes qui y vivent, par exemple, de manger et d\u2019obtenir leurs médicaments sans devoir affronter l\u2019hiver.Tout en faisant des profits faramineux, ces compagnies offrent un service que les services publics n\u2019ont pas été assez rapides à prendre en charge.Au-delà de cet enjeu précis, un impensé plus large subsiste toutefois : est-ce une bonne idée, dans un climat continental humide et froid, que des personnes vieillissantes vivent seules l\u2019hiver et, surtout, qu\u2019elles doivent se débrouiller seules pour subvenir à leurs besoins ?Bref, ce n\u2019est pas l\u2019hiver le problème, c\u2019est notre façon de vivre et d\u2019habiter le Québec.En se gardant bien de la glorifier, la corésidence multigénérationnelle \u2014 qui était la norme au Québec avant les années 1950 et chez les peuples autochtones sédentaires, nomades et semi-nomades qui occupaient ce territoire avant la colonisation \u2014 est peut- être la meilleure piste de solution pour contourner le problème de la perte de mobilité hivernale des personnes vieillissantes.La solitude de ces personnes, ou plutôt leur isolement physique, est un phénomène relativement récent.L\u2019étalement urbain, la famille nucléaire, l\u2019isolement, le cadre bâti inadéquat et son manque de densité, le zonage inapproprié, les zones commerciales destinées aux automobiles, les déserts alimentaires et l\u2019offre inadéquate de transports en commun contribuent tous, à leur manière, à faire de l\u2019hiver un enfer pour plusieurs personnes.[\u2026] Il faut trouver des manières de reprendre l\u2019idée dont tirent profit les résidences privées et repenser l\u2019organisation spatiale de nos collectivités hors de la logique du marché : créer des zones plus densément peuplées, davantage de services de proximité ainsi que des logements abordables, sécuritaires, accessibles et intergénération- nels.La condition hivernale qui est la nôtre nécessite des mesures renforcées d\u2019inclusion sociale.Il ne tient qu\u2019à nous, encore une fois, de les réaliser.Des commentaires ou des suggestions pour Des Idées en revues ?Écrivez à rdutrisac@ledevoir.com.Vieillir encabanés l\u2019hiver Des Idées en revues Chaque mardi, Le Devoir offre un espace aux artisans d\u2019un périodique.Cette semaine, nous vous proposons une version abrégée d\u2019un texte paru dans la revue Relations, décembre 2019, no 805.L\u2019accès aux refuges est encore difficile à Montréal.ANNIK MH DE CARUFEL LE DEVOIR LEDEVOIR // LE MARDI 19 NOVEMBRE 2019 ACTUALITÉS A 8 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.E N B R E F Règles uniformisées pour les sinistrés de la couronne nord de Montréal POINTE-CALUMET \u2014 Des citoyens de Pointe-Calumet et de Deux-Mon- tagnes, dans les Laurentides, pourraient avoir la possibilité de reconstruire leurs bâtiments inondés le printemps dernier, à certaines conditions, comme ceux de Sainte-Marthe-sur-le- Lac.Cette proposition du gouvernement du Québec est contenue dans un projet de décret publié lundi.Il vise à uniformiser les règles en vigueur dans la région : ces trois municipalités sont contiguës et sont protégées par des digues.Toutefois, seule celle de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a cédé lors des inondations printanières de 2019.Après la montée des eaux, Québec avait mis en vigueur une « zone d\u2019intervention spéciale » visant les secteurs à risque d\u2019inondation.La Presse canadienne Marwah Rizqy renonce à la chefferie du PLQ La députée Marwah Rizqy a annoncé lundi après-midi qu\u2019elle renonçait à briguer la chefferie du Parti libéral du Québec (PLQ), pour plutôt se ranger derrière le candidat potentiel Alexandre Cusson.«J\u2019en suis venue à la conclusion que ce n\u2019était pas à titre de cheffe que je pourrais le mieux [contribuer au renouveau de mon parti]», a-t-elle écrit sur sa page Facebook.«Je désire m\u2019investir sur le plan des idées et joindre une nouvelle génération de libéraux progressistes.En ce sens, je me réjouis de voir une personne comme Alexandre Cusson considérer se porter candidat à la chefferie», a-t-elle ajouté.M.Cusson a démissionné la semaine dernière de son poste de président de l\u2019Union des municipalités du Québec.Il se dit officiellement en réflexion quant à la possibilité de briguer la chefferie du PLQ Le Devoir Le sénateur Jean-Guy Dagenais quitte le clan conservateur OTTAWA \u2014 Le chef conservateur Andrew Scheer perd l\u2019un de ses sénateurs québécois, déçu par le résultat des élections dans la province.Jean-Guy Dagenais quitte le caucus conservateur pour siéger avec le Groupe des sénateurs canadiens, un nouveau groupe au Sénat formé au début du mois.Il en a fait l\u2019annonce par voie de communiqué, lundi matin.M.Dagenais était l\u2019un des rares conservateurs à avoir critiqué le leadership de M.Scheer à visage découvert dans les médias dans les dernières semaines.En entrevue avec La Presse canadienne, M.Dagenais admet que ses prises de position publiques ont dérangé certains conservateurs, qui auraient mieux aimé qu\u2019il se taise.En quittant le caucus conservateur, il pense qu\u2019il pourra s\u2019exprimer «plus librement».La Presse canadienne VALÉRIAN MAZATAUD LE DEVOIR JEANNE CORRIVEAU LE DEVOIR La protection des piétons importe davantage que la fluidité de la circulation automobile, estime l\u2019administration de Valérie Plante, qui installera des feux piétons à décompte numérique aux 1300 intersections qui n\u2019en ont pas.De plus, on ajoutera de 4 à 6 secondes au temps alloué aux piétons pour traverser.La Ville envisage de sécuriser un minimum de 250 intersections par année et se donne de 5 à 8 ans pour revoir l\u2019ensemble des intersections.Le budget accordé aux mesures destinées aux piétons sera haussé de 43 % pour les trois prochaines années, ce qui se traduira par des investissements de 58,5 millions dans les feux de circulation entre 2020 et 2022.La mairesse Plante a reconnu que l\u2019allongement du temps alloué aux piétons pour traverser aurait une incidence sur la fluidité de la circulation et que les automobilistes devront être plus patients, mais selon elle, il en va de la sécurité des plus vulnérables.« Les routes n\u2019appartiennent pas à un seul groupe d\u2019utilisateurs », a-t-elle dit.Une année meurtrière Vendredi, un homme de 89 ans a perdu la vie après avoir été happé par une voiture à l\u2019angle des boulevards Décarie et De Maisonneuve Ouest, dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce.Ce décès porte à 19 le nombre de piétons morts depuis le début de 2019 alors qu\u2019il y a eu 23 collisions fatales à Montréal.De ce nombre, 15 piétons étaient âgés de 65 ans et plus.« C\u2019est très préoccupant », a soutenu l\u2019inspecteur André Durocher, du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), qui a salué les mesures proposées par l\u2019administration.« Il y a beaucoup d\u2019éducation à faire concernant les passages pour piétons.Les gens ne les respectent pas.» Le responsable de la mobilité au comité exécutif, Éric Alan Caldwell, a précisé que les normes de calcul du temps alloué pour traverser seront revues.À l\u2019heure actuelle, la Ville de Montréal applique la règle selon laquelle un piéton franchit 1,1 mètre par seconde, mais elle entend abaisser cette norme à 0,9 mètre par seconde dans les secteurs où se trouve une population plus vulnérable, comme près des écoles, des CHSLD, des hôpitaux et des centres communautaires.Aînés vulnérables Médecin-conseil à la direction de la Santé publique de Montréal, le Dr Patrick Morency voit d\u2019un bon œil les mesures proposées par la Ville de Montréal.De nombreuses villes nord-américaines ont des feux piétons à toutes les intersections, a-t-il rappelé.« Il était temps que Montréal fasse ce rattra- Plus de temps pour traverser, plus de feux de circulation La Ville de Montréal se donne 5 à 8 ans pour sécuriser l\u2019ensemble des intersections page-là, a-t-il souligné.Les normes de vitesse excluaient entre 30 et 50 % des personnes âgées, qui n\u2019avaient pas le temps de dégager l\u2019intersection avant que le feu devienne rouge.» L\u2019opposition à l\u2019Hôtel de Ville comprend mal que l\u2019administration puisse mettre huit ans à reprogrammer les feux piétons du territoire.« La programmation des feux actuels ne nécessite pas huit ans.Ça peut se faire à l\u2019intérieur d\u2019un an ou deux, estime le chef d\u2019Ensemble Montréal, Lionel Perez.C\u2019est une question de volonté de la part de la mairesse.» La Ville de Montréal envisage de sécuriser un minimum de 250 intersections par année.JACQUES NADEAU LE DEVOIR ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR Si Québec fait meilleure figure que Montréal en ce qui concerne le nombre de décès de piétons, la Ville ne s\u2019en estime pas pour autant satisfaite.Lundi, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) n\u2019était pas en mesure de fournir le nombre de piétons décédés à Québec cette année.Or on sait qu\u2019entre 2012 et 2016 treize piétons sont décédés lors de collision sur le territoire de la ville de Québec.Globalement, la capitale a un taux moyen de piétons victimes par tranche de 100 000 habitants de 31,7, par rapport à 63,5 dans la métropole.C\u2019est mieux qu\u2019à Laval (37,4), mais plus élevé qu\u2019en Montérégie (25,5).Consultation en cours Des résultats que la Ville elle-même juge insuffisants.C\u2019est pourquoi elle lançait en octobre une stratégie de sécurité routière qui vise à réduire de 50 % le nombre de collisions mortelles d\u2019ici à 2024.Pour y arriver, l\u2019administration La- beaume propose notamment de réduire les limites de vitesse dans certaines zones de 50 km/h à 30 km/h.On parle aussi d\u2019ajouter des mesures de sensibilisation à l\u2019échelle locale et d\u2019un pacte citoyen signé par tous les usagers de la route, l\u2019ajout de trottoirs dans les zones où il y a le plus d\u2019accidents.ritoire fait en sorte que les feux piétons se font très rares à certains endroits à l\u2019heure de pointe.« Les piétons se tannent d\u2019attendre, souvent se lancent entre deux feux de circulation et se mettent en danger.Dans ce cas-là, c\u2019est le piéton qui est délinquant, mais ce com- portement-là découle d\u2019une infrastructure qui n\u2019est pas adéquate.» Questionné lundi à ce sujet à l\u2019hôtel de ville, le maire de Québec, Régis La- beaume, a mentionné que la Ville allait ajouter des feux piétons et qu\u2019elle allait aussi augmenter la durée de traversée à certains feux piétons, notamment dans les zones où résident beaucoup de personnes âgées.« On a un plan global », a-t-il dit.Dans les rangs de l\u2019opposition, les avis sont partagés sur ce plan.Jean- François Gosselin, de Québec 21, se dit « content » que la Stratégie fasse l\u2019objet d\u2019une consultation.Or Jean Rousseau, de Démocratie Québec, juge le plan insuffisant.Selon lui, la Ville se concentre trop sur des « mesures de sensibilisation » alors qu\u2019il faut travailler plus sur l\u2019aménagement des trottoirs.La Stratégie fait actuellement l\u2019objet d\u2019une consultation qui doit prendre fin en janvier 2020.Même si cette stratégie a été plutôt bien accueillie, certains estiment qu\u2019il faudrait élargir encore la réflexion.Étienne Grandmont, d\u2019Accès transports viables (ATV), donne l\u2019exemple positif des feux piétons qui sont 100 % réservés aux marcheurs à Québec et ne sont pas inclus dans le cycle des lumières comme dans la métropole.« En théorie, ça protège les piétons grâce à un passage exclusif, mais en même temps, à Québec, le virage à droite au feu rouge est permis », fait-il remarquer.Il ajoute que la coordination à distance des feux de circulation sur le ter- Québec veut aussi améliorer son bilan La Ville a lancé une stratégie pour réduire de moitié les collisions mortelles d\u2019ici à 2024 SÉCURITÉ DES PIÉTONS La capitale nationale a un taux moyen de piétons victimes par tranche de 100 000 habitants de 31,7, par rapport à 63,5 dans la métropole "]
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