Le devoir, 21 décembre 2019, Cahier A
[" Le père Noël, une figure en mal de diversité ?GUILLAUME LEPAGE ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR risant les codes, des personnes noires n\u2019hésitent plus à revêtir le célèbre costume du père Noël un peu partout aux États-Unis.Il aura toutefois fallu une controverse pour lancer le bal et médiatiser leur absence.Cette avancée se matérialise aussi au Canada, mais tarde à voir le jour au Québec.En décembre 2016, le Mall of America, en banlieue de Minneapolis, embauche Larry Jefferson comme père Noël.Sa performance dans le deuxième plus vaste centre commercial du pays est sans faille et attire l\u2019attention des médias.Mais sur le Web, des commentaires négatifs se succèdent.Le problème, selon ces internautes?Jefferson est noir.L\u2019ancien militaire n\u2019a pas pour autant remisé ses bottes et son habit rouge, loin de là.«Ces commérages d\u2019une poignée de gens n\u2019avaient rien à voir avec l\u2019immense dose d\u2019amour que j\u2019ai reçue», lance au Devoircelui qui continue d\u2019égayer de son «Ho! Ho! Ho!» petits et grands à travers les États- Unis.Il a même vu ses contrats doubler depuis cet épisode.S\u2019il constate que de plus en plus d\u2019Afro-Américains enfilent le célèbre costume pendant les Fêtes, M.Jefferson insiste: «Tout le monde peut faire le père Noël, peu importe INDEX Avis légaux.A8 Décès.B10 Édito .B8 Grille TV.LeD32 Idées.B9 Mots croisés.LeD46 Petites annonces B10 Science.B7 Sports.A9 Sudoku .LeD46 PERSPECTIVES 2019, année de bouleversements B 1 À B 5 ARTS VISUELS Un survol du travail de Luce Meunier | LED 16 ACTUALITÉS Des photo- journalistes se souviennent d\u2019Antoine Desilets A 10 ANNABELLE CAILLOU LE DEVOIR SANTÉ Hausse des accidents mortels dans le réseau Larry Jefferson fait fureur dans son costume de père Noël partout où il va aux États-Unis.LEILA NAVIDI ASSOCIATED PRESS WWW.LEDEVOIR.COM B VOIR PAGE A 4 : DIVERSITÉ Chute, mauvaise médication ou erreur de traitements : plus d\u2019un demi-million d\u2019incidents et d\u2019accidents sont survenus dans les établissements de santé du Québec en 2018-2019.Si ce nombre a diminué par rapport à l\u2019année précédente, ces événements indésirables ont fait davantage de victimes, fauchant la vie de 452 personnes.« C\u2019est un gros chiffre sachant qu\u2019un décès dans ces circonstances est toujours un décès de trop.Sans compter que les signalements sont à la discrétion des établissements », s\u2019inquiète Marie Beaulieu, professeure à l\u2019École de travail social de l\u2019Université de Sherbrooke, spécialisée dans les sujets qui touchent les aînés.Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a publié vendredi son rapport annuel sur les incidents (usager non touché) et les accidents (usager touché) survenus lors de prestations de soins de santé.Résultat: 500502 «événements VOIR PAGE A 2 : SANTÉ VOL.CX NO 291 / LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 / 3,05 $ + TAXES = 3,50 $ TÉLÉVISION Le 422 : séduire par la démesure LED 4 indésirables» ont été déclarés entre avril 2018 et mars 2019, une baisse de 2,5 %, comparativement à l\u2019année précédente.Il s\u2019agit surtout de chutes (37 %) ou d\u2019erreurs de médication (26 %).Si dans 85 % des cas, cela n\u2019a eu aucune conséquence notable pour les patients, 452 personnes en sont décédées, contre 421 en 2017-2018.Le nombre de décès déclarés a d\u2019ailleurs plus que doublé depuis 2011, où il était de 198.Dans 62 % des cas, c\u2019est une chute qui a mené au décès.Les événements classés « autres » sont la deuxième cause invoquée (26 %) ; le suicide et l\u2019étouffement en font partie.Dans les trois quarts des cas, les décès sont survenus chez des personnes de plus de 75 ans.« Comme les problèmes de santé sont plus fréquents dans cette tranche d\u2019âge, [ces personnes] sont davantage susceptibles de consommer des services de santé et d\u2019être touchées par des événements survenant dans la prestation de soins et services », note le rapport.Un portrait qui inquiète tout de même sérieusement des experts et organismes de défense des patients.Des chiffres subjectifs Aux yeux de Paul G.Brunet, président du Conseil pour la protection des malades, les chiffres sont d\u2019autant plus alarmants qu\u2019ils ne reflètent pas la réalité.« J\u2019entends tellement de plaintes de familles qui ont tenté d\u2019en savoir plus à la suite du décès d\u2019un de leurs proches, mais qui se sont fait barrer la route par l\u2019administration, raconte-t-il.Certaines de ces histoires sont peut- être des accidents mortels qui ne sont pas comptabilisés dans ce rapport.Les chiffres sont très subjectifs ».En 20 ans de service dans l\u2019organisme, l\u2019homme assure avoir vu se multiplier le nombre d\u2019incidents et d\u2019accidents dans le réseau de la santé.De son côté, Marie Beaulieu, de l\u2019Université de Sherbrooke, rappelle qu\u2019il faut considérer ces chiffres dans un contexte de vieillissement de la population.Les établissements de santé sont aussi plus sensibilisés et font davantage de signalements.Elle partage par contre l\u2019avis de M.Brunet quant à la sous-estimation des événements.« Je ne pense pas que tout est déclaré.D\u2019ailleurs, certains incidents ne sont pas à signalement obligatoire ».Elle s\u2019étonne notamment du nombre d\u2019événements (15 263) classés dans la catégorie « Abus, agression, harcèlement ».« C\u2019est un petit nombre considérant qu\u2019une loi oblige depuis 2017 au Québec à signaler les cas de maltraitance envers les aînés en CHSLD et les personnes qui sont sous tutelle.» Il faut aussi dire que les intervenants du milieu ne s\u2019entendent pas toujours sur la définition des catégories d\u2019accidents ou d\u2019un événement à déclaration obligatoire, a-t-elle constaté à travers ses recherches.«Il y a un manque d\u2019uniformité.Ça varie d\u2019une région à l\u2019autre, d\u2019un établissement à l\u2019autre.Ça montre qu\u2019il y a encore du travail à faire.» Dans son rapport, le MSSS précise que sur les 139 établissements inscrits dans sa base de données, quatre ont rendu des données incomplètes.Un autre n\u2019a rien transmis, mais il a fermé ses portes en cours d\u2019année.« Ce n\u2019est pas acceptable.Il faudrait une plus grande surveillance de la part du ministère pour qu\u2019on s\u2019assure d\u2019avoir les chiffres les plus proches de la réalité », lance Mme Beaulieu, outrée.De son côté, le MSSS indique avoir envoyé une lettre aux directeurs des établissements pour « réitérer l\u2019importance de la déclaration des incidents et accidents ».Pas de plan d\u2019action Le MSSS assure prendre « très au sérieux » ces chiffres et la problématique des chutes, qui est « complexe et multi- factorielle ».Il rappelle dans un courriel envoyé au Devoirque des initiatives ont été mises en place dans les dernières années, notamment pour réduire la « prescription futile ou inappropriée d\u2019antipsychotiques chez les personnes atteintes de troubles neurocognitifs ».Les effets secondaires de ces médicaments peuvent entraîner des chutes.Un plan d\u2019action pour réduire la récurrence et la gravité des chutes devait aussi voir le jour à l\u2019automne 2018, mais il a été reporté à l\u2019automne 2019, pour finalement rester dans les cartons.« Le MSSS a fait le choix de concentrer ses efforts en matière de réduction des chutes aux initiatives prometteuses déjà en cours, tout en développant une formation sur les chutes intégrant l\u2019approche partenariat avec les usagers et ses proches », précise le MSSS.De l\u2019avis de Marie Beaulieu, un plan d\u2019action aurait pourtant permis de déployer une panoplie de mesures, d\u2019essayer différentes stratégies, pour mettre un terme à ces nombreux décès, qui se jouent souvent à une chute près.ACTUALITÉS A 2 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 artm.quebec/repensonslamobilite Vous faites la différence Chacun de vos déplacements en transport collectif contribue à une communauté plus en santé LA PRESSE CANADIENNE La période des Fêtes marquera vraisemblablement les derniers jours de travail de dizaines de chevaux et de leurs cochers dans les rues du Vieux- Montréal.À compter du 1er janvier, les calèches seront officiellement interdites dans les rues de la métropole.Vendredi matin, le juge Michel A.Pin- sonnault, de la Cour supérieure du Québec, a rejeté la demande d\u2019injonction des cochers qui souhaitaient obtenir une suspension de l\u2019entrée en vigueur du règlement adopté par la Ville de Montréal.Sur Twitter, la mairesse Valérie Plante s\u2019est réjouie de la nouvelle en soulignant que la décision du tribunal « vient confirmer la justesse et la pertinence de notre règlement.Notre administration a pris la bonne décision pour le bien-être des chevaux ».Les cochers ont déposé leur requête cette semaine, à une quinzaine de jours de l\u2019entrée en vigueur du règlement, et plaidaient l\u2019urgence d\u2019agir afin d\u2019obtenir une suspension.Dans sa décision, le juge a noté que c\u2019est l\u2019action de dernière minute des demandeurs qui a causé cette fausse urgence et que ceux- ci auraient pu agir bien plus tôt.Cependant, le juge Pinsonnault a reconnu que le débat de fond soulevé par les cochers méritait d\u2019être entendu.Propriétaire de la plus grande écurie de chevaux en activité à Montréal, Luc Desparois dit vouloir poursuivre la bataille, bien que la décision rendue vendredi soit accueillie avec déception.«On va se battre, mais pour aujourd\u2019hui, on va aller respirer.Je suis bien déçu, déprimé, ça fait un an et demi qu\u2019on vit cette merde-là et cette menace-là, a-t-il commenté dans le couloir du palais de justice de Montréal.Sur le fond, la Ville va bien être obligée de nous donner quelque chose, elle nous enlève tout!» Pour justifier le dépôt in extremis de la requête, M.Desparois affirme qu\u2019il n\u2019avait pas les moyens de se défendre et qu\u2019il devait d\u2019abord profiter de l\u2019été pour amasser les fonds nécessaires aux frais judiciaires.«On n\u2019est quand même rien que des chauffeurs de calèches, on n\u2019est pas la Ville de Montréal et on n\u2019a pas le même budget, s\u2019est-il défendu.On n\u2019avait pas les moyens de se battre contre la Ville.La Ville, c\u2019est notre boss!» Malgré le dur coup encaissé vendredi, Luc Desparois n\u2019a pas l\u2019intention d\u2019abandonner, ne serait-ce que pour obtenir une meilleure compensation.«Quelque part, il y a bien un juge qui va comprendre que ça vaut quelque chose nos vies et nos investissements aussi», déplore celui qui espère profiter des derniers jours de la période des Fêtes pour encaisser encore un peu de revenus.La Ville de Montréal a offert de verser une compensation de 1000 $ au propriétaire de chaque cheval afin de payer les frais de mise à la retraite des bêtes.Du côté de la SPCA de Montréal, qui milite depuis longtemps contre les balades en calèche, on a accueilli favorablement la décision du juge Pinson- nault.«Nous espérons que, maintenant que les tribunaux ont confirmé l\u2019interdiction, les propriétaires des chevaux feront le choix responsable d\u2019inscrire leurs animaux à notre programme de placement afin de leur offrir la retraite paisible qu\u2019ils méritent après toutes ces années de service », a écrit l\u2019organisme sur sa page Facebook après l\u2019annonce de la décision.L\u2019organisme dit être capable d\u2019offrir des familles adoptives pouvant prendre soin de ces chevaux.MONTRÉAL Les calèches seront interdites dès le 1er janvier Portrait incomplet SANTÉ SUITE DE LA PAGE A 1 ACTUALITÉS A 3 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 ISABELLE PORTER À QUÉBEC LE DEVOIR L\u2019opposition contre le projet de tramway monte d\u2019un cran à Québec, où des animateurs de radio pressent même leurs auditeurs de se mobiliser contre lui.« Allez signer la pétition, la pétition contre le tramway ! » lançait l\u2019animateur Dominic Maurais lundi matin sur les ondes de CHOI-FM.« Faut la signer.[\u2026] On tape le 25 000 à matin ! Let\u2019s go.On est capables ! » La pétition a été lancée le 13 décembre par le propriétaire de cliniques privées Marc Lacroix, un habitué de l\u2019émission Maurais Live.M.Lacroix réside à Lévis, mais ses affaires l\u2019amènent à Québec quotidiennement.Il se dit favorable à un « réseau structurant », voire à un métro, mais pas à un tramway.« On a atteint 31 000 signatures en l\u2019espace d\u2019une semaine.Ça dit quand même qu\u2019il y a beaucoup de gens à Québec qui ne sont pas d\u2019accord avec ce projet-là, du moins de la façon qu\u2019il est présenté.» Ces derniers jours, l\u2019animateur Éric Duhaime a aussi enjoint à la population de combattre le projet en ondes.« Il va falloir qu\u2019à un moment donné, on se donne tous la main, là.Faut l\u2019arrêter, là.Il y a un homme qui est obsédé, qui est prêt à mettre 3,3 milliards de dollars puis à éventrer la ville.» À Québec, ce n\u2019est pas la première fois que des animateurs de radio d\u2019opinion lancent ce genre de campagnes politiques.En 2010, le maire Régis La- beaume avait mis de côté un projet de voie réservée pour les autobus à la suite d\u2019une campagne du genre.Des animateurs de CHOI avaient aussi lancé le mouvement J\u2019ai ma pelle en 2012 pour soutenir la construction de l\u2019amphithéâtre.Est-ce le rôle des animateurs de radio de faire campagne ?En vacances, Dominique Maurais n\u2019était pas joignable pour répondre à la question.Éric Duhaime, lui, répond que, « quand un maire agit de façon totalitaire [\u2026] sans aucune forme de consultation légitime, c\u2019est normal qu\u2019on monte aux barricades ».Il ajoute que « l\u2019acceptabilité sociale, ce n\u2019est pas juste important pour les environnementalistes, mais aussi pour les contribuables et les automobilistes ».Le discours anti-tramway est pourtant déjà représenté à l\u2019hôtel de ville par le parti Québec 21 et son chef, Jean-François Gosselin.Ce dernier avait d\u2019ailleurs lancé une pétition sur le même sujet il MOBILITÉ Les radios de Québec se liguent contre le tramway y a quelques mois.Or cette dernière est loin d\u2019avoir connu le même succès que celle de Marc Lacroix.« Ils font ce qu\u2019ils veulent » Questionné par les journalistes à ce sujet, Régis Labeaume a répondu lundi soir « qu\u2019on vit en démocratie » et que « tout le monde peut créer des pétitions ».Quant à savoir si ça « fragilisait l\u2019acceptabilité sociale » du projet, il a répondu : « On est à Québec.Il y a un environnement spécial avec du monde spécial.[\u2026] Ils font ce qu\u2019ils veulent.» Il a ensuite souligné que les électeurs ont voté pour son projet de « mobilité », son « système de transport en commun structurant » incluant des voies réservées, aux dernières élections.Et d\u2019ajouter que l\u2019opposition appartient à une « droite toxique qui remet toujours en question les résultats ».La pétition aurait-elle récolté autant d\u2019appuis sans la contribution des radios ?Se font-elles l\u2019écho d\u2019une indignation déjà présente ou en sont- elles les instigatrices ?« J\u2019ai l\u2019impression que les animateurs embarquent dans un train qui est en marche », croit Colette Brin, professeure au Département de communication et d\u2019information de l\u2019Université Laval.« Mais c\u2019est sûr qu\u2019ils peuvent l\u2019amplifier.» MARIE VASTEL CORRESPONDANTE PARLEMENTAIRE À OTTAWA LE DEVOIR Jean Charest a beau plaider qu\u2019il est le mieux placé pour réconcilier l\u2019Est et l\u2019Ouest canadien s\u2019il se lance dans la course à la succession d\u2019Andrew Scheer, les conservateurs des Prairies préviennent qu\u2019il devra d\u2019abord en convaincre les militants.Car l\u2019ancien premier ministre québécois a une feuille de route impressionnante en politique, soit, mais il risque d\u2019être perçu comme un outsider dans l\u2019Ouest.« Pour quelqu\u2019un qui est si accompli et qui profite d\u2019une telle notoriété nationale, il serait néanmoins contraint de se présenter ou de se représenter aux citoyens dans l\u2019Ouest », analysait vendredi une source conservatrice haut placée en Alberta.Jean Charest confirmait au Devoir cette semaine qu\u2019il songe à se porter candidat dans la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada.Il aurait plaidé, lors d\u2019un dîner privé à Montréal, qu\u2019il connaît « le chemin à emprunter pour rapprocher l\u2019est et l\u2019ouest du pays», selon La Presse.Qu\u2019en pensent justement les conservateurs de l\u2019Ouest ?« Je crois qu\u2019ils voudront d\u2019abord entendre son plan.C\u2019est une chose de le dire.C\u2019en est une autre de dire pourquoi et comment », note notre source albertaine.Or, de l\u2019avis de notre source, si M.Cha- rest veut obtenir des appuis dans la région, « il faudrait qu\u2019il soit pro-pipe- lines dans l\u2019Ouest ».Quant aux oléoducs vers l\u2019est, il pourrait plaider qu\u2019il évite de se prononcer puisqu\u2019il n\u2019y a pas de projet sur la table pour l\u2019instant.« Mais ce serait une ligne très délicate à naviguer.» L\u2019ancien ministre fédéral conservateur Steven Fletcher, du Manitoba, fait la même lecture.« M.Charest aurait beaucoup d\u2019efforts à faire pour rappeler son bilan.Sa popularité dans l\u2019Ouest dépendrait de ce qu\u2019il a à dire sur les enjeux des provinces de l\u2019Ouest » comme les pipelines, mais aussi le programme de péréquation que les Prairies jugent inéquitable.« Ce ne serait pas gagné d\u2019avance.Il ne ferait pas partie des cinq meneurs dès le départ », prédit notre source en Alberta.Notamment parce que Jean Cha- rest est resté fidèle aux progressistes- conservateurs lorsque la famille conservatrice s\u2019est fracturée à la fin des années 1980 et que le Parti réformiste s\u2019est créé dans l\u2019Ouest.M.Charest est même devenu chef du PPC de 1993 à 1998.«Le Parti réformiste était essentiellement la voix de l\u2019Ouest.Et il était du côté du PPC.Alors il serait vu comme un outsider», estime ce conservateur influent.D\u2019autant plus que l\u2019Ouest a déjà choisi ses favoris dans la course à la succession d\u2019Andrew Scheer.Peter MacKay, ancien ministre fédéral et ex-chef du PPC lui aussi, est mieux connu que M.Charest dans les Prairies.Tout comme l\u2019ancienne cheffe intérimaire du Parti conservateur Rona Ambrose, qui se fait prier de se lancer par le premier ministre al- bertain Jason Kenney et l\u2019ex-premier ministre de la Saskatchewan Brad Wall.Le Québec impopulaire Jean Charest risque de faire face à un autre obstacle : l\u2019Ouest ne porte pas particulièrement le Québec dans son cœur en ce moment.Steven Fletcher, qui avait rejoint le Parti populaire de Maxime Bernier après avoir été écarté par les conservateurs fédéraux, rapporte que lorsqu\u2019il faisait campagne cet automne, « il y avait un peu un sentiment que les électeurs voulaient \u201cn\u2019importe qui sauf quelqu\u2019un du Québec\u201d ».Notre source conservatrice alber- taine consent que cela pourrait représenter un désavantage pour M.Cha- rest.« Le revers de ce ressentiment à l\u2019endroit du Québec, par contre, c\u2019est que quelqu\u2019un qui vient du centre du Canada et qui démontre une compréhension de la réalité des Albertains et une volonté de leur venir en aide serait très bien accueilli.» Le sénateur conservateur manito- bain Don Plett demeure cependant un POLITIQUE Charest attendu de pied ferme dans l\u2019Ouest Le pays a changé depuis l\u2019époque où l\u2019ancien chef conservateur siégeait à Ottawa, préviennent les Prairies L\u2019ancien premier ministre néodémo- crate du Manitoba Greg Selinger rappelle quant à lui que M.Charest avait lancé l\u2019idée de créer le Conseil de la fédération pour réunir ses homologues provinciaux.Ce qui pourrait être un atout pour charmer l\u2019Ouest, selon lui.« Il a toujours démontré un désir de travailler avec les autres premiers ministres.J\u2019ai trouvé qu\u2019il montrait une certaine capacité à comprendre les perspectives des autres provinces », a- t-il rappelé en entrevue.Il croit que Jean Charest pourrait attirer les conservateurs plus modérés du Manitoba.Ceux de la Colombie- Britannique aussi, selon le professeur émérite de l\u2019Université de Saint-Boni- face Raymond Hébert, qui note que ces deux provinces sont plus diversifiées sur le plan idéologique que leurs voisines.« Il y a le sentiment d\u2019aliénation qui existe certainement en Alberta et en Saskatchewan, c\u2019est limité passablement à ces deux provinces-là, a-t-il indiqué.Alors, si Jean Charest trouve la formule magique pour y faire des percées, je pense que ça serait excellent pour le Parti conservateur, mais ça ne serait pas facile ! » Avec Mylène Crête « On sent depuis la dernière campagne municipale que la volonté du maire de mettre sur pied un projet de transport en commun structurant, ça a suscité beaucoup de grogne, d\u2019opposition dans le public cible de ces radios- là.Et là, l\u2019échéance ultime approche, le point où on ne pourra plus retourner en arrière.» Virage à gauche L\u2019animateur Éric Duhaime affirme quant à lui que ce n\u2019est pas la pétition qui a fait monter l\u2019opposition d\u2019un cran, mais « l\u2019information qui est sortie » sur le projet.Depuis la sortie des études d\u2019impact, beaucoup d\u2019opposants dénoncent, par exemple, le fait qu\u2019il ne sera plus possible de tourner à gauche à 148 intersections.Critiquée par le vérificateur général pour les ratés de la communication concernant son projet, la Ville a assurément des mois, voire des années difficiles devant elle, note Colette Brin.« Au départ, les gens qui étaient contre, c\u2019étaient beaucoup des gens de la périphérie, qui n\u2019allaient pas en bénéficier.Mais plus on approche de la mise en chantier, plus ce sont les gens qui sont proches du tracé qui se mobilisent par rapport aux effets que ça aura.» partisan de Jean Charest, qu\u2019il avait appuyé lors de la course à la chefferie du PPC en 1993 remportée par Kim Campbell.M.Plett ne croit pas que M.Charest souffrirait du fait d\u2019être Québécois.« Il était un ministre très populaire au sein du gouvernement de Brian Mulroney et un chef très populaire du Parti progressiste-conservateur à l\u2019époque.Je crois que cette impression serait partagée par davantage de gens que ceux qui pensent le contraire.» Le sénateur Plett s\u2019est fait prudent, car il souhaite demeurer neutre dans la course à la chefferie à titre de leader des conservateurs au Sénat.Mais il reconnaît, comme plusieurs autres, que la défense du registre des armes d\u2019épaule par l\u2019ancien premier ministre libéral québécois à l\u2019époque où les conservateurs fédéraux l\u2019ont aboli passerait mal dans l\u2019Ouest.«Le Parti conservateur avait une position très claire sur le registre des armes à feu.Nous ne l\u2019appuyions pas.Et quiconque l\u2019appuie aurait certainement besoin d\u2019expliquer cette position.» Steven Fletcher note toutefois qu\u2019en bulletin préférentiel, Jean Charest pourrait se faufiler s\u2019il réussit à être le second ou le troisième choix de suffisamment de militants.« Il va devoir ramer dur.[\u2026] Mais il a connu de grands succès.Je ne sous-estimerais jamais quelqu\u2019un comme lui.» Jean Charest devra travailler fort pour séduire les conservateurs de l\u2019Ouest s\u2019il se lance dans la course à la chefferie de son ancien parti, affirment plusieurs observateurs.GRAHAM HUGHES LA PRESSE CANADIENNE À LIRE EN PAGE B 9 : RETOUR AU BERCAIL, LA CHRONIQUE DE KONRAD YAKABUSKI On est à Québec.Il y a un environnement spécial avec du monde spécial.[\u2026] Ils font ce qu\u2019ils veulent RÉGIS LABEAUME » LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 ACTUALITÉS A 4 PHILIPPE PAPINEAU LE DEVOIR Les auteurs de La fricassée mécontents de Radio-Canada Le diffuseur public dit avoir respecté « de manière scrupuleuse » les ententes avec les ayants droit MARCO FORTIER LE DEVOIR Le recours autorisé à la force policière « létale » pour déloger des Autochtones opposés à la construction d\u2019un pipeline de gaz naturel en Colombie-Britannique, en janvier dernier, soulève l\u2019indignation des Premières Nations et des défenseurs des droits de la personne.Les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont reçu l\u2019autorisation de tirer sur les manifestants et de recourir à toute la « violence » nécessaire pour démanteler une barricade érigée par des Autochtones non armés, a révélé une enquête du quotidien britannique The Guardian.Le gazoduc Coastal GasLink, long de 670 kilomètres, fait partie du «plus grand projet d\u2019investissement privé de l\u2019histoire canadienne», avait déclaré le premier ministre Justin Trudeau en octobre 2018.Ottawa a investi 275 millions dans ce projet qui comporte une usine de liquéfaction du gaz naturel, un pipeline et un terminal maritime.Le projet de 40 milliards de dollars créera 10000 emplois au plus fort des travaux de construction, avait souligné le premier ministre.Le terminal doit permettre d\u2019exporter au moins 26 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par année, principalement vers l\u2019Asie, ce qui représente sa couleur de peau ».Cette figure, dit-il, doit être représentative de l\u2019ensemble de la population.«C\u2019est important de voir plus de pères Noël noirs.C\u2019est une formidable occasion pour les enfants de voir que les images positives ne concernent pas uniquement les Blancs », renchérit de son côté Vivian Walker, une mère de famille afro-américaine vivant à Cleveland en Ohio.Alors que sévissait la controverse sur M.Jefferson, elle a lancé un groupe Facebook (Black Santa Directory) pour répertorier les événements mettant en vedette des pères Noël racisés, aux États-Unis comme ailleurs.L\u2019idée lui est venue de son expérience personnelle : offrir à ses enfants un Santa « à leur image » a été tout un défi.« J\u2019ai longtemps conduit jusqu\u2019à Détroit, à près de trois heures de route de chez moi, pour aller voir un père Noël noir », raconte-t-elle.Aujourd\u2019hui, Vivian Walker rejoint 1700 personnes sur le réseau social, et peut également compter sur l\u2019aide de Jihan Woods.Cette mère de jumeaux établie au Texas voulait aussi présenter un père Noël « représentatif » et « inclusif » à ses enfants.Elle a donc lancé l\u2019année dernière une application baptisée Find Black Santa.« Je me suis dit que je n\u2019étais pas la seule dans cette situation », explique-t-elle.À la mi-décembre, l\u2019outil avait été té- léchargé plus de 7000 fois.S\u2019il recense surtout les événements où un père Noël racisé est à l\u2019honneur aux États- Unis, quelques activités à l\u2019extérieur du pays \u2014 notamment au Canada \u2014 y sont répertoriées.Au pays Des initiatives pour diversifier l\u2019image du père Noël ont en effet émergé au Canada dans les dernières années.La semaine dernière, un studio d\u2019Edmonton a organisé une séance photo avec un père Noël noir, à l\u2019initiative du Centre culturel zimbabwéen de l\u2019Alberta.Et à Toronto, pour la deuxième année de suite, Allister Thomas, un graphiste de profession, a enfilé le costume du chef du pôle Nord dans une boutique du East York.Mais au Québec, les chances sont plus minces de croiser un père Noël issu de la diversité, note Victor Gaudreault, directeur de l\u2019Agence des pères Noël professionnels du Québec.C\u2019est qu\u2019il n\u2019a jamais vu de candidats de couleur postuler, pas plus qu\u2019un client formuler pareille requête.Il assure par contre avoir déjà engagé des personnes noires pour jouer un lutin.« On se fait moins une idée d\u2019avance sur ces personnages-là alors que l\u2019image qu\u2019on a du père Noël, c\u2019est l\u2019image traditionnelle du vieil homme blanc avec sa barbe ».Même son de cloche au village du père Noël de Val-David, dans les Laurentides.« C\u2019est un peu tôt pour se poser une telle question », réagit au bout du fil Claude Rousseau, directeur des communications pour le parc.Il n\u2019a d\u2019ailleurs jamais reçu de demandes en ce sens des visiteurs.Mais il n\u2019est pas fermé à l\u2019idée, assure- t-il, bien qu\u2019il anticipe des réactions négatives.« Je ne dirais pas oui d\u2019emblée.Mais dès que j\u2019ai quelqu\u2019un qui adore les enfants et qui a l\u2019air crédible, ce n\u2019est pas la couleur de sa peau qui va jouer.C\u2019est plus son intelligence, sa capacité à créer un lien rapidement avec l\u2019enfant ».Figure cristallisée ?La représentation qu\u2019on se fait au- jourd\u2019hui du père Noël a très peu bougé depuis son apparition au XIXe siècle.Avant son arrivée au Québec (vers 1900), le personnage s\u2019est implanté chez nos voisins du sud avec l\u2019immigration hollandaise.Sinter Klaas \u2014 plus tard devenu Santa Claus \u2014 serait inspiré de saint Nicolas, un généreux évêque à barbe blanche vraisemblablement né il y a 1600 ans en Asie Mineure (aujourd\u2019hui la Turquie).« De nouvelles histoires ont enrichi le scénario, mais celui-ci reste le même », observe Karin Ueltschi, auteure de Histoire véridique du père Noël, paru en 2012.En réalité, le père Noël actuel est un mélange de mythes et de légendes remontant jusqu\u2019à l\u2019Antiquité, explique-t-elle.Prenons son habit : le rouge et le blanc viennent du costume porté par les prêtres romains.Les bottes ?Au Moyen Âge, elles permettaient selon les croyances de passer du monde des vivants à celui des morts.D\u2019ailleurs, cet « échange » entre deux mondes est « profondément » ancré dans l\u2019imaginaire du père Noël, renchérit celle qui est aussi professeure de littérature médiévale à l\u2019Université de Reims.Vers 1860, l\u2019illustrateur et caricaturiste new-yorkais Thomas Nast couche sur papier la représentation « moderne » du père Noël.Dans les pages du Harper\u2019s Illustrated Weekly, il habille d\u2019un costume rouge bordé de fourrure blanche le vieillard à la bouille alors un peu rustre.Santa Claus a déjà son large ceinturon noir et ses épaisses bottes, mais plutôt que de porter un bonnet, il est coiffé d\u2019une couronne.La tuque à pompon sera l\u2019idée de Coca-Cola, qui reprendra le personnage dans ses publicités en 1931.La figure se répand à travers les métropoles américaines, et finit inévitablement par atterrir dans celle du Canada, Montréal.Cela dit, si le père Noël est désormais un incontournable des Fêtes, on le doit surtout aux grands magasins qui fleurissent à la même époque.Vers la fin du XIXe siècle, les temples de la consommation qui poussent sur la Sainte-Catherine se servent de Santa Claus comme mascotte publicitaire pour attirer les clients, explique Jean- Philippe Warren, sociologue et auteur de l\u2019essai Hourra pour Santa Claus!, publié en 2006.La compétition francophone de l\u2019est ne tardera pas à adopter à son tour le bonhomme sympathique, qui sera pour le coup renommé père Noël.Cette figure, d\u2019ailleurs, ne prendra pas une ride au cours du siècle suivant.« C\u2019est la même chose ! s\u2019exclame M.Warren au bout du fil.Ce qui a changé, c\u2019est la puissance de l\u2019événement commercial qu\u2019est devenu Noël.Le rouleau compresseur sur cent ans a été tellement phénoménal que ç\u2019a à peu près complètement triomphé à travers le monde.» Et ce qui est « remarquable », ajoute le professeur à l\u2019Université Concordia, c\u2019est que dès 1900 « tout le caractère sacré de Noël était déjà en place », avec en toile de fond l\u2019idée de la générosité chrétienne reprise à des fins mercantiles : « le sapin, les guirlandes, la musique, la publicité\u2026 le père Noël », énumère-t-il.Selon lui, le chef du pôle Nord, qui est maintenant ancré un peu partout sur le globe, est là pour rester, peu importe sa couleur de peau.« Que ce soit un noir, un caucasien, un asiatique, on s\u2019en fiche.L\u2019important, c\u2019est que ce soit lui qui apporte les cadeaux», mentionne M.Warren, ajoutant qu\u2019il doit aussi rester ce «vieillard joyeux, bedonnant et festif».Et pourquoi cela ?Pour conserver la magie, il faut que les cadeaux tombent du ciel, répond-il.« Le père Noël a donc besoin de passer pour quelqu\u2019un pour qui tout est facile.C\u2019est la dernière personne que vous pouvez imaginer produire des milliards de cadeaux et travailler dans une usine.Après ça, son sexe ou sa couleur de peau, ça n\u2019a aucune importance.» Les auteurs de l\u2019émission La fricassée, diffusée en 1974 à Radio-Canada, dénoncent le peu d\u2019égards humain et financier que le diffuseur public leur a récemment manifesté dans son désir de rediffuser sur sa plateforme Tou.tv six épisodes de la production jeunesse.Radio-Canada affirme pour sa part avoir respecté « de manière scrupuleuse et équitable » les ententes en place et dit ne pas pouvoir diffuser la série sans l\u2019approbation des ayants droit.Dans une lettre ouverte, six des sept plumes derrière La fricassée ont expliqué s\u2019être d\u2019abord réjouies de l\u2019intérêt de Radio-Canada.« Mais nous avons vite déchanté [devant le montant total proposé de 882,35$]», écrivent Jean-Pierre Plante, Claude Meunier, Jacques Grisé, Jacqueline Barrette, Isabelle Doré et un membre de la succession de Raymond Plante.Pour des raisons de santé, Serge Thériault ne signe pas la missive, mais a donné au groupe son accord moral.«Quand on a reçu la proposition, on était indignés, ç\u2019a été notre première réaction, raconte au DevoirIsabelle Doré, dont le père, Fernand Doré, a été un des bâtisseurs de la télévision de Radio-Canada et fondateur de sa section jeunesse.On voulait des conditions plus nobles.» Le groupe dénonce donc « une offre au rabais » et déplore le refus de Radio- Canada de discuter avec Jean-Pierre Plante, mandaté par le groupe d\u2019auteurs.« On est passé de l\u2019indignation à la colère.Et la colère est issue de leur attitude », explique Mme Doré.Du côté de Radio-Canada, la directrice gestion des droits et relations d\u2019affaires, Francine Touchette, affirme que le diffuseur a répondu «à chacun de ses courriels et on a même eu des discussions avec la SARTEC pour clarifier la situation».La Société des auteurs de radio, télévision et cinéma négocie avec les diffuseurs les montants versés aux ayants droit.Quant au montant total de 882,35 $ proposé aux auteurs, Radio-Canada dit avoir « respecté soigneusement l\u2019entente signée avec la SARTEC ».La patronne de Tou.tv, Christiane Asselin, dit comprendre que le montant total équivaut à peu de sous pour chaque auteur, « mais, en même temps, nous, on dit qu\u2019on ne peut pas commencer à les traiter différemment que les centaines d\u2019autres auteurs qui ont une entente.[\u2026] On n\u2019est pas dans une affaire de gré à gré, comme pour un cachet de comédien ».La coauteure de La fricassée Isabelle Doré reconnaît que l\u2019entente équivaut bien au montant proposé, mais ajoute que « c\u2019est un plancher, et que tous les auteurs ont le droit de négocier des conditions plus favorables ».Ce à quoi Francine Touchette répond : « C\u2019est l\u2019interprétation [des auteurs], mais ce n\u2019est pas l\u2019interprétation de Radio- Canada.» Elle ajoute aussi que les droits négociés à l\u2019époque sont indexés à chaque négociation avec la SARTEC.La SARTEC n\u2019avait pu être rejointe au moment où ces lignes étaient écrites.Prévenir les auteurs Selon Isabelle Doré, les auteurs de La fricassée ont écrit leur lettre entre autres pour «prévenir les auteurs qui ont collaboré aux émissions jeunesse de Radio- Canada.On veut les prévenir de rester à l\u2019affût, on veut prévenir les comédiens qui vont être privés de montants également [par la non-diffusion].Et je veux prévenir le public, qui est un des copropriétaires de ce patrimoine-là.» Les auteurs déplorent aussi l\u2019attitude de Radio-Canada envers ses créateurs depuis les débuts même de la télévision.« Dès les années 1950, la SRC se comportait comme les GAFA d\u2019au- jourd\u2019hui \u2014 ces géants du Web qu\u2019on montre souvent du doigt sans se rendre compte qu\u2019on n\u2019est pas mieux chez nous », concluent les auteurs.Christiane Asselin, de Tou.tv, dit qu\u2019elle voulait offrir «un petit cadeau de Noël» sur la plateforme numérique avec La fricassée.«Mais il faut faire attention à la valeur de la nostalgie, ajoute-t-elle.C\u2019est le fun, ça ravive ton cœur d\u2019enfant, mais c\u2019est pas pour rien que je n\u2019ai pas remis tous les Fanfreluche [en ligne].Ça ne clique pas tant que ça.» environ 20 % de la production de gaz au Canada.La nation Wet\u2019suwet\u2019en s\u2019oppose au passage du gazoduc sur un territoire qu\u2019elle revendique devant les tribunaux.Celui-ci doit passer sous la rivière Morice, jugée cruciale pour la région.Le consortium LNG Canada, promoteur du projet, avait obtenu une injonction provisoire interdisant la présence de barricades pour bloquer les ouvriers de TC Energy (anciennement TransCanada) \u2014 responsable de la construction.La GRC était prête à prendre les grands moyens pour faire respecter l\u2019injonction, a découvert le quotidien britannique en mettant la main sur des documents internes de la police fédérale.La police a arrêté 14 manifestants pacifiques le 7 janvier 2019.Les agents étaient prêts à recourir à la force « létale ».L\u2019expression « létale » a été utilisée hors contexte, explique au Devoir la sergente Janelle Shoihet, de la GRC en Colombie-Britannique.Il s\u2019agit d\u2019un terme générique [« observation létale »] qui « ne mène pas à une action autre que l\u2019observation », a-t-elle précisé.« La référence à l\u2019observation létale, pour la GRC et pour les forces policières partout dans le monde, indique une position d\u2019observation prise par des policiers armés pour assurer la protection de la police et de la population », écrit la sergente.Le « progrès » d\u2019abord Les explications de la GRC n\u2019ont pas convaincu les Premières Nations de la Colombie-Britannique, qui luttent depuis des décennies pour revendiquer des droits ancestraux.« Rien n\u2019a changé en 150 ans ! Ils sont prêts à nous tuer pour nos terres et à voler nos enfants », a réagi sur Twitter le groupe Gidimt\u2019en Checkpoint.Dans ses documents internes, la GRC avait évoqué la possibilité de remettre aux services sociaux des enfants qui se seraient trouvés sur les lieux de la barricade \u2014 d\u2019où l\u2019accusation de « voler nos enfants », un traumatisme bien documenté par l\u2019Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.« La GRC ne fait que renouveler ses premières responsabilités qui étaient de tasser les peuples autochtones pour laisser place au progrès », dit Ghislain Picard, chef de l\u2019Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador.Cet épisode rappelle que les mentalités restent les mêmes malgré les excuses de la GRC dans la foulée de l\u2019enquête sur les femmes autochtones, souligne le chef Picard.L\u2019avocate Karina Kesserwan, spécialiste du droit autochtone, explique que le statut juridique des Premières Nations dans cette région de la Colombie- Britannique est très complexe : le consortium LNG Canada affirme avoir signé des ententes avec le conseil de bande de toutes les nations situées le long du gazoduc projeté, mais d\u2019autres groupes traditionnels \u2014 opposés au projet \u2014 ont aussi voix au chapitre.« Les tribunaux n\u2019ont pas encore tranché au sujet des revendications territoriales dans cette région.D\u2019ici là, la jurisprudence indique que les Autochtones doivent être consultés et accommodés, mais ces notions laissent place à interprétation », dit-elle.Peu importe la couleur DIVERSITÉ SUITE DE LA PAGE A 1 « Tout le monde peut faire le père Noël, peu importe sa couleur de peau ».Cette figure, dit Larry Jefferson, doit être représentative de la population entière.LEILA NAVIDI ASSOCIATED PRESS COLOMBIE-BRITANNIQUE La « violence » pour protéger un gazoduc La GRC était prête à tirer sur les Autochtones opposés à un mégaprojet de gaz naturel Mais il faut faire attention à la valeur de la nostalgie.C\u2019est le fun, ça ravive ton cœur d\u2019enfant, mais c\u2019est pas pour rien que je n\u2019ai pas remis tous les Fanfreluche [en ligne].Ça ne clique pas tant que ça.CHRISTIANE ASSELIN » ÉCONOMIE A 5 LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 ASSOCIATED PRESS À NEW YORK United Airlines a décidé de retirer le Boeing 737 MAX de son horaire jusqu\u2019en juin; une annonce qui constitue une nouvelle tuile pour l\u2019avionneur américain.Au Canada, le transporteur WestJet, qui compte déjà immobiliser ses propres appareils jusqu\u2019en mars 2020, continue de surveiller la situation de près.Annoncée vendredi par le transporteur américain, cette décision survient alors que le géant aéronautique établi à Chicago a annoncé, lundi, qu\u2019il cesserait temporairement de produire son appareil 737 MAX \u2014 cloué au sol depuis le mois de mars \u2014 à compter de janvier.Il n\u2019a pas précisé quand la production reprendrait.Vendredi, Spirit AeroSystems, un important fournisseur de Boeing, a également signalé qu\u2019il mettrait fin aux livraisons destinées au 737 MAX puisque les difficultés rencontrées par l\u2019avionneur américain commencent à avoir des répercussions sur ses fournisseurs.Boeing a également vu sa capsule Star- liner échouer lors de son premier vol d\u2019essai visant à se rendre à la Station spatiale internationale.Les compagnies aériennes ont des maux de tête depuis qu\u2019une interdiction de vol frappe le 737 MAX depuis mars dans la foulée de deux écrasements mortels survenus à cinq mois d\u2019intervalle.Plusieurs transporteurs ont retardé la mise en service des avions construits par Boeing dans leurs horaires de vol, ce qui s\u2019est notamment traduit par une hausse de leurs dépenses.Selon des analystes, cette situation a également empêché les compagnies aériennes d\u2019ajouter de nouvelles liaisons, ce qui freine leur expansion.Transporteurs canadiens Au moment où ces lignes étaient écrites, Air Canada n\u2019avait pas encore répondu à une demande du Devoir visant à obtenir ses commentaires.Le transporteur, qui possède 24 appareils, compte déjà se passer de ses 737 MAX jusqu\u2019au 14 février 2020.Avant la suspension des vols en mars 2019, Air Canada s\u2019attendait à recevoir 12 exemplaires de plus avant le mois de juillet.De son côté, WestJet en détient 13.Quant à Sunwing, elle a retiré ses quatre appareils jusqu\u2019en mai 2020.«Nous continuons de surveiller la situation et prendrons au besoin des décisions concernant notre horaire», a indiqué WestJet dans une déclaration.«Nous sommes en contact étroit avec nos partenaires chez Boeing, Transports Canada et les autres autorités réglementaires pour comprendre comment et quand AÉRONAUTIQUE United Airlines repousse encore la remise en service de ses 737 MAX L\u2019entreprise prévoit de réintégrer l\u2019appareil à sa flotte en juin Boeing a annoncé lundi qu\u2019il cesserait temporairement de produire son appareil 737 MAX à compter de janvier.DAVID RYDER AGENCE FRANCE-PRESSE DELPHINE TOUITOU À WASHINGTON AGENCE FRANCE-PRESSE La croissance de l\u2019économie américaine a été confirmée à 2,1 % au troisième trimestre, un rythme plutôt soutenu tiré par la consommation des ménages, tandis que la dégradation des investissements des entreprises s\u2019est avérée moins importante que ce qui avait été annoncé.La consommation, locomotive traditionnelle de la croissance puisqu\u2019elle représente 70 % du PIB américain, a finalement avancé bien plus vite (+3,2 %, contre les 2,9 % estimés précédemment), avec une forte hausse (+8,1 %) des dépenses dans les biens durables, comme les équipements électroménagers.Les investissements des entreprises, qui avaient reculé de 2,7 % selon la deuxième estimation, n\u2019ont finalement décliné que de 2,3 %.Les entreprises ont tardé à prendre des décisions en matière d\u2019investissements en raison des frictions commerciales avec la Chine, en particulier au mois de septembre quand le gouvernement Trump a imposé de nouveaux droits de douane punitifs sur les biens chinois.À 2,1 %, le rythme de croissance est plus rapide qu\u2019au deuxième trimestre (+2 %), mais moins qu\u2019au premier (+3,1%).La première estimation du dernier trimestre sera publiée le 30 janvier.Pour l\u2019heure, l\u2019économie des États- Unis est dans sa 11e année de croissance et elle affiche une santé bien meilleure que celle des autres pays industrialisés.En outre, le marché du travail a encore surpris les économistes par sa vitalité en novembre, avec la création de 266 000 emplois et un taux La croissance américaine confirme sa solidité nous pourrons remettre en service les appareils MAX de manière sécuritaire.» United Airlines a déclaré vendredi qu\u2019elle prévoyait d\u2019annuler des milliers de vols au cours des prochains mois en raison de l\u2019interdiction de vol toujours en vigueur.La compagnie avait précédemment prévu d\u2019intégrer l\u2019appareil à sa flotte en mars.United possède actuellement 14 appareils 737 MAX 9.Le transporteur devait en avoir 30 en mars.United Airlines prévoit d\u2019annuler quotidiennement environ 75 vols d\u2019ici la fin du mois de décembre et 56 vols par jour en janvier.Southwest Airlines, qui comptait sur le 737 MAX pour mettre à jour sa flotte, a annoncé qu\u2019elle réintégrerait l\u2019avion dans son programme en avril.American Airlines a fait de même la semaine dernière.Arrêt de production Spirit AeroSystems, établie à Wichita, au Kansas, a déclaré vendredi que Boeing avait demandé que les livraisons soient interrompues d\u2019ici la fin de l\u2019année.Les revenus des composantes du 737 MAX représentent plus de la moitié des revenus annuels totaux de Spirit.L\u2019entreprise emploie 13 500 personnes et est le plus important donneur d\u2019ouvrage dans la plus grande ville du Kansas.L\u2019arrêt de production des 737 MAX annoncé lundi aura vraisemblablement des conséquences sur l\u2019économie américaine.D\u2019autant plus que l\u2019avionneur manque aussi de place pour continuer à stocker les avions fabriqués.Quelque 400 exemplaires sont en effet déjà en rang serré sur les terrains autour de l\u2019usine de Renton, dans l\u2019État de Washington.Or, si environ 25% de la production de Boeing sont destinés au marché américain, près de 75% sont destinés à l\u2019export.Les économistes estiment que l\u2019arrêt de la production pourrait coûter 0,5% de la croissance au premier trimestre 2020.« C\u2019est relativement important pour une seule entreprise en particulier », avait souligné Gregory Gregory Daco, chef économiste chez Oxford Economics, dans un entretien avec l\u2019Agence France-Presse.« La majeure partie de cet impact proviendra des exportations, environ 0,4 %, et 0,1 % du côté des investissements.» Avec Le Devoir et Agence France-Presse LA PRESSE CANADIENNE À QUÉBEC Continuant à profiter d\u2019un contexte économique favorable, le gouvernement Legault revoit légèrement à la hausse le surplus pour l\u2019exercice financier en cours, qui devrait maintenant atteindre 1,7 milliard.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de 261 millions par rapport à la cible qui figurait dans la mise à jour économique du 7 novembre, explique-t-on dans le rapport mensuel des opérations financières au 30 septembre dévoilé vendredi.Dans un communiqué, le ministre des Finances, Eric Girard, souligne que l\u2019argent sera mis de côté pour faire face aux imprévus, notamment.« Ce surplus non récurrent servira à faire face à un potentiel ralentissement économique, à lutter contre les changements climatiques et à réduire la dette », indique-t-il, en soulignant que l\u2019exercice 2020-2021 se terminera avec l\u2019atteinte de l\u2019équilibre budgétaire.À mi-chemin dans l\u2019exercice financier en cours, les coffres de l\u2019État québécois affichent un surplus d\u2019environ 3,8 milliards \u2014 une somme qui tient compte d\u2019un versement au Fonds des générations de quelque 1,25 milliard.Cela représente une baisse de 19 millions par rapport à l\u2019excédent au terme du premier semestre de l\u2019exercice financier précédent.Depuis le début de l\u2019année financière, les revenus autonomes \u2014 qui ne tiennent pas compte de la contribution des sociétés d\u2019État comme Hydro-Québec, Loto-Québec et la Société des alcools du Québec \u2014 ont totalisé 45,4 milliards, en hausse de 2,1 % comparativement aux six premiers mois de l\u2019année financière 2018-2019.Les revenus fiscaux ont affiché une progression de 2,8 % ou 973 millions, à 36 milliards, notamment grâce à une augmentation des sommes générées par l\u2019impôt sur le revenu des particuliers, les impôts des sociétés et les taxes à la consommation.Pour leur part, les dépenses consolidées totalisaient 52,3 milliards à la fin du premier semestre, en hausse de 3,9 % par rapport à il y a un an.En ce qui a trait au mois de septembre, l\u2019excédent, après versement au Fonds des générations, était de 1,12 milliard, une somme sensiblement similaire à la même période l\u2019an dernier.Hausse de la cible de surplus budgétaire à Québec Le surplus devrait atteindre 1,7 milliard pour l\u2019exercice en cours de chômage à nouveau au plus bas depuis un demi-siècle, à 3,5 %.Projections de la Fed Ces éléments ont conduit la Banque centrale américaine à maintenir la semaine dernière ses projections de croissance : +2,2 % cette année, 2 % en 2020, 1,9 % en 2021.« Notre perspective économique demeure favorable malgré les développements et les risques toujours présents », avait commenté le président de la Fed, Jerome Powell, en référence notamment aux tensions commerciales ainsi qu\u2019au ralentissement en Chine et en Europe.Depuis, Pékin et Washington ont annoncé une trêve dans leur guerre commerciale avec la signature d\u2019un accord commercial annoncée pour début janvier.2,1 % C\u2019est la croissance de l\u2019économie américaine au troisième trimestre.L\u2019économie américaine affiche une santé bien meilleure que celle des autres pays industrialisés Ce surplus non récurrent servira à faire face à un potentiel ralentissement économique, à lutter contre les changements climatiques et à réduire la dette ERIC GIRARD » Nous continuons de surveiller la situation et prendrons au besoin des décisions concernant notre horaire WESTJET » LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 A 6 ÉCONOMIE E N B R E F BlackBerry dans le rouge WATERLOO \u2014 BlackBerry a affiché une perte nette de 32 millions $ US au troisième trimestre, alors que l\u2019entreprise avait généré des profits de 59 millions à la même période il y a un an.Pour la période de trois mois terminée le 30 novembre, les revenus de la société spécialisée dans les logiciels de sécurité se sont établis à 267 millions, en hausse par rapport à 226 millions l\u2019année précédente.Abstraction faite des éléments non récurrents, BlackBerry a affiché un bénéfice ajusté de 17 millions, ou 3 ¢ US par action.Le chiffre d\u2019affaires ajusté a été de 280 millions, en progression de 23 %.La Presse canadienne Les ventes au détail reculent au Canada OTTAWA \u2014 Les ventes au détail se sont contractées de 1,2 % pour s\u2019établir à 50,9 milliards de dollars en octobre, a indiqué vendredi Statistique Canada, qui a observé des reculs notamment du côté des concessionnaires de véhicules automobiles et de pièces.Les économistes s\u2019attendaient en moyenne à une augmentation de 0,5 %.D\u2019après Statistique Canada, les ventes ont reculé dans 8 des 11 sous- secteurs, qui représentent 81 % du commerce de détail.Exprimées en volume, les ventes au détail ont diminué de 1,4 % en octobre.La Presse canadienne Financement pour Hotels Alt La Caisse de dépôt est l\u2019investisseur principal d\u2019une nouvelle étape d\u2019investissement de 50 millions dans la société en commandite Alt Canada.D\u2019autres investisseurs ont participé, dont Investissement Québec, le Fonds de solidarité FTQ et La Capitale.L\u2019objectif est de permettre à l\u2019entreprise de «poursuivre sa stratégie de croissance à l\u2019échelle canadienne de la bannière Hôtels Alt avec le développement de nouveaux hôtels [\u2026] Il s\u2019agit de la troisième ronde d\u2019investissement dans la chaîne, ce qui porte les investissements totaux dans les Hôtels Alt à 210 millions depuis 2011», souligne le communiqué.Ces capitaux ont permis l\u2019expansion de l\u2019enseigne, laquelle est passée de deux hôtels au Québec en 2008 à une chaîne pancanadienne comportant 12 sites en exploitation ou en développement.Le Devoir Le chiffre d\u2019affaires ajusté de BlackBerry au troisième trimestre a été de 280 millions, en progression de 23 %.ANDREW RYAN LA PRESSE CANADIENNE VOS FINANCES Pas de froid immobilier as de refroidissement en vue pour l\u2019immobilier résidentiel dans le Grand Montréal.Le marché est appelé à demeurer favorable aux vendeurs, avec une hausse des prix attendue la plus forte parmi les grandes régions canadiennes analysées.D\u2019aucuns reconnaissent que les mesures prises par les gouvernements visant à endiguer la spéculation étrangère, à atténuer la demande et à restreindre l\u2019accès à la propriété dans les grandes poches de surchauffe qu\u2019abritaient Toronto et Vancouver ont eu un effet de débordement.La tension s\u2019est déplacée sur le marché résidentiel montréalais, qui devrait connaître en 2020 une progression moyenne des prix au-dessus des 4 % pour une quatrième année consécutive.Selon les projections du courtier Royal LePage, le prix de l\u2019agrégat des propriétés dans le Grand Montréal devrait augmenter de 5,5 % par rapport à 2019, pour atteindre 457 900 $, soit la plus forte appréciation de toutes les régions analysées.L\u2019économie montréalaise est saine, le taux d\u2019emploi y est élevé, les consommateurs demeurent confiants, les taux d\u2019intérêt restent faibles et les biens immobiliers y sont « abordables » selon une comparaison canadienne.«Le marché immobilier montréalais ne montre aucun signe de ralentissement», résume Dominic St-Pierre, vice-président et directeur général de Royal LePage pour la région du Québec.«La forte demande continue de favoriser les vendeurs, réduisant l\u2019inventaire et poussant les prix à la hausse [\u2026] Le marché de vendeurs que nous voyons depuis trois ans est devenu la norme et ne disparaîtra pas de sitôt.» Incitatifs à l\u2019achat Les millénariaux et les nouveaux arrivants sont les principales sources d\u2019alimentation.S\u2019y grefferaient les nouveaux incitatifs à l\u2019achat d\u2019une première P nant, le nombre de prêts autorisés dans ce cadre s\u2019avère relativement limité au Québec.Les modalités du programme font qu\u2019il convient à un nombre restreint d\u2019acheteurs », précise Hélène Bégin, économiste principale au Mouvement Desjardins.Surenchère Il reste que «l\u2019ascension des prix moyens des dernières années a considérablement réduit l\u2019abordabilité, notamment à Montréal, ce qui rebute plusieurs acheteurs», précise l\u2019économiste.La frénésie déborde la surchauffe montréa- laise pour s\u2019étendre à l\u2019ensemble des grandes régions du Québec.Elle induit un phénomène de surenchère encore récent mais croissant, qui se répand à divers degrés en région, mais qui se veut en progression exponentielle à Montréal.«Les dernières données publiées, qui datent de mars 2019, confirmaient déjà une forte accélération des cas de surenchère en l\u2019espace d\u2019un an à Montréal [\u2026] Dans certains secteurs, environ 30% des ventes de maisons unifami- liales ont été conclues au-dessus du prix demandé.» Au rythme des mises à jour de cette statistique, «il y a fort à parier que les cas de surenchère seront encore plus répandus à Montréal.Et qu\u2019il se sera accentué» ailleurs, croit Hélène Bégin.KEVIN TRUBLET À LONDRES AGENCE FRANCE-PRESSE Mark Carney, dont le successeur à la tête de la Banque d\u2019Angleterre a été nommé vendredi, aura eu la lourde tâche de guider la politique monétaire du pays dans les eaux agitées du Brexit.Tandis que la fin de son mandat approche, le Canadien de 54ans se prépare à affronter une autre tempête: le réchauffement climatique, cette fois en tant qu\u2019envoyé spécial de l\u2019ONU.Mark Carney, du Brexit au réchauffement climatique Le gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, en fin de mandat, se joindra bientôt à l\u2019ONU comme envoyé spécial pour le climat Annonçant vendredi le nom de son successeur \u2014 Andrew Bailey \u2014, le ministre des Finances Sajid Javid a estimé que Mark Carney avait dirigé la Banque centrale «avec conviction, rigueur et intelligence à l\u2019un des moments les plus difficiles de son histoire».«Mark Carney part sur un bilan honorable.Sous sa gouverne, la Banque d\u2019Angleterre a traversé une période d\u2019extrême incertitude économique et politique», constate Ruth Gregory, de la maison de recherche Capital Economics, interrogée par l\u2019AFP.Brexit Arrivé à l\u2019été 2013 pour cinq ans, Mark Carney a vu son mandat prolongé plusieurs fois, d\u2019abord pour un an, puis pour six mois, et enfin d\u2019un mois et demi, afin de garantir un minimum de stabilité après le bouleversement provoqué par la décision des Britanniques, en juin 2016, de sortir de l\u2019Union européenne.Critiqué par les partisans du Brexit pour ses mises en garde à répétition et ses prévisions moroses sur les conséquences économiques d\u2019un départ du Royaume-Uni, ce grand brun grisonnant à la mâchoire carrée avait opté dans la foulée du référendum de juin 2016 pour une baisse du taux d\u2019intérêt de la banque afin d\u2019aider l\u2019économie à franchir le choc de ce vote-surprise.Depuis, il n\u2019a cessé de rassurer les marchés en répétant que la Banque d\u2019Angleterre était prête à tout pour stabiliser l\u2019économie en cas de Brexit désordonné, tout en jugeant une telle hypothèse peu probable.Désormais, la victoire de Boris Johnson aux dernières élections laisse entrevoir une approbation rapide par le Parlement britannique de l\u2019accord négocié avec Bruxelles.Avec les discussions sur la future relation commerciale s\u2019ouvre une nouvelle séquence à haut risque au moment où M.Carney s\u2019apprête à laisser la main à Andrew Bailey en mars.Malgré son expérience, Mark Carney, qui a passé 13ans à la banque d\u2019affaires Goldman Sachs avant de rejoindre la fonction publique, puis de prendre la tête de la Banque du Canada en 2008, s\u2019est rapidement attiré les critiques.En juin 2014, tandis que la reprise économique peinait toujours à se concrétiser au Royaume- Uni après la crise financière, M.Carney avait pris de court investisseurs et observateurs en prévenant que le taux directeur pourrait être relevé plus tôt qu\u2019attendu du niveau historiquement bas de 0,5% auquel il stagnait depuis cinq ans.« Petit-ami pas fiable » Ce relèvement n\u2019a finalement eu lieu qu\u2019en août 2018, le gouverneur le repoussant mois après mois en raison de la montée des inquiétudes sur la croissance européenne ou chinoise et sur les conséquences du Brexit.Ces revirements avaient valu à ce père de quatre filles et marié à une Britannique le surnom de « petit-ami pas fiable », peu enviable pour un banquier central censé incarner la stabilité.Ces derniers mois, Mark Carney s\u2019est illustré par ses positions à l\u2019égard des cryptomonnaies et notamment du projet Libra de Facebook, et par son engagement en faveur du climat qui lui a valu d\u2019être nommé futur envoyé spécial de l\u2019ONU pour traiter ce sujet, en remplacement de Michael Bloomberg.S\u2019il a averti que la future monnaie virtuelle du géant américain devra répondre à des normes strictes en matière de régulation, il a également reconnu que ces nouveaux moyens de paiement pouvaient être bénéfiques pour les consommateurs.Concernant le climat, c\u2019est sous son égide que la Banque d\u2019Angleterre a lancé un projet pionnier de tests de résistance visant à évaluer d\u2019ici à 2021 les risques que fait courir le réchauffement de la planète sur le système financier.Ces derniers mois, le gouverneur de la Banque d\u2019Angleterre, Mark Carney, s\u2019est illustré par ses positions à l\u2019égard des cryptomonnaies et par son engagement en faveur climat.HANNAH MCKAY AGENCE FRANCE-PRESSE propriété, qui pourraient contribuer à exacerber le déséquilibre entre l\u2019offre et la demande, croit Royal LePage.La firme se réfère, ici, au dernier budget fédéral, qui contient deux grandes mesures destinées aux premiers acheteurs.D\u2019abord, le régime d\u2019accession à la propriété (RAP).L\u2019on pense à la hausse, de 25 000$ à 35 000$ (de 50 000$ à 70 000$ pour un couple) du plafond des retraits d\u2019un régime enregistré d\u2019épargne-retraite pouvant servir de mise de fonds pour l\u2019achat d\u2019une propriété.Ensuite, le programme de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement venant bonifier la mise de fonds des premiers acheteurs.Le montant de l\u2019incitatif peut représenter 5% ou 10%, selon que la propriété soit neuve ou existante.Il s\u2019agit d\u2019un financement sans intérêt, qui doit être remboursé à la valeur de la propriété à la revente, ou au plus tard 25 ans après l\u2019achat.Principales conditions: effectuer la mise de fonds minimale, le revenu annuel total admissible ne doit pas dépasser 120 000$, l\u2019emprunt total ne dépasse pas quatre fois le revenu admissible, et l\u2019acheteur ou son partenaire est un accédant à la propriété.Objectif: réduire les mensualités des ménages qui se qualifient.Si « RAPer » est populaire, pour le deuxième incitatif, « jusqu\u2019à mainte- GÉRARD BÉRUBÉ A 7 MONDE LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 SYLVAIN PEUCHMAURD AGENCE FRANCE-PRESSE À LONDRES L\u2019accord de Brexit du premier ministre britannique, Boris Johnson, a franchi vendredi une première étape décisive au Parlement, mettant sur les rails la sortie du Royaume-Uni de l\u2019Union européenne (UE) le 31 janvier.Après trois ans de crise et de blocages suivant le référendum de 2016, le bouillonnant dirigeant conservateur a remporté le 12 décembre une majorité écrasante lui ouvrant un boulevard pour remplir sa promesse de mettre en œuvre le Brexit, approuvé à 52 % par les Britanniques en juin 2016.À peine huit jours plus tard, la Chambre basse du Parlement s\u2019est réunie exceptionnellement un vendredi pour lancer le processus d\u2019adoption avant la pause de Noël.Elle a approuvé avec 358 voix pour (234 contre) le projet de loi traduisant dans la loi l\u2019accord de divorce négocié avec Bruxelles.« Nous avons fait un pas de plus vers le Brexit », s\u2019est félicité Boris Johnson sur Twitter.Après ce premier vote, le texte doit faire l\u2019objet de débats plus détaillés à partir du 7 janvier et une adoption finale espérée par le gouvernement dès le 9janvier.Une fois l\u2019assentiment de la reine reçu, il ne restera alors plus qu\u2019au Parlement européen de le ratifier pour que le Royaume- Uni sorte de l\u2019UE le 31 janvier, après 47 ans d\u2019une vie commune mouvementée et un divorce reporté trois fois.Ce texte marque un tournant « dans notre histoire nationale» et ne doit «pas être vu comme la victoire d\u2019un parti sur un autre», a déclaré avant le vote Boris Johnson devant une Chambre des communes aux bancs conservateurs enthousiastes.« Il est temps d\u2019agir ensemble, [.]dans une confiance renouvelée dans notre destin national», a-t-il poursuivi.En octobre, Boris Johnson n\u2019avait pas réussi à obtenir, faute de majorité, le soutien final du Parlement pour faire approuver son accord.Ce dernier prévoit notamment une nouvelle solution pour éviter le retour d\u2019une frontière physique entre l\u2019Irlande du Nord, province britannique, et la République d\u2019Irlande, susceptible de mettre en péril les accords de paix du Vendredi saint de 1998.BREXIT Johnson gagne un premier vote au Parlement ALEXANDRE SHIELDS LE DEVOIR Dans une décision sans précédent qui pourrait avoir des impacts dans plusieurs pays, notamment au Canada, la Cour suprême des Pays-Bas a ordonné vendredi au gouvernement de réduire substantiellement les émissions de gaz à effet de serre du pays, au nom de son obligation de protéger les citoyens contre les impacts des bouleversements climatiques.« La Cour a décidé à juste titre que l\u2019État néerlandais a une obligation définitive, en vertu de la Convention européenne des droits de l\u2019Homme, d\u2019atteindre un objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre d\u2019au moins 25 % d\u2019ici la fin de 2020 par rapport aux niveaux de 1990 », ont souligné les juges du plus haut tribunal du pays, dans une décision citée par l\u2019Agence France-Presse.« Le consensus des scientifiques sur le climat, et au sein de la communauté internationale, selon lequel les pays développés devront réduire leurs émissions de 25 % à 40 % d\u2019ici 2020 est d\u2019une importance particulière », ont- ils également fait valoir dans leur décision, qui fait suite à deux décisions antérieures en faveur des 900 citoyens qui ont lancé cette action en justice en 2015, avec l\u2019organisation écologiste Urgenda.Les deux décisions précédentes avaient été contestées par le gouvernement.L\u2019an dernier, la Cour d\u2019appel avait déjà fait valoir que « des mesures plus ambitieuses sont nécessaires à court terme pour réduire les émissions polluantes et protéger la vie des citoyens des Pays-Bas », et ce, en raison des « grands dangers qui risquent de se produire » dans un contexte de bouleversements du climat.Selon les documents déposés par les plaignants qui avaient lancé cette action en justice, un réchauffement global de plus de 2 °C (d\u2019ici 2100) est donc une « violation des droits de la personne ».Or, selon les plus récentes données scientifiques disponibles, la planète se dirige présentement vers un réchauffement de 4 °C à 5 °C d\u2019ici 2100, à moins que tous les États respectent les engagements pris dans le cadre de l\u2019Accord de Paris.Dans ce cas, le réchauffement avoisinera les 3 °C.Actions judiciaires au Canada Poussés par l\u2019urgence climatique déjà bien décrite par la science, plusieurs PAYS-BAS La Cour suprême ordonne à l\u2019État de réduire les émissions de GES du pays Ce jugement sans précédent pourrait être évoqué dans des recours similaires au Canada L\u2019organisation écologiste Urgenda a lancé, avec 900 citoyens, cette action en justice il y a déjà quatre ans.SEM VAN DER WAL AGENCE FRANCE-PRESSE organisations et regroupements de citoyens ont donc lancé des actions en justice pour forcer les gouvernements à faire preuve d\u2019ambition en matière de lutte contre la crise climatique.Au Canada, Environnement jeunesse souhaite lancer une telle action contre le gouvernement fédéral, au nom des jeunes Québécois «de 35 ans et moins», afin de démontrer que le gouvernement a violé les droits fondamentaux des jeunes générations en adoptant un plan de lutte contre les changements climatiques insuffisant et dont les objectifs ne seront même pas atteints.Leur requête, rejetée plus tôt cette année, a été portée en appel, a fait valoir vendredi la directrice générale de l\u2019organisme, Catherine Gauthier.Elle estime d\u2019ailleurs que la décision rendue aux Pays-Bas démontre la pertinence de ce type d\u2019action en justice, surtout dans un contexte où l\u2019action gouvernementale, notamment au Canada, est « nettement insuffisante » pour éviter le naufrage du climat mondial.Pour Sébastien Jodoin, professeur adjoint à la Faculté de droit de l\u2019Université McGill, le jugement aux Pays- Bas démontre aussi que les États ne peuvent faire fi des répercussions des bouleversements du climat sur les citoyens.« C\u2019est un jugement très important, qui démontre que les changements climatiques ont des impacts sur les droits fondamentaux des citoyens.Et puisque les gouvernements ont l\u2019obligation de protéger les droits de leurs citoyens, ils doivent réduire les émissions de gaz à effet de serre selon les exigences de la science.» Selon lui, cette décision de la Cour devrait avoir des effets jusqu\u2019au Canada.« C\u2019est un jugement qui sera très probablement évoqué dans les causes ici, notamment pour établir l\u2019obligation du gouvernement à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour respecter les droits des citoyens.» Le Québec pourrait d\u2019ailleurs un jour être le théâtre d\u2019une telle action en justice, estime M.Jodoin.« Ce serait possible de préparer un dossier pour lancer une action similaire contre le gouvernement du Québec, puisque nous avons l\u2019expertise scientifique pour connaître les impacts de l\u2019inaction et que le gouvernement reconnaît l\u2019urgence climatique, mais qu\u2019il ne fait pas le nécessaire.Et s\u2019il approuve le projet gazier Énergie Sa- guenay, de GNL Québec, il s\u2019exposera à une telle poursuite.» Le prince Philip hospitalisé à Londres « par précaution » LONDRES \u2014 Le prince Philip, époux de la reine Élisabeth II, a été hospitalisé «par précaution» vendredi, en «raison de problèmes de santé préexistants», a annoncé le palais de Buckingham.Le duc d\u2019Édim- bourg, 98 ans, n\u2019a pas été transporté en ambulance et il est entré à pied à l\u2019hôpital, selon les médias britanniques.Hormis certaines apparitions publiques en compagnie de la reine, le prince Philip a pris sa retraite en août 2017.Au mois de juin 2017, il avait été hospitalisé deux nuits pour soigner «une infection liée à une pathologie existante».Il a également été opéré à la hanche en avril 2018.En janvier dernier, il avait eu un accident de voiture et avait alors renoncé à son permis de conduire.Agence France-Presse Six autres manifestants morts en Inde NEW DELHI \u2014 Le bilan des manifestations en Inde contre une loi sur la citoyenneté s\u2019est alourdi vendredi à 15 morts, l\u2019opposition dénonçant une «répression brutale» de la part du pouvoir nationaliste hindou.Six personnes sont mortes vendredi en Uttar Pradesh, qui compte une importante communauté musulmane, dans des affrontements entre manifestants et policiers, s\u2019ajoutant aux neuf personnes qui ont déjà perdu la vie dans ce mouvement de protestation qui fait rage partout au pays.Votée la semaine dernière, la loi contestée facilite l\u2019attribution de la citoyenneté indienne aux réfugiés d\u2019Afghanistan, du Pakistan et du Bangladesh, mais pas pour ceux de confession musulmane.Ses opposants la jugent discriminatoire et contraire à la Constitution indienne, ce que le gouvernement dément.Agence France-Presse EN BREF «Dérégulation massive» Après le vote de vendredi, le nouveau président du Conseil européen, Charles Michel, a salué « une étape importante » et averti qu\u2019une « concurrence équitable » devait constituer la base de la relation que doivent nouer le Royaume-Uni et les 27 après le Brexit.La date officielle du divorce donnera en effet le coup d\u2019envoi d\u2019une période de négociations au pas de charge pour nouer un accord de libre-échange.S\u2019ouvrira alors une période de transition courant jusqu\u2019à la fin de 2020, censée permettre à Londres et à Bruxelles de se séparer en douceur.Cette période est prolongeable une fois d\u2019un an ou deux.Mais Boris Johnson veut d\u2019office fermer la porte à cette possibilité et a introduit dans la loi soumise au Parlement vendredi une disposition interdisant tout report.Ce positionnement a fait resurgir les craintes d\u2019unno deal aux conséquences redoutées pour l\u2019économie à la fin de 2020, qui selon le chef de l\u2019opposition travailliste, Jeremy Corbyn, «sacrifierait des centaines de milliers d\u2019emplois».Admettant que la décision exprimée par les Britanniques doit être respectée, le socialiste de 70 ans a dénoncé un accord qui « ouvre la porte à une dérégulation massive » et un accord de libre-échange « toxique » avec le président Donald Trump.« Il y a une meilleure et une plus juste façon pour notre pays de quitter l\u2019UE », a plaidé M.Corbyn.L\u2019UE a souligné qu\u2019elle ferait le « maximum » pour conclure un accord, tout en prévenant qu\u2019un no deal aurait « plus d\u2019impact sur le Royaume-Uni » que sur les Européens.Un veto et de nouveaux heurts frappent la Syrie NATIONS UNIES \u2014 La Russie et la Chine ont mis vendredi leur veto au Conseil de sécurité à un projet de résolution de l\u2019Allemagne, de la Belgique et du Koweït étendant d\u2019un an l\u2019aide humanitaire trans- frontalière de l\u2019ONU à quatre millions de Syriens, que Moscou veut réduire radicalement.Les autorités syriennes «ont repris le contrôle sur la majeure partie du territoire» et cette résolution est «obsolète», a dit l\u2019ambassadeur russe à l\u2019ONU, Vassily Nebenzia.«Il n\u2019y a pas d\u2019alternative», a rétorqué l\u2019ambassadrice adjointe de la France, Anne Gueguen.L\u2019autorisation onusienne sur l\u2019aide trans- frontalière expire le 10 janvier.Des dizaines de milliers de civils ont fui les bombardements du régime syrien et de son allié russe cette semaine à Idleb, dernier grand bastion hostile à Damas, où les combats se sont intensifiés vendredi, ont indiqué les Nations unies.Agence France-Presse Des milliers de familles ont fui Idleb cette semaine.AAREF WATAD AGENCE FRANCE-PRESSE Il y a une meilleure et une plus juste façon pour notre pays de quitter l\u2019UE JEREMY CORBYN » LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 A 8 AVIS LÉGAUX ET APPELS D\u2019OFFRES AVIS À TOUS NOS ANNONCEURS Veuillez, s\u2019il vous plaît, prendre con nais sance de votre annonce et nous signaler immé dia tement toute anomalie qui s\u2019y serait glissée.En cas d\u2019erreur de l\u2019éditeur, sa res pon sa bilité se limite au coût de la parution.avisdev@ledevoir.com Tél.: 514-985-3452 | Télec.: 514-985-3340 Réservation vendredi 20 décembre pour parutions du 23-24-27 décembre.Réservation lundi 23 décembre pour parutions du 27-28-30 décembre.Réservation vendredi 27 décembre pour parutions du 31 décembre et 3 janvier.Réservation vendredi 30 décembre pour parution du 4 janvier.Le Devoir ne sera pas publié les 25 et 26 décembre 2019 ainsi que les 1er et 2 janvier 2020 TOMBÉES \u2013 PÉRIODE DES FÊTES AVIS LÉGAUX ET D\u2019APPELS D\u2019OFFRES ABDELNOUR & DESROSIERS, NOTAIRES INC.( C.c.Q., art.795) Avis est par les présentes donné, qu'à la suite du décès de Nadine Perry, en son vivant domiciliée au 215, rue Candiac, appartement 6, Sherbrooke, Québec, J1L 1G7, survenu le 23 juin 2019, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice successorale, Linda Perry le 18 décembre 2019, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l'étude Abdelnour et Des- rosiers Notaires, sise au 155, rue de la Reine, Gaspé, Québec, G4X 2R1.Donné ce 18 décembre 2019 Me Line Desrosiers, notaire AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (art.795, C.c.Q.) Prenez avis que, à la suite du décès de Pauline TURCOTTE, en son vivant domiciliée au 407-132, rue Jacquelin-Beaulieu, en la ville de Sainte-Julie, province de Québec, J3E 3R1, survenu le 17 mars 2019, un inventaire de ses biens a été dressé par Vincent BEAUREGARD et peut être consulté par les intéressés à l'étude de Me Johan-Frédérick CLÉMENT, notaire, située au 100-1691, rue Montarville, à Saint-Bruno-de-Montarville, province de Québec (450 653-7897).Fait à Saint-Bruno-de-Montarville, ce 19 décembre 2019 AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE (Avis dans un journal : C.c.Q., art.795, al.2) Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de Christiane GADOU- RY domicilié au 5195, 4e avenue, Montréal, Québec, H1Y 2V4, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur, Louis- Philippe CÔTÉ, en date du 19 décembre 2019 à l\u2019adresse ci-après, et ce, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, au 400-3380, boulevard de la Concorde Est, Laval, Québec, H7E 2C2.Donné ce 19 décembre 2019 par le liquidateur Louis-Philippe CÔTÉ.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Prenez avis que Tom Anastases MARATHA- KIS, en son vivant domicilié au 7609, 8e Avenue, à Montréal, Québec, H2A 3E1, est décédé le 29 juin 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au domicile du liquidateur, Nick MA- RATHAKIS, situé au 7609, 8e Avenue, à Montréal, Québec, H2A 3E1.Donné ce 18 décembre 2019, à Montréal.Nick MARATHAKIS, liquidateur AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Guy Turgeon, en son vivant domicilié au 1007, rue Merry Nord, appartement 234, Magog, province de Québec, J1X 2G9, survenu le 26 mai 2019, un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral devant Me Denise Cour- temanche, notaire, le 17 décembre 2019, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 5064 avenue du Parc, Montréal, Québec, H2V 4G1.Donné ce 21 décembre 2019.Geneviève Turgeon, liquidateur PRENEZ AVIS que \" 9341-0868 QUÉBEC INC.\", ayant pour NEQ 1171822928 se voit dans l'obligation de mettre fin à ses activités et de déclarer sa dissolution volontaire auprès du Registraire des entreprises.Ce 19 décembre 2019, l'actionniare unique de 9341-0868 Québec Inc.AVIS DE CLÔTURE D'INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Jeanne Françoise Carrière, en son vivant domiciliée au 8200, rue George, appartement 610, LaSalle, Québec, H8P 3T6, survenu le 28 juin 2019, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur, Louis Martin, le 19 décembre 2019, devant Me Georges Tremblay, notaire au 35, 19ième avenue, Lachine, Québec, H8S 3R7, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés au 1100, rue Notre-Dame, Lachine, Québec, H8S 2C4.Donné à Lachine, Québec, ce 19 décembre 2019.Me Georges Tremblay, notaire et procureur du liquidateur Prenez avis que Richard Savage, en son vivant domicilié au 291, place Harel, appartement 101, Sainte-Thérèse, Québec, J7E 5W3, est décédé à Sainte-Thérèse, le 28 septembre 2017.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 160, boulevard Labelle, Sainte-Thérèse, Québec, H2E 1X6.Donné ce 19 décembre 2019 à Sainte-Thérèse.Me Frédéric Lallo, notaire PRENEZ AVIS que \" L'ASSOCIATION DES MARCHANDS DE PLACE ST-EUSTACHE INC.\", ayant pour NEQ 1142426056 et qui a cessé d'exercer d'activités depuis le 31 décembre 2016, demande au Registraire des entreprises la permission de se dissoudre.Montréal, 18 décembre 2019 Conseil d'administration de l'Association des marchands de Place St-Eustache Inc.AVIS AUX CRÉANCIERS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE Dans l'affaire de la faillite de: 9142-8441 Québec inc.Avis est par les présentes donné que la faillite de 9142-8441 Québec inc., personne morale dûment constituée et ayant son siège social au 7591, rue du Sablon à Rawdon, Québec, J40K 1S0 est survenue le 18 décembre 2019 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 8 janvier 2020, à 16 h, au bureau du syndic, 4570 rue Jean-Talon est, bureau 101, Montréal, Québec.Fait à Montréal, le 21 décembre 2019.Pomerleau & Associés Syndic Inc.4570 rue Jean-Talon est, bureau 101, Montréal, Québec.www.LibereTesDettes.ca AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Numéro de dossier LEFEBVRE FRANCOIS: 4-1680 ST-GEORGE, LONGUEUIL, QC J4P 3J2 SARROUF ANTOINE: 7285 RUE DES GERANIUMS, LONGUEUIL, QC J3Y 9K2 FL CONSTRUCTION (FRANCOIS LEFEBVRE): 4-1680 ST-GEORGE, LONGUEUIL, QC J4P 3J2 JACQUES MANON, 4-1230 ALBERT, LONGUEUIL, QC J4T 1T6 POLY CREATIONS INC., 3378 RUE DES SEMIS, LONGUEUIL, QC J4M 0B4 KOLY EMMANUEL: 2251 RUE MARMIER, LONGUEUIL, QC J4K 4V1 MOSHOOD OLAWALE: 1992 SAUVE EST, MONTRÉAL, QC H2B 1A4 BIGLIG: 1250 AVE DE LA STATION, SHAWINIGAN, QC G9N 8K9 SEGUIN DIANE: 201-7161 CHOUINARD, MONTRÉAL, QC H8R 2Z7 ZEVALLOS JAIM: 201-7161 CHOUINARD, MONTRÉAL, QC H8R 2Z7 LEE DENIS: 8930 BOUL.MARIE-VICTORIN, BROSSARD, QC J4X 1A3 PRIMEAU MARTIN: 2718 FREGAULT, LAVAL, QC H7T 0C5 TAN TAI HUYNH: 811-1001 ST-DOMINIQUE, MONTRÉAL, QC H2X 2W1 ADAMS JASON: 1112-7680 MARIE-VICTORIN, BROSSARD, QC J4W 3L2 505-32-703537-192 505-32-703569-195 505-32-703582-198 505-32-703567-199 505-32-703544-198 505-32-703579-194 505-32-703584-194 505-32-703589-193 505-32-703600-198 505-32-703600-198 505-32-703337-197 505-32-703359-191 505-32-702194-185 505-32-703232-190 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de LONGUEUIL situé au 1111 JACQUES-CARTIER EST J4M 2J6 dans les 30 jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 16 décembre 2019 par le gref?er de la Cour du Québec dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.LONGUEUIL le 21 décembre 2019 Sarah Leduc, Gref?ère de la Cour du Québec AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : nom et dernière adresse connue Numéro de dossier HASSAN DAN: 1001 LENOIR # B-237, MONTRÉAL, QC H4C 2Z6 REHAUME CHARLES: 17 BERNIERES, GRANBY, QC J2H 0S6 BERCOVICI DANIEL: 107 VILLENEUVE O, MONTRÉAL, QC H2Y 2R6 REGINA SYLVIE: 10347 VIANNEY, MONTRÉAL, QC H2B 2X7 MCNAMUS JOHN: 85 ELGIN CRESCENT, BEACONSFIELD, QC H9W 2B3 2249489693: 3-345 NOBEL, LAVAL, QC H7N 4A2 9349-7998 QUEBEC INC.(BOL DE NOUILLEZ): 6821 CH.LOUIS-PASTEUR, COTE-SAINT-LUC, QC H4W 2X1 BENRABAH FAOUZI: 71 RUE DUKE, MONTRÉAL, QC H3C 0L5 BRIERE & CIE, AVOCATS INC.: 200-3090 BOULEVARD LE CARREFOUR, LAVAL, QC H7T 2J7 BRIERE JEAN-FRANCOIS: 9160 LEDUC # 410, BROSSARD, QC J4Y 0E3 DUPUIS ALFRED: A-71 WEST, HUNTINGDON, QC J0S 1H0 FABRICATION CLASSIC EJUICE LTEE: 9655 B IGNACE, BROSSARD, QC J4Y 2P3 9371-4962 QUEBEC INC.: 2000 MONT-ROYAL AVENUE EAST, MONTRÉAL, QC H2H 1J6 ST CYR WESNER: 5-555 27E AVENUE, MONTRÉAL, QC H1A 3N9 DER ARAKELIW SEVAG: 4300 MAISONNEUVE OUEST, MONTRÉAL, QC H3Z 1K8 500-32-160633-196 500-32-160944-197 500-32-160986-198 500-32-161022-191 500-32-161180-197 500-32-709465-191 500-32-709688-198 500-32-710101-199 500-32-710124-191 500-32-710124-191 500-32-710140-197 500-32-710249-196 500-32-710262-199 500-32-710353-196 500-32-710427-198 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district Montréal situé au 1 Notre-Dame Est # 1.04, Montréal, QC H2Y 1B6 dans les 30 ou autre nombre de jours indiqué dans l\u2019ordonnance jours a?n de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 19 décembre 2019 par le gref?er dans les dossiers portant les numéros ci-haut mentionnés.Il peut être consulté à la présente adresse pendant une période d\u2019au moins 60 jours à compter de sa publication.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Montréal, le 19 décembre 2019 Tsui-Lan Chang, Gref?ère-adjointe de la Cour du Québec A 9 SPORTS LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 445, rue St-Sulpice, Vieux-Montréal Téléphone : 514 845-4980 Heures d\u2019ouverture : du lundi au vendredi de 10 h 00 à 18 h 00 les samedis et dimanches de 10 h 00 à 16 h 30 Nous tenons en inventaire agendas, papiers Lalo, papier St-Gilles, cartes, plumes et stylos, albums de photos, articles de bureau, sceaux, cires à cacheter.Papeter ie Casse - Noisette Achetons tableaux de qualité canadiens et européens.Grande valeur offerte \u201cPaysage d'été Ste-Rose\u201d v.1925, huile sur panneau, 13,25\u201d x 18,25\u201d Marc-Aurèle Fortin Borduas Ferron Fortin Gagnon Krieghoff Lemieux Letendre McEwen Pellan Riopelle depuis 1975 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12,6 milliards ou plus pour les Jeux olympiques de Tokyo ?Qui dit vrai ?TOKYO \u2014 Les organisateurs des Jeux olympiques de Tokyo ont indiqué vendredi qu\u2019ils dépenseront 1,35 billion de yens japonais, soit 12,6 milliards $US, pour organiser les prochains Jeux d\u2019été.Cependant, l\u2019Office national de vérification nippon affirme, dans un document de 177 pages, que les Jeux olympiques coûteront beaucoup plus que ce que les organisateurs laissent entendre.Dans son rapport, le vérificateur inclut des coûts additionnels de 9,7 milliards $US qui sont, selon lui, reliés aux JO, mais qui n\u2019ont pas été inclus dans les chiffres fournis par le COJO.De plus, la ville de Tokyo a précédemment affirmé qu\u2019elle dépenserait 7,4 milliards $US pour des projets liés aux Olympiques.Les Jeux de Tokyo seront disputés du 24 juillet au 9 août.Associated Press Marcel Bellefeuille de retour avec les Alouettes Marcel Bellefeuille est de retour avec les Alouettes de Montréal.Le club a annoncé vendredi qu\u2019il l\u2019avait embauché au poste d\u2019entraîneur de la ligne à l\u2019attaque.Bellefeuille a occupé les fonctions d\u2019entraîneur des demis et des receveurs avant d\u2019être nommé coordonnateur de l\u2019attaque avec les Alouettes en 2006 et en 2007.Jusqu\u2019à tout récemment, il était dépisteur pour les Eskimos d\u2019Edmonton.Il compte 16 années d\u2019expérience comme entraîneur dans la LCF.En 2018, il était coordonnateur à l\u2019attaque des Golden Gaels de l\u2019Université Queen\u2019s.L\u2019équipe a également annoncé que Bob Slowik (coordonnateur à la défense), Todd Howard (entraîneur de la ligne défensive) et Robert Gordon (entraîneur des receveurs) ont paraphé de nouvelles ententes et seront de retour en 2020.La Presse canadienne Vincent Kriechmayr ALBERTO PIZZOLI AGENCE FRANCE-PRESSE JOSHUA CLIPPERTON LA PRESSE CANADIENNE Dale Hunter n\u2019en dévoile pas beaucoup lorsqu\u2019il est placé sous les projecteurs.Vétéran de près de 1600 matchs dans la LNH en tant que joueur, l\u2019homme de 59 ans a dominé la Ligue de l\u2019Ontario comme entraîneur-chef et copropriétaire des Knights de London durant les deux dernières décennies.Hunter est souvent bref dans ses réponses aux médias et il montre rarement ses émotions derrière le banc.Il y a malgré tout un feu ardent qui règne à l\u2019intérieur de ce double gagnant de la coupe Memorial, alors qu\u2019il dirigera le Canada au Championnat mondial de hockey junior pour une première fois en carrière.« Il veut vraiment la médaille d\u2019or, a mentionné l\u2019attaquant Connor McMi- chael, qui joue sous les ordres de Hunter avec les Knights et qui s\u2019est taillé une place avec Équipe Canada junior.Il n\u2019y a rien qu\u2019il aime plus que gagner des matchs de hockey.» Le Canada espère que ce désir se matérialisera en une 18e médaille d\u2019or au tournoi du temps des Fêtes, qui se tiendra cette année en République tchèque.« C\u2019est une belle occasion, a affirmé Hunter, dont la seule expérience internationale remonte à 2013, comme en- traîneur-chef au tournoi Ivan-Hlinka (maintenant nommé la Coupe Hlinka- Gretzky).C\u2019est quelque chose que j\u2019ai toujours voulu faire.C\u2019était une belle situation en ce moment pour y aller.» Le Canada a remporté 17 médailles d\u2019or depuis 1977 et la dernière a été acquise en 2018 alors que le tournoi était présenté à Buffalo.L\u2019an dernier, à Vancouver et à Victoria, les représentants de l\u2019unifolié ont terminé sixièmes.Le petit frère de Hunter, Mark, est le directeur général et copropriétaire des Knights et il est par le fait même le directeur général de l\u2019équipe canadienne au tournoi.« Ce n\u2019est pas un entraî- neur-chef dur envers ses joueurs, a dit Mark à propos de Dale.Il est très calme, mais c\u2019est un entraîneur qui fait passer son message par le temps de glace ainsi que sa présence derrière le banc et dans le vestiaire.» Instinct et intelligence Les frères Hunter chercheront à apporter leur approche professionnelle de la Ligue de l\u2019Ontario à Ostrava et Trinec, où le Canada amorcera son tournoi contre les États-Unis, jeudi.« Il faut HOCKEY Une équipe à l\u2019image de Dale Hunter L\u2019ancien attaquant des Nordiques de Québec dirige la formation canadienne au championnat mondial junior être rapide et il faut être concentré à bien gérer la rondelle, a expliqué l\u2019attaquant Dylan Cozens, concernant les demandes de Dale Hunter.Il est intelligent et il sait quoi dire au bon moment.» Hunter, qui a disputé une demi-saison derrière un banc de la LNH, avec les Capitals de Washington en 2011- 2012, insiste sur le fait que ses attaquants jouent un style de hockey sur 200 pieds, avec des habiletés offensives sur tous les trios.Apprécié des amateurs pour sa combativité quand il portait les couleurs des Nordiques de Québec, Dale Hunter exige un travail sans relâche de ses joueurs.NATHAN DENETTE LA PRESSE CANADIENNE « Nous avons une équipe talentueuse, mais nous allons être une équipe qui travaille fort, a-t-il fait valoir.Nous allons devoir être les premiers sur la rondelle en tout temps.» Hunter a aussi montré son côté plus léger envers les plus jeunes joueurs du Canada, demandant à Quinton Byfield de jeter un œil au plafond la prochaine fois qu\u2019il retournera à l\u2019aréna de son équipe dans la Ligue de l\u2019Ontario, les Wolves de Sudbury.« Il m\u2019a dit de regarder en l\u2019air (et de voir son numéro retiré), a dit l\u2019attaquant de 17 ans, sourire en coin.Je devrai y jeter un œil.» L\u2019attaquant des Blackhawks de Chicago Patrick Kane, qui a joué avec les Knights pendant l\u2019ère des frères Hunter, était surpris d\u2019apprendre qu\u2019il s\u2019agissait de leur première fois au Championnat mondial de hockey junior.« Ils ont été si impliqués dans la production de tant de bons joueurs, a mentionné Kane.Je suis convaincu qu\u2019ils vont faire du bon travail.» L\u2019entraîneur-chef des Oilers d\u2019Edmonton, Dave Tippett, qui a été un des compagnons de trio de Dale Hunter dans la LNH, a raconté que déjà à l\u2019époque, Hunter avait un œil pour les systèmes de jeu et les structures organisationnelles.« Il absorbait tout, a-t-il fait savoir.Nous nous installions à l\u2019arrière de l\u2019autobus ou de l\u2019avion et nous parlions de hockey, pas uniquement de qui avait gagné ou perdu.» Le joueur de centre du Canada Ty Dellandrea a ajouté que la gestion des joueurs de Hunter était impressionnante.« Il fait en sorte que les joueurs jouent de la façon dont il veut.Les joueurs sont prêts à l\u2019écouter, peu importe ce qui arrive.» « Il est strict et il aime le jeu physique et dans les deux sens de la patinoire.Il est très fier du jeu défensif de son équipe et c\u2019est ce qui vient en premier.L\u2019attaque vient en deuxième », a conclu Dellandrea. LEDEVOIR // LES SAMEDI 21 ET DIMANCHE 22 DÉCEMBRE 2019 ACTUALITÉS A 10 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4 Métro Berri-UQAM Ouvert du lundi au vendredi de 8 h 30 à 16 h 30 Suivez-nous sur LeDevoir.com et sur nos réseaux sociaux RÉDACTION Téléphone 514 985-3333 Courriel redaction@ledevoir.com RENSEIGNEMENTS ET ADMINISTRATION Téléphone 514 985-3333 ABONNEMENTS (du lundi au vendredi de 7 h 30 à 16 h 30) Téléphone 514 985-3355 Extérieur de Montréal 1 800 463-7559 (sans frais) Courriel abonnements@ledevoir.com Télécopieur 514 985-5967 PUBLICITÉ Téléphone 514 985-3399 Extérieur de Montréal (sans frais) 1 800 363-0305 Courriel publicite@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS PUBLICS ET APPELS D\u2019OFFRES Téléphone 514 985-3452 Courriel avisdev@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 AVIS DE DÉCÈS - LE MÉMORIEL Téléphone 514 525-1149 Courriel deces@lememoriel.com PETITES ANNONCES ET PUBLICITÉ PAR REGROUPEMENT Téléphone 514 985-3322 Courriel petitesannonces@ledevoir.com Télécopieur 514 985-3340 Le Devoir peut, à l\u2019occasion, mettre la liste d\u2019adresses de ses abonnés à la disposition d\u2019organisations reconnues dont la cause, les produits ou les services peuvent intéresser ses lecteurs.Si vous ne souhaitez pas recevoir de correspondance de ces organisations, veuillez en avertir notre service à la clientèle.Le Devoir est publié du lundi au samedi par Le Devoir inc., dont le siège social est situé au 1265, rue Berri, 8e étage, Montréal (Québec) H2L 4X4.Il est imprimé par Imprimerie Mirabel inc., 12800, rue Brault, Saint-Janvier de Mirabel, division de Québecor Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal, qui a retenu pour la région de Québec les services de l\u2019imprimerie du Journal de Québec, 450, avenue Béchard, Québec, qui est la propriété de Corporation Sun Media, 612, rue Saint-Jacques Ouest, Montréal.Envoi de publication \u2014 Enregistrement no 0858.Dépôt légal?: Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2007.GUILLAUME LEPAGE LE DEVOIR MÉDIAS Le photographe à l\u2019instinct sensible bien loin.« On a parlé de photo pendant cinq heures.» Comme beaucoup d\u2019autres (dans le milieu journalistique, mais bien au- delà), Jacques Nadeau se souvient du talent incontestable d\u2019Antoine Des- ilets, mais surtout du don qu\u2019il avait pour insuffler à ses clichés inventifs \u2014 et parfois même un brin humoristique \u2014 cette dose d\u2019humanité si essentielle.« C\u2019est quelqu\u2019un qui a toujours été convaincu que la photo est quelque chose qui fait du bien à l\u2019être humain.Et je pense la même chose aussi », souffle-t-il, émotif.Passionné et généreux Antoine Desilets fut ce photojourna- liste primé ayant œuvré à La Presse et au Jour, mais il fut aussi cet auteur à succès ayant démocratisé la photographie au Québec.Ses livres destinés aux amateurs et aux professionnels de la photo se sont vendus à des dizaines de milliers d\u2019exemplaires.Et c\u2019est surtout par ces bouquins que la garde actuelle de photojournalistes québécois a connu le travail et l\u2019œuvre de ce monument.« Quand je suis entré à La Presse en 2000, ça faisait près de 30 ans qu\u2019il était parti », illustre Ivanoh Demers, maintenant photojournaliste à Radio-Canada.Celui-ci a néanmoins eu la chance de le rencontrer à quelques reprises, d\u2019abord lors des remises de prix An- toine-Desilets \u2014 qui récompense chaque année les photographes ayant Ivanoh Demers garde surtout en mémoire la passion contagieuse et la générosité sans borne de cet homme qui l\u2019a fortement influencé.Car Antoine Des- ilets était une mine d\u2019or de conseils, reprend M.Demers, citant cet adage de son cru qu\u2019il lui a maintes fois répété : « Il y a beaucoup de photographes qui regardent, mais qui ne voient pas.» Gare à ceux qui voudraient se coller le nez au viseur trop rapidement.« Il innovait avec un style particulier, spécialement avec ses photos grand- angles, assez inédites pour l\u2019époque », mentionne de son côté Bernard Brault, photojournaliste à La Presse.Lui-même raconte avoir parcouru les livres de M.Desilets à l\u2019époque où il effectuait ses premières affectations au Courrier du Sud, à la recherche de conseils et d\u2019inspiration.« Il m\u2019a beaucoup aidé dans mon cheminement », résume celui qui a notamment remporté quatre prix An- toine-Desilets.Les deux hommes se sont croisés à quelques reprises au fil des années, jusqu\u2019à cet été à Drummondville, à l\u2019occasion d\u2019une exposition rétrospective consacrée à l\u2019œuvre de M.Desilets.« J\u2019aimais toujours son sens de l\u2019humour.C\u2019était un homme qui était tout le temps joyeux, passionné par la photo », se souvient Bernard Brault.Et d\u2019ajouter : « Je ne sais pas s\u2019il va y avoir un jour au Québec un aussi grand photographe ayant révolutionné son époque.» Biographie Antoine Desilets est né à Montréal en 1927 au sein d\u2019une famille de 10 enfants.Après le décès de sa mère en 1935, il est placé dans un orphelinat, où il découvre la photographie.À l\u2019âge de la majorité, il s\u2019enrôle au sein de la Royal Canadian Air Force, où il tentera de devenir photographe de l\u2019armée, en vain.Après avoir occupé un emploi dans une agence de photo, il est embauché à La Presse en 1961.Pendant cette décennie, il reçoit pas moins de 70 prix de photographie internationaux, dont celui de photographe de l\u2019année du National Press Photographers Association.En 1974, il quitte le quotidien de la rue Saint-Jacques pour se joindre au journal Le Jour, où il travaille pendant deux ans.Durant sa carrière qui a marqué le Québec, Antoine Desilets a publié plusieurs ouvrages couronnés de succès et a été primé maintes fois sur diverses tribunes.Il s\u2019est éteint jeudi à l\u2019âge de 92 ans, entouré des siens.« 1 L\u2019élection de Claude Charron en novembre 1976 2 L\u2019avènement de la laîcité au Québec, selon Antoine Desilets 3 René Lévesque, ministre libéral des Richesses naturelles du Québec en 1962 4 Félix Leclerc, photographié en 1974 sur sa terre à l\u2019île d\u2019Orléans.COLLECTION LUC DESILETS Je suis devenu très triste tout d\u2019un coup.» Jacques Nadeau a appris le décès d\u2019Antoine Desilets par la bouche d\u2019un journaliste, qui l\u2019a appelé tard jeudi soir pour recueillir son témoignage.«Mais en me réveillant ce matin, j\u2019avais le sourire quand même », confie le photographe du Devoir en entretien, alors que lui revenaient en tête les bons moments partagés avec le père du pho- tojournalisme au Québec.Jacques Nadeau avait tenu à rencontrer M.Desilets en 2016, curieux de mieux comprendre ce pionnier admiré et respecté de tous.Ce dernier venait de subir une importante opération à la jambe, se remémore M.Nadeau, mais l\u2019avait tout de même invité à la maison, généreux qu\u2019il était.Parce qu\u2019il s\u2019attendait à voir un homme affaibli et fort probablement alité, le vétéran du Devoir lui avait précisé ne pas vouloir le déranger outre mesure.« Un petit 15 minutes », avait-il dit.« Quand je suis arrivé, il était debout.Il m\u2019a accueilli avec un grand sourire.» M.Nadeau prend des nouvelles de son état de santé, bien sûr, mais rapidement la conversation dévie.Autour de cette même passion qui les unit, tout y passe : les deux hommes parlent de leur carrière, des voyages qu\u2019ils ont faits et des gens qu\u2019ils ont rencontrés, chaque fois capturés par la lentille de leurs appareils jamais produit les meilleures photos de presse \u2014, puis toute une journée, en 2014.M.Demers avait alors décidé de lui consacrer sa première chronique pour La Presse.« Je suis allé chez eux, je l\u2019ai photographié, on a mangé du pâté chinois avec sa femme en jasant photo pendant une couple d\u2019heures\u2026 c\u2019était ça Antoine.» 1 2 4 3 "]
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