Le Jean-Baptiste, 14 décembre 1840, lundi 14 décembre 1840
[" CANADIEN AVANT TOUT.APTISTE.\u2014 Vol.1.No.17, POESIE: LA CLEF DES SONGES.CIIANSONNETTE.Avez-vous rêvé chat, avez-vous rêvé chien, Ou bien Avez-vous rêvé que vous tombiez dans un puits Et puis Avez-vous rêvé d'auts songes : P vai vous expliquer tout ça ; Songes ne sont pas mensonges, - Ft la preuve la voila : C'est le nouveau traité des rèves Indiquant les bons numéros , Jai déjà fut nombre d'élèves ; Îls ont tous maintnant des châteaux ; On est sûr, à moins d\u2019insomnuie, [ ; Avec ce petit livre-là, 5 De gagner à la loterie Sitot qu\u2019on la rotablira.ne Jez pas peur, fa rae est faite pour tout le monde\u2014 IN eux feuilles d'impression pour un sou! Vous au 5, 9 ame la concierge\u2014 Vous pareillement, jeune touric 12 \u201cVes-done, la petite lape 2e à = tière ?Rêver gu'on tomb\u2019, signifie chaâte ; \u20ac A1 i Montagne, c\u2019est élévation ; ur Rêver bataille, c\u2019est dispute ; ne Rivière, c\u2019est inondation ; ye Rêver chien, veut dive pertidie is .rs Rèver chat, c'est fidélité ; Rêver corbeau, c\u2019est maladie ; | Rêver lapins, c\u2019est bonn° santé.d Parlé.\u2014 Avec ça, pas moyens de se tromper ; ; Gds per; et le matin, en se réveillant, une personne a la satisfaction de pouvoir se dire : Tiens, j\u2019 vas tomber malade '\u2014 Tiens l\u2019 feu va prendre à la maison.\u2014 Tiens.j* vas me casser une junbe.\u2014Ou bien, je -recevrai ce soir une bonne vollée.\u2014 Enfin, vne foule de choses utiles et agréables qu\u2019on n\u2019est pas faché de savoir d\u2019avance : moyen certain et économique \u2018de se dire soi-même la bonne aventure sans tirer les cartes, cc qui prouve toujours un caractère ignorant Ir.æt superstitieux.de nt Avez-vous rêvé, quel song\u2019 bête, Qu\u2019 vol\u2019 cuisinier dans un poélon ET Vous retournait comm\u2019 un\u2019 om\u2019lette ; Qu\u2019 vot nez s\u2019enflait comm\u2019 un ballon ; Que vous tourniez comm\u2019 un\u2019 crécelle Que vous nagicz comme un merlan ; ä (Parlé.)\u2014Approchez-vous, bellé cuisinière, n\u2019a- MONTREAL, LUNDI, 14 DECEMBRE 1840.Ou qu\u2019au bout d'un\u2019 plot\u2019 de ficelle Vous voliez comm\u2019 un cerf-volant.Parlé.\u2014 Et des fois encore, avez-vous rêvé que vous plantiez des clous dans la lune?Des fois, ausst, que vous étiez enfermé duns un sac avec des hannetons ?Enfin, qu\u2019on vous jetait queque chose par la tête.\u2014 Ça, c\u2019est bonheur.S\u2019 voir soi-même pêcher à ia ligne, Vous présage des jours sercins ; C\u2019est pas encore trop mauvais signe, Quand on voit tourner des moulins ; ! Parlez, messieurs ; parlez, mesdames, J'ai pour chaque rêve ce qu\u2019il vous faut, A propos, Je recommande aux femmes i De ne jamais réver tout haat, Parlé.\u2014N°y a rien de si traitre, surtout en menage.\u2014 Vous êtes bien tranquille, pas vraie, vous | dormez sur vos deux orcille\u2014Vot homme.qui , vous entend jaboter, se dit tout d\u2019un coup: Ah! \u2018C\u2019est comme ça ?-Eh ben ! c\u2019est bon\u2014 C\u2019est comme aussi ne racontez jamais vos rêves quand vous êtes à jeun, ça fait manquer les nüméros.| i Porter en gage vot\u2019 pendule, Vous prédit qu\u2019 vous n\u2019avez pas l\u2019 sou, Sur les toits »° trouver somnambole, Ca veut da\u2019 qu\u2019on peut s\u2019 casser l\u2019 cou, Vous allez p'têt crier merveille, | Mais, quand on a le cauchemar.C'est immanquable que la veille On aura mangé de l'homar.Parle.\u2014Je dis de l\u2019homar comme je dirais autre chose, de la galette, du tromage de cochon, ou \u201cdes haricots en salade.\u2014La nature de Puliment ne fait rien à la prédiction, pourvu seulement que ça : soye queuque chose du lourd\u2014Enfin, avez-vous rêvé citrouille, lézard, dromadaire, firmement, naufrage, précipices, labyrinthe, coquelicot, araignée, tremble:neut de terre, je suis encore dans le cas de vous expliquer tout ga.\u2014 Mais C\u2019est plus vite fait d'acheter le livre.FREDERIC DE CouURCY.EXTRAITS D'une autre Lettre d'un des Erilés politique, mlresséé a son épouse.Nouvelles-Galles-méridionale, | Sydney, 15 Mai, 1810.| .\u2014Etcoimme je ne doute pas, rma cher amie, que quelques détails sur notre long et périlleux voyage ne vintéressent, per= | mets mot de Cen dire quelque chose.Notre | navigation s\u2019est accomplie sous les plus heureux jauspices Nous arrivames ici et nous mimes pied a terre,\u2014sur cette terre d\u2019exil ! le 11 de | Mars dernier.De Rio-Janeiro, que nous quit- | PRIX: 2 SOUS.Fe émet ee gn tunes le 5 Decembre, nous sommes arrivés en droite ligne, à Hobart-town, ville enpitale de la terre de Vandiéman et distante de Rio-Ja- uciro de près de 3,500 lieues, trajet oue nous avons parcouru cn deux mois et sept jours, mulgré la lenteur du bâtiment, ct sans relache; ce qui est cause que Je n'ai pus écrit du Cap de Bonne-Espérence, comme je te l'avais promis dans ma dernière, attendu que nous na vons pas relaché a cet endroit.Nous jetäines l'ancre en tace de Hobart-townm, dans le port de laquelle nous restüunés huit jours.Nos co-prisonnicrs d'État du HMaut-Canada, qui firent la traversée avec nous, furent tous conduits a terre à Iobart-town, où ils doivent rester jusqu'au terme de leur exil.Nous renu- mes à la voile le 19, et nous arrivames heu- rensement devant Sydney le 25, dans l\u2019après- midi.Ladistance entre les deux villes est de 700 milés.Le sutlendemain de notre arrivée à Sydney.nous ftunes honorés de la visite du réverend Mr.Polding, évêque cutholique de l\u2019Australix ; sa grandeur était accompagnée du révrérend Mr.Brady, prêtre, missionnaire de cette colonnie.Ces Messieurs nous felicitè- rent le plus afleetucusement sur notre heureuse Venuc en ce pays, après un voyage si long et toujours si dangereux ctoffrirent avec nous une action de grâces à Dieu pour sa divivue protection.Cupendant la joit que nous dû- mes naturellement ressentir dansgme pareille circonstance fut bieutôt troublée par l\u2019annonce que nous Uront céès révérends messieurs, que cela paraissait attrister beaucoup, qu\u2019on avait le dessein de nous envoyer plus loin sur une île nouvellement étublie sous le nom de Norfolk, et duns la crainte que cet éloignement ne se réalisit, ils nous propusèrent de célébrer une messe sur le vaisseau même avant son départ, ce qui fut accepté.En conséquence le le Samedi suivant, 29 L'évrier, une messe fut dite sur le troisième pont par Monseigneur lui- même, qui nous gratifia ausst d'un sermon ¢o- quent,et adapté à la circonstance, cela nous fit d'autant plus de plaisir que cette allocution fut prononcée en francais, langue que parle bien sa grandeur, Nous dâmes aux instances que fit cet homme dévoué auprès du gouvern\u2019ur de l'endroit, et aux recommandations du capitzine du vaisseau qui nous portait, de n'avoir pus été conduits encore plus loin.Ce fut done le 11 mars, c'est-à-dire seize jours après notre arrivée devant Sydney, qu'une chaloupe nous recut à son bord et nous conduisit à huit miles de cette ville, dans un des établissemens du gouvernement.C\u2019est de cet endroit que je t\u2019'écris, Relégués dns ce coin de la terre, prisonniers d\u2019état, en exil, nous ne communiquons avec personne du dchors, Messrs, los ecclésiastiques sculs cexceptés Nous sommes au pot ct bouilii du gouvernement, \u20act sous ln surveillance d\u2019un oflicier qui, je me plais à le reconnaitre, n'outre-passe, pas les bornes de son devoir et ne cherche pas à aggraver notre position, cc qui cst toujours un motif de satisfaction pour nous, c'est-à-dire peur des hommes d'honneur.fæsouvenir de lu patrie, et tout Ce que nous avons de plus cher, nous est toujours présent, ct l'espoir d\u2019y retourner apparait « l'horizon de notre vie comme un astre brillant qui la vivifie de ses doux feux.Out! le Hien qui nous unit la putrie est indestructible, ct le fortific a mesure qu'on \u20acloi- gne.les papiers publics ici ne cessent, dit- on.de faire les veux les plus sincères pour nu- tre mise ch liberté, et on assure méme que le titre de rebelles n'empêche pus le gouvernement d\u2019avoir une linute estime pour nous, ses cummendaux.Enfin, nous nous luissons bercer de l\u2019idée d\u2019un prompt retour.Puisse-t-clle ne pus nous tromper ! Je reverrai donc mon pays ! J'aurai tout retrouvé parens ct concitoyens 0 Lberté Vainqueur du malheur,jen chau- terat avec eux la gloire ! Et toi! Mon amie, el nos petits enfans, avec quels transports ne vous reverrai-je pas ! .Adieu, ma bônne arme ! LOUIS DOURDON.P.S.\u2014J'oubliais de te dire que j'ai obtenu une place de commis icL\u2014Messre.Bourquet et Guertin te font bien lenrs complimens, à toi et a toute la famille, et ils te prient de les rap- pcler auprès de leurs parens et anis.Comme mot, Ils se posent bien.1.B.Ll YEAN-BAPTIST MONTREAL: LUNIM, 11 DECEMBRE 153190.G of + of + Nous prions bien les personnes à qui nous alressoire votre journal dans Jes campagnes de vouliur bien accepter l'agence du JHAN- BAPTISTI, ct nous répondre de suite pur la poste, af que leurs noms soient dans yore Gazette, wy insérés À n id bn in Nous avons le plaisir d'innoncer à nos SHUSCKIp- teurs du Swul-au-Récollet, que Me.N.PuivaueT, curé de cétle paroisse à bien voulu accepter l\u2019agence du JEAN-DAPTISTT.Si la Caronique dit vrai, il se ferait très peu d'ouvrag» au conseil sméctal il assure que depnis une quinzaine de jours!es membres ne SL LrouvCNL pus en nombre suffisant pour pro- céderanx allures ;ce qui n'est pus un grand mai Oun> peut dire si C\u2019est upathie où dé- gout de leur part, mais il paraitrait qu'il v a quelque chose de cela; car Lord Sydenham: aurai été oblige de recourir à la menace, en disait qu'il les ferait bien venir, quand il le voudrai, Paru les projets d'ordonnances commun quicsau Conseil, se trouve celui relatif aux bureaux d'enréristrement Jont nous avons deja purl-, by a quelque temps.Ce projet nod Me neore que tres leacrement amen- deco rie voit, qui parut en otre embarasse, Come crit sans pane.La rédaction d'une erd'snin © ausst unportante demande de Grade neres en ft de iurisprnl oe 2 de len lean cr ane eapérienee consonimie dos Cal ee sad PAYS seus ce rapport, Nous croy- OR ECC mat que cette question sera plus tt du re
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