Le spectateur, 21 juin 1889, vendredi 21 juin 1889
[" LE SPECTATEUR ter VOL.| NO.I3 \u201cLE SPECTATEUR\"\u201d REPRODUCTION DING! DING?HALLO! v 11 parla le lendemain et les jours suivants.Ils se dirent d'abord des choses banales, parlant du service, de la monotonsie du métier, dutemps qu\u2019il faisait : puis, à mesure qu'ils qu\u2019il faisait : puis, à mesure qu\u2019ils purent mieux se connaître et mieux s\u2019apprécier, ils se génèrent de moins en moins l'un avec l\u2019autre ; et peu s'établit entre eux une intimité singulière ; ils se connurent comme s'ils vivaient ensemble et ils ne s\u2019étaient jamais vus.Cette conversation par téléphone n\u2019était pas sans charme : génante par moment sans doute, elle favorisait cependant et facilitait les contidences.Que de choses ils se dirent de la sorte qu\u2019ils ne se seraient jumais dites s'ils avaient été en face l\u2019un de l'autre : De plus, comme ils ne pouvaient compter, pour se faire comprendre, ni sur le geste ni sur l'expression du visage, ils étaient obligés de préciser ce qu\u2019ils disaient, d\u2019insister, et ils le faisaient sans peine l\u2019un et l\u2019autre, leur timidité étant sauve.Charmantes causeries qui remplissaient toutes leurs heures de loisir et qui leur semblaient d'autant plus douces qu'elles étaient si mystérieuses que personne ne pouvait s'imaginer qu\u2019ils conversaient de la sorte.Pour un rien, sans motif mé- me maintenant ils s'appelaient dans la journée et se parlaient ; mais leurs soirées surtont leur appartenaient complètement.Marguerite redoutait par-dessus toutes les visit«s de Mme Servan, tant souhaitées jadis, et, quand elle pouvait s\u2019y sous- :vaire, elle prévenait son amie qu\u2019elle était de corvée.Quelle hâte elle avait de la voir plier enfin son éternelle tapisserie et s'en aller, pour courir à sont téléphone souhaiter le bonsoir à Lucier et causer un moment encore.Pour ne plus sortir elle-même le soir, elle avait protesté une indisposition, des maux de tête qui l\u2019obligeaient à se coucher de bonne heure ; et cependant on trouvait à Cernay qu\u2019elle ne s\u2019était jamais aussi bien portée, qu\u2019elle n\u2019avait jamais paru aussi gaie, Comme de la route on aurait pu voir de la lumière à travers les fentes des persiennes de son bureau, elle restait toute la soirée sans lampe, riant comme une enfant à la pensée qu\u2019on la croyait couchée et endormie depuis longtemps.Et lui, de son côté, lui ra- conteit en riant aussi, qu'à Saint- Charies on s\u2019étonnait de le voir sortir si rarement, que le percepteur se moquait de lui parce qu\u2019il ne vou- \u201clait jamais, le soir, sa besogne finie, aller faire une partie au café, et qu\u2019assurément cette conduite exemplaire lui serait une bonne note auprès de l'inspection départementale.Il lui raconta sa vie, une vie bien simple en vérité.Fils de paysans aisés qui avaient rêvé de faire de leur fils un bourgeois, on l'avait en- voyee de l\u2019école communale de son village au collège de Rambouillet.Ses études terminées, il était entrée comme surnuméraire au bureau de poste de Chartres et son surnuméra- riat terminé, il y était resté en qualité «le commis jusqu\u2019à ce qu\u2019on l\u2019envoyât à Saint-Charles, Il avait été dispensé du service militaire à cause d\u2019une légère infirmité : il boitait un peu de Ta jambe gauche.Il parlait avec émotions de ses parents, des vieux, comme il les appelait, à «ui il écrivait la semaines.Ce qui l\u2019attristait dans sa nouvelle situation, c\u2019éiait d\u2019être plus gloigné d'eux qu\u2019à Chartres et de ne pouvoir s'absenter pour aller les voir, étant seul ac Lureau.Il s'était lien ennuyé les premiers jours, se trouvant isolé mais maintenant depuis qu'il avait une amie avec qui causer, il se trouvait heureux disant que la présence les vieux manquait seule à son bonheur.F.X MARTIN MARCHAND TAILLEUR, No 110 rue \\Main enseigne du SOLEIL D'OR.vour Hommes et Enfants, pour 1re C _ { 4 Et Marguerite, I'enviait ce bonheur, en songeant à son père et à sa mère : elle se figurait les vieux recevant une lettre de leur tils ; elle aituait ces braves gens dont Lucien lui avait tant de fois fait le portrait elle les connaissait, le père avec sa brusquerie de campagnard, la mère petite et buvarde avec son blanc noué sur la nuque, toujours courant dans lu maison, toujours songeant à celui qu\u2019ils appelaient encore le petiot.Et peua peu ils n'eurent plus rien de cache l'un pour l\u2019autre : c'était en quelque sorte une vie en commun que la leur malgré la distance qui les séparait.Et ils riaient parfois de leur situation : ils se disaient que si intimes qu\u2019ils fussent, ils ne se reconnaitraient pas s'ils venaient à se rencontrer dans la rue, et cette idée amusait Marguerite surtout et lui plaisait.Imagination naturellement réveuse mais rappelée sans cesse à la réalité par la besogne régulière et monotone du bureau, elle trouvait un charme plus grand que lui, ou du moins un charme différent au mystère de cette liaison.Elle se vengeait, par cette sorte de roman qui permettait à son esprip de rêver à l'aise, de la vie plate ct fatidieuse que le sort lui avait donnée.Et elle en avait conscience, elle se l\u2019avouait parfois à elle-même ; mais ce qu\u2019elle se gardait bien de s'avouer, c'est que cet ami inconnu prenait dans sa vie ct dans son cœur une place de plus en plus grande.c\u2019est qu\u2019elle avait peu à peu reporté sur lui tous les trésors d\u2019aftection qui dormaient en elle comme un métal précieux enfoui dans le savoir, elle s\u2019était insensiblement laisser aller à l\u2019aimer.VI Aimer quelqu'un sans l'avoir vu, est-ce donc possible ?Marguerite ne le croyait pas et ne voulait pas voir de l'amour dans le sentiment de plus en plus tendre qu\u2019elle éprouvait pour Lucien.Elle fut pourtant pleinement éclairée eur la nature de ce sentiment un jour où elle apprit que Mme Brunel, son oncle mort et ses atffiires de famille réglées, allait revenir à St Charles.Ce fut lui qui luifit part de cette nouvelle qu\u2019il connut le premier ; Mme Bru- nel avait écrit à une personne de Saint-Charles qu\u2019elle arriverait dans deux jours.Il n'avait rien reçu lui-même d\u2019officiel concernant le retour de la ticulaire du bureau ; mais il n\u2019était que suppléant, on pouvait le faire partir, comme comme on l\u2019avait fait venir d\u2019silleurs d\u2019un jour à l\u2019autre.Avec cette facilité des cœurs timides et faibles à s\u2019attendrir un malheur, avec cette promptitude à voir toujours les choses sous leur côté le plus triste, il ne douta plus d\u2019un départ prochain, et c\u2019est avec abattement qu\u2019il en parla à Marguerite.Ce que les deux jeunes gens éprouvèrent de tristesse à l'idée d'une séparation leur tit compren- à tous les deux qu\u2019ils s'nimaient.11 s'étaient laissés aller au charme de cette liaison sans se deinan- der comment elle finirait sans vouloir songer à l\u2019avenir : la perspective d\u2019un départ les y fit songer ils se demandèrent l\u2019un et l\u2019autre : \u201c Qu\u2019avais-je donc espéré \u201d ?en sentant quelle douleur ils éprouvaient à l\u2019idée que leur espérance était ané- antic.Ah ! cette espérance, si confuse, si indistinct qu\u2019elle fat, n\u2019était-ce as de ne voir jamais finir cette douce intimité ?N'était-ce pus de la rendre au cantraire plus étroite encore, et, se sentant si lien faits l\u2019un pour l'autre, de se faire une vie à deux pleine de dévouement réciproque, d'affection ct d'amour.D'amour | Oui : à quoi bon se le dissimuler maintenant ?A quoi bon le cacher puisque leur liaison allait se trouver brutalement rompue ?Et l'attente d'une séparation prochaine, et le chagrin qu\u2019ils en ressentaient aviverent leurs confidences : ils se parlerent plus librement de choses qu\u2019ils osaient à peine faire comprendre auparavant ct des aveux en éprouverent je ne sais quelle joie mélée d\u2019amertume, heureux à la fois de sentir que leur amour était partagé, et malheureux aussi, car s'en était fait de cette intimité si charmante, c'en était fait les rêves qu\u2019ils ayaient ébauchés.Une annonce cocasse Mariage dans une vitrine! Hull va fournir le couple ! Il y a quelques semaines un annonceur tres original d'Ottawa, P.O'Reilly offrait de donner un ameublement de salon au couple qui sw laisserait marier dans sa vitrine.Aujourd'hui, une autre annonce parait ; le voici : ENFIN! Le mariage aura lieu Nous recevons ce matin la lettre suivante : Hull, 11 juin, 1889, M.P.O'REwLLY, S'il n\u2019est pas trop tard, j'accepte votre offre d\u2019un aneuhlement de salon au couple qui consentira à se fire marier dans votre vitrine.Nous serons a votre disposition le 23 juillet à S heures du soir, j'aurais accepté votre offre avant C@ JOUE MIAIS.\u2026\u2026\u2026cccrorre vronroeseccess à Vous, FRANÇOIS LARACHE.Les derniers mots de cette lettre étaient illisibles, je n\u2019ai pu que former assez de lettres pour lire belle-mère.P.O'REILLY.Voilà une façon bien cocasse d'annoncer.Si ce Larache existe c\u2019ost un homme rudement pratique.Si non, P.O'Reilly doit avoir du Yankee dans les veines, PROVINCE DE QUEBEC) District D\u2019OTrAWA | À une assemblée régulière ajournée du conseil de la cité de Hull, tenue au lieu ordinaire de ses sessions, à la salle Aubry sur la rue Main, en la dite cité de Hull, à huit heures du soir, lundi, le dix-septième jour de juin mil huit cent quatre- vingt-neuf, et à laquelle assemblée sont présents : Son Honneur le Maire, E.d\u2019Odet d\u2019Orsonnens au fauteuil, et les échevins Ardouin, Scott, Champagne, Barette, Marston, Viau, Aubry et Landry, formant, un quorum du dit conseil.Ce règlement suivant est lu trois fois, adopté et passé : REGLEMENT No.45 Amendant le Reglement No.6, intitule : \u201cReglement prohibant l\u2019asage des armes a feu, dedans les Limites de Ja clic de Hull,\u201d Il est ordonné et statué par le conseil de la cité de Hull, ce qui suit : Le Règlement No.6 de la corporation de la cité de Hull est par le présent amendé en ajoutant, à la fin de la première section, après le mot \u201camusement\u201d les mots suivants : \u201cni ne tirera de feux d'artifice, de fusées ou de pétards.\u201d Ce Règlement deviendra en force aussitôt après sa publication.Donné à Hull, susdit, ce dix-septième jour du mois de juin mil huit cent quatre-vingt-neuf, sous le sceau commun de la corporation de la dite cité de Hull, E.D\u2019'OLET D'ORSONNENS, MAIRE.J.O.LAFERRIERE, SEC.PRES Lots a Batir À vendre, situés sur la rue Welling ton près de la rue du Lac,Sprès de la rue Principale, propriété de M.H.C.Monck.S'adrosser à N.Pagé au burcau du Spectuteur, HULL, P.Q, VENDREDI, EN ENCLON Chess WM.6, 8 Pierre, cheminde 1a montagne \u2014 Ni les hêtes suivantes ne sont pas reclamées d'ici au 20 courant, à 10 heures du_ matin, elles seront vendues à l'enchère.Un cheval noir, ayant tâche blanche | au front.Trois chevaux sous poil brun ; Une jument sous poil roux avec poulain.Entrées dans l'enclos depuis le 12 juin.GUILLAUME ST PIRRREK.Chemin de la montagne.Joseph Cote CHAPELIER No.114, Rue Rideau, T.St.JEAN Marchand et Fabricants de CHAUSSURES No.64 Rue Britannia, Coin de la Rue Albert et 116 Rue Principale, Bloc Filteau.Toujours en maius un assortiment très complet de Chaussures pour Hommes, Femmes et Enfants à très bon marché.armee EE EE ETES TTENTION ! | Si vous voulez économiser trois ou quatre piastres sur votre habillement d'été achetez vos tweeds à la verge et faites faire votre habillement,chez A.J.Ribout, Tailleur, 128 Rue Principale, Hull Coupe garantie.Couture de 1ère classe, prix modérés.PHARMACIE de HULL 84 Rue Principale 84 COOKE ET HELMER, Prop.Toujours cn main un vaste assortiment de BROSSES, PEIGNES, EPONGES, OBJETS de TOILETTES.ETC ! 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Prescriptions préparées par des phar- macicns compétents.EZ Agences du TELEPHONE et de la CANADIAN EXPRESS Co.S.P.Cooke.R.A.Helmer.Defense d\u2019avancer Je donne avis que je ne serai pas responsable d\u2019aucune dette contractée en mon nom par ma femme Marie Gauthier ou qui que se soit sans avoir un ordre signé de ma main.HONORE DESCHAMPS.Hull, 21 Mai 1889 Magloire Dumontier MARCHAND DE GLACE No 46 Rue Pitt, Coin de la Rue Ravine HULL Aussi,\u2014Grande Voiture pour Déménagement.La balance du Fonds de Banqueroute de M.E.J.Faulkner sera vendue sans réserve par le soussigné.ITardes fuites, Mousselines, Chapeaux, Etoffes à Robes.Les marchandises seront sacrifiés.(.LA BOND, No.100, rue Principale, ne, £5 81 vous visitez Montreal allez au \u2018\u2018Richoliou.\u201d Isidore Durocher, proprietaire.A VENDar Un coffre-fort (safe), à bon marché.S'adresser à N.Pagé, No, 154 rue Principale, RAND ergos 2i JUIN 1889 REVUE HEBDOMADAIRE Les Marches de Hull ot d'Ottawa \u201c21 Jurx, 1889.Beaucoup de f, \u2018iers aux marchés de samedi.Les légumes étaient en abondance et les prix s'en rewentaient.Le veau 1 en grande quantité se vendait à très bas prix, de 5 a 7 cents.Le mouton restait à 7 et 10 cents comme moyenne, mais il s\u2019en est vendu pour 14 cents.Beaucoup de volailles à des prix généralement raisonnables.Les bouchers achètent beaucoup sur les marchés, ce qui empêche une plus forte baisse dans les prix.FARINE : Double ext.baril.6 25 à 6 50 Extra een \u2026.6 60 à 6 70 PRODUITS DE LA FERME : Beurre on tinette par Ib 0 23 à O 25 Beurre cn moule\u201c 0 23 à 0 35 Fromage \u201c 0114015 Œufs par douzaine.0 12 4 0 14 LARD: Lard pré.par 100 livres 8 00 à 8 50 Steak de lard par livre.0 12 4 0 13 Côtelettes \u201c 0 12 à O 13 Jambon \u201c 0124016 Lard ordinaire 0104013 GRAIN : Féves, par minot .&1 25 4 1 50 Pois \u201c avv06 60a 70 Barley \u201coa 60 4 60 Avoine Ce Ba 45 Blé \u2018annee 65à 75 Blé d'auto «ue 1 00 à 1 10 VIANDES : Bœuf par 100 lbs.0004000 Steak de lard par livre, 0 12 4 0 13 Rôti de bœuf \u201c 0 84013 Bouilli de bœuf\u201c 0 6A010 Mouton \u201c \u2018 0 8 à010 Veau \u201c 0 6aà010 POISSONS : Truite par livre .0104015 Poisson blanc * .0 10 à O 15 Saumon Levensoss 0 25 à O 30 Morue \u201c Lasnecucs 0 5ä0 6 Haddock \u201cesse eve 0 440 5 LÉGUMES : Patates par sac .0 40 a 0 50 Celeri par dous.0 00 4 0 00 Navets par minot.0 25 à O 30 Carottes par sac.0 50 à O 60 Chou par dour.0 25 4 0 30 Oignons par 8ac.0 80 à 1 00 Miel par livre.OÔ 20 à O 24 Pommes par baril.1004250 Aux Constructeurs Des Soumissions cachetées, adressées au soussigné, seront reçus à ce bureau jusqu'au 2 juillet prochain, à midi, pour la construction d\u2019une station de feu et d\u2019un poste de police, sur le terrain du Réservoir de l'aquedue, sur le côté ouest de la rue Duc, d\u2019après les plans ct devis déposés au bureau de l'inspecteur de la cité, sur le Carré du Marché où on pourra les examiner tous les soirs, de 7 à 10 heures, et consulter cet officier au sujet do ces travaux.Un chèque, accepté par une banque incorporée, représentant cinq pour cent du prix total de l'ouvrage, devra accompagner chaque soumission, lequel chèque rera remis aux soumissionnaires refusés.La corporation ne s'engage pas à accepter la plus basse ou aucune des soumissions.Par ordre, J.0.LAFERRIERE.See.-Trénoricr.Bureau du Sccrétaire-Trésorier Hull, 12 juin 1889.Si vous voulez conserver votre santé a BUVEZ LA \u201cGa BIERE et PORTER DE MOLSON Si votre épicier nc l\u2019a pas, demaudez-lui E.J.Faulkner Agent pour Hull et Ottawa.Dépôt : Fran Coin des rues Dalhousie et St André.UN AN 82 ET 8 Magasin du bon Marche NO.100 RUE PRINCIPALE, NULL Ancien Magasin de E.J.Faulkner MARCHANDISES SECEES of NOUYRAOTES Pour les Dames.TWEEDS, CHAPEAUX ET ARTICLES DE FANTAISIES POUR MESSIEURS Habillements faite sur commande.Hardes faites, Kte., Eto, À bon Marche.Un soul prix.Argent comptant G.LAFOND, Ne.100 Rue Principale.Hull, vis-a- vis l'exlige Anglaise.A.COUTURE HORLOGER ET BIJOUTIER NO.86 RUE MAIN, HULL, P.Q.Je viens de recevoir le plus grand choix de montros cn or ot en argent, Jonos, Bagues ot Bijouteries de toutes sortes, Lunettes et Lorguous.Toutes les commandes sont exéoutéos à court délai.Ouvr aranti.Prix mod Une vite sollicitée, ores.A.COUTURE.J AVIATU Marobandises Seches, d'Etage ot de Fantaisios NO.108 RUE PRINCIPALE, HULL J'invite spécialement les dames à venir examiner mon assortiment qui est le plus complet et dus mioux choisis, N'oublies pas l'adresse J.A.VIAU! 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BRYSON, * CRAEAM BT CIE, Grande Vente | POUR ARGENT COMPTANT \u2014DE\u2014 Hardes d'Hommes, AUJOURD'HUI Habillements pour Hommes Habillements pour Enfants 146, 148, 150, 132 et 134 Rue Sparks, Ottawa, Employez seulement le fil Olapperton, le meilleur, chez Bryson, Graham & Cie VENDREDI, 21 JUIN 1889 A QUEBEC Le Sprectateur sera représenté à Québec où la célébration de notre fête nationale sera faite d\u2019une façon gran- diove.NOTRE JOURNAL \u2014\u2014\u2014 Pour permettre à nos employés de prendre part aux démonstrations nationales de lundi, le Spæctateur ne paraîtra pas mardi prochain.Nous suivons par là une tradition qui n\u2019est jamais mise en oubli dans le journalisme canndien français.lp + UN REGLEMENT UTILE Les petards sont mis a l'index Notre journal a obtenu une autre décision de la part de nos échevins.Les pétards, fusées, feux d'artifice si dangereux partout mais spécialement dans Hull bâtie en bois, sont défendus.On aurait pu ajouter : les feux de joie, mais enfin tel qu\u2019il est, le règlement est de nature à nous contenter et débarrasser d\u2019une assez forte sumnime de perplexités.\u2014\u2014\u2014\u2014 NOTRE FETE NATIONALE Notre langue, nea institutions ct nos loin Lundi prochain sera notre jour national, Sur presque tous les points de l\u2019Amérique du Nord le drapeau tricolore sera hissé et le patriotisme s\u2019ingéniera à trouver mille et un moyen d'expansion.Dans l\u2019humble hameau, la décoration sera modeste et l\u2019enthousiasme plus réservé.Mais dans les centres, à Québec spé- cislement, le gala sera magnifique.Toute la nation sera représentée et le dévoilement du monument de Jacques- Cartier sorn marqué par une de ces démonstrations qui marquent dans la vie d'un peuple.Ici dans Hull, certaines circonstances empéchent des manifestations extérieures telles qu'on aurait pu en souhaiter, mais le patriotisme n\u2019en sers pas moins vivace.Obligé de partir à l\u2019instant méme pour Québec, nous réprimons la verve patriotigne, nous promettant de représenter en autant que pussible notre public lecteur.ere 0 GP meme CRUCE, ARATRO PAR L\u2019EPEE, LA CROIX ET LA CHARRUE UN Dito Bs PATHIOTIQUE A la grande déuwnstration nationale à Québec, en 1880, l\u2019hon.M.Chapleau « prononcé un discours que nous reproduisons aujourd\u2019hui à cause de son actualité et des sentiments éloquemnmuent exprimés, qu\u2019on y trouve à chaque ligne.Voici : M.L& PuÉsiDENT, EXCELLENCE, MEssEIGNEURS, ET MESSIEURS, « Merci de lu bienveillance avec laquelle vous avez porté le toust à la province de Québec, dont j'ai l'honneur, en ce moment, d\u2019être le représentant officiel.A cotte qualité, je dois un des plus grands honneurs de ma vie ; celui de parler au nom de mes amis, de parler au nom de mes adversaires, de parler au nom de mon pays.Et cela, je le fuis dans une circonstance où je suis certain d\u2019être un écho fidèle, puisque je n\u2019ai ni à discuter, ni à parler de politique, mais simplement à ouvrir mon cœur et à dire bien hautement que je suis catholique et Canadien-Français.\u201c Les hommes distingués qui sont venus de l'étranger pour participer à cette fête, trouvernient, s'ils ne connais saient pas notre histoire, bien étranges des parules que je viens do prononcer et que vous venez de couvrir d'applaudissements.Moi, premier-\u2014ministre, c\u2019est-à-dire le premier conseiller de Sa Majosté dans la Province, \u201cle premier ami du Souverain, \u201d suivant la définition des auteurs, je proclame que je suis catholique ct que ie suis Canadien- Français.*\u201c Est-ce que je commets là une inconvenance ?Non.Je ne fais que profiter d\u2019un droit dont l'exercice légitime fait notre honneur, et que l\u2019Angleterre nous a accordé avec une franchise et un bon sens pratique qui lui font plus d'honneur que bien des batailles et bien d'es victoires.« Nous sommes libres ! seul mot nous trouvons la solution des problêmes les plus difticiles.* Nous sommes libres ! C'est-à-dire ; nous avons les mêmes droits que ceux qui nous entourent ; c\u2019est-à-dire, nous avons les mêmes de- et dans ce voirs que nos concitoyens, « Nous sommes libres ! + C'est-à-dire : tous nos concitoyens, le respect de ln liberté, de la liberté dans l\u2019ordre.« Nous sommes libres ! \u201c C\u2019est-à-dire, nous avons le droit de laisser parader les Zouaves pontiticaux dans les rues de Quebec ; nous avons le droit d\u2019atlirmer notre affection pour nous avons, comme le chef de l\u2019Église romaine ; nous avons le droit d'orner nus autels ; et aujour- d\u2019hui mémé, sans blesser les susceptibilités de nos concitoyens, nous avons pu assister à la messe, dite par le chef épiscopal français, sur le terrain même où, il y a cent-vingt ans, la France et l\u2019Angleterre voyaient mourir Montcalm et Wolfe, après une bataille dont l\u2019écho retentira encore longtemps dans l'histoire de ce continent.Cette messe n été un spectacle sublime ; sublime pour les spectateurs, plus sublime encore pour le penseur.L\u2019hounue qui à lu l'histoire, et celui qui suit les évènements contemporains, out dû voir, dans ce spee- tacle, la solution des problêmes qui agitent le plus l'esprit humain.Car Messieurs, quel est le fond de toute politique, sinon le respect ?et qu\u2019était cette messe, sinon Un grand acte de rus- pect de notre part 7 respect de Dieu, respect de l'Église, respect de l\u2019autorité, respect des traditions ; c'est-à-dire respect des ancêtres, respect de soi- même.De la part de nus concitoyens qui ne partagent pas nos opinions, ¢'était le respect du voisin, c'est-à-dire le consentement librement donné au pne- te social, la reconnaissance des obligations mutuelles qui lient les membres d'une méme société.N'est-ce pas là l\u2019admission d'un fait bien simple, mais qui ne cesse de bouleverser le monde ?savoir: que l\u2019humaine nature est faillible et que los idées sont aussi nombreuses que les hommes.\u201cJo dis ces chuses-là, messieurs, je l'avoue, avec orgueil.L'état social que Jo vous décris d'en trait, nous avons euntribué, nous, Canadiens-Français, à le créer.Nous avons entendu tout à l'heure, le chef de l'état proclamer que les institutions publiques de ce pays sont dues en grande partie à notre travail.Je suis fier de le constater, en présence des hommes distingués qui ont pris la peine de traverser les 1ners, pour assister à cette démonstration ; je suis fier, dis-je, de constater devant eux, que la France, qui sème par le monde entier les grandes idées, n\u2019a pas trouvé au Canada une terre indigne d'elle.Nous avons fait bonne récolte, passez-moi le mot; et si la France se reconnait ocumme notre mire, nous avons le droit de lui dire que nous avons su rester ses enfants.Je voudrais que ma voix portât ces paroles jusqu\u2019au fond des provinces françaises ; qu\u2019elle fit assavoir au paysans de France qu\u2019il y a sur un autre continent, un homme qui a le même nom que lui, qui pense comme lui, qui parle comme lui, qui prie comme lui ; c\u2019est l'habitant canu- dien-français.Personne en France, en Alsace, en Lorrraine, ne s\u2019est montré plus fier que le Canadien-Français des victoires de lu France.Alors, ses chants d'allégresse étaient les siens.Puis, quand les jours de deuil firent pleurer ln patrie française, n\u2019a-t-elle pus, elle Aussi, pleuré ainèrement, avec sa mère, la veille France ?\u201cEn 1867, lorsque s'est ouvert la 1égis lature de Québec, la seule assemblée délibérante française qui existe sur ce continent, j'ai eu l'honneur de proposer lu réponse nu discours du trône ; et la première pensée que j'ai exprimée a été une pensée d\u2019union et de fraternité entre la France et Angleterre.Ces deux grandes nations, disais-je alors, n\u2019ont qu\u2019à secouer leurs drapeau pour couvrir de gloire l\u2019univers entiers.« Dieu à voulu que ce fût a l\u2019umbre de ces deux drapeaux que vint à gran- dire notre nationalité, véritable chêne, arbre vivace, suivant lu pen:ée de M.Rameau.Pendant des années ct des années, il a semblée rester stationaire.C\u2019est qu'alors ses racines se fortifinient sous terre ; et dès qu\u2019elle sont devenues en état de supporter le roi des bois, celui-ci s\u2019est élancé majestueusement.En quelques temps, il n'a pas tardé à dépasser tous ses Voisins de sæ cîme altière, et bientôt il a dominé toute lu Cette forét fut Jadis le patrimoine de nos pères.C\u2019est là qu\u2019ils sont venus créer le Canada français.C\u2019est là\"qu\u2019ils apprireut à\u2018être des découvreurs, des apôtres, des tra- forêt qui l\u2019a vu naître.vailleurs, des soldats: Æ£use, crise, aratro.\u201c Ese : notre histoire.** Cruce : la croix est restée le gage avec l'épéu, ils ont buriné de leur immortalité et de notre espérance.« Aratro : nous sauve encore tous les jours.\u201c L'épée, la croix, la charrue, ont fait du peuple canadien-français, isolé et abandonné à ses propres forces, le plus grand phénomène historique de la charrue nous à sauvés, notre siècle.** Ce phénomène n'a pu se produire qu\u2019à lu faveur des libertés que nous a vctroyées l\u2019Angleterre.** Pour ces libertés, je rends grâce en particulier à notre Souveraine, glorieu- ment réegnante, tout l'avènement au trône à coïncidé avec l\u2019avènement de ces libertés dans notre pays.Je lui rends cet hommage, non pas seulement pour accomplir un simple acte de courtoisie, en ma qualité de premier-minis- tre de la province de Québec, mais en, core pour lui payer um dette de justice et de reconnaissance en ma qualité de canadien-français et de catholique.\u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014mMHiiiip © > + se Autres explications Pour répondre à quelques deutandes d'explication, plus cltires, nous devous \u201cdire que pour être électeur fédéral i 4 faut en sonnve : To.Avoir résidé an Canad depuis un an ; 20.Résider dans lo district, ment où l\u2019on se fuit inscrire ; du.Retirer un revenu _nnnuel «or MAG d'au moins £300.00.En Route Ie Revd.M.Sylvio Corbeil doit s'embarquer aujourd'hui à Liverpual sur le Sarnia, en route pour le Canada M.Corbeil, vient determiner avec succés ses études théologiques au Collèse Canadien à Rome où il a obtenu les titres de Docteur en Théologie et en Droit Canon.M.Corbeil est le tils de M.Ed.Corlel, ancien instituteur, résidant a Hull \u2014_\u2014\u2014 ee NOTES AU CRAYON Cent quarante neuf décès à Montréal lu semaine dernière.* \u201c+ La filature de coton que l\u2019on vi construire à Québec dunners de l'emploi à mille personnes.* +\u201c * Pas moins de seize fanfires formeront partie de la procession du 21 à Québec.* * + M.Erastus Wiman ne pourra pas sc rendre au Canada pour parler le jour de la Confédération.xx Le gouvernement français a tixé les élections générales pour le 22 septembre.Le second ballottage aura licu le 6 octobre, + ++ L'hon.M.Flynn à été chargé par le gouvernemont Mercier de certains tra vaux, à Montréal.Hum ! Hum !! * * * Les pique-niques politiques ont commencé à faire fureur dans la province de Québec, Est-ce un signe d\u2019élections générales ?* * ok On dit qu\u2019un riche citoyen de Lévis iv fait don d\u2019une somme de $45,000 à une communauté de cette ville, Les fanatiques ont encore tenu, une assemblée hier soir à Montréal contre le bill des Jésuites.Les orateurs ont ressassé les mêmes vieilles accusations contre l\u2019Eglise cu- tholique, le Pape et M.Mercier.\u201d * + L'Empire déclare que la requête de M.Graham du Sécer, demandant que la question de la constitutionalité de l\u2019acte des Jésuites soit soumise à ln Cour Suprême, n\u2019est pas encore sous sérieuse considération.* * * M.Mills, député d\u2019Annapolis à la Chambre des Communes, a présenté au gouvernement une pétition demandant l\u2019inposition d'un droit sur les pommes importées ct l'augmentation des droits sur les viandes.* Fx Le National de Plattsburg, vient de complèter sa sixième année.C\u2019est un journal que tous les canadiens devraient recevoir.Nos félicitations et nos souhaits de croissante prospérité.xx Le gouvernement de Québec à résolu de souscrire $10.000 au fonds de secours pour les incendiés de Saint Sauveur, mais à la condition de l\u2019eau, etc.* - * Le Star annonce que si la loi des tiens des Jésuites est référée à ln Cour Suprême ut que cette cour la déclare inconstitutionnelle, Sir John Thompson sera obligé de donner sa - démission, puisqu\u2019il a ofliciellement déclaré en su- qualité de ministre de la justice, qu\u2019elle est constitutionnelle.ste Le cabinet fédéral s'occupe de In nomination d\u2019un percepteur en chef du Dominion pour les droits du tlottage du bois, Comme les gouvernements de Quebce et d'Ontario entendent percevoir eux-mêmes leurs droits sur les bois, le bureau des terres de la couronne à Ottawa devra être supprimé, dit un cou- frère.M.Poupore le chef actuel dr cu bureau, à l\u2019espoir d'être nommé à la nouveile position de percepteuren che: ci-dessus désignée.Mais sir Hector | Langevin et M.McGreevy, M.P., ia | sollicitent pour M.H.J.Chaloner, de Québec.Il est probable que M.Pou- pore va être remplacé.L'engorgement aux Cascades est effrayant à voir.On a tendu, au bas des châtes, une énorme chaîne, pour cuntenir les billots quand ils se mettront en wouvement, mais un croit que rien ne pourra résister à l'effondrement de cette montagne de bois À part le bois dont nous avons parlé l\u2019autre jour, il y a aussi dans cet amas, 7,000 morceaux de bois carré, 10,000 codres et 30,000 traverses de chemin de fer.Les dommages que causera cet engorgement s'élèveront à 3260,000.Un grand nombre d'hommes travaillent à dégngor ces billots.On comprend quel danger courent ces ouvriers intrépides.La fete du Sacre-Cœur Co matin, n eu lieu à l\u2019église, une grand\u2019messe solennelle chantée en l\u2019honneur du Sacré-Cœur de Jésus.Tous les membres de cette belle Société ont assisté à la messe, la plupart d'entr\u2019eux recevant la Sainte Communion.Cette après-midi, il y à eu sermon de circonstances Salut solennel et Bénédiction du Très Saint Sacrement.Le chant etla musique à été richement rendu par les élèves du Collége sous In direction des Chers Frères, La céréimno- nie a été très imposante.Celebration de h St-Jean-Baptiste A HULL La célébration de la Société St.Jean- Baptiste de Hull aura lieu dimanche, le 30 courant.La réunion des membres se fera le matin à la salle St.Joseph et de là, musique en tête, la procession défiler par les rues Principales et du Pont, se rendra à l\u2019église St.Jean-Baptiste d\u2019Ottawa Une messe solennelle sera ohan- tée et un sermon de circonstance sera prêché.Après ln messe, ln procession se formera et reviendra à Hull.A la Pointe a Gatineau La fête aura lieu, dimanche, le 30.Les membres assisteront en corps à la grand\u2019messe.Après la messe il y aura procession.Dans l'après-midi il y aura des amusements dans le bocage de Madame Currier.72Le corps de musique de I'endroit sera a son poste ce jour-là A Cheneville, Canton d\u2019Hartwell Le comité d\u2019organisation de la fête St.Jean-Baptiste de Cheneville, Hart- well à engagé la fanfare de Hull pour la célébration de ln five.Les musiciens partiront par le train de quatre heures du matin, mercredi par le chemin de fer Pacitique.Le train arrêtera à Papineauville, les ex- cursionistes ainsi queles Musiciens se rendront de Papineauville à Hartwell en voiture, à très bas prix.Les canadiens faangais de Hull et d\u2019Ottawa sont invités à prendre part à cette grande fête.A OTTAWA Lundi, le 24 à 8 hrs a.m.toutes les Sociétés et les Canadiens en générale, avec le corps de :nusique en tête se réuniront à la Salle St.Joseph pour se rendre à la Basilique où une grande messe solennelle sera célébrée.Sa Grandeur Mgr Duhamel assistera pon.tificalement à la cérémonie, le sermon sera prononcé par le Revd M.Beauso- leil.Après lu micsse, les membres se rendront à bord du bateau pour se rendre au Bocage Besserer ou aura lieu le Grand Pique-Nique de la Société.Le comité n\u2019a rien épagné pour reu- dre cette réunion aussi agréable que possible, Plusieurs prix de haute valeur, et 27 médailles seront présentées aux vainqueurs des Joueurs de crosse et des divers amusements qui auront lieu sur le terrain, Un prix de 350 est offert par le comité peur le Concours Musical par 3 des principaux Corps de Musique de la ville.Un orchestre à été retenu pour la circonstance.Diner et Rafraichissements sur le terrain, Prix de passage y compris l'entrée sur le terrain : Adultes Sets.Enfants 1° cts, Heures de départ du bateau au quai ce la veine 7.20 à.m.© Empress \u201d 9 h.tl hrs.et 2 hrs.pam.> ON DEMANDE Un solliciteur d'annonces ct d\u2019impressions, capable d\u2019aider a l'administration et à la rédaction.S'adresser à ; N.PAGE.Bureau du \u201c Spectateur.\u201d CHEAPSIDE GRAND ENTREPOT DE Modes, Manteaux et articles de Toilettes DUPUIS & NOLIN REVUE HEBDOMADAIRE Les Marches de F'ull et d'Ottawa 31 Suix, 1889.Beaucoup de fermiers aux marchés de samedi.Les légumes étaient en abondanoe et les prix s\u2019en ressentaient.Le veau 1 en grande quantité se vendait à très bas prix, de 5 a 7 cents.Le mouton restait à 7 et 10 cents comme moyenne, mais il s\u2019en est vendu pour 14 cents.Beaucoup de volailles à des prix généralement raisonnables.Les bouchers nchètent beaucoup sur les marchés, ce qui empêche une plus forte baisse dans les prix.FARINE : Double ext.baril.6 25 4 6 50 Extra \u201c4 \u2026\u2026\u2026vc\u2026\u2026 6 60 à 6 70 PRODUITS DE LA FERME : Beurre en tinette par Ib O 23 à O 25 Beurre cn moule\u201c 0 22 à O 25 Fromage \u201c 011a015 Œufs par douzaipe.0 12 4 0 14 LARD: Lard pré.par 100 livres 8 00 a 8 50 Steak de lard par livre.0 12 4 0 13 Côtelettes \u201c 0124013 Jambon \u201c 0124015 Lard ordinaire 0 10 à O 13 GRAIN : Féves, par minot .$1 25 a 1 50 Pois \u201c rene 60a 70 Barley \u201coa 50 a 60 Avoine « Lee 38a 45 Blé \u201coo 65 a4 75 BIé d\u2019aut\u2019e ©.1 00 à 1 10 VIANDES : Bœuf par 100 lbs.0 00 à O 00 Steak de lard par livre.O 13 à O 13 Rôti de bœuf \u201c 0 54013 Bouilli de bœuf \u201c 0 6a010 Mouton \u201cow 0 8a010 Veau \u201c 0 6a010 POISSONS : Truite par livre .0 10 à O 15 Poisson blanc \u201c .0 10 à O 15 Saumon \u201cini 0254030 Morue - ¢ .0 540 6 Haddock base eee 0 4a0 5 LEGUMES : Patates par sac .040 a 0 50 Celeri par douz.0 00 à O 00 Navets par minot.0 25 à O 30 Carottes par sac.0 50 à O 60 Chou par douz.0 25 à O 30 Oignons par sac.080 à100 Miel par livre.0 20 à O 24 Pommes par baril.1 00 4 2 50 CANADA \\ PROVINCE DE QUÉBEC District D'Ottawa J COUR DE CIRCUIT BENJAMIN GARDNER du Canton de Hull district d\u2019Ottawu cultivateur.Demandeur.Vs THOMAs CAMPEAU ci-levant du même lieu ct maintenant quelque part dans les Etats-Unis d\u2019Amérique inconnu au Demandeur, ouvrier, Défendeur.Vs THOMAS CAMPEAU, fils, et GE- DEON CHALIFOUX du dit Canton de Hull, ouvrier.Tiers Saisies Il est ordonné au Défendeur de comparaître «lans les deux mois, I.J.GRONDIN Dep.G.C.C.Aylmer, 18 juin 1889.2 Aux Pharmaciens Le No.164 du bloc cn pierre Monck est à louer.Grand avantages pour un puarmacëen.8'adresser au bureau du reg me Journal.A.PERROTON, 62 et 64 Rue Main, Varia tio Tels sou Baila Whom enfant hoe eas ss - mA 7) 2.5 ; \\ Wa enn à ese vas Ltn INA [gh tt oom) cu SREY tp . FAO \u201cNouveautes\u201d \u2014\u2014 NL \u2014 D'HABITS FAITS 10 RUE RIDEAU 101 Aotuellement en main un large assortiment de marchandises de printemps et d'été de toutes variétés et de tous prix.LE FEU Ayant endommagé une forte partie des marchandises, ils peuvent en faire la vente à des conditions que les autres marchands ne peuvent offrir LES CITOYENS DE HULL Trouveront le département des habits faits plus complet et plus assorti que jamais.La maison garde un Tailleur Diplome qui fait à la perfection et en peu de temps tous les travaux qu\u2019on lui confie.Notre maison est trop connue de Hull pour en dire davantage.LAROSE & Cie NO.101 Rue Rideau, Ottawa P.S.\u2014Nous payons le billet de re tour en char urbain pour tout achat de $2.00 et plus.BREF Erigeant canoniquemient \u2019'Uni- versite d\u2019Ottawa LEON Xi Pour memoire Perpetuclle Le Siège Apostolique a toujours apporté le plus grand soin a maintenir l'intégrité de la foi et la pureté des mœurs ; toujours il s'est employé, avec la plus grande vigilance, à faire ouvrir à la jeunesse catholique, pour la culture des sciences et des beauxarts, de grands établissements, dans lesquels elle trouve les avantages de la formation saine de l'esprit et du cœur, indispensable au bien des individus et de la société, quand il l\u2019a jugé nécessaire, il n\u2019a jamais manqué de soutenir de sonautorité et de son pouvoir, la dignité, la stabilité et la prospérité de ces institutions.Pour ces causes, il Nous a ététrès éable d'apprendre que, dès l\u2019année de Notre-Seigneur MDCCCXL- VIII, un collège destiné à l\u2019éducation de la jeunesse catholique, a été fondé à Ottawa, ville remarquable du Canada, par Joseph Eugène Gui- es, d\u2019illustre mémoire, prêtre de fi Congrégation des Oblats de Marie Immaculée et \u2018premier évêque d'Ottawa : que ce collège a heureusement pris, de jour en jour, de plus considérables développements, tant par l'agrandissement de ses édifices que par la création d\u2019une bibliothèque de musées, et l'acquisition de tous les instruments que réclame l\u2019étude des branches diverses de la science, tant aussi par le concours etl\u2019affluence d'élèves, attirés des contrées même lointaines, par le mérite et la renommée de cette institution, à tel point que ce même collège a été jugé digne de recevoir, en vertu d\u2019un décret émané de la plus haute Assemblée Législative du Canada, le titre légal d'Université, avec tous les droits que confère l'autorité civile aux autres universités.En présence d\u2019un état de choses si avantageux, et si consolant pour le cor! d'Ottawa, en l\u2019année MDCCC'LXXXVIIT, furent présentées à ce \u201ciége Apostolique les demandes du Supérieur-Général de la Congrégation des Oblats de Marie | Immaculée, des savants professeurs ; du collège, et les lettres de l\u2019archevêque d'Ottawa, priant instamment uece collège d\u2019Otlawa, recomman- le à tant de titres, fit encore rehaussé par la dignité où les droits d\u2019Université catholique, conformément aux usages et à la règle de conduite du Siège apostolique.Nous | avons jugé bon d'accueillir favora- ! blement ces demandes.Nous savons | en effet, les avantages immenses que | cette maison de hautes et fortes étu- ' soit.Ainsi, relativement à ce qui des \u2018ali e Jans la très noble ville d'Ot:v+, que nous avons élevés an Pn > ow ~ Parent et Varin 1 JRIFTRES of DECORATEURS tapis, laitier - Me 65, Reo Britannia, Nell.public de Hull dae evo qu'ils sont à exécuter toutes les com and lo vouée an los con J.N.FORTIN Tabpe et Pipes de \u201ctoutes sertes CIGARES DOMESTIQUES ET INPORTES Goin dof Bans Church of Mais, Hull 2, 0, Bonbons, Confiseries, articles de fantaisie, erôme à la glace, huîtres, ete.ete.Ki B: Une magnifique salle de Billards ook sptashée b.I'éta blssoment, L'ndminisieation de notre journal ne sers 'responanble d'aucun compte com- tenoté cu gap iawn A pasine d'un ordre sigué ghar bo directeur.L'ndministoditivir m0 reconnaitra ane Ai retw dennd en von nous à moins que tels regns soient donnés par nes celles \u201c*- MADNINISPRATION.pressions de Ville æ d'épactement d'émpressions de viti@#[Fokbn] ext des mieux montés.Nous pourrogn sticuige: tens Jes travaux, de- pain Je \u2018 pies jusqu'aux plus enciut Ap plese cours déiai.TT L'ARMISISTRATION.Sté bonnos-de \u201cCampagne \u201cQue les ahonnes de Cam- PARROE d'A souviennent, notre: .jourmal ne ooute qu\u2019une plastre par annee phratiloux fois par se- === = îÎ a VENDRE 80 adred dé terre plus ou moins en \u2018hou état de culture, avec deux maisons, irige, deux écuries, hangars, etc, etc, studs qu village de Masham.Condi- ps faciles.S'adresser àBusèbe Mona, Ne.80 rae Church, Hall.Est par le.présent donné que les colons ta ou avant le premier jour de Fort rochain, 1389, la | lance 2 aloatapp dû per cux, prineipal ct in- pot sur lo prix d'achat de leur terre n\u2019auçon( à payer d'intérêt que pendant même remise ost offerte aux colons (squatters) qui acheteront et paieront comptant, d'ici à la date ci-dessus men- tisunée, le \u2018prix de la terre occupée par oué, Georges Duhamel, Commitesitre des Terres de la Couronne Département des Terres de la Couronnes, Quebec, 17 Novembre, 1888.N.B.\u2014 Les paiements doivent être faits \u2018 de la C .vy des, erres de Couronne A l\u2019Étal Populaire \u2018 \u2014DE- \u2014 NARCISSE BRAULT Coln'des rues du Lac et Victoria Le public trouvera toutes les vinndes sothaitabiles: Viandes fraîcheset fumées, Saucluada et Boudins, Oeufs, Légumes et Provisions, Le tout de premier choix.: EF M.Braslt est le fournisseur de JORS PLACE S.St.JEAN » FÉRELANTIER-PLOMBEUR Né.25), Bis \u2018Principals, Hull Ouvrage de commande une epécialité, rations de toutes sortes exdcutées avec s0in et ptitude, | PRIX MODÉRÉS.\u201c + ¥ .7 FRUILLETON ds * SPECTATEUR Ne 13 TRAHISON DEUXIÈME PARTIE IV Suite Elle le remercia d\u2019un coup d\u2019œil expressif, mais elle murmura tout bas : \u2014Tu es bon, Charles, et je t'aime bien ! Il fit en riant.\u2014Un peu moins que M.de Fresnières?\u2014Pas moins mais autant.Ils entrèrent.Vv George de Fresnières avait vingt-huit ans.Comme l'avait dit Claire à son frère, le jeune homme était avocat et avait eu des débuts très brillants.Ta solitude où il vivait lui avait fait sentir d'avantage le besoin d\u2019une affection sérieuse et,dès que sa bonne étoile l\u2019eut mis en présence de Claire de Serves, il s'était pris pour elle d\u2019uu amour absolue.Il ne vivait plus que pour elle.Toutes ses pensées lui étaient acquises.La difficulté avec laquelle il la voyait redoublant encore son ardenr.George de Fresnières sans être un bellâtre, avait une figure très agréable.Mais ce qui donnait de l\u2019éclat à cette physionomie\u2019 surtout pour Claire, c'était la passion qui s\u2019y lisait, qui l\u2019illuaminait C'était dans le jardin de l\u2019hotel Charles avait invité plusieurs amis à dejeuner.Après le repas, on était sortie se promener, fumer un cigare.George ètait resté un peu eu arrière pour offrir son bras à Claire.Ils marchaient lentement les sans se parler trop émus tous les deux.De temps à autre, la jeune fille se penchait sous prétexte d\u2019admirer une fleur, mais en réalité pour cacher sa rougeur, pour dissimuler les battements de son cœur.Son frère essayait le nouveaux pistolets.Les coups de feu lui faisaient peur, : \u2014Je ne comprends pas, dit- elle, que les hommes aiment ainsi manier des armes dangereuses.Je ne comprends pas qu'on se batte en duel, qu\u2019on risque sa vie.\u2014Quand c'est pour celle qu'on aime ! soupira (Feorges.Elle le regarda.\u2014 Ainsi vous vous battriez aussi, vous, monsieur de Fres- nières, que je prenais pour un homme sérieux! Il fit avec chaleur qui croissait à chaque mot.\u2014Je donnerais cent fois ma vie, je Verserais tout mon sang goutte à gontte.Le bras dela jeune fille commençait à trembler dans le sien.Elle leva de nouveau les ycux,et leur regards se rencontrèrent.\u2014Pour celle que j'aime acheva le jeune avocat, pour vous ! Elle retira son bras.Un jet de sang lui monta au visage et l\u2019empourpra.Et elle s\u2019éloignait.Le jeune homme se précipita sur ses traces.-\u2014Oh ! mademoiselle, s\u2019écria- t-il, si je vous ai offensée, par- donnez-moi! jamais amour plus saint, plus pur.Elle se retourna en souriant.PRLLRTIER, 667 RUB SUSSEX OTTAWA \u2014Je n'ai rien à vous pardonner, dit-elle.Il eut un geste de joie surhumaine.\u2014Vous me laissez l'espoir 1 Vous me permettez de vous aimer ?Elle répondit en baissant les yeux : \u2014Il faut parler à mon frère.Il avait repris son bras l\u2019avait rapproché de lui.\u2014Ecoutez-moi, murmura- t-il.Nous sommes jeunes encore tous les deux.Vous, vous êtes très riche.Moi, ma position n\u2019est pas faite.Je craindrais en me prononçant déjà, qu'on ne m'accusât de spéculer sur votre dot.J'avais la ferme intention de ne jamais vous rler de rien, d'aimer en si- ence, jusqu'au jour où je pourrais demander ouvertement votre main à votre frère.Mais mon amour a été plus fort que ma résolution.Je n\u2019ai pu continuer à le cacher, à le garder pour moi, pour moi seul.Elle sourit.\u2014Mais vous ne l'avez jamais gardé pour seul.\u2014Comment cela ?\u2014Parions que je sais le jour et même l'heure où vous avez commencé à m'\u2019aimer.+ Il fixa sur elle des yeux effa- 8.\u2014Je n\u2019en ai jamais parlé à persenne.Jamais votre nom.\u2014Si votre bouche n\u2019a pas parlé, vos regards vous ont trahi.\u2014En, \u2014J'ai tout déviné dès le premier jour.C\u2019est à partir de lasoirée où nous avons quoi ?dansé ensemble chez Mme Lambertier.Il balbutia stupéfait : \u2014C'\u2019est vrai.\u2014Vous voyez bien ! \u2014Et vous avez continué à me voir, à ne pas me tenir ri- sueur ?Mon amour ne vous tait donc pas trop odieux ?\u2014Pour éviter de répondre, elle mit un doigt sur ses lèvres.\u2014Plus un mot ! Voici ces messieurs ! En effet, Les jeunes gens sortaient dutir.Mais, pour Georges, ce silence était un aveu.Elle ne le repoussait pas.Elle nc le chassait pas.Elle l\u2019aimait peut-être.Il sortit de l'hôtel inondé de la joie la plus intense.À partir de ce moment il y eut entre les jeunes gens une sorte de liaison discrète.Ils se comprenaient sans se parler.Leurs cœurs battaient ensemble.Elle avait accepté ces raisons clictées par une extrême délicatesse, et il était convenu qu\u2019elle attendrait qu\u2019il ne se déclarerait que plus tard.Ils étaient parfaitement heureux.Un regard, un serrement de main emplissait leur cœur de joip pour toute une semaine, fou amour était tellement discret que le frère ne s\u2019en était pas aperçu encore.Les choses en étaient là quand la rencontre des deux rivaux au théâtre et 'a réponse que devait faire Charles de Serves aux ouvertures de Roustan d\u2019après la conversation qu\u2019il avait eue en voiture avec sa sœur, allait faire éclater violemment le feu qui couvait.Nous avons déjà tracé le portrait physique d\u2019André Rous- tan, Son Caractère était sec comme sa physionomie, son ton tranchant son orgueil exagéré, Il n\u2019admettait pas que uelqu\u2019un osât lui résister.Né riche, très riche, il avait vu depuis son enfance chacun plier devant lui, et il croyait ferine- ment que tous les hommes devaient être trop heureux de lui céder.Roustan était dur, volontaire, entêté, violent.À la pensée qu\u2019il avait à lui faire connaître une réponse défavorable, Charles de Serves était tout intimidé.Il souhaitait tout bas qu\u2019il ne vint et que le moment des explications se trouvât ainsi reculé.Malheureusement ce vœu ne se réalisa pas.Le premier visage que le bere et la sœur aperçurent en haut de l\u2019escalier fut celui de Roustan, dont l'oeil semblait plus étincelant, plus menaçant encore que de coutume.Charles allait se demander ce qui motivait déjà la fureur de son ami, quand il aperçut Georges de Fresnitres.Le jeune homme eut un mouvement instinctif comme pour retourner en arrière, entraîner sa sœur.Mais il était trop tard.André les avait aperçus et s\u2019avançait, le chapeau a la main, courbé en deux, le front rasséréné et mettait dans son regard et le sourire dont il accompagna sou salut toute l\u2019amabilité dont il était capable.VI Georges de Fresnières aussi avait aperçu Claire et son frère.Lui aussi, il allait s\u2019avancer pour les saluer, mais s\u2019étant vu devancer par Rous- tan, il était resté à l\u2019écart.Il ne voulait laisser déviner son amour cet homme dans lequel il flairait un rival, et qui lui était odieux.II résolut d'attendre.Un regard de la jeune fille, adressé à la dérobée, le recompensa de son sacrifice.Ils étaient arrivés tous les trois devant la porte de la loge.Claire entra, puis le frère et André s\u2019éloigna.De l'endroit où il était Georges avait vu le visage de Claire rester morne, pendant que Roustan parlait.Il en avait conçu une joie immense.Elle ne laimait pas, elle le subissait.Le rideau n\u2019était pas encore levé.II allait frapper à la porte de la loge.Charles vint ouvrir.Il avait la mine légèrement maussade.Néanmoins il tendit la main à Georges.Avant que celui-ci eut ouvert la bouche.Claire lui dit : \u2014II est inutile de nous cacher, maintenant mon frère sait tout.Il balbutia : \u2014(Comment, vous avez dit.Elle fit en riant.\u2014Tout.Charles voulait m\u2019en faire épouser un autre.Il fallait bien me défendre.\u2014Oh! je voulais, fit le frère, c\u2019est-à-dire qu\u2019un autre m'avait demandé ta main, et comme j'ignorais que vous aviez déjà pris, mademoiselle, des engagements à la sourdine, j'avais accepté d'appayer sa candi- lature, mais 1 ne plait pas, nous ne vons en parlerons plus.\u2014Cet autre, dit Georges, n'est-ce pas M.Roustan ?Claire inclina la tête, \u2014Je l\u2019avais deviné, murmura M, de Fresnières, Puis, s'adressant à Charles : \u2014J\u2019ai mille pardons & vous demander, monsieur, fit-il de ne pas m'être adressé à vous tout d'abord, mais on n\u2019est pas maître de son coeur.Chez moi le coeur a parlé avant que la bouche fût autorisée.Depuis deux ans déjà ma position s\u2019est fort améliorée.Sans être riche je puis fonder sur l\u2019avenir de brillantes espérances, et c'est donc officiellement que je vous demande; aujourd'hui la main de Mile de\u2019 Serves, si toutefois ma prière est agréée d\u2019elle.Les yeux de la jeune fille se levèrent sur lui et l'enveloppè- |.eee = J \u2014\u2014g rent d'amour.Ils contenaient sa réponse.e n'ai pour moi mousieur, ancune objection a faire.Je ne veux que le bonheur de ma sœur.Georges se leva, serra la petite main que Claire lui tendait, remercia chaleureusement le frère et s\u2019éloigna le ciel dans le cœur.Au moment où il allait refermer la porte, la jeune fille lui cria : ous reviendrez, n\u2019est-ce pas monsieur de Fresnières ?\u2014Je serais heureux, mademoiselle de passer ma vie à vos pieds.Sur ce mot il partit.Dès ue l'acte fut terminé, Charles e Serves quitta la loge.Il avait hâte d\u2019avoir une explication avec Roustan et de sortir enfin d\u2019une situation qui devenait fausse.Il trouva André à l'entrée du couloir.Le jeune financier semblait plus ému qu\u2019il ne semblait le laisser paraître.Il était évident qu'il redoutait une déception.Il avait suivi d\u2019en bas de son fauteuil d\u2019orchestre, la scène qui s'était passée dans la loge entre M.de Fresnières, Charles et Claire.Il avait lu sur le visage de cette dernière toutes ses impressions.Elle aimait l\u2019avocat, c\u2019était visible.Aussi le jeune homme fut-il à peine surpris quand son ami, l'ayant pris sous le bras, lui dit à brûle pourpoint : \u2014 Aucun espoir ! Il tressaillit néanmoins et son oeil s\u2019illumina de .lueurs méchantes.\u2014Elle ne m\u2019aime pas ?Elle aime M.de Fresnières, deman- da-t-il.\u2014Oui Il y eut un silence.\u2014Ah ! j'étais loin de me douter de cela, fit ensuite Charles, comme pour atténuer le chagrin de son ami.Les bras m\u2019en sont tombés quand Claire me l\u2019a appris.C\u2019est en chemin qu\u2019elle me l\u2019a dit.Je la pressais en ta faveur, quand elle m\u2019a tout avoué, pour couper court à mes sollicitations.André Roustan ne répondit pas.\u2014Hein ! ces petites filles ! dit de nouveau le frère.Au bout d\u2019un moment son interlocuteur dit : \u2014 Elle n\u2019est pas encore ma- Jeure, Mlle de Serves ?\u2014Pas encore.\u2014Tu es son frère, son tuteur, son protecteur.Tu peux t'opposer à ce mariage.\u2014Pourquoi m'y oppose- rais-je ?\u2014Ce n\u2019est un parti pour elle, M.de Fresnières.Ua petit avocat sans cause, sans fortune, \u2014On dit qu\u2019il a du talent.Roustan ricana.\u2014Un talent de mur mitoyen.\u2014Que veux-tu que j\u2019y fasse?Il l'aime.Elle l'aime, Cela dure depuis longtemps, parait- il.Tout ce que je dirais et rien, ce serais la même chose.Si je fais des difficultés, elle attendra sa majorité et se mariera sans me demander mon avis.Cela ne fera que nous mettre mal ensemble, et Claire est lu seule parente que j'aie.C'est elle qui se marie après tout.Elle est assez riche pour deux, et je l\u2019aime trop pour lui faire de la peine.\u2014C'\u2019est-à-dire fit André avec uue mordante ironie, que tu es passé a 'ennemi.L\u2019élo- {uence de M.de Fresnières ta gagné.À continuer, EF Abonnement a la campagne $1.Questions agricoles traitees dans | Shaque numero.\u2014 PDU \u2014 \u201capectateur 154 RUR PRINCIPALE HULL, Ayant fait l'acquisition d\u2019un matériel complètement neuf, choisi tous les caractères les lus nouveaux, fabriqués dans es grandes fonderies américaines, nous informons le public que nous sommes en mesure de faire promptement et à la satisfaction de chacun tous les travaux d\u2019impression qu'on voudra bien nous con- er.IMPRESSIONS DE LUXE, IMPRESSIONS DE COMMERCE, CARTES D'AFFAIRES, TÊTES DE COMPTE BLANCS DE COMPTE, LETTRES FUNÉRAIRES, CARTES DE VISITE, PANCARTES, BLANCS DE COUR, ETC, Execution Parfaite Prix Reduits Venez visiter notre établissement et donnez vos com- : mandes au NO.154 RUE PRINCIPALE, HULL.= LE \u201cSPECTATEUR\u201d BUREAUX ET ATELIERS NO.154, RUE PRINCIPALE, Journal publié les Mardis et Vendredis dans f'in- térêt des ulations ouvri ie dos Popul ouvrières et agricoles du dis- ABONNEMENT I tv Montréal et Québec : Unan assstsscenam020000 25 Tous autres endroits: UR al.oerrvronee.100 ANNONCES [ mesure nonparedl ) Premidee insertion.10 cts la 1 Insertions subséquentes, .Sc le lisse Une fois par semaine 8 cts la ligne MARCHANDISES D'ETE : Grenadines de toutes nukauces 10 cts, la verge ; Coton carreantes 6 cts.Indiennes, § cts.Etoffcs, fusortiment special tous prix Et en toutes lignes Pequivalent.f \\ J + x "]
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