Le spectateur, 6 août 1889, mardi 6 août 1889
[" VOL.| NO.22 2 ea mate me FEUILLETON du * SPECTATEUR TRAHISON DEUXIEME PARTIE XVIII Suite L'appartement: de Claire était sur le même étage que celui de son frère, au premier; il occupait l\u2019aile droite du chà- teau.La jeune fille était levée depuis longtemps déjà, car elle ne dormait plus et les nuits la fatiguaient.Elle avait hâte de voir le jour luire à travers les persiennes et les rideaux, car il lui semblait que chaque journée qui se levait, lui apporterait des nouvelles.Car elle avait passé dans des doutes cruels, le mois qui venait de s\u2019écouler depuis la séquestration de Georges.Elle n'avait pas voulu sortir de l'hôtel, elle était restée constamment seule rongée par sa douleur, penchée des heures entières dans la serre, sur ces chères fleurs, qui la rapprochaiont, lui semblait- elle, de ceux qui lui avaient donné le jour et qui avaient d'en haut La mission de la protéger.Elle les imploraient constamment.Parfois, à travers les vitres,et quand elle était au point le plus fervent de sa prière, elle apercevait tout à coup dans la cour l'œil du vieillard fixé sur elle.L\u2019inconnu commençait, en effet, à sortir.On le roulait dans l'après, dans une allée du jardin et il demandait toujours a être transporté près de la serre.Claire qui était un peu superstitieuse, ressentait une impression étrange.Elle n\u2019osait plus aller voir le vieillard.Elle se bornait à demauder deses nouvelles et à recommander delui donner ce dont il aurait besoin.lu reste, elle nd descendait plus de son appartement, mème pour se promener clans le jardin.Elle ne mangeait plus et sa faiblesse était extrème.Le matin où Charles l'avait fait prévenir qu\u2019il avait à Ini parler, elle se tenait dans son petit boudoir, plus affaissée encore que de coutume, vétue d'un peignoir blanc, moins banc que ses joues, les yeux fièvreux, et fatigués.La demande de son frère l'avait agitée.Venait-il lui parler de lui?Elle était debout quand il entra, toute secouée de frissons; Elle se jeta à son cou avec un cri d'espoir.\u2014Tu as eu des nouvelles \u2018 Mais le visage de Charles était sombre.Elle défaillit presque et une larme vint à ses doux yeux.\u2014Ah! Mon Dieu! Le jeune homme la retint dans ses bras et la déposa sur le canapé.Elle devint plus pile encore bras se levèrent dans un mouvement de douleur tragique.\u2014Tu viens m'apprendre un Malbenr?Georges est mort.\u2014M.de Fresnières n\u2019est pas mort, répondit Georges gravement, mais i) vaudrait mieux vl lui et pour nous qu'il le Elle ouvrit des yeux épouvantés et porta les mains à son cœur, comme si elle venait de sentir qu\u2019il se brisait.\u2014Que veux-tu dire ?\u2014Cet homme est un misérable auquel tu ne dois plus penser, dit le frère.Et il lui raconta, au risque de la tuer, ce qu\u2019on lui avait appris, ce qu\u2019on venait de lui confirmer, ce que disait de lui et «l\u2019elle tous les journaux.Elle s'affaissa, comme frappée à mort ; puis, comme il allait sonner pour avoir du secours, elle se redressa vivement.\u2014Tout cela est faux ! cria- t-elle avec énergie.Georges ne m'a pas trahie.Je crois en Georges | Charles essaya de la calmer, puis il lui expliqua les faits, ui donna des détails.Il n\u2019y avait plus malheureusement à douter.Ce n\u2019étaient pas des présomptions qu\u2019il venait lui raconter.Il y avait longtemps qu\u2019il savait tout, mais il avait toujours hésité devant cet aveu terrible.Il avait cru qu'il ne serait jamais obligé de le faire, mais maintenant il n'y avait plus à reculer.Il avait dû tout dire.C'était un devoir pour lui.Il avait à sauvegarder son honneur, que cette aventure menaçait de compromettre, Et il la vengerait terriblement quand l\u2019occasion s'en présenterait.M.de Fresnières payerait cher son infamie.Il lachait tous ces mots, toutes ces phrases par saccades; comme secoué d\u2019une colère sourde.Claire etait toute frémissante, déchirée par une an- voisse mortelle.Elle savait que son frere ne lui ferait pas de! mal sans motif sérieux.Elle ne | doutait pas du grand amour; qu\u2019il avait pour elle.Elle n'ignorait pas non plus quil n'était pas homme à se lusser tromper à ce point par les ap- | parences, Il n'était pas me- chant, et quand il parlait de M.de Fresnières, ses veux avaient des lueurs mauvaises et son front bléème paraissait cruel 1 | fallait done qu\u2019il v eùt dans tout cela quelque chose de vrai, de réel.| Pour la première fois, le | soupçon venait d'entrer dans.son me, tranchant et froid comme l'acier, et de la déehi- rer.Elle n'osait plus chercher! ile défendre.Elle se conten- | tait.de souffrir en silence.Des sanglots souris sortaient de sa | poitrine.Son chagrin était si profond qu\u2019elle ne pouvait pas pleurer.Avoir été trompée ainsi, et par lui ! Charles, non plus, ne parlait pas.Il se promenait dans la pièce avec agitation, souffrant toutes les tortures de sa sœur, les poings crispés, le cerveau lein de pensées de vengeance.Par moments, ces mots s\u2019échappaient de ses lèvres, serrées par la colère - \u2014Et que faire maintenant 7! Que faire \u2018 Claire ferma les veux.\u2014Pour moi, la vie est finie ?Charles soupira.\u2014Hélas ! elle ne l'est pas.Ilya le monde maintenant qui te demande un nouveau sacrifice.Elle dressa la téte.\u2014Un nouveau sacrifice ?\u2014Tu ne peux pas rester sous le coup de cette trahison.\u2014Que veux-tu dire ?\u2014Un homme généreux, un depuis ami que nous avions méconnu, ae = ent em rar \u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014 rn tr veut bien, malgré tout ce id s'est passé, sauver ta répuia- tion nirufragée.Il est venu ee matin mene avant que le sCandale efit parcouru tout son | chemin, me renouveler la demande qu\u2019il m'avait déjà faite, me demander ta main.Claire se leva d\u2019un bond, \u2014Ma main \u2018.Me marier «.Jamais! \u2014Ile faut! Pour toi, pour moi, pour le nom que nous portons, c\u2019est nécessaire mai- tenant.Et di ini expuqua iongue- ment les raisons que lui ovat HULL, P.Q, MRADI, 6 AOUT 1889 LE SPECTATEU t | connaissait dans Paris.Charles l'avait vue plusieurs fois et | avait mêle remarqué sa beau- \"té.Elle portait le title de comtesse et où la disait ma- peide um étranger qui avait ! disparu depuis.Georges avait Lda aller cacher auloin avec , elle son criminel amour, mais ron ne les retrouvait l\u2019un et | dans aucune des stations à la y inode, Nulneles avait vus, ; hul n'avaitentendu parler d\u2019eux | Nous savons où était l\u2019avocat., Nous savons pourquoi on ne ; pouvait le rencontrer nulle | peut ni apprendre de ses nou- | | ! | ! Une maison dans le centre dela ville.Bon poste de commerce avec un stk de Groceries.L'acheteur pourra | acheter ln maison avec où sans le stock S'adresser au burcau du Spectateur, \u2018BUREAU DE POSTE DE HULL | ARRIVEE ET DEPART DES MALLES MALLES | FERMETURE - _ \"AM.AM.PM PM | | i } I | | Ottawa.LL | y 20:415 7 00 donnles Roustin et qui! «var velles.Nous dirons pourquoi Moutréa.| » 55 ! reconnies justes, Elie l'écou- ou ne voyait plus également CPE _ ta avec attention, parut fran- la comtesse de Crémona.| PTT 009, pée, puis elle léclara : Fn quittant le château aban- t Gatineau .1745.ve .« 4 + .i \u2014Je ferai ve qu'il faut pour lonné où Georges de Fresnic- sauver ta dicnité et la mienne, : es restait enfermé, Roustan celle de notre maison, !vait emmené Georgette avec | ARRIVE Ta Daisa sur le front.at.Us avaient voyagé ensemble ! .\u2014Jde W'espérais pas noîns | jusqu'à Ternier, puis Eu ils S76 LM AM PM PM de ta sagesse, Et qe Ven re | Taïent séparés.Pendant qu'.\\nut Ce Coe op ba rar cree [Yar Mercic pour cea QUE san Le de retournait vers | aris, sont Ottawa 1 L.T0 1650 150 5030 ., + haut- Avec le temps, tu où- y aie se dirigeait sur l'Allema- Dlieras, Kt tu verras que (one, a Berlin, Elle avait ordre CPR VOLE 2e Roustan n\u2019est pas un mauves ! d'y rester jusqu'a ce quelle \u2018 - 24 à sai \u201cage | > , \u2019 | Gatineau.o.oo ; 4 19 homme.Et il taime comme, reçut un mot de Roustan l\u2019au- | ! un fou.torisant à délivrer le malheu-, = Elle demanda : \u2014 (Mest ML Roustan gic °C pouse ! \u2014(\"est M.FRoustan.Ell ne fit aucun ment.Elle paraissait rés atout.Une pensce fixe sent « blait veiller dans son cecvent Avain de seu demanda encore.Quelle date fisorons rs pour te siguatare ci conteu Je plus tool pessitre, Et Charles Sélorne.Curand iy after à frere, elle fut seules He tram, chaccelange, cectti-trore plis qu la fenetre Le x uilara étais assis an fa + das som fauteuil, Nou premio oar tomb sur dun bar.ie ve longtemps Es Cen sur at piece levés COV ibn si avait devine ce qui se pes a comm
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