Le spectateur, 10 septembre 1889, mardi 10 septembre 1889
[" FEUILLETON du * SPECTATEUR EEE No3 TANCREDE \u2014DE\u2014 ROHAN I LA PLUME ROUGE Suite.\u2014Votre aune mon cher oncle ?balbutia Charles avec embarras.Il me semble pourtant qu\u2019elle était hier ici.C\u2019est peut-être Gudule qui laura prise pour en nettoyer les clous, reprit le jeune homme avec une indifférence affectée, qui rassura Potnick.\u2014Au diable Gudule et ses nettoyages, grommela le mercier, cela tombe bien ! Elle est chez notre voisin l'orfevre, a cette heure, et j'ai à auner aujourd'hui une robe superbe pour la femme de M.le grand illif ?\u2014Serait-ce donc pour elle cette étoffe de velours à compartiment noir ornée de perles en lozanges, que ma cousine brodait hier encore ?dit le jenne homme.Malpeste ! il se met en dépense, le grand bail- lif ?Mais à belle femme, belle dentelle ; il est assez laid, c\u2019est juste qu'il paye.\u2014S'il n\u2019était que hid, continua le mercier qui furetait de tous côtés en l\u2019absence de Gudule pour trouver son aune.S'il n\u2019était que laid ?mais encore il est avare ! Il est capable de me contester le prix de cette étoffe, qui vaux bien deux cents ducats.\u2014Et dans quelle fate Ila femme du grand baillif, la comtesse de Gheel, portera-t-elle cette robe 1 \u2014Au bal de notre nouveau Gouverneur, au bal masqué qui 4 lieu ce soir au bout du Mail, dans le nouvel hotel que les états viennent de lui faire construire.Ce sera magnifique, à ce qu\u2019ils disent ; pour mol, je wai guère envie ° de voir fête.Mais où est donc mon aune ?.\u2014Mon Dieu ! mon oncle, s'écria Charles impatienté, vous la trouverez, soyez en sûr.Ne pouvez-vous donc causer avec moi, avant qu\u2019Hélène descende reprit-il avec un regard caressant par lequel il captiva Pot- nick.Vous venez de parler de ce bal ; ne me permetteriez vous de le voir ?etais quecetudoisêtre reprit le mercier en ayant l'air de sonderla conscience du jeune homme, un garçon paisible et rangé, on aurait pu t'y condui- Te avec Hélène.Mais vous Êtes un dissipé, un turbulent.Moi, mon oncle! s\u2019écria Charles en se rapprochant du mercier, dont il serra d\u2019un air supplant les mains dans les sienne.N\u2019ai-je donc pas travaillé hier de mon mieux ?Qu'avez vous à me reprocher ?\u2014J'ai à vous reprochr d'être ce matin, moins rose que de coutume.Oui, tu plairas moins à Hélène, dit le mercier ; tu devrais t être jaloux de lui plaire.Elle est\u2019 assez belle et assez riche, vois-tu, et, quoique j'ai refusé cette semaine la demande de notre doyen .\u2014De Frédéric Havan ?dit à voix basse le jeune homme.En cet instant il y eut sieurs coups violents fra la porte.Maître Potnick tressaillit.Il reprit courage e voyant entrer le grand baillif en personne, !2 comte Olivier de Gheel, qui venait sans doute lui demander l'étoffe de sa femme.Avant que le grand baillif eut ouvert la bouche maitre Potnick se hâta de lui avancer un siège.Il déploya la robe au yeux d'Olivier de Gheel, en ayant soin d\u2019exposer ses couleurs au meilleur Jour.Il s\u2019agit bien de robe et de rubans, maître Potnick, sé- cria le grand baillif en jettant un regard sévère sur le mercier il s'agit de me dire à qui appar- tientcetteaune, dontles klaper- mans n\u2019ont pu me rapporter que la moitié, ramassée par eux à trois pas du fils de notre doyen, le jeune baron Fréd¢- ric Haven, qu\u2019ils ont relevé gisant auprès de la halle aux lush Draps.Mais à moi, par saint Michel * murmura d'un ar confondu maitre Potnick : c\u2019est bien mon aune, c'est-a- dire la moitié de mon aune ; mon nom est inscrit dessus.Gomment se fait-il que le grand baillif d'Utrecht.\u2018 \u2014 Maître Potniek, répliqua le grand baillif, c'est votre neven Charles qui a fait le coup : votre neveu, que les étud'ants, interrogés par moi affirsient avoir été vu cette nuit près de la halle aux Draps distr.buant partout des horions furieux dans la compagnie d'un hoinme que la justice d'Utrecht n'a pu encore retrouver, et qui en a blessé un grand nom- dre.- Mon neveu ! s\u2019écria Pot- nick consterné ; mon neveu! J'affirme ici que vous vous trompez monsieur le grand baillif ; il a dormi cette nuit dans sa chambre ; on peut la visiter.\u2014En ce cas, reprit Olivier de Gheel, je vais donner l\u2019ordre à mes klapermans.Je haillif s\u2019achemina alors vers la porte et tira, sur le seuil, un son d\u2019un petit sifflet d'ivoire.À ce signal trois hom- 1ne de la ronde de nuit apparurent au regards stupéfaits de maître Potnick.\u2014Entrez leur dit Olivier de Gheel, et visitez la chambre de M.Charles.Gudule vous escortera.Moi pendant ce temps j'aurai l\u2019oeil sur lui et sur le mercier, ajouta le grand Dbail- lif.Les trois hommes montèrent ; ils suivirent la vieille Gudule, que la sonnette du maître Potnick, agitée violemment dans l'atelier par legrand baillif, avait fait descendre précipitaniment.Ilsne tardèrent pas à revenir : l\u2019un deux apportait triomphalement a Olivier de Gheel le reste de l\u2019aune du mercier, trouvé sous l'oreiller de son neveu.\u2014Nierez-vous encore, Pot- nick, dit à haute voix le grand baillif, que Charles n\u2019ait trouvé moyen, cette nuit, des'échapper de votre maison pour tendre un piége au jeune Frédéric Haven, le fils de notre respec- LL, P.té doyen, et l\u2019assaillir à coups de bâton dans la rue ?\u2014Oni et non monsieur le grand haillif, répliqua maître otnick.Mon neveu a pu se laisser entrainer par ces mauvais sujets, il a pu les acompa- gner ; mais certainement il a été insulté, provoqué par Frédéric Haven.soyez en sûr.Disant ainsi, le mercior regardait Charles avec une réelle angoisse.ll semblait vouloir mettre sur le compte d'une vengeance ce qu'au fond du coeur il n'attribuait que trop à l\u2019humeur altière et emporté du jeune homme.Mais Charles tout a coup, confirma lni- au grand étonnement du mercier l\u2019excuse que lui fournissait son oncle.\u2014 Monsieur le grand baillif reprit-il, mon oncle a dit vrai.Si j'ai porté la main sur Frédéric Haven, mon ancien condisciple à l\u2019université d\u2019'Utrecht ,c\u2019est que Frédéric Haven m'avait insulté, c\u2019est qu\u2019il avait osée dire.\u2014Qu'\u2019a-t-il osè te dire?interrompit Potnick qui devant la fermeté de son neveu retrouva lui-même quelques assurance.\u2014Il a osé dire, mon oncle, que ce n\u2019était pas moi qui avais gagné l'hiver dernier, le prix du pacin, d'Amsterdam à Leyde, et cependant, mieux que toute autre, il doit se souvenir que j'ai accompli ce trajet de six lieux en six quarts d'heure, \u2014I1 était à pied ?demanda Olivier de Gheel.Non à cheval, monsieur le haillif.J'avais gagé avec lui que je ferais plus tôt trois lieues en glissant qu'il ne ferait lui, une lieue et demie sur le meilleur des chevaux «du doyen son père ; j'ai gagné le pari et non-seulement Frédéric Haven n\u2019a pas voulu le payer mais encore il s\u2019est répandu contre moi en invectives et en injures.\u2014Le neveu du mercier lot- nick, a-t-il dit, le petit jeune homme à lu plume rouge, non- seulement je ne lui paierai point son pari, mais même j'é- Jouserai à son nez sa cousine Hélène ! \u201cJour de Dieu! je n'eus pas appris plus tôt cette nouvelle que je jurai d'en tirer vengeance.Je suis peu endurant, et d\u2019ailleurs, Frédéric Haven avec ses façons de gentilhomme me déplait.J'attends trois SCHLMNEeS, pendant lesquelles j'espe- rais le voir entrer dans cet atelier mais le lâche se gardait bien d'y venir, lorsque cette nuit.Eh bien cette nuit?.dit le mercier, qui suivait de l'œil avec une alarme croissante chaque parole et chaque geste de Charles.\u2014Cette nuit, j'entendis des pas sous ma fenêtre.C'étaient les étudiants d'Utrecht qui revenaient de Zeyst apres la ronde sonnée.Je prassai mon pourpoint, et caché sous mon rideau je me mis à regarder, Frédéric Haven, que je reconnus fort bien, grâce à la torche qu\u2019il portait, montra du doigt cette maison à ses camarades en leur criant : \u2014Voilà le nid du pigeon et de la colombe.Hélène Potnick la blonde fille du mercier, est devenue dit-on, amoureuse de Q.MARDI, son cousin.\u201c Li-dessus, ce furent des mots prononcés tout bas, puis des éclats de rire comprimés.Ces sarcasmes m'\u2019entraient comme une pointe aiguë dans le coeur.Je me tus cependant et laissant la troupe des étudiants tourner l'angle du quai, je suspendis non écharpe au balcon de fer etme laissai glis- ver dans la ruelle.J'avais eu soin «le prendre l'aune de l\u2019at- telier.C'était ma seule arme ; on ne m'en laisse pas d'autre ici ! En partant, je fis un grand signe de croix, pensant à vous mon oncle,et à ma cousine Hélène, qui dormait d\u2019un so- meil si pur.Poursuivant comme une fatale étoile la lumière qu'agitait Frédéric Haven, je le rejoignis pres de la halle aux draps.\u201c\u2014VYoici le champ du duel criai-je au fils du doyen : c\u2019est avec cette arme que je châtie l\u2019insolence.Frédéric Haven, défends-toi ! \u201c Puis je me précipitai sur lui faisant pleuvoir sur ses épaulesune grèle de coups.Ma pâleur et mes traits bouleversés frappérent tellement les étudiants, que, sans la chute de Frédéric Haven sur le mvé, ils n\u2019eussent pas songé à le défendre.\u201c\u2014Je ne veux point de ta mort, repris-je sans m'inquiéter de mille bras levés sur ma tête, je veux que tu proclames l\u2019inocence d'Hélène et que tin avoues ta lacheté \u201cIl se leva, me porta un coup que j'esquivai, et dans ce moment, je me vis assailli par tous ceux qui l\u2019entouraient Rouellant de son mieux avec mon aune rompue, je m'étais acculé contre un des pilastres de la halle aux Draps, quand un individu me saisit violemment par derrière et s'offrit aux coups de ma place.Armé d'une rapière à l'italienne, il déconfit un bon nombre : son adresse et sa force étaient merveilleuses.Un instant, Je crus à l'épée del\u2019ange extermi nateur, tant la science et le courage de mon défenseur inspiraient de terreur à nos assaillants.Les pas des klap- ermans et la lueur de leurs arquebuses brillant dans l\u2019ombre firent prendre la fuite aux écoliers : je n\u2019eus que le temps de regagner le logis et de remercier du geste l\u2019homme qui m'avait sauvé.\u201c Rentré dans ma chambre, j'ai cru entendre de nouveau son pas, mais il étaitsans doute dejà loin.\u2014Serait-ce lui, mon Dieu! murmura à voix basse maître Potnick, serait-ce lui ce matin encore .?C\u2019est impossible .Revenir après douze ans ! Il semblait que le mercier abimé dans ses pensés, inter- rogedt alors un souvenir.\u2014Charles ! s'\u2019écria-t-il en embrassant tout à coup le jeune homme, Charles, mon ami, dis que tu ne me quitteras pas! Il avait oublié pendant un instant les angoisses de cet interrogatoire.Le grand baillif et ses trois acolytes nele préoccupaient plus ; il attachait sur Charles un œil plein de larmes dont seul, il connaissait la cause. continuer, I0 SEPTEMBRE 1889 LE \u201cSPECTATEUR\u201d BUREAUX ET ATELIERS NO.154, RUE PRINCIPALE, Journal publié los Mardio et Vendredio dens l'ie térêt des populations ouvrières et agricoles du die- triot d'Ottawa ABONNEMENT Hull et Ottawa: Un an.Le see ss aa 0000000 98.00 \u201c \u201c Six mois.\u2026.1.40 Montréal et Québec: Us am.sue Q \u201c Bix mols.1.09 Tous autres endroits: Un aa.140 ANNONCES [ mesure nonperté ] ; Première insertiom\u2026.LL.10 cts la ligne Insertions subséquentes., § cto 1a ligne Vine fois par semaine.& cte la ligne Toutes les correspondances doivent dre adressées omnme suit : LE SPECTATEUR, P.O.Botts 421 Hull, Canada\u2019 A VENDRE Une maison dans lg\u201d centre de la ville Bon poste de commeree avec un stock de Groceries.L'acheteur pourra acheter la maison avec ou sans le stock S'adresser au bureau du Speotateur.\u2018 ARRIVEE ET DEPART DES MALLES pr er AE ny \u2018 | MALLES FERMETURE ANAM PN PM | Ottawa.| \u2014 9 \" 4 o 7 00 Montréal.| es 5 55 | | C.P Ro.pe 555 | Gatineau.4 45 boo 12 | | ARRIVÉE AM TAM PM TPM 11) Ottawa .700 no 30° 13 0 5 30 CPR.| paul jaune tlatineau.\u2026.Lo Le | 415 Les lettres destinées à l'enregistrement doivent être mises à la Poste 15 minutes avant la clôture des malles précédentes.Heure du bureau: de 8 a.m.à 8 p.m.Mandat: sur la Poste ct la Banque d'Epargne, de 9 a.m., à 4 pm.J.H.KERR, Buraau de Poste Hull Maître de Poste Mai 1889 Bureau de Poste Aylmer AALIVEE et DEPART des MALLES ARRIVEES AM | Pa _ pe + | | D'Ottawa et Hull, tous les jours, dimanches ex-| Lg 1 ig 00:6 00 | De Heyworth, Eardle | Onslow, Bristol, Portage To! : Fort, les dimanches exceptés 1030) t .FERMETURE \u2014\u2014 | AM.| PN | Pour Ottawa ct Hull, tous) | les jours, dimanches cxoe ptés!10 013 00 Pour Hoyworth.Kardicy, Onslow, Bristol et Portage du Fort, tous les jours, dimanche EXCEPLÉ .\u2026.200c-ccoceres eee cu 0e sens 5 0 Les lettres destinées à l\u2019enrégistre- ment doivent être mises & la poste 15 minutes avant la clôture des malles précédentes eures du Bureau, de 8 n.m.à p.m.Mandats sur la poste et la Banque d'Epargnes de 9 a.im.à 4 p.m.J.R.WOODS, Bureau de de Puste) Maitre de Poste.Aylmer Mai 1889.} EF Abonnement à la campagne $1.Questions agricoles traitees dans chaque namere.UN AN $2 ET $ Magasin du bon Marche NO- 100 RUE PRINCIPALE, WL.1 Ancien Magasin de E.J.Fauiknes NARSTANDISES SECEES of NOUVRAOTES Pour les Dames, TWEEDS, CHAPEAUX ET ARTICLES DE | FANTAISIES POUR MESSIEURS .Habillements faite sur commande, Hardes faites, Eto., Eto.À boa Marche, On soul prix, Argunt conglest G.LAFOND, Ne.100 Rue Prineipale.Nuil, vis-e vis l\u2019eglise lee A.COUTURE EORLOGER ET BLJOUTIER NO.96 RUE MAIN, HULL, P._Q, Je viens de recevoir lo plus grand eboix de montres en or et en argent, Jones, Bagues 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de Campagne Que les abonnes de Campagnes s\u2019en souviennent, notre journal ne coute qu\u2019une piastre par annee ot parait doux fois par semaine.A VENDRS Un coffre-fort (safe), à bon marché.S'adresscr à N.Pagé, No, 154 rue Principale, IIIT remem mee erie of Buanderie à ful M.R.Gagnon, teinturier, établi à Ottawa depuis plusieurs années a ou- : vertau No 140 rue Principale bioe Dorion chez M.J.Lambert, tailleur une agence de teintureri P rere e une Réparage des plumes d'autruche nettoyage de hardes, lavage.Les ordres sont livrés à domicile, Une visite est rollicitée.R.GAGNON No 140, rue Principals Hull Tei x) nr v 4 ae à 3 pass ax æ > Bela TL - ven Ey CT Welw AEE fest Ia Stock de Banqueroute de .W.EB.BROWN $30,000,00 Valant de, chaussures de toutes sortes seront oæpcrifices À leur magasin.La ventescom- mençe AUJOURD'HUI CHEZ Bryson, Graham & Cie.146, 148, 130, 132 ¢t 154 Rue sSparks,\u2019Otéawa.* \u20ac Tanployez seulement Ae fil Clapperton, le meilleur, chez Brygon, Graham & Cie IR srRGTATEUR\" AA AAAA MARDI, 10 SEPTEMBRE 1889.Lena à LE PALAIS DE JUSTICE ecran ESN On a longtemps pensé que la cons truction du Palais de Justice serait commencée l'automne prochain, mais c'était ane erreur.Tinele sera pas avant que les discussions stériles qui se fant dans notre conseil de ville à ce sujet, ne soient finies, ce qui demande- sait encore, parait-il, un temps indé terminé.Faudra-t-il attendre, aussi, que le bon plaisir de la famille Wright autorise par donation le conseil de ville de Hull à commencer ces constructions sur les terrains vacants dont Lous avons parlé, il y a quelque temps \u2018 Est-que nous se- runs sans cesse remis du jour au lendemain, de semaines en semaines, est-ce que ça ne viendra qu'à Pâques vu à la Trinité?.Mais la Trinité se passe, dit la légende, et rien nr vient.A voir les faits et gestes du conseil, on pourrait presque s'attendre au sort de la malheureuse.châtelaine dont fait mention cette fameuse légende.Atten- drons-nous indéfiniment une solution quelconque * T] faut pourtant prendre une décision définitive ; «t le plus tôt sera le mieux.Pourquoi le conseil de ville ne passe- t-il pas immédiatement une résolution.À l'effet de se mettre en coumunication directe avec le gouvernement, pour lui demander la permission d'établir dans le Palais de Justice, tous les bureaux publics de la ville.On voit aujourd'hui à Cuaticooke un hôtel-de-ville dans lequel setrouvent tous les bureaux publics deis ville.Dans le soulaasement se tient \u2019 le bureau d'enrégistrement, dans le premier étage los autres bureaux niu- nictpaux, dans le denxiéme, «iége la cour de circuit, du comté, etc.© Nous pourrions faire de méme.et LOUs NOUS eu trouverions bien.or On a déjà parlé de mettre le Palais de Justice et Ja prison dans une même construetion, Nous eruyons qu'il serait préférable de séparer ces deux établin- sements: Partout où l'on a agi de la sorte, on en a retiré de grands avanta- | ges ; ct à Montréal, Québec, Sherbrooke | que nous avons visitées personnelle- went ainsi qu'à Trois-Rivières et St.Hyaciathe, croyons-nous, le gouvernement @ nutorisé A ses frais, ces cons- tractions séparément.La ville de Hull devrait aussi, avoit ces édifices séparés ; elle en profiterÀit hous tous rapports.Le conseil de ville, a déjà voté 815, | 4,510, ploierions-nous pas ces deux sommes pour courtruire up Aanguifitue Palais de Justice, où nous pincerions tous les bureaux publics, musisipaux cb qui se rib en wéme temps un vracment pour notre ville.Quant à la prison, qui est toujours d'an aspect sombre, avoc ses murailles crenelées et nos fenêtres banddes de gril- | les de fer, il vaudra mieux peut-étre la construire dans wu endroit an peu re tiré, tel que In Petite Ferme où l'on pourrait aussi se procurer Un visto tor rain pour employer «u travail les prisonniers.Mais pour construire cette prison, il faudrait que nutre député actuel, M.Rochon réalise les promesses qu'il nous a faites, en obtenant du guuxernement local, Un octroi vu un pret d'argent comme la chose s'est déja pratiquée avec d'autres corporitions municipales.Ou nous informe que le conseil retarde sans cesse la construction de l'hôtel de ville, parce qu'il ne peut obtenir, pour ce faire, do la famille Wriglit, [a donation du terrain vacant pres du bureau de porte.Il nous semble que lu chose aurait pu être poussec plus vigouremsement.I faut toujours en Venir a une entente ; et 1 on ne peut obtenir le terrain en question, que l'on bâtisse à l'endroit de laucien marché Et nous répétons encore que le conseil devrait commercer cet automue les premiers travaux et contiauer pendint l'hiver, de manière à pouvoir se servir dus bâtisses au plustôt possible : donner pendant l'hiver de l'ouvrage à et a quelques uns des citoyens de Hull, qui en eont sf souvent, et si longtemps pui- vés pendant la saison la plus rigoe- reuse de l\u2019année.Nous ceviendrons sous peu, sur ve met tes tuotifs qui poussent certains éche- et nous chercherons à expliquer vins à combattre ce qui est dune si grande nécessité pour la ville de Hull NOTES AU CRAYON 2600 personnes oùt visité le rau- privlant te sée géologique hols d'Aout.* + * compazine de d'être Jan Hullson ce La Jesus à Trois-Füvières vient abobte, + & » Parent.ex-caissier de la bangne Hocheligin, sera remis en liber de 9 courant.Il aura alors été içarcéré pundant deux années.x_x x L'exposition agricole des comtes réunis de l'Assomption, Berthier ct Joliette à été inaururée par Fhopo- rabde colonel Rhodes, muinistre de l'Agriculture.» .+.Le Général Boulanger se déclare pret a subir un proces devant La première chambre de la Cour d'appel.xx Une femme inconnue s'est pre- cipitée à la rivière Niagara ct a oté engloutje dans les chutes saummedi, + .+.M.Eiffel tils du célebre incénieur français, constructeur de la tour qui porte son nom, était à Montréal sunedi dernier.Jest reparti pour Vancouver.xx Edward Leman Blanchard, chef \u201cde ta partie littéraire du Daily 7c- | begraph de Lemdres, est décédés se Le Progrès de Valleyficld est on- tre le ler septembre dans sa douzi- time année d'existence.Sucoës à notre confrére.+ oe Le yombre d\u2019'élèv 5 français dans les écoles visitéox par les commissaires scolaires d'Ontarto est de De ce nombre 4026 up- 000 pour ces ounstructions; et il sem- prennent Vasyglals, les autres u'étant ble décidé à vuter encore 89,000.- pou un hôtel de ville ; pourquoi alors, n\u2019em- POUR etre vendu sans reserve $8,000 valant de CHAUSSURES de toutes sortes, pour an mois seulement.RUE SUSSEX, EN FACE DE LA RUE YORK, OTTAWA r qe des en ants en lus âge commençant l'alphabet.Er eo se ae ere N.T.S.P.LEON Xill PAPE PAYS LA DIVINE PROVIDENCH Aux puériarches, primats, archorêues éndy «ex ct autres ordinaires ci paix \u20ac communion avec le widye apostolique DU PATRONAGE DE ST JOSEPH ET DE LA TRES SAINTE VIERGE QU'IL CONVIENT L'INVOQUER A CAUSE DE LA DIFFICULTÉ DKs TEMPS A Nos Vénérables Frères les putriarches primats, crchevêques, érêgues of les Ordinaires, ayant pic ef communion avec le aidge Apostolique.LEON XIII, PAPE.Vénérabies Freres, Salut et bénédiction apustolique.Bien que plusieurs fois déja Nous ayons ordonné que des prières spe- cutles fussent faites dans le monde entier ct que les intérêts catholiques fussent avec plus d'instances recommandés à Dieu, personne néanmoins ne s'étonnera que Nous Jugions opportun, au temps présent, d'inculquer de nouveau ce méme devoir.Aux époques de ditFeultés et d'épreuves, surtout lorsque la licence le tout oser pour la ruine de la rv- ligion chrétienne semble laissée à la puissance des ténébres, l'Eglise a toujours eu la coutume d'implorer avec plus «de ferveur et de persévérance Dieu, son auteur et son défon- seur, en recourant aussi à l\u2019intercession des saints \u2014et principalement de l'auguste Vierge, mère de Dieu, \u2014 dont le patronage lui parait devoir être le plus efficace.Le fruit de Ces pieuses supplications et de la confiance mise dans la bonté divine apparait tôt où tard.Or, vous connaissez les temps où nous vivons, Vénérables Frères : iis he sont pus beaucoup moins caln- miteux pour la religion chrétienne que ceux qui, dans le passé.furent le plus remplis de calamités.Nous voyons s'éteindre dans un grand nombre dimes le principe de toutes les vertus chrétiennes, la foi : a charité se refroidir ; la jeunesse rrandir dans la depravation des imnours et des opintons : l'Eglise de Jésus-Christ attaquée de toute part par la violence et par l'astuce : une guerre acharnée dirigée contre le souverain Pontiticat : les fondements méme de la religion ébranlés avec une auslace chaque jour croissants.A quel degré on en est descendu, en ces derniers temps, et quelsdesseins on agite encore, C'est trop connu pour qu'il soit besoin de le dire, Dans une situation si difficile et si malheureuse, les remèdes humains sont insuffisants et le seul recours est de solliciter de la puissance divine In uérison.C'est pourquoi Nous avons jugé levoir Nous adresser à la piété du peuple chrétien pour l\u2019oxciter à implorer avec plus de zèle et de cons- tançu le secours de Dieu tout puissant.À l'approche donc du mois d'octobre, que Nous avons précé- demiment prescrit de consacrer a la Vierge Marie sous le titre de Natre Daine du Rosaire, Nous exhortons vivement les fidèles à accomplir les exercices «le Ce invis avec le plus de religion, de pitié et «'assiduité possible, Nous savons qu'un refuge cat pre dans la bonté maternelle de ln \"ierge et Nous avons la certitude de ne point placer vainoment en elle Nos espéraçes.Si cent fois ellen manifesté son assistance dans les époques critiques du monde chrétien, pourquoi douter qu\u2019elle ne renouvelle les exemples de sa puissance et de sa faveur, si d'humbles ct constantes prières lui sont partout adressées ?Bien plus, Nous croyons que sui intervention sera d'autant plus merveilleuse qu'elle aura voulu se lnjsser implorer plus longtemps, Mais Nous avons un autre ces- sein que selon votre coutume, Vénérables Frères, vous seconderez avec zèle.Afin que Dieu se montre plus favorable 1 nus prières et que, les intercesseurs étant nombreux, il vienne plus promptement et plus largement au secours de sun Eglise, Nous jugeons très utile que le peuple chrétien s'habitue à invoquer avec une grande piété et une gran- de confiance, éh méme taupe que lb Vierge, mère de Dieu, von très chaste Epoux, le bienheureux Jos:ph- cu que Nous estinions de acience certaine être, pour lu Vierge clle- méme, désiré et agréable.Id Au sujet de ce dévotion, Font Nous parlons publiquewent la première fois aujourd'dui Nous savons sans doute que non seulement le peuple y est incliné, mais qu'elle ont déjà étallie et en progrès.Nous avons vu, eu effet, le culte de saint Joseph, que, dans les siècles passés, les Pontifes romains s'étaient appliqués à développer peu à peu et à propager, croître et se répandre à notre époque, surtout après que Pie IX, d'heureuse mémoire, Notre prédécesseur, eut procluné, sur la demande d\u2019un grand nombre d'évêques, lu très saint patriarche patron de l'Eglise catholique.Toutefois, comme il est d'une st haute importance que la vénérationenvers saint Joseph s'enracine dans les mœurs et les institutions catholiques, Nous voulons que le pzuple chrétien y soit incité avant tout par Notre parole et par Notre autorité.Les raisons et les motifs spéciaux pour lesquels Saint-Joseph est nommément le patron de l'Eglise et qui font que l'Eglise espère beaucoup, en retour de sa protection et de son patronage, sont que Joseph fut l'époux de Marie et qu\u2019il fut réputé le père de Jésus-Christ.De là on découle sa «lignité, sa faveur, sa sainteté, sn gloire.Certes, la dignité de ln Mère de Dieu est s} haute qu\u2019il ne peut être créé rien au-dessus.Muus, toutefois, comme Juseph a été uni à la bienheureuse Vierge par le lien conjugal, il n'est pas douteux qu\u2019il est approché plus que personne de cette dignité suréminente par laquelle la Mère de Dieu surpasse de si haut toutes les natures créées.Le mariage, est, en effet, la société et l'union de toutes la plus intime, qui entraine de sa nature ln communauté des biens entre l\u2019un et l\u2019autre conjoints.Aussi, en donnant Joseph pour époux à la Vierge, Dieu lui donna non seulement un compa- (mon de sa vie, un témoin de sa virginité, un gardien de son honneur, ads encore, en vertu méine du pacte conjugal, un participant de sa sublime dignité.Semblablement, Joseph brille entre tous par la plus auguste dignité parce qu'il a été, de par Ja volonté divine, le gardien du Fils de Dieu, regardé par les homies comme son père D'où il résultait que le Verbe de Dieu était humblement soumis à Joseph, qu'il lui chéissait et qu'il lui rendait tous les devoirs que les enfants sont obligés de rendre A leurs parents.De cette double dignité décou- luüent d'elles-mêmes les charges que la nature impose aux pères de famille, de telle sorte que Josephétait le gardien\u201d l\u2019actiministrateuret le défenseur légitime et naturel de la maison divine dont il était le chef Il exerca de fait ces charges et ces fonctions pendant tout le cours de sa vie mortelle.I s'appliqua à protéger avec Un souverain amour et une sollicitude quotidienne son épouse ct le divin enfant : il gamma régulièrement par son travail ce qui était nécessaire à l'un et à l'autre pour la nourriture et le vêtement ; il préserva do la mort l\u2019enfant menacé par la jalousie d\u2019un rol, en lui procurant un refuge ; dans les incommoiités des voyages et les amertumes de l'exil, 1l t constamment le cumpagnon, l'aide et le soutien de la Vierge et de Jésus.Or, la divine maison que Joseph gouverna comme avec l'autorité du père contenait lex prémices de l\u2019E- glise naissante.De même que latrès sainte Vierge est la mère de Jésus- christ, elle est la mère de tous les chrétiens, qu\u2019elle à enfantés sur le munt du Calvaire, au milieu des souffrances suprêmes du Rédempteur ; Jésus-Christ aussi est comme le premier-né des chrétiens, qui, par l'adoption et la rédemption, sont sus frères.Telles sont les raisons pour lesquelles le bienheurcux Patriarche regarde comme lui étant particuliè- reiuent onnflée la multitude des chrétiens qui compose l\u2019Eglise, c'est- à-dire cette immense famille répandue par toute la terre, sur laquelle, parce qu\u2019il est l'époux de Marie et e père de Jésus-Christ, il possède comine une autorité paternelle.Il est done naturel et t digne du bienheureux Joseph que, de même qu\u2019il subvenals autrefuis & tous les besoins de la famille de Nazareth et l'entourait aaintemens de sa protection, il couvre maintenant (le son = ce en apa 2220202 of ob 0nd?l'E-| glise a hrist.Vuae comprencs facflegent, Vénérables Frères, que ces cumsidy'i\\- tious sant confirmées l'opinion qu'us gran] nom bee Pores de l'Egline ont admine et à lujuelle raequiescs la mainte liturgie elle-ié- me, que c Joseph des temps anciens, fils du patriarche Jacob, fut la-tigure du nôtre et, par son éclat, témoigua de la grandeur du futur gardien de la divine famille.Et, en ettet, outre que le même mous, et puint dénuéde signification, fut donné à l\u2019un et à l'autre, vous connaissez parfaitement les similitudes évidentes qui existent entre eux celle-ci d'abord, que le premier Joseph obtint la faveur et la particulière bienveillance de son iuaître, et que, étant préposé par lui à l\u2019administration de sa maison, il arriva que la prospérité et l'abondance affluèrent, , dans la maison du maître : celle-ci ensuite, plus importante, que, par l'ordre du roi, il présida avec une grande puissance au royaume, et en un temps, où la disette des fruits et la cherté des vitres vint à se produire, il pourvut avec tant de sagesse aux besoins des Egyptiens et de leurs voisins que le roi décréta qu'on l'appelerait le sauveur du monde.C'est ainsi que dans cet ancien patriarche il est permis de reconnaître la figure du nouveau.De même que le premier fit réussir et prospérer les intérêts domestiques de son maître et bientôt rendit de merveilleux services à tout le royaume, de même le second, destiné à être le gardien de la religion chrétienne, doit être regardé comme le protecteur et le défenseur de l'E- glise, qui est vraiment la maison du cigneur et le royaume de Dieu sur la terre.Il existe des raisons pour que les hommes de toute condition et de tout pays se recommandent et se confient à la foi et à la garde du bienheureux Joseph.Les pères de famille trouvent en Joseph la plus belle personnitication de la vigilance et de la sollicitude paternelle : les époux, un parfait exemple d'amour, «d'accord et de fidélité conjugale : les vierges ont en lui, en même temps que le mo- cèle, le protecteur de l'intégrité virginale.Que les nobles de naissance apprennent de Joseph à garder, mé- me dans l\u2019infortune, leur dignité : que les riches comprennent, par ses leçons, ques sont les biens qu'il faut le plus désirer et acquérir au prix de tous ses efforts.Quant aux prolétaires, aux ouvriers, aux personnes de condition médiocre, ils ont comme un droit spécial à récourir à Joseph ct à se proposer son imitation.Joseph, en effet, le race royale, uni par le mariage A la plus grande et À la plus sainte «les femmes, regardé comme le père du fils de Dieu, passe néanmoins sa vie À travailleret demande à son labeur d\u2019artisan tout ce qui est nécessaire à l'entretien de sa Ë nulle.Il est done vrai que la condition des humbles n'a rien d\u2019abject, et non seulement le travailde l'ouvrier n'est pas déshonorant, mais il peut, si la vertu vient s\u2019y joindre, être grandement ennobli.Joseph, content du pou qu'il possédait, supporta les difficultés inhérentes à cette médiocrité de fortune avec grandeur d'Aimne, à l'imitation de son fils qui après avoir accepté la forme d'esclave, lui le Seigneur de toutes choses, s'assujettit volontairement à l'indigence et au manque de tout.Au moyen de ces considérations, les pauvres et tous ceux qui vivent du travail de leurs mains doivent relever leur cou et penser juste.S'ils ont le droit de sortir de la pauvreté et d'acquérir une meilleure situation par des moyens légitimes, la raison et la justice leur défendent de renverser l'oixire établi par la providence de Dieu.Bien plus, le recours à la force et les tentations r la voie de sédition et de vio- ence sont des mayens insensés, qui aggravent la plupart du temps des maux pour la suppression desquela on les entreprend.Que lea pauvres, donc, s'ils veulent être nagés, ne se fient pas aux esses des hommes do désordre, inais à l\u2019exem et au patronage du bienheureux Joseph ; et aussi à la maternelle charité de l'Eglise, qui prend © jour de plus en plus uct qoheue C'est pourquoi, Nous promettant heaucoup de votre autorité et de votre me épiscopal, Vénérables res, et ne doutant ue | bons et pieux fidèles ne fassent vo- lontairement plus encore qu'il ne \u201cSew Ordonné, Nous prescrivons pendant tout le mois d'octobre, a récitation du Rossire, au sujet de laquelle il à été précédemment sta- , on ajoute une prière à Saint.Joseph, dont la formule vous sera transinise en même teups que cette Lettre ; il sera ainsi fait chaque année à perpétuité.À ceux qui ré.citerunt dévotement cette prière, Nous accordons pour chaque fois une indulgence do sept ans et sopt quarantaines.C'est une pratique salutaire et des plus louables, établie déjà ey quelques pays, de consacrer le mois e mars à honorer, par des exercices de piété quotidiens, le saint Patriarche.Là où cet usage ne pourra être facilement établi, il est du moins à souhaiter que, avant le jour de sa fête, dans l'église principale de chaque lieu, un Zriduum de prières suit célébré.Dans les endroits où le dix-neuf mars, consacré au bienheureux Ju- seph, n'est pas fête de récepte, Nous cxhortons les fidèles sanctifier autant que possible ce jour par la piété privée, en l'honneur de leur céleste patron, comme si c'était une fête de précepte.dons célestes et comme témoignage de Notre bienveillance, Nous accur- dons aftectueusement dans le Seigneur à vous, Vénérables Frères, à votre clergé et à votre peuple, la bénédiction apostolique.Donné à Rome, près Saint Pierre, le 15 août 1859, de Notre Pontificat l'an douzième.LEON XIII, PAPE PRIERE A SAINT JOSEPH Nous recourons à vous dans notre tribulation, bienheureux J oscph, et, apres avoir imploré le secours de votre très sainte Epouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.Par l'affection qui vous a uni avec la Vierge immaculée, mere de Dieu ; par 'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus, nous vous supplions de nous aider à arriver en possession de l'héritage que Jésus-Christ a con - ui de son sang et à nous assister de votre puissance et de votre se cours dans nos besoins, Protégez, Ô très sage Gardien de la divine famille, la race élue de Jésus-Christ : préservez-nous, © Pere très aimant, de toute-souillure d'erreur et de corruption ; soyez- nous propice et assistez-nous, du haut du ciel, 6 notre puissant lihé- rateur, dans le combat que nous livrons À la puissance «des ténèbre, et de même que vous avez arraché autrefois l'enfant Jesus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Eglise des embûâches de l'en- nent et du toute adversité.Accor- dez-nous votre perpétuelle protection afin que, soutenus par votre exemple et votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel\u2014Ainsi soit-il.AGRICULTURE SOINS DES VAISSEAUX POUK LE LAIT.Tous les vaisseaux ot ustensiles qui reçoivent ie lait ou servent à la traite (canistres, chaudières, couloirs, dippers etc., ) doivent étre, tous les jours, lavés à l'eau chaurle, ébouillantés, rincés, à l\u2019eau froide et Lien asséchés avec des linges propres, ou mis À égoutter en plein air ou il n'y a pas de poussière ni de mauvaises odeurs.plus, ils doivent être écurés au moins deux ou trois fois par semaine, avec une légère saumure ou du lessi ou encore mieux avec une faible leasiv; de soda A laver (bi-carbanat-, de soude.) La lessive et la e,ude ont pour propriété de dissor,dre toutes es matières grarses Oui s'ataachent aux Vaisseaux ob 87x linges, de plus con i mpdcheoy, la fermentation de pourrait échapper à l'œil de la ménagère.Le à le même effet, mais à un moindre degré.Les soudures et les joints des Vaisæeaux doivent être nettoyés avec une attention particulière ; c'est là que les matières séjournent et out le temps de fermenter.canistre dans laquelle on remporte le petit-lait à la maison demande aussi des soins spéciau\u2026 qui sont détaillés plus loi Re omployes que des vaisseaux de fer-blanc pour le lait, le fer- blanc étant le seul métal qui ne résente pes d'inconvénients Il est en entendu que les vaisseaux faïencés ne sont pas exclus.Chez P.PARRELL, No 618 En attendent comme présage de | BT CIE, MARCHANDS DE \u2018Nouveautes\u201d D'HABITS FAITS 01 RIE ADEA (0 Actuellement en main un large assorti ment de marchandises de printemps et d'été de toutes variétés et de tous pnx.® LE FEU Ayant endommagé une forte partie des marchandises, ils peuvent en faire la vente à des conditions que les autres marchands ne peuvent offrir LES CITOYENS DE HULL Trouveront le département des habits faits plus complet et plus assorti que jamais.La maison garde un Tuilleur Diplome qui fait à la perfoction et en peu de temps tous les travaux qu'on lui confie.Notre maison est trop connue de Hull pour en dire davantage.LAROSE & Cie NO.101 Rue Rideau, Ottawa P.S\u2014Nous payons le billet de re tour on char urbain pour tout achat de 82.00 ct plus.Le Conseil de ville et le Pont des Chaudieres.Nous avons publié dans le dernier numéru du \u2018\u2019 Spectateur, \u201d considérations sur Ia construction du nouveau pont qu'on fait actuelle ment aux Chaudières, entre Hnll et Ottawa.11 nous avait semblé que cette question était très importante sous tous rapports, et qu\u2019elle méritait de fizer l\u2019attention de tous les homumes d'affaires d'Ottawa et de Hull : car il n'y a nul doute, qu\u2019une heureuse solu quelques tion, dans le sens que nous avons déjà apporté et d'immenses avantages pour les deux d'Ottawa, soumis, aurait de grands villes Le conseil de ville a si bien compris cela, qu'il s'en est activement occupé, et qu\u2019il a passé une résolution, demandant au ministre des Travaux Publics d'apporter au nouveau pont en construction, les améliorations qui ont fait le sujet d\u2019un article de notre dernier numéro- Nous avions pensé que notre conseil, enoore plus intéressé A ces awéliorn- tions que celui d'Ottawa, donnerait à cette grave question, une attention toute spéciale, et seconderait de toutes ses forces, l'inportante démarche faite par le conseil de ville d'Ottawa.Nous nous étions trompés.Il a sans doute consacré tout son temps, pendant ses longues séances, à étudier et discuter le trop célèbre article 99 de la charte de notre cité ; car il n'a pax, que nous sachiont, soufflé un seul mot de ce qui aurait dû faire le sujet de sa première prévocupation.Les questions discutées au conseil, wat sans doute une grande importance mais elles auraient pu facilement, se discuter dans un autre temps, tandis que si le pont est parachevé, il deviendra inutile deramener sur le tapia cette question, et de faire remarquer les inounvénients qu'il présenters, oar il vera trop tard pour faire les améliorations demandées Noue regrettons sincèrement de voir que le conseil da ville de Hull, n\u2019ait pas suivi la bonne voie travées par l'initia- tiveentreprenante du conseil d'Ottawa.Cette question imérite certainement d'être bien prise en cunsidération par tous les hommes d'affaires de Hull comme d'Ottawa.Car le plan du puat amendé tel que nous l'avons dit, c'est- à-dire que les trottuirs soient mis en dehors des parapets de manière à dunner à la circulation une voie large de 41 pleds au lien de 30 pieds comme il est aujourd'hui projeté, et que l'on redresse la rua, en conduisant presquen AROSE nus avons mentionnés dans notre dernier numéro, le commerce et l'industrie en profitera particulièrement ot Hull plus qu'Ottawa en bénéficiera.Nous attirons donc encore une fois l'attention du conseil de ville de Hull, sur cette iinportante question, et nous lui demandons de ocunsidérer d'un wil jaloux, la conduite louable que tient le oonaeil de ville d'Ottawa sur cette affaire.L\u2019EVENTAIL C'est moi qui soumets le zéphire A mes battements gracieux ; O femmes, tantôt je l\u2019attire® Plus vif et plus frais sous vus yeux.Tantôt je le prends au passage Et j'en fais le tendre captif Qui vous caresse le visage l'un souffle lent, tiède et plaintiz.C'est moi qui porte à l\u2019oreille Dans un frisson de vus cheveux, le soupir qui la rend vermeille, Le soupir brûlant des aveux.C'est moi qui pour vous le provoque, Et vous aide dissimuler Ou votre rire qui s'en moque Ou vos larmes qu'il fait couler SULLY-PRUDHOMME, de l'Académie Française.>\u2014 LE CONSEIL DE COMTE Le conseil de comté se réunit demain.On a encore sassé des questions qu'on a déjà cent fuis ressassées.Il est vrai qu\u2019un grand nombre des Pères du conseil municipal du Comté d'Uttaws sont presque des ancêtres, mais ça ne les justifie pas pleinement à nus yeux, d'af fectionner particulièrement ce qu'on pourrait appeler des antiquités.Nous voyons sur le programme de la réunion de demain des sujets qui ne sont pas Tanjourd'hui ; depuis 4 ou 5 ans, ils sont soumis À la considération du con- sel, mais ils datent de 8 ou 9 ans.Jusques à quand le conseil remettra t-il la discussion des deux questions suivante : \u201cQuestion des arrérages du Township de Tow ot des taxes du cours d'eau entre Templeton et la Pointe Gatinean ;\u201d \u201cQuestion de la dette de J.O.Archam- bault et ses cautions.\u201d Ignere-t-on par hazard, que dans cette question dernière, la dette de M.J.O.Archai- hanlt sera prescrite sous peu si le con- svil l'ignore où l\u2019a oublié, nous prenons la liberté grande de le rappeler à sa mé noire.Notts aimerions à voir le conseil em- plo-er son temps utilement à faire de grandes réformes nécessaires pour l'a mélio:ation de tout le comté : ce serait certainement plus avantageux que de le soir négliger, it l'a fait déj, vertaines questions, ce qui est tout À fait préjudiciable aux intéressés.Qu\u2018 le conseil se hâte de régler les graves questions qui lui sont SouInises, et ensuite, s\u2019il à du temps de reste, il pourra le perdre fructneusement, a vo ter des montres d'ur à ses membres et agréhlement à se faire payer des banquets.Alors, peut-être, on pourra lui appliquer le mot du poète latin : qu'il sait ruêler l\u2019utile à l\u2019agréable : Miscrré utile dulet.coinipe \u2014\u2014
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