Le spectateur, 10 juillet 1891, vendredi 10 juillet 1891
[" -enpe sr \\ < a, < .~ EY « + \u201c \u2019 = - VOL.3 NO.°I8 \u2014\u2014 ee \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 LE SPECTA HULL, P.Q, VENDREDI, IO JUILLET 189l PAR LA CROIX ET LA CHARRUE.C.B.MAJOR Avocat No 141, Ruo Principale, Hull, P.Q.J.E.BEAUSET, A vocat ONTARIO et QUEBEC Hull, 156 Rue Maio.Ottawa 25 Spar s He Ce ee eee yee CN.TETREAU, Notaire.No.183 RUE PRINCIPALE, HULL ar ne pe P.T.DESJARDINS, Notaire No 139 RUE PRINCIPALE, HUI-1L DR.J.BLONDIN, No.193 RUE PRINCIPALE.HULL.Dr.Alex.OUIMET, MEDECIN et CHIRURGIEN, 111, rue Principale, Hull, Vis-à vis M.F, X.Martis, Marchand HEURES DE BUREAU.\"8:4 10 heures A.M.Téléphone 77, 124 3\u201c po Ottawa Co.7à 9 \u201c PM.Spécialité.\u2014 Maladies des femmes ct des enfants, ete., cte.* Elevantes Chambres Dentales a Bull Dr.B.S.Stackhouse CHIRURGIEN DENDISTE Bloc Goyette Rue Princinale, vis-u vis le bureau de Poste.Dents remplacées d\u2019après un système tout-à-fait nouveau, 15 minutes après l'extraction des dents naturelles.Pas de douleurs.Gaz, chloroforme ou éther administrés.BUREAU de COLLECTION LABELLE & CLAUSON Huiesiors, C.C.9.AGENTS, D'IMMEUBLES, &.&.Block Aubry, Rue Principale, Hull.L.Z.CHARBONNEAU, HUISSIER.C.S.Auditeur Agent & Collecteur Ayimer, P.Q.C.SIMON, D.C.SI Percepteu: du Revenu Provincial Auditour, Comptable, Agent General d'Assurance: Sur la Vie, contre le Feu et les Accidents, Rue Alma.En face del'Eglise HULL.mr mr Re J.A & M.COTE Manufacturiers en Gros de Chaussures Cousues D'A LA MAIN ET A LA M3CHINS ST.HYACINTHE, P.Q.reN.B.\u2014Ls} patronage des maris d du comté etidistriot d'Ottawa, respec tucusement sollieité, LAKE VIEW HOTEL AYLMER, O.Laberge,- Proprieta ire Le rendez-vous de l\u2019élite d'Ottawa ct de Hull.Pension de première classe.Une visite est sollicitée.Buvez la Célèbre Bière \u201c DOMINION\" Embouteillés par NORMAND TELLIER, RUE INKHEHRMAIN MULL, P.Q., La Bière ** DOMINION,\u201d surpasse toutes les autres bières vendues à Hull.KF Les médecins l\u2019ordonnent.LE NID DE FAUVETTES I Ils se rencontrérent un lundi d'avril, Elle allait À petits pas à son atelier de lingère Lui flänait, fatigué de la \u201c noce \u201d de la veille.Jeune fille, vêtue d\u2019inldienne et de «frâce parée.Un bouquet qu\u2019elle tenait à la main lui echappa par mégarde.Claude ramassa les teurs, et avec gêne, plein de gaucherie, il présenta le bouquet à celle qui l'avait laissé tomber.Et, comme les violettes étaient euipoussiérées, il ajouta : \u201cVotre bouquet ne vaut rien, mademoiselle, À peine est-il bon à se désecher dans ma poche.Laissez- moi vous en offrir un second.Elle refusait ; mais Claude ne l\u2019écoutait dejà plus, et il en achetait d\u2019autres à l\u2019éventaire d\u2019une tleuriste.Les deux jeunes gens n\u2019avaient plus de métiunce l\u2019un pour l\u2019autre [ls marchaient maintenant côte à cote comme des amis.\u2014Je me nomme Claude ! \u2014 Moi, Louise : \u2014J'ai vingt-cinq ans.\u2014J\u2019en ai dix-hnit.\u2014Je suis ciseleur, rue de Tu- renne.\u2014Moi, lingère, rue Saint-An- toine | \u2014Je n'ai pus de famille.\u2014Je suis orpheline, \u2014Vous feriez une excellente mé- nagere, Le silence devint profond entre Claude et Louise.Le jeune homme craignait d'avoir été ridicule.La jeune fille se demandait s'il se moquait delle.Personne lui avait jamais parlé d\u2019un ton si sincèrement ému.\u2014 A demain, lui cria Claude.\u2014À demain ! Lu lendemain et les jours suivants, Claude, dès qu\u2019il avait aclhe- vé son travail, passait et repassait rue Saint-Antoine devant la boutique de Louise.\u201cDeux mois après, Louise et Claude se mariaient.11 Sur la cheminée de la mansarde, sous un globe de verre, deux bouquets de violettes desscchées.I y a un an que Claude et Louise sont mariés, et le bonheur les à favorisée.La jeune femme est mere.Elle promène dans sus bras un petit garçon qui begaie.Mais depuis deux jours, l'enfant à perdu de sa gnicté.Ses mains sont chaudes.Son œil est brillant.La fièvre le consuime, et au lieu de sourire à sa mère, le Lébé pleure.Louise attend le retour de Claude avec impatience.La journée a été mauvaise, et le père y portera peut-être remède.ll en sait plus long, qu'une pauvre femme.L'ouvrier frappe à la porte.C\u2019est ini ! D'un bond, elle est dans ses bras.\u2014Notre petit est bien malade.Claude, après avoir mis sa rude main de travailleur sur le front de l\u2019enfant, ne savait que dire.Ahuri, suffoqué de larmes qu\u2019il ne voulait pas laisser couler, il finit par prendre ss casquette et, après avoir rassuré Louise d\u2019un mot, il courut chercher un inédecin.Le docteur se fit attendre.Il hocha ln tête et prescrivit une potion dont l'enfant ne put boire qu'une cuillérée.Voici le jour et ses premières clartés.L'ouvricr et sa compagne n'ont pas dormi de la nuit.L'en- font semble dormir dans les bras de sa mère.\u2014Mets-le donc clans son berceau, hasarda Claude.Et la mère allait obéir, mais tout à coup, elle s'ape.çut que l'enfant était mort.Il dormait dans ses bras son dernier sommeil.La maladie l\u2019avait tué.III \u201cSoyez donc d'honnêtes travailleurs.\u2014A qui onne peut rien reprocher.\u2014C'est & décourager du mariage.Rien de plus charmant que cette | Telles sont les rétlexions des awis venus a l'enterrement.Ils se rangent derrière le petit cercueil qu'ils accompagnent jus- | qu\u2019au cimetière, puis, la dernière pelletée de terre jetée, ils disent courage au père et à la mère.Du courage il en faut.Le bonheur a gnitté la mansarde depuis que l'enfant est au cimetière.Claude à dépensé toutes ses économies.Il a ncheté au * petit \u201d une concession temporaire qu'on renouvellera dans cinq ans.Le bébé dort là, tranquille, au milieu de tombes d\u2019autres enfants, qui se ressemblent toutes avec leur entourrage peint en blanc et leurs ornements de perle identiques.A mon garçon! À ma petite fille ! puis des noms d'enfant que les meres répétaieut avee dus désinences tendres, et au-dessous de leur âge, la date du jour où leur âme s'est «nvolée vers des régions inconnues.Tous les jours, Louise vient, pieusement, visiter cette tombe, et, le dimanche, son mari l'accompagne à ce pèlerinage.IV L'hiver s'était écoulé ainsi sombre et triste Bientôt, pour le second anniversaire du mariage de Claude et de Louise, lu printemps reparut avec son soleil vivitiant.Le cimeticre lui-méine prenait un autre aspect.L'air devenait plus pur.moins âcre, sature a\u2019émanations de fleurs, ét les tombes paraissaient inoins tristes.Louise vient chaque matin apporter quelques fleurs sur la terre où repose son enfant.Un matin d'avril.alors qu\u2019elle était entrée lu premicvre parmi les visiteurs matinaux dans le cimetière, apresgivoir remué un peu ln terre hui de la tombe et arraché quelques parasites qui grimpaient autour des couronnes, elle heurte en se relevant un rosier que Claude avait planté il y avait six mois.Comme les branches la frap paient en plein visage.ln jeune ferme entendit les piullements d'oiseaux dont le nid s\u2019are-boutait entre deux branches.Louise resta longuement attentive comme stupétice devant sa découverte.Le nid était fait de mousse, de brins d'herbe recueillis, sans doute, sur la tombe elle-même.Il contenait encore un petit oiseau, le dernier venu.Les autres s'étaient déjà envolés.Lonise, tout-à coup, prit le nil à pleines mains.et l'enveloppant ans son mouchoir, elle quitta le cimeticre à la hâte, jetant un regard en arrière, comme si clle eut commis un méfait, ne volut-elle pas quelque chose qui ne lui appartenait pas.quelque chose «le précieux.Le lendemain, le nid était placé religieurement sur In cheminée de la mansarde, à côté de deux bouquets de violettes, les reliques de Claude et Louise.Le petit oiseau\u2014une fauvette\u2014 sautillait dans une cage que le mari était allé acheter, à la hâte, pour satisfaire le caprice de sa femme.Les jours s'écoulèrent.Au bout de quelque mois, l\u2019oiseau chantait.Et maintenant, les yeux «de Louise sont moins souvent noyés de pleurs : il semble que la fauvette, née sur la tombe de son enfant, ait rendu à la pauvre inère une parce'le de l'âme envolée.- Léon BRÉsIL Ce qu\u2019on ne regrette pas Il y a dix choses qu'on nc regrette jamais, savoir : D'avoir fait du bien à tous.De n\u2019avoir dit du mal dec sonne.D'avoir écouté avant de juger.D'avoir réfléehi avant de parler.D'avoir tenu sa langue en bride.De s'être montré bon envers les affiigés.D'avoit demandé pardon de ses torts.D'avoir usé de patience envers tous.D'avoir refusé de prêter l'oreille aux rapporteurs, De n'avoir pas ajouté foi aux faux rapports, per- LE MOT POUR RIRE Dans un salon, une dame parle, parle! Vraie langue de vipere ! \u2014Couume elle mord !.\u2014 Non elle fait de la réclame en | faveur du dentiste qui Ini a vendu | son ratelier.«x | Ou a dit bien des choses déjà sur ' la fin du sièele.Il est une question qu'on a oublié de poser et qui vaut la peine de l'étre.à ce qu\u2019il nous semble.Les tiancés qui se marieront le 31 décembre 1900, ne pourront forcément être heureux.que le siècle suivant.» * # En cour de police : Le président\u2014Comment recon- naissez-vous votre mouchoir / Le plaignant \u2014A sa couleur : j'en ai plusieurs autres semblables, Le président\u2014Ce n\u2019est pas une preuve, car j'en ai moi-méme Un dans ma poche qui est absolument pareil, Le plaignant\u2014Ca ne m'étonne pas, où m'en « volé plusieurs.Tableau Lo + > > \u2014- \u2014\u2014 Litanies des filles mures et desolees Les demoiselles d\u2019un petit village du centre de la France, qui sont sur le point de coffer sainte Catherine, se sont contituées cn Societé mutuelle contre les ravages du célibat, Elles ont organisé des neuvaines ct rédigé dus litanies dont elles attendent le plus grand effet, Ces litanies méritent d'etre citées ; nous les reproduisons ci- après : Sainte Marie, marie ! Sainte Claire, avec maire ! Saint Gervais, paix! Saint Macaire, avec le notaire ! Saint Clément, avec le receveur de l'enregistrement\u2018 Saint Lucien, avec le cien ! Saint Alexandre, ne pas aftendre ! Sainte Madelcine, sortez-moi de peine ! Saint Pardoux, époux ! Saint Etienne, d\u2019où qu'il vienne! Saint Yvon, qu'il soit bon gar- gon! Saint Julien.qu'il se porte bien! Saint Polydore, qu'il m'adore \u2018 Sainte Felicité, qu'il fasse ma volonté ! Saint Laurent, qu'il tant! Sainte Thérèse, jen serai bien aise! faites que je ine monsieur le avec le juge du pharma- me faites il me faut un soit conse Saint Nicholas, ne m'oublicz pas! Eh bien, voilà dix-sept bons petits saints et bonnes petites saintes qui auront fort a faire! oe \u2014\u2014 - Lutte Athletique Le détective MacMahon, de Montréal, avait accepté un pari dc mille piastres, avec le fameux lutteur Quinn, qui s'était engagé à renverser Mac cinq fois en une heure, mais il n'a réussi que trois fois.À la troisième reprise il ne lui restait plus que dix minutes ; alors, irrité de son insuccès, il voulut changer cette lutte, toute cordiale et pacifique, en combat.Il tenta de frapper avec sa tétc notre détective qui se jeta à genoux pour éviter le coup.Alors la lutte fut déclarée close et déloyale par les juges qui remirent l'argent à Mac, déclaré victorieux, Ce Quinn n'est pas le premier venu des sports, Il pèse 195 livres et sur 104 paris, ce n'est que la deuxième fois qu'il perd.La lutte a eu lieu a la saile litaire de Sherbrooke.MacMahon est le fameux constable désormais cclèbre par son mi- 12 UN AN TEUR \u2014\u2014 Senay REDIGE EN COLLABORATION.MM IACORSAI | F.X FILTEAU STJASORON, PHOTOGRAPHE.he ft NO.114 RUE PRINCIPALE, HULL.| LE RE > BRANE REMEDE CONTRE LA DOULEUR QUERIT: RHUMATISME NÉVRALGIE.SCIATIQUE .LUMBAGO.DOULEUR Donsate Tic DoutouREUX MAL DETETE.MALoe DENTS MAUX oe GORGE ENROUEMENT, ENGELURES, ENTORSES.FOULURES, CoNTUSIONS, BRÛLURES ETC En vente chez tous les pharmaciens, et marchands généraux, Prix, feta la bouteille.Envoyé par la malle sur réception du prix.THE CHARLES A.VOGELER CO.Baltimore, Mde Dépôt pour le Canada à Toronto, Ont.PA À Assemblée ** La Canadienne\" de Hul DES CHEVALIERS DU TRAVAIL Se réunit le jeudi soir de chaque semai ne à TL livsau No.1514 rue Principale, en haut de l'imprimerie du Spectate 6.Nar.Past, Maitre Travailla.nt.F, BÉLAND, Sucrétiure.CHANGEMENT M.J.B.DORION Artiste-Photographe d'OTTAWA désire informer le publie de Hull.en gé néral.quil a repris pussession de son atclicr au No.144 rue Principale .Huil, et continuera comme par le passé à rem plir avec satisfaction toutes les cor wandes que l'on voudra bien lut cmfio PHOTOGRAPHIES de toutes GRANDEURS depuis cartes de visites jusqu'à cran ter naturelle.Agrandissement, Une 183,501.22, Visiteurs Mercia IA Benaudry, éer, avocat à Buckingham, de sa visite, mercredi.M.l'abbé Sylvio Corbeil, professeur de théologie au séminaire de ste The rese, et M.Ozias Corbeil, de l'univer sité d'Ottawa, sont en promenade dans leur fiunille.Nous avons revit cos MÉEssieurs un vif plaisir, surtout le dernier, qui a été un collaborateur de notre journal.Le journalisme n'avait que peu d\u2019attraits pour lui et il a préféré Lu voie du sacerdoce.C'est bien la meilleure.ave Crachoirs Pour peu que l'on tienne à la propreté la plus élémentaire, il est bien dif ticile qu'on paisse chez soi se passer de crachoir.Or, quand on s\u2019est décidé « se servir de ce meuble trés peu encombrant et tres indispensable, il faut s'en oecuper avec beaucoup plus de soins qu\u2019on ne le fait généralement.Le son devra être très fréquemment renouvelé Les «rachats ne doivent pus séjourner Les bretéléologues sons diront que de terribles fléaux sont parfois sortis de tes crachats déséchés, fertiles en germes de contagion.Négligez done pas a toilets devas crachoirs.Bassligende Mardi soir un enfant de M.Jes-ph Béjanger, rue Wellington, à avalé un pièce d'un contin aves laqueile il était n s'amuser, Le De E.G.Paquet fut mandé et d'a réussi heureusement à délivrer l'eufant.Mais l'extraction de ce sou incommode ne s'est pas faite «ns dif.deulté de l'estomac de Venfaunt, qui a
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