Le spectateur, 24 novembre 1893, vendredi 24 novembre 1893
[" VOL 5 LE S 9 Qui, FECTATEUR Pablié par la société de Publieation Conservatriee de Montréal pe \u2014_\u2014 = OBGANE DY PARTI PROVINCE DE QUEBEC) DISTRICT D'OTTAWA.SEANCE DU 16 NOVEMBRE 1893 une assemblée spéciale du conseil de la cité d~ Hull tenue conformément a la rection 64 de la loi revisant et refondant la charte de la cité de Hull et les divers actes qui l'amendrnt, à l'Hôtel de Ville de la dite cité, à sept h-ures et demie du roir, judi, le seizième jour de novembre, mil hit ¢ nt qnatrevingt treise, et a laquelle uesewb ée sont présents : Son Hoaneur le Maire, E.S.Anbry au fauteuil, et les échevins Waters, Bouit, S «bourin, H>Imer, Wright, Damontier et Morin, formant un quorum du dit conseil.L'avis de convocation accompagné du certificat de ls signification d\u2019icelui est dâment produit et déposé sur le bureau de ce coneeil.Le règlement suivant est lu et adopté.REGLEMENT NO.57 CONCERNANT LE PRELEVE ET LE PAYEMENT DES COTISATIONS ET TAXES SECT.1 Les cotisation et taxes imposées par le présent rézlement seront dues et payables anouelement et en un seul payement, au bureau du Trésorier du conseil, du jour où le greffise da la cité aura donné ou fsit donner l'avis publie exigé par la clause 442 de la charte de la cité de Hall ; SEcCT.2 I! sera payé comme sus-dit, au dit Trésorier : \" Sur tout terrain, lot de cité, ou portion de cits, soit qu\u2019il existe où non das bâtisces sur iceux, et sur toutes maisons ou bétiments construits sur ces terrains, \u2018et qui constituent, en vertu da ln dits charte d'incarporatlon de la cité de Hall, un immeuhle séparé, et gti auront été estimés, évalués et énumérés, suivant la loi, par les évaluateurs nommés par le conseil, et dont le rôle d'évaluation fait par les dits évaluateurs a été reçu et homolog1é par le dit conseil, une sounne d'un centin et un quart par pisstre (proportion gard5+ pour ch 1q 1e sum an-dessus où au-dassou-) le leur valeur réelle, telle que portés au dit rôle d'évaluation de la dite cité ; SECT.3.Il sera payé comme aus-dit au dit Trésorier par tout locataire d\u2019une propriété immobilière et mon p.opriétaire d'icelle, une cotisation ou taxe annuelle de quatre centins dans la piastre, sur le montant de son loyer ou valeur annuelle de telie propriété immobilière, telle que fixée par le dit rô'e d'évaluation, comme sus-dit ; SECT.4 Il sers payé comme sus-dit, au dit Trésorier de la cité, par tout propriétaire ou possesseur de fonds de marchandises ou effets tenus par des marchands eb des commerç snts, exposés en vente dans des voûtes ou des hangars, des clos ou cours à bois et à charbon, ou dans tout autre endruit g'elcouque, une taxe d\u2019un quart de centin dans la piastre, sur la valeur moyenne estimée de t-ls fonds de march +u-lives ou effets.Donné sous le sceau commun de la corporation de la cité de Hull, les jours et aux sus-nentionnés.J.O.LAFERRIÈRE, Secrétaire-Trésorier.E S.AUBRY Maire.CONSEIL DE VILLE DE HULL 1.Proposé par l'échsvin H :/mer, secondé par l'échavin Sabourin : Q 1e ce conseil sièze en co:nité géaéral avec Sra Honnerr le Maire au faûteail poar coasidérer et discater ie Règlement No.57.Adopté.2.Proposé par l'éghsvin H mar, seconié pwr l'échevin Ssbourin : Que le Rèzlement No.57 ayaat été lu deux fois, il soit lu une troisième fois et passé.Adopté.8, Proposé par l'échevin H »Imer, seonné par l'échavin Sabourin : Que ce comité lève séance, et que le cuaseil procèle aux fiaires opté.&.Proposé par l\u2019éch2vin He}mer, seenudé par l'échevin Sabourin : Qu'instruction soit donnée au greffor de la cité de faire publier le règ'ement No 57 suivant la loi.Adopté.Le rapport suivant est soumis.FORTY-SIXTH REPORT OF THE FIRE AHD WATER COMMITTEE.To the Corporation of the City of Hull : Your Fire and Water Committee duly assembled at the office of your City Clerk on Thuralay, the sixteenth day of November 1893, and re nted by Aldermen Waters, Chairman in the chair, and Helmer, His Worship the Mayor being also present beg to report that having carefully examined and considered the accounts which you bad refered ¢t~ it, it has approved the following oues, and recommend that they be paic : Joseph Lemieux 1410 001 466000 The Chaudière Electric Light Co.70 06 Dme.Charles Chaput.64 00 The Samuel Rogers Oil Co.47 55 The Victoria Foundry Co.34 65 George Mulligan., 25 00 The Gutta Percha & Rabber Mfg.Co.20 00 Philorôme D'Acust.18 43 Treflé St Jean.Cee ee 10 00 Your Committee recommend that necessary aiterations be made in the Fire Station to make room for the Hook and Ladder Truck.at a cost not to exceed 260 00 \u2014That tenders be called for clothing end winter equipment of Fire and Policemen, und that the petitions of Messrs.F.X.Larose and Fre.P.nnte, tn take e#-ct on the beginning of the next quarter, and that that of Phitorôme D'Aoust be not entertained , Your Committee report that a horse has been purchased, as a eo«t of $130.00 from Mr.Michel Delorme, and recommend that he be paid this amount.Respectfully submitted Wu.WATERS, Chairman, THos.E.BotLr, \u201c R.A HELMER.(Signed ; 5.Proposé par l\u2019échevin Waters, secondé par l'échevin Bonult : Que le quarante-sixième rapport du comité du feu et de l'oau qui vient d\u2019être soumis soit adopté.Adopté.Le rapport suivant est soumis.THIRTY-NINTH REPORT OF THE FINANCE COMMITTEE.To the Corporation of the city of Hull, Your Finance Committee duly assembled at the office of your City Clerk on the sixteenth day of November 1803, and represented by Alderman Wright, Chairman in the chair, and Aidermen Sabourin and Waters, His Wor-hip ths Miyor bsing also present b g to report that having examined the various accounts ref-rred to it, it hw approved the following ones, and recommend that they be paid : Geo.E.Gauvin.oooivveivene nnn.& 162 00 LE SPECTATEUR.PR 134 00 Domina Dupuis.103 07 Roland Laferriere.Ce teres 78 00 * G-neral Hospital.RAS rase 71 20 Alexandre Leblane.55 88 TRE DISPATCH.LL.L2 20011 Lane aa na ana un 39 30 Barile Carrière 12020210.0 000 0 .\u2026.2200 Chaudière Electrie Light Co.16 40 Pierre H.Durocher.eerie veees 1419 A.N.Gagnon, .Cee .12 50 The Samuel Rogers Oil Co.ooo 1249 Geo.J.Labelle&al.,.+.11 25 A.Bureau & Fréres.ieee 10 00 T.JOGrondin.ces 575 Fred.J.Alexander.os 5 00 Joseph Fréchette.4 30 Sylvain St.Jean.00u.n 290 Louis Gingras.1\u2026.\u20260.0002.Lana.en nee 2 40 Your Committee has rejected the claims of Mr.Sylvestre Chantillon and Mr.A.X.Talbot #¢ Paul T.C.Dumais, and refer to Mr.Rochon that of Mr.Beaures, and recommend that the Government's claim be paid less the sum of $103.55 to be accounted for hy the Sheriff, nud that an additionna! amount of $10,000 of insurance be effected on the Court horise and Gaol.Your Committee further recommend that twenty tons of conl be purchased from each of Mr.T.G.Brigham and Messrs.Alex.Spittal & Co.respectively, at $5.50 per ton, and that His Worship the Mayor and the city treasurer be authorized to sign and deliver two notes, at three and six months respectively to settle the légitimate amount of the judgment held by Mr.Cyrille Chénier against this Corporation.Respectfully submitted.(Signed) JosHUA WRIGHT, T.P.SABOURIN, \" WILLIAM WATERSs, 6.Proposé par l'échevin Wright, secondé par l'échevin Waters : Que le trente-neuvième rapport du comité des finances qui vient d'être sournis soit adopté.Chutirman, Adopté.7.Proposé par l\u2019échevin Sabourin, secondé par l'échevin Helmer : Q'une délégation composée de Son Honneur le Maire et de M.l\u2019échevin Wright soit nommé avec mission de ee reudre à Q tébsc atin d'entretenir le Gouvernement de cette Province sur l'état avancé des travaux de construction du Palais de Justice et Prison en cette ville, et de prier le s Honorables Ministres de venir en aide à cette corporation dans les difficultés qui entravent la conclusion d\u2019un arrangement satisfaisant avec l'entrepreneur de cette construction afin d\u2019en accélérer la prise de possession par cette corporation, et de traiter d'autres questions qui se rattachent à ce sujet.Adopté.8.Proposé par l'échevin Wright, secondé par l'échevin Moriu - Qu'un comité com de son Honneur te M'aire et du Président du comité des Finances soit chargé de se rendre auprès du gérant de gnelque bangue à Ottawa, afi à de faire des mangements au moyen desquels il de dyosmite ayant uoe mêcha de 25 pieds.Ls oar vsuch, elle-même, est de six pouces de longaeur.I= accusés oxt plaidé non crupables devant le juge Dosnoyars at oat été rela ch\u2018 ouus caution.Cette incartade arrive & la suite d'artic'es violents publiés dans le Na- \"na par M.Mich: Vidal contre le pionuwent Nelson.Le grief de M Vidal est de voir ce mm ru nent élové dans un quartier fran- cute.Ce grief eut évidemwent futiie.L'amiral Nelson fus une goire de la sunriue anglaise, ot la place Jucques Cartier était csriainement, par 8 position contrale, Ava seulement relative sneut à le ville, inais aussi relativement au port de Montréal, le -ite qui convenait !e mieux à ce monument.Ims jeunes gens que l\u2019on vient d'\u2019ar- rêt-r acquerront l'esprit à leurs dépsas Quelques printemps de plus versecont des douches d'eau froide sar leur jeun» cerveau en ébullition.\u201d~ Les $400,000 votes pour los biens des Jésuites.Sangiante injure au Pape.Le soufrere de la rue Sussex raconte à sa fuçon le rôle juué pur l\u2019aneien parti castor qui it montar Mervier au pouvuir a Québse.Ce parti, d'apres nutre confrere, se compossit d'hymnies qui firent de la religion et de la politique un marchepied pour \u2018eurs intérêts personnels, Dans c: parti, ajoute le confrère, se srouvaieus les Jésuites qui forcerent le gouvernement Mercier de leur donner $400,000 pour leurs biens dévenus par !a couronne.oruet malhonuêtewment que cette somme de Le coufrere le fait capita! $400,000 n a pas été psyeu entièrement aux jésuites : mais laissds À la discrétion du pape qui.après avucir approu vé la transaction, tit lui-uiéwe la distri- bativadecu myatanc entre les jésuiteset lesévèques dans l'intérér de l'église cana- dienue, ou fixa is: part des uni et des autres.Nous cruyens inatiie do discuter a foud avec nobre confrere le mérite du réglement drs réclamations des Jésui- tés, et sur ies suites juil attribue à ce réglement vrai catuolique n'a trouvé ma! foudées les réclamations eu question.Quan: aux suites, uotre cunfrère prétend que c'est à ce reglement que nous devons iv redoublem>nt de fanatisme qui s'est manifesté depuis contre |a minorité catholique I: serait plus vrai de dire que ee redonblement do fanatisme à simplement coacidé ave: c« réglement sans en être l'eff-:.Notre confrere coufvud duac culuei- dence avec cause ponr \u2018e hasoin de sa thèse et tout soja raigonns'u-nt Manque ainsi de base sérieuse Mais nous nous srreterons sur un antre point, vu plutô* aur l'impudence incroyable de notre confrere.Depais temps, li Gattaquait à nos les régentait en lear fai.quelque évèques i.sant la legon relativement à l'attitude qu'ils doivent prenire en matière politique.Tout ceia est éclipsé.Le voilà aujourd\u2019hui qui trouve à redire à ce qu'a fait ie pips dans e:tte affairo de $400,000 Nous n'avous pas wission de défeu- dre les Jésuites ; inais notre devoir est de noter en passant l\u2019audace avec laquelle notre confrere de la rue Sussex se moque des faits et jug+ la conduite du pape eu avant l'air de ne s'attaquer qu'aux Jésuites.Les jésuites, en effst, ne sont pas atteints par uotre coufrère ; c'est le pape qui reqoit l\u2019injure que lou dirait être destinés aux preisiers comme on peut le voir dans les ligaes suivantes : \u201cLes Jésuites, dit notre coatrere, prenaient ainsi d'une inain quatre cent mille piastres en or sonnant, et d\u2019une autre main, vouaient à la persécution, au danger de perdre leur foi ot à Loutes les misères spirituelles et temporelles cinq cent milie enfants de l'Église catholique, jété: à la dérive au milieu des populations protestantes d'Oatario, du Msnitobs et du Nord-Ouest.» Peut-on ineutir plus audacieusement/ Comme nous l'avons dit, la somme votée fat laissée à la discrétion du pape.C'est donc à lui et non aux Jésuites que s'adresse c6 mensonge : \u201cQ1'ils les Jésuites ) ont pris d\u2019aue main 8400,000 en or zonnant, et d\u2019une autre main, vouaient à la perséc ition, au danger de perdre leur foi et à toutes ies misères spirituelles et teraporelles cinq cent mille enfants de l\u2019Égiise catholique, jatés à la dérive au milieu des | populations protestantes d'Oaterio, du Manitoba et du Nord-Ouest.» Jamais plume canadieune-française G\u2019ou attaquer la papauté avec plus d'audace.Notre coufrere n-atteiut le diapason d'an snciea juarnsliste csnadien-fran - çsie, et aussi l'un des ch>fs da parti libéral, gai, daus une oonférencs à Monteéal, disait : Nous dirons siaplement que pas un | \u201cEu Europe et on Esrope seulement | Jo vois trois hunmes souteaus per quelques centaines de privilègiés, tendre leurs bras en avant pour faire rétrogre der les géuératious.Trois hommes y luttent encore au moyeu des proscriptions, des cachots, de l'exil, de l'échafaud, des meutres juridiques, des trahisons achetées, de la aéquestration intelleotu- elle, de l'ignorance imposée aux masses, des excommunicatio as et des anathèmes contre le princip: fondamental, néoes saire, indéniable de toute organisation sociale régulière.» Puis le c.nférencier ajoulait que ces trois hommes étaient l\u2019empereur d\u2019Autriche, le caar de Russie ot le pape!!! Aujourd hui, notre confrére de !a rue Sussex ne dit pas tout cela ; mais son attaque insensée, dirigée coutre la transaction relative aux réclamations deu Jésuites, siguifis tout simplement que le pape, par amour de l'argent, a voué à la persécution, au danger de perdre leur foi et à toutes les misères sp:- rituelles et temporelles, CINQ CENT MILLE ENPANTS DR L'ÉGLISE CATHOLIQUE ! !: À nos lecteurs de juger si notre interprétation est juste ou fausse, et s\u2019il est permis de croire que le Vicaire de Jésus-Cheist peut à ce point s\u2019écarser de son devoir.FIN D'UN PROCES CELEBRE MeGreevy et Connolly trouves coupables de conspiration pour frauder le gou- veruement.Ce célèbre procès dont les libéraux se moquaient ; qu\u2019ils considé- ralent comme une farce judiciaire destinée a jeter de la poudre aux yeux des naifs, s'est terminé avant-hier matin par un verdict de coupables.Le juge a alors demandé aux accusés s'ils avaient quelques chose à dire pour que la sentence ne fut pas portée contre eux.au nom des accusés et demanda que la sentence füt suspendue alléguant que les accusés avaient déjà esouffert beaucoup moralement et financièrement depuis plus de deux ans que ces poursuites sont commencés contre eux.M.Blake dit que ses clients sont prêts à donner caution qu'ils ne quitteront pas le pays.M.Osler, l'avocat de la couronne, s'opposa à la demande de M Blake ; il dit qu\u2019il ve voit aucune cause pour que le juge ne prononce pas la sentence immédiatement Il ajoute que la conduite passée des accusés ne justifierait pas la couronne d'accepter \u2018des cautions.Pendant l\u2019enquêt« parlementaire.Thomas McGreevy, s'est enfui du pays afin de ne pas doaner son témoignage et n'est revenu qu'après l'ajournement du parlement.Nicholas Connally, de son côté l'anrée dernière, s\u2019est emparé, au moyen d'une saisie, des livres et documents qui étaient en la possession de la Couronne et qui pouvaient le compromettre dans cette poursuite.Il n\u2019a pas voulu les rendre mème après l'engagement qu'en avait pris son avocat.Le juge prenant la parole dit qu'il ne voit pas de causes suffisantes pour le justifier de suspendre la sentence.Il a un devoir bien pénible à remplir dans les circonstances ; mais il ne peut s\u2019y soustraire, Il lui faut faire taire les sympathies qu'il peut avoir pour les deux accusés pour ne se souvenir que de ses devoirs comme juge.Il dit qu\u2019il s'accorde parfaitemedt avec le verdict que les jurés ont rendu.Ce verdict devra avoir pour effet d'élever le niveau de la moralité pnblique, et devra servir d'exemple pour d'autres qui seraient tentés de suivre les traces des accnsés.Le juge ajoute qu'il ne veut pas cependant être sévère ni faire porter aux accusés dans l\u2019état des choses actuelles plus que leur responsabilité individuelle, c'est-à-dire qu'il ne veut pas faire des accusés les boucs émissaires d'un système, en leur imposant une sentence trop sévère.Il les comdannera donc seulement à un an d\u2019emprisonnement dans la prison du comté de Carleton, sans travanx forcés.Les accusés ont reçu le verdict du jury et la sentence du juge avec beaucoup de calme.M.Niçholas Connolly a paru cependant en être M.Blake répondit [ plus impressionné que M.McGree- vy.On voyait que* l'effet produit sur son esprit apparaissait plus snr sa figure, qui est passée tour à tour du rouge au bléme ot du blôme au rouge.Après le prononcé de la sentence les diverses amis des accusés les ont entourés pour leur presser les mains et lorsque le public a eu quitté la cour, les accusés en sont sortis en compagnie du shérif, le Dr Sweetland.Élection do Winnipeg Martin, l\u2019'ex-procureur-général de Manitoba, et l\u2019auteur de la loi inique qui prive la minorité catholique de Manitoba de ses écoles séparées, a été élu, avant-hier, à Winnipeg, député aux communes, en remplace ment de M.John Hugh Maedonald, démissionnaire.La majorité de M.Martin est de 204.C'est \u2018a première fois depuis 20 ans qu'un libéral est élu à Winnipeg pour la chambre des communes.Los grits sont dans Ia joie Ce sont eux qui ont aboli les écoles séparées da Manitoba, ot c'est l\u2019exécuteur de cette grande @1vre yu'il viennent de faire triompher.Le \u2018Canada\u2019 et ses injures | Al'Bglise aux Btats-Onis ET A Mgr IRELAND; Il A I'Bglise au Canada ; A OTTAWA SURTOUT: L'EGLISE ENDORMIE ; Les PROTESTANTS VIGILANTS : M.Oscar Grand Vicaire ; H meurt d\u2019inanition.I L'EGLISE AUX ETATS-UNIS.M.McDonnell la dénonce et l'ou- traga, frignant de la louer.\u2014Citons en deux exemples.ler ExsmeLe.\u2014I calomnie l'église aux Ftate Unis en la proclamant ag- greasive ; il la rend odiause, la dénonce au fanatisme en affirmant qu\u2019elle est un grand danger; c'est textuel.« Elle affre cependant, nous ditiil, us grand danger pour l'élément protestant des Etats Unis v Mais, mon bon homme, en quelle contrée et à queile épogne l'Eglise a- telle été un danger pour l'élément protestant ?Ne voyez-vous pas que là où ily a beaucoup de cathoiig'ies, comme à Ottawa, à Moatréal, à Qué bec, les protestants sont pris d'une louable émulation ; ils se maïntien- nent plus religieux et meilleurs, plus actifs et plue généreux dans leurs oeuvres de bienfaisance ?Le contact avec la vie cathulique leur donne plus de vie chrétienne et dsvient leur plus ferme appuien tout ce qui nous est commun, en tout ce qu'ils ont de bon.Bienfaisante envers tous, l'Eglise profite plus encore à ceux qu\u2019elle éclai- 1e et raméae en sun sein.Il est dans won essence de n'être un danger pour personne, mais d'être, comme son divin fondateur, la bienfaitrice universelle, même à l\u2019égard de ses enfants séparés, lea protestants, nos frères par le baptême et par la croyance en J.C.2e ExeupLE \u2014 C'est la citation -ui- vante, que le savant rédacteur dit être de Mgr Ireland et dans laquelle il voit toute l\u2019idée catholique : Cette idée réellement catholique, dit- il, nous la trouvons toute dana ces paroles de Mgr.Ireland : ov La religion qu'il nous faut aujour- v d\u2019hai n'est pas celle gui consiste à » chanter des hymnes suaves dans le 1 chœur des cathédrales, à porter des « ch ssubles brodées d'or, pendant que «la multitade est absent de ia nef ou : des ailes.et que le monde extérieur n meurt d'inanition morale et spiritu- 1 elle.Allez i la recherche des hommes : + parlez-leur, non pas en phrases »pompeuses, ni dans le style d'un sers monnaire du dix-septième siècle, mais en paroles ardentes qui péaë- « trent les esprits et les cœars.» Après cette citation le Canada reste en extase, transporté au troisième ciel, devant sa découverte, c\u2019est du vieux, cher Canada, vieux de dix neuf siècles.La re igion qu'il nous faut aujour- d'hui est osile de J.C., préchée par les apôtres, l\u2019Egtise, le pape, religion indéfectible, universelle, obligatoire pour tous et à jamais imœuable, parfaite dès l\u2019origine, œuvre da Sauveur lui-même et de son divin Esprit.Le Canada oceraitil accuser Ngr Irelsad d'un inventer une autre, de tou- d fier, de retrancher on d'ajouter un ita a ve qu'a fuit, orduané, statué, réglé J.C.même, duni les paroles demeurant et ne passent poiut, tandis- que le ciel et la terre passent avec les hommes, gels qu'ils soieat.Le Cunads accuse-t il Mgr Ireland de proscrire du choeur de sa.cathédrale le chant des hymnes suaves et deu les remplacer par des vaisos et po kn dernier geure, à la mode du jour, le combie du progrès et de l'art musical ?Accuse-t il le prélat de n'avoir pour sa cathédrale ni chaeuble en drap d'or, ni même des chwsubles brodées d'or ?Les somptueux usious de St Pau!, comme ceux des autres rich-+ cités américaines, étalent l'or à profusion avee- des dorures de toutes sortes, Lans un tel milieu social, c3 serait Inmentable si à Su Paul les cha-ubles de la cathédrale n'étaient qu'en coton jaune et brodées de clinquaat.En avanç rat l\u2019insiauation du Canada devient pius maiveillaate : Vout-il en eftet nous faire entendre que, à la cath «drale de St Paul, la multitude est absente de la nef où des ailes 1 Que dans cette ville le monde ertérieur meurt d'inanition mora e et spirituelle Ÿ Est-ce la co que le Canada nppel'e pompeusement la marche ascendunte de l'Eglise aux Etats Unis ?Mgr Ireland est ua homme pratique, et, quand il parle à St Paul et aux Etats-Unis, il le fait bien p'us pour curriger son mon \u2018e et les autres cat ho- liques américains que pour ramener les parisiens à leurs devoirs qu\u2019ils oublient.Voilà pourtant, eu définitive, le grand éloges matériel et palpable que nous fait M.Oscar de I'Eglise aux Ecats-Unis Evidemment il souffre de la berlue: même quand il regarde au loin ; mais c'est bien pire, quand il regarde auprès et tout autour de lui.Alors il déraisonne à plaisir : on dirait vraiment qu\u2019il tombe de la lune, qu\u2019il & toujours habité ces hautes régions et qu'il s\u2019y réfugie encore, lorsque, selon ses expressions, il veut poser en observa \u2018eur impartial et plus ou meins philoso- Pp a, n I! L'ÉGLISE AU CANADA Au Canada l\u2019Exlise est endormie ; Elle n'avance pas, par conséquent Elle recule.Elie somueille dans une atmosphère qui appartient à un autre siècle, tandis que tout remue, tout marche autour d\u2019Elile.Ainsi parle notre observateur impartial, notre philosophe.Evidemment, s1 sa demeure terrestre est à Ottawa, ses yeux et sa vie intel- leetuelle sont perdus dans la lune.Près de sa maison, rue Wi broad, deux églises viennent de s\u2019élever, il ne les à pas vues: il se figure gne les paroissiens de St.Joseph et du Sacré- Cœur dorment avec leurs pasteurs.Tout sommeil : l\u2019Université qui est devant sa porte ; la bâtisse immense avec son personnel, c\u2019est tout du moy-n- âge.Les Eglises de la ville, Ste Aune, St Brigitte, St Jean-Baptiste, St Patrice, la Oxthédrale, autant d\u2019édifices du \u2014lJ3eme.sièce.y comprise l'église de Hull.Toutes ces églises, avec les ailes et les jubés, se 1emplissent une, deux, trois, quatre fois par dimanch-, au su et au vu de tous les bsbitauts d'Ottaws ; le fait peut n\u2019être invisible qu'aux babi- tauts de l'atmosphère supérieure.Le Dimanche, à l\u2019entrée ou sortie des vffices, tout remus, tout marche vers l\u2019église ou en revient.Et, ces phalan- Res de catholiques, le mari et la teuume, le père et ses fils, ce sont bel et bien des gens éveillés et des gens de ce siècle.Pourtant, du haut de ses nuages, le grand Oscar nous crie : Au Cunada v l'Eglise est endormie ; elle sommeille » dans une atmosphère qui appartient à un autre siècle.« Et autour de nos écoles catholiques on est loin de dormir : là aussi il y a de la vie, fout remue, t,ut marche, par exemple, à l\u2019entrée et à la sortie den classes, et même quand il faut pa raître aux grandes expositions.Et nos écoles sont toutes neuves et bâties de mémoire d'homme ; témoins les écoles Lasaile, Guigues, Breboeuf, Garaeau, Ste Brigitte, St Patrice, St Jean-Baptiste, du Rosaire, etc.Ce ne sont pas nos pères qui nous oat laissé ces constructions; c\u2019est nous mêmes qui les avons élevées et à une date «1 récente que M.Oscar lai-même devrait s'en rappeler, s'il haluitait notre monde.Il devrait connaître aussi l'établissement des Dominicains, le couvent des Capucing le scolasticat et le juve nat des Oblate, les établissements récents des prêtres de la Compæguie de Marie et deu Filles de la Sagesse.Oes nom'reuses et grandes institutions très résentes rehaussent, ornent et enrichissent les environs d'Ottawa.Dans les derniers vingt aus les parois- ces de ce diocèse ont doublé en nombre et le clergé aussi, le clergé séculier en même temps que le clergé régulier.Voilà, pour Ottawa, les preuves matérielles de ce que contemple d'un autre hone cod impartial, notre ilosophe endprmi, quand da dace soa Five: \u201c E ands , Elise cat endormis : ce pas, par \u201cOn séqueut Ele «recule.KE le wommeille dius ug at « mosphère gui appartient à un autre \u201cuièols, taudie q ia toit remue, tout « march + autrur d E le.\u201d , S'il faut c'en rapporter au Canad, l\u2019archavéque de St Paul s@ oroit uly 1 de diraù son clergé: « À 1-z à vw rechsrche de homme ; parlez-leur \u201c non pas an phrase pompeuses, ni dans «lertyle d'un sermouaaire du dix-septié- \u201cma viècle, mais en psroles ardeutes qui pénètrent les esprité et les coeurs A titre de Grand Vicaire dn Mgr Ireland, le grand O «cat transmet dam au clergé d'Ottawa les aviu de sa Grace Mais, chor Grand Vicaire, v ave, vous pensé à deux fois ?Vos avis sont ilu absolument néc-senrez ?Allez a la recherche des hommes disait Myr Ireland.Pourquoi taut le recommauder ?V-r it ce parce que à St Paul et aux Etats c-la ne se fait pas, g'ié ce travail reste à faire ! A Ottawa il se pratique d'un bout de l\u2019année à d'autre: à pa ques, les homm & viennent à leur retraite, s'approchent des sacremouts ; ceux qui tirent en arrière sont en numbre insi- guifisnt.Fc leurs prêtres vont che, eux les ch-rcher, les inviter, les exhorter, les avertir de ca qu\u2019ils ont à faire.Chaque société d- bienfaisance a sun chspelain et le chapelain s'uccupe d-s bh mmes et de la société.Aussi à Ottawa les howmes laïgnes et le clergé ne font qu\u2019un.Oa se parle wvec des paroles qui plaisent à l'esprit et qui vont bien au coeur ; I 8 phrases pon.penses, on les laisse aux rh teurs ; elie; sont hors d\u2019usage au Canada dans les rapports entra les hommes L
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