Le spectateur, 2 mars 1894, vendredi 2 mars 1894
[" La politique financière DU GOUVERNEMENT TAILLON LE RECENT EMPRUNT \u2014 Repruie a I\u2019 *\u2018 lecteur \u201d D.Courrier du Canada : Nous lisons dans VElkcteur de mardi.» Le gouvernement Taillon vient de onntracter un nouvel emprunt de £600.000 ster'ing, en chiffre ronds $4,000,000, en Ang'eterre par l\u2019entremise de la maison Coates Son & Oo de Londres.L3 fait est annoncé officiellement ce matin dans les journaux ministériels.Ce nouvel emprunt n\u2019est pas encore sur le march5, il parait seulement avoir été donaé à l\u2019entreprise aux banquiers anglais.La dépêche officieuse transmise aux journaux dit vaguement gne les conditions sont meilleures que celles de l\u2019emprunt de l\u2019an dernier.© Nous pouvons dire à I'Electeur que l'assurance qu'il trouve si vague est certaine.L'emprunt qui vient d'être accompli marque le relèvement du credit de la province, et est la constatation éclatante des magnifiques résultats déjà réalisés par le gouver nement provincial dans l'administration des finances de la province.L'emprunt de trois millions est pris ferme à 94 4// d\u2019inté- rét et sans commission ; le ter= me est de quarante ans.Das l\u2019état actuel du mar= ché, ces con-litions constituent un énorme succss.Mais ce «jui rend le résultat encore plus satisfaisant, c\u2019est qu\u2019une forte partie de cet emprunt, environ un million, si nos rens>ign-ments sont exe acts, à été souscrit au Canada.sla ne saurait manquer do roduire les plus heureux ef- ets sur les marchés de Londres et de Paris.Cet in-ontestable succès ne saurait être nié même par la presse libérale.Apres les désastres du régime Mercier, les conditions obtenues sont une preuve du retour de la confiance dans l'avenir de la province.Mais les journaux hostiles exploitent une autre corde.On emprunte trois millions, g'éorient-ils; abomination! Lisez l\u2019Hecieur : \u201cC'est donc trois millions en addition aux quatre millious français.Quant à cette dernière somme on sait à quelles conditions atroces elle à été empruntée.Le gouvernement s'est ob igé, à peine de tout rdre, de dépnser dès le 31 décem- re prochain, c\u2019est-à-dire plus de six mois avant l'échéance, une somme suffisante pour rembourser Ces quatre millions.Sinon, il devra bon gré malgré confier aux mêmes banquiers français un emprunt d\u2019un plus fort montant à quarante ans, aux conditions qu'il leur plaira d'imposer.Voilà donc sept millions d'emprunts permanents, en sus des emprunts temporaires énormes contractés par le guuvernement Tail- lon, et des fates non moins énormes prélevées directement eur le peuple.\u201d Le quatre millions français messieurs de l'Ælecieus, sont les quatres millions empruntés per M.Mercier en 1891, cinq mois avant sa chute ; n'oubliez pas cela.M.Hall n\u2019a fait que P négocier une espèce de renouvellement, aux conditions les moins mauvaises possibles, étant donnée la situation effrayante où le gouvernement unt avait laissé les affaires.Ces trois millions qui viennent d'être empruntés sont en réalité le premier emprunt auquel le cabinet gouservateur ait recours.Et il n\u2019a été forcé dde le faire que pour payer les dettes, la dette flottante de M.Mercier.Faut il recommencer cette lémonstration ?C'est bien, recommençons ln paticmmen*.Onvrez les journaux de l\u2019As semblée Législative, page 282, \u2014s-s-10n d'automne de 1890 \u2014 et vous y verrez la dette flottante reconnue et avouée par M.Shehyn, soit $10,862,353.Il n\u2019y a pas à regimber, excellent Ælecteur, c\u2019est la déclaration de M.Shehyn lui-même qui vous condamne.Le 29 décembre 1890, MM.Mercier et Shvhyn faisaient voter un bill décrétant un emprunt de $10,000 000.Les résolutions concernant.l\u2019emprunt des $10,000 000 contenaient ce considérant : « Considérant que le 26 décem= bre 1890 la dette de la province se composait, entre autres, les sommes suivantes.(ici une longue énumération) formant ensemble une dette flottante de $10,862,353.86.Au mois de mars 1891, MM.Mercier et Shehyn partaie.t pour l\u2019Europe afin de contracter l'emprunt autorisé.Ils ne purent réussir à contracter tout l'emprunt à des conditions avantageuses ; et ils se bornèrent à emprunter $4 000,000, au lien de S10,000,000 en émettant des bons provinciaux datés du 15 juillet 1591, et rembo.rsables dans d:ux ans, soit le 15 juillet 1=95.Les $4,000 000 de 'emprunt de juillet 1891 n> couvraient donc qu\u2019une partie de la dette flottantte avonée, reconnue, admise et créée par le gouvernement Mercier.Il restait $6, 862,353 à couvrir.Et depuis décembre 1890, la dette flottante s'était grossie encore par un déficit de 3600.000 dans les opérations ordinaires de 1890- 91, et par un autre défict de $988,000 dans les opérations ordinaires de 1891 92.Ces deux déficits, dont M.M-rcier est responsable, ajoutaient la somme suivante à la dette flottante : Déficit 1890 91.8 600 000 » 1891.92.988 000 81 588 000 Car ces déficits dans les dépenses ordinaires ont dû être soldés par des emprunts temporaires.En résumé la dette flottante que nous a léguée M.Mercier était d\u2019environ 313,000.000.MM.Mercier et Shehyn ont emprunté 34,000,000 pour lesquels M.Huil à pris des arran= gements au mois de juillet dernier.Il restait donc à $9,000,000 environ sur la dette flottante léguée par le gouvernement de la Clique.Avec quoi l\u2019Ælecteur veut-il que nous payions sela ?Il parle de taxes.Les taxes ont été imposées pour combler le déficit dans es opérations ordinaires de la rovince.A lachute de M.Mercier les dépenses ordinaires courantes, dépassaient les recettes de 31,000,000 en chiffres ronds.Pour faire disparaître ce solder déficit, le gouvernement à di- minné les dépenses de $500,- 000 et augmenté le revenu de $500.000 par les impôts additionnels qu\u2019il a fait voter.Mais la dette flottante res.y tait à payer.- Durant l'exercice 1892-98 nous avons payé pour $850,455 de subsides aux chemins de fer, votée sous M.Ma>rcier.Durant l'exercice 1891 92 nous avons payé 3750,963 sous le même chef des subsides aux voies ferrées.Durant l\u2019exercice actuel il y a 3800,000 de subventions «e mê.e nature inscrites au budget.Ila fallu contracter des emprunts temporaires, depuis deux ans, pour solder toutes ces dépenses imputables au cavital dont le budget provincial a été agrevé par M.Mercier en vertu des statuts de 1888 et de 1890.C'est pour rembourser ces empruuts temporaires et pour achever de payer ces subventions que nous avous emprunté ces trois millions.Lorsque l'Æ/ecteur parle de sept _inillions, il commet un acte d'insigne trompecie, car il sait qu® quatre millions ont été empruntés par MM.Mercier et Shehyn.Quant il dit: nsept millions en sus des emprunts temporaires, n il fait preuve d\u2019une inqnalifia- bl> mauvaise foi, car il sait que les trois millions qui viennent d\u2019être empruntés couvrent tous les emprunts tenporaires.Pour ce qui est des 34,000.- 000 de l'emprunt Mercier que M, Hall a prolongé jusque - 1895, que l'Ælecteur dépose ss :ollicitu tes.L* gouverne ment y pourvoira au temps voulu, et d'autant plus facilement que le cré«lit de la province,grâce à une bonne admis- tration, recommence à monter vers la hausse.En résumé, le gouvernement Mercier avait créé une dette flottante de $18,000,000, et un déficit régulier de 31,000,000.Le gouvernement actuel a comblé le déficit Et pour payer la dette flottante il ne lenan lera pas à l'emprunt beaucoup plus que $4,000,000, en sus des $4,700,000 empruntées par M.Mercier en 1891.Le reste de cette dette sera payé à même les revenus ordinaires.Voilà l\u2019œuvre financière du gouvernement conservateur.Elle défie la critique, eile commande l'admiration de tous les hommes impartiaux, et elle recevra l'éclatante approbation de l\u2019électorat, qui veut dans l'administration la probité, l\u2019ordre et l'économie.LA DOCTRINE Le chanoine Archambault et les mariages mixtes \u2014 Los enfants doivent etre eleves dans la religion catholique Fin du proces de M.Sauvalle contre M.Tardivel A Montréal : Le procès de M.Sanvalie contre M Tardivel de la Vérité est terminé.La salle d'audience était remplie d'une foule de curieux qui tenaient à entendre le témoignage de M.le channine Archambault, doec- teur en droit canon, \u2014témoignage qui certainement a été d'un grand intérêt et que nous résumons ci- après M.Lamothe, avocat de M.Tardi- vel, ouvre l'interrogatoire de M.le chanoine par la queetion suivante: \u2014-Dans quelle condition l'église rmet t-elle le mariage d\u2019un catho- ique avec une protestante relativement aux enfants qui peuvent en naître et à l'éducation leur donner ?Rép.\u2014Jusqu'à 1741, pour des raisons que nous n'avona pas a discuter, l'église défendait le marisge entre catholiques et protestants, mais depuis cette date, pour certains pays du moins, cette defense n'existe plus et le mariags entre protestants et catho'iques est maintenant va ide, Toutefois à ce sujet, l'église pose les condlitions suivantes : lère condition\u2014El faut que là partie catholique soit protégée de sa religion.2ème condition \u2014La partie catholique doit s'engager à faire des efforts pour amener la partie hériti- que à se convertir.3vme condition \u2014Les enfants devront être élevés dans la religion catho ique.C-8 conditions, si elles ne sont pas remplie, n'entrainent pas la nullité du mariage.mais elle n'engagent que la conscience.Q\u2014Le cathoique, marié à une protestante, qui n'é'ève pas ses enfants dans la religion catho!igne est- il reconnu comme catholique ?Rép.Distinguo.Ceux qui connaissent la personne savent À quoi s'en tenir.Mais pour ceux qui ne la connaissent pas, il y a certainement présomption que la partie est pro- tostante Q.Celui qui, étant catholique, fait élever ses enfants dans la religion protestantes, encourt-il una censure ut est-il encore considérée comme catholique \u2018 Rp.C-tte personne est mal vue «le l'ég ise.L> 5me decret du consil le Q rébre dit qu'\u2019elie conmet uno late mrortelle et que c'est une es- } èce «l'apostasie pour un catholique de se marier avec uu sujet protestant.Pie IX, daus une lettre aux éve ques du Hanovre, « ordonné que tout -s paroissiens de Ste Anne auront sous peu une retraite pré- paratuirs à la fête de Pâques, Cette retraite sera tout probab.e- ment préché: par un prédicateur étranger \u2014Le procès fictif commencé il y & queiy'ies semaines, 60 continuera dimanche prochain au lieu ordinaire des réunions de la Société des Amis du S.Coeur, section Ste Anne.M.Tartuffs accasé de vo!, dans ce proces, a été libéré avec un can- tionnement de $20,000.M.Thos.McNicoll agit comme juge Los avocats sont: pour la couronne.M.M W.C.Labslle, et A.Dufour, et pour la défense, MM.E.J.Labelle et A.Barette.Ce procès simulé promet d'être des plus intéressants.\u2014Le constable McMullen se souviendra \u2018longtemps de son aventure de lundi soir, près de Pooley's Bridge.Voici les faits en peu de mots: Un nommé John Lennagham était à causer du désordre à cet endroit et le constable que nous venons de nommer entreprit de l'arrêter.Une lutte s'engagea entre les deux hommes.Lennagham réussit à prendre sa couese en descendant la rue Keefer, dans la direction d\u2019une conr à bois.Le fuyard s'étant embourbé dans un banc de neig», le constable, finit par le saisfr.Unc autre lutte s'en suivit, durant laquelle Len- han sempasra du bâton de l'agent de sûreté et lui en assena un violent Coup sur la tête.L'homme de police fut renversé à l'instant par ce coup et demeura pendant quelques instants tout abasourdi et presque sans connaissance, ilCerte victoire a permit a Lennaghan de s'enfuir et il est encore au large.NOTES DE HULL \u2014Aujourd'hui a lieu à l'églis> Notre-Dame tes exercices regieux de ia Garde d'Honneur.\u2014Dimanche après-midi, aura lieu l'ouverture d3 la retraite des garçons ds la paroisse.£7 L> tabac BEAVER est abso.lumes:t propre et le seul que les gentils hommes chiquent.\u2014MM.Maxime et Joseph Viche sont de retour de leur voyage dans le haut de la Gatineau et sont les hôtes de M.Plante.\u2014Nos remerciements à la « Cana- du Printing Ink Co, « de Toronto, pour le maguitique calendrier qu'elle nous a adressé.\u2014On trouvera sur nos premières ot 43 pages de la matière interres- sante, y compris le procès verbal de la séance du conseil de Hull, en date du 19 février.\u2014Nous apprenons la mort de deux anciens citoyens de Hull.L'un est M.Désiré Latourelle, hôtelier, l'autre, M.Ozias Poitevin, frère de M.Ephrem Poitevin, contre-maitre à la manufacture d'allumettes d'Eddy.EF AUGUSTE GERMAIN, employé pendant 20 ans dans uno manufacture de machines à coudre aux Etats-Unis, informe le public qu'il est maintenant résident à Hull, chez Mda.Gagnon, rue Victoria, porte voisine ds M.À Parent peintre, où il recevra les comman-les pour réparations de machines à coudre.\u2014M.A.T.Lépine, M.P.P., donnera à Hall dans le cours de la prochaine ses-ion une confèrense ou- vrère an bénéfice du monument Chrnier.I\\ sera accompagné de M.Geurge Warren l\u2019un des ch-fs organisateurs ouvriers.\u2014Une nombreuse assemblée pub i jue convoquée par les chevaliers du travail de Hull à été tenue hier soir, à l'hôtel de ville.Les trois orateurs de la circonstance ont été M.Devlin, M.P, M.J.M.McDongal, C.R.et M.de Marti gny, avocat, La cause ouvriére a été éloquemment défendue par ces trois orateurs, et la \u201cP.P.A.\u201d a été dénoncée par eux dans les termes les plus justes et les plus energiques.\u2014M.James Martin, maire de Buckingham, ro .1s dit qu'un syndicat du capitalistes, du Colorado, se propose d'exploiter les mines des environs de Backingam.\u2014 Mercredi soir, au moment de monter en chaire, le Rév, P, Lewis a res 1 un télégramme que son père se mourait.Le Rév.Père s\u2019est rendu hier au chevet du mourant.La grande œuvre d'une société Comment le viel Ordre des Forestiers parvint a sauver un frere L'expérience concluante de M.Isaac Brigga, de London.\u2014Souffrait depuis quatre ans.\u2014Sa Cour vint à son aide après l\u2019ineuccès de tous les médecins- et il est encore capable de sortir.Du London Fres Press : La résidence de M.Isaac Briggs, 501 rue Charlotte, est une des mieux tenues de toutes les résidences de ceux de lu classe ouvrière à London.Devant la maison, de jolies grandes allées ; sur le côté et derrière !e cottage, de jolies vignes courent le long d\u2019un grillage : il y existe aussi un magaifique jardin.Plus loin, on ne voit que champs et forêts ; et, de fait, tout ce qui peut réjouir l'état d'uu malade était accamulé là, comme il nous a été donné de le coneta- ter, une jolie après-mi-li d'automne.Aussi, il n\u2019y avait pas à se demander si M.Brigg3 était j »yeux et content dans un pareil site.Seulement, une conversation avec Ce monsieur révèla le fait qu'il y avait de très bonnes raisons pour qu'un homme sous les mêmes circon-tances, et au milieu d\u2019un paysage si riant et si enchanteur, dut refléter sur son visage Ce qu'il ressentait en lui- méwe.L histoire telle que racontée sera trouvée très intéressante et quant à sa véracité absolue, si jamais elle était mise ou doute, Leaucoup des la corroborer.M.Brgys a été | invalide pendant quatre ans et se | porte mal et est sous des ving wd.; dicaux depni- h-it ans.C'est co : 1855 qu'il » res-ntic prarla pre- mièr.fois l'i
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