Le spectateur, 29 janvier 1895, mardi 29 janvier 1895
[" « .Hurt, Qué., Marpi, 29 JANVIER 1895, No.72 Chambre d'A di 8 sacmblée & \u201cgob Al SPECTATEUR Pablié par la société do Publication Conservatries de Montréal AEOADANAILIZOVDVDIBISILY NEUF sos pix Demandent 999323952938 Achètent les ALLUMETTES E.B.EDDY.EET NEE Et Si vous êtes le Dixième, et que vous soyez ouvert à la conviction, essayez les \u201c - ALLOMETIRS DB E.B.EDDY.TITI LOHAHA0ST\u2014°68H0 CII TA COTTON DUDDOUOOU SU OOOUUDDOOODODDOUDODOODODOD) CITE DU ODON I Meubliers et Bourreurs THÉRIEN ET STEWART, 265 et 267 ras Rideau, Ottawa.Meubles de toutes d.scriptions confectionnés et .: atelas de toute sorte faites, Lourrés et réparés sous le plus court délai.Pianos et autres meubles repolis.Préparation spéciale de Thérien pour repolir et vernir les meudies vendue en bouteille et à lu mesure Me.ibles et lits à ressorts de toute sorte, en gros e en étail.P.8.\u2014 Tous ordres par la malle recevront la plus prompte attention.THÉRIEN ET STEWART.\u201cHUB\u201d RESTAURANT, Jos.E.Gravelle, PPop.1034 et 101 RUE PRINCIPALE, HULL.SA L1qUEURS, VINS et C1aARRy de premier choix.à GEO.BAILEY MANUFACTURIER DE Serrures de toutes sortes.Reparages esutes a court delai.ru WELLINGTON, OTTAWA H.PHILION Manufac e ortes, Chassi Faas u- .stes et Jloulures.Toujours en mains un Stock eonsidérable de bois de Plancher, V Joint et Lois sèche de toutes descriptions, H.PHILION, Coin des Rues BAY et FLORENCE, Ottawa.Grande Péduction pour les Fêtes ALP.COUTURE HORLOGER ot BIJOUTIER 92 Rue Principale, Hull.BIJOUTERIES ET ARGENTERIES DE Ire CLASSE Montres en Or et en Argent, oncs de mariage sans oudure, une spécialité.Cadeaux de Noces et d Anni- ersaires de toutes sortes.Une visite est sollicité.x mo lérés.Mesdames et Messieur , L'endroit de la ville où vous pouve acheter à meilleu o MONTRES, HORLOGES et BlJOUX est chez A.PETIT, No.102 Rue Main, Hyudb Fabrication et réparages ex écutés à bas prix Réparages des montres de prix, une spécialité.A.PETIT, Horloger, 102 rue Main.AVIS Le Dr 8.P.Cooke, ci-levant de Hull, désire faire connaître à ses nombreux clients de Hull et d'Ottawa, que son bureau professionnel sera à l\u2019avenir au No.108, rue Kent, coin de la rue Queen.Ouvert le jour et la nuit.S.P.COOKE M.D Téléphone 1081 RAPPELEZ-VOUS CECI.WILLIAM HOWE Manufacture les Blancs de plomb les plus purs en Canada ; 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trois cents autorisations avaient été détivtées.Dès huit heures et demie, toutes les troupes des casern»s autres que l\u2019Ecole militaire sont rangées autour de l'immense place d'armes ; à ce moment les détdthements de dragons, de cuirassiers et d'artillerie à cheval de l'Ecole militaire, sortent des cours où ils étaient formés et viennent remplir les derniers vides.Les journalistes sont encagpés à gauche, entre l'infanterie et l'artillerie; instinctivement leur ligne noir se range sur le prolongement des troupes.Le silence est p ofond dans la cour et sur la place, si profond qu\u2019on entend toutes les rumeurs des quartiers voisins, le roulement continu des voitures passant entre la façade de l'Ecole militaire et la galerie des Machines.Un quart d'heure avant le momeut fixé, le général Darras, commandant la 16e brigade d'infanterie, accompagné de sun officier d\u2019ordonnance, du colonel Fayet et de doux cuirassiers, arrivait au milieu du carré en passant près de la voiture cellulaire qui avait conduit le condamné, le matin, à la prison de : | ne \u2014\u2014\u2014\u2014 to = ORGANE DU PARTI LIBERAL-CONSERVATEUR la caserne, où il attendait l'heure de l\u2019expistion.Le silence devient plus profond encore à mesure que le moment approche.L'aspect de la cour est solennel avec ses rangées de troupes immobiles au dessous cles sâtiments bus de la caserne, peints en Ulanc, les fenêtres et les portes encadrées de jaune.; D'un côté, le dôme des Invalides, qui abrite le souvenir de tant cle gloires, de l'autre la façade de l\u2019Ecole de guerre, comme plaquée parla perspective contre l\u2019énorme toiture de la galerie des Machines.Sur cette façade éclate, noire sur fond blanc, cette inscription : ÉCOLE SUPÉRIEURE LE GUERRK Dit yfus fut un des brillants élèves de cette école ! Les élèves d'aujourd'hui sont là, groupés sur une terrasse, dominant I'imposant et triste spectacle.Les minutes s\u2019écoulent, longues ; la grande aiguille de l'horloge marche cependant ; bientôt elle a atteint le chiffre XIT, le général Darras lève son épée et jette le commandement aussitôt répété sur le front de chaque compagnie : \u2014 Portez vos armes! Un bruit sec de fusils s'appuyant contre l'épaule et plus rien.Au fond, dans l'angle d\u2019un bâtiment que recouvre la terrasse où sont les officiers de l\u2019Ecole de guerre on voit se imouvui« un groupe, c\u2019est Alfred Dreyfus encadré par quatre artilleurs, accompagné par un lieutenant de la garde républicaine et le plus ancien sous-offiicier de l\u2019escorte, qui approche.Entre les dolmans sombres des artilleurs, on voit se détacher très net, l'or des trois gallons en trèfle, l\u2019or des bandeaux du képi, Fépée brille et l'on distingue de luin la dragonne noire tenant à la poignée de l'épée.Le groune se dirige vera le général Darras, devant lequel se tient le gref- tier «lu conseil de guerre, M.Vallecalle, officier d\u2019adiministration.Un signe du comman«lant des troujxs, les tambours et les clairons ouvrent un ban et le silence se fait de nouveau, cette fois, tragique.LA DEGRADATION Le greftier s'approche du condamné et lit d\u2019une voix très distincte le jugement qui condamne le capitaine Alfred Dreyfus à la dégradation et à la déportation \u2018dans une enceinte fortifiée.Dreyfus écoute silencieusement l\u2019ar- rét.1 a voix du général Darras s'éléve, légèrement empreinte d'émotion.\u2014Dreyfus, vous êtes indigne de porter les armes.Au nom du président de la République, nous vous dégradons! Dreyfus s\u2019écrie alors d\u2019une voix nette, sans que l\u2019on distingue le moindre tremblement : \u2014-Je suis innocent, je jure que e suis innocent ! Vive la France ! La foule jusqu'alors silencieuse s\u2019émeut et une clameur s\u2019élève : \u201c À mort !\u201d Le bruit s\u2019apaise aussitôt qu'on voit s\u2019approcher l\u2019adjudant chargé de la triste mission d'enlever les galons et les armes.Les galons et les paraments ont été décousus d'avance.Le sous-officier arrache les galons d\u2019or du képi, les galons en trèfle des manches, les boutons dorés du dolman, la bande rouge que le condamné porte à son pantalon depuis son entrée à l'Ecole polytechnique.Reste le sabre ; l\u2019adjudant le tire et le brise sur son genou ; un bruit sec, les deux tronçons sont tombés sur le paré.Le cinturon est ensuite détaché, le fourreau tombe à son tour ave: un bruit sinistre.C\u2019est fini.Ces secondes nous ont semblé un siècle ; jamais iin- pression d'angoisse plus aiguë.Et de nouveau, nette, sans indice d'émotion, la voix du condamné s'élève: \u2014Je suis innocent, vive la France ! Et, comme secouée «le ls même impression, la foule, entendant ces mots, pousge encore un nouveau eri: \u2014A mort | DEVANT LES TROUPES Ii reste encore au condamné à passer devant seu camarades et ses subordonnés de la veille.li enjambe ce qui fût les insignes de son grade, que deux gendarmes viendront relever tout à l\u2019heure entre les quatres canonuiers le sabre nu, gardé à la vue par le lieutenant et | l'adjudant de la garde républicaine il vd passe ainsi très droit au milieu du bilewes.: Arrivé près de la grille, il aperçoit fé-fou!e derrière les troupes ; il s\u2019écrie encore 7 \u2014\u201cJe suis innocent ; vive la France : Et, secoués encore, les milliors d'assistants pousent In même et formica- ble clameur : \u2014A mort! La marche reprend : plvs un mot.Pas un cri.Mais en arrivant devant le groupe des représentants de la presse, Dreyfus crie : \u2014Vous direz à que je suis innocent ! La plupart restent immobiles ; dans une partie du groupe quelques voix s'élèvent.Nous distinguons les mots : \u2014Misérable! Judas ! Et ln foule pousse encore sa lugubre clameur : \u2014-À mort ! Le tour du carré s\u2019ach-ve, le condamné est conduit à la voiture cellu laire qui s\u2019ébranle aussitôt et conduit Alfred Dreyfus au service de l'authro- pométrie et de là à la prison «de la Santé.Son passage par l'avenue de la Motte-Piquet ayant été tenu secret, la foule ne s'était point rendue sur ce point (cent personnes au plus) et le trajet effectué sans autre incileut que quelques cris : \u201c A mort !\u201d jetés par les passants qui voysient passer la voiture entourée de gendarmes républicains.La parade avait durée en tout onze Pendant ce temps, les trou la France entière minutes.pes prenaient leurs dispositions pour défiler.Aux sons de la musique du 39e d'infanterie, nos soldats ont détilé, montrant par leurs attitudes \u2018que la faute d\u2019un des siens ne saurait zttein- dre l\u2019armée.UNE DÉCLARATION DU CONDAMNÉ La foule s\u2019est écoulé Dans la cour, on raconte qu\u2019Alfred Dreyfus émue.aurait fait allusion à sa conduite en parlant à ses gariliens alors qu\u2019il attendait l\u2019heure d'être conduit dans la cour où il devait expier.Nous contrôler ses paroles ; les voici à peu près textuellement : « Je suis innocent.Si j'ai livré des « documents à l'étranger, c'était pour \u201c amorcer et en avoir de plus considé- avons pu \u2018\u201c rables ; dans trois ans, on saura la \u201cvérité, et le ministre lui-même re- « prendra mon aflaire.\u201d DREYFUS A L'ANTHROPOMÉTRIE Après la parade d\u2019exécution, Dreyfus a été conduit au dépôt.Quelques instants après son arrivée, deux guwdes républicains, accompa- gnaut le directeur du dépôt, l'ont conduit au service anthropométrique diri; gé par M.Bertillon.nent les déténus ordinaires, c\u2019est-à-dire l\u2019escalier qui conduit directement du Dépôt aux locaux occupés par le service de M.Bertillon.Il n\u2019avait pas le cabriolet ; 11 inar- chait librement.Il était toujours revêtu des vêtements d\u2019officier lacérés au cours de la dégradation.Il se troeveait qu'aujourd'hui le noin- bre des détenus à mesurer était tres élevé.Dreyfus est passé à son tour ; Inais afin «le prévenir la curiosité des autres détenus, il n été mensuré \u2018ans une salle spéciale.Cette opération a duré dix minutes.Le condamné s\u2019est du commencement à la fin, montré fort calme .il a gardé un silence absolu et s'est prêté docilement à tout ce qu'on demande de lui.La mensuration terminée, il a été mené à la salle de photographie.Là on a pris plusieurs épreuves ce | face et de profil ; il a été photograp!.ié avec sta uniforme en lambeaux.Ensuite Dreyfus, restant toujours dans Dreyfus à suivi le chemin que.pren- un complet mutisme, a été réintégré au dépot.Là, il à de nouveau protosté de son innocence.LE MOT DU COCHER Très entouré par ses camarades, le cocher de ln voiture cellulaire vacon- tait, dans la cour «lu Dépôt, près de l\u2019infirmerie spéciule, ler phases de la dégradation et dornait son impression sur l'état d'âme du traître.Indigué de l'attitude de Dreyfus, il conclut tout à « u;: -Voyez-vous, +e t'est pas un hom- Prus.me, que Jai amen dei clest un sien \u2018 IMPRESSIONS LE vÉGoUT Te dégoût, tel est le sentiment qu\u2019a inspiré, ce matia, l'attitude de Dreyfus, aussi bien parmi les officiers qe parmi les privilégiés qui ivaient pu pénétrer dans la caserne Certes, on s'attend uit à éprouver une émotion, une tristesse, peut-être même uni peu de pitié, mais non, quand on a vu le condamné s'avancer, lu tête haute la main sur Ja poignée de son sabre de ce sabre qu'on allait briser deux mi nutes après ; quand, pendant le déti- \u2018é, on l'a vu, regardant d'un aie hautain les bleus massés sur son passage, ces braves petits français, comme sil les passait en revue, tous les assistants on détourné Ja tête : le dégoût avait tué tous les autres sentiments.TL fallait entendre dans la foule, qui s'écrasait comme si elle voulait graver à jamais les traits du traître dans sa mémoire, ces clameurs formidables =: lever: \u201cTraitre! Julas! Lâche 7 et le front du traître ne se courbait pas, et le rouge de la honte ne lui montait pas au visage 5 il continuait iw ehier au pas, du même pas que les quatre hommes qui l'escortaient, défiant cons me à l'exercice, semblant ignorer qu'il nssistait à une parade dinfamie dont il était le triste héros\" Cartes, ses anciens cane les quid - saient ce matin que depuis si plus ter - dre enfance Dreyfu- avut été nourt, élevé par l'Alleroiquee poor Ti sir d'e.pion avaient bien vat on, ear 1} doit falloir bien des années dé ntrainerment pour arriver a une telle portion dans l'impudence et l\u2019infamie, D) eyfus à prouvé ce matin qu'apre, avoir été an traître habile 11 est devenu un cynique abjet.ROBERT GAILLARD.PAS UNE LAHME Il est tudéniable que l'attitude de Dreyfus a donné ce matin des nausées à tous les assistants, Quelques degrés de plus, si toutefois la chose est possi ble, et l\u2019exécution donnait lieu a un véritable scandale.C'est le cynisme, c'est la pose, l\u2019absence de tout sens moral, l\u2019ahjection pouseés au dernier poiut.Pas un mou vement de remords, pas une larme.Au moment où il passe devant nous, marchant du méme pas caclencé que les quatre canonniers qui l'escortent, je cherche vainement sur ses traits une impression de souffrance, une trace de l'anéantissement moral qui doit le ter rasecr.Rien.Pas un muscle Ni paleur, ni rougeur.Un calme révoltant laissait percer seulement la rage de l'insuccès.C'est tout.° ne tressailie.1 Et le spectacle de ce-trgitre défilant le frout haut devant les troupes, la | taille cambrée fièrement Jans le doi | man, toisant sans pudeur ceux-li | inémes rasemblés pour assister & son exécution, à luissé au cœur de tous un indicible ranceur mêlée de colère et de haine.Poseur' va.Poseur, il le fut au cours de sa carrière entière, poseur avec ses camarades, fier de son savoir, fier de sa fortune, hautain et i'npopu- laire, même parmi les hommes de sa batterie.| Voila ce que fut et est resté Dreyfus N.PAGÉ Administrateur.BRYSON GRAHAM Co.NOUS VOULONS Vos hillets de banque Vos pièees d\u2019or Vos pièces d'argent Vos pièces de cuivre Votre patronage Cp Vous Voulez Vous protéger contre le froid.La meilleure valeur pour votre ar gent.Voir NON FLANELLES, d'acheter ailleurs.avant Examiner NOS COUVERTES DR LAINES, 100 cents pour chrque & quand vous achetez ici.Nous croyons que tous montrons le meilleurs valeur dans le tlanelles et les couvertes, Rien de paral en ville.Venez vote.ys0n Graham & Die.144, 146, 14%, 150, 152 et 1M4, DUE SPARKS, Ottawa, Ep iceries 93 rue O'Connor Médecines, 35 rue O'Connor.laurent, Latorce et Bourdeaux, MAISON FOND on 1860.Seuls importateurs des célè- pres Pianos HARDMAN, New York, MENDELSSOHN, Toronte, GELITARD HEINTSMAE CO, Toronto, WORMWITIF binestor.Ont aussi con anurent un grand choix de Bruos de diverses manufactures et Orgues fabriquees au Canada.Cette marron, qui existe depuis près un demi siecle, est umversellemens reconnue par son honorabiité.Catho- logues expédiés sur demande, Accords et réparations faits « ordre.1637 RUE NOTRE DAME TÉLÉPHONE 1597.MONTRÉAL.F.X.FILTEAU - 0 - .- Le Doyen dead Photographies de Hull.La maso\u201d 3 artistiques par cxrellene, Positivement le plus em\u201c: état de satistuire les gouts ten plus diificiles dans l'art photographie Ouves_egaianti et a ha prisg No 115 RUE PRINCIPALE.mr \u2014\u2014\u2014 Ce 13 = HOTEL VICTORIA Cote du Palais, Québec Cet hôtel est mointe antoavert an publie Los apeur chem.et offre toute.Jem uc Dinndanons mde thes.Jes bres sont -ndes.hizn adreen et le service est doo plus complets.1, ameullement est der plus modernes.BENJ.TRUDE, s.BH w, Du Floren-e) Propriétal e.at.150 ARPENTS DE TERRE À VENDRE OÙ A LOUER Deux terres en une Denx magnifiques terres de 75 arpente chacune en ait ormre et propre A la (vulture, sit dane ovnehip de FH, aver trom ranges ot 5 pour décharver Je foin (frurche), pouvant pur ; T0 tonnes de fon chacune, 7 mises, sillo, ¢tables : pouvant contenir Vs tête à comes, écuries La dégrad.tion ne le toucise pas, T1 te geo Le er aa a caine, quatre pms, nait \u2018\u2018 à sa peau \" aot rien autre.I! 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Nutre cuufrère La Croiæ pourrait, ce aous semble, se flatter de son indépendance des partis sans commettre l\u2019injustice que nous nous lui signalons présentement.Le gouvernement fédéral, lui-même, loin de se croire désaprouvé par cette requête, en à vu l\u2019apparition avec le Les évêques, l\u2019année dernière, ont Es dans leur roqube qu'ils no fniesiont qu'un avec leurs ouailles ; mais lo gouvernement, Sans douter do In justesse de cette affi_uiation, lorsqu'il se seatire poussé non seu'ement par les évêques, mais nuesi par les ouailles, aura plus «le force pour agir dans le cas où le conseil privé d'Angleterre renversereit la décision de la cour suprémn Ju Canida.Voilà la vraie position.Qu'il n\u2019y ait donc aucun malattenda Le gouvernement féléral oct des plas beureux de cette nouvelle initis- tive prise par les catholiques.Son désir le plus ardent rat le faire respecter la loi partout où s'étéud ea juridiction ; mais il a besoin pour cela d'être soutenu par l'opinion publique.Que tuus les catholiques sincères, conscrvateurs et libéraux, signent donc la requête à deux mains s\u2019il le faut, c'est-à-lire, sans hésiter aucunement, et que chacun soit bien persuadé que ce n'est pas Je gouvernement qui frem- ble aujourd'hui à la vue de le nouvelle requête.\u2019 Le gouvernement sait qu'il a fait son devoir jusqu'à présent ; que son attitude n'a jamais été équivoque ; que sa ligne de conduite a été cello tracée per la résolution Blake «le 1890, adoptée à l'unanimité des libéraux et des conservateurs dans le parlement Le gouvernement s'est trouvé lié par cette résolution, et il ne peat maintenant intervenir dans l'aff.uire des écoles que si le conseil priso \u2026'Angleterre lui reconnaît l\u2019autorité dont il à besoin pour remettre les choses à :eur place dans la province de Manitoba.Ceux qui hésitent aujourétswià si- £ner la nouvelle requête n0-
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