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Domaine public au Canada

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Titre :
Le spectateur
Éditeur :
  • Hull :N. Page,1889-
Contenu spécifique :
jeudi 1 décembre 1898
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Le spectateur, 1898-12-01, Collections de BAnQ.

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[" een EE e Û > VoL 10 DixrkuEe ANNÉE Rédigé on Collaboration.Aiphonsa a COUTURE Horloser et Bi'outier RUE PRINCIPALE, LE SEUL ENDROIT où lon peut se procurer des bijouteries de toutes espèces à des prix qui défient toute comy'étition.VENANT DL'ARRIVER, un lot considérable de mou- tres jour dames et messieurs et bijouteries les plus nouvelles, REPARATIONS ne SPECIALITE à court déla A COUTURE 3 ru ~#adresser A aucun des principaux A } fi LN HORLOGER ET BIJOUTLER.No.96 Rue Principale, Hull AVIS sem IMPORTANT Coux qui désirer tse procurer des peintures garaLmn pures, pourront marchands, tel que : #.BARRETTE.P.H.CHARRON ANT.PARENT.O.CHENIER.: B.CARRIÈRE.D.CHARRON.M.J.LAVERDURE A.LABELLE J.MARTEL.P.DAOUST.F LAROCHE.F ROUDEAU, Wrightville.Wu.McEWEN Demandes ia mar CARBE ROUGE.ue du \u2014 MANUFACTURE PAR \u2014 WM.HOWE, BLOC HOWE OTTAWA.AU MEDICAL HALL =, a\u2014 -:- EVITEZ LES RBHUMES -:- Plus de 8600 bouteilles du SIBuP DE JOHNSON POUR LA TOUX Ont été vendues l\u2019an dernier.Ce remède est infaillible.Essayez-le.eme, mea\u201d N.B.- Prescriptions remplies à la lettre.R.A.Helmer, Pharmacien.Rue Principale RICHELIEU HOTEL &r M.1.B.Durocher, propriétaire de I'notal Ri- ehelieu, Montréal, remercie te public voyageur du patronage qu'il lui à donné jusqu'à présent et espère u'il contiauera de l'encourager comme jar je A don hôæl avec toutes ses améliorations m peut accomoder $'0 personnes modérés.Les entrées de l'hôtel Richelieu sont seulement sur la rus Saint-Vincent.L'entrée sur la place Jacques-Cartier re communique plus avec | A CII] PACI La nouvelle ligae eo.irty est ouverte rs stion REAL atrale, 8.15 Ia nouvelle waittent Ottawa, gare Union, arrêtant à Hull, *4.25 a.m.8.40 «.m.10.05 a m., et 5.50 p.m, via la rive Nord.*Tous les jours\u2014les autres trains les jours de semaine seulement.BUREAUX DES BILLETS A ££ HULL Gare Unies, Gare Centrale 154, Ros PRINCIPALE, NAP.PAGE Agent, et EEE LE CONGRES DE COLONISATION : d'origine Ouverture officielle des SP Religion, Politique, Agriculture, Commerce, Inaustrwe et olonisation Hour, QuE., Jzupi | Decempae 1898, délibérations au eabi- net de Lecture Paroisial et au Monue ment National Conférense de M.l'abbé Dugas.Adresse de la Société au lieut.-gouverneur Jetté, à Mgr Bruchési et à l'Hon,.M.Turgeon DISCOURS ELOQUENT DU COMMISSAIRE DE L\u2019AGRIOUL- TURE.RYPONSES DU LIEUTENANT GOUVERNEUR ET DE MGR.L\u2019ARCHEVEQUE, L\u2019ELOGE DU CURE LABELUE PAR M.L\u2019ABBE ROULEAU Mardi, le 22 à 3hrs, la Société de Colonisation inaugurait les séances du Congrès par une jolie réunion tenue au Cabinet de Lecture Paroissial.L\u2019hon.J.D.Rolland présidait, ayant à ves côtés M le recorder de Monti gny.M.le Chevalier Drolet, M.l\u2019échevin Brunet, M.L.E.Carufel, secrétaire de la Société, et M.l\u2019abbé G.Dugas, le conférencier du jour.L'auditoire dans la salle était nombreux et distingué Nous remarquions, entre autres : M.C.B.Major, M.P.P., Rér.Dom Autoina, abbé mitré d\u2019Oka ; M.l\u2019abbé Marquis, le R.P.Cottet, curé de St-Ignace du Nominingue ; le Dr Jacques, M.J.M.A.Denault, M.Eusèbe Sénécal, père, M.T.À.Christin, M.Nap.Pagé, M.R.Dupont, le R.P Pelletier, St Alexis de Méta- pédia ; le R.P.Gagné, de Maria ; ME Duallaire, conférencier agricole ; M.Garnier, représentant la Société de Colonisation des Ouvriers ; le Rév.M.Langlois, de Verner ; le Rév.M.Gingras, de Sturgeon Fails ; le Rév.M.Bouchet, de Montfort ; le R.P.Lacasse, O.M.I., etc.etc, La première séance étant ouverte, l'on procéda immédiatement à la formation des comités qui chacun se compose de 7 personnes.Pour former le quorum, il faudra que trois des personnes nommées soiant présentes Les comités sont au nombre de 4 et sont ainsi composés : Comité de discussion: MM.de Bellefeuille, Dufault, Corriveau, chanoine Vézins, M.l'abbé Gingras, M.l'abbé Lizotte et le Dr Jacques.Comité des voies etfmoyens : M.l\u2019abbé Marquis, M.J.51.A, Denault, M.C.B.Major, MM.Cottet, Bou- chet, Girard et Barthe.Comité de législation : L'hon G.A.Nantel, M.le recorder de Monti- gny, M.le chevalier Drolet, Rév.Dom Antoins, abbé mitré d\u2019Oka : Dr Grignon, MM.Tessier et Préfon- taine.Comité de réception: M.l'échevin Brunet, l\u2019hon.Trefflé Berthiaume, M.Godfroy Langlois R.P.Lacasse, MM.Pelletier, Garnier et Dailaire.Puis M.l\u2019abbé Dugas fit une con- fèrence fort goûtée, que nos lecteurs liront sans doute avec intérêt.Nous la publions dans son entier.DE LA VOCATION DES CANADIENS A L'AGRICULTURE Le but qui nous réunit aujourd\u2019hui intéresse au plas haut point la religion et la patrie.La présence à cette assemblée de tant de personnes distingués, venues pour débattre la question de colonisa tion, est une preuve qu\u2019elle mérite la sérieuse attention de tout Canadien awi de son pays.Elle est, je crois, Pune des plus importantes de toutes celles qui se traitent dans le chemp de notre politique, parce que c'est de \u201csa solution heureuse ou malheureuse que dépend notre avenir national et notre influence dans la confédération.Invité par la Société de Colonisation de prendre la parcie daus.ce congrès, j'a choisi pour sujet de conférence.LA VOCATION DU PEUPLE CANADIEN A L'AGRICULTURE Rechercher quel rôle la divine providence destane à un peuple est chose très importante, car c'est de ss fidélité à le remplir que dépendent sa grandeur et sa durée.Cette vocation particulière se reconnaît comme toutes les autres vocations, à certains signes Qui sont comme la manifestation exté- ricure de la volonté de Dieu sur lui.En parcourant l'histoire, nous trouvons la preuve d'an rôle spécial attribué à chaque nation ee i et les aptitudes différentes données aux peuples comme aux individus par l'auteur de tout don parfait De plus, l'histoire nous montre que toutes les nations, petites comme grandes,ont un double vôle à jouer ici bas ; l\u2019un providentiel dans l'intérêt de son bien-être matériel et de la civilisation ; l'autre divin pour pré parer etétendre le règne du Christ sur la terre.Ce dernier rôle est commun à tous les peuples comme & chaque homme en particulier.Le preuner est diffé- rent pour chaque nation De même que dans 'a construction d'un édifice, un habile ar:hitecte confie à chaque ouvrier un travail spécial selon son talent et ses aptitudes, travail qui doit cependant concourir à la réalisation du plan ; ainsi Dieu dans le monde distribue à chaque peuple un rôle qu'on appelle sa vocation.C'est de ce rôle providentiel du peuple canadien, (qu\u2019il doit remplir dans l'intérêt de son bien-être matérial) que je désire vous parler.En \u2018l\u2019etu- disnt nous évitrrons le danger de lui faire entreprendre un travail qui ne serait pas lo sien, ce qui l'exposerait à gâter ce plan du divin architecte.On ne cesse «le nous répéter, mes\u2018 sieurs, que nous ne suinimes pas pré parer pour les luttes de la vie \u2014 que nous manquons des connaissances pra tiques pour trouver le chemin de la fortune ; tandis que nos compatriotes d'origine étrangère ont tout ce qu\u2019il faut pour arriver a la tête du com\u2018 merce et «es finances et jour se créer des positions envisbles.Eh bien, je croia que cette plainte contre l'outil lage intellectuel de notre jeunesse n'a pas sa raison d'être et qu\u2019elle vient tout simplement de ce qu'on ne réfléchit pas assez au rôle providentiel que le peuple cauadien est appelé à remplir dans ce pays.Ici, en Canada, nous nous trouvons en face d'un peuple doué au pius haut dégré de l'esprit du commerce ; de plus, aidé par la puissance \u201cdes capitaux et favorisé par le monde de la finance.Armé de cette double force qui recule tous les obstacles sur le chemin de la fortune, il arrive plus sûrement et plus rapidement que nous au succès dans le commerce et Industrie.Est'ce un grand walheur pour nous, messieurs Ÿ Kst:'ce un malheur qu'il nous faille déplorer amèrement 1 Je ne le crois pas, et je pense que nous avons bien tort de nous plaindre quand un rbls besucoup plus impor tant nous est réservé.Cowwe l\u2019Anglnis et l'Américain, nous n'avons ni le goût ni les aspira\u2018 tions tournés vers la carrière commerciale.Kat'ce à dire que nous n'avons pas le génie des affaires et que nous somuines incapable de comprendre les chiffres ?Pas du tout, messieurs.Si les Canndisns-frangais sont inférieurs aux Aoglais, ce n\u2019est que sous le rap\u2019 port de l'argent.Avec l'argent ils seraient supérieursen tout et ee tire raient partout d'affaire aussi bien que tous Ics autres peuples.(Colonies teur)\u2014le génie ne nous manque pour aucun genre d'entreprise.Dans l'in dustrie, dans les arts, dans les sciences dans ls littératars, dans le haut com: merce, los vôtres ant fait leurs mar ques ; ils ont primé partout quand ils ont voulu appliquer leur esprit et leurs talents à ces liflérentes carrières.31 je voulais citer les anme je n'aurais que l'embarras du choix.Le Canadian Français qui est actuellement à la tête du gouvernement fédéral et notre lieutenant-gouverneur sunt la preuve des riches Sous intellectuels accoriés sux eafants du peuple canadien.Malgré cola je dis que lo godt «t l'esprit de notre peuple ne sont pes tournés vers \u2018es spéculations commer: cialea ; j'ajoute que oe n'est pas un pas ce qui nous a placé sur un pied d'infériorité vis'd'vis nos concitoyens étrangère Ils ont leur mérite que nous nous plaignuns à reconnaître, mais nous avons le nôtre que nous pouvons revendiquer aver fierté.L'amour du négoce et les aptituiles pour réuæsir dans ostte carmière ne sont pes toujours les signes caracté ristiques d\u2019une intelligeuce supérieure.Plus une âme a de hautes aspirations plus elle tend à se dégager des affaires purement matérielles qui ab: sorbent l'esprit et le courbent sur la terre ; aussi les granie savante et les profouds penseurs qui ont illustré le monde n'ont jamais été des courtiers ni des joueurs à la bourse.Dans notre sidole de mercantilisme ob l'on estunc un howmwe que par la quantité de \u201cdollars\u201d qu'il bragse cha: que jour, nous en sommes arrivés à ne faire que très peu de vas des trésors intellectuels On dirait que l\u2019âtoe n'occupe plus la première place dans l\u2019homme et qu\u2019il n\u2019a plus autre chose à fuire ici-bas qu'à se battre pour le confort et les jouiesances de la vie matérielle.Eh bien, messieurs, les esprits sont étrangement faussés sous ce rapport.Malgré la puissance de lor, le sceptre appartient à intelli: geuce et c'est encore Ia science qui wimpose ¢t qui mène le monde.L'homme est supérieur non par ses sacs d'écus, mais par son intelligence cultivés qui le met en état d\u2019approfon dir les plus sérieuses questions euciaies eu de les résoudre.Qu'un fasse ce qu'on voudra, jamais on ne changera les loss de la nature \u2018or c'est une loi de la natura que l'esprit est fait pour dominer la matière.Qui nous a dound, & nous Cana.dienu-français ce omractére, qu'on appelle \u201c\u201cnoins positif\u201d et qui nous read, dit-on, moins habiles au manie- meat des finances que nos concitoyens d'origine étrangère 1.C'est la divine providence qui toujours donne aux peuples le caractère propre à remplir leur role.Aux uns, comme aux Grecs, elle doune l'amour de la scieuce ; à d'autres un esprit belliqueux, comme sux Romains, ou bien l'ambition pour le cummerce, comme sux Carthachinoss.Bénissons le Soigneur d'avoir mis au cœu: du canadiens-français des goûte modestes et l'amour de la vie champé- tre et à ce signe caractéristique rocon- uaissons et acceptons le rôle important du peuple «d'agriculture.L'Ecriiure Sainte, Messieurs, four nit un ælimirable exemple de l'impor tance de ce rôle ot des immenses avantages qui ea résultent, dans l'éta blissement des fils de Jacob en Egyp- te.Juseph placé par Pharaou à la tête du peuple égyptien avait on main tou te autorité.La roien l'élevant à va haute dignité lui avait dit : Personne dans mon royaume ne remuera ni le pied ni le doigt sans votre ordre.Ce premier ministre pouvait donc sans être blèmé par personne disposer de toutes les places importantes comme de tous les emplois lucratifs A l'arrivée de ses frères du pays de Chanaan ii pouvait donc les caser avantageusement à le cour.Aux yeux des prudeuts du siècle, il avait même de très fortes raisons de le faire, puisque l'agriculiure et l'élevage des troupeaux.Etait'ce par courte vue que Joseph en agissait de la sorte! Qui oserait croire que net habile homme d'Etatse trompait au point de ne donner à ses frères que les débuts du p-aple égyptien 1 Le dessein de Joseph était de former an grand peuple avec les descendante de Jacob ; or pour cela il faliait lai garder sa langue, sa reli gion et ses traditions.Mêlé à ls foule des grandes cités,au tumualte des villes, et au nouci des affaires, il eut an peu de temps perdu le cachet de sa nationalité et fini bien vite par disparaître dans le sein de la où al était venu chercher la vie.Isolés au contraire dans le paisible travail des champs, dans le calme et la tranquillité du foyer domestique, les descendante de Jacob grandissent au point d'inquiéter le peuple qui lui avait toané l'hospitalité, Deux siècles plus tard, inetruites dans la science des Egyptisns,ces douse familles sont devenues une nation assez puissantes pour aller à la conquêce au peys de Chanaan.oilà, Messieurs, un exemple frap- paut des immenses avantages acsarée aux peuples qui ont en partage l'agri- caltare.Et novus qu'étions nous comme - ple il y a 136 ans, quand le sort do uous arrachait encore enfant bras de notre mè-e-patrie pour nous jeter anus la tutelle d'une .Nous n'étions qu'une posguée de fous ECTATEUR ; les sans ressourees san« protection sans préparations pour ce qu'on appellc le w struggle for life , et ce,x a:lant,saus nocès aux aflaires, éloigné (ie tous emploi civil, nous avous gran ii dans l'ombre et \u2018ans l'oubli, au inilieu des privations et des sacrifices, sous le poids d'un rude labeur et un hon jour, en tace de nos conquérants étunnés, nous nous sommes rélévés come un peuple qui a depuis longtempe l'habitude des affaires et nous avons pris notre place au promier rang.Où aonc cette vie s'est'elle si rapidement déve loppée en nous! Où dune avons'nous puisé cette sève exhuLérante qui rap pelle les abondantes bénédictions pro mise au peuple le Dieu Î Dans 'e calme de la vie champétre,dans humble mais noble condition, d'agriculteurs en rem: plissant comme les tils de Jacob, le rôle privilérié que nous assigos la livine roviJdencs, Aujuurd'hai, il no resterait que peu de traces de noe familles françaises de 1768 vi au lieu de « retirer à l'écart daus le silence et le calme des campa gnes ot des bois, elles eussent dirigé leur énergie vers la curvidre des afllai: res et du commerve, Môlées aux étrangers elles eusseut oublié leur langue, probablement leur foi, et très certaine: ment leurs traditions.ll eu sers \u2018le l'avenir pour nous comme il en a été du passé.Nous se rons sauvés par la fidélité & notre voor tion qui est d'8tre un peuple d'agricul\u2019 teurs.Il y a une loi dans le monde physi\u2019 que qui veut que les plantos ne pren\u2019 nent leur acuruissement normal que dans le sol qui leur convient ; partout ailleurs iles s'étiolent et meurent.Les uociétés et les nations sont, en vertu de leurs différente caractère, soumises & une loi unalogue qui fait qu'elles n'ont leur développement que «le milieu qui leur convient et dans le rôle que la Providence leur assigne, : Ne sortons pas du nôtre pour imiter ceux qui en ont LA plur bruyant, ai vous voules, mais pas plus important et beaucoup inoins assuré de l'avenir, parce qu'il repose sur des bases beau: coup plus variiinnies et plus exposées à être renversées par les crises cominer: cinles Jusqu'ici nous avons eu le Lort très grave de croire que la oundition d'agri: oulteur manquait «le noblesse.Pormettes moi de vous citer quelques lignes d'un article, paru ot le « Qanadu*l'rançais + et dû à la plume de Mme Dandurand, avantageussmeut connue dans Montréal.C'est un des plus gracieus éloges qu\u2019on puisse faire de l'euviable vie des chainpe.» Pour moi, dit elle,rien n'est au.les: sus \u2018lu cultivateur.Je salue avec respect sur le seuil de leurs demeures ces braves familles qui vivent au sein de in belle et honnête nature ; dans in pure atmusphère des champ-, plus près «ie Dieu que nous.» Pour un de leurs jours sereins et laborieux je \u2018lonnersis un mois de nos vaines agitations.»Enseignons aussi à nos fils s'ils sont nés au milieu des champs qu\u2019un brevet d'avocat, de médecin ou (le notaire ue les éiève pas Qu'ils soient Bers de recueillir la sucosssion paternelle et qu'ils n'avilissent pas, on is méprisant, une profession qui n'a pas de supérieu' re.lostruisons'nous si nous voulons et sachons, en la relevant, faire de l'agricalture l'aristocracie de notre le.: \"Coat d'elle aussi que nous vient «6 que nous avons de meiilear.C'est des réserves de nos carnpagnss, c'est (lu sein de nos familles patriarcales que surgis' sent constamment les boinmes qui font l'hvaneur de notre pays.Voilà l\u2019idée élevée que tout osprit doit se faire de la condition de l'howm me des chemps, et que nous devons nous efforcer d'inculquer à notru jeu- nosso au lien de lui crier sans cesse qu'elle est mal outillée pour la lutæ \u2018le la vie.Dieu lui:même honore l'agricalture en daignant s'appeler egricultear : » Pater mous agrico'a est \u2026, lit Jésus\" Christ.Le champ qu\u2019il celtive c'est l\u2019enivers entier.C'est lui qui donna à la terre sa fertilité, qui fécuae les ve- menses, | qui doane la crmissence aux plantes,qui fait mlrir les mouenos sous los rayons de son soiml.C'est lui qui sur eux sa pluie bienfaisante.[i fait éclore les flearu,leur drane leur partaæ ot les revêt de leurs viver couleurs.Accus spectacle n'égale le splenieur (Yuite sur la dime page) Reputatia non sarfaite Le BAUME RHUMAL rit main tenant le rmmède le plus eu vogue con\u2019 tro les rhames obutinés et sa répata\u2019 tion n'est puit surfaite.arrose les champs en faisant tomber |.Si vous voulez FAIRE DES EPARGNES FAITES AFFAIRES CHEZ wr Bryson, Graham & Cie.Ae Hardes Faites.Bien fini à à la mode.$6.50 Habilomeats on tweod garantie.Assurez-vous s\u2019il à: un billet de garantie 8 Ia poche de habit.Beau Plaid caché, tout laine, confectionné par contrat pour $6.50 HABIL- $12.00 LEMENT EN SERGE BLEU MARIN IRLANDAIS, garanti avec belle et bonne fourniture bien fait, ajustemeut plus parfait que votre taillenr peut le faire pour 812.00 seulement.PanpEssus $5.0 EN DRAP CASTOR.La nouvelle longueur, fourniture belle et extra, élégant, bien fini et bien fait qui a l'apparence d\u2019un pardessus de castor anglais par son fini et son élégance.$12.0 TWEED ECUBSALS.Une belle ligne que nous avons fait confectionner particulièrement pour notre commerce.Drap pesant aveo fourniture comme nous n'en avons jamais vu dans les par- desaus commandés chez votre tailleur.CAPOT EN CHAT SAUVAGE Nous sommes préparés à éclipser tous les autres magasins en Canada dans la valeur des capote en chat sauvage.$ 25, 30.35.40 of 46 $ BRYSON, GRAHAM & CIE.\u2014 en ere P.S.\u2014 Cinq tonnes de bonbons mêlés.Trois chars de pommes #8 un char de fruits pour Noël.B, G.& OIE.4e A0 AM SR MAGNIFIQUE OCUASION Une magnifique occasion est toujours bonne à saisir, aussi nous ne devons rien négliger pour en profiter.Un beau piano, en acajou, du nom de Sohicdmayor & Sohne, dont la manufacture est à Stuttgart, Al et qui » obtenu les premiers paix \u2018liverses expositions, entr'autees à cel les de W asternberg, où il a obtenu une médaille d'or,à Paris et à Londres, et à vendre à an bas pris, vrnimens extraordinaire.La personne bo possirle est obligé de to vendre\u201d pons cause de 6 H.N.Lasvoin, 143, vue PARDESSUS EN ro dépar S'artresser à Wellington, Hal\u2019 DENENAGENEYT M.le docteur Jos Beandia Hall depuis 30 nas désire as nonevr «a nutmbreuse clientèle et au public en général de Hell, qu\u2019 o quits macis Fauikner, rne Principale ailer demeurer dans la maison M.le notaire J.A.Malo, en face de bureau de poste, où il contingess com wr \u201c1888.JEUDI ! DECEMBRE, 1888.Le Cougrès de Colonisation Nous oommencons aujourd\u2019hui la publication des délibérations du cungrès de colonisation tenu à Montréal les 22 23 et 24 Novembre, e.prunté de lu l\u2019atris.Ce congrès rapportera d 4 fruite abondante Nous félicitons l'honorable sénateur Rolland et les officiers de la socicté générale de colonisation de Montréal du bean résultat obtenu M.C.B.Major, député du comté d'Ottawa à pris une part active à ce congrès.Il n'a rien épargné pour démontrer les grands avantages qu'offre son comté à la colonisation.Avec l'aide de are amis, il a travaillé a faire disparaître les spéculateurs qui s'emparent de nos riches terrains pour les donner à tous les colons pauvres qui seront de bonne foi.Les réformes suggérées par lui ont été mûrement discutées et adoptées.Nous espérons que les électeurs sauront reconnaître les immenses services qu'il rend à son comté et & la province en générale.GUERIT LE RHUME EV UN JOUR Tabisttes \u201cLaxative Bromo-Quinine.\u201d Prix 25 cente, rendu si slies ne guériment pes Les Gouverneurs du Canada Samuel de Champlain, 1608-1629.Charles Husult de Monumagny.1636-1648.Louis de Coulonge d\u2019Ailleboust, 1648-1651.Pierre de Voyer d'Argenson,1658- 1661.Augustin de SafrayMésy, 1665, Daniel de Rémy de Courselle, 1665 1672.Louis de Buade de Frontenac, 1672: 1682.Le tévre de La Barre, 1682-1685 Jacques René de Brisay de Denon- ville, 1685-1689.Louis de Buade de Frontenac.(2e fois), 16891698.Louis Hector de Callières, 1703.Philippe de Rigaud de Vaudreuil, 1708-1725.Charles de Beavharnois, 1726-1747, Rolland Michel Barrin de La Gall: soniere (adm.)1747-1749, Pierre de Taffane! de La Jonquière, 1749 1752.De \u2018 Menneville Duquesne, 1755.Pierre de 1755-1760.Lord Jeftery Amherst, 1760-1763.Jemes Murray, 1763-1766.Lord Dorchester, 1766-1778.\u201crederick Haldimand (adw.) 1778- 5.ord Dorchester, 1785-1796.lobert Prescott, 1796 1799.ir James Henrp Graig, 1807-1811.ir George Prevost, 1811-1815 ir Jahn Coape Sherbroufle, 1816- 8 1663- 1698- 1752- Vaudreull \u2014Cavagnal, harles de Richmond, 1818-1819.eorge de Dalhousie, 1820 1828.Matthew Whitworth Aylmer, 1830 Archibald de Gosford, 1835-1838.Jobn'George Durham, 1838, Sir John Colborne, 1838-1839.Lord Sydenham, 1839-1841.Sir Charles Bagot, 1842-1843.ChariesThéophilus Matcalfe, 1843 1846.Cnaries Murray Cathoart, 1845- 1847.James Elgin, 1847 - I854- aor Edmand Walker Head, 1854: 1861, Charles Stanley Monck, 1861-1868.Sir John Youug Lisgar, 1868-1880.grredenck Temple Dufferin, 1872.1878.Marquis de Lorne, 18781888: Magquis de Lansdowne, 1883-1888.mfitauley de Preston, 1888-1893.emte d\u2019Aberpeen 1893.1898.omte de Minto, 1898.WN DEMANDE pour le Canada un dépositaire ou un agent géné \u2014Monopole de is vente » Polycine + spécialité médica'e admise dans hôpitaux des Etate\u2018Unis et très \u2018 @fnatageusement connue au Canada.(Voir aux annonces.) Caution un tie exigée cinq cent doilars.osition d'avenir, fortune assurée.Br Alexandre, Spécialiste de rg pui G St.N.W.Washington, Confiance méritée Ta confiance que toute le monde a dans l'efficacité du \"BAUME RHU- MAL est, bien jastifiée par les nombreu - ses cures qu'il opère chagne jour.250 partons.141 \u2026_- LE CONGRES, Suite Suite ile la lère page d\u2019un beau soir d'été.Comment le la\u2019 boureur élevé au milieu des merveilles de otte grancle uature, o!»;el des soins attentifs du créateur, n'aurait! pas une Awe sensible à tout ce qui est beau, grand et noble, une Awe toujours pré parée pour les vrais combats da la vie, les combats non puar ut vil métal unis les combats pour «e tromphe \u2018le la vérité, Vouloir que toute autre jeunesss soit prép-rée psr son éducation à escalader les sentiers tortueux de la finunce et du commerce c'est vouluir le faire dévier du rôle qui lui paraît tout tracé par ses succès dans le passé et vers le quel notre devoir est de le pousser avec zèle el persévérance.Ce qui manque à notre jeunesse pour seimplir son rôle, ce n'est pas cette éducation pracique comine on l'entend, éducation (ou wieux instruction) que peuvent ve procurer tout ceux qui la désirent.Ce qui lui manque et lui à toujours manqué en réalité, c'est le se\u2019 cours efficace et lu direction intelligen\u2019 te pour s'emparer du sol et pour ex: ploiter les inépuisables mines que nous avons sous les pieds et que nous ont léguées nos ancôtres ; c'est parce que cet optillage nous a manqué pendaut 30 ans que l\u2019émigration aux Etets Unis à comme une peste cruelle, dé\u2019 peuplé nos campagnes et encombré les villea d\u2019une foule de \u2018lévoyés et de de- sœuvrés.Pendant 3U ans nons avons cherché le remède au fléau de l\u2019émigration.Chacun «aboudait dans son sens et per sonne ne le découvrait.Aujourd'hui, MM.nous avons trouvé ce ramède, nous l'avons sous la main.Ce sont les sociétés de colonisation, bien organisées et efficacement aidées par nos gou vernements.Déjà, l'expérience à mon* tré tout le bien qr'elles peuvent faire, Mais la suciété a surtout le grand mérite,d\u2019avoir par ses nombreux éclats et ses appels réitérés, éveillé, l'attention du pays tout entier sur les ressources que possèile In pruvince Québec et si elle n\u2019a pas rempli de coluns les vastes champs signalés, elle a du imoin-, en autant que les moyens le ui ont permis jeté partout nes noyaux de cultivateurs autour desquels iront s'engroup per d'autres dès que des moyens plus puissants permettront de les diriger vers ces cenures.Nous avons dc ls place pour établir de 7 à 8 millions d'hommes avant d\u2019être obligés de morceler les terres comme en Europe.Avec de tel!ss richesse, avons\u2018nous saison de nous plaindre et de porter envie à les carrières qui vaut mieux laisser à d\u2019autres pour le moment, parce qu'elles ue seraient pas aussi avantageuses pour nous que lu condi tion d\u2019agriculteur.Que le perple canadien s'empare du sol, Voilà sa vocation, sou rôle provi dentiel Juns la terre que Dieu lui à dunuée.La, il croïtra en nombre et en vertu en pratiquant lu justice qui élève les uations et les fils de cette forte ruce élevés dans nos grandes institutions catholiques, nourris du pain de la vérité, lormés à | honneur et à la vertu, arriveront «l\u2019un coup d\u2019ailo à la têts de la société et domineront par la science et l'intelligence.Quelqu'un me dira peut'être: Mais les capitaux, mais tout l'argent :le l'industrie et du commerce, laissez-vous duno cela en partage aux étrangers à notre race! À ceci, je n'ai qu'un mot à répondre : L'argent n\u2019est pas du tout oe qui fait la richesse solide d\u2019un pays.Ce n\u2019a jamais été l\u2019argeut qui « fait les peuples forts ; jewais l'Espagne n'a plus dir-ctement travaillé à sa ruine qu\u2019en transportant chez elle à pleins vaisseaux l'or da Pérou et des Antil: les.Ce qui fait la vraie richesse d\u2019un pays, ce sont les produite de son so, exploité avec inte:ligence, Vous connsissez, M M.les remarque bles paroles de Sally, ministre de Heuri IV, roi de France.L'.gricuiture et le pâturage voilà les Ma-neiles de la Franve n.Cleat par l\u2019agriculture qu\u2019il « rétabli les finances du royaume de France ruiné par «'incroyables dilaçidations.Henri IV avait recouvré son royau: we, mais pauvre et chargé d\u2019une dette de 330 millions alors que les revenus de la Franod ne dépassaient pas 80 millions.Pour sortir le pays de cet abline, Sully ne vit pas d'autre procédé à wlopter que de développer l'agricui- ture et «le ne pas surfaire l\u2019importance des industries L'agriculture cat la bass des richesses de l\u2019état ; c\u2019est elle qui le aourrit, qui alimente le commerce et assure le succès des industries ellos mêmes, Qu'on na s'y trompe pas, tous les progrès vautés dans un pas ne sont que des prugrès d'apparence et passagers si l'agricuisare y périclite ; ils peuvent faire l'admiration de ceux qui se paient des apparences mais qui ne pénètrent jamsis au food des questions d'économie sociale, Les crises ne sont crées par l'abondance des produite de le terre tandis qu'elles le sont tris suuvent par l'exode produits de l'industrie qui rompt l'équilibre entre :a production et la consommation.Imitons Sully, aidons à is colonisa: tion, ho encourageons tous ls classe Jo le répite, smparons'nous da sol, c'est notre rdle, grandissons comme pruple ; remplissons notre pays, pre\u2019 nons de l'expencion et quand la belle province de Québec sera peuplés cou: me les pays d\u2019Europe,quand toutes nos terres seront mises en valeur,slors nous nous trouverons comme par enchante ment tout préparés pour les luttes de la vie.\u2014Q- En terminaut, MM., je profite de l'occasion pour payer à la puissante Cie.du Pacifique, un tribu de reconnaissances en retour des services qu'elle a rendu à la société de colonisation.Sans elle la société n\u2019aurait pas fait la moitié du travail qu'elle a accompli On peut dire qu\u2019elle à aidé à la coluni: sation autant que le gouvernement par sa générosité à donner gratis des billets de passage à tous ceux qui s'occupent activement de colonisation et en rédui sant pour les colons les prix des billets de passage.G.DUGAS, Pure.Le président, M.Rolland, remercio chaleureusement l\u2019orateur, puis la pret mière séance prit fin.LA SOIRÉE DE GALA La soirée de gala organisée par la Société de Colonisction de Montréal et quia eu lieu le soir, dans la grande salle du Monument National a obtenu le plus grand succès.Nous voyions dans la salle trois ar chovêques, plusieurs ministres provin\u2019 ciaux, plusieurs députés, un grand nombre de membres du clergé,des délégués venant de toutes les parties de la province et l'élite de la société Mont réalaice.L'hon M.J.D.Rolland, présiduit, ayant à sa droite, le lieutenant'gou ver neur Jetté, Mgr Duhamel, l'hon M.Déchône, Sir Alex Lacoste et l'hon juge Langelier; à sa gauche, Mgr Bruchési, l\u2019hon A.Turgeon, Mgr O'Connor, de Peterkoro ; Mgr Emard, l\u2019hon Jules Tessier.il y avait encore aur l\u2019estrade M.le resorder de Monti- gay, le chevalier Drolet Dom Antoine, Abbé Mitré d'Oka, M l'Abbé Marquis, l\u2019'hon M.J.E.Robidoux, Hon M.J.W.Stephens, M le vicaire général Racicot, Son Honneur le juge Loran- ger, M.Lomer Gouin, M.P.P.MM.J.Brunet et Olivier Faucher, direc: teurs de ls société, et autres.Remarqué dans l'auditoire.M.l\u2019abbé Colin, les RR.PP.La combe, Binis, Lacasse, Lizotte, de Roberval, M.Siménn Lesage, M.l'abbé Gagnon, curé de Port Daniel, P, Q., M, la curé Pelletier, de St Alexis de Métapédia.M.S Dufault, assistant commissaire de la colonwation, M.J.N.Castonguay, le Dr J.G.Jacques, M.Froileveau, M.Porcheron, juge Desnoyers, MM.les Abbés Boucher et Cébron, d\u2019Arundel, le R.P.Cotiet, du Nominingue, chanoine Vézina de Ri* mouski, représantant Mgr Blais, J P.Tar-livel, de la Vérité, M.l'abbé Filia: trault, P.8.8, M.le curé Auclair, de St Jeau Baptiste, M.l'abbé Chevrier, P.8.8., M.J.M A.Denauit, M.D.Parizeau, M.l\u2019abbé Caoquette, M.JE.Hébert, du Pacifique Canadien, M.Couture, N.P., M.Arthus Buies, M C.B.Major, M.P.P., l\u2019hon M.Cor mier, C.L, MM.Hardy ev Dupont agents de la compagnie du chemin de Québec et Lac St Jean, L E.de Ca rufel, M.C.Beausoleil, le Dr T.A.Brisson, le De Mount, M N.Pagé, du SPRCTATEUR, de Hull, M.l\u2019Abbé A.Desrosiers, M.J.X.Perrault, l\u2019hon P.K.Leblanc, M.J.G.H.Bergeron, le \u2018 R.P.Blaie, missionnaire colonisatear du Nord-Ouest.et l'hon A.Nantel, M.Robert Bickerdike, Gadfroy Lan.glois, Bruno Wilson et autres.Un grand nombre de dames étaient aussi présentes.; La scène sur laquelle avait pris pla ce M.le président et lea personnages distingués que nous avons nommée plus haut, était magnifiquement décorée.On y voyait des plantes en abondance ninsi que deux charrues, emblé- mes de la société.En avant de la soène nous voyions aussi des armes de la Bociété de Colonisation.La soirée commença par une chanson canadienne.« Byton, c'est un joli pluoe 1, chantée pour la première fois à Montréal.Le chœur d'amateurs qui avait bien voulu prêter son généreux concours était sous la direction de M.Morache.| M.le Président souhaits alors la bienvenue à toutes les porsounes présentes, puis lut à Son Honneur le lieutenant-gouverneur Jetté l'adresse suivante : ADRESSE AU LIEUTENANT.GOUVEnNEUR A Son Honneur Louis AmABLE Juren, Lieutenant-gouverneur de la province de Québec, peo Patron de la Société Générale de Colonisation et de Rapatriement.Qu'il plaise à Votre Hoaneur, li ya environ un quert de sidule, au grand patriote avait jeté ce ori : » Renparons 40ys du eal ,» ob 0g mime tempu, i! invitait la population des villes à aller ocoloniser cette imnmense région qu'on est convenu d'appeler le Nord-Ouest provincial.C'était un cri de ralliement, mais un ralliewent qui s'adressait à tout le monde.Donc, pas d'exclusion, pas de favoritisme, pus de préférence.C\u2019est alors que fut créée la Société de Colonisation du diocèse de Mount.réal sous le patronage du regretté Mgr Fabre archevêque.Cette société a commencé le mouvement et à fuit un travail très considérable.La Société actuelle, celle qui vous a invité à honorer cette soirée de votre présence, est la continuation de la première.Notre but est de développer les régions inhabitées de la province, et ces régious sont immenses, puis qu\u2019elles sont plus grandes que la partie hubitée.Dans ce but, nous avons établi un bureau où nous distribuons les renseignements que peuvent désirer ceux qui entendent se diriger vers les nouvelles colonies, et nous publions un journal destiné à tenir ls population aa courant de nos travaux et des progrès de la colonisation.Depuis dix ans, la Société a favorisé la colonisation de plus de vingt cantons et « dirigé mille familles vers ces régions nouvelles C'est assurémens un résultat qui ne manque pas d'importance, mau il ne satisfait pas les vœux que furme la société.Il y a encore un territoire immense à coloniser, i! y à encore des terres innombrables à cultiver, et les bras manquent.Que de gens oisif+ dans les villes qui seraient utilement employés dans nos colonies.Je vous ai iudiqué là, Votre Honneur, la raison déterminante du Congrès qui s'ouvre ce soir sous vos auspices et sous ceux de Sa Grandeur Mgr l\u2019Archevêque Je Montréal.La population ne conuaît pas assez les travaux que nous avons faits, ni les ressources que nous offraus, ni lee moyens dont nous pouvons disposer.Nous avons voulu réveiller l'opinion publique, secouer l\u2019esprit de torpeur qui engourdit un grand nombre de nos concitoy: ens, et cela par le moyen d\u2019un grand congrès de colonisation qui va réunir beaucoup d'hommes éminents et dont la voix éloquente montrera au peuple le patrimoine que la Providence lui réserve ot sans lequel chacun peut aller ss choisir un héritage pour ses cnfants.La présence de Votre Honneur contribuera sans aucun doute à faire comprendre à la population l\u2019importan: ce de notre œuvre, laquelle est assuré\u2019 ment une œuvre nationale; et la No: ciété de Colonisation éprouve un vif sentiment de reconnaissance à l\u2019égard de Votre Honneur pour avoir bien voulu venir rehausser cette soirée de votre présence.Nous savons que vous portez depuis longtemps un très grand intérêt à notre œuvre et vous nous en donner une nouvelle preuve per l'éclat qu'ajoute votre concours aux travaux de ce congrès.\u2019 Veilles accepter l'expression de cette reconnaissance que je formule au nom du bureau de direction de la Société.Secrétaire, L.E.CARUFEL.Président, J D.ROLLAND.DISCOURS DE SON HONNEUR LE LIFUT-GOUVERNEUR JETTÉ M.le Président, Messeigneurs, Mesdames.Messieurs, Si ma présence à cette première sé ance du Congrès de Culonisation peut avoir le résultat que M.le président vout bien lui attribuer, je serai très heureux, messieurs, d\u2019avoir s1 facile\u2019 went aidé à votre œuvre en remplis saut un devoir qui m'est tout particu: lièrement agréable.La tâchè que vous poursuivez, messieurs de la Société Générale de Colonisation et de Rapa: triement, est, en effet, en dehors de toutes contestations et de toutes con: troverses ; elle s'impose à toutes les opinions et à tous les partie, et nul ne saurait y être indifférent w'il aime véritablement son pays.Et, pour ma part, ce n'est pas d'au Jourd'hui seulement que je n\u2019y inté resse.Loissez-moi vous dire qu'il y a près de quarante ans, j'étais humble secrétaire de la Société de- Colonisse- tion du distriet de Montréal, qui avait pour président an des hommes les plus remarquables que notre pays ait pro duite, l'honorable T.J.J.Loranger.C'était, pour ainsi dire,au début dos efforts tentés pour eurayer ce imouve* ment d'émigration aux Etats-Unis qui nous a fait perdre tant de centaines de mille de nos compatriotes, qui font aujourd'hui bénéficier l'étranger des trésors de leur intelligence et de leur énergie.Tout le monde sentait qu'il failait faire quelgre chose pour remédier à ce mal qui grandissait toujours ; mais aucun plan défini n'avait eneore été formulé, et les efforts perdaicnt leur efficacité à raison de l'absence d'une direction uniforme acceptée.Notre société, je duis le reconnaître, t us patriotique que colvni setrice et, Sane notre Gir e travail: ler à l\u2019œuvre commune, nous n\u2019hésitions POLYNICE OIL leuse et incontestable.dies inflammatoires.Guérisen } Pour: Il me fait plaisir, aprés w\u2019dtre rendu compte de l'efficacité physiologique et thérapeutique de Polynice Oil de lui douner mon attestation d\u2019une manière consciencieuse.En maintes et maintes circonstances depuis l'automne dernier j'ai assisté à l\u2019application de Polynice Oil, soit dans le cas de rhuruatisme, d\u2019'inflammation de poumons, dyspepsie, etc, et vraiment, tout médecin que je suis, je dois w'incliner et dire bien sincèrement que j'ai été chaque fois émerveillé de l'efficacité si prompte et de la cure radicale des maladies ci-haut mentionnées.Je dois dive en outre que cette epécialité si efficace n\u2019a aucun effet déletère quelcunque.(Signé) Dr Nairue BLACKBURN, Médecin de l\u2019Hôpital Civic, Montréal.Colonel Hughes, chef de police, Montréal \u2014Je puis recommande: Po- lynice Oil aux personnes atteintes de rhumatismes.J'ai pu me rendre compte persounellement de son efficacité que je ne saurais trop louer.(Signé) G.Hvates, Colonel.Le Dr Gadbois, rue Cadieux, Montréal, dit : Les nombreux cas de rhumatisme et d'autres maladies que j'ai vu guérir par Polynise Oil me permettent de dire que cette nouvelle découver te médicale française n\u2019a pas besoin de recomman- datious.Elle se recommande d\u2019elle- même par son efficacité, et, lorsqu\u2019elle sera mieux connne, sera employée dans presque toutes les maladies, M.Charbonneau, hôtelier, coin des rues Fortier et Cadieux, Montréal : Qu'il me suffise de dire, comme je suis prêt à l'attester sous serment, que je DR.A.ALEXANDRE, REMEDE FRANCAIS A l\u2019usage externe, connu de l\u2019anivers entier pour son effic Adopté dans les Hôpitaux de Paris, Europe et Et Phumatisme, Luinbago, Névraigis, Dyspepsie LL] VILLE DE MONTREAL, SaNADA.EXPERIENCES FAITES A L'HOPITAL CI considerais mon fil comme perdu, en chambre depuis sis resté 22 jours manger.Je l'ai fAët soi.traitement Polynice Oui ; tn après il quittait la chambre une huitaine de convalescence il était complètement guéri.A cette déclaration sincère et heureux que je suis de la faire, j'ajoute que Polynice Oil dont l'efficacité est wi merveilleuse devrait être appelée à remplacer tout les médicaments, ainsi on éviterait bien des souffrances aux malades et des dépenses inutiles.(Signé) CHARBONNEAU, Hôtelier.M.Leduc, banquier, 56 rue St.Jacques, Montréal : Je soussigné déclare et certifie vu\u2019étant atteint de rhumatisme aigu et inflammatoire me retenait au lit depuis plus de trois se- mainas et me mettait dans l'impossibilité de remuer ni bras ni jambes j'ai eu recours à Polynice Oii.Vingt-quatre heures après l'application j'ai été dé- barassé des douleurs atroces desquelles je souffrais depuis le commencement de cette terrible maladie, et j'ai pu dès le lendemain continuer à vaquer à mes occupations journa:ières, étant complètement guéri.Je ne saurais trop recommander à toutes les personnes atteintes de rhumatisme de recourir à Polynice Oil dont l'efficacité est mer veilleuse.(Signé) A.Læpuc, Banquier.John Hopkins Univemnaty, Baltimore, 5 £vril 1997.Les expériences faites 1ci à l'hôpital avec Polynice Oil et dont j'ai été témoin, ayant très bien réussi, je recom- mands ici ca remède dans tous les cas de rhumatisme.(Ligné) Dr F.L.Rogre.Envoi franco par la Poste contre 50 cents en mandat poste.Spécialiste de Paris, 1218, G St, N.W.Washington, D.C.beaucoup d'imitations.pas à faire rentrer dans ses tribula tions tout ce qui vous paraiasait tendre de près ou de loin au but final que nous nous pronosions, la conservation de la nationalité française sur ce con: tinent.C'est ainsi que nous avions été heureux, à la demande de M.l\u2019Abbé Belcourt,d\u2019accorder une aide assez con: sidérable à la fondation d\u2019un collège à Memoramcook, pour nog frères acadiens du Nouveau'Brunswick, et, vers le même temps, d'offrir un banquet à cet ami dévoué et fidèle de notre pays.M.Rameau, lors de sa première visite au Canada.Je me rappelle même à propos de ce banquet, qu\u2019en proposant la santé de notre hôte, notre président avait prononcé un de ses discours si pleins de verve et d\u2019eaprit dont il avait le secret et que, pendant près d\u2019une heure, il nous avait tenus sous le char: me de sa parole avec tant d\u2019aisance et de naturel que M.Rameau était parti convaincu que tous les Canadiens de: yraient être des orateurs et que, dans tous les cas,ce n\u2019était plus à Paris mais à Montréal, que l\u2019on pouvait dire que l'esprit court les rues.Aujourd'hui, messieurs, profitant de l\u2019expérienoe des tentatives antérieures, vous avez l'avantage de pouvoir diriger vos efforts avec une sureté de vue qui nous manquait jadis et qui est un des principaux éléments de votre succès C'est une supériorité que je suis heureux de vous reconnaître * mais en we rapportant à cette époque de jeunesse et de dévouement, il me semble aussi que je puis dire, sans craindre de vous offenser,que notre adeur pour la cause que nous voulions servir devait être égale à la vôtre.Aussi est\u2018ce un deair sincère d'être utile à votre Société que j'en ai accepté le patronage.L'œuvre à laquelle vous vous dévouez messieurs, est à la fois patriotique et sociale.Alarmés à bon droit du mal que nous fait une émigration que rien n\u2019exouse aujourd'hui.vous aves entre: prie, d'abord de conserver au pas et à l\u2019agriculture ces nombreux essains de jeunes hommes robustes que pr duisent chaque année les vieilles paroisses, puis de ramener à la patrie ceux que nous regrettons si vivement.Vous ouvrez devant eux ce beau domaine que nous prssédons en arrière de nos défrichements actuels, vous les y invitez, vous leur sn facilites l'accès, vous les aidez ale mettre en rapport, à le féconder de leur labeur, de leur travail.Vous assures donc pour Ia province ua dé veloppement doat bien peu d'années suffiront à démontrer les merveilleux résaltats et vous préserver ces fils vi: Exigez sur chaque flacon le nom de l\u2019adresse di-deasus, il se fait et se vend Prière de les signaler Récompense.= = goureux de aotre sol des dangers 1n6- vitables d\u2019un contact forcé avec tant de populations diverses qui imalhou' rausement n'ont pas toutes conservé !a saine rusticité dos nations agricoles.Développer l\u2019agriculture du pays est aans contredit le plus sûre moyen d'assurer sa prospérité.Or coloniser, c\u2019est cultiver.Les Romains appelsient oo lons ceux & qui ils confiaient Is culture de leurs terres et même ceux qui se livraient à l'agriculture pour leur pro vre compte.Et on sait combieu Vagri culture est honorés chez eux ; c'était la plus considérée de toutes les profes sions ; on y revenait de prédilection même après avoir fait fortune dans une autre carrière, et les empereurs employaient souvent leurs richesses en entreprises sur leurs domaines ru: raux.Qui donc pourrait hésiter à vous ai der dans l\u2019accomplissement de la gran de et noble tâche que vous vous êtes tracée t M.le président le grand citoyen auquel vous avez fait allusion, le curé Labelle, avait compris, le premier, que cet immense territoire situé au Nord ouest de notre province ne devait pas resté fermé et inculte ; que la Provi: dence qui nous a si merveilleusement conservés, pendant une période plus difficile, n\u2019a pas inutilement doué de qualités exceptionnelles d\u2019enduran- co et d\u2019éuergie, et que le dépeuplement anormal que nous avons subi du côté sud ne pouvait être réparé \u2018et compensé que par le repeuplement régalier du côté nord.Apôtre et grand patriote, il eat mis à l\u2019œuvre pour réaliser l\u2019idée grandiose qu'il avait conçue, prêchant cette nouvelle croisade de la colonisation, y consacrant toute l\u2019éner gie de son Ame, toute l\u2019ardeur de son cæur, toutes les forces de sa puissante organisation physique.Il nous a donné ce qui nous manquait, an programme, court mais é'oquent : Emparons'nous du sol | « Puis, après nous avoir habi: tués à marcher à sa suite, il a tombé avant d\u2019avoir acccmpli toute ss tâche, mais nous laissant pénétrés de d'importance de son œuvre et vivifiés de son esprit, Votre Société, M.le présideat, s\u2019ine pire de ce grend exem elle a adop: té le programme de ce grand citoyen, elle entend l'exécuter.Vous aves compris que le curé Labolle était an de ces hommes privilégiée à qui il est parfois doané de voir dans l'avenir es d'y tracer à leurs compatriotes comme en temps de révélations bébliques, la Suite sur Sème Pages - a UTR | [ L'EDEN LA METAIRIE Au bout de ia sente fleurie, Sous les premiers arbres du bois, Elle étage ses sommbres toits L'hospitalière métairie D\u2019épais massifs de coudriers Cachent les vieux murs des étables ; Parmi ies cimes des érables, B'ctiloat les hauts pigeonniers.Sur le chaûwe plaqué de mousse, Ou la giroflée au pristemps Arbore ses ors éclatant, La graine vagabonde pousse.Dans l\u2019ombre tiède de ses trous Bordés d'herbe et de plantes grêles, Les moineaux et les hirondelles Savent combien les nids sont doux.r les pignons qui se cravassent.ladant le lierre ebscur, \u2018ils piquent de rose et d'azur, s liserons hardis s\u2019enlacent, Antique puits, qui semble las 6 faire grincer ses ferrailles, n mai parfume ses murailles x grappes blanches d\u2019un lilas.buc est mouvement tout est joie ans la cour au pavés herbeux : p maître gourmande ses bœufs, 3 coq chante, le chien aboie ; Sur l'appui des chassis branlant, Le pigeon familier roucoule.Vera la salle basse une poule Guide ses poussins turbulents.Dans un coin d'ombre une fillette, -Oubliant de tirer ses bas, Attache en riant aux éclats Des flours au cou d'une chevrette.Gravement, au sœur tient conseil Avec la chatte qui rouronne ; Sur le seuil, laieule fredonne Un refrain, le dos au soleil.OLIN ICS M: JEN REPONSES AUX CORRESPON- Ë DANS È TAINO Soucis 1 \u2014 Je dois vous dire qu\u2019autrefois duns beaucoup de parvisses il y avait des confréries de Sainte'Cathe: rine.Quand venait le 25 Novembre, jour où l\u2019on fête cette sainte comme vous le savez, c'était, à la doyenne de la confrérie c\u2019est-à-dire à la plus vieille fille (puisque Ste Catherine est la patronne des demoiselles) qu\u2019était réservé l'honneur de parer l\u2019image de la sainte, et particulièrement de Jui mettre sur la tête une couronne de fleurs.Quand donc on voyait une fille per: sister volontairement ou contre son gré Bias le cé'ibat on disait d'elle : \u201cElle coiffers Ste Catherine,\u201d parce ce qu\u2019elle avait chance de devenir doyenne.La locution s\u2019est ensuite étendue à toutes les filles qui passent l\u2019âge ordinaire du mai .2 \u2014 Quant à l\u2019autre expression .\u201cSi netre général ne s'est pas couvert de gloire, au moins s'ost\u2018til couvert de farine.\u201d elle fut dite à propos du duc d\u2019Aiguillon, gouverneur de Bretage, et plus tard ministre de Louis XV, au cours d'une invasion des Anglais sur les côtes de France, s\u2019était cuché un jour de combat dans un moulin.Gentiane \u2014 L'adoption des façons anglaises nous enferme dans un silence ; glacial, hautain, vis à vis des gens de notre classes, qui ne nous ont pas été présentés et de ceux qui n\u2019appartiennent pas à notre monde (comme on dit aussi sottement qu\u2019insolemment.) Pauvre Gentiane, on a'imagine aujourd\u2019hui qu'il et impossible de com\u2019 biner l\u2019affabilité avec la dignité, et ces qualités si françaises, la grâce et l\u2019amé nité, vont disparaître de nos mœurs.C'est à nous, femmes, à sauver notre vieux renom de courtoinie.Sachez bien, chère amie, qu\u2019on ne s comprouet pas pour adresser la parole à une inconnue, voire à un inconnue, rencontré dans un salon où l\u2019on est en visite comme lul.Secouez, chère amie, cette gaucherie ou cette réserve outrée qui nous empêche de parler à votre voisine ou de répondre à notre voisin.Dans un wagon, même, s\u2019il est sot d\u2019 r avec des étrangers des con: versations familières, de leur raconter ses affaires de familie, il est stupide de n\u2019oser prononcer un mot obligeant, même aimavle, m la circonstance s\u2019y prête.Cela ne mène à rieu, quand on ait rester dans les limites voulues.Toutes les fois qu\u2019on peut donner une narque de sympathie hamaine à son semblable il n'en faut pas négliger l\u2019occasion.Tel est des Ames si tristes, si malheureuses, qu\u2019un doux sourire, une bonne parole, soat comptés par elies comme un bonheur.Et nous refuserions cette aumône du cœur, qui n'entame pas plus notre dignité fémi nine que l'aumône en espèues sonnantes n\u2019entame véritablement notre fortune.Animée de ces sentiments, une fem me ne sortira pas non plus d'un magasin sans remercier ai sslner la personne R TT qu'elle aura \u201coocupée\u201d.Et pendant ! qu'on la sert, qu'on s'empresse autour d'elle, si elle a occasion de dire un mot agréable ou intéressant, eule sera trop heureuse de jeter os rayon dans la sum - bre et fatigante journée de ceux qui peinent pour gagner leur pain.\u2014 Qu'il s'agisse d'un ouvrier, dun employé quelconque, d\u2019un heureux ou d\u2019un malheureux, il ne faut jamais retenir la bonne parole dite à propos qui vient aux lèvres C'est le devoir social.fraternel, Pansée\u201c+ Sache que la gaieté est une des plus charmantes qualités de la jeunesse et des jounes filles en parti culier; maïs «ncore cette gaieté ne doit elle pas éclater bruyamment en tous lieux ne dégénérer jamais en malice méchante, en insolence, voire en tapage.Beiladonne \u2014 En voici une récette qu\u2019on m'a indiqué ces jours derniers pournéttoyér les onjets de laine blanche tricotée qui n'ont point de taches, mais sont simplement salis par la poussière.Il faut les rouler dans une poudre quelconque, \u2014 riz amidon, ou même farine.TI paraît qu\u2019en faisant ainsi ils reqeviennent d'une entière fraîcheur.JACQUELINE PARALYSIE PARTIELLE Un gros rhume porte une grave atteinte à lu santé d\u2019ane mère de famille.\u2014Paralysie partielle suivie d'évanouissements.\u2014Les médecins ne réussissent pas à la sou'ager \u2014 Les Pilules Roses du Dr Williams lui rendent la santé.Le public de Brookhoim, faubourg d\u2019'Owen Sound, s'agite au sujet des cures étonnantes opérées par les Pilules Roses du Dr Williams.On montra à un journaliste de Toroto, qui était venu passer quelques jours dans ces parages, une maison sur un côteau d\u2019où la vue domine la belle baie d'Owen Sound, lui disant qu\u2019il y apprendrait quelque chose sur une cure effectuée par leu Pilules Roses du Dr Williams.Il «y rendit et apprit par M.T.F.Goodfellow, le propriétaire de cette agréable résidence, les faits suivants.\u201cMa femme doit dans une vaste mesure sa santé actuelle aux Pilules Roses du Dr Williams,\u201d dit M.Goodfellow.\u201cLe 12 Juillet 1895, Mme Goodfellow fit une excursion en bateau & Collingwood et revint avec un gros rhume qui se transforma en paralysie du côté droit et du bras, Avec cela il lui prenait des étourdisse: ments et des faiblesses qui lui fai ssient perdre connaissance.La para: lysie l'avait rendue incapable de sou: lever de I+ main gauche le moindre poids Elle fit venir les médecina et se conforma à leurs prescriptions, mais c'était peine perdue ; son état était toujours le même.La maladie de Mme Goodfellow, qui est mère de trois enfants et doit prendre soin d'eux et de son ménage, était un sujet d'embarras et d\u2019affliction pour la famille.La paralysie et les évanouissements l\u2019ont affligée huit mois durant, lors qu\u2019une de ses amies la pressa d'essayer une boîte des Pilules Roses du Dr Williams.Pour lui faire plaisir elle consentit à en acheter quelques boîtes.Après les avoir prises, il y eut un mieux sensible.Les faiblesses étaient moins fréquentes, le côté et lo bras avaient gagné en force, et elle était enchanté du résultat Après avoir fini la sixième boîte elle cesss le remède, ne sentant plus aucun mal.Mais plus tard quelques-uns des vieux symptômes se firent sentir de nouveau.Elle en acheta une nouvelle provision etrecommença le traitement ; à sa grande satisfaction ces bonnes petites pilules firent de nouveau cesser lo mal et elie en prolongea 'asage asvez long: temps pour l\u2019extirper complètement.Il y a de cela an an et demie et c'est à peine qu'elle s'est apergue une couple de fois de quelques légers symptômes de sa maladie d'autrefois, lesquels ont cessé de suite sous l'effet de quelques doses du même remède Mme Goodfellow ent fermement convaincu qu'elle doit sa santé actuelle sux Pilules Roses da Dr Williams, et elle Jes recomiaande avec enthousiasme à 208 amies et 4 300 connaissances.Suite de la 2eme page vois à suivre F l'accomplisuemes des promeeses Dieu Heur-ux sont les peuples qui savent reconnaître ces iuapirés et profiter de leurs conseils ! En travaillant à remplir cette tâche que le euré Labelle s'était iwpusée, vous sasures, MM.la conservation de ls race frangaise en Awérique et vous travaillez à l'accomplissowent de ea destinée providentielle sur ce oonti- nout.Je suis de ceux qui croieut à cette destinée.J'applaudis donc de tout oœur à vos travaux et à vos efforts, et je suis heureux de voir tant mes concituyets vous apporter aujourd'hui l'howmage de leur appro: bation et de leur eacou agement.A maintes reprises ls voix de l\u2019oru teur fat couverte par leu applaudisse ments de tout l'auditoiré, pendant ie discours patriotique qu\u2019il venait de prononcer.M.Rolland te alors à Sa Grandeur Mgr Bruchéai l'adresse survente : ADRESSE A Mgr BRUCHESI A sa Grandeur Mgr Paul Bruchési, Archevêque de Montréal, Patron de la Société Généralu de Colonisation et de rapatriement de la Province de Québec.Monseigneur, Parmi toutes les œuvres de propaganda chrétienne que chérissait le zèle apostolique de votre vénéré prédécesseur Mgr Fabre, premier patron ecclé: siastique de notre Société, la Culoniea: tion avait une place de prédilection, En lui succédant au trône archiépie oopal de is Rome d'Amérique, vous aves, ot c'est un bonheur pour nous également reoueilli 1a succession de ua sympathie en faveur de l\u2019entreprise émin-mment nationale et religieuse que nous poursuivons.Votre Granneur nous l'avait déjà prouvé le jour ou elle accepta avec empressement ls patronage religieux de notre Suciété.Vous nous en donnez 06 soir\u2018 un autre témoignage précieux en vous rendant ici, pour que notre premier congrés de colonisation débute sous .\u2026s auspices insignes et favo rables des chefs de l'Eglise et de l\u2019Etat.Votre sollicitude éclairée a vite com' pris, Monseigneur, ce que tous les esprits d'élite et les cœurs patriotiques sentent viveruent ; à savoir, que déve: lopper notre province de Québec nt tout le Canada français, par la colo: nisation, c\u2019est faire l\u2019œuvre par exoel- lence pour l'expansion et l'affermissement de notre foi et de notre nationa lité en Amérique.Aussi roinines-nous sûrs de pouvoir sompter sur le concours entier de Votre Grandeur et du digne clergé qui la seconde, nous qui nous sommes sonsiitués les ouvriers modestes, mais dévoués de c grand et noble labear.C'est pour nous un gage non équivoque de succès, dans ces efforts pour faire la patrie plus large et généreuse ; meilleur le sort de nos concitoyens, en nous emparant du sol par la charrue du défrich=ur, et en plantant la croix, Jalon glorieux de nouvelles paroisses catholiques au sein des espace: vierges.Telle est, en effet, la mise en action de la devise adopté\u201d par notre société : \u201cCruce et Aratro\u201d \u2014 Par la croix et la Charrue.Monseigneur, pour cette bienfaisante assistance de votre part, nous ne saurions vous offrir nne expression plus vivace de notre gratitude que la promesse de continuer avec un ardeur regouvelée notre travail, sous votre égide.Daigne Votre Grandeur en accepter l'hommage avec celui de notre filial dévouement et de nos vœux les plus sincères.J.D.ROLLAND, Président.L.E.CARUFEL, Secrétaire.RTPONSE DE SA GRANDEUR.En réponse à cette adresse, Sa Grandeur Mgr.Bruchési s prononcé l\u2019allocution suivante : M.le Président, Je regrette de ne pouvoir, en cette circonstance, évoquer des souvenirs comme ceux que rappelait, il y a un instant, M.le lieutenant gouverneur.Mais it y à quarante ans, je ne pouvais pas savoir qu'il existait à Montréal une Société de Colonisation.Je sais qu\u2019il y on à une aujourd\u2019'hai et j'ai été heureux d'en acsepter le patronage.Elle se propcse vne œuvre que vous avez appelée avec raison religieuses ot nationals et qui, & co double titre, se recommaude hautement au sèle et à la sympathie de tous.Mon concours bien sinoère lui est assuré ; ina parole, ma plame et ma bourse, autant qu'il se pourra, seront à son service et jo pais ici sans \u2018orainte promettrs en même temps l'appui non moins dévoué de mon clergé.Le clergé, M .le président ce n\u2019est pes moi seul, qui le dit, c'est tout notre peuple, n \u2018té le preinier à l\u2019œarvre, dans nos campagnes et dans nos villes, partout où il y avais du bien à accomplir, et il ne faillire pas plus dans l\u2019a venir que dans le passé son loveis.La religion 66 la sons deux ohoses qui ue re part ot dans notre u'ailleurs, si nows voulons rester les aux traditions de notre berosau.Nos pères qui vinreat ici fonder une colonie n'y apparurent pas comme de simples expiorateurs, mais \u2018vant tout comme de fiers chrétiens.Ile s'emparèrent de sulau nom du rui du ciel, ea mêvie temps qu'au nom da roi «le Frunce et, à vôté du d fleurlelysé, ile 1rtèrent l'étendard de la croix.Île baptisèrent nus fleuves et nos rivières, en leur dinnant des noms de saints et voulurent mettre notre ville sous la protection de la Vierge Marie.Vous «lésirez co'oniser, vous aussi, Messieurs, et vous déuires lo faire avec la pensée religieuse et patriotique de nas pères : votre devise m'en est une preuve : \u201cCruce at Aratro.* Culonieer, c'est comume vous le dites agrandir notre Province, attacher nos compatriotes à ce sul si beau et si fertile, défricher nos iminenses forêts, y faire surgir des paroisses nouvelles, nous fortafier comme race, étendre le règne de l'Eglise.L'œuvre est belle, je pourais dire qu'elle est sainte.Qu'elle soit prospère, que nos vœux ardants se réalisent ; plus tard après nous, des villes, \u2018es diocèses auront remplacé les vastes eolitudes et les forêts vierges d'aujourd'hui, et votre mémoire sera bénie MM.sous le dôme des cathédrales dont vous aurez en quelque sorte joté les fondements.Et maintenant, commeut mener à bonne fin une telle entreprise Ÿ Quelles inéthodes suivre! Quelles mesures adopter} D'après quel plan travailler 1 Voilà des questions que vous étudierez et auxquels vous répondrez pendant les diverses séances de c congrès.Muis le gage assuré du suocds, il sera, n'en doutez pas, dans un courage persévérant, dens l'oubli des intérête personnels et lu rechercha du bieu public ; dans la générosité et le désintérexsement ; dans l'amour de la religion ct le xéln de la foi : qualités et vertus qui font les vrais patriotes et les vrais chrétiens Après l'éloquent discours de Sa (Frandeur, M.Kd.Lebel, l\u2019excellent chanteur que maintes fois nous avons spplsudi, a rendu avec Awe, la chanson de sir George Etienne Cartier : \u201cO Canada, inon pays, mes amours\u201d.M Emery lavigne l\u2019accompagnait au piano.M.Lebel rappelé par ia foule, a chanté avec un égal succès, une romance fori goûtés.M.le Chevalier G, A.Drolet pré- seta alore à hon.M.Turgeon l'adresse suivante : À l'honorable ApsLann Tunouox, Commissaire de la colonisation et des wines.pour la province de Québec.Monsieur le ministre, Nous profitons de la présente cir constance pour vous offrir, au nom de notre société, l'expression de notre profonde gratitude, pour la sympathie arente ot éclairée que vous n\u2019aves cessé de témoigner à l'œuvre patriotique qui nous est chère, et que vous lui avez ai généreusement continuée depuis que vous présidez au ministère de la colonisation.En votre personne, monsieur le winistre, nous entendons remercier égrl-ment et de tout cœur, vos hono rables collègues.qui approuvent et secondent vos nobles efforts.Ils le méritent.Permettez'nous aussi de rappeler le souvenir rie vos devanciers, dont vons poursuives et céveloppez, avec tant de sollicitude, les traditions en faveur de l\u2019expansion colonisatrice.Veuillez nous permettre M.le minis\u2019 tre, de joindre à ce remerciement une demande.Nous croyons l\u2019occasion pour se faire éminemment propice, car bientôt, nous vous prouverons, par les trauvaux de o congrès, que l\u2019opinimn publique est avec nous pour inviter l\u2019État à continuer «a protection à la grande œavre de la colonisation.Cela ne veut pas lire, M.le mins tre que nous songions à encourager la funeste erreur qui cousute à tous demander, à tout exiger du concours officiel de l'Etat, seal ; au contraire, nous voulons travailler à affirmer de plus en plus que la parti:ipation de l\u2019initistive individuelle doit s'unir au concours de l'Etat pour assurer le suc ods de la colonisation.Néanmoins nous faisons des vous r que le gouvernement continue contribuer, pour une large part, à cette œuvre nationale, note nment pour le tracé de l'établissement des Voies ferrées et des chemins de coloni sation, peur la protection légale des colons, etc, etc.Votre attitude passée, M.le minis tre, nous est un sûr garnat de votre bienfaisant concours pcur l\u2019evenir.C'est avec une satisfaction bien vive que nous en noceptons l'augure.La société générale de Colonisation et de Rapatriement de la provigce de Québec.LH Lie .» t de la à * tion ot des mines es leve alors où fait un de ees jiscours dont sou! il a le secret.Voisi cotie pièes d'éloquence dans son entier : épi es Le patrie ma dem | guest 0-2
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