Le droit, 13 février 1971, Cahier 2
[" ¢ Ÿ ro A 13 février 1971 Vol, 13, No 7 VETS VES | AY = .fig ELLY nd Ÿ FA 435 514 by ii 3 on pect 2) a fer c es pagelO ! paged) ë Hr DETR mis oe EE LA 7 = { 1 nm mme | TI i age 16 [A] M { N bed À | i D [een x A page 4 i PA ~ | Sc À mé\" | +, ke da x w } y FA 7 ® py \" rt ip.*° \u201c dE a 1; mh 7 _ à - memes = _ Pet ; 5 ee IL Y A 150 ans cetie année, le roi d'Angleterre, Georges IV, octroyait sa charte à l'université Mc 3 Gill, souvent mentionnée à l\u2019étranger comme la mieux connue des universités canadiennes.En revanche, plusieurs nationalistes québécois considèrent cette institution montréalaiss comme un symbole de l\u2019establishment anglophone.Si bien qu'après un siècle et demi d'existence, l\u2019université McGill est .devenue un mythe suscitant tour à tour l'admiration, l'envie, voire même la haine.Dans la conjoncture politique actuelle au Canada, l'attrait que McGill exerce sur les étudiants de l'extérieur provoque la contestation de certains Québécois estimant que les deniers des contribuables ne devraient pas servir à la formation d\u2019étrangers alors que les fonds publics ne sont pas suffisants pour assurer le rattrapage ( McGILL: | 150 ANS D'HISTOIRE L'université McGill, après des débuts modestes sur le domaine Burnside yr en 1843, prend ensuite rapidement de l'expansion sous l\u2019im- | pulsion du recteur William Dawson et comprend en 1875 de nombreux bâtiments.des universités francophones du ; RE PER TORRES ST EEE ia 5 , Québec.Te - \u2018 | E : De là à crier à l'injustice, il n\u2019y avait qu'un pas qui a été franchi en mars 1969 \u2014 au plus fort de oo = op ~ = % la campagne pour l\u2019unilinguisme pi : Etes Tr.Se NL ur français au Québec \u2014 , avec l\u2019O- 417 or 0 7 RE & Le | wv z .3 A rir RR LE Ay La _ pération McGill français et la ; Hy - = d .ste 2 \u2018 marche des contestataires contre = TT a on is le campus anglophone de la rue | \u201d à I Sherbrooke.Pourtant, ce \u201csymbole de l'impérialisme colonisateur anglo-saxon\u201d, selon les slogans des mani- \u20ac E A A al A > festants, a justement été conçu au All rors oh A a Wri ; 2 début du XIXe siècle comme un - | ' EEE i CPR instrument de décolonisation pour + le modeste avant-poste de la civi- 4 lisation que représentait alors EEE a La \u2018 sr a Sots Montréal avec sa population de % he) x AK.Z i TE on seulement 15 000 habitants.Un retour historique vers 1821 constitue presque une petite opé- ss has + > a ed 3 ration de démythification de l\u2019uni- us | 1# \u201c 7 : versité McGill.Tout d\u2019abord, qui | ~ Bi | x ; INK TTT 7 \u2018 = | 1 yl SE est James McGill, qui voit son i tt gl Edad 48 | nom perpétué par une grande uni- : versité?Ce simple fait ne manque | pas d\u2019intriguer certains étrangers, } comme un délégué soviétique venu à Montréal il y a quelques années pour une conférence interna- A tionale.et qui avait dit: \u201cCe qui i me frappe le plus chez vous, c\u2019est i DES DEBUTS PENIBLES, UNE | 2 -13 février 1971 qu'on ait donné le nom d\u2019un commerçant plutôt que celui d'un penseur ou d\u2019un héros à une université\u201d.Et il voyait là la glorification du système capitaliste.La vérité est à la fois plus simple et plus subtile.Pour comprendre ce qui s'est passé, il faut remonter jusqu'au lendemain de la signature du Traité de Paris qui, en 1763.consacrait la cession par la France du Canada a I'Angleterre.Trois ans plus tard, James Mc- Gill, âgé de 19 ans, arrive à Montréal.Il vient d'abandonner ses études à l'université de Glasgow, faute de ressources.Il s\u2019intéresse au commerce des fourrures mais ne participe pas aux expéditions des \u201cvoyageurs\u201d, ni aux explorations.Il s'occupe du comptoir de traite qui, à Montréal, achète les pelleteries et les expédie en Europe.Les affaires sont bonnes.En 1776, James McGill épouse \u2018une Canadienne française, veuve de Joseph Amable Trottier-Desriviè- res et mère de quatre enfants.Il achète la maison Bécancour, située près du Château de Ramsay, dans le vieux Montréal, qui était alors le coeur même de la jeune ville.Après avoir joué un rôle de premier plan dans la milice canadienne contre l\u2019invasion des rebelles américains, James McGill fait de la politique.Après l'établissement du Bas-Canada par l\u2019Acte de 1791 du Parlement britannique, il est élu par acclamation en juin 1792 député à la Chambre d'Assemblée.qui se composait de 35 députés de langue française et de 15 de langue anglaise dont six étaient mariés à des Canadiennes françaises.Pendant une vingtaine d'années, McGill assume des responsabilités de plus en plus importantes sur les plans politique et militaire.C\u2019est ainsi que de nouveau en 1813 il se retrouve en face des Américains pour, cette fois, négocier, en sa qualité de major général, la capitulation de ses troupes.Depuis 1798, James McGill habitait avec sa famille \u201cen banlieue\u201d*, dirait-on aujourd\u2019hui, c\u2019est- à-dire dans le domaine Burnside, situé sur l'emplacement même de l\u2019actuel campus de McGill.Etait- ce nostalgie de ses études interrompues à Glasgow?Cet homme d\u2019affaires, doublé d\u2019un politicien et d\u2019un officier de milice, est un grand lecteur.II s\u2019inquiète du manque de maisons d'enseignement.En 1787, il fait signer une pétition parmi les citoyens pour demander des écoles.Il y affirme: \u201cNous pouvons difficilement trouver une seule école dans toute la région pour instruire les garçons.Un seul garçon sur cinq sait lire et écrire.\u201d Mais les autorités sont réticentes.Leur principale préoccupation est de maintenir l\u2019ordre, et développer l'éducation risque de remettre en question un équilibre fragile.Devant l'insistance de citoyens comme McGill, Londres décide de créer la Royal Institution for the Advancement of Learning, dont l\u2019université McGill est devenue l\u2019héritière directe.Cependant, on s\u2019est bien gardé de nommer un conseil d\u2019administration à la Royal Institution, si bien que celle-ci \u2014 fondée en 1801 \u2014 n\u2019existe que sur papier pendant quinze ans.D'ailleurs, il ne manque pas de citoyens à Montréal pour chercher à empêcher celle-ci de devenir réalité.Ils avaient compté cependant sans la ténacité bien écossaise de James McGill qui, en 1811, deux ans avant sa mort.rédige son testament et lègue 10 000 livres sterling ainsi que son domaine de 46 acres de Burnside, dont la résidence et les dépendances, à la Royal Institution for the Advancement of Learning pour l\u2019établissement d\u2019une université ou collège.Il impose deux conditions: la première stipulant que l'un des collè- +2 / UT ges porte son nom, ct la seconde exigeant que l'université ou collège soit établie dans les dix années qui suivent sa mort, faute de quoi cette partie de son héritage devra être répartie entre ses autres héritiers, qui sont les membres de la famille de sa veuve.James McGill mourut à la fin de 1813 et fut enterré au cimetière protestant.Quand sa femme rendit l'âme quelques années plus tard, elle fut inhumée dans la crypte de l\u2019ancienne église Notre- Dame.Avec l'ouverture du testament de James McGill débute l\u2019histoire de l\u2019université McGill dans des circonstances on ne peut plus indignes, comme le précise l'écrivain Hugh MacLennan.À la fin de 1813, la Royal Institution, qui avait par ailleurs la mission d\u2019établir des écoles élémentaires gratuites à travers tout le Bas-Canada et EE _ Aujourd'hui, le campus 78 a L a 1 nd de l'université McGill reçoit plus de 16 000 étudiants dont 10 p.c.sont francophones.| ASCENSION VERTIGINEUSE, UN AVENIR?13 février 1971- 3 \u201c > Un meilleur Moyen pour combattre l cons ipañor ren parce qu'il FAVORISE VRAIMENT LA DIGESTION Quand vous êtes constipé, vous souffrez peut-être aussi d'une \u201cindigestion des graisses\u201d.Parce que votre organisme ne digère pas bien les aliments gras, vous éprouvez la sensation de lourdeur et de ballonnement qui rend la constipation encore plus pénible.Pour obtenir un vrai 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testamentaires, le Dr John Strachan, obtient en 1816 que la Royal Institution soit dotée d'un conseil d'administration et formée en corporation.Et c\u2019est quatre ans plus tard seulement, soit sept ans après la mort de McGill, que la Royal Institution peut faire valoir ses droits à la succession.À la résidence du domaine Burnside, Francis Desrivières décide que, s'il peut encore se cramponner au domaine pendant trois autres années, la partie sera gagnée.II commence par rester sourd à toutes les démarches que font les syndics et les autorités, si bien que ces dernières doivent aller devant les tribunaux pour obtenir l\u2019éviction de Desrivières, qui rétorque en utilisant toutes les procédures dilatoires à sa disposition.Entre-temps, la Royal Institution obtient en 1821 une charte royale de Londres.En 1824, on nomme un \u201cprincipal\u201d et quatre professeurs.Mais déjà, un an plus tôt, ce qui devait devenir la faculté de Médecine de Mc- Gill avait été fondée au Montreal General Hospital, qui lui aussi célèbre cette année son 150e anniversaire.Avec la cause de Desrivières toujours pendante devant les tribunaux, le premier \u201cprincipal\u201d \u2014 George Jehosophat Mountain \u2014 décide en juin 1829 de tenir sur le terrain Burnside, dans un geste symbolique, une cérémonie d\u2019inauguration de l\u2019université, qui est suivie d'une réunion du conseil universitaire avec la Montreal Medical Institution.De sa résidence qu\u2019il habite toujours, Desrivières a pu suivre la cérémonie, tandis que les participants pouvaient de leur côté constater dans quel état d'abandon le domaine se trouvait.C'est en 1835, que le Conseil privé de Londres rend un jugement final dans la cause ordonnant à Desrivières de quitter Burnside, qu'il a réussi à occuper pendant près d'un quart de siècle après la mort de James Meet a Quant à l\u2019université McGill, ses problèmes sont loin d'être réglés.Pendant une vingtaine d\u2019années, c\u2019est-à- dire jusqu\u2019en 1855, c'est une succession de querelles intestines et une grande indifférence de la part de la population.Ces difficultés ont leur écho jusqu\u2019à Londres, qui refuse d'accéder à la requête du Bureau des gouverneurs pour la nomination d\u2019un principal britannique.A la place, Londres suggère que McGill regarde du côté de la Nouvelle-Ecosse pour aller y chercher un jeune \u201ccolonial\u201d, William Dawson, qui va se révéler le Frère Marie-Victorin de l\u2019enseignement universitaire anglophone au Québec.Né a Pictou, sir William Dawson a fait ses études à l\u2019université d\u2019Edim- bourg et quand il arrive à McGill il n'est âgé que de 35 ans.Dawson est un géologue-né, il s'est passionné pour l'étude du sous-sol, mais il est également botaniste, zoolo- gue, entomologiste et linguiste.Ses travaux scientifiques sont publiés en Europe.Il est membre de l'American Association for the Advancement of Science et de la British Association, ce qui lui permet d'inviter ces deux sociétés savantes à tenir leurs assises à Mc- Gill, plaçant ainsi la jeune université sur le plan international.Mais en 1855, quand Dawson arrive au pied du mont Royal, il trouve une résidence en ruine et une ferme à transformer en campus universitaire.La construction de l'édifice de la faculté des Arts avait été commencée mais était en panne.Le nouveau principal accepte alors de donner des cours tout en assurant l'administration de l'institution.Il entreprend lui- même la rénovation de sa résidence.Pendant plusieurs années, il consacre même presque tout son traitement aux améliorations à apporter à l\u2019université.C'est lui qui indexe les premiers livres de la bibliothèque et qui réunit les premiers éléments d\u2019un musée.Mais pour ce \u201ccolonial\u201d qu\u2019on avait un jour complimenté pour l'excellence de son anglais à Edimbourg, et qui avait dit: \u201con pense probablement que ma langue maternelle est le chippewa ou le micmac\u201d, la première préoccupation est de donner à McGill un enseignement de qualité qui peut se comparer avantageusement avec celui des grandes universités européennes.Pour cela, il faut s'assurer que les étudiants arrivent à l\u2019université avec une solide formation, acquise aux niveaux élémentaire et secondaire.Aussi Dawson forme l'Ecole normale qui fut en quelque sorte l'ancêtre de l'Institut d'Education actuel.Si d\u2019une part il veut faire une gran de université, il veut aussi qu\u2019elle soit bien adaptée aux besoins d\u2019une société du Nouveau Monde.Homme de sciences, il voit un avantage à ce que l\u2019université McGill soit établie dans une ville commerçante comme Montréal et il décide de mettre délibérément l'accent sur un enseignement scientifique et pratique, contrairement aux universités du vieux continent qui sont centrées sur les humanités.Aux côtés de la faculté de Médecine et de celle de Droit, il favorise l'établissement d\u2019une faculté de Génie et d\u2019une faculté de Sciences appliquées.En 1893, quatre- vingts années ont passé depuis la mort de James McGill et soixante-douze ans depuis l'octroi de la charte royale.Sir William Dawson quitte une université solidement établie, qui possède des liens étroits avec la riche bourgeoisie commerçante anglophone.Les dons faits à McGill permettent à l\u2019institution d'élargir constamment le champ de ses activités, à mesure que ses professeurs se signalent à l\u2019attention du monde universitaire par leurs \u2014\u2014 James McGill (1744-1813), commerçant, politicien et fondateur de l\u2019université McGill; ci-dessus, William Dawson (1820-1899), premier principal.J RL Td es Loe hsv: (à.Wk / fs »* = } oH ay 2 A Ses rE I 2.ATE Nid fad 1 {i fe fi \u20ac.i À re À + Le BY = 2 * â 4 1g?if ; a., te ed DR er >, y 7 N Si \u20ac A A 1 \" By \u201c4 ep Puli Ne pas | If or th à A CL ES y\u201d \u2014 wi | ron prefer >?| Ve La Sa tre tou tes wa Zaid TA TR FILTR \u20ac OÙ ENTHOL u Pe aff 7% '@ oO 2OUX 5e gi NE we SAX ye - ail wr me, N° hoo RANCHO, a 4 us J ab Le 13 février 1°71 - 4 ut ES 5 \u201c.Pain Se > mais au goût, la bière Molson plait a tout coup! Brassée au Québec par Molson 6 - 13 février 1971 MCGILL: 150 ANS D'HISTOIRE (avais Déjà les autres universités anglophones du Canada prennent modèle sur McGill.Au cours des trois quarts de siècle qui suivent, l\u2019université McGill connaît une expansion remarquable marquée de temps d'arrêt.Et au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, c\u2019est une université moderne, riche du grand essor de la recherche scientifique qui s'est produit pour répondre aux exigences de la défense nationale, qui ouvre son campus aux milliers d'anciens combattants désireux de parfaire leurs études avant de retourner à la vie civile.C'est le premier grand vent de démocratisation qui souffle sur Mc- Gill.Pour bien comprendre l\u2019impact produit, qu\u2019il suffise de mentionner que le nombre d'étudiants \u2014 qui était en 1945 de 3933 \u2014 avait grimpé, à l\u2019automne 1946, à 6 366.pour passer à l'année académique 48-49 à 8 240 étudiants.Il y avait plus; les frais de scolarité des anciens combattants étaient défrayés par le gouvernement fédéral.Aussi, au début des années 50, McGill, comme toutes les autres universités canadiennes, a dû se tourner de plus en plus vers les gouvernements pour son financement, Jaloux de sa juridiction constitutionnelle exclusive en matière d'éducation, le Gouvernement du Québec se veut le seul dispensateur des subventions aux universités québécoises.Mais d\u2019autres subventions proviennent de multiples sources, tant fédérale qu'étrangères, ou de fondations privées.À cause des domaines qu'elle a développés à la faveur de ses liens étroits avec les milieux industriels anglophones, l\u2019université McGill se trouve avantagée et doit faire face aux critiques parfois acerbes d\u2019universitaires francophones, comme le professeur Michel Brunet, de l\u2019université de Montréal.Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l\u2019université McGill avait pu prendre conscience de la dimension canadienne de son rôle, tant pour l\u2019effort de guerre que pour l'essor industriel du pays.C'est au cours de la décennie 60 que l\u2019université de la rue Sherbrooke a commencé à sentir la dimension sociale de son intégration à ia société québécoise.Depuis cinq ans surtout, il s\u2019y fait une sérieuse remise en question de toute l'orientation de l\u2019université, qui s\u2019est vue contestée sur deux plans: d\u2019abord celui de la revendication sociale des éléments radicaux parmi ses étudiants et ensuite celui des réclamations des nationalistes québécois, dont les plus extrémistes ne demandent rien d'autre que la francisation de McGill.\\_ out récemment, le nouveau principal, M.Robert Bell, déclarait que le problème de l'intégration dans la société québécoise allait bien au-delà d\u2019une simple question linguistique.Sur ce point il se trouve sur la même longueur d\u2019onde que le professeur Guy Rocher, dé l\u2019université de Montréal, qui a été membre de la Commission Parent.Interrogé au sujet de l'avenir de McGill au Québec, le professeur Rocher déclare que le nationa- - lisme québécois va avoir à rencontrer le test.de McGill dans l'ensemble des tests qui lattendent, et dont évidemment le plus gros reste les Etats-Unis.\u201cIl s'agit de voir si c'est possible de vivre le nationalisme québécois dans le contexte de l'énorme puissance américaine, dit-il.Mais parmi les tests qui attendent le nationalisme québécois au Québec méme, il y a celui de l'assimilation des immigrants et il y a celui de McGill.Quant à moi, dit-il, il ne s'agit pas de savoir si McGill doit devenir français ou non, car cela me semble une façon de forcer la réalité.Il me semble plutôt qu\u2019il faut se demander si le nationalisme québécois peut créer un climat où on serait capable d\u2019absorber McGill.Cela signifierait faire en sorte que ceux qui vivent à McGill se reconnaissent dans le projet Québec et acceptent d'y travailler en faisant une oeuvre universitaire importante.\u201d M.Rocher, qui croit que l\u2019université McGill doit conserver son rôle de grande université du monde, note cependant que jusqu'à maintenant Mc- Gill semble avoir défini son rôle surtout en fonction d\u2019une petite proportion de Québécois, les anglophones et quelques francophones qui la fréquentent.Il précise que l\u2019on ne doit pas définir son rôle à sa place.Quand M.Bell parle d'intégration à la société québécoise, il n'omet pas le grand effort de francisation effectué depuis quelques années.M.Bell va plus loin et il a affirmé, en novembre dernier, que \u201cMcGill a toujours été profondément immergée dans la vie québécoise\u201d.Il en veut comme preuve le fait que, au plus fort de la crise québécoise, on a tenté de négocier la libération des otages, en recourant à des diplômés de McGill, soit Me Robert Lemieux, avocat du F.LQ., Me Robert Demers, avocat du gouvernement et le ministre de la Justice, Me Jérôme Choquette.Peut-être plus significatif est 1'impact qu'ont les recherches de ia faculté de Médecine de McGill sur le bien- être de la population québécoise, comme les travaux de l'équipe du Dr C.R.Scriver, en pédiatrie, qui à la suite d\u2019une enquête auprès des enfants mont- TE Te ani réalais a constaté chez les petits Canadiens frangais une forme de rachitisme résultant d'un manque de vitamine D due à l'habitude qu'avaient leurs mères d'utiliser-du !ait ordinaire, tandis que les mères anglophones employaient surtout du lait en boîte auquel la vitamine avait été ajoutée.Ils ont estimé qu\u2019il en coûtait environ $350 000 annuellement pour prévenir cette anomalie au Québec.Devant ces faits le gouvernement québécois s'est laissé convaincre de décréter qu\u2019une quantité suffisante de vitamine D doit être ajoutée au lait ordinaire.La faculté de Médecine, la plus prestigieuse peut-être de toutes les facultés de McGill, illustre bien comment s'effectue présentement l'intégration à la société québécoise.C\u2019est une faculté anglaise mais qui accorde une grande priorité au bilinguisme.Environ 60 p.c.de son corps professoral est bilingue et 20 p.c.des autres professeurs ont une connaissance du français.Toutefois, l\u2019intégration de la faculté de Médecine de McGill au Québec se manifeste peut-être le plus clairement et le plus directement dans les activités des quatre hôpitaux universitaires dont le personnel constitue l\u2019élément essen- tie! du corps professoral d'enseignement clinique.Ces institutions sont ouvertes à tous.Ainsi à l'hôpital Royal Victoria 45 p.c.des malades sont francophones, tandis qu'on en compte 55 p.c.au Montreal Children\u2019s.De plus, certains professeurs et étudiants offrent leurs services professionnels gratis dans deux cliniques populaires.as.C'est à tout cela que se référait M.Bell quand il affirmait: \u201cEn réalité.j'irais jusqu'à dire que McGill est plus intégrée à la communauté anglophone que les universités de langue française ne le sont à la communauté francophone; que McGill est plus intégrée à la communauté francophone que les universités de langue française ne le sont à la communauté anglophone et parfois même je me demande si Mc- Gill n\u2019est pas plus intimement reliée à la communauté francophone que ne le sont les universités de langue française.\u201d Prétention?Non, plutôt remarque malicieuse d'un scientifique qui sait bien la relativité des choses.Aux dernières statistiques, celles de 69-70, la population étudiante de Mc- \u201c Gill est de 16 526 étudiants, dont 10 p.c.sont francophones.À la faculté des Etudes de gradués, c'est-à-dire au niveau de la maîtrise ou du doctorat, on avait 4045 étudiants, qui effectuent des travaux de recherches évalués à S15 000 000.autant d\u2019argent qui est drainé de l'extérieur vers le Québec et qui contribue à stimuler l'économie québécoise.Il faut aussi ajouter qu'en Education permanente on compte environ 9 000 étudiants, dont 25 pc.sont francophones.À la faculté de Droit, 30 p.c.des étudiants sont francophones.Tout cela constitue une partie du dossier de l\u2019université McGill et de ses 150 années d'existence.Ce n'est peut- être pas toute la vérité mais une partie de la vérité qu\u2019un anniversaire permet de rappeler.\u2019 La première promotion des diplômés de la faculté de Génie de l\u2019université McGill est sortie en 1873 et comprenait six ingénieurs.®) yur SnAg * (1) cuirchevelu (8) dos (2) cou (9) lombes (3) épaules (10) genoux (4) coudes (11) cuisses (5) bras (12) jombes (6) mains (13) pieds (7) poitrine d Voici les 13 endroits du corps le plus souvent touchés , par le pénible psoriasis.Avez-vous la peau sèche, écaillée?.des squames?.des démangeaisons persistantes?.Ce sont là les symptômes du psoriasis.Tegrin* est une crème destinée à les combattre et à les contrôler.Sa formule médicinale agit de trois façons: (1) elle fait cesser rapidement les démangeaisons; (2) elle permet aux plaques squameuses de se détacher; (3) elle empêche leur retour grâce à des applications régulières sur les zones malades.La formule non graisseuse de Tegrin 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suis assez mal placée pour le savoir.Il y a l\u2019image psychologique et l'image sociologique.Michel Brûlé C\u2019est être un privilégié dans la société dans laquelle on vit.Gertrude Langlois C\u2019est une différence essentiellement sexuée, qui fait que les sexes se complètent.\u2014 Qu'est-ce que ça veut dire être une femme?Mireille Bigras A mon sens, c\u2019est une identité particulière, c\u2019est un élément complémentaire à l'intérieur du couple.Mais ça n\u2019empêche pas d'avoir une vie personnelle, une vie familiale et une vie de travail.Mais ce n'est pas facile.Michel Brule C'est partir avec un lourd handicap.Gertrude Langlois C\u2019est une fonction différente: tout notre être y est engagé.\u2014 Est-ce que les rôles traditionnels des hommes et des femmes sont en train de se transformer?Mireille Bigras Ah! oui! C\u2019est surtout dû aux changements apportés par les femmes à leur rôle traditionnel.Actuellement, les hommes ne font que s'adapter.Michel Brülé Il semble que oui.Mais je n\u2019en suis pas certain.Il reste un fond de conservatisme trés puissant, a la fois chez les hommes et chez les femmes.Certains changements sont spectaculaires, mais le sont-ils en profondeur?Gertrude Langlois Oui: ils sont en train d\u2019évoluer: je crains qu\u2019on n\u2019aille d\u2019un excès à un autre.Il ne faudrait quand même pas nier la nature différente des deux sexes.\u2014 Qui a la vie la plus difficile, les hommes ou les femmes?Mireilie Bigras Psychologiquement les deux ont des difficultés.Mais sociologiquement, les femmes ont une vie plus difficile parce que, traditionnellement, elles avaient peu d'avantages.Elles sont obligées de se bâtir un monde meilleur.Michel Brülé Je pense que ce sont les hommes; à cause de la structure de la société où l'homme est pris dans une jungle, où il doit se battre 24 heures par jour pour gagner sa vie, garder sa place.Les femmes qui travaillent sont dans la même situation.Gertrude Langlois Ils l\u2019ont tous les deux très difficile.Nous, les femmes, on nous a cantonnées dans le rôle de mère et d\u2019éducatrice: par ailleurs, on a presque exclu l'homme de ce rôle.Les hommes, eux, sont emprisonnés par des exigences de travail qui les étouffent.Et chacun protège son empire.\u2014 Etes-vous en faveur de l'émancipation féminine?Mireille Bigras Tout à fait.Je crois à un meilleur emploi de toutes les possibilités d\u2019une femme: intellectuelles, personnelles, sensibles, quoi qu\u2019on doive faire pour y arriver.Michel Brûlé Ah! oui! sans restriction.On a tout à y gagner.Si les femmes s\u2019émancipent, elles se désaliènent: et moins elles seront aliénées, plus elles auront de véritables contacts avec les hommes.{sertrude Langlois Je n\u2019aime pas ce mot \u201cémancipation\u201d.Je crois toutefois que la femme a droit de cité partout.Mais je déplore que la femme veuille calquer son rôle sur celui des hommes.Mireille Bigras Non: à mon sens ces mouvements n\u2019ont pas d'intérêt.On ne peut régler ses propres problèmes en s\u2019en prenant aux autres.Il n\u2019y a qu\u2019une chose à faire: se mettre au travail, s'organiser dans sa vie personnelle.Michel Bralé Tout à fait, même si sur le moment on peut trouver certaines manifestations ridicules.Il est trop facile de se moquer.Derrière tout ça, il y a une signification très lourde de sens.Même les mouvements extrémistes sont nécessaires.Gertrude Langlois Personnellement, je ne m\u2019y engagerais jamais.Par ailleurs, je ne crois pas que ce soit inutile.Ça peut faire réfléchir sur certains problèmes.Mais il y a là danger d\u2019extrémisme.\u2014 Croyez-vous qu\u2019un jour il y aura des mouvements \u201cmascu- linistes™?Mireille Bigras Si un jour à cause des changements apportés par les femmes, les hommes ne sont pas bien dans leur peau, il n'est pas impossible qu\u2019ils s\u2019en prennent aux femmes comme les femmes s\u2019en prennent maintenant aux hommes.Michel Brûté J'espère que non.Gertrude Langlois Si le féminisme à outrance continue, c\u2019est peut-être ce qui va arriver.\u2014 Est-ce que les sexes devraient à tout prix se distinguer par le vêtement?Mireille Bigras Spontanément, je répondrais oui, mais je crois que c'est une réponse sentimentale.Après tout, chaque personne devrait pouvoir s'habiller selon l\u2019image intérieure qu'elle a d'elle-même.Michel Brülé En principe non, mais en fait, ça n\u2019est jamais arrivé: que ce soit au niveau du vêtement même ou de l\u2019ornementation, il y a toujours eu des différences.À chaque sexe ses coquetteries.Je ne crois pas à une société où tout serait interchangeable.Gertrude Langlois: Le vêtement unisexe peut être une question de mode: c\u2019est assez superficiel.Mais, par contre, cela traduit un certain malaise: on ne sait pas trop ce qu\u2019on veut: on veut garder à la fois les privilèges et les droits.\u2014 Y a-t-il des métiers féminins et des métiers masculins?Mireille Bigras Ce qu\u2019on peut observer c'est que certains métiers sont plus pratiqués par des femmes et d\u2019autres par des hommes.Mais on se rappelle que pendant la guerre, alors que les hommes étaient au front, les femmes ont fait tous les métiers, même ceux qui demandent de la force physique.Michel Brûlé Je ne crois pas qu'il y ait des métiers masculins ou féminins en soi.Gertrude Langlois Il n\u2019y a pas de métier féminin ou masculin.Mais certains métiers sont plus adaptés à la personnalité féminine ou masculine.\u2014 Quels conseils donneriez- .vous à votre fille?Mireille Bigras Pessaierais de la déculpabiliser, de l\u2019aider à prendre conscience de ses propres désirs; de l\u2019aider à prendre les moyens qu\u2019il faut pour se réaliser.Michel Brûlé Travaille pour en arriver à gagner ta vie.Gertrude Langlois Je ne pense pas qu'on puisse donner des conseils.Mais il faut essayer de faire partager les responsabilités autant aux filles qu'aux garçons.\u2014 Et à votre fils?Mireille Bigras Pour mon fils, je ferais la même chose.Michel! Brûlé La même chose.Gertrude Langlois Pas de conseil particulier.Comme à mes filles.\u2014 Comment voyez-vous la famille de demain?Mireille Bigras Je crois qu\u2019on en est à un point tournant.On fait actuellement des tentatives pour trouver autre chose que la cellule familiale traditionnelle.Donc, il semble que la cellule familiale ne soit plus satisfaisante.Michel Brulé La famille sera sans doute moins nombreuse.Le rôle des parents aura évolué.Le type du père-roi aura disparu.La mère-poule-au- foyer également.La famille sera sans doute plus égalitaire.Le mariage sera une entente i négocier a certains intervalles.Gertrude Langlois On s'en va vers la société des loisirs.Les femmes savent quoi faire de leurs loisirs, contrairement aux hommes.Si on préche uniquement l\u2019_émancipation par le travail, on risque d'être en retard.Gertruue i.inglois, présidente de la Fédération des unions de familles.Mireille Bigras, psychologue 1 : a Miche! Bralé, sociologue 13 février 1971- 9 +h us 5 Ci-dessus, Mme Josée Parent et sa fille adoptive Annie-Catherine qui, dit-elle, lui a apporté le bonheur complet; a dr., la petite Lynn dans les bras de Yves Martin, dont les deux garçonnets, Yves et Stephen, ont accepté leur soeur d\u2019adoption comme si elle avait été des mêmes parents; à l'extrême droite, en haut, M.Gérald Jones et son fils adoptif François; en bas, Mme Denise Lanthier, Nathalie, la plus jeune des six enfants qu\u2019elle avait déjà, et le petit Sylvain, venu s'ajouter par adoption à leur accueillante famille.10 -13 février 1971 CETTE GRÈVE aurait pu être comme toutes les autres, s\u2019il ne s'était pas agi d'enfants.Après tout, une grève est une grève, pas une partie de plaisir, et quelqu'un doit en subir les conséquences, Mais bien des gens ont pensé que l'une des parties en cause avait déjà suffisamment souffert: en l'occurrence 450 enfants abandonnés, illégitimes, orphelins ou pupilles de la cour.Leur foyer, c\u2019était la Crèche d\u201dYouville, énorme bâtiment de pierre, dont la responsabilité incombe à une trentaine de Soeurs grises.Leur famille, c'était un personnel de 350 membres d\u2019un syndicat, sur le point d'entrer en grève.La grève a été déclenchée lé 31 mai dernier, mais elle n\u2019a pas beaucoup gêné la Crèche parce que la plupart des enfants n\u2019y habitaient plus.Cinq jours auparavant, l\u2019abbé Pierre Hurteau, directeur montréalais de la Société d'adoption et de protection de l'enfance, responsable du bien-être des pensionnaires de la Crèche, a lancé un appel à la population de l\u2019île de Montréal pour qu\u2019elle accueille ces enfants.Deux jo ars plus tard, I'abbé Hurteau recevait plus de 2300 offres d'hébergement, et son personnel s\u2019est mis à sélectionner les familles: l\u2019opération Crèche d\u2019Youville était commencée.Dans un extraordinaire mouvement de générosité, 380 enfants furent envoyés dans autant de foyers, tandis que les autres étaient pris en charge par d\u2019autres institutions ou par leurs véritables parents.Les malades et les handicapés, eux, restèrent tout simplement à la Crèche.Quatre mois plus tard, à la fin de la grève, un seul enfant est retourné à la pas pour longtemps, d'ailleurs, puisque sa mère allait bientôt le reprendre.Pour les 379 autres, le foyer temporaire était devenu permanent: l\u2019opération Crèche d\u2019Youville s\u2019était transformée en miracle.La petite Lynn saura plus tard la vérité mais, à l'âge de 13 mois, elle se contente de sourire à ses parents adoptifs, Jeanne-Mance Martin, 28 ans, et son mari Yvon, 29 ans.Comme la plupart des autres couples, Yvon et Jean- ne-Mance n'envisageaient pas d'adopter un enfant mais seulement de l\u2019accueillir pour la durée de la grève.Yvon avait un commerce qui commençait à bien marcher et deux fils, Yves, quatre ans et demi, et Stephen.deux ans et demi.\u2018Nous avions demandé un enfant plus âgé, dit Jeanne- Mance, qui puisse jouer avec nos garçons et qui profiterait d'un genre de vacances familiales.À la place, nous avons reçu une toute petite fille.A la crèche, on m'avait avertie que je pourrais m'attacher à elle mais je ne le croyais pas.En fait, il ne m'a fallu que deux ou trois jours pour que je veuille la garder pour de bon.Mes garçons l'ont aimée tout de suite.Quant à mon mari, dès le moment où il l\u2019a vue, elle était sa fille .\u201cJe l\u2019ai trouvée très belle, ajoute Yvon.Nous aurions été très déçus si nous n'avions pu l'adopter.\u201d L'abbé Hurteau savait déjà combien un bébé peut éveiller des sentiments d'amour chez les gens, aussi ne fut-il qu\u2019à moitié surpris de voir comment tournèrent les événe- ments.\u201cJ'aurais préféré ne pas avoir à les évacuer, dit-il.En fait, il s'agissait là d\u2019un défi.Mais puisque nous l\u2019avons relevé et qu\u2019on y a répondu, il nous fallait faire en sorte que toutes ces familles temporaires acceptent l\u2019enfant de façon définitive.\u201cLes mères nous confient leur enfant que nous plaçons à la crèche.Mon seul souci était les enfants.Les négociations en cours avec les patrons ne nous concernaient pas et nous n\u2019avons pas tenté de jouer un mauvais tour au syndicat, comme certains l\u2019ont pensé.En fait, j'ai essayé, par des contacts personnels, d'éviter cette grève.Sans succès.Le syndicat promit up service d\u2019urgence.Mais ces bébés nécessitaient des soins complets.\u201d Le syndicat en question était la Fédération nationale des services (C.S.N.).Ses 2 500 membres, employés non médicaux de 52 hôpitaux privés, crèches, maisons de vieillards du Québec, faisaient la grève pour qu'on leur reconnaisse la parité de salaire et de sécurité d'emploi avec leurs confrères des hôpitaux publics.Les 350 employés de la Crèche d\u2019Youville étaient l\u2019une des armes principales du syndicat.En évacuant la plupart des enfants, l\u2019abbé Hur- teau a réussi à éviter le pire.Même si le public a a pu CLE DE LA CRECHE D'YOUVILLE Pour les soustraire aux conséquences d\u2019une grève, on a placé 380 enfants \u2018dans _ des foyers; à la fin du différend, un seul revint à la Crèche: les autres étaient adoptés 13 février 1971- 11 en 5 min.par jour seulement! 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Mais je ne voyais pas d'autre solution à cette situation.Il me semblait impossible de laisser tous ces enfants sous la surveillance d'un personnel réduit.Les choses auraient pu mal tourner.\u201cNous avions demandé qu\u2019on garde les enfants pour deux semaines environ.Mais une semaine après leur arrivée dans ces foyers temporai- 4 ado Sm?roar me monde re em an Ce res, j'ai envoyé une lettre pour savoir s'ils accepteraient de s'occuper d'eux d\u2019une manière plus durable.La plupart ont accepté d'emblée, et nombreux furent ceux qui répondirent qu\u2019ils voulaient adopter leur petit pensionnaire.\u201d Gérard et Claudette Jones, tous deux âgés de 27 ans, et leur fillette de trois ans, Chantal, sont une autre de ces familles qui choisirent l\u2019adoption.\u201cJ'ai appelé en mai dès que j'ai lu ce qu\u2019on attendait de nous, dit Claudette.Mais tous les bébés étaient déjà placés.Nous avons quand même laissé notre nom.En août, on nous a appelés.C'est comme ça que François, qui a au- jourd\u2019hui 18 mois, est entré chez nous.\u201d \u201cQuelque temps après, l\u2019agence nous rappelle pour nous dire qu\u2019un autre couple voulait l\u2019adopter.Tout de suite, nous avons répondu: Jamais! ajoute Gérard, contremaître dans une imprimerie de Montréal.Il nous aurait été impossible de nous en séparer.C'est un si beau garçon!\u201d En fait, il y avait déjà longtemps que Claudette Jones aurait voulu adopter un bébé.Quand elle avait 16 ans, elle avait visité deux ou trois crèches où elle travailla comme aide bénévole.\u201cJ'ai voulu adopter un bébé du jour où une petite fille m\u2019a appelée Maman.J'en avais été bouleversée.Bien sûr, une mère aime l'enfant qu\u2019elle met au monde, mais elle peut aimer tout aussi bien celui qu\u2019elle adopte.François est désormais membre de notre famille.Il nous fallait le garder.\u201d Ce ne sont pas tous les enfants placés qui ont été adoptés.En certain cas, la véritable mère a gardé ses droits pour pouvoir un jour reprendre son enfant et s\u2019en occuper elle-même.Dans d\u2019autres cas, le couple nourricier voulait bien demander l\u2019adoption mais il ne le pouvait financièrement.L'allocation régulière de $1.60 par jour n\u2019est certes pas une somme importante mais pour plusieurs elle est indispensable.\u201cIl y a des années que je demande au gouvernement de subventionner l\u2019adoption, dit l\u2019abbé Hurteau.Il arrive souvent qu\u2019un bébé soit placé dans une famille digne de le recevoir et prête à l\u2019adopter, mais elle ne peut se le permettre.Alors on garde l'enfant seulement comme pensionnaire; pourtant, il est choyé comme s\u2019il était le leur, méme si le couple vit dans la crainte de le perdre.Ce n'est pas juste .\u201d Quelques-uns des foyers temporaires où l\u2019on voulait garder l\u2019enfant se sont vu refuser l\u2019autorisation.\u201cNous avons eu plusieurs couples ayant plus de 60 ans et désireux de garder leur petit pensionnaire.Mais on ne peut pas laisser définitivement un bébé de six mois chez des gens qui sont dans la soixantaine, déclare l'abbé Hurteau.Dans certains cas marginaux, nous avons quand même laissé l'enfant.En temps normal, nous n'aurions pas consenti à une adoption dans une famille où la mère a plus de 40 ans.Mais.après la grève, nous ne pouvions reprendre un enfant sans compromettre son bien-être.Il n\u2019y avait qu\u2019à voir combien ils avaient été soignés et les progrès qu'ils avaient faits au sein de leur nouvelle famille.Certes, la Crèche accomplissait une oeuvre admirable mais rien ne vaut l\u2019amour d\u2019une famille!\u201d Denise et René Lanthier sont l\u2019un de ces couples d'âge marginal.Elle a 45 ans et il en a 50.Ils ont déjà six enfants, de 6 à 23 ans.Leur foyer déborde de vie et de bonne humeur: Sylvain, l\u2019enfant adopté, qui a maintenant 14 mois, s\u2019épanouit chez les Lanthier.\u201cMon mari a pensé que ce serait une bonne idée de prendre temporairement l'un des enfants de la crèche, dit Denise Lanthier.Toute la famille en a discuté le soir même au souper.Six étaient pour et deux contre (ces derniers ont changé d\u2019avis depuis).Dans la soirée, ma fille a téléphoné pour demander si nous pourrions prendre chez nous un enfant de deux ans et demi à trois ans.Le lendemain, on nous appela pour nous proposer un bébé de six mois.J'ai répondu que nous n'avions plus de berceau: on m'assura qu\u2019on m\u2019en procurerait un.Alors j'ai accepté.\u201cLorsque nous sommes allés chercher le bébé, j'ai bien prévenu mes enfants que nous voudrions peut-être le garder pour toujours .\u201d Et c\u2019est ce qui est arrivé! \u201cNous avions décidé de I'adopter, ajoute-t-elle, mais sa mère avait changé d\u2019idée.Le père était revenu et elle voulait reprendre son fils.Ça me faisait de la peine mais je pensais que c'était pour le bien de Sylvain.L'assistante sociale me demanda si je voulais un autre garçon.J'ai refusé.Nous étions trop attachés à celui-là.Une heure plus tard \u2014 6 miracle! \u2014, elle rappela pour me dire que les parents avaient renoncé a l'enfant.Maintenant, il est nôtre!\u201d \u201cNoüs voulions simplement faire notre part pour aider la Crèche, dit à son tour René Lanthier, fonctionnaire municipal.Mais nous nous sommes laissé prendre.Pas question qu\u2019il retourne à la Crèche, même si je peux prendre ma retraite dans cing ans d'ici.\u201d \u201cUne voisine nous a dit que nous avions bien du courage, continue sa femme.Puis elle s'est mise à y repenser et constata que c'était plutôt de l'amour.C\u2019est peut-être ça, après tout!\u201d M.l'abbé Pierre Hurteau, directeur de la Société d'adoption et de protection de l\u2019enfance, est le responsable du \u201cmiracle\u201d.@ Un francophone peut-il faire carrière dans les Forces armées canadiennes?Le capitaine Robert Dion A la fin de ses études secondaires, Robert Dion était admis au Collège militaire royal de St-Jean.Ses études lui ont permis d'obtenir un diplôme universitaire en génie chimique.Aujourd'hui, le capitaine Dion est commandant adjoint d'une compagnie d'infanterie du 3e bataillon du Royal 22e Régiment.\" qe 4 Le lieutenant-colonel J.P.A.Cadieux En 1953, A.Cadieux s'inscrivait à un collège militaire canadien.Il a entrepris des études qui l'ont mené à l'Université McGill, puis à l'Université Queen et enfin au Harvard University's School of Business Administration.Aujourd'hui, lelieutenant-colonel Cadieux est commandant de la 433e escadrille de combat à Bagotville, PQ.Oui.Les collèges militaires sont là pour ça.Le college militaire vous offre une formation universitaire de tout premier ordre dans un cadre viril où les exercices du corps et de l'esprit font bon ménage.Vous en sortirez avec un baccalauréat ès arts, en génie ou en sciences et un brevet d'officier.Tout au long de votre cours, vous aurez été logé, nourri, vêtu et vous aurez reçu la solde de cadet officier.Ce n\u2019est pas un sentier facile, mais la voie du succès l\u2019est rarement.En fin de course: un homme, un vrai! \u2014 Ottawa 4, Ontario.Vous y pensez sérieusement?Alors complétez ce coupon et postez-le franc de port à: Directeur du recrutement et de la sélection, Quartier général des Forces canadiennes, P ~ Nom Adresse Age \u2014\u2014r\u2014a\u2014\u2014\u2014\u2014q Prov.Ville L Instruction (grade et prov.) \u2014\u2014\u2014 À == de ve sde co te ed oe as me wm] 13 février 1971- 13 = a amin \u2014_ es \u2014 t & PR - Sn et.Va» > 7 mmm am st A a a Es 25 er pe.LW SR . 3 Ls lé Photo Karen Coshof A FS à Ave © LS - - , Bat ed te a.\u2026 oe os B \u201c sr ~ Tg NAY 1 te » 214 L» y \u2018 oo 2d PFN) , x +, es = « 4 Lat 2 v, Le Al Ln La! æ ow, rly ah \u20182 Pa PUF; 3 a on, a ~~ -lk > ax ea pr (So Ld AS: kK se\u201d Rr a 1 re dat a UN pei KH a sé § M - Fo 2 fart I'S L OEE Tony ps I AR pie .\u201cyo cs je = ve, Is « ef ae ME ~ \u201c \"Ys Ar ° pa § A + Es = were i 3 & > 3p -=Vay .e a.a 3 ae Sy pn lat Sh 5 I \u20ac » a 33 ae £ de 6 ~~ +7 | 4 Se a pat ki eZ 2 qo os Ace he are ¢ pr) J) ad + bd + Da Tg x * es Cod 2 H mr RY hy 5 æ + 4 *% Ai \u201c7e, por P Lu = Ci fe) rq bd - À CERN DENIS Ng or yy Nv oD & 7 ot = ~ pes = 5 a ë- qe À SN KEN a Pa 34 : MR Lr, a * wT » 3 3 Ai NE ape +.2h, és + tw 1g Se 2 Ty Tr = F (WW AN 2 a 2 3 ot a +, 9 Ao age 3 res .ok pas 15 es 521 ah oa > 25 c'es ES Fes .-~ } x4 tie, ® e + 5 2 + A, PE dre & fF 4.44 x) 9 R kts PIE 3 4 = RW ; = ie Pn \u201cse oo d + a ¢ y; ve >» Le \u20ac, las À 1 4 '® 7 7; MNO a dr ATE Ÿ ; LOT - 5 Ses \u2026- a mate\" = ; 2 ¥ a £7 Q \\ ¥ or y.sé x A iB ee) i ; E 3 A, és ie a AA ee mer \u2014 &¥ > 3 sé fs ¥ ic + = 63 | > x [2 F A i; ike! Ng ne 5 lo Ti, i 15 spa # 5 5 * i of 75 > ¥ pe; ÿ 4 EH 7 FILTRE MIEUX pour votre bon goût! C'est un art délicat que de fabriquer une cigarette douce et savoureuse.Fidèle à sa tradition d'excellence, Craven \u201c\u2019A\u201d\u2019 a choisi la crème des récoltes de tabac pour créer cette cigarette d\u2019une qualité exceptionnelle.SPE EEE , 2e AZ "]
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