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Titre :
Le droit
Éditeur :
  • Ottawa :[Le droit],1913-
Contenu spécifique :
Cahier 3
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le droit, 1976-01-17, Collections de BAnQ.

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[" a \u2014\u2014 = SIALLD3dSH34 \u2014 eu sag oloyd = Ga A TH LE] FR i vy PR Tia vb Vi be) \u2018na: je $ > \u2019 + 5 à EE Ce, 1976 Vol.18, No 3 a #, ; Ps x « ¥ Fi ay \u201cé # JE ad - janvier 2 5 À + iA a Né @ \" x pA 3 oy a & & E6 De a, 0 \u20ac a ie WW 3 fe 2 » k sf $ \\J Xs pe Fy ve \u2014 ie?Suan de af A a se 4, 5 A V 3 .Le à à ae i % n% Yes 7 ig +, A ne A : \u2014 ha ss = : = Pr = # y {7 > 5 i =, \"à ty) Ve Po $a VEY E ET DE TENACITE PAG += 4 F LA SR a or 2 ny a 7 om, vs A x = deg a Wn 2 » eS 3 , dr AN = EF ry 7 > Qu .1 5 D5 + Fo *\\ AN = EN 2 © Pare.0 x À Wu 5 % WA 2, A > WF alts > i pi + gx i AN BE = À WN 8 iy ps 2 ea Re, 2, à i, Ib x 4 vi 3 UN EXEMPLE DE COURAG > 222 So./ sp 5 ai as 2 py Yon, he # a 3 A Eo > =» x a x \u20182 ë 3 GE Va Sa acs 2 0 A Eo COREE I ps ROSANNE LAFLAMME - UN METIER DE TOUT REPOS: POLICIER CONTRAIREMENT À LA CROYANCE POPULAIRE, D'AILLEURS SAAMMENT ENTRETENUE, LES POLICIERS MEURENT AVANT TOUT DU COEUR, DU CANCER ET DACCIDENTS RiEN! Pas LE PLUS PETIT PHUME DE CERVEAU / Moi, TME RAPPELLE EN 1925, TAI FAIT UNE CDISE DE FOIE.À PARTDE TF4, Suzanne Arcand vient d'obtenir une maîtrise en sciences (Criminologie) à l\u2019université de Montréal.Le sujet de sa thèse: De la mortalité policière.Raison de ce choix: \u201cQui aime bien châtie bien\u201d, dit-elle.Elle en a tiré cet article.La Rédaction PAR SUZANNE ARCAND Depuis que Cambronne est censé avoir déclaré: \u201cLa garde meurt et ne se rend pas\u201d, l\u2019idée du danger encouru par les policiers dans I'exercice de leurs fonctions a toujours été généralement acceptée comme un concept évident, indiscutable, tant par la société en général que par les intéressés eux-mêmes.Vienne en effet le temps des négociations en vue du renouvellement des conventions cottec- tives de travail, les syndicats ne manquent point de mettre en exergue l'aspect périlleux du travail policier, s'appuyant le plus sérieusement du monde sur cet argument pour exiger, entre autres, une rénumération sans commune mesure avec la capacité professionnelle de leurs membres et avec leur emploi du temps.Même le législateur canadien, dans sa sagesse(!), semble à cet égard avoir partagé jusqu\u2019à maintenant le sentiment populaire et syndical, n\u2019ayant retenu la peine de mort que pour l'assassinat d\u2019un agent de la paix ou d\u2019un gardien de prison, alors que la recherche scientifique a démontré depuis longtemps qu\u2019il n'existait aucune relation significative entre ces deux faits.Le livre blanc du ministère de la Justice du Québec sur /a Police et la sécurité des citoyens (1971) témoigne également de la périculosité extrême du travail policier, comparativement à un autre, sans fonder son opinion sur autre chose que \u2018la vérité populaire\u201d, vérité dont le moins que l\u2019on puisse dire est qu\u2019elle semble souvent trompeuse, sinon trompée\u2026 Or, que sait-on réellement de la véracité et du bien-fondé de ces assertions si communément admises?Rien, comme trop souvent d'ailleurs, puisque l\u2019on ignorait encore tout, jusqu'à maintenant, ici aussi bien qu'ailleurs, de l'ensemble des causes de décès chez les policiers, que ces décès se produisent ou non dans l'exercice de leurs fonctions.Que cet état de fait soit dû à un manque d'intérêt de la part des chercheurs ou plus particulièrement à I'inaccessibilité presque totale des renseignements requis, vu leur origine policiére, on ne peut que le regretter mais non point s'en étonner.C'est pour enfin éclaircir cette question qu\u2019à partir des dossiers du Service de la police et de ceux du Service de santé de la Ville de Montréal nous avons étudié les cas de tous les policiers permanents décédés, d\u2019une façon ou d'une autre, alors qu\u2019ils étaient à l\u2019emploi du Service de police de la Ville de Montréal pendant une période de 25 ans, soit de 1945 à 1969.Ce qui nous a permis, en plus, de connaître l\u2019ensemble des données relatives aux décédés (âge à l'entrée et au décès, degré de scolarité, état civil, états de service, grade au décès), de savoir avec précision la cause exacte du décès, en passant des maladies du système génito-vrinaire aux cas d\u2018asphyxie survenus dans l'incendie d\u2019un hôtel.DE QUOI NOS POLICIERS MEURENT-ILS DONC?Il faut tout d'abord préciser que nos policiers ne meurent qu'infiniment peu (0,3 p.c.seulement de l'effectif total, durant 25 ans, décédèrent en service), et que sls le font c\u2019est généralement dans leur lit (94 p.c.des décès étant survenus hors de l'exercice de leurs fonctions et 77 p.c.étant dus à des causes naturelles)! Ce dernier fait apporte une lumière nouvelle dans le débat acharné qui se livre au sujet du danger que comporte le métier de policier en démontrant que seulement 6 p.c.des cas de décès surviennent dans l'exercice de leurs fonctions.Le tableau suivant indique plus précisément que les policiers, exactement comme nous, meurent d'abord et avant tout \u201cdu coeur\u201d, du cancer et d'accidents.2- 17 janvier 1976 eee am aa LL Causes de décès des policiers montréalais de 1945 à 1969 Cause de décès Nombre Pourcentage ler rang Maladie du système cardio-vasculaire 90 46,9 2e rang _ Cancer 40 20,8 3e rang Accidentelle (non en service) 25 13,1 de rang Autres causes naturelles 18 9,4 5e rang Volontaire (suicides) 7 3,6 6e rang accidentelle {en service) 6 3,1 riminelle 6 3,1 Total 192 100.0 Comme on peut le constater, les causes naturelles de décès chez les policiers représentent plus des trois quarts des cas de mortalité, les maladies du système cardio-vasculaire (cancers de cette nature inclus, cette fois) étant responsables à elles seules de 50,5 p.c.de l\u2019ensemble des décès, pourcentage comparable à ceux observés en Amérique du Nord.Ce qui se produit dans le cas des policiers, c\u2019est qu'au départ, de par les critères de sélection établis, ils sont plus grands et gros que la moyenne de la population.Au cours des années ils prennent du poids (l\u2018irrévérencieuse épithète populaire de \u201cbonne grosse police\u201d n'est-elle point révélatrice à cet égard?) essentiellement à cause du manque d'exercice, d'où le risque de \u201ccrise cardiaque\u201d.Toutefois, ce risque n\u2019est pas plus élevé, selon certains spécialistes du Département de recherche de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, que dans la population normale.Le point important à retenir, c\u2019est que les policiers, de par leur stature physique qui peut au départ les prédisposer aux affections cardiaques et de par le métier qu\u2019ils exercent sutout (la police est censée \u2018\u2019courir\u201d après les bandits!) se devraient d\u2019être en bonne condition physique.Or, aucun entraînement de cette nature n\u2019est obligatoire dans la police de Montréal et cela semble être dû à une question syndicale.Quant à la mortalité professionnelle (mort criminelle et accidentelle en service), elle vient au sixième et dernier rang des causes de décès, avec seulement 12 décès pour une période de 25 ans, alors que c\u2019est principalement à son sujet qu\u2019on nous rebat les oreilles depuis des années.(Pour ce qui est des décès accidentels, contentons-nous de dire que le fait, par exemple, qu\u2019un policier âgé de 65 ans el ayant 36 ans d\u2019ancienneté se fasse accidentellement écraser par un camion ne saurait constiluer un décès typiquement policier, pas plus qu'il ne saurait faire du policier en question an martyr de la fonction policière! Mentionnons ici, entre parenthèses, que l\u2019étude n\u2019a point touché la question des simples accidents de travail où aucun décès n'est survenu, en raison de la validité plus qu\u2019aléatoire des données.En eftet, l'expérience pratique acquise en milieu policier nous a trop souvent donné l'occasion de voir des chevilles ou des poignets foulés au cours d\u2019un match de golf déclarés \u2018accidents de travail\u201d le lendemain, pour avoir songé à insérer cet aspect dans toute étude sérieuse.Si l\u2019on aborde maintenant le chapitre particulièrement intéressant des circonstances des décès criminels, non point tant à cause de l'importance réelle de ces derniers (on veut bien qu\u2019il soit déplorable que des policiers meurent en service, mais a condition qu\u2019il y en aît!), mais bien plutôt à cause de l\u2019attention qu\u2019en général on leur accorde, un bref résumé des événements, effectué à partir de la lecture des journaux de l\u2019époque, s'avère très instructif.23 septembre 1948: Deux policiers tués lors d\u2019un vol de banque.Après avoir été avertis par un adolescent qu\u2019un vol à main armée était en train de se produire dans une banque voisine, deux agents d\u2019une auto-patrouille \u201cse précipitèrent vers la banque\u201d (Le Devoir, 24-9-48).\"Les agents stoppèrent alors leur véhicule devant la porte die la banque\u201d (La Presse, 24-9-48).Il appert alors que les criminels furent complètement affolés et qu'ils perdirent tout contrôle à la vue des agents.À peine ces derniers avaient-ils atteint la porte de l'établissement que deux bandits commencèrent à leur tirer dessus de l'intérieur.Le premier bandit tira cinq coups de feu consécutifs, en sortant de la banque, sur un des deux agents qui se trouvait à quelques pieds devant lui, Le même scénario se répéta pour le second bandit qui, en sortant, aperçut le deuxième policier, tira et le tua.27 février 1957: Policier tué en poursuivant des cambrioleurs.Répondant à une demande d'aide téléphonique, deux agents d'une auto-patrouille stationnèrent devant la porte de la plaignante dans le but de cerner (!) la maison derrière laquelle étaient censés se cacher deux suspects.Ces derniers, plus près qu'on ne les croyait, ouvrirent le feu les premiers et \u201ccela n'a été que par pur hasard si le second agent n\u2019a pas subi le même sort que son compagnon\u201d (La Patrie, 27-2-57), En effet, alors qu'un des suspects ne se trouvait plus qu'à une quinzaine de pieds du constable qui allait mettre la main à son revolver, il ouvrit le feu sur le policier.Le second agent déclara par la suite: \u201cEn tombant, (mon collègue) a tiré et moi j'ai tiré dans la direction de celui qui me faisait face à environ dix pieds\u201d (La Presse, 27-22-57).Hl faut préciser ici qu'aucun exercice de tir n'est obligatoire dans la police de Montréal après la période de formation de base et que bien peu de policiers se prévalent de l\u2019équipement mis à leur disposition à cet égard.On annonçait d\u2019ailleurs, ces jours derniers, la fermeture des salles de tir parce qu\u2019elles ne répondaient pas aux normes élémentaires de sécurité.le cas d'un policier \u201cobligé\u201d de tirer, un bon jour, sans l\u2019avoir fait depuis dix ans n'est donc pas aussi hypothétique que cela.Ce qui est aberrant, c\u2019est que cela conduise à des incidents comme celui, par exemple du récent \u2018autobus scolaire\u201d, que l\u2019on peut d\u2019ailleurs multiplier plusieurs fois sous d\u2019autres formes, pour nous permettre de mesurer certains aspects du \u201cprofessionnalisme\u201d de nos policiers.5 mai 1961: Policier tué \u201cpar erreur\u201d.L'histoire est celle d'un adolescent de 17 ans arrêté pour possession d'arme et qu'un juge décide de remettre en liberté parce que la preuve apportée lors de l'enquête préliminaire était insuffisante, selon lui, pour justifier un procès.À la suite d'un brève discussion, le juge, sans donner d'ordres précis aux détectives, leur souligna qu\u2019ils savaient ce qu'ils devaient faire.\u201cLe lendemain, lorsque le jeune homme se présente à la Sûreté municipale pour réclamer son arme, on la lui remet donc en interprétant les remarques du tribunal comme une invitation a le faire\u201d (La Presse, 6-5-61).Le policier qui lui remet son arme est celui-là même qui l'avait arrêté un mois plus tôt.Le lendemain matin, portant une longue boîte sous le bras, le jeune homme pénètre dans le quartier général de la police de Montréal par la porte du garage, en déclarant au gardien qu'il se rend à la section où les détectives détiennent les prisonniers.Rendu au cinquième étage, il demande à voir les deux policiers qui l'avaient arrété et sort vivement de sa boîte une carabine, sans les attendre.Plusieurs policiers présents sautent alors sur lui pour le maîtriser et un autre policier, occupé jusqu'alors dans un coin opposé de la pièce à inscrire le nom d'un détenu sur la liste d'écrou, s'approche pour prêter main-forte à ses confrères, \u201cUn coup de feu éclata dans la mélée et le policier s'écroula, atteint à la poitrine\u201d (Le Devoir, 6-5-61).Le moins que l\u2019on puisse dire c'est que le quartier général est beaucoup mieux gardé de nos jours.8 mai 1968: Policier tué lors d\u2019une tentative d\u2019arrestation dans un immeuble.À la suite d'un téléphone anonyme révélant la cachette d'évadés de prison dangereux, des enquéteurs de la police de Montréal se rendirent à l'immeuble indiqué et firent irruption dans l'appartement de l'un deux, qui dormait \u201cen galante compagnie\u201d.Selon la Presse du 9 mai, il semble que l\u2019on venait de l'emmener, ainsi que sa compagne, et que les policiers terminaient leur fouille lorsqu'un sergent-détective, déçu peut-être de l'absence des autres fugitifs, décida de visiter l'appartement d\u2019en face.Un policier qui l\u2019accompagnait déclara que le détective n'avait eu que le temps d'ouvrir la porte au moyen d'un passe-partout (!}), lorsque quelqu'un ouvrit le battant de l'intérieur et tira.Selon un informateur, un collègue aurait vainement conseillé au sergent-détective de revêtir son gilet pare-balles quelques instants avant le drame.La victime, âgée de 35 ans et ayant 13 ans d'expérience, aurait répondu \u201cqu\u2019il n\u2019y avait pas de danger\u201d.Par la suite, on retrouva mort l'occupant de l'appartement qui, en apparence se serait lui-même enlevé la vie avec un revolver que les policiers retrouvèrent près de lui\u2026 Comme on l\u2019a-vu, les policiers savaient ici qu'ils avaient affaire à des individus armés et dangereux.On peut donc s'interroger, comme Suite page 4 17 janvier 1976 -3 Pr Moi, C'EST EN PosMiT UN Ticker.7h Gtissé Pi Moi, Ti ev Les OREILLONS ! \u20acr vous 7 Ay HOCKEY AVEC LE CREF.Moi, CEST UM INCIDENT TECHNIQUE AVEC AA FEMPE ! l'ont fait certaines études américaines, sur les véritables motifs (\u201ccomplexe du héros\u201d?) qui poussent parfois les policiers à ne pas utiliser l'équipement spécial mis à leur disposition dans l\u2019exercice de leurs fonctions, sauf lorsqu'il s'agit, bien sûr, de contrôler une manifestation populaire.12 mai 1969: Policier écrasé par un camion lors d\u2019une chasse à l\u2019homme.Le policier en question occupait, avec un confrère, une ambulance qui, avec d'autres véhicules du service de la police, formait un barrage à l'intersection des rues Villeray et Papineau pour bloquer le passage à un lourd camion conduit par un détenu en fuite du pénitencier Saint-Vincent-de-Paul.Selon la Presse du 13 mai, le camion pourchassé par une auto-patrouille est entré en collision, à l'intersection mentionnée, avec une automobile qui, elle, s'engageait sur le feu vert.Le lourd véhicule, dont l'occupant avait perdu le contrôle, heurta alors deux femmes pour ensuite frapper l'agent de police qui était debout à côté de son véhicule.Le camion alla s'écraser par la suite sur les pompes à essence d'une station-service voisine.L\u2019évadé de prison fut ultérieurement accusé du meurtre qualifié du policier tué dans la collision qui mit fin à la chasse à l'homme.Si, selon les études effectuées sur le sujet tant aux Etats-Unis qu\u2018au Canada, il est beaucoup plus dangereux d'être un bandit (ou même un civil, à cet égard) qu'un policier {entre 3 & 6 fois plus de chances(!) pour le bandit d'être tué par la police que vice-versa}, ce n\u2019est point tant les nombres qui importent que la valeur symbolique qu\u2019on leur rattache.Autrement dit, on ne fait pas les mêmes funérailles aux brigands qu\u2019aux policiers même si les premiers, somme toute, sont également morts \u201cdans l\u2019exercice de leurs fonctions\u201d.Si l\u2019on considère toute l'attention portée, entre autres, par les divers moyens de communication et principalement par les journaux, dont le\u201cmeurtre\u201d d\u2019un policier fait immanquablement la une, à ce genre d'événement, l\u2019on ne peut que constater combien semble fort encore (ou fortement entretenu?) ie symbole du policier dans l'inconscient collectif.A-t-on pensé, à cet égard, que si Elliot Ness ou Steve Mac Garret passaient leurs journées à émettre des permis ou à s'occuper des uniformes, de la fourrière ou du bric à brac, ils perdraient infiniment de leur charme?A-t-on également pensé, dans un autre ordre d'idées, que lorsque la population se déclare, par sondage, satisfaite du travail des policiers, cela peut émaner beaucoup plus d\u2019un besoin primitif d\u2019 \u201comniprésence secourable\u201d (on sait - 17 janvier 1976 que si besoin est, on aura toujours du secours en téléphonant à tel numéro), que de l\u2019évaluation réaliste, par exemple, de leur pourcentage de solution des crimes, que tout le monde ignore et dont tout le monde se fiche?.NOS POLICIERS MEURENT-ILS PLUS QUE D'AUTRES?Non seulement les policiers montréalais ne meurent-ils que très peu, mais encore s'arran- gent-ils pour le faire moins que d'autres! C'est ainsi que leur taux de mortalité professionnelle de 1960 a 1969, qui est de 20,94 par 100 000 policiers, est inférieur a ceux des services de police de Vancouver (28,02) et de Toronto (22,25), contrairement à ce que l\u2019on a souvent voulu nous faire croire.\u2019 Si l'on considère maintenant l\u2019ensemble des services de police urbains des trois plus importantes provinces de Canada (Québec, Ontario et Colombie britannique), sans y inclure ceux des métropoles, on s'aperçoit qu\u2019on y trouve 86 p.c.des cas de mortalité policière survenus pendant dix ans au Canada.C'est donc dire qu\u2019il y aurait plus de probabilités pour un policier, et particulièrement au Québec, de mourir dans l'exercice de ses fonctions lorsqu'il fait partie d\u2019un service de police municipal autre que celui de-la métropole, dans laquelle pourtant se concentre le plus fort de la criminalité.Cette situation est-elle due à un manque d\u2019équipement spécialisé, à une formation professionnelle insuffisante ou tout simplement à un manque d'habitude face à certaines circonstances particulières?La question reste à l'étude.Sur le plan international, cette fois, les données recueillies démontrent que les policiers montréalais ne meurent pas plus que leurs confrères scandinaves, belges ou japonais, les taux de mortalité étant sensiblement les mêmes dans l\u2019ensemble des pays étudiés.Seuls les Etats-Unis, où le pourcentage des décès criminels est de beaucoup supérieur aux morts accidentelles, semblent avoir un problème à cet égard.Il serait de mauvaise foi de vouloir prétendre la même chose au Canada où, en dix ans, 65 p.c.des policiers décédés dans l'exercice de leurs fonctions l'ont fait accidentellement, et encore moins à Montréal, où le taux de policiers morts en service est inférieur à tous ceux trouvés ailleurs au Canada.Si l\u2019on compare cette fois, grâce aux rapports du Service de santé de la Ville de Montréal, les policiers montréalais et la population masculine montréalaise âgée de 20 à 65 ans, on ne peut s\u2019empécher de constater que non seulement les policiers meurent en général infiniment moins (taux de 137 contre 666 pour 1966) que leurs concitoyens, ce qui est normal, mais que le taux moyen de mortalité criminelle et accidentelle est plus élevé chez ces derniers (63,8) que chez les policiers (60,6).D'autre UN METIER DE TOUT REPOS: POLICIER part, le taux des suicides semble être comparable dans les deux groupes.On se doit de considérer, de plus, que la recherche scientifique a démontré que la moitié des métiers les plus répandus avaient des taux de mortalité plus élevés que ceux de la police alors que, d'autre part, pour les compagnies d\u2019assurances dont la prodigalité n\u2019a jamais constitué une vertu caractéristique, il ne semble pas plus dangereux d'être policier qu\u2019accordeur de piano, par exemple, puisqu'\u2019elles assimilent le policier, dans leur classification des risques professionnels, à la masse anonyme des assurés ordinaires ne courant aucun risque particulier S'il semble donc démontré qu\u2019il faille tout simplement assimiler les policiers aux citoyens nord-américains décédant principalement de maladies cardiaques, de cancers ou d'accidents, bien qu\u2019en moins grand nombre, il est d'autre part tentant de faire de même en ce qui concerne les conditions de travail, tant qu\u2019on aura point prouvé \u201chors de tout doute raison- nabla\u201d qu\u2019un policier boit, divorce ou souffre plus d\u2019anémie, de stress ou de toute autre chose qu\u2018un chauffeur de taxi ou qu'un ouvrier du textile ou de l\u2019amiante\u2026 En attendant, il serait de mauvaise foi d'exiger ou d'accorder, à Montréal, quelque faveur que ce soit lors du renouvellement des conventions collectives de travail, sous le même vieux prétexte du danger inhérent à la fonction policière, puisque le taux de mortalité ÿ est extrêmement bas et que, par le fait même, la croyance générale voulant que le travail des forces de l'ordre représente un danger certain n'est absolument point confirmée par l\u2019analyse des faits.On se demande d\u2019ailleurs vraiment pourquoi il devrait en être autrement si l'on considère, d\u2019une part, que le pourcentage moyen de solution des crimes perpétrés à Montréal n'atteint généralement pas 20 p.c., que le travail de nos policiers est à 70 p.c.de nature sociale et que l\u2019on ne connaît jamais, d'autre part, \u201cles dessous\u201d des cas de mortalité professionnelle lorsqu'il s\u2019en produit.Tout porte d\u2019ailleurs à croire, a maints égards, que le plus grave danger inhérent à la fonction policière ne réside pas tant dans certains aléas qu\u2019elle puisse comporter en elle-même que dans l'existence de syndicats et d'associations policières qui, bien que nécessaires, font souvent montre de démagogie en ce qui concerne tout au moins le sujet \u201cmythique et tabou traité dans notre étude.e AAG vi -X Cest ce que je veux Je suis femme.Jusqu'au bout des doigts.Un bijou, une robe, une cigarette sont peut-être des détails, mais pour moi, ils ont leur importance.Même ma cigarette me va bien.J'ai choisi PLUS.Une cigarette douce au goût agréablement différent.PLUS Plus je la fume, plus je laime.Régulière ou Menthol.AVIS: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger croît avec l'usage \u2014 éviter d\u2019inhaler.Goudron 19 mg Nicotine 1.6 mg 17 janvier 1976 - 5 eme ace spi PAR MARIE KRONSTROM \u201cExceptionnel, incroyable, surhumain, voilà les adjectifs qui viennent sous la plume quand on évoque la performance de cette Canadienne de 38 ans, amputée des deux jambes et du bras droit\u201d \u2014 \u201cAvec un seul membre mais une ardeur, une foi, une incroyable vitalité, la Canadienne Rosanne Laflamme est le véritable symbole de ces deuxièmes Jeux internationaux pour handicapés.\u201d La presse française est unanime en ce début de juillet 1975: la seule participante canadienne aux Jeux internationaux pour handicapés qui.se tiennent à Saint-Etienne, en France, s\u2019est révélée non seulement une athlète accomplie mais aussi une femme courageuse et décidée.Pourtant, lorsqu'elle rentre au pays décorée de médailles d'or, d'argent et de bronze et du titre d'athlète la plus méritante des Jeux, Rosanne Laflamme tombe dans l\u2019aubli.Seuls un tout petit article de journal et quelques émissions enregistrées pour Femme d'aujourd'hui et André Guy relatent ses succès remportés outre-mer.Dans son ensemble, la presse écrite ROSANNE © L'AËL AMME, CHAMPIONNE AUX JEUX INTERNATIONAUX POUR HANDICAPÉS UN BRAS, PAS DE JAMBES, MAIS UNE VOLONTE DE FER québécoise a ignoré cette femme de 38 ans qui s\u2019est rendue à Saint-Etienne par ses propres moyens et à ses frais.Très peu de Québécois ont par conséquent entendu parler de celle qui a osé défier les menaces d'expulsion émises par la F.L.S.H.(Fédération des loisirs et des sports pour handicapés), de celle qui a décidé de faire fi des querelles internes, de passer outre au boycottage décrété pour enfin aller vivre une expérience unique.TROIS MÉDAILLES \u201cAu sortir de mes 25 mètres de craw], j'ai-été assaillie par une dizaine de journalistes.Debout, les spectateurs applaudissaient.Ca fait quelque chose au coeur lorsque cela vous arrive pour la première fois!\u201d La seule athlète des Jeux à être amputée de trois membres venait de remporter la troisième place: la foule, nombreuse, ne put s'empêcher de lui exprimer fébrilement son admiration.Pourtant, Rosanne Laflamme n\u2019était pas allée à Saint-Etienne pour obtenir des honneurs.Elle ne formulait donc aucun espoir devant ces athlètes, mordus du sport, qui se préparaient depuis des mois à ces Jeux, elle qui, faute de temps et de moyens, avait dû négliger son entraînement.En remportant une médaille d\u2019or au lancer du poids, une médaille d'argent au lancer du javelot et une médaille de bronze en natation, Rosanne Laflamme fut accueillie comme \u201dla flamme\u201d, \u201cle symbole\u201d des Jeux.A Saint-Etienne, on cherchait \u201cla\u201d Canadienne: tous, athlètes comme spectateurs, désiraient faire sa connaissance.Les téléphones, lettres, invitations pleuvaient de toutes parts: on voulait rencontrer celle qui venait de remporter le titre d\u2019athléte la plus méritante des Jeux.On voulait a tout prix voir cette femme de Limoilou que la presse qualifiait de cas exceptionnel, celle qui faisait la une des journaux.Devant tant de fraternité et d\u2019amour, Rosanne Laflamme ne regretta qu'une seule chose: être la seule athiète canadienne à avoir pu partager ces moments grandioses.\u201cC\u2019est à l'ouverture des Jeux, alors que des milliers de spectateurs applaudissaient chaque délégation, que je me suis vraiment rendu compte que je marchais, seule, derrière le drapeau du Canada.\u201d Rosanne Laflamme, chez elle, devant les trophées qu\u2019elle a gagnés, sur les pentes de ski et, au travail, à sa machine à écrire.Pour Rosanne Laflamme, la Fédération des loisirs et des sports pour handicapés, en décidant de boycotter ces Jeux internationaux, ne réussit qu\u2019à pénaliser les nombreux athlètes québécois qui auraient pu, selon elle, faire très bonne figure à Saint-Etienne.Elle regrette donc amèrement ce conflit qui, à l\u2019origine, est né d'une querelle opposant deux organismes français pour handicapés, soit la Fédération française omnisports pour handicapés physiques, dirigée par des bénévoles, et la Fédération française des sports pour handicapés physiques.C\u2019est cette dernière, reconnue officiellement par le gouvernement français, qui voulut s'opposer à l'initiative de la F.FO.H.P., organisatrice des Jeux; elle fit donc parvenir des lettres à toutes les fédérations pour handicapés de chaque pays, en invitant celles-ci à boycotter les Jeux.La Fédération montréalaise obtempéra à ces recommandations et décida de ne pas envoyer d\u2019athlètes aux Jeux internationaux; elle fit même plus, elle menaça d\u2019exclure à vie de tous les sports quiconque oserait aller à Saint- Étienne de sa propre initiative.Rosanne Laflamme, qui siégeait 6- 17 janvier 1976 Suite page 8 \u20ac Au détaillant: Ce bon vous sera remboursé à sa valeur i nominale, plus les frais ordi naires de manutention, pourvu que vous l'ayez reçu d'un client à titre de représentant de Colgate, et qu'il ait servi a achat du produit et du format écifiés.Tout autre usage est frauduleux.À défaut le fournir sur demande des factures attestant Vachat de stocks suffisants pour le nombre de bons présentés, nous nous réservons le droit de déclarer tout bon nu! et sans valeur.Le consommateur devra payer la taxe de vente, s'il y a lieu.Les demandes de remboursement ne seront acceptées que par les mandataires.Remboursement: poster à Colgate-Palmolive Lid., B.P.\u20ac 10° 3000, Saint-lohn, N.-B.irae dépose Colt a motive Limited.\u20ac Au détaillant: Ce bon vous sera remboursé à sa valeur nominale, plus les frais ordi fraires de manutention, pourvu que vous l\u2019ayez reçu d'un client à fitre de représentant de Colgate, et \u201cqu\u2019il ait servi à l'achat du produit et du format spécifiés.Tout autre usage est frauduleux.À défaut de fournir sur demande des factures attestant l'achat de stocks suffisants pour le nombre de bons présentés, nous nous réservons le droit de déclarer tout bon nul et sans valeur.Le consommateur devra payer la taxe de vente, s'il y a lieu.Les demandes de remboursement ne seront acceptées que par les mandataires.Remboursement: poster à Colgate-Palmolive Ltd, B.P.nd 3000, Saint-john, N.-B.WE0134976 \u201came dist de Cope Pole Limitad.cones rame.à l\u2019achat de tout format du à RINCE-BOUCHE COLGATE 100° \u201cPurifie la bouche\u201d à l'achat de tout format d'ANTI-TRANSPIRANT D'HEUREENHEURE Une poudre sans traces \u201d S BON MARCHE - Ares BON MARCHÉ © < FAÎTES BON-MARCHÉ: à l'achat de tout format de CRÈME À RASER RAPID SHAVE\" à l'achat de tout format du SHAMPOOING BRIGHT SIDE\u201d \u201cLe shampooing lumière\u201d Ii $, à l\u2019achat 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l'achat du produit et du format écifiés.Tout autre usage est frauduleux.À défaut e fournir sur demande des factures attestant l\u2019achat de stocks suffisants pour le nombre de bons présentés, nous nous réservons le droit de déclarer tout bon nul et sans valeur.Le consommateur devra payer la taxe de vente, s'il y a lieu.Les demandes de remboursement ne seront acceptées que par les mandataires.Remboursement: poster à Colgate-Palmolive Lid, BP.¢ 3000, Saint-John, N.-B.10° are peste th \u2018acts?Palmolive Limited.WE0134987 Au détaillant: Ce bon vous ¢ sera remboursé à sa valeur nominale, plus les frais ordinaires de manutention, pourvu que vous l'ayez reçu d'un client à titre de représentant de Colgate, et qu'il ait servi à l'achat du produit et du format spécifiés.Tout autre usage est frauduleux.À défaut de fournir sur demande des factures attestant l'achat de stocks suffisants pour le nombre de bons présentés, nous nous réservons le droit de déclarer tout bon nul et sans valeur, Le consommateur devra payer la taxe de vente, s'il y a lieu.Les demandes de remboursement ne seront acceptées que par les mandataires.Remboursement: poster à \u2018Colgate-Palmolive Ltd, BP.¢ 3000, Saint-John, N.-B.\u201cMarge dgoste \u20ac de Cop Palle Lisuited, _ vE0134538 cette semaine, en échangeant ces coupons et en surveillant les autres aubaines Colgate partout où vous faites vos empiettes.Vous faites bon marché avec Colgate .a vous d\u2019en profiter. alors au conseil d'administration de la F.LS.H., fut une des seules à s'opposer à cette décision.Malgré les menaces formulées, elle décida de se rendre d'elle-même à Saint-Etienne: \u201cJ'ai décidé que je ne manquerais pas cet événement extraordinaire à cause de certaines personnes mal intentionnées.\u201d Elle n'a pas encore été exclue de la fédération.SE FIER À SOI-MÊME Derrière ces médailles et trophées remportés avec éclat se cache cependant un long combat.Saint-François de Montmagny.petit village de quelque mille habitants situé sur la rive sud de Québec.C\u2019est là que Rosanne Laflamme découvre la solitude, la vie à part, conséquences d\u2019un accident.À trois ans, elle est happée par une faucheuse qui lui rafle les deux jambes, le bras droit et trois doigts de la main gauche.\u2018Je suis restée deux mois à l'hôpital: dans mon entourage, on ne croyait pas que je m'en sortirais.Ca été le début d'une dure lutte.Jai dG me battre non seulement contre moi- même mais aussi contre les préjugés, la pitié, l'insécurité et les barrières architecturales.\u201d Aujourd\u2019hui, la nouvelle championne mondiale, le professeur, la conférencière, l'écrivain, l'interprète, la citoyenne de Limoilou ne possède plus de raisons valables pour se morfondre sur ses handicaps.Elle a vaincu les forces qui la maintenaient dans la solitude et mord maintenant à pleines dents dans cette vie à laquelle elle s'est si longtemps refusée.A 38 ans, Rosanne Laflamme commence a vivre.Elle n\u2019a plus le temps de s\u2019apitoyer sur son sort: partagée entre le collège O'Sullivan et Roc-Amadour où elle dispense des cours de sténographie et de dactylographie, elle travaille 40 heures par semaine.Elle trouve par ailleurs le temps de poursuivre son entraînement, de prendre des cours d'allemand et de s'initier à la trompet- ROSANNE LAFLAMME 3 te.Ce qui ne l'empêche pas de donner également des conférences à travers tout le Québec et de travailler à la rédaction d\u2019un livre dans lequel elle relatera sa vie, ses expériences, ses souffrances.\u201cDans mon livre, qui est une biographie, je décris toutes les étapes par lesquelles je suis passée avant de trouver la volonté nécessaire pour faire face à la vie.l\u2019y explique qu'il ne faut pas compter sur les autres pour s\u2019en sortir, mais qu'il faut plutôt se fier à soi-même.\u201d Dans son volume, qui doit paraître au cours de cette année, Rosanne Laflamme dénoncera par ailleurs les lacunes qui existent présentement au niveau de la qualité et de la quantité des services offerts aux handicapés! Elle parlera, entre autres, d\u2019un sujet qui la passionne et qu\u2019elle connaît fort bien: le sport.\u201cAu Québec, les handicapés sont encore défavorisés: frustrés, dépén- dants, ils n\u2019ont guère les moyens de se libérer de leurs obsessions.Les services offerts sont peu nombreux et mal distribués.Les petites associations pour handicapés ne possèdent pas les ressources financières pour offrir des activités continues, structurées.Il faudrait tendre à la régionalisation afin d'unifier les efforts et de contribuer à la création de grands centres organisés, où tous les handicapés, quelle que soit la nature de leurs handicaps, pourraient recevoir des services de qualité.\u201d Cette femme exprime avec chaleur toutes les angoisses des \u201crejetés\u201d de la société.Elle qui n\u2018accepte pas la pitié ni la honte, qu\u2019elle a pendant longtemps assumées quotidiennement, veut crier tout haut son indignation face aux préjugés qui entourent encore les handicapés Son livre, qu'elle veut être une réflexion, lui donnera ainsi l\u2019occasion de faire ressentir les malaises et les anxiétés que doivent surmonter ceux et celles que la société met en marge, par manque de conscience.JE DOIS TOUT AU SPORT\u201d Pour Rosanne Laflamme, le sport a été le remède miracle, celui qui l\u2019a aidée à sortir de son inactivité, à combattre son angoisse.\u201cJe dois tout au sport.C\u2019est lui qui m'a permis de me libérer de mes complexes et de prendre conscience de mes possibilités.Je plonge à corps perdu dans cette activité qui m'a redonné le goût de vivre.\u201d C\u2019est pourquoi, aujourd\u2019hui, elle croit fermement en la possibilité d'améliorer le sort des handicapés en leur enseignant les rudiments d\u2019un sport.C'est pourquoi, aujourd\u2019hui, elle envisage d'entreprendre un cours universitaire en éducation physique, afin de pouvoir par la suite faire bénéficier les autres de son expérience et de ses connaissances.Projet qui lui tient à coeur, mais qu\u2019elle retarde constamment, faute de moyens financiers.En attendant de pouvoir réaliser ce grand rêve, elle songe à se rendre en Autriche où se déroulent annuellement des cours de formation pour handicapés, en ski alpin.\u201cCe serait pour moi une occasion de perfectionner mon style et mes performances.\u201d Cette remarque cache cependant un espoir: intérieurement, Rosanne Laflamme aimerait bien retourner aux Jeux d'hiver de Courchevel, qui se dérouleront en 1977.Elle y avait rencontré plusieurs amis en 1973, alors qu\u2019elle faisait partie de la délégation canadienne.Mais cette fois-ci, elle voudrait y faire meilleure figure en ne se contentant plus de la sixième place.Cette discipline sportive l\u2019attire beaucoup.Depuis qu\u2019elle en a commencé la pratique, au cours des stages organisés par la Fédération des loisirs et des sports pour handicapés, elle parcourt aussi souvent que possible les pentes des centres de ski locaux.Avec ses prothèses spéciales, Rosanne Laflamme réussit à faire du slalom.Ce qu\u2019elle préfère: la descente libre, à folle vitesse.javelot, fait de la natation et joue de la trompette.lancer du Bien des années se sont écoulées entre cette époque ou Rosanne Laflamme n\u2019était qu'une enfant qui marchait sur les genoux, recouverts alors d\u2019une semelle de cuir fabriquée par le cordonnier du village.Elle a troqué ses premières prothé-* ses inesthétiques pour des membres artificiels, qui ne trahissent plus ses handicaps.A tel point qu\u2019elle vit quotidiennement des situations fort cocasses.Comme ce professeur de danse, désespéré, qui lui confie n\u2019avoir jamais vu de jambes aussi raides de sa vie.Comme ce skieur qui, voulant l'aider après qu'elle eut fait une chute spectaculaire au cours de laquelle elle perdit une bottine, lui reprocha de ne porter que des bas de nylon.\u201cJe crois qu'il n'a jamais compris que je skiais avec des jambes artificielles.\u201d \u2018JE COMMENCE À VIVRE\u201d Polyglotte, elle parle couramment l\u2019anglais, l'espagnol et l'italien; grande sportive, elle fait régulièrement du ski alpin, du ski de fond, du ski nautique, de la raquette, de la bicyclette, du patin, de l'équitation, du tir à l\u2019arc, de l\u2019athlétisme, joue au badminton, à la pétanque; artisane, elle tisse, crochète, tapisse.Il n'y a désormais plus rien à l\u2019épreuve de cette jolie femme qui se sent renaitre.Rosanne Laflamme ne fait plus partie de cette classe d\u2019individus qui se contentent d'accepter leur sort.Elle ne recule plus devant les défis: elle leur répond plutôt par l\u2019action.Avec un seul membre mais une volonté de fer, elle réussit à faire ce qu'elle prône devant\u2019 les gens qui assistent à ses conférences: exploiter ses capacités au maximum.Mais tout cela n\u2019est qu\u2019un début, à entendre parler cette nouvelle championne mondiale, qui aime bien dire à qui veut l'entendre: \u201cJe ne fais que commencer à vivre.11 me reste tellement de choses à voir, à faire, à découvrir que je ne sais plus par où commencer\u201d.e 8- 17 janvier 1976 Pour les 60 ans et plus, le plus grand éventail de services gratuits que nous ayons jamais offerts.Vous le méritez bien.Le programme \u2018Troisième âge\u201d vous permet de profiter gratuitement des avantages suivants: émettre des chèques, régler des factures, acheter des chèques de voyage, obtenir un carnet de chèques avec copies carbones tenant lieu de { registre permanent, recevoir un crédit annuel de $5.applicable à la location d\u2019un coffret de sûreté ou à l\u2019utilisation du Service de garde des valeurs.Aussi deux autres services facultatifs: \u2014 un compte Boni d'épargne \u201cTroisième âge\u201d dont l\u2019intérêt est ajusté au coût de la vie: \u2014 un compte de dépôt à terme à revenus mensuels sans \u201cgel\u201d du capital.Rendez-vous sans tarder à l\u2019une des succursales de la Banque Royale.Notre équipe s\u2019empressera de vous donner des renseignements supplémentaires.Si vous êtes âgé de 60 ans ou plus, votre banque c\u2019est la Banque Royale.& BANQUE ROYALE l'équipe d'experts à l\u2019esprit ouvert & Né, con \u201canis = ni 2% \u201caad 3 LP FE GE RE ?nu et aimé sous le signe d pierre, Paris co fige toutes les villes dans les mémes formes et substitue ionctionnels nés de I'automobile.La photo, dit notre pho séjour de six mois dan Dans le cas présent, il s sa ville natale, naît d\u2019une rencont : semble que ses photos soient née profond, du choc d\u2019une sensibilité délicate et de l\u2019obiet que distant et froid.Les quelques photos qui paraissent if déjà un jugement \u2014 qui se tient jusqu\u2019au 29 janvier à | 15 # A raise EE is Ro ¥ \u2018a phar a Pe ba Ge ard 3 à = a 45 fixé a = RS Né.connu et aimé sous le signe de la pi le Paris mporain passe à fige toutes les villes dans les mêmes formes et substitue aux vieux signes culturels des signes fonctionnels nés de l'automobile.La photo, dit notre photographe Denis Plain, qui a fait ce constat parisien lors d\u2019un récent séjour de six mois dans sa ville natale, naît d\u2019une rencontre entre l\u2019objet et le monde imaginaire du photographe.Dans le cas présent, il semble que ses photos soient nées moins d\u2019une simple rencontre que d\u2019un heurt profond, du choc d\u2019une sensibilité délicate et de l\u2019obiet brutal et anonyme.Le regard est blessé même s'il ne se veut que distant et froid.Les quelques photos qui paraissent ici font partie d\u2019une exposition intitulée Décor et accessoire \u2014 c'est déià un jugement \u2014 qui se tient jusqu'au 29 janvier à la Galerie Optica, dans le Vieux Montréal.LTT E BARREN RETA OV SN es _\u2014\u2014 eas a = To \u2014 \u2014 ve > [) ~g $ £ 5, ss EN ET us ; Ad $7 7 544 PS ir 2 0 0 3 A Sh i \u2014\u2014\" HU ill) Ÿ it On) HY Hi i ih $ a I \u2014 rn os \u2014\u2014 Cpt TERS A OY 4 AA 100 OS Û Le EEE vit pe AIS + x = is i Q = \u20ac ve, oo, == \u2014 Da \u2014 my i eS 7 SIR IR as fis ST Selo 4 cé PIS SAN ARE I pes \u2014\u2014 eZ 2 a Cp ra 2 = \u2014 et 2e \u2014 gt rs os Srl a a A pas se ps mess = ess \u2014 \u2014 co es ih Mis p= PAR LISE RANGER La remise en question du clergé au Québec ne s\u2019est pas amorcée avec la Révolution tranquille en 1960.Une lutte acerbe, opposant le curé et ses paroissiëns, la précède de plus d\u2019un siècle.Bien plus: la contestation de l\u2019autorité ecclésiastique n\u2019est pas le fait d\u2019une minorité urbaine.Elle a commencé dans les campagnes dont une certaine littérature a déjà dénoncé Fimmobilisme.Faut-il donc penser que la vérité change au gré du temps et des courants d'idées qui circulent?La littérature et le regard que nous jetons à l\u2019occasion sur les collectivités rurales nous auraient donc trompés à ce point?Toutefois, lecteurs sceptiques, vous auriez tort de douter tout à fait de vous-mêmes et des livres que vous avez lus.L'immobilisme s\u2019est bel et bien installé dans les villages au milieu du siècle dernier, mais la première moitié du XIXe siècle fut une période marquée par de fortes tensions et des conflits nombreux au sein de la paroisse.Ce sont les mécanismes et le déroulement de ces conflits que Richard Chabot, historien, retrace dans un livre récemment paru, aux éditions \"HMH, et qui s\u2019intitule: le Curé de campagne et la contestation locale au Québec, de 1791 aux troubles de 1837-38.Originaire de la Beauce, l\u2019auteur est âgé d'un peu plus de trente ans.Après avoir terminé son cours classique au Collège Sainte-Marie en juin 1967, il entreprend des études en histoire à l\u2019université d'Ottawa.Elles s\u2019achéve- ront en 1971 avec la présentation d\u2019une thèse sur \u201cles Réactions du curé de campagne face à la montée du laïcisme et du nationalisme dans le Bas-Canada (1801-1838)\".Ce qui a été la base de son étude.Quatre années de recherche ont précédé sa soutenance de thèse.Autant d'années s\u2019écouleront avant la diffusion de son livre.De 1968 à 1971, Richard Chabot a fouillé les archives de plusieurs diocèses, séminaires et paroisses.Il a dépouillé la correspondance qu\u2019échangeaient les curés et les évêques durant les XVIIIe et XIXe siècles, retracé les comptes et cahiers de délibérations des fabriques.Après la présentation de sa thèse, il étend cette fois son enquête à l\u2019ensemble des paroisses du Québec.Deux années plus tard, il a visité la plupart des paroisses sur les deux rives du fleuve jusqu\u2019à Rimouski.Tout en enseignant à plein temps au niveau secondaire, dans une polyvalente à l'extérieur de Montréal.Ce qui témoigne d\u2019un singulier entêtement, d\u2019une intention ferme de ne rien affirmer à la légère, de remettre en cause au jour le jour ses convictions.Ce qui donne un livre fouillé et fort documenté.\u2018le fus amené à m'intéresser au clergé des campagnes, dit Richard Chabot, en rédigeant durant ma scolarité de philosophie au collège Sainte- Marie un article sur \u201cle Rôle du bas clergé face au mouvement insurrectionnel de 1837\u201d.le soutenais, dans 12- 17 janvier 1976 Une autre page mal connue denotre histoire:1791-1837-38 Lhabitant québécois aété le premier àäcontester son curé Ci-dessous, tableau de Krieghoff (le Caréme) illustrant une visite paroissiale: ci-dessus, photo d\u2019un curé de campagne du temps. cet article, que certains membres du clergé rural avaient émis des déclarations favorables aux patriotes et qu\u2019ils étaient sympathiques aux rebelles.Je supposais que l'entente était facile entre habitants et curés, puisque, vivant dans le même milieu, ils affrontaient des problèmes identiques.Mes recherches ultérieures devaient transformer profondément mon point de vue.\u201cAu fur et à mesure de mes investigations, dit-il, la représentation stéréotypée d'un milieu rural homogène et soumis à l\u2019autorité du chef de la paroisse s\u2019effondrait.Au contraire, la plupart des documents que je pouvais consulter faisaient état de nombreux conflits dans la cellule paroissiale au début du XiXe siècle.\u201d Que se passe-t-il dans la paroisse rurate durant la première moitié du XIXe siècle?Quelles sont les forces en présence et comment expliquer les tensions qui se font jour dans la collectivité paroissiale?En premier lieu, remarque M.Chabot, la crise agricole qui sévit de façon presque permanente dans l\u2019ensemble du Bas-Canada, à partir de 1805, marque profondément la société rurale de cette époque.Nulle école d'agriculture ne s'est encore implantée pour enseigner à l'habitant des techniques agricoles appropriées \u2014 mise en jachère, rotation des sols \u2014 qui lui permettraient de pallier à la rareté des terres sur le territoire seigneurial.L\u2019habitant québécois cultive sa parcelle jusqu'à épuisement, puis il ensemence une autre parcelle.En ce début du XIXe siècle, des invasions d'insectes dévastent ses récoltes tandis que la chute des prix du blé à partir de 1815 affecte les revenus qu\u2019il retire de la vente des produits de son sol.Aussi I'habitant s\u2018endette-t-il parfois lourdement, ne serait-ce que pour ensemencer ses terres les années de disette.Le produit de la Quéte de l\u2019Enfant-Jésus, revenu de la fabrique, prélevé en nature, une fois Ian, diminue lors des années de mauvaises récoltes.À cause de cela, les habitants contestent le prélèvement de la dîme par leur curé.Celui-ci jouit malgré tout d'un niveau de vie plus élevé que le leur.Seuls les pasteurs de petites cures s\u2018endettent au début du XIXe siècle.L'intervention d\u2019un nouveau groupe social, médecins et notaires, issu du milieu rural, contribuera à radicaliser l\u2019opposition des habitants contre le clergé local durant la première moitié du XIXe siècle.De 1800 à 1830, en effet, de nombreux collèges sont fondés en milieu rural.Cette mesure encouragée par le haut clergé vise à remédier à la pénurie de prêtres dans le Bas-Canada depuis la Conquête.Le Séminaire de Québec et le Collège de Montréal alimentent seuls, depuis 1760, les rangs du clergé.C\u2019est beaucoup trop peu pour un pays où une majorité francophone et catholique cultive la terre à l'extérieur des villes.Les collèges de campagne contribueront ainsi à la formation d\u2019une élite cana- dienne-française laïque issue des milieux locaux.La petite bourgeoisie canadienne- française, formée dans les séminaires, s'installe dans les milieux locaux.Avide de prestige social, elle se heurte dans la paroisse à un seu! adversaire: le curé.Elle lui dispute ses droits et ses privilèges dans sa lutte pour assurer l'Etat en ce domaine.A toutes fins pratiques, cette loi donne au gouverneur anglais le pouvoir de constituer une corporation civile.L'Institution Royale fondée, elle reçoit le mandat d'organiser et d'administrer des écoles de fondation royale.La création de Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l\u2018usage \u2014 éviter d'inbalèr.Moyenne par cigarette \u2014 King Size: \u201cgoudron\u201d {9 mg, nicotine 1.3 mg.l'encadrement de la masse ruraie.Le médecin, le notaire et quelquefois l'instituteur de la paroisse diffusent dans leur milieu un certain nombre d'idées libérales, celles de la séparation de l'Eglise et de l'Etat et de la souveraineté populaire, par exemple.Cette élite a lu les penseurs français du XVIHe siècle et, aussi, un certain nombre d'écrivains libéraux anglais, dont elle s'inspire.Trois problèmes vont être générateurs de tensions dans le milieu de la paroisse: les lois sur l'éducation, l\u2019administration de la fabrique et les troubles de 1837-38.Au début du XIXe siècle, le mono- - pole de l'Eglise, en matière d\u2019éducation, subit les assauts de plusieurs groupes anglophones.En effet, les milieux d'affaires et certains dirigeants politiques anglophones, pour parer au manque d'écoles dans le Bas-Canada, incitent le gouvernement à voter, en 1801, une loi qui affirme les droits de cette corporation inquiète Mgr Plessis, évêque du diocèse de Québec.Selon lui, cette organisme accorde trop de pouvoirs aux protestants et a le défaut d\u2019être gouvernemental.Concréte- ment, le fonctionnement de cet appareil risquait d'enlever aux curés des paroisses le contrôle de l'éducation primaire dans leur milieu.Mgr Plessis ne se contente pas de souhaiter la faillite de l'Institution Royale, il incite aussi le curé de paroisse à créer à l\u2019échelon local des écoles respectueuses du monopole de l\u2019Eglise catholique.|! mène encore une vigoureuse campagne pour qu\u2019une loi encadre ces écoles instaurées sous l'initiative des curés et des fabriques.Devant les fortes pressions exercées par Mgr Plessis, le gouvernement anglais cède et permet (à partir de 1824) à l'Eglise catholique d'utiliser le quart des revenus de la fabrique pour la construction d'écoles administrées par le curé et ses marguilliers.Ainsi donc, la législation de 1824 crée des écoles de fabrique qui sont à toutes fins pratiques sous la direction du curé.Cette prise de conscience de la hiérarchie s\u2019accentue sous les successeurs de Plessis, car le danger ne vient pas seulement du gouvernement anglais et des milieux protestants mais aussi d'une fraction de la petite bourgeoisie canadienne-française.Depuis le début du siècle, une lutte se livre au niveau local et la petite bourgeoisie envisage de mettre sur pied un système d'écoles laïques et nationales.Le gouvernement anglais doit donc tenir compte aussi de la popularité croissante du laïcisme chez les Canadiens français.En 1829, la loi des écoles d\u2019assemblée est votée; elle favorise la petite bourgeoisie cana- dienne-française en assignant aux députés et aux syndics de la paroisse le contrôle de ces écoles.Le curé peut être élu syndic mais il se trouve alors parmi ses opposants, les syndics, ordinairement élus par les paroissiens les plus instruits, sont souvent des promoteurs de l\u2019esprit libéral.L\u2019évêque de Québec appuie l\u2019action vigoureuse de l\u2019évêque de Montréal, Mgr Lartigue; celui-ci dénonce les intrusions de l\u2018Etat dans l'éducation et la loi de 1829 qui, selon lui, soustrait l'école au contrôle clérical.Il veut redonner à l\u2019Eglise son monopole exclusif en- matière d'instruction primaire.Sous son initiative, la loi des écoles d'assemblée ne sera pas renouvelée en 1836.Mgr Lartigue recommande alors à ses curés de profiter de ce non-renouvellement pour répandre partout des écoles de fabrique, selon la loi de 1824.Cette prise de conscience de l\u2019épiscopat, voyant dans l\u2019école un puissant moyen d'influence religieuse et sociale, est plutôt lente à s'inscrire dans le milieu du curé de campagne.Le clergé des campagnes obéit avec lenteur aux directives de l\u2019évêque.Débordé par ses tâches administratives, le curé se montre réticent à diffuser l'éducation primaire par le biais des écoles de fabrique.Il accorde beaucoup plus d'importance a tout çe qui assure la spendeur du culte et confirme son statut social de chef de la paroisse.La construction, l'amélioration et la décoration des églises, l'aménagement d\u2019un presbytère spacieux comptent davantage à ses yeux comme symboles de vitalité religieuse que l\u2019érection d\u2019une école.Les recommandations répétées des évêques de multiplier les écoles de fabrique se heurtent à l\u2018inertie du curé qui s\u2019éveille trop lentement à la question scolaire.Ce délai entre la prise de conscience de l\u2019épiscopat et celle du curé est peut-être l\u2019aspect le plus frappant de la réaction cléricale à l\u2019intérieur d\u2019une institution hiérarchisée.Ces luttes dans le domaine scolaire se soldent quand méme par une victoire du clergé.Il n\u2019en reste pas moins que de 1801 à 1836 les changements dans l'éducation ont contribué à mettre sur pied une opposition laïque dans les milieux locaux.Cette opposition rencontre maintenant le curé sur son Suite page 14 17 janvier 1976 - 13 Magnifique coltection de timbres:olympiques, peintures, animaux, etc.du monde entier.Une sélection de timbres en approbation vous sera soumise pour examen.QUEBEC STAMP 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ils signent d\u2019une croix des requêtes et des protestations qui sont envoyées à l\u2019évêque.Ces luttes dans les milieux paroissiaux se concrétisent en 1831 par le projet de la loi des notables.Par cette loi, l\u2019administration des fabriques devait désormais échapper aux anciens et nouveaux marguilliers, c'est-à-dire au curé, pour passer aux mains des notables élus par tous les petits propriétaires.En fait, ce projet menaçait directement le statut du curé, son contrôle sur la gestion des biens et des revenus de l'Eglise, voire son droit de regard sur l\u2019école.Sur cette question, l\u2019épiscopat et le clergé local ont une réaction immédiate et des plus vigoureuses.Dans un tel contexte et pour faire front contre ses opposants, le curé de paroisse relate à l\u2019évêque la moindre querelle qui s'élève dans son milieu.Certains curés décident aussi de prendre la plume dans les journaux pour mieux critiquer les démarches des notables.Une minorité de la petite bourgeoise canadienne-françai- se leur demeure favorable.L'action du haut et du bas-clergé jointe à celle de cette minorité entraînera le rejet du bi des notables.Ainsi, l\u2019Eglise parvient à étouffer la contestation dans la fabrique.L'effervescence des milieux locaux se transpose désormais sur le plan politique.Grâce à l\u2019action qu\u2019elles ont menée au chapitre de l\u2019éducation et des fabriques, les élites locales se sont rapprochées des habitants.La crise agricole, au tournant des années 1830, s\u2019est intensifiée.La rareté des terres à partir de 1820 provoque l\u2019émigration massive des fils d'habitants à l'extérieur du pays.Des épidémies de fièvre typhoïde et de choléra se répandent dans les campagnes.Cet état de fait explique l\u2019audience accrue que rencontrent les élites locales dans leur milieu.Leur lutte contre les hauts fonctionnaires et la bourgeoisie marchande anglaise qui contrôlent la distribution des terres, les postes d'intérêt public et le patronage politique, les rend aussi sympathiques aux habitants.Le curé, dont la ligne de conduite s\u2019est durcie face à la contestation dont il est l'objet, ne peut remédier aux problémes de sa paroisse.En entrevoyant dans le régime colonial la source des malheurs de la collectivité, les leaders locaux reconnaissent au moins l'ampleur des problèmes qui se posent.lls se font auprès des habitants les intermédiaires des têtes d'affiche du parti politique des Canadiens français, soit, à cette époque, le parti patriote.Les organisations politiques se multiplient dans les milieux locaux.Elles donnent lleu à de nouveaux affrontements entre le curé et la petite bourgeoisie canadienne-française.En somme, le phénomène insurrectionnel de 1837-38 remet en question le pouvoir clérical d\u2019une façon globale.D'abord, les insurgés expriment des opinions politiques qui répugnent au clergé.Le républicanisme des Patriotes constitue une négation des dogmes politiques auxquels le curé de campagne n\u2019a jamais renoncé.L'idéologie politique des Patriotes est moralement inacceptable pour le curé.Le radicalisme d\u2019une fraction des dirigeants patriotes qui parlent de séparation de l'Eglise et de l\u2019Etat, d\u2019abolition de la dime et des droits seigneuriaux menace plus concrétement le statut socio-économique de l'Eglise et du curé.Le curé de campagne, même s\u2019il pouvait être sensible au nationalisme, ne pouvait accepter un nationalisme associé plus ou moins aux idées libérales.Enfin, la théologie catholique condamnait presque d\u2019une façon absolue tout effort pour renverser le gouvernement par la force.Le droit à là révolte ne faisait pas partie des dogmes politiques traditionnels.Encadré par l\u2019épiscopat, le curé de campagne désapprouve publiquement la conduite du parti patriote.Dans les paroisses où la majorité des habitants F soutient l\u2019action de ce parti, le clergé local formule parfois des affirmations contradictoires.Mais son comportement paraît dicté par la crainte que les Patriotes remportent une victoire politique.Dans ce cas, la petite bourgeoisie canadienne-française serait bien assise et pourrait remettre en question l'ensemble des droits et des privilèges du curé de campagne.\u2026L\u2019échec des troubles de 1837-38 allait reporter cet affrontement à plus tard et fournir un appui inespéré au clergé des campagnes, en modifiant les rapports entre les groupes sociaux dans la paroisse.L'échec de la lutte cautionne en effet, pour l'habitant, la position stricte adoptée par l'Eglise durant les troubles.La petite bourgeoisie canadien- ne-francaise a perdu la partie.L\u2019autorité du chef de la paroisse ne sera plus contestée a partir de 1840.Cent vingt ans plus tard.e CO = = cf + a * one.2.GS od * 3 RX en \u2014 2, za pon ~~ NW Me + % X a ro > a de.a a ne x Ë § 3 SB otrAh # ; 1, A \u201d a | 2H pt Sn Fs \u2014 y i : ! + ses | iit = pe + A k= i R 6 PE Lu 1 LA 2 \u20ac iR i .Fd D 3) PR: re iE \u20ac a À + fem mére pa Ks vu Me fey = ES nf x ak Eo a r= Runge, PR £2 % a, & capes La ar de : ec fd pe a 7 x ee A Spores Io a sk\u201d T3 mem IRE ih wiggle pes +; Le 2 5 \u201cmag XP vr ws \u201c3 v \u201cny sacl a Holi Sicha insur aa ds = Fe ps LEN = me eu a 3.# # a 55h, 2 \u201d OF « oo Ra ive Les a SA SR pis a 72 Ci, Be ELS I 4 cos AE 1 hata?re Ë me PE Ne L foi HE: A ne aw 5 2 Ae na py 4 = eu et +4 PME Sn Si ye DE vm 51, I a\u201d a it ¢ A on o 6 A5 -À a SARE oo i] FAP ald iii dr des Pi we pce a i ¥en + p sims tg = 5 a .\u2018 ri 30% i = 52.EI gc 0 - ra cp Di < Se ES ES = ped fant a Si ca.Avis: Santé et Bien-être social Canada consid ère que le dan ger pour la santé croît avec | \u2018usage \u2014 éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette \u2014 King Size: \u201cgoudron\u201d 19 mg, nicotine 1.3 mg. Ave 4! ne i TA « % a = au oF ql vy $x ta 4 A 4 Ps 3 3 w= PR) vi Bey 2 Bars +i ZN 7 J 2 sd, = + 0 Nt > va QR $ id PRE D SR RES LA Pi Ba A er & 8 + E = To 124 Le SF 5 - Les 4 > Le x 4} a \u201c Sua 40 paf sir VE a, = % wey © a 3 : er = + N és 3 8 sai FI 4 À: Laffont Canada Ltée, 100 E Boul.Hymus, Pointe Clare.3386 Saut Québec HR 1E4 UE * By [2 3 Veuillez m'envoyer mon livre GRATUIT, Présence des 3, s +) extra-terrestres.le recevrai aussi par le même occasion sit, ; Fantastique Île de Pâques cie la collection des GRANDES = px ENIGMES, au bas prix de $5.98, plus des frais minimes d'ex- 1 = > a 3 pédition el d'emballage Je recevras ensuite, chaque mois BI = environ, un autre volume de la coltection des GRANDES = - 7] ÉNIGMES à ce même bas pris, je comprends que chaque 4 > volume est envoyé pour examen gratuit de 10 jours rt que = =: lle, je pourrai retourner ceux dont je ne désire pas enrichie ma 23k; ab\u201d aa hibhothèque.De plus, il est entendu qu'il me suffira de vous prévenir n'impoite quand pour arrdter Fenvor de ces volu- rues.Si je ne désirais pas garder Fantastique Île de Pâques $ \u201ce ae = PINE SS Sn eS et vous le retournais dans les 10 jours, je ne vous devrais pas x We Un sou et pourrais malgré tout garder mon volume gratuit, a la \u2018x Présence des extra-lerrestres.Pr] Pe Teo ae she om ne wa Nom {Lettres moulées, SVP) ne Top Pers 2 site Tarn Ad se oii resse App.eite a ae ete \u2014 2e = $ Ville Prov.Code postal =:s Paz Pas 2e a at ste Signez ici S.V.P.ste je Ces prix peuvent subir une légère majoration.GEP-176A y 24% S385 = guess OO 0TH OS eTIN A IV © ee ww Pw ee * XD HE HaHa BHO BODE XTRAS - », + \u2018\u2019théories\u201d académiques .Comment expliquer (avant la \u201cdécouverte\u201d officielle de l'électricité) les 24 paratonnerres qui protégeaient le temple de Salomon, et la pile électrique découverte en Mésopotamie?\u20ac Le célébre \u201cchar\u201d d\u2019Ezéchiel dont parle la Bible était-il une soucoupe volante?® Sodome fut-elle, en fait, détruite par une explosion atomique?\u20ac Comment expliquer ce vieux texte hindou qui décrit avec précision une explosion atomique?® Ce ne sont, tirées au hasard, que quelques-unes des nombreuses questions traitées en détail par cette véritable enquête dans le passé, qui vous aidera à mieux comprendre les grands secrets du présent.Parmi les volumes passionnants de cette collection .\u2026 Le livre des maîtres du monde.Une synthèse audacieuse du réputé Robert Charroux, qui ébrante jusqu'\u2019aux fondements de l\u2019histoire traditionnelle.Preuves à l'appui, l'auteur soutient entre autres que la primhis- toire ne prend un aspect logique et rationnel que si nous identifions le Seigneur à un cosmonaute, le char d'Ezéchiel à une soucoupe volante et la destruction de Sodome à une explosion nucléaire.Ces Dieux qui firent le ciel et Ia terre.Voici l\u2019étonnant \u2018roman de la Bible\u201d.un volume passionnant où l\u2019auteur reprend de nombreux passages de la Bible et les Le premier volume, en examen gratuit de 10 jours: Fantastique Île de Pâques, par Francis Mazière Cet auteur réputé vous emmène dans une expédition achéologique sur une petite île du Pacifique, où 500 statues de 20 tonnes lancent un défi aux historiens et savants traditionnels.Qui les a sculptées?Pourquoi?Comment ont-elles été transportées?Les sculpteurs se seraient-ils servis de forces parapsychologiques?Un volume richement illustré.N : 7, étudie à la lumière actuelle.I! démontre que notre planète a fort bien pu être peuplée par des cosmonautes.Les secrets de l\u2019Atlantide.Une civilisation très avancée a-t-elle pu se développer puis disparaître, it y a des milliers d'années, lors d\u2019un cataclysme?L'auteur soutient que oui.apporte témoignage sur témoignage .et vous convaincra qu\u2019un jour on retrouvera des vestiges de cette civilisation mystérieuse. - x - .\u2026 Certificat de cadeau GRATUIT Veuillez m'envoyer mon livre GRATUIT, Présence des extra-terrestres.Je recevrai aussi par la même occasion Fantastique Île de Pâques de la collection des GRANDES ÉNIGMES, au bas prix de $5.98, plus des frais minimes d'expédition et d\u2019emballage.Je recevrai ensuite, chaque mois environ, un autre volume de la collection des GRANDES ÉNIGMES, à ce même bas prix.Je comprends que chaque volume est envoyé pour examen gratuit de 10 jours et que je pourrai retourner ceux dont je ne désire pas enrichir ma bibliothèque.De plus, il est entendu qu'il me suffira de vous prévenir n\u2019importe quand pour arrêter l'envoi de ces volumes.Si je ne désirais pas garder Fantastique Île de Pâques el vous le retournais dans les 10 jours, je ne vous devrais pas UN sou el pourrais malgré toul garder mon volume gratuit, Présence des extra-ferrestres.Nom (Lettres moulées, SVP) : Adresse App.A ru 2 le livre-choc ville Présence des extra-terrestres.Postez cette carte aujourd\u2019hui-méme! Signez SVP Code Postal 8 = 2 2 = \u20ac © £ > oO #.v = = 5 3 5 \u20ac © 2 2 & x Ç a x a ou ose 06 6 0 0 © 0 © 0 0 © Wi rv my te SHAR ed dc 4 d\u2019affaires Correspondance-réponse op 2 Se poste sans timbre au Canada Le port sera payé par | k Laffont Canada Ltee Es 100E Boul.Hymus Pointe Claire, Québec H9R 1E4 ah A "]
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