Le droit, 17 juin 1978, Cahier 2
[" EEE ETES FPE RES a3: aw are Se 5 _ N pa at wo, F AR 3 { APR Iw x 5 ment mieux en prendre soin, comment entreprendre un jardin\u2018 in-\"-% ; nent à votre foyer un aspect de chaleur et d'hospitalité.Ce beau.Î ui of térieur, Re .® Le livre décrit en détail Plus de 100 plantes di- + .verses, leur lieux d'origine, la\u2019 manière de les faire pousser et de les soigner.|! identifie wi chacune par un.dessin en.couleur aux traits.bracts, : .® Ii \"indiqie pas à pas comment préparer: vous-\"; même les mélanges appropriés: d'argile, sable et humus nutritif \u2014 les mêmes qu'emploient les \u201cfardinlers professionnels.Fe Pius de 150 vignettes hors-texte, dont plusieurs \u201c Hiustrent des procédés importants: interposition.de\u2019 couches d'air, taille des racines de plantes- nouvelles, procédure appropriée de mise en pot.ÿ @ Table alphabétique complète et glossaire ox: Ë = envoyez ce coupon sans tarder.ro 3 C.P.4090, Place d'Armes plicatif des termes techniques emp! oyés, .Au total, 262 pages regorgeant de tout co quit VU vous faut savoir pour faire pousser chez vous.de belles plantes d' intérieur.= = # Si Vous en cultiviez déjà ou'si vbus songlez a le.faire, voici antin le manuel que vous atiendiez- \u201c.N'attendez plus, Pit To Ce 5 Pour seulement $7.: 2 ER FR ri ais PR 3: A: Les Editions Optimum Ltée Montréal, Québec Hay ami.Te ea Ci va o\u2014 i i \u2014-\u2014 a.2\" « LES EDITIONS OPTIMUM LTEE, C.P.4090, PLACES D'ARMES, MONTREAL, QUEBEC, H2Y 3MM1 Envoyez-moi s.v.p.exemplaire(s) du GUIDE COMPLET DES PLANTES D'INTERIEUR, à $7.95.Si je ne suis pas satisfait, je peux retourner le GUIDE dans les dix jours contre remboursement entier.[_] Facturez-moi plus tard (plus $0.60 de frais d'expédition) (7 Chèque ou mandat ci-joint payable aux Editions Optimum (L'éditeur acquittera les frais d'expédition) 7 Portez à mon compte Chargex ou Master Charge (plus $0.60 de frais Mel TT TT TT IT TTT TTT] M.Mme Mile Adresse App.Province Signature SO Ae aus CR RIN Ru BS \u201c PAR PAUL SIMIER =.\u201c Portsall, sur la côte nord de la - Bretagne, à quelques milles du carre- \u2018four de la Manche et de I\u2019Atlantique.Un point sur la carte.Un village groupant un millier d\u2019âmes.Une com- -muñaüté sans histoire.Des maisons - trapues et blanches alignées sur le front de mer ou éparpillées en retrait des dunes, façades vers l\u2019océan.La mer ici est un élément quotidien.Chaque saison apporte sa récolte pour autant que l\u2019on veuille aller la cueillir.Les uns se spécialisent dans le casier à crustacés, d\u2019autres dans le goémon quand vient le temps.Les femmes traquent la gravette, ce ver de sable vendu pour servir d\u2019appât, ou cueillent des algues à marée basse.Tout un petit peuple besogneux pour qui chaque jour se vit au rythme créé par ces multiples métiers complémentaires.Un village sans histoire où le quotidien est fait de labeur et de petites haltes au café du port.Soudain, Portsall, village sans histoire, est passé à l'Histoire.Pendant des jours, le nom a fait la «une» des nouvelles: le 17 mars 1978, un super- C'est armés seulement de pelles, rateaux et poubelles que les volontaires ont entrepris d'abord de racler la boue noirâtre qui a souillé les plages bretonnes.tanker de quelque 230 000 tonnes, l\u2019Amoco Cadiz, s\u2019échouait sur les roches devant Portsall, à 900 mètres du rivage.Coupé en deux, d'abord, puis drossé par la tempête, il va perdre en quelques jours la totalité du fuel léger qu\u2019il ramenait du golfe Persique vers les ports de la mer du Nord.230 000 tonnes de pétrole à la mer! De quoi en distribuer un gallon à chacun des 52 millions de Français.Asphyxiés, les oiseaux familiers de la bande littorale; tués, les coquillages, vers de sable et poissons; anéantis, les champs d'algues non loin de la côte.Poussées par les courants et les vents, les nappes de pétrole vont, en un mois, contaminer 350 kilomètres de littoral, gagnant les parcs ostréicoles et les viviers des mareyeurs.Une multitude d'autres villages sans histoire sont touchés, tout comme Portsall.Et en faisant passer ces noms à l'Histoire, les media sonnent à leur manière le glas des activités économiques de cette bande littorale.Les scientifiques sont prudents QUAND LA MER et évitent de faire des bilans.Ils avancent cependant des chiffres.Ainsi il faudrait trois années pour que la base de la flore se rétablisse, mais peut-être dix ans pour que l\u2019on puisse de nouveau pêcher du homard commercialisable.De quoi mettre en difficulté les pê- cheurs qui ont investi dans du matériel, même si l\u2019on parle d\u2019indemnités: $500 mensuels.; Tout cela paraît minime, ne touchant que quelques milliers de personnes.Mais I'Amoco Cadiz est le quatrième pétrolier à contaminer les côtes bretonnes.La marée noire qui a suivi le naufrage du 17 mars à Portsall est aussi la plus grave que l'Histoire ait connue jusqu\u2019à présent.Dès1926.L'histoire des pétroliers n\u2019a pas encore cent ans.Le premier pétrolier ne fut construit \u2014 en Angleterre \u2014 qu'en 1886.Le Gluckauf pouvait transporter 2 307 tonnes, cent fois moins de charge que 'Amoco Cadiz.En 1914, soixante pétroliers naviguaient a travers le monde.Il survint sans doute maints accidents car la conférence maritime de Washington, en 1926, dénonça «la menace d\u2019extermination» que faisait peser sur l\u2018humanité la pollution -des mers par fes hydrocarbures.Il faudra attendre que de nombreuses autres catastrophes se produisent pour que les Etats en arrivent à des mesüres de protection de leurs eaux et de leur littoral.Les menaces pour les océans, dénoncées en 1926, sont bien vite oubliées pendant la Seconde Guerre mondiale.Depuis, en vingt ans, les accidents de navigation les plus spectaculaires se sont succédé.29 mars 1957, le Tampico Maru s\u2019échoue dans la crique de Panta Calavera, en Californie, répandant 50 000 tonnes de pétrole.Mai 1966, le \u2018Fina-Norvège fait naufrage à proximité de Civita Vecchia, polluant les plages de Rome.18 mars 1967, le Torrey - Canyon s\u2019échoue au sud de l\u2019Angleterre, lâchant 30 000 tonnes de pétrole, dont une partie gagnera les côtes bretonnes.1971, le Wafra, en Afrique du Sud, Suite page 6- DEVIENT LA POUBELLE ILYA LES ACCIDENTS DE NAVIGATION -COMME CELUI DE L'AMOCO CADIZ LE LONG DE LA CÔTE BRETONNE- MAIS ILYA AUSSI LES OPÉRATIONS DE DÉGAZAGE, ET LA COMPLAISANCE - DES GOUVERNEMENTS nb a Aen pr M.CHRISTIE ET LEMBARRAS DU CH que feriez-voussivous étiezalaplace de M.Christie et aviez le gotit d'un biscuit de M.Christie?Comme presque tout le monde, vous choisiriez probablement un biscuit Oreo, a cause de sa riche garniture a la vanille si bien entourée de deux gaufrettes au chocolat.Mais M.Christie ne pense pas toujours comme M.Tout-le-monde.Mais si la journée est un peu &.% ME 2 # Quand M.Christie a un goût de difficile, peut-être Ye so \"he \u201c7 beurre d'arachides mais qu\u2019il n\u2019a pas pour autant le goût de se coller le palais, il se rattrape avec ses biscuits au beurre d'arachides Pirate.Connaissez- A, vous une meilleure M solution! à romme M.Christie, de À faire la pause-saveur dies Za \u20ac vec un Pause Café.Des biscuits aussi : æœ bien garnis de cannelle et de raisins, ça I Mais quand il a le goût de se sucrer le bec, M.Christie ne fait ni une ni deux.Il choisit trois Sandwichs à la Menthe\u2026rien [rpm que pour leur bon petit goût ya sucré! Le choix le plus difficile pour M.Christie, £4 c'est encore de refermer sa boîte de CE biscuits aux pépites de chocolat.Avoir { réussi a faire entrer autant de savou- cu Kg reuses pépites dans des biscuits, ça leur * F = } +.à Confère une valeur quasi sentimentale esd ind pour M.Christie! M Si, à l'instar de M.Christie, vous avez un coeur d'enfant, votre choix ira naturel- k lement vers Fudgee-O.C'est même très % logique.Les tout-petits adorent les \u201cM4 biscuits Fudgee-O.Et comme M.Christie 54 adore les tout-petits\u2026 M.Christie, vous faites de bons biscuits. ÿ j | E j | 1 ; | | pi a OE ra peu REA ave LC are = PEE Wl di pe Ci-contre, «tonnes à lisier » (sorte de camions-pompes à purin utilisés par les ferrniers voisins) qui se sont révélées le vrai moyen de nettoyer les plages; à dr, manifestation à Brest PééS RES contre le desastre de 'Amoco Cadiz.[_.LAPOUBELLE provoque la pollution en s\u2019échouant au cap Agulas: 18 000 tonnes de pétrole à la mer.17 juin 1972, échouage du Saija en Corse; août 1972, collision du Texanita et du Oswego-Guardian en Afrique du Sud: 10 morts et 33 disparus.1974, le Metula s'\u2019échoue dans le détroit de Magellan, perdant 60 000 tonnes de pétrole.24 janvier 1976, l'Olympic Bravery s'échoue sur l'île d'Ouessant, en Bretagne; les cuves, d\u2019une contenance de 276 000 tonnes, étaient vides, mais la côte sera polluée par le propre carburant du pétrolier.12 mai 1976, l\u2019Urquiola s\u2019échoue à la Corogne, en Espagne, et perd 108 000 tonnes de fuel.15 octobre 1976, le Boehlen sombre dans les parages de l\u2019île de Sein, en Bretagne: nouvelle marée noire.16 décembre 1976, le Venpet et le Venoil entrent en collision au large de I'Afrique du Sud: marée noire de 27 000 tonnes.Près de nous: juin 1966, le Texaco Massachussets fait naufrage devant New York.Février 1970, l\u2019Arrow s'échoue dans la baie de Chédabouc- tou, en Nouvelle-Ecosse.15 décembre 1976, l\u2018Argo Merchant s\u2019échoue près de l\u2019île de Nantucket sur la côte est des E.-U.mais les 29 000 tonnes de pétrole de la cargaison, au lieu de gagner la côte, se dissiperont au-dessus du George Bank, zone de pêche très prolifique.Le dégazage: la goutte de trop En 1973, plus de six millions de tonnes d'hydrocarbures ont été déversées dans les mers, selon l'OCDE.Sur ce total, 2,1 millions de tonnes provenaient des transports maritimes, mais seulement 200 000 tonnes, soit 3 p.c., étaient dus aux accidents de navigation.La part importante des rejets en mer était due à des gestes volontaires, notamment aux opérations de dégazage en cours de navigation.Les autres déversements volontaires ou accidentels proviennent de rejets à partir de la terre: raffineries, ruptures de canalisation, ou encore d'infiltrations sous- marines causées par l\u2019exploitation ou la recherche de nappes en pleine mer.Les rejets dus à la navigation semblent donc minimes par rapport à tout ce qui est déversé annuellement dans la mer.Avant de considérer ce qui est fait ou devrait être fait pour prévenir les accidents, il convient de s'arrêter aux rejets volontaires.Ce genre d'opération consiste à rejeter en mer les résidus de cuves, au lieu de faire escale dans des ports équipés de stations de dégazage.L\u2019immobilisation du bâtiment, ajoutée au coût de l'opération, revient à bien plus cher que l\u2018\u2019amende que les responsables du navire risquent s\u2019ils sont surpris à dégazer en haute mer.L'Amoco Cadiz s\u2019est échoué le 17 mars 1978; les 29, 30 et 31 mars, quatre pétroliers ont été repérés alors qu'ils dégazaient dans la Manche\u2026 profitant de la marée noire.Un de ces bâtiments a été immobilisé jusqu'à versement par le commandant d\u2019une amende de 30 000 francs (environ $7 250)! Inefficacité des mesures de ti Parce qu'en 1967 les côtes bretonnes ont connu la marée noire due au naufrage du Torrey Canyon, en 1970 on créa en France le plan Polmar-mer destiné à lutter contre la pollution marine.À l\u2019époque, le plan faisait état de l\u2019existence de vingt kilomètres de barrages flottants, de 2 800 tonnes de produits dispersants ou précipitants, d\u2019un appareil de récupération et de citernes de stockage des hydrocarbures.Le Premier ministre français prit des mesures le 24 mars, une semaine après la tragédie de l\u2019Amoco Cadiz.Les préfets maritimes pourront prendre des dispositions pour maîtriser la navigation dans leur secteur.Les pétroliers devront respecter une bande de 7 milles par rapport au littoral (au lieu de 5 milles précédemment).Tout navire entrant dans les eaux territoriales françaises devra signaler son entrée, sa route, sa vitesse et la.nature de son chargement.Et tout capitaine est tenu d\u2019informer les autorités maritimes en cas d\u2019avarie ou d\u2018accident.Un radar, enfin, est en cours d'installation sur l\u2019île d'Ouessant pour surveiller l\u2019entrée de la Manche.Il aura.donc fallu une nouvelle catastrophe, et la pire de toute l\u2019histoire maritime, pour que la France se décide à prendre des mesures plus énergiques en matière de prévention.Encore qu'el- les paraissent bien minimes par rapport à celles prises par d\u2019autres pays qui ont connu de nombreuses catastrophes à la suite d'accidents de navigation.C\u2019est le cas de l'Afrique du Sud qui voit passer devant le Cap 2 600 à 3 000 pétroliers pleins par an.Depuis 1971, il n'y a pas eu de catastrophe entraînant une grave pollution.Deux remorqueurs gouvernementaux veillent en permanence sur la route des pétroliers.Leur intervention a permis d'éviter que les 250 000 tonnes de pétrole du Venoil ne gagnent la mer, en 1977.Les navires ne peuvent approcher à moins de 20 milles des côtes; des patrouilleurs surveillent, d'ailleurs, la zone en permanence.De plus, les peines encourues en cas de sinistre ou de pollution sont assez sévères pour décourager les téméraires.Les vidangeurs de la mer Au cours des premières semaines qui suivirent fa marée noire, dans le cadre du plan Polmar, l\u2019on vit affluer, vers la côte touchée, hommes et matériels.7 500 militaires que l\u2019on arma de pelles et de seaux alors que la priorité était de pomper, à même la mer, le pétrole ramené au littoral à chaque marée! 500 camions et 60 citernes pour transporter le pétrole pompé alors que l'on manquait d'engins pour faire l'intermédiaire entre le rivage et ces porteurs.60 navires de guerre, 30 hélicoptères et 18 avions pour repérer et traiter les nappes de pétrole qui dérivaient au large.On criait déjà victoire, lorsqu\u2018un mois après la catastrophe, les vents, étant passés au nord-est,\u2018ramenèrent les nappes à leur point de départ et sur les plages déjà nettoyées! Il fallait certes des bras pour ramasser patiemment pétrole et débris solides qui souillaient les plages.H importait auparavant de pomper inlassablement pour récupérer le maximum de pétrole et éviter ainsi qu\u2019à chaque marée les courants ne remportent des nappes.La solution vint du bon sens paysan.Les agriculteurs, à l'appel de leurs responsables professionnels, se firent les «vidangeurs de la mer» avec leurs tonnes à lisier.«Au cours d\u2019un voyage en Coro- gne, j'avais constaté que cela avait apporté la solution lors du naufrage de l'Urquiola», précise Alphonse Arzel, agriculteur et maire de Ploudalmézeau- Portsall.Opération tout à fait improvisée.Le plan Polmar ne prévoyait pas cette ressource locale, ni même de consulter les élus et de les associer aux décisions.Quand nous avons rencontré M.Arzel, deux semaines après le naufrage, il se disait encore ulcéré par le manque de concertation.Le plan Polmar est apparu efficace.sur le papier.Les barrages flottants ne résistèrent ni à la marée ni au mazout.Il faudrait 10 000 personnes au travail pendant deux à trois mois pour faire disparaître les traces visibles de la marée noire! Après la catastrophe de Portsall, on découvrit qu\u2019en onze ans et à travers l'expérience de trois marées noires, on n\u2019était guère plus avancé, ni pour traiter les nappes en haute mer, ni pour ramasser le pétrole, ni encore moins pour prévenir les accidents.Aux Etats-Unis, un décret, promulgué en 1972, dote le pays d\u2019un «plan de sauvegarde en cas de pollution par le pétrole et les substances dangereuses ».Des forces spéciales sont ainsi chargées de veiller sur les côtes.Ces unités d'intervention peuvent répondre à tout appel en deux heures et disposent, en cas d'accident, de tout le matériel voulu pour procéder à un rapide pompage, de manière à éviter le rejet à la mer.Mais l'expérience, notamment dans le cas de l\u2019Argo Merchant, a démontré les limites de ces forces d'intervention en cas de mauvais temps.Les pavillons de 1 e Les mesures de prévention des accidents de navigation dépendent d'abord du bon vouloir des gouvernements touchés dans leurs eaux territoriales.Mais des conventions internationales codifient également le trafic en mer.Celles-ci sont élaborées par l\u2019Organisation maritime consultative internationale (OMCI), qui célébrait d'ailleurs son vingtième anniversaire en mars 1978.Etonnante coïncidence! C'était le 17 6- 17 juin 1978 mars \u2014 L\u2019Amoco Cadiz a sombré dans la nuit du 16 au 17 mars \u2014 cette première journée mondiale de la mer.Pour M.Chapon, l\u2019un des responsables \u2018français des transports: «Cette journée souligne la tâche importante accomplie par l'OMC! pour améliorer la sécurité des navires et des gens de mer.» Déclaration qui revétait quand même un certain goût amer, le jour d\u2019une tragédie comme celle de l\u2019Amoco Cadiz.L'OMCI, qui relève de l'O.N.U., a adopté de nombreuses conventions; la difficulté réside dans la ratification et l'application des textes.Le principe de la séparation du trafic dans les parages dangereux comme la Manche, adopté en 1972, n\u2019est entré en vigueur qu\u2019en 1977.Sans doute les mesures préventives sont-elles insuffisantes encore, si l\u2019on en croit le naufrage de l\u2019Amoco Cadiz et les requêtes des pays membres, à la réunion de l\u2019'OMCI, le 17 avril 1978.L\u2019Angleterre et la France demandaient que soit étendue la zone côtière interdite aux pétroliers; le Canada a souhaité que soit donnée aux pays concernés la possibilité d\u2018inspecter les bateaux qui naviguent dans leurs eaux.L'Institut d'économie maritime des Pays-Bas conclut, dans une étude sur la flotte mondiale de pétroliers, qu\u2019en matière de sécurité, d'entretien et de qualification des équipages, 320 pétroliers grecs et 150 libériens sont infé- fleurs aux normes.Sur 874 bateaux battant ces mêmes pavilllons, 262 ont plus de seize ans.À Chypre, 71 p.c.de la flotte pétrolière est hors normes et, à Panama, 50 pétroliers ont vingt et un ans et plus.On touche là le problème des pavillons dits de complaisance.Pour naviguer au plus bas coût, des sociétés de divers pays font immatriculer, par le biais de filiales, leurs navires dans des pays qui ne sont généralement pas signataires des conventions internationales de base en matière de\u2018 normes de sécurité.Le Torrey Canyon battait pavillon libérien, comme l\u2019Urquiola et comme l\u2019Amoco Cadiz.L'Olympic Bravery battait pavillon grec.Le Texanita et I'Oswego Guardian étaient libériens, comme I\u2019Argo Marchant et comme le Venpet et le Venoil.Sans doute faut-il combattre le principe de ces pavillons de complaisance, mais les pays qui, au sein des instances internationales, s\u2019efforcent de prévenir la pollution des mers, abritent nombre de sociétés qui immatriculent leurs bateaux dans ces pays complaisants\u2026 On est sans doute loin d'avoir trouvé la solution définitive.A Portsall, les bateaux de goémoniers ne sortiront guère, cette saison.La plage nettoyée peut faire illusion.Descendez dans le sable et vous y découvrirez des taches huileuses.Dans les estuaires les huîtres ont goût de mazout.Sur la plage de Tréompan, les tracteurs se succèdent pour remonter des chargements entachés de pétrole.Assistés sociaux, les sinistrés seront-ils indemnisés tant qu\u2019ils n\u2019auront pas retrouvé leur milieu marin?Sont-ils condamnés à l\u2019exode et à la reconversion, eux qui n\u2019ont jamais connu que la mer?Leur mer est devenue une poubelle.La nôtre aussi.Six millions de tonnes de pétrole par an dans les mers du monde.Portsall et la Bretagne ne sont finalement pas si loin.polit citer Ro + of se, msn + PrayezPlayes Playez 1 lg GAMES % A Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage\u2014éviter d'inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u2019\u2019 16 mg, nicotine 1.1 mg.Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg.17 juin 1978 - 7 ES IEE ACT mu seen a aka de a LE | | a / A = msn rem rary By En voiture! Depuis le Ter mars une magnifique série d'affiches décore les voitures du service Via Rail Canada.Elles reproduisent soit des objets anciens tirés du patrimoine national, soit des oeuvres d'art en montre dans les principaux musées du pays.Le but en est de faire mieux connaître aux Canadiens la grande variété des richesses de leurs musées.Le projet avait été conçu, il y a un an, par Jacqueline-Anne Sorel, directrice du service d\u2019information des Musées nationaux.Il a suscité aussitôt l'intérêt enthousiaste de Via Rail, qui a accepté de le coparrainer.On s\u2019est adressé aux musées d'art ou de science des grandes villes situées sur les parcours desservis par Via.Un comité de sélection a choisi un sujet d'affiche par musée, de façon a n\u2019oublier aucune des dix provinces, et en a constitué ainsi une série de vingt-sept.Un premier groupe de treize affiches circulent déjà à travers le pays; les quatorze autres auront été placées à bord des convois d'ici la fin du mois.Elles seront exposées pendant un an et à tour de rôle dans toutes les voitures Superconfort, Club 52 et coach de Via circulant d\u2019un océan à l'autre.Les boutiques des musées les mettront aussi en vente sous peu, et l\u2019on s'attend qu\u2019elles suscitent la ¢onvoitise des collectionneurs.Ces affiches font leur part aux artistes vivants aussi bien que défunts.Ainsi on y voit une sculpture, Jim, due à Joe Fafard, de la Saskatchewan, et conservée à la galerie Norman-Mackenzie, de Regina.Ou encore un bronze, Sans Titre, exécuté en 1966 par Armand Vaillancourt et monté sur un socle\u201cenneigé\u201d qui se trouve au Musée d'art contemporain de Montréal.Les arts amérindien et inuit ne sont pas moins bien servis, de méme que les sciences, de la paléontologie ala physique.Au total, une collection qui saura nourrir le regard et l'esprit des voyageurs, et les inciter à visiter au passage les musées fournisseurs.Nous vous présentons dans ces pages quelques-uns des objets et oeuvres d'art reproduits sur ces affiches et une des affiches montrant un coq de clocher, apparteñfant au Musée du Québec.Christian Larsen M Les Musées nationsux Tho National mms 7 daCanada ! = NS _ Musee du Québec, « Quebec Pour vous reaidre à Québec, utiisez VIA Musee: du Quebec, in Quiche.Gity a Cuilleres en argent fondues par Gruikshank et Savage, de Montréal, au début de l\u2019autre siècle, et conservees par le Musée- Plane tarium de Vancouver.Maquette de navire de guerre du type en usage pendant la guerre canado-américaine de 1812-1814, conservée au Musée de la guerre, à Ottawa.Uniformes de grande tenue pèur officiers, portés dans l'Armée canadienne au XIXe siècle, gardés au musée de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Portrait de la marquise Angélique de Dreux-Bréze, par Nicolas de Largillière, oeuvre du XVIIIe siècle que possède le Musée des beaux-arts de Montréal.CS FES: J EH PA 42 à e Cuilleres en argent fondues par Gruikshank et Savage, B14, de Montréal, au début de l\u2019autre siècle, i et conservées par le Musée-Planétarium de Vancouver.LG Sculpture de Joe Fafard intitulée «Jim», qui a été acquise par la galerie Norman-Mackenzie, de Regina, en Saskatchewan.Mannequin \u2014 représentant un missionnaire \u2014 provenant de la tribu des Sauteux et que conserve l'institut Glenbow, de Calgary, en Alberta.= éze, Uniformes de grande tenue pôur officiers, e possède portés dans l'Armée canadienne au XIXe siècle, gardés au musée de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.Pompe a vapeur qui aurait servi a combattre le grand incendie de Hull, en avril 1900, gardée au Musée national des sciences à Ottawa.Voiturette d'enfant, en rotin tressé, capitonnée de velours rouge et protégée par un parasol de même tissu, conservée au Musée de l'homme, à Ottawa. ré ere a ue Ji pe as CN == eme \u2014 mme ma 3 PAR JACQUES LARUE-LANGLOIS Jeudi, 11 mai 1978, 8 h 45.Tel que convenu, mon collègue photographe et moi nous nous présentons au bunker de la Grande-Allée, forteresse bien gardée \u2014 quoique moins exagérément que sous le gouvernement précédent \u2014 où se réunit le Conseil exécutif sous la présidence du Premier ministre.Impossible de monter sans l\u2019accord de la personne que nous devons rencontrer.Elle n'y est pas.Personne n'y est.La veille, c\u2019était la soirée du whip en l\u2019honneur des députés ministériels et du personnel du cabinet des ministres.Une affaire qui a fini tard.pour certains.Le temps de se réorienter, de sortir pour attraper le Premier ministre au vol au moment de son arrivée.Il est là, sur la banquette arrière d\u2019une voiture grise bien ordinaire dont il sort en trombe, vêtu d\u2019un élégant costume bleu marine, pour se diriger, seul, presque au pas de course, vers l\u2018entrée de l'immeuble dont il tire lui-même la porte.Au moment de franchir le seuil de l'immeuble, il m\u2019apercoit.\u2014 Bonjour, monsieur Lévesque.\u2014 Bonjour.\u2014 Madame O\u2019Leary a dû vous prévenir: aujourd\u2019hui, nous passons la journée, mon collègue photographe Denis Plain et moi, à vous suivre pour un reportage dans Perspectives.\u2014 Me suivre toute la journée?J'vous en souhaite! Là-dessus, il redétale au pas de course, qui semble celui de son rythme habituel, vers l\u2019ascenseur dans lequel il disparaît avant que nous ayons le temps de nous coller à sa semelle.Après deux cafés, quelques excuses et un coup d'oeil à l'agenda du «P.m.» \u2014 c'est ainsi qu\u2019on l\u2019appelle dans son entourage \u2014 en compagnie des attachés de presse, nous nous retrouvons, à 9 h 55, dans le vaste bureau du bunker \u2014 qui servait d'antichambre à l'immense bureau de Robert Bourassa \u2014 où René Lévesque s\u2019est installé depuis le 16 novembre 1976.Un espace sobre, de bon goût, un peu froid de propreté mais réchauffé par le grand bureau couvert de piles de dossiers, de documents et de paperasse de toutes sortes, derrière lequel travaille M.Lévesque.Aux murs, un Marc-Aurèle Fortin et un Clarence Gagnon, l\u2019un et l\u2019autre splendides.Je me cale dans un fauteuil, dans le coin le plus éloigné du bureau et, tentant de me fondre dans le décor, je me cache derrière le journal du matin qui traînait sur une table.Denis Plain se déplace à pas de loup tout autour de la pièce en jouant de I'obturateur de ses Leica comme s\u2019il avait été privé de le faire pendant des semaines.Le Premier ministre ne bronche pas.Il est tout à ses dossiers.I! se lève tout à coup et, d\u2019un geste ample, déchire quelques feuilles dactylographiées qu\u2019il vient de parcourir et les laisse tomber dans la corbeille en déclarant: \u201cÇa, c\u2019est le geste le plus agréable qu\u2019on puisse poser dans une journée.Affaire classée!» Il se rassied et se remet à sa lecture.Silence.«Hé! c'est bon ça,» lance-t-il soudainement.«Écoutez ça \u2014 et il se met à lire à haute voix \u2014: «Attendu que les premiers colons de notre Etat étaient d'origine française.Attendu que la langue française a toujours joué un rôle important dans l\u2019Etat du New Hampshire.Attendu que plusieurs Franco-Canadiens ont établi domicile chez nous depuis quelques générations.Attendu.etc.etc., nous, Meldrim Thompson fils, gouverneur du New Hampshire, proclamons le mois de mai «mois du français» dans cet Etat et encourageons la tenue de toutes manifestations susceptibles d'aider à promouvoir l'usage de cette langue.» \u2014 «C\u2019est pas l'Ontario\u2019 qui en ferait autant!» conclut le Premier ministre en déposant le document et en passant rapidement à une autre affaire.Nouveau silence.Puis une exclamation: «Maudit que ça s\u2019'accumule, la paperasse! Y en a plus qu\u2019hier!» Re-silence, marqué seulement du froissement des pages tournées et de la folle farandole des clics de l'appareil photo.\u201cÇa coûte cher, laroyauté!\u201d Monsieur Léveque ne se comporte aucunement en maître ou en patron.Il vouvoie tout le monde autour de lui, même ses plus anciens et plus intimes collaborateurs, se permettant d'en appeler quelques-uns par leur prénom.Il ne commande jamais mais demande, et toujours fort poliment et fort civilement.Ses secrétaires, adjoints et conseillers immédiats arborent un sourire permanent qui en dit long sur le plaisir qu\u2019ils ont à travailler avec lui.Ne considérant personne comme son serviteur, il se lève volontiers pour aller se chercher un café, qu\u2019il laisse longuement refroidir avant de le boire, et loge lui-même ses appels téléphoniques.«Bonjour! ici René Lévesque, est-ce que je pourrais parler à monsieur Untel?» Comme nous nous apprêtons à sortir du bureau, il nous retient: «Non, non.Ça va.Vous pouvez rester!» Au téléphone, après le ré- mm er 10- 17 juin 1978 Cae jt i og ane ih Re me \u2014\u2014\u2014 in TQ O ACD.Photos Denis Plain \u2014 Perspectives René Lévesque dans son bureau, lieutenant-gouverneur du Québec, ; de son attachée de presse et devant l'Hôtel du Gouvernement; (de face), Claude Malette (de profil) du prochain Conseil des ministres.glementaire échange de politesses: «Ecoutez, y a une chose incroyable ici: pour un spectacle d'un soir, le 2 juillet, dans le cadre des fêtes du Patrimoine, à Bois de Coulonge, nous avons un estimé de dépenses pour la préparation du terrain, le montage de la scène, l'éclairage, la sonorisation, la protection de la police et le ré-arran- gement de tout ça le lendemain, qui s'élève au montant exorbitant de $200 000.On pourrait l\u2019acheter deux fois, Bois de Coulonge, avec ça\u2026 pis ça nous appartient\u2026 » A 11 heures, le Premier ministre a rendez-vous chez le nouveau lieute- nant-gouverneur, Jean-Pierre Côté.Ce sera leur première rencontre depuis l\u2019entrée en fonctions de ce dernier, deux semaines auparavant.M.Léves- que entend réclamer une partie.de l\u2019espace que le vice-roi et sa suite occupent au Parlement.Bien sûr, un secrétaire lui a monté un dossier, qu'ils consultent ensemble.À sa grande surprise, M.Lévesque y découvre que si le lieutenant-gouverneur du Québec emploie six personnes au Parlement comparativement aux huit que maintient à Toronto le lieutenant- gouverneur de l\u2019Ontario, par contre ce dernier habite seul un appartement dans un hôtel de la Ville Reine, pendant que le représentant de la 17 juin 1978 - 11 reine au Québec entretient chez lui, chemin Saint-Louis, une maisonnée de 11 emipioyés, dont bien entendu les contribuables défraient les salaires.Sifflement du Premier ministre, suivi de: «Ça coûte cher, la royauté!» Pour passer du bunker à l'Hôtel du Gouvernement, il faut traverser la Grande-Allée.Afin d'éviter que les usagers du bunker n\u2019affrantent les rigueurs de l'extérieur, on a percé un tunnel sous cette grande artère qué bécoise.En l\u2019'empruntant seul avec nous, le Premier ministre nous fait remarquer qu\u2019il comporte deux corridors absolument parallèles, dont l\u2019un, construit sous les libéraux, devait être réservé exclusivement au Premier ministre.«Quand même!», commente-t- il laconiquement.Chez le lieutenant-gouverneur, c\u2019est M.Lévesque lui-même qui, pour se soumettre aux impératifs d'un protocole rigoureux, doit nous présenter au secrétaire et à l\u2019aide de camp du vice-roi et demander la permission que nous soyons admis au début de la rencontre, le temps d'une photo.Puis nous le quittons après lui avoir donné rendez-vous à son bureau, à 13 h 15.Visite de la tribune de lapresse Profitant de la pause pour rendre visite à nos collègues de la tribune de la presse, située à l'étage au-dessus, quelle n\u2019est pas notre surprise, trente minutes plus tard, de voir surgir le Premier ministre, seul dans le couloir, qui lance à notre endroit: «le vous cherchais!» En fait, il a profité de l\u2019occasion pour effectuer sa première visite à ses anciens collègues de travail dans leurs locaux depuis un an et demi qu'il est en fonctions.Ceux-ci se sont plaints, depuis quelque temps, de l\u2019exiguïté des locaux qui leur sont attribués et l'affaire a même rebondi sur le parquet de l'Assemblée nationale, la veille de notre passage.Monsieur Lévesque a tenu à vérifier de visu l'ampleur du problème.Poignées de main chaleureuses, discussions ouvertes et spontanées sur les principales questions d'actualité avec les journalistes, dont il connaît bien les préoccupations.Supputations quant à savoir si Trudeau déclenchera, dès cet après-midi, des élections fédérales pour l'été \u2014 Lévesque croit que oui \u2014 ou quant à la candidature possible de Claude Ryan dans l\u2019élection partielle de N.D.G.L\u2019atmosphére est à la bonhomie et & 'humour.Ex-journaliste, le Premier ministre se retrouve dans un milieu qu\u2019il a toujours aimé.; Vers 13 h 30, Mme Cratia O'Leary, son attachée de presse, vient le retrouver dans le salon attenant à son bureau et, durant quelques minutes à peine, tous deux se penchent sur les manchettes des journaux du jour afin d'y déceler les sujets pouvant faire l\u2019objet des attaques de l\u2019opposition parlementaire au moment de la période de questions qui marquera, à 14 heures, l\u2019ouverture des travaux de la Chambre.Pour marquer cette splendide journée d\u2019un printemps qui a tant tardé à s'imposer \u2014 et sans doute aussi pour nous permettre de varier l'éventail des photos de ce reportage \u2014, le Premier ministre traversera la Grande-Allée en surface, n\u2019hésitant pas, pour adopter un raccourci, à grimper d\u2019un pas allègre sur le remblai de béton qui borde les terrains des édifices gouvernementaux.C'est sans étonnement mais avec une curiosité sympathique que passants, fonctionnaires, travailleurs employés à ravaler l'Hôtel du Gouvernement le regarderont passer.À l\u2019intérieur, montant seul les escaliers qui mènent à la Chambre, il croisera trois jeunes garçons de 14 ou 15 ans et leur adressera lui- même la parole, s\u2019informant de l\u2019école qu\u2019ils fréquentent \u2014 le collège Laval \u2014 et des motifs qui les incitent à venir assister aux débats de l\u2019Assemblée nationale: «On veut voir ça!» Suite page 13 En page de gauche, le Premier ministre ci-dessus, il s\u2019entretient avec le nouveau S.E.Jean-Pierre Côté; à g., en compagnie de l\u2019auteur, il saute la bordure du béton ] ci-contre, réunion avec Jean-Roch Boivin 1 et Louis Bernard (de dos), en préparation k- re be Vous pouvez gagner une voiture de $7 000 de votre choix.Ou un quées de 7UP ou DIET 7UP.Collectionnez-en suffisamment pour former les voyage pour deux vers n'importe quelle destination de CP Air, plus $1000 mots identifiant les prix que vous voulez.Puis vous n'avez plus qu'à vous enargent comptant.inscrire au sweepstake dans cette catégorie.Toutes les lettres sont Ou $777 en argent Ou des produits Sony d'une distribuées également et au hasard, sans aucune exception.valeur de $400.0u un de Sears d'une valeur de Et vous pouvez participer au nombre de sweepstakes qu'il vous plaira, autant de fois que vous le voudrez.Le tirage final dans votre sweepstake de 7UP: \"Les Mots Gagnants\".région aura lieu le 28 juillet 1978.En somme, il n'y a qu'un seul mot Recherchez les lettres sous les capsules spécialement mar- d'ordre: PARTICIPEZ! 7UPL'INCOLA/DIET7UP COM \u2014\u2014 Em A ER MD SS MS mm Em mm see me \u201cEr AUTOS: 7 prix \u2014 Voiture de modéle 1978, d'une valeur maximale de $7 000 MENT PARTICIPER r CP AIR: 7 piix\u2014Un voyage aller-etour, en classe économique.pour deux $100.0u l'un des prix parmi plus de 1000 que vous offre le 1.Pour participei, vous devez colloctiomner les rondefies de capsules personnes vers n'importe quelle destination de CP Air (comprenant les pour formes un des mots Suivants: BULLETIN DE PARTICIPATION frais de transport jusqu'au point de départ le plus près de chez vous AUTOS : CP AIR : DOLLAR : SONY : SEARS PRIX CHOIS ner au ) et $1 000 comptam.La valeur du prix.de S1 112 a $5 096 environ, ou Imprimer à la main, sans moyen mécanique Ou autre, un facsimile de ] (ne cocher qu'une case est fonction de la destination choisie.) t ; DOLLAR: 7 prix \u2014 $777 en argent comptant pau des es ee ù ré (tone su ue Joue de Nom SONY: 7 prin\u2014Ceriical-cadeau Sony d'une valeur de $400 participation ou une simple leuille de papier à l'adresse suivante; 0 ® Er pi Sorilicat cadeau Simpsons Sear rs due valeur de $100 : , : x \u2014 prix en asgent d'une val 10.Concours Les Mots Gagnants 0 Adresse 5.Ces prix serom répartis également entre les régions suivantes, 1/7 C.P.6148 Station \u201cA des prix dans chaque région: Montiéal H3C 347 vile Province \u2014Colombie-Britannique.Alberta, Yukon et les Tenitoires du Nord-Ouest Dams io col ntrior ro de levaioppe ou de paquet contasant votre OJ ® © © ® @® ~ Manto of Saskatchewan envoi, indiquez clairement nom pour lequel vous vi \u2014 Région Toronto participer.Code postal Téléphone: (_) Âge Sexe \u2014 Ontario, à l'exception de la région de Toronto 2.Au tirage boni, vous pouvez gagner des prix en argent de $10.Pous y \u2014La région de Montréal = © ® ® ENVOYER A: CONCOURS \u201cLES MOTS GAGNANTS\" DE 7UP D @® Mon OST 0 O O O O O IMPORTANT: Assurez-vous d'inclure dans votre envoi les rondelles de .capsules portant les lettres qui forment le prix choisi; et inscrivez ce prix Tirage Boni (cina lettres au choix) dans le coin inférieur droit de l'envoilinscrire en lettres moulées), CONCOURS \u201cLES MOTS GAGNANTS\u201d DE 7UP Seven-Up, 7UP, DIET 7UP et l'inçola sont des marques déposées qui identifient des produits de The Seven-Up Company.\u2014La province de Québec, à l'exception de la région de Montréal \u2014Les provinces de l'Atlantique.6.Pour gagner un prix, les personnes dont le nom aura été tiré devront répontre en un temps limité.à une question d'arithmétique qui leur sera posée lors d'un appel téléphonique dont elles auto été averties Ou par Écrit au moyen d'un formulaire qui leur seta posté.T.Pour être admissibles.les bulletins de participation doivent arriver à destination le ou avant le 27 juillet 1978 pour le lirage final.8.En participant à ce concours, tes gagnants acceptent que Seven-Up Canada Limitée utilise leur photographie, leur nom et celui de lew ville à des fins publicitaires.Obtenez tous tes réglements du concours là où l'on vend 7UP et DIET 7UP.participer, vous n'avez qu'à cotlectionner 5 lettres imprimées sous les rondelles de capsules et à postes votre envoi à l'adresse susmentionnée.inscrivez le mot \u201cBON!\u201d clairement dans le coin inférieur droit de l'enveloppe que vous envoyez.3.Vous pouvez participer aussi souvent que vous le voulez, mais chaque envoi doit être posté dans une enveloppe différente et suffl- samment affranchie.4.te tirage final aura leu le 2B juillet 1978.Le lkage au son sera fait à pañir de tous les bulletins de participation reçus pour chaque catégorie de plix énumérée Ci-dessous, dans chaque région géographique décrite au réglement n° 5.Voici les paix qui seront accordés le 28 juillet 1978: Voici quelques mots à propos des gagnants: Les mots sont: chanceux, heureux et contents.Voici les noms de quelques gagnants: AUTOS Rita Morin, St.Jean-Port-Joli, Québec CP AIR Desneiges Leclerc, Arvida Jonquière, Québec DOLLAR Marcel Dontigny, La Tuque, Québec Florence Cabana, Montréal, Québec SONY Suzanne LaPorte, Montréal, Québec Diane Bourque, St.-Anne-de-Beaupré, Qué.SEARS Lucille Bergeron, Montréal, Québec Louise Couture, Montréal, Québec Jacqueline Levy, Montréal, Quebéc Jean Claude Lamontagne, Montréal, Québec Claude Leduc, Montréal, Quebéc Pauline Careau, Québec Nicole Caron, Senneterre, Québec Mme.R.Gagnon, Québec = Maurice Gilbert, Chicoutimi, Québec = Rita Sample, Sherbrooke, Québec = Gilles Sévigny, Breakeyville, Québec > Jean-Pierre Hogue, St.Jérôme, Québec i Mme.R.Deschaneaux, Drummondville, Québec Pete Capobianco, Montréal, Québec _ TUPL'INCOLA/DIET 7UP 17 juin 1978 - 13 -Une _ journée paperasse Après de brèves consultations avec quelques-uns de ses ministres dans le bureau aménagé à cette fin à l'arrière de la Chambre, M.Lévesque ira promptement prendre sa place sur le parquet dès l'ouverture des débats.Ici, plus encore qu\u2019ailleurs, il semble à son aise.Les premières questions de l\u2019Opposition lui sont personnellement adressées et ont trait à la nouvelle, parue dans les journaux du matin, à l'effet que General Dynamics exigerait 300 millions de dollars du Gouvernement du Québec en retour de la cession de l\u2018Asbestos Corporation.Ses réponses furent rapportées dans les journaux du lendernain.Ce qui ne le fut pas, c\u2019est la patience qu\u2019il apporta pendant une dizaine de minutes à réfuter calmement les attaques répétées de l'opposition, n'ayant recours à la vigoureuse fermeté habile dont il est capable que pour s'étonner de l'espèce d\u2019interpellation gratuite du député de Bonaventure» \u2014 Gérard-D.Lévesque \u2014 et lui clore le bec en réitérant dans son style lapidaire et mordant les motifs militant en faveur de l'acquisition de cette firme par les Québécois eux-mêmes.Paperasse et réunions A 15 h 15, le Premier ministre réintègre ses bureaux du bunker et .se replonge aussitôt dans la paperasse.Il en sortira à 16 heures poursla mise au point hebdomadaire du livre bleu, qui est en somme l'agenda des réunions du Conseil des ministres.Au cours de cette rencontre fixe, le Premier ministre et ses conseillers immédiats mettent au point l\u2019ordre du jour du Conseil des ministres qui se tiendra le mercredi suivant, afin que tous les intéressés, ministres et chefs de cabinet, puissent, au cours de la fin de semaine, effectuer les recherches ou les lectures qui s'imposent pour posséder leurs dossiers à fond.La réunion regroupe, autour du P.m., trois des personnes les plus importantes en ce qui a trait aux décisions susceptibles d'influencer le fonctionnement même de la démocratie au Québec: Louis Bernard, secrétaire général du Conseil exécutif, le plus haut fonctionnaire du gouvernement \u2014 statut de sous-minis- tre sénior \u2014; Jean-Roch Boivin, chef de cabinet du Premier ministre, et le secrétaire administratif du chef du gouvernement, Claude Malette.Ils passeront 90 minutes ensemble, quelques rares fois interrompus par les coups de téléphone d\u2019un ministre consultant son chef de gouvernement, à débattre de questions cruciales, comme si nous n\u2019y étions pas.\u201cPendant ce temps, dans une salle de conférence sise de l'autre côté du corridor, se réunit le conseil du cabinet chargé de préparer le projet de loi no 92 sur les référendums.Sont présents le ministre d\u2019Etat à la Réforme parlementaire, Robert Burns, le ministre de la Justice, Marc-André Bédard, et son chef de cabinet, Jean- Claude Scraire, de même que le directeur des communications au cabinet du P.m., Robert MacKay, Jacques Rochefort, directeur national de l'organisation du Parti québécois, et Jean Gagnon, conseiller juridique du Parti.A 17 h 30, le Premier ministre, ainsi que MM.Bernard et Boivin, les y rejoindront en notre compagnie, et il nous sera exceptionnellement permis de tirer quelques clichés de cet auguste aréopage.Aprés les habituels «propos confidentiels», la discussion reprend en toute liberté et s'avère fort intéressante, l\u2019objet étant de déterminer le moment précis à partir duquel seront réglementées les contributions financières aux deux organismes regroupant les tenants du «oui» et du «non», lors de la campagne du référendum.Il faudra qu\u2019un conseiller de M.Léves- que lui souffle quelques mots à l\u2019oreille pour que ce dérnier interrompe les débats avec sa subtilité coutumière pour déclarer: «Avant de poursuivre trop loin notre discussion, il y aurait peut-être lieu de s'assurer que nos amis journalistes ont terminé leur travail, car nous ne voudrions pas les exposer à de trop fortes tentations dans l'exercice de leur métier.» Bien entendu, nous nous excusons et nous retirons.Il est près de 18 heures et nous n\u2018avons, a toutes fins pratiques, pas lâché le Premier ministre d\u2019une semelle depuis 9 heures du matin.Une consultation avec l\u2019attaché de presse suffit à nous faire comprendre que la vie privée du Premier ministre n\u2019est aucunement de son ressort.Cependant il nous laisse entendre que, en dépit de la curiosité toute professionnelle qui nous y incite, nous ne saurions, sans être mal vus, insister pour l'accompagner à dîner, que ce repas soit pris au restaurant ou chez lui.D'ailleurs, M.Lévesque est fort subtil et très délicat.Il a compris.Alors que nous faisons antichambre, il quitte un moment la réunion où il se trouvait pour aller donner un coup de téléphone dans son bureau.Au passage, il nous glissera: «Ecoutez, vous savez, à part une ou deux visites de personnages non connus que j'attends, pour le reste de la journée je serai à mon bureau dans les paperasses; alors, vous savez.Enfin, c'est comme vous voudrez.» Trois minutes plus tard, alors qu'il va réintégrer la réunion, il nous croise à nouveau dans l\u2019antichambre, en train de nous demander si.Aucune équivoque dans son attitude polie et son sourire un peu moqueur alors qu\u2019il nous lance, au dernier moment, dans l\u2019embrasure de la porte: «Alors merci, et bonjour.peut-être.» Nous avons compris: la vie privée d'un Premier ministre, c\u2019est son affaire a luis Bienvenue en Nouvelle-Ecosse berceau du Canada français pour des vacances passionnantes et peu coûteuses.1-800-565-7180 Appelez-nous et demandez notre documentation complète.Le coin surprise de la côte atlantique du Canada. La Bonne Cuisine de Perspectives par Margo Oliver dans la fond Plat de roi que la fondue bourguignonne.Et facile à servir une fois que tous les éléments en sont préparés.Je vous l'offre ici avec plusieurs sauces, dont la célèbre béarnaise.C'est une recette que nous avons déjà publiée, il y a plusieurs années, mais tant de lectrices nous ont écrit depuis pour nous demander une recette de fondue bourguignonne que je me permets de vous l\u2019offrir à nouveau.FONDUE BOURGUIGNONNE 2 livres de filet de boeuf Huile - Sauce et condiments (voir nos suggestions) Parer la viande et la couper en cubes d'environ pouce de côté.Disposer, au centre de la table, un plat à fondue, un plat-réchaud ou une poêle électrique contenant au moins 1 pouce d'huile très chaude.Donner à chaque convive une fourchette à long manche.L'huile doit bouillonner et être maintenue très chaude; si l\u2019on utilise un plat à fondue ou un plat-réchaud on peut, pour gagner du temps, faire d'abord chauffer l\u2019huile sur la cuisinière avant de la verser dans le plat.Disposer, devant chaque convive, de petits plats de trois ou plus des sauces et des condiments suggérés.Tremper chaque cube, piqué au bout d\u2019une fourchette, dans l\u2019huile très chaude et l\u2019y laisser cuire au goût, ce qui ne prend que quelques secondes; chaque convive fait cuire lui-même ses bouchées et les trempe ensuite dans l\u2019un ou l\u2019autre ou dans tous les condiments ou sauces.(De 4 à 6 portions) Condiments Ail finement haché Persil et câpres, en parts égales, hachés Beurre d'ait (voir note) Beurre d'anchois (voir note) Note: ces beurres se font en ajoutant, au goût, de l'ail broyé, des anchois bien écrasés ou de la pâte d\u2019anchois à du beurre ramolli.Sauce béarnaise 3 oignons verts, avec les queues, coupés 1 grosse tige de persil, hachée 44 cuil.à thé de feuilles d\u2019estragon séchées 4 cuil.à thé de feuilles de cerfeuil séchées YA de tasse de vinaigre de vin 2 cuil.à table d\u2019eau 4 jaunes d'oeufs YA de tasse de beurre ramolli V4 de cuil.à thé de sel 1 pincée de piment de Cayenne (Cayenne pepper) Mettre l'oignon, le persil, l\u2019estragon, le cerfeuil, le vinaigre et l\u2019eau dans une petite casserole.Faire mijoter 5 minutes, à feu has.Egoutter en ne conservant que le liquidé.Mettre les jaunes d'oeufs dans la casserole supérieure d\u2019un bain-marie.Ajouter le mélange au vinaigre, petit à petit et en battant constamment avec un fouet ou un batteur rotatif.Cuire, au bain-marie chaud (l\u2019eau de ce dernier ne doit pas bouillir) et en brassant constamment, jusqu'à ce que le mélirigé'épaississe.| Ajouter le beurre, un petit peu à la fois, en brassant chaque fois jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit fondu.(Le mélange aura alors l'apparence d\u2019une mayonnaise.) Ajouter ; 7 sel et piment de Cayenne au goût et servir tiède.Remarques: il est important que l\u2019eau du bain-marie ne bout pas.Bien brasser le mélange après chaque addition de beurre.Si le mélange perd son homogénéité, l\u2019addition de quelques gouttes d'eau froide rétablira les choses.Traditionnellement, cette sauce se sert tiède.On la fait habituellement avec des herbes fraîches qu\u2019on peut remplacer, comme ici, par des herbes séchées.14 - 17 juin 1978 Suce mayonnaise.1 fromage bleu M ;à de tasse de fromage bleu écrasé 4 de tasse de catsup \u2018pincée de sel d'ail \u2018Fpincée de feuilles d\u2019estragon séchées \u2018lasse de mayonnaise outer le fromage au catsup et hvailler le tout jusqu\u2019à ce que le Jélange soit lisse.Ajouter les autres Agrédients et bien mêler.Jauce tomate 54 4 tasses de lait _ moitié d\u2019une petite feuille de laurier - # de tasse de beurre moitié d'un petit oignon, haché {finement & } branche de céleri, hachée finement A de tasse de farine À cuil.à thé de sel de cuil.à thé de poivre pincée de muscade a de tasse de pâte de tomate, de ; conserve id cuil.à thé de paprika 1 cuil.à table de beurre hauffer le lait, auquel on aura ajouté Blle laurier, jusqu\u2019au point d\u2019ébullition.hauffer le beurre et ajouter l\u2019oignon et le céleri.Attendrir un peu ces légumes, Mà feu moyen, sans les laisser brunir.MSaupoudrer de la farine, du sel, du #Apoivre et de la muscade et laisser SRbouillonner un peu.Ajouter le lait très M chaud, petit à petit et en brassant IR constamment.Faire mijoter 15 minutes, à feu bas et en brassant constamment.Passer.Verser de nouveau la sauce dans À la casserole et remettre cette dernière sur le feu.Ajouter la pâte de tomate, le paprika, et le beurre et chauffer, en ! brassant jusqu\u2019à ce que ce soit B homogène.Sauce moutarde Procéder comme pour la sauce tomate en remplaçant la pâte de tomate et le paprika par 2 cuil.à thé de moutarde en poudre délayée dans 2 cuil.à table d'eau froide et A cuil.à thé de sauce Worcestershire.| Sauce au raifort ef Procéder comme pour la sauce tomate en remplaçant la pâte de tomate et le paprika par 1% cuil.à table de raifort préparé, égoutté, et % de cuil.à thé de moutarde en poudree 17 juin 1978 - 15 [a pr e , perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1M6 e Tél.282-2224 Directeur de la rédaction Photographe Pierre Gascon Denis Plain Secrétariat Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Gisèle Payant Service artistique Marthe Bolduc Michel Brunette Roper Dion Michel Genest France Lafond Rédaction Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Président Paul-A.Audet Vice-président Charles d'Amour Secrétaire Guy Pépin Trésorier Gaston Vachon TN Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1M6 Tél.282-2120 ISSN 0380-6790 NE VOUS OFFREZ PLUS DES REPAS MONOTONES! 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