Le droit, 22 octobre 1977, Cahier 3
[" = te r\u2014 \u2014 = ei é 22 octobre 1977 Vol.19 No.43 À i?7 3 38 be re FL ~ 4 I us a LA\u201cVOIE ROMAINE\u2019 A oy ER DUGOUVERNEUR CRAIG A PAGE2 |, 3 A by by 5 ry (op & i J a AE + ex iz Ay 4 F + £3 ES + $ us +4 à PA # a+ M at 23 7 hy.= ee pe x, vs 7 # a tesa fb 2508 a AA ART \"3 +, 1 AF marco a\u201d Fad sm \"A See a a A, a Lo \u201cRENE rz HR.à ue \u201c> MN > i RED LÉ i wt r A frs pa La ¢ \u201cPa; rca wr a] ow ey A »\u201d TE HUE oi ~¥ Pe, Bren, ie 77] pe AAT = - 3 ax ov ha IY + ax ° Lt 2 Log +,\" 4 ds qe Fy = 4 2e oy è.4* hy 3 Ea 5, 7 np 5 este de Nit.à \u2019 a 3a - Te ¥ \u20ac 4 For x x a Rag en = Ah deb + À te by æ 0 nd dl 1e A me hw pire Tem oe 3 hogs, % $ ae Sad ac #4 >.VF La de: orn af x Wh A WES % t AR FA seat I 3, { 040% Es Vi wh pn + = nd A a Niu vb, Yet, = Pw Zr a, int or Fe qe Je A[- Er #2 age \u201cA, sn 5h21 4 wi Tage ir Pt % ai A sise re 5 va 2 Fd \u201c6 ag Ses mans a ars rT, i : Pri « AE & ci 5, \u201d as i row, pt A ely © Jane \u201c8 nee 6 uy A 5 #5, a = + EL ne + wh a Fe ah a Bee Re] ho iS 5 ee sb eT she œ À Ft] % mi a % >, \u201ca i 3 eo & ti je A au Fo = se Hair mél na + He cape 0 se jee oll ib fis 1255 Pn oo iy My a a wy » RC ed oH \u2019 a= 1g Fr wens SRE \u201c 4 sec! ES IT on A 2e Ed 4 - y\u201d Yoo mecs 6 3 > - he.PS is Logi ax Jar > 2.4 mise a ci 2 Ab ae 3 An yi bd atin EP 2 wo Pa > jure RE # k iF ay AF % wo dow ve am TE de ee i >: Ho hal ko fhe is i hs coils LE) À oa) he Bad Ki 7 F > » Fin oe 3 +.2 + iy + Es Ns 5 we = 1755 Be RS i ® 7 > Fès es % # ai wf a { : ~~.Emm DE LAVOIE ROMAINE ALA ROUTE DE RANG CONSTRUIT EN 1810 POUR RELIER QUEBEC AUX CANTONS DE L\u2019EST PUIS A BOSTON, LE CHEMIN CRAIG FUT ABANDONNE DEUX ANS PLUS TARD PARCE QU'IL RISQUAIT DE DEVENIR UNE ROUTE D\u2019INVASION AMERICAINE 78 = ih 3 2x IA a Pr A al 3 .Re A el i » yao BE pS EE A AA.AA j Pet ve as _ Des M rasé, Te EEL aT ial vy Pye rE Le chemin Craig serpente dans la campagne près de Sainte-Hélène de Chester (page couverture) et traverse le village de Saint-Jean-Vianney (en haut, à g.).Le long de son tracé persistent quelques établissements anglais tels Kinnears Mills (en haut, à dr.).Au cimetière des cinq cantons (à g.), la forêt recouvre lentement les tombes des pionniers, ce qui n\u2019empêche pas leurs descendants de faire des corvées, comme celle-ci près de Tingwick (a dr.).a.2- 22 octobre 1977 PEE PAR PEDRQ RODRIGUES C'était au mois de janvier de l\u2019année 1811.Depuis quelques jours, les glaces que la marée avait transportées dans son inlassable mouvement de va-et- vient s'étaient enfin accrochées aux rives du Saint-Laurent, de Manière précaire tout d\u2019abord, commençant par barrer le goulot que forme le fleuve en aval de Cap-Rouge pour remonter péniblement vers l'amont puis, à la faveur d'une nuit glaciale, la croûte s'était solidifiée sur les battures, s\u2019arc-boutant pour résister à la puissance du flux.S'élevant avec la marée, puis se posant dans la vase dans un mouvement dont l'amplitude atteignait une douzaine de pieds, le pont de glace s\u2019était formé et, prudemment, messieurs les voyageurs à destination de Boston pouvaient, depuis Québec, traverser le fleuve afin de prendre leur diligence sur la côte de Saint-Nicolas.Ces voyageurs allaient inaugurer une route importante, la première qui permît, depuis Québec, d'atteindre la frontière de la nouvelle république dans un confort appréciable et dans si peu de temps.En trois jours seulement, grâce à ce nouveau chemin, la diligence et son équipage atteindraient Stanstead et la frontière américaine d\u2019où, en trois autres jours, elle arriverait à Boston.Partant le lundi, voyageurs et courrier arrivaient à destination le samedi suivant.Malgré le froid, la neige et la dense forêt, le voyage était devenu aussi commode, ou presque, que sur n'importe quelle route d\u2018Europe: l\u2019on n\u2019arrête pas le progrès! \u2014 Wonderful chap, that governor Craig! \u2014 Jolly good indeed! Les voyageurs, traversant les tourbié- res de la lisière des Bois-Francs, ne tarissaient pas d\u2019éloges pour celui à qui la colonie devait la commodité de cet axe routier.Gouverneur en chef et capitaine général de la colonie depuis un peu plus de trois ans, sir James Craig était en effet un «jolly good fellow», en ce sens qu'il souhaitait à tout prix le développement rapide du pays.Noyer les & - Canadiens francais.Le seul défaut de ce raisonnement, c'est que Craig s\u2019était bien promis d'effectuer ce développement sur le dos de ces French rascals, de ces canailles de Canadiens \u2014 français \u2014 pour lesquels il manifestait le plus souverain mépris.Aussi, suivant le conseil de son procureur général Jonathan Sewell, avait-il dès le début de son administration établi le dessein de noyer la population de langue française dans un océan de nouveaux colons anglais.Ces colons, c\u2019était la république voisine qui allait les fournir en grande partie.Les loyalistes, peu favorables aux réformes sociales qu\u2019avait apportées trente ans plus tôt la guerre d\u2019Indépendance américaine, étaient alors venus s\u2019établir dans les nouveaux cantons que les autorités britanniques leur avaient réservés et, maintenant que l\u2019animosité des Américains envers l'Angleterre s\u2019était estompée, Craig caressait le désir de recruter chez nos voisins du sud des colons «descendants d\u2019Anglais, profes- sant fa même religion, parlant la même langue, qui seraient plus facilement assimilés et deviendraient de meilleurs sujets que les Canadiens ».Or, cette région des Bois-Francs que l\u2019on appelait déjà les Cantons de l'Est et qui étaient le siège d\u2019une activité fébrile de colonisation, étaient à toutes fins pratiques isolés du reste du pays la plus grande partie de l'année.Au sud de Québec, la rivière Chaudière et l\u2019ébauche de réseau routier que les colons français y avaient dessiné formaient le seul accès.Depuis le Saint-Laurent, ou plus précisément depuis le lac Saint- Pierre, la rivière Saint-François, navigable jusqu\u2019à ce qui deviendra Drum- mondville, constituait le seul autre.Entre ces deux voies, et depuis la plaine du Saint-Laurent jusqu\u2019aux frontières mal définies de la colonie, c\u2019était le désert, la forêt qu\u2019entamaient les lots des nouveaux arrivants mais qu'aucune route ne perçait.Les efforts de colonisation de ces cantons, précieux dans l\u2019esprit de Craig parce qu'anglais, étaient donc voués a l\u2019étouffement, emprisonnés par une forêt impénétrable.Aussi, en août 1810, le gouverneur décide-t-il de percer un chemin.«Nous avons commencé le chemin pour nous rendre aux cantons, écrit-il alors à son \u2018secrétaire Herman-Witsius Ryland, fonctionnaire animé des mé- mes passions et surtout des mêmes haines que son maître, car la chose était devenue indispensable.Nous étions presque réduits à la famine.Je crois, à la vérité, que cette entreprise est de la première importance dans l'intérêt général de la colonie à tous les points de vue.À présent, toute cette partie du pays est si peu en relation avec nous qu\u2019elle est comme si elle ne nous appartenait pas.«Nous avions besoin d\u2019une voie de communication, non seulement dans le but de nous procurer les provisions nécessaires, mais encore pour amener cette population à nos portes, pour ainsi dire, et pour démontrer qu'elle appartient au pays et qu\u2019elle doit prendre part a son développement.» L'idée d\u2019un chemin reliant Québec aux Cantons n\u2019était pas nouvelle et déjà Joseph Frobisher, fondateur de la puissante Compagnie du Nord-Ouest et chef des associés qui venaient d'ouvrir le canton d\u2019Irlande, en avait fait déterminer le tracé par l\u2019arpenteur Joseph Kilborne.C'est cette ébauche que Craig allait rendre carrossable.«ll n\u2019y avait, continue-t-il, aucun espoir de mener ces travaux à bonne fin à moins d\u2019y mettre un courage extraordinaire.Le major Robinson y travaille maintenant avec 180 soldats et le quartier-maître général Kempt, qui est allé v faire une tournée d'inspection.rapporte qu\u2019ils vont admirablement bien.J'espère voir le chemin terminé vers le milieu d'octobre.George Hamilton a avancé 1 000 livres que nous lui rembourserons en lui donnant des terres.Nous aurons assez d'argent, vu que nous espérons faire l'ouvrage à un tiers meilleur marché que si nous avions employé les habitants de la campagne.» Il n\u2019est d'ailleurs pas assuré que lesdits habitants de la campagne, les Canadiens français, auraient travaillé avec grand enthousiasme à la construction de cette route destinée à l'usage d'un petit nombre de privilégiés alors que l'administration refusait la moindre aide aux colons de langue française pourtant installés sur des terres beaucoup plus faciles d'accès.Craig souligne d\u2019ailleurs ses craintes à ce sujet en terminant sa lettre à Ryland.«Les canailles de la Basse-Ville \u2014 Québec >, écrit-il, commencent déjà à s\u2019agiter et je ne serais pas surpris, lorsque la Chambre sera réunie, qu\u2019ils demandent en vertu de quelle autorité j'ai fait couper ce chemin sans leur permission.» Préoccupation assez futile de la part d'un gouverneur qui tenait l\u2019ensemble du peuple canadien français \u2014 les vaincus \u2014, comme il les appelait pour une entité rétrograde à l'égard de laquelle le gouvernement de Sa Majesté avait eu déjà beaucoup trop de bonté.400 soldats Malgré la rencontre de difficultés inattendues et une température peu faborable, les travaux de construction progressent rapidement et, le premier novembre 1810, la Cazette de Québec pouvait annoncer en ces termes la réussite de cette audacieuse entreprise.«Un themin de 75 milles, y lisait-on, a été coupé à travers d'anciennes forêts, faisant un bon chemin de voiture de Québec à Shipton, dans le district des Trois-Rivières.!| a généralement 15 pieds de large, débarassé de toutes souches et autres embarras, et lié et embelli par 120 ponts de diverses grandeurs, dont 24 traversent de grands ruisseaux.Celui qui est bâti sur un embranchement de la rivière Bécan- cour se nomme Pont de Craig et est fort bien fait.«Ce grand passage aux cantons donnera à la ville de Québec quelque espérance d'indépendance en répondant aux besoins d'une population croissante.Bornés jusqu'à présent au produit d\u2019un voisinage ingrat et d\u2019une agriculture inhabile \u2014 remarquons au passage que la Gazette de Québec, journal anglais, fait peu de cas de l\u2019activité des colons canadiens-français qui, pourtant, ne se sont jamais trop mal débrouillés! \u2014 nous avons toujours été obligés d\u2019avoir recours aux Districts supérieurs \u2014 la province du Haut-Cana- da \u2014 pour notre support.Nous avons maintenant d'autres ressources plus abondantes ouvertes tout d\u2019un coup et le premier grand pas vers la formation d\u2019un voisinage productif est fidèlement exécuté.Le Chemin de Craig conduit à un sol plus riche, et chaque stade en avant est d\u2019autant plus près du soleil.L\u2019univers ne contient point une étendue de pays plus agréablement diversifiée par des collines, des vallons et des plaines, ou plus avantageusement arrosée par des ruisseaux, des rivières et assez souvent des lacs.Les limites ordinaires d\u2019une terre comprendront presque dans tous les cas quelque partie d'un ruisseau, et il serait difficile de trouver une partie incapable de produire les grains ordinaires et les plus utiles.«Plusieurs centaines de bestiaux sont déjà arrivés ici par ce chemin et ont désespéré les petits mais avides vendeurs de boeuf et mouton qui nous ont tenus en un état de famine occasionnelle.On aura de nouvelles facilités pour le commerce et des terres fertiles sont offertes au choix de tous ceux qui savent apprécier la noble indépendance et les avantages de la vie du cultivateur.«Nous n\u2019hésitons pas à appeler cet ouvrage l\u2019événement local le plus important depuis que cette Province est devenue britannique.Si Rome conféra à ses chemins militaires, de construction moins difficile, les titres de voies Emilienne ou Flaminienne, en l\u2019honneur de leurs entrepreneurs, nous pouvons avec moins d'orgueil, quoique avec plus de raison, honorer cette nouvelle et magnifique avenue du nom du grand bienfaiteur qui en a projeté et ordonné l'exécution.«Nous ne faisons que rendre justice aux troupes en disant que tant les officiers que les soldats, au nombre de plus de 400, engagés dans cet ouvrage, ont répondu à l\u2019attente que l\u2019on avait d'eux.!ls ont rempli leur tâche avec courage, nonobstant les inconvénients que l\u2019on rencontre dans un désert.Et il est à remarquer que le gros détachement, sous le commandement du lieutenant-colonel Robertson, est revenu sans avoir perdu un seul homme par désertion ou par maladie.» L\u2019on voit bien en lisant ce compte rendu que la Gazette n\u2019y allait pas avec le dos de la cuiller et qu\u2019entre Anglais l\u2019on s\u2019entendait tellement mieux qu'\u2019avec les vaincus.La nouvelle route semblait promise à un brillant avenir.Outre le service de l'arrière-pays, elle assurait la relation avec le réseau routier des Etats-Unis et, quoique l\u2019embargo américain sur le commerce avec l\u2018Angleterre, décidé à l\u2019instigation de Napoléon Bonaparte en marge du blocus continental, fût remis en vigueur, après une trêve qui sans doute influença Craig dans son projet, l'on décida bientôt d'organiser le long du Chemin Craig un service régulier de diligences entre Québec et Boston.ogee Diligence Québec-Boston Alors que le port de Québec était prisonnier des glaces durant tout l\u2019hiver, coupant par le fait même tout contact entre l'Angleterre et sa colonie, celui de Boston, jouissant d\u2019un climat moins rigoureux, accueillait des navires à longueur d'année.Le nouveau lieu que constituait le chemin permettrait aux voyageurs et aux dépêches la libre circulation entre la Métropole et sa colonie.La route, d\u2019ailleurs, était beaucoup plus carrossable durant la saison froide.C'est ainsi que parut, le 31 décembre 1810, toujours dans la Gazette de Québec, l\u2019avis suivant: «Avis public est donné qu\u2019un service régulier de diligences pour aller de Québec à Boston par le chemin Craig commencera le 14 janvier prochain et sera continué régulièrement par les propriétaires soussignés.«Les diligences circuleront comme suit: elles partiront de Québec et de Suite page 4 22 octobre 1977 -3 DE LA VOIE ROMAINE A LA ROUTE DE RANG Boston, le lundi de chaque semaine, pour se rencontrer à Stanstead le mercredi et arriver à Québec et à Boston le samedi de la même semaine.» L'avis demandait aux voyageurs intéressés de se rendre aux bureaux de la compagnie, près de la porte Saint-Jean, afin d'y prendre tous les renseignements nécessaires.L\u2019avis du journal indiquait toutefois l\u2019itinéraire des diligences avec force détails.«Le lundi, précisait-il, elles iront de Québec, en passant par Saint-Nicolas, Saint-Gilles, Leeds, jusque chez monsieur Brown dans le canton d\u2018lreland, ou l'on couchera.Le mardi, elles se rendront chez monsieur Tilton, a la riviére Saint-Fran- çois \u2014 Richmond \u2014, en passant par Chester, Tingwick et Shipton.Le mercredi, elles continueront par Brompton, Orford, Ascott, Compton, Hatley, Barn- ston, Stanstead jusque chez monsieur Salesbury, a la ligne de 45 degrés \u2014 qui constitue la frontière américaine.Le jeudi, elles poursuivront leur route par Derby, Salem, Brownington, Barton, Sheffield, Lindon, St.Johnsbury, Bar- net, Rygate, Newbury, jusqu\u2019a Haver- hill, où les voyageurs feront raccordement avec les diligences qui vont à Boston et aux autres endroits des Etats-Unis.» Promise à un brillant avenir, avait-on cru, la route n\u2019allait pas se montrer à la hauteur de cette promesse.À peine deux ans après sa construction elle allait devenir une menace à la sécurité du pays.Le 18 juin 1812, les Etats-Unis déclaraient la guerre à la Grande-Breta- gne.tn pratique, déclarer la guere à l'Angleterre revenait à déclarer la guerre au Canada.L'administration de la colonie le savait bien et considérait avec appréhension la jolie voie d'invasion que Craig venait de proposer à l'ennemi.On laissa donc la nature reprendre le dessus en souhaitant qu'elle se hâte et qu\u2019elle fasse au plus vite disparaître sous la végétation ce chemin qui de toute façon ne servait que très peu.A l'abandon La plupart des terres qui longeaient la route avaient en effet été concédées, à titre de remerciement, aux, officiers britanniques qui avaient dirigé - les \u2018travaux de construction du chemin en question.Or ces officiers avaient d\u2019autres chats à fouetter, surtout maintenant que la guerre faisait rage, et ne s\u2019étaient d\u2019ailleurs jamais senti une âme bucolique.L'appel vibrant à la terre dont la Gazette de Québec s\u2019était, nous l\u2019avons vu, fait l'écho au moment de inauguration du chemin, n\u2019avait pas ému les nouveaux propriétaires fonciers qui, en très grande majorité, avaient revendu leur fief lorsqu'ils ne l\u2019avaient pas tout bonnement abandonné à la forêt.C'est ainsi que le chemin Craig, pitoyable voie romaine, se laissa rapide- rempli suffisamment pour mettre une diligence en état de voyager passablement vite, quoique non sans inconvénient pour ceux qui profitent de cette ment oublier, si facilement que même l\u2019envahisseur le négligea dans ses plans de batailles.Il faut avouer du reste que les Américains s\u2019intéressaient davantage à la province du Haut-Canada qu\u2019à sa jumelle moins fortunée qui leur serait assurément tombée dans les bras aussitôt l\u2019autre prise.Le chemin Craig courait vers la faillite.L'arpenteur Joseph Bouchette le parcourt en 1814.Voici ce qu'il en dit dans sa Description topographique du Canada: «L'objet que l\u2019on avait en vue en ouvrant ce chemin, dit-il, s\u2019est trouvé voiture, faute de places convenables pour s'arrêter et de maison pour reposer les voyageurs, n'ayant aucune commodité de ce genre depuis le dernier établissement sur la rivière Beaurivage jusqu\u2019au township de Shipton, à la distance d\u2019environ 60 milles.Au pont de Craig, l'auberge Palmer fut ouverte quelque temps, mais elle ne répondit point à l'attente du public et ne produisit point de bénéfice au propriétaire.«Malgré les encouragements donnés aux colons, en leur accordant une patente pour les lots qu\u2019ils occuperaient, à condition de défricher une certaine portion de terre et de bâtir une maison en bois sur les dimensions données, auprès de la route, ces conditions n\u2019ont été acceptées que par deux ou trois personnes, et même cela n\u2019a été d'aucune utilité pour avancer l\u2019ouvrage, ni d'aucun avantage pour les individus qui ont formé l\u2019entreprise.Au commencement de la dernière guerre, on avait encore fait peu de progrès et depuis cette époque on n\u2019a pris aucun moyen pour préserver du dépérissement la partie de la route qui était achevée, en sorte qu'à présent elle est obstruée par la chute des arbres et par d\u2019autres obstacles qui la rendent presque aussi impraticable que si c'était encore un désert.«Les différents ponts sur les rivières portent les noms des officiers militaires qui commandaient les détachements employés à ce service: ils ont aussi obtenu des terres près de la route; mais des militaires ont rarement le loisir ou les moyens de devenir des cultivateurs constants.» La description de Bouchette se termine par un souhait: «Une pareille communication serait sans doute d'un avantage immense pour cette partie de la province et il faut espérer que malgré les-mauvais résultats précédents on fera de nouveaux efforts sous la sanction immédiate du gouvernement.» Ce souhait ne fut jamais véritablement exaucé car, bien que le réseau routier fut par la suite harmonieusement développé dans cette région, le chemin Craig, lui, disparut de la carte aussi sûrement que le souvenir de son bâtisseur du coeur des Canadiens français.D\u2019autres routes, bien sûr, emprun- tèren*t sur quelques milles le même parcours, mais pour diverger bientôt.Aujourd'hui, s\u2019il est possible de parcourir le chemin Craig sur une bonne partie de sa longueur, ce n\u2019est que grâce à une innombrable succession de bouts de rangs qui suivent à peu près le tracé original.Parfois, la route d'aujourd'hui bifurque, laissant le voyageur deviner, à la faveur d\u2019une ligne de végétation plus dense à traver la montagne, ce que fut l'itinéraire des diligences au début du siècle dernier.Ici une haie, ailleurs une clôture, lentement, mais sûrement, disparaît le chemin.Tandis que les ruisseaux finissent de dévorer ce qui reste des culées des ponts, seule une enfilade de villages anglais, fort pittoresques, perdus dans un voisinage français, perpétue le souvenir d'un chemin dont même le nom de la première étape, Craig's Road, échappe à ceux-là mêmes qui aujourd\u2019hui habitent ce carrefour qui faillit jouer un rôle dans l'histoire de notre payse - 4 - 22 octobre 1977 in i rs #5 o> 5 iF SN or J ai 7 Pay aN | # a 4 / / J du n n) | AA Pt ee ar 7 mm hy .{ 7 & 23, Ha $ = A | ug 5 ee VE ess, tr nt Yj i j j ry Ra ÿ 2d Bs te rt Pe = = _ Prior gra , \u2014 _ nl Ja La ap) lam 7 | »e a h x Ay < pt Fr VA & # | Ja vim frere = x4 mw gr sa oF N tes a Sas Ë ea racer ¥ OG 3 Nes iid Hi | fa bipst es A, » 2 a if } al i ys v æ)s 3 \u2018En © £ a JOUGE Urs.3 ; 4 | + Jl A 5, 3 ih i & Zh.way 2 Wisk AVIS: Santé et Bien-être social Canada con sid ur la santé croît av ec l'usage \u2014éviter d'inhaler.ere que le danger po Moyenne par cigarette=100mm: \u201cgoudron\u201d\u2019 15 mg, nicotine 1.0 mg.King Size: \u201cgoudron\u201d 13 mg, nicotine 0.9 mg. A GUADELOUFE LA, Ah! ce ER É, Le port de Pointe-a-Pitre, sur l\u2019isthme central en Guadeloupe.(ci LIT etl'amour café au lait! PAR CÉCILE KANDALAFT Les Antilles! On s\u2019y retrouve un soir, tout étonné d\u2019avoir perdu la faculté de penser.Et quand je dis penser, je ne veux pas dire l\u2019agitation quotidienne: Téléphoner, danser, aimer, acheter, travailler aussi, manger, roupiller peut- être sous la varangue, ou simplement vivre la vie antillaise.Mais vraiment, penser.Tout s\u2019annihile, s\u2019efface.On se laisse exister.Dans les jardins, les oiseaux-mouches sont suspendus dans l\u2019air au battement invisible de leurs ailes, ou butinent sur des fleurs si étrangement belles qu\u2019elles en sont inquiétantes.Devenus, l'instant d\u2019après, un trait multicolore qu'on se fatigue à suivre de coups d'oeil désordonnés.On rencontre partout des mangoustes dont les Antilles sont infestées.Heureusement, d'ailleurs, car la mangouste mange les serpents.La femme de chambre de mon hôtel, une ravissante Guadeloupéenne, m'\u2019affirme très sérieusement que tous les serpents, se trouvant trés mal a la Guadeloupe, ont émigré en Martinique.Vieille querelle séculaire.Jalousie jamais morte.Rivalité de l\u2019île-papillon envers l\u2019ile-fleur.Venue du temps où la Révolution coupeuse de têtes installa sa guillotine place des Carmes, à Basse-Terre.Pour compenser, elle y érigea aussi trois statues sur la vieille fontaine, les Trois Grâces, deux en métal et une en bois, au visage de femme antillaise.Pendant ce temps, à la Martinique, l\u2019île jumelle, les belles Créoles continuaient à faire des grâces dans leurs atours de dentelle.Joséphine \u2014 encore Joséphine de Beau- harnais \u2014 revenait de Paris vivre son aventure\u2018 amoureuse avec un beau capitaine.La Guadeloupe, décimée, appauvrie, se mourait lentement pendant que l\u2019île-fleur prospérait.1! en faut parfois beaucoup moins pour créer des dissensions, même et surtout quand on est soeurs jumelles et, en principe, voguant vers un méme destin.Quand on parle des Antilles, les descriptions varient entre les images- chromos et le lyrisme le plus délirant.D\u2019accord, les Antilles, c\u2019est la mer tranquille, resplendissante, moirée par les fonds de coraux; l\u2019air embaumé, chargé de senteurs et de sensualité, l\u2019orgie de la nature et des couleurs, la caresse des alizés, les cocotiers alignant sur le sable doré l'ombre de leurs palmes en encre de Chine, et le punch.Ah! le punch! l\u2019y reviendrai, et longuement.Mais c\u2019est aussi autre chose.Voyez-vous, j'aime les Antilles.J'y étais allée pour six jours seulement et j'y suis restée un mois de trente-cinq jours.Si je l'avais pu, j'y serais restée org Ed A A l'espace de mon envie.Toute la vie, peut-être.Mais, c\u2019est que, justement, j'ai aimé les Antilles, pas comme un pays de vacances, bonjour, merci, bonsoir! J'ai peut-être compris les Antilles! Mais aimer, n'est-ce-pas justement, comprendre?Alors, j'ai oublié le chromo du soleil installé au milieu de la panoplie des lézards se dorant à ses rayons, du farniente tropical, de la mer bleue sur la plage blonde, et en avant la musique! Oh! j'y viendrai moi aussi, forcément de mon petit couplet! C'est du tourisme que je fais ici et il ne faut pas que je l\u2019oublie.Seulement, l'espace de quelques lignes.Les mots sont rares, il faut utiliser les mêmes pour décrire le même paysage; c\u2019est la combinaison qui change.A tout Seigneur tout honneur: Le punch d\u2019abord! Je me méfie du punch antillais.#1 Suite page 8 6 - 22 octobre 1977 Nous croyons que notr l'escalade des prix e politique en affaires contribue à empêcher Allstate croit que vous pouvez épargner.Nous croyons que nos tarifs d'assurance-automobile sont parmi les plus bas au pays.Nous croyons que d'autres économies sont possibles, sous la forme de tarifs de bonne conduite, comme ceux pour les jeunes mariés, nos remises consenties aux gens qui possèdent deux voitures ou qui sont inscrits à un cours de conduite, ou encore notre tarif spécial pour les conducteurs occasionnels.Nous croyons fermement en l'efficacité de nos Comptoirs de demandes de règlement, conçus pour rendre service avec rapidité, et ainsi vous faire économiser.Nous croyons que nos experts en sinistres, spécialisés qu'ils sont dans l'art de régler les sinistres-accidents aveccélérité, sontaussilà pour vous faire épargner, sans toutefois négliger la gentillesse-et la compréhension.Nous croyons qu'un rendezvous avec l'un de nos experts doit toujours être à portée d'un coup de fil, de sorte que la plupart des formalités administratives soient déjà remplies à votre arrivée.Nous croyons que nos experts en sinistres doivent avoir été formés - pourdécelertouslesdommages.C'est pourquoi vous ne traitez pas avec un vendeur d'assurance mais bien, dans la plupart des cas, avec un technicien qui a travaillé dans l'industrie des réparations, et donc qui s'y connaît en voitures.Nous croyons que vous devriez pouvoir repartir d'un Comptoir Allstate, avec un cheque a la main dans la plupart des cas.Etsi vous décidez d'aller à l'un des ateliers de réparations que nous vousrecommanderons, nouscroyons devoir vous en garantir le travail, non seulement pour une semaine ou un mois, mais aussi longtemps que vous posséderez votre voiture.(Évidemment, notre garantie ne vous protège pas contre les défauts mécaniques de fabrication des nouvelles pièces.Et elle n'est accessible que par l'intermédiaire d'un Comptoir de demandes de règlement Allstate.) Si notre expert en sinistres a oublié un détail, nous croyons que vous avez entièrement droit de revenir nous voir.Allstate croit que votre voiture mérite d'être bien réparée.Sans problème.Parce que nous croyons qu'il n'est pas nécessaire d'ennuyer les gens à tout prix.Allstate Avec Allstate, on est entre bonnes mains! LA QUADELOUEE Ci dessus, \u2018marché en plein air Pointe.à- Pitre; à dr, Honoré Athanase brandissant deux des homards dont la préparation culinaire fait la célébrité de son restaurant, à Saint-François.n\u2019est pas méchant pour le foie, mais qu'est-ce qu\u2019il fait au cerveau! Pourtant, le rhum m'a eue, moi qui ne bois pas.Ça rentre comme du velours laiteux \u2014 punch à la noix de coco \u2014, j'en salive rien que d'y penser.Ça fait monter une délicieuse chaleur le long de vos veines et de votre épine dorsale.C\u2019est exquisement bon, exqui- sement sensuel.L'autre, le punch au rhum blanc, c\u2019est une autre ivresse.On ne se saoule pas au punch vulgairement.C\u2019est un plaisir de luxe.Il y faut la conscience rare du bonheur qu\u2019on éprouve à le boire.Sirop de canne, rhum blanc, ou vieux \u2014 je préfère le vieux \u2014; le vrai rhum des Antilles.Pas celui qu\u2019on nous vend à la Société des alcools.Citron vert, glace, pas trop.Remuer le tout.Religieusement.Doser savamment, selon l'heure, la compagnie, la circonstance, l'humeur et le | goût qu\u2019on en a.Mon palais reconnaissant s'en souvient! Ce verre de punch, rien qu'à le regarder, parfaitement parfait! Toutes les Antilles tiennent dans ce verrre et tout est dit.Ça, c'est pour le bon côté.Il y a l\u2019autre.Aux Antilles, ne pas oublier les moustiques.lls sont omniprésents.Et pas seulement en juin comme chez nous.J'en ai attrapé la fièvre, la migraine, et des crampes intestinales.Mon corps n\u2019était plus que plaies.Ça ne m\u2019a pas empéchée de m\u2019accrocher, tellement est grand, pénétrant le charme des Antilles.Couverte d\u2019une merveilleuse décoction, fleurant bon pardessus le marché, et baptisée «mousti- crème», ce qui veut tout dire: à acheter en pharmacie dès la descente d'avion.Impératif.J'ai parcouru la Guadeloupe -de haut en bas et de droite à gauche, jusqu\u2019à la plus petite dentelure de ses ailes mordorées.Ça y est! Je vous ai dit \u2018que j'y viendrai à mon heure.Je verse à mon tour dans le chromo.Mais, aux Antilles, c\u2019est si naturel, le chromo et les superlatifs.Lamour aux Antilles Superlatif lui aussi.Poétique, obstiné, permanent.Et noir évidemment.Rien ne le décourage.Quand je serai bien vieille, au lieu de m\u2019asseoir à la chandelle, le soir, dévidant et filant, c\u2019est aux Antilles que j'irai.Là-bas, ridée et racornie, il y aura encore quelqu'un pour m\u2019aimer.Je ne sais pas ce qu'ils ont dans le sang, ces gars-là, mais je recommande vivement à ceux qui souffrent d'un complexe de frustration amoureuse de prendre le premier avion dans cette direction.Sûr et certain qu\u2019ils ou qu\u2019elles \u2014 c\u2019est bon dans les deux cas \u2014 seront comblés.Les Canadiennes françaises le savent bien qui débarquent chaque année à la Guadeloupe en rangs de plus en plus nombreux, accueillies à l'aéroport par de magnifiques mâles à la peau d\u2019ébène venus faire provende.C'est le marché aux esclaves renversé, le bois d\u2019ébène pour le bois blanc.L'entente est.d\u2019ailleurs très cordiale dans les deux sens et tourne à l'union sacrée.Moi, qui ne suis Canadienne que depuis neuf ans et qui, par-dessus le marché, tombe toujours de la dernière pluie, je ne savais pas.Maintenant, je suis payée pour savoir.Mes succès à la Guadeloupe ne se comptent plus.A tel point que c\u2019en était génant.Mes camarades journalistes en faisaient des gorges chaudes.Quant à moi, je ne riais plus du tout.Un soir, surtout, quand un magnifique garçon, mi-antillais, mi-hidalgo, avec un nom à tiroir sentant d'une lieue l\u2019Espagnol, décida sans m\u2019en prévenir que, le soir même, il boufferait du blanc.Il était grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud, comme le Légionnaire de Damia.Et j'eus beaucoup de mal à l\u2019éconduire.I! avait des cils frisés sur des yeux andalous, mon Guadeloupéen, et, toute la nuit, il s\u2019est posté en sentinelle devant ma porte.|| ne voulait pas que.je mange du blanc puisque je refusais le café au lait.Le blanc, c\u2019était un speaker de radio, parfaitement soûl, qui utilisait le téléphone en pleurant comme moyen de communication.Ce pays est aphrodisiaque, ce n\u2019est pas possible.Jamais rien de pareil ne m'est arrivé à Montréal.Ni ailleurs, d\u2019ailleurs.Le lendemain, un Guadeloupéen noir, vraiment noir celui-là, vêtu d\u2019un petit short blanc et coiffé martialement d'un chapeau blanc comme en portait mon père, m'ayant rencontrée dans une épicerie où nous faisions provision de nourriture avant de visiter la rivière aux écrevisses, a voulu soudoyer ma collègue de Radio-Canada pour connaître tous mes antécédents.et faire partie de mon proche avenir.Mais je réserve un souvenir tendrement amusé à Sonor.C\u2019est son nom.Je le jure.I n\u2019y avait pas plus noir que ça.Ce n'est pas possible.Sonor, c\u2018était notre chauffeur.Immense.Baraqué comme le colosse de Rhodes.Mâle et enfantin.Harmonieux dans ses mouvements.Souple comme un félin.Sourire éblouissant.Yeux noirs, évidemment, nageant dans le blanc le plus \u201canc.Mes récents succès m\u2019ayant éveillée, j'ai soudain soupçonné que son regard cherchait à accrocher le mien dans le rétroviseur.Vaguement inquiète, j'ai fait part de mes soupçons à ma voisine immédiate, déléguée par le tourisme français, qui m\u2018a répondu sans rire: «Tu las dans le baba», ce qui, pour le moins, était imagé.Je ne lai pas eu dans le baba, mais c'est quand même grâce à Sonor que je danse aujourd\u2019hui la béguine avec tout ce qu'il faut, grâce à lui que j'ai eu pendant deux jours les tendons douloureux et que j'ai cru que je m'étais démis la hanche en dansant.C\u2019est lui qui nous a expliqué ce que c'était, l\u2019argent- braguette, qui se gagne quand il pleut \u2014 et il pleut souvent en Guadeloupe \u2014 traduire: allocations familiales pour chaque enfant fabriqué, et qui constitue le plus clair des revenus des deux tiers des Antiflais reliés à la France.Sans lui, j'aurais été.trempée comme une soupe \u2014 et comme mes collègues \u2014 sous la pluie soudaine qui s\u2019est abattue sur nous au Grand Etang, située à 450 mètres d'altitude, un petit paradis pour les pêcheurs et les chasseurs où abondent les grosses écrevisses.Sans lui, personne n\u2019aurait voulu m'offrir une maison au milieu des bananiers, et personne ne m'aurait chanté: «Adieu foulard, adieu madras!» composée d'ailleurs par un gouverneur français de la Guadeloupe.Tout le monde sait maintenant que c\u2019est Christophe Colomb qui a découvert la Guadeloupe.La légende la plus accréditée veut que Christophe Colomb l'ait nommée ainsi en hommage de reconnaissance à Notre-Dame-de-Gua- dalupe d'Estramadure auprès de laquelle il s\u2019était rendu en pèlerinage d'action de grâce pour remercier la Vierge de l\u2018avoir sauvé d\u2019une tempête lors de son premier voyage.Mais une autre légende, bien plus romantique, prétend que le père du Tertre, qui accompagnait Colomb, raconte que ce dernier, émerveillé par la couleur émeraude des eaux et leur pureté, la baptisa du nom du dramaturge Lope de Vega, chantre de la pureté des eaux, d\u2019où: «Aguà de Lope», devenu Guadeloupe au fil du temps.Mais c\u2019est la troisième et derrière légende qui a ma préférence, pour des Suite page 10 8- 22 octobre 1977 ampere vara AY BE ne « | DESRÉ CONCOURS cs, EN STÉ 2000 PRIX VALANT PLUS DE 350,000.Jouez TDK aujourd'hui même et gagnez un fabuleux système sonore \u201cRêves en Stéréo\u201d ou un autre prix formidable.Regardez simplement sous l'emballage d'une cassette, d'une bobine à ruban magnétique ou d'une cartouche 8 pistes spécialement marqué.Si un prix y est déjà mentionné, vous devenez un gagnant instantané.Ou, vous y trouverez un de ces 3 mots: \"JOUEZ\" ou\u201d TDK\" ou \u201cAU- JOURD'HUI\".Collectionnez donc les 3 mots pour former le message \"JOUEZ TDK AUJOURD'HUI\" et vous aurez la chance de gagner un système sonore \u201cRêves en Stéréb\u201d Hatez-vous et jouez TDK aujourd'hui même.Le concours se termine le 31 déc.1977 Jer PRIX » Syntonisateur et amplificateurs Accuphase » Haut-porleurs Klipsch * Table tournante Garrord e Lecteur de cassette Nakamichi ® Cartouche cosque d'écoute et nécessaire pour l'entretien des disques Audio-Technica ® Cassettes TDK * Disques Umbrella enregistrés en direct 0eme PR * Syntonisateur et amplificateurs Mitsubishi ® Haut-parleurs Audioanalyst * Table tournante Garrard * Lecteur de cassette Sankyo * Cartouche, casque d'écoute el nécessaire pour l'entretien des disques Audic-Technico * Cassettes TDK * Disques Umbrello enregistrés en direct * Disques East Wind enregistrés en direct PRIX AU.DETAIL $5,200 +3 eme PRIX* EME FLN ® Syntonisateur et amplificateur Nikko * Haut-parleurs Audioanalyst * Toble tournante Gorrard * Lecteur de cassette Sankyo * Cartouche, casque d'écoute et nécessaire pour l'entretien des disques Audio-Technico ¢ Cassettes TDK « Disques Umbrella enregistrés en direct PRIX AU DÉTAIL $2,400 roue Sas CASSETTE, CARTOUCHE 8 PISTES OU BOBINE A RUBAN MAGNETIQUE pour de plus amples renseignements consultez votre distributeur le plus près aujourd\u2019hui xx PLUS xx 40 UMBRELLA PACE Disques 40- Canaux enregistrés en direct RSG/CB \u2018 40 10 SANKYO NIKKO Mognétophones Récepteurs à cassette MGA SNOOPER TV Couleurs Détecteurs radar 20 10 20 430 CLARION SPECO GARRARD AUDIO- Lecteurs Ensembles de Tobles de cassette haut-parleur tournantes Cortouches, cartouche ET BIEN D'AUTRES.écouteurs, 8 pistes oo , : pour auto TECHNICA nettoyeurs pour disques D raisons évidentes vu mes origines.Il semblerait donc que le nom espagnol «Gual-Al-Lupe» est une traduction de l'arabe «Oued-el-Houb» qui signifie «rivière de l'amour», traduction du mot indien caraïbe «Calaoucaera» ou «Karu- kera», qui signifie la même chose.® Dutourisme maintenant Nous sommes donc arrivés au Raizet en passant sous quatre arcs-en-ciel déployés comme des arcs de triomphe sur une mer d\u2019indigo et d'émeraude, parsemée, ça et là, de «lacs en mer» tout roses.De là-haut, le contour de l\u2019île découpée en papillon se dessine très nettement.J'avoue qu\u2019après ce prélude exceptionnel la traversée en auto jusqu\u2019au Novotel m'a beaucoup déçue.Des rangées et des rangées de cabanes en bois ou en tôle ondulée peinte, ou des immeubles à bon marché, roses, affreux.Tout cela hérissé d\u2019antennes de \u2018télévision.Aux Antilles, la télévision se moque du peuple.On l\u2019entend mal, onla voit mal, mais c\u2019est bien elle.Le soir, elle s\u2019'anime devant des centaines de familles qui délaissent pour elle leurs traditions et leur folklore sain et vigoureux.Elles restent là, écroulées dans leurs «livingues» ou sous leurs vérandas, à regarder, les yeux fixes, défiler des programmes qui n\u2019ont rien à voir, mais rien à voir avec la vie antillaise.La Métropole ne lésine pas sur les feuilletons.Défilent les bourgeois français, bien à l\u2019aise dans des histoires de ménage a trois.Qui s\u2019engueulent parce que Monsieur pique une crise d\u2019avarice et que Madame n\u2019est pas contente de ne pas voir la jolie petite bagnole qu\u2019elle a reluquée chez Renault sur les Champs-Elysées.Et retentit cet esprit si parisien dont l'éloge n\u2019est plus à faire.Et ils rient mes Guadeloupéens devant les échos de ce vaste monde qui leur est fermé.Ils rient parce qu\u2019ils comprennent.Parce qu\u2019ils sont intelligents.Et aussi parce que beaucoup connaissent bien la langue et la manient même parfaitement.Dans certains coins de la Guadeloupe, j'ai vu mieux: des cases branlantes, minables, avec une belle télévision payée grâce à l'argent-braguette, une énorme automobile flambant neuve à la porte, et la machine à laver.Allez comprendre.Mais revenons au tourisme.Nous débarquons donc au Novotel Fleur d'Epée.Quel beau nom! Un nom qui fleure bon la vieille France.L'hôtel est situé sur une presqu'île dans la mer des Caraïbes, dans un site verdoyant et fleuri, au bord d\u2019une plage de sable fin.C'est un bâtiment moderne d'aspect, et pourtant très bien intégré dans le paysage, planté très en avant sur une crête rocheuse dominant la mer.Ma chambre.La plus belle certainement.En coin, avec un large balcon communiquant avec une terrasse mouillée parfois par la mer quand les vagues étaient hautes.Une vue impre- nable.J\u2018aurais voulu rester là et ne plus LA GUADELOUPE bouger.Ces chambres du Novotel Fleur d'Epée, à l\u2019américaine pourtant, confortables, supermodernes, avec télévision et tout le tintouin, je ne sais pas ce qu\u2019elles ont de particulier mais j'ai eu du mal à quitter la mienne.J\u2019aimais écouter le matin et le soir les rires gazouillants des femmes de chambre dans le couloir.J'aimais les voir arriver le matin, coquettes, ravissantes, dans leur jupe rouge en madras et leurs Urribigoïtte qui dénicha, pour me le prêter, un appareil photo de chez son ami, représentant de Kodak.J'ai raté toutes mes photos, mais c\u2019est parce que je suis une fichue photographe.Quant au homard, en ai-je assez mangé.sous toutes ses formes, à toutes les sauces.Moi, qu\u2019un mien ami baptisait «Mme la duchesse de Thermidor,» j'étais servie! .Le soir de notre arrivée, grand cock- \u20ac VR nmr Javodka Smirnoff?4 blouses blanches en broderie anglaise, dégageant bien leurs épaules d\u2019ébène lisse, les cheveux tricotés en tresses.J'aimais la vivacité et l'éclat de leur sourire, leur intelligence et leur esprit.Leur réserve aussi.Il me.plaisait, cet hotel étonnant qui ressemble à une immense volière entourée de galeries creusées de niches douillettes et confortables pour y loger des touristes-oiseaux.La salle à manger du matin, intégrée au jardin tropical, la cuisine soignée, la beauté, la gracieuse réserve et le charme de Linda, notre serveuse, la cordialité du gérant M.tail chez M.le Préfet, dans sa résidence d'été bâtie sur le fort Fleur d'Epée.Un fort à la Vauban.Une batterie vétuste est encore pointée vers la mer, les bâtiments restaurés sont très beaux et, pour y mener, il faut marcher le long d\u2019une magnifique allée bordée de flamboyants.Il pleuvait, comme il pleut à la Guadeloupe, et dans toutes les Antilles, mais cela n\u2019a pas empêché la réunion d'être éblouissante.D'abord par l'éclat et la blondeur de Mme la Préfète, ravissante dans une robe blanche, taillée, brodée divinement par une de ses chambrières noires, une véritable \u201cen créole.Nous ne comprenions pas ensuite déambulé le long d'intermina- artiste qui aurait fait fortune dans une maison de haute couture parisienne.Eblouissante ensuite par la qualité des invités.La fine fleur du journalisme | parisien côtoyait la fine fleur, si j'ose dire, du journalisme québécois.Nous avons fait bon ménage avec le Figaro, avec Scope, avec Elle en la personne de Fabrice de Conzague, soi-même.Jour suivant, Pointe-à-Pitre.C\u2019est une ville qui grouille de vie dans une animation gaie et bon enfant.Evidem- ment, il pleuvait.Et nous pataugions.Mais en dehors de nous la pluie ne semblait déranger personne.Nous parcourions les rues étroites qui se coupent et partagent la ville en rigoureux quadrilatéres, ce qui m\u2018a bien surprise.C'était un vrai spectacle que de voir l'encombrement des voitures, pare- choc contre pare-choc et d'écouter les conversations des conducteurs qui faisaient la causette en conduisant coude à coude.Les mûlatresses, toutes très belles, sauf les très vieilles, passaient en nous souriant et en dansant des hanches.Nous avons bien essayé de les imiter, mais c'était peine perdue.Quelques- unes portaient les «têtes» en madras, avec des jupes qui claquaient, même sous la \u2018pluie, comme des notes de gaieté.Elles s\u2019apostrophaient entre elles tout, mais le parler de leurs mains, leur mimique, nous expliquaient leur langage qui ne laisse pas d\u2019être assez vert.Même quand il pleut.Nous avons changé de l\u2019argent à une.banque canadienne située près du marché de Pointe-à-Pitre et nous avons bles tables en ciment \u2014 dommage \u2014 sur lesquelles étaient entassés des fruits étranges aux noms inconnus, dans une symphonie de couleurs et de parfums.De vieilles marchandes accroupies, aux jupes ramassées en culottes de zouave, ont disposé devant elles des petits tas mystérieux aux couleurs agressives: les cônes rouges frais des piments, les triangles tendres des carottes, les bulbes dorés des oignons-pays.Les commères passent et soupèsent la marchandise.Ça discute vigoureusement, ça crie, ça s'injurie et ça emporte le morceau.Nous sommes rentrés dans de nombreux magasins croûlants sous les tissus, les madras surtout.Il y a toutes sortes de curiosités: des iguanes naturalisés, des poupées créoles en étoffe et en coquillage, des calebasses décorées.J'ai même vu un délicieux poisson appelé poisson-coffre, assez rare, monté en lampe de chevet.A propos de poisson-coffre, je voudrais raconter notre excursion a Saint- François.J'aurais voulu y aller dans un «char-pays» mais nous avions notre voiture et notre chauffeur, le cher Sonor.Imaginez des véhicules à quinze places environ, hauts sur roues, aux caisses vernies.Le toit disparaît sous un amoncellement de colis.On voyage Suite page 12 10 - 22 octobre 1977 Une bibliothèque sur la conservation de l'énergie.De l\u2019énergie en masse et à bon compte, il faut oublier cela.À l\u2019avenir, il faudra plutôt miser sur la conservation.Les livrets et brochures offerts ci-dessous vous aideront à économiser énergie et argent.Procurez-vous-les: ils sont gratuits.100 façons d'économiser chez soi énergie et argent Comment économiser sur ice chauffage, la climatisation, l\u2019éclairage, l'eau HES chaude et même la nourriture.Schémas et explications détaillées.160 pages.L\u2019économe: bulletin du Bureau de la conservation de l\u2019énergie Cette nouvelle circulaire traite des récents développements dans la conservation, des projets gouvernementaux, des initiatives de l\u2019industrie et des collectivités, des nouvelles technologies et des ouvrages à lire.Gratuit.Emprisonnons la chaleur Apprenez comment réduire de 50% vos factures de chauffage.Ce nouveau livre vous renseigne sur l\u2019isolation, le calfeutrage, l\u2019entretien des calorifères.Gratuit.Utilisez le bon ci-contre.VOTRE MASON FOUR ECCNOMISER Explications détaillées.Plus de 100 pages.Gratuit.18 seine ruine pe \u2018 TE TEED se: > CAES LJ ERE P hauffes mie ez I Bureau de la conservation de énergie | çchauticz mieux moins, C.P.3500 Un calorifére bien entretenu peut chauffez Succursale C J , réduire vos notes de chauffage de 25% leux Ottawa, Ontario K1Y 4G1 tout en économisant les ressources énergétiques du pays.Apprenez ce que vous pouvez faire vous-même et ce que le préposé à l\u2019entretien devrait faire.100 pages.Gratuit.La poubelle au régime Comment économiser énergie ct argent en gaspillant moins.Comment économiser sur les emballages coûteux, ov.Tes comment faire durer certains produits.comment réduire le gaspillage de la nourriture, comment organiser un système de recyclage.105 pages.® 100 façons d\u2019économiser chez soi énergie et argent ®* Payez moins, chauffez micux CN en as arses ener Ts Reser esa a ees a ers e eter e Er te eeNs ated toa NTR Reet os eNi ees Veuillez me faire parvenir gratuitement les livres et brochures qui m\u2019intéressent, en français ou en anglais, selon la case cochée.® Le guide du nouvel automobiliste Gratuit.se 2727 m2ITL Le guide du nouvel [~~ gg automobiliste IgE Lorsque vous conduisez, quels sont TS \"CE les facteurs qui contribuent à vous a Fer faire économiser énergie et dollars?2={ 1 C'est ce que Jacques Duval vous de apprendra dans ce manuel qui vous le quide présente également un programme dd nouvel d\u2019entretien pour garder votre voiture automobiliste en bon état.Plus de 100 pages.Gratuit.ri si son ® L\u2019économe: bulletin du Bureau [] [] i de la conservation de l'énergie fr.ang.: | | NOM (IL ETTRES MOULFES) ADRESSE PROVINCE | \u2014\u2014\u2014 La conservation: faisons tous n a dr Énergie, Mines et Ressources Canada Bureau de la conservation de l'energie L'Hon.Alastair Gillespie Ministre CODE POSTAL A3 otre part Energy, Mines and ;j Resources Canada A Office of Energy Conservation Hon.Alastair Gillespie Minister LA GUADELOUPE écrasé sans doute entre deux passagères, chargées de cabas débordants de légumes ou de volailles.La couleur locale vaut bien le sacrifice.Chez Honoré Athanase, aux yeux bleus éclatants dans son visage plus que café au lait, et qui tient hôtel à Saint-François, à l'enseigne Aux fruits dé mer, nous avons dégusté du poisson- coffre, de la langouste, du crabe farci et des salades, comme jamais, jamais vous n\u2019en .mangerez\u2026.à moins d\u2019y aller vous-mêmes.Comme Athanase vous y invite, d'ailleurs, avec une magnifique carte postale où il est photographié, tenant entre ses deux mains puissantes, deux homards non moins puissants.Je regrette tellement de ne pouvoir reproduire cette carte signée par son propriétaire.C\u2019est aussi savoureux que le poisson-coffre.C\u2019est cela la Guadeloupe.C\u2019est comme ça que moi je l\u2019ai vue et aimée.Bien mieux qu\u2019en admirant l'extraordinaire Pointe des Châteaux, à l'extrémité orientale de la Grande-Terre.Et pourtant l'endroit en vaut la peine.Des massifs rocheux découpés rappellent les côtes d\u2019Armorique.Les lames battant sans arrêt les hautes falaises ont creusé d'ingénieuses sculptures.Un grondement sourd, régulier, palpite comme une respiration.Des gerbes d\u2019écume retombent en pluie.Une anse de sable doux sépare la pointe des Colibris.Tout en haut du promontoire est érigé une croix semblable à celle du mont Royal.Du sommet, on surplombe le gouffre où combattent les lames.En levant les yeux, on peut voir la Désirade et les îles de la Petite-Terre, toutes proches, vivantes.Je regrette que nous n\u2019ayons pu voir la Porte d\u2019Enfer, il paraît que la vision en est titanesque.Nous avons quitté le rivage et repassé par Saint-François pour visiter Le Moule.Sur tout le parcours, la végétation était pauvre et le sol d\u2019un gris lumineux.Nous croisions parfois des attelages de boeufs bossus tirant les cabrouets \u2014 brouettes?\u2014 jonchés de cannes.Ce que j'aimais voir surtout, c'était les moulins.On nous a dit que c\u2019était des moulins-sentinelles qui avaient été armés de canons par le père Labat, ce prêtre-soldat qui avait organisé la résistance pour tenir tête à l'envahisseur anglais.Le Moule est la quatrième ville de l\u2019île par le nombre de ses habitants.Son port a connu une intense activité jusqu\u2019à la fin du siècle dernier, et, dans une maison de «béké» \u2014 français nés dans l\u2019île depuis des générations, descendants en fait des anciens colons \u2014 nous avons pu admirer une photographie jaunie sur laquelle dix grands voiliers à l'ancre attendent leur cargaison de fûts de rhum et les sacs de sucre.Mais ça c\u2019est du passé.On n\u2019en parle plus.Aujourd'hui, la Guadeloupe est pauvre.: Nous avons continué le tour de la Grande-Terre vers I\u2019Anse Bertrand.Est- ce sur la plage de Port-Louis ou de Sainte-Anne que nous nous sommes baignés dans une eau tiède et si limpide que j'aurais pu compter les grains de sable fin?Je ne sais.Mais cette vaste plage de sable reste gravée dans mon souvenir au même titre que les Salines à la Martinique.Nous avons quitté le rivage pour aller vers Morne-à-l'Eau et Les Abymes.Les rivages étaient fréquentés au temps jadis par les «lamentins», veaux de mer qui ont disparu, tout comme les «grands gosiers», qui hantaient l\u2019emplacement de la petite bourgade de Gosier, qui aux attributions de patriarche: on l\u2019appelle d'ailleurs, le patriarche Matignon.Selon une légende tenace, un Bourbon se serait caché dans les Grands-Fonds, sous le nom de Bourgeois, à une époque sanglante.On les appelle des Blancs-Matignon, leur allure tranche sur celle de leurs compagnons qui portent des noms roturiers.D'un aspect physique presque navrant; ils ne se marient qu'entre eux d\u2019où les ravages de amis, grandes soirées, Grand Marnier § La grande liqueur française à base de cognac* \u201c(acquit jaune d'or origine date du XVIIe siècle, et qui s\u2019étire tout en longueur en un chapelet de maisons pimpantes.La légende veut que ce nom curieux lui ait été donné justement à cause des pélicans qui habitaient jadis les Grands-Fonds, et que les marins surnommaient «grands gosiers».Nous sommes passés par les Grands- Fonds parce qu'ils constituent un phénomène intéressant sur le plan de la population.Là, vivent des Blancs, déshérités, oubliés, reniés.C\u2019est une petite énigme de l\u2019histoire.Ils sont constitués en véritables tribus groupées en hameaux autour de la case d'un chef la consanguinité, parlant le français de préférence au créole, s\u2019habillant le soir en revenant des champs, d'une chemise et d\u2019un pantalon propres, ils affichent naturellement des façons courtoises.Leur morphologie indique davantage l\u2019aristocrate que le paysan.Mais ils répondent rarement aux questions concernant leurs origines, comme s'ils craignaient de voir le mystére qui les entoure s\u2019écrouler subitement, ce mystère dont ils ignorent eux-mêmes la clef, et qui demeure leur seule richesse.Il existe paraît-il un héritage des Mati- gnon.C'est pourquoi quelgu\u2019un a essayé de retracer leur généalogie, fait signer aux Blancs-Matignon un document permettant d\u2019intenter une action en justice.Le prince Rainier de Monaco lui-même est mêlé à cette sombre et mystérieuse histoire puisqu'il s\u2019est donné la peine de visiter les Grands-Fonds à la suite de tout ce remue-ménage.Le silence a été fait en haut lieu sur le passé des Blancs-Matignon et, depuis, on les a relégués aux oubliettes.Et pourtant, il a quelque chose d\u2018héroïque, ce racisme de trois cents isolés qui n\u2019ont jamais transigé depuis deux siècles.Et il sonne comme un écho lointain, ici, au coeur de ce pays.Voilà! J'ai écrit mes douze pages et je n'ai rien dit sur Basse-Terre, celle qu'on appelle vraiment la Guadeloupe et qui offre un contraste saisissant d'avec la Grande-Terre, les deux ailes du papillon reliées par un pont basculant.Sans contredit, la végétation y est plus riche, plus luxuriante, plus tropicale, le relief plus diversifié, le contraste entre les sites plus accentué, la beauté du paysage plus charnue, plus sensuelle.Petit-Bourg où on cultive la canne à sucre et la banane.Jardins luxuriants et belles villas du quarti=r chic de Vernou où les riches familles de Pointe-à-Pitre ont installé leurs pénates d'été.A la Ravine Chaude, il y a des bains chauds évidemment.Sable noir de la plage de Viard.Petite ville de Coyave \u2014 con- naissez-vous la goyave?C'est un fruit délicieux, parfumé, a déguster glacé le matin, avant le petit déjeuner.A Sainte-Marie, la statue de Christophe Colomb est perchée sur une haute colonne.Car c\u2019est à Sainte-Marie que Colomb a d\u2019abord débarqué.On peut encore y voir les restes de la poudrière d\u2019un ancien fort.Mais ce qu\u2019il y a de plus beau, à ne pas manquer, c\u2019est la route qui enjambe la rivière de Capestre et débouche sur une allée de flamboyants d'une beauté indécente à l\u2019époque de la pleine floraison.Capestre est une cité assez importante.On peut dire que c\u2019est la capitale agricole de l'île, alors que Basse-Terre en est la capitale administrative.Après la sortie du bourg, la route passe par un aqueduc du XVIIe siècle et débouche sur le plus célèbre panorama de la Guadeloupe, mille fois photographié, l'allée Dumanoir.Elle est bordée de palmiers royaux centenaires dont les fûts s'élèvent à plusieurs dizaines de mètres du sol.Longue de plus d'un kilomètre, cette ligne droite frappe le spectateur de cette stupeur suscitée seulement par les choses vraiment belles.Son nom lui vient de Pinel Dumanoir qui la planta, celui-là même qui avait eu son heure de célébrité pour avoir porté sur la scène la célèbre Case de l\u2019oncle Tom.J'ai encore beaucoup à dire sur la Guadeloupe et ses îles.Je pourrais être intarissable, mais les colonnes de Perspectives ne le sont pas.Le mieux, peut-être serait d\u2019y aller voir.Allez-y quand vous voudrez.Allez-y en été comme en hiver.Là-bas, il fait toujours beau.Sauf quand il pleut.Et même quand il pleute v 12 - 22 octobre 1977 cœur RL a VE rue ge 4 K impénétrable SR ee 0 ç JP T>\u2014 2 ba gy A EY rd 4 A he i _ 7 a» 24 bof [+d ip x Ÿ a (A cu, yA 4 ih 2 ù # f My 1» 4 L Pm =v Fe Yai NE me pe >, Xs Ao a EN 52 LT tr 5 mg.pl TW = Fr 3 AE.RE se.i +, \u201ca Fo bre or \u201caa ab I rr si.2 oa ia 7x # 3&7 He A À C4 ow ré a hake Sik J Ès bas rl LE: te on 3 rosy Piaye\u201d mera % Pry i | 6 Pa Fay: Voy ; el coin ia A (=) ! Cos 7 Ny 2 1 i) 4 er's { 3 0) PI 4 Legere 15 1 = t =r 2) dl if = ardt [ $ IL a ras uce Et â na a EX À Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le dang er pour las anté sroît avec ' usa ges viter d'inhaler.= Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d 17 mg, nicotine 1.3 mg.Format régulier: \u201cgoudron\u201d 14 mg, nicotine 0.9 mg.mt mean OF Ea \u2014 eres am come \u2014 BO Si ii ERTIFILATE OF AUTHENTICY il I rhin hat 1 L'année 1977 aura été marquante dans l\u2019histoire du Canada.C'est, en effet, la première fois qu'il célèbre les 25 ans de règne d\u2019une souveraine, Sa Majesté la Reine Elizabeth II.Pour commémorer cet événement historique, le Gouvernement du Canada autorisait par procla- 5 mation, en mars 1977, la Monnaie royale a canadienne a frapper une épreuve numismatique ayant cours légal.x L'épreuve numismatique de $100 en or 22 carats, émise par le Gouvernement canadien | L'avers de cette épreuve numismatique porte l'effigie de la Reine, créée par Sir Arnold Machin et le revers présente, formés en une superbe gerbe de fleurs, les emblèmes floraux des 10 provinces et des 2 territoires canadiens.Le dessin de la pièce en or a été soumis par l'artiste torontois Raymond Lee.Cette épreuve numismatique est faite de métaux précieux.Elle est composée d\u2019or fin à 91.66% et d'argent fin à 8.34%.Son poids est v de 16.965 g dont 15.551 g (¥ oz troy) en or fin; son diamètre est de 27 mm.Photographie de la Reine Elizabeth II: C.Ol., Londres TIFICAT CER CITÉ L'épreuve numismatique de $100 en or | 22 carats commémorant les 25 ans de règne de la Reine Elizabeth II est l\u2019une de seulement six RTS ha PAR LE GOUVERNEMI IM Jr! O 11:10) > LOA RETOURNEZ A: Monnaie royale canadienne Case postale 457, Succursale \u201cA\u201d, Ottawa, Ontario KIN 8VS Veuillez me faire parvenir -\u2014\u2014épreuvels) numismatique(s) te en or 22 carats à S140 (Can.) l'unité.$ * Taxe provinciale So $ Montant total.ee $, \u201cProvinces où la taxe ne s'applique pas: LP.E., Québec, Alberta, T.N.O., Yukon.No J\u2019 exemption de taxe de vente: MODALITÉS DE PAIEMENT (cochez la case appropriée) D Vous trouverez ci-inclus un chèque ou un mandat à l'ordre de la Monnaie royale canadienne.Veuillez porter à mon compte de: Master Charge Ochargex/visa J American Express Le numéro de ma carte de crédit Date d'expiration 4 Lu statu bu 004 1 8 Signature.(La commande doit être signée pour être valide) Nom Adresse Ville Province Code postal Les commandes sont remplies dans l'ordre de leur date de réception, jusqu'à concurrence des 300 000 é épreuves émises.Toute commande doit être postée avant minuit, le 31 décembre 1977, le sceau postal en faisant foi.Il faut allouer 6 semaines pour la livraison.La Monnaie royale canadienne se réserve le droit de limiter le nombre de pièces par commande.PE-04 ENT DU CANADA, AR LEASE ve pièces en or de différentes coupures émises par le Canada à ce jour.Plusieurs de ces pièces ont aujourd'hui une grande valeur.Certificat d'authenticité et présentation prestigieuse L'épreuve numismatique de $100 en or 22 carats est accompagnée d\u2019un certificat d'authenticité de la Monnaie royale canadienne, numéroté et signé par le directeur de la Momnaie et attestant qu'elle a cours légal et qu'elle est remboursable à sa valeur nominale de $100 au Canada.Votre pièce en or et son cer- \\#; tificat vous parviennent dans un prestigieux écrin de cuir marocain 3 noir portant les armoiries du Canada et doublé à l'intérieur d'un velours rouge de Dior.Cet écrin est lui-même protégé par un élégant étui décoratif.4 Royal Canadian : B Monnaie royale Mint canadienne \u2014\u2014\u2014 à gauche, José Mailhot; à droite, Kateri Lescop.Les deux auteurs du nouveau lexique montagnais-français: T Voici un lexique montagnais- çais PAR JEAN-MARIE BALARD Quand j'ai combattu pour protéger ma terre et mon foyer, on a dit que j'étais un sauvage.Quand personne ne comprenait ni n\u2019approuvait ma façon de vivre, on a dit que j'étais fainéant.Quand je me suis efforcé de gouverner mon peuple, j'ai été dépouillé de mon autorité.Vos livres d'histoire ignoraient ma nation: elle était à peine plus importante dans l\u2019histoire du Canada que les bisons qui peuplaient les plaines.J'ai été ridiculisé dans vos pièces et dans vos films; quand je buvais votre eau-de-feu, j'étais ivre.° O Canada! Comment puis-je célébrer avec toi ce centenaire, ce siècle?Dois-je te remercier pour les réserves qui me sont laissées dans mes belles forêts?Pour le poisson en conserve de mes rivières?Pour la perte de ma fierté et de mon autorité sur mon propre peuple?Pour n'avoir pas la volonté de me révolter?(Discours du chef Dan George, tribu Salish et Squamish, Vancouver 1967.) Ces paroles amères d\u2019un chef des Rocheuses, bien loin du Québec, ne peuvent nous laisser indifférents.La rupture entre l'Amérindien, premier habitant de la terre américaine, et le Blanc, envahisseur civilisé toujours plus aveugle, semble totale.Ces mots sévères à l\u2019endroit de notre société dite «évoluée» ont été prononcés il y a dix ans, alors que les nôtres célébraient fièrement les cent années d'existence d\u2019un pays fragile et contesté, là-bas, loin vers l'ouest, en Colombie.Mais ces phrases résonnent à travers tout le territoire national et trouvent encore, bien malheureusement, exemples fréquents et illustres.Le Québec, notre pays que l\u2019on veut chaque jour plus libre, plus grand et plus beau, doit, pour s'affirmer, repousser encore l\u2019'Amérindien au-delà de ce qu'exige la dignité humaine.Les peuples de la baie de James ont vu leurs terres transformées et leurs enfants empoisonnés; ceux de la Côte-Nord et du Labrador craignent, en plus, de perdre leur langue et leur culture, leur dernière richesse, quoi, réglementée par le «péril blanc».DES LINGUISTES\u201cENGAGEES\u201d Pourtant, ceux que nous qualifions vulgairement de sauvages sont des hommes dont l\u2019histoire est riche et la culture précieuse.Mais l\u2019histoire indienne, nous la méconnaissons et ne gardons à l\u2019esprit que nos «saints martyrs».La culture indienne, nous la méconnaissons et ne l'imaginons qu\u2019à travers des objets souvenirs souvent fabriqués en Corée ou à Taïwan! Et la langue, cette suite de sons déformés et désordonnés comme nous la jugeons, n'avons-nous jamais imaginé qu\u2019elle pouvait être aussi structurée et aussi riche que la nôtre que nous défendons avec tant d\u2019ardeur?José Mailhot, ethnolinguiste d'expérience, consciente du problème et de ses répercussions sur la vie même des peuples amérindiens de nos régions, s\u2019est intéressée depuis près de dix ans aux différentes cultures et langues des premiers habitants du continent.C\u2019est surtout chez les Montagnais qu'elle poussa ses recherches.Bien vite, elle constata avec amertume que le patrimoine linguistique des Montagnais, comme celui de la plupart des peuples indiens de nos régions, était en difficulté, pour ne pas dire en perdition; il échappe en effet aux Indiens eux-mêmes, dont la situation décourageante d'assistés, de parasites de la société blanche leur ôte toute fierté, tout désir de 22 octobre 1977 - 15 Suite page 16 eee mamma.oA 1 VS.oi eb bc 0 HO SS Ml, | Lexi Xique .montagnais-francais perpétuer le parler et les rites de leurs ancêtres.Etre Montagnais, c\u2019est être, a priori, ridicule, inférieur, sale et sauvage.Renier ses ancêtres et joindre les rangs de la société blanche c\u2019est retrouver peut-être un semblant de considération, mais c\u2019est aussi trahir.Kateri Lescop, linguiste à l\u2019université de Montréal, a toujours été attirée par les cultures et les langues amérindiennes.Ce n\u2019est pas par hasard: son prénom, Kateri, son visage, aux traits réguliers modelés par un sang métissé, et son arrière-grand-mère maternelle, Marie-Mitou, probablement Iroquoise, sans qu\u2019on ait pu jamais le lui faire véritablement confirmer, ont fait que cette jeune femme franche et simple s\u2019est engagée, naturellement, dans l'étude de la linguistique indienne.«Découvrir comment on pourrait décrire le monde autour de nous dans des mots tellement différents des nôtres: cela me passionne.C\u2019est comme de la poésie, et j'aime la belle poésie», dit-elle.José et Kateri ont mis leurs efforts et leur savoir en commun pour réaliser un dictionnaire peu courant: Lexique montagnais-français du dialecte de Schefferville, Sept-lles et Maliotenam: Puisqu'il fait état d\u2019une partie fondamentale du patrimoine montagnais, il va de soi que ce lexique s'adresse à ceux à qui appartient ce patrimoine.Peut-être sera-t-il utile aux professeurs de langue montagnaise et à leurs étudiants, aux Montagnais qui ont des projets littéraires ainsi qu\u2019à ceux qui ont à traduire des textes du montagnais au français.Au-delà de l\u2019utilité purement littéraire de l'oeuvre, José et Kateri espèrent mettre en relief la beauté et la richesse de cette langue, sa structure solide et sa grammaire élaborée.Elles voudraient que les Montagnais et leurs nombreux cousins, dont les dialectes voisinent, retrouvent un peu de fierté et de force en constatant l\u2019étonnant potentiel d'une langue diminuée par l\u2019aveuglement de notre système social présent.«Si notre travail, et de nombreux autres du même genre, pouvait servir pratiquement de lien entre tous ces peuples cousins dont les dialectes voisinent, la civilisation et la force indiennes pourraient renaître des Rocheuses à l'Atlantique, d'expliquer l\u2019enthousiaste José.En fait, ces peuples pourraient relever la tête et faire respecter leurs droits\u2026» UNE LANGUE INCOMPARABLE Les Montagnais, peuple nomade, se déplaçaient en suivant les migrations du gibier.Aussi, historiens et anthropologues ont encore beaucoup de difficulté à retrouver traces et terres proprement montagnaises.On a pu déterminer malgré tout plusieurs territoires bien éloignés les uns des autres, ayant connu ces migrateurs infatigables.Les bords de la baie de James, près de la nation des Cris, leurs cousins, les côtes du Labrador et les rives de la côte nord de l\u2019estuaire du grand fleuve connurent les Montagnais.Aujourd\u2019hui les Blancs ont sédentarisé ces chasseurs; ils les ont rassemblés dans des territoires «concédés», les réserves.Quatre grandes régions connaissent encore le parler montagnais, chacune ayant, cependant, son dialecte propre: les vallées du Saguenay et de la Manicouagan et le Lac-Saint-Jean d\u2019une part, la vallée de la rivière Moisie en second lieu, la Côte-Nord \u2014 le pays de Vigneault \u2014 pour la suite, et enfin, les fjords du Labrador entre North West River au sud et Davis Inlet au nord.La langue montagnaise, trés particuliére, n\u2018a aucun lien, évidemment avec les langues indo-européennes et leurs dérivées, comme la nôtre, par exemple.Cependant, l\u2019évolution qu\u2019elles ont suivie dès leurs débuts fort anciens a leur état actuel peut sembler parallèle.En effet, tout comme le latin, par exemple, est à l\u2019origine de nombreuses langues occidentales \u2014 français, espagnol, italien \u2014, des langues bien structurées sant issues du »proto-algonquien».Les ethnolinguistes les ont rassemblées en trois groupes principaux: le groupe occidental réunit les parlers amérindiens des Prairies; le groupe central, ceux de l'Ontario et du Québec; et le groupe oriental, les langues des tribus de l\u2019est: de Gaspésie et des Maritimes.Ainsi, au Québec, des langues cousines sont utilisées par les Algonquins et les Ojibways de l\u2019Outaouais, les Cris de la baie de James, les Attikamègues et les Montagnais du plateau laurentien, les Abénakis des vallées beauceronnes et les Micmacs gaspésiens.Certes, des différences sensibles donnent à ces langues leur propre identité, mais elles ont toutes la même racine et la méme structure.Linguistes et traducteurs, interprétes et grammairiens depuis longtemps se heurtent à la grande difficulté de faire correspondre ces langues algonquiennes avec nos parlers latins.Tout d\u2019abord, retrouver les règles mêmes du montagnais, par exemple, ne fut pas mince affaire; en effet, de tradition essentiellement orale, la nation montagnaise n\u2019eut jamais besoin d'écrire les règles et les concepts de ses us et coutumes ni de sa langue.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019arrivée des Blancs, des missionnaires, par souci de communication, bien sûr, mais surtout d'endoctrinement, d\u2019évangélisation ail déchiffrer ces dialectes lointains.D Apparat français et montagnais; pour La Brosse terminait son dictionnaire latin-montagnais.Les plus ancienne Antoine Silvy achevait un premier Di en 1693, le père Fabre terminait ses Rd 1901, le R.P.Lemoine publiait son Di tant une mise à jour précieuse du parlé montagnais a sensiblement évolué di octobre dernier, José Mailhot et Kater sur cette langue en spécialisant leur 8 très précis: Lexique montagnais-françäé et Maliotenam.UN TRAVAIL DIFFICILE «ll est très important de dire que noëk plusieurs Montagnais, principaleme Saint-Onge et de Daniel Vachon.P efficacement à notre recherche mais José Mailhot connaît bien les mo autrefois avec An Antane Kapesh \u2014 Matshinanitu Innu-Iskueu dont elle maudite sauvagesse, ce livre très absolument! Les linguistes ramassent et décorti@ chose courante pour de tels spécialis un lexique mettant en parallèle deu recherche ne peut être purement té doivent étre éprouvés sur le terrain.«On se rend compte, de m\u2019expligl expressions, il y a des similitudes, I! y al} les plus simples.Par exemple, entre personne qui travaille la terre».En md différents, mais, dans le second, on reff On peut ainsi établir des règles basé simple, et, comme le ferait un enfant, toutes sortes de mots.Au début, nef combinaisons grammaticales, j'inventdE Miquer l\u2019enthousiaste José.En fait, ces peuples Me respecter leurs droits.» SARA BLE Mide, se déplaçaient en suivant les migrations du ppologues ont encore beaucoup de difficulté à Brent montagnaises.On a pu déterminer malgré sloignés les uns des autres, ayant connu ces Æs de la baie de James, près de la nation des Cris, dor et les rives de la côte nord de l'estuaire du agnais.Aujourd\u2019hui les Blancs ont sédentarisé emblés dans des territoires «concédés», les @bns connaissent encore le parler montagnais, Mdialecte propre: les vallées du Saguenay et de Mean d'une part, la vallée de la rivière Moisie en ÿpays de Vigneault \u2014 pour la suite, et enfin, les est River au sud et Davis Inlet au nord.Merticulière, n\u2019a aucun lien, évidemment avec les Murs dérivées, comme la nôtre, par exemple.ont suivie dès leurs débuts fort anciens à leur le.En effet, tout comme le latin, par exemple, Bagues occidentales \u2014 français, espagnol, italien Mées sant issues du »proto-algonquien».Les Mblées en trois groupes principaux: le groupe Brindiens des Prairies; le groupe central, ceux de Supe oriental, les langues des tribus de l\u2019est: de , au Québec, des langues cousines sont utilisées 25 de l'Outaouais, les Cris de la baie de James, les Ædu plateau laurentien, les Abénakis des vallées gaspésiens.Certes, des différences sensibles dre identité, mais elles ont toutes la même racine Wrprètes et grammairiens depuis longtemps se p faire correspondre ces langues algonquiennes Spord, retrouver les règles mêmes du montagnais, affaire; en effet, de tradition essentiellement Preut jamais besoin d'écrire les règles et les ps ni de sa langue.Ce n\u2019est qu\u2019à l\u2019arrivée des Wuci de communication, bien sûr, mais surtout d\u2019endoctrinement, d\u2019évangélisation et de commerce, que l\u2019on commença a déchiffrer ces dialectes lointains.Dès 1726, le R.P.Laure, jésuite, écrivait Apparat français et montagnais; pour animer ses prêches, le R.P.Jean- -Baptiste La Brosse terminait son dictionnaire montagnais-latin et, en 1772, la version latin-montagnais.Les plus anciennes études remontent à 1684 alors que Antoine Silvy achevait un premier Dictionnaire montagnais-français; peu après, en 1693, le père Fabre terminait ses Racines montagnaises.Plus récemment, en 1901, le R.P.Lemoine publiait son Dictionnaire français-montagnais, permettant une mise à jour précieuse du parler montagnais, car, comme le français, le montagnais a sensiblement évolué depuis les premiers jésuites.Enfin, le 15 octobre dernier, José Mailhot et Rateri Lescop publiaient la plus récente étude sur cette langue en spécialisant leur recherche sur les structures d'un dialecte très précis: Lexique montagnais-français du dialecte de Schefferville, Sept-lles et Maliotenam.UN TRAVAIL DIFFICILE ET DELICAT «ll est très important de dire que nous avons eu la précieuse collaboration de plusieurs Montagnais, principalement de Christine Vollant, de Jérôme Saint-Onge et de Daniel Vachon.Plusieurs autres ont participé aussi très efficacement à notre recherche mais veulent garder l'anonymat.» José Mailhot connaît bien les montagnais et leur langue.Elle collabora autrefois avec An Antane Kapesh \u2014 Anne André \u2014, auteur de Eukuan Nin Matshinanitu Innu-Iskueu dont elle fit l\u2018adapfation française: Je suis une maudite sauvagesse; ce livre très amer est simplèment réaliste: à lire absolument! Les linguistes ramassent et décortiquent chaque mot, chaque expression: chose courante pour de tels spécialistes.Cependant, quand il s\u2019agit d'élaborer un lexique mettant en parallèle deux langues qui ne se ressemblent pas, la recherche ne peut être purement technique, théorique, mais les résultats doivent étre éprouvés sur le terrain.«On se rend compte, de m'expliquer Kateri, qu\u2019entre plusieurs mots ou expressions, il y a des similitudes.Il y a des règles précises, même pour les mots les plus simples.Par exemple, entre le mot «terre» et celui qui désigne «la personne qui travaille la terre».En montagnais, cela s'exprime par deux mots différents, mais, dans le second, on retrouvera l\u2019idée exprimée par le premier.On peut ainsi établir des règles basées sur ces similitudes.Cela paraît très simple, et, comme le ferait un enfant, on est tenté d'inventer, en montagnais, toutes sortes de mots.Au début, ne maîtrisant pas tous les secrets de ces combinaisons grammaticales, j'inventais des mots, mais qui reflétaient plus les RÉPARTITION DES LAN LOIQUES MONTAGNAIS COURS J\" ps So i Gaspe g .RSIS Suite page 168 Coy hi Pe ye 220 14 us tone sone dd i Ao ity & whl ih Ge Ti DE L'UNIVERS SONORE a, ar Décorez votre arbre de Noël de 100 glacons qui luisent d dans 15 l'obscurité.e PAS D'ÉLECTRICITÉ e PAS DE PILES e PAS DE DANGER 100 GLACONS, SEULEMENT $3.99 Décorez votre arbre de Noël de ces glaçons de 5 de longueur qui luisent doucement dans l'obscurité ou dans la lumière tamisée.En effet, ces étonnants glaçons, absorbent la lumière durant le jour et libèrent cette énergie la nuit sous forme d'une lueur très douce.Ils sont faits d\u2019un plastique givré qui absorbe suffisamment de lumière, même par temps couvert, pour illuminer votre arbre toute la nuit durant.Pensez écologie, pensez économie, pensez sécurité.Pas d'électricité, pas de pile, pas de danger! 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Mais, pour exprimer une idée telle que, par exemple: «Il y a une pointe de sable qui rejoint presque la rive opposée», on écrira en montagnais, simplement natakamiankan.«On est plus fidéle en faisant correspondre les idées du montagnais au français, que du français au montagnais.On a moins de risques d'inventer des mots qui ne sont pas en usage, le montagnais étant une langue créative comme toutes les langues, on peut facilement faire des mots nouveaux, mais aussi en inventer et ainsi risquer de publier un lexique erronné ou fantaisiste.» Pour classer ces 8 500 mots montagnais, et essayer de leur trouver une correspondance française, José et Kateri ont procédé par fiches.Chaque fiche contenait le mot montagnais ainsi que sa traduction française.Elles ont regroupé ces fiches en tenant compte de leur parenté de sens et leur rapport de dérivation.L'édition finale du lexique présentera tous ces mots dans l\u2019ordre alphabétique français, le dialecte amérindien ne s\u2019utilisant qu\u2019oralement et ne possédant pas son.alphabet propre.Le lexique précisera en plus si le mot montagnais exprime une idée «animée» ou «inanimée», seule différence de genre en ce langage qui ignore le masculin et le féminin.«La langue montagnaise, cependant, poursuit Kateri, adopta quelques mots des langues blanches, qui leur permettaient de désigner des réalités nouvelles dont voici quelques exemples parmi tant d\u2019autres: le ski-doo se dit neskitù; la sacoche se dit Nessäkash; l'assurance chômage, Neshumash; la bicyclette, Nepissik, etc.Un exemple plus original d'emprunt est le mot désignant la compagnie Iron Ore.On traduit le nom de l\u2019entreprise par Matsheshu, qui veut dire renard, car à l'oreille montagnaise Iron Ore et renard sonnent de la même façon.Une autre traduction est aussi utilisée, plus phonétique, pour désigner cette multinationale: Iron Ore - Nakanau: lire: Nak6nab.» Cet ouvrage impressionnant exigea une année compléte de recherches a nos deux linguistes québécoises, et à leurs nombreux collaborateurs montagnais.L'étude des plus intéressantes révèle aux Blancs, tout comme aux Montagnais eux-mêmes, la valeur et la solidité d\u2019une langue que beaucoup ont trop vite déclarée morte, victime du progrès et de l'avenir.Ce lexique est maintenant disponible gratuitement, depuis le 15 octobre dernier, au ministère des Affaires culturelles, ce dernier ayant financé les recherches.Il reste à espérer que sa diffusion sera facile et rapide afin que tous les intéressés, montagnais comme français, puissent utiliser cet outil précieux d\u2019identification culturelle pour le patrimoine amérindiene 18- 22 octobre 1977 RC Form: wm 3 #, * a ot § 2 ing 4 7 -f 3 un 3 se 5 \\ # / rd Lt ne Id 4 =.derê 8a wy a i 4e E 34 I, a a PORT dé Cre 3 Shi SAL BL Size ou ats abe an = pa os i] Feta ov nn x Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec l'usage \u2014 éviter d'inhaler._ Moy.par cigarette.Régulier: goudrons 15mg, nicotine 1.1mg.King: goudrons 17mg, nicotine 1.3mg.\u2014\u2014 eo _ ie came, om error yr rr on : Js Me Ener pags Tn ne IRAE PAR CLAUDE BREUER Claude Breuer arrive du Maroc où il a passé ces trois dernières années dans un village berbère de la côte atlantique.Il a publié deux romans: Une journée un peu chaude \u2014 prix Nimier 1972 \u2014 et le Bon Débarras.Le texte qui suit pourrait être extrait.d\u2019un journal de voyage en Mongolie intérieure dont les chemins se perdent parfois pour permettre à l\u2019auteur de mieux se retrouver.Ecri- vain-voyageur, Claude Breuer a choisi de se poser au Québec, où il\u2019 a vécu de 1950 à 1963.Chaque matin, en ouvrant les rideaux de ma chambre, je lis cette inscription péinte en blanc sur le mur d'angle d\u2019un quai du port de Montréal: Do JE T'AIME ANDRÉ Puis je regarde s'il n'y a pas un nouveau bateau d\u2019arrivé.Un bref tour d'horizon me renseigne.De petits tracteurs entrent et sortent des entrepôts.Aujourd\u2019hui le Markaska charge des chaloupes neuves.Le Biban s'apprête à repartir et je suis sans nouvelles du Pouchkine, un des derniers bateaux de ligne.Car plus p personne ne prend le bateau.On a juste le droit de rêver en les regardant ou de faire une de ces croisières organisées qui vous amènent fatalement dans l\u2019uniformité.Je suis moi-même victime d\u2019une de ces entreprises qu\u2019on appelle charter et qui devrait s\u2019appeler charrette.Jai pris un billet aller-retour valable pour quarante-cinq jours.J'étais venu pour voir, bien décidé à repartir, jusqu\u2019au quaran- te-quatrème jour, quand je vous ai rencontrée et perdu la tête.Quoi faire pour la retrouver?Ecrire que je suis allé renouveler mon passeport, que je me suis procuré un nouveau permis de conduire tout, sauf des autobus, et que j'ai appris par la même occasion que j'avais les yeux verts et qu\u2019il me faut porter des lunettes.Entrer dans le système et voir jusqu\u2019où ça peut aller, sans le trahir.Survivre sans avoir à mendier.Remplir les formulaires du Conseil des arts sans perdre bonne mine.Respirer, si possible par le nez, et ne penser à rien parce que c\u2019est ainsi que viennent les idées.4 » + Jai quitté El Ghazoua en disant à Kaltoum que j'allais faire un tour à Marrakech.Elle m'a simplement dit: «Dieu te protège, je m'occupe du reste!» Le reste, c \u201cest une \u2018famille de six berbères, deux vaches, deux veaux un peu plus beaux que leur mère, quinze moutons, quatre chèvres, des chameaux dans le paysage et une maison grande comme le rez-de-chaussée de Place Ville-Marie, en plus solide, et le désert autour.Je vis là depuis trois ans en attendant qu\u2019ils arrêtent d\u2019obstruer le Sahara pour que je puisse me rendre en paix et à dos de chameau à la foire annuelle de Tombouctou.Je ne pouvais plus attendre et je me suis rendu au festival annuel de Marrakech où j'ai acheté un billet d'avion.Montréal, après quinze ans d'absence, m\u2019accueille à l'aéroport de Mirabel avec des précautions antiseptiques.Une espèce d'aspirateur à roulettes vient se coller sur votre carlingue et vous suce jusqu\u2019à la douane où je nai rien à déclarer.Un autobus m\u2019amène au centre de la ville.ll y a beaucoup de monde et vous êtes là.Je vous reconnais immédiatement.Les années ont mis des épices dans vos cheveux et des mots charmants dans votre bouche pour me souhaiter la bienvenue.J'habite chez vous face au port.Un port bien tranquille qui l\u2019était moins lorsque j'y débarquai il y a vingt-cinq ans.L\u2019immeuble de la Sun Life était alors \u20ac ce : qu \u2018il y avait de plus audacieux dans le paysage.Il y avait aussi une charmante buvette où l\u2019on dégustait de la bière d'épinette.I! y avait beaucoup de choses qui ne sont plus là aujourd'hui.Le lendemain de mon arrivée, j'avais assisté au défilé de la Saint-Jean-Baptis- te.J'étais aux abords de la tribune officielle qui contenait monsieur Cami- lien Houde et quelques prélats cramoisis.J'avais vu passer sous mes yeux ahuris un petit saint-jean à poils qui lui ressemblait comme deux gouttes d'eau sous une peau de mouton, des voitures décapotables, enjolivées de dignitaires, des écoliers à qui on avait dit de se taire et d'agiter des drapeaux anglais, des catcheurs dont on fait des agents de sécurité, des Gallois avec des poireaux à la boutonnière, des Irlandais enguirlandés de trèfle et des Ecossais qui mangeaient des chardons pour ne pas dire de bétises.Une génération est passée par-dessus.En attendant qu\u2019elle passe, je m'étais fait bûcheron dans le bout de l\u2019Abitibi, comme tout le monde, car c'était encore ce qu\u2019on pouvait faire de mieux si on voulait éviter de vendre des tapettes à mouches et des rosaires aux Suite page 22 20 - 22 octobre 1977 spa aedsidd - uield SIU3G OJOUd | AEE ores La Century 1978.Une Buick à nulle autre pareille.- LE me ee Cette Century entière- que pour les éléments de sus- ers Pratiques.ment nouvelle est pratique, jambes et le pension a Labattant élégante et agréable à coffre assortis Ne s'abaisse maintenant au conduire au\u2019plus haut est plus # par ordina- ; ; niveau du plancher du point.La Century 78 au grand / teur comme .=\" de plus compartiment de charge et profilage aérodynamique, © que { les grandes ae grande la glace arrière se relève.celui de Buick, ce qui assure TT cylindréeet La Buick Century 1978 est la Century de ; un roulement doux et un V8 sont une nouveauté dans la l'année dernière.silencieux.Toutes les livrables en option.Les tradition de Buick.Elle Elle a le cachet Century ont un nouveau boîtes de vitesses compren- témoigne d'un grand d'une coûteuse voiture V6 de 3.2 litres (196 po.cu), nent une boîte manuelle européenne et sa d'une grande douceur avec levier au plan- taille nouvelle lui de fonctionnement.Un V6 cher et une boîte automatique à trois donne une grande rapports.Les deux dé +2 maniabilité dans la arrière AE circulation ainsi que familiales entièrement de lignes dans les espaces restreints nouvelles ont un V6 de fuyantes, est de grand de stationnement.Les sept 3.8 litres (231 po.cu.), une confort pour six personnes, coupés et sedans Century boite automatique, une savoir-faire, mais elle a car elle offre plus ont une carrosserie sépa- maniabilité exceptionnelle l'art de plaire car c'est et de nouveaux avantages une Buick.: d'espace en hauteur ainsi rée du cadre et des ° e ° r ° Le savoir-faire qui a l'art de plaire.Certains des équipements représentés ou mentionnés sont livrables en option, moyennant supplémenta Eo per A AM TI (Te Tae + ~7 mm UCI =i Vous sentez le coureur des bois s'agiter en vous, votre \u201cpetite nature\u201d peut supporter la vraie, la grands.il n'y a que des \u201cbouts du monde\u201d pour vous contenter et votre \"U humour résiste à toutes les inlempénes .Alors, ne rêvez plus d'aventure, vivez-la à travers nos huit destinations.et ce pour moins de $1300.tout compris (départ du 24 déc au 15 avril) AMAZONIE: descente en pirogue ( 4 semaines) ANDES: expédition à dos de mule (4 semaines) GALAPAGOS: découverte d'une faune unique (4 semaines) MAROC: caravane de chameaux (3 semaines) GUATEMALA: fêtes chez les Indiens de Nuevo Progreso (3 semaines) MEXIQUE: descente du canyon Del Cobre en canot pneumatique (3 semaines) SENEGAL: découverte du fétichisme africain {4 semaines) THAILANDE: la jungle à dos d'éléphant (4 semaines) détenteur d'un permis du Québec D rl b wR 3 ou « ) Ya ae I ad seen cLus AVENTURE CLUB AVENTURE VOYAGES INC., 399, boul.LABELLE, CHOMEDEY, LAVAL H7V 2S5 TÉL.: 688-4632 (nous acceptons les frais d'appel) Nv \u201d tous les programmes sont aussi disponibles sur la base de 2 ou 3 semaines.veu 0 Mia mai St vo ws wat OL Animaux Sauvages COLLECTION DE TIMBRES 104 Procurez-vous cette exquise collection de 45 timbres d'animaux, natifs de 20 pays etrangers.Tous, timbres de poste authentiques! 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Vous receverez aussi pour examen d'autres billets fort intéressants.Achetez le nombre que vous voudrez de ces derniers ou même aucun, renvoyez le reste, annulez n'importe quand votre inscription au service, la collection restera\u2019 votre propriété.Harris Bank Notes, Dép.8D-58, Boston, Mass.02117 U.S.A.perspectives est publié chaque semaine par Perspectives Inc.231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1M6 e Tél.282-2224 Directeur de la rédaction Pierre Gascon Directeur adjoint Jean Bouthillette Directeur artistique Pierre Legault Rédaction Edouard Doucet Isabelle Lefrançois Adrien Robitaille Photographe Denis Plain Secrétariat Gisèle Payant Service artistique Marthe Bolduc Michel Brunette Roger Dion Michel Genest France Lafond Président Paui-A.Audet Vice-président Charles d'Amour Secrétaire Guy Pépin Trésorier Gaston Vachon Représentant publicitaire MagnaMedia Limitée 231, rue Saint-Jacques Montréal H2Y 1IM6 Tél.282-2120 1SSN 0380-6790 22 octobre 1977 - 23 Canadiens français qui ne savaient pas qu'ils étaient Québécois.Ça y est, c\u2019est fait.F.L.Q., M.L.Q., 1.D.Q.ont fini par se mettre d\u2019accord sur P.Q.; C.Q.F.D.Je ne crois pas encore en Dieu mais je crois que Monsieur Lévesque existe et qu'il faut «faire» avec.N'est-ce pas lui qui nous a donné la lumière électrique?J'avais eu le plaisir de le rencontrer peu de temps après.!| était alors ministre des Ressources naturelles et une panne de courant avait plongé Montréal dans le noir absolu.J'étais allé frapper à sa porte et il m'avait invité à manger des cretons aux chandelles.!l-s\u2019était même \u2018laissé photographier avec un air de circonstance.Je connais plusieurs ministres, mais ses cretons sont les meilleurs que j'aie goûtés après ceux de Mme Chouinard.Rien n'a changé; tout a changé.Aujourd'hui la ville s\u2019étage verticale et se gratte le ciel d\u2019un air conditionné avec le mont Royal pour chlorophylle et sa croix par-dessus.J'avais quitté Montréal du temps où il était question de la faire sauter.Le temps a mis du français dans toutes les bouches et effacé les souvenirs incongrus d'un passé anglophone.Le graphisme a remplacé le placard tapageur aux prétentions bilingues.La ville parle avec ses mains, fait des signes et vous emballe ses messages publicitaires avec un art tacite.Les rues décimées s\u2019accrochent a leurs arbres, le petit Coin s\u2019enracine, se défend pied à pied, l'immobilier s\u2019essoufle, rencontre le chômage et fait la grève au milieu du parcours.L'ouest aux yeux d\u2018Anglaise garde son sang-froid, s'habille boutique et s'encanaille aux terrasses du centre.J'étais parti de Montréal en oubliant de refermer ma porte et la ville en a profité pour percer une rue à travers mon deux-pièces.La morgue municipale est devenue restaurant, fruits de mer, spécialités maison.Le vieux quartier a fait peau neuve et le reste a vieilli.A l\u2019est, tout est refait de bric et de broc et le soir, à la fraîche, la bière se déguste sur les perrons repeints dans des accents aux tournures de Babel.Un jour, un général gaulois cria cocorico et tous les coqs à la ronde se réveillèrent en chantant, croyant que le jour était arrivé.On en châtra quelques-uns, d'autres devinrent ministrables et, en moins de dix ans, ils furent tous récupérés.On leur distribua des portefeuilles, des coups de matraque, des promotions et des électrochocs à vous faire passer le goût du lapsus.Le Parlement.C\u2019est tout dire.Ferait mieux de se taire.Ça va faire mille ans que le Québec est libre sans que le Parlement s'en mêle.* * * Quelques années après la Seconde Guerre mondiale, un pasteur travaillant à son compte et porteur d\u2019une bible trafiquée atterrissait aux îles Belcher, territoire aujourd'hui québécois situé quelque part au milieu de la baie d'Hudson.Dix ans plus tôt, Flaherty avait tourné au même endroit un film \u2014 Nanouk \u2014 sur la vie d'une tribu RIEN NA CHANGE, TOUTACHANGE.esquimaude, sans déranger personne.Le pasteur précha pendant deux jours et s\u2019en alla en promettant l\u2019arrivée du messie.Après des lunes de patience, et le messie n\u2019étant toujours pas arrivé, les Esquimaux décidèrent d'en choisir un.ls élirent le meilleur chasseur du village et le nommèrent Grand-Jésus.Comme Grand-Jésus à l'usage se révélait inapte, ils en trouvèrent un autre qui accepta de s'appeler Petit-Jésus: Petit-Jésus abandonna femme et enfants pour convoler avec une vierge qu\u2019il baptisa Sainte-Marie, joignant ainsi l\u2019inceste à la parole.Puis il partit à la chasse.Lorsqu'il revint, il trouva ses enfants nus abandonnés, morts de froid sur la banquise, sa femme avec un méchant coup de harpon dans l'oeil et enceinte d\u2019un Mini-Jésus.Alors Petit- Jésus se fâcha et régla ses comptes.Comme il ne restait plus grand monde aux îles Belcher, la R.C.M.P.finit par s'en apertevoir et, après un procès discret qui se déroula à Moose Factory, Petit-Jésus fut déporté à la rivière de la Grande Baleine où il apprit à.conduire un canot à moteur.Cette histoire abracadabrante se passait avant la révolution tranquille.Aujourd\u2019hui, le taux de la natalité esquimaude est deux fois supérieur à celui de l'Inde.Il y a au Québec quatre mille Esquimaux qui se promènent en skidou, boivent une moyenne de quatre coca-cnlas par jour et fournissent du travail aux quelque vingt mille personnes chargées de s'occuper d'eux.Le gallon d'eau potable colte vingt-deux cents et le coca-cola soixante-quinze le flacon.La douche hebdomadaire des enfants de Sagluk revient a sept dollars par téte.On leur a donné un satellite pour qu'ils puissent téléphoner et regarder la télévision.Ils ont cessé d'attendre le messie depuis qu\u2019ils ont l'assurance sociale et des machines à laver le linge sale en famille.* * * Avant d\u2018apprendre a torturer le mot enflure pour en faire inflation, on disait: c\u2019est la crise, et, deux alka-seltzer plus tard, on parlait d'autre chose.On dirait qu'aujourd'hui il n\u2019y a plus que ça pour qui se.met en peine de lire les journaux.La parole fait des ravages dès qu'elle s\u2019écarte de sa raison d'être simplement aimable et non chargée d'idées à vous faire peur.Le Québec est un des rares pays où l\u2019on peut encore dire bonjour a quelqu\u2018un sans se faire mordre.Evidemment, ça ne sert à rien.Mais c\u2019est bien agréable et ça me donne envie de rester.L\u2019été a rallumé les feux de la Saint- Jean.On a dansé dans les rues.Du beau délire comme je n\u2019en avais pas vu depuis lurette, un bel exemple pour les tombeurs de bals musettes en rupture de Bastille, Je vous \u2018ai rencontrée dans un café de la rue Saint-Denis et je ne sais plus très bien où j'en suis.Retourner en Barbarie, rester ici?Aurais-je enfin trouvé la Mongolie?En traversant le parc de La Vérendrye je me suis souvenu du nom des arbres, des plantes, des fleurs.Les lieux que je 22 - 22 octobre 1977 te faisais connaître m\u2019étaient à nouveau familiers.J'ai retrouvé un ami.En quelques heures nous avons fait l\u2019aller- retour de nos souvenirs pour parler du présent et constater que rien ne change, que le temps n\u2019existe pas, que tout se renouvelle et qu'il est l'heure.de se mettre à table avant que ça ne refroidisse.Nous avons bu du vin et du bon thé du Labrador qui venait tout droit de Natashquan.Nous avons fait le tour d'un lac en canot.Il y avait le parfum du bois après la pluie, des bolets qui poussaient entre les orteils du petit Nicolas, des baies à croquer et bien des choses pour une autre fois car il est temps de reprendre la route.Senneter- re, Desmaraisville, des pistes de gravelle menant à des lacs aux noms étranges, des Indiens sur le sentier de l\u2019usine.Jusqu'à Chibougamau, au bout du monde, où nous avons dormi au-dessus d'une taverne, accompagnés de cinquante buveurs-compositeurs qui chantaient «Viens donc prendre un verre de bière, mon minou»! J'avais chanté de même, il y a vingt-cinq ans, la nuit du jour où j'avais pris ma première dose.Puis le retour par le Lac-Saint-Jean, Roberval, Val-Jalbert en vitesse et la descente du Saint-Maurice plein de pitoune.C'était bien beau.Nous sommes allés dans les Cantons de I'Est voir se lever la lune et un chien est sorti du brouillard pour nous faire faire le tour du propriétaire.Je n'ai pas eu le temps de tout revoir mais j'ai vu un chauffeur d'autobus descendre de son véhicule pour aider un aveugle à traverser le boulevard Dorchester; une dame ramasser un papier pour le mettre dans une poubelle avec des gants en satin noir; un clochard me demander «trente sous» et me rendre la monnaie d'un dollar; une très jolie femme qui te ressemblait et Patrick Straram boire une liqueur douce.J'ai entendu l\u2019'Heptade d\u2019Harmonium, une sonate pout hautbois et violoncelle dans le petit parc devant l\u2019église près de chez l\u2019ancien Morgan où j'ai déjà vendu des tapis, et tous les mots d'amour que tu n'as pas osé me dire.J'ai senti le parfum douceâtre du relish, l\u2019odeur de tes ruelles et ta main dans la mienne.J'ai goûté les fruits de tes marchés, les poissons de tes rivières, à tous les plaisirs de ton corps silencieux, communié d\u2019un hot-dog steamé sur la Main et j'ai été touché par la grâce de ta simplicité.D'accord, je reste, mais pour quoi faire?Passer à la ligne, changer d\u2019alinéa, marcher le long du fleuve et chercher, verbe précieux, les mots qu'il faut pour vous faire un enfant dans l'oreille.Cueillir une laitue dans votre potager.Le Markaska amène sa passerelle.Le soleil va se coucher derrière la montagne.Le ciel est jaune et les quais sont déserts.C\u2019est l'heure où le monsieur au cigare fait sa promenade quotidienne et où la dame aux chiens aère ses caniches.La marquise va bientôt rentrer et nous allons mettre la table et une virgule à notre idylle parce que j\u2019aimerais bien que ¢a continues 22 octobre 1977 - 23 Epargnez el participez au tirage de rêve de la Banque de Montréal.Vous ferez d'une pierre deux coups.Vous économiserez en vue de réaliser vos propres rêves et vous courrez la chance de gagner une propriété de rève, des vacances de rêve ou des prix de rêve en argent.Pour chaque $50 que vous déposerez dans un comple personnel d'épargne ou de chèques à la Banque de Montréal, à partir de main- tenani et jusqu'au 2 décembre 1977, vous recevrez un bon de participation pour le tirage de rêve.À la fin du concours, |l} noms gagnants seront tirés\u201d Tout ce qu'il vous faut, c'est un compte à la Banque de Montréal.Ouvrez-en un el épargnez chez nous.Si vous avez déjà un comple, continuez à épargner régulièrement.Vous pourriez gagner beaucoup.Pensez-y.Gagnez S150 000 pour construire la propriété de vos rêves.ll y a aussi S150 000 en prix; dix prix-vacances aux Îles Britanniques, en Méditerranée, La Première Banque Canadienne Banque de Montréal à Rio, en Orient ou à Tahiti (ou l'équivalent, $5 000 en argent), et cent prix de $1 000 chacun en argent pour vous aider à réaliser certains de vos rêves.Vous épargnez sans doute dans le momeni.Pourquoi ne pas le faire à la Banque de Montréal?En plus des avantages courants de nos comptes d'épargne et de chèques, vous avez la chance de gagner un prix de rêve.Faites d'une pierre deux coups.Ouvrez votre comple aujourd'hui.\u201cVous trouverez fous les détails de ce concours dans toutes les succursales de la Banque de Montréal.Afin de se mériter leur prix, les ga- gnanis devroni répondre correctement el dans un temps limité à une question d'habilité.maihématique.\u2018 Styles # 1.243 Hommes $12.99 Enfants Pantoufles tout de cui pour toute la famille $10.99 Garcons $11.89 Jeunes filles $10.99 et Entants C-mclus.ren chèque ou Mandat pour 7 rue Bimam, Montréal Qué.Canada COMMANDES TELEPHONICUES & S14 314 1) 4000 ; FRAIS v RES NON ACCEPTÉS Commandez aujourd'hur' Garanties eu argent remis! AJOUTEZ 51 80 DE MANUTENTION resorts du Qué ai Ge ( mpoutér Là tant de vonte ET PLUSIEURS AUTR Oui, ce timbre de 1951 commémorant le premier timbre canadien émis 100 ans aupsravant vous est offert avec d'autres émissions historiques canadiennes: la Princesse Blizabeth, Sir Wilfrid Laurier, Lester B.Pearson, entre autres! Nous vous enverrons d'autres jons en approbation.Vous pouvez en acheter ou non et nous le resta.Annulez ce service quand vous voulez.Faites-le P Jeunes filles vos.Code Postat chaussures SJ \u2018oiseaublem inc.3 P3 B/P 280 V.M.R.Montréal, Qué.Canada H3P3CS aujourd'hui mame! dès aujourd'hui à: CEP oer WILLIAM STAMP CO.ST STEPHEN, N.8., CANADA LA PREMIÈRE COMPAGNIE DASSURANCE-VIE AU PAYS À VU LE JOUR À QUÉBEC EN 1833.C'EST LA STANDARD.Ville de Québec 1830\u2014 Musée McCord.Montréal.Une longue histoire Nous tirons une juste fierté d'avoir établi à Québec.en 1833, notre première succursale.Les affaires ont progressé rapidement.Et déjà vers la fin des années 1850, nos nombreuses agences réparties à travers le pays pouvaient offrir aux Canadiens la sécurité d'une assurance sur la vie.Louverture du chemin de fer transcontinental du Canadien Pacifique nous a permis de relier nos opérations de l'ouest à l'est du pays.Et dès 1886, nous choisissions de concentrer les activités de la compagnie à Montréal.\u2014 Le siège social s'y trouve toujours depuis ce temps.La Standard et le développement du pays Grâce à la confiance des titulaires de polices qui nous confient leurs épargnes sous formes de primes, nous pouvons investir dans divers secteurs de l'économie canadienne.Ainsi, la Standard a constamment injecté des fonds dans l'industrie et le commerce canadiens, dans le financement des activités gouvernementales ainsi que dans les richesses naturelles.Ces investissements ont pour effet de stimuler l'emploi, d'augmenter la qualité des biens et services, d'accroitre la productivité et d'améliorer le niveau de vie.Notre revue annuelle contient des détails complets sur tous nos secteurs d'activités et de placements.Vous y trouverez également des éléments complémentaires sur notre historique et l'accroissement de nos bénéfices.Ecrivez à notre succursale le plus près de votre localité pour recevoir votre exemplaire.La Standard et vous Parce que nos placements nous ont toujours rapporté des bénéfices au cours de nos 144 années d'existence.nous sommes en mesure d'offrir à nos titulaires de polices des conditions très avantageuses.Nous estimons toujours que rien ne peut remplacer les conseils et l'assistance d'un agent d'assurance-vie compétent.C'est pourquoi nous attachons une grande importance à la sélection et à la formation de tous nos représentants.Téléphonez et prenez rendez-vous avec l\u2019un d'eux, il saura vous recommander la couverture et le type d'assu- rance-vie qui convient à vos besoins particuliers.Nous sommes les premiers dans le domaine des rentes collectives, c'est-à-dire la gestion des caisses de retraites des petites, moyennes ou grandes entreprises.Si nous sommes les leaders dans ce domaine, c'est qu'en plus d'être parmi les pionniers nous y avons consacré beaucoup de temps et d'expérience financière.Et nous appliquons à chacune de nos polices d'assurance- vie cette même expérience que nous avons acquise au cours de toutes ces années auprès des sociétés canadiennes.Le service de qualité et la sécurité que nous, la Standard.offrons à nos clients et détenteurs de polices ne peuvent qu'être le résultat d'une longue expérience et d'une saine planification.STANDARD asus, LIFE compagnie d'assurance sur la Vie NOTRE PASSE EST GARANT DE VOTRE AVENIR an NOTE DE LA REDACTION \u2014 A sa demande \u2014 et à ses frais! \u2014 nous avons, après l'adoption de la loi 101, dépéché notre rédacteur Guy Fournier en France afin qu\u2019il puisse y étudier la situation du français.Les résultats de son enquête sont si sombres qu\u2019il y a tout lieu de craindre le pire pour la langue qu\u2019on parle au pays de nos ancêtres.Nous osons espérer pour tous les francophones du Québec que le Premier ministre René Lévesque aura le courage d'aborder cette épineuse question de la langue avec le président Giscard d'Estaing.PARIS \u2014 (De notre envoyé très spécial) \u2014 C'est triste de l'écrire mais tous les francophones que j'ai rencontrés en France \u2014 ce pays recèle actuellement la plus forte concentration de francophone au monde \u2014, ne semblent pas voir les dangers épouvantables qui guettent leur langue.D\u2019abord, ils sont entourés de dizaines et de dizaines de millions d'étrangers sans compter ceux qui les rongent de l\u2019intérieur, principalement à Paris.Si nous avons, nous Québécois, le malheur d'être encerclés par 200 millions d\u2019anglophones, notre situation est rose par rapport à celle du francophone qui vit en France.Il est cerné par autant d'étrangers qui parlent des langues aussi barbares et peu courantes que l\u2019allemand, l'italien, l'espagnol, le flamand, le gaélique, pour ne rien dire de l'anglais dégénéré que parlent outre- Manche 50 millions de Britanniques, anglais que même les Américains ont du mal à comprendre.A Paris, c\u2019est la confusion des langues.Quand vous marchez dans la rue, non seulement vous entendez un français dont je vous parlerai tout à l\u2019heure, mais des conversations animées se poursuivent en allemand, en italien et dans des dialectes africains que je ne saurais même pas identifier.Les francophones de là-bas sont si insouciants du péril qu\u2019ils entretiennent un hôpital américain, des écoles anglaises, allemandes, espagnoles où les immigrants et les résidents sont libres d'envoyer leurs enfants.J'ai eu beau m\u2018informer, interroger autorités et passants, je n\u2019ai trouvé nulle part la moindre trace d'un Mouvement pour une France française et je n\u2019ai vu sur aucun mur le slogan «La France aux Français» qui s\u2019imposerait pourtant de la manière la plus urgente puisque non seulement la France est envahie par les multinationales américaines, hollandaises et allemandes, mais elle a même enfanté les siennes.C'est dire à quel point l\u2019abcès a pris des proportions affolantes.La vitesse avec laquelle la langue française perd ses droits est vertigineuse.Il y a quelques années seulement, si vous demandiez un demi- 24 - 22 octobre 1977 eZ RA aN LR Wi PAUVRES FRANÇAIS! pamplemousse dans un bistrot, on ne sourcillait même pas et on vous l\u2019apportait.Aujourd'hui, à moins de commander un «grapefruit» \u2014 que les puristes écrivent avec un trait d'union s\u2019il vous plaît \u2014, vous n'aurez rien du tout.En tout cas, rien qui ressemble à un pamplemousse traditionnel! De plus en plus, les francophones apprennent l'anglais et les films américains en version originale sont courants dans les salles de cinéma.J'ai vu de mes yeux des dizaines de produits d'Angleterre ou des Etats-Unis dont les étiquettes ne comportaient aucun mot de français.Même les étiquettes françaises des produits fabriqués en France portent la mention «made in France».Pour un Québécois francophone qui se bat avec l'énergie du désespoir pour conserver sa langue, c\u2019est un choc dont il est difficile de se remettre.Les quelques prêtres que j'ai interrogés ont admis que la langue, qui est gardienne de la foi, doit perdre beaucoup de terrain puisque leurs églises sont presque vides.Elles sont fréquentées surtout par des vieillards pour qui le latin est plus familier que l'anglais.Ce n\u2019est pas le plus tragique.Si je vous révélais que de plus en plus de francophones français ne comprennent plus des mot authentiquement français ou leur prêtent un sens qui n\u2019a rien à voir avec la réalité! C\u2019est ainsi qu\u2019ils ne savent pas \u2014 ou confondent avec autre chose \u2014 ce que sont des «marchandises sèches », une «brassière», un «centre d'achats», un «char», du «gaz», de «l'huile à Diesel», le «souper», le «déjeuner», le «magasinage», un «parc de stationnement», et combien d\u2019autres mots aussi courants que ceux-là.Ils parlent de «goal», de «footing», de «penalty», de «drugstore», de «fuel», de «gasoil», de «shopping», de «starter», de «parking», etc.Etvous devriez entendre la façon dont ils les prononcent! Même un Anglais ne comprend pas! Je sais que notre gouvernement a déjà beaucoup de choses à sauver et qu\u2019il en a plein les bras, mais il faut faire quelque chose pour les Français.Après tout, ce sont nos ancétres et nous devons veiller sur eux comme nous veillons sur nos monuments historiques.Notre Premier ministre doit convaincre le président Giscard d'Estaing d'adopter une loi 101 pour son pays.Les francophones français doivent abandonner leur inclination à farcir leur langue de mots anglais et, surtout, ils doivent faire un effort immédiat pour parler un français que nous comprenons.Il ne faudrait pas que ces francophones d'outre-mer oublient qu\u2019ils ne sont que 55 à 60 millions et qu'ils sont entourés de 200 millions d\u2018allophones! Courons vite au secours de la mère patrie! 22 octobre 1977 - 25 \"ur ££ UCIUDIE yey La vérité: au en CY télécouleur: + & CRETE CIRE ol our gue le nom soit apposé.§ Sei Le a a madele ave ecrans de 14\u201d\"jusq ER Hiustration: Le PE ry SJ3543E, DessUs et
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