La tribune, 9 mai 2020, Cahier 1
[" SAMEDI 9 MAI 2020 SHERBROOKE | 96 PAGES | 111e ANNÉE, N° 35 latribune.ca 2,99 $ taxes en sus PP40011259 ÉDITION WEEK-END MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE Laure Waridel «On ne peut plus continuer comme ça» PAGES 3 ET 4 Brigitte Breton Les «mères» du réseau de la santé PAGE 22 ANAÏS BARBEAU- LAVALETTE DU CŒUR AU FRONT UN MUSÉE AU BUNKER?PAGES 34 À 36 MANDEVILLE Attendre le déconfi nement, c\u2019est se sentir inutile PAGE 16 Mères au front Mireille Elchacar a bien entendu l\u2019appel PAGES 4 ET 5 PAGES 6 ET 7 Après une grossesse inattendue, Audrey Giguère et son conjoint Éric Allard ont maintenant cinq petits êtres à aimer : Ève, 4 ans, Thomas, 2 ans, et les triplés Émy, Léa et William, qui auront un an le 16 mai.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU DE DEUX\u2026 À CINQ! On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Information et conseils à l\u2019intérieur.0038365 0038263 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 2 ACTUALITÉS mangeait nos collations collés, on travaillait collés\u2026 Ils vont avoir leur propre bulle. » « Il y a des câlins qui vont être remplacés par des petites danses «, souligne-t-elle.Sa collègue avait confectionné des masques, mais elle ne savait pas encore si elle en porterait un.CHANGEMENTS EN VUE « On a été obligé de doubler la récréation pour avoir le moins de jeunes possible à l\u2019extérieur.On a aussi doublé le temps de dîner.Ils mangent tous dans la classe.Un des grands enjeux a été de trouver des surveillants », note la directrice.« Les élèves ne pourront pas jouer au ballon-chasseur.On a permis que les élèves apportent une balle, une corde à sauter, un jouet qui va les rendre actifs pendant la récréation. » Autre grand défi : le transport scolaire.« Ici, le bassin d\u2019élèves est très loin, ce sont des élèves transportés. » Elle s\u2019attend donc à voir environ 150 véhicules de parents aux abords de l\u2019école, en plus de quelques autobus scolaires, alors qu\u2019il n\u2019y a déjà presque pas de places de stationnement disponibles et pas de débarcadère.« On a fait une entrée le matin où on va d\u2019abord gérer les autobus et ensuite, de 8 h 15 à 8 h 45, les parents vont pouvoir reconduire leurs enfants.On les accueille à l\u2019extérieur, on les guide vers la station de lavage », indique Mme Laroche.Les enfants devront se laver les mains entre autres chaque fois qu\u2019ils entrent dans l\u2019école et à la sortie des classes.« Chaque fois qu\u2019il y a un changement, un déménagement de locaux, il faut faire cette hygiène-là. » « On a revu de fond en comble tous nos processus.C\u2019est de l\u2019optimisation! » lance la directrice, en soulignant toute la complexité d\u2019orchestrer le retour des enfants.Quelques parents ont demandé de réintégrer leurs enfants un peu plus tard que prévu, question de voir comment se dérouleraient les premières journées.La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) avait convié les médias à visiter les aménagements faits en prévision de la rentrée dans cette école primaire.À notre sortie, des parents rentraient par une autre porte afin de venir récupérer du matériel laissé à l\u2019école depuis la fermeture des établissements de la province, le 13 mars dernier.Sur place, un père était là pour récupérer le matériel de ses deux fillettes de sept et neuf ans.Le fait de travailler a influencé la décision du retour à l\u2019école, commente Mathieu Lacroix, un employé de la Ville de Sherbrooke.« Les filles ont hâte de revenir, mais la plus jeune, étant donné qu\u2019elle change de professeure, elle est stressée », souligne-t-il.ISABELLE PION Isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des pastilles étampées par terre, un sens unique pour se déplacer dans l\u2019école, des tables munies d\u2019un écran protecteur, une bibliothèque transformée en salle de classe : l\u2019école Notre-Dame-du- Rosaire finalisait vendredi les derniers préparatifs en vue de la rentrée scolaire de lundi, à l\u2019instar des écoles du Québec qui mènent un grand blitz.Dans cette école primaire, 250 des 440 élèves reviennent terminer leur année.Les plus grands, à partir de la troisième année, sont les plus nombreux à revenir, souligne la directrice, Isabelle Laroche.« On va pouvoir boucler la boucle », dit-elle en soulignant l\u2019importance de cette étape pour les « finissants » de sixième année, visiblement émue.« Ce qui est bien, c\u2019est que ça va nous permettre de les voir une dernière fois, de terminer l\u2019année en beauté avant de voir ce qui nous attend à la rentrée. » Dans cet établissement de l\u2019arrondissement des Nations à Sherbrooke, le taux de fréquentation est de 62 %.À la CSRS, ce sont quelque 8000 élèves qui reviennent en classe, avec un taux de 67 %.LOT DE DÉFIS Cette « rentrée » en pleine année scolaire, du jamais vu, a entraîné son lot de défis.À Notre-Dame- du-Rosaire, les classes sont dotées de tables, plutôt que de pupitres.Dans la classe de maternelle de Cassandra Beaudoin, les petites tables ont été espacées.L\u2019endroit était déjà doté d\u2019un lavabo, avant la crise de la COVID-19.Seules deux jumelles pourront s\u2019asseoir l\u2019une à côté de l\u2019autre à la même table.L\u2019enseignante de maternelle a préparé des pochettes individuelles dans lesquels les 12 enfants pourront piger et qu\u2019ils pourront conserver un certain temps.Comment entrevoit-elle la gestion de sa classe, alors que les tout-petits sont souvent bien affectueux à cet âge?L\u2019enseignante de maternelle a pensé à chacun des aspects.« Ça va être un bon défi.Les enfants sont habitués d\u2019être toujours ensemble.On SHERBROOKE \u2014 Des élèves de l\u2019école primaire Sacré-Cœur reprendront les classes à l\u2019école secondaire Montcalm.Il s\u2019agit des seuls élèves qui se retrouvent dans une école secondaire de la Commission scolaire de la Région-de- Sherbrooke (CSRS).L\u2019école à vocation artistique était déjà à l\u2019étroit.Sept classes sont à Montcalm et reprendront mercredi plutôt que lundi.Comme les enfants proviennent d\u2019un peu partout sur le territoire, les parents ont déjà été avisés qu\u2019ils devraient reconduire eux-mêmes les enfants, précise le directeur du secrétariat général et des communications de la CSRS, Donald Landry.Du transport scolaire avait été réclamé par les parents d\u2019environ 2000 élèves.La commission scolaire estime avoir pu répondre aux trois quarts de ces demandes.Au total, sept écoles de la CSRS feront une entrée décalée sur quelques jours.Cette première semaine sera écourtée par la journée pédagogique de vendredi : le calendrier scolaire n\u2019a pas été modifié, précise M. Landry.Dans notre édition de vendredi, le Syndicat de l\u2019enseignement de l\u2019Estrie (SEE) soulevait tout le travail qu\u2019il restait à faire pour l\u2019aménagement de différentes mesures, notamment en ce qui concerne l\u2019installation de stations de lavage de main.Le président du SEE demandait aux commissions scolaires de reporter la rentrée si elles ne se sentaient pas prêtes.« On va être prêts, commente Donald Landry.En même temps, on l\u2019a dit plusieurs fois.On va s\u2019ajuster.Ça ne sera pas parfait. » La commission scolaire va fournir différents types d\u2019équipements aux employés.Les enseignants qui souhaitent porter un masque pourront le faire, à leur choix.Des masques réutilisables ont été commandés par l\u2019organisation, mais elle ne les avait pas encore reçus au moment d\u2019écrire ses lignes.ISABELLE PION Des élèves de Sacré-Cœur iront à l\u2019école secondaire Montcalm «?RENTRÉE?» SCOLAIRE Un blitz jamais vu pour l\u2019accueil NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA La directrice de l\u2019école Notre-Dame-du-Rosaire, Isabelle Laroche \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 3 ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est elle qui, il y a 15 ans, nous disait qu\u2019acheter, c\u2019est voter.On constate, tout comme elle, que sous la secousse de cette crise, tout le monde (ou presque) veut « manger local ».L\u2019écosociologue Laure Wari- del tire la sonnette d\u2019alarme depuis longtemps \u2014 trop longtemps.Cette « Mère au front » s\u2019impatiente.Parce qu\u2019il n\u2019est plus question des « générations futures », mais bel et bien de nos enfants.À l\u2019invitation de la cinéaste et autrice Anaïs Barbeau-Lava- lette, elle a cofondé Mères au front, pour exiger de nos dirigeants d\u2019adopter des politiques publiques afin d\u2019assurer l\u2019avenir de nos enfants qui grandissent.Laure Waridel a deux adolescents de 17 ans et 15 ans.« Ma fille Alphée a des besoins particuliers, ce qui retarde sa croissance et son développement.Elle fait partie des personnes les plus vulnérables à l\u2019égard des changements climatiques.On le sait : quand il y a des canicules et des inondations, il y a des gens qui sont plus vulnérables que d\u2019autres.Elle en fait partie. » « L\u2019amour sera notre arme de construction massive pour la suite du monde », écrivait récemment l\u2019autrice de La transition, c\u2019est maintenant dans une lettre ouverte.« Quand on donne la vie, on se fait la courroie de transmission de l\u2019espèce humaine.On sent qu\u2019on a une vie autre que la nôtre qui pousse en nous.Il y a, dans l\u2019imaginaire collectif, tout ce rapport à la transmission de la vie qui se fait par la maternité.C\u2019est un moteur très fort.Dans cet instinct de survie, on a besoin, comme mères, de protéger ses petits (.) On est à un moment de l\u2019histoire où il y a une menace qui pèse sur nos enfants et nos petits-enfants.Cette menace, ce sont les changements climatiques.On peut prendre des décisions différentes maintenant pour prévenir le pire.Et on ne le fait pas.C\u2019est ce qui active notre désir d\u2019agir, ce besoin de protéger nos enfants contre une menace réelle et qui malgré cela, ne suscite pas des actions à la hauteur de l\u2019urgence. » « FUCK LE CHOCOLAT » La fête des Mères devait être un prétexte pour un grand rassemblement à Ottawa, pour faire passer ce message.La pandémie a changé les plans, mais les Mères au front, elles, ont choisi d\u2019autres façons de se faire entendre.Laurence Waridel, au bout du fil, rappelle qu\u2019elle souhaitait, avec les autres mamans, « highjacquer la fête des Mères ».« Fuck les fleurs, fuck le chocolat, nous exigeons de nos dirigeants les gestes politiques nécessaires pour protéger la sécurité, la santé et le bien-être de nos enfants. », écrivait-elle aussi dans sa lettre ouverte.Que l\u2019on soit maman ou non, elle invite les gens à se mobiliser, y compris ceux qui ne s\u2019étaient pas engagés jusqu\u2019ici.« La réflexion que l\u2019on avait avec Anaïs, au début, c\u2019est : qu\u2019est-ce qui transcende toutes les cultures, toutes les religions, tous les niveaux de revenus, toutes les allégeances politiques?C\u2019est l\u2019amour que l\u2019on a pour nos enfants.Il faut que l\u2019on mise sur ce qui nous rassemble et qui nous unit tous pour mettre de l\u2019avant des solutions.Elles sont là, elles sont à notre portée.C\u2019est ce qu\u2019il y a de plus frustrant.On pourrait le faire, mais on ne le fait pas. » « On a besoin de monter au front, ensemble, d\u2019envoyer un message à nos élus. » « PAS ENTENDUS » Oui, Laure Waridel a ce ton doux et posé.Ce qui ne l\u2019empêche pas de s\u2019impatienter.« J\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir amené ce message à titre de chercheuse, de chroniqueuse, d\u2019environnementaliste, avec toutes sortes d\u2019étiquettes différentes.J\u2019ai fait un doctorat sur la question.J\u2019ai l\u2019impression que malgré ça, on n\u2019est pas entendus.« Là je me dis, je monte au front, j\u2019élève le ton.Malheureusement, avec la COVID, la place pour la colère est moins là à l\u2019égard des changements climatiques, parce qu\u2019on est pris avec des urgences plus immédiates.Moi, j\u2019en ai marre de répéter toujours les mêmes choses, de répéter qu\u2019il y a des alternatives, que des solutions existent, qu\u2019elles nous amèneraient vers un monde plus en santé et plus heureux, j\u2019en suis convaincue.Les alternatives en transition créent des liens sociaux, amènent tout un contexte à une meilleure santé physique et sociale.Et malgré cela, on ne les fait pas, ces choix- là.On est tous comme des hamsters dans nos cages à courir pour la création de richesses monétaires, au prix de la destruction des bases de la vie sur Terre.On ne peut plus continuer comme ça. » MÈRE AU FRONT LAURE WARIDEL S\u2019IMPATIENTE L\u2019écosociologue Laure Waridel tire la sonnette d\u2019alarme depuis longtemps - trop longtemps.Cette « Mère au front » s\u2019impatiente.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT « Quand on donne la vie, on se fait la courroie de transmission de l\u2019espèce humaine.On sent qu\u2019on a une vie autre que la nôtre qui pousse en nous. » \u2014 Laure Waridel 0039115 IMPORTANT : NOUS SOMMES MAIN TENANT OUVERT! COMMANDE POUR A PPORTER SEULEMENT DE 11 H À 20 H 10, RUE CAMIRAND, SHERBROOKE QC charliesmokedmeat.com 7 JOURS SUR 7ans DEPUIS PLUS DE SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 4 ACTUALITÉS ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019Estrie a maintenant, elle aussi, ses mères au front.La responsabilité de tenter de sauver la planète ne devrait pas reposer que sur les familles, estiment des mères qui ont gagné les rangs du mouvement.« On a reçu l\u2019appel de Laure Wari- del et d\u2019Anaïs Barbeau-Lavalette.Ça m\u2019a interpellée.Je ne suis pas une spécialiste de l\u2019environnement.Ce mouvement-là ne s\u2019adresse pas qu\u2019à des spécialistes de l\u2019environnement.On est des mères, des citoyennes et on trouve que là, c\u2019est assez.On peut tous faire des gestes individuels, mais la responsabilité ne devrait pas retomber sur les épaules individuelles des familles.C\u2019est vraiment une crise.Il faut que le gouvernement légifère, qu\u2019il prenne des mesures et rende les entreprises imputables », lance d\u2019entrée de jeu Mireille Elchacar, connue pour son engagement chez Amnistie internationale dans le dossier du prisonnier d\u2019opinion Raif Badawi.Avec la crise, on constate que lorsqu\u2019on veut, on peut, ajoute la mère de deux enfants.« Le gouvernement a décidé qu\u2019on devait faire des efforts collectifs.On voit que tout le monde écoute, qu\u2019on se met à écouter la science.Pourquoi on n\u2019écoute pas la science et les scientifiques qui demandent depuis longtemps de faire des efforts? » «?PARTICIPER DIRECTEMENT?» « On veut participer directement, concrètement, lance d\u2019entrée de jeu Geneviève Phaneuf.Mon enthousiasme à essayer de faire en sorte d\u2019offrir un avenir à nos enfants (en parlant de tout le monde sur cette terre), ça me vient plus concrètement depuis la naissance de mes enfants.Je suis SHERBROOKE \u2014 La somme des gestes individuels ne suffit plus : l\u2019achat en vrac, les lunchs sans déchets, réduire l\u2019utilisation de l\u2019auto.Les Mères au front réclament une loi climat.Une telle loi permet de reconnaître juridiquement l\u2019importance d\u2019atteindre des cibles, explique l\u2019autrice et écosociologue Laure Waridel, également professeure à l\u2019UQAM.« Ce qu\u2019on voit, quand les pays, les provinces ou un État se dotent d\u2019une telle loi, ça les oblige légalement à respecter ces objectifs.Ce qu\u2019on constate, année après année \u2014 le Québec et le Canada ne font pas exception \u2014 c\u2019est qu\u2019on se donne des cibles, on dit qu\u2019on va les atteindre et ça n\u2019arrive à peu près jamais, parce qu\u2019il y a d\u2019autres priorités.Avec une telle loi, on est obligé de se faire un plan d\u2019action et de passer au crible chacune de nos décisions. » Ainsi, au niveau canadien, un projet comme Trans Mountain (acheté par le gouvernement fédéral pour 4,5 milliards de dollars) « ne se ferait juste pas ».On n\u2019achèterait pas un pipeline (.) parce qu\u2019on va contribuer à plus de gaz à effet de serre. » La crise pourrait-elle nous pousser à changer nos paradigmes?« Je pense que oui.Du moment qu\u2019on a des décideurs qui tiennent compte de la science.Il va y avoir une relance économique un peu partout.Il y a beaucoup d\u2019argent qui va être réinvesti.On ne pourra pas aider toutes les entreprises.Il y a des secteurs qui doivent décroître et même qui doivent en venir à disparaître carrément.Je pense aux énergies fossiles, au secteur bitumineux en particulier.C\u2019est une manière d\u2019avoir accès à du pétrole avec une empreinte écologique très élevée.Il faut plutôt investir dans les alternatives, dans ce qui permet d\u2019être moins dépendant des énergies fossiles, aller vers des aménagements de villes et de villages autrement, de manière à être moins dépendants, favoriser le télétravail.Avec la crise, ça va être un facteur favorable. » Parmi ces solutions : investir dans la souveraineté alimentaire, manger davantage des produits de saison.La pandémie fait d\u2019ailleurs ressortir l\u2019importance de se nourrir localement.On voit passer, ici et là, l\u2019expression « acheter, c\u2019est voter », le titre de son livre paru en 2005.Se dit- elle : « Enfin »?Oui, depuis un bout de temps, dit-elle en riant.« Il y a beaucoup de gens qui se sont réapproprié ce slogan-là, ça me fait bien plaisir.On réalise à quel point on a un pouvoir avec Une loi climat réclamée MÈRE ORDINAIRE, MAMAN AU FRONT LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue SULFUREUX, adjectif Définition \u2013[CHIMIE] Qui a la nature du soufre, qui contient du soufre.[FIGURÉ] Qui évoque l\u2019enfer, sent le soufre.Empreint d\u2019immoralité, scandaleux.D\u2019un érotisme brûlant.Étymologie \u2013Du latin sulfur, \u2018soufre\u2019.Cooccurrences \u2013anhydride sulfureux, acide sulfureux ; réputation sulfureuse, passé sulfureux, personnage sulfureux, image sulfureuse ; roman sulfureux, clip sulfureux\u2026 0023927 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 5 nos choix de consommation. » Différents spécialistes ont déjà soulevé des inquiétudes sur la reprise économique, une fois la crise terminée.La roue économique pourrait repartir à vive allure, entraînant un bond de nos gaz à effet de serre.« À partir du moment où on est conscient du risque, on peut mettre en place des politiques publiques pour éviter que l\u2019on retourne vers ça.J\u2019ai l\u2019impression que beaucoup de gens en confinement ont pris conscience de ce qui est vraiment important pour eux, notamment la qualité du tissu social (.) Ça joue un rôle plus important dans notre bonheur que la quantité de biens matériels. » ISABELLE PION passée par plusieurs émotions : le découragement, l\u2019espoir, la colère que pas de plus de monde \u2014 de mon propre point de vue \u2014 s\u2019intéresse à ça.Même moi, je suis passée par des phases où je me suis mis la tête dans le sable; c\u2019est plus confortable.De fil en aiguille, je me suis intéressée à ce type de mouvements. » Le noyau de mères au front en Estrie est encore très petit, remarque Geneviève Phaneuf.Optimiste de nature, elle se dit aussi réaliste.Elle souligne que l\u2019état de la planète lui fait faire de l\u2019écoanxiété.« C\u2019est devenu quelque chose de tellement gros que je me dis : vais- je pouvoir offrir un avenir à mes enfants, qui sont jeunes.Des fois, même, je me dis : wow, j\u2019ai fait des enfants! Est-ce que j\u2019ai vraiment réfléchi? » Elle renchérit : oui, c\u2019était tout réfléchi.« Quand tu es dedans et que tu vois que c\u2019est tellement brumeux à l\u2019horizon, c\u2019est très difficile d\u2019entrevoir un avenir.Moi je suis quelqu\u2019un de foncièrement optimiste, normalement, mais je suis très réaliste et sensible (.) Comme beaucoup d\u2019autres personnes, la Sherbrookoise s\u2019est sentie impuissante.« J\u2019essaie de me rappeler que j\u2019ai un pouvoir personnel », dit celle qui a réalisé un essai à l\u2019université sur l\u2019empowerment, qui vise à tenter de reprendre du pouvoir sur des situations et sur sa vie.La Sherbrookoise veut faire sa part, même comme « mère ordinaire ».« C\u2019est comme une action de plus qui peut s\u2019ajouter aux autres actions.Il y a deux ans, il y a des gens qui ne s\u2019intéressaient pas à cette question, mais qui maintenant s\u2019y intéressent. » ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Depuis un an ou deux, notamment avec la venue de Greta Thunberg à Montréal, le terme écoféminisme semble surgir plus souvent dans l\u2019actualité.La Tribune en a discuté avec l\u2019anthropologue Elsa Beaulieu Bastien, qui enseigne à l\u2019Université Concordia.Q Qu\u2019est-ce que c\u2019est, l\u2019écoféminisme?R « L\u2019écoféminisme, c\u2019est d\u2019abord et avant tout une manière de comprendre et d\u2019analyser la réalité.C\u2019est une pensée qui regarde la réalité à la fois sous l\u2019angle du patriarcat, du colonialisme et du capitalisme, et de notre rapport à la nature.C\u2019est un corpus de pensées qui a commencé à être élaboré dans les années 70.Il y a un gros corpus de littératures assez diversifiées.À l\u2019intérieur, il y a beaucoup de courants différents, d\u2019expressions différentes.Comme les femmes, partout dans le monde, en général, se mobilisent beaucoup plus pour la défense de l\u2019environnement, quand on voit un mouvement de femmes qui se mobilisent pour protéger une forêt ou une rivière, on a tendance à dire que c\u2019est de l\u2019écoféminisme.Mais ces femmes-là n\u2019auront pas nécessairement une analyse éco- féministe pour autant, ou même une analyse féministe.C\u2019est ce qui fait que ça devient un peu mélangeant. » Q Une figure du mouvement écoféministe?R « Une figure qui est encore active, qui est là depuis des décennies et qui fait un travail remarquable, c\u2019est Vandana Shiva, une Indienne, qui a écrit plusieurs livres, dont certains coécrit avec Maria Mies.Elle est encore là pour tenter de défendre la nature et de lutter pour la justice en même temps.Pour l\u2019écoféminisme, il n\u2019y a pas de défense de la nature sans justice sociale parce que tout ça est relié.Si on prétend défendre la nature en perpétuant des injustices, on perpétue quand même le système de domination qui éventuellement, mène à la surexploitation.C\u2019est intrinsèquement relié.On va regarder le sexisme, le racisme, le colonialisme, les dynamiques de classes de domination économique et le rapport à la nature.On regarde tout ça. » Mme Beaulieu Bastien nuance : ce n\u2019est pas parce qu\u2019un groupe de femmes se mobilise pour l\u2019environnement, par exemple, qu\u2019elles sont nécessairement des écoféministes.« Par exemple, Greta Thunberg (.) Oui c\u2019est une fille, elle s\u2019est mobilisée pour le climat.Elle n\u2019a pas d\u2019emblée mis de l\u2019avant des analyses féministes, mais ça demeure pas moins que c\u2019est une jeune femme qui se positionne comme sujet politique, qui prend la parole sur un enjeu.Dans un sens, dans une perspective féministe, il y a quand même quelque chose de fondamentalement positif là-dedans, à savoir des femmes qui deviennent des sujets politiques (.) Ça ne veut pas dire que Greta elle-même a une analyse féministe de ce qu\u2019elle fait, à ce stade-ci.C\u2019est probablement en train de changer. » Q Est-ce vrai de dire qu\u2019on entend de plus en plus parler d\u2019écoféminisme?R « Absolument.Ça fait une quinzaine d\u2019années que je parle de ça et que je travaille là-dessus.On dirait que depuis 2018 ou 2019, l\u2019intérêt explose tout d\u2019un coup.Il y a des prises de conscience collectives qui sont en train de se faire.Beaucoup de jeunes femmes et de femmes sont à la tête de mouvements environnementaux plus visibles, qui font en sorte qu\u2019on se pose des questions.On s\u2019aperçoit à quel point l\u2019environnement et la lutte environnementale sont importantes, il y a de plus de gens sensibilisés et qui comprennent qu\u2019il y a un lien avec les enjeux de justice sociale. » Et si on parlait d\u2019écoféminisme Greta Thunberg lors de son passage à Montréal cet automne.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE L\u2019anthropologue Elsa Beaulieu Bas- tien \u2014 PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK Mireille Elchacar a joint le mouvement de Mères au front en Estrie.On la voit ici avec Albert et Alexandra.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU LIRE CONVERSATION DE SALON AVEC ANAÏS BARBEAU-LAVALETTE \u203a M4 L\u2019équipe est prête à vous recevoir avec toutes les précautions VOLVO SHERBROOKE 3625 rue du Blanc-Coteau, Sherbrooke, Qc, J1L 0B4 Tél.: 819 563-8303 www.volvosherbrooke.com 0038234 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS SHERBROOKE \u2014 « La première chose que j\u2019ai dite au technicien en arrivant dans la salle d\u2019examen, c\u2019est : \u2018\u2018annonce-moi pas que c\u2019est des jumeaux parce que c\u2019est une grossesse surprise.\u2019\u2019 » Audrey Giguère s\u2019était présentée seule à son échographie.C\u2019était son troisième enfant.Son chum travaillait.Elle souhaitait simplement avoir une date de début de gestation.Parce que déjà, deux semaines après avoir réalisé qu\u2019elle était enceinte, elle ne rentrait plus dans ses pantalons et avait des symptômes de grossesse avancée.Audrey ne voyait pas l\u2019écran et elle se souvient que le technicien a pris beaucoup de temps avant de lui répondre.Après plusieurs mesures et questions, il a été obligé de lui dire : « Je ne sais pas comment vous l\u2019annoncer.Ce n\u2019est pas des jumeaux, mais\u2026 des triplés. » Audrey et Éric Allard étaient e n s e m b l e d e p u i s d e u x a n s lorsqu\u2019ils ont décidé de fonder une famille.Le couple voulait deux enfants.Ainsi la naissance d\u2019Ève et Thomas a été planifiée.« Après, c\u2019était terminé.Puis, quand Ève avait deux ans et demi et Thomas avait 15 mois, on a eu la grande surprise », se souvient celle qui est maintenant mère de cinq enfants de quatre ans et moins.Quand le couple réalise qu\u2019un troisième bébé est en route, il est face à un dilemme.« Au départ, je voulais me faire avorter, mais mon chum n\u2019était pas d\u2019accord.On a discuté et on s\u2019est entendu que si on le gardait, je retournerais au travail et il prendrait le congé parental.C\u2019était le plan, car je ne voulais pas rester encore un an à la maison », explique celle qui est comptable au CHUS.Audrey a fondu en larmes en attendant « triplés ».Incapable de rejoindre son amoureux qui était sur un chantier de construction, elle a appelé sa sœur qui travaille à l\u2019hôpital.« Je n\u2019y croyais pas.J\u2019étais vraiment sur les nerfs. » Son chum non plus n\u2019y croyait pas quand elle a réussi à lui parler.Elle lui a envoyé la photo de l\u2019écho pour lui prouver.Les parents d\u2019Audrey aussi étaient en état de panique lorsqu\u2019ils ont appris la nouvelle.Audrey était enceinte de huit semaines.Elle avait encore du temps pour décider si elle gardait les triplés.« Ça m\u2019a pris plusieurs semaines.Aujourd\u2019hui, je me sens mal d\u2019être passée à travers Audrey Giguère est entourée de son conjoint Éric Allard et de ses cinq enfants, Ève, 4 ans, Thomas, 2 ans, et les triplés Émy, Léa et William qui auront un an le 16 mai.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca QUAND L\u2019IMPRÉVU FAIT DES PETITS toutchanger.ca L\u2019argent amassé par la Fondation du CHUS permet l\u2019achat d\u2019équipement sophistiqué qui détecte plus tôt, pour soigner plus efficacement.Merci de donner.Vos dons peuvent tout changer.Si seulement on avait diagnostiqué mon cancer à temps.- Don de 40$ Francine - Don de 2000$ La famille de Jean-Pierre, en rémission depuis 2 ans 0027597 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 7 cette période, mais les premières semaines après l\u2019annonce, je voulais perdre mes bébés.Je faisais tout ce qu\u2019on me disait de ne pas faire pour perdre mes bébés », explique la maman, donnant pour exemple qu\u2019elle souhaitait avoir une amniocentèse sachant les risques de fausse couche que cela implique.À 12 semaines de grossesse, elle s\u2019est même rendue à l\u2019hôpital pour une réduction embryonnaire.« On a envisagé garder juste les jumelles identiques et arrêter la vie du troisième embryon.Mais j\u2019ai pas été capable de le faire. » UN LONG CHEMINEMENT Quand les médecins ont réalisé la « stratégie » d\u2019Audrey, ils l\u2019ont mise en contact avec une psychiatre.« Elle m\u2019a aidée à accepter ma grossesse.Elle m\u2019a demandé de faire la liste de mes priorités.La famille était au sommet.Après elle m\u2019a demandé comment je gérerais mon deuil si je ne les gardais pas.Je ne pouvais pas l\u2019imaginer.À 20 semaines de grossesse, après un long cheminement, j\u2019allais mieux et je me suis dit GO, on les garde », raconte la maman de 31 ans.Ce n\u2019était pas la fin de l\u2019aventure.À 23 semaines de grossesse, l\u2019état d\u2019une des jumelles est très inquiétant.Le couple se rend à l\u2019hôpital Ste-Justine où on lui propose d\u2019extraire cet embryon.« Cette jumelle avait des chances de mourir dans mon ventre et si ça arrivait, l\u2019autre jumelle était en danger, car elles avaient le même placenta. » Le couple décide de continuer avec les trois embryons.Mais à 30 semaines, celle qui allait se nommer Émy n\u2019allait vraiment pas bien, alors les médecins décident de procéder à une césarienne d\u2019urgence.Les triplés naissent le 16 mai 2019.Émy, Léa et William restent en néonatalité pendant près de deux mois.Émy et Léa se portent bien, mais leur frère William a manqué d\u2019oxygène et a fait une hémorragie cérébrale.Les médecins lui découvrent une leuco malacie périventriculaire kystique.« On nous a dit que William serait probablement handicapé sévère.On nous a parlé de paralysie cérébrale.Ça été un autre coup dur à accepter. » Heureusement, William, qui aura un an dans quelques jours, se développe normalement.« Donc on nous dit que s\u2019il garde des séquelles, ce sera léger. » Deux semaines après la sortie de l\u2019hôpital, Emy a fait un premier arrêt respiratoire chez ses grands- parents.Elle en a fait un second à la maison.Elle a donc passé plusieurs semaines en pédiatrie.« Elle a dû porter un moniteur cardiorespiratoire 24 heures par jour jusqu\u2019à récemment. » LA VIE A PRIS LE DESSUS Malgré les doutes, les craintes, les épreuves, la vie a pris le dessus.Aujourd\u2019hui, Ève, 4 ans, Thomas, 2 ans, et les triplés Émy, Léa et William qui ont 11 mois vont bien.Avant la pandémie, le couple avait beaucoup d\u2019aide.Quelqu\u2019un du CLSC visitait la famille cinq jours par semaine et une dame de Maman Tendresse lui donnait un coup de main six jours par semaine, les voisins cuisinaient des petits plats en plus du soutien des grands-parents maternels qui sont très proches.« On a vendu la maison qu\u2019on s\u2019était construite pour déménager à 12 maisons de chez mes parents, qui sont maintenant les seuls à pouvoir nous aider.Ils viennent tous les jours de 15 h 30 à 18 h 30.Ça me permet de préparer mon souper et de donner les bains. » À cinq enfants en bas âge, deux paires de bras ne suffisent pas toujours.Éric n\u2019est pas retourné travailler quand les chantiers ont rouvert.Pour pas mettre en danger la santé de ses beaux-parents.Quand la garderie des deux plus grands rouvrira, Éric retournera au boulot et les grands-parents se confineront sans leur fille et leur petits-enfants.« Finalement, c\u2019est moi qui resterai à la maison. » Un mélange d\u2019 imprévu, de sacrifice, mais aussi d\u2019entraide et d\u2019amour.C\u2019est pas ça la vie?« On ne les échangerait pour rien au monde », résume la maman en pensant à sa famille pas mal plus grande que dans ses plans.La fibromyalgie ne fait aucune discrimination: elle affecte tous les groupes d'âges, y compris les enfants, quels que soient leur culture ou leur statut socioéconomique.12 mai Journée mondiale de la fibromyalgie Activités offertes partout en Estrie www.fibromyalgie.ca Activités : Yogadoux,aqua-fibro (certainssecteurs), groupesdepartage, conférences,etc.0036007 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS En ces temps difficiles, l\u2019équipe de La Tribune s\u2019est demandé ce qu\u2019elle pouvait bien faire pour apporter un peu de bonheur à nos aînés malgré ce long confinement.Nous avons décidé de leur offrir ce que nous faisons de mieux : de l\u2019information ! Samedi dernier, pas moins de 400 copies ont été distribuées gratuitement dans quatre résidences pour personnes âgées de la région.Une belle façon pour nous de les remercier de leur contribution à notre société et de leur dire qu\u2019on pense à eux.Du café La Tribune, gracieuseté d\u2019Hubert St-Jean, a de plus été offert aux employés de ces résidences afin de leur démontrer notre soutien alors que ces hommes et ces femmes œuvrent dans un contexte vraiment pas ordinaire.Merci à notre précieux collaborateur pour ce beau geste de solidarité! Les journalistes de La Tribune ont travaillé à nouveau d\u2019arrache- pied cette semaine afin de présenter une édition du samedi de qualité : pas moins de 96 pages où l\u2019on retrouve des dossiers, des reportages, des chroniques et des textes d\u2019actualité.Sans compter nos huit pages de jeux qui sauront divertir de nombreux lecteurs.Ce samedi, on répète l\u2019exercice de livraison de journaux dans trois autres résidences.Lors des deux dernières semaines, ce sont 800 résidents et 300 employés et abonnés qui auront profité de cette initiative.Évidemment, toutes les précautions nécessaires ont été prises lors de ces distributions afin que cela se fasse en toute sécurité.En espérant que cela aura permis de mettre du baume au cœur de ces gens durement touchés par la pandémie.En terminant, on s\u2019en voudrait de ne pas souhaiter une joyeuse fête des Mères à toutes les mamans! Bon week-end et bonne lecture! Louis-Éric Allard Directeur de l\u2019information La Tribune INFORMATION ET CAFÉ EN SOUTIEN Au Pavillon Rock Forest, café et La Tribune faisaient bon ménage samedi dernier.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0038373 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 9 Québec.ca/relance La relance graduelle des activités des divers secteurs économiques et des entreprises est une responsabilité partagée.Chacun a son rôle à jouer pour que tout reste harmonieux et sécuritaire.Pour reprendre graduellement les activités en toute sécurité, on continue de se protéger. SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE affaires 24 bourlingueur M19 décès 39 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 leMag M1 mérite estrien M31 opinions 18 planète vins M27 p\u2019tit mag M21 séance d\u2019orthographe M30 sports 50 sortie prendre l\u2019air M29 voyages M18 ADRESSE 1950, rue Roy Sherbrooke, J1K 2X8 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca Téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ 819 564-5450 Téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES 819 564-2222 Téléc.819 564-5482 HEURES D\u2019OUVERTURE De 8?h?30 à 12?h et 13?h à 16?h?30 NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si la Santé publique le permet, les piscines et terrains sportifs de Sherbrooke seront ouverts cet été contrairement a ce qu\u2019a laissé entendre le maire lundi alors qu\u2019il avait présenté leur fermeture comme une source d\u2019économie potentielle.« Les piscines, c\u2019est un service qu\u2019il faut offrir aux citoyens, surtout avec les canicules que nous connaissons parfois », a corrigé Steve Lus- sier lorsque joint par La Tribune mercredi.En séance du conseil lundi, le maire de Sherbrooke a présenté le manque à gagner pour la Ville si la crise de la COVID-19 se poursuit plusieurs mois.Pendant la présentation de projections financières, M. Lussier a donné en exemple des services qui pourraient être touchés par des coupes d\u2019ici la fin de l\u2019année.Il a été entre autres question de coupes dans l\u2019entretien de terrains sportifs.Il a aussi ciblé un entretien moins important des arénas, une réduction du nombre de patinoires et une annulation de l\u2019offre aquatique.Les élus Vincent Boutin et Évelyne Beaudin ont immédiatement déploré que la culture et les sports puissent faire les frais de la crise.Selon les projections financières, l\u2019annulation de certaines activités sportives et aquatiques permettrait à la Ville d\u2019économiser 900 000 $ alors que Sherbrooke se dirige vers un déficit 2,8 M$.« Il fallait que je démontre les chiffres si jamais ça ne rouvre pas, mais notre but est d\u2019ouvrir les piscines [et les installations sportives] », assure M. Lussier, en précisant que près de 80 sauveteurs ont déjà été embauchés.Le maire de Sherbrooke voit l\u2019ouverture des piscines et des terrains sportifs comme un « souffle » pour les familles qui ne pourront pas voyager cet été.Lussier veut rouvrir les piscines cet été Si la santé publique le permet, les piscines publiques sherbrookoises seront ouvertes cet été, assure le maire Steve Lussier.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE 0038503 contactez-nous ! ACCOMPAGNEMENT COORDINATION CTEQUEBEC.COM 1 844 200-2837 #1000 FORMATION INFORMATION MAILLAGE RÉFÉRENCEMENT Vous souhaitez vendre ou acheter une entreprise ?Le CTEQ vous accompagne dans vos démarches ! laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 11 MONTRÉAL \u2014 La pandémie de la COVID-19 a fauché la vie de 94 autres Québécois, portant le bilan des décès vendredi à 2725.Quant au nombre de Québécois contaminés, il s\u2019établit désormais à 36 150.Jeudi, 912 cas de COVID-19 de plus ont été confirmés par les autorités sanitaires.Dans les hôpitaux, on a enregistré une baisse de neuf personnes hospitalisées, portant le total à 1827 vendredi.Une baisse de 17 a également été relevée chez les patients aux soins intensifs, qui sont maintenant 207.Je u d i , l e p re m i e r m i n i st re François Legault avait indiqué qu\u2019il manquait 11 600 employés dans le réseau de la santé, ajoutant que parmi ceux qui sont en poste, 50 % travaillent à temps partiel.Il avait par la même occasion annoncé le report au 25 mai de l\u2019ouverture des commerces, des écoles et des services de garde dans le Grand Montréal.D\u2019ailleurs, en date de vendredi, il y avait 18 435 cas confirmés sur l\u2019île de Montréal, en plus de 4344 en Montérégie et 3928 à Laval.LA PRESSE CANADIENNE Encore 94 Québécois ont succombé à la COVID-19 STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le retour à l\u2019école des enfants a été ordonné par un juge dans deux cas différents où les parents séparés étaient en désaccord sur ce qui devait être fait : l\u2019un voulait, l\u2019autre pas.Deux premiers jugements ont ainsi été rendus jeudi par le juge Claude Villeneuve de la Cour supérieure dans le district de Bedford, où se trouvent les palais de justice de Cowansville et Granby.La Presse canadienne les a obtenus.Alors que le retour en classe des écoles primaires fermées en raison de la pandémie de COVID-19 est imminent, ces décisions étaient attendues par de nombreux parents québécois \u2014 et des avocats en droit familial.Ces deux jugements reflètent bien comment la question divise actuellement : dans un cas, c\u2019est la mère qui ne voulait pas le retour en classe et dans l\u2019autre cas, c\u2019est le père.Dans les deux cas, le juge Villeneuve a posé ce principe : « il n\u2019appartient pas aux tribunaux, mais plutôt aux autorités gouvernementales compétentes, d\u2019évaluer les risques potentiels de contamination de la population en situation de pandémie ».Bref, la décision du gouvernement de rouvrir les écoles primaires ne sera pas remise en question par les tribunaux, à moins qu\u2019il ne soit démontré par les parents « qu\u2019il serait contraire aux intérêts particuliers de leurs enfants de recommencer à fréquenter l\u2019école, en raison, par exemple, de leur état de santé », est-il écrit.Dans les deux cas, le juge estime que « cette preuve n\u2019a pas été faite ».«?MESURES TEMPORAIRES?» Le retour en classe et en garderie \u2014 facultatif \u2014 est prévu pour lundi prochain dans la plupart des régions du Québec, le 19 mai dans certains secteurs de Lanaudière et le 25 mai dans le Grand Montréal.Dans le premier dossier, la mère, qui a allégué des problèmes de santé personnels, voulait garder ses enfants à la maison.Le père s\u2019opposait, car il doit retourner au travail et il s\u2019inquiète pour ses enfants qui sont en échec scolaire.Pour l\u2019aider, la mère a offert de les prendre à temps plein et de leur faire l\u2019école à la maison.Dans l\u2019autre cas, la mère voulait qu\u2019ils retournent en classe le 11 mai : étant travailleuse dans les services prioritaires depuis le début de la pandémie, elle n\u2019est pas en mesure d\u2019offrir un encadrement scolaire aux enfants durant son temps de garde.Le père voulait plutôt garder les enfants à la maison, alléguant essentiellement qu\u2019ils ne sont pas en situation d\u2019échec scolaire et qu\u2019il serait inutile de les exposer au virus.Un juge ordonne le retour en classe Votre entreprise est à la recherche de nouveaux employés?Nous vous offrons l\u2019opportunité d\u2019accueillir un ou une élève en stage, non rémunérée, soit comme agent de bureau ou commis au service à la clientèle dans votre entreprise du 19 mai au 19 juin 2020.Contactez-nous par courriel desindesc@csrs.qc.ca ou par téléphone au 819 822-1703, poste 17015 NOS PLUMES ÉTUDIANTES RÉVÈLENT DES DÉCOUVERTES ÉTONNANTES La vulgarisation scientifique est un art.À l\u2019Université de Sherbrooke, des étudiants-chercheurs et des professionnels de recherche ont vu leur talent de vulgarisateur récompensé dans le cadre d\u2019un concours interne.Au cours des prochaines semaines, nous vous présenterons les textes primés.UNIVERSITAIRES LGBTQ : DES VIES ÉTUDIANTES ASSOMBRIES PAR LA VIOLENCE SEXUELLE Sonn Castonguay-Khounsombath et Madeleine Prévost-Lemire de la Faculté d\u2019éducation En 2018, la professeure Alexa Martin-Storey et ses collaboratrices ont analysé les données provenant de 4000 personnes étudiant dans six universités québécoises.Elles ont estimé le risque des étudiants et étudiantes issus de minorités sexuelles et de genre de subir différentes formes de violence sexuelle en milieu universitaire.Coercition sexuelle : des risques quadruplés pour les étudiantes LGBTQ Sandra : « Je suis exaspérée.Ma patronne m\u2019invite à faire des activités, même si je refuse constamment.Hier, elle a essayé de m\u2019embrasser! Quand j\u2019ai reculé, elle m\u2019a dit que je jouais mon emploi.» La situation de Sandra, qui s\u2019affirme comme étant queer (considérer son identité sexuelle comme étant inclassifiable et fluide), n\u2019est pas surprenante.Les étudiantes LGBTQ ont 2 à 4 fois plus de risques de subir différentes formes de violence sexuelle (harcèlement sexuel, coercition sexuelle et comportements sexuels non désirés) que les étudiantes hétérosexuelles.Les étudiantes queer ont au moins 4 fois plus de risques de vivre de la coercition sexuelle, comme dans l\u2019exemple de Sandra, que les étudiantes hétérosexuelles.La violence sexuelle ne survient pas uniquement dans le cadre d\u2019emplois étudiants : les femmes bisexuelles ont 2 fois plus de risques que leurs consœurs hétérosexuelles d\u2019en subir en classe, en ligne ou en contexte d\u2019implication étudiante.Harcèlement sexuel : une forme répandue de violence Dominique : « Le président de l\u2019association étudiante m\u2019a demandé : \u201c En tant que trans, tu préfères des hommes ou des femmes dans ton lit ?\u201c.Comme si ma vie intime le concernait! » Comme Dominique, les personnes transgenres ou non binaires, dont l\u2019identité de genre ne correspond pas au genre assigné à leur naissance, ont 2 à 3 fois plus de risques de subir du harcèlement sexuel que les universitaires cisgenres (dont le genre correspond à celui assigné à leur naissance).Comparées à ces derniers, les victimes transgenres ou non binaires ont 7 fois plus de risques que l\u2019agresseur soit un homme, 3 fois plus de risques que l\u2019auteur soit de statut hiérarchique supérieur et 6 fois plus de risques d\u2019être agressées en contexte sportif.Comportements sexuels non désirés : des gestes souvent insidieux Émile : « Après le football, plusieurs joueurs me saluent par une claque sur la fesse.Ce geste est courant dans l\u2019équipe, mais\u2026 je suis mal à l\u2019aise qu\u2019on me touche ainsi.» Émile n\u2019est pas le seul à subir de tels comportements sexuels non désirés: les étudiants homosexuels ont 2 fois plus de risques d\u2019en vivre que leurs confrères hétérosexuels.Il est temps d\u2019agir! Qui de mieux placé que la collectivité étudiante LGBTQ pour offrir des solutions à la problématique de la violence sexuelle en milieu universitaire?Les études recommandent aux universités de collaborer avec cette collectivité afin de développer des stratégies qui contrent les attitudes LGBTQ-phobiques associées à la violence sexuelle.La communauté scientifique met également de l\u2019avant l\u2019importance de sensibiliser le personnel universitaire, puisque leurs attitudes et comportements peuvent contribuer à créer un environnement empreint de respect favorisant un parcours étudiant exempt de violence sexuelle.USherbrooke.ca PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com 8h00 à 5h00 0034731 0023080 0039294 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 12 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Question de briser l\u2019isolement des aînés en cette période difficile, le Book humanitaire Sherbrooke, le Service de police de Sherbrooke en collaboration avec Cardio plein air ont tenu, jeudi, une séance d\u2019entraînement extérieur.En cet après-midi ensoleillé, les résidents de la Villa de l\u2019Estrie- Chartwell ont été invités à sortir sur leur balcon et à bouger au rythme de la musique.La séance d\u2019exercice a été répétée sur les quatre côtés de l\u2019édifice de la rue des Chênes à Sherbrooke.« C\u2019était vraiment émouvant de voir les personnes âgées sortir sur leur balcon, à leur fenêtre et même descendre dans le stationnement pour bouger.Un couple en a même profité pour valser.C\u2019était une belle façon de briser l\u2019isolement », explique la porte-parole du SPS, Isabelle Gendron.Cette dernière, qui est agente à la division de sécurité des milieux, le directeur du SPS, Dany McConnell, la capitaine de la division des enquêtes criminelles et de la sécurité des milieux, Guylaine Perron, ainsi que la mascotte Polion ont participé à la séance avec une centaine de résidents.« Il était important d\u2019aller voir les aînés pour souligner leurs efforts de suivre les consignes de confinement.C\u2019est difficile pour eux et il fallait prendre ce temps d\u2019aller les féliciter.En temps normal, nous tenons des activités de sensibilisation et de prévention avec eux.Cette activité de workout était une belle occasion d\u2019aller les voir », indique l\u2019agente Isabelle Gendron du SPS.Cette dernière n\u2019exclut pas qu\u2019une telle activité puisse se répéter au cours des prochaines semaines.« Des familles venues voir leurs parents ont participé.Il y avait même des gens des édifices voisins et des gens qui ont entendu la musique qui se sont joints à nous.C\u2019était une belle activité rassembleuse que nous voulons répéter », indique la porte-parole du SPS.Un workout pour briser l\u2019isolement Les résidents de Chartwell Villa ont eu droit cette semaine à une séance d\u2019exercice en plein air grâce à Book humanitaire Sherbrooke et le Service de police de Sherbrooke en collaboration avec Cardio plein air.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0013408 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 13 CATHERINE LÉVESQUE La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Justin Trudeau annonce que le gouvernement fédéral prolongera la Subvention salariale d\u2019urgence après le mois de juin.« On aura plus de détails à ce sujet la semaine prochaine, mais les entreprises touchées par la COVID-19 doivent savoir ceci : la subvention salariale va être là pour vous », a-t-il offert.Depuis le lancement du portail la semaine dernière, les employeurs ont déjà déposé des demandes de subvention pour presque deux millions de travailleurs, a fait valoir M. Trudeau.La subvention salariale, qui fournit 75 % du salaire des employés jusqu\u2019à concurrence de 847 $ par semaine, devait prendre fin le 6 juin 2020.Cette annonce survient après que Statistique Canada eut dévoilé que le taux de chômage a grimpé à 13 % au pays en avril.Il s\u2019agit du deuxième taux de chômage le plus élevé jamais enregistré.Le gouvernement fédéral met également sur pied un Conseil sur la stratégie industrielle afin de mieux comprendre les conséquences de la pandémie sur les différents secteurs de l\u2019économie.Ce conseil sera dirigé par le ministre de l\u2019Industrie, Navdeep Bains, et présidé par la femme d\u2019affaires québécoise Monique Leroux.NOMBRE DE CAS Il y a eu plus d\u2019un million de tests administrés au Canada jusqu\u2019à maintenant.Environ 6 % d\u2019entre eux ont détecté la maladie.Les tests ont permis de déceler 65 400 cas confirmés ou probables dans l\u2019ensemble du pays.La COVID-19 a provoqué la mort de 4473 Canadiens.Distribution des cas au pays, selon les plus récents bilans provinciaux et territoriaux : 35 238 cas au Québec, dont 2631 décès; 19 598 cas en Ontario, dont 1540 décès; 6017 cas en Alberta, dont 114 décès; 2288 cas en Colombie-Britannique, dont 126 décès; 1008 cas en Nouvelle- Écosse, dont 46 décès; 531 cas en Saskatchewan, dont six décès; 283 cas au Manitoba, dont sept décès; 261 cas à Terre-Neuve- et-Labrador, dont trois décès; 120 cas au Nouveau-Brunswick, dont 118 guéris; 27 cas à l\u2019Île-du- Prince-Édouard, dont 26 guéris; 11 cas au Yukon, tous guéris; cinq cas dans les Territoires-du-Nord- Ouest, tous guéris; aucun cas au Nunavut.À ces bilans provinciaux et territoriaux s\u2019ajoutent les 13 cas, tous guéris, chez les passagers rapatriés du navire de croisière Grand Princess le 10 mars.La Subvention salariale d\u2019urgence sera prolongée, annonce Trudeau La subvention salariale, qui fournit 75 % du salaire des employés jusqu\u2019à concurrence de 847 $ par semaine, devait prendre fin le 6 juin 2020.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES, SEAN KILPATRICK 0038391 0039257 Natur-Santé 733, boul.Frontenac Ouest, bureau 104, Thetford Mines 418 334-1071 L\u2019ALVÉOL 104, rte du Président- Kennedy #100, Lévis Commandes postales 418 833-5933 1 877-833-5933 Fermé dimanche et lundi L\u2019ALVÉOL 2622, rue King Ouest, Sherbrooke (à l\u2019arrière de l\u2019édifice 2630) 819 823-3322 Fermé mercredi et dimanche L\u2019ALVÉOL 227, rue Principale Ouest, Magog Commandes postales 819 868-3368 1 877-511-3368 Fermé mercredi et dimanche .quebec 2 pour 1 En vigueur du 28 juin au 4 juillet 2019.Jusqu\u2019à épuisement des stocks.Lignes ouvertes : Santé en direct avec Johanne Verdo, samedi de 8 h à 10 h, sur Radio V.M.ActiVitéS neRVeuSeS épuiSeMent Le plexus solaire est un important réseau de nerfs situé derrière l\u2019estomac et devant l\u2019aorte, à quelques centimètres sous le sternum.C\u2019est l\u2019un des centres énergétiques les plus importants de notre organisme.C\u2019est là que se concentrent les sources importantes de nos activités nerveuses, vulnérables à l\u2019épuisement.Le relâchement du plexus peut-être provoqué par une bonne stimulation du bout des doigts.La stimulation du plexus solaire permet de favoriser le «lâcher prise» mental et de dynamiser physiquement tout votre organisme.Quelques séances de stimulation du plexus solaire avec la crème réflexe plexus vous apporteront une sensation de répit, de bien être des plus agréables.Essayez, vous verrez bien! Utilisez le langage des mains avec la crème plexus, puis respirez profondément à quelques reprises, de façon à susciter un répit\u2026 Cette intervention ponctuelle vous permettra d\u2019entretenir chez-vous l\u2019état de dynamisme dans l\u2019action.Un direct en douceur, au coeur de l\u2019énergie.1 (855) 768-8737 #1 HAB ITAT IONKYO .COM C R É AT E U R D E M I L I E U X D E V I E E N E S T R I E Maison saine, écologique et à haute efficacité énergétique Plus de 200 terrains disponibles : Saint-Étienne-de-Bolton Magog Eastman A R C H I T E C T U R E C O N S T R U C T I O N S U R M E S U R E RBQ : 5589-1022-01 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 14 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Encore cette semaine, le Dr Alain Poirier, directeur de la Santé publique de l\u2019Estrie est formel quand il brosse le portrait de la propagation de la COVID-19 dans la région : « Ça va plutôt bien en Estrie ».Au cours de la dernière semaine, 38 Estriens ont été déclarés positifs à la COVID-19, portant le grand total depuis le 11 mars à 884 personnes atteintes.De ce nombre, 554 personnes sont maintenant considérées comme étant guéries.Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS a ouvert mardi dernier un centre désigné de dépistage (CDD) sans rendez-vous afin d\u2019augmenter le nombre de tests de dépistage de la COVID-19 dans la population alors que s\u2019amorce le déconfinement progressif de la population.En un peu plus de trois jours, environ 200 tests supplémentaires ont été effectués sur des gens qui présentaient un des symptômes principaux de la COVID-19 ou au moins deux des symptômes moins spécifiques.La nouvelle CDD a pourtant une capacité de 100 tests par jour.« On a augmenté le nombre de tests cette semaine, mais pas à notre pleine capacité, car ce sont des gens symptomatiques que l\u2019on teste et il y en a peu dans la population.C\u2019est une bonne nouvelle.L\u2019ouverture du CDD, un lieu sans rendez-vous, vise justement à rejoindre les gens qui sont peu malades et qui, autrement, n\u2019auraient pas consulté en se disant que c\u2019était trop compliqué pour rien et que ce n\u2019était pas nécessaire », spécifie le Dr Poirier.Dans les dernières semaines, les équipes du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS ont effectué entre 250 et 300 tests par jour, en plus d\u2019un certain nombre effectué dans les milieux de soins.Rappelons que, de ce nombre, environ une dizaine étaient déclarés positifs chaque jour.REPRISE GRADUELLE DES ACTIVITÉS À L\u2019HÔPITAL « Le niveau d\u2019activités en lien avec la COVID-19 est à la baisse en Estrie de façon constante depuis les dernières semaines.Elle est tellement stable que nous pouvons accueillir des patients de l\u2019extérieur de notre région, pour soutenir d\u2019autres hôpitaux qui sont plus sollicités », a indiqué lors d\u2019un point de presse vendredi après-midi le président- directeur général du CIUSSS de l\u2019Es- trie-CHUS Stéphane Tremblay.Au cours des prochains jours, un nombre accru d\u2019activités pourra donc reprendre dans les différentes installations du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS pour répondre à tous les autres besoins de la population en attente de différents examens médicaux par exemple.« En ce moment, nous sommes en train de prendre des mesures sur la façon de circuler dans les aires communes, comme les corridors, afin de respecter la distanciation physique », ajoute le Dr Tremblay.PROCHES AIDANTS DE RETOUR EN CHSLD La dernière semaine s\u2019est démarquée par un assouplissement des règles pour les visites dans les CHS- LD et les résidences pour personnes âgées, notamment.Ces annonces indiquent que la Santé publique est en voie de rechercher un nouvel équilibre, celui entre la santé physique et la santé psychologique des Québécois.Pour certains résidents, la coupure brutale avec leurs proches a été difficile à vivre malgré les efforts qui ont été faits pour les garder en contact avec leurs proches par le biais de la technologie.« Chez certains résidents, on observe de la tristesse, des changements de comportements », a indiqué Sylvie Moreault, directrice de la direction du soutien à l\u2019autonomie des personnes âgées (SAPA) au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.L\u2019Estrie n\u2019a connu aucune éclosion dans les 26 CHSLD de son territoire et à peine une poignée dans les multiples résidences privées pour aînés (RPA).Celles-ci sont d\u2019ailleurs terminées, puisque aucun cas n\u2019a été déclaré positif au cours des deux dernières semaines.Il y a pourtant eu des éclosions dans de nombreux autres CHSLD du Québec, où les morts se comptent par centaines.« Si on n\u2019a pas eu d\u2019éclosion, c\u2019est pour un mélange de raisons.D\u2019abord, il y a une part de chance.Mais ça ne peut pas tout expliquer.Nous avons aussi donné des directives très rapidement, et nos équipes sur le terrain ont respecté les mesures que nous leur avons demandé, autant dans les CHSLD et les RPA que dans les centres hospitaliers, qui ne nous jamais transféré une personne positive à la COVID-19 », indique Mme Moreault.PORTRAIT DE LA SEMAINE COVID-19 EN ESTRIE Plus de tests, moins de malades La semaine COVID-19 en chiffres NOMBRE DE CAS POSITIFS CONFIRMÉS VENDREDI 1ER MAI, 13 H VENDREDI 8 MAI, 13 H Au Québec : 28 648 Au Québec : 36 150 En Estrie : 842 En Estrie : 884 À Sherbrooke : 274 À Sherbrooke : 287 MRC de la Haute-Yamaska : 189 MRC de la Haute-Yamaska : 198 MRC de la Pommeraie : 121 MRC de la Pommeraie : 129 MRC Memphrémagog : 87 MRC Memphrémagog : 94 MRC de Coaticook : 12 MRC de Coaticook : 13 MRC du Val-Saint-François : 68 MRC du Val-Saint-François : 69 MRC des Sources : 46 MRC des Sources : 46 MRC du Haut-Saint-François : 29 MRC du Haut-Saint-François : 32 MRC du Granit : 15 MRC du Granit : 15 Personnes décédées Personnes décédées en Estrie : 25 en Estrie : 25 Personnes hospitalisées : 40 Personnes hospitalisées : 36 Personnes aux soins intensifs : 2 Personnes aux soins intensifs : 4 Nombre de personnes Nombre de personnes rétablies : 436 rétablies : 553 AU PROFIT DE LA FONDATION DU CHUS Achetez 3 verges de terre pour seulement 25$ Possibilité de livraison à Sherbrooke - Pour 45$ de plus Informations sur place 819 821-0639 Le samedi 16 mai de 8 h à 15 h Aussi terre à jardin et sable au même prix.Chez Excavation Robert Pothier et Construction RPLH : 8510, boulevard Bourque, Sherbrooke 819-564-0027 871, rue de l \u2019Ontario, Sherbrooke lemonastere.ca Vaste choix d\u2019appartements, suites et chambres.Services et soins de qualité.0030944 0039123 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 15 Une nouvelle saison de travaux routiers est lancée Mardi dernier, la Ville de Sherbrooke annonçait le lancement de ses travaux de réfection majeurs pour l\u2019année 2020.Près de la moitié des chantiers seront délégués aux entreprises privées pour encourager l'économie locale et régionale.Tous les chantiers rassemblés sur une même carte : sherbrooke.ca/travaux Pour plus d\u2019information : 819 821-5858 Le Service de police de Sherbrooke vous invite à respecter la sécurité du personnel de chantier, notamment en changeant de voie en présence de camion de signalisation à ?èches en bordure de route et en ralentissant dès que vous approchez d\u2019un chantier routier.La sécurité :une priorité La Ville de Sherbrooke met en place des mesures d\u2019hygiène et de distanciation physique sur tous ses chantiers a?n d\u2019assurer le respect des consignes liées à la COVID-19.COVID-19 SÉCURITÉ ROUTIÈRE Investissements de 40,1 M$ Réfection et ajout de trottoirs Réfection des chaussées Ajout de liens cyclables Infrastructure souterraine 0039023 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 16 ACTUALITÉS O n parle du déconfi- nement, enfin! Cela donne de l\u2019espoir à ceux qui entrevoient la fin.Attention, néanmoins, passer du confinement au déconfinement, ce n\u2019est pas comme revenir de vacances, cela se vit avec une dose d\u2019anxiété.Aussi, comme on parle d\u2019un dé- confinement progressif, certains doivent encore attendre avant de recommencer leurs activités, alors qu\u2019ils ont déjà rongé leur frein.Au retour des vacances, nous nous sommes reposés, il ne reste que quelques jours pour profiter de ce long congé.Nous sommes prêts à reprendre le boulot ou à retrouver les copains à l\u2019école.Ce n\u2019est pas ce que vivent les personnes qui ont passé les dernières semaines en confinement.Une injonction extérieure force l\u2019attente et provoque un effet sur la santé psychologique qui est loin d\u2019être positive : difficulté de concentration, démotivation, apathie.Une partie du cerveau est occupée à se demander : « Quand reviendra-t-on?Sous quelles conditions sanitaires?Pourquoi je me sens si démotivé? » On se culpabilise! Évidemment, il est n\u2019est pas bon pour la santé psychologique que l\u2019attente dure longtemps.LES PERSONNES SANS EMPLOI SE SENTENT INUTILES Le sentiment d\u2019utilité donne un sens à la vie en société.Dans le contexte actuel, des réalités diffèrent les unes des autres.Les professionnels qui sont sur le front, surtout les services essentiels, ont un contrôle sur la situation.Par leurs actions, ils se sentent utiles.Les travailleurs à la maison n\u2019ont pas de contrôle, mais ils sont en action.Ils se sentent utiles.Les personnes ayant perdu leur emploi n\u2019ont pas de contrôle.Comme ils ne sont pas dans l\u2019action, ils se sentent franchement inutiles.Le pire, ce sont les personnes en appartement, sans jardin à aménager, sans demeure à rénover.En plus de perdre leur utilité, leur liberté, elles perdent aussi le sens de leur vie.Mais pire encore sont les aînés qui tournent en rond dans leur petite chambre du centre d\u2019accueil.Et on leur a dit que ça allait être encore long! On connait l\u2019effet de l\u2019exercice sur la santé mentale.Enfin pour eux, ils peuvent aller marcher dehors.Les aînés qui vivent leurs derniers mois, sans être entourés de leurs proches, éprouvent un sentiment inimaginable.Les proches veulent être présents avant le grand départ.On les comprend.Sachant les effets psychologiques désastreux pour les familles, on ne devrait jamais se rendre jusque-là! Saisir ces différences peut aider à comprendre les fortes réactions négatives des gens qui, dans l\u2019attente, perdent leur sentiment d\u2019utilité, en plus de leur liberté.La nature humaine n\u2019est pas faite pour être confinée! LES ENFANTS ET LES ADOLESCENTS FACE AU DÉCONFINEMENT Les enfants rentrent à l\u2019école.Certains sont contents.Ils ont raison de l\u2019être.Faisons en sorte qu\u2019ils n\u2019y retournent pas avec le sentiment d\u2019être en danger.Avis aux parents, ne pas oublier que la santé psychologique a un impact considérable sur la santé physique.Sortir de la maison, voir des amis, s\u2019épanouir, c\u2019est bon! Un jeune dit : « J\u2019ai passé à travers le confinement et m\u2019en suis sorti plus fort.Maintenant, je vais à l\u2019école ».Il vient de réaliser un apprentissage qui lui servira toute sa vie.Certains adolescents restent à la maison.Ils ne suivent pas les plus jeunes ni les parents qui rentrent au travail.« On se sent oubliés, dans le déconfinement.Pourtant, on peut respecter la distanciation sociale, on sait compter! On sait ce que sont deux mètres », déclarait un élève du secondaire, à la télé.Cette impression d\u2019être oubliés s\u2019ajoute à la démotivation face à l\u2019école, pour des jeunes en difficulté.Sans compter les conflits possibles vécus dans les familles.Ces jeunes ont un plus grand besoin d\u2019encadrement, qui vient habituellement de leurs professeurs.Ils se sentent un peu, peut-être beaucoup, perdus.Tandis que d\u2019autres jeunes en profitent pour participer aux travaux de la maison : faire la cuisine, installer des luminaires, etc\u2026 Ceux- ci découvrent des aptitudes qui ne sont pas visées par le cursus scolaire.NE PAS ATTENDRE LE DÉCONFINEMENT Idéalement, on ne doit pas attendre de recommencer l\u2019école ou le travail pour retrouver son sentiment d\u2019utilité.Celles et ceux qui ont pris des initiatives, pour eux-mêmes ou pour la société, ont compris le lien entre leurs actions et le bien- être psychologique.Ils se sont mis à bouger, à manger sainement.Ils ont tendu la main à autrui.Ils ont créé des chaines téléphoniques pour briser l\u2019ennui.Ils ont rendu service aux personnes aînées en faisant leur épicerie.Si le premier pas est difficile, il permet toutefois d\u2019avoir du contrôle sur un aspect de sa vie.Un seul aspect suffit.Après le premier pas, s\u2019enclenche un mouvement positif de valorisation personnelle.On se sent mieux et ça donne envie de faire d\u2019autres pas! LUCIE MANDEVILLE CHRONIQUE Collaboration spéciale redaction@latribune.qc.ca Attendre le déconfinement, c\u2019est se sentir inutile Lucie Mandeville est auteure, conférencière et chroniqueuse à la radio.Psychologue retraitée et professeure retraitée de l\u2019Université de Sherbrooke, elle est l\u2019une des principales références au Québec concernant la psychologie positive.Après trois bestsellers publiés chez les Éditions de l\u2019Homme, Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires: La psychologie positive pour tous (2010), Soyez heureux, sans effort, sans douleur, sans vous casser la tête (2012), Malade et.heureux?(2014), elle a écrit chez Le Jour, éditeur, un conte philosophique sur l\u2019existence, Le fou: À la découverte du monde invisible (2018).Les aînés qui vivent leurs derniers mois, sans être entourés de leurs proches, éprouvent un sentiment inimaginable.Les proches veulent être présents avant le grand départ.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 17 TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les prestataires du programme fédéral « Nouveaux Horizons pour les aînés » ayant reçu de l\u2019argent pour des projets spécifiques pourront utiliser leurs sommes autrement.En effet, les organismes ont le choix de retarder leur projet ou d\u2019utiliser l\u2019argent tout de suite pour aider les aînés dans le contexte pandémique.Les organisations pourront aider les aînés à rester en contact avec leur famille « en leur fournissant des appareils électroniques, des tutoriels à distance, proposer des activités virtuelles, le tout pour garder le moral », a expliqué la députée de Compton-Stanstead et ministre de l\u2019Agriculture et de l\u2019Agroalimentaire, Marie-Claude Bibeau, lors d\u2019une conférence de presse via une plateforme de visioconférence.Les organisations pourront aussi utiliser cet argent pour soutenir la livraison de nourriture ou de médicaments aux aînés ou encore les aider à se déplacer vers des rendez-vous médicaux.Du personnel pourra également être engagé pour remplacer les bénévoles âgés qui doivent s\u2019absenter depuis le début de la crise de la COVID-19.Si les organismes décident de garder leur financement pour leur projet, ils devront le réaliser d\u2019ici deux ans.« On sait à quel point c\u2019est difficile pour tout le monde, mais encore plus pour les aînés qui sont particulièrement isolés en ce moment, a indiqué Mme Bibeau, ajoutant que dans Compton-Stanstead, 232 000 $ ont été octroyés pour 13 organisations.[.] On veut que le programme s\u2019adapte en fonction de cette nouvelle réalité pour pouvoir offrir le meilleur soutien possible à nos aînés. » Les organismes utilisant leur argent maintenant pour aider les aînés devront faire une autre demande de financement s\u2019ils veulent quand même exécuter leur projet initial.PROGRAMME NOUVEAUX HORIZONS Les bénéficiaires pourront utiliser de l\u2019argent autrement SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les 57 intersections de la ville de Sherbrooke qui nécessitent la présence d\u2019un brigadier scolaire en auront un lundi pour la réouverture des écoles primaires.Puisque bon nombre de brigadiers sont des gens à la retraite, la Ville a dû faire appel à des employés municipaux.Ce sont donc 36 postes qui seront couverts par le personnel habituel, 12 par des étudiants travaillant habituellement dans les piscines et 9 seront couverts par le personnel régulier de la bibliothèque.« Ce sont des gens qui ont levé la main, » confirme Danielle Ber- thold, conseillère municipale et présidente du comité de sécurité publique.Il y a une formation d\u2019une demi-journée pour les gens qui n\u2019ont jamais fait ça pour qu\u2019ils aient les bons outils, les bons renseignements et la bonne méthode pour faire une traverse sécuritaire pour les enfants. » Les brigadiers seront en poste du lundi au vendredi, matin, midi et soir.Ils recevront une trousse qui contient un masque et du désinfectant.La distanciation sera respectée autant que possible.« Ce sont des enfants, ça va être répété à l\u2019école et déjà avec les huit semaines de confinement ce sera dans leur tête, mais j\u2019ai l\u2019impression que tout le monde va répéter souvent, indique Danielle Berthold.On va la faire respecter comme on peut. » Le masque ou la visière sera obligatoire pour les brigadiers, précise-t-elle.Il y aura également une surveillance policière accrue autour des écoles.« On demande aux automobilistes d\u2019être aux aguets, prudents et vigilants, mentionne Mme Berthold.On le sait les enfants vont être nerveux de retourner à l\u2019école, mais aussi content d\u2019y retourner et de voir leurs amis et leur professeur.Les parents vont être inquiets donc il faut vraiment être concentré et avoir des yeux tout le tour de la tête. » Les brigadiers à leur poste lundi Les brigadiers seront en poste du lundi au vendredi, matin, midi et soir.Ils recevront une trousse qui contient un masque et du désinfectant.La distanciation sera respectée autant que possible.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 0038609 Admissions encore possibles pour certains baccalauréats.JOIGNEZ LA FAMILLE UDES DÈS L\u2019AUTOMNE! USherbrooke.ca SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 18 OPINIONS I l y a une grande différence entre peiner à garder la tête hors de l\u2019eau, donc devoir vivre avec le strict minimum, et disposer d\u2019un revenu viable qui permet de se sortir de la pauvreté.Une étude de l\u2019Institut de recherche et d\u2019informations socioéconomiques (IRIS), publiée et mise à jour depuis 2015, jette un nouvel éclairage sur la pauvreté et les revenus dans sept agglomérations québécoises, dont Sherbrooke, et vient ajouter au débat sur la lutte à la pauvreté.La note socioéconomique « Le revenu viable 2020 dans l\u2019échelle de revenus », dont notre collègue journaliste Alain Goupil a fait état il y a quelques jours dans La Tribune, démontre un écart de revenu énorme pour un ménage sherbroo- kois de deux adultes et deux enfants entre la Mesure du panier de consommation (MPC) (logement, nourriture, vêtements, transport, médicaments, etc.), utilisée par Statistique Canada, et le « revenu viable » de l\u2019IRIS.Selon la MPC, un ménage de Sherbrooke (deux adultes et deux enfants) doit avoir un revenu de 38 317 $ pour couvrir ses besoins de base, tandis que le revenu viable calculé par l\u2019IRIS se situerait à 58 249 $, une différence d\u2019un peu plus de 20 000 $! Celle-ci s\u2019explique par la méthode de calcul du MPC, basée principalement sur les besoins de base applicables aux différentes localités selon le seul critère de la taille de leur population, tandis que celle de l\u2019IRIS mesure elle aussi les dépenses de base des ménages, mais y associe « des conditions de vie dignes et suffisantes » pour sortir de la pauvreté.Elle tient aussi compte de la variation du coût de la vie d\u2019un endroit à l\u2019autre (transport en commun, coûts du logement, etc.).DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca Une vie digne Pour les personnes et ménages dont les revenus sont sur le seuil de la MPC le moindre imprévu, facture du dentiste, réparation pour la voiture ou remplacement d\u2019un électroménager, peut représenter une catastrophe financière.Ce sont bien des travailleurs au salaire minimum, caissières, commis d\u2019épicerie, livreurs et autres employés des services dits essentiels, que les autorités qualifient de « héros » en ces temps de pandémie.Des héros bon marché.En revanche, le revenu viable calculé par l\u2019IRIS permettrait aux personnes et aux ménages de subvenir à leurs besoins de base et de s\u2019offrir un peu de vacances, des sorties avec les enfants et de payer les frais de garderie, sans toujours devoir gratter les fonds de tiroir.Bref une vie sans trop de soucis financiers.Cela ne veut pas dire que la MPC est un mauvais outil : il permet de mesurer la couverture des besoins essentiels et est l\u2019un des indices qui fasse le plus consensus, bien qu\u2019il ne représente pas le seuil officiel de sortie de pauvreté, dit la porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté, Virginie Larivière.Selon cet organisme, 10 % des Québécois vivent en deçà de la MPC et sont donc dans le rouge, ce qui signifie un revenu annuel de moins de 18 500 $ pour une personne seule et de moins de 34 000 $ pour un ménage avec deux enfants.Il est difficile de s\u2019entendre sur ce qu\u2019est la pauvreté.L\u2019argent n\u2019est pas tout, la santé, un réseau social et l\u2019accès aux programmes de soutien gouvernementaux peuvent faire une différence.En outre, le coût un peu moins élevé du logement et l\u2019accès au transport en commun, comme à Sherbrooke ou à Trois-Rivières, sont à considérer.Il n\u2019empêche que les données de l\u2019IRIS démontrent un écart inacceptable entre ce que l\u2019on considère être un revenu de base pour couvrir ses besoins essentiels et avoir les moyens de se sortir de la pauvreté.Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile 0027011 0039307 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 19 NOS DÉPARTEMENTS DE SERVICE SONT OUVERTS.LES HEURES D\u2019OUVERTURE ONT PU ÊTRE MODIFIÉES.VEUILLEZ VISITER NISSAN.CA OU LE SITE DE VOTRE CONCESSIONNAIRE LOCAL POUR CONNAÎTRE LES HEURES D\u2019OUVERTURE ACTUELLES ET PRENDRE RENDEZ-VOUS.FINANCEMENTÀPARTIRDE JUSQU'À MOIS 0%* 84 ROGUE2020 OBTENEZ JUSQU\u2019À 5000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les Rogue 2020 sélectionnés.QASHQAI 2019 OBTENEZ 4000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les Qashqai 2019 (à l\u2019exception du Qashqai S à boîte manuelle) KICKS2019 OBTENEZ 3000$+ de rabais à l\u2019achat au comptant sur les KICKS SV et SR 2019 Offres en vigueur du 1er au 31mai 2020.* Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Rogue S 2020 à traction avant, le Qashqai S 2019 à boîte manuelle et le KICKS S 2019.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Rogue S 2020 à traction avant basé sur un prix de vente de 29 428 $, financé à 0 % pendant 84mois.84 versements mensuels de 350 $ avec 0 $ en comptant initial / échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 29 428 $.Les taxes, l\u2019immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.+ Le rabais de 3 000 $ / 5 000 $ / 4 000 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui achètent au comptant un modèle KICKS 2019 (à l\u2019exception du KICKS S) / Rogue SL 2020 / Qashqai 2019 (à l\u2019exception du Qashqai S à boîte manuelle) neuf et non-immatriculé auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada entre le 1er et le 31 mai 2020.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat ou autre valeur, ne peut être appliquée à des transaction antérieures et ne peut être combinée aux offres de location ou de financement, ni aucune autre offre.Des conditions s\u2019appliquent.± Chez les concessionnaires participants seulement.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiqué avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020.Trouvez, configurez et achetez facilement en ligne.± Sur le Rogue S 2020 à traction avant et sur autres modèles 2019 sélectionnés.0039135 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 20 OPINIONS Monsieur le Ministre Christian Dubé Président du Conseil du Trésor Gouvernement du Québec Monsieur le ministre, Lors du point de presse sur l\u2019évolution de la COVID-19 du 7 mai, un journaliste vous a demandé si les employées des agences de placement en santé œuvrant actuellement dans le Réseau auraient droit aux primes offertes par votre gouvernement.Or, vous avez répondu instantanément que celles-ci n\u2019y auraient pas droit et que les agences qui les emploient constituaient, et je vous cite, « un mal nécessaire ».En fait, à deux reprises au cours de votre intervention vous avez qualifié les agences privées, comme celle dont je suis fondatrice et propriétaire, de « mal nécessaire ».Nul besoin de vous dire ma surprise qu\u2019un homme occupant votre position puisse publiquement traiter ainsi toute une industrie de paria et priver ses employées des privilèges que vous accordez pourtant à celles qu\u2019elles côtoient à tous les jours dans les centres de soins.Comme si vous vouliez imposer une punition à cette industrie.Ou sa disparition.Les agences privées ne sont pourtant pas un paria du réseau de la santé, mais un partenaire du réseau de la santé.Car ne vous y trompez pas monsieur le ministre, c\u2019est ce que nous sommes un partenaire lorsque : \u2022 Les hôpitaux nous appellent en dernier recours quand leurs listes de rappel sont épuisées et que leurs ressources le sont tout autant en raison d\u2019un système qui abuse du temps supplémentaire obligatoire.\u2022 Un gestionnaire communique avec nous parce qu\u2019il craint devoir fermer des salles d\u2019opérations faute de personnel à la veille de Noël.\u2022 On constate que plus de 35 pour cent de vos effectifs sont en congé de maladie et que les autres poussent les grands cris faute de repos.Alors là oui, on apprécie notre aide! On nous apprécie.Mais dites-moi, monsieur le ministre, comment croyez-vous que les milliers de personnes provenant des agences et qui travaillent actuellement dans les zones chaudes se sont senties lorsqu\u2019elles vous ont entendu dire qu\u2019elles étaient un « mal nécessaire »?Comment croyez-vous que leurs collègues de travail les ont considérées à cet instant?Je vous rappelle que vous parlez ici de gens bien formés qui ont simplement fait le choix de ne pas devenir des employés de l\u2019État.Considérez-vous également les comptables, ingénieurs, avocats, enseignants, qui font le choix de travailler dans le privé comme un « mal nécessaire » ou ce terme est uniquement réservé au personnel de la santé en raison des multiples pressions syndicales dont vous faites sans doute l\u2019objet?Le Québec est-il devenu un État unitaire ou seuls les ardents défenseurs d\u2019une fonction publique centralisée sont valorisés et apparaissent vertueux?De par vos propos vous découragez le développement d\u2019une économie diversifiée.Vous découragez aussi l\u2019entrepreneuriat, car voyez-vous, les propriétaires d\u2019agences de placement sont aussi des entrepreneurs! Monsieur le ministre, les agences de placement qui travaillent de concert avec les institutions publiques ont soumissionné en bonne et due forme pour devenir un partenaire du réseau.Elles ont également acquitté depuis janvier dernier les frais d\u2019un permis de la CNESST et se sont pliées aux règles qui les encadrent.Nos employés, gestionnaires et travailleurs de première ligne sont des personnes extraordinaires qui se dévouent au quotidien au bénéfice de notre société.Des Québécoises et Québécois compétents, fiers et qui méritent le respect.Oui, le respect, surtout de la part de leurs gouvernants.Ceux qui sont censés donner l\u2019exemple.Comme moi, elles ont été blessées par votre profond manque de respect et d\u2019empathie.Vou s avez d i t m o n si e u r le ministre, que notre « mal nécessaire » existait depuis longtemps.Or, s\u2019il existe depuis longtemps, c\u2019est qu\u2019il comble un vide au sein de votre appareil.Cet appareil que vous semblez glorifier.Je vous invite donc à vous questionner sur ce vide qui a conduit à la création de notre industrie plutôt qu\u2019à dénigrer des gens qui sont là pour aider et pour atténuer les défaillances d\u2019un monstre bureaucratique.Ce questionnement vous permettra peut-être de constater que le mal nécessaire ne se situe pas là où vous vous êtes empressé de le situer.Hélène Gravel, MSc Présidente Agence Continuum inc.Hôtel à la Maison Les travailleuses en santé d\u2019agences privées?: un mal nécessaire.vraiment?Hélène Gravel \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU 0039084 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 21 0039131 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS Les « mères » du réseau de la santé D on de soi, bienveillance, abnégation, dévouement, générosité.Des mots souvent associés aux mamans, mais aussi aux infirmières, aux préposées aux bénéficiaires ou à l\u2019aide à domicile.Comme si ces femmes devaient être des «mères» pour le réseau de la santé et des services sociaux.Une analogie qui pèse lourd sur les travailleuses et nuit à leur rémunération.«C\u2019est une catastrophe dans l\u2019histoire.Cela a justifié de ne pas payer le travail de ces femmes à sa juste valeur», affirme Émilie Genin, professeure à l\u2019École de relations industrielles de l\u2019Université de Montréal.Une situation qui découle notamment de la division «gen- rée» du travail lors de la période d\u2019industrialisation.«Les hommes à la production.Les femmes à la reproduction».Mais, tient à préciser Mme Genin, les femmes ont toujours travaillé.Certains se souviendront que l\u2019humoriste Yvon Des- champs avait trouvé une belle formule pour le dire : «Môman travaille pas, a trop d\u2019ouvrage».Que des religieuses aient longtemps assuré le «care», le prendre soin d\u2019autrui, explique aussi que les compétences des femmes, et des hommes, qui ont pris leur relève, ne sont pas reconnues pleinement.Selon Mme Genin, ce n\u2019est pas un hasard que les termes «anges gardiens» et «missionnaires» soient employés durant la présente crise sanitaire pour désigner le personnel des hôpitaux et des CHSLD.«C\u2019est encore l\u2019idée d\u2019une mission supérieure.Le nombre d\u2019heures et la rémunération n\u2019ont pas d\u2019importance».Elle constate aussi que la surcharge de travail s\u2019est installée, notamment chez le personnel infirmier, parce que les gestionnaires misent \u2014 abusent même peut-on dire \u2014 de la bonne volonté et de l\u2019éthique de celui-ci.En cas d\u2019absence, les gestionnaires ne remplacent pas.Comme le travail de 10 infirmières se fait à 9, puis à 8, des postes sont peu à peu supprimés.La surcharge temporaire devient permanente.La «naturalisation des compétences des femmes», vous connaissez?Ça va de soi que les femmes veillent sur les malades et l\u2019éducation des enfants.C\u2019est dans la sphère familiale.C\u2019est simple à faire.Les femmes savent accomplir ces tâches naturellement, par plaisir de se donner pour les autres.Ce sont des qualités innées et acquises.Des attributs naturels.«On occulte que c\u2019est un travail avec une valeur économique et sociale qu\u2019il faut reconnaître», indique Louise Boivin, professeure et responsable du programme de doctorat au département de relations industrielles de l\u2019Université du Québec en Outaouais.«Avec la crise, on réalise que leur travail est important et difficile».L\u2019écoute, la relation d\u2019aide, ça fait partie de la job.Des compétences, un savoir-faire humain et technique sont requis.Émilie Genin raconte qu\u2019un médecin spécialiste appelé à la rescousse dans un CHSLD l\u2019a très bien illustré en disant qu\u2019il n\u2019était pas formé pour faire le travail d\u2019une préposée aux bénéficiaires.Face au manque cruel de bras, le premier ministre Legault a demandé à son président du Conseil du Trésor de «dessiner un incitatif» pour le personnel qui acceptera de travailler à temps plein.Plusieurs semblent croire qu\u2019il suffit de hausser le salaire d\u2019un groupe pour régler les maux du réseau de la santé et éviter de revivre les mêmes horreurs le jour où une pandémie frappera de nouveau.Sophie Brière, professeure au département de management à l\u2019Université Laval, estime que ce n\u2019est pas qu\u2019une question d\u2019argent.Directrice de l\u2019Institut équité, diversité, inclusion et inter- sectionnalité, Mme Brière croit qu\u2019un changement de culture, qu\u2019une véritable reconnaissance du «care» et qu\u2019une organisation du travail non basée sur un modèle masculin sont nécessaires.«Il ne suffit pas de dire merci et de verser quelques dollars de plus».Le système des droits du travail, c\u2019est un deal entre hommes blancs, rappelle Louise Boivin.Ce sont les milieux industriels qui détenaient la force économique.«On valorise des secteurs.On en dévalorise d\u2019autres.C\u2019est un choix politique».Les emplois de préposés aux bénéficiaires et d\u2019auxiliaires pour les services et soins à domicile sont occupés majoritairement par des femmes, mais aussi par de nombreuses femmes immigrantes, racisées, relèvent les trois universitaires.Louise Boivin fait un lien avec l\u2019époque où les jeunes filles de la campagne québécoise allaient travailler en ville comme domestiques.Sa mère était l\u2019une de ses femmes sous-payées pour les services rendus.Aujourd\u2019hui, les travailleuses sous-payées viennent de pays du sud, d\u2019Afrique.S\u2019ajoute donc un autre argument pour ne pas reconnaître la juste valeur de leur travail : elles gagneraient encore bien moins dans leur pays et leur situation serait encore plus précaire.Quand la vie reprendra une certaine normalité, la société devra éviter de trouver «normal» le sort réservé à ces travailleuses essentielles.La «naturalisation des compétences des femmes», vous connaissez?En cas d\u2019absence, les gestionnaires ne remplacent pas.Comme le travail de 10 infirmières se fait à 9, puis à 8, des postes sont peu à peu supprimés.La surcharge temporaire devient permanente.\u2014 PHOTO AP, FRANK AUGSTEIN BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 23 L e crabe doit commencer à se demander sérieusement ce qui lui arrive, tant il en prend plein ses petites cellules chaque vendredi.Il est devenu fuyant sous mes doigts qui le cherchent, compulsivement, mille fois par jour.Il se réduit comme peau de chagrin, à mesure que, paradoxalement, sa représentation s\u2019imprime de plus en plus en moi.J\u2019ai même commencé à me rêver en cancéreuse, signe que l\u2019expérience infiltre toutes les couches de ma psyché.Finis, ces matins où, après quelques millisecondes, je redécouvre avec sidération mon crâne nu en me demandant ce qui m\u2019arrive.J\u2019atterris.Oui, il s\u2019agit bien de mon nom, sur cette liste de femmes qui défilent dans une vidéo servant à démystifier le tout.Je reconnais les deux « a » de suite, et dessous, je lis : « Cancer du sein hormono- dépendant, grade 3 stade 3 Her négatif, depuis janvier 2020 ».On y est.L\u2019expérience auparavant étrangère, vue, entendue et lue chez les autres, accompagnée de ses clichés et de ses raccourcis mentaux est maintenant devenue mienne.Elle m\u2019est d\u2019abord passée sur le corps, littéralement, avant de, très graduellement, commencer à intégrer mon identité.Je suis une femme cancéreuse, en voie de devenir une « survivante » du cancer.Il faudra installer une nouvelle chaise à la table de mon conseil d\u2019administration intérieur, et donner un droit de véto sur toutes les futures décisions à cette nouvelle part de moi.La transformation provoquée par la souffrance poursuit son cours.Me voilà sortie d\u2019une phase marquée par la liquéfaction et la perte, alors que je trouve, pour la première fois depuis des semaines, un sol nouveau sous mes pieds.Bien que je ne sois pas à l\u2019abri de nouveaux remous, que je sache ce sol mouvant et imprévisible, il fait bon de sentir à nouveau des contours à mon expérience.Il y aura donc un début, un milieu et une fin à cette aventure.Et c\u2019est de ce lieu fragile, instable mais néanmoins ferme, que me viennent quelques mots sur cette « Semaine de la santé mentale » que nous traversons.C\u2019est du fond de mon propre océan noir, à peine dépliée de ce qui vient de me couler, que j\u2019ai envie de vous redire à quel point la santé mentale ne se résume pas à une liste de comportements normatifs, à l\u2019adoption de saines habitudes de vie ou encore à l\u2019atteinte du bonheur absolu.J\u2019ai envie de vous le redire parce que je vous entends vous détester, vous réformer, vous analyser, vous diagnostiquer et vous réduire depuis tant d\u2019années.Je nous entends parler, collectivement, un nouveau langage qui me paraît ne pas servir la santé mentale, bien au contraire.Nous n\u2019avons plus peur, nous ne sommes plus inquiets, non, nous « faisons de l\u2019anxiété ».Nous ne parlons plus de notre grande douleur, de combien elle nous a transformés, de ce qu\u2019elle est venue déposer de sens à nos pieds, non, nous nous disons rapidement : « je ne suis pas normal(e) ».Nous avons cessé de nous trouver beaux ou belles dans notre passion, dans nos fusions, dans nos désirs.Nous nous déclarons plutôt « dépendants affectifs ».La liste est longue et se résume en une pathologisation graduelle de nombreux états tout simplement humains.Pourtant, rien n\u2019est plus triste que des humains qui s\u2019effacent, pour embrasser les courbes d\u2019une normalité toute beige, générique et si ennuyeuse.Il me semble nous entendre nous donner de moins en moins de temps pour nous rencontrer, profondément, loin, en dessous du lisse et du présentable, dans les couches tortueuses et torturées de nos êtres.La rumeur qui court nous murmure de nous montrer efficaces, de changer rapidement, de nous remettre sur pied.Nous souhaitons qu\u2019on nous ampute au plus vite de ces symptômes qui nous rendent honteux, qui nous donnent l\u2019air effiloché, mais qui, au fond, contiennent tant et tant de clés de sens.Je vous dis tout ça, la bouche pleine d\u2019eau de mer, entre deux couches de fatigue et encore chambranlante, parce qu\u2019il me semble qu\u2019on ne vous le dit pas encore assez, peut-être.Si je salue toutes les initiatives nouvelles qui visent à imprégner la conscience collective de l\u2019importance de la sphère « mentale » dans notre santé globale, je crains qu\u2019on ne nous parle pas encore assez du sens de nos souffrances, de leur nécessaire place dans l\u2019existence humaine.Comme il semble imprégné loin dans nos mentalités, ce dogme du bonheur constant, de l\u2019équilibre absolu et de l\u2019absence de tension interne comme étant la destination finale d\u2019une vie accomplie.Et si la santé mentale avait plutôt à voir avec une plus grande complexité intérieure, avec une multitude de chaises qui s\u2019ajoutent à nos conseils d\u2019administration intérieurs?Si elle était aussi faite de grandes chutes, de moments de vide avant de toucher le fond, de grandes décisions de changement remises au lendemain, de « cent fois sur le métier, tu remettras l\u2019ouvrage », de déceptions, de déchirements, de deuils et de renaissances?Si la santé mentale comprenait quelque chose comme l\u2019amour de soi, l\u2019embrassement de toutes ces parts fêlées en soi, qu\u2019on sait aimer chez les autres, mais qu\u2019on se pardonne encore si difficilement de traîner?Et si la santé mentale ne se résumait pas à faire de nous des ressources humaines, mais bien à nous rendre de plus en plus aptes à transformer l\u2019angoisse existentielle en une foule d\u2019occasions de jeter dans le monde notre présence bien unique, notre couleur, notre parole?Je ne sais dire si c\u2019est la fonte du crabe, le soleil sur notre confinement ou juste ce sol bancal sous mes pieds, mais j\u2019aimerais croire que vous vous trouverez sains mentalement chaque fois que vous aurez mal, que vous serez avalés par la mer, et que, tout au fond, vous découvrirez un nouveau sol, une nouvelle lumière toute personnelle, celle qui vous servira à éclairer à la fois le monde et vos propres ténèbres.C\u2019est ce que je vous souhaite.Bonne semaine! Pour jeter un œil au projet #dontrushchallenge pour le cancer du sein, c\u2019est ici : https://www.facebook.com/CoursealavieQuebecCity/ posts/1189184018096254.Un nouveau sol « Fitter, Happier, more productive » \u2014 Radiohead NATHALIE PLAAT CHRONIQUE Collaboration spéciale redaction@latribune.qc.ca LA SAGESSE DES CRABES J\u2019aimerais croire que vous vous trouverez sains mentalement chaque fois que vous aurez mal, que vous serez avalés par la mer, et que, tout au fond, vous découvrirez un nouveau sol, une nouvelle lumière toute personnelle, celle qui vous servira à éclairer à la fois le monde et vos propres ténèbres.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 24 AFFAIRES Le concessionnaire de voitures Hyundai de luxe devient le sixième membre du Groupe Beaucage ALAIN GOUPIL alain.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Malgré la pandémie, un nouveau concessionnaire vient d\u2019ouvrir ses portes à Sherbrooke.Il s\u2019agit de la bannière Genesis, qui offre les véhicules de luxe du fabricant coréen Hyundai.Propriété du Groupe Beaucage, Genesis Estrie est la sixième concession Genesis à voir le jour au Québec.Son arrivée sur le marché sherbrookois coïncide d\u2019ailleurs avec la reprise des activités dans le secteur de l\u2019automobile, après les restrictions imposées par la COVID-19.« C\u2019est sûr que la pandémie nous a tous mis dans un moment d\u2019incertitude, indique la vice-présidente Mariève Beaucage.Mais on tenait à avoir la bannière Genesis et on trouvait important de la lancer, même dans un moment de pandémie, justement pour relancer l\u2019économie locale et pour offrir un nouveau produit et un modèle d\u2019affaires innovant à notre clientèle. » Genesis est en effet le seul fabricant à offrir la possibilité d\u2019effectuer tout le processus d\u2019achat d\u2019une voiture en ligne.À partir de son ordinateur personnel ou de son téléphone intelligent, le client peut ainsi configurer son véhicule, sélectionner ses accessoires, faire évaluer son véhicule d\u2019échange et même soumettre une demande de crédit.Mariève Beaucage explique que le modèle d\u2019affaires de Genesis est entièrement axé sur les besoins du client et du rythme effréné de la vie de tous les jours.« Si le client, par exemple, veut qu\u2019on se rende chez lui pour un essai routier ou veut parler à un vendeur par Zoom ou par Face- Time, on va le faire.Même chose pour l\u2019entretien, on va aller chercher le véhicule là où il se trouve, au bureau ou à la maison, on va laisser une voiture de courtoise.Et après l\u2019entretien, on va aller reporter le véhicule là où le client veut l\u2019avoir.Et cela n\u2019a rien à voir avec la pandémie, c\u2019est vraiment le modèle d\u2019affaires de Genesis qui s\u2019adapte aux besoins du client. » Quant aux acheteurs qui préfèrent passer directement chez le concessionnaire, ceux-ci pourront également le faire, indique Mme Beaucage en se rendant dans les bureaux de Genesis situé au côté du concessionnaire Mercedes, sur le boulevard Bourque.« Pour l\u2019instant, nous sommes installés dans des bureaux temporaires, mais nous prévoyons construire un dea- ler-boutique sur le site même.Les travaux devraient débuter en juin et se terminer en novembre. » Bien que Genesis se définisse comme la marque de voitures de luxe de Hyundai, les modèles offerts par le constructeur coréen se situent dans une gamme de prix plus accessible que ses principaux concurrents.« Quand on pense au G70, par exemple, on parle d\u2019un véhicule à environ 42 000 $.Mais ce qui est particulier avec Genesis, c\u2019est que l\u2019entretien est inclus dans le prix durant 5 ans/100 000 kilomètres.On parle du valet, de l\u2019assistance routière et de la garantie. » Genesis brave la pandémie LA TRIBUNE SHEBROOKE \u2014 Entre 8 et 10 M$ supplémentaires par semaine.C\u2019est ce qu\u2019IGA dit pouvoir injecter dans l\u2019économie québécoise si ses clients ajoutaient un produit local dans leurs paniers chaque fois qu\u2019ils font leur marché.À l\u2019heure où les producteurs locaux sont durement frappés par la COVID-19, les épiciers IGA du Québec annoncent le lancement d\u2019une campagne favorisant l\u2019achat local.Cette campagne s\u2019appuie sur les données de l\u2019Observatoire de la consommation responsable de l\u2019UQAM voulant que 69 % des Québécois disent avoir le souci d\u2019encourager l\u2019économie locale en ces temps de crise.Or, en se basant sur le nombre de transactions des dernières semaines et en y ajoutant 5 $, IGA estime que c\u2019est entre 8 et 10 M$ qui pourraient être injectés dans l\u2019économie québécoise de façon hebdomadaire.« Comme chaque marchand indépendant détient un pouvoir d\u2019achat, la gamme de produits québécois est souvent régionalisée pour pouvoir offrir aux consommateurs des produits de leur localité », indique IGA dans un communiqué.De plus, l\u2019entreprise indique que les marchands remettront 10 sous à la Tablée des Chefs pour les Cuisines solidaires pour chaque produit local vendu.Parmi les produits locaux ayant un impact sur l\u2019économie de la région, IGA cite l\u2019exemple des fromages de La Station de Compton, des fraises, des framboises de la Ferme St-Élie ainsi que les produits des Serres Lamarche de Compton.IGA espère injecter de 8 à 10 M$ dans l\u2019économie avec l\u2019achat local Selon la vice-présidente du Groupe Beaucage, Mariève Beaucage, le modèle d\u2019affaires de Genesis est entièrement axé sur les besoins du client et du rythme effréné de la vie de tous les jours.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 0039163 versblancs.ca Paiement Direct Sans-frais:1-877-579-9111 450359-9111 9am-9pm Appelezdèsmaintenant! Informez-vous sur les dates visant votre rue.Journées collectives de traitements contre les VERS BLANCS 47$ Par adresse plus taxes Prix pour résidence unifamiliale TERRAIN COMPLET* devant, derrière et côtés * Jusqu'à10,000pi2 Merci au gouvernement de nous avoir reconnu, nous les jardiniers et paysagistes, comme étant essentiels à la communauté.En retour, nous offrons GRATUITEMENT à notre clientèle la désinfection complète de leurs galeries, rampes et poignées de portes extérieures à chacune de nos visites. laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 AFFAIRES 25 CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Omnimed et le Groupe santé Concerto unissent leur expertise technologique et médicale pour dépister l\u2019apparition et l\u2019aggravation des troubles anxieux et de la dépression qui se multiplient en ces temps de pandémie.Les deux entreprises ont travaillé sur une offre de soins structurée avec les médecins de famille afin de bonifier la boîte d\u2019outils cliniques numériques de nombreux professionnels de la santé qui utilisent le dossier médical électronique Omnimed.« Un des défis de la santé mentale, entre autres avec la dépression, c\u2019est qu\u2019il ne suffit pas de passer un test de laboratoire pour avoir un résultat clair et tangible.Il faut donc s\u2019assurer que les bonnes personnes posent les bonnes questions au bon moment.On a intégré des outils dans Omnimed comme le PHQ-9 qui est un outil d\u2019évaluation et qui montre l\u2019intensité de l\u2019état dépressif », explique Xavier Boilard, président d\u2019Omnimed.DEMANDE IMPORTANTE L\u2019ajout d\u2019outils pour mieux déceler puis traiter les problèmes de santé mentale était réclamé depuis longtemps par les médecins utilisateurs de la plateforme Omnimed.« C\u2019était déjà une des demandes les plus importantes chez les médecins.C\u2019était également une des premières trajectoires que l\u2019on voulait développer, mais dans le contexte actuel, les besoins sont décuplés », fait valoir l\u2019entrepreneur de Cookshire-Eaton.La ministre de la Santé Danielle McCann révélait à ce propos mercredi que sept fois plus de Québécois rapportaient vivre de la détresse depuis le début de la pandémie.« 15 % des gens ont rapporté vivre de la détresse.(\u2026) On a beaucoup d\u2019aînés qui vivent de l\u2019isolement, beaucoup de travailleurs essentiels qui vivent de l\u2019anxiété et beaucoup de familles dont la vie a été chamboulée.Malheureusement, la situation risque d\u2019empirer et de se prolonger durant les prochaines semaines et même les prochains mois », expliquait-elle, annonçant du même coup un « nouveau plan d\u2019action COVID-19 », accompagné d\u2019une enveloppe de 31 millions de dollars, pour soutenir les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.Au niveau fédéral, le premier ministre du Canada a annoncé le 3 mai un investissement majeur de 240 millions de dollars « pour l\u2019élaboration, l\u2019élargissement et le lancement d\u2019outils virtuels en matière de soins et de santé mentale pour appuyer les Canadiens ».TRAVAIL DE COORDINATION Un des enjeux auxquels s\u2019attaque la plateforme d\u2019Omnimed est la mise en réseau des intervenants de la santé.Les problèmes de santé mentale sont un bel exemple de « problème complexe où les bonnes personnes doivent intervenir de façon coordonnée », souligne M. Boilard.« Il y a un enjeu de médication, mais aussi de support adéquat.Qui va supporter la personne à quel moment et poser les bonnes questions?Concerto peut même intervenir en lien avec le cadre du travail de la personne pour qu\u2019elle ait le bon encadrement », illustre l\u2019entrepreneur.« Ce n\u2019est pas juste une question de médication », résume-t-il.Omnimed et Concerto prévoient un blitz de formation dans les prochaines semaines afin que les professionnels de la santé utilisateurs de la plateforme soient le mieux outillés possible pour répondre à la demande grandissante de soins en santé mentale.Omnimed et Concerto s\u2019attaquent aux questions de santé mentale « Un des défis de la santé mentale, entre autres avec la dépression, c\u2019est qu\u2019il ne suffit pas de passer un test de laboratoire pour avoir un résultat clair et tangible.Il faut donc s\u2019assurer que les bonnes personnes posent les bonnes questions au bon moment », explique Xavier Boilard, président d\u2019Omnimed.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU CLASSE C 300 4MATIC 2020 Très équipée avec: Traction intégrale intelligente 4MATIC Ensemble Privilège Ensemble Sport Volant Chauffant En rabais de Solde final: Prix régulier: à l\u2019achat Quantités limitées à l\u2019achat 7 500$ 47 870$ 55 370$ Mercedes-Benz de Sherbrooke 4787, boul.Bourque Sherbrooke, 1-888-314-9802 *© Mercedes-Benz Sherbrooke, 2020.Offres de location et de financement disponibles uniquement par l\u2019intermédiaire de Services financiers Mercedes-Benz (SFMB) sur approbation du crédit.Les clients ne sont pas tous admissibles.Les prix indiqués incluent les frais de transport et de préparation.Excluent les droits de manutention écologique sur les pneus, les filtres et les batteries, taxe sur la climatisation ou frais provinciaux applicables), ni les frais d\u2019immatriculation, d\u2019assurance et d\u2019enregistrement du véhicule, et les taxes.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.Les offres peuvent changer sans préavis et ne peuvent être jumelées à aucune autre offre.Les offres prennent fin le 30 mai 2020.Le prix affiché à l\u2019achat est disponible uniquement en achat comptant ou financé à taux régulier des banques.Notre salle de montre est ouverte et prête à vous accueillir pour vous faire vivre l\u2019expérience Mercedes-Benz de Sherbrooke en toute sécurité.Ce samedi, pro?tez d\u2019offres exceptionnelles sur nos modèles 2020 0039137 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 26 AFFAIRES STÉPHANIE MARIN La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le télétravail : après la pandémie de la COVID-19, on continue ou pas?La question divise les travailleurs, selon une étude menée par une chercheuse de l\u2019Université de Montréal (UdeM) : 39 % des répondants souhaitent continuer, contre 37 % qui ont hâte de retourner au bureau.Cette question est dans la tête de beaucoup de travailleurs, dont plusieurs expérimentent pour la première fois le télétravail \u2014 avec ses petits plaisirs et ses irritants.La chercheuse Tania Saba, pro- fesseure à l\u2019École de relations industrielles de l\u2019UdeM et chercheuse au CÉRIUM, s\u2019est tout de suite intéressée à ce phénomène unique : tout d\u2019un coup, des millions de gens se sont retrouvés à travailler de la maison.Elle a sondé des travailleurs, principalement au Québec, mais aussi au Canada, dans une première phase de son étude.Mme Saba a tiré de forts intéressants constats d\u2019une analyse préliminaire de ses données, obtenues auprès de 1614 participants, sondés du 4 au 17 avril dernier.D\u2019abord, si près de quatre personnes sur 10 (39 %) sont disposées ou très disposées à continuer d\u2019effectuer leur travail à domicile lorsque le confinement sera levé, ils sont toutefois presque aussi nombreux (37 %) à être peu ou pas du tout enclins à maintenir le télétravail lorsqu\u2019ils pourront retourner au bureau.Un total de 24 % des répondants sont encore indécis.UNE PRÉFÉRENCE POUR LES TRAVAILLEURS ÂGÉS Ceux qui sont plus disposés à télétravailler après le confinement ont tendance à être plus âgés, a relevé la chercheuse, aussi titulaire de la Chaire BMO en diversité et gouvernance de l\u2019UdeM.Et autant d\u2019hommes que de femmes souhaitent poursuivre le télétravail après la fin des mesures de confinement, a-t-elle noté.Les données indiquent que le tiers des répondants en télétravail estiment que leur productivité a augmenté \u2014 même s\u2019ils travaillent de leur salon, où un autre télétravail- leur se trouve.Les personnes qui se disent plus productives sont, en général, âgées de plus de 40 ans et doivent consacrer moins de temps à des obligations familiales.Sans différence significative entre les hommes et les femmes.Ce qui fait dire à Mme Saba que : « Le télétravail continue d\u2019être considéré comme une bonne avenue pour concilier travail et vie personnelle, que l\u2019on soit homme ou femme : il est donc faux de croire que le télétravail intéresse davantage les femmes que les hommes! » TÉLÉTRAVAIL Après la pandémie, on continue ou pas?La Presse canadienne OTTAWA \u2014 L\u2019économie canadienne a perdu près de deux millions d\u2019emplois en avril, un record, la fermeture des services non essentiels pour ralentir la propagation de la COVID-19 ayant dévasté l\u2019économie et contraint les entreprises à fermer temporairement.La perte de 1 993 800 emplois s\u2019ajoute à celle de plus d\u2019un million d\u2019emplois perdus en mars.Le nombre de chômeurs a augmenté particulièrement rapidement au Québec.Selon Statistique Canada, le taux de chômage a grimpé à 13,0 % au pays, alors que la pandémie frappait de plein fouet, contre 7,8 % en mars.Il s\u2019agit du deuxième taux de chômage le plus élevé jamais enregistré.Les économistes s\u2019attendaient en moyenne à une perte de quatre millions d\u2019emplois et à un taux de chômage de 18 %, selon la société de données sur les marchés financiers Refinitiv.LE QUÉBEC DUREMENT TOUCHÉ La plus forte hausse du taux de chômage en avril parmi les provinces du Canada a été observée au Québec : il s\u2019est établi à 17 % comparativement à 8,1 % en mars; le taux du mois dernier a été le plus élevé depuis 1976 dans la province.Le nombre de chômeurs a augmenté de 367 000 au Québec, plus rapidement que dans les autres provinces.De plus, la hausse du nombre de personnes mises à pied temporairement a été proportionnellement plus élevée au Québec tandis que l\u2019augmentation du nombre de personnes inactives a été proportionnellement plus faible.Dans les Maritimes, la plus forte hausse du taux de chômage entre mars et avril a été constatée par Statistique Canada au Nouveau- Brunswick, où il est passé de 8,8 % à 13,2 %.Il a aussi augmenté en Nouvelle- Écosse, de 9 % à 12 %.La hausse a été moins forte à l\u2019Île-du-Prince- Édouard, de 8,6 % en mars à 10,8 % le mois dernier.Près de deux millions d\u2019emplois perdus en avril 0039156 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 27 0039133 SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 28 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Au cours des prochaines semaines, les activités reprendront de façon graduelle au Québec, et ce, toujours avec l\u2019accord et la collaboration des autorités de santé publique.Ces différentes réouvertures se feront par phase, selon le type d\u2019activités et les zones géographiques.Pour connaître les différentes phases de réouverture, consultez le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus En tout temps, il sera essentiel de continuer à respecter les consignes, afin de limiter les risques associés à la propagation du virus.Par ailleurs, si vous présentez des symptômes de la COVID-19, il est important de respecter les recommandations d\u2019isolement à la maison pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres personnes.\u2022 Si vous devez sortir, maintenez autant que possible une distance d\u2019au moins 2 mètres (environ 6 pieds) avec les autres personnes qui ne vivent pas sous votre toit.\u2022 Portez un couvre-visage lorsqu\u2019une distance de 2 mètres entre les personnes ne peut pas être respectée.\u2022 Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes ayant un système immunitaire affaibli et les personnes ayant une maladie chronique.\u2022 Évitez le contact direct pour les salutations, comme les poignées de main, et privilégiez l\u2019usage de pratiques alternatives.\u2022 Évitez tout rassemblement intérieur ou extérieur avec des personnes qui ne vivent pas sous votre toit.On respecte les consignes sanitaires Après avoir fréquenté tout lieu public, surveillez vos symptômes et respectez les consignes sanitaires suivantes : Port du couvre-visage Le port du couvre-visage est recommandé dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n\u2019est pas possible.Cela peut se produire, par exemple, en se rendant à l\u2019épicerie ou en prenant le transport en commun.Le port du couvre-visage dans les lieux publics doit obligatoirement s\u2019accompagner des autres mesures de protection, comme l\u2019application des mesures d\u2019hygiène.Si vous êtes malade, restez à la maison.Si vous devez vous rendre à la clinique ou à l\u2019hôpital, portez votre couvre-visage jusqu\u2019à ce qu\u2019on vous donne un masque de procédure.Ressources Si la COVID-19 vous inquiète ou si vous présentez des symptômes comme l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires ou une perte soudaine de l\u2019odorat et du goût sans congestion nasale, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec afin d\u2019être dirigé vers la bonne ressource.Pour les personnes malentendantes (ATS), il est possible de contacter le 1 800 361-9596 (sans frais).Les enfants de moins de 2 ans, les personnes avec des difficultés respiratoires, les personnes handicapées ou incapables de retirer leur couvre-visage sans l\u2019aide d\u2019une autre personne ne devraient pas en porter.Pour savoir comment utiliser correctement votre couvre-visage ou comment en fabriquer un, consultez les capsules d\u2019information qui se trouvent sur le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/couvre-visage \u2022 Lavez-vous souvent les mains à l\u2019eau courante tiède et au savon pendant au moins 20 secondes.\u2022 Utilisez un désinfectant à base d\u2019alcool si vous n\u2019avez pas accès à de l\u2019eau et à du savon.\u2022 Observez les règles d\u2019hygiène lorsque vous toussez ou éternuez : Couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.Si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite.Bandana ou autre tissu Couvre-visage en papier ou en tissu Foulard laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 29 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On reprend graduellement ses activités en continuant de se protéger! Au cours des prochaines semaines, les activités reprendront de façon graduelle au Québec, et ce, toujours avec l\u2019accord et la collaboration des autorités de santé publique.Ces différentes réouvertures se feront par phase, selon le type d\u2019activités et les zones géographiques.Pour connaître les différentes phases de réouverture, consultez le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/coronavirus En tout temps, il sera essentiel de continuer à respecter les consignes, afin de limiter les risques associés à la propagation du virus.Par ailleurs, si vous présentez des symptômes de la COVID-19, il est important de respecter les recommandations d\u2019isolement à la maison pour éviter de transmettre la maladie à d\u2019autres personnes.\u2022 Si vous devez sortir, maintenez autant que possible une distance d\u2019au moins 2 mètres (environ 6 pieds) avec les autres personnes qui ne vivent pas sous votre toit.\u2022 Portez un couvre-visage lorsqu\u2019une distance de 2 mètres entre les personnes ne peut pas être respectée.\u2022 Si vous êtes malade, évitez le contact avec les personnes plus vulnérables, dont les personnes âgées, les personnes ayant un système immunitaire affaibli et les personnes ayant une maladie chronique.\u2022 Évitez le contact direct pour les salutations, comme les poignées de main, et privilégiez l\u2019usage de pratiques alternatives.\u2022 Évitez tout rassemblement intérieur ou extérieur avec des personnes qui ne vivent pas sous votre toit.On respecte les consignes sanitaires Après avoir fréquenté tout lieu public, surveillez vos symptômes et respectez les consignes sanitaires suivantes : Port du couvre-visage Le port du couvre-visage est recommandé dans les lieux publics lorsque la distanciation physique n\u2019est pas possible.Cela peut se produire, par exemple, en se rendant à l\u2019épicerie ou en prenant le transport en commun.Le port du couvre-visage dans les lieux publics doit obligatoirement s\u2019accompagner des autres mesures de protection, comme l\u2019application des mesures d\u2019hygiène.Si vous êtes malade, restez à la maison.Si vous devez vous rendre à la clinique ou à l\u2019hôpital, portez votre couvre-visage jusqu\u2019à ce qu\u2019on vous donne un masque de procédure.Ressources Si la COVID-19 vous inquiète ou si vous présentez des symptômes comme l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, de la fièvre, des difficultés respiratoires ou une perte soudaine de l\u2019odorat et du goût sans congestion nasale, vous pouvez composer le 418 644-4545, le 514 644-4545, le 450 644-4545, le 819 644-4545 ou le 1 877 644-4545 (sans frais) ailleurs au Québec afin d\u2019être dirigé vers la bonne ressource.Pour les personnes malentendantes (ATS), il est possible de contacter le 1 800 361-9596 (sans frais).Les enfants de moins de 2 ans, les personnes avec des difficultés respiratoires, les personnes handicapées ou incapables de retirer leur couvre-visage sans l\u2019aide d\u2019une autre personne ne devraient pas en porter.Pour savoir comment utiliser correctement votre couvre-visage ou comment en fabriquer un, consultez les capsules d\u2019information qui se trouvent sur le site Web du gouvernement du Québec : Québec.ca/couvre-visage \u2022 Lavez-vous souvent les mains à l\u2019eau courante tiède et au savon pendant au moins 20 secondes.\u2022 Utilisez un désinfectant à base d\u2019alcool si vous n\u2019avez pas accès à de l\u2019eau et à du savon.\u2022 Observez les règles d\u2019hygiène lorsque vous toussez ou éternuez : Couvrez-vous la bouche et le nez avec votre bras afin de réduire la propagation des germes.Si vous utilisez un mouchoir en papier, jetez-le dès que possible et lavez-vous les mains par la suite.Bandana ou autre tissu Couvre-visage en papier ou en tissu Foulard SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 30 ACTUALITÉS LE CORONAVIRUS EN QUESTIONS JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Q «À force de se laver les mains pour tuer le virus de la COVID-19, on élimine le virus, mais on aussi d\u2019autres virus et bactéries.Or certaines de ces bactéries (et virus) nous sont utiles et même nécessaires.Alors est-ce que ces lavages de mains répétés risquent de \u201ctrop\u201d nous aseptiser et d\u2019affaiblir notre système immunitaire, ou est-ce qu\u2019on demeure quand même en contact avec suffisamment de microbes pour maintenir un équilibre?» demande Carl Audet, de Sainte-Marie.Pour sa part, Denise Archambault, de l\u2019Outaouais, aimerait savoir si «le fait d\u2019utiliser des produits anti- bactériens (par exemple Lysol) à outrance peut jouer un rôle dans la propagation du virus?Est-ce que cela affaiblit notre système immunitaire?» R «Je dois dire qu\u2019il y a vraiment beaucoup de facteurs qui peuvent affecter le système immunitaire, ne serait-ce par exemple que le stress et le manque de sommeil.On peut donc croire que les désinfectants puissent également affecter le système immunitaire, mais aucun article de valeur ne le mentionne directement», indique d\u2019emblée Amir Hossein Momen, post-doc- torant en immunologie à l\u2019UQAC.L\u2019alcool éthylique, qui est à la fois celui que l\u2019on boit et celui qui se retrouve dans les désinfectants à mains, est connu pour nuire à la réponse immunitaire lorsque consommé à fortes doses.Mais il est loin d\u2019être clair qu\u2019une consommation modérée est nuisible, et certaines études suggèrent même que cela pourrait améliorer l\u2019immunité [https://tinyurl.com/ y77jdwe4], alors il est permis de penser que les quantités infinitésimales que nous ingérons en nous désinfectant les mains n\u2019empêchent pas le corps de combattre le coronavirus.Mais dans l\u2019ensemble, les désinfectants ne semblent pas interférer de manière notable avec le système immunitaire \u2014 en tout cas, pas assez pour annuler les bienfaits de l\u2019hygiène.Une méta- analyse (soit un article qui met en commun les résultats de plusieurs études sur une même question) de la prestigieuse Collaboration Cochrane et mise à jour le mois dernier [https://tinyurl.com/ y8rl3p84] a trouvé que l\u2019usage des désinfectants à main de type Purell réduit l\u2019absentéisme chez les enfants de 2 à 18 ans.Les enfants qui s\u2019en servent manquent en moyenne 33 jours d\u2019école ou de garderie sur 1000 à cause d\u2019infections respiratoires, contre 42 pour ceux qui ne se désinfectent pas régulièrement les mains.Pour les maladies gastro-intestinales, l\u2019écart était de deux jours (6 contre 8 par 1000) en faveur des désinfectants.Notons cependant que la qualité des études de cette méta-analyse est qualifiée de «faible à très faible» par le groupe Cochrane, alors il faut considérer cet «effet protecteur» avec prudence.Mais il n\u2019y a vraiment rien là-dedans qui permette de croire que l\u2019usage régulier de désinfectants empêche le corps de se défendre contre les microbes.Maintenant, ce à quoi Carl Audet fait allusion dans sa question n\u2019est sans doute pas une interférence directe des Purell, Javel et compagnie avec le système immunitaire, mais plutôt ce qui est nommé en science médicale l\u2019«hypothèse de l\u2019hygiène».Cette hypothèse, d\u2019abord formulée à la fin des années 1980, avance que la forte progression de maladies auto- immunes comme l\u2019asthme et les allergies dans la deuxième moitié du XXe siècle pourrait s\u2019expliquer par une «trop grande hygiène».Nous vivons dans un monde où les microbes sont absolument omniprésents et, pendant des centaines de milliers d\u2019années, les enfants humains ont grandi dans des conditions beaucoup moins «propres» que celles qui prévalent dans nos maisons modernes.Alors pour bien se développer, notre système immunitaire aurait besoin, pendant l\u2019enfance, d\u2019être exposé à toutes sortes de microbes \u2014 pas seulement des pathogènes, mais aussi des «neutres» et des bactéries bénéfiques.Sans une exposition suffisante, veut cette théorie, le système immunitaire n\u2019apprend pas bien à reconnaître ses ennemis et peut se mettre à attaquer des parties de l\u2019organisme plutôt que des infections : ce sont les maladies auto-immunes.Sans être parfaite, l\u2019hypothèse de l\u2019hygiène a certainement ses mérites et a inspiré énormément de recherche depuis 30 ans [https:// tinyurl.com/y87eedv9], mais il faut bien comprendre qu\u2019elle ne concerne que les maladies auto- immunes (et encore, pas toutes).Le dérèglement du système immunitaire le fait réagir à des choses anodines comme si c\u2019étaient des menaces, mais cela ne signifie pas qu\u2019il n\u2019est pas capable de se défendre contre de vrais virus.J\u2019ai trouvé une seule étude qui suggérait un lien entre l\u2019usage régulier de javellisant et des infections plus fréquentes [https:// tinyurl.com/y8pob3pw], mais elle avait de grosses limitations et n\u2019a pas semblé convaincre grand- monde dans la communauté scientifique [https://tinyurl.com/ y9n5ph4d].Alors jusqu\u2019à preuve du contraire, l\u2019hypothèse de l\u2019hygiène ne s\u2019applique qu\u2019aux maladies auto-immunes (et encore, pas toutes), et pas du tout aux pathogènes.SOMMES-NOUS «TROP PROPRES» POUR COMBATTRE LA COVID-19?«Le lavage de mains répété risque-t- il de \u201ctrop\u201d nous aseptiser et d\u2019affaiblir notre système immunitaire, ou est-ce qu\u2019on demeure quand même en contact avec suffisamment de microbes pour maintenir un équilibre?» demande Carl Audet, de Sainte-Marie.\u2014 PHOTO AFP, ROBIN UTRECHT Vous êtes.Un gestionnaire aguerri ?Un passionné du développement ?Un leader positif ?Un communicateur expérimenté ?Vous avez envie de.Vous investir dans une ville dynamique ?Créer des partenariats enrichissants?Partager votre expérience commerciale ?P O S T U L E Z D È S M A I N T E N A N T ! https://destinationlacmegantic.com/nouvelle/on-embauche/ Envoyez votre CV à : dg@commercelacmegantic.com La municipalité Située dans la région des Cantons-de-l\u2019Est, la Ville de Lac-Mégantic compte une population de 5800 personnes.Ville de centralité, elle assume ce rôle au sein de la MRC du Granit ayant 22 000 habitants.La municipalité a une offre de service complète favorisée par sa situation géographique enviable : Hôpital, Centre d\u2019études collégiales, centre sportif moderne, organismes communautaires, offre commerciale complète, parc industriel à fort potentiel, une impressionnante offre culturelle.Ajoutez lac, rivière, montagnes\u2026 vous y découvrirez un milieu de vie de proximité extrêmement stimulant.Votre défi La Ville de Lac-Mégantic effectue actuellement un virage dans ses modes de gestion et de l\u2019approche avec les citoyens.Vous serez ainsi plongé au cœur d\u2019un changement organisationnel et de culture dans la gestion du service.Vous serez au centre de l\u2019opérationnalisation du changement et grâce à vos aptitudes et compétences vous aurez la capacité de suggérer de nouvelles approches et d\u2019être un artisan dans le virage d\u2019un service récréatif et de la vie à la communauté.Votre fonction Sous l\u2019autorité de la direction générale, le directeur (trice) du service récréatif, de la culture et de la vie active est responsable de la planification du service, de l\u2019organisation et de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières.Il analyse, conçoit, évalue et mets en œuvre différents processus, programmes, projets, outils, stratégies, etc.en matière de loisirs, sport, culture et communautaire.Il anime ou participe à différents comités et contribue à la mise en œuvre de la planification stratégique municipale.Il gère et coordonne le service dans le respect de la mission de la Ville, son plan stratégique, sa philosophie de gestion, ses valeurs, ses conventions collectives, ses politiques, ses procédures, les lois en vigueur et selon les meilleures pratiques de sa profession.Collabore avec les nombreux organismes du milieu et à la mission de ceux-ci.Il gère les demandes de subventions, élabore des politiques et programme et en assume le contrôle.Développe des ententes avec les partenaires du milieu.Vous accordez une importance au bien-être du personnel, à un environnement sain, à l\u2019épanouissement des personnes au sein d\u2019une organisation et à l\u2019atteinte de résultats précis.La Ville de Lac-Mégantic vous attend.Profil \u2022 Baccalauréat en récréologie, gestion des loisirs ou discipline appropriée; \u2022 Minimum de trois années d\u2019expérience pertinentes dans le domaine; \u2022 Excellent sens de l\u2019organisation et de la gestion des priorités; \u2022 Excellentes habiletés de communication interpersonnelles; \u2022 Bonne capacité de synthèse et de vulgarisation; Compétences valorisées Mobilisation, imputabilité et performance, collaboration et travail d\u2019équipe, sens décisionnel, profondeur d\u2019analyse et courage de sa gestion.Si le défi vous anime, faites parvenir votre curriculum vitae, d\u2019ici le vendredi 22 mai 2020, à : Madame Andrée-Anne Aubry Directrice de la gestion des ressources humaines 5527, rue Frontenac, bureau 200 Lac-Mégantic (Québec) G6B 1H6 Courriel : direction.generale@ville.lac-megantic.qc.ca Téléphone : 819 583-2394 poste 2225 Télécopieur : 819 583-5920 Nous respectons le principe de l\u2019équité en matière d\u2019emploi.OFFRE D\u2019EMPLOI Directrice ou Directeur du service récréatif, de la culture et de la vie active Cherchez-vous un nouveau défi ?Voulez-vous travailler au sein d\u2019une équipe dynamique où vous pourrez faire avancer votre carrière ?Dominos Sherbrooke est à la recherche de: livreurs, chefs de quart, assistants gérants et gérants.Possibilité d\u2019avancement Expérience en restauration est un atout mais pas un prérequis.Formation sur place.Votre carrière vous attend! Puisque nos restaurants sont fermés au public, vous pouvez déposer votre CV dans notre boîte aux lettres au 1105 Belvedere Sud, où nous le faire suivre par courriel à Amanda: amanda.boersen@gmail.com.0038529 0039128 0039205 laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 31 www.cqcm.coop/relance La crise économique et sociale dans laquelle nous plonge la COVID-19 nous confronte à notre capacité de répondre à nos besoins individuels et collectifs.C\u2019est aussi une occasion de repenser notre modèle économique.Au moment où les réflexions s\u2019accélèrent en vue d\u2019une relance, des questions émergent pour nos décideurs.Quelle approche économique désirons-nous encourager?Comment pouvons-nous revendiquer notre autosuffisance alimentaire, et favoriser l\u2019achat local?Comment mieux nous occuper des enjeux sociaux et gérer nos ressources de façon socialement responsable dans l\u2019avenir?En somme, comment travailler ensemble pour améliorer ce qui nous appartient?Les appels à s\u2019engager collectivement et à vouloir faire les choses autrement sont nombreux.Il faut maintenant orienter nos actions vers la réalisation de ces intentions.Pour penser la relance, les décideurs peuvent s\u2019appuyer sur un réseau de coopératives et de mutuelles fort et organisé.En effet, les Africains, les Espagnols, les Sud-Coréens, les Français et même les États-Uniens admirent nos coopératives, envient notre terreau coopératif efficace et ses retombées bénéfiques sur le tissu socioéconomique de nos régions.Au Québec, il y a près de 3 000 coopératives et mutuelles actives dans plusieurs secteurs d\u2019activités.Elles génèrent 82% des revenus de l\u2019économie sociale.Elles sont l\u2019expression des aspirations des gens, elles naissent d\u2019un besoin.Être membre d\u2019une coopérative, c\u2019est à la fois être propriétaire, décideur et bénéficiaire de son entreprise.Une coopérative est créée par des gens, avec des gens et pour des gens.Elle propose un modèle qui allie deux objectifs visés par nos décideurs : favoriser l\u2019enrichissement collectif et soutenir la relance socioéconomique.Créons et utilisons ces entreprises humanistes dans lesquelles nous avons un rôle à jouer et appuyons celles qui le font déjà ! Nous proposons 10 actions pour soutenir nos secteurs d\u2019activités et pour créer de nouvelles opportunités.Qu\u2019il s\u2019agisse de répondre plus adéquatement à nos enjeux sociaux ou de travailler vers notre autosuffisance alimentaire en investissant dans ces entreprises qui nous proposent une traçabilité du champ à l\u2019assiette.Sans être la seule à pouvoir répondre à ces questions, la formule coopérative propose une alternative dont l\u2019efficacité a été prouvée pour répondre aux besoins des Québécoises et Québécois.Choisir une coopérative, c\u2019est choisir de se regrouper au sein d\u2019un modèle d\u2019affaires innovant qui nous appartient pour répondre à nos besoins, tout en soutenant notre indépendance économique.Coopérer, c\u2019est choisir de prendre part à un mouvement collectif, c\u2019est choisir d\u2019améliorer son sort, mais aussi celui des autres.Dans cette relance socioéconomique, le rôle de l\u2019état sera vital,mais le rôle du citoyen sera crucial.Si l\u2019être humain a survécu et s\u2019est développé, c\u2019est grâce à cette force collective et cette résilience démontrées en temps de crise.Les coopératives et les mutuelles nous permettent de choisir notre récit économique pour lui donner du sens.Continuons à écrire ce récit, et soyons fiers de contribuer à l\u2019enrichissement de nos collectivités.Signée par les membres du conseil d\u2019administration du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui incluent Agropur, coopérative laitière, la Confédération québécoise des coopératives d\u2019habitation, le Mouvement Desjardins, la Fédération des coopératives d\u2019alimentation du Québec, la Fédération des coopératives de câblodistribution et de télécommunication du Québec, la Coopérative de développement régional du Québec, le Réseau des entreprises d\u2019économie sociale en aide à domicile, la Fédération des Coopératives des Paramédics du Québec, la Fédération des coopératives du Nouveau-Québec, la Fédération des coopératives funéraires du Québec, Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire (COOPSCO), la Fédération québécoise des coopératives forestières, Promutuel Assurance, La Capitale, Assurance et services financiers, Sollio Groupe Coopératif, Réseau COOP, SSQ Assurance, Co-operators et la Fédération québécoise des coopératives de santé.contenu commandité 10 actions pour favoriser l\u2019enrichissement collectif : 1 - Encouragernosagriculteursavecdesavantages fiscaux et protéger les terres québécoises d\u2019intérêts étrangers tout en réduisant les obstacles à la création de modèles émergeants en agriculture tels que les fermes coopératives.2 - Soutenir adéquatement les organismes qui octroient des services d\u2019accompagnement et de soutien aux entreprises d\u2019économie sociale, dont les coopératives et les mutuelles.3 - Utiliser les coopératives comme partenaires complémentaires de l\u2019État en matière de santé, de services sociaux et de services à domicile pour désengorger la première ligne en favorisant la prévention et le maintien de la santé.4 - Augmenter lacréationde logementscoopératifs pour créer des milieux de vie conviviaux et adaptés à nos aînés et nos familles.5 - Encourager les filières de développement d\u2019énergies vertes qui ont fait leurs preuves.6 - Créer un fonds d\u2019acquisition transitoire d\u2019entreprise pour investir dans les reprises d\u2019entreprise et ainsi, contribuer au maintien de la propriété québécoise.7 - Soutenir la vente de services et produits coopératifs en ligne ainsi qu\u2019un système de livraison afin de bonifier de façon substantielle l\u2019achat local.8 - Octroyer un avantage aux acheteurs de produits locaux que ce soit grand public ou commercial et mettre en place des mécanismes d\u2019achat local auprès des coopératives pour les appels d\u2019offres gouvernemental et municipal.9 - Sensibiliser les jeunes à plusieurs modèles économiques en incluant dans les cursus scolaires, du primaire à l\u2019université, l\u2019enseignement du modèle d\u2019affaires coopératif et mutualiste.10 - Soutenir l\u2019entrepreneuriat collectif autochtone dans l\u2019organisation de leur propre écosystème d\u2019accompagnement.Penser la relancesocialeetéconomique par l\u2019enrichissementcollectif SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS samedi 9 mai 2020 leSoleil 22 ActuAlités 22 samedi 9 mai 2020 leSoleil covid-19 La paroLe aux aînés \u203a Merci aux générations qui Me suivent Depuis le 12 mars 2020, ma vie a basculé, il n\u2019y a plus rien comme avant.Moi qui ai toujours essayé de me garder jeune, me voilà vieillie de dix ans.On doit respecter à la lettre les consignes des autorités politiques, médicales et sanitaires.Ces dirigeants sont devenus sans le vouloir nos dieux, nos anges gardiens, comme à l\u2019époque des sermons rel igieux dans nos églises, le dimanche.Les conférences à la télévision ont rem- p l a c é l e s c h a i r e s ecclésiales.Ce n\u2019est pas facile à vivre\u2026 mais en même temps, c\u2019est difficile de se plaindre car il y en a des pires que moi en ce moment! Les jeunes générations s\u2019occupent bien de nous.On a qu\u2019à téléphoner et des bénévoles s\u2019occupent d\u2019aller faire notre épicerie.La livraison à domicile est devenue la norme pour que certains commerces, restaurants, gardent leurs clientèles.Je me sens tout de même mal à l\u2019aise d\u2019être aussi choyée et tout cela me rend d\u2019autant plus sensible.En effet! Ces attentions sont le signe que je suis devenue une personne âgée tout d\u2019un coup\u2026 même si je sais que c\u2019est pour nous protéger et que je le comprends.Merci aux générations qui me suivent de vous occuper de nous et surtout de vous occuper des personnes plus vulnérables qui vivent dans des CHSLD.J\u2019ai bien compris que ce n\u2019est pas une place enviable pour le futur.Le confinement brime ma liberté, mais en même temps, augmente ma créativité.Je me suis remise à l\u2019écriture, à la peinture et je me suis même découvert des talents de comédienne! J\u2019ai entraîné mon conjoint dans mes folies.On s\u2019est déguisés et on a réalisé trois petits vidéos pour amuser nos petits-enfants et leurs amis.J\u2019ai donc tout de même une vie remplie et beaucoup plus de communications grâce à la technologie comme Facebook et Messenger.Ceux-ci sont devenus nos drogues quotidiennes, pour tous.Maintenant, je dois apprendre à vivre au jour le jour sans faire de plans pour l\u2019avenir.Mais mes enfants et petits-enfants me manquent.Lucie Lavoie Chicoutimi Chers aînés, nous sommes heureux d\u2019avoir des nouvelles de vous! en plus des mots publiés ici aujourd\u2019hui, chaque jour cette semaine, vous pourrez lire une lettre reçue pour ce projet La parole aux aînés dans la section Opinions des applications mobiles et des sites Web de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante.\u203a vive le balcon! La jeune fille que j\u2019ai été avait des restrictions très strictes à respecter : \u2022 rentrer à la maison avant 22h; \u2022 ne pas recevoir de garçon sans chaperon; \u2022 éviter de fréquenter les restaurants à l\u2019auto avec mon chum.À 80 ans, j\u2019ai eu l\u2019impression de me retrouver à cette époque : \u2022 ne sortez pas de vos appartements; \u2022 restez dans les limites de la résidence si vous marchez; \u2022 restez à 2 mètres d\u2019un autre humain\u2026 Alors, prenant mon courage à deux mains, j\u2019ai décidé que ce serait un moment de détente, de petits plaisirs et de regards sur ma vie et mon entourage.N o t r e c o n f i n e m e n t e s t sévère, oui, mais nous sommes bien entourés.Grâce au bon soin de personnes engagées et excessivement attentives, les journées en confinement passent quand même relativement vite.Oublier les quatre murs de mon appartement pour profiter du temps qu\u2019il me reste sur Terre et regarder cette période comme un arrêt dans la vie trépidante menée jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est ce à quoi je m\u2019applique.Perchée au 6e étage, j\u2019ai devant moi un paysage qui devient magnifique sous le soleil du printemps.Entre les montagnes et la vue sur le centre-ville de Québec, je fais les cent pas sur un grand balcon.J\u2019ai toute la technologie disponible à ma portée, et j\u2019en profite.Je ne me doutais pas que les étés que j\u2019ai sacrifiés à suivre des cours d\u2019informatique il y a 20 ans, me serviraient autant à 80 ans.Je suis dans un environnement où on me respecte en tant que personne.On me parle comme à un être humain intelligent, capable de prendre ses décisions et responsable de ses actes.Cet état de fait est important pour moi et le restera toujours.Micheline Contant Québec infOgraphie Le sOLeiL, sOurCe 123rf La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons.0038868 La parole aux aînés Nous vous offrons cette tribune pour que vous nous racontiez votre expérience du confinement avec l\u2019humour, le courage et la sagesse que nous vous connaissons. laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 33 leSoleil samedi 9 mai 2020 ActuAlités 23 23 leSoleil samedi 9 mai 2020 covid-19 La paroLe aux aînés \u203a Voleur de bonheur Voleurs de souffleuses, voleurs d\u2019auto, voleurs d\u2019argent, voleur de bonheur! Oui oui! Voleur de bonheur! Celui qui m\u2019a volé les bisous que je ne peux plus donner à mon petit «paquet de bonheur» : ma petite Alice qui va bientôt avoir un an, ma petite Alice qui grandit et qui va bientôt marcher, dire ses premiers mots! Tous ces beaux moments qui vont être du passé.Bien sûr, je te vois sur ma tablette mais c\u2019est pas pareil! Ma tablette ne m\u2019égratigne pas la face avec ses petits ongles pointus et elle ne m\u2019enlève pas mes lunettes quand je la prends dans mes bras.COVID, je te déteste voleur de bonheur! Daniel Lavoie Sainte-Pétronille \u203a Quand est-ce «confinit»?Je confine, tu confines, nous confinons\u2026 quand est-ce «confinit»?J\u2019allais vous présenter un petit message d\u2019humour, de courage et de sagesse.Après réflexion, je préfère vous dire la vérité avec ses plus et ses moins, histoire de partager mon état d\u2019esprit avec vous et que nous en tirions la conclusion que c\u2019est pas si mal après tout.Croyez-moi, j\u2019offrirais mon âme au diable s\u2019il pouvait combler trois de mes désirs les plus chers.En premier lieu, je serais tellement heureux de voir mes enfants et petits-enfants en chair et en os plutôt que sur un écran de Skype.La réalisation de mon deuxième désir me rendrait plus présentable si le premier était réalisé.En effet, une coupe de cheveux, mon deuxième désir, me rendrait plus à l\u2019aise.Mon troisième désir serait de faire un tour de machine, en d\u2019autres mots, une randonnée au volant de ma voiture qui fait la paresse depuis un mois et demi.Ces désirs n\u2019étant pas près de se réaliser, qu\u2019est-ce que je fais de mon temps, denrée dont je dispose en grande quantité?Je rédige présentement l\u2019histoire de ma vie en 13 chapitres dont 7 sont déjà complétés.Il aurait pu y en avoir 14, mais celui sur le coronavirus n\u2019en fera pas partie car ce n\u2019aurait été qu\u2019un bref chapitre dans une vie qui compte déjà plus de 86 ans.D\u2019autre part je consacre beaucoup de temps à analyser et suranalyser mes placements boursiers, exercice pas très stimulant en raison de la dégringolade boursière.Et comme troisième activité, je lis énormément.Selon le site de la Grande Bibliothèque, j\u2019ai emprunté 90 ouvrages en 2019.L\u2019année coronarienne battra sûrement ce record.En conclusion, je vous avoue que ma situation personnelle pourrait être pire et que je suis heureux que l\u2019été approche.En effet, je suis mort de rire en pensant aux moustiques qui se demanderont où nous sommes passés.René Miglierina Montréal \u203a se réinVenter Quelle bizarre et inquiétante période nous vivons.Du jour au lendemain, je n\u2019avais plus le droit de sortir, de voir mes enfants, petits-enfants et amies.J\u2019ai appris que j\u2019étais une aînée, une personne âgée donc vulnérable.J\u2019ai 71 ans, mais pas dans ma tête.Je vais bien, je suis autonome et tout ça.Ça m\u2019a déstabilisée.Je me suis rendu compte que j\u2019attendais que la vie reprenne, mais la vie n\u2019a jamais été sur pause.Il faut juste la réinventer.Profiter de chaque jour.Je me suis inscrite aux cours d\u2019écriture de Janette Bertrand et j\u2019adore.J\u2019ai la chance de vivre avec ma fille et ses sept enfants.Je suis bénie.De la vie il y en a et je suis bien entourée.Courage on va s\u2019en sortir.Nicole Brunelle Trois-Rivières \u203a beau temps pour écrire Le confinement s\u2019allonge.Plusieurs personnes âgées n\u2019ont pas d\u2019Internet, alors j\u2019ai pensé y prendre toutes sortes de publications drôles ou subtiles que j\u2019imprime pour ensuite les coller à l\u2019extérieur de la porte de mon appartement.Ceux qui passent peuvent ainsi les lire.J\u2019en colle une ou deux quotidiennement.Souvent j\u2019entends des rires ou je rencontre des personnes qui me disent de continuer car elles aiment ça! Parfois des gens utilisent leurs téléphones pour photographier mes collages et vont les montrer aux personnes encore plus confinées que moi comme les réceptionnistes ou le personnel soignant ainsi que les résidents de l\u2019aile Signature de la Croisée de l\u2019Est.C\u2019est ainsi que plusieurs personnes qui font leurs exercices en prenant des marches à l\u2019intérieur en profitent pour venir voir les niaiseries de la journée.Ça m\u2019occupe et ça rend des gens joyeux! C\u2019est mon but dans ces temps ennuyeux ou lorsque la température est moche et que l\u2019on ne peut aller à l\u2019extérieur.D\u2019autre part, sur un plan plus personnel, je prends beaucoup de temps à écrire ma vie avec mes souvenirs les plus lointains de la naissance à aujourd\u2019hui.Pour vous donner une idée, j\u2019ai environ vingt pages écrites et je suis encore dans la section de mon enfance.J\u2019ai aussi commencé à faire mon arbre généalogique en communiquant avec parents et amis pour obtenir les informations qui me manquent.Quels bons passe-temps! Pierre-Paul Raymond Granby SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS le bunker aux toits rouges du 1575 Wellington Sud.« Tout dépend de l\u2019état du bâtiment après ces dix ans où il n\u2019a pas été occupé.Si le bâtiment peut être récupéré, il pourrait y avoir quelque chose d\u2019intéressant à y aménager.Les gens lisent des romans policiers et écoutent des émissions comme District 31.Ils sont fascinés par tout ce qui touche la criminalité.Je crois qu\u2019il y aurait une façon de transformer ce symbole négatif en quelque chose de positif », soutient la conseillère municipale.La chef du parti Sherbrooke citoyen mentionne qu\u2019un étu- d ia nt e n e nv i ro n n e m e nt d e l\u2019Université de Sherbrooke a été embauché pour travailler à l\u2019opportunité de valoriser le site naturel.Des démarches ont été entreprises avec le Directeur des poursuites criminelles et pénales, qui est gestionnaire du site pour le procureur général du Québec, afin de rester à l\u2019affût de ce qui sera décidé.« Il faut placer cette propriété dans un ensemble qui pourrait permettre de créer un autre bois Beckett.Les Sherbrookois se sont approprié ce milieu et l\u2019occupent dans le respect de la nature.Il faudra explorer ce nouveau terrain pour voir comment nous pourrions le mettre en valeur », estime Mme Beaudin.Elle n\u2019exclut pas la possibilité qu\u2019une partie du terrain puisse être développé, mais en gardant en priorité l\u2019objectif de mettre en place un projet collectif.« Il ne faut pas que cet endroit soit à l\u2019usage exclusif de quelques individus.La Ville doit être en contrôle du développement du territoire », signale Évelyne Beaudin.SHERBROOKE \u2014 Les appuis se multiplient à l\u2019idée de préserver le terrain sur lequel est bâti le bunker des Hells Angels à Sherbrooke.L\u2019Asso ciat ion citoyenne des espaces verts de Sherbrooke (ACE- VS) a manifesté son enthousiasme aux autorités municipales au cours des derniers jours.« C\u2019est une excellente idée d\u2019aller dans le sens de vouloir multiplier les parcs nature et les espaces boisés à Sherbrooke.La valeur écologique de ce terrain devra être évaluée, mais nous trouvons intéressante cette idée de penser en amont à le conserver.La Ville de Sherbrooke se trouve devant une opportunité très intéressante », estime le porte-parole de l\u2019ACEVS, Claude Cinq-Mars.Dans une lettre dont La Tribune a obtenu copie adressée notamment au maire de Sherbrooke, Steve Lussier, au président du comité consultatif d\u2019urbanisme de la Ville de Sherbrooke, Vincent Bou- tin ainsi qu\u2019à certains conseillers municipaux, ce groupe de citoyens encourage la Ville de Sherbrooke dans ses efforts pour acquérir ces terrains et les transformer en zone de conservation.C\u2019est le conseiller municipal Vincent Boutin qui avait soulevé cette possibilité, parmi d\u2019autres, en réaction à la confiscation définitive de la propriété comme bien provenant de la criminalité.Comme possibilité, il avait soulevé que le terrain de plus d\u2019un million de pieds carrés sur lequel est situé le bunker du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels pourrait être annexé à la zone de conservation de la Ville de Sherbrooke.La zone de conservation située à l\u2019ouest se rend jusqu\u2019à une autre zone située près de l\u2019école du Phare où aucun développement n\u2019est prévu avant 20 ans.« Nous offrons notre collaboration dans le cadre de ce processus de réflexion sur l\u2019avenir de ce terrain afin que le meilleur projet puisse émerger.Une formule pourrait être mixte où une partie de la propriété serait conservée, mais qu\u2019une autre puisse être développée n\u2019est pas une idée qui est exclue.Ce qui nous décevrait, ce serait que l\u2019idée de conservation soit totalement exclue », signale M.Cinq-Mars.NOMBREUX PROJETS La Ville a pris l\u2019orientation en novembre 2018 de cibler la préservation des milieux naturels à 17 pour cent de son territoire.Lors du dernier relevé présenté au conseil municipal en novembre 2018, il avait été évalué à 12 pour cent.L\u2019ACEVS a été impliquée dans de nombreux projets à Sherbrooke dont les plus récents sont la transformation d\u2019une partie du mont Bellevue en zone de Réserve naturelle et la préservation du parc Willie-Bourassa-Auger ainsi que dans les projets d\u2019aménagement au Bois Beckett, au parc Victoria et dans l\u2019acquisition de terrain pour le parc du Boisé-Fabi.Pour le moment, le terrain de 113 548 mètres carrés appartient légalement au procureur général du Québec, mais c\u2019est le directeur des poursuites criminelles et pénales du Québec (DPCP) qui en assure la gestion.« À l\u2019automne 2019, nous avions identifié ce vaste terrain boisé près de la rue Évangéline en allant vers Lennoxville.Nous constations qu\u2019il n\u2019y avait pas de projection de développement.Lorsque le titre de propriété sera clair, il faudra s\u2019assurer que ce soit le meilleur projet qui sera mis en place.En plus des élus sherbrookois, nous avons envoyé notre lettre aux députées de Sherbrooke au provincial et au fédéral, Christine Labrie et Élisabeth Brière.Nous voulons mettre toutes les chances pour que ce terrain puisse être préservé », mentionne M.Cinq-Mars.RENÉ-CHARLES QUIRION Les appuis se multiplient RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un projet alliant un parc nature faisant le pont entre le mont Bellevue et la rivière Saint-François avec un centre d\u2019interprétation du crime organisé pourrait être une option pour l\u2019ancienne propriété des Hells Angels de Sherbrooke.La conseillère municipale et chef de Sherbrooke citoyen Évelyne Beaudin croit que tel projet collectif pourrait être mis de l\u2019avant par les autorités municipales au lieu de laisser les promoteurs privés dicter le développement de ce lieu.Rappelons que la saisie du bunker du chapitre de Sherbrooke et les terrains adjacents a été confirmée récemment au profit du procureur général du Québec.« Il ne faut pas laisser passer l\u2019opportunité de créer un projet pour la collectivité.Ces idées permettraient d\u2019aller dans le sens d\u2019augmenter la protection des milieux naturels sur le territoire et de mettre en place un projet qui pourrait très bien s\u2019inscrire dans la vision de valorisation de la prison Winter », souligne la conseillère municipale.Cette dernière estime qu\u2019il ne faudrait pas prendre la décision trop rapide de détruire Un musée du crime organisé dans l\u2019ex-bunker des Hells?La saisie du bunker du chapitre de Sherbrooke et les terrains adjacents a été confirmée récemment au profit du procureur général du Québec.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Claude Cinq-Mars, porte-parole de l\u2019Association citoyenne des espaces verts de Sherbrooke.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ La conseillère Évelyne Beaudin estime qu\u2019il ne faudrait pas prendre la décision trop rapide de détruire le bunker aux toits rouges du 1575 Wellington Sud.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 35 CHLOÉ COTNOIR Chloe.cotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le bunker des Hells Angels de Sherbrooke a-t-il une valeur patrimoniale?Assurément, affirme sans détour l\u2019architecte Daniel Quirion.« Ce bâtiment a une aura de criminalité qui marque la mémoire collective! » Au même titre que la prison Winter attire et fascine de nombreuses personnes, le bunker des Hells attise la curiosité et l\u2019imagination de plusieurs.« Tout le monde à Sherbrooke connait le fameux bunker avec son toit rouge, juché sur un promontoire.Il y a quelque chose de particulier avec son style et le fait qu\u2019il soit inaccessible, clôturé, scindé de la route par une voie ferrée et entourée d\u2019une gigantesque forêt », souligne M. Quirion.L\u2019architecte ne le cache pas, le bâtiment n\u2019a pas une grande valeur architecturale à l\u2019instar des autres bunkers que l\u2019on retrouvait au Québec avant leur destruction.« Disons qu\u2019ils ne sont pas raffinés, c\u2019est assez brut comme architecture.Je dois dire que l e b u n k e r d e S h e r b r o o k e , comparativement aux bunkers de Québec ou Trois-Rivières par exemple, est assez développé.Il est particulier aussi par le choix de sa toiture d\u2019une couleur très vive.C\u2019est un choix qui marque », indique M. Quirion.N\u2019empêche, sa localisation et l\u2019histoire entourant les lieux suscitent l\u2019intérêt.UN FILON À DÉVELOPPER M. Quirion dresse un parallèle entre l\u2019ancienne propriété des Hells Angels et les baraquements du camp Newington érigés durant la Deuxième Guerre mondiale de l\u2019autre côté de la rivière Saint-Fran- çois.Rappelons que ces baraquements d\u2019internement ont accueilli jusqu\u2019à près de 900 réfugiés juifs, déplacés de l\u2019Angleterre, où ils avaient trouvé refuge pour fuir les persécutions nazies dans leur pays d\u2019origine.« Ce sont des pans de l\u2019histoire de Sherbrooke, mais il y a peu d\u2019occasion ou d\u2019endroit pour en discuter », note l\u2019architecte.La prison Winter, le bunker, le camp Newington\u2026 Daniel Quirion constate un filon que Sherbrooke gagnerait à développer.« On pourrait relier tous ces points d\u2019intérêt.Ils ont une portée qui nous dépasse.Ils sont d\u2019intérêt national », croit-il.Seul bémol : l\u2019état du bunker inhabité depuis plusieurs années.« Nous ne savons pas à quoi ça ressemble à l\u2019intérieur et la pire chose qui puisse arriver à un bâtiment c\u2019est son inoccupation », estime l\u2019architecte, qui croit que la solution pour mettre en valeur ce lieu réside dans un maillage du public et du privé.« C\u2019est un site gigantesque à prendre en charge.J\u2019aime bien l\u2019amalgame entre le public et le privé dans le cadre d\u2019un centre d\u2019interprétation avec des visées touristiques.S\u2019il y a une entreprise qui est compatible avec l\u2019essence même du lieu et qui souhaite s\u2019y installer, ça vient renforcer sa valeur patrimoniale », Résume Daniel Quirion.Un filon à développer RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il est encore trop tôt pour le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) du Québec de déterminer de l\u2019avenir du bunker des Hells Angels de Sherbrooke et de la vaste propriété où il est construit.C e s y m b o l e d u g r o u p e d e motards criminalisé est le dernier repaire fortifié encore debout au Québec.Ailleurs au Québec, les bunkers ont été détruits ou incendiés puis les terrains, faisant l\u2019objet d\u2019ordonnances de blocages depuis avril 2009, ont été remis aux autorités municipales ou vendus.En refusant d\u2019entendre l\u2019appel des propriétaires, la Cour suprême du Canada a scellé le sort de la propriété qui a été remise au procureur général du Québec en avril dernier.Le service de gestion des biens du DPCP assure la gestion de l\u2019immeuble, mais n\u2019a pris aucune décision quant à son avenir.La Ville de Sherbrooke y possède une hypothèque légale étant donné les taxes municipales impayées s\u2019élevant à 72 180 $ depuis la saisie lors de l\u2019opération SharQc en avril 2009.À Sorel sur le terrain où le bunker était érigé, des logements supervisés pour des personnes vivant avec une déficience intellectuelle pourraient être construits d\u2019ici 2021.Le bâtiment avait été incendié en 2008 lorsqu\u2019un camion-citerne contenant plusieurs bidons remplis d\u2019essence a foncé dans le local.Les terrains ont été confisqués en 2016.Le terrain dont la dette impayée en taxes atteignait de plus de 41 000 $ a été remis à la Ville de Sorel-Tracy.PROJET EN VEILLEUSE À TROIS-RIVIÈRES À Trois-Rivières, l\u2019ancien bunker des Hells Angels avait été remis à la Ville en 2015, qui a pu démolir le bâtiment.Le terrain a été mis en vente en 2016, afin de récupérer les taxes municipales impayées.La Ville aura pu en tirer 200 000 $ lors d\u2019une vente à un promoteur voulant y bâtir un immeuble de bureaux.Mais le projet ne s\u2019est toujours pas concrétisé.Dans le secteur Saint-Nicolas à Lévis, sur la Rive-Sud de Québec, le bunker avait été construit en plein milieu d\u2019un quartier résidentiel.Après l\u2019explosion d\u2019une bombe devant un repaire des Hells vers la fin des années 1990, des citoyens ont manifesté contre la présence du bunker, qui a été saisi et détruit en 2003 après une longue bataille judiciaire.La Ville de Lévis a acquis le terrain en 2004 pour la somme de 62 894,57 $ de la procureure générale du Québec.En 2015, le terrain a été cédé à l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Lévis qui a construit sur ce terrain des logements abordables.Toujours à Lévis, le repaire de Charny a été officiellement confisqué par la cour en mai 2015 et la démolition des immeubles a été ordonnée.Malgré des négociations avec le procureur général du Québec, la Ville de Lévis n\u2019a jamais été propriétaire du terrain de la rue du Quartier-d\u2019Antan situé près de l\u2019autoroute 73 dans le secteur de Charny.Le terrain a été vendu pour 100 000 $ à l\u2019entreprise Multi-Gestion SB, une entreprise de drainage, excavation et déneigement, en juin 2017.À Saint-Basile-le-Grand, le local du chapitre South des Hells Angels a été détruit le 30 janvier 2006.Deux résidences privées ont été construites sur les terrains vacants confisqués en 2004.AVEC LE NOUVELLISTE ET LE SOLEIL Trop tôt pour statuer sur l\u2019avenir du bunker « Tout le monde à Sherbrooke connait le fameux bunker avec son toit rouge, juché sur un promontoire.Il y a quelque chose de particulier avec son style et le fait qu\u2019il soit inaccessible, clôturé, scindé de la route par une voie ferrée et entourée d\u2019une gigantesque forêt », souligne l\u2019architecte Daniel Quirion.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ À Trois-Rivières, l\u2019ancien bunker des Hells Angels avait été remis à la Ville en 2015, qui a pu démolir le bâtiment.Le terrain a été mis en vente en 2016, afin de récupérer les taxes municipales impayées.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, ARCHIVES, SYLVAIN MAYER SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 36 ACTUALITÉS Valeur de la propriété au rôle d\u2019évaluation : 418 100 $ 5 MAI 1976 Acquisition de la propriété où sera érigé le repaire par un membre fondateur du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels Guy Rousseau pour la somme de 20 000 $.24 DÉCEMBRE 1979 Le bunker est cédé à un autre membre fondateur, Claude Berger.5 DÉCEMBRE 1984 Fondation du chapitre de Sherbrooke (Lennoxville) des Hells Angels.Les Gitans deviennent le troisième chapitre au Québec.21 DÉCEMBRE 1984 Le chapitre de Sherbrooke enregistre sa compagnie à numéro 2314-3639 Québec inc.24 MARS 1985 Tuerie de Lennoxville où cinq membres du chapitre « North » de Laval sont assassinés.Une perquisition a lieu au repaire à la suite des événements.Les corps des cinq membres du chapitre de Laval, Laurent Viau, Jean-Guy Geoffrion, Jean-Pierre Mathieu, Guy-Louis Adam et Michel Mayrand, sont retirés des eaux du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Berthierville.9 AVRIL 1985 Le repaire de Lennoxville est vendu au Club de moto les Hells Angels 23 AU 25 JUILLET 1992 Le chapitre de Sherbrooke accueille leurs « frères » de partout dans le monde dans le cadre de la randonnée mondiale « World Run ».3 MAI 1995 Perquisition au repaire de la rue Queen et chez trois membres en règle à la suite d\u2019un vol au magasin Sears de Sherbrooke.18 AOÛT 1999 Perquisition au repaire après qu\u2019un patrouilleur du SPS se soit fait prendre derrière la barrière à Lennoxville.19 JUILLET 2000 Perquisition au bunker après que des coups de feu aient été entendus.JANVIER 2001 Opération « Caméléon » contre les Hells Angels de Sherbrooke où 16 perquisitions sont réalisées au repaire et dans plusieurs résidences personnelles des membres en règle.JUIN 2003 Grâce à loi anti-bunker, la Ville de Sherbrooke obtient des modifications au repaire de Lennoxville dont le retrait des vitres pare- balles, des caméras amovibles et des portes blindées.DÉCEMBRE 2008 Dernière fête au repaire de Lennoxville avec une réception à l\u2019hôtel Wellington.C\u2019était l e 3 1 e a n n i v e r sa i re d u c h a - pitre de Montréal, le premier à avoir été ouvert au Canada, le 5 décembre 1977.15 AVRIL 2009 L\u2019opération SharQc paralyse le chapitre de Sherbrooke et les Hells du Québec tout entier avec 133 arrestations, dont 38 reliées au chapitre de Sherbrooke.Le bunker des Hells Angels de Sherbrooke du 1575 de la rue Wellington Sud fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de blocage.10 NOVEMBRE 2015 Le directeur aux poursuites criminelles et pénales (DPCP) a déposé en novembre 2015 une requête en confiscation du bunker ainsi que des terrains et immeubles enclavés et attenants au 1575 de la rue Wellington Sud.11 SEPTEMBRE 2017 La juge Carol Cohen de la Cour supérieure a déterminé que le 1575 de la rue Wellington Sud à Sherbrooke de même que les terrains adjacents sont des biens infractionnels.Le dernier repaire des Hells Angels, celui du chapitre de Sherbrooke, est confisqué par le tribunal.5 AOÛT 2019 La Cour d\u2019appel du Québec rejette l \u2019appel des membres en règle des Hells Angels Guy Auclair, Georges Beaulieu et Richard Rousseau, les propriétaires du bunker.23 AVRIL 2020 La Cour suprême du Canada scelle le sort du bunker du chapitre de Sherbrooke des Hells Angels en refusant d\u2019entendre l\u2019appel des propriétaires.RENÉ-CHARLES QUIRION Le bunker de Sherbrooke en bref Le 15 avril 2009, l\u2019opération SharQc paralyse le chapitre de Sherbrooke et les Hells du Québec tout entier avec 133 arrestations, dont 38 reliées au chapitre de Sherbrooke.Le bunker des Hells Angels de Sherbrooke du 1575 de la rue Wellington Sud fait l\u2019objet d\u2019une ordonnance de blocage.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Estriens ont maintenant accès à un centre désigné de dépistage (CDD) sans rendez-vous afin de subir le test de dépistage de la COVID-19.« L\u2019objectif est d\u2019augmenter le nombre de tests de dépistage de la COVID-19 dans la population alors que nous sommes en plein déconfinement progressif », indique Robin-Marie Coleman, présidente-directrice générale adjointe du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« Augmenter la réalisation de tests chez les personnes présentant des symptômes est la meilleure stratégie pour mieux contrôler le nombre de cas confirmés lors d\u2019un décon- finement.On teste pour trouver des cas positifs, on identifie leurs contacts, on remonte la chaîne de transmission et on isole les personnes atteintes pour éviter de propager le virus », ajoute Robin-Marie Coleman.Le premier CDD du territoire du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS a donc ouvert ses portes mardi à 13 h, au 500, rue Murray, à Sherbrooke.Les usagers qui sont éligibles à effectuer le test sont attendus tous les jours de 7 h à 19 h.Pour se faire tester, les gens devront présenter l\u2019un des symptômes suivants : fièvre, ou toux récente, ou augmentation de toux chronique, ou difficultés respiratoires, ou perte soudaine de l\u2019odorat ou du goût.La population visée est aussi celle qui présente deux des symptômes suivants : mal de gorge, diarrhée, malaises généraux comme des douleurs musculaires, mal de tête, fatigue importante ou perte d\u2019appétit.Dans les dernières semaines, 250 et 300 tests sont effectués chaque jour au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, plus un certain nombre dans les milieux de soins.La nouvelle CDD aura une capacité de 100 tests par jour.« Dans notre laboratoire, nous avons maintenant une capacité d\u2019analyser 1100 tests par jour », indique Mme Coleman.La disponibilité des écouvillons demeure cependant un enjeu « surveillé de très près » au Québec et l\u2019Estrie ne fait effectivement pas exception.Ce CDD devient complémentaire aux autres lieux de dépistage comme les centres désignés d\u2019évaluation (CDÉ) de Sherbrooke, Magog, Granby et Cowansville ainsi que les urgences de Lac-Mégantic et d\u2019Asbestos où, tous les jours sur rendez-vous, on teste des personnes présentant des symptômes.La CDÉ de Sherbrooke est située à la Clinique médicale du Sommet, au 1280 rue King Est.Pour y prendre rendez-vous, il est nécessaire de téléphoner au 1 877 644-4545.La CDÉ de Sherbrooke continuera aussi d\u2019accueillir des patients dans les prochaines semaines.« À la CDÉ, il est possible de voir un médecin quand notre état le nécessite, pour les gens suspectés ou confirmés COVID-19, avec ou sans test de dépistage.La mission de la CDÉ est aussi de concentrer tous les patients suspects ou confirmés COVID-19, ce qui permet que les groupes de médecine de famille (GMF) restent des zones froides, c\u2019est-à-dire des zones où il n\u2019a pas la présence de personnes infectées », ajoute la présidente-direc- trice générale adjointe du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« Le nouveau centre désigné de dépistage (CDD) nous permet d\u2019augmenter notre capacité à faire de tests plus rapidement et d\u2019être accessibles plus facilement, sans rendez-vous, pour les travailleurs », indique Mme Coleman.COVID-19 Feu vert pour le dépistage sans rendez-vous Les Estriens ont maintenant accès à un centre désigné de dépistage sans rendez-vous afin de subir le test de dépistage de la COVID-19.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 37 JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La COVID-19 aura eu raison de la Grande Tournée des ventes-débarras qui se tient chaque année au printemps.La Ville annule l\u2019événement en raison de l\u2019impossibilité d\u2019assurer les mesures de distanciation appropriées.« En raison de la situation d\u2019urgence sanitaire qui exige une distanciation physique et qui interdit les rassemblements, l\u2019annulation de l\u2019activité s\u2019impose en 2020.Pour ce faire, le Bureau de l\u2019environnement doit demander l\u2019autorisation au conseil municipal d\u2019annuler exceptionnellement la Grande Tournée en 2020 », lit-on dans les documents municipaux.« Cette annulation est nécessaire en raison de l\u2019affluence de participants à cet événement.En effet, chaque année, environ 1000 familles organisent une vente-débarras, à l\u2019une des trois fins de semaine de la Grande Tournée, pour se départir de leurs objets usagés.Selon les conditions météorologiques, l\u2019événement peut attirer plusieurs centaines d\u2019acheteurs lors de ces fins de semaine.Or, il est impossible de s\u2019assurer que la distanciation sociale et les conditions d\u2019hygiène aux différents lieux de vente seront respectées. » La présidente du comité de l\u2019environnement, Karine Godbout, affirmait lundi que cette décision a été prise à contrecœur.« Ça fait partie de notre plan de gestion des matières résiduelles.C\u2019est une occasion de sensibiliser au réemploi.C\u2019est dommage qu\u2019on annule ça cette année. » Dans le même sens, la Ville ne donnera aucun permis pour une vente-débarras, jusqu\u2019à nouvel ordre, même à l\u2019extérieur de la Grande Tournée.Craignant que des matières se retrouvent à l\u2019enfouissement, Mme Godbout invite les citoyens à consulter l\u2019outil de tri (sherbrooke.ca/outildetri) sur le site de la Ville de Sherbrooke pour savoir où acheminer les objets dont ils ne se servent plus et qui sont en bon état.« Estrie Aide a fait l\u2019ouverture de son centre de dons.Ç\u2019a été une ouverture très intense parce qu\u2019on y recevait beaucoup de choses.Si on peut les aider, ce serait bien que tout le monde ne se rende pas en même temps dans les organismes de réemploi. » Le conseiller Paul Gingues a profité de l\u2019occasion pour souligner les plaintes émanant de son district à propos des cloches pour les dons de vêtements.« Elles sont pleines.Les organismes ont dû mettre un terme à leurs actions.Il y a toutes sortes d\u2019activités autour de ces cloches : des feux, du vol, du vandalisme.Pourrions-nous regarder ce qui pourrait être fait?Il y a une dégradation, notamment sur la rue Daniel dans mon district. » Le maire Steve Lussier a pour sa part souligné que la Ville avait reçu 549 demandes en cinq jours pour le ramassage d\u2019encombrants.Rappelons que la Ville procédera désormais au ramassage des encombrants sur rendez-vous seulement.Un formulaire se trouve sur le site de la Ville à cet effet.La Grande Tournée des ventes-débarras annulée RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Même si elles sont frappées par une baisse importante de leurs revenus en raison de la fermeture imprévue des églises, les paroisses de l\u2019archidio- cèse de Sherbrooke redoublent d\u2019efforts pour permettre à leurs fidèles de vivre leur foi.Quatorze prêtres et cinq animateurs paroissiaux ont recours à la prestation canadienne d\u2019urgence (PCU), alors que le salaire de certains autres fait l\u2019objet des subventions salariales mises en place par le gouvernement fédéral.Le vicaire général de l\u2019archi- diocèse de Sherbrooke, le prêtre Steve Lemay, confirme que les fabriques des paroisses situées à Sherbrooke ont vu leurs revenus chuter de plus de 27 pour cent en mars et de près de 53 pour cent en avril.« La situation financière de certaines paroisses n\u2019était déjà pas facile alors que plus de la moitié affichaient des déficits en 2019.La situation actuelle est venue les placer dans une position encore plus difficile alors qu\u2019une grande partie des revenus proviennent des offrandes données lors des célébrations comme les messes dominicales, les mariages ou les funérailles.Les activités de location de salles communautaires ou la vente de garage, comme ici à l\u2019église Saint-Esprit, sont d\u2019autres sources de revenus qui ne sont plus possibles actuellement.Même si les dépenses sont réduites au minimum, certaines autres doivent être assumées », explique Steve Lemay.I l e x p l i q u e q u e c e r t a i n e s fabriques hors de Sherbrooke ne peuvent présentement avoir accès à leurs données financières étant donné que les églises et le secrétariat paroissial sont fermés et que le personnel, les bénévoles ou les prêtres doivent rester confinés étant donné leur âge.« La situation est vraiment inédite parce nous ne pouvions pas anticiper la fermeture des églises.Nous sommes en train d\u2019analyser la situation.Les fabriques de certaines paroisses devront puiser dans leurs réserves si elles en ont, alors que d\u2019autres devront peut- être devoir vendre des édifices ou cesser certains services », indique le vicaire général de l\u2019archidiocèse de Sherbrooke.L\u2019ASPECT HUMAIN Pour celui qui cumule aussi les fonctions de curé de l\u2019unité paroissiale de la Croix-Glorieuse, l\u2019aspect financier des églises et une chose, mais il rappelle que la situation actuelle liée à la pandémie de la COVID-19 n\u2019est pas facile sur le plan humain.« De nombreux croyants de tous les âges souffrent de ne pas pouvoir recourir aux sacrements pour y trouver le réconfort dont ils ont besoin en ce moment.Les gens ont besoin d\u2019espérance, de signes leur permettant de se sentir moins seuls dans le combat.Bien sûr, plusieurs souffrent de l\u2019isolement, de ne pas pouvoir fraterniser, mais il y a également une réelle souffrance spirituelle liée au fait de ne pas pouvoir recevoir le pardon sacramentel, la communion eucharistique, l\u2019onction des malades.Bien des familles souffrent aussi de ne pas pouvoir célébrer chrétiennement les rites funéraires lors du décès de leurs proches », explique Steve Lemay.L\u2019interdiction des rassemblements a incité certaines fabriques à développer de nouveaux outils pour rester présentes auprès des paroissiens.« Des bénévoles effectuent des appels pour briser l\u2019isolement de certains paroissiens.Nous utilisons aussi les médias sociaux pour poursuivre certains enseignements, pour la catéchèse, pour des temps de prière interactifs.Je fais des messages chaque dimanche et plus de 700 personnes sont abonnées à notre lettre de nouvelles.Je continue aussi les messes télévisées à MAtv », indique Steve Lemay.Il mentionne que la page Facebook de l\u2019unité paroissiale de la Croix-Glorieuse cumule plus de 64 000 minutes de consultation depuis le début de la pandémie, alors que la messe dominicale sur Facebook à Disraeli rejoint entre 790 et 960 personnes chaque semaine.« Il y a plusieurs initiatives technologiques, mais les sacrements ne sont pas virtuels.Ils nécessitent la présence des fidèles et ne pas pouvoir y recourir en fait souffrir plusieurs.Cela ajoute aux autres formes de détresses », signale le prêtre.L\u2019assemblée des évêques catholiques du Québec procède à une analyse liturgique en fonction de mesures sanitaires imposées par les autorités gouvernementales afin de pouvoir adapter les rites catholiques.Un dialogue a aussi été entrepris entre les différentes confessions pour développer un protocole de réouverture des lieux de rassemblement lorsque les mesures d\u2019interdiction seront levées.La santé des fidèles d\u2019abord Les paroisses tentent de maintenir le lien malgré la crise qui mine leurs revenus Le vicaire général de l\u2019archidiocèse de Sherbrooke, le prêtre Steve Lemay, continue à dire la messe sur les ondes de MAtv.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 38 5895 Avis publics 5895 Avis publics 5895 Avis publics 5895 Avis publics 5895 Avis publics « ANNEXE 10 » - AVIS D\u2019APPEL D\u2019OFFRES DE LOCATION Localisation et description du projet Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS désire louer un espace à bureaux, à Magog, respectant les critères suivants : Périmètre de recherche (annexer un plan) : L\u2019espace locatif recherché doit être situé à l\u2019intérieur du périmètre délimité comme suit : Périmètre 1 \u2022 route 112 en direction nord-ouest entre la rue Merry Nord et la voie ferrée Périmètre 2 \u2022 rue Merry Nord (route 141) entre la rivière Magog et l\u2019autoroute 10; \u2022 autoroute 10 entre la rue Merry nord (route 141) et l\u2019autoroute 55; \u2022 autoroute 55 entre l\u2019autoroute 10 et la rue St-Patrice; \u2022 rue St-Patrice entre l\u2019autoroute 55 et la rue St-Pierre; \u2022 rue St-Pierre entre la rue St-Patrice et la route 108; \u2022 route 108 entre la rue St-Pierre et la rivière Magog; \u2022 rivière Magog entre la route 108 et la route 141.L\u2019espace locatif recherché devra être situé : \u2022 sur un terrain desservi par les réseaux d\u2019aqueduc et d\u2019égouts ou sur un terrain non desservi au sujet duquel la Ville de Magog accepte que lesdits services y soient acheminés dans un délai permettant de respecter la date de livraison des lieux.Superficie principale minimale : m2 710.5 m2 (mesurée selon les règles de mesurage fournies (voir Annexe « 2 » Tableau des superficies).Durée du bail : 10 ans Livraison des lieux : 6 mois (180 jours) après l\u2019adjudication du contrat Localisation : Idéalement, les aménagements proposés seraient sur un seul niveau mais la possibilité d\u2019être sur 2 niveaux est acceptable, si les espaces communiquent de l\u2019intérieur des espaces loués par le requérant sans qu\u2019il soit obligé de sortir ou de passer par un escalier public pour y accéder.Mais il faut conserver sur le premier (1er) niveau, un minimum de 189 m2 et au niveau supérieur 521.5 m2.Se référer au tableau des superficies afin de connaître la liste précise des locaux devant se trouver obligatoirement sur le 1er niveau.Une partie des autres locaux pourraient être aussi sur ce 1er niveau en autant que les aménagements respectent les liens fonctionnels et de sécurité exigés (AOP-7).(Spécifier le nombre d\u2019étages) Les lieux proposés doivent être accessibles aux personnes à mobilité réduite.Espaces de stationnement : 60 espaces (à l\u2019usage exclusif du CIUSSS de l\u2019Estrie \u2013 CHUS adjacents aux lieux proposés dont 2 espaces réservés à l\u2019usage des personnes à mobilité réduite.On peut consulter la documentation pertinente sur le site électronique www.seao.ca sous le numéro 1367665.M.François leclerc 500, rue Murray, local 0210, Sherbrooke, Québec J1G 2K6 francois.leclerc.ciusssechus@ ssss.gouv.qc.ca Téléphone : 819-346-1110, poste 21202 Télécopieur : 819-822-6714 Date limite de réception Chacune des propositions doit être reçue avant 14 h 00, le 4 JUIN 2020 au 500, rue Murray, local 0221, Sherbrooke, QC J1G 2K6.Les propositions seront ouvertes publiquement suivant l\u2019heure limite de réception des propositions à l\u2019adresse suivante : 500 rue Murray, local 0221 Sherbrooke, Québec J1G 2K6 LE 4 JUIN 2020, 14 h 00 Chacune des propositions doit être accompagnée d\u2019un cautionnement correspondant au montant de 10 % du loyer annuel total proposé pour la première année du bail.Le cautionnement doit être valide jusqu\u2019à la date de signature du bail.Les propositions doivent être valides pour une période de cent vingt (120) jours à compter de la date d\u2019ouverture des propositions.Les propositions présentées doivent être conformes au règlement de zonage municipal en vigueur au jour de l\u2019ouverture des propositions.Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune autre des propositions présentées.François Leclerc CIUSSS de l\u2019Estrie - CHUS La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE RÉFECTION DES INFRASTRUCTURES D\u2019AQUEDUC ET D\u2019ÉGOUTS DE DIVERSES RUES \u2013 VILLE DE SHERBROOKE - APPEL D\u2019OFFRES NO 15012 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1369737 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 28 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : LOCATION AVEC OPTION D\u2019ACHAT DE NIVELEUSES AUTOMOTRICES TANDEM (6X6) AVEC ÉQUIPEMENTS DE DÉNEIGEMENT (SANS OPÉRATEUR) - Appel d\u2019offres no 15043 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1369694 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 9 juin 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement Résumés d\u2019avis publics La Ville de Sherbrooke vous informe que ces avis publics ont été versés sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/avispublics, ce jour : DÉROGATIONS MINEURES Arrondissement de Rock Forest-Saint-Élie-Deauville : - Lot 1 800 925, rue des Sentiers : dérogation à la largeur minimale du terrain afin d\u2019autoriser l\u2019implantation d\u2019une habitation unifamiliale isolée.- 844, rue Flamand : dérogation à la marge avant minimale prescrite, afin de régulariser l\u2019implantation d\u2019une habitation unifamiliale isolée.- 1374, chemin du 6e Rand : dérogation à la marge avant minimale prescrite, afin de permettre la construction d\u2019un agrandissement de la maison.Ces demandes seront présentées à la séance du conseil de l\u2019Arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville de la Ville de Sherbrooke, le 25 mai 2020, à 19 heures.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 6 mai 2020.Arrondissement des Nations : - 210, rue Routhier : dérogation à la distance minimale prescrite entre un bâtiment accessoire et une limite de propriété, afin de régulariser l\u2019implantation du garage détaché.Ainsi qu\u2019une dérogation à la superficie maximale prescrite pour les bâtiments accessoires, afin de régulariser la superficie du garage détaché.Cette demande sera présentée à la séance du conseil de l\u2019Arrondissement des Nations de la Ville de Sherbrooke, le 25 mai 2020, à 19 h 00.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 6 mai 2020.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 9e jour de mai 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint Ces avis publics et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés au bureau de la greffière situé au 191, rue du Palais, à Sherbrooke, aux heures ordinaires de bureau, ainsi que sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à ces avis publics en téléphonant au 819-823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau.Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Microbrasserie Le Boquébière inc.A/S M.Charles Gagné 1447, rue Saint-André Sherbrooke (Québec) J1H 2S3 Dossier : 55-20-0804 Demande de transfert du permis de producteur artisanal de bière AB-073.50, rue Wellington Nord Sherbrooke (Québec) J1H 5B7 MUNICIPALITÉ DU CANTON DE CLEVELAND DEMANDE DE SOUMISSION La Municipalité du Canton de Cleveland demande des soumissions pour des Travaux de déneigement \u2013 ouverture et entretien des chemins d\u2019hiver sur son territoire (2020 À 2023).Le formulaire de soumission ainsi que le devis et plans sont disponibles sur le site internet Se@o à partir du lundi 11 mai 2020.CONDITIONS DE SOUMISSION Les soumissions, sous enveloppes cachetées, portant l\u2019inscription « SOUMISSION \u2013 TRAVAUX DE DÉNEIGEMENT \u2013 OUVERTURE ET ENTRETIEN DES CHEMINS D\u2019HIVER SUR SON TERRITOIRE (SAISON 2020 À 2023) », doivent être reçues au bureau de la Municipalité au plus tard, le jeudi 28 mai 2020 à 11h00 pour y être ouvertes publiquement le même jour à 11h00.Les soumissions reçues par télécopieur ne seront pas prises en considération.La Municipalité du Canton de Cleveland ne s\u2019engage à accepter, ni la plus basse, ni aucune des soumissions reçues.Donné à Canton de Cleveland, ce 9e jour du mois de mai 2020.Michel Perreault, CPA, CMA Directeur général par intérim Tél.: (819) 826-3546 La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : ACQUISITION DE MEMBRANE GÉOTEXTILE POUR LE MAGASIN MUNICIPAL - APPEL D\u2019OFFRES NO 15063 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1369628 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 26 mai 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Société de transport de Sherbrooke (STS) demande des soumissions pour : SERVICE D\u2019UN ENTREPRENEUR EN ÉLECTRICITÉ APPEL D\u2019OFFRES STS-20-02 Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles au portail du SEAO au www.seao.ca sous le numéro 1367896 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions doivent être reçues physiquement dans une enveloppe scellée au bureau de la STS situé au 895, rue Cabana, Sherbrooke (Québec), porte 451, le 29 mai 2020 au plus tard à 11 h 00.La STS ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Pauline Véronneau Chef de l\u2019approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné par le notaire soussigné que suite au décès de Guy Cameron, ayant résidence principale au 1525, rue du Conseil, Sherbrooke (Québec) J1G 1N5, survenu le 24 novembre 2019, un inventaire des biens du défunt a été fait le 6 mars 2020 par Maëlle Veilleux, liquidatrice, et peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, au 1546, rue Malet, Sherbrooke, (Québec), J1N 1R7.(819-437-4277).Donné à Serbrooke, ce 1er mai 2020 Me Corrine Reid, notaire laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 39 BENOIT CLAUDE, 66 ans, Sherbrooke BERNIER JACYNTHE L., 60 ans, Sherbrooke BILODEAU MICHELINE (LEROUX), 77 ans, Asbestos BLANCHARD RITA, 89 ans, Sherbrooke BOUTIN SOLANGE, 69 ans, Sherbrooke BUCKNER HENRI, 65 ans, Sherbrooke COUTURE ALDA (CHAMPAGNE), 94 ans, Asbestos DUBREUIL JEAN-ÉMILE, 87 ans et 2 mois, Sherbrooke FLUET LOUISETTE, 88 ans et 10 mois, Sherbrooke GLAUDE CÉCILE, 69 ans, Magog LARRIVÉE GASTON, 88 ans, Asbestos LEMELIN ROLAND, 98 ans et 11 mois, Sherbrooke LESCAULT BERNADETTE (BRETON), 79 ans, La Patrie LESSARD PAULE, 88 ans, Sherbrooke MARCHAND GAÉTAN, 68 ans, Sherbrooke MORNEAU SOLANGE, 95 ans, Sherbrooke NAYLOR EUGENE, 89 ans, Compton PAQUET FLORENCE, 98 ans, Orléans PILOTE ANITA (MAILLOUX), 92 ans, Sherbrooke POULIN CHARLES, 77 ans, Sherbrooke RAYMOND ROGER, 91 ans et 7 mois, Sherbrooke ROY EVELYN (RAYMOND), 97 ans, Sherbrooke TURCOTTE DENIS, 64 ans, Magog VINCENT CLAUDETTE, 72 ans, Sherbrooke WALKER DONALD, 82 ans, Sherbrooke DÉCÈS ALDA (CHAMPAGNE) COUTURE (1926 - 2020) Au Centre hospitalier des Sources le 3 mai 2020, est décédée Mme Alda Couture à l'âge de 94 ans, épouse de feu Hector Champagne, demeurant à Asbestos.La direction des funérailles a été confiée au Centre funéraire Dupuis, 550, 1re avenue, Asbestos.La pandémie de la Covid-19 oblige la famille à reporter à une date ultérieure l\u2019échange de condoléances.Mais vous pouvez toujours le faire sur le siteWeb Centre funéraire (salonsdu- puis.com).Mme Couture Champagne laisse dans le deuil : ses enfants : Ginette (Denis Grenier), Robert, Diane (Gérald Garneau), Jean (Suzanne Mayrand), Christiane (Fernand Migneault), Lyse (Daniel Garand), Carole (Denis Boucher), Johanne (Yves Chassé), Maryse et Nathalie; ses belles-soeurs :Thérèse Champagne, Pauline Lafrance et Laurette Couture.Elle laisse aussi dans le deuil de nombreux petits-enfants et arrière-petits-enfants, neveux, nièces et autres parents et amis.La famille aimerait remercier sincèrement le médecin Mme Paméla Viens et le personnel du CLSC pour l'attention et les bons soins prodigués à notre mère.Centre funéraire Dupuis 550, 1re avenue Asbestos (Québec) J1T 3X4 Tél.: 819 879-2424 Téléc.: 819 879-4406 www.salonsdupuis.com Pierre Dupuis, président ANITA (PILOTE)MAILLOUX (1928 - 2020) À Sherbrooke, le 4 mai 2020, est décédée Mme Anita Pilote Mailloux à l'âge de 92 ans.Elle était l'épouse de feu Jean-Marie Mailloux et demeurait à Coaticook.Étant donné les circonstances actuelles concernant le coronavirus (Covid-19), la date des visites et celle des funérailles seront déterminées à une date ultérieure.Nous vous remercions pour votre compréhension.Elle laisse dans le deuil ses fils Marc (Karen) et Christian (Ruth); ses petits- enfants : Jessica, Melissa, Emily, Brett et Thomas; sa soeur Viola (feu Gérard Robitaille) et sa belle-soeur Colette (feu Jean-Paul Falardeau).Elle était également la soeur de feu Lucien (feu Claire) et de feu Roger et la belle-soeur de feu Lucien (feu Françoise) et feu Anaclet (feu Jacqueline).Elle laisse également dans le deuil ses neveux et nièces, autres parents et amis.Résidence funéraire Charron et fils Inc.228, rue Child Coaticook (Québec) J1A 2B6 Tél.: 819 849-4141 Stéphane Charron, président Claude Charron, directeur info@charronetfils.com Site Web: www.charronetfils.com CÉCILE GLAUDE (1951 - 2020) À Magog, est décédée le 3 mai 2020, Mme Cécile Glaude à l'âge de 69 ans.Elle était la fille de Normand Glaude et de feu Denise Bolduc et la conjointe de Richard Boucher.Étant donné les circonstances actuelles concernant le coronavirus (Covid-19), un recueillement privé sur invitation seulement aura lieu.Nous vous remercions pour votre compréhension.Elle laisse dans le deuil outre son conjoint Richard, ses enfants : Éric Grimard (Julie) et Véronique Grimard; ses petits-enfants : Daphnée, Cassandra et Alexia; son père Normand Glaude; les enfants de son conjoint Joanic et Marie-Claude (Sébastien); ses frères : Patrice, Jean (Lucie), Michel (Florence), Jacques (Lucie), Sylvain et Luc.Elle laisse aussi ses belles- soeurs : Laurianne (Rosaire), Louise (Viateur), Claudette (Carmain), Micheline (feu Réal), Diane (feu Jacques); sa filleule Sandra ainsi que neveux et nièces autres parents et amis.La famille tient à remercier les soins palliatifs de l'Hôpital Memphrémagog, ainsi que le Dre Panet pour les très bons soins prodigués.En guise de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER seraient appréciés de la famille.www.cancer.ca/fr-ca/donate/ Complexe funéraire Charron et Lamoureux 1295, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2T2 Tél.: 819 769-8777 Fax: 819 769-1341 info@charronetlamoureux.com Site Web: www.charronetlamoureux.com Patrice Lamoureux, directeur général Stéphane Charron, directeur funéraire CLAUDEBENOIT (1953 - 2020) Au CHSLD St-Vincent de Sherbrooke, le 4 mai 2020, à l\u2019âge de 66 ans, est décédé M.Claude Benoit, fils de Mme Kilda Gagné et de feu M.Yvon Benoit.Outre sa mère, M.Benoit laisse dans le deuil son frère Denis et sa soeur Lise (Jacques Gosselin).Il était le frère de feu Gilles.Il laisse également dans le deuil sa nièce Katherine Benoit (Jimmy Gauthier) et son neveu Benoit Gosselin (Gabrielle Gagné).Il était l\u2019oncle de feu Émilie Lamoureux (Stéphane Roy).Il laisse aussi plusieurs oncles, tantes, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient spécialement à remercier le personnel soignant et de soutien du 4e B du CHSLD St-Vincent pour les excellents soins prodigués à M.Benoit.En guise de sympathie, des dons à la FONDATION VITAE, 375, rue Argyll, Sherbrooke, QC, J1J 3H5, fondationvitae@ssss.gouv.qc.ca, seraient appréciés par la famille.Une cérémonie privée aura lieu à une date ultérieure et les cendres de M.Benoit seront inhumées au cimetière St-Edmond de Coaticook.Centre fun.coopératif région de Coaticook 284, rue Child, Coaticook (Québec) J1A 2B7 Tél.: 819 849-6688 - Téléc.:819 849-3068 Michel Belzil, directeur général Mary Brus et Éliette Dubé www.salonfunerairecoaticook.com CLAUDETTE VINCENT (1948 - 2020) À l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 2 mai 2020, à l\u2019âge de 72 ans, est décédée Mme Claudette Vincent, épouse de feu Jacques Lebel et fille de feu Réal Vincent et de feu Germaine Vincent.Elle était la mère de feu Anne-Marie.Elle laisse dans le deuil son fils Michel (Julie Bernier); ses petits-enfants Noémie,William et Anthony; ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ses très nombreux amis.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles liées à la Covid-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DENIS TURCOTTE (1955 - 2020) C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de M.Denis Turcotte, survenu en douceur à sa résidence de Magog, le 30 avril 2020 à l\u2019âge de 64 ans.Il était le fils de feu Louis-Georges Turcotte et de feu Huguette Cliche.Monsieur Turcotte laisse dans le deuil sa conjointe Carole Larose; ses enfants : Guillaume (Elisabeth Rodrigue), Sylvie (Alexandre St-Laurent) et Samuel (Edith Cloutier); ses petits- enfants : Marianne, Alice et Emy; la fille de sa conjointe, Tina St-Germain (Joel Côté) et ses enfants Laurane, Emrik et Sélia; ses soeurs : Gisèle (Michel St-Onge), Lucie (Réjean Roy), Diane (Rock Mailhot), feu Louise, Marie (Yves Marineau) et Josée (Martin Roy).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.La famille tient à remercier l'équipe d'oncologie du CHUS Sherbrooke ainsi que le personnel du CLSC de Memphrémagog pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com DONALDWALKER (1937 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 29 avril 2020, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé monsieur Donald Walker, époux de madame Muguette Lacroix, fils de feu madame Marie-Rose Daigle et de feu monsieur Robert Walker.Il demeurait à Sherbrooke.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles liées à la Covid-19, le service religieux sera célébré à une date ultérieure qui sera communiquée.Outre son épouse Muguette, monsieur Walker laisse dans le deuil ses enfants : Stephen Walker (Julie Mercier) et leur fils Nicholas ainsi que Charles-Éric (Suzy-Anne Legault) et leurs enfants, Damien et Tifany.Il était le frère de Marion Walker (feu Don Winget), feu Robert Walker Jr (Pamela Butterworth) et James Walker; ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Gérald Lacroix (Céline Nadeau), Thérèse Lacroix (feu Gaston Gaudeau), Lise Lacroix (Jacques Boislard).Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, autres parents et amis dont Louise Mongeau.La famille tient à remercier tout le personnel de la Maison Aube-Lumière pour tous leurs excellents soins ainsi que le personnel des soins spirituels pour leur accompagnement et le docteur Beauregard oncologiste.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à La Maison Aube-Lumière à la mémoire de M.Donald Walker.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 40 EUGENENAYLOR (1931 - 2020) C\u2019est avec une grande tristesse que nous avons perdu un époux, un père, un frère et un oncle, Eugene Naylor, à l\u2019âge de 89 ans, le mardi 5 mai 2020.Il était entouré de sa famille dans sa maison d\u2019origine à Moe\u2019s River, Compton, Québec.Il laisse dans le deuil, son épouse Jean Suitor, ses enfants : feu Jeffrey, James (Jennifer Sylvester), Jennifer (Ofer Nissan), Michael (Sonia Desnoyers); ses petits-enfants : Kassandra et Ryan-James Naylor, Sabrina et Anthony Naylor; ses soeurs : Gladys Bruun (feu Jack Bruun), feu Nora (feu Dorilas Beaudoin), feu Mary (feu Marc St-Laurent); plusieurs nièces, neveux et autres membres de la famille éloignée ainsi que des amis de la communauté.Sa présence nous manquera grandement.Étant donné la situation actuelle liée à la Covid-19, un service sera tenu et annoncé à l\u2019église St- Patrick de Sherbrooke à une date ultérieure.Au lieu de fleurs, un don fait au Ives Hill Cummunity Club ou Moe\u2019s River Church Association (a/s J.Naylor 159 Moe\u2019s River Road, Compton, Québec, J0B 1L0) serait apprécié par la famille.La famille aimerait grandement remercier le personnel du CLSC de Coaticook, les infirmières Manon, Sandra et Brittany ainsi que Dr Marius Margarit pour l\u2019aide aux soins palliatifs à domicile.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca EVELYN (RAYMOND) ROY (1923 - 2020) Au CHSLD Argyll, le 4 mai 2020, à l\u2019âge de 97 ans, est décédée madame Evelyn Raymond, épouse de feu Bertrand Roy, fille de feu Marie Alma Lemire et de feu Eugène Raymond.Madame Raymond laisse dans le deuil ses filles : Nicole (Normand Tessier), Francine (Onil Boutin), Johanne, feu Mireille, Sylvie (Jacques Migner); ses petits-enfants : Marie-Josée Tessier (Francis Baillet), Pascale Tessier (Pierre Pilon), Catherine Boutin (Michel Fillion), Geneviève Boutin (Donald Auclair), Étienne Dubois-Roy (Pascale Brassard), Édith Dubois-Roy (Yves Martel) ainsi que ses 13 arrière-petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil sa soeur Juliette Raymond (Jacques Gagnon); ses beaux- frères et belles-soeurs : Cécile Roy (Jean-Paul Lemieux), Gilberte Leblond (feu Ernest Roy), Pierrette Desgagnés (feu Jean-Baptiste Roy), Louis Mignault (Claudette Léveillée) et de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille remercie le personnel du CHSLD Argyll 4e étage pour les bons soins prodigués à leur mère.Un merci spécial à la Dre Catherine Vanasse et la secrétaire administrative Sylvie Grondin qui a toujours su répondre à nos demandes.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la Covid-19, l\u2019inhumation aura lieu en toute intimité au cimetière de Rock Forest à une date ultérieure et la tenue d\u2019une cérémonie à sa mémoire vous sera communiquée dès que possible.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com GAÉTANMARCHAND (1951 - 2020) À Sherbrooke, le 28 avril 2020, est décédé M.Gaétan Marchand à l'âge de 68 ans.Il était l'époux d'Hugette Dodier et demeurait à St-Isidore de Clifton.Étant donné les circonstances actuelles concernant la Covid-19, la famille Marchand a décidé qu\u2019il n'y aura ni visite, ni funérailles.Les cendres seront déposées au columbarium Charron et fils à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil outre son épouse, son fils Mathieu (Marie-Eve); ses petits- enfants : Donavan et Flavie; ses frères et soeurs : Claudette (Alain), Pauline (Donald), Yvon (Huguette), Rénald, Alain (Maryse), Jocelyn (Brigitte), Christian (Johanne) et Maryse (Robert); sa belle-mère Rollande; ses beaux-frères : Christian (Francine) et Sylvain (Luc).Il laisse également dans le deuil neveux et nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel d'hémodyalise du CHUS Fleurimont pour les bons soins.En guise de sympathie des dons à la FONDATION DU CHUS seraient appréciés.Résidence funéraire Charron et fils Inc.228, rue Child Coaticook (Québec) J1A 2B6 Tél.: 819 849-4141 Stéphane Charron, président Claude Charron, directeur info@charronetfils.com Site Web: www.charronetfils.com GASTON LARRIVÉE (1931 - 2020) Au Centre hospitalier d\u2019Asbestos, le 1er mai 2020, à l\u2019âge de 88 ans, est décédé monsieur Gaston Larrivée, conjoint de feu Élisabeth Perreault, fils de feu Annette Guay et feu Albert Larrivée.Monsieur Gaston Larrivée laisse dans le deuil, ses enfants : France (feu Bruno Nolette), feu Michel (Liliane Gaulin), feu Denis (Guylaine Geoffroy), feu Mario, Maryse (feu Claude Lebrun), Danielle (feu Denis Poulin), Andrée, Yves (Louisette Hallé), Lucie (Michel Bernier) et Luc; ses petits-enfants : Martin Nolette, Sonia Larrivée, Yann Larrivée, India Larrivée,Alexandre Lebrun, Mylane Létourneau, David Poulin, Maxime Poulin, Annie Larrivée-Poulin, Jessie Poulin, Mathieu Bernier, Émilie Bernier, de même que ses arrière-petits-enfants.Il laisse également ses soeurs : Monique, Jacqueline, Fernande et ses frères Raynald, Jean-Claude et Benoit, ainsi que ses belles-soeurs, beaux-frères et de nombreux parents et amis.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.En guise de sympathie, un don à la FONDATION DU CHUS FONDS BRIGITTE PERREAULT serait grandement apprécié de la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com HENRI BUCKNER (1937 - 2020) Au CHUS-Fleurimont de Sherbrooke, le 20 avril 2020, M.Henri Buckner est décédé, entouré de son épouse.Henri fut un époux, un père et un frère dévoué.Il laisse dans le deuil son épouse Léona (Parisien) Buckner; ses enfants : Chantal et Marc Buckner (Theresa); ses frères et soeurs: Cécile Towers (feu Bill), Rachelle Giroux (Yvan), Odile Martin (Léo), Yvette Loefen, Laurette Dégagné (Raymond), Hélène Buckner (Rick Spencer), Thérèse Ayotte (Ray Champagne), Diane Latulippe (Bob), Suzanne Gravelle (Daniel), Marcel (Claudette), Denis (Vivianne).« Hank » était un des meilleurs violonistes Country.Il a été chaleureusement applaudi et a amusé les foules, de l\u2019Ontario et du Québec, en passant par l\u2019Allemagne pendant qu\u2019il était avec les FARC.Un homme de foi, Henri a tenté de suivre les lois de Dieu et en ce sens, nous nous réjouissons avec lui, de son retour vers la Maison du Père.La famille tient a` remercier le personnel du CHUS-Fleurimont pour les soins prodigués à M.Buckner.Les funérailles auront lieu à North Bay, une fois qu\u2019il sera sécuritaire de le faire.Des annonces seront faites à ce moment-là.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JACYNTHE L.BERNIER (1959 - 2020) À Sherbrooke, le 26 avril 2020, à l\u2019âge de 60 ans, est décédée madame Jacynthe L.Bernier.Madame Jacynthe L.Bernier laisse dans le deuil sa mère madame Yvette Ouellet Bernier (feu Guy Bernier), son fils Pascal Masson-Bernier, sa soeur Elise Bernier (Emanuel Escher) de même que ses neveux et nièces Vincent Escher (Marianne Brien), Antoine Escher, Eve Escher (Guillaume Gaboury) et Thalie Escher.Elle laisse également ses oncles, tantes et amis.Jacynthe était une personne exceptionnelle.En effet, il était impensable de ne pas s\u2019attacher à sa personnalité colorée.Artiste dans l\u2019âme, elle ne vivait pas pour ajouter des années à la vie, mais pour ajouter de la vie et des émotions, aux années.Jacynthe, pour sa douceur, sa tendresse, son affection et son altruisme, sera à jamais gravée dans le coeur de ses proches et de ses amis.Sa famille, ses amis et moi-même l\u2019aimons très fort et lui souhaitons tout le bonheur qu\u2019elle mérite là où elle est.Elle avait de quoi être fière d\u2019elle-même et nous l\u2019étions aussi.Maman je te souhaite de reposer en paix.Ton fils qui t\u2019aime tant, -Pascal Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Cette date sera publiée sur le site de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie dès le retour aux activités normales.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEAN-ÉMILEDUBREUIL (1933 - 2020) Au CHSLDArgyll, le 2 mai 2020, à l\u2019âge de 87 ans et 2 mois, est décédé monsieur Jean- Émile Dubreuil, époux de feu Marie-Blanche Sanschagrin, fils de feuWilfrid Dubreuil et de feu Héléna Laflamme, demeurant à Sherbrooke.Monsieur Jean-Émile Dubreuil laisse dans le deuil son fils Jean-Marc Dubreuil (Pauline La Montagne); ses frères et soeurs : feu Marie-Blanche (feu Armand Luc), feu Elizabeth (feu Paul Lavertu), feu Germaine (feu Joseph Ruel), feu Maurice (feu Mariette Brouillette), feu Bella (en 1res noces feu Josaphat Sanschagrin et en 2es noces feu Léonard Rhéaume), feu Gérard (feu Noellette Godbout), feu Léo (Nicole Hébert), feu Roger (France Charbonneau), feu bébé décédé, feu Roland (Thérèse Favreau), Robert (feu Bibianne Auclair), feu Monique, Micheline (feu Origène Hallé), feu Yvan (Pierrette Théberge), feu Denis (Diane Riendeau) ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs Sanschagrin de même que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, l\u2019inhumation aura lieu au cimetière St-Camille en toute intimité.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LOUISETTE FLUET (1931 - 2020) S\u2019est éteinte paisiblement au CHUS Fleurimont Mme Louisette Fluet à l\u2019âge de 88 ans et 10 mois.L\u2019ont précédée son père feu Cyrille Fluet et sa mère feu Mérina Jacques ainsi que son frère feu Robert.Elle laisse dans le deuil des cousins et cousines.Un merci particulier à tout le personnel du Monastère qu\u2019elle a côtoyé ces 12 dernières années et qu\u2019elle considérait comme sa famille d\u2019adoption.Un merci aux membres de l\u2019association Les Petits Frères qui la visitait régulièrement.Un merci à sa gestionnaire de cas Ariane Vigeant qui prenait le temps de l\u2019écouter.Un merci au personnel du 6eB du CHUS Fleurimont qui l\u2019ont accompagnée dans les derniers retranchements de sa vie sur Terre.Il n\u2019y aura pas d\u2019exposition ni de funérailles.Les cendres seront déposées au cimetière St-Michel en toute intimité.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 41 PAULE (LESSARD) BEAUREGARD (1932 - 2020) À Sherbrooke, le 4 mai dernier, est décédée Mme Paule Lessard.Elle laisse dans le deuil son mari Fernand Beauregard, ses filles Martine (Sylvain Durand) et Julie (Sylvain Tessier); ses petits-enfants : Mathieu (Jessica Bissonnette), Audrey et Sébastien (Marie-Soleil Martineau); ses arrière-petits- enfants : Logan, Malik, Lyvia, Rosalie et Louka ainsi que plusieurs parents et amis.En raison de la Covid-19 une cérémonie en présence de la famille proche uniquement, aura lieu le samedi 16 mai.Les témoignages de sympathie pourront être transmis sur le site de Steve Elkas et envoyés à la famille.La famille souhaite remercier le personnel de la Maison Aube-Lumière pour les bons soins prodigués.Des dons à la FONDATION DE LA MAISON AUBE-LUMIÈRE seraient appréciés en la mémoire de Paule Lessard.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ROLAND LEMELIN (1921 - 2020) À la résidence Mont-Sainte-Famille, le 2 mai 2020, à l\u2019âge de 98 ans et 11 mois, est décédé monsieur Roland Lemelin, époux de madame Marie-Reine Dumont et fils de feu Noël Lemelin et de feu Anna Aubert, domicilié à Sherbrooke.Outre son épouse, monsieur Roland Lemelin laisse dans le deuil ses enfants : Gilles (Ann- Frances Paradis), Ghislaine, Laurent (Lise Touzin) et Céline (Pierre Gignac); ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, ses frères et soeurs ainsi que sa belle-famille Dumont.Il laisse également ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CHUS Fleurimont ainsi que celui de la résidence Mont-Sainte-Famille pour les bons soins prodigués à monsieur Lemelin.En témoignage de votre sympathie, des dons à la FONDATION DU CHUS seraient appréciés de la famille : http://www.fondationchus.org Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, l\u2019inhumation a été reportée à une date ultérieure.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SOEURRITA BLANCHARD (1930 - 2020) Le 3 mai 2020 est décédée à Sherbrooke soeur Rita Blanchard, âgée de 89 ans, native de Wickham QC, en religion sour Marie-Anne.Les funérailles de soeur Rita Blanchard seront célébrées à une date ultérieure en la chapelle des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, 1900 rue Galt Ouest Sherbrooke QC.Inhumation au cimetière de la Communauté.Outre sa famille religieuse, sour Rita laisse dans le deuil ses soeurs et son frère: Jeanne-d\u2019Arc (Robert Gatineau), Georges (Rollande Fluette), Lucienne (Donatien Cusson),Aline et Jean; ses belles-soeurs et son beau-frère : Simone Gatineau (feu Raymond), Cécile St-Martin (feu Robert), Jean-D\u2019arc Rajotte (feu Marie-Flore), Jeanne Fluette (feu Maurice); des neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com SOLANGEBOUTIN (13 janvier 1951 - 26 avril 2020) Le 26 avril 2020, à son domicile, est décédée Mme Solange Boutin, fille de feu Arthur Boutin et de feu Donalda Vallières.Mme Boutin laisse dans le deuil ses enfants : Stéphane et Nathalie (Michaël) et son petit-fils Randy Bellavance.Elle laisse aussi dans le deuil ses frères et soeurs : Gisèle Boutin (feu Réal Boutin), Marcel Boutin (feu Rollande Bissonnette), Christiane Boutin (Gilles Paradis), feu Jacques Boutin (feu Carole Forgues), ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et amis(es).Les enfants tiennent à adresser des mercis particuliers aux 2 ambulanciers, aux deux policiers et au personnel de transport du Salon funéraire Steve Elkas pour leur empathie et support lors de l\u2019événement.Les enfants veulent aussi remercier ma tante Gisèle, ma tante Christiane et ma cousine Tania.En raison de la situation exceptionnelle liée à la Covid-19, les funérailles auront lieu à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com BERNADETTE (BRETON) LESCAULT (1940 - 2020) À la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke, le 5 mai 2020, à l\u2019âge de 79 ans, est décédée Mme Bernadette Breton, fille de feu Constant Breton et de feu Yvonne Larochelle, épouse de M.Yvon Lescault, demeurant à La Patrie et native de St-Isidore de Clifton.La famille accueillera parents et amis en présence des cendres en l\u2019église St-Pierre de La Patrie.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles liées à la Covid-19, les funérailles ont été reportées à une date ultérieure.Nous modifierons cet avis de décès lorsque la date sera déterminée.Inhumation au cimetière St-Jean Baptiste de Chartierville à une date ultérieure.Outre son époux, Mme Bernadette Breton laisse dans le deuil ses enfants : Yves (Johanne Latendresse), Michel (Sylvie Latendresse), Linda (feu Réal Faucher), Lucie (Guy Landry), Ginette (Jean Grégoire), Annik (Louis Lachance); ses petits- enfants : Bianca, Cathie, Christelle et Ellie Faucher, Michaël et Yannick Lescault, Francis et Maryline Landry, Frédéric et Claudia Grégoire, Cédrik et Alec Lachance et 16 arrière-petits-enfants: Zack, Noah, Emmy-Rose, Eva, Alexie, Anahée, Sammy, Raphaël, Miguel, Jeanne, Esther, Emma, William, Mélia, Milo, Abby; ses frères et soeurs : feu Jeanne, feu Roland, feu Camil, feu Henri, feu Gérard, Thérèse, Clarina, Rose-Hélène, Germaine, André, Norbert et Roger; ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Bernard, Doris, feu Roger, feu Germain, feu Dolorès, feu Daniel, feu Clément, feu Madeleine, Alain, Jean-Guy, Eloi, feu Réjean, Jean-Marc et Paul-André.Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.Vos témoignages de sympathie à la famille peuvent se traduire par des dons à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE, 3071, 12e Avenue Nord, Sherbrooke, J1H 5H3.Complexe funéraire Jacques et fils Inc.44, rue Garneau La Patrie(Québec) J0B 1Y0 Tél.: 819 583-0444/Téléc.: 819 583-0908 Jean-Pierre Jacques, président www.jacquesetfils.com CHARLES POULIN (7 juillet 1942 - 28 avril 2020) Le 28 avril 2020, au Centre d\u2019hébergement Argyll de Sherbrooke, est décédé monsieur Charles Poulin à l\u2019âge de 77 ans.Il était le fils de feu Alfred Poulin et de feu Émérentienne Cliche.Monsieur Poulin laisse dans le deuil son épouse Géraldine Leclerc, son fils Yves (Jocelyne Synnotte) et les petits-enfants Vincent et Élisabeth, sa fille Brigitte (Guy Couture) et les petits-enfants Tommy et Alex.Il laisse également dans le deuil ses frères et soeurs : feu Yvon Poulin (Thérèse Lemoyne), feu Emmanuel Poulin (Gisèle Bélanger), Paul Poulin (Denise Paré), Clémence Poulin (feu Normand Fortin), feu Madeleine Poulin (Benoît Côté, Flore Gagnon), Jean-Marc Poulin (Anita Comeau), Jeanne D\u2019arc Poulin, s.s.c.m., Denise Poulin (Roger Paré), Suzanne Poulin (feu Michel Roy) et feu Laurent Poulin (Anne Veilleux).Il laisse aussi dans le deuil ses belles-soeurs et beaux-frères : Orietta Leclerc (feu Jean Baptiste Fortin), Clermont Leclerc (Gisèle Lagueux), Jocelyne Leclerc (Marc Bureau), Ghislain Leclerc (Hélène Brisson) et Roger Leclerc (Chantal Cloutier).Il laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis(es).Les familles Poulin et Leclerc tiennent à remercier le personnel du Centre d\u2019hébergement Argyll pour les bons soins prodigués.En guise de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE, 740 Galt Ouest, suite 112, Sherbrooke, Qc, J1H 1Z3 seraient grandement appréciés.En raison des circonstances actuelles liées à la Covid-19, les rituels funéraires auront lieu à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ROGERRAYMOND (1928 - 2020) Aux soins palliatifs L\u2019Envolée de Magog, le 1er mai 2020, à l\u2019âge de 91 ans et 7 mois, est décédé, monsieur Roger Raymond, époux de Fernande Corriveau, fils de feu Ludovic Raymond et de feu Corinne Perras, demeurant à Sherbrooke.Outre son épouse, monsieur Raymond laisse dans le deuil ses enfants : Jean-Guy (Duenpen Tawaisin), Jean-Yves (Maria-Ester Cerda), Danielle (feu Jan Jarczyk), Nicole (Yvan Belzile), François (Linda Ouellet), Bernard, Dominique (Maureen Desmond) et Chantal; ses petits-enfants, Catherine, Sandra, Linda,Anna-Lissa, Corinne,Amaryllis, Léo,William,Alice, Gabrielle, Samuel, Anya, Élyse, Marianne ainsi que son arrière-petit-fils Zachary.Il laisse également ses belles-soeurs : Céline Labrecque (feu Gilles Raymond), Marie-Blanche Corriveau (feu Louis Martineau), Diane Corriveau, Lise Lamoureux (feu Réal Corriveau).Il était aussi le frère de feu Gérard Raymond (feu Réjeanne Côté), feu Jean-Paul Raymond (feu Jeannine Savard).Il laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et de nombreux amis.Après un court séjour aux soins palliatifs L\u2019Envolée, Roger nous a quittés paisiblement en toute lucidité et sérénité.Il a mené une vie très active dans le monde des affaires tout d\u2019abord comme épicier pendant trois décennies, puis oeuvré dans le domaine immobilier près de 25 ans.Il était très appliqué dans son travail, méticuleux, ordonné, ses dossiers toujours bien classés pour ceux qui l\u2019ont connu.Une vie remplie d\u2019amour avec Fernande pendant 70 ans.Sa famille, ses enfants et petits-enfants ont toujours été sa fierté et sa joie de vivre.En raison de la situation actuelle, la famille reporte à une date ultérieure les funérailles de monsieur Raymond.Un nouvel avis sera publié à cet effet.Nous vous invitons à consulter le site de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie pour plus de renseignements.Un merci spécial au personnel de la maison l\u2019Envolée pour leur générosité et leurs bons soins auprès de notre père Roger.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 42 FLORENCE PAQUET (1922 - 2020) Nous avons la douleur de vous faire part du décès de Florence Paquet (née Jacques) survenu le lundi 4 mai 2020 à l\u2019âge de 98 ans, à la résidence Saint-Louis, à Orléans en Ontario, de complications non-liées à la COVID.Épouse de feu Maurice Paquet, mère tant aimée d\u2019Hélène (Christopher Young) d\u2019Ottawa et de Catherine (Pierre Rivard) de Toronto, grand-maman regrettée de Laurence (Adrian Cush) et Simon Rivard (Nicola Rapko), ainsi que de Phillip, Alexandre (Margarita Otochkina) et Patrick Young.Elle laisse également dans le deuil ses très chers amis Pierrette et Claude, qui la visitaient fréquemment durant les dernières années.De nombreuses nièces, neveux et amis sont également éprouvés.La famille honorera la mémoire de Florence lors de funérailles à déterminer une fois que les restrictions reliées à la pandémie COVID auront été levées.Originaire de Sherbrooke, au Québec, Florence s\u2019est mérité le diplôme d\u2019infirmière de l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke en 1945, avant d\u2019étudier à l\u2019Université de Montréal en santé publique.Elle a rencontré son époux Maurice à la fin des années 1950 alors qu\u2019elle occupait le poste d\u2019infirmière attitrée à la Canada Paper (aujourd\u2019hui Domtar) à Windsor Mills, au Québec.Elle a soigné d\u2019innombrables patients et servi plusieurs hôpitaux et organismes au fil de ses 35 années d\u2019exercice professionnel, récoltant de spontanés remerciements et louanges chaque fois qu\u2019elle croisait des ex-patients sur la rue.Suite à une belle carrière d\u2019infirmière, Florence a trouvé réconfort et dévouement dans ses cinq petits-enfants, qui comptent d\u2019innombrables anecdotes sur leurs séjours estivaux au « camp Grand-Maman », des pique-niques au Parc Victoria ou à la plage Blanchard, des déjeuners à la crème glacée avec rôties découpées en forme de Mickey Mouse, ainsi que plusieurs autres précieux souvenirs.Malgré des épreuves déchirantes en début d\u2019âge adulte, Florence est toujours restée fidèle à elle-même : femme forte, résiliente, débrouillarde, indépendante, indomptable, courageuse, vaillante, élégante et gracieuse, mais aussi bienveillante, qui tenait autrui profondément à coeur.Florence vécu simplement, sans convoitise de biens matériels ou grande pompe.Elle fixa des attentes élevées pour sa famille, exigeant une impeccable bienséance, comportement, politesse, rangement ordonné, grâce, et par-dessus tout, altruisme, caractéristique qui demeure indélébile aujourd\u2019hui encore chez ses petits-enfants.La Famille remercie du fond du coeur tous les anges gardiens de la Résidence Saint-Louis, qui ont permis à Florence de vivre ses dernières années dans la dignité et la santé.Leur amour, patience, et dévouement pour Florence ont été exemplaires, et la famille leur en sera éternellement reconnaissante.En guise de sympathie, des dons à la FONDATION BRUYÈRE seraient appréciés de la famille, en spécifiant « don à la Résidence Saint-Louis » au: https://www.bruyere.org/eng/waystogive MICHELINE (LEROUX) BILODEAU C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de Mme Micheline Leroux, survenu tout en douceur au CHUS, Hôpital Hôtel-Dieu de Sherbrooke le 24 avril 2020 à l\u2019âge de 77 ans.Elle était l'épouse de Jean-Louis Bilodeau et la fille de feu Joseph Leroux et de feu Angélina Duchesneau.Maman était une femme généreuse avec un grand coeur qui a toujours placé les besoins des autres avant les siens.Elle a été une battante jusqu\u2019à la fin.Elle était aimée et elle restera pour toujours dans nos coeurs.La crémation a été confiée aux Résidences funéraires Fréchette, 560, 1re Avenue, Asbestos.Une célébration de la vie sera annoncée à une date ultérieure.Les cendres seront déposées au cimetière d'Asbestos à une date ultérieure.Outre son époux Mme Leroux laisse dans le deuil ses enfants: Jenny et Dave.Elle était la soeur de: Claude, missionnaire, feu Armand (Dolorès Blanchette), Jacques (Nicole Gosselin), feu Carole.Elle laisse également dans le deuil les membres de la famille Bilodeau, ses neveux et nièces de même que plusieurs autres parents et amis.La famille désire remercier Karolane G.Nolette travailleuse sociale et Dre Lucie Côté pour les bons soins prodigués à ma mère.Je vous remercie! En guise de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER (www.alzheimer.ca) ou à la FONDATION DES MALADIES DU COEUR ET DE L\u2019AVC (www.coeuretavc.ca) seraient appréciés par la famille.« I'm Free.Don\u2019t grieve for me, for now I\u2019m free.I\u2019m following the path God has laid you see.I took His hand when I heard him call.I turned my back and left it all.I could not stay another day.To laugh, to love, to work, to play.Tasks left undone must stay that way.I found that peace at the close of the day.If my parting has left a void.Then fill it with remembered joys.A friendship shared, a laugh, a kiss.Oh yes, these things I too will miss.Be not burdened with times of sorrow.I wish you the sunshine of tomorrow.My life\u2019s been full, I savored much.Good friends, good times, a loved one\u2019s touch.Perhaps my time seemed all too brief.Don\u2019t lengthen it now with undue grief.Lift up your hearts and peace to thee.God wanted me now; He set me free.» Rest in peace mom! Until we meet again! Love you! Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.SOLANGEMORNEAU, F.C.S.C.J.(1925 - 2020) Le vendredi 1er mai, est décédée à l\u2019âge de 95 ans, Sr Solange Morneau (en religion soeur Saint-Gervais), fille de feu Napoléon Morneau et de feu Célestine Morin.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles liées à la COVID- 19, les funérailles auront lieu à une date ultérieure, en présence des cendres.Outre sa famille religieuse, soeur Solange Morneau laisse dans le deuil sa soeur Éveline, (feu Gérard Hotte) et son frère Rosaire, Père Trappiste, ainsi que ses neveux et nièces et autres parents et ami-e-s.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com REMERCIEMENTS 1 er Anniversaire Il y a 1 an déjà survenait le décès de JOVANNETHÉBERGE le 13mai 2019 Jovanne incarnait l\u2019amour et la joie de vivre.Elle aimait sa famille et ses amis avec passion, avec excès, avec démesure.Elle aimait les arts, les fleurs, les animaux, les oiseaux, les papillons, la mer, les poissons et les coraux.Elle avait un culte pour la beauté et pour les plaisirs de la vie qu\u2019elle embellissait par sa présence généreuse et festive.Elle était l\u2019âme de notre famille et nous l\u2019avons aimé profondément.Nous avons eu le privilège de partager la vie de cette femme exceptionnelle et son souvenir illuminera notre vie pour toujours.Son époux, Bruno Fabi et son fils, François Fabi (Laurye Massicotte) Malgré le temps qui passe, votre souvenir ne nous quitte jamais.Vous nous manquez toujours autant.Merci d\u2019être les Anges-Gardiens qui veillent sur nous.Nous vous aimons.En souvenir de.JovaNNe Théberge - Fabi 1955-2019 Décédée le 13 mai 2019 Ton conjoint Bruno Fabi Ton fils François Fabi (Laurie) Ta mère Suzanne Tes frères Jean (Francine Bélanger) Marc (Feu Josée Ouellette) Ainsi que tous tes neveux et nièces.Maurice Théberge 1930-2019 Décédé le 21 mai 2019 Ton épouse Suzanne Tes fils Jean (Francine Bélanger) Marc (Feu Josée Ouellette) Ainsi que tous tes petits enfants laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 43 4835 Boul.Industriel, Sherbrooke (Québec) Tél.: 819 829.9542 1 866.224.4742 Téléc.: 819 829.9348 5e ANNIVERSAIRE À la douce mémoire de NORMAND GUIMOND décédé le 9 mai 2015 Le temps n\u2019a pas su atténuer le vide causé par ton départ.Ta présence restera toujours gravée dans nos cœurs.Nous ne t\u2019oublierons pas et chaque jour nous avons une pensée pour toi.Sache que nous t\u2019aimons toujours autant.Veille sur nous tous.Ton fils Pierre Guimond (Lyne Dauphin), tes petits-enfants William et Charles Guimond.1er ANNIVERSAIRE À ta douce mémoire maman MARIE-REINE CHAMPIGNY décédée le 5 mai 2019 Un an déjà que nous sommes séparés de toi.Le temps pourra s\u2019enfuir, mais il n\u2019effacera jamais de nos cœurs ce que tu as été pour nous tous.Nous pensons toujours à toi et fréquemment ton nom revient sur nos lèvres.Ses enfants : Diane, Sylvain, Guylaine et Maryse.« Les morts sont invisibles, ils ne sont pas absents » RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Avec le déconfinement et la réouverture progressive des entreprises, la procédure pour reprendre les voyages d\u2019affaires à l\u2019étranger deviendra rapidement une source de questionnement pour certains employeurs.Avocate spécialisée en droit du travail, Me Marie-Claude Riou explique que les chefs d\u2019entreprise ont non seulement l\u2019obligation de s\u2019assurer de la santé et sécurité de leurs employés en lien avec la COVID-19 sur les lieux de travail, mais aussi à l\u2019extérieur du pays où ils doivent se rendre.« Avec la reprise des activités économiques, certaines entreprises qui fabriquent de l\u2019équipement, des pièces ou des composantes doivent aussi effectuer les services et l\u2019installation à l\u2019étranger.C\u2019est là que la mise en place d\u2019un plan devient importante.Les entreprises qui font des affaires à l\u2019étranger doivent voir à la planification complète du déplacement que ce soit en Europe, en Asie ou même aux États-Unis », explique l\u2019avocate au cabinet Vaillancourt Riou et associés.Déjà des entreprises sherbrookoises l\u2019ont contactée afin de préparer cette reprise d\u2019activités à l\u2019étranger avec cette pandémie mondiale du coronavirus.« Une procédure claire concernant la santé et sécurité des employés doit être établie à partir du lieu de l\u2019entreprise jusqu\u2019à destination.La prise en charge sécuritaire doit se faire ici et à l\u2019entreprise étrangère où l\u2019employé doit se rendre.Il faut penser au transport jusqu\u2019à l\u2019aéroport, au vol et aux règles de sécurité qui seront prises à destination », signale Me Riou.Elle indique que c\u2019est en se basant sur la Loi de la santé et sécurité du Québec qu\u2019un inspecteur de la CNESST se base pour trancher un éventuel litige d\u2019un employé qui invoque son droit de refus de travailler.« La décision va se prendre sur les règles du Québec.De là, l\u2019importance pour un employeur de s\u2019assurer que les mesures de santé et sécurité concernant la COVID-19 sont prises dans le pays étranger.C\u2019est la responsabilité de l\u2019employeur de s\u2019informer de la situation dans l\u2019autre pays.Il doit s\u2019assurer de la sécurité du point A jusqu\u2019au point B », indique Me Marie-Claude Riou.Cette dernière pourrait d\u2019ailleurs donner une conférence aux entreprises qui doivent affecter des employés à l\u2019étranger au cours des prochains jours.MÊME À L\u2019ÉTRANGER Un employeur doit s\u2019assurer de la sécurité des employés Me Marie-Claude Riou \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La Boucherie du Terroir et les Volailles des Cantons ont fait don de 250 kilos de viande à Moisson Estrie.En valeur marchande, cela représente un don de quelque 3500 $.L\u2019idée est venue du propriétaire de la Boucherie du Terroir.« Nous nos affaires vont très bien.Nos ventes sont en croissance, explique Patrick Cloutier.Nous avons décidé de redonner de cette façon et j\u2019avais entendu que les réserves de Moisson Estrie diminuaient. » Dans les dernières semaines, les clients des deux succursales de la boucherie étaient invités à s\u2019acheter un filet mignon complet en rabais.À chaque achat, la boucherie s\u2019engageait à donner 1 kilogramme de poulet haché.« Les clients ont bien embarqué.J\u2019ai appelé mon producteur de volaille pour savoir s\u2019il voulait embarquer et il a tout de suite dit oui », souligne M. Cloutier.« Quand j\u2019ai contacté Moisson Estrie pour leur dire ça, ils étaient super contents et nous ça nous fait plaisir de les aider », partage le propriétaire.VENTES EN CROISSANCE Patrick Cloutier se considère chanceux : les ventes de son commerce vont très bien.« Il y a beaucoup de monde qui rentre dans le commerce. » Tellement qu\u2019il jongle avec l\u2019idée d\u2019instaurer de nouvelles mesures de protection dans ses succursales.« Je crois que je vais devoir mettre quelqu\u2019un à la porte pour éviter que trop de personnes rentrent en même temps.Surtout le samedi, les clients sont très nombreux », explique le propriétaire qui jongle avec l\u2019idée d\u2019imposer le port du masque à sa clientèle.« J \u2019y réf léchis.C\u2019est pour protéger mon équipe et ma clientèle.Je ne peux pas me permettre qu\u2019un membre de l\u2019équipe attrape la COVID comme ce fut le cas dans les abattoirs », conclut M. Cloutier.250 kilos de viande pour Moisson Estrie Patrick Cloutier, propriétaire de la Boucherie du Terroir, et Martin Dion, propriétaire de Volailles des Cantons, ont fait don de 250 kilos de viande à Moisson Estrie mardi, au grand bonheur de sa directrice générale, Geneviève Côté.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les signalements pour le leurre informatique d\u2019enfants sont en hausse de 66 pour cent au Canada en cette période de confinement liée à la pandémie de la COVID-19.« Il n\u2019y a pas de région du pays plus ciblée qu\u2019une autre.C\u2019est certain qu\u2019en proportion de la population, nous recevons plus de signalements au Québec et en Ontario.Ce sont des signalements spécifiques où un adulte communique avec un enfant dans l\u2019objectif d\u2019obtenir des images à teneur sexuelle.Ailleurs dans le monde, la hausse est de l\u2019ordre de 30 à 40 pour cent », explique le porte-parole du Centre canadien de protection de l\u2019enfance, René Morin.La coordonnatrice provinciale du Comité de concertation en matière de lutte contre l\u2019exploitation sexuelle des enfants sur Internet, Me Joanny Saint-Pierre, explique que l\u2019infraction de leurre informatique consiste à communiquer avec une personne de moins de 18 ans par un moyen de télécommunication dans le but de faciliter la perpétration d\u2019un acte criminel à caractère sexuel.« C\u2019est un type de crime où autant les abuseurs que les victimes restent à la maison.En cette période où les enfants et adolescents passent plus de temps devant leur écran, la porte est ouverte pour entrer en communication avec eux.Certains juges comparent le leurre informatique à une introduction par effraction dans la chambre de l\u2019enfant victime », explique la procureure aux poursuites criminelles et pénales.CIRCONSTANCES AVANTAGEUSES Tik Tok, Messenger, Facebook, Whatsapp, Fortnite sont autant de plates-formes qui permettent à des abuseurs d\u2019entrer en contact et de communiquer avec des victimes potentielles.« Tous les moyens de communication directe peuvent être utilisés par les abuseurs.Comme n\u2019importe quelle infraction, plus il y a de façon de la commettre plus elle peut être commise.Dès qu\u2019une porte plus facile est ouverte pour se rendre à sa victime, plus il y a de chance de s\u2019y rendre », indique Me Saint-Pierre.Le Centre canadien de protection de l\u2019enfance explique que des analystes policiers scrutent le « dark web » pour connaître les stratagèmes des cyberprédateurs afin de prévenir les crimes envers les enfants.« L\u2019activité est très forte afin de profiter des circonstances actuelles.Ils échangent sur les meilleures plates- formes ou stratégies pour cibler les enfants.Sur toutes les plates-formes où il y a des enfants, il va y avoir des prédateurs.Les jeux en ligne où il y a du clavardage ou les plates-formes comme Omegle où les enfants sont mis en contact avec d\u2019autres personnes de façon aléatoire sont prisés », indique René Morin.Une agence de mannequins, des avances amoureuses et des offres d\u2019emploi sont autant de stratégies qui ont été utilisées au cours des dernières années par des cyber- prédateurs en Estrie pour atteindre leurs victimes.« La particularité d\u2019Internet est de permettre cette possibilité de se cacher sous de faux profils en utilisant un autre sexe, un autre âge ou un faux prétexte.Il ne faut pas non plus oublier qu\u2019un membre ou un ami de la famille peut utiliser les médias sociaux pour se rapprocher d\u2019un enfant et commettre ce type d\u2019infraction de leurre d\u2019informatique », indique Me Saint-Pierre.« EMPÊCHER LE PASSAGE À L\u2019ACTE » Elle mentionne qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019un autre crime comme de l\u2019 incitation à des contacts sexuels ou de la pornographie juvénile soit commis pour qu\u2019une accusation de leurre informatique soit autorisée.« L\u2019objectif de l\u2019infraction de leurre informatique est de criminaliser les communications pour empêcher le passage à l\u2019acte.L\u2019infraction vise à empêcher que l\u2019opportunité soit créée.Dans certains cas, un agresseur va prendre plusieurs mois avant de passer à l\u2019étape des gestes sexuels, alors que dans d\u2019autres dossiers, un agresseur va prendre moins de deux ou quatre heures avant d\u2019obtenir des photos à caractère sexuel d\u2019une victime mineure », signale Me Saint-Pierre.Que l\u2019abuseur ne fasse qu\u2019une victime, des dizaines ou même des centaines, les autorités y accordent la même importance.« Comme n\u2019importe quelle infraction, ça prend une plainte pour commercer une enquête.Il faut que ce type d\u2019infraction soit dénoncé.Si nous intervenons lorsqu\u2019il y a une seule victime, nous en avons peut- être sauvé plusieurs autres.Avec ce type de crime, le nombre de victimes peut devenir exponentiel », signale Me Joanny Saint-Pierre.En cette période de confinement la Sûreté du Québec confirme qu\u2019il y a une hausse des signalements pour des infractions liées à la cybercriminalité.« C\u2019est un phénomène que l\u2019on constate effectivement », confirme la porte-parole de la SQ en Estrie, la sergente Aurélie Guindon.LEURRE INFORMATIQUE D\u2019ENFANTS Bond marqué des signalements RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des adolescents qui se font miroiter des retours d\u2019argent intéressants en échange de leurs informations bancaires sont la cible de fraudeurs à Sherbrooke depuis quelques mois.Le Service de police de Sherbrooke enquête sur ce type de crime appelé la fraude de « la guich ».Les victimes potentielles se font interpeller sur les médiaux sociaux.« C\u2019est souvent un individu qui se présente comme l\u2019ami d\u2019un ami entre autres sur Snapchat qui interpelle les victimes potentielles.Il utilise habituellement un profil avec des piles d\u2019argent, des bijoux ou des véhicules luxueux », explique le porte-parole du SPS, Samuel Ducharme.Le suspect demande à l\u2019adolescent d\u2019utiliser son compte bancaire pour y déposer des chèques ou des sommes d\u2019argent pour ensuite les retirer.Il promet un retour d\u2019argent en échange de ce service.« Les victimes fournissent leur carte bancaire, leur numéro d\u2019identification personnelle ainsi que les questions de sécurité avec les réponses.Le fraudeur les utilise ensuite pour déposer les sommes d\u2019argent notamment avec des chèques par photo ou des virements dans l\u2019objectif de les retirer à son profit.Lorsque l\u2019institution bancaire se rend compte de la fraude, il est déjà trop tard », mentionne le porte-parole du SPS.Les fraudeurs utilisent entre autres les arguments que les institutions bancaires vont rembourser l\u2019argent étant donné que c\u2019est une fraude et que l\u2019adolescent peut reculer s\u2019il le désire.« Évidemment, les services de sécurité constatent que le fraudeur était en possession de toutes les informations de sécurité.Sans compter que le suspect ne se limite pas à la première fraude et utilise les informations bancaires pour poursuivre ses crimes », indique l\u2019agent Ducharme.Le SPS mentionne que lorsque l\u2019adolescent veut se retirer du stratagème, il est menacé de représailles physiques ou même qu\u2019il sera accusé de complicité pour la fraude dans laquelle il a trempé.Selon le SPS, ces menaces limitent le nombre d\u2019adolescents qui portent plainte.« Certains se retrouvent avec des dettes colossales, qui peuvent devoir être remboursées par les parents en tant que cosignataires.Les adolescents ne doivent pas hésiter à nous signaler ce type de fraude.Étant donné que ce sont des victimes, ils ne seront pas accusés », assure Samuel Ducharme du SPS.Le SPS indique que ce type de fraude vise particulièrement les personnes d\u2019âge secondaire en Estrie, mais aussi ailleurs au Québec.« Ces fraudes sont l\u2019œuvre de réseaux criminalisés.Nous voulons faire connaître ce modus operandi aux parents, afin qu\u2019ils sensibilisent leurs enfants, et comprennent la gravité de la situation », indique Samuel Ducharme du SPS.Toute information concernant ce type de fraude peut être communiquée au SPS au 819 821-5544 ou à Échec au crime au 1-800-711-1800.Les fraudeurs ciblent encore les ados Une agence de mannequins, des avances amoureuses et des offres d\u2019emploi sont autant de stratégies qui ont été utilisées au cours des dernières années par des cyberprédateurs en Estrie pour atteindre leurs victimes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 45 JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019aménagement d\u2019une piste cyclable le long de la 12e Avenue, la reconstruction des égouts sur le chemin Duplessis et l\u2019urbanisation de la rue Henri-La- bonne figurent parmi les grands chantiers au calendrier des travaux routiers sherbrookois pour l\u2019été 2020.La Ville de Sherbrooke, à l\u2019aide de partenaires privés, réalisera 96 chantiers pour des dépenses totales de 40,1 M$.Le maire Steve Lussier a indiqué qu\u2019une soixantaine de chantiers seraient réalisés par le privé, soit pour l\u2019ingénierie, la conception ou la réalisation et qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une façon de relancer l\u2019économie locale.Caroline Gravel, directrice du Service des infrastructures urbaines, a plutôt rectifié qu\u2019il s\u2019agissait de 46 projets au privé, pour 20 M$.« Ce sont 50 % des projets qui seront réalisés à l\u2019externe, tant en coût qu\u2019en quantité. » La Ville cherchait ainsi à s\u2019offrir une plus grande flexibilité pour s\u2019assurer de fermer le plus grand nombre de chantiers avant la fin de l\u2019année.Les travaux d\u2019importance confirmés mardi comptent la réalisation de la piste cyclable à l\u2019intersection de la 12e Avenue et de l\u2019autoroute 610 vers le mois de juillet et la poursuite dès le mois de mai des travaux de reconstruction de l\u2019égout pluvial et des bandes cyclables, en plus de l\u2019ajout d\u2019un trottoir sur le chemin Duplessis, entre les rues Galt Est et Lemire.C\u2019est en juin que les travaux d\u2019urbanisation, de resurfaçage, de construction d\u2019un trottoir et d\u2019installation d\u2019un égout pluvial seront réalisés sur la rue Henri-Labonne, entre le boulevard Bourque et la rue Poisson.La rue King sera aussi touchée par des chantiers, à l\u2019ouest pour le resurfaçage entre les boulevards Lionel-Groulx et Jacques-Cartier, en juillet, et à l\u2019est pour l\u2019ajout d\u2019un trottoir, le resurfaçage de la bande cyclable et les modifications géométriques, entre les rues Jetté et des Rocheuses, en septembre.Les travaux demandés par les citoyens de la rue Marini pour réduire la vitesse des automobilistes sont aussi prévus cette année.CARTE DES TRAVAUX Les citoyens peuvent consulter la carte des travaux, incluant les échéanciers et les détours proposés, au sherbrooke.ca/travaux.Les élus disposeront pour leur part d\u2019un tableau de bord électronique qui leur permettra de suivre les chantiers en temps réel.Selon Caroline Gravel, la Ville est en avance, par rapport à l\u2019an dernier, sur la réalisation des plans et devis de ses chantiers.Ils devraient tous être terminés pour juin.Sherbrooke confiera 46 projets au privé, pour une enveloppe de 20 M$.Le nombre de chantiers est moins important cette année qu\u2019en 2019, où 121 chantiers avaient été mis à l\u2019horaire.Ils étaient tous sous la responsabilité de la Ville.Précisions que 17 d\u2019entre eux n\u2019avaient pas pu être réalisés.« Nous avons plus de chantiers de grande envergure et nous ne voulions pas avoir à en reporter.Nous n\u2019avons pas envisagé de couper dans les travaux pour réaliser des économies parce que l\u2019ensemble des projets sont assujettis à des programmes de subventions et ces subventions ont des limites dans le temps.Il faut donc les utiliser.Il faut aussi savoir que les sommes injectées proviennent de règlements d\u2019emprunt, donc qu\u2019elles n\u2019ont pas un impact direct sur le fonds de roulement pour cette année. » Quant au prix du bitume, qui ne semble pas diminuer malgré une baisse des prix à la pompe, selon une déclaration du conseiller Marc Denault lundi soir au conseil municipal, Mme Gravel indiquait ne pas avoir reçu le prix pour le pavage jusqu\u2019à maintenant et qu\u2019il faudrait vérifier cette information.Enfin, aucun chantier n\u2019est retardé pour le moment en raison de l\u2019approvisionnement en structures de béton qui pourrait poser problème dans le contexte de la pandémie.MESURES DE PROTECTION La COVID-19 entraîne la mise en place de mesures de protection importantes sur les chantiers.Caroline Gravel cite entre autres une liste de vérification quotidienne affichée sur les chantiers, une vérification quotidienne de l\u2019état de santé des travailleurs et la distanciation physique obligatoire.Dans les cas où ce ne sera pas possible, des masques chirurgicaux et des lunettes de protection seront obligatoires.« Dans nos véhicules à l\u2019intérieur, des séparateurs de plexiglas ont été installés et on exige un maximum de deux travailleurs par véhicule.Ils devront utiliser la même place dans le véhicule toute la journée et celui- ci devra être désinfecté avant et après l\u2019utilisation. » Les outils seront désinfectés après chaque utilisation et une deuxième roulotte sera ajoutée dans les aires de repos pour chaque équipe de travail.Ces roulottes seront désinfectées deux fois par jour.Le coût de ces mesures de protection n\u2019a pas été calculé pour le moment.PRÉSENCE DU SPS La présidente du comité de la sécurité publique, Danielle Ber- thold, a mentionné que le Service de police de Sherbrooke serait présent et visible à l\u2019approche des chantiers, entre autres pour faciliter le travail des signaleurs.« La limite de vitesse sera réduite de 20 km/h près des chantiers comprenant une entrave routière et les constats d\u2019infraction pour la vitesse seront doublés.La visibilité accrue des policiers en 2019 a permis de diminuer le nombre de constats, mais s\u2019il faut intervenir davantage, nous le ferons. » 96 chantiers routiers cet été à Sherbrooke Des travaux d\u2019importance sont prévus pour la construction d\u2019une piste cyclable à l\u2019intersection la 12e Avenue et de l\u2019autoroute 610.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 D\u2019ici quelques jours, l\u2019ensemble du réseau cyclable de la région de Sherbrooke sera prêt à accueillir les amateurs de vélo.La portion des pistes cyclables sur rue est entièrement ouverte, indique-t-on du côté du service des communications de la Ville de Sherbrooke.La moitié du réseau hors route, ce qui inclut le populaire « axe de la Massawippi » entre le secteur Lennoxville et North Hatley, a été préparée pour la saison.On doit maintenant se concentrer sur les portions de sentiers situés dans les secteurs Brompton, Rock Forest et Deauville.Un segment en zone boisée du secteur Deauville, jusqu\u2019à la frontière de Magog, est difficilement carrossable.Des arbres sont tombés et la piste a été endommagée, a pu constater La Tribune.On s\u2019attend à ce que tout le travail soit terminé pour la fin de la semaine prochaine.L\u2019ouverture de la saison de vélo s\u2019annonce donc moins problématique que celle de l\u2019an dernier.Rappelons que la Ville de Sherbrooke avait dû fermer la portion du sentier cyclable qui longe la rivière Saint-François dans les derniers jours d\u2019avril.Un mur de soutènement érigé sur une propriété privée s\u2019était affaissé.La piste cyclable n\u2019avait pu rouvrir qu\u2019au mois d\u2019août.Le réseau cyclable prêt en entier dans les prochains jours D\u2019ici quelques jours, l\u2019ensemble du réseau cyclable de la région de Sherbrooke sera prêt à accueillir les cyclistes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 46 leSoleil samedi 9 mai 2020 31 autrement dit Jean-Simon GaGné jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com La citation «Venez parler à nos anguilles.» \u2014 Message diffusé par l\u2019aquarium de Suminda, à Tokyo, qui est fermé depuis des semaines.En l\u2019absence de visiteurs, le personnel s\u2019inquiète pour sa colonie d\u2019anguilles jardinières.Dans la nature, ces petits poissons longiformes passent le plus clair de leur temps enfouis dans de longs tunnels creusés dans le sable.Mais à l\u2019aquarium de Suminda, ils avaient fini par s\u2019habituer aux humains, avec lesquels ils jouaient à cache-cache.Hélas, depuis que les visiteurs sont disparus, les anguilles ont retrouvé leur méfiance naturelle.Même qu\u2019il devient impossible de vérifier leur état de santé.Alors l\u2019aquarium a eu l\u2019idée d\u2019installer cinq tablettes à proximité du bac des anguilles pour que des humains leur apparaissent et leur parlent.Il suffit de composer un numéro fourni par l\u2019aquarium.«Nous ne sommes pas sûrs que cela marche», prévient l\u2019établissement.Normal.Comme d\u2019habitude, personne n\u2019a songé à demander l\u2019avis des anguilles.source : sora News 24, cité par Courrier International QueStion écLair Situé dans l\u2019arrondissement de Queens, à new York, je suis l\u2019un des quartiers les plus pauvres de la ville.Je suis aussi l\u2019un des plus touchés par l\u2019épidémie liée au coro- navirus?Quel est mon nom?a) micheline b) Covid c) Corona d) smallpox (Variole) e) Vaccine (Vaccin) La tendance Le Grand retour du ciné-parc Les anguilles de l\u2019aquarium de Suminda \u2014 photo arChiVes aFp Un policier indien fait respecter les règles de distanciation \u2014 photo aFp, sajjad hUssaiN HR 6819 \u2014 image ap, l.Calçada Au ciné-parc Stars and Stripes de New Braunfels, au Texas, qui a rouvert ses portes le 1er mai, les règles de distanciation sont respectées.\u2014 photo ap, eriC gay C elle-là, personne ne l\u2019avait vu venir.depuis des années, le ciné-parc était perçu comme une antiquité.Un vestige du passé.Une affaire de nostalgiques amoureux de leur char.mais voilà que l\u2019épidémie de coronavirus lui donne une seconde jeunesse.Un peu partout, les cinémas modernes sont fermés.et voilà que la perspective de voir un film dans sa voiture redevient séduisante.Bref, le drive- in effectue son retour.À Vilnius, la capitale de la lituanie, le stationnement de l\u2019aéroport déserté vient d\u2019être transformé en ciné-parc, en collaboration avec le Festival international du film de Vilnius.environ 150 voitures ont «assisté» à la première représentation.pour respecter les consignes de distanciation sociale, le nombre de spectateurs était limité à deux par véhicule, sauf pour les familles.source : lietuvos nacionalinis radijas ir televizija (lrt) La tendance (biS) Le maSQue en cuir VeGan i mpossible d\u2019énumérer tous les masques de luxe que l\u2019on vous propose sur le marché.À la fin avril, un masque portant la griffe de la compagnie off-White a brièvement atteint 1000 $ sur la boutique en ligne farfetch.com.mais Far- fetch a fait machine arrière, devant le tollé que le prix de vente avait soulevé.le truc, c\u2019est d\u2019exiger un prix excessif, mais tout en faisant semblant de se préoccuper du sort du monde.apparemment, c\u2019est le tour de force que réussit la compagnie akings avec son masque de cuir vegan imitant la peau d\u2019un python, vendu pour la modique somme de 100 $.sans cuir animal, c\u2019est garanti.À la fin, vous attraperez peut-être la CoVid-19, mais tous les pythons qui auront été épargnés seront fiers de vous.N\u2019est-ce pas l\u2019essentiel?source : Vogue réponse : c) ça ne s\u2019invente pas.source : The New York Times La durée 12 miLLionS d\u2019annéeS e n voyageant avec les moyens technolo - giques actuels, c\u2019est le temps qu\u2019il faudrait pour atteindre hr 6819, le trou noir le plus proche de la terre.avouez que ça ne nous rajeunit pas.l\u2019objet céleste, qui vient d\u2019être découvert dans la constellation du télescope, est situé à environ 1000 années-lumière de la terre.source : The Guardian en hauSSe + 58 % a u g m e n t a t i o n d u nombre d\u2019empoisonnements reliés à l\u2019ingestion de désinfectant durant les mois de février et de mars, au Canada, par rapport à la même période, en 2019.source : santé Canada, cité par cbc.news en baiSSe - 97 % d iminution des ventes de voitures en grande-Bretagne, durant le mois d\u2019avril, par rapport à l\u2019an dernier.il faut remonter à 1946 pour retrouver un mois au cours duquel les ventes de voitures ont été aussi peu nombreuses.source : society of motor manufacturers and traders (smmt) Le pourcentage 70 % m ontant de la taxe spéciale imposée par la municipalité indienne de New delhi sur la vente d\u2019alcool, au moment de la réouverture des points de vente, qui ont été fermés durant les six semaines de confinement imposées aux citoyens.la mesure visait à éviter les trop grands rassemblements.peine perdue.À plusieurs endroits, la police a dû effectuer des interventions musclées, pour disperser les foules.Finalement, la saQ était peut-être vraiment un service essentiel.source : The Guardian laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 47 QUELQUES TROUVAILLES VISUELLES A lors me revoici avec ce qui est désormais un rituel du samedi, merci au collègue Francis Higgins d\u2019avoir brillamment pris le relais la semaine dernière en rassemblant des blagues et des traits d\u2019esprit glanés çà et là.Et merci à Chuck Norris.Visiblement, le Grand Confinement, qui entre dans son troisième mois, n\u2019a pas érodé le sens de l\u2019humour des inter- nautes, qui sévissent toujours avec autant de mordant et d\u2019imagination, à la fois par des trouvailles visuelles ou par des tournures particulièrement réussies.Une mention spéciale à la pâtissière de Sherbrooke Annie Duriez qui a concocté un gâteau de circonstance, en forme de co- ronavirus.«Ma cliente voulait un gâteau «viral» pour sa fête, m\u2019a-t- elle écrit.Elle a été ravie\u2026» L\u2019année 2020 est arrivée comme un biscuit fondant aux pépites de chocolat.Puis, une bouchée et BAM! Avoine et raisins.(traduction libre) À l\u2019heure du dodo, Victor, trois ans, demande à sa mère.«Pourquoi maman, on ne peut pas donner des câlins à Papi et à Mami?» Son frère, Thomas, cinq ans, de lui répondre.«Victor, à cause de la grippe on ne peut pas s\u2019approcher des personnes U-SA-GÉES» \u2014 Luc Leclerc* \u2014Chéri, est-ce que j\u2019ai engraissé depuis le début du confinement?\u2014Tu n\u2019as jamais été vraiment mince\u2026 Moment du décès : 26 avril 2020, 21h25 Cause : coronavirus (traduction libre) Jeu d\u2019alcool du confinement : buvez un shooter chaque fois que votre enfant dit «maman».Non, je rigole, ne le faites pas, vous allez mourir.Avec le confinement, j\u2019utilise très rarement mon auto.À tel point que ma consommation de bière et de vin est maintenant supérieure à ma consommation d\u2019essence.\u2014 Denis Bernatchez C\u2019est fatigant de garder les petits-enfants de ma mère.Quelqu\u2019un peut-il lui dire de venir les chercher?Je ne comprends pas pourquoi c\u2019est si difficile de rester à la maison.Plus de deux millions de Québécois l\u2019ont fait aux dernières élections.2020, c\u2019est la première année où j\u2019arrive à tenir mes résolutions : moins sortir le soir, moins aller au bar et moins de restos.Il suffit juste d\u2019avoir de la volonté.À ceux qui disent que l\u2019Amérique ne rouvrira pas, rappelez-vous que Jurassic Park a rouvert cinq fois après que des gens aient été dévorés vivants.Cinq fois.(traduction libre) Les salons de coiffure préparent un plan de déconfinement; il sera graduel, les chauves d\u2019abord.\u2014 Claude Belzile Je n\u2019ajoute pas l\u2019année 2020 à mon âge.Je ne m\u2019en suis pas servie.(traduction libre) On envoie nos enfants à l\u2019école pendant une pandémie alors qu\u2019ils ne pouvaient pas passer l\u2019Halloween l\u2019an dernier parce qu\u2019il mouillait\u2026 Ce virus a dû être inventé par une femme, qui a en un coup réussi à suspendre le hockey, fermer les bars et tenir son mari à la maison.Suggestion pour jouer un tour : faites croire aux autres que vous êtes alcoolique en buvant tous les jours.(traduction libre) Tous les matins, je me pèse avec mon chat.Ça laisse planer un doute sur lequel des deux qui a pris du poids.Une pensée particulière pour tous ces hommes qui ont dit à leur femme «je vais le faire quand j\u2019aurai le temps».Courage.Ce qui est paradoxal, c\u2019est que le jour où on pourra tous sortir on sera tous bons à être enfermés.Avant : «il est 17h quelque part.» Maintenant : «il est 17h partout.» Mon voisin avocat a la COVID19, j\u2019ai pris une bière avec hier et je suis certain de ne pas l\u2019attraper; un avocat, ça ne donne jamais rien! \u2014 Yves Perreault On dirait que nous sommes tous en prison, mais dans une prison comme dans le film Goodfellas où on peut quand même se faire des pâtes pour souper.Mars : les enfants sont des bombes à virus.Avril : Les enfants portent très peu le virus.Mai : Les enfants sont immunisés.Juin : Un contact avec un enfant soigne un malade.Juillet : Vaccinations à base d\u2019extraits d\u2019enfants.* Le nom de l\u2019auteur est indiqué lorsque la blague m\u2019a été envoyée par un lecteur ou que j\u2019ai pu identifier la personne qui en est à l\u2019origine.L\u2019HUMOUR AU TEMPS DU CORONA, PRISE 7 MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com ANNIE DURIEZ GABRIELLE ROCHETTE BERIAU JEAN LIVERNOIS SERGE SOKOLSKI MARIO TREMBLAY SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 48 ACTUALITÉS SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Êtes vous stressé ou anxieux et n\u2019arrivez pas à reprendre le dessus?Est-ce qu\u2019une simple tâche devient soudainement plus complexe?Ou est-ce que vous avez de la difficulté à vous concentrer?Peut-être souffrez- vous de surcharge cognitive.C e p h é n o m è n e s e p r o d u i t lorsqu\u2019on tente de mener à bien trop de tâches en même temps.« La surcharge cognitive c\u2019est un épuisement à force de toujours changer d\u2019une tâche à l\u2019autre parce que ça demande un effort d\u2019adaptation à notre cerveau, explique Charles-Antoine Barbeau-Meunier, étudiant en médecine et doctorant en neuroimagerie à l\u2019Université de Sherbrooke.Notre cerveau traite beaucoup d\u2019information et il va garder en mémoire toutes les tâches qu\u2019il est en train de faire.Un peu comme quand on a une douzaine d\u2019onglets ouverts sur un navigateur web.Ça accumule pour le cerveau un stress de devoir constamment s\u2019adapter. » Le contexte de télétravail dans lequel se retrouvent plusieurs centaines de milliers de Québécois en est un propice à la surcharge cognitive puisque le temps d\u2019écran augmente et que les tâches familiales ou personnelles peuvent s\u2019ajouter.« Il y a tellement d\u2019information qui passe par les écrans que c\u2019est un environnement où c\u2019est facile d\u2019être en surcharge cognitive, mentionne M. Barbeau-Meunier, également cofondateur et président de l\u2019OSBL Bien-être numérique.On peut facilement recevoir des notifications en lisant un texte ou en participant à une conférence.On peut être exposé à tout ça en même temps. » La surcharge cognitive peut aussi survenir plus facilement en ce moment en raison du caractère anxiogène de l\u2019information qui circule sur la pandémie mondiale, le déconfinement et la situation catastrophique dans les CHSLD du Québec.« Notre mécanisme de défense face à l\u2019incertitude est de la réduire alors on plonge dans toute l\u2019information qui sort, mais c\u2019est très difficile pour le cerveau de suivre tout ça.Et ça peut être des informations stressantes. » UN CANAL VERS LE STRESS Sans l\u2019associer à un épisode de stress aigu ou une crise, la surcharge numérique mène vers le stress et l\u2019anxiété chronique selon Charles-Antoine Barbeau-Meu- nier.Parmi les solutions pour reprendre le contrôle figurent bien évidemment de bien encadrer le temps passé sur les écrans, de diviser les gros projets en plusieurs petites tâches que l\u2019on peut compléter une à la fois, mais aussi la pratique d\u2019un sport ou d\u2019une activité relaxante.« Quand on associe le sport au sentiment de bien-être, on pense toujours à l\u2019endorphine, mais on La surcharge cognitive peut survenir plus facilement en ce moment en raison du caractère anxiogène de l\u2019information qui circule sur la pandémie mondiale, le déconfinement et la situation catastrophique dans les CHSLD du Québec.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ MÉLANIE CÔTÉ Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 Depuis le décret du 1er avril, 6000 actes notariés ont été signés à distance à travers le Québec.Cette pratique volontaire et non obligatoire est renouvelée chaque mercredi, mais pour le moment, la loi ne permet pas aux notaires de maintenir cette façon de faire une fois la crise passée.Nancy Émond, notaire à Alma, au Lac-Saint-Jean, et agente de service pour la Chambre des notaires du Québec, confirme que cette pratique était en préparation depuis plusieurs années, mais la COVID-19 les a obligés à passer à la vitesse grand V.Une fois le décret passé, ils ont eu besoin d\u2019une dizaine de jours pour être fonctionnels à distance.Elle ajoute qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une mesure exceptionnelle permise par le décret gouvernemental, notamment parce qu\u2019il s\u2019agit « d\u2019une période chaude » au niveau de l\u2019immobilier.Les prêts hypothécaires et les achats ou ventes de maison ont donc majoritairement occupé les notaires.« La loi du notariat exige que les actes soient faits sur papier, avec des signatures manuscrites et en présence du notaire », explique Me Émond, pour justifier la raison pour laquelle cette façon de faire prendra fin avec la fin du décret.Elle confirme toutefois que les notaires aimeraient poursuivre les consultations et les signatures par visioconférence, car ça offre une plus grande flexibilité et un décloisonnement de la pratique, 6000 actes notariés signés à distance ATTENTION À LA SURCHARGE COGNITIVE \u2014 PHOTO 123RF « La surcharge cognitive c\u2019est un épuisement à force de toujours changer d\u2019une tâche à l\u2019autre parce que ça demande un effort d\u2019adaptation à notre cerveau. » \u2014 Charles-Antoine Barbeau-Meunier laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 ACTUALITÉS 49 SHERBROOKE \u2014 Pour certains la pandémie et le confinement n\u2019ont pas changé grand-chose à leurs habitudes de travail alors que d\u2019autres ont vu leur monde professionnel s\u2019écrouler.Il est dans ce contexte important de revoir ce qu\u2019est une contribution « réaliste et raisonnable » au travail selon le professeur de l\u2019Université de Sherbrooke, François Courcy.« On est dans un flou incroyable quant à la contribution au travail qui est attendu dans un cadre de télétravail, pandémie et confinement avec des familles à la maison », explique le spécialiste de la santé au travail, du sentiment d\u2019efficacité personnelle et des changements systémiques dans les organisations.P o u r p l u s i e u r s r a i s o n s comme celle d\u2019avoir des enfants à la maison 24 heures sur 24 ou de ne pas pouvoir compter sur les mêmes ressources, techniques ou humaines, qu\u2019auparavant, les employés peuvent avoir de la difficulté à maintenir l\u2019efficacité au travail qu\u2019ils avaient avant la pandémie.« Pour certaines personnes, c\u2019est un deuil important de ne plus être au bureau ou de ne pas être capable de maintenir la production, souligne M. Cour- cy.On doit revoir, parfois à la baisse, parfois en priorisant ou en distribuant certaines tâches.Ça demande de la générosité, de la compassion et de la flexibilité à tout le monde. » « L\u2019objecti f que les gens devraient se donner c\u2019est de réussir à passer à travers en ayant une contribution réaliste et raisonnable, poursuit-il.Voici mon contexte et voici ce que je peux faire. » CULPABILITÉ Un sentiment de culpabilité peut même apparaître chez certains employés qui ont l\u2019impression de laisser tomber leurs collègues ou leur entreprise.« Si vous vous sentez coupable, au lieu de rester captif de cette culpabilité, allez valider ou en parler, mentionne M. Courcy.La culpabilité a tendance à nous isoler et nous habiter.Il y a beaucoup de gestionnaires qui me disent que leurs employés veulent être certains de faire la bonne chose.Ils veulent avoir leur OK pour se sentir moins coupables. » L\u2019aspect humain du télétravail a été un peu oublié à travers tout ce qui se passe selon le professeur.« Au début, on a beaucoup axé sur l\u2019acquisition de moyens d e t é l é c o m m u n i c a t i o n , indique-t-il.Ce volet technique est important, mais tout le volet de l\u2019adaptation de l\u2019employé à une nouvelle réalité n\u2019a pas été envisagé au début.Ce n\u2019est pas tous les employeurs qui ont une grande expertise.Il y a des gens seuls à la maison et l\u2019enjeu c\u2019est qu\u2019ils trouvent ça dur d\u2019être isolés.Les parents eux ne s\u2019ennuient pas, mais sont épuisés.Ces habitudes sont bouleversées ».SIMON ROBERGE REVOIR SA PRODUCTIVITÉ EN TÉLÉTRAVAIL MÉLANIE CÔTÉ Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 Une grande partie de la région est en bonne position pour le télétravail, au point de vue technologique, croit André Nepton, coordonnateur à l\u2019Agence interrégionale de développement des technologies de l\u2019information et des communications (AIDE-TIC).Mais il est peut-être exagéré de parler de désurbanisation, avance pour sa part Annabelle Brossard, nouvelle directrice générale du Hub Saguenay-Lac-Saint-Jean.Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a établi de nouvelles cibles pour les vitesses de connexion Internet.Il souhaite que tous les ménages et toutes les entreprises au pays puissent compter sur une connexion à large bande d\u2019au moins 50 Mbits/s en téléchargement et d\u2019au moins 10 Mbits/s en téléversement.C\u2019est présentement le cas dans les grands centres urbains, mais plus difficiles en milieu rural ou dans les régions éloignées.Le CRTC a donc développé un fonds et d\u2019ici la fin de 2021, il prévoit que 90 % des familles et entreprises pourront atteindre les nouvelles cibles.Selon André Nepton, le nouveau standard est atteint dans les grands centres urbains du Sague- nay-Lac-Saint-Jean et au cœur des principales villes de la région.Il y a cependant encore du travail à faire lorsque c\u2019est le câble filaire qui amène Internet, ce qui est le cas dans certains villages.Un autre élément à ne pas négliger est la téléphonie cellulaire, plusieurs personnes délaissant la téléphonie fixe.Actuellement, au Saguenay-Lac- Saint-Jean, il y a 99 % du territoire résidentiel qui est desservi par la téléphonie cellulaire, l\u2019installation récente de plusieurs tours ayant grandement amélioré le service.Il reste cependant les secteurs de villégiatures où le service n\u2019est toujours pas disponible ou très difficile.Mais habiter dans une ville et travailler dans une autre, est-ce possible ?De plus en plus, croit M.Nepton, d\u2019autant plus que le CRTC veut que les nouvelles cibles soient atteintes partout.« Peut-être que la prochaine génération sera sélectionnée en fonction de ses compétences et non en fonction du lieu de sa résidence.Si le travail est pensé différemment, la proximité du lieu de travail n\u2019est plus aussi nécessaire », dit M.Nepton, ajoutant que d\u2019ici cinq ans, « il n\u2019y aura pas beaucoup de choses pareilles à aujourd\u2019hui au niveau technologique ».La crise, selon lui, va changer beaucoup de choses, comme les études à distance pour certains niveaux scolaires et le télétravail qui a été amplifié au cours des derniers mois.« La crise va avoir démarré quelque chose d\u2019important.Le télétravail peut responsabiliser des gens.Des études disent que les gens en télétravail purement et simplement sont plus performants que ceux en milieu de travail, de peur que les gens pensent qu\u2019ils ne travaillent pas.Il y a également des économies pour les employeurs en pieds carrés, en chauffage, en climatisation, etc.» Habiter dans une ville et travailler dans une autre?permettant notamment d\u2019avoir des clients d\u2019un peu partout.« Ce n\u2019est pas la Chambre des notaires du Québec qui fait la loi, mais plutôt le législateur.Ils travaillent en étroite collaboration pour voir s\u2019il sera possible de maintenir cette pratique après la crise », mentionne Me Émond.PRATIQUE APPRÉCIÉE La notaire Marie-Claude Munger, qui pratique à Chicoutimi, a aimé pouvoir travailler sans risque en évitant l\u2019achalandage dans son bureau.Avant le décret, en raison de situations urgentes, elle a dû recevoir des clients et la situation ne lui plaisait pas.Sans dire qu\u2019elle voudrait que la visioconférence devienne la norme, elle aimerait pouvoir y recourir en cas de besoin.Et, surtout, les dernières semaines ont prouvé que ça pouvait fonctionner.« Je ne serais pas capable d\u2019être toujours seule dans mon bureau.Le contact avec les clients me manque.Ici, j\u2019ai des tableaux, une télévision, je me lève pour faire comprendre des choses.Mais c\u2019est parfait pour les gens qui sont à l\u2019extérieur et qui ont des contraintes.Les gens de la construction ou les camionneurs, par exemple.Il y a même parfois certains employeurs qui refusent de libérer leurs employés pour un rendez-vous.« Je ne veux pas que ce soit juste ça, mais j\u2019aimerais avoir l\u2019opportunité de le faire », mentionne Me Munger, confirmant que la Chambre des notaires du Québec travaille sur un changement de législation depuis quelques années.«?Je ne serais pas capable d\u2019être toujours seule dans mon bureau.Le contact avec les clients me manque.» \u2014 Me Marie-Claude Munger néglige le fait qu\u2019on va chercher beaucoup de repos cognitif.Le sport est très axé sur le moment présent.La surcharge cognitive est un mal très caractéristique de notre époque et c\u2019est pour ça qu\u2019il y a un regain d\u2019intérêt pour les activités plus contemplatives comme le yoga, la méditation ou l\u2019escalade par exemple.Ce sont des activités ou tu ne fais qu\u2019une seule tâche.Ça apporte un grand repos cognitif. » SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 50 SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Vingt-trois ans de bénévolat.Et ce, au sein de la même organisation : le Club de patinage de vitesse Sherbrooke.Il a vu évoluer les Alex Boisvert- Lacroix, Kim Boutin et Jordan Pierre-Gilles jusqu\u2019aux équipes nationales.Pour avoir aidé le CPVS à atteindre un autre niveau, Mario Caron est nommé lauréat régional du Prix du bénévolat en loisir et en sport Dollard-Morin du gouvernement du Québec.En plus d\u2019être responsable des compétitions au CPVS, Mario Caron a récemment coordonné le projet d\u2019installation permanente d\u2019un système hybride de coussins de protection sans bandes à l\u2019aré- na Eugène-Lalonde, transformant ainsi l\u2019endroit en centre de patinage conforme aux plus récentes normes de l\u2019Union internationale de patinage.Cette certification permet maintenant à l\u2019aréna Eugène-Lalonde de recevoir des événements d\u2019envergure nationale et internationale.« Les réalisations de Mario Caron, de concert avec la Fédération de patinage de vitesse du Québec, inspirent les acteurs du patin de vitesse à travers le pays.Le système de protection du nouveau Centre de glaces de Québec, dont l\u2019ouverture est prévue pour octobre 2020, sera inspiré de celui de Sherbrooke », a noté le Conseil Sport Loisir de Sherbrooke lors de la nomination du finaliste estrien.Rappelons que la cérémonie officielle de remise des prix Dollard-Morin à l\u2019Assemblée nationale devait avoir lieu le 29 mai, mais a été annulée en raison de la pandémie de la COVID-19.Cette cérémonie permettait au ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur de maintenir la reconnaissance et la valorisation des bénévoles exemplaires pour leur contribution essentielle et remarquable au développement du loisir et du sport au Québec.Une lettre signée de la ministre déléguée à l\u2019Éducation et ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, sera envoyée aux finalistes pour les féliciter et les remercier de leur « apport indispensable à la société québécoise ».Cette lettre sera accompagnée d\u2019un certificat honorifique, d\u2019un trophée et d\u2019une épinglette.Mario Caron en mission depuis 23 ans Mario Caron \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 Le défenseur Alexander Romanov poursuivra sa carrière avec le Canadien de Montréal.Le Russe de 20 ans a finalement signé un contrat d\u2019entrée de trois saisons avec le Tricolore.Sélectionné au 38e rang du repêchage de 2018, Romanov a disputé 86 matchs dans la KHL au cours des deux dernières saisons.Il a récolté un but et ajouté 10 mentions d\u2019aide.Il a également pris part à huit rencontres en séries éliminatoires en carrière, aidant son équipe à remporter la coupe Gagarine en 2018-2019.Sur la scène internationale, il a représenté la Russie au Championnat du monde des moins de 18 ans en 2018.Il a également pris part au Championnat du monde junior en 2019 (médaille de bronze) et 2020 (médaille d\u2019argent), étant nommé au sein de l\u2019équipe d\u2019étoiles lors des deux tournois.À sa première participation, Romanov a été proclamé le meilleur défenseur du tournoi, après avoir mené tous les joueurs pour les mentions d\u2019aide (7) et un différentiel de plus-12.« Alexander est un jeune défenseur solide, très fiable, et très déterminé à poursuivre sa carrière dans la LNH.Il fait partie de notre groupe de jeunes espoirs prometteurs, et nous sommes confiants qu\u2019il deviendra un élément important de notre brigade défensive pour plusieurs années », a affirmé le directeur général du Canadien, Marc Bergevin.Alexander Romanov signe pour trois ans avec le Canadien Rafael Nadal est d\u2019avis que Novak Djokovic n\u2019aura d\u2019autre choix que d\u2019être vacciné pour continuer à jouer si les autorités du tennis rendent la procédure obligatoire une fois qu\u2019un vaccin contre le coro- navirus sera disponible.Nadal a révélé au journal espagnol La Voz de Galicia cette semaine que Djokovic et tous les joueurs devront suivre les règles lorsque le tennis reprendra finalement ses activités.Nadal reconnaît que personne ne peut être contraint d\u2019accepter un vaccin et que tout le monde devrait être libre de faire ses choix, mais tous les joueurs devront se conformer si les dirigeants du tennis exigent « la vaccination pour voyager » et pour « protéger » tout le monde sur le circuit.Djokovic a récemment affirmé qu\u2019il était contre la prise d\u2019un vaccin contre le coronavirus même s\u2019il devenait obligatoire pour voyager.Il a ensuite déclaré qu\u2019il était disposé à changer d\u2019avis.PC Nadal estime que Djokovic devra être vacciné si c\u2019est obligatoire La Presse canadienne TORONTO \u2014 Les Raptors de Toronto ont annoncé que les joueurs auront accès au OVO Athletic Centre à partir de lundi pour des entraînements individuels, deux mois après la suspension des activités de la NBA en raison de la COVID-19.Les Raptors et le conglomérat Maple Leafs Sports and Entertainment Ltd ont établi des lignes directrices \u2014 incluant un seul joueur dans le bâtiment à la fois - pour autoriser des entraînements dans leurs installations situées à l\u2019ouest du centre-ville de Toronto.Les joueurs auront uniquement accès au terrain.Les vestiaires, les installations médicales, les bureaux, la salle de musculation et les autres zones du bâtiment resteront fermés.PAS DE CHEVAUCHEMENT Cet accès doit permettre principalement d\u2019effectuer des tirs au panier, car les joueurs disposent des autres équipements de conditionnement à domicile.Alors que la NBA autorise quatre joueurs à la fois, les Raptors ont déterminé qu\u2019ils permettraient la présence d\u2019un seul joueur dans le bâtiment à la fois.Le joueur sera accompagné d\u2019un entraîneur et il n\u2019y aura pas de chevauchement entre les groupes.Les membres du personnel doivent porter des gants et des masques, et les joueurs porteront des masques en tout temps, sauf lorsqu\u2019ils sont sur le terrain.DÉSINFECTION Un nettoyage en profondeur de tous les espaces et équipements, y c o mp r i s d e s ba l lo n s, s e ra effectué avant et après chaque utilisation.Les vérifications des symptômes et de la température seront effectuées par le personnel médical avant que quiconque entre dans le centre OVO.Aucun membre des médias, du public ou du personnel général n\u2019aura accès au bâtiment.Cette décision prendra effet deux mois jour pour jour après l\u2019interruption de la saison, le 11 mars.Rudy Gobert du Jazz de l\u2019Utah a été déclaré positif pour le coronavirus ce jour-là, et la NBA a rapidement réagi.Les Raptors ouvriront leur centre d\u2019entraînement la semaine prochaine C\u2019est maintenant confirmé, le défenseur russe Alexander Romanov est un membre du Canadien de Montréal.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES, DARRYL DYCK laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 SPORTS 51 M ême après huit ans, le Phœnix constitue encore une jeune équipe dans la LHJMQ.D\u2019excellents joueurs ont effectué un passage à Sherbrooke, qu\u2019il soit court ou long.Certains ont atteint la Ligue nationale de hockey.D\u2019autres la Ligue américaine, les ligues européennes, le semi-professionnel ou le circuit universitaire.Et on en connaît quelques-uns qui aspirent aujourd\u2019hui à la LNH.Le Phœnix ne possède peut-être pas encore de superstars dans son équipe étoile.L\u2019organisation sherbrookoise ne jouit pas du même historique que les Remparts de Québec, les Mooseheads de Halifax et des Olympiques de Gatineau, ou bien encore de la notoriété de l\u2019Océanic de Rimouski ou des Cataractes de Shawinigan.Non, il n\u2019y a pas encore eu de Mario Lemieux, Pat Lafontaine, Guy Lafleur ou Sidney Crosby à Sherbrooke depuis le retour du hockey junior.Et puis lorsque vient le moment de comparer l\u2019équipe étoile du Phœnix à celle des autres formations de la LHJMQ, un second élément nous saute aux yeux : la profondeur de l\u2019équipe.Ce qui est tout à fait normal, étant donné le court passé de l\u2019équipe encore une fois quand on sait que certaines formations se trouvent au sein du circuit depuis ses débuts il y a 50 ans.L\u2019exercice de former le meilleur club avec tous les joueurs de l\u2019histoire du Phœnix demeure tout de même agréable, mais compliqué.En fait, il demeure toujours difficile de comparer un joueur ayant disputé ses quatre saisons à Sherbrooke à un autre qui n\u2019a disputé qu\u2019une trentaine de parties dans l\u2019uniforme du Phœnix.Et doit- on tenir compte seulement des points obtenus ou bien aussi de l\u2019aspect défensif, de la robustesse et du leadership?Maintenant, à vos crayons.Quelle serait votre équipe de rêve?DES ÉVIDENCES Il suffit de se souvenir des moments marquants de l\u2019histoire du Phœnix pour créer une première liste des meilleurs joueurs de l\u2019organisation.Des noms nous viennent rapidement en tête : il y a des évidences.Comment ignorer la dernière saison extraordinaire du Phœnix et les principaux acteurs de cette campagne 2019-2020?Samuel Poulin, Alex-Olivier Voyer et Félix Robert occupent ainsi la plus haute place dans l\u2019organigramme sherbrookois.Sans oublier leur gardien Samuel Hlavaj.Les défenseurs Jaxon Bellamy, Alexandre Joncas et Olivier-Crête Belzile ont joué un rôle déterminant avec Gregory Kreutzer, mais d\u2019excellents défenseurs ont évolué à Sherbrooke depuis 2012 et réussissent à leur ravir la place.Doit-on prendre en compte les 29 parties de Samuel Bolduc avec le Phœnix lorsque vient le moment de bâtir l\u2019équipe étoile?Il a tout de même obtenu 27 points en 29 matchs, ce qui lui vaut selon moi une place au sein de la formation, puisqu\u2019il demeure l\u2019un des défenseurs les plus intéressants à avoir joué au Palais des sports.Un choix de deuxième ronde dans la LNH, après tout.Après Poulin, Voyer et Robert, d\u2019autres candidats sont inévitables.On pense au premier joueur repêché par le Phœnix, Daniel Audette, qui a marqué l\u2019histoire du retour du junior majeur lors des quatre premières saisons.Il n\u2019y a toutefois que Guillaume Gauthier qui s\u2019approche de la production obtenue cette saison par le premier trio du Phœnix.Le joueur a connu une campagne de 86 points et détenait jusqu\u2019à tout récemment le record du plus grand nombre de points obtenus.En défensive, Thomas Grégoire est le visage de la brigade sher- brookoise.On se souviendra de sa saison incroyable de 69 points en 67 matchs.Tout près arrive Jérémy Roy, qui dès sa saison recrue à 16 ans épatait les amateurs.Malgré les nombreuses blessures, il mérite sans aucun doute une place au sein de l\u2019équipe étoile.Puis il y a Carl Neill.Le plus grand capitaine de l\u2019histoire du Phœnix, qui voit Samuel Poulin s\u2019approcher rapidement de son titre.Devant les buts, la saison de Samuel Hlavaj est inoubliable.Sa nomination est incontournable.LES DÉBATS Maintenant, place aux plus chaudes luttes.À l\u2019attaque pour commencer.Les Européens Kay Schweri, Tim Wieser et Yaroslav Alexyev ont tous percé mon alignement.J\u2019ai également beaucoup réfléchi pour Denis Kamaev avec ses 36 points en 41 parties, mais son impact n\u2019est pas aussi considérable.Le trio de 20 ans formé de Nicolas Poulin, Hugo Roy et Mathieu Olivier s\u2019est taillé une place.En santé, Nicolas Roy était dur à battre.La vitesse, le jeu défensif et l\u2019efficacité au cercle de mises en jeu ont permis à Hugo Roy de voler la place au centre à des joueurs comme Alexandre Com- tois et Cameron Darcy.En fait, Darcy est le dernier retranché de l\u2019alignement.Sou- venez-vous de ses 45 points en 37 matchs lors de sa demi-saison à Sherbrooke.Il se trouvait constamment sur la feuille de pointage.Pour ce qui est de Mathieu Olivier, difficile de laisser de côté le plus grand homme fort du Phœ- nix, un leader incontesté capable du même coup de collectionner une cinquantaine de points.Ce qui l\u2019a amené à jouer dans la LNH, d\u2019ailleurs.Finalement, les 40 points en 41 matchs de Jean-François Plante lui permettent d\u2019être inséré dans l\u2019alignement, en particulier grâce à ses 33 buts.Une machine à compter.Puisque Liam O\u2019Brien n\u2019a jamais joué de matchs à Sherbrooke, la candidature de l\u2019ancien attaquant des Capitals de Washington a été rejetée.En défensive, Ryan DaSilva était l\u2019homme de confiance de Stéphane Julien il y a un an et côté talent, Luke Green ne laissait pas sa place, même s\u2019il avait tendance à étirer un peu trop ses périodes de convalescence, lorsque blessé.La nomination de Dominic Talbot-Tassi au sein de l\u2019unité défensive étoile du Phœnix a été évaluée : in extremis.Et finalement, le grand débat : est- ce que Evan Fitzpatrick mérite une place dans cet alignement à la place de Jacob Gervais-Chouinard?Ce dernier était tellement bombardé par l\u2019adversaire que son rôle était essentiel lors de la première saison.Gervais-Chouinard a évité quelques massacres au Phœnix lors de l\u2019année d\u2019expansion et son leadership était incontesté.Avec seulement 16 matchs à son compteur avec Sherbrooke, notons que la candidature de l\u2019ancien de la LNH Maxime Lagacé n\u2019a pas été conservée.Bâtissez votre équipe de rêve JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca Alignement étoile du Phœnix Attaquants Samuel Poulin \u2013 Félix Robert \u2013 Alex-Olivier Voyer Guillaume Gauthier - Daniel Audette - Kay Schweri Nicolas Poulin \u2013 Hugo Roy \u2013 Mathieu Olivier Tim Wieser \u2013 Jean-François Plante \u2013 Yaroslav Alexeyev Défenseurs Samuel Bolduc \u2014 Thomas Grégoire Carl Neill \u2014 Jérémy Roy Ryan DaSilva \u2014 Luke Green Gardiens de but Samuel Hlavaj Jacob Gervais-Chouinard Autres choix Attaquants Hugo Roy Marek Zachar Denis Kamaev Julien Pelletier Cameron Darcy Alexandre Comtois David Storto Mike McNamee Benjamin Tardif Anderson MacDonald Bailey Peach Défenseurs Julien Bahl Alexis Vanier Yann-Félix Lapointe Dominic Talbot-Tassi Jaxon Bellamy Olivier-Crête Belzile Alexandre Joncas Gregory Kreutzer Nathael Halbert Julien Bahl Xavier Bernard Gardiens de but Evan Fitzpatrick Maxime Lagacé Thomas Sigouin Mathieu Olivier Thomas Grégoire Samuel Poulin SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 52 SPORTS U ne dynastie ne se construit pas en deux jours.C\u2019est l\u2019évidence! Mais il arrive que les évènements se bousculent et font en sorte que tout se met en place rapidement.C\u2019est le cas des 9 et 10 juin 1971.Le tout commence par une mauvaise nouvelle, qui ne surprend personne cependant : le capitaine Jean Béliveau annonce sa retraite après 18 saisons avec le Canadien, couronnées par 10 coupes Stanley, un record qu\u2019il partage alors avec son coéquipier Henri Richard.Le même jour, l\u2019équipe confirme l\u2019embauche de Scotty Bowman à titre d\u2019entraîneur, en remplacement d\u2019Al MacNeil, qui vient pourtant de conduire les siens à une 17e Coupe après avoir relevé Claude Ruel en décembre.Dès le lendemain, 10 juin, le directeur général Sam Pollock fait de Guy Lafleur son tout premier choix au repêchage, au terme d\u2019une longue réflexion qui le faisait hésiter entre l\u2019ex- Rempart et le Drummondvillois Marcel Dionne.Malgré l\u2019abondance de vedettes dans l\u2019équipe, Lafleur sera la pierre angulaire de cette dynastie après trois saisons décevantes.En deuxième ronde du même repêchage, Pollock porte son choix sur un certain Larry Robinson, un défenseur costaud qui a grandi sur une ferme de l\u2019est ontarien.Bowman, Lafleur et Robinson constitueront trois des principaux piliers du Canadien durant les 10 années qui suivront.En prenant les rênes de l\u2019équipe à l\u2019automne 1971, Bowman ne pas part de zéro.De la dynastie tranquille, il ne reste plus qu\u2019Henri Richard, Yvan Cournoyer, Jean-Claude Tremblay, Jacques Laperrière et Terry Harper, en plus des joueurs qui se sont joints sur le tard, tels que Rogatien Vachon, Serge Savard et Jacques Lemaire.Partis les Béliveau, Ferguson, Provost, Rousseau, Harris et Backstrom.Parmi les nouveaux venus, on retrouve Frank Mahovlich, acquis l\u2019année précédente dans une rare mégatransaction de Pollock, son frère Pete, le défenseur déjà aguerri Guy Lapointe, le robuste Pierre Bouchard et le gardien Ken Dryden, qui vient de remporter le trophée Conn Smythe après avoir joué seulement six matchs en saison régulière.Et puis il y a Lafleur, qui donne ses premiers coups de patin en bleu-blanc-rouge.Mais la magie n\u2019est pas au rendez-vous.« Octobre arriva, puis novembre, et Lafleur n\u2019était pas Lafleur et les Canadiens n\u2019étaient pas les champions en titre, observe Dryden.Lafleur faisait du bon travail, tentait de dire chacun \u2014 en essayant de penser ce qu\u2019il disait.Il apprend.Soyez patients. » Malgré une production plus que respectable de 29 buts et 35 passes, le premier choix de Pollock ne recevra aucun vote pour le titre de recrue de l\u2019année, qui reviendra à Dryden, devant la jeune sensation des Sabres de Buffalo Richard Martin, auteur de 44 buts à sa saison recrue.Mais la transition est loin d\u2019être terminée, constate Dryden.« Beaucoup de vétérans étaient malheureux cette année-là.Harper, Laperrière et Jean-Claude Tremblay étaient tous trois dans la trentaine \u2013 assez vieux pour se sentir quelque peu vieux et amochés, pour remarquer tout ce qui allait mal et pas ce qui allait bien. » Harper et Tremblay en seront à leur dernière saison à Montréal, tandis que les blessures pousseront lentement Laperrière vers une retraite acrimonieuse.Il sera suivi bientôt par le capitaine Henri Richard.Plus jeune et plus pressé, Roga- tien Vachon demande à être échangé après avoir vu Dryden lui ravir son poste de gardien partant.Le 4 novembre, il ira rejoindre son ex-coéquipier Ralph Backstrom avec les Kings.Bowman lui-même ne semble pas très à l\u2019aise à sa première saison à la barre, de l\u2019aveu de son biographe.« Ce fut une année amère pour Scotty.Il ne semblait jamais à l\u2019aise, jamais heureux.Peu importe les questions que les journalistes lui posaient, peu importe ce qu\u2019il répondait, il semblait toujours sur la défensive. » Résultat : Le Canadien sera éliminé dès la première ronde par les Rangers de New York.Un avant-goût de la dynastie souveraine sera offert aux partisans du Canadien durant la saison 1972-1973.Non seulement l\u2019équipe termine le calendrier avec une avance de 13 points sur les puissants Bruins, mais elle ramène la coupe Stanley au terme d\u2019une finale endiablée contre les Blackhawks de Chicago.Yvan Cournoyer y joue le meilleur hockey de sa carrière avec 15 buts en 17 matchs, ce qui lui vaudra le trophée Conn Smythe.Mais ce qui a retenu l\u2019attention de Ken Dryden cette saison-là est l\u2019arrivée de Larry Robinson.« Je ne me souviens pas du premier match de Lafleur, mais je me souviens de celui de Robinson, illustre-t-il.C\u2019était juste un objet d\u2019enthousiasme à ajouter à tout le reste.Cette saison-là, Lapointe a émergé, Savard est SERGE DENIS BILLET serge.denis@latribune.qc.ca 48 heures chrono : de l\u2019ère Béliveau à l\u2019ère Lafleur La dynastie tranquille du Canadien durant la seconde moitié des années 1960 a pris fin de manière abrupte avec son absence des séries au terme d\u2019une saison 1969-1970 difficile.Plusieurs ont vu la conquête de la coupe en 1971 comme le dernier épisode de l\u2019ère Béliveau.Appelons cela plutôt un soubresaut, puisque rien n\u2019annonçait un printemps festif cette année-là, qui a plus l\u2019allure d\u2019un heureux accident de parcours.Un peu comme la coupe de 1973, en pleine domination des Bruins de Boston.Mais celle-là annonce les glorieuses années à venir.En fait, l\u2019équipe est déjà engagée vers la prochaine dynastie, qui sera loin d\u2019être tranquille.Appelons là la dynastie souveraine, puisque cette équipe régnera de façon absolue sur toutes les facettes du jeu de 1975-1976 à 1978-1979.Pour cette deuxième série de chroniques, nous avons apporté quelques changements à la formule initiale en s\u2019appuyant principalement sur une biographie d\u2019un des acteurs importants de l\u2019époque.Tour à tour, nous parcourrons les quatre années à travers les propos recueillis dans les livres consacrés à Guy Lafleur, Larry Robinson, Ken Dryden et Serge Savard.Cette semaine, nous abordons cette période de transition, soit de 1969 à 1975, en compagnie de l\u2019instructeur Scotty Bowman, qui a fait l\u2019objet d\u2019une biographie écrite par Ken Dryden, son homme de confiance devant le filet tout au long de la dynastie souveraine.Bonne lecture! Attendu comme le successeur de Jean Béliveau, Guy Lafleur donne ses premier coups de patin dans l\u2019uniforme du Canadien l\u2019automne 1971.\u2014 PHOTO JESSICA GAR- NEAU, TIRÉE DU MAGAZINE LE MACLEAN laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 SPORTS 53 revenu avec éclat et Robinson est apparu.Le Big Three.Mais pour eux et pour l\u2019équipe, le meilleur était encore à venir. » Le Canadien trébuche à nouveau en 1973-1974 avec le départ de Dryden, qui effectue un stage dans un cabinet d\u2019avocats de Toronto à la suite d\u2019une mésentente salariale avec Sam Pollock.Les jeunes Marc Tardif et Réjean Houle choisissent de rejoindre Jean-Claude Tremblay dans la jeune Association mondiale de hockey, où les salaires sont plus alléchants.Frank Mahovlich les suivra un an plus tard.Ajoutez à cela que Guy Lafleur est malheureux comme un homme trahi après avoir appris que les Nordiques étaient prêts à lui tendre un pont d\u2019or vers Québec, où il reste très attaché depuis ses années de junior.Comme si cela ne suffisait pas, les Flyers de Philadelphie deviennent une puissance de la Ligue avec un style axé sur l\u2019intimidation.Les Dave Schultz, Bob Kelly, Don Saleski et André Dupont font régner la terreur pendant que les Bob Clarke, Rick MacLeish, Bill Barber et Reggie Leach s\u2019occupent de l\u2019attaque.Bernard Parent s\u2019assure de ne rien donner aux braves qui osent s\u2019aventurer près de lui.Cette recette procurera deux coupes Stanley à l\u2019équipage effrayant de Fred Shero.Pollock n\u2019a d\u2019autre choix que de s\u2019ajuster à ces changements.Au repêchage de 1974, il choisit Doug Risebrough, Rick Chartraw et Mario Tremblay, trois gaillards capables de répliquer aux assauts hostiles.L\u2019année précédente, il avait pris tout le monde par surprise en faisant de Bob Gainey son premier choix.Cet ailier gauche n\u2019avait rien d\u2019un grand marqueur ni d\u2019un batailleur, mais sa vision du jeu et ses coups d\u2019épaule lui ont valu de bonnes notes dans le carnet du directeur du recrutement Claude Ruel.Bref, le Canadien s\u2019arme pour aller à la guerre.Deux bonnes nouvelles viendront annoncer des jours meilleurs au cours de la saison 1974-1975.La première est le retour de Dryden, qui a fini par s\u2019entendre avec Pollock; la seconde est l\u2019éclosion de Lafleur, qui a choisi de se défaire de son casque protecteur.Assigné à droite de Pete Mahovlich et de Steve Shutt, repêché deux ans plus tôt, Lafleur explose avec 53 buts et 66 passes.Le Canadien est de retour au sommet avec 113 points, à égalité avec les Flyers et les Sabres.Mais son parcours est freiné en demi-finale contre ces derniers, menés par la French Connection, composée de Gilbert Perreault, Richard Martin et René Robert.S\u2019il faut en croire Dryden, la leçon a porté.« À compter du moment où nous avons perdu contre les Sabres en mai, se sou- vient-il, notre mission de gagner a commencé. » La fièvre du hockey et des cartes des vedettes était forte dans les années 1970, tellement que même le fabricant de soupe Lipton proposait sa propre série aux amateurs.Scotty Bowman n\u2019a jamais eu la cote auprès des amateurs de hockey québécois.Son regard hautain et son attitude cassante auprès des joueurs et des journalistes ne lui ont pas valu que des admirateurs, malgré ses succès.Même Ken Dryden a goûté aux propos tranchants de son instructeur.Mais il était mieux placé que quiconque pour présenter le parcours de ce fils d\u2019immigrés écossais établis dans un quartier populaire de Verdun, conquis dès l\u2019enfance par la passion du hockey.Certain qu\u2019il ne parviendrait pas à convaincre Bowman de lui raconter sa vie tout bonnement, Dryden a dû y aller d\u2019une brillante astuce afin d\u2019ouvrir le dialogue : il lui a demandé d\u2019imaginer des séries éliminatoires opposant les huit meilleurs clubs qu\u2019il a vus à l\u2019œuvre.Non seulement Bowman a joué le jeu, il a analysé des affrontements virtuels entre ces équipes, dont trois qu\u2019il a lui-même dirigées ou gérées, soit les Canadiens de Montréal de 1976-1977, les Red Wings de Detroit de 2001-2002 et les Blackhawks de Chicago de 2014-2015.La formule est intéressante et Bowman y va de quelques révélations à propos de discussions d\u2019initiés.Mais dans les chapitres qui concernent le Canadien, on y lit davantage d\u2019observations de l\u2019ex-gardien, qui ne manquent pas d\u2019intérêt non plus, il faut bien le dire.Un mot sur la traduction, qui me semble un peu expéditive.Peut- être que l\u2019auteur désirait offrir les versions française et anglaise simultanément?Le résultat en souffre.Il faudra sans doute refaire l\u2019exercice, comme Dryden l\u2019avait fait avec son classique The Game.SERGE DENIS Brillante astuce DRYDEN, Ken.Scotty, une vie de hockey d\u2019exception.Les Éditions de l\u2019homme.2019.444 p.48 heures chrono : de l\u2019ère Béliveau à l\u2019ère Lafleur Ce qui a retenu l\u2019attention de Ken Dryden lors de la saison 1972-73, c\u2019est l\u2019arrivée de Larry Robinson.« Je ne me souviens pas du premier match de Lafleur, mais je me souviens de celui de Robinson, illustre-t-il.Bob Gainey, lui, a rejoint le Canadien la saison suivante. SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 54 SPORTS JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Les dirigeants du Tournoi national atome pee-wee de Magog en 1995 n\u2019étaient pas chauds à l\u2019idée de voir l\u2019équipe des Forestiers atome BB d\u2019Amos prendre la route pour retourner à la maison en raison des conditions météo qui se détérioraient rapidement.La tempête faisait craindre le pire chaque fois qu\u2019une équipe retournait dans son patelin.L\u2019inévitable devait se produire et en milieu d\u2019après-midi la nouvelle s\u2019était répandue aux quatre coins de l\u2019aré- na comme une traînée de poudre : l\u2019autocar des Forestiers d\u2019Amos avait eu un terrible accident et on redoutait qu\u2019il y ait des victimes.La réaction du comité organisateur présidé par Nicole Brousseau avait été instantanée.Quatre ou cinq dirigeants du tournoi avaient immédiatement pris le chemin de Granby, l\u2019autre moitié restant à l\u2019aréna de Magog pour assurer le bon déroulement des activités pour cette dernière journée des finales.Sur place, un dirigeant avait pris le micro pour donner l\u2019heure juste aux amateurs présents.À l\u2019époque, le tournoi atome pee-wee de Magog était reconnu pour être le plus festif au Québec.Devant le malheur qui venait de frapper les Forestiers d\u2019Amos et par esprit de solidarité, on avait laissé savoir que tout l\u2019éclat entourant les finales serait mis de côté.« Avant l\u2019accident, on avait remarqué leur très grande joie de vivre.Cela a seulement été interrompu par une tragédie.Il y a un lien qui unit Magog et Amos pour toujours. » \u2014 Denis Turcotte Le comité avait également supplié les équipes de l\u2019extérieur d\u2019attendre au lundi avant de reprendre la route.Plusieurs avaient consenti.Les familles d\u2019hébergement du tournoi avaient accepté sur- le-champ de garder les jeunes une journée de plus et même des parents.DERRIÈRE AMOS Nicole Brousseau et son comité organisateur avaient été proactifs pour aller soutenir la délégation d\u2019Amos sur les lieux de l\u2019accident et aussi pour s\u2019assurer du bon fonctionnement des activités à l\u2019aréna.Il ne fallait pas négliger les équipes qui avaient une finale à disputer.« Quand on a eu la confirmation de l\u2019accident et que c\u2019était l\u2019autocar d\u2019Amos, la décision a été instantanée et unanime.On se divisait en deux groupes pour le reste de la journée.J\u2019étais du groupe qui s\u2019était rendu à Granby.L\u2019autoroute 10 était barrée et on avait emprunté la route 112 », se souvient Nicole Brousseau.Sur place, Nicole Brousseau et ses acolytes avaient retrouvé un groupe en état de choc.« On a aidé du mieux qu\u2019on a pu.Il y a des parents qui étaient réconfortés de revoir des visages qui leur étaient familiers.Un autocar est arrivé pour faire monter les gens d\u2019Amos et les amener au motel Le Castel de Granby.Je les ai accompagnés.Les quatre rangées à l\u2019arrière de l\u2019autocar étaient inoccupées et j\u2019étais en mesure de savoir pourquoi.C\u2019est l\u2019arrière de leur autocar qui avait subi tous les dommages.Ils étaient traumatisés.Nous sommes restés ensuite avec eux au Castel qui avait hébergé tous les gens d\u2019Amos gratuitement.Les blessés les plus légers étaient ramenés au motel par un de mes vice-présidents, Pat Fortin, qui faisait la navette entre l\u2019hôpital et le Castel.Nous avions fêté avec ces gens et là ils avaient besoin de notre soutien, de notre présence », explique l\u2019ancienne présidente.FUNÉRAILLES Denis Turcotte et Michel Lessard, deux membres du comité organisateur, avaient représenté le tournoi aux funérailles de Denis Meilleur à Amos.« Nous avons été solidaires jusqu\u2019au bout.Nous étions tellement proches d\u2019eux.Je pourrais vous citer des dizaines et des dizaines de noms.C\u2019était juste normal que le tournoi soit présent aux funérailles.Michel (et son épouse Doris) et moi étions disponibles.La cathédrale était bondée.Denis Meilleur était une personne connue et aimée de tous à Amos », a souligné Denis Turcotte à qui Gilles Beau- mier avait confié une responsabilité avant de repartir pour Magog.« Sylvie Poulin, la conjointe de Denis, était toujours hospitalisée à Sherbrooke avec son fils.Gilles m\u2019a demandé si j\u2019accepterais de descendre la maman de Sylvie et ses deux sœurs jusqu\u2019à Sherbrooke si on me fournissait un véhicule.Évidemment, j\u2019avais accepté.Une fois parti, on m\u2019informait que c\u2019était le véhicule de Denis Meilleur.Un peu avant d\u2019arriver à Granby, elles m\u2019avaient demandé de leur montrer le lieu de l\u2019accident.J\u2019avais ralenti et elles avaient récité une petite prière », relate Denis Turcotte.Ce dernier assure que les gens d\u2019Amos, ceux affectés par l\u2019accident, n\u2019ont jamais oublié les gens de Magog et tous les gestes posés envers eux.« J\u2019ai été témoin plusieurs fois de leur reconnaissance.Quand Boomer s\u2019amenait à Magog avec son équipe midget AAA pour affronter les Cantonniers, il arrêtait régulièrement à ma brasserie avec son groupe pour prendre un repas.Il n\u2019était pas obligé.Ce n\u2019est qu\u2019un exemple.Avant l\u2019accident, on avait remarqué leur très grande joie de vivre.Cela a seulement été interrompu par une tragédie.Il y a un lien qui unit Magog et Amos pour toujours. » Des liens créés à jamais La nouvelle s\u2019était répandue aux quatre coins de l\u2019aréna de Magog comme une traînée de poudre : l\u2019autocar des Forestiers d\u2019Amos avait eu un terrible accident et on redoutait des victimes.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PRESSE Nicole Brousseau : « On a aidé du mieux qu\u2019on a pu.Il y a des parents qui étaient réconfortés de revoir des visages qui leur étaient familiers.Un autocar est arrivé pour faire monter les gens d\u2019Amos et les amener au motel Le Castel de Granby.Je les ai accompagnés. » \u2014 PHOTO FOURNIE Denis Turcotte : « Nous avons été solidaires jusqu\u2019au bout.Nous étions tellement proches d\u2019eux.Je pourrais vous citer des dizaines et des dizaines de noms.C\u2019était juste normal que le tournoi soit présent aux funérailles. » \u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 9 MAI 2020 55 LE CANADIEN DES ANNÉES 1970 UNE NOUVELLE ÈRE SOUS SCOTTY BOWMAN 52 et 53 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Il y a un peu plus de 25 ans, plus précisément le 5 février 1995, le monde du hockey mineur était secoué avec le tragique accident de l\u2019équipe atome BB des Forestiers d\u2019Amos qui avait fait une victime sur l\u2019autoroute 10 à la hauteur de Granby.L\u2019équipe venait de partir de Magog en autocar où elle avait participé au Tournoi atome pee-wee de l\u2019endroit qui avait un statut national à l\u2019époque.Denis Meilleur, un des nombreux parents qui s\u2019étaient déplacés à Magog, y avait laissé sa vie.Denis Meilleur était aussi le président des Forestiers d\u2019Amos midget AAA, formation de la Ligue midget AAA du Québec.Plusieurs passagers de l\u2019autocar avaient été blessés et la famille de Denis Meilleur est celle qui avait le plus écopé.En plus du décès de celui-ci, son épouse Sylvie Poulin et son fils Jean-François, un des deux gardiens de l\u2019équipe, sont demeurés longtemps dans le coma, particulièrement Jean-François.Quelques joueurs avaient également passé plusieurs jours à l\u2019hôpital.Gilles Beaumier était l\u2019entraîneur de l\u2019équipe atome BB d\u2019Amos.Dans sa fonction de directeur-gérant des Forestiers midget AAA plus tard, il a repassé souvent sur les lieux de l\u2019accident lorsque le calendrier de la Ligue midget AAA du Québec les amenait à Magog contre les Cantonniers.« Une perte de vie, c\u2019est un mort de trop.La scène était horrible.J\u2019étais certain sur le coup que les victimes seraient nombreuses.Je craignais le pire.Je me souviens des secondes précédant l\u2019accident.Le chauffeur qui freine brusquement, les gens qui me tombent dessus et le capotage.J\u2019étais plongé dans un cauchemar.Il fallait se ressaisir rapidement, penser aux jeunes de 9 et 10 ans, les placer en lieu sûr et sécuriser les parents », se remémore Beaumier, mieux connu sous le sobriquet de Boomer.L\u2019autocar des petits Forestiers avait terminé son chemin dans le fossé après avoir effectué plusieurs tonneaux.Le chauffeur de l\u2019autocar n\u2019était nullement à blâmer dans l\u2019accident.« Je peux situer exactement où l\u2019accident s\u2019est produit.Quand je revenais avec les Forestiers midget AAA, les joueurs me demandaient où l\u2019accident avait eu lieu.Les joueurs m\u2019abordaient avec leurs questions quand on roulait sur l\u2019autoroute 10 et qu\u2019on approchait de Granby.Heureusement pour moi, je n\u2019ai jamais eu de difficulté à remonter dans un autocar. » L\u2019APRÈS-ACCIDENT Le retour à la vie normale a été difficile pour l\u2019équipe des Forestiers et son entourage.À commencer par l\u2019épouse et le fils de Denis Meilleur.« Comme si ce n\u2019était pas suffisant pour eux de sortir du coma, de panser leurs blessures physiques et psychologiques, il fallait leur annoncer la mort d\u2019un mari et d\u2019un papa.Ce n\u2019était pas rose du tout », relate Gilles Beaumier.Des parents ont également fait des dépressions dans les semaines qui ont suivi.Avec autant de joueurs décimés dans l\u2019équipe, celle-ci est demeurée inactive une longue période.Plusieurs semaines plus tard, l\u2019équipe est retournée dans le feu de l\u2019action lors d\u2019un tournoi à Val-d\u2019Or.« Cette reprise avait fait du bien à tout le monde.Nous formions déjà un groupe de parents et joueurs très unis.On avait fêté royalement à Magog et les enfants avaient adoré leur tournoi.De se retrouver dans l\u2019environnement de l\u2019équipe, après avoir surmonté plusieurs épreuves, a peut-être été le meilleur remède pour nous tous.Je me souviens encore de la réaction des jeunes quand un de leurs coéquipiers qu\u2019ils n\u2019avaient pas revu est entré dans le vestiaire en béquilles.La dernière image qu\u2019ils avaient de lui après l\u2019accident n\u2019était pas celle qu\u2019ils voulaient conserver.Ils étaient heureux et soulagés de le revoir même s\u2019il ne pouvait pas encore revenir au jeu », a mentionné Gilles Beaumier qui est également connu dans la LHJMQ pour avoir déjà été recruteur pour la centrale de soutien au recrutement du circuit Courteau.« Une perte de vie, c\u2019est un mort de trop.La scène était horrible.J\u2019étais certain sur le coup que les victimes seraient nombreuses.Je craignais le pire.Je me souviens des secondes précédant l\u2019accident.Le chauffeur qui freine brusquement, les gens qui me tombent dessus et le capotage.J\u2019étais plongé dans un cauchemar. » \u2014 Gilles Beaumier, entraîneur de l\u2019équipe atome BB d\u2019Amos en 1995 MERCI MAGOG Celui-ci sera éternellement reconnaissant envers la communauté magogoise, plus particulièrement les gens impliqués dans le tournoi atome pee-wee à l\u2019époque.« Ils nous ont accompagnés sans cesse.Ils sont venus sur les lieux de l\u2019accident et ont aidé à prendre en charge de toute la délégation.Ils ont pris soin des gens hospitalisés à Sherbrooke.Le tournoi avait même délégué des représentants aux funérailles de Denis à Amos.L\u2019année suivante j\u2019étais retourné au tournoi de Magog avec une équipe pee-wee BB.J\u2019avais dans l\u2019équipe cinq joueurs qui étaient de l\u2019accident en 1995.C\u2019était magique de revenir sur place.C\u2019est ce qu\u2019on voulait.Croyez-le ou non, on avait gagné le tournoi.Lorsque je suis revenu à Magog plus tard avec notre équipe midget AAA, ils étaient une dizaine de dirigeants de l\u2019époque sur place pour m\u2019accueillir.Malheureusement, on ne peut pas effacer le passé, ce terrible accident, mais je peux encore vous dire 25 ans plus tard qu\u2019il y a des liens tissés serrés pour la vie entre Amos et Magog pour plusieurs d\u2019entre nous.Encore récemment je communiquais avec Nicole Brousseau et Denis Turcotte. » Une amitié sincère, durable et précieuse qui amène encore du réconfort 25 ans plus tard.Le fils de Gilles Beaumier, Francis, qui faisait partie de l\u2019équipe, a même épousé une fille de Magog.Comme quoi la vie prend parfois des détours inattendus.TOURNOI ATOME PEE-WEE DE MAGOG Le jour le plus triste Gilles Beaumier : « Lorsque je suis revenu à Magog plus tard avec notre équipe midget AAA, ils étaient une dizaine de dirigeants de l\u2019époque sur place pour m\u2019accueillir.Malheureusement, on ne peut pas effacer le passé, ce terrible accident, mais je peux encore vous dire 25 ans plus tard qu\u2019il y a des liens tissés serrés pour la vie entre Amos et Magog pour plusieurs d\u2019entre nous.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES SAMEDI 9 MAI 2020 laTribune 96 0024801 94$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de acompte 0$ mois 48 Location de VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 2 quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est plus de 8 millions de résidents qui font preuve de solidarité.Prenez soin de vous.SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS LA NOUVELLE FORESTER 2020 LANOUVELLE IMPREZA 2020 5 PORTES quebecsubaru.ca RÉOUVERTURE COMPLÈTE avec toutes les mesures de précautions! 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allocation annuelle de 20 000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.Le financement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 31 mai 2020.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.30799$ Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur Boxer® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-Mode Montant total exigé avant le début de la location : 108,08 $ (taxes incluses).- Location basée sur une allocation annuelle de 20000 km avec kilométrage additionnel de 0,10 $ le km.* L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, la Forester 2.5i 2020 (LJ2 25), à transmission automatique, dont le prix de détail suggéré est de 30 799 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 94 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois et 0 $ en comptant initial.Le premier paiement de 94 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 108,08 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20 000 km.Des frais de 0,10 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.Le financement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 31 mai 2020.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées."]
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