La tribune, 18 juillet 2020, Cahier 1
[" SHERBROOKE | 106 PAGES | 111e ANNÉE, N° 45 latribune.ca 2,99 $ taxes en sus PP40011259 ÉDITION MAGAZINE MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE L\u2019espoir après «la grosse tempête» PAGE 2 DE VILLAGE EN VISAGES PIOPOLIS: «COMME UN DIAMANT BIEN CACHÉ» PAGES 12 À 18 P H O T O L A T R I B U N E , A N D R É V U I L L E M I N SEMAINE DU 18 AU 24 JUILLET 2020 LE VIDE JAMAIS COMBLÉ Justin Lefebvre Pierre-Hugues Boisvenu: «tout est à rebâtir» PAGE 3 Cédrika Provencher a gardé sa place PAGE 5 Apprendre à faire le deuil de l\u2019avenir PAGES 6 ET 7 PLAAT Tout me guérit PAGE 23 PION Un observatoire au jardin PAGE M20 0024532 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Portez un masque Gardez vos distances VOLVO SHERBROOKE 3625 rue du Blanc-Coteau, Sherbrooke, Qc, J1L 0B4 Tél.: 819 563-8303 www.volvosherbrooke.com L\u2019équipe est prête à vous recevoir avec toutes les précautions! Un été en toute sécurité Des offres exceptionnelles sont disponibles sur notre gamme de VUS.Demandez un essais routier.L\u2019ÉVÉNEMENT SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 2 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ce samedi matin là, Justin Lefebvre était très excité : le garçon qui venait lui-même de célébrer son huitième anniversaire était invité à aller fêter celui de son copain Elliot.Justin avait tellement hâte de participer à la fête! « C\u2019est Benoit, son papa, qui allait le reconduire.Juste avant qu\u2019il parte, j\u2019ai mis de la crème solaire à mon garçon.J\u2019ai pu toucher sa peau.Justin était tellement content d\u2019aller à la fête qu\u2019il m\u2019a fait un gros câlin en me souhaitant bonne journée, puis il est parti\u2026 » se souvient Marie-Pier Savaria.Arrivé chez son ami Elliot, Justin a aussitôt été invité à enfiler son maillot et à filer dans la piscine où le fêté et des amis se trouvaient déjà, nageant et s\u2019amusant sous la surveillance d\u2019un adulte.Benoit Lefebvre est parti après avoir salué son fils pour la toute dernière fois.« Je m\u2019en souviens, je m\u2019en allais faire une commission.En chemin, j\u2019ai croisé une ambulance.Je parlais au téléphone avec mon frère et j\u2019ai vu que le père d\u2019Elliot me téléphonait.Je me suis dit que j\u2019allais le rappeler dans quelques minutes.Mais il a rappelé une deuxième fois.Puis une troisième fois.Là j\u2019ai répondu.Il était en panique.J\u2019ai fait demi-tour et je suis retourné chez eux », se souvient Benoit Lefebvre.À son retour, Benoit Lefebvre a découvert son fi ls inconscient, en arrêt cardiaque, couché sur le patio.Autour de lui, plein de personnes s\u2019activaient.Les manœuvres de réanimation avaient été commencées dans les secondes suivant la découverte de l\u2019enfant inconscient dans la piscine.Le papa d\u2019Elliot et deux autres personnes présentes à la fête étaient médecins.Les ambulanciers paramédicaux et les premiers répondants sont rapidement venus prêter main- forte.Justin a donc reçu très rapidement les meilleurs soins qu\u2019il est possible d\u2019espérer dans de pareilles circonstances; il avait toutes ses chances de s\u2019en sortir.Mais c\u2019était pourtant là que devait s\u2019arrêter le chemin de Justin malgré tous les efforts déployés pour le ramener à la vie.Le jeune garçon aux cheveux roux et aux yeux bleus si vifs, qui vivait sans perdre une minute, qui aimait tant « travailler » plutôt que jouer, allait être déclaré en état de mort cérébrale le lendemain après-midi aux soins intensifs pédiatriques de l\u2019Hôpital Fleurimont.L\u2019enfant s\u2019amusait tout bonnement à s\u2019hyperventiler pour rester sous l\u2019eau le plus longtemps possible, comme le font tellement d\u2019enfants.Or cette pratique peut faire perdre connaissance subitement, et, pour des raisons qui ne sont pas bien comprises, provoque un taux important d\u2019échec de la réanimation cardiorespiratoire.« Pour nous, c\u2019était le week-end de la fête des Pères, on avait un souper prévu dans ma famille le soir à Saint-Hyacinthe, on avait une belle vie bien remplie, tout allait bien.Rien ne nous préparait à ce que notre vie bascule comme ça », lance doucement Marie-Pier Savaria.C\u2019était le 17 juin 2017.Il y a tout juste trois ans maintenant que Justin a été arraché aux bras bienveillants de ses parents et de ses deux petits frères.Mais c\u2019est aujourd\u2019hui un message d\u2019espoir que le couple, ce « bon team » comme ils se décrivent, souhaite livrer aux parents qui ont perdu ce qu\u2019ils ont de plus précieux.« Il y a de l\u2019espoir, même après une grosse tempête », assure Marie-Pier Savaria.L\u2019ESPOIR MALGRÉ LA TEMPÊTE Ébranlés, secoués, Marie-Pier Savaria et Benoit Lefebvre ont réussi à poursuivre leur route transformée ensemble, main dans la main, en compagnie d\u2019Émile et Victor, leurs deux fils plus jeunes qui ont aujourd\u2019hui 8 ans et 5 ans, sans jamais oublier un seul instant leur beau et grand Justin.Le chemin de leur restauration est parsemé de moments difficiles, de beaux moments aussi, de journées et même de périodes qui vont moins bien, de nouveaux projets aussi, dans une recherche pour redonner un sens à un événement qui n\u2019en a pourtant aucun.Parmi les choses qui ont pu aider le couple à assumer le choc : le don d\u2019organes.« Justin a pu faire don de ses organes à sa mort.On sait que les quatre enfants qui ont reçu ses organes vont toujours bien aujourd\u2019hui grâce au don de Justin », raconte sa maman sans cacher toute sa fierté pour son jeune héros.« Cette année, notre fils Émile, qui a 8 ans, devait faire une présentation orale sur son héros préféré.Il a choisi son frère parce qu\u2019il a donné ses organes et sauvé des vies! C\u2019était tellement beau », souligne Mme Savaria.Les parents ont voulu aller plus loin encore.La première étincelle de ce projet est venue d\u2019Elliot, l\u2019inséparable copain de Justin.« Aux funérailles, Elliot est venu me voir en me disant : « Benoit, il faut que je te parle de quelque chose\u2026 » Il avait eu l\u2019idée qu\u2019on fasse une fondation au nom de Justin pour qu\u2019on se souvienne de lui.C\u2019est incroyable qu\u2019il ait pensé à ça à 8 ans », se rappelle Benoit Lefebvre, soulignant que le couple est toujours proche d\u2019Elliot et de ses parents.C\u2019est ainsi qu\u2019est née la Fondation Justin-Lefebvre, moins de six mois après sa mort, avec une double mission : promouvoir le don d\u2019organes et remettre de l\u2019équipement sportif aux enfants de milieux défavorisés qui n\u2019auraient pas les moyens de faire du sport autrement.« Justin vit encore grâce à la fondation.Ça nous fait chaud au cœur.Récemment, nous avons pu fournir 40 000 $ pour la construction d\u2019un terrain de soccer synthétique à l\u2019école primaire Jean-XXIII de Sherbrooke, où il y a beaucoup d\u2019enfants immigrants pour qui c\u2019est le soccer qui est leur passion », relate Benoit Lefebvre avec beaucoup de fierté dans les yeux.Du temps, c\u2019est ce qu\u2019il faut pour se rétablir tout en portant le deuil de son enfant.« Il faut s\u2019entourer, il faut s\u2019outiller, il faut se soutenir.Et ça devient de plus en plus facile avec le temps même si le deuil est toujours là\u2026 » résume doucement Mme Savaria.Donner un sens à l\u2019absence LES DÉCÈS D\u2019ENFANT EN QUELQUES CHIFFRES \u2022 Toutes causes confondues, 740 enfants sont morts en moyenne chaque année au Québec entre 2000 et 2017*.\u2022 De ce nombre, 404 enfants en moyenne décèdent entre 0 et 12 mois, dont une majorité dans les premiers jours de vie.\u2022 En moyenne 12 enfants ont été sont assassinés au Québec entre 2000 et 2017, avec un pic à 26 en 2001 et un plus faible nombre à 4 en 2013.\u2022 Les accidents de tous les types (blessures accidentelles, véhicules à moteur et autres accidents) causent la mort de 275 enfants chaque année au Québec.\u2022 La mort des enfants par suicide a connu une baisse très importante depuis 20 ans.Entre 2000 et 2010, en moyenne 64 adolescents choisissaient de mettre fin à leur vie.Depuis, le nombre est en baisse constate.Entre 2010 et 2017, la moyenne a diminué à 44 adolescents chaque année et se situait à 32 en 2017.\u2022 Les tumeurs cancéreuses causent la mort d\u2019environ 50 enfants par année.*Source : Institut de la statistique du Québec Le Québec entier pleure la mort tragique des petites Norah et Romy Carpentier depuis une semaine maintenant.Le décès des deux petites sœurs touche droit au cœur, car il soulève une question douloureuse, une question que bien peu de personnes osent aborder : comment un parent peut-il bien survivre à la mort tragique de son enfant?En effet, comment peut-on parvenir à retrouver le goût à la vie quand son enfant décède sans que rien ne nous y ait préparés?Nous vous présentons cette semaine le témoignage de parents qui ont surmonté cette épreuve avec courage et résilience.SURVIVRE À SON ENFANT QUAND RIEN NE NOUS Y PRÉPARE C\u2019est notamment grâce à leurs deux fils Émile et Victor, qui ont aujourd\u2019hui 8 et 5 ans, que Marie-Pier Savaria et Benoit Lefebvre ont réussi à apprendre à vivre avec la mort accidentelle de leur fils Justin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 3 MÉLANIE NOËL Melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Je comprends très bien la mère pour avoir aussi perdu deux filles.C\u2019est tout un vol.Elle s\u2019est fait voler ses filles, sa vie, ses rêves.C\u2019est terrible », a témoigné Pierre-Hugues Boisvenu en pensant à Amélie Lemieux, la mère de Romy et Norah Carpentier.Celui qui a perdu son aînée, Julie, assassinée par un récidiviste en 2002, et sa fille cadette, Isabelle, décédée dans un accident de voiture en 2005, tentera de rencontrer la mère de Romy et Norah la semaine prochaine.« Je serai à Québec alors si j\u2019ai la chance de la rencontrer, je le ferai.J\u2019aimerais lui exprimer toute la sympathie et la compréhension que j\u2019ai pour elle.Si je peux prendre un peu de sa douleur sur mes épaules, je le ferai », souligne le sénateur.« Ce drame est insensé.Et le grand défi d\u2019un deuil, et ça vaut pour tout le monde, est de donner un sens à la perte d\u2019un proche.Pour ne pas mourir avec nos enfants qui partent aussi subitement, aussi dramatiquement, on doit recréer sa vie, ses rêves.Tout est à rebâtir.J\u2019espère qu\u2019elle sera bien entourée pour ce long pèlerinage qu\u2019elle entame en elle-même. » M. Boisvenu a été touché, lundi, par le message qu\u2019Amélie Lemieux a livré devant les caméras.Un hommage à ses filles prononcé dans la douleur.Et des remerciements aux équipes de recherche et à la population.«IL FAUT COMPRENDRE ET L\u2019ENTOURER D\u2019AMOUR» « On ne doit pas juger le geste qu\u2019elle a posé.Il correspondait à ses émotions et à son chagrin.Il faut comprendre et surtout l\u2019entourer de beaucoup d\u2019amour.Nous, on a eu la chance, lors de la mort de nos filles, d\u2019être entourés de toute la collectivité sherbrookoise.Ça nous a beaucoup aidés à préparer notre deuil.Tout Sherbrooke avait kidnappé notre douleur pour tenter de la dissiper.La peine que j\u2019ai pour la mère de Romy et Norah, c\u2019est qu\u2019elle vivra cette douleur pendant la pandémie.Et qui dit pandémie, dit absence de rapprochement.Ça va être difficile », note M.Boisve- nu, espérant que les messages de compassions virtuels réussiront à réconforter, autant que faire se peut, la mère endeuillée.« À cause de la pandémie, elle devra penser à la manière dont aura lieu le service de ses filles.Nous on n\u2019a pas eu à penser à ça. » Il y a plusieurs façons de perdre un enfant.Un crime, un accident, une maladie.« Quand Julie a été assassinée, j\u2019étais rempli de rage pour le récidiviste.Quand Isabelle est décédée, cette rage a été dirigée vers Dieu, car je me disais que j\u2019avais donné une fille à ma cause, à la mission que la vie m\u2019a donnée.Pierre-Hugues Boisvenu : «?La peine que j\u2019ai pour la mère de Romy et Norah, c\u2019est qu\u2019elle vivra cette douleur pendant la pandémie.Et qui dit pandémie, dit absence de rapprochement.Ça va être difficile. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Pierre-Hugues Boisvenu tentera de rencontrer la mère de Romy et Norah la semaine prochaine Mais deux, c\u2019était incompréhensible.La dame aussi doit être remplie de questions.Pourquoi elle?Pourquoi ses deux enfants?Pourquoi l\u2019ex-conjoint a-t-il agi de la sorte? » Quinze ans après la mort d\u2019Isabelle et dix-huit ans après celle de Julie, est-ce que la douleur demeure?« La douleur se dissipe avec le temps, mais la peine, jamais.La peine demeurera.Perdre deux enfants, c\u2019est comme être paraplégique de la vie.Mais on peut faire des miracles même avec ce handicap. » « LA VIOLENCE FAMILIALE, UN FLÉAU » « Si mon cheminement peut être une lumière au bout du tunnel pour elle, tant mieux », ajoute M. Boisvenu rappelant que, malheureusement, il y a beaucoup de familles qui ont vécu ce que Mme Lemieux vit.« L\u2019Association de personne assassinée compte beaucoup de familles.Elle n\u2019est pas seule.Si j\u2019ai pu survivre, elle le peut.Et elle le doit.Pour elle.Pour sa famille.Et ce sera plus facile avec l\u2019aide de gens qui sont passés par le même drame qu\u2019elle. » Le fondateur de l\u2019Association des familles de personnes assassinées ou disparues souligne que la violence familiale est un fléau.« Je travaille présentement avec un groupe de 72 femmes dont la majorité sont victimes de violence conjugale et de tentative de meurtre.Il faut donner à ses femmes le moyen de se protéger et de protéger leurs enfants. » « On ne peut pas vivre au Québec chaque année avec l\u2019équivalent (d\u2019une tuerie) de la Polytechnique et se croiser les bras. » Les solutions passent par le Code criminel, croit le sénateur.« Le code est très timide sur la violence familiale.Je préconise un chapitre complet qui traitera des hommes qui ne respectent pas leur ordonnance de cour, des hommes qui sont des récidivistes.On a des moyens techniques pour les contrôler.Je pense au bracelet électronique.Un récidiviste ne se soigne pas tout seul.On doit l\u2019obliger à suivre une thérapie de la même manière qu\u2019on oblige des gens qui ont des problèmes d\u2019alcool au volant.Et s\u2019ils ne suivent pas les thérapies, on doit imposer des sentences graves, longues.Ces hommes-là doivent être devant des choix qui les mèneront à aller chercher de l\u2019aide.Et non penser que parce qu\u2019on fait des publicités à la télévision, ces gens-là changeront de comportement », estime M. Boisvenu.«?SI J\u2019AI PU SURVIVRE, ELLE LE PEUT ET ELLE LE DOIT?» 0039355 0041345 10, RUE CAMIRAND SHERBROOKE QC 7 JOURS SUR 7 ans DEPUIS PLUS DE charliesmokedmeat.com 1329$ + taxes SpéCIAl DE JUIllEt Burger de poulet servi avec poutine pour seulement DES VACANCES DE RÊVES! 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rien de très compliqué.La fillette de huit ans est pourtant décédée plus tard dans la journée à la suite de complications chirurgicales.C\u2019était en 1958.« J\u2019ai eu une bonne vie quand même.J\u2019ai pu être heureuse encore.Mais il n\u2019y a pas une seule journée dans ma vie où je n\u2019ai pas pensé à ma fille. » \u2014 Jeanne Béland, 90 ans « Je me rappelle que je suis rentrée chez nous à pied sans comprendre ce qui m\u2019arrivait.J\u2019avais de la misère à marcher.Je marchais croche, comme si j\u2019avais trop bu.J\u2019avais mes huit autres enfants.J\u2019ai fait le souper, mais je n\u2019étais comme pas là.Rien n\u2019a plus jamais été pareil », se rappelle Jeanne Béland, 90 ans aujourd\u2019hui.Ça fait aujourd\u2019hui 62 ans qu\u2019Antoinette est partie sans avertissement ni un dernier au revoir pour sa maman.« J\u2019ai eu une bonne vie quand même.J \u2019ai pu être heureuse encore.Mais il n\u2019y a pas une seule journée dans ma vie où je n\u2019ai pas pensé à ma fille.Aujourd\u2019hui, je n\u2019ai pas peur de mourir.Je sais que je vais aller rejoindre ma fille au ciel, et c\u2019est la récompense que j\u2019attends depuis le jour où elle est morte », dit tout doucement la nonagénaire, un sourire sur ses lèvres, l\u2019air serein.GARDER ESPOIR Le deuil d\u2019un enfant marque donc à tout jamais.Mais il faut garder espoir, insiste Anne Brault- Labbé, psychologue et spécialiste du deuil périnatal, professeure titulaire à l\u2019Université de Sherbrooke et directrice du Laboratoire de recherche en psychologie existentielle.Les parents qui deviennent orphelins de leurs enfants font donc face à un des stress les plus immenses qui puisse être imaginé.Cette perte tragique « m o b i l i s e d e s m é ca n is m es d\u2019adaptation très importants.C\u2019est un deuil très important, c\u2019est une perte contre nature », précise Mme Brault-Labbé.« C\u2019est non seulement le deuil d\u2019un enfant, mais c\u2019est aussi une perte qui peut bouleverser notre vision de la vie, notre sentiment de confiance, qui peut bousculer tous nos projets, qui brise tous nos repères.Au niveau identitaire, c\u2019est majeur.Il y a une reconstruction à faire vers quelque chose de diffé- rent », ajoute-t-elle.PAS DE « BONNE FAÇON » Mme Brault-Labbé insiste : il n\u2019y a pas qu\u2019une seule façon de porter un deuil, ni « une bonne » ou « une mauvaise » façon de le vivre.Il n\u2019y a donc pas « d\u2019évolution normale » du deuil d\u2019un parent pour son enfant, et Anne Brault-Labbé précise qu\u2019il est normal que ce soit un deuil qui puisse prendre une place importante durant « quelques mois », voire « quelques années ».« Les grandes étapes du deuil nous donnent une idée de l\u2019évolution d\u2019un deuil.Mais un modèle plus récent du deuil décrit autrement le processus par lequel les individus s\u2019adaptent à la perte d\u2019un proche qui leur est cher.Ce modèle suggère que l\u2019expérience de deuil implique un mouvement entre la perte, soit le travail émotionnel du deuil, et la restauration, soit l\u2019adaptation à une nouvelle vie, avec de nouveaux rôles », précise la psychologue.Quand le parent se trouve à l\u2019étape de la perte, il est très centré sur ce qu\u2019il a perdu.« Il y a beaucoup d\u2019émotions, de tristesse, un sentiment de manque, la personne va aller dans la chambre de son enfant, va avoir besoin de regarder ses objets pour s\u2019en souvenir.Cette phase est souvent plus aigüe au début », soutient la professeure de l\u2019UdeS.Puis vient la deuxième phase, celle de la restauration : « La personne recommence à essayer de vivre, à essayer de se changer les idées, à assumer ses responsabilités\u2026 » ÊTRE PRÉSENTS LONGTEMPS P o u r a i d e r l e s p a r e n t s à apprendre à vivre avec leur perte, la psychologue recommande aux parents et amis d\u2019être près d\u2019eux pendant longtemps et d\u2019oser poser des questions franchement même quand le tourbillon de la vie quotidienne a rattrapé les proches.« Il y a un malaise pour les gens d\u2019être confrontés à l\u2019impuissance, de ne pas savoir quoi dire ou quoi faire pour soulager la peine des parents.Mais il faut continuer d\u2019être là, pour vrai, quitte à le nommer qu\u2019on ne sait pas quoi dire ni quoi faire, mais qu\u2019on peut être là pour écouter ou pour aider avec les tâches quotidiennes ou les repas », soutient la psychologue.Puis entre en ligne de compte le grand pouvoir de l\u2019être humain de s\u2019adapter aux épreuves auxquelles il est confronté.« Les mécanismes de résilience des êtres humains sont souvent impressionnants et plusieurs parents vont essayer de transformer cette expérience-là, même si elle n\u2019a pas de sens, en quelque chose de constructif, par exemple en s\u2019impliquant dans une cause associée au contexte du décès de leur enfant ou dans du bénévolat ou en créant des œuvres artistiques à partir de cette expérience-là.« Ceux qui ont d\u2019autres enfants vont puiser dans leurs ressources pour rester disponibles à eux, continuer de prendre soin d\u2019eux, pour les accompagner.Plusieurs parents trouvent donc des voies pour continuer de donner du sens à la vie et à leur vie.« Toutefois ils peuvent avoir besoin de soutien pour le faire, d\u2019où l\u2019importance que des ressources leur soient accessibles et que leur entourage dispose aussi d\u2019outils, de connaissances, de guides pour leur offrir du soutien », insiste la psychologue Anne Brault-Labbé.PERDRE UN ENFANT « Un deuil contre nature » Jeanne Béland a perdu sa fille Antoinette en 1958.Elle continue de penser à elle chaque jour même si elle a bien peu de photographies pour la revoir.\u2014 PHOTO FOURNIE 0041443 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue RECOUVRER, verbe Définition \u2013Percevoir (une somme due).Recouvrer l\u2019impôt.[SOUTENU] Reprendre, retrouver (ce qu\u2019on avait perdu).Recouvrer son bien.Elle a recouvré la santé.Étymologie \u2013Du latin recuperare, \u2018rentrer en possession de\u2019.Paronyme \u2013recouvrir : couvrir de nouveau ou couvrir entièrement. laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 5 PAULE VERMOT-DESROCHES Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Bien en évidence sur le mur du salon de la maison de son père, le large sourire et les yeux rieurs de Cédrika Pro- vencher prennent toute la place dans ce cadre qui trône au cœur de la pièce.Chez Martin Proven- cher, ça se voit, Cédrika continue de vivre, d\u2019être présente, même si elle n\u2019occupe pas tout l\u2019espace.Elle a sa place, tout simplement.« Elle fait partie de ma vie.Il ne faut pas que ça devienne une obsession, et à l\u2019inverse il ne faut surtout pas la tasser complètement.Elle est là et fait partie de ma vie », confie Martin Provencher.Dans l\u2019histoire récente du Québec, l\u2019enlèvement de Cédrika Pro- vencher près du parc de la rue Chapais à Trois-Rivières en juillet 2007, puis la découverte de ses ossements huit ans et demi plus tard dans un boisé à quelques kilomètres de là, a marqué les esprits de toute la province.Cet été-là, la fillette de neuf ans est tombée dans les griffes d\u2019un prédateur qui, encore aujourd\u2019hui, n\u2019a pas été traduit devant les tribunaux pour le geste qu\u2019il a commis.Pour Martin Provencher, le véritable deuil a débuté le jour où sa fille a été retrouvée, en décembre 2015.« Avant ça, c\u2019est impossible de commencer quoi que ce soit.On avait un combat à mener, celui de la retrouver », explique-t-il.Au fil de ce combat, il n\u2019a pas souvent remué les souvenirs afin de garder le focus sur sa mission.Après la découverte des ossements, il s\u2019est permis de rouvrir des boîtes dans lesquelles il avait rangé quelques effets qui appartenaient à sa fille.« Et là tu ouvres tout ça, et ce sont des souvenirs qui reviennent.C\u2019est là que c\u2019est réel.Je me suis permis de pleurer, de planter un peu aussi.C\u2019est un cheminement que tu n\u2019as pas le choix de faire », explique celui qui, malgré qu\u2019il ait été très présent sur la scène publique durant les huit années et demie de disparition de sa fille, s\u2019est complètement effacé une fois la petite retrouvée.« Dès qu\u2019elle a été retrouvée, il n\u2019y a plus eu d\u2019apparitions.C\u2019était à moi, ce moment-là.Le but de tout ce qu\u2019on avait fait, c\u2019était de la retrouver, et c\u2019est ce qui est arrivé.Le monde n\u2019a pas su quand étaient les funérailles, parce que c\u2019était des moments intimes, à nous autres », se souvient-il.Alors, pourquoi accepter maintenant de parler de son histoire et de son cheminement, au lendemain de la découverte de Romy et Norah Carpentier?« J\u2019en parle parce que ça peut aider, j\u2019imagine.Le deuil qui s\u2019en vient pour cette maman et pour la famille va être long.Il faut s\u2019écouter et prendre conscience de chacun des moments.Souvent, on a tendance à s\u2019isoler après un moment comme ça.On le vit chacun à sa manière, mais il faut prendre le temps », souligne celui qui dit avoir trouvé du réconfort à certains moments dans la solitude, sans pour autant tasser complètement son entourage.Le travail l\u2019aura également aidé à garder le cap, en ayant l\u2019esprit occupé et en s\u2019accomplissant professionnellement.« Dans le deuil, il faut que tu continues à vivre et à te faire plaisir.Il y a plein de choses qui nous accrochent à la vie, c\u2019est au jour le jour.J\u2019ai pris le temps, il faut le prendre, ne pas le repousser, ne pas l\u2019ignorer, ne pas se penser plus fort », indique celui qui dit avoir pu compter sur ses amis et sur certaines passions, comme la moto par exemple, pour trouver des petits bonheurs au quotidien.JUSTICE Mais comment arriver à faire un deuil complet quand on sait que l\u2019assassin de sa fille est toujours au large?« Il faut se détacher de ça, des choses sur lesquelles on n\u2019a pas de contrôle.Même si j\u2019entretenais une haine, une colère, ça me détruirait au contraire.Cette partie-là, c\u2019est le travail policier.S\u2019ils ne le retrouvent jamais, je ne peux pas avoir cette colère-là pour toujours en dedans de moi, ça ne m\u2019intéresse pas », mentionne-t-il.L\u2019appui du public à travers toutes ces années l\u2019a tout de même aidé à cheminer dans son deuil, et Martin Provencher se doute bien que la maman de Norah et Romy pourra également compter sur ce soutien indéfectible de la communauté.« On sent que les gens sont derrière nous.D\u2019avoir le soutien de toute la population et les mots, oui ça aide.C\u2019est comme de recevoir des tapes dans le dos, d\u2019avoir du monde qui nous tient », croit-il.Mais se remet-on un jour de la perte d\u2019un enfant?Lorsque la question, aussi directe soit- elle, tombe, Martin Provencher ne peut retenir ses larmes.« La question est directe, alors l\u2019émotion est directe.Ça reste la perte d\u2019un enfant.Tu vis avec.Ça fait partie de notre vie.Tu poserais cette question-là à n\u2019importe qui, personne ne va te répondre que oui.Mais la vie continue, on a du bonheur pareil, on ne reste pas dans le creux qu\u2019on peut avoir au moment où on perd notre enfant.Mais c\u2019est là, c\u2019est toujours là et tu vis avec », confie-t-il.Aujourd\u2019hui, Cédrika serait sur le point de célébrer ses 23 ans.« Tu te places dans le temps et tu te demandes souvent où elle en serait rendue.Je passe encore toutes les semaines au cimetière.Ce moment-là, les minutes que je prends, ça amène à des idées comme ça.Où en serait-elle rendue?C\u2019est normal de se poser ces questions », mentionne Martin Provencher.MARTIN PROVENCHER, PAPA DE CÉDRIKA Continuer malgré l\u2019absence Pour Martin Provencher, le véritable deuil a commencé le jour où Cédrika a été retrouvée, en décembre 2015.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD 5323, rue de Gaspé 819 564-2911 CHAMBRES STUDIOS 3½ et 4½ www.pavillonrockforest.ca \u2022 Pour une succulente nourriture préparée avec soin par des cuisinier(ère)s accompli(e)s et qui vous sera servie à votre table \u2022 Planchers chauffants pour votre confort \u2022 Terrain paysager avec pétanque, balançoires \u2022 Pour votre sécurité, (préposées ou infirmière présentes de jour et de nuit) \u2022 Activités animés, cinéma, salle de jeux, billard, shuflle-board, SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS PAULE VERMOT-DESROCHES Le Nouvelliste SHAWINIGAN \u2014 Perdre un enfant est tellement contre nature que même la langue française n\u2019a pas trouvé de mot pour le nommer.« On peut être veuf quand on perd un conjoint.On peut être orphelin quand on perd nos parents.Mais quand on perd nos enfants, on est quoi?Moi, depuis 18 ans, je dis que je suis désenfantée ».G e n n y Ha r v e y n \u2019a p a s s o u - vent donné d\u2019entrevues depuis la mort de Vixy et Alexandre, le 29 décembre 2002.La sexologue et psychothérapeute de Shawinigan se sera prononcée maintes fois dans les médias dans le cadre de son travail.Mais comme maman, très peu.Pourtant, elle accepte l\u2019invitation que Le Nouvelliste vient de lui faire, au lendemain de la mort de Norah et Romy Carpentier.Pourquoi?« Par solidarité avec leur maman.Ce qu\u2019elle s\u2019apprête à traverser, je l\u2019ai vécu aussi.D\u2019ailleurs, quand la poussière sera retombée, quand les papiers auront fini d\u2019être remplis, quand le cours de la vie normale aura repris pour ceux qui l\u2019entourent, quand le téléphone ne sonnera plus autant, je me promets de la contacter.C\u2019est là qu\u2019elle en aura le plus besoin.Si elle souhaite me parler et me rencontrer, je serai là » , confie Genny Harvey.Le 29 décembre 2002, Vixy, 12 ans, et Alexandre, 10 ans, se trouvaient chez leur papa à Trois-Rivières.En pleine nuit, un incendie a éclaté dans le logement, alors que leur père avait momentanément quitté pour faire une course en taxi.Les enfants n\u2019ont pas survécu.Bien que sur le coup, elle dit avoir flirté avec la folie, Genny Harvey se ACCEPTER DE NE JAMAIS S\u2019EN REMETTRE latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE affaires 24 bourlingueur M18 décès 39 horoscope M33 jeux M32 le mag M1 le monde 44 mérite estrien M31 opinions 22 planète vins M27 p\u2019tit mag M29 séance d\u2019orthographe M30 sports 47 sortie prendre l\u2019air M20 voyages M16 Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca 0041193 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 7 souvient avoir choisi de continuer à vivre, autant que cela puisse être possible.« La folie n\u2019était pas une option pour moi, je ne pouvais pas tomber, car il y avait trop de monde autour de moi.Ça a été une affaire d\u2019équipe avec mon beau Denis (son conjoint de l\u2019époque devenu son mari par la suite) et tous ceux qui m\u2019entouraient », se souvient Mme Harvey.UN SEUL CONSEIL Se replonger rapidement dans le travail aura été d\u2019un grand secours pour elle.« Je suis retournée travailler le 5 février 2003, à peine quelques semaines après la mort des petits.Il y avait juste là, dans le travail, que j\u2019avais un break, que je ne pensais pas constamment à eux, car je devais me concentrer à 100 % sur mes clients.Ils avaient besoin de moi eux aussi », mentionne Gen- ny Harvey, Vixy et Alexandre étaient d\u2019ailleurs très fiers de leur mère, de ses diplômes, de ses interventions comme spécialiste dans les médias, de toute l\u2019aide qu\u2019elle apportait aux gens.« Si je devais donner un conseil à cette maman, c\u2019est ça.Identifier ce qui rendait ses enfants fiers d\u2019elle, et s\u2019appliquer à tout faire et à tout être pour qu\u2019ils continuent d\u2019être fiers d\u2019elle », confie-t-elle.Pour celle qui a un cheminement professionnel dans le monde de la psychologie, la pente n\u2019aura pas pour autant été plus facile à remonter.Se remet-on un jour de la mort de ses propres enfants?« J\u2019ai posé la question un jour à un ami dans le domaine.Quand est-ce que je vais en revenir?Aujourd\u2019hui, je sais que je n\u2019en reviendrai jamais.J\u2019accepte de ne jamais m\u2019en remettre », men- tionne-t-elle, sereinement.Et bien qu\u2019elle avait 37 ans au moment de leur mort et qu\u2019elle venait de rencontrer son conjoint, l\u2019idée d\u2019avoir d\u2019autres enfants n\u2019a jamais été envisageable.« C\u2019était hors de question que j\u2019aie d\u2019autres enfants.C\u2019était Vixy et Alexandre que je voulais.Ça a toujours été eux, mes enfants », confie-t-elle « C\u2019était hors de question que j\u2019aie d\u2019autres enfants.C\u2019était Vixy et Alexandre que je voulais.Ça a toujours été eux, mes enfants. » \u2014 Genny Harvey Elle a donc « donné la vie autrement », comme elle se plaît à le dire, en faisant pousser chaque année un jardin, des fleurs et des légumes, un exercice plein de sens pour elle.Son jardin, qu\u2019elle s\u2019emploie à nous faire visiter fièrement, témoigne d\u2019ailleurs de son amour pour cet exercice.Son chien, fidèle compagnon des douze dernières années, l\u2019aide aussi beaucoup.DEUIL DE L\u2019AVENIR Aujourd\u2019hui, Vixy serait sur le point de fêter ses 30 ans, et Alexandre aurait 28 ans.Vixy serait probablement déjà devenue vétérinaire, comme elle rêvait de le devenir depuis qu\u2019elle avait deux ans, et qu\u2019elle disait « docteur animaux, maman? » Alexandre, quant à lui, aurait probablement commencé sa carrière en médecine, lui qui voulait devenir médecin, « pour ne jamais que tu meures, maman »! Perdre ses enfants, c\u2019est apprendre à faire le deuil de l\u2019avenir, constate Genny Harvey.À faire le deuil du bal des finissants, du premier appartement qu\u2019on ne peinturera pas avec eux, du moment où ils nous apprendront qu\u2019on deviendra grand-maman.« Mais le plus dur, ce n\u2019est pas ma perte.C\u2019est qu\u2019eux ne vivent pas.La vie est tellement belle et bonne, et ils n\u2019ont pas pu en profiter », déplore-t-elle.Après l\u2019incendie, Genny Harvey a entamé des procédures au civil contre la Ville de Trois-Rivières, les propriétaires de l\u2019immeuble et le père des enfants, des procédures qui se sont étirées jusqu\u2019en Cour d\u2019appel.La Cour lui aura donné raison en partie, condamnant le père et les propriétaires de l\u2019immeuble à verser des dommages et intérêts pour avoir été négligents, spécialement en ce qui concerne la présence de détecteurs de fumée fonctionnels.« J\u2019ai été fière de les défendre, de les avoir défendus jusqu\u2019en Cour d\u2019appel.J\u2019aurais tout fait pour les défendre de leur vivant, il n\u2019était pas question que je les laisse tomber » , insiste Genny Harvey, Dans un avenir rapproché, Genny Harvey aimerait écrire un livre au sujet du deuil des enfants.Elle n\u2019y racontera pas forcément son histoire, mais davantage des pistes de réflexions et de solutions pour les parents endeuillés.« J\u2019essaie le plus possible d\u2019être dans la reconnaissance.J\u2019ai été chanceuse d\u2019avoir été leur maman », lance-t-elle.Genny Harvey a perdu ses enfants Vixy et Alexandre dans un incendie en décembre 2002.« Le plus dur, ce n\u2019est pas ma perte.C\u2019est qu\u2019eux ne vivent pas.La vie est tellement belle et bonne, et ils n\u2019ont pas pu en profiter. » \u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER 0041193 0035561 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Un énorme trou.Un trou qui ne se remplit plus jamais.C\u2019est avec cette image que Marlaine Dallaire, dont le fils Maxime a été tué il y a neuf ans, explique comment se sent un parent qui perd un enfant.«?Il faut s\u2019accrocher aux belles choses.Mais ça reste un film d\u2019horreur.?» Maxime Dallaire-Gobeil avait 27 ans lorsqu\u2019il a été tué par arme blanche au Motel Richelieu de Jonquière.C\u2019était le 25 octobre 2011.Une transaction de drogue qui s\u2019est terminée en drame.Personne n\u2019a été reconnu coupable de ce meurtre.La maman de Maxime pense à lui plusieurs fois par jour.Tous les jours.Plus les années passent, plus la douleur s\u2019estompe et se transforme, mais elle reste encore bien ancrée en elle.« On dit que le temps arrange les choses.On n\u2019aime pas se le faire dire.Mais c\u2019est vrai », explique Mme Dal- laire, lors d\u2019un entretien accordé au Progrès.Cette douleur est ravivée par t o u s l e s d ra m e s q u i f o n t l a manchette, comme la mort des deux fillettes de Lévis, Norah et Romy.«?ÇA NE CICATRISE JAMAIS?» « Perdre un enfant, c\u2019est la pire chose qui puisse arriver.Perdre un conjoint ou un parent, c\u2019est déjà terrible, mais un enfant, ça ne cicatrise jamais.Il n\u2019y a pas de mots pour l\u2019expliquer.On dit veuf ou orphelin lorsqu\u2019on perd un conjoint ou un parent.Mais que dit-on pour un parent qui perd un enfant ?C\u2019est vraiment comme un trou qui reste vide.Un morceau de nous-même qui part en même temps que lui », explique la dame, qui recommence à peine à pouvoir penser à Maxime sans être rongée par la douleur.« Je viens justement d\u2019accrocher une belle photo de Maxime chez moi, que je trouve drôle.Il me fait sourire et ça m\u2019apaise.Avant, c\u2019était trop difficile.Maintenant, ce que j\u2019ai peur, c\u2019est d\u2019oublier sa voix, son visage, comment il était », confie Mme Dallaire, qui a su être bien entourée lorsque le drame s\u2019est produit.« J\u2019ai un autre fils et j\u2019ai beaucoup de proches.Avec le père d e M a x i m e , m ê m e s i n o u s n\u2019étions plus ensemble, on s\u2019est Marlaine Dallaire a perdu son fils Maxime en octobre 2011.Il a été tué par arme blanche au Motel Richelieu de Jonquière.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE beaucoup soutenus.J\u2019ai consulté, j\u2019ai demandé de l\u2019aide.Sinon, je ne serais pas passée au travers », explique Marlaine Dal- laire, qui affirme que le sentiment de culpabilité qui accable les parents endeuillés est difficile à contrôler.« Même s\u2019ils ont 27 ans, qu\u2019ils ont une vie, qu\u2019ils prennent leurs propres décisions, ça reste nos bébés.On culpabilise, même si on sait que ce n\u2019est pas de notre faute », ajoute la mère de Maxime.Perdre un être cher de façon violente, comme c\u2019est le cas pour Mme Dallaire, c\u2019est aussi devoir affronter les médias, note-t-elle.« L\u2019histoire de Maxime a fait la Une des journaux.L\u2019histoire a été rappelée chaque fois qu\u2019il y avait des développements judiciaires.Ç\u2019a duré quatre ans.C\u2019est difficile pour un parent de subir ça et de toujours revoir la photo de notre enfant sur le journal ou à la télé, et de réentendre comment il est mort.C\u2019est certain que j\u2019avais peur d\u2019être jugée, étant donné la façon dont il est décédé, mais j\u2019ai été bien entourée », souligne la dame, qui est devenue une mère beaucoup plus inquiète qu\u2019elle ne l\u2019était, surtout avec son autre fils et ses petits-enfants.Maxime aurait eu 36 ans cette année.Son meurtrier n\u2019a jamais été traduit en justice.C\u2019est aussi ce qui fait mal à la mère.Mais elle s\u2019accroche maintenant aux doux et beaux souvenirs de son fils qui la protège de là-haut.« La vie est tout de même belle.Mais je m\u2019ennuie énormément de lui », laisse tomber Marlaine Dallaire.Bonjour, j\u2019ai plusieurs années d\u2019expérience dans la vente et la gestion de concessionnaires automobile.Je vous accompagnerai lors de votre prochaine visite chez votre marchand préféré, dans le but de vous obtenir la meilleure transaction souhaitable pour l\u2019achat de votre prochain véhicule.Vous économiserez et serez heureux/heureuses!! 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À GAGNER : POUR TOUS LES DÉTAILS, RENDEZ-VOUS SUR CANTONSDELEST.CA/AMBASSADEURS SUR UNE DES PLATEFORMES DE LA RÉGION.D\u2019ACHAT LOCAL 500$ laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 9 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC ROGUE2020 ÉDITION SPÉCIALE INCLUT : \u2022 RAILS DE TOIT \u2022 APPLE CARPLAYMD1 ET ANDROID AUTOMC1 \u2022 JANTES EN ALLIAGE D\u2019ALUMINIUM DE 17\u201d \u2022 RÉGULATEUR AUTOMATIQUE DE L\u2019AIRAMBIANT BIZONE \u2022 VITRES ARRIÈRES TEINTÉES \u2022 POIGNÉES DE PORTIÈRES CHROMÉES \u2022 VOLANT CHAUFFANT GAINÉ DE CUIR ET ENCORE PLUS\u2026 VALEUR AU DÉTAIL DE 30443$ / MOIS POUR 349$?LOUEZ LE ROGUE S 2020 ÉDITION SPÉCIALE À T.A.AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL PENDANT 39MOIS MC DU 1 AU 31 JUILLET Offres en vigueur du 1 au 31 juillet 2020.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est basée sur une allocation de 20 000 km / an (allocation totale de 65 000 kmpour un terme de 39mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $ / km.Le premier paiement et le versement comptant le cas échéant sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription ( jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.1.Apple Carplay est fourni par Apple inc.et est compatible uniquement avec certains appareils et systèmes d\u2019exploitation d\u2019Apple.Les appareils, câbles et adaptateurs ne sont pas inclus et doivent être achetés séparément.Des frais standard de données et/ou de communication vocale peuvent s\u2019appliquer, y compris des frais d\u2019itinérance et/ou tous les autres frais facturés par votre fournisseur de services de communication sans fil.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.Apple et Apple CarPlay sont des marques de commerce d\u2019Apple inc.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020. SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Petit Quartier, ce regroupement de 73 mini- maisons projeté dans le secteur Fleurimont, dans le prolongement de la rue des Semailles, verra finalement le jour en 2021.Ralenti par la COVID-19, le projet devrait être lancé officiellement cet automne après la construction d\u2019une maison modèle au plateau Saint-Joseph.L\u2019instigateur du projet, Richard Painchaud, rapporte que le début de la construction était prévu en avril et qu\u2019il souhaite maintenant que les travaux s\u2019amorcent vers septembre ou octobre pour une inauguration au printemps 2021.« Nous avons terminé les tests géologiques sur le terrain et nous sommes prêts.Nous devions lever toutes les maisons cette année, mais maintenant, tout est aligné.Il n\u2019y a plus de bobos à moins d\u2019une deuxième vague de la COVID. » La construction d\u2019une maison modèle près du Canadian Tire du plateau Saint-Joseph, en prévision du tirage de la Fondation du CHUS en 2021, devrait donner le dernier coup de pouce attendu, puisqu\u2019une trentaine de maisons doivent toujours de trouver preneur.Sur les 73, il est nécessaire d\u2019en vendre 58 pour lancer le projet.« J\u2019ai des discussions avec environ 200 personnes intéressées.Je suis en contact fréquent avec une vingtaine d\u2019entre eux et ils attendent de voir la maison modèle pour se décider. » L\u2019érection du bâtiment au plateau Saint-Joseph est planifiée pour août.Les travaux de construction du Petit Quartier pourront pour leur part se poursuivre en hiver.« Comme nous sommes sur le roc, il n\u2019y a aucun problème.Même que la main-d\u2019œuvre pourrait être moins chère.On prévoit une livraison au printemps. » Contrairement à ce qui était prévu au début du projet, il a été établi que toutes les maisons compteraient deux étages.Il a aussi été établi que les fils électriques seraient enfouis, ce qui fait grimper le prix de chaque unité de 10 000 $.« Nous avons ajouté les planchers chauffants dans toutes les maisons et le prix des matériaux a augmenté. » Conséquence, les maisons avec mezzanine seront vendues autour de 147 000 $.Pour deux étages complets, on parle davantage d\u2019un prix entre 153 000 $ et 157 000 $.« Les frais incluront les taxes municipales. » Richard Painchaud dit n\u2019avoir jamais été aussi heureux de voir les dossiers aussi prêts.« Ce qui a été complexe, c\u2019était de créer un nouveau type de propriété. » Rappelons que le Petit Quartier est constitué sous la forme d\u2019une coopérative.Le Petit Quartier deviendra la première communauté urbaine de minimaisons au Canada.Le Petit Quartier verra finalement le jour en 2021 La construction du Petit Quartier est prévue pour l\u2019automne, pour une inauguration au printemps 2021.\u2014 PHOTO FOURNIE 0041742 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 11 0041211 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 12 PIOPOLIS \u2014 On peut traverser lentement le village de Piopolis et admirer ses belles maisons, son quai fleuri qui s\u2019avance dans le lac Mégantic et sa fière église toute blanche qui surplombe l\u2019ensemble.On peut également s\u2019arrêter à Pio- polis, s\u2019y déposer, prendre le temps d\u2019écouter et d\u2019être accueillis.« La région, c\u2019est comme un diamant bien caché dans la forêt.Un diamant brut.Et même s\u2019il ne brille pas assez fort pour que tout le monde le voie de loin, quand on arrive, on le sent.Wow! On a fait le bon geste de venir, de partager avec les autres, de les connaître.« Ce que j\u2019aime le plus, c\u2019est quand les gens reviennent, qu\u2019ils se souviennent de leur expérience, parfois de quelques instants pour demander leur route, mais en voyant qu\u2019il y a d\u2019autres possibilités.Quand ils reviennent avec leur famille ou avec leurs amis.On commence à être de plus en plus connus sur la carte! » C e s p a r o l e s s o n t d e S p o - menka Adzic, propriétaire du Magasin général avec son mari Milenko depuis 2004.Depuis 17 étés, nuance-t-elle aussitôt, puisqu\u2019elle compte les années en étés avec une population qui passe facilement de 3 5 0 à 1250 personnes durant la belle saison.Tous les villageois vous diront que le magasin général est un incontournable à Pio- polis.Les Adzic, q u i o n t f u i l a g u e r r e d e B o s n i e - Herzégovine en 1996, sont sans doute les plus fervents ambassadeurs de ce petit coin de paradis où le mot « accueil » prend tout son sens.Derrière son comptoir, Spomenka garde d\u2019ailleurs à portée de main un tas d\u2019informations sur les activités à faire, ainsi que la carte touristique de la région.Un concert à l\u2019église, le centre équestre, la Halte des zouaves, les sentiers du clocher, la brocante, la location de kayaks, elle a bien plus à vendre que les mille et un produits qu\u2019on retrouve sur les tablettes de son dépanneur.« Je n\u2019ai pas eu à défricher la terre, mais j\u2019essaie de faire des choses pour faire en sorte que les gens vont se souvenir de moi, que j\u2019ai fait quelque chose pour le village.Le petit parc en face, l\u2019histoire des fondateurs, c\u2019est important que je le mentionne.Je ne peux pas l\u2019ignorer », confie-t-elle.Les Adzic ont fait leur classe de francisation à Sherbrooke avant de s\u2019installer à Lac-Mégan- tic, séduits par l\u2019air et l\u2019espace qu\u2019on ne trouve pas en Europe, « où on est tous collés comme des raisins sur la grappe »! La vie a mis sur leur route le propriétaire du magasin général de Piopolis, Maurice Bernier, ancien député du Bloc québécois qui allait devenir préfet de la MRC du Granit, et qui leur a vendu le commerce en 2004.« Il a compris.Il a vu ce potentiel en nous que l\u2019on possédait, sans nécessairement le savoir nous- mêmes.On était enthousiastes de pouvoir créer quelque chose à notre compte, de pouvoir montrer à soi et aux autres de quel bois on se chauffe. » Quand ils sont arrivés, Maurice Bernier avait préparé une pancarte avec leurs noms et les a présentés à la communauté.La transition était belle et la chimie a opéré.Spomenka, qui a un bac en administration mais qui aurait voulu étudier en psychologie, s\u2019est plu à dire à ses trois enfants quelques années plus tard qu\u2019elle exerce enfin la psychologie auprès de sa clientèle, tandis que Milenko a trouvé son paradis dans la cuisine où il perfectionne les recettes de pizza, pâtisseries, pain et sauces qui font le régal de la communauté et des visiteurs.« J\u2019ai vu des femmes qui étaient enceintes, qui ont accouché, qui sont revenues avec leur petit bébé naissant.J\u2019ai vu ces enfants grandir et partir pour le collège.Je me souviens d\u2019eux quand il venait au comptoir chercher des bonbons.Ce que j\u2019aime aussi, c\u2019est qu\u2019ils ont appris à dire \u2018\u2018Spomenka\u2019\u2019 et \u2018\u2018Milenko\u2019\u2019.C\u2019est ça qui est beau, c\u2019est ça qu\u2019on ne remplacerait pour rien au monde! » DE VILLAGE EN VISAGES PIOPOLIS LE SECRET DE LA TARTE AU SUCRE GINO CHOUINARD Le Magasin général de Piopolis peut se targuer de cuisiner la meilleure tarte au sucre au monde, parole de l\u2019animateur télé Gino Chouinard.Si la nouvelle se répand depuis 10 ans, Spomenka Adzic insiste pour qu\u2019on propage la vraie histoire.Toute l\u2019affaire remonte donc au 100e anniversaire de la Chambre de commerce région de Mégantic, en 2010, et à la mise sur pied de son club des ambassadeurs pour mousser l\u2019attractivité de la région à travers les personnalités qui y sont nées.Originaire de Woburn, Gino Chouinard a été de la première cohorte d\u2019ambassadeurs.Sa mère habitant Piopolis depuis 30 ans, les organisateurs ont su qu\u2019il ne passait jamais au village sans s\u2019arrêter acheter une \u2014 ou deux \u2014 tarte au sucre au magasin général.Dans l\u2019activité du genre petite séduction qu\u2019ils avaient organisée à l\u2019époque, la tarte au sucre a donc joué un rôle de premier plan que l\u2019animateur n\u2019a pas manqué de raconter plus tard en ondes.Dix ans plus tard, Spomenka Adzic précise que quand elle vend une tarte au sucre Gino Chouinard à un visiteur, elle s\u2019assure qu\u2019il prononce bien le nom de Pi-o-polisss, pour s\u2019en souvenir, et qu\u2019il sait la quantité de choses à faire dans la région.« Je ne veux pas seulement vendre la tarte.Pour moi, si Gino est un grand ambassadeur, je peux aussi être une ambassadrice! » JACYNTHE NADEAU JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca L\u2019ÂME ACCUEILLANTE DE PIOPOLIS laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 13 ça allait faire l\u2019affaire pour un an », se souvient Mme Arguin.Or le logement de 12 pièces était frais repeint, les fenêtres lavées et les planchers cirés, si bien que le couple n\u2019a eu qu\u2019à défaire ses valises.Natif de Saint-Romain et exilé à Laval pour amorcer sa carrière, où il a d\u2019ailleurs rencontré Fernande Lebel avec qui il allait fonder sa famille, Hugues Arguin n\u2019avait plus qu\u2019à franchir une porte pour arriver en classe.Et puisqu\u2019il y avait une personne de confiance de l\u2019autre côté de cette porte, Mme Arguin est devenue la deuxième maman qui soignait les petits bobos, faisait sécher les mitaines trempées, offrait à dîner à l\u2019écolier qui avait oublié son lunch\u2026 « Pour nous, c\u2019était naturel, raconte-t-elle.Durant la journée on était comme les parents de tous les élèves.Je ne me sentais pas isolée, je faisais vraiment partie de l\u2019école.Ç\u2019a été une belle expérience.Les gens étaient contents de nous voir comme une famille qui prenait soin des leurs.Ils ont toujours eu un empressement et une considération pour nous.On arrivait et déjà ils nous acceptaient. » Quelques années plus tard, Mme Arguin a elle-même repris l\u2019enseignement comme suppléante, puis est devenue animatrice de pastorale.Hugues Arguin a pris sa retraite de l\u2019enseignement en 1996, à l\u2019école de Woburn où il avait été transféré cinq ans plus tôt quand l\u2019école de Piopolis a fermé définitivement ses portes.Mais le couple a continué d\u2019habiter le même logement quelques années de plus, en fait pendant 22 ans avant de déménager dans la maison\u2026 d\u2019en face.« J\u2019aurais pu continuer (à rester là), mais la maison ici était à vendre, une belle petite maison en pierres, et c\u2019était important pour moi de vivre près de mon ancienne école.Je l\u2019ai sous les yeux tous les matins.Je vois les enfants des fois en imagination qui courent dans la cour d\u2019école. » Plus de 40 ans plus tard, Fernande et Hugues Arguin voient dans l\u2019accueil qu\u2019ils ont reçu à Piopolis un signe du destin, une confirmation qu\u2019ils étaient arrivés à la bonne place.« C\u2019est une belle histoire.Je la raconte aux enfants.On n\u2019est pas arrivés ici par hasard, dit madame.On était dû pour être ici. » NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA Spomenka et Milenko Adzic sont propriétaires du Magasin général de Piopolis depuis 17 ans.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Fernande et Hugues Arguin ont habité à l\u2019école du village pendant 22 ans avant de déménager.dans la maison d\u2019en face.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ QUAND LE DESTIN MÈNE À BON PORT L\u2019accueil, c\u2019est ce qui nous définit à Piopolis, confirme avec sa tranquille assurance Fernande Arguin.Avec son mari enseignant, Mme Arguin est arrivée à Piopolis en juillet 1977 pour la rentrée d\u2019août qui marquait le retour des élèves à l\u2019école du village.Avec déjà trois enfants dont un bébé de deux mois, il n\u2019a pas hésité à s\u2019installer dans le logement adjacent à l\u2019école, autrefois occupé par les sœurs Servantes du Saint-Cœur de Marie.« Dans ma tête ce serait vieux, mais PIOPOLIS \u2014 Quand Laurier Gauthier est décédé à l\u2019âge de 74 ans, dans sa maison de la rue Principale, il a laissé derrière lui un héritage insoupçonné de 700 sculptures de pierre et un rêve inachevé.« Mon frère était célibataire.La famille on savait qu\u2019il sculptait les pierres, mais on ne pensait jamais qu\u2019il y en aurait autant.Impossible.Sa maison était pleine », se souvient Raymond Gauthier.« C\u2019était un fumeur et il écrivait tout ce qui lui passait par la tête à l\u2019endos de ses paquets de cigarettes, continue la belle-sœur du défunt, Lucie Lafontaine.Là-dedans, on en a trouvé un qui disait : \u2018\u2018mon rêve, un jour, c\u2019est d\u2019avoir un musée\u2019\u2019. » Présenté comme l\u2019artisan à tout faire du village, à qui l\u2019on doit entre autres le mobilier urbain qui lui donne tant de cachet, Raymond Gauthier a retroussé ses manches.Avec ses frères et sœurs (ils étaient 10 enfants), ils ont fait l\u2019inventaire de l\u2019œuvre, acquis et refait de fond en comble un bâtiment municipal au cœur du village, sollicité l\u2019expertise d\u2019une entreprise spécialisée dans la conception de musée et inauguré moins d\u2019un an plus tard l\u2019exposition La vie cachée des pierres.Cueillies au fil de ses promenades et sculptées ou assem- b l é e s e n m a q u e t t e s e l o n l\u2019inspiration du moment, les pierres sculptées de Laurier Gauthier racontent tout un imaginaire et sont mises en valeur sur des présentoirs commandités par autant de familles ou d\u2019entreprises de la région.« On n\u2019avait pas d\u2019argent, mais avec un peu d\u2019aide de la municipalité et beaucoup d\u2019huile de bras, on a fait au meilleur de notre connaissance », dit humblement M. Gauthier.Tout le village, en somme, a p a r t i c i p é à r é a l i s e r l e rê v e d e L au r i e r G au t h i e r.JACYNTHE NADEAU Le musée rêvé de Laurier Gauthier Raymond Gauthier a mis beaucoup d\u2019énergie pour concrétiser le rêve de son frère défunt Laurier d\u2019avoir son propre musée.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ L\u2019ÂME ACCUEILLANTE DE PIOPOLIS SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 14 DE VILLAGE EN VISAGES : PIOPOLIS JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca PIOPOLIS \u2014 Durant l\u2019été, les portes de l\u2019église Saint-Zénon sont toujours ouvertes et les cloches sonnent aux heures, rythmant la vie au village.Les jumelles Lafontaine, Diane et Bibiane, sont très fières de la popularité de ce joyau.« L\u2019église appartient au peuple et c\u2019est ça qui est important, s\u2019exclame Diane Lafontaine.C\u2019est ce que le monde veut.La pire hérésie pour moi, c\u2019est d\u2019entendre les gens dire : je ne pratique pas! Finalement, la pratique, ce n\u2019est pas la messe le dimanche, la pratique c\u2019est faire ce qu\u2019on fait : rendre service et accueillir! » Toutes les deux infirmières de profession, les deux dames sont revenues à Piopolis au début des années 2000 pour prendre soin de leur mère malade.Diane a presque aussitôt été recrutée par le conseil de gestion de l\u2019église et nommée présidente sans avertissement.« J\u2019étais assez en maudit! Je ne connaissais rien là-dedans! J\u2019aurais voulu commencer en bas de l\u2019échelle comme gestionnaire pour voir comment ça se passait en travaillant avec les autres. » Mais voilà, le centenaire de l\u2019église approchait à grands pas et il fallait un leader pour bien préparer l\u2019événement, lui a-t-on répliqué.De 2007 à 2009, toute la communauté paroissiale a mis la main à la pâte pour refaire une beauté au lieu de culte, du clocher jusqu\u2019au parvis, pour recueillir 100 000 $ pour défrayer les réparations et pour célébrer en grand son centenaire.« On a décapé tous les bancs et un couple a fait 101 coussins pour le confort des fidèles.Il y en a même un dans le confessionnal.On n\u2019a jamais vu ça dans une église! Le monde a travaillé très fort », illustre Bibiane.Dix-neuf ans plus tard, Diane Lafontaine est toujours présidente du conseil de gestion et Bibiane en tant que gestionnaire veille sur les activités touristiques du lieu.L\u2019exposition qui avait été préparée pour le centenaire est toujours déployée dans l\u2019église et attire chaque été plus de 1000 visiteurs.Filles du maître-chantre et de la dame qui a lancé les soupers paroissiaux pour financer l\u2019entretien de l\u2019église à une autre époque \u2014 en plus d\u2019élever 16 enfants \u2014, les jumelles Lafontaine estiment aujourd\u2019hui que leur engagement dans l\u2019église s\u2019inscrit simplement dans la continuité.« C\u2019était bien facile de dire oui, on continue l\u2019œuvre de nos parents, explique Diane.Ils nous ont toujours témoigné leur attachement à l\u2019église.» Bibiane et Diane Lafontaine prennent la pose dans l\u2019église Saint-Zénon où leurs parents s\u2019étaient aussi impliqués avant elles.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ PORTES GRANDES OUVERTES 0027011 0042156 Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 15 DE VILLAGE EN VISAGES : PIOPOLIS STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Vous connaissez l\u2019adage : c\u2019est souvent lorsqu\u2019on perd quelque chose qu\u2019on prend conscience de sa valeur.On peut dire la même chose du Festival Saint-Zé- non de Piopolis, reporté, comme la plupart des événements similaires, à 2021 (excepté le concert de Noël, maintenu le 5 décembre jusqu\u2019à nouvel ordre).« Les gens me disent que cela crée un grand vide, ce qui est bon signe : on s\u2019aperçoit que les concerts sont très attendus », rapporte Roger DesBiens, le fondateur de cette série de spectacles qui se tiennent depuis 1999 dans l\u2019église Saint-Zénon, essentiellement de mai à septembre.« Mais ça ne remet pas en cause l\u2019existence du festival, poursuit-il.C\u2019était notre 21e année et, au fil des ans, nous avons développé une clientèle très fidèle.Nos finances sont en très bonne posture.Nous relancerons les activités dès que les consignes le permettront. » Il n\u2019en était pas de même lorsque Roger DesBiens a préparé la première édition.« Peu de gens croyaient que le festival pourrait se maintenir dans une aussi petite municipalité.Mais moi, j\u2019ai comme principe d\u2019analyser la clientèle dans un rayon de 35 kilomètres.Si elle nous permet de survivre sans trop de compétition, c\u2019est une clef de succès.La suite nous a confirmé que notre lecture était bonne. » Mieux : avec les années et sa réputation, le Festival Saint-Zénon a commencé à accueillir des spectateurs de Sherbrooke, voire des États-Unis.Il faut dire que Roger DesBiens, qui s\u2019est établi à Piopolis à sa retraite, est arrivé avec plus de 20 ans d\u2019expérience au Festival du lac Massawippi, à North Hatley (la série de concerts a pris fin en 2008 après 25 ans d\u2019activité).Sa recette est faite de plusieurs petits détails qu\u2019il s\u2019est empressé d\u2019enseigner à Antoine Leclerc, celui qui lui a succédé à la direction artistique en 2015 : ne jamais tenter de négocier les cachets à la baisse, accueillir les artistes chaleureusement (Roger DesBiens les a souvent reçus et hébergés chez lui), développer un public reconnaissant envers ceux-ci, garder les billets à un prix raisonnable, laisser l\u2019entrée gratuite pour les enfants.SOUTENIR LA RELÈVE L\u2019engagement social est un autre aspect important au sein du Festival Saint-Zénon.« Depuis sept ans, nous avons mis sur pied un système de bourses qui permet aux élèves de la polyvalente Montignac de s\u2019acheter un instrument de musique.Je sais qu\u2019au moins trois d\u2019entre eux se dirigent aujourd\u2019hui dans une profession musicale. » Ces bourses sont rendues possibles grâce à la Fondation du Festival du lac Massawippi, créée avec les fonds qui restaient lorsque les concerts de North Hatley ont pris fin.« Nous faisons aussi des dons à des ensembles musicaux ou à des manifestations culturelles comme le Festival des harmonies », ajoute Roger DesBiens.Dernièrement, le Festival Saint- Zénon a également commencé à déborder dans la vie municipale, en organisant, trois fois par année, des concerts au centre d\u2019art de Pio- polis.La salle peut accueillir 60 personnes environ (contre 450 à l\u2019église Saint-Zénon).Toujours membre du conseil d\u2019administration du festival, Roger Des- Biens est aujourd\u2019hui surtout engagé dans la collecte de fonds.« Nous tentons de recueillir entre 30 000 $ et 40 000 $ par année, essentiellement pour garder le prix des billets abordable. » Mais le fondateur, qui estime que le Festival du lac Massawippi a disparu en partie parce que le conseil d\u2019administration n\u2019avait pas préparé de relève, continue de donner un coup de main à son successeur.« Antoine est un musicien et un mélomane, mais il est aussi pharmacien, donc très occupé.Je l\u2019aide encore, notamment pour les contacts, mais il fait un excellent travail. » 21 ans de concerts attendus Roger DesBiens pose devant une sculpture qu\u2019il a offerte il y a quelques années au Festival Saint-Zénon.L\u2019œuvre est devenue, en quelque sorte, l\u2019emblème de l\u2019événement.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0041959 Certaines restrictions s\u2019appliquent, détails sur place.Le prix de vente est disponible à l\u2019achat à taux d\u2019intérêt régulier offert par l\u2019intermédiaire du concessionnaire seulement.Taxes en sus.Sujet à approbation de crédit.Modèle illustré à titre indicatif.Ne peut être jumelé à aucune autre promo en vigueur.Offre à la location = limite de 16 000km par année, 0,15$ du km excédentaire.Tous les détails sur place.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Frais de couleur de 1000$ en sus.OUVERT LE SAMEDI - OUVERT LE SAMEDI - OUVERT LE SAMEDI - OUVERT LE SAMEDI - OUVERT LE SAMEDI 997$ d\u2019acompte Taux de 2,50% mois 51 Pendant /mois 499$ Location à QX50 PURE à Traction Intégrale 2020 Location 51 mois | 997$ d\u2019acompte D\u2019intérêts 0%/mois 499$ QX60 PURE 2020 Traction Intégrale INFINITI SHERBROOKE SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 16 DE VILLAGE EN VISAGES : PIOPOLIS JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca PIOPOLIS \u2014 De municipalité rurale sertie entre Marston et Woburn, à 20 kilomètres de Lac-Mégantic, Piopolis porte aujourd\u2019hui fièrement ses couleurs de village touristique, en préservant jalousement son équilibre entre tourisme et quiétude.Et on parle ici d\u2019un tourisme nature, axé sur la villégiature, la plaisance et la randonnée, décrit la conseillère municipale Nicole Charette, qui avait invité la journaliste à admirer la région du haut du Scotch Cap, pour illustrer son propos.Ce sentier familial de 1,4 kilomètre, aménagé par le comité de développement local sur des terres de la papetière Domtar, est à 6 kilomètres à peine de la Halte des zouaves et offre une vue imprenable sur les montagnes frontalières et les lacs Mégantic, des Joncs et aux Araignées.« Tous les résidents connaissent le Scotch Cap, énonce Mme Cha- rette.Il y a d\u2019autres beaux sentiers autour, le Gosford, les Sentiers frontaliers, mais celui-ci est plus près et facilement accessible.C\u2019est une autre façon de voir le lac et son immense marais. » M o n t r é a l a i s e d \u2019o r i g i n e e t professeure de linguistique à l\u2019Université de Sherbrooke dans une autre vie, Mme Charette a découvert Piopolis grâce à une amie, l\u2019a fréquentée pour les vacances quand sa famille était plus jeune, en a été la directrice générale pendant quelques années et a été élue conseillère municipale en 2017.En 30 ans, Piopolis a bien changé, témoigne-t-elle.Le village est confronté aux mêmes défis de vieillissement de la population et de déclin démographique que partout ailleurs.Mais c\u2019est dans une saine mixité entre villégiateurs et familles souches que se trouve une partie de la solution, selon elle.« On ne veut pas devenir un village de location, parce que tu n\u2019as plus de vie là.Les gens viennent, repartent et s\u2019en foutent, ils sont en vacances! Nous ce qu\u2019on veut c\u2019est accueillir de nouvelles familles.Et on va y arriver. » La fermeture du guichet Desjardins l\u2019automne dernier, qui était pourtant un projet-pilote de centre libre-service prometteur implanté depuis 2011 dans le Magasin général, est encore fraîche en mémoire, comme un autre signe qu\u2019il faut rester vigilant pour rester vivant.Présidente du comité de développement local et propriétaire des Hébergements aux Cinq sens, Paule Rochette partage le même souci de préserver l\u2019équilibre et de développer harmonieusement.« Tout projet devrait passer par le comité de développement, plaide- t-elle.On veut être un comité avi- seur pour la Municipalité parce que ce n\u2019est pas vrai, je ne veux pas qu\u2019il arrive de gros développements et de l\u2019argent sans en contrôler l\u2019impact sur la communauté et l\u2019environnement. » Récréologue de formation et randonneuse dans l\u2019âme, Paule Rochette a cherché longtemps au Québec un lieu encore sauvage pour bâtir son entreprise.« Je suis tombée sous le charme du village ici.C\u2019est vraiment la carte postale de montagnes et de lac que j\u2019avais comme vision.(\u2026) Mais il fallait y croire! Quand je suis arrivée, il n\u2019y avait pas grand- chose.Les touristes ne savaient même pas c\u2019était où, Piopolis. » Sur sa propriété de 14 acres défrichée à la main, précise-t-elle, elle a fait naître un lieu de ressourcement en nature avec de l\u2019hébergement en yourtes ou en tentes-hamacs et une expérience d\u2019immersion dans la culture autochtone.Cela dure depuis 10 ans, raconte-t-elle, avec la conviction d\u2019être sur son X, pleinement en phase avec la magnifique forêt qui l\u2019entoure.Deux ans après son arrivée à Piopolis, Paule Rochette a tenu à s\u2019impliquer dans le comité de développement local pour mettre en pratique ses idées de faire autrement et de garder la communauté UN ÉQUILIBRE PRÉCIEUX OFFRE RÉSIDENTS DU QUÉBEC 30% RABAIS DE INFORMATION ET RÉSERVATION 1 866 540 4460 fairmont.fr/frontenac/québec CHAMBRE À PARTIR DE 285$ Enregistrement plus tôt et départ tardif offerts sans frais LA VIE DE CHÂTEAU + TAXES 0041057 0041919 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 17 DE VILLAGE EN VISAGES : PIOPOLIS tissée bien serrée.Elle tire une grande fierté d\u2019avoir su mobiliser assez pour devenir un Cœur villageois, une bannière touristique que se partagent seulement 13 localités des Cantons-de- l\u2019Est et qui atteste un peu de leur volonté de se distinguer par leur personnalité et leurs atouts.« On le fait pour les touristes, mais on le fait pour les citoyens aussi, pour améliorer notre qualité de vie. » Sylvie Morin et Karine Gosselin sont de nouvelles commerçantes au village.Elles ont acquis l\u2019année dernière une petite maison avec l\u2019idée d\u2019en faire la quatrième résidence de tourisme de leur entreprise Les Belles du lac.« Quand on est arrivés ici et qu\u2019on a commencé à rénover la maison, on est tombées en amour avec le village et la place.Alors on est déménagées », relate Mme Gosselin dans la boutique de déco-cadeaux, gourmandises et antiquités attenante à leur nouveau chez-eux ouverte depuis la mi-juin.« Je pense que ce qui est extraordinaire ici, c\u2019est ce côté pittoresque.Les gens arrivent au quai, prennent une marche, il y a plusieurs attraits qui font sortir du quotidien », renchérit Sylvie Morin.La conseillère municipale Nicole Charette s\u2019implique activement dans les dossiers qui concernent la santé du lac Mégantic.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Paule Rochette a longtemps cherché le lieu parfait au Québec pour mettre sur pied l\u2019entreprise d\u2019hébergement touristique dont elle rêvait et c\u2019est à Piopolis qu\u2019elle a trouvé le match parfait.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Avec Marston, Lac-Mégantic et Frontenac, la Municipalité de Piopolis est résolument engagée dans une bataille pour protéger la santé du lac Mégantic.Le dossier a été retardé par la COVID, mais les quatre municipalités riveraines se sont entendues pour contrôler l\u2019accès au plan d\u2019eau et imposer le lavage des embarcations.À Piopolis, cela a commencé cette année avec la fermeture de la descente à bateaux du quai de Woburn pour diriger les plaisanciers vers le quai municipal, celui au cœur du village, où sera éventuellement installée la guérite payante.Cette fermeture a permis de rouvrir une petite plage municipale, se réjouit la conseillère Nicole Charrette, et d\u2019ainsi donner un accès au lac aux familles plus modestes qui n\u2019ont pas de maison au bord de l\u2019eau ou d\u2019embarcations pour y naviguer.JACYNTHE NADEAU PROTÉGER LE LAC MÉGANTIC Bureau des ventes (sur rendez-vous seulement) 60A rue Principale, Eastman, QC, J0E 1P0 579-437-8760 poste 1 QUARTIERKYOURBAIN.COM Licence RBQ : 5589-1022-01 CONTACTEZ NOTRE ÉQUIPE ! NOUVEAU PROJET RÉSIDENTIEL À MAGOG 0040915 0041076 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 18 DE VILLAGE EN VISAGES : PIOPOLIS LA SEMAINE PROCHAINE, DIRECTION LE CANTON DE HATLEY! JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca PIOPOLIS \u2014 À une autre époque au Québec, dit-on, c\u2019était un honneur d\u2019avoir un zouave dans la famille.Imaginez la fierté des Piopolissois d\u2019habiter un village fondé par\u2026 14 zouaves! « On est le seul village qui a été fondé par des zouaves pontificaux, met en contexte Lucie Lafontaine.Les gens veulent connaître cette histoire, ils en sont fiers! » Fille du marchand général, Mme Lafontaine a fait carrière à Québec avec son conjoint Raymond Gauthier, lui aussi un fils du village.Le couple s\u2019était promis de revenir à Piopolis pour la retraite.Et il s\u2019est plongé dans le développement et l\u2019animation de la communauté depuis ce temps.Mme Lafontaine a entre autres fait de la Halte des zouaves sa nouvelle mission quand elle a « eu le travail », comme elle dit, de convertir l\u2019aire à pique-nique en halte touristique en 2011.Dans le petit bâtiment de bois bien en vue dans le parc du Marais, elle a rassemblé avec la complicité des familles du village, des photos, des lettres, des livres, des artefacts, qui retracent cette histoire bien spéciale.Les zouaves pontificaux sont des bons catholiques d\u2019une vingtaine de pays qui ont répondu à l\u2019appel du pape Pie IX d\u2019aller défendre son territoire des visées unificatrices de l\u2019Italie dans les années 1860.Le contingent canadien fut majoritairement constitué de Québécois.En tout, 507 zouaves furent recrutés au pays et 388 d\u2019entre eux firent le voyage vers Rome à partir de 1868.« Heureusement quand ces jeunes sont arrivés là-bas, la guerre se terminait, relate Mme Lafontaine.Heureusement parce qu\u2019ils étaient préparés peut-être plus religieusement que pour aller se battre. » À l e u r r e t o u r a u Q u é b e c , 14 zouaves se sont installés sur ces terres de colonisation qui allaient devenir Piopolis, la ville du pape.Ils sont arrivés sur place le 21 avril 1871 et ont trouvé un camp de bûcheron d\u2019une seule pièce pour les abriter.Et même si quatre d\u2019entre eux ne sont pas restés, l\u2019histoire atteste qu\u2019ils avaient déjà été rejoints par de nombreux colons l\u2019automne venu.S\u2019ils n\u2019ont pas fondé de village, bon nombre de zouaves pontificaux continuèrent de faire la fierté du clergé catholique et d\u2019être actifs dans la promotion du nationalisme canadien-français, dira-t-elle aussi.Pendant plusieurs décennies on les a vus parader, entre autres lors de grands évènements comme la Saint-Jean-Baptiste.Le mouvement zouave était particulièrement vivant à Montréal, Québec et Trois-Rivières.Il a tenu son dernier grand rassemblement en 1984 lors de la venue du pape Jean-Paul II à Montréal.Lucie Lafontaine ne sera pas sur place cet été pour raconter les zouaves aux 3000 visiteurs qui s\u2019arrêteront à la halte.Pour un deuxième été, elle confie l\u2019animation du lieu à la relève.Elle n\u2019en travaillera pas moins en coulisses parce qu\u2019el le a encore mille et une idées à mettre en chantier pour honorer la mémoire des zouaves fondateurs de Piopolis.« J\u2019ai été élevée au magasin général où j\u2019entendais plein d\u2019histoires et j\u2019aime beaucoup lire », explique- t-elle, quand on lui demande d\u2019où elle tient cet intérêt pour les zouaves.« Quand j\u2019ai su que j\u2019avais le travail ici, je me suis plongée dans plein de livres, que je ressors chaque année pour me remémorer les dates.J\u2019aime l\u2019histoire, j\u2019aime rencontrer les familles qui viennent me voir avec leur pile de photos à démêler.C\u2019est plaisant de voir que les gens s\u2019investissent dans ce lieu.Ça contribue à rendre notre village vivant et je trouve ça beau, un village vivant. » Un village de zouaves Fille du marchand général et revenue à Piopolis à la retraite, Lucie Lafontaine a fait de la Halte des zouaves sa nouvelle mission.« C\u2019est plaisant de voir que les gens s\u2019investissent dans ce lieu.Ça contribue à rendre notre village vivant. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ « On est le seul village qui a été fondé par des zouaves pontificaux.» \u2014 Lucie Lafontaine PAR ICI LE CINÉMA D\u2019ICI ON SE VOIT AU CINÉMA EN TOUTE SÉCURITÉ PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 0034731 0042086 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 19 La Presse canadienne MONTRÉAL \u2014 La proposition des créanciers garantis du Cirque du Soleil a obtenu l\u2019aval de la Cour supérieure du Québec, vendredi, pour être considérée comme soumission d\u2019amorce dans le cadre de la mise aux enchères de l\u2019entreprise de divertissement.Cela établit les conditions minimales à respecter pour le dépôt d\u2019offres rivales.L\u2019offre du groupe de prêteurs, mené par la firme torontoise Catalyst Capital Group, qui détient la dette garantie d\u2019environ 1 milliard $ US du Cirque, est valorisée à environ 1,2 milliard $ US, selon le plus récent rapport de la firme Ernst & Young, qui agit comme contrôleur dans le dossier.Jusqu\u2019à 375 millions $ US seront mis à la disposition de la compagnie, qui est privée de revenus en raison de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19, ce qui a entraîné l\u2019annulation de 44 spectacles à travers le monde et le licenciement de quelque 3500 personnes à la fin juin.On mettra également sur pied deux fonds totalisant 20 millions $ US pour verser les sommes dues aux ex-travailleurs et artisans.L\u2019entente prévoit un engagement d\u2019au moins cinq ans visant à maintenir le siège social du Cirque à Montréal.Cette proposition écarte l\u2019arrangement évalué à environ 420 millions $ US et annoncé avec les actionnaires actuels, le fonds texan TPG Capital, la firme chinoise Fosun et la Caisse de dépôt et placement du Québec, le 29 juin, lorsque le Cirque s\u2019est tourné vers la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC).Ceux-ci misaient sur le prêt de 200 millions $ US offert par l\u2019État québécois.Dans le cadre du processus d\u2019enchères, d\u2019autres acquéreurs potentiels auront jusqu\u2019au 18 août pour déposer une offre.L\u2019entente prévoit que les propositions devront être entièrement financées.Leur valeur devrait être supérieure d\u2019au moins 1,5 million $ US par rapport à l\u2019entente intervenue avec les créanciers.Québecor ne participera pas aux enchères, mais le conglomérat de télécommunications a néanmoins tendu la main aux créanciers.Le cofon- dateur du Cirque Guy Laliberté, qui a vendu ses dernières actions pas plus tard qu\u2019en février, a également de l\u2019intérêt.CIRQUE DU SOLEIL L\u2019offre des créanciers conforme La Presse canadienne SAINT-APOLLINAIRE \u2014 La Sûreté du Québec (SQ) a lancé vendredi matin, sous la pluie, une autre journée de recherches pour capturer Martin Carpentier, six jours après que ses deux petites filles eurent été trouvées mortes dans un secteur boisé de Saint-Apollinaire, à l\u2019ouest de Lévis.Dans un message transmis sur Twitter en milieu de matinée, la SQ a affirmé que de nouveaux éléments l\u2019avaient incitée à déployer un grand nombre de policiers à Saint-Apollinaire vendredi.La sergente Hélène Nepton a précisé que les policiers parcouraient le secteur à pied, à l\u2019aide de maîtres- chiens, de VTT et d\u2019agents du ministère de la Faune.La SQ entend vérifier l\u2019ensemble des chalets et dépendances du Les chalets au peigne fin La SQ entend vérifier l\u2019ensemble des chalets et dépendances du secteur de Saint-Apollinaire et souhaite accompagner les propriétaires dans cette opération.\u2014 PHOTO LE SOLEIL Martin Carpentier toujours en cavale secteur et souhaite accompagner les propriétaires dans cette opération.Jeudi, la SQ a affirmé que Martin Carpentier pourrait être toujours en vie, car des éléments de preuve avaient démontré qu\u2019il avait probablement dérobé dans une roulotte du secteur des objets qui pourraient assurer sa survie.La sergente Nepton a toutefois précisé vendredi qu\u2019il est quand même possible qu\u2019il soit inconscient ou mort.La police avait ajouté qu\u2019il était aussi possible que l\u2019homme âgé de 44 ans se déplace vers d\u2019autres roulottes, chalets ou dépendances du secteur ou plus loin.La SQ avait indiqué jeudi que rien ne permettait de croire que Martin Carpentier représentait un danger pour la population, mais avait assuré que toute personne craignant de se rendre seule pour inspecter ses possessions dans la forêt pouvait se faire accompagner par un policier.Les enquêteurs croient que les deux petites filles et leur père ont été impliqués dans un grave accident de voiture sur l\u2019autoroute 20 le 8 juillet, mais leur véhicule était vide à l\u2019arrivée des policiers.Une alerte Amber a été lancée le 9 juillet, mais a dû être annulée deux jours plus tard lorsque les corps des deux enfants ont été retrouvés.Des autopsies ont été faites sur les corps, mais la police a dit ne pas vouloir révéler la cause des décès avant que Martin Carpentier ne soit retrouvé.Les funérailles de Romy et Norah Carpentier sont prévues lundi, à Lévis.0042189 La session de l\u2019hiver 2020 a été marquée par une pandémie, nécessitant une mobilisation sans précédent au plan de l\u2019enseignement universitaire.En moyenne, plus de 2500 chargées et chargés de cours enseignent chaque année à l\u2019Université de Sherbrooke.La plupart a dû passer rapidement de l\u2019enseignement en classe à l\u2019enseignement à distance pour terminer cette session d\u2019hiver singulière, de même que pour entamer la session d\u2019été.Ayant à cœur les apprentissages de la communauté étudiante, les efforts n\u2019ont pas été ménagés pour relever ce défi.Les chargées et chargés de cours s\u2019apprêtent à en faire autant à l\u2019automne 2020, unissant leurs forces à celles de toute la communauté universitaire.C\u2019est avec grand enthousiasme que nous accueillerons à nouveau les étudiantes et étudiants sur le campus! Avec fierté, le SCCCUS remercie chaleureusement ses membres, maillons essentiels dans la diffusion des connaissances! Bon été! SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 20 ACTUALITÉS La Presse canadienne OTTAWA \u2014 Un deuxième comité de la Chambre des communes envisage d\u2019examiner l\u2019accord entre le gouvernement fédéral et l\u2019organisme UNIS pour gérer un vaste programme de bénévolat étudiant, qui a été rompu après s\u2019être embourbé dans des considérations éthiques.L\u2019organisme à but non lucratif UNIS (« WE Charity » en anglais) a abandonné la gestion du programme de 912 millions $ en pleine controverse liée aux centaines de milliers de dollars qu\u2019il a versés à des membres de la famille du premier ministre Justin Trudeau pour leur participation à des événements.Le contrat a été attribué à UNIS sans appel d\u2019offres.M. Trudeau a admis qu\u2019il aurait dû se retirer du processus d\u2019octroi du contrat.Le ministre des Finances Bill Morneau, dont l\u2019une des filles travaille pour une branche de l\u2019organisation, a dit la même chose.Les conservateurs du comité permanent de l\u2019accès à l\u2019information, de la protection des renseignements personnels et de l\u2019éthique des Communes ont réclamé vendredi d\u2019obtenir toute la documentation liée aux discours prononcés par M. Trudeau, sa femme, sa mère ou son frère dans des événements organisés par UNIS.Les conservateurs estiment que le comité doit comprendre dans quelle mesure les règles du gouvernement sur les conflits d\u2019intérêts ont été respectées.Pour eux, l\u2019accord conclu avec UNIS représente un cas très concret en la matière.« Faisons un peu la lumière là-dessus », a déclaré vendredi le député conservateur ontarien Michael Barrett, porte-parole de son parti en matière d\u2019éthique.Selon UNIS, la mère de M. Trudeau, Margaret, connue pour son militantisme en matière de santé mentale, est la principale personne de l\u2019entourage du premier ministre qui a été rétribuée pour des discours entre 2016 et 2020.Justin Trudeau n\u2019a jamais été payé pour des discours, affirme l\u2019organisme.LE COMMISSAIRE À L\u2019ÉTHIQUE ENQUÊTE La députée libérale québécoise Brenda Shanahan a fait valoir que le comité n\u2019est pas un organisme d\u2019enquête.Il supervise en grande partie le travail de personnes telles que le commissaire fédéral à l\u2019éthique Mario Dion, a-t-elle dit, mais ne mène pas d\u2019enquêtes lui-même.Le commissaire Dion a ouvert des enquêtes sur le premier ministre et le ministre des Finances dans cette affaire, afin de déterminer s\u2019ils ont violé la Loi sur les conflits d\u2019intérêts.Jeudi, le comité des finances de la Chambre des communes a entendu la ministre de la Jeunesse, Bardish Chagger, et des hauts fonctionnaires sur la façon dont l\u2019entente avec UNIS a été conclue après que M. Trudeau a annoncé en avril le lancement du programme de soutien au bénévolat pour les étudiants qui n\u2019ont pas pu trouver de travail d\u2019été à cause de la COVID-19.Le comité de l\u2019éthique veut enquêter sur UNIS JEAN-FRANÇOIS GUILLET La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Alors que le port du masque devient obligatoire samedi dans les lieux publics fermés, le spectre d\u2019un combat se dessine pour ceux qui ne peuvent pas l\u2019enfiler en raison de problèmes majeurs de santé.C\u2019est le cas de Bianca Ba- chand, qui souffre d\u2019une maladie pulmonaire.De prime abord, Bianca Bachand semble en pleine santé.Or, la réalité est tout autre.Ses capacités physiques sont grandement amputées en raison de la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) qui l\u2019afflige.Chaque bouffée d\u2019air frais l\u2019éloigne d\u2019une visite à l\u2019hôpital.Le port d\u2019un couvre-visage aurait l\u2019effet inverse, assure-t-elle.« Quand j\u2019arrive chez moi, au deuxième étage, avec mes sacs d\u2019épicerie, je suis très essoufflée.Avec les périodes de chaleur, c\u2019est pire, dit la Granbyenne de 47 ans.Porter le masque sur une longue période, c\u2019est carrément impensable. » Angoisse, frustration, consternation.Bianca Bachand passe par toute la gamme des émotions en pensant à ce qui l\u2019attend avec l\u2019entrée en vigueur du port du masque obligatoire dans les lieux publics clos, décrétée par le gouvernement.PREMIER ROUND Malgré ses problèmes de santé, Bianca Bachand n\u2019est pas le genre à baisser les bras.Elle est prête à amorcer le premier round d\u2019un combat qui s\u2019annonce ardu.« C\u2019est méconnu, mais ma condition de santé ne me permet pas de porter de masque pour entrer dans un commerce.C\u2019est évident que je devrai me battre pour faire valoir mes droits.Et je ne serai pas la seule. » Vérification faite, les informations sur le site du gouvernement du Québec corroborent cette affirmation.Certains individus ne sont pas visés par la nouvelle règle.Outre les enfants de moins de 12 ans, on retrouve notamment dans cette catégorie « les personnes dont la condition médicale particulière empêche le port du masque ou du couvre-visage ».Mme Bachand ne pourra pas compter sur les forces de l\u2019ordre pour l\u2019épauler.En fait, le service de police de Granby n\u2019interviendra pas si on lui refuse l\u2019accès à certains endroits publics clos parce qu\u2019elle ne porte pas de masque.JUGEMENT Bianca Bachand n\u2019en peut plus d\u2019encaisser jour après jour les commentaires désobligeants des gens sur les réseaux sociaux.« Dès que j\u2019essaie de parler de ma situation particulière, on me pointe du doigt, image-t-elle.Des gens me traitent d\u2019individualiste, de moins que rien parce que je ne peux pas porter de masque.Je n\u2019ose pas imaginer quand ce sera obligatoire. » « Plusieurs personnes me disent que je devrais me faire livrer les choses plutôt que d\u2019aller en magasin.Mais, je n\u2019ai pas les moyens de payer pour ça.Les plus nantis ne sont pas conscients de ça », affirme celle qui vit de l\u2019aide sociale.INCAPACITÉ DE PORTER LE MASQUE Un combat qui s\u2019annonce ardu Bianca Bachand \u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL 0042291 Début du projet pilote de dépôt volontaire du verre : participez dès maintenant! Points de dépôt accumuler déposer recycler Retirez les bouchons et les couvercles.Allez à un point de dépôt.Rincez les contenants.Tous les détails à : sherbrooke.ca/virageverre 819 823-8000 Aréna Yvan-Dugré Bureaux d\u2019arrondissement de Brompton\u2013 Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013Deauville Secteur de Brompton : 133, rue Laval Secteur de Rock Forest : 1000, rue du Haut-Bois Nord Centre communautaire Richard-Gingras Centre Julien-Ducharme Parc Jacques-Cartier Parc Jules-Richard laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 21 0041353 **Offre valable pour la location mensuelle d\u2019un modèle Mazda3 GX 2020 (DVXK60CP00) de base neuf, d\u2019une valeur de 22 150$, ce qui équivaut à 60 paiements mensuels de 258$, avec acompte de 1 825$.Limite de 20 000 km par an.Frais de 0,08$ par kilomètre excédentaire.Les paiements ne peuvent être hebdomadaires et sont mentionnés à des fins informatives seulement.\u2021Offre valable pour la location mensuelle d\u2019un modèle CX-30 GX 2020 (ZXXK80AA00)/Mazda CX-5 GX 2020 (NXXL80AA00)/d\u2019un Mazda CX-9 GS 2020 (QXSM80AA00) de base neuf, d\u2019une valeur de 28 000$/32 000$/41 950$, incluant la traction intégrale i-Activ (d\u2019une valeur de 2 000$/2 000$/3 300$), ce qui équivaut à 60/48/60 paiements mensuels de 326$/370$/457$, avec acompte de 1 890$/1 520$/1 590$.Limite de 20 000 km par an.Frais de 0,08$/0,08$/0,12$ par kilomètre excédentaire.Les paiements ne peuvent être hebdomadaires et sont mentionnés à des fins informatives seulement.L\u2019immatriculation, les assurances, les taxes et les frais d\u2019inscription au RDPRM allant jusqu\u2019à 88,12$ (incluant les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription) sont en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à prix moindre, passer une commande ou effectuer un échange.La première mensualité, les frais d\u2019inscription au RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019enregistrement sont payables à la livraison.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.?Le taux annuel de financement à l\u2019achat de 0% est offert pour les Mazda 2020 neuves.Les termes peuvent varier selon le modèle.Exemple de financement du modèle CX-5 GX 2020 (NVXL80AA00) au prix de vente de 30 024$, un montant financé de 30 000$, avec un acompte de 0$, ce qui équivaut à 48 paiements mensuels de 625$, les frais de crédit sur une période de 48 mois, de 0$ et l\u2019obligation totale de financement, de 30 000$.L\u2019offre inclut la taxe de 100$ sur le climatiseur (le cas échéant) et les frais de transport et de préparation de 1 950$.Les taxes et les droits pour les pneus neufs sont en sus et requis au moment de l\u2019achat.\u2020Offert aux clients admissibles sur approbation de crédit par la Banque Scotia.Communiquez avec votre concessionnaire Mazda du Québec pour connaître toutes les conditions.L\u2019offre peut être modifiée ou annulée sans préavis.L\u2019offre est valable du 1er au 31 juillet 2020.*Pour en savoir plus sur la garantie à kilométrage illimité de Mazda, visitez le site mazdaillimitee.ca.À moins d\u2019avis contraire, ces offres sont valables du 1er au 31 juillet 2020 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks.Achat ou location sur approbation du crédit pour les clients admissibles seulement.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Visitez mazda.ca ou passez chez votre concessionnaire pour connaître tous les détails.NOS CONCESSIONNAIRES SONT HEUREUX DE VOUS RECEVOIR DANS LEUR ÉTABLISSEMENT, OÙ ILS APPLIQUENT DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE SÉCURITÉ.AVEC TOUTES LES NOUVELLES MAZDA 2020 0 % AU F INANCEMENT À L\u2019ACHAT ?OPT IONS DE CRÉD I T D I F F ÉRÉ OFFERTES\u2020 GARANT I E À K I LOMÉTRAGE I L L IM I T É* À PARTIR DE 258$**/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1 825 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.59$ PRIX DE DÉTAIL 22150 $ MAZDA?GX INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 370$\u2021/MOIS, LOCATION 48 MOIS ACOMPTE DE 1 520 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 457$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1590 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (12¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.105$ PRIX DE DÉTAIL 41950 $ CX-9 GS 7 PASSAGERS INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 326$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1890 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.75$ PRIX DE DÉTAIL 28 000 $ CX-?0 GX LE TOUT NOUVEAU ÉQUIVAUT À /SEM.85$ PRIX DE DÉTAIL 32 000 $ CX-5 GX REPRENONS LA ROUTE ENSEMBLE SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 22 OPINIONS I l y a environ deux semaines, je vous parlais d\u2019Isabelle* dont le système immunitaire est complètement à plat.Son médecin a «prescrit» que ses deux enfants n\u2019aillent pas en classe à l\u2019automne, il n\u2019y a aucun risque à prendre.Ils sont totalement confinés depuis mars.Elle et Jerôme*, son conjoint qui est aussi le père, ont frappé à toutes les portes pour que leurs enfants soient considérés comme les enfants immunosupprimés, qui seront exemptés de la présence à l\u2019école.Ils auront droit à l\u2019enseignement à distance à partir de classe virtuelle.Comme je vous l\u2019écrivais au début juillet, les problèmes de santé d\u2019Isabelle ont commencé au cours de l\u2019automne.«Ça a été comme de l\u2019arthrite, mais ça a été fulgurant», m\u2019avait raconté Jérôme.Après une série de tests, les médecins ont finalement trouvé ce qui clochait.Isabelle a une maladie auto-immune mortelle qui attaque notamment les muscles et les poumons.Et, parce que son système immunitaire se retourne contre elle, elle reçoit des traitements pour neutraliser ledit système.Elle est complètement sans défense.Jusqu\u2019à maintenant, toutes leurs démarches se sont soldées par une fin de non-recevoir, on leur a répété que la présence en classe de tous les enfants est obligatoire, sauf pour les enfants vulnérables, et sauf évidemment, pour ceux dont les parents PARENTS IMMUNOSUPPRIMÉS Du cas par cas MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com font l\u2019école à la maison.Le personnel vulnérable est aussi exempté.Le cabinet du ministre Jean-François Roberge leur avait répondu «que les enfants ne semblent pas constituer un vecteur majeur de transmission de la maladie».Pour Isabelle, «ne semblent pas» est un risque trop grand.Elle et Jérôme se sont arrangés comme ils ont pu pour les trois derniers mois de l\u2019année scolaire de leur fille qui est en première année.L\u2019école n\u2019offrait qu\u2019une rencontre virtuelle par semaine, trop peu.«La façon dont ça a fonctionné, c\u2019était correct pour trois mois, mais pour l\u2019année prochaine, il faudrait qu\u2019il y ait une relation qui se développe avec un enseignant pour garder l\u2019envie d\u2019apprendre.» C\u2019est ce qu\u2019ils aimeraient pour leur fille.Le problème ne se pose pas pour leur plus jeune, la maternelle n\u2019est pas obligatoire.J\u2019avais contacté le ministère de l\u2019Éducation avant de publier la première chronique pour savoir s\u2019il était possible qu\u2019on fasse éventuellement une exception pour les enfants dont les parents sont particulièrement à risques.Pour savoir si, sachant que la vie de certains d\u2019entre eux est menacée, on pourrait se raviser.Voici la réponse : «L\u2019obligation de fréquentation scolaire revêt un caractère essentiel, car elle permet de rejoindre tous les élèves, particulièrement les plus vulnérables, et d\u2019assurer qu\u2019ils ont droit à une éducation de qualité.Pour les élèves qui auraient une condition médicale particulière les rendant vulnérables à la COVID-19 (maladie chronique, déficit immunitaire grave), chaque centre de services scolaire déploiera une offre d\u2019enseignement à distance de qualité répondant aux besoins identifiés dans son territoire.Dans ces cas, un billet du médecin qui fait état de cette recommandation sera requis.Pour les proches ayant une condition médicale particulière les rendant vulnérables à la COVID-19 (maladie chronique, déficit immunitaire grave), la Santé publique juge que le fait que les enfants soient de faibles transmetteurs, additionné aux strictes mesures sanitaires mises en place dans les écoles (lavage des mains et désinfections régulières des locaux, par exemple), permet de minimiser tout risque de transmission à la maison.» Minimiser, pas éliminer.«Néanmoins des cas d\u2019exception, comme le cas de la dame, pourraient survenir et doivent faire l\u2019objet d\u2019un traitement particulier.À ce sujet, le Ministère a communiqué avec elle, ainsi qu\u2019avec son centre de services scolaire, afin de déterminer les services qui pourraient être offerts à ses enfants, vu les circonstances exceptionnelles.Un billet du médecin sera également requis pour qu\u2019un élève dont un proche présente une vulnérabilité du point de vue de la santé puisse être scolarisé à distance.» Du cas par cas, donc.Le Ministère a en effet communiqué avec le centre de services scolaire et le directeur du centre de services scolaire a contacté Jérôme et Isabelle pour leur dire que leur fille pourra fort probablement intégrer une classe à distance, sans aller dans le détail, en leur disant qu\u2019elle aurait trois heures d\u2019interaction avec un prof par semaine.Ce n\u2019est pas beaucoup.Alors voilà, on s\u2019embarque dans du deux poids deux mesures où il faudra tracer la ligne entre les parents qui ont un déficit immunitaire grave et ceux qui ont un déficit immunitaire exceptionnellement grave.Contrairement à l\u2019adage, l\u2019exception ne confirme pas la règle.Il la complique.* Prénoms fictifs Je remarque beaucoup de laxisme en tant qu\u2019utilisateur payeur du service de transport urbain de la STS au niveau du paiement du titre de transport, de l\u2019habitude à acquérir de porter un couvre-visage! Je me questionne sur la lenteur de la STS à déployer le panneau de plexiglas comme protection de l\u2019habitacle du chauffeur et l\u2019obligation du paiement! SVP pas de réponses positives ou énoncés « de style communiqué de presse » de votre part pour justifier ce laxisme.Je déplore que la STS mette autant de temps à réintroduire l\u2019entrée des usagers par la porte avant et le paiement du passage par cartes à puce, monnaie métallique ou jeton! J\u2019entends déjà la Ville de Sherbrooke, son maire et les dirigeants de la STS et son c.a.« pleurnicher » d\u2019un déficit « monstre » à cause de la crise sanitaire qui « bat son plein depuis le 13 mars 2020! On connaît la chanson et le refrain! Hier après le travail, j\u2019ai dû me rendre au centre commercial Galerie des Quatre-Saisons.Je monte à bord à 13 h 5 dans l\u2019autobus 66105, circuit # 3 direction Carrefour de l\u2019Estrie, l\u2019entrée se FAIT PAR LA PORTE ARRIÈRE (.), la borne de paiement est accessible, par conséquent, impossible d\u2019acquitter le prix du passage avec monnaie ou jeton! Pour ma part, j\u2019utilise le P.M.E.de la carte « La Vermeilleuse » (quel nom farfelu pour une carte de paiement électronique, commentaire en passant!) Force est d\u2019admettre que peu de gens défraient le prix de leur embarquement.Et le port du masque, on « repassera »! Oui, oui, il y a une période de « grâce » pour l\u2019obligation du port du couvre-visage! Hâte de voir la discipline des usagers le 27 juillet 2020! Entre le départ à 13 h 5 du quai des Galeries Quatre-Saisons et l\u2019endroit où je suis descendu, soit l\u2019abribus situé à l\u2019intersection King Ouest et Jacques-Cartier Nord à 13 h 35 (bravo le temps de parcours fut respecté), 31 personnes ont embarqué, de ce nombre seulement 4 usagers ont balayé leur carte « La Vermeilleuse » à la borne de paiement POURTANT ACCESSIBLE et 4 usagers arboraient le couvre-visage, y compris moi! Des chiffres qui en disent long! Vivement le retour de l\u2019entrée par la porte avant avec l\u2019obligation du paiement et le port du couvre-vi- sage tel qu\u2019édicté par les autorités gouvernementales! Pierre-Luc Poisson Sherbrooke Beaucoup de laxisme «CARREFOUR DES LECTEURS laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 23 ACTUALITÉS NATHALIE PLAAT CHRONIQUE Collaboration spéciale redaction@latribune.qc.ca LA SAGESSE DES CRABES S e guérir, se reconstruire, se rapailler.Le vocabulaire de la guérison est aussi poétique que celui de la maladie.Il se fait puissant et joyeux, en opposition aux mots-enclumes : tumeur, agressif, mutilant, traumatique, etc.L\u2019ombre et la lumière tenues ensemble dans une même expérience, trouvées parfois dans la même phrase, au détour des échanges avec les médecins, vécues en synchronie dans le corps, comme dans toutes, pourrait-on presque dire, les grandes expériences du vivant.En cancer du sein, chez les jeunes femmes, j\u2019ai remarqué toute la prudence autour du mot « rémission ».Il y a parfois cette retenue face à la joie, comme si le nombre d\u2019années à récupérer les récidives avait fini par user la capacité à rencontrer la fatalité qui se réinvite.Le bien plus prudent rationnel finit par habiter tout l\u2019espace.On dira qu\u2019on sera content, bien sûr, mais en ayant toujours en tête des statistiques qui, elles, ne sont pas douées pour le champagne.Sur mon chemin, je trouve enfin ce jour où les étapes ont commencé à achever.Enfin.Terminée l\u2019étape de l\u2019empoisonnement! J\u2019ai marché une dernière fois le corridor menant vers l\u2019ascenseur du 7e, avec sur ma peau le perlant de ma peur et le métal suintant de la dernière dose.Au soir, j\u2019ai laissé couler dans ma gorge le mousseux offert par mon voisin et rouler sur mes joues des pleurs qui ressemblent à ceux d\u2019après la naissance donnée.« Tu pleures de joie, maman? » « Oui ma belle, je pleure de joie. » Tu sais quoi?Je pleure parce que je l\u2019ai fait.Moi, la chochotte qui ne connaissais pas sa force, je l\u2019ai fait.Quelques embolies pulmonaires plus tard, je tiens toujours debout.Puis, le vide.L\u2019attente.Il s\u2019agit maintenant de passer à la future étape : la chirurgie.Ce n\u2019est qu\u2019à ce moment qu\u2019on saura ce qu\u2019il reste de cancéreux en mon sein et autour.Il faut alors s\u2019asseoir sur son angoisse et traîner un téléphone ouvert en permanence, dans sa poche arrière, en espérant voir le « numéro masqué » nous annoncer notre avenir.Je marche ma ville avec cette pensée que la peur a maintenant toute la place pour réinstaller son empire.C\u2019est ce à quoi l\u2019attente lui sert.Tumeur de la pensée, la terreur se loge dans les scénarios les plus catastrophiques : il faudra m\u2019enlever les deux seins, et on me découvrira des métastases partout, rien n\u2019aura fonctionné, j\u2019aurai été « une cobaye » de plus de la science de mon époque, comme les mères de mes amies, celles décédées du cancer du sein, avant l\u2019an 2000.Je marche ma ville et soudain, l\u2019idée, celle qui commence à me guérir.Je prends le téléphone et compose un numéro pour la première fois le 28 janvier dernier.La même voix douce me répond.« Oui, demain, 15 h 30 ».Nous sommes demain.Je suis accompagnée.Je ne conduirai pas seule vers les morceaux de moi.Je n\u2019ai pas remis les pieds à Montréal depuis que j\u2019y ai laissé une femme qui avait jusque-là, eu l\u2019habitude d\u2019être moi, pleurant dans les marches d\u2019une clinique Tout me guérit privée.C\u2019est mon amoureux qui conduit.Il regarde la route, retient son souffle et ses mots pendant que nous retournons ensemble sur les lieux du crime.Arrivés à la clinique, je dois travailler fort pour ne pas me dissocier de l\u2019instant.Je prends parole, jetant sur les traumas, des symboles.On fait ça les humains, se guérir en prenant parole.C\u2019est en ça, entre autres, qu\u2019on se distingue des animaux.C\u2019est en ça que nous ne sommes pas que des corps à soigner.C\u2019est en ça que les mots employés ont un si grand impact sur notre façon de percevoir nos chances de vivre, et notre engagement à guérir, aussi.Je dis « Ici, je t\u2019ai appelé dans le Grand Nord pour te dire. » Je lui dis : « J\u2019étais assise là, sur ce fauteuil.Anne était sur celui-ci. » Je lui dis : « Regarde, elle qui passe là-bas, c\u2019est elle qui m\u2019a fait la mammographie. » Je lui dis : « Je le savais. » Je lui dis : « J\u2019ai peur. » Je lui dis.Il écoute et me tient la main.Je lui dis : « Je pense que je n\u2019ai plus de cancer en moi, mais je suis terrorisée quand même. » Même salle d\u2019examen.Même écran échographique.Mêmes yeux doux du chirurgien.Même calme.Il replace la sonde sur mon sein gauche.Je repense aux bottes qui dégoulinaient de neige.Je suis nu-pieds au- jourd\u2019hui.C\u2019est l\u2019été, et je n\u2019ai plus besoin de me protéger.Il cherche là où on voyait, en janvier, un continent noir sur fond blanc.Il trouve.Il me regarde et en plongeant dans mes yeux un regard qui me recoud l\u2019âme, il lâche : « C\u2019est des bonnes nouvelles. » Même masqué, sa confiance me transperce.Sur cet écran, plus aucune trace de tumeur.Plus aucune trace de noir.Oui, bien sûr, ce sera confirmé par la chirurgie.Oui, bien sûr, aux rationnels de ce monde, je dis : « Oui, oui, je sais, je sais, c\u2019est le pathologiste qui, après la biopsie, nous dira si la chimio a fonctionné à 100 %. » Je fais quand même un arrêt sur cette image, et j\u2019imprime ces mots loin en moi : « Excellent overall response to neo-adjuvant chemotherapy. » Et je rajoute qu\u2019il y a mille façons de guérir.Et que ce jour-là, j\u2019ai guéri ma psyché en réhabilitant mon intuition et ma liberté à faire des choix, en retrouvant un sentiment d\u2019unité, en convoquant les mêmes lieux, les mêmes personnages, pour refermer une boucle traumatique.Tout me guérit depuis.Le vent chaud dans ma ville, la main de mon amoureux, la confiance retrouvée en la vie, en ma force et en ma peur.Et même si la fatalité fait un jour son chemin pour me coucher à nouveau par terre, je lui servirai un verre de champagne, en ne regrettant pas une seule gorgée de joie bue jusque-là.Il y a mille façons de guérir.Et que ce jour-là, j\u2019ai guéri ma psyché en réhabilitant mon intuition et ma liberté à faire des choix, en retrouvant un sentiment d\u2019unité, en convoquant les mêmes lieux, les mêmes personnages, pour refermer une boucle traumatique.\u2014 PHOTO, NATHALIE PLAAT Terminée l\u2019étape de l\u2019empoisonnement! J\u2019ai marché une dernière fois le corridor menant vers l\u2019ascenseur du 7e, avec sur ma peau le perlant de ma peur et le métal suintant de la dernière dose. SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 24 CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Trois pharmaciennes de Sherbrooke et deux pharmaciens de Lac-Mégantic sont accusés par le syndic de leur ordre professionnel d\u2019avoir laissé à une entreprise pharmaceutique privée l\u2019accès à des dossiers confidentiels de leur clientèle.À Sherbrooke, Marie-Claude Lapointe, Mireille Mongeau et Kristel Gagné figurent à la liste des 73 pharmaciens affiliés à la bannière Jean Coutu qui sont visés par la plainte disciplinaire à l\u2019Ordre des pharmaciens.L e s t r o i s p h a r m a c i e n n e s exploitent une succursale sur la rue King Est.On reproche aussi à Claude Charron et Antoine Leclerc, de la pharmacie Jean-Coutu de la rue Salaberry à Lac-Mégantic, de ne pas avoir respecté le secret professionnel et d\u2019avoir fait usage de renseignements confidentiels pour leur propre bénéfice.Les gestes auraient été posés l\u2019an dernier dans l\u2019espoir de toucher une ristourne en argent par 73 pharmaciens et pharmaciennes du Québec, selon le document du Conseil de discipline.ACCÈS AUX DOSSIERS D\u2019après la trame factuelle générale qui se dégage de l\u2019enquête, des représentants de la société Angita Pharma inc.auraient effectué des visites auprès de ces pharmaciens propriétaires, leur offrant la possibilité d\u2019acquérir leurs produits pour le volet privé du régime d\u2019assurance médicaments, faisant valoir des avantages pécuniaires.Afin d\u2019illustrer ces avantages, des projections financières leur auraient été présentées sur la base de rapports produits à même les dossiers-patients des membres de l\u2019Ordre.Suivant l\u2019accord du propriétaire à cet effet, une procédure dite de « priorisation » des produits Angita aurait été effectuée, une procédure consistant à introduire une note de rappel dans le dossier des patients assurés en vertu du volet privé du régime, lit-on dans le document de mise en accusation de l\u2019Ordre.« Cette procédure aurait été effectuée par un employé d\u2019An- gita qui aurait ainsi eu accès aux dossiers des patients assurés en vertu du volet privé du régime », soutient-on.« Une fois effectuée cette procédure, une note apparait à l\u2019écran du dossier pharmacologique du patient au moment d\u2019un renouvellement de l\u2019ordonnance, rappelant au pharmacien instrumentant la possibilité de substituer pour un produit générique acquis auprès d\u2019Angita. » Jointe à ce sujet, la pharmacienne Kristel Gagné n\u2019a pas voulu commenter, sauf pour dire qu\u2019« aucune donnée des clients n\u2019est sortie » de la succursale.Le groupe de présumés fautifs compte des pharmaciens de Drummondville, de Thetford Mines et des Bois-Francs.Parmi les 73 intimés, 72 sont représentés par le même avocat et une seule est représentée par un avocat différent.Selon La Presse, l\u2019avocat Paul Fernet a demandé que les dossiers soient traités séparément, puisque si certains de ses clients ont bien donné à Angita Pharma un accès « sévèrement encadré » aux dossiers des patients, d\u2019autres auraient plutôt entré les données nécessaires par eux-mêmes dans les dossiers.La firme Angita Pharma a préféré ne pas commenter « par respect pour le processus disciplinaire en cours ».Trois pharmaciennes sherbrookoises accusées par leur ordre professionnel CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Alors que les vacances de la construction sont sur le point de débuter dans un contexte particulier, quels sont les plans des Estriens?Selon leur lieu de résidence, les Québécois ne voyagent pas de la même façon, indique un récent sondage mené par la firme Léger et commandé par le site de voyage Expedia.Les résidents de l\u2019Estrie aiment le confort, donc ils sont les plus nombreux à choisir les hôtels (60 %) pour leur séjour hors de la maison, contrairement à la moyenne provinciale de 47 %.Cet été, les Estriens veulent profiter du plein air (40 %), décompresser et prendre soin de leur santé mentale (34 %) et passer du temps de qualité avec leurs compagnons de voyage (29 %).Leur temps est précieux, indiquent les données du sondage : les répondants de l\u2019Estrie (69 %) préfèrent conduire moins de quatre heures et souhaitent se rendre rapidement à destination.Un Québécois sur cinq (20 %) prévoit voyager durant les vacances de la construction cette année, tandis que 32 % planifient plutôt une escapade en août ou septembre.En Estrie, près de 28 % des répondants prévoient prendre la route durant la pause du marteau et de l\u2019égoïne.Les réponses au sondage montrent que les Québécois voyagent « local » et souhaitent se rapprocher de la nature.La demande pour les séjours intraprovinciaux est en hausse d\u2019environ 30 % comparativement à l\u2019an dernier.Le Québec affiche même la plus forte augmentation au pays.PAS PEUR DE LA ROUTE En quête d\u2019aventure, une grande majorité de Québécois sont prêts à prendre la route pendant plus de quatre heures pour se rendre à leur destination (58 %).Alors que les hôtels sont les hébergements les plus privilégiés, les expériences de plein air comme le camping (33 %), les véhicules récréatifs (9 %) et le glamping (7 %) ont également séduit les Québécois.Profiter du plein air (33 %), passer du temps de qualité avec des compagnons de voyage (31 %) et découvrir un nouvel endroit (31 %) sont les principaux souhaits de ceux qui ont prévu s\u2019évader.Enfin, les régions de la Capitale- Nationale, de la Gaspésie-Îles-de- la-Madeleine, des Laurentides et de Chaudière-Appalaches sont les plus convoitées cet été.« Nous savons que les Québécois s\u2019ennuient de voyager et recherchent des informations pour le faire de façon responsable et sécuritaire », explique Mary Zajac, responsable des relations publiques d\u2019Expedia.« C\u2019est pourquoi nous avons travaillé sans relâche pour faciliter l\u2019expérience des voyageurs durant la saison estivale, en rendant disponibles la tarification flexible et de nouvelles politiques sanitaires dans les hôtels.Nous voulons que les voyageurs aient l\u2019esprit tranquille lorsqu\u2019ils seront prêts à voyager. » Le sondage en ligne a été réalisé par Léger, du 3 au 8 juillet 2020, parmi un échantillon de 1375 Québécois âgés de 18 ou plus.VACANCES Les Estriens préfèrent l\u2019hôtel Cinq pharmaciennes et pharmaciens de l\u2019Estrie figurent à la liste des membres de l\u2019Ordre accusés d\u2019avoir donné accès à des informations de leurs clients.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE Les Estriens sont les plus nombreux à choisir les hôtels (60 %) pour leur séjour hors de la maison que les autres Québécois.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 AFFAIRES 25 RICHMOND \u2014 L\u2019entreprise Ther- mo2000 fait sa part afin d\u2019encourager l\u2019économie locale durant cette période plus difficile en remettant plus de 2000 $ à ses employés par l\u2019entremise de cartes-cadeaux provenant de trois commerces situés à Richmond en Estrie.E n ra i s o n d e l a c r i s e d e l a COVID-19 et des mesures de distanciation sociale à respecter, l\u2019entreprise a été dans l\u2019impossibilité d\u2019organiser le traditionnel barbecue annonçant le début des vacances.Afin de pallier cette situation, les 40 employés de l\u2019usine ont reçu trois cartes- cadeaux d\u2019une valeur de 20 $ chacune, à dépenser à la Bouchère du village, aux Gars de saucisse et à la Boulangerie Pelletier.Le directeur produits et marché chez Thermo2000, Jean-Philippe Turcotte, affirme qu\u2019il est primordial pour l\u2019entreprise d\u2019encourager l\u2019économie locale.« Nous voulions souligner l\u2019arrivée des vacances de la construction.L\u2019idée nous est venue de remettre 60 $ de cartes- cadeaux dans trois commerces de Richmond afin de permettre à nos employés de faire un barbecue en sécurité avec leurs proches à la maison.Nous voulions aussi promouvoir l\u2019économie richmon- daise. » L\u2019importance de soutenir les institutions locales est ancrée dans les valeurs fondamentales de l\u2019entreprise familiale.La propriétaire de la Bouchère du village, Annick Gélinas, croit que cette initiative permettra aux gens de bien se nourrir.Cette initiative a été chaleureusement accueillie par les employés.« C\u2019est vraiment un super cadeau.C\u2019est beaucoup plus que le barbecue habituel en fait.Ils ont pensé à leurs employés.C\u2019est une très belle initiative », s\u2019exclame Caroline Leclerc, employée depuis environ neuf ans.Le propriétaire des Gars de saucisse, Bryce Patriquin, est choyé que son entreprise ait été sélectionnée.« C\u2019est un grand honneur de pouvoir contribuer à leur projet.Depuis quelques années, on participait à leur barbecue.C\u2019est une fierté qu\u2019ils aient pensé à nous malgré la situation. » Selon Jean-Philippe Turcotte, cette initiative permettra aux employés de Thermo2000 de découvrir certains commerçants locaux.« C\u2019est un petit velours dans cette période plus difficile », lance le propriétaire de la Boulangerie Pelletier, Luc Pelletier.Fondé en 1978, Thermo2000 conçoit et fabrique des équipements de chauffage pour l\u2019eau domestique et pour les systèmes hydroniques.LILIA GAULIN Cartes-cadeaux pour acheter local SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca ASBESTOS \u2014 Le gouvernement du Québec accorde une aide financière de 784 868 $ à l\u2019entreprise Alliance Magnésium, à Asbestos, pour la formation de sa main- d\u2019œuvre.Ce montant comblera 50 % des coûts reliés à la formation de 92 travailleurs, dont 77 nouveaux employés qui seront embauchés d\u2019ici 2021.Jean Boulet, ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, en a fait l\u2019annonce jeudi à Asbestos.Ce soutien financier, approuvé par la Commission des partenaires du marché du travail, est octroyé dans le cadre de la Mesure de formation de la main-d\u2019œuvre à l\u2019intention des entreprises.« Si on veut avoir une économie qui est plus forte, plus prospère et augmenter le PIB par habitant au Québec, il faut former les employés et leur permettre d\u2019assimiler les nouvelles technologies, a mentionné le ministre.La littérature économique est unanime, plus tu formes tes employés, plus tu améliores leurs conditions de travail et plus tu leur donnes accès à du travail avec une haute valeur ajoutée. » Cette aide de près de 800 000 $ vient à point pour Alliance Magnésium, qui se spécialise dans la production de magnésium métallique, selon son président et chef de la technologie, Dr Joël Fournier.« C\u2019est une nouvelle norme de rémunérer les personnes qu\u2019on embauche pendant leur formation.Et d\u2019avoir une aide comme celle-là, ça allège le poids de devoir payer les employés alors qu\u2019on n\u2019a pas encore de production, souligne Dr Fournier en mentionnant que les premiers revenus de l\u2019entreprise ne devraient qu\u2019arriver après les Fêtes.La pression financière est forte en plein démarrage.Il y a beaucoup d\u2019argent qui se dépense et ça fait beaucoup de dépenses en même temps.Cette aide-là est vraiment importante. » DEUX MOIS DE FORMATION Les employés d\u2019Alliance Magnésium auront ainsi une formation qui s\u2019étend sur deux mois pour se familiariser avec tous les processus.« On va montrer les principes de la chimie et chacune des étapes du procédé, mentionne Dr Fournier qui assure que la construction des installations devrait commencer d\u2019ici quelques semaines.L\u2019objectif est que les gens comprennent bien et manipulent correctement les matières.Il y a aussi tout ce qui est relatif à la qualité. » On assure également que tout va bon train pour l\u2019embauche des employés.Alliance Magnésium reçoit une vingtaine de CV par semaine.RETOMBÉES POUR LA RÉGION Hugues Grimard, maire d\u2019Asbestos et préfet de la MRC des Sources, se réjouissait jeudi de l\u2019annonce du ministre.« Si on a une main-d\u2019œuvre compétente, ça nous assure d\u2019avoir un projet solide dès le départ, explique- t-il.C\u2019est un geste significatif qui a été posé.Il y a des incidences sur l\u2019ensemble de l\u2019économie des Sources, de l\u2019Estrie, mais aussi pour l\u2019ensemble du Québec.Tous les sous-traitants en bénéficieront et c\u2019est comme ça qu\u2019on va créer de la richesse chez nous. » Même son de cloche pour le député de Richmond, André Bachand, qui mentionne l\u2019importance de la création indirecte d\u2019emplois.« C\u2019est une nouvelle norme de rémunérer les personnes qu\u2019on embauche pendant leur formation.Et d\u2019avoir une aide comme celle-là, ça allège le poids de devoir payer les employés alors qu\u2019on n\u2019a pas encore de production.?» \u2014 Dr Joël Fournier « L\u2019annonce crédibilise l\u2019avenir d\u2019Alliance Magnésium à Asbestos, résume-t-il.Il faut savoir que des emplois directs bien rémunérés ont des effets exponentiels sur les emplois indirects.C\u2019est certain qu\u2019on va continuer à accompagner Alliance Magnésium dans son développement. » Rappelons que la future usine de 145 millions $ se distinguera par sa technologie et ses procédés qui permettront de produire un magnésium plus responsable et de grande qualité.Québec a déjà investi 25,9 M$ pour la construction de l\u2019usine de démonstration commerciale pour la production de magnésium.ALLIANCE MAGNÉSIUM 800 000 $ pour former les employés Alliance Magnésium reçoit une aide de 800 000 $ de la part du gouvernement du Québec pour la formation de ses employés.Sur la photo de gauche à droite, André Bachand, député de Richmond, Jean Boulet, ministre du Travail, de l\u2019Emploi et de la Solidarité sociale, Dr Joël Fournier, président et chef de la technologie chez Alliance Magnésium, et Hugues Grimard, maire d\u2019Asbestos et préfet de la MRC des Sources.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 26 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019Aéroport de Sherbrooke se montre ouvert à collaborer avec la coopérative de transport aérien Treq, qui a manifesté le souhait d\u2019offrir des liaisons commerciales entre les régions du Québec, notamment avec un vol Sherbrooke-Montréal.Si le projet de la coopérative se réalise, tout indique qu\u2019il serait complémentaire au projet de liaison commerciale déjà à l\u2019étude à Sherbrooke.Sur le site internet de Treq, qui compte utiliser des appareils Bombardier Q400, plusieurs villes, dont Sherbrooke, Québec, Sague- nay et Gatineau, sont citées pour une desserte.Le prix pour un aller- retour Sherbrooke-Montréal pourrait varier de 199 à 276 $ selon la saison.Le directeur général de l\u2019aéroport de Sherbrooke, Jean-François Ouellet, confirme avoir eu des discussions avec les fondateurs de Treq, Serge Larivière et Éric Larouche.À première vue, ce projet ne pourrait pas remplir tous les critères pour une desserte aérienne qui conviendra à l\u2019ensemble des besoins des Sherbrookois, mais il pourrait constituer un atout complémentaire.Rappelons que Sherbrooke avait lancé un appel de propositions qui avait reçu deux propositions, celles de Chrono Aviation et d\u2019Air Cree- bec, qui ne répondaient pas aux critères d\u2019admissibilité.Il n\u2019était toutefois pas exclu d\u2019entamer des négociations de gré à gré pour adapter les propositions de ces compagnies.Chrono Aviation avait d\u2019ailleurs manifesté son intérêt à poursuivre les pourparlers.« L\u2019arrivée de Treq ne brouille pas les cartes.Ce sera seulement une offre de plus pour nous et la population d\u2019avoir un projet comme celui-là qui s\u2019ajouterait.Ça pourrait permettre de voyager à travers le Québec, ce qui est drôlement intéressant », explique M. Ouellet.Avant qu\u2019Air Canada se retire des régions, il était possible de passer facilement d\u2019une région à l\u2019autre en faisant affaire avec une seule compagnie.Un joueur qui offrirait un service semblable serait bienvenu, selon M. Ouellet.Mais l\u2019objectif à Sherbrooke sera d\u2019abord d\u2019offrir un transport sécurisé vers Montréal pour ensuite connecter directement vers des dizaines, voire des centaines de destinations domestiques et internationales.« Il faudrait que les projets soient complémentaires, parce que nous voulons connecter Sherbrooke sur le monde en passant par Montréal.À moins que Treq conclue une entente avec d\u2019autres compagnies pour offrir d\u2019autres segments à partir de Montréal, ça ne pourrait pas être la seule compagnie à Sherbrooke. » Jean-François Ouellet n\u2019ose pas s\u2019avancer sur l\u2019impact de la présence de deux ou plusieurs c o m p a g n i e s su r l e p r i x d e s billets que devraient payer les consommateurs.Parallèlement, une régie intermu- nicipale de transport aérien, Régio- nair, pourrait aussi voir le jour en s\u2019alliant à une compagnie aérienne qui couvrirait l\u2019ensemble des régions du Québec.La régie verrait à noliser la desserte aérienne, qui devrait obligatoirement s\u2019arrimer aux autres transporteurs à l\u2019aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.Des appareils de 18 et de 40 places seraient considérés.Jean-François Ouellet n\u2019a pas offert de commentaires sur le projet Régionair.Le directeur général de l\u2019aéroport avoue par ailleurs l\u2019évidence : la pandémie de COVID-19 vient freiner l\u2019élan de Sherbrooke dans ses démarches pour établir un partenariat avec un transporteur commercial.« La pandémie touche l\u2019ensemble du transport aérien.Nous avons mis les discussions sur pause, mais les compagnies qui se montraient intéressées n\u2019ont pas abandonné.Nous nous donnons jusqu\u2019en septembre pour voir ce qui arrivera et nous reprendrons les pourparlers à ce moment-là.Nous attendrons aussi de savoir si le gouvernement propose des solutions à court terme. » L\u2019idée d\u2019une compagnie nationale pour offrir des services à travers le Québec aurait été évoquée également.« Nous gardons espoir pour la reprise.Nous restons convaincus que notre communauté d\u2019affaires et le monde du tourisme ont besoin de se connecter sur le monde.Quand les activités reprendront, nous serons prêts. » L\u2019Aéroport de Sherbrooke ouvert à une coop aérienne JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Club de curling de Lennoxville a officiellement déposé une demande pour être reconnu comme un organisme offrant de la formation, ce qui lui permettrait d\u2019être exempté des taxes municipales.La cause était entendue lundi à la Commission municipale du Québec et, sans donner son consentement, la Ville de Sherbrooke n\u2019a présenté aucune objection.Daniel Mercier, président de club, mentionne que l\u2019organisme à but non lucratif pourrait économiser environ 8000 $ en taxes annuellement.Au dernier rôle d\u2019évaluation, l\u2019immeuble valait 387 700 $.« Nous avons toujours donné de la formation, mais pour être admissible au crédit de taxe, il fallait documenter nos activités. » Avec la somme ainsi économisée, le club pourrait investir davantage dans ses infrastructures.« Ça nous permettrait de rénover la bâtisse.Elle est vraiment désuète.Il y a des travaux à faire sur le toit et dans le système de refroidissement, entre autres.Ce ne sera pas suffisant pour tout payer, mais ça nous aiderait à arriver. » M. Mercier cite les clubs de curling de Pointe-Claire et Royal Montréal comme des organisations semblables à la sienne qui bénéficient d\u2019un congé de taxes.Le Club de curling de Sherbrooke est aussi exempté de taxes parce que le volet de formation y est considéré prépondérant.Devant le juge Martin Saint- Laurent, le Club de Curling de Len- noxville devait donc démontrer qu\u2019il est un organisme à but non lucratif et qu\u2019il est admissible puisque la formation est son activité principale.Daniel Mercier a expliqué que le club, fondé en 1923, réinvestit tous ses profits à l\u2019amélioration des infrastructures.Il a ensuite repassé l\u2019horaire des activités, case par case, pour expliquer comment sont données les formations.Il a entre autres fait référence à une entente avec BCS pour certains cours d\u2019éducation physique et à des formations affichées sur les babillards pour les membres.Le club offre aussi des heures de location pour le grand public et un volet compétitif.Ralph Rourke, vice-président du Club de curling de Lennoxville, fait valoir que, selon la loi sur la fiscalité municipale, il y a une possibilité d\u2019exemption de la taxe foncière pour les organismes qui font la promotion des intérêts ou des droits des personnes qui, en raison de leur âge [.] ou de leur handicap, forment un groupe.Le club tient par exemple des Olympiques spéciaux et possède un créneau pour les joueurs en fauteuil roulant.L\u2019avocat de la Ville de Sherbrooke, Éric Martel, a principalement posé des questions pour savoir si les entraîneurs agissaient selon des horaires établis, en rappelant que le club avait déposé des demandes semblables en 2003 et en 2011, mais qu\u2019elles avaient été rejetées.Ralph Rourke a expliqué que la formation était la seule façon d\u2019assurer la survie du sport auprès de la jeune clientèle.« Nous avons déterminé que c\u2019était la seule façon d\u2019attirer de nouveaux curleurs.Nous avons donc mis en place un programme de recrutement, d\u2019encadrement et de formation. » Selon Me Martel, la Ville ne s\u2019oppose pas à la demande du club, mais s\u2019en remet au juge pour assurer l\u2019équité entre les organisations de même nature.« C\u2019est une question d\u2019équité pour les organismes sur le territoire de la Ville.Nous n\u2019avons pas d\u2019opposition formelle, mais ce n\u2019est pas un consentement. » Le juge Saint-Laurent a pris la cause en délibéré.Le Club de curling de Lennoxville veut une exemption de taxes Les négociations pour offrir des vols commerciaux à partir de Sherbrooke sont interrompues jusqu\u2019en septembre, mais plusieurs options sont toujours sur la table, dont celle de la coopérative Treq.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le Club de curling de Lennoxville espère obtenir une exemption de taxes en raison de ses activités de formation.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 27 ACTUALITÉS ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des lieux de camping improvisés laissés dans un état de lendemain de veille, des sites de plein air jonchés de déchets et lacs déjà surchargés de plaisanciers.Alors que les vacances de la construction commencent, assiste-t-on déjà aux dérives du tourisme chez nous?Dans certains cas, la problématique existait avant, mais le fait de rester ici permet de voir davantage ce qui y passe, estime Pascale Marcotte, professeure au département de géographie de l\u2019Université Laval.« On le voyait peut-être moins parce que, soit qu\u2019on ne voyageait pas au Québec, soit qu\u2019on n\u2019avait pas l\u2019impression qu\u2019on allait être obligé de voyager au Québec, ce qui fait qu\u2019on pouvait peut-être prendre une certaine distance.On n\u2019avait peut-être pas le regard qui portait sur notre cour.L\u2019effet de la pandémie a accentué notre recherche collective d\u2019espaces naturels. » La Tribune rapportait la semaine dernière certains problèmes de sécurité sur les lacs de la région en raison de leur surutilisation.Un peu partout au Québec, des médias ont rapporté des situations où les gens campaient un peu n\u2019importe où en laissant leurs empreintes ou en laissant des sites naturels en piètre état.« On ne jette pas nos déchets au sol, on ne devrait jamais faire ça, surtout dans un milieu naturel.Et pourtant, on le voit », rappelle Renée-Claude Bastien, guide et formatrice en plein air, également enseignante et coordonnatrice d\u2019un programme en tourisme d\u2019aventure au Cégep de Saint-Laurent.Elle trace un parallèle avec la fin d\u2019un film au cinéma.« Si on regarde le plancher, on voit un paquet de popcorn, des bouteilles et des déchets de toutes sortes.Si on n\u2019est pas capable de se gérer et d\u2019avoir un respect pour les lieux aménagés pour nous recevoir, par exemple au cinéma, on peut s\u2019attendre à ce que ces gens-là oublient que dans les espaces de plein air, il n\u2019y a pas de poubelle et de toilette à toutes les intersections.Ça demande aux adeptes de plein air de se responsabiliser davantage », fait-elle remarquer.Renée-Claude Bastien est formatrice de Sans trace, un programme qui vise à sensibiliser les gens à réduire leur empreinte en plein air.L\u2019occasion est belle d\u2019expliquer aux gens ces principes, note Mme Marcotte, même s\u2019ils peuvent sembler élémentaires.Quand on est chez soi, on a cette impression de familiarité, pense- t-elle, en ajoutant que l\u2019on peut voir une certaine forme d\u2019appropriation des lieux.« On se rend compte qu\u2019on est peut-être débordé de la façon dont ça se passe.Le point de rencontre est très difficile à certains endroits où les gens se sentent envahis. » Certaines situations, notam- m e n t l \u2019 u t i l i s a t i o n d e s l a c s, mettent en lumière une gestion complexe regroupant beaucoup d\u2019intervenants.« Si on pense à l\u2019accès aux plages, c\u2019est une gestion provinciale, mais on dit aux municipalités de gérer leur propre espace.On a plein d\u2019éléments contradictoires : qui est responsable de quoi, comment on fait ça.Tout le monde est en apprentissage, ça semble un peu le fouillis.Ce qui se passe sur l\u2019eau, à la plage, tout le monde se lance un peu la balle », indique-t-elle en ajoutant que les organisations touristiques manquent de ressources.« Ce sont de nouveaux codes qu\u2019il faut apprendre collectivement.Cette nécessité d\u2019éduquer la population, elle est là.Ce n\u2019est pas parce que les gens ne paient pas qu\u2019il n\u2019y a pas de frais.Actuellement, ce qui fâche un peu, ce sont les gens qui dépensent très peu ou qui vont dormir illégalement dans des endroits.Les municipalités ont des coûts, elles doivent ramasser les ordures, le recyclage, s\u2019assurer que les normes sanitaires continuent d\u2019être respectées.Certaines personnes veulent juste profiter de leur liberté comme si leur comportement unique n\u2019avait pas d\u2019effet collectif.Les résidents le voient dans certains cas : les poubelles jonchées, les bouteilles de bière qui traînent partout.On a l\u2019impression que c\u2019est un manque de respect. » VACANCES DE LA CONSTRUCTION Des dérives qui vont se multiplier?SHERBROOKE \u2014 La période estivale s\u2019annonce mouvementée pour les intervenants en sauvetage : c\u2019est déjà bien commencé.C\u2019est un autre constat : partout au Québec on a rapporté des sauvetages en forêt plus nombreux.Clairement, les gens recherchent les grands espaces.« Ce qu\u2019on voit présentement, ce sont des gens qui n\u2019ont peut-être pas l\u2019habitude de faire du plein air et ils se retrouvent soit dans des situations où ils se mettent à risque ou ils oublient la fragilité de l\u2019espace naturel », observe Renée-Claude Bastien, guide et formatrice en plein air, également enseignante et coordonnatrice d\u2019un programme en tourisme d\u2019aventure au Cégep de Saint-Laurent.En Estrie, plusieurs sauvetages ont été rapportés notamment au mont Chauve, mais les autres régions n\u2019y échappent pas.Le Soleil rapportait samedi dernier le récit d\u2019une mère et de son adolescente qui a dû être secourue.L\u2019incident a nécessité le travail de plus de 30 intervenants d\u2019urgence.Rando Québec dit avoir reçu plusieurs signalements de petits et de plus gros accidents sur les sentiers depuis la réouverture des sentiers à la fin mai.Elle travaille d\u2019ailleurs à la préparation d\u2019outils pour préparer les randonneurs.En entrevue au Soleil, le directeur technique de Rando Québec, Nicholas Bergeron, notait que ces incidents s\u2019expliquent par l\u2019afflux de néophytes sur les sentiers et parce que les gens sous-estiment les risques de cette activité.Cette re cherche de grands e sp a c e s e t c e s e n t i m e n t d e confort d\u2019être chez soi ne sont sans doute pas étrangers à ces incidents.« Aller marcher en forêt, ça semble la chose la plus simple du monde.Il y a toutes ces images que l\u2019on projette de ces paysages, on voit toujours une personne seule sur une belle montagne avec une vallée en bas, c\u2019est toujours époustouflant.On a l\u2019impression que n\u2019importe quel quidam peut faire ça, alors qu\u2019il y a des sentiers extrêmement exigeants.Si on est tout seul en haut de la montagne, c\u2019est peut-être pas pour rien, c\u2019est peut-être que les autres ne se sont pas rendus », analyse en riant Pascale Marcotte, professeure au département de géographie à l\u2019Université Laval.DU SURTOURISME?Alors que les Québécois doivent en grande partie demeurer ici, peut-on parler de surtourisme?Difficile, pour le moment, d\u2019évaluer le nombre de touristes au Québec : si les Québécois ont dû rester chez eux, les Européens et les Américains, entre autres, ont aussi dû rester à la maison.« Av a n t , q u a n d o n p a r l a i t de surtourisme ces dernières années, on pensait beaucoup aux villes, analyse Pascale Marcotte.Le surtourisme n\u2019est pas qu\u2019une mesure quantitative de nombre de visiteurs.Ça dépend énormément de la capacité d\u2019accueil du milieu.Dans le milieu naturel, ce dont on parlait beaucoup, c\u2019est l\u2019effet de crowding, cet effet de densité trop grande qui génère un effet négatif : on n\u2019est pas obligé d\u2019être 300 000.On s\u2019attend, dans ces milieux, à être tout seul ou presque.Dès qu\u2019il y a un peu plus de monde, ça peut générer un effet négatif.Peut-être que dans quelque temps on va parler de surtourisme en milieu naturel.Pour l\u2019instant, je ne sais pas si c\u2019est la bonne expression.Si on prend la définition, oui (on l\u2019est), parce que c\u2019est à partir du moment où il y a trop de visiteurs et que ça dégrade l\u2019expérience touristique.Expliqué comme ça, oui. » ISABELLE PION Des conséquences dans les sentiers Certaines situations, notamment l\u2019utilisation des lacs, mettent en lumière une gestion complexe regroupant beaucoup d\u2019intervenants.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 28 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact avec les gouttelettes infectées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Ces gouttelettes infectées peuvent être projetées jusqu\u2019à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Certaines personnes peuvent transmettre le virus sans le savoir, car elles ne présentent aucun symptôme ou n\u2019en ont pas encore développé.Maintenez une distance de deux mètres avec les autres en tout temps, même dans les rassemblements privés.Sinon, portez le masque. laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 29 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact avec les gouttelettes infectées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Ces gouttelettes infectées peuvent être projetées jusqu\u2019à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Certaines personnes peuvent transmettre le virus sans le savoir, car elles ne présentent aucun symptôme ou n\u2019en ont pas encore développé.Maintenez une distance de deux mètres avec les autres en tout temps, même dans les rassemblements privés.Sinon, portez le masque. SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 30 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE ET PC claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La transaction entre la firme DuProprio et le géant financier Desjardins, annoncée il y a quelques jours, en a pris plusieurs par surprise dans le monde immobilier.Les courtiers immobiliers ont été surpris d\u2019apprendre que l\u2019un de leurs partenaires financiers de longue date vient d\u2019acquérir le site internet d\u2019annonces de maisons DuProprio.com, réagit la Chambre immobilière de l\u2019Estrie et du Centre-du-Québec (CIECQ).Desjardins détient plus ou moins 38 % du marché des prêts hypothécaires au Québec.Pour sa part, le site d\u2019annonces en ligne prétend afficher 20 % des maisons à vendre dans la province.Bien que ces parts de marché de l\u2019affichage publicitaire puissent paraître impressionnantes, plus de la moitié des annonceurs de ce site internet finissent par vendre par l\u2019entremise d\u2019un courtier immobilier, soutiennent David Bourgon et Nathalie Bisson, coprésidents de la CIECQ.« Ces chiffres sont sensiblement les mêmes depuis plusieurs décennies », disent-ils.« Ce n\u2019est pas d\u2019hier que des gens tentent de vendre par eux-mêmes.La venue DuProprio a offert à cette clientèle une vitrine sur internet.C\u2019est un peu le \u2018\u2018haut de gamme\u2019\u2019 des sites de petites annonces comme les PACS ou Kijiji », ajoutent M. Bourgon et Mme Bisson.« Les courtiers n\u2019ont jamais rien eu contre les propriétaires qui font le choix d\u2019essayer de vendre par eux-mêmes.Ce que nous déplorons depuis des années, ce sont les publicités douteuses et les tentatives de dénigrement à l\u2019égard des courtiers.S\u2019il y a du bon à trouver dans la transaction actuelle, c\u2019est que Desjardins devra participer de façon moins agressive et plus juste au jeu de la concurrence. » La transaction entre Desjardins et DuProprio est d\u2019environ 60,5 M$ et comprend également l\u2019achat de Pur- plebricks Canada.Elle est effective depuis le 15 juillet.Desjardins espère probablement accroître ses parts de marché de façon verticale ses activités du secteur immobilier : hypothèques, assurances, et maintenant, publicité immobilière internet.Elle devra cependant être très prudente et ne pas se placer en position de conflit d\u2019intérêts, énumère la CIECQ dans un communiqué de presse.L\u2019organisme rappelle que le site DuProprio a changé de main souvent depuis sa naissance.« En immobilier, lorsqu\u2019une maison change de propriétaires cinq fois en moins de quinze ans, cela soulève des interrogations.Est-ce que Desjardins tirera profit de cette acquisition alors qu\u2019elle vient de recevoir des centaines de milliers de demandes de report de paiements hypothécaires? » questionne David Bourgon en conclusion.UNE TRANSACTION DE 60 M$ DuProprio qui redevient par le fait même propriété québécoise.Mercredi, le Mouvement Desjardins a conclu une entente avec Purplebricks Group plc, l\u2019agence immobilière hybride, chef de file au Royaume-Uni, par laquelle Pur- plebricks lui vend sa société canadienne de portefeuille, 9059-2114 Québec inc.Desjardins fait ainsi l\u2019acquisition des marques DuProprio et Purplebricks Canada qui comptent plus de 500 employés au pays, dont 300 au Québec.C\u2019est d\u2019ailleurs Desjardins qui a approché Purplebricks, selon La Presse canadienne.L\u2019acquisition de Purplebricks Canada permettra également à Desjardins d\u2019accroître sa présence en Ontario, où elle figure dans le top-3 des assureurs de dommages, au Manitoba et en Alberta.Le Mouvement Desjardins continuera de gérer les activités de DuProprio et Purplebricks selon leur plan d\u2019affaires respectif.Purplebricks affichait des pertes financières au cours des derniers mois, une situation que Desjardins explique par un changement de marque.Desjardins ne craint pas d\u2019impact négatif sur ses relations avec les courtiers immobiliers, a assuré sa haute direction lors de l\u2019annonce de la transaction.DuProprio, qui offre un service de vente immobilière sans intermédiaire, a été fondé à Lévis en 1997, puis vendu en 2018 par le groupe Pages Jaunes à Purplebricks.Son siège social est à Lévis et des bureaux se retrouvent à Montréal.Les bureaux de Purplebricks Canada sont quant à eux situés à Hamilton, Winnipeg et Edmonton.TRANSACTION DUPROPRIO-DESJARDINS Surprise dans l\u2019immobilier L\u2019achat de la firme DuProprio par Desjardins cette semaine en a pris plusieurs par surprise dans le monde immobilier.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0042193 0042327 Poste de chargé(e) de Projet Qualifications et exigences conditions d\u2019emPloi Notre équipe s\u2019agraNdit, teNte l\u2019aveN ture ! La CDEC de Sherbrooke a besoin de tes compétences en gestion de projet pour assurer la mise sur pied et le déploiement d\u2019un projet structurant pour le développement économique sherbrookois.La CDEC de Sherbrooke a pour mission de promouvoir le développement économique communautaire et social, par l\u2019accompagnement des entrepreneurs collectifs et par la mobilisation des communautés autour de projets structurants et novateurs visant la création de la richesse collective et l\u2019amélioration de la qualité de vie.Tu auras comme responsabilités principales le démarrage et l\u2019essor d\u2019une nouvelle entreprise, développer sa clientèle, t\u2019assurer de la qualité des services rendus, de leurs compétitivités et de leurs rentabilités.Tu t\u2019assureras d\u2019une bonne visibilité et du rayonnement du projet.En tant que joueur d\u2019équipe, il sera facile pour toi de collaborer autant avec les membres de l\u2019équipe de la CDEC qu\u2019avec les nombreux partenaires du projet pour assurer le bon développement de celui-ci.Ce poste te permettra de mettre à profit ton leadership et tes compétences entrepreneuriales.\u2022 Baccalauréat en administration des affaires ou autres expériences pertinentes en gestion de projet \u2022 Compétences entrepreneuriales développées \u2022 Autonomie, rigueur, entregent, créativité et leadership \u2022 Capacité à travailler en équipe et en collaboration \u2022 Connaissances en entrepreneuriat collectif \u2022 Semaine de travail de 35h \u2022 Contrat d\u2019un an avec possibilité de prolongation \u2022 Salaire fixé selon l\u2019échelle salariale en vigueur \u2022 Nombreux avantages sociaux \u2022 Entrée en poste : dès que possible Si cet emploi est pour toi, merci de nous faire parvenir ton curriculum vitae à l\u2019adresse courriel suivante kforand@cdec-sherbrooke.ca, au plus tard le lundi 20 juillet 2020.PRÉPOSÉ(E) AUX BÉNÉFICIAIRES INFIRMIER (ÈRE) AUXILIAIRE DEVENEZ UN RAYON DE SOLEIL, ENGAGEZ-VOUS POUR NOS AÎNÉS residencessoleil.ca - rh@residencessoleil.ca ON RECRUTE POUR NOS 2 RÉSIDENCES DE SHERBROOKE laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 31 MONTRÉAL \u2014 À la veille du début des vacances de la construction, le premier ministre François Legault veut à tout prix éviter une nouvelle flambée de COVID-19.Pour ce faire, il rappelle l\u2019interdiction de tenir de grands rassemblements en soulignant que les fêtes privées font plus de ravages que les bars.Le premier ministre poursuivait sa tournée des régions, vendredi, en visitant la Côte-Nord.Il s\u2019est arrêté à Baie-Comeau en compagnie de son ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles Jonatan Julien.Alors que le débat fait rage autour de la fermeture des bars, M.Legault a fait savoir que la direction de la santé publique n\u2019a toujours pas fait de recommandation en ce sens.Il affirme au contraire que ce sont les fêtes à domicile qui sont les principales causes de nouveaux cas.« Je fais un appel spécial aux Québécois, c\u2019est le fun être une grosse gang à fêter, mais ce n\u2019est pas le temps de faire ça », a-t-il lancé en réitérant que les rassemblements de plus de dix personnes demeurent interdits.Invité à mesurer son niveau d\u2019inquiétude au moment où un grand nombre de vacanciers s\u2019apprêtent à prendre la route et à prendre du bon temps, il a insisté sur l\u2019importance de respecter les consignes de prévention.« C\u2019est pour ça qu\u2019à partir de demain (samedi), on demande à tout le monde de porter le masque dans tous les lieux publics fermés.On demande aux commerçants de s\u2019assurer de faire respecter les consignes », a-t-il souligné en promettant des amendes aux récalcitrants.De plus, en vue d\u2019éviter tout débordement, des policiers et des inspecteurs vont être déployés un peu partout dans la province.LA PRESSE CANADIENNE COVID-19 Les partys pires que les bars, estime Legault 0042380 0042460 0042492 0042548 0042549 Transport de personnes HSF est à la recherche de candidats ou de candidates pour combler les postes ci-haut mentionnés Les principaLes fonctions: \u2022 Accueillir la clientèle (Service porte à porte); \u2022 Conduire l\u2019autobus en suivant un itinéraire et un trajet précis; \u2022 Vérifier le fonctionnement des équipements de l\u2019autobus en effectuant une ronde de sécurité; \u2022 Remplir des documents de travail.Description Des compétences : \u2022 Détenir un permis de classe 4 B pour les autobus de transport destinés aux personnes à mobilité réduite; \u2022 Bonne connaissance du territoire de la MRC du Haut-Saint-François; \u2022 Capacité de travailler avec une clientèle diversifiée; \u2022 Manipuler un levier hydraulique; \u2022 La personne doit être respectueuse, patiente, débrouillarde, autonome et polyvalente statut De L\u2019empLoi : \u2022 Conducteur d\u2019autobus : 15 hres/semaine et horaire atypique; \u2022 Salaire offert : 18$/hre et ajustement après 3 mois \u2022 Toute personne intéressée doit faire parvenir son curriculum vitae au plus tard le 31 juillet 2020.Communication : Transport de personnes HSF Responsable des ressources humaines Poste : 120, Angus Nord bureau 101 East Angus, Québec, J0B 1R0 Courriel :direction@transporthsf.com Télécopieur : 819-832-2619 CONDUCTEURS D\u2019AUTOBUS (TRANSpORT pOUR pERSONNES à mOBiliTé RéDUiTE/ TRANSpORT ADApTé) 120, rue angus nord, bureau 101 east angus, (Québec) J0B1r0 1.819.832.2711 / www.transporthsf.com Durée du poste : Temps complet régulier \u2013 35 heures / semaine Entrée en fonction : 17 août 2020 SOMMAIRE DU POSTE Sous la responsabilité de la Direction générale de Transport HSF, la personne qui occupe le poste est responsable de la comptabilité, de la facturation, de faire des demandes de soumission, d\u2019effectuer les suivis des contrats et de faire la mise en forme de certains documents.DESCRIPTION DES TÂCHES Administration et comptabilité \u2022 Assister la directrice générale sur tous les aspects administratifs de la gestion de l\u2019association; \u2022 Faire des demandes de soumissions auprès des divers fournisseurs de biens et services; \u2022 Effectuer gestion des feuilles de temps, faire les saisies comptables, procéder à la production des rapports financiers mensuels, préparer des factures et de la coordination avec le comptable (Classer les factures, préparer les chèques, faire les dépôts bancaires, faire le suivi des comptes à recevoir, gérer la petite caisse; \u2022 Tenir à jour l\u2019inventaire du bureau, des systèmes téléphoniques et informatiques, du mobilier, de la papeterie, des équipements, des véhicules et des accessoires; SECRéTARIAT \u2022 Produire la correspondance courante et réviser les documents administratifs courants et rapports, présentations et d\u2019autres documents officiels; \u2022 Effectuer la tenue des bases de données informatiques; \u2022 Effectuer la mise à jour du site internet; \u2022 Recevoir et trier le courrier; \u2022 Rédiger et mettre en page les procès-verbaux et notes des comités; \u2022 Préparer les envois de lettres par la poste ou les envois de groupe par courriel; Compétences et exigences \u2022 Diplôme d\u2019études collégial en comptabilité, bureautique ou en administration, et 2 années d\u2019expérience en comptabilité de gestion par projet; \u2022 Excellentes compétences de communication à l\u2019oral et à l\u2019écrit en français et en anglais; \u2022 Expérience dans l\u2019utilisation des systèmes informatisés et de logiciel tels que : Avantages par projet, Excel, Microsoft, Windows, traitement de textes, tableurs, chiffriers, bases de données, courriel, internet, et Parcours le logiciel pour la répartition.Note : La connaissance des logiciels Avantages et Parcours n\u2019est pas une obligation.Qualités essentielles \u2022 Excellentes aptitudes en communication et en relations interpersonnelles; \u2022 Aptitudes organisationnelles de planification, d\u2019organisation, de coordination, de suivi et d\u2019évaluation; \u2022 Aptitude à gérer avec discrétion des informations confidentielles; \u2022 Grande autonomie et sens des responsabilités Date limite pour le dépôt des candidatures : 6 août 2020 Salaire : 18,50$/hre à l\u2019embauche et ajustement après 3 mois en fonction des compétences Adresse pour dépôt des dossiers : Transport de personnes HSF Ressource humaine 120, Angus, bureau 101 East Angus, Qc.J0B 1R0 direction@transporthsf.com Note : - Transport de personnes HSF communiquera uniquement avec les candidatures retenues pour une entrevue.\u2022 Transport de personnes HSF porte une attention particulière à la conciliation travail/famille Technicienne compTable eT secréTariaT 120, rue Angus Nord, bureau 101 East Angus, (Québec) J0B1R0 1.819.832.2711 / www.transporthsf.com OFFRE D\u2019EMPLOI : INSPECTEUR (TRICE) EN BÂTIMENT ET EN ENVIRONNEMENT Stornoway est dans la Municipalité régionale de Comté (MRC) Le Granit au Québec (Canada), située dans la région administrative de l\u2019Estrie.Ce village compte un peu moins de 600 habitants.Il est situé au croisement de deux routes provinciales importantes (la Route 108 et la Route 161).La municipalité est membre de la Fédération des Villages-relais du Québec.Poste temporaire en remplacement maladie : 7 heures / semaine Sous l\u2019autorité de la directrice générale et secrétaire-trésorière, le (la) titulaire de ce poste effectuera les tâches reliées à l\u2019application des règlements en urbanisme et en environnement.Responsabilités : \u2022 Assurer l\u2019application de la réglementation en vigueur en matière d\u2019urbanisme et d\u2019environnement; \u2022 Émettre les permis et les certificats lorsque les projets sont conformes à la réglementation d\u2019urbanisme et aux lois qui lui sont connexes; \u2022 Informer les citoyens, les professionnels et les entrepreneurs concernés par la réglementation et les lois connexes sous sa responsabilité; \u2022 Assurer le suivi des permis et des certificats émis, des dossiers de plaintes et des requêtes; \u2022 Effectuer des inspections sur le territoire et faire le suivi des dossiers; \u2022 Tenir à jour les registres de permis et certificats, voir à leur classement, compiler des statistiques et les présenter sous forme de rapports; \u2022 Rédiger les avis et les constats d\u2019infraction et représenter la Municipalité en cas de poursuite; \u2022 Agir à titre d\u2019expert aux rencontres du comité consultatif en urbanisme (CCU) et faire le suivi des dossiers; \u2022 Recevoir les demandes de dérogation mineure; \u2022 Assister à diverses réunions de planification et de discussion; \u2022 Transmettre les documents à la MRC, notamment en matière d\u2019évaluation foncière et d\u2019urbanisme; \u2022 Transmettre aux autorités compétences tous rapports exigibles; \u2022 Gérer le dossier du contrôle des installations sanitaires; \u2022 Effectuer toutes autres tâches connexes.Exigences : \u2022 Avoir une expérience adéquate dans le milieu municipal; \u2022 Avoir une bonne connaissance de la législation applicable, spécifiquement en matière d\u2019urbanisme; \u2022 Avoir le sens de l\u2019engagement et faire preuve d\u2019intégrité; \u2022 Posséder de la rigueur dans son travail; \u2022 Avoir de bonnes aptitudes en communication et en rédaction; \u2022 Avoir une bonne maîtrise du français écrit et parlé; \u2022 Avoir une maîtrise des outils informatiques et les logiciels de la suite Office; \u2022 Posséder un permis de conduire valide.Condition de travail : Horaire de 7 heures par semaine.Le salaire horaire est en fonction de l\u2019expérience et des compétences.Voir sur le site de la COMBEQ pour plus amples informations.Les personnes intéressées doivent faire parvenir leur curriculum vitae au plus tard le 26 août 2020 à l\u2019adresse suivante : Municipalité de Stornoway, 507 Route 108 ouest, Stornoway, G0Y 1N0.Ou par courriel à info@munstornoway.qc.ca PLANIFICATION ET RÉPARTITION POUR TRANSPORT DE PERSONNES TRANSPORT HSF OFFRE : \u2022 Un poste de 35 hres semaine \u2022 19$ l\u2019heure à l\u2019embauche et ajustement après 3 mois VOTRE RÔLE : \u2022 Traiter les demandes de transport de personnes selon les politiques et procédures pour le transport adapté et le transport collectif; \u2022 Optimiser l\u2019utilisation du parc-véhicules en vue d\u2019assurer un service fiable et de qualité; \u2022 S\u2019assurer que les conducteurs des véhicules de Transport HSF (minibus et taxi) respectent les directives émises par Transport HSF; \u2022 S\u2019assurer que les conducteurs (contrat extérieur) de minibus et taxis qui effectuent de nos transports, respectent les directives émises par Transport HSF; \u2022 Procéder à la demande de soumission pour des circuits réguliers ou occasionnels; \u2022 Élaborer des circuits réguliers et occasionnels; \u2022 Tenir les statistiques de déplacement à jour.EXIGENCES : \u2022 Diplôme d\u2019études collégiales avec deux (2) années d\u2019expérience en service à la clientèle ou toute combinaison équivalente; \u2022 Connaissance du territoire; \u2022 Connaissance des besoins et exigences particuliers des organismes publics et de la clientèle à mobilité réduite; \u2022 Connaissance du logiciel Parcours est un atout (nouveau logiciel en application en 2020) COMPÉTENCES RECHERCHÉES : \u2022 Autonomie; \u2022 Communications interpersonnelles et organisationnelles; \u2022 Orientation vers la clientèle interne et externe \u2022 Savoir s\u2019adapter; \u2022 Capacité de résolution de problème, de planification, d\u2019organisation et d\u2019évaluation; \u2022 Prise de décisions / jugement; \u2022 Rigueur et souci du détail; \u2022 Travail d\u2019équipe.INTÉRESSÉ(E)?Faites parvenir votre curriculum vitae d\u2019ici le 31 juillet 2020 à l\u2019attention de Thérèse Domingue, directrice générale au : 120 Angus Nord, bureau 101, East Angus (Québec) J0B 1R0 819.832.2711 direction@transporthsf.com Note : Transport de personnes HSF communiquera uniquement avec les candidatures qui seront retenues pour une entrevue.120, rue Angus Nord, bureau 101 East Angus, (Québec) J0B1R0 1.819.832.2711 / www.transporthsf.com OFFRE D\u2019EMPLOI CHAUFFEUR Chauffeur de camion 12 roues avec expérience Téléphonez au 819 837-3030 En personne : 74, ch.Jordan Hill,Johnville Par courriel : administration@gravierebouchard.com SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Trois stations d\u2019eau temporaires destinées au lavage des mains et au remplissage des gourdes ont été installées sur le territoire sherbrookois.Les stations sont déployées da n s l \u2019Oa si s u rba i n e e t au centre Julien-Ducharme pour les camps de jour.La Ville de Sherbrooke s\u2019est associée à l\u2019organisme Festivals et événements verts de l\u2019Estrie (FEVE) pour le déploiement.L\u2019organisme FEVE offre d\u2019autres installations du même type en location pour les promoteurs et les promotrices d\u2019activités ou d\u2019organisations qui souhaitent assurer la présence d\u2019une station d\u2019eau sur leur site, note un communiqué de presse.« Ces dernières années, la Ville de Sherbrooke avait recours aux installations portatives de FEVE pour le remplissage des gourdes et des bouteilles réutilisables lors de ses activités publiques », explique Steve Lussier, maire de la Ville de Sherbrooke.« Cette année, en raison de la pandémie de COVID-19 et du fait que les stations actuelles avaient besoin d\u2019être renouvelées, nous avons demandé à l\u2019organisme FEVE d\u2019ajouter la possibilité de se laver les mains en plus de remplir les gourdes, et ce, afin de faciliter le respect des consignes par la population tout en diminuant l\u2019utilisation des bouteilles à usage unique. » L\u2019offre d\u2019un tel service en location pour les organismes du territoire a été rendue possible, entre autres, grâce à un investissement de 15 000 $ de la part de la Ville de Sherbrooke.« FEVE fait la location d\u2019équipements dans les événements depuis 2013.Dans le contexte sanitaire relatif à la COVID-19, un nouveau besoin s\u2019est présenté.Notre mission étant d\u2019assurer des installations les plus écologiques possible pour la tenue de tous types d\u2019événements, nous avons tenu à relever le défi et contribuer ainsi à la relance des activités des organisations », explique Sophie Valence-Dou- cet, directrice générale de l\u2019organisation à but non lucratif.De nouvelles stations d\u2019eau disponibles pour les organismes ISABELLE PION isabelle.pion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Quels facteurs font que des familles passeront mieux à travers la crise de la COVID que d\u2019autres?Deux chercheuses de l\u2019Université de Sherbrooke s\u2019intéressent à la résilience des familles pendant la crise.Katherine Pascuzzo et sa collègue Catherine Laurier, professeures au département de psychoédu- cation de l\u2019UdeS, ont eu l\u2019idée de s\u2019intéresser à cette piste en plein confinement.« On évalue plusieurs dimensions : ce qui relève du jeune, de la famille et le fonctionnement en général : la qualité de la relation parent-enfant, la communication dans la famille. » énumère Katherine Pascuzzo.Les chercheuses veulent savoir ce qui s\u2019est bien passé, comme les forces familiales qui font qu\u2019une famille s\u2019adapte à cette situation exceptionnelle.« C\u2019est un exemple d\u2019une situation qu\u2019on peut vivre dans une vie.Il peut arriver toutes sortes de périodes de stress auxquelles on n\u2019est pas prêtes », note Mme Laurier.« On vit tous cette crise, mais on ne la vit pas de la même façon. » « J\u2019ai fait l\u2019école à la maison, je donnais de la formation en ligne, mon conjoint est aussi dans l\u2019enseignement.Il y a des fois où ce n\u2019était pas toujours évident.Chacun pouvait avoir ses propres défis », souligne-t-elle.PREMIER PORTRAIT Par l\u2019entremise d\u2019un questionnaire en ligne, elles obtiendront d\u2019abord un premier portrait de la situation.Les répondants seront contactés dans quelques mois pour voir comment ils vont.Le moment où on les contactera de nouveau pourrait varier, par exemple, en fonction de l\u2019arrivée d\u2019une deuxième vague.« Si on est reconfinés, on va en tenir compte », notent-elles également.Le duo recrutera des participants tant et aussi longtemps qu\u2019il n\u2019aura pas atteint l\u2019échantillon qu\u2019il souhaite recueillir, soit 200 parents et 200 jeunes.Les professeures ciblent les jeunes entre 6 et 17 ans et leurs parents.À partir de 14 ans, les jeunes peuvent eux-mêmes remplir le questionnaire en ligne.Les professeurs ont notamment utilisé Facebook pour chercher des participants.« C\u2019est la première fois que j\u2019utilise ça.De plus en plus, en recherche, ça va être utilisé.Ça nous permet de recruter un large éventail de participants que l\u2019on n\u2019aurait pas nécessairement rencontrés », note Mme Laurier.Pour en savoir plus ou pour participer, on peut consulter la page Facebook : Recherche sur l\u2019adaptation des familles \u2014 covid-19.COVID-19 Des chercheuses tentent de mesurer la résilience Le duo de chercheuses de l\u2019UdeS recrutera des participants tant et aussi longtemps qu\u2019il n\u2019aura pas atteint l\u2019échantillon qu\u2019il souhaite recueillir, soit 200 parents et 200 jeunes.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN De gauche à droite, on voit Sophie Valence, directrice générale de Festivals et événements verts de l\u2019Estrie, Karine Godbout, présidente du comité de l\u2019environnement, et Steve Lussier, maire de Sherbrooke, lors du dévoilement des bornes de lavage des mains et de remplissage des gourdes.\u2014 PHOTO FOURNIE 0042529 DU 30 JUILLET AU 2 AOÛT 2020 Jeudi, 30 juillet 2020 19 h 00 Début des 40 heures d\u2019adoration jusqu\u2019au samedi, 1er août 11 h.Samedi, 1 août 2020 CONSÉCRATION À LA SAINTE TRINITÉ 11 h 00 Célébration Eucharistique 13 h 00 Accueil, confessions, chants 13 h 30 Enseignement : Guy Giroux, ptre 14 h 15 Pause 14 h 30 Chapelet et Litanie à la Sainte Trinité Les messagères de Notre Dame 15 h 00 Enseignement : Guy Giroux, ptre 15 h 30 Consécration à la Sainte Trinité Dimanche, 2 août 2020 FÊTE DU PÈRE DE TOUTE L\u2019HUMANITÉ CONSÉCRATION AU PÈRE ÉTERNEL 13 h 00 Accueil, confessions, chants 13 h 30 Louange et chapelet à Dieu Notre Père : Famille Myriam Bethléem 14 h 00 Enseignement : Réjean Gaudette, ptre 14 h 45 Pause 15 h 00 Prières et actes d\u2019offrande : Famille Myriam Bethléem 15 h 30 Célébration Eucharistique & Consécration au Père éternel AU SANCTUAIRE DU SACRÉ-COEUR DE BEAUVOIR 675, Côte de Beauvoir, Sherbrooke Fête duPère éternel P È R E É T E R N E L D I E U V I V A N T Le programme sera en direct sur internet sanctuairedebeauvoir.qc.ca laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 33 ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pour cette 35e édition de la Loterie JEVI, la directrice générale du Centre de prévention du suicide \u2013 Estrie, Tania Boilar ne s\u2019attendait pas du tout à récolter un montant similaire aux éditions précédentes.Pourtant, l\u2019organisme communautaire parvient à vivre une année record avec un montant de 120 000 $ pour cette campagne annuelle de financement.Disons qu\u2019en temps de pandémie, obtenir un crédit voyage n\u2019est pas une option très alléchante lorsque les possibilités sont restreintes.Mais pour JEVI, cette campagne annuelle de financement est tout de même nécessaire, car habituellement les quelque 90 000 $ permettent de maintenir en poste trois des huit intervenants qui assurent les services d\u2019écoute.Vers la fin du mois d\u2019avril, Tania Boilar confiait à La Tribune que le début de la campagne se déroulait bien, mais que rapidement la courbe s\u2019était mise à redescendre.« Ce qui me touche particulièrement, c\u2019est que je sais pertinemment que certains d\u2019entre vous ont vécu des moments difficiles, personnellement et professionnellement.Tout de même, vous avez décidé de contribuer et de nous aider », précise la directrice générale, Tania Boilar, à propos de la générosité des donateurs.«DÉMONSTRATION CONCRÈTE» Finalement, la loterie JEVI s\u2019est clôturée avec un montant record de 120 000 $ et douze gagnants ont été tirés au sort lors d\u2019un tirage virtuel.« Ces résultats sont une démonstration concrète que la population est présente pour JEVI ainsi que pour les personnes de leur communauté qui vivent de la détresse, surtout en ces temps particuliers », affirme le président d\u2019honneur de cette 35e édition et directeur général d\u2019Accélérateur de création d\u2019entreprises technologiques (ACET), Ghyslain Goulet.La directrice générale de JEVI soutient que l\u2019achalandage dans les services de JEVI se maintient à 73 interventions par jour, en moyenne, donc environ neuf à l\u2019heure.Les contributions reçues dans le cadre de la campagne annuelle permettront à maintenir en place la moitié de l\u2019équipe d\u2019intervention pour la prochaine année.Pour Ghyslain Goulet, l\u2019automne prochain s\u2019annonce difficile avec la pandémie.D\u2019ailleurs, il ne cache pas que les besoins de la population risquent d\u2019augmenter.JEVI remercie d\u2019ailleurs, du fond du cœur, ses fidèles commanditaires et participants qui soutiennent la mission du Centre de prévention du suicide en Estrie.LOTERIE JEVI La courbe a finalement grimpé Les véhicules illustrés peuvent être dotés d\u2019équipements offerts en option.Le détaillant peut vendre ou louer à prixmoindre.Ces offres, d\u2019une durée limitée, sont en vigueur uniquement chez les détaillants participants.Pour les détails complets, consultez votre détaillant Ford ou téléphonez au centre de relations avec la clientèle Ford au 1-800-565-3673.Pour les commandes à l\u2019usine, un client admissible peut se prévaloir des primes/offres promotionnelles de Ford en vigueur soit au moment de la commande à l\u2019usine, soit au moment de la livraison, mais non des deux ou d\u2019une combinaison des deux.Les offres des détaillants ne peuvent être combinées à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, aux primes pour la location quotidienne, au programme d\u2019encouragement auxmodi?cations commerciales ou au programme de primes aux parcs commerciaux.** Du 17 au 27 juillet 2020, obtenez 4 000 $ / 5 000 $ / 7 000 $ / 7 500 $ / 8 500 $ / 9 500 $ en « rabais du manufacturier » (allocation-livraison) à l\u2019achat ou à la location d\u2019un Ford F-150 neuf parmi les suivants : F-250 - F-450 (à moteur à essence) Limited, F-250 - F-450 (àmoteur diesel) Limited / F-250 - F-450 (àmoteur à essence) (à l\u2019exception de Limited), F-250 - F-450 (àmoteur diesel) (à l\u2019exception de Limited) / F-150 à cabine simple, F-150 XL à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence / F-150 Supercrew équipé d\u2019un moteur à essence King Ranch/Platinum/Limited, F-150 Lariat/KR/Plat/Ltd/XLT à cabine double ou cabine à 6 places équipé d\u2019un moteur diesel / F-150 XLT à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence, F-150 SuperCrew XL/XLT avecmoteur à essence / F-150 Lariat à cabine double équipé d\u2019unmoteur à essence, F-150 Lariat Supercrew équipé d\u2019unmoteur à essence \u2013 à l\u2019exclusion des modèles châssis-cabine, F-150 Raptor, F-650/F-750.Les allocations-livraison ne peuvent être combinées aux incitatifs clients relatifs aux parcs automobiles.* La Série F est la gamme de camionnettes la plus vendue au pays depuis 54 ans selon les statistiques de vente jusqu\u2019en 2019 établies par l\u2019Association canadienne des constructeurs de véhicules.© 2020 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR TROUVEZVOTREFORD.CA.F-150 2020 LARIAT CONSTRUIT POUR LA ROUTE À VENIR SUR LES F-150 2020 NEUFS SÉLECTIONNÉS 9500 $** OBTENEZ JUSQU\u2019À DE RABAIS 17 AU 27 JUILLET * SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les conteneurs pour la récupération volontaire du verre installés aux quatre coins de la ville de Sherbrooke ont connu du succès pour leur première journée d\u2019utilisation, mercredi.Les citoyens qui avaient accumulé leurs contenants en attendant ce projet-pilote n\u2019ont pas tardé à se manifester, si bien que la Ville procédera à une première tournée pour vider les bacs dès jeudi.À la Ville de Sherbrooke, on confirme qu\u2019aucun incident n\u2019a été répertorié sur les sites de récupération du verre, mais Réal Vigneau, porte-parole du comité du verre de Sherbrooke, a néanmoins demandé à ce qu\u2019on améliore la signalisation pour trouver les sites en question.Rappelons qu\u2019un projet-pilote est en branle pour recueillir les bouteilles et les contenants de verre et pour assurer qu\u2019ils seront convenablement récupérés.Pour le moment, à défaut d\u2019une entente avec des propriétaires privés pour installer les bacs sur les terrains privés des épiceries, par exemple, la Ville a choisi sept sites qui lui appartiennent pour lancer la collecte.Les citoyens peuvent donc se rendre au centre Julien Ducharme, aux bureaux d\u2019arrondissement dans les districts de Brompton et de Rock Forest, au parc Jules- Richard, au centre communautaire Richard-Gingras, au parc Jacques- Cartier et à l\u2019aréna Ivan-Dugré.Réal Vigneau attendait la collecte volontaire du verre depuis plus de deux ans.« Ce matin, je suis allé porter des bouteilles et les gens arrivaient avec des valises pleines.Déjà les deux tiers des conteneurs étaient pleins au parc Jacques- Cartier.Les gens trouvaient qu\u2019ils étaient trop petits.Ce n\u2019est pas tellement un problème.S\u2019il suffit d\u2019ajouter des conteneurs, ce sera facile. » Il a toutefois noté qu\u2019il était difficile de trouver les bacs, du moins celui du parc Jacques-Cartier, qui est installé le long de la rue Mar- cil.La Ville de Sherbrooke permet d\u2019ailleurs de situer les conteneurs grâce à une carte sur son site internet.« C\u2019est très mal indiqué.J\u2019ai proposé qu\u2019on ajoute de la signalisation. » M. Vigneau rappelle que dans le projet initial, il suggérait de placer entre 20 et 25 conteneurs dans des endroits stratégiques qui ne nécessiteraient pas que les citoyens fassent des détours, sur le terrain des épiceries par exemple.« On m\u2019a dit à la Ville que les emplacements actuels étaient temporaires.Le plus important, c\u2019est que les gens sachent où aller les porter.J\u2019espère qu\u2019à l\u2019automne au plus tard les conteneurs seront installés dans des endroits permanents. » Réal Vigneau espère qu\u2019on commencera aussi par réutiliser les bouteilles avant de les envoyer au recyclage, mais la consigne du verre, prévient-il, pourrait nous jouer un tour si elle entraîne le concassage de la matière recueillie.« Maintenant, il n\u2019est plus question de mettre du verre dans le bac de recyclage.On va le porter dans les conteneurs.Ce n\u2019est pas compliqué.Et il faut enlever les bouchons et les couvercles.Eux, on les met au recyclage à la maison.Tout le monde est capable de faire ça. » Le maire Steve Lussier s\u2019est dit très heureux de voir l\u2019engouement suscité par cette première journée.Il rappelle que 2800 tonnes de verre avaient été ramassées à Récup Estrie l\u2019an dernier.« On s\u2019attend à ramasser 25 ou 30 % de ce verre dans nos points de chute.Le projet-pilote est probablement là pour rester. » Les bacs seront vidés une fois par semaine pour être acheminés à un récupérateur à Saint- Jean-sur-Richelieu.Celui-ci pourra le nettoyer, le trier et le broyer pour la fabrication de bouteilles, de contenants, de produits d\u2019isolation, d\u2019agrégats pour faire du béton, des dispositifs de filtration et des abrasifs.Si le verre est placé dans un bac de récupération à la maison, il est broyé et il sert de matériau de recouvrement dans les sites d\u2019enfouissement.RÉCUPÉRATION DU VERRE Première journée remplie de succès SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les plaintes de riverains concernant la présence importante de bateaux sur les Trois- Lacs dans la MRC des Sources commencent à se multiplier.Une pétition avec 135 signataires a été déposée à la municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick alors que l\u2019Association des résidants des Trois-Lacs (ARTL) affirme elle aussi avoir reçu plusieurs plaintes.Ces plaintes surviennent après quelques journées très achalandées sur le lac où énormément de plaisanciers ont profité du plan d\u2019eau qui côtoie quatre municipalités : Asbestos, Tingwick, Wotton et Saint-Rémi-de-Tingwick.L\u2019ARTL appelle notamment à un resserrement des règles en ce qui concerne les descentes publiques qui sont au nombre de quatre autour du lac.Elle veut en limiter le nombre et surtout sensibiliser les gens au lavage des embarcations et aux limites de vitesse sur le lac.Selon l\u2019association, une grande partie des plaisanciers vient de l\u2019extérieur de la région.Le maire d\u2019Asbestos et préfet de la MRC des Sources, Hugues Gri- mard, affirme toutefois que les municipalités doivent faire preuve de prudence avant de prendre une décision.« Oui il y a les riverains, mais aussi la population en générale qui bénéficie du plan d\u2019eau, souligne-t- il.Il faut que ce soit équitable pour tout le monde et non seulement pour les gens d\u2019un seul secteur. » M. Grimard indique qu\u2019un comité de travail se mettra à l\u2019œuvre à l\u2019automne.Les restrictions et le nombre de descentes publiques seront notamment réfléchis.« C\u2019est une année exceptionnelle avec beaucoup plus d\u2019utilisateurs, mentionne M. Grimard.Ça fait partie des enjeux de la crise sanitaire.Il faut prendre le temps de s\u2019assurer qu\u2019on prend une bonne décision parce que si on en prend une on ne la prend pas seulement pour l\u2019année en cour, on la prend pour les générations futures. » Après avoir reçu une pétition signée par une grande partie des citoyens à proximité du lac, la municipalité de Saint-Rémi-de- Tingwick lancera quant à elle des efforts de sensibilisation en vue des semaines de vacances de la construction.« Av e c 1 3 5 p e r s o n n e s q u i signent concernant l\u2019utilisation du lac, c\u2019est assez pour se réveiller et dire qu\u2019il y a un problème, souligne Mario Nolin, maire de la municipalité.On va faire un plan d\u2019éthique, volontaire pour le moment, pour sensibiliser les gens à la sécurité nautique et au respect des limites de vitesse.Si les gens ne se sensibilisent pas, le conseil se penchera sur une autre procédure pour satisfaire nos résidants. » ACHALANDAGE AUX TROIS-LACS « Il faut que ce soit équitable pour tous » Une pétition de 135 signataires concernant l\u2019utilisation des Trois-Lacs a été déposée à la municipalité de Saint-Rémi-de-Tingwick.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE Réal Vigneau s\u2019est rendu au point de collecte du parc Jacques-Cartier, mercredi, pour profiter du projet-pilote de collecte du verre lancé par la Ville de Sherbrooke.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANE VALLIÈRES laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 35 0042280 \u2022 Être âgé(e) entre 50 et 85 ans; \u2022 Prendre actuellement de la médication pour les pertes de mémoire; \u2022 Avoir un taux de sucre élevé ou souffrir d\u2019un diabète de type II; \u2022 Côtoyer régulièrement une personne disponible pour vous accompagner à chacune des visites.Ce projet est mené sous la supervision médicale de Dre Paule Royer.819.562.0777 qtrecherche.com Pertes de mémoire et taux de sucre élevé?Q&T Recherche mène actuellement un projet de recherche clinique évaluant un médicament en investigation qui pourrait ralentir les pertes de mémoire chez des patients atteints de la maladie d\u2019Alzheimer en phase légère.Pour être admissible le participant (ou la participante) doit : SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 36 ACTUALITÉS SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le propriétaire de Saint-Élie Motorsports, Simon Homans, s\u2019est vu dans l\u2019obligation de fermer ses pistes de drag vendredi soir par une ordonnance de la Santé publique.Joint au téléphone, M. Homans affirme ne pas comprendre ce qui a pu se produire pour qu\u2019une telle décision soit prise de façon aussi abrupte.Il perçoit ce geste comme un « gros manque de respect envers les citoyens et l\u2019entreprise ».« On est ouvert depuis cinq semaines.Plusieurs policiers sont venus faire un tour depuis le début et nous disaient que tout était beau », raconte le propriétaire perplexe.Cependant, vendredi vers 17 h, un agent de police s\u2019est présenté avec une ordonnance de la Santé publique obligeant l\u2019entreprise de cesser ses activités dans l\u2019immédiat et cela pour une durée de trois jours.« Cette semaine, ce même policier est venu sur place avec un collègue.Non seulement je n\u2019ai pas eu d\u2019avertissements, mais j\u2019ai eu des félicitations.Il n\u2019y a rien qui est justifiable dans l\u2019action posée », dénonce M. Homans.Il explique que quelques mesures supplémentaires avaient été recommandées par les policiers et qu\u2019en deux jours seulement, tout avait été mis en place.« On a des stations de Purell, des plexiglas pour les employés, des points de repère à deux mètres dans les files d\u2019attente, des panneaux de sensibilisation.On a un annonceur maison qui rappelle les consignes pendant la soirée et on a ajouté une estrade.On fait tout ce qu\u2019on peut », révèle le propriétaire.Simon Homans est toujours dans l\u2019attente concernant les raisons qui ont mené à cette décision.Il ne sait toujours pas s\u2019il pourra poursuivre ses activités vendredi soir prochain.« On est à l\u2019extérieur, c\u2019est très familial.Ça finit à 21 h 30.Personne n\u2019est saoul comme dans les restaurants et les bars.Je n\u2019enlève rien à ces places, mais c\u2019est quand même plus facile à contrôler », justifie-t-il.« J\u2019aurais aimé qu\u2019on m\u2019explique un peu les raisons.Je suis dans le néant.Je ne sais pas ce qui va se passer pour les semaines à venir. » DÉCRET MINISTÉRIEL Par voie de communiqué, le Ser vice des communications du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS mentionne que le directeur de santé publique a donné un ordre écrit vendredi dernier afin d\u2019éviter toutes formes de contagion relative à la COVID-19.« Il existe une menace à la santé de la population qui justifie l\u2019arrêt de toute activité de type drag automobile, fête foraine ou festival », explique-t-on.Le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda, a d\u2019ailleurs rappelé cette menace vendredi dernier et a émis un décret ministériel à cet effet.« Afin de limiter la propagation du virus sur notre territoire et pour protéger les Estriens, le Dr Poirier a informé les promoteurs de ces événements de ce décret ministériel et a ainsi exigé l\u2019arrêt des activités. » Le décret était valide du 10 au 12 juillet inclusivement.Aucune information n\u2019est précisée pour les jours à venir.La Santé publique ferme St-Élie Motorsports CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Des eaux usées du Camping Club Havana de Mari- court sont jetées dans l\u2019environnement, selon le ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.C\u2019est le ministre lui-même, Benoit Charette, qui ordonne aux entreprises 9324-7534 Québec, l\u2019exploitant du site, et 9267-1551 Québec, propriétaire du terrain, d\u2019arrêter tout raccordement de sites de camping, de chalets ou de toute autre installation du camping au-delà du nombre qui avait été autorisé le 11 novembre 1993, et ce, jusqu\u2019à ce qu\u2019un système conforme à l\u2019autorisation délivrée le 7 mai 2019 soit installé et pleinement opérationnel.L\u2019ordonnance numéro 686, prise en vertu de l\u2019article 114 de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (LQE), exige également de l\u2019exploitant et du propriétaire qu\u2019ils arrêtent tout prélèvement d\u2019eau dans les puits no 1 et no 2 et qu\u2019ils cessent l\u2019exploitation du camping et tout raccordement de nouveaux sites au réseau d\u2019aqueduc existant jusqu\u2019à ce qu\u2019un système d\u2019aqueduc soit autorisé par le Ministère, installé et pleinement opérationnel, lit-on dans un communiqué de presse.« De plus, les entreprises visées doivent cesser dès maintenant de brûler et d\u2019enfouir des matières résiduelles sur le site et soumettre, d\u2019ici 15 jours, un plan pour approbation faisant état des mesures qui seront prises afin que les matières résiduelles présentes sur le site soient traitées ou éliminées dans un site autorisé », précise-t-on.« En collaboration avec la Direction de santé publique de l\u2019Estrie et la Municipalité de Maricourt, le Ministère effectue un suivi rigoureux du dossier pour s\u2019assurer qu\u2019il n\u2019y ait plus de déversement d\u2019eaux usées et que les entreprises entreprennent la mise à niveau permanente de leurs installations », note-t-on aussi.Le ministère de l\u2019Environnement mentionne par ailleurs qu\u2019au printemps 2016, quand les entreprises mentionnées ont commencé l\u2019exploitation du site Camping Club Havana, des travaux d\u2019agrandissement d\u2019envergure ont été réalisés sans autorisation.« À la suite de plaintes, plusieurs inspections ont été réalisées et des avis de non- conformité ont été envoyés pour signifier des manquements concernant le rejet d\u2019eaux usées, le réseau d\u2019eau potable et une mauvaise gestion des matières résiduelles », mentionne-t-on.« Trois sanctions administratives pécuniaires (SAP) ont été imposées et une enquête en vue de poursuites pénales, amorcée le 20 décembre 2017, est en cours. » Le 14 février dernier, un avis préalable à l\u2019ordonnance a été signifié au propriétaire et à l\u2019exploitant, leur indiquant formellement que le Ministère entendait exiger notamment la cessation des rejets d\u2019eaux usées dans l\u2019environnement et la mise aux normes des installations d\u2019eau potable.« L\u2019article 114 de la LQE prévoit que, lorsqu\u2019une personne ne respecte pas une disposition de la loi ou de l\u2019un de ses règlements, le ministre peut lui ordonner de prendre une ou plusieurs mesures pour remédier à la situation », souligne-t-on.Il n\u2019a pas été possible d\u2019obtenir les commentaires de la direction du camping.L\u2019Environnement met le Camping Club Havana au pas Le propriétaire de Saint-Élie Motorsports, Simon Homans, voit l\u2019ordonnance de la Santé publique comme un « gros manque de respect envers les citoyens et l\u2019entreprise ».\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 37 Des parcs vides, on ne veut pas revivre ça.Plus que jamais, on doit se protéger.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 38 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 38 PETITES ANNONCES5895 Avis publics 5895 Avis publics 5895 Avis publics 5895 Avis publics AVIS PUBLIC Avis public adressé à l\u2019ensemble des personnes habiles à voter de la municipalité AVIS PUBLIC EST DONNÉ AUX PERSONNES HABILES À VOTER AYANT LE DROIT D\u2019ÊTRE INSCRITES SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DE L\u2019ENSEMBLE DE LA MUNICIPALITÉ 1.Lors d\u2019une séance du conseil tenue le 1er juin 2020, le conseil municipal de l\u2019agglomération de Cookshire-Eaton a adopté le règlement numéro 268-2020-A intitulé : Règlement décrétant une dépense de 1 270 000 $ et un emprunt de 1 270 000 $ pour la construction d\u2019une nouvelle caserne d\u2019incendie pour le secteur Sawyerville et l\u2019agrandissement de la caserne d\u2019incendie pour le secteur Johnville.2.Les personnes habiles à voter ayant le droit d\u2019être inscrites sur la liste référendaire de la municipalité peuvent demander que ce règlement fasse l\u2019objet d\u2019un scrutin référendaire.Une demande doit se faire par écrit et contenir les renseignements suivants : le numéro ou le titre du règlement faisant l\u2019objet de la demande ainsi que les nom, adresse et qualité de la personne habile à voter, appuyés de sa signature.Cette demande doit être accompagnée d\u2019une copie de l\u2019une des pièces d\u2019identité suivantes : carte d\u2019assurance-maladie, permis de conduire, passeport, certificat de statut d\u2019Indien ou carte d\u2019identité des Forces canadiennes.Dans le cas où le nom de la personne ne figure pas déjà sur la liste des personnes habiles à voter ayant le droit d\u2019être inscrites sur la liste référendaire de la municipalité, la demande doit également être accompagnée d\u2019un document attestant de son droit d\u2019y être inscrite.3.Les demandes doivent être reçues au plus tard le 3 août 2020 à 23 h 59, au bureau de la municipalité de la Ville de Cookshire-Eaton, situé au 220, rue Principale Est ou à l\u2019adresse de courriel suivante: cookshire-eaton@hsfqc.ca.4.Le nombre de demandes requis pour que le règlement numéro 268-2020-A fasse l\u2019objet d\u2019un scrutin référendaire est de 416.Si ce nombre n\u2019est pas atteint, le règlement numéro 268-2020-A sera réputé approuvé par les personnes habiles à voter.5.Le résultat de la procédure d\u2019enregistrement sera publié à 9 heures le 4 août, au https://www.cookshire-eaton.qc.ca/ 6.Le règlement peut être consulté en composant le 819 560-8585, poste 2303 ou en faisant une demande par courriel au cookshire-eaton@hsfqc.ca.CONDITIONS POUR ÊTRE UNE PERSONNE HABILE À VOTER AYANT LE DROIT D\u2019ÊTRE INSCRITE SUR LA LISTE RÉFÉRENDAIRE DE L\u2019ENSEMBLE DE LA MUNICIPALITÉ 1.Toute personne qui, le 1er juin 2020, n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue à l\u2019article 524 de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités et remplit les conditions suivantes : \u2022 être une personne physique domiciliée dans la municipalité et être domiciliée depuis au moins 6 mois au Québec; \u2022 être majeure et de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.2.Tout propriétaire unique d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et remplit les conditions suivantes : \u2022 être propriétaire d\u2019un immeuble ou occupant unique d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la municipalité depuis au moins 12 mois; \u2022 dans le cas d\u2019une personne physique, être majeure et de citoyenneté canadienne et ne pas être en curatelle.3.Tout copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou cooccupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise qui n\u2019est frappé d\u2019aucune incapacité de voter et remplit les conditions suivantes : \u2022 être copropriétaire indivis d\u2019un immeuble ou cooccupant d\u2019un établissement d\u2019entreprise situé dans la municipalité, depuis au moins 12 mois; \u2022 être désigné, au moyen d\u2019une procuration signée par la majorité des personnes qui sont copropriétaires ou occupants depuis au moins 12 mois, comme celui qui a le droit de signer la demande de scrutin en leur nom et d\u2019être inscrit sur la liste référendaire, le cas échéant.Cette procuration doit avoir été produite avant ou lors de la transmission de la demande.4.Personne morale : \u2022 avoir désigné par résolution, parmi ses membres, administrateurs ou employés, une personne qui, le 1er juin 2020 et au moment d\u2019exercer ce droit, est majeure et de citoyenneté canadienne, qui n\u2019est pas en curatelle et n\u2019est frappée d\u2019aucune incapacité de voter prévue par la loi.Afin de compléter une demande visée par le présent avis, des informations additionnelles peuvent être obtenues à l\u2019adresse courriel cookshire-eaton@hsfqc.ca ou par envoi postal à l\u2019adresse qui suit : Ville de Cookshire-Eaton 220, rue Principale Est Cookshire-Eaton (Québec) J0B 1M0 Le directeur général/secrétaire-trésorier, Martin Tremblay Appel d\u2019offres ING-2020-070-P PROJET : Ponceaux 2020 - Entrepreneur PROPRIÉTAIRE : VILLE DE MAGOG 7, rue Principale Est Magog (Québec) J1X 1Y4 RESPONSABLE : Mme Audrey Ouellet, ing.Directrice des services d\u2019ingénierie ALPG Consultants inc.Adresse courriel : a.ouellet@alpg.ca La Ville de Magog demande des soumissions pour la réalisation de travaux dans le cadre du projet « PONCEAUX 2020 \u2013 ENTREPRENEUR ».La Ville de Magog projette la reconstruction de deux (2) ponceaux sur la piste cyclable « La Montagnarde ».Les travaux consistent principalement à remplacer les ponceaux existants et à effectuer le rehaussement de la piste cyclable à l\u2019endroit du ponceau no 2.Les documents de soumission sont vendus exclusivement par le biais du système électronique d\u2019appels d\u2019offres (SÉAO) accessible à l\u2019adresse Internet suivante à partir du 9 juillet 2020 : https://www.seao.ca (numéro d\u2019avis 1389716).Les soumissions devront être remplies sur le bordereau préparé à cet effet et nous parvenir dans une enveloppe cachetée et identifiée « ING-2020-070-P \u2014 PONCEAUX 2020 \u2013 ENTREPRENEUR », sous peine d\u2019être rejetées, le ou avant le mardi 11 août 2020 à 11 h, heure et date d\u2019ouverture des soumissions à la Ville de Magog, Service des finances, 7, rue Principale Est, Magog (Québec), J1X 1Y4, à l\u2019attention de Me Pierre Grimard.La Ville ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation ou aucuns frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Juillet 2020 Me Pierre Grimard, Coordonnateur Divisions Hydro-Magog et approvisionnement AVIS PUBLIC CONSULTATION ÉCRITE QUE l\u2019arrêté ministériel 2020-008 publié le 22 mars 2020, qui suspend toute procédure qui implique le déplacement ou le rassemblement de citoyens, y compris toute procédure référendaire qui fait partie du processus décisionnel d\u2019un organisme municipal.QUE le conseil municipal reçoit les commentaires des citoyens de la Ville de Cookshire-Eaton concernant les dérogations mineures DM-2020-06-005 et DM-2020-06-006 ci-dessous, à compter du présent avis, jusqu\u2019au lundi 3 août 2020, à 16 h 30, à l\u2019adresse cookshire- eaton@hsfqc.ca, à savoir : DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE 2020-06-005 Identification du site concerné : 415, rue des Pins, à Cookshire-Eaton, lot 5 197 286.Nature et effet : Le propriétaire demande que la municipalité accepte les dérogations suivantes : \u2022 Le bâtiment serait implanté à 2,48 m hors de la marge de recul avant maximale permise.Règlement 155-2011, Zone Re-41 : article 2.DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE 2020-06-006 Identification du site concerné : 50, route 108, à Cookshire-Eaton, lot 4 486 284.Nature et effet : Le propriétaire demande que la municipalité accepte les dérogations suivantes : \u2022 Le garage a été implanté dans la cour avant et dont la marge de recul avant est 13,13 m au lieu de 30 m; \u2022 La résidence a été implantée à une marge latérale de 1,25 m au lieu de 2 m; \u2022 La remise a été implantée à 0,71 m au lieu de 1 m.Règlement 371-2000, article 6.3; 6.23 Règlement 238-2017, article 6 Toute personne intéressée pourra se faire entendre par le conseil relativement à ces demandes.Donné à Cookshire-Eaton, ce 18 juillet 2020.Le directeur général/secrétaire-trésorier, Martin Tremblay AGGLOMÉRATION 5895 Avis publics Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, bureau 9.01, Montréal, (Québec) H2Y 1B6.Domus Capital SA A/S Mme Cindy Leduc 3838, boulevard Leman Laval (Québec) H7E 1A1 Dossier : 55-30-2512 Demande d\u2019un permis d\u2019entrepôt (bière) aux fins de l\u2019agent.4056, rue Lesage Sherbrooke (Québec) J1L 0B6 La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : SERVICES PROFESSIONNELS POUR LA CONSTRUCTION DU POSTE DE POMPAGE LITTLE FORKS, LA MISE À NIVEAU DES POSTES DE POMPAGE SAINT?FRANÇOIS ET LE TOURET, DES TESTS DE FONCTIONNEMENT DE LA POMPE P5, DU REMPLACEMENT DU DÉBITMÈTRE ET DU TRANSFERT- SWITCH DU POSTE DE POMPAGE QUEEN - APPEL D\u2019OFFRES NO 2020-012 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1390333 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 13 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS DE CESSION DES DOSSIERS MÉDICAUX DE LA CLINIQUE VÉTÉRINAIRE VAL-ST-FRANÇOIS À tous les clients de la Clinique Vétérinaire Val-St-François PRENEZ AVIS qu\u2019à la suite de la retraite du Dr Daniel Lavoie, propriétaire de la Clinique Vétérinaire Val-St-François, située au 17 Jeanne-Mance à Windsor, Québec, le 1er Juillet 2020, la DreMarie-Claude Pelletier, exerçant la profession de médecin vétérinaire à la Clinique vétérinaire Becs et Museaux inc.située au 1505 route 222 à St-Denis de Brompton, Québec, JOB 2P0, 819-276-0610, a accepté, le 10 juillet 2020, d\u2019agir à titre de cessionnaire.Par conséquent, les dossiers des clients de la Clinique Vétérinaire Val-St-François sont dorénavant disponibles à la Clinique Vétérinaire Becs et Museaux inc.Les clients peuvent avoir accès à leur dossier ou demander un transfert à un autre professionnel en appelant au 819-276-0610.La clinique est ouverte : Lundi, mercredi et vendredi : 8h30 à 17h30 Mardi et jeudi : 8h30 à 20h00 Samedi : 9h00 à 12h00.Dre Marie-Claude Pelletier, m.v.Clinique Vétérinaire Becs et Museaux inc.La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : ACQUISITION D\u2019UNE BOÎTE DE SERVICE AMÉNAGÉE ET ÉQUPEMENTS - APPEL D\u2019OFFRES NO 15129 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1391555 ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 18 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS AUX CLIENTS DE LA PHARMACIE RENÉE MESSIER & MATHIEU BÉLISLE INC.20, rue de Carillon, Sherbrooke, (Québec) J1J 2K8 Tél.819-562-2005 - Fax 819-562-2431 Nous avons le regret de vous informer que la Pharmacie Renée Messier & Mathieu Bélisle INC., cessera ses activités le 31 juillet 2020, à la fermeture des heures d\u2019affaires.Veuillez noter que tous les dossiers seront transférés à la Pharmacie Jean-Luc Trottier, Jean-Philippe Cliche et Marc-Denis Hubert au 11, rue J.-A.Bombardier Sherbooke (Québec) J1L 0H8 Tél.819-564-0410 Les heures d\u2019ouverture de cette pharmacie sont les suivantes : lundi au vendredi : 8 h à 21 h - samedi et dimanche : 9 h à 17 h Nous avons eu grand plaisir à vous servir et souhaitons vous remercier de nous avoir accordé votre confiance.Renée Messier, pharmacienne Mathieu Bélisle pharmacien AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès, le 1er janvier 2020, de Roméo MONTMINY, en son vivant domicilié 611, boulevard Queen- Victoria à Sherbrooke (Québec), un inventaire des biens du défunt a été fait par la liquidatrice, Nicole MONTMINY, devant Me André Simard, Notaire au 13, rue Murray, Sherbrooke, Province de Québec J1G 2K2, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me André Simard, notaire sise au 13, rue Murray, Sherbrooke, Province de Québec J1G 2K2.Donné ce 9 juillet 2020 Signé Nicole MONTMINY AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Armand Nadeau, en son vivant, résidant au 3393, rue Alfred-Desrochers, Sherbrooke (Québec), est décédé le 31 juillet 2019 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Mireille Tanguay, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 16 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Madame Françoise CARLE survenu le 27 mai 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Madame Ghyslaine RICHARD survenu le 14 janvier 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Jeanne Vigneux, en son vivant, résidant au 245, rue Frontenac, Sherbrooke (Québec), est décédée le 13 janvier 2020 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Denis Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 10 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Marie-Berthe Vigneux, en son vivant, résidant au 375, rue Argyll, Sherbrooke (Québec), est décédée le 30 décembre 2019 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Denis Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 9 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Monsieur Raymond TANGUAY survenu le 24 avril 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Charles Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Yolande Leclerc, en son vivant résidant au 300, rue King Est, Sherbrooke (Québec), est décédée le 26 avril 2020 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Denis Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 15 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Monsieur Yvon Forget, survenu le 20 juin 2019, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau du Me Catherine Chouinard, notaire, 455, rue King Ouest, bureau #200, Sherbrooke (Québec) J1H 6E9.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Monsieur Alphée GAGNON survenu le 1er juin 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de madame Huguette Boire survenu le 11 décembre 2019, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice, Sylvie Lacroix, le 7 juillet 2020, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019Étude de Me Karine Couture, notaire, sise à 3740, rue du Juge-Rivard à Sherbrooke (Québec) J1L 2N5. laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 39 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 39 BELANGER, LILIANE, 92 ans, Sherbrooke BELL MADELEINE (LÉGER), 93 ans, Sherbrooke BERGAMIN EVELINO, 81 ans, Sherbrooke BERNIER, CONRAD, 69 ans, East Angus BILODEAU, ROGER, , Sherbrooke BREAULT JEAN-PAUL, 100 ans et 8 mois, Sherbrooke BYRNS ELMER, 90 ans, Richmond CASTONGUAY GILLES, 78 ans, Sherbrooke CÔTÉ NORMAND, 84 ans, Sherbrooke natif deWeedon COTE,AGENOR, 82 ans, Sherbrooke DUBOIS ALICE, 80 ans, Sherbrooke DUBOIS MICHEL, 80 ans, Sherbrooke DUCHARME JEAN-NOËL, 76 ans et 7 mois, Sherbrooke FABI DOLORÈS, 80 ans, Sherbrooke FAVREAUALBERT, 98 ans, Compton JANOWSKI BOGUSLAW (ROBERT), 87 ans, Sherbrooke LABBÉ CÉCILE (BÉGIN), 89 ans, Cookshire-Eaton, native de La Patrie LABRIE PAUL, 85 ans, Sherbrooke LAGRANGE RITA (PERREAULT), 95 ans, Sherbrooke LANDRY PIERRE, 92 ans, Sherbrooke LAPIERRE, BENOIT, 87 ans et 11 mois, Sherbrooke LESSARD COUTURE,THERESE, , Magog MORIN MONIQUE, 75 ans, Sherbrooke OLIVIER IRÈNE (DOYON), 96 ans, Coaticook PRINCE AURORE, 101 ans,Victoriaville autrefois de Danville ROUSSIN, FERNAND, 93 ans et 5 jour, Thetford Mines ST-LAURENT MARIETTE (GRONDIN), 88 ans, Sherbrooke DÉCÈ AGÉNORCÔTÉ (1938 - 2020) Au CHSLD Youville, le 2 juillet 2020, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé monsieur Agénor Côté, époux de feu Luce Bolduc, fils de feu Edmond Côté et de feu Ernestine Marceau.Monsieur Côté demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances de parents et amis à l\u2019église Ste-Famille (630, rue Papineau, Sherbrooke) le samedi 25 juillet à compter de 10 h.Les funérailles seront célébrées à 11 h.Monsieur Côté laisse dans le deuil ses enfants France Côté (Sylvain Migneault) et Jacques Côté (Catherine Mongeau), ses petits-enfants Eve-Marie Migneault et Marianne Côté, ses frères et soeurs : Réjeanne, Noëlle-Ange (Eudore Hallé), Lilianne, feu André (Lucienne Dugré), feu Roger (feu Marie-Ange Gosselin), feu Thérèse et feu Aurèle.Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com AURORE PRINCE (1918 - 2020) C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de Mme Aurore Prince, survenu le 23 mars 2020 à l\u2019âge de 101 ans, à la Résidence Le Couvent de Victoriaville, autrefois de Danville.Elle était l\u2019épouse de feu Paul-Émile Bélec, la fille de feu Léonidas Prince et de feu Marie-Louise Lebel.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, Centre Nouvel Horizon (240 du Roi Asbestos J1T 1S6), le samedi 25 juillet de 12 h à 13 h 45.Les funérailles suivront à 14 h à l\u2019église Ste-Anne de Danville, inhumation au cimetière du même endroit.Mme Aurore Prince laisse dans le deuil ses filles : Jeannine (Pierre Dachdiian), Carmen; ses petits- enfants : Nadine (Luis-Miguel Rodriguez), Marc Dachdiian et ses arrière-petits-enfants : Michel et Alexandre Rodriguez; son beau-frère le Père Lucien Bélec (spiritain), ainsi que d\u2019autres membres des familles Prince et Bélec.Elle laisse également de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.Un merci spécial, au personnel de la résidence Le couvent de Victoriaville et le personnel médical et infirmier pour les bons soins envers Mme Prince.En guise de sympathie des dons à la FONDATION DE L\u2019HÔTEL-DIEU D\u2019ARTHABASKA seraient grandement appréciés de la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie Centre Nouvel Horizon 240, rue du Roi, Asbestos J1T 1S6 819 879-4842 \u2013 Téléc.: 819 879-7582 François Fouquet, directeur général Aline Richer, coordonatrice info@coopfuneraire.com www.coopfuneraire.com BENOÎT LAPIERRE (1932 - 2020) À Sherbrooke, le 7 juillet 2020, à l\u2019âge de 87 ans et 11 mois, est décédé monsieur Benoît Lapierre, fils de feu Anicet Lapierre et de feu Marie-Louise Collard.Il est allé rejoindre la mère de ses enfants, feu Anna Gillis.Benoît était un homme très talentueux dans plusieurs domaines.Il s\u2019est impliqué dans la ville de Windsor au niveau du hockey, du golf, un homme très sportif, excellent musicien (il a accompagné plusieurs chorales à l\u2019église et dans la communauté).C\u2019est la perte d\u2019un grand homme, qui était aimé et respecté par tous.Il laisse dans le deuil ses enfants : Lyne, feu Daniel, Jean-Marc (Hélène) et Norman; ses petits- enfants et ses arrière-petits-enfants.Il laisse également ses frères et soeurs, neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et nombreux amis.La famille tient à remercier le personnel du Château du Bel Âge de Windsor pour les bons soins prodigués à M.Lapierre.Un merci spécial à Diane et Raphaël ainsi qu\u2019à Lison et Diane.Un merci particulier à son médecin Chantal Bernier.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, il n\u2019y aura pas de funérailles.L\u2019inhumation aura lieu en toute intimité au cimetière St-Philippe de Windsor à une date ultérieure.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com BOGUSLAW (ROBERT) JANOWSKI (1933 - 2020) Le 12 juillet 2020, est décédé monsieur Robert Janowski, fils de feu Frank et feu Annie Zmigrodzka Janowski.Il laisse dans le deuil sa femme Jeannine Venner Janowski et sa soeur Alice (Gisèle Côté).Il laisse aussi dans le deuil ses enfants : Stéphane, Tania (Jean- Pierre Blais) et Jason; ses deux petits-fils : Clément Blais (Isabelle) et Julien Blais (Ariane).Selon ses volontés, il n'y aura pas d'exposition et un service sera célébré ultérieurement.En témoignage de votre sympathie, vous pouvez faire parvenir un don à DIABÈTE QUÉBEC.La famille tient à remercier le personnel soignant du 3e étage aile A du CHUS Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués à monsieur Janowski.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca CONRADBERNIER (1950 - 2020) Après une longue maladie, paisiblement à son domicile, le 1er juillet 2020, à l\u2019âge de 69 ans, est décédé monsieur Conrad Bernier, époux de madame Diane Martin et fils de feu Léopold Bernier et de feu Germaine Renaud.Il demeurait à East Angus.La famille recevra les condoléances de parents et amis à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, J1E 1H1) le samedi 18 juillet 2020 de 19 h à 21 h ainsi que le dimanche 19 juillet de 10 h à 12 h.Vu les circonstances liées à la COVID-19, une cérémonie d\u2019adieu intime suivra à 12 h et sera diffusée sur notre plateforme virtuelle.Vous pourrez suivre la cérémonie en cliquant sur le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/15761/wait.Outre son épouse, monsieur Bernier laisse dans le deuil ses enfants : Vincent (Jacinthe Lemelin Rabeau) et Valérie (Marc Perron).Il était le père de feu Charles.Il laisse également dans le deuil ses petites-filles Ève et Éloïse Perron ainsi que Lily et Lexanne Bernier; son frère Bertrand (Suzanne Groleau).Il était le frère de feu Denise, feu Jean-Guy (Angéline Gaulin Roy) et feu Alain.Il laisse également ses beaux- frères et belles-soeurs : Paulette (Gérald Sévigny), Pierre (Normande Savard), Richard (Pauline Beauregard), Lyne (Serge Gar- neau), Réjean et François (Sonia Roy) de même que plusieurs oncles, tantes, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Un merci spécial à toute l\u2019équipe des soins à domicile du CLSC de Cookshire.En guise de sympathie, des dons à la SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE du Québec seraient appréciés de la famille: http://sla-quebec.ca Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ELMERBYRNS (1930 - 2020) Au CHSLD Wales Home de Richmond, le 18 avril 2020, à l\u2019âge de 90 ans, est décédé monsieur Elmer Byrns, fils de feu Peter Byrns et de feu Florida Beaudoin.Monsieur Byrns était natif de St-Julien.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, 485 rue 24-Juin, Sherbrooke, le vendredi 24 juillet de 10 h à midi (12 h).Une cérémonie privée aura lieu en la chapelle le jour même.Vous pourrez y assister sur notre plate-forme virtuelle en cliquant sur le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/15802/wait.Monsieur Elmer Byrns laisse dans le deuil ses enfants : Peter (Julie Talbot), Nelson (Andrée Dupuis) et Nancy (Jocelyn Godbout); ses petits-enfants : Charles, Jean-Philippe, Marie-Pier, Frédéric, Olivier, Laurence et Mathieu et 2 arrière-petits-enfants; son frère Leonard (feu Gabrielle) et sa soeur Viola (Gildor).Il a été précédé de feu Jeannette (feu Henri-Paul), feu Berthy (feu Anatole), feu Rita (Robert), feu Myrtle (feu Henri-Claude), feu Lizie (feu Adonaï) et feu Pauline.Il laisse également dans le deuil ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis, dont madame Gisèle Pellerin.La famille tient aussi à remercier chaleureusement tout le personnel du CHSLD Wales Home, en particulier l\u2019aile Northon 1 pour les bons soins.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com EVELINOBERGAMIN (1938 - 2020) Monsieur Evelino Bergamin, ce grand bâtisseur et visionnaire d\u2019Ascot, s\u2019est éteint en nous quittant le 11 juillet 2020, à l\u2019âge de 81 ans.Monsieur Bergamin a un repos bien mérité, lui qui disait qu\u2019il travaillait comme s\u2019il ne mourrait jamais.Il était l\u2019époux bien-aimé de madame Ghislaine Marceau et le fils de feu Giuseppe Bergamin et de feu Cesira Boin.Monsieur Bergamin était natif de l\u2019Italie et demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances de parents et amis à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke), le dimanche 26 juillet 2020 de 10 h à 12 h.Une cérémonie d\u2019adieu suivra à 12 h.Vous pourrez suivre la cérémonie en cliquant sur le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/15980/wait Outre son épouse,monsieur Evelino Bergamin laisse dans le deuil ses enfants Mirco (Lise Arsenault) et Nancy; ses petits-enfants Raphaël, Elsa et Amy; son frère Ricardo; son beau-frère Yves Marceau (Denise Côté) et sa belle-soeur Jocelyne Marceau.Il laisse également sa nièce et ses neveux : Melia, William, Marc, Yvan (Thérèse) et Michel (Chantal); ses cousins, cousines, amis, ainsi que sa parenté de Toronto, Vancouver, de sa grande famille et ses amis chers en Italie.La famille tient à remercier Dr Marc-André Leclair et toute son équipe des soins intensifs.En témoignage de votre sympathie, des dons à la FONDATION DU CHUS seraient appréciés de la famille : http://www.fondationchus.org Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 40 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 40 PETITES ANNONCES JEA - OËLDUCHARME (1943 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 10 juillet 2020, est décédé monsieur Jean-Noël Ducharme, à l\u2019âge de 76 ans et 7 mois, époux de Jacqueline Lessard, fils de feu Edouard Ducharme et de feu Blanche Trempe.Il demeurait à Sherbrooke.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue Du-24-Juin, Sherbrooke, J1E 1H1), le vendredi 24 juillet de 13 h à 15 h.Une cérémonie intime suivra à la chapelle du même endroit à 15 h.Vous pourrez suivre la cérémonie via la plateforme virtuelle.Outre son épouse,monsieur Ducharme laisse dans le deuil ses fils Mario, feu Martin, Sylvain (Roma Vozniak) et Daniel; ses petites-filles Alexandra (Frédéric Côté), Emmy (Éli Bureau); son arrière- petit-fils Mathias; ses soeurs et son frère Nicole (feu Jean Deblois), Réjeanne (Jean Pelletier), Alain, Lise (André Bouthiette); son beau-frère feu Renald; ses belles-soeurs : Louise, Denise (Alain Rodrigue), Nicole (Denis Breault), Christiane (Ghislain Pépin), Martine (Michel Beaupré) ainsi que Richard Bolduc et Andrée Corriveau.Il laisse également ses neveux, nièces, tout spécialement notre nièce Line que nous aimons comme notre fille ainsi que son filleul Éric et sa filleule Isabelle, cousins, cousines, autres parents et amis.Il manquera aussi aux amis des courses automobiles.La famille tient à remercier le personnel du CLSC et du CHUS pour les bons soins apportés à M.Ducharme.Des dons pour la recherche sur le cancer seraient appréciés de la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEAN-PAUL BREAULT (1919 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 7 juillet 2020, à l\u2019âge de 100 ans et 8 mois, est décédé monsieur Jean Paul Breault, époux de feu Florine Laviolette, fils de feu Azilda Breault et de feu Jean David Elphège Breault.Il demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1), le samedi 15 août 2020, de 15 h 30 à 16 h 30.Une liturgie de la parole aura lieu en toute intimité le jour même à la chapelle du complexe 24-Juin, à 16 h 30.La cérémonie sera disponible sur notre plateforme virtuelle.Monsieur Breault laisse dans le deuil ses enfants : Huguette (Richard Roy), Jean-Pierre (Rose-Marie Fournier); ses deux petites-filles : Chantal et Joëlle Roy, sans oublier ses 4 arrière-petits-enfants: Emerick, Zoé, Cassandre et Emy.Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LILIANE BÉLANGER (1928 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 8 juillet 2020 est décédée madame Liliane Bélanger à l\u2019âge de 92 ans, épouse de feu Gaston Morin, fille de feu Mariella Demers et de feu Rémi Bélanger.Elle laisse dans le deuil ses enfants Suzanne (Claude), feu Mariette (André), feu France (Marcel), Hélène (Luc) ainsi que ses 5 petits-enfants Yannick (Mylène), François (Marie-Eve), Jeneviève (Gokhan Aygin), Michael (Sabrina) et Nicolas, ainsi que ses 12 arrière-petits-enfants : Gabriel, Yohann,Maélie, Léonie, Raphael, Danae,Mathis,Tolga,Miai, Essine,Mayson, et feu Nahalia.Elle était la soeur de feu Jeanne (feu Pierre), feu Georgette (feu Marcel) et Maurice (Monique).La famille désire remercier toutes les personnes qui ont contribué au bien-être de Mme Bélanger au cours des dernières semaines.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485 rue du 24-Juin, Sherbrooke, J1E 1H1) le samedi 25 juillet de 11 h 30 à 13 h 30.Une célébration de la Parole suivra à la chapelle du même lieu.Vous pourrez suivre la célébration via notre plateforme virtuelle en suivant le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/15874/wait.L\u2019inhumation de Mme se fera au cimetière St-Michel après la célébration.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com MADELEINE (LÉGER) BELL (1927 - 2020) Le 9 juillet 2020, au CHSLD Youville, est décédée à l\u2019âge de 93 ans, Mme Madeleine Léger Bell (épouse de feu Paul Bell).Elle était fille de feu Irène Dumont et feu Wilfrid Léger.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Diane, Lise (Lionel Binette), Normand (Louise Cassista), Hélène (Denis Boucher); ses petits-enfants et arrière-petits- enfants.Elle laisse également dans le deuil ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, plusieurs neveux et nièces.La famille tient à remercier le personnel du CHSLD Youville pour la qualité des soins portés à leur mère.En raison des circonstances actuelles particulières, la cérémonie se fera dans l\u2019intimité au Complexe Steve L.Elkas, lundi le 20 juillet.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MARIETTE (GRONDIN) ST-LAURENT (1932 - 2020) Paisiblement le 13 juillet à l\u2019âge de 88 ans, est décédée Mme Mariette Grondin, épouse de feu Louis St-Laurent, fille de feu Eugène Grondin et de feu Imelda Proulx.La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Windsor, 310 rue St-Georges, Windsor, le samedi 25 juillet de 9 h 30 à 11 h 30.La mise en terre suivra au cimetière St-Philippe de Windsor.En lien avec les consignes gouvernementales, le port du masque est obligatoire ainsi que le respect de la distanciation de 2m.Elle laisse dans le deuil ses enfants : François (Ann) et Danielle; ses petits-enfants : Dominik (Mélissa), Catherine (Philip) et Mathieu (Valérie) ainsi que ses arrière-petits- enfants : James, Livia et Thomas; ses beaux-frères et belles-soeurs : Jacqueline Viens, Alphéda Pelletier, Yolande Dumoulin, Huguette Brown et Camille Belcourt, Jean St-Laurent (Monique), Jacques St-Laurent (Lise) ainsi que de nombreux neveux, nièces, parents et amis.La famille tient à remercier le personnel du centre hospitalier Youville (3e Sud) pour les bons soins.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca MICHELDUBOIS (1940 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 12 juillet 2020, à l\u2019âge de 80 ans, est décédé monsieur Michel Dubois, conjoint de madame Jacqueline Blanchette, fils de feu Léas Dubois et de feu Léa Quirion.Monsieur Dubois demeurait à Sherbrooke.Outre sa conjointe, monsieur Michel Dubois laisse dans le deuil les enfants de sa conjointe Christian (Christine) et Julie (Charles); ses petits-enfants Florence, Justine, Émile et Émilie; ses frères et soeurs : feu Lucien (feu Madeleine Frenette), feu Gérard (feu Thérèse Vallée), feu Fleurette (feu Edgar Nadeau), feu Maurice (feu Rachel Poirier), feu Robert (feu Annette Guertin), feu Roger (feu Pauline Fontaine), feu Fernand (feu Angéline Racine), feu Rolande (feu Gérard Paradis), feu Madeleine, feu Gaston (feu Olivette Beaulieu), Raymonde (feu Clarence Dallaire), feu Jacques (Lucie Chapdelaine) et feu Jean (Félicienne Guay) ainsi que sa belle-famille Blanchette : Ghislaine Blanchette (Lise Normandin), Hélène Blanchette, France Blanchette (Mario Bolduc).Il laisse également ses nombreux neveux et nièces, ses cousins et cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier toute l\u2019équipe de la Maison Aube-Lumière pour les bons soins prodigués à monsieur Dubois.En témoignage de votre sympathie, des dons à la Maison Aube-Lumière seraient appréciés de la famille : http://aubelumiere.com Selon les dernières volontés de monsieur Dubois, il n\u2019y aura pas de funérailles.Une messe sera célébrée en l\u2019église Immaculée-Conception à une date ultérieure.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com MONIQUEMORIN (1945 - 2020) Au CHUS Fleurimont de Sherbrooke le 8 juillet 2020, est décédée à l\u2019âge de 75 ans, Mme Monique Morin.Elle était l\u2019épouse de Jacques Demers, fille de feu Gérard Morin et de feu Dolores Heppelle.La famille vous recevra à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke), le jeudi le 23 juillet 2020 de 14 h à 16 h.Une cérémonie hommage à Monique suivra à 16 h 30.Dû à la situation exceptionnelle liée à la COVID-19, la cérémonie aura lieu en pour la famille proche (frères, soeurs & leurs conjoints).Vous pourrez suivre la cérémonie en cliquant sur le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/16020/wait.Outre son époux Jacques Demers, Mme Morin laisse dans le deuil ses enfants Pierre (Nathalie), André (Marie-Hélène) et Lyne (Étienne).Elle laisse également dans le deuil ses six petits-enfants Alexia, Justin, Elsa, Mathéo, Maeva et Livia, ses deux soeurs Denise et Suzanne, sa belle-famille Demers ainsi que plusieurs parents et amis.La famille désire remercier chaleureusement tout le personnel des soins intensif du CHUS-Fleurimont pour les excellents soins prodigués à Monique qui nous ont permis de passer cette épreuve avec accompagnement et soutien.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com NORMANDCÔTÉ (1935 - 2020) Au Centre d\u2019Hébergement d\u2019Youville, le 10 juillet 2020, à l\u2019âge de 84 ans, est décédé M.Normand Côté, fils de feu Alfred Côté et de feu Germaine Desaultels, demeurant à Sherbrooke et natif de Scotstown.La famille accueillera parents et amis en présence du défunt, au Centre funéraire Jacques & Fils, 50, rue Victoria Ouest, Scotstown, le samedi 1er août 2020 à compter de 10 h.Les funérailles auront lieu le samedi 1er août 2020 à 13 h 30 en l\u2019église St-Paul de Scotstown.Inhumation au cimetière paroissial.Compte tenu de la situation exceptionnelle que nous vivons actuellement qui est causée par la présence de la COVID-19, il est convenu qu\u2019il est possible de recevoir les condoléances au salon funéraire, mais sous le respect des recommandations du gouvernement qui sont : Un maximum de 50 personnes est autorisé au même moment tout en conservant le respect des deux mètres de distanciation sociale en tout temps.Le respect des consignes d\u2019hygiènes (lavage des mains) \u2013 Le port du masque est obligatoire \u2013 Qu\u2019aucune personne ayant voyagé dans les dernières semaines ne soit présente \u2013 Qu\u2019aucune personne présentant un symptôme de la COVID-19 ne soit présente.M.Normand Côté laisse dans le deuil son beau-frère : André Guillette (feu Madeleine Côté)(Rita Delage).Il était le frère de : feu Dollard, feu Jean-Guy, feu Simone (feu Réginald St-Onge).Il laisse également dans le deuil plusieurs nièces, cousins, cousines, parents et amis.La famille tient à remercier le personnel du centre d\u2019hébergement d\u2019Youville pour l\u2019attention et les bons soins apportés.Complexe funéraire Jacques et fils Inc.50, rue Victoria Ouest Scotstown (Québec) J0B 3B0 Tél.: 819 583-0444/Téléc.: 819 583-0908 Jean-Pierre Jacques, président www.jacquesetfils.com laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 41 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 41 PA LABRIE (1934 - 2020) Monsieur Paul Labrie est décédé au CSSS-IUGS, Pavillon St-Vincent à Sherbrooke, le 10 janvier 2020, à l\u2019âge de 85 ans.Monsieur Labrie était l\u2019époux de feu madame Marie-Paule Aylwin, fils de feu madame Yvonne Bastille et de feu monsieur Philippe Labrie, originaire du comté de Rivière du Loup.La famille recevra les condoléances en présence des cendres, à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, 485, rue du 24 juin Sherbrooke, le samedi 25 juillet 2220 de 9 h à 11 h.Un service religieux sera célébré le même jour à 11h30 en l\u2019église St-François d\u2019Assise à Sherbrooke.L\u2019inhumation suivra au Jardin de la paix de la Coopérative funéraire.Monsieur Labrie laisse dans le deuil ses soeurs et frères : Fernande (feu Ovide), Bernard (Micheline), Henri-Nicol (Pauline), Céline (Émilien), Jean-Louis (Reine), Marcel (Hélène), Lucienne (Bruno) et Thérèse (Bertrand).L\u2019ont précédé ses soeurs : Madeleine (Mario) et Rosanne (feu Roger).Monsieur Labrie était aussi le beau-frère de Thérèse Aylwin (Paul-André) et de feu Louiselle, feu Magella, feu Fleur-Ange, feu Rose-Hélène et feu Normand (Jacqueline) Aylwin.Il laisse également plusieurs neveux et nièces et autres parents et amis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ D\u2019ALZHEIMER.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com PÈRE PIERRE LANDRY (1928 - 2020) À l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 13 juillet 2020, à l\u2019âge de 92 ans, est décédé le Père Pierre Landry,Missionnaire d\u2019Afrique (Père Blanc).Originaire de Carleton-sur- Mer, diocèse de Gaspé, il demeurait à Sherbrooke ces dernières années.Il laisse dans le deuil ses confrères de la communauté Pères Blancs de Sherbrooke ainsi que de nombreux neveux, nièces, parents et amis.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve Elkas, le samedi 25 juillet à compter de 15 h jusqu\u2019à 15 h 30, afin de recevoir les condoléances.Une liturgie de la Parole suivra, en présence des cendres, à la chapelle du Complexe funéraire Steve Elkas, situé au 4230 rue Bertrand-Fabi.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com RITA (PERREAULT) LAGRANGE (1924 - 2020) Au CHSLDArgyll, le 1er avril 2020, à l\u2019âge de 95 ans, est décédée madame Rita Perreault Lagrange, épouse de feu M.Darie Lagrange, fille de feu Laura Gregoire et de feu Alyre Perreault.La famille sera présente à l\u2019église Saint-Esprit le jour des funérailles samedi 25 juillet 2020 dès 10 h, pour recevoir les condoléances des parents et amis.Le service religieux suivra à 11 h, en l\u2019église Saint-Esprit, 2290, rue Galt Ouest, Sherbrooke J1K 1K8.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Gyslaine, Marcel (Clémence Perreault), feu O\u2019Neil (Monique Lacroix), Grégoire (Lise Bresse), Michel (Annette Cloutier), feu François, Hélène (Jean-Nil Roy) ainsi que 13 petits-enfants, 20 arrière-petits-enfants et 6 arrière\u2013arrière- petits-enfants.Elle laisse aussi ses frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs, neveux, nièces, cousins, cousines.Elle est aussi partie rejoindre feu Mme Armoza Grégoire, feu M.Darie Labbé, qu\u2019elle aimait particulièrement.La famille tient à remercier le CHSLD Argyll pour les bons soins prodigués à notre mère.En témoignage de votre sympathie des dons à une fondation de votre choix seraient appréciés de la famille.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ROGERBILODEAU Les funérailles de Roger Bilodeau ont été célébrées le 11 juillet 2020.Étant donné les circonstances exceptionnelles reliées à la COVID-19, la cérémonie et l\u2019inhumation ont eu lieu seulement avec la famille proche de Roger pour respecter les normes de la santé publique.Son épouse Madeleine, ses enfants Nelson, Diane et Marc, leurs conjoint(e)s ainsi que ses petits-enfants et arrière-petits-enfants vous remercient car malgré tout, nous avons reçu beaucoup de beaux messages de sympathie qui nous ont apporté un grand réconfort, nous en garderons un profond souvenir.Merci.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SHIRLEY (BAIN) BART R (1923 - 2020) Paisiblement, à Sherbrooke, à la Résidence Grace Village, le 13 juillet 2020, est décédée madame Shirley (Bain) Barter à l\u2019âge de 97 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Meredith Barter, et ce, durant 68 ans.Elle était une mère très dévouée pour ses enfants : Barry (Debbie Devnich), Nancy (David Townshend), John (Martine Picard) et Mary (Jean-Marc Gilbert).Fière « Gram »/« Grammie » de Jason, Brad, Vanessa (Alexandre), Philippe (Jennifer), David (Camille), Marc (Noémie) et Mélanie.« Great-Grammie » de Laurianne, Mathilde, Nathan, Emeric, Owen et Malcolm.Shirley laisse également dans le deuil sa belle-soeeur Janet Angrave ainsi que plusieurs autres parents et amis.Shirley a gradué du « Sherbrooke Hospital School of Nursing », promotion de 1945.La Résidence funéraire Cass s\u2019occupe des arrangements funéraires.Il y aura une rencontre de la famille et des amis à une date ultérieure.La famille tient à remercier tout le personnel de la Résidence Grace Village, pour les bons soins prodigués à madame Barter.La famille apprécierait que vos marques de sympathie puissent se traduire par un don à la Waterville-North Hatley United Church (460 Principale Sud, Waterville, QC J0B 3H0) ou à la Dre Klinck Fund (att: Grace Village, 1515 rue Pleasant View, Sherbrooke, QC J1M 0C6).Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca SOEURALICEDUBOIS (1939 - 2020) Le 10 juillet 2020 est décédée à Sherbrooke soeur Alice Dubois à l'âge de 80 ans, native de Methuen, MA, É.-U.Une messe commémorative a été célébrée dans l\u2019intimité le mercredi 15 juillet en la chapelle des Petites Soeurs de la Sainte-Famille, 1900 rue Galt Ouest, Sherbrooke QC.Inhumation au cimetière de la communauté.Outre sa famille religieuse, soeur Alice laisse dans le deuil ses soeurs : Anna, Yvette (Roy McKinney) et Blanche; ses belles-soeurs : Joan Sullivan (feu Aimé), Judy (feu Roland); son beau-frère William Arakelian (feu Yvonne) ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com THÉRÈSE LESSARDCOUTURE (1930 \u2013 2020) C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Thérèse Lessard, survenu le 18 juin 2020 à l\u2019hôpital de Magog.Elle était l\u2019épouse de feu Marcel Couture, la mère de Michèle (Normand Brière) et d\u2019Hélène ainsi que la grand-mère d\u2019Émilie (Alberto), de Samuel (Noemi) et Noémie.Elle était la soeur de Jacqueline (feu Claude), Yolande (Léo), feu Roland, feu Rodolphe (feu Pierrette), feu Gilbert (feu Félicienne), feu Fernand (Marcelle), feu Gérard (Pierrette) et feu Jean (Suzanne).Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux et nièces.Étant donné les circonstances particulières actuelles, il y aura une célébration à titre privée uniquement.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 42 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 42 PETITES ANNONCES CÉCIL (BÉGIN) LABBÉ (1930 - 2020) C\u2019est avec une immense tristesse que nous vous annonçons le décès de madame Cécile Bégin, épouse de feu Alfred Labbé, fille de feu Fortunat Bégin et de feu Marcelline Laroche, survenu au Manoir de l\u2019Eau Vive de Cookshire-Eaton, le 9 juillet 2020, à l\u2019âge de 89 ans.Elle demeurait à Cookshire-Eaton et était native de La Patrie.La famille recevra les condoléances dans l\u2019intimité comprenant les enfants, les conjoints (es), petits-enfants, frères et soeurs, beaux-frères et belles-soeurs ainsi que cousins et cousines en présence des cendres, en l\u2019église St-Pierre de La Patrie, le samedi 25 juillet 2020 à compter de 13 h.Les funérailles seront le jour même à 14 h en l\u2019église St-Pierre de La Patrie.Inhumation au cimetière paroissial.Compte tenu de la situation exceptionnelle que nous vivons actuellement qui est causée par la présence de la COVID-19, le respect des consignes d\u2019hygiènes (lavage des mains), le port du masque obligatoire et qu\u2019aucune personne ayant voyagé dans les dernières semaines ne soit présente ni présentant un symptôme de la COVID-19 ne soit présente.Elle laisse dans le deuil ses enfants, Pierre, Claude (Lise Hawey), Rachel (feu Alain Dubreuil), Robert, Lise, Lucie (Denis Prévost), Jean (Maryse Carrier); ses petits-enfants, Véronique, Jérôme, Sylvain, Stéphane, Eric, Lysiane, Iza et ses sept arrière-petits-enfants.Elle était la soeur de: feu Jeannine (feu Hermyle Dubreuil), feu Raoul (Léa Blais), Bertrand (Claudette Tardif), feu Aline (feu Roland Delage), Roger (Murielle Gaucher), Thérèse, feu Robert (Mariette Monast), feu Lucienne, Claire (Paul Dagenais),André (Ginette Daignault), Michel (Nicole Mclean).Elle était la belle-soeur de : Gertrude (feu Gilles Ledoux), Rita (feu Roland Martin), feu Anna-Marie (feu Ernest Simard), feu Cécile (feu Hervé Picard), feu Lionel (feu Ludgarde Fournier), feu Yvonne, feu Henry, feu Gérard, feu Marcel, feu Germain (Colette Bernier), feu Camille (feu Thérèse Giroux).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.Des sincères remerciements au docteure Hélène Payeur ainsi qu'à tout le personnel du Manoir de l\u2019Eau Vive et du CLSC pour les bons soins qu'ils lui ont prodigués.Vos témoignages de sympathie à la famille peuvent se traduire par des dons à la FABRIQUE ST-JOSEPH-DES-MONTS, secteur La Patrie, 17, rue Racine Nord, La Patrie, J0B 1Y0.Complexe funéraire Jacques et fils Inc.44, rue Garneau La Patrie(Québec) J0B 1Y0 Tél.: 819 583-0444/Téléc.: 819 583-0908 Jean-Pierre Jacques, président www.jacquesetfils.com FERNANDROUSSIN Au Centre d'Hébergement St-Alexandre de Thetford, le 7 juillet 2020, est décédé à l'âge 93 ans et 5 jours, monsieur Fernand Roussin, époux de feu Denise Telmosse, domicilié à Thetford Mines.Il était le fils de feu Émile Roussin et de feu Adéla Huppé.Il laisse dans le deuil ses enfants : Jacques Roussin, Claude Roussin conjoint de feu Andrée Drolet, Louise Roussin épouse de Denis Gourdes, Céline Roussin et Jean Roussin; ses petits-enfants : Charles-Eric, feu Julie et Stéphanie Gourdes et son arrière-petite-fille Emylee Gourdes.De la famille Roussin, il laisse dans le deuil sa soeur Monique Roussin épouse de Jean-Guy Lessard, plusieurs neveux, nièces et de nombreux parents et amis.De la famille Telmosse, il était le beau-frère de feu Père Edmond Telmosse, feu Thérèse Telmosse épouse de feu Gustave Gérin Lajoie, feu Père Louis Telmosse, feu Suzanne Telmosse épouse de feu Jean Panneton, feu Berthe Telmosse, feu Mathilde Telmosse épouse de feu Louis-Rock Séguin, feu François Telmosse époux de Noëlla Laberge,Marguerite Telmosse épouse de feu Jean-Louis Loubier et feu Roger Telmosse époux de feu Marthe Sigouin, plusieurs neveux et nièces ainsi que de nombreux parents et amis.Il sera possible d\u2019offrir vos condoléances à la famille en personne, en réservant une plage horaire à l\u2019adresse suivante (cliquez sur le lien en bleu) https://calendly.com/gamachenadeau/fernand-roussin.Compte tenu du contexte actuel, les funérailles seront célébrés dans l\u2019intimité de la famille immédiate.La famille désire remercier sincèrement tout le personnel du 1er étage du Centre d\u2019Hébergement St- Alexandre pour leur gentillesse, leur grand dévouement et les bons soins prodigués à monsieur Roussin.Votre sympathie à la famille peut se traduire par un don au FONDS CENTRE D'HÉBERGEMENT ST-ALEXANDRE, 1651, rue Notre-Dame est, Thetford Mines, G6G 0C1.Maison Gamache et Nadeau 590, rue St-Alphonse Sud Thetford Mines(Québec) G6G 3V8 Tél.: 418 335-9169 www.gamachenadeau.ca Membre de la C.T.Q.GILLES CASTONGUAY (1941 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 9 juillet 2020, est décédé monsieur Gilles Castonguay, à l\u2019âge de 78 ans.Il était L\u2019époux de madame Mariette Manseau et le fils de feu Esdras Castonguay et de feu Laurette Bourassa Auger.La famille recevra les condoléances de parents et amis à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie-Salon Rock Forest (951, rue Haut-Bois, Sherbrooke), le vendredi 17 juillet 2020 de 14 h à 16 h et de 18 h à 21 h ainsi que le samedi 18 juillet de 8 h 30 à 10 h.Les funérailles auront lieu le samedi 18 juillet 2020 à 11 h en l\u2019Église-Cathédrale Saint Jean l'Évangéliste située au 200, rue Montréal à Sherbrooke (entrée sur Dufferin).Outre son épouse, monsieur Gilles Castonguay laisse dans le deuil son fils Martin (Isabelle Dion).Il laisse également ses frères et soeurs : Monique (Raymond Ouellet), Denise (Albert Lepage), feu Jacques (Melly), feu Juliette (Henri Phaneuf), Lionel (Françoise Beauchemin), ainsi que ses filleules Nicole Castonguay (Jean Lebeau) et Isabelle Spooner (Michel Gray), de même que plusieurs autres neveux, nièces, cousins, cousines.Il ne faut pas oublier ses fidèles clients du garage et de nombreux amis qui le regretteront beaucoup.Il a combattu plusieurs cancers, mais le dernier l\u2019a emporté bien qu\u2019il ait persévéré sans arrêter jusqu\u2019aux dernières heures avant son décès.Il est décédé tout doucement, ce qui a apporté un baume dans l\u2019immense douleur de ses proches.Nous voulons remercier le personnel soignant du 9e étage (aux soins intensifs du CHUS Fleurimont) qui a été d\u2019une aide précieuse pour la famille dans ces 2 jours ainsi que pour les soins de confort prodigués à Gilles.Un merci très spécial à l\u2019abbé Jean-Marc Guillotin et à Mgr Charles Rafaël Payeur pour leur accompagnement par leurs prières et leur visite.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 951, du Haut-Bois Sud,Sherbrooke J1N 2C8 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com IRÈNE (DOYON)OLIVIER C\u2019est avec tristesse que nous annonçons le décès de notre mère, Irène Doyon Olivier, survenu le 13 juillet 2020 à l\u2019âge de 96 ans.Fille de feu Arthur Doyon et de feu Yvonne Vaillancourt.Elle était l\u2019épouse de feu Georges Olivier et demeurant à Coaticook.La famille accueillera les parents et amis au salon funéraire Charron et fils, le 18 juillet 2020 de 9 h à 10 h 45.Les funérailles seront célébrées à l\u2019église St-Edmond à 11 h.Suivra l\u2019inhumation au cimetière St-Edmond.Mme Doyon nous a quittés pour le repos éternel.Elle laisse dans le chagrin ses enfants : Manon, Fabrice (Pauline Roy), Marjolaine, Fabienne, Nathalie (Benoit Giroux).Elle était aussi la mère de feu Sylvain et feu Serge.Elle laisse également ses petits-enfants : Éric, François (Marjolaine Custeau), Olivier et Patricia (Arnold Seeley); ses arrière-petits enfants : Frédérique,Alexis et Louis-Félix.Elle laisse également dans le deuil sa soeur : Rose-Annette (feu Roger Côté).Et a été précédée par sa soeur Bernadette.Elle laisse aussi ses beaux-frères et belles-soeurs : Marguerite (feu Léo Fréchette), feu Raymond (Gisèle Matte), feu Madeleine (feu Roger Corbeil), Normand (feu Madeleine Fournier) (feu Rose-Hélène Vachon), Pauline (feu Jean- Paul St-Pierre).Elle laisse également dans le deuil sa tante Noëlla (feu Urbain Robert) ainsi que plusieurs cousins, cousines, neveux, nièces et autres parents et amis La famille tient à remercier tout le personnel du département Albert Samson du Centre Hospitalier de la MRC de Coaticook, ainsi que le personnel du Foyer Boiscastel pour les bons soins prodigués à Mme Doyon.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par, un don au Centre Hospitalier Coaticook ou une offrande de messe ou encore un don à la Fondation des maladies du coeur et de l\u2019AVC, 100-2630, rue King Ouest, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1 ou www.fmcoeur.qc.ca serait grandement apprécié.Résidence funéraire Charron et fils Inc.228, rue Child Coaticook (Québec) J1A 2B6 Tél.: 819 849-4141 Stéphane Charron, président Claude Charron, directeur info@charronetfils.com Site Web: www.charronetfils.com ALBERT FAVREAU (1922 - 2020) Au CHUS-Hôtel-Dieu, le 11 juillet 2020, à l\u2019âge de 98 ans, est décédé M.Albert Favreau, époux de feu Lucie Morin, fils de feu Alcide Favreau et de feu Marie Rouleau, demeurant à Compton.La famille vous accueillera au Centre funéraire Coopératif de la région de Coaticook, le vendredi 24 juillet 2020 de 19 h à 21 h ainsi que le jour des funérailles de 9 h jusqu\u2019au départ du salon à 10 h 30.Les funérailles auront lieu le samedi 25 juillet 2020 à 11 h en l\u2019église St-Thomas-d\u2019Aquin à Compton.L\u2019inhumation des cendres suivra au cimetière St-Edmond à Coaticook.M.Favreau laisse dans le deuil ses enfants : Claire (Michel Fontaine), Lise (Réal Dumoulin), Huguette (Daniel Houde),André (Louise Lavigne),Alain (Linda Dandelin), Paul, René (Linda Morin), Serge (Murielle Hébert), Carmen et Patrick (Hélène Masson).Il était le père de feu Françoise (Marc L\u2019Héreault) et de feu Sylvain.Il laisse également ses 20 petits-enfants et ses 33 arrière-petits-enfants.Il laisse également ses frères et soeurs : soeur Blanche, Thérèse, (feu Raymond Paquette), Germaine (feu Roland Comptois), Raymond (feu Martia Whitman), Gérard (Irène Houle), Marcel (Jeanine Lefebvre), Pauline (Clément Audet) et Lucille (Jean-Luc Mercier).Il était le frère de feu soeur Jeanne et de feu Roland (Monique Frenette).Il laisse son beau-frère et ses belles-soeurs de la famille Morin : Benoit (Elcie Lafontaine), Rita (Réjean Lavoie) et Élise (Lucien Bourbonnais).Il était le beau-frère de feu Pierre (feu Jeanne Jean), feu Lucien (Thérèse Tanguay), feu Yvonne (feu Roland Vaillancourt), feu Paul (feu Anita Cloutier), feu Simonne (feu Denis Carbonneau), feu Aline (feu Denis Houle) et feu Claude.Il laisse également son amie Gisèle Dessaints ainsi que plusieurs cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel du Manoir de Chez-Nous de Compton pour les bons soins prodigués à M.Favreau.Centre fun.coopératif région de Coaticook 284, rue Child, Coaticook (Québec) J1A 2B7 Tél.: 819 849-6688 - Téléc.:819 849-3068 Michel Belzil, directeur général Mary Brus et Éliette Dubé www.salonfunerairecoaticook.com laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 43 laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 43 DÉCÈS DOLORÈS FABI (1940 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 8 juillet 2020, à l\u2019âge de 80 ans, est décédée paisiblement madame Dolorès Fabi, fille de feu Angelo Fabi et de feu Léona Bisson.Elle était la conjointe de feu Charles Darby Dupuis.Madame Fabi laisse dans le deuil ses frères : Dr Robert (feu Josiane Alajarin), Richard (Monique Bélanger), feu André (feu Christine Corrigan) (Lisette Larose), Gaétan (Lise Labrecque) et Marcel (Monique Custeau); sa soeur Mariette (André Leblond), son beau-fils Patrick Dupuis Darby (Suzanne Morin Darby) et ses petits- enfants Kristina, Antoine et Audrey, ainsi que plusieurs neveux, nièces, parents et amis.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve Elkas, 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke (Québec), J1N 1X6, le vendredi 24 juillet 2020 de 19 h à 21 h et le samedi 25 juillet 2020 de 9 h 30 à 10 h 30.Les funérailles suivront à 11 h à l\u2019église St-Patrick, à Sherbrooke.La famille tient à remercier la direction et le personnel de la Maison Aube-Lumière pour les bons soins apportés à Dolorès et le support exemplaire aux membres de sa famille.La famille propose un don à la MAISON AUBE-LUMIÈRE en la mémoire de Dolorès.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com 1er anniversaire À la douce mémoire du DR MICHEL PEPIN décédé le 21 juillet 2019 Un an déjà que nous sommes séparés de toi.Le temps pourra s\u2019enfuir, mais il n\u2019effacera jamais de nos cœurs ce que tu as été pour nous tous.Nous pensons souvent à toi et fréquemment ton nom revient sur nos lèvres.Sache que nous t\u2019aimons toujours autant.Veille sur nous tous.Maude-Émilie, France et la famille Le temps peut bien s\u2019écouler, il n\u2019effacera jamais ce que tu as été pour nous.Ton passage dans nos vies restera gravé à jamais.Le temps n\u2019a pas su atténuer le vide causé par ton départ.Que nos pensées et notre amour t\u2019accompagnent à chaque instant.Tu nous manques.Veille sur nous tous.Avec Amour Carlo (Sonia), Isabelle, Karine (Daniel), ton épouse Nicole et tes petits-enfants M.CAROL LEMAY décédé le 18 juillet 2018 2e anniversaire JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Trois montants différents ont été diffusés par la Ville de Sherbrooke pour chiffrer le coût du Programme d\u2019intervention du secteur Wellington Sud, un programme qui vise l\u2019aménagement des rues Wellington Sud et du Dépôt, de même que la réalisation d\u2019une place publique au sein du projet Espace Centro.De 19,3 M$ à la fin mai, le budget est passé à 21,5 M$ en additionnant les montants d\u2019un tableau présenté le 6 juillet.La différence s\u2019explique par une simple erreur de calcul Excel, explique le directeur du Service de la planification et de la gestion du territoire, Yves Tremblay.Le 27 mai, lors d\u2019une séance d\u2019échange et d\u2019information, les aménagements entourant la revitalisation de la rue Wellington Sud s\u2019élevaient à 19,3 M$.On calculait alors 7 M$ pour la place publique de l\u2019Espace Centro.Dans le tableau rendu public la semaine dernière, le chiffre de 15,6 M$ apparaît dans la case du total pour le coût du projet, mais l\u2019addition de chacune des phases donne plutôt des dépenses de 21,5 M$.À première vue, c\u2019est le coût de la place publique, à tout près de 9 M$, qui semble avoir grimpé.« En mai, nous présentions un exercice très préliminaire.On doit évaluer et décortiquer les coûts lorsqu\u2019on approche de la construction.Le jeu du marché vient influencer les prix.Quand nous avons présenté le dossier, nous avions une estimation préliminaire de 19,3 M$ et elle tient toujours.Les 2 M$ manquants, ce sont les frais de contingence pour la place publique.Dans ce projet, nous nous donnons des frais de contingence de 25 %.Ils n\u2019avaient pas été additionnés.C\u2019est une simple erreur Excel », explique Yves Tremblay.Les frais de contingence servent à pallier les imprévus ou les augmentations de coût, par exemple.Ils ne sont donc pas engagés d\u2019emblée.M. Tremblay rappelle que dans tout projet, la Ville doit faire des choix tout au long du processus d\u2019approbation des dépenses.« Tous les montants sont appelés à être raffinés au fur et à mesure qu\u2019on avance.Ça viendra dans la planification budgétaire plus tard.Ce qui était important dans le Programme d\u2019intervention du secteur Wellington Sud, c\u2019était de déterminer l\u2019aspect visuel et de se donner un ordre de grandeur.À la fin, on essaie toujours d\u2019équilibrer les coûts et nos projections.Il y a tellement d\u2019impondérables.Il faut avancer par étapes. » Notons par ailleurs que les travaux de construction ont commencé depuis deux semaines pour le projet Espace Centro.La première étape est celle du bétonnage du stationnement.La fin de la construction du stationnement est prévue pour l\u2019hiver 2021, mais il ne sera accessible qu\u2019une fois les deux immeubles érigés au-dessus de l\u2019infrastructure.L\u2019immense grue présente sur le chantier demeurera sur la rue Wellington Sud jusqu\u2019à la fin du projet, soit jusqu\u2019à la fin de l\u2019année 2021.Une erreur Excel de 2 M$ pour Well Sud Une immense grue est apparue sur le chantier de la rue Wellington Sud, marquant le début des travaux pour la construction du stationnement étagé.Elle y restera jusqu\u2019à la fin du projet Espace Centro, soit jusqu\u2019à la fin de l\u2019année 2021.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 44 JULIA BENARROUS Agence France-Presse RICHMOND \u2014 Les lits se multiplient le long des couloirs des urgences d\u2019un petit hôpital texan, où l\u2019augmentation galopante des cas de coronavirus menace de submerger le personnel soignant.Les urgences du Oakbend Medical Center, dans la région de Houston, sont habituellement garanties « sans attente ».Mais face à l\u2019afflux des malades de la COVID-19, le personnel médical a dû redoubler d\u2019ingéniosité pour prendre en charge tous les patients malgré une capacité limitée de 16 lits.La ville du sud-est du Texas e s t d e v e n u e c e s d e r n i è r e s semaines un nouveau foyer de contamination, participant à une impressionnante résurgence du virus dans de nombreux États américains.« Nous devons malheureusement garder certains patients 24 ou 48 h dans le service [.] avant qu\u2019un lit ne se libère », regrette Bill Hamlyn, directeur des urgences.Cheveux protégés par une charlotte, visage couvert par deux masques superposés et parfois une visière en plastique, le personnel s\u2019active pour donner de premiers soins aux nouveaux venus attendant dans les couloirs.« SALLE D\u2019ATTENTE COVID » Près d\u2019un lit placé contre un mur, une lampe aux rayons ultraviolets stérilise l\u2019air de la pièce en aspirant environ 115 mètres cubes d\u2019air par minute.Vêtu d\u2019une blouse bleue de protection nouée à la taille, un infirmier enfile une deuxième paire de gants avant de sortir un patient de la « salle d\u2019attente COVID », dont la porte est matérialisée par une bâche blanche scellée par des fermetures éclair.Dans cette zone séparée du reste des urgences pour minimiser les risques de contamination des autres malades, les patients atteints de la COVID-19 attendent qu\u2019on leur attribue un lit.Mercredi, quatre des 16 lits des urgences du centre médical Oakbend, situées au rez-de- chaussée du bâtiment, étaient des « malades COVID ».Pour libérer des places, l\u2019hôpital a notamment mis au point un service d\u2019oxygène à domicile pour les patients dont l\u2019état est stable, mais qui requièrent de l\u2019oxygène.L\u2019accompagnement se fait aussi quotidiennement par vidéoconfé- rence avec un « partenaire COVID » qui prend des nouvelles du malade.« C\u2019est l\u2019une des façons dont nous essayons de garder les patients hors de l\u2019hôpital et de maximiser notre espace », détaille Bill Hamlyn.PLUS JEUNES ET PLUS MALADES Les personnes atteintes du virus sont « bien plus jeunes » depuis le week-end férié de Memorial Day fin mai, assure la coordinatrice des urgences Donna Jameson.Sur plus de 26 000 patients dont les cas ont été analysés par les autorités sanitaires du Texas, près de 5000 avaient entre 20 et 29 ans.À l\u2019étage, la petite unité de soins intensifs comptait mercredi cinq patients positifs au coronavirus sur les douze occupants.Sous sa blouse bleue et sa charlotte rouge, Niticia Mpanga, spécialisée dans le traitement des maladies respiratoires, évoque des patients plus nombreux qu\u2019avant à être hospitalisés avec « une détresse respiratoire sévère », nécessitant un respirateur.Depuis le 1er juillet, le nombre de cas détectés de coronavirus au Texas a augmenté d\u2019environ 70 %.Il faudrait confiner la métropole de Houston « au moins dix jours », estime un médecin urgentiste qui souhaite conserver l\u2019anonymat.« Cela donnerait à certains des malades le temps de se rétablir et de rentrer chez eux. » Selon lui, le Texas a besoin « d\u2019un meilleur leadership politique ».L\u2019agglomération de Houston compte plus de 6,5 millions d\u2019habitants et les autorités sanitaires ont fait état mercredi de seulement 79 lits disponibles en unité de soins intensifs.Urgences sous pression au Texas ISSAM AHMED ET IVAN COURONNE Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 Le petit docteur ne s\u2019en laisse pas conter : à 79 ans, l\u2019immunologue américain Anthony Fauci est devenu la voix de la raison scientifique sur la gravité de la pandémie de COVID-19 face aux dénégations de Donald Trump, mais ce rôle lui vaut la rancune féroce de partisans du président qui réclament sa tête.Ce médecin de formation était célèbre dans le monde de l\u2019infec- tiologie et de la lutte contre le sida avant la pandémie, mais peu connu du grand public, et surtout pas politique : il est directeur de l\u2019Institut national des maladies infectieuses depuis 1984.Aujourd\u2019hui, des figurines sont fabriquées à son effigie et des sondages menés sur lui, aux résultats désobligeants pour le président : 65 % des Américains croient les informations qu\u2019Anthony Fauci donne sur le coronavirus, alors que 67 % ne croient pas Donald Trump, selon une enquête Quinnipiac.Tout change pour lui quand il rejoint la cellule présidentielle sur le coronavirus, très médiatisée.Sa communication obéit aux canons de la communication en temps de crise sanitaire : des messages simples, répétés à l\u2019infini, distillés pour avertir la population sans créer la panique.Le fils de pharmaciens, amateur de thrillers et des films de Jason Bourne, devient maître dans l\u2019art de recadrer poliment son patron, en cultivant son image d\u2019homme de vérité, au franc-parler.« Je marche sur une ligne de crête », disait-il en mars.« Je dis des choses au président qu\u2019il n\u2019a pas envie d\u2019entendre. » Après que le président laisse entendre début mars qu\u2019un vaccin serait disponible d\u2019ici « trois à quatre mois », l\u2019expert précise, dans son accent new-yorkais rocailleux : « Comme je vous l\u2019ai dit M.le président, il faudra un an à un an et demi ».L\u2019équilibre tient tant que le pays est confiné, mais, depuis juin, la ligne de crête est devenue très étroite.Le docteur Fauci n\u2019a plus vu le président depuis le 2 juin.Donald Trump est focalisé sur la relance de l\u2019économie, les précautions sanitaires ne l\u2019intéressent plus.Quand la courbe des contagions remonte en juin, Anthony Fauci sonne l\u2019alarme publiquement.Il martèle que les États-Unis vont dans la mauvaise direction, que le nombre de cas détectés quotidiennement pourrait plus que doubler à moins d\u2019un changement radical de stratégie.La Maison-Blanche lui coupe le micro : il n\u2019a plus donné d\u2019entrevue télévisée depuis le 12 juin, selon CNN.Et la campagne anti-Fauci enfle dans les cercles trumpistes.Ses trois filles s\u2019inquiètent pour sa sécurité.« Je n\u2019aime pas le conflit, je suis une personne apolitique, je n\u2019aime pas qu\u2019on me monte contre le président », a-t-il regretté dans une entrevue au magazine InStyle publiée mercredi.« Ce n\u2019est pas évident de suivre la ligne de crête pour tenter de communiquer alors que les gens veulent vous monter contre le président.C\u2019est assez stressant. » LA TRÊVE?Mais alors que d\u2019autres responsables fédéraux sont accusés de courber l\u2019échine face au pouvoir, notamment Robert Redfield, le directeur des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), Anthony Fauci persiste à s\u2019exprimer.Il parle sur d\u2019autres supports quasi quotidiennement : journaux, sites d\u2019informations, balados, conférences et échanges publics en ligne.Imperturbable, il réfute toute erreur de jugement, comme son refus initial de recommander le port universel du masque, arguant qu\u2019il était justifié par la pénurie.Il répète à qui veut l\u2019entendre qu\u2019il n\u2019a pas l\u2019intention de démissionner, et que la Maison-Blanche n\u2019a pas le pouvoir de le limoger, quitte à paraître immodeste.« En ce moment, en toute modestie, je me trouve plutôt bon.Je suis plein d\u2019énergie.Je crois que tout le monde pense que je fais un travail plus qu\u2019excellent », a-t-il dit à InStyle.Bien qu\u2019il se défende de politique, il veille à ne pas franchir une ligne rouge : s\u2019il critique la gestion fédérale de l\u2019épidémie, il ne provoque jamais le président personnellement.« Sur les sujets d\u2019importance, il m\u2019écoute », disait-il en mars.Aujourd\u2019hui, il dit simplement qu\u2019il fait passer ses messages par le vice-président.Quand on lui demande s\u2019il a effectivement interdiction d\u2019aller à la télévision, il répond : « Pas de commentaire », mais ne corrige pas.Quand un conseiller présidentiel publie une tribune visant à le discréditer, il répond vigoureusement, mais ajoute habilement que l\u2019initiative « nuit au président ».Donald Trump a désavoué l\u2019auteur du texte dans la foulée.« Je m\u2019entends très bien avec le Dr Fauci », a dit le dirigeant, mercredi.Jusqu\u2019au prochain clash.COVID-19 Fauci éclipse Trump À cette conférence de presse d\u2019avril dernier, le président Donald Trump semble suivre de près le discours du Dr Anthony Fauci, directeur de l\u2019Institut national des maladies infectieuses.Ses conseils tranchent avec les dénégations du président sur la gravité de la pandémie.\u2014 PHOTO ARCHIVES THE ASSOCIATED PRESS, ALEX BRANDON laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 45 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Quatre équipes de chercheurs du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS se partageront 200 000 $ investis par la Fondation du CHUS afin de soutenir les efforts de recherche en lien avec la lutte contre la COVID-19.« Ce concours, exceptionnellement disponible à tous les chercheurs réguliers du CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS, a permis d\u2019optimiser les collaborations intercentres et de mettre en valeur les expertises de chacun », explique le Dr William Fraser, directeur scientifique du Centre de recherche du CHUS (CRCHUS).« Les projets financés sont issus de thématiques de recherche très variées dont les objectifs sont notamment d\u2019identifier des facteurs qui pourraient potentiellement protéger l\u2019humain face au virus », indique Annie Morin, adjointe au directeur scientifique au CRCHUS.Les quatre projets ont été choisis au terme d\u2019un processus de sélection exhaustif, auquel ont participé des patients rétablis de la COVID-19.Le premier projet est une étude de cas-témoin sur un potentiel effet protecteur du BCG contre le virus SARS-Cov2.Ce projet mené par le Dr Alex Carignan vise à identifier si les personnes vaccinées contre la tuberculose présentent une meilleure défense face au coronavirus.Le second projet est mené par les professeurs Isabelle Gaboury et Michel Tousignant.Ceux-ci proposent un programme de télé- réadaptation aux patients atteints sévèrement, ce qui leur permettrait de réintégrer le confort de leur domicile et de retrouver leurs proches plus rapidement.Le troisième projet est orchestré par le Dr Olivier Lesur et vise à étudier la mécanique des systèmes qui régissent les fonctions pulmonaires pour amener des connaissances qui permettront l\u2019élaboration de traitements.Enfin, le quatrième et dernier projet se nomme Bâtir dans l\u2019adversité : développement d\u2019une approche de détection algorithmique pour l\u2019identification de menaces infectieuses.Cette étude conjointe des Drs Alex Carignan Louis Valiquette permettra de développer, à l\u2019aide d\u2019un logiciel, une approche préventive accrue et mieux ciblée.Quatre projets de recherche sur la COVID lancés grâce à la Fondation du CHUS SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SAINT-CAMILLE \u2014 La municipalité de Saint-Camille en Estrie prend les grands moyens pour assurer le bon déroulement du port du masque obligatoire dans les commerces à partir de samedi.Le conseil municipal a approuvé l\u2019embauche d\u2019un agent de sécurité qui sera posté principalement devant le dépanneur de la petite communauté.L\u2019agent de sécurité était déjà présent vendredi lors du passage de La Tribune.Il s\u2019assure que les gens qui veulent entrer dans le dépanneur portent bien un masque et se lavent les mains.Il distribue aussi des masques à ceux qui n\u2019en ont pas ou qui l\u2019ont oublié.Il restera en poste jusqu\u2019à lundi.« En ayant un agent pour les quatre premiers jours, on a plus de chances de faire atterrir la directive plus calmement, admet le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé.Ce qu\u2019on voulait, c\u2019est qu\u2019il y ait une personne formée, un professionnel de l\u2019extérieur.Ça devient difficile d\u2019intervenir avec des personnes qu\u2019on connaît.On veut éviter des gens qui vont jusqu\u2019au bout, refusent de mettre le masque et entrent dans le dépanneur. » Cette initiative est en lien avec les différentes histoires d\u2019agressivité dans les commerces au Québec, mais aussi avec une expérience vécue à Saint-Camille il y a quelques semaines.« Il y a trois ou quatre semaines, on a eu quelqu\u2019un qui ne voulait pas du tout se laver les mains en rentrant, souligne le maire.Et je cite ce qu\u2019on m\u2019a dit, mais c\u2019était la danse du bacon.S\u2019il y en a qui ne veulent même pas se laver les mains, ce sera quoi quand ce sera le masque? » La propriétaire du dépanneur, Sonia Raiche, se réjouit de la présence d\u2019un agent de sécurité dans son commerce.« C\u2019est très, très apprécié, lance-t- elle.Il fallait déjà souvent dire aux gens de se laver les mains.Avec le masque ce sera un peu l\u2019enfer.Les gens sont respectueux, mais il faut le rappeler. » Mme Raiche et M. Pagé mentionnent aussi que la directive du port obligatoire du masque en met beaucoup sur les épaules des étudiants qui travaillent l\u2019été.« On ne veut pas que les jeunes filles de 16 à 19 ans qui occupent ces postes commencent à se mettre en danger s\u2019il y a des gens récalcitrants », indique Philippe Pagé.Cette initiative ne se fait pas non plus à un coût exorbitant selon le maire.« Notre petite taille devient un avantage, résume-t-il.En calculant tout, ça nous revient à moins de 2000 $ pour avoir un agent de sécurité pendant quatre jours. » Un agent de sécurité pour obliger le port du masque à Saint-Camille JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 La Corporation ski et golf Mont-Orford continue de vouloir empocher des revenus supplémentaires en lien avec la randonnée pédestre sur ses terres.Tandis que plusieurs citoyens et organisations souhaitent qu\u2019on abandonne l\u2019idée d\u2019imposer des frais d\u2019accès aux randonneurs désireux de se promener à l\u2019intérieur du domaine skiable.Un terrain d\u2019entente est-il possible?Après avoir entendu les critiques, la Corporation ski et golf Mont-Orford avait accepté, il y a quelques semaines, de reporter au 20 juillet l\u2019entrée en vigueur des nouveaux tarifs.Or, à trois jours de cette date, les parties tenteraient de faire preuve de créativité pour qu\u2019un compromis soit trouvé.Outre la Corporation Mont-Orford, la coalition SOS Parc Orford, Tourisme Memphré- magog la Chambre de commerce Memphrémagog ainsi que le député Gilles Bélanger participent aux discussions.« On est en train de regarder l\u2019ensemble des chiffres qui sont réellement reliés aux randonneurs.On travaille tous pour trouver une solution », affirme Jacques Demers, président de la Corporation ski et golf Mont-Orford.M. Demers assure qu\u2019il « comprend le désir de gratuité exprimé par certains » groupes et citoyens.Et il réitère que son organisation demeure à l\u2019écoute afin de trouver une solution.« Nous attendons les propositions », lance-t-il.Pour un citoyen adulte habitant la MRC de Memphrémagog, un abonnement saisonnier pour la randonnée à la station coûterait 20 $.Le montant à payer grimperait à 40 $ dans le cas d\u2019un adulte de l\u2019extérieur de cette MRC.MONT ORFORD La Corporation «?attend les propositions?» L\u2019agent de sécurité, Jean-Marie de son prénom, sera posté devant le dépanneur, mais aussi à l\u2019occasion devant le P\u2019tit Bonheur de Saint-Camile.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, SIMON ROBERGE Le Dr Alex Carignan pourra mener deux projets de recherche grâce à un investissement de la Fondation du CHUS.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Jacques Demers \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 46 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Les travaux de reconstruction du pont de la rue Main, à North Hatley, qui couperont le village en deux, devraient durer cinq mois.Le ministère des Transports du Québec (MTQ) annonce que le chantier débutera à partir du 3 août 2020.Ces travaux entraîneront la fermeture complète du pont jusqu\u2019à la fin de l\u2019année.Le chantier consiste à démolir le pont actuel, construit en 1947 et arrivé en fin de vie, pour le remplacer par une nouvelle structure, rappelons-le.Les travaux vont s\u2019échelonner jusqu\u2019à l\u2019été 2021, mais la mise en service du nouveau pont est prévue pour la fin 2020, précise-t-on.Durant la fermeture du pont, un détour est proposé aux automobilistes, par les routes 108 et 143, ainsi que le chemin Sherbrooke.Ce détour de 20 kilomètres est le seul chemin autorisant la circulation de tous les types de véhicules et permettant de contourner la rivière Massawippi.La circulation nautique, ainsi que le passage des piétons et des cyclistes seront maintenus.Conscient que le pont est localisé en plein cœur du centre- ville de North Hatley, reconnu comme l\u2019un des plus beaux villages touristiques de la région, le MTQ a prévu des mesures pour atténuer les impacts du chantier notamment pour les résidents, les cyclistes, les piétons et les touristes.Ainsi, la circulation nautique sera maintenue pendant le chantier, sauf lors de certains travaux, notamment lors de la démolition du pont.De plus, le passage des piétons et des cyclistes sera maintenu, grâce à l\u2019extension de la passerelle qui se trouve près du pont actuel, et à la construction d\u2019un sentier piétonnier, comme l\u2019indiquait La Tribune l\u2019hiver dernier.Par ailleurs, des mesures seront prises pour le contrôle du bruit et de la poussière générés par les travaux, assure-t-on dans u n c o m m u n i q u é d e p re s s e.Ces travaux peuvent être modifiés en raison de contraintes opérationnelles.Pour la sécurité et la santé des travailleuses et travailleurs, toutes les mesures sanitaires nécessaires sont déployées sur ce chantier.Ce projet est inscrit sur la liste des investissements routiers de la région de l\u2019Estrie pour 2020-2022.North Hatley coupé en deux durant cinq mois JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le désert alimentaire de Saint-Adrien pourrait se transformer en véritable fourmilière de l\u2019alimentation locale dès l\u2019été prochain.La Coopérative du Marché au cœur, un projet qui entend notamment rassembler le comptoir de vrac, une épicerie, un restaurant et une cuisine de transformation dans un même bâtiment écologique en plein cœur du village, avance à grands pas vers sa phase de financement.Il n\u2019y a pas plus aberrant qu\u2019une municipalité rurale entourée de producteurs qui n\u2019a pas de quoi se nourrir, avance Samuel Thibault, qui se décrit comme « un citoyen impliqué dans le développement de son village », et qui fait partie du noyau fondateur de la coopérative.« Il faut arrêter de s\u2019asseoir dans son divan et d\u2019espérer que quelqu\u2019un quelque part dans un bureau lointain ait l\u2019idée de venir valoriser notre village », renchérit celui qui, avec un groupe de citoyens, a suivi cette philosophie pour imaginer un centre d\u2019alimentation territorial qui répondrait spécifiquement aux besoins de la communauté, soit la construction de liens directs entre les producteurs de la région, les citoyens et les touristes qui passent par le village.A i n s i , d a n s c e b â t i m e n t à construire sur le terrain vague à l\u2019intersection de la rue Principale et du chemin St-Rémi, on pourrait y retrouver entre autres le comptoir de vrac existant St-Vrac, qui y déménagerait.Des plats prêts-à- manger, un restaurant qui miserait sur les produits locaux et « l\u2019élément le plus innovant, une cuisine de transformation qui respecterait les plus hauts standards de certification du MAPAQ, mise à la disposition des membres producteurs », s\u2019y trouveraient également.PRODUCTEURS INTERPELLÉS Selon M. Thibault, cette cuisine permettrait non seulement aux producteurs d\u2019élargir leur offre, mais aussi de réduire le gaspillage alimentaire.« Il y a plusieurs producteurs qui se sont sentis interpellés par le modèle.Ils ont des produits qu\u2019ils ne sortent pas du champ parce qu\u2019ils ne sont pas beaux, mais qu\u2019ils pourraient nous envoyer pour qu\u2019on les transforme et qu\u2019on leur achète ensuite ou qu\u2019ils les vendent à la ferme.» Le conseiller municipal de Saint- Adrien Claude Dupont explique que l\u2019idée d\u2019un centre alimentaire a tout d\u2019abord germé auprès de la municipalité, alors qu\u2019elle participait au Forum Développement durable de Victoriaville l\u2019automne dernier.« Là-bas, on amène une problématique qu\u2019on a dans notre village, et on essaie de la résoudre avec des experts.On a présenté la problématique du désert alimentaire qui s\u2019en venait.On n\u2019avait plus de dépanneur et on avait une épicerie qui était flottante et qui allait probablement fermer.On en est venus avec ce concept de bâtisse multiu- sage et avec ça, notre petit village de 500 personnes a gagné le prix du public et le prix du jury! Quand on est revenus avec ce concept-là, il n\u2019est pas tombé dans l\u2019oreille d\u2019un sourd, avec les jeunes qui viennent s\u2019installer ici. » Le terrain convoité par le projet appartient à la Ville, qui a pris soin de démolir l\u2019ancien bâtiment de la station-service qui s\u2019y trouvait et de décontaminer les lieux.Il ne sera vendu à la coopérative qu\u2019à condition que son plan d\u2019affaires soit approuvé par les élus.M. Dupont souligne également que les résidants de Saint-Adrien ne seraient pas les seuls à profiter d\u2019un tel projet.« 80 % des gens qui vont au mont Ham passent par chez nous.Tous ces gens-là, quand ils sont sur la montagne et qu\u2019ils cherchent où manger, il n\u2019y a rien de très près pour eux. » 800 000 $ À AMASSER Après plusieurs mois d\u2019idéation, de conversations et d\u2019accompagnement par la Coopérative de développement régional du Québec (CDRQ) de l\u2019Estrie et le Pôle d\u2019en- trepreneuriat collectif de l\u2019Estrie, le groupe de citoyens se prépare à mobiliser la population autour de son concept.« On a besoin d\u2019un boost d\u2019énergie parce qu\u2019il y a un rush à donner.On a besoin d\u2019aide.Le prochain nerf de la guerre, c\u2019est d\u2019aller chercher les sous nécessaires.C\u2019est toujours de trouver le premier financier qui va avoir l\u2019audace de dire que l\u2019idée est bonne et que ça lui parle, qui est difficile.Après, les autres suivent », indique M. Thibault.Selon l\u2019étude de faisabilité réalisée, les coûts d\u2019un tel projet seraient sommairement évalués à 800 000 $.La conception du bâtiment, qui sera réalisée par la coopérative d\u2019ingénieurs ALTE, pourrait faire varier cette évaluation, précise M. Thibault.« Idéalement, il y aurait 70 000 à 100 000 $ qui viendraient du socio- financement, de la communauté et des membres », dit-il.Le reste se traduirait en subventions et en prêts.La coopérative du Marché au cœur prendrait la forme d\u2019une coopérative de producteurs et de travailleurs, avec des membres de soutien.Celle-ci vise une préou- verture pour août 2021.« Dans le contexte actuel où on parle d\u2019achat local, nous, on parle de reconstruction de l\u2019économie par la formule coopérative, remarque Hélène Turcotte, directrice régionale du CDRQ Estrie.C\u2019est un bel exemple de prise en charge d\u2019un milieu.Il faut faire vivre le territoire. », MARCHÉ D\u2019ALIMENTATION Saint-Adrien prend les choses en main La bâtiment écologique serait construit sur le terrain qui appartient à la Municipalité au coin de la rue Principale et du chemin Saint-Rémi.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 47 SPORTS D\u2019après La Presse canadienne Après deux jours derrière un masque et sans patins, Rick Bowness est revenu à son habitat naturel : sur la glace avec une douce brise lui caressant le visage.« Ça m\u2019avait manqué.Je réalise à quel point j\u2019aime être ici », a commenté plus tôt cette semaine l\u2019en- traîneur-chef des Stars de Dallas.Le coach le plus âgé de la LNH a certes des craintes à propos de la COVID-19, mais rien d\u2019assez fort pour le dissuader de faire son travail.C\u2019est le compromis risque- récompense avec lequel doivent composer tous les dirigeants du circuit, et bien que l\u2019assistant- entraîneur des Panthers de la Floride Mike Kitchen soit le seul qui ait pris la décision de ne pas revenir pour les séries, plusieurs autres jonglent avec l\u2019idée de porter un masque derrière le banc et de prendre d\u2019autres précautions en cette période de pandémie.« C\u2019est un monde différent, là- bas », souligne Bowness, 65 ans.« Je devrai m\u2019ajuster, il n\u2019y a pas de doute.Je veux juste m\u2019assurer d\u2019être prudent, comme c\u2019est le cas depuis que le virus a fait son apparition.Ma santé?Je suis un grand-père maintenant! C\u2019est mon premier petit-enfant.Je prévois jouer au golf avec lui un jour.Je prévois être encore là pour un bout de temps.Alors oui, je vais être prudent.Absolument. » L\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS) mentionne que le virus peut être plus dangereux pour les personnes de plus de 60 ans, et la LNH compte quatre entraîneurs-chefs et une poignée d\u2019assistants dans cette tranche d\u2019âge.La moyenne d\u2019âge des 24 entraîneurs-chefs en séries est légèrement inférieure à 54 ans, la deuxième plus élevée des quatre sports majeurs nord-américains, après la NBA (basketball).Avec cette expérience de vie viennent des réunions, comme celle tenue cette semaine par l\u2019en- traîneur-chef des Islanders de New York, Barry Trotz, avec son personnel, sur la façon de mettre un masque durant les entraînements et les matchs.« Je ne sais pas exactement ce que je vais faire », a mentionné Trotz mercredi, au jour de son 58e anniversaire.« Je ne suis pas tellement concerné.Je suis en très bonne santé, mais je sais que le virus affecte les gens différemment.Je ne veux pas l\u2019attraper, alors il y a de bonnes chances que je porte un masque derrière le banc, mais je n\u2019ai pas encore pris de décision officielle. » LAISSER LE VIRUS HORS DU VESTIAIRE Les entraîneurs se fient aux tests fréquents qu\u2019ils subiront lors des camps d\u2019entraînement et dans les villes hôtes de Toronto et Edmonton, espérant avant d\u2019aller en quarantaine que les joueurs et leurs familles éviteront de contracter le virus qui a fait dérailler la saison en mars.L\u2019ensemble du personnel des équipes sera testé chaque jour, une pratique qui se poursuivra lorsque l\u2019action reprendra au tournant du mois d\u2019août.« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour ne pas amener le virus dans le vestiaire, souligne Bowness.Il faut donner aussi le crédit à nos joueurs.C\u2019est un grand sacrifice pour tous et ils prennent grand soin d\u2019eux ».Du 8 juin au 12 juillet, 43 joueurs ont été déclarés positifs à la COVID-19, selon un recensement de la LNH.Au moins trois de ces cas proviennent du Lightning de Tampa Bay et un autre, des Bruins de Boston.La ligue demeure toutefois discrète sur la provenance des cas, au nom du droit à la vie privée et à l\u2019anonymat.Par ailleurs, en dehors des lieux d\u2019entraînement, le niveau de confort des entraîneurs-chefs varie énormément, allant d\u2019un point chaud comme le Texas à une zone tranquille comme le Manitoba, où il n\u2019y a eu aucun nouveau cas rapporté dans 13 des 14 derniers jours.« Ç\u2019a été probablement plus facile pour moi en raison du fait que j\u2019étais en grande sécurité depuis le début », affirme l\u2019entraîneur- chef des Jets de Winnipeg, Paul Maurice.Le seul entraîneur plus âgé que Bowness qui prend part aux séries de la LNH est l\u2019assistant des Penguins de Pittsburgh Jacques Martin, qui était sur la glace cette semaine sans prendre de mesure particulière.John Tortorella (62 ans) des Blue Jackets de Columbus, Joel Quenneville (61 ans) des Panthers de la Floride et Claude Julien (60 ans) du Canadien de Montréal se sentaient aussi suffisamment à l\u2019aise pour reprendre le boulot.Tortorella, qui est finaliste au trophée Jack-Adams (entraîneur de l\u2019année) avec Alain Vigneault des Flyers de Philadelphie et Bruce Cassidy des Bruins de Boston, a balayé du revers de la main une question le concernant et déclaré : « La sécurité est la priorité » pour tous ceux impliqués dans la relance du hockey.Kitchen a pris « une très difficile décision, mais la bonne décision pour moi et ma famille en me retirant », et Quenneville a déclaré qu\u2019il souhaitait le meilleur pour son bras droit de longue date.À l\u2019instar des joueurs, dont seulement une poignée a décidé de ne pas jouer, les entraîneurs doivent être libres de prendre leur propre décision.« Ça demeure un choix individuel.Nous devons y faire face chacun à notre façon », conclut Bowness.LE «?VIEUX?» COACH ET LA COVID Dans cette photo fournie par les Stars de Dallas, l\u2019entraîneur Rick Bowness suit des yeux l\u2019entraînement de ses joueurs.Obligé de porter un masque durant deux jours, il a maintenant repris ses habitudes, sans couvre-visage.À 65 ans, il est le coach le plus âgé de la Ligue nationale de hockey.\u2014 PHOTO THE ASSOCIATED PRESS, JEFF TOATES SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 48 CANADIEN SYLVAIN ST-LAURENT Le Droit « Vous allez peut-être trouver ça drôle, mais je suis très sérieux », a déclaré Claude Julien, sur un ton solennel, en début de semaine.« Je vois une seule différence dans mon travail, en ce moment.Et cette différence, c\u2019est que je ne dois pas oublier de mettre mon masque chaque fois que je sors de mon bureau. » À 60 ans, l\u2019entraîneur-chef du Canadien de Montréal a résumé, de cette façon, son travail durant cet été qui n\u2019a pas grand-chose de normal.On le connaît bien, Julien, dans la région d\u2019Ottawa-Gatineau.Il a longtemps habité dans le secteur Orléans.C\u2019est ici qu\u2019il a fait ses débuts dans le coaching.Il était un tout jeune homme, au milieu des années 1990, quand il a mené les Olympiques de Hull à leur seule et unique conquête de la Coupe Memorial.Il a fait ses débuts dans les rangs professionnels au début des années 2000 et, depuis, toutes les années se ressemblent.Camp d\u2019entraînement au début du mois de septembre.Déclenchement des hostilités en octobre.Longue saison régulière ponctuée d\u2019innombrables déplacements.Les séries éliminatoires surviennent, au printemps, au terme des années où tout s\u2019est bien passé.Une fois, en 2011, ça s\u2019est très bien passé.Cette année-là, Julien a remporté la coupe Stanley pour la première fois en quatre décennies.Dans son long parcours, Julien n\u2019a jamais, au grand jamais, dirigé une équipe de hockey d\u2019élite durant les chaudes semaines de juillet.Il s\u2019exécute pourtant avec bonne humeur, depuis le début de la semaine.Il va jusqu\u2019à dire qu\u2019à part le masque, obligatoire au Complexe Bell de Brossard, tout est normal.Retour sur quelques décla- r a t i o n s i n t é r e s s a n t e s d e l\u2019entraîneur-chef franco-ontarien, à l\u2019occasion de ses conférences de presse quotidiennes, durant la première semaine du camp d\u2019entraînement de son équipe.PAS DE PAUSE « Durant les deux derniers mois, je suis resté en contact avec mes adjoints.Nous avons travaillé sur les façons d\u2019améliorer notre jeu.Il y a vraiment beaucoup d\u2019endroits où notre équipe peut être meilleure.Nous avons aussi pris le temps de regarder, un peu, les Penguins.Nous avons identifié les choses que nous avons bien faites, contre eux, et les choses que nous aurions pu faire mieux.Cette semaine, nous voulons travailler sur notre façon de jouer.La semaine prochaine, nous allons nous pencher davantage sur le cas des Penguins. » Ainsi donc, Julien ne s\u2019est pas vraiment donné le droit de décrocher.On espère, pour lui, que toutes ces heures supplémentaires seront payantes.Il n\u2019est jamais facile d\u2019affronter une formation aussi expérimentée, avec un noyau de vétérans qui a déjà remporté la coupe à trois reprises, dans le contexte d\u2019une série aussi courte et intense.LE DÉFI CROSBY « Je vais vous dire.Crosby, il est comme toutes les autres sup er ve dettes que j \u2019ai eu la chance de côtoyer.Ces gars-là ne sont jamais satisfaits.Chaque jour, à l\u2019entraînement, ils veulent toujours être meilleurs.Ce n\u2019est pas un cas unique.À Boston, je vivais la même situation avec Patrice Bergeron et Zdeno Chara.Je suis certain que c\u2019est pareil, à Edmonton, pour Connor McDa- vid.Wayne Gretzky a fait la même chose, tout au long de sa vie. » Crosby a remporté la coupe en 2016 ainsi qu\u2019en 2017.L\u2019année suivante, les Penguins ont manqué de carburant durant la deuxième ronde, mais leur capitaine a quand même trouvé le moyen d\u2019amasser 21 points en 12 matches éliminatoires.Que pour- ra-t-il offrir, cette année, après quatre mois de repos ?Tout un défi en perspective pour Phillip Danault, un des bons centres à caractère défensif de la LNH.VIVE LA JEUNESSE « Qu\u2019un joueur soit dans l\u2019alignement lors de chaque match, ou qu\u2019il participe à quelques-uns de nos matches, ça ne change rien.Tous les gars qui seront avec l\u2019équipe auront la chance d\u2019accumuler de l\u2019expérience.Ce sera plus intense qu\u2019une saison régulière ordinaire.Dans une saison régulière, il y a 82 parties.Nous allons bientôt nous attaquer à une saison de cinq parties.Et nous espérons connaître assez de succès pour nous qualifier pour une autre saison qui durera sept parties.On va essayer de faire durer le plaisir le plus longtemps possible. » L e d i re c te u r g é n é ra l Ma rc Bergevin a échangé quelques joueurs d\u2019impact à l\u2019approche de la date limite des transactions.Julien devra donc compléter sa formation en utilisant de jeunes joueurs qui manquent d\u2019expérience.Ainsi va la vie.FAIRE SES DEVOIRS « Chaque jour, nous organisons des séances de vidéo de groupe avant d\u2019envoyer nos joueurs s\u2019entraîner en gymnase.Nous avons aussi le droit d\u2019accrocher un joueur en particulier, dans un corridor, pour le convoquer à une séance individuelle de cinq, 10 ou 20 minutes.Ça se fait. » En cette période de pandémie, la LNH demande à ses joueurs de ne pas trop s\u2019éterniser à l\u2019aréna.On les encourage à rentrer à la maison le plus rapidement possible afin de limiter au maximum les contacts.Les entraîneurs du Canadien n\u2019ont quand même pas les mains complètement liées.PAS DE COMPLEXES?! « C\u2019est plaisant de revenir au jeu.On aime notre travail.On voit que les joueurs sont excités.Je peux vous assurer que les entraîneurs le sont, aussi.On a un peu l\u2019impression de commencer une nouvelle saison, même si, au fond, on est en train d\u2019en compléter une.Quand la ligue a interrompu ses activités, en mars, nos chances de prendre part aux séries étaient minimes.J\u2019ai quand même pris le temps de dire aux gars qu\u2019on ne devrait pas être gênés de prendre part au tournoi.L\u2019an dernier, trois équipes qui présentaient des statistiques inférieures aux nôtres ont pris part aux séries. » Julien comprend que le défi auquel son équipe fait face est immense.Dans le monde du sport, il n\u2019y a pas 50 façons de s\u2019en sortir.On fonce, la tête haute, en espérant le meilleur résultat possible.La troupe de Claude Julien croisera le fer avec les Penguins de Pittsburgh dans une série deux de trois afin de déterminer laquelle des deux formations participera aux séries éliminatoires de la LNH.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE « Faire durer le plaisir le plus longtemps possible » laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 49 LE MULLIGAN dmessier@latribune.qc.ca Denis Messier Copropriétaire depuis 2019 du club de golf Richmond-Mel- bourne, Pyer Lynn Deslauriers se donnait le mandat de redonner un peu d\u2019amour au chalet.Ce repaire des golfeurs, et des motoneigistes en saison hivernale, célèbre un 90e anniversaire cette année et il en avait un grand besoin.Pyer Lynn et son équipe, dont la directrice générale, Julie Lachapelle, y ont mis leur cœur dans le chalet et la terrasse, offrant une ambiance chaleureuse tout en haut du parcours, qui lui aussi offre une vue exceptionnelle sur la vallée de la Saint-François.Femme d\u2019affaires originaire de Richmond, Pyer Lynn Deslauriers voulant en faire plus pour sa communauté, elle attaque la phase 2 de son plan en se portant acquéreure du club de golf à l\u2019automne 2019.Pyer Lynn, propriétaire unique, se présente comme une personne créative avec un tas d\u2019idées en tête, raffolant des défis et aussi à l\u2019écoute des gens.Elle est la seule femme au Québec à tenir les guides d\u2019un parcours de golf.Le club Richmond-Melbourne \u2014 Belle View à une certaine époque \u2014 fut la « demeure » de Clara Cleveland durant quelques décennies.Celle-ci aurait été la première femme à détenir le titre de professionnelle au Canada.L\u2019achat d\u2019un terrain alors que le sport est en perte de vitesse, pourquoi?Pyer Lynn admet, sans gêne, ne pas être une golfeuse, mais elle avait ses raisons.« Le site que nous OBJECTIF DE PYER LYNN Renaissance du Belle View! ROCH MARCOUX est un nouveau membre du club « Trou d\u2019un coup » à Milby avec un premier exploit du genre au 16e trou à l\u2019aide d\u2019un fer 6.ROCH évoluait en compagnie de GILLES BROUS- SEAU, MARC DEBLOIS et TYLER MURPHY\u2026 À l\u2019aide d\u2019un fer 8, DANIEL CORRI- VEAU signe un 1er trou d\u2019un coup en carrière au 17e du club Manoir des Sables sous les yeux de sa conjointe JACYNTHE et le couple CÉLINE VEILLEUX et ÉTIENNE BOUVRETTE.Un 1er as de la saison COVID-19 au Manoir\u2026 HUBERT VACHON grave son nom dans le livre des records du club Sherbrooke avec un trou d\u2019un coup au 14e sur 146 verges à l\u2019aide d\u2019un fer 9.MAXIME TOUSIGNANT, DORIS BÉLISLE et ALAIN LAFLAMME sont les témoins\u2026 Une 3e balle ira dans le coffre-fort de LINDA FABI, auteure d\u2019un 3e as au club de golf et Académie Long- Champ, au 17e trou à l\u2019aide d\u2019un fer 7 en présence de BRIGITTE VINCENT et SYLVIE GAUDREAU\u2026 Au 19e trou! Un beau geste posé par la direction du club de golf Milby afin de marquer le décès d\u2019un ancien membre, BEN LAPIERRE, en mettant les drapeaux du club situé non loin du tertre d\u2019exercice en berne.BEN a évolué sur ce parcours durant des années\u2026 PAULINE LABBÉ du club de golf Sommet du Golf à Marble- ton accueillait avec plaisir MARCEL DION, ambassadeur du club LongChamp et son petit-fils GRÉGOIRE, fils de CLAUDE, pour une visite des lieux.GRÉGOIRE est privilégié d\u2019avoir son grand-papa pour lui enseigner le golf.Vous voulez un conseil de MARCEL, il est aussi disponible au Long- Champ, pout des p\u2019tits trucs qui va chaner votre partie\u2026 Membre au club de Golf et Académie LongChamp, JEAN- LUC CARON a inscrit une ronde de 73 tout dernièrement, soit six coups en bas de son âge.Questionné, le frère du regretté « Prof » CARON, JEAN-LUC a pointé du doigt ses « nouveaux outils » pour expliquer ses succès cette saison avec une vingtaine sous son âge.Un mordu du golf depuis des années, lui qui fut membre à Sum- merlea, risque d\u2019avoir les gars de la « gang du midi » sur les talons à l\u2019avenir\u2026 Est-ce vrai que les frères PIERRE et ROBERT LEGAULT ont feuilleté, l\u2019une après l\u2019autre, les pages du livre des règles de la R & A, à la veille de la visite au club Sherbrooke de leur frère DANIEL, un membre à l\u2019Île de Montréal mais plus particulièrement un officiel de Golf Canada possédant le statut d\u2019officiel Classe A\u2026 Trou d\u2019un coup! avons ici \u2013 il est âgé de 90 ans \u2013 a une grande valeur pour nous tous.Le secteur Richmond-Melbourne ne pouvait pas se permettre de perdre un si beau décor et une partie de son histoire.« Il est important de le garder pour la communauté et nos jeunes.Je sentais que l\u2019avenir du club était en danger, et je ne voulais pas le perdre.« Le chalet a eu droit à de l\u2019amour et ça plait aujourd\u2019hui à bien des gens.Voir le chalet devenir la « maison » du grand Richmond, golfeur ou non, ça fait partir de mes objectifs.L\u2019ambiance, le calme du site et la vue de la vallée, ça appartient aux gens du grand Richmond.Accueil, service à la clientèle, respect des gens et une présence sur le site sont aussi des éléments clés pour aller de l\u2019avant\u2026 et ça va se concrétiser.« Je peux vous le dire, le terrain avait lui aussi droit à de l\u2019amour, tout comme la machinerie.La pandémie de la COVID-19 déjoue un peu les plans, mais nous avons été en mesure d\u2019avancer.On va être prêt quand se présenteront les tournois et autres activités », raconte Pyer Lynn, une femme optimisme et de caractère voguant avec l\u2019aide de l\u2019expérimenté surintendant Michel Boutin à titre de conseiller, l\u2019agronome Abdo Brada et le surintendant Rémy Lamonde.Le parcours inauguré en 1930 portait le nom de Belle View.Oui, Pyer Lynn aimerait faire revivre ce nom, pour une seule raison, la « Belle Vue » que le site offre aux yeux des gens.La propriétaire Pyer Lynn Deslauriers pose ici en compagnie de la directrice générale Julie Lachapelle et Donald Nixon, un membre depuis 60 ans au club Richmond-Melbourne, portant le nom de Belle View en 1930.\u2014 PHOTO FOURNIE www.golfeastangus.ca Courriel : golfeastangus@videotron.ca GOLF Spécial 85e anniversaire du Club 3050$ + taxes/joueur (18 trous + voiturette) *** En tout temps *** Pour réservation, Boutique : 819-832-3643 poste 1 RESTAURANT 7 jours sur 7 Cantine ouverte aux golfeurs \u2022 Resto ouvert au public pour repas à emporter (take-out) pizza \u2022 CRevettes spécial du midi du lundi au vendredi de 11 h à 13 h Téléphone : 819 832-3643, poste 3 0040733 SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 50 SPORTS L\u2019été que nous vivons suit un printemps pas comme les autres.Toutes les sphères de la société ont été affectées par la pandémie et le confinement.Dans cette série «L\u2019été de nos personnalités», les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vont à la rencontre de personnalités de tous les domaines : politique, sports, science, culture, vie communautaire afin de savoir comment se passera leur été.Des conversations libres que nous vous présentons chaque samedi.L\u2019ÉTÉ DE NOS PERSONNALITÉS ISABELLE LÉGARÉ isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Laurence Vincent Lapointe relaxait dans son lit, en écoutant tranquillement une télésérie, lorsqu\u2019un courriel s\u2019est affiché devant ses yeux.Il lui semble avoir entrevu «failure test», deux mots annonciateurs d\u2019une très mauvaise nouvelle.«Je ne me souviens pas d\u2019avoir fini la première phrase tellement je ne comprenais pas ce qui se passait.» C\u2019était en août 2019.Laurence se trouvait en Allemagne où elle s\u2019entraînait à l\u2019approche des championnats mondiaux, en Hongrie.Celle qu\u2019on surnomme la reine du canoë venait de vivre une journée parfaite sur l\u2019eau.«J\u2019allais super vite! Mon coach était vraiment fier.» Tout allait rondement jusqu\u2019à ce que le courriel apparaisse et que le sol s\u2019ouvre sous ses pieds.L a u r e n c e e s t s o r t i e d e s a chambre en trombe, sans fermer la porte derrière elle.L\u2019athlète est allée cogner à celle de son entraîneur qui venait de recevoir le même message électronique l\u2019informant que sa protégée avait échoué à un test antidopage.Ce n\u2019était donc pas une blague.«C\u2019est un peu con de penser ça, mais sur le coup, j\u2019ai cru qu\u2019il y avait une caméra cachée quelque part.» Laurence Vincent Lapointe était à un an des Jeux olympiques de Tokyo où sa discipline allait être présentée pour la première fois, et ce, beaucoup grâce aux performances de la multiple championne du monde.La jeune femme de Trois-Rivières était toute désignée pour revenir avec une, sinon des médailles, jusqu\u2019à ce que son monde s\u2019effondre en raison des traces de ligandrol retrouvées dans son organisme.Suspendue provisoirement, l\u2019athlète de 28 ans a finalement été blanchie en janvier.Il a été démontré que la source de contamination était son ex-conjoint qui avait consommé la substance interdite.L\u2019enquête a permis de conclure qu\u2019il y avait eu transmission lors d\u2019un échange de fluides corporels, soit la salive, la sueur ou le sperme.Qu\u2019il s\u2019agisse de l\u2019un ou l\u2019autre, les détails ne nous regardent pas.Le résultat est le même.Un rêve olympique a failli être anéanti.I l en a coulé de l\u2019eau sous les ponts depuis l\u2019été 2019.Je dirais même depuis septembre 2017, alors que je la rencontrais pour la première fois.Laurence Vincent Lapointe m\u2019avait raconté ses débuts en canoë, vers l\u2019âge de 12 ans.Son récit était digne d\u2019une comédie.«J\u2019étais nulle, tellement pourrie!», avait-elle ri en relatant comment il lui était difficile de maîtriser l\u2019étroite embarcation.La jeune fille, déjà plus grande que tout le monde, renversait sans arrêt, la tête sous l\u2019eau.Plusieurs auraient lancé la serviette et la pagaie, mais pas Laurence.Son entêtement et sa ténacité ont fini par lui donner raison.LAURENCE VINCENT LAPOINTE REMONTER LA RIVIÈRE Je l\u2019ai retrouvée chez ses parents où elle habite avec son chien Yuki qui la suit partout.Le shih tzu âgé de 11 ans n\u2019a pas idée comment il a joué un rôle de thérapeute auprès de sa maîtresse au cours de la dernière année.Une présence réconfortante pendant la tourmente.«Au début, je n\u2019étais pas capable de sortir.Je n\u2019étais pas en dépression, mais je vivais un choc, un deuil, un gros down.Quand je restais à la maison ou que j\u2019étais toute seule, je pensais juste à ça.Et quand je sortais de chez moi, les gens me reconnaissaient tout le temps.Il n\u2019y a pas une journée où on ne me disait pas: \"On est avec toi Laurence! C\u2019est sûr que tu ne l\u2019as pas fait.\"» Elle ne pouvait pas avoir triché.Pas volontairement.La Trifluvienne était soulagée qu\u2019on lui témoigne notre solidarité, mais par la force des choses, ces encouragements la replongeaient dans son malheur.Tenue à l\u2019écart de son équipe, elle rongeait son frein en attendant qu\u2019il soit prouvé qu\u2019elle disait la vérité.Laurence caresse son chien qui somnole sur le bord de la fenêtre du salon.En verve comme lors de notre premier entretien, elle se livre à cette confidence sous forme de comparaison.« I m a g i n e u n e f l è c h e q u e quelqu\u2019un a tirée.La flèche est en plein vol.Tu es la flèche et la cible, ce sont les Olympiques.Tout à coup, tout devient noir, c\u2019est le néant.Tu n\u2019as plus de repères.Tu ne sais plus si tu avances, si tu recules, si tu es immobile ou si tu Les étés se suivent, mais ne se ressemblent pas pour Laurence Vincent Lapointe.\u2014 PHOTO: STÉPHANE LESSARD laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 SPORTS 51 es en train de tomber.Moi, j\u2019avais ce feeling-là.J\u2019étais figée.» L\u2019athlète suspendue et blanchie n\u2019aura pas eu besoin de la pandémie pour réaliser l\u2019importance de se laver les mains aussi souvent que nécessaire.Depuis qu\u2019elle a échoué à un contrôle antidopage, Laurence a développé une hypervigilance, voire une paranoïa envers tout ce qu\u2019elle touche.En toute transparence, Laurence souligne qu\u2019elle n\u2019est pas prête de retomber en amour, pas avant les Olympiques en tout cas.Elle est et restera célibataire.«Une nonne!», dit-elle avec humour avant d\u2019ajouter sur un ton sérieux que sa confiance est ébranlée depuis la rupture avec celui qui a été son amoureux pendant cinq ans.«Si je rencontre quelqu\u2019un, comment savoir que cette personne n\u2019a pas pris quelque chose qui pourrait me contaminer?» Laurence Vincent Lapointe ne peut plus être la même après avoir traversé pareille épreuve.«Je me suis rendu compte que j\u2019étais beaucoup plus forte que je pensais, que j\u2019avais plus de résilience.» La canoéiste aurait dû être aux Jeux de Tokyo initialement prévus du 24 juillet au 9 août 2020.La COVID-19 a changé les plans.Le rendez-vous planétaire a été annulé et reporté à l\u2019été 2021.Sur le coup, Laurence a plutôt mal accueilli cette décision.«Pas encore! J\u2019ai assez donné!» La Trifluvienne avait repris l\u2019entraînement avec la volonté de faire oublier ses mois d\u2019absence.Elle avait déjà récupéré sa vitesse, ce qui veut dire qu\u2019elle était rapide et sur la bonne voie de passer à l\u2019histoire.Mais voilà que tout s\u2019arrêtait de nouveau pour l\u2019athlète, comme si ses coups de pagaie venaient d\u2019être donnés dans le vide.Quelques heures après avoir reçu cette autre brique sur la tête, Laurence a discuté avec son entraîneur qui lui a fait voir la situation sous un autre angle.Ce contretemps provoqué par la pandémie est un mal pour un Un plan principal pour l\u2019été\u2026 «Continuer d\u2019avoir du plaisir, un coup de rame devant l\u2019autre.Aussi, nous sommes bien installés ici, avec une belle piscine et un beau jardin.J\u2019adore cuisiner!» Un beau souvenir d\u2019un été d\u2019enfance\u2026 «Au chalet avec mes cousins.Nous allions à la chasse aux grenouilles que nous remettions à l\u2019eau.Le soir, on se faisait un feu en écoutant les ouaouarons.» Qu\u2019est-ce qu\u2019on te souhaite pour l\u2019automne?«Être satisfaite de mon été, du travail que j\u2019aurai accompli et de la base que j\u2019aurai accumulée.M\u2019entraîner encore plus fort en prévision des Jeux olympiques.» EN RAFALE bien.Repousser les Jeux ne l\u2019éloignera pas de son rêve, bien au contraire.«S\u2019il avait fallu que je sois prête pour les Olympiques, je l\u2019aurais été, mais comment je me serais sentie après?La dernière année a été tellement lourde\u2026» La championne profitera donc de la prochaine année pour prendre soin, aussi, de sa santé mentale et émotionnelle.Laurence a besoin de retrouver son équilibre après avoir vu sa vie chavirer.«?Je me suis rendu compte que j\u2019étais beaucoup plus forte que je pensais, que j\u2019avais plus de résilience.?» \u2014 Laurence Vincent Lapointe SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 52 BASEBALL JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Corentin Boucher portera pour la première fois les couleurs des Expos ce samedi.Comme l\u2019a fait son père Denis en 1993, mais à Montréal.Les deux sont animés par la même passion : celle du baseball.Durant le confinement, le père et le fils ont eu la chance de regarder de vieux matchs des Expos de Montréal en reprise à la télévision, dont certains mettaient en vedette le lanceur Denis Boucher.« Il se rappelait du résultat et même de tous les lancers devant tel frappeur ou à tel moment ! » affirme Corentin, déçu de n\u2019avoir jamais assisté aux matchs de son père puisqu\u2019il n\u2019a que 23 ans.Tout comme ses deux frères plus jeunes, la recrue des Expos a profité des bons conseils de son père, qui a également évolué à Toronto et Cleveland dans les ligues majeures.« Ma balle courbe, c\u2019est lui qui me l\u2019a montrée », précise Corentin Boucher.Chez les Expos, ce dernier ne sera toutefois pas lanceur.« Mais je me sens comme un lanceur même si je risque de jouer au champ.Depuis mon baseball mineur jusqu\u2019au midget AAA, j\u2019étais lanceur.Mais c\u2019est dur pour le bras.Donc j\u2019ai ensuite joué à l\u2019ar- rêt-court et un peu au premier but, même si je lançais à l\u2019occasion.Ce que mon père m\u2019a appris de plus utile, c\u2019est toutefois l\u2019approche du jeu.Il m\u2019a enseigné l\u2019éthique et à demeurer calme sur le terrain tout en étant persévérant. » «?Ce que mon père m\u2019a appris de plus utile, c\u2019est toutefois l\u2019approche du jeu.Il m\u2019a enseigné l\u2019éthique et à demeurer calme sur le terrain tout en étant persévérant.?» \u2014 Corentin Boucher Grâce à la carrière de son père, Corentin Boucher a souvent eu l\u2019occasion de croiser les Pedro Martinez, Larry Walker et compagnie.« Quand t\u2019es un jeune joueur, tu souhaites faire carrière chez les professionnels comme ces joueurs.Je voulais être lanceur comme mon père.Mais il n\u2019y a pas beaucoup de Québécois qui percent le baseball majeur.Le retour des Expos changerait tout.Le monde aime pratiquer un sport qu\u2019il peut regarder et aime appuyer une équipe de son coin. » Même comme frappeur, Denis Boucher est devenu un modèle pour ses fils.« Il était quand même un bon frappeur, même si les lanceurs ne sont pas reconnus pour ça ! Tout ce que j\u2019ai appris vient de lui », explique Corentin Boucher.TOUS LES CHAPEAUX En plus d\u2019être joueur, Corentin Boucher occupe les rôles d\u2019arbitre, entraîneur et même chroniqueur pour le blogue Passion MLB.« Je m\u2019implique beaucoup dans le coin de Lachine, là où mon père est président de l\u2019Association de baseball mineur.Le baseball est une grosse partie de moi.J\u2019ai surtout hâte de revenir au jeu en tant que joueur après une longue absence.J\u2019ai été repêché en 3e ronde par les Expos et j\u2019ai hâte de goûter à la Ligue de baseball majeur du Québec pour une première fois.J\u2019espère simplement apprivoiser la ligue cette saison et voir notre club bien faire en séries ! » Le fils de Denis Boucher jouera pour les Expos TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La COVID-19 permettra au baseballeur Anthony Quirion de jouer une année de plus dans la NCAA aux États-Unis.Comme les joueurs de cette ligue doivent être considérés comme des amateurs, Quirion ne pourra pas évoluer avec le Big Bill de Coa- ticook cette année, puisque le Dix- villois pourrait perdre ce statut.« Comme des joueurs sont payés, la LBMQ pourrait être considérée comme une ligue professionnelle, ce qui me ferait perdre mon statut d\u2019amateur, dit celui qui passe l\u2019été en région.Ce n\u2019est pas certain que ça arriverait, mais des Québécois ont déjà eu des problèmes avec la ligue junior.Je ne voudrais pas être le premier à m\u2019essayer avec une ligue senior et ne pas pouvoir revenir. » Quirion est cependant clair : il ne crache pas sur le Big Bill.« Le senior, c\u2019est vraiment une belle ligue.Ça aurait été le fun de compétitionner.Je ne veux pas prendre ce risque.Ce n\u2019est jamais arrivé que quelqu\u2019un ait l\u2019âge pour jouer dans le senior et retourner dans la NCAA après.La seule raison, c\u2019est la pandémie », explique le joueur des Cardinals de Lamar, au Texas.Pour ne pas perdre la touche, le Dixvillois s\u2019entraîne à Montréal dans un centre de développement privé.« Ça fait un bout que je m\u2019entraîne là, mais c\u2019est le premier été que je suis là à temps plein.D\u2019habitude l\u2019été, je joue aux États-Unis.Je vais passer l\u2019été avec ces gars à me développer », commente le receveur, qui estime avoir fait « de gros progrès ».OBJECTIF : PROFESSIONNEL Anthony Quirion a de la chance dans sa malchance.À cause de la COVID-19, il a été limité à 17 matchs à ce qui devait être à sa dernière saison dans la NCAA.Cependant, tous les joueurs ayant participé à la dernière saison pourront disputer une autre campagne dans cette ligue.« Même après le repêchage de cette année \u2014 qui était seulement de cinq rondes à la place de quarante \u2014 je parlais avec une équipe.Il y avait possibilité de signer un contrat, mais finalement, ça n\u2019a pas adonné.Je vais retourner en NCAA pour une saison avec le but de me faire repêcher.Avec un repêchage de 20 rondes, je suis confiant.Il n\u2019y a rien de promis, il faut performer.Ça ne vient pas piétiner mon futur, ça fait juste le retarder d\u2019un an », résume-t-il.Quirion ne se joindra pas au Big Bill Le receveur dixvillois Anthony Quirion portera les couleurs des Cardinals de Lamar pour une troisième année.\u2014 PHOTO FOURNIE Le baseball occupe une place importante chez la famille Boucher.L\u2019ancien lanceur des Expos de Montréal Denis Boucher enseigne cet art à ses trois garçons Terrence, Loïc-Antoine et Corentin depuis leur tendre enfance.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 53 BASEBALL JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 John Anthony Lantigua a vu son père Eddie en faire du chemin dans le baseball professionnel.Après l\u2019avoir accompagné à de nombreuses reprises sur la route, c\u2019est à son tour de tenter de percer les ligues professionnelles.Mais en raison de la COVID-19, le fils de l\u2019ancien membre des Dodgers de Los An- geles et des Indians de Cleveland passera l\u2019été au Québec avec les Expos de Sherbrooke.Le joueur de Boischatel, dans la région de Québec, tentera de prendre le relais de son père, qui a fait la pluie et le beau temps au stade Amédée-Roy dans la Ligue de baseball majeur du Québec.Des Aigles de Trois-Rivières de la Ligue de baseball junior élite du Québec en passant par les Pioneers de Western Oklahoma State et la formation de l\u2019Université Oklahoma Wesleyan, John Anthony a déjà bien roulé sa bosse dans le monde du baseball, en plus d\u2019avoir évolué en République dominicaine, le pays d\u2019origine de sa famille.« J \u2019ai 24 ans, mais je refuse d\u2019a b a n d o n n e r m o n r ê v e.Je devais aller jouer dans la Frontier League cet été pour profiter d\u2019une meilleure vitrine, mais je suis très content de jouer dans le senior, qui profitera d\u2019un calibre plus élevé cette année.Mon père a longtemps joué pour les Capitales de Québec et si ça ne fonctionne pas aux États-Unis, j\u2019aimerais bien percer la Ligue Can-Am », soutient le joueur de troisième but.Tout comme Eddie, John Anthony est reconnu pour sa puissance au bâton.En 73 présences au marbre chez les Expos, l\u2019aîné de la famille Lantigua a conservé une moyenne au bâton de .397 en plus d\u2019avoir frappé quatre circuits.« J\u2019ai hâte au match d\u2019ouverture samedi soir à Sherbrooke contre le Big Bill de Coaticook.Ça fait un an que je n\u2019ai pas joué en raison de la pandémie entre autres.Je me suis beaucoup pratiqué dans la cage à l\u2019école de baseball de mon père et je me suis entraîné fort au gym.La LBMQ, c\u2019est l\u2019occasion pour moi d\u2019affronter des adultes. » « J\u2019ai hâte au match d\u2019ouverture samedi soir à Sherbrooke contre le Big Bill de Coaticook.Ça fait un an que je n\u2019ai pas joué en raison de la pandémie entre autres.?» \u2014 John Anthony Lantigua Son rêve de porter un jour l\u2019uniforme des Capitales de Québec pourrait d\u2019ailleurs se concrétiser dans un avenir rapproché.« J\u2019adorerais ça.Combien de fois mon père m\u2019a amené sur le terrain à Québec, près de la cage de pratique?Il me traînait toujours avec lui, partout.Il m\u2019a transmis sa passion pour le baseball.Il prenait ça au sérieux et il était très compétitif, comme moi. » Avant de penser à sa carrière professionnelle, John Anthony tient au succès de l\u2019équipe sherbrookoise.« O n compte sur plusieurs joueurs engagés cette saison.L\u2019an dernier, notre plus grand défaut était les multiples absences de nos joueurs.Ce ne sera pas le cas cette année.Tout ce que je souhaite, c\u2019est de voir les Expos gagner.Ça ne me dérange pas d\u2019être 1 en 4 au bâton si mon club gagne.La fiche de l\u2019équipe est plus importante que mon dossier personnel et je crois vraiment que les Expos pourraient surprendre », résume le gros cogneur.John Anthony Lantigua sur les traces d\u2019Eddie SHERBROOKE \u2014 Qui aurait misé il y a quelques mois sur la tenue d\u2019une saison de baseball au Québec?Pourtant, les Expos de Sherbrooke disputeront leur première partie à domicile ce samedi à l\u2019occasion du week-end d\u2019ouverture présenté au stade Amédée-Roy.Tout comme le Big Bill de Coati- cook, les Expos tenteront d\u2019obtenir un premier gain après s\u2019être inclinés à leur première sortie.« On veut gâcher le party, lance l\u2019entraîneur du Big Bill, Jonathan Breton.On est censés les haïr! Mais je dois admettre que Bruno Laurin a fait tout un travail pour attirer de bons joueurs cette saison.En ayant perdu la première, les Expos voudront aussi gagner comme nous. » La saison est courte et les deux formations n\u2019ont pas de temps à perdre pour accéder aux séries par la grande porte.« On ne pourra pas se permettre des séquences de défaites, indique Bruno Laurin, receveur et entraîneur des Expos.Notre défensive a bien fait au premier match malgré la défaite de 7 à 2.Nos lanceurs ne se sont pas fait canarder.On n\u2019aura toutefois pas beaucoup de temps pour s\u2019ajuster, mais avec le talent qu\u2019on a, je ne suis pas du tout inquiet. » Au lendemain de cette partie prévue à 19 h, ce sera au tour des champions en titre de visiter les Expos à 14 h dimanche.Les Blue Sox se dirigeront tout de suite après vers Coaticook pour compléter leur programme double sur la route en soirée.« Ça va donner de bons matchs en Estrie en fin de semaine contre des rivaux pour lancer les hostilités! » estime Jonathan Breton.JÉRÔME GAUDREAU Le Big Bill veut «?gâcher le party?» à Sherbrooke Eddie Lantigua a eu la chance de disputer quelques matchs des Expos de Sherbrooke avec son fils John Anthony l\u2019an dernier, mais laisse cette fois l\u2019aîné de la famille se débrouiller seul dans la LBMQ.\u2014 PHOTO FOURNIE L\u2019entraîneur-chef du Big Bill de Coaticook, Jonathan Breton, aimerait bien célébrer sa première victoire de sa saison au stade Amédée-Roy.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 54 LE MASQUE DANS LE SPORT SHERBROOKE \u2014 Que se passera- t-il avec les cours d\u2019éducation physique dans les écoles primaires, mais surtout au secondaire et au cégep en raison de l\u2019obligation du port du masque dans les lieux publics fermés?Personne ne sait vraiment sur quel pied danser.La direction des différents établissements s\u2019offre un délai pour s\u2019adapter à la consigne qui sera alors établie par la Santé publique ou le gouvernement du Québec.« De toute façon, nous sommes tous en vacances ou sur le bord de l\u2019être.On analyse les scénarios, mais pour l\u2019instant, on ne connaît pas la consigne », explique le directeur général du Collège Mont Notre-Dame et président de la Table des directeurs généraux de l\u2019Association des écoles privées de l\u2019Estrie, Éric Faucher.« Ça change de semaine en semaine, poursuit-il.La situation évolue rapidement.La rentrée scolaire se fera dans quel contexte?On attendra encore quelques jours avant d\u2019effectuer les changements.Nous n\u2019avons pas non plus reçu d\u2019indication du Réseau du sport étudiant du Québec jusqu\u2019à ce jour.Ça ira possiblement au début du mois d\u2019août.» Le président de la Table des directeurs généraux des écoles privées de l\u2019Estrie n\u2019ignore pas la possibilité que les écoles soient fermées lors de la rentrée.« On se prépare aussi aux cours en ligne en vérifiant les détails informatiques, mais en principe, on aura une rentrée à l\u2019école.Pour les cours d\u2019éducation physique, un système de bulles a aussi été soumis.On formerait des groupes de 4 à 6 élèves et on restreindra les contacts.J\u2019imagine que si la consigne actuelle demeure, il faudra porter le masque pour se rendre aux cours et une fois que l\u2019activité commencera, l\u2019élève pourra l\u2019enlever si la distanciation est respectée.Mais encore là, je n\u2019ai pas la consigne officielle.» JÉRÔME GAUDREAU ÉDUCATION PHYSIQUE Sur quel pied danser?TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sur la surface de dek hockey, les joueurs, sans masque, se poussent et font fi de toute distanciation sociale.Mais en dehors des installations sportives, ils doivent porter le masque.En quoi est-ce pertinent?Les organisations se posent la question, mais feront respecter le règlement.C\u2019est le cas du propriétaire du Excellence Fitness de Sherbrooke, Bernard Lemelin, qui assure qu\u2019il suivra les règles.Mais d\u2019autres mesures ont déjà été adoptées en amont.« On a déjà des règles pour la quantité de personnes et pour la distanciation sur le banc », exprime-t-il, ajoutant que seuls les gardiens de but ont accès au vestiaire, que le nombre de spectateurs est limité et que les joueurs sont invités à arriver tout habillés dans l\u2019établissement et que le bar est fermé.« C\u2019est les directives de la Santé publique.On va tout faire pour la faire respecter, précise-t-il.Mais c\u2019est évident qu\u2019on se pose des questions comme tout le monde à savoir pourquoi les joueurs peuvent jouer sans respecter la distanciation physique, alors qu\u2019ils doivent avoir un masque pour sortir.Mon poste ne me permet pas de juger ça, car des experts le font. » Le propriétaire du Excellence Fitness estime qu\u2019actuellement, « la mécanique va vraiment bien ».« À chaque fin de parties, les arbitres désinfectent les poteaux et les bancs.Je trouve que ça se tient.Les masques à l\u2019arrivée et au départ, ça va effectivement compliquer la vie de tout le monde », dit-il, mentionnant que « c\u2019est moins fatigant qu\u2019être fermés ».« S\u2019il y a des récalcitrants, on va appeler la police et ils vont s\u2019en occuper. » CHB Le son de cloche est semblable du côté du propriétaire des Complexes de hockey balle de Sherbrooke et de Magog.Si les surfaces extérieures ne comportent aucun problème, le masque sera obligatoire pour aller aux toilettes et au magasin.« On n\u2019est pas nécessairement pour le port du masque, mais on va s\u2019y conformer quand même », assure le propriétaire du CHB Sherbrooke Magog, Éric Côté.Sur les surfaces, les joueurs font exactement comme il y a six mois.Donner un peu de coude dans le coin, harponner et feinter sont des gestes permis, même à moins de deux mètres de son adversaire.« Je pense qu\u2019on va loin un peu.Sur la surface, on est très près, parfois étampés l\u2019un sur l\u2019autre.Après on sort et on demande de porter le masque », déplore M. Côté, ajoutant que si les gens ne respectent pas les consignes, il pourrait devoir engager un portier pour vérifier que tout le monde porte son masque et lave ses mains en entrant.TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sur les plateaux de tennis du Centre récréatif de Rock Forest, les joueurs devront également porter le masque dans le club, mais pas sur le terrain.« Je pense qu\u2019on s\u2019enfarge dans les f leurs du tapis, convient P i e r r e O u z i l l e a u , p r o p r i é - taire de Tennestrie.Mais ça, c\u2019est à tout un chacun son opinion.On a une clientèle un peu vieillissante et chaque personne a ses contraintes physiques.Certains ont eu des quadruples pontages, d\u2019autres ont le diabète ou de l\u2019asthme.Je crois qu\u2019il faut penser aux autres et adopter la formule. » S\u2019i l n\u2019a pas encore reçu les consignes officielles, il n\u2019est pas « pensable » d\u2019être sur le terrain avec un masque.« Quand ce sont des ligues supervisées et qu\u2019il y a une démonstration, si des gens sont moins confortables, ils pourraient le remettre.Principalement, les gens le rangeront dans leur poche ou dans leur sac de tennis », analyse-t-il.BADMINTON Au badminton, les activités de Bad Estrie sont suspendues les étés.« On n\u2019a pas à gérer cela, se réjouit le responsable René Gagnon.Mais on suit cela de près.Nous sommes dans la quatrième phase.Il faut se préparer pour l\u2019automne, quand on va recommencer notre saison.Des joueurs s\u2019entraînent l\u2019été et doivent arriver avec leurs masques.Mais sur le terrain, ils n\u2019en ont pas de besoin. » Le directeur technique de Badminton Québec, lui, ne voit pas trop de problèmes à cette réglementation.« C\u2019est sûr que c\u2019est un peu contraignant, mais il faut s\u2019y plier.Les jeunes doivent porter le masque à partir du moment où ils ne jouent pas.Ils doivent aussi se laver les mains, ils se partagent le volant.[.] On n\u2019est pas habitués à ça, mais la Santé publique demande de le faire.C\u2019est de l\u2019adaptation. » Lorsque les compétitions recommenceront, bénévoles, officiels et entraîneurs rappelleront aux athlètes de porter le masque et de garder la distanciation en dehors du terrain.Par ailleurs, il est toujours impossible de disputer une partie de squash à Sherbrooke.Masques et raquettes Éric Faucher \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES MASQUE DANS LES COULOIRS DU DEK Mesure inutile?\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY laTribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 55 ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le port du masque obligatoire n\u2019est pas une heureuse nouvelle pour plusieurs.Toutefois, les propriétaires de centre d\u2019entraînement préfèrent s\u2019adapter à la nouvelle consigne sanitaire en vigueur dès le 18 juillet pour éviter à tout prix un retour en arrière.Le port du masque obligatoire s\u2019applique à l\u2019ensemble des lieux publics intérieurs, par conséquent, les centres d\u2019entraînement ne font pas exception.Les clients doivent donc porter le masque à l\u2019entrée et à la sortie du centre ainsi que dans les espaces communs, dont les vestiaires ou les corridors, entre les différents plateaux.Ils gardent également le masque lorsque la distanciation de deux mètres de distance est impossible.« Les centres d\u2019entraînement n\u2019ont pas le choix d\u2019écouter les consignes s\u2019ils ne veulent pas que la situation dégénère comme à certains endroits au Québec », confirme une kinésiologue du Maxi Club Belvédère.Certains clients des différents centres d\u2019entraînement de Sherbrooke admettent que c\u2019est difficile de le porter en tout temps principalement en raison d\u2019un manque d\u2019oxygène.Le propriétaire du ProGym Sherbrooke, Raphaël Jolicoeur, indique que les appareils de son centre d\u2019entraînement sont déjà séparés à une distance de deux mètres.De plus, plusieurs stations de lavage sont accessibles à plusieurs endroits stratégiques.Selon lui, l\u2019ambiance est bonne même si l\u2019achalandage a diminué un peu depuis le déconfinement.Il a tout de même une clientèle disciplinée, mais il ne cache pas sa crainte en ce qui concerne les amendes.« C\u2019est certain que c\u2019est inquiétant, car c\u2019est notre plus gros problème.J\u2019ai tout de même beaucoup de va-et-vient dans une même journée, et c\u2019est difficile de demander à tous mes employés de commencer à jouer la police », souligne Raphaël Jolicoeur.Les installations du Maxi Club Belvédère sont similaires à celles du ProGym Sherbrooke et le personnel confirme que la salle d\u2019entraînement située au Centre Sherbrooke s\u2019adapte à la nouvelle situation.Les entraîneurs ainsi que les employés du ProGym Sherbrooke portent le masque en tout temps.Pour l\u2019entraîneur privé et orthothérapeute, Jean- Philippe Grimard, ce n\u2019est pas vraiment une consigne qu\u2019il le dérange.« J\u2019aime mieux travailler avec un masque que d\u2019arrêter complètement », précise-t-il, lors de la visite de La Tribune au Pro- Gym Sherbrooke.LE MASQUE OBLIGATOIRE DÈS AUJOURD\u2019HUI Les gyms s\u2019adaptent SHERBROOKE \u2014 À la lueur des propos recueillis par La Tribune, le message véhiculé sur le port du masque est contradictoire lorsqu\u2019on parle des centres d\u2019entraînement du Québec.Mathieu Michaud-Bombardier s\u2019est rendu à la salle d\u2019entraînement mardi dernier et les nouvelles mesures lui ont été expliquées au même moment.« On m\u2019a dit que je devais porter mon masque seulement lorsque je me déplaçais dans la salle, mais lorsque je suis à une machine je n\u2019en ai plus besoin.Finalement, je trouve le port du masque un brin inutile, mais bon je n\u2019ai pas le choix », explique Mathieu Michaud-Bombardier.Même chose pour Marc-Étienne Dupont, qui considère finalement cette consigne comme non évidente dans un contexte comme celui-ci.Cependant, il n\u2019est pas contre le port du masque obligatoire à d\u2019autres endroits.« Je pense que le fait de déplacer le masque une fois à l\u2019appareil force les gens à toucher encore plus leur visage que s\u2019ils n\u2019en avaient pas », reflète Marc-Étienne Dupont.De son côté, Sophie Hogan estime que le port du masque ne changera pas grand-chose dans ce type d\u2019environnement.Principalement parce qu\u2019il est possible d\u2019enlever son masque lorsque les clients sont à deux mètres de distance et à une station bien précise de la salle comme une machine.« Le masque peut engendrer des problèmes pour certains entraînements, mais on doit s\u2019adapter à la situation et surtout se réjouir de pouvoir s\u2019entraîner dans les centres.On ne veut pas qu\u2019ils ferment à nouveau », ajoute Sophie Hogan sur sa perception de la situation.« C\u2019est une contrainte de plus, mais ce n\u2019est pas ce qui va m\u2019empêcher de m\u2019entraîner », mentionne pour sa part Timothé Frémont.La plupart s\u2019entend pour dire que les nouvelles mesures sanitaires mises en place dans les dernières semaines sont heureusement adéquates.« Je trouve ça bien de nettoyer les machines chaque fois, mais ce n\u2019est pas tout le monde qui respecte cette consigne », souligne notamment Marc-Étienne Dupont.ANDRÉANNE BEAUDRY Un message contradictoire L\u2019entraîneur et orthothérapeute, Jean-Philippe Grimard, s\u2019adapte bien au port du masque obligatoire à la salle d\u2019entraînement.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES.Lisa Godin, cl iente du ProGym Sherbrooke.\u2014 PHOTO L A TRI BU N E, STÉPHANIE VALLIÈRES CANADIEN JULIEN VEUT FAIRE «?DURER LE PLAISIR?» 48 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune SAMEDI 18 JUILLET 2020 laTribune 96 0024804 Le Québec, c\u2019est plus de 3 millions de plans d\u2019eau.Profitez-en.* Prix de détail suggéré de 30 733 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2020 (LJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1725 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web du Ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (environnement.gouv.qc.ca).30733$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES LANOUVELLE FORESTER2020 3 2 www.subarusherbrooke.com 22958$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de LANOUVELLE * Prix de détail suggéré de 22 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2020 (LG1 CP), à transmission manuelle.**Prix de détail suggéré de 21 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 4 portes 2020 (LF1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1650 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Info Golf (info.golf).Le Québec, c\u2019est 365 terrains de golf.Profitez-en.avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 IMPREZA2020 SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS quebecsubaru.ca quebecsubaru.ca "]
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