La tribune, 25 juillet 2020, Cahier 1
[" SHERBROOKE | 106 PAGES | 111e ANNÉE, N° 46 latribune.ca 2,99 $ taxes en sus PP40011259 ÉDITION MAGAZINE MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE DÉVELOPPEMENTS ÉCORESPONSABLES LES MAISONS VERTES GAGNENT DES ADEPTES PAGES 2 À 5 P H O T O L A T R I B U N E , A N D R É V U I L L E M I N SEMAINE DU 25 AU 31 JUILLET 2020 PION Réfl échir avant de partir PAGE M20 Des Mondiaux Jeunesse à la Traversée Des jeux à la (dé)mesure de la région PAGES 50 À 55 De village en visages Des mines de découvertes au Canton de Hatley PAGES 12 À 16 DÉFONCER LES BARRIÈRES L\u2019ex-athlète paralympique Jean-Philippe Maranda deviendra infi rmier PAGE 6 CUSTEAU Le Château en tout inclus ?PAGE M18 CLÔDE BEAUPRÉ DE L\u2019IDÉE À L\u2019OEUVRE Hockey balle Branle-bas autour d\u2019un joueur soupçonné d\u2019être atteint de COVID-19 PAGE 49 Usain Bolt 0024532 0041779 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Portez un masque Gardez vos distances VOLVO SHERBROOKE 3625 rue du Blanc-Coteau, Sherbrooke, Qc, J1L 0B4 Tél.: 819 563-8303 www.volvosherbrooke.com L\u2019équipe est prête à vous recevoir avec toutes les précautions! 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terrain lors du passage de La Tribune cette semaine.c\u2019est cinq fois plus qu\u2019à pareille date l\u2019an dernier.Trois visites supplémentaires étaient prévues au courant de la semaine.La moitié des 10 terrains disponibles pour le moment ont trouvé preneur et le développement espère rendre disponible une quarantaine de terrains dans les deux prochaines années.L\u2019engouement pour les maisons vertes se fait également sentir chez UrbanÉco, une entreprise de Water- ville spécialisée dans la conception et la construction d\u2019habitations saines et écologiques.Propriétaire des écoquartiers Le champs des possibles à Waterville et Les boisés à Deauville, la compagnie a constaté un nouvel engouement concernant ces projets de développements écolos.« Depuis un mois les appels sont nombreux.À Waterville, on peut dire que le projet est canné puisqu\u2019il ne reste que deux terrains en vente.Pour Les boisés, ça n\u2019arrête pas.Je réponds à 5 à 10 demandes d\u2019information par semaine depuis u n m o i s » , c o n f i r m e Léanie Gourdeau, coordonnatrice marketing et représentante aux ventes.Le projet Espace-Nature Petit Ham à Saint-Adrien voit lui aussi une augmentation alors que déjà une vingtaine de résidences écologiques ont été construites.LES CITADINS ET LES JEUNES Chez UrbanÉco, environ le tiers de la clientèle intéressée par les écoquartiers provient de l\u2019extérieur de la région, majoritairement de Montréal.Les deux tiers restants sont des Estriens.Il s\u2019agit souvent de retraités aisés qui cherchent un pied-à-terre en région ou encore une maison de retraite.« Mais notre principale clientèle, ce sont des jeunes de 25 à 35 ans.Ils sont jeunes, sont souvent prêts à mettre la main à la pâte pour avoir une économie de coûts pendant la construction.Surtout, ils ont un souci environnemental et i l s re c h e rc h e n t une qualité de vie », explique Mme Gour- deau.À Ham-Sud, la plupart des gens intéressés proviennent de la ville.On note aussi de jeunes familles et beaucoup de femmes seules.Ce sont aussi souvent des gens qui ont grandi dans la région et qui reviennent s\u2019y établir pour leur retraite.« Ils recherchent un autre mode de vie, s o u - l i g n e R e n a u d Bergeron, promoteur principal et propriétaire des terres du projet Au pied du Mont-Ham.Ce sont des gens sur le bord ou à la retraite qui veulent vendre leur grosse maison.Dès que tu as un souci écologique, à un moment donné, tu te poses des questions sur la grosseur de ta maison. » Au-delà de leur résidence, les gens qui viennent visiter les terrains ont la plupart du temps un projet bien spécifique en tête, comme des serres alimentaires ou des jardins communautaires.Ils sont toutefois nombreux à n\u2019être qu\u2019au début de leur réflexion.Il y a donc beaucoup de visites à Ham-Sud, mais peu d\u2019acheteurs sérieux pour l\u2019instant.CHARTE DE QUARTIER Ces projets écologiques sont généralement régis par une charte architecturale et écologique.Cel le-ci encadre la construction des maisons, mais également d\u2019autres aspects de la vie courante.Par exemple, il peut être interdit d\u2019utiliser une tondeuse à gazon à essence ou d\u2019installer un éclairage extérieur dépassant un certain seuil de luminosité.« Ça crée une vie de quartier différente d\u2019un quartier normal et ça attire des gens qui ont les mêmes valeurs.En fin de compte, ça assure une qualité de vie rehaussée pour des gens qui partagent des préoccupations semblables », résume Mme Gourdeau.SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca CHARTIERVILLE ENTERRE SON ÉCOHAMEAU SHERBROOKE \u2014 Les développements écologiques ont beau avoir la cote, ce ne sont pas tous les projets qui arrivent à tirer leur épingle du jeu.C\u2019est le cas du hameau écologique de Chartierville, dont les balbutiements remontent au début des années 2010, mais qui n\u2019a pas réussi à séduire un seul propriétaire au fil des ans.« On a complètement laissé tombé le projet », informe le conseiller Claude Sévigny.Comment expliquer le peu d\u2019intérêt envers ce projet de mini-maisons?« Le terrain n\u2019était peut- être pas l\u2019idéal, convient M.Sévigny.Il aurait aussi fallu constituer une coopérative dès le départ et avoir une maison modèle.Il y a eu beaucoup de demandes d\u2019information de la part de gens de l\u2019extérieur, mais rien ne s\u2019est concrétisé. » L\u2019engouement n\u2019était pas très grand non plus du côté de la population locale, admet le conseiller.« On a peut-être mal communiqué notre projet.Je pense qu\u2019il était mal compris », indique-t-il.Récemment, le terrain de près de trois hectares acheté par la municipalité pour recevoir les mini-maisons a été revendu à un particulier, exception faite de la section du parc.«Je pense qu\u2019il y avait du potentiel dans ce projet.Mais on n\u2019avait pas les conditions gagnantes pour le réaliser », conclut le conseiller municipal.CHLOÉ COTNOIR LES MAISONS VERTES POUSSENT EN ESTRIE 5323, rue de Gaspé 819 564-2911 CHAMBRES STUDIOS 3½ et 4½ www.pavillonrockforest.ca \u2022 Pour une succulente nourriture préparée avec soin par des cuisinier(ère)s accompli(e)s et qui vous sera servie à votre table \u2022 Planchers chauffants pour votre confort \u2022 Terrain paysager avec pétanque, balançoires \u2022 Pour votre sécurité, (préposées ou infirmière présentes de jour et de nuit) \u2022 Activités animés, cinéma, salle de jeux, billard, shuflle-board, 0042484 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 3 « On a tous la même façon de voir les choses, mentionne Claude Dupont, qui habite dans le projet Espace-Nature Petit Ham à Saint- Adrien.Presque tout le monde est impliqué dans quelque chose.Quand on parle d\u2019écologie, c\u2019est aussi l\u2019écologie sociale.Ce n\u2019est pas que des maisons, ça va plus loin que ça. » La coopérative du projet Au pied du Mont-Ham se garde quant à elle un droit de regard sur les projets des acheteurs.PLUS CHER, MAIS PAS TANT QUE ÇA Selon Léanie Gourdeau, la construction d\u2019une maison écologique entraîne généralement 5 à 10 % de surcoût comparativement à une maison construite selon les Renaud Bergeron, promoteur principal et propriétaire des terres du projet Au pied du Mont-Ham.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ L\u2019une des maisons écologiques témoins bâties dans le développement Au pied du Mont-Ham à Ham-Sud.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le concept d\u2019une maison écologique est de nécessiter le moins d\u2019énergie possible et de respecter l\u2019environnement.Il existe donc plusieurs manières de réduire les coûts en énergie de sa résidence.Le premier est bien évidemment de réduire la grosseur de la maison.L\u2019orientation de la maison plein sud jumelée à une très grande fenestration viennent diminuer de beaucoup les coûts de chauffage.Un plancher radiant et l\u2019installation d\u2019un système de récupération des eaux de pluie ne sont que quelques exemples des nombreuses possibilités lors de la construction d\u2019une maison écologique.Le choix des matériaux de construction et ceux utilisés pour l\u2019isolation sont également au centre des préoccupations.L\u2019emplacement de la maison, la faune et la flore, la qualité de l\u2019air et même le choix des meubles entrent en compte.SIMON ROBERGE Le b.a.-ba de la maison écolo Le salon d\u2019une maison conçue et construite par UrbanÉco.\u2014 PHOTO FOURNIE, EMMANUELLE ROBERGE normes du code du bâtiment.Une étude réalisée dans une des maisons modèles d\u2019UrbanÉco a toutefois permis de démontrer que leurs habitations performantes en énergie permettent d\u2019économiser 50 % du coût de chauffage par année.« Seulement pour le chauffage, on a un retour sur l\u2019investissement en 17 ans, explique-t-elle.Ensuite il faut rajouter une économie en électricité grâce entre autres à la grande fenestration et des coûts moindres pour l\u2019entretien grâce aux choix de matériaux nobles. » Renaud Bergeron souligne que les efforts de réduction de la taille de la maison auront une grande incidence sur le prix.« Si tu travailles fort pour réduire la taille de ta maison, tu devrais t\u2019en tirer avec une maison écologique qui coûte environ le même prix, mentionne-t-il.Mais ça dépend de ce que tu mets comme efforts écologiques.Si on prend les coûts pour rendre une maison écologique à 100 %, le premier 80 % va te coûter environ 20 % du coût total alors que le dernier 20 % pour rendre ta maison complètement écologique peut coûter très cher. » L\u2019achat du terrain est également à considérer.Il en coûte un peu plus de 40 000 $ pour devenir propriétaire d\u2019un terrain dans le développement Au pied du Mont-Ham.« On a fait des routes de qualité municipale, explique M. Bergeron.On amène l\u2019électricité sur chacun des terrains.On a fait une entrée en concassé.On défriche le terrain et on enlève les souches et les grosses roches, juste ça c\u2019est 5000 $.On offre un accompagnement de la part de la coopérative qui s\u2019occupe entre autres de la location des maisons si les gens veulent le faire. » Après l\u2019achat d\u2019un terrain, les gens ont 18 mois pour construire, principalement pour éviter la spéculation.AVEC CHLOÉ COTNOIR 10, RUE CAMIRAND SHERBROOKE QC 7 JOURS SUR 7 ans DEPUIS PLUS DE charliesmokedmeat.com 1329$ + taxes SpéCIAl DE JUIllEt Burger de poulet servi avec poutine pour seulement DES VACANCES DE RÊVES! 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Bergeron.Elle va entrer au s e c o n da i re à A sb e sto s à l\u2019automne. » L e u r m a i s o n e s t p r e s q u e s o l a i re pa ss i v e, c \u2019e st- à - d i re qu\u2019elle profite au maximum du r a y o n n e m e n t s o l a i r e .L e p l a n c h e r e st en ciment et agit comme u n e m a s s e thermique.« Le soleil c h a u f f e l a masse therm i q u e e t e l le chau f f e ensuite la maison par radia- t i o n , e xpl i que M. Bergeron, qui é t a i t c h a r g é d e cours à l\u2019Université de Sherbrooke avant de prendre sa retraite.On a triché légèrement pour avoir une vue sur la montagne.On n\u2019est pas complètement sud. » La résidence sera équipée d\u2019un foyer de masse.Le plancher de ciment est sablé et poli pour pouvoir y circuler.Maurice Bergeron pense aussi se construire un atelier pour travailler le bois.L\u2019aménagement extérieur sera également le plus écologique possible.latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE aff aires 25 bourlingueur M18 décès 39 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 leMag M1 mérite estrien M31 opinions 21 planète vins M27 p\u2019tit mag M21 séance d\u2019orthographe M30 sports 48 sortie prendre l\u2019air M20 voyages M16 ADRESSE 780 rue King Ouest, Sherbrooke, J1H 1R7 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca Téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ 819 564-5450 Téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES 819 564-2222 Téléc.819 564-5482 HEURES D\u2019OUVERTURE De 8h30 à 12h et 13h à 16h30 NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca CHANGER DE MONTAGNE.ET DE VIE L\u2019INTERNET, LE NERF DE LA GUERRE Les développements écorésidentiels ont tous un point en commun : ils sont dans le bois.Et dans le bois, c\u2019est bien connu, l\u2019internet est plus ou moins fiable.Or pour attirer des familles et des travailleurs à la maison, il est primordial d\u2019offrir l\u2019internet haute vitesse.À Ham-Sud, on a fait preuve de créativité.Un signal part de Saint-Camille et est relayé jusqu\u2019au développement par des antennes placées sur le toit des silos de ferme.À Saint-Adrien, le propriétaire des terrains a décidé d\u2019investir plus de 50 000 $ pour amener internet par fibre dans le rang.« Sans cela, on n\u2019avait pas de projet, insiste Renaud Bergeron, qui espère que le projet Starlink d\u2019Elon Musk de fournir l\u2019internet haute vitesse partout sur la planète soit un succès.On s\u2019est fait dire par la municipalité et la MRC de ne pas s\u2019attendre à avoir un service par fibre optique d\u2019ici 5 à 7 ans et qu\u2019au dollar d\u2019aujourd\u2019hui ça allait coûter 130 $ par mois. » SIMON ROBERGE Maurice Bergeron \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca 0041444 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue SOUDOYER, verbe Définition \u2013[PÉJORATIF] Payer (quelqu\u2019un) pour un service, acheter.Étymologie \u2013De solde, \u2018paie du militaire\u2019.Synonymes \u2013acheter, avoir à sa solde, corrompre, suborner (un témoin) ; [SOUTENU] stipendier ; [FAMILIER] arroser, graisser la patte à. laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 5 Maurice Bergeron et Danielle Hunter ont décidé de se bâtir une maison écologique à Ham-Sud.Le plancher en ciment chauffe la maison en irradiant la chaleur du soleil.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 En préparation depuis des années, le quartier de mini-maisons de Dixville a finalement pris son envol au printemps alors que les ventes de terrain ont finalement débuté.Déjà, six personnes ont mis la main sur un des lots ou s\u2019érigeront des micro-habitations.« On est vraiment content », lance d\u2019emblée Sylvain Benoit, directeur général de la municipalité de la MRC de Coaticook.« Ça fait déjà quatre ou cinq ans que c\u2019est dans les plans de la municipalité, mais la vente des terrains vient juste de débuter », poursuit-il.Le quartier de mini-maisons s\u2019inscrit dans un développement résidentiel de plus grande envergure.Les nouveaux propriétaires ont donc le choix entre des terrains pour des maisons conventionnelles et des lots réservés aux mini-maisons, qui ont généralement entre 300 à 500 pieds carrés de superficie habitable maximale.Avec ces terrains, Dixville souhaite répondre à la demande grandissante pour ce type d\u2019habitation.C\u2019est qu\u2019il y a encore peu de municipalités enclines à accepter ce genre de maison sur leur territoire, bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une option écologique, économique et qui favorise l\u2019accès à la propriété.À Saint-Adrien, par exemple, on a décidé de fermer la porte pour l\u2019 instant à ce genre de développement.« On a peur que ça fasse comme il y a une trentaine d\u2019années avec les parcs de maison mobiles, souligne le conseiller municipal Claude Dupont.Aussi, un village doit vivre de ses taxes.Finalement, on est vraiment ceinturé par la protection des territoires agricoles dans nos schémas d\u2019aménagement.On ne peut pas déborder.On ne peut pas faire une rue de mini-maisons et s\u2019assurer que ce soit beau. » La municipalité soutient toutefois qu\u2019une réflexion est en cours à ce sujet.À l\u2019inverse, Dixville voit dans l\u2019arrivée des mini-maisons une opportunité de développer son réseau d\u2019infrastructures municipales.« Quand tous les terrains seront vendus, ça va faire une bonne différence puisqu\u2019on divisera la facture à plus de maisons », explique Sylvain Benoit.« Même si les mini-maisons valent moins cher et rapportent moins en taxes foncières, on va être gagnant sur le partage des taxes de service », poursuit le directeur général.E t l \u2019a r r i v é e d e n o u v e a u x citoyens ne peut être que bénéfique pour le village, ajoute-t-il.Dixville séduit avec son quartier de mini-maisons En tout, le quartier de mini-maisons de Dixville pourrait compter jusqu\u2019à 20 micro habitations.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN « On a déjà rencontré une firme qui fait des aménagements extérieurs seulement avec des plantes comestibles pour l\u2019humain et les animaux, souligne M. Bergeron.J\u2019ai des cerfs et des pistes d\u2019orignaux.On va essayer de garder ça le plus accueillant possible pour eux.On pense aussi avoir un étang d\u2019eau naturelle baignable. » M a u r i c e B e r g e r o n a d m e t q u \u2019 u n e m a i s o n é c o l o g i q u e coûte plus cher qu\u2019une maison conventionnelle.« Si on avait fait un solage, ça nous aurait coûté moins cher, mentionne-t-il.Je ne voulais pas en avoir, car c\u2019est plus difficile à entretenir et, écologiquement, c\u2019est moins bon.Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019un sous-sol. » Leur maison devrait être prête au mois d\u2019octobre en raison des retards engendrés par la COVID.0042616 MERCI PROFONDÉMENT AU COMITÉ LOTERIE Vous faites de cette campagne une réussite ! Merci du fond du cœur de votre dévouement envers JEVI.Montage d\u2019une photo prise le 16 octobre dernier.Sur la photo, les membres du comité Loterie : Clément Vallières, Isa Abraham, Richard Caron, Ghyslain Goulet, Marcel St-Onge, Julie Bolduc, Serge Caron et Gilles Landry.Sur la photo : Isa Abraham, responsable de la Loterie JEVI, Claudine Lemoyne, gérante Eggsquis Sherbrooke King Est, Serge Caron, membre du comité Loterie JEVI, Étienne Côté, comptable Eggsquis et Tania Boilar, directrice générale JEVI.MERCI ÉNORMÉMENT AUX RESTAURANTS EGGSQUIS Merci au propriétaire, M.Billy Stergiou, qui nous a remis, pour une 4e année, une contribution exceptionnelle de 15 000 $ ! Mention de source : Bruce Porter Liste des gagnants disponible au www.jevi.qc.ca/loterie-jevi Merci infiniment à toutes les personnes ayant contribué à cette campagne essentielle en nous permettant de maintenir en poste trois professionnels en prévention du suicide pour un an.LOTERIE JEVI 2020 : 120 000 $ Une générosité inégalée malgré les temps difficiles ! SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Résilience : c\u2019est probablement le mot qui décrit le mieux Jean-Philippe Maranda.Se déplaçant en fauteuil roulant, le Sherbrookois s\u2019est retroussé les manches et a participé aux Jeux paralym- piques.Maintenant, ce sont les barrières menant à la profession d\u2019infirmier que l\u2019athlète veut défoncer.Futur infirmier sur quatre roues « Les barrières tombent assez rapidement », se réjouit Jean- Philippe Maranda « Pour être infirmier en fauteuil roulant, il faut être un peu têtu, convient-il.C\u2019est mon challenge.Au début, ils ne croyaient pas en la possibilité que je devienne infirmier.Il a fallu leur prouver que je suis capable de faire les mêmes choses qu\u2019une personne sur deux pattes. » Avant son accident, M. Maran- da s\u2019en allait dans le domaine de la santé, en physiothérapie.« J\u2019ai finalement fait mon baccalauréat en finance, mais il manquait quelque chose.C\u2019est pourquoi j\u2019ai fait mon retour à l\u2019école.Quand j\u2019ai constaté que ma retraite sportive était arrivée plus tôt que ce que j\u2019avais envisagé, je me suis dit que j\u2019étais encore jeune et que je pouvais aller faire quelque chose qui était plus dans mes racines. » Quelles ont été les réactions des professeurs et de ses collègues de classe en le voyant arriver dans ses cours?« À la base, ils se sont demandé ce que je faisais là, c\u2019était clair, décrit l\u2019athlète.Avec le temps, j\u2019ai prouvé que les choses pouvaient se faire quand même.Tu arrives avec quelque chose de nouveau.Les capacités de chaque personne en fauteuil sont différentes.On ne peut pas les mettre dans le même moule.Chaque jour, je devais leur prouver que j\u2019étais capable de faire telle ou telle chose. » « Mais l\u2019Université de Sherbrooke a été très proactive.Quand j\u2019amenais des solutions, ils l\u2019analysaient.Ils ont acheté un verticalisateur qui me permettait de faire tout ce dont je n\u2019étais pas capable.Au début, ils étaient réticents, mais ils ont vu que j\u2019étais débrouillard et que je le voulais vraiment », se réjouit M. Maranda, ajoutant que ses collègues lui donnent un coup de main en analysant leur situation de stage pour voir si elle est adaptée pour quelqu\u2019un à mobilité réduite.Les patients voyant arriver Jean-Philippe Maranda avec son fauteuil roulant sont également surpris.« Ils me demandent si je suis l\u2019infirmier! commente-t-il, riant.Mais j\u2019ai une super belle collaboration avec eux.Ils réagissent très bien.Même moi j\u2019ai été surpris.Les barrières tombent assez rapidement », assure celui qui a eu un faible pour la gériatrie et la santé mentale.« Je souhaite que d\u2019autres tentent l\u2019expérience, résume M. Maran- da.Si je suis passé par là et que d\u2019autres veulent y aller, je veux que les gens sachent que c\u2019est possible.Si je suis passé au travers, d\u2019autres sont capables de le faire. » Jean-Philippe Maranda : « Au début, ils ne croyaient pas en la possibilité que je devienne infirmier.Il a fallu leur prouver que je suis capable de faire les mêmes choses qu\u2019une personne sur deux pattes. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Certaines restrictions s\u2019appliquent, détails sur place.Le prix de vente est disponible à l\u2019achat à taux d\u2019intérêt régulier offert par l\u2019intermédiaire du concessionnaire seulement.Taxes en sus.Sujet à approbation de crédit.Modèle illustré à titre indicatif.Ne peut être jumelé à aucune autre promo en vigueur.Offre à la location = limite de 16 000km par année, 0,15$ du km excédentaire.Tous les détails sur place.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Frais de couleur de 1000$ en sus.OUVERT 7 JOURS mois 51 Location comptant 0$ 997$ /mois 499$ 5000 lbs de capacité de remorquage Attache remorque incluse 7 passagers de luxe Sièges chauffants Toit ouvrant Sièges chauffants rehaussés de cuir | Bluetooth | Détecteur d'angle mort | Démarreur à distance Volant & sièges chauffants V6 bi-turbo de 300 ch.Traction intégrale Navigation BLITZ FIN DE MOIS INFINITI SHERBROOKE 0041959 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 7 CONSULTEZ CHOISISSEZNISSAN.CA POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC VALEUR AU DÉTAIL DE 23663$ /MOIS POUR PENDANT 299$?39MOIS LOUEZ LEQASHQAI S 2020 À BOÎTEMANUELLE AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL SENTRA2020 VALEUR AU DÉTAIL DE 22383$ /MOIS POUR PENDANT 279$?39MOIS LOUEZ LA SENTRA S PLUS 2020 KICKS2020 VALEUR AU DÉTAIL DE 21343 /MOIS POUR PENDANT 279$?39MOIS LOUEZ LE KICKS S 2020 AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL + OBTENEZDES JANTESNOIRES EN ALLIAGE D\u2019ALUMINIUM DE 16 PO sans frais supplémentaires.AVEC 0$ EN COMPTANT INITIAL $ + QASHQAI 2020 MC DU 1 AU 31 JUILLET SUR MODÈLES SÉLECTIONNÉS.5000$\u2020 0%± OBTENEZ JUSQU\u2019À FINANCEMENT À PARTIR DE DE RABAIS À L\u2019ACHAT AU COMPTANT SUR D'AUTRESMODÈLES SÉLECTIONNÉS (MONTANT ANNONCÉ APPLICABLE AU ROGUE SL).OU Offres en vigueur du 1 au 31 juillet 2020.± Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Rogue S 2020 à traction avant, le Qashqai S 2019 à boîte manuelle et le KICKS S 2019.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Rogue S 2020 à traction avant, basé sur un prix de vente de 29 443 $, financé à 0 % pendant 84 mois, équivaut à 84 versements mensuels de 351 $, 0 $ en comptant initial ou un échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 29 443 $.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.\u2020 Le rabais de 5 000 $ sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes et s\u2019adresse uniquement aux clients qui achètent au comptant unmodèle Rogue SL 2020 neuf et non immatriculé auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada entre le 1 et le 31 juillet 2020.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat ou autre valeur, ne peut être appliquée à des transactions antérieures et ne peut être combinée aux offres de location ni de financement, à aucune autre offre.Des conditions s\u2019appliquent.?Les offres de location par l\u2019entremise de NCF sont basées sur une allocation de 20 000 km / an (allocation totale de 65 000 km pour un terme de 39 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $ / km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.+ L\u2019offre s\u2019applique uniquement à la location ou au financement à l\u2019achat d\u2019un modèle KICKS S 2020 neuf et non immatriculé auparavant (le « véhicule admissible ») par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance chez un concessionnaire Nissan autorisé entre le 1 et le 31 juillet 2020.L\u2019offre consiste en quatre (4) jantes en alliage de 16 pouces neuves.Les pneus et les capteurs de pression des pneus ne sont pas inclus.Les pneus actuels (et, le cas échéant, les capteurs de pression des pneus) serontmontés sur les jantes en alliage neuves et installés sur le véhicule admissible par le concessionnaire aumoment de la livraison.Le client est seul responsable de tous les autres coûts.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieures.Certaines conditions s\u2019appliquent.Voyez votre concessionnaire autorisé au Québec pour tous les détails.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent êtremodifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez www.choisisseznissan.ca ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020.0041958 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La transplantation d\u2019organes a repris dans les blocs opératoires du Québec depuis la fin mai, mais la situation est encore bien loin de la normale.Le destin de 800 patients, dont 21 enfants, dépend encore des futurs donneurs d\u2019organes et de la possibilité de réaliser des transplantations au Québec.En Estrie, 31 personnes étaient e n a t t e n t e d \u2019 u n o r g a n e l e 31 décembre, dont 25 pour un rein.Les chirurgies de transplantation ont repris vers la fin mai au Québec après avoir connu un creux historique en avril, en plein cœur de la pandémie.Toutefois, les donneurs se font toujours plus rares qu\u2019à l\u2019habitude.« Pour bien comprendre le phénomène, nous avons comparé nos statistiques de cette année par rapport à l\u2019an passé.Du 12 mars au 30 juin, on constate une diminution de 50 % du nombre de donneurs d\u2019organes et de 60 % des transplantations », mentionne Louis Beaulieu, directeur général de Transplant Québec.Le nombre de personnes décédées pendant qu\u2019elles étaient sur une liste d\u2019attente est cependant resté stable.Ce creux historique durant la pandémie s\u2019explique de plusieurs façons.Parlons d\u2019abord des craintes des receveurs potentiels.Quand la première vague de la pandémie a déferlé sur le Québec en mars et avril, la COVID-19 était bien moins comprise qu\u2019aujourd\u2019hui.« À ce moment-là, les chirurgiens transplanteurs jugeaient que les risques de transmettre la maladie aux receveurs étaient trop grands, considérant que les personnes en attente d\u2019un organe sont souvent très malades et qu\u2019en plus, on doit leur donner des immunosuppresseurs en grande quantité à la suite de la greffe », mentionne-t-il.REPRISE Mais les choses ont évolué, les hôpitaux se sont réorganisés, les « zones froides » ont été sécurisées\u2026 Et les activités chirurgicales ont repris à bon rythme.« Encore récemment, on nous a rapporté le cas d\u2019un patient qui a été appelé pour subir sa transplantation parce qu\u2019un organe était disponible, et cette personne a refusé le don parce qu\u2019elle avait peur de se rendre à l\u2019hôpital.Si un chirurgien propose la transplantation à un patient, c\u2019est que le chirurgien juge que la situation est sécuritaire », mentionne M. Beaulieu.Du côté des donneurs potentiels, là aussi plusieurs raisons en expliquent la diminution : moins de traumatismes (décès à la suite d\u2019accidents de la route, d\u2019accidents de travail\u2026), un immense branle- bas dans les hôpitaux, moins de patients souffrant d\u2019AVC (pour des raisons inexpliquées), et l\u2019accès aux proches a été rendu beaucoup plus difficile à cause des restrictions de visites dans les hôpitaux\u2026 La première vague maintenant terminée, les activités reprennent lentement.Et Transplant Québec en appelle de nouveau à la générosité des familles qui auront à traverser l\u2019épreuve de la perte subite d\u2019un être cher afin qu\u2019elles soutiennent activement le don.« Il faut rappeler l\u2019importance que chacun fasse connaître ses volontés à ses proches et les consigne par écrit dans l\u2019un des registres du Québec.Quand les gens ont parlé à leurs proches que la possibilité de sauver huit vies était importante à leurs yeux, cela aide beaucoup à la concrétisation du don », insiste M. Beaulieu.Rappelons qu\u2019à peine 1 % des personnes décédant en centre hospitalier deviennent des donneurs d\u2019organes.Les principales causes de décès permettant le don d\u2019organes sont l\u2019accident vasculaire cérébral (AVC), le traumatisme crânien et l\u2019anoxie (par exemple la noyade).Il existe trois formes d\u2019expression du consentement au don d\u2019organes et de tissus au Québec, soit l\u2019inscription au Registre des consentements au don d\u2019organes et de tissus de la Régie de l\u2019assurance maladie du Québec (RAMQ), la signature de l\u2019autocollant au dos de la carte d\u2019assurance maladie et l\u2019inscription au Registre des consentements au don d\u2019organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec.CREUX HISTORIQUES POUR LE DON D\u2019ORGANES 800 personnes en attente Une trentaine d\u2019Estriens sont en attente d\u2019un organe.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0041193 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 9 **Offre valable pour la location mensuelle d\u2019un modèle Mazda3 GX 2020 (DVXK60CP00) de base neuf, d\u2019une valeur de 22 150$, ce qui équivaut à 60 paiements mensuels de 258$, avec acompte de 1 825$.Limite de 20 000 km par an.Frais de 0,08$ par kilomètre excédentaire.Les paiements ne peuvent être hebdomadaires et sont mentionnés à des fins informatives seulement.\u2021Offre valable pour la location mensuelle d\u2019un modèle CX-30 GX 2020 (ZXXK80AA00)/Mazda CX-5 GX 2020 (NXXL80AA00)/d\u2019un Mazda CX-9 GS 2020 (QXSM80AA00) de base neuf, d\u2019une valeur de 28 000$/32 000$/41 950$, incluant la traction intégrale i-Activ (d\u2019une valeur de 2 000$/2 000$/3 300$), ce qui équivaut à 60/48/60 paiements mensuels de 326$/370$/457$, avec acompte de 1 890$/1 520$/1 590$.Limite de 20 000 km par an.Frais de 0,08$/0,08$/0,12$ par kilomètre excédentaire.Les paiements ne peuvent être hebdomadaires et sont mentionnés à des fins informatives seulement.L\u2019immatriculation, les assurances, les taxes et les frais d\u2019inscription au RDPRM allant jusqu\u2019à 88,12$ (incluant les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription) sont en sus.Le concessionnaire peut vendre/louer à prix moindre, passer une commande ou effectuer un échange.La première mensualité, les frais d\u2019inscription au RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019enregistrement sont payables à la livraison.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.?Le taux annuel de financement à l\u2019achat de 0% est offert pour les Mazda 2020 neuves.Les termes peuvent varier selon le modèle.Exemple de financement du modèle CX-5 GX 2020 (NVXL80AA00) au prix de vente de 30 024$, un montant financé de 30 000$, avec un acompte de 0$, ce qui équivaut à 48 paiements mensuels de 625$, les frais de crédit sur une période de 48 mois, de 0$ et l\u2019obligation totale de financement, de 30 000$.L\u2019offre inclut la taxe de 100$ sur le climatiseur (le cas échéant) et les frais de transport et de préparation de 1 950$.Les taxes et les droits pour les pneus neufs sont en sus et requis au moment de l\u2019achat.\u2020Offert aux clients admissibles sur approbation de crédit par la Banque Scotia.Communiquez avec votre concessionnaire Mazda du Québec pour connaître toutes les conditions.L\u2019offre peut être modifiée ou annulée sans préavis.L\u2019offre est valable du 1er au 31 juillet 2020.*Pour en savoir plus sur la garantie à kilométrage illimité de Mazda, visitez le site mazdaillimitee.ca.À moins d\u2019avis contraire, ces offres sont valables du 1er au 31 juillet 2020 ou jusqu\u2019à épuisement des stocks.Achat ou location sur approbation du crédit pour les clients admissibles seulement.Les offres peuvent être modifiées sans préavis.Visitez mazda.ca ou passez chez votre concessionnaire pour connaître tous les détails.NOS CONCESSIONNAIRES SONT HEUREUX DE VOUS RECEVOIR DANS LEUR ÉTABLISSEMENT, OÙ ILS APPLIQUENT DES MESURES DE PRÉVENTION ET DE SÉCURITÉ.AVEC TOUTES LES NOUVELLES MAZDA 2020 0 % AU F INANCEMENT À L\u2019ACHAT ?OPT IONS DE CRÉD I T D I F F ÉRÉ OFFERTES\u2020 GARANT I E À K I LOMÉTRAGE I L L IM I T É* À PARTIR DE 258$**/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1 825 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.59$ PRIX DE DÉTAIL 22150 $ MAZDA?GX INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 370$\u2021/MOIS, LOCATION 48 MOIS ACOMPTE DE 1 520 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 457$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1590 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (12¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.105$ PRIX DE DÉTAIL 41950 $ CX-9 GS 7 PASSAGERS INCLUT LA TRACTION INTÉGRALE i-ACTIV À PARTIR DE 326$\u2021/MOIS, LOCATION 60 MOIS ACOMPTE DE 1890 $, 20 000 KM/AN COMPRIS (8¢/KM EXCÉDENTAIRE) ÉQUIVAUT À /SEM.75$ PRIX DE DÉTAIL 28 000 $ CX-?0 GX LE TOUT NOUVEAU ÉQUIVAUT À /SEM.85$ PRIX DE DÉTAIL 32 000 $ CX-5 GX REPRENONS LA ROUTE ENSEMBLE 0041354 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le télécopieur est encore roi et maître dans le système de santé québécois.Pour diminuer la manipulation de papier durant la pandémie, les pharmaciens ont demandé aux médecins de leur faire parvenir les prescriptions sans échange de papier.Car c\u2019est par fax que se font les envois de prescriptions.Pas par courriel.« Quand les gens sont hospitalisés, on faxe leur prescription à la pharmacie depuis longtemps, mais les patients ne se posaient pas trop la question.Les pharmaciens avaient la prescription et c\u2019est ce qui comptait en bout de piste.La pandémie a permis de rendre ce genre de choses visibles, de mettre en lumière certaines failles du système de santé et d\u2019ouvrir la conversation sur des choix qui ont été faits durant des années », explique le Dr Jean-François Éthier, médecin spécialiste en médecine interne au CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS et professeur en informatique de la santé à l\u2019Université de Sherbrooke.« En transmettant rapidement les connaissances aux équipes de santé, on éviterait des décès, des complications, des hospitalisations et des dépenses inutiles. » \u2014 Dr Jean-François Éthier Parmi les failles relevées : la désuétude de plusieurs des systèmes informatiques utilisés dans le système de santé.Le Canada et le Québec peuvent-ils encore effectuer un virage numérique en santé?Avec de la volonté politique et des moyens, oui, absolument, renchérit celui qui est aussi codirecteur scientifique du Groupe de recherche interdisciplinaire en informatique de la santé (GRIIS).De plus, le Québec possède l\u2019expertise nécessaire pour mener à bien le projet.EN MODE SOLUTION Et c\u2019est même essentiel, ajoute-t- il.« Les équipes médicales doivent accéder efficacement et rapidement à des données de qualité dans le domaine de la santé.En transmettant rapidement les connaissances aux équipes de santé, on éviterait des décès, des complications, des hospitalisations et des dépenses inutiles. » « Le grand succès de la période COVID, c\u2019est qu\u2019on a identifié des problématiques très concrètes et qu\u2019on a trouvé rapidement des solutions très pragmatiques », indique le clinicien-chercheur.Parmi ces succès : la téléconsul- tation (voir autre texte).Mais ce n\u2019est pas tout.Prenons un autre exemple.Au début de la crise de la COVID-19, un problème a été identifié rapidement dans le réseau de la santé : on devait trouver un moyen de procéder à de la réaffectation médicale, c\u2019est-à-dire de déterminer quel médecin devait se rendre dans quel établissement de santé en fonction des besoins.Le mandat a été donné au GRIIS codirigé par le Dr Éthier.« La première version de la pla- teforme élaborée par mon équipe a été disponible en huit jours.Elle est fonctionnelle et a été utilisée avec succès durant la crise », illustre le Dr Éthier pour démontrer Pour en finir avec le télécopieur à l\u2019hôpital que ce genre de projet très concret est possible quand on y met l\u2019énergie et les ressources nécessaires.Dans l\u2019urgence, un outil informatique a aussi été créé pour soutenir les différentes équipes de la Santé publique qui se sont soudainement retrouvées débordées par des enquêtes épidémiolo- giques fort complexes qui s\u2019étendaient chacune sur des dizaines de feuilles de papier.Cet échange de dossier papier a notamment contribué à une éclosion à la Direction de la santé publique de l\u2019Estrie et le fait que les enquêtes se fassent sur papier a grandement compliqué les possibilités pour les équipes de la Santé publique de faire du télétravail.« Quand il y a une faille dans un système, il y a plein de gens de bonne volonté qui travaillent à boucher les trous.Par exemple en Santé publique, le problème était là, mais comme il y avait peu d\u2019enquête avant la pandémie, le personnel s\u2019arrangeait malgré tout pour que le système fonctionne.Avec la pandémie, le problème a fait surface de façon criante », indique-t-il.Bien sûr, la question de la confidentialité des données est importante.Mais là aussi, des solutions existent et sont disponibles pour rendre les échanges sécuritaires.« La plupart des gens font maintenant leurs transactions bancaires en ligne, transmettent leur déclaration d\u2019impôts en ligne.S\u2019ils sont à l\u2019aise avec ça, ils ne devraient pas plus s\u2019inquiéter d\u2019avoir un échange avec leur médecin en ligne », indique-t-il.Dans son équipe, « il y a des solutions technologiques.Mais ça va prendre un changement de culture », nuance le Dr Éthier.Et ce que propose le GRIIS, c\u2019est que l\u2019on s\u2019attaque à une problématique bien concrète à la fois.« On pourrait par exemple développer un meilleur outil pour aider les ambulanciers à amener leurs patients directement au bon centre hospitalier, ou comment mieux aider les patients diabétiques », cite-t-il en guise d\u2019exemples.Le Dr Jean-François Éthier, professeur en informatique de la santé à l\u2019Université de Sherbrooke, estime que le Québec a les moyens et les connaissances nécessaires pour faire un virage numérique en santé.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY 0041770 Concours PARTAGEZ VOTRE AMOUR DES CANTONS ! Que nous ayons choisi les Cantons pour le travail, les études ou le milieu de vie, la région appelle au dépassement et à l\u2019épanouissement.Quelle chance nous avons de vivre dans les Cantons ! DEVENEZ AMBASSADEUR ET PROPAGEZ VOTRE AMOUR DE LA RÉGION! À GAGNER : POUR TOUS LES DÉTAILS, RENDEZ-VOUS SUR CANTONSDELEST.CA/AMBASSADEURS SUR UNE DES PLATEFORMES DE LA RÉGION.D\u2019ACHAT LOCAL 500$ laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 11 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Plus de 2,2 millions de Québécois ont reçu un appel de leur médecin de famille ou de leur médecin spécialiste entre le 16 mars et le 8 juin.En tout, 13 000 médecins québécois ont offert des services à distance durant la première vague de la pandémie, estime la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec*.« Les téléconsultations ont été a p p ré c i é e s p a r u n e p o r t i o n importante de la population et des soignants », soutient le Dr Jean- François Éthier.« La pandémie a permis de dépasser les appréhensions certains médecins et de plusieurs patients », indique le Dr Éthier, professeur en informatique de la santé à l\u2019Université de Sherbrooke et codirecteur scientifique du Groupe de recherche interdisciplinaire en informatique de la santé (GRIIS).En plein cœur de la première vague de la pandémie, les patients avaient tout à coup peur de se rendre à l\u2019hôpital \u2014 et c\u2019est encore le cas aujourd\u2019hui.Les patients qui devaient malgré tout être hospitalisés étaient privés de la visite de leur entourage, puisque les visiteurs étaient interdits à l\u2019hôpital et dans les CHSLD.«?Dans ma pratique personnelle en cardiologie, je peux faire des suivis par téléphone avec 90 % des patients que je voyais en clinique externe.» \u2014 Dr Simon Bérubé Pour assurer le suivi de leurs p a t i e n t s o u p o u r a v o i r d e s échanges avec la famille de leurs patients hospitalisés, les médecins ont dû se tourner vers d\u2019autres solutions : les différentes plateformes d\u2019échanges en ligne ou « le bon vieux téléphone », tout simplement.« Ce virage s\u2019est fait à la satisfaction des patients, visiblement.J\u2019ai des patients qui demandent que leur suivi annuel se fasse encore au téléphone l\u2019an prochain.Dans ma pratique personnelle en cardiologie, je peux faire des suivis par téléphone avec 90 % des patients que je voyais en clinique externe.La consultation téléphonique est suffisante pour lever le drapeau sur les patients qui vont moins bien ou qui sont inquiets et qui ont besoin d\u2019une visite en personne à l\u2019hôpital », indique le Dr Simon Bérubé, cardiologue au CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS et président de la Société des médecins du CHUS.DÉFIS À RELEVER L\u2019adaptation aux différentes technologies s\u2019est faite de façon différente selon les spécialités.En orthopédie, une spécialité qui est beaucoup basée sur l\u2019imagerie, ou en dermatologie, qui est basée sur l\u2019observation des lésions, il est plus difficile de se passer de la présence physique des patients.Cela dit, tout espoir n\u2019est pas perdu pour certaines de ces disciplines.« Pour la dermatologie par exemple, il y a des technologies qui sont en train de se développer\u2026 » assure le Dr Jean-François Éthier, professeur en informatique de la santé à l\u2019Université de Sherbrooke.La consultation à distance offre toutefois son lot de défis aux professionnels de la santé.En période de pandémie, certains médecins ont dû faire des rencontres sur les soins de fin de vie avec les membres d\u2019une famille réunis derrière un écran et une caméra d\u2019ordinateur.« Discuter des soins de fin de vie avec une famille demande effectivement une grande « lecture humaine » qui est plus difficile à distance.Mais voyez-vous quand même le progrès?Avant la pandémie, si la famille n\u2019avait pas pu être au chevet de son proche, la même conversation aurait sans doute eu lieu au téléphone, ce qui aurait été encore plus difficile pour la famille », mentionne le Dr Éthier.« Mais c\u2019est certain que nous sommes des êtres sociaux, et la proximité va rester nécessaire dans certaines situations », ajoute-t-il.La pandémie aura également permis de mettre un cadre légal autour des téléconsultations, avec des outils choisis par le ministère de la Santé et des Services sociaux.Les médecins peuvent également être payés pour leurs téléconsulta- tions depuis le 16 mars dernier au même tarif qu\u2019une consultation en cabinet.* Les données fournies par la RAMQ sont sous-estimées, car les médecins disposent de 120 jours pour faire parvenir leur facturation.De plus, certains services de facturation ont complètement cessé leurs activités durant quelques semaines durant le confinement, ce qui cause du retard dans la facturation.Premier virage réussi pour la téléconsultation médicale \u2022 Être âgé(e) entre 50 et 85 ans; \u2022 Prendre actuellement de la médication pour les pertes de mémoire; \u2022 Avoir un taux de sucre élevé ou souffrir d\u2019un diabète de type II; \u2022 Côtoyer régulièrement une personne disponible pour vous accompagner à chacune des visites.Ce projet est mené sous la supervision médicale de Dre Paule Royer.819.562.0777 qtrecherche.com Pertes de mémoire et taux de sucre élevé?Q&T Recherche mène actuellement un projet de recherche clinique évaluant un médicament en investigation qui pourrait ralentir les pertes de mémoire chez des patients atteints de la maladie d\u2019Alzheimer en phase légère.Pour être admissible le participant (ou la participante) doit : 0042612 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 12 ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca CANTON DE HATLEY \u2014 Le Canton de Hatley, c\u2019est l\u2019entre-deux de la piste cyclable entre Lennox- ville et le village de North Hat- ley, la montagne de ski Montjoye maintenant connu sous le nom parc du Mont Hatley, la mine de cuivre Capelton.Si ces attractions sont bien connues dans la région, l\u2019existence même du Canton reste pourtant encore floue aux yeux des Estriens qui y passent sans trop savoir dans quelle municipalité ils se trouvent exactement.« L\u2019identité du Canton de Hatley est difficile à faire reconnaître parce qu\u2019en plus nous avons Hatley à l\u2019autre bout et Sainte- Catherine-de-Hatley, donc les gens se mêlent et ce n\u2019est pas trop long.En plus, auparavant, c\u2019était le Canton de Hatley qui faisait le tour du lac au complet, mais cela a été scindé », explique son maire, Martin Primeau, bien conscient de la confusion autour de la municipalité.Pour appuyer ses dires, il rappelle qu\u2019il est souvent nécessaire de nommer le village de North Hatley pour situer le Canton.Pourtant, le territoire du Canton est vaste avec ses forêts, sa rivière et le lac Massawippi.Assez vaste qu\u2019il borde pas moins de six municipalités : Sherbrooke, North Hatley, Sainte-Catherine- de-Hatley, Hatley, Compton et finalement Waterville.Pour Martin Primeau, c\u2019est surtout un parfait mélange entre la campagne et la ville en raison des espaces verts et de la proximité des services.« C\u2019est comme la campagne en ville, car nous sommes tout de même près de Sherbrooke, Magog et Coaticook, tout dépendant d\u2019où tu te situes dans le Canton de Hatley.Donc, nous pouvons nous déplacer rapidement », souligne-t-il.ESPACE ET NATURE On compte environ 2100 Hat- leyens et Hatleyennes.Leur moyenne d\u2019âge se situe autour de 45 ans.La plupart sont des professionnels en quête d\u2019espace et de verdure, indique M. Primeau.« La densité de population est faible.Par exemple, sur une rue de 600 mètres, nous sommes quatre familles\u2026 pis en ville sur 600 mètres, eh bien ça fait du monde en tabarnouche! C\u2019est certain qu\u2019il nous reste moins de terrains à développer vu qu\u2019on essaie de respecter ça », souligne-t-il.D\u2019une certaine manière, le développement du territoire est étroitement lié à une valeur qui rej oint une grande part i e d e s c i t o y e n s d u Ca n t o n de Hatley, soit le respect de l\u2019environnement.« Le conseil n\u2019est pas très axé sur la question de densification », explique Martin Primeau.Les grands terrains permettent à certaines familles de goûter à l\u2019autonomie alimentaire.Elles sont d\u2019ailleurs quelques-unes à opter pour la petite fermette et les petites cultures.Avec un conseil et une population qui voient vert, pas surprenant que la randonnée et le vélo soient mis de l\u2019avant pour les citoyens comme pour les touristes.Plusieurs nouveaux sentiers ont d\u2019ailleurs été aménagés dernièrement dans la vallée Massawippi.Même que pour le maire, Martin Primeau, l\u2019écotourisme est à l\u2019heure actuelle l\u2019un des principaux intérêts de la municipalité.D\u2019ailleurs, les nouveaux écogîtes de la Station du Chêne rouge s\u2019inscrivent très bien dans l\u2019environnement, ajoute notamment le maire.« Nous avons la chance d\u2019avoir un lac, une rivière, des forêts.Il ne faut pas non plus négliger la piste cyclable, car elle est très utilisée pendant la période estivale », renchérit le maire sur ce qui attire, entre autres, les gens dans le Canton de Hatley.C\u2019est probablement pour ces raisons qu\u2019au Canton de Hatley, la plupart des familles s\u2019enracinent de longue date au sein de la municipalité.DE VILLAGE EN VISAGES CANTON DE HATLEY NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA VASTE HAVRE DE PAIX Le maire du Canton de Hatley, Martin Primeau, devant l\u2019Hôtel de Ville.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 13 CANTON DE HATLEY \u2014 Eve Rainville possède une maîtrise en statistiques, tandis que Marc Théberge a une formation d\u2019ingénieur informatique et électrique.Bref, rien n\u2019anonçait qu\u2019ils seraient un jour à la tête du Domaine Bergeville, un vignoble reconnu pour ses bulles.« Nous avions longtemps eu le rêve d\u2019avoir un vignoble et, lorsque nous avons décidé de quitter nos emplois et de nous lancer dans l\u2019aventure, il y a eu un processus de réflexion pour finalement en arriver au Canton de Hatley. » Pourquoi le Canton de Hat- ley alors que le couple n\u2019habitait même pas au Québec au moment de plonger dans cette nouvelle vie?Pour le prix des terres, notamment.Mais aussi pour toute la liberté dont jouissent les vignerons du Québec.« Ici, c\u2019est très embryonnaire et il y a place à plein de choses.Nous ne sommes pas encadrés par des règles qui datent de plusieurs centaines d\u2019années », précise Mme Rainville.Déjà en 2008, il existait 150 vignobles dans la province.Les apprentis vignerons ne voulaient pas devenir le 151e et se fondre dans la masse.De là l\u2019idée \u2014 après une longue réflexion \u2014 de produire des mousseux biologiques.« Le Québec est une terre de bulles », estime le couple.Particulièrement en Estrie en raison des sols acides et peu profonds.» VITICULTURE BIO Eve Rainville note que ce ne sont pas toutes les régions du Québec qui peuvent s\u2019adapter à une viticulture biologique et biodynamique.« C\u2019est pour cette raison que nous avions choisi la région que nous appelons aujourd\u2019hui les hauts plateaux appalachiens », souligne-t-elle en précisant que le climat et le sol du Canton de Hat- ley conviennent parfaitement à l\u2019élaboration de mousseux.Chaque automne, l\u2019équipe du Domaine Bergeville déroule douze kilomètres de toile géotex- tile sur pratiquement la totalité des trois hectares de vignes dans le but de les protéger des vents et des gels, et maintenir ainsi un certain équilibre dans la vigne.Les propriétaires du Domaine Bergeville remarquent que la viticulture conventionnelle prend de la terre, sans lui en donner beaucoup en retour, tandis que la viticulture biologique redonne au vignoble ce qu\u2019elle lui enlève.La viticulture biodynamique nourrit par ailleurs la terre plus qu\u2019elle n\u2019en récolte les fruits; pour les vignerons ce n\u2019est pas uniquement méthode de culture, mais une philosophie.En d\u2019autres mots, cette démarche est attirante notamment parce qu\u2019elle permet de créer un écosystème.De plus, les vignerons n\u2019attendent pas qu\u2019un problème surgisse pour agir parce qu\u2019ils connaissent et comprennent la vigne.Cette approche rend plus faciles la réponse aux besoins réels de la vigne et les interventions permettant de favoriser sa résistance aux maladies et aux prédateurs.ANDRÉANNE BEAUDRY Une terre de bulles Un point de vue magnifique sur le chemin Albert Mines au Canton de Hatley.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca CANTON DE HATLEY \u2014 Ashley et Hélène Coulombe ont voyagé un peu partout dans le monde.Après des années à franchir les fuseaux horaires, c\u2019est dans le Canton de Hatley que le duo mère-fille a décidé de poser ses valises pour développer sa passion pour les chevaux.Elles ont mis la main sur l\u2019Écurie Royale en 2003.« C\u2019est vraiment la mère et la fille avec la même passion pour les chevaux », souligne Ashley Coulombe.Depuis, sa mère est retournée à ses racines « nomades » en prenant sa retraite du monde de l\u2019équitation.Hélène Coulombe voyage un peu partout dans le monde avec son sac à dos comme seul bagage.« Elle a toujours été un peu comme ça, pis en fait ma mère a toujours changé d\u2019endroits pendant ma jeunesse.J\u2019ai fait trois écoles par année toute ma jeunesse parce que ma mère était plutôt nomade.À l\u2019âge de 14 ans, lorsque nous sommes arrivées en Estrie, j\u2019aimais tellement ça que je lui ai dit que la prochaine fois qu\u2019elle déménageait, je ne la suivrais plus.Moi, je reste ici et je ne bouge plus », précise Ashley Coulombe qui avait 16 ans lors de l\u2019achat de l\u2019écurie.« Avant de prendre l\u2019autobus pour l\u2019école, je devais sortir les chevaux et nettoyer les box.Très jeune, j\u2019avais déjà beaucoup de travail, car j\u2019avais des parts dans l\u2019entreprise », explique celle qui a tout de même quitté sa terre d\u2019accueil pendant trois ans pour s\u2019exercer avec des entraîneurs de renom en Floride.DES BÊTES ROYALES Ashley Coulombe soutient que l\u2019Écurie Royale est reconnue pour son investissement dans les chevaux de qualité.La propriétaire l\u2019admet sans gêne : elle est prête à payer le double, le triple ou le quadruple du prix du marché pour des bêtes de qualité.Et selon la propriétaire, ces dernières doivent être extrêmement polyvalentes pour faire leur place dans le monde de l\u2019équitation.En pointant un cheval nommé Tanguy, elle mentionne à son propos : « Lui, il fait des camps d\u2019été, de la randonnée avec n\u2019importe qui, et même moi, au dressage, j\u2019ai du plaisir à le monter.Pis mes élèves, ils font des concours complets et des obstacles avec ce cheval.C\u2019est ça un cheval très polyvalent. » Depuis deux ans, l\u2019Écurie Royale s\u2019est lancée dans l\u2019équithéra- pie.À l\u2019aide de son amie éducatrice spécialisée et d\u2019une cliente ergothérapeute, elles montent un programme complet pour se rapprocher d\u2019une clientèle avec des problèmes spécifiques et diagnostiqués.S\u2019IMPRÉGNER DE LA NATURE Un peu plus bas vers le village de North Hatley, c\u2019est Jacques Robi- das qui vit de sa passion pour les chevaux.Le propriétaire du Centre d\u2019équitation du chemin McFarland s\u2019est concentré sur l\u2019élevage de ces bêtes vers la fin de sa carrière de policier à la Sûreté du Québec.Aujourd\u2019hui, il est rendu à sa troisième génération de chevaux à l\u2019écurie.Son centre d\u2019équitation attire une clientèle internationale, mentionne-t-il.« Je dirais que j\u2019ai beaucoup de Français qui viennent autant l\u2019automne, l\u2019hiver, le printemps que l\u2019été, bref c\u2019est aux quatre saisons! Ils louent des chalets pendant une ou deux semaines pour profiter du paysage.Nous avons tout ici avec les deux parcs provinciaux à deux pas et des sentiers pédestres pour nous imprégner de la nature », mentionne Jacques Robidas.Pour le fondateur d\u2019Estrie à cheval, la vallée et les nombreux sommets dessinent le paysage « incroyable » du Canton de Hatley.« Nous avons une vue sur le mont Orford à plusieurs endroits, du mont Owl\u2019s Head et quelquefois sur celui du mont de Stoke », ajoute Jacques Robidas, qui ne se lasse pas du décor même s\u2019il le connait par cœur depuis sa tendre enfance.« Je dirais que c\u2019est le paradis sur terre, car toute l\u2019énergie est à cet endroit.J\u2019ai visité le Québec et d\u2019autres pays, mais je peux dire qu\u2019ici c\u2019est le paradis », résume-t-il.Le paradis à dos de cheval Marc Théberge et Eve Rainville, propriétaires et vignerons du Domaine Bergeville.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 14 DE VILLAGE EN VISAGES : CANTON DE HATLEY ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca CANTON DE HATLEY \u2014 La mine Capelton est le berceau de l\u2019industrie minière au Québec, selon la coordonnatrice de l\u2019Épopée de Capelton, Geneviève Vallières.« Je trouve ça important que les gens réalisent que les mines sont le point de départ du Canton de Hat- ley.Le développement rural avec les églises, les écoles et tout ça, ce sont les mines.Sinon, ce serait la campagne, avec des fermes, et c\u2019est tout.Mais pour que ce soit si développé, c\u2019est grâce aux mines », précise Geneviève Vallières.Même que pour plusieurs immigrants de l\u2019époque, les mines s\u2019avéraient leur premier emploi en arrivant au Canada.« Le tout a d\u2019ailleurs coloré la région, mais aussi le Québec avec l\u2019industrie minière et les nombreux immigrants », souligne la coordonnatrice de l\u2019Épopée de Capelton.Des Italiens, des Polonais, des Ukrainiens, des Russes, des Irlandais, des Écossais, des Finnois, des Allemands et des Slovaques ont d\u2019ailleurs tous pris part au développement de ces mines.« À Albert Mines, c\u2019étaient surtout les francophones-catholiques et en bas avec Capelton.Et à Eustis, c\u2019étaient surtout des anglophones- anglicans.Pour moi, c\u2019est assez particulier », mentionne Geneviève Vallières à propos de trois villages miniers à proximité.VESTIGES Dans le Canton de Hatley d\u2019au- jourd\u2019hui, certains vestiges rappellent cette richesse, comme le cimetière dans le « village d\u2019Albert Mines », maintenant situé sur la rue Rodgers.« C\u2019est vraiment bizarre parce que, maintenant, j\u2019ai des vignes qui montent dans un arbre ou des rosiers irlandais notamment.Je vois que beaucoup de choses ont été importées par les immigrants de l\u2019époque », ajoute Geneviève Vallières à propos de son terrain non loin de l\u2019accueil de l\u2019Épopée de Capelton.D\u2019ailleurs, la visite de la mine Capelton est une activité touristique, mais aussi un symbole de l\u2019histoire du Canton de Hatley.Pour ce qui est d\u2019Albert Mines et d\u2019Eustis, il n\u2019est plus possible de les visiter puisqu\u2019elles n\u2019ont pas été aussi bien conservées que Capelton.Geneviève Vallières observe tous les jours les visiteurs de la mine et, chaque fois, ils sont impressionnés de voir ce joyau de leurs propres yeux.« On surveille, mais on ne fait rien.Ils ont tellement respecté la déformation de la roche en travaillant à la main que cela fait en sorte que tu rentres dans une grotte quasiment naturelle et sans danger », explique Geneviève Vallières à propos de Capelton.Pour Geneviève Vallières, l\u2019histoire des mines est extraordinaire et, malheureusement, peu de personnes la connaissent.Toutefois, elles restent importantes pour le développement et la couleur du Canton de Hatley.Le berceau de l\u2019industrie minière au Québec Pour information et inscription, veuillez téléphoner au: 819 562-2494, poste 30 ou par courriel à : intervenante@raan.ca ESTRIE POUR LES PROCHES AIDANTS D\u2019AÎNÉS Ces services sont possibles grâce à : Le Regroupement des Aidantes et Aidants Naturels de Sherbrooke Le projet Vers et pour les Proches aidants Un service du Réseau d\u2019Amis Le Regroupement des aidantes et aidants naturels offre deux ateliers thématiques par la plateforme de vidéoconférence Zoom.C\u2019est gratuit et facile d\u2019accès.N\u2019hésitez pas à nous appeler, on vous donnera des informations.Mercredi le 5 août de 13 h à 15 h \u2022 Thème de l\u2019atelier : Gérer ses attentes pour améliorer ses relations \u2022 Personne ressource : Laurence Le Brun, intervenante psychosocial \u2022 Inscription obligatoire au plus tard le 4 août.Mercredi le 19 août de 13 h à 15 h \u2022 Thème de l\u2019atelier : Oser s\u2019affirmer pour se respecter \u2022 Personne ressource : Laurence Le Brun, intervenante psychosocial \u2022 Inscription obligatoire au plus tard le 18 août.DU NOUVEAU EN AOÛT POUR LES PROCHES AIDANTS D\u2019AÎNÉS sousunmêmetoit Guillaume Richard, audioprothésiste 1309 rueGrégoire, Sherbrooke (QC) J1N 1S6 819 821-3005 info@richardaudioprothesiste.ca richardaudioprothesiste.ca Lisane et André Crête, denturologistes 1309 rueGrégoire, Sherbrooke (QC) J1N 1S6 819 566-1811 andrecrete@denturo.qc.ca denturo.qc.ca Optez pour des prothèses sur mesure et adaptées à vos besoins.Nos professionnels sont à l\u2019écoute et ils vous accompagneront pour que vous retrouviez la qualité de vie recherchée.COVID19 | Nous suivons les recommandations de la santé publique et de notre ordre professionnel.Nous accueillons un patient à la fois et nos normes de désinfection et d\u2019asepsie sont sévères.Nous tenons à votre santé.De à Nous avons maintenant un 2ème bureau à East Angus au 150 Angus Sud, local 3 David Savard audioprothésiste y sera en permanence, «Je suis très enthousiaste de venir m\u2019installer à East Angus, prenez votre premier rendez-vous tout de suite, j\u2019ai bien hâte de faire votre connaissance.» Richard Audioprothésiste se rapproche des gens de Cookshire Eaton 0042369 0042743 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 15 1150, rue des Quatre Saisons, Sherbrooke, J1E 3X3 819 822-1038 245, rue Frontenac, Sherbrooke, J1H 1K1 819 822-1938 Manoir Sherbrooke Manoir du Musée Vue sur la rivière Magog et le barrage.Gigantesque cour aménagée.à partir de 1 228$*/mois Découvrez Les Résidences Soleil 3 repas par jour .Des activités pour tous les goûts .Entretien ménager Literie .Personnel de soins .Ameublement de base Sécurité 24/7 et bien plus! 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(*) selon disponibilité, avec crédit d\u2019impôt maximal pour maintien à domicile 07/2020 Vivez votre retraite au soleil 0042145 ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca CANTON DE HATLEY \u2014 Alors que plusieurs villages des Cantons- de-l\u2019Est dépendaient de l\u2019agriculture vers 1860, trois d\u2019entre eux se sont démarqués avec l\u2019exploitation des mines, du traitement de minerai, du fonctionnement de fonderie et d\u2019usines.Les villages de Capelton, d\u2019Albert Mines et d\u2019Eustis prennent vie au milieu du 19e siècle et marquent ensemble l\u2019une des décennies les plus prospères de l\u2019industrie minière.Leur histoire a d\u2019ailleurs inspiré l\u2019auteur W.Gilles Ross qui a publié en 1996 le livre Trois villages miniers des Cantons de l\u2019Est au Québec 1863-1972.« Ah, je crois bien que tout ce qu\u2019on faisait c\u2019était travailler, manger et dormir », témoigne dans l\u2019ouvrage l\u2019un des mineurs de l\u2019époque.« Le travail ne m\u2019a jamais fait peur\u2026 c\u2019était dur, mais on aimait ça », affirmait également un autre mineur dans l\u2019étude historique.Auparavant, Capelton ne se caractérisait pas comme une ville minière en soi, car il n\u2019y avait pas de mine dans le village, mais seulement de grandes installations chimiques.À l\u2019époque, son complexe chimique se qualifiait comme étant le « plus grand projet de fabrication d\u2019acide sulfurique jamais vu au pays, et même du monde ».Contrairement à Capelton, Albert Mines était un réel village minier.Le minerai était d\u2019abord broyé avant d\u2019être expédié aux installations chimiques de Capelton.À moins de quatre kilomètres de Capelton, le village d\u2019Eustis était considéré comme le troisième de cette zone minière prospère, indiquent l\u2019auteur W.Gilles Ross et son équipe de chercheurs.LE BASEBALL ET DES SAMEDIS SOIRS MÉMORABLES Capelton, Albert Mines et Eus- tis avaient des « personnalités » bien distinctes en ce qui concerne leurs activités minières, certes, mais étaient tout de même unis et plus actifs socialement qu\u2019ils ne le prétendaient.Les trois villages, qui marquent aujourd\u2019hui l\u2019histoire du Canton de Hatley, se démarquaient en fait par la remarquable vitalité de leur vie sociale et récréative.D\u2019après l\u2019auteur, l\u2019existence de liens de solidarité entre les membres de chacune des communautés et le grand nombre de résidants à l\u2019apparence soignée caractérisaient aussi ces trois jolis villages du voisinage duquel une ville mature comme Sherbrooke pouvait s\u2019enorgueillir.Constituée surtout de Canadiens anglais et de Canadiens français, la formation de Capel- ton figurait par ailleurs parmi les meilleures équipes de baseball des Cantons-de-l\u2019Est, battant les équipes de Sherbrooke, Asbestos, Windsor Mills et d\u2019autres grandes villes, souligne l\u2019auteur.Souvent les équipes visiteuses regardaient l\u2019endroit et se disaient « C\u2019est ça Capelton? », puis ajoutaient : « L\u2019équipe ça doit être le village au complet; il ne doit pas y avoir ben plus que neuf hommes dans tout le village? » Mais disons qu\u2019après le match, les visiteurs retournaient chez eux la tête basse, témoigne un résidant de l\u2019époque dans le livre de collection patrimoine.Outre le baseball, c\u2019est le hockey, les randonnées de raquette en hiver, les concerts de fanfares, les pique-niques, les réunions de société, les tombolas et les ventes organisées par des religieuses qui modelaient le quotidien des familles de mineurs.La musique occupait aussi une place de choix dans les loisirs des employés de la mine et de l\u2019usine.Les concerts de fanfares se déroulaient régulièrement à Albert Mines et elles étaient dirigées par William Tamblyn, le forgeron de l\u2019endroit.Au sein des trois villages, William Tamblyn n\u2019était en effet pas uniquement celui qui fabriquait les outils de la mine.À ce qu\u2019il paraît, ce dernier n\u2019hésitait pas même à utiliser ses outils au moment de pratiquer une extraction dentaire.« Qu\u2019il lui arrive de se tromper de dent ne signifie pas que sa méthode ne soit pas au point, mais tout simplement qu\u2019il a commis une erreur de jugement », mentionne une parenthèse du livre.L\u2019absence de taverne ou autres débits de boissons alcoolisées était plus durement ressentie.La poussière d\u2019une mine donne soif, et de nombreux mineurs mouraient d\u2019envie de boire quelque chose de plus fort que de l\u2019eau ou du thé.Toujours d\u2019après les informations rassemblées par W.Gilles Ross, les vendeurs d\u2019alcool clandestins étaient très actifs dans les villages et toujours au rendez-vous, les jours de paye, pour satisfaire les instincts de leurs clients.Certains d\u2019entre eux, cependant, trouvaient aussi à étancher leur soif dans des lieux malfamés de Lennoxville et de Sherbrooke.Toujours selon les témoignages recueillis par l\u2019auteur, les habitants des trois villages avaient la réputation de ne craindre personne et n\u2019hésitaient pas à se mesurer à n\u2019importe qui le samedi soir lors des soirées en ville.Autant d\u2019histoires qui résonnent peut-être encore quand on prête l\u2019oreille lors d\u2019une virée dans la campagne des trois villages miniers.SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 16 DE VILLAGE EN VISAGES : CANTON DE HATLEY NOTRE GALERIE PHOTOS DISPONIBLE sur latribune.ca Les traces de nos villages Excursion dans la mine Capelton lors de la visite guidée de l\u2019Épopée de Capelton.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY LA SEMAINE PROCHAINE, LA TRIBUNE VOUS AMÈNE À LA DÉCOUVERTE DE SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE 0027011 0034731 PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 17 0041211 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 18 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La Ville de Sherbrooke veut structurer le développement du secteur des rues Duf- ferin et des Abénaquis, qui devrait subir une transformation au cours des prochaines années.Les deux côtés de la rue Dufferin deviennent patrimoniaux et le reste du quadrilatère formé entre les rues Terrill, des Abénaquis et Dufferin sera soumis à un programme d\u2019implantation et d\u2019intégration architecturale (PIIA).« C\u2019est une bonne nouvelle.On vient créer une zone dans un secteur qui sera redéveloppé à cause du déplacement du pont des Grandes- Fourches », résume la conseillère Chantal L\u2019Espérance.« On crée une aire commerciale artérielle qu\u2019on appellera l\u2019aire commerciale artérielle des Abéna- quis.On en profite pour requalifier de part et d\u2019autre la rue Dufferin.Il y a beaucoup de bâtiments de grande valeur sur cette rue.On la rend de classe patrimoniale à statut particulier, soit de classe 4.Certains secteurs étaient déjà de classe 4, mais on ajoute les deux côtés de la rue Dufferin.Ça permettra de protéger davantage le patrimoine dans les interventions qu\u2019on pourra faire sur les bâtiments.Nous pourrons circonscrire les aménagements qu\u2019on fera dans le secteur des Grandes- Fourches.On doit reconvertir des terrains vacants, des immeubles industriels, des terrains de stationnement.Ça permettra d\u2019avoir une intervention mieux ciblée pour les bâtiments actuels et futurs. » Parmi les bâtiments ayant déjà le statut particulier, notons le Musée des beaux-arts, le Musée d\u2019histoire et la Plymouth Trinity Church.L\u2019église cathédrale Saint-Jean L\u2019Évangéliste et les bureaux de l\u2019ancienne Stans- tead & Sherbrooke Mutual Fire Insurance voient leur statut passer de la classe 3 à la classe 4, soit à un niveau de protection encore plus élevé.Dans les documents municipaux, on indique qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un moyen de mieux encadrer les constructions actuelles et futures dans le secteur de la rue des Abénaquis.« D\u2019un point de vue architectural, une partie des propriétés faisant partie de ce secteur n\u2019est assujettie à aucun contrôle alors qu\u2019une autre partie est assujettie au PIIA de classe 3 », y lit-on.Pour le moment, cette zone est composée d\u2019immeubles de différents types architecturaux qui peuvent être reconvertis, de terrains vacants et de stationnements.Y sont permis les commerces de détail et de service, les commerces liés à l\u2019hébergement, au divertissement et au débit d\u2019alcool, de même que les industries artisanales, les habitations, les usages publics et les usages récréatifs.Les usages sont ceux déjà prévus au règlement de zonage et non en fonction du potentiel de redéveloppement.SECTEUR DUFFERIN ET DES ABÉNAQUIS La Ville étend sa protection Les bâtiments de la rue Dufferin ont maintenant un statut patrimonial, ce qui permettra d\u2019encadrer les travaux qui y seront réalisés.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Inscriptions 10$/participants (tout âge confondu) Date limite d'inscription : 31 août 2020 Levée de fonds obligatoire, aucun don minimal exigé Pour plus de détails, visitez le www.defieverest.com En solo En équipe 2 façons de participer En septembre, grimpe l'Everest Pour mettre les saines habitudes de vie au coeur de son quotidien Pour contribuer aux mieux-être de sa communauté grâce au don orienté du 1er au 30 septembre 2020 0042614 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 19 JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019été achalandé qu\u2019on connaît sur les lacs du Québec est à haut risque d\u2019amplifier le problème des plantes envahissantes dans les plans d\u2019eau, dont le fameux myriophylle à épis que plusieurs associations de riverains et municipalités craignent par-dessus tout.« L\u2019inquiétude est réelle.Tous les gens qui restent au Québec cette année se promènent sur les lacs.C\u2019est un trafic additionnel et donc un risque additionnel auquel on fait face avec des gens qui n\u2019ont pas l\u2019habitude et qui ne connaissent pas aussi bien que nous le myriophylle.Au-delà des riverains qu\u2019il faut encore sensibiliser, on a une population additionnelle qui ne sait pas de quoi on parle ou si peu », déplore Constance Ramacieri.Membre de la Société de conservation du lac Lovering, dans la région de Magog, Mme Ramacieri est porte-parole de l\u2019Alliance pour un Programme national de gestion du myriophylle à épis, une coalition qui a pris naissance en Estrie et qui a l\u2019appui de plus de 200 municipalités, MRC, et organisations écologiques, scientifiques, économiques, récréatives et touristiques.Mise sur pied en 2018, l\u2019Alliance milite pour que le gouvernement adopte une stratégie provinciale pour freiner la propagation du myriophylle, également appelée plante zombie.À l\u2019heure actuelle, selon les données de l\u2019Alliance, au moins 28 plans d\u2019eau en Estrie et 188 au Québec sont atteints.Or quand il est implanté dans un lac, le myriophylle a une croissance effrénée puisqu\u2019un seul petit fragment peut prendre racine et former un nouveau plant, tandis qu\u2019il se propage facilement d\u2019un lac à l\u2019autre en restant accroché sur les petites comme les grosses embarcations.« C\u2019est clair que lorsqu\u2019il se présente des massifs de myriophylle sur un plan d\u2019eau, ça fait mal.Ça fait mal à sa réputation, aux activités nautiques, à la valeur des propriétés autour et, conséquemment, à la valeur de l\u2019assiette foncière municipale », professe depuis longtemps Jean-Claude Thibault, aussi porte- parole de l\u2019Alliance et président fondateur du RAPPEL, une coopérative de solidarité en protection de l\u2019eau basée à Sherbrooke.L\u2019Alliance relève d\u2019ailleurs que le Tribunal administratif du Québec a déjà rendu deux jugements de dévaluation foncière à cause du myriophylle à épis, dont une en baisse de 20 % sur un lac dans les Laurentides.D\u2019ICI L\u2019AUTOMNE Si Québec n\u2019a pas encore répondu aux attentes de l\u2019Alliance, M. Thibault comme Mme Ramacieri sentent pour la première fois, « trois ministres plus tard », une écoute de la part de l\u2019actuel ministre de l\u2019Environnement Benoit Charette.Ils ont aujourd\u2019hui le mandat d\u2019organiser une rencontre avec un groupe d\u2019experts pour conseiller le Ministère sur les premiers gestes à poser.Sauf que cette rencontre pourrait se tenir au plus tôt à la mi- septembre, après la saison nautique, deux ans et demi après la naissance de l\u2019Alliance.« Le délai est décevant, mais il y a eu une pandémie pour nous et il y a eu une pandémie pour le gouvernement aussi », convient M. Thibault, en ajoutant que si la volonté politique y est, le gouvernement peut agir de façon massive et efficace dès le printemps prochain en s\u2019alliant par exemple les nombreuses organisations de protection des cours d\u2019eau qui sont très bien branchées sur leur milieu.Il faudra toutefois une réelle volonté politique, insiste le duo, en pointant un rapport de juin 2020 du commissaire au développement durable qui relève des lacunes de gestion aux ministères de l\u2019Environnement et des Affaires municipales « compromettant la conservation des ressources en eau pour les générations actuelles et futures ».LAVAGE DES EMBARCATIONS En attendant que Québec s\u2019organise, l\u2019Alliance veut marteler le message d\u2019urgence et inciter les plaisanciers à redoubler de précautions, d\u2019abord en lavant leurs embarcations avant de changer de plan d\u2019eau puisque 95 % du myriophylle vient des humains qui le transportent avec leurs embarcations, et pas juste celles à moteur.« On sait déjà qu\u2019il y a une job à faire, dit Mme Ramacieri.Si on attend l\u2019application de quelque chose qui va peut-être arriver l\u2019année prochaine, on va continuer d\u2019amplifier les dommages.Le Québec s\u2019est peut-être mis en pause, mais le myriophylle, lui, ne s\u2019est pas mis en pause. » « Le gouvernement a abandonné les lacs depuis plusieurs années et on commence à peine à s\u2019apercevoir qu\u2019on est en train de perdre cette richesse naturelle qu\u2019on a osé appeler l\u2019or bleu, plaide M. Thibault.Si on ne fait pas attention, on va dévaluer notre or bleu de façon magistrale.Nous connaissons les solutions.Nous sommes rendus à les mettre en application. » LUTTE AU MYRIOPHYLLE Un été inquiétant Évitez de naviguer dans les herbiers de plantes aquatiques afin de ne pas contribuer à propager le myriophylle à épis ou d\u2019autres espèces.Inspectez et nettoyez vos embarcations et équipements ayant été en contact avec l\u2019eau lors de déplacements d\u2019un plan d\u2019eau à un autre.Ne rejetez jamais dans la nature les restes de plantes, l\u2019eau et les organismes de votre jardin d\u2019eau ou de votre aquarium.Certaines espèces peuvent survivre, se propager et avoir des effets nuisibles importants et souvent irréversibles sur les écosystèmes, la biodiversité et plusieurs activités socioécono- miques.Source : MELCC Prévention en 3 gestes Jean-Claude Thibault \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU 0041919 0042529 DU 30 JUILLET AU 2 AOÛT 2020 Jeudi, 30 juillet 2020 19 h 00 Début des 40 heures d\u2019adoration jusqu\u2019au samedi, 1er août 11 h.Samedi, 1 août 2020 CONSÉCRATION À LA SAINTE TRINITÉ 11 h 00 Célébration Eucharistique 13 h 00 Accueil, confessions, chants 13 h 30 Enseignement : Guy Giroux, ptre 14 h 15 Pause 14 h 30 Chapelet et Litanie à la Sainte Trinité Les messagères de Notre Dame 15 h 00 Enseignement : Guy Giroux, ptre 15 h 30 Consécration à la Sainte Trinité Dimanche, 2 août 2020 FÊTE DU PÈRE DE TOUTE L\u2019HUMANITÉ CONSÉCRATION AU PÈRE ÉTERNEL 13 h 00 Accueil, confessions, chants 13 h 30 Louange et chapelet à Dieu Notre Père : Famille Myriam Bethléem 14 h 00 Enseignement : Réjean Gaudette, ptre 14 h 45 Pause 15 h 00 Prières et actes d\u2019offrande : Famille Myriam Bethléem 15 h 30 Célébration Eucharistique & Consécration au Père éternel AU SANCTUAIRE DU SACRÉ-COEUR DE BEAUVOIR 675, Côte de Beauvoir, Sherbrooke Fête duPère éternel P È R E É T E R N E L D I E U V I V A N T Le programme sera en direct sur internet sanctuairedebeauvoir.qc.ca SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 20 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le terrain de stationnement que la Ville rachètera à la Maison du cinéma lui coûtera finalement 109 $ de plus du mètre carré que ce qu\u2019elle avait payé en 2006.Selon les données obtenues du Service des communications de la Ville de Sherbrooke, la Ville avait vendu un stationnement de la rue des Grandes-Fourches à la Maison du cinéma pour 636 800 $ en 2006.La Ville cédait alors une superficie de 7935,10 mètres carrés, pour un prix de 80,25 le mètre carré.En raison du nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches, la Ville n\u2019a d\u2019autre choix que d\u2019acquérir à nouveau une partie du terrain qu\u2019elle avait vendu en 2006.Si une négociation de gré à gré est entamée avec le propriétaire, un processus d\u2019expropriation a été lancé au début du mois de juillet pour éviter que les délais s\u2019étirent.Il est toujours possible, néanmoins, d\u2019en arriver à une entente avec le propriétaire.Le montant offert pour le terrain est de 549 881,84 $, soit 189,83 $ le mètre carré, pour une superficie de 2896,7 mètres carrés.À cette somme s\u2019ajoutera une compensation pour le fonds de commerce.Le conseiller Marc Denault avait incité à la prudence dans le prix fixé pour racheter ce terrain en raison de l\u2019état des finances de la Ville.« Il va sûrement y avoir une évolution du prix du marché à considérer tout en étant raisonnable parce que nous sommes dans une situation budgétaire particulière avec l\u2019ensemble des projets sur le territoire de Sherbrooke. » À la Ville de Sherbrooke, on explique que les valeurs marchandes ont évolué avec le temps et que la transaction concerne un espace plus petit, donc qu\u2019elle offre un résiduel moins efficace.En conséquence, les valeurs des terrains deviennent plus importantes.On rapporte aussi qu\u2019en 2006, la vente comportait une obligation de laisser disponibles à la Ville plus de 130 cases de stationnement.STATIONNEMENT DE LA MAISON DU CINÉMA La Ville devra payer 109?$ de plus pour chaque mètre carré En raison du nouveau tracé de la rue des Grandes-Fourches, la Ville n\u2019a d\u2019autre choix que d\u2019acquérir à nouveau une partie du terrain qu\u2019elle avait vendu en 2006.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0040915 0041076 0042810 LOGEMENT À LOUER 622 rue Lacordaire à Sherbrooke (quartier Est) T grand 5 pcs au s-sol, rue sans issue Incl.2 gr.tables de travail Stat et entrée privés Parfait pour étudiants, stagiaires ou non Contact: C.Benoit 819 238-1879 Sur r-v seul.Bureau des ventes (sur rendez-vous seulement) 60A rue Principale, Eastman, QC, J0E 1P0 579-437-8760 poste 1 QUARTIERKYOURBAIN.COM Licence RBQ : 5589-1022-01 CONTACTEZ NOTRE ÉQUIPE ! NOUVEAU PROJET RÉSIDENTIEL À MAGOG laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 21 Président du C.A.JEAN PERRAULT Directeur général MAURICE CLOUTIER Directeur de l\u2019information LOUIS-ÉRIC ALLARD DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca L e Québec avait récupéré en juin un peu plus de la moitié des emplois perdus depuis le début de la crise de la COVID-19, en raison des mesures de protection de la santé publique, mais le rattrapage s\u2019annonce plus lent au cours des prochains mois.Car nombre d\u2019entreprises fonctionnent encore au ralenti et éprouvent des problèmes d\u2019approvisionnement, tandis que d\u2019autres ont fermé leur porte.À Sherbrooke, une simple promenade dans les rues permet de constater que plusieurs petits commerces, notamment dans la restauration, n\u2019ont pas repris leurs activités, sans parler du secteur culturel et des PME en difficultés.De plus, il y a toujours la possibilité d\u2019un reconfinement à l\u2019automne, du moins partiel ou selon les régions, advenant une deuxième vague de contagion.Bien que le taux de chômage soit passé de 17 % en avril dernier à 10,7 % en juin dans la province (il était de 11,6 % au deuxième trimestre dans la région de Sherbrooke selon l\u2019Institut de la statistique du Québec), nous sommes très loin des pourcentages historiquement bas de l\u2019année dernière alors que le Québec affichait un taux de sans-emplois de 4,3 %.Quant au Produit intérieur brut, il a chuté de 9,8 % au cours des quatre premiers mois de 2020 par rapport à la même période en 2019.Il y a donc encore un énorme rattrapage à faire.Lors d\u2019une tournée québécoise virtuelle, mercredi dernier, l\u2019organisme Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ) a rappelé que le manque de travailleurs et de travailleuses demeure un enjeu majeur malgré l\u2019augmentation du taux de chômage et le ralentissement économique des derniers mois, avec 18 000 postes à pourvoir dans la province.Une situation qui s\u2019explique notamment par les pénuries de main-d\u2019œuvre spécialisée qui affectent le secteur manufacturier depuis plusieurs années, les délais dans le traitement des dossiers de la main-d\u2019œuvre immigrante et le On n\u2019est pas sorti du bois manque d\u2019intérêt des jeunes pour les diplômes techniques.« C\u2019est une réalité qui était là avant la COVID-19 (\u2026).On se serait attendu qu\u2019en raison du ralentissement économique et de la hausse du taux de chômage cette problématique ne soit plus là, mais ce n\u2019est pas le cas.Des entreprises qui vont bien n\u2019arrivent pas à recruter, ce qui devient le principal obstacle à la relance économique », explique Véronique Proulx, PDG de MEQ.Autre aspect : la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU) de 2000 $ par mois qui inciterait de nombreux travailleurs à rester à la maison.« Cela devient un incitatif à ne pas retourner sur le marché du travail, surtout dans les emplois non spécialisés.Et on ne parle pas nécessairement d\u2019emplois au salaire minimum puisque la moyenne est de 21 $ l\u2019heure dans le secteur manufacturier », dit Mme Proulx, qui ajoute qu\u2019il y aurait 136 000 jeunes de 15 à 29 ans qui ne sont ni aux études ni en formation au Québec.La Ville de Sherbrooke a pour sa part annoncé au début du mois un plan de relance de 1,1 million $ pour aider les entreprises frappées par la pandémie.Avec raison.Un sondage réalisé par la Ville auprès de 1000 entreprises en avril et juin révélait que 54 % d\u2019entre elles disaient craindre de ne pas survivre plus d\u2019un an si la crise perdurait.De plus, 34 % des entreprises disaient poursuivre ou avoir repris leurs activités au ralenti.Il faudra encore beaucoup de temps pour réparer les dommages causés par la crise du coronavirus.Mais un bon début serait que Québec et Ottawa agissent en facilitateurs et réduisent les délais pour les demandes de visa de travail de la main-d\u2019œuvre étrangère, rendent la formation technique plus attrayante chez les jeunes et atténuent les effets pervers de la PCU.Pour nous écrire La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents par : Courriel : opinions@latribune.qc.ca Télécopieur : 819 564-8098 Poste : Opinions des lecteurs 1950, rue Roy, Sherbrooke Québec, J1K 2X8 0040967 Après AvAnt Denturologistes Lavigne Marcel et Samuel Place Andrew-Paton 85, rue Belvédère nord, suite 1 sherbrooke 819 569-3368 100% fabriqué sur place Ouvert 6 jours par semaine sur rendez-vous SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS Matière à { } RÉFLEXION Vacances et création Originaire d\u2019Arvida, Samuel Archibald est un auteur à succès qui enseigne également le cinéma et la littérature à l\u2019Université du Québec à Montréal (UQAM).Pour l\u2019été, il a choisi de prendre une pause dans sa région natale, sur le bord du lac Saint-Jean, à Saint-Henri-de-Taillon plus précisément.Nous avons profité de sa présence parmi nous pour lui poser quelques questions, notamment au sujet de la crise actuelle, de ses projets personnels et de la prochaine rentrée scolaire.PROPOS RECUEILLIS PAR MÉLANIE CÔTÉ, LE PROGRÈS UN DÉCONFINEMENT EN BEAUTÉ Q Vous avez élu domicile au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean pour la saison estivale.Est-ce une habitude de revenir ainsi dans votre région natale pendant les vacances?R C\u2019est quelque chose que je fais depuis des années.Ce n\u2019est pas un secret?: le Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean a beaucoup nourri mon écriture.Alors, même si je paie mes taxes à Montréal, j\u2019essaie bon an, mal an d\u2019injecter des sous dans l\u2019économie régionale.Ce n\u2019est qu\u2019un juste retour des choses.Plus sérieusement, dans ma vie de voyageur, c\u2019est ici que se trouvent la plupart des lieux où je me sens chez moi.Mon grand-père Gérard Lévesque, toujours fringant pour ses 92 ans, réside à Saint-Henri-de-Taillon.Son chalet est doté d\u2019un grand terrain, qu\u2019il prête à ses enfants.Ma mère et mon oncle y ont chacun une roulotte, et j\u2019y plante ma tente chaque été.J\u2019avais la chance de pouvoir travailler à distance, même avant la pandémie.C\u2019est très important pour moi, et surtout pour mes enfants.C\u2019est comme un remake de mon enfance qu\u2019on tourne avec eux chaque été, ma mère et moi, où j\u2019interprète cette fois-ci le rôle du surveillant.Je les regarde s\u2019amuser aux mêmes jeux que mon frère et moi à cet âge-là, blondir sous le soleil, bronzer malgré la crème solaire, s\u2019amuser avec les cousins et les cousines, devenir à moitié amphibiens à force de tremper dans l\u2019eau et tomber sur l\u2019oreiller à moitié morts le soir, avant même qu\u2019on ait eu besoin de leur dire d\u2019aller se coucher.La vie est bonne ici.Quand les enfants ne sont pas avec moi, j\u2019écris et je visite les parents et amis nombreux que j\u2019ai aux alentours, à commencer par mon paternel, Doug, qui vit toujours à Arvida.De mauvaises langues prétendent que je consacrerais aussi un temps indu à pourchasser la ouananiche et le saumon dans les rivières de la région, mais ce ne sont que des racontars.Q Globalement, la pandémie que nous combattons présentement éveille-t-elle chez vous une réflexion?Comment entrevoyez-vous l\u2019après-crise?R Ce long séjour au Lac nous permet de déconfiner en beauté, après plusieurs mois encabanés dans mon appartement de Rosemont, et, par le fait même, d\u2019observer la pandémie actuelle avec un certain recul.C\u2019est bien difficile de dire ce que l\u2019avenir nous réserve, même à court terme, dans ce monde à l\u2019envers.Je pense que le principal effet sociopo- litique de la pandémie aura été de profondément remettre en question la mondialisation.Je veux dire par là que la mondialisation, que l\u2019on nous présente depuis longtemps comme un processus quasi naturel et inéluctable, se trouve reconsidérée, non seulement par les gens qui la critiquaient depuis des années, mais aussi par ceux qui en étaient les principaux tenants?: économistes, politiciens, industriels, etc.Il est trop tôt pour dire si la crise ne sera qu\u2019une courte trêve au sein de ce processus ou si la marche économique du monde sera durablement altérée par la pandémie.Peut-être que, sans interrompre complètement la mondialisation, la crise mondiale lui donnera un nouveau visage et, on peut rêver, un visage plus humain.Il se pourrait que l\u2019on continue d\u2019encourager la mobilité des communications et des échanges, tout en ramenant certaines sphères de production à une échelle plus locale.Par exemple, puisqu\u2019on parlait de vacances, les Montréalais qui avaient tendance à s\u2019envoler pour les États- Unis, le Mexique et les Îles grecques ont massivement redécouvert leur Québec cet été.Cela durera-t-il?Dans quelle proportion?Dur à dire, mais cela pourrait transformer beaucoup l\u2019industrie québécoise et la vie de certaines régions.Un effet secondaire important des efforts de solidarité sociale imposés par le coronavirus a été l\u2019émergence de vastes mouvements de mobilisation autour de causes tantôt nobles, tantôt fort discutables \u2013 #blacklives- matter contre #jailedroitdallerchezmacoiffeusesijeleveuxbon, mettons.Encore une fois, ici, dur de dire de quel côté le vent va tourner et s\u2019il sera bon.Si l\u2019engagement collectif et l\u2019implication sont en soi des signes encourageants au sein d\u2019une vie démocratique, la virulence de certaines réponses et la polarisation des débats qu\u2019elle entraîne ont souvent de quoi inquiéter.J\u2019ai l\u2019air ambivalent, et je le suis.Historiquement, les grandes crises sanitaires ont souvent permis de rebrasser les cartes au sein des sociétés qu\u2019elles ont affectées.Je ne suis pas certain, cependant, qu\u2019on va avoir une meilleure main au sortir de la pandémie.Je pense aussi que l\u2019on se projette en ce moment un peu trop vite dans son après.On est peut-être loin d\u2019avoir vu la fin de cette crise-là. laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 23 ACTUALITÉS Q Présentement, travaillez-vous sur une oeuvre?Avez-vous des projets pour les prochains mois?R Pour ma part, j\u2019ai avancé durant le confinement un projet de série télévisée que je coécris avec Sébastien Diaz et William S.Messier, pour les Productions Casablanca (5e Rang, C\u2019est comme ça que je t\u2019aime), de même que deux romans à lire bientôt, où l\u2019on verra mis en scène la belle rivière Sainte-Marguerite et la fameuse vallée des Fantômes des monts Valin.Aussi, j\u2019ai écrit une suite à mon roman jeunesse Tommy L\u2019Enfant-Loup.Ça s\u2019appelle Lily a la rage et ça parle d\u2019une renarde apprivoisée qui était la mascotte du Club de golf Saguenay dans les années 1980 et que les enfants d\u2019Arvida ont essayé de secourir durant une épidémie chez les animaux de la forêt alentour.Quand je parlais d\u2019influence indirecte de la COVID.Q Comment l\u2019épisode de la COVID-19 peut-il influencer un écrivain comme vous?R C\u2019est drôle à dire, mais comme créateur, j\u2019essaie de me tenir loin de la COVID autant que possible, de ne pas me laisser trop obséder par elle en tout cas.Mon raisonnement est le suivant: quand on travaille en conception ou en scénarisation, on apprend rapidement à apprivoiser, après un choc premier, le nuage d\u2019idées.On voudrait tous se croire absolument originaux et sans égal comme créateur, mais la vérité c\u2019est que plein de gens viennent du même milieu que nous et ont grandi en faisant des expériences semblables aux nôtres, en se faisant raconter les mêmes histoires que nous.Toutes les idées merveilleuses qui nous poppent dans la tête sont susceptibles de jaillir aussi dans la leur.La création, surtout populaire, est souvent une course contre la montre: n\u2019importe quelle autrice ou n\u2019importe quel scénariste pourra vous raconter au moins une fois dans sa carrière où elle ou il était en train de travailler sur un projet avant de se rendre compte que quelqu\u2019un d\u2019autre quelque part était en train de faire la même maudite affaire! Ça fait partie de la game, comme on dit, mais lorsque toute la planète est affectée ainsi par un même phénomène comme le coronavirus, c\u2019est assez facile de prévoir qu\u2019il va pleuvoir des histoires de contagion et de confinement dans les prochaines années et que c\u2019est probablement la dernière chose que les gens vont avoir envie de lire au sortir de la crise! En même temps, je pense que l\u2019influence sera inévitable, mais peut-être plus subtile.Un peu comme le 11 septembre 2001 a hanté pendant des années les images du cinéma américain, le grand confinement risque de contaminer beaucoup de récits que l\u2019on va lire et voir au cours des prochaines années.Je ne serais pas étonné de constater une recrudescence dans la culture des thèmes du huis clos, de l\u2019enfermement et de la maladie mystérieuse, mais aussi de la solidarité et du soin, puisque ce sont aussi des réalités auxquelles nous aurons tous beaucoup réfléchi, au cours des derniers mois.Comment nous protéger les uns et les autres et mettre à l\u2019abri ceux qu\u2019on aime?Q Vous êtes professeur à l\u2019UQAM, au département d\u2019études littéraires.Comment entrevoyez-vous la prochaine rentrée scolaire?R L\u2019automne arrive à grands pas et ce sera bientôt la rentrée.Pour moi, comme pour tous les enseignants du Québec, cette session constituera un grand défi.Il s\u2019agit de nous adapter aux mesures sanitaires et de participer à l\u2019effort collectif, tout en luttant pour préserver la spécificité de l\u2019enseignement en classe.Pourrons-nous enseigner sur place?Devrons- nous nous tenir prêts en tout temps à en revenir à un enseignement à distance?Pour combien de temps?C\u2019est beaucoup d\u2019interrogations et d\u2019inquiétudes, contrebalancées par le plaisir de retrouver d\u2019une façon ou d\u2019une autre nos étudiantes et nos étudiants.Samuel Archibald, auteur à succès, enseigne aussi le cinéma et la littérature à l\u2019Université du Québec à Montréal.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS Samuel Archibald, à l\u2019extrême droite, pose avec sa mère, Janie Lévesque, sa fille, Sophie Archibald, son fils, Ernest Archibald, et son grand-père, Gérard Lévesque.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, GIMMY DESBIENS SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 24 ACTUALITÉS V o u s v o u s s o uv e n ez , il y a deux semaines, quand je vous ai parlé de Réjeanne qui était en CHSLD et qui n\u2019avait pas vu ses enfants depuis quatre mois parce qu\u2019elle n\u2019était pas assez ou pas « précisément » en fin de vie?Elle l\u2019était, finalement.Elle est entrée d\u2019urgence à l\u2019hôpital le jour même où je vous racontais son histoire, le 11 juillet.« Vers 20h30, j\u2019ai reçu l\u2019appel de l\u2019infirmière du CHSLD qui me dit nerveusement que Maman doit être transférée d\u2019urgence à l\u2019hôpital.Elle a le visage tout rouge, elle est en grosses sueurs, tachycardie.Elle me dit qu\u2019ils sont incapables de prendre les signes vitaux, qu\u2019ils n\u2019ont pas ce qu\u2019il faut pour savoir ce qu\u2019elle a », me raconte sa fille Johanne.Johanne arrive en même temps que l\u2019ambulance, elle voit sa mère pour la première fois depuis la mi-mars.Elle la trouve amaigrie.À l\u2019hôpital, Réjeanne est emmenée en zone tiède, c\u2019est là que Johanne apprendra que le CHSLD donnait à sa mère une médication palliative.« J\u2019essaye de comprendre comment cela se peut que je n\u2019aie pas été mise au courant, je ne comprends pas.Je dois être mise au courant des changements de médication.Est-ce que ce serait le protocole de COVID?Les infirmières me donnent le nom des trois médicaments palliatifs. » L\u2019urgentologue regarde les plaies dont le CHSLD a perdu le contrôle, celle du coccyx mesure 4,5 centimètres de diamètre et trois centimètres de profond, il faudrait l\u2019opérer, mais la chirurgie est risquée.L\u2019infection a commencé par une plaie au talon gauche, Réjeanne n\u2019a maintenant plus de talon.Johanne a remarqué autre chose.« Elle avait la jambe gauche, celle de la plaie à son talon, complètement recroquevillée sous l\u2019autre cuisse qui appuyait toujours dessus.À l\u2019hôpital, ils ont dit que c\u2019était un réflexe de douleur.Ils n\u2019ont pas pu la déplier.[\u2026] Ce qui est sidérant c\u2019est que tout le personnel de l\u2019urgence savait qu\u2019une jambe qui se ramène au corps de cette façon, c\u2019est le signe d\u2019une douleur aiguë.Comment se fait- il qu\u2019en CHSLD, le personnel n\u2019ait pas les compétences pour reconnaître ces signes? » Réjeanne était pétrie de douleur.Le verdict est rapidement tombé, Réjeanne n\u2019en avait plus pour longtemps, elle a été transférée dans une unité de soins palliatifs où ses deux filles et son fils ont pu lui rendre visite autant qu\u2019ils voulaient.Où ils ont pu la voir mourir.Ses deux filles Johanne et Martine se sont battues pendant des semaines pour la voir vivre, pour lui rendre visite, leur mère est restée confinée toute seule dans sa chambre durant quatre mois, parce qu\u2019il y avait des cas de COVID dans son CHSLD et que tous les résidents s\u2019en trouvaient isolés.Même si le gouvernement a dit que la visite des proches devait être permise, qu\u2019il y ait ou non des cas.Le CHSLD a demandé et obtenu une dérogation qui a été prolongée, Johanne et Martine ne pouvaient même pas parler à leur mère au téléphone, elles devaient se contenter des nouvelles que lui donnaient les gens du CHSLD, on leur disait que leur mère avait l\u2019air de bonne humeur.Elle était atteinte d\u2019Alzheimer.« Ils ont donné des nouvelles, ils ont toujours été très empathiques, les communications avec moi se sont toujours faites avec respect, écoute et j\u2019ai senti qu\u2019ils auraient voulu changer les choses, mais qu\u2019ils ne pouvaient pas.Les infirmières, tous les intervenants à qui j\u2019ai parlé, la directrice aussi. » Et quand Johanne frappait à une porte, entre autres à celles de députés, on lui posait cette question : « Est-ce que votre mère est en fin de vie? » Lire : si elle est mourante, on va se forcer.Le 12 juillet, Réjeanne a été transférée dans une chambre en soins palliatifs où on a essayé d\u2019atténuer ses douleurs autant qu\u2019on a pu avec de la morphine, elle a eu même besoin d\u2019« entre doses » pour ne pas souffrir entre les doses prescrites.Le lendemain, on lui en a donné en continu.« Quand elle a été piquée pour sa perfusion, elle m\u2019a parlé pour que je la rassure, pour que je la protège.[\u2026] Pendant quatre mois, elle n\u2019a pas eu ce réconfort, cette présence dans des moments qui ont dû être tellement insupportables. » Après ça, elle a dormi presque tout le temps.Ses trois enfants et ses proches se sont relayés pour que Réjeanne ne soit plus seule, Johanne passait les nuits avec elle dans sa chambre.« J\u2019espère que maman a pu sentir qu\u2019elle n\u2019avait pas été abandonnée, que nous étions encore là pour elle.J \u2019espère qu\u2019elle a été rassurée de voir son monde.Tout son monde tenait absolument à venir la voir pour lui dire leurs adieux pour être proche d\u2019elle dans ses tout derniers moments. » Le 16 juillet, à 13h35, Réjeanne est allée rejoindre son mari.Elle avait 90 ans.S o n m a r i e s t d é c é d é l e 19 décembre, c\u2019était un homme réservé, tout le contraire de sa Réjeanne, sociable et joviale, qui adorait recevoir et mitonner des festins.Johanne a demandé à son père ce qu\u2019il voulait avant de mourir, il a répondu : « Je voudrais voir du monde. » Elle était surprise.« Mon père, un homme solitaire, de peu de mots, sa seule volonté en fin de vie c\u2019était de voir du monde, son monde.Et ma mère, qui était sociable, qui avait toujours quelque chose à dire, qui était au courant de tout, sa fin de vie, c\u2019est quoi? » RÉJEANNE ÉTAIT EN FIN DE VIE MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com Les filles de Réjeanne se sont battues pendant des semaines pour voir leur mère dans son CHSLD.Elles ont finalement pu la voir seulement à l\u2019hôpital, avant son décès.\u2014 PHOTO 123RF, KOONSIRI BOONAK laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 25 CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019organisme sherbrookois Espace-inc figure au sein du Consortium Territoires Entreprenants qui vise à appuyer les entreprises innovantes du Québec pour en dynamiser le développement économique et social.Les quatre organisations qui en font partie soutiennent l\u2019innovation entrepreneuriale et ont annoncé vendredi le fruit de leur collaboration.Ce modèle reçoit du même coup une première enveloppe qui permettra l\u2019émergence, la croissance et la mise à l\u2019échelle de jeunes pousses à impact social, environnemental et économique dans les régions du Québec.D\u2019ici 2024, ce projet aura soutenu plus de 225 entreprises en démarrage dans sept territoires au Québec et leur aura offert 10 000 heures de coaching et d\u2019expertise, en étroite collaboration et complémentarité avec les acteurs territoriaux.Un financement de 1,5 M$ de Développement économique Canada (DEC), annoncé par la ministre du Développement économique, Mélanie Joly, donne le coup d\u2019envoi au déploiement de ce modèle intégré d\u2019accompagnement conjuguant développement territorial et entrepreneurial.« Ce financement est l\u2019aboutissement de trois ans d\u2019efforts à comprendre les besoins des entrepreneurs et des acteurs économiques de différentes régions du Québec, dans le but d\u2019améliorer l\u2019offre de service pour les entrepreneurs innovants de la nouvelle génération », soutient Chloé Legris, directrice générale d\u2019Espace-inc.« C\u2019est une belle reconnaissance que nous fait le gouvernement fédéral.Cela nous permettra de voir plus large, de maximiser les expertises et de briser la culture des silos. » Initié par les accélérateurs Espace-inc et l\u2019Esplanade, le consortium a vu le jour en collaboration avec DEL (Développement économique de l\u2019agglomération de Longueuil) et le Mouvement des accélérateurs d\u2019innovation du Québec.Territoires Entreprenants a pour objectif d\u2019activer le potentiel entrepreneurial de territoires au Québec tout en contribuant à résoudre des enjeux sociétaux.Les équipes d\u2019Espace-inc et de l\u2019Esplanade collaborent déjà depuis quelques années.Le mixe est parfait.L\u2019Esplanade est le premier accélérateur et espace collaboratif dédié à l\u2019entrepreneuriat et à l\u2019innovation sociale au Québec.Depuis 2015, l\u2019organisation basée à Montréal s\u2019est donné comme mission de catalyser une communauté d\u2019entrepreneurs, d\u2019innovateurs et d\u2019organisations qui souhaitent relever des défis sociaux et environnementaux, ainsi que de les accompagner à accroître leurs impacts et pérenniser leurs projets.« Ce soutien du gouvernement canadien dans le cadre de l\u2019initiative Incubateurs et accélérateurs d\u2019excellence est une reconnaissance de l\u2019importance et du rayonnement des entreprises d\u2019impact dans le développement social et économique du Québec, et ce, particulièrement dans le contexte de relance actuel », affirme Pascal Grenier, directeur général d\u2019Esplanade.« Plusieurs entreprises qui font partie d\u2019Espace-inc et de l\u2019Esplanade collaborent déjà. » Le consortium profitera de l\u2019expérience cumulée de ses membres afin de favoriser, au sein des communautés partenaires, l\u2019émergence d\u2019un plus grand nombre de projets innovants, le repérage des talents entrepreneuriaux et l\u2019accélération notable du développement d\u2019entreprises et de solutions à fort potentiel d\u2019impact.Les promoteurs du projet mettent ainsi à contribution leurs expertises en accompagnement entrepreneurial et en innovation ouverte afin de renforcer les capacités d\u2019accompagnement entrepreneurial des territoires partenaires.Au cours des cinq dernières années, ils ont déployé de nouvelles pratiques d\u2019accompagnement et densifié un réseau d\u2019experts pour contribuer favorablement au développement de centaines d\u2019entreprises au Québec.Les jeunes pousses voulant profiter du programme soutenu par la subvention peuvent se signaler dès maintenant auprès d\u2019Espace-Inc, déclare Mme Legris.L\u2019organisme devra procéder à des embauches pour soutenir sa croissance, dit-elle par ailleurs.« Les entreprises de chez nous contribuent à la relance économique de nos régions.Le Consortium Territoires Entreprenants soutiendra le développement de nombreuses entreprises aux quatre coins du Québec, rejoignant ainsi nos priorités », affirme Mme Joly.« Nous avons donc choisi d\u2019investir dans les incubateurs et les accélérateurs d\u2019entreprises comme celui-ci puisqu\u2019ils offrent un appui essentiel aux jeunes entreprises à travers toutes les étapes de leur existence. » Dans le contexte de la pandémie de la COVID-19, il est important d\u2019attirer « des talents » dans les régions.« En créant des emplois dans les régions, on crée aussi de la richesse.On peut s\u2019inspirer de ce qui se fait dans la région de Boulder au Colorado et à Houston au Texas pour élaborer des scénarios de développement économique pour le Québec et le Canada. » Pour sa part, Développement économique de l\u2019agglomération de Longueuil (DEL) est un organisme sans but lucratif offrant ses services à l\u2019ensemble des villes de l\u2019agglomération de Longueuil.Il a pour mission de propulser les entreprises de la région en leur offrant un accompagnement d\u2019affaires spécialisé, et favoriser l\u2019attraction d\u2019investissement pour ainsi générer des impacts économiques et sociaux significatifs sur le territoire.Le Mouvement des accélérateurs d\u2019innovation du Québec (MAIN) est aussi un organisme sans but lucratif créé en 2015 qui vise à renforcer l\u2019écosystème québécois d\u2019accompagnement des entreprises à fort potentiel de croissance.La mission du MAIN est d\u2019appuyer, développer et mettre en œuvre des projets capables de dynamiser cet écosystème et d\u2019élever la valeur et l\u2019impact des services offerts aux jeunes pousses du Québec.Espace-inc élargit encore ses horizons Chloé Legris, directrice générale d\u2019Espace-inc, se réjouit d\u2019une aide financière accordée par le gouvernement fédéral qui vise à appuyer les entreprises inno- vantes du Québec.\u2014 LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY 0042716 La municipalité Située dans la région des Cantons-de-l\u2019Est, la Ville de Lac-Mégantic compte une population de 5800 personnes.Ville de centralité, elle assume ce rôle au sein de la MRC du Granit ayant 22 000 habitants.La municipalité a une offre de service complète favorisée par sa situation géographique enviable : Hôpital, Centre d\u2019études collégiales, centre sportif moderne, organismes communautaires, offre commerciale complète, parc industriel à fort potentiel, une impressionnante offre culturelle.Ajoutez lac, rivière, montagnes\u2026 vous y découvrirez un milieu de vie de proximité extrêmement stimulant.Votre défi La Ville de Lac-Mégantic effectue actuellement un virage dans ses modes de gestion et de l\u2019approche avec les citoyens.Vous serez ainsi plongé au cœur d\u2019un changement organisationnel et de culture dans la gestion du service.Vous serez au centre de l\u2019opé- rationnalisation du changement et grâce à vos aptitudes et compétences vous aurez la capacité de suggérer de nouvelles approches et d\u2019être un artisan dans le virage d\u2019un service récréatif et de la vie à la communauté.Votre fonction Sous l\u2019autorité de la direction générale, le directeur (trice) du service récréatif, de la culture et de la vie active est responsable de la planification du service, de l\u2019organisation et de la gestion des ressources humaines, matérielles et financières.Il analyse, conçoit, évalue et mets en œuvre différents processus, programmes, projets, outils, stratégies, etc.en matière de loisirs, sport, culture et communautaire.Il anime ou participe à différents comités et contribue à la mise en œuvre de la planification stratégique municipale.Il gère et coordonne le service dans le respect de la mission de la Ville, son plan stratégique, sa philosophie de gestion, ses valeurs, ses conventions collectives, ses politiques, ses procédures, les lois en vigueur et selon les meilleures pratiques de sa profession.Collabore avec les nombreux organismes du milieu et à la mission de ceux-ci.Il gère les demandes de subventions, élabore des politiques et programme et en assume le contrôle.Développe des ententes avec les partenaires du milieu.Vous accordez une importance au bien-être du personnel, à un environnement sain, à l\u2019épanouissement des personnes au sein d\u2019une organisation et à l\u2019atteinte de résultats précis.La Ville de Lac-Mégantic vous attend.Profil \u2022 Baccalauréat en récréologie, gestion des loisirs ou discipline appropriée; \u2022 Minimum de trois années d\u2019expérience pertinentes dans le domaine; \u2022 Excellent sens de l\u2019organisation et de la gestion des priorités; \u2022 Excellentes habiletés de communication interpersonnelles; \u2022 Bonne capacité de synthèse et de vulgarisation; Compétences valorisées Mobilisation, imputabilité et performance, collaboration et travail d\u2019équipe, sens décisionnel, profondeur d\u2019analyse et courage de sa gestion.Si le défi vous anime, faites parvenir votre curriculum vitae, d\u2019ici le jeudi 6 août 2020, à : Madame Andrée-Anne Aubry Directrice de la gestion des ressources humaines 5527, rue Frontenac, bureau 200 Lac-Mégantic (Québec) G6B 1H6 Courriel : direction.generale@ville.lac-megantic.qc.ca Téléphone : 819 583-2394 poste 2225 Télécopieur : 819 583-5920 Nous respectons le principe de l\u2019équité en matière d\u2019emploi.OFFRE D\u2019EMPLOI (2E AFFICHAGE) Directrice ou Directeur du service récréatif, de la culture et de la vie active SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 26 AFFAIRES BILLIE-ANNE LEDUC La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Amoureux de la mode et de l\u2019un et l\u2019autre, Tyler Harrison- Tremblay et Guillaume Gilbert lancent aujourd\u2019hui leur mini-col- lection de vêtements haute couture pour femmes sous l\u2019étiquette THT Legacy \u2014 un héritage vestimentaire inspiré des cultures à travers le monde et des années 50, où tous les créateurs s\u2019impliquent dans le processus.Les deux Granbyens, fiancés depuis 2015, rêvent depuis cinq ans de lancer leur propre ligne de vêtements, qui comprendrait un service de sur- mesure et des collections saisonnières.Ainsi, quoique le nom THT Legacy existe déjà depuis quelques années en tant que service privé pour du sur-mesure, Tyler et Guillaume, qui résident aujourd\u2019hui à Montréal, lancent officiellement leur compagnie, auréolée d\u2019une « POP UP » collection de trois looks, disponibles sur le nouveau site Web thtlegacy.com.Tyler, c\u2019est les mains, le doigté, le dessinateur, l\u2019esprit frivole, le rêveur.Guillaume, lui, le ramène sur terre, mais touche aussi à d\u2019autres formes de création : stratégies visuelles, direction photo, design graphique, marketing, gestion.« On nous a déjà dit : \u201cContinuez de vous chicaner, ça fonctionne\u201d.On forme une bonne équipe.Nos expériences sont complémentaires », dit Tyler, âgé de 28 ans.DANS LES COULISSES Malgré l\u2019expérience significative acquise dans l\u2019industrie de la mode, une ombre planait au-dessus du travail de Tyler et de Guillaume.Un esprit de compétition négatif les a fait questionner, chacun de leur propre côté, sur leur désir de rester dans l\u2019industrie.Sans vouloir nommer de personnes ou d\u2019environnement précis, ils déplorent la fermeture d\u2019esprit de certains designers et d\u2019artistes québécois.« Ce n\u2019est pas un milieu doux, gentil.Les plus vieux ont une façon de voir les choses qui fait en sorte que pour rester au top, ils doivent étouffer ceux en dessous », se désole Tyler.« Si l\u2019environnement de travail n\u2019est pas sain, ça ne vaut pas la peine, poursuit Guillaume.On s\u2019est dit que, si on est pour faire une marque de mode, on veut faire en sorte que les gens qui travaillent avec nous vont se sentir bien tous les jours.» « On veut créer notre propre place où travailler la mode d\u2019un angle positif, ajoute Tyler.Dans la façon qu\u2019on crée, qu\u2019on échange avec les mannequins, les photographes.» Des valeurs de base fondées sur le respect, sur l\u2019écoute de l\u2019autre, et surtout, sur l\u2019écoute du corps de la femme.« C\u2019est un travail d\u2019équipe.On ne veut pas que personne soit brimé dans son élan créatif.Ça enrichit le projet final.» Ainsi, coiffeuses, photographes, mannequins ont tous leur mot à dire.INSPIRATION VOYAGES Parce qu\u2019il en avait un peu ras le bol du milieu, et pour gagner sa vie, Tyler est devenu agent de bord pour Air Canada en 2017.« Le voyage est ma plus grande source d\u2019inspiration.J\u2019adore voir d\u2019autres cultures, j\u2019aime voir du nouveau, tout le temps.Voir, goûter de nouvelles choses, ça fait partie de mon processus de création.» Lorsqu\u2019on lui demande un top trois des pays qui l\u2019ont inspiré, Tyler a du mal à choisir.Le Japon, et « sa culture dépay- sante », la mer de Tel-Aviv en Israël et Hawaï ont ainsi tous une petite part à jouer dans les vêtements créés par Tyler.Comme cet emploi lui permet de ne travailler que 12 jours par mois, il a du temps pour ses propres créations.Parce que, malgré sa sortie de l\u2019industrie, Tyler n\u2019a jamais arrêté.« La première année que j\u2019étais agent de bord, j\u2019en ai moins fait.Je devais respirer.Mais j\u2019ai réalisé que ça fait partie intégrante de moi depuis que j\u2019ai trois ans.Je ne peux pas arrêter.» Ainsi, tout en voyageant à travers le monde, Tyler a eu quelques clientes privées pour du sur-mesure.Petit à petit, le nom s\u2019est transmis, et les deux hommes ont décidé qu\u2019il était temps de lancer leur propre marque.L\u2019HÉRITAGE « Guillaume a eu l\u2019idée qu\u2019on allait créer un univers dans lequel notre marque a toujours existé », avance Tyler.À l\u2019époque, un vêtement pouvait traverser les générations.Une tradition qui s\u2019est perdue aujourd\u2019hui, où la surconsommation prime sur la qualité, et où il est rare de léguer à ses enfants une robe, un jeans, un vêtement de fabrication minutieuse, fait remarquer Tyler.« C\u2019est un bagage, une histoire que tu amènes avec toi, que tu donnes à la génération suivante.Pourquoi ne pas créer quelque chose avec l\u2019histoire, le passé, et le propulser dans l\u2019avenir?C\u2019est comme une recette de famille.Elle se transmet et se transforme avec les générations, mais ça reste quand même les meilleurs muffins au monde! », image Tyler.Le sur-mesure, ajoute Guillaume, est un travail immense et nécessite de la minutie.Le service sera toujours disponible, en personne ou par visiocon- férence, auprès de THT Legacy.En plus de la « POP UP » collection, une collection saisonnière printemps-été 2021 sera lancée l\u2019an prochain, et une à l\u2019automne-hiver 2021-2022.Une sensibilisation doit être faite, croient les deux hommes, en ce qui concerne l\u2019industrie des vêtements.« On valorise beaucoup l\u2019achat local, ces temps-ci, et bien, c\u2019est un autre exemple.Oui, le vêtement de qualité, fabriqué par un créateur d\u2019ici, va coûter plus cher que chez H & M ou une autre production massive, mais imaginez tout le travail, la créativité derrière.Si on prend soin d\u2019un vêtement, s\u2019il est de bonne qualité, il peut traverser le temps.C\u2019est un univers qui a mille richesses à faire découvrir.» Pour l\u2019instant, seule la mode féminine est dans la mire des deux Granbyens.Ils comptent également collaborer avec d\u2019autres créateurs québécois, par exemple pour les accessoires.« Au lieu de rabaisser ce que les autres font, on veut le célébrer.Créer la communauté positive de la mode qu\u2019on n\u2019a pas pu avoir.» Guillaume Gilbert et Tyler Harrison-Tremblay ont créé ensemble leur marque de vêtements THT Legacy comprenant des collections et du sur-mesure.\u2014 PHOTO LA VOIX DE L\u2019EST, JULIE CATUDAL THT LEGACY «?TRAVAILLER LA MODE D\u2019UN ANGLE POSITIF?» laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 AFFAIRES 27 GRANBY \u2014 Malgré le lancement de collections, THT Legacy désire rester dans le domaine du sur-mesure.Lorsqu\u2019une cliente rencontre Tyler parce qu\u2019elle a un bal, un mariage, un événement caritatif, ou simplement envie d\u2019un morceau unique, ce dernier lui demande : «?quelle partie de ton corps tu préfères?» Puis, il travaille à partir de cette partie du corps qui met la femme en confiance, comme son cou ou ses mains, car lorsque celle-ci se sent biein, cela paraît dans sa manière de se comporter, dit le designer.«?Il n\u2019y a pas deux corps au monde pareils.L\u2019idée que dans la vie, il n\u2019y a que du S, M, L, XL, c\u2019est faux.Un vêtement qui te fait à toi, ça influence comment tu le portes, comment tu te comportes.Ce qu\u2019on m\u2019a déjà dit, et qui m\u2019a touché, c\u2019est que je comprends le corps de la femme dans ses formes réelles.?» Ainsi, la forme, le flow, les lignes, la féminité et les patrons des années 1950 l\u2019ont toujours fasciné.«?Parfois, Tyler prend un vieux patron d\u2019archives et va le moderniser.C\u2019est un héritage qu\u2019on actualise?», dit Guillaume.DIVERSITÉ DES MANNEQUINS Les mannequins sont choisies en fonction de leur unicité, de leur personnalité et de leur beauté singulière \u2014 non pas pour répondre à un standard.Plusieurs ont écrit aux deux hommes des messages de remerciement, leur disant qu\u2019elles se sont senties bien dans leur corps, et non pas rabaissées.Tyler a même bricolé deux cerceaux faisant office de salle d\u2019essayage portative, puisque plusieurs mannequins doivent habituellement se débrouiller pour se changer dans la rue et les endroits publics.«?Beaucoup de créateurs dessinent l\u2019imaginaire, mais qui ne se traduit pas dans le vrai corps humain, dit Tyler.Je me vois comme un architecte.Je dessine le rêve, oui, mais ma fondation c\u2019est le corps de la femme.Je dessine comment un vêtement peut être flatteur.?» Bref, la diversité de l\u2019âge et de la taille est valorisée.BILLIE-ANNE LEDUC LE CORPS DE LA FEMME DANS SES FORMES RÉELLES Une collection«?POP UP?» de trois looks est maintenant disponible, et bientôt une collection printemps- été 2021 et une automne-hiver 2021- 2022.\u2014 PHOTO FOURNIE, JORDAN DOREY 0041887 Les véhicules illustrés peuvent être dotés d\u2019équipements offerts en option.Le détaillant peut vendre ou louer à prixmoindre.Ces offres, d\u2019une durée limitée, sont en vigueur uniquement chez les détaillants participants.Pour les détails complets, consultez votre détaillant Ford ou téléphonez au centre de relations avec la clientèle Ford au 1-800-565-3673.Pour les commandes à l\u2019usine, un client admissible peut se prévaloir des primes/offres promotionnelles de Ford en vigueur soit au moment de la commande à l\u2019usine, soit au moment de la livraison, mais non des deux ou d\u2019une combinaison des deux.Les offres des détaillants ne peuvent être combinées à l\u2019assistance-compétitivité des prix, à la réduction de prix aux gouvernements, aux primes pour la location quotidienne, au programme d\u2019encouragement auxmodi?cations commerciales ou au programme de primes aux parcs commerciaux.** Du 17 au 27 juillet 2020, obtenez 4 000 $ / 5 000 $ / 7 000 $ / 7 500 $ / 8 500 $ / 9 500 $ en « rabais du manufacturier » (allocation-livraison) à l\u2019achat ou à la location d\u2019un Ford F-150 neuf parmi les suivants : F-250 - F-450 (à moteur à essence) Limited, F-250 - F-450 (àmoteur diesel) Limited / F-250 - F-450 (àmoteur à essence) (à l\u2019exception de Limited), F-250 - F-450 (àmoteur diesel) (à l\u2019exception de Limited) / F-150 à cabine simple, F-150 XL à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence / F-150 Supercrew équipé d\u2019un moteur à essence King Ranch/Platinum/Limited, F-150 Lariat/KR/Plat/Ltd/XLT à cabine double ou cabine à 6 places équipé d\u2019un moteur diesel / F-150 XLT à cabine double équipé d\u2019un moteur à essence, F-150 SuperCrew XL/XLT avecmoteur à essence / F-150 Lariat à cabine double équipé d\u2019unmoteur à essence, F-150 Lariat Supercrew équipé d\u2019unmoteur à essence \u2013 à l\u2019exclusion des modèles châssis-cabine, F-150 Raptor, F-650/F-750.Les allocations-livraison ne peuvent être combinées aux incitatifs clients relatifs aux parcs automobiles.* La Série F est la gamme de camionnettes la plus vendue au pays depuis 54 ans selon les statistiques de vente jusqu\u2019en 2019 établies par l\u2019Association canadienne des constructeurs de véhicules.© 2020 Ford du Canada Limitée.Tous droits réservés.DÉCOUVREZ-EN PLUS SUR TROUVEZVOTREFORD.CA.F-150 2020 LARIAT CONSTRUIT POUR LA ROUTE À VENIR SUR LES F-150 2020 NEUFS SÉLECTIONNÉS 9500 $** OBTENEZ JUSQU\u2019À DE RABAIS 17 AU 27 JUILLET * SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 28 On continue de bien se protéger.Québec.ca/masque 1 877 644-4545 Portez un masque Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact et par les gouttelettes contaminées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Ces gouttelettes contaminées peuvent être projetées à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Le port du masque permet de diminuer le risque qu\u2019une personne infectée transmette le virus à d\u2019autres en limitant la projection des gouttelettes.Il est important de continuer d\u2019appliquer toutes les autres mesures sanitaires comme le lavage de main et la distanciation physique lorsqu\u2019on porte un masque.0041781 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 29 On continue de bien se protéger.Québec.ca/masque 1 877 644-4545 Portez un masque Le virus se transmet d\u2019une personne à une autre par le contact et par les gouttelettes contaminées qui sont projetées dans l\u2019air quand une personne infectée parle, tousse ou éternue.Ces gouttelettes contaminées peuvent être projetées à une distance de deux mètres et atteindre des personnes qui sont à proximité.Le port du masque permet de diminuer le risque qu\u2019une personne infectée transmette le virus à d\u2019autres en limitant la projection des gouttelettes.Il est important de continuer d\u2019appliquer toutes les autres mesures sanitaires comme le lavage de main et la distanciation physique lorsqu\u2019on porte un masque.0041781 0041781 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 30 CARRIÈRES LÉA HARVEY lharvey@lesoleil.com Nos journées sont écrasantes et nos nuits, collantes.Avec les météorologues qui ne cessent d\u2019annoncer des records de chaleur et les climatiseurs qui se font de plus en plus rares en magasin, l\u2019été 2020 pourrait bien s\u2019inscrire dans le top 3 des étés les plus chauds qu\u2019ait connus la région de Québec, selon Environnement Canada.Cette année, la région a sauté à pieds joints dans la saison estivale.Avant même le début de l\u2019été météorologique (1er juin au 31 août), plusieurs canicules avaient déjà frappé le territoire.« On observe des températures très chaudes depuis la deuxième partie du mois de mai.Il y a eu quelques vraies pauses un peu plus douces, mais on a eu au moins quatre vagues de chaleur depuis le début de l\u2019été », explique Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada.Avec les étés de 2018 et de 1955, 2020 pourrait bien se retrouver dans le palmarès des étés les plus chauds.Selon M. Legault, pour la ville de Québec, on comptabilise généralement, au cours d\u2019une année, cinq jours où la température dépasse les 30 °C.Or, en date du 21 juillet 2020, la capitale avait déjà atteint son 10e jour à plus de 30 °C.Cet été, on observe aussi beaucoup plus de « nuits tropicales » à plus de 20 °C, explique Francesco Pausata, professeur et directeur du programme de maîtrise en sciences de l\u2019atmosphère à l\u2019UQAM.POURQUOI FAIT-IL SI CHAUD?Selon M. Pausata, spécialisé notamment en météorologie et en climatologie, l\u2019été que nous vivons, caractérisé par de fortes chaleurs et peu de précipitations, est causé, entre autres, par un régime anticyclonique qui remonte vers la côte est nord-américaine.« Quand PHOTO 123RF, RAFAELBENARI JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Le gouvernement du Québec annonce l\u2019octroi d\u2019un montant de 106 455 $ à la Bibliothèque Memphrémagog pour l\u2019année 2020-2021.Il s\u2019agit d\u2019une augmentation de 25 755 $, si on compare avec l\u2019an dernier.« La démocratisation de la culture et du savoir est au cœur des préoccupations du gouvernement du Québec et la mission des bibliothèques publiques y répond parfaitement.Nous sommes engagés à les soutenir afin qu\u2019elles continuent d\u2019offrir aux Québécois un accès à des livres et à des documents de qualité », indique Nathalie Roy, ministre de la Culture et des Communications du Québec.D\u2019après Mme Roy, « c\u2019est non seulement les citoyens à la grandeur du Québec qui bénéficieront de cet investissement de 28 M $, mais toute la chaîne du livre. » On retrouve les bibliothèques publiques autonomes (BPA) dans les municipalités de plus de 5000 habitants.Elles sont soutenues par le ministère de la Culture et des Communications, lequel souhaite « enrichir et diversifier l\u2019offre documentaire faite aux citoyens dans l\u2019ensemble des régions du Québec ».« En bonifiant l\u2019aide qui leur est accordée de 6 M $, soit de près de 32 % comparativement à 2019-2020, le gouvernement du Québec souhaite permettre aux bibliothèques publiques autonomes de continuer à offrir des collections de livres et de documents de qualité, qui sauront répondre aux besoins des populations qui les fréquentent.Au total, ce sont près de 25 M $ qui seront alloués aux BPA en 2020-2021 », note un communiqué.Le député d\u2019Orford, Gilles Bélan- ger, réagit bien à cette annonce.« Je me réjouis de cette aide qui permettra à la bibliothèque municipale de Magog de continuer à offrir des services de qualité (.), au bénéfice de la population.La culture doit être accessible au plus grand nombre de citoyens.Cette aide financière contribue à l\u2019atteinte de cet objectif », dit-il.Plus d\u2019argent pour les bibliothèques l\u2019anticyclone se retire vers l\u2019Atlantique, son front froid passe sur le Québec, puis son front chaud remonte, ce qui crée un phénomène d\u2019oscillation [de la météo] », souligne-t-il.La masse d\u2019air de l\u2019anticyclone fait notamment passer les quelques nuages pluvieux au nord, causant ainsi de la sécheresse au sud et au centre du Québec.Un anticyclone est un « bloc de hautes pressions atmosphériques » qui pousse les masses d\u2019air vers le sol, favorisant ainsi un ciel bleu et l\u2019évaporation d\u2019éventuelles précipitations.À l\u2019inverse, un cyclone est composé de basses pressions atmosphériques qui entraînent les masses d\u2019air vers le ciel, ce qui favorise l\u2019humidité et l\u2019apparition de précipitations.Les chaleurs accablantes ne sont pas forcément causées par le réchauffement climatique, précise M. Legault.« On ne peut pas parler de réchauffement climatique pour dire que, cette année, il fait chaud.La température est variable d\u2019année en année.Mais si on accumule toutes ces données-là, on voit qu\u2019il y a un réchauffement.C\u2019est indéniable », affirme M. Legault, qui précise qu\u2019on observe une augmentation constante de la température partout sur le globe.Bien qu\u2019aucune donnée probante n\u2019indique que cette « tendance à la chaleur » puisse décaler nos saisons, nos étés pourraient être plus longs et nos hivers, plus courts.« L\u2019été ne sera pas décalé, mais il est plus long que ce qu\u2019il était avant.Il peut maintenant s\u2019étendre de mai à septembre.En 2017, on a observé la température la plus chaude de l\u2019été à la fin de septembre », ajoute M. Pausata.L\u2019été 2020 parmi les trois plus chauds 0042193 PRÉPOSÉ(E) AUX BÉNÉFICIAIRES INFIRMIER (ÈRE) AUXILIAIRE DEVENEZ UN RAYON DE SOLEIL, ENGAGEZ-VOUS POUR NOS AÎNÉS residencessoleil.ca - rh@residencessoleil.ca ON RECRUTE POUR NOS 2 RÉSIDENCES DE SHERBROOKE laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 31 + Report de paiement de 6 mois mois 84 pour (364 semaines) 0% Financement à l\u2019achat TOUTES les Elantra 2020 + Report de paiement de 6 mois mois 84 pour (364 semaines) 0% Financement à l\u2019achat TOUS les Tucson 2020 23 374$ Prix au comptant: 2,49% | 1 095$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.55$ Location à Kona Essential 2020 *sur plusieurs modèles 6 mois + Report de paiements 0% sur TOUS les modèles 84 mois jusqu\u2019à Financement à l\u2019achat 0041197 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS NOTRE GALERIE PHOTOS ET NOTRE VIDÉO DISPONIBLES SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA MARTINVILLE \u2014 « Si j\u2019étais un mouton, je serais noire.Parce que j\u2019aime ça être différente », songe Violette, 6 ans, les yeux rivés sur le troupeau de brebis qu\u2019elle et le groupe sont venus nourrir ce matin.Au camp de jour de la Bergerie en herbe, les animaux sont source d\u2019inspiration de nombreuses réflexions, mais surtout, de maintes questions.Que mangent les moutons?Les lapins grimpent-ils dans les arbres?Pourquoi y a-t-il un agneau plus faible que les autres?Comment Quinoa le lama a-t-elle pu avoir un bébé, s\u2019il n\u2019y a pas de « M.Lama »?Josianne Lessard a réponse à toutes ces questions qui fusent au courant de la journée, et plus encore.Celle qui ne se serait pourtant jamais vue vivre sur une ferme, plus jeune, vit un grand rêve avec son conjoint René Théberge.Il y a maintenant trois ans, les parents de deux garçons ont acheté une ancienne ferme b ovine à Mar t invi l le p our y démarrer la Bergerie en herbe.Alliant la passion pour l\u2019agriculture de M. Théberge et l\u2019amour des enfants de Mme Lessard, qui est éducatrice de formation, ceux-ci ont mis sur pied un projet éducatif qui intègre les enfants en plein cœur de leurs élevages.« On avait envie d\u2019être nos propres patrons, un jour, même si on n\u2019y est pas tout à fait, note M. Théberge, qui enseigne également au Cégep de Sherbrooke durant l\u2019année scolaire.J\u2019ai étudié en production laitière et il y avait l\u2019appel de la ferme qui revenait toujours sur la table. » « Je lui ai dit parfait, mais il faut un volet avec les enfants », renchérit Mme Lessard.Est donc né un modèle d\u2019affaires qui permet la tenue d\u2019un camp de jour estival selon un mode d\u2019inscription à la semaine, ainsi que l\u2019accueil de groupes scolaires ou de familles une partie de l\u2019année, tout en tirant des revenus de la viande d\u2019agneau.C\u2019est à croire que l\u2019idée n\u2019était pas mauvaise, puisque le camp est complet cet été, souligne M. Théberge.« DU CHAMP À L\u2019ASSIETTE » Dès leur arrivée le matin, les enfants participent aux soins des animaux.Avant de passer par l\u2019enclos des cochons, le champ des brebis, le poulailler et le boisé des lapins, on s\u2019aventure tout d\u2019abord dans la bergerie pour y nourrir les moutons et saluer les nouveau-nés.« Il est passé où, l\u2019autre agneau qui est né hier? » demandent chacune à leur tour Simone et Inès avant d\u2019être imitées par le reste des enfants.Une autre interrogation à laquelle répond honnêtement Mme Lessard : « il est décédé, ce sont des choses qui arrivent », avance-t-elle avant d\u2019expliquer les circonstances entourant sa mort.À la Bergerie, on ne cache rien de la réalité agricole.Là est tout l\u2019objectif d\u2019inviter des enfants sur une ferme et de favoriser le contact avec les animaux, explique l\u2019éducatrice.« Toute la notion d\u2019où vient notre nourriture est inculquée dans les activités.Les enfants qui voient le poulet vivant, ils ont souvent de la difficulté à s\u2019imaginer que c\u2019est ce qu\u2019on achète à l\u2019épicerie.Ils voient vraiment le processus du champ à l\u2019assiette.On leur explique les conditions de vie dans lesquelles ils vivent ici.Nos poules sont par exemple en liberté et les lapins, c\u2019est la même chose, tandis que les agneaux ont de grands espaces dans la bergerie, parce qu\u2019on ne met pas la capacité maximale.C\u2019est ce qu\u2019on explique aux enfants.On leur apprend aussi à remercier l\u2019animal qu\u2019on va manger, parce que de toute façon, beaucoup vont acheter à l\u2019épicerie de la viande qui n\u2019a pas été élevée dans ces conditions. » En après-midi, comme c\u2019est toujours le cas, le groupe se prêtera à des activités plus ludiques, comme de l\u2019hébertisme, de la peinture végétale, ou encore la fabrication de balles rebondissantes en laine.Question pour les enfants, maintenant : qui aimerait posséder une ferme quand il sera grand?Main levée pour les deux tiers du groupe.LA BERGERIE EN HERBE UN CAMP DE JOUR QUI SORT DU TROUPEAU Qu\u2019a appris Simone, 6 ans, en fréquentant la Bergerie?« Je ne savais pas ce les moutons mangent! Ils mangent du maïs! » « Je me suis déjà fait cracher dessus par le lama.Ça a un peu revolé sur mes pantalons, mais disons que j\u2019ai été un peu plus chanceux que le chien », confie Arthur, 11 ans.« C\u2019était la première fois que je venais [à la Bergerie en herbe] et j\u2019ai beaucoup aimé ça, témoigne Nathan, 9 ans.Ce que j\u2019aime le plus, c\u2019est nourrir les animaux.Je ne savais pas comment nourrir les béliers, les brebis et tout.et je n\u2019avais jamais vu de lama ni de cochon! » Arielle, 9 ans, revient pour une deuxième année à la Bergerie en herbe.« J\u2019aime beaucoup les animaux, surtout les chevaux.J\u2019aime ça m\u2019occuper d\u2019eux, prendre les lapins et donner le biberon aux agneaux.J\u2019aimerais ça avoir une ferme plus tard, mais je préférerais avoir une écurie et quelques animaux comme des chats ou des chiens », dit-elle.Ducky le canard est né pendant le confinement.« C\u2019était le seul de l\u2019incubateur à naître, alors on l\u2019a gardé dans la maison, dans une cage, raconte Josianne Lessard.Quand on le sortait, nos garçons courraient derrière lui avec du savon pour nettoyer le plancher.Ils lui donnaient aussi des leçons de natation dans l\u2019évier. » Les deux frères s\u2019empressent de le prendre dans leurs bras en arrivant dans le poulailler.« On l\u2019a vu naître! C\u2019était nous, sa famille », raconte l\u2019aîné Xavier, âgé de 11 ans.Inès, 8 ans, fréquente le camp de jour depuis sa création, il y a trois ans.« La première semaine où je suis venue, il y avait comme dix bébés moutons! » s\u2019illumine-t- elle.Quelle est son activité favorite?« Tout! » JASMINE RONDEAU Échos d\u2019enclos Pour prendre des animaux et guider le groupe d\u2019enfants, M. Théberge et Mme Lessard sont assistés au quotidien par leurs garçons, Éloïc et Xavier.Ils prennent la pose tout près de leurs parents sur la photo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN À l\u2019arrivée des enfants dans l\u2019enclos, les cochons étaient introuvables.En cette chaude matinée, ils ont dû aller à leur rencontre à l\u2019ombre des arbres pour les flatter.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN René Théberge et Josianne Lessard avaient envie d\u2019être leurs propres patrons.Alliant leurs passions respectives pour l\u2019agriculture et l\u2019éducation, ceux-ci ont fondé la Bergerie en Herbe il y a trois ans.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 33 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Lavez vos mains Nettoyez les surfaces Toussez dans votre coude À la maison ou au chalet, les rassemblements, c\u2019est 10 personnes maximum.0041897 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Il devait bien faire 35 degrés le jour où Luc Senay nous avait donné rendez-vous chez lui, dans son havre de montagne.Parmi la forêt, les fleurs et l\u2019eau, l\u2019endroit était parfait pour jaser de tout et de rien.«?Mais on va faire ça en dedans, il fait moins chaud!?» Juste avant, le comédien, metteur en scène et animateur avait lui-même suggéré au photographe de prendre la pose dans la piscine, maillot et casque rigolo en prime.« L\u2019expression \u2018\u2018se mettre en bedaine\u2019\u2019 prend tout son sens avec moi! », avait- il lancé du tac au tac.On n\u2019allait pas s\u2019ennuyer.C\u2019est donc autour de l\u2019ilot de cuisine qu\u2019i l nous a raconté que lorsque la COVID-19 et le confinement se sont abattus, il jouait chez Duceppe à guichet fermé dans la courte pièce Le loup aux côtés de Maude Gué- rin.Après six représentations, l\u2019aventure s\u2019est brusquement arrêtée.Même chose pour la conclusion de la tournée de la comédie Ladies Night, prévue à la Place des arts.Tout sera vraisemblablement reporté au cours des prochains mois.Mais mis à part ces contretemps professionnels, cet arrêt subit l\u2019a peu affecté.« Ici, c\u2019était un peu comme d\u2019habitude et je ne m\u2019en suis jamais plaint.Mais j\u2019ai vu des gens agressifs et dans le déni.Moi aussi il me fait chier, le masque, mais je le mets! » lance-t-il, encore étonné de l\u2019attitude opiniâtre de certains.Plus personnellement, lui et sa conjointe venaient tout juste de mettre leur propriété en vente, quand les visites immobilières ont été suspendues.L\u2019occasion était donc idéale pour travailler autour de la maison et « lui donner de l\u2019amour » avant la venue de futurs acheteurs.Ce qui fut fait.Sans la pandémie, Luc Senay aurait eu moins de temps libre, occupé à divers tournages.Il a toutefois renoué ce mois-ci avec le plateau de la télésérie 5e rang \u2014 pour laquelle il est en nomination aux prochains Gémeaux pour le meilleur rôle de soutien masculin dans une série dramatique \u2014 et prévoit reprendre le tournage des Pays d\u2019en haut à la fin de l\u2019été.Il développe aussi un projet de télévision mettant en vedette l\u2019univers de l\u2019humoriste Michel Barrette.I l sai t bien que ce ne s ont pas tous les artistes qui ont sa chance.« Ça va prendre un certain temps avant que la machine culturelle se remette en marche.Ça va faire du bien à tout le monde quand ça va reprendre.Mais plusieurs camarades font autre chose ou songent à faire autre chose même s\u2019ils adorent jouer.Pour les plus jeunes qui LUC SENAY LE PLAISIR ET LA CHANCE DE JOUER L\u2019été que nous vivons suit un printemps pas comme les autres.Toutes les sphères de la société ont été affectées par la pandémie et le confinement.Dans cette série «?L\u2019été de nos personnalités?», les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vont à la rencontre de personnalités de tous les domaines?: politique, sports, science, culture, vie communautaire afin de savoir comment se passe leur été.Des conversations libres que nous vous présentons chaque samedi.L\u2019ÉTÉ DE NOS PERSONNALITÉS commencent, c\u2019est catastrophique », déplore-t-il.En attendant que la vie d\u2019avant et les engagements reprennent, Luc Senay se la coule douce, d o n c .E x c e p t i o n n e l l e m e n t , les vacances d\u2019été ne l\u2019amèneront pas bien loin.Quelques escapades en VR sont au programme, mais sa propriété a tout ce qu\u2019il faut pour profiter des beaux jours.Il y reçoit quelques proches triés sur le volet, sans p erdre de vue la né cessaire distanciation.On est bien loin de l\u2019époque où la fête s\u2019installait souvent à son adresse.« On a fait beaucoup beaucoup de partys ici.Il y a déjà eu 42 personnes autour de la piscine.Mais maintenant, il y a plus de voisins autour.et puis, on vieillit! » LES BELLES ANNÉES O n a l \u2019 impression que Luc Senay vit en ce moment l\u2019âge d\u2019or de sa carrière.Après l\u2019avoir moins vu durant un cer tain temps, on l\u2019aperçoit plus que jamais au petit écran \u2014 et parfois au grand.« J\u2019ai tout le temps été là, mais j\u2019interprétais beaucoup de personnages périphériques.Dans les dernières années, on m\u2019a confié des rôles plus près de l\u2019histoire centrale.C\u2019est vrai que je suis plus présent en fiction depuis quatre ou cinq ans.Mais en regardant mon CV, je me rends compte qu\u2019i l n\u2019y a pas beaucoup de trous.», dit- il, en rappelant qu\u2019il a notamment enseigné presque 30 ans à l\u2019École nationale de l\u2019humour.O n n e p e u t p a s l u i r e p r o - cher d\u2019avoir vendu son âme au diable pour gagner sa vie dans le métier.Par principe, il a parfois refusé des offres alléchantes.Les rôles et les contrats, il les choisit en ne perdant jamais de vue un vieux conseil du grand Jean- Louis Millette.« Ç a m e p r e n d a u m o i n s deux conditions sur trois pour accepter un rôle : est-ce que je vais apprendre quelque chose d e n ouveau ?E st- c e q u e j \u2019a i laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 35 Se prendre au sérieux?Jamais.Luc Senay a lui-même suggéré de prendre la pose dans sa piscine, affublé de cet élégant couvre-chef.et de sa moue de clown triste.\u2014 PHOTOS LA VOIX DE L\u2019EST, ALAIN DION On a l\u2019impression que Luc Senay vit en ce moment l\u2019âge d\u2019or de sa carrière.Après l\u2019avoir moins vu durant un certain temps, on l\u2019aperçoit plus que jamais au petit écran, et parfois au grand.Un plan principal pour l\u2019été\u2026 «Profiter pleinement du petit paradis où l\u2019on vit avant de le quitter.» Un beau souvenir d\u2019un été d\u2019enfance\u2026 «Je suis en camping avec ma mère à Hampton Beach dans une petite pop tent.Elle dort sur une chaise longue avec son gros popotin, et moi je dors coincé en dessous et j\u2019attends qu\u2019elle se réveille le lendemain matin! Je me rappelle la Côte Est, les heures sur la plage, la mer, la pizza et les crêpes.» Qu\u2019est-ce qu\u2019on te souhaite pour l\u2019automne?«J\u2019espère que l\u2019épreuve sociale qu\u2019on vit nous fasse grandir.Je souhaite surtout qu\u2019on soit assez sensible pour ne pas devoir tous retourner en confinement.» EN RAFALE ISABEL AUTHIER isabel.authier@lavoixdelest.ca Pour un gars aussi simple que Luc Senay, vivre dans l\u2019œil du public ne va pas toujours de soi.Pas très mondain, il sort peu et évite généralement les premières sous prétexte qu\u2019il « préfère être dans la parade plutôt que la regarder passer ».« Les gens ne sont pas obligés de me reconnaître ou de se souvenir de mon nom.Ce n\u2019est pas grave.Moi, ce que je voulais, c\u2019était faire du théâtre, pas de la télévision ou du cinéma.Je ne cherche pas le regard des gens.Tu sais, j\u2019ai reçu tellement d\u2019amour de ma mère \u2014 je suis tombé dedans petit comme Obélix \u2014 qu\u2019on dirait que j\u2019ai eu ma dose d\u2019attention pour toujours.» Parlons-en de cette mère adorée, aujourd\u2019hui décédée, à qui il a caché ses études en théâtre de peur de l\u2019inquiéter, et qui a contribué à sa manière à lui garder la tête froide.« Quand je suis devenu populaire avec La guerre des clans, elle me disait \u201c\u2018Tu étais important avant La guerre des clans, tu n\u2019es pas plus important parce que tu es connu, et le jour où tu ne seras plus reconnu, tu ne seras pas moins important.\u201d Ç\u2019a tracé une ligne pour me garder les deux pieds sur terre.» Ses origines modestes ont aussi contribué à un certain équilibre, croit-il.« Je travaille depuis l\u2019âge de 11 ans.Je ne viens pas d\u2019un milieu aisé.» N\u2019empêche, avec sa bouille particulière, il lui est difficile de passer inaperçu.Il nous fait rire aux éclats en relatant sa rencontre, un jour, avec un type à Sept-Îles, alors qu\u2019il faisait tout bonnement sa promenade matinale.Debout, gestuelle à l\u2019appui, Luc Senay raconte comment l\u2019homme l\u2019a sifflé pour l\u2019attirer de l\u2019autre côté de la rue, avant de répéter à maintes reprises « Crisse, c\u2019est pas toé ! » et de repartir tout bonnement sans jamais l\u2019avoir nommé.Ou cette autre fois où il mangeait tranquillement au restaurant avec sa copine de l\u2019époque, la comédienne Sylvie Legault, et qu\u2019une famille complète s\u2019était postée debout près de la table à les regarder longuement, sans prononcer le moindre mot ! Malaise.Mais il peut comprendre.Lui- même a déjà perdu tous ses moyens devant son idole, Luc Durand, le Gobelet de Sol et Gobelet.À la porte de la loge du comédien, après une représentation du Malade imaginaire, il a cogné, avant d\u2019entendre la voix connue de Durand.« J\u2019ai ouvert la porte, je commencé à pleurer et je suis parti sans dire un mot.J\u2019avais quand même 24 ans ! » Les deux pieds sur terre véritablement quelque chose à apporter?Est-ce que j\u2019ai besoin d\u2019argent?C\u2019est Jean-Louis qui m\u2019a appris ça.» Dans tous les cas, il se lance sans pudeur aucune et avec un abandon total.Pensez ici à Faits divers où le Sheffordois incarne un nudiste.« Si c\u2019est bien écrit, je n\u2019ai aucune retenue.Si c\u2019est juste pour l\u2019effet, que c\u2019est vide, je ne le fais pas.Et Faits divers est magnifiquement écrit, alors je n\u2019ai aucun problème avec ça », dit-il.Sans faire la fine bouche, il avoue ne plus faire ce qu\u2019il a déjà fait.« Je préfère les trucs qui me font évoluer, qui me challengent dans le métier.» SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 36 ACTUALITÉS Soixante-six millions d\u2019années après sa disparition, le Tyrannosaurus Rex semble plus vivant que jamais.Le roi des dinosaures triomphe au cinéma, au musée et même dans le monde merveilleux du jouet.Plusieurs découvertes récentes l\u2019ont débarrassé de son image de brute solitaire.Les scientifiques se disputent pour déterminer s\u2019il était recouvert de plumes! Aujourd\u2019hui, Le Soleil prend un bref congé d\u2019actualité pour raconter la vie scandaleuse de la «superstar» de la Préhistoire.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com Le roi des dinosaures a-t-il besoin de présentation?À l\u2019âge adulte, Sa Majesté atteignait la hauteur de notre bonne vieille girafe.Il devenait aussi lourd que deux éléphants.Plus long qu\u2019un autobus.Chez les plus gros spécimens, le poids de la tête voisinait celui de la petite voiture Smart.Même ses mini bras un peu ridicules soulevaient 400 kilos chacun.De quoi donner des complexes à n\u2019importe quel champion d\u2019haltérophilie.Ça vous suffit?Attendez.Nous gardions le meilleur pour la fin.Grâce à sa puissante mâchoire hérissée de dents aussi grosses que des bananes, le roi tyran broyait n\u2019importe quels os.Ou coupait l\u2019équivalent d\u2019un buffle en deux.(1) Pour reprendre les mots d\u2019un paléontologue célèbre, «le Tyrannosaurus Rex n\u2019était pas exactement le genre de créature que vous vouliez croiser dans une ruelle sombre, au milieu de la nuit, avec pour seules armes un pain tranché et une petite fourchette à pique-nique\u2026» LE SQUELETTE DE «SUE» ENTRE AU MUSÉE Comment expliquer la popularité posthume du Tyrannosaurus Rex, alias T-Rex pour les intimes?Ce n\u2019est pas le plus grand dinosaure.Ni même le carnivore le plus féroce.(2) Peu importe.Dès la découverte de ses premiers os fossilisés, en 1902, le «roi des lézards tyrans» s\u2019impose comme le «monstre ultime» (voir autre texte).Un méchant de rêve.T-Rex va combattre King Kong, Bob Morane et Tarzan.Il inspire en partie «Godzilla», le célèbre monstre de carton-pâte made in Japan.Plus récemment, il se ramollit pour plaire aux tout-petits avec les personnages de Barney, le dinosaure violet et de Rex, la bestiole vert forêt des films Histoire de jouets.Aujourd\u2019hui, le T-Rex joue sur tous les tableaux.Prédateur sanguinaire pour les grands.Gentil copain pour les petits.Un succès de relations publiques.Résultat?Le monde s\u2019arrache ses restes fossilisés.La contrebande devient un problème.L\u2019an dernier, la mise en vente sur eBay des ossements d\u2019un jeune Tyrannosaurus Rex, pour la modique somme de 2,9 millions $, a créé le scandale.(3) En 2016, l\u2019acteur Nicolas Cage avait dû rendre le crâne d\u2019un cousin asiatique du T-Rex, parce qu\u2019il avait été exporté illégalement de la Mongolie.(4) Les fossiles de Tyrannosaurus Rex les mieux préservés portent un nom, à la manière des violons construits par Stradivarius.Les plus connus s\u2019appellent «Trix», «Scotty» ou «Jane».Dès la fin des années 90, le squelette quasiment complet d\u2019un T-Rex baptisé «Sue» avait atteint la modique somme de 8,3 millions $.(5) Au terme d\u2019une incroyable saga judiciaire, «Sue» sera gracieusement offerte au Musée d\u2019histoire naturelle de Chicago par Coca Cola et McDonald\u2019s.Le jour de son arrivée, plus de 10 000 personnes se pressaient pour apercevoir la vedette\u2026 BARNEY AURAIT EU MAL AU DOS À quoi ressemblait le Tyrannosaurus Rex?La question hante les paléontologues, qui se lèvent la nuit pour tenter d\u2019y répondre.Il n\u2019y a pas si longtemps, ils se demandaient même si le roi n\u2019était pas couvert de plumes! À l\u2019image d\u2019un vulgaire poulet! Heureusement pour ses inconditionnels, l\u2019hypothèse semble moins populaire aujourd\u2019hui.«Les traces de peau associées à des squelettes suggèrent un animal recouvert d\u2019écailles et non pas de plumes, explique Jean Le Loeuff, directeur du Musée des dinosaures, à Espéraza, dans le sud-ouest de la France.Mais rien n\u2019est définitif.» Bref, il est possible que les jeunes T-Rex aient été couverts d\u2019un duvet qu\u2019ils perdaient avec l\u2019âge.Et les vieux mâles arboraient peut- être une crinière de long duvet, à l\u2019image des lions.Vous devinez que les T-Rex de la télé ou du cinéma n\u2019ont qu\u2019un lointain rapport avec la réalité.Ainsi Barney le dinosaure apparaît totalement irréaliste.Non pas tellement à cause de son mauve éclatant.Après tout, bon nombre de reptiles affichent des couleurs flamboyantes.Plutôt parce qu\u2019il se tient très droit, à la manière d\u2019un «kangourou».Dès les années 1970, des paléontologues ont calculé qu\u2019un T-Rex adoptant cette posture se briserait des côtes, en plus de se tordre les vertèbres cervicales.Sans parler de dommages possibles aux vertèbres lombaires, puisque son énorme queue devrait plier dans un angle impossible.(6) En résumé, à moins de vouloir multiplier les visites chez le chiro- praticien, le sympathique Barney devrait se tenir très incliné, avec sa queue dressée à l\u2019horizontale, pour contrebalancer le poids de sa grosse tête\u2026 Au passage, on notera que la science a changé la voix du T-Rex à plusieurs reprises.En 2018, des scientifiques ont essayé de reconstituer son «cri», grâce à l\u2019échographie en trois dimensions de son crâne.Le résultat hypothétique donnait un grognement à très basse fréquence, rappelant vaguement le son d\u2019un orage lointain.(7) Les proies devaient se mettre à vibrer avant même l\u2019arrivée du tueur.Rien avec voir avec le rugissement tonitruant du Tyrannosaurus du film Le parc jurassique, qui avait été fabriqué en fusionnant des sons d\u2019éléphant, de crocodile et de tigre\u2026 Écoutez le son très hypothétique d\u2019un Tyrannosaurus Rex : bit.ly/2WLMwwe Il y a 66 millions d\u2019années, à la fin de ce qu\u2019on appelle le Crétacé, le climat de la Terre était plus stable que celui d\u2019aujourd\u2019hui.Plus chaud, aussi.Reste que la vie de dinosaure n\u2019était pas de tout repos.Un T-Rex a été retrouvé avec la dent d\u2019un congénère plantée dans une mâchoire.Un autre montrait des cicatrices de morsures sur le museau et des traces de côtes fracturées.De plus, l\u2019animal mourrait jeune.Sur les 50 spécimens, analysés jusqu\u2019ici, un seul avait atteint l\u2019âge de 30 ans.Le Tyrannosaurus Rex ne faisait pas de vieux os.Pas étonnant qu\u2019il ait été surnommé «le James Dean des dinosaures», en l\u2019honneur d\u2019un acteur associé à la devise «Vivre à toute vitesse; mourir jeune».UN GRAND ROMANTIQUE?En moyenne, la science découvre une nouvelle espèce de dinosaure toutes les semaines.La recherche explose.Mais le «roi des lézards tyrans» éclipse encore et toujours les 900 autres espèces de dinosaures.«Le tyrannosaure, c\u2019est un peu le cobaye favori, résume le paléontologue Jean Le Loeuff.D\u2019abord, c\u2019est l\u2019un des dinosaures dont on a retrouvé le plus grand nombre de squelettes.Il est donc normal que beaucoup de nouvelles recherches soient testées sur lui.Mais c\u2019est aussi le plus connu.Le plus populaire.Si vous faites des recherches sur le T-Rex, vous avez plus de chance d\u2019être cité dans une grande revue que si vous vous intéressez à un dinosaure inconnu.» Vrai que l\u2019ampleur des recherches sur le T-Rex donne le vertige.Saviez-vous que la force de sa mâchoire équivalait à trois fois celle d\u2019un grand requin blanc?Ou qu\u2019il préférait la marche rapide à la course?Les sentimentaux liront avec joie que le bébé tyrannosaure était peut-être couvert de duvet.(8) Selon certains chercheurs pleins d\u2019imagination, il ressemblait à un poussin musclé avec.la bouche pleine de dents.Quant aux puristes, ils préféreront la lecture de la thèse de doctorat de 1270 pages qui analyse minutieusement la croissance des os de son crâne.(9) Pour avoir une idée de l\u2019apparence d\u2019un bébé Tyrannosaurus Rex : bit.ly/2WMIq6T La recherche la plus étrange émet l\u2019hypothèse que le «visage» et la mâchoire du T-Rex étaient couverts de terminaisons nerveuses ultra-sensibles, comme chez certains reptiles.(10) Il n\u2019en fallait pas plus pour que des chercheurs imaginent Monsieur et Madame Tyrannosaure en train de se frotter le visage, en guise de prélude amoureux.Romantique, le tyrannosaure?Ça reste à voir.En tout cas, le langoureux baiser avec des dents mesurant 23 centimètres semble particulièrement difficile à imaginer\u2026 ADIEU MON CHAROGNARD SOLITAIRE Au fil des ans, la popularité du roi des dinosaures a survécu à tout.Même à la calomnie.Pendant longtemps, la science le présentait souvent comme un vulgaire charognard solitaire.Trop féroce et trop nigaud pour vivre en groupe.Trop gros et trop lent pour chasser quoi que ce soit d\u2019un peu dégourdi.Autant demander à un hippopotame unijambiste de pourchasser la gazelle.Encore une fois, plusieurs découvertes récentes bousculent tout.LA VIE SCANDALEUSE DU TYRANNOSAURUS REX Les recherches abondent sur cet imposant dinosaure ayant marqué l\u2019imaginaire de tous.\u2014 PHOTO KITTI KAHOTONG laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 37 Elles suggèrent que le T-Rex chassait en famille, un peu comme les lions.(11) Les plus jeunes et les plus agiles se chargeaient de la poursuite.Les adultes donnaient le coup de grâce.Probable que le groupe ne dédaignait pas une charogne abandonnée.Ou qu\u2019il dévorait un «rival» T-Rex de temps en temps.Mais l\u2019image du charognard appartient au passé.Sinon, comment expliquer la découverte d\u2019un morceau de dent de tyrannosaure entre deux vertèbres fossilisées d\u2019un grand herbivore?Tout indique que la proie s\u2019est échappée et que les os se sont reformés autour de la dent\u2026 (12) L\u2019âge d\u2019un dinosaure se lit un peu comme celui d\u2019un arbre.L\u2019intérieur des os présente des cercles concentriques, ce qui permet de constater que le T-Rex grandit lentement, au début de sa vie.À l\u2019âge de 14 ans, il pèse à peine.deux tonnes.Puis, à l\u2019adolescence, l\u2019animal connaît une poussée de croissance phénoménale.Il grossit de deux kilogrammes par jour \u2014 700 kg par an! \u2014 pour atteindre cinq ou six tonnes vers 18 ans.(13) Le T-Tex adulte apparaît comme un glouton incorrigible, qui engloutit plus de 100 kilos de viande par jour, soit l\u2019équivalent du régime alimentaire de trois ou quatre lions mâles adultes.Il continue à grandir jusqu\u2019à sa mort.Le plus gros spécimen, baptisé «Scotty», atteint près de 10 tonnes.(14) ÉPILOGUE : LA FIN Si la vie du roi des dinosaures était portée au cinéma, nous connaîtrions la fin.Il y a 66 millions d\u2019années, un météorite de 10 kilomètres de diamètre s\u2019écrase sur la Terre, au sud de ce qui deviendra le Mexique.Un choc colossal.Peut-être un milliard de fois la puissance de la bombe atomique larguée sur Hiroshima.Tout ce qui se trouve dans un rayon de 1000 kilomètres du point d\u2019impact est réduit en cendres.(15) Treize minutes plus tard, l\u2019onde de choc atteint déjà l\u2019ouest de l\u2019Amérique du Nord, à plus de 5000 kilomètres.* «L\u2019équivalent de tous les tremblements de terre qui ont secoué notre planète depuis 160 ans, mais en même temps,» a résumé le sis- mologue Rick Aster, au National Geographic.(16) En l\u2019espace de quelques heures, la poussière et les incendies se répandent à la grandeur de la planète.Jusqu\u2019à 70 % des forêts brûlent.À cause de l\u2019énorme quantité de poussières projetées dans l\u2019atmosphère, un long hiver planétaire s\u2019installe.Plus de 75 % des espèces vivantes disparaissent.Le long règne des dinosaures se termine.Il n\u2019empêche.Soixante-six millions d\u2019années plus tard, le film catastrophe connaît une suite inattendue.Contre toute attente, Tyrannosaurus Rex est de retour.Plus vivant que jamais.Un comble pour un dinosaure qui, comme on l\u2019a vu, ne faisait jamais de vieux os.* La répartition géographique du Tyrannosaurus Rex se limitait à l\u2019ouest de l\u2019Amérique du Nord, alors séparé de l\u2019est du continent par un bras de mer.NOTES (1) A T.Rex Bite Could Have Crushed a Car.Here\u2019s how, National Geographic, 25 septembre 2019.(2) Tracking Australia\u2019s gigantic carnivorous dinosaurs, University of Queensland, 17 juin 2020.(3) You Can Buy a Baby T.Rex Skeleton on eBay for $3 millions.Scientists Would Rather you Didn\u2019t, The Washington Post, 19 avril 2019.The Real T-Rex, BBC Two, 2018 (4) Bone Smugglers : US Returns Stolen Dinosaur Fossils to Mongolia, Again, The Christian Science Monitor, 7 avril 2016 (5) SUE the T.Rex\u2019 Chicago Field Museum, 5 février 2018.(6) Donald R.Prothero, The Story of Dinosaurs in 25 Discoveries, Columbia University Press, 2019.(7) The Real T-Rex, BBC Two, 2018 (8) What Did a Baby T.Rex Look Like?American Museum of Natural History, 9 février 2019.bit.ly/2WMIq6T (9) Unique Skull Network Complexity of Tyrannosaurus Rex Among Land Vertebrates, nature.com, 6 février 2019.(10) Tyrannosaurus Rex Was a Sensitive Lover, Scientists Find, The Telegraph, 30 mars 2017.(11) Meet the T-Rex Familly : Busting the Myth of the Lone Killer, Discover, avril 2019.(12) Le tyrannosaure était bel et bien un redoutable chasseur, Le Figaro, 19 juillet 2013.(13) Croissance des tyrannosaures : jusqu\u2019à 2,1 kg par jour (Nature), Agence France Presse, 11 août 2004.(14) «Scotty» the T.Rex Is the Heaviest Ever Found, Scientists Say, The New York Times, 28 mars 2019.(15) Steve Brusatte, The Rise and the Fall of the Dinosaurs, HarperCollins, 2018.(16) «Here\u2019s What Happened the Day the Dinosaurs Died», National Geographic, 11 juin 2016.(17) Bartlett\u2019s Book of Anecdotes, Little, Brown and Company, 2000.(18) Mark Norell et Lowell Dingus, Barnum Brown : The Man Who Discovered Tyrannosaurus Rex, University of California Press, 2010 (19) The Bone Collector, Discover Magazine, 26 mars 2007.(20) Randy Moore, Dinosaurs by the Decades, A Chronology of the Dinosaur in Science and Popular Culture, Greenwood, 2014.(21) Jurassic Park perce de nouveau au box-office américain, vingt-sept ans après sa sortie, Courrier international, 24 juin 2020.Vers 1870, les premiers grands chercheurs de dinosaures étaient d\u2019abord des aventuriers.Leurs recherches les menaient souvent dans les zones les plus dangereuses de la planète.Un jour, dans l\u2019Ouest des États-Unis, en pleine guerre avec les «Indiens», le paléontologue Edward Drinker Cope est encerclé par des guerriers sioux.Pour s\u2019en sortir, il a l\u2019idée de retirer son dentier et de jouer avec.Les guerriers sont stupéfaits.Ils n\u2019en reviennent pas.Amusés, ils lui demandent de recommencer son manège.Encore et encore.À la fin, ils le laissent partir\u2026 (17) Pourtant, dans cet univers de trompe-la-mort, le «père» du Tyrannosaure, Barnum Brown, passe pour le plus aventurier d\u2019entre tous.Toujours avide de publicité en plus.Brown n\u2019excelle pas seulement dans l\u2019art de ramener des tonnes de fossiles de l\u2019autre bout du monde.Il profite aussi de ses recherches pour faire de l\u2019espionnage, notamment pour le compte du gouvernement américain et des compagnies pétrolières.Sa seconde épouse racontera ses aventures dans un livre intitulé J\u2019ai marié un dinosaure.Bientôt suivi par la suite «Mieux vaut les ramener pétrifiés.» (18) Malgré ses nombreux exploits, c\u2019est la découverte des ossements d\u2019un énorme dinosaure carnivore qui rend Barnum Brown célèbre.Dès le début, il présente sa découverte comme son «bébé préféré».(19) Mais c\u2019est Henry Osborn, le directeur du Musée d\u2019histoire naturelle de New York, qui le baptise «Tyrannosaurus Rex», que l\u2019on peut traduire du latin par «le roi des lézards tyrans».Osborn frappe les imaginations en présentant la créature comme le «monstre ultime».L\u2019image va s\u2019imposer.La légende du T-Rex commence.Très vite, le «roi des lézards tyrans» devient un habitué de la littérature et du cinéma.Il s\u2019impose comme LE méchant idéal.Dès 1912, il apparaît dans le roman d\u2019aventures Le Monde perdu, qui fait l\u2019objet d\u2019une première adaptation au cinéma en 1925.Quelques années plus tard, en 1933, il livre un dur combat à King Kong.(20) Il apparaît aussi dans l\u2019un des premiers films d\u2019animation de Walt Disney, en 1940.Mais c\u2019est avec Le Parc jurassique, en 1993, que le roi des lézards tyrans atteint le sommet de sa gloire.Le film propulse sa popularité vers de nouveaux sommets.Il suscite aussi quantité de vocations dans le domaine de la paléontologie.Trois décennies plus tard, même la pandémie de coronavirus n\u2019a pas réussi à l\u2019éclipser tout à fait.En l\u2019absence de cinémas, Le Parc jurassique est revenu en tête du box-office nord-américain depuis le mois de mars, avec 230 lieux de projection dans des ciné-parcs du Canada et des États-Unis.(21) Un exploit, même si le clonage d\u2019un T-Rex tel que proposé dans le film apparaît totalement impossible.Snif.Avouez que cela vous déçoit un peu.JEAN-SIMON GAGNÉ TYRANNOSAURUS REX CONTRE KING KONG SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 38 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 38 PETITES ANNONCES 5895 Avis publics 5895 Avis publics Est donné par la soussignée à l\u2019effet que le conseil municipal a adopté un premier projet de règlement intitulé Premier projet de Règlement no 477-2020-A modifiant le Règlement de lotissement no 477 de la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton lors d\u2019une séance ordinaire tenue le 6 juillet 2020, conformément à la Loi sur l\u2019aménagement et l\u2019urbanisme.Le Premier projet de Règlement no 477-2020-A modifiant le Règlement de lotissement no 477 de la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton a pour objet de : \u2022 Modifier l\u2019article 20 paragraphe 8 du Règlement de lotissement no 477 et ses amendements en remplaçant le paragraphe 8o qui se lit « Sentier piétonnier - Tout sentier piétonnier doit avoir une emprise minimale de 5 m.» par ce qui suit : « 8o Sentier piétonnier ou cyclable Tout sentier piétonnier ou cyclable doit avoir une emprise minimale de 5 m.Malgré ce qui précède, un sentier piétonnier ou cyclable qui est adjacent à une emprise de rue doit avoir une emprise minimale de 3 m.Si le sentier piétonnier ou cyclable est intégré à l\u2019emprise de rue, l\u2019emprise de rue minimale exigible au présent règlement doit être majorée de 3 m.»; Cette modification s\u2019applique à l\u2019ensemble du territoire de la Municipalité.\u2022 Modifier l\u2019article du Règlement de lotissement no 477 et ses amendements en supprimant au paragraphe 4o concernant les lots sur une rue avec un des deux services (soit égout sanitaire ou aqueduc), le 3e sous-paragraphe qui se lit comme suit : « Malgré ce qui précède et même si le lot est desservi par un des deux réseaux (soit égout sanitaire ou aqueduc) dans la zone RFVR-9, lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un usage unifamilial isolé, les dimensions minimales du lot sont celles établies au paragraphe 3o concernant les lots sans services d\u2019égout sanitaire ou d\u2019aqueduc.»; Cette modification s\u2019applique à la zone RFVR-9, tel qu\u2019illustré ci-dessous : Ce premier projet de règlement contient des dispositions propres à un règlement susceptible d\u2019approbation référendaire.Avis est par les présentes donné de la tenue d\u2019une assemblée publique de consultation dans le respect des mesures de santé publique visant à lutter contre la propagation de la COVID-19 alors en vigueur qui se déroulera à la salle communautaire située au 1485, Route 222, à Saint-Denis-de- Brompton le 5 août 2020 à compter 16 h 00.Le port du masque ou couvre visage sera obligatoire.Au cours de cette assemblée, le maire ou un autre membre du conseil désigné par celui-ci expliquera les projets de règlement et entendra les personnes et organismes qui désirent s\u2019exprimer.Si des citoyens se voient refuser l\u2019accès au lieu parce que la capacité maximale de l\u2019endroit est atteinte, l\u2019assemblée sera filmée et retransmise via le site internet de la Municipalité, le tout conformément à l\u2019arrêté 2020-049 du ministre de la Santé et des Services sociaux.Avis est également donné de la tenue d\u2019une consultation écrite durant la période comprise entre la publication du présent avis et la tenue de l\u2019assemblée publique de consultation le 5 août 2020.Les commentaires ou interventions doivent être transmis par écrit à la greffière, Valérie Manseau, par courriel au vmanseau@sddb.ca ou par la poste au 2050, rue Ernest-Camiré, C.P.120, à Saint-Denis- de-Brompton (QC), J0P 2P0 avant la levée de l\u2019assemblée.Des copies des projets de règlement ainsi que le plan de la zone concernée peuvent être consultés au bureau municipal situé au 2050, rue Ernest-Camiré, à Saint-Denis-de-Brompton sur rendez-vous, du lundi au vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h à 16 h 30 ou sur le site internet de la Municipalité (https://www.sddb.ca/).DONNÉ À SAINT-DENIS-DE-BROMPTON CE 25 JUILLET 2020 Liane Boisvert Directrice générale et secrétaire-trésorière AVIS PUBLIC SAINT-DENIS DE-BROMPTON MRC DU VAL-ST-FRANÇOIS PROVINCE DE QUÉBEC 5895 Avis publics AVIS PUBLIC MODIFICATIONS AU PLAN DE TRANSPORT \u2013 24 AOÛT 2020 La Société de transport de Sherbrooke publie, pour information, conformément à l\u2019article 79 de la Loi sur les sociétés de transport en commun, (R.L.R.Q., chapitre S-30.01), sa résolution no 054-20 décrétant des Modifications au plan de transport \u2013 24 août 2020.RÉSOLUTION 070-20 IL EST RÉSOLU À L\u2019UNANIMITÉ Que les modifications suivantes soient et sont adoptées : Modifications de parcours - Modification au tracé de la ligne 26 : \u2022 Direction Carrefour de l\u2019Estrie : Via Robert- Boyd, Joseph-Louis-Mathieu, Portland (au lieu de Poisson, Henri-Labonne, René- Lévesque, Portland); \u2022 Direction Robert-Boyd / Portland : Via Portland, Joseph-Louis-Mathieu, Robert- Boyd (au lieu de Portland, René-Lévesque, Henri-Labonne, Bourque, Poisson).- Ajustement de tracé au CHUS \u2013 Fleurimont : \u2022 Léger ajustement de tracé au sud-ouest du CHUS \u2013 Fleurimont en lien avec le changement à la voie de circulation en direction du CHUS \u2013 Fleurimont pour les lignes 7, 8, 21, 22, 53, 54 et Spécial 8.Modification des horaires \u2022 Que les horaires sur les lignes 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 25, 26, 27, 28, 29, 49, 50, 51, 52, 53, 54, 55, 57, 70, 74, Express, Spécial 3, Spécial 4, Spécial 7, Spécial 8, Spécial 12, Spécial 17, Spécial 18 et Spécial 19 soient et sont modifiés tels qu\u2019apparaissant au Guide du réseau et sur le site Internet de la STS (www.sts.qc.ca) Que l\u2019ajout de service suivant soit et est adopté: Ajout de service - Ajout de la ligne 36 Carrefour de l\u2019Estrie / Plaza de l\u2019Ouest: \u2022 Une nouvelle ligne minibus est ajouté dans le secteur du parc industriel régional de Sherbrooke via le Carrefour de l\u2019Estrie, Portland, René-Lévesque, Henri-Labonne, Bourque, Poisson.Que le tout entre en vigueur le 24 août 2020 conformément à la Loi et sera conservé aux archives sous le no A06-14.Le secrétaire, Patrick Dobson 5895 Avis publics Province de Québec MRC de Coaticook Ville de Waterville AVIS AUX SOUMISSIONNAIRES MAÎTRE D\u2019OEUVRE :Ville de Waterville 170, rue Principale Sud Waterville (Québec) J0B 3H0 PROJET : Appel d\u2019offres pour des travaux d\u2019asphaltage sur diverses rues DESCRIPTION DU PROJET La Ville de Waterville demande des soumissions pour procéder à l\u2019asphaltage d\u2019une couche de surface sur les rues Highland, Westmount, Principale Sud, des Érables, Maisonneuve et Raymond à Waterville, le tout selon les conditions et modalités plus amplement décrites dans le devis.Le devis ainsi que les documents et la formule de soumission peuvent être obtenus uniquement auprès du système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) à l\u2019adresse suivante www.seao.ca, selon les coûts et les modalités de ce système, à compter du 23 juillet 2020.Toute question ou demande de précision, qu\u2019elle soit administrative ou technique, doit être adressée au plus tard le 4 août 2020 à 11 h.Les soumissions doivent être reçues à l\u2019hôtel de ville, à l\u2019adresse indiquée ci-dessus, le ou avant le 11 août 2020, à 11 h, pour être ouvertes publiquement à la même heure et au même endroit.La Ville de Waterville ne s\u2019engage à retenir ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées.20 juillet 2020 Nathalie Isabelle Directrice générale Ville de Waterville Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION 9144-1758 Quebec Inc.276 Rue Principale Ouest Magog (Québec) J1X 2A5 Addition d\u2019un permis de restaurant pour vendre et addition d\u2019autorisation de spectacle sans nudité au permis de bar au 1er étage.RESTAURANT CABARET LIQUOR STORE 276 Rue Principale Ouest Magog (Québec) J1X 2A5 Dossier : 292367 AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les 30 jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit assermenté qui fait état de ses motifs, ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les 45 jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à la personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 560, boul.Charest Est, Québec (Québec) G1K 3J3.AVIS DE CESSION DES DOSSIERS MÉDICAUX DE LA CLINIQUE VÉTÉRINAIRE VAL-ST-FRANÇOIS À tous les clients de la Clinique Vétérinaire Val-St-François PRENEZ AVIS qu\u2019à la suite de la retraite du Dr Daniel Lavoie, propriétaire de la Clinique Vétérinaire Val-St-François, située au 17 Jeanne-Mance à Windsor, Québec, le 1er Juillet 2020, la DreMarie-Claude Pelletier, exerçant la profession de médecin vétérinaire à la Clinique vétérinaire Becs et Museaux inc.située au 1505 route 222 à St-Denis de Brompton, Québec, JOB 2P0, 819-276-0610, a accepté, le 10 juillet 2020, d\u2019agir à titre de cessionnaire.Par conséquent, les dossiers des clients de la Clinique Vétérinaire Val-St-François sont dorénavant disponibles à la Clinique Vétérinaire Becs et Museaux inc.Les clients peuvent avoir accès à leur dossier ou demander un transfert à un autre professionnel en appelant au 819-276-0610.La clinique est ouverte : Lundi, mercredi et vendredi : 8h30 à 17h30 Mardi et jeudi : 8h30 à 20h00 Samedi : 9h00 à 12h00.Dre Marie-Claude Pelletier, m.v.Clinique Vétérinaire Becs et Museaux inc.AVIS AUX CLIENTS DE LA PHARMACIE RENÉE MESSIER & MATHIEU BÉLISLE INC.20, rue de Carillon, Sherbrooke, (Québec) J1J 2K8 Tél.819-562-2005 - Fax 819-562-2431 Nous avons le regret de vous informer que la Pharmacie Renée Messier & Mathieu Bélisle INC., cessera ses activités le 31 juillet 2020, à la fermeture des heures d\u2019affaires.Veuillez noter que tous les dossiers seront transférés à la Pharmacie Jean-Luc Trottier, Jean-Philippe Cliche et Marc-Denis Hubert au 11, rue J.-A.Bombardier Sherbooke (Québec) J1L 0H8 Tél.819-564-0410 Les heures d\u2019ouverture de cette pharmacie sont les suivantes : lundi au vendredi : 8 h à 21 h - samedi et dimanche : 9 h à 17 h Nous avons eu grand plaisir à vous servir et souhaitons vous remercier de nous avoir accordé votre confiance.Renée Messier, pharmacienne Mathieu Bélisle pharmacien AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE AVIS est par les présentes donné par le notaire soussigné que suite au décès de Guy CAMERON, ayant sa résidence principale au 1525, rue du Conseil, Sherbrooke (Québec) J1G 1N5, survenu le 24 novembre 2019, un inventaire des biens du défunt a été fait et peut être consulté par toute personne ayant un intérêt, au 1044, rue du Mistral, appartement 203, Sherbrooke, (Québec) , J1R 0L4.(819-437-4277).DONNÉ à Sherbrooke, ce 21 juillet 2020 Me Corrine REID, notaire AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Monsieur Antoine GAGNON survenu le 7 mars 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Madame Georgina Ann Gill, survenu le 12 mars 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et ss du Code civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées, à l\u2019étude du notaire Richard Drapeau, 65, rue Belvédère Nord, bureau 200, Sherbrooke, Québec, J1H 4A7.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Monsieur Jean-Paul GAGNON survenu le 22 juin 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.5895 Avis publics La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX D\u2019INSPECTIONS TÉLÉVISUELLES DES CONDUITES D\u2019ÉGOUTS PAR CAMÉRA CONVENTIONNELLE AUTOTRACTÉE \u2013 LOT 1-2020 \u2013 APPEL D\u2019OFFRES NO 15133 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1392959 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 6 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (art.136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à ÉTIENNE RICHARD MOISAN, de vous présenter au greffe de la Cour du Québec du district de Bedford situé au 920 rue Principale à Cowansville, dans les 30 jours afin de recevoir la DEMANDE INTRODUCTIVE D\u2019INSTANCE ET AVIS D\u2019ASSIGNATION qui y a été laissée à votre attention dans la cause numéro 455-22-005501-200.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis d\u2019assignation qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous sans autre avis et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande de Gabriel Baillargeon-Castillo, Huissier de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci-haut mentionné.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Granby, le 16 juillet 2020 Chantal Pomerleau, Huissière de Justice laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 39 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 39 BAILLARGEON CAROLE, 55 ans, Sherbrooke BESMARGIAN ROGER, 79 ans, Sherbrooke BLOUIN, JEANNETTE CHARTIER, 79 ans, Granby CARON LEVIS, 78 ans, Sherbrooke CHAUVIN LUCILLE (MARTINEAU), 88 ans, Sherbrooke CHOUINARD ROLANDE (GENDRON), 92 ans, Sherbrooke CLOUTIER JEANNETTE, , Sherbrooke CÔTÉ GISÈLE (CYR), 86 ans et 4 mois, Sherbrooke CÔTÉ RONALD, 66 ans, Sherbrooke DOYON JACQUES, 59 ans, Sherbrooke DUBÉ DESLAURIERS, 86 ans, Sherbrooke DUMAIS BERTRAND, 87 ans, Sherbrooke GAUTHIER GASTON, 76 ans, Sherbrooke GERVAIS LORRAINE, 71 ans, Sherbrooke GIROUX LÉO, 96 ans, Sherbrooke GUAY ALINE (LAFOREST), 92 ans, Sherbrooke HEBERT, LUCIE, 51 ans, Sherbrooke, autrefois de Stratford LABRECQUE RENAUD, 95 ans, Sherbrooke LAROCHELLE SOLANGE, 78 ans, Sherbrooke LEMIEUX LUCILLE (PEPIN), 100 ans, Sherbrooke LETENDRE BENOÎT, 87 ans, Sherbrooke L'ÉTOILE MONIQUE, 74 ans,Windsor LOIGNON HÉLÈNE (DAIGLE), 86 ans, Rivière-du-Loup LUSSIER ANDRÉ, 78 ans, Magog ROY MARTIN, , Sherbrooke TURGEONYOLANDE (BISSONNETTE), Sherbrooke VIGNEAULTYVES, 75 ans, Sherbrooke DÉCÈ ALINE (LAFOREST) GUAY (1928 \u2013 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 2 avril 2020, à l\u2019aube de ses 92 ans, est décédée madame Aline Laforest, épouse de feu Florian Guay, fille de feu Anna Demers et de feu Philippe Laforest.Elle demeurait à Sherbrooke.Madame Laforest laisse dans le deuil de ses filleules, Diane Lévesque et Lisette Laforest.Elle était la soeur de feu Raoul, feu Cécile (feu Julien Lévesque), feu Arthur (feu Denise Michaud), feu Annette (feu Wellie Bissonnette), feu Léopold (feu Noëlla Bissonnette), feu Fernand (Claudette Drouin), feu Paul-Émile (Thérèse Théroux), feu Raymond (Hélène Bissonnette) et feu Thérèse Carignan.Elle laisse également dans le deuil sa grande amie Laurianne Lachance ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et de nombreux amis.Les funérailles auront lieu le samedi 1er août 2020 à 11 h, en église Saint-François-D\u2019Assise, 1145, rue des Quatre-Saisons, Sherbrooke, J1E 3Y5.Pour assister à la cérémonie le port du masque sera obligatoire.L\u2019Inhumation des cendres suivra au cimetière St-Michel.La famille tient à remercier tout le personnel des Résidences Soleil manoir Sherbrooke et spécialement Liette Bédard, infirmière, pour les bons soins prodigués à madame Laforest Guay.Merci également à Jean-Paul et Françoise pour leur dévouement.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ANDRÉ LUSSIER (1942 - 2020) À l\u2019Hôpital de Magog, le 3 avril 2020, à l\u2019âge de 78 ans, est décédé monsieur André Lussier, époux de madame Diane Dufour Lussier, fils de feu Paul-Emile Lussier et de feu Yvonne Lapointe.Monsieur Lussier demeurait à Magog.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, 485, rue 24- Juin, Sherbrooke, le samedi 1er août 2020 de 9 h 30 à 10 h 30.Les funérailles seront célébrées en l\u2019Église St-Jean-Baptiste le jour même à 11 h suivi de l\u2019inhumation au cimetière St-Michel.Outre son épouse,monsieur André Lussier laisse dans le deuil son fils Paul Lussier, son petit-fils Philippe, sa soeur Pauline (Laval) et son frère Pierre (Muguette) ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs Roberte (Pierre), Claude (Denise), feu Jacques (Marielle) et Guy (Francine).Il laisse également ses cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents de même que ses nombreux amis et tout particulièrement André et Mariette.En témoignage de votre sympathie des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER SECTEUR ESTRIE seraient appréciés de la famille : https://www.cancer.ca/fr-ca Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com BENOÎT LETENDRE (1933 - 2020) Le 20 juillet 2020 est décédé, M.Benoît Letendre, fils de feu Bertha Brissette et de feu Alphonse Letendre, époux de feu Françoise Felteau et ami de Cécile Pouliot.Il laisse dans le deuil ses enfants : Édith (Réjean Picard), Marie (Yves Dionne), Anne (Jean Prince), Sara (Dany Bolduc), Esther (Yanick Charest); ses petits-enfants : Etienne, Sébastien et Émilie Picard; Béatrice, Camille, Xavier et Benjamin Dionne; Frédérique, Didier et Mégane Prince; Liam et Maélie Bolduc; Justin et Mikaëlle Charest; ainsi que plusieurs autres parents et amis.Une soirée de sympathie se tiendra en présence des cendres au Complexe funéraire Steve L.Elkas, 4230 rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le vendredi 7 août 2020 de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h.Les funérailles intimes seront célébrées en l\u2019église St-Denis de Brompton et les cendres seront inhumées à Cimetière St-Michel de Sherbrooke à une date ultérieure.Benoît Letendre a fait carrière à l\u2019Université de Sherbrooke comme professionnel dans le domaine de l\u2019éducation des adultes.Au moment de sa retraite en 1993, il était directeur de l\u2019Université du troisième âge (UTAS).Un don à l\u2019organisme de votre choix ou à la FABRIQUE DE LA PAROISSE SAINT-DENIS-DE-BROMPTON serait apprécié.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com CAROLE BAILLARGEON (1964 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 17 juillet 2020, à l\u2019âge de 55 ans, est décédée madame Carole Baillargeon, fille de feu Gisèle Gendron et de feu Albert Baillargeon.Elle demeurait à Sherbrooke.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1), le vendredi 31 juillet 2020, de 13 h à 15 h afin de recevoir les condoléances des parents et amis.Une cérémonie d\u2019adieu aura lieu en toute intimité le jour-même à la chapelle du complexe 24-Juin, à 15 h.La cérémonie sera disponible via notre site Internet.La mise en terre aura lieu au cimetière de Chartierville à une date ultérieure.Madame Baillargeon laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Bertrand (Denise), André (Micheline), Louise (Roger), Manon (Serge) et Roger (Carl).Elle laisse également dans le deuil plusieurs oncles, tantes, neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DES MALADIES DU COEUR ET DE L\u2019AVC.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DESLAURIERSDUBÉ (1934 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 16 juillet 2020, à l\u2019âge de 86 ans est décédé monsieur Deslauriers Dubé, époux de madame Madeleine Nadeau, fils de feu madame Marie-Louise Dion et de feu monsieur Léo Dubé.Il demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances, à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le dimanche 26 juillet 2020, de 14 h à 16 h.Une liturgie de la Parole sera célébrée en intimité, le même jour à 16 h 30.Vous pourrez suivre la cérémonie en cliquant sur le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/16153/wait La mise en terre suivra au cimetière St-Michel à une date ultérieure.Outre son épouse il laisse dans le deuil ses enfants : feu France (Marc Ger- vais), Jacques (Chantal Guay), Linda (Rénald Couturier); ses petits-enfants : Annie, Éric, Caroline, Alexandra, Charles, Marc-Antoine et ses arrière-petits-enfants :Anthony, Cédric, Amy, Carly,Alyssa et Théo et son petit compagnon de vie depuis les 12 dernières années, Gysmo.Il laisse également ses frères et soeurs Rosanne (feu Bertrand Jean), Carmen (feu Camille Dupuis), Noëlla (feu Conrad Denis), Antoinette (feu Claude Audet), feu Mercier, Jean-Noël (Carole Lauzon), Louisette et Normand (feu Lisette Ducharme); ses belles-soeurs Andrée et Marguerite Nadeau ainsi que plusieurs autres parents, neveux, nièces et amis.La famille remercie le personnel des Soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu pour tous les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L'ESTRIE.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DRBERTRANDDUMAIS (1933 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 11 juillet 2020, à l\u2019âge de 87 ans, est décédé docteur Bertrand Dumais, époux de madame Marie-Paule Couture.Cardiologue, professeur émérite de la faculté de médecine de Sherbrooke, il fut aussi vice- doyen aux études médicales pré-doctorale.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le dimanche 2 août 2020, de 14 h 30 à 16 h 30.Le service sera célébré à 16 h 30 et sera transmis par diffusion web (lien à venir sur le site de la Coopérative funéraire de l'Estrie).Outre son épouse il laisse dans le deuil ses enfants : Pierre-Marc (Josée Barcelos), Marie-Claude (Robert Velenczei) et Bernard-Luc (Martine Fraser); ses 4 petits-enfants, leur conjoint et 6 arrière-petits-enfants; ses frères et soeurs et ses beaux-frères et belles- soeurs des familles Dumais et Couture.Il laisse également dans le deuil plusieurs autres parents, collègues et amis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DU CHUS.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com Posez un geste d\u2019amour Donnez.819 821-3120 lamaisonaube-lumiere.qc.ca SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 40 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 40 PETITES ANNONCES GASTONGAUTHIER (1943 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 19 juillet 2020, à l\u2019âge de 76 ans, est décédé monsieur Gaston Gauthier, époux de madame Monique Lafleur, fils de feu Gertrude Marchand et de feu Louis Gauthier.Il demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1), le samedi 1er août 2020, de 19 h à 21 h ainsi que le dimanche 2 août 2020, de 10 h à 12 h.Une cérémonie privée suivra à la chapelle du même endroit.Vous pourrez suivre la cérémonie via la plateforme virtuelle en cliquant sur le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/16202/wait Outre son épouse, monsieur Gauthier laisse dans le deuil ses filles Francine (Steve Chivinski) et Dominique; ses petits-fils Jeffrey Chivinski (Lucas Caldas) et Anthony Chivinski (Vanessa Grenier); ses frères et sa soeur Claude, Ginette (feu André Lapointe) et Jacques (Guerty Giroux); ses beaux- frères et belles-soeurs feu Huguette Lafleur (feu Florent Faucher), feu Pauline Lafleur (feu Michel Delorme), Madeleine Lafleur, Francine Lafleur (Jean-Claude Laroche) et Gérard Lafleur (Danielle Bergeron); ses filleuls Patrick Frigon et Sylvain Laroche ainsi que de nombreux neveux, nièces et de nombreux amis.La famille tient à remercier particulièrement tout le personnel soignant du CHUS Fleurimont et de l'Hôtel-Dieu.En guise de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER seraient appréciés par la famille.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com GISÈLE (CYR) CÔTÉ (1934 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 17 juillet 2020, à l\u2019âge de 86 ans et 4 mois, est décédée madame Gisèle Cyr, épouse de monsieur Fabien Côté, fille de feu Philomène Payeur et de feu Alphonse Cyr.Elle demeurait à Sherbrooke.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l'Estrie, salon Short (505, rue Short, Sherbrooke J1H 2E6), le samedi 1er août 2020, de 14 h à 16 h afin de recevoir les condoléances des parents et amis.La mise en columbarium suivra au même endroit.Outre son époux,madame Cyr laisse dans le deuil ses enfants : Fabiola (Jean-Luc), Carmen (feu Roger), Danielle (Réjean), Sylvie (Robert), Paolo (Lucie); sans oublier ses 13 petits-enfants et ses 20 arrière-petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil ses soeurs Linette et Armande; son beau-frère Jean-Pierre; sa belle-soeur Lise; ainsi que de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 505, rue Short, Sherbrooke, Qc J1H 2E6 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 564-7346 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com HÉLÈNE (DAIGLE) LOIGNON (1934 - 2020) À la Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB, le 11 juillet 2020, à l\u2019âge de 86 ans, est décédée madame Hélène Daigle, épouse de feu monsieur Robert Loignon, fille de feu madame Louisiana Belisle et de feu monsieur Gustave Daigle.Elle demeurait à Rivière-du-Loup.Une cérémonie en toute intimité ainsi que l'inhumation auront lieu à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil son fils Marc; ses petits-enfants Mikael et Maylissa (Rémy); ses arrière- petits-enfants : Simon, Sébastien, Zachary et Robert; ses soeurs Michèle (Clément) et Yolande (feu Guy); son beau-frère Roch Loignon (Gervaise); sa belle-soeur Louise Loignon (Serge); ses neveux et nièces ainsi que ses ami(e)s.Des remerciements spéciaux s'adressent au personnel de la Maison Desjardins de soins palliatifs du KRTB ainsi qu'au personnel de la clinique externe de soins palliatifs du CLSC de Rivière-du-Loup pour les bons soins prodigués à madame Daigle.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DE LA MAISON DESJARDINS DE SOINS PALLIATIFS DU KRTB.https://www.jedonneenligne.org/fondationmaisondesjardinssoins- palliatifskrtb/ Coopérative funéraire des Eaux vives 48, rue Témiscouata Rivièere-du-Loup (Québec) G5R 2X9 Tél.: 418 862-2751 JACQUESDOYON (1961 - 2020) C'est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de monsieur Jacques Doyon, survenu le 15 juillet à l'âge de 59 ans, au CIUSSSE de l'Estrie, Hôtel-Dieu.Il était l'époux de madame Noëlla La- course demeurant à Sherbrooke.Il était le fils de feu de Henri-Paul Doyon et de feu de Marcelle Pion.La famille recevra les condoléances en présence des cendre à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, le samedi 8 août 2020, de 15 h 30 à 17 h 30.Outre son épouse, monsieur Doyon laisse dans le deuil ses beaux-enfants Chantal Lefebvre, Mélanie Lefebvre et Eric Lefebvre ainsi que plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants.Il laisse aussi dans le deuil ses frères et soeurs : feu Micheline Doyon (Richard), Michel Doyon (Nicole), Joane Doyon (feu Denis), feu Francine (Gilles), Claude Doyon (Sylvie) et Bruno Doyon (Josée); ses beaux- frères et belles-soeurs : feu Jean-Pierre Lacourse (feu Ginette), Michel Lacourse (Louise), Jocelyn Lacourse (Hélène), Marceline Lacourse (Renald), Jean Lacourse (Marielle), Gaétan Lacourse (Andrée), Normand Lacourse (Ginette), Manon Lacourse (Gaétan), Annie Lacourse (Sourisack), Carole Lacourse (Sylvain), Luc Lacourse (Marie-Josée), Josée Lacourse (Serge) et Noël Lacourse.Nous remercions Dre Bourduas ainsi que le Dr Guimond et le personnel soignant pour les bons soins prodigués.En guise de sympathie, une offrande pour les Soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu serait appréciée.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEANNETTE CLOUTIER À Sherbrooke, le 19 juillet 2020 est décédée madame Jeannette Cloutier, fille de feu Donat Cloutier et feu Annette Morin.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Serge Isabelle, Gérald Isabelle (Denise Gallant), Lucie Isabelle, (Sylvain Blanchet) et feu Robert Isabelle.Elle laisse également dans le deuil ses frères et soeurs, ses petits-enfants : Julie Boissé (Karl Perron), Mélissa Boissé et ses arrière-petits-enfants Éliane, Jeanne et Robin.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve Elkas, situé au 4230, Bertand-Fabi à Sherbrooke, le jeudi 30 juillet 2020 de 18 h à 20 h.Suivra une cérémonie à la chapelle du complexe.Les cendres seront déposées le vendredi 31 juillet à 11 h, au Cimetière St-Michel.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LÉOGIROUX (1923 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 20 juillet 2020, à l\u2019âge de 96 ans, après une longue maladie, est décédé monsieur Léo Giroux, époux de madame feu Jacqueline Nault, fils de feu madame Joséphine Lachance et de feu monsieur Georges Giroux.Il demeurait à Sherbrooke.Monsieur Giroux laisse dans le deuil ses filles Micheline (Robert Bob Labelle) et Lise (Pierre Lizotte), ses petits-enfants Marie Elaine, Marc- André et les arrière-petits-enfants.Un merci sincère à tous les anges de la Maison Aube-Lumière.Compte tenu de la pandémie, la cérémonie funéraire aura lieu à une date ultérieure.Cet avis de décès sera modifié lorsque les dates seront choisies.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LORRAINEGERVAIS (1948 - 2020) À Sherbrooke, le 18 juillet 2020 à l\u2019âge 71 ans est décédée madame Lorraine Gervais, fille de feu Léopold Gervais et de feu Eva Tremblay.Elle laisse dans le deuil ses enfants : David Moreau (Mélanie Roy) et Philippe Gervais (Caroline Beaulac); ses petits-enfants : Kim et Xavier Moreau; ses frères et soeurs, ses beaux-frères et belles-soeurs ainsi que de nombreux parents et amis.La famille sera présente au Complexe funéraire Steve Elkas, situé au 4230, Ber- tand-Fabi à Sherbrooke, J1N 1X6, 819 565-1155, www.steveelkas.com, le samedi 25 juillet 2020 de 14 h 30 à 16 h 30.Une célébration suivra à la chapelle du complexe.Les cendres seront déposées au cimetière St-Michel à une date ultérieure.La famille tient à remercier le personnel du CHSLD Youville pour la qualité des soins portés à leur mère.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par des dons à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LUCILLE (PEPIN) LEMIEUX (1919 - 2020) À Sherbrooke, le 19 juillet 2020, est décédée Mme Lucille Pepin Lemieux, à l\u2019âge de 100 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Marcel Lemieux, fille de feu Ernest Pepin et de feu Antoinette Dubois.Madame Pepin Lemieux laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Lucie), Claude (Françoise), Pierre (Nicole); ses petits-enfants : Simon (Olivia), François (Martine), Catherine (Jonathan), Nicolas (Carol-Anne),Valérie (François); ses arrière-petits-enfants: Malorie, Arnaud, Emma, Léanne ainsi que ses neveux et nièces.La famille recevra vos condoléances à la Coopérative funéraire du Grand Montréal, à Longueuil (635, rue Curé-Poirier), le jeudi 6 août de 18 h 30 à 21 h et le vendredi 7 août de 9 h à 11 h 30.Une célébration privée pour la famille proche suivra.En guise de sympathie la famille apprécierait un don à la FONDATION DU CHUS, fondationchus.org/accueil/ Coopérative funéraire du Grand Montréal 635, rue Curé-Poirier Longueuil (Québec) Tél.: 450 766-0503 San frais: 1 877 677-2230 Télécopieur: 450 766-0481 cfgranmontreal.com laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 41 laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 PETITES ANNONCES 41 MARTIN ROY (1975 - 2020) À Sherbrooke, le 19 juillet 2020 est décédé, de façon subite M.Martin Roy, fils de Maryse Lebrun.Il laisse dans le deuil ses frères Sébastien Roy (Chantal Perreault), Thierry Roy (Mélanie Lefebvre) et feu Jean-Daniel Roy.Il laisse également dans le deuil ses neveux : Tristan, Liam et Gaël ainsi que de nombreux oncles, tantes, cousins, cousines et amis.La crémation a été confiée au Complexe funéraire Steve Elkas, situé au 4230, Bertand-Fabi à Sherbrooke.Une célébration aura lieu à une date ultérieure, et ce, en toute intimité.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MONIQUE L\u2019ÉTOILE (1945 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 21 juillet 2020, à l\u2019âge de 74 ans, est décédée madame Monique L'Etoile Pelletier, épouse de feu Eugene Pelletier, fille de feu Murielle Jalbert et de feu René L'Étoile.Elle demeurait à Windsor.La famille recevra les condoléances à l\u2019église St-Philippe (63, rue Saint-Georges,Windsor J1S 2K5), le lundi 27 juillet à compter de 9 h.La cérémonie suivra à 11 h au même endroit.Madame L\u2019Étoile Pelletier laisse dans le deuil sa fille Maryse (Michel Henri), sa petite-fille Anne- Marie Cloutier (Dominic Turcotte); ses frères et soeurs Richard L\u2019Étoile (Denise Lussier), Françoise L\u2019Étoile, Johanne L\u2019Étoile (Serge Lussier), Linda L\u2019Étoile (Yvon L\u2019Étoile); ses beaux-frères et belles- soeurs : feu Éva Pelletier (feu Aimé Vertu), feu Juliette Pelletier (feu Jean Côté), feu Lucien Pelletier (feu Jeanne L\u2019Étoile), feu Thérèse Pelletier (feu Rosaire Côté), feu Gérard Pelletier (feu Liliane Thibeault), feu Simone Pelletier (feu Jean-Paul Beaudin), feu Roland Pelletier (feu Pauline Therrien), feu Jeannette Pelletier (feu Bertrand Demers), Arthur Pelletier (Estelle Couture), André Pelletier, Alphonse Pelletier (Cécile Thibodeau) et René Pelletier ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.En guise de sympathie, des dons à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE seraient appréciés de la famille.https://www.jedonneenligne.org/aubelumiere/ Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (Résidence funéraire de Windsor) 310, rue St-Georges,Windsor, Qc J1S 2Z5 819 845-3992 \u2013 Téléc.: 819 845-3007 François Fouquet, directeur général Lionel Turgeon, directeur courriel: info@coopfuneraire.com site: www.coopfuneraire.com RENAUDLABRECQUE (1925 - 2020) Au CSSS-IUGS Pavillon Argyll, le 8 juillet 2020, à l\u2019âge de 95 ans, est décédé monsieur Renaud Labrecque, fils de feu Angéline Rivard et de feu Alphonse Labrecque, demeurant à Richmond.Il a été l\u2019époux de Jeannine Lépine.La famille recevra les condoléances, à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1) le samedi 1er août 2020, de 13 h à 15 h.Une liturgie de la parole aura lieu en toute intimité le jour même à la chapelle du complexe 24-Juin, à 15 h.La cérémonie sera disponible sur notre plateforme virtuelle en suivant le lien https://commemora.tv/fr/diffusions/15991/wait Outre son épouse, monsieur Labrecque laisse dans le deuil ses enfants : feu Élizabeth, Pierre (Renée), Denis (Diane), Gérard (Linda), Sylvie; ses petits-enfants : Christa (Scott), Simon, Alex (Patricia), Sammy, Jimmy, Jessy (Sabrina), Tommy,Vincent (Alexandra), Catherine (Samuel); sans oublier ses deux arrière-petits-fils Auguste et Albert.Il était le frère de feu Léo (feu Gisèle), feu Héléna (feu Adrien), feu Simone (feu Conrad), feu Bertrand (feu Edna), feu Thérèse (feu Jules), feu René (feu Denise), Jeannine (feu Jean-Baptiste), André (feu Clarisse), feu Jean (feu Nora), Jeanne (Idola), Estelle (feu André) et le beau-frère de Aurore (feu Sterling), feu Paul (feu Pauline), Maurice (Shirley) et Daniel (Suzan).Il laisse également dans le deuil de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ROGERBESMARGIAN (1941 - 2020) M.Roger Besmargian est décédé le 19 juillet, 2020, à Laval.Il était le frère du feu Jacob Wazir (feu Julienne), Marie, Maleck (Eleanor), feu Samuel, feu Victor, feu Victorine, feu André et feu Henri (Jocelyne).Une cérémonie aura lieu au cimetière à une date ultérieure.En guise de sympathie, des dons à la fondation de votre choix seraient appréciés par la famille.Résidence funéraire Cass 295, rue Principale Sud Richmond (Québec) J0B 2H0 Tél.: 819 826-2502 Condoléances à: www.salonscass.ca ROLANDE (GENDRON) CHOUI ARD (1927 - 2020) Au CHSLD Vigi Shermont, le 17 juillet 2020 à l\u2019âge de 92 ans est décédée Mme Rolande Gendron Chouinard, épouse de feu Paul-Émile Chouinard, demeurant à Sherbrooke.Mme Gendron laisse dans le deuil ses enfants : Claire Chouinard et Marc Chouinard (Anick Duclos); ses petits-enfants : Tommy Chouinard (Gabriele Ange Aubut) et Marika Chouinard.Elle a été la Mimi de Philippe et de Geneviève.Elle était la soeur de feu Jean-Marie Gendron (Magella Brière), Laurette Browning, feu Sr Cécile Gendron, Jeannine Desrochers, feu Hélène Rattelade, Aline Grimard, feu Yvon Gendron (Doris Pépin), feu Paul-Arthur Gendron (Pauline Roy).Elle laisse également ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Germaine Chouinard (feu Georges Lebeau), feu Marcel Chouinard (feu Alida Poulin) et feu Hervé Chouinard (feu Simone Spooner), ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Steve L.Elkas (610 rue du Conseil, Sherbrooke), le vendredi 31 juillet 2020 de 19 h à 21 h et le samedi 1er août 2020 de 11 h, jusqu\u2019au départ du salon à 13 h 10.Les funérailles seront célébrées en l\u2019église St-Jean Baptiste de Sherbrooke (280, rue du Conseil, Sherbrooke), le samedi 1er aout 2020 à 13 h 30.Suivra l\u2019inhumation au Cimetière St-Michel.La famille tient à remercier le personnel du CHSLD Vigi-Shermont pour la qualité des soins portés à leur mère.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Résidence funéraire Steve L.Elkas inc.601, rue du Conseil Sherbrooke (Québec), J1G 1K4 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com RONALDCÔTÉ (1954 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 19 juillet 2020, à l\u2019âge de 66 ans, est décédé monsieur Ronald Côté, fils de feu Noëlla Cournoyer et de feu Serge Côté.Il demeurait à Sherbrooke.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, le samedi 25 juillet 2020 de 14 h 30 à 16 h 30.Une cérémonie d\u2019adieu aura lieu en toute intimité le jour même à la chapelle du complexe 24-Juin, à 16 h 30.La cérémonie sera disponible via notre site Web.L\u2019inhumation des cendres se fera au Cimetière de Sainte-Edwidge à une date ultérieure.Monsieur Côté laisse dans le deuil sa conjointe Manon Arcand et ses enfants Jessika Arcand- Duval et Junior Arcand-Dorand, sans oublier les petits-enfants Kaissy et Louïk.Il était le frère de Claudette (André Delorme), Ghyslaine (Guy Laplante), Madeleine (Hubert Fortin), René (Gisèle Morin), Yvan (Marie Duplin), Manon (Luc Breton), Hélène (Bruno Paquette) et Sylvain (Manon Roy).Il laisse également dans le deuil son filleul Eric Côté (Christine Plante-Tardif); ses beaux-parents Pierre Arcand et Suzanne Leblanc; ses belles-soeurs : Sylvie (Jean Marquis), Johanne (Luc Lafrance), Carole, Josée (Guy Boucher), ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents, amis et collègues de Nationex.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SOLANGE LAROCHELLE (1941 - 2020) À Sherbrooke, le 17 juillet 2020 à l\u2019âge de 78 ans est décédé madame Solange Larochelle, fille de feu Roger Larochelle et feu Olivette Lemieux.Elle laisse dans le deuil son fils Mario Gysel (Manon Bales), son petit-fils Gabriel Gysel et sa petite-fille Josianne Gysel et son arrière-petite-fille Rozalie Gysel.Elle était la soeur de Michel Larochelle (Johanne Fortin), Yvan, Pierre et Chantal (Adrien Lussier), feu Lise (Réjean Tellier) et feu Réal.Elle laisse également dans le deuil de nombreux oncles et tantes, cousins, cousines et leurs familles, ainsi que plusieurs amis(es).La date, l\u2019heure et l\u2019endroit des funérailles seront annoncés à une date ultérieure.La crémation a été confiée au Complexe funéraire Steve Elkas situé au 4230, Bertand-Fabi à Sherbrooke.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com YOLANDE (BISSONNETTE) TURGEON À Sherbrooke, le 25 mars 2020, est décédée madame Yolande Bissonnette, épouse de feu Jean- Guy Turgeon et fille de feu Angelina Brodeur et feu Borromée Bissonnette.Madame Bissonnette laisse dans le deuil sa fille Marie-Josée Turgeon (Jacques Godbout); ses petits-enfants qu\u2019elle chérissait plus que tout : Marc-André Lafrenière, Simon Lafrenière et par alliance,Annabelle Godbout.Yolande était la soeur de feu Roland Bissonnette (Rita Roy Bissonnette), feu Aldéi Bissonnette, feu Jocelyn Bissonnette (feu Jocelyne Huard) et Nicole Bissonnette (feu Armand Tétreault).Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères et belles-soeurs : Bernard Turgeon (Margot Colgan), Lise Turgeon et Pierre Turgeon (Linda Hubert) ainsi que ses neveux et nièces des familles Turgeon et Bissonnette et plusieurs amies-amis qui ont côtoyé sa route et qui contribuaient à enjoliver ses journées en l\u2019appuyant dans ses nombreux projets.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, 485 rue 24-Juin, Sherbrooke, le dimanche 2 août 2020 de 12 h 30 à 14 h 30.Le jour même, une célébration de sa vie aura lieu en toute intimité à la chapelle à 15 h, parents et ami(e)s proches y sont conviés.Pour les gens n\u2019ayant pas été invités à la cérémonie, celle-ci sera disponible sur notre plateforme virtuelle en suivant le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/15470/wait La famille tient à remercier tout le personnel soignant qui l\u2019ont accompagnée avec dignité.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 42 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 42 PETITES ANNONCES JEANNETTE CHARTIER BLOUIN (1941 - 2020) Au Centre hospitalier de Granby, le 27 mai 2020, à l\u2019âge de 79 ans, est décédée Mme Jeannette Chartier, épouse de Raoul Blouin.Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa belle-fille Diane Maurice (Réjean Letourneau), sa belle-soeur Lise Lapierre (feu Laurent Chartier), ses neveux Benoît, François et Raphaël, son beau-fils Pierre Blouin (Suzanne Ricard), son petits-fils Jonathan Bonenfant-Blouin et sa mère Josée Bonenfant (Daniel Gagné), ainsi que plusieurs autres parents et amis.Des remerciements à Micheline et AlbertWinters pour leur amitié et leur présence, à Vicky Arès et son équipe du CLSC pour leur soutien et leur disponibilité, à Pascale Janecek et ses collègues en oncologie, et au personnel des Soins palliatifs de l\u2019Hôpital de Granby.Un merci spécial au Dr Albert Moghrabi, oncologue.La crémation a eu lieu au crématorium Girardot & Ménard.La famille vous accueillera le jeudi 30 juillet de 13 h à 14 h 45 au salon du Complexe funéraire Girardot & Ménard, 470, rue Dufferin, Granby, J2G 9G2.La Liturgie de la Parole sera célébrée ce même jeudi 30 juillet à 15 h en la chapelle du complexe, suivi de la mise en place au columbarium du même endroit.La cérémonie en chapelle sera accessible en webdiffusion privée, en direct ou en différé, via le www.girardot-menard.com.Vous rendre sur l\u2019avis de décès de Mme Jeannette Chartier Blouin.Pour la sécurité de tous, le personnel de Girardot & Ménard vous assure que les consignes de la Santé publique sont appliquées.Le port du masque est donc fortement recommandé.En témoignage de sympathie, un don à la FONDATION DU CENTRE HOSPITALIER DE GRANBY serait apprécié.Formulaires disponibles à la réception du complexe ou en ligne au : www.fondationchg.org/.Complexe funéraire Girardot & Ménard 470, rue Dufferin Granby, (Québec) J2G 9G2 Tél.: 450 372-4498 Téléc.: 450 372-2738 complexe@girardot-menard.com LÉVIS CARON (1941 - 2020) À Sherbrooke, le 17 mars 2020 à l\u2019âge de 78 ans, est décédé M.Lévis Caron, époux de Mme Louise Monette, fils de feu Lucienne Castonguay et de feu Raoul Caron.La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Steve L.Elkas inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le samedi 1er août 2020 à compter de 11 h.Une cérémonie d\u2019adieu suivra à 13 h sur invitation seulement à la chapelle du Complexe funéraire Steve L.Elkas.Les cendres seront ensuite déposées au columbarium du même endroit.Outre son épouse, Lévis laisse dans le deuil son fils Pierre (Maryse), ses petits-fils : Yanick (Sabrina), Nicolas et Mathieu (Sara); son arrière-petit-fils Liam, ses frères Gilles (Francine) et Jean ainsi que de nombreux membres de sa famille et amis.La famille tient à remercier le personnel dévoué de la Maison Aube-Lumière.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à laMAISON AUBE-LUMIÈRE (3071, 12e Avenue Nord, Sherbrooke, Qc, J1H 5H3).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LUCIEHÉBERT (1969 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 5 juillet 2020, est décédée madame Lucie Hébert à l\u2019âge de 51 ans.Elle était la fille de madame Marie-Claire Chénard et de feu Victor Hébert.Elle demeurait à Sherbrooke et autrefois à Stratford.La famille recevra les condoléances des parents et amis à la salle communautaire de Stratford, 170, avenue Centrale, Stratford (Québec), téléphone de la salle communautaire : 418 443-1048, sous la direction de La Maison funéraire Audet ltée.Étant donné la situation actuelle, les règles de distanciation devront être respectées et le port du couvre-visage serait apprécié.Heures de visites le samedi 1er août 2020 de 8 h 30 à 11 h.Dans le contexte de la pandémie, la famille a opté pour une cérémonie privée.Vous êtes invités à l\u2019inhumation qui aura lieu à 12 h au cimetière de Stratford.Outre sa mère, madame Lucie Hébert laisse dans le deuil sa fille unique : Noémie Roy (Brigitte Leblond) et Alexy Leblond, qu\u2019elle considérait comme son petit-fils; ses soeurs et son frère : Doris (Daniel Richard), Sylvain (Suzanne Gervais), Josée (Pierre Plante) et Carole (Stéphane Marcotte); ses neveux et nièces, ses oncles et tantes, ses cousins et cousines ainsi que ses amis, spécialement madame Solange Bessette.La famille tient à remercier tout le personnel de la Maison Aube-Lumière pour l\u2019attention et les bons soins prodigués tout au long de la maladie.En témoignage de sympathie, un don à laMAISON AUBE-LUMIÈRE serait apprécié de la famille.La maison funéraire Audet ltée 457, avenue Jacques-Cartier Disraeli (Québec) G0N 1E0 Tél.: 418 449-2500 Téléc.: 418 449-1773 Pierre Dupuis, président Simon Audet, directeur www.maisonfuneraireaudet.com LUCILLE (MARTINEAU) CHAUVIN (1932 - 2020) Au CSSS-IUGS Pavillon Argyll, le 15 juillet 2020, après de nombreuses années (26 ans) est décédée madame Lucille Martineau à l\u2019âge de 88 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Clément Chauvin.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1) le mardi 28 juillet 2020 de 13 h à 16 h 30.Une liturgie de la parole aura lieu en toute intimité le jour-même à la chapelle du complexe 24-Juin, à 16 h 30.La cérémonie sera disponible sur notre plateforme virtuelle en suivant le lien : https://commemora.tv/fr/diffusions/16105/wait.Les cendres de madame Martineau reposeront auprès de son époux au Mausolée du Jardin du souvenir.Elle laisse dans le deuil ses 9 enfants : Francine (Bertrand Ross), feu Lucien, Louise (André Drouin), feu Diane, Carmen (feu Dieter Berg), Richard (Carole Cormier),Alain, Sylvio (Lori), Martine, Dominique (Denis Nadeau) et Isabelle (Roger Turmel).Elle laisse aussi dans le deuil ses 16 petits-enfants, ses 27 arrière-petits-enfants, ses belles-soeurs, ses beaux-frères, ainsi que de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel des pavillons Youville et Argyll, les bénévoles ainsi que tous ceux qui lui ont témoigné de l\u2019amour et de la tendresse durant ces 26 dernières années.Merci de lui avoir donné de votre temps et d\u2019avoir été aussi bienveillants envers elle.Son beau sourire, son écoute et son réconfort ont été de véritables preuves de sa reconnaissance.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION VITAE.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com YVES VIGNEAULT (1944 - 2020) Entouré des siens, M.Yves Vigneault, 75 ans, a rendu son dernier souffle le 9 juillet 2020.Il est parti rejoindre sa fille Annie.Afin de respecter ses dernières volontés, son corps a été remis à l\u2019Université de Sherbrooke, comme don à la science.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve L.Elkas Inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le dimanche 26 juillet 2020 de 13 h à 15 h.Une célébration intime aura lieu au même endroit à 15 h.Il laisse dans le deuil son épouse Clémence Roy; ses enfants : Marie-Claude (Daniel Veilleux), feu Annie, Nadia (FrédérikWard), Simon; ses filleuls : Julie et Antoine; ses petits-enfants : Édouard (Frédérique Testulat), Olivier, Evelyne, Timothé, Anakin, Émilie, Majorie; ses frères et soeurs : Margot (Bernard Mayrand), feu Gilles (Hedwidge Grenier), feu André, Guy (Françoise Drouin), Pierre; ses beaux-frères et belles-soeurs : Michelle (feu André Labelle), Francine (Clyne Macdonald), feu Patrice, Jean-Denis (Monique Turcotte; ses neveux, nièces, cousins, cousines, collègues et amis.Psycho-éducateur à Val-du-Lac, Sherbrooke, Yves a ensuite travaillé pour les pharmacies Mayrand à Montréal.Il aimait les romans et était amateur de golf.Malgré la démence, il a vécu pleinement ses dernières années.Lui-même s\u2019étant occupé de son oncle atteint de la maladie de la mémoire, il a accepté sa condition avec sérénité et sagesse.Yves usait d\u2019humour et de gratitude quotidiennement.Surnommé « le danseur » ou « le chanteur », il prenait plaisir à voir rire son public.Il était reconnaissant envers les donneurs de soins et leur offrait des câlins.Il nommait souvent être choyé, pour avoir reçu beaucoup d\u2019amour tout au long de sa vie.Sa plus belle réalisation, sa fierté, était sa famille : Clémence, ses quatre enfants et ses huit petits-enfants.Il répétait souvent : « Je vous aime ».Nous aussi, Yves, dad, papa, p\u2019tit père, grand-père, nous t\u2019aimons.En guise de sympathie, des dons à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE, 740, rue Galt Ouest, suite 112, Sherbrooke, Qc, JH 1Z3 seraient grandement appréciés de la famille.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com DONNEZ! www.campingjeunesse.ca ou 1-877-650-3722 Aidez-nous à faire la différence dans la vie de jeunes en difficulté Dès aujourd\u2019hui laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 43 JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Deux heures de kayak sur le lac des Nations à se laisser raconter les anecdotes historiques de ce secteur animé de la ville de Sherbrooke, c\u2019est ce qui s\u2019ajoute à l\u2019offre touristique locale en pleines vacances de la construction en mode pandémique.Le circuit guidé La Sherb-histoire en kayak a été mis sur pied par l\u2019Agence de voyages Mercedes, qui proposait déjà des excursions sur le lac des Nations depuis le début de l\u2019été et qui a voulu y greffer un volet historique grâce à une collaboration avec le Musée d\u2019histoire de Sherbrooke (Mhist).« Nos clients nous posaient toujours des questions sur l\u2019histoire de Sherbrooke et les sites qu\u2019on peut admirer en kayak, explique le directeur de l\u2019agence, David Martel.On avait aussi déjà travaillé un circuit pédestre pour apprendre sur l\u2019histoire de Sherbrooke, alors on a jumelé les deux idées pour créer La Sherb-histoire en kayak. » Une équipe du Mhist a elle- même effectué un tour du lac des Nations en kayak pour identifier les lieux intéressants et documenter le circuit.Qu\u2019on parle du passé industriel avec la Rand, du parc Jacques-Cartier, des barrages, de la gare, du mont Bellevue ou du couvent des Petites sœurs de la Sainte-Famille, elle a récolté plein d\u2019anecdotes d\u2019hier à relater sous un autre angle.« Parce qu\u2019en allant en kayak on Petit cours d\u2019histoire en kayak JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Au moins un type de production aura finalement tiré son épingle du jeu à travers cette unique saison estivale.Les framboises se sont présentées en grande pompe en Estrie dans les dernières semaines, tout comme les cueilleurs amateurs et les consommateurs.Les raisons sont multiples, mais le résultat est unanime : le rendement des framboisiers est exceptionnel en Estrie cette année, affirme Yvon Lessard, propriétaire de la Ferme St-Élie.« Il y a beaucoup de facteurs, mais déjà, on a eu un bel automne, un hiver pas trop froid avec quand même assez de neige, et le printemps a été assez chaud.Ce sont trois facteurs qui influencent beaucoup la saison.» La chaleur et le soleil des dernières semaines ont cependant devancé la saison, et l\u2019auront fort possiblement écourtée, explique M. Lessard, qui croit la voir se terminer au plus tard le 10 août.À la ferme St-Élie comme Au Jardin fruitier, à Sherbrooke, l\u2019auto- cueillette de ces petits fruits est d\u2019ailleurs commencée depuis le 10 juillet ; ils sont arrivés environ cinq jours plus tôt qu\u2019à l\u2019habitude.« La saison des framboises est vraiment fantastique cette année, se réjouit Serge Paré, propriétaire du Jardin fruitier.Dame Nature garde bien ses secrets.Au début, on a eu de la difficulté à reprendre le dessus, elles sont arrivées pendant la saison des fraises, mais on n\u2019a rien perdu.» Des framboises plus grosses que des pièces de vingt-cinq cents en diamètre ont d\u2019ailleurs été fièrement affichées sur la page Facebook de l\u2019entreprise.À la Fraisière Nadeau de Saint- François-Xavier-de-Brompton, c\u2019est aussi l\u2019extase depuis le 10 juillet.« C\u2019était l\u2019abondance ! s\u2019exclame la propriétaire Johanne Gadbois.Avec les chaleurs, ça a mûri beaucoup tout en même temps.Le plus gros de la saison est passé.On en a encore pour une semaine, mais c\u2019est encore bon.On fait de belles cueillettes.» La productrice reçoit déjà des amateurs de bleuets dans ses rangs.« Ça s\u2019annonce très bon », dit-elle en expliquant que le système d\u2019irrigation de la ferme fruitière a permis de compenser le manque d\u2019eau lors de la période de sécheresse.PLUS GRANDE DEMANDE M. Lessard, qui communique régulièrement avec les producteurs de la région, affirme qu\u2019à l\u2019instar des fraises, la demande pour les framboises est plus forte cet été, tant pour l\u2019autocueillette qu\u2019en magasin ou en kiosque.« Ça peut aussi être expliqué par le manque de fraises.La saison a été moins bonne et il n\u2019y en a plus nulle part, nuance-t-il.Mais les gens ont entendu l\u2019appel du premier ministre d\u2019acheter local, et au nom de tous les producteurs de la région de Sherbrooke, je remercie de tout cœur la clientèle.» Environ 200 à 300 personnes passent par le Jardin fruitier chaque jour ces derniers temps, estime Serge Paré, qui ouvrira l\u2019autocueillette de ses bleuets ce samedi et qui croit avoir encore un minimum de deux semaines à sa saison des framboises.« On a une belle clientèle.Il y a quand même beaucoup de nouvelles personnes qui viennent cette année », indique le cultivateur.« On a vu des gens, autant des les fraises que les framboises, ça répond bien.Les gens sont heureux de sortir », renchérit à son tour Johanne Gadbois.Cependant, en ce qui concerne la main-d\u2019œuvre, Yvon Lessard rappelle que certains producteurs peinent toujours à recruter dans leurs champs.Été «?fantastique?» pour les framboises La saison des framboises est exceptionnelle cette année, témoignent les producteurs de l\u2019Estrie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN David Lacoste, directeur général du Musée d\u2019histoire de Sherbrooke, ainsi que Mercedes Becerra et David Martel, de l\u2019Agence de voyages Mercedes, ont procédé mardi au lancement du circuit guidé La Sherb-histoire en kayak, qui prend place sur le lac des Nations et la rivière Magog.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ À une autre époque, les Sherbrookois allaient à la plage sur les berges de ce qui allait devenir le lac des Nations après les Championnats mondiaux de ski nautique de 1967.\u2014 PHOTO FONDS FREDERICK JAMES SANGSTER, MHIST est au niveau de l\u2019eau et c\u2019est un point de vue qu\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude d\u2019avoir », précise le directeur général du Mhist David Lacoste.« Et ça vaut aussi pour les gens qui ont l\u2019habitude de faire la promenade du Lac-des-Nations », assure-t-il en voyant dans ce circuit guidé une excellente façon de remplir son mandat de diffusion de l\u2019histoire locale et de répondre à la demande des visiteurs pour des activités à proximité durant cet été de COVID-19.En deux heures, les visiteurs et les touristes parcourront en kayak, en petits groupes qui respectent les directives de la santé publique, un parcours allant du marché de la Gare, au pont Jacques-Cartier, au parc Blanchard, avant de revenir sur leur sillage.Ils feront un arrêt par exemple pour entendre l\u2019histoire des glacières opérées de 1881 à 1955, face à la rue de l\u2019Esplanade.Le circuit n\u2019est pas sans rappeler le concept d\u2019un des nombreux ouvrages du réputé historien sherbrookois d\u2019origine belge Jean- Pierre Kesteman, a-t-on aussi souligné mardi en rendant hommage à celui qui est décédé en 2016.« Un de ses livres, Tout le long de la rivière Magog, s\u2019adressait en particulier aux randonneurs, cyclistes et kayakistes qui empruntaient le réseau Charmes, alors on est en train de matérialiser son livre! » se plaît à dire David Martel.Les réservations pour La Sherb- histoire en kayak se font auprès de l\u2019Agence de voyages Mercedes.L\u2019activité coûte 40 $ par personne. SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS MARIE-FRANCE LÉTOURNEAU marie-france.letourneau@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 La pandémie aura toujours une résonnance particulière pour Éric Gaudreau et Geneviève Dionne.Le couple a profité de cette période où tout était à l\u2019arrêt pour changer de vie.Ils ont quitté leur duplex montréalais pour s\u2019installer à Saint-Joachim-de-Shefford avec leurs deux enfants.« C\u2019était le temps ou jamais.Le fait que tout soit arrêté a facilité les choses.Ça nous a permis d\u2019avoir du temps pour y réfléchir.Je ne pense pas qu\u2019on aurait fait ce changement-là, si ce n\u2019avait pas été de la COVID », raconte Geneviève Dionne.L a n ouve l l e Joa ch i m i e n n e affirme qu\u2019elle et son conjoint ont décidé de faire le saut pour la qualité de vie qu\u2019apporte la proximité de la nature, mais également pour que leurs enfants, âgés de cinq et sept ans, puissent avoir un groupe d\u2019amis avec lequel jouer les soirs et les fins de semaine.Cela était plus difficile à Montréal.La petite Élie ne fréquentait pas l\u2019école de son quartier et la famille s\u2019évadait toujours les fins de semaine à son chalet de Lanaudière.C\u2019est aussi là qu\u2019elle s\u2019est réfugiée lorsque la crise sanitaire s\u2019est déclarée.Les Gaudreau- Dionne y sont demeurés plus de deux mois.« On avait beaucoup de temps libre.On s\u2019est mis à regarder les maisons sur Centris.On a surtout constaté, mon chum et moi, qu\u2019on ne s\u2019ennuyait pas vraiment de Montréal », explique Geneviève Dionne.Celle-ci fait valoir que le couple n\u2019avait plus l \u2019 impression de bénéficier des avantages de la métropole.En fait, dit-elle, les désavantages étaient plus nombreux.Ils avaient entre autres l\u2019impression de perdre un temps fou dans la circulation et les transports en commun.Cela faisait en sorte que la rengaine « métro-boulot-dodo » décrivait bien leur quotidien.ATTRAITS Autre constat qui s\u2019est imposé dans la foulée de la pandémie pour celle qui travaille dans une agence de communication : elle peut facilement faire du télétravail.« On va se rendre à Montréal au besoin », dit Geneviève Dionne.Celle-ci n\u2019est d\u2019ailleurs pas la seule à avoir fait ce constat.Deux autres de ses collègues ont aussi décidé de quitter Montréal pour s\u2019installer à la campagne au cours des derniers mois, glisse-t-elle.« Homme à tout faire », Éric Gaudreau pouvait facilement envisager ce changement de vie et de région.Le couple ne sait pas encore s\u2019il conservera son chalet, mais il a choisi Saint-Joachim pour y établir sa résidence principale.La proximité des parents de Geneviève Dionne, qui habitent à Shefford, ainsi que le programme d\u2019études internationales de l\u2019école primaire locale, ont influencé leur choix.« Éric et moi, on souhaitait, tant pour les enfants que pour nous, appartenir un peu plus à une collectivité.Ce qui est moins évident à Montréal, où on ne connaissait pas vraiment nos voisins.Ici, les contacts sont plus faciles », souligne Mme Dionne.Cette dernière fait valoir que ses enfants ont rapidement trouvé des avantages à leur nouvelle vie.Ils sont inscrits au baseball et ce ne sont pas les amis qui manquent, alors que les jeunes familles sont nombreuses dans la municipalité.Surtout, le quatuor a retrouvé une denrée précieuse dont il profitait peu en semaine dans s on autre v ie montréalais e.« On a gagné beaucoup, beaucoup de temps », dit Geneviève Dionne qui passait entre autres 90 minutes dans le métro chaque jour.Éric Gaudreau, Émile, Élie et Geneviève Dionne ont changé de vie durant la pandémie.Ils ont quitté le duplex qu\u2019ils habitaient à Montréal et ont acheté une résidence à Saint-Joachim-de-Shefford.\u2014 PHOTO ALAIN DION CHANGER DE VIE AVEC LA PANDÉMIE L\u2019appel de la nature fait résonner ses échos jusqu\u2019à la métropole.On assiste dans la région à un exode de Montréalais qui, lassés de la rengaine métro-boulot-dodo, et en quête de grand air, ont profité du confinement pour se dénicher un petit coin bucolique.CYNTHIA LAFLAMME La Voix de L\u2019Est Initiative de journalisme local GRANBY \u2014 Déménager ses meubles et ses effets personnels, c\u2019est une chose.Mais déménager son entreprise en même temps, ça ajoute un défi.C\u2019est ce qu\u2019est en train de relever Catherine Cha- gnon, productrice et propriétaire de Microclimat Films à Montréal.Lorsque les bureaux de son entreprise ont été obligés de fermer, au début de la pandémie de COVID-19, Catherine a apporté avec elle tout ce que les locaux contenaient.« Je n\u2019ai pas attendu de voir combien de temps ça durerait.j\u2019ai fermé mon bureau.Les employés ont commencé à travailler de la maison.» Son six et demi s\u2019est transformé et, rapidement, elle s\u2019est sentie envahie par la quantité de boîtes.Cela lui a donné la motivation pour effectuer le changement dont elle rêvait depuis longtemps : retourner en région.Ce rêve, elle devait au départ le réaliser seule, sans déménager son entreprise.Mais voilà que le siège social la suivra chez elle et que le télétravail se poursuivra pour le reste de l\u2019équipe.Microclimat Films fêtera donc ses 10 ans à Glen Sutton.« S \u2019 i l n \u2019 y a v a i t p a s e u c e t électrochoc- là, peut-être que je ne l\u2019aurais pas fait, et pas de cette façon-là » avance-t-elle.DIRECTION SUTTON laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 45 La pandémie aura été l\u2019élément déclencheur d\u2019une nouvelle aventure pour Catherine Chagnon et son entreprise, Microclimat Films.\u2014 PHOTO JULIE ARTACHO Devant l\u2019incertitude, une chose était certaine : elle tenait à vivre en campagne.DES VISITES DIFFÉRENTES Au début du confinement, elle a commencé à chercher une maison.Elle hésitait entre les Cantons- de- l\u2019Est, ce qui lui permettait de rester proche de ses parents, qui demeurent à Saint-Césaire, et Lanaudière ou les Laurentides où habite une autre partie de sa famille.L\u2019arrêt des visites imposé par la pandémie a retardé la découverte de maisons avec les courtiers immobiliers.Quand elles ont pu reprendre, l\u2019ambiance était différente.Par personne interposée, elle est allée visiter une maison de Glen Sutton, mise en vente sans courtier.Sur la route pour s\u2019y rendre, elle est tombée sur celle qui aura gagné son cœur.«?S\u2019il n\u2019y avait pas eu cet électrochoc- là, peut-être que je ne l\u2019aurais pas fait, et pas de cette façon-là?» \u2014 Catherine Chagnon « En allant à la première maison, j\u2019ai vu une pancarte jaune mise directement par le propriétaire.» Munie d\u2019un masque, elle a eu droit à un tour du propriétaire.« Je l\u2019ai aimée tout de suite.On a passé quelques heures à visiter.C\u2019est un grand terrain.Et j\u2019ai fait l\u2019offre comme ça.» Lundi, elle aura les clés de la propriété.« Des fois, même en temps de pandémie, ça peut être facile si on se branche sur les bonnes motivations ! » Ce n\u2019est pas sans un brin de nostalgie qu\u2019elle quitte la métropole.Depuis mars, elle a souvent rencontré ses voisins dans le cadre de 5 à 7 où tous étaient chacun sur son balcon.« C\u2019est un des meilleurs moments que j\u2019ai eus à Montréal, de vivre en communauté.Mais ça ne répondait pas à tous mes besoins.J\u2019espère retrouver un bel esprit communautaire.» AVEC SON ENTREPRISE JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Tout juste débarquée de Montréal, Tatiana Lyssan a réalisé un vieux rêve en s\u2019installant dans une vieille maison de plus de 140 ans à Orford.La pandémie actuelle a précipité son arrivée dans la région.Mme Lyssan fait partie des nombreux Montréalais qui ont décidé de quitter la métropole québécoise, au cours des derniers mois, et de s\u2019offrir un environnement permettant la distanciation sociale plus aisément.Cet exode soudain a été remarqué à de multiples endroits en Estrie.« J\u2019avais déjà l\u2019intention de m\u2019installer dans la région.Je pensais m\u2019en aller dans le coin de Shef- ford ou de Magog.Finalement, on a choisi Orford avec mon conjoint parce qu\u2019on a trouvé une maison extra ici.Elle a été construite en 1857 et on est en train de la rajeunir, tout en gardant son cachet d\u2019origine à l\u2019extérieur » « J\u2019avais déjà l\u2019intention de m\u2019installer dans la région.Je pensais m\u2019en aller dans le coin de Shef- ford ou de Magog.Finalement, on a choisi Orford avec mon conjoint parce qu\u2019on a trouvé une maison extra ici.Elle a été construite en 1857 et on est en train de la rajeunir, tout en gardant son cachet d\u2019origine à l\u2019extérieur », raconte-t-elle.Tatiana Lyssan avait l\u2019intention de partir faire le tour du m o n d e q u a n d l a p a n d é m i e de la COVID-19 a commencé.Ce projet devait précéder son départ de la métropole pour les Cantons-de-l\u2019Est.« Avec la pandémie, tout s\u2019est arrêté question voyage alors il a fallu mettre ça de côté.Et puis il y avait mon fils à considérer, mais il est allé en appartement et s\u2019est mis à voler de ses propres ailes à la même époque.Tout ça a créé une opportunité de déménager en Estrie », explique Mme Lyssan.De façon surprenante, celle-ci affirme que l\u2019achat de sa nouvelle demeure s\u2019est effectué sans trop de difficulté.« Quand on a visité, on portait déjà des masques et l\u2019ancienne propriétaire désinfectait tout derrière nous.Cela dit, si l\u2019achat s\u2019est bien fait, toute la question des rénovations est plus compliquée à cause des retards pris par plusieurs entreprises du secteur. » La nouvelle Estrienne confie d\u2019autre part que la « vie est bien moins stressante » dans la région.« Le rythme des gens du coin et l\u2019environnement sont plus doux.On est comme en vacances ici », affirme-t-elle.Elle ajoute que les files d\u2019attente « sont moins longues à l\u2019extérieur des commerces dans le secteur de Magog, comparativement à Montréal.Et, côté distanciation sociale, c\u2019était difficile en sol montréalais, surtout en début de pandémie sur les trottoirs. » UNE HAUSSE CONSTATÉE Courtier immobilier à Magog, Christian Longpré confie qu\u2019il n\u2019a « jamais travaillé autant que présentement ».La clientèle montréalaise est une de celles qui tiennent son bureau occupé par les temps qui courent.« On pensait qu\u2019il y aurait un ralentissement sur le marché immobilier comme le prévoyait la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement.Mais ça ne s\u2019est pas produit.Un des éléments qui expliquent qu\u2019on est très pris, c\u2019est le fait que plus de gens de Montréal s\u2019intéressent à la région.On a eu deux fois plus d\u2019acheteurs montréalais en mai et au début juin cette année », indique M. Longpré.«?On a eu deux fois plus d\u2019acheteurs montréalais en mai et au début juin cette année. » \u2014 Christian Longpré, courtier immobilier Le cas de Tatiana Lyssan reflète bien ce que le courtier magogois observe.« Les gens avaient déjà le projet de venir vivre en Estrie, mais le confinement a accéléré les choses dans bien des cas », révèle-t-il.Selon Chrsitian Longpré, l\u2019ouverture plus grande des patrons à l\u2019égard du télétravail a sans doute aussi contribué au phénomène.« Ils voient que les employés peuvent rester productifs à la maison », note-t-il.Enfin, M. Longpré indique que ce sont autant de jeunes adultes que des personnes plus âgées qui quittent Montréal pour s\u2019installer dans la région.« Souvent, les gens recherchent une meilleure qualité de vie et ont le goût de profiter des activités existant ici, tout en restant pas trop loin de Montréal. » «?Comme en vacances ici?» Comme bien d\u2019autres Montréalais, Tatiana Lyssan a troqué sa vue sur le mont Royal pour celle sur le mont Orford.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 46 ACTUALITÉS CYNTHIA LAFLAMME cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca CYNTHIA LAFLAMME La Voix de l\u2019Est Initiative de journalisme local GRANBY \u2014 Pour la famille d\u2019Alix Ouellet, il était hors de qu ion de passer les semaines de confinement dans son petit logement de Rose- mont situé au deuxième étage, avec un seul balcon pour prendre l\u2019air.Comme pour plusieurs Montréalais, la pandémie de COVID-19 a eu pour effet de précipiter sa décision de déménager dans Brome-Missisquoi.Depuis six ans, Alix et son conjoint Gabriel Poirier-Galarneau possèdent une maison à Stanbridge-East où ils se rendent les fins de semaine.Ils planifiaient y emménager à temps plein dans quelques années, quand leur fille serait en âge de commencer l\u2019école.Le 13 mars, quand les mesures de confinement ont commencé à entrer en vigueur, ils ont fait leurs bagages pour partir dans Brome-Missisquoi.« On est tout de suite partis à la campagne pour un mois, le temps que ça passe.Puis pour l\u2019été, quand on a vu que ce serait plus long.On a sous- loué notre appartement jusqu\u2019en septembre.Mais en avril ou en mai, on a réalisé que ce n\u2019était pas possible pour nous de retourner à Montréal.» Ils étaient tombés en amour avec leur nouveau mode de vie et voyaient leur fille Coco s\u2019épanouir.DE L\u2019ESPACE Au moment d\u2019acheter leur chalet \u2014 devenu leur maison à temps plein \u2014, le couple a été charmé par la beauté du coin et sa vie culturelle.Alix considère que Brome-Mis- sisquoi est la plus belle région des Cantons-de-l\u2019Est.«?Les gens ici nous ressemblent.On a trouvé notre communauté.?» \u2014 Alix Ouellet La proximité avec Montréal a aussi penché dans la balance.Tous deux étant dans le milieu artistique \u2014 elle est productrice de spectacles et de festivals et il est concepteur \u2014 leur travail se trouve dans la métropole.Ils consomment aussi beaucoup de culture sur l\u2019île.Alix a grandi à Mont-Saint-Hilaire, au pied de la montagne et près de l\u2019eau.Elle a retrouvé ce même environnement là où ils se sont établis : la maison se situe près du mont Pinacle et sur la rive d\u2019un cours d\u2019eau.Quant à Gabriel, chaque fibre de son corps est montréalaise.Mais peut-être plus maintenant.« C\u2019était vraiment un petit gars de Montréal, amoureux de sa ville.Moi j\u2019ai toujours su que j\u2019allais aboutir en campagne un jour, confie Alix.C\u2019est lui qui a précipité l\u2019achat d\u2019un chalet et il y a pris goût rapidement.Il n\u2019a pas eu de choc.On s\u2019est préparé, sans le savoir, pendant six ans à faire le changement.Je ne pense pas qu\u2019il retournerait à Montréal immédiatement.» LIBERTÉ DE BOUGER L\u2019espace est un atout appréciable dans leur résidence de Stanbridge East.Le confinement a été beaucoup plus facile à vivre ici qu\u2019à Rosemont.« Déjà, c\u2019est une maison, on a deux étages et on est capable de prendre l\u2019air.On a un grand terrain et on pouvait passer une semaine sans sortir de chez nous et être bien quand même.» Ils ont pu vivre le printemps différemment, voir les feuilles pousser sur leur terrain boisé, observer les animaux sortir de leur cachette et apprécier les fleurs.Avec leur fille, ils ont pu bouger et lâcher leur fou sans déranger le voisinage.« Coco a commencé à aller à la garderie ici.Elle va tout le temps dehors.Au CPE, ils jardinent.On voit déjà une différence sur son caractère.Elle est plus calme.Les gens ici nous ressemblent.On a trouvé notre communauté.» S\u2019ÉPANOUIR EN PLEINE NATURE Gabriel Poirier-Galarneau, Alix Ouellet et leur fille Coco ont choisi de quitter Montréal pour s\u2019établir à temps plein à Stanbridge East.\u2014 PHOTO JULIE CATUDAL laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 ACTUALITÉS 47 JEAN-FRANÇOIS GUILLET jean-francois.guillet@lavoixdelest.ca JEAN-FRANÇOIS GUILLET La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 On assiste depuis plusieurs mois à un fléchissement marqué des ventes d\u2019habitations à Montréal et en périphérie.La pandémie a accentué le mouvement.Plusieurs de ces ménages migrent vers les régions, confirme l\u2019Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).C\u2019est entre autres le cas à Bromont, où les transactions ont bondi de 11?% au second trimestre.« En mai et en juin, on a senti un engouement pour les propriétés à l\u2019extérieur de la Région métropolitaine de recensement (RMR) de Montréal.Les zones rurales et de villégiature ont attiré pas mal d\u2019acheteurs, plus qu\u2019en 2019.Le mois dernier, c\u2019était particulièrement flagrant avec une hausse de 79 % des ventes dans ces secteurs », a indiqué en entrevue le directeur du service de l\u2019analyse du marché à l\u2019APCIQ, Charles Brant.Les statistiques sur la plateforme Centris, qui regroupe la majorité des propriétés à vendre ou à louer par des bannières immobilières au Québec, sont éloquentes : en juin, on y a recensé une hausse de 300 % des clics pour des résidences dans des régions p ér iphér iques de Montréal .Concrètement, au 2e trimestre, les ventes d\u2019habitations ont chuté de 36 % dans la région de Montréal.Au cours de la même période, les transactions à l\u2019échelle provinciale ont diminué de 24 %, tandis que les ventes « hors RMR » se sont accrues de 4 % globalement.De son côté, la région administrative de Granby a enregistré une baisse de 14 % des ventes.La MRC Brome-Missisquoi a toutefois fait bonne figure au cours des trois derniers mois, alors que le nombre d\u2019habitations qui ont changé de mains a augmenté de 2 %.« C\u2019est une agglomération qui a \u2018\u2018surperformé\u2019\u2019 au 2e trimestre », a souligné M. Brant.Outre à Bro- mont, l\u2019APCIQ a entre autres noté « une explosion des ventes » dans les Laurentides, à Joliette puis à Sorel.PRIX, PANDÉMIE ET TÉLÉTRAVAIL Selon Charles Brant, l\u2019exode des Montréalais vers les régions est attribuable à trois phénomènes.Le premier est lié à la flambée des prix des habitations, plus marquée depuis 2019, tant sur l\u2019île qu\u2019en périphérie.Le second point de bascule est la pandémie.« Avec l\u2019arrivée de la COVID, certaines personnes ont décidé de quitter la ville pour chercher la qualité de vie en région.Entre autres en prévision d\u2019une deuxième vague de propagation du virus », a évoqué M. Brant.Les mesures sanitaires ont également favorisé l\u2019essor du télétravail, ce qui a ouvert la porte à cet exode des grands centres.« Maintenant, il est de plus en plus admis par les corporations de travailler de la maison.La technologie a fait ses preuves et on voit de plus en plus de gens y adhérer », a mentionné le représentant de l\u2019APCIQ.Dans ce contexte, une ville comme Bromont ou les municipalités avoisinantes sont « très attrayantes ».« Dans un rayon d\u2019une heure de route de Montréal, c\u2019est facile de s\u2019y rendre une à deux fois par semaine tout en ayant des prestations très intéressantes au niveau des prix des résidences, bien inférieurs à ce que l\u2019on retrouve dans un grand centre urbain.» Selon M. Brant, cet exode pourrait ralentir, mais la tendance devrait se maintenir.« Le travail à distance est là pour rester.Et ce n\u2019est pas à Montréal que les gens trouveront une unifamiliale qui offre plus d\u2019espace, notamment une pièce dédiée au télétravail.Les gens continueront donc de s\u2019orienter vers la banlieue.» DIVERSITÉ À ce jour, aucun type de propriété ne sort du lot comme cible préconisée par les acheteurs de Montréal qui migrent en région.« Certains recherchent une qualité de vie, alors que d\u2019autres cherchent une résidence secondaire, car ils ont été préservés par la crise », a fait valoir Charles Brant.Ce dernier concède toutefois que le marché des résidences secondaires en région, notamment en Estrie, est très effervescent actuellement.Plusieurs personnes se tournent vers la campagne ou la proximité avec un plan d\u2019eau.Mais le phénomène est trop récent pour dégager des statistiques probantes, a dit M. Brant.RESSAC Le marché immobilier tourne à plein régime malgré la pandémie.Or, on s\u2019attend à un ressac d\u2019ici la fin de l\u2019année.« On n\u2019a pas encore senti les effets réels de la crise économique.On connaît un phénomène de rattrapage en juin.Plusieurs ménages sont sous perfusion pour le moment avec le PCU (programme canadien d\u2019urgence), mais on assistera malheureusement à des pertes d\u2019emplois.Plusieurs maisons se retrouveront sur le marché.Le plus gros du mouvement devrait avoir lieu en novembre », a indiqué Charles Brant.On ne s\u2019attend toutefois pas à un « débalancement » du marché, qui avantage actuellement les vendeurs, principalement en raison de la pénurie de maisons à vendre.EXODE DES MONTRÉALAIS VERS LES RÉGIONS Un phénomène bien tangible Une ville comme Bromont ou les municipalités avoisinantes sont «?très attrayantes?».«?Dans un rayon d\u2019une heure de route de Montréal, c\u2019est facile de s\u2019y rendre une à deux fois par semaine tout en ayant des prestations très intéressantes au niveau des prix des résidences, bien inférieurs à ce que l\u2019on retrouve dans un grand centre urbain », relève le directeur du service de l\u2019analyse du marché à l\u2019Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Le directeur du service de l\u2019analyse du marché à l\u2019APCIQ, Charles Brant \u2014 PHOTO FOURNIE PAR L\u2019APCIQ SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 48 SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Après avoir suspendu ses activités pendant près d\u2019une semaine, la Ligue de baseball majeur du Québec reprend ses activités en fin de semaine.Les Expos avaient dû annuler leur week-end d\u2019ouverture la semaine dernière et se trouvaient à Coati- cook vendredi soir tandis que les Blue Sox de Thetford Mines se rendaient à Victoriaville pour y affronter le Cactus.Dès dimanche, les amateurs de baseball de Sherbrooke retrouveront leur stade puisque les Expos affronteront les Pirates de Saint- Jean-sur-Richelieu à 19 h au stade Amédée-Roy pour y disputer un premier match à domicile.En après-midi, les Pirates visiteront le Big Bill à 14 h avant d\u2019affronter les Expos.Les Blue Sox recevront quant à eux la formation de Montréal dimanche, également à 14 h Rappelons que la LBMQ avait préféré mettre fin à sa saison en attendant des consignes claires concernant le nombre de spectateurs accepté dans les stades des différentes équipes, puisque Baseball Québec et les différentes municipalités étaient revenus à la charge pour rappeler la consigne des 50 spectateurs.La Ville de Sherbrooke a osé se commettre jeudi en permettant 300 personnes au stade Amédée- Roy, même si la nouvelle recommandation de la Santé publique est de 250 personnes à partir du 3 août, au lieu de 50.« Un décret de la Santé publique s e r a e f f e c t i f p o u r l e d é b u t août, mais les villes acceptent néanmoins la tenue d\u2019événements dans les stades d\u2019ici là, a précisé le commissaire de la LBMQ, Daniel Bélisle.Nous tenons à remercier toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans ce dossier, plus particulièrement Maxime Lamarche, directeur général de Baseball Québec, qui a été un allié de la Ligue dans tout le processus. » TORO EN ACTION AVEC LES ASTROS Le Québécois Abraham Toro fait partie des 30 joueurs retenus par le gérant Dusty Baker pour amorcer la saison avec les Astros de Houston, vendredi soir contre les Mariners.Les Astros retrouveront les Mariners samedi après-midi à 16 h.Toro fait partie des sept joueurs d\u2019avant-champ retenus par Baker, qui a aussi gardé à Houston 15 lanceurs, trois receveurs et cinq voltigeurs.Toro a connu un camp d\u2019entraînement difficile ce printemps, ne conservant que des moyennes de ,125/,125/,167, avec trois coups sûrs, dont un seul pour plus d\u2019un but.Il a toutefois frappé deux coups sûrs, dont un double, et produit un point lors de son dernier match préparatoire du camp estival.Le baseballeur de 23 ans a atteint la MLB la saison dernière, disputant 25 matchs avec les Astros, maintenant des moyennes de ,218/,303/,385, avec deux circuits et neuf points produits.Il n\u2019avait pas été retenu pour les séries éliminatoires.Les Astros se sont inclinés en sept rencontres devant les Nationals de Washington en Série mondiale.LES VÉTÉRANS DU UFC DANS L\u2019OCTOGONE L\u2019organisation du UFC a été l\u2019une des premières à reprendre ses activités et a déjà présenté de nombreux galas malgré la pandémie.Fidèle à son habitude, la UFC revient à la charge samedi.Les vétérans du UFC effectuent un retour dans l\u2019octogone sur la « Fight Island » conçue spécialement pour présenter des évé- nements d\u2019arts martiaux mixtes, sans spectateur, en ce temps de pandémie.Robert Whittaker affrontera Darren Till lors du combat final.Mauricio Rua se mesurera à Antonio Rogério Nogueira pour une troisième fois dans leur carrière.Fabricio Werdum participera également à l\u2019un des combats du week-end en se battant contre Alexander Gustafsson.AVEC LA PRESSE CANADIENNE L\u2019ACTION REPREND DANS LA LBMQ À surveiller ce week-end Les amateurs de baseball de Sherbrooke retrouveront leur stade puisque les Expos affronteront les Pirates de Saint-Jean-sur-Richelieu à 19 h dimanche au stade Amédée-Roy.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un joueur de hockey balle de la région de l\u2019Estrie soupçonné d\u2019être atteint de la COVID-19 a provoqué un branle- bas de combat dans le milieu du hockey balle, principalement chez ses coéquipiers, les différentes ligues et les centres de dek hockey de l\u2019Estrie.Ce jeune joueur aurait fréquenté le Complexe ProGym dek hockey du secteur Rock Forest en y disputant au moins une partie.« On soupçonnait un joueur d\u2019être atteint et on a pris les précautions nécessaires par la suite.On a communiqué avec tous les joueurs ayant été près de lui et ils devront nous fournir un résultat négatif s\u2019ils souhaitent revenir au complexe.On est également en attente des résultats du joueur en question », soutient Raphaël Joli- coeur, gérant du ProGym.Le Complexe ProGym dek hockey a d\u2019ailleurs suspendu ses activités l\u2019instant d\u2019une journée afin de désinfecter les installations et les équipements.« On l\u2019a fait par mesure de précaution pour préserver notre sport.Toutes ces mesures sont préventives, parce que nous n\u2019avons pas les résultats du joueur.On ne veut pas être responsables d\u2019un foyer d\u2019éclosion.On a même contacté rapidement les deux autres centres de hockey balle de Sherbrooke pour les informer de la situation », explique le gérant des lieux.Chez Excellence dek hockey à Fleurimont, les installations ont également été désinfectées.« On a immédiatement fermé le centre pendant 48 h dès mercredi soir.On a vérifié la liste des joueurs et aucun joueur ayant fréquenté la personne soupçonnée ne s\u2019est présenté dans notre complexe.On reprendra d\u2019ailleurs nos activités vendredi soir.C\u2019était une sage décision de la part du ProGym de communiquer avec nous rapidement.On tenait à réagir de notre côté, parce que notre entreprise a des responsabilités corporatives.Mais tout est correct maintenant », assure Bernard Lemelin, propriétaire d\u2019Excellence Fitness et d\u2019Excellence dek hockey.Au Complexe de hockey balle Sherbrooke, Bruno Chouinard rappelle toutes les mesures sanitaires mises en place.COVID-19 Un joueur de hockey balle sème l\u2019émoi Les installations du Complexe ProGym dek hockey, tout comme celles d\u2019Excellence dek hockey, ont été fermées et désinfectées lors des derniers jours.\u2014 PHOTO FOURNIE, PROGYM SHERBROOKE « La liste est longue.Rien n\u2019indique que ce joueur a été testé positif pour le moment et si c\u2019est le cas, il peut avoir contracté le virus partout : à l\u2019épicerie, dans un party, sur une terrasse ou ailleurs.On ne le sait pas.Ici, on multiplie les consignes et rien n\u2019est laissé au hasard.On fait très attention pour justement éviter de replonger dans une situation difficile comme celle vécue lors des derniers mois. » La Ligue de hockey balle Valcourt a quant à elle effectué une publication sur les réseaux sociaux, invitant les joueurs ayant fréquenté les complexes de Sherbrooke à communiquer avec elle rapidement puisque « des cas de joueurs et joueuses infectés à la COVID-19 dans la région de Sherbrooke » ont été déclarés.Rappelons qu\u2019une éclosion a été constatée à la suite d\u2019un tournoi de hockey de balle organisé à Mirabel le 11 juillet après la découverte de sept cas positifs à la COVID-19. laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 49 LE MULLIGAN dmessier@latribune.qc.ca Denis Messier L\u2019ARGCE va couronner le 12 août ses champions, mais il est à retenir que le résultat de deux des trois premiers tournois est retenu, le 4e du CRJ, et le dernier, étant obligatoire à Owl\u2019S Head\u2026 Le CRJ est de retour les 5 et 13 août à Dufferin Heights et Owl\u2019S Head\u2026 En classe junior, SCOTT LOACH de Milby a ajouté un 66 et 74 pour un total de 140, et 10 coups de mieux que MATHYS LEMIEUX de Victoriaville.MATÉO CASTON- GUAY de Victoriaville avait été le meilleur à Asbestos avec un 73, un coup de mieux que LOACH, mais ne pouvait faire mieux que 87 à Venise\u2026 En classe juvénile, ANTOINE CARRIER du club de Golf et Académie LongChamp mène le bal avec des cartes de 77 et 78 pour 155\u2026 Une lutte de titans se dessine dans la catégorie bantam avec la présence de CHARLES AUTHIER du club Château Bromont, un ancien du club Les Cèdres, et VINCENT LAPERRIÈRE de Drummond- ville, les deux totalisant 149 coups.Si AUTHIER a gagné à Asbestos avec un 76, LAPERRIÈRE a réalisé un trou d\u2019un coup au 7e de Venise pour une carte de 70, deux sous la normale\u2026 PHILIPPE BÉLANGER de Drummondville mène bal en classe pee-wee avec des rondes de 87 et 81\u2026 SARAH MAUDE MARTEL de Au 19e trou! Richard Poirier, Nicole Lévesque et Serge Boisvert totalisent 34 ans de bénévolat à la cause du golf junior dans les Cantons-de-l\u2019Est.Quatre fois par été, le trio sacrifie une journée au Circuit régional junior, agissant à titre de secrétaire à l\u2019accueil pour Nicole, alors que Richard et Serge, eux, sont les responsables des infos aux jeunes avant les départs et la surveillance sur le terrain.Nicole, retraitée de l\u2019UdeS après une carrière de 25 ans à titre de secrétaire au service des stages, apporte son aide depuis 5 ans à la CRJ, et fort heureuse de servir la cause.« La discipline, la politesse et le respect à l\u2019endroit des officiers, ça me fascine et rend mon travail amusant », note Nicole.Richard Poirier, le conjoint de Nicole, est avec le Circuit depuis 17 ans.Le regretté Denis Fortin, responsable junior de l\u2019époque, est celui qui l\u2019a invité à se joindre à l\u2019AGRCE.Retraité une première fois du magasin Sears après 30 ans de service, et une seconde fois après 15 ans au volant d\u2019un autobus scolaire, Richard adore son rôle auprès des jeunes du CRJ.« Polis, disciplinés et à l\u2019écoute, il est plaisant de passer du temps avec eux », notait Richard au dernier tournoi à Venise.Serge Boisvert, retraité de La Tribune après 30 ans, aime lui aussi son association au CRJ depuis 12 ans.« Un privilège de voir grandir des jeunes de 10 à 18 ans dans le golf et de côtoyer les entraîneurs, parents et ceux qui sont prêts d\u2019eux pour les aider », note Serge, un golfeur membre de Venise, et qui aussi fut affecté à l\u2019évaluation des terrains.Gilles « Pélo » Péloquin, président de l\u2019ARGCE, est aussi fort enchanté du travail de ce trio, lui facilitant le travail.Vincent Laperrière jouait en compagnie de Charles Authier et Elliot Gagnon au moment de son trou d\u2019un coup au 7e de Venise sur 130 verges.\u2014 PHOTO FOURNIE Plessisville, membre du club Royal Québec, mène chez les filles juniors avec des rondes de 80 et 72 pour 152, et ce devant REBECCA PEREZ du club de golf Les Cèdres\u2026 ALICIA HÉNAULT de Drummond- ville est en tête de la classe juvénile avec deux rondes de 84, alors que SARAH JADE COURCHESNE de Drummondville domine en classe bantam avec des parcours de 102 et 89\u2026 Chez les Pee Wee, MIA POIRIER de Victoriaville est en tête\u2026 Le président GILLES « Pélo » PÉLOQUIN et l\u2019entraîneur régional, PIERRE LALLIER, sont heureux de l\u2019activité après des arrêts à Asbestos et Venise, le personnel de FRANCE ARSENAULT et celui de GILLES BEAUCAGE étant à la hauteur\u2026 Le succès des jeunes de Victoriaville est tout à l\u2019honneur de FRANCIS ROUILLER et THOMAS VALLIÈRES, tous deux à la tête du programme junior\u2026 DANIEL LANGEVIN, entraîneur- chef du programme golf-études de Golf Québec, ainsi que de l\u2019équipe masculine et féminine des Carabins de l\u2019UdeM, garde toujours un bon souvenir de son année d\u2019ad- joint-pro à Milby.DANIEL était à Venise pour épier les jeunes espoirs des Cantons-de-l\u2019Est, et aussi sa jeune protégée ALICIA HÉNAULT de Drummondville et voir le progrès de SARA MAUDE MARTEL de Plessisville\u2026 Reconnu comme l\u2019un des meilleurs entraîneurs au Québec, DANIEL LANGEVIN a aussi profité de l\u2019occasion pour souligner le travail sur plus de 30 ans de PIERRE ST-JACQUES du club Venise, le pilier du programme P2 et le camp de jour réunissant 130 jeunes sur neuf semaines avec le support de PIERRE LALLIER.« Ce gars-là ne reçoit pas vraiment tout le crédit qui lui revient.Il a initié des centaines de jeunes au golf dans son coin de Varennes », ajoute DANIEL\u2026 PIERRE DUGAS de Granby- Cowansville \u2013 il a développé lui aussi un bon nombre de jeunes golfeurs au fil des ans \u2013 me confirme la présence d\u2019ÉTIENNE PAPINEAU au prochain championnat amateur des États-Unis au club Brandon Dunes en Oregon.PIERRE, 73 ans, a joué une ronde de moins 4 récemment à Cowansville\u2026 Mordu du golf et membre à LongChamp, GÉRARD AUCLAIR est l\u2019arbitre en chef au Circuit régional pour une deuxième année\u2026 \u203a 34 ANS DE BÉNÉVOLAT AU CRJ! 0040733 www.golfeastangus.ca Courriel : golfeastangus@videotron.ca GOLF Spécial 85e anniversaire du Club 3050$ + taxes/joueur (18 trous + voiturette) *** En tout temps *** Pour réservation, Boutique : 819-832-3643 poste 1 RESTAURANT 7 jours sur 7 Cantine ouverte aux golfeurs \u2022 Resto ouvert au public pour repas à emporter (take-out) pizza \u2022 CRevettes spécial du midi du lundi au vendredi de 11 h à 13 h Téléphone : 819 832-3643, poste 3 SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 50 SPORTS SHERBROOKE \u2014 Des météorologues à son service, une fausse fusillade et la possibilité d\u2019un déraillement de train; l\u2019ancien directeur général des Jeux du Canada 2013, Luc Fournier, ne manque pas d\u2019anecdotes lorsqu\u2019il se rappelle ce gros événement, présenté il y a presque sept ans.Le directeur général a eu à gérer de beaux problèmes durant son règne.« Dès le mois de mars, j\u2019étais assis sur ma chaise en me disant qu\u2019on a ce qu\u2019il faut en argent, mais aussi en ressources.Ce n\u2019est pas facile de trouver des employés pour un an et de leur dire qu\u2019après, on les met dehors, explique-t-il.Mais on n\u2019a jamais eu de problèmes à recruter.Le monde embarquait.À un moment donné, il a fallu arrêter le recrutement de bénévoles.Il y en avait trop! On avait dit qu\u2019on ne serait plus capable à partir de 5500.On était rendus à 6000.Des bénévoles se sont plaints durant les jeux parce qu\u2019ils voulaient en faire plus.On n\u2019avait rien à leur offrir! » Les organisateurs ont pondu un plan de gestion de risques.Ils ont réduit leur liste de 600 à 37 risques potentiels.« Par exemple, c\u2019était presque certain qu\u2019il allait pleuvoir.Il faut prévoir une journée de manœuvre [lors des compétitions] », illustre M. Fournier.« J\u2019ai envoyé [la liste] à Gaétan Drouin, qui était le coordonnateur aux mesures d\u2019urgence à la Ville de Sherbrooke.On avait identifié tous les risques.Pour nous situer, nous étions en mai 2013.M. Drouin nous a dit qu\u2019il nous manquait un seul risque.On avait prévu une alerte à la bombe, une prise d\u2019otage, une inondation à Bishop\u2019s, etc.Il nous a dit qu\u2019on avait oublié un déraillement de train avec des produits chimiques dans le centre- ville de Lennoxville.Deux mois plus tard, ce même train qui passait à Lennoxville déraillait à Lac- Mégantic », se rappelle-t-il, émotif, évoquant le souvenir de l\u2019ancienne mairesse de la municipalité, Colette Roy-Laroche, qui était l\u2019une des porteuses de drapeau.« Je lui avais dit : \u201c bien voyons donc Gaétan \u201d.C\u2019est finalement arrivé. » FAUSSE FUSILLADE La cellule de gestion de crise, composée entre autres du directeur général , de son adjoint Michel Dussureault et du maire de l\u2019époque, Bernard Sévigny, s\u2019est réunie une seule fois durant la présentation des Jeux.« Un monsieur s\u2019est barricadé devant les résidences de Bishop\u2019s.Il était suicidaire.Il était dans un appartement avec des armes à feu.À cause des réseaux sociaux, quelques minutes après, on a eu des téléphones de Vancouver et de Calgary, demandant si leur enfant était correct », dit-il, se souvenant que certaines personnes pensaient que le forcené avait tiré, alors qu\u2019il n\u2019a jamais fait feu en réalité.Dans La Tribune du 7 août 2013, on rapportait que les résidences évacuées hébergeaient environ 500 athlètes, mais que seulement 50 s\u2019y trouvaient au moment de l\u2019évacuation.« On n\u2019a pas eu à gérer de grosses crises.On s\u2019est organisé pour que chaque secteur fonctionne bien », assure l\u2019ancien DG des Jeux.ENVIRONNEMENT CANADA Anecdote cocasse : Environnement Canada s\u2019est associée à l\u2019événement en prêtant les services de météorologues à l\u2019organisation des Jeux du Canada.« Ils assistaient à la réunion du matin.On en a eu deux extraordinaires.Leur rôle était de nous donner l\u2019heure juste par rapport à ce qui allait se passer en terme de météo », raconte M. Fournier, mentionnant que leurs services ont été utiles.« Dès le mois de mars, j\u2019étais assis sur ma chaise en me disant qu\u2019on a ce qu\u2019il faut en argent, mais aussi en ressources.» \u2014 Luc Fournier « La cérémonie d\u2019ouverture était dehors à l\u2019Université de Sherbrooke, raconte l\u2019ancien DG.Ce matin-là, vers 6 h, on annonce des cellules orageuses violentes sur Sherbrooke.Je me disais qu\u2019on serait obligés de transférer le tout au Palais des sports, ce qui n\u2019était pas évident, puisque le premier ministre Stephen Harper venait.Le météorologue nous a dit \u201c entre 19 h 30 et 20 h 30, les cellules orageuses vont être tout le tour de Sherbrooke, mais pas au-dessus de l\u2019Université, je vous l\u2019assure \u201d. » « Quand on a ouvert la cérémonie, on voyait les nuages noirs, enchaîne-t-il.On s\u2019est croisé les doigts.Il ne s\u2019est rien passé et il a commencé à pleuvoir après la cérémonie.[.] Ça m\u2019avait marqué.Si je ne l\u2019avais pas eu, je ne suis pas sûr que la cérémonie se serait passée à l\u2019UdeS.On a pris le risque.Le lendemain, le météorologue est arrivé en réunion avec un gros sourire.Il nous l\u2019avait dit! » SOUVENIRS Personnellement, M. Fournier ne compte pas ses souvenirs en dollars.« C\u2019est beau, on a fait un surplus de plus de 2 M$ après les Jeux, se réjouit l\u2019organisateur d\u2019expérience.Mais ça n\u2019a jamais été l\u2019objectif principal.En premier lieu, c\u2019était le service aux athlètes.Ce que veut un athlète, c\u2019est de beaux plateaux, de bien manger, de bien dormir et d\u2019être transporté.On voulait que l\u2019athlète soit au centre.L\u2019argent, c\u2019est après.On ne voulait pas couper dans la bouffe, on aurait fait les coupures ailleurs.Mais on n\u2019a jamais eu besoin de le faire. » M. Fournier n\u2019a peut-être pas remporté d\u2019or ou d\u2019argent, mais il a gagné un prix bien spécial après les Jeux du Canada.« J\u2019ai reçu une offre pour être sous-ministre adjoint au ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport au gouvernement du Québec.J\u2019ai donc cédé ma place à Michel Dussu- reault, qui était mon adjoint.Ce sont les jeux qui m\u2019ont amené là.Dans les coulisses des Jeux du Canada Luc Fournier, ancien directeur général des Jeux du Canada, assure que tout est allé rondement lors de l\u2019événement présenté en 2013.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ TOMMY BROCHU tommy.brochu@latribune.qc.ca L\u2019équipe masculine de volleyball du Québec a remporté la médaille d\u2019argent lors des Jeux de Sherbrooke, cédant l\u2019or à l\u2019Alberta.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 SPORTS 51 Dans les coulisses des Jeux du Canada SHERBROOKE \u2014 À 17 ans, médaillée sept fois aux Jeux du Canada, la canoéiste Sarah-Jane Caumartin est sortie du lot.Tellement, que la jeune femme avait été désignée porteuse de drapeau à la cérémonie de clôture et avait été surnommée « Reine des Jeux du Canada » par La Tribune.« Andréanne Langlois, une de mes meilleures amies qui faisait aussi du kayak, elle m\u2019appelait la Reine devant tout le monde lorsqu\u2019on sortait.Elle trouvait ça bien drôle! » raconte la Trifluvienne.N\u2019empêche, elle a eu un peu de difficulté à assumer ce titre.« J\u2019ai été surnommé comme ça, car j\u2019ai fait beaucoup de courses.Un joueur de soccer a une seule chance de médaille.En canoë- kayak, si tu fais huit courses, tu as huit chances de médailles.[.] D\u2019autres personnes auraient mérité ce titre, mais ils n\u2019ont pas fait autant de courses.Je suis un peu mal à l\u2019aise avec ce titre, je ne pense pas que j\u2019étais la meilleure athlète.Andréanne Langlois a fait les olympiques en 2016.Elle l\u2019aurait mérité autant, mais a fait moins de courses.[.] Je n\u2019ai pas voulu mettre ça de l\u2019avant », exprime celle qui a laissé tomber la compétition il y a trois ans pour étudier en chiropractie et qui a commencé le cross- country pour le plaisir.L\u2019athlète voit son titre de porte- drapeau comme le fait saillant des Jeux.« La Reine des jeux, c\u2019était plus une teinte humoristique.Quand j\u2019ai su que j\u2019allais porter le drapeau, c\u2019était une énorme fierté.C\u2019était difficile à réaliser », convient-elle.« C\u2019était une fierté individuelle, mais aussi pour ma discipline, poursuit la canoéiste.Je voyais ça comme une réussite pour le canoë- kayak.Tous les athlètes entraient en premier avec moi.Je me souviens, deux gars m\u2019avaient pris sur leurs épaules.Ils étaient les porteurs de la porteuse de drapeau! C\u2019était une réussite de groupe. » RITE DE PASSAGE Jean-Philippe Maranda, athlète paralympique en athlétisme, a vu les Jeux du Canada comme un rite de passage.« Cette année-là, j\u2019avais fait les championnats du monde avant de faire les Jeux du Canada, exprime celui qui a remporté deux médailles de bronze et une médaille d\u2019or à ces Jeux.Mais quand tu as fait les Jeux, tu te rends compte que c\u2019est une très belle école.Quand tu arrives après aux Jeux paralympiques, quand tu vois les caméras en sortant de tes compétitions, tu l\u2019as déjà vécu.Tu es plus à l\u2019aise quand tu fais de grosses compétitions à l\u2019extérieur. » La pression de compétitionner à la maison était présente.« Mais en même temps, j\u2019étais dans les favoris.C\u2019était chez nous, ce n\u2019était pas le moment de me casser la gueule! » M. Maranda considère que les Jeux du Canada ont agi comme une « catapulte » sur sa carrière sportive.« Quand tu fais les Jeux du Canada, tu es déjà dans les meilleurs de ta province.Ça ouvre les horizons pour les compétitions internationales par après », analyse celui qui a remporté une médaille d\u2019or et deux d\u2019argent.Retraité de l\u2019athlétisme depuis deux ans, M. Maranda étudie maintenant en sciences infirmières à l\u2019Université de Sherbrooke [voir texte en page 6] et renoue avec le sport.« Ça fait beaucoup trop Médailles et souvenirs Porte-drapeau et « Reine des Jeux », Sarah-Jane Caumartin a remporté sept médailles aux Jeux du Canada de 2013.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ Luc Fournier, ancien directeur général des Jeux du Canada, assure que tout est allé rondement lors de l\u2019événement présenté en 2013.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, FRÉDÉRIC CÔTÉ longtemps que je fais du sport, donc je ne suis pas capable de rester chez nous à ne rien faire.Le fauteuil roulant, ça se perd assez rapidement.Le vélo, c\u2019est plus facile », exprime l\u2019athlète de 33 ans, qui aimerait recommencer la compétition à court terme.Marc-Antoine Lafrenaye-Dugas, lui, se rappelle de l\u2019ambiance aux Jeux du Canada.« C\u2019était les estrades qui prenaient pour moi, car j\u2019étais Québécois.Je n\u2019avais jamais eu autant de proches en même temps à une compétition.Ce bout-là a été l\u2019un des moments marquants », assure le Sherbrookois.« C\u2019est l\u2019expérience la plus grisante que j\u2019ai eue.Les performances étaient au rendez-vous, j\u2019étais chez nous, tout a super bien été.Pour moi, c\u2019est encore la plus belle expérience d\u2019athlétisme que j\u2019ai eue.Ça m\u2019a donné le coup de pied pour aller plus loin », avoue l\u2019athlète qui pratique encore son sport de manière récréative.TOMMY BROCHU Cela fera bientôt sept ans que les athlètes de partout au pays se sont donné rendez-vous à Sherbrooke pour les Jeux du Canada d\u2019été.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU J\u2019avais rencontré son adjoint et j\u2019ai reçu trois mois plus tard un appel », décrit celui qui habite la Beauce.Président des Jeux, Tom Allen souhaite que d\u2019autres événe- ments sportifs viennent à Sherbrooke dans le futur.« C\u2019est difficile avec la COVID-19, mais après, let\u2019s go Sherbrooke! Trouvons un autre événement.Les Jeux du Québec d\u2019hiver, ce serait quelque chose de différent! » dit celui qui a donné de nombreuses heures lors de l\u2019événement de 2013. SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 52 SPORTS SHERBROOKE \u2014 Sherbrooke s\u2019est donné une nouvelle personnalité du 9 au 13 juillet 2003 et n\u2019est jamais redevenue la même ville.Durant ces cinq jours, celle qu\u2019on aimait encore appeler la Reine des Cantons-de-l\u2019Est est devenue un pôle sportif de calibre international en accueillant 1452 des meilleurs athlètes juniors en provenance de 152 pays à l\u2019occasion des 3es Mondiaux Jeunesse.« Ç\u2019a été une expérience extraordinaire, se souvient le maire d\u2019alors et coprésident de l\u2019événement, Jean Perrault.C\u2019était tout un défi.Rappelez-vous, nous n\u2019avions pas de stade.Il fallait aller chercher des subventions pour le construire.Je me souviens que nous avions rencontré le ministre fédéral des Finances et le ministre québécois aux Sports.Nous avons dû faire des efforts considérables pour aller chercher l\u2019argent.Bien sûr, la Ville a aussi contribué. » Avant ce grand rendez-vous, Sherbrooke n\u2019avait pas eu beaucoup d\u2019occasions de faire sa marque sur la scène sportive internationale.« Nous avions reçu le championnat mondial de ski nautique en 1967, rappelle M. Perrault, qui avait lui-même fait bonne figure lors de ces compétitions tenues au lac des Nations.Il y avait aussi eu les Jeux du Québec de 1977 et de 1995, mais rien de l\u2019ampleur des Mondiaux Jeunesse. » Dès son arrivée à la mairie en 1994, Jean Perrault rêvait de faire de sa ville une destination sportive de haut niveau.L\u2019ex-directeur du centre sportif du Cégep en a discuté avec Jacques Petit, alors directeur des sports, de la culture et de la vie communautaire à la Ville.Il lui a demandé ce que Sherbrooke pouvait accueillir comme compétition d\u2019envergure.La réponse ne tarde pas : les Jeux du Canada, rien de moins! Ceux-ci viendront en 2013 et connaîtront un immense succès.Mais la marche était haute et les Mondiaux Jeunesse permettront de la franchir.VICTOIRE La mobilisation a porté fruit, si bien que le nouveau stade d\u2019athlétisme répondant aux plus hauts standards était prêt à accueillir les 8000 spectateurs venus assister aux cérémonies d\u2019ouverture marquées par une prestation du chanteur sherbrookois Garou, alors au sommet de sa carrière.« C\u2019était merveilleux de voir tous ces gens réunis sur ce site magnifique avec le mont Orford en arrière-scène », se souvient Jacques Petit, un des grands artisans de ce succès.Cinq jours qui ont changé Sherbrooke Le recteur de l\u2019Université de Sherbrooke Bruno-Marie Béchard et le maire de Sherbrooke Jean Perrault étaient les deux coprésidents des 3es Mondiaux Jeunesse d\u2019athlétisme, tenus à Sherbrooke du 9 au 13 juillet 2003.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Les organisateurs des Mondiaux Jeunesse 2003 avaient gagné leur pari dès les cérémonies d\u2019ouverture alors que 8000 spectateurs ont envahi le stade d\u2019athlétisme tout neuf de l\u2019Université de Sherbrooke.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE COMITÉ ORGANISATEUR DES MONDIAUX JEUNESSE 2003 SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 SPORTS 53 SHERBROOKE \u2014 Il pleuvait ce jour-là et un vilain vent de face balayait la piste neuve du stade d\u2019athlétisme de l\u2019Université de Sherbrooke.En fait, rien n\u2019annonçait que la « Foudre » viendrait du corridor numéro 4, où l\u2019homme le plus rapide sur terre encore aujourd\u2019hui allait commencer à construire sa légende ce 13 juillet 2003.Peu de gens connaissaient alors Usain Bolt, qui n\u2019a pas encore 17 ans et ne porte pas ses célèbres chaussures dorées.Richard Cre- vier était de ceux-là.L\u2019entraîneur- chef de l\u2019équipe canadienne aux Mondiaux Jeunesse et entraîneur de l\u2019équipe d\u2019athlétisme de l\u2019Université de Sherbrooke ne l\u2019avait pas encore vu à l\u2019œuvre, mais il était au courant de ses exploits.« On l\u2019attendait, se souvient-il.On avait entendu parler de ses performances et on avait très hâte de le voir. » Et personne dans le stade n\u2019a été déçu après que le Jamaïcain ait battu le record des championnats juniors aux 200 m.Personne, sauf peut-être Bolt lui-même.« Je suis déçu de ne pas avoir établi le record du monde », avait-il déclaré après avoir enfilé sa médaille d\u2019or, selon ses propos rapportés par le journaliste de La Tribune Louis- Éric Allard.«?ÇA AVAIT L\u2019AIR TELLEMENT FACILE?!?» Aujourd\u2019hui directeur de l\u2019information, M. Allard est encore impressionné par la « facilité déconcertante » avec laquelle Bolt a devancé l\u2019Étatsunien Michael Grant, qui n\u2019avait pourtant rien d\u2019un figurant.« Ça avait l\u2019air tellement facile! Je n\u2019avais pas les connaissances en athlétisme comme au hockey pour déceler un talent d\u2019exception chez les jeunes athlètes, mais quand il a passé le fil d\u2019arrivée loin devant son plus proche rival (6 m!), on a compris tout de suite qu\u2019il se rendrait aux Jeux olympiques et qu\u2019il gagnerait des médailles. » Usain Bolt est à ce jour le sprin- teur le plus titré de l\u2019histoire des Jeux olympiques, avec huit médailles d\u2019or, et des championnats du monde, avec 11 victoires.Jamais avant lui un athlète n\u2019avait détenu la marque mondiale dans trois catégories, soit le 100 m, qu\u2019il n\u2019intégrera qu\u2019en 2008, au 200 m et au 4X100 m.« Ce qui distingue Bolt des autres athlètes, c\u2019est sa grandeur, analyse Richard Crevier.C\u2019est rare qu\u2019une personne de 6 pi 5 po (1,98 m) «?La Foudre?» Bolt tonne dans le stade Pas moins de 1452 des meilleurs athlètes juniors en provenance de 152 pays ont participé aux cinq jours de compétition.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LE COMITÉ ORGANISATEUR DES MONDIAUX JEUNESSE 2003 Peu de gens connaissaient Usain Bolt avant qu\u2019il ne foule la piste d\u2019athlétisme lors du 200 mètres, mais sa domination a jeté les bases de la légende qu\u2019il commençait à construire.\u2014 PHOTO FOURNIE, IAAF, ERROL ANDERSON parvienne à maîtriser la mécanique du sprinteur.D\u2019ailleurs, il est rarement un des premiers au départ, mais ses foulées sont tellement longues et puissantes qu\u2019il parvient à dépasser tout le monde dans les 40 derniers mètres.« Pour moi, reprend M. Crevier, la performance d\u2019Usain Bolt a certainement été un des moments forts des Mondiaux Jeunesse de 2003.Ça et la cérémonie d\u2019ouverture, ça reste mes plus beaux souvenirs. » SERGE DENIS « Je ne me souviens pas qui avait eu l\u2019idée d\u2019inclure une première compétition à la fin de la cérémonie, mais c\u2019était un grand moment de voir les 8000 personnes assister au 3000 m féminin », évoque encore ému M. Petit, qui a lui- même été entraîneur d\u2019athlétisme pour le Vert & Or de l\u2019Université de Sherbrooke.« Nous avons appris énormément avec les Mondiaux Jeunesse, reprend-il.Nous avons commencé avec une page blanche et nous avons livré la marchandise. » Au cours des cinq jours de compétition, pas moins de 35 000 spectateurs goûteront à cette magie offerte par de nombreux futurs olympiens, dont Usain Bolt, qui deviendra l\u2019un des plus grands athlètes du jeune 21e siècle.(Voir autre texte) « Personnellement, c\u2019est sans doute une des plus belles expériences de ma carrière, estime René Roy, conseiller en communications pour les équipes du Vert & Or.J\u2019ai ressenti une immense fierté pour mon université, ma communauté, ma ville.J\u2019ai vu se déployer une remarquable mobilisation citoyenne derrière cette aventure.Je ne pourrai jamais reconstituer une équipe aussi talentueuse et dévouée que lors des Mondiaux Jeunesse », affirme celui qui dirigeait la salle de presse.HÉRITAGE Avec la contribution financière de tous les paliers gouvernementaux et la participation de quelque 2000 bénévoles, Jean Perrault avait déjà remporté son premier pari, celui de rallier toute une population derrière cet ambitieux projet.Mais l\u2019ex-maire aujourd\u2019hui président du conseil d\u2019administration de La Tribune voyait plus loin.Il l\u2019a dit avant, pendant et après les Mondiaux Jeunesse, il le dit encore 17 ans plus tard : il ne suffisait pas de tenir des jeux pour tenir des jeux, ceux-ci devaient laisser un héritage aux Sherbrookois.« On s\u2019est fait un cv avec les Mondiaux Jeunesse, image-t-il.On voulait positionner clairement Sherbrooke comme une destination touristique majeure dans les événements sportifs.Depuis ces jeux, il ne se passe pas une semaine sans qu\u2019il n\u2019y ait une compétition majeure de volley-ball, d\u2019athlétisme ou de hockey quelque part dans la ville.Et quand les jeunes choisissent leur cégep ou leur université, plusieurs sont attirés par une ville où le sport prend une place importante.Les retombées ne sont pas toutes mesurables », plaide-t-il.Le premier héritage de ce rendez-vous sportif est évidemment le stade d\u2019athlétisme, dont on vient de refaire la piste.Cet amphithéâtre extérieur qui surplombe la ville accueille bon nombre d\u2019événe- ments sportifs et sert de domicile à l\u2019équipe de football de l\u2019Université.Tout ceci en temps normal, évidemment! Il a aussi représenté un atout majeur pour accueillir les Jeux du Canada en 2013.Les Mondiaux Jeunesse ont aussi permis la création d\u2019Excellence sportive Sherbrooke, une organisation devenue permanente destinée à soutenir la tenue d\u2019évé- nements d\u2019envergure et les athlètes de la région.« Les jeux ont été l\u2019occasion de créer un fonds de 300 000 $, qui nous permet d\u2019offrir des bourses nos athlètes grâce à la participation de nombreux partenaires, se réjouit Jean Perrault.Ça prend des gens qui y croient pour lancer des projets comme ça et pour en préserver l\u2019héritage.Le legs des Mondiaux Jeunesse est physique, avec le stade, financier, pour les athlètes, organisationnel, avec Excellence sportive, mais il est surtout humain », insiste l\u2019ex-maire.Fière de ses succès, Sherbrooke s\u2019est qualifiée en un temps record pour les Jeux de la Francophonie, qui devaient avoir lieu l\u2019an prochain.Malgré ce faux départ, la ville est déjà installée bien en confiance sur les blocs pour la prochaine course.Elle n\u2019attend que le signal. SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 54 SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Vous rappelez- vous de la belle époque?Celle qui permettait les rassemblements de plus de 50 ou 250 personnes?L\u2019époque où les événements sportifs de la région faisaient courir les foules.Elle n\u2019est pourtant pas si lointaine, même si ça nous paraît une éternité.Le dernier grand rendez-vous sportif en Estrie nous ramène au 6 mars.Le Phœnix de Sherbrooke trônait au sommet du classement de la LHJMQ et faisait salle comble face aux Foreurs de Val-d\u2019Or.Pas moins de 4005 spectateurs assistaient à la partie, ce qui est actuellement impensable en raison de la COVID-19.Avouons que la présence de 250 spectateurs, comme le veut la recommandation de la Santé publique dès le 3 août, n\u2019aurait pas donné la même ambiance au Palais des sports de Sherbrooke.LE TOURISME SPORTIF EN SUSPEND Sherbrooke et la région estrienne ont toujours su se démarquer au plan sportif et ça ne date pas d\u2019hier.Le tourisme sportif demeure toutefois en suspens en raison de la COVID-19.Et ce, jusqu\u2019à nouvel ordre.Plusieurs événements ont été annulés.D\u2019autres le seront dans les prochaines semaines.Pendant ce temps, les organisations sportives tentent de garder la tête hors de l\u2019eau.D\u2019autres vivent encore d\u2019espoir en repoussant la date de leur événement.Le Trimemphré fait partie de cette catégorie et souhaite tenir son triathlon au mois de septembre.Cet événement entre certainement dans la catégorie des joyaux sportifs de la région : tout de même 2500 athlètes provenant d\u2019une vingtaine de pays se donnent rendez-vous chaque année à Magog.Les années 2000 dans la région ont d\u2019ailleurs été marquées par le Trimemphré, nommé plusieurs fois « Manifestation sportive de l\u2019année » au Gala du mérite sportif de l\u2019Estrie.UN DEUIL À VIVRE Si le Trimemphré espère devenir l\u2019un des rares événements sportifs à grand déploiement à survivre malgré la pandémie, les amateurs de football devront vraisemblablement patienter un peu plus longtemps, puisque déjà, la saison universitaire a été retardée.Les amateurs de balle lente ont dû faire leur deuil de la Classique Pif cet été.Ceux qui avaient fait du Demi- Marathon de Sherbrooke une tradition incontournable ont été forcés de passer leur tour en 2020.Les Cantonniers de Magog n\u2019ont pu poursuivre leur parcours.Et dire que la Traversée internationale du lac Mégantic aurait eu lieu dans une semaine.À QUAND LE PROCHAIN ÉVÉNEMENT?Chaque année, un événement sportif se démarque des autres en attirant les foules.L\u2019année 2020 fera probablement exception.En attendant le retour de ces rendez-vous à grand déploiement, La Tribune suggère un retour en arrière en dressant une liste des plus grandes manifestations sportives des dernières années tout en se penchant sur trois grandes compétitions ayant marqué la région.Et maintenant que Sherbrooke a mis une croix sur les Jeux de la Francophonie, on peut aujourd\u2019hui se demander quel sera le prochain grand événement sportif en Estrie et surtout, quand la situation le permettra?Dans une perspective optimiste, les Jeux de la Légion 2021 et 2022 pourraient bien relancer le bal.Reste à savoir maintenant quelle forme de traces laissera ce virus sur la tenue des compétitions sportives importantes.Qui sait, peut-être serons-nous obligés d\u2019imiter la chaîne américaine Fox, qui ajoutera des spectateurs virtuels dans les gradins des stades de baseball cet été.NOSTALGIE SPORTIVE SHERBROOKE \u2014 Un lac, de la bière, des spectacles, et surtout, un événement sportif qui aura duré près de 35 ans : voici les ingrédients parfaits pour mener à tout un cocktail d\u2019anecdotes.Avis aux cinéastes : la Traversée internationale du lac Memphré- magog pourrait donner tout un scénario de film.Fin des années 1970 : le Magogois Georges Lussier voyait sa toute nouvelle course de régates ne pas faire l\u2019unanimité, principalement à cause du bruit qui déplaît aux riverains du lac Memphrémagog.Pour satisfaire les plaignants, l\u2019organisateur remplace les régates par une compétition.de nage.« J\u2019étais là, en 1979, indique Yves Grandmaison.C\u2019était la toute première édition de la Traversée du lac Memphrémagog.Je me rappelle, le journaliste Mario Goupil nous avait traités d\u2019amateurs dans ses pages.Et il avait raison! C\u2019était vrai, on était de vrais amateurs! On partait de rien. » Comme bien des événements populaires régionaux à cette époque, les finances n\u2019étaient pas le maillon fort de l\u2019organisation.« J\u2019ai quitté après un an parce que je n\u2019assumais pas certaines décisions financières de Georges Lussier.Mais je lui lève mon chapeau : il a eu l\u2019idée de partir la Traversée », précise Yves Grand- maison, coiffeur de métier.Trois ans plus tard, l\u2019événement était criblé de dettes.« La Traversée devait de l\u2019argent à tout le monde.Je suis revenu au sein du comité organisateur avec Gérard Dufresne, le comptable Claude Gérin, Bertrand Viens de chez Ford et Jean Dion, le maire d\u2019Orford.Georges Lussier croyait qu\u2019on allait le garder, mais on ne pouvait pas.On a dû éponger la dette de plusieurs milliers de dollars.Après trois ans, on a honoré notre mandat! » explique fièrement M. Grandmaison, devenu alors président de la Traversée durant deux ans.C\u2019est à la sixième année que l\u2019événement a réussi à passer au niveau supérieur.Il ne s\u2019agissait plus que d\u2019une course de 40 kilomètres entre la plage Prouty Beach à Newport au Vermont et celle de la Pointe Merry à Magog.« On a constaté une évolution incroyable.On accueillait des nageurs de tous les pays et de nombreux visiteurs.On s\u2019est mis à organiser des courses de cyclisme, des courses à pied, des parades, du ski nautique, un énorme bingo, des tournois de balle avec Guy Lafleur entre autres, des tours d\u2019hélicoptère et de gros spectacles de musique.Ça ne finissait plus.On faisait tout nous-mêmes », explique celui qui a toujours été près du comité organisateur piloté par Laurent Pelletier, Jean-Guy Gin- gras ou Serge Laurendeau selon l\u2019époque.DE CLAUDE DUBOIS À JEAN BÉLIVEAU Les vedettes du Québec se donnaient bien souvent rendezvous à Magog dans le cadre de la Traversée.« Maurice Richard est venu, Mario Tremblay et Réjean Houle ont déjà été présidents d\u2019honneur tout comme Jean Béliveau.Ils adoraient assister à la Traversée.Je me rappelle avoir recroisé Jean Béliveau au Forum à l\u2019époque et il m\u2019avait reconnu comme si j\u2019étais son grand ami de Magog! » indique Yves Grandmaison.Une traversée d\u2019anecdotes Le dernier grand rendez-vous sportif des Sherbrookois remonte au 6 mars.Ce soir là, le capitaine Samuel Poulin et ses coéquipiers du Phœnix affrontent les Foreurs de Val-d\u2019Or devant une foule de 4005 spectateurs à qui ils offrent une victoire, une autre, de 5-2.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, STÉPHANIE VALLIÈRES Il serait désormais impossible de voir une foule aussi dense à un événement sportif en raison de la pandémie qui frappe le monde entier.\u2014 REPRODUCTION LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN laTribune SAMEDI 25 JUILLET 2020 55 Des artistes comme Claude Dubois et Johnny Farageau se succédaient sur scène.« O n p o u v a i t a c c u e i l l i r 15 000 personnes par jour.Sur le site, c\u2019était noir de monde.On ne voyait même plus la plage.Aujourd\u2019hui, dans la situation actuelle, ce serait inimaginable de voir cette foule aussi dense en raison de la pandémie », soutient l\u2019ancien président.« Je me rappellerai d\u2019ailleurs toujours la fois où Claude Dubois avait effectué son test de son pour ensuite chanter une chanson avant que la pluie gâche tout, poursuit-il.On avait tout de même dû le payer environ 10 000 $.Mais au début, tous nos partenaires étaient d\u2019une aide précieuse.Molson nous donnait pour 100 000 $ environ par année, Dominion Textile était avec nous tout comme Bell et Gaz Métropolitain, qui ont investi dans l\u2019événement.Aujourd\u2019hui, les compagnies n\u2019ont pas la même latitude. » DES BÉNÉVOLES SUR LE PARTY À l\u2019arrivée de Jean-Guy Gingras, un ménage au sein du conseil d\u2019administration s\u2019est effectué.« Il a fallu mettre de l\u2019ordre, confie l\u2019ancien directeur général et président.Il y avait un déficit de 100 000 $.On comptait peut- être 200 bénévoles et la Traversée était reconnue pour être un gros party de bière. » « O n a e n d o s s é p l u s i e u r s fois l\u2019événement », admet Yves Grandmaison.LE DÉBUT DE LA FIN En bénéficiant d\u2019un budget pouvant aller jusqu\u2019à un million de dollars parfois, rien ne semblait pouvoir arrêter les organisateurs.« On avait accueilli un groupe rendant hommage aux Beatles qui faisait fureur aux États-Unis.Le chapiteau était plein à craquer.On voulait envoyer un hélicoptère pour aller les chercher à Montréal, mais ils préféraient la limousine.En quittant le site, les spectateurs brassaient la limousine et la police a dû escorter le groupe jusqu\u2019à la sortie », explique Jean- Guy Gingras.Devenue une étape de la Coupe du monde de nage en eau libre, la Traversée a connu une fois de plus des difficultés financières dans les dernières années.L\u2019édition 2016 a d\u2019ailleurs été suspendue et après de multiples tentatives de relance, la fin avait sonné.Épuisement, manque de relève, dépenses trop élevées.Le comité organisateur s\u2019est rendu à l\u2019évidence.« On faisait venir Éric Lapointe et ça coûtait 20 000 $, confirme M. Gingras.S\u2019il pleuvait, on était dans le trouble.On organisait trop de gros spectacles.Les feux d\u2019artifice étaient énormes.Il aurait fallu se concentrer sur de plus petits spectacles sous le chapiteau ainsi que sur la nage et continuer de penser aux gens de Magog plutôt que vouloir attirer des gens de partout. » « Je suis un peu nostalgique, admet Yves Grandmaison.Mais on n\u2019en pouvait plus.Ce n\u2019était plus comme avant.Tout était devenu lourd. » Jean-Guy Gingras estime toutefois qu\u2019il serait possible de relancer la Traversée : « Ça nous prend l\u2019implication des jeunes.Je serai toujours là au besoin.Ce serait une bonne chose pour Magog : cet événement rassemblait la population et on était fiers de notre Traversée du lac Memphrémagog. » HISTOIRES EN RAFALE C e r t a i n s s e s o u v i e n d r o n t d u f a m e u x i n c i d e n t d e l a montgolfière.« Elle avait brûlé et l\u2019accident aurait pu coûter la vie à plusieurs personnes.La bonbonne de propane est heureusement tombée dans la rivière et la montgolfière s\u2019est écrasée là où se situe aujourd\u2019hui le Tigre Géant.C\u2019était en 1983 je crois.On a évité la catastrophe, parce qu\u2019il y avait du monde partout à ce moment-là », se souvient Yves Grandmaison.Qui ne se rappelle pas des prestations des nageurs estriens X avier Desharnais ou David Bilodeau?Ou bien encore de Paul Asmuth, qui s\u2019est fait voler le titre du Roi du Memphré par le Bulgare Petar Stoychev avec ses 11 victoires?« Paul était un gentleman.Mais Petar Stoychev ne savait pas vivre.Une famille de pension avait dû se préparer longtemps pour l\u2019accueillir et après être entré dans la maison, il a quitté sans avertissement et s\u2019est loué une chambre au Cheri- bourg.Les nageurs le détestaient.Il était très arrogant. » A p r è s l e s é v é n e m e n t s d u 11 septembre 2001, le comité organisateur n\u2019a pas eu la même facilité à accueillir les nageurs internationaux.« Un Égyptien qui se prénommait Mohamed avait été refusé par les autorités, qui lui avaient ensuite permis de nager, mais il n\u2019avait pas le droit de mettre les pieds au Canada.Il est parti de Newport jusqu\u2019à Magog à la nage et il a fallu qu\u2019on le ramène en bateau, parce qu\u2019il ne pouvait pas poser le petit orteil en sol canadien », raconte Jean-Guy Gingras.JÉRÔME GAUDREAU COVID-19 UN POSSIBLE CAS POSITIF SECOUE LE HOCKEY BALLE ESTRIEN 48 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune Une traversée d\u2019anecdotes Yves Grandmaison se dit nostalgique en repensant à la belle époque de la Traversée internationale du lac Memphrémagog.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN.Les Sélections canadiennes junior 2019 de patinage artistique Le championnat canadien de kayak en 2018 La qualification provinciale et la Coupe Québec en gymnastique en 2017 Les multiples éditions du Trimemphré Le tournoi de tennis Futures de Sherbrooke La Classique Pif Le XMan Race à Orford La Coupe Riders de 2015 La Traversée internationale du lac Memphrémagog en 2013 Les Jeux du Canada d\u2019été 2013 Le Championnat canadien de Cheerleading en 2013 Le Demi-Marathon de Sherbrooke en 2012 Le Bol d\u2019Or et la Coupe Dodge de 2010 Le Championnat du monde junior de patinage de vitesse de 2009 Le Challenge sur glace Le Championnat canadien de patinage de vitesse courte piste en 2008 La Coupe Subaru de ski de fond Le Championnat canadien de l\u2019Est du Canada de volley-ball de 2005 Les Mondiaux jeunesse 2003 Le championnat scolaire provincial de basket-ball en 2002 Le tournoi de la Coupe Chrysler La Traversée internationale du lac Mégantic Le Grand-Prix Ski Doo de Valcourt Les derniers grands rendez-vous sportifs en Estrie SAMEDI 25 JUILLET 2020 laTribune 96 0024804 Le Québec, c\u2019est plus de 3 millions de plans d\u2019eau.Profitez-en.* Prix de détail suggéré de 30 733 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2020 (LJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1725 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web du Ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (environnement.gouv.qc.ca).30733$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES LANOUVELLE FORESTER2020 3 2 www.subarusherbrooke.com 22958$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de LANOUVELLE * Prix de détail suggéré de 22 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2020 (LG1 CP), à transmission manuelle.**Prix de détail suggéré de 21 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 4 portes 2020 (LF1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1650 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Info Golf (info.golf).Le Québec, c\u2019est 365 terrains de golf.Profitez-en.avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 IMPREZA2020 SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS quebecsubaru.ca quebecsubaru.ca "]
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