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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2020-08-01, Collections de BAnQ.

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[" SEMAINE DU 1ER AU 7 AOÛT 2020 SHERBROOKE | 96 PAGES | 111e ANNÉE, N° 47 latribune.ca 2,99 $ taxes en sus PP40011259 ÉDITION MAGAZINE MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE SOUVENIRS D\u2019UN GRAND PETIT ÉCRAN PLAAT Sourdine PAGE 16 PAGES 50 À 55 Colin Kaepernick \u2014 PHOTO ARCHIVES ASSOCIATED PRESS TREMBLAY Zoom sur les salades PAGE M24 JUDICIARISATION DES CRIMES SEXUELS «IL FAUT QUE ÇA CHANGE MAINTENANT» PAGES 2 ET 3 DE VILLAGE EN VISAGES SAINT-VENANT- DE-PAQUETTE RENONCE À RENONCER PAGES 18 À 21 Richard Séguin \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ DES FERMES PRIVÉES DE LEURS PRÉCIEUX WWOOFEURS PAGES 12 ET 13 PLUS VITE, PLUS PUISSANT, PLUS INCLUSIF LE SPORT 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 0041784 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Portez un masque Gardez vos distances SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 2 ACTUALITÉS LILIA GAULIN lilia.gaulin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les dénonciations entourant les agressions à caractère sexuel sont une lourde tâche pour les victimes.Plusieurs embûches se dressent devant les personnes qui souhaitent dénoncer leur agresseur.Raconter leur histoire à de nombreuses reprises devient un lourd fardeau à porter.Afin d\u2019honorer la mémoire de sa cousine Florence, qui s\u2019est enlevé la vie à la suite d\u2019une agression sexuelle, Martine espère que la vague de dénonciations que vit le Québec actuellement aura un impact positif pour faciliter ce processus judiciaire.Elle dénonce le manque de soutien qui est offert aux victimes.« Si tu n\u2019as pas de soutien, tu vas abandonner en cours de route.Chaque fois que les victimes parlent, elles doivent à nouveau raconter leur histoire, et par le fait même, revivre ce douloureux moment.C\u2019est difficile pour elles. » « Il faut que ça change maintenant.J\u2019aimerais que le gouvernement mette en place des mesures pour aider les victimes.Si les femmes dénoncent et donnent des noms sur Internet, c\u2019est qu\u2019elles en ont ras le bol.Elles se font justice elles-mêmes. » C\u2019est lors d\u2019un passage à la fête des Tams-tams du mont Royal à Montréal à l\u2019été 2014 que Florence s\u2019est fait agresser sexuellement dans un boisé, tout près des festivités.Après l\u2019agression, elle s\u2019est immédiatement dirigée à l\u2019hôpital le plus près afin de subir un examen médico-légal, pour ensuite aller faire une dénonciation au poste de police.« Elle était très déterminée.Elle a été élevée avec l\u2019idée de parler et de dénoncer si quelque chose lui arrivait.Elle était convaincue que la justice serait là pour l\u2019aider et que notre famille ne la jugerait pas », relate Martine.Selon la cousine de la victime, la déposition s\u2019est transformée en interrogatoire musclé.« Les policiers ont été très bêtes.Elle nous a raconté qu\u2019elle s\u2019est sentie comme une criminelle.Elle a même dû interrompre les policiers pour leur rappeler qu\u2019elle était la victime. » Martine décrit qu\u2019à la sortie du poste de police, la jeune femme était déçue.«  Elle ne comprenait pas pourquoi les agents de la paix s\u2019étaient autant acharnés à remettre en doute ses propos. » Martine estime qu\u2019aucun soutien n\u2019a été offert à Florence tant au poste de police qu\u2019à l\u2019hôpital.Une semaine après son agression, Florence est retournée à la fête des Tams-tams dans le but d\u2019informer et de sensibiliser le plus de gens possible à ne pas aller seul dans les bois afin d\u2019éviter qu\u2019un autre événement de la sorte se reproduise.« En parlant avec les gens, elle s\u2019est rendu compte que tout le monde le savait, mais que personne ne dénonçait la situation publiquement. » Après avoir croisé son agresseur à l\u2019événement, elle a appelé les policiers qui sont venus procéder à l\u2019arrestation de l\u2019individu.« Elle a dû retourner au poste pour raconter à nouveau son histoire.Toutefois, elle était convaincue qu\u2019elle avait pris la bonne décision afin de mettre cette personne hors d\u2019état de nuire.Par contre, après avoir recroisé son agresseur dans la rue pour une troisième fois, c\u2019est là qu\u2019elle a réalisé qu\u2019elle avait fait ça pour rien », souligne encore sa cousine.Les événements ont causé chez la victime de graves problèmes de santé qui ont mené à une hospitalisation avant qu\u2019elle ne s\u2019enlève la vie à sa sortie d\u2019hôpital.« Pour la mémoire de ma cousine, j\u2019aimerais que les choses changent.Florence était une femme très dynamique, optimiste, drôle, forte et elle n\u2019avait peur de rien.Elle avait un bel avenir devant elle.Elle n\u2019est plus avec nous, car le système et l\u2019agresseur nous l\u2019ont enlevée », conclut Martine, la voix remplie d\u2019émotions.**Les prénoms utilisés dans cet article sont fictifs afin de préserver l\u2019identité de la victime.«?IL FAUT QUE ÇA CHANGE MAINTENANT?» BESOIN D\u2019AIDE?SI VOUS OU L\u2019UN DE VOS PROCHES PENSEZ AU SUICIDE, APPELEZ JEVI CENTRE DE PRÉVENTION DU SUICIDE - ESTRIE : 1 866 APPELLE (1 866 277-3553) Une troisième vague de dénonciations a pris d\u2019assaut les réseaux sociaux et les manchettes des médias, les marches contre les crimes à caractère sexuel se succèdent, les débats entourant l\u2019occupation de l\u2019espace public pour obtenir justice et changer les mentalités se poursuivent.Doit-on repenser notre système judiciaire pour les crimes à caractère sexuel?«?Florence n\u2019est plus avec nous, car le système et l\u2019agresseur nous l\u2019ont enlevée.?» \u2014 Martine \u2014 PHOTO 123RF 0042535 VOLVO SHERBROOKE 3625 rue du Blanc-Coteau, Sherbrooke, Qc, J1L 0B4 Tél.: 819 563-8303 www.volvosherbrooke.com Demandez un essais routier.L\u2019équipe est prête à vous recevoir avec toutes les précautions L\u2019ÉVÉNEMENT Un été en toute sécurité Profitez des avantages consentis en août SUR LA PLUPART DE NOS MODÈLES* * Certaines conditions s\u2019appliquent. laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 3 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Il ne faut pas voir le processus judiciaire comme une finalité, mais comme un cheminement.Il faut le considérer comme un outil de reprise de pouvoir sur le crime subi. » La directrice générale du Centre d\u2019aide aux victimes d\u2019actes criminels (CAVAC) de l\u2019Estrie, Karine Gagnon, demeure consciente que le processus judiciaire est long à traverser pour une victime.Le CAVAC offre des services aux victimes d\u2019actes criminels, dont celles en matière d\u2019agression sexuelle, qu\u2019elles portent plainte ou non aux corps policiers.À la su i te d\u2019 u n e ag re ssi o n sexuelle, une réflexion en quatre étapes est faite avec la victime pour peser les pour et les contre d\u2019entreprendre le processus judiciaire.« Nous ne sommes pas là pour influencer, mais pour accompagner.Si la victime décide de porter plainte, nous allons avec elle au poste de police et sommes présents à toutes les étapes du processus judiciaire.Nous allons au rythme de la personne qui vient chercher de l\u2019aide  », assure la directrice générale du CAVAC de l\u2019Estrie.Karine Gagnon explique que les intervenants qui accompagnent les victimes font tout pour qu\u2019elles traversent ce processus de la façon la plus positive possible.« Il ne faut pas axer sur la finalité ou la peine.Le processus judiciaire est un outil de plus de la victime pour se rétablir de ce qu\u2019elle a vécu.Jamais nous ne disons à la victime que ce sera facile de raconter son histoire.Nous sommes dans un système judiciaire où les parties sont en contradiction, où les accusés bénéficient de la présomption d\u2019innocence et sont protégés par la Charte des droits et libertés », rappelle Karine Gagnon.L a d i r e c t r i c e g é n é r a l e d u CALACS se dit préoccupée par la vague de dénonciations sur les réseaux sociaux.«  C\u2019est la troisième vague de dénonciations.On parle beaucoup du système de justice qu\u2019il faut améliorer, mais il ne faut pas exclure qu\u2019il y ait toute une société qui doit être éduquée pour éviter que ce type d\u2019événement survienne », estime Karine Gagnon.Elle estime que le système scolaire doit jouer un rôle en matière d\u2019éducation à la sexualité, mais que les parents détiennent une grande responsabilité dans l\u2019éducation aux relations égalitaires.« Il faut travailler en amont avant que nous soyons appelés à intervenir.Si un bon travail d\u2019éducation est fait, nous n\u2019avons aucun rôle à jouer.Il faut que les parents soient présents dans l\u2019éducation de leur enfant en matière d\u2019éducation à la sexualité, de relations égalitaires, mais aussi de prévention de la cybercriminalité », signale Karine Gagnon.Les infractions de nature sexuelle représentaient 18,5 pour cent des interventions du CAVAC en 2018- 2019, selon leur plus récent rapport annuel.« Nous offrons les services psychosociaux, l\u2019intervention post- traumatique et aidons les victimes vers les programmes d\u2019indemnisation lorsqu\u2019elles y ont droit.Nos intervenants représentent le pendant psychosocial du système judiciaire.Nos intervenants sont présents ou informent la victime de chacune des étapes du processus judiciaire.Les intervenants du CAVAC ne sont pas là pour discuter des faits de la cause, mais pour aider à démystifier chacune des étapes du processus judiciaire.Nous sommes là même après l\u2019imposition de la peine lorsqu\u2019un accusé se présente devant les libérations conditionnelles », explique Karine Gagnon.Voir le processus judiciaire comme une partie du cheminement SHERBROOKE \u2014 Si elle ne s\u2019est jamais sentie jugée une fois le processus judiciaire entamé, une femme de Sherbrooke souligne la lenteur dans le traitement de la plainte pour agression sexuelle qu\u2019elle aurait subie en septembre 2018.Si elle a attendu près d\u2019une année avant de porter plainte au Service de police de Sherbrooke, il s\u2019est écoulé 13 mois de plus avant que son agresseur allégué comparaisse devant le tribunal.Après que son dossier ait été remis à la mi-juin parce qu\u2019il était absent à la première apparition de son dossier au palais de justice de Sherbrooke, Paul Corriveau a comparu en début de semaine pour une agression sexuelle qui se serait déroulée en septembre 2018.« Le choc qui s\u2019ensuit m\u2019a placé en situation de déni pendant un bon moment.En juin  2019, je décide de porter plainte à la police de Sherbrooke.Une patrouil- leuse se déplace pour prendre ma plainte.Elle me dit de garder mon téléphone proche, qu\u2019un enquêteur va me rappeler bientôt.En décembre 2019, six mois plus tard, je n\u2019ai toujours aucune nouvelle de ma plainte », explique la plaignante.La victime alléguée signale qu\u2019il a déjà été difficile pour elle de porter plainte et qu\u2019il l\u2019était tout autant de relancer les policiers pour que son dossier chemine.« Je rappelle, je laisse un message sur le répondeur.Quelqu\u2019un me rappelle et laisse un message sur mon répondeur.Une semaine plus tard, on me rappelle pour me dire qu\u2019aucun enquêteur n\u2019a encore été affecté à mon dossier puisque plusieurs enquêteurs sont en congé de maladie.On me mentionne qu\u2019ils sont presque tous revenus ou qu\u2019ils vont revenir bientôt et que ça devrait accélérer le processus », explique la femme dont une ordonnance de non- publication protège l\u2019identité.«  Un mois plus tard, en janvier  2020, un enquêteur de la Sûreté du Québec m\u2019a rappelée.C\u2019est la SQ qui a hérité du dossier comme la police de Sherbrooke a seulement le temps de traiter les \u201c urgences \u201d.Je suis allée faire ma déposition filmée le 31 janvier.La procureure au dossier a décidé de porter des accusations criminelles en avril 2020.Enfin! J\u2019imagine que, quand tu passes au travers toutes ces étapes, et qu\u2019aucune accusation n\u2019est déposée, ce doit être déprimant », signale la victime alléguée.Cette dernière souhaitait dénoncer la situation pour éviter que d\u2019autres femmes soient victimes.« L\u2019objectif était simple, je voulais protéger les autres contre cet homme-là », conclut la plaignante.RENÉ-CHARLES QUIRION Une plaignante dénonce la lenteur du traitement de sa plainte pour agression sexuelle La directrice générale du CAVAC, Karine Gagnon \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0039355 0041345 10, RUE CAMIRAND SHERBROOKE QC 7 JOURS SUR 7 ans DEPUIS PLUS DE charliesmokedmeat.com Assiette smoked meat géant à seulement Un super spécial pour la rentrée 1099$ + taxes À L\u2019ACHAT D\u2019UN MATELAS HOUDE de rabais sur tous nos lits ajustables + 24 mois pour payer sans intérêts!* *Pour un temps limité.Détails en Boutique.Certaines conditions s\u2019appliquent.Sur approbation de crédit.matelashoude.com FABRICANT DE RÊVES DEPUIS 1935 25% SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 4 ACTUALITÉS JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca FRONTENAC \u2014 La découverte d\u2019un dépotoir illégal à quelques pas de la plage municipale de Frontenac, sur le lac aux Araignées, a servi de signal d\u2019alarme.En quelques jours, l\u2019indignation de Sophie Dorval, amplement partagée sur les réseaux sociaux, s\u2019est transformée en corvée populaire pour nettoyer le site de toutes ses accumulations de déchets.Trente-cinq personnes sont débarquées sur place un samedi matin et ont ramassé en une demi- journée pas moins de 553 livres de déchets de toutes sortes : canettes de bière, bouteilles cassées, sacs de plastique, couches souillées, matelas, vieux pneus, etc.laissés sur la plage et dans les boisés autour.« Tous ces déchets ne sont pas tombés du ciel.Certains y étaient depuis plusieurs années, mais malheureusement une bonne quantité de rebuts dataient de 2020.Ce sont des visiteurs qui les ont laissés derrière eux.Ce genre de comportement est inacceptable », lance Sophie Dorval.Alors que l \u2019actual i té a fa i t grand cas au cours des dernières semaines des débordements touristiques sur les plages de la Gas- pésie, Sophie Dorval ne pouvait pas rester les bras croisés.La plage qu\u2019elle fréquente depuis qu\u2019elle est toute petite est beaucoup plus achalandée depuis deux ou trois ans, pendant que la Municipalité n\u2019arrive plus à trouver de sauveteurs pour surveiller le site (voir texte plus bas).Et l\u2019été COVID qu\u2019on connaît a tout pour accentuer cet engouement.« Je venais ici je portais encore une couche! Mon sentiment d\u2019appartenance est très fort.J\u2019aimerais que mes enfants puissent faire pareil.Mais s\u2019il y a de l\u2019abus, le risque, c\u2019est qu\u2019on ne puisse plus venir », renchérit son amie Nathalie Lemay.« On ne dit pas que c\u2019est des touristes qui ont fait ça, ajoute Sophie Dorval, on dit qu\u2019il faut sensibiliser tout le monde sur l\u2019empreinte qu\u2019on laisse derrière soi. » C\u2019est le message que martèlent aussi les entreprises touristiques Solstice Plein Air, qui fait de la location de kayaks sur quatre plans d\u2019eau près de Piopolis, dont le lac aux Araignées, et Centre de canot- kayak de Richmond, qui utilise la rivière Saint-François comme terrain de jeu.Dans les deux cas, la présente saison estivale s\u2019achemine vers des records de visiteurs, avec toute la pression que cela met sur l\u2019environnement.UN RABAIS CONTRE DES DÉCHETS À la fin juin, Solstice Plein Air a d\u2019ailleurs jugé nécessaire d\u2019offrir à nouveau une réduction de prix à ses clients qui rapportent des déchets récoltés au cours de leur expédition sur l\u2019eau, après qu\u2019un kayakiste ait ramené beaucoup de vieux plastiques qui souillaient la rivière Arnold.« Ça fait deux ou trois ans qu\u2019on fait ça parce qu\u2019on sentait qu\u2019il y avait un besoin de le faire  », explique Félix Guèvremont, copropriétaire de cette entreprise familiale en activités depuis 13 ans.« Il y a beaucoup de monde qui viennent dans la région et beaucoup qui viennent de l\u2019extérieur et on s\u2019apercevait qu\u2019ils ne ramenaient pas toujours leurs trucs et ne faisaient pas de \u2018\u2018sans trace\u2019\u2019.On trouvait que c\u2019était une bonne manière de les sensibiliser.En leur proposant ça, eux-mêmes ne vont pas laisser leurs trucs traîner. » Et l\u2019initiative semble fonctionner, selon ce qu\u2019il observe, malgré l\u2019afflux important de clients chez Solstice Plein Air.«  Je n\u2019ai jamais vu du monde comme ça ici, s\u2019exclame Félix Guè- vremont.C\u2019est plus que le double de personnes qui sont dans la région et qui sont sur les cours d\u2019eau.Au début de la semaine, on avait reçu le nombre de clients qu\u2019on reçoit habituellement dans une année complète.C\u2019est fou! Tout le monde veut aller sur l\u2019eau! » SUR LA RIVIÈRE SAINT-FRANÇOIS Au Centre de canot-kayak de Richmond aussi on se dirige vers un été record.Au bilan du 27 juillet, l\u2019organisation avait accueilli 203 visiteurs de plus qu\u2019à pareille date en 2019, avec une capacité de plus de 50 personnes par jour sur la rivière.Au début juillet, les employés du centre ont profité du bas niveau de La plage municipale de Frontenac sur le lac aux Araignées est un site isolé, encore sauvage, que de plus en plus de visiteurs découvrent.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ PÉNALISER TOUT LE MONDE POUR UNE MINORITÉ?FRONTENAC \u2014 Malgré tous ses efforts, la Municipalité de Frontenac n\u2019arrive pas à recruter de sauveteur depuis deux ans pour sa plage du lac aux Araignées.Même en offrant le transport et le logement aux candidats, le poste reste vacant.La Municipalité doit donc interdire la baignade, mais refuse de fermer l\u2019accès au site.Et les déchets jetés dans la nature ou le vandalisme n\u2019y changent rien pour le moment.« On est content d\u2019accueillir le monde à cet endroit, dit le maire Gaby Gendron.Maintenant est-ce qu\u2019on va pénaliser toute la population pour les 2 pour cent qui ne savent pas vivre? » Les employés municipaux y font leur ronde tous les jours, assure le maire, et la Municipalité a participé à la corvée du 18 juillet en dépêchant du personnel et de l\u2019équipement pour assurer le transport des déchets jusqu\u2019au lieu d\u2019enfouissement.« Ce qui empire la situation, c\u2019est l\u2019été qu\u2019on a », croit Gaby Gendron en appelant les utilisateurs à faire preuve de respect et de civisme.« C\u2019est sûr que je ne voudrais pas en arriver à devoir fermer la plage complètement. » JACYNTHE NADEAU DES CITOYENS SE LÈVENT CONTRE LES VACANCIERS DÉLINQUANTS 0041445 LEMOTDU JOURANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L'INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info WINDOWS \u2022 MAC \u2022 LINUX Soignez votre langue HOUSPILLER, verbe Définition \u2013 Accabler de reproches, critiquer vivement.Houspiller un employé.Étymologie \u2013 De l\u2019ancien français houcepingnier, \u2018rudoyer en grondant\u2019, et -ille, \u2018peu et fréquemment\u2019.Synonymes \u2013 admonester, chapitrer, faire des remontrances à, faire la leçon à, faire lamorale à, gronder, malmener, morigéner, rappeler à l\u2019ordre, remettre à sa place, remettre au pas, réprimander, sermonner\u2026 laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 5 l\u2019eau pour nettoyer le parcours et ont retiré une foule d\u2019articles polluants comme des pneus, du métal rongé par la rouille et des canettes d\u2019aluminium.« Ce n\u2019est pas tant des nouveaux déchets que des anciens déchets qui ont été lavés par la crue des eaux printanière et rendus visible par le bas niveau de la rivière », explique le directeur des loisirs à la Ville de Richmond et coordonnateur du service, François Séguin.« On a fait un plus grand ménage qu\u2019à l\u2019habitude, mais on fait aussi une surveillance continue.On a toujours l\u2019œil à ça pour s\u2019assurer que la rivière soit le plus naturel possible. » Que les clients soient accompagnés par un guide ou qu\u2019ils descendent la rivière en mode autonome, le risque zéro n\u2019existe pas, admet M. Séguin, mais les consignes du sans trace sont rappelés avant chaque départ.« Ce qu\u2019on dit, c\u2019est que quand on est sur l\u2019eau, on est en visite chez quelqu\u2019un.Il y a des oiseaux, des animaux, des mammifères dont c\u2019est peut-être la maison, alors on ne laisse pas de déchets, pas de restant de nourriture, pas de cœur de pomme, ni de pelure de banane.Il ne faut pas que ça paraisse qu\u2019on est passé. » « On demande aux gens de faire attention au bruit aussi, parce que le son voyage très bien sur l\u2019eau.Il faut rester courtois et être conscient qu\u2019on n\u2019est pas tous seul sur la rivière. » UN COMITÉ DE VIGILANCE Cinq jours après leur grand ménage, Sophie Dorval et Nathalie Lemay étaient soulagées de constater que la plage était encore propre même si de nombreux vacanciers profitaient des lieux lors du passage de La Tribune un jeudi après-midi.Avec tout le phénomène du « vanning » et des vacances au Québec, le risque est grand que les débordements reprennent.Elles envisagent d\u2019ailleurs de mettre sur pied une sorte de comité de vigilance.« Pas juste pour le lac aux Araignées, dit Sophie Dorval, mais pour que ça serve pour toute la région aussi. » « Il faut devenir des agents multiplicateurs parce qu\u2019on pense que ça peut faire la différence », ajoute Nathalie Lemay.Nathalie Lemay et Sophie Dorval sont deux habituées de la plage municipale de Frontenac sur le lac aux Araignées qui veulent sensibiliser les visiteurs à protéger la propreté et la quiétude des lieux.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SHERBROOKE \u2014 On aura beau dire que jeter ses déchets dans la nature est le fait d\u2019une autre époque ou d\u2019une minorité de gens, Action Saint-François constate chaque semaine sur le terrain que les dégâts sont encore importants.L\u2019organisme environnemental ramasse en moyenne chaque année une vingtaine de tonnes de déchets le long des cours d\u2019eau de la région de l\u2019Estrie, pour un total de 550 tonnes en 28 ans d\u2019activités.« Normalement, de mai à octobre, on tient entre 20 et 30 activités de nettoyage », explique Robert Léo Gendron, coordonnateur d\u2019Action Saint-François, en précisant qu\u2019il évite désormais de parler de « corvée » à cause de la connotation difficile et pénible du terme.D\u2019un samedi à l\u2019autre, un petit groupe de bénévoles répond présent pour enfiler des gants et retirer de la nature du styromousse, des verres à café, des pneus, des pièces de métal, des sacs de plastique, des bâches, des carcasses d\u2019automobile même.« Le poids n\u2019indique pas nécessairement la quantité, prévient M. Gendron.Si on ramasse beaucoup de styromousse, par exemple, ce n\u2019est pas pesant, mais on a travaillé fort quand même, tandis que si on ramasse une auto, ça vient de faire une tonne. » Ces trois derniers samedis, les bénévoles se sont échinés sur les berges de la rivière Saint-François, à proximité du pont de la rue Ter- rill.Le site datait d\u2019une vingtaine d\u2019années au moins, comme en font foi certains vestiges trouvés, mêlés à des déchets plus récents.En trois samedis, ils ont sorti l\u2019équivalent de trois quarts de tonne de matières de toutes sortes qu\u2019ils ont acheminés au centre de transfert de Sherbrooke pour en disposer de la bonne façon.« Certains bénévoles reviennent de semaine en semaine depuis des années, et on en a des nouveaux.On en est à notre sixième activité cette année et il y a des bénévoles qui en sont à quatre.Moi c\u2019est mon travail, mais certains voient ça comme un devoir.Et c\u2019est très motivant de voir ça. » Ce qui est moins motivant, par contre, c\u2019est de constater que malgré les années, le message n\u2019est pas encore compris par tous.Robert Léo Gendron raconte à l\u2019appui une récente activité de nettoyage dans un fossé de la rue Dunant à Sherbrooke qui a mobilisé huit personnes pendant cinq heures.« Le mois suivant nous sommes retournés sur place et il y avait encore pas mal de déchets.Vu l\u2019emplacement, ça veut dire que des gens ont jeté des choses à partir de leur automobile.Par exemple des verres à café.À chaque pas, vraiment, il y avait encore des déchets. » Alors que sur les médias sociaux on dénonce et on s\u2019indigne de tels comportements, Robert Léo Gendron tempère les attentes.« Avec Facebook on est constamment bombardé d\u2019images.C\u2019est aussitôt rentré, aussitôt sorti.Les gens sont sensibilisés, mais on est vraiment dans une époque de l\u2019instantanéité, les gens vont oublier dès qu\u2019il y aura autre chose comme le prochain scandale de Trump », observe-t-il.Se gardant bien d\u2019être négatif, Robert Léo Gendron en appelle à prendre conscience que nous sommes tous responsables de la pollution que notre société de consommation engendre.« Ça fait 40 ans que je suis dans le domaine de l\u2019environnement et c\u2019est vraiment des vagues.Des petites vagues, des moyennes et des grandes vagues, mais des vagues quand même.On peut imaginer que la jeune génération sera plus persévérante, mais il reste à voir comment ils vont rentrer dans le monde de la consommation dans les prochains 5 à 10 ans. » JACYNTHE NADEAU Encore des berges à nettoyer 28 ans plus tard En 28 ans chez Action Saint-François, Robert Léo Gendron en a vu des rives souillées par des déchets de toutes sortes.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY 0039707 UTA Sherbrooke Automne 2020 CONSULTEZ NOTRE SITE WEB POUR CONNAÎTRE LA PROGRAMMATION OFFERTE EN CE CONTEXTE INÉDIT.USherbrooke.ca/uta Nous avons très hâte de vous retrouver \u2013 vous nous manquez! SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Culpabilité, prise de médicaments, idées noires, séjour en psychiatrie et difficultés scolaires pour certaines victimes, familles déchirées et liens de confiance brisés entre des adolescentes et leurs parents pour d\u2019autres, les conséquences des crimes sexuels du prédateur Pascal Montembeault sur 103 victimes sont multiples.L\u2019individu de 40  ans de Trois- Rivières passera encore une longue période derrière les barreaux.Lors des observations sur la peine qui se sont déroulées vendredi, au palais de justice de Sherbrooke, devant la juge Claire Desgens de la Cour du Québec, les avocats ont plaidé des peines globales oscillant entre neuf ans et demi et 17 ans pour l\u2019individu.L\u2019accusé a aussi et surtout entendu le récit des importantes répercussions de ses gestes sur certaines victimes qu\u2019il a faites partout au Québec et même en France.« Un écran est un réel contact avec l\u2019humain.L\u2019ordinateur pour les jeunes, c\u2019est le prolongement de leur personne.Quand on viole l\u2019espace virtuel, on viole leur personne », a soulevé la juge Claire Desgens de la Cour du Québec.Si l\u2019on retranche le temps que Montembeault purge depuis son arrestation en août 2017, c\u2019est une peine de cinq ans à compter de ce jour qu\u2019a proposée l\u2019avocat de la défense Me Guy Plourde.La peine suggérée par la procureure aux poursuites criminelles Me Marie- Line Ducharme prévoit que l\u2019accusé passe encore 12 ans et demi en prison.La juge a rendu inopérante la disposition du Code criminel selon laquelle une détention minimale de 105 ans devait être imposée étant donné les peines consécutives d\u2019au moins une année pour chacune des victimes, qui dépassent la centaine.Elle imposera la peine le 8 septembre prochain.L\u2019individu de 40 ans est passé des crimes derrière son écran à un crime en personne avec une adolescente de Sherbrooke sur laquelle il a commis des attouchements sexuels en août 2017.Il a été arrêté à la suite de ce crime.Cette victime de 17 ans, qui en avait 14 à l\u2019époque, a lu une lettre au tribunal dans laquelle elle a décrit en pleurs sa descente aux enfers après l\u2019agression.«  Je ne me sentais plus moi- même.J\u2019ai eu peur de me faire traiter comme une fautive », signale la victime de Montembeault.Elle a été soignée en pédopsy- chiatrie ainsi que pour des troubles alimentaires.L\u2019adolescente a dû prendre une multitude de médicaments à la suite de l\u2019agression subie dans un parc de Sherbrooke.« Je suis partie de très loin », a mentionné la victime.Elle signale que cette agression a eu de grandes conséquences sur sa famille.La mère de la victime a dit qu\u2019ils étaient des victimes collatérales du crime.Le séjour de Montembeault en prison sera très long SHERBROOKE \u2014 Pascal Mont- embeault affirme que sa responsabilité est totale et entière dans les crimes qu\u2019il a reconnus.Lors de son témoignage devant le tribunal, vendredi au palais de justice de Sherbrooke, le prédateur sexuel a mentionné que les victimes ne sont aucunement responsables des crimes qu\u2019il a commis.« Les victimes n\u2019ont rien à porter.Ce n\u2019est pas facile de se rendre compte qu\u2019on a fait autant de mal que ça.Je veux payer pour ce que j\u2019ai fait.La prison et la sentence sont la partie facile.C\u2019est à moi de vivre avec ça après », a témoigné Montembeault qui s\u2019est dit prêt à suivre tous les programmes thérapeutiques en détention.Montembeault a déjà entrepris un suivi et des ateliers au Centre de détention de Sorel en attendant sa peine.L\u2019individu avait été mis hors d\u2019état de nuire après son arrestation à la «?Je veux payer pour ce que j\u2019ai fait?» Pascal Montembeault \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0042369 sousunmêmetoit Guillaume Richard, audioprothésiste 1309 rueGrégoire, Sherbrooke (QC) J1N 1S6 819 821-3005 info@richardaudioprothesiste.ca richardaudioprothesiste.ca Lisane et André Crête, denturologistes 1309 rueGrégoire, Sherbrooke (QC) J1N 1S6 819 566-1811 andrecrete@denturo.qc.ca denturo.qc.ca Optez pour des prothèses sur mesure et adaptées à vos besoins.Nos professionnels sont à l\u2019écoute et ils vous accompagneront pour que vous retrouviez la qualité de vie recherchée.COVID19 | Nous suivons les recommandations de la santé publique et de notre ordre professionnel.Nous accueillons un patient à la fois et nos normes de désinfection et d\u2019asepsie sont sévères.Nous tenons à votre santé.De à Nous avons maintenant un 2ème bureau à East Angus au 150 Angus Sud, local 3 David Savard audioprothésiste y sera en permanence, «Je suis très enthousiaste de venir m\u2019installer à East Angus, prenez votre premier rendez-vous tout de suite, j\u2019ai bien hâte de faire votre connaissance.» Richard Audioprothésiste se rapproche des gens de Cookshire Eaton laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 7 « On ne peut pas dire qu\u2019il a volé son adolescence, le terme n\u2019est pas assez fort.Il a tué l\u2019adolescence de ma fille », a signalé la mère de cette victime par la voix de la procureure aux poursuites criminelles.La victime a aussi parlé de chacune des petites victoires qu\u2019elle accomplit depuis cette agression, dont celle de terminer ses études secondaires et d\u2019en entreprendre au Cégep.« L\u2019impact des gestes dont tu as été victime est énorme.J\u2019ai entendu les éléments que tu as portés à mon attention.Ce sont des éléments qui continuent de nous troubler et qui auront du poids dans la peine que je vais imposer à Pascal Montem- beault », a signalé la juge Desgens en saluant le courage de la victime.CYBERCRIMES Leurre informatique, avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite, incitation à des contacts sexuels, production et possession de pornographie juvénile, la liste des 163 accusations qu\u2019il a avouées en juillet 2019 est longue.Pascal Montembeault utilisait le pseudonyme de Marc-André Cormier pour aborder ses victimes potentielles sur les médias sociaux.Il utilisait les sites Ados rencontres, Facebook et Skype pour faire du leurre informatique.Sans faire de menaces, il exerçait une certaine pression psychologique sur les adolescentes.L\u2019une des victimes a tenu à témoigner au tribunal des conséquences de ces cybercrimes.«  J\u2019avais 14  ans lorsque c\u2019est arrivé.Cette affaire est ressortie alors que j\u2019avais 16 ans.Ma vie a été chamboulée.J\u2019ai perdu la confiance de mes parents.J\u2019avais honte d\u2019être tombée dans le piège.Je ne me sentais pas comme la victime, mais comme la fautive.J\u2019espère que cet homme ne pourra plus jamais détruire de vie » a souligné l\u2019adolescente.La mère de cette victime a aussi témoigné des conséquences de ce cybercrime sur le lien de confiance qui a été brisé entre des parents attentifs et leur fille.Une victime a déposé un dessin en décrivant l\u2019agresseur comme une fleur à quatre pétales et elle aussi comme une fleur, mais avec trois pétales tombés.« Par un dessin, cette victime a très bien décrit ce qu\u2019elle a vécu », a signalé la juge Desgens.suite de la sordide affaire d\u2019agression sexuelle commise sur une adolescente de 14 ans dans un parc de Sherbrooke.Depuis ses aveux pour ce crime, il a collaboré avec les autorités policières en avouant les crimes à l\u2019endroit de 102 autres adolescentes.La durée de l\u2019enquête a eu un impact sur la durée des procédures judiciaires.« Je me sens comme un trou de cul.Ce n\u2019est pas la sentence qui me fait peur, mais d\u2019entendre le monde (.) Je ne voyais pas le mal parce qu\u2019il n\u2019y avait pas de personne physique derrière l\u2019écran.Quand on prend conscience de ce qui arrive, on se sent mal, mais ce n\u2019est rien par rapport aux victimes.Je suis conscient du mal que j\u2019ai créé.Avec ces témoignages, je le suis encore plus », a mentionné Montembeault qui a affirmé avoir été victime de gestes à caractère sexuel dans son enfance.I l a réi téré à la f in de s on témoignage que les victimes ne devaient pas se mettre de responsabilité sur les épaules.«  Je suis sincèrement désolé envers les victimes, leurs familles et toutes les personnes touchées.Je n\u2019attends pas leur pardon.C\u2019est un cadeau qu\u2019ils vont se faire à eux et pas à moi.Moi je ne me pardonnerai pas.Ma vraie sentence est de m\u2019en vouloir et de vivre avec ça le reste de ma vie », a mentionné l\u2019individu de 40 ans.RENÉ-CHARLES QUIRION « On ne peut pas dire qu\u2019il a volé son adolescence, le terme n\u2019est pas assez fort.Il a tué l\u2019adolescence de ma fille. » \u2014 La mère d\u2019une des victimes 0035565 SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE affaires 25 décès 39 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 leMag M1 mérite estrien M31 opinions 24 planète vins M22 p\u2019tit mag M27 séance d\u2019orthographe M31 sports 46 sortie prendre l\u2019air M20 voyages M17 ADRESSE 780 rue King Ouest, Sherbrooke, J1H 1R7 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca Téléc.819 564-8098 PUBLICITÉ 819 564-5450 Téléc.819 564-5482 ANNONCES CLASSÉES 819 564-2222 Téléc.819 564-5482 HEURES D\u2019OUVERTURE De 8?h?30 à 12?h et 13?h à 16?h?30 NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est ce lundi que l\u2019opération de démontage du théâtre de la place Nikitotek se mettra en branle.La Ville de Sherbrooke démolira du même coup l\u2019édifice qui accueillait le Bingo Abénaquis.Il faudra prévoir un mois de chantier.La circulation cycliste sera perturbée dans le secteur durant les travaux.On procédera cet automne à la décontamination du terrain.R a p p e l o n s q u e c e s é t a p e s s\u2019inscrivent dans le projet de r e l o c a l i s a t i o n d u p o n t d e s Grandes-Fourches.Le théâtre a été mis en vente sur le site web Iron Planet pour une période de trois mois.L\u2019infrastructure a été dépouillée de certains accessoires en juin.Une fois démantelée, la scène sera entreposée à l\u2019ancien lieu d\u2019enfouissement sanitaire du chemin des Pèlerins.Rappelons que la Ville avait lancé un appel d\u2019intérêt pour la place Nikitotek l\u2019hiver dernier, mais la seule offre d\u2019achat obtenue à 30 000 $ avait été refusée.Cette fois, l\u2019encan est ouvert aux acheteurs potentiels de la planète.La Ville de Sherbrooke se réserve ainsi le droit d\u2019évaluer les offres inférieures au prix fixé à 3 M$.Le bâtiment qui accueillait le Bingo Abénaquis sera démoli afin de laisser place aux nouvelles infrastructures routières.Les travaux de démolition s\u2019échelonneront aussi sur quelques semaines.Rappelons que le nouveau pont des Grandes-Fourches verra le jour près du stationnement La Grenouillère et qu\u2019une nouvelle artère urbaine sera aménagée sur près de 300 mètres entre le nouveau pont et la rue Terrill.La construction doit commencer en 2021.Le déplacement du pont des Grandes-Fourches redonnera les berges des rivières Saint-Fran- çois et Magog à la population grâce à la création d\u2019un parc linéaire.Le projet dans son ensemble nécessitera un investissement estimé à 41 M$, dont 26 M$ proviennent d\u2019une subvention du MTQ.La démolition de la place Nikitotek débute lundi La place Nikitotek cèdera sa place à un parc linéraire dans le projet de déplacement du pont des Grandes-Fourches.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE 0042413 Certaines restrictions s\u2019appliquent, détails sur place.Le prix de vente est disponible à l\u2019achat à taux d\u2019intérêt régulier offert par l\u2019intermédiaire du concessionnaire seulement.Taxes en sus.Sujet à approbation de crédit.Modèle illustré à titre indicatif.Ne peut être jumelé à aucune autre promo en vigueur.Offre à la location = limite de 16 000km par année, 0,15$ du km excédentaire.Tous les détails sur place.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Frais de couleur de 1000$ en sus.OUVERT 7 JOURS mois 51 Location comptant 0$ 997$ /mois 499$ 5000 lbs de capacité de remorquage Attache remorque incluse 7 passagers de luxe Sièges chauffants Toit ouvrant Sièges chauffants rehaussés de cuir | Bluetooth | Détecteur d'angle mort | Démarreur à distance Volant & sièges chauffants V6 bi-turbo de 300 ch.Traction intégrale Navigation BLITZ DU MOIS D\u2019AOUT INFINITI SHERBROOKE laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 9 0042381 SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS Cette semaine, les photographes des six journaux de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante se sont posé le défi d\u2019utiliser la technique de la longue exposition dans leur travail.La photographe Michelle Boulay de La Tribune a ainsi immortalisé le sillage des truites arc- en-ciel qui nagent dans les bassins de la Ferme piscicole des Bobines, à East Hereford.Vous pouvez voir la galerie complète de photos en consultant notre application numérique de ce samedi ou encore sur notre site web latribune.ca.La longue exposition dans l\u2019œil de nos photographes 0040915 0041084 Bureau des ventes (sur rendez-vous seulement) 60A rue Principale, Eastman, QC, J0E 1P0 579-437-8760 poste 1 QUARTIERKYOURBAIN.COM Licence RBQ : 5589-1022-01 CONTACTEZ NOTRE ÉQUIPE ! NOUVEAU PROJET RÉSIDENTIEL À MAGOG laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 11 ALAIN GOUPIL ET LA PRESSE CANADIENNE alain.goupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Six nouveaux cas de personnes infectées par la COVID-19 ont été confirmés au cours des 24 dernières heures en Estrie.Ces nouveaux cas portent le total à 1050 depuis le début de la pandémie sur le territoire du CIUSSS de l\u2019Estrie \u2013 CHUS.C\u2019est aussi 39 cas de plus que samedi dernier, dont 15 ont été rapportés au bilan de mardi.La sous-région de Sherbrooke compte le plus de cas à 341, suivie de la Haute-Yamaska (incluant Bromont) à 251, La Pommeraie à 154 et le Memphrémagog à 106.Quatre des six plus récents cas ont d\u2019ailleurs été détectés dans la MRC de La Pommeraie, auxquels s\u2019ajoutent un cas à Sherbrooke et un autre dans la Haute-Yamaska.Les autorités ne rapportent aucun nouveau décès ni hospitalisation.Le nombre de décès, établi à 26, n\u2019a pas bougé depuis le 23 juin.Depuis le début de la pandémie, 37 436 personnes ont été testées en Estrie.Le pourcentage de cas confirmés se situe à 2,4 %.UN DÉCÈS DE PLUS AU QUÉBEC À l\u2019échelle du Québec, ce sont 164 nouveaux cas de COVID-19 qui ont été rapportés vendredi, ce qui porte le nombre total de personnes infectées à 59 312.Un nouveau décès a aussi été signalé, pour un total de 5674.Le nombre d\u2019hospitalisations a diminué de 19, pour atteindre un cumul de 189.Parmi celles-ci, 15 se trouvent aux soins intensifs, une diminution de trois.Le ministère de la Santé note encore une fois quelques ajustements découlant de la transition des données vers un nouveau système réalisée lundi.Ces ajustements concernent les données du 29 juillet, diffusées jeudi, alors qu\u2019on aurait dû faire état de 139 nouveaux cas, plutôt que 122.D\u2019AUTRES DÉVELOPPEMENTS Un dépistage massif de l\u2019ensemble du personnel et des médecins de l\u2019Hôpital de Saint-Eustache, dans les Laurentides, est amorcé vendredi après que des éclosions de COVID-19 eurent été confirmées au sein de trois des 13 unités d\u2019hospitalisation.Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Lau- rentides précise que depuis lundi dernier, 14 usagers et 11 employés ont présenté des tests positifs à la COVID-19.Par ailleurs, des experts de l \u2019a r m é e a l l e ma n d e n \u2019o nt e u besoin que d\u2019une semaine pour apprendre à des chiens à identifier la salive de sujets infectés par le coronavirus.Les chiens ont été en mesure de repérer 94 % des échantillons positifs qui leur ont été présentés.Le projet a été mené en collaboration avec l\u2019Université de Hanovre.COVID-19 EN ESTRIE Un bond de 39 cas en une semaine OTTAWA \u2014 Les Canadiens peuvent désormais télécharger une application pour leur téléphone intelligent qui les avertira s\u2019ils ont été en contact avec une personne atteinte de la COVID-19.Le premier ministre Justin Trudeau a déclaré vendredi avoir personnellement téléchargé l\u2019application «Alerte COVID».Il a expliqué que plus les gens seraient nombreux à l\u2019utiliser, plus l\u2019application serait efficace pour retracer \u2014 et ralentir \u2014 la propagation du nouveau coronavirus.L\u2019application est conçue pour suivre l\u2019emplacement des téléphones les uns par rapport aux autres, sans collecter de données personnelles de manière centralisée, en utilisant les identifiants numériques uniques propres à chaque appareil.Les utilisateurs pourront ainsi être avertis si leur téléphone s\u2019est récemment trouvé à proximité du téléphone d\u2019une personne qui, par la suite, a volontairement signifié par l\u2019entremise de l\u2019application qu\u2019elle a été déclarée positive à la COVID-19.«Je veux être clair: cette application n\u2019est pas obligatoire.Son téléchargement et son utilisation sont totalement volontaires, a souligné M.Trudeau.Et elle ne collecte pas votre nom, votre adresse, votre position géographique ou d\u2019autres informations personnelles.» PC Ottawa lance une application COVID DONNÉES COMPILÉES PAR LA TRIBUNE 0042568 Quelques exceptions s\u2019appliquent.Détails en magasin.sportsexperts.ca Carrefour de l\u2019Estrie 819 346-5286 Carrefour de l\u2019Estrie Participez au concours Meilleure forme.Meilleure vie.20% à 50% 20% à 50% 20% à 40%derabais de rabais de rabais Vêtements d\u2019été, de GOLF et maiLLOtsmOde HOmme - Femme - JuniOr marQues et mOdÈLes séLeCtiOnnés Vaste séLeCtiOn de CHaussures JuniOrs et sandaLes marQues et mOdÈLes séLeCtiOnnés séLeCtiOn de VéLOs et aCCessOires HOmme - Femme - JuniOr sur nOtre prix étiQueté* SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 12 ACTUALITÉS SAINT-ISIDORE-DE-CLIFTON \u2014 Le Jardin des Vanupieds, à Saint-Isidore-de-Clifton, était une destination prisée l\u2019été dernier, particulièrement par des touristes français en quête d\u2019un authentique retour à la terre.Alors que les frontières sont fermées aux wwoofeurs, ces bénévoles de partout dans le monde qui prêtent main-forte sur les fermes biologiques en échange d\u2019un toit, de nourriture et de connaissances, c\u2019est plutôt l\u2019aide qui se laisse désirer par la famille Letourneux-Lefebvre cette année.« Au début de la saison, tout le monde voulait quitter la ville et aller à la campagne, mais maintenant, ils se sont trouvé autre chose.C\u2019est plus difficile au milieu de l\u2019été.On essaie de trouver l\u2019équilibre entre être débordés au jardin et mettre l\u2019énergie qu\u2019il faut pour trouver des gens », affirme Jeanne Letourneux, qui mène ce projet mi-personnel, mi-commercial de production maraîchère et de transformation alimentaire avec son conjoint Mathieu Lefebvre depuis trois ans.Pour cette famille en quête d\u2019autosuffisance, l\u2019apport des wwoofeurs est tout simplement « crucial ».Sans eux, la culture d\u2019environ un hectare située dans la Coopérative de solidarité Les jardins Victoria n\u2019aurait pas cette ampleur, estime M. Lefebvre.« Ça nous permet de pouvoir partir la compagnie et de commencer lentement en continuant d\u2019avoir un autre revenu, sans commencer trop gros et sans nous endetter pour embaucher des employés.Ça permet d\u2019avoir une espèce de lousse et d\u2019avoir du temps libre, tout en ayant un esprit de communauté.C\u2019est aussi un partage », commente Mme Letourneux, qui a elle-même connu son conjoint en faisant du wwoofing chez lui, en Abitibi.« La dernière fois, elle n\u2019est jamais repartie!  » ajoute M. Lefebvre.L\u2019engouement des premières semaines de l\u2019été a permis l\u2019accueil d\u2019une dizaine de wwoofeurs québécois au jardin jusqu\u2019à maintenant.L\u2019an dernier, c\u2019est une trentaine de bénévoles internationaux qui ont séjourné sur place pour donner un coup de main.Ces derniers demeurent dans l\u2019une des chambres libres de la maison, ou peuvent camper en nature près du jardin.«  Ils restent habituellement entre une et trois semaines en moyenne.En raison du coronavi- rus, on demande de prioriser les longs séjours en ce moment.On demande un minimum de quatre heures de travail par jour, alors ils sont souvent libres l\u2019après-midi.Ils peuvent aller se promener en forêt, se baigner et profiter de la campagne », avance Mme Letour- neux, qui précise avoir besoin d\u2019assistance jusqu\u2019à la fin octobre.«  On aimerait peut-être aus- s i p re n d re u n e s e m a i n e d e vacances », rêve M.Lefebvre.Privé de son emploi principal pour l\u2019été en raison de la COVID-19, celui-ci peut à tout le moins se consacrer à temps plein à leur projet.« J\u2019éteins des feux », résume celui qui a combattu activement la sécheresse récemment, et qui termine ces jours-ci une clôture qui devrait mettre fin au règne des chevreuils dans le jardin.CHOISIR LE CHAMP La Sherbrookoise Chloé Gendron compte parmi ceux qui ont levé la main pour s\u2019immerger dans la vie des producteurs.Lors du passage de La Tribune, elle amorçait la troisième journée d\u2019une semaine de wwoofing au Jardin des Vanu- pieds.Au programme pour tous : JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca WWOOFING LES FERMES PRIVÉES DE PRÉCIEUX ALLIÉS « Ça me fait du bien.Je fais des études universitaires assez intellectuelles, en psychologie, alors ça change.Finalement, je pense que j\u2019aspire à quelque chose de plus concret.Je sais pourquoi je travaille quand je suis ici. » \u2014 Chloé Gendron laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 13 SAINT-ISIDORE-DE-CLIFTON \u2014 Vendredi matin chez les Letour- neux-Lefebvre.Le petit-déjeuner est englouti, les souliers et les chapeaux sont enfilés, la collation est prête à emporter.Au terme d\u2019une danse aussi gracieuse que chaotique, Jeanne, Mathieu et les jeunes Mara (8 ans), Miel (3 ans) et Azure (1 an) se glissent à bord de la fourgonnette familiale.Terminus : le Jardin des Vanupieds.C\u2019est ainsi que démarre chaque journée chez la famille cultivatrice par les temps qui courent, quand il n\u2019y a pas de marché public au programme.L\u2019autosuffisance, « réussir à tout faire soi-même  », est une passion pour Jeanne Letourneux et Mathieu Lefebvre.La vente de produits transformés, qui se concrétise cette année pour une première fois en trois ans, fait aussi partie du rêve.« Je dirais qu\u2019on est maintenant autosuffisants à 50 % en fruits et légumes », avance Mme Letour- neux, qui concocte depuis peu des sels de plantes à partir de ses herbes et légumes pour les marchés publics de Lennoxville et de Sawyerville.Pour nourrir la famille toute l\u2019année, le couple met en conserve, déshydrate ou récolte en serre froide l\u2019hiver.« Le but ultime » inclura éventuellement des fermentations et d\u2019autres produits de transformations comme source de revenus, en plus d\u2019une culture agrandie et d\u2019une certification biologique.Dans tous les cas, patience et maîtrise sont de mise pour ce projet, qui englobe la culture d\u2019une quarantaine de types de légumes et de quelques variétés de fruits sur une parcelle du terrain de la Coopérative Les jardins de Victoria à Saint- Isidore-de-Clifton.« On s\u2019ajuste, explique M. Lefebvre.L\u2019an dernier, il y a plein de facteurs qui avaient fait que ça n\u2019avait pas fonctionné.On adapte nos techniques et les dates de semis, puis les quantités.Par exemple, ça fait deux ans de suite qu\u2019on fait beaucoup trop de kale! » Cette année, le couple tiendra également un kiosque de fruits et légumes devant sa demeure au centre de Saint-Isidore-de-Clifton.NOURRIS PAR LA TERRE La serre et le jardin n\u2019ont plus de secrets pour Mara, la fille de M. Lefebvre.Tantôt tenant fièrement un papillon dans ses mains, tantôt repérant des œufs de parasites pieds nus dans les rangs de pomme de terre, la jeune fille semble dans son élément.Mais ce qu\u2019elle préfère, en cette journée chaude, c\u2019est « manger des fraises! » Pour Mme Letourneux, il était tout naturel d\u2019inclure ainsi Mara et les deux filles du couple, Miel et Azure, dans leur projet.Maintenant qu\u2019ils ont une nounou, incarnée par la sœur de M. Lefebvre, la conciliation jardin-famille est d\u2019autant plus heureuse, dit-elle.«   C \u2019e s t g é n i a l , a f f i r m e Mme Letourneux.Je peux faire des demi-journées ou des grosses journées de temps en temps.Sinon, quand je suis avec les enfants, on fait des demi-journées tous ensemble et après on va se baigner ou on va au parc.Quand il fait chaud, je leur apporte une piscine pour enfants au jardin, et elles peuvent jouer dedans pendant que je travaille.Elles ont du plaisir, et elles participent, par exemple lorsque c\u2019est le temps de planter. » JASMINE RONDEAU La vie sur (une) terre Le rêve d\u2019atteindre l\u2019autosuffisance alimentaire anime la famille derrière le Jardin des Vanupieds, qui est composée de Jeanne Letourneux, Mathieu Lefebvre, Miel Lefebvre, Azure Lefebvre et Mara Longpré Lefebvre (au bas).Avec eux, Chloé Gendron (à droite), une bénévole de passage pour une semaine.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD désherbage des rangs de fraises et chasse aux doryphores en famille avec la fille de M. Lefebvre, Mara, et les deux filles du couple, Miel et Azure.« Je ne travaille pas cet été, et j\u2019essaie des choses différentes.C\u2019est une occasion pour moi d\u2019apprendre le jardinage et d\u2019apprendre à connaître Jeanne et Mathieu », avance Chloé, qui a décidé de rallier les rangs des Vanupieds plus longtemps après qu\u2019elle et son groupe d\u2019amis soient venus donner un coup de main pour la fête du solstice.« Ça me fait du bien, renchérit celle qui envisage de revenir plus tard dans la saison.Je fais des études universitaires assez intellectuelles, en psychologie, alors ça change.Finalement, je pense que j\u2019aspire à quelque chose de plus concret.Je sais pourquoi je travaille quand je suis ici. » « Ça revient souvent comme réflexion, ça », sourit M. Lefebvre.BARRIÈRE D\u2019ENTRÉE Les wwoofeurs étrangers n\u2019ont habituellement pas besoin de permis de travail pour entrer au Canada, puisqu\u2019ils ne sont pas rémunérés.Cette pratique, qui n\u2019est pas considérée essentielle, ne constitue pas une raison valable pour entrer au pays à l\u2019heure actuelle, même pour les détenteurs d\u2019un permis du programme Expérience internationale Canada (EIC), rapporte WWOOF Canada (Worldwide Opportunities on Organic Farms, Canada), l\u2019organisme qui fait la liaison entre les fermes hôtes du pays et les bénévoles à travers le monde.Celui-ci affirme que de nombreux hôtes n\u2019ont pas renouvelé leur adhésion au programme en raison de la pandémie.« Certains sont âgés et [leur santé] serait compromise s\u2019ils avaient un étranger avec eux, ils ne sont pas en mesure de les héberger en raison de leur isolement; certains sont tout simplement incapables d\u2019obtenir l\u2019aide dont ils ont besoin en raison de restrictions de voyage, etc. » écrit la coordinatrice pour WWOOF Canada Pam Boyko.La Sherbrookoise Chloé Gendron amorçait sa troisième journée de wwoofing au Jardin des Vanupieds lors du passage de La Tribune.Une bouffée d\u2019air frais pour celle qui fait des études en psychologie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD « On s\u2019ajuste.L\u2019an dernier, il y a plein de facteurs qui avaient fait que ça n\u2019avait pas fonctionné.On adapte nos techniques et les dates de semis, puis les quantités.Par exemple, ça fait deux ans de suite qu\u2019on fait beaucoup trop de kale! » \u2014 Mathieu Lefebvre SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 14 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La COVID-19 pourrait aussi retarder la mise en place d\u2019un projet-pilote de rues partagées à Sherbrooke, alors que la Ville a lancé les démarches pour évaluer la faisabilité d\u2019un tel concept.Si l\u2019échéancier de 2021 est maintenu pour le moment, l\u2019horizon de 2022 est aussi considéré.La citoyenne Stéphanie Leclerc, qui souhaite l\u2019implantation du concept dans le vieux nord, aimerait que la Ville voie la pandémie comme une occasion d\u2019accélérer les démarches pour la mobilité active.Mme Leclerc se dit néanmoins consciente que la pandémie exerce une pression sur les finances de la Ville et que les priorités pourraient être complètement bouleversées.Rappelons que le concept de rue partagée vise une réduction de la limite de vitesse à 20 km/h et la réalisation d\u2019aménagements pour rendre la rue plus étroite.Les automobilistes, les cyclistes et les piétons n\u2019auraient plus d\u2019espace spécifique pour circuler, si bien qu\u2019ils devraient partager la même surface et adapter leur comportement en conséquence.Mme Leclerc réside dans le secteur du parc de l\u2019Ancienne-Caserne et croit que les rues entourant le parc seraient propices à un tel projet.En octobre, la présidente du comité de la sécurité publique, Danielle Berthold, rapportait que sept conférences avec des chercheurs de l\u2019Université Laval devaient d\u2019abord permettre d\u2019établir les critères pour désigner les rues qui seraient retenues.Quatre mois de démarches devaient mener à un projet-pilote en 2020 ou en 2021.Mme Leclerc dit avoir pris des nouvelles au début du mois de juillet et la Ville lui aurait confirmé que les processus de consultation avec les chercheurs de l\u2019Université Laval étaient entamés grâce à un budget entériné pour 2020.La COVID-19 a toutefois mis un frein aux démarches, qui pourraient reprendre cet automne.« Pour le projet-pilote en 2021, on espère encore que c\u2019est possible, mais il faudra revoir la faisabilité en fonction du budget municipal », rapporte Mme Leclerc.Cette information a été confirmée par la Ville de Sherbrooke.Selon Danielle Berthold, les étapes qui doivent être franchies en 2020 seront réalisées.« Pour les investissements, il faudra voir lors des études budgétaires. » Stéphanie Leclerc entretient néanmoins certains espoirs.« Je suis consciente que les élus ont un gros rôle à jouer pour établir les priorités.À Montréal, Valérie Plante a profité de la pandémie pour accélérer les démarches pour créer des rues piétonnes et ajouter des pistes cyclables.Le projet d\u2019oasis urbaine sur la rue Wellington est le signe d\u2019un intérêt pour un lieu partagé.Ça s\u2019inscrit dans la lignée de notre projet.On peut se servir de la COVID comme d\u2019une excuse ou d\u2019une occasion.Mais je ne connais pas l\u2019ensemble des défis à la Ville pour la reprise. » Stéphanie Leclerc trouve les réponses de la Ville encourageantes.« On nous montre qu\u2019il y a une soif pour un projet-pilote, mais on se garde une réserve dans les circonstances.Je trouve que c\u2019est honnête.Nous aimerions participer aux rencontres avec les chercheurs, si possible, pour être impliqués dès le départ et pour mieux comprendre les rouages du projet.» Selon Danielle Berthold, les citoyens ne pourraient probablement pas participer aux premières conférences, mais ils seront assurément impliqués dans le processus.« Ce ne sera pas fait sans leur consentement ou leur avis. » Le projet de rues partagées pourrait être reporté Stéphanie Leclerc garde espoir que le projet de rues partagées voie le jour en 2021.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0027011 0043079 2020_COLL-008_2020-08-01_LT-V01 July 30, 2020 2:48 PM 3,97\u201d x 6,14\u201d AVANT D\u2019ALLER MANGER UN CORNET.3200, rue King Ouest \u2022 plasmavie.ca SUR RENDEZ-VOUS SEULEMENT Planifiez votre don ! Contactez-nous au 1800 343-7264 ou à jedonne@hema-quebec.qc.ca Pour plus d\u2019informations, visitez hema-quebec.qc.ca Toutes les occasions sont bonnes pour donner du sang.PROCHAINES COLLECTES DE SANG SHERBROOKE \u2022 7 août Toyota Sherbrooke SHERBROOKE \u2022 12 et 13 août Église Saint-Boniface SAUVEZ DES VIES À SHERBROOKE.Faites un don de plasma sur rendez-vous ! Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 15 0042417 SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 16 ACTUALITÉS Ç a avait été une question de grains de beauté.Au départ, un pressentiment, presque comme une information : ce sera lui.Que je sois d\u2019accord ou non avec cette intuition n\u2019était pas la chose qui importait dans l\u2019instant.J\u2019avais simplement posé les yeux sur un dos couvert par une constellation et j\u2019avais ressenti que ma place était dans ce ciel de peau.À côté des autres étoiles, peut-être, mais bien plantée, brillante, dans son destin quand même.J\u2019avais 27 ans.Pas encore d\u2019enfant, un diplôme de psy et une tête passionnée, avec un goût prononcé pour l\u2019aventure, toutes les formes d\u2019aventures.Je n\u2019avais qu\u2019une vie.Je le savais déjà et je n\u2019avais pas l\u2019intention de cumuler l\u2019ennui.Je crois bien qu\u2019il avait plu sur mon intuition, puis neigé, de sorte qu\u2019elle était devenue toute délavée, mais on pouvait la lire quand même : « Ce sera lui », toujours inscrite en lettres fondantes sous les mois qui passaient à nous ramener ensemble, lui et moi.On avait fini par se coucher définitivement dans le même nid, décidés à faire tenir ensemble les morceaux de ce qu\u2019on appelle une « famille recomposée », qu\u2019on aura fini par nommer ensemble « famille rapaillée ».On avait traversé ensemble la période qui consiste à « fonder ».On avait coulé le béton d\u2019une relation sur des projets dans lesquels on se trouvait toujours « plus forts ensemble ».On avait créé de la vie nouvelle : une, puis deux, qu\u2019on avait rajoutées aux trois autres qu\u2019il tenait déjà au creux de ses mains.On avait scellé l\u2019amour de toutes les façons qui nous soient alors imaginables, du haut de nos trentaines, pleins de la certitude que nous étions presque acquis l\u2019un pour l\u2019autre.On avait, comme tout le monde, commencé à goûter, parfois, à l\u2019enlisement des argumentaires qui se bouffent eux-mêmes la queue, qui ne mènent à rien sinon qu\u2019à rouvrir une autre bouteille.Mais l\u2019amour était là quand même, en sourdine parfois.De plus en plus en sourdine, quand même.Doux.Si doux qu\u2019on en arrivait presque à ne plus l\u2019entendre.Il arrivait même que l\u2019errance et le goût pour l\u2019aventure se mettent à faire beaucoup plus de bruits, et, comme on avait appris à respecter tous les sons de la vie, on s\u2019était laissé vivre ce qu\u2019il y avait à vivre, quitte à s\u2019écorcher solidement les cœurs.Pour ne pas nous déclarer morts, pour ne pas tuer ce qui continuait toujours de jouer, en sourdine.On avait beau vieillir ensemble, moins ressentir le besoin impérieux d\u2019être collés l\u2019un sur l\u2019autre tout le temps, douter parfois de nos trajectoires qui semblaient nous éloigner, il y avait ce savoir, ce rappel, « ce sera lui ».Encore au futur, presque comme si ce n\u2019était pas déjà arrivé.Tout était arrivé pourtant! Il avait tout vu, tout entendu de moi.J\u2019avais tout vu, tout traversé de lui, me semblait-il.Puis il y a eu ce moment.Celui, où revenu du Grand Nord en catastrophe, il s\u2019est effondré dans mes yeux qui l\u2019attendaient sur le divan.Toutes nos années passées ensemble rassemblées dans ce moment où nous n\u2019arrivions pas à y croire, tous les deux, ensemble, à genoux face à la leçon.Non, nous ne sommes pas acquis, l\u2019un de nous peut mourir, moi, plus vite qu\u2019on pense.Il y a eu ce moment puis tous ceux qui ont suivi.Celui où les cheveux sont tombés et où il me disait en souriant : « t\u2019es super belle.Tu ressembles à un mannequin du Simons ».Celui où il est revenu, les bras chargés de livres sur le cancer qu\u2019il a lus à chacun de nos enfants.Celui où il m\u2019a trouvée, sur le plancher de la salle de bain, et où il a appris le mot « embolie pulmonaire ».Tous ceux où il a pris tout sur son dos constellé : maison, travail, enfants, repas, soins.Comme un vrai homme fort, de ceux qui prouvent leur force à la densité des liens d\u2019amour qu\u2019ils arrivent à ne pas lâcher.Il y a eu ces moments où, au matin, il vérifiait si j\u2019étais toujours vivante, avec sa main sur mon épaule.Il y a eu tous ces moments de grande peur que ce soit ça l\u2019histoire : celle d\u2019un homme qui finit par élever seul un nombre beaucoup trop élevé d\u2019enfants.Cette semaine, il y a finalement eu ce moment où je suis partie pour le bloc opératoire, avec toute la misère du monde à lâcher sa main.Jamais plus seule que là.Pour me calmer, les yeux fixés sur les lumières du bloc, alors qu\u2019on attachait mes bras sur la table, en sourdine, mais toute en puissance, la force de notre lien.La sagesse des crabes se tient toute recroquevillée, sous des coquilles impénétrables et des cicatrices, lovée sous des tonnes de douleurs et de grandes vagues sauvages.Mais, quand elle nous est livrée, au réveil des vapeurs anesthésiques, tandis qu\u2019on nous apprend que plus rien en nous ne rime avec le mot « cancer », on la redécouvre comme une constellation nouvelle, la seule qui compte, au final, celle de l\u2019amour.Ceci est ma dernière chronique.Je vous remercie du fond du cœur de m\u2019avoir accompagnée dans ce moment précis de mon existence.Votre attention, vos messages, votre douleur partagée m\u2019ont portée tout au long du parcours.Merci à Sonia Bolduc et à La Tribune de m\u2019avoir permis cette symbolisation hebdomadaire qui me laissera certainement moins hachurée par les traumas.Sourdine *Cette chronique est aussi visuelle.Pour une expérience amplifiée, il est suggéré de regarder avant de lire, le magnifique vidéoclip de la chanson Sourdine de Jean-Michel Blais : https://www.youtube.com/ watch?v=ej0A6gJtSMQ NATHALIE PLAAT CHRONIQUE Collaboration spéciale redaction@latribune.qc.ca LA SAGESSE DES CRABES J\u2019avais simplement posé les yeux sur un dos couvert par une constellation et j\u2019avais ressenti que ma place était dans ce ciel de peau.À côté des autres étoiles, peut-être, mais bien plantée, brillante, dans son destin quand même.P H O T O 1 2 3 R F laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 17 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 On continue de bien se protéger.Gardez vos distances Lavez vos mains Nettoyez les surfaces Toussez dans votre coude À la maison ou au chalet, les rassemblements, c\u2019est 10 personnes maximum. SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 18 DE VILLAGE EN VISAGES SAINT- VENANT-DE- PAQUETTE SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE \u2014 98 personnes.C\u2019est la population totale de Saint-Venant-de- Paquette selon le dernier recensement du gouvernement.C\u2019est le plus petit village de l\u2019Estrie, assurément parmi les plus menus au Québec.À la fin des années 90, son nom apparaît sur la triste liste des villages dévitalisés du Québec.Les municipalités qui figurent sur ce recensement ont généralement moins de 1000 habitants, comptent un nombre important de personnes âgées, attirent peu de nouveaux venus et ont perdu plusieurs de leurs services de proximité : école, épicerie, station-service, dépanneur, bureau de poste, caisse populaire, etc.Le début du 20e siècle était pourtant plein de promesses pour la petite localité nichée dans le creux des Appalaches.On y trouvait alors un moulin à scie, un magasin général, une forge, une meunerie, une boulangerie, une beurrerie, une cordonnerie et un couvent, entre autres.Mais l\u2019exode de sa population combiné à la fermeture de ses entreprises a transformé ce petit village prospère en un minuscule hameau comprenant un restaurant, un musée-église et un sentier de poésie [voir texte en page 20].Quelques descendants des familles fondatrices peuplent toujours cette municipalité, que l\u2019on nomme parfois poétiquement « La tourterelle de l\u2019Estrie ».Maire du village depuis 15 ans, Henri Pariseau est lui-même issu d\u2019une l ig né e purement paquettevillienne.Son père a d\u2019ailleurs occupé un poste de conseiller pendant 22 ans et son grand-père a été maire de la municipalité à deux occasions.Ses oncles du côté de sa mère aussi ont été conseillers « quelque part » dans l\u2019histoire du conseil.Henri Pariseau est maire de Saint-Venant-de-Paquette depuis 15 ans.Son prédécesseur a quant à lui siégé 25 ans à la tête du conseil! \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Sylvie Cholette est directrice générale des Amis du patrimoine de Saint-Ve- nant-de-Paquette.À titre de DG, elle s\u2019occupe des finances de l\u2019organisme, des ressources humaines et des communications.«Mais je suis également à l\u2019accueil des visiteurs et je fais même un tour en cuisine à la Maison de l\u2019arbre», souligne-t-elle en rigolant.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ UN PETIT QUELQUE CHOSE DE GAULOIS CHLOÉ COTNOIR chloe.cotnoir@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 19 Inquiétant donc de se faire attribuer l\u2019étiquette de « dévitalisé »?« Non, pas tellement », répond bien honnêtement M. Pariseau.« C\u2019est une question de chiffres, de données et de subventions.Mais au-delà de ça, on a vraiment du bon monde », poursuit-il.Du monde qui «   renonce à renoncer », dixit la devise du village.Certains s\u2019impliquent activement dans l\u2019OBNL Les amis du patrimoine de Saint-Venant- de-Paquette chargé du développement culturel et touristique de l\u2019endroit.D\u2019autres effectuent mille et une petites tâches qui permettent au village de garder ses allures de carte postale.Untel tond l\u2019entrée du Sentier poétique alors qu\u2019Untelle met en valeur les aménagements floraux sied aux pieds des sentiers.« On fait aussi des bis tous les printemps.On réinstalle les clôtures retirées pour l\u2019hiver, on installe les pancartes de poèmes, on enlève les mauvaises herbes.C\u2019est quasiment une fête de village.Les dames nous font un repas digne d\u2019une noce et quand vient l\u2019heure de dîner, on fait sonner les cloches de l\u2019église », raconte M. Pariseau.À l\u2019instar de plusieurs autres municipalités aux prises avec une décroissance population- nelle et financière, Saint-Venant- de-Paquette aurait pu tenter de fusionner avec les villages environnants.La question a été soulevée à quelques occasions.« Mais on ne s\u2019est jamais assis pour en parler », précise le maire.« On aime bien gérer nos propres choses.C\u2019est sûr que nos revenus sont limités parce qu\u2019on n\u2019a pas beaucoup de maisons.Il faut être raisonnable dans nos décisions, y aller doucement avec les dépenses, mais ça va bien », assure-t-il.Et tranquillement, grâce à u n e b o n n e d o s e d e v o l o n t é bien organ i s é e , d \u2019 e n - traide et à grand c o u p d e b i s , la muni- c i p a l i t é e s t e f f e c - t i v e m e n t p a r v e n u e à r e d o r e r s o n blason dans les a n n é e s   2 0 0 0 .Fi n i l\u2019étiquette de dévitalisé.Dorénavant, les maisons se vendent bien.Quelque 5000 visiteurs s\u2019y arrêtent bon an mal an.Une fierté pour la directrice générale des Amis du patrimoine de Saint-Venant-de-Paquette.« On est vraiment content.Avoir plus de 5000 visiteurs quand on est une destination en soi puisque personne ne passe ici sans raison, c\u2019est vraiment bien », souligne Sylvie Cholette.Arrivée de Montréal il y a 14 ans et à la tête de l\u2019OBNL depuis 12  ans, Mme  Cholette dit être immédiatement tombée sous le charme de l\u2019endroit, des paysages comme de ses habitants.« Mon cœur est ici », confie-t-elle.Au fil des ans, la Paquettevil- lienne d\u2019adoption a accueilli de nombreux visiteurs de passage à Saint-Venant.Selon elle, « personne ne repart indifférent d\u2019ici ».« Ce que nous avons réussi à faire, c\u2019est de créer des moments de bonheur.Les gens viennent ici, touchent la beauté et sont touchés par la poésie.Ce n\u2019est pas religieux ni spirituel, mais je dirais que c\u2019est sacré et ça c\u2019est assez extraordinaire », résume Mme Cholette.Plusieurs statuettes ont été érigées ici et là sur le territoire de Saint-Ve- nant-de-Paquette.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ CHLOÉ COTNOIR ccotnoir@latribune.qc.ca SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE \u2014 Les yeux de Marc-André Inkel brillent lorsqu\u2019il raconte une anecdote sur son village.« C\u2019est de l\u2019histoire ça! » lâche-t-il avec le même enthousiasme après chacune de ses histoires qu\u2019il partage sans hésitation.« La mémoire du village ».C\u2019est ainsi que ses concitoyens le décrivent.Lui se décrit plutôt comme un « écriveux ».« Je ne suis ni un écrivain ni un poète.Je suis un écriveux », rigole le septuagénaire.Passionné de lecture et d\u2019écriture, d\u2019histoire et de généalogie, Marc-André Inkel s\u2019est amusé au fil des ans à retracer l\u2019histoire de Saint-Venant-de-Paquette.« Quand j\u2019ai acheté ma maison en 1980, le monsieur qui habitait là avait tous les registres de la paroisse et il m\u2019a tout laissé.J\u2019ai lu, j\u2019ai lu! » explique-t-il.C\u2019est ainsi qu\u2019il a parfait ses connaissances sur l\u2019église du village, dont la construction s\u2019est achevée en 1887.Rapidement, il plaide pour qu\u2019elle devienne un musée.En 1984, un musée d\u2019arts et d\u2019objets religieux est ouvert dans ses tribunes.« Au début, on riait de moi.On me disait que personne n\u2019allait venir jusqu\u2019ici, on est bien trop loin! » Depuis le début des années 2000, l\u2019église appartient aux Amis du patrimoine de Saint-Venant.Elle accueille des expositions artistiques et sert également comme salle de spectacle.« Elle est tellement belle notre église.Il n\u2019y en a pas une autre comme ça au Québec.Il fallait la faire découvrir », souligne-t-il avant de se remémorer quelques anecdotes à son sujet.Il raconte entre autres avec plaisir la fois où l\u2019église « s\u2019est fait chauffer les fesses en maudit ».« En 1931, le magasin général a passé au feu et il était juste de l\u2019autre bord de la rue.Le bois de l\u2019église a tout noirci.Le curé est arrivé et il a passé dans la rue avec un ostensoir.Le feu s\u2019est arrêté! Il ne s\u2019est pas propagé », relate M. Inkel.Ou encore la fois, dans les années 1920, où le curé a failli pincer deux de ses paroissiens suspectés de faire de la contrebande d\u2019alcool.« Les deux messieurs étaient voisins et ils savaient que la police s\u2019en venait.Ils ont mis des bouteilles de boisson dans une boîte et ils l\u2019ont fait traverser chez le voisin en utilisant la corde à linge.La police n\u2019a pas trouvé les bouteilles », rigole celui qui se qualifie de « ramasseux d\u2019histoires ».M. Inkel a besoin de peu de mots pour expliquer son attachement envers son village.« C\u2019est ma vie », se contente-t-il de répondre.Ses ancêtres se sont d\u2019ailleurs installés dans ce petit plateau montagneux en 1871.« Ici, je marche dans les traces de mes ancêtres.Je ne pourrai jamais partir d\u2019ici », poursuit M. Inkel.« On est petit, mais on est vivant.Pis on va peut-être être petit en maudit dans quelques années, mais on ne mourra pas », assure-t- il, refusant d\u2019écrire une conclusion à cette grande histoire.MARC-ANDRÉ INKEL Brodeur littéraire Marc-André Inkel est la mémoire vivante de Saint-Venant-de-Paquette.Il connaît par cœur l\u2019histoire de son patelin et ne se fait pas prier pour raconter quelques histoires.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ PLUS DE PHOTOS DE SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA C\u2019est à Saint-Venant-de-Paquette qu\u2019a ouvert la toute première caisse populaire en milieu rural, en septembre 1907.Alphonse Desjardins s\u2019est d\u2019ailleurs lui-même déplacé dans ce coin des Cantons-de-l\u2019Est pour l\u2019occasion.La succursale a fermé ses portes en 1974, après tout près de 67 ans d\u2019existence.CHLOÉ COTNOIR LA PREMIÈRE CAISSE POPULAIRE EN MILIEU RURAL SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 20 DE VILLAGE EN VISAGES : SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE SHERBROOKE \u2014 «  Je dois beaucoup, beaucoup au territoire que j\u2019habite.Depuis 1973, c\u2019est mon point d\u2019ancrage.J\u2019y vis en permanence depuis 1997, mais c\u2019est ici que j\u2019ai écrit toutes mes chansons, des Séguin au Retour à Walden. » Richard Séguin n\u2019avait que 21 ans quand il a adopté Saint-Venant- de-Paquette pour en faire son lieu de création.Originaire de Pointe- Saint-Charles, le secteur des raffineries de Montréal, il y a trouvé un refuge « près de la nature et loin des rumeurs de la ville », glisse-t-il au cours d\u2019un généreux entretien téléphonique.Le mot s\u2019est vite passé à travers les musiciens les plus en vue des années 1970 voulant que l\u2019inspiration a installé une niche féconde sur les flancs des montagnes appalachiennes.En plus des quatre albums des Séguin, qu\u2019il composait avec sa sœur jumelle Marie-Claire, et des 12 disques solos qui suivront, Richard Séguin y verra naître bon nombre de classiques québécois autour d\u2019un feu de camp, dont quelques-uns de Michel Rivard et le monumental album double L\u2019Heptade d\u2019Harmonium.Et si l\u2019ex-citadin a adopté Saint- Venant sans réserve, l\u2019inverse est tout aussi vrai.Quand le maire apprend que le village est désigné comme étant « dévitalisé » en 1998, il convoque tous les citoyens à une rencontre pour trouver une nouvelle façon de survivre et grandir, en adoptant cette formule devenue un mantra : il faut renoncer à renoncer.« Il nous a dit que toutes les idées devaient être mises sur la table pour relancer notre communauté. » C\u2019est à ce moment que l\u2019auteur, compositeur et interprète lance son projet de sentier poétique, qui rendrait hommage à la richesse de la forêt de l\u2019endroit et aux poètes du Québec.« Les gens ont embarqué tout de suite, se souvient-il.C\u2019est vite devenu un projet collectif.Il y avait une des doyennes du village qui avait des liens de famille avec des profs de l\u2019ITA (Institut de technologie agroalimentaire) de Saint-Hyacinthe qui construisaient chaque année des structures avec leurs élèves et ne savaient pas quoi en faire à la fin de l\u2019année. » MOBILISATION Sans tarder, des volontaires se sont avancés pour aller chercher un premier pavillon de cèdre à Saint-Hyacinthe pendant que d\u2019autres déployaient leur machinerie afin d\u2019aménager l\u2019endroit où il serait installé.« Les Amis du patrimoine étaient propriétaires de l\u2019église et on s\u2019était déjà mobilisés dans le passé pour la restaurer et en faire un lieu pour des rassemblements et des spectacles, rappelle Richard Séguin.En plus, il y avait 11 acres de forêt tout autour à notre disposition. » Typique du Québec rural d\u2019une époque révolue, la tradition des bis était relancée à la manière de Saint-Venant.« Ç\u2019a toujours été un travail collectif », insiste le chanteur, qui se décrit comme un « gars de gang ».Deux ou trois fois par été, le village réunit une trentaine de personnes pour donner vie aux Sentiers poétiques.« On se retrouve habituellement avec une vingtaine de volontaires du village.Sur une population d\u2019une centaine de personnes, c\u2019est très bon », sou- ligne-t-il.Les autres proviennent de Sherbrooke, Montréal ou d\u2019ailleurs.SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca LES SENTIERS DE LA MOBILISATION « Je dois beaucoup au territoire que j\u2019habite », admet d\u2019emblée Richard Séguin, qui a écrit toutes ses chansons à Saint-Venant-de-Paquette depuis l\u2019époque des Séguin au Retour à Walden, lancé en 2018.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 0034731 0040304 D E N T U R O L O G I E MASTIQUER AGRÉABLEMENT Faciliter la digestion ÈveLepage,d.d., denturologiste propriétaire { 819 569-0664 evart.ca Découvrez l\u2019équipe de crunchologues sur MAGOG \u2022 SHERBROOKE-EST CENTRE DENTAIRE PORTLAND FINANCEMENTAVANTAGEUXOFFERT Le moment est venu de prendre soin de vous.BIEN MANGER \u2022 BIEN MASTIQUER \u2022 APPRÉCIER UN BON REPAS Notre équipe vous attend dans un environnement sécuritaire.PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 21 DE VILLAGE EN VISAGES : SAINT-VENANT-DE-PAQUETTE « Ces bis durent habituellement une fin de semaine.On commence par une remise en état des lieux après l\u2019hiver, puis on donne deux jours pour de nouveaux aménagements et on finit la saison par une préparation en vue de l\u2019hiver.Chaque fois, c\u2019est une surprise de voir tout ce monde-là arriver avec ses compétences propres et son enthousiasme. » Ces cor vées et les beautés qui en émergent deviennent v i te la n o uv e l l e i d e nt i té d e Saint-Venant-de-Paquette.Dans les journaux montréalais, on s\u2019émeut de cette mobilisation et des gens d\u2019autres villages viennent voir comment on peut arriver à de tels résultats.« L\u2019idée de départ, c\u2019est toujours de sauver le village, reprend Richard Séguin.Et la grande force de notre projet a été de s\u2019écouter mutuellement et de trouver ensemble les moyens pour avancer.On partage nos connaissances dans un objectif commun.Le maire de l\u2019époque et celui qui a pris la relève ont su parler aux gens.Et le monde a embarqué.On s\u2019est aussi donné le droit de se tromper à l\u2019occasion.Mais ça ne nous a jamais empêchés d\u2019avancer. » Le Sentier poétique de Saint- Venant-de-Paquette est ainsi né dans la bonne humeur au terme de multiples contractions collectives.Il offre aujourd\u2019hui aux visiteurs 14 haltes, réparties sur un parcours de 3 km, qui rendent hommage à 56  orfèvres des mots, autant d\u2019hommes que de femmes.La première est consacrée aux Estriens Alfred et Clémence DesRochers, Hercule Gaboury et Daniel Roy.Au milieu de cet aménagement trône le musée-église, un véritable hommage au bois, situé à quelques pas de la Maison de l\u2019arbre.NUIT DE LA POÉSIE Et puisque la poésie s\u2019était trouvé un lieu à sa mesure, il ne restait qu\u2019un pas à franchir pour lui consacrer un rendez-vous annuel à la manière de la célèbre Nuit de la poésie du 27 mars 1970 à Montréal.« La première année, en 2002, on s\u2019est retrouvé avec 47  poètes et plus de 780  visiteurs, se rappelle Richard Séguin, encore impressionné par ce succès.Il faut comprendre que c\u2019est sept fois la population du village! Cette Nuit de la poésie a pris une pause de 2008 jusqu\u2019à 2016, quand David Goudreault et Jean-François Létourneau lui redonnent un second souffle, interrompu à nouveau cette année pour les raisons qu\u2019on devine.Et pour l\u2019avenir?« On a des projets d\u2019enregistrement dans l\u2019église, mais on attend de voir comment les choses vont évoluer.On ne planifie jamais trois ou quatre ans à l\u2019avance.Des gens s\u2019en vont et d\u2019autres nous arrivent avec des idées nouvelles.On avance  », résume cet infatigable travailleur d\u2019équipe.Saint-Venant-de-Paquette a appris à Richard Séguin à se « réconcilier avec le temps », selon ses propres termes.Tous deux savent maintenant que le cycle des saisons joue en leur faveur.LA SEMAINE PROCHAINE, LA TRIBUNE MET LE CAP SUR BEAULAC-GARTHBY Vieille tradition rurale du Québec, les bis sont redevenus au goût du jour depuis une vingtaine d\u2019années à Saint-Venant- de-Paquette alors qu\u2019une trentaine de personnes se retrouvent deux ou trois fois par été afin de faire avancer le Sentier poétique.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR RICHARD SÉGUIN NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA SHERBROOKE \u2014 David Gou- dreault ne possède pas de maison à Saint-Venant.Il n\u2019appartient pas non plus, de près ou de loin, à une lignée issue de ce petit hameau.Pourtant, il en parle avec le même attachement qu\u2019un Inkel ou un Pariseau du coin.« Là où se tient la poésie québécoise, c\u2019est chez nous.Saint-Venant, c\u2019est un peu chez nous par la bande », explique-t-il.À la barre de la Grande nuit de la poésie depuis 2016, l\u2019auteur, slameur et poète a trouvé dans ce petit village un endroit où exprimer sa folie.Et des complices avec qui « faire vibrer la poésie jusqu\u2019au sommet des montagnes ».« Saint-Venant-de-Paquette, c\u2019est le meilleur des deux mondes.On y retrouve une soif de culture comme on peut voir en ville, avec des gens extrêmement travaillants comme on en retrouve dans les champs », image-t-il.Repoussée pour les raisons que l\u2019on connaît, la Grande nuit de la poésie sera de retour l\u2019an prochain.Promet-on un retour grandiose?« Grandiose sera un euphémisme », lance en rigolant le sympathique poète.CHLOÉ COTNOIR «?LÀ OÙ SE TIENT LA POÉSIE, C\u2019EST CHEZ NOUS?» « L\u2019idée de départ, c\u2019est toujours de sauver le village.Et la grande force de notre projet a été de s\u2019écouter mutuellement et de trouver ensemble les moyens pour avancer. » \u2014 Richard Séguin SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS samedi 1er août 2020 leSoleil ActuAlités i l fait beau, c\u2019est l\u2019été, les parents profitent des quelques mois de répit annuel des nez qui coulent et des gastros.Enfin presque.Un rhinovirus \u2014 un rhume \u2014 joue les trouble-fête depuis quelques semaines et, du même souffle, sert de test pour les mesures mises en place pour prévenir la COVID dans les garderies.Méchant casse-tête en vue.Si tout le monde s\u2019entend sur l\u2019objectif, force est de constater que, sur le terrain, l\u2019application des directives risque de faire exploser le taux d\u2019absentéisme des parents au travail.C\u2019est que, dès l\u2019apparition de symptômes pouvant s\u2019apparenter à la COVID, les enfants seront retirés.Ce qui complique les choses, c\u2019est que certains symptômes sont aussi ceux de maladies bénignes qui circulent de façon quasi permanente entre les enfants d\u2019une garderie, soit le mal de gorge, la fièvre, la toux, la perte d\u2019appétit, la diarrhée et les vomissements.Au moindre symptôme, le protocole est activé.Joëlle*, une mère de deux enfants, en a fait l\u2019expérience.Ça a commencé il y a trois semaines.«C\u2019était un dimanche, mon fils [de deux ans] s\u2019est mis à tousser.Comme c\u2019est un symptôme de COVID, je l\u2019ai gardé.J\u2019ai appelé au 8-1-1, j\u2019ai parlé à quelqu\u2019un 45 minutes plus tard, on m\u2019a confirmé que je devais prendre rendez-vous pour faire un test, on m\u2019a transféré à la centrale des rendez-vous.Ça a pris presque deux heures d\u2019attente et, quand j\u2019ai eu la ligne, ils étaient rendus aux rendez-vous pour le lendemain\u2026» Et à partir de là, elle devait attendre le résultat avant de pouvoir envoyer son garçon au CPE.«Je ne pouvais pas manquer une semaine de travail, c\u2019est mon conjoint qui a pris sa semaine.» Ils ont eu le résultat en fin de journée jeudi : négatif.Et le dimanche, c\u2019est le conjoint qui a commencé à tousser.«Le lundi, on a repris le processus.Il a appelé à la ligne de prise de rendez-vous, il a attendu une heure pour se faire dire qu\u2019ils ne donnaient plus de rendez-vous, mais qu\u2019on allait l\u2019appeler pour lui en donner un.Le lendemain, il n\u2019avait toujours pas de nouvelle.» Son conjoint est allé directement à la clinique de dépistage près de Fleur de Lys, il a pu être testé.«Personne ne nous a dit qu\u2019on pouvait aller se faire tester là\u2026 Ils nous ont appelés le lendemain pour nous donner un rendez-vous, on aurait perdu encore un jour de plus.» Jeudi, il a eu son résultat : négatif.Il pensait pouvoir retourner au travail, que nenni, leur fille de quatre ans s\u2019est mise à tousser à son tour.Rebelote, ils sont retournés à Fleur de Lys la faire tester, au moins ils n\u2019ont pas perdu de temps à poireauter au bout du fil.«Le vendredi, la garderie nous appelle et nous dit qu\u2019il faut venir chercher notre garçon parce que notre fille est en attente d\u2019un résultat.Je lui ai dit : \u201cIl a été testé la semaine passée et il est négatif!\u201d Ils m\u2019ont dit : \u201cPas grave, il faut venir le chercher.\u201d» Joëlle a aussi commencé à tousser pas longtemps après sa fille, elles se sont fait tester en même temps.«Ma fille a reçu son résultat dimanche soir, négatif, mais ils n\u2019avaient pas mon résultat.Même si on est allée ensemble se faire tester, ce sont deux tests qui sont traités séparément.J\u2019ai eu mon résultat mardi matin, négatif.» Les enfants ont pu retourner à la garderie.Et le père au travail.«Il a dû prendre deux semaines dans sa banque de vacances.» Audrey et Frédéric ont vécu un scénario semblable avec leur fils.«Le 15 juillet, il s\u2019est mis à tousser et à couler un peu du nez, nous ont- ils raconté par courriel.La garderie nous a demandé de le reprendre et d\u2019appeler la ligne COVID.Si on nous confirmait que ce n\u2019était pas la COVID, il le reprenait.Nous avons donc appelé et, après une heure d\u2019attente, nous avons eu la confirmation que, selon les symptômes, les risques étaient presque à zéro.Nous l\u2019avons donc retourné à la garderie.«Le lendemain, le 16 juillet, toux, nez et un peu de fièvre, donc refus de le garder ET obligation de passer un test COVID avec preuve [la personne à qui j\u2019ai parlé a d\u2019ailleurs dit qu\u2019il ne leur était pas permis de nous obliger à fournir une preuve.] pour le reprendre.Nous avons donc rappelé la ligne pour avoir un rendez-vous.le 19 juillet à 10h40.avec 24 à 72 heures pour les résultats.«Au final, dans le meilleur des cas, il aura manqué trois jours de garderie [ainsi que sa sœur] et au pire, cinq jours.» Eux aussi se demandent ce qui se passera lorsque les rhumes et les gastros reviendront en force.«N\u2019importe quel parent qui a ou a eu des enfants en garderie vous le dira, les enfants sont malades les deux tiers du temps [pour ne pas la citer, notre pédiatre nous a dit : 10 rhumes la première année, excluant l\u2019été.].[\u2026] Est-ce que les parents vont devoir prendre une semaine de congé chaque fois qu\u2019un enfant tousse ou que son nez coule?Est-ce qu\u2019un des deux parents serait mieux d\u2019abandonner son emploi pour rester à la maison au cas où?Je vous confirme que pour nous, manquer une semaine chaque fois qu\u2019un de nos enfants va t o u s s e r, n o u s n e pourrons pas garder nos emplois.Nous avons de très bonnes conditions, mais il y a des limites.» Comme Audrey et Frédéric, Joëlle n\u2019en veut pas à la garderie, qui ne fait qu\u2019appliquer les directives.«Avec le temps que ça prend pour avoir les résultats, je me pose des questions par rapport à l\u2019automne et à l\u2019hiver\u2026 Il va falloir qu\u2019ils s\u2019adaptent à la réalité des rhumes, s i n o n l e s p a r e n t s vont devoir avoir une méchante banque de congés!» Il n\u2019y aura pas beaucoup d\u2019enfants qui seront les bienvenus à la garderie.«En fait, si on appliquait leur logique jusqu\u2019au bout, à partir du moment où un seul enfant est en attente de résultats, tous les autres enfants avec qui il a été en contact devraient rester à la maison, parce que s\u2019il a la COVID, il l\u2019a probablement attrapée à la garderie\u2026 On voit bien que ça ne marche pas.» Joëlle ne voit pas comment les garderies pourront fonctionner si on ne corrige pas le tir.«L\u2019idéal, c\u2019est qu\u2019il faudrait avoir les résultats vraiment plus rapidement ou qu\u2019ils disent aux familles, \u201cfaites- vous tous tester en même temps\u201d .Le système actuel n\u2019est pas efficace, ça va coûter cher aux employés et aux employeurs.[\u2026] Notre voisine aussi a attrapé le rhume, elle est professeur donc ça va pour le moment, mais quand l\u2019école aura recommencé, elle va devoir s\u2019absenter en attendant les résultats.» Parce que le problème ne se posera pas seulement dans les CPE et les garderies, mais dans toutes les écoles aussi.Au ministère de la Santé, on confirme que «s\u2019ils ne sont pas admis en service de garde à la suite du triage, les enfants doivent demeurer à la maison et ne pourront revenir que lorsque les «Avec le temps que ça prend pour avoir les résultats, je me pose des questions par rapport à l\u2019automne et à l\u2019hiver\u2026 Il va falloir qu\u2019ils s\u2019adaptent à la réalité des rhumes, sinon les parents vont devoir avoir une méchante banque de congés» \u2014 Joëlle, mère de deux enfants Des garDeries viDes à l\u2019automne?Mylène MoisAn Chronique mmoisan@lesoleil.com laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 23 ACTUALITÉS eSoleil samedi 1er août 20 ActuAlités Être ou ne pas Être admis Voilà le questionnaire* auquel les parents doivent répondre chaque jour en allant porter leur enfant dans un service de garde, qui doit alors procéder à un processus de triage selon les réponses obtenues.\u203a Est-ce que l\u2019enfant est atteint de la COVID-19 ou est en attente du résultat d\u2019un test de COVID-19?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que l\u2019enfant présente des symptômes suggestifs de la maladie tels que fièvre, toux ou difficultés respiratoires ou perte subite d\u2019odorat ou de goût?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que l\u2019enfant a fait de la fièvre au cours des 48 dernières heures?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que l\u2019enfant a une condition médicale particulière qui le rend plus vulnérable s\u2019il attrape la COVID-19?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que les parents de l\u2019enfant ou une personne au domicile ont reçu un diagnostic de COVID-19 ou en présentent les symptômes (fièvre, toux, difficultés respiratoires ou perte subite d\u2019odorat ou de goût)?Sont-ils en attente du résultat d\u2019un test de COVID-19?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que l\u2019enfant ou un membre de la famille avec qui il réside a voyagé au cours des 14 derniers jours?si oui, l\u2019enfant ne doit pas être admis.\u203a Est-ce que l\u2019enfant vit dans le même domicile qu\u2019une femme enceinte?si oui, l\u2019enfant peut être admis.* source : gouvernement du Québec i n f o g r a p h i e L e s o L e i L , p h o t o 1 2 3 r f / r a w p i x e L Des garDeries viDes à l\u2019automne?Au ministère de la Santé, l\u2019expérience de ce rhume d\u2019été n\u2019a pas servi à évaluer les directives en place, elles demeureront donc inchangées d\u2019ici l\u2019automne, comme en témoigne ce bref échange de questions par courriel.Q Avez-vous fait un premier bilan ou post-mortem de cet épisode de rhume pour voir si les mesures seront applicables et gérables lors de la saison des rhumes et des gastros?R Après quelques recherches, il appert qu\u2019il n\u2019y a pas de bilan fait en ce sens.Q Y aura-t-il des changements pour réduire l\u2019impact sur les parents et leurs employeurs?Par exemple, un processus accéléré de tests pour un retour au travail plus rapide?R Il est vrai que toutes ces conditions à respecter peuvent causer des désagréments pour les parents et les familles.Toutefois, la situation entourant la COVID-19 est exceptionnelle et chaque personne a un rôle à jouer pour réduire la propagation de la maladie et protéger les autres.Pour le moment, le temps-réponse entre la réception de l\u2019échantillon au laboratoire et la sortie du résultat s\u2019est maintenu à 24-48 heures.Toutefois, le délai de transmission du résultat au patient peut être variable et dépend de l\u2019organisation de services mise en place localement par l\u2019établissement ou la direction régionale de santé publique.Un travail constant est effectué pour réduire les délais pour l\u2019obtention des résultats.MYlènE MOISAn pas de changements en vue conditions seront remplies.[\u2026] Si l\u2019enfant est référé pour un test diagnostique, il doit attendre le résultat du test avant de revenir.Si le test est négatif, il pourra revenir 24 heures après la disparition des symptômes.Si le test est positif, il ne peut pas intégrer le service de garde avant d\u2019avoir la confirmation de leur Direction régionale de santé publique.» On précise qu\u2019«il n\u2019y a pas d\u2019exclusion systématique de 14 jours dans tous les cas de figure», ce sera du cas par cas donc.Joëlle et son conjoint ont bien peur que ce qu\u2019ils ont vécu soit de mauvais augure pour l\u2019automne et l\u2019hiver.«Notre fils, c\u2019est le genre d\u2019enfants qui attrape tous les rhumes, tous, du mois d\u2019octobre au mois de mai.Et là, pour un seul rhume, ça nous a pris deux semaines et demie.» * prénom fictif SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 24 Président du C.A.JEAN PERRAULT Directeur général MAURICE CLOUTIER Directeur de l\u2019information LOUIS-ÉRIC ALLARD «CARREFOUR DES LECTEURS DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca L a décision de la Commission municipale du Québec (CMQ) d\u2019étudier la conformité d\u2019un règlement de la Ville de Sherbrooke avec son schéma d\u2019aménagement, en lien avec un développement domiciliaire dans un milieu humide près du chemin Rhéaume, permettra peut-être d\u2019y voir plus clair dans la logique municipale au sujet de ce projet qui est un non-sens en 2020.Un groupe de citoyens a obtenu que la CMQ se penche sur ce dossier et veut s\u2019assurer que « la Ville a respecté ses propres orientations et ses propres règles », a expliqué la militante Catherine Boileau sur les ondes de Radio-Canada Estrie.Une décision est attendue d\u2019ici 60 jours.Ce projet, approuvé l\u2019hiver dernier par le conseil municipal, est controversé et pour cause : il vise la construction de 50  maisons luxueuses en dehors du périmètre d\u2019urbanisation et va empiéter sur des milieux humides.De plus, il contribuera à l\u2019étalement urbain et à une utilisation accrue de l\u2019automobile.Bien que les promoteurs, Christian Pépin et Pierre-Luc Bernier, entendent protéger 73 % de ce milieu naturel, le projet a suscité l\u2019opposition de cinq conseillers municipaux, qui ont inscrit leur dissidence, et l\u2019ire de nombreux citoyens.Il est vrai que Sherbrooke a un peu les poings liés puisque ce projet avait été approuvé il y a plusieurs années par l\u2019ancienne municipalité de Saint-Élie-d\u2019Or- ford et bénéficierait d\u2019une forme de droit acquis en vertu du Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé.Or nous sommes en 2020 à l\u2019heure de l\u2019urgence environnementale et de la crise climatique.Ce projet est incompatible avec cette réalité et même avec la vision de la Ville de Sherbrooke qui dit vouloir limiter l\u2019étalement urbain, réduire ses émissions de gaz à effet de serre et protéger les milieux naturels.Sherbrooke est aussi signataire de la Déclaration citoyenne d\u2019urgence climatique.On ne peut douter du sérieux et de la bonne volonté des promoteurs, mais malheureusement ce projet était une mauvaise idée dès le départ.Entre 1990 et 2011, 19  % des milieux humides (étangs, tourbières, marécages et marais) des basses terres du Saint-Laurent ont été détruits, a déclaré en janvier dernier Stéphanie Pellerin, de l\u2019Institut de recherche en biologie végétale de l\u2019Université de Montréal.Uniquement en 2018, près de 450 hectares de milieux humides, l\u2019équivalent de 7000 terrains de football, sont disparus pour des travaux agricoles, routiers, commerciaux, industriels et résidentiels au Québec.La destruction même partielle d\u2019une zone écologique, de surcroît à l\u2019extérieur du périmètre d\u2019urbanisation, constitue une perte pour la biodiversité et pour les générations futures.De plus, les milieux humides constituent des « bassins de rétention naturels » en captant et en filtrant une partie des eaux de pluie, indique Ouranos, un regroupement d\u2019experts en climatologie et en adaptation aux changements climatiques.On ne peut refaire le passé, mais le fait que ce projet domiciliaire en milieu naturel soit approuvé par la Ville de Sherbrooke démontre la nécessité d\u2019un changement de vision tenant mieux compte de la réalité environnementale et climatique d\u2019aujourd\u2019hui.Il ne faut pas comparer des pommes avec des poires.Mais ce projet, tout comme l\u2019approbation par la Ville de la construction d\u2019une rue qui va scinder en deux le boisé Fabi ou encore la coupe récente d\u2019une forêt urbaine derrière les Promenades King, pour un stationnement, même si les propriétaires respectaient le zonage, est en totale contradiction avec les impératifs environnementaux de 2020.Les belles paroles et les énoncés remplis de bonnes intentions ne suffisent pas.Il faut être conséquent et agir.Une erreur dès le départ Une amie travaille dans le milieu scolaire et doit, pendant les semaines d\u2019été, recourir au valeureux et méritant service des Prestations d\u2019assurance-emploi du Canada! Celui-ci offre à sa distinguée et très patiente clientèle un service téléphonique.Précisons immédiatement que les mots «ser vice et rapidité» perdent entièrement leur signification ici.En fait, si vous obtenez la ligne on vous informe immédiatement que le délai d\u2019attente est de 90 minutes, souvent plus.Imaginez! Un conseil, armez-vous d\u2019un roman de 600 pages, d\u2019une patience d\u2019ange ainsi que d\u2019un seuil de tolérance digne d\u2019un olympien, sans quoi la musique d\u2019ascenseur et la longue attente auront efficacement raison de vous! Prévoyez un mal de bras à soutenir le combiné téléphonique ainsi qu\u2019une oreille en chou-fleur.Finalement, vous parvenez à communiquer avec un agent qui, trop souvent, n\u2019a pas la réponse ou ne peut finaliser votre dossier.Eh oui, vive l\u2019efficacité! Il vous faudra donc rappeler à nouveau de deux à trois fois.Que de plaisir! Mais comment expliquer en 2020, avec la technologie électronique moderne, de tels délais d\u2019attente envers «sa» clientèle?Bien sûr, l\u2019assurance-emploi est un monopole, impossible de magasiner ailleurs comme on peut changer d\u2019épicerie, les fonctionnaires le savent! Pourtant, dans le sens inverse, il est beaucoup plus facile et rapide pour l\u2019assurance-emploi de percevoir son dû sur votre salaire! Pourquoi n\u2019en est-il pas ainsi pour le retour aux clients?Pou- vons-nous appeler ça un véritable service à la clientèle, digne de ce nom, qui respecte véritablement le client?Michel Beaumont Québec Pour nous écrire La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents par : Courriel : opinions@latribune.qc.ca Télécopieur : 819 564-8098 Poste : Opinions des lecteurs 1950, rue Roy, Sherbrooke Québec, J1K 2X8 Assurance-emploi : quel service à la clientèle? laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 AFFAIRES 25 THOMAS DUFOUR Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 Mariages annulés, déménagements retardés, demandes de testament en hausse : la pandémie de COVID-19 est venue chambouler la pratique des notaires québécois.  « Normalement, je fais une douzaine de mariages par été.Cette année, je n\u2019en ferai pas un seul », explique Me Bianka Villeneuve, notaire à Alma, qui ne scellera son prochain mariage qu\u2019en 2021.La crise est venue changer le quotidien au bureau de notaire de Me Villeneuve.Comme elle devait laver le bureau après chaque visite, le nombre de clients a beaucoup diminué.« On traite seulement les urgences, comme les testaments de fin de vie et les achats de propriété », rapporte la notaire.Au niveau de l\u2019achat de maisons, 2020 a été une année particulièrement calme.En temps normal, les mois précédents les déménagements du 1er juillet sont les plus intenses pour les notaires.« Beaucoup de personnes ont repoussé au 1er août, affirme Me Villeneuve.D\u2019habitude, on commence au mois de mars à prévoir les déménagements du 1er juillet.Cette année, c\u2019était en juin. » Une difficulté supplémentaire : le gouvernement provincial a centralisé les 73 registres fonciers du Québec en un seul endroit.Les demandes sont donc plus longues à traiter et les clients de notaires doivent souvent s\u2019armer de patience.« On n\u2019a pas d\u2019études ou de sondages, mais on a l\u2019impression qu\u2019il y a plus de gens qui font leur testament en ce moment », soutient Me Christine Morin, professeure à la faculté de droit de l\u2019Université Laval.  La Chambre des notaires affirmait, en avril dernier, constater une augmentation dans les demandes de testaments.« Les gens vont attendre un âge plus avancé avant de faire leur testament, alors que c\u2019est important de préparer ses documents si on a des biens et une famille », affirme Christine Morin.Elle croit que la crise rend les gens plus conscients de l\u2019importance d\u2019exprimer leurs dernières volontés.  Il y aurait aussi une augmentation des mandats de protection en cas d\u2019inaptitude.Ce document désigne une personne responsable de prendre les décisions si le signataire devient inapte.« Les gens associent ça au fait de vieillir, mais ça s\u2019applique à toutes les situations : quelqu\u2019un d\u2019hospitalisé parce qu\u2019il a la COVID ou une personne victime d\u2019un accident de la route  », précise Me Morin.L\u2019a u g m e n t a t i o n d e s t e s t a - ments et des mandats de protection n\u2019est pas propre au Québec, selon Me Morin, qui représente la province à l\u2019Union internationale du notariat.« C\u2019est un constat qui est fait à l\u2019international. » La semaine dernière, elle participait à l\u2019Université d\u2019été de l\u2019Union internationale du notariat.« On a beaucoup parlé de l\u2019adaptation du notariat au confinement, dit-elle.Plusieurs pays ont commencé à signer des actes notariés à distance.On ne sait pas encore si ça va durer dans le temps. » Le Québec a aussi permis à ses notaires de signer des actes à distance, ce qu\u2019ils ne pouvaient pas faire avant.  La COVID-19 changera aussi quelque peu le contenu des cours de droit et de notariat donnés cet automne dans les universités.En septembre, Me Morin donnera un cours sur le « droit des personnes physiques » à l\u2019Université Laval.« Avec la COVID-19, il y a plein d\u2019exemples par rapport au consentement aux soins, au port d\u2019un masque, à ce que le gouvernement peut imposer aux gens. » Plus de testaments, moins de mariages Les notaires sont considérés comme un service essentiel par le gouvernement depuis le confinement.\u2014 PHOTO 123RF MONTRÉAL \u2014 La crise de la COVID-19 a lourdement plombé le rendement d\u2019Air Canada au second trimestre de l\u2019année en cours.La société aérienne rapporte vendredi que par rapport à la période correspondante de l\u2019exercice précédent, au cours de laquelle elle avait dégagé un bénéfice net de 343 millions $, elle vient de subir une perte nette de 1,752 milliard $, soit une perte par action de 6,44 $.Les revenus d\u2019Air Canada ont dégringolé de 89 % au deuxième trimestre de 2020 et au 30 juin, sa dette nette s\u2019établissait à 4,564 milliards $, en hausse de 1,723 milliard $ par rapport au 31 décembre dernier.La compagnie a annoncé des compressions d\u2019effectif visant environ 20 000 employés, soit plus de 50 % de son personnel.Elle procède aussi au retrait de son parc de 79 avions plus anciens, soit des 767 de Boeing, des A319 d\u2019Airbus et des E190 d\u2019Embraer.LA PRESSE CANADIENNE 89 % moins de revenus pour Air Canada MONTRÉAL \u2014 Air Transat annonce qu\u2019il annule tous les vols de l\u2019Ouest canadien vers des destinations soleil ou des États-Unis cet hiver, avec des remboursements à venir pour les clients.Le voyagiste Transat, propriétaire d\u2019Air Transat, indique dans un avis en ligne qu\u2019il abandonne les itinéraires qui devaient décoller de Winnipeg, Calgary, Edmonton, Vancouver et Victoria.Les seuls itinéraires à partir de l\u2019Ouest canadien entre le 1er novembre et le 30 avril seront de Vancouver à Toronto et Montréal, en plus de certains vols de correspondance vers l\u2019Europe via Toronto.Transat, dont le premier vol commercial en quatre mois a décollé la semaine dernière, affirme que les clients recevront un remboursement complet plutôt que le crédit qui avait déjà été offert pour les vols annulés en raison de la crise de la COVID-19.LA PRESSE CANADIENNE Transat annule la plupart des vols à partir de l\u2019Ouest canadien 0041677 Votre caisse vous invite à participer à son assemblée générale extraordinaire virtuelle.Ce sera l\u2019occasion de prendre connaissance de ses résultats afin de voter ensuite pour le versement de la ristourne.Assemblée générale extraordinaire virtuelle 27 août 2020 | 20 h Le lien pour assister à l\u2019assemblée est disponible au desjardins.com/caisse-nord-sherbrooke C\u2019est un rendez-vous en direct ou en réécoute! Invitation Tous engagés SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 26 AFFAIRES ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sept étudiants en administration de l\u2019Université de Sherbrooke ont lancé le mouvement Derrière la façade pour encourager les entrepreneurs à oser parler de santé mentale dans leur milieu.Leur initiative a pour but d\u2019aider et même d\u2019outiller les entrepreneurs québécois dans les moments plus difficiles.Les sept étudiants souhaitent un jour devenir leur propre patron et ils se sentent encore plus concernés par cette question, toujours d\u2019actualité, dans un domaine comme les affaires.Ils constatent que des tabous associés à la santé mentale existent et ne sont pas tempérés en temps de pandémie.« En tant qu\u2019étudiants, nous voulons prendre parole sur cette problématique.On constate qu\u2019il existe beaucoup trop de mythes et de stéréotypes entourant ce milieu », précise le porte-parole du mouvement Derrière la façade, Guillaume Lavoie.Les entrepreneurs d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont pas eu le choix de s\u2019adapter rapidement à la situation de crise qu\u2019on traverse.Plusieurs ont été confrontés à des problèmes financiers et des mises à pied.Et ce ne sont que quelques exemples d\u2019enjeux qui peuvent nuire à la santé mentale de plusieurs personnes, selon les étudiants.Mais à qui vont-ils en parler?C\u2019est la question à laquelle le groupe d\u2019étudiants a tenté de répondre.« Au début, nous pensions qu\u2019ils consultaient des psychologues, un peu comme monsieur et madame Tout-le-Monde, lorsque ça ne va pas.Mais non, car d\u2019après nos recherches les entrepreneurs ne veulent pas.Ils préfèrent se tourner vers les mentors au lieu des professionnels de la santé », souligne Magali Boissonneault.L\u2019étudiante ajoute que la plupart des entrepreneurs ne veulent pas se montrer vulnérables et admettre qu\u2019ils vivent des difficultés.Surtout devant des personnes qui ne comprennent pas leur réalité.C\u2019est pour cette raison qu\u2019ils se tournent plutôt vers des « mentors ».En fait, les mentors se caractérisent comme des entrepreneurs avec beaucoup d\u2019expérience.Ils offrent bénévolement de leur temps pour guider leurs semblables dans des situations reliées au monde de l\u2019entrepreneuriat.« Les mentors de Réseau Mentorat accompagnent avant tout l\u2019humain derrière l\u2019entrepreneur.En ce sens, l\u2019initiative Derrière la façade donne de précieux outils pour être encore plus à l\u2019écoute des mentorés entrepreneurs et pour mieux les rediri- ger vers les ressources adéquates en santé mentale lorsque le besoin s\u2019en fait sentir », précise la directrice principale en contenus et innovation de Réseau Mentorat, Rina Marchand.Le groupe d\u2019étudiants collabore avec l\u2019organisme Réseau Mentorat pour son projet de capsules vidéo.Dans les prochaines semaines, quelques capsules vidéo, accompagnées du mot-clic #Derrière- LaFaçade, seront diffusées sur les plateformes numériques de l\u2019organisme Réseau Mentorat, dont Facebook, LinkedIn et le site web notamment.Les angles abordés varieront chaque fois.Par exemple, ils traiteront à l\u2019aide de spécialistes de l\u2019autogestion de soi, de la gestion d\u2019un horaire de travail et même de la résilience au point de vue biologique.Aussi, les commentaires des abonnés permettront d\u2019évaluer les impacts de ce projet, souligne l\u2019équipe dans son communiqué de presse.« Ces derniers sont souvent perçus comme des superhéros, mais en réalité, ils ne sont que des humains », rappelle Magali Bois- sonneault à propos de la réalité des entrepreneurs québécois dans la première capsule vidéo du projet.DERRIÈRE LA FAÇADE Encourager la prise de parole en santé mentale Les porte-paroles Guillaume Lavoie et Magali Boissonneault du mouvement Derrière la façade dans une première capsule vidéo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019entreprise sher- brookoise Calogy Solutions figure parmi les cinq finalistes au défi Plein potentiel d\u2019Impact Canada.Développement économique annonce qu\u2019un montant pouvant atteindre 700 000 $ lui est remis.Le défi Plein potentiel d\u2019Impact Canada vise à accélérer, dans le secteur des batteries, le développement d\u2019innovations susceptibles de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre.Parmi les finalistes, l\u2019entreprise qui proposera la percée la plus prometteuse recevra le grand prix d\u2019un million $.Calogy Solutions travaille sur la mise au point d\u2019une technologie de gestion thermique qui améliorera la performance, en durée de vie et en recharge rapide, des batteries de véhicules électriques par temps froid.« L\u2019équipe de Calogy Solutions est extrêmement inspirante autant pour leur passion et leur génie, que pour leur persévérance.Dire que depuis la COVID, les membres de l\u2019équipe travaillent depuis le garage d\u2019un employé », commente Élisabeth Brière, députée fédérale de Sherbrooke.« Je suis très fière que cette entreprise sherbrookoise soit reconnue comme une cheffe de file dans le secteur des technologies vertes.D\u2019ailleurs, parmi les cinq finalistes, elle est la seule entreprise du Québec! » Selon Seamus O\u2019Regan, ministre des Ressources naturelles du Canada, le développement d\u2019une nouvelle technologie de batteries « permet de créer des emplois bien rémunérés et de réduire les émissions.Ces finalistes nous aideront à intégrer davantage de sources d\u2019énergie renouvelable à nos réseaux et à rendre les véhicules électriques plus accessibles pour mener les gens là où ils doivent aller ».Le secteur mondial des batteries, d\u2019une valeur de 23 milliards $ aujourd\u2019hui, devrait croître pour atteindre une valeur de plus de 90  milliards dans la prochaine décennie, créant un important débouché économique pour le Canada dans la chaîne de valeur des batteries, souligne-t-on dans un communiqué de presse.Cette croissance est en grande partie attribuable à l\u2019augmentation du nombre de véhicules électriques, qui devrait être supérieur à 130 millions d\u2019ici 2030, de même qu\u2019à l\u2019utilisation croissante de technologies de stockage pour intégrer des sources d\u2019énergie renouvelable au réseau électrique.Calogy Solutions a été fondé en 2017 par Mahmood Shirazy et Luc Fréchette, à l\u2019Université de Sherbrooke.Au cours de leurs recherches, ils ont réalisé qu\u2019il y a des besoins non résolus en gestion thermique alors que le monde s\u2019oriente vers un avenir d\u2019énergies durables.Le désir de participer à cet avenir les a poussés à fonder Calogy Solutions.Ce qui a commencé comme un projet universitaire entre deux personnes passionnées s\u2019est transformé en une collection d\u2019experts et d\u2019innovateurs pour la science et les technologies thermiques, ainsi qu\u2019une volonté d\u2019avoir un impact positif sur le monde, souligne l\u2019entreprise.Depuis le début de la crise de la COVID-19, l\u2019équipe a grandi pour atteindre le total de cinq personnes.Les nouveaux membres ont décidé que la pandémie ne serait pas un obstacle aux nouvelles percées technologiques.Ils ont donc trouvé des moyens de continuer à travailler chez eux, en confinement, notamment en installant un laboratoire dans un garage et un centre informatique dans un appartement, se réjouit la direction de la jeune pousse.Calogy Solutions finaliste au défi Plein potentiel d\u2019Impact Canada laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 AFFAIRES 27 JEAN-FRANÇOIS GAGNON jean-francois.gagnon@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Les allégations à caractère sexuel à l\u2019encontre de Todd Pouliot touchent non seulement l\u2019homme lui-même et son entreprise, la Microbrasserie La Memphré, mais également le festival La Grande coulée, dont on a récemment annoncé l\u2019annulation en raison de la pandémie en cours.Cofondateur du festival La Grande coulée avec M. Pouliot et Pascale Forand, Patrick Samson se montre malgré tout optimiste lorsqu\u2019on lui demande quel sera l\u2019avenir du jeune événement annuel, qui attirait des amateurs de bières et de boissons fortes de multiples endroits au Québec.« Ce qui est sorti a été une surprise et a provoqué la consternation de mon côté.Mais je ne pense pas que l\u2019avenir de notre événement soit incertain.On a une année devant nous pour revoir nos partenariats avec nos collaborateurs », affirme M. Samson.Bien que les allégations visant Todd Pouliot soient relativement récentes, des démarches auraient déjà été entreprises pour qu\u2019il ne siège plus à titre de président du conseil d\u2019administration de l\u2019événement.Demeurera-t-il toutefois parmi les administrateurs?Cette possibilité n\u2019aurait pas été écartée encore.« Comme organisation, on se dissocie de tels agissements.Ce sont des allégations, pour le moment, et je n\u2019ai pas de preuve que Todd a réellement posé les gestes qui lui sont reprochés.Je ne veux défendre aucune des parties impliquées et je trouve dommage ce qui arrive aux deux côtés.Mais c\u2019est sûr que notre festival ne souhaite pas être lié à de telles histoires », explique M. Samson.« On a une année devant nous pour revoir nos partenariats avec nos collaborateurs. » \u2014 Patrick Samsom Dans la foulée, Patrick Samson estime que, dans de telles situations, il serait préférable que les victimes s\u2019adressent plutôt aux tribunaux.Mais il reconnaît que cela puisse être difficile.Il insiste par ailleurs sur un point  : l\u2019annulation de l\u2019édition  2020 de La Grande cou- l é e n \u2019a a u c u n l i e n av e c l e s comportements allégués qu\u2019aurait eus Todd Pouliot avec les femmes ayant effectué une dénonciation sur Instagram tout récemment.« UNE BONNE FORMULE » Si l\u2019annulation forcée de l\u2019édition 2020 de La Grande coulée l\u2019a déçu, Patrick Samson semble croire que cet événement pourra rebondir l\u2019an prochain.« On a une bonne formule, une bonne collaboration avec le Mont Orford et on a une série de microbrasseries qui ont le goût d\u2019être de retour en 2021. » M. Samson confie également que l\u2019événement annuel « se trouve en bonne santé financière. » Et qu\u2019il profitera en 2021 d\u2019installations toute neuves et pratiques, à la station Mont Orford, pour accueillir les visiteurs ainsi que les exposants.Notons en terminant que des dizaines de témoignages favorables à Todd Pouliot ont été publiés sur Facebook sous une publication dans laquelle il s\u2019excuse pour les torts involontairement causés par certains de ses geste.La plupart des commentaires soulignent ses qualités humaines.La Grande coulée se relèvera Todd Pouliot, Pascale Forand et Patrick Samson sont les fondateurs du festival La Grande coulée.\u2014 PHOTO FOURNIE 0042416 SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 28 On continue de bien se protéger.Même si ce n\u2019est pas le principal mode de transmission, le virus peut aussi se transmettre par les surfaces et les objets contaminés.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Lavez vos mains Les gouttelettes projetées par une personne infectée peuvent se déposer sur des surfaces et le virus peut y survivre de quelques heures à quelques jours.Une personne infectée peut aussi contaminer ses mains en touchant à son visage (bouche, nez, yeux) et en touchant par la suite une surface ou un objet.Ce qu\u2019elle touche peut alors être contaminé par le virus.Les personnes qui toucheront ces surfaces ou ces objets contaminés pourront contaminer leurs mains.Et si ces personnes portent ensuite leurs mains contaminées à leur visage, elles pourraient s\u2019infecter.Lavez vos mains souvent, avant et après avoir touché des objets qui peuvent être touchés par d\u2019autres personnes. laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 29 On continue de bien se protéger.Même si ce n\u2019est pas le principal mode de transmission, le virus peut aussi se transmettre par les surfaces et les objets contaminés.Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Lavez vos mains Les gouttelettes projetées par une personne infectée peuvent se déposer sur des surfaces et le virus peut y survivre de quelques heures à quelques jours.Une personne infectée peut aussi contaminer ses mains en touchant à son visage (bouche, nez, yeux) et en touchant par la suite une surface ou un objet.Ce qu\u2019elle touche peut alors être contaminé par le virus.Les personnes qui toucheront ces surfaces ou ces objets contaminés pourront contaminer leurs mains.Et si ces personnes portent ensuite leurs mains contaminées à leur visage, elles pourraient s\u2019infecter.Lavez vos mains souvent, avant et après avoir touché des objets qui peuvent être touchés par d\u2019autres personnes. SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 30 ACTUALITÉS IAN BUSSIÈRES Le Soleil D\u2019abord un gang de rue fondé à Montréal pour faire face à la violence des skinheads néonazis, puis un organisme communautaire en bonne et due forme, la Ligue antifasciste de Montréal (devenue plus tard la Ligue antifasciste mondiale ou L.A.M.) était l\u2019une des forces vives dans la lutte contre le racisme et la xénophobie au Québec de 1989 à 1997.Plus de 30 ans plus tard, Le Soleil s\u2019est entretenu avec le fondateur de la L.A.M.qui a enfin décidé d\u2019écrire, dans un volume de 297 pages intitulé Poseurs? : Scalpeurs de skins de la L.A.M.et publié chez Librinova, l\u2019histoire fascinante et un peu folle de la naissance de cette bande de skinheads et de punks déterminés à combattre le racisme.À une époque où les rues sont envahies de manifestants à la suite du décès de George Floyd, tué lors de son arrestation par un policier de Minneapolis, Acouetey «Junior» Jocy (ce n\u2019est pas son vrai nom, il préfère taire sa véritable identité pour ne pas nuire à son travail dans un organisme non gouvernemental international) nous replonge au cœur de la lutte antiraciste de la fin des années 1980 et du début des années 1990.C\u2019était alors à la suite du décès de deux autres jeunes Noirs, Anthony Griffin et Marcel- lus François, sous les balles de la police de Montréal que les militants avaient pris d\u2019assaut les rues de la métropole.On apprend ainsi comment le fils d\u2019un père africain et d\u2019une mère française, née dans l\u2019Hexagone, mais ayant passé son adolescence et le début de sa vie adulte à Montréal a été à l\u2019origine de la L.A.M., qui s\u2019était d\u2019abord fait connaître en assurant la sécurité lors de certains spectacles de la première tournée d\u2019adieu du groupe punk français Bérurier Noir au Québec.«Nous avons créé la L.A.M.un peu en réponse à la violence des skins d\u2019extrême-droite à Montréal.À cette époque, les immigrants, les Noirs, les punks, les rockers, les couples mixtes, les gais se faisaient écœurer par les skins néonazis, qui étaient toujours prêts à se battre.Il y avait des spots que tu devais éviter pour avoir la paix», explique Junior, qui partage maintenant son temps entre le Québec, la France et l\u2019Afrique.«Les néonazis venaient foutre la merde dans les clubs et dans les shows et il fallait quitter si on ne voulait pas se faire sauter dessus ou être obligés de se battre.Et en même temps, il y avait le Ku Klux Klan qui tentait aussi de recruter à Montréal», poursuit celui qui était à l\u2019époque étudiant à l\u2019Université McGill.Des skinheads néonazis du West Island, de Notre-Dame-de-Grâce, des gangs aux noms assez particuliers comme les Grey Braces Skins, les White Brains Skins ou des punks nazis, des factions qui parfois ne s\u2019entendaient pas bien entre elles, mais qui faisaient régner un climat de terreur dans la métropole.Junior et ses amis ont donc décidé de combattre le feu par feu : en créant une gang de rue capable de répondre à l\u2019intimidation et aux attaques des groupes racistes, de les démasquer et de les dénoncer.Parmi les membres des premières heures, trois sont aujourd\u2019hui décédés : Antonio Lorté, aussi président de S.O.S.Racisme, Michel «Big Michel» Larouche, légendaire videur du bar Les Foufounes Électriques et un jeune punk du nom de Pascal Bernier.Dans son livre, Junior ne nomme d\u2019ailleurs pas les autres membres du groupe, pas même Alain Dufour, qui a pourtant été président de la L.A.M.et son visage médiatique pendant plusieurs années, qui hérite plutôt du surnom de LIGUE ANTIFASCISTE DE MONTRÉAL LA NAISSANCE RACONTÉE PAR SON FONDATEUR Une «patch officielle» de la L.A.M.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR ACOUETEY «JUNIOR» JOCY Le guitariste et chanteur de Bérurier Noir Laurent Katracazos et Acouetey «Junior» Jocy posant avec la Une du Montreal Daily News consacrée à la Ligue antifasciste de Montréal.\u2014 PHOTO Y.ALIX « À cette époque, les immigrants, les Noirs, les punks, les rockers, les couples mixtes, les gais se faisaient écœurer par les skins néonazis, qui étaient toujours prêts à se battre.» \u2014 Acouetey «Junior» Jocy «Chow-Chow», mais qu\u2019on devine à travers les écrits de l\u2019auteur.Il y a aussi «Apax», dont Junior mentionne à la fin qu\u2019il était le chanteur du groupe punk Banlieue Rouge Safwan Hamdi.À part ça, pas un mot sur ce que sont devenus les anciens «Lamistes», dont plusieurs refusent encore d\u2019être identifiés quand ils parlent de cette époque.«Ça fait 30 ans, c\u2019était notre jeunesse! On avait tous 18-20 ans et il y a des choses qu\u2019on a faites à l\u2019époque, même si c\u2019était positif, on a changé, on a évolué.Ce n\u2019est pas qu\u2019on soit devenus des \u201cmononcles\u201d, mais il y en a qui n\u2019ont pas envie qu\u2019on sache qu\u2019ils ont eu un passé un peu violent», explique Junior.«On pense aussi à nos enfants, si on en a.On ne veut pas qu\u2019ils soient mêlés à ça.Sans le renier, je sais que ça dérange certaines personnes que ce livre sorte.Je me suis fait dire : \u201cJe ne veux pas que mon fils voie ça!\u201d» poursuit celui dont les anciens acolytes appuient cependant majoritairement son projet littéraire.0043153 AGENT(E) DE DÉVELOPPEMENT NUMÉRIQUE Étroitement lié au développement culturel de l\u2019Estrie depuis 1977, le Conseil de la culture de l\u2019Estrie (CCE) a pour mission de contribuer à l\u2019essor, à la reconnaissance et à l\u2019accès de la culture et des arts professionnels en Estrie.Visant la stimulation, le soutien, et l\u2019accélération de la transformation numérique du milieu culturel, l\u2019agent numérique a comme mandat d\u2019accélérer la transformation numérique du Conseil de la culture de l\u2019Estrie et d\u2019accompagner ses membres dans cette même perspective.Responsabilités : \u2022 Collaborer à l\u2019élaboration et à la mise en oeuvre de la stratégie numérique du CCE; \u2022 Contribuer à intégrer le numérique et sa culture aux pratiques du CCE dans son offre de services; \u2022 Aider et conseiller les membres du CCE en matière de développement numérique et particulièrement dans l\u2019élaboration et la mise en oeuvre de stratégies de communication numérique; \u2022 Développer et assurer la gestion de projets structurants alliant culture et numérique; \u2022 Assurer une veille et créer des activités de partage des connaissances et des pratiques inspirantes afin de faciliter l\u2019appropriation de la culture numérique pour le milieu culturel; Exigences: \u2022Diplôme d\u2019études pertinentes - profil communications et médias numériques, technologie de l\u2019information ou une discipline connexe; \u2022 Maîtrise des principaux logiciels de bureautique et de travail collaboratif; \u2022Bonne connaissance de l\u2019utilisation des réseaux sociaux et des outils de gestion de contenus Web (CMS); \u2022 Connaissance de base des environnements matériels et logiciels liés à l\u2019univers numérique; \u2022 Maîtrise du français parlé et écrit, très bonne capacité de rédaction \u2022 Expérience dans un poste similaire, un atout.Habiletés requises: \u2022 Grandes aptitudes pour la gestion de projets; \u2022 Aptitude pour le travail d\u2019équipe, la collaboration et le partage, ainsi que le souci du détail.\u2022 Bon sens de l\u2019organisation et des priorités, respect des échéanciers, capacité d\u2019analyse et de synthèse; \u2022 Sens des responsabilités, autonomie, esprit d\u2019initiative, capacité à travailler sous pression.Conditions de travail : \u2022 Temps plein, 35 heures/semaine; Contrat de 18 mois, renouvelable; \u2022Rémunération selon l\u2019expérience, avantages sociaux (Assurances collectives, REER collectif, 6% vacances.) selon la politique de conditions de travail; \u2022 Date d\u2019entrée en fonction : Septembre 2020.Veuillez transmettre votre curriculum vitae accompagné d\u2019une lettre demotivation, enmentionnant «Offre d\u2019emploi» dans l\u2019objet du courriel, au plus tard le 21 août 2020 par courriel à : emploi@cultureestrie.org Nous remercions toute personne qui soumettra sa candidature.Seules les personnes retenues en entrevue seront contactées. laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 31 Les membres de la Ligue antifasciste de Montréal (L.A.M.) ont fait les manchettes à quelques reprises lors des débuts de l\u2019organisation.Leur présence venait changer un peu le paradigme pour les bandes néonazies qui semaient la terreur dans la métropole et qui se retrouvaient dorénavant plus souvent en minorité devant les antiracistes.Dans son livre, Acouetey «Junior» Jo c y ra c o nte q u e l q u e s f a i t s d\u2019armes de la «guerre» de la L.A.Met d\u2019autres antifascistes contre les groupes d\u2019extrême-droite.Junior et un ami avaient été attaqués à un certain moment par une douzaine de jeunes skinheads dans une camionnette blanche, mais n\u2019avaient pas porté plainte à la police.Il faut savoir qu\u2019à l\u2019époque, les policiers du défunt poste 33 du Service de police de la communauté urbaine de Montréal (SPCUM) avaient très mauvaise réputation, notamment pour leur attitude envers les immigrants et les Noirs.BAGARRE À LA RONDE La «bataille de La Ronde», survenue le 12 mai 1990 lors de l\u2019ouverture du célèbre parc d\u2019attractions, avait aussi marqué les esprits.Une cinquantaine de néonazis s\u2019y étaient rendus pour y intimider les jeunes d\u2019origine immigrante et les antiracistes.De jeunes membres de la L.A.Ms\u2019étaient alors unis avec de jeunes Haïtiens pour leur faire face et, rapidement, d\u2019autres jeunes Noirs qui auraient été liés aux gangs de rue seraient ensuite arrivés rapidement sur place, de sorte que c\u2019est une horde de plus d\u2019une centaine de Noirs et d\u2019antiracistes qui avait violemment chassé les néonazis des lieux, une bagarre qui s\u2019était poursuivie jusque dans le métro.SUPRÉMACISTES BLANCS CHASSÉS Les actions de la Ligue antifasciste de Montréal avaient aussi permis de lever le voile sur une boutique du centre-ville de Montréal qui vendait des vêtements importés de Grande-Bretagne, mais qui était aussi un repaire de néonazis où on vendait de la littérature et de la musique raciste sous le manteau.La boutique IXL était gérée par l e s u p r é m a - ciste blanc et chanteur du groupe néona- zi Cross, Alaric Jackson (aucun l i e n a v e c l e p la q u e u r d e s H a w k e y e s d e l \u2019 U n i v e r s i t é d\u2019Iowa, un Noir, q u i p o r t e l e même nom), et son oncle Roderick Jackson.L e s a c t i o n s et les gestes de dénonciation de la L.A.M.ont éventuellement poussé les Jackson à rentrer à Toronto, où i l s p o s s é d a i e n t aussi une boutique du même nom qui a finalement aussi fermé ses portes à la suite des démarches de groupes antiracistes ontariens.Quant à la cellule montréalaise du Ku Klux Klan Longitude 74, qui tentait alors d\u2019étendre ses tentacules au Québec, on n\u2019en a plus entendu parler ensuite.Selon Junior Jocy, celui qui était alors leur leader dans la Belle Province, Michel Larocque, aurait plus tard agi comme informateur de la L.A.M.pour ensuite déménager à Québec dans les années 2000 et se joindre au regroupement d\u2019extrême-droite La Meute.Larocque a également fait partie de Révolution Ptrk, un autre groupuscule brièvement mis en place par le président démissionnaire de la Meute, Patrick Beaudry.IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL Quelques faits d\u2019armes C\u2019est beaucoup grâce au groupe Bérurier Noir que la Ligue antifasciste de Montréal (L.A.M.) avait pris son envol en 1989.Le groupe punk français, qui faisait alors sa première «tournée d\u2019adieu» au Québec, avait en effet décidé d\u2019embaucher le gang antiraciste montréalais comme service de sécurité à la suite d\u2019un spectacle où des skinheads racistes avaient causé du grabuge l\u2019année précédente à Québec.«Lors d\u2019un des spectacles au Spectrum de Montréal, Laurent [Katracazos, le guitariste de Bérurier Noir] nous avait présentés sur scène et j\u2019avais même prononcé un petit discours avec le chanteur de Banlieue Rouge Safwan Hamdi», raconte Junior, qui portait alors un passe-montagne noir qui lui avait valu son surnom de Baron Noir.Quelques jours plus tard, la L.A.M.allait faire de nouveau les manchettes lors d\u2019un événement survenu encore une fois au Spectrum.Des skinheads néonazis avaient attaqué des spectateurs qui attendaient pour assister à un autre spectacle de Bérurier Noir et les membres de la L.A.Met la foule avaient répliqué et fait un mauvais parti aux groupes d\u2019extrême droite, les amenant à prendre leurs jambes à leur cou.MEMBERSHIP À LA HAUSSE «Les Bérus nous ont beaucoup aidés.Ils ont parlé de nous, ils ont invité les spectateurs à se joindre à nous», explique Junior.En fait, même le titre de son livre provient de Laurent Katracazos, qui lui avait dédicacé un album en signant «Longue vie aux scal- peurs de skins de la L.A.M.» «Après le passage des Bérus, on manquait de place pour mettre le monde lors de nos réunions.On a presque été victimes de notre succès, on se retrouvait avec plusieurs personnes qui voulaient devenir membres et il fallait filtrer», poursuit-il, ajoutant que d\u2019une quinzaine de membres, l\u2019effectif de la L.A.M.est vite passé à 50, puis à plus de 100 membres et même plusieurs centaines quand il s\u2019est plus tard transformé en organisme sans but lucratif dédié à combattre le racisme pour laisser tomber son côté «gang de rue».DES ERREURS M ê m e s i s o n b o u q u i n s e consacre surtout aux deux premières années de la L.A.M.avant la transformation en organisme sans but lucratif, Junior aborde les dernières années et même la fin et certaines «erreurs» commises par la L.A.M.dans le dernier chapitre de son ouvrage.«Tu sais, un organisme non gouvernemental cherche toujours du financement et dépend des subventions.Quand tu es trop collé sur un parti politique, c\u2019est possible que tu en paies le prix quand il y a un changement de gouvernement», explique-t-il, indiquant que la L.A.M.était devenue selon lui un peu trop proche du Parti québécois et du Bloc québécois.Junior est aussi très critique quant à l\u2019épisode des émeutes de la Saint-Jean de 1996 à Québec.La L.A.M.avait alors pointé du doigt, à tort, de jeunes punks anarchistes associés au fanzine Démanarchie comme étant responsables du saccage.«Cet épisode et la collaboration avec la police, ce n\u2019était vraiment pas une bonne idée parce que ça nous a un peu coupés des activistes anarchistes qui avaient auparavant toujours collaboré avec nous», conclut Junior, qui était rentré en France et ne faisait plus partie de la L.A.M.à ce moment-là.IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL GRÂCE AUX BÉRUS Couverture du livre Poseurs?Scalpeurs de skins de la L.A.M.de Acouetey «Junior» Jocy.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, IAN BUSSIÈRES Junior Jocy l\u2019avoue : il aurait aimé que la Ligue antifasciste de Mont réal traverse les années et s\u2019impose encore aujourd\u2019hui comme une référence dans la lutte contre le racisme au Québec, comme le fait le Southern Poverty Law Center aux États-Unis.«Aujourd\u2019hui par contre, ce n\u2019est plus la même dynamique.On voit une influence plus forte des populistes en Europe, comme Viktor Orban en Hongrie ou le Rassemblement National [autrefois Front National] qui est devenu mainstream en France.Au Québec, ce n\u2019est pas la même réalité.Même si la menace existe toujours et que des loups solitaires comme le tueur de la mosquée de Québec peuvent frapper, avec le bipartisme, on risque moins de voir un parti extrémiste prendre le pouvoir», raconte-t-il.Il déplore aussi les tentatives faites par certains de démoniser les mouvements antifascistes.«[Le président américain Donald] Trump les met dans le même sac que les néonazis!» Junior profite tout de même de l\u2019occasion pour faire quelques suggestions aux militants de 2020.«Quand la violence est utilisée, les gens n\u2019aiment pas ça.Comme quand un homme avec un drapeau des patriotes avait été frappé à une manifestation, comme quand il y a association avec des casseurs.Ce n\u2019est pas nécessairement bon pour l\u2019image.» Le fait que certains groupes fonctionnent beaucoup en secret n\u2019aiderait pas non plus leur cause, selon lui.«Je ne vois pas pourquoi on devrait avoir peur des médias.Il y a des journalistes qui sont bien et qui, à l\u2019époque, nous ont beaucoup aidés.Ce n\u2019est pas mauvais du tout d\u2019avoir l\u2019opinion publique de ton côté!», indique celui qui avait à l\u2019époque fait la Une du défunt quotidien anglophone Mont­ real Daily News en plus d\u2019apparaître dans les pages du quotidien The Gazette et de participer à l\u2019émission de télévision Le match de la vie.IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL ET AUJOURD\u2019HUI?« Après le passage des Bérus, on manquait de place pour mettre le monde lors de nos réunions.On a presque été victimes de notre succès, on se retrouvait avec plusieurs personnes qui voulaient devenir membres et il fallait filtrer.» \u2014 Junior SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS L\u2019été que nous vivons suit un printemps pas comme les autres.Toutes les sphères de la société ont été affectées par la pandémie et le confinement.Dans cette série baptisée «?L\u2019été de nos personnalités?», les médias de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i) vont à la rencontre de personnalités de tous les domaines \u2014 politique, science, culture, vie communautaire\u2026 \u2014 afin de savoir comment se passe leur été.Des conversations libres que nous vous présentons chaque samedi.L\u2019ÉTÉ DE NOS PERSONNALITÉS NORMAND PROVENCHER Le Soleil En cet été anxiogène où la planète s\u2019est mise sur pause et vit dans l\u2019attente d\u2019une seconde vague de contamination, Marie-Ginette Guay nage elle aussi dans le brouillard le plus total.Au moment de l\u2019entrevue, sa seule certitude était la reprise du tournage, à la mi-juillet, de la télésérie Discussions avec mes parents.Mais encore là, elle en savait bien peu sur les mesures sanitaires que devra respecter l\u2019équipe sur le plateau.Qu\u2019à cela ne tienne, la comédienne de Québec garde le sourire, accrochée à un optimisme à toute épreuve.Rollande, son personnage de mère fictive de François Morency, représente pour elle une autre chance de pouvoir célébrer ce métier qu\u2019elle chérit depuis sa sortie du Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec en 1980.« C\u2019est léger.On n\u2019est pas dans le drame.Le plaisir du timing dans la comédie, c\u2019est extrêmement plaisant », glisse-t-elle, attablée à un café de l\u2019avenue Cartier.Sans couvre-visage, mais dans le respect de la distanciation physique.Ne comptez pas sur elle pour adhérer au clan des anti- masques.L\u2019obligation de le porter lorsque nécessaire, elle est pour.« Je ne le porte pas toujours, comme lorsque je marche sur le trottoir.Ce n\u2019est pas encore entré dans nos habitudes, mais ça va le devenir de plus en plus.Il faut que je l\u2019apprivoise. » D\u2019UNE MÈRE À UNE AUTRE La carrière de Marie-Ginette Guay, très éclectique, court sur plus de quatre décennies.Sur les planches, elle a joué une multitude de rôles, du Molière, du Tremblay, du Michel-Marc Bou- chard.Au petit écran, on l\u2019a vue dans Yamaska, dans Aveux aussi, de Serge Boucher, où son personnage de Micheline lui avait valu le Gémeau du meilleur rôle dramatique de soutien.Le cinéma lui a également fait de l\u2019œil.Continental, un film sans fusil, de Stéphane Lafleur; On the Road, de Walter Salles, où elle jouait une autre mère, celle de l\u2019écrivain Jack Kerouac; Les affamés, de Robin Aubert, où elle cherchait à échapper à une armée de zombies; et, plus récemment, Les nôtres, de Jeanne Leblanc.Lorsque la pandémie a frappé et entraîné le confinement, elle venait de donner les dernières représentations des Plouffe, au Grand Théâtre, dans laquelle elle jouait\u2026 Maman Plouffe.La pièce devait être reprise cet automne au Théâtre Denise-Pelletier, à Montréal.Pour l\u2019instant, elle est reportée à l\u2019hiver 2022.Même incertitude, le maître mot de notre époque COVID, pour la pièce Tout inclus, qu\u2019elle était à répéter lorsque tout s\u2019est arrêté.« On devait la faire à Montréal et MARIE-GINETTE GUAY LA GESTION DE L\u2019INCERTITUDE partir en tournée, mais les dates n\u2019arrêtent pas de changer.J\u2019ai un projet pour Premier Acte qui s\u2019appelle Disgrâce qui doit avoir lieu en janvier 2021.Est-ce que ça va se faire?On est toujours en équilibre : peut-être ben que oui, peut- être ben que non. » La comédienne voit mal comment le théâtre peut se conjuguer à la notion de distanciation si chère à la Santé publique.« Sur scène, on peut difficilement rester à deux mètres l\u2019un de l\u2019autre.Disgrâce est une histoire de famille.Les membres d\u2019une famille, ça se tient pas à deux mètres. » Dans les circonstances, avec tous ces projets sans cesse remis, la gestion de son agenda est devenue compliquée.L\u2019effet domino : le report de l\u2019un a un effet sur l\u2019autre.Les conflits d\u2019horaire s\u2019accumulent pour la comédienne, qui est également enseignante au Conservatoire d\u2019art dramatique de Québec.Vu la crise sanitaire, la sélection de la prochaine cohorte s\u2019est faite via Zoom.« Ça donne une expérience différente.On s\u2019organise, mais ça reste plus compliqué.C\u2019est fatigant passer des journées là-dessus.Il faut développer nos capacités d\u2019adaptation et\u2026 de bonne humeur », lance-t-elle, sourire en coin. laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 33 « Sur scène, on peut difficilement rester à deux mètres l\u2019un de l\u2019autre. » \u2014 Marie-Ginette Guay La carrière de Marie- Ginette Guay, très éclectique, court sur plus de quatre décennies.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET L\u2019ART DE LA RENCONTRE À tous ceux qui disent aux arts de la scène de se réinventer afin de surmonter la crise, la comédienne ne peut s\u2019empêcher de laisser un tomber un soupir.« Ça devient un peu lassant d\u2019entendre ça.Le théâtre, c\u2019est l\u2019art de la rencontre.On peut faire des petits shows en numérique, mais c\u2019est accessoire.Notre aventure à nous, c\u2019est de rencontrer les gens, d\u2019être ensemble, de raconter une histoire à du monde. » D\u2019ici à ce qu\u2019elle puisse remonter sur les planches, et assister à une pièce en salle, une passion qui lui manque terriblement, Marie-Ginette Guay profite de son été pour se consacrer à la lecture (dont le dernier Louis Hamelin, Les crépuscules de la Yellowstone), barboter dans le fleuve, prendre des marches sur les Plaines tout en respirant le parfum des fleurs, consciente que la belle saison dure bien peu longtemps sous nos latitudes.« Je peux dire franchement que j\u2019haïs l\u2019hiver, j\u2019aime mieux l\u2019été.Je trouve que la vie est plus facile.On saute dans nos sandales et on est prêts à partir.Pas besoin de mettre 40 manteaux, 25 tuques et 12 paires de bas. » Un plan principal pour l\u2019été?« Je travaille souvent l\u2019été, alors je ne peux pas vraiment faire de voyage.Cette année, c\u2019est le tournage de 13 épisodes de Discussions avec mes parents.Cinq jours par semaine, jusqu\u2019au 15 septembre, dans un studio de Ville de LaSalle, à Montréal.On devait commencer en juin, mais le tournage a été reporté plusieurs fois jusqu\u2019au 13 juillet en raison de la pandémie.Je suis restée en stand-by.Un souvenir d\u2019un été d\u2019enfance?Le fleuve.Petite, j\u2019allais me baigner à plage de Saint-Michel-de- Bellechasse, à l\u2019Anse au Foulon aussi, et à la plage Garneau, qui est maintenant une marina.Je me suis toujours baignée dans le fleuve, mais pas encore cet été.Je compte bien le faire prochainement chez des amis qui ont une maison à Neuville.Un souhait pour l\u2019automne?Le retour à la normale, point d\u2019interrogation?Pouvoir serrer le monde, se sauter dans les bras.C\u2019est presque une question de santé.La distanciation, c\u2019est difficile.C\u2019est terrible toutes ces précautions qu\u2019on doit prendre.EN RAFALE SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL marie-eve.martel@lavoixdelest.ca «Si tu savais comme on s\u2019ennuie, à La Manic.» chantait Georges Dor.Pour nous, la visite de cette impressionnante installation, preuve du savoir-faire québécois, a été tout sauf ennuyante.Certes, la route est longue avant d\u2019arriver à notre destination.Très longue.211 kilomètres séparent le barrage de la ville de Baie-Comeau, avec pour seul autre point d\u2019intérêt entre les deux la centrale Manic-2, située à environ 40 kilomètres de notre point de départ.C\u2019est à bord d\u2019une voiture Tesla Model 3 SR+ que nous avons effectué notre roadtrip, qui nous a menés du nid montérégien jusqu\u2019à la centrale hydroélectrique Manic-5, dont le barrage a été nommé en l\u2019honneur du défunt premier ministre Daniel Johnson, décédé d\u2019une crise cardiaque à la veille de l\u2019inauguration, en septembre 1968.Après un arrêt dans la région de Québec, nous avons emprunté la route 138, seconde en longueur au Québec avec ses 1450 kilomètres, en direction de la Côte-Nord.Nous avons traversé les routes vallon- neuses de Charlevoix avant d\u2019admirer les paysages maritimes de la côte.Un voyage parsemé d\u2019escales à travers villes et villages où nous avons pu recharger la batterie du véhicule et visiter musées, restaurants, vignobles, microbrasseries, galeries d\u2019art, rendant le périple aussi intéressant que sa finalité.Après quelques jours à bourlinguer vers le nord-est, nous voilà arrivés à Baie-Comeau, où nous nous sommes assurés d\u2019avoir une pleine charge (tout près de 400 km) avant de nous lancer à l\u2019assaut de la route 389, seul accès terrestre vers le fameux barrage.En effet, d\u2019ici notre ultime destination il n\u2019y avait qu\u2019une seule borne de recharge à notre portée.Les véhicules électriques à petite autonomie ne peuvent donc pas effectuer ce trajet, sauf s\u2019il s\u2019agit de modèles hybrides dotés également d\u2019un moteur à essence.MANIC-5 : ÇA VAUT LE (LONG) DÉTOUR! Histoire de ne pas faire les quelque sept heures de route que nécessite l\u2019aller-retour entre Baie-Comeau et Manic-5 en une journée, nous avons séjourné au Motel de l\u2019Énergie la veille de notre visite prévue.Cet établissement à deux kilomètres du barrage sert aussi de relais sur la route vers Fermont et accueille à la fois des touristes et travailleurs.On y retrouve une cantine, un dépanneur et un poste d\u2019essence.Nous avons donc passé tout un après-midi sur la route quasi déserte, croisant parfois des zones de travaux, quelques poids lourds et surtout, plusieurs camionnettes de la société d\u2019État.Au fur et à mesure que nous ajoutions les kilomètres au compteur, les pylônes, nos seuls compagnons de voyage, se dressaient fièrement à nos côtés, émergeant des forêts dominées par les conifères.Ils ont fini par nous mener à notre destination : soudainement, quand on croyait ne plus arriver, voilà que ce mastodonte de béton se dresse majestueusement devant nous.La vue est d\u2019une beauté à couper le souffle : le barrage, long de 1,31 kilomètre et haut de 214 mètres, a fière allure avec ses 13 gigantesques voûtes qui retiennent les eaux de la Manicouagan.Pas moins de six millions de tonnes de béton ont été nécessaires pour sa construction, qui a mobilisé des milliers d\u2019hommes durant les années 1960.La visite guidée débute par une présentation multimédia expliquant la construction du barrage, mais aussi ses incroyables capacités.On nous parle également de la vie des travailleurs et de leur famille venus s\u2019établir dans cette région éloignée afin de faire de ce projet d\u2019envergure une réalité au moment même où le Québec s\u2019émancipait tranquillement.Le plus fort de l\u2019expérience demeure évidemment la visite physique du barrage, précédée d\u2019une balade en autobus où on arrête explorer la centrale hydroélectrique.Une fois à l\u2019intérieur de la structure bétonnée, celle-ci semble plus imposante que jamais.Impossible de ne pas ressentir une certaine fierté d\u2019être Québécois en se retrouvant dans ce joyau d\u2019ingénierie.La visite se poursuit ensuite au- dessus du barrage, où on peut admirer l\u2019immense étendue d\u2019eau qui l\u2019alimente de même que la forêt à perte de vue.En fin de visite, il est possible d\u2019en apprendre encore un peu plus en flânant dans l\u2019exposition permanente du pavillon d\u2019accueil.CENTRALE MANIC-5 ET LE BARRAGE DANIEL-JOHNSON Kilomètre 214 de la route 389 Nord, à partir de Baie-Comeau Visites guidées du 26 juin au 31 août : tous les jours à 9?h, 11?h, 13?h et 15?h 1 866 526-2642/hqp_visites_guidees_ manicouagan@hydro.qc.ca MANIC-2 : À L\u2019OMBRE D\u2019UNE TURBINE FRANCIS Histoire de faire d\u2019une pierre deux coups compte tenu de la distance parcourue, nous avions réservé une visite à la centrale Manic-2 sur le chemin du retour.Après une pause lunch improvisée en bordure de la route, nous avons parcouru les quelque 175 kilomètres séparant les deux centrales, un trajet d\u2019environ trois heures.Malgré tout, il nous restait encore une heure et demie à attendre avant de pouvoir faire notre visite.Cela nous a permis de recharger la batterie du véhicule à l\u2019unique borne accessible aux visiteurs et de faire le tour de la courte exposition intérieure qu\u2019on retrouve dans le pavillon d\u2019accueil, qui nous apprend entre autres que les imposants pylônes dont la forme rappelle celle d\u2019un géant tient son nom de l\u2019actrice Mae West, ou plutôt de sa silhouette voluptueuse! Nous avons par la suite attendu l\u2019heure de notre visite sous le brûlant soleil de juillet.jusqu\u2019à ce que l\u2019amoureux ait la brillante idée d\u2019installer nos chaises pliantes sous la turbine Francis exposée à l\u2019extérieur du site.La vue est d\u2019une beauté à couper le souffle: le barrage haut de 214 mètres a fière allure avec ses 13 gigantesques voûtes qui retiennent les eaux de la Manicouagan.\u2014 PHOTOS MARIE-ÈVE MARTEL SUR LA ROUTE DES BARRAGES.Une fois à l\u2019intérieur de la structure bétonnée, celle-ci semble plus imposante que jamais.Ingénieur électrique pour Hydro-Québec, mon chum rêvait depuis longtemps de visiter les installations de la centrale Manic-5, le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts du monde.À défaut de voyager à l\u2019étranger comme prévu en raison de la pandémie, nous avons décidé de nous y rendre, et ce, à bord de sa voiture électrique.Récit d\u2019un périple sans essence de 2500 kilomètres dont le fil conducteur fut l\u2019électricité. laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 35 Histoire de faire d\u2019une pierre deux coups et compte tenu de la distance parcourue, nous avions réservé une visite à la centrale Manic-2 sur le chemin du retour.Il n\u2019est pas rare de voir l\u2019une de ces turbines, qui portent le nom de leur créateur, en exposition devant une centrale où elles servent à transformer la force de l\u2019eau en courant électrique.Nous avons eu l\u2019occasion d\u2019en voir une à l\u2019action au cours de notre passage au cœur de la centrale qui rend hommage à l\u2019ancien premier ministre Jean-Lesage.CENTRALE MANIC-2 (JEAN-LESAGE) Kilomètre 20 de la route 389 Nord, à partir de Baie-Comeau Visites du 26 juin au 31 août : Tous les jours à 9?h, 11?h15 et 15?h45 1 866 526-2642/hqp_visites_guidees_ manicouagan@hydro.qc.ca SI BERSIMIS M\u2019ÉTAIT CONTÉE.Sur le chemin du retour, nous avons remarqué la présence des centrales Bersimis I et II sur la rivière du même nom.Leur construction a précédé celle des barrages de la Manicouagan, et constitue le tout premier «méga- chantier» mené par Hydro-Québec à l\u2019Est de la rivière Saguenay au cours de la décennie 1950.Le projet Bersi- mis marque aussi la construction de la première centrale hydroélectrique souterraine dans la province.Bien que ces centrales ne soient pas accessibles aux visiteurs, il a été possible d\u2019en apprendre plus sur leur histoire en s\u2019arrêtant à La Petite anglicane, à Forestville.Convertie en musée en 1994, cette chapelle protestante construite en 1948 retrace l\u2019histoire de la municipalité et propose deux expositions permanentes, dont l\u2019une raconte la construction des centrales et la naissance du village éphémère de St-Maurice-de-Labrieville, où ont vécu quelque 5000 travailleurs d\u2019Hydro- Québec ayant pris part aux travaux, ainsi que leur famille.Une heure bien investie quand on prend le temps de s\u2019éloigner de la route principale.LA PETITE ANGLICANE 2, 2e Rue, Forestville Visites du lundi au vendredi de 8?h à 18?h; les samedis et dimanches, de 9?h à 17?h L\u2019entrée est gratuite, mais les contributions volontaires sont appréciées 418 587-6148 DANS LES PAS DES BÂTISSEURS Notre escapade nous a ensuite conduits au Sague nay\u2013Lac-Saint- Jean.Nous nous sommes arrêtés au parc thématique de L\u2019Odyssée des Bâtisseurs, qui rend hommage, le nom le dit, à des individus ayant contribué au développement et à l\u2019essor de la région.L\u2019exposition permanente interactive Au-delà de l\u2019eau est d\u2019ailleurs consacrée à la construction de plusieurs centrales hydroélectriques privées \u2014 notamment pour la production de pâtes et papiers et d\u2019alu- minium\u2014 au cours des années 1920 à 1960, mais aussi aux différents enjeux concernant la gestion de l\u2019eau, une richesse de la région.Coup de cœur pour l\u2019immense mur exposant divers appareils électriques de la vie courante nous permettant de constater à quel point notre consommation d\u2019hydroélec- tricité a crû au fil des décennies! Le prix d\u2019entrée permet également l\u2019accès à un sentier extérieur d\u2019approximativement 500 mètres où on continue d\u2019en apprendre sur la production hydroélectrique.On y retrouve également une turbine Francis, mais aussi une autre de type Kaplan.Cette visite se termine en beauté par l\u2019ascension d\u2019un belvédère où on peut observer un fabuleux panorama dont fait toujours partie aujourd\u2019hui la centrale Isle-Maligne.D\u2019ordinaire, une présentation multimédia est faite dans l\u2019ancienne tour d\u2019eau qui se trouve au sommet, mais celle-ci n\u2019a pas lieu cette année en raison de la pandémie.L\u2019ODYSSÉE DES BÂTISSEURS 1671 Avenue du Pont N, Alma Du 20 juin au 20 septembre : ouvert tous les jours de 9?h à 16?h30 À partir du 21 septembre : ouvert du lundi au vendredi de 9?h à 12?h et de 13?h à 16?h30 ainsi que le samedi de 9?h à 16?h Coût d\u2019entrée : 9,50 $ par adulte, 7,50 $ pour les étudiants, 4,50 $ pour les 6 -17 ans, gratuit pour les 5 ans et moins.Les visites guidées sont suspendues en raison de la COVID-19.La visite du parc thématique L\u2019Odyssée des Bâtisseurs se termine en beauté par l\u2019ascension d\u2019un belvédère où on peut observer un fabuleux panorama dont fait toujours partie aujourd\u2019hui la centrale Isle-Maligne.EN VÉHICULE ÉLECTRIQUE! Si la production d\u2019électricité vous branche, Hydro-Québec offre des visites guidées gratuites dans une quinzaine de ses centrales et de ses établissements à travers la province.À l\u2019exception de la Cité de l\u2019Énergie, à Shawinigan, toutes ces visites guidées sont gratuites.En raison de la pandémie, ces visites sont toutefois offertes à des groupes plus restreints et sur réservation seulement.Assurez-vous d\u2019avoir une place avant de vous déplacer?! La liste des installations ouvertes au public est disponible sur le site d\u2019Hydro-Québec, par région, à l\u2019adresse www.hydroquebec.com/visitez.MARIE-ÈVE MARTEL Tout un circuit de visites La clé d\u2019une telle expédition est la même qu\u2019avec n\u2019importe quel type de moyen de transport : la planification.La recharge de la batterie du véhicule a guidé partiellement notre itinéraire et notre emploi du temps.Heureusement, le réseau de bornes de recharge publiques ne cesse de croître.Le Circuit électrique compte désormais plus de 2500 bornes à travers la province, y compris 300 bornes de recharge rapide, qu\u2019on retrouve généralement dans des secteurs commerciaux ou tout près d\u2019édifices municipaux.Grâce à Internet, il est d\u2019ailleurs facile de repérer l\u2019emplacement de ces bornes et la distance à parcourir pour les rejoindre.À cela s\u2019ajoutent, pour les propriétaires de véhicule de marque Tesla, des superchargeurs parsemés dans quelques municipalités de la province.Plusieurs restaurants ou hôtels offrent également une ou plusieurs bornes accessibles gratuitement ou à peu de frais pour leur clientèle.Il est donc possible de laisser la voiture branchée en savourant un repas ou en explorant un nouveau quartier.Selon le type de borne et nos besoins, une recharge peut prendre quelques heures ou 15 minutes! Le montant facturé variera enfin selon le type de borne et le temps alloué à la recharge.Certaines bornes proposent une tarification à l\u2019heure alors que d\u2019autres exigeront un montant fixe, peu importe la durée de la session.En tout et pour tout, les diverses recharges effectuées tout au long de notre voyage ne nous auront coûté qu\u2019un peu plus de 100 $.Pas mal pour 10 jours d\u2019aventure! Cette escapade en voiture électrique s\u2019est aussi avérée un prétexte parfait pour s\u2019initier à l\u2019autocamping.L\u2019alimentation en électricité offerte sur certains sites de la Sépaq nous a permis de dormir à une température tempérée, le tout dans le confort de l\u2019habitacle dont la banquette arrière et le coffre ont été transformés en lit grâce à un matelas gonflable! MARIE-ÈVE MARTEL BIEN PLANIFIER POUR NE PAS TOMBER À PLAT! Heureusement qu\u2019il y avait une borne de recharge à Manic-5, autrement nous n\u2019aurions pas pu faire le chemin du retour! \u2014 PHOTO MARIE-ÈVE MARTEL SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 36 ACTUALITÉS JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com En mai, Donald Trump a fait le pari que l\u2019épidémie de corona- virus allait bientôt perdre en intensité.Juste à temps pour les élections.Il pressait les États de rouvrir leur économie.Trois mois plus tard, sa gageure tourne à la catastrophe.Le nombre de gens infectés explose.L\u2019économie américaine plonge.Retour sur une erreur monumentale qui pourrait peser lourd lors des élections du 3 novembre.À la mi-avril, Donald Trump se décrit comme «un président en temps de guerre».Presqu\u2019un clone de Winston Churchill luttant contre le coronavirus.Mais on sent que le guerrier à la tignasse blonde brûle d\u2019envie de crier victoire et de passer à autre chose.Monsieur prédit que le nombre de morts sera «substantiellement» inférieur à 100 0001.Il annonce que l\u2019économie va redécoller «comme une fusée»2.Impatient d\u2019en finir, il se demande même si on peut se débarrasser du coronavirus en.buvant du détergent.3 Pour garder la forme, Donald Trump critique sur Twitter les mesures de confinement qu\u2019il juge «exagérées».4 Le 17 avril, il lance un appel à «libérer» trois États dirigés par des gouverneurs démocrates.Un clin d\u2019œil aux manifs anti-confi- nement qui surgissent un peu partout.Tout se mélange : le corona- virus, la politique, le droit de porter des armes.«Libérez le Minnesota!» «Libérez le Michigan!» «Libérez la Virginie et sauvez le 2e amendement [sur le port d\u2019armes]».5 Tant pis si les manifs contre le confinement prennent parfois une tournure sinistre.Le 30 avril, des manifestants occupent l\u2019édifice du Capitole à Lansing, la capitale du Michigan.Quelques-uns sont armés.D\u2019autres brandissent des cordes de pendu.6 Ça n\u2019empêche pas le président de se porter à leur défense, sur Twitter.«Ce sont de braves gens, mais ils sont en colère.Ils veulent qu\u2019on leur redonne leur vie, en toute sécurité!»7 Avec Donald Trump, tout devient politique.En mars, le gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newson, avait besoin de l\u2019aide de Washington pour se procurer d\u2019urgence 350 000 longs cotons- tiges servant aux tests de dépistage.Mais M.Newson se serait fait imposer deux conditions.D\u2019abord, il devait appeler lui-même le grand chef Donald Trump pour faire sa demande.Ensuite, il faudrait qu\u2019il remercie le président publiquement.Ce qui aurait été fait\u20268 AU SECOURS DE LA COIFFEUSE MARTYRE Bientôt, Donald Trump et son entourage font le pari que l\u2019intensité de l\u2019épidémie va diminuer, du moins jusqu\u2019à l\u2019automne.Le confinement fait mal à l\u2019économie\u2026 et à la popularité présidentielle.Une accalmie permettrait de relancer les affaires, juste à temps pour les élections.Selon le New York Times, Donald Trump et cie s\u2019accrochent aux prévisions de Deborah L.Birx,* l\u2019une des rares scientifiques qui dit ce qu\u2019ils ont envie d\u2019entendre.En mai, Mme Birx suggère que l\u2019évolution de l\u2019épidémie aux États-Unis suivra la même trajectoire qu\u2019en Italie.Là-bas, après avoir atteint des sommets, l\u2019épidémie semble régresser assez rapidement.9 D\u2019un côté, Donald Trump répète que c\u2019est lui qui édicte les règles du déconfine- ment.De l\u2019autre, pour accélérer les choses, il s\u2019en remet aux États.Ça tombe bien.Le coronavirus touche surtout les bastions démocrates du nord-est, notamment New York et le Massachusetts.Ceux-là devront attendre.Les États du Sud, plus républicains, ont été relativement épargnés.Ils piaffent d\u2019impatience.Pourquoi punir leur économie alors que le virus sévit au nord, chez les démocrates «incompétents»?10 Le 17 avril, l\u2019État de New York déplore 12 822 morts reliées à la COVID-19.La Floride en compte 668.Sur le terrain, les élus subissent une pression énorme.Au début mai, le gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott, est confronté à une révolte au sein de son parti.Une coiffeuse de Dallas, Shelley Luther, vient d\u2019être condamnée à sept jours de prison pour avoir refusé de fermer son commerce durant le confinement.11 En signe d\u2019appui, deux députés républicains de l\u2019assemblée du Texas se font couper les cheveux dans des commerces ouverts illégalement.Faut-il les arrêter eux aussi?L\u2019affaire se rend jusqu\u2019à la Mai- son-Blanche, où Donald Trump s\u2019inquiète du sort de la coiffeuse martyre.Pour calmer la grogne, le gouverneur Abbot annule les peines de prison reliées au confinement.Il devance de plusieurs jours la réouverture des commerces.Il suspend même les pouvoirs de la santé publique locale.12 Reçu à la Maison-Blanche, le gouverneur est félicité par Donald Trump pour son «jugement».13 Avec le recul, cela ressemble au baiser de la mort.«NOUS SOMMES EN TRAIN DE GAGNER LA GUERRE» Au début, le pari de Donald Trump semble réussir.La progression de l\u2019épidémie a ralenti.Plusieurs États rapidement «libérés» connaissent un rebond économique spectaculaire.En juin, l\u2019économie américaine récupère 4,8 millions d\u2019emplois.Le président exulte.Il ridiculise la prudence du démocrate Joe Biden, qui s\u2019obstine à porter un masque.L\u2019entourage du président mène aussi une campagne de dénigrement d\u2019Anthony Fauci, l\u2019équivalent américain du docteur Horacio Arruda.Jugé trop «alarmiste», M.Fauci est un peu mis sur la touche.14 Ne vous méprenez pas.Le président n\u2019est pas allergique à la science.C\u2019est seulement qu\u2019il ne veut plus de «mauvaises nouvelles» qui nuisent à ses chances de réélection.Ses partisans sont du même avis.À la fin mai, 60 % des électeurs républicains ne croient pas encore que le coronavirus soit plus dangereux que la grippe.La moitié pensent que les statistiques officielles sur les morts de la COVID-19 sont gonflées pour faire peur à la population\u202615 L\u2019euphorie met beaucoup de temps à se dissiper.À la mi-juin, alors que les nouveaux cas augmentent en flèche dans une vingtaine d\u2019États, le président garde son calme.Il accuse\u2026 le trop grand nombre de tests de dépistage!16 «Si on ne testait pas autant et avec un tel succès, nous aurions très peu de nouveaux cas», écrit-il sur Twitter.Une théorie insensée qui revient à dire qu\u2019il y aurait moins de cancers si on renonçait à les dépister.Le 16 juin, le vice-président Mike Pence publie dans le Wall Street Journal une lettre rose bonbon, intitulée «Il n\u2019y a pas de deuxième vague du coronavirus».17 Le vice- président dénonce la «panique» propagée par les médias.Il rend hommage au «leadership» du président Donald Trump.«Nous sommes en train de gagner la guerre contre l\u2019ennemi invisible», assure-t-il.Pour trouver plus optimiste, il faut remonter aux passagers du Titanic qui récupéraient des morceaux de glace sur le pont du navire, peu après sa collision avec un iceberg, afin de les mettre dans leur whisky.Mais leur histoire finit mal.Très mal.LE POINT TOURNANT À quel moment la réalité a-t- elle crevé la bulle présidentielle?Allons-y pour le 20 juin, le jour d\u2019un rassemblement très attendu de Donald Trump à Tulsa, en CORONAVIRUS LE PARI CATASTROPHIQUE DE DONALD TRUMP laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 37 Oklahoma.L\u2019événement vise à célébrer un président sûr de lui.Une sorte de superhéros ayant vaincu le coronavirus.Dans l\u2019aré- na de Tulsa, les organisateurs ont même enlevé les autocollants qui suggéraient de garder une distance d\u2019un siège entre chaque personne.Les plus délirants évoquent un public de plusieurs centaines de milliers de supporters enthousiastes.Surprise.Même dans un État où le président a récolté 65 % des suffrages en 2016, les fidèles sont peu nombreux au rendez-vous.Furieux, le président prononce son discours devant des estrades dégarnies.18 Plus tard, on blâmera les médias.Ou les utilisateurs du réseau TikTok.Mais quelques heures plus tard, lorsque le président débarque de l\u2019avion Air Force One, il n\u2019affiche plus sa fougue habituelle.Une photo l\u2019immortalise avec la cravate défaite et la mine lasse, incarnant le rôle qu\u2019il déteste le plus.Celui du loser.Du perdant.Il n\u2019importe.Soudain, l\u2019Amérique a d\u2019autres préoccupations.On prête moins attention aux excités qui comparent le masque à la burka ou à l\u2019étoile jaune portée par les juifs durant le nazisme.L\u2019ampleur de la catastrophe n\u2019échappe plus à personne.En l\u2019espace d\u2019une semaine, du 24 au 30 juin, la Floride a enregistré 48 931 nouveaux cas.Autant que la Chine, le Japon, la Corée, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, l\u2019Australie et l\u2019Union européenne, durant la même période.19 RETOUR VERS LE FUTUR Plusieurs États se résignent à rétablir un confinement.Au Texas, le gouverneur Greg Abbott ordonne à nouveau la fermeture des bars.Il rend le port du masque obligatoire presque partout.20 À l\u2019échelle du pays, deux statistiques illustrent la progression fulgurante du coronavirus.Le 6 avril, au moment où l\u2019on croyait l\u2019épidémie à son apogée, le pays avait enregistré 43 438 nouveaux cas.Le 24 juillet, le chiffre atteint 74 818.21 Le 24 juillet, peut-être en désespoir de cause, le président Trump accomplit un virage majeur.L\u2019équivalent politique d\u2019un quadruple saut périlleux arrière.Soudain, il recommande le port du masque en public.22 Plus tard, il annule la convention républicaine à Jacksonville, en Floride.«La situation va empirer avant de s\u2019améliorer, prédit notre philosophe.Malgré tout, n\u2019allez pas dire qu\u2019il change d\u2019avis.Ça, non.«Il n\u2019a pas changé d\u2019avis, corrige la porte-parole de la Maison- Blanche, Kayleigh McEnany.Il n\u2019a même pas changé de ton.»23 Comment expliquer la débâcle?Pourquoi la courbe des États- Unis n\u2019a pas suivi celle de l\u2019Italie?La levée rapide des mesures de confinement a sans doute joué un rôle.Sans oublier les connaissances encore approximatives sur le virus.Avec le recul, le directeur du Centers for Disease Control and Prevention (CDC), Robert Redfield, admet que le nombre d\u2019infections a été grossièrement sous-estimé, en avril et en mai.Il estime que pour chaque cas confirmé, une dizaine passaient inaperçus.24 Le pari de Donald Trump a tourné court.Et même si président ne cesse de vanter ses capacités cognitives exceptionnelles, il est souvent comparé à la légende de l\u2019empereur Néron, jouant de la lyre durant l\u2019incendie de Rome.25 ÉPILOGUE : LE PIRE EST À VENIR À moins de 100 jours des élections à la présidence, les États-Unis se retrouvent dans une situation dramatique.Six mois après le début de l\u2019épidémie, le nombre de décès reliés à la COVID-19 dépasse 150 000 à travers le pays.La propagation du virus est jugée «hors de contrôle» dans 22 États.26 L\u2019économie plonge.Plus de 30 millions d\u2019Américains ont perdu leur emploi.L\u2019automne et l\u2019hiver s\u2019annoncent difficiles.Plusieurs laboratoires sont débordés.Il faut souvent plus d\u2019une semaine pour obtenir le résultat d\u2019un test de dépistage\u202627 Une brochette de scientifiques dénoncent la «politisation» de tout ce qui touche l\u2019épidémie.28 Comme pour leur donner raison, le Congrès se déchire autour d\u2019un plan d\u2019aide d\u2019urgence.29 En chute libre dans les sondages, le président évoque même la possibilité de reporter les élections du 3 novembre.30 Malgré tout, pour éviter de terminer sur une note aussi glauque, il apparaît tout indiqué de conclure avec cette vieille blague, ressuscitée pour l\u2019occasion.«L\u2019Américain Donald Trump, l\u2019Allemande Angela Merkel et le Français Emmanuel Macron se trouvent à bord d\u2019un avion lorsque l\u2019appareil pique soudain du nez.Le pilote affolé vient leur annoncer une mauvaise nouvelle.«L\u2019avion va bientôt s\u2019écraser, gémit-il.Il n\u2019y a rien à faire.Le pire, c\u2019est que nous n\u2019avons que trois parachutes pour les quatre.L\u2019un d\u2019entre nous va mourir.» Donald Trump lui coupe la parole.\u2014 Les États-Unis ne peuvent pas se passer d\u2019un génie comme moi.Le monde non plus.Débrouillez- vous.Moi, je prends un parachute.Donald Trump se dirige vers le placard où sont rangés les sacs de parachutes.Il en prend un, il ouvre la porte d\u2019urgence et il plonge dans le vide.Angela Merkel et Emmanuel Macron restent pétrifiés d\u2019horreur.L\u2019avion poursuit sa chute vertigineuse.Il ne reste plus que deux parachutes.« Qu \u2019a l l o n s- n ou s f a i re ?» s e demandent-ils.À leur grande surprise, le visage du pilote s\u2019illumine.\u2014 Ne v o u s e n f a i t e s p l u s, explique-t-il.Tout va bien.Le génie vient de sauter avec le sac contenant mes vêtements de jogging.* Mme Birx est coordonnatrice pour le groupe de travail sur le coronavirus de la Maison-Blanche.NOTES (1) Le b i lan dépa sse au jourd \u2019hu i 150 000 décès.(2) Trump\u2019s Handling of the Coronavirus Could Cost Him Presidency, Der Spiegel, 24 juillet 2020.(3) Trump\u2019s Suggestion That Disinfectants Could Be Used to Treat Coronavirus Prompts Aggressive Pushback, The New York Times, 24 avril 2020.(4) Coronavirus: President Trump Defends Tweets Against US States\u2019 Lockdowns, bbc.com, 18 avril 2020.(5) Donald Trump urges supporters to \u2018liberate\u2019 states, encouraging protests against coronavirus restrictions, ABC News, 17 avril 2020.(6) A Noose, an Ax and Trump-Inspired Insults: Anti-lockdown Protesters Ratchet up Violent Rhetoric, The Washington Post, 15 mai 2020.(7) @realDonaldTrump, sur Twitter, 1er mai 2020.Sur Youtube, un aperçu de la manifestation du 30 avril, à Lansing: youtube.com/watch?v=Z2CxC8Qqu-4 (8) Inside Trump\u2019s Failure: The Rush to Abandon Leadership Role on the Virus, The New York Times, 18 juillet 2020.(9) Ibid.(10) New York Sent Recovering Coronavirus Patients to Nursing Homes: \u2018It Was a Fatal Error\u2019 , The Wall Street Journal, 14 mai 2020.(11) Dallas Salon Owner Released from County Jail After Defying orders by reopening early, Texas Tribune, 7 mai 2020.(12) Why We\u2019re Losing the Battle With Covid-19, The New York Times Magazine, 14 juillet 2020.(13) President Donald Trump Applauds Gov.Greg Abbott\u2019s Handling of Texas Reopening During White House Visit, Texas Tribune, 7 mai 2020.(14) Rancor Between Scientists and Trump Allies Threatens Pandemic Response as Cases Surge, The Washington Post, 17 juillet 2020.(15) Republicans Still Skeptical of COVID-19 Lethality, gallup.com, 26 mai 2020.(16) Fact Check: No, More Testing Isn\u2019t the Reason US Coronavirus Case Numbers are Getting Worse, CNN.com, 9 juillet 2020.(17) There Isn\u2019t a Coronavirus «Second Wave», The Wall Street Journal, 16 juin 2020.(18) The President\u2019s Shock at the Rows of Empty Seats in Tulsa, The New York Times, 21 juin 2020.(19) American Death Cult, New York Magazine, 20 juillet 2020.(20) Gov.Abbott issues mask order for most of Texas, Houston Chronicle, 2 juillet 2020.(21) Centers for Disease Control and Prevention, www.cdc.gov (22) After Mocking Biden\u2019s Caution, Trump Is Following His Lead, The New York Times, 26 juillet 2020.(23) Sagging Polls and Covid\u2019s Pall Prompt Trump Retreat, CNN.com, 25 juillet 2020.(24) CDC: At Least 20 Million Americans Have Had Coronavirus.Here\u2019s Who\u2019s At Highest Risk, National Public Radio (NPR), 25 juin 2020.(25) Trump Discusses Mental, Physical Stamina Required to be President in Exclusive Interview with Dr.Marc Siegel, FOX-News, 22 juillet 2020.Regardez une entrevue de Donald Trump sur Fox News, au cours de laquelle il se vante d\u2019avoir passé avec succès un test cognitif très difficile: video.foxnews.com/v/6174183117001#sp=show-clips (26) www.covidexitstrategy.org (27) «It\u2019s Like Groundhog Day»: Coronavirus Testing Labs Again Lack Key Supplies, The New York Times, 23 juillet 2020.(28) We Ran the CDC.No President Ever Politicized its Science the Way Trump Has, The Washington Post, 14 juillet 2020.(29) The Gulf Between Republicans and Democrats on Coronavirus Aid, in 9 Charts, The New York Times, 30 juillet 2020.(30) Trump évoque un report de l\u2019élection présidentielle, Agence France-Presse, 30 juillet 2020.Devant l\u2019ampleur de la crise, Donald Trump a dû se résoudre à relancer, le 21 juillet, les conférences de presse régulières sur la situation sanitaire qu\u2019il avait interrompues en avril.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, EVAN VUCCI SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 38 5895 Avis publics AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Madame Anna Zakrzewska survenu le 1er avril 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Frank Mascolo, en son vivant résidant au 138-445, rue Des Érables, Sherbrooke (Québec), est décédé le 1er avril 2020) à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Myriam Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 24 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Gilberte Allard, en son vivant résidant au 264-871, rue de L\u2019Ontario, Sherbrooke (Québec), est décédée le 6 janvier 2020 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Myriam Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, (819) 563-3344.Donné ce 30 juillet 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis qu\u2019un inventaire des biens de la succession de MAURICE CÔTÉ, décédé le 27 février 2019, en son vivant résidant et domicilié au 1036, rue Belvédère Sud, Sherbrooke, province de Québec, J1H 4C4, peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Matthias Béliveau, notaire, au 1081, rue Galt Ouest, Sherbrooke, province de Québec, J1H 2A2.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Rosaire Rainville, en son vivant demeurant au 2100, rue de la Rivière-Magog, à Sherbrooke, province de Québec, J1N 2W7, Canada, est décédé à Sherbrooke le 4 août 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019Étude Bolduc Bolduc, notaires, située au 2984, rue des Chênes, bureau 104, Sherbrooke, province de Québec, J1L 1Y1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Madame Solange BOUTIN survenu le 26 avril 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Sylvie MORIN, en son vivant résidant et domiciliée au 2145, rue Lamartine, Sherbrooke, province de Québec, J1J 4E3, survenu le 23 mars 2020 à Sherbrooke, un inventaire des biens a été fait par le liquidateur de la succession, Antoine AYOTTE, le 21 juillet 2020, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Anne-Marie COUTU, notaire, au 65, rue Belvédère Nord, Suite 250, Sherbrooke, Québec, J1H 4A7.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis qu\u2019un inventaire des biens de la succession de YVETTE DUFOUR, décédée le 18 janvier 2020, en son vivant résidant et domiciliée au 300, rue King Est, Sherbrooke, Québec, J1G 1B1, peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Matthias Béliveau, notaire, au 1081, rue Galt Ouest, Sherbrooke, province de Québec, J1H 2A2.ENCAN Pour Shirley Desruisseaux 202, rue Boivin, Coaticook Dimanche 2 août à 12h30 SERONTVENDUS tout l\u2019ameublement de la maison, articles de décoration, très belle collection de tasses et soucoupes Royal Albert ainsi que le contenu de la remise.Pour listecomplèteetphotosvisiteznotre site au www.encanbernardvanasse.com Encanteur Bernard Vanasse 819 835-9326 819 620-2574 5895 Avis publics AVIS AUX CLIENTS DE LA PHARMACIE RENÉE MESSIER & MATHIEU BÉLISLE INC.20, rue de Carillon, Sherbrooke, (Québec) J1J 2K8 Tél.819-562-2005 - Fax 819-562-2431 Nous avons le regret de vous informer que la Pharmacie Renée Messier & Mathieu Bélisle INC., cessera ses activités le 31 juillet 2020, à la fermeture des heures d\u2019affaires.Veuillez noter que tous les dossiers seront transférés à la Pharmacie Jean-Luc Trottier, Jean-Philippe Cliche et Marc-Denis Hubert au 11, rue J.-A.Bombardier Sherbooke (Québec) J1L 0H8 Tél.819-564-0410 Les heures d\u2019ouverture de cette pharmacie sont les suivantes : lundi au vendredi : 8 h à 21 h - samedi et dimanche : 9 h à 17 h Nous avons eu grand plaisir à vous servir et souhaitons vous remercier de nous avoir accordé votre confiance.Renée Messier, pharmacienne Mathieu Bélisle pharmacien AVIS DE LA PREMIÈRE ASSEMBLÉE DES CRÉANCIERS (Article 102(4) de la Loi sur la faillite et l\u2019insolvabilité) MARINO DELACAS, PAIR, SAI GINSBERG,GINGRAS & ASSOCIÉS INC.Syndic autorisé en insolvabilité 310-3111 Boul.Saint-Martin Ouest, Laval, Québec H7T 0K2 DANS L\u2019AFFAIRE DE LA FAILLITE DE GESTION DANIEL BUREAU INC.Ayant opéré dans la ville de Sherbrooke, dans la province de Québec AVIS est par les présentes donné que Gestion Daniel Bureau Inc.a fait cession de ses biens le 24 juillet 2020, et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 13 août 2020 à 10h00, par appel conférence au 343-700-3334, code d\u2019accès : 405-361-855 et que Ginsberg, Gingras & Associés Inc.a été nommé syndic de la faillite.Signé à Laval, Québec, ce 27e jour de juillet 2020 La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE ET LIVRAISON DE CARBURANTS ET DE MAZOUT POUR DE MULTIPLES POINTS DE LIVRAISON \u2013 APPEL D\u2019OFFRES N° 15044 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1394209 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 27 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement 5895 Avis publics La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE REMPLACEMENT DU PONCEAU MONTP001 SUR LA RUE MONTPETIT, VILLE DE SHERBROOKE \u2013 APPEL D\u2019OFFRES NO 15128 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1394694 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 13 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE DE MAIN- D\u2019ŒUVRE AVEC CAMION ET ÉQUIPEMENTS POUR DIFFÉRENTSTRAVAUX DE RÉNOVATION EN PEINTURE \u2013 APPEL D\u2019OFFRES NO 15139 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1394573 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 20 août 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : SERVICES PROFESSIONNELS POUR LA PRÉPARATION DES PLANS ET DEVIS ET LA SURVEILLANCE DES TRAVAUX INFRASTRUCTURES D\u2019AQUEDUC ET D\u2019ÉGOUTS TECQ 4 \u2013 LOT 3 (RUE GALT OUEST, CHEMIN DES PÈLERINS ET RUEWOOD) - APPEL D\u2019OFFRES NO 2020-018 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1395242 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 234, rue Dufferin, Sherbrooke (Québec) J1H 4M2, le ou avant le 2 septembre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.LaVille de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement 5895 Avis publics Nous vous avisons par la présente que la cent-unième Assemblée générale annuelle de la Résidence Wales Home se tiendra sur invitation seulement, dû à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement.Le but de cette réunion est de présenter les états financiers et le rapport des vérificateurs pour l\u2019année s\u2019étant terminée le 31 mars 2020, d\u2019élire les membres du conseil d\u2019administration et de nommer les vérificateurs pour l\u2019année en cours, suivi par une période de questions et d\u2019information d\u2019ordre général.Glenn Brock Président \u2013 juillet 2020 Nous vous avisons par la présente que la vingt-neuvième Assemblée générale annuelle de la Fondation de la Résidence Wales se tiendra sur invitation seulement, dû à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement.Le but de cette réunion est de présenter les états financiers et le rapport des vérificateurs pour l\u2019année s\u2019étant terminée le 31 mars 2020, d\u2019élire les membres du conseil d\u2019administration et de nommer les vérificateurs pour l\u2019année en cours, suivi par une période de questions et d\u2019information d\u2019ordre général.JimThompson Président \u2013 juillet 2020 Nous vous avisons par la présente que la neuvième Assemblée générale annuelle du CHSLD Wales Inc.se tiendra sur invitation seulement, dû à la pandémie de COVID-19 qui sévit actuellement.Le but de cette réunion est de présenter les états financiers et le rapport des vérificateurs pour l\u2019année s\u2019étant terminée le 31 mars 2020, d\u2019élire les membres du conseil d\u2019administration et de nommer les vérificateurs pour l\u2019année en cours, suivi par une période de questions et d\u2019information d\u2019ordre général.Glenn Brock Président \u2013 juillet 2020 5895 Avis publics La Ville de Sherbrooke vous informe que cet avis public a été versé sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/ avispublics.DIVERS Séance publique du Comité de démolition Une demande d\u2019autorisation de démolition a été adressée au Comité de démolition pour les bâtiments suivants : - bâtiment principal et bâtiment accessoire, sis au 76-86, rue Bowen Nord \u2013 Arrondissement de Fleurimont; La période pour s\u2019opposer à la démolition par écrit à la greffière de la Ville est du 29 juillet au 8 août 2020 inclusivement.Les oppositions reçues seront considérées par le Comité de démolition lors d\u2019une séance publique qui sera tenue dans la salle publique de l\u2019hôtel de ville, 191 rue du Palais, Sherbrooke, le mercredi 12 août 2020, à midi.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 29 juillet 2020.Cet avis public et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à cet avis public en téléphonant au 819-823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 1er jour d\u2019août 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES Est donné par la soussignée que la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton désire recevoir des soumissions pour : Projet : H-2020-13 - Collecte, transport et enfouissement de déchets 2021-2023 Les documents de soumission sont disponibles uniquement sur le site du système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) à compter du 29 juillet 2020 à l\u2019adresse www.seao.ca ou en communiquant au 1-866- 669-7326.Les soumissions doivent être présentées sur les formulaires de soumission fournis et transmises dans une enveloppe scellée sans identification du soumissionnaire et portant la mention « Soumission Appel d\u2019offres H-2020-13 ».Les soumissions devront être reçues au bureau de la municipalité Saint-Denis-de-Brompton au 2050, Ernest-Camiré, avant 14 h, le 4 septembre 2020.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement peu après du délai fixé pour leur réception.Pour être considérée, toute soumission devra être accompagnée d\u2019une garantie de soumission d\u2019un montant égal à DIX POUR CENT (10 %) du montant total de la proposition du soumissionnaire selon la formule prévue aux documents d\u2019appel d\u2019offres.La Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation ni aucuns frais envers le ou les soumissionnaires.Toute question ou tout commentaire devra être transmis par courriel au responsable de l\u2019appel d\u2019offres, Guillaume Beaudette par courriel à : gbeaudette@sddb.ca.DONNÉ À SAINT-DENIS-DE-BROMPTON CE 1er AOÛT 2020 Liane Boisvert Directrice générale et secrétaire-trésorière laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 39 AVIS PUBLIC APPEL D\u2019OFFRES Est donné par la soussignée que la municipalité de Saint-Denis-de-Brompton désire recevoir des soumissions pour : Projet : V-02-330-00-443-B - Location de camions de déneigement avec chauffeurs Les documents de soumission sont disponibles sur le site du système électronique d\u2019appel d\u2019offres (SÉAO) à compter du 29 juillet 2020 à l\u2019adresse www.seao.ca ou en communiquant au 1-866-669-7326.Les soumissions doivent être présentées sur les formulaires de soumission fournis et transmises dans une enveloppe scellée sans identification du soumissionnaire et portant la mention « Soumission Appel d\u2019offres V-02-330-00-443-B ».Les soumissions devront être reçues au bureau de la municipalité Saint-Denis-de- Brompton au 2050, Ernest-Camiré, avant 14 h, le 4 septembre 2020.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement peu après du délai fixé pour leur réception.Pour être considérée, toute soumission devra être accompagnée d\u2019une garantie de soumission d\u2019un montant égal à DIX POUR CENT (10 %) du montant total de la proposition du soumissionnaire selon la formule prévue aux documents d\u2019appel d\u2019offres.La Municipalité de Saint-Denis-de-Brompton ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation ni aucuns frais envers le ou les soumissionnaires.Toute question ou tout commentaire devra être transmis par courriel au responsable de l\u2019appel d\u2019offres, Guillaume Beaudette par courriel à : gbeaudette@sddb.ca.DONNÉ À SAINT-DENIS-DE-BROMPTON CE 1er AOÛT 2020 Liane Boisvert Directrice générale et secrétaire-trésorière BARRAGE STUKELY (X0002730) Avis est donné par la présente, en vertu de la Loi sur les eaux navigables canadiennes (alinéa 10 [1] [b]), que le ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a ajouté un projet au registre en ligne « Recherche de projet en commun » du ministère des Transports du Canada pour obtenir les commentaires du public.Ce projet concerne le barrage Stukely (X0002730) situé sur le lac Stukely dans la municipalité d\u2019Orford, dans la MRC de Memphrémagog, dans le parc national du Mont-Orford.Les travaux consistent en la mise en place de tapis de béton flexibles pour protéger l\u2019ouvrage contre l\u2019érosion et en la réfection de l\u2019enrochement sur sa digue gauche.En inscrivant le numéro de registre 1908, le public peut formuler ses commentaires concernant l\u2019effet des travaux sur la navigation maritime dans la section du registre en ligne prévue à cet effet.Seuls les commentaires reçus au plus tard 30 jours suivant la date de publication de cet avis seront considérés.Recherche de projet en commun: https://recherche-projet-commun.canada.ca/ Coordonnées du réservoir : lat.45o 23\u2019 39\u2019\u2019 N, long.72o 13\u2019 35\u2019\u2019 O N/Réf.: PRJ-271 La Direction générale des barrages 675, boulevard René-Lévesque Est, 2e étage, boite 28 Québec (Québec) G1R 5V7 Ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques AVIS PUBLIC PRIÈRES FAVEURS OBTENUES AUDET SIMONE (QUIRION), 98 ans, Sherbrooke BLOUIN DONALD, 80 ans, Coaticook BOISVERT ANDRÉ, 69 ans, Asbestos BOUCHARD CHRISTIAN, 65 ans, East Angus BOUCHARD LOUISE, 64 ans, Sherbrooke BROCHU DENIS, 81 ans, Sherbrooke CHAREST JEAN NIL, 75 ans, Sherbrooke CHARLAND ONIL, 90 ans, Magog DE LAFONTAINE JACQUES , 81 ans, Magog DÉSAULNIERS RITA, 96 ans,Windsor DUBOIS SERGE, 62 ans,Windsor FONTAINE BRUNO, 90 ans, Racine FORTIER PAULINE (PARENT), 85 ans, Sherbrooke GAGNÉ JEANNE (DUBREUIL), 94 ans et 7 mois, Cowansville GIGUÈRE GRACIA, 99 ans et 3 mois, Sherbrooke GUEKJIAN MARYSE (DENIS), 77 ans, Richmond LABRIE JACQUES, 79 ans, Sherbrooke LAMOUREUX SERGE, 67 ans, Sherbrooke LANGEVIN DELPHINE, Sherbrooke LEPAGE FRANÇOISE, 92 ans, Sherbrooke LETENDRE BENOÎT, 87 ans, Sherbrooke MÉNARD SERGE, 49 ans, East Angus NADON SUZANNE (NOURRY), 80 ans, Sherbrooke NAULT ÉMILIENNE (RANCOURT), 96 ans, Magog PARÉ NORMAND, 83 ans, Sherbrooke PELCHAT FLORENT, 75 ans, Sherbrooke (Rock Forest) POPE RHONA, 83 ans et 3 mois, Lac-Mégantic PRÉFONTAINE JEAN-JACQUES, 82 ans, Sherbrooke RICHER PAULINE, 96 ans, Sherbrooke ROY DIANE, 67 ans, Sherbrooke ST-PIERRE MARTIAL, 58 ans,Windsor THERRIEN LILIAN (GAGNON), 98 ans et 9 mois, Sherbrooke DÉCÈS N é c r o l o g i e ANDRÉBOISVERT (1951 - 2020) C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de M.André Boisvert (Bimbo) décédé le 25 juillet 2020 à l\u2019âge de 69 ans, au CSSS des Sources d\u2019Asbestos, demeurant à Wotton.Il était le fils de feu Roland Boisvert et de feu Blandine Boisvert.Pour les proches seulement d\u2019André, la famille se réunira en privé pour une cérémonie d\u2019adieu, à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (Nouvel Horizon, 240 du Roi Asbestos) M.Boisvert laisse dans le deuil son fils Shanny, son frère Michel (Dominique); ses soeurs Raymonde (Ginette), Dhiane, Lucyl, Cecyl,Marie-Soleil (Michel), Madeleine (Guy), Rachel, Rolande (Jean-Luc), Ghyslaine.Il était aussi le frère de feu Marcel, feu Jean-Pierre.Il laisse également oncle, tantes neveux, nièces cousins, cousines autres parents et amis.Un merci spécial, au personnel du département des soins palliatifs et le personnel du CSSS Sources pour les bons soins prodigués à M.Boisvert.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie Centre Nouvel Horizon 240, rue du Roi, Asbestos J1T 1S6 819 879-4842 \u2013 Téléc.: 819 879-7582 François Fouquet, directeur général Aline Richer, coordonatrice info@coopfuneraire.com www.coopfuneraire.com BENOÎT LETENDRE (1933 - 2020) Le 20 juillet 2020 est décédé, M.Benoît Letendre, fils de feu Bertha Brissette et de feu Alphonse Letendre, époux de feu Françoise Felteau et ami de Cécile Pouliot.Il laisse dans le deuil ses enfants : Édith (Réjean Picard), Marie (Yves Dionne), Anne (Jean Prince), Sara (Dany Bolduc), Esther (Yanick Charest); ses petits-enfants : Etienne, Sébastien et Émilie Picard; Béatrice, Camille, Xavier et Benjamin Dionne; Frédérique, Didier et Mégane Prince; Liam et Maélie Bolduc; Justin et Mikaëlle Charest; ainsi que plusieurs autres parents et amis.Une soirée de sympathie se tiendra en présence des cendres au Complexe funéraire Steve L.Elkas, 4230 rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le vendredi 7 août 2020 de 15 h à 17 h et de 18 h 30 à 21 h.Les funérailles intimes seront célébrées en l\u2019église St-Denis de Brompton et les cendres seront inhumées à Cimetière St-Michel de Sherbrooke à une date ultérieure.Benoît Letendre a fait carrière à l\u2019Université de Sherbrooke comme professionnel dans le domaine de l\u2019éducation des adultes.Au moment de sa retraite en 1993, il était directeur de l\u2019Université du troisième âge (UTAS).Un don à l\u2019organisme de votre choix ou à la Paroisse Christ-Sauveur, communauté Saint-Denis, serait apprécié.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com REMERCIEMENTS AU SACRÉ-COEUR pour faveur obtenue.M.P.DONNEZ! www.campingjeunesse.ca ou 1-877-650-3722 Aidez-nous à faire la différence dans la vie de jeunes en difficulté Dès aujourd\u2019hui SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 40 BRUNOFONTAINE (1929 - 2020) À Fleurimont, le 22 juillet 2020, est décédé à l'âge de 90 ans, M.Bruno Fontaine, époux de Mme Claire Pivin, demeurant à Racine.La crémation a eu lieu au crématorium Yves Houle.Les funérailles auront lieu le samedi 8 août à 11 h en l\u2019église de Racine.Inhumation au cimetière paroissial.La famille sera présente à l\u2019église, samedi jour des funérailles, à compter de 10 h pour rencontrer parents et amis et recevoir les condoléances, tout en respectant les règles de distanciation.M.Fontaine laisse dans le deuil outre son épouse chérie Mme Claire Pivin, ses enfants : Michel Fontaine, Céline Fontaine (Benoit Roussin), Huguette Fontaine (Jean-Yves Fontaine), Jasmin Fontaine, Maryse Fontaine (Gabriel Fontaine), Manon Fontaine (feu Simon Fontaine); ses petits- enfants : David, Nancy, Jessica, Bianka, Kéven, Marilou, Raphaël, Antoine et Magalie; ses arrière- petits-enfants : Océanne, Samuel, Maéva, Livia, Emy-Rose, Emma-Jade, Liam et Abby, son frère Normand Fontaine (Cécile); ses soeurs : Lucille Fontaine et Jeanne D\u2019Arc Fontaine, sa belle-soeur Estelle L\u2019Heureux, ses autres frères et soeurs, beaux-frères, belles-soeurs qu\u2019il est allé rejoindre là-haut, ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier tout le personnel du CHSLD de Valcourt et Richmond pour les bons soins prodigués et les attentions particulières durant son séjour de la dernière année.Centre funéraire Yves Houle Tél.: 1 800 561-2881 www.yveshoule.com CHRISTIANBOUCHARD (1954 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 27 juillet 2020, à l\u2019âge de 65 ans, est décédé monsieur Christian Bouchard.Il était le fils de feu Lionel Bouchard et de feu Yvette Laliberté.Il laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Lise, Claudette, André, Jean-Guy, Diane, Gérard, Nicole, Paul-Émile, Alain et leur conjoint(e).Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, salon East Angus (146 rue Angus, East-Angus J0B 1R0), le samedi le 8 août 2020 de 10 h à 11 h, afin de recevoir les condoléances des parents et amis.Un service religieux suivra à 11 h, en l\u2019église St-Louis de France (166 rue Saint-Jean Est East Angus).Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 146, rue Angus Nord, East Angus, Qc J0B 1R0 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 832-1030 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DELPHINE LANGEVIN (1995 - 2020) Le 25 juillet Delphine Langevin est décédée brutalement suite à un accident de vélo en Gaspésie.Elle laisse dans le deuil sa mère,Violaine Franchomme-Fossé, son père, Éric Langevin (Julie Labbé); ses frères et soeurs : Valérie Langevin, Émile Langevin, Clovis Langevin et Océane Langevin; son demi-frère et sa demi-soeur Ysraël et Krystel Poirier; ses grands-parents, Brigitte Fossé, Joseph Fanchomme (Marie-Johanne Lacroix), Danielle Gaudreault (George Roadley) et Michel Langevin (Diane Corbeil); ses tantes et oncles, Karine Langevin (Sean McCaffrey) et Loic Franchomme-Fossé (Caroline Leclerc); ses cousins et cousines, Olivia McCaffrey, Samuel McCaffrey, Gaël Rondeau- Leclerc, Rafaël Rondeau-Leclerc,Amandine Franchomme-Leclerc et Charlotte Franchomme-Leclerc ainsi que tous les membres de sa famille recomposée élargie, ses nombreux amis et ses coéquipières.La famille vous accueillera au Complexe Steve L.Elkas (4230 Bertrand-Fabi, Sherbrooke), le lundi 3 août 2020 de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h.Une célébration intime de sa vie (par invitation) suivra au Complexe.En guise de sympathie, que des dons soient faits à l\u2019équipe de rugby féminin du vert et or en personne au salon ou en ligne au www.jedonneenligne.org/lafondation-udes/ en choisissant Rugby \u2013 Autre Projet \u2013 Affectation, en mémoire de Delphine Langevin ou encore à tout organisme supportant une cause écologique.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com DENIS BROCHU (1938 - 2020) Au Pavillon d'Youville, le 20 juillet 2020, est décédé à l\u2019âge de 81 ans, monsieur Denis Brochu, conjoint de madame Monique Beaudoin.Il était le fils de feu Joseph Brochu et de feu Anita Grenier.Outre sa conjointe, il laisse dans le deuil son fils Stéphane (Vicky) et sa petite-fille adorée Jolie; son frère et ses soeurs : Yoland (Hélène Lalumière), Nicole (Gilles Roy), Pauline (feu Marcel Houde); ses beaux-frères et ses belles-soeurs : Marcel Beaudoin (Margot Côté), Renald, Cécile (Guy Lapointe), Stella (Bertrand Boulet), Émilienne (Valmont Grenier), Lise (Paul Gosselin), Claudette (Paul Côté), Nicole (Jean-Louis Martel) autres parents et amis.La famille tient à remercier spécialement Claudette et son mari Paul Côté pour leur soutien.Afin de respecter les volontés de monsieur Brochu, il n'y aura aucune exposition, ni de cérémonie.L'inhumation des cendres se fera en toute intimité à une date ultérieure.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DIANEROY (1952 - 2020) À Sherbrooke, le 22 juillet 2020 à l'âge de 67 ans est décédée, de façon subite,madame Diane Roy.Elle laisse dans le deuil son époux Denis Fontaine, sa fille Annie (Jean-Claude Losier) et sa petite- fille Sofia Losier qu\u2019elle chérissait.Elle rejoint son père Joseph Philémon Roy décédé en 2015 et sa soeur Josée décédée en 1965.Elle était la fille de Thérèse Lachance et laisse dans le deuil ses soeurs et frères : Louise (Paul Racine), Suzanne (Michel Latendresse), Danielle (Réal Massicotte), Francine (Alain Beauséjour), Gaétan (Chantal Boucher), Michel (Marc Bouliane), Linda (Marcel Bilodeau), Jean-Marc (Isabelle Hardy), Carole (Denis Thibault); sa belle-mère Gisèle Gendreau (feu Gilles Fontaine); sa belle-soeur Lucie (Daniel Crête) et ses beaux-frères Jean (Sylvie Veilleux), Benoit (Chantal Boudreault).Madame laisse également dans le deuil sa filleule Jasmine Fontaine et son filleul Benjamin Roy ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et ses amies qui étaient si précieuses pour elle.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485 rue du 24 Juin, Sherbrooke, le vendredi 7 août 2020 de 19 h à 22 h et le samedi 8 août 2020 de 9 h 30 à 10 h 30.Une cérémonie hommage aura lieu à 10 h 30 en toute intimité.Vous pourrez suivre la cérémonie sur notre plateforme virtuelle en cliquant sur le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/16312/wait La famille tient à remercier tout le personnel aux soins intensifs du 9e étage du CHUS Fleurimont.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DONALDBLOUIN Aux soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu, le 24 juillet 2020, est décédé M.Donald Blouin à l'âge de 80 ans.Il était le fils de feu Edwidge Tétreault et de feu Georges-Émile Blouin, l'époux de Pauline Marchand et demeurait à St-Malo.Les funérailles ont été célébrées le jeudi 30 juillet à 10 h.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Pauline, ses enfants : Daniel (Édith Rouleau), France et Bruno; ses petits-enfants : feu Danik, Luka, Kalel, Todd, Charles et Rose.Il était le frère de feu Gaétan (Marianne Maurais), feu Réjean (Clémence Marcoux et son conjoint Réjean Dupuis) et de feu Yvon (feu Irène Vachon); ses beaux-frères et belles-soeurs : Claudette (Alain Blouin), Yvon (Huguette Roy), Renald, feu Gaétan (Huguette Dodier), Alain (Maryse Bolduc), Jocelyn (Brigitte Mercier), Christian (Johanne Blouin) et Maryse (Robert Fontaine).Il laisse également dans le deuil un grand ami Marc Lemoine, ses filleuls Marcel, Serge, Sébastien et Jean-Vincent, ses oncles, tantes, cousins, cousines ainsi que de nombreux amis.Un merci sincère à la merveilleuse équipe des soins palliatifs de l'Hôtel-Dieu et du CLSC de Coaticook, plus particulièrement aux docteurs Bernard Frenette, Patrick Richard, Mélanie Godin et Michel Pavic.En guise de sympathie, des dons à la FONDATION DU CHUS (soins palliatifs) ou à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER seraient appréciés.Résidence funéraire Charron et fils Inc.228, rue Child Coaticook (Québec) J1A 2B6 Tél.: 819 849-4141 Stéphane Charron, président Claude Charron, directeur info@charronetfils.com Site Web: www.charronetfils.com ÉMILIENNE (RANCOURT) NAULT (1924 - 2020) À Magog, le 18 juillet 2020, à l\u2019âge de 96 ans, est décédée madame Émilienne (Rancourt) Nault, épouse de feu monsieur Phydime Nault, demeurant à Magog.Elle laisse dans le deuil ses filles Line et Susie; ses petits-enfants : Karine (Érick), Marie-Eve (Sébastien), Francis-Carl (Ariane) et Patrick; ses arrière-petits-enfants :Ann- Sophy, Luka, Justin, Magalie, Jacob, Kamylle et Korally, ainsi que plusieurs nièces, neveux, cousines, cousins, autres parents et amis.Selon les circonstances, les funérailles auront lieu dans l\u2019intimité de la famille.La famille désire remercier tout le personnel de l\u2019UTRF et du 5e hébergement de l\u2019Hôpital Memphrémagog pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DE L\u2019HÔPITAL DE MEMPHRÉMAGOG.Complexe funéraire Ledoux 155, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2R5 Tél.: 819 843-4473 Téléc.: 819 843-4563 Courriel : info@ledouxmagog.com Site Web: ledouxmagog.com FLORENT PELCHAT (1945 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 20 juillet 2020, est décédé monsieur Florent Pelchat, âgé de 75 ans, époux de feu Diane Bouchard, fils de feu de Lucien Pelchat et de feu d\u2019Emilienne Lehoux.Il demeurait à Sherbrooke (Rock Forest).Il laisse dans le deuil son fils Éric (Rachel Bélanger), sa fille Marie-Claude (Kaan Inal), sa fille Isabelle (Luc Lapointe); ses frères et soeurs : feu Carmen (Réal Roy), Yvon (Diane Côté), Diane, Carole (Rejean Corriveau); ses petits-enfants :Alexandre,Thomas,Mathias, Marc-Antoine et Emma.Il laisse aussi dans le deuil, sa belle-fille Marie-Chantal Goulet, de nombreux neveux/nièces, cousins/cousines et plusieurs ami(e)s.La famille sera présente à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1) le samedi 8 août 2020, de 19 h à 22 h et le 9 août de 13 h à 15 h.Pour célébrer sa vie et son dernier voyage, une cérémonie aura lieu, en toute intimité le jour-même à 15 h en la chapelle du même endroit.Elle sera disponible sur notre plateforme virtuelle en suivant ce lien suivant: https://commemora.tv/fr/diffusions/16258/wait Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 41 GRACIAGIGUÈRE (1921 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 20 juillet 2020, à l\u2019âge de 99 ans et 3 mois, est décédée madame Gracia Giguère, épouse en 2es noces de feu monsieur Marius Ruel.Elle était la fille de feu madame Marie-Louise Doyon et de feu monsieur Arthur Giguère.Elle demeurait à Sherbrooke.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le dimanche 9 août 2020 de 10 h à 12 h.Une cérémonie hommage aura lieu à 12 h sur notre plateforme virtuelle.Vous pourrez suivre la cérémonie par le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/16257/wait - L\u2019inhumation des cendres se fera au Cimetière St-Michel à une date ultérieure.En raison de la pandémie et des mesures sanitaires exigées, aucun buffet ne sera servi.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jean- Denis Hamel, Lucie Hamel (Roger), Céline Hamel (Claude); les enfants de feu Marius Ruel: Christiane, Carol, Louise (Alain); ses petits-enfants : Christine (Carl), Isabelle (André), Philippe, Étienne, Benoit (Michelle), Charles (Kathleen), Mélanie et Michaël, ainsi que ses arrière-petits- enfants dont Elias et une arrière-arrière-petite-fille.Elle laisse également ses soeurs : Laurette (Roland), Marthe (feu Jean- Paul), Laurianne (Alfred), feu Jeannette (feu Polydore), feu Marguerite (feu Lionel), feu Lucienne (feu Donat); ses beaux- frères etbelles-soeurs Ruel et Roy, plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier le personnel du 4e étage C de l'Hôtel-Dieu et le Dr Steve Daigle pour les bons soins prodigués à madame.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JACQUESDE LAFONTAINE (1938 - 2020) Au CHUS-Hôtel Dieu, le 20 juillet 2020, à l\u2019âge de 81 ans, est décédé M.Jacques De Lafontaine, fils de feu Antonio De Lafontaine et de feu Alma Lacasse et l\u2019époux de feu Mariette Gauthier, demeurant à Magog.M.De Lafontaine laisse dans le deuil ses frères et soeurs : feu Roger (feuThérèse Ménard), feu Claire (feu Marcel Simard), feu André (feu Cécile Fortier), feu Pauline (Charles Moreau), feu Madeleine (René Simard), feu Gérald (Jeannine Rondeau), feu Donald (feu Luce Leblanc), Julien o.m.i., Henriette (feu René Boudreau), Marguerite (Marcel Boudreau), feu Gilles et Claudette (André Rouleau); son beau-frère : Marcel Gauthier; ainsi que de nombreux neveux, nièces, autres parents et amis.La famille vous accueillera au Complexe Steve L.Elkas, 4230 Bertrand-Fabi, le mercredi 9 septembre 2020 de 10 h à 11 h 30.Une cérémonie d\u2019adieu intime suivra en la chapelle du complexe à 11 h 30 La famille tient à remercier tous ses amis et voisins pour leurs présence et soutien.Cet accompagnement était très apprécié.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JACQUES LABRIE (1940 - 2020) Au CHSLD Argyll, le 19 mars 2020, à l\u2019âge de 79 ans, est décédé monsieur Jacques Labrie, époux de madame Henriette Perron, fils de feu Jean Labrie et de feu Cécile Gendron.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, 485 rue 24-Juin, Sherbrooke, le samedi 8 août 2020 de 11 h 30 à 14 h 30.La cérémonie sera diffusée dès 15 h sur la plateforme virtuelle en suivant le lien suivant : https://commemora.tv/fr/diffusions/15681/wait Outre son épouse, monsieur Jacques Labrie laisse dans le deuil ses enfants : Jacqueline (Gilles Drasse), Ghislain (Maryse Jacques), Joël (Sylvie Bernier), Marie-Josée (Michael Larkin), Jean-François et Julie (Jody Cuming); ses petits-enfants : Yanick et Erika Drasse (Tommy), Raphaël, Mélissa et Francis Labrie, Maxime,Alexandre et Valérie Labrie, Cédric et Cassandre Robidas, Alicia, Britney et Chloé Aulis Labrie, Jordan et Jade Cuming; ses arrière-petits-fils : Louka, Ludovyk Labrie; ses frères et soeurs Charles (Cécile Desrochers), Béatrice (feu Adrien Lachance), Magella, Pauline (Fernand Guillemette), Carole (Normand Guillemette); ses beaux-frères et belles-soeurs : Léonel (Marielle Fauteux), Jeannine (Roger Ruel), Léo (Monique Lauzon).Il a été précédé par ses frères et soeurs : feu Jeanne D\u2019Arc (feu Normand Beauchesne), feu Lucien, feu Guy; ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Laurette (feu Donald Ruel), feu Léonie (feu Jean-Marie Labbé), feu Lilianne (feu Fernand Houle), feu Lina, feu Léandre, feu Luc (feu Lisette Fauteux).Il laisse également plusieurs cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents et amis.Merci spécial au personnel du CHSLD Argyll.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEAN-JACQUES PRÉFONTAINE (1937 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 1er juillet 2020, à l\u2019âge de 82 ans, est décédé M.Jean-Jacques Préfontaine, fils de feu Georgette Bourque et de feu Gérard Préfontaine.Il était l\u2019époux de Madeleine St-Louis.Outre son épouse, M.Préfontaine laisse dans le deuil ses enfants : Rock (Chantal Lord), Danick (François Pépin), Carl (Marie-Êve Fortier); ses petits-enfants : Alexandre, Marc-Antoine, Jade, Philip, Daphnée, Camélia et Emile; ses frères : Jean-Luc (feu Violette), feu Louis-Paul Pitre, Mario (Céline); ses belles-soeurs et beau-frère : Mignonne (feu Gérard), Marielle (feu Richard), Marcel (Louise) ainsi que plusieurs parents et amis.La famille sera présente pour recevoir les condoléances, le 8 août à 10 h, en l\u2019église Immaculée- Conception.La cérémonie religieuse suivra à 11 h.L\u2019entrée se fera à la porte 4, sur le côté de la rue Larocque.La famille tient à remercier le personnel de l\u2019hôpital Fleurimont de Sherbrooke plus précisément le 6e C pour les soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent être transmis sur le site www.steveelkas.com.Veuillez noter que le port du masque ou couvre-visage est obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JEANNIL CHAREST (1944 - 2020) Au CHUS-Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 23 juillet 2020 à l\u2019âge de 75 ans est décédé Jean Nil Charest, fils de feu Roland Charest et de feu Simone Bourque et l\u2019époux de Mariette Bélisle, demeurant à Sherbrooke.Outre son épouse, M.Charest laisse dans le deuil sa fille Julie Charest (Yanick Huard); ses petits- enfants : Mikael Gince, David Gince, Jérémie Gince (Roxane Lemieux) et Maude Huard; sa soeur : Michèle Charest (Claude Vigneault); son frère : feu Réal Charest; ses beaux-frères et belles-soeurs: feu Yves Bélisle (Mireille Dupuis), Ghyslaine Bélisle (feu Jacques Fleury), Michelle Bélisle (Raymond Ariano), Solange Bélisle (Yvan Bergeron) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.La famille vous accueillera au Complexe Steve L.Elkas (4230 Bertrand-Fabi, Sherbrooke), le dimanche 2 août 2020 de 13 h à 16 h.Suivra une cérémonie intime.La famille tient à remercier l\u2019équipe des soins palliatifs du CLSC de Sherbrooke ainsi que les soins palliatifs du CHUS-Hôtel-Dieu , de Sherbrooke, Dre Audrey Dubé, son infirmière Krystel, préposé André et son ergot France Hélène pour les bons soins prodigués à M.Charest.En guise de sympathie, des dons au CHUS Hôtel-Dieu, 580 rue Bowen Sud, Sherbrooke, QC J1G 2E8, seraient grandement appréciés.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LOUISE BOUCHARD (1956 - 2020) Au CSSS-IUGS Pavillon Argyll de Sherbrooke, le 21 juillet 2020 à l\u2019âge de 64 ans est décédée Louise Bouchard, fille de feu Léo Bouchard et de Jeannette Richard, demeurant à Sherbrooke.Louise laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Yvon Bouchard (Nicole Therrien), Hélène Bouchard, Céline Bouchard (Paul Rousseau), Sylvie Bouchard, Lucie Bouchard, feu Denis Bouchard (Linda Johns) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Steve L.Elkas (610 rue du Conseil, Sherbrooke), le vendredi 31 juillet 2020 de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h.Les funérailles intimes seront célébrées en l\u2019église St-François d\u2019Assise (1145 Quatre-Saisons, Sherbrooke) le samedi 1er août 2020 à 14 h.Les cendres seront inhumées au cimetière de Richmond à une date ultérieure.La famille tient à remercier le personnel du CSSS-IUGS Pavillon Argyll (4B) pour la qualité des soins portés à Louise.En guise de sympathie, des dons à L\u2019ASSOCIATION DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES DE L\u2019ESTRIE, 321 rue Marquette, Sherbrooke, QC, J1H 1M2 seraient grandement appréciés.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire.Résidence funéraire Steve L.Elkas inc.601, rue du Conseil Sherbrooke (Québec), J1G 1K4 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MARTIAL ST-PIERRE (1962 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 20 juillet 2020, à l\u2019âge de 58 ans, est décédé monsieur Martial St-Pierre, époux de madame Linda Moffatt, fils de madame Lise Leblanc et de monsieur Jean-Claude St- Pierre.Il demeurait à Windsor.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l'Estrie, salon Maison A.Boisvert (64, 3e Avenue, Windsor J1S 1X9), le vendredi 31 juillet 2020, de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h ainsi que le samedi 1er août 2020 de 10 h à 12 h.Le service religieux sera célébré le samedi 1er août 2020 à 13 h en l\u2019église Saint-Philippe (34, rue Ambroise-Dearden, Windsor J1S 2W2).L\u2019inhumation suivra au cimetière de Saint-Claude.Outre son épouse et ses parents, monsieur St-Pierre laisse dans le deuil ses filles : Danika (Patrice Girardin), Jolaine, Maryssa (Cédric Lavigne), Marjorie, sans oublier ses 2 petites-filles Lexianne et Lauralie Girardin.Il laisse également dans le deuil ses frères et soeurs : Josée, Luc, Nathalie, Steve; ses belles-soeurs : Manon, Josée, Sonia (Sylvain Allaire); ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier tout le personnel du département de cardiologie et des soins intensifs du 3e CHUS Fleurimont pour les bons soins prodigués à monsieur St-Pierre.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DES MALADIES DU COEUR ET DE L'AVC.Des formulaires seront disponibles sur place.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie Maison A.Boisvert 64, 3e avenue,Windsor, Qc J1S 1X9 819 845-3992 \u2013 Téléc.: 819 845-3007 François Fouquet, directeur général Lionel Turgeon, directeur info@coopfuneraire.com www.coopfuneraire.com NORMANDPARÉ (1937 - 2020) Au CSSS-IUGS Pavillon St-Vincent, le 24 juillet 2020, à l\u2019aube de ses 83 ans, est décédé monsieur Normand Paré, conjoint de madame Marthe Bouffard, fils de feu Alfreda Lessard et de feu Oram Paré.Homme d\u2019affaires reconnu, monsieur Paré faisait partie du paysage de l\u2019Est de Sherbrooke depuis plus de 50 ans.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1) le vendredi 7 août 2020, de 13 h à 16 h.Une liturgie de la parole aura lieu en toute intimité le jour même à 16 h en la chapelle du même endroit.Elle sera disponible sur notre plateforme virtuelle via notre site Internet.Outre sa conjointe, monsieur Paré laisse dans le deuil ses enfants : Manon (Réal Caron), Chantal Paré, Pierre Paré (Suzanne Gagné); ses petits- enfants : Côme, Joëlle, Raymi-James et Jade-Marie Forest, Angélica et Alexandra Bisson, David Gagné-Therrien,Alexandre et Patricia Paré; sans oublier ses nombreux arrière-petits-enfants.Il était le frère de Réal (feu Jeanne-D'Arc), Berthe (feu Marcel), Florian (Monique), Ghyslain (Marie), feu André Paré (feu Carmelle), feu Laurent Paré (Yolande), feu Émile Paré (Gabrielle), feu Rollande (feu Paul-Émile), feu Rosaire (Monique) et feu Nolia.Il laisse également dans le deuil les enfants de sa conjointe, ses beaux- frères et belles-soeurs, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier tout le personnel du 2e B du Pavillon St-Vincent pour les bons soins prodigués à monsieur Paré.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION VITAE.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 42 ONIL CHARLAND (1929 - 2020) Suite au décès de M.Onil Charland survenu le 24 mars 2020, à l\u2019âge de 90 ans, durant le confinement, son épouse Denise Gauvin, ses 4 filles, ses 3 petits-fils et ses 7 arrière-petits-enfants vous accueilleront finalement le samedi 8 août 2020 de 9 h à 10 h au Complexe funéraire Ledoux, afin de recevoir vos condoléances.Les funérailles suivront à 10 h 30 en l\u2019église Saint-Patrice de Magog.La famille tient à remercier toute l\u2019équipe des soins palliatifs de l\u2019hôpital Hô- tel-Dieu de Sherbrooke.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER, www.cancer.ca/fr-ca et/ou la FONDATION DES MALADIES DU COEUR ET DE L\u2019AVC, www.coeuretavc.ca, serait grandement apprécié de la famille.Complexe funéraire Ledoux 155, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2R5 Tél.: 819 843-4473 Téléc.: 819 843-4563 Courriel : info@ledouxmagog.com Site Web: ledouxmagog.com PAULINE (RICHER) AUDET (1924 - 2020) Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre mère Pauline Richer Audet, décédée à l'aube de ses 96 ans.Elle a quitté ce monde dans la nuit du 23 juillet 2020.Elle a finalement pu briser le mur d'isolement derrière lequel sa maladie l'avait enfermée.Elle est allée rejoindre tous ceux qu'elle aimait et qui sont partis avant elle : son époux, Léandre Audet, sa fille Ginette et sa belle-fille Françoise.Elle laisse derrière elle ses enfants : Sylvie, Rock, Denise (Paul-André Paris) et Jean-Luc.Elle laisse également dans le deuil ses petits-enfants : Jean- François,Vincent,Alexandre,Annie-Claude, Sophie, Christian, Judith, Pascale,Antoine,Valérie,Anne- Marie et Jean-Sébastien ainsi que ses arrière-petits-enfants et plusieurs neveux et nièces.La famille recevra les condoléances à la Coopérative funéraire de l'Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1), le dimanche 9 août 2020, de 15 h à 16 h 30.Une liturgie de la Parole sera célébrée à la chapelle le même jour à 16 h 30 et sera retransmise simultanément avec le lien suivant: https://commemora.tv/fr/diffusions/16278/wait L\u2019inhumation des cendres se fera au cimetière St-Philippe de Windsor.Si vous désirez honorer sa mémoire, privilégiez des dons aux organismes suivant : la Fondation Vitae ou la Société Alzheimer de l'Estrie.Nous tenons à remercier infiniment tout le personnel de la Résidence du Boisé du Lac qui, depuis plusieurs années a veillé sur notre mère et n'ont négligé aucun effort pour lui assurer un peu de confort et paix.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com RHONAPOPE (1936 - 2020) Le mercredi 11 mars 2020, à l\u2018âge de 83 ans et 3 mois, Rhona nous a quittés.Étant donné les circonstances actuelles, une cérémonie d\u2019adieu, aura lieu le vendredi 7 août à 15 h, au cimetière St-Paul de Scotstown, chemin Mac Manamee.Son époux Claude, ainsi que ses filles Francine, Chantal, Marie-Claude et la famille recevront les condoléances à partir de 14 h 30, en présence de l\u2019urne cinéraire, au cimetière de Scotstown.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION CSSS DU GRANIT, 3569, rue Laval, Lac-Mégantic G6B 1A5.Centre funéraire Coopératif du Granit Tél.: 819 583-2919 Téléc.: 819 583-3743 Sans frais: 1 800 667-2919 Manon Grenier, d.g.www.cfgranit.qc.ca RITADÉSAULNIERS (1924 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 10 avril 2020, est décédée paisiblement madame Rita Désaulniers.Elle demeurait à Windsor.Elle laisse dans le deuil sa soeur Noëlla Désaulniers Corriveau, ses neveux et nièces aussi sa belle-soeur Donna Blair, Dany Blair, Diane Blair, Johanne Cloutier, Keith Paterson et Shawn ainsi que d'autres parents et amis.L'ont précédée dans la lumière, son père Wilfrid Désaulniers, sa mère Fridoline Roy, ses frères Gaston et Fernand, ses soeurs Monique et Élianne et son époux Earl Blair.La famille recevra les condoléances, en église St-Philippe de Windsor (63, rue Saint-Georges, Windsor J1S 2K5) à 13 h le samedi 8 août 2020, suivi du service religieux au même endroit à 14 h.L\u2019inhumation se fera au Cimetière St-Philippe.Selon les consignes présentes, la distanciation et le port du masque sont obligatoires.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie Maison A.Boisvert 64, 3e avenue,Windsor, Qc J1S 1X9 819 845-3992 \u2013 Téléc.: 819 845-3007 François Fouquet, directeur général Lionel Turgeon, directeur info@coopfuneraire.com www.coopfuneraire.com SERGEDUBOIS (1958 - 2020) C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Serge Dubois, le 6 juillet, 2020, à l\u2019âge de 62 ans, époux de Jacinthe Letendre, demeurant à Windsor.Il était le fils de Marielle Croteau et de feu Raymond Dubois.La famille vous accueillera à la Résidence funéraire Windsor (310 rue St-Georges, Windsor), le vendredi 7 août 2020 de 19 h à 21 h et le samedi 8 août de 10 h à 13 h.Suivra une cérémonie à 13 h et la famille vous invite pour une rencontre à 14 h au Centre régional le Bel Age.Outre son épouse Jacinthe, M.Dubois laisse dans le deuil son fils Antoine (Maya) et sa fille Marie-Philip; ses frères et soeurs :Mireille, Jacynthe (André), Gilles (Chantal), Jean- Marc (Guylaine) et Julie (Nil); sa belle-mère Rosa Hamel (feu Irénée Letendre); ses beaux-frères et belles-soeurs Letendre : France (Daniel), Diane (Daniel), Lucie (Dominic), Brigitte (Gaétan) et Agathe.Il laisse également plusieurs autres parents et ami(e)s.La famille vous invite à faire un don au CAVAC-ESTRIE, 230 rue King Ouest, bureau 300, Sherbrooke QC J1H 1P9.Résidence funéraire Windsor 310, rue St-Georges Windsor, (Québec) J1S 1K4 Tél.: 819 845-5229 Téléc.: 819 845-1924 www.salonscass.ca SERGE LAMOUREUX (1952 - 2020) « Tu n\u2019es plus là où tu étais, mais tu es partout, là où je suis » - Victor Hugo Au CHUS Hôtel-Dieu, le 25 juillet 2020, à l\u2019âge de 67 ans, est décédé M.Serge Lamoureux, entouré de ses deux enfants.Il était le fils de feu André Lamoureux et de Simonne Gosselin (feu Rolland Gagnon).Outre sa mère, M.Lamoureux laisse dans le deuil ses enfants : Sunny (Brad Lambrecht) et Martin (Jessica Roy), ainsi que ses petits-enfants : Christopher, Patrick et Erica.Il était le frère de feu Yvon (Marielle Bissonnette), Lisette (feu Serge Laberge), Denise (Gaston Bissonnette), feu Roger (Estelle Veilleux), Yolande (Richard Tardif), feu Nicole (Constant Perras) et Viviane.Il laisse également dans le deuil ses neveux et nièces, autres parents, amis et confrères de travail de l\u2019usine Cascades à East- Angus où il a travaillé durant plus de 40 ans.Ses enfants tiennent à remercier le personnel des Soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués à M.Lamoureux.Pour respecter les volontés de M.Lamoureux il n\u2019y aura pas de période de sympathie ni de célébration, une mise en terre se fera en toute intimité.« Tous les jours de ta vie tu nous as aimés inconditionnellement.Tu étais un père extraordinaire.On t\u2019aime papa ».Sunny et Martin Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SERGEMÉNARD (1971 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 26 juillet 2020, à l\u2019âge de 49 ans, est décédé monsieur Serge Ménard, fils de Cécile Harper et de feu Denis Ménard.Il demeurait à East Angus.La famille accueillera parents et amis à la Coopérative funéraire de l'Estrie, salon East Angus (146, rue Angus Nord, East Angus J0B 1R0, le vendredi 31 juillet 2020, de 14 h à 16 h et de 19 h à 21 h ainsi que le samedi 1er août 2020 de 9 h à 10 h 30.Le service religieux sera célébré en l\u2019église Saint-Louis-de-France le samedi 1er août 2020 à 11 h.Suivra l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Outre sa mère Cécile Harper (Serge Lavoie), monsieur Ménard laisse dans le deuil sa conjointe Sonia Vachon; ses enfants adorés : Marc Antoine, Marie Soleil, Louis Gabriel; son frère Patrick (Karine Poulin-Thibodeau); sans oublier ses nièces : Mary-Pier, Sarah-Maude, Lily-Rose et Allyson.Il laisse également dans le deuil sa belle-mère Johanne Boutin (feu Pierre Vachon); ses belles- soeurs : France (Mathieu), Pierrette; son beau-frère Pierre Jr (Evelyne); ainsi que plusieurs, oncles, tantes, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille désire remercier chaleureusement Dre Joannie Ruel, ainsi que toute l\u2019équipe soignante du CHUS Fleurimont pour les bons soins prodigués à Serge.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 146, rue Angus Nord, East Angus, Qc J0B 1R0 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 832-1030 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SOEUR FRANÇOISE LEPAGE (1927 - 2020) Le 22 juillet 2020 est décédée à Sherbrooke soeur Françoise Lepage à l\u2019âge de 92 ans, native de Hull, QC.Une messe en sa mémoire a été célébrée dans l\u2019intimité le mercredi 29 juillet 2020, en la chapelle des Petites Soeurs de la Sainte- Famille, 1900 rue Galt Ouest, Sherbrooke QC.L\u2019inhumation a eu lieu au cimetière de la communauté.Outre sa famille religieuse, soeur Françoise laisse dans le deuil son frère Maurice et sa soeur Monique ainsi que ses neveux, nièces, autres parents et amis.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 43 SUZANNE (NOURRY) NADON (1939 - 2020) À son domicile, le 27 juillet 2020, est décédée à l\u2019âge de 80 ans, madame Suzanne Nourry, épouse de monsieur Jérôme Nadon.Elle était la fille de feu Bruno Nourry et de feu Cécile Beauchemin.Enseignante en musique à l\u2019école primaire du Sacré-Coeur pendant de nombreuses années, artiste peintre, horticultrice passionnée et détentrice d\u2019un certificat en langue à l\u2019Université de Sherbrooke, elle a touché de nombreux coeurs.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Lise, Daniel, Pascal (Charles Alonzo) et ses petits-enfants : Alexi et Béatrice.Elle était la soeur de feu Mariette (Jean-Noël Beauchemin), Pierre (Irène Bérubé), Lise, Solange (Raymond Boudreault), Paul (Cécile Gaudet), Camille (Nicole Chamard), Denis (Solange Maillette), Marguerite (Florian Guévin), Simone (Eugène Marquis) et la belle-soeur de : feu Benoît (Andrée Ricard), Sylvia, Angéline (Jean-Pierre Tournier) et Roberte.Elle laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces, parents et amis.La famille recevra les condoléances le dimanche 9 août 2020 de 11 h 30 à 13 h 30 à la Coopérative funéraire de l'Estrie 485, rue du 24-Juin à Sherbrooke.Une cérémonie hommage aura lieu à 13 h 30 sur notre plateforme virtuelle.Vous pourrez suivre la cérémonie via notre site Internet : https://commemora.tv/fr/diffusions/16403/wait - L\u2019inhumation aura lieu au cimetière St-Michel à une date ultérieure.La famille tient à remercier aussi les équipes médicales et de soutien pour leur aide précieuse.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEANNE (DUBREUIL) GAGNÉ (1926 - 2020) À l\u2019hôpital Brome-Missisquoi-Perkins de Cowansville, le 25 juillet 2020, à l\u2019âge de 94 ans et 7 mois, est décédée madame Jeanne Dubreuil, épouse de feu monsieur Lionel Gagné, native de La Patrie, demeurant à Lac-Brome.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Jacques (Lucie Berthelette), Lise (Pierre Desourdy), Denise (feu Pierre Marcoux), Jocelyne (Claude Froment), Isabelle, Julie (feu Luc Blais).Elle était la mère de feu Yves et de feu Denise.Elle laisse également ses 15 petits-enfants, ses 23 arrière-petits-enfants; son frère et ses soeurs : Gilles, Gisèle (feu Alcide Goudreau), Marthe (Bernard Gentet).Elle était la soeur de: feu Jean-Hilaire, feu Hermyle, feu Liguori, feu Clément (Jacqueline Barrolet), feu Huguette.Elle laisse également sa belle-soeur Jeannine Gagné, ainsi que et plusieurs neveux et nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel de l\u2019hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, département de médecine, pour les bons soins prodigués à madame Dubreuil.Madame Jeanne Dubreuil repose au salon Les Jardins funéraires Bessette deWaterloo.Selon les recommandations du gouvernement du Québec, le port du masque ainsi que la distanciation sociale sont obligatoires.Les mots de sympathie sont à préconiser via notre site Web : www.famillebessette.com La famille recevra les témoignages de sympathie au salon Les Jardins funréaires Bessette de Waterloo, le samedi 1er août 2020 de 10 h à 12 h 45.Les funérailles seront célébrées le même jour à 13 h, en l\u2019église St-Bernardin de Waterloo en toute intimité.Inhumation au cimetière de la paroisse.En guise de sympathie, un don à la Fondation Au Diapason serait apprécié.Des formulaires seront disponibles à l'église ou en ligne www.audiapason.org/la-fondation/.Les Résidences funéraires Bessette 5034, rue Foster Waterloo (Québec) J0E 2N0 Membre de la C.T.Q.Tél.: 450 539-1606 Sans frais : 1 888 730-6666 Téléc.: 450 539-3035 www.famillebessette.com LILIAN (GAGNON) THERRIEN (1921 - 2020) À Sherbrooke, le 28 juillet 2020, à l\u2019âge de 98 ans et 9 mois est décédée Mme Lillian Gagnon épouse de feu Olivier Therrien.Madame Gagnon laisse dans le deuil ses enfants : Roger (Madeleine Denis), Richard (Carole Bourget) et Jocelyne (Claude Breton); ses petits-enfants : Luka (Svetlana Glutschenko), Alex (Mélody Robert), Marylène (Frédérick De Bulle), Émilie (Jean Laurin), Mathieu (Janick Lussier), Philippe, Marc-Antoine, Olivier et ses six arrière- petits-enfants.Elle laisse également dans le deuil ses frères et soeurs feu Rosia (feu Paul Savard), feu Raymond (feu Laurette Bellegarde), feu Edna (feu Léo Frappier), feu Lauretta, Sr Dorothée, feu Benoit (Fernande Champigny), André, Bérénice (feu Gabriel Lapointe), Henriette,Marie-Stella (feu Guy Lemieux),Marie-Marthe (feu Noé St-Onge), feu Antoine, Viateur (Fernande Beaudin), Gabriel (Lise Vézina).Elle laisse aussi dans le deuil ses beaux-frères et belles-soeurs : Doris (René Baillargeon), feu Lorenzo (feu Yvette Corriveau), feu René (Jeanne Ledoux), feu Gérard (Marie- Berthe Tessier), feu Cécile (feu Léo-Paul Croteau) et feu Flora.Elle laisse également de nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve Elkas Inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le vendredi 7 août 2020 de 18 h à 21 h et le samedi 8 août 2020 de 9 h à 10 h 30.Les funérailles suivront à l\u2019église de Marie Médiatrice à 11 h.La famille tient à remercier tout le personnel des soins palliatifs du CIUSSS de l\u2019Estrie CHUS Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués à Mme Gagnon.*Prendre note que le port du masque est maintenant obligatoire.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MARYSE (DENIS) GUEKJIAN (1942 - 2020) Au CHSLD Hébergement Richmond, le 22 juillet 2020, à l\u2019âge de 77 ans, madame Maryse Denis Guekjian, épouse de Leon Guekjian, est partie faire son dernier voyage.Elle demeurait à Richmond depuis les huit dernières années.Son aventure parmi nous l\u2019a transportée de Port-au-Prince à Montréal où elle a rencontré l\u2019homme de sa vie et ensuite en Californie pour finalement revenir à Montréal avant de s\u2019installer à Miami.Elle est revenue vers son pays d\u2019accueil, lieu de naissance de ses enfants, pour y vivre jusqu\u2019à la fin de son séjour.Infirmière, femme d\u2019affaires, maman un peu fofolle (tous nos amis nous enviaient), ricaneuse, une vraie tigresse quand il s\u2019agissait de sa famille, elle a laissé sa marque sur tous ceux qui ont croisé son chemin.Elle laisse dans le deuil son mari dévoué, Léon, qui a passé les 57 dernières années avec elle, dont des visites quotidiennes au CHSLD pendant les huit dernières années pour la faire manger la nourriture que LUI faisait pour elle.Elle laisse aussi dans le deuil sa fille Patricia (Richard), son fils Sarkis (Crystal), sa fille Natasha (Greg); ses petits-enfants : Valérie (Philippe), Philippe (Dayna), Hunter et Stone, et ses arrière-petits-enfants, Eva et Lorenzo.Afin de respecter ses dernières volontés, il y aura une messe privée à une date ultérieure, mais pas de cérémonie.La famille souhaite remercier le personnel soignant du CHSLD Richmond pour leurs bons soins, leur dévouement et l\u2019amour démontré tout au long de son trajet ici.Vous êtes tous de vrais anges, tout particulièrement Martine, Vanessa, Véronique et Claire qui nous ont accompagnés jusqu\u2019à son dernier souffle.En témoignage de sympathie, des dons peuvent être faits à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com PAULINE (PARENT) FORTIER (1935 - 2020) À l\u2019hôpital Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 12 juin 2020, est décédée à l'âge de 85 ans, madame Pauline Parent, fille de feu François Parent et feu Amanda Dubois et épouse de feu Lauréat Fortier domiciliée à Sherbrooke.Elle était la mère de feu Francine, René, Serge (Christiane), Lucie Fortier et Annie Léveillée et la grand-mère de Patrick, Maxime, Michael, Charles, Clodine, Tommy et William et arrière-grand-mère de Logan.Elle était la soeur de : feu Ghislain (feu Ghislaine), feu Gaétan (feu Paulette), feu Marguerite (feu Raymond), Donald (feu Diane), feu Laurent (feu Louise), Denis (Nicole, feu Denise), Ginette (André) et Yvon (Murielle).Elle était également la belle-soeur de feu Louisa (feu Désiré), feu Émilia (feu Léo), feu Eudore (feu Agathe), feu Eugène (feu Marie-Paule), feu Eddy, feu Aurel (feu Gabrielle), feu Aimé (feu Simone), feu Louis-Philippe (feu Ida), feu Omer (feu Yolande) et feu Jeannine (feu Raoul).Elle laisse également dans le deuil, ses nombreux neveux et nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CLSC, de la COOP des services à domicile et le CIUSSS de l'Estrie \u2013 CHUS ainsi que le personnel du CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke pour tous leurs bons soins envers madame Parent.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la Covid-19, il n'y aura pas de cérémonie publique.La mise en terre de madame Pauline Parent et de son époux monsieur Lauréat Fortier aura lieu simultanément et en toute intimité, au cimetière St-Élie d'Orford où ils reposeront tous deux.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DU CHUS, la Société de l'arthrite ou la Fondation des maladies du coeur et de l'AVC du Canada.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com À la douce mémoire de MONIQUE BOUCHER BOLDUC décédée le 4 août 2019 Le 4 août 2019 est la journée de ton départ, le temps passe mais le vide reste.Il est toujours là ce néant, tu n\u2019es plus où tu étais.Toutefois tu es toujours avec nous.Tu es bien réelle dans notre esprit.Tu étais une femme charmante, douce, aimante et attachante, qu\u2019on a bien connue et admirée.Tu es toujours présente dans nos vies.Ton souvenir est précieux.Veille sur nous peu importe où tu te trouves.Une messe commémorative sera célébrée le dimanche 2 août 2020 à 9 h 30, en l\u2019église St-Stanislas d\u2019Ascot Corner.Gérard et ses enfants. SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS SIMONE (QUIRION) AUDET (1922 - 2020) À Sherbrooke, au CHSLD-Pavillon St-Joseph, est décédée le 27 juin 2020, madame Simone Audet, à l\u2019âge de 98 ans.Née à St-Sébastien (Frontenac, Granit), elle était la fille de feu Élise Rosa et de feu Joseph Audet.Elle avait habité dans sa maison rue Morris, pendant 58 ans avant de choisir les Résidences Soleil Manoir du Musée, rue Frontenac, de 2010 à 2016.La famille sera présente, le samedi 8 août 2020, à 11 h, en l\u2019église St-Boniface (Fabrique Nativité de Jésus) au 75, rue Morris, Sherbrooke, Qc, pour les funérailles.L\u2019inhumation des cendres aura lieu au cimetière St-Michel à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Odette Quirion et Jean Quirion (Francine Laroche).Elle aura retrouvé sa fille feu France et son fils feu Daniel.Elle laisse aussi dans le deuil ses petites- filles chéries : Valérie Choinière (Gilles Veilleux), Geneviève Quirion Hardy (Gilles-Philippe Martel) et Christine Quirion Hardy (Jean-Philippe Pelletier) ainsi que leur mère Andrée Hardy et son arrière-petite-fille de 2 ans et 5 mois, Daphnée Martel.De sa grande famille Audet de 12 enfants, elle laisse aussi dans le deuil Paul-Émile Audet (Julie Lapointe) et Gabrielle (Gaby) (Jean- Marie Robert).Elle a été rejoindre ses autres frères et soeurs : Lucien (feu Thérèse Baillargeon),Antonio (Gilberte Fortin), Thérèse (feu Henri Sévigny), Gilberte, Jeannine,Annette (feu Roch Michaud), Clément, Léo (feu Jeannine Blain) et Marie-Paule (feu Adalbert Talbot).De la famille de feu Jean-Paul Quirion, elle aura survécu à Camille Quirion (feu Anatole Charrier), Aline Quirion (feu Gérard Ducharme), Cécile Quirion (feu Jacques Simoneau), Gustave Quirion (feu Françoise Champagne) et Robert Quirion (feu Jeanne D\u2019Arc Demers).Elle laisse également de nombreux neveux, nièces et son filleul Yves Quirion.Toute la famille de notre Simone tient à exprimer sa profonde et sincère gratitude à tout le personnel soignant du 4e étage, Dre Louise Cabana et Dr Benoît Carignan, et toute l\u2019équipe des ANGES de son milieu de vie pendant les 4 dernières années au Pavillon St-Joseph.Du 1er étage au 4e étage, elle a toujours reçu attentions et affection dans la dignité et le respect.Les ANGES de St-Joseph veillaient bien avant ce COVID-19 qui ne l\u2019aura pas emportée ou touchée.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com DÉJÀ 7 ANS ! M.SYLVIO DIONNE décédé le 31 juillet 2013 Sept ans déjà que nous sommes séparés de toi.Le temps pourra s\u2019enfuir, mais il n\u2019effacera jamais de nos cœurs ce que tu as été pour nous tous.Nous pensons souvent à toi et fréquemment ton nom revient sur nos lèvres.Tes fils Sylvain et Renaud Une messe sera célébrée le dimanche 2 août 2020 à 10 h 30, en l\u2019église Sainte-Praxède de Bromptonville.À la douce mémoire de notre père bien-aimé B T C O E U R 8 Maisons d\u2019hébergement pour jeunes en difficulté et sans abri w w w .a u b e r g e s d u c o e u r .c o m A C 0 1 SIMONE (QUIRION) AUDET (192 - 2020) À Sherbrooke, au CHSLD-Pavillon St-Joseph, est décédée le 27 juin 2020, madame Simone Audet, à l\u2019âge de 98 ans.Née à St-Sébastien (Frontenac, Granit), elle était la fille de feu Élise Rosa et de feu Joseph Audet.Elle avait habité dans sa maison rue Morris, pendant 58 ans avant de choisir les Résidences Soleil Manoir du Musée, rue Frontenac, de 2010 à 2016.La famille sera présente, le samedi 8 août 2020, à 11 h, en l\u2019église St-Boniface (Fabrique Nativité de Jésus) au 75, rue Morris, Sherbrooke, Qc, pour les funérailles.L\u2019inhumation des cendres aura lieu au cimetière St-Michel à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Odette Quirion et Jean Quirion (Francine Laroche).Elle aura retrouvé sa fille feu France et son fils feu Daniel.Elle laisse aussi dans le deuil ses petites- filles chéries : Valérie Choinière (Gilles Veilleux), Geneviève Quirion Hardy (Gilles-Philippe Martel) et Christine Quirion Hardy (Jean-Philippe Pelletier) ainsi que leur mère Andrée Hardy et son arrière-petite-fille de 2 ans et 5 mois, Daphnée Martel.De sa grande famille Audet de 12 enfants, elle laisse aussi dans le deuil Paul-Émile Audet (Julie Lapointe) et Gabrielle (Gaby) (Jean- Marie Robert).Elle a été rejoindre ses autres frères et soeurs : Lucien (feu Thérèse Baillargeon),Antonio (Gilberte Fortin), Thérèse (feu Henri Sévigny), Gilberte, Jeannine,Annette (feu Roch Michaud), Clément, Léo (feu Jeannine Blain) et Marie-Paule (feu Adalbert Talbot).De la famille de feu Jean-Paul Quirion, elle aura survécu à Camille Quirion (feu Anatole Charrier), Aline Quirion (feu Gérard Ducharme), Cécile Quirion (feu Jacques Simoneau), Gustave Quirion (feu Françoise Champagne) et Robert Quirion (feu Jeanne D\u2019Arc Demers).Elle laisse également de nombreux neveux, nièces et son filleul Yves Quirion.Toute la famille de notre Simone tient à exprimer sa profonde et sincère gratitude à tout le personnel soignant du 4e étage, Dre Louise Cabana et Dr Benoît Carignan, et toute l\u2019équipe des ANGES de son milieu de vie pendant les 4 dernières années au Pavillon St-Joseph.Du 1er étage au 4e étage, elle a toujours reçu attentions et affection dans la dignité et le respect.Les ANGES de St-Joseph veillaient bien avant ce COVID-19 qui ne l\u2019aura pas emportée ou touchée.Veuillez noter que le port du masque est obligatoire en tout temps.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com 7 ANS ! .LVIO DIONNE décédé le 31 juillet 2013 Sept ans déjà que nous sommes séparés de toi.Le temps pourra s\u2019enfuir, mais il n\u2019effacera jamais de nos c urs ce que tu as été pour nous tous.Nous pensons souvent à toi et fréquemment ton nom revient sur nos lèvres.Tes fils Sylvain et Renaud Une messe sera célébrée le dimanche 2 août 2020 à 10 h 30, en l\u2019église Sainte-Praxède de Bromptonville.À la douce mémoire de notre père bien-aimé B T C O E U R 8 Maisons d\u2019hébergement pour jeunes en difficulté et sans abri w w w .a u b e r g e s d u c o e u r .c o m A C 0 1 Dans une mosquée de Surabaya, dans l\u2019est de Java, des musulmans assistaient vendredi aux prières de l\u2019Aïd al-Adha en respectant l\u2019éloignement social comme mesure préventive contre la COVID-19.\u2014 PHOTO AGENCE FRANCE-PRESSE, JUNI KRISWANTO Agence France-Presse PARIS \u2014 L\u2019économie mondiale enregistre un plongeon historique, avec le PIB de l\u2019eurozone en recul de 12,1 % au 2e trimestre et les États- Unis en récession, en raison de la pandémie de coronavirus dont le bilan humain est toujours plus lourd.Face à une pandémie que rien ne semble pouvoir enrayer, le Comité d\u2019urgence de l\u2019Organisation mondiale de la Santé (OMS) se réunit une nouvelle fois vendredi, six mois après avoir décrété l\u2019urgence mondiale.Les statistiques économiques mondiales donnent le tournis.La zone euro a enregistré au deuxième trimestre un plongeon historique de 12,1 % de son PIB, conséquence des mesures de confinement, a annoncé vendredi l\u2019Office européen de statistiques.En France, la chute est de 13,8 %, en Espagne de 18,5 %, en Allemagne, moteur économique de l\u2019Europe, de 10,14 %.Aux États-Unis, le confinement a entraîné un effondrement du PIB de 32,9 % pendant la même période en rythme annualisé.Par rapport au deuxième trimestre 2019, la baisse est de 9,5 %.Le bilan humain aussi donne le vertige.La pandémie a fait au moins 673 909 morts dans le monde, selon un bilan établi par l\u2019AFP à partir de sources officielles vendredi à 11 h GMT.Le nombre de cas a dépassé les 17 millions.En atteignant la barre des 46 000 morts, le Mexique est devenu le troisième pays au monde en termes de décès liés au coronavirus.Le Mexique devance ainsi de peu le Royaume-Uni.Les deux premiers pays les plus lourdement touchés par le Covid-19 restent les États-Unis, avec 152 070 morts, et le Brésil, avec 91 263 morts.Le Vietnam et les Fidji ont annoncé chacun leur premier mort vendredi.En Floride, l\u2019un des États américains où l\u2019épidémie connaît une forte recrudescence, les habitants attendent désormais l\u2019arrivée de l\u2019ouragan Isaias.Les restrictions sanitaires se renforcent encore dans plusieurs pays.L\u2019Allemagne a classé trois régions d\u2019Espagne, particulièrement touchées, comme zones à risque, ce qui implique une quarantaine pour les voyageurs qui en reviennent, à moins de présenter un test négatif.Au Royaume-Uni, le gouvernement a repoussé d\u2019au moins deux semaines la prochaine phase du déconfinement en Angleterre, prévue samedi avec la réouverture de certains lieux publics.De nouvelles restrictions sont aussi imposées aux habitants de certaines parties du nord de l\u2019Angleterre.Le Danemark recommande désormais le port du masque dans les transports publics, dans un revirement de doctrine.A Hong-Kong, l\u2019exécutif a décidé d\u2019un report d\u2019un an des législatives prévues en septembre en raison de la hausse des cas de coronavirus, décision qui risque d\u2019alimenter la colère du camp prodémocratie qui y voit un prétexte.LES JEUNES « PAS INVINCIBLES » « Il semble que les rebonds de cas dans certains pays soient en partie dus à des jeunes qui baissent la garde pendant l\u2019été dans l\u2019hémisphère nord », a déclaré jeudi Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l\u2019OMS : les jeunes « ne sont pas invincibles ».Malgré tout, nombreux sont ceux qui tentent de sauver l\u2019économie.Le Népal a rouvert vendredi l\u2019accès à ses massifs montagneux, et notamment à l\u2019Everest, pour les expéditions automnales dans l\u2019espoir de relancer son secteur touristique.À Paris, le taux de remplissage du restaurant Jules Verne, à la Tour Eiffel, s\u2019est établi à 90 %, avec un nombre de couverts réduit de 30 % pour assurer un mètre de distance entre les convives.« Aujourd\u2019hui la clientèle est française à 80 %, avant les Américains à eux seuls en représentaient 45 % », dit un responsable.À La Mecque, les fidèles musulmans ont entamé vendredi le rituel de lapidation de Satan, l\u2019un des derniers du grand pèlerinage, qui a été drastiquement réduit cette année pour éviter toute propagation du virus.COVID-19 DANS LE MONDE Un bilan vertigineux laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 ACTUALITÉS 45 À force de tourner en rond dans son appartement, Louis Morin a décidé de repeindre le salon.Pendant qu\u2019il s\u2019applique à donner des coups de pinceau, le hamster dans sa tête pense, calcule et angoisse un peu moins.Il essaie en tout cas.« Je fais du ménage pour m\u2019occuper l\u2019esprit. » Récemment, sa blonde l\u2019a convaincu de prendre le large de la Gaspésie.L\u2019homme de 38 ans avait besoin de vacances même s\u2019il ne travaille pas.Ça allait lui faire du bien, comme le veut la fameuse expression.Facile à dire.Carburer à l\u2019air salin ne l\u2019a pas empêché de ressasser la même question, à savoir de quoi demain sera fait.Le stress et tout ce qui vient avec, à commencer par le vague à l\u2019âme, ne se sont pas dissipés à la vue du Rocher Percé.« J\u2019y allais pour me reposer, mais je suis revenu encore plus fatigué. » Louis est en congé.Malgré lui.Il passe généralement ses étés comme une queue de veau, à parcourir différentes villes de la province où on fait appel à ses services de gestion d\u2019événements et de technicien de scène.C\u2019est lui qui installe les décors, dispose les accessoires, place les équipements vidéo, de sonorisation, d\u2019éclairage, etc.Il gagne sa vie derrière les rideaux.Sur sa feuille de route, on retrouve de nombreux spectacles, dont quelques-uns du Cirque du Soleil, à l\u2019amphithéâtre Cogeco.Martin Fontaine, du Memphis cabaret, a également fait appel à son expertise, tout comme Just for laughs, la version anglophone du festival Juste pour rire, le Rockfest de Montebello, le Festival western de Saint-Tite, etc.À la mi-mars, Louis Morin avait déjà noirci plusieurs pages de son agenda, à la fois comme pigiste et à titre de directeur de sa propre entreprise, ProdFête, dont la scène mobile n\u2019a pas bougé depuis plus de quatre mois.Son camion n\u2019est pas neuf, mais fait le boulot.Confiné depuis le printemps dans le stationnement, le modèle 2004 n\u2019est pas près de reprendre la route.Bonjour la rouille et les frais d\u2019entretien.Louis Morin esquisse un sourire de dépit.Les productions auxquelles il devait participer sont tombées à l\u2019eau, annulées les unes après les autres.La pandémie de la COVID-19 n\u2019a pas épargné le monde du show-business.Une trouble-fête.L\u2019été 2020 s\u2019annonçait exceptionnel, le plus occupé depuis que Louis Morin œuvre dans le milieu, soit depuis une vingtaine d\u2019années.Il devait travailler dans les coulisses d\u2019une soixantaine d\u2019événements : des festivals, concerts, rassemblements, activités corporatives et communautaires réunissant des dizaines, des centaines, voire des milliers de personnes.Tout a été suspendu, ou presque.Le technicien a travaillé lors de la diffusion de la Fête nationale, à l\u2019amphithéâtre de Trois-Rivières, et à l\u2019occasion de deux autres spectacles virtuels et plus intimistes réunissant notamment les Marie-Mai et Cœur de pirate.C\u2019est bien, mais on est loin de la saison estivale qu\u2019il avait imaginée avant que la planète soit plongée dans une crise sanitaire.Du début du mois de juin jusqu\u2019à la mi-octobre, Louis Morin gagne généralement les deux tiers de son revenu annuel.S\u2019estimant chanceux de pouvoir bénéficier de la Prestation canadienne d\u2019urgence en raison de son emploi au Centre de congrès et d\u2019événements interactifs (CECI) de Trois-Rivières, où plusieurs activités ont également été mises sur la glace, l\u2019homme n\u2019est pas moins inquiet pour l\u2019avenir.La PCU n\u2019est pas éternelle, mais surtout, c\u2019est toute l\u2019industrie événementielle qui est au ralenti et qui risque de le demeurer, avec ou sans masque.Louis Morin n\u2019a plus rien au programme de l\u2019année 2020.Que des pages blanches aussi dans son agenda 2021 alors qu\u2019il lui arrive de signer des contrats une ou deux années à l\u2019avance.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019à partir du 3 août, on aura le droit de faire un show devant 250 personnes que les salles et les rues vont s\u2019animer.Le monde a peur des conséquences liées au COVID. » Un party privé sur le bord de la piscine met à risque ses invités.Imaginez un rassemblement public.Vivement un vaccin, mais encore.Des gens ont perdu leur travail au plus fort du confinement, les obligeant à réviser chacune de leurs dépenses.Louis Morin sait pertinemment que les sources de divertissement sont souvent sacrifiées au profit de l\u2019essentiel comme la facture de l\u2019épicerie.Père monoparental à temps plein d\u2019Ariane et d\u2019Olivier, 16 ans et 17 ans, Louis Morin calcule lui aussi chacune de ses entrées et sorties d\u2019argent.Encouragé par ses deux ados qui étaient présents lors de l\u2019entrevue, l\u2019homme est revenu sur le long message qu\u2019il a récemment partagé sur les réseaux sociaux.(.) « J\u2019écris la gorge nouée, car présentement, ProdFête fonce dans un mur à pleine vitesse.Depuis plusieurs années, je suis dans une aventure qui prend toute mon énergie.Je suis présentement fatigué, démoli et triste de la situation dans laquelle je suis entraîné. » (.) « Ce matin, je me suis levé maussade, exténué, brûlé et en début de dépression.Ça affecte ma relation de couple, ma vie familiale, ma santé physique et mentale. » L\u2019entrepreneur allait un peu mieux lors de notre rencontre entre un mur et le plafond à repeindre, mais il ne cachait pas avoir besoin d\u2019aide pour traverser la tempête sans trop de dommages.« Lorsque tu es un entrepreneur, tout te ramène à tes réussites comme à tes échecs. » Louis Morin avoue appréhender la suite, au point de sérieusement réfléchir à la possibilité de se départir de certains équipements pour se renflouer un peu.Il refuse néanmoins de songer à changer de métier même si le prix à payer pour ne pas le pratiquer à l\u2019heure actuelle est très élevé.« Je ne sais pas faire autre chose. » Par-dessus tout, Louis Morin ne veut pas faire autre chose.« J\u2019ai besoin de voir les étincelles dans les yeux des gens. » Des étoiles qui rejaillissent sur celui qui souhaite travailler encore longtemps dans l\u2019ombre des projecteurs.L\u2019été sans étincelles La pandémie plonge Louis Morin et ses collègues de l\u2019industrie événementielle dans une situation précaire.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS « Ce matin, je me suis levé maussade, exténué, brûlé et en début de dépression.Ça affecte ma relation de couple, ma vie familiale, ma santé physique et mentale. » \u2014 Louis Morin ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca LA VIE SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 46 HOCKEY MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com Elles sont trois des huit équipes déjà assurées d\u2019une place dans la ronde des 16 des séries éliminatoires de la LNH.Les Flyers de Philadelphie, les Bruins de Boston et les Stars de Dallas sont dirigés par des entraîneurs- chefs bien connus dans la région.Alain Vigneault, Bruce Cassidy et Rick Bowness possèdent une autre chose en commun.Ils chercheront tous à soulever la coupe Stanley pour la première fois de leur carrière derrière un banc.Vigneault, lui, est passé près à deux reprises.D\u2019abord en 2011 quand il dirigeait à Vancouver.Les Canucks s\u2019étaient inclinées en sept matches en finale contre les Bruins de Boston.Trois ans plus tard à New York, le coach originaire de Gatineau menait les Rangers à la série ultime, voyant toutefois les Kings de Los Angeles gagner le trophée tant convoité.Est-ce que son quatrième arrêt dans la LNH sera le bon pour Vigneault ?Les Flyers étaient une des formations les plus redoutables quand la saison a été suspendue à la mi-mars.Leur entraîneur-chef n\u2019a pas lésiné sur la préparation depuis le retour sur la glace afin de mener la franchise à une première conquête depuis 45 ans.« Alain est un coach professionnel dans tous les sens.Il communique bien.Il est organisé.Il n\u2019oublie aucun détail.On l\u2019a vu encore dans les deux dernières semaines », a soutenu son patron et directeur général des Flyers, Chuck Fletcher.« Il avait dit aux joueurs que les séances d\u2019entraînement aller durer 42 minutes.Elles ont effectivement duré chaque fois 42 minutes.Les joueurs respectent ce qu\u2019il leur dit.Ils respectent aussi sa feuille de route. » Fletcher parlait de Vigneault en début de semaine lors des conférences vidéo quotidiennes organisées par la LNH, à Toronto.« C\u2019est remarquable de le regarder aller », a soutenu le DG en parlant du travail accompli jusqu\u2019ici par l\u2019instructeur âgé de 59 ans.Vigneault, lui, semble de bonne humeur dans la bulle torontoise.Son équipe a été la première à se pointer dans la Ville-Reine, dimanche dernier.« Notre arrivée s\u2019est passée en douceur, beaucoup mieux que nous l\u2019avions anticipé, a-t-il dit.Plusieurs personnes nous attendaient et faisaient respecter les consignes sanitaires.Santé Canada avait des gens qui ont expliqué ce que nous pouvions faire et ne pas faire dès que nous avons atterri ici. » Autre raison pour laquelle il était heureux ?« J\u2019ai déjà trouvé les martinis.Ne t\u2019en fais pas », a lancé Vigneault, sourire en coin, à une question d\u2019un journaliste de Philadelphie.L\u2019entraîneur des Flyers est revenu sur son court parcours de joueur de hockey professionnel.Il a disputé un total de 42 parties dans la LNH de 1981 à 1983 chez les Blues de St-Louis.« Je n\u2019ai pas eu une longue carrière.Mais j\u2019ai eu la chance d\u2019avoir de bons coaches dans les rangs juniors en Michel Bergeron et Marcel Pronovost », a rappelé l\u2019ancien des Olympiques de Hull et des Draveurs de Trois-Rivières.« J\u2019ai tenté de retenir les aspects positifs chez eux, que ce soit au chapitre de la communication, de la pédagogie ou l\u2019importance de tisser des liens avec les joueurs.Ça m\u2019a permis d\u2019avoir une bonne fondation quand j\u2019ai arrêté de jouer à l\u2019âge de 23 ans, quand j\u2019ai commencé à diriger à l\u2019âge de 25 ans. » CASSIDY ET BOWNESS Bruce Cassidy, lui, a appris de Brian Kilrea à l\u2019époque où il jouait chez les 67\u2019s d\u2019Ottawa.Il avait gagné la Coupe Memorial en 1984.L\u2019an dernier, ses Bruins se sont inclinés à domicile lors du septième match de la finale de la coupe Stanley contre les Blues de St-Louis.Ce dernier ne semble pas inquiet de passer les deux prochains mois en vase clos.« C\u2019est comme un séjour permanent sur la route.Mais je préfère voir le positif.Nos joueurs s\u2019aiment déjà bien un et l\u2019autre », a-t-il dit au sujet de l\u2019esprit d\u2019équipe qui règne chez les Bruins.Quant à Bowness, le doyen des entraîneurs-chefs de la LNH à l\u2019âge de 65 ans, il a passé la semaine à tenter de relancer l\u2019attaque des Stars.« Notre offensive a été irrégulière durant la saison.Durant certaines parties, nous paraissions très bien », a-t-il souligné.« Nous pouvions marquer trois à quatre buts durant une partie puis être blanchis une ou deux fois de suite.Nous manquons de synchronisme. » À quel point l\u2019attaque a-t-elle connu des ratées malgré les nombreuses victoires ?Les Stars n\u2019ont misé sur qu\u2019un seul marqueur de 20 buts en 2019-2020.Ce n\u2019était pas Tyler Seguin, Jamie Benn, Alexander Radulov, Joe Pavels- ki ou Corey Perry, mais plutôt.Denis Gurianov.DÉBUT SAMEDI DU LONG PARCOURS VERS UNE FINALE DE LA COUPE STANLEY Le trophée qui manque à Vigneault « Je n\u2019ai pas eu une longue carrière.Mais j\u2019ai eu la chance d\u2019avoir de bons coaches dans les rangs juniors en Michel Bergeron et Marcel Pronovost. » \u2014 Alain Vigneault laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 47 HOCKEY Zdeno Chara a disputé ses premiers matches éliminatoires dans la LNH au printemps 2002 dans l\u2019uniforme des Sénateurs.Est-ce que le grand défenseur slovaque s\u2019apprête à jouer ses dernières parties, 18 ans plus tard?Chara cache bien son jeu.Le capitaine des Bruins de Boston a fêté ses 43 ans en pleine pandémie en mars dernier.Ce qu\u2019on sait?La motivation ne fait pas défaut chez lui.Et ce n\u2019est pas parce qu\u2019il se rapproche peut-être de la retraite.«Ça n\u2019a rien avec l\u2019âge.Que tu aies 20, 35 ou 40 ans, tu veux obtenir la chance chaque année de batailler pour la coupe.Je ne pense pas qu\u2019un jeune joueur soit moins motivé car il se dit qu\u2019il a plusieurs autres années devant lui pour gagner.Peu importe l\u2019âge, tu prends ça au sérieux», a affirmé Chara durant une conférence vidéo de la LNH tenue dans les derniers jours.Après avoir passé à une victoire de gagner la coupe Stanley en 2019, les Bruins ont répondu cet hiver en remportant le trophée du Président, conservant la meilleure fiche de la LNH en saison régulière.Ils misent sur le co-vainqueur du trophée Mau- rice-Richard en David Pastrnak, auteur de 48 buts en 70 parties.Boston possède aussi l\u2019alignement ayant le plus d\u2019expérience en séries éliminatoires.Ses joueurs ont disputé un total de 1191 parties.Les Penguins de Pittsburgh (1187), les Capitals de Washington (1134), le Lightning de Tampa Bay (1047), les Blues de St-Louis (1036) et les Predators de Nashville (1007) suivent derrière.À l\u2019opposé, les Flames de Calgary (323), les Canadiens de Montréal (334), les Oilers d\u2019Edmonton (379) et les Blue Jackets de Columbus (390) possèdent les alignements les plus verts de la LNH.MARTIN COMTOIS Chara toujours aussi affamé MARTIN COMTOIS mcomtois@ledroit.com La longue route des séries éliminatoires de la LNH commence samedi avec la tenue de la ronde de qualification à Toronto et Edmonton.La coupe Stanley sera remise à une équipe au début de l\u2019automne.Laquelle ?Laissons la boule de cristal de côté.Amusons-nous un peu.Voici cinq formations dont nous aimerions voir les joueurs patiner sur la glace du Rogers Place avec le trophée centenaire à bout de bras dans deux mois.CAPITALS DE WASHINGTON Un nom.Alex Ovechkin.Revoir le meilleur franc-tireur de sa génération gagner et célébrer comme si c\u2019était à nouveau 2018.Nous n\u2019avons pas oublié les images de l\u2019attaquant russe fêtant la victoire des siens, il y a deux ans, en se baignant dans une fontaine publique.Pour remporter la coupe Stanley une deuxième fois de leur histoire, les Capitals auront toutefois besoin que leur gardien Braden Holtby retrouve ses points de repère.Il montrait le pire pourcentage d\u2019arrêt (,897) de sa carrière avant la pause de la saison régulière en mars.LIGHTNING DE TAMPA BAY C\u2019est connu.Les équipes aiment bien copier le style de jeu et la philosophie des plus récents gagnants de la coupe Stanley.Une victoire du Lightning viendrait valider l\u2019importance de bien repêcher et ensuite développer ses jeunes joueurs.De quoi donner espoir aux partisans des Sénateurs dont l\u2019organisation a entrepris une reconstruction majeure depuis deux ans.Le Lightning, c\u2019est aussi une équipe axée sur la vitesse et l\u2019offensive.C\u2019est nettement plus intéressant que le jeu défensif pratiqué par certains clubs en lice.FLYERS DE PHILADELPHIE C\u2019est égoïste, mais une conquête des Flyers assurerait une visite de la coupe Stanley des deux côtés de la rivière des Outaouais en raison de la présence de Claude Giroux et Alain Vigneault au sein de l\u2019équipe.Puis un long parcours des Flyers signifierait une bonne dose de la mascotte Gritty sur les médias sociaux.Qu\u2019on l\u2019aime ou pas, le cousin de la fesse gauche à Youppi s\u2019avère divertissant.Et en ces temps difficiles, il faut rire.Phi- ladelphie aura toutefois besoin que le jeune gardien Carter Hart soit à la hauteur pour gagner un premier titre depuis 1975.Car ce n\u2019est pas son substitut Brian Elliott qui inspire confiance en séries.OILERS D\u2019EDMONTON Gagner la coupe Stanley signifierait que les Oilers seraient exclus de la loterie pour obtenir à nouveau le tout premier choix au repêchage.On l\u2019avoue pour un instant.L\u2019idée de voir Alexis Lafre- nière aux côtés de Connor McDa- vid pendant plusieurs saisons fait saliver.Mais le partisan de la LNH mérite aussi de voir une finale mettant en vedette ses joueurs les plus électrisants.Pourquoi pas un affrontement entre les duos McDavid-Draisaitl et Crosby-Mal- kin ?Ou entre McDavid-Draisaitl et Ovechkin-Kuznetsov ?CANADIENS DE MONTRÉAL Qui n\u2019aime pas une histoire de négligés qui deviennent champions ?Déjà que l\u2019année 2020 est imprévisible.Une conquête de la part de l\u2019équipe ayant présenté la pire fiche en saison régulière parmi les 24 clubs toujours en lice ne nous surprendrait plus vraiment.Puis de longues séries de la part des Canadiens permettraient de changer de sujet de discussion au Québec.Ça jaserait moins de ces trop nombreux récalcitrants au port du masque.Ça parlerait plutôt des arrêts de Carey Price, de la gar- notte de Shea Weber et de l\u2019efficacité d\u2019un Phillip Danault à contrer les meilleurs joueurs adverses.Un défilé masqué de la coupe Stanley à Montréal à l\u2019automne, pourquoi pas ?CINQ CONQUÊTES À FAIRE RÊVER Connor McDavid \u2014 ARCHIVES, LE DROIT Claude Giroux \u2014 ARCHIVES, LE DROIT Alex Ovechkin \u2014 ARCHIVES, LE DROIT Steven Stamkos \u2014 PATRICK WOODBURY, ARCHIVES LE DROIT Carey Price \u2014 PHOTO LE DROIT, PATRICK WOODBURY The Associated Press Vincent Trocheck a fait partie du groupe de joueurs de la LNH qui ont changé d\u2019adresse à la date limite des transactions en février, et il était dans la formation partante dès le lendemain avec ses nouveaux coéquipiers des Hurricanes de la Caroline.P a s f a c i l e d e s \u2019 i n t é g r e r s i rapidement.«Quand tu arrives avec une nouvelle équipe, il y a sans aucun doute un petit peu de confusion, a-t-il admis.Les systèmes sont différents, les styles de jeu également.» Ces acquisitions se retrouvent dans une toute autre posture, au moment où la LNH relance ses activités en dépit de la pandémie de coronavirus.Les joueurs ont bénéficié de plusieurs mois pour analyser la vidéo.Ils ont obtenu plus de deux semaines d\u2019entraînement pour bâtir leur chimie avec leurs coéquipiers.Et ils pourraient avoir un impact sur le rendement de leurs nouvelles équipes, qui ont acquis leurs services il y a cinq mois pour les séries éliminatoires (retardées) de la Coupe Stanley.«Quiconque se fait échanger à la date limite des transactions et qui se retrouve dans ce tournoi profitera des circonstances», a évoqué l\u2019entraîneur-chef des Islanders de New York Barry Trotz, dont l\u2019équipe a acquis le joueur de centre Jean- Gabriel Pageau des Sénateurs d\u2019Ottawa.Ça n\u2019était pas le plan initial, certes, lorsque les équipes ont procédé à ces transactions le 24 février dernier.Au total, 32 transactions ont été enregistrées et 55 joueurs ont changé d\u2019adresse cette journée-là, égalant ainsi le record de la LNH.Les équipes qui aspiraient aux séries éliminatoires espéraient alors que les nouveaux venus passent les six dernières semaines du calendrier régulier à comprendre leurs rouages, en vue des séries printanières.Le coronavirus a plutôt interrompu l\u2019ensemble des activités de la ligue en mars.Pendant l\u2019interruption des activités, certains joueurs ont pu soigner leurs blessures.Les entraîneurs qui ont remplacé ceux congédiés ont pu prendre le temps d\u2019établir leur plan de match.Et les nouveaux venus à la date limite des transactions ont pu rattraper le temps perdu - que ce soit Ilya Kovalchuk chez les Capitals de Washington, ou encore Robin Lehner chez les Golden Knights de Vegas.Les acquisitions à la date limite auront-elles un impact sur la relance? SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 48 SPORTS SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca ASBESTOS \u2014 Les sports de combat ne font pas encore partie du plan de déconfinement de la Santé publique et les récentes propagations de la COVID-19 dans des équipes sportives de hockey- balle à Mirabel et Sherbrooke n\u2019augurent rien de bon pour la suite des choses.Cette pause forcée qui dure depuis presque cinq mois déjà commence à avoir des conséquences sur plusieurs athlètes d\u2019élite du club de judo Asbestos-Danville.Léa Roy, 19  ans, fait partie de l\u2019équipe du Québec et de la relève pour l\u2019équipe nationale.En mars, elle se préparait pour une tournée de compétitions en Europe (Allemagne, Portugal).«  Plus ça va, l\u2019espoir que ça recommence est un peu plus faible et c\u2019est difficile de voir tous mes amis sportifs recommencer tandis que le judo tire de la patte, admet Léa Roy, qui s\u2019entraîne à l\u2019Institut national du sport à Montréal.On a commencé à faire des entraînements regroupés à l\u2019extérieur, mais on n\u2019a pas encore accès à notre salle de musculation et à notre dojo.Ça fait quatre mois que je n\u2019ai pas mis mon judogi, j\u2019ai hâte! » L\u2019arrêt fait encore plus mal puisque les athlètes de l\u2019Alberta peuvent, depuis le 13 juin, pratiquer les sports de combat.L\u2019équipe canadienne s\u2019entraîne d\u2019ailleurs à Lethbridge durant l\u2019été.Le judo a aussi repris dans plusieurs pays à travers le monde.« Dès qu\u2019il y aura des compétitions, je veux pouvoir y aller, souligne Léa Roy.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on tire de la patte parce que certains peuvent continuer à s\u2019entraîner.Je ne veux pas arriver là-bas et ne pas être assez prête.C\u2019est pour ça que j\u2019essaie de compenser le plus possible avec l\u2019entraînement musculaire et la course.Je fais de mon mieux pour ne pas traîner derrière. » La réalité est la même pour les athlètes plus jeunes.Léanne Dus- sault, 13 ans, venait de se classer en première position chez les U16 et les U18 à l\u2019international d\u2019Edmonton lorsque la COVID a frappé.Elle devait se rendre à Vancouver la semaine suivante pour l\u2019international du Pacifique mais la compétition a été annulée.Elle avait aussi les Championnats canadiens du mois de mai dans sa mire.« C\u2019est le sport qu\u2019on aime, c\u2019est plate que ce soit arrêté, avoue celle qui a remporté le Victor athlète de la relève au dernier Mérite sportif estrien.On joue au soccer aussi et il n\u2019y a pas de distanciation sociale plus que dans le judo.Quand ça va recommencer, on risque d\u2019être un peu plus mélangé avec les prises, mais je continue à m\u2019entraîner avec mon frère chez moi. » « À son niveau, ses adversaires sont de l\u2019Alberta et ça fait un peu plus suer, affirme son entraîneur et directeur technique du club, Charles Roy.En judo, il faut se battre.Au Québec, tout le monde est arrêté donc c\u2019est égal, mais c\u2019est moins égal quand on regarde les autres provinces.Les athlètes internationaux se comparent aux athlètes d\u2019autres pays. » Mélody Grenier, 12  ans, était quant à elle classée première dans sa catégorie au niveau régional et provincial en U14.Elle se préparait pour le championnat provincial prévu au début avril.Elle déplore elle aussi l\u2019interdiction des sports de combat au Québec pour le moment.«  Je continue à m\u2019entraîner, mais je trouve ça vraiment plate parce qu\u2019i l y a d\u2019autres provinces et d\u2019autres pays où c\u2019est recommencé. » CINQ PHASES Judo Québec a mis en place un plan de déconfinement qui comprend cinq phases.Nous en sommes présentement à la phase 2.« On peut pratiquer à l\u2019intérieur, mais avec une distance de deux mètres, explique Charles Roy.C\u2019est de l\u2019entraînement individuel pour l\u2019instant plus que du judo et on n\u2019a pas recommencé à en faire.Les athlètes de haut niveau s\u2019entraînent chez eux. » La phase 3 consiste à un entraînement à deux, mais toujours avec la même personne.La quatrième phase est un entraînement en groupe.Dans les deux phases, les athlètes portent des masques.« Est-ce que c\u2019est idéal de s\u2019entraîner avec un masque?Non, mais si on nous dit qu\u2019on peut recommencer à s\u2019entraîner, on le ferait, admet M. Roy.Ça va tester le souffle de nos athlètes et on devra se trouver de bons masques pour qu\u2019ils tiennent. » Tous les athlètes rencontrés par La Tribune aimeraient pouvoir recommencer à s\u2019entraîner, même si ça implique de toujours porter un masque.Charles Roy amène toutefois un petit bémol du point de vue du club.« Les compétiteurs, même si on doit mettre un masque, ils vont être là, mentionne-t-il.Mais si on fait nos inscriptions avec monsieur et madame Tout-le-Monde et qu\u2019on leur demande de porter un masque, ça ne marchera pas.Donc dépendamment de la phase où on est rendu, on va gérer les inscriptions différemment. » Le nombre d\u2019inscriptions varie entre 170 et 200  membres par année.Le club a son dojo principal à Asbestos, mais en a aussi un à Saint-Georges-de-Windsor, à Saint-Camille et à Danville.Le club est un organisme à but non lucratif et tous les entraîneurs sont des bénévoles.En attendant un déconfinement des sports de combat, Judo Québec s\u2019assure que la Santé publique soit au courant de la réalité du sport au Québec.« On ne fait rien d\u2019agressif parce qu\u2019on sait que c\u2019est une question de santé publique, mais on veut être sûr que notre réalité soit comprise », résume Charles Roy.Des judokas d\u2019élite en pause forcée Le club de judo Asbestos-Danville est en pause depuis le mois de mars.Les responsables n\u2019ont aucune idée quand la reprise pourra se faire.Sur la photo, Charles Roy, directeur technique, Mélody Grenier, athlète, Léanne Dussault, athlète et Stéphane Giguère, entraîneur.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Léa Roy, en bleu, fait partie de l\u2019équipe du Québec et de la relève pour l\u2019équipe nationale.Elle est en arrêt forcé depuis plusieurs mois.\u2014 PHOTO FOURNIE Léanne Dussault \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES 30 juillet 29 juillet 28 juillet 27 juillet 26 juillet 25 juillet 24 juillet 1594046 3120131 3792692 4472710 6589576 3001137 2228064 7082 6646 6522 6069 4692 4535 8861 073 264 173 577 587 378 378 30 juillet 29 juillet 28 juillet 27 juillet 26 juillet 25 juillet 24 juillet 08 84 61 02 11 97 34 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.01 19 11 22 17 14 45 54781042-03 4 4 09 04 22 05 23 11 35 12 45 27 29 juillet 6 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : Tirage du jeudi, 30 juillet 2020 Tirage du lundi, 27 juillet 2020 Tirage du Mercredi, (approx.) Ce soir, 6 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 49 LE MULLIGAN dmessier@latribune.qc.ca Denis Messier La conquête de la coupe Stanley par les Bruins de Boston en 1970, vous ne le saviez peut-être pas, a eu pour effet de réjouir la population d\u2019Asbestos.Un jeune homme originaire de la ville, Donald Marcotte, trempait ses lèvres dans la coupe Stanley.Un honneur, l\u2019événement débouchant sur la tenue d\u2019un tournoi de golf, en juin 1970, la mode du temps, puis une Fondation Donald Marcotte en 1979.Les deux activités ayant le même objectif en tête, soit de venir en aide à la Fraternité des personnes handicapées de la MRC et Transbestos inc.Quand le tournoi a tiré sa révérence après 20 ans, à la conclusion de l\u2019édition 1989 \u2014 le changement de garde à la Johns Manville y jouant un certain rôle, sans être le seul responsable \u2014, le quatuor à la tête du Comité tournoi est passé au plan B avec une idée fabuleuse qui allait permettre, sans tenir de tournoi, de verser entre 1990 et le 11 septembre 2013, des sous aux deux causes ciblées en 1970.Directeur financier au Centre de santé d\u2019Asbestos, Gaétan Sévigny agissait à titre de secrétaire-tré- sorier de la Fondation que présidait André Gagnon, assureur de profession et hockeyeur.Un duo plein d\u2019idées, secondé d\u2019une équipe elle aussi déterminée, n\u2019allait pas se mettre en pause, connaissant les besoins des organismes.« Sans la forte réponse des golfeurs entre 1970 et 1989 \u2014 on parle d\u2019une moyenne de 230 inscrits \u2014 , notre plan B, qui fut un succès, n\u2019aurait pas été possible.Donald a été généreux en nous prêtant son nom, le club a supporté le Comité tournoi et les bénévoles année après année.Ce fut pour le Comité tournoi \u2014 lui qui a bûché plus longtemps \u2014 un grand plaisir de servir durant 45 ans notre communauté », m\u2019affirmait Gaé- tan Sévigny, insistant sur le travail d\u2019équipe.COMMENT FAIRE?Entre 1970 et 1978, les surplus étaient remis à des organismes chaque année, le Comité retenant lui aussi des sous pour l\u2019avenir.Création en 1979 de la Fondation Donald Marcotte avec en caisse un montant de 579 $ à la Caisse Desjardins des Méteaux blanc.L\u2019objectif est le même, venir en aide à la Fraternité et Transbestos.Encore là, un montant est remis à la conclusion chaque année, et un autre au compte de la Fondation.À la conclusion de 1979-1989, le Comité montre un surplus de 40 395 $.Le grand argentier Gaétan Sévigny porte à mon attention qu\u2019à partir d\u2019un fonds de 41 000 $, la Fondation avec la complicité de la Caisse sur les taux d\u2019intérêt a généré 127 045 $ sur une période de 35 ans.Cette merveilleuse histoire entre la Fondation Donald Marcotte et la Fraternité des malades et Transbes- tos se bouclait le 31 août 2013 par la remise de plusieurs chèques : un de 24 261,78 $ à la Fraternité et 14 870,12 $ à Transbestos et un 7475 $ à Défi Famille et Amose pour un montant global de 166 406,90 $.Avec raison, le Comité est fier, mais il est important de noter que le Comité tournoi du Marcotte, était aussi présent, avec d\u2019autres bénévoles, pour épauler Paulo Roberge dans la mise en place du tournoi Connie Dion, un événement qui permettait d\u2019amasser des sous pour le développement des jeunes golfeurs, dont Maude-Aimée Leblanc en route vers le circuit de la LPGA, et aussi par une présence du club Asbestos sur le Circuit régional junior.Au tournoi Marcotte, Donald y accueillait des coéquipiers, dont les Ted Green, Carol Vadnais, Raymond Bourque, Gilles Marotte et des rivaux de la trempe des Gilbert Perreault, Marcel Dionne, Rogatien Vachon et autres.Un plus pour le golf à Asbestos, le tournoi Don Marcotte attirait l\u2019élite du golf québécois.Un rapide coup d\u2019œil sur la liste des Champions le démontre fort bien.Le succès du Tournoi Don Marcotte a aussi attiré l\u2019attention de Golf Québec qui a présenté le Championnat amateur du Québec à Asbestos.La PGA du Québec y a tenu elle aussi des épreuves, allant jusqu\u2019au programme de développement junior avec le Premier Élan.« Un terrain qui t\u2019oblige à faire l\u2019utilisation de tes 14 bâtons, ça ne trompe pas », m\u2019a répété plus d\u2019une fois l\u2019architecte de golf Graham Cooke.Un retour dans le temps! ANDRÉ GAGNON a été l\u2019instigateur du Tournoi Don Marcotte, deux ans après un accueil exceptionnel de la Ville d\u2019Asbestos à l\u2019endroit de JEAN-CLAUDE MARCOTTE et CLÉMENT BOU- DREAU, membres des Tigres de Victoriaville et champions de la Coupe Allan en 1968.ANDRÉ GAGNON, un membre de 1961, me raconte son premier contact avec CONNIE DION.« Le jeune, je veux te voir au champ de pratique demain, on va dompter ton caractère », lui a dit la légende CONNIE , un gardien de but comme lui.Ça aurait été un peu long pour y parvenir.Plus qu\u2019une journée, de dire ANDRÉ en riant! GAÉTAN SÉVIGNY est une icône au club d\u2019Asbestos, y mettant les pieds en 1968.GAÉTAN a occupé toutes les fonctions au club, sauf pour trois ans, lui qui fut mis à la porte joignant le club Victoriaville.Président de Golf Québec en 1994, il avait été un leader au sein de l\u2019ARGCE pendant des années.Asbestos étant un OSBL à une certaine époque, GAÉTAN avait été l\u2019homme clé d\u2019une transaction au niveau de l\u2019équipement, propriété de l\u2019OSBL, avec un club de Québec, permettant au club de régler ses comptes à la Caisse\u2026 Assureur de profession, André Gagnon, président de la Fondation Donald Marcotte, pose en compagnie de Gaétan Sévigny, le grand argentier de la Fondation, lors de mon passage au club Royal Estrie.André, le plus ancien membre à Asbestos avec une présence depuis 61 ans, et Gaétan, membre depuis 1968, étaient tous deux du comité organisateur du Tournoi de golf Donald Marcotte de 1970 à 1989, en compagnie de Jean-Guy Sévigny et Raynald Dodier, un quatuor qui s\u2019est dévoué à la cause du golf, tout en permettant au club d\u2019être l\u2019hôte de l\u2019élite du golf amateur au Québec.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, DENIS MESSIER AU 19E TROU 0040733 www.golfeastangus.ca Courriel : golfeastangus@videotron.ca GOLF Spécial 85e anniversaire du Club 3050$ + taxes/joueur (18 trous + voiturette) *** En tout temps *** Pour réservation, Boutique : 819-832-3643 poste 1 RESTAURANT 7 jours sur 7 Cantine ouverte aux golfeurs \u2022 Resto ouvert au public pour repas à emporter (take-out) pizza \u2022 CRevettes spécial du midi du lundi au vendredi de 11 h à 13 h Téléphone : 819 832-3643, poste 3 SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 50 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 : LE SPORT SHERBROOKE \u2014 Guylaine Du- mont revenait de loin quand elle a obtenu une surprenante cinquième place en compagnie de la Sherbrookoise Annie Martin en volleyball de plage aux Jeux olympiques d\u2019Athènes, en 2004.Déjà que cette participation était l\u2019aboutissement d\u2019une longue et douloureuse course à obstacles.Fille d\u2019un homme violent physiquement et émotionnellement, elle a connu son lot de drames dès l\u2019adolescence avec la disparition de sa sœur aînée, dont le cadavre ne sera retrouvé que neuf ans plus tard.Durant la même période, elle croise une première fois l\u2019entraîneur qui reviendra la hanter au sein de l\u2019équipe nationale de volleyball en salle quelques années plus tard.« Il me reprochait mon caractère fort, qu\u2019il voulait casser », confiait-elle à La Presse en 2018, longtemps après les événements.Elle abandonne donc une première fois son rêve olympique en 1991 pour jouer dans une équipe professionnelle en Italie.Elle revient avec l\u2019équipe nationale en 1995 en prévision des Jeux d\u2019Atlanta en 1996, mais se heurte au même entraîneur despotique.Ses dénonciations auprès de la Fédération n\u2019y changeront rien.Elle est repartie en Italie.Mais le cœur n\u2019y était plus.Elle quitte la compétition en 1998.Jusqu\u2019à l\u2019appel d\u2019Annie Martin, qui lui propose de partager son carré de sable en 2002.FEMME SEREINE Mais il ne faut pas compter sur Guylaine Dumont pour régler des comptes et cracher s on amertume.À 52 ans, c\u2019est une femme sereine que nous avons jointe chez elle cette semaine à Saint-Antoine-de-Tilly, près de Québec.Devenue conseillère en relation d\u2019aide dans le milieu sportif, l\u2019ex-olympienne offre sa vaste expérience sportive et ses connaissances acquises durant sa pause auprès de la thérapeute Colette Portelance.« Elle m\u2019a fait comprendre que chacun a en lui tout ce qu\u2019il faut pour trouver des solutions, relate-t-elle.C\u2019est une approche non directive axée sur la créativité des gens. » Guylaine Dumont ne s\u2019en cache pas, elle adopte cette même attitude auprès des jeunes sportifs, des entraîneurs, des parents et des dirigeants de fédérations sportives qu\u2019elle rencontre.« J\u2019aime que mes interventions se terminent sur une note positive, que la personne qui se confie à moi sente qu\u2019elle peut se sortir d\u2019une situation difficile quand elle voit le chemin que j\u2019ai parcouru pour vivre mon rêve olympique. » « J\u2019ai fini par réaliser que je n\u2019étais pas une mauvaise personne.J\u2019ai compris qu\u2019il fallait exprimer ses malaises. » \u2014 Guylaine Dumont « Il se passe encore des choses inacceptables, regrette la conférencière appelée régulièrement à recueillir des confidences après ses rencontres avec des groupes de jeunes.C\u2019est touchant d\u2019entendre la détresse.Il faut chaque fois trouver des moyens concrets pour régler les problèmes. » Discipline excessive, propos humiliants, chantage émotif\u2026 elle les a tous surmontés.« BIEN ÉCOUTER » Si Guylaine Dumont connait trop bien ces entraîneurs imbus d\u2019autorité, elle se méfie également des enfants-rois que les parents dorlotent parfois un peu trop à son goût.«  Il faut faire attention parfois à la perception des enfants.C\u2019est important de bien écouter les témoignages, parce qu\u2019i l y a beaucoup de z o n e s g r i s e s.Mo n m a r i e s t entraîneur en patinage de vitesse avec l\u2019équipe canadienne et il doit parfois hausser le ton pour bien passer son message.Mais ça peut se faire avec respect et intégrité, sans chercher à humilier les jeunes.Parce qu\u2019il faut trouver une manière de canaliser l\u2019intensité et la transmettre », plaide-t-elle.Celle qui a participé à la création de Sport\u2019Aide (voir autre texte) estime que le sport doit être une école de résilience pour accepter certaines réalités de la vie, toutes cruelles qu\u2019elles soient.Comme souffrir pour améliorer ses performances et perdre quand même parfois, malgré les efforts.« Tout ce qui nous arrive peut faire de nous des personnes plus épanouies.Il faut travailler très fort.J\u2019ai eu des entraîneurs qui ont tenté de me casser.Mais j\u2019en ai eu d\u2019autres qui m\u2019ont permis de me révéler.Et j\u2019ai tellement travaillé sur moi-même! » sou- pire-t-elle comme si elle venait de remporter un autre championnat.«  J\u2019ai été élevée par un père violent qui avait des comportements imbéciles, mais je me suis réconciliée avec lui avant sa mort.J\u2019ai eu des entraîneurs qui m\u2019ont enlevé toute mon estime et m\u2019ont longtemps privée de mon rêve olympique.J\u2019étais moi- même très sévère et perfectionniste sur mes performances.Mais j\u2019ai fini par réaliser que je n\u2019étais pas une mauvaise personne.J\u2019ai compris qu\u2019il fallait exprimer ses malaises. » L\u2019appel d\u2019Annie Martin fera le reste pour ramener Guylaine Dumont vers la paix.«  J\u2019avais 35 ans.J\u2019allais en avoir 37 aux Jeux .Ce n\u2019était pas très à la mode, ce genre de retour.Mais mon mari m\u2019a encouragée et la confiance d\u2019Annie m\u2019a tellement fait de bien.Le plus drôle, c\u2019est qu\u2019au volleyball de plage, l\u2019entraîneur est complètement hors du jeu.J\u2019imagine que ça m\u2019a permis de vivre enfin pleinement mon rêve olympique », s\u2019amuse celle qui passe ses temps libres à écrire sa biographie.Guylaine Dumont goûte enfin à la sérénité À 37 ans, Guylaine Dumont a enfin pu savourer son rêve olympique en arrachant une cinquième place en compagnie de la Sherbrookoise Annie Martin aux Jeux d\u2019Athènes.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES Devenue conseillère en relation d\u2019aide dans le milieu sportif, l\u2019ex-olympienne Guylaine Dumont offre sa vaste expérience et ses connaissances aux jeunes sportifs qui traversent des difficultés.\u2014 PHOTO FOURNIE SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 51 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 : LE SPORT SHERBROOKE \u2014 Il n\u2019y a pas que les statues de marbre, de granit ou de cuivre qui ont la vie dure ces temps-ci, des monuments du sport sont tombés brutalement de leur piédestal au cours des 20 dernières années à la suite de condamnations pour des crimes de nature sexuelle.On n\u2019a qu\u2019à penser au légendaire entraîneur-chef de l\u2019équipe de football de l\u2019Université Penn State Joe Paterno, emporté en 2011 par un scandale sexuel impliquant son coordonnateur défensif Jerry Sandusky, accusé de multiples agressions sur des jeunes joueurs de 1994 à 2009.Plus récemment, en 2017, la condamnation du médecin Larry Nassar a plongé la Fédération américaine de gymnastique et l\u2019Université d\u2019État du Michigan dans une crise profonde à la suite d\u2019accusations d\u2019abus sexuel sur 265 gymnastes, dont plusieurs olympiennes, de 1992 à 2014.Au Québec, l\u2019entraîneur de ski alpin Bertrand Charest était considéré comme une véritable sommité dans son domaine jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit accusé de multiples agressions sur des athlètes, mineures dans plusieurs cas, et d\u2019abus psychologiques répétés.Il a été reconnu coupable de 37 chefs en 2017 et condamné à 12 ans de prison.La Cour d\u2019appel a plus tard écarté 21 de ces 37 chefs et réduit la peine de 21 mois.Il y a deux ans, le réputé entraîneur de gymnastique Michel Arsenault faisait face à son tour à de nombreuses accusations de nature sexuelle impliquant à nouveau des jeunes filles.SHELDON KENNEDY BRISE LE SILENCE Le hockey n\u2019échappe pas au phénomène.L\u2019ex-joueur des Red Wings de Detroit Sheldon Kennedy avait sonné l\u2019alerte dès la fin des années 1990 contre son a n c i e n i n st r u c t e u r G ra h a m James, des Broncos de Swift Current de la Ligue junior de l\u2019Ouest.On a appris par la suite que l\u2019ex-vedette des Flames de Calgary Theoren Fleury avait également subi des abus de même nature, tout comme de nombreux joueurs qui ont joué sous la gouverne du prédateur.En 2013, James a été condamné à cinq ans de prison pour ses gestes.S e l o n u n e e n q u ê t e m e n é e l\u2019an dernier par la chaîne CBC, 340 entraîneurs œuvrant auprès de jeunes ont fait l\u2019objet d\u2019accusations de nature sexuelle au Canada entre 1998 et 2018.Du nombre, 222 ont été condamnés pour des crimes touchant plus de 600 jeunes sportifs.Au moment de dévoiler les résultats de sa recherche, CBC révélait que 34 cas étaient toujours en suspens.Les délits portent sur des abus sexuels, de l\u2019exploitation sexuelle et la fabrication ou la possession de pornographie juvénile.Sans surprise, une écrasante majorité des condamnations concernait des hommes, soit 213 sur 222.Quant aux victimes, il s\u2019agit de garçons et de filles dans des proportions semblables.Les entraîneurs de hockey sont en cause dans 86 accusations et 59 d\u2019entre elles ont mené à des condamnations.Les entraîneurs de soccer viennent en d e u x i è m e p o s i t i o n d a n s c e triste palmarès avec 40 accusations et 27 condamnations.CBC a pris soin de préciser que tous les sports sont touchés par ce phénomène.Devant ces chiffres inquiétants, AthlètesCAN a commandé une étude à l\u2019Université de Toronto l\u2019an dernier afin d\u2019avoir un portrait plus juste et actuel de la situation.La dernière enquête du genre remonte à plus de 20 ans, admet l\u2019association des athlètes des équipes nationales canadiennes.SERGE DENIS SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les jeunes sportifs confrontés à un problème avec des coéquipiers, des parents ou un entraîneur peuvent maintenant se confier à des professionnels à l\u2019écoute en tout temps.La ligne téléphonique Sport\u2019Aide n\u2019a que quatre ans, mais compte déjà plus de 600 interventions à son actif.« C\u2019est une organisation complètement indépendante des gouvernements et des fédérations sportives, fait valoir son directeur et cofonda- teur Sylvain Croteau.Et c\u2019est fondamental que nous soyons détachés comme ça des institutions parce que la première question qu\u2019on se fait souvent poser par les jeunes qui nous appellent, c\u2019est \u2018\u2018allez-vous le dire à mes parents, mon coach?\u2019\u2019 Ça les rassure d\u2019apprendre qu\u2019on est un service rigoureusement confidentiel. » L\u2019organisme Sport\u2019Aide est né de la rencontre, en 2010, entre Sylvain Croteau, un amateur de sports impliqué à de nombreux endroits qui s\u2019apprêtait à écrire un livre sur la dépression chez les sportifs, l\u2019ex-ath- lète olympique Guylaine Dumont, formée en relation d\u2019aide, et Sylvie Parent, professeure à l\u2019Université Laval spécialisée en violence et abus sexuels dans un contexte sportif.« On savait qu\u2019il existait une ressource comme celle-là au Royaume- Uni, mais rien encore qui ressemble à ça ici », relate Sylvain Croteau, qui a contacté Guylaine Dumont après avoir entendu parler de ses difficultés avec des entraîneurs dans les médias.« On savait aussi que la professeure Sylvie Parent travaillait sur ce dossier.Ce qu\u2019on ignorait, par contre, c\u2019est qu\u2019elle venait d\u2019être mandatée par le gouvernement du Québec pour créer un organisme semblable ici. » SPORTBIENETRE.CA La première tâche à laquelle s\u2019est attelée l\u2019équipe d\u2019une dizaine de personnes basée à Québec a été de créer la plateforme sportbienetre.ca, qui donne des outils autant aux jeunes sportifs qu\u2019aux entraîneurs, aux officiels, aux parents, aux administrateurs d\u2019organisations sportives.« Il y a déjà plein de renseignements sur ce site.Comme la façon correcte de toucher une jeune gymnaste pour l\u2019aider à faire une figure, par exemple », illustre Sylvain Croteau.« Les gens peuvent aussi clavarder s\u2019ils veulent des renseignements supplémentaires ou dénoncer une situation », reprend-il.Si on apprend des agissements de nature criminelle, la personne est aussitôt invitée à la dénoncer à des autorités compétentes, telles que la police ou la DPJ.« C\u2019est une obligation citoyenne de le faire.Mais nous nous assurons que la personne qui nous contacte puisse prendre le contrôle sur sa capacité d\u2019agir. » CRUAUTÉ ENTRE JEUNES Même s\u2019ils font davantage les manchettes des journaux, les cas d\u2019abus de la part des entraîneurs ne sont qu\u2019une infime minorité des situations problématiques rapportées à Sport\u2019Aide ou sportbienetre.ca.« En fait, dans 70 pour cent des cas, il s\u2019agit de problèmes qui impliquent un jeune avec un ou plusieurs de ses coéquipiers ou des adversaires.Ça peut être des initiations ou des photos nues prises dans le vestiaire.Et le jeune a besoin de savoir ce qui est acceptable et ce qui ne l\u2019est pas », mentionne le directeur général.Sport\u2019Aide devait accueillir en avril à Québec le deuxième colloque Safe Sport International, où on attendait autour de 500 personnes de 38 pays, dont des représentants des Nations-Unies, du Comité international olympique, de la National Collegiate Athletic Association et du Conseil d\u2019Europe.« Nous avions la confirmation que la juge qui a condamné Larry Nassar serait là de même qu\u2019une de ses victimes, souligne Sylvain Croteau en espérant que ce grand rendez-vous pourra être reporté à l\u2019an prochain, si les risques liés à la pandémie s\u2019estompent.Il y a un mouvement mondial pour une meilleure protection des athlètes et notre modèle fait l\u2019envie de plusieurs pays.Il faut savoir que la violence dans les sports ne concernait que les hooligans en Europe et les bagarres au hockey ici il y a 20 ans.C\u2019est tout nouveau ce que nous faisons.Mais il y a encore énormément de travail à faire. » POUR REJOINDRE SPORT\u2019AIDE Par téléphone 1 833 211-AIDE (2433) 1 833 245-HELP (4357) Par courriel aide@sportaide.ca Par Facebook Facebook.com/sportaide Sport\u2019Aide à l\u2019écoute 24/24 Les monuments s\u2019écroulent Sylvain Croteau \u2014 PHOTO LE SOLEIL, ARCHIVES, PATRICE LAROCHE Sheldon Kennedy \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES Les allégations de nature sexuelle ne sont plus les seules à valoir un déboulonnage en règle des entraîneurs.Au cours de la dernière saison seulement dans la Ligue nationale de hockey, trois d\u2019entre eux ont été éjectés de leur poste à la suite d\u2019accusations d\u2019abus psychologique ou de racisme de la part de joueurs.En novembre, l\u2019ex-gagnant de la Coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit et deux fois récipiendaire de la médaille d\u2019or avec l\u2019équipe olympique canadienne Mike Babcock était congédié par les Maple Leafs de Toronto alors que des rumeurs persistantes le dépeignaient comme un tyran envers certains joueurs.Moins d\u2019une semaine plus tard, Bill Peeters subissait le même sort avec les Flames de Calgary pour des raisons semblables doublées d\u2019accusations de racisme et même de brutalité envers un joueur noir.Le mois suivant, l\u2019entraîneur adjoint d\u2019expérience Marc Crawford était suspendu par les Blac- khawks de Chicago « en raison de ses comportements antérieurs », selon le communiqué de l\u2019équipe, qui n\u2019apportait pas davantage de précisions.Disons que les temps ont bien changé depuis que la gloire des entraîneurs se mesurait bien souvent à leur capacité de « casser » les fortes personnalités parmi leurs joueurs! SERGE DENIS Déboulonnage SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 52 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 : LE SPORT Prendre sa retraite un an avant les Olympiques de Vancouver a été « pas mal souffrant » pour Christelle Doyon.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES SHERBROOKE \u2014 À la veille des Jeux olympiques de 2010, Chris- telle Doyon a dû renoncer à sa carrière de planchiste à cause des commotions cérébrales qu\u2019elle a subies.« Avant que je sois sur l\u2019équipe nationale, je voyais des amis faire des commotions, se rappelle Chris- telle Doyon, aujourd\u2019hui devenue médecin.Ils étaient prêts à revenir rapidement.C\u2019était : \u201c tu t\u2019es cogné la tête, tu es correct \u201d [.] Je pense à des coéquipiers, quand j\u2019étais plus jeune, qui étaient sonnés complètement.Ils voyaient des flashs de lumière, ils rentraient chez eux et faisaient la compétition le lendemain.À cette époque, c\u2019était un peu normal.Ce sont des choses qu\u2019on ne verrait pas de nos jours. » « À la fin de ma carrière, j\u2019avais une sensibilité accrue aux impacts.J\u2019avais déjà commencé la médecine.En 2009, je me suis cogné la tête de façon assez légère.J\u2019avais eu des symptômes qui avaient duré plusieurs semaines.J\u2019ai la chance d\u2019avoir arrêté à temps.Quand tu es athlète, tu ne réalises pas qu\u2019il y a une vie après le sport », dit celle qui n\u2019a plus de séquelles malgré trois ou quatre commotions.Mettre un frein à sa carrière d\u2019athlète à un an des Olympiques a été « pas mal souffrant » pour Dre Doyon.« C\u2019est comme si le diplôme de l\u2019athlète d\u2019excellence, c\u2019est les Jeux olympiques.C\u2019est comme si j\u2019avais fait tout mon baccalauréat, mais que je n\u2019avais jamais gradué.J\u2019ai fait tout ce qu\u2019il fallait, j\u2019ai fait des coupes du monde et des championnats du monde.Il manque cette badge à mon uniforme.J\u2019aurais aimé vivre cette expérience.Ç\u2019a été une décision très difficile », exprime celle qui ne pense pas être revenue trop tôt à la compétition après une commotion.« La journée des Olympiques dans ma discipline, le snowboard cross, ç\u2019a été souffrant d\u2019être du côté des spectateurs, raconte-t- elle.Une coéquipière avait gagné la médaille d\u2019or, donc j\u2019étais contente pour elle.Mais c\u2019était souffrant de ne pas y participer après tous les efforts que j\u2019avais mis au travers les années.Mais mon cerveau, ce n\u2019était pas une concession que j\u2019étais prête à faire. » «  C\u2019est la meilleure décision que j\u2019ai prise pour ma vie, même si ça m\u2019a fait souffrir, résume Dre Doyon, qui utilise encore sa planche à neige de manière récréative.Ç\u2019a pris un certain temps dans ma vie, mon arrêt a été un peu prématuré, mais je ne regretterai jamais d\u2019avoir pensé à mon avenir. » TOMMY BROCHU Ne pas risquer son avenir ni son cerveau TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les carrières de nombreux sportifs ont pris fin à cause de commotions cérébrales.De la planche à neige au football, en passant par le hockey et le cheerleading, aucun sport n\u2019a été épargné en matière de traumatismes crâniens légers.Neuropsychologue pratiquant à la clinique Neurotransmission de Saint-Élie, Julie Bolduc-Teasdale a abordé le sujet des commotions cérébrales dans sa thèse de doctorat, au début des années 2000.« À l\u2019époque, on faisait rapidement le tour de la littérature scientifique, convient-elle.Dans les dernières années, on a vraiment observé un boom au niveau des publications et des recherches.C\u2019est un sujet qui a évolué rapidement.On s\u2019est mis à apprendre de plus en plus de choses et je pense que ç\u2019a fait en sorte qu\u2019il y a eu une prise de conscience autant chez les athlètes que chez les parents, chez les entraîneurs et dans les ligues. » D\u2019ailleurs, lorsqu\u2019elle a commencé la pratique de son métier en 2011, une grosse partie de son travail était de faire réaliser l\u2019ampleur des commotions aux gens qui en étaient atteints.« Je devais convaincre et argumenter pour dire qu\u2019il faut faire attention », se rappelle-t-elle.«  Maintenant en 2020, je n\u2019ai presque plus besoin de faire ça, assure la neuropsychologue.Les gens arrivent dans mon bureau et sont déjà convaincus qu\u2019il faut faire attention.Ils sont plus inquiets.Une partie de mon travail est de rassurer et d\u2019assurer que l\u2019enfant retourne au sport, qu\u2019on le réactive correctement.Le travail n\u2019est pas le même, à cause de la prise de conscience des gens. » Selon elle, depuis environ 2015, la tendance est plus du côté de la sécurité.« Les écoles se sont dotées de protocoles.Les travaux du ministère de l\u2019Éducation ont eu une grande influence.Quand c\u2019est devenu officiel, on a vu un changement de mentalité », dit- elle, ne qualifiant pas la situation de « gagnée ».« Au début de ma pratique, il n\u2019était pas rare de voir des commotionnés multiples, raconte Mme Bolduc-Teasdale.On faisait des retraits de jeu et on attendait que ça guérisse.C\u2019était difficile.Maintenant, ça n\u2019arrive presque plus.Les enfants additionnent moins de commotions cérébrales », mentionne-t-elle, ajoutant que les sports de contact ont modifié leur réglementation.PRÉVENTION Le président de l\u2019Association des neurologues, François Evoy, pense qu\u2019il vaut mieux prévenir que guérir.« Il y a des traitements disponibles, mais c\u2019est davantage au niveau de la prévention qu\u2019on peut faire quelque chose.On est souvent là en tant qu\u2019experts pour documenter les dommages.Quand les gens ont des problèmes à réintégrer le travail ou les activités sportives, on est demandés en expertise plus pour décrire et pour une espèce de plan de traitements.Mais les traitements demeurent assez embryonnaires », analyse le spécialiste.Est-ce que les sportifs sont aussi pressés de retourner au jeu aujourd\u2019hui qu\u2019en 2000?« Ce n\u2019est vraiment pas la même chose, répond-il du tac au tac.Les gens qu\u2019on voyait en 2000 ne croyaient pas à ça, ils voulaient absolument retourner au jeu.Il fallait leur faire peur, leur montrer les scénarios catastrophes pour les sensibiliser.Il y avait quelques cas dans la littérature du syndrome du second coup.Ça faisait peur à tout le monde. » « La question de la législation et des règlements, c\u2019est la voie qu\u2019il faut suivre, poursuit-il.C\u2019est ce qui va avoir le plus d\u2019impact sur la prévention à plus long terme.On appuie les travaux.Évidemment, on a l\u2019impression que c\u2019est ce qui peut changer la norme à plus long terme. » Rappelons qu\u2019en janvier 2014, « en raison d\u2019une forte médiatisation des cas de commotions cérébrales dans le sport amateur et professionnel, et en tenant compte de la préoccupation grandissante des intervenants et des parents à l\u2019égard de ce problème », le ministère de l\u2019Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a créé un groupe de travail qui a produit le Rapport sur les commotions cérébrales qui surviennent dans le cadre de la pratique d\u2019activités récréatives et sportives.COMMOTIONS CÉRÉBRALES Prévention et apprentissages Julie Bolduc-Teasdale, neuropsychologue, constate que la mentalité sur les commotions a changé depuis son doctorat, au début des années 2000.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 53 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 : LE SPORT SHERBROOKE \u2014 Yassine Aber ne s\u2019est jamais senti discriminé sur une piste d\u2019athlétisme.Le seul problème qu\u2019il a rencontré s\u2019est passé à la frontière canado-américaine en 2017, lorsque les douaniers ont interdit le passage à l\u2019athlète, qui devait se rendre à Boston pour une compétition.Les agents frontaliers l\u2019avaient alors interrogé sur sa religion et sur ses relations avec Samir Halilovic, un ancien étudiant de l\u2019Université de Sherbrooke parti combattre en Syrie.« Mes problèmes à la frontière n\u2019ont aucun rapport avec le sport.Probablement que si j\u2019étais allé magasiner, ça aurait été le même résultat », pense le sprinteur.Était-ce une situation raciste?« C\u2019est dur à dire.Tout reste spéculatif, ils n\u2019ont jamais donné de raison.Ils m\u2019ont dit que je n\u2019avais pas de visa valide ni de passeport valide, ce qui est faux.C\u2019est difficile de se prononcer.Mais c\u2019est sûr que c\u2019est difficile à avaler quand tu vois tous tes amis québécois pouvoir passer, mais pas toi », répond celui qui est né au Québec.« Quand tu gagnes des médailles, le portrait qu\u2019on donne, c\u2019est l\u2019athlète sherbrookois, canadien ou québécois.Quand c\u2019est plus négatif, on t\u2019appelle l\u2019athlète d\u2019origine marocaine.Quand ça va bien, on nous accueille et quand ça va moins bien, il y a une distance qui se crée.Mais encore une fois, ça n\u2019a rien à voir avec le sport.Les entraîneurs et les gens qui sont venus me supporter ne m\u2019ont jamais dit de commentaires négatifs », commente Aber, se sentant chanceux d\u2019avoir été bien entouré.Cette situation a amené une remise en question chez l\u2019athlète.« Qu\u2019est-ce que je peux faire pour être plus québécois à part être né ici et avoir fait mon école ici?Il faut aussi remettre les choses en perspective.Les gens qui m\u2019entourent m\u2019ont ramené sur Terre et m\u2019ont permis de me faire sentir que je n\u2019étais pas isolé.Il y a des Québécois qui me considèrent québécois à part entière », assure l\u2019athlète.TOMMY BROCHU TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il y a eu le capitaine de l\u2019impact Patrice Bernier et le défenseur étoile du Canadien P.K.Subban.Il y a eu Collin Kaepernick, qui a posé un genou au sol.Dans le sport, bien des œillères sont tombées et bien des choses ont évolué depuis vingt ans en matière de mul- ticulturalisme, selon plusieurs.Président de Soccer Estrie et ancien joueur de haut niveau, Richard Pierre-Gilles a été aux premières loges de la montée du multicultu- ralisme dans le sport québécois.Celui qui a été entraîneur avec le Mistral, l\u2019U18 AAA et le Vert et Or a « vu beaucoup d\u2019ouverture », confie le natif de Port-au-Prince.« De 2000 en montant, les jeunes ont vécu ce que j\u2019appelle une jeunesse consciente, considère celui qui est également enseignant au Salésien.Ils voyagent plus.Ils ont accès au monde.Ils sont culturel- lement exposés à tant de choses et si rapidement, c\u2019est ce qui fait qu\u2019il y a moins de réticence et d\u2019ignorance par rapport à l\u2019autre.Il y a un désir de connaître l\u2019autre.C\u2019est une évolution favorable. » « Ce que j\u2019ai connu comme entraîneur, ce sont des équipes un peu plus colorées; un peu plus métissées », analyse-t-il.Selon lui, la démocratisation d\u2019Internet a quelque chose à voir dans l\u2019ouverture face au monde.«  Ça fait seulement 10-12  ans que les gens sont sur les réseaux sociaux, échangent et apprennent à se connaître.Il y a eu un essor extraordinaire, surtout dans les dix dernières années », exprime-t-il, ajoutant que l\u2019arrivée de l\u2019Impact en MLS, avec son capitaine québécois d\u2019origine haïtienne, Patrice Bernier, a également ouvert des horizons.« Dans les années 2000, quand un P.K.Subban arrive et devient un ambassadeur.Ce n\u2019est pas le premier, mais un joueur de son envergure, articulé, talentueux et impliqué dans la communauté, ça reflète les valeurs que j\u2019ai eues comme personne et que j\u2019ai inculquées à mes enfants », précise M. Pierre-Gilles.MILLÉNIAUX En patinage de vitesse, le fils de Richard Pierre-Gilles, Jordan, se rappelle que la diversité n\u2019était pas à son apogée lorsqu\u2019il a commencé à pratiquer ce sport.« À Sherbrooke, mon frère et moi étions pas mal les seules [personnes de couleur].Ailleurs au Québec, il y en avait d\u2019autres que je rencontrais dans les compétitions.Nous n\u2019étions pas nombreux [.] Maintenant, quand je vais coacher des groupes de jeunes, il y a des enfants de plein d\u2019origines », dit-il, réjoui.Cependant, Jordan Pierre-Gilles a constaté des différences avec le soccer, un sport populaire partout dans le monde.« C\u2019était vraiment multiculturel, il y avait des Serbes, des Africains, des Marocains, tandis qu\u2019au patin, je me tenais avec des Saguenéens et du monde de Québec.Mais je me suis bien adapté, et ne me suis jamais senti discriminé dans chacun des deux groupes », assure Jordan Pierre-Gilles, qui est né au Québec.Est-ce que l\u2019esprit sportif a changé vis-à-vis les gens de couleur, peu importe le sport?« Oui.Si j\u2019avais patiné il y a 20 ans, je ne pense pas que j\u2019aurais eu les mêmes réponses.Je ne dis pas que le monde était raciste, mais il était plus ignorant.C\u2019était différent », répond Jordan Pierre-Gilles.Yassine Aber, sprinteur né au Québec de parents marocains, a une analyse semblable.« On se fout d\u2019où tu viens, de ta couleur de peau, de ton origine ou de ta religion.Tu es capable de courir vite, les gens te respectent », décrit-il.« Je n\u2019ai jamais senti qu\u2019on me regardait différemment, car je venais d\u2019ailleurs.[.] Je me suis toujours senti très bien dans mon environnement sportif », assure l\u2019athlète de 24 ans, qui lorsqu\u2019il a commencé, était le seul immigrant à faire de l\u2019athlétisme à Sherbrooke.Il estime qu\u2019actuellement, 25 à 30 % des jeunes qui pratiquent l\u2019athlétisme sont issus de familles immigrantes.Pendant quelques années, Jésus- Piaget Ntakarutimana était le seul joueur de couleur noire des Cantonniers de Magog.Celui qui a commencé à jouer au hockey à l\u2019âge de cinq ans a commencé à recevoir des commentaires racistes au secondaire.« Au sein de ma propre équipe, ce n\u2019est pas arrivé.Mais contre des adversaires, ça arrivait », dit-il, ajoutant qu\u2019il était frustré les premières fois.« Rendu à un certain âge, je gardais la tête froide. » « Je pense que ça s\u2019est amélioré et que les gens commencent à comprendre que ce ne sont pas des affaires qui se font.Je pense que ça va pour le mieux. » Du sport sans couleur de peau Dérapage politico-sportif Natif de Port-au-Prince, Richard Pierre-Gilles a grandi en Estrie.Entre 2000 et 2020, il dit avoir vu « des équipes un peu plus colorées; un peu plus métissées ».\u2014 PHOTO FOURNIE En 2017, Yassine Aber a vécu un incident à la frontière, qu\u2019il a dénoncé avec le député néodémocrate de Sherbrooke, Pierre-Luc Dusseault, et son chef, Thomas Mulcair.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU Jésus-Piaget Ntakarutimana était le seul joueur de couleur noire des Cantonniers de Magog.« J\u2019avais 20 frères dans la chambre », assure-t-il.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, ANDRÉ VUILLEMIN Jordan Pierre-Gilles tire son épingle du jeu en patin de vitesse courte-piste.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MICHELLE BOULAY DES CHANGEMENTS AU HOCKEY - LÀ LIRE DANS L\u2019INCONTOURN\u2019APP ET SUR LATRIBUNE.CA SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 54 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000 : LE SPORT JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le dopage a marqué la fin des années 1900 et continue de faire énormément jaser en 2020.Après les nombreux cas de dopage au Tour de France, le scandale en Russie a ramené le sujet sur la place publique.Bien qu\u2019il soit de plus en plus difficile de se doper sans se faire prendre, il y aura toujours des tricheurs.Après Lance Armstrong et Geneviève Jeanson, les Russes volent maintenant la vedette du sombre spectacle qu\u2019est le dopage.« C\u2019est maintenant plus difficile de se doper sans se faire prendre et plus coûteux aussi, indique David Pavot, titulaire de la Chaire de recherche sur l\u2019antidopage dans le sport soutenue par l\u2019Université de Sherbrooke.Les produits de base sont maintenant plus facilement détectables.Un athlète aurait de la difficulté à se doper seul.Ça prend des gens autour de lui pour ne pas qu\u2019il se fasse prendre.L\u2019exemple de la Russie est bon.C\u2019est tout un pays qui a implanté un système pour couvrir et doper de nombreux athlètes. » L e scandale de la Russie a entraîné l\u2019enquête antidopage la plus complexe et la plus vaste de l\u2019histoire du sport.« C\u2019est sans doute le plus grand défi auquel l\u2019Agence mondiale antidopage a été confrontée au cours de ses 20 années d\u2019existence, a confié à La Tribune Maggie Durand au nom de l\u2019AMA.Par contre, après bientôt six ans, la conclusion de cette affaire semble proche aujourd\u2019hui. » Le nombre de tests effectués a grimpé depuis les 20 dernières années.Prenez simplement les chiffres de 2008 à 2018 de l\u2019AMA : environ 275 000 tests au total à près de 350 000 aujourd\u2019hui.Il y a 1,42 % de ces tests qui s\u2019avéraient positifs en 2018.«  L\u2019AMA compte un nombre impressionnant d\u2019accomplissements avec des moyens très limités depuis les 20 dernières années », soutient la porte-parole de l\u2019AMA.Depuis 1999, l\u2019Agence a élaboré le Code mondial antidopage.Une convention internationale de l\u2019UNESCO a été ratifiée par 98 % des pays dans le monde entier.Des Organisations nationales antidopage existent même dans pratiquement tous les pays du monde.Malgré tout, le sport ne sera jamais totalement propre.« Un sport totalement propre ne reflète tout simplement pas la réalité.C\u2019est comme vouloir éradiquer la criminalité  : il y aura toujours ceux qui refuseront de jouer selon les règles.Ce que nous pouvons faire, c\u2019est continuer d\u2019éduquer les sportifs et leur personnel de soutien pour nous assurer qu\u2019ils choisissent de concourir proprement parce qu\u2019ils savent que c\u2019est la bonne chose à faire. » Pour David Pavot, tout passe ef fectivement par le défi de mieux éduquer les athlètes dès leur début.«   L e s j e u n e s d o i v e n t ê t r e conscients que ces produits peuvent avoir un effet très néfaste sur leur santé.En mon sens, c\u2019est une question de santé publique.On doit changer le vocabulaire et parler de promotion du sport propre.On ne doit pas miser que sur la menace de la suspension.Il faut travailler sur les valeurs des jeunes.L e Québe c et le Canada doivent financer davantage la lutte antidopage », soutient le titulaire de la Chaire de recherche sur l\u2019antidopage, tout en rappelant que le problème est bien souvent dans le sport amateur.JOURNALISTE ET AGENT EN CONTRÔLE DE DOPAGE Journaliste durant 38 ans à La Tribune, Jean-Paul Ricard était é galement ag ent cer t i f ié en contrôle de dopage sportif dans une autre vie.Le Sherbrookois a d\u2019ailleurs fait le tour du monde pour recueillir les échantillons d\u2019athlètes et se dit fier de voir le Québec devenir le pôle de la lutte antidopage grâce à la présence de l\u2019AMA à Montréal depuis 1999 et le travail de Christiane Ayotte, directrice du laboratoire de contrôle du dopag e à l \u2019 INR S-Inst i tut Armand-Frappier.« J\u2019ai commencé au tout début des années 1980 et j\u2019ai arrêté en 2010.J\u2019ai été un des premiers, et ce, sans être médecin.Dans les procédures, ça n\u2019a pas beaucoup changé.Mais plus les années avançaient, plus on réalisait de tests et plus il y avait de produits qui pouvaient être détectés.Malgré tout, les athlètes trouvent parfois le moyen de tricher.Comme les Russes aux Jeux de Sotchi, mais ils se sont fait prendre. » Reste maintenant à connaître le dénouement de cette saga puisque le Tribunal arbitral du sport prendra la décision finale en novembre 2020.LUTTE ANTIDOPAGE Il y aura toujours des tricheurs SHERBROOKE \u2014 L\u2019émancipation de la femme s\u2019est étendue jusqu\u2019au monde du sport.Mais encore aujourd\u2019hui, les femmes demeurent trop minoritaires et trop peu visibles dans le sport, selon la médaillée d\u2019or aux Jeux olympiques Sarah Vaillancourt et la MVP de la Classique Pif, Sabrina Gaudreau.Les deux Sherbrookoises s\u2019accordent pour dire que la situation de la femme s\u2019est bien améliorée avec le temps, mais qu\u2019il y a encore du travail à faire.À la fin des années 1990, Sarah Vaillancourt ne vivait que pour le hockey.Non, elle ne jouait pas avec des filles, mais bien dans le deux lettres avec les garçons de son âge.«  Je me faisais retrancher du AA parce que j\u2019étais une fille.Les entraîneurs l\u2019avouaient ouvertement.Mais d\u2019autres n\u2019ont jamais hésité à me faire confiance.J\u2019ai même été nommée capitaine dans le BB.J\u2019ai croisé des entraîneurs très justes et ouverts d\u2019esprit.On doit reconnaître le travail de ces personnes.Ils ont osé.De mon côté, je ne me suis jamais posé de question.Jouer au hockey dans le plus haut niveau, c\u2019est ce que je voulais faire et le fait d\u2019évoluer avec des garçons a amené beaucoup de positif dans ma vie, au plan personnel ou sportif. » Par la suite, des ligues de hockey féminin ont vu leur jour.« C\u2019était parfois intimidant et gênant d\u2019être la seule fille sur la glace ou dans le vestiaire.C\u2019était ce que c\u2019était.On ne peut pas revenir en arrière.Moi, ça me convenait à l\u2019époque.Il y a des avantages à jouer entre filles et des avantages à se mêler aux garçons.Aujourd\u2019hui, la structure du hockey féminin est bien meilleure.Jusqu\u2019à un certain âge, il n\u2019y a pas de différence, mais à l\u2019âge adulte, on ne peut pas rivaliser contre les hommes à cause de notre morphologie. » Sabrina Gaudreau évolue pour sa part avec des hommes à la balle lente.Les filles se mesurent aux gars Après avoir affronté des garçons, la Sherbrookoise Sarah Vaillancourt a gagné deux médailles d\u2019or aux Olympiques de 2006 et 2010.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Jean-Paul Ricard était l\u2019un des agents de contrôle de dopage sportif les plus occupés.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Le nombre de contrôles effectués dans le monde augmente d\u2019année en année.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES laTribune SAMEDI 1er AOÛT 2020 55 ALAIN VIGNEAULT À LA POURSUITE DU TROPHÉE MANQUANT 46 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le sport évolue de façon fulgurante.D\u2019une année à l\u2019autre, de nouvelles disciplines apparaissent, les technologies s\u2019améliorent et les mentalités changent.Tout devient plus rapide, plus puissant, plus précis.On croyait presque atteindre l\u2019apogée à l\u2019approche de l\u2019an 2000, qui paraissait si loin.Mais en 20 ans, encore bien des choses ont changé, comme les paradigmes.Ce qui ne rend toujours pas le sport parfait.Le dopage, le racisme, la place des femmes, l\u2019intimidation et les commotions cérébrales ne sont que des exemples de dossiers chauds constituant le revers de la médaille.Heureusement, plus les années avancent, plus la lutte antidopage s\u2019accentue.Les années 2000 riment avec Lance Armstrong et, au Québec, Geneviève Jeanson.D\u2019autres continueront à passer entre les mailles du filet même si les méthodes de dépistage n\u2019ont jamais été aussi avancées.Le cas de la Russie fut marquant.Jackie Robinson a peut-être pavé la voie aux athlètes noirs en 1947 et d\u2019autres ont repris le flambeau pour offrir aux Noirs la place qui leur revient dans le sport.Mais même aujourd\u2019hui, certains doivent encore poser des gestes et effectuer des sorties publiques, comme Colin Kaepernick, ce joueur de football qui milite pour les droits civils.Pendant ce temps, la femme a poursuivi son émancipation en réalisant des exploits qui semblaient impossibles autrefois.Une vague de dénonciations a ensuite déferlé sur la planète sportive.L\u2019identité des entraîneurs et des joueurs aux comportements répressifs est dévoilée au grand jour.Les sports deviennent également plus extrêmes, plus spectaculaires, et les athlètes s\u2019améliorent.Mais des blessures surviennent et le sujet des commotions cérébrales s\u2019est retrouvé plus souvent qu\u2019à son tour dans les discussions sportives.En revanche, tout comme l\u2019athlète, les équipements de protection continuent de se perfectionner.Les sports extrêmes sont également de plus en plus populaires.D\u2019ailleurs, la planche à roulettes et le surf feront leur entrée aux Jeux olympiques, tout comme l\u2019escalade.Suivra ensuite le breakdance.Et que dire du Esport, qui a pris d\u2019assaut le monde sportif?LE PAYSAGE ESTRIEN CHANGE Les dernières années ont été marquées par la naissance de nouvelles équipes en région.Le club de football du Vert & Or de l\u2019Université de Sherbrooke attire les foules et devient le rival numéro un des Gaiters de Bishop\u2019s.Les Castors de Sherbrooke cèdent leur place au hockey senior et au Saint- François de Sherbrooke jusqu\u2019à ce que le Phœnix fasse du Palais des sports version améliorée son domicile, ramenant ainsi le junior majeur à Sherbrooke en 2012.De nouvelles infrastructures ont été érigées.Le stade extérieur de l\u2019Université de Sherbrooke a pris forme en 2002.Se sont ajoutés ensuite le Centre multisport Roland-Dussault, le Complexe Thibault GM, le stade RBC, les surfaces synthétiques et le nouveau centre sportif de l\u2019Université Bishop\u2019s, qui accueille l\u2019aréna Jane & Eric Molson.Quand le sport entre dans le 3e millénaire Vingt ans après l\u2019an 2000, La Tribune choisit de se pencher chaque mois sur un enjeu de société qui a marqué le début du siècle pour prendre la mesure des changements.En août : le sport.Serena Williams, Lance Armstrong et Colin Kaepernick ont marqué le monde sportif du troisième millénaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES Les filles se mesurent aux gars Sabrina Gaudreau évolue parfois avec les hommes à la balle lente et admet être très bien accueillie par ces derniers.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES « En grande majorité, je suis bien reçue.Certains ont de la misère à me faire confiance ou à me faire de la place, mais j\u2019ai toujours eu plus de facilité à m\u2019entendre avec les gars dans le sport.Même si ça joue plus dur, j\u2019aime bien l\u2019ambiance! » Dernièrement, Katie Sowers est devenue la première femme entraîneuse à atteindre le Super Bowl.Une Québécoise, Catherine Raîche, a aussi fait le saut dans la Ligue nationale de football avec les Eagles de Philadelphie en tant que coordonnatrice aux opérations football après avoir fait partie de l\u2019état-major des Alouettes de Montréal.« Les femmes commencent à occuper la place qui leur revient.Elles sont de plus en plus respectées.Mais il y a place à l\u2019amélioration.Un pas à la fois! » estime Sabrina Gaudreau.« Je ne suis pas du genre à vic- timiser la femme, affirme de son côté Sarah Vaillancourt.Je comprends ceux qui trouvent le sport féminin moins intéressant à suivre.Les filles sont moins vites, moins fortes.Mais je crois que tout part des médias, qui devraient diffuser plus de sport féminin et laisser au moins les gens choisir.Au golf et au tennis, les femmes ont fait leur place.D\u2019autres sports suivront peut-être, mais les médias ont un grand rôle à jouer là-dedans. » JÉRÔME GAUDREAU SAMEDI 1er AOÛT 2020 laTribune 96 0024805 Le Québec, c\u2019est plus de 3 millions de plans d\u2019eau.Profitez-en.* Prix de détail suggéré de 30 733 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2020 (LJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1725 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web du Ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (environnement.gouv.qc.ca).30733$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 LANOUVELLE FORESTER2020 2 www.subarusherbrooke.com 22958$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de LANOUVELLE * Prix de détail suggéré de 22 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2020 (LG1 CP), à transmission manuelle.**Prix de détail suggéré de 21 958 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 4 portes 2020 (LF1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1650 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Info Golf (info.golf).Le Québec, c\u2019est 365 terrains de golf.Profitez-en.avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 IMPREZA2020 * Prix de détail suggéré de 25 833 $ (taxes en sus) pour la Crosstrek 2.0 Commodité 2020 (LX1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1 725 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Crosstrek et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Info Golf (info.golf).25833$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® LANOUVELLE CROSSTREK 2020 Le Québec, c\u2019est 365 terrains de golf.Profitez-en.VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS quebecsubaru.ca quebecsubaru.ca quebecsubaru.ca avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 "]
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