La tribune, 3 octobre 2020, Cahier 1
[" Confronté à la leucémie de sa fille, l\u2019entraîneur du Phœnix de Sherbrooke Stéphane Julien a dû serrer les rangs familiaux au cours des derniers mois.Il marche en compagnie de sa conjointe Isabelle Caron (2e à gauche) et de leurs filles Gabrielle et Aurélie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU SEMAINE DU 3 AU 9 OCTOBRE 2020 SHERBROOKE | 112 PAGES | 111e ANNÉE, N° 56 latribune.ca 2,99 $ taxes en sus PP40011259 ÉDITION MAGAZINE MEMBRE DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE DUMAS LE COURS DES ANNÉES À découvrir, notre nouveau 15 PAGES ASBESTOS DES NOMS TOMBENT; D\u2019AUTRES SURGISSENT PAGES 4 ET 5 TECHNOLOGIES L\u2019AVENIR AU PRÉSENT PAGES 12 À 19 PAGES 70 ET 71 LA POINTE DE L\u2019ICEBERG?PAGES 2 ET 3 EXCLUSIF Le manquement à l\u2019éthique reproché au maire d\u2019Eastman par la Commission municipale semble en cacher d\u2019autres PÈRE D\u2019ABORD 0024249 0028593 7240, boul.Bourque, Sherbrooke (secteur Deauville), sortie 128, autoroute 10 www.passionaction.ca 819 864-0759 CARTE VIP disponible vous donnant droit à des rabais de 10 % La plus grande boutique érotique en Estrie SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 2 ACTUALITÉS MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « La Commission municipale du Québec a fait son enquête.Je pense qu\u2019elle avait toutes ces informations lors de l\u2019enquête.Et elle en est arrivée à sa conclusion.Quelque part, la Commission a fait son travail », commente d\u2019emblée le maire d\u2019Eastman, Yvon Laramée.Par rapport aux autres manquements soulevés dans l\u2019enquête de La Tribune, le maire souligne : « Je demeure convaincu que j\u2019agissais de bonne foi.Certains faits remontent à il y a longtemps, pourquoi c\u2019est aujourd\u2019hui que je me fais réprimander d\u2019avoir mal agi? » demande M. Laramée, ajoutant que son conseil l\u2019a toujours soutenu depuis qu\u2019il est maire.« Mon conseil municipal a toujours été derrière moi.Il n\u2019y a jamais personne, ni un DG ni un conseiller, qui m\u2019a dit que je n\u2019avais pas le droit de faire ça.J\u2019ai toujours été convaincu que j\u2019étais correct dans ma façon d\u2019agir », insiste le maire.« C\u2019EST PAS JUSTE MOI QUI L\u2019A ÉCHAPPÉ » Est-ce possible que les membres du conseil ne saisissent pas les règles du code d\u2019éthique et déontologie?« C\u2019est la preuve qu\u2019il n\u2019y a pas juste moi qui l\u2019a échappé », mentionne M. Laramée, qui admet avoir vendu des terrains à des compagnies contrôlées par Michaël Jeanson au fil des ans.« Oui, c\u2019est vrai.Je lui ai vendu des terrains.C\u2019est comme ça.Et les gens qui me connaissent savent très bien que ça se limite à ça.Quand on lui donne un contrat, c\u2019est parce qu\u2019il est le plus bas soumissionnaire.Mais quelqu\u2019un qui veut en faire un plat, oui, il peut en faire un plat », note.M. Laramée.Pour le manquement pour lequel il a été jugé, le maire soutient qu\u2019il aurait pu se défendre.« Je vais être honnête, nos services juridiques me recommandaient de plaider non coupable, ne serait-ce que pour l\u2019image.J\u2019aurai pu plaider non coupable pour arriver au bout du compte avec la même chose, alors j\u2019ai dit non.Parce qu\u2019il y aurait eu un procès et il y aurait eu des coûts. » Le maire Laramée est revenu sur l\u2019élément pour lequel il a plaidé coupable.« Je ne me suis pas caché.J\u2019ai reconnu le manquement bien que j\u2019étais convaincu que j\u2019étais correct par rapport au code d\u2019éthique depuis que je suis élu.J\u2019ai été condamné et j\u2019ai accepté ma suspension.Qu\u2019est- ce que vous voulez que je vous dise, je crois que j\u2019ai payé pour ce manquement. » «?La Commission a fait son travail?» SHERBROOKE \u2014 La Tribune a demandé à la Commission municipale du Québec (CMQ) comment, à la suite de son enquête sur le maire d\u2019Eastman, elle avait pu conclure que la majorité des allégations portant sur l\u2019intégrité de ce dernier étaient « non fondées » et que le maire « respectait très généralement » son code d\u2019éthique et de déontologie alors que l\u2019information disponible au public démontre que le manquement pour lequel il a été condamné n\u2019est pas un cas isolé.« Vous allez me trouver plate, car je ne vais pas revenir sur vos questions précises, mais simplement vous dire que la décision a été rendue et que tous les plaignants ont été entendus.Ils ont eu des heures pour faire entendre leurs points.Des analyses ont été effectuées et, voilà, les conclusions ont été faites et la décision a été rendue », explique Isabelle Rivoal, conseillère stratégique séniore pour la Direction de la gouvernance et de l\u2019amélioration continue de la CMQ.« Néanmoins, je tiens à vous dire qu\u2019une décision est rendue, certes, mais une enquête administrative n\u2019est jamais fermée en tant que telle.Des informations supplémentaires arriveraient et la Direction du contentieux et des enquêtes pourrait à nouveau rouvrir le dossier », ajoute Mme Rivoal.Rappelons que la Direction du contentieux et des enquêtes reçoit et traite les divulgations formulées contre les élus municipaux.C\u2019est elle qui déclenche et réalise les enquêtes administratives en éthique et en déontologie municipales, qui décide, s\u2019il y a lieu, de citer l\u2019élu afin qu\u2019un juge administratif de la Commission détermine si un tel manquement a été commis.Elle agit à titre de poursuivante devant cette instance quasi judiciaire.La mission de la CMQ, à titre d\u2019organisme indépendant voué au domaine municipal, est de contribuer à améliorer la gouvernance, la gestion et la confiance des citoyens dans leurs institutions.CONTRATS DE DÉNEIGEMENT La CMQ n\u2019a pas identifié les autres manquements dans l\u2019information disponible au public.Le manquement à l\u2019éthique pour lequel le maire a été suspendu est lié au contrat de déneigement de la municipalité.Pourquoi ne pas avoir regardé, minimalement, comment s\u2019étaient octroyés les derniers contrats (au même fournisseur) de la même nature?« Tout ce que je peux vous dire, c\u2019est qu\u2019il y a quelque chose qui ne me paraît pas clair.Si quelqu\u2019un souhaite apporter un éclairage nouveau sur un élément qui n\u2019aurait pas été pris en compte, il est le bienvenu », précise Mme Rivoal, ajoutant que le contenu de l\u2019enquête est confidentiel, donc la CMQ ne peut préciser la nature des divulgations étudiées.Une demande d\u2019accès à l\u2019information a mené à la même conclusion.Mme Rivoal souligne que tout ce qui s\u2019est déroulé dans le dossier de M. Laramée avant 2013 est prescrit, se référant à la Loi sur l\u2019éthique et la déontologie en matière municipale, plus précisément à l\u2019article 22, qui dit que « l\u2019enquête doit être ouverte au plus tard dans les trois ans qui suivent la fin du mandat d\u2019un élu ».L\u2019année 2013 réfère à la fin du mandat de conseiller de M. Lara- mée.MÉLANIE NOËL La CMQ disposée à rouvrir l\u2019enquête La Commission municipale du Québec n\u2019a pas identifié les autres manquements dans l\u2019information disponible au public et soulevés par La Tribune.Le manquement à l\u2019éthique pour lequel le maire a été suspendu est lié au contrat de déneigement de la municipalité.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le maire d\u2019Eastman, Yvon Laramée : « Mon conseil municipal a toujours été derrière moi.Il n\u2019y a jamais personne, ni un DG ni un conseiller, qui m\u2019a dit que je n\u2019avais pas le droit de faire ça.J\u2019ai toujours été convaincu que j\u2019étais correct dans ma façon d\u2019agir. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Le maire affirme qu\u2019il a agi de bonne foi avec le promoteur Michaël Jeanson « Tout ce que je peux vous dire, c\u2019est qu\u2019il y a quelque chose qui ne me paraît pas clair.Si quelqu\u2019un souhaite apporter un éclairage nouveau sur un élément qui n\u2019aurait pas été pris en compte, il est le bienvenu. » \u2014 Isabelle Rivoal laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 3 SHERBROOKE \u2014 Le manquement au Code d\u2019éthique et déontologie des élus municipaux pour lequel le maire d\u2019Eastman, Yvon Laramée, a plaidé coupable et a été suspendu cet été, ne serait que la pointe de l\u2019iceberg.Déclarations d\u2019intérêts pécuniaires incomplètes, relation d\u2019affaires entre le maire et un des fournisseurs principaux de la municipalité, conflits d\u2019intérêts non divulgués lors d\u2019octrois de contrats de la municipalité, obtention par le maire de ce qui semble, en apparence, être des faveurs.Voici quelques éléments que La Tribune a pu mettre à jour, appuyée sur de l\u2019information accessible au public, après quelques heures de recherches.Il est à se demander pourquoi la Commission municipale du Québec (CMQ) n\u2019en fait pas mention dans la conclusion de son enquête.La CMQ s\u2019explique dans un autre texte de ce dossier, mais d\u2019abord, rappel des faits.Le maire d\u2019Eastman, Yvon Lara- mée, a été suspendu 20 jours cet été pour manquement aux règles prévues au Code d\u2019éthique et de déontologie des élus municipaux.La CMQ lui reprochait de s\u2019être placé en position de conflit d\u2019intérêts indirect, puisque la municipalité avait octroyé un contrat de 2,1 M$ sur cinq ans à Normand Jeanson Excavation, une entreprise qui avait une dette envers le maire.Même si ce dernier avait quitté la séance le temps des délibérations après avoir déclaré son apparence de conflit d\u2019intérêts, il y avait manquement selon le Code.Au terme de son enquête sur le maire d\u2019Eastman, la CMQ a conclu qu\u2019Yvon Laramée « respecte très généralement son code d\u2019éthique ».L\u2019avocat de la CMQ avait affirmé lors de son énoncé qu\u2019il avait considéré, dans son enquête, le fait que le maire avait été victime de nombreuses attaques politiques liées à son éthique et que plusieurs allégations avaient été « prouvées non fondées ».De son côté, le maire s\u2019était défendu en plaidant que c\u2019était « bien involontairement » qu\u2019il s\u2019était placé dans une position de conflit d\u2019intérêts.Le maire, qui siège au conseil municipal depuis près de 30 ans, dont sept à titre de maire, avait aussi affirmé que cette créance, qui datait de 2017, était son seul lien avec l\u2019entreprise.LIENS DE LONGUE DATE Or nos recherches portent à croire que le maire est en relation d\u2019affaires de longue date avec Michaël Jeanson, actionnaire unique de Normand Jeanson Excavation.À noter que Michaël Jeanson, fils de Normand Jeanson, a pris les rênes de l\u2019entreprise au milieu des années 2000.La Tribune a trouvé sur le registre foncier du Québec un contrat qui prouve que M. Laramée a vendu, en 2011 une propriété située à Eastman, qui a été divisée en plusieurs lots par la suite, à 9232-5307 Québec inc., une entreprise contrôlée par Michaël Jeanson.Le contrat prévoyait un remboursement en deux temps, soit 25 000 $ en mars 2013 et 75 000 $ en mars 2014, mais une main levée datant du 22 octobre 2013 indique une libération des droits hypothécaires.Or, les déclarations des intérêts pécuniaires de M. Laramée de 2011 et 2012 ne font aucune mention de cette créance.Et M. Laramée ne se retire pas du conseil lorsqu\u2019il est question de Normand Jeanson Excavation (voir plus bas).Ces terrains se situent au Domaine de Villebois où le maire s\u2019est fait construire sa maison au cours des dernières années.Or, Domaine de Villebois a pour partenaire Normand Jeanson Excavation, qui annonce les terrains à vendre sur son site internet.Dans un document légal datant de novembre 2012, il est indiqué que les frais de travaux d\u2019entretien incluant le déneigement du Domaine de Villebois seront d\u2019abord payés par le développeur (9232- 5307) et, après deux ans, ils seront partagés à parts égales entre tous les lots desservis sauf pour la propriété du maire « pour lequel aucun frais ne sera exigé tant qu\u2019il demeurera propriétaire ».Un avantage?En apparence, oui.Dans un contrat datant d\u2019octobre 2013, 9232-5307 s\u2019engage à construire à ses frais, avant mars 2016, une virée conforme aux lois et au lieu déterminé par M. Laramée sur la propriété de ce dernier.9232-5307 s\u2019engage aussi à exécuter, avant mars 2016, à ses frais des travaux d\u2019excavation d\u2019une valeur de 65 000 $ sur la propriété de M. Lara- mée.Une hypothèque principale de 200 000 $ est octroyée par 9232-5307 à M. Laramée en garantie de l\u2019accomplissement des obligations.Les droits hypothécaires sont libérés graduellement jusqu\u2019en avril 2016.Les déclarations des intérêts pécuniaires de 2013 à 2015 du maire mentionnent une garantie hypothécaire de 2e rang (et non principale) de 65 000 $ (et non 200 000 $) envers 9232-5307.Malgré cela, le maire ne se retire pas lorsqu\u2019il est question de ce fournisseur au conseil municipal (voir plus bas).La créance pour laquelle le maire Laramée a été suspendu datait de 2017 (la CMQ n\u2019a pas voulu préciser de quel terrain il s\u2019agissait ou quel était le montant de la créance).Selon toute vraisemblance, les faits qui ressortent de notre enquête semblent démontrer que, contrairement à ce que laisse croire la décision de CMQ en juillet dernier, il y aurait un lien d\u2019affaires plutôt continu entre M. Laramée et Michaël Jeanson de 2011 à 2019.D\u2019IMPORTANTS CONTRATS La municipalité d\u2019Eastman a octroyé des contrats à Normand Jeanson Excavation pour au moins 5 M$ depuis 2012, et ce excluant l\u2019année 2015 pour laquelle les informations ne sont pas disponibles sur le site de la municipalité.Pendant cette période, le maire soutient dans ses déclarations d\u2019intérêts pécuniaires avoir accordé un prêt à 9232-5307 en 2013, 2014 et 2015 et un prêt à Excavation Michaël Jeanson (qui légalement s\u2019appelle toujours Normand Jeanson Excavation) pour les années 2017, 2018 et 2019.Au cours de ces années, M.Lara- mée ne se retire pas du conseil municipal, à de nombreuses reprises lors de prises de décision liées à Normand Jeanson Excavation alors qu\u2019il est en conflit d\u2019intérêt selon ses propres déclarations d\u2019intérêts pécuniaires.Selon les procès-verbaux de la municipalité, par exemple, alors que M. Laramée était conseiller municipal, c\u2019est lui-même qui a proposé que le contrat de déneigement soit renouvelé avec Normand Jean- son Excavation en juillet 2013.Et en octobre 2014, alors qu\u2019il était maire, il ne s\u2019est pas retiré du conseil lorsqu\u2019un contrat de 1,7 M$ a été octroyé sur cinq ans à la même entreprise.Outre ces contrats majeurs, la municipalité a donné des contrats de dizaines de milliers de dollars à Normand Jeanson Excavation sans que le maire se retire du conseil municipal, par exemple, en juin 2015, en mai 2016, en octobre 2017 et en septembre 2018.AUTRE EXEMPLE DE LA MÉCONNAISSANCE DES PROCÉDURES Dans les procès-verbaux du conseil municipal du 3 juillet 2017, M. Lara- mée se retire de la rencontre après avoir déclaré qu\u2019il possède un intérêt pécuniaire dans le prochain point qui sera traité, soit la municipalisation des rues de Villebois et place de Villebois adressée à la municipalité par Michaël Jeanson, propriétaire de 9232-5307 Québec inc.Par contre, dans ce même point, il est noté que le maire et la directrice générale et secrétaire-trésorière sont autorisés à signer au nom de la municipalité, aux conditions qu\u2019ils estiment appropriées pour le meilleur intérêt de la municipalité, tout acte et document pour donner effet à la présente.La maire, qui déclare avoir un intérêt, est donc autorisé par les membres du conseil à signer au nom de la municipalité tout document lié à la municipalisation des rues du Domaine de Villebois.MANQUEMENT À L\u2019ÉTHIQUE DU MAIRE D\u2019EASTMAN La pointe de l\u2019iceberg?MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca LIRE APPARENCE DE NÉGLIGENCE DANS LE TRAITEMENT DU DOSSIER \u203a 11 Au cours de ces années, M.Laramée ne se retire pas du conseil municipal à de nombreuses reprises lors de prises de décision liées à Normand Jeanson Excavation alors qu\u2019il est en conflit d\u2019intérêt, selon ses propres déclarations d\u2019intérêts pécuniaires.0041345 0044050 matelashoude.com FABRICANT DE RÊVES DEPUIS 1935 35% ON RÊVE EN COULEURS! 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HEURES D\u2019OUVERTURE Dû à la COVID-19, nos bureaux sont présentement fermés à la clientèle.NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les citoyens d\u2019Asbestos auront maintenant le choix entre L\u2019Azur-des-Cantons, Jeffrey-sur-le-Lac, Larochelle, Phénix, Trois-Lacs et Val-des- Sources pour décider du nouveau nom de leur municipalité.La Ville a également décidé de privilégier un « vote à l\u2019auto » qui se déroulera du 14 au 18 octobre entre 10 h et 20 h.Ces six noms remplacent donc la liste de quatre noms (Apalone, Jeffrey, Phénix et Trois-Lacs) dévoilée en septembre et qui avait causé beaucoup de mécontentement de la part des citoyens.« C\u2019était important pour le conseil municipal d\u2019être à l\u2019écoute de la population, explique le maire d\u2019Asbestos, Hugues Grimard, par communiqué.C\u2019est pourquoi on s\u2019est rapidement remis sur la table à dessin, tout en ayant en tête de conserver le vote aux dates annoncées.On s\u2019est donc repenché sur le travail du comité consultatif d\u2019acceptabilité sociale et on a organisé des groupes de discussions avec des citoyens de divers milieux et âges afin de tester le pouls de la population sur certains noms. » L\u2019Azur-des-Cantons rappelle la couleur présente dans les armoiries et le logo de la municipalité en plus de faire référence à la couleur de l\u2019eau dans le trou de la mine.Jeffrey-sur-le-Lac fait lui aussi référence au lac de la mine.Larochelle fait référence à la géographie de la région tandis que Val-des-Sources rappelle le paysage de la municipalité.Phénix et Trois-Lacs faisaient partie de la première liste.« On a conservé certains noms de la liste initiale, on en a modifié d\u2019autres et on en a ajouté de nouveaux, donc je suis confiant que tout le monde y trouvera son compte », souligne Hugues Gri- mard, maire d\u2019Asbestos.Il est normal que tous les noms ne fassent pas l\u2019unanimité.L\u2019important demeure que les discussions se fassent dans le respect. » VOTE À L\u2019AUTO Considérant l\u2019évolution de la situation en lien avec la COVID-19, la Ville a décidé de modifier la procédure du vote participatif par un « vote à l\u2019auto » afin de limiter au maximum les risques de propagation du virus.Le vote à l\u2019auto aura lieu dans le stationnement de l\u2019aréna Connie- Dion du mercredi 14 octobre au dimanche 18 octobre entre 10 h et 20 h.Les membres d\u2019un même ménage pourront venir dans le même véhicule.Les citoyens n\u2019ayant pas accès à un véhicule seront invités à voter à la salle du Conseil le jeudi 15 octobre ou le samedi 17 octobre entre 10 h et 20 h.Le mode de votation retenu est celui de type préférentiel.Les gens auront donc à classer les propositions de leur premier choix à leur quatrième choix.Si un nom n\u2019obtient pas la majorité (50 % +1) des voix au premier tour, le nom avec le moins de préférence sera éliminé et les deuxièmes préférences de ceux l\u2019ayant choisi seront redistribués et ainsi de suite jusqu\u2019à obtention de la majorité.Le dévoilement du nom retenu se fera le lundi 19 octobre en soirée lors d\u2019une séance extraordinaire du conseil municipal.Asbestos dévoile six nouveaux noms Les six choix L\u2019Azur-des-Cantons Gentilé proposé : Azurien et Azurienne L\u2019Azur, synonyme de bleu, est au cœur des armoiries de la ville.Cette couleur est également présente dans le logo de la municipalité.Le bleu rappelle aussi l\u2019eau qui remplit désormais le puits minier.Jeffrey-sur-le-Lac Gentilé proposé : Jeffrois et Jeffroise Le site Jeffrey demeure une partie importante du paysage et de l\u2019histoire de la municipalité.Ayant évolué au cours des années, on le reconnaît maintenant pour son « lac à ciel ouvert » d\u2019une couleur bleu-turquoise.Larochelle Gentilé proposé : Rochellois et Rochelloise Larochelle est un nom qui, d\u2019une part, fait référence la géographie de la région, ce toponyme ayant été le premier pour désigner le secteur des Trois-Lacs.D\u2019autre part, historiquement, la partie initiale de « laroche » rappelle l\u2019exploitation de différents minerais dans la municipalité, entre autres l\u2019amiante et l\u2019ardoise.Phénix Gentilé proposé : Phénixien et Phénixienne Le phénix est souvent représenté avec un plumage orangé s\u2019apparentant à des flammes.Cette couleur présente dans le logo actuel de la ville est associée au bonheur, à la vivacité et à la jeunesse.Trois-Lacs Gentilé proposé : Trilacois et Trilacoise Le lac Trois-Lacs est connu non seulement des résidents de la municipalité, mais également des gens de l\u2019extérieur.En effet, nombreux sont les villégiateurs et les touristes qui viennent le visiter pour pratiquer diverses activités récréatives.Val-des-Sources Gentilé proposé : Valsourcien et Valsourcienne Val-des-Sources représente l\u2019horizon vallonné de la région.La source au sens propre ramène à l\u2019eau, au lac Trois-Lacs, qui fait partie intégrante du panorama.Considérant l\u2019évolution de la situation en lien avec la COVID-19, la Ville a décidé de modifier la procédure du vote participatif par un « vote à l\u2019auto » afin de limiter au maximum les risques de propagation du virus.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Le remède à tous vos mots.Réponse - R R E U L G A , verbe LARGUER Définitions \u2014 [Marine] Détacher (un cordage).?[Familier] Se débarrasser de. laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 5 SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Quatre des six nouveaux noms proposés pour la ville d\u2019Asbestos font référence à la nature.Il s\u2019agit d\u2019une chose selon le professeur de l\u2019Université de Sherbrooke Marc D.David, spécialiste de l\u2019image, qui souligne que la municipalité doit toutefois arriver à se distinguer de tous les noms faisant référence à la nature dans la province.L\u2019Azur-des-Cantons, Jeffrey-sur-le- Lac, Trois-Lacs et Val-des-Sources rappellent tous les paysages et les plans d\u2019eau de la région.« De façon générale, tous les noms qui s\u2019éloigneront de l\u2019aspect industriel de l\u2019amiante et qui seront évocateurs d\u2019une image bucolique de campagne pour attirer des touristes seront un gros plus, souligne Marc D.David.Par contre, des lacs et des forêts au Québec, il y en a beaucoup.Il faut que ce soit un nom inspirant pour que les gens aient le goût de passer par là, d\u2019en faire leur destination, d\u2019habiter là ou même d\u2019investir dans la municipalité.La naturalité est toujours inspirante. » Du côté communicationnel, le nom qui ressort le plus du lot, selon Marc D.David, est Val-des-Sources.« Il se prononce très bien, lance-t- il.Le terme source au pluriel réfère à plusieurs plans d\u2019eau.C\u2019est un de ceux qui s\u2019éloignent le plus de l\u2019amiante. » L\u2019Azur-des-Cantons est toutefois le plus original selon le professeur de l\u2019UdeS.« La référence pour tout le monde avec azur, c\u2019est la Côte d\u2019Azur, sou- ligne-t-il.Je trouve par contre que c\u2019est très original.Il se distingue et si on va dans la banque de toponymie des municipalités, il n\u2019y a rien comme ça. » CONFUSION Le nom Larochelle porte à confusion, selon Marc D.David.Le nom est déjà utilisé par une ville en France et on pourrait croire qu\u2019il représente un personnage de l\u2019histoire d\u2019Asbestos.Or, ce n\u2019est pas le cas et le terme Larochelle ramène à la géographie et l\u2019histoire minière de la région.« C\u2019est un peu ce que les gens d\u2019Asbestos veulent se débarrasser, explique-t-il.C\u2019est moins porteur que les termes source, lac ou canton. » Phénix et Trois-Lacs faisaient quant à eux partie de la première liste.« Trois-Lacs, c\u2019est très conventionnel, commentait alors Marc D.David.Ça peut être bien pour les gens s\u2019ils avaient un fort attachement à Trois-Lacs avant la fusion, mais peut-être un peu moins pour les gens qui étaient à Asbestos.Dans tous les cas, ça reste un nom valable, mais qui ne se distingue pas des autres municipalités comme Trois-Rivières, Deux-Mon- tagnes, Sept-Îles, on peut en sortir des tonnes. » « Phénix, c\u2019est déjà une ville qui existe aux États-Unis et ailleurs, mentionnait-il.Il faut comprendre que le phénix passe l\u2019éternité à se consumer et renaître, c\u2019est un cycle de destruction et de renaissance.Je ne pense pas que c\u2019est ce que les gens veulent avoir. » UN PROCESSUS BÉNÉFIQUE Les dernières semaines n\u2019ont pas été de tout repos pour le conseil municipal et le comité d\u2019acceptabilité social qui ont dû retourner sur la table à dessin après une réaction très forte de la part de la population envers les quatre premiers noms sélectionnés.Cette étape, qui n\u2019était pas du tout prévue, pourrait venir cimenter le sentiment d\u2019appartenance envers le nouveau nom selon M. D.David.« Ça veut aussi dire que les gens sont passionnés, s\u2019impliquent et s\u2019investissent et ça, c\u2019est un exercice très démocratique et très sain, souligne-t-il.Ce n\u2019est pas juste une personne dans un comité obscur qui décide.Le maire Grimard et son équipe ont manifestement écouté la population, ils ont été attentifs et le fait de revenir retravailler les noms ça démontre une ouverture certainement appréciée. » Nature et originalité ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca Sherbrooke \u2013 « Ça fait 14 ans que nous bâtissons un territoire autour du nom des sources », exprime le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé, qui considère d\u2019une certaine façon l\u2019option de Val-des- Sources comme un vol d\u2019identité.Même si le débat implique strictement les citoyens d\u2019Asbestos, Philippe Pagé a ressenti le besoin de s\u2019impliquer dans le processus, et ce, dans le but d\u2019exprimer son « malaise profond » à ce que le nom se retrouve sur la nouvelle liste.« En prévision de ça, j\u2019ai même envoyé une lettre, en mon nom, au conseil municipal pour leur en faire part », raconte le maire de Saint- Camille au moment où Asbestos annonçait qu\u2019elle retournait à la table à dessin.Le conseiller municipal de Saint- Adrien, Claude Dupont, partage l\u2019avis de Philippe Pagé.« Entre nous autres, les gens de Saint-Adrien, ça disait que ce serait beau Val-des-Sources ou Ville des Sources.Moi je leur répondais que j\u2019avais un petit recul parce que c\u2019est quand même le nom de la MRC.Je ne voudrais pas que la ville prenne le même nom que la MRC », explique Claude Dupont.Pour sa part, Philippe Pagé souhaite que le nom de Val-des-Sources soit simplement retiré de la nouvelle liste proposée cette semaine.La MRC des Sources évoque le territoire qui nous unit, rappelle-t-il.« Parce que c\u2019est aussi Danville, Ham-Sud, Saint-Adrien, Saint-Camille, Saint- Georges-de-Windsor et Wotton », précise ce dernier.« Je crois que ce nom n\u2019appartient pas aux gens d\u2019Asbestos, mais aux gens du territoire. » Le maire de Saint-Camille ne prévoyait pas s\u2019impliquer dans ce débat, car les premiers noms ne portaient pas cette désignation.« Mais bon, le débat continue et nous sommes tous un peu spectateurs de ça. » À la suite de la réaction publique de Philippe Pagé, le maire d\u2019Asbestos Hugues Grimard confirme que le nom de Val-des-Sources figurera parmi les choix lors du vote.« Nous avions consulté l\u2019ensemble des maires de la MRC.Il y avait une personne qui n\u2019était pas chaude à l\u2019idée, mais la majorité était à l\u2019aise avec l\u2019appellation en tant que telle.C\u2019est un débat municipal et non de MRC alors j\u2019aime mieux écouter ma population que d\u2019écouter un maire d\u2019une MRC. » Il ajoute que le maire de Saint- Camille peut « en faire ce qu\u2019il veut avec cette proposition », mais le nom sera sur le scrutin du 14 au 18 octobre.Le maire de Saint-Camille demande le retrait du nom Val-des-Sources Le maire de Saint-Camille, Philippe Pagé \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Les noms L\u2019Azur-des-Cantons et Jeffrey sur-le-Lac font référence au lac de la mine Jeffrey.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 5323, rue de Gaspé 819 564-2911 www.pavillonrockforest.ca \u2022 Pour une succulente nourriture préparée avec soin par des cuisinier(ère)s accompli(e)s et qui vous sera servie à votre table \u2022 Planchers chauffants pour votre confort \u2022 Terrain paysager avec pétanque, balançoires \u2022 Pour votre sécurité, (préposées ou infirmière présentes de jour et de nuit) \u2022 Activités animées, cinéma, salle de jeux, billard, shuffleboard, etc.CHAMBRES STUDIOS 3½ et 4½ SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Estriens vivront leur première fin de semaine en zone orange, avec davantage de restrictions quant aux rassemblements à domicile et à l\u2019extérieur.Le bilan de la dernière semaine est d\u2019ailleurs plutôt lourd en Estrie : 177 Estriens ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19, dont 37 seulement vendredi.Il faut remonter jusqu\u2019au début de la pandémie en Estrie pour retrouver des moyennes hebdomadaires aussi élevées, avec un pic à 223 cas dans la semaine se terminant le 3 avril.Au Québec, le nombre de nouveaux cas a dépassé la barre du millier, alors qu\u2019on en rapporte vendredi 1052.Le nombre total de personnes infectées s\u2019élève donc maintenant à 76 273 depuis le début de la pandémie.Sept décès s\u2019ajoutent au bilan \u2014 le total est donc de 5857 \u2014, soit six survenus entre le 25 et le 30 septembre et un avant le 25 septembre.Aucun décès n\u2019a été rapporté pour les 24 dernières heures.Le nombre d\u2019hospitalisations poursuit sa hausse, alors qu\u2019on en compte 27 de plus comparativement à la veille, pour un total de 302.Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs a augmenté de trois, et s\u2019élève maintenant à 49.Le mot d\u2019ordre du gouvernement de François Legault est clair alors que s\u2019amorce une belle fin de semaine aux couleurs de l\u2019automne : peu importe la couleur de la zone où l\u2019on habite, il faut éviter les contacts sociaux.« Ne vous demandez pas comment contourner les règles, demandez-vous comment vous pouvez vous assurer d\u2019être toujours à deux mètres des autres », a martelé le premier ministre François Legault vendredi après-midi.POIRIER S\u2019IMPATIENTE Le directeur de la Santé publique de l\u2019Estrie s\u2019impatiente aussi face à ceux qui banalisent la menace du coronavirus.« La situation n\u2019est pas prise assez au sérieux par la population », estime le Dr Alain Poirier.« Si on regarde les chiffres en ce moment, ça monte aussi vite qu\u2019en mars.On n\u2019est pas loin du pire de ce que l\u2019on a connu en mars », ajoute-t-il.« Il y a sept critères pour changer de couleur, mais il y a du qualitatif dans tout ça\u2026 Un des critères, c\u2019est l\u2019incidence dans la population », rappelle le directeur de la Santé publique de l\u2019Estrie.L\u2019objectif de l\u2019Estrie est de rester sous la barre des 20 nouveaux cas par jour par un million d\u2019habitants, ce qui signifie pour l\u2019Estrie 10 nouveaux cas déclarés par jour pour sa population de 500 000 personnes.Dans les dix derniers jours, l\u2019Estrie a une moyenne de 19 nouveaux cas déclarés par jour.Dans les trois dernières semaines, l\u2019Estrie affiche une moyenne d\u2019au- delà de 20 nouveaux cas par jour.COVID-19 L\u2019Estrie frôle « La situation n\u2019est pas prise assez au sérieux par la population. » \u2014 Dr Alain Poirier 0035577 FAITES COMME PLUS DE 165 000 QUÉBÉCOIS GARANTIE ANTIROUILLE MÉTROPOLITAIN Protégez votre véhicule contre la rouille avant l\u2019hiver Au Québec, aucun véhicule n\u2019est complètement immunisé contre la rouille, même les plus récents.La pluie, la neige, le calcium, les abrasifs et les changements de température favorisent et accélèrent le développement de la rouille.Nos équipes d\u2019experts ont su mettre au point tous les outils nécessaires pour protéger adéquatement votre véhicule beau temps, mauvais temps.Grâce à notre produit unique, nos équipements spécialisés et notre main-d\u2019oeuvre professionnelle, nous pouvons garantir un traitement antirouille de qualité supérieure.De plus, nous offrons une garantie à vie sans frais pour les véhicules neufs et légèrement usagés*.* Certaines conditions s\u2019appliquent SUCCURSALE À SHERBROOKE 4232, boulevard Bourque - 819-829-2888 RENDEZ-VOUS : ANTIROUILLE.COM laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 7 Au palier orange, différentes nouvelles mesures s\u2019ajoutent : rassemblements privés regroupant au maximum six personnes ou deux familles, un maximum de 25 personnes à l\u2019intérieur et l\u2019extérieur, maximum de six personnes par table dans les restaurants, bars, brasseries et tavernes, une personne par ménage est recommandée dans les commerces, visites des proches aidants apportant une aide significative et à des fins humanitaires dans les CHSLD\u2026 L\u2019objectif est clair, dit le premier ministre Legault : les Québécois doivent casser la vague et revenir aux paliers jaunes ou verts.AUX QUATRE COINS DE L\u2019ESTRIE Trois des secteurs de l\u2019Estrie ont été particulièrement touchés au cours de la dernière semaine : celui de Sherbrooke (45 nouveaux cas), celui du Granit (18 nouveaux cas) et celui de la Haute-Yamaska (86 nouveaux cas).Le CIUSSS de l\u2019Estrie a effectué 9127 tests, soit un pourcentage de tests positifs de 1,9 %.Depuis le début de la pandémie, le CIUSSS maintient une moyenne de 2,1 % de tests positifs.Le bilan des personnes décédées s\u2019est stabilisé à 32 après le décès de cinq résidents du CHSLD de Lambton et d\u2019un patient hospitalisé à l\u2019Hôpital de Granby au cours des deux dernières semaines.SUIVI DES ÉCLOSIONS L\u2019Hôpital de Granby vit de fortes tensions actuellement, alors que le centre hospitalier est aux prises avec des éclosions dans trois de ses départements.Jusqu\u2019ici, le bilan est de 13 usagers et 15 employés infectés, ce qui a conduit au décès d\u2019un patient.« La direction du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS tient à rassurer la population de la Haute-Yamaska sur le maintien des services de santé et de services sociaux malgré les trois éclosions en cours à l\u2019Hôpital de Granby.Bien que la pandémie actuelle et la survenue d\u2019éclosions amènent une pression additionnelle sur les équipes, la population peut compter sur une communauté hospitalière dévouée », a indiqué le CIUSSS de l\u2019Estrie vendredi.La situation s\u2019est par ailleurs stabilisée du côté du CHSLD de Lambton.Rappelons les chiffres : 22 des 29 résidents de l\u2019endroit ont contracté la COVID-19, tout comme 21 employés, ce qui a conduit au décès de cinq des résidents de l\u2019endroit.Trois autres installations du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS sont présentement en « veille d\u2019éclosion », c\u2019est-à-dire qu\u2019un cas (employé ou usager) a été déclaré positif sans propagation du virus dans le milieu : un département de l\u2019Hôpital Fleurimont, du CHSLD d\u2019You- ville et du CHSLD Argyll.LES ÉCOLES TOUCHÉES Du côté des écoles, des cas positifs ont été rapportés jeudi dans les écoles secondaires La Montée et Mitchell-Montcalm de Sherbrooke, ainsi qu\u2019à la Polyvalente Montignac de Lac-Mégantic, de même qu\u2019à l\u2019école primaire Notre-Dame-du- Sacré-cœur à Weedon.Le Centre 24\u2013Juin, l\u2019École internationale du Phare, l\u2019école Le Goéland (éclosion), l\u2019École secondaire de Bromptonville, l\u2019école primaire des Bâtisseurs à Granby (éclosion), l\u2019École Vision de Sherbrooke, Le Salésien (éclosion), le Cégep de Sherbrooke (éclosion) et le Collège Régional Champlain (éclosion), tous situés à Sherbrooke, ont toujours des classes fermées parce que des élèves déclarés positifs à la COVID-19 ont fréquenté les lieux, tout comme au Centre de formation professionnelle du Granit.Pas moins de 177 Estriens ont reçu un diagnostic positif de la COVID-19 cette semaine, dont 37 seulement vendredi.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU ses records 0047009 Carrefour de l\u2019Estrie *Quelques exceptions s\u2019appliquent, détails en magasin.Québécois depuis 50 ans ! SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les milieux politiques et institutionnels de l\u2019Estrie se concertent et se mobilisent contre la COVID-19 en amorçant le défi 28 jours.Ils invitent la population à réduire leurs contacts sociaux pour le prochain mois pour freiner la propagation du virus.L\u2019initiative a été lancée par le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, si bien qu\u2019à 10 h 30 jeudi, des maires, des préfets, des députés de l\u2019Assemblée nationale et des représentants des milieux syndicaux ont diffusé sur leur page web et leurs réseaux sociaux des messages pour limiter les rassemblements privés et pour inviter les gens qu\u2019ils ou elles représentent à respecter les mesures sanitaires d\u2019ici la fin du mois d\u2019octobre.Ils rappellent les cinq gestes importants à poser, que ce soit à la maison, au travail ou à l\u2019école, soit de tousser dans son coude, de se laver les mains régulièrement, de garder une distance de deux mètres en tout temps avec les autres, de couvrir son visage si la distance de deux mètres n\u2019est pas possible et de limiter ses déplacements.Tous ces partenaires diffuseront d\u2019autres messages au cours de la période de 28 jours pour parler des symptômes de la COVID-19, des mesures de dépistage, des rè g l e s d e c o n f i n e m e n t , d e s sources d\u2019information fiables et du recrutement de personnel dans le réseau de la santé.En tout, ils sont une vingtaine de partenaires à avoir accepté de relever le défi 28 jours.Le maire de Sherbrooke, Steve Lussier, a diffusé une courte vidéo sur la page de la Ville de Sherbrooke.« Je sais qu\u2019ensemble on est capables de réussir de grandes choses.Je sais que ça demande un effort, des compromis, pour éviter l\u2019éclosion de la COVID en Estrie.Mais on est tous capables de respecter les règles que nous demande de suivre la Santé publique et on s\u2019assure que nos commerçants, nos entreprises passent au travers, et que nos activités reprennent leur cours normal le plus rapidement possible », dit-il.Le maire de Saint-Albert et préfet de la MRC d\u2019Arthabaska, Alain St-Pierre, a diffusé un communiqué annonçant que la séance du conseil de la MRC du 14 octobre, de même que les ateliers de travail et les comités de la MRC se feront de façon virtuelle jusqu\u2019au 28 octobre.« Pour notre santé, pour notre économie, mais également pour épauler les professionnels de la santé à l\u2019œuvre sur le territoire, un appel est lancé afin de limiter les contacts pour une durée 28 jours pour casser cette deuxième vague.L\u2019appel du premier ministre a été entendu et nous agissons ensemble pour donner l\u2019exemple et limiter les impacts sociaux et économiques à prévoir », affirme-t-il.« Il en va de notre responsabilité à tous de contribuer à limiter la propagation du virus » a indiqué le préfet.Le directeur général du Centre de services scolaire de la Région- de-Sherbrooke, Christian Pro- vencher, a aussi partagé une vidéo.« Nous allons relever le défi avec brio, et ça se fera avec vous.Je vous invite, parents, personnel, nos élèves et les gens qui entourent notre organisation, pour livrer une bataille au virus et nous allons gagner cette bataille. » Robin-Marin Coleman, prési- dente-directrice générale adjointe au CIUSSS de l\u2019Estrie\u2013CHUS, estime que le travail en partenariat prend tout son sens dans cette période particulière.« Le CIUSSS de l\u2019Estrie\u2013CHUS remercie ses partenaires des milieux sociopolitiques du territoire pour leur apport significatif à la lutte contre la COVID-19.Pour notre organisation, la plus grande préoccupation est de ne pas être frappée par la vague.Nous voulons poursuivre l\u2019ensemble de notre offre de service à notre communauté, par exemple les tests en imagerie ou les chirurgies non urgentes.Pour ce faire, nous avons besoin de l\u2019aide de nos partenaires pour briser la vague! » L\u2019Estrie plonge dans le défi 28 jours Une trentaine d\u2019institutions et de politiciens de l\u2019Estrie lancent le défi 28 jours à la population pour freiner la progression de la COVID-19.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Vous avez des infos?Écrivez-nous à redaction@latribune.qc.ca Appelez-nous au 819 564-5454 0044336 Agent de bureau COMPTABILITÉ - BUREAUTIQUE Attestation de formation professionnelle (AFP) Cette formation permet d\u2019acquérir des compétences en comptabilité et en bureautique recherchées par les employeurs de la région Date : 9 novembre 2020 au 21 mai 2021 Lieu : Sherbrooke Stage : 60 heures Information ou inscription : 819 822-1703, poste 17015 Musclez vos méninges Un programme novateur o?ert aux 50 ans et + pour garder votre cerveau actif et préserver votre vitalité intellectuelle! Une série de 10 ateliers qui vous o?rira trucs, conseils et exercices à travers une foule de sujets intéressants.O?ert à Sherbrooke cet automne! Les jeudis du 8 octobre au 10 décembre de 9 h à 11 h À la Société Alzheimer de l\u2019Estrie au 740, rue Galt Ouest, Sherbrooke Tarif : 30 $ membres | 60 $ non-membres incluant le matériel Inscription : Stéphanie Cramp, animatrice au 819 821-5127, poste 103 Visitez notre site pour en savoir plus: www.alzheimerestrie.com PRÊT DE CONTENEURS + contenants SERVICE DE RAMASSAGE POUR GROS VOLUME ACHAT DE MÉTAUX FERREUX ET NON FERREUX Lundi au vendredi 7h30-17h00 metauxdoucet.com Lundi au vendredi 8h00 à 17h00 Samedi 8h00 à 12h00 laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 9 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Avec la présence de nombreuses résidences secondaires sur son territoire, la Régie de police de Memphré- mgaog (RPM) s\u2019attend à ce que ces résidants à temps partiel se déplacent des zones rouges vers la zone orange où son territoire est situé.Bien que les résidences secondaires dans la région de Magog- Orford soient loin d\u2019être des camps de chasse comme dans l\u2019exemple utilisé par le premier ministre du Québec en point de presse, mercredi, le directeur de la RPM, Guy Roy, invite les propriétaires et utilisateurs de chalets à appliquer la même logique.« On se prépare de la même façon que lors du confinement du printemps.Il n\u2019est pas interdit qu\u2019ils viennent dans la région, mais nous les invitons à arriver avec leur nourriture et à éviter de fréquenter les commerces.S\u2019ils doivent absolument le faire, ils doivent redoubler d\u2019attention relativement aux mesures sanitaires », explique Guy Roy.Le directeur de la RPM souhaite que les résidents des zones rouges respectent la recommandation du premier ministre François Legault de ne pas se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre.Le directeur de la RPM demeure p e r s u a d é q u e l e s g e n s re s - pectent les mesures en place dans le décret notamment sur les rassemblements.« Ces règles sont maintenant connues.Les gens savent ce qu\u2019est un rassemblement.En zone orange comme c\u2019est le cas sur notre territoire, c\u2019est maximum six personnes ou deux familles que l\u2019on soit à l\u2019intérieur ou à l\u2019extérieur », rappelle le directeur de la RPM.Il assure que les policiers ne feront pas de chasse aux sorcières.« Ça ne veut pas dire que nous n\u2019interviendrons pas.Les règles sont claires et nous allons les appliquer.Les gens ne peuvent plus dire qu\u2019ils ne sont pas au courant de ces règles.Nous ne notons pas une hausse marquée des dénonciations citoyennes », signale Guy Roy.La Régie de police de Memphré- magog assure un suivi régulier avec les tenanciers de bars et les restaurateurs de son territoire.« Nous travaillons en collaboration avec eux.Lors de l\u2019opération OSCAR dans les bars et restaurants, nous n\u2019avons constaté aucune infraction.En règle générale, nous recevons une excellente collaboration de ces commerçants », assure Guy Roy.La prévention se fait en amont alors qu\u2019un agent de liaison a fait la tournée des établissements, jeudi, sur le territoire de la RPM.« Nous les avons sensibilisés au décret.S\u2019il y a des questions de leur part, ça nous permet de faire les vérifications avec la santé publique et le DPCP afin que tout soit clair pour tous », mentionne le directeur de la RPM.Depuis le début du confinement, une vingtaine de constats généraux d\u2019infraction ont été émis en lien avec les règles sanitaires sur le territoire de la RPM.« Ça se déroule relativement bien.Les gens respectent les règles.Nous devons continuer à répondre aux interrogations concernant les gens qui fréquentent le parc littoral, le centre-ville ou le mont Orford.Il n\u2019est pas interdit d\u2019aller faire une marche en respectant la distanciation.Ce sont les rassemblements qui sont interdits, pas d\u2019aller se promener », rappelle Guy Roy.Le Service de police de Sherbrooke assure aussi qu\u2019il va appliquer les mesures du nouveau décret en fonction des dispositions relatives à la zone orange.« Nous allons continuer à être présents sur le terrain comme nous le somme depuis le début de la pandémie », assure le porte- parole du SPS, Martin Carrier.La RPM aura les résidants à temps partiel à l\u2019œil JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Plus d\u2019une semaine après que la municipalité de Newport au Vermont eut détecté une importante fuite d\u2019égout vers le lac Memphrémagog, les autorités concernées au Québec n\u2019ont toujours pas été avisées officiellement.Selon les médias locaux, les Travaux publics de Newport ont rapidement contenu le déversement, mais ont estimé entre 100 000 et 500 000 gallons US la quantité d\u2019eau impropre à la consommation qui se serait infiltrée dans le lac.C\u2019est un citoyen américain, Henry Coe, qui a sonné l\u2019alarme en demandant à l\u2019Agence des ressources naturelles du Vermont pourquoi le déversement d\u2019eaux usées n\u2019avait pas été signalé à ses voisins canadiens, sachant que le lac est une source d\u2019eau potable pour plus de 150 000 [Sherbrookois].M. Coe a fait cette intervention au nom de l\u2019organisme DUMP (Don\u2019t Undermine Memphrema- gog Purity), un groupe de défense de l\u2019environnement qui milite contre l\u2019agrandissement du site d\u2019enfouissement de Coventry.Du coup il en a informé le président du Memphrémagog Conservation (MCI), un membre fondateur de DUMP, qui a avisé à son tour les maires des municipalités riveraines du lac Memphrémagog et de la ville de Sherbrooke le mercredi 23 septembre.« Le soir même, raconte Robert Benoit, la Ville de Magog m\u2019appelait pour me demander si j\u2019en savais plus long et vendredi, le maire de Sherbrooke remerciait publiquement le MCI d\u2019avoir avisé les villes autour du lac et d\u2019avoir pris ses responsabilités de citoyens.C\u2019est quand même extraordinaire que moi, un simple citoyen assis dans mon salon, je sache ça et que les usines de traitement d\u2019eau n\u2019en sachent rien.Ça m\u2019a complètement renversé! » LE MAIRE LUSSIER RÉAGIT À la Ville de Sherbrooke, le maire Steve Lussier a écrit à son homologue de Newport Paul Monette lundi pour lui demander sa collaboration dans le dossier.Jeudi après- midi, c\u2019était toujours silence radio.La Ville a également fait parvenir une lettre à la direction régionale du ministère de l\u2019Environnement « pour les prévenir de ce qui était arrivé », dit-il.« L\u2019eau a été analysée et c\u2019était correct.L\u2019incident n\u2019a pas affecté notre centrale [de traitement d\u2019eau].Mais il faut savoir que ça aurait pu être plus grave.Ce qu\u2019il faut faire, c\u2019est tout de suite alerter les gens responsables.C\u2019est anormal ce qui est arrivé là et ça ne devrait pas se faire comme ça », souligne Steve Lussier en entrevue avec La Tribune.Le maire entend talonner les autorités concernées au Vermont pour qu\u2019un mécanisme soit mis en place pour être informé rapidement, si jamais un autre incident du genre survenait.« Il n\u2019y a pas de chance à prendre s\u2019il y a des risques pour la santé et la sécurité de nos citoyens.Chez nous, on aurait avisé les autres municipalités.Surtout quand tu sais que tes voisins puisent leur eau directement dans le lac Memphrémagog. » Puisqu\u2019il n\u2019y a plus d\u2019urgence environnementale dans ce dossier, la MRC de Memphrémagog rassemblait encore les informations nécessaires sur l\u2019incident et la chaîne de communication avant de prendre position.Le dossier sera soumis au comité administratif puis éventuellement à l\u2019appréciation du conseil des maires la semaine prochaine.« S\u2019il y a des maillons manquants, on va s\u2019assurer que la situation soit corrigée pour une prochaine fois, lorsqu\u2019il y aura une prochaine fois malheureusement », dit le directeur général Guy Jauron, en rappelant que la MRC siège aussi à un comité Québec-Vermont sur la qualité de l\u2019eau du lac Memphrémagog.À la direction régionale du ministère de l\u2019Environnement, enfin, on ne pouvait pas expliquer à La Tribune, jeudi, ce qui s\u2019est passé dans le lac Memphrémagog à Newport la semaine dernière.LES DÉPUTÉS INTERPELLÉS Robert Benoit quant à lui ne blâme pas Newport pour l\u2019incident, puisque des bris de conduite d\u2019égout, ça arrive, constate-il.Il tient aussi à rassurer la population que le déversement n\u2019a eu aucun effet sur l\u2019eau potable qu\u2019elle consomme.Il poursuit toutefois sa croisade en demandant aux maires et aux députés de la région d\u2019interpeller eux aussi l\u2019Agence des ressources naturelles du Vermont pour lui adresser la même demande que M. Coe.« Au Québec, si vous causez un débordement d\u2019eaux usées, vous devez en aviser immédiatement le ministère de l\u2019Environnement, qui eux mettent la machine en marche.Toutes les villes qui ont à puiser dans le lac, dans la rivière ou dans le ruisseau en aval d\u2019où l\u2019eau s\u2019est écoulé doivent en être avisées rapidement, dans les minutes qui suivent », défile Robert Benoit.« Ici, imaginez, on parle de 175 000 buveurs d\u2019eau qui n\u2019en ont jamais été avisés! Il y a quelque chose qui ne marche pas là-dedans.Tous les traités internationaux disent qu\u2019on n\u2019a pas le droit de polluer chez notre voisin.Et la réaction normale d\u2019un bon voisin, c\u2019est d\u2019aviser s\u2019il y a eu pollution. » Selon des médias américains, c\u2019est l\u2019odeur d\u2019eaux usées qui a permis aux employés des travaux publics de détecter la fuite, le 22 septembre en après-midi, près de la rue Main et du chemin Lake.Citée par NBC deux jours plus tard, une responsable des eaux usées à l\u2019Agence des ressources naturelles a dit que le déversement ne nécessitait pas une grande action de nettoyage, qu\u2019il n\u2019y avait eu aucun rapport de mortalité de poissons et que le système d\u2019eau potable de la ville était intact.FUITE D\u2019ÉGOUT DANS LE LAC MEMPHRÉMAGOG Silence au Vermont Un déversement d\u2019eaux usées estimé entre 100 000 et 500 000 gallons est survenu dans la portion américaine du lac Memphrémagog, à Newport, la semaine dernière.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE « Ça ne veut pas dire que nous n\u2019interviendrons pas.Les règles sont claires et nous allons les appliquer.Les gens ne peuvent plus dire qu\u2019ils ne sont pas au courant de ces règles.Nous ne notons pas une hausse marquée des dénonciations citoyennes. » \u2014 Guy Roy SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 10 CONSULTEZ FR.NISSAN.CA/OFFERS POUR PLUS DE DÉTAILS | L\u2019ASSOCIATION DES CONCESSIONNAIRES NISSAN DU QUÉBEC VALEUR AU DÉTAIL À PARTIR DE 23 663 /SEMAINE C\u2019EST COMME PAYER 60$?LOUEZ LE QASHQAI S 2020 À PARTIR DE 259 $?/MOIS, PENDANT 64 MOIS.AVEC0$ EN COMPTANT INITIAL MURANO 2020 VALEUR AU DÉTAIL DE 34 943 /2 SEMAINES C\u2019EST COMME PAYER 189$?LOUEZ LE MURANO S 2020 POUR 410 $?/MOIS, PENDANT 48 MOIS.AVEC0$ EN COMPTANT INITIAL MC LIQUIDATION TOTALE L\u2019é v é n emen t Du 1er octobre au 2 novembre 6000$\u2020 Obtenez jusqu\u2019à à la location ou au financement à taux standard, sur d\u2019autres OU 0%± Financement à partir de de rabais Obtenez un ensemble d\u2019hiver incluant pneus d\u2019hiver et tapis de sol, sans frais supplémentaires\u2021.(Sur modèles sélectionnés.+ KICKS 2020 able au Quantités limitées.) QASHQAI 2020 modèles sélectionnés.(Montant annoncé ap Murano Édition limitée).sur modèles sélectionnés.plic $ VALEUR AU DÉTAIL DE 21 343$ /SEMAINE C\u2019EST COMME PAYER 52$?POUR 225 $ /MOIS, PENDANT 64 MOIS.AVEC0$ EN COMPTANT INITIAL $ LOUEZ LE KICKS S 2020 ?Offres en vigueur du 1 octobre au 2novembre 2020.Lesoffresde locationpar l\u2019entremisedeNCFsontbasées suruneallocationde20000km/an (allocation totalede 106667km/80000kmpourun termede64/48mois) aveckilométrageadditionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant, le cas échéant, sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.L\u2019offre de location sur le KICKS inclut un rabais spécial à la location de 500 $ (déduit du prix de vente négocié avant les taxes) et l\u2019offre sur le Murano inclut le crédit d\u2019hiver alternatif de 500 $ (disponible aux consommateurs qui choisissent le crédit d\u2019achat alternatif de 500 $ plutôt que le crédit d\u2019hiver sur les pneus et tapis de 750 $).Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur le Qashqai S 2020 et autres modèles 2020 sélectionnés.Le terme varie selon le modèle.Exemple de financement : Qashqai S 2020, basé surunprix deventede23663$, financéà0%pendant60mois, équivautà60versementsmensuelsde394$, 0$encomptant initial ouunéchangeéquivalent.Fraisdecrédit : 0$, obligation totale : 23663$.Les taxes, immatriculationet lesassurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.Le forfait « Ensemble d\u2019hiver » est offert à l'achat au détail/la location/au financement de tout modèle KICKS et Qashqai 2020 neuf et non-enregistré auparavant qui est enregistré et livré entre le 1 octobre et le 2 novembre 2020 chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada.L\u2019offre s\u2019applique uniquement aux pneus et tapis de sol toutes saisons admissibles.Les jantes, l\u2019installation et l\u2019équilibrage ne sont pas inclus et seront en sus.La valeur maximale pour les pneus d\u2019hiver/les tapis de sol toutes saisons sont de 1 096 $/94,96 $ (excluant les frais et les taxes).L\u2019offre « Ensemble d\u2019hiver » sur le KICKS et Qashqai 2020 n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant.Quantités limitées disponibles.La taille et la marque des pneus peuvent varier.Les concessionnaires sont libres de fixer leurs propres prix.La sélection de pneus ou de tapis de sol toutes saisons d'une valeur supérieure obligera le client à payer la différence.Le client qui choisit des pneus ou des tapis de sol toutes saisons d'une valeur inférieure ne sera pas crédité la différence.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.Des conditions s'appliquent.Le rabais au financement ou à la location à taux standard de 6 000 $/5 500 $/ 2 500 $/750 $ est applicable au financement à l\u2019achat ou à la location à un taux standard par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance d\u2019un modèle Murano Édition Limitée/Rogue SL Platine/Qashqai SL Platine/KICKS SR 2020 chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada entre le 1 octobre et le 2 novembre 2020, sur approbation de crédit.Le rabais au financement ou à la location à taux standard sera déduit de prix de vente négocié avant les taxes et ne peut être combiné à un taux de location ou de financement subventionné ni à certaines autres offres.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.Des conditions s\u2019appliquent.L\u2019offre est sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finances; elle peut être modifiée, prolongée ou annulée sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiqué avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020. laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 11 MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Il y a apparence de négligence du traitement du dossier », conclut Rémy Trudel, ancien ministre des Affaires municipales et professeur à l\u2019École nationale d\u2019administration publique.M. Trudel rappelle que la Commission municipale du Québec (CMQ) agit principalement après avoir reçu une plainte ou une divulgation.« La CMQ a dû examiner la relation de cause à effet de la plainte uniquement sur le contrat précis en disant qu\u2019il y a un manquement à l\u2019éthique et un manquement aux règles d\u2019attribution des contrats », mentionne le professeur, précisant qu\u2019une décision de la CMQ est finale et sans appel.« Ils vont malheureusement conclure que pour qu\u2019il y ait révision, il faut qu\u2019il y ait une nouvelle plainte.Même si, en théorie, il s\u2019agissait de leur erreur », ajoute l\u2019ancien ministre des Affaires municipales, précisant qu\u2019une nouvelle divulgation pourrait être faite, soit à l\u2019égard de nouveaux éléments soit à l\u2019égard du traitement de la plainte.Si la CMQ regarde uniquement le contrat pour lequel la plainte est déposée sans regarder l\u2019ensemble de la relation d\u2019affaires ou les contrats similaires est-ce un problème?« C\u2019est l\u2019élément de base pour déposer une plainte pour insuffisance du travail effectué », souligne M. Trudel.MODIFICATIONS DE LA LOI, NOUVELLE FAÇON DE FAIRE Si la CMQ agissait uniquement après avoir reçu une divulgation dans le passé, elle peut désormais en faire davantage, puisque des changements ont été apportés en 2018 et que le plan stratégique 2019- 2024 souligne que : « concernant les manquements en éthique et en déontologie, des changements importants quant à la façon de divulguer un manquement commis par un élu municipal ont été apportés en 2018 afin de simplifier le processus de divulgation.En plus de protéger les divulgateurs, le nouveau processus permet aussi à la Commission d\u2019enquêter de sa propre initiative. » Après avoir répondu que la CMQ pourrait rouvrir le dossier si de nouvelles divulgations étaient fournies, la porte-parole de l\u2019organisme, Isabelle Rivoal, avoue dans un courriel que la CMQ pourrait agir d\u2019elle-même : « Oui, effectivement, la Commission n\u2019attend pas une divulgation pour agir.Elle peut initier une enquête administrative de sa propre initiative. » La CMQ a enregistré au cours de l\u2019année 2019-2020 une augmentation de près de 400 % du nombre de divulgations en éthique et en déontologie municipales comparativement au volume moyen de plaintes reçues lors des deux exercices financiers précédant les modifications à la Loi sur l\u2019éthique et la déontologie en matière municipale de novembre 2018.Cette hausse s\u2019explique par le fait que, depuis 2018, pour protéger les divulgateurs, les citoyens peuvent faire leurs divulgations de façon confidentielle et anonyme, s\u2019ils le souhaitent, souligne Mme Rivoal.« Aussi, avant 2018, le divulgateur devait monter le dossier et bâtir la preuve.Maintenant, ils n\u2019ont qu\u2019à remplir un formulaire en ligne et la Direction du contentieux des enquêtes mène ensuite l\u2019enquête et devient le poursuivant », précise Mme Rivoal.Selon le rapport annuel 2019- 2020, la CMQ comptait 634 dossiers ouverts en éthique et déontologie municipales à la suite de divulgations (590 dossiers) ou enquêtes à l\u2019initiative de la Commission (44 dossiers).«?Apparence de négligence dans le traitement du dossier?» L\u2019ex-ministre Rémy Trudel estime qu\u2019il faudrait une nouvelle plainte pour renverser la décision dans le dossier d\u2019Eastman « Oui, effectivement, la Commission n\u2019attend pas une divulgation pour agir.Elle peut initier une enquête administrative de sa propre initiative. » \u2014 Isabelle Rivoal 0044882 Ensemble POUR PRENDRE SOIN D\u2019EUX.ON RECRUTE ! SÉLECTION RETRAITE ROCK FOREST > 1111, rue du Haut-Bois Nord, Sherbrooke Applique maintenant sur groupeselection.com/emplois ou envoie-nous ton CV par courriel à cbrie@groupeselection.com PLUSIEURS POSTES DISPONIBLES : \u203a Préposé à la salle à manger \u203a Infirmier auxiliaire \u203a Préposé aux bénéficiaires \u203a Aide cuisinier \u203a Secrétaire/ réceptionniste \u203a Préposé à l\u2019entretien léger LES AVANTAGES DE TRAVAILLER DANS UN ENVIRONNEMENT SÉCURITAIRE, EN EFFERVESCENCE ! \u203a Programme d\u2019assurances collectives \u203a Régime enregistré d\u2019épargne-retraite (REER) \u203a Remboursement des frais de formation \u203a Remboursement des cotisations professionnelles (OIIAQ & OIIQ) \u203a Congé pour ton anniversaire durant le mois de ta fête \u203a Programme d\u2019aide aux employés et à la famille \u203a Rabais corporatifs : Telus, Brick, Énergie Cardio, Nautilus Plus L\u2019usage du masculin et du singulier dans ce document a pour unique but d\u2019alléger le texte. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 12 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LA TECHNOLOGIE SHERBROOKE \u2014 Jean Bourgault œuvre dans le domaine de la photographie à Sherbrooke depuis 40 ans.Il y a maintenant un peu plus d\u2019une semaine, il a dû annoncer avec regret la fermeture de son commerce Zone Image, situé sur la rue King Est depuis de nombreuses années.Seulement quelques jours avant l\u2019annonce de cette fermeture \u2013 qui ne touche pas le laboratoire de photo et les services d\u2019Imacom \u2014 il avouait en entrevue avec La Tribune que « le marché est rendu très, très difficile depuis plusieurs années. » Au banc des accusés, une des plus grandes innovations technologiques des 20 dernières années : le téléphone intelligent.Celui qui a littéralement soufflé des marchés pendant sa rapide ascension.Fini les appareils photo d\u2019entrée de gamme.Fini les GPS fixés au pare-brise des voitures.Fini les lecteurs de musique portatifs.Ainsi de suite.Dorénavant, la technologie se trouve au bout des doigts de la planète entière.Depuis la sortie du premier iPhone en 2007, on estime que 10 milliards de téléphones intelligents ont été vendus à travers le monde.Au Canada, selon une étude de la Banque mondiale réalisée en 2019, 83 % des consommateurs avaient un téléphone intelligent, comparativement à 71 % en 2015.Et si on retourne à la photographie, il se prend dorénavant plus Les deux dernières décennies ont été marquées par le développement des technologies mobiles CHLOÉ COTNOIR chloe.cotnoir@latribune.qc.ca DE LA DISQUETTE À L\u2019INFORMATIQUE QUANTIQUE VINGT ANS APRÈS L\u2019AN 2000, LA TRIBUNE CHOISIT DE SE PENCHER CHAQUE MOIS SUR UN ENJEU DE SOCIÉTÉ QUI A MARQUÉ LE DÉBUT DU SIÈCLE POUR PRENDRE LA MESURE DU CHANGEMENT.EN OCTOBRE : LA TECHNOLOGIE.Obtenez votre Carte ASP avec SIMDUT 2015 Cours de santé et sécurité sur les 17-18 et 24-25 octobre info@acqestrie.org acqestrie.org 819 566-7077 Nouveauté à Sherbrooke laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 13 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000?: LA TECHNOLOGIE de 1000 milliards de photos\u2026 par jour.Déjà en 2017, on avait franchi la barre des 1200 milliards de clichés quotidiens.De ce nombre, 1000 milliards avaient été croqués par un téléphone sorti de la poche d\u2019un pantalon.« Lorsque le téléphone intelligent est arrivé, on a perdu tout le marché de l\u2019entrée de gamme.Il reste donc les passionnés qui s\u2019achètent du matériel de meilleure qualité.Mais encore là, la compétition vient maintenant de partout.Je ne peux pas battre le prix d\u2019Amazon », illustre Jean Bourgault.Plusieurs innovations des dernières années se sont donc faites au détriment de petits commerçants.Pendant ce temps, les fameuses entreprises que l\u2019on connait sous l\u2019acronyme GAFAM ont connu une croissance exponentielle.Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft ont profité pleinement de l\u2019émergence des technologies mobiles durant la dernière décennie.Les titres du « Big Five » des services numériques valent en Bourse plus de 6000 milliards $ US.Ou 2,7 fois le PIB nominal du Canada.Ils sont d\u2019ailleurs derrière plusieurs des innovations qui ont marqué les 20 dernières années, selon Pascal Forget, chroniqueur techno.Et la liste est longue : Internet haut débit, clé USB, moteur de recherche pour le web, lecteurs MP3 et autres baladeurs numériques, téléphone intelligent, infonuagique, tablette, réseaux sociaux, commerces en ligne, domotique, écoute de musique en streaming, réalité virtuelle plateformes de télévision sur demande, avancées en intelligence artificielle, assistants vocaux, etc.« Il faut se rappeler qu\u2019au début des années 2000, c\u2019est tout juste le début de Google.Ne pas connaitre une adresse internet, c\u2019était assez extraordinaire! Avant leur moteur de recherche, on naviguait dans Internet grâce à des sous-caté- gories, c\u2019était assez laborieux », rappelle-t-il.Celui que l\u2019on a pu apercevoir entre autres dans l\u2019émission La revanche des Nerdz raconte en riant son découragement d\u2019apercevoir des internautes regarder distraitement une vidéo sur Youtube en naviguant en même temps sur un téléphone, par exemple.« Je me rappelle encore l\u2019époque où la bande passante avait encore é n o r m é m e n t d e v a l e u r.O n attendait impatiemment après notre image ou notre chanson.La première fois que j\u2019ai reçu un cour- riel sur mon téléphone, j\u2019étais dans un ascenseur et c\u2019était tellement long avant qu\u2019il soit complètement téléchargé.Les jeunes auraient de la misère à croire ça », rigole-t-il.« UNE TECHNOLOGIE DE RUPTURE » La prochaine décennie promet également de grandes innovations.Pascal Forget parle entre autres de livraison par drone, de véhicules autonomes capables de communiquer entre eux, de réalité virtuelle ou d\u2019intelligence artificielle.Mais les plus grands bouleversements pourraient venir, selon lui, de l\u2019informatique quantique.Cette technologie effectue des tâches que les ordinateurs existants mettent des années à accomplir, comme la découverte de nouveaux médicaments ou l\u2019optimisation des transports en milieu urbain.La technique utilisée par les ordinateurs quantiques repose sur les quanta bits qui peuvent enregistrer des données de 1 ou 0 \u2014 le langage des ordinateurs modernes \u2014, mais simultanément, ce qui multiplie de façon exceptionnelle la puissance de calcul.Google annonçait d\u2019ailleurs, en 2019, avoir franchi une étape importante en fabriquant une machine capable de mener une opération en trois minutes et vingt secondes, là où il faudrait 10 000 ans au plus avancé des ordinateurs actuels.La même année, IBM dévoilait son premier ordinateur quantique dit commercial.« Ça pourrait tout changer.Mais j\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est tellement une technologie de rupture, puisque ça rendrait tout désuet en ce qui a trait à la cybersécu- rité, que c\u2019est une technologie qui va servir d\u2019arme stratégique bien avant d\u2019atteindre le grand public », précise-t-il.Mais d\u2019ici là, un autre enjeu s\u2019élève de plus en plus dans la sphère publique : la notion de vie privée sur le web.Sylvain Rocheleau, professeur au département de communication de l\u2019UdeS, constate le peu d\u2019appétit des gouvernements d\u2019encadrer les activités des GAFAM.Il croit cependant que l\u2019implantation d\u2019une législation plus sévère soit possible.« Si les États-Unis le font », précise-t-il.« De plus en plus de gens s\u2019inquiètent de l\u2019utilisation de leurs données et c\u2019est un réel enjeu lorsqu\u2019on parle d\u2019élections.Je crois que si les Américains décident de donner plus de mordant à leurs lois, les autres pays n\u2019auront pas trop le choix de suivre.En attendant, la première étape est certainement d\u2019éduquer les gens face à leur utilisation du web », conclut-il.Dorénavant, la technologie se trouve au bout des doigts de la planète entière et on n\u2019hésite pas à utiliser plusieurs produits à la fois.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU In memoriam EN SOUVENIR DES TECHNOLOGIES DISPARUES EN AMÉRIQUE DU NORD DEPUIS LE DÉBUT DES ANNÉES 2000 2008 : Télévision à écran cathodique 2010 : Walkman 2011 : Disquette 2013 : Altavista 2014 : La Toile du Québec 2015 : Cassette VHS 2016 : Magnétoscope 2017 : iPod nano et shuffle C\u2019est pas fort, mais c\u2019est pas mort Discman Cassette audio Photographie argentique DVD ou Bluray Liseuse Pagette Fax SHERBROOKE \u2014 Il y a maintenant plus de téléphones intelligents sur la planète qu\u2019il y a d\u2019humains.On compte également des milliards de télévisions, de tablettes, d\u2019ordinateurs.qui finiront tous un jour ou l\u2019autre par être obsolètes.Un rapport de l\u2019ONU révèle que 53,6 millions de tonnes métriques de déchets électroniques ont été produites en 2019, soit l\u2019équivalent de 350 navires de croisière.Seuls 17,4 % des déchets électroniques ont été collectés et recyclés durant cette même période, ce qui signifie qu\u2019une valeur estimée à 57 milliards de dollars d\u2019or, d\u2019argent, de cuivre, de platine et d\u2019autres matériaux de grande valeur et récupérables ont été déversés ou brûlés plutôt que traités ou réutilisés.Au Québec en 2019, l\u2019Association pour le recyclage des produits électroniques \u2014 derrière la campagne Les Serpuariens \u2014 a récolté 20 153 tonnes de produits électroniques en fin de vie utile, soit 2,5 kg par personne.Les déchets électroniques qui ne sont pas disposés aux bons endroits causent un problème environnemental sérieux : les métaux lourds comme le plomb ou le mercure qu\u2019ils contiennent contaminent l\u2019environnement.De plus en plus de groupes de pression tels que le Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets élèvent leur voix pour exiger une réglementation plus sévère quant à la récupération des déchets électroniques.CHLOÉ COTNOIR ET S\u2019ENTASSENT LES DÉCHETS.« Lorsque le téléphone intelligent est arrivé, on a perdu tout le marché de l\u2019entrée de gamme.Il reste donc les passionnés qui s\u2019achètent du matériel de meilleure qualité.Mais encore là, la compétition vient maintenant de partout.Je ne peux pas battre le prix d\u2019Amazon. » \u2014 Jean Bourgault P H O T O L A T R I B U N E , F R É D É R I C C Ô T É SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 14 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000?: LA TECHNOLOGIE MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les premiers articles scientifiques sur la cyber- dépendance ont été publiés vers le milieu des années 1990.Le phénomène commençait à émerger, mais il était encore marginal, anecdotique.« Il y a 20 ans, il fallait aller au web.Aujourd\u2019hui, c\u2019est le web qui vient à nous », image la psychologue Marie-Anne Sergerie.« Avant, l\u2019accès à l\u2019Internet était moins facile.Il fallait aller sur un ordinateur et même l\u2019ordinateur portable devait être connecté à un fil réseau.Le wifi n\u2019existait pas.Aujourd\u2019hui, l\u2019internet est facilement accessible.On peut l\u2019avoir dans notre téléphone, directement dans notre poche », résume la psychologue de la région de Laval qui s\u2019intéresse aux aspects psychologiques et sociaux d\u2019Internet depuis plus d\u2019une vingtaine d\u2019années.Elle vient aussi de publier un livre sur le sujet.Rappelons quelques dates.Internet est arrivé tranquillement dans les maisons à partir de 1990 et le courriel s\u2019est répandu à partir de 1998.Le premier réseau social, Facebook, est né en 2004.Mais le véritable virage s\u2019est produit lors de l\u2019arrivée sur le marché du premier iPhone en 2007.Les premiers téléphones intelligents ont été suivis trois ans plus tard par le déferlement des iPad (et autres tablettes) sur le marché.C\u2019est donc au tournant de 2010 qu\u2019Internet est devenu facilement accessible.« Ce qu\u2019il faut comprendre, c\u2019est que 20 ans, ce n\u2019est pas beaucoup de recul pour bien comprendre un outil aussi puissant qu\u2019Internet », soutient la psychologue Magali Dufour, pro- fesseure à l\u2019Université du Québec à Montréal, professeure associée à l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste de la dépendance.Et c\u2019est ainsi que, depuis deux décennies, la cyberdépendance s\u2019est répandue comme une traînée de poudre.Mais d\u2019abord, qu\u2019est-ce que la cyberdépendance?Précisons qu\u2019il ne s\u2019agit pas (encore) d\u2019un diagnostic officiel.« Il faut voir ça sur un continuum.C\u2019est une zone très grise.La cyberdépendance fait partie des diagnostics à l\u2019essai dans le DSM-V [Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders], mais le DSM a fait le choix de se concentrer sur les jeux en ligne.Ici au Québec, on a fait le choix d\u2019utiliser la dépendance à Internet de façon plus large plutôt que de choisir une seule application comme les jeux en ligne », mentionne Magali Dufour.PERTE DE CONTRÔLE Comment fait-on la distinction entre une utilisation normale de la technologie et une dépendance nocive?« Comme dans tous les diagnostics, il faut qu\u2019il y ait plus qu\u2019un critère.Il faut qu\u2019on retrouve une perte de contrôle.L\u2019utilisation d\u2019Internet devient une obsession, la vie tourne autour de l\u2019objet.Il faut aussi des conséquences significatives aussi, pour soi ou pour son environnement.Le temps n\u2019est pas tout.Par exemple si on a six heures de temps de loisir par jour et qu\u2019on joue en ligne pendant six heures, alors il n\u2019y a pas de conséquences.On est certainement à risque, mais si on réussit à travailler, à faire ses devoirs, à faire son hygiène personnelle, alors ça va toujours.Dans la cyberdépen- dance, on voit qu\u2019au moins un de ces secteurs est délaissé au détriment du temps passé en ligne », mentionne Mme Dufour.La cyberdépendance provoque aussi un état de manque dès qu\u2019on met fin à son usage, même pour une courte période \u2014 le temps d\u2019aller se doucher ou d\u2019aller manger avec le reste de sa famille, par exemple.« La privation amène des sensations désagréables, par exemple la tristesse, l\u2019anxiété, l\u2019irritabilité, la colère ou l\u2019ennui », explique la psychologue Marie-Anne Sergerie.« Souvent, on va voir des gens qui ne dorment presque plus, qui ne sortent plus de leur chambre, qui sautent des repas, qui ne veulent plus aller voir leurs amis\u2026 Certains vont même négliger leur hygiène personnelle », ajoute Mme Sergerie.Alors voilà.Quand sa passion pour le web devient trop forte, quand son utilisation nous inquiète, quel est le premier pas à franchir pour retrouver un équilibre?Marie-Anne Sergerie suggère de commencer par une auto-obser- vation des symptômes.« Je me connecte quand?À quel moment?Je me sens comment quand je me connecte?Là ensuite, on peut aller plus loin pour voir s\u2019il y a un sentiment de détresse qui se cache derrière ça, pour voir quelle est la problématique qui se cacher derrière son usage de la technologie », indique-t-elle.Il existe une panoplie de trucs, parfois tout simples, pour aider les gens à décrocher.On en retrouve notamment plusieurs sur le site internet de l\u2019initiative Pause ton écran (www.pausetonecran.com/).« Être conscient de notre consommation, c\u2019est déjà un bon début.Ensuite, on pourrait prendre des pauses d\u2019écran, par exemple une heure avant de se coucher ou le dimanche après-midi\u2026 Parfois, se faire un contrat avec soi-même, c\u2019est déjà suffisant », mentionne la professeure et psychologue Magali Dufour.Quand Internet rend malade La cyberdépendance est caractérisée par une perte de contrôle.« L\u2019utilisation d\u2019Internet devient une obsession, la vie tourne autour de l\u2019objet?», explique la psychologue Magali Dufour, professeure à l\u2019Université du Québec à Montréal, professeure associée à l\u2019Université de Sherbrooke et spécialiste de la dépendance.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE 0027011 0046626 0046628 Pour un affûtage Professionnel! Aiguisage de couteaux, ciseaux, haches, lames de tondeuse, etc.Demandez Ricky pour une expertise! 10, rue Main Ouest, Coaticook 819 849-1234 RECHERCHE TERRE À BOIS 514 533-0149 Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 15 0046777 boul.Lionel-Groulx, bur.201 \u2022 SHERBROOKE CROQUEZ LA VIE Prothèses dentaires avec ou sans implants vous sert comme personne CONSULTATION SANS FRAIS 1000, ! On Pierre Rivard, d.d.Denturologiste 819 820-8282 | ivoire.ca Au fil des ans, de nombreuses personnes éprouvent des difficultés avec leurs prothèses dentaires traditionnelles.Celles-ci sont de moins en moins stables et confortables, ce qui occasionne fréquemment de la douleur ainsi que des problèmes de mastication et de prononciation.Pour plusieurs, cette situation entraîne de la gêne et de l\u2019inconfort dans leurs rapports sociaux et va même jusqu\u2019à affecter leur qualité de vie\u2026 sans parler des effets sur leur état de santé général.Vous reconnaissez-vous ?Heureusement, une solution efficace existe : les prothèses dentaires fixées sur implants.Ces prothèses sont retenues par des implants intégrés à vos gencives et servant de points d\u2019ancrage.Toutefois, rassurez-vous : la pose d\u2019implants est une procédure éprouvée, rapide et généralement sans inconfort.Cette solution est de loin la meilleure pour stabiliser vos prothèses dentaires et vous assurer une meilleure qualité de vie dès maintenant\u2026 et pour très longtemps ! Chez Ivoire Santé Dentaire, nous vous offrons une alternative de choix en matière de prothèses sur implants : L\u2019Optimale, la prothèse Naturalisée Ivoire sur implants.Issue de longues années de recherche et de développement, L\u2019Optimale est fabriquée avec des matériaux novateurs et se distingue par de multiples détails qui font la différence : \u2022 Caractéristiques permettant d\u2019imiter la forme et la teinte de votre sourire d\u2019origine, même au niveau de la couleur de vos gencives \u2022 Dents disposées à votre convenance et de façon esthétique \u2022 Forme qui favorise l\u2019espace de votre langue ainsi que la prononciation \u2022 Texture du palais qui aide à la dégustation et au nettoyage de la langue \u2022 Palais transparent, moins visible que le rose des dentiers traditionnels Étant un professionnel de la santé de première ligne, mon rôle est de vous accompagner tout au long du processus.Je vous offre tout d\u2019abord un examen denturologique complet et sans frais.Puisqu\u2019il existe de nombreux traitements d\u2019implantation dentaire, je peux ainsi vous recommander une solution sur mesure qui répondra vraiment à vos besoins.De l\u2019examen en clinique en passant par la planification des traitements à effectuer jusqu\u2019à la fabrication de la prothèse, vous serez accompagné et conseillé à toutes les étapes.Le résultat final : une prothèse esthétique et durable, avec une stabilité remarquable.Mangez avec plaisir les aliments dont vous avez envie.Parlez et souriez avec confiance.Appréciez les bienfaits d\u2019une prothèse confortable sans recourir à un adhésif.Bref, croquez dans la vie à pleines dents ! L\u2019Optimale, la prothèse Naturalisée Ivoire sur implants, la seule qui soit signée Ivoire, pourrait être la solution pour vous ! Je suis fier de faire partie d\u2019Ivoire Santé Dentaire, le plus grand réseau de denturologistes au Québec.Ivoire Santé Dentaire est constitué d\u2019une équipe de professionnels chevronnés qui utilise les plus récentes techniques et un équipement de pointe.Notre philosophie va au-delà du service professionnel.Notre promesse : vous servir comme personne ; car pour nous, vous êtes bien plus qu\u2019un simple patient.L\u2019Optimale La prothèse Naturalisée IVOIRE* sur implants Pierre Rivard, d.d.Ivoire Santé Dentaire Sherbrooke *La seule qui soit signée Ivoire.L\u2019Optimale La prothèse Naturalisée IVOIRE* sur implants SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 16 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LA TECHNOLOGIE SHERBROOKE \u2014 En 1997, l\u2019ordinateur Deep Blue bat le champion du monde d\u2019échec Garry Kasparov, devenant ainsi la première machine à battre l\u2019humain.Ce moment s\u2019avère marquant puisqu\u2019il a donné un second souffle à l\u2019intelligence artificielle, qui n\u2019a pas arrêté de progresser depuis.Et 23 ans plus tard, les ordinateurs peuvent faire bien plus que de jouer aux échecs.D e s r o b o t s q u i p a r l e n t o u même qui écrivent, des logiciels qui gèrent un inventaire dans une usine, des voitures qui se conduisent elles-mêmes, l\u2019outil recommandation sur Amazon ou Netflix, la domotique ou même le système de reconnaissance facial sur Facebook sont tous des exemples utilisant l\u2019intelligence artificielle de nos jours.Présente à peu près partout, l\u2019intelligence artificielle est plutôt simple à comprendre.Comment est-ce qu\u2019un ordinateur peut apprendre à jouer aux échecs, gérer un inventaire ou reconnaître une personne sur une photo?La réponse est simple : de la même façon que l\u2019être humain.« L\u2019humain emmagasine l\u2019information dans son cerveau, explique Jean-Sébastien Dessureault, fondateur de la Cellule d\u2019expertise en robotique et intelligence artificielle à Trois-Rivières.Si on lui montre une photo d\u2019une personne une fois, ça se peut qu\u2019il ne la reconnaisse pas tout de suite sur une autre photo, mais si on lui montre 1000 fois une photo de la même personne, il va se faire une tête et il sera capable de la reconnaître dans n\u2019importe quelles circonstances. » SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca TROIS GRANDES AVANCÉES EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLE 111, rue Bellevue, Sherbrooke 819 575-5050 | ResidenceLeVu.com PENDANT CE TEMPS LE PLUS IMPORTANT DEMEURE.Devant toute adversité, nous sommes toujours plus forts lorsque nous nous sentons entourés, lorsque nous partageons la même réalité que d\u2019autres.Vivre collectivement, c\u2019est ce qui fait de nous des humains.Ainsi, pour une vie épanouissante, une paix d\u2019esprit et un avenir prometteur, nous ne changerons pas.Nos valeurs sont bel et bien là pour rester\u2026 afin que vos yeux continuent de sourire.APPARTEMENTS POUR RETRAITÉS DISPONIBLES Venez nous voir laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 17 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LA TECHNOLOGIE SIMON ROBERGE simon.roberge@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Skynet qui pourchasse les derniers survivants de l\u2019espèce humaine et qui envoie des robots dans le passé dans Terminator ou les machines dans La Matrice qui utilisent l\u2019être humain comme des batteries : l\u2019intelligence artificielle (IA) est souvent à l\u2019origine de scénarios catastrophes dans les œuvres de science-fiction.Mais doit-on vraiment avoir peur de l\u2019évolution de l\u2019IA?« Il ne faut pas avoir peur, mais il faut être prudent, lance Jean- Sébastien Dessureault, spécialiste en IA.Il n\u2019y a pas de scénarios catastrophes imminents.Et même dans ces scénarios catastrophes, on ne parle pas de Terminator, qui est un scénario extrême.En ce moment, nos intelligences artificielles peinent à distinguer un chien d\u2019un chat. » Pour M. Dessureault, la meilleure représentation de l\u2019IA au cinéma s\u2019est fait dans le film Her mettant en scène Joaquin Phoenix, Amy Adams et Scarlett Johansson.« C\u2019est un peu plus réaliste, sou- ligne-t-il.On pourrait imaginer Siri ou Alexa de cette façon dans 50 ans.Je ne dis pas que ça va arriver, mais ça a beaucoup plus de chance d\u2019arriver que Terminator. » FAIBLE VS FORTE Pour l\u2019instant, le développement de l\u2019IA en est encore au stade « faible », c\u2019est-à-dire un stade spécialisé.« Une machine peut jouer aux échecs ou conduire une automobile ou avoir une conversation, explique M. Dussureault.Elle peut faire ça, mais seulement ça.On ne va pas demander à l\u2019IA de jouer une partie d\u2019échecs et de conduire une automobile.Ça ne fonctionne pas. » C\u2019est tout le contraire de l\u2019humain qui peut mener à bien plusieurs tâches différentes et même s\u2019adapter en temps réel à une situation inconnue.« Quand on sera rendu là, ce sera une IA \"forte\", indique M. Dessur- reault.C\u2019est un peu le saint Graal de l\u2019intelligence artificielle.On a quelques pistes, mais on n\u2019est pas si proche que ça. » Pour M. Dussereault le futur de l\u2019intelligence artificielle passe toutefois par la collaboration avec d\u2019autres disciplines.« L\u2019 intel l ig ence ar t i f ic ie l le va venir prêter main-forte à d\u2019autres techniques dans d\u2019autres domaines comme en bio-ingé- nierie avec les prothèses.Ça servira aussi en administration ou en bio-informatique où on analyse le génome humain. » DÉCLARATION DE MONTRÉAL Comme avec toute technologie, des risques sont présents.La déclaration de Montréal pour un développement responsable de l\u2019intelligence artificielle vient ainsi mettre certaines balises quant au développement de l\u2019IA.C e t t e d é c l a r a t i o n é n o n c e 10 principes fondamentaux du développement de l\u2019IA dans les prochaines années.La protection de la vie privée, l\u2019inclusion de la diversité, la protection des principes démocratiques et le développement soutenables vont partie de ces principes.« C\u2019est pour assurer que l\u2019humain demeure au centre des développements en IA », résume Jean-Sébas- tien Dussereault.Faut-il avoir peur de l\u2019intelligence artificielle?SHERBROOKE \u2014 Pour remonter aux origines de l\u2019intelligence artificielle, il faut retourner jusque dans les années 1950 avec Alan Turing, connu pour avoir joué un rôle majeur dans la cryptanalyse de la machine Enigma lors de la Seconde Guerre mondiale.« Il a posé la question à savoir si une machine peut penser, explique Jean-Sébastien Dessureault, spécialiste en intelligence artificielle.Il s\u2019est demandé si on pouvait arriver à tromper un humain en le faisant communiquer avec une machine et qu\u2019il pense que c\u2019est un autre humain.Ça s\u2019appelle le test de Turing ou le jeu de l\u2019imitation.À partir de cette publication, on s\u2019est mis à réfléchir à l\u2019intelligence artificielle. » Les découvertes de Hodgkin et Huxley en biologie ont également amené beaucoup d\u2019eau au moulin pour l\u2019intelligence artificielle à ses débuts.« Ils ont réussi à mettre des senseurs sur le cerveau d\u2019un calmar géant pour vraiment voir comment les signaux électriques se répandent dans un cerveau. » Ces recherches ont mené à la création d\u2019un premier réseau de neurones artificiels, un procédé encore utilisé de nos jours.SIMON ROBERGE LE JEU DE L\u2019IMITATION Nous sommes encore très, mais très loin des robots dans les films de la série Terminator.Pour l\u2019instant les intelligences artificielles peinent à différencier un chien d\u2019un chat.\u2014 PHOTO 123RF C\u2019est le même principe avec le réseau de neurones artificiel d\u2019une intelligence artificielle.« Plus on fait vivre des expériences à un réseau de neurones, plus l\u2019ordinateur sera compétent à effectuer une certaine tâche, que ce soit, par exemple, reconnaître un visage ou des objets dans une photo, ajoute celui qui poursuit un doctorat en génie électrique à l\u2019UQTR.C\u2019est possible pour un ordinateur d\u2019apprendre sur la base d\u2019expériences antérieures.Plus la donnée est complexe, plus il faut lui faire vivre des expériences. » BIG DATA, JEUX VIDÉO ET CONNECTIVITÉ Ce sont trois grandes avancées en informatique qui permettent aujourd\u2019hui de parler à Siri sur son téléphone : le big data, les jeux vidéo et la connectivité.La première clé USB a été vendue en 2000.Pour 30 $, on pouvait mettre la main sur une capacité de stockage de 128.megs.À peine 20 ans plus tard, une clé USB de 8 gigs coûte environ 10 $ et il est très abordable d\u2019acheter des téraoctets de données.C\u2019est ce qu\u2019on appelle le big data, c\u2019est-à-dire l\u2019explosion des quantités de stockage disponibles.« C\u2019est la source de l\u2019intelligence artificielle, mentionne M. Dessureault, qui enseigne au Cégep de Victoriaville.C\u2019est ce qui est utilisé pour nourrir un réseau de neurone.Avec du stockage on peut mettre des vidéos, photos et sons.On est en mesure de stocker beaucoup plus de données. » L\u2019industrie des jeux vidéo a mené à la création des cartes graphiques qui, au contraire des microprocesseurs, peuvent traiter l\u2019information en parallèle.« Les microprocesseurs traitent les données de façon séquentielle, une après l\u2019autre.On leur en demandait beaucoup.Les jeux vidéo ont beaucoup aidé l\u2019intelligence artificielle.Ils ont permis d\u2019avoir des graphiques de jeux vidéo plus performants rapidement, mais on a aussi besoin de le faire en intelligence artificielle. » Ce qui aurait pris à un microprocesseur des mois ou des années de traitement prend maintenant quelques heures.Et finalement la très grande connectivité entre nos cellulaires, ordinateurs, voiture, montre, etc.aident beaucoup à la collecte de données.« De plus en plus, on a des senseurs un peu partout dans notre environnement, souligne M. Des- sureault.Les objets sont connectés entre elles et ça permet d\u2019amener beaucoup d\u2019eau au moulin.L\u2019information, avant de la stocker, il faut la ramasser dans l\u2019environnement humain. » En attendant d\u2019autres avancées majeures, en informatique quantique par exemple, ces trois grands axes seront encore au cœur du développement de l\u2019intelligence artificielle dans les prochaines années.Des robots qui parlent ou même qui écrivent, des logiciels qui gèrent un inventaire dans une usine, des voitures qui se conduisent elles-mêmes, l\u2019outil recommandation sur Amazon ou Netflix, la domotique ou même le système de reconnaissance facial sur Facebook sont tous des exemples utilisant l\u2019intelligence artificielle de nos jours.\u2014 PHOTO 123RF Jean-Sébastien Dessureault \u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 18 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LA TECHNOLOGIE SHERBROOKE \u2014 Le grand-père de Joël Monzée le récompensait d\u2019une once de bière quand il faisait une belle sieste quand il était enfant.C\u2019était au milieu des années 1970.L\u2019anecdote fait sursauter aujourd\u2019hui.Mais à l\u2019époque, c\u2019était normal.« On ne savait pas encore à l\u2019époque que l\u2019alcool était dommageable pour les enfants.Aujourd\u2019hui, aucun grand-père ne ferait ça », soutient en riant le docteur en neurosciences Joël Monzée.Le neuropsychologue utilise cette anecdote pour comparer avec un autre phénomène qui est très mal compris actuellement alors qu\u2019il est pourtant abondamment utilisé dans nos vies : l\u2019impact de l\u2019utilisation des écrans sur le développement des enfants.M. Monzée poursuit avec un autre exemple : le film Jaws (Les dents de la mer), sorti en 1975, était si peu réaliste qu\u2019il ne faisait pas bien peur.Avant l\u2019apparition du requin, on entendait même une petite musique qui laissait présager son arrivée.« Les trucages qui étaient disponibles à l\u2019époque étaient terribles! Aujourd\u2019hui, c\u2019est tellement puissant que c\u2019est difficile de faire la différence entre le réel et l\u2019irréel, surtout pour le cerveau des enfants qui ne sont pas encore matures », indique-t-il.« Selon des études, trois minutes de Pat\u2019Patrouille ou de Bob l\u2019éponge le matin avant de partir à l\u2019école suffiraient pour perturber le comportement des enfants durant la journée en raison de la perturbation du système nerveux que ça leur apporte », se désole-t-il.La modération a bien meilleur goût en ce qui concerne les écrans, des petits aux plus grands.« De zéro à trois ans, ça doit être aucun temps d\u2019écran.On doit retarder l\u2019introduction du temps d\u2019écran le plus possible.Ensuite, pour tout le monde, il faut viser de cinq à sept heures de temps d\u2019écran de loisirs par semaine, au maximum », insiste M. Monzée.« La suite, c\u2019est sensibilisation, sensibilisation et encore sensibilisation.Comme on l\u2019a fait avec le pot, l\u2019alcool, la vitesse au volant et les autres problèmes de société.Il va falloir que le gouvernement présente les conséquences aux gens et les sensibilise sur les impacts », insiste Joël Monzée.Le gouvernement du Québec a lancé un Forum sur l\u2019utilisation des écrans et la santé des jeunes en février dernier en reconnaissant que l\u2019exposition des jeunes aux écrans de toutes sortes aura des effets sur plusieurs aspects de leur santé psychologique et physique.En raison de la pandémie, les travaux sont toujours suspendus.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca LA TECHNO, À CONSOMMER AVEC MODÉRATION POUR LES PETITS « Selon des études, trois minutes de Pat\u2019Patrouille ou de Bob l\u2019éponge le matin avant de partir à l\u2019école suffiraient pour perturber le comportement des enfants durant la journée en raison de la perturbation du système nerveux que ça leur apporte. » \u2014 Joël Monzée, docteur en neurosciences 0036626 0047045 Guillaume Richard, audioprothésiste 1309 rueGrégoire, Sherbrooke (QC) J1N 1S6 | 819 821-3005 info@richardaudioprothesiste.ca FINI LES PILES, optez pour des prothèses auditives rechargeables.De à Obtenez un dépistage auditif sans frais.Jusqu\u2019au 30 octobre.richardaudioprothesiste.ca âge par Michel Rabagliati .DE discrimination ! laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 19 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000?: LA TECHNOLOGIE SHERBROOKE \u2014 Dans ce monde devenu si technologique, une faculté est en train de se perdre : celle de s\u2019ennuyer et de faire naître la créativité dans l\u2019ennui.« On a de beaux exemples en cette période de pandémie.On est privés de faire certaines activités, certaines sorties.Certes, les écrans peuvent nous permettre de nous divertir, mais il existe encore des possibilités hors ligne : peindre, jouer de la musique, bouger, faire du sport, bref, être créatif malgré les contraintes liées à la pandémie », explique la psychologue Marie-Anne Sergerie.« C\u2019est considéré comme une perte de temps de s\u2019ennuyer.On a aujourd\u2019hui l\u2019impression qu\u2019on peut être productif tout le temps, parce que le travail peut nous suivre tout le temps.Nous sommes là aussi dans un monde où les frontières sont floues », explique la professeure Magali Dufour.L\u2019utilisation de l\u2019ordinateur n\u2019est pas nocive quand il s\u2019agit d\u2019un outil de travail et qu\u2019il nous permet de faire un travail scolaire ou bien de réaliser les tâches reliées à notre emploi.Mais cela amène cependant à un autre risque : être incapable de se déconnecter de son emploi.« Être productif, c\u2019est très valorisé dans notre société.Ce n\u2019est pas pour rien que la France travaille sur une loi sur la déconnexion, pour que les employés se sentent à l\u2019aise de ne plus répondre à leurs courriels instantanément et de ne pas être toujours au bout du fil », ajoute Mme Dufour.Mais la tentation de se coller à son ordinateur, à sa console de jeux vidéo, à sa télévision ou à son téléphone intelligent est grande.« Manger du chocolat à l\u2019occasion, c\u2019est bien.Manger du chocolat trois fois par jour tous les jours durant cinq ans, ce n\u2019est pas bon.C\u2019est la même chose avec l\u2019utilisation des technologies : il y a un équilibre à trouver », souligne Mme Sergerie.Et même chose pour les enfants.S\u2019ils sont déjà habitués à utiliser les écrans fréquemment, ils risquent de trouver l\u2019ennui difficile si leurs parents décident de franchir le pas et d\u2019en restreindre l\u2019accès.« Les dix premières minutes risquent d\u2019être difficiles, oui, j\u2019en conviens.Mais après dix minutes, l\u2019enfant va aller dehors, va sortir des Legos, des dessins, il va trouver à s\u2019occuper.L\u2019ennui va pousser l\u2019enfant à être créatif », assure le docteur en neurosciences Joël Monzée.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD DE L\u2019ENNUI À LA CRÉATIVITÉ La modération a bien meilleur goût en ce qui concerne les écrans, des petits aux plus grands.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0046829 Participez à la soirée d\u2019échanges virtuelle! Quand?Le jeudi 8 octobre 2020, à 19 h.Webdiffusion en direct à sherbrooke.ca/boisefabi Un comité de coconstruction sera formé à la suite de cette soirée.Saisissez cette occasion a?n que l\u2019aménagement du parc du Boisé-Fabi réponde le plus possible à vos attentes.L\u2019aménagement du parc naturel du Boisé-Fabi vous tient à cœur?Vous avez des idées pour la conception de la rue qui bordera ce vaste parc?Pour en savoir plus ou pour intervenir pendant la soirée d\u2019échanges, visitez sherbrooke.ca/boisefabi. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 20 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS a adopté jeudi un budget déficitaire de 7,5 millions $ sur son budget total de près de 1,7 milliard $ pour l\u2019année financière 2020-2021.Cette somme représente 0,4 % du budget annuel de l\u2019établissement de santé et de services sociaux qui embauche notamment près de 20?000 personnes.Il s\u2019agit toutefois de « l\u2019enveloppe régulière » attribuée au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Une « deuxième enveloppe » est aussi allouée à l\u2019Estrie pour couvrir les nouvelles et nombreuses dépenses liées à la pandémie sur son territoire.Les sommes remboursées sont variables selon les mois et peuvent grimper jusqu\u2019à 18 millions $ mensuellement.« Dans le contexte de la pandémie, c\u2019est une année d\u2019adaptations et d\u2019incertitudes », mentionne la directrice des ressources financières au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, Lyne Jutras.« La pandémie crée des pressions sur l\u2019ensemble de nos systèmes de gestion.Le budget de l\u2019année financière 2020-2021 sera difficile à équilibrer.Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS prévoit un déficit de 7,5 millions $ et fait appel à la collaboration des directions pour minimiser les impacts financiers », ajoute Mme Jutras.Fait intéressant à noter : la masse salariale du CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS est de 1,15 milliard $, c\u2019est- à-dire plus de 60 % de son budget.Précisions aussi que l\u2019année financière du CIUSSS est du 1er avril 2020 au 31 mars 2021.REMBOURSEMENT DES DÉPENSES COVID-19 Jusqu\u2019ici, le ministère de la Santé et des Services sociaux rembourse au CIUSSS toutes les dépenses liées à la COVID-19 et elles sont nombreuses.Pensons par exemple aux primes versées à certains employés, aux heures supplémentaires effectuées par le personnel, à la location de certains bâtiments pour y faire des activités supplémentaires (comme la location des anciens locaux de BRP et de Costco) et par l\u2019achat de davantage de matériel pour tout le volet sanitaire notamment.« Jusqu\u2019ici, nos dépenses liées à la COVID sont très variables selon les mois, je dirais de l\u2019ordre de 10 à 17-18 millions $ par mois », souligne Mme Jutras.L e re m b o u r s e m e n t d e c e s d é p e n s e s n e c o m p e n s e pa s toutefois la perte de certains revenus et la diminution des activités dans certains secteurs qui sont financés à l\u2019activité, notamment en chirurgie et en imagerie.156 NOUVELLES PLACES EN SOINS ALTERNATIFS C\u2019est l\u2019ouverture de places supplémentaires pour les patients ayant besoin de services de niveau de soins alternatifs (NSA) qui représente jusqu\u2019ici l\u2019ensemble du déficit estimé de 7,5 millions $ pour l\u2019année en cours.« C\u2019est un enjeu malgré l\u2019ouverture de 300 nouvelles places d\u2019hébergement financées depuis 2016-2017 au sein de notre établissement.Nous avons dû déployer 156 nouvelles places pour un montant de 7,5 M$ afin de favoriser la fluidité du parcours des usagers en centre hospitalier et ainsi permettre un meilleur accès des usagers en attente dans les salles d\u2019urgence », soutient la directrice des ressources financières.Le CIUSSS de l\u2019Estrie a toutefois bon espoir de se faire autoriser ces dépenses supplémentaires.« Pour le ministère, c\u2019est toujours une priorité que l\u2019établissement puisse libérer ses lits de courte durée, et c\u2019est un enjeu qui est encore plus important en période de pandémie », souligne Lyne Jutras.D\u2019autres enjeux pourraient venir influencer le résultat budgétaire du CIUSSS.« L\u2019établissement pourrait dans certains cas ne pas être en mesure d\u2019atteindre toutes les cibles identifiées par le ministère et ainsi limiter notre juste part de financement suite à des critères de reddition de compte très précis.Ceci pourrait également s\u2019appliquer quant aux dépenses reliées à la COVID-19 », précise Mme Jutras.L\u2019année financière en cours sera donc compliquée pour le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.« Nous devrons plus que jamais faire preuve de créativité et d\u2019innovation, et se donner les moyens de repenser nos façons de faire et moderniser nos approches et nos pratiques », a-t-on indiqué à tous les gestionnaires de l\u2019établissement.Rappelons en terminant que le CIUSSS de l\u2019Estr ie-CHUS avait terminé son exercice financier 2019-2020 le 31 mars dernier en équilibre financier.Quelques mois plus tard, le MSSS avait toutefois décidé de retirer son remboursement pour des activités en cardiologie et en imagerie réalisées en 2017-2018 et 2018-2019, ce qui a causé un déficit de 4,4 millions $.« On ne s\u2019y attendait pas.On n\u2019a pas dit notre dernier mot dans ce dossier, car nous continuons de faire des représentations au ministère pour avoir droit à ces remb ours ements » , indique Mme Jutras en précisant que ce déficit représente 0,3 % du budget de l\u2019établissement.« Sous la barre des 1 % de déficit, on parle d\u2019équilibre financier », précise Mme Jutras.Une année budgétaire «?difficile à équilibrer?» au CIUSSS de l\u2019Estrie La directrice des ressources financières au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, Lyne Jutras.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU LE MOT CACHÉ ANTIDOTE PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE www.antidote.info Le remède à tous vos mots.Dorénavant, nous vous proposons le Mot caché Antidote, un nouveau jeu quotidien où vous aurez à réordonner les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.Exercez vos compétences au Scrabble et enrichissez vos connaissances de cruciverbiste avec ce défi ludique diffusé dans la section Jeux de notre application et dans notre édition papier le samedi.Amusez-vous bien ! R R E U L G A , verbe Définitions \u2014 [Marine] Détacher (un cordage).?[Familier] Se débarrasser de.Un nouveau jeu linguistique pour nos lecteurs Depuis plusieurs années déjà, le Mot du jour Antidote est le rendez-vous quotidien des amoureux de la langue française.Grâce à lui, nous avons tous pu enrichir notre vocabulaire de noms, d\u2019adjectifs, d\u2019adverbes et de verbes dont nous ignorions parfois la signification, voire l\u2019existence. laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 21 0046503 BAISSE DE TAUX MAJEURE SUR MODÈLES 2 021 EN BONI SUR MODÈLES 2020 SÉL ECTIONNÉS OBTENEZ JUSQU\u2019À MOIS SUR MODÈLES 2020 LES PLUS POP ULAIRES FINANCEMENT JUSQU\u2019À AUSSI PEU QUE SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca ORFORD \u2014 « Exceptionnelle », « petite », « ordinaire » : la saison vinicole estrienne de 2020 aura été la preuve qu\u2019être vigneron, c\u2019est un peu comme jouer à la loterie avec la sueur de son front.« Regardez ça! Même pas un raisin de pourri! » Christian Bolduc, au Vignoble d\u2019Orford, jubile devant ses raisins Frontenac.En pleines vendanges, le propriétaire compare la saison 2020 à celle de 2012, marquée par un grand ensoleillement et peu de pluie.« Les vignes, ça n\u2019aime pas l\u2019eau.Comme il y a eu très peu d\u2019eau cette année, il n\u2019y a pas de maladies fongiques.Ça, c\u2019est excellent pour nous.Notre champ de bataille, cet été, ça a surtout été les scarabées japonais. » Un léger gel a forcé la précipitation des récoltes de certains cépages, la semaine dernière, mais par chance, toutes les vignes n\u2019ont pas été touchées.Une vingtaine de kilomètres plus loin, à la Grange Hatley de Sainte-Catherine-de-Hatley, le gel hâtif a fait un peu plus de dégâts.« Ça a créé beaucoup de pro- bl èm es, pa rc e que la matu - r i t é q u \u2019o n p e n s a i t a v o i r e n septembre n\u2019a pas été jusqu\u2019au bout, explique Jean Paul Martin, le propriétaire.C\u2019est un petit préjudice au niveau qualitatif, mais bon, c\u2019est Dame Nature qui commande! » GELS TARDIFS Alors que l\u2019automne comporte son lot de menaces, comme les ratons, chevreuils et oiseaux qui attendent tous impatiemment de se mettre des raisins mûrs en gueule, le printemps est tout aussi crucial.Déjà à la fin du mois de mai, le gel est venu ajouter une embûche aux producteurs de la région en tuant les premiers bourgeons.À la Halte de Pèlerins, c\u2019est près de 50 % de la récolte annuelle qui y est passée à ce moment précis.Au passage de La Tribune, jeudi, toutes les feuilles avaient été tuées par le plus récent gel, et tous les raisins avaient déjà été ramassés en vitesse pour sauver un maximum de fruits des prédateurs.Malgré tout, Geneviève Chabot, qui tient l\u2019entreprise avec son conjoint Marco Corbin et leurs filles, Raphaëlle et Naomi, explique que la qualité est finalement bien meilleure que celle attendue.« On a été choyé par l\u2019été sec et chaud.Ce qui arrive aussi, c\u2019est que quand la vigne perd son bourgeon primaire et qu\u2019on tombe sur le bourgeon secondaire, elle va se concentrer à faire de bons fruits avec la moitié qu\u2019il lui reste. » À Ulverton, la saison a été « ordinaire », rapporte pour sa part Brian Illick, des Vallons de Wadleigh.« Un raisin, c\u2019est un peu comme un être humain.Trop chaud, ce n\u2019est pas mieux.Le raisin va être dormant et cesser sa croissance en canicule », explique celui dont les vendanges se sont terminées mardi, avec l\u2019aide de plusieurs bénévoles.MAIN-D\u2019ŒUVRE Le monde agricole ayant été privé de plusieurs travailleurs étrangers cet été, ni les Vallons de Wadleigh, ni la Grange Hatley, le Vignoble d\u2019Orford ou la Halte des Pèlerins n\u2019ont manqué de main-d\u2019œuvre pour leurs vendanges.« J\u2019ai l\u2019habitude d\u2019embaucher une main-d\u2019œuvre locale, alors ça n\u2019a pas été un problème, dit Christian Bolduc.On ne se cachera pas qu\u2019il y a eu un petit défi avec la PCU [prestation canadienne d\u2019urgence].Finalement, j\u2019ai embauché plusieurs Français, en plus de Québécois. » À la Halte des Pèlerins, où les vendanges se font habituellement exclusivement avec des touristes, on a dû changer de formule en raison de la COVID-19.« Mais comme la récolte a été amoindrie, on n\u2019a pas eu de difficulté à ramasser avec nos employés », nuance Mme Chabot.LES RAISINS ESTRIENS DE 2020 Entre gel et soleil Au Vignoble d\u2019Orford, les récoltes sont « exceptionnelles » cette année.L\u2019été chaud et sec s\u2019est montré clément et les gels semblent avoir été moins agressifs qu\u2019ailleurs dans la région.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD « Les vignes, ça n\u2019aime pas l\u2019eau.Comme il y a eu très peu d\u2019eau cette année, il n\u2019y a pas de maladies fongiques.Ça, c\u2019est excellent pour nous.Notre champ de bataille, cet été, ça a surtout été les scarabées japonais », explique Christian Bolduc, le propriétaire du Vignoble d\u2019Orford.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0043929 0046283 Jusqu\u2019au 31 octobre 2020, obtenez 1%de rabais additionnel à l\u2019achat de chaqueporte et fenêtre.12%Jusqu\u2019à de rabais* 2995, rue King Est, Sherbrooke - 819 823-8728 * Certaines conditions s\u2019appliquent vaillancourt.ca/sherbrooke laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 23 « Les Québécois se sont réapproprié le Québec », se réjouit la copropriétaire de la Halte des Pèlerins SHERBROOKE \u2014 Ils sont passés d\u2019inquiets à émus, cet été.Pour les vignerons estriens, il n\u2019est plus question de se faire du mauvais sang, même si les touristes de Montréal et de Québec ne font soudainement plus partie de l\u2019équation.Plutôt, ceux-ci s\u2019apprêtent à tourner la page sur une saison de ventes sans pareil.Geneviève Chabot, copropriétaire de la Halte des Pèlerins, à Sherbrooke, confie avoir eu très peur ce printemps.Déjà, avec le report d\u2019un an de tous les mariages prévus au vignoble en plus d\u2019une ouverture aussi tard que le 3 juillet, celle-ci se demandait bien qui remplacerait les visiteurs américains et asiatiques sur lesquels elle comptait habituellement.Finalement, « les Québécois se sont réapproprié le Québec.Je disais toujours qu\u2019on était trop près de Sherbrooke pour être exotiques pour ses habitants.À l\u2019automne d\u2019habitude, on a plus de Coréens que de gens du coin, mais cette année, on n\u2019a jamais autant eu de Sherbrookois.On a eu une clientèle complètement différente », note celle qui a complètement réaménagé sa boutique.Les visiteurs repartent même avec leur propre verre à vin après la dégustation, question de limiter les contacts.Même si l\u2019achalandage à la b outique représ entait environ 30 % ou 40 % de ce qu\u2019elle connaît habituellement, les gens ont acheté davantage, explique Mme Chabot.« Avant de rouvrir aussi, ajoute- t-elle.Trois semaines avant d\u2019ouvrir la boutique, on n\u2019avait plus une bouteille de rosé! On a eu des ventes records, tant dans les épiceries ou les SAQ.Les gens nous appelaient pendant le confinement pour qu\u2019on aille livrer chez eux.Je tiens vraiment à remercier les gens pour tout ça. » « JE N\u2019AI PLUS DE VIN! » Au Vignoble d\u2019Orford, la saison touristique a été « extraordinaire ».Le propriétaire Christian Bolduc, qui a bâti son entreprise en 2000, n\u2019a jamais vu ses vins partir aussi vite.« Je n\u2019ai plus de vin! Il ne me reste que du vin fortifié! Le rouge, le blanc et le rosé sont tous écoulés.On voit vraiment qu\u2019il y a une forte demande pour les vins québécois, alors qu\u2019ils étaient boudés à une certaine époque.Puis, mes vins traditionnels sont très secs.En ce moment, c\u2019est très demandé », dit celui dont le principal problème, actuellement, est de trouver les moyens d\u2019agrandir sa production.Alors qu\u2019i l recevait par les années passées plus d\u2019Américains que de Québécois, M. Bolduc a vu ces derniers composer 95 % de sa clientèle cet été.À Ulverton, aux Vallons de Wad- leigh, la pause sera bien méritée au moment de fermer boutique, à l\u2019Action de grâce.Brian Illick, l\u2019un des propriétaires, croit avoir vu les ventes grimper de près de 50 %.« Je pense que beaucoup de gens ont été sensibilisés.Ils se sont vraiment tournés vers les produits du terroir.Ça a été une très belle année pour nous. » RATTRAPAGE DANS LES RESTAURANTS Pour le petit vigneron derrière la Grange Hatley, Jean Paul Martin, l\u2019engouement pour le local est venu sauver la mise, celui-ci comptant en partie sur les restaurants pour vendre ses produits.Après la fermeture de ceux-ci pendant près de trois mois ce printemps, le producteur, qui ne reçoit pas les touristes sur place, se réjouit tout de même d\u2019avoir vendu autant qu\u2019à l\u2019habitude.« Cet été, les gens de l\u2019Estrie ou d\u2019ailleurs se sont déplacés et sont venus manger au restaurant.Je suis au Manoir Hovey et au Ripplecove, par exemple, et ça a plutôt bien fonctionné chez eux.Je dirais que ça a encore cette erre d\u2019aller, mais avec ce qui se passe cette semaine, on ne sait pas trop.Mais je n\u2019ai pas à me plaindre pour la vente, c\u2019est certain que si j\u2019avais eu plus de vin, j\u2019en aurais vendu plus », avance M. Martin, qui ne produit que 4500 bouteilles par an.Cette année, 30 % de ses clients privés sont nouveaux.À la SAQ, on remarquait déjà une augmentation de 40 % des ventes de produits québécois entre le 29 mars et le 20 juin 2020.Ruée vers le vin d\u2019ici Geneviève Chabot, copropriétaire du vignoble la Halte des Pèlerins, éprouve énormément de gratitude pour les Québécois qui ont permis au vignoble de vivre une belle année de ventes malgré tout.Elle pose ici avec sa fille, Raphaëlle Corbin.Son conjoint Marco Corbin et leur fille Naomi Corbin ne pouvaient être présents pour la photo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca Christian Bolduc, propriétaire du Vignoble d\u2019Orford, témoigne d\u2019une saison touristique « extraordinaire ».\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0047101 réalisation du service de la promotion AUTOS 2020|2021 Plusieursmod èles de véhicules, d eVUS et versions hyb rides! \u2014 ACHAT ET LOCATION \u2014 DÉCOUVREZ LES OFFRES SPÉCIALES DE NOS CONCESSIONNAIRES! CAHIER PROMOTIONNEL Cahier spéCial 10 oCtobre SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 24 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Je ne le laisserai pas gagner.Je veux maintenant avancer.Il faut avancer. » L\u2019adolescente de Sherbrooke qui a permis l\u2019arrestation du prédateur sexuel Pascal Montembeault aurait souhaité qu\u2019il soit condamné à une peine au-delà des 13 ans et demi qui ont été imposés cette semaine par le tribunal.L\u2019homme de 41 ans de Trois- Rivières devra passer encore huit ans et dix mois derrière les barreaux pour avoir commis des crimes sur 105 victimes mineures partout au Québec et même en France sur une période de près de trois ans.L\u2019adolescente par qui Montem- beault est passé des crimes derrière l\u2019écran à ceux commis à son endroit dans un parc de Sherbrooke a assisté à la décision de la juge Claire Desgens de la Cour du Québec en visioconférence.Elle a par la suite rencontré la pro- cureure aux poursuites criminelles Me Marie-Line Ducharme qui lui a expliqué la décision.« C\u2019est certain que je trouve que ce n\u2019est pas beaucoup d\u2019années de prison.Nous n\u2019étions pas juste cinq, mais nous étions 105 victimes.Nous allons vivre toute notre vie avec les conséquences des crimes qu\u2019il a commis », explique la victime.Cette dernière craint au risque de récidive de Pascal Montembeault qui a été qualifié être au-dessus de la moyenne par la juge Desgens.« J\u2019espère qu\u2019il ne remettra pas la population en danger en sortant.J\u2019ai l\u2019intention d\u2019être présente lors de son processus de remise en liberté aux libérations conditionnelles.J\u2019avais dénoncé justement pour protéger les autres filles afin qu\u2019il ne recommence pas », signale l\u2019adolescente.« DÉLAIS INSUPPORTABLES » L\u2019adolescente déplore la longueur du processus judiciaire.Il s\u2019est passé plus de trois ans entre sa dénonciation pour le crime qu\u2019elle a subi en août 2017 et la condamnation de Montembeault cette semaine.« Je pensais que ça allait se régler vite.Même s\u2019il a plaidé coupable, toutes les victimes et moi avons dû vivre avec ces délais insupportables », souligne la jeune femme.Elle en veut encore à Pascal Montembeault de lui avoir volé la fin de son adolescence par les crimes de leurre informatique, puis les gestes d\u2019agressions sexuelles qu\u2019il a commis à son endroit.« Je ne comprends pas pourquoi il a reproduit des gestes qu\u2019il a vécus.Je dois maintenant vivre avec les conséquences de cette agression pour des choses qu\u2019il n\u2019avait pas réglées », indique la victime.Soignée en pédopsychiatrie ainsi que pour des troubles alimentaires, l\u2019adolescente a dû prendre une multitude de médicaments à la suite de l\u2019agression subie dans un parc de Sherbrooke.Mais elle remonte la pente.Elle vient d\u2019être acceptée dans le programme collégial de son choix.« J\u2019ai perdu une année à cause de tout ça.Mais au moins, je viens de recevoir une réponse positive.Je vais finir mes cours au secondaire dans les prochains mois avant de quitter la région pour mes études.Je veux passer à autre chose.C\u2019était bien noir dans le tunnel, mais maintenant je suis presque rendue au bout et je vois enfin la lumière », signale la courageuse victime.La force et le courage de cette victime, ceux d\u2019une autre qui a témoigné lors des observations sur la peine de même que ceux des autres victimes ont été soulignés par la juge Desgens dans la décision rendue, jeudi, au palais de justice de Sherbrooke.« Ces deux jeunes femmes ont livré un récit percutant de ce que vos gestes déviants leur ont fait subir alors qu\u2019elles n\u2019étaient encore que des adolescentes.Leurs témoignages étaient encore teintés de la souffrance qui les habite toujours à ce jour.Elles ont décrit de façon éloquente l\u2019énorme impact que vos crimes ont eu sur leur vie à commencer par la honte d\u2019avoir été ainsi bernée et manipulée jusqu\u2019aux blessures plus significatives d\u2019avoir été agressées dans ce qu\u2019elles avaient de plus précieux, leur cœur, leur âme, leur dignité et leur intimité », a souligné la juge Claire Desgens.Cette dernière a rappelé à Pascal Montembeault le témoignage de la mère de cette victime sher- brookoise qui avait mentionné que « vous n\u2019aviez pas seulement volé l\u2019adolescence de sa fille, mais que vous l\u2019aviez tuée » «?Je ne le laisserai pas gagner?» Pascal Montembeault \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Une victime de Pascal Montembeault témoigne CLASSE C 300 4MATIC 2020, démos avec moins de 9 000km Très équipée avec: - Traction intégrale intelligente 4MATIC - Ensemble Premium - Ensemble Sport - Volant chauffant En rabais de Solde final: Prix régulier: à l\u2019achat Quantités limitées à l\u2019achat 8 000$ 48 686$ 56 486$ Mercedes-Benz de Sherbrooke 4787, boul.Bourque Sherbrooke, 1-888-314-9802 © Mercedes-Benz Canada Inc., 2020.Offres de location et de financement 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exception nelle.Lesenseignantsontdû accompliruntravail extraor dinaire pour accueillir les élèves du Québec dans des conditionsparticulièrement difficiles de pandémie et de pénurie.Pendant ce temps, les négociations en édu cation piétinent et le gou vernement ne semble pas vouloir prendre soin de son personneldepremière ligne.« Pourquoi les enseignants ne sont-ils pas aussi importants que les autres travailleurs face aux mesures de sécurité ?Pourquoi doivent-ils compenser autant de lacunes du système, pourtant connues depuis longtemps, sans qu\u2019on écoute leurs besoins ?», s\u2019interroge JoséeScalabrini.Lapré- sidentede laFédérationdessyndi- cats de l\u2019enseignement (FSE-CSQ) salue le travail extraordinaire des enseignantes et des enseignants qui ont permis une rentrée rassurante pour les élèves malgré le manquedetempsetderessources qui pèse lourd.RASSURERMALGRÉ TOUT Depuis des années, la pénurie de personnelestconnue, toutcomme l\u2019insuffisancedesservices,particulièrement auprès des élèves en difficulté.Cette année, l\u2019absence de consignes claires en lien avec la situation sanitaire est venue s\u2019ajouter.Les enseignants vivent une rentrée où la formule « toute autre tâche connexe » prend une place démesurée.«Malgrécettesurchargedetravail, les enseignants ont rassuré leurs élèves.Ils doivent faire baisser le stress chez les parents et les enfants, toutengérant leurpropre stress », explique Josée Scalabrini.Et la surcharge de travail causée par ladésinfection,ainsique l\u2019ajout de périodes de surveillance, vient amputer du précieux temps pour le rattrapage auprès des élèves ».DESNÉGOCIATIONS QUE LEGOUVERNEMENT VEUT POURSUIVRE Malgré le contexte de crise, le gouvernement voulait poursuivre les négociations.LaFSE-CSQcontinueà sebattrepourobtenirdemeilleures conditions de travail afin que les enseignantspuissentserviraumieux leur mission éducative.Malgré les discours, le gouvernement ne semblepasvouloirbougerdepuissa dernière offre jugée insuffisante à 97%par lesmembresde laFSE-CSQ qui sont aunombrede65000.Ces derniers veulent toujours des améliorations pour quatre grandesproblématiques : \u2022 Lacompositionde laclasseet les services aux élèves endifficulté; \u2022 La lourdeur de la tâche; \u2022 Larémunération,dontunemajo- ration de l\u2019échelle de traitement pour TOUS les enseignants et enseignantes; \u2022 La précarité et l\u2019entrée dans la profession.LA CAVALERIE SE FAIT ATTENDRE « Le ministre Roberge annonçait l\u2019arrivéede lacavaleriepoursoute- nir lesmilieux.Eh bien, on l\u2019attend toujours », se désole la présidente de la FSE-CSQ.Les enseignants n\u2019ont pas plus vu de bilans de la rentréedumois demai, un succès grâceà la taille réduitedesgroupes dont lesenseignantsontpuappré- cier les bienfaits pédagogiques.« Les enseignants se sentent mis à l\u2019écart des décisions prises, poursuit-elle.Plusieurs centresde services ont, par exemple, établi desprotocolesd\u2019urgenceencasde nouvelle fermeturesanssesoucier de l\u2019avis des personnes qui sont tous les jours au front ».« Les mercis ne suffisent pas.Il faut maintenant du concret : on demande par exemple de revoir les évaluations, de dégager du temps pour la concertation et le rattrapage.On veut que notre sécurité soit assurée en tout temps, tant pour les travailleuses enceintesqu\u2019enmatièredetélétra- vail.Lesenseignantssontprésents etsontprofessionnelsdurantcette crise.Mais qui, au gouvernement, va prendre soin d\u2019eux ?», lance Josée Scalabrini.Les enseignants disent qu\u2019après à peine un mois d\u2019école, plusieurs ressentent la mêmefatiguequecellehabituelle- ment ressentie au mois de décembre.Pour la FSE, il faut que çachangemaintenant,pour lebien de tous les acteurs de l\u2019école.abc 3 1 2 Journée mondiale des enseignantes et enseignants Malgré des conditions difficiles, les profs sont sur la première ligne en éducation.Ils prennent soin des élèves du Québec en dépit des effets du manque de services, de la pénurie de personnel et de la pandémie.Au gouvernement maintenant de prendre soin des profs! MERCI ! 5 octobre 2020 Josée Scalabrini, présidente de la Fédérationdes syndicats de l\u2019enseignement \u2013 Photo :MaryseNobréga Photo : FSE-CSQ, Pascal Ratthé SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 26 Président du C.A.JEAN PERRAULT Directeur général MAURICE CLOUTIER Directeur de l\u2019information LOUIS-ÉRIC ALLARD «CARREFOUR DES LECTEURS L e plan d\u2019action dont la Ville d e S h e r b r o o k e e n t e n d se doter d\u2019ici 2022 pour réduire la vitesse des véhicules et améliorer la sécurité dans les rues constitue un pas dans la bonne direction.Mais cela devra mener à un véritable changement de culture dans nos modes de déplacement et, surtout, devant l\u2019omnipotence et l\u2019omniprésence de l\u2019automobile.L\u2019enjeu est de taille, car diminuer la vitesse à 40 km/h ou à 30 km/h dans les rues résidentielles et dans certains secteurs aura un impact sur la rapidité des déplacements, le transport en commun et les services de livraison, notamment.Danielle Berthold, présidente du Comité de sécurité publique, r e c o n n a î t q u e S h e r b r o o k e , comme de nombreuses autres villes, arrive à un croisement et que les mentalités doivent changer.Mais, prévient-elle, « il faudra arriver avec une présentation qui aura du contenu, avec des faits et des analyses pour un plan d\u2019action qui ira au-delà des perceptions et des considérations politiques ».Outre les coûts reliés à la mise en place d\u2019une nouvelle signalisation et à l\u2019aménagement des rues, il faudra aussi changer nos habitudes, ce qui n\u2019est pas évident.M me B erthold souligne par exemple que des données de la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) indiquent que lorsqu\u2019une limite de vitesse est abaissée dans un secteur donné, la majorité des automobilistes ne vont ralentir que de 2 ou 3 km/h.De plus, il est démontré que dans les quartiers résidentiels ce sont souvent les résidants eux- mêmes qui roulent trop vite.Il est peu probable que le plan d\u2019action soit adopté avant le scrutin municipal de novembre 2021.Il appartiendra donc au futur conseil municipal de le mettre en application.L\u2019enjeu n\u2019est pas nouveau : citoyens, piétons et cyclistes réclament depuis des années davantage de sécurité dans les rues et de respect de la part des automobilistes.Il est vrai que certains piétons et cyclistes ont parfois un comportement délinquant et risqué.Mais, en contrepartie, il faut réaliser qu\u2019une personne de 65, 80 ou 90 kg ne fait tout simplement pas le poids devant une voiture ou un VUS.Sans parler des enfants.L e s d o n n é e s d e l a S A A Q démontrent que, pendant que le bilan routier québécois global s\u2019améliore, celui des piétons a reculé depuis 2016.De 2014 à 2019 le nombre de piétons décédés annuellement sur les routes est passé de 50 à 71 (il a été de 75 en 2017).Si on compare la période 2014- 2018 à l\u2019année 2019, l\u2019augmentation est 18,7 %.En Estrie, depuis 2014, sept piétons ont été heurtés mortellement.I l e s t i n a c c e p t a b l e q u e l e nombre de décès augmente chez les personnes les plus vulnérables.On peut donc comprendre, sans l\u2019excuser, qu\u2019un citoyen de la rue des Épinettes ait peint, il y a quelques semaines, « 30 km/h » sur la chaussée devant son domicile parce qu\u2019il craignait pour la sécurité des enfants, ce qui lui a valu une contravention de 500 $.Ce geste, aussi illégal soit-il, ne traduit-il pas un ras-le-bol des citoyens face à la vitesse dans les quartiers résidentiels?La Ville de Sherbrooke a déjà démontré qu\u2019elle peut agir : au cours de l\u2019été elle a complété des travaux destinés à ralentir la circulation sur la rue Marini avec des avancées de trottoirs et des passages pour piétons, à la demande de citoyens excédés par les excès de vitesse.Lors de débats entre les élus en 2012, 2015 et 2018, le conseil municipal avait décidé de maintenir la limite de vitesse à 50 km/h dans les rues de Sherbrooke.Lors du vote de 2018, seule la conseillère Annie Godbout avait enregistré sa dissidence.Peut-on parier que les résultats seraient plus serrés si un tel vote avait lieu aujourd\u2019hui?Les piétons d\u2019abord DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca L\u2019automne dernier lorsque la Ville a annoncé qu\u2019elle voulait changer le nom d\u2019Asbestos, je me suis dit, à quoi cela va servir exactement.J\u2019étais quelque peu sceptique à cette idée.Après avoir écouté les raisons de le faire, venant de différents intervenants, ma réflexion a été de penser et dire, tant qu\u2019à le faire, voyons comment et faisons-le bien.Permettez-moi de consulter avec vous une scanographie du nom Asbestos.La scanographie a détecté que le nom Asbestos souffrait d\u2019une maladie incurable, due à un virus sévère, et que ses chances de recouvrer la santé et sa prospérité d\u2019antan étaient nulles sans aucune possibilité de s\u2019en sortir.Dans le diagnostic, le scano- graphe nous démontre d\u2019où provient cette maladie mortelle.Premièrement, il a été contaminé par nos dirigeants provinciaux, ceux des provinces, ceux du Canada et tous les dirigeants des pays de l\u2019univers, qui, à cause d\u2019un produit qui porte mon nom, c\u2019est- à-dire amiante, l\u2019ont banni à jamais de leurs pays.Avec une peur et une phobie collectives, ils ont rayé le produit de mon nom, qui en anglais signifie mon nom de ville, Asbestos était assuré d\u2019une mort lente et certaine! Faisant face à cette réalité évidente, ne voulant pas mourir comme le produit synonyme de mon nom, qui jadis, était une star adulée et qui est maintenant une star déchue, tous les citoyens, ensembles, dans un effort collectif, devront agir et réagir au lieu de subir.Avant de se laisser sombrer dans l\u2019orphelinat de l\u2019oubli, il est très pertinent et opportun de se doter d\u2019une nouvelle identité.Mais cette identité ne doit pas ignorer le reflet d\u2019une ère de prospérité qui, dans le passé, a fait vivre convenablement ses citoyens en toute aisance et sécurité.Pour cette aisance et cette sécurité menacées par un nom qui effraie tout l\u2019univers, nous devons prendre tous les moyens mis à notre disposition pour renaître par nos propres actions et obtenir notre place, une place respectée et respectable sur le marché des affaires locales, provinciales et étrangères, afin que nous puissions vivre d\u2019une manière acceptable, tout en nous assurant de notre propre avenir dans le respect de chacun.Par le fait même, avec un nouveau nom, nous léguerons aux générations futures un avenir plus sécurisant et plus prometteur.Elles n\u2019auront pas à se questionner ou à savoir si le nom de leur municipalité leur fait ou fera tort.Pour les citoyens actuels, le changement de nom permettra de redonner une nouvelle synergie collective à une population qui ne cesse de subir des coups et se relever après avoir vécu de nombreuses difficultés.Les citoyens devront entrer et célébrer le changement, munis de confiance, et repartir à nouveau avec le nouveau nom.C\u2019est dans l\u2019espoir qu\u2019on va refaire le chemin, pour se donner de nouveaux lendemains.Puis quand le geste posé nous libérera du passé, c\u2019est notre économie qui sera stimulée avec le nouveau nom.*Pour toutes les générations à venir, vive le changement, et tout l\u2019héritage reçu du passé les fera grandir.Vive le changement, vive le nouveau nom.Et nous bâtirons dans l\u2019harmonie, vive le changement, vive le nouveau nom.* à partir de cet astérisque qui ap- parait ci-haut, ce sont des paroles qui apparaissaient dans une chanson de ralliement, sur un air joyeux et entrainant, qui a été envoyée en même temps que mes suggestions de noms.Raymond Boutet Citoyen toujours engagé Asbestos : le changement de nom, pourquoi? laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 27 ROXANNE OCAMPO La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Soulagement généralisé dans le monde du spectacle, qui se voit accorder un remontant de 50 millions $ par le gouvernement de François Legault.« Un sacré bon point de départ », salue David Laferrière, président de l\u2019association de diffuseurs RIDEAU.Selon lui, ce coup de pouce apporte enfin la prévisibilité nécessaire pour programmer des spectacles malgré l\u2019incertitude ambiante.Même son de cloche de la part de l\u2019ADISQ, qui applaudit le souci de compenser les annulations tout en favorisant le maintien et le développement d\u2019autres spectacles.« La prise de risques était rendue complètement démesurée », relève Solange Drouin, la vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l\u2019association de l\u2019industrie musicale.Ce soutien additionnel a été annoncé vendredi pour pallier les pertes encourues en billetteries, non seulement en zones rouges où les salles doivent carrément fermer, mais à travers la province.L\u2019aide doit s\u2019élever jusqu\u2019à 75 % des recettes qui auraient pu être engrangées au cours des six prochains mois, si ce n\u2019était des restrictions sanitaires.La mesure s\u2019adresse aux spectacles québécois des domaines des arts de la scène, de la musique, des variétés, de la littérature et du conte, a précisé la ministre de la Culture, Nathalie Roy.Pour M. Laferrière, qui est également directeur général et artistique du Théâtre Gilles-Vigneault à Saint- Jérôme, les diffuseurs représentent un levier de choix pour s\u2019assurer que tous les corps de métier touchent leur dû.La ministre Roy a souligné que les organismes bénéficiaires devront démontrer que l\u2019aide aura ruisselé jusqu\u2019aux artistes, techniciens, artisans et autres joueurs impliqués.« On le fait depuis toujours et on va continuer de le faire », avance M. Laferrière, qui se réjouit de cette reconnaissance de leur rôle dans l\u2019écosystème artistique.Dans un communiqué conjoint, l\u2019Union des artistes, la Guilde des musiciens et des musiciennes du Québec ainsi que la Fédération nationale des communications et de la culture, affiliée à la CSN, ont dit accueillir favorablement ce répit, mais rappellent que des mesures « globales et pérennes » seront de mise pour relancer ce secteur gravement mis à mal par la crise.« Très bientôt, il va falloir penser à une relance à long terme et non pas seulement de façon ponctuelle », acquiesce Solange Drouin, de l\u2019ADISQ.Mais pour l\u2019instant, le gouvernement vise la bonne cible, à ses yeux, en facilitant la production de spectacles \u2014 une véritable « roue à emplois », fait-elle valoir.UN RECONFINEMENT CONTESTÉ Quant aux cinémas et aux musées contraints de fermer leurs portes en zones rouges, à l\u2019instar des restaurateurs et tenanciers de bars, ils auront droit au soutien aux entreprises présenté jeudi par le ministre de l\u2019Économie et de l\u2019Innovation, Pierre Fitzgibbon.Celui-ci prévoit le remboursement de la majeure partie de leurs frais fixes pour les quatre prochaines semaines, jusqu\u2019à un maximum de 15 000 $.Parmi les frais admissibles figurent le loyer commercial, les permis, les taxes municipales et scolaires, les intérêts sur les prêts hypothécaires ainsi que les frais d\u2019électricité et de gaz.La mise en veilleuse du milieu culturel fait sourciller, tandis que les centres commerciaux et gyms peuvent pour leur part continuer d\u2019accueillir des clients dans les régions ayant atteint le palier d\u2019alerte maximale du gouvernement.En conférence de presse vendredi, le premier ministre Legault a tenu à répondre à ceux qui plaident que les éclosions de COVID-19 ne sont pourtant pas retracées jusqu\u2019aux théâtres et salles de projection, par exemple.« Je pense que c\u2019est une évidence quand on a 250 personnes qui se réunissent, même à deux mètres, qu\u2019il y a des risques », a-t-il déclaré.« Ce n\u2019est pas un jugement de valeur sur le travail, sur les efforts qui ont été faits pour essayer de limiter les contacts. » 50 M $ POUR L\u2019INDUSTRIE DU SPECTACLE «?Un sacré bon point de départ?» Le monde du spectacle a poussé un soupir de soulagement après l\u2019annonce du gouvernement de François Legault, qui accorde 50 millions $ afin de compenser les pertes dues aux mesures de confinement.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU 0047163 UneResidencePourTous.com Merci d\u2019être présentes, à l\u2019écoute et innovantes afin d\u2019assurer le mieux-vieillir de nos parents et grands-parents\u2026 Merci d\u2019être prévoyantes afin d\u2019assurer leur sécurité et de veiller avec amour à leur santé.Merci d\u2019être là, tout simplement, pour répondre aux aspirations de celles et ceux qui ont bâti le Québec, et qui font de nous qui nous sommes aujourd\u2019hui.À toutes les résidences privées pour aînés, MERCI. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 28 ACTUALITÉS Vincent Boutin a pris un pas de recul et espère rétablir un climat plus sain à l\u2019hôtel de ville JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 À 34 ans, le conseiller Vincent Boutin a mis un genou au sol, terrassé par l\u2019épuisement.Père de trois jeunes enfants, il s\u2019est retiré de la vie publique pour quatre mois, le 9 juin, pour se reconstruire une santé.Jugeant nécessaire de témoigner pour jeter une lumière sur les problèmes de santé mentale, dans une période où une pandémie continue de noircir des zones d\u2019ombre, il affirme reprendre son siège d\u2019élu avec l\u2019intention de s\u2019amuser et d\u2019entretenir un rapport plus sain avec le travail.Le climat négatif à l\u2019hôtel de ville a contribué selon lui à son essoufflement.Investi d\u2019un amour pour la politique, Vincent Boutin a décroché un emploi à 24 ans auprès du député Réjean Hébert.Il a ensuite filé sans s\u2019arrêter vers un poste de conseiller municipal, à 28 ans, et en obtenant un deuxième mandat en 2017 au service des citoyens du quartier des Quatre-Saisons.Se sont succédé trois congés de paternité pour la venue de ses filles d\u2019aujourd\u2019hui cinq, trois et un ans.Et il a été nommé président du comité consultatif d\u2019urbanisme, un des comités les plus exigeants à la Ville de Sherbrooke.« J\u2019aborde mon retour avec nervosité.J\u2019ai besoin de retrouver mes repères.C\u2019était important pour moi d\u2019aborder le sujet de façon publique et je me sens prêt à le faire.Ce qui a changé, c\u2019est que j\u2019ai compris que je suis une personne très intense, qui s\u2019implique dans beaucoup de dossiers, et j\u2019ai appris à lâcher prise.Ma relation avec le travail a changé.C\u2019est sûr que je suis un meilleur humain, et sans doute que je serai un meilleur politicien, parce que je me connais mieux », résume M. Boutin.S\u2019il a évité le naufrage, c\u2019est beaucoup grâce à sa conjointe, Ève Durocher, un pilier qui a pris le témoin le temps qu\u2019il se relève.C\u2019est aussi elle qui a tiré la sonnette d\u2019alarme.« Je ne voyais pas les symptômes.J\u2019ai travaillé longtemps dans un restaurant et, là-bas, on se disait : quand il n\u2019y plus d\u2019énergie, il y en a encore.Mais j\u2019avais commencé à maigrir, à moins bien dormir.J\u2019ai consulté un médecin qui m\u2019a permis d\u2019éviter de tomber dans une dépression plus sérieuse. » « J\u2019aborde mon retour avec nervosité.J\u2019ai besoin de retrouver mes repères.C\u2019était important pour moi d\u2019aborder le sujet de façon publique et je me sens prêt à le faire. » \u2014 Vincent Boutin Vincent Boutin estime qu\u2019il se devait d\u2019annoncer publiquement les raisons de son retrait temporaire de la vie politique.Comme i l croit que son témoignage peut inciter des gens à s\u2019écouter davantage.Il faudra bien, selon lui, débattre de la conciliation travail-famille au sein des institutions démocratiques.Ses collègues Évelyne Beaudin et Karine Godbout l\u2019ont mentionné récemment au conseil municipal.Annie Godbout l\u2019avait fait aussi dans le dernier mandat.« Je me sentais coupable d\u2019être toujours en réunion, donc j\u2019essayais de me racheter quand j\u2019étais à la maison.En télétravail, j\u2019étais dans le bureau, mais j\u2019entendais les enfants pleurer.J\u2019aurais voulu donner un coup de main. » De là l\u2019importance, selon Vincent Boutin, du soutien de sa conjointe.« Peu importe l\u2019emploi qu\u2019on occupe, dans ces circonstances, avoir quelqu\u2019un à la maison, c\u2019est primordial.On ne peut plus faire de la politique comme il y a 20 ans et avoir trois réunions de soir chaque semaine pendant lesquelles on manque le souper avec les enfants.Il faudra établir combien d\u2019heures doivent travailler les élus à Sherbrooke.Nous sommes rendus à affirmer qu\u2019être conseiller, c\u2019est un travail à temps plein.Et avec la technologie, on pourrait faire nos réunions plus tôt.Après 12 heures devant un écran, il n\u2019y a plus personne d\u2019efficace. » UNE ROUE QUI TOURNE SANS CESSE L\u2019ex-député Luc Fortin avait vécu une situation semblable à peu près au même âge en 2016.« Je lui ai parlé quand j\u2019ai pris congé en juin.Comme politicien, on oublie qu\u2019on est humain.Il m\u2019a servi d\u2019inspiration.C\u2019est normal ce qui est arrivé.C\u2019est correct, en 2020, de parler de santé mentale et de dire qu\u2019on vit de l\u2019anxiété.Nous sommes souvent des gens passionnés pour qui il est difficile de dire qu\u2019on en a assez.Mais personne ne nous dira d\u2019arrêter si nous ne traçons pas la ligne nous- mêmes.C\u2019est insidieux la roue qui tourne toujours dans notre tête parce que le monde politique n\u2019arrête jamais.Je pense que beaucoup d\u2019élus flirtent avec l\u2019épuisement. » Cette trotteuse qui ne s\u2019épuise jamais s\u2019accélère avec les moyens de communication omniprésents, avec les commentaires parfois violents sur les médias sociaux.La députée Christine Labrie a d\u2019ailleurs dénoncé à l\u2019Assemblée nationale les messages haineux que ses collègues et elle reçoivent sur internet.« Il ne faut pas se laisser atteindre par ça.On ne peut pas forcer les gens à nous aimer », dit M. Boutin.« Mais il y a aussi des éléments positifs aux réseaux sociaux.Des gens qui ne m\u2019auraient jamais appelé sont entrés en contact avec moi.Mais il faut se mettre des limites et les gens comprennent quand on leur explique pourquoi on ne répond pas à leurs questions sur-le-champ. » DOSSIERS COMPLEXES ET DÉBATS NÉGATIFS Les dossiers politiques sont aussi plus complexes, plus prenants.Il suffit de penser aux conséquences financières, mais aussi humaines, de la COVID.Vincent Boutin continue néanmoins de croire que la réduction du nombre d\u2019élus à Sherbrooke était une bonne décision.« C\u2019est qu\u2019on ne fait pas assez confiance aux porteurs de dossiers.On essaie de refaire les travaux des comités à 15 élus, une fois que les conclusions sont présentées au conseil municipal. » Sur Facebook, le conseiller municipal rapporte qu\u2019en sept ans à l\u2019hôtel de ville, jamais les débats n\u2019ont été aussi négatifs.Il cite entre autres un commentaire du maire Steve Lussier, qui voulait s\u2019acheter un billet de loterie pour souligner la démission d\u2019Évelyne Beaudin d\u2019un comité, ou une publication de Sherbrooke Citoyen selon laquelle la population d\u2019un district mérite mieux que la conseillère qui y est élue depuis 20 ans.« La question du respect a disparu.On peut débattre, mais ça tombe rapidement dans le personnel.Les gens ont le droit de ne pas être d\u2019accord, de faire des reproches, mais il faut respecter l\u2019intégrité de tout le monde.Il faut accepter que d\u2019autres ne pensent pas comme nous.Dans la prochaine année, si on gagne la notion de respect, ce sera un accomplissement.Et moi j\u2019ai envie de le nommer quand on dépassera les limites. » MAIRIE?Pressenti comme candidat à la mairie pour l\u2019élection de 2021, Vincent Boutin ne ferme aucune porte, mais il se laisse le temps de reprendre le boulot avant de décider de son avenir politique.« Ça m\u2019a fait beaucoup de bien de sortir de la circulation.C\u2019est la première fois de ma vie que j\u2019avais du recul par rapport à la politique.Voir mes enfants le soir, j\u2019ai vraiment adoré ça.Je me suis dit : si tu retournes en politique, maintenant, tu sais à quoi t\u2019attendre.Je ne veux pas oublier ce que j\u2019ai appris cet été et je me suis fait un aide-mémoire pour que ça ne parte pas.Je veux m\u2019amuser et garder un équilibre. » Cet équilibre est-il compatible avec n\u2019importe quelle fonction politique?« Tout se fait.Tout s\u2019organise.Il suffit d\u2019être capable de dire non.En ce moment, je ne me mets pas de pression.Je dois me réapproprier les sensations du travail et pour le reste, on verra.Ma santé, c\u2019est la chose la plus importante. » Il a le « on verra » sincère, Vincent Boutin, assurant qu\u2019il replongera dans ses dossiers avant de songer à une élection qui mettra un peu plus d\u2019un an à arriver.«?J\u2019ai appris à lâcher prise?» Le conseiller Vincent Boutin ne cache pas sa nervosité de revenir au travail après quatre mois d\u2019arrêt imposés par un épuisement professionnel.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 29 JACYNTHE NADEAU jacynthe.nadeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019achat de la filature sherbrookoise FilSpec par le groupe Monterey vient poser le maillon manquant dans la chaîne de production de l\u2019entreprise de Drummondville, spécialisée en tissus de protection techniques et qui fournit des clients aussi importants qu\u2019Hydro-Québec ou la Défense nationale.« Ça devient une unité qui est intégrée dans un système de production, si bien que maintenant, on part de la fibre jusqu\u2019à un produit final qui est présenté directement à des producteurs de vêtements », explique Gilles Desmarais, président du groupe Monterey.La transaction, dont La Tribune faisait état le 22 juillet, s\u2019est conclue sans faire de vague quelques jours plus tard.Au retour des vacances de la construction, la filature de la rue Burlington, propriété d\u2019une coopérative de travailleurs depuis 16 ans, était passée aux mains de Monterey sur un mode de propriété unique.La coopérative est entrée pour sa part dans une procédure de dissolution (voir autre texte).Il y a eu des départs dans l\u2019équipe de direction, une vingtaine de mises à pied et une « certaine restructuration », selon les mots de M. Desmarais.Et les quelque 80 employés toujours en poste sont sur un programme de travail partagé.« L\u2019impact qu\u2019il y a pour les travailleurs est plus lié à la COVID, évalue M. Desmarais.Le marché a ralenti à cause de la pandémie. » Selon lui, il n\u2019y a pas de raison qu\u2019on ne maintienne pas le même niveau d\u2019emploi quand l\u2019économie aura repris un rythme plus normal.« On n\u2019achète pas une entreprise pour la fermer ou la réduire, c\u2019est pour la faire prospérer », affirme-t-il.Monterey était déjà cliente de FilSpec avant d\u2019acheter l\u2019entreprise.À court terme, Gilles Desmarais entend poursuivre les activités et recibler ses marchés actuels et il envisage un plan de croissance à moyen terme.Le nom FilSpec demeurera, au côté de Textiles Monterey, Lincoln Fabrics et Texonic, portant à cinq le nombre de sites de production du groupe, à Drummondville, Saint- Jean-sur-Richelieu, en Ontario et ACQUIS EN JUILLET PAR LE GROUPE MONTEREY FilSpec : le chaînon manquant SHERBROOKE \u2014 Pour le président- fondateur de la coopérative de travailleurs actionnaires de FilSpec, il ne fait aucun doute qu\u2019on parle d\u2019une histoire à succès.Et la vente de l\u2019entreprise au groupe Monterey, même si elle signifie la fin de l\u2019aventure coopérative, est l\u2019apogée de ce succès.« Dans le contexte, c\u2019était le meilleur scénario », n\u2019hésite pas à dire Bernard Cournoyer, mécanicien de métier et président du syndicat quand la CTA a été mise sur pied en 2004 pour racheter Cavalier Textiles, qui s\u2019était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers l\u2019automne précédent.« L\u2019entreprise déclinait et on s\u2019en allait vers la fermeture.(\u2026) Ç\u2019a pris deux mois pour racheter les actifs de Cavalier Textiles avec d\u2019autres actionnaires.Ça s\u2019est fait tellement vite qu\u2019on ne comprenait pas trop ce qui se passait. » Au côté de Ronald Audet comme actionnaire principal, une compagnie d\u2019investissement formée par les cadres de l\u2019entreprise et Desjardins capital de risque, les presque 200 travailleurs avaient accepté de mettre chacun 1000 $ sur la table et d\u2019investir 5 % de leur salaire pour sauver leurs emplois.Avec cette mise de fonds, ils ont pu emprunter 1,5 million $ et devenir propriétaires de 17 % de l\u2019entreprise.« En 2004, relancer une entreprise de textile, à Sherbrooke, c\u2019était tout un exploit! » se souvient Bernard Cournoyer.En 2005-2006, nouvelle crise, les actionnaires sont appelés à réinvestir et les travailleurs sont devenus majoritaires avec 46 % des parts.« Ça n\u2019a jamais été facile le textile.Nous autres, notre objectif, ce n\u2019était pas de faire de l\u2019argent, mais que tout le monde garde son emploi.On se disait que si on fait un an, ce sera un an, puis ç\u2019a fait deux ans, trois ans, cinq ans.Puis un moment donné, on a dix ans de fait, la coop va bien, l\u2019entreprise va bien, et on commence à faire un peu d\u2019argent. » Le défi était de taille puisqu\u2019il fallait aussi rebâtir la crédibilité de l\u2019entreprise auprès de ses fournisseurs, mise à mal par les déboires de Cavalier Textiles.« Au départ, FilSpec avait 280 à 300 clients pour le même nombre de produits.Mais on ne pouvait pas battre les Chinois sur la production de masse.Nous autres, on a misé sur les petits lots d\u2019un même produit livrés à temps.Les travailleurs avaient assez de flexibilité pour miser là-dessus et c\u2019est comme ça qu\u2019on a rebâti notre réputation. » Bernard Cournoyer a quitté l\u2019entreprise en 2009 pour devenir conseiller à la CSD (Centrale des syndicats démocratiques).Il a continué de siéger au C.A.de FilS- pec à titre d\u2019observateur jusqu\u2019en 2012 et est toujours près de l\u2019entreprise comme conseiller syndical.Il n\u2019a que des bons mots pour tous ces ex-collègues qui ont cru en cette aventure et salue encore leur savoir-faire.« Une chose importante, et c\u2019est ce qui a fait que Monterey a acheté FilSpec, c\u2019est l\u2019expertise des travailleurs dans cette usine-là.On a un très bon département de recherche et développement et les travailleurs avaient l\u2019intelligence de développer des fils qui étaient à la base quasiment impossible à réaliser, avec de la machinerie qui n\u2019était pas à tout casser. » UN MATCH PARFAIT Selon lui, le vent a commencé à tourner chez FilSpec en 2015, quand on a voulu développer, trop vite trop grand, les marchés mondiaux.Les dépenses ont fini par dépasser les revenus.Des plans de rationalisation ont été mis en place, des acheteurs se sont pointés, puis la pandémie a frappé.Dans ce contexte, l\u2019offre de Monterey est arrivée comme un mariage parfait.« Monterey avait déjà des usines de tissage, de teinture et de laminage.La seule portion qui leur manquait, c\u2019était une filature et ça adonne bien, il y en avait une à vendre à Sherbrooke, à l\u2019autre bout de la 55.Ils étaient déjà clients ici et ils savaient ce qu\u2019on était capables de faire.Il savait que si l\u2019entreprise fermait, ils auraient dû s\u2019approvisionner ailleurs et ils n\u2019auraient peut-être pas trouvé la même qualité ailleurs », résume M. Cournoyer.Quitte à abandonner l\u2019idéal coopératif?« FilSpec s\u2019en allait dans le mur et si on frappait ce mur, tout le monde perdait tout.Le C.A.a présenté la proposition aux travailleurs et le choix était simple.Ils ont choisi de vendre l\u2019entreprise pour récupérer leurs billes.C\u2019est de l\u2019argent quand même, pour certains travailleurs, ça peut représenter 10 à 12 000 $. » Seize ans plus tard, Bernard Cournoyer affirme qu\u2019aucun des travailleurs de la coopérative n\u2019a perdu d\u2019argent dans l\u2019aventure.Ceux qui sont partis à la retraite ou qui ont changé d\u2019emploi avaient déjà récupéré leurs investissements et ceux qui restent à la dissolution de la coopérative vont faire de même, en plus de se partager leur part du fruit de la vente, qui n\u2019a pas été chiffrée.Il est aussi très fier de souligner que la CTA de FilSpec a permis d\u2019amener plus de 70 travailleurs à leur retraite depuis 2004, dans des emplois où ils excellaient et dans leur patelin.JACYNTHE NADEAU L\u2019apogée d\u2019un succès coopératif Bernard Cournoyer est fier de dire que la coopérative de travailleurs actionnaires qu\u2019il a contribué à mettre sur pied en 2004 pour racheter Cavalier Textiles a rempli sa mission de sauver la filature et de maintenir les emplois à Sherbrooke pendant toutes ces années.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU en Alabama.« On fait tous partie du groupe Monterey.Chaque unité est indépendante et interdépendante.C\u2019est évident que pour compétitionner sur les marchés mondiaux, il faut être intégré et nos plus gros compétiteurs le sont tous de cette façon. » Gilles Desmarais entend poursuivre les efforts en recherche & développement qui ont permis à FilSpec de perdurer avec des fils à haute valeur ajoutée.« Ça rentre aussi dans la lignée du groupe.Eux font la partie fil et nous ont fait les tissus qui sont développés avec ces fils innovateurs.Avec la source, on améliore encore l\u2019efficacité du groupe.C\u2019est évident qu\u2019on pourra développer à moyen terme, par exemple, des produits intéressants pour la Défense nationale », ana- lyse-t-il, en soulignant que Textiles Monterey est le principal fournisseur des imprimés militaires de l\u2019armée canadienne.Entend-il également poursuivre le développement que Filspec avait amorcé ces dernières années sur les marchés européens et en Amérique latine?« La force du groupe Monterey en ce moment, c\u2019est l\u2019Amérique du Nord, répond M. Desmarais.Je ne ferme pas les portes à l\u2019extérieur, mais même si le Groupe Monterey a toujours deux, trois, quatre clients à l\u2019extérieur de l\u2019Amérique du Nord, notre marché ciblé, c\u2019est le marché nord-américain. » SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 30 AFFAIRES JUDITH DESMEULES jdesmeules@lesoleil.com Caroline Néron a fait les manchettes à l\u2019automne 2019, mais pas pour les bonnes raisons.Elle entamait alors un deuil important, celui de son entreprise.Ses erreurs ont été pointées du doigt.Elle reprend la parole dans son livre Néron inc.\u2013 La force de l\u2019épreuve, en vente depuis le 1er octobre.L\u2019artiste et femme d\u2019affaires nous raconte son histoire depuis le début.Comment l\u2019idée d\u2019une entreprise de bijoux a germé, comment tout s\u2019est construit, et pourquoi tout est tombé.Un témoignage sensible et transparent, qui ne l\u2019a pas laissée indifférente.«Je dois admettre que la veille, je voulais acheter toutes les copies! J\u2019avais un stress immense.Écrire le livre était déjà lourd en émotions.Revenir sur tes épreuves, tu te replonges dans tout ça et ça fait mal.Là, je suis à une autre étape, je suis bien dans ma peau.Mais je ne peux pas me dire totalement guérie», confie-t-elle.Dès les premières pages, Caroline Néron parle d\u2019une certaine sagesse qui s\u2019installe après la tempête.Après une profonde rétrospection \u2014 le confinement aura largement aidé pour cette étape \u2014, elle se dit en paix avec les évé- nements des dernières années.«Je raconte mon histoire et thats it.C\u2019est ma version.Je ne garde pas de rancune pour personne.J\u2019aime mieux continuer à avancer.Je sais que je vais choquer.En même temps, il faut que tu t\u2019assumes dans la vie, et quand tu le fais, tu règles pas mal de stress.» Il est juste de dire que la couverture médiatique de sa faillite a égratigné la relance de son entreprise.Certains détails manquaient aux explications, certaines manchettes n\u2019étaient pas tout à fait justes, soutient-elle.«Je voulais remettre les choses en place.Je n\u2019ai pas aimé qu\u2019on me traite de voleuse, je voulais le prouver.» POUR LES AUTRES Ce récit intime, elle l\u2019offre aux entrepreneurs.Elle espère qu\u2019ils puissent s\u2019en inspirer.«C\u2019est un partage.La vie d\u2019une femme d\u2019affaires, ce n\u2019est pas un fleuve tranquille, c\u2019est sûr qu\u2019il y a des up and down, et c\u2019est normal.Tu prends des risques.Plus tu montes haut, plus tu peux descendre bas.Ce que j\u2019ai vécu, d\u2019autres l\u2019ont vécu différemment.Ils ont eu d\u2019autres drames, peut-être juste pas exposé comme moi», note Caroline Néron.Lors de sa chute, la femme d\u2019affaires a reçu de nombreux messages \u2014 les négatifs, on les oublie \u2014 d\u2019entrepreneurs comme elle qui lui indiquaient leurs erreurs, lui confiaient des conseils.Des NÉRON INC.\u2014 LA FORCE DE L\u2019ÉPREUVE LES MONTAGNES RUSSES DE CAROLINE NÉRON Après une profonde rétrospection, Caroline Néron se dit en paix avec les événements des dernières années.À gauche, la couverture de son livre.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL messages de détresse ou d\u2019encouragements à la tonne.«D\u2019entendre des histoires vécues, ça rassure et ça fait du bien.Ils m\u2019ont aidé à garder la tête haute, malgré la honte.Une faillite est un deuil dans toutes les situations.Il y a beaucoup de répercussions.Quand tu tombes, tu tombes.Les préjugés font mal.Tu dois te revirer de bord, et c\u2019est l\u2019enfer.Je veux dire à toutes ces personnes à qui ça arrive qu\u2019il faut continuer et voir ça comme un changement nécessaire.Si tu passes au travers, tu retiens des méchantes leçons de vie et c\u2019est comme ça que t\u2019avances.Il faut le vivre et garder un brin d\u2019espoir.» BOYS CLUB L\u2019écriture du livre a commencé en décembre 2019.Il a fallu la convaincre, mais elle s\u2019est lancée.Entre autres, Caroline Néron revient sur les difficultés que lui a apportées le simple fait d\u2019être une femme.«C\u2019est qui l\u2019homme derrière toi?» Une question qu\u2019elle a entendue bien trop souvent.«Il y a encore un boys club et une aisance à être condescendant envers les femmes.C\u2019est ancré dans les vieilles mentalités.Les négociations sont plus longues, tout est plus ardu et complexe.Je sais que ça va changer, plus les femmes vont entrer sur le marché du travail, plus un équilibre va se créer», croit-elle.Sur sa page couverture, Caroline Néron a choisi d\u2019illustrer l\u2019homme en elle.Un montage infographique la montre moitié femme, moitié homme.Un clin d\u2019œil à son côté masculin très fort.«On m\u2019a toujours dit que j\u2019étais one of the boys.Un homme dans un corps de femme.J\u2019ai toujours rêvé grand, mes aspirations sont très masculines.» Caroline Néron a réussi à tracer son chemin dans cette industrie où les hommes sont au volant.La chose est plus dure, mais l\u2019accomplissement reste possible.En plus de la relance de son entreprise, elle effectue un rebond artistique dans La déesse des mouches à feu d\u2019Anaïs Barbeau- Lavalette, une performance saluée par la critique.La femme d\u2019affaires a trouvé les mots justes pour raconter le récit d\u2019une vie grâce à la précieuse aide de sa collaboratrice «exceptionnelle» Valérie Lesage.Contactez-nous 1 844 474-6367 investquebec.com Propulser vos projets d\u2019innovation avec nos experts laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 AFFAIRES 31 Selon les deux présidents d\u2019association de producteurs d\u2019arbres de Noël (la canadienne et la québécoise), il faut s\u2019attendre à ce que davantage d\u2019arbres soient vendus cette année.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL travail pour pouvoir rentabiliser leur voyage le plus possible.De ce côté-là, ça a bien été », explique- t-il.« Mais ce n\u2019était pas évident d\u2019avoir des gens, que ce soit des travailleurs étrangers ou des gens locaux.Veux, veux pas, on devait se battre contre la PCU. » Les programmes mis en place par le gouvernement du Québec et l\u2019Union des producteurs agricoles ne sont pas venus aider les producteurs d\u2019arbres de Noël, comme le reste de l\u2019industrie de l\u2019horticulture ornementale.Ceux-ci étaient réservés au secteur agroalimentaire, notamment, déplorent tous deux MM. Downey et Vaillancourt.« L\u2019agroalimentaire avait droit à des subventions, car c\u2019était considéré plus comme un bien essentiel.On est tombé entre deux chaises et on a été un peu oublié », fait remarque ce dernier.DIX ANNÉES DE CULTURE En moyenne, cela prend 10 ans pour rendre à maturité un arbre de Noël avant sa cueillette.Ce qui nécessite de l\u2019entretien durant l\u2019été.Et la PCU n\u2019a pas été le seul obstacle à l\u2019entretien des arbres de Noël.Les changements climatiques s\u2019invitent dorénavant dans l\u2019équation.« Il faut faire la trim des arbres de Noël.Et puis là, avec les changements climatiques, on a beaucoup plus de sécheresse qui va créer un stress à l\u2019arbre de Noël », enchaîne M. Vaillancourt.« L\u2019arbre de Noël, il va vouloir se reproduire.Ce qui crée des cocottes.On doit tous aller les arracher un arbre après l\u2019autre.Quand j\u2019ai commencé dans l\u2019entreprise familiale, c\u2019était plus un deux à trois semaines [pour le retrait] de cocottes.Maintenant, c\u2019est rendu d\u2019un mois à deux mois de cocottes. » Par contre, la cueillette, qui se fait entre la fin octobre et la mi- novembre, ne serait pas en péril.Mais l\u2019arrivée de la deuxième vague préoccupe les producteurs, de dire M. Vaillancourt.« S\u2019il y a un cas dans nos maisons, ce n\u2019est pas évident.On a beau faire ce qu\u2019on peut pour la distanciation sociale, mais s\u2019il y en a un qui l\u2019attrape, là je trouve ça dommage, car plusieurs personnes risquent de l\u2019attraper. » Au sujet de la hausse du prix coûtant de 3 $ à 5 $ par arbre, ce ne serait pas une si grosse augmentation pour les producteurs.Elle viendrait juste réduire un écart qu\u2019il y avait entre les arbres de Noël et les autres végétaux d\u2019ornement.« Parce que nos prix, dans les années 1990, étaient trop bas.Dans les années 2000 et 2010, ils étaient encore trop bas.Donc, dans les deux dernières années, on a juste rattrapé les prix qu\u2019on était supposés de vendre nos arbres », dit M. Downey.« Si on compare 40 $ [pour un arbre ornemental] pour 40 $ pour l\u2019arbre de Noël, âge pour âge, c\u2019est nous qui étions le plus bas. » DAVANTAGE DE SAPINS VENDUS CETTE ANNÉE?Selon les deux présidents d\u2019association, il faut s\u2019attendre à ce que plus d\u2019arbres de Noël soient vendus cette année.« Avec les rassemblements qui ne sont plus permis, je crois que tout le monde aura son arbre de Noël cette année.Et pas seulement ceux qui recevaient normalement au réveillon », analyse M. Vaillancourt.Toutefois, les deux s\u2019entendent pour dire qu\u2019il ne devrait pas y avoir de problème quant à la disponibilité des arbres de Noël sur le marché québécois.« C\u2019est certain qu\u2019il y aura une plus forte demande cette année.Mais il devrait y avoir assez d\u2019arbres pour fournir une partie de la vente au détail », conclut M. Downey.PAUL-ROBERT RAYMOND Le Soleil QUÉBEC \u2014 Est-ce que notre arbre de Noël coûtera plus cher à cause de la COVID-19?Il semblerait que oui.Mais la pandémie ne serait tout de même pas la seule responsable.Explications.Il s\u2019agirait d\u2019un phénomène qui a été observé depuis quelques années déjà, selon les présidents des deux associations de producteurs d\u2019arbres de Noël \u2014 la canadienne et la québécoise.« Depuis quelques années, la demande de l\u2019arbre de Noël naturel est à la hausse.Les consommateurs achètent de plus en plus de produits locaux.Il y a une forte pression sur l\u2019inventaire disponible d\u2019arbres de Noël au Québec et au Canada qui proviennent du Canada et des États-Unis », explique Larry Downey, président de l\u2019Association canadienne des producteurs d\u2019arbres de Noël.Mais « pas nécessairement à cause de la COVID-19.C\u2019était déjà en cours depuis quelques années.Cette année, on pensait que ça aurait été plus régulier, mais la demande est vraiment forte. » Cette hausse, M. Downey la chiffre entre 3 $ et 5 $ sur le prix coûtant cette année.« Il faut donc s\u2019attendre à une hausse de prix pour les consommateurs », ajoute-t-il.Même constat de la part de son homologue québécois.« C\u2019est certain qu\u2019il y aura une hausse de prix des arbres de Noël.Comme à peu près n\u2019importe quel autre produit », note Charles Vaillan- court, président de l\u2019Association des producteurs d\u2019arbres de Noël du Québec (APANQ).« Mais je ne croirais pas que ce soit une hausse vraiment majeure. » La forte demande s\u2019explique aussi par la tendance à l\u2019achat local ou de produits bios.« Depuis les trois dernières années, on sent déjà la vague qui a augmenté », affirme M. Vaillancourt.« Les gens ont vraiment changé leurs habitudes.Pour preuve, la vague plus verte, d\u2019acheter local, de manger bio, toutes ces choses-là amènent à avoir une consommation différente en termes des arbres de Noël. » HAUSSE DES COÛTS DE PRODUCTION Hormis la hausse de la demande, les coûts de production ont en même temps augmenté.« C\u2019est sûr que nous, on a nos hausses en tant que producteurs [\u2026].La main-d\u2019œuvre a été dure à trouver cette année », avance le président de l\u2019APANQ.C\u2019est là que le bât blesse.Alors que le Québec était confiné et se sortait de sa torpeur durant les mois qui ont suivi, les producteurs d\u2019arbres de Noël ont peiné à trouver la main-d\u2019œuvre nécessaire pour l\u2019entretien de la culture de sapins.En raison notamment des programmes d\u2019aide comme la Prestation canadienne d\u2019urgence (PCU) ou des frontières fermées aux travailleurs étrangers.En temps normal, comme pour les produits maraîchers, les producteurs d\u2019arbres de Noël ont recours aux travailleurs étrangers pour entretenir les champs de sapins.« La PCU a été un peu notre compétitrice.Ça n\u2019a pas motivé les gens à aller travailler dans les champs.[\u2026] En plus, j\u2019avais au pr intemps 14 Mex icains qui devaient venir travailler.Ils ne sont jamais arrivés », dit M. Downey, qui dirige l\u2019entreprise Downey sapinière et pépinière, à Hatley en Estrie.« Mais ce qui m\u2019a aidé au printemps, c\u2019est que les écoles étaient fermées.Ceux qui étaient au cégep ou à l\u2019université sont venus travailler ici.Ça m\u2019a aidé.Mais, j\u2019ai dû augmenter le taux horaire de 15 $ à 20 $ pour les faire sortir de la ville pour qu\u2019ils viennent travailler en campagne. » M. Vaillancourt, à la tête de Valfei à Coaticook, se considère un peu plus chanceux.« Les travailleurs étrangers sont arrivés au Québec au goutte-à-goutte dans les entreprises maraîchères et dans les vergers.Donc, les gens sont plus enclins à étirer leur contrat de PAIERONS-NOUS PLUS CHER NOTRE ARBRE DE NOËL CETTE ANNÉE? SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La vaccination contre la grippe saisonnière débutera le 1er novembre en Estrie.Les groupes à risque de complications, ciblés par la vaccination, peuvent prendre rendez-vous en ligne dès maintenant.La vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée et offerte gratuitement aux personnes qui ont plus de risques de présenter des complications, c\u2019est-à-dire les personnes âgées de 75 ans ou plus, les personnes de plus de six mois avec une maladie chronique (diabète, maladie du cœur ou des reins, etc.) et les femmes enceintes au 2e et 3e trimestre.Afin de diminuer les risques de contamination, la vaccination est aussi offerte gratuitement aux proches des enfants âgés de moins de 6 mois, aux proches des personnes qui ont une maladie chronique, aux proches des personnes âgées de 75 ans et plus ainsi qu\u2019aux travailleurs de la santé.Les enfants âgés de 6 à 23 mois ainsi que les adultes en bonne santé de 60 à 74 ans ne sont plus visés par la vaccination.Le vaccin est toutefois disponible gratuitement pour ces personnes si elles souhaitent le recevoir.STRATÉGIES ANTICOVID Afin de réduire au minimum les risques de contamination de la COVID-19, le CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS a mis en place différentes stratégies.Par exemple, les gens pourront recevoir le vaccin contre la grippe saisonnière en même temps qu\u2019un autre soin lors d\u2019un rendez-vous déjà prévu avec un professionnel de la santé.A u s s i , l e s c l i n i q u e s d e vaccination ont été adaptées pour assurer un environnement sécuritaire en cette période de pandémie avec plusieurs ajustements au fonctionnement habituel de ces cliniques de vaccination de masse.« Nous demandons aux gens d\u2019annuler leur rendez-vous s\u2019ils reviennent d\u2019un voyage à l\u2019extérieur du Canada, s\u2019ils ont été en contact avec un cas confirmé de la COVID-19 ou s\u2019ils présentent des symptômes de la COVID-19 », indique-t-on du côté de la Santé publique de l\u2019Estrie.Il est possible de prendre rendez-vous dès maintenant sur le site Internet www.clicsante.ca en choisissant « Vaccin grippe saisonnière », puis en entrant son code postal.Les personnes qui ont besoin d\u2019assistance ou qui n\u2019ont pas accès à Internet pourront téléphoner dès le 15 octobre aux numéros suivants : 819 821-5118 (Sherbrooke et environs) ou 1 877 921- 5118 (sans frais \u2014 ailleurs dans la région), du lundi au vendredi, entre 8 h et 19 h, et les samedis et dimanches, de 8 h à 16 h.VACCIN CONTRE LA GRIPPE C\u2019est l\u2019heure de prendre rendez-vous Vous avez des infos?Écrivez-nous à redaction@latribune.qc.ca Appelez-nous au 819 564-5454 0046585 0047037 0047116 0047198 PLOMBIER COMPAGNON OU APPRENTI 3e ANNÉE pour appels de service Nous sommes à la recherche d\u2019un TEMPS PLEIN OU PARTIEL Contactez-nous au 819 822-3671 PLOMBERIE LA GOUTTE 543, rue St-Michel Sherbrooke Réseau des SADC et CAE OFFRE D\u2019EMPLOI Direction générale Le Réseau des SADC et CAE regroupe 57 SADC (Sociétés d\u2019aide au développement des collectivités) et 10 CAE (Centres d\u2019aide aux entreprises).Il est le carrefour des SADC/CAE dans la promotion et la défense de leurs intérêts, dans le partage et le développement d\u2019expertises et d\u2019outils novateurs, et ce, pour assurer l\u2019atteinte des objectifs de développement de leur milieu.Le Réseau des SADC et CAE est à la recherche d\u2019une nouvelle direction générale qui souscrit de façon importante aux valeurs de solidarité, de fierté, d\u2019indépendance, de dévouement et d\u2019équité.FONCTIONS En étroite collaboration avec le conseil d\u2019administration, la personne choisie assurera l\u2019atteinte des objectifs organisationnels et la coordination de la planification stratégique, tout en maintenant une synergie harmonieuse entre les parties prenantes.Démontrant un leadership rassembleur, elle mobilisera le personnel, développera des liens durables avec les partenaires et naviguera avec aisance au sein des instances notamment politiques.Veuillez faire parvenir par courriel votre dossier de candidature, incluant une lettre de motivation et votre curriculum vitæ avant le 11 octobre 2020, 16h à : sbaudat@filion.ca.Pour connaître les qualifications requises et le profil recherché, veuillez consulter l\u2019offre : www.sadc-cae.ca/fr/ Vous êtes un passionné de la rédaction?Vous voulez rédiger des chroniques d\u2019actualité dans l\u2019intérêt des lecteurs?Vous aimez être en contact avec les gens, enquêter et couvrir des sujets chauds de l\u2019actualité?Si les réponses sont oui, nous avons une occasion de carrière pour vous, chez nous! La Tribune, membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i), est présentement à la recherche d\u2019un chroniqueur d\u2019actualité (columnist)! Qui sommes-nous?Une équipe passionnée, dynamique et renouvelée qui a à cœur notre mission fondamentale d\u2019informer les gens du Québec et de Sherbrooke.Dans ce rôle, vos principaux atouts sont d\u2019avoir un intérêt marqué pour l\u2019actualité, de posséder un bon bagage de connaissances, d\u2018avoir une bonne expérience journalistique, d\u2019être créatif, de posséder un souci du détail, autonome, d\u2019être organisé et d\u2019avoir la capacité à travailler sous pression.Voici les principaux mandats pour ce rôle : \u2022 Assure, sous la supervision du directeur de l\u2019information, la couverture de l\u2019actualité ; \u2022 Rédige des chroniques régulières et, le cas échéant, des textes de nouvelles, d\u2019analyses et de commentaires qui correspondent aux besoins et intérêts des lecteurs, à la politique d\u2019information, aux objectifs établis lors de l\u2019assignation et aux normes professionnelles reconnues ; \u2022 Suggère ou reçoit de son supérieur les assignations nécessaires à la réalisation de chroniques, de dossiers ou de reportages en lien avec des dossiers chauds de l\u2019actualité ; \u2022 Établit et maintient les contacts lui permettant d\u2019obtenir l\u2019information désirée ; \u2022 Couvre les événements qui relèvent de son mandat, réalise des entrevues, effectue des enquêtes, compile et consulte la documentation pertinente ; effectue les recherches nécessaires pour compléter, confirmer ou infirmer les informations obtenues ; \u2022 Remet ces articles à son supérieur immédiat ou à son représentant ; effectue, le cas échéant, les modifications demandées selon les dispositions prévues à la convention collective ; \u2022 Participe à la rédaction de contenu incluant les nouvelles de dernière heure et accroches sur les plateformes numériques ; \u2022 Participe à la diffusion de contenus sur le format papier à partir de gabarit assigné par son supérieur immédiat ; \u2022 Exerce toutes tâches connexes requises dans l\u2019exercice normal de ses fonctions de journaliste chroniqueur.Voici les compétences et les qualifications requises pour le poste: \u2022 Un diplôme universitaire dans un domaine pertinent OU une expérience journalistique équivalente ; \u2022 Une bonne expérience journalistique et une excellente connaissance de l\u2019actualité locale, régionale, provinciale et fédérale ; \u2022 Une excellente capacité de travailler sous pression et de se forger une bonne carapace face à la critique ; \u2022 Un sens de la nouvelle et une capacité de porter un jugement éclairé sur l\u2019actualité ; \u2022 Une capacité d\u2019analyser les enjeux et d\u2019être en mesure de bien synthétiser ou vulgariser aux lecteurs les informations obtenues ; \u2022 Une capacité de travailler en équipe sur des dossiers dans l\u2019intérêt du journal ; \u2022 Un excellent réseau de contacts ; \u2022 Une excellente maîtrise de la langue françaiseet une bonne connaissance de la langue anglaise.L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Envoyez votre candidature d\u2019ici le 12 octobre 2020, 16h à Kendra Bédard à kbedard@cn2i.ca Offre d\u2019emplOi ChrOniqueur d\u2019aCtualité (COlumnist) laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 33 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Pourquoi doit-on respecter une distance de 2 mètres?Bien se protéger, c\u2019est aussi bien protéger les autres.Garder une distance de 2 m nous protège des gouttelettes contaminées émises lorsqu\u2019une personne infectée parle, tousse ou éternue.2m 0046726 SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS LA SEMAINE EN PHOTOS Le Festival Rivières de lumières du théâtre des Petites Lanternes a illuminé le centre-ville de Sherbrooke le week-end dernier à l\u2019ouverture des Journées de la culture.Les billets pour l\u2019événement ont tous été vendus.Environs 500 Sherbrookois ont répondu à l\u2019invitation des organisateurs.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Le poste de commandement du Service de police Sherbrooke (SPS) a été installé près du marais Réal D.Carbonneau, mardi, dans le cadre des recherches pour retrouver Janvier Leroux, 82 ans, qui était porté disparu.Malheureusement, le corps de M. Leroux a été retrouvé en bordure de la rivière St-François mercredi, en milieu d\u2019après-midi.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU L\u2019automne s\u2019installe progressivement sur l\u2019Estrie, offrant des paysages colorés et spectaculaires à l\u2019œil du capteur d\u2019images.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Les pompiers de Sherbrooke sont intervenus rapidement dimanche après-midi pour maîtriser un début d\u2019incendie sur le toit d\u2019un édifice centenaire au coin des rues Frontenac et Dufferin.Bien que le feu ait causé des milliers de dollars de dommages, le bâtiment a été sauvé.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Mardi, la Sûreté du Québec, aidée par La police fédérale américaine (FBI), la Gendarmerie royale du Canada (GRC), le New York State Police, Akwe- sasne Mohawk Police et différents corps de polices municipaaux, a libéré un coupe d\u2019Américains retenus en otage dans le secteur de Magog.James Helm Sr.et Sandra Helm, qui résident à Moira dans l\u2019État de New York, étaient portés disparus depuis dimanche dernier.Cinq Québécois, âgés de 36 à 75 ans, ont été arrêtés dans cette affaire.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU sur notre application mobile et sur notre site web.Suivez l\u2019actualité régionale Téléchargez gratuitement noTre applicaTion mobile Disponible sur app Store google play tous les jours > viSiTez noTre SiTe web | latribune.ca 0043965 laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 35 JASMINE RONDEAU Initiative de journalisme local, La Tribune SHERBROOKE \u2014 Les liens entre familles et producteurs estriens se multiplient, cet automne.Alors que cinq centres de la petite enfance de l\u2019Estrie ont ouvert leurs frigos à des agriculteurs locaux dans le cadre d\u2019un projet pilote, l\u2019école Jean-XXIII a pris l\u2019initiative d\u2019inviter un producteur à tenir un kiosque tous les vendredis devant ses installations.Cette année, le CPE Au cœur des mésanges a décidé d\u2019emboîter le pas au CPE les Stroumps, où l\u2019éducatrice et maraîchère Sonia Verpaelst a introduit des produits de la région depuis deux ans, avant d\u2019inspirer l\u2019initiative « De ton jardin à mon bedon » à travers le réseau régional.Font également partie de ce projet pilote les CPE Les Trois Pommes de Compton, Pop soleil de Richmond, Magimo de Saint- Denis-de-Brompton et Manche de pelle de Sherbrooke.Le directrice générale du CPE Au cœur des mésanges, Véronique Girard, a vu dans ce maillage CPE- producteurs un projet « innovant et motivant », qui rejoint les valeurs du centre.Au menu jeudi dernier : du porc de la ferme des Trois cultures, du chou, de l\u2019ail et des poivrons rouges de la ferme Nos Aileux et des pommes de la ferme Ste-Catherine.Tous bien présentés aux enfants par la responsable de l\u2019alimentation, Carole Archambault.Si l e ré s eau ré u ssi t à to u- cher le financement nécessaire, une deuxième cohorte se joindra au projet pour la saison des récoltes 2021.Ce financement attribué par le MAPAQ, qui représentait 16 192 $ pour la première cohorte, vise surtout à rendre la tâche plus facile pour les CPE dans cette opération en leur offrant un certain soutien logistique, affirme Josée Bro- chu, Coordonnatrice du projet au RCPECE (Regroupement des CPE des Cantons-de-l\u2019Est), « Les CPE participants ont eu à faire un diagnostic de leurs achats, pour pouvoir étudier les possibilités en ce qui concerne la saison- nalité, rapporte-t-elle.On voulait qu\u2019ils connaissent leur pourcentage d\u2019achats locaux d\u2019une année à l\u2019autre en se donnant le défi de l\u2019augmenter le plus possible.Notre objectif, à moyen long terme, ce serait que nos 46 CPE membres en Estrie aient tous un ou deux producteurs de jumelés à eux pour pouvoir s\u2019approvisionner localement. » En étudiant bien la saisonnalité de leurs besoins, les CPE pourraient également réussir à équilibrer leur budget en prenant soin de conserver certains aliments lorsqu\u2019ils sont offerts localement, précise-t-elle.Mme Brochu explique également que les maraîchers partenaires, qui sont jumelés pour la saison avec chacune des installations participantes, sont sélectionnés selon une vision bien particulière.« Avec la deuxième cohorte, on veut aller plus loin avec la pédagogie avec les producteurs.Ils ont été mis au courant dès le départ qu\u2019on voulait ce petit plus-là.Qu\u2019ils soient à l\u2019aise, quand ils viennent faire leur livraison, que les enfants sortent.Qu\u2019ils aillent jaser avec eux et qu\u2019il y ait des échanges qui se fassent au- delà de la distribution », avance-t- elle, précisant que ces intentions, tout comme les visites au champ, ont dû être mises de côté cette année en raison de la pandémie.« UN FERMIER DANS MON QUARTIER » Trois productrices maraîchères locales s\u2019installent désormais tour à tour chaque vendredi devant l\u2019école Jean-XXIII de Sherbrooke.À cette école, dont l\u2019indice de milieu socio-économique est de 10, soit le plus défavorisé, les familles ont donc accès à des légumes frais et locaux à rabais en plus de bénéficier de recettes pour apprêter facilement leurs achats.Ainsi, depuis le 18 septembre et jusqu\u2019à la fin octobre, les ménages du quartier peuvent rencontrer les productrices derrière la ferme des Trois cultures, la ferme Nos Aileux et la ferme Les jardiniers de Notre- Dame lors de ce petit « moment de joie » de la semaine, comme l\u2019exprime la directrice de l\u2019école, Marie- Pierre Tardif.« [C\u2019est] une activité où on se rassemble devant l\u2019école \u2014 avec toutes les mesures sanitaires nécessaires \u2014 pour voir ce qui a poussé dans la semaine, jaser avec les maraîchères, prendre une recette et échanger ensemble.Ça fait du bien de voir des sourires au kiosque, les vendredis », témoigne-t-elle.Selon l\u2019Alliance sherbrookoise pour des jeunes en santé, qui coordonne ce projet intitulé « Un fermier dans mon quartier », toutes les conditions sont réunies pour en faire un succès, puisqu\u2019il facilite l\u2019accès à des aliments sains dans un secteur de désert alimentaire, tout en permettant à des maraîchères de Sherbrooke de rencontrer des citoyens.Déjà, les discussions s\u2019animent pour répéter l\u2019expérience l\u2019an prochain.AU CPE ET À L\u2019ÉCOLE Portes ouvertes aux producteurs locaux Le CPE Au cœur des mésanges fait partie des cinq centres de la petite enfance de la région à participer au projet pilote « De ton jardin à mon bedon », qui associe ceux-ci à des producteurs d\u2019ici pour accroître leur approvisionnement local et connecter les enfants à la source de leur nourriture.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES Les productrices de la ferme des Trois cultures, la ferme Nos Aileux et la ferme Les jardiniers de Notre-Dame se relaient tous les vendredis de la saison des récoltes devant l\u2019école primaire Jean-XXIII, l\u2019une des plus défavorisées de la région.Des légumes y sont offerts à rabais.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 0046940 Visitez fr.nokiantires.com /NokianTyresNA de remise sur une carte prépayée* Du 14 septembre au 18 décembre 2020 *Tous les détails en succursale.70$ Jusqu\u2019à C\u2019EST UN PARCOURS EXCEPTIONNEL service De PNeUs comeaU 133, rue angus sud east angus 819.832-3928 PNEUS ET MÉCANIQUE maiNteNaNt sUr reNDez-voUs seUlemeNt! coNtactez-NoUs PoUr l\u2019iNstallatioNs et la réParatioN De vos PNeUs SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 36 0044787 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Une approche adaptée aux différentes régions pour limiter la propagation du virus Plus que jamais, nous devons respecter les mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus.Il est essentiel que chacun d\u2019entre nous demeure vigilant et adopte les bons comportements.Puisque la transmission du virus ne se fait pas partout de la même façon, un nouvel outil a été mis en place afin de vous permettre de mieux connaître l\u2019évolution de la situation dans chacune des régions du Québec.Ce système d\u2019alerte à quatre paliers facilitera également pour la population le suivi des interventions du gouvernement.Il est nécessaire de contenir la progression du virus partout au Québec.C\u2019est ainsi que nous réussirons à maintenir une certaine normalité dans les prochains mois.Chaque région peut faire une grosse différence pour limiter la propagation du virus.Continuons de bien nous protéger.Système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle Le système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle précise pour chacune des régions sociosanitaires les mesures additionnelles à déployer pour ralentir la transmission du virus.Celles-ci dépendent du palier d\u2019alerte atteint et visent à limiter les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la COVID-19, à protéger les personnes les plus vulnérables et à éviter de surcharger le système de soins.Les paliers d\u2019alerte sont établis selon les recommandations des autorités de santé publique, qui font une analyse régulière de la situation en tenant compte de la situation épidémiologique, du contrôle de la transmission et de la capacité du système de soins.Selon les tendances observées, les paliers seront révisés chaque semaine par les autorités de la santé publique.N\u2019oubliez-pas, chaque personne doit adopter des comportements permettant de limiter la transmission du virus.Faisons-le pour que nos enfants puissent continuer d\u2019aller à l\u2019école, pour protéger nos aînés, pour assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé et pour relancer notre économie.En tout temps, respectez les mesures de base : Gardez vos distances Portez un couvre-visage Toussez dans votre coude Lavez vos mains Adaptez vos pratiques de salutations QUATRE PALIERS D\u2019ALERTE ET D\u2019INTERVENTION PALIER 4 Alerte maximale PALIER 3 Alerte PALIER 2 Préalerte PALIER 1 Vigilance Le palier 1 appelle à la vigilance constante qui est requise dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.Il correspond à une transmission faible dans la communauté.Il exige le respect des mesures de base mises en place dans l\u2019ensemble des milieux (distanciation physique, étiquette respiratoire, lavage des mains, etc.).Des mesures particulières peuvent également s\u2019appliquer à certaines activités ou à certains milieux.Ce palier s\u2019impose lorsque la transmission commence à s\u2019accroître.Les mesures de base sont renforcées et davantage d\u2019actions sont déployées pour promouvoir et encourager leur respect.Par exemple, davantage d\u2019inspections peuvent être réalisées et un plus grand contrôle de l\u2019achalandage peut être fait dans certains lieux de manière à faciliter la distanciation physique.Le palier 3 introduit des mesures additionnelles en ciblant certains secteurs d\u2019activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé.Ces secteurs font l\u2019objet de restrictions, d\u2019interdictions ou de fermetures de façon sélective.Le palier 4 applique de manière ciblée des mesures plus restrictives pouvant aller jusqu\u2019à faire cesser les activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment, en évitant autant que possible un confinement généralisé comme lors de la première vague de la pandémie.Pour connaître le niveau d\u2019alerte dans votre région, consultez la carte des paliers d\u2019alerte par région sur Québec.ca/paliersalerte. laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 37 Québec.ca/coronavirus 1 877 644-4545 Une approche adaptée aux différentes régions pour limiter la propagation du virus Plus que jamais, nous devons respecter les mesures sanitaires pour limiter la propagation du virus.Il est essentiel que chacun d\u2019entre nous demeure vigilant et adopte les bons comportements.Puisque la transmission du virus ne se fait pas partout de la même façon, un nouvel outil a été mis en place afin de vous permettre de mieux connaître l\u2019évolution de la situation dans chacune des régions du Québec.Ce système d\u2019alerte à quatre paliers facilitera également pour la population le suivi des interventions du gouvernement.Il est nécessaire de contenir la progression du virus partout au Québec.C\u2019est ainsi que nous réussirons à maintenir une certaine normalité dans les prochains mois.Chaque région peut faire une grosse différence pour limiter la propagation du virus.Continuons de bien nous protéger.Système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle Le système d\u2019alertes régionales et d\u2019intervention graduelle précise pour chacune des régions sociosanitaires les mesures additionnelles à déployer pour ralentir la transmission du virus.Celles-ci dépendent du palier d\u2019alerte atteint et visent à limiter les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la COVID-19, à protéger les personnes les plus vulnérables et à éviter de surcharger le système de soins.Les paliers d\u2019alerte sont établis selon les recommandations des autorités de santé publique, qui font une analyse régulière de la situation en tenant compte de la situation épidémiologique, du contrôle de la transmission et de la capacité du système de soins.Selon les tendances observées, les paliers seront révisés chaque semaine par les autorités de la santé publique.N\u2019oubliez-pas, chaque personne doit adopter des comportements permettant de limiter la transmission du virus.Faisons-le pour que nos enfants puissent continuer d\u2019aller à l\u2019école, pour protéger nos aînés, pour assurer la sécurité de nos travailleurs de la santé et pour relancer notre économie.En tout temps, respectez les mesures de base : Gardez vos distances Portez un couvre-visage Toussez dans votre coude Lavez vos mains Adaptez vos pratiques de salutations QUATRE PALIERS D\u2019ALERTE ET D\u2019INTERVENTION PALIER 4 Alerte maximale PALIER 3 Alerte PALIER 2 Préalerte PALIER 1 Vigilance Le palier 1 appelle à la vigilance constante qui est requise dans le contexte de la pandémie de la COVID-19.Il correspond à une transmission faible dans la communauté.Il exige le respect des mesures de base mises en place dans l\u2019ensemble des milieux (distanciation physique, étiquette respiratoire, lavage des mains, etc.).Des mesures particulières peuvent également s\u2019appliquer à certaines activités ou à certains milieux.Ce palier s\u2019impose lorsque la transmission commence à s\u2019accroître.Les mesures de base sont renforcées et davantage d\u2019actions sont déployées pour promouvoir et encourager leur respect.Par exemple, davantage d\u2019inspections peuvent être réalisées et un plus grand contrôle de l\u2019achalandage peut être fait dans certains lieux de manière à faciliter la distanciation physique.Le palier 3 introduit des mesures additionnelles en ciblant certains secteurs d\u2019activité et milieux où le risque de transmission est jugé plus élevé.Ces secteurs font l\u2019objet de restrictions, d\u2019interdictions ou de fermetures de façon sélective.Le palier 4 applique de manière ciblée des mesures plus restrictives pouvant aller jusqu\u2019à faire cesser les activités non essentielles pour lesquelles le risque ne peut pas être contrôlé suffisamment, en évitant autant que possible un confinement généralisé comme lors de la première vague de la pandémie.Pour connaître le niveau d\u2019alerte dans votre région, consultez la carte des paliers d\u2019alerte par région sur Québec.ca/paliersalerte.0044787 SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 38 ACTUALITÉS É tienne Rivard est né d\u2019une mère autochtone et d\u2019un père non autochtone.Physiquement, le jeune homme métis ressemble surtout à sa mère.Il a hérité de ses traits, dont la couleur de sa peau.«Autant quand j\u2019étais jeune qu\u2019à l\u2019âge adulte, je me suis fait traiter de plumé, de kawish, de Yum Yum.Pis Étienne, payes-tu tes taxes?Y\u2019en n\u2019a pas une que je n\u2019ai pas entendue.» Des remarques désobligeantes, adressées sous le couvert (ou non) de l\u2019humour, qui véhiculent des préjugés tenaces.Cette semaine, Étienne a fait couler l\u2019encre de ses mots dans un texte touchant et percutant partagé sur les réseaux sociaux.Il a ensuite ouvert le micro pour en faire publiquement la lecture et pousser plus loin la réflexion.«C\u2019est à notre tour maintenant.À notre tour de faire en sorte que ça n\u2019arrive plus.» Une fin comme celle de Joyce Echaquan.Étienne Rivard, 29 ans, anime depuis deux ans l\u2019émission matinale de la radio Énergie 92,1, à Drummondville.Avant, on pouvait l\u2019écouter sur les ondes d\u2019Énergie 102,3, à Trois-Rivières, ville où lui et sa mère sont venus s\u2019établir lorsqu\u2019il avait 6 ou 7 ans, peu après le décès de son père.Préposée aux bénéficiaires dans une résidence pour personnes âgées, sa mère appartient à la nation crie de Waskaganish, au Nord-du-Québec, mais c\u2019est à Senneterre, en Abitibi qu\u2019elle a grandi.«Une famille de Blancs l\u2019a adoptée lorsqu\u2019elle était bébé.Ma mère avait été laissée à l\u2019abandon.» Ses parents adoptifs n\u2019ont pas hésité à faire la route jusqu\u2019à Montréal pour que leur petite dernière, qui avait des problèmes de santé, puisse recevoir les soins nécessaires à l\u2019hôpital Sainte-Justine.Ses frères et soeurs plus âgés l\u2019ont également pris sous leurs ailes, en l\u2019aimant comme l\u2019une des leurs.Ce qu\u2019elle était.«C\u2019est une famille qui a les valeurs à la bonne place, qui a les bras ouverts sur la diversité, qui ne ferme pas les yeux sur des personnes en particulier, qui ne s\u2019arrête pas à la couleur, au poids, à l\u2019orientation.Tout le monde est égal.Dans notre famille, une personne est une vie.» Des années plus tard, la mère d\u2019Étienne a renoué avec des membres de sa famille biologique, permettant également à son fils d\u2019en apprendre davantage sur leur identité culturelle autochtone.«.depuis que je suis jeune, je ne me suis jamais vraiment décrit comme un Amérindien.Pas parce que je ne suis pas fier de mes racines.Pas parce que j\u2019ai honte de le dire.Parce que j\u2019ai été élevé plus \u2018\u2018comme un Blanc\u2019\u2019», écrit-il.Cela dit, ce n\u2019est pas une raison pour ne pas de se sentir interpellé par le sort réservé à la population autochtone, d\u2019être bouleversé par les circonstances entourant la mort de Joyce Echaquan.«C\u2019est inacceptable!» C\u2019est pourquoi Étienne Rivard a décidé d\u2019ajouter sa voix à ceux et celles qui dénoncent la discrimination et le racisme dont trop de personnes sont encore victimes.La vidéo de cette femme en détresse, c\u2019est la pointe de l\u2019iceberg, mais il y a tout le reste en dessous qu\u2019on ne voit pas.Étienne n\u2019a jamais caché ses origines autochtones, mais parfois, il a évité d\u2019aborder le sujet pour s\u2019épargner des railleries.«Je suis quelqu\u2019un qui a des bonnes épaules, qui est capable d\u2019en prendre et de mettre ça de côté, mais ce n\u2019est pas le cas de tout le monde.Avec ce qui se passe présentement, le moment est venu d\u2019en parler, de faire un pas dans la bonne direction, de réfléchir sur notre manière d\u2019agir avec les personnes amérindiennes ou autres.» Depuis la publication de son commentaire sur sa page Facebook, des gens lui ont écrit afin de s\u2019excuser d\u2019avoir tenu dans le passé des propos qui auraient pu le blesser.«Je n\u2019en veux à personne.Ça a permis de créer l\u2019homme que je suis aujourd\u2019hui.» Étienne sait faire la part des choses et reconnaître une maladresse ou même une blague.Sauf qu\u2019en 2020, certaines plaisanteries ne devraient plus faire rigoler.Ne dit-on pas que la moquerie est le reflet de l\u2019ignorance?L\u2019animateur radiophonique a pris connaissance, et avec grande tristesse, de ce qui est arrivé à Joyce Echaquan.Il a lu plusieurs articles, mais s\u2019est abstenu de regarder la vidéo.«C\u2019est plate à dire, mais rien ne m\u2019a surpris.J\u2019ai vu à travers les années l\u2019indifférence de certaines personnes par rapport à la communauté amérindienne.C\u2019est un comportement auquel on a été habitué.» Pendant qu\u2019aux États-Unis, le mouvement Black Lives Matter prend de l\u2019ampleur, au Québec, une prise de conscience s\u2019impose aussi.On en a pour preuve les insultes balancées au visage de Joyce Echaquan avant son décès.«On doit se regarder dans le miroir et se demander comment on traite les gens des Premières Nations.» Étienne est nouvellement papa.Une petite fille d\u2019un mois qui lui ressemble beaucoup, avec qui il devra éventuellement aborder la question de leurs origines autochtones, à tous les deux.«Ça fait rêveur, mais j\u2019espère que ma fille va vivre dans une société où on sera tous égaux, dans laquelle elle sera libre de penser et de s\u2019exprimer.Mon but est d\u2019être le meilleur père, qu\u2019elle ait une belle vie, qu\u2019elle soit en mesure de faire ses propres choix sans se sentir brimée nulle part.» Et c\u2019est à chacun d\u2019entre nous, rappelle Étienne Rivard, de faire en sorte que ce soit possible.Pour sa fille et tous les autres, peu importe la couleur de leur peau.Ces plaisanteries qui ne passent plus ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca À la suite du décès, dans des circonstances troublantes, de Joyce Echaquan, l\u2019animateur de radio Étienne Rivard a décidé de prendre la parole pour partager ses réflexions d\u2019homme métis sur les injustices et le racisme dont font encore l\u2019objet les communautés autochtones.\u2014 PHOTO COURTOISIE «C\u2019est plate à dire, mais rien ne m\u2019a surpris.J\u2019ai vu à travers les années l\u2019indifférence de certaines personnes par rapport à la communauté amérindienne.C\u2019est un comportement auquel on a été habitué.» laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 39 BRIGITTE TRAHAN Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 La triste histoire Joyce Echaquan, cette mère autochtone de Manawan victime de remarques insultantes et racistes dans un hôpital, juste avant son décès, n\u2019est pas une première en son genre au Canada.Selon Anne- Marie Leclerc, infirmière clinicienne et professeure au département des Sciences infirmières de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, il est grand temps qu\u2019il se donne de la formation pour éviter que pareil drame se reproduise.Cette idée est d\u2019ailleurs au cœur de la thèse de doctorat qu\u2019elle est en train de rédiger.Au fil de ses recherches, Mme Leclerc constate que ce n\u2019est pas juste au Québec que les liens entre les autochtones et le système de santé sont compliqués.En Nou- velle-Zélande, illustre-t-elle, une infirmière de la Nation des Maoris se bat pour briser la relation de pouvoir entre autochtones et Blancs chez les infirmières, illustre-t-elle.Au Canada, les racines des préjugés envers les personnes des Premières Nations proviennent d\u2019un héritage colonial, dit-elle.Mme Leclerc rappelle l\u2019histoire horrible de Brian Sinclair, un autochtone de 45 ans en fauteuil roulant qui a été trouvé mort 34 heures après être arrivé dans une urgence, à Winnipeg en 2008.Personne ne s\u2019est occupé de lui au triage à cause de stéréotypes négatifs.Anne-Marie Leclerc ne veut pas se croiser les bras face à ce genre de situations, surtout avec ce qui vient encore de se passer.Sa thèse de doctorat, espère-t-elle, pourra servir de base afin de soutenir à la fois le personnel soignant et les autochtones et créer des liens de confiance entre eux.Afin de mieux comprendre la réalité et la culture des autochtones ainsi que leurs besoins en matière de santé et de services sociaux, Mme Leclerc s\u2019est penchée tout particulièrement sur la condition de santé et de vie de deux nations de la région Mauricie, les Abénakis d\u2019Odanak et de Wôlinak et les Atikamekws de Wemotaci où elle s\u2019est rendue en personne.Elle a vite constaté qu\u2019il n\u2019existait pas de répertoire des ressources qui leur sont exclusivement dédiées, dans la région, ce à quoi elle est sur le point de remédier en collaboration avec le Centre d\u2019amitié autochtone de Trois-Rivières.Un bottin sera mis en ligne prochainement.Anne-Marie Leclerc s\u2019est intéressée à la perception qu\u2019ont les infirmières de leur aptitude à s\u2019occuper de cette clientèle.Elle constate que 90% des infirmières, dans la région, n\u2019ont reçu aucune formation concernant les autochtones.Pourtant, il en faudrait une, croit-elle, «pour comprendre la culture et comment les autochtones voient leur santé.Il y a un malaise, un sentiment d\u2019incompétence.» Les autochtones représentent souvent «une clientèle qui est plus vulnérable sur plusieurs éléments.Donc, ça demande plus de temps», ajoute-t-elle.«Le rapport Viens», rappelle-t-elle, indique qu\u2019il existe des barrières culturelles et des préjugés, mais aussi un écart dans la vision de santé.Les autochtones ne se sentent pas compris quand ils consultent.Ce qui découle de tout ça, c\u2019est une sous-utilisation des services.Ayant eu de mauvaises expériences, ils ont peur de se faire juger, dit-elle et «avec les événements de l\u2019actualité, c\u2019est ce qu\u2019on entend aussi.» Cet objectif peut être difficile à atteindre lorsque la langue devient également une barrière.C\u2019est moins difficile, à ce chapitre, avec les Abé- nakis, mais chez les aînés du côté des Atikamekws, il y a un enjeu, constate-t-elle.Beaucoup de membres des Premières Nations accordent de la valeur à ce qu\u2019ils appellent la Roue de médecine.Il s\u2019agit d\u2019un principe selon lequel la santé dépend d\u2019un équilibre entre les aspects mental, spirituel, émotionnel et physique d\u2019une personne.«C\u2019est une représentation holistique de la santé», explique-t-elle.«Par exemple, si le physique va moins bien, ça a un impact sur le mental», illustre-t- elle.Même si la vision holistique de la santé est quelque chose qui s\u2019enseigne en sciences infirmières, ce n\u2019est pas toujours applicable sur le terrain, fait-elle valoir.«Les professionnels de la santé sont débordés.La lourdeur des soins qui existe aujourd\u2019hui fait en sorte qu\u2019il faut être rapide.Il faut aller à l\u2019essentiel», dit-elle.La vision des auto chtones «implique aussi que la famille soit présente», par exemple lorsqu\u2019il y a hospitalisation, ajoute-t-elle, car la famille est une extension de la personne.Or, pour notre système de santé, «ça demande aussi plus de temps», fait-elle valoir, du temps qui manque très souvent.Pourtant, tous ces éléments pourraient contribuer à créer un lien de confiance.«C\u2019est un élément central», estime-t-elle car en ce moment, beaucoup d\u2019autochtones ont peur d\u2019être victimes de préjugés et d\u2019être traités différemment.SOINS DE SANTÉ ET PREMIÈRES NATIONS Peur et sentiment d\u2019incompétence Anne-Marie Leclerc, professeure en sciences infirmières à l\u2019UQTR.\u2014 PHOTO STÉPHANE LESSARD 0046515 LOCATION 27 MOIS LOCATION 27 MOIS LOCATION 27 MOIS TRACTION INTÉGRALE À PRIX IMBATTABLE SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 40 ACTUALITÉS Le point sur nos connaissances du nouveau coronavirus JEAN-FRANÇOIS CLICHE jfcliche@lesoleil.com Alors finalement, il se transmet par gouttelettes ou par aérosols, le nouveau coronavirus?Est-il aussi bénin pour les enfants qu\u2019on le croyait au printemps dernier?S\u2019en prend-il au système respiratoire ou est-ce qu\u2019il s\u2019attaque surtout aux vaisseaux sanguins, comme on l\u2019a entendu souvent?Depuis le printemps dernier, les connaissances au sujet de la COVID-19 ont progressé à toute vitesse, au point de semer parfois une certaine confusion.Et c\u2019était largement inévitable puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un pathogène encore tout nouveau, que les labos du monde entier n\u2019ont même pas eu un an encore pour étudier.Alors même si la science autour de cette maladie est encore appelée à changer à bien des égards, Le Soleil a jugé bon de faire le point sur quelques-unes des principales questions qui ont été débattues en public, histoire de résumer les meilleures connaissances disponibles présentement.\u203a SURFACES, GOUTTELETTES, AÉROSOLS\u2026 Vous vous souvenez du printemps dernier, quand tout le monde lavait minutieusement son épicerie?C\u2019était il y a longtemps\u2026 Au début de la pandémie, on avait présumé (à partir de ce qu\u2019on connaissait sur d\u2019autres virus) que le contact de surfaces contaminées pouvait être une voie importante de contagion.En outre, une étude parue à la mi-mars dans le prestigieux New England Journal of Medicine [https://bit.ly/33eNVic] avait conclu que le virus pouvait survivre pendant plusieurs jours à l\u2019air libre.Alors pas de chance à prendre.Mais voilà, cette étude et d\u2019autres du même genre ont fini par être critiquées parce que les quantités de virus qu\u2019elles observaient étaient énormes, donc pas du tout représentatives de la «vraie vie», où les gouttelettes infectées contiennent beaucoup moins de virus [bit.ly/30nWuFA].Cela ne veut pas dire qu\u2019il est impossible de s\u2019infecter en touchant une surface récemment contaminée \u2014 c\u2019est tout à fait possible \u2014, mais c\u2019est maintenant considéré comme une mode de transmission assez secondaire.La voie principale, indique désormais la santé publique américaine (CDC), ce sont les gouttelettes parfois microscopiques que l\u2019on respire [bit.ly/3cMlNpZ].Aujourd\u2019hui, le débat porte plus sur la question de savoir si les aérosols, soit des particules d\u2019un diamètre inférieur à 5 microns (5µ, ou si l\u2019on préfère, 5 millièmes de millimètre) sont une voie de contagion importante.Au début de la pandémie, on présumait que ce n\u2019était presque jamais le cas, mais des éclosions massives survenues dans des chorales et des restaurants font maintenant croire à certains experts que les aérosols sont la voie principale de transmission \u2014 mais ça reste assez controversé.E t c \u2019 e s t m ê m e u n débat qui est en partie artificiel, déplore la spécialiste des aérosols de l\u2019Université Laval Caroline Duchaine.«Les gens ont dit : en bas de 5µ, c\u2019est des aérosols, et tout ce qu\u2019il y a au-dessus, ce sont des gouttelettes, alors qu\u2019en fait, c\u2019est un continuum.Mon équipe et moi avons un article à paraître où on montre qu\u2019à 10 ou 20µ, la particule reste dans l\u2019air assez longtemps pour être respirée.» Quoi qu\u2019il en soit, estime-t-elle, «il est fort probable que ça se transmet par l\u2019air, mais la preuve finale risque d\u2019être très difficile à faire».Une histoire à suivre, donc\u2026 \u203a INFECTION RESPIRATOIRE OU CIRCULATOIRE?Au départ, on a cru que la COVID-19 était une infection purement respiratoire.Après tout, c\u2019était une vague de pneumonies dans la ville chinoise de Wuhan, en décembre, qui avait mené à sa découverte.Mais en avril, une étude est parue dans la revue médicale The Lancet prouvant que le virus était capable d\u2019infecter les cellules des vaisseaux sanguins : le récepteur à la surface des cellules auquel s\u2019accroche le coronavirus, nommé ACE2, est très présent dans le nez, mais on le trouve également dans le système circulatoire.Et avec les caillots de sang qui se multipliaient chez bien des patients hospitalisés, certains se sont dit qu\u2019on avait peut-être a f fa ire à un virus principalement sanguin \u2014 thèse qui a connu un grand écho médiatique.Il s\u2019est révélé que ce n\u2019était pas tout à fait vrai, dit le Dr Gaston De Serre, épidémiologiste à l\u2019Institut national de santé publique : «C\u2019est un virus principalement respiratoire, assure- t-il.Mais comme plusieurs autres microbes, le fait qu\u2019il ait un lieu de prédilection ne veut pas dire qu\u2019il ne peut pas aller ailleurs.» Le virus de la COVID-19 le fait d\u2019ailleurs assez souvent, notamment dans l\u2019appareil circulatoire et dans le système nerveux, mais cela ne veut pas dire que c\u2019est toujours grave, pour- suit-il, mentionnant que les deux tiers des patients symptomatiques perdent l\u2019odorat ou le goût (qui se trouvent hors du système respiratoire), généralement sans d\u2019autres conséquences.«Un point important à souligner là-dessus, ajoute le Dr De Serres, c\u2019est que de découvrir où le virus était capable d\u2019aller nous a permis d\u2019améliorer grandement les soins depuis le début de la pandémie.On n\u2019a toujours pas d\u2019antiviral efficace, mais il y a un paquet de choses qu\u2019on fait maintenant pour aider qu\u2019on ne faisait pas au début de la pandémie.» \u203a ET LES ENFANTS, ÇA VA?Il est apparu dès les premières semaines de la pandémie que les enfants semblaient relativement immunisés à la COVID-19, qu\u2019ils étaient moins souvent infectés que les adultes et que la maladie était en moyenne moins sévère chez eux.Mais est-ce que cette impression initiale a été confirmée par les données?Tout indique que oui, dans l\u2019ensemble.Les moins de 18 ans sont beaucoup moins souvent hospitalisés pour la COVID-19 que les adultes : une étude américaine [bit.ly/2ELvJTZ] a compté 8 hospitalisations par 100 000 enfants ET PUIS, CETTE COVID? laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 41 aux États-Unis entre mars et juillet, un taux qui était très, très en dessous de celui des adultes (165 par 100 000).Et même quand ils se rendent à l\u2019hôpital, ils en décèdent b e a u c o u p plus rare- m e n t .U n e étude anglaise publiée à la fin d\u2019août dans le British Medical Journal [bit.ly/2SaL3wH] a t r o u v é q u e s u r 627 enfants et adolescents hospitalisés pour la COVID en Grande-Bretagne de janvier à juillet dernier, seulement 6 (ou 1 %) en sont décédés, et tous avaient de lourdes conditions médicales par ailleurs.Ce taux de mortalité par hospitalisation est de loin inférieur à la moyenne britannique (27 %).Les enfants ne sont donc pas «immunisés», et certains d\u2019entre eux peuvent avoir des vulnérabilités qui leur font faire des complications très graves, voire mortelles.En outre, ajoute Nathalie Grand- vaux, chercheuse en virologie à l\u2019Université de Montréal, «ce qu\u2019on observe quand même chez certains enfants, c\u2019est un syndrome inflammatoire à long terme.Leur proportion n\u2019est pas connue, mais ces enfants-là vont garder des séquelles de l\u2019infection.C\u2019est très étudié présentement».Mais dans l\u2019ensemble, oui, les enfants sont relativement épargnés par la COVID-19.\u203a LES ASTHMATIQUES PAS PLUS À RISQUE, MAIS\u2026 En général, les gens qui font de l\u2019asthme sont plus durement touchés par les infections pulmonaires.C\u2019est le cas avec la grippe, en tout cas.Dès le début de la pandémie, on a donc soupçonné que la COVID-19 leur ferait faire plus de complications que les autres, mais on s\u2019est vite ravisé \u2014 dès avril, les spécialistes disaient que finalement, ils ne semblaient pas plus vulnérables que la moyenne des ours [bit.ly/3niogNQ].Or en date du 11 septembre, le CDC considérait toujours l\u2019asthme «modéré à sévère» comme un facteur de risque «potentiel».Alors qu\u2019en est-il?«Il y a une méta-analyse [qui regroupe les données de plusieurs études] qui a été publiée là-dessus récemment, et sa conclusion, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas plus de mortalité chez les asthmatiques, dit Mme Grandvaux.Par contre, l\u2019article n\u2019avait pas assez de données pour conclure sur la morbidité [complications ne causant pas la mort].«La nuance que j\u2019ajouterais à ça, poursuit-elle, c\u2019est que beaucoup de patients qui font un asthme sévère se sont mis en isolement dès le début, j\u2019en connais même qui n\u2019en sont toujours pas sortis.Alors si ceux qui se savaient vulnérables se sont protégés plus que les autres, ça peut nous empêcher de voir le surplus de risque.» À suivre ça aussi, donc.\u203a EXISTAIT-IL DES IMMUNITÉS PRÉEXISTANTES?Quand la COVID-19 est apparue, pratiquement tout le monde considérait que la population mondiale était totalement «naïve», c\u2019est- à-dire que personne n\u2019avait la moindre immunité \u2014 ce qui semblait logique puisque le virus était entièrement nouveau.Mais depuis, quelques études ont trouvé qu\u2019entre 20 et 50 % des gens qui n\u2019ont jamais été exposés au nouveau coronavirus possèdent malgré tout un certain degré d\u2019immunité [bit.ly/2GqTtgR], c\u2019est-à-dire une sorte de «mémoire immunitaire».Certains ont même avancé l\u2019hypothèse que cette immunité préexistante, dont on ignore encore l\u2019origine, pourrait peut-être expliquer pourquoi la première vague de COVID-19 a fini par reculer même dans des pays comme la Suède, où le confinement n\u2019a pas été aussi complet qu\u2019ailleurs.Or cela reste assez spéculatif pour l\u2019instant.«Il est possible que les coronavirus saisonniers [il en existe quatre qui circulent depuis très longtemps chez l\u2019humain et qui ne donnent que des rhumes] donnent une certaine immunité à la COVID-19, mais ce n\u2019est pas encore clair, dit le Dr De Serres.[\u2026] Et si c\u2019est effectivement le cas, alors on peut imaginer que dans certains pays où le bon type de coro- navirus saisonnier aurait circulé au bon moment, il pourrait y avoir un certain niveau d\u2019immunité, mais ça semble improbable parce que l\u2019immunité à ces coronavirus-là ne dure que quatre mois environ.» Il semble acquis que certaines personnes avaient une immunité préexistante, «mais est-ce que c\u2019est fréquent?Cette question-là est encore débattue», résume-t-il.2 Tout indique que les enfants sont relativement immunisés à la COVID-19.\u2014 PHOTO AFP, MOHAMMED ABED 1 Rendu 3D du coronavirus SARS- CoV-2 \u2014 IMAGE 123RF?ARSGERA 1 2 Agence France-Presse WASHINGTON \u2014 WASHINGTON - Le président américain Donald Trump, testé positif au coronavi- rus, va être admis dans un hôpital de la banlieue de Washington «pour quelques jours», a annoncé vendredi la Maison Blanche.«Par mesure d\u2019extrême prudence, et sur recommandation de son médecin et d\u2019experts médicaux, le président travaillera depuis l e s b u re a u x p ré s i d e n t i e l s à (l\u2019hôpital) Walter Reed pour les prochains jours», a déclaré sa porte-parole Kayleigh McEnany.Le président de la première puissance mondiale, qui n\u2019a cessé de minimiser la pandémie et a multiplié les rassemblements souvent au mépris des précautions sanitaires, a lui-même annoncé ce rebondissement dans une campagne tendue à l\u2019extrême.« La Première dame et moi- même avons été testés positifs à la COVID-19 », a écrit dans la nuit de jeudi à vendredi le milliardaire républicain, 74 ans, dans un tweet qui a rapidement battu des records de « likes ».Il a expliqué que Melania Trump et lui entraient en « quarantaine ».Son chef de cabinet Mark Meadows a précisé dans la matinée que Donald Trump présentait des « symptômes légers » tout en gardant « bon moral ».Les responsables de la Maison- Blanche se sont voulus rassurants sur son « rétablissement rapide », martelant que le 45e président des États-Unis restait bien aux commandes du pays.« Il veut parler aux Américains » mais son entourage « doit le retenir un peu » pour qu\u2019il « se repose », a dit sa porte-parole Kayleigh McEnany.Concrètement, sa campagne est stoppée net.Le président, qui se vante régulièrement d\u2019avoir une santé de fer, n\u2019avait pas tweeté depuis l\u2019annonce du test positif, soit un mutisme de plus de treize heures sur les réseaux sociaux qui détonne avec son rythme effréné des derniers jours.Il a dû annuler un déplacement en Floride prévu vendredi, et son équipe a annoncé que « tous les événements » prévus deviendraient « virtuels » ou seraient tout simplement « reportés ».Le candidat républicain doit ainsi renoncer aux meetings qu\u2019il affectionne \u2014 et sur lesquels il semblait compter pour rattraper son retard persistant dans les sondages en vue de l\u2019élection du 3 novembre.Donald Trump est très critiqué pour sa gestion de l\u2019épidémie, ce qui pèse sur ses chances de réélection.Il est accusé d\u2019avoir manqué de compassion face aux victimes du virus et d\u2019avoir envoyé des signaux contradictoires sur sa gravité, sur les traitements potentiels et sur le port du masque, qu\u2019il n\u2019endosse que rarement après s\u2019y être longtemps refusé.Après avoir adressé ses vœux de « prompt rétablissement » et ses « prières » à Donald et Melania Trump, Joe Biden, qui a lui été testé négatif vendredi matin, a enfoncé le clou.« J\u2019espère que cela servira de rappel : portez un masque, maintenez la distanciation physique, et lavez-vous les mains », a-t-il tweeté, dans une critique à peine voilée de l\u2019attitude du président.Testé positif, Trump est admis à l\u2019hôpital SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 42 ACTUALITÉS Projetons-nous dans l\u2019avenir A u gouvernement Legault, on s\u2019est dit en début de semaine qu\u2019en fermant plus que les bars et les salles à manger des restaurants, on allait lancer un message fort, frapper les esprits, secouer l\u2019apathie et l\u2019indolence dans la lutte contre la COVID-19.«Moi, je pense que c\u2019est dans cette perspective-là que le gouvernement l\u2019a fait», croit d\u2019ailleurs Horacio Arruda.Toutes ces décisions sont politiques en fin de compte, nous a- t-il dit.Bien sûr! Et c\u2019est normal.Gouverner, c\u2019est prendre des décisions.Qui accuserait-on s\u2019il devait y avoir une nouvelle flambée de décès dans les prochaines semaines au Québec?À la Santé publique de recommander; au gouvernement, ensuite, de prendre ses décisions en prenant en compte une multitude de variables et de facteurs.C\u2019est sa responsabilité.Il y a une dizaine de jours, le gouvernement essuyait une volée de bois vert.Les partis d\u2019opposition s\u2019étaient enhardis.Les actions et les messages gouvernementaux manquaient de clarté, entendait-on partout.Ils étaient incohérents, répétait-on.Au cabinet du premier ministre, on s\u2019est dit lundi qu\u2019on agirait désormais de manière à éviter un tel procès public.La semaine a finalement ressemblé à la précédente pour le gouvernement.Le premier ministre, son entourage et le ministre de la Santé, encore en discussion lundi, ont jugé que l\u2019objectif de réduire les contacts sociaux serait considéré comme bancal si seuls les rassemblements privés ainsi que l\u2019industrie de la restauration et des bars étaient visés dans les zones rouges.On a estimé qu\u2019il fallait adopter une approche englobant le secteur du divertissement et des loisirs pour bien marquer le coup entre l\u2019essentiel et le non essentiel en temps de pandémie \u2014 des notions forcément relatives et toujours discutables, on en conviendra tous.Ce n\u2019est que quelques heures avant d\u2019annoncer les lieux qui allaient devoir fermer leurs portes pendant 28 jours qu\u2019on a formellement ajouté entre autres les salles de spectacles, les cinémas, les théâtres et les musées.La décision concernant les salles à manger des restaurants et les bars avait été actée la veille, dimanche.La haute direction nationale de la Santé publique n\u2019a pas elle-même dessiné ce périmètre d\u2019intervention, mais elle était d\u2019accord.L\u2019annonce est tombée lundi à 17h30.Or, pour cette décision englobant le secteur culturel, le gouvernement a encore une fois été accusé d\u2019incohérence.Précisément ce qu\u2019il voulait éviter! Chacun a rapidement pu dire pourquoi tel type d\u2019activité et pas tel secteur.Pourquoi nous?Pourquoi pas eux?Et plusieurs ont noté que très peu d\u2019éclosions avaient été enregistrées (voire, pas) dans le milieu culturel.Venue le lendemain, l\u2019explication des «contacts prolongés» de François Legault n\u2019a pas convaincu.Les derniers jours ont offert un démenti à cette idée selon laquelle les messages gouvernementaux étaient embrouillés il y a une dizaine de jours en raison de l\u2019absence de M. Legault, qui était en isolement.Quoi comprendre?Tout simplement qu\u2019à moins de tout fermer ou de tout laisser ouvert, les incohérences sont inévitables, ainsi qu\u2019un certain manque de clarté, quel que soit le messager.Tout sera toujours plus imparfait que d\u2019habitude en cette période.Qui plus est, le tir gouvernemental devra être réajusté en permanence, ce qui ne participera pas toujours à la clarté immédiate des choses.Chacun son degré d\u2019indulgence en la matière.Il est à peu près inévitable qu\u2019il existe des incohérences quant aux lieux ayant dû fermer temporairement leurs portes.Par contre, les autorités gouvernementales auraient pu faire beaucoup mieux dès le départ en ce qui a trait aux rassemblements de personnes, d\u2019amis par exemple, dans un lieu public extérieur.Il aurait dû être d\u2019emblée plus compréhensible pour chacun de savoir ce qu\u2019il peut ou ne peut pas faire à l\u2019extérieur.PLUS DIFFICILE ENCORE?Ne doutons pas que les décisions de cette semaine ont été difficiles à prendre.Elles ne vont pas sans coûts économiques, sociaux et humains.Aucun gouvernement ne peut se résoudre à aller jusque-là sans juger les raisons impérieuses.Projetons-nous.Supposons que les mesures décrétées cette semaine puissent bel et bien être levées dans une vingtaine de jours.Serait-il par la suite encore plus difficile ou plus facile que ça ne l\u2019a été cette semaine pour le gouvernement d\u2019intervenir de nouveau de la sorte?Le modèle de fermetures à la carte aura certes été rodé et aura gagné en précision avant un éventuel nouveau tour de vis.Il suffirait en quelque sorte de le réappliquer.Mais les personnes directement concernées \u2014 propriétaires de bars et de restaurants, par exemple \u2014 l\u2019accepteraient sans doute encore moins qu\u2019au- jourd\u2019hui et de plus en plus de citoyens de bonne volonté seraient peut-être encore plus dubitatifs.Une conclusion s\u2019impose : soyons dès maintenant nombreux à garder en tête la nécessité d\u2019agir individuellement de manière à protéger le système hospitalier; à faire en sorte que les autorités n\u2019aient plus de décisions aussi difficiles à prendre.C\u2019est ce que l\u2019on peut faire de mieux.Au cabinet du premier ministre François Legault, on s\u2019est dit lundi qu\u2019on agirait désormais de manière à éviter un procès public.La semaine a finalement ressemblé à la précédente pour le gouvernement.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 43 La solitude est un art N ous sommes au printemps, au plus fort du confinement, une femme qui habite dans un CHSLD raconte à une amie que sa fille vient de lui téléphoner, que l\u2019appel a duré beaucoup plus longtemps qu\u2019à l\u2019habitude.La femme en a conclu ceci : «ma fille doit s\u2019ennuyer\u2026» C\u2019était au moment où le premier ministre François Legault avait exhorté les Québécois à appeler leurs proches, surtout les personnes âgées, sachant que plusieurs d\u2019entre elles se retrouvaient encabanées.Dans certaines résidences, les gens ne pouvaient même pas mettre le pied à l\u2019extérieur de leur logement ou de leur chambre, leurs repas leur étaient livrés, la visite était évidemment interdite.Pour la plupart, leur vie «sociale» tenait à leur téléphone.Mais l\u2019anecdote de cette femme est révélatrice, elle montre que la solitude est un concept bien relatif, tout comme son petit frère : l\u2019ennui.Des études révèlent d\u2019ailleurs que les enfants d\u2019aujourd\u2019hui ne s\u2019ennuient pas assez, nous leur transmettons cette obsession de toujours faire quelque chose.Les expressions qui y sont associées en disent long, on parle de «temps perdu», de «temps mort».Je me souviens il y a plusieurs années, je devais avoir 20 ans, dans un café à Buenos Aires en Argentine, les murs étaient couverts de citations.J\u2019étais seule, j\u2019ai eu le temps de les lire toutes, je n\u2019ai jamais oublié celle-ci : «Combien de personnes qui rêvent d\u2019éternité ne savent pas quoi faire un dimanche quand il pleut?» Ploc, ploc, ploc.«La solitude est un art», a écrit le poète suédois Vilhelm Ekelund, et cette femme dans le CHSLD le maîtrisait visiblement très bien.Ce n\u2019est pas le lot de tous, dans une étude publiée au début de cette année, presque la moitié des Américains interrogés ont confié qu\u2019ils se sentaient seuls.On dit «souffrir de solitude», comme d\u2019un cancer.Et ce n\u2019est pas anodin, il ne faut d\u2019ailleurs pas passer sous silence l\u2019effet dévastateur que peut avoir la solitude chez certaines personnes, mon collègue Marc Allard parlait justement il y a presque deux ans de cette «épidémie invisible», comme l\u2019avait fait au Salon bleu la députée solidaire Catherine Dorion.Parce que oui, la solitude peut tuer.Mais elle peut aussi aider à vivre, elle peut être une complice, comme le chantait George Moustaki.Sa chanson Ma solitude a bercé mon enfance de fille unique, ça et un jeu de cartes pour jouer à la patience.Pour avoir si souvent dormi Avec ma solitude Je m\u2019en suis fait presqu\u2019une amie Une douce habitude [\u2026] Non, je ne suis jamais seul Avec ma solitude En fait, Moustaki aurait pu écrire «je ne me sens jamais seul», parce que le problème n\u2019est pas tant d\u2019être seul, mais de se sentir seul.Dans cette même étude où presque la moitié des personnes sondées disaient se souffrir de solitude, seulement 18 % des vivaient ou étaient seules.Et, de ces 18 %, certains ne se sentent pas seuls, même s\u2019ils le sont.Il existe même une échelle de la solitude, Loneliness scale, qui a été conçue en 1978 par des universitaires en Californie, puis adaptée et traduite en français en 1993 par des professeurs en psychologie de l\u2019Université Laval, on y mesure le degré de solitude ressentie en évaluant 20 énoncés.Un de ceux-là, «les gens sont autour de moi et non avec moi».Mais pour apprécier la solitude, il faut d\u2019abord être bien avec soi, savoir apprécier le «me-time» comme disent les Anglais, le temps passé tout seul.Dans une étude publiée il y a un an et demi, réalisée par des chercheurs du Canada, des États-Unis et de la Belgique, on a constaté que les étudiants qui arrivent au «collège» \u2014 au cégep ici \u2014 s\u2019adaptent mieux s\u2019ils arrivent à passer du temps tout seul.La belle ironie, il faut savoir être seul pour être mieux avec les autres.En fait, l\u2019objectif est de transformer la solitude «subie» en solitude «choisie», à la manière de Moustaki.Dans un article publié par le Consortium d\u2019animation sur la persévérance et la réussite en enseignement supérieur, CAPRES, on résume que «selon, les chercheurs en psychologie T.T Nguyen, K.M.Werner et B.Soenens, la solitude recherchée pour le plaisir et ses valeurs intrinsèques est liée à une bonne santé psychologique, en particulier pour ceux et celles qui ne se sentent pas appartenir à un groupe social.» Et ce qui vaut pour les étudiants qui débarquent au cégep vaut aussi pour les personnes qui arrivent dans une résidence pour personnes âgées et qui se retrouvent, du jour au lendemain, à côtoyer des gens qu\u2019ils connaissent ni d\u2019Ève ni d\u2019Adam et avec lesquels ils n\u2019ont pas nécessairement d\u2019affinités.Ceux qui sont bien seuls s\u2019en tirent mieux.Et c\u2019est encore plus vrai en ces temps de pandémie et de confinement, où les portes des CHSLD se sont encore refermées et où celles des résidences qui ne sont pas touchées par la COVID restent à peine entrouvertes.Et s\u2019il y a une chose sur laquelle cette vague ne vient pas se briser, comme la première, c\u2019est la solitude.Aussi bien apprendre à surfer.MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com La solitude est un concept bien relatif, tout comme son petit frère : l\u2019ennui.Des études révèlent d\u2019ailleurs que les enfants d\u2019aujourd\u2019hui ne s\u2019ennuient pas assez, nous leur transmettons cette obsession de toujours faire quelque chose.\u2014 IMAGE 123RF, TITHI LUADTHONG SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS Soins aux aînés : faire semblant d\u2019agir J ustin Trudeau se présente en grand défenseur des aînés.Il souhaite apporter des modifications au Code criminel pour sanctionner de manière claire les personnes qui négligent et mettent en danger les aînés dont elles prennent soin.Exercice nécessaire ou poudre aux yeux?Paul Brunet, avocat et président du Conseil pour la protection des malades, juge ce chantier inutile.« Nous avons déjà tout ce qu\u2019il nous faut. » Le Code criminel prévoit déjà des sanctions pour négligence criminelle ayant causé la mort ou des lésions corporelles.Simon Roy, professeur de droit à l\u2019Université de Sherbrooke, arrive au même constat.Selon lui, Ottawa pourrait peut- être élargir la portée de certaines dispositions du code, notamment l\u2019article 215, pour y inclure les aînés.Sans plus.Le professeur pose une question pour justifier sa réponse : a-t-on besoin d\u2019un pic pour manger de la fondue ou une fourchette fait l\u2019affaire?On est dans l\u2019accessoire.Paul Brunet répète qu\u2019il peut fournir aux policiers une douzaine de témoignages d\u2019horreur de malades abandonnés durant la pandémie.Les moyens légaux sont disponibles.Il attend les actions.Selon lui, ce n\u2019est pas en modifiant le Code criminel que les personnes âgées vulnérables ou les malades seront assurés d\u2019un meilleur traitement.Promettre d\u2019agir sur ce front permet toutefois au premier ministre Trudeau de faire bonne figure auprès des personnes âgées et de leurs proches.Sans égard aux compétences des provinces, son gouvernement veut notamment instaurer des normes nationales pour les centres de soins de longue durée.Les provinces réclament plus d\u2019argent du fédéral, mais sans condition.« Le Code criminel, c\u2019est le seul outil qui est manifestement au cœur des compétences du gouvernement fédéral », précise le professeur Roy.C\u2019est également un outil politique.Les libéraux, qui forment un gouvernement minoritaire, peuvent y recourir pour séduire l\u2019électorat.Les personnes âgées votant davantage que les plus jeunes, il peut être rentable électoralement de se présenter comme « la » formation qui a à cœur et défend les intérêts des aînés.Simon Roy ne voit cependant pas le jour où une préposée aux bénéficiaires va aller en prison parce qu\u2019elle n\u2019a pas changé assez souvent les couches des malades.Des gens peuvent certes être congédiés.Les emprisonner, c\u2019est une autre chose.Titulaire de la chaire André- Turmel sur la protection juridique des aînés et professeure à la Faculté de droit de l\u2019Université Laval, Christine Morin s\u2019interroge sur les objectifs du gouvernement fédéral.« On vise qui et on veut mettre fin à quoi?On vise le proche aidant, le personnel de la santé et des services sociaux, le mandataire, l\u2019organisation? » Il faudra voir le contenu du projet de loi que déposera le gouvernement libéral.Quand?Aucun échéancier n\u2019a été fixé.Ajout, modification, clarification de certaines dispositions du code?Le processus d\u2019examen s\u2019amorce, indique-t-on au cabinet du ministre de la Justice, David Lametti.Dans une déclaration commune transmise par courriel, les ministres de la Justice et des Aînés affirment que « ce qui s\u2019est passé dans les centres de soins de longue durée est l\u2019une des plus grandes tragédies de cette pandémie.[\u2026] Dans un pays comme le nôtre, nous ne devrions pas avoir besoin des soldats pour s\u2019occuper des personnes âgées ».Ils ajoutent que « le Code criminel est un outil de compétence fédérale que nous pouvons utiliser pour que ceux qui mettent sciemment les personnes âgées en danger soient tenus responsables de leurs actes.En conjonction à d\u2019autres mesures, il peut contribuer à mieux protéger les personnes âgées et à empêcher que ce genre de tragédie ne se reproduise. » Mme Morin juge positivement qu\u2019un gouvernement envoie le message que la société doit mieux veiller sur les personnes âgées.Elle estime toutefois qu\u2019il vaut mieux prévenir, inciter les gens à dénoncer les lacunes et les abus que de miser sur le volet punitif.Si les médias font périodiquement état de négligence et de services inadéquats dans les centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée, ainsi que dans des résidences pour personnes âgées, Mme Morin rappelle que les aînés ne vivent pas tous dans ce type d\u2019établissement.Or, elle constate que les abus envers les aînés sont souvent le fait de membres de l\u2019entourage, de la famille.« Les personnes âgées ne veulent pas judiciariser leur problème.Elles veulent que ça arrête, elles veulent récupérer leur argent. » Quand les soins ou les services sont inadéquats dans un CHSLD ou une résidence, il serait bien commode de mettre la faute sur une seule personne, de désigner un coupable, convient Mme Morin.Même s\u2019il existe des gens qui ne font pas correctement leur travail, elle relève cependant que les lacunes sont souvent attribuables à une structure, à une organisation déficiente, et non à une seule personne.« Nous sommes tous collectivement responsables », dit-elle.La pandémie a exposé une situation peu flatteuse.La titulaire de la chaire André- Turmel se réjouit que la société soit plus sensible au bien-être des aînés.Pour combien de temps?Mme Morin invite à la vigilance.La partie n\u2019est pas gagnée.Bien sûr, le moment semble bon pour combler enfin les lacunes connues depuis des décennies dans les soins et les services aux aînés.La crise sanitaire entraîne toutefois bon nombre de problèmes dans d\u2019autres sphères d\u2019activités.Des fonds publics sont réclamés de toutes parts.Quel montant ira aux soins aux aînés?Que reste- ra-t-il de la volonté politique des premiers ministres d\u2019améliorer le sort de ces derniers?Entre le discours et la réalité, il y a trop souvent un écart considérable.Les ministres de la Justice et des Aînés affirment que « ce qui s\u2019est passé dans les centres de soins de longue durée est l\u2019une des plus grandes tragédies de cette pandémie.[\u2026] Dans un pays comme le nôtre, nous ne devrions pas avoir besoin des soldats pour s\u2019occuper des personnes âgées ».\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 45 Chaque samedi, nous braquons les projecteurs sur des sujets politiques chauds passés sous la loupe d\u2019acteurs du milieu ou d\u2019observateurs avisés.LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Avec plus d\u2019une école québécoise sur cinq comptant au moins un cas de COVID-19 actif parmi ses élèves ou son personnel, la tension monte surtout dans les établissements scolaires situés en zone rouge.Critique féroce et chevronnée en matière d\u2019éducation, la députée libérale Marwah Rizqy talonne le ministre Jean-François Roberge sans relâche depuis la rentrée, et même bien avant.Q Comment évaluez-vous la situation dans les écoles et craignez-vous une nouvelle fermeture généralisée?R Dans les zones rouges, la situation commence à être critique.Je n\u2019ai pas envie de revivre le scénario de fermeture des écoles.On est quand même déjà rendus à 20 % des écoles qui ont un cas de COVID confirmé, on a des milliers d\u2019élèves qui sont déjà privés de l\u2019enseignement en classe.Quand je compare à l\u2019Ontario, leur taux de cas de COVID confirmés dans les écoles est de 5 %.On est quatre fois plus élevés.J \u2019espère que le ministre va prendre nos suggestions, la plupart de celles que j\u2019ai faites sont basées sur le plan ontarien.Eux, le corridor sanitaire scolaire, ils l\u2019ont appliqué.La clinique de dépistage mobile, une équipe de la santé dédiée au réseau scolaire.Ils ont vraiment priorisé le réseau de l\u2019éducation et sont allés plus loin dans leurs mesures pour mieux équiper les écoles.Q Sans recommandation de la Santé publique à cet effet, le gouvernement Legault n\u2019oblige pas les élèves à porter le masque en classe, alors que ça se fait ailleurs.Quelle est votre position?R Non seulement l\u2019Ontario l\u2019exige (à partir de la 4e année), mais aussi l\u2019Alberta et le Manitoba, et ce, sans code de couleurs des régions.J\u2019ai demandé à plusieurs reprises de comprendre pourquoi, dans les milieux d\u2019éclosions en zone rouge, la Santé publique ne le demande pas.Je n\u2019ai toujours pas de réponse.Au mois d\u2019août, quand j\u2019avais demandé le port du masque à l\u2019école quand on circule dans les corridors, Jean-François Roberge et le Dr (Horacio) Arruda (directeur national de santé publique) avaient dit que ce n\u2019était pas indiqué.Quand j\u2019avais soulevé la contradiction qu\u2019on le demandait aux enfants de 12 ans et plus dans les lieux publics fermés, mais pas à l\u2019école, quelques jours plus tard, Christian Dubé (ministre de la Santé) et le Dr Arruda avaient rectifié le tir.À ce stade-ci, il me semble que la Santé publique devrait nous expliquer pourquoi d\u2019autres directions de santé publique sont allées aussi loin et que nous, alors qu\u2019on a le pire bilan du Canada et que nos écoles sont signe numéro un en matière d\u2019infection, on n\u2019a pas mis de mesures aussi importantes pour nos écoles, notamment en zone rouge et en cas d\u2019éclosion.Q Le Dr Arruda évoque des problèmes de transmission du virus à l\u2019extérieur des classes, à cause de rassemblements d\u2019élèves le midi ou après l\u2019école.Serait-il avisé d\u2019imposer d\u2019autres mesures restrictives liées aux écoles et, si oui, lesquelles?R Ils ont donné suite à notre demande d\u2019améliorer la ventilation, mieux vaut tard que jamais.Quand je regarde les images, le masque n\u2019est pas souvent porté par les élèves à l\u2019extérieur même si les 2 m ne sont pas respectés.Si les rassemblements extérieurs sont problématiques, c\u2019est de s\u2019assurer que le masque est porté à ce stade-là et de s\u2019assurer d\u2019en fournir si jamais il y a un problème de distribution de masques.Et surtout, les enseignants, le personnel scolaire, sont tous débordés.Ça prend plus de monde dans nos écoles juste pour la désinfection.C\u2019est quelque chose qu\u2019on n\u2019arrête pas de demander, du support pour nettoyer nos écoles.On n\u2019y arrivera pas avec un concierge par école.Demander aux enseignants et aux orthophonistes d\u2019être prêtés à la désinfection?Non.Q La pénurie d\u2019enseignants existait avant la pandémie.Le gouvernement espère pallier ce manque de personnel en sollicitant les retraités et étudie l\u2019idée d\u2019un appel généralisé au volontariat du genre «Je contribue».Est-ce suffisant?R Ce serait un très bon début, mais il faut qu\u2019ils arrêtent de tergiverser! Nous avons fait plusieurs suggestions.Je dis \u201cnous\u201d, parce que je parle du trio éducation des trois partis d\u2019opposition (avec Christine Labrie de Québec solidaire et Véronique Hivon du Parti québécois).En avril et mai, on a demandé de faire des groupes en alternance et des camps pédagogiques.Le ministre a finalement dit oui, mais cinq semaines plus tard dans les Maritimes.Il a dit oui, mais il était trop tard et les directions d\u2019écoles ne peuvent pas se virer sur un dix cennes! Ç\u2019a pris trop de temps avant qu\u2019il dise oui.Là, Je contribue, c\u2019est une super bonne idée! Tout le monde est d\u2019accord.Les directions d\u2019écoles sont d\u2019accord, les enseignants sont d\u2019accord, même le ministre dit que c\u2019est une bonne idée, «je ne ferme pas la porte».Arrête de ne pas fermer la porte et ouvre-la! J\u2019irais même plus loin.On devrait avoir une équipe dédiée pour l\u2019enseignement en ligne.Les retraités, généralement dans la soixantaine, c\u2019est la population plus à risque.Je les inviterais à être en support.On a vu Alloprof submergé de questions d\u2019élèves et de parents pendant la première vague.Ceux qui ont plus peur de revenir en classe à cause de la COVID-19, leur demander de faire du support en ligne et au téléphone.Parce qu\u2019on a du rattrapage scolaire et des jeunes qui ont besoin d\u2019aide après l\u2019école pour répondre aux questions de leurs devoirs.Q Vous avez été la seule des 28 élus libéraux à appuyer un autre candidat que Dominique Anglade dans la course à la direction du PLQ.Depuis sa nomination, Mme Anglade vous a confirmée dans vos responsabilités en matière d\u2019enseignement, en plus d\u2019ajouter le Conseil du trésor à vos dossiers.Avez-vous fait la paix ou Mme Anglade préfère garder ses ennemis encore plus près que ses amis?R Pour nous deux, la course est plus que terminée et nos relations vont très bien.C\u2019est vrai que dans d\u2019autres courses à la chefferie, ça peut continuer après la fin de la course.Mais pas chez nous.Je suis assez franche et je peux vous assurer que c\u2019est terminé.Je bénéficie aussi d\u2019une très grande confiance (de la cheffe) dans mes dossiers, personne ne me surveille ou ne joue au chaperon avec moi.Q Qu\u2019en est-il de vos propres aspirations d\u2019un jour devenir cheffe?R Dominique est là pour un bon moment, alors on verra plus tard.MARWAH RIZQY METTRE FIN AUX TERGIVERSATIONS DANS LES ÉCOLES ««Arrête de ne pas fermer la porte et ouvre-la!» s\u2019impatiente la libérale Marwah Rizqy devant les tergiversations du ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 46 ACTUALITÉS PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com «Je ne jugerai jamais mon client.Tout le monde le fait à ma place.» Me Jean-Marc Fradette ne rêvait pas de devenir criminaliste.Celui qui est à la défense depuis une trentaine d\u2019années a plutôt commencé sa carrière d\u2019avocat à la Couronne et il est passé à un cheveu de devenir policier.«C\u2019est drôle, j\u2019ai fait ma technique policière avant de m\u2019inscrire en droit! J\u2019allais à Nicolet lorsque je me suis inscrit en droit, après avoir eu un avocat de la Couronne comme chargé de cours durant ma technique policière.Ç\u2019a été un déclic.J\u2019ai voulu être avocat de Couronne», raconte Me Jean-Marc Fradette.Il aura été cinq ans de «l\u2019autre côté», avant de faire le saut à la défense.Ce qui l\u2019a poussé à changer de clan?«À part l\u2019argent, vous voulez dire?», répond le criminaliste, en riant.«Sans blague, l\u2019argent n\u2019a pas été la première raison.Je trouvais qu\u2019il y avait trop d\u2019interférences politiques à l\u2019époque.Je vous rassure, ce n\u2019est plus comme ça aujourd\u2019hui.Mais les directives du ministère public et le carcan des procédures, ça me pesait.Je voulais plus de liberté.J\u2019ai donc tenté ma chance en défense et j\u2019y suis encore», raconte celui qui a des centaines de procès à son actif.L\u2019opinion publique envers les avocats de défense décourage-t- elle le criminaliste?«Pas du tout.Si j\u2019avais voulu être aimé, j\u2019aurais fait un curé», lance le bouillant avocat.LES ÉMOTIONS DE CÔTÉ Certains procès, comme celui du chauffard Yves Martin, auraient pu laisser quelques séquelles à Me Fradette, puisqu\u2019il a été victime de commentaires qui frôlaient la menace.Certains lui ont souhaité la mort de ses enfants, par exemple, puisqu\u2019il assurait la défense d\u2019un individu ayant fauché la vie d\u2019une petite famille alors qu\u2019il était ivre au volant.«Les gens pensent qu\u2019on défend les accusés.Mais ce n\u2019est pas le cas.On ne les défend pas, on les représente.Tout le monde a le droit à une défense pleine et entière.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on représente un client qu\u2019on est d\u2019accord avec ce qu\u2019il a fait.C\u2019est certain que ce n\u2019est pas plaisant de se faire invectiver dans les corridors des palais de justice, mais ça fait partie du travail.Je ne m\u2019en fais pas trop et ça n\u2019influence pas ce que je dois faire.Sinon, je ne pourrais pas faire ce métier», souligne Me Jean- Marc Fradette, qui n\u2019hésiterait pas à représenter l\u2019auteur du crime le plus ignoble.«On doit laisser les émotions de côté», note-t-il.Dans la tête d\u2019un criminaliste «Comment fait-il pour représenter un bandit?» Les criminalistes sont bien souvent mis à mal dans l\u2019opinion publique.La plupart vous répondront qu\u2019ils ne font que leur travail.Mais quelles sont les motivations des avocats de défense et comment font- ils face aux préjugés et aux jugements de la société?Entretiens avec ceux et celles qui ont choisi ce côté de la balance.«?Ma plus grande fierté, c\u2019est lorsque mes clients se réhabilitent?» «Personne n\u2019est à l\u2019abri d\u2019atterrir dans mon bureau.Et ma plus grande fierté, c\u2019est lorsque je ne revois pas les personnes que je représente.» Me Julien Boulianne a toujours voulu être criminaliste.«À l\u2019école, j\u2019avais déjà une grande gueule et je voulais toujours défendre les autres! Je n\u2019ai jamais voulu faire autre chose», raconte celui qui est avocat de défense depuis bientôt 13 ans.C\u2019est pour défendre ceux et celles accusés à tort que M e Boulianne s\u2019est inscrit en droit.«C\u2019est souvent l\u2019image que nous voulons atteindre, défendre les innocents.Mais même défendre les criminels, c\u2019est essentiel dans un État de droit.Aujourd\u2019hui, ma plus grande fierté, c\u2019est lorsque mes clients se réhabilitent et que je ne les revois pas dans mon bureau.» «Dans 80 % des cas, nos clients vont plaider coupables, mais il y a tout le travail de fait pour éviter la récidive, comme les thérapies, par exemple.La consommation, les problèmes de santé mentale, les coups durs de la vie, nous ne sommes pas à l\u2019abri d\u2019avoir besoin d\u2019un avocat de défense.Ça peut être pour une simple chicane de voisins.Et les gens qui lèvent le nez sur les criminalistes sont bien contents lorsqu\u2019ils en ont besoin ou qu\u2019un de leurs proches en a besoin.Je suis parfois un travailleur social, un psychologue et un avocat», souligne Me Julien Bou- lianne, ajoutant toutefois comprendre que l\u2019opinion publique n\u2019est pas toujours en faveur des avocats de défense.TOUTE LA SOCIÉTÉ «C\u2019est souvent une mauvaise compréhension qu\u2019ont les gens face à la justice.Mais lorsqu\u2019on explique bien notre métier, les gens comprennent.Il ne faut pas oublier que lorsqu\u2019on plaide des requêtes sur la Charte des droits et libertés, par exemple, c\u2019est toute la société qu\u2019on protège», note Me Julien Boulianne.S\u2019il est passionné par son métier, l\u2019avocat de défense a fait le choix de ne pas représenter les clients accusés de crimes sexuels commis sur les enfants.«Je n\u2019en fais pas et on ne m\u2019appelle pas vraiment pour ça non plus.C\u2019est mieux ne pas en faire lorsqu\u2019on n\u2019est pas à l\u2019aise, parce que je ne serais pas très bon», note le criminaliste.LE QUOTIDIEN Me Julien Boulianne a toujours voulu être criminaliste.«?ON NE LES DÉFEND PAS, ON LES REPRÉSENTE?» Me Jean-Marc Fradette a pratiqué à la Couronne durant cinq ans avant de faire le saut à la défense.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 47 «Notre but n\u2019est pas de faire acquitter nos clients à tout prix.» Les cri- minalistes Me Olivier Théorêt et Me Nicolas Gagnon, du bureau d\u2019Aide juridique de Chicoutimi, expliquent d\u2019ailleurs d\u2019environ 90 % des accusés plaideront coupable.Mais les avocats de défense veillent aussi à ce que leurs clients ne récidivent pas et qu\u2019ils soient en mesure de se réhabiliter.Me Olivier Théorêt n\u2019a que 37 ans, mais il est le doyen des avocats du bureau d\u2019Aide juridique.Au fil de sa carrière, il a représenté des dizaines de clients aux prises avec des problèmes de santé mentale, qu\u2019ils soient légers ou très graves.S\u2019il est à l\u2019aise avec cette tranche de la clientèle, c\u2019est qu\u2019il a travaillé longtemps dans un hôpital psychiatrique de Québec, durant ses études.«J\u2019aime beaucoup le côté humain de mon travail.Et je suis une personne assez calme, donc ça se passe bien avec ces clients.J\u2019ai représenté des clients et des clientes qui avaient de graves maladies mentales et mon défi était de limiter les conséquences de leurs crimes et éviter qu\u2019ils ne récidivent.Ce sont de beaux succès lorsqu\u2019ils se réhabilitent», explique Me Théorêt.Le criminaliste et son collègue, Me Nicolas Gagnon, soulignent que 70 % de leurs clients ont des problèmes de santé mentale ou de consommation.«Les cas de maladie mentale sont des dossiers qui me touchent beaucoup», ajoute Me Olivier Théorêt.«C\u2019est assez gratifiant, lorsque nous travaillons à défendre les intérêts des personnes souffrant de maladie mentale, abonde sa collègue Me Roseline Bouchard-Zee.Ces gens ont besoin d\u2019être défendus et c\u2019est un aspect de mon travail que j\u2019aime beaucoup.Ce n\u2019est pas vrai que tous nos clients sont de grands criminels.C\u2019est rarement tout blanc ou tout noir», note l\u2019avocate.Des malaises?Pour Me Nicolas Gagnon, et comme la plupart des criminalistes rencontrés, aucune situation ne lui cause de malaise.L\u2019avocat de 28 ans mène d\u2019ailleurs plusieurs dossiers d\u2019agressions sexuelles actuellement.«Nous sommes des gardiens du droit, nous ne sommes pas là pour faire acquitter les gens à tout prix.Fondamentalement, notre rôle est de représenter les intérêts d\u2019un accusé.Nous ne voulons pas vivre dans un État policier et tout le monde a droit à une défense», souligne l\u2019avocat, qui a commencé à pratiquer le droit criminel à 24 ans.L\u2019individualisation d\u2019une peine, c\u2019est-à-dire une sentence taillée sur mesure pour un accusé, en tenant compte de différents facteurs, motive aussi les avocats.«Nous travaillons avec la Couronne pour que les individus écopent d\u2019une sentence appropriée», note Me Nicolas Gagnon.LE QUOTIDIEN Mes Nicolas Gagnon, Roseline Bouchard-Zee et Olivier Théo- rêt sont avocats au bureau d\u2019Aide juridique de Chicoutimi.LES PROBLÈMES DE SANTÉ MENTALE DEVANT LE TRIBUNAL Le droit criminel n\u2019est pas la pratique la plus populaire chez les étudiants.Autant les plus âgés que les plus jeunes diront que les avocats de défense sont un peu vus comme les parias du droit.«Il y a beaucoup de jugement à l\u2019université, mais aussi dans la population, concernant le droit criminel.Ceux qui décident de se lancer dans ce domaine ne sont pas vraiment bien vus», explique Me Ariane Bergeron, tout juste diplômée du Barreau.Me Jean-Marc Fradette abonde dans le même sens.«On a toujours été les parias du droit, autant à la Couronne qu\u2019à la défense.C\u2019était comme ça il y a 30 ans et ça l\u2019est encore.Le droit criminel, les gens lèvent un peu le nez là-dessus», note le criminaliste.Très peu de cours abordent le droit criminel au Barreau, souligne Me Nicolas Gagnon, qui a d\u2019ailleurs complété sa maîtrise en droit criminel afin de se spécialiser davantage.LE QUOTIDIEN LE DROIT CRIMINEL, CE MAL AIMÉ Vous trouvez moins cher ailleurs?Parfait.Montrez-nous un prix de la concurrence et nous l\u2019égalerons*.*Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.BEN VOYONS DONC Imbattable.Point final.0047438 SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 48 ACTUALITÉS Ils étaient trois.Ne se connaissaient pas.Il avait 22 ans.Elle, 59.Lui, 65.Tous des résidents de l\u2019Outaouais traités pour des problèmes de santé mentale.Le dénominateur commun: des rapports de coroners soulevant de nombreuses questions, entre autres sur l\u2019octroi de congés temporaires ayant précédé la fin abrupte de leur vie.TROIS VIES PERDUES APRÈS DES CONGÉS DE L\u2019HÔPITAL JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Septembre 2018.Une dame de 59 ans est retrouvée sans vie chez elle, dans la Petite-Nation.Le printemps précédent, la femme qui bénéficiait d\u2019un «très bon réseau familial» et qui menait une vie active a reçu un diagnostic d\u2019anxiété.Dans un rapport soulevant «plusieurs questionnements» sur l\u2019octroi du congé à cette patiente, une coroner formule sept recommandations pour éviter qu\u2019un tel drame ne se reproduise.En août 2018, une quarantaine de jours avant son décès, la dame s\u2019est présentée à l\u2019Hôpital de Papineau, dans le secteur Buckingham.Elle n\u2019a alors «aucune idée suicidaire», relate la coroner Pascale Boulay dans son rapport.Un psychiatre pose alors un diagnostic et lui prescrit de la médication.Une vingtaine de jours plus tard, en proie à des idées suicidaires, la dame retourne à l\u2019urgence.Le risque suicidaire est alors jugé élevé.Le lendemain, le psychiatre estime que «son risque suicidaire est minime si l\u2019anxiété est contrôlée» et maintient la médication.La dame est hospitalisée.Elle devait rester à l\u2019hôpital trois jours, mais y séjournera finalement 16 jours.Trois jours après sa sortie, son congé temporaire devient «définitif» après une conversation téléphonique de «quatre petites minutes» avec une infirmière.Le lendemain, la dame s\u2019enlève la vie.«Comment une discussion de quatre minutes sans évaluation plus poussée peut clore le dossier d\u2019une patiente hospitalisée en raison d\u2019un risque suicidaire élevé qui perdure depuis plus d\u2019un mois?», questionne Me Boulay.LA MÉDICATION Le médicament prescrit à la quinquagénaire faisait l\u2019objet d\u2019avis sur les risques potentiels d\u2019apparition soudaine d\u2019idées et de comportements suicidaires, soulève la coroner.Des proches de la dame ont confirmé que ses idées suicidaires sont apparues avec la prise du médicament.La dame «présente des idées suicidaires avec plan de manière récurrente» pendant son hospitalisation, tandis que ses proches partagent leurs inquiétudes au sujet de la médication avec le personnel.«Le dossier médical fourni ne fait état d\u2019aucune ordonnance visant l\u2019arrêt de l\u2019administration de la [médication], ni de mesure pour effectuer un suivi plus serré de la prise de cette médication afin de vérifier l\u2019existence d\u2019un lien possible entre la prise du médicament et la présence concomitante d\u2019idées suicidaires avec plan.Pourquoi donc?», questionne Me Boulay.LE CONGÉ DÉFINITIF La coroner soulève également qu«\u2018étonnamment», la directive du Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISS- SO) «ne prévoit pas de modalités précises d\u2019évaluation pour obtenir le congé définitif du patient en congé temporaire».«L\u2019autorisation du congé est surprenante», écrit M e Bou- lay, qui juge que la note du psychiatre précédant le congé « s e m b l e i n c o m p a t i b l e av e c l\u2019ensemble des notes du dossier médical», tout en soulignant que même la travailleuse sociale du CISSSO «s\u2019est dite surprise» du congé accordé.RECOMMANDATIONS L\u2019investigation de la coroner a mené à sept recommandations.Deux visent à ce que le Collège des médecins du Québec «revoie l\u2019analyse du dossier médical» de la dame et «examine la qualité et la diligence de l\u2019acte professionnel et du suivi médical».Une autre vise à ce que l\u2019Ordre des infirmières et des infirmiers du Québec «examine la qualité et la diligence de l\u2019acte professionnel et du suivi infirmier [\u2026] ainsi que l\u2019évaluation professionnelle de l\u2019infirmière qui a pris l\u2019appel autorisant le congé définitif».Les quatre autres visent le CISSSO et l\u2019Hôpital de Papineau.Me Boulay leur recommande de revoir l\u2019analyse du dossier et de revoir «la diligence des soins et du suivi de la prescription».Il est aussi recommandé de vérifier «s\u2019il y a eu des lacunes» dans l\u2019octroi du congé, de vérifier pourquoi les services sociaux n\u2019ont pas été avisés du congé temporaire et d\u2019effectuer «les correctifs requis» au besoin.Il est finalement recommandé d\u2019explorer «la pertinence» d\u2019exiger qu\u2019un psychiatre soit vu pour qu\u2019un congé temporaire se transforme en congé définitif.«PLUSIEURS QUESTIONNEMENTS» Le Droit a obtenu copie de trois rapports de coroners signés le printemps dernier à la suite de décès par suicide survenus ces dernières années en Outaouais.Au total, ces trois rapports contiennent 14 recommandations, dont huit visant le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISSSO).Voici le récit des circonstances ayant précédé la perte de ces trois vies.«Comment une discussion de quatre minutes sans évaluation plus poussée peut clore le dossier d\u2019une patiente hospitalisée en raison d\u2019un risque suicidaire élevé qui perdure depuis plus d\u2019un mois?» Extrait du rapport de la coroner Boulay laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 ACTUALITÉS 49 JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Mai 2018.Un sexagénaire est retrouvé sans vie chez lui.La coroner responsable d\u2019établir les causes et circonstances de ce décès, Pascale Boulay, estime que l\u2019autorisation de congé qui lui a été accordée à l\u2019hôpital «est surprenante».Dans son rapport, Me Boulay souligne que le Gatinois était dépressif depuis l\u2019année précédente.Une trentaine de jours avant son décès, il s\u2019est retrouvé à l\u2019Hôpital de Gatineau «après avoir tenu des propos suicidaires», relate la coroner.Il restera à l\u2019hôpital jusqu\u2019à l\u2019obtention, au début mai, d\u2019un congé temporaire dont il n\u2019est jamais revenu.Ne u f j o u rs ava nt c e c o n g é temporaire, le sexagénaire a tenté de mettre fin à ses jours à l\u2019hôpital.La coroner soulève qu\u2019«étonnamment», deux jours après cette tentative, «les notes de la psychiatre indiquent malgré ce fait qu\u2019il obtiendra son congé bientôt».Puis, le lendemain, un médecin évalue l\u2019homme et prévoit lui accorder un congé le jour suivant.Or, le patient «est plutôt mis en garde préventive avec une recommandation de faire une évaluation pour une garde en établissement».Cette procédure devait mener à une garde «légale» de 72 heures.Or, les notes de l\u2019infirmière montrent que c\u2019est plutôt une «garde provisoire» qui aurait dû être demandée pour obtenir une garde de sept jours à l\u2019hôpital et une évaluation psychiatrique.«Aucun suivi dans le dossier fourni ne semble avoir été fait sur cette recommandation, note Me Boulay.Pourquoi?» Le congé temporaire a finalement été octroyé, même si les notes médicales faisaient toujours état d\u2019un «trouble dépressif majeur».«Le contenu de la note médicale [\u2026] accordant le congé temporaire soulève beaucoup de questions, souligne Me Boulay.[\u2026] On ne fait référence à aucun des événements antérieurs et aucune mesure de suivi à l\u2019externe par les services sociaux n\u2019y est indiquée et incluant avec les proches [de l\u2019homme].» La coroner juge que l\u2019autorisation du congé est «surprenante», puisque les notes médicales «font référence à un imminent congé alors que la condition du patient ne fournit aucune évidence ferme d\u2019amélioration».«La directive est pourtant claire: un congé temporaire est autorisé si la situation le justifie», précise-t-elle.Me Boulay estime donc que la note autorisant le congé «semble incompatible avec l\u2019ensemble des notes contenues au dossier», tout en soulignant qu\u2019une «note tardive [\u2026] ajoutée au dossier médical après l\u2019annonce du décès» détaille davantage les impressions diagnostiques de la veille et indique que l\u2019homme «aurait dit» qu\u2019il ne serait pas seul.Une enquête policière a toutefois démontré que l\u2019homme est retourné seul chez lui, qu\u2019aucune mesure de soutien à l\u2019externe n\u2019avait été prévue et que ses proches n\u2019avaient pas été informés du congé.Devant ces constats, Me Boulay a recommandé à l\u2019Hôpital de Gati- neau et au CISSSO d\u2019analyser le «dossier complet» de cette hospitalisation, de revoir «les motifs de l\u2019absence de suivi pour la demande en garde provisoire» et de vérifier «s\u2019il y a eu des lacunes dans l\u2019autorisation de congé temporaire», entre autres pour savoir ce qui explique «l\u2019absence de notification aux services sociaux et à la famille».Deux recommandations sont également faites au Collège des médecins du Québec pour que «la qualité et la diligence de l\u2019acte professionnel et du suivi médical» soient examinées.AUTORISATION «SURPRENANTE» JUSTINE MERCIER jmercier@ledroit.com Janvier 2019.Un jeune homme de 22 ans est retrouvé sans vie sur le terrain de son domicile, à Val-des-Monts.Il avait obtenu son congé temporaire de l\u2019unité de santé mentale de l\u2019Hôpital de Gatineau la veille.La coroner Francine Danais soulève, dans son rapport sur ce décès, qu\u2019«il semble qu\u2019une seule évaluation formelle du risque suicidaire ait été faite», plus d\u2019un mois avant l\u2019octroi du congé.Le jeune homme avait «beaucoup changé» depuis la mort accidentelle d\u2019un proche, en 2015.En octobre 2018, sa mère a contacté les policiers, inquiète pour son fils «qui entend des voix».Transporté à l\u2019Hôpital de Papineau, il confirme avoir des hallucinations auditives et visuelles, tout en niant avoir des idées suicidaires.Il obtient son congé le lendemain.«Selon le psychiatre, il n\u2019y a pas d\u2019élément de dangerosité», écrit Me Danais dans son rapport.Le mois suivant, les policiers sont de nouveau appelés à intervenir, le jeune homme de 22 ans présentant «des comportements bizarres».Cette fois, il est amené à l\u2019Hôpital de Gatineau.«Il présente des délires religieux, des hallucinations auditives et visuelles, relate la coroner.Sa pensée est désorganisée.» Le jeune homme restera hospitalisé du début novembre jusqu\u2019à la mi-janvier.Les notes à son dossier montrent qu\u2019il «est à risque suicidaire» lors de périodes où il est plus anxieux.Son hospitalisation aura été ponctuée de plusieurs congés temporaires «qui s\u2019étendent de quelques heures à deux jours».«La consigne est qu\u2019il doit être accompagné en tout temps», note Me Danais.«On peut questionner la pertinence d\u2019une hospitalisation lorsque des congés quotidiens sont donnés au patient [.] même si les motifs de son admission sont toujours présents, soulève la coroner.L\u2019inverse est aussi vrai.[\u2026] Les notes au dossier font état d\u2019un risque suicidaire élevé lors de périodes d\u2019anxiété.Or, celles-ci étaient fréquentes.» La coroner souligne aussi qu\u2019«il semble qu\u2019une seule évaluation formelle du risque suicidaire ait été faite», un peu plus d\u2019un mois avant le décès.«À ce moment, le risque était léger et le protocole suggérait de le refaire après quelques jours», précise Me Danais.Les dif férents constats sur l\u2019état de santé mentale du jeune homme représentaient «des facteurs de risque d\u2019un geste suicidaire qu\u2019 i l se fal lai t de bien évaluer avant d\u2019octroyer un congé, même temporaire», estime la coroner.Après ce décès, «une analyse de gestion de risque» a été faite par le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISS- SO).«Selon la gestionnaire, aucune amélioration n\u2019est à apporter», rapporte Me Danais.La coroner a recommandé au CISSSO de réviser les critères d\u2019octroi de congé temporaire en santé mentale, tandis qu\u2019une autre recommandation demande au Collège des médecins du Québec de réviser «la qualité de l\u2019acte professionnel et des soins dispensés», de même que «le processus décisionnel ayant mené à l\u2019octroi de congés temporaires sur une base quasi quotidienne».Vous ou un de vos proches avez besoin d\u2019aide?N\u2019hésite pas à contacter le 1-866-APPELLE (277-3553) «UNE SEULE ÉVALUATION FORMELLE» Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l\u2019Outaouais (CISS- SO) doit s\u2019assurer que les congés soient accordés «de façon sécuritaire» aux patients, et ce peu importe leur condition de santé, plaide la présidente-directrice générale de l\u2019organisation, Josée Filion.Sans vouloir réagir directement aux trois rapports de coroner soulevant des questions sur l\u2019octroi de congés à des patients souffrant de problèmes de santé mentale qui se sont enlevé la vie peu de temps après leur sortie de l\u2019hôpital, la grande patronne du CISSSO estime qu\u2019il importe que chaque patient puisse obtenir les soins et suivis nécessaires.«Que ce soit un patient qui a un besoin de santé mentale, santé physique, chirurgie, médecine, peu importe le programme, ce qu\u2019il faut, c\u2019est de s\u2019assurer que le congé est sécuritaire, a mentionné au Droit Mme Filion.Si le congé est donné de façon précoce, [il faut qu\u2019on] s\u2019assure que nos équipes ambulatoires, que ce soit en CLSC ou en clinique externe, sont capables d\u2019assurer un suivi de ces gens-là.» Mme Filion assure par ailleurs que lorsque le CISSSO reçoit des rapports de coroner contenant des recommandations visant l\u2019organisation, «les directions cliniques se mettent en action, en œuvre pour améliorer les façons de faire et tout ça, pour éviter que des situations comme ça se représentent» et pour éviter de mettre «des gens à risque».JUSTINE MERCIER, LE DROIT DES CONGÉS À OCTROYER «DE FAÇON SÉCURITAIRE» «La note succincte [\u2026] autorisant le congé semble incompatible avec l\u2019ensemble des notes contenues au dossier médical.» Extrait du rapport de la coroner Boulay «On peut questionner la pertinence d\u2019une hospitalisation lorsque des congés quotidiens sont donnés au patient [\u2026] et ce, même si les motifs de son admission sont toujours présents.» Extrait du rapport de la coroner Danais CANADA PROVINCE DE QUÉBEC MUNICIPALITÉ RÉGIONALE DE COMTÉ DU VAL-SAINT-FRANÇOIS L\u2019AN DEUX MILLE VINGT, LE TROISIÈME JOUR DU MOIS D\u2019OCTOBRE.VENTE DES IMMEUBLES POUR DÉFAUT DE PAIEMENT DESTAXES AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné, en vertu des articles 1026 et suivants du Code municipal du Québec, par la soussignée, Guylaine Lampron, secrétaire-trésorière adjointe de la Municipalité Régionale de Comté du Val-Saint-François que les immeubles ci-après désignés seront vendus à l\u2019enchère publique, conformément à la Loi, dans la salle de délibérations de la MRC du Val-Saint-François, au 810 montée du Parc, Richmond, Québec, le jeudi 12 novembre 2020 à dix (10) heures de l\u2019avant-midi pour défaut de paiement des taxes municipales et scolaires avec les intérêts accrus et les frais encourus, à moins que lesdites taxes et frais soient réglés avant la vente.AVIS DE VENTE POUR TAXES DOSSIER :V.N.P./ 2020-01 PROPRIÉTAIRE MATRICULE MONTANT Patrick Croteau 9029 69 7229 Taxes municipales : 6 547,88 $ Mélanie Perron Taxes scolaires : 657,45 $ 126, Lebrun Shefford (Québec) J2M 1A2 Total : 7 205,33 $ DÉSIGNATION : « Au cadastre du Québec, circonscription foncière de Shefford, lot 2 456 263, avec bâtisse dessus construite à l\u2019adresse civique du : 146 au 150, chemin de Sainte-Anne Sud, Sainte-Anne-de-la-Rochelle ».DOSSIER :V.N.P./ 2020-02 PROPRIÉTAIRE MATRICULE MONTANT Sarah Goorts 0760 85 6717 Taxes municipales : 2 793,96 $ 518 A, route 243 Taxes scolaires : 225,36 $ Cleveland (Québec) J0B 2H0 Total : 3 019,32 $ DÉSIGNATION : « Au cadastre du Québec, circonscription foncière de Richmond, lot 5 534 891, avec bâtisse dessus construite à l\u2019adresse civique du : 518 A, route 243, Canton de Cleveland ».DOSSIER :V.N.P./ 2020-03 - RETRAIT DOSSIER :V.N.P./ 2020-04 - RETRAIT DOSSIER :V.N.P./ 2020-05 PROPRIÉTAIRE MATRICULE MONTANT Jonathan Carrier 0244 85 3859 Taxes municipales : 7 497,16 $ 407 B, rue Principale Taxes scolaires : 423,08 $ Stoke (Québec) J0B 3G0 Total : 7 920,24 $ DÉSIGNATION : « Au cadastre du Québec, circonscription foncière de Richmond, lot 5 286 157, avec bâtisse dessus construite à l\u2019adresse civique du : 407 B, rue Principale, Stoke ».DOSSIER :V.N.P./ 2020-06 PROPRIÉTAIRE MATRICULE MONTANT Martin Tanguay 0238 51 3374 Taxes municipales : 2 288,65 $ 301, chemin Baillargeon Taxes scolaires : 0 $ Stoke (Québec) J0B 3G0 Total : 2288,65 $ DÉSIGNATION : « Au cadastre du Québec, circonscription foncière de Richmond, lot 5 285 983, avec bâtisse dessus construite à l\u2019adresse civique du : 301, chemin Baillargeon, Stoke ».DOSSIER :V.N.P./ 2020-15 PROPRIÉTAIRE MATRICULE MONTANT Alphonsine Roy 0244 32 5065 Taxes municipales : 701,75 $ Adresse inconnue Taxes scolaires : 241,12 $ Total : 942,87 $ DÉSIGNATION : « Au cadastre du Québec, circonscription foncière de Richmond, lot 5 285 454, route 216, Stoke ».Prenez note que certains frais ont été encourus par la MRC du Val-Saint-François depuis la préparation de la présente liste.Ces frais, de même que tous ceux qui seront engagés ultérieurement, s\u2019ajoutent aux montants indiqués dans la liste publiée et devront conséquemment être acquittés avant la vente pour que l\u2019immeuble soit retiré de la procédure.EN FOI DE QUOI, j\u2019ai apposé mon seing et le sceau de la Municipalité régionale de comté du Val-Saint-François, ce troisième jour du mois d\u2019octobre de l\u2019année deux mille vingt, à notre chef-lieu de Richmond.CONDITIONS DEVENTE L\u2019immeuble est adjugé au plus haut enchérisseur.L\u2019acquéreur devra payer séance tenante, soit en argent ou selon un mode garantissant le parfait paiement (chèque visé ou certifié, mandat poste).IDENTIFICATION ET DÉSIGNATION DE L\u2019ADJUDICATAIRE (ACHETEUR) : Le Code civil et la réglementation qui en découle imposent à la MRC l\u2019obligation d\u2019attester l\u2019identité de l\u2019adjudicataire (acheteur).Il faut, par conséquent, que l\u2019acheteur soit en mesure de présenter les pièces devant servir à son identification.L\u2019information requise est celle-ci : A.Dans le cas d\u2019une personne physique : Le nom, la date et le lieu de naissance de même que l\u2019adresse de sa résidence.Toute pièce ou combinaison de pièces regroupant l\u2019ensemble des informations requises est pertinente (ex.: passeport, permis de conduire, certificat de naissance, etc.).B.S\u2019il s\u2019agit d\u2019une société (en nom collectif ou en commandite) : - Déclaration initiale ou dernière déclaration annuelle de l\u2019Inspecteur général des Institutions financières; - Si l\u2019acheteur n\u2019est pas lui-même un associé, il devra fournir une autorisation des associés le désignant comme représentant autorisé à transiger en leurs noms.C.Dans le cas d\u2019une personne morale : Le nom, la forme juridique qu\u2019elle emprunte et la loi en vertu de laquelle elle a été constituée, l\u2019adresse de son siège social et, s\u2019il y a lieu, le nom et l\u2019adresse de l\u2019établissement directement intéressé.L\u2019adjudicataire (acheteur) devra produire les pièces suivantes lors de la vente : S\u2019il s\u2019agit d\u2019une compagnie : - Une copie de ses statuts de constitution ou sa dernière déclaration annuelle auprès de l\u2019Inspecteur général des Institutions financières; - Résolution autorisant le représentant à transiger en son nom.Autres formes (ex.coopérative) : - Déclaration initiale ou dernière déclaration annuelle auprès de l\u2019Inspecteur général des Institutions financières; - Autorisation désignant son représentant et l\u2019autorisant à transiger en son nom.Guylaine Lampron Secrétaire-trésorière adjointe RÉSUMÉS D\u2019AVIS PUBLICS La Ville de Sherbrooke vous informe que ces avis publics ont été versés sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/avispublics.AUTRES RÈGLEMENTS RÈGLEMENT GÉNÉRAL Entrée en vigueur Règlement n° 1300-8 - Modifiant le Règlement n° 1300 Objet : Ce règlement modifie des dispositions du chapitre sur le programme d\u2019aide aux entreprises sous forme de crédit de taxes, concernant notamment : les conditions d\u2019admissibilité, la valeur totale et le calcul de l\u2019aide, la formulation et la vérification de la demande, le contenu de la déclaration d\u2019admissibilité, le droit par la Ville de cesser de verser l\u2019aide dans certaines conditions, les droits acquis, l\u2019abrogation de la section 2 du chapitre concernant le programme d\u2019aide aux entreprises sous forme de crédit de taxes destiné aux entreprises en redressement.Règlement n° 1300-9 - Modifiant le Règlement n° 1300 Objet : Ce règlement modifie des dispositions du règlement général concernant principalement : l\u2019ordre du jour des séances du conseil municipal et du comité exécutif, l\u2019évaluation comportementale d\u2019un chien par un médecin vétérinaire, la contravention à une norme ou une mesure de garde visant un chien, les dispositions pénales concernant les dispositions sur les animaux, les broyeurs de résidus raccordés au réseau d\u2019égout municipal, la collecte du verre, les tarifs applicables pour certains services rendus par le Service de police.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 25 septembre 2020 et que ces règlements sont entrés en vigueur à cette date.Cet avis public et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à cet avis public en téléphonant au 819-823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 3e jour d\u2019octobre 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint AVIS PUBIC est par la présente, donné par SuzAnne Tremblay, présidente d\u2019élection, que les candidats ci-dessous ont été proclamés élus aux postes suivants et dans les circonscriptions électorales mentionnées: Circonscription# Position/Circonscription Candidat(e)s Résultats Président Michael Murray Élu par acclamation 1 Bedford-Farnham Joy Humenuik Élue par acclamation 2 Cowansville Jonathan Murray Élu par acclamation 3 Lac Brome - Sutton Richard Gagnon Élu par acclamation 4 Granby - Waterloo Alice McCrory Élue par acclamation 5 Magog - Orford - (Poste vacant) 6 Hatley - Stanstead Claire Beaubien Élue par acclamation 7 Sherbrooke Francis MacGregor Élu par acclamation 8 Fleurimont - Lennoxville Gordon Barnett Élu par acclamation 9 Drummondville Tina Pezzi Bilodeau Élue par acclamation 10 Richmond Gary Holliday Élu par acclamation 11 Compton - Mégantic Mary-Ellen Kirby Élue par acclamation Donné à Magog, le 28 septembre 2020 SuzAnne Tremblay, Présidente d\u2019élection.RÉSULTATS DE L\u2019ÉLECTION La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : ACQUISITION D\u2019UN LOGICIEL DE CADENASSAGE \u2013 APPEL D\u2019OFFRES NO 2020-019 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1410179 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 21 octobre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES APPEL D\u2019OFFRES LaVille de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE D\u2019UN PROJECTEURVIDÉO 4K APPEL D\u2019OFFRES N°15198 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1411193 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Lessoumissionsscelléeset identifiéesdunuméro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 22 octobre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Pierre Plourde Directeur du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements Régie des alcools, des courses et des jeux Avis public NOM ET ADRESSE DU DEMANDEUR NATURE DE LA DEMANDE ENDROIT D\u2019EXPLOITATION AVIS DE DEMANDES RELATIVES À UN PERMIS OU À UNE LICENCE Toute personne, société ou association au sens du Code civil peut, dans les trente jours de la publication du présent avis, s\u2019opposer à une demande relative au permis ou à la licence ci-après mentionné en transmettant à la Régie des alcools, des courses et des jeux un écrit sous affirmation solennelle faisant état de ses motifs ou intervenir en faveur de la demande, s\u2019il y a eu opposition, dans les quarante-cinq jours de la publication du présent avis.Cette opposition ou intervention doit être accompagnée d\u2019une preuve attestant de son envoi au demandeur ou à son procureur, par courrier recommandé ou certifié ou par signification à personne, et être adressée à la Régie des alcools, des courses et des jeux, 1, rue Notre-Dame Est, 9.01, Montréal (Québec) H2Y 1B6.9155-4931 Québec inc.A/S M.Martin Boissé 18, rue Principale Nord Cookshire-Eaton (Québec) J0B 3A0 Dossier : 55-20-0834 Demande de permis de producteur artisanal de bière 18, rue Principale Nord Cookshire-Eaton (Québec) J0B 3A0 APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FFOURNITURE ET INSTALLATION DE GLISSIÈRES DE SÉCURITÉ APPEL D\u2019OFFRES NO 15191 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1411133 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 21 octobre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Pierre Plourde Directeur du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements AVIS PUBLIC AVIS EST DONNÉ À LA Succession Éric Blais A/S Sylvie-Anne Millette SOYEZ AVISÉE qu\u2019une demande en indemnité de non-paiement de loyer et amendement portant le numéro 504613 concernant le logement situé au 2905, rue Mézy #30, Sherbrooke J1L 1A4 ont été introduits contre vous à la Régie du logement, bureau de Montréal.Vous pouvez prendre connaissance de la demande en vous rendant au bureau de la Régie du logement situé au Village olympique, 5199, rue Sherbrooke Est, Montréal (QC) 514 873-2245 ou 1 800 683-2245.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de monsieur Conrad RAYMOND survenu le 20 juin 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code Civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de MeClaude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke, Québec, J1J 2H1.ASSEMBLÉE DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION POUR OCTOBRE 2020 À TOUS LES INTÉRESSÉS, AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, secrétaire de la Société de transport de Sherbrooke, Qu\u2019en raison de la situation exceptionnelle liée au virus COVID-19 et aux mesures imposées par le gouvernement du Québec quant à la distanciation sociale, l\u2019assemblée ordinaire d\u2019octobre 2020 aura lieu à huis clos le 14 octobre 2020 à 17 h 30 via vidéoconférence.Les personnes qui désirent nous faire parvenir leurs questions sont invitées à le faire par courriel à l\u2019adresse suivante : direction.generale@sts.qc.ca avant mercredi le 14 octobre à 16 h.Les questions reçues seront répondues lors de l\u2019assemblée et l\u2019enregistrement de la séance sera disponible pour consultation sur notre site internet.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 3 octobre 2020.Le secrétaire Patrick Dobson AVIS PUBLIC AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Yolande ROY, en son vivant résidant au 2400-1150 , rue des Quatre-Saisons, Sherbrooke (Québec), est décédée le 21 février 2020 à Sherbrooke.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Denis Paré, notaire, 2140, rue King Est, Bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, 819 563-3344.Donné ce 24 septembre 2020.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Francine MORIN, en son vivant résidant et domiciliée au 1051, rue McManamy, Sherbrooke, Québec, J1H 2N9, est décédée à Sherbrooke, le 9 août 2019.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés au 1180, rue Samuel-Brisson, Sherbrooke, Québec, J1E 0B8.Marie-Douce Bergeron, liquidatrice successorale SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 50 laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 51 ACTUALITÉS AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Francesca Morin, 1196, rue McManamy, Sherbrooke Qc J1H 2A5 450-32-701214-207 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Saint-François situé au 375, rue King Ouest, Sherbrooke, QC, J1H 6B9, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 28 septembre 2020 par la greffière de la Cour du Québec dans les dossiers ci-haut mentionnés.Il ne sera publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Sherbrooke, le 28 septembre 2020 Nadia Gendron Greffière-adjointe de la Cour du Québec La Société de transport de Sherbrooke (STS) demande des soumissions pour : FOURNITURE D\u2019ESSENCE ORDINAIRE STS-20-04 Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles au portail du SEAO au www.seao.ca sous le numéro 1411099 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions doivent être reçues physiquement dans une enveloppe scellée au bureau de la STS situé au 895, rue Cabana, Sherbrooke (Québec), le 4 novembre 2020 au plus tard à 11 h 00.La STS ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Pauline Véronneau Chef de l\u2019approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : ACQUISITION ET REMPLACEMENT DE DISTRIBUTRICES DE CARBURANT \u2013 APPEL D\u2019OFFRES NO 15189 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1410845 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 21 octobre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Pierre Plourde Directeur du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements L\u2019Office municipal d\u2019habitation de Sherbrooke et Le Parallèle de l\u2019habitation sociale inc.recevront des soumissions pour : LE DÉNEIGEMENT DES STATIONNEMENTS ET ALLÉES PIÉTONNIÈRES 2020-2021 / 2021-2022 / 2022-2023 Les documents de soumissions sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 20-NEI-03 zone 1 et 2 ou en communiquant au 1 855 669-7326.Les soumissions doivent être reçues physiquement dans une enveloppe scellée au bureau de la division de l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Sherbrooke situé au 22, rue William-Ives, avant 16 octobre 2020 à 11heures.L\u2019OMHS et Le Parallèle se réservent le droit de n\u2019accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions.André Giroux Chargé de projets de travaux majeurs APPEL D\u2019OFFRES AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné que, à la suite du décès de Benoit BOLDUC, en son vivant domicilié au 138, rue des Cèdres à STE-CATHERINE-DE-HATLEY, province de Québec, J0B 1W0, survenu le trente novembre deux mille dix-neuf (2019-11-30), un inventaire des biens du défunt a été fait par le liquidateur successoral, André BOLDUC, le trente septembre deux mille vingt (2020-09-30), devant Me Luc Custeau, Notaire, 38 de la rue Child, bureau 110, en la ville de Coaticook, Province de Québec; (J1A 2B1), conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Luc Custeau, Notaire, sise au 38 de la rue Child, bureau 110, en la ville de Coaticook, Province de Québec; (J1A 2B1).Donné ce 30 septembre 2020.André BOLDUC, liquidateur La Tribune SHERBROOKE \u2014 Un citoyen de Stanstead est condamné à verser 20 775 $ pour avoir enfreint la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, il y a cinq ans, en exécutant des travaux dans un ruisseau sans avoir obtenu au préalable un certificat d\u2019autorisation.Selon un communiqué du ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques publié jeudi, Yvon Joyal a entrepris, entre le 11 et le 27 mai 2015, « l\u2019exercice d\u2019une activité susceptible de résulter en une émission, un dépôt, un dégagement ou un rejet de contaminant dans l\u2019environnement ou une modification de la qualité de l\u2019environnement, soit la destruction de la rive d\u2019un ruisseau », sans avoir obtenu préalablement le certificat d\u2019autorisation requis.On lui reproche aussi d\u2019avoir exécuté les travaux durant la même période, « soit la destruction du littoral d\u2019un cours d\u2019eau », toujours sans avoir obtenu ce certificat d\u2019autorisation.Pour ces deux infract ions, M. Joyal, de la Fiducie familiale Joyal, a été condamné à verser une amende totalisant 10 000 $ et doit, en plus des frais judiciaires et de la contribution, rembourser les frais de poursuite engagés par le Ministère, soit un montant 10 775 $.M. Joyal a été déclaré coupable le 6 mai 2020, précise le Ministère.Une peine de 20 775 $ pour des travaux dans un ruisseau de Stanstead en 2015 RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un autre individu a été arrêté en lien avec l\u2019enlèvement du couple d\u2019Américains qui a été retrouvé au lac Lovering, à Magog, cette semaine.L\u2019homme de 52 ans a été arrêté sur le chemin des Outardes à Hinchin- brooke, en Montérégie, alors qu\u2019il se trouvait dans son véhicule.C\u2019est le groupe d\u2019intervention tactique de la Sûreté du Québec qui a procédé à cette intervention vers 23 h jeudi soir.James Helm Sr, 76 ans, et son épouse Sandra Helm, 70 ans, de Moira dans l\u2019État de New York, ont été découverts dans une résidence de la rue Grande-Allée à Magog, mardi.Quatre individus ont été accusés, mercredi, dans cette affaire d\u2019enlèvement, de séquestration et d\u2019extorsion au palais de justice de Montréal.L\u2019individu arrêté jeudi pourrait les rejoindre.En plus de ces accusations, Franco D\u2019Onofino, 55 ans, et George Dritsas, 75 ans, du 270 de la rue Grande-Allée de Magog ont été accusés en compagnie de Taylor Laurence Martin, d\u2019Akwesasne, 31 ans, et Kosnas Dritsas, 49 ans, de Montréal, d\u2019avoir comploté entre eux pour commettre ces crimes.Les accusés restent en détention au moins jusqu\u2019au retour du dossier le 6 octobre.Les enquêteurs des crimes contre la personne mènent cette enquête en collaboration avec d\u2019autres corps de police du Canada et des États-Unis.L FBI, la GRC, le New York State Police, Akwesasne Mohawk Police et différents corps de polices municipales participent à cette enquête transfrontalière.ENLÈVEMENT D\u2019UN COUPLE D\u2019AMÉRICAINS Une cinquième arrestation RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Toutes les plaignantes pour agression sexuelle contre l\u2019ex-psychologue sherbroo- kois Étienne Lavoie ont été entendues devant le tribunal.La sixième victime alléguée a témoigné, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke dans le cadre de l\u2019enquête préliminaire.Cette étape des procédures pourrait se conclure au retour du dossier le 16 octobre.Le procès pourrait par la suite être fixé si le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec y cite Étienne Lavoie.Une ordonnance de non-publi- cation empêche de divulguer le contenu des témoignages des victimes.L\u2019homme de 48 ans de Sainte- Catherine-de-Hatley est accusé de proxénétisme, d\u2019agression sexuelle, d\u2019agression sexuelle armée, de trafic de stupéfiants, d\u2019avoir obtenu des avantages matériels provenant de services sexuels, d\u2019avoir fait de la publicité de services sexuels, de distribution d\u2019images intimes sans consentement, de menaces de mort et de voies de fait.Lavoie attend la suite des procédures derrière les barreaux depuis février 2019.La poursuite avait mentionné en novembre 2019 avoir transmis une offre globale de règlement par un plaidoyer de culpabilité à Étienne Lavoie.Étienne Lavoie a été arrêté pour 14 accusations liées au proxénétisme et à des délits sexuels concernant trois victimes alléguées à l\u2019hiver 2019.Treize autres accusations ont été déposées en mai de la même année.En novembre 2019, une sixième plaignante s\u2019est ajoutée au dossier.À la mi-mars 2019, le Tribunal avait déterminé que Lavoie devait rester détenu pour la durée des procédures judiciaires.C\u2019est Me Laïla Belgharras qui représente le ministère public dans cette affaire, tandis que Me Jasmin Laperle défend l\u2019accusé.ENQUÊTE PRÉLIMINAIRE D\u2019ÉTIENNE LAVOIE La sixième plaignante témoigne SHERBROOKE \u2014 Les policiers qui travaillent au sein du programme ACCES \u2014 Cannabis ont été actifs au cours des dernières semaines, particulièrement dans la MRC de Coaticook.ACCÈS-Cannabis pour Action concertée contre l\u2019économie souterraine a frappé sur le chemin Lamoureux à Coaticook le 29 septembre.Selon le bilan de la Sûreté du Québec, 260 plants ont été saisis sur une terre agricole.Le 23 septembre, les policiers avaient effectué une perquisition dans une roulotte située derrière un immeuble de la rue Gendreau à Coaticook.Ils avaient alors procédé à l\u2019arrestation d\u2019un individu de 35 ans qui devrait être accusé en lien avec les stupéfiants saisis.Près de 900 grammes de cannabis, quelques grammes de poudre qui pourrait être de la méthamphé- tamine ainsi que d\u2019une vingtaine de millilitres de GHB ont été saisis.La SQ rappelle que le programme ACCES Cannabis vise à lutter contre la contrebande de cannabis à toutes les étapes de l\u2019approvisionnement.Les policiers sont attentifs aux comportements suspects notamment en milieu rural, afin de détecter des plantations de cannabis.Toute information relative à la production ou au trafic de marijuana peut être communiquée de manière confidentielle à la SQ au 1-800-659-4264.RENÉ-CHARLES QUIRION Saisies de cannabis dans la MRC de Coaticook AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est do né à : Francesca Morin, 196, rue McManamy, Sherbr oke Qc J1H 2A5 450-32-701214-207 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, D v sion des petites créances, du district de Saint-François situé au 375, rue King Ouest, Sherbr oke, QC, J1H 6B9, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a té laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le déla indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019a compagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordo nance rendue le 28 septembre 2020 par la greffière de la Cour du Québec dans les dossiers ci-haut mentio nés.Il ne sera publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Sherbr oke, le 28 septembre 2020 Nadia Gendron Greffière-adjointe de la Cour du Québec La Soci té de transport de She brooke (STS) demande de soumissions pour : FOURNITURE D\u2019E SENCE ORDINAIRE STS-20-04 Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles au portail du SEAO au w.seao.ca sous le numéro 1411099 ou en co muniquant au 1 86 669-7326.Les soumissions doivent être reçues physiquement dans une enveloppe scellée au bureau de la STS situé au 895, rue Cabana, She brooke (Québec), le 4 novembre 2020 au plus tard à 11 h 00.La STS ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune de soumissions et n\u2019encourt aucune obligation envers le soumissionnaires.Pauline Véronneau Chef de l\u2019approv sionnement A PEL D\u2019O FRES La Ville de Sherbr oke demande des soumissions pour : ACQUISITION ET REMPLACEMENT DE DISTRIBUTRICES DE CARBURANT \u2013 A PEL D\u2019O FRES NO 15189 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : w.seao.ca sous le numéro 1410845 ou en co muniquant au 1 8 69-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019a pel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019a prov sio nement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 2 0, Sherbr oke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 21 octobre 2020 à 14 heures.Le soumissions par t lécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbr oke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune de soumissions.Pierre Plourde Directeur du Service de l\u2019a prov sio nement et des équipements L\u2019Office municipal d\u2019habitation de Sherbr oke et Le Parallèle de l\u2019habitation sociale inc.recevront de soumi sions pour : LE DÉNEIGEMENT DES STATIO NEMENTS ET A LÉES PIÉTO NIÈRES 2020-2021 / 2021-20 2 / 20 2-2023 Les documents de soumi sions sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adre se suivante : w.seao.ca sous le numéro 20-NEI-03 zone 1 et 2 ou en co muniquant au 1 8 5 69-7326.Le soumi sions doivent être reçues physiquement dans une envelo pe scellée au bureau de la division de l\u2019Office municipal d\u2019habitation de Sherbr oke situé au 2, rue William-Ives, avant 16 octobre 2020 à 1heures.L\u2019OMHS et Le Parallèle se réservent le droit de n\u2019a cepter ni la plus ba se ni aucune des soumi sions.André Giroux Chargé de projets de travaux majeurs APPEL D\u2019OFFRES AVIS DE CLOTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes do né que, à la suite du décès de Benoit BOLDUC, en son ivant dom cilié au 138, rue des Cèdres à STE-CATHERINE-DE-HATLEY, province de Québec, J0B 1W0, survenu le trente novembre deux mille dix-neuf (2019- 1-30), un inventaire des biens du défunt a té fait par le liquidateur successoral, André BOLDUC, le trente septembre deux mille vingt (2020-09-30), devant Me Luc Custeau, Notaire, 38 de la rue Child, bureau 10, en la ville de Coatic ok, Province de Québec; (J1A 2B1), conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés, à l\u2019étude de Me Luc Custeau, Notaire, ise au 38 de la rue Child, bureau 10, en la ville de Coatic ok, Province de Québec; (J1A 2B1).Do né ce 30 septembre 2020.André BOLDUC, liquidateur BARON MONIQUE (BOURQUE), 79 ans et 3 mois, East Angus BELL CAROL ANN, 63 ans, Sherbrooke BOLDUC JACQUELINE, 82 ans, Sherbrooke BRAZEAU DENIS, 70 ans, Sherbrooke CHAMPAGNE RICHARD, 64 ans, East Angus CORRIVEAU RÉMI, 83 ans, Sherbrooke DEMERS BRUNO, 87 ans, Asbestos FORTIER RONALD G., 89 ans, Magog FORTIN JACQUELINE, 74 ans, Sherbrooke GAGNON HILAIRE, 89 ans, Sherbrooke GAUDET LAURENT, 87 ans, Sherbrooke GODBOUT JEAN-GUY, 84 ans et 6 mois, Sherbrooke HAMEL CHARLES-EUGÈNE, 77 ans, Sherbrooke LAPOINTE LORETTE (AUBÉ), 93 ans, Richmond LAUZON CÉCILE (CLICHE), 99 ans, Sherbrooke LECLERC JEANNE D'ARC (ROY), 93 ans, Sherbrooke LEROUX LINDA, 53 ans, Sherbrooke MCELREAVY PATRICIA, 75 ans, Sherbrooke MEILLEUR BERNARD, 78 ans, Sherbrooke MICHAUDTREFFLÉ, 86 ans, Sherbrooke MONGEAU DENISE (SIROIS), 91 ans, Coaticook autrefois de Stanstead MONVOISIN CLAUDE GÉRARD, 85 ans, Gatineau ROY GÉRARD-RAYMOND, Sherbrooke ROY GISÈLE (BISSON), 91 ans, East Angus SEUFERT BARBARA (MAIER), 83 ans, Ottawa TURMEL ROGER, 76 ans, Sherbrooke DÉCÈS BERNARDMEILLEUR (1942 - 2020) Au CHUS-Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le jeudi 24 septembre 2020, est décédé monsieur Bernard Meilleur à l\u2019âge de 78 ans.Il était le fils de feu Hélène Lacasse et feu Émile Meilleur.Monsieur Meilleur laisse dans le deuil son épouse Eileen Macey Meilleur; ses enfants : Lorraine (Pierre Chartrand), Philippe (Katy Balk Meilleur) et Rachel (Jean Beaudin); ses petits-enfants : James et Emma Chartrand, Mathieu et Eve Meilleur, Émilie, Alexandre et Léa Beaudin; sa soeur Carmen, ses beaux-frères Ronald (Margaret) et Ian (feu Pamela) et sa belle- soeur Bridget.Il était également le frère de feu Marcel, le beau-frère de feu Alexandre et feu Douglas.Il laisse également dans le deuil plusieurs autres parents et amis.À la demande de la famille, les funérailles auront lieu à une date ultérieure.La famille désire remercier tout le personnel de l\u2019unité des soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke pour les bons soins prodigués à monsieur Meilleur.Vos témoignages de sympathie peuvent se transmettre par un don à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER (https://www.cancer.ca/fr-ca/donate/?region=qc&s_srx=cancer.ca-navbar-fr).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com BRUNODEMERS Au CIUSSS-Installation des Sources d'Asbestos le 16 avril 2020, est décédé M.Bruno Demers à l\u2019âge de 87 ans, demeurant à Asbestos.Il était l'époux de Mme Patricia Bisaillon.La famille recevra les condoléances des parents et amis le jour des funérailles, samedi 10 octobre 2020, à compter de 9 h et jusqu\u2019à 10 h 45, en respectant la distanciation physique et le port du masque.Les funérailles suivront à 11 h en l\u2019église St-Isaac-Jogues d\u2019Asbestos.Les cendres seront inhumées au cimetière de Danville.Outre son épouse,M.Demers laisse dans le deuil ses filles : Nathalie, Marilène.Il était le frère de feu Jean-Paul (feu Bernadette Giguère).Il laisse également ses beaux-frères et belles-soeurs : Moïse (Yolande Laplante), feu Madeleine (Robert St-Louis), Jacqueline (Normand Demers), Lise (Lucien Bernier), feu Agnès (Claude Therrien), Bibiane (Léo Bernier), Roch.Il laisse également dans le deuil plusieurs autres parents et amis.Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.CAROL ANNBELL (1957 - 2020) Paisiblement au CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 21 septembre 2020, à l'âge de 63 ans, est décédée Mme Carol Ann Bell, fille de feu W.R.Allen (Bill) Bell et de feu Anny Karchewski, demeurant à Sherbrooke.Afin de respecter les dernières volontés de Mme Carol Ann Bell, il n'y aura pas d'exposition.Une cérémonie aura lieu à une date ultérieure dans la plus stricte intimité.Mme Carol Ann Bell laisse dans le deuil ses frères : Al Bell (Lynda) d\u2019Ottawa et Donald (Bobbi) de Barrie, Ontario; ses neveux et nièces : Andrew (Laura) d\u2019Ottawa, Chris (Laura) de Rothesay, NB, Jennifer de Barrie, Ontario et Tysha (Drew) d\u2019Orillia, Ontario; ses 6 petits neveux et nièces.Carol fût sergent dans les Hussards de Sherbrooke et a participé à une mission de maintien de la paix des Nations Unies en ex-Yougoslavie et dans d'autres affectations à l'étranger.Carol était une fille dévouée qui a pris soin de sa mère et de son père pendant de nombreuses années.Au cours des dernières années, elle a été membre actif de l'église Saint-Charles-Garnier de Sherbrooke.Merci au personnel du CHUS Hôtel-Dieu et en particulier au Dre Sophie Plamondon pour leurs excellents soins et leur attention.Un merci tout spécial également aux voisins dévoués de Carol, Françoise, Jeanne et Richard.Si vous le souhaitez, un don peut être fait à la fondation de votre choix.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com CÉCILE (CLICHE) LAUZON (1921 - 2020) À Sherbrooke, le 27 septembre 2020, à l'âge de 99 ans, est décédée Mme Cécile Cliche, épouse de feu Jacques (Babe) Lauzon, fille de feu Joseph Cliche et de feu Delvina Poulin.Elle demeurait à Sherbrooke.La famille vous accueillera mardi le 6 octobre 2020 à compter de 9 h 30, à l\u2019église St-Boniface (75, rue Morris, Sherbrooke), afin de recevoir vos condoléances.Les funérailles suivront à 10 h.Les cendres seront ensuite déposées au cimetière St-Michel.Mme Cécile Cliche Lauzon laisse dans le deuil ses enfants : Gérald (Donna), feu Richard (Jeannine), Mario (feu Sylvie), Roger et Jacques (Marcelle); ses petits-enfants :Martin (Madeleine),Maryse, Éric, Isabelle (Jocelyn), feu Sylvain et Mathieu; ses arrière-petits-enfants, ainsi que plusieurs neveux, nièces et autres parents et amis.La famille remercie son médecin, Dr Michel Lambert, pour ses bons soins et sa disponibilité.Mille mercis à celles et ceux qui de près ou de loin ont participé à garder notre mère avec sa famille à la maison grâce à leurs services inoubliables aux fins de soins à domicile du CIUSSS de l'Estrie, dont de nombreuses auxiliaires (ASSS) minutieuses.Toutes marques de sympathie peuvent se traduire par des dons à la paroisse Nativité de Jésus (75, rue Morris, Sherbrooke, J1J 2L8).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com DENISE (SIROIS)MONGEAU (1929 - 2020) Au Centre de santé de la MRC de Coaticook, le 26 septembre 2020, à l\u2019âge de 91 ans, est décédée Mme Denise Sirois, épouse de feu Valdor Mongeau, demeurant à Coaticook, autrefois de Stanstead.La famille vous accueillera au Centre funéraire Coopératif de la région de Coaticook, 284, rue Child, Coaticook, Qc, J1A 2B7, le samedi 10 octobre 2020 de 9 h à 10 h 45.Les funérailles auront lieu à l\u2019église St-Edmond à 11 h.Mme Sirois laisse dans le deuil ses deux filles Nicole et Joanne (Normand Lachance); ses petits- enfants : Jean-François, Caroline (Martin Dubois) et Sébastien Gaulin; Philip (Marie-Eve Talbot), Charles (Marie-Claude Gagner), Michaël et Jonathan Lachance; ses 13 arrière-petits-enfants; son frère Charles (Carmen Fortin); ses belles-soeurs : Thérèse Major (feu Isidore Sirois), Simone Lefebvre (feu Albert Sirois) et Véronique Ouellet (feu Robert Sirois).Elle laisse également son beau- frère Gaston (Wanita Walker) et ses belles-soeurs : Claire, Aline (Réal Cloutier) et Fernande (Adrien Langevin), ainsi que plusieurs cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents et amis.La famille tient à remercier le Dr Marius Margarit, Dre.Louise Dussault ainsi que l\u2019ensemble du personnel des soins palliatifs du Centre hospitalier de Coaticook pour les excellents soins prodigués à Mme Sirois.Des dons à la SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER, 5151, boul.de l\u2019Assomption Montréal, H1T 4A9 seraient grandement appréciés de la famille.Centre fun.coopératif région de Coaticook 284, rue Child, Coaticook (Québec) J1A 2B7 Tél.: 819 849-6688 - Téléc.:819 849-3068 Michel Belzil, directeur général Mary Brus et Éliette Dubé www.salonfunerairecoaticook.com CLAUDEGÉRARDMONVOISIN (13 décembre 1935 - 29 septembre 2020) Après une bataille courageuse contre la maladie, Lou Gehrig (SLA), Claude Gérard Monvoisin est décédé à Gatineau, le 29 septembre dernier.Il laisse dans son deuil son épouse Marie-Ange Monvoisin; ses fils Jean-Michel, Gilles (Melissa Phypers), Louis, et sa fille Mauricette (Steve Howlett).Adoré par ses petits-enfants Jonathan,Matthew, Jackson, Harrison, et Amélie.Frère ainé de Nicole Lindor, feu Jean et feu Hervé.Né à l'île Maurice, Gérard et Marie-Ange ont immigré au Canada de l\u2019Angleterre en 1972 lorsque Gérard s'est vu offrir un poste au laboratoire au Centre hospitalier de Sherbrooke où il a consacré toute sa carrière et où Marie-Ange a travaillé comme infirmière auxiliaire.Gérard aimait raconter et entendre une bonne blague.Il aimait voyager à travers le Canada et aux États-Unis avec son épouse depuis 59 ans.Dans sa jeunesse, il était un coureur talentueux et il demeurait passionné de l\u2019athlétisme.Plus tard, il est devenu un culturiste et un juge international.Il est resté en forme et actif dans ses 70 ans, en allant régulièrement au gymnase.Il donnait aussi son temps pour entraîner des jeunes athlètes ayant des troubles du développement en haltérophilie.La famille vous accueillera au Complexe Steve L.Elkas (4230 Bertrand-Fabi, Sherbrooke), le mardi 6 octobre 2020 à 13 h 30 pour la cérémonie suivie de l\u2019inhumation au Cimetière St-Peter\u2019s de Sherbrooke.Nous remercions le personnel du Foyer du Bonheur à Gatineau pour les soins, le soutien et l\u2019attention qu\u2019il a reçus alors qu\u2019il luttait contre la SLA.Vos messages de condoléances peuvent être envoyés au Complexe funéraire Steve Elkas : https://www.steveelkas.com, ou se traduire par un don à La Société canadienne de la SLA - https://www.als.ca/fr/ Vous pourrez suivre la cérémonie par le lien suivant : funeraweb.tv Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 52 GÉRARD-RAYMONDROY (1940 - 2020) C\u2019est avec une immense tristesse que je vous annonce le décès de Gérard-Raymond Roy, mon mari et incomparable compagnon de vie des 40 dernières années.Tout comme cet été inoubliable, Gérard-Raymond nous a quittés le 21 septembre 2020.Outre son épouse, Hélène Biron, il laisse dans le deuil : ses filles Johanne Morin (Jean- Pierre Pepin); ses petits-enfants Jean-Philippe et François Ledoux; et Andrée (Michel Lagacé); ses petits-enfants : Jean,Anne (sa filleule), Marie-Ève et Laurence Lagacé; sa soeur Jeanne-Édith sscm; sa filleule Marie-Claude Biron; plusieurs belles-soeurs et beaux-frères, neveux et nièces, cousins et cousines, ex-collègues et amis de longue date.Tant pour respecter les volontés de Gérard que les mesures sanitaires actuelles, aucune cérémonie n\u2019est actuellement prévue.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com GISÈLE (BISSON) ROY (1929 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 16 avril 2020, à l\u2019âge de 91 ans, est décédée madame Gisèle Bisson, épouse de feu Paul-Émile Roy, demeurant à East-Angus.La famille recevra les condoléances en l\u2019église St-Louis de France, 166 rue St-Jean Est, East Angus, le samedi 10 octobre 2020 dès 10 h.Les funérailles seront célébrées le jour même à 11 h suivies de la mise en terre au cimetière paroissial.Madame Bisson Roy laisse dans le deuil ses enfants : Sylvie (Luc Breton), Yvan (Nancy Potvin), Lynda (Patrice Condamines); ses petits-enfants : Amélie (Martin Maihiot), Elyse (Martin Préville), Marc- André, Marie-Cécile, Dominik (Amélie G.Ouellette), Patrick, Stéphanie (Olivier Gévry), Miguel (Chantal) et Maxime; ses arrière-petits-enfants : Amy (Samuel Robichaud), Mahika, Heidie, Henry, Maéva, Mahélie, Nolan, Eloi et Abygail.Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs : Gisèle (feu Théo Gagnon), Madeleine (feu Bertrand Cliche), Marthe (feu Fernand Roy), Edith Maheu et sa fille Kaesha ainsi que plusieurs neveux et nièces autres parents et amis.La famille désire remercier le personnel de l'urgence du CHUS Fleurimont pour leur avoir permis de la voir avant son décès ainsi qu'à tous ceux qui en ont pris soins.Merci aussi à Rachel pour tout son soutien et sa présence.En guise de sympathie, des dons à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE seraient appréciés de la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 146, rue Angus Nord, East Angus, Qc J0B 1R0 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 832-1030 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JACQUELINE (FORTIN) AYOTTE (1945 - 2020) À Sherbrooke, le 22 septembre 2020 après une lutte acharnée de plus de trois ans contre la maladie, est décédée à l\u2019âge de 74 ans madame Jacqueline (Fortin) Ayotte.Elle était la fille de feu Garcia Fortin, de feu Simone Courchesne et l\u2019épouse de monsieur Gilles Ayotte demeurant à Sherbrooke.Outre son époux, elle laisse dans le deuil son fils Jonathan (Geneviève Luc), ses petits-enfants : Félix, Xavier, Gabrielle ainsi que le fils de Geneviève Nicolas.Elle était la soeur de feu Denis (Pauline Lacroix, feu Ginette Lacroix), feu Michel (Francine Verreault) et feu Jean (Louise Martin).Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères et belles-soeurs : Ghyslain (Linda), Jocelyne (Lise Désilets) et Manon (Serge Côté); sa seule tante Charline Lacroix, son filleul Martin Lapointe ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille vous accueillera le vendredi 2 octobre 2020 de 19 h à 21 h et le samedi 3 octobre 2020 de 9 h à 11 h à la Résidence funéraire Steve Elkas (601 rue Du Conseil, Sherbrooke), pour recevoir vos condoléances.Les funérailles suivront à 11 h en l\u2019église Saint-François-d\u2019Assise (1145 rue des Quatre-Saisons, Sherbrooke).Un merci particulier à toute l\u2019équipe du Dr Doyon de la Maison Aube-Lumière et au Dr Pavic pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DE LA MAISON AUBE-LUMIÈRE (http://aubelumiere.com/don/).Résidence funéraire Steve L.Elkas inc.601, rue du Conseil Sherbrooke (Québec), J1G 1K4 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JACQUELINE B.LAROCHELLE (1938 - 2020) Tout à son image, en cette belle saison d\u2019automne, nous porterons à son dernier repos pour la vie éternelle notre belle maman, Jacqueline Larochelle, qui nous a quittés le 25 janvier dernier des suites d\u2019une longue maladie.Dans les circonstances actuelles reliées à cette période de pandémie, la famille immédiate se rassemblera en privé pour déposer ses cendres auprès de Léo, son tendre époux qui l\u2019attend.Elle a laissé dans la peine ses enfants Carole Larochelle, Marc André Larochelle (Marie Comtois) et Claire Marie Larochelle (Julie Carrier) et ses petits-enfants Philippe,Marie et Caroline Brandt et leur père (Albert Brandt).La famille de feu Frédéric Larochelle feu Olida Leblond, ses neveux et nièces, tout particulièrement Céline Larochelle avec qui elle partageait une belle complicité, ainsi que la famille de feu Théophile Bolduc feu Alida Huard.À tous ceux qui l\u2019ont aimée, appréciée, côtoyée, de près ou de loin, chers famille et amis, il nous fait chaud au coeur de vous savoir avec nous en pensée et nous vous en remercions très sincèrement.À la mémoire de Jacqueline, la famille vous invite à faire un don à la SOCIÉTÉ ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE.Chaleureusement, Carole, Marc André, Claire Marie et les familles Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JEAN-GUYGODBOUT (1936 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 20 septembre 2020, à l\u2019âge de 84 ans et 6 mois, est décédé monsieur Jean-Guy Godbout, fils de feu Ida Côté et de feu Jean-Baptiste Godbout.Il demeurait à Sherbrooke.Monsieur Godbout laisse dans le deuil ses enfants : Luc, Denis, Sylvie ainsi que leur mère Marielle Lessard.Il laisse également derrière lui ses petits-enfants : Geneviève, Francis, Catherine, Jessica, ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille désire remercier l\u2019organisme Les Petits Frères pour leur dévouement ainsi que le personnel de la résidence Haut-Bois pour les bons soins prodigués à monsieur Godbout.Étant donné les circonstances exceptionnelles liées à la COVID-19, il n\u2019y aura pas de rituel funéraire.La mise en terre aura lieu en toute intimité au cimetière St-Michel dans le lot des Petits Frère le mardi 6 octobre 2020 à 14 h.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l\u2019organisme Les Petits Frères.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LAURENTGAUDET (1933 - 2020) Au Centre d'hébergement St-Vincent de Sherbrooke, le 27 septembre 2020, à l'âge de 87 ans, est décédé monsieur Laurent Gaudet, époux de feu Maria Mathieu.Laurent laisse dans le deuil ses enfants : Sylvie (Richard Allaire) et Bruno (Sylvie Lapointe); ses petits-enfants : Valérie Allaire (Charles Beaudoin), Mathieu Allaire (Émilie Bergeron), Émilie Gaudet (René Roy) et Jessy Gaudet (Amélie-Madelyne Paquette), 7 arrière-petits-enfants, ses soeurs :Aline (Antonio Létourneau, feu Marcel Lessard), Lucille (feu Jean Julien) et Thérèse (feu Fernand Guillemette).Il était aussi le frère de feu Suzanne.Il laisse également dans le deuil plusieurs beaux- frères et belle-soeur, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille recevra les condoléances de parents et amis à la Résidence funéraire Steve Elkas, 601 rue Du Conseil, Sherbrooke, le samedi 10 octobre 2020 de 9 h 30 à 11 h.Une cérémonie d'adieu intime suivra à 11 h.L'inhumation aura lieu le jour même au Cimetière Saint-Michel.La famille désire remercier le personnel dévoué du Centre d'hébergement St-Vincent, particulièrement celui du 4B pour leurs excellents soins et leur attention.Si vous le souhaitez, un don peut être fait à la fondation de votre choix.Résidence funéraire Steve L.Elkas inc.601, rue du Conseil Sherbrooke (Québec), J1G 1K4 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LINDA LEROUX (1967 - 2020) À la Maison Aube-Lumière, le 27 septembre 2020, entourée de tout l\u2019amour de sa famille, est décédée à l\u2019âge de 53 ans, madame Linda Leroux, fille de monsieur Janvier Leroux (Ginette Blouin) et de feu Juliette Cloutier.Linda est allée rejoindre sa fille Lindsay.Elle laisse dans le deuil ses enfants Stéphanie (Réal), Mélissa (Francis) et Alec; ses petits-enfants :Alyson,Maëli, Antony et Camille; sa soeur Louise et ses frères Pierre et Henri.Elle laisse également ses cousins, cousines, neveux, nièces ainsi que ses amie(es), tout particulièrement sa grande chum Christine.La famille souhaite remercier tout le personnel et les bénévoles de la Maison Aube- Lumière pour leurs bons soins.En témoignage de sympathie, des dons à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE seraient appréciés: http://aubelumiere.com Afin de respecter les volontés de Linda, il n\u2019y aura pas de funérailles.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LORETTE (AUBÉ) LAPOINTE (1926 - 2020) À Richmond, le 23 septembre 2020, est décédée à l'âge de 93 ans, Mme Lorette Aubé, épouse de feu Joseph Lapointe, demeurant à Richmond.Elle était la fille de feu Edmond Aubé et de feu Rosa Jacques.La famille vous accueillera au Centre funéraire Yves Houle, 198 rue Adam, Richmond, le vendredi 2 octobre de 14 h à 17 h et de 19 h à 21 h, le samedi 3 octobre dès 9 h.Les funérailles auront lieu le samedi 3 octobre à 11 h, en l\u2019église de Sainte-Bibiane de Richmond.Inhumation au cimetière paroissial.Mme Aubé laisse dans le deuil ses enfants : Jean-Luc (Rolande Beaudin), André (Claudette Viens), Ginette (feu Jacques Péloquin, Bernard Rivard), Jean-Roch (Lucie Beaudin), Michel, feu Noëlla (Steve McGee, sa conjointe Siemy Stelwagen), Gaétan (Desneiges St-Pîerre), Roger, Richard (Jocelyne Champigny), Lisette (Peter Reid), Sylvie (Alain Rodrigue), Line (Jean-Pierre Flamand), Réjean et Nancy (Jean Raymond); ses 37 petits-enfants, 55 arrière-petits-enfants et 15 arrière-arrière- petits-enfants et autres parents et amis.Un merci très spécial au personnel du foyer Richmond pour les bons auprès d\u2019elle.Des dons à SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER seraient appréciés.Veuillez respecter le port du couvre-visage, le respect de la distanciation physique obligatoire, ainsi que les normes en vigueur conformément aux directives de La Santé Publique.Centre funéraire Yves Houle Tél.: 1 800 561-2881 www.yveshoule.com laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 53 PATRICIAMCELREAVY (25 septembre 1944 - 3 septembre 2020) C'est avec une profonde tristesse que nous annonçons le décès de Mme Patricia McElreavy (Tut), survenu à l\u2019âge de 75 ans.Elle était la fille de feu William et Catherine McElreavy et la soeur de Violet, Annie, Gertie, Helen, Stella, James, Leonard, Rose, Marion, Tom & Olive.Elle laisse derrière elle son mari Gérard Breton, ses enfants Randy, Stella et Tammy (Éric), ainsi que ses petits-enfants Nikkie et Angie Dion et plusieurs nièces et neveux.La famille invite amis et sympathisants à se joindre à nous au Complexe Steve L.Elkas (4230 rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke), le samedi 10 octobre 2020 de 9 h 30 à 10 h 30.Suivra une messe commémorative à 10 h 30.Nous souhaitons remercier toute l\u2019équipe des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu, pour la qualité de l\u2019accompagnement, qualités médicales et humaines, que vous lui avez démontrées, lors des dernières semaines de sa vie.Vous étiez si présents et si attentifs à la personne humaine, sachant à tout moment, écouter, rassurer, accompagner, même dans les moments les plus difficiles.Vous pourrez suivre la cérémonie par le lien suivant : funeraweb.tv.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com RÉMICORRIVEAU (1937 - 2020) À la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke, le 22 septembre 2020, à l\u2019âge de 83 ans, est décédé des suites d\u2019une courte maladie, monsieur Rémi Corriveau, demeurant à Sherbrooke.Il était le fils de feu Armand Corriveau et de feu Alexandrine Morin.Monsieur Rémi Corriveau a été précédé par ses frères et soeurs : feu Rollande, feu Laurette (Donald Couturier), feu René (feu Laurette Jolin), feu Gilles (Lise Graillon) et feu Réal.Il laisse également dans le deuil plusieurs neveux, nièces et amis.La famille désire remercier tout le personnel de la Maison Aube-Lumière, la Dre Agnès Desrochers des soins palliatifs ainsi que l\u2019équipe d\u2019Oncologie du CHUS Fleurimont pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE: http://aubelumiere.com Il n\u2019y aura pas de funérailles.L\u2019inhumation aura lieu le lundi 5 octobre 2020 à 13 h 30 au cimetière St-François-Xavier-de-Brompton.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com RICHARDCHAMPAGNE (1956 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 17 septembre 2020, à l\u2019âge de 64 ans, est décédé accidentellement monsieur Richard Champagne, fils de madame Thérèse Fortin et de feu monsieur Clément Champagne.Il demeurait à East Angus.Outre sa mère adorée, monsieur Champagne laisse dans le deuil ses enfants : Donald (Karine Delafontaine), Maryse (Francis Cavanagh) et leur mère France Hall.Il laisse également dans le deuil ses petits-enfants chéris : Jérémy, Rosaly, Kellyann, Kassandra, Meggan; ses soeurs : Rita (Georges Pinard), Suzanne (Luc Desmarais), Pauline (Serge Royer), Micheline (Mario Fontaine), Nicole (Réjean Dugal), ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis dont son amie Johanne Cyr.Afin de célébrer sa vie, un service sera célébré, le jeudi 8 octobre 2020 à 14 h, à l\u2019église St-Louis-de-France (166 rue Saint-Jean Est, East Angus, J0B 1R0).La famille sera présente à compter de 13 h afin de recevoir les condoléances des parents et amis.L\u2019inhumation suivra au cimetière paroissial.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 146, rue Angus Nord, East Angus, Qc J0B 1R0 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 832-1030 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ROGER TURMEL (1944 - 2020) C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Roger Turmel, survenu à Sherbrooke, le 18 septembre 2020, à l\u2019âge de 76 ans.Il était le fils de feu Adrien Turmel et Jeanne D'arc Routhier.De la famille Turmel, il était frère de Denise (Georges Duval), Robert, feu Claude, feu Michel, Ginette (David Filion), Estelle (Louis Simoneau), Lise (François Couture) et Aline (Pierre Guillemette).Il laisse également dans le deuil ses enfants, ses petits-enfants et ses amis(es).Nous tenons à dire un merci spécial à tous ceux qui l\u2019ont supporté au cours de la dernière année, spécialement Isabelle Chauvin, ainsi qu\u2019aux employés dévoués du CHUS Fleurimont et du CLSC pour les soins prodigués et leur accompagnement.En raison du contexte de la COVID-19, seule la famille immédiate pourra participer à la célébration des funérailles qui se tiendra à Thetford Mines.Vos messages de sympathie peuvent être envoyés à l'adresse courriel rturmel@outlook.com et des dons peuvent être faits à la fondation de la polyvalente Louis St-Laurent compte tenu de l'importance qu'il accordait à l'éducation.DENIS BRAZEAU (1950 - 2020) Dans la tranquillité de la nuit du 8 septembre 2020, Denis nous a quittés pour un monde sans souffrance.Il laisse derrière lui sa conjointe, Jeanne (Mercier), sa fille unique Julie et son conjoint Martin (Brochu) et ses précieux petits-fils Ismael, Melrick et Newton.Il était le fils de feu Jean Brazeau et de feu Béatrice Dallaire.Son frère René l\u2019a déjà précédé pour l\u2019au-delà.Se souviendront de lui ses beaux-frères et belles-soeurs : Jacques (Mercier) et de la famille Gagnon, Jeannine, Gaétan (Céline Raby), Marcel (Audrey Flexhaug), Lilianne, Madeleine (Réjean Couture), Jean-Guy (Anick Figuedero) ainsi que leurs enfants et petits-enfants, ses cousins, cousines de la famille Brazeau et Montembault et par alliance tous ceux qui l\u2019ont connu et côtoyé des familles Gagnon-Blouin, Duranleau, Mercier et Perron.Ses frères, soeurs et leurs conjoints, amis(es), ainsi que la famille (Bourgault) du conjoint de Julie ont supporté Denis tout au cours de sa maladie.Le monde de l\u2019évaluation (sa profession) et du patinage artistique (son implication sociale) ont été les grands gagnants de ses connaissances et de son sens des responsabilités.Son rire et ses taquineries resteront aussi, à jamais dans notre mémoire.Attention suivre la situation concernant la COVID 19.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue Du 24 juin, Sherbrooke, J1E 1H1) le dimanche 11 octobre 2020 à compter de 12 h.Une célébration suivra à 15 h au même endroit.La cérémonie pourra être suivi via la plateforme virtuelle de la Coopérative en cliquant https://commemora.tv/fr/ diffusions/17546/wait.Nous adressons un merci à tous les humains du monde médical que Denis a croisé dans sa lutte.S.V.P.faite une fleur à la FONDATION DU CHUS ou à un organisme de votre choix et pensez à signer votre carte de dons.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEANNED\u2019ARC (LECLERC) ROY (1927 - 2020) Au CHUS-Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 27 septembre 2020, à l\u2019âge de 93 ans, est décédée Mme Jeanne d\u2019Arc Roy, fille de feu Ludger Roy et de feu Eva Campeau, épouse de feu Sébastien Leclerc, demeurant à Sherbrooke et autrefois de Marston.La famille accueillera parents et amis en présence de la défunte, au Complexe funéraire Jacques & Fils, 3800, rue du Québec-Central, Lac-Mégantic, le samedi 10 octobre 2020 à compter de 11 h.Une cérémonie d\u2019Adieu sera célébrée le samedi 10 octobre 2020 à 14 h en la chapelle du Complexe funéraire Jacques & Fils.Inhumation au cimetière St-René Goupil de Marston.L\u2019accueil se fait dans le respect des règles de la distanciation en raison de la Covid-19.Un maximum de 25 personnes seront autorisées au même moment tout en conservant le respect des deux mètres de distanciation sociale en tout temps.Le port du masque et le lavage des mains sont obligatoires.Mme Jeanne d\u2019Arc Roy laisse dans le deuil ses enfants : France Leclerc (Gaston), Bernard (Manon), Florent, Josée (Stéphane); ses petits-enfants : feu Patrice, Étienne, Karine, Maxime, Kaven, Émilie, Olivier ainsi que ses 5 arrière-petits-enfants; ses frères et soeurs : feu Juliette Roy, feu Hélène, feu Madeleine, feu Antonio, feu Félix, feu Thérèse, feu Mariette, feu Marie-Paule, feu Raymond (Jacqueline), feu Marie-Louis (Ginette), Paulo (Gaétane) et Yolande (feu Jean-Luc); ses beaux-frères et belles-soeurs : feu Léo Leclerc, feu Gérard, feu Emery, feu Simone, feu Georgette, feu Annette, feu Madeleine, feu Gabriel, feu Benoit, feu Dolorès, feu Sr Marie-Sébastien, feu Paul-Émile, feu Adrien (Esther) et Yolande (feu Roméo).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel et médecins du 3a et des soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués à Mme Roy ainsi que le personnel de la Villa de l\u2019Estrie ou Sébastien et Jeanne d\u2019Arc ont passé 10 belles années.Complexe funéraire Jacques et fils Inc.3800 du Québec-Central Lac-Mégantic (Québec) G6B 2C5 Tél.: 819 583-0444/Téléc.: 819 583-0908 Jean-Pierre Jacques, président www.jacquesetfils.com MONIQUE (BOURQUE) BARON (1941 - 2020) Au CHSLD East-Angus, le 27 septembre 2020, à l\u2019âge de 79 ans et 3 mois, est décédée madame Monique (Bourque) Baron, épouse de feu monsieur Joseph Baron.Elle était la fille de feu madame Clérilda Fortin et de feu monsieur Antonio Bourque.Elle demeurait à East Angus.Un service religieux sera célébré, le samedi 17 octobre 2020 à 11 h, en l'église St- Stanislas-Kostka (5661, rue Principale, Ascot Corner, J0B 1A0) où la famille recevra les condoléances à compter de 10 h.L\u2019inhumation des cendres se fera au Cimetière d'Ascot Corner.Madame laisse dans le deuil ses enfants : Michel (Diana), Linda (Denis), Alain; ses petits-enfants : Cyndie, Patricia, Maxime, Martin; ses arrière-petits-enfants : Loic, Lucas, Damien et Kym ainsi que son beau-frère Raymond (feu Lise), parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CHSLD East Angus pour les bons soins prodigués à madame.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 54 RONALDG.FORTIER (16 octobre 1930 - 11 septembre 2020) C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous annonçons le décès de Ronald Fortier, survenu à Magog, le 11 septembre 2020 à l\u2019âge de 89 ans.Il était l\u2019époux de feu Janine Gagnon.Il laisse dans le deuil ses 5 filles : Lucie, Sylvie (Pierre Blais), Mireille (Gilles Rouleau), Hélène et Denise; ses 5 petits-enfants : Mélie-Anne, Jean-François, Jérôme, William et Alexandre et ses 7 arrière-petits-enfants.Il laisse également dans le deuil son frère Pierre R.Fortier, son beau-frère Georges Gage, de nombreux neveux et nièces ainsi que sa très bonne amie Denyse Lemay qui a tenu une place importante dans sa vie les dernières années.M.Ronald Fortier était un bijoutier bien connu en Estrie.Il a aussi oeuvré au sein de plusieurs organismes à Sherbrooke.Un merci spécial aux très dévoués employés du CHSLD de Magog pour les bons soins prodigués.Étant donné la situation actuelle de la COVID-19, la cérémonie se déroulera dans l\u2019intimité de la famille proche le 9 octobre.Il sera possible de suivre la cérémonie en diffusion Web, les détails seront sur le site https://www.steveelkas.com/avisdeces/.Vous pouvez laisser votre message de sympathie sur le site : https://www.steveel- kas.com/avisdeces/ Vos témoignages de sympathie peuvent s\u2019exprimer par un don à la SOCIÉTÉ D\u2019ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE https://www.jedonneenligne.org/alzheimerestrie/DIM/ Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com TREFFLÉMICHAUD (1934 - 2020) À Sherbrooke, le 28 septembre 2020, est décédé Trefflé Michaud à l\u2019âge de 86 ans, époux de Yolande Labrecque, fils de feu Cyrille Michaud et de feu Cécile Landry.Reconnu pour son grand engagement envers l\u2019Université de Sherbrooke où il a ouvré pendant plus de 33 ans, à titre de professeur et de vice-recteur, ainsi qu\u2019envers Caritas après y avoir siégé durant 40 ans dont 34 à titre de président.Outre son épouse Yolande, il laisse dans le deuil ses enfants : Sophie, François (Annie Lessard) et Éric (Marie Claude Laroche); ses petits-enfants : Simon (Lya Blais), Sandrine Maynard, Florence Maynard, Thomas, Maélie et Benjamin; et son frère Paul.La famille souhaite remercier chaleureusement le personnel et les propriétaires de la Résidence La Clé d\u2019Or ainsi que le personnel des soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu pour la qualité des soins offerts.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIÉTÉ D\u2019ALZHEIMER DE L\u2019ESTRIE ou à LA PROCURE, un organisme de bienfaisance contre le cancer de la prostate.La famille vous accueillera à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie-Salon Rock Forest (951, rue Haut-Bois, Sherbrooke), le vendredi 9 octobre de 18 h 30 à 20 h 30 ainsi que le samedi 10 octobre de 9 h à 10 h 30.Les funérailles auront lieu le samedi 10 octobre à 11 h en la Cathédrale St-Michel (130, rue de la Cathédrale, Sherbrooke).Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 951, du Haut-Bois Sud,Sherbrooke J1N 2C8 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général BARBARA (MAIER) SEUFERT (1937 - 2020) C'est avec une profonde tristesse que la famille de Barbara Seufert annonce son décès survenu à l'âge de 83 ans.Barbara est décédée paisiblement au domicile de son fils Michael à Ottawa le lundi 21 septembre 2020.Elle est née Barbara Maier à Ravensburg, en Allemagne.Elle a suivi une formation et a travaillé comme infirmière avant d'épouser Wolf Seufert, un médecin.Wolf et Barbara ont eu deux fils, Ulrich et Michael, en Allemagne avant d'émigrer aux États-Unis, venant d'abord à Philadelphie puis à New York.En 1967, Barbara et sa famille déménagent à Sherbrooke.Barbara a rapidement maîtrisé la conduite hivernale, le pelletage de la neige et les autres particularités de la vie dans un climat froid.Barbara parlait couramment l'anglais et le français et était à la fois une fière Québécoise et une patriotique canadienne.Barbara a vécu dans sa maison bien-aimée dans la campagne de Fleurimont pendant près de 50 ans.Elle adorait les chats et en soignait des dizaines au fil des ans.Pendant tout ce temps, elle était le noyau de sa famille.Ses garçons ont grandi et ont fini par déménager : Michael à Ottawa et Ulrich à Guelph.Ils revenaient fréquemment avec leurs propres familles.Barbara a eu une poussée pour le tricot et en a fait une entreprise à domicile florissante.Elle avait une suite d'amis fidèles qui ont appris d'elle à tricoter de beaux pulls.Une partie chérie de sa routine quotidienne était de se lever tôt pour faire le Sudoku quotidien dans le Sherbrooke Tribune.Elle les compléterait tous les jours, quelle que soit la difficulté.À la fin de 2019, Barbara a vendu sa maison pour emménager avec son fils Michael à Ottawa.Barbara restera dans les mémoires comme une mère aimante pour Ulrich et Michael, et comme une merveilleuse « Oma » pour ses 5 petits-enfants : Paul (23), Mark (21), Sasha (18), Jacqui (18) et Katya (14).Elle était vraiment une âme douce qui donnait l'exemple de la façon de s'entendre avec les autres.Une célébration de la vie aura lieu à Sherbrooke à une date ultérieure lorsque la pandémie le permettra.Veuillez contacter son fils Michael Seufert au 613 218-5688 ou mike.seufert@gmail.com pour plus de détails au fur et à mesure qu'ils seront disponibles.CHARLES-EUGÈNEHAMEL (1943 - 2020) « La vie est un peu de temps donné à tes libertés si tu veux apprendre à aimer pour la rencontre de l\u2019éternel Amour dans le toujours de l\u2019au-delà du temps.» (Abbé Pierre) Le jeudi 24 septembre 2020 à 23 h 40 est décédé à l\u2019hôpital Fleurimont à l\u2019âge de 77 ans, M.l\u2019abbé Charles-Eugène Hamel, benjamin de feu Bernadette Cazes et de feu Thomas-Eugène Hamel.Il était le frère de feu Eugénie, de feu Gaston (feu Simone Bolduc), Jean-Guy (Juliette Bernier), feu René (Nicole Desjardins), feu Raymonde (feu Laurent Lachance), Robert (Jeannie Melaney), ainsi que le demi-frère de feu Lina et de feu Nora Hamel (feu Arthur Tremblay).Il était l\u2019oncle de Marielle Hamel, Jean Hamel (Danièle Lacroix), Judith Hamel (Félix Meunier), Francine Hamel (Pierre Grenier), Chantal Hamel (Jacques Provencher), Charles Hamel, Michel Lachance (Sylvie Boudreau), Gaétan Lachance (Paul Boudreau), Luc Lachance (Nancy Young), Guy Lachance (Michelle Racine), Denise Hamel (Shawn Bethune), Carole Hamel (Christopher Barry), Tara-Lee Hamel (Joseph Barry), ainsi que de Gemma, Marjolaine et Gina Tremblay.Il laisse aussi dans le deuil ses autres parents Cazes et de nombreux amis et aidants, particulièrement Mme Isabelle Houde, travailleuse sociale, et le couple magnanime Milenko et Rosa Jakovljevic qui avaient pris Charles- Eugène sous leur aile bienveillante.Après 40 ans de ministère en éducation et en paroisses, il prend sa retraite en 2010 et habite dans la maison où il est né, rue Bowen à Sherbrooke.La famille tient à remercier vivement le personnel médical et infirmier du SIM (Service des soins intensifs médicaux du CHUS) pour le dévouement attentionné prodigué à Charles-Eugène durant ses derniers moments de vie ici-bas.Il sera exposé en chapelle ardente à l\u2019église St-Jean-Baptiste, (280, rue Conseil, Sherbrooke) le samedi 17 octobre prochain dès 9 h 30 avant la messe de funérailles qui y sera célébrée à 11 h 30.Il sera inhumé au lot familial du cimetière St-Antoine de Lennoxville le mardi 20 octobre à 11 h.Vos témoignages de sympathie peuvent aussi se traduire par un don aux organismes des Petits Frères des Pauvres et de la Rose des vents de l\u2019Estrie.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com HILAIREGAGNON (1931 - 2020) À son domicile privé, le 12 septembre 2020, est décédé à l\u2019âge de 89 ans, monsieur Hilaire Gagnon, époux de madame Monique Simon son amour de 64 ans de mariage.Il était le fils de feu Albert Gagnon et de feu Joséphine Roy et le gendre de feu Jules Simon et de feu Augustine Castonguay.Outre son épouse, monsieur laisse dans le deuil, ses 5 enfants : André (Nicole Laviolette), Patrick, Brigitte, France, Martin (Tanya Salmeri); ses 10 petits-enfants : David, Rachel, Patricia, Julie, Isabelle, Pascal, Émilie, Étienne, Sara, Léa; ses 4 arrière-petits-enfants : Britanny, Tayna, Maelie et Nico.Il laisse également ses 11 frères et soeurs, avec conjoints et conjointes, dont 4 sont toujours vivants, Thérèse, Camille (Xavier Bois), Brigitte, Pauline (Joël Soulard) et ses 15 beaux-frères et belles-soeurs tous décédés.Il laisse également de nombreux neveux et nièces, cousins et cousines, ainsi que plusieurs parents et amis.Les funérailles auront lieu à une date ultérieure en toute intimité.La famille tient à remercier l\u2019équipe des soins du CLSC et des médecins Delisle et Corriveau qui ont permis d\u2019exaucer le voeu du défunt Hilaire Gagnon qui est décédé au Faubourg Mena- Sen dont il était le contracteur et concepteur en 1979-80.La famille est en deuil d\u2019une personne exceptionnelle qui a touché beaucoup de gens par sa bonté, sa force, sa détermination, sa droiture, sa générosité, et son sens de l\u2019humour.Un profond et sincère merci pour vos bonnes pensées, et prières! Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 55 SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 56 ACTUALITÉS 1er anniversaire À la douce mémoire de Julie Roy décédée le 1er octobre 2019 Un an déjà que nous sommes séparés de toi .Nous pensons souvent à toi et rien ne pourra effacer ton passage parmi nous.Ton père Benoît, ta mère Françoise, ta sœur Manon, ton frère Denis, ton filleul Félix-Antoine, et tes nièces, Marie-Jeanne et Elisabeth Déjà un an.À la douce mémoire de LINE ROUILLARD SIMARD décédée le 4 octobre 2019 Maintenant tu es une étoile qui brille pour nous dans le ciel.Tu as été une épouse aimante toujours prête à aider tout l\u2019monde.Tu me manques beaucoup, veille sur nous, ta place est dans nos cœurs à jamais.Une messe sera célébrée le dimanche 4 octobre à 10 h, en l\u2019église Perpétuel-Secours, de la rue Ontario, Sherbrooke.Ton époux Yvon, ta belle-fille Diane et ton beau-fils Luc.« Tout comme une source vive, la vie suit son cours, mais son souvenir restera à jamais gravé dans nos cœurs » Notre merci sincère à tous les parents et amis qui nous ont témoigné leur sympathie sous toutes ses formes lors du décès de CHARLOTTE LÉVESQUE CLICHE survenu le 9 septembre 2020 à l\u2019âge de 97 ans Ses 12 enfants et les conjoint(e)s, ainsi petits-enfants et arrière-petits-enfants Remerciements Veuillez considérer ces remerciements comme personnels.SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans l\u2019incertitude quant à l\u2019évolution de la pandémie actuelle, l\u2019organisation du Salon du livre de l\u2019Estrie (SLE) a dû se résigner à offrir une formule complètement virtuelle qui promet tout de même d\u2019offrir des moments de rencontres entre divers auteurs et le public.Tout en respectant les mesures mises en place par la Santé publique, l\u2019organisation prévoyait, jusqu\u2019à tout récemment, tenir son traditionnel événement à la Biblairie GGC sous des chapiteaux extérieurs.L\u2019augmentation des cas de COVID-19 et les déplacements interdits entre certaines régions ont toutefois obligé l\u2019organisation à revoir ses plans.« On a dû admettre, étant donné la situation à l\u2019échelle de la province, qu\u2019il serait imprudent de tenir un Salon du livre en présentiel.Un peu comme tout le monde, on doit s\u2019adapter au jour le jour.On a donc récupéré une bonne partie de la programmation prévue pour l\u2019offrir en mode virtuel parce qu\u2019on tient à ce que le Salon du livre reste présent dans l\u2019imaginaire collectif », affirme la directrice générale, Émilie Pinard.Ainsi, toutes les fins de semaine entre le 8 octobre et le 1er novembre, des activités seront organisées sur la page Facebook du SLE sous la thématique clin d\u2019œil « Rien ne se perd, tout se transforme ».Divers auteurs discuteront en direct de leurs œuvres littéraires ou encore de leurs parcours artistiques lors d\u2019entretiens intimistes.« Même si ce que l\u2019on va offrir est plus modeste, c\u2019était important pour nous de faire la promotion du livre et de la lecture tout au long du mois d\u2019octobre.On a maintenu l\u2019effort et on n\u2019a pas baissé les bras pour présenter des auteurs au public.Ceux-ci en sont d\u2019ailleurs reconnaissants », ajoute Mme Pinard.En parallèle, l\u2019organisation du Salon du livre travaille sur un volet virtuel pour sa traditionnelle Virée des auteurs dans les écoles de la région.En novembre, si les conditions sont favorables, des rencontres en ligne entre des auteurs estriens et des jeunes seront organisées.« Nous prenons le pouls afin de mesurer l\u2019intérêt des enseignants et les réponses sont assez positives jusqu\u2019à présent.Nous avons élaboré un catalogue et nous sommes en train de finaliser les derniers détails avant de pouvoir présenter l\u2019offre aux écoles », explique Mme Pinard.« L\u2019automne sera littéraire en Estrie », espère-t-elle.PROGRAMMATION Samedi 10 octobre 13 h : Découvrez Les Manifestations de Patrick Nicol Samedi 10 octobre 15 h : Rencontre avec Geneviève Cloutier, autrice de chick-lit colorée Dimanche 11 octobre 13 h : Discussion avec Catherine Leroux sur son roman L\u2019Avenir Dimanche 11 octobre 15 h : Dans l\u2019œil de Jupiter avec Tristan Malavoy Samedi 17 octobre 13 h : Tout ce que vous voulez savoir sur la politique américaine, avec Karine Prémont Samedi 17 octobre 15 h : En tête-à-tête avec Nicholas Dawson et Nicholas Giguère Dimanche 18 octobre 13 h : Et soudain Maureen : un premier roman pour Marianne L\u2019Espérance Dimanche 18 octobre 15 h : Explorer la noirceur avec Geneviève Blouin Vendredi 23 octobre 19 h : Entretien et lectures avec l\u2019auteur M.K.Blais Samedi 24 octobre 13 h : Tête-à-tête horrifique avec Patrick Sénécal et Jonathan Reynolds Dimanche 25 octobre 13 h : Une plongée dans l\u2019univers du romancier Hervé Gagnon Dimanche 25 octobre 15 h : Étienne Beaulieu : la passion dans l\u2019essai Jeudi 29 octobre 19 h : En tête-à-tête avec Hélène Dorion et Véronique Grenier Samedi 31 octobre 13 h : Entretien intimiste avec l\u2019autrice Michèle Plomer Dimanche 1er novembre 13 h : Blanc Résine : une incursion dans l\u2019univers d\u2019Audrée Wilhelmy Dimanche 1er novembre 15 h : Ici Christine Saint- Pierre : rencontre avec une femme de cœur SALON DU LIVRE DE L\u2019ESTRIE La 42e édition sera virtuelle SHERBROOKE \u2014 À sa première participation à La Coupe des nations, le producteur de vins acéricoles Domaine des Coulées de Sainte- Cécile-de-Whitton a obtenu deux médailles d\u2019or et une médaille d\u2019argent.Les vins Amphora et Souvenirs d\u2019hiver ont séduit le jury de cette compétition québécoise de vins et d\u2019alcools du terroir à hauteur d\u2019or, tandis que la Réserve Étoilée a mérité l\u2019argent.« C\u2019est avec beaucoup d\u2019excitation et un fort sentiment de reconnaissance pour la qualité de nos produits et de notre savoir- faire que nous recevons ces récompenses.C\u2019est la preuve que l\u2019innovation dont nous avons fait preuve en déclinant l\u2019eau d\u2019érable en vins acéricoles haut de gamme a su toucher les juges », a commenté la cofondatrice du Domaine des Coulées, Stéphanie Viger.Le vin Amphora est la concrétisation d\u2019une première mondiale, celle de produire un vin acéricole dans une amphore en terre cuite faite à la main, explique Mme Viger dans un communiqué.Quant à Souvenirs d\u2019hiver, il résulte du vieillissement de la sève d\u2019érable pendant 15 mois dans des fûts de bourbon.Notons que deux autres vignobles de l\u2019Estrie se sont distingués à cette édition 2020 de La Coupe des nations.Le Vignoble Le Cep d\u2019Argent de Magog a reçu trois médailles d\u2019or pour ses mousseux Sélection Rosé et Blanc de Blancs ainsi que pour son vin blanc éponyme.Le vignoble Les Vallons de Wadleigh d\u2019Ul- verton obtient aussi trois médailles d\u2019or pour ses vins Wadleigh blanc, rosé et rouge, trois millésime 2019.JACYNTHE NADEAU Le Domaine des Coulées primé trois fois à La Coupe des nations laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 57 MAG SPORTS ON BOUGE ISABELLE GAGNON Collaboration spéciale isabelle.gagnon@cn2i.ca C e début d\u2019automne est magnifique! Les couleurs sont éclatantes.Les odeurs des feuilles mortes au sol titillent nos facultés olfactives! Même la belle fraîcheur ressentie au niveau de nos joues rosées n\u2019est pas désagréable.Bien sûr, une fois que ces changements dans notre environnement seront assimilés, l\u2019automne va devenir un peu plus pesant et c\u2019est là que mentalement, ce sera plus difficile.C\u2019est la grisaille qui nous habite! On ressent une baisse d\u2019énergie au quotidien, une perte d\u2019intérêt pour nos activités et on est moins enclin à attaquer nos journées de boulot ou d\u2019études! Tout ça causé par une diminution des heures d\u2019ensoleillement et une augmentation de production de mélatonine qui nuit au sommeil et au réveil.T\u2019inquiète, t\u2019es pas seul à feeler coton! Deux à dix pourcent de la population canadienne est aux prises avec ce sentiment de déprime tous les automnes.PRENDRE L\u2019AIR! L\u2019automne rime avec une transition entre nos défis d\u2019été, sportifs ou tout simplement actifs, et une année qui s\u2019apprête à frapper à notre porte! Unanimité sur une recette pour bien l\u2019aborder : aller prendre l\u2019air.Tout simplement, avec quelqu\u2019un que l\u2019on apprécie ou en solo, question de produire un peu d\u2019endorphines pour contrer ce petit diable déprimant! Profiter d\u2019une marche, d\u2019un petit pas de course alterné, dans les sentiers non loin de chez soi ou l\u2019exploration d\u2019un parc, voilà des petits trucs que j\u2019aime beaucoup.Partir à vélo pour découvrir de nouveaux quartiers ou les pistes cyclables de la région sont aussi des moyens simples et très accessibles.L\u2019idée, c\u2019est de le faire sans performance, sans chiffres, sans montre, juste pour sentir son cœur battre légèrement dans sa poitrine! Faire le vide du quotidien, en rêvant à l\u2019année à venir sans pression! Pourquoi pas un petit yoga en nature devant une chute en s\u2019oxygénant de cet air frais d\u2019automne?Toutes ces méthodes pour bouger, idéalement accomplies au moins une fois par semaine, de quinze minutes à une demi-journée, te permettront de passer plus agréablement au travers de cette saison aux allures plutôt dépressives.L\u2019automne, c\u2019est ça! Même avec la disparition des couleurs vives et la perte de quelques degrés, si on s\u2019habille adéquatement et qu\u2019on fait bouger notre corps sans paramètres de performance, la récompense vaudra bien des méthodes disons plus médicales! GÂTE-TOI UN PEU! Un mot sur l\u2019alimentation.Manger sainement est reconnue pour le maintien d\u2019une belle énergie, pour mieux réfléchir et bouger! Soit.Mais gâte-toi un peu! Amuse- toi à faire de bonnes recettes qui te font plaisir et qui te rappellent de bons souvenirs, pour déjouer ta dent sucrée ou salée! Un esprit sain aide aussi à avoir un corps sain, n\u2019est-ce pas?LA LUMINOTHÉRAPIE?Un autre élément à considérer, c\u2019est la luminothérapie, qui est un moyen thérapeutique très populaire en Amérique du Nord.Elle utilise l\u2019exposition à une lumière blanche pour contrer cette diminution à la lumière du soleil au quotidien durant l\u2019automne.Elle serait plus efficace, si elle était utilisée sur un horaire fixe, en matinée, sur une durée de 10 à 15 minutes.On peut se procurer ces lampes spécifiques (10 000 LUX) dans plusieurs magasins.Petite mise en garde : attention de bien suivre les recommandations des spécialistes, car son utilisation peut aggraver certains problèmes de santé! EN CONCLUSION\u2026 Donc, l\u2019idée pour déjouer la grisaille des prochaines semaines, c \u2019e s t d e c h a n g e r u n p e u s a routine.Sois indulgent envers toi-même! Bouge pour le plaisir, refais le plein d\u2019énergie dans la nature.À mon avis, c\u2019est la meilleure façon d\u2019apprécier cette saison\u2026 DES QUESTIONS EN RAFALE Q J\u2019aimerais améliorer mes performances en course à pied.À chaque sortie de course, j\u2019essaie de battre mon temps sur cinq kilomètres mais j\u2019ai de la difficulté à aller plus vite\u2026 Que dois-je faire?R L\u2019art de la planification permettant de s\u2019améliorer est de suivre quelques principes tels que la progression du volume, des intensités sur quelques semaines entrecoupées de semaine de récupération.On doit «choquer le corps» afin de provoquer des changements et des adaptations, EN VARIANT l\u2019entraînement.Q Quel est le meilleur entraînement pour quelqu\u2019un qui vise la perte de poids?R Les études le démontrent, pour une perte de poids qui perdura et qui sera saine, on doit travailler autant sur l\u2019aspect nutritionnel que sur les habitudes reliées à l\u2019activité physique.Il n\u2019y a as de recette miracle.Par contre, la régularité à maintenir un mode de vie actif et sain au niveau nutritionnel est idéale.Consulter une nutritionniste pour te guider au niveau alimentaire avec des objectifs réalistes est un excellent départ.Consulter par la suite un professionnel de l\u2019activité physique pour te guider selon tes restrictions de temps, de blessures présentes s\u2019il y a lieu, compléterait les bonnes actions à poser pour une perte de poids idéale.QEst-ce vrai que courir à jeun est plus profitable pour perdre du gras?Est-ce qu\u2019il y a une fréquence cardiaque à maintenir?R Pour brûler «les gras», une période d\u2019activité physique aérobique de 30 minutes et plus est requise selon plusieurs études.Pour un individu qui aurait «du gras» à brûler, il y a de bonnes possibilités qu\u2019une baisse d\u2019énergie survienne rapidement et qu\u2019en conséquence, l\u2019objectif d\u2019atteindre au moins 30 minutes ne soit pas atteint.De plus, l\u2019effet de protection du corps dans les heures suivantes amènerait à consommer beaucoup au niveau alimentaire.En fin de compte, les effets espérés d\u2019une telle technique sont peu susceptibles de se produire.Il faut aussi surveiller la fréquence cardiaque.En maintenant un effort de 30 minutes, il devrait se situer dans les 60-65% d\u2019une fréquence cardiaque maximale.L\u2019idéal, c\u2019est de courir en ayant ingurgité un petit quelque chose avant, à une fréquence cardiaque à 60-65%.Pour lui écrire : isabelle.gagnon@cn2i.ca Profiter d\u2019une marche, d\u2019un petit pas de course alterné, dans les sentiers non loin de chez soi est un bon truc pour déjouer la déprime saisonnière.\u2014PHOTO 123 RF DÉJOUER LA DÉPRIME AUTOMNALE T\u2019inquiète, t\u2019es pas seul à feeler coton! Deux à dix pour cent de la population canadienne est aux prises avec ce sentiment de déprime tous les automnes. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 58 LE MULLIGAN dmessier@latribune.qc.ca Denis Messier Un verre de champagne à la main durant la montée en gondoles au sommet du mont Orford pour une vingtaine de personnes dans le cadre de l\u2019Expérience Riedel.Une expérience le fun, j\u2019imagine, soit celle de déguster des vins avec la vue splendide au sommet du mont Orford, pendant qu\u2019un peu plus de 115 golfeurs s\u2019exécutaient au club Sherbrooke\u2026 On ne dit pas non au Doc YAN- NICK POULIN, un gars que l\u2019on retrouve souvent sur la première ligne, et ce fut le cas avec Leucan- estrie, les Vins de Sophie et une implication aussi à la Fondation du CHUS, la SP et autres\u2026 Un ami proche de la famille LEFEBVRE, YANNICK est un vrai leader et il ne manque pas d\u2019idées\u2026 ROGER HÉROUX de Sports Experts n\u2019était pas fâché de pouvoir profiter d\u2019un brin de loisirs en participant au tournoi de la Fondation Justin-Lefebvre\u2026 JULIE ROY, nouveau membre sur le CA de la Fondation du CHUSS, elle qui s\u2019implique depuis des années à la Fondation, était aussi heureuse de mettre le nez dehors, tout comme SIMON GAGNON, coproprio du Sports Experts\u2026 BRIAN O\u2019MALLEY est tombé en amour avec le numéro 1 du club Sherbrooke, tout comme ses partenaires STÉPHANE PEL- LAND, CHARLES FRANCOEUR et LOUIS-PHILLIPE LONGPRÉ.Prenant le départ du tournoi au 9, BRIAN s\u2019est dirigé vers le numéro 1 au lieu du 10e tertre\u2026 Est-ce que le pointage au deuxième tour fut meilleur?Une question sans réponse\u2026 Les membres du quatuor réunissant JANIK DALLAIRE d\u2019Audi Sherbrooke, FRANÇOIS CHOUI- NARD de Rogers, ALAIN VAL- LIÈRES d\u2019Immeuble VB et DANNY BENNET de SIB Électrique se sont livré toute une bataille sur les tertres de départ\u2026 Le p\u2019tit BEN- NET avec ses 130 livres aurait eu le sourire à une couple d\u2019occasions\u2026 MARIO BEAUDOIN de MB Capital \u2014 il a travaillé fort pour perdre 50 livres \u2014 fut opéré à une hanche en février dernier.MARIO chausse les patins à nouveau et il se dit à 90 pour cent sur le piton\u2026 MARIO supporte la Fondation et il l\u2019a fait en compagnie de sa conjointe GUYLAINE BOUCHER et ses fils MICHAEL et MAXIME\u2026 Le comptable GUILLAUME PATRY aurait aimé que sa balle roule un deux pieds de plus pour l\u2019oiselet au 14e\u2026 ANDY BUNTIC de Küto ne l\u2019a pas eu facile au tertre du 14e trou et avec l\u2019aide qu\u2019il a eu d\u2019ÉRIC PERRON et de MARC CARDINAL, il y a matière à se questionner.Par chance, JEAN- FRANÇOIS CARDINAL sauvait la mise\u2026 STÉPHANIE BOISVERT y mettait toutes ses énergies au 17e trou afin d\u2019aider ses partenaires, dont CHARLES CUSTEAU du Groupe Custeau, SYLVAIN RICHER et VINCENT MATTON de Construction Vincent, mais ce fut sans un oiselet sur la carte\u2026 Me basant sur les échanges entre le syndic PIERRE GUAY, MICHEL LAVIGNE et ÉRIC GRENIER, l\u2019absence d\u2019IAN FARREL a été néfaste à l\u2019équipe.« IAN aurait réussi ce coup roulé, IAN aurait été capable de réussir l\u2019approche, et plus », racontait ses partenaires\u2026 DAVID MURRAY de CIMA+, ANICK THIBAULT, Me YANNICK CRACK et CHRISTIAN BEAU- LIEU de Diversimanto se sont amusés sur les allées tout en supportant la cause du don d\u2019organes du regretté JUSTIN\u2026 Les bouchées des chefs ALAIN LABRIE de la Table du Chef, DANIEL CHARBONNEAU de l\u2019Empreinte et CHRISTIAN FRÉ- CHETTE de Pronto DaToni se sont envolées rapidement au terme des 18 trous\u2026 ALAIN est à la tête de la Table du Chef depuis 20 ans et PATRICK est fort impliqué dans son Atelier Mon Chef au CVA de Deauville\u2026 TOMMY DUCHARME, mieux connu sous le nom du traiteur Smokey Tom BBQ accueillait les golfeurs à la sortie du 9e vert de Sherbrooke avec de la bouffe\u2026 et non loin de lui, le chansonnier SÉBASTIEN LABONTÉ avec ses chansons et la guitare supportait TOMMY\u2026 \u203a 43 000 $ À LA FONDATION JUSTIN-LEFEBVRE L\u2019Événement golf et l\u2019Expérience Riedel au mont Orford ont permis la remise de 43 000 $ à la Fondation Justin-Lefebvre.Les deux activités permettront en même temps à la Fondation de continuer de promouvoir lem don d\u2019organes et aussi d\u2019offrir à des enfants un accès à des activités sportives.Ce trosième tournoi de la Fondation était une présentation de Mercedes-Benz Sherbrooke, membre du Groupe Beaucage.Benoit Lefebvre, trésorier, et Marie-Pier Savaria, directrice générale de la Fondation, les parents du regretté Justin, remercient les donateurs de leur soutien qui pemet de redonner espoir et de créer du bonheur.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SHAWN ROBILLARD a remis une carte de 74, un coup au-dessus de la normale de Milby pour se coiffer du titre de champion 2020 du club, la ronde initiale fut annulée en raison de la météo.SHAWN supplante ANTHONY GODBOULT, champion défendant, et MATTHEW HUME par la mince marge d\u2019un coup\u2026 RICHARD HALLÉE est le champion senior en raison d\u2019un 78 devant JEAN LAROCHE à 79\u2026 Sans surprise, JOCELYN SMITH est la championne féminine! L\u2019ex-Tigre CLAUDE SAVOIE a comblé un déficit de quatre coups en ronde finale face à THOMAS VALLIÈRES avec une ronde 72, pour arracher le Championnat de la saison 2020 à Victoriaville.CLAUDE et THOMAS reçoivent aussi une Invitation à la prochaine classique de la Coupe Canada Sani Mac-Desjardins en 2021\u2026 MICHEL BLAIS est le champion du groupe 6-10 au terme d\u2019une prolongation de quatre trous\u2026 L\u2019histoire se répète chez les 11-15 avec la victoire de BENOÎT TARDIF\u2026 MÉLANIE MICHEL, sans surprise, conserve son titre dans la classe féminine\u2026 Ap rè s ST E P H A N L E BE AU , auteur d\u2019un albatros au 1er trou du LongChamp à l\u2019aide d\u2019un fer 4 sur 190 verges, sous les yeux de MARC-ÉTIENNE BUSSIÈRES, le golfeur MICHEL PRUNEAU est lui aussi un membre du club des albatros au 4e de Milby à l\u2019aide d\u2019un bois 5 en présence de CHRIS- TRIAN BAUCHER\u2026 A N T H O N Y G O S S E L I N e t ALEXANDRE FELTEAU ont remis une carte de 68, cinq coups sous la normale, pour arracher la victoire au tournoi annuel « Deux balles, meilleure balle » à Milby.La victoire fut acquise par deux coups devant MATT JOHNSON et FRÉDÉRIQUE PÉPIN, ainsi que SERGE COLLINS et LUC GUILBAULT.Le titre de la classe 6 et plus appartient à RICHARD GRONDIN et ROGER BOLDUC\u2026 JOCELYN SMITH et MARIE-LOU LEVASSEUR sont les championnes de la section féminine avec un 70\u2026 L\u2019ex-maire JEAN PERRAULT a capté l\u2019attention au tournoi annuel ROGER H LEGAULT à Venise avec la réalisation d\u2019un trou d\u2019un coup au 7e trou à l\u2019aide d\u2019un fer 6 sur 156 verges, et un fanion difficile à rejoindre.Un 2e As pour Jean au 7e de Venise et un 4e trou d\u2019un coup en carrière sous les yeux de son capitaine d\u2019équipe JEAN LAROCHE, DENIS BERNIER et RENÉ BROUSSEAU\u2026 Deux cartes de moins 25 \u2014 le tournoi LEGAULT est un 27 trous \u2014 furent remises au p\u2019tit capitaine GILLES LACHANCE par les équipes de JEAN LAROCHE et ANDY DESCÔTEAUX, ce dernier ayant comme partenaire GILLES LACHANCE et les frères MARTIN et SERGE BOISVERT.Le bris d\u2019égalité par la règle rétro favorisant l\u2019équipe de LAROCHE, le « 1 » de JEAN PERRAULT pesant lourd dans la balance\u2026 Une triple égalité chez les équipes féminine de MICHELINE PARSONS, MANON BERNARD et FRANÇOISE LACASSE\u2026 MARCO JACQUES et ANNE- JULIE HALLÉE sont les champ i o n s d u c l u b d e g o l f d e Lac-Mégantic, les titres dans le groupe 11-19 vont à CÉLINEMO- RIN et SYLVAIN VEILLEUX\u2026 C L A U D E G I R O U X , J E A N - PAUL RANCOURT et CAROLE DUCHESNE sont les auteurs d\u2019un trou d\u2019un coup\u2026 CARL DUMONT est un golfeur qui s\u2019est démarqué cette saison en égalant le record du terrain à Lac-Mégantic avec un 65, 7 coups sous le par, en plus de briller à plusieurs tournois provinciaux\u2026 Le golf n\u2019a pas d\u2019âge et RENÉ « Spike » BOUCHER vient d\u2019en faire la preuve.À l\u2019âge de 73 ans, RENÉ est le champion 2020 au club Dufferin Heights pour un premier titre en carrière.NANCY CLAYTON est la championne pour une 18e année consécutive\u2026 ÉRIC TAYLOR, directeur de Dufferin Heights, aimerait être l\u2019hôte du Championnat senior québécois en 2022, l\u2019année du centenaire du club\u2026 Mon saut sur le parcours m\u2019a permis de croiser MICHEL CAR- PENTIER, ex-chef de la police, J E A N - F R A N Ç O I S B É R U B É de l\u2019Équipe Bérubé et nouveau président de la Fondation du CHUS, S OPHIE WARREN , ROBERT CARIGNAN, JEAN-FRANÇOIS BÉDARD de Glorius, tout excité par son nouveau local au 3200 King Ouest, soit le Complexe Le Baron\u2026 AU 19E TROU laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 59 MAG SPORTS \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dès samedi matin, ils seront plusieurs à entrer dans les bois en espérant que la chasse soit bonne cette année.Quelques jours, loin de tout, plongés en pleine nature.Et surtout, loin de la COVID-19.S\u2019il y a des règles à respecter dans les zones rouges, comme Montréal et Québec, et dans les zones de couleur orange, comme en Estrie et un peu partout au Québec, les chasseurs assurent qu\u2019ils n\u2019auront aucun problème à les respecter.D\u2019autant plus que les chasseurs originaires de zones rouges auront le droit de se rendre dans des zones ayant un niveau d\u2019alerte inférieur pour chasser, et ce, même si les déplacements en lien avec les loisirs n\u2019étaient pas considérés comme « nécessaires » à la base.« Ce qui est important, c\u2019est de ne pas aller faire l\u2019épicerie dans la zone orange ou jaune où est le camp de chasse.Qu\u2019ils arrivent avec leur nourriture, un peu comme on le faisait ce printemps », a rappelé le premier ministre François Legault, en soulignant que les chasseurs n\u2019auront pas le droit de visiter les commerces de la région, comme les épiceries, les boutiques ou les restaurants.Depuis jeudi, les rassemblements à l\u2019intérieur des maisons ne doivent pas dépasser six personnes ou deux familles.Encore là, aucun problème, prétendent les chasseurs.D a n s l e s d i f f é re n t e s z e c s, mandatées pour gérer certains territoires, on se montre plutôt rassurant en ce qui concerne le début de la saison de chasse en pleine pandémie.« C\u2019est assez rare de voir des gens de Montréal ou Québec descendre ici pour chasser, explique le président de la zec de Saint-Romain près de Lac-Mégantic, Steve Edwards.Dans nos deux secteurs de la zec, Louise-Gosford et Frontenac à Woburn, on accueille près de 300 personnes pour la chasse.La plupart d\u2019entre eux viennent de l\u2019Estrie, sinon environ le tiers des visiteurs proviennent de partout au Québec.Et bien souvent, les gens amènent leur propre matériel de camping. » « Cet été, on a vu les visiteurs de Montréal se rendre à Orford pour la randonnée, mais bien souvent, ils ne vont pas plus loin et se rendent rarement jusqu\u2019à notre région, même pour la chasse.Sinon, ils se montrent prudents », estime Steven Turgeon de la zec Louise-Gosford.Le président de la zec de Saint- Romain se dit satisfait des comportements des visiteurs.« Les chasseurs amènent déjà leur nourriture, ils partent de la maison et se rendent directement dans les bois, à leur roulotte.Bien souvent, ils ne sont que deux.Un père et son fils par exemple.D\u2019autres chasseront seuls, toute la journée.On ne vend rien à notre poste d\u2019accueil.Les chasseurs ne dérangent personne », confirme Steve Edwards.Puisque bien des entreprises de loisirs, de spectacles ou des compagnies œuvrant dans le domaine de la restauration doivent cesser leurs activités durant la pandémie, sans parler de la fermeture des frontières, plusieurs se sont rabattus sur le plein air, comme la pêche cet été et la chasse cet automne.Les commerces de chasse et pêche ou de plein air ont fait des affaires d\u2019or.Sans oublier que la chasse demeure importante pour l\u2019économie générale de plusieurs régions en province.« Toutes les activités sont annulées dans plusieurs secteurs et presque tout est fermé dans certaines régions! S\u2019il y a bien quelque chose que l\u2019on peut conserver durant la pandémie, c\u2019est heureusement la chasse.Au moins ça! » LE PETIT MANUEL DU CHASSEUR RESPONSABLE Pour diminuer les risques de contamination, les autorités sanitaires demandent aux chasseurs de porter le couvre-visage dans les chalets, les roulottes et les tentes avec les personnes qui n\u2019habitent pas le même domicile.Pour ne pas inviter la COVID-19 dans les camps de chasse, il est suggéré de ne pas partager la même vaisselle, les outils et les armes tout en maintenant une distance de deux mètres entre les lits ou d\u2019installer une séparation physique s\u2019il n\u2019est pas possible de respecter les deux mètres.Chaque famille devrait effectivement préparer les repas et laver sa propre vaisselle pour éviter la propagation.Les chasseurs sont également invités à ne pas partager le même mirador avec des personnes qui n\u2019ont pas la même adresse.Le port du couvre-visage et de lunettes est aussi recommandé lors du débitage d\u2019un animal et les chasseurs peuvent enregistrer leurs gibiers en ligne plutôt qu\u2019en personne au mffp.gouv.qc.ca/.Les chasseurs doivent rester chez eux s\u2019ils présentent des symptômes de la COVID-19.Et avant tout, les adeptes de la chasse doivent privilégier la chasse dans leur région si possible.COVID-19 La chasse comme évasion La saison de chasse est officiellement lancée.Mais quelques nouvelles règles doivent être respectées pour ne pas laisser entrer la COVID-19 dans le camp de chasse.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, CHRISTIAN LABONTÉ SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 60 MAG SPORTS JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Ils sont nombreux ceux et celles qui affirment avoir été transformés dans leur vie par la course à pied.Pour Samuel Trudel, la course à pied l\u2019a littéralement sorti de l\u2019enfer sur terre.De revendeur et consommateur endurci de drogues, Samuel Trudel est passé à une vie rangée en prenant contact avec la course à pied, s\u2019élevant même au rang des meilleurs de sa discipline parmi les spécialistes du marathon au Québec.Pourtant, Trudel ne faisait pas dans la dentelle à l\u2019adolescence et s\u2019enfonçait dans l\u2019univers de la drogue sans grand espoir de s\u2019en sortir, du moins pendant une certaine période de temps.Il a touché énormément de drogues.« La marijuana, des amphétamines, de l\u2019acide, de la cocaïne, je n\u2019avais pas de limite.Et je revendais de la drogue pour ma propre consommation », raconte-t-il Un beau jour, à 15 ans seulement, il s\u2019est fait prendre la main dans le sac et il a été expulsé de son école secondaire à Sainte-Agathe- des-Monts.Samuel Trudel a alors abouti à Magog, lieu de résidence de sa mère Linda.Son rythme de vie n\u2019a pas changé pour autant et le jeune homme s\u2019est vite fait une réputation sans jamais se faire prendre par les autorités.« Ça allait bien mon affaire, comme vendeur.Mais sur les bancs d\u2019école, j\u2019étais complètement perdu.D\u2019ailleurs, je me souviens très peu de mon passage en secondaire 4 à la Ruche.J\u2019étais plus souvent dans un autre monde parallèle.Mon esprit était ailleurs.Je suppose qu\u2019il y a des professeurs qui veulent aussi m\u2019oublier et ils ont raison », confie Trudel, sourire en coin.Après une seule année à la Ruche, Trudel s\u2019est dirigé au Pavillon de la Relance, toujours à Magog.Changement de décor et début d\u2019une prise de conscience.« J\u2019ai commencé à réaliser que je tournais en rond.Je me suis mis à prendre mes études un peu plus au sérieux.Une enseignante prénommée Geneviève, si je me souviens bien, croyait en moi et me poussait à aller au cégep.Elle disait que j\u2019avais ce qu\u2019il fallait pour réussir.Mes notes ont progressé, mais ce n\u2019était pas facile.Je peux dire que j\u2019ai trimé dur », révèle-t-il.À savoir pourquoi il a dérapé de la sorte à l\u2019adolescence, Samuel Trudel n\u2019a pas de réponse précise à donner.« La séparation de mes parents n\u2019a pas aidé.Je me souviens qu\u2019ils se chicanaient constamment pour avoir ma garde.Je n\u2019aimais pas ça.Aussi, je me suis éloigné du sport.Il y a plusieurs facteurs et je faisais aussi partie du problème.Ce serait malhonnête de mettre ça seulement sur les épaules des autres. » FOND DU BARIL Samuel Trudel n\u2019avait pas pour autant chassé tous ses démons.Sa vie de débauche a connu d\u2019autres soubresauts.« J\u2019ai continué à avancer dans le monde de la drogue avec des visites dans les bars et des fréquentations peu recommandables.Régulièrement, je pouvais être trois quatre nuits sans dormir.J\u2019ai même déjà passé six jours sans fermer les yeux.Chaque fin de semaine était une occasion pour replonger dans mes sensations tordues.Je suis un gars intense dans la vie.Je vais toujours jusqu\u2019au bout.Quelque part, c\u2019est ce qui m\u2019a sauvé quand j\u2019ai découvert le monde de la course à pied, mais c\u2019est aussi ce qui aurait pu me perdre.J\u2019en suis bien conscient. » À l\u2019âge de 23 ans, Trudel en a eu assez de vivre aux crochets de la drogue.« Je me regardais dans le miroir et je ne me reconnaissais plus.En parallèle, j\u2019ai toujours été friand des sports.J\u2019ai même excellé au soccer.J\u2019étais dégoûté de l\u2019image que je projetais dans le miroir.Je me suis souvent réveillé après une fin de semaine à faire la fête dans les bars avec des idées sombres, allant même jusqu\u2019à penser au suicide.Mon corps était fatigué, brûlé.Du jour au lendemain, même si la transition n\u2019a pas été facile, j\u2019ai décidé de fermer ce chapitre sombre de ma vie et je suis retourné à ma véritable passion : le sport », fait valoir l\u2019homme de 31 ans, qui regrette amèrement avoir vendu de la drogue.« Consommer, c\u2019était à moi que je faisais mal, que je nuisais.Mais vendre de la drogue, disons que je n\u2019en suis pas très fier.Je suis en paix avec moi-même aujourd\u2019hui, car il était important dans ma réhabilitation que je ne me laisse pas hanter par mon passé.C\u2019est chose faite. » PLACE À LA COURSE À PIED Une paire d\u2019espadrilles, c\u2019est tout ce dont Trudel avait besoin pour se remettre en forme avec la course à pied et remonter à la surface.Il en est même devenu accro.C\u2019était sa nouvelle drogue.Il a changé son COURIR ET VOIR LA LUMIÈRE « Je suis un bon coureur au Québec, mais sur la scène internationale, les meilleurs négocient le 42,2 km autour de 2 h 10 min Je ne crois pas que je pourrai faire mieux que 2 h 25 min Je suis un bagarreur, mais pas le plus rapide.Celui qui va me dépasser va en suer une claque », dit Samuel Trudel.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 61 MAG SPORTS alimentation du tout au tout, s\u2019est mis à dévorer les livres sur l\u2019entraînement de la course à pied.Rapidement il s\u2019est fait un nom avec des performances à couper le souffle.Les bons coureurs du Québec l\u2019ont pris très au sérieux : un nouveau joueur venait d\u2019apparaître dans le paysage.Un chrono de 1 h 28 min à son premier demi-marathon et première course sur route.Fallait le faire.Il est allé deux fois au Marathon de Boston.Son meilleur temps sur 42,2 km, la distance d\u2019un marathon, est de 2 h 31 min Pourtant, Samuel Trudel ne considère pas faire partie de la catégorie des coureurs élites.« Je suis un bon coureur au Québec, mais sur la scène internationale, les meilleurs négocient 42,2 km autour de 2 h 10 min Je ne crois pas que je pourrai faire mieux que 2 h 25 min Je suis un bagarreur, mais pas le plus rapide.Celui qui va me dépasser va en suer une claque.J\u2019ai commencé à l\u2019envers.J\u2019aurais dû user mes souliers sur de petites distances et aller graduellement vers les longues.Cela aurait été, je pense, plus profitable.Quand même, je ne regrette pas mon parcours, surtout en considérant d\u2019où je suis parti.Je veux courir jusqu\u2019à 80 ans.Je ne veux pas non plus penser juste à moi.J\u2019aimerais un jour obtenir ma certification d\u2019entraîneur auprès d\u2019Athlétisme Canada.J\u2019ai beaucoup à offrir », insiste-t-il.LE PARTY SUR ROUTE Samuel Trudel ne cache pas qu\u2019il demeure un gars de party.Il affiche son petit côté flamboyant même dans ses courses.Ainsi, trois fois il a gagné le Marathon de Longueuil et trois fois il en a fait autant au Marathon de Magog.À L ongueuil , i l arb orait la fameuse coupe de cheveux du nom de la ville et, à Magog, il s\u2019est toujours fait un devoir de porter la moustache fantaisiste, qui est le symbole et logo de cette classique.« C\u2019est une façon de montrer que la course est également relaxe et qu\u2019on peut s\u2019amuser.Trop se prendre au sérieux nous joue COURIR ET VOIR LA LUMIÈRE De 2015 à 2017, Samuel Trudel a triomphé au Marathon de Magog.Il s\u2019est toujours fait un devoir de porter la moustache fantaisiste qui est le symbole et logo de cette classique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD Trudel s\u2019élancera dans sa région à Mascouche début novembre sur un trajet en boucle qui totalisera 100 km.Il vise un temps de 7 h 45 min, lui qui a déjà arrêté le chrono à 8 h 6 min sur la même distance.Il en profitera aussi pour amasser des fonds pour une cause qui vient en aide aux toxicomanes.\u2014 PHOTO FOURNIE parfois des tours.C\u2019est ma manière de voir les choses », souligne celui qui détient deux records au marathon magogois.Trudel est le seul à avoir gagné l\u2019événement organisé par Patrick Mahony trois fois, soit de 2015 à 2017.Trudel n\u2019a jamais perdu à Magog.Lors de son dernier passage, il en avait profité pour signer un nouveau record du parcours, soit en 2 h 39 min 51 s « J\u2019étais prisonnier de la drogue.Je suis maintenant un homme libre.J\u2019ai un enfant avec une femme merveilleuse.La vie prend tout son sens.Je me suis égaré quelques années, mais je me suis repris en main. » \u2014 Samuel Trudel On peut ajouter que Trudel a aussi le sens du spectacle et du suspense.En 2015, il a gagné le Marathon de Magog le jour de l\u2019anniversaire de sa mère, et devant elle.Quand on regarde sa feuille de route, on remarque qu\u2019il a également terminé premier d\u2019un ultra- marathon de 100 km le jour de la fête des Pères en présence de son paternel Alain.Magog continue d\u2019avoir une place de choix dans son cœur.« D\u2019abord, ma mère y habite toujours.J\u2019aime revenir dans cette ville.J\u2019ai encore beaucoup d\u2019amis que j\u2019ai connus adolescent.Il y en a d\u2019autres aussi que je préfère oublier.Je reste en contact avec ceux qui ont quelque chose à m\u2019apporter. » Il n\u2019est pas dit non plus que Tru- del ne reviendra pas au Marathon de Magog.« Ce n\u2019est pas dans mon plan à court terme.Magog, avec son dénivelé positif de quelque 550 mètres, c\u2019est un parcours pour les endurcis, ceux qui peuvent agencer endurance et vitesse.Mais pour abaisser ton meilleur temps personnel, ce n\u2019est pas la place.Néanmoins, je dis à tout marathonien d\u2019aller défier ce parcours splendide.Je vous garantis que si un coureur vient à éclipser ma marque, j\u2019y retournerai pour reprendre ma place du marathonien le plus rapide à Magog. » 100 KILOMÈTRES Samuel Trudel ne se contente plus de la distance de 42,2 km.Il attaque maintenant des courses de 100 km.Il compte déjà quelques présences à l\u2019étranger.Il a représenté le Canada en Croatie lors du Championnat mondial.Il devait y retourner cette année aux Pays- Bas, mais la pandémie a laissé tous les qualifiés chez eux.« Ce n\u2019est que partie remise.J\u2019ai tellement tripé fort en Croatie.Je représentais mon pays.J\u2019étais traité comme un coureur d\u2019élite.C\u2019était un peu surréel pour moi. » À défaut de retourner au Championnat mondial, Trudel s\u2019élancera dans sa région, à Mascouche, début novembre, sur un trajet en boucle qui totalisera 100 km.Il vise un temps de 7 h 45 min, lui qui a déjà arrêté le chrono à 8 h 6 min sur la même distance.Il en profitera aussi pour amasser des fonds pour une cause qui vient en aide aux toxicomanes.Samuel Trudel a trouvé la joie de vivre, la paix et l\u2019amour grâce à la course à pied.« J\u2019étais prisonnier de la drogue.Je suis maintenant un homme libre.J\u2019ai un enfant avec une femme merveilleuse.La vie prend tout son sens.Je me suis égaré quelques années, mais je me suis repris en main.Je veux vivre en santé entouré des miens. » La course à pied n\u2019aura jamais assez de Samuel Trudel. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 62 MAG SPORTS espace NFL DAVE AINSLEY dainsley@lequotidien.com B on an, mal an, la division Est de la conférence Nationale de la NFL attire l\u2019attention, trop diront certains.Depuis deux saisons, ça fait beaucoup de bruit pour bien peu de résultats.Après trois matchs, trois défaites, les Giants de New York affichent un différentiel de -41.Malgré tout, ils ne sont qu\u2019à une victoire de la tête de la division, détenue conjointement par les Cowboys de Dallas et l\u2019équipe de football de Washington.Les Eagles de Phila- delphie ont quant à eux une nulle \u2013 oui, oui \u2013 acquise dimanche dernier face aux Bengals de Cincinnati, qui ne sont pas tout à fait les Chiefs de Kansas City.Avec tout ça, les quatre équipes ont donc un dossier combiné de 2-9-1.L\u2019année dernière, les Eagles ont remporté la division et se sont qualifiés pour les séries avec un dossier de 9-7, avant de s\u2019incliner au premier tour, suivis des Cowboys à 8-8.Quand on combine les fiches depuis le début de la saison 2019, on se retrouve donc avec 26 victoires, 49 défaites et une nulle.A-Y- O-Y-E ! Le pire, c\u2019est que la moitié de ces victoires ont été acquises à l\u2019intérieur de la division.Quand on enlève ces matchs intradivision, le dossier global passe à 13-36-1.Treize victoires en 50 matchs, soi 26 % de taux de réussite, c\u2019est assez pathétique.Avant le début de chaque saison, les Cowboys de Dallas font beaucoup jaser.Après le repêchage et la sélection de CeeDee Lamb en première ronde, les observateurs plaçaient « l\u2019équipe de l\u2019Amérique » comme favoris de la conférence Nationale.Jusqu\u2019à maintenant, c\u2019est très peu convaincant.Ils doivent leur seule victoire à un effondrement historique des Falcons d\u2019Atlanta.Oui, les Rams et les Seahawks ont de bonnes équipes et les Cowboys étaient dans le coup, mais la NFL est une ligue de résultats et non de victoires morales.On dirait que c\u2019est toujours la même rengaine avec eux.Le calendrier de l\u2019équipe est très favorable pour les deux prochains mois.Ils n\u2019ont donc pas d\u2019excuses.Du côté des Eagles, ce qui se passe présentement avec le quart- arrière Carson Wentz est très inquiétant.Il n\u2019a lancé que trois passes de touché, mais six interceptions, et se retrouve dans le UNE DIVISION SURESTIMÉE EN HAUSSE Chiefs de Kansas City Ils ont passé un véritable K.-O.aux Ravens de Baltimore devant un auditoire national lors du match du lundi soir.Quand ça clique offensivement, c\u2019est impressionnant.Après tout, ce sont eux les champions en titre! Packers de Green Bay Ils ont maintenant marqué 122 points, le plus haut total de la NFL.Face aux Saints, le quart- arrière Aaron Rodgers a fait un travail colossal sans sa cible favorite, Davante Adams.Patriots de la Nouvelle-Angleterre La recette est éprouvée avec peu d\u2019erreurs, un jeu au sol bien implanté et de gros jeux à des moments opportuns.Il faut les prendre au sérieux malgré le départ de Tom Brady.EN BAISSE Saints de la Nouvelle-Orléans Ils n\u2019ont qu\u2019une seule défaite et Drew Brees a vraiment l\u2019air d\u2019un quart-arrière de 41 ans.C\u2019est toutefois l\u2019indiscipline qui fait mal dans leur cas avec 341 verges perdues en trois matchs, un sommet dans la NFL.Cardinals de l\u2019Arizona Est-ce que la défaite face aux Lions n\u2019est qu\u2019un accident de parcours ou signe d\u2019un problème plus important?Le quart-arrière Kyler Murray est spectaculaire, mais il doit respecter ses limites.Le calendrier de la NFL Avec le duel entre les Titans et les Steelers remis, après une éclosion de COVID-19 chez les Titans, le calendrier de la NFL devient complexe à gérer, surtout que les semaines de congé des deux clubs ne concordent pas.bas du classement dans pratiquement toutes les catégories.Le pire, c\u2019est qu\u2019il prend de très mauvaises décisions avec le ballon.C\u2019est très inquiétant dans son cas et on pourrait peut-être voir plus rapidement que prévu dans la mêlée Jalen Hurts, deuxième choix de l\u2019équipe au dernier repêchage.L\u2019entraîneur- chef Doug Pederson lui a envoyé un vote de confiance en début de semaine, mais ça ne pourra pas durer encore bien longtemps, d\u2019autant plus que les Eagles ont maintenant rendez-vous coup sur coup avec les 49ers de San Francisco, les Steelers de Pittsburgh et les Ravens de Baltimore.Ça pourrait devenir laid assez rapidement.Après une saison de 8-8, les Cowboys de Dallas n\u2019ont qu\u2019une seule victoire en trois matchs.\u2014 PHOTO AP Match de la semaine Vikings (0-3) -Texans (0-3), dimanche 13h À première vue, ce duel semble sans intérêt, mais les deux clubs qui ont remporté un match de séries l\u2019an dernier ont perdu face à d\u2019excellentes équipes qui montrent un dossier combiné de 16-2.Prédictions de la semaine Arizona Caroline Indianapolis Chicago Jacksonville Cincinnati Cleveland Dallas Nouvelle-Orléans Detroit Minnesota Houston Seattle Miami LA Chargers Tampa Bay Baltimore Washington NY Giants LA Rams Nouvelle-Angleterre Kansas City Buffalo Las Vegas Philadelphie San Francisco Atlanta Green Bay Semaine dernière 9-5-1 (64%) Total: 33-12-1 (73%) laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 63 MAG SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les Remparts de Québec, l\u2019Armada de Blainville- Boisbriand et tous leurs adversaires du prochain mois suivront de près, lundi, l\u2019annonce du gouvernement en ce qui concerne les nouvelles règles établies pour les sports collectifs en zone rouge et l\u2019annulation de toutes les activités du prochain mois.S\u2019il vante l\u2019absence de cas de COVID-19 au sein des 18 organisations de son circuit, le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, précise toutefois que les matchs des équipes en zone rouge pourraient être remis à une date ultérieure.« On n\u2019a aucun test positif chez nos j oueurs dans la LHJMQ d e p u i s l e s c i n q p r e m i è r e s semaines du camp, a rappelé le commissaire Gilles Courteau.D\u2019ici là, on continue de respecter notre protocole.Mais adve- nant le cas où nos équipes situées en zone rouge ne pourraient pas disputer leurs matchs, on a déjà prévu des dates pour reprendre ces parties.On a écrit à la Santé publique pour savoir les détails des mesures prises en ce qui concerne les sports collectifs dans les zones rouges et on continuera de respecter les indications de la Santé publique. » « Au moment où l\u2019on se parle, il n\u2019y a rien de changé pour nous.On attendra la réponse de la Santé publique.D\u2019ici là, c\u2019est le statu quo. » \u2014 Gilles Courteau Quatre parties à domicile sont prévues pour l\u2019Armada lors du mois d\u2019octobre et cinq rencontres doivent avoir lieu au Centre Vidéotron pour les Remparts.Rien n\u2019indique pour l\u2019instant que ces deux équipes, situées en zone rouge, ne pourront se déplacer pour disputer leurs parties à l\u2019étranger, mais le commissaire de la LHJMQ a confié que les parties locales ne seront pas disputées sur la route si les matchs des sports collectifs, autant dans le civil que dans le scolaire, sont interdits en zone rouge.« Au moment où l\u2019on se parle, il n\u2019y a rien de changé pour nous.On attendra la réponse de la Santé publique.D\u2019ici là, c\u2019est le statu quo », explique Gilles Courteau.« La Santé publique reconnaît nos efforts et apprécie les résultats de notre protocole, enchaîne le commissaire.Pour nous c\u2019est important de revenir au jeu.On a pris les mesures nécessaires.Tout va très bien depuis le début des cas.Malheureusement, les comportements extérieurs peuvent rendre la situation difficile, mais on a été exemplaire dans les mesures adoptées. » UNE CENTAINE DE TESTS EFFECTUÉS Sans avoir le chiffre précis, le commissaire Gilles Courteau estime à une centaine les tests de COVID-19 effectués par les j o u e u rs o u l e s m e mb re s d u personnel depuis le début des camps, il y a cinq semaines.« S\u2019il y avait un membre de l\u2019organisation, un joueur ou un membre de la famille de pension qui présentait des symptômes, on testait le joueur ou le membre du personnel.Le nombre de tests effectués exactement, je ne l\u2019ai pas, mais je ne serais pas surpris qu\u2019une centaine de tests aient été effectués lors des cinq dernières semaines.Si quelqu\u2019un n\u2019avait pas de symptômes, on ne le testait pas.Selon le protocole, c\u2019est ce qui est prévu. » « On n\u2019a aucun test positif chez nos joueurs dans la LHJMQ depuis les cinq premières semaines du camp. » C\u2019est donc dire qu\u2019environ un test par équipe aurait été effectué chaque semaine depuis cinq semaines dans la LHJMQ.Des tests au résultat négatif.La LHJMQ effectuera donc des représentations auprès du gouvernement d\u2019ici lundi en espérant obtenir une exemption.« O n e s t e n c o m m u n i c a - tion chaque jour avec la Santé publique et je crois que ces chif fres doivent être pris en considération, mais on suivra les règles établies comme on le fait depuis le début », a résumé Gilles Courteau.LHJMQ LES MATCHS EN ZONE ROUGE POURRAIENT ÊTRE REMIS De passage à Sherbrooke pour le match d\u2019ouverture des champions de la LHJMQ, le commissaire Gilles Courteau a admis en conférence de presse que des matchs des équipes situées en zone rouge pourraient repris plus tard.La Tribune, Maxime Picard SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 64 MAG SPORTS CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com À moins de recevoir une offre mirobolante, les Rangers de New York réclameront Alexis Lafre- nière avec le tout premier choix du repêchage de la Ligue nationale de hockey, mardi.Il faut remonter loin dans le temps pour retrouver le dernier joueur québécois sélectionné le plus hâtivement par ce membre du groupe des six clubs originaux de la Ligue.Huitième choix de la première ronde en 1977, Lucien DeBlois n\u2019a pas oublié ses premiers pas dans la Grosse Pomme, cette ville qui ne dort jamais.«Alexis est beaucoup mieux préparé que nous ne l\u2019étions, à l\u2019époque.Les Rangers vont bien l\u2019encadrer, ses conseillers l\u2019ont bien préparé.Moi, mon agent était Rodrigue Lemoyne, il ne m\u2019avait pas accompagné à New York.Je pense même qu\u2019il n\u2019est jamais venu me voir quand je jouais à Montréal», raconte en riant celui qui a disputé 993 matchs dans la LNH avec les Rangers, les Rockies du Colorado, les Jets de Winnipeg, le Canadien de Montréal, les Nordiques de Québec et les Maple Leafs de Toronto.Comme le produit de l\u2019Océanic de Rimouski, DeBlois avait aussi connu un brillant passage dans la LHJMQ, inscrivant 56 buts et plus de 100 points à chacune de ses deux dernières saisons avec les Éperviers de Sorel.Au moment de sa sélection par les Rangers, le natif de Joliette venait de remporter le trophée Michel-Brière, remis au joueur le plus utile, tout comme Lafrenière.Les Rangers en avaient donc fait leur première (8e) de deux sélections en première ronde du repêchage de 1977, l\u2019autre étant Ron Duguay (13e).En quatrième ronde, ils réclameront le défenseur des Remparts, Mario Marois, qui a aussi disputé plus de 950 matchs dans la LNH.Pour la petite histoire, Dale McCourt (Detroit), Barry Beck (Colorado) et Robert Picard (Washington) avaient été UN QUÉBÉCOIS À NEW YORK Mario Marois a été un choix de quatrième ronde des Rangers en 1977.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET Lucien DeBlois et Mario Marois sont passés par le parcours qu\u2019empruntera bientôt Alexis Lafrenière les trois premiers choix.«Dans notre temps, on était plus laissé à nous-mêmes qu\u2019au- jourd\u2019hui, mais il y avait quand même quelques vétérans qui s\u2019occupaient de nous.J\u2019ai apprécié ce que Carol Vadnais et Rod Gilbert, qui a toujours été Monsieur Rangers et avec qui je suis toujours en contact, avaient fait pour moi et Mario [Marois], même chose pour Jean-Guy Talbot et Fergy [John Ferguson], qui parlait un peu le français.» UNE GRANDE VILLE N\u2019en demeure pas moins qu\u2019on n\u2019arrive pas à New York sans penser qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une ville comme une autre.«Pour un petit gars originaire de Joliette et qui jouait à Sorel, tu te rends compte que New York, c\u2019est gros, c\u2019est vraiment impressionnant.La couverture médiatique des équipes sportives de baseball, football, basketball et de hockey est énorme, surtout pour un club fétiche comme les Rangers.Et encore là, Alexis est prêt à cela puisqu\u2019il a été sous les feux de la rampe, entre autres avec l\u2019équipe canadienne junior.La seule différence, c\u2019est qu\u2019une fois dans les rues de la ville, il y a tellement de monde qu\u2019on te reconnaît un peu moins.» DeBlois est débarqué à 20 ans à New York, tandis que Lafrenière y fera ses débuts à 19 ans.Ironiquement, son premier contact avec les Rangers avait eu lieu à Pointe- Claire, dans un camp des recrues.Il s\u2019était taillé un poste malgré la présence de nombreux vétérans pour finalement aboutir à l\u2019aile droite d\u2019un troisième trio complété par Duguay et Pat Hickey, un ancien des Nordiques.Marois, lui, avait disputé sa première saison à New Haven, dans la Ligue américaine, avant d\u2019être rappelé deux fois par les Rangers, la même année.«La première fois que je suis allé à New York, j\u2019ai vu quelqu\u2019un de mort sur le bord de la rue.Il s\u2019agit d\u2019une grosse ville, c\u2019est intimidant.Il y a beaucoup de distraction, c\u2019est possible de ne jamais se coucher.Je me souviens que Don Murdoch avait été blessé et s\u2019était retrouvé seul en pensant que des gens qui l\u2019entouraient étaient ses amis\u2026 Ça peut faire la différence entre réussir ou pas ta carrière.Mais je n\u2019ai pas peur pour Alexis, il est bien entouré, il est prêt pour ça», précise Marois, qui fut capitaine au cours de sa carrière dans la LNH, à l\u2019instar de DeBlois.Marois se trouvait à son camp de bois afin de respecter une quarantaine lorsqu\u2019on lui a parlé, la semaine dernière.Il rappelait que son premier contrat comprenait trois volets : 30 000 $ s\u2019il jouait dans la LNH, 17 000 s\u2019il se retrouvait dans la LAH et 10 000 $ s\u2019il jouait dans un calibre inférieur.«Lucien avait reçu le magot, nous on a eu un contrat», disait à la blague celui qui avait profité d\u2019une avance des Rangers de 5000 $ remboursable sur chaque paie pour s\u2019offrir un appartement.DeBlois, lui, avait été en mesure de s\u2019acheter une petite maison près de la mer à Long Beach, où était alors situé l\u2019aréna de pratique de l\u2019équipe.Ce complexe se trouve maintenant plus au Nord, près de Rye, où résident plusieurs joueurs.Quelques-uns habitent à 0045514 1 octobre 30 septembre 29 septembre 28 septembre 27 septembre 26 septembre 25 septembre 3515286 9469272 0669313 3636118 5511480 8468920 0621655 0596 4834 1966 0312 9645 1496 4253 821 429 478 649 275 878 833 1 octobre 30 septembre 29 septembre 28 septembre 27 septembre 26 septembre 25 septembre 78 62 02 62 38 13 65 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.13 21 16 27 20 15 48 29804205-01 7 6 01 03 07 12 14 16 30 23 41 39 28 septembre 1 octobre 30 septembre Tirage du jeudi Tirage du lundi Tirage du Mercredi (approx.) Ce soir, 5 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 65 MAG SPORTS «Pour un petit gars originaire de Joliette et qui jouait à Sorel, tu te rends compte que New York, c\u2019est gros, c\u2019est vraiment impressionnant», raconte l\u2019ex-Rangers Lucien DeBlois.\u2014 PHOTO LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT L\u2019univers du hockey est à la fois très grand et très petit.Lucien DeBlois a croisé plusieurs personnes, tout au long du parcours de joueur, entraîneur et dépisteur.Il a même rempli sa carte de crédit personnelle dans une aventure qui a mal tourné avec les Alpines de Moncton, qui allaient devenir les Wildcats une saison plus tard\u2026 Et qui jouait sous ses ordres là-bas, pensez-vous?Christian Daigle, le président de la firme Momentum Hockey, dans laquelle se retrouve Émilie Castonguay, l\u2019agente d\u2019Alexis Lafrenière.«Je me souviens d\u2019avoir coaché Christian avec les Alpines et qu\u2019on l\u2019avait acquis en retour de David- Alexandre Beauregard», se rappelle DeBlois à propos de celui dont le groupe veille maintenant aux intérêts du meilleur espoir du repêchage.Après sa carrière active de 15 saisons, DeBlois en a entrepris une autre derrière le banc, d\u2019abord à titre d\u2019adjoint avec les Nordiques, puis en chef à Moncton et enfin avec les Blades de Kansas City (Ligue internationale).Il est devenu dépisteur en 1998 avec les Mighty Ducks d\u2019Anaheim, pour ensuite passer 12 ans dans ce rôle avec les Canucks de Vancouver.Maintenant installé à Montréal, celui qui a soufflé sur ses 63 bougies au début de l\u2019été a vécu pendant 10 ans à Québec, où ses trois fils y ont joué leur hockey mineur.Si Simon occupe maintenant un emploi chez Vidéotron, Dominic (agent) et Christian (dépisteur) sont encore impliqués dans le hockey.«Je suis fier de voir aller mes fils et d\u2019avoir pu faire toute ma carrière dans le hockey.J\u2019aimerais ça revenir comme dépisteur à temps partiel, mais je comprends qu\u2019au- jourd\u2019hui, les postes sont plus rares à cause de la COVID.Je ne pense pas que l\u2019heure de la retraite ne sonnera jamais», dit celui qui fait un peu de consultation pour Dominic.COMPLIQUÉ AVEC LA COVID Mario Marois n\u2019occupe plus son poste de dépisteur avec les Red Wings de Detroit depuis 2018.Il aimerait bien, tout comme son ancien coéquipier et collègue de travail avec les Canucks, revenir mettre le bout du nez dans les aré- nas de la LHJMQ.Il avait donné un coup de pouce derrière le banc du Drakkar de Baie-Comeau, à la fin de la saison 2018-2019.«J\u2019aimerais ça, mais avec la COVID, ce n\u2019est pas facile.Comme joueur, j\u2019aurais aimé ça atteindre le plateau des 1000 matchs [955], mais je suis content de ma carrière.Le hockey d\u2019aujourd\u2019hui est rapide.Dans mon temps, il y avait plus d\u2019intimidation, tu devais avoir l\u2019instinct de survie», note l\u2019ancien joueur de 62 ans.Marois ne se servait pas uniquement de son bâton pour manier la rondelle\u2026 Le robuste Willi Plett avait déjà demandé à Guy Chouinard, son coéquipier des Flames d\u2019Atlanta et ami de Marois, «qui était ce dangereux?», en parlant du défenseur natif de L\u2019Ancienne-Lorette.«J\u2019ai joué avec et contre Mario, je préférais que ce soit un autre qui reçoive le coup dans le dos», rappelait DeBlois en riant.«La hache, maintenant, je m\u2019en sers pour couper du bois dans mon camp», rigolait Marois.CARL TARDIF Du hockey de père en fils QUÉBÉCOIS REPÊCHÉS PAR LES RANGERS EN 1re RONDE 2001 (10e) Dan Blackburn, G Montréal 1996 (26e) Dan Cloutier, G Mont-Laurier 1977 (8e) Lucien DeBlois, AD Joliette 1970 (11e) Normand Gratton, AD Montréal 1969 (8e) André Dupont, D Trois-Rivières 1969 (12e) Pierre Jarry, AD Montréal 1965 (1er) André Veilleux, AD Trois-Rivières Manhattan.«Ça coûte vraiment cher, mais les salaires ne sont plus les mêmes qu\u2019à notre époque.Alexis va aimer ça, là-bas», note DeBois.«Il va être correct», ajoute Marois, qui aurait travaillé avec DeBlois si le projet de faire renaître les Bulldogs de Québec n\u2019avait pas avorté, en 1998, pour des raisons financières.Lucien DeBlois a joué deux saisons à New York avant d\u2019être échangé à sa troisième au Colorado en retour de Barry Beck, repêché la même année que lui.Il est ensuite devenu le capitaine des Jets, pour finalement aboutir avec le Canadien, où il fut blessé plus souvent qu\u2019à son tour.Il y a quand même savouré son unique conquête de la Coupe Stanley, en 1986.Il est ensuite retourné une deuxième fois à New York.«Phil Esposito est revenu me chercher à l\u2019été 1986 et j\u2019ai signé pour trois ans, mais j\u2019ai été pas mal blessé.La troisième saison, c\u2019est là que \u201cBergy\u201d [Michel Bergeron] est arrivé.On était plusieurs Québécois avec Guy Lafleur, Michel Petit, Marcel Dionne.C\u2019est à ce moment- là que j\u2019ai été converti en joueur défensif, j\u2019ai accepté mon rôle et ça m\u2019a permis de prolonger ma carrière de cinq autres saisons.Si j\u2019avais essayé d\u2019être un joueur offensif, je n\u2019aurais pas passé», rappelait l\u2019auteur de 249 buts et 525 points en 15 saisons.La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Alexis Lafrenière n\u2019était même pas né quand le dernier attaquant québécois a été sélectionné au premier rang du repêchage de la LNH, mais il est sur le point de mettre fin à une disette de 22 ans.Les présentations ne sont plus à faire dans son cas et tout semble déjà avoir été dit et écrit à son sujet.À moins d\u2019un revirement majeur de situation, Lafrenière devrait être un nouveau membre des Rangers, mardi, puisque la troupe new-yorkaise détient le premier choix du repêchage.L e nati f de Saint-Eustache deviendrait alors le premier attaquant québécois à entendre son nom en premier depuis Vincent Lecavalier, en 1998, et il deviendrait le 10e joueur de la LHJMQ depuis 1980 à être sélectionné au premier rang.Outre Lecavalier, Lafrenière rejoindrait entre autres Mario Lemieux et Sidney Crosby, qui ne sont pas les moindres et qui étaient également destinés à une grande carrière dans la LNH dès leurs débuts dans le hockey junior.L\u2019histoire aura été favorable aux Lemieux, Lecavalier et Crosby, mais il n\u2019y a aucun doute que Lafrenière a montré tout son savoir-faire lors de son passage dans la LHJMQ.En trois saisons avec l\u2019Océanic, Lafrenière a amassé 114 buts et 297 points en 173 matchs et il a terminé au sommet des pointeurs en 2019-20.I l n \u2019est p eut-être pas juste pour Lafrenière de le comparer à Lemieux, Lecavalier ou Crosby, mais une chose est sûre, les quatre joueurs ont dû vivre une énorme pression malgré leur jeune âge.Ils ont tous commencé leur carrière junior à 16 ans et ils ont rapidement été considérés par les recruteurs comme de futurs premiers choix au total.Qualifié de Next One, en lien avec le surnom de Wayne Gretzky (The Great One), avant même qu\u2019il donne un coup de patin au hockey junior, Crosby en a impressionné plus d\u2019un par sa maturité.Tout au long de leur carrière dans la LNH, Lemieux, Lecavalier et Crosby ont guidé leurs coéquipiers par l\u2019exemple et ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019ils ont tous été capitaines de leur équipe.Dans la lignée des Lemieux, Lecavalier et Crosby? SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 66 MAG SPORTS Le repêchage de la LNH est à nos portes.Enfin, les joueurs éligibles vont recevoir leur bulletin après des années d\u2019efforts.L\u2019exercice a été reporté de quatre mois en raison de la pandémie.Le travail des recruteurs a d\u2019ailleurs été un peu plus ardu qu\u2019à l\u2019habitude, puisqu\u2019ils ont été privés des séries éliminatoires dans le hockey junior le printemps dernier.Ça rend les journées de mardi et mercredi encore plus imprévisibles \u2013 et donc excitantes - qu\u2019à l\u2019habitude! Voici, sans prétention, ma liste personnelle des 10 meilleurs espoirs de la LHJMQ.1.ALEXIS LAFRENIÈRE, OCÉANIC Aucun débat.Il est seul au monde dans sa cuvée.Lafrenière aime se comparer à Patrik Kane, je trouve personnellement que son style ressemble davantage à celui de Jonathan Huberdeau.Il n\u2019est pas aussi grand que la vedette des Panthers, mais il génère son attaque souvent à partir des mêmes outils.Physiquement, il est prêt pour la grande ligue.2.DAWSON MERCER, SAGUENÉENS Faire partie de l\u2019équipe nationale junior à 18 ans donne un bon indice du potentiel d\u2019un joueur.C\u2019est un attaquant sans défaut apparent.Il réussit ses jeux à haute vitesse, ce qui le rend très difficile à contrer.Comme Lafrenière, c\u2019est un late donc il a quelques mois de plus que la majorité des joueurs éligibles.Mercer ne veillera pas tard.3.HENDRIX LAPIERRE, SAGUENÉENS Un cas intrigant.À pareille date l\u2019an dernier, les experts le présentaient comme un choix top 10, parfois top 5.Sa cote a baissé en raison de ses ennuis de santé.Reste que pour créer de l\u2019attaque, il y a peu de joueurs comme Lapierre.Un fabricant de jeu très menaçant.Plus il glissera en première ronde, plus l\u2019équipe qui va le repêcher fera un bon coup\u2026 s\u2019il arrive à se tenir loin de l\u2019infirmerie dans les prochaines années.4.MAVRIK BOURQUE, CATARACTES La cote de Bourque n\u2019a cessé de grimper l\u2019hiver dernier.Soir après soir, son sens du jeu et son style combatif sautaient aux yeux.Point de vue habiletés pures, il n\u2019est pas le plus doué de la classe.Mais c\u2019est un guerrier qui ne prend pas de congé et il est patient avec la rondelle.Il me fait penser à Philip Danault.Un centre qui n\u2019est pas facile à affronter, et qui contribue dans les trois zones.5.LUKAS CORMIER, ISLANDERS Un coup de cœur.Un petit défenseur avec le sens du jeu dans le tapis! Il bat si facilement la pression.Un pro de la relance.Il ne sera peut- être pas un maître du jeu de puissance chez les pros, mais il saura tirer son épingle du jeu dans les trois zones.Cormier semble avoir beaucoup d\u2019atouts dans son jeu pour gravir les échelons malgré sa petite taille, un peu à l\u2019image de Samuel Girard même si son instinct offensif n\u2019est pas aussi développé.6.JUSTIN BARRON, MOOSEHEADS Un défenseur fluide, bâti dans le moule du hockey moderne.Même si ses qualités offensives sont les plus visibles en raison de son excellent coup de patin, il est loin d\u2019être vilain pour défendre.Des problèmes de santé l\u2019ont ralenti la saison dernière, ce qui va probablement le faire reculer un peu.L\u2019équipe qui va le sélectionner va hériter d\u2019un arrière qui adore sauter dans l\u2019attaque! 7.VASILY PONOMAREV, CATARACTES Il pourrait être un vol en deuxième ronde.Il a toujours été l\u2019un des meilleurs attaquants de son groupe d\u2019âge en Russie.S\u2019il a reculé dans les classements, c\u2019est que sa première saison LHJMQ n\u2019a pas été étincelante.Mais attention, c\u2019est peut-être relié à toutes ces heures passées dans le gymnase à s\u2019entraîner.Certains soirs, il manquait de jambes! Le clan Ponomarev voit dans ce régime de spartiate un placement sûr pour le futur\u2026 8.JÉRÉMIE POIRIER, SEA DOGS Avec ses mains ultra rapides, Poirier est apprécié de ses coéquipiers attaquants.Pour générer de l\u2019attaque, il sait comment s\u2019y prendre! Par contre, il aime étirer un peu la sauce et prendre des risques, une attitude qui mène à des revirements non provoqués.Il a évidemment le talent pour nettoyer cet aspect de son jeu.Il devra aussi apprendre à s\u2019intéresser davantage à défendre.9.WILLIAM DUFOUR, VOLTIGEURS Un dossier très intéressant.Après avoir été échangé deux fois, il a pris son envol avec les Voltigeurs après les Fêtes.Durant deux mois, il a été un des joueurs les plus menaçants de la LHJMQ! Gros bonhomme, mains agiles, vitesse correcte, Dufour a du flair autour d\u2019un filet ennemi et lorsqu\u2019il a le feu au derrière, il devient difficile à neutraliser.10.EGOR SOKOLOV, SCREAMING EAGLES Un attaquant de 6\u20194\u2019\u2019 avec des mains agiles, ça ne passe pas inaperçu quand les morceaux commencent à coller! Sokolov a montré une belle progression depuis un an.Il a appris à mieux se servir de son corps pour se créer de l\u2019espace.Tir des ligues majeures.À un contre un,ce genre de joueur est dur à stopper.Il a été ignoré l\u2019an dernier au repêchage.Ça n\u2019arrivera pas deux fois.espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca @steveturcotte Alexis Lafrenière et Mavrik Bourque ont participé à la Classique hivernale de la LHJMQ l\u2019hiver dernier.Les deux vedettes devraient trouver preneur mardi soir en première ronde du repêchage de la LNH.\u2014 PHOTO: FRANCOIS GERVAIS LAFRENIÈRE SEUL AU MONDE Hendrix Lapierre \u2014 PHOTO: STÉ PHANE LESSARD laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 67 MAG SPORTS V ous savez cette scène que l\u2019on voit dans tous les films de Rocky?Après avoir reçu une série de coups, Sylvester Stalone s\u2019effondre.Il se relève, encaisse une fois de plus quelques droites et pose le genou au sol.Encore étourdi, le boxeur s\u2019élance tout de même vers son adversaire et surprise, il lui sert enfin le crochet fatal au tout dernier round, après plusieurs chutes au tapis.Comme Rocky, le Phœnix a lui aussi encaissé sa part de jabs.On aurait pu croire que les derniers événements ayant forcé l\u2019annulation de la saison allaient mettre KO le Phœnix.Mais il ne compte pas lancer la serviette, même s\u2019il commence toutefois à avoir hâte que le vent tourne enfin de bord dans le combat.Toute l\u2019organisation avait fait son deuil de la saison 2019- 2020, qui a pris fin abruptement en raison de la pandémie.Le Phœnix voyait enfin la lumière au bout du tunnel à l\u2019amorce du camp d\u2019entraînement 2020.Mais une fois de plus, les hommes de Stéphane Julien ont encaissé un autre uppercut : ils devront remonter sur le ring sans leurs joueurs internationaux.L\u2019équivalent de se battre avec une main dans le dos.En début de semaine, l\u2019organisation a effectivement appris qu\u2019elle devra se passer de ses deux joueurs européens et de son vétéran américain pour encore un bon bout de temps, fort probablement.Les mauvaises nouvelles de ce genre se succèdent constamment pour le Phoenix de Sherbrooke depuis sa naissance en 2012.Dès que les fans ont l\u2019impression que leur club favori réussit enfin à se sortir des câbles, l\u2019équipe y retourne aussitôt.Après l\u2019annulation des séries, on se consolait à Sherbrooke en se répétant que tout n\u2019était pas perdu.Que l\u2019édition 2020-2021 du Phœnix allait faire parler d\u2019elle.Une fois de plus, il avait une chance pour le titre.Plusieurs bons éléments sont en effet de retour.La présence de Samuel Poulin rassure tous les membres de l\u2019équipe.Avec lui, tout est permis.Le noyau maintenant âgé de 19 ans est arrivé à maturité.La défensive devait mener l\u2019équipe vers une place au sommet.Mais plus les jours avançaient durant le camp, plus on se posait des questions, notamment sur la présence du gardien tchèque Samuel Hlavaj, retenu dans son pays.Une pièce maîtresse dans le puzzle de Stéphane Julien La saison a donc été lancée dans la LHJMQ vendredi.Et ce, avec une recrue devant la cage du Phœnix.La donne a changé, soudainement.Le jeune Jasmin Simon ne pourra même pas compter sur l\u2019Américain Gregory Kreutzer pour l\u2019appuyer.Le vétéran de 20 ans n\u2019a toujours pas été en mesure de traverser les frontières canado-américaines.Même le défenseur recrue Pavel Grishin était absent.Le Phœnix misait beaucoup sur l\u2019espoir russe pour colmater une brèche défensive causée entre autres par l\u2019absence d\u2019Olivier Crête-Belzile et le départ de Samuel Bolduc vers les rangs professionnels.Non, les bonnes nouvelles ne pleuvent pas à Sherbrooke.Le mauvais karma suit le Phœnix depuis quelque temps.Imaginez, ça prenait une pandémie pour gâcher la saison de rêve.Qui l\u2019aurait cru.Considéré il y a quelques semaines comme les favoris incontestés de la prochaine saison, le Phœnix voit maintenant les experts placer les Foreurs de Val-d\u2019Or et même les Sea Dogs de Saint John devant lui.Mais Sherbrooke aime le rôle de négligé décerné par les parieurs.Reste à savoir maintenant s\u2019il trouvera la force et la résilience pour lui permettre de servir le coup de grâce à la dernière année de son deuxième cycle, le neuvième round d\u2019un combat rempli d\u2019embûches.LA BANDE À POULIN Quand une équipe compte sur un choix de première ronde dans la LNH, elle ne peut qu\u2019espérer viser les grands honneurs.C\u2019est exactement ce que le Phœ- nix tentera de faire.Le hic : les Foreurs ont le même objectif.Parce qu\u2019eux aussi, ils possèdent dans leurs rangs un joueur sélectionné au premier tour : Jakob Pelletier des Flames de Calgary.La rivalité entre le Phœnix et les Foreurs sera à son paroxysme cette saison.Les deux équipes s\u2019affronteront à douze reprises.En fait, les 60 matchs du Phœnix se joueront contre des équipes de l\u2019Ouest.Une division des plus compétitives avec la présence des Voltigeurs de Drummondville et de l\u2019Armada de Blainville Boisbriand.« Je crois même qu\u2019il y a cinq bonnes équipes dans notre division, estime le capitaine Samuel Poulin.Ça ne peut qu\u2019être bon pour nous.On se préparera toujours de la bonne façon, on n\u2019aura pas le choix.Pour notre développement, ce sera bénéfique. » Pendant un certain temps, on croyait que le joueur vedette du Phœnix avait peut-être des chances de percer l\u2019alignement des Penguins de Pittsburgh.Surtout après son excellent camp, à la veille de la ronde qualificative face au Canadien.En sachant que les pros pourraient commencer leur saison en 2021 seulement, tout indique que Poulin pourra disputer une dernière campagne dans la LHJMQ à Sherbrooke avant de faire le saut dans la LNH.Enfin une bonne nouvelle.Le capitaine compte bien profiter de la dernière année de cette fenêtre d\u2019opportunité pour terminer le travail amorcé la saison dernière.Comme Poulin, le Phœnix ne peut se permettre de rater son coup.Parce qu\u2019une aussi belle chance de gagner la ceinture ne repassera peut-être pas de sitôt.Un genou au sol JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SUR LA ROUTE DE LA LHJMQ Stéphane Julien et sa troupe lanceront la 9e saison du Phœnix de Sherbrooke vendredi soir au Palais des sports à l\u2019occasion d\u2019un premier match de saison à huis clos.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Saisons du Phœnix de Sherbrooke Saison P V D DP DF Pts Entraîneur Séries 2012-13 68 21 38 3 6 51 Judes Vallée Éliminé en première ronde 2013-14 68 16 43 4 5 41 Judes Vallée Exclu des séries 2014-15 68 36 26 2 4 78 Judes Vallée Éliminé en première ronde 2015-16 68 24 35 7 2 57 Judes Vallée Éliminé en première ronde 2016-17 68 26 38 1 3 56 Stéphane Julien Exclu des séries 2017-18 68 34 23 7 4 79 Stéphane Julien Éliminé en deuxième ronde 2018-19 68 36 27 2 3 77 Stéphane Julien Éliminé en deuxième ronde 2019-20 63 51 8 3 1 106 Stéphane Julien Annulation des séries SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 68 MAG SPORTS TITAN D\u2019ACADIE-BATHURST : JAN BEDNAR Sans Jan Bednar devant le filet, le Titan trouvera une fois de plus l\u2019année bien longue.Après avoir soulevé la 100e Coupe Memorial de l\u2019histoire en 2017-2018, la formation d\u2019Acadie-Bathurst peine à gagner.La reconstruction semble longue et pénible : 112 revers lors des deux dernières années.Le Titan espérait enfin redevenir compétitif cette saison, mais pour l\u2019aider à atteindre son but, le gardien tchèque de 18 ans devra arriver rapidement en renfort.EAGLES DU CAP-BRETON : L\u2019ÈRE POST-MANDOLESE L\u2019entraîneur-chef Jake Grimes aurait espéré voir jusqu\u2019où son club pouvait se rendre lors des séries 2020.Les Eagles formaient une excellente équipe.Mais tout n\u2019est pas perdu.Le capitaine Shawn Element assumera le rôle de leader incontesté et comme le Titan, la question des gardiens demeure cruciale pour les Eagles.Avec le départ de Kevin Man- dolese, le point d\u2019interrogation se trouve devant les buts.William Grimard peut-il agir à titre de gardien numéro 1 après avoir secondé Mandolese pendant deux ans?Sinon, la relève est bien présente : le gardien de 16 ans Nicola Ruccia, 17e sélection au total en 2020.ISLANDERS DE CHARLOTTETOWN : LA PROFONDEUR Avec les Eagles et les Sea Dogs, les Islanders devraient collectionner une bonne partie des points disponibles dans la division Maritimes.Si le premier trio et le gardien de but Colten Ellis feront le travail, le directeur général et entraîneur-chef Jim Hulton pourrait toutefois composer avec un manque de profondeur à l\u2019attaque plus particulièrement.Il faut avouer que l\u2019absence des Européens Jakub Brabenec et Matous Mensik n\u2019aide en rien les Islanders.Si les trios de soutien apportent de l\u2019eau au moulin, Charlottetown sera une fois de plus à surveiller.MOOSEHEADS DE HALIFAX : RECONSTRUIRE Tout repose sur la reconstruction à Halifax.Les Mooseheads comptaient sur un paquet de vedettes lors des dernières saisons, mais Halifax a amorcé l\u2019an dernier son nouveau cycle.Reste maintenant à former la relève.Pour son an 2, l\u2019entraîneur-chef Jean-Jacques Daigneault comptera cette fois sur Eliot Desnoyers et Zachary L\u2019Heureux pour mener l\u2019offensive.Le vétéran Justin Barron pilotera la défensive.Étant l\u2019un des derniers bons vétérans des Mooseheads, Barron pourrait être le prochain à quitter en échange de choix ou de jeunes espoirs.En possédant le premier choix de Moncton et leur propre premier choix, les Mooseheads ne semblent pas avoir terminé leur cure de jeunesse.WILDCATS DE MONCTON : OUBLIER LE DÉBUT DE 2020 S\u2019il y a bien une équipe qui a payé cher les frais de l\u2019arrêt brutal de la saison 2019-2020, c\u2019est bien Monc- ton.Les Wildcats ont pu échanger Jakob Pelletier et misent toujours sur Jordan Spence, mais plusieurs joueurs de premier plan ont quitté l\u2019équipe à la suite de cette fin de cycle.Les Wildcats possèdent le premier choix des Foreurs en 2021, mais n\u2019ont plus leurs choix de premier tour en 2021 et 2022.La reconstruction s\u2019annonce plus longue.Les partisans devront s\u2019armer de patience.SEA DOGS DE SAINT JOHN : DES VEDETTES SOUS PRESSION Les Sea Dogs ont tous les éléments pour grimper jusqu\u2019au sommet du classement.Les leaders de la formation de Saint John misent sur une grande expérience malgré leur jeune âge.La grosse saison pourrait être celle de 2021-2022, mais tous les yeux sont déjà rivés vers les Sea Dogs, qui misent sur de nombreux joueurs vedettes.La pression se trouve sur leurs épaules.Il faudra trouver le moyen de bien composer avec ces attentes à Saint John et convaincre les joueurs de remplir le rôle qui leur sera attribué.LHJMQ 18 CLUBS, 18 ENJEUX Une saison des plus particulières sera lancée vendredi aux quatre coins de la LHJMQ.L\u2019objectif principal demeure le même pour tous : ne pas laisser la COVID-19 chambouler la saison 2020-2021.Les 18 formations tenteront d\u2019oublier la fin abrupte des activités en mars 2020 et auront un objectif bien à eux.Et pour l\u2019atteindre, ils devront tous affronter des enjeux différents.JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca Division des Maritimes Les Foreurs ont frappé un grand chelem en acquérant les services de Jakob Pelletier des Wildcats de Moncton, où la reconstruction s\u2019annonce longue.\u2014 PHOTO, ARCHIVERS, LHJMQ Les partisans des Wildcats de Moncton pourrait bien trouver les prochaines saisons difficile.L\u2019équipe est en pleine reconstruction mais ne dispose plus que d\u2019un choix de première ronde pour les deux prochaines années.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 69 MAG SPORTS ARMADA DE BLAINVILLE-BOISBRIAND : SE DÉMARQUER DU LOT Ce ne sera pas facile de sortir gagnant d\u2019un groupe aussi talentueux.La division Ouest s\u2019annonce des plus compétitives.Engranger des victoires contre le Phœnix et les Foreurs sera une mission complexe.Surtout sans Simon Pinard, blessé en ce début de saison.La chance a cependant souri à Bruce Richardson : Yaroslav Likhachev sera l\u2019un des rares Européens à disputer le match inaugural de la saison 2020-2021 de la LHJMQ.VOLTIGEURS DE DRUMMONDVILLE : L\u2019EFFET SIMONEAU Xavier Simoneau porte la lettre C sur son uniforme et cette lettre lui va à merveille.C\u2019est par lui et le défenseur Jacob Dion que passera une fois de plus le succès des Voltigeurs.Ils savent surprendre, mais lorsque viendra le moment d\u2019affronter l\u2019Armada, les Huskies et les Olympiques, les Voltigeurs devront sortir avec les deux points pour espérer se trouver en milieu de classement.OLYMPIQUES DE GATINEAU : DES VICTOIRES POUR FORMER LA RELÈVE L\u2019avenir s\u2019annonce rose à Gati- neau.Un nouvel amphithéâtre au nom rafraîchissant, de jeunes recrues inspirantes et un entraî- neur-chef comme Louis Robitaille, qui aura comme mission de faire grandir ses jeunes dans la victoire.Il y aura effectivement beaucoup de jeunesse sous le toit du Centre Slush Puppie, mais bien peu de spectateurs pour voir à l\u2019œuvre les Tristan Luneau, Antonin Verreault, Samuel Savoie et Noah Warren, sans oublier Zach Dean.HUSKIES DE ROUYN-NORANDA : UNE CULTURE GAGNANTE La Meute trimera dur pour marquer des buts et obtenir des victoires.L\u2019effort fait partie de la culture d\u2019équipe à Rouyn-Noranda.L\u2019attaquant Alex Beaucage partagera avec les nombreuses recrues cette mentalité gagnante.Le gardien Zachary Émond aussi.Obtenir un choix de première ronde en 2021 pourrait s\u2019avérer l\u2019objectif des Huskies.Peut-être deux.Puisque présentement, la banque de choix compte beaucoup de sélections de troisième et quatrième tours uniquement.Rien pour rebâtir une équipe de premier plan.PHŒNIX DE SHERBROOKE : DÉJOUER LE KARMA On va se le dire : le karma est loin d\u2019être bon à Sherbrooke pour le Phœnix depuis 2012.Souvent affecté par les blessures et le départ vers le professionnel de ses bons joueurs de 19 et 20 ans, cette année le Phœnix n\u2019a perdu que ses joueurs de 20 ans et le défenseur Samuel Bolduc, qui fera le saut dans la Ligue américaine.Avant la pandémie, Sherbrooke se trouvait au sommet du Top 10 de la LCH.Tout sera à refaire.Samuel Pou- lin est de retour, mais le Phœnix semble connaître sa part de difficulté pour ramener le gardien Samuel Hlavaj et le vétéran de 20 ans Gregory Kreutzer.Accueillir son premier choix européen Pavel Grishin fera aussi partie des souhaits de l\u2019équipe.FOREURS DE VAL-D\u2019OR : SAISIR L\u2019OCCASION Éviter les blessures sera la clef du succès pour les Foreurs.Parce qu\u2019il n\u2019y a probablement que les blessures qui pourraient les freiner cette saison.Une occasion en or se présente à la formation abi- tibienne.Elle devra la saisir après avoir acquis Jakob Pelletier, qui s\u2019ajoute à de jeunes leaders comme Justin Robidas.En bonifiant un peu leur défensive, les Foreurs pourraient faire un bon bout de chemin.Seulement si la pandémie ne joue pas les trouble-fêtes.DRAKKAR DE BAIE-COMEAU : ÉCHANGER LÉGARÉ La pièce maîtresse du Drakkar : Nathan Légaré.Plusieurs rumeurs circulent sur l\u2019attaquant des Penguins de Pittsburgh depuis près d\u2019un an déjà.Maintenant âgé de 19 ans, Légaré se doute que l\u2019heure est probablement venue de quitter Baie-Comeau afin que le changement de cap du Drakkar se poursuive.Le nouvel entraîneur- chef Jean-François Grégoire sera confiant envers sa défensive expérimentée, mais pourrait chercher une bougie d\u2019allumage à l\u2019attaque après le départ possible de Légaré puisque Raivis Ansons a dû être prêté à un club professionnel en Lettonie.Rien d\u2019encourageant pour les partisans.SAGUENÉENS DE CHICOUTIMI : LA SANTÉ DE LAPIERRE Henrix Lapierre semble en grande forme.Les Saguenéens espèrent bien sûr qu\u2019il demeure en santé cette fois.Le choix potentiel de première ronde au prochain encan de la LNH n\u2019a disputé que 19 parties la saison dernière en raison d\u2019une commotion cérébrale.La bonne nouvelle pour lui : il retrouvera Dawson Mercer, un autre candidat pour la première ronde du repêchage de la LNH.Ces deux joueurs peuvent à eux seuls porter les Sags sur leur dos avec l\u2019aide du gardien Alexis Shank.REMPARTS DE QUÉBEC : LE 1ER CHOIX AU REPÊCHAGE Est-ce que les Remparts mettront la main sur un rare premier choix au repêchage possédé par Québec?La compétition sera féroce dans la division Est et les hommes de Patrick Roy sont encore très jeunes.Tous âgés de 17 ans, James Malatesta, Nathan Gaucher, Charles Truchon et Jacob Melanson prendront du galon tout comme la recrue Evan Nause.Les Remparts pourraient terminer la saison avec plusieurs boules dans le boulier en prévision de la loterie en vue de la séance 2021.Sauf s\u2019ils optent pour du renfort de qualité immédiatement.OCÉANIC DE RIMOUSKI : LE DOSSIER LAFRENIÈRE Est-ce que la grande vedette A l e x i s L a f re n i è re re v i e n d ra dans la LHJMQ?Les succès de l\u2019Océanic reposent sur Lafre- nière, vu comme le tout premier choix de l\u2019encan 2020 de la LNH détenu par les Rangers de New York.Sans Lafrenière, l\u2019équipe de Rimouski n\u2019est plus du tout la même, déjà que le gardien Colten Ellis se trouve aujourd\u2019hui sous d\u2019autres cieux.On pourrait avoir droit à une vente de feu sans la présence de l\u2019attaquant étoile de la LHJMQ.CATARACTES DE SHAWINIGAN : LE CHAMPIONNAT DE L\u2019EST Mavrick Bourque est de retour d\u2019une blessure et pourra continuer de faire la pluie et le beau temps avec Xavier Bourgault.En habitant tous sous le même toit afin de créer une bulle autour de l\u2019équipe en ce temps de pandémie, une forte chimie pourrait se créer : un ingrédient qui pourrait servir la cause des Cataractes et les mener jusqu\u2019au tout premier rang de la division Est.TIGRES DE VICTORIAVILLE : PROFITER DE LA PRÉSENCE DES EUROS Les Tigres partent avec une longueur d\u2019avance.Contrairement à bien d\u2019autres formations, celle de Victoriaville a le luxe d\u2019aligner ses deux joueurs européens : Mikhail Abramov et Egor Serdyuk.Ce sera sur cet avantage que Carl Mallette misera pour collectionner un maximum de points dès le début de la saison.Division Ouest Samuel Hlavaj pourrait manquer au Phœnix.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MICHELLE BOULAY Division Est Où Nathan Légaré (39) terminera-t-il la saison 2020-2021?\u2014PHOTO, ARCHIVES, LHJMQ SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 70 MAG SPORTS MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca Le défenseur du Phœnix de Sherbrooke Olivier Crête-Belzile est atteint d\u2019un lymphome hodgkinien nodulaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SHERBROOKE \u2014 Quand l\u2019entraî- neur-chef du Phoenix de Sherbrooke a appris qu\u2019un de ses joueurs était atteint d\u2019un cancer la saison dernière, il a été très touché.Il s\u2019est demandé comment il réagirait si un de ses enfants devait traverser une épreuve semblable.Stéphane Julien a eu la réponse quelques mois plus tard, en mai, quand sa fille aînée a reçu un diagnostic de leucémie.« Les deux ne se connaissent pas, mais ils ont réagi de la même façon face à la maladie.Ils ont eu du caractère et sont passés rapidement en mode survie.Ils ont immédiatement misé sur les solutions pour s\u2019en sortir », raconte le coach et directeur général du Phoenix.MISSION GUÉRISON Au-delà du coach, un père; au-delà d\u2019une équipe, une famille unie Lorsque est venu le temps de soutenir son joueur et ensuite sa fille, ce n\u2019est pas l\u2019entraîneur qui est habitué de pousser ses troupes vers la victoire qui s\u2019est présenté.C\u2019est le père, l\u2019humain, qui a pris le dessus.« Le coach passe à côté.C\u2019est plutôt le père de famille qui réagit beaucoup plus que le coach.Que ce soit pour mon joueur ou pour Aurélie, j\u2019ai eu les mêmes émotions.Mes joueurs, c\u2019est un peu mes enfants.Ce sont des grands ados qui ont l\u2019âge des miens, je sais ce qu\u2019ils vivent au quotidien. » L\u2019entraîneur décrit le défenseur Olivier Crête-Belzile comme un gars très effacé, discret.Quand il a appris qu\u2019il avait un cancer, Crête- Belzile a décidé de l\u2019annoncer uniquement à Jocelyn Thibault, dg des Phœnix à l\u2019époque, et Stéphane Julien.« Je pensais qu\u2019il retournerait à la maison, mais Olivier a insisté pour terminer la saison.Je n\u2019en revenais pas.C\u2019est dans l\u2019adversité qu\u2019on voit la vraie nature de gens. » Pendant deux mois, l\u2019entraîneur garde le secret.« Je ne suis pas facile à faire brailler, mais devant mes joueurs, quand Olivier a décidé d\u2019en parler, j\u2019étais inconsolable.C\u2019était exceptionnel.Pendant les deux mois où personne ne savait, il jouait son meilleur hockey.J\u2019ai découvert une force incroyable en lui.Et pour Aurélie, c\u2019est la même chose.On l\u2019a soutenue, mais son attitude par rapport à la maladie, toujours positive, ça venait d\u2019elle. » « Que ce soit pour mon joueur ou pour Aurélie, j\u2019ai eu les mêmes émotions.Mes joueurs, c\u2019est un peu mes enfants.Ce sont des grands ados qui ont l\u2019âge des miens, je sais ce qu\u2019ils vivent au quotidien. » \u2014 Stéphane Julien Étudiante en biologie animale, Aurélie Julien effectuait un stage dans une ferme de Compton au printemps dernier quand elle a eu ses premiers symptômes.Fatigue, problèmes intestinaux et ecchymoses sur les jambes.Sa médecin de famille lui prescrit quelques tests, dont une prise de sang.« Quatre heures après ma prise de sang, ma médecin me rappelle pour me dire qu\u2019elle veut me voir immédiatement dans son bureau avec mes parents », raconte la jeune femme.Les résultats sanguins ne sont pas beaux.Plaquettes basses, globules non désirés.La médecin envoie la famille directement à l\u2019urgence.L\u2019hémato-oncologue l\u2019attendait.À cause de la pandémie, Aurélie doit aller seule à sa rencontre.« Le plus gros choc, c\u2019est quand Isabelle et moi, on l\u2019a laissée à l\u2019entrée de l\u2019urgence sans pouvoir l\u2019accompagner.Laisser ton enfant à l\u2019urgence, même si elle a 21 ans, sans savoir, c\u2019est extrêmement difficile », souligne le père de famille.L\u2019hémato-oncologue annonce à Aurélie qu\u2019elle a possiblement une leucémie, mais que d\u2019autres tests doivent être effectués.Elle est immédiatement hospitalisée.Le surlendemain, on lui annonce le diagnostic.Aurélie est seule lorsqu\u2019elle apprend qu\u2019elle a une leucémie aiguë lymphoblas- tique.Elle appelle ses parents en Facetime pour leur apprendre la nouvelle.LA FORCE D\u2019UN MOT « Entre son entrée et le diagnostic, une gynécologue était allée la voir pour congeler ses ovules à cause de la chimiothérapie.Un autre intervenant était allé pour installer un cathéter pour ses traitements.Donc Aurélie présumait qu\u2019elle avait un cancer.Moi, à ce moment-là, j\u2019avais juste hâte de savoir de quel cancer il s\u2019agissait pour savoir si c\u2019était guérissable et arrêter de penser au pire scénario », explique la mère d\u2019Aurélie, Isabelle Caron.La question est posée au médecin.Il s\u2019agit d\u2019une leucémie « très difficile, mais guérissable ».« J\u2019étais dans l\u2019auto et je me suis stationnée.Quand j\u2019ai entendu que c\u2019était guérissable, je me suis effondrée de soulagement.C\u2019est juste ça que je voulais entendre », ajoute la mère de famille.Toute la famille s\u2019accroche à ce mot : guérissable.« Quand j\u2019ai entendu ça, j\u2019ai dit let\u2019s go.Je vais les faire les traitements il n\u2019y en a pas de problème.Je suis jeune, je suis capable d\u2019endurer ça », lance la jeune femme, qui a récemment célébré ses 22 ans.Le mot guérissable est aussi précieux quand vient le temps d\u2019annoncer la nouvelle à la famille élargie.« Quand je l\u2019ai dit à mon père, j\u2019avais peur qu\u2019il meure d\u2019une crise cardiaque.Avant de lui dire qu\u2019Aurélie avait un cancer, je lui ai annoncé qu\u2019elle allait guérir », raconte la mère de famille. laTribune SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 71 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB L\u2019équipe Caron-Julien a serré les rangs au cours des derniers mois pour accompagner Aurélie (deuxième à droite) dans son combat contre une leucémie aiguë en pleine pandémie de Covid.À ses côtés, on retrouve sa mère, Isabelle, sa sœur, Gabrielle, et son père, Stéphane.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU « On est chanceux, car certains parents n\u2019ont pas la chance d\u2019entendre le mot guérissable après avoir reçu le diagnostic de leur enfant », ajoute Isabelle Caron, précisant qu\u2019elle et son mari ont aussi eu la chance d\u2019accompagner Aurélie à ses traitements à partir de juin, puisque leur fille était traitée au département pédiatrique à cause de la nature de son cancer.Stéphane Julien perd sa mère un mois après le diagnostic de sa fille.« Je ne veux pas tomber dans le dramatique, mais 2020 ne nous a pas épargnés », résume-t-il simplement.VOIR SON ENFANT MALADE La pandémie ne leur donne pas la vie facile.« Aurélie n\u2019a aucune défense.Pour elle, une infection urinaire devient dangereuse.Alors avec la Covid, c\u2019est pas facile.Par chance, ses médecins me rassurent, car moi, je le mettrais sous une cloche de verre », souligne la maman.« C\u2019était aussi difficile de ne pas voir mes amies », ajoute Aurélie, qui se considère quand même très bien entourée.Les parents d\u2019Aurélie ont vu des changements physiques chez leur fille.Perte de poids, difficulté à marcher, fatigue, nausée.« Aurélie est une athlète, comme son père.Elle est allée aux Jeux du Québec dans trois sports différents.Elle était dans l\u2019équipe collégiale AAA en volleyball », mentionne la mère, qui trouve difficile de voir Aurélie diminuée.Aurél ie a une p et i te s œur, Gabrielle, 19 ans.« Mettons que les rôles se sont un peu inversés et qu\u2019elle s\u2019occupe beaucoup de moi », note l\u2019aînée.« Je dis souvent que notre famille n\u2019a pas changé.On ne s\u2019aimait pas moins ou plus avant qu\u2019Aurélie soit malade.On a toujours été proches », précise le père.Aurélie poursuit ses études à l\u2019Université de Montréal à distance en même temps qu\u2019elle poursuit ses traitements de chimio.« Je suis officiellement en rémission, mais je dois poursuivre les traitements pour encore deux ans », note celle qui rêve d\u2019entrer en médecine vétérinaire l\u2019an prochain.« Aurélie n\u2019a pas de plan B et elle est très persévérante.Tous les enfants sont uniques et aucun d\u2019entre eux ne mérite d\u2019être malade.Mais Aurélie a toujours été si unique.Au secondaire, elle a gagné un record de prix de persévérance, prix sportif ou prix pour son engagement bénévole », énumère fièrement la mère d\u2019Aurélie.Pour son père, qui combine pour une première année les postes d\u2019entraineur et de directeur général du Phoenix, le plus grand défi sera sa gestion du temps dans les prochains mois.« J\u2019ai une job où je dois être présent tout le temps.Et quand on part sur la route trois jours, je ne suis pas là du tout pendant ce temps.J\u2019ai déjà pris deux jours de congé pour l\u2019accompagner à l\u2019hôpital; c\u2019est ce qui est le plus déchirant.De ne pas toujours pouvoir le faire.Une chance, Isabelle est là », explique Stéphane Julien.La famille forme toute une équipe.Mais au-delà des méta- p h o r e s s p o r t i v e s, i l y a l e s humains.Qui se soutiennent.Dans la joie comme dans la peine.Avec la guérison comme quête.Et l\u2019envie de s\u2019aimer, comme toujours, sur le chemin. SAMEDI 3 OCTOBRE 2020 laTribune 112 0024810 SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / VOITURES DISPONIBLE POUR ESSAIS Le Québec, c\u2019est 761100 km² de forêt.Profitez-en.* Prix de détail suggéré de 30 733 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2020 (LJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1725 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (mffp.gouv.qc.ca).30733$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 LANOUVELLE FORESTER2020 2 quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est 85 ponts couverts.Profitez-en.* Prix de détail suggéré de 25 908 $ (taxes en sus) pour la Crosstrek 2.0 Commodité 2021 (MX1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1 800 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Crosstrek et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web Les ponts couverts au Québec (pontscouverts.com).25908$* Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 LANOUVELLE CROSSTREK 2021 quebecsubaru.ca avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 WWW.SUBARUSHERBROOKE.COM "]
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