La tribune, 28 novembre 2020, Cahier 1
[" LE MAG L\u2019HUMAIN COMME MATIÈRE La science connaît mieux le TDA/H mais le sort des enfants atteints progresse encore lentement PAGES 12 À 15 AFFAIRES UN COMPLEXE DE 35 M$ SE DESSINE DEVANT LE CHUS PAGE 26 2,99 $ + tx PP40011259 COOP D\u2019INFORMATION SEMAINE DU 28 NOVEMBRE AU 4 DÉCEMBRE 2020 ÉDITION MAGAZINE SHERBROOKE 111e ANNÉE, N° 64 P H O T O L A T R I B U N E , F R É D É R I C C Ô T É MAG SPORTS LE SOURIRE DE CHARLES PAGE 69 Charles Deguire David Goudreault «petits tannants»?Quelle place pour les 0051776 FABRICANT DE RÊVES DEPUIS 1935 50% *Des conditions s\u2019appliquent.Détails en Boutique.Ne peut être jumelé à aucune autre promotion.de rabais sur tous nos matelas!* 1940, 12e Av.Nord, Sherbrooke 3200-B, King Ouest, Sherbrooke 1861, rue Sherbrooke, Magog matelashoude.com L E S O L D E D U PROLONGATION! AUJOURD\u2019HUI ET DEMAIN SEULEMENT! SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 2 NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE Plus ça change.Plus c\u2019est pareil.Et c\u2019est tant mieux.Votre média préféré lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme dumême coup samission de produire une information de proximité crédible, traitée avec rigueur et profondeur.Tout le potentiel du numérique au service d\u2019une expérience d\u2019information plus personnalisée, plus près de vos intérêts.\u2022 Accédez de façon illimitée à tous nos contenus sur votre ordinateur, votre tablette et votre téléphone intelligent.\u2022 Restez informé en tout temps grâce à des notifications qui vous alertent à tout moment des nouvelles à la une.\u2022 Consultez votre information locale en tout lieu.Chaque édition téléchargée est disponible avec vous, pour lecture enmode hors ligne.Toujours cettemême expertise journalistique, vosmêmes ressources chevronnées, cettemême compétence à identifier ce qui est vraiment important pour vous.Toujours une version imprimée le samedi,mais à l\u2019approche renouvelée.Lemessagequenous recevonsdenos lec teursdepuismardi est clair : vous tenez à l\u2019information locale, et vous reconnaissez laqualité et la valeur des contenusquenous produisonspour vous.Denombreux lecteurs ontdéjà adhéré à l\u2019un denos forfaits d\u2019abonnement numérique.Ils confirment ainsi leur désir de contribuer àmaintenir notreoffred\u2019information, exacte ment comme le fontdepuis longtemps les abonnés à la versionpapier de LaTribune (ou sa répliqueélectronique).Le lancementde l\u2019abonnement numérique est uneétape clépourbâtir un avenir solide à la coopd\u2019information LaTribune.Notre site Internet et notre applicationmobilepour tablette et téléphone intègrentdésormais les outils qui vouspermettentd\u2019adhérer à l\u2019abon nement numériqueetdegérer le forfait de votre choix, dont lesprix varient de9,95 $ à 16,95 $parmois.Ledéploiement s\u2019est fait simultanément sur les plateformesdescoopsLeSoleil (Québec), Le Droit (Ottawa/Gatineau), LeNouvelliste (Mauri cie/CentreduQuébec), LeQuotidien (Sague nayLacSaintJean)etLaVoixde l\u2019Est (Granby).Car en vous abonnant à LaTribune, vous aurez aussi accès, sans frais supplémentaires, aux contenusnumériquesde l\u2019ensembledes médiasdenotregroupe.En cettepériodedeprélancement, tous nos contenus sont encore accessibles sans frais.Lamiseen route complètede l\u2019abonnement numérique sera réaliséeà partir du vendredi 4 décembre.L\u2019abonnement numériquedeviendra alors nécessaire afind\u2019accéder auxéditionsquo tidiennes sur notre applicationmobilepour tabletteou téléphone, ainsi qu\u2019à la totalitéde notreoffre sur Internet.Les lecteurs occasion nels auront néanmoinsdroit à trois articles gratuits parmois, ou six s\u2019ils s\u2019enregistrent sur nosplateformes.Le papier demeure Dans cette transitionnumérique, notre édition papier du samedidemeure.Si vous y êtes abonné, vous aurez automatiquementdroit à tous les contenus sur l\u2019ensembledenos plateformes.Vous recevrezdans lesprochains jours \u2013 si cen\u2019est déjà fait \u2013 un coded\u2019activa tionpourprofiter pleinementde votre forfait.Il s\u2019agit d\u2019unemanièrede reconnaître la fidélité des abonnés à l\u2019imprimé.Nousentendons continuerde rehausser notreoffrepapier weekend, devenueun véritablemagazine d\u2019actualités et d\u2019art de vivre, avecdes conte nus fouillés, des chroniquesdiversifiées, des dossiers pour éclairer, desgrilles dedivertisse mentspour ladétente.Nous avonsd\u2019ailleurs voulumarquerdavan tage la nouvellepersonnalitémagazinede notre éditionweekenden redessinant la Une.Le logoaété réorientéet lagrille est plus flexible, afindedonner toute la latitudeànos équipesdegraphistespour laisser parler leur créativité.Si LaTribunea traverséplusd\u2019unsiècled\u2019évolu tions technologiquesetdedéfiséconomiques, c\u2019estgrâceàses loyauxabonnésqui,degéné rationengénération, ont reconnu la valeur de l\u2019information.Il n\u2019en serapas autrementpour l\u2019avenir de LaTribunedans l\u2019environnement numérique.Merci denous faire confiance.Nous sommes fiers de continuer à vous servir.L\u2019abonnement numérique, un grand pas pour l\u2019avenir de La Tribune Hugo Fontaine Directeur général, La Tribune Vous êtes déjà abonné à notre édition imprimée?Vous avez automatiquement droit, sans frais supplémentaires, à notre forfait d\u2019abonnement le plus avantageux.Pour en profiter, vous avez reçu (ou recevrez sous peu) votre code d\u2019activation personnalisé.Créez votre compte utilisateur, entrez le code, et le tour est joué: vous avez accès à tous nos contenus numériques.Un forfait pour vous! Nous avons conçu trois forfaits d\u2019abonnement pour une expérience qui convient à vos habitudes et à vos intérêts.Retrouvez aussi les détails de chaque forfait sur notre site Internet.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi) \u2022 Accès simultanés autorisés \u2022 PLUS : L\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur) Ce forfait comprend : \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés \u2022 PLUS : Accès aux éditions magazines du weekend en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi) Le numérique et papier tout compris 16,95$/mois + taxes Le numérique tout compris 12,95$/mois + taxes L\u2019essentiel numérique 9,95$/mois+ taxes Local.De calibremondial.Plus que jamais, nous sommes\u2026 Besoin d\u2019en discuter avec nous?Notre service à la clientèle est là pour vous.1 888 711-2624 Des questions en tête?Consultez notre foire auxquestions www.monsamedi.com/faq ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR latribune.ca 0051295 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 3 NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE NUMÉR IQUE Plus ça change.Plus c\u2019est pareil.Et c\u2019est tant mieux.Votre média préféré lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme dumême coup samission de produire une information de proximité crédible, 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Tribune Vous êtes déjà abonné à notre édition imprimée?Vous avez automatiquement droit, sans frais supplémentaires, à notre forfait d\u2019abonnement le plus avantageux.Pour en profiter, vous avez reçu (ou recevrez sous peu) votre code d\u2019activation personnalisé.Créez votre compte utilisateur, entrez le code, et le tour est joué: vous avez accès à tous nos contenus numériques.Un forfait pour vous! 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l\u2019entreprise de cryptomonnaie eut confirmé qu\u2019elle effectuait de nouveaux travaux d\u2019atténuation du bruit à son usine de la rue de la Pointe.Malgré cette annonce de Bitfarms mercredi, les réactions des élus et des citoyens ont été modérées.Paul Gingues, conseiller du district de l\u2019Université, indiquait que les citoyens sont à bout de nerfs à force d\u2019entendre les grondements émanant des ventilateurs qui servent à refroidir les serveurs de Bitfarms.Il implorait la Santé publique de se pencher sur le dossier.Dans un court courriel, Marie- Èv e Na d e au , c o n s e i l l è re e n communication au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, mentionne que la direction de la santé publique n\u2019a reçu aucune plainte concernant le dossier de Bitfarms.« Nous avons reçu une demande du ministère de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques la semaine dernière pour collaborer dans ce dossier.Les échanges débuteront sous peu », écrit-elle.« Nous allons donc collaborer avec nos partenaires pour les suites de ce dossier. » Le ministère de l\u2019Environnement, rappelons-le, avait délivré deux avis de non-conformité à Bitfarms, indiquant que l\u2019entreprise contrevenait à la Loi sur l\u2019environnement.L\u2019entreprise travaille actuellement à mettre en place de nouvelles mesures d\u2019atténuation du bruit.« Un mur-écran acoustique est établi devant les transformateurs électriques qui avaient été identifiés comme une source de bruit.Nous avons complété la construction de ce mur il y a quelques jours.À l\u2019intérieur de l\u2019usine, nous avons éteint une rangée complète de ventilateurs électriques, donc il y a moins de chaleur et moins de bruit qui sortent vers le quartier de la rue Raimbault.Nous pouvons fermer certains ventilateurs parce que nous reconfigurons l\u2019intérieur de l\u2019usine.Nos serveurs ne sont plus tous au même endroit », résumait mercredi Marc Duchesne, directeur des communications de Bit- farms, précisant que ces mesures ont été proposées par l\u2019acousticien de l\u2019entreprise.Des nouvelles mesures de son sont prévues une fois les travaux terminés.« AVANT LE 1ER MARS » Selon les études sonores menées par Bitfarms l\u2019été dernier, son usine ne serait pas à la source des bruits entendus sur la rue Denault.L\u2019entreprise se concentre donc à réduire les nuisances vers le quartier de la rue Raimbault.Aucun échéancier n\u2019a été précisé pour la réalisation des travaux.L\u2019ensemble des correctifs implantés depuis un an et demi aura coûté plus de 100 000 $.Bitfarms songe par ailleurs à utiliser le terrain adjacent à son bâtiment, au coin de la rue de la Pointe et de la rue Cabana, pour implanter une entreprise d\u2019économie circulaire qui récupérerait la chaleur qu\u2019elle génère.Une annonce en ce sens pourrait survenir dans les prochaines semaines, mais il est déjà acquis que Bitfarms cherche un partenaire et ne compte pas, à première vue, exploiter la nouvelle entreprise.Rappelons que la Ville de Sherbrooke avait déjà suggéré qu\u2019elle pourrait acheter ce terrain d\u2019une superficie de 300 000 pieds carrés.Tant Marc Denault que la Ville de Sherbrooke ont demandé un échéancier clair pour la suite des travaux.M. Denault estime qu\u2019il n\u2019est plus le temps de faire des essais et erreurs et qu\u2019il faut mettre fin aux nuisances.« Il faut que ce soit réglé avant le 1er mars.Nous avons des plaintes aussi loin que l\u2019école Montcalm et le secteur d\u2019Humano.Ce ne sont pas que quelques individus qui se plaignent.Nous continuerons de demander des interventions jusqu\u2019à ce que ça se règle. » Paul Gingues, pour sa part, n\u2019achète pas l\u2019explication selon laquelle les activités de Bit- farms n\u2019ont aucun impact pour les citoyens de la rue Denault.« Depuis le début, je dis que le son réverbère sur le bâtiment de la Société de transport de Sherbrooke et repart en direction nord, sans compter le bruit qui part directement vers la rue Denault.Ce que Bitfarms annonce, pour moi, c\u2019est comme s\u2019ils n\u2019avaient rien compris depuis le début. » Il s\u2019est dit amèrement déçu de l\u2019annonce survenue mercredi.BRUITS EN PROVENANCE DE L\u2019USINE BITFARMS La Santé publique s\u2019en mêle Bitfarms a éteint une rangée complète de ventilateurs sur un de ses murs extérieurs pour réduire le bruit dirigé vers la rue Raimbault.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, ANDRÉ VUILLEMIN 0048672 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Le remède à tous vos mots.Réponse - E P T A G O , nom masculin POTAGE Définition \u2014 [Cuisine] Plat constitué d\u2019aliments solides cuits ajoutés à un bouillon, puis réduits en bouillie. laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 5 0049823 Le mépris, ça suf?t! Malgré les belles promesses du gouvernement, les profs du Québec sont toujours les moins bien payés au Canada.Près de la moitié d\u2019entre eux vivent la précarité d\u2019emploi.Les services aux élèves en dif?culté sont toujours insuf?sants.Avec la composition déséquilibrée des classes, les profs croulent sous la tâche. SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Même avec la zone rouge qui entraîne la fermeture des bars, restaurants et l\u2019annulation des partys de bureau, le Service de police de Sherbrooke ne change pas son plan de match en matière de prévention de l\u2019alcool au volant.À l\u2019instar des autres corps policiers du Québec, le SPS se joint à la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) dans le cadre intensifiera ses interventions dans le cadre d\u2019une opération nationale concertée ciblant la capacité de conduite affaiblie par l\u2019alcool ou la drogue qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019au 4 janvier.« C\u2019est certain que nous allons nous adapter à la nouvelle situation.Cependant, les automobilistes peuvent être certains qu\u2019il va y avoir des barrages routiers sur le territoire de Sherbrooke », explique le porte-parole du SPS, Martin Carrier.Lors de cette période de barrages intensifs l\u2019an dernier, le SPS avait intercepté un automobiliste par jour qui conduisait son véhicule avec les capacités affaiblies.Ce sont 34 automobilistes qui avaient été arrêtés après avoir consommé une quantité d\u2019alcool ou de drogue qui dépassait la limite permise par la loi.Deux automobilistes avaient été arrêtés lors des barrages routiers et 32 lors de patrouilles régulières.« Nous allons tenir des barrages aux heures stratégiques.Il y en aura sur les artères principales comme King ou Galt, mais aussi dans des endroits où les automobilistes ne nous attendent pas.Au lieu de tenir des barrages d\u2019envergure à ces endroits, il se peut qu\u2019il y ait moins de véhicules, mais qu\u2019ils soient positionnés de façon différente », indique le porte-parole du SPS.Dans le cadre de l\u2019opération concertée où des barrages routiers se dérouleront, une campagne de sensibilisation sera déployée notamment sur les différentes plateformes des médias sociaux des organisations policières et de la SAAQ.Dans le contexte sanitaire actuel lié à la pandémie de la COVID-19, il n\u2019y aura pas de service de rac- compagnement durant le temps des fêtes.Dans son communiqué, la Sûreté du Québec rappelle que malgré les campagnes de sensibilisation et la présence policière, les collisions attribuables à l\u2019alcool ont causé en moyenne 90 décès, soit 26 pour cent du total des décès annuels, 210 blessés graves et 1750 blessés légers sur les routes du Québec.Durant la même période de 2014 à 2018, 36 pour cent des conducteurs décédés sur les routes, 36 pour cent avaient des drogues illicites dans le sang et 21 pour cent du cannabis.ALCOOL AU VOLANT Le SPS garde son plan de match À l\u2019instar des autres corps policiers du Québec, le SPS se joint à la Société de l\u2019assurance automobile du Québec (SAAQ) dans le cadre intensifiera ses interventions dans le cadre d\u2019une opération nationale concertée ciblant la capacité de conduite affaiblie par l\u2019alcool ou la drogue qui s\u2019échelonnera jusqu\u2019au 4 janvier.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU « Nous allons tenir des barrages aux heures stratégiques.Il y en aura sur les artères principales comme King ou Galt, mais aussi dans des endroits où les automobilistes ne nous attendent pas. » \u2014 Martin Carrier, porte-parole du SPS 0031439 Nous tenons à remercier notre clientèle pour 32 ans de confiance.Depuis 1988, nos conseillers passionnés sont toujours disponibles pour vous aider dans votre recherche d'équipements pour la maison ou pour votre entreprise.En ces temps difficiles, nous savons que l'activité physique est importante et nous travaillons tous les jours afin d'obtenir tout l'équipement nécessaire dont vous avez besoin.Pour connaître tous nos arrivages suivez nos pagesFACEBOOK et INSTAGRAM laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 7 LILIA GAULIN lilia.gaulin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pas moins de 495 Estriens ont été déclarés positifs à la COVID-19 au cours de la dernière semaine.Avec des bilans quotidiens en montagnes russes, la région reste au palier d\u2019alerte maximal pour une deuxième semaine consécutive.Le bilan hebdomadaire est en hausse comparativement à celui de la semaine dernière.Lors de sa première semaine en zone rouge.L\u2019Estrie avait alors enregistré 474 nouveaux cas positifs.Il y a deux semaines, le total s\u2019élevait à 484.La moyenne mobile de la dernière semaine est d\u2019environ 71 cas par jour.Dimanche dernier, l\u2019Estrie a franchi un triste record en ajoutant 102 nouveaux cas de COVID-19 en un seul bilan quotidien.La région a également connu une baisse mardi avec seulement 40 nouvelles infections.Sherbrooke a été durement touchée cette semaine avec plus de 170 cas, dont 85 dans les 48 dernières heures.Le RLS de la Haut-Yamaska a vu son nombre de cas positifs augmenter dans la dernière semaine.Depuis le 24 novembre, 42 nouvelles infections ont été déclarées.Les agrégats des RLS des Sources et du Granit ont 222 et 132 cas confirmés au total.Ils ont respectivement neuf et quatre nouvelles contaminations depuis hier.Au total, 9919 tests de dépistage ont été réalisés lors de la dernière semaine dans la région.91 ÉCLOSIONS ACTIVES Le nombre d\u2019éclosions a augmenté considérablement depuis la semaine dernière passant de 80 à 91.Une nouvelle éclosion a été détectée dans une entreprise agroa- limentaire du RLS des Sources.Notons que cette entreprise n\u2019offre pas de service direct à la clientèle.L\u2019éclosion au CHSLD privé conventionné Vigi Shermont a continué de gagner du terrain.Désormais, 32 des 56 résidents et 16 employés sont atteints de la COVID-19.Le directeur de la santé publique de l\u2019Estrie, le Dr Alain Poirier, soulignait en entrevue cette semaine que la situation au sein de cet établissement était préoccupante, puisqu\u2019elle affecte des personnes âgées, donc plus vulnérables.Des équipes spécialisées en prévention et en contrôle des infections tout comme des responsables de la Santé publique se sont rendus sur place jeudi.Vingt-et-une éclosions touchent des établissements du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS et des milieux d\u2019hébergement tels que des CHSLD et des résidences privées pour ainés (RPA).Moins de cinq résidents sont affectés par une nouvelle éclosion au CHSLD de la MRC de Coaticook.Bonne nouvelle du côté du CHSLD du Granit, où l\u2019éclosion est terminée.Rappelons que la Croix-Rouge avait été appelée en renfort dans cet établissement.Les établissements scolaires de la région ne sont pas épargnés par la pandémie.Pas moins de 21 éclosions sont recensées, tous niveaux confondus, en date du 27 novembre.Plus précisément, sept écoles primaires, onze écoles secondaires, un centre de formation professionnelle, deux établissements collégiaux et deux universités sont touchés.Rappelons que l\u2019Université Bishop\u2019s a été contrainte de basculer en enseignement en ligne en raison de deux éclosions à l\u2019intérieur du campus.À ce jour, l\u2019établissement d\u2019enseignement supérieur compte 23 cas positifs pour le secteur 1.Moins de cinq cas ont été détectés dans le secteur 2.56 NOUVEAUX CAS VENDREDI Après avoir connu une hausse majeure de cas jeudi, la région de l\u2019Estrie a continué d\u2019être éprouvée par la COVID-19 alors que 56 cas s\u2019ajoutent au bilan total.Actuellement, 21 personnes sont hospitalisées soit une diminution d\u2019un depuis le dernier bilan.De ce nombre, six sont aux soins intensifs, une augmentation de deux.La région sociosanitaire de l\u2019Es- trie compte désormais un total de 4405 cas depuis le début de la pandémie.3744 personnes sont rétablies des suites du virus.Le total de décès se chiffre à 60.Ce sont donc 601 cas qui sont actifs sur le territoire.Il est important de rappeler que la période d\u2019incubation du virus peut aller jusqu\u2019à 14 jours.Soulignons que l\u2019Estrie demeurera en zone rouge aussi longtemps que la moyenne quotidienne se situera au-delà des 50 cas.COVID-19 Une semaine en montagnes russes La dernière semaine s\u2019est déroulée en montagnes russes en ce qui concerne les cas quotidiens de COVID-19.\u2014 INFOGRAPHIE LA TRIBUNE L\u2019éclosion au CHSLD privé conventionné Vigi Shermont a continué de gagner du terrain.Désormais, 32 des 56 résidents et 16 employés sont atteints de la COVID-19.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, MAXIME PICARD La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Québec rapporte vendredi 1269 nouveaux cas de COVID-19 dans la province, de même que 37 nouveaux décès.Le bilan s\u2019élève maintenant à 138 163 cas et 6984 décès depuis le début de la pandémie.Neuf décès sont survenus dans les 24 dernières heures, 24 entre le 20 et le 25 novembre, deux avant le 20 novembre et trois à une date inconnue.Un décès a par ailleurs été retiré du bilan puisque l\u2019enquête a démontré qu\u2019il n\u2019était pas attribuable à la COVID-19.Le nombre d\u2019hospitalisations a diminué de six comparativement à la veille, pour un total de 669.Parmi ces patients, le nombre de personnes se trouvant aux soins intensifs reste stable, à 90.On a réalisé 32 266 prélèvements le 25 novembre, pour un total de 3 816 156.AU CANADA À l\u2019échelle du Canada, 356 917 cas de la COVID-19 et 11 874 décès ont été rapportés depuis l\u2019apparition du virus au pays.VOICI LA DISTRIBUTION DES CAS AU PAYS DEPUIS LE DÉBUT DE LA PANDÉMIE, SELON LES PLUS RÉCENTS BILANS PROVINCIAUX ET TERRITORIAUX 138 163 cas au Québec, dont 6984 décès 111 216 cas en Ontario, dont 3595 décès 51 878 cas en Alberta, dont 510 décès 29 973 cas en Colombie- Britannique, dont 384 décès 15 632 cas au Manitoba, dont 280 décès 7691 cas en Saskatchewan, dont 44 décès 1257 cas en Nouvelle-Écosse, dont 65 décès 477 cas au Nouveau-Brunswick, dont sept décès 331 cas à Terre-Neuve-et- Labrador, dont quatre décès 159 cas au Nunavut 70 cas à l\u2019Île-du-Prince-Édouard 42 cas au Yukon, dont un décès 15 cas dans les Territoires du Nord-Ouest 1269 NOUVEAUX CAS ET 37 DÉCÈS AU QUÉBEC SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS SOMMAIRE affaires 26 bourlingueur M21 décès 55 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 leMag M1 mérite estrien M31 opinions 24 planète vins M23 p\u2019tit mag M26 séance d\u2019orthographe M30 sports 60 sortie prendre l\u2019air M19 voyages M20 ADRESSE 780 rue King Ouest, Sherbrooke, J1H 1R7 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca PUBLICITÉ 819 564-5450 HEURES D\u2019OUVERTURE Dû à la COVID-19, nos bureaux sont présentement fermés à la clientèle.NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 Pandémie oblige, les personnes dans le besoin bénéficiant d\u2019un panier du Souper du Partage de Magog devront cette année se rendre à l\u2019épicerie pour recevoir les denrées.La situation actuelle aura un impact sur la confection et la distribution des paniers.Les deux opérations ne pourront se dérouler comme à l\u2019accoutumée.En tout respect des consignes de la Santé publique, les membres du comité organisateur ont opté pour un nouveau mode fonctionnement.Exceptionnellement, les bénéficiaires devront eux-mêmes se rendre au Provigo de la rue Sherbrooke pour se procurer les denrées et autres produits qui garnissent habituellement les paniers de Noël.SÉLECTIONNÉES PAR LA BAM Les personnes sélectionnées au préalable recevront via la Banque alimentaire Memphrémagog un bon d\u2019achat et une lettre explicative.Le bon d\u2019achat, dont la valeur diffère selon le nombre de personnes habitant sous le même toit, pourra être utilisé sur une période qui s\u2019étend du 17 au 31 décembre.Les boissons alcoolisées, les produits du tabac, les billets de loterie et les vêtements sont exclus, pré- cise-t-on dans un communiqué de presse.COLLECTE RECORD Rappelons que la version modifiée du récent souper-spaghetti a permis d\u2019amasser une somme record de 141 540 $.Ce montant exceptionnel permettra d\u2019assumer le coût de 50 paniers de Noël additionnels pour l\u2019édition 2020 du Souper du Partage.Depuis sa création en 1995, près de 1,9 M$ en commandites et en dons de toutes sortes ont été accumulés grâce à l\u2019événement.Si l\u2019on ajoute les quelque 400 paniers de cette année, ce sont près de 7000 qui auront été confectionnés en 26 ans grâce au soutien des gens de la région et de nombreux bénévoles.Il est toujours possible de suivre les activités de cet organisme de bienfaisance sur sa page Facebook et d\u2019effectuer un don sur son site web www.souperdupartage.com.PANIERS DU SOUPER DU PARTAGE La collecte devra se faire à l\u2019épicerie 0048956 * Sur notre prix étiqueté, avant taxes, excluant les produits à prix déjà réduit, les produits électroniques, UGG sélectionnés et marques et modèles sélectionnées.Cette offre est valide pour une durée limitée dans les magasins SPORTS EXPERTS® participants et sur notre site web.Certains items peuvent ne plus être disponibles.Les produits ne sont pas nécessairement offerts dans tous les magasins.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre promotionnelle.Restrictions additionnelles : cartes Ski Passe-Partout, cartes-cadeaux, chèques-cadeaux, offres de tierces parties, mises de côté et achats effectués antérieurement.jOURS SEULEmEnT ! 4 éqUiPEmEnT Vendredi 27 novembre au lundi 30 novembre VENDREDI FOU OUVERTURE dèS 8 h VEndREdi VêTEmEnTS ChaUSSURES 15% 20% 40% 50% dE RabaiS* dE RabaiS* minimUm minimUm À À laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 9 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec Valeur au détail à partir de À partir de 20 583$ 198$?/mois Louez la Sentra S 2020 pendant 64mois, 0 $ en comptant initial.« La voiture compacte la plus attrayante aux États-Unis.» - J.D.Power MC + + 6000$\u2020 Obtenez jusqu\u2019à à la location ou au financement à taux standard sur modèles 2020 sélectionnés.(Montant annoncé applicable au Murano 2020 Édition Limitée.) de rabais 1000$ Obtenez jusqu\u2019à sur modèles 2020 sélectionnés.de rabais Faites Vite± Obtenez un crédit d\u2019hiver de 750 $\u2021 sur modèles 2020 sélectionnés.(Sur pneus et tapis de sol.) OU avec MURANO KICKS QASHQAI SENTRA Les offres s\u2019appliquent aux modèles 2020 neufs et jamais immatriculés auparavant chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada entre le 23 et le 30 novembre 2020.Les offres ne peuvent être appliquées à des transactions antérieures.?L\u2019offre de locationpar l\u2019entremisedeNCFest basée sur uneallocationde 20000km/an (allocation totale de 106667 kmpour un termede64mois) avec kilométrageadditionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant le cas échéant sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.L\u2019offre de location inclut le crédit d\u2019hiver alternatif de 500 $ et le rabais Faites Vite de 1 000 $.\u2020 Le rabais au financement ou à la location à taux standard de 6 000 $/750 $/2 500 $/0 $ est applicable au financement à l\u2019achat ou à la location à un taux standard par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance d\u2019un modèle Murano Édition Limitée/KICKS SV et SR/Qashqai (à l\u2019exception du modèle S à traction avant et à boîtemanuelle)/ Sentra 2020 chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada, sur approbation de crédit.Le rabais au financement ou à la location à taux standard sera déduit de prix de vente négocié avant les taxes et ne peut être combiné à un taux de location ou de financement subventionné ni à certaines autres offres.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.± Le rabais Faites Vite est applicable à la location ou au financement à l\u2019achat d\u2019un modèle Sentra/Altima/KICKS/Qashqai/Rogue/Murano 2020 neuf sélectionné en stock et jamais immatriculé auparavant par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada, sur approbation de crédit, et sera déduit du prix de vente négocié avant les taxes.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.Le rabais de 1 000 $ est applicable au Murano Édition Limitée et à la Sentra S 2020.D\u2019autres modèles peuvent qualifier pour des montants moindres.\u2021 Le crédit d\u2019hiver de 750 $ est offert à l\u2019achat/la location/au financement d\u2019un modèle Rogue/Murano/ Sentra/Altima 2020 neuf et non-enregistré auparavant chez un concessionnaire Nissan participant au Canada, sur approbation de crédit.L\u2019offre consiste en un crédit maximum de 750 $ applicable uniquement à l\u2019achat d\u2019un ensemble de quatre pneus d\u2019hiver et tapis de sol toutes saisons sélectionnés au moment de l\u2019achat/location/financement initial du véhicule.Le client peut choisir de refuser le crédit d\u2019hiver et d\u2019appliquer plutôt un crédit d\u2019achat alternatif de 500 $ au prix d\u2019achat du véhicule éligible.Le crédit d\u2019hiver/le crédit d\u2019hiver alternatif sera déduit du prix de vente négocié de l\u2019ensemble de quatre pneus et des tapis de sol sélectionnés/du véhicule éligible neuf avant les taxes et peut être combiné avec d\u2019autres offres.Les jantes, l\u2019installation et l\u2019équilibrage ne sont pas inclus et seront en sus.Toute partie inutilisée du crédit sera perdue.Le client qui choisit des pneus et/ou tapis d'une valeur inférieure ne sera pas crédité la différence.La sélection de pneus et/ou tapis d\u2019une valeur supérieure obligera le client à payer la différence.L\u2019offre ne peut être appliquée à des transactions antérieurs.+Pour toute information sur les prix J.D.Power, visitez jdpower.com/awards.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020.0048222 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS TOMMY BROCHU tbrochu@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Privés de leur traditionnel rassemblement du temps des Fêtes, les quelque 250 employés d\u2019Eurovia Québec et de Construction DJL recevront un panier spécial dans les prochaines semaines, gracieuseté de leur employeur.Ce sont donc les employés des agences du Canton de Hatley et de Bromont qui auront l\u2019occasion de recevoir ce cadeau d\u2019une valeur d\u2019environ 70 $.« Les paniers sont constitués de pâtés de canard du Lac Brome, de miel de Coaticook, de chocolat de Bromont, donc il y a différents produits », explique le directeur régional des deux entités, Arnaud Sanglier.Chaque employé aura donc un panier composé des mêmes articles, à l\u2019exception de certains paniers qui ont été adaptés aux personnes véganes.« On a un comité loisirs, et on a imaginé ce qu\u2019on pouvait faire.Les gens avaient à cœur de composer le panier, de faire participer plusieurs producteurs.[.] On a convenu de le faire nous-mêmes e n a c h e t a n t d i f f é re n t s p ro- duits de différents producteurs, d\u2019autres articles et une carte de vœux », énumère le directeur régional.L\u2019objectif de l\u2019entreprise est évidemment d\u2019encourager l\u2019achat local.« On ne se voyait surtout pas acheter une carte-cadeau d u C a n a d i a n Ti r e .C e n \u2019e s t pas dans nos valeurs.On veut encourager la communauté.On fait partie de ce contexte local : les municipalités sont nos donneurs d\u2019ouvrage, tout comme les ministères et les clients privés.On se doit de faire partie de cette économie locale.On veut redonner à la communauté », exprime Arnaud Sanglier, rappelant que la conjoncture est difficile pour certains commerçants.« C\u2019est dans l\u2019ère du temps, je crois que beaucoup de gens sont sensibles à l\u2019avenir et à encourager nos producteurs en ces moments plus incertains, ça donne de la gaieté à tout le monde », renchérit-il.Les employés pourront donc fêter Noël sans se réunir.« Le but est d\u2019essayer d\u2019avoir un petit moment festif de fin d\u2019année pour récompenser les gens, résume M. Sanglier.C\u2019était important de marquer le coup, même si on ne pouvait pas se regrouper. » Une occasion de redonner à la communauté L\u2019épicerie Silo Bio-Vrac fait partie des commerçants dont les produits se retrouveront dans quelque 200 paniers cadeaux certifiés Créateurs de saveurs Cantons-de-l\u2019Est.Benjamin Gauthier, remplisseur au Silo, et Dorothée Gallant, copropriétaire du Silo Rock Forest et dans l\u2019est de la ville, se sont lancés mercredi dans la distribution.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU 0048258 INFINITI SHERBROOKE 1-888-774-7171 OUVERT LE SAMEDI Certaines restrictions s'appliquent, détails sur place.Le prix de vente est disponible au financement à l\u2019achat à taux d'intérêt régulier offert par l\u2019intermédiaire du concessionnaire seulement.Modèle illustré à titre indicatif.Ne peut être jumelé à aucune autre promo en vigueur.Offre à la location = limite de 16 000km par année, 0,15$ du km excédentaire.Tous les détails sur place.Quantités limitées.Offres sujettes à changement sans préavis.Frais de couleur de 1000$ en sus.TAUX DE 4,89% MOIS 27 PENDANT 995$ D\u2019ACOMPTE /MOIS 499$ Location à ESSENTIEL 2020 (DÉMO) LA TRACTION INTÉGRALE À PRIX IMBATTABLE SHERBROOKE laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 11 ALAIN GOUPIL agoupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Pandémie oblige, le « party de Noël » d\u2019une vaste majorité d\u2019entreprises n\u2019aura pas lieu cette année.Mais à défaut de pouvoir festoyer comme à l\u2019habitude avant le long congé des Fêtes, plusieurs milieux de travail ont décidé d\u2019offrir à leurs employés des paniers cadeaux\u2026 remplis de produits locaux.« C\u2019est une tendance qu\u2019on observe très clairement cette année, affirme Étienne Fremond, directeur à Créateurs de saveurs Cantons- de-l\u2019Est, un organisme fondé il y a 10 ans dans le but de soutenir les producteurs et les transformateurs locaux dans la mise en valeur de leurs produits.Depuis la mi-novembre, M. Fré- mond dit avoir reçu deux fois plus d\u2019appels et de demandes de la part d\u2019entreprises cherchant à offrir un cadeau à saveur résolument locale à leurs employés.« Beaucoup de comités d\u2019employés ont transféré leur budget du party de Noël dans l\u2019achat de paniers-cadeaux.Et comme la pandémie a créé tout un engouement pour les produits locaux, on sent que ça se répercute jusque dans les cadeaux qu\u2019on va remettre aux employés pour Noël. » Ce que confirme Danièle Lalonde, propriétaire de G ourmande boutique, auparavant Comptoir gourmand du Centro, dont les paniers de produits du terroir n\u2019ont jamais été aussi populaires.« Les entreprises qui voulaient offrir des paniers cadeaux à leurs employés ont commencé à nous appeler en septembre.Actuellement, on fonctionne à plein régime.On est obligé de refuser des commandes, sinon on pourrait en faire facilement le double. » Sans vouloir donner de chiffres précis, Mme Lalonde dit avoir vendu trois fois plus de paniers cette année que l\u2019an dernier.« Ce que je peux vous dire, c\u2019est que c\u2019est dans les quatre chiffres, alors que l\u2019an dernier, c\u2019était dans plutôt les trois chiffres\u2026 » En tant que commerçante, Dorothée Gallant témoigne de cet engouement.Copropriétaire de l\u2019épicerie Silo Bio-Vrac, elle fait partie des commerçants dont les produits se retrouveront dans quelque 200 paniers cadeaux certifiés Créateurs de saveurs Cantons-de-l\u2019Est.« C\u2019est une tendance très forte qu\u2019on voit venir depuis quelques semaines sur les réseaux sociaux.Les entreprises veulent offrir des produits locaux.Dans notre cas, ça nous permet de faire connaître notre mission, c\u2019est-à-dire d\u2019offrir des produits bio, sans emballage ou dans des contenants réutilisables. » AUTRES TENDANCES À la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Sherbrooke, la directrice générale Louise Bourgault dit avoir entendu parler de cette « tendance » envers les paniers cadeaux remplis de produits locaux, mais ce n\u2019est pas ce qu\u2019elle observe parmi ses membres.« Ce qu\u2019on voit surtout, ce sont des cartes cadeaux, que ce soit de la SAQ, du Carrefour de l\u2019Estrie ou encore de la Fondation du CHUS.Il y a aussi des entreprises qui vont offrir des vêtements avec le logo de l\u2019entreprise.D\u2019autres vont acheter un certificat pour une livraison de boîtes repas dans des restaurants de la ville.Comme ça, les gens peuvent choisir eux-mêmes ce qu\u2019ils veulent s\u2019offrir pour Noël. » Chez Créations Jade, à Ascot Corner, où l\u2019on se spécialise dans les objets promotionnels, les ventes d\u2019objet identifiés sont en hausse de 50 % par rapport à l\u2019an dernier, indique son directeur général Sébastien Lussier.« Cette année, avec le télétravail, beaucoup d\u2019entreprises offrent des articles pour améliorer le confort ou la productivité de leurs employés à la maison.On vend beaucoup de bandes de puissance pour ordinateur, des haut-parleurs Bluetooth, des cafetières, des manteaux, etc.En ajoutant le logo de l\u2019entreprise, on vient renforcer le sentiment d\u2019appartenance.» Des cadeaux à saveur locale à la place du party de Noël « Actuellement, on fonctionne à plein régime.On est obligé de refuser des commandes, sinon on pourrait en faire facilement le double. » \u2014 Danièle Lalonde, propriétaire de Gourmande boutique Propriétaire de Gourmande boutique, auparavant Comptoir gourmand du Centro, Danièle Lalonde affirme que les paniers de produits du terroir n\u2019ont jamais été aussi en demande.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 819 562 0777 - qtrecherche.com Pour être admissible à ce Projet, vous devez : \u2022 être âgé de 18 à 64 ans ; \u2022 être en bonne santé ; \u2022 n\u2019avoir reçu aucun vaccin 14 jours avant la deuxième visite et ne prévoir aucun vaccin dans les 28 jours suivant le début de l\u2019étude.Si ce projet vous intéresse, veuillez contacter l\u2019équipe de recherche au 819 562-0777 ou visitez qtrecherche.com.Une compensation monétaire sera allouée pour les participants à cette étude clinique.Ce projet est mené sous la supervision du Dr Jean-Sébastien Gauthier Étude en recrutement portant sur unvaccin en investigation contre la covid-19 Q&T Recherche Sherbrooke participe actuellement à une étude clinique portant sur un vaccin contre la COVID-19.7240, boul.Bourque, Sherbrooke (secteur Deauville), sortie 128, autoroute 10 www.passionaction.ca 819 864-0759 CARTE VIP disponible vous donnant droit à des rabais de 10 % La plus grande boutique érotique en Estrie 0028593 0051772 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 12 TDA/H?: AU-DELÀ DU DIAGNOSTIC DANIEL LEBLANC Le Droit GATINEAU \u2014 Il y a toujours place à l\u2019amélioration, mais il ne fait aucun doute dans la tête d\u2019une psychologue en milieu scolaire que les élèves le moindrement turbulents, y compris ceux ayant un trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H), ont leur place dans les rangs du système d\u2019éducation.Concertation, prévention et flexibilité sont parmi les clés du succès, à son avis.« Les études tendent à démontrer que plus on intervient dans la classe ordinaire, meilleures sont les chances, car l\u2019enfant va avoir des modèles positifs.L\u2019idée, c\u2019est d\u2019agir le plus possible en prévention, avoir des interventions concertées.Il s\u2019agit aussi de sortir un peu des sentiers battus et de permettre à certains élèves, par exemple, de travailler debout à l\u2019arrière de la classe.Certains enseignants vont l\u2019accepter, ont plus de flexibilité et de créativité.Parfois, il peut aussi arriver qu\u2019il y ait jumelage avec une autre classe pour que l\u2019élève se rende dans un autre cours d\u2019éducation physique, qu\u2019il puisse bouger plus », affirme la Dre Fanny Trudel, psychologue œuvrant dans plusieurs écoles primaires du Centre de services scolaire des Draveurs, à Gatineau.Affirmant qu\u2019il y a un courant de pensée qu\u2019elle appelle « la culture de l\u2019identification » au sein du système d\u2019éducation, celle qui a aussi agi comme psy- choéducatrice durant une décennie insiste pour dire qu\u2019en contexte scolaire, absolument rien n\u2019oblige d\u2019avoir un diagnostic pour offrir des mesures d\u2019adaptation.« C\u2019est bien important, car les psychologues peuvent faire autre chose que de l\u2019évaluation et je pense qu\u2019on peut être encore plus utiles encore.Pour les élèves qui ont des symptômes reliés au TDA/H, on va mettre en place beaucoup de choses avant d\u2019en arriver à l\u2019évaluation.Celle-ci devient nécessaire seulement quand les parents souhaitent aller vers la médication.Mais avant d\u2019en arriver là, il y a toute la portion où l\u2019enseignant et les professionnels peuvent offrir du soutien.Il y a une panoplie d\u2019outils à notre disposition, il y a des entreprises qui se spécialisent là-dedans.Il y a les bandes élastiques pour pattes de chaises, pour que l\u2019élève puisse bouger sans que ça fasse de bruit, il y a des objets d\u2019apaisement, il y a aussi des coussins gonflables (Movin\u2019sit) pour que l\u2019enfant puisse gigoter sas risquer de tomber, etc », explique la Dre Trudel.Cette dernière affirme que non seulement les outils se sont raffinés au fil des ans, mais notre compréhension également.« Je vois des enseignants qui ont des espèces de petits cartons sur lesquels on inscrit n\u2019importe quoi, surtout s\u2019il s\u2019agit des plus jeunes qui ne savent pas encore lire, et quand l\u2019élève a besoin de bouger, ils leur en donnent u n p o u r q u \u2019 i l a i l l e l e remettre à la secrétaire, q u i c o m p re n d a l o r s que l\u2019enfant n\u2019avait que besoin de s\u2019activer un peu.La créativité n\u2019a pas de limites.Il y a aussi le temps d\u2019écran qui peut faire en sorte d\u2019augmenter les symptômes et de réduire le temps de concentration.Ça peut être problématique.Même chez les adultes, on est tellement habitués de zapper que la durée d\u2019attention fond comme neige au soleil », soutient la spécialiste.FILLES VERSUS GARÇONS Mme Trudel affirme qu\u2019en raison de leurs symptômes plus apparents dans la majorité des cas, les garçons aux prises avec un TDA/H ressortent davantage du lot à l\u2019école, alors que les filles, qui tendent à être plus lunatiques, passent parfois un peu plus sous le Quatre personnes sur cent vivent aujourd\u2019hui avec un trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H); un bond de géant par rapport à il y a 20 ans.Aujourd\u2019hui encore, ce diagnostic fait mal aux personnes qui le reçoivent.Tolère-t-on moins aujourd\u2019hui ceux qui sont appelés les «?petits tannants?» dans leurs classes?Nos journalistes des Coops de l\u2019information se sont penchés sur le sujet.TDA/H LA CRÉATIVITÉ N\u2019A PAS DE LIMITES Le TDA/H est fortement héréditaire : les gènes jouent un rôle majeur sur le développement de ce trouble.La génétique serait responsable d\u2019environ 75?% des cas de TDA/H.Certains facteurs environnementaux non partagés (dont les complications pendant la grossesse, à la naissance ou peu après la naissance) contribuent au développement du TDA/H dans 10 à 25 % des cas.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD L\u2019ORIGINE DU TDA/H? laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 13 TDA/H?: AU-DELÀ DU DIAGNOSTIC MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Dr Martin Pearson, psychologue spécialisé en traitement du trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hype- ractivités (TDA/H) chez l\u2019adulte, est lui-même atteint.Il utilise l\u2019image de la course à pied pour illustrer la souffrance que peuvent vivre les personnes atteintes d\u2019un TDA/H et qui ne reçoivent pas une aide appropriée.« C\u2019est comme courir sur un sentier de gravelle pieds nus.On va courir moins vite et moins longtemps que si on porte des bonnes chaussures.Les médicaments pour un TDA/H, c\u2019est comme la bonne paire de chaussures.Ça aide vraiment.Mais encore faut-il prendre le bon médicament et au bon dosage, être accompagné », insiste le psychologue Martin Pearson.La prévalence du diagnostic du trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) a fait un bond de géant depuis 20 ans.Le diagnostic chez les enfants de 1 à 24 ans est passé de 0,9 % en 2000-2001 à 4,1 % en 2015-2016.La prévalence varie considérablement selon le sexe.Elle était respectivement de 5,3 % chez les garçons et de 2,8 % chez les filles.Il s\u2019agit d\u2019un trouble neurodé- veloppemental fréquent caractérisé par une difficulté à moduler les idées (inattention), les mouvements et les comportements (hyperactivité).« Le TDA/H est un problème de santé publique qui touche un grand nombre d\u2019enfants et d\u2019adultes.Il peut affecter la réussite scolaire et professionnelle des personnes atteintes, ainsi que leur fonctionnement au quotidien au sein de la famille et dans la société.Des traitements existent pour réduire les symptômes du TDA/H et les gens ont besoin de plus d\u2019informations sur ce trouble afin que les enfants puissent apprendre, grandir et s\u2019épanouir, et ce, avec le moins d\u2019impact possible sur leur vie », analyse le Dr Alain Lesage, médecin psychiatre, chercheur à l\u2019Institut universitaire en santé mentale de Montréal et professeur à l\u2019Université de Montréal.Le Dr Lesage prend l\u2019exemple de la myopie pour illustrer que chaque personne n\u2019est pas atteinte du TDA/H avec la même intensité : certaines personnes ne voient qu\u2019un peu flou, d\u2019autres ne distinguent pratiquement rien sans lunettes.« C\u2019est exactement la même chose pour les personnes souffrant de TDA/H.Les médicaments pour le traiter sont l\u2019équivalent des lunettes pour la myopie », mentionne le Dr Lesage.Le TDA/H affecte la capacité des personnes atteintes à répondre aux exigences du milieu scolaire.En conséquence, les personnes atteintes sont beaucoup plus à risque de développer une dépression ou un trouble anxieux à un moment de leur vie.Mais attention, disent les spécialistes, il n\u2019y a pas que les médicaments qui doivent être utilisés.Les personnes atteintes de TDA/H, leurs parents et leurs enseignants doivent travailler à trouver des stratégies d\u2019adaptation.Dans certaines situations, celles-ci seront suffisantes pour empêcher les personnes de souffrir à cause de leur trouble.« Il y a des gens qui ont trouvé plein de bonnes stratégies d\u2019adaptation et celles-ci peuvent fonctionner longtemps », dit M. Pearson.Les exemples sont multiples : agenda, mémos, endroits stratégiques pour déposer certains objets, codes de couleurs, etc.UNE MALADIE CHRONIQUE?Il y a 20 ans, les enfants n\u2019étaient plus suivis par un médecin et arrêtaient de prendre la médication quand ils atteignaient l\u2019âge adulte et quittaient les bancs d\u2019école.Conséquence : beaucoup de jeunes adultes continuaient de souffrir tout au long de leur vie.« On pense de plus en plus que c\u2019est une maladie chronique », indique le Dr Lesage, qui a notamment participé à la rédaction d\u2019une brochure sur la Surveillance du trouble du déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité au Québec pour de l\u2019Institut national de santé publique du Québec.Au Québec, 4,4 % des adultes seraient atteints d\u2019un TDA/H, soit environ 190 000 personnes.Toutefois, la moitié de ces gens l\u2019ignoreraient.« Dans un système où on travaillerait à la ferme toute notre vie, il n\u2019y aurait pas d\u2019enjeux à être TDA/H.Mais dans un système où on veut aller à l\u2019école, dans un système où on a besoin d\u2019être attentif, dans un système où il faut respecter plusieurs règles sociales, c\u2019est plus difficile », mentionne le Dr Alain Lesage.Alors, que peuvent faire les adultes aux prises avec un TDA/H?« Quand on s\u2019occupe bien du TDA/H, on peut avoir un impact sur le parcours de vie des personnes atteintes : éviter l\u2019abus de certaines substances, des dépendances, moins de traumatismes (accidents et suicides)\u2026 La maladie est là, mais on la diagnostique mieux, on la traite mieux.On évite un plus haut taux de mortalité, la prison, même.Ce sont des traitements qui changent des vies », assure le Dr Lesage.Et il n\u2019est jamais trop tard pour consulter.« J\u2019ai déjà posé un diagnostic à une personne de 78 ans », soutient le psychologue Martin Pearson.Trouver la bonne paire de chaussures Des traitements existent pour réduire les symptômes du TDA/H et les gens ont besoin de plus d\u2019informations sur ce trouble afin que les enfants puissent apprendre, grandir et s\u2019épanouir, et ce, avec le moins d\u2019impact possible sur leur vie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU radar.Les filles sont surreprésen- tées dans la présentation inattentive prédominante, tandis que les garçons sont surreprésentés dans la présentation hyperactivité et impulsivité prédominante.« Ça fait en sorte que l\u2019attention des enseignants et des adultes est plus portée vers les élèves qui vont bouger beaucoup, parce qu\u2019ils sont plus dérangeants, parce qu\u2019ils occupent plus d\u2019espace et prennent plus d\u2019initiatives.Ils sont plus dans le pétrin, ils se font plus attraper que les autres, aussi, car ils n\u2019ont pas le temps de réfléchir et de planifier.Ce sont souvent des garçons.Ce sont ces élèves-là qui vont avoir un peu plus de services au niveau des techniciens en éducation spécialisée, parce qu\u2019ils vont vivre des conflits plus régulièrement », note-t-elle.La Dre Trudel souligne qu\u2019on essaie de favoriser « une communication ouverte » entre le milieu familial et le milieu scolaire.« Parfois, des parents vont instaurer une médication sans en parler à l\u2019école.Je comprends jusqu\u2019à un certain point, car ils ne veulent pas se faire influencer et avoir la perception de l\u2019enseignant, mais en même temps, le problème à ce moment-là est qu\u2019on ne fait que capitaliser sur la médication et non les autres interventions en amont.L\u2019enseignant, ce sont les yeux des parents.Il pourrait par exemple dire que la médication est trop élevée, qu\u2019il n\u2019a plus le même petit bonhomme devant lui en classe ou encore que l\u2019effet est de trop courte durée.Ce n\u2019est pas simple, souvent les deux parties se sentent jugées et incomprises », raconte la psychologue.Dre Fanny Trudel, psychologue œuvrant dans plusieurs écoles primaires, affirme qu\u2019en raison de leurs symptômes plus apparents dans la majorité des cas, les garçons aux prises avec un TDA/H ressortent davantage du lot à l\u2019école, alors que les filles, qui tendent à être plus lunatiques, passent parfois un peu plus sous le radar.\u2014 PHOTO LE DROIT, ETIENNE RANGER TDA/H LA CRÉATIVITÉ N\u2019A PAS DE LIMITES Voici deux livres en guise de références recommandés par les médecins et psychologues consultés dans ce dossier : Mon cerveau a besoin de lunettes (une version pour adulte et une pour les enfants), par la Dre Annick Vincent, médecin psychiatre Le TDA/H raconté aux enfants, par Ariane Hébert, psychologue BESOIN D\u2019EN SAVOIR PLUS?« Les médicaments pour un TDA/H, c\u2019est comme la bonne paire de chaussures.Ça aide vraiment.Mais encore faut-il prendre le bon médicament et au bon dosage, être accompagné. » \u2014 Martin Pearson, psychologue SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 14 TDA/H?: AU-DELÀ DU DIAGNOSTIC MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le trouble du déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) regroupe dans un même diagnostic deux caractéristiques qui peuvent pourtant sembler fort différentes : le déficit de l\u2019attention et l\u2019hyperactivité.En effet, ce sont les mêmes portions du cerveau, celles de l\u2019aire préfrontale, qui s\u2019occupent à la fois de stimuler l\u2019attention et la vigilance de l\u2019enfant, et à la fois de lui permettre de s\u2019auto-contrôler et de gérer son impulsivité.« Pour moi, ce sont des troubles différents.Mais les deux diagnostics ont été mis ensemble parce que chez les tout petits, ça se ressemble : quand tu bouges beaucoup (hyperactif ), tu es moins attentif (déficit de l\u2019attention) », explique le Dr Francis Livernoche, un pédiatre du CIUSSS de l\u2019Es- trie-CHUS spécialisé en pédiatrie sociale.Peu importe que la personne soit TDA/H de type inattentif, hyperactif-impulsif ou type mixte, toutes ont un trait commun.« Ce qui unit toutes ces personnes, c\u2019est un trouble de l\u2019engagement.Être TDA/H, c\u2019est avoir un déficit de la motivation », indique le Dr Martin Pearson, psychologue spécialiste en TDA/H chez l\u2019adulte.« Je dis souvent que la volonté, ce n\u2019est pas un muscle : ça ne s\u2019entraine pas.La volonté, c\u2019est un réservoir.Une personne atteinte d\u2019un TDA/H dépensera quatre fois plus d\u2019énergie qu\u2019une personne non TDA/H pour se motiver à accomplir une tâche qu\u2019elle trouve plate.Quand ton devoir de maths te demande quatre fois plus d\u2019énergie qu\u2019à une personne non TDA/H, ça se peut que tu décroches plus vite parce que ton réservoir est vide », indique-t-il.Le cerveau des personnes avec un TDA/H travaille donc différemment puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019un trouble neurodéveloppemental.« Ce n\u2019est pas parce qu\u2019on n\u2019est pas assez intelligents, qu\u2019on est paresseux ou qu\u2019on ne fait pas d\u2019efforts », ajoute M. Pearson.DÉFICIT DE L\u2019ATTENTION Parlons un peu plus du déficit de l\u2019attention.Celle-ci se définit généralement comme la capacité à maintenir son attention afin de mener à bien une tâche.Elle se décline en trois types, l\u2019attention soutenue, sélective et partagée.« C\u2019est très dur d\u2019objectiver l\u2019inattention.Quelle est la différence entre le normal et l\u2019anormal? » se questionne le Dr Francis Livernoche, spécialiste de la pédiatrie sociale.« Dans une société de stress, de performance, de notifications, c\u2019est de plus en plus dur d\u2019être attentif à une seule chose à la fois.Dans notre société, le nombre de diagnostics risque encore d\u2019augmenter parce que les gens ont de la misère à se concentrer sur une chose.La vraie question à se poser, c\u2019est : pourquoi cet enfant est-il inattentif?Est-ce que c\u2019est de l\u2019anxiété?Se passe-t-il quelque chose à la maison?Est-ce qu\u2019il aurait simplement besoin de bouger plus? » ajoute le Dr Livernoche.HYPERACTIVITÉ Ensuite, il y a le volet hyperactivi- té : chez les TDA/H, on peut parler de bougeotte des idées ou de bougeotte physique.Encore là, estime le pédiatre sher- brookois, on diagnostique probablement trop tôt ou sans chercher suffisamment la cause derrière la problématique.« Il y a une banalisation du diagnostic de TDA/H, qui doit vraiment amener un trouble de fonctionnement et une souffrance », estime le Dr Francis Livernoche, qui pratique la pédiatrie sociale directement dans des écoles.« Selon une étude, les enfants qui viennent juste d\u2019avoir leur cinq ans à la rentrée à la maternelle ont tendance à être surreprésentés dans le diagnostic de TDA/H.Entre un enfant qui a cinq ans à la rentrée et un autre enfant qui aura bientôt six ans, c\u2019est 20 % de sa vie que le plus jeune n\u2019a pas encore vécu! Ces études laissent donc suggérer qu\u2019il y a une maturation normale qui doit se faire », indique le pédiatre social.« En bas de cinq ou six ans, moi je prescris des médicaments uniquement s\u2019il y a des comportements agressifs ou violents qui amènent à une exclusion sociale à la maternelle.Mais ça prend aussi des interventions en psychoéducation », insiste-t-il.« Une autre étude montre que 50 % des symptômes liés au TDA/H, particulièrement l\u2019hyperactivi- té, sont partis à l\u2019adolescence », ajoute le pédiatre.Le TDA/H est effectivement plus diagnostiqué aujourd\u2019hui.Est-il diagnostiqué trop tôt, trop tard, adéquatement?Les avis divergent sur la question.Mais un élément fait consensus chez tous les spécialistes consultés : les personnes qui souffrent doivent aller chercher de l\u2019aide et des conseils absolument.« Il y a une énorme stigmatisation dans notre société contre la médication chez les enfants.C\u2019est vu comme si c\u2019était quelque chose de pas bon.Les parents ont longtemps été stigmatisés quand ils donnaient des médicaments aux enfants.Maintenant, les choses ont changé, il y a des associations de parents.Il faut aider les parents à se sentir plus à l\u2019aise face au TDA/H.Il reste toujours une souffrance des parents.Il reste des stigmas.Et des stigmas, ça se combat par l\u2019éducation », insiste le Dr Lesage.Peu importe que la personne soit TDA/H de type inattentif, hyperactif- impulsif ou type mixte, toutes ont un trait commun.« Ce qui unit toutes ces personnes, c\u2019est un trouble de l\u2019engagement.Être TDA/H, c\u2019est avoir un déficit de la motivation », indique le Dr Martin Pearson, psychologue spécialiste en TDA/H chez l\u2019adulte.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Les conséquences d\u2019avoir un TDA/H peuvent être lourdes, très lourdes, voire mortelles pour les personnes qui souffrent d\u2019hyperactivité et d\u2019impulsivité notamment.Il y a des chiffres à l\u2019appui.Entre 1996 et 2012 au Québec, 83,9 jeunes sur 100 000 hommes atteints de TDA/H sont morts entre l\u2019âge de 1 et de 24 ans.En comparaison pour la même tranche d\u2019âge et durant les mêmes années, il y a eu un taux de décès de 16,8 jeunes hommes non atteints de TDA/H.Les suicides et les traumatismes liés aux accidents de voiture sont les principales causes de la mort de ces jeunes.« Être impulsif, c\u2019est dangereux derrière un volant à 18 ans.Ces jeunes vont appuyer sur l\u2019accélérateur plus vite, et ils ont moins d\u2019expérience pour en assumer les conséquences.Le suicide sera aussi un geste impulsif, moins réfléchi, parce que les problèmes d\u2019impulsivité et d\u2019inattention sont toujours là », explique le Dr Lesage.« Partout dans le monde, des études montrent que le tiers de gens dans les pénitenciers ont un diagnostic de TDA/H.Ça veut dire qu\u2019il y aurait beaucoup de gens que l\u2019on pourrait aider à se réhabiliter », soutient le psychiatre Alain Lesage.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD DE LOURDES CONSÉQUENCES POSSIBLES AU TDA/H LE RÉSERVOIR DE LA VOLONTÉ laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 15 TDA/H: AU-DELÀ DU DIAGNOSTIC Ç a s\u2019est passé il y a quelques semaines, dans une école primaire comme on en trouve un peu partout.Debout devant la classe de 4e année, Antoine Faulkner n\u2019a pas mis de temps à identifier le « TDAH » du groupe.Le garçon n\u2019arrêtait pas de parler, de bouger et de perturber le bon déroulement du cours.Le suppléant est intervenu.Il s\u2019est reconnu en lui.« Qu\u2019est-ce qui se passe?Pourquoi tu déranges tout le monde?Tu te prives de travailler en équipe en faisant cela.» La réplique de l\u2019écolier ne s\u2019est pas fait attendre et ne l\u2019a pas surpris.« De toute façon, je ne veux pas travailler en équipe.Je ne suis pas bon à l\u2019école.Personne ne m\u2019aime.Je vais redoubler.» Plus jeune, le remplaçant s\u2019est aussi traité de nul, de poche et autres qualificatifs témoignant d\u2019une estime de soi à zéro.Antoine aurait pu garder ce mauvais souvenir pour lui et demander à l\u2019élève de s\u2019atteler à la tâche sans délai et avec sérieux.Il lui a plutôt révélé ce secret qui n\u2019en est pas vraiment un.« Tu sais, je n\u2019ai jamais vraiment été bon à l\u2019école, j\u2019ai toujours dû bûcher plus que les autres pour avoir des résultats moyens.» Tout naturellement, Antoine lui a parlé de son propre trouble du déficit de l\u2019attention avec hype- ractivité, une problématique à laquelle s\u2019ajoutent une dyslexie et une dysorthographie, deux grands mots pour désigner des difficultés d\u2019apprentissage de la lecture et de l\u2019écriture.« Moi aussi j\u2019ai un TDAH! », a confié un enfant témoin de la scène.« Moi aussi! », a renchéri un autre.Il n\u2019en fallait pas plus pour que le suppléant saisisse l\u2019occasion de transmettre à toute la classe une leçon qui ne fait pas appel aux connaissances, davantage à sa propre expérience.« Regardez où je suis rendu dans la vie.Je suis à l\u2019université pour moi-même enseigner! Il n\u2019y a personne de nul dans la vie.On a chacun nos faiblesses et nos forces.Ici, je ne vois que des gens qui doivent persévérer plus que d\u2019autres.Vous êtes tous bons! Moi, je crois en chacun de vous, même si je ne vous connais pas.» Le petit garçon turbulent s\u2019est mis à pleurer doucement.De soulagement et avec reconnaissance.Cette journée- là, le suppléant portait son chandail préféré, avec ce message personnalisé sur le devant: « Fier d\u2019être TDAH ».Âgé de 22 ans, Antoine Faulkner étudie à l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières pour réaliser son rêve : enseigner au primaire et donner de l\u2019espoir.C\u2019est bien parti.Je vous l\u2019ai présenté pour la première fois il y a un an, dans une chronique où l\u2019étudiant originaire de Repentigny m\u2019avait raconté l\u2019histoire derrière « La page TDAH ».Ils étaient alors quelque 75 000 personnes à le suivre sur Facebook.Antoine compte au- jourd\u2019hui près de 120 000 abonnés.Parmi eux, des jeunes et des adultes qui vivent avec le TDAH, des parents et des enseignants.Antoine Faulkner n\u2019est pas là pour donner des conseils.Il préfère nous partager sa vision du quotidien avec les quatre lettres qui sont officiellement entrées dans sa vie à l\u2019âge de 8 ans.Le jeune homme use d\u2019humour et de sensibilité pour aborder un sujet qui ne fait pas toujours rire, mais qu\u2019il s\u2019efforce de dédramatiser et de normaliser.« Longtemps, je ne voulais pas parler de mon TDAH.Je me sentais seul.» Enfant et adolescent, Antoine prenait une médication qui l\u2019aidait à contrôler son hyperactivité et à mieux fixer son attention.En vieillissant par contre, au moment d\u2019amorcer ses études collégiales, les effets indésirables ont pris le dessus sur les bienfaits.Perte d\u2019appétit, baisse d\u2019énergie et de moral, impression de ne pas être « lui-même ».« Je pense que je n\u2019avais pas le bon dosage.» Le cégépien n\u2019a pas poussé plus loin la réflexion.Il a pris la décision de cesser la médication.Du jour au lendemain.« Impulsivement », sourit Antoine en sachant pertinemment que cette réaction est typique d\u2019une personne TDAH.Sur ce, une précision s\u2019impose ici.Le jeune homme n\u2019est pas contre la prise de médicaments pour traiter les symptômes.Il est formel.« Ça a quand même sauvé mon parcours scolaire, primaire et secondaire.» Mais à 18 ans, après dix années à devoir consommer sa dose journalière de psychostimulants afin de mieux cohabiter avec le TDAH, Antoine a eu envie de se regarder aller du coin de l\u2019œil, de vérifier s\u2019il pouvait s\u2019en passer.Jusqu\u2019à preuve du contraire, c\u2019est le cas.Ce qui ne veut pas dire que le TDAH ne fait plus partie de lui.Antoine sait qu\u2019il doit mettre les bouchées doubles dans ses études, qu\u2019il a tendance à procrastiner avant de remettre des travaux, qu\u2019il se laisse facilement distraire par l\u2019écureuil qui passe devant la fenêtre et ainsi de suite.La pandémie et les cours en ligne n\u2019aident en rien.Sortir de chez lui, faire la route jusqu\u2019à l\u2019université, rencontrer les profs et côtoyer les autres étudiants, ça lui manque beaucoup.Le contact humain favorise les apprentissages.C\u2019est encore plus vrai pour Antoine qui, seul devant son écran, a de la difficulté à rester concentré.« C\u2019est mon plus grand défi.» Tout autour de lui est source de distraction.« La maison est un endroit propice pour faire des activités personnelles comme écouter des films, jouer à des jeux vidéo ou aller sur les réseaux sociaux.» L\u2019école à distance exige de faire appel au sens de l\u2019organisation, un concept qui n\u2019est pas inné chez les personnes TDAH, concède l\u2019étudiant qui multiplie les stratégies pour y arriver.Entre un stage et des journées de suppléance, ses notes d\u2019examen ne sont pas toujours à la hauteur de tous ses efforts.Ça le décourage parfois, mais il s\u2019accroche à son rêve d\u2019enseigner, particulièrement aux enfants qui se sentent différents des autres dans une classe.Antoine est persuadé d\u2019y avoir sa place.« Je veux montrer aux élèves que des gens incompétents, ça n\u2019existe pas lorsqu\u2019on persévère.» ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Antoine le TDAH et futur prof Très populaire sur Facebook, Antoine Faulkner a créé «La page TDAH» pour démystifier une réalité qui touche plusieurs personnes, jeunes et moins jeunes.\u2014 PHOTO FOURNIE LES TROIS TYPES D\u2019ATTENTION L\u2019attention soutenue : la capacité à maintenir son attention de façon continue afin de mener à bien une tâche; L\u2019attention sélective : la capacité à sélectionner une source d\u2019informations en laissant tomber toutes les autres.Par exemple, l\u2019élève écoute l\u2019enseignant malgré le bruit que font d\u2019autres élèves; L\u2019attention partagée : l\u2019habileté de traiter simultanément plusieurs sources d\u2019information.Par exemple, l\u2019élève écoute l\u2019enseignant et écrit des notes ou la même de famille qui cuisine et surveille ses enfants en même temps.MARIE-CHRISTINE BOUCHARD LA SUITE DU DOSSIER DIMANCHE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 SUR LE WEB SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 16 ACTUALITÉS JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 À défaut d\u2019acclamer le père Noël sur un char allégorique au centre-ville de Sherbrooke lors d\u2019un défilé traditionnel, petits et grands pourront se lancer sur sa trace à partir du 4 décembre, pour une durée d\u2019un mois, dans ce qui a tous les airs d\u2019un défilé inversé.Il semble que le plus célèbre barbu du monde se soit caché à l\u2019aide de lutins taquins qu\u2019il faudra traquer dans la Chasse aux lutins à CentrÔville, la nouvelle activité du temps des Fêtes organisée en partenariat par Fééries hivernales, Commerce Sherbrooke et Destination Sherbrooke.« À la suite de l\u2019annulation du défilé du père Noël, les organisateurs se sont mobilisés pour trouver une activité de rechange.Il s\u2019agit d\u2019un petit parcours à pied pour voir des vitrines dans lesquelles sont construites des saynètes de Noël.Il suffira de répondre aux devinettes liées à chacun des décors.Des questions seront posées à propos des lutins qui ont envahi le centre-ville » explique Amélie Boissonneau, coordonnatrice aux communications à Destination Sherbrooke.Concrètement, un parcours en 18 haltes invitera les Sherbrookois à partir du Marché de la gare et à se rendre sur la rue Frontenac, près de l\u2019hôtel de ville.Les rues Alexandre, King Ouest et Wellington Nord seront aussi empruntées.« L\u2019idée, c\u2019est de décorer de façon originale des locaux vacants du centre-ville et d\u2019inviter la population à répondre à 18 devinettes. » CHASSE AUX LUTINS Ce sont donc 12 vitrines de l o c a u x v a c a n t s, e n p l u s d e quelques vitrines de commerces et des places publiques, qui feront l\u2019objet d\u2019une quête au bout de laquelle une surprise attend les enfants.Dès le 4 décembre, les énigmes pourront être consultées sur le site www.chasseauxlutins.com.« L\u2019activité vise plusieurs objectifs, soit la mise en valeur de certains locaux, attirer la population au centre-ville dans le temps des Fêtes et découvrir les commerces du centre-ville.C\u2019est aussi une nouvelle activité à faire en famille, tout en respectant le concept de bulles et de distanciation physique », précise Mme Boissonneau.La Chasse aux lutins ne cherche pas à remplacer l\u2019activité que Sherbrooke souhaitait mettre en place avec Moment Factory.« Elle vient remplacer le défilé du père Noël.Elle était dans nos cartons avant l\u2019annulation du projet avec Moment Factory, mais nous l\u2019avons conçue dès le départ en prévision d\u2019une zone rouge.Le parcours a une longueur de deux kilomètres et nous présumons que les participants pourront respecter la distanciation et qu\u2019ils respecteront les consignes de demeurer dans leur bulle familiale », précise Mme Boissonneau.Les saynètes qui remplaceront les chars allégoriques seront donc statiques, derrière des vitrines, mais elles auront été conçues par des spécialistes, soit l\u2019Agence Lion de Granby.Le budget octroyé pour l\u2019ensemble du projet avoisine les 30 000 $.La Ville de Sherbrooke et Desjardins sont partenaires de l\u2019initiative.Un défilé de Noël inversé au centre-ville Destination Sherbrooke lance une activité de chasse aux lutins au centre-ville de Sherbrooke.\u2014 PHOTO FOURNIE NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA 0048247 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 17 0050155 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 18 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca MAGOG \u2014 « Pourquoi accepte- t-on que les magasins à grande surface demeurent ouverts et bondés de monde alors que les restaurants doivent fermer leur salle à manger en zone rouge? » Le propriétaire du restaurant magogois La Table Alain Roger considère qu\u2019il y a incohérence dans les décisions du gouvernement de François Legault en ce qui concerne la lutte contre la pandémie.La fermeture des salles à manger des restaurants pèse lourd sur ces petites entreprises, alors qu\u2019on laisse les magasins et centres commerciaux ouverts.« Je me suis rendu au Carrefour de l\u2019Estrie en fin de semaine.Le stationnement débordait.Au Costco, il y avait plein de monde.Ce n\u2019était pas évident pour la distanciation physique! Les grandes surfaces débordent et les restos sont vides », s\u2019offusque Alain Roger.« Quand nous avons dû fermer nos salles à manger, nous avions mis en place plusieurs mesures de protection.Elles étaient respectées.Pourquoi nous fermer?Je peux comprendre qu\u2019on doit garder les commerces essentiels.Qu\u2019est-ce qu\u2019il y a d\u2019essentiel dans une boutique qui vend des bibelots? » M. Roger demande des preuves de la part du gouvernement.« Où sont les éclosions dans les restaurants? » « Les gens vont pouvoir se réunir dans leur maison à Noël.Il n\u2019y aura pas de mesure de sécurité.Il y avait dans les restaurants! » La sortie du restaurateur mago- gois suit celle de la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Sherbrooke (CCIS) qui ont proposé plus tôt cette semaine un « contrat moral » pour la réouverture des restaurants durant la période du 24 au 27 décembre, dans la foulée de celui du gouvernement Legault qui viendrait soutenir les commerçants mis à mal.La FCCQ et la CCIS ont aussi présenté des pistes de solution au gouvernement, afin d\u2019aider les restaurateurs à pouvoir retrouver le plus rapidement possible leurs opérations.M. Roger a dû mettre à pied une dizaine de personnes, même son chef.Avec son cuisinier, il prépare des plats pour apporter.« Je demeure en contact avec eux.Je ne veux pas les perdre », dit-il avec émotion.« On sent que les gens viennent acheter des plats pour apporter afin de nous encourager.Ils tiennent à nous.Ça fait chaud au cœur. » « Plusieurs restaurateurs du Québec attendent après l\u2019aide promise par le gouvernement.Nous avons des frais fixes aussi. » TEMPS DURS À Sherbrooke, pour Michel Lessard, propriétaire de L\u2019Entr\u2019Amis, les temps sont aussi durs, mais il tente de prendre la situation avec philosophie.« Je ne suis qu\u2019en mode mets pour apporter.Mais je ne fais que 15 à 20 pour cent de mon chiffre d\u2019affaires habituel, cal- cule-t-il.Je ne suis même pas sûr que ça paye les frais fixes à la fin du mois\u2026 » « Mais je comprends un peu le gouvernement.Qui a la solution?C\u2019est plate, mais c\u2019est nous qui écopons. » M. Lessard a dû mettre tout son personnel à pied.C\u2019est lui qui prépare les plats à apporter dans ses cuisines de la 13e Avenue Nord.« Nous étions à deux mètres dans le restaurant.Je venais de recevoir pour 4000 $ de plexiglas quand le gouvernement a fermé nos salles à manger », mentionne-t-il.« Je persévère.Je ne vais pas fermer.J\u2019ai ce restaurant depuis 20 ans.Je veux me rendre à 25 ans.Je n\u2019ai que 50 ans. » Connu pour avoir exploité des restaurants Burger King à Sherbrooke, Jean-Louis Roy observe la scène à distance.Selon lui, plusieurs devront fermer leurs portes définitivement.« J\u2019ai été restaurateur pendant 16 ans.Avec la fermeture des restaurants jusqu\u2019au 11 janvier, autant dire qu\u2019ils sont fermés jusqu\u2019à la fin mars-avril.Janvier et février sont des mois à perte en restauration normalement », analyse M. Roy.« C\u2019est sûr que c\u2019est un autre coup de grâce.Après la pandémie, je prédis facilement qu\u2019il ne restera pas plus de 40 à 50 % des restaurants d\u2019avant la pandémie.Qui osera se risquer après avec ce carnage?C\u2019est d\u2019autant plus décourageant quand on ajoute à cela les difficultés à trouver du personnel avant la pandémie. » Un restaurateur crie à l\u2019injustice «?Les grandes surfaces débordent et les restos sont vides?» Alain Roger, propriétaire du restaurant La Table Alain Roger de Magog, dénonce les Incongruités liées à la zone rouge.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Michel Lessard, propriétaire de L\u2019En- tr\u2019Amis de Sherbrooke.\u2014 PHOTO SITE WEB L\u2019ENTR\u2019AMIS 0046844 0051189 SuivezMickaël Bergeron à compter du 1er décembre nouveau chroniqueur d\u2019actualité Langue par Michel Hellman .DE discrimination ! laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 19 0048255 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 20 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ian Bélanger a été reconnu coupable du meurtre au deuxième degré d\u2019Héliodore Dulac en juin 2018 à Milan et sera condamné à une peine de prison à vie.Le jury a rendu son verdict, jeudi, au quatrième jour des délibérations au palais de justice de Sherbrooke.« C\u2019est unanime », a répondu le jury numéro 8 avant de prononcer « coupable » a l\u2019accusation de meurtre au deuxième degré d\u2019Hé- liodore Dulac.Dans le box des détenus, Bélan- ger paraissait nerveux lorsque le juré numéro 8, qui présidait le jury, avait une en main le verdict de son sort.L\u2019accusé n\u2019a pas eu de réaction particulière lors du prononcé du verdict.Lors des discussions pour fixer les observations sur sa peine, il semblait accepter difficilement son sort regardant fréquemment au sol.Les cinq femmes et sept hommes ont déterminé que Bélanger avait l\u2019intention de tuer Héliodore Dulac ou de causer des lésions corporelles à ce point graves ou dangereuses sachant qu\u2019elles provoqueraient sa mort et qu\u2019il a persisté dans cet acte illégal.Le juge Gaétan Dumas de la Cour supérieure a entériné le verdict de culpabilité du jury et devra déterminer le nombre d\u2019années que Bélanger devra passer en détention avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, soit entre dix et vingt-cinq ans.Il a demandé au jury le nombre d\u2019années avant que Bélanger puisse faire une demande de libération conditionnelle.Requête que le jury a déclinée.« Nous sommes en attente de savoir quelles déclarations de victimes nous allons faire », explique la procureure aux poursuites criminelles Me Isabelle Dorion.Les avocats au dossier Me François Gauthier et Me David Pétranic en défense et Me Isabelle Dorion et Me Geneviève Crépeau pour le ministère public feront des observations sur la peine le 11 décembre prochain.LA PREUVE Kassandra Harpin, qui a témoigné lors du procès, a été condamnée à 52 mois de prison pour l\u2019homicide involontaire coupable d\u2019Héliodore Dulac.Celle qui était la conjointe de l\u2019accusé a assisté à des parties de la discussion entre Ian Bélan- ger et Héliodore Dulac où il y a eu consommation d\u2019alcool et de stupéfiants.C\u2019est à la suite d\u2019une nuit où Ian Bélanger, Kassandra Harpin et Héliodore Dulac avaient consommé une grande quantité d\u2019alcool et de stupéfiants que la situation a dégénéré.L\u2019homme de 72 ans avait manifesté son désir de mourir et il y avait eu recherche d\u2019arme à feu.Pour une raison toujours indéterminée, le ton a monté entre les deux hommes.Ian Bélanger a roué de coups Héliodore Dulac.Le corps d\u2019Héliodore Dulac a été placé dans le coffre arrière de la voiture de Kassandra Harpin pour se rendre chez un dénommé « le vieux rat » dans les environs de Nantes.À un moment donné, elle exécute un ordre de ramener Héliodore Dulac chez lui avec un homme qu\u2019elle n\u2019est pas en mesure d\u2019identifier.Le septuagénaire a été laissé près de la galerie de sa résidence du chemin de la Yard.Il a été retrouvé sans vie par un résident de Milan le 3 juin en après-midi.Ian Bélanger avait fait des aveux à sa sœur en affirmant : « Je lui ai câlissé une tab.de volée.Je ne sais pas s\u2019il est mort. » Ian Bélanger coupable de meurtre au 2e degré RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Accusé d\u2019avoir tué à coups de pied et à coups de poing un client de la taverne Urbaine de Sherbrooke, Kevin Sanders n\u2019est toujours pas apte à affronter le processus judiciaire.Il est accusé du meurtre au deuxième degré de Joël Mailhot commis sur la rue Alexandre en août dernier.Le 17 novembre, il avait été placé en évaluation psychiatrique.« Je vous soumets que vous devriez ordonner une prolongation pour qu\u2019il soit évalué à Pinel.Je ne crois pas que ce soit utile de le faire venir devant le Tribunal.Nous ne sommes pas capables de communiquer avec lui », a expliqué son avocat Me Maxime Chevalier.Après analyse du rapport psychiatrique, le juge Paul Dunnigan de la Cour du Québec a confié Sanders à l\u2019Institut Philippe-Pinel de Montréal où il sera traité en psychiatrie légale.« Dans le rapport, on parle de dangerosité potentielle que l\u2019on n\u2019est pas capable d\u2019assumer dans les institutions locales.Nous allons tenter d\u2019obtenir une aptitude à comparaître », a signalé le juge Dunnigan.Joël Mailhot est décédé quelques jours après l\u2019agression, dont Sanders est accusé.L\u2019accusation de voies de fait grave avait alors été modifiée pour un meurtre au deuxième degré.Cette grave accusation est passible de la prison à vie avec une possibilité de libération conditionnelle entre dix et vingt-cinq ans.La citat ion à procès sur le meurtre au deuxième degré devrait être contestée lors de l\u2019enquête préliminaire qui doit être fixée lorsque Sanders pourra à nouveau faire face à la justice.« Pour le moment, je ne peux pas communiquer avec mon client », a indiqué Me Chevalier.Les caméras de surveillance de l\u2019établissement permettent de constater que Sanders se trouvait au bar à quelques bancs de celui qui allait devenir la victime.À un certain moment, Sanders se lève et assène un premier coup de poing avant de continuer à frapper la victime d\u2019une quinzaine de coups de poing.Il poursuit son agression en donnant des coups de pied à la victime qui se trouve au sol.Le Service de police de Sherbrooke avait été appelé à se rendre à la Taverne Urbaine de la rue Alexandre vers 23 h 30.Le suspect venait de quitter les lieux lorsque les policiers sont arrivés sur place.Ils ont alors constaté qu\u2019un homme gisait inanimé au sol.Il avait reçu plusieurs coups au visage.Des manœuvres de réanimation ont été faites en attendant l\u2019arrivée des ambulanciers paramédicaux.C \u2019e s t M e L a u r i e Ha r t o n e t Me Geneviève Crépeau qui représentent le ministère public dans cette affaire.Le dossier a été reporté au 23 décembre.ACCUSÉ DE MEURTRE AU 2E DEGRÉ Kevin Sanders inapte à faire face à la justice Ian Bélanger \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE 0048348 0048974 \u2022 Cuivre \u2022 Cell, ordinateur, etc.\u2022 Fer \u2022 Aluminium \u2022 Catalyseurs \u2022 Laiton \u2022 Fil isolé \u2022 Batterie autos \u2022 Fonte \u2022 Électroménagers Et plus.NOUS ACHETONS 819 563-8012 2735, BOUL.Queen-Victoria NOUVELLE ADRESSE Visitez aim-recyclage.com laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 21 0045198 Quoi donner à ton bac?Donne-lui des boîtes de céréales et des sacs de papier non souillés.Il va te dire merci.Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part. SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS F rançois Legault s\u2019est établi une réputation de lecteur auprès de nombreuses personnes.Pas seulement de lecteur de dossiers techniques et de revues de presse, mais de romans et d\u2019essais.Comme à peu près tous ceux qui évoluent sous le regard des autres, M. Legault exerce un métier de représentation.Faire état de ce qu\u2019il lit, comme il le fait régulièrement, c\u2019est forcément s\u2019exposer.C\u2019est aussi envoyer des messages.Dis-moi ce que tu lis et je te dirai qui tu es\u2026 Ou ce que tu veux montrer de toi; et ce que tu veux envoyer comme messages.Mais n\u2019est-ce que cela?Non.François Legault lit un livre en moyenne par semaine, à raison de 30 à 60 minutes de lecture tous les soirs, depuis de très nombreuses années.Mercredi, jour du conseil des ministres de son gouvernement, il est apparu dans une présentation organisée par l\u2019Association des libraires du Québec sur Facebook.Il a fait part d\u2019une dizaine de suggestions de lecture dans le cadre des « Prescriptions littéraires » de l\u2019association.Le premier ministre du Québec cherche toujours à faire vibrer la fibre nationale québécoise.C\u2019est donc sans surprise que ses suggestions de lecture, lors de cette présentation, ont d\u2019abord et surtout porté sur des auteurs québécois.Il a parlé de Traverser la nuit, de Marie Laberge, un roman qu\u2019il avait déjà cité lors de l\u2019un de ses points de presse du printemps alors que la COVID faisait des ravages dans les CHSLD.Il a parlé des Filles de Caleb d\u2019Arlette Cousture, de David Goudreault, un « phénomène » littéraire, a-t-il noté, de Dany Laferrière, dont le livre le plus abouti est à ses yeux L\u2019Énigme du retour.Il s\u2019est exprimé sur Marie-Christine Chartier, sur Michel Jean, qui vient de remporter le prix France-Québec avec Kukum, sur des ouvrages de Denise Bombardier et sur L\u2019Empire du politiquement correct du chroniqueur et essayiste Mathieu Bock-Côté, une évocation qui lui a permis de survoler le débat entre les « diversitaires » et les « nationalistes ».C\u2019est ainsi qu\u2019il a nommé ces deux groupes de citoyens aux visions opposées.Il a tenu à n\u2019oublier aucun genre, puisqu\u2019il a aussi présenté Frida, la reine des couleurs, un album pour enfants.Après avoir glissé que son auteur préféré est Romain Gary, et puisqu\u2019il disposait finalement d\u2019encore un peu de temps, il a, en rafale, eu de très bons mots pour Jean d\u2019Ormesson, qui « aide à passer à travers des moments qui sont parfois difficiles » et pour Le Lambeau de Philippe Lançon, un « chef d\u2019œuvre », a-t-il dit.Et il a eu de très bons mots aussi pour Jean- Paul Dubois, Michel Houellebecq, Henning Mankell, ainsi que pour Elena Ferrante.MAROIS ET COUILLARD Alors qu\u2019elle était à l\u2019Assemblée nationale, Pauline Marois avait affirmé au Soleil qu\u2019elle lisait « tous les soirs, toutes les fins de semaine, en vacances, dans l\u2019auto, en avion ».Ce jour-là, elle avait cité Andreï Makine, Nancy Houston, Alessandro Baricco, Yves Beauchemin, Marie Laberge et les auteurs de romans policiers Elizabeth George, P.D.James et John Le Carré.En avril 2018, alors qu\u2019il était premier ministre, et tout juste avant le Salon du livre de Québec, Philippe Couillard avait indiqué que la lecture récente qui l\u2019avait le plus comblé était Le Peuple rieur de Serge Bouchard.Mais jamais un premier ministre québécois n\u2019a autant et aussi régulièrement partagé ses lectures que François Legault.En faisant de même, Philippe Couillard aurait sans doute ajouté à son image de cérébral éloigné des citoyens.Le jeu des perceptions est souvent injuste, mais on ne peut que le constater.Les prédécesseurs de M. Le- gault parlaient de leurs lectures lorsqu\u2019ils étaient questionnés sur le sujet.L\u2019actuel premier ministre ne se fait pas prier.Il en parle régulièrement sur sa page Facebook.Samedi dernier, il écrivait : « J\u2019ai lu Churchill de François Bédarida.Excellente biographie non complaisante d\u2019un des plus grands hommes politiques de l\u2019histoire (\u2026) Grand orateur, son premier discours comme PM : \u201cJe n\u2019ai à offrir que du sang, du labeur, de la sueur et des larmes\u201d (\u2026) Grand patriote, nationaliste. » M. Legault passe ses messages.Le samedi précédent, le 14 novembre, il écrivait : « J\u2019ai lu Jules- A.Brillant \u2013 Bâtisseur d\u2019empires de Paul Larocque et Richard Saindon.L\u2019histoire d\u2019un des plus grands hommes d\u2019affaires québécois du début du 20e siècle, qui est né et a passé toute sa vie au Bas-St-Laurent. » DANIEL PENNAC Même s\u2019il en profite pour soigner son image, tout ça est tout de même remarquable.Car si un premier ministre, dont l\u2019horaire de travail est plutôt fou, trouve le temps de lire autre chose que ses dossiers et ses revues de presse, plusieurs d\u2019entre nous pourraient aussi en trouver pour cette activité pas si désuète.Mercredi, François Legault a fait part de ses « prescriptions littéraires ».Mais, pas de pression! N\u2019oublions pas les prescriptions de Daniel Pennac.Celles apparaissant au dos de l\u2019ouvrage Comme un roman, paru chez Gal- limard en 1992.Selon Pennac, les « droits imprescriptibles » du lecteur sont, entre autres, le droit.de ne pas lire, le droit de lire n\u2019importe quoi, le droit de sauter des pages, le droit de grappiller, le droit de ne pas finir un livre et le droit de lire à haute voix.Finalement, c\u2019est l\u2019idée du plaisir.Si un premier ministre a du temps pour lire.JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Mercredi, François Legault a fait part d\u2019une dizaine de suggestions de lecture dans une présentation organisée par l\u2019Association des libraires du Québec sur Facebook.\u2014 PHOTO TIRÉE D\u2019UNE VIDÉO 0050426 5323, rue de Gaspé 819 564-2911 www.pavillonrockforest.ca \u2022 Une succulente nourriture \u2022 Un personnel dévoué \u2022 Un environnement sécuritaire \u2022 Infirmière diplômé, préposé 24h/24 \u2022 Entretien ménager/literie inclus \u2022 Repas inclus avec certaines unités locatives CHAMBRES STUDIOS 3½ et 4½ Vous hésitez à prendre une décision en raison de la pandémie ! Contactez-nous à : info@pavillonrockforest.ca ou 819-564-2911 poste 04 Prix à partir de 1090 $/mois *Projection du coût réel pour le client de 70 ans et plus, bénéficiant du crédit d\u2019impôt maximal pour le maintien à domicile. laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 23 S\u2019isoler, c\u2019est sérieux.Pour lutter contre la propagation de la COVID-19, on doit s\u2019isoler quand : \u2022 on a des symptômes \u2022 on a passé un test \u2022 le résultat est positif \u2022 on revient de voyage \u2022 on a été en contact avec un cas confirmé Québec.ca/isolement 1 877 644-4545 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 24 Président du C.A.JEAN PERRAULT Directeur général HUGO FONTAINE Directeur de l\u2019information LOUIS-ÉRIC ALLARD «CARREFOUR DES LECTEURS DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca P lus les mois passent et plus Bitfarms, située près du boisé Lucien-Blanchard, sur la rive sud de la rivière Magog, semble incapable de résoudre les problèmes de bruit générés par ses opérations de cryptomonnaie, malgré sa bonne volonté affichée.Devant l\u2019exaspération des citoyens et des conseillers municipaux Marc Denault et Paul Gingues, qu\u2019attendent la Ville de Sherbrooke, le ministère de l\u2019Environnement et celui de la Santé pour intervenir de façon musclée auprès de cette entreprise?L\u2019affaire n\u2019est pas banale : le ministère de l\u2019Environnement a reçu une quarantaine de plaintes depuis le début de l\u2019année (et 26 pour le seul mois de décembre 2019) et est d\u2019avis que le bruit provenant de l\u2019usine peut porter atteinte à la santé des résidants en vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement.Malgré des travaux effectués depuis un an pour corriger la situation, dont des murs anti-bruit, et deux avis de non-conformité émis par le ministère de l\u2019Environnement, plusieurs citoyens du secteur, et particulièrement ceux de la rue Raimbault, située de l\u2019autre côté de la rivière, disent ne plus avoir confiance en Bitfarms.Ces citoyens risquent également de perdre confiance en la Ville de Sherbrooke dans ce dossier.En effet, un citoyen, Denis Pellerin, a révélé il y a une dizaine de jours, que celle-ci a conclu en octobre dernier une entente de confidentialité avec l\u2019entreprise propriétaire de Bitfarms concernant les résultats de tests sonores, de sorte qu\u2019ils ne seront pas divulgués publiquement! On apprenait également la semaine dernière que l\u2019entreprise avait complété la construction d\u2019un nouveau mur-écran et procédé à des réaménagements à l\u2019intérieur de l\u2019usine.Le directeur des communications de Bitfarms, Marc Duchesne, ne peut fournir d\u2019échéancier pour la réalisation des travaux mais dit que la compagnie a « bon espoir que ces mesures seront les dernières ».On ne demande qu\u2019à le croire! To u t e f o i s , c e s c o r r e c t i f s permettront-ils de régler les problèmes de bruit qui séviraient également jusqu\u2019à la rue Denault (ce que nie Bitfarms), du côté sud de la rivière, comme l\u2019affirme le conseiller Paul Gingues?La situation très déplorable que subissent les citoyens touchés soulève évidemment beaucoup de questions.D\u2019abord, pourquoi la Ville de Sherbrooke a-t-elle autorisé ce projet qui, bien que situé en zone industrielle, se trouve à proximité d\u2019un quartier résidentiel?Également, pourquoi la Ville n\u2019a- t-elle pas effectué une étude spécifique sur le niveau de bruit généré par les activités de ce type d\u2019industrie avant de donner son aval?Annoncé dans l\u2019enthousiasme par les élus et les dirigeants de Bitfarms, en 2018, ce centre de cryptomon- naie représentait un investissement de 250 millions $.Si cette entreprise apporte d\u2019importants revenus annuels à Hydro- Sherbrooke, en raison de sa grande consommation d\u2019électricité, les 250 emplois que faisait miroiter Bitfarms au départ ne se sont pas concrétisés : l\u2019entreprise donne présentement du travail à 20 personnes et ne prévoit pas augmenter ce nombre.L\u2019expérience des derniers mois démontre que les normes et les sanctions dans ce genre de situation ne sont pas assez sévères et que ce sont les citoyens qui écopent, ce qui est inacceptable.À cet égard, le conseiller Marc Denault a raison lorsqu\u2019il prône une gradation des sanctions, « quitte à ce que le certificat d\u2019autorisation soit retiré si la Loi sur l\u2019environnement ou les règlements municipaux ne sont pas respectés ».La patience des citoyens a atteint ses limites et il est plus que temps que la Ville et le ministère de l\u2019Environnement serrent la vis.Ils ont la responsabilité de régler ces problèmes de bruit excessif au plus tard à la fin de l\u2019hiver afin que les résidants de part et d\u2019autre de la rivière Magog puissent profiter du retour du beau temps en toute quiétude.C\u2019est leur droit le plus élémentaire.La patience a ses limites Nous sommes plusieurs cyclistes et résidants du secteur à avoir été surpris de la proposition, avancée dans une lettre ouverte, de revoir la reconfiguration récemment proposée de la rue Galt Ouest pour proposer une piste cyclable bidirectionnelle, et ce, afin de préserver quelques espaces de stationnement sur rue du côté sud.(Tous favorables au partage de la rue Galt Ouest, La Tribune, 26 novembre) Nous saluons cette volonté exprimée par les commerçants de partager la rue.Par contre, il faut pouvoir le faire de manière sécuritaire.Les pistes cyclables bidirectionnelles sont malheureusement loin d\u2019être conviviales et sécuritaires, en plus de rendre beaucoup moins efficaces les déplacements.Nous comprenons très bien que le changement apporte toujours son lot de craintes et qu\u2019il est important que les commerces puissent continuer à accueillir leur clientèle.Toutefois, les commerces qui sont sur ce tronçon possèdent déjà un certain nombre de cases de stationnement, ce qui est d\u2019ailleurs exigé par la Ville pour obtenir un permis commercial.Les quelques espaces qui seront retirés, mais qui pourraient être compensés autrement si le besoin se faisait vraiment sentir (soyons créatifs!), ne peuvent à eux seuls justifier qu\u2019on sacrifie la sécurité des cyclistes.Plusieurs commerces ont d\u2019ailleurs « perdu » leurs stationnements sur rue avec la mise en place, cet été, d\u2019une bande cyclable sur chaque côté de la rue Belvédère.Malgré les craintes soulevées lors de cette annonce par quelques commerçants, la disparition des cases de stationnement ne semble pas avoir engendré de grogne, bien au contraire.Bien sûr, cela demandera que la clientèle s\u2019ajuste, mais cela risque aussi pour plusieurs commerces de générer une nouvelle affluence.Nous sommes plusieurs qui serons beaucoup plus enclins à aller faire nos courses dans les petits commerces de la rue Galt si nous pouvions y accéder à vélo, de manière sécuritaire.Avec une piste bidirectionnelle au nord, les commerces seraient privés de ces nouveaux clients.Le changement bouscule, oui, mais il faut aussi reconnaître aussi les opportunités qu\u2019il génère.La rénovation de la rue Galt fait partie d\u2019un processus plus large visant la nécessaire transformation de notre Ville vers des aménagements plus durables.Favoriser les transports actifs comporte de nombreux avantages pour la santé de la population, pour l\u2019environnement, pour la qualité de vie, mais aussi pour l\u2019attractivité des secteurs commerciaux en zone urbaine.Geneviève La Roche Marianne Verville Jean-Pierre Landry et Fabien Burnotte Oui au partage sécuritaire de la rue! Pour nous écrire Courriel : opinions@latribune.qc.ca Télécopieur : 819 564-8098 Poste : Opinions des lecteurs 780, rue King Ouest, Sherbrooke, Québec J1H 1R7 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 OPINIONS 25 D e beaux principes et une loi revampée, c\u2019est insuffisant pour préserver et mettre en valeur une maison ancienne ou un bâtiment patrimonial.Il faut de l\u2019argent.Et si la fiscalité venait à la rescousse de notre patrimoine bâti et le protégeait du pic des démolisseurs?Les maires et les défenseurs du patrimoine ne sont pas toujours sur la même longueur d\u2019onde.Une requête similaire revient toutefois dans les mémoires qu\u2019ils ont présentés cette semaine à la Commission de la culture et de l\u2019éducation chargée d\u2019étudier le projet de loi 69 modifiant la Loi sur le patrimoine culturel.Municipalités, villes et organismes de défense du patrimoine demandent à la ministre Nathalie Roy et à son gouvernement de réfléchir au financement et de voir comment des mesures fiscales pourraient donner au Québec les moyens de ses ambitions en matière de protection du patrimoine.Des solutions novatrices de financement sont réclamées.L\u2019Australie et la Nouvelle- Angleterre pourraient notamment servir d\u2019inspiration.Selon Dinu Bumbaru, directeur des politiques pour Héritage Mont réal, le Québec doit trouver un équilibre entre le « défensif » \u2014 les mesures de défense érigées dans les années 1970 \u2014 et « l\u2019incitatif ».« Tant que la fiscalité municipale ne changera pas, il est plus que probable que les municipalités préféreront le développement immobilier à la protection et à la mise en valeur du patrimoine », craint la Fédération Histoire Québec qui rappelle la démolition de la Maison Boileau à Chambly, du Moulin de l\u2019Île-Verte et de 300 maisons en Beauce après les dommages causés par la crue des eaux.Phyllis Lambert, architecte émérite, relève pour sa part que les municipalités sont placées en conflit d\u2019intérêts avec les promoteurs immobiliers.Pour élargir leur base de revenus, les municipalités deviennent complices par leur inaction, selon elle.Des villes laissent des bâtiments se dégrader, jusqu\u2019au jour où leur démolition libère l\u2019espace convoité par un promoteur.« C\u2019est un geste d\u2019abandon délibéré et d\u2019une certaine manière, un cas de négligence quasi criminelle », soutient-elle.L\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) plaide qu\u2019il faut chercher de meilleurs outils pour que la possession d\u2019un immeuble patrimonial comporte des avantages, et non seulement des contraintes.Elle estime que la fiscalité pourrait accroître notre capacité collective à prendre soin de notre héritage.« La possession d\u2019un bâtiment patrimonial entraîne en effet souvent des dépenses supplémentaires.Il faut trouver des solutions fiscales innovantes pour encourager ces propriétaires qui sont prêts à soigner notre mémoire », fait valoir Suzanne Roy, présidente de l\u2019UMQ.La Fédération des municipalités du Québec invite aussi Québec à rechercher des incitatifs financiers et fiscaux pour les propriétaires.La Table de concertation des organismes nationaux en patrimoine bâti est aussi convaincue qu\u2019un support étatique mieux adapté doit être offert aux propriétaires de biens cités, classés et inventoriés, et ce, tant au plan logistique que financier.Étant donné que ces propriétaires préservent un bien pour la collectivité, la Table considère qu\u2019ils pourraient avoir un traitement particulier.« À l\u2019instar de ce qui se passe en milieu agricole, nous croyons que les villes pourraient établir un taux de taxation différent pour les immeubles classés et/ou cités de leur territoire.De plus, le gouvernement pourrait, comme le fait le ministère de l\u2019Agriculture, rembourser une partie de ces taxes foncières. » Bon débat en perspective.Surtout avec l\u2019important déficit budgétaire que laissera la pandémie.La ministre Roy a mentionné plus d\u2019une fois en commission parlementaire que le Québec n\u2019a pas les moyens de tout acheter et de tout sauver.Le financement est l\u2019enjeu le plus criant, selon la présidente de l\u2019UMQ.Ce ne sont pas la Fédération Histoire Québec, Action patrimoine, Héritage Montréal ou les autres organismes en patrimoine qui la contrediront.Eux aussi se plaignent de manquer de ressources pour remplir leur mission.Le gouvernement caquiste a hérité d\u2019une situation peu enviable en matière de sauvegarde et de valorisation du patrimoine immobilier.Dans le rapport d\u2019audit publié en juin, la vérificatrice générale Guylaine Leclerc a brossé un tableau peu reluisant de la gestion du patrimoine immobilier par le ministère de la Culture et des Communications.L\u2019État est loin de faire preuve d\u2019exemplarité.En poste depuis plus de deux ans, les caquistes feront-ils mieux que leurs prédécesseurs?Don- neront-ils le coup de barre qui s\u2019impose?La ministre Roy déplore devoir jouer au pompier depuis son arrivée en poste.Elle estime que la loi aura plus de mordant avec l\u2019adoption du projet de loi 69 et que le patrimoine immobilier, tant l\u2019ancien que le plus moderne, sera mieux protégé.Certains reconnaissent que des dispositions marquent un pas dans la bonne direction.Mais, sans ajout de ressources financières et humaines, tant au ministère, dans les municipalités, que dans les organismes de défense du patrimoine, le navrant constat de la vérificatrice risque de se répéter.Au ministère, le nombre d\u2019employés attitrés au patrimoine est six fois moindre qu\u2019à la fin des années 1970.La ministre Roy est fière de son programme de soutien au milieu municipal en patrimoine immobilier.La fin de ce programme, créé en 2019, est toutefois prévue pour 2022.« Deux ans d\u2019avenir, c\u2019est bien trop court pour autant d\u2019histoire.Le souci du patrimoine doit devenir une valeur, une constance », a souligné la présidente de l\u2019UMQ.L\u2019incurie et le délestage de responsabilités semblent malheureusement la constance.L\u2019intérêt pour le patrimoine est souvent de courte durée et suscité par l\u2019indignation de citoyens qui refusent de voir disparaître des bâtiments riches d\u2019histoire et de mémoire.Les élus procèdent à des resserrements législatifs sans s\u2019assurer que ceux-ci sont appliqués et que les objectifs sont atteints.Pour éviter que son ministère et elle apprennent la démolition d\u2019une maison ou d\u2019un édifice patrimonial lorsque la pelle mécanique est devant la porte, Nathalie Roy compte sur un pouvoir de désaveu accordé aux municipalités régionales de comté (MRC).Les défenseurs du patrimoine ne comptent pas trop là-dessus.Le professeur Gérard Beaudet de l\u2019Université de Montréal juge que c\u2019est faire preuve de naïveté de penser qu\u2019une MRC va aller à l\u2019encontre d\u2019une décision d\u2019une municipalité.« Ce n\u2019est pas jouable. » « On déplace le conflit d\u2019intérêts à un autre niveau, avec les mêmes joueurs », a commenté Phyllis Lambert.« C\u2019est un peu comme si les juges des cours supérieures siégeaient en appel avec les juges de la même cour.Il n\u2019y a pas de garantie d\u2019indépendance de la décision ni de la procédure suivie.Qui parlera au nom de l\u2019intérêt public à protéger un édifice, un site, ou un ensemble patrimonial? » D\u2019où la recommandation de certains groupes de nommer un ombudsman du patrimoine, un arbitre neutre pour protéger l\u2019intérêt public à la préservation du patrimoine.L\u2019idée n\u2019est pas nouvelle.« Ce qui est intéressant lorsque les lois sur le patrimoine sont analysées, mais qui est en même temps quelque peu décevant et démoralisant, c\u2019est qu\u2019on peut retourner aux rapports et mémoires rédigés au cours des 30 dernières années et les trouver toujours pertinents », constate le président de Fédération Histoire Québec, Richard Bégin.La vérificatrice générale l\u2019a dit.Pour corriger le tir, un fort leadership gouvernemental est nécessaire.S\u2019il fait défaut, la ministre de la Culture risque de devoir déplorer d\u2019autres démolitions sauvages.BRIGITTE BRETON CHRONIQUE bbreton@lesoleil.com Municipalités, villes et organismes de défense du patrimoine demandent au gouvernement de voir comment des mesures fiscales pourraient favoriser la protection du patrimoine.Ici, démolition d\u2019une maison à Sainte-Marie-de-Beauce.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE SOLEIL, NICOLAS PERRON-DOLET La fiscalité au secours du patrimoine SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 26 JONATHAN CUSTEAU jonathan.custeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le paysage pourrait changer radicalement devant le CHUS-Fleurimont, sur la 12e Avenue, au cours des prochaines années.Alors que le promoteur Sher- plex attend les permis nécessaires pour lancer la construction d\u2019appartements dans les Sommets de la santé, un quartier à l\u2019abandon depuis une dizaine d\u2019années, il a amorcé récemment sur un terrain voisin l\u2019érection de Nordicéa, un complexe de 35 M$ qui pourrait compter 284 logements.COMPLEXE DE 35 M$ Au moins 284 logements de plus devant le CHUS Le nouvel immeuble qui longera la 12e Avenue compterait aussi des commerces en façade.\u2014 PHOTO TIRÉE DE NORDICEA.COM, GRAPH DESIGN Selon le site internet de Nordicéa, des lofts et des appartements de trois à cinq pièces sont projetés dans un bâtiment de cinq étages qui prendra la forme d\u2019un U.Des commerces pourraient s\u2019installer au rez-de-chaussée, notamment une petite épicerie, un restaurant ou un café, de même qu\u2019un gym pour le CrossFit.Dans la cour arrière, un pavillon comprendrait une piscine creusée avec des bains à remous encastrés.Stationnement souterrain et foyer extérieur sont aussi prévus.Le concept fait par ailleurs état d\u2019un sentier quatre saisons dans le boisé à l\u2019arrière du complexe, où des modules d\u2019entraînement seraient construits.Les appartements seraient loués en incluant les électroménagers, l\u2019internet, l\u2019électricité, le câble et la climatisation.Les espaces habitables devraient être livrés pour l\u2019automne 2021.En mars dernier, le promoteur Louis-Philip Charron déclarait à La Tribune qu\u2019il souhaitait un développement harmonieux dans ce secteur.Il compterait, à terme, 1500 unités d\u2019habitation pour des investissements totaux de 100 M$.« Le marché a beaucoup évolué dans les dernières années et Sherbrooke est prêt pour ce nouveau milieu de vie dans lequel les unités d\u2019habitations et les commerces seront en harmonie.C\u2019est un village en soi que nous sommes en train de créer, un milieu de vie où il fera bon vivre.Les gens vont pouvoir y consommer, y travailler et y vivre », disait-il.M. Charron, qu\u2019il a été impossible de joindre dans les derniers jours, affirmait alors qu\u2019il voulait surtout éviter un développement déstructuré.TRAVAUX PERMIS Le président du comité consultatif d\u2019urbanisme à la Ville de Sherbrooke et conseiller du district des Quatre-Saisons, Vincent Boutin, explique que le promoteur est en train de remplir les critères pour obtenir les permis nécessaires à la construction de multilogements sur les terrains des Sommets de la santé.Les travaux de préparation de terrain y seraient permis.« Dans nos règlements, il y a une disposition qui empêche le prolongement de la rue existante.Pour le terrain où sera situé Nordicéa, la construction pouvait commencer parce que l\u2019entrée donne directement sur la 12e Avenue. » Selon M. Boutin, le permis délivré permet d\u2019échelonner la construction du projet Nordicéa jusqu\u2019au 28 août 2022.Si le promoteur choisit de diviser ce projet précis en plusieurs phases, il n\u2019aura pas besoin d\u2019un nouveau permis puisque le document déjà octroyé permet l\u2019ensemble des 284 logements.En ce qui concerne les Sommets de la santé, rappelons qu\u2019une rue haut de gamme avait été construite il y a une dizaine d\u2019années et qu\u2019un conflit entre le promoteur de l\u2019époque et la Ville empêchait la mise en valeur des terrains.La Ville avait investi 1,1 M$ pour le surdi- mensionnement des conduites en espérant rentabiliser son investissement grâce à l\u2019entrée de taxes sur les bâtiments commerciaux et résidentiels qui devaient être construits.Sherplex avait lentement acquis les terrains dans l\u2019objectif de construire un « village » de 145 acres.« Enfin ça bouge! Si on peut rentabiliser les investissements que la Ville avait faits à l\u2019époque, c\u2019est tant mieux », réagit Vincent Boutin.« Quand nous avions autorisé les Sommets de la santé, il y avait eu une réflexion à savoir s\u2019il était pertinent de permettre la construction à cette distance du centre- ville.Mais on consolide le pôle du CHUS, d\u2019autant que le transport actif permettra d\u2019accéder à tous les commerces de proximité et aux restaurants du secteur.On vient conforter notre vision de l\u2019époque. » M. Boutin salue le concept de « work, live and play » qui semble dominant dans le projet.« Il sera intéressant d\u2019avoir une vitrine pour démontrer aux autres promoteurs qu\u2019il est possible de construire un projet en harmonie avec la nature.L\u2019idée, c\u2019est de pousser les citoyens à prendre l\u2019auto solo le moins possible et d\u2019avoir tous les services à portée de main. » Le complexe de Nordicéa prévoit des sentiers quatre saisons dans la forêt située à l\u2019arrière du bâtiment.\u2014 PHOTO TIRÉE DE NORDICEA.COM \u2022 Caméra de surveillance \u2022 Internet haute vitesse \u2022 Télévision \u2022 Sonorisation \u2022 Système d\u2019alarme \u2022 Et bien d\u2019autres Pensez Brunelle Électronique ! 10, rue Main Ouest, Coaticook 819 849-3608 Pensez Brun le Électro ique Vous faites de la construction ou de la rénovation prochainement ?0049319 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 AFFAIRES 27 PAUL-ROBERT RAYMOND Le Soleil QUÉBEC \u2014 Ça vaut la peine de réviser ses polices d\u2019assurance, auto et habitation, car des centaines de dollars pourraient dormir dans vos contrats d\u2019assurance.On connaît déjà les avantages de combiner les assurances auto et habitation auprès d\u2019un même assureur.Mais savez-vous que vous pourriez économiser chaque année ou presque en changeant d\u2019assureur ?« On dit aux gens qu\u2019il y a une couple de 100 $ qui dorment dans le fond de leurs assurances.Prenez le temps de les regarder.On ne peut plus aller au restaurant ou au cinéma.Une petite soirée assurances, ça fait changement ! Les assureurs sont ouverts souvent jusqu\u2019à 20 ou 21h le soir.Chaque assureur révise chaque année ses tarifs, explique Suzanne Michaud, vice-présidente Assurances chez CAA-Québec.Il se peut qu\u2019une année, un assureur hausse ses tarifs et qu\u2019un autre, il ne les modifie pas.De là, les possibles variations. » Elle ajoute que les assureurs posent les mêmes questions, mais qu\u2019ils n\u2019évaluent pas tous les réponses de la même manière.« C\u2019est comme une sauce à spaghettis.Chaque assureur a sa recette », image Mme Michaud, qui affirme que c\u2019est le temps de magasiner ses assurances, même si elles viennent à échéance dans plusieurs mois.« Habituellement, les contrats d\u2019assurance au Québec ont une durée de 12 mois.Mais on peut quand même magasiner même si les dates de renouvellement [auto et habitation] ASSURANCE DES CENTAINES DE DOLLARS POURRAIENT DORMIR DANS VOS CONTRATS Généralement, un courtier d\u2019assurance travaille pour son client.Il n\u2019est pas associé à un seul assureur et il doit présenter à son client au moins trois propositions d\u2019assureurs.Le recours à un courtier est idéal pour les gens qui n\u2019ont pas le temps ou qui ne veulent pas magasiner leurs assurances.Suzanne Michaud, vice-présidente Assurances chez CAA- Québec, propose une démarche hybride.« Le courtier va faire son travail, mais auprès d\u2019un nombre limité d\u2019assureurs.Parce qu\u2019un courtier n\u2019a pas accès à tous les assureurs de la province.Ce qu\u2019on dit, c\u2019est si vous connaissez un courtier ou que vous en avez un dans votre famille, vous pouvez demander des soumissions.Normalement, s\u2019il fait bien son travail, il devrait vous en présenter trois.C\u2019est dans la loi, maintenant.Mais il y a des assureurs que votre courtier ne vous proposera jamais parce qu\u2019il n\u2019a pas accès à ceux-ci. » Par ailleurs, l\u2019agence d\u2019assurances de CAA-Québec que Mme Michaud représente offre les produits d\u2019un seul assureur, Prysm, qui est une filiale de l\u2019Industrielle Alliance.Leurs produits d \u2019assurance sont compatibles avec le profil des membres de CAA-Québec, qui sont des gens qui voyagent beaucoup avec leur voiture et qui sont membres généralement pour les services comme l\u2019assistance routière, les itinéraires de voyage, etc.« Plus de 60 % des membres vont aux États-Unis.La majorité des assureurs offrent 1 million $ en responsabilité civile.Mais ça donne à peu près 700 000 $ US, une fois rendus aux États- Unis.Ce n\u2019est pas beaucoup?! Nous, notre assurance auto a au moins 2 millions $ en couverture de responsabilité civile automatiquement.Les poursuites sont très coûteuses là- bas.On n\u2019a pas le produit le plus olé olé pour les conducteurs de 20 ans, mais pour les conducteurs matures, on n\u2019est pas pires?! » conclut Mme Michaud.PAUL-ROBERT RAYMOND, LE SOLEIL FAIRE AFFAIRE AVEC UN COURTIER?changer d\u2019assureur.Cependant, il y aura des pénalités.« Des fois, les gens font le calcul des pénalités.Ce n\u2019est pas rare\u2026 Pour certains, il ne leur reste que quelques mois sur leur police d\u2019assurance et ils réalisent qu\u2019il y a une économie vraiment importante et ils changent d\u2019assureur, explique Mme Michaud.Ils voient qu\u2019ils peuvent économiser 300 $ et que la pénalité est de 50 $.Il y en a qui préfèrent annuler leur contrat tout de suite.Ça arrive souvent dans des situations où ils ont fait des réclamations et que ça n\u2019a pas bien été\u2026 Et ils se disent : \u201cOh que je n\u2019ai pas le goût d\u2019en avoir une autre\u2026\u201d En plus, avec l\u2019économie qu\u2019ils font avec le nouvel assureur, ça va payer la pénalité et il leur restera quand même de l\u2019argent dans leurs poches. » D a n s l e c o n t r a t , o n p e u t connaître la teneur des pénalités dans la table de résiliation des primes, généralement fournie avec la police d\u2019assurance.Il n\u2019y a pas vraiment d\u2019avantage d\u2019avoir les assurances auto et habitation qui sont renouvelables à la même date, selon la vice-présidente.« Ne serait-ce que pour la mémoire\u2026 », ajoute-t-elle.« Il y a quand même des dates où il faudrait éviter de magasiner ses assurances.En assurance habitation, il y a beaucoup de gens qui renouvellent le 1er juillet.Parce que c\u2019est la date des déménagements.Pour les plus vieux locataires, c\u2019est le 1er mai, parce qu\u2019à une certaine époque, on déménageait le 1er mai précise Mme Michaud.Il y a beaucoup de renouvellements d\u2019assurance auto en avril ou en mai au Québec, parce que le beau temps arrive et on a le goût de montrer une nouvelle voiture.Si on est capables d\u2019avoir des dates de renouvellement qui sont en dehors de la période d\u2019avril à juillet, on risque de moins attendre au téléphone. » L\u2019important, c\u2019est de ne pas attendre votre date de renouvellement pour magasiner.« Les gens, en moyenne ,appellent 30 jours avant la date de renouvellement.C\u2019est correct, mais si vous appelez au mois de janvier ou février, les assureurs n\u2019ont pas beaucoup d\u2019appels.Il va même y avoir des agents qui auront beaucoup de temps pour jaser avec vous.Ils seront souriants et ne seront pas fatigués.Entre le 24 juin et le 1er juillet, il se peut que les agents soient plus fatigués.Ils voient le nombre de clients en attente sur les lignes.Il se peut qu\u2019ils accélèrent le tempo. » ne sont pas en même temps.Les assureurs peuvent donner une soumission le 1er janvier, mais pour un renouvellement applicable quelques mois plus tard, avance-t-elle.Les prix peuvent être gelés en dedans d\u2019une période de 365 jours.Les assureurs ne donneront pas une prime pour cinq ans à l\u2019avance\u2026 Vous magasinez, si la prime vous intéresse, vous manifestez votre intérêt et le montant sera gelé jusqu\u2019au moment de votre renouvellement. » Le secret, c\u2019est d\u2019appeler à l\u2019avance, selon Mme Michaud.« L\u2019automne peut être une excellente période pour magasiner, dit-elle.Surtout cette année.On est en pandémie.Les gens ont moins de choses à faire.Cet été, les gens ont rénové leur maison.Nous, les assureurs, on aime bien ça quand les propriétaires rénovent leur maison.Présentement, c\u2019est le moment propice pour rénover ses finances.Aussi, c\u2019est le temps de réviser ses contrats d\u2019assurance. » Souvent, les assurés se réveillent après deux ou trois ans et ils découvrent, par exemple, que leur fille ou leur fils est encore inscrit comme conducteur occasionnel sur l\u2019assurance auto, alors qu\u2019elle ou il a quitté le nid familial pour étudier à l\u2019extérieur ou pour de bon.Il en est de même pour les contrats d\u2019assurance collective fournis par les employeurs.Des inclusions peuvent être faites sur les contrats d\u2019assurance auto ou habitation, mais les conditions varient selon les assureurs.« Les assureurs peuvent reculer de quelques mois, mais pas de deux ou trois ans en arrière pour ajuster les primes », précise-t-elle.Rien n\u2019empêche un assuré de P H O T O 1 2 3 R F SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 28 PROXIMITÉ PME U ne trentaine d\u2019employés s\u2019affairent à vérif ier et emballer des pièces de collection pour la Monnaie royale canadienne.D\u2019autres préparent des commandes et l\u2019expédition de brosses à dents écologiques pour le fabricant Ola Bamboo.Certains défont et remettent en ballots des rejets de production de la papetière Kruger pour qu\u2019elle puisse en refaire de la pâte.Bienvenue chez Re-Source Intégration, une entreprise de Gati- neau qui prend en sous-traitance certaines opérations provenant d\u2019autres organisations, et ce, grâce à ses dizaines d\u2019employés ayant des limitations physiques, une déficience intellectuelle ou encore un trouble de santé mentale.Car la PME fondée en 1984 est d\u2019abord et avant tout une entreprise adaptée d\u2019économie sociale dédiée à créer des emplois significatifs et valorisants pour des personnes aux prises avec un handicap.«Ils en sont très contents et fiers.Ça leur donne confiance, une meilleure qualité de vie et la possibilité d\u2019acquérir une p l u s g r a n d e i n d é p e n d a n c e financière», se réjouit la directrice générale Caroline Charette qui est en poste depuis 13 ans.DES EMPLOYÉS HABILES ET CONSCIENCIEUX Re-Source Intégration emploie quelque 130 personnes, dont 65 % ont un handicap.Près du quart des employés cumulent 10 ans d\u2019ancienneté et plus.Elle se spécialise dans divers travaux d\u2019assemblage, d\u2019empaquetage, d\u2019étiquetage ou de scellage qui ne peuvent être faits par des robots ou autres équipements d\u2019automatisation.«Nos employés sont très habiles dans le travail manuel et répétitif.Ils sont aussi très consciencieux et méticuleux», fait valoir Mme Cha- rette.Ils ont également bon œil et sont excellents en matière de contrôle de la qualité.À preuve : outre l\u2019emballage des pièces de collection pour la Monnaie royale canadienne, les employés font aussi un travail d\u2019assemblage qui nécessite un haut niveau de précision tel que l\u2019inspection de chaque pièce pour repérer les défauts.Les employés ayant des limitations sont aussi «très loyaux et engagés.Ils sont très reconnaissants que des entreprises leur donnent une chance de travailler», renchérit Raymond Gouin, directeur général du Conseil québécois des entreprises adaptées (CQEA).L\u2019organisme regroupe 39 entreprises réparties partout au Québec qui emploient quelque 5000 personnes ayant des limitations physiques ou mentales.Les entreprises adaptées font néanmoins face à certains défis de gestion en ressources humaines qui diffèrent de ceux d\u2019autres organisations.«Ça demande plus d\u2019adaptation, d\u2019encadrement», reconnaît Caroline Charette, en précisant que l\u2019entreprise offre des formations aux superviseurs pour les aider à mieux comprendre les différentes limitations des employés.SOLUTION À LA PÉNURIE DE MAIN-D\u2019ŒUVRE Re-Source Intégration s\u2019avère aussi une solution pour les entreprises qui souhaitent remédier au manque de travailleurs.D\u2019ailleurs «de plus en plus d\u2019entreprises ont eu recours à nos services de sous-traitance quand la pénurie de main-d\u2019œuvre s\u2019est accentuée», indique Mme Charette.Les entreprises qui veulent recruter des employés peuvent également cogner aux portes de Re-Source Intégration.Cette dernière a en effet le mandat de former des travailleurs pour développer leur employabilité et les amener sur le marché du travail dans d\u2019autres entreprises.«C\u2019est une main-d\u2019œuvre qui est sous-utilisée par les entreprises.Certaines vont jusqu\u2019à l\u2019étranger pour recruter alors qu\u2019il y a des travailleurs compétents dans leur cour», déplore Raymond Gouin.La pandémie a aussi amené de UNE ENTREPRISE ADAPTÉE AUX BESOINS DE SES EMPLOYÉS PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca 0049977 productiviteinnovation.com Écoutez dès maintenant le premier épisode, Le déclic Websérie Industries Mailhot : passer à l\u2019action laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 29 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.Les capsules de la semaine en bref COMMENT RECRUTER DES TRAVAILLEURS AYANT DES LIMITATIONS PHYSIQUES OU MENTALES 1) Enlever les barrières à l\u2019entrée.Il faut changer les processus de dotation qui ne favorisent pas l\u2019embauche de personnes avec des handicaps, affirme Raymond Gouin.«?On ne mise pas assez sur leurs forces, compétences et personnalités.Il faut voir le potentiel et les qualités des gens qui ont des handicaps, non seulement leurs limitations?», souligne-t-il.2) Lutter contre les préjugés.Les préjugés freinent encore l\u2019emploi des personnes handicapées.«?Les entreprises ont un travail d\u2019introspection à faire.Elles doivent être plus inclusives et s\u2019assurer que leurs employés soient aussi prêts à accueillir des collègues qui ont des différences, comme elles le font avec des immigrants, par exemple?», souhaite Raymond Gouin.3) Savoir s\u2019adapter.L\u2019embauche de travailleurs ayant des limitations demande plus de supervision.Mais «?ce ne sont pas des défis insurmontables?», assure Raymond Gouin, en précisant que des services spécialisés de main-d\u2019œuvre peuvent accompagner les entreprises dans leur démarche.Le CQEA offre pour sa part des formations visant à mieux comprendre et intégrer ces travailleurs.«?Ils en sont très contents et fiers.Ça leur donne confiance, une meilleure qualité de vie et la possibilité d\u2019acquérir une plus grande indépendance financière.?» \u2014 Caroline Charette, directrice générale Chantal Lavigne, contrôleuse financière, Franck Badier, directeur des magasins, Karine Moreau, directrice des ressources humaines, Simon Lalonde, directeur de la production et Caroline Charette, directrice générale \u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND l\u2019eau au moulin de l\u2019entreprise de Gatineau.Elle offre en effet des services clés en main aux PME et plus grandes entreprises qui vendent leurs produits sur le web.«L\u2019explosion des ventes en ligne nous a amené de nouveaux clients», note Mme Charette.Re-Source Intégration effectue notamment l\u2019entreposage de la marchandise, la gestion d\u2019inventaire, l\u2019emballage et l\u2019envoi des commandes.L\u2019entreprise, qui a embauché une quarantaine d\u2019employés depuis cinq ans, a d\u2019ailleurs enregistré une augmentation continue de son chiffre d\u2019affaires ces dernières années.La majeure portion de ses revenus provient des contrats obtenus d\u2019autres entreprises, alors qu\u2019elle reçoit des subventions du gouvernement du Québec pour payer une partie des salaires des employés ayant des handicaps.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Santé mentale des employés?: les entreprises en font-elles assez?Près de 41 % des adultes américains sont aux prises avec des problèmes de santé mentale résultant de la pandémie de la COVID-19.Ce nombre grimpe même jusqu\u2019à 75 % chez les 18 à 24 ans, indique une enquête de l\u2019agence fédérale américaine Centers for Disease Control and Prevention.L\u2019anxiété liée aux mises à pied, à l\u2019épuisement professionnel et à la santé mentale vient en tête de liste des préoccupations des employés, bien avant d\u2019autres enjeux comme la sécurité financière ou les responsabilités en matière d\u2019éducation à la maison.Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de déclarer la santé mentale comme un défi important.Faire tomber les silos Les entreprises ne cessent de revoir leurs structures organisationnelles dans le but notamment de mettre en place des modes et des espaces de travail plus collaboratifs.Mais force est de constater que le travail en silo, qui amène les employés à travailler sans lien étroit ni partage d\u2019information avec l\u2019ensemble d\u2019une organisation, sévit encore dans bon nombre d\u2019entreprises, note le magazine Rotman Management.Les valeurs d\u2019entreprise?: de la poudre aux yeux?Les dirigeants adorent parler des valeurs de leur entreprise.Mais ces valeurs sont souvent universelles ou encore en conflit avec les pratiques de l\u2019entreprise, constate un article du MITSloan Management Review.À preuve : Volkswagen, Wells Fargo et Barclays avaient chacun inclus l\u2019éthique ou l\u2019intégrité parmi leurs valeurs fondamentales dans les années qui ont précédé la découverte de leurs méfaits.Boeing avait même ajouté la qualité et la sécurité parmi ses «valeurs durables»! Pandémie?: comment mieux soutenir ses employés La crise de la COVID-19 a bouleversé le quotidien de millions de travailleurs.Elle les a notamment éloignés de leur lieu de travail, de leurs collègues ou encore de leur routine quotidienne, entraînant du même coup des périodes de stress, de moral et de motivation en baisse, qui ont pu affecter leur performance au travail, indique un article du Harvard Business Review.Les webséries comme outil de marketing Les webséries ne sont plus seulement l\u2019apanage des diffuseurs traditionnels ou des vidéastes amateurs sur YouTube.À l\u2019ère du marketing digital, ces courts métrages sont de plus en plus utilisés par des entreprises qui, conscientes de leur potentiel, en ont fait l\u2019un de leurs nouveaux formats de communication afin de promouvoir leurs marques, note le magazine Dynamique Entrepreneuriale. SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 30 AFFAIRES MIREILLE VACHON mireille.vachon@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Trois Canadiens sur quatre ont dit avoir fait un achat impulsif au courant de la période des Fêtes l\u2019an dernier.Le facteur pandémie incitera-t-il les gens à en faire davantage cette année?Fort probablement, croit Soumaya Cheikhrouhou, spécialiste en marketing sensoriel.« Ce qui se passe, c\u2019est que pendant le confinement, alors que tous les commerces étaient fermés ou presque, il y a eu une période où les personnes qui prennent plaisir à magasiner n\u2019ont pas pu assouvir ce désir-là », indique Mme Cheikhrouhou, directrice du Groupe de recherche en marketing sensoriel (MARS) de l\u2019Université de Sherbrooke (UdeS).Avec les achats impulsifs vient souvent une sensation de regrets, qui peut freiner les consommateurs dans leurs élans dépensiers, souligne-t-elle.« Toutefois, puisqu\u2019on a vécu une période de restrictions pendant laquelle on a dû se retenir et s\u2019assagir, le risque de regrets sera probablement moindre, car les gens trouveront facilement des moyens de justifier leurs achats », poursuit la profes- seure agrégée au département de marketing de l\u2019UdeS.Justifier un achat peut être aussi simple que de se dire « je le mérite, car j\u2019ai été sage et je me suis privée longtemps » ou encore « j\u2019ai le droit de me faire plaisir en cette période difficile », indique Soumaya Cheikhrouhou.Et quand un consommateur a la possibilité de justifier son comportement, « il va le perpétuer et continuer de le faire sans regret », indique la spécialiste.ACHATS IMPULSIFS OU COMPULSIFS?Attention de ne pas confondre les achats impulsifs et compulsifs.Le magasinage compulsif est une maladie dont souffre environ 1 % de la population.« Ces personnes ne peuvent pas se retenir d\u2019acheter, au détriment de leur compte de banque et même de leur santé mentale », explique Mme Cheikhrouhou.« Je ne pense pas que le contexte actuel va augmenter le nombre de personnes aux prises avec cette maladie-là, mais celles qui en souffrent auront peut-être besoin de plus de ressources. » Ce que l\u2019on risque surtout de voir, selon elle, c\u2019est une hausse des achats impulsifs, en ligne ou en magasin, et des dépenses qui viennent avec.« Évidemment, je parle de ceux qui en ont les moyens, précise-t-elle, parce que le contexte économique n\u2019a pas été favorable pour ceux qui ont perdu leur emploi pendant la pandémie par exemple. » D\u2019ailleurs, selon une étude réalisée récemment par la firme Léger auprès des Canadiens, 33 % des répondants ont indiqué qu\u2019il leur faut un mois ou plus pour rattraper le retard dans le paiement des achats des Fêtes, 33 % éprouvent beaucoup d\u2019anxiété au sujet de leur niveau actuel d\u2019endettement personnel et 19 % regrettent leurs achats des Fêtes après avoir reçu leur relevé de carte de crédit, apprend-on dans un communiqué d\u2019Equifax Canada.Il faudra bien sûr attendre quelques mois avant de constater la réelle influence de la pandémie sur le magasinage des Fêtes.E n a t t e n d a n t , S o u m a y a Cheikhrouhou propose quelques trucs pour limiter les achats impulsifs et les dépenses superflues pendant les Fêtes : faire une liste avant d\u2019aller au magasin et s\u2019en tenir à cette liste, bien réfléchir avant de passer à la caisse en se demandant si tous les achats sont réellement nécessaires et essayer de regrouper les achats le plus possible.« Généralement, plus on multiplie les occasions d\u2019achat, en allant dans plusieurs magasins à la fois ou en magasinant souvent par exemple, plus on va dépenser », résume Mme Cheikhrouhou.TEMPS DES FÊTES ET PANDÉMIE Un mélange propice aux achats impulsifs Le temps des Fêtes est généralement une période propice aux dépenses, et elle risque de l\u2019être encore plus cette année avec la pandémie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES OTTAWA \u2014 Des groupes de gens d\u2019affaires et de travailleurs préviennent les libéraux fédéraux qu\u2019ils devront fournir un plan détaillé sur la gestion des retombées de la crise sanitaire et économique attribuable à la pandémie de COVID-19 lorsqu\u2019ils présenteront leur mise à jour économique la semaine prochaine.Ces groupes font valoir que le gouvernement doit présenter des propositions concrètes pour gérer la COVID-19 à court terme, mais également définir des étapes à plus long terme pour la reprise.La ministre des Finances, Chrys- tia Freeland, doit déposer lundi une mise à jour économique qui donnera un compte rendu complet des dépenses réalisées jusqu\u2019à maintenant à cause de la pandémie et qui présentera probablement de nouveaux programmes et plans.La mise à jour fournira également un aperçu de l\u2019importance du déficit de cette année.Dans ses prévisions de juillet, le gouvernement calculait qu\u2019il atteindrait le niveau historique de 343,2 milliards $.Dans un rapport publié vendredi, la Banque Royale prévoit que la mise à jour annoncera un déficit de près de 370 milliards $, ainsi que des plans de relance économique qui porteront le déficit de l\u2019année prochaine à au moins 90 milliards $.LA PRESSE CANADIENNE MISE À JOUR ÉCONOMIQUE Ottawa prié d\u2019apporter des mesures concrètes 0051307 Sous la supervision du directeur du bureau de coordination en développement économique et de la responsable des communications, la personne participe activement à la coordination des stratégies d\u2019attractivité du territoire, notamment sur la stratégie d\u2019attraction des entreprises, des visiteurs et de nouveaux citoyens.De plus, elle s\u2019assure de maintenir une synergie avec les moyens de communication municipaux plus traditionnels.Elle est donc un pivot entre les actions en lien avec le marketing territorial et les communications en mettant à profit toutes les plateformes de diffusion afin de véhiculer les orientations de la Ville.Formation et expérience 1.Formation collégiale ou universitaire en marketing, communication ou une autre discipline ou expérience pertinente 2.Expérience significative en concertation, en développement et en coordination de campagne publicitaire 3.Posséder 3 années en marketing, vente ou communication connaissances spéciFiques 1.Grande connaissance et habiletés en gestion des réseaux sociaux 2.Maîtrise des applications informatiques de la suite Office 3.Maîtrise parfaite du français, autant à l\u2019écrit, qu\u2019à l\u2019oral 4.Bilinguisme (français/anglais) constitue un atout compétences organisationnelles et spéciFiques 1.Aptitude à gérer plusieurs activités simultanément 2.Créativité 3.Excellente capacité de synthèse 4.Dynamisme, proactivité et enthousiasme 5.Visionnaire 6.Sens de l\u2019organisation 7.Joueur d\u2019équipe 8.Excellente connaissance de la région, du monde municipal, des entreprises et des produits est un atout 9.Flexibilité et disponibilité autres exigences La personne possède un permis de conduire valide et doit pouvoir se déplacer sur tout le territoire de la Ville et à l\u2019extérieur, au besoin Pour plus de détails sur cette offre et le profil de poste, consulter le site suivant : http://www.ville.lac-megantic.qc.ca/emplois Les personnes intéressées sont invitées à postuler au plus tard le mardi 15 décembre 2020, à 16 h en nous faisant parvenir leur curriculum vitae accompagné d\u2019une lettre de présentation à : Madame Andrée-Anne Aubry Directrice en gestion des ressources humaines 5527, rue Frontenac, bureau 200, Lac-Mégantic (Québec) G6B 1H6 Courriel : direction.generale@ville.lac-megantic.qc.ca Téléphone : 819 583-2394 poste 2225 | Télécopieur : 819 583-5920 Nous communiquerons seulement avec les personnes retenues pour une entrevue.Nous souscrivons au principe de l\u2019accès à l\u2019égalité en emploi.oFFre D\u2019emploi cHargé(e) Des communications et Du marKeting territorial DeuxiÈme concours laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 31 AFFAIRES ALAIN GOUPIL agoupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ne jetez pas votre bon vieux porte-monnaie! Même si les paiements électroniques par carte ou en ligne ont la cote depuis le début de la pandémie, les « bons vieux billets du Dominion » ne sont pas encore destinés à faire leur entrée au Musée de la monnaie\u2026 L\u2019étude la plus récente sur les modes de paiement utilisés par les Canadiens montre que ceux-ci continuent de privilégier les paiements sans contact (en ligne ou mobile).Mais cette pratique serait loin d\u2019être définitive.Selon Paiements Canada, qui suit de près les tendances des consommateurs en matière de paiement, il serait prématuré d\u2019affirmer que les paiements au comptant ou en espèces (billets, chèque, traite, etc.) seront chose du passé une fois la pandémie terminée.Même si 34 pour cent des Canadiens affirment ne pas avoir l\u2019intention de faire leurs paiements en espèces aussi régulièrement qu\u2019avant la crise actuelle, 31 pour cent ont l\u2019intention de « payer comptant plus souvent au fur et à mesure que l\u2019économie se redressera ».Et ce, même s\u2019ils ont privilégié le paiement électronique depuis le début de la pandémie.L\u2019étude a été menée en septembre auprès de 1501 Canadiens.HABITUDE DURABLE Les billets de banque continueront donc de s\u2019échanger après la pandémie.Cependant, près d\u2019un Canadien sur deux (44 %) estime que le paiement numérique deviendra une habitude durable.Cela s\u2019explique en partie par le fait que 40 % des consommateurs n\u2019aiment pas toucher les terminaux de paiement, tandis que 42 pour cent préfèrent ne pas manipuler de l\u2019argent comptant.À cela s\u2019ajoute que 36 % des consommateurs disent éviter les commerces où le paiement sans contact n\u2019est pas accepté.Une tendance qui s\u2019observe aussi à l\u2019égard des guichets automatiques.Trois consommateurs sur cinq (64 %) disent en effet se procurer moins souvent d\u2019espèces auprès des guichets automatiques, une hausse de trois points par rapport au mois de mai.Les billets n\u2019ont pas dit leur dernier mot DÉPENSES À LA BAISSE Outre le recours accru aux cartes de crédit et de débit, l\u2019étude montre que les dépenses des Canadiens demeurent moins élevées globalement depuis le début de la crise.Environ 61 % des répondants affirment que leurs dépenses ont diminué alors qu\u2019ils étaient 75 % à répondre ainsi en mai.Et lorsqu\u2019ils achètent en ligne, les Canadiens achètent généralement des vêtements (47 %), des articles ménagers (46 %) ainsi que des repas et des denrées alimentaires (46 %).Le recours à la livraison d\u2019aliments et de repas représente pour sa part 29 % des transactions, ce qui amène 41 % des consommateurs à donner un pourboire plus important qu\u2019avant la pandémie.Pour Cyrielle Chiron, chef de la recherche et veille stratégique à Paiements Canada, ces chiffres démontrent que la pandémie a pour effet d\u2019accélérer la transition vers le paiement numérique.« On constate que les consommateurs et les commerçants canadiens recherchent des modes de paiement plus efficaces, rapides et sûrs.Nous pouvons nous attendre à ce que cette tendance se poursuive et entraîne une vague d\u2019innovation dans le domaine des paiements. » Près de 31?% des consommateurs ont l\u2019intention de payer de plus en plus souvent en argent comptant au fur et à mesure que la pandémie s\u2019estompera.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU 0051714 0051726 RÉGIME COMPLÉMENTAIRE DE RETRAITE DES EMPLOYÉS SYNDIQUÉS DE LE NOUVELLISTE, LA TRIBUNE, LA VOIX DE L\u2019EST ET LE DROIT AVIS AUX PARTICIPANTS Par la présente, nous vous informons qu\u2019au courant des années 2016, 2018 et 2019, l\u2019employeur s\u2019est prévalu des dispositions du règlement du Régime permettant de verser des prestations additionnelles à 8 participants, suite à leur fin de participation active.L\u2019employeur a versé à la caisse de retraite des montants correspondant à la valeur des prestations additionnelles.Le coût des prestations additionnelles accordées aux participants visés est indiqué dans le rapport de terminaison du régime qui a été soumis aux autorités gouvernementales.En raison du financement immédiat de ces prestations additionnelles, veuillez noter que cette modification n\u2019a aucun impact défavorable sur les droits des autres participants en vertu du Régime.La modification a pris effet à diverses dates, soit aux dates respectives de fin de participation active des participants visés par la modification.Ces dates sont les suivantes : 1er janvier 2016, 1er décembre 2016, 1er janvier 2018 et 1er septembre 2019.Aux fins du financement, ces modifications ont été évaluées au 31 décembre 2015.Le présent avis a pour but de se conformer à l\u2019article 26 de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite.Québec, le 28 novembre 2020 Mario Marchand Représentant de l\u2019administrateur provisoire Si vous souhaitez obtenir une copie du texte de cette modification sans frais, vous pouvez formuler une demande à l\u2019administrateur provisoire par l\u2019un des moyens suivants : \u2022 Par courrier électronique : AssistanceRCR.GCM@aon.ca \u2022 Par téléphone au : 1-855-266-9044 \u2022 Par la poste : Régime complémentaire de retraite des employés syndiqués de Le Nouvelliste, La Tribune, La Voix de l\u2019Est et Le Droit Complexe Jules-Dallaire \u2013 T3, 2820, boulevard Laurier, Bureau 550 Québec (Québec), G1V 0C1 Toutefois, en raison de la situation actuelle, nous vous suggérons de préconiser les communications électroniques ou téléphoniques.RÉGIME COMPLÉMENTAIRE DE RETRAITE DES EMPLOYÉS NON SYNDIQUÉS DES QUOTIDIENS RÉGIONAUX DE 3834310 CANADA INC AVIS AUX PARTICIPANTS Par la présente, nous vous informons qu\u2019au courant de l\u2019année 2016, l\u2019employeur s\u2019est prévalu des dispositions du règlement du Régime permettant de verser des prestations additionnelles à 2 participants, suite à leur retraite.L\u2019employeur a versé à la caisse de retraite des montants correspondant à la valeur des prestations additionnelles.Le coût des prestations additionnelles accordées aux participants visés est indiqué dans le rapport de terminaison du régime qui a été soumis aux autorités gouvernementales.En raison du financement immédiat de ces prestations additionnelles, veuillez noter que cette modification n\u2019a aucun impact défavorable sur les droits des autres participants en vertu du Régime.La modification a pris effet à diverses dates, soit aux dates respectives de fin de participation active des participants visés par la modification.Ces dates sont les suivantes : 1er janvier 2016 et 1er juillet 2016.Aux fins du financement, ces modifications ont été évaluées au 31 décembre 2015.Le présent avis a pour but de se conformer à l\u2019article 26 de la Loi sur les régimes complémentaires de retraite.Québec, le 28 novembre 2020 Mario Marchand Représentant de l\u2019administrateur provisoire Si vous souhaitez obtenir une copie du texte de cette modification sans frais, vous pouvez formuler une demande à l\u2019administrateur provisoire par l\u2019un des moyens suivants : \u2022 Par courrier électronique : AssistanceRCR.GCM@aon.ca \u2022 Par téléphone au : 1-855-266-9044 \u2022 Par la poste Régime complémentaire de retraite des employés non syndiqués des quotidiens régionaux de 3834310 Canada inc.Complexe Jules-Dallaire \u2013 T3, 2820, boulevard Laurier, Bureau 550 Québec (Québec), G1V 0C1 Toutefois, en raison de la situation actuelle, nous vous suggérons de préconiser les communications électroniques ou téléphoniques. SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS FRANCIS HIGGINS Le Soleil Louis Gravel est un programmeur à l\u2019emploi d\u2019une jeune entreprise de sécurité informatique de Québec.Âgé de 47 ans, ce père de deux enfants a déménagé \u2013 tout juste avant la COVID-19 \u2013 à Saint-Jean- Port-Joli, dans la maison familiale de sa conjointe, d\u2019où il gère par temps perdu les lignes de code de son « organisateur de pige simplifié » d\u2019envergure mondiale.Le comble de l\u2019histoire ?« Je n\u2019avais jamais organisé d\u2019échange avant Pikkado ! », admet-il.Q Qu\u2019est-ce que Pikkado?R « C\u2019est un site Web où vous rassemblez familles et collègues pour gérer la pige secrète et le partage d\u2019idées-cadeaux lors d\u2019échanges.Il suffit d\u2019entrer les idées de cadeaux, le montant et la date de la pige.Le site s\u2019occupe du reste et vous avise par courriel.On peut même s\u2019arranger pour ne pas piger les conjoints ou ceux qu\u2019on avait pigés l\u2019année d\u2019avant.C\u2019est vraiment un site cool pour ceux qui organisent les piges.Mettez-vous à leur place : il faut appeler tout le monde, demander qui a envie de participer, faire le suivi et insister auprès des indécis et des retardataires, aligner les disponibilités pour faire la pige.C\u2019est du taponnage ! Depuis Pikkado, des gens m\u2019écrivent pour me remercier du temps que je leur fais gagner, comme si j\u2019étais un sauveur ! » Q Comment est née cette idée?R « Je venais de finir mes études en programmation en 2004.J\u2019avais des échanges prévus dans ma famille, dans ma belle-famille et au travail.Je vais vous dire bien franchement : les échanges de cadeaux m\u2019emmerdaient un peu ! Il y avait toujours des listes de cadeaux qui traînaient partout ou qui disparaissaient.Et j\u2019ai tendance à être à la dernière minute.Tout le monde finissait par savoir qui avait pigé qui; il n\u2019y avait plus de surprise.Et je trouvais plate de consacrer une journée à rassembler tout le monde juste pour faire la pige.C\u2019était compliqué pour rien.Je me suis dit : \u2018\u2018Il me semble qu\u2019une machine pourrait effectuer ce genre d\u2019opération.\u2019\u2019 Alors, j\u2019ai programmé un prototype pour mes proches avec un mot de passe et un courriel pour mettre la liste de cadeaux en ligne. » Q Quelles ont été les réactions?R « Il y avait un engouement auprès de ma famille et au travail.De plus en plus de gens me demandaient de les inscrire.Rapidement, 800 groupes s\u2019étaient inscrits.Mais je devais tout ajouter manuellement dans la banque de données.Alors, j\u2019ai rajouté une fonction de pige automatique et électronique.J\u2019ai appris tout ça par moi-même et lancé le tout au public en 2006.Au début, ça s\u2019appelait Échange virtuel de cadeaux, un nom long et différent en anglais.J\u2019ai normalisé ça pour Pikkado : ça ne veut rien dire de particulier, mais ç\u2019a l\u2019avantage de contenir le son kado (cadeau) en français et pik (pick) en anglais. » Q Qui sont vos utilisateurs?R « Ils viennent de pas mal tous les pays d\u2019Amérique du Sud et du Nord.Beaucoup d\u2019Europe, un peu en Australie.Le gros des utilisateurs vient surtout du Québec et du Mexique.Je pourrais bêtement dire que j\u2019ai deux millions d\u2019utilisateurs inscrits, mais si on compte seulement les utilisateurs actifs, il y en a eu 750 000 l\u2019an passé. » Q Côté techno, ça ressemble à quoi?R « J\u2019utilise les services AWS (des serveurs distants d\u2019infonuagique) d\u2019Amazon depuis 2011 ou 2012, comme le font Pinterest et Netflix.C\u2019est gros.L\u2019an passé, on a reçu 160 000 visites en une seule journée, mon record.Je suis capable d\u2019en prendre, du trafic ! » Q Quelles tendances de Noël avez-vous pu observer?R « De temps en temps, je vois passer des idées de jeux pour l\u2019échange.Certaines sont bizarres; d\u2019autres, cool.Par exemple, certains exigent que le cadeau commence par la première lettre du prénom de la personne pigée.Est-ce que ça fonctionne vraiment ?Je n\u2019ai pas de caméra chez les gens pour le savoir ! » Q À quel point Pikkado vous tient-il occupé?R « Je travaille là-dessus dans mes temps libres, quand il y a des bogues à corriger ou de nouvelles fonctionnalités à installer.Avant, c\u2019était un rush de fou quand mes serveurs étaient mal installés.Un moment donné, j\u2019ai pris un an complet pour travailler juste là- dessus.Aujourd\u2019hui, je peux passer moins de temps à entretenir la machine et plus à développer des trucs l\u2019fun pour le monde. » Q Est-ce assez pour en vivre?R « Malheureusement, ça ne peut pas être ma seule source de revenus.Il me faudrait mettre encore plus de publicités sur le site, chose qui ne me tente pas de faire, si je veux que les gens continuent d\u2019en tirer une bonne expérience.Le site contient une petite boutique où on peut acheter des articles en affiliation.Peut-être qu\u2019on pourra y vendre plus de produits québécois ces temps-ci.Mais ça ne rapporte pas encore assez pour me permettre d\u2019en vivre, pour l\u2019instant. » Q Comment la pandémie vous a-t-elle affecté?R « Le nombre d\u2019utilisateurs a toujours monté, environ 10 % de hausse de trafic chaque année.À part cette année.Au début, il y avait pour la première fois une baisse entre 20 % et 30 %.Parce que plein de monde se disait qu\u2019il n\u2019y aurait peut-être pas de réveillon à cause du confinement.Mais depuis [le 22 novembre], le trafic est sensiblement revenu le même que celui de l\u2019an passé.Difficile de dire si cela est dû aux annonces [du premier ministre François Legault], mais il ne serait pas étonnant qu\u2019il y ait un rapport. » Q Comment imaginez-vous l\u2019avenir de Pikkado?R « On continue de corriger les bogues et les irritants, d\u2019ajouter de nouvelles langues.J\u2019aimerais trouver une solution pour me passer de la pub; j\u2019haïs ça, mais je dois vivre avec.On me demande depuis plusieurs années de faciliter l\u2019envoi de messages anonymes entre les inscrits, car ce n\u2019est pas encore parfait.J\u2019aimerais mettre en place une messagerie comme celle de Facebook.On me demande aussi d\u2019intégrer des doubles piges.Il y a plusieurs fonctionnalités que les gens me demandent auxquelles je n\u2019aurais jamais pensé.C\u2019est à suivre. » Louis Gravel est le créateur de Pikkado, un site Web qui rassemble un groupe de personnes pour gérer la pige secrète et le partage d\u2019idées-cadeaux lors d\u2019échanges.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE PIKKADO LE ROI DES ÉCHANGES DE CADEAUX Si vous avez participé à un échange de cadeaux de Noël dans la dernière décennie, il y a de bonnes chances que vous ayez utilisé Pikkado.Ce populaire site Web de pige secrète est l\u2019œuvre d\u2019un discret programmeur informatique de Québec, Louis Gravel, qui a imaginé qu\u2019on pouvait sûrement trouver mieux que de tirer des noms d\u2019un chapeau.Entrevue avec le webmestre du père Noël. laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 33 SABRINA LAVOIE sabrina.lavoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le terrain asphalté qui servait auparavant de stationnement entre le 502 et le 524 rue King Est s\u2019est trouvé une nouvelle vocation : celle de dynamiser l\u2019artère commerciale principale de l\u2019est de Sherbrooke.« Une dizaine de sapins illuminés et des chaises sont installés afin d\u2019enjoliver le secteur, mais le meilleur reste à venir », explique Sophie Lab- bé, coordonnatrice aux projets de dynamisation Rues principales \u2014 King Est et chargée de projet pour Commerce Sherbrooke.Dès ce printemps, l\u2019endroit servira d\u2019espace communautaire auquel se greffera une programmation d\u2019activités élaborée par la collectivité.Une touche historique sera également ajoutée à l\u2019aide de « maisonnettes » qui auront pour but de « faire honneur aux bâtisseurs du quartier ».« On souhaite que ce projet amène une dynamique chaleureuse sur la rue King Est.On veut que ce soit un projet évolutif et que les citoyens s\u2019y sentent bien », ajoute Mme Labbé.Rappelons que « La Placette » a été proposée en novembre 2019 à la suite de consultations menées auprès des commerçants et des citoyens de la rue King Est qui souhaitaient trouver des moyens pour animer la rue et stimuler l\u2019économie locale.« Nous étions nombreux à souhaiter la création d\u2019un espace communautaire pour égayer le secteur », raconte Nancy Squires, propriétaire de l\u2019entreprise Le Silo Épicerie Bio- Vrac et porte-parole du projet Rues Principales \u2014 King Est.« Les résultats de ces consultations montraient que les gens voulaient plus de verdure, plus d\u2019arbres et plus de lieux de rencontres, ajoute-t-elle.La Placette était donc le point central de la stratégie de revitalisation du quartier et on est très heureux de voir le projet se concrétiser. » Katia Lessard, propriétaire de la boutique Mari-Katia et voisine immédiate de ce nouvel aménagement, se réjouit également de cette réalisation.« J\u2019ai suivi le projet de près comme je suis sur le comité de Rues principales \u2014 King Est, mais je peux dire qu\u2019il arrive vraiment au bon moment.La situation économique est très difficile présentement et j\u2019essaie de concentrer mon énergie sur les petits bonheurs comme celui-ci.Je suis persuadée que La Placette mettra du baume sur le cœur des gens. » UN ESPACE ÉPHÉMÈRE Pour que ce projet puisse voir le jour, une contribution de 30 000 $ a été attribuée par la Ville de Sherbrooke.« La Placette » s\u2019inscrit par ailleurs dans les objectifs du Programme particulier d\u2019urbanisme (PPU) de la rue King Est.L\u2019arrondissement de Fleurimont a aussi octroyé une subvention non récurrente de 10 000 $ pour contribuer au succès de l\u2019initiative.Le Conseil régional en environnement de l\u2019Estrie, quant à lui, a participé au financement de La Placette à hauteur de 30 000 $.« Cette somme provient d\u2019une enveloppe financière octroyée dans le cadre de la démarche Vent de fraîcheur sur l\u2019Est et dédiée au verdissement de la rue King Est, qui a été identifiée comme un îlot de chaleur important à Sherbrooke.Le projet comprendra l\u2019implantation d\u2019une bande végétalisée permanente ainsi que la plantation d\u2019arbres à grand déploiement », explique-t-on par voie de communiqué.L\u2019entente avec le propriétaire de l\u2019ancien stationnement promet pour l\u2019instant une durée de vie de trois ans au projet de « La Placette ».« Nous allons commencer par habiter les lieux et sonder les utilisateurs afin d\u2019évaluer les retombées.Évidemment, si tout se passe bien dans quelques années, nous explorerons les options qui s\u2019offrent à nous », conclut Mme Labbé.LA PLACETTE Nouveau lieu de rencontre rue King Est Une dizaine de sapins illuminés et des chaises sont installés dans un ancien stationnement de la rue King Est dans le but d\u2019égayer le secteur pour le temps des Fêtes.Dès ce printemps, un aménagement complet sera inauguré pour permettre aux citoyens de profiter de ce nouvel emplacement qui se verra « chaleureux ».\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD « On souhaite que ce projet amène une dynamique chaleureuse sur la rue King Est.On veut que ce soit un projet évolutif et que les citoyens s\u2019y sentent bien. » \u2014 Sophie Labbé, coordonnatrice aux projets de dynamisation Rues principales \u2014 King Est 0050120 0051540 webbernaturals.com/fr-ca SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La Fromagerie La Station peut aller de l\u2019avant avec son projet d\u2019économusée à ses installations de Compton.La famille Bolduc souhaite créer un parcours interprétatif extérieur reliant tous les espaces accessibles aux visiteurs, aménager de nouveaux espaces d\u2019accueil et des salles d\u2019animation, dont une salle vitrée offrant une expérience d\u2019immersion dans une salle de vieillissement du fromage et « une station des odeurs de la ferme ».« Nous recevons de plus en plus de visiteurs à la ferme et nous cherchions la bonne manière d\u2019accueillir les gens », explique Simon- Pierre Bolduc, copropriétaire de l\u2019entreprise.« Le projet se fait pas étape.Nous avons commencé l\u2019aménagement intérieur.Nous serons prêts pour l\u2019ouverture en juin prochain. » Québec accorde une aide financière de 162 300 $ pour soutenir le projet.La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, et la députée de Saint-François, Geneviève Hébert, ont confirmé le montant.La Fromagerie La Station reçoit ainsi une somme de 90 300 $ via le Programme de soutien aux stratégies de développement touristique (PSSDT) et 72 000 $ dans le cadre de l\u2019Entente de partenariat régional en tourisme (EPRT) 2016-2020, en collaboration avec Tourisme Cantons-de-l\u2019Est.Le volet expérience multisenso- rielle promet d\u2019attirer l\u2019attention.Les visiteurs pourront découvrir les odeurs de la ferme.comme celle du foin, du lait, etc.« Nous pourrons faire le lien entre la ferme et le fromage », mentionne Simon-PIere Bolduc.« Nous aurons aussi des guides qui accompagneront les visiteurs dans le secteur de l\u2019interprétation et si les gens veulent visiter la ferme en toute sécurité. » « UN FLEURON DU TOURISME GOURMAND » La famille Bolduc a reçu le soutien de la Société du réseau Éco- nomusée pour élaborer le projet, ajoute-t-il.« Ce projet répond parfaitement aux nouvelles attentes des visiteurs, qui sont de plus en plus nombreux à agrémenter leurs vacances de pauses gastronomiques pour découvrir les trésors de nos régions, s\u2019inviter dans les fermes et rencontrer les producteurs alimentaires du Québec », déclare pour sa part Mme Proulx.« Ce deuxième économusée à thématique gourmande dans les Cantons-de-l\u2019Est, complémentaire à celui existant, permettra de développer des offres conjointes, ce qui profitera à plusieurs entreprises touristiques de la région et mettra de l\u2019avant la consommation de produits locaux frais. » Les Cantons-de-l\u2019Est connaissent une grande popularité auprès de la clientèle touristique, ajoute pour sa part Mme Hébert.« Je félicite la famille Bolduc pour cette initiative qui, en plus de structurer et de bonifier l\u2019offre touristique de leur entreprise, contribuera à prolonger la durée des séjours des visiteurs dans la région et stimulera notre économie », dit-elle.Pour Tourisme Cantons-de-l\u2019Est, ce nouvel attrait dans la région saura non seulement charmer et renseigner les visiteurs, mais constituera un attrait supplémentaire à l\u2019offre gourmande de Compton.« La Fromagerie La Station est l\u2019un des fleurons du tourisme gourmand de la région », lance Benoit Sirard, président de l\u2019organisme.La Fromagerie La Station prépare un économusée 0049899 Écoute téléphonique 24 heures/ 7 jours Consultation sur rendez-vous Hébergement con?dentiel et sécuritaire Soutien et accompagnement dans les démarches Ateliers thématiques et conférences Activité de prévention et de sensibi l isation La violence conjugale provoque la honte et la culpabilite chez toute femme NON à la VIOLENCE faite aux FEMMES Écoutez sans juger, laissez-la exprimer ses sentiments.Croyez-la, comp renez qu\u2019il est difficile p our elle de changer la situ ation.Offrez-lui votre soutien, gardez touj ours la main tendue.Respectez son rythme et le caractère confidentiel de ses propos.Orientez-la vers les maisons d\u2019hébergement pour femmes victimes de violence conjugale.En cas de danger immédiat, communiquez sans délai avec les policiers.Cowansvi l le Horizon pour elle 450 263-5046 Lac-Mégantic La Bouée 819 583-1233 labouee.com Weedon La Méridienne 1-888-699-3050 lameridienne.ca Sherbrooke L\u2019Escale de l\u2019Estrie 819 569-3611 escaleestr ie.com Granby Maison Alice-Desmarais 450 378-9297 maisonad.org MRC de Coaticook La Maison Séjour 819 835-9272 M A I S O N S D \u2019 A I D E E T D \u2019 H É B E R G E M E N T P O U R F E M M E S V I C T I M E S D E V I O L E N C E C O N J U G A L E COMMENT L\u2019AIDER?Laissez-la prendre ses propres decisions. laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 35 0048252 HYUNDAIMAGOG.COM 28 738$ Prix au comptant: 2,49% | 2 395$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.65$ Location à Tucson Essential tr.av.2021 23 138$ Exemple de prix version Preffered IVT: mois 84 pour (364 semaines) 0% Financement à l\u2019achat TOUTES les Elantra 2020 sur TOUS les KONA 2021 500$ Crédit pour pneus d\u2019hiver 22 939$ Prix au comptant: 3,99% | 1 395$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.55$ Location à Kona Essential 2021 Du 20 au 30 novembre: 500$ DE RABAIS SUPPLÉMENTAIRE sur modèles sélectionnés! sur TOUS les modèles 90 jours Aucun paiements avant sur modèles sélectionnés 500$ Crédit pour pneus d\u2019hiver sur modèles sélectionnés 0% Location ou financement SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 36 Québec.ca/allermieux Info-Social 811 Vous êtes là quand les gens que vous aimez vivent un mauvais moment.Ne vous oubliez pas.Des solutions existent pour aller mieux.Il est possible que la situation actuelle suscite des émotions difficiles ou de la détresse.Il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de sa vie.La gestion de ses pensées, de ses émotions, de ses comportements et de ses relations avec les autres peut devenir plus ardue.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez à l\u2019écoute de vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Prenez soin de vous \u2022 Misez sur vos forces personnelles et ayez confiance en vos capacités.\u2022 Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez utilisées par le passé pour traverser une période difficile.Il n\u2019y a pas de recette unique, chaque personne doit trouver ce qui lui fait du bien.\u2022 Accordez-vous de petits plaisirs (écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, pratiquer une activité physique, etc.).\u2022 Si c\u2019est accessible, allez dans la nature et respirez profondément et lentement.\u2022 Apprenez à déléguer et à accepter l\u2019aide des autres.\u2022 Demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé par les évènements.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.Laissez vos émotions s\u2019exprimer \u2022 Gardez en tête que toutes les émotions sont normales, qu\u2019elles ont une fonction et qu\u2019il faut se permettre de les vivre sans jugement.\u2022 Verbalisez ce que vous vivez.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?\u2022 Donnez-vous la permission d\u2019exprimer vos émotions à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l\u2019écriture, en appelant une ligne d\u2019écoute téléphonique ou autrement.\u2022 Ne vous attendez pas nécessairement à ce que votre entourage soit capable de lire en vous.Exprimez vos besoins.\u2022 Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.Utilisez judicieusement les médias sociaux \u2022 Ne partagez pas n\u2019importe quoi sur les réseaux sociaux.Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous.\u2022 Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives.\u2022 Regardez des vidéos qui vous feront sourire.Outil numérique Aller mieux à ma façon Aller mieux à ma façon est un outil numérique d\u2019autogestion de la santé émotionnelle.Si vous vivez des difficultés liées au stress, à l\u2019anxiété ou à la détresse, cet outil peut contribuer à votre mieux-être puisqu\u2019il permet de mettre en place des actions concrètes et adaptées à votre situation.Pour en savoir plus, consultez Québec.ca/allermieux Adoptez de saines habitudes de vie \u2022 Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.\u2022 Prenez le temps de bien manger.\u2022 Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.\u2022 Pratiquez des activités physiques régulièrement, tout en respectant les consignes de santé publique.\u2022 Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat, etc.\u2022 Buvez beaucoup d\u2019eau.\u2022 Diminuez ou cessez votre consommation d\u2019alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d\u2019argent.\u2022 Contribuez à l\u2019entraide et à la solidarité tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique.Le fait d\u2019aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et au leur.\u2022 Prenez le temps de réfléchir à ce qui a un sens ou de la valeur à vos yeux.Pensez aux choses importantes dans votre vie auxquelles vous pouvez vous accrocher quand vous traversez une période difficile.\u2022 Limitez les facteurs qui vous causent du stress.\u2022 Bien qu\u2019il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à faire augmenter les réactions de stress, d\u2019anxiété ou de déprime.Aide et ressources Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait intensifier vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue ou des peurs envahissantes, ou encore avoir de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes.Portez attention à ces signes et communiquez dès que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies.\u2022 Info-Social 811 Service de consultation téléphonique psychosociale 24/7 \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique Service de consultation téléphonique 24/7 en prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553) De nombreuses autres ressources existent pour vous accompagner, consultez : Québec.ca/allermieux Soyez là pour vous comme vous l\u2019êtes pour vos proches laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 37 Québec.ca/allermieux Info-Social 811 Vous êtes là quand les gens que vous aimez vivent un mauvais moment.Ne vous oubliez pas.Des solutions existent pour aller mieux.Il est possible que la situation actuelle suscite des émotions difficiles ou de la détresse.Il est normal de vivre un certain déséquilibre dans différentes sphères de sa vie.La gestion de ses pensées, de ses émotions, de ses comportements et de ses relations avec les autres peut devenir plus ardue.La plupart des gens arriveront à s\u2019adapter à la situation, mais il demeure important que vous restiez à l\u2019écoute de vos besoins.N\u2019hésitez pas à prendre les moyens nécessaires pour vous aider.Prenez soin de vous \u2022 Misez sur vos forces personnelles et ayez confiance en vos capacités.\u2022 Rappelez-vous les stratégies gagnantes que vous avez utilisées par le passé pour traverser une période difficile.Il n\u2019y a pas de recette unique, chaque personne doit trouver ce qui lui fait du bien.\u2022 Accordez-vous de petits plaisirs (écouter de la musique, prendre un bain chaud, lire, pratiquer une activité physique, etc.).\u2022 Si c\u2019est accessible, allez dans la nature et respirez profondément et lentement.\u2022 Apprenez à déléguer et à accepter l\u2019aide des autres.\u2022 Demandez de l\u2019aide quand vous vous sentez dépassé par les évènements.Ce n\u2019est pas un signe de faiblesse, c\u2019est vous montrer assez fort pour prendre les moyens de vous aider.Laissez vos émotions s\u2019exprimer \u2022 Gardez en tête que toutes les émotions sont normales, qu\u2019elles ont une fonction et qu\u2019il faut se permettre de les vivre sans jugement.\u2022 Verbalisez ce que vous vivez.Vous vous sentez seul?Vous avez des préoccupations?\u2022 Donnez-vous la permission d\u2019exprimer vos émotions à une personne de confiance ou de les exprimer par le moyen de l\u2019écriture, en appelant une ligne d\u2019écoute téléphonique ou autrement.\u2022 Ne vous attendez pas nécessairement à ce que votre entourage soit capable de lire en vous.Exprimez vos besoins.\u2022 Faites de la place à vos émotions et aussi à celles de vos proches.Utilisez judicieusement les médias sociaux \u2022 Ne partagez pas n\u2019importe quoi sur les réseaux sociaux.Les mauvaises informations peuvent avoir des effets néfastes et nuire aux efforts de tous.\u2022 Utilisez les réseaux sociaux pour diffuser des actions positives.\u2022 Regardez des vidéos qui vous feront sourire.Outil numérique Aller mieux à ma façon Aller mieux à ma façon est un outil numérique d\u2019autogestion de la santé émotionnelle.Si vous vivez des difficultés liées au stress, à l\u2019anxiété ou à la détresse, cet outil peut contribuer à votre mieux-être puisqu\u2019il permet de mettre en place des actions concrètes et adaptées à votre situation.Pour en savoir plus, consultez Québec.ca/allermieux Adoptez de saines habitudes de vie \u2022 Tentez de maintenir une certaine routine en ce qui concerne les repas, le repos, le sommeil et les autres activités de la vie quotidienne.\u2022 Prenez le temps de bien manger.\u2022 Couchez-vous à une heure qui vous permet de dormir suffisamment.\u2022 Pratiquez des activités physiques régulièrement, tout en respectant les consignes de santé publique.\u2022 Réduisez votre consommation de stimulants : café, thé, boissons gazeuses ou énergisantes, chocolat, etc.\u2022 Buvez beaucoup d\u2019eau.\u2022 Diminuez ou cessez votre consommation d\u2019alcool, de drogues, de tabac ou votre pratique des jeux de hasard et d\u2019argent.\u2022 Contribuez à l\u2019entraide et à la solidarité tout en respectant vos limites personnelles et les consignes de santé publique.Le fait d\u2019aider les autres peut contribuer à votre mieux-être et au leur.\u2022 Prenez le temps de réfléchir à ce qui a un sens ou de la valeur à vos yeux.Pensez aux choses importantes dans votre vie auxquelles vous pouvez vous accrocher quand vous traversez une période difficile.\u2022 Limitez les facteurs qui vous causent du stress.\u2022 Bien qu\u2019il soit important de vous informer adéquatement, limitez le temps passé à chercher de l\u2019information au sujet de la COVID-19 et de ses conséquences, car une surexposition peut contribuer à faire augmenter les réactions de stress, d\u2019anxiété ou de déprime.Aide et ressources Le prolongement de cette situation inhabituelle pourrait intensifier vos réactions émotionnelles.Vous pourriez par exemple ressentir une plus grande fatigue ou des peurs envahissantes, ou encore avoir de la difficulté à accomplir vos tâches quotidiennes.Portez attention à ces signes et communiquez dès que possible avec les ressources vous permettant d\u2019obtenir de l\u2019aide.Cela pourrait vous aider à gérer vos émotions ou à développer de nouvelles stratégies.\u2022 Info-Social 811 Service de consultation téléphonique psychosociale 24/7 \u2022 Regroupement des services d\u2019intervention de crise du Québec Offre des services 24/7 pour la population en détresse : centredecrise.ca/listecentres \u2022 Service d\u2019intervention téléphonique Service de consultation téléphonique 24/7 en prévention du suicide : 1 866 APPELLE (277-3553) De nombreuses autres ressources existent pour vous accompagner, consultez : Québec.ca/allermieux Soyez là pour vous comme vous l\u2019êtes pour vos proches SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 38 RÉGAL ET RESTOS SHERBROOKE \u2014 VERTige se lance dans le prêt-à-manger et fera sans doute mentir le préjugé qui veut que le tofu, c\u2019est plate et fade.Sous le nom VERTige Simplement bon, l\u2019entreprise sherbrookoise commercialise une toute nouvelle gamme de tofu en sauces qui risque de piquer l\u2019intérêt des gourmands, végés ou pas.Et pas seulement dans la région, puisque la distribution des délices sans viande se déploiera rapidement à travers la province.Déjà, depuis jeudi, plusieurs points de vente ont l\u2019éventail en vitrine.Les trois saveurs que propose la compagnie s\u2019éloignent de la classique (et déjà trop souvent vu) marinade qui amalgame sauce tamari, miel et ail.« C\u2019est un projet que j\u2019avais depuis le début du CVA.Je souhaitais proposer une option au fast-food en développant des produits alimentaires haut de gamme qui permettent aux gens de faire des choix sains quand il faut penser souper vite fait, vite prêt », explique Ashley Wallis, président fondateur du Centre de valorisation de l\u2019aliment et propriétaire de VERTige, ferme urbaine.Derrière nous, le chef cuisinier Jerome Castellani s\u2019affaire aux casseroles.« On forme une belle équipe, lui et moi : j\u2019arrive avec les idées, et il les développe et les pousse plus loin », note Ashley.C\u2019est jour de démonstration et déjà, d\u2019alléchants parfums épicés embaument les lieux et chatouillent agréablement le nez, malgré le masque.En deux temps, trois mouvements, le directeur des opérations de VERTige assemble les plats.Sur son chariot de cuisine, trois emballages attirent mon œil : pesto printanier, cari-lait de coco et tofu fumé au cari jaune.Dans chacun des paquets, les cubes de tofu nagent dans les aromates colorés.Visiblement, le chef a la main généreuse sur la sauce.L\u2019assiette ne sera pas triste.« On avait ce souci d\u2019offrir un repas appétissant, avec des sauces riches en goût.On n\u2019a qu\u2019à penser à un accompagnement, du riz ou des pâtes par exemple, et à un légume.Après ça, on réchauffe le contenu du paquet et en cinq minutes, c\u2019est servi », résume Jerome, pour qui il n\u2019était pas question de lésiner sur la qualité des aliments utilisés.Vous ne trouverez pas de mots inconnus ou impossibles à épeler dans la liste des ingrédients.Aucun agent de conservation ou colorant n\u2019a été ajouté.L\u2019équipe voulait parvenir à une complexité et une densité de saveurs sans employer d\u2019édulcorant ou d\u2019agents texturants.« Nos standards étaient élevés, mais pour donner du goût à nos casseroles, on ne souhaitait pas ajouter des quantités faramineuses de sucre et de sel, comme on voit souvent dans le prêt-à- manger.On a travaillé nos recettes en misant sur des produits de qualité et des épices fraîches qui viennent parfumer les plats », insiste Jerome.Cari, lime kaffir, citronnelle, galanga, piment rouge, cardamome, muscade et zeste de citron sont quelques-uns des condensés de saveurs dont il a fait usage.VISER LOCAL Le pesto est, lui, fabriqué à partir de fleur d\u2019ail et des pousses qui ont fait la couleur de VERTige.« Le tofu qui en est enrobé peut même être mangé froid, si les gens préfèrent », précise Ashley.Impossible, ici, de ne pas parler de sa volonté de favoriser les produits locaux et de réduire le gaspillage alimentaire.Le tofu utilisé est celui de la toute jeune compagnie sher- brookoise SoyXpert, qui a lancé ses blocs de soya pressé il n\u2019y a même pas un an.« On peut récupérer les retailles et les blocs à la forme imparfaite pour faire nos produits. » Le tofu fumé est apprêté sur place par Le Fumoir.« Quand on peut utiliser des aliments régionaux, ou faire appel à des ressources de proximité, c\u2019est ce qu\u2019on privilégie », indiquent Ashley et Jerome.D\u2019autres délices préparés pourraient venir élargir la brochette de plats sans viande signés VER- Tige qui, en plus du tofu, compte aussi deux végépâtés et des raviolis végés « de luxe », faits à partir des pâtes maison aux œufs de Naturellement Pasta.« Les idées ne manquent pas pour la suite.Notre principal défi, chaque fois, ce sera de mettre en marché des produits de grande qualité, mais en restant dans une fourchette de prix raisonnable.Si on veut pouvoir déjouer la malbouffe, il faut être concurrentiel.Et offrir du délicieux, évidemment. » Évidemment, oui.Parce que si ce n\u2019est pas bon au goût, on ne gagne aucun estomac.Végé ou pas.Ça vous intéresse?Jetez un œil dans le rayon des surgelés.Les nouveaux produits VERTige y seront pour environ deux mois, avant qu\u2019on les retrouve aussi dans la section des produits frais.KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca EN CUISINE EXPRESS Tofu tout prêt VERTige lance une nouvelle gamme de mets préparés avec, entre autres, trois saveurs de tofu mariné.Le directeur des opérations chez VERTige Jerome Castellani, a développé les recettes parfumées de concert avec Ashley Wallis, propriétaire de VERTige.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, MAXIME PICARD NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA 0047160 0051475 ACHETER MAINTENANT J\u2019ACHÈTE COOPÉRATIVE D\u2019INFORMATION P R O M O T I O N Magog région etsa Crédits photos : Ville deMagog et SteeveRancourt Cahier spéCial 5 déCembre laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 39 0050455 Continuez de pratiquer toutes les mesures de santé publique : La pandémie de COVID-19 est sérieuse.Protégeons-nous les uns les autres.Apprenez-en plus au Canada.ca/le-coronavirus ou au 1 833 784-4397.Suivez les consignes locales sur les rassemblements.Pratiquez la distanciation physique.Lavez vos mains.Portez un masque.Restez à la maison si vous avez des symptômes, même légers.Téléchargez l\u2019appli Alerte COVID. SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 40 ACTUALITÉS Chaque semaine, nos photographes des six journaux de la Coopérative nationale d\u2019information indépendante CN2i se lancent le défi de réunir leurs meilleures photos sur des thématiques précises.Cette semaine, autoportrait.Pour visionner la galerie photos complète, visitez le www.latribune.ca, dans la section « Dans l\u2019œil du photographe ».DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOT GRAPHES Le photographe Maxime Picard vu par lui-même.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SHERBROOKE \u2014 Dans l\u2019édition papier et numérique de La Tribune du 21 novembre, la rubrique Dans l\u2019œil de nos photographes annonçait à tort la fermeture du Café Soko.La Tribune présente ses sincères excuses à ses lecteurs ainsi qu\u2019à ce commerce de la rue Alexandre, qui demeure bel et bien ouvert malgré les temps difficiles.La semaine dernière, le Café Soko avait plutôt pris une semaine de pause pour réaménager ses locaux afin de mieux accueillir ses clients, considérant la fermeture de toutes les salles à manger en zone rouge.Il est maintenant fin prêt à servir à nouveau les Sher- brookois.Le commerce, qui était à l\u2019origine un café éphémère, mais qui a décidé de demeurer en vie vu l\u2019engouement de la clientèle, est ouvert pour les commandes à emporter du lundi au samedi, de 10 h à 18 h.Cette semaine, il lance d\u2019autant plus une campagne visant à dynamiser l\u2019achat local du quartier : tous les clients qui présenteront un reçu démontrant qu\u2019ils ont acheté dans un commerce de la rue Alexandre pourront obtenir 15 % de rabais chez Soko.LA TRIBUNE Le Café Soko est toujours ouvert 0051565 Reconnue parmi les meilleurs employeurs au Canada, l\u2019Université de Sherbrooke emploie près de 7 300 personnes qui évoluent dans pratiquement tous les domaines du marché du travail.Plus de 275 embauches sont prévues cette année, sans compter le personnel enseignant ni le personnel de recherche.CONSULTEZ NOS OFFRES, POSTULEZ ET INSCRIVEZ-VOUS À NOTRE ALERTE-EMPLOI! L\u2019UdeS valorise la diversité, l\u2019égalité, l\u2019équité et l\u2019inclusion en emploi.USherbrooke.ca/emplois laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 41 LA SEMAINE EN PHOTOS La collection d\u2019œuvres d\u2019art de la Ville de Sherbrooke s\u2019est enrichie d\u2019une première œuvre numérique qui sera installée à la halte des Pionniers en 2021.Cette acquisition s\u2019ajoute aux quelque 250 oeuvres que la collection compte déjà, dont ce portrait de Sir John Coape Sherbrooke qui est exposé dans la salle du conseil municipal.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Un incendie a causé des dommages s\u2019élevant à plus d\u2019un million $ à l\u2019usine Bois Sélection de Westbury, au début du week-end dernier.Le feu aurait pris naissance dans un dépoussiéreur et a nécessité l\u2019intervention d\u2019une trentaine de pompiers de Sherbrooke, Cookshire, East Angus et Stoke.Quatre employés avaient été transportés à l\u2019hôpital par mesure préventive.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Après les enseignants d\u2019histoire, c\u2019est au tour des enseignants de sciences et technologie, en quatrième secondaire, de réclamer au ministre de l\u2019Éducation, Jean-François Roberge, des modifications aux normes d\u2019application des examens du ministère.Pour le collectif d\u2019enseignants signataires d\u2019une lettre, dont fait partie Christine Cantin du Collège Mont Notre-Dame, faire passer des épreuves uniques s\u2019avère un non-sens, alors que les élèves ont subi beaucoup de retard et ont vu la matière de façon différente dans les écoles.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Un homme a été happé mortellement alors qu\u2019il traversait la route 112 à la noirceur, lundi dernier, à Ascot Corner.Le tragique accident est survenu vers 19 h à un endroit où la limite de vitesse est de 80 km/h.La victime est Pierre Pré- vost, 74 ans, de Delson en Montéré- gie.Aucun élément criminel n\u2019est à l\u2019origine de l\u2019accident, a statué la SQ.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Le Cégep de Sherbrooke est maintenant un campus équitable.Pour obtenir cette désignation de l\u2019Association québécoise du commerce équitable et Fair- trade Canada, l\u2019établissement doit notamment s\u2019assurer d\u2019avoir des quantités suffisantes de produits équitables dans ses différents points de vente et d\u2019en faire l\u2019identification visuelle.Sur la photo, le conseiller en développement durable Michel Bélanger et la directrice de la Coopérative du Cégep de Sherbrooke, Maude- Pascale Gosselin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0043965 sur notre application mobile et sur notre site web.Suivez l\u2019actualité régionale Téléchargez gratuitement noTre applicaTion mobile Disponible sur app Store google play tous les jours > viSiTez noTre SiTe web | latribune.ca SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 42 ACTUALITÉS SHERBROOKE \u2014 C\u2019est un rêve à la mode ces jours-ci : s\u2019acheter une maison en campagne et s\u2019offrir une petite production.Mais plutôt que de morceler en criant au manque de terre, l\u2019UPA-Estrie voudrait faire valoir le potentiel des quelque 2300 grandes superficies agricoles à travers la région où la construction résidentielle est déjà autorisée, et qui sont pourtant sous-exploitées.D\u2019où sortent ces lots, qui sont plus 550 dans le Val-Saint-François, et frôlent les 270 dans la prisée MRC de Memphrémagog?Issues de l\u2019article 59 de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, ces plus petites terres ont été identifiées entre 2005 et aujourd\u2019hui afin qu\u2019elles n\u2019aient pas besoin de faire l\u2019objet d\u2019une demande à la CPTAQ (Commission de la protection du territoire agricole) pour s\u2019y bâtir, même si son propriétaire n\u2019est pas agriculteur à temps plein.Dépen- damment des secteurs, ce sont des terres de 5, 10, 15 ou 20 hectares au minimum.Alors que l\u2019Estrie a connu une augmentation de 16 % du prix de ses terres en 2019, et que le taux varie entre 1500 $ et 7500 $ par acre cultivable aujourd\u2019hui, les aspirants agriculteurs, particulièrement pour les productions émergentes, se butent à des terres trop grandes et trop chères.La Tribune présentait notamment en octobre dernier le cas de Serge Proulx et Nienke Van Der Wijk, des maraîchers de Coa- ticook à la recherche d\u2019une terre à louer, faute de pouvoir se procurer un lot.Selon Michel Brien, vice-président de l\u2019UPA Estrie, l\u2019article 59 pourrait être une piste à privilégier pour ce genre de projet et pour les productions à petite échelle, plutôt que de diminuer la taille des terres.Des études ont d\u2019ailleurs démontré que le prix à l\u2019hectare réagit de manière inverse à la taille de la propriété agricole.« On pointe souvent la CPTAQ parce que tout le monde aimerait s\u2019acheter un petit lopin de terre et se bâtir, plaide-t-il.Mais la loi est là pour faire en sorte que les terres demeurent pour l\u2019agriculture et non pour tout le monde qui aimerait une maison en campagne.De plus, quand on vient pour faire de l\u2019épandage et qu\u2019on doit respecter une distance avec le puits, quand on ajoute des résidences, ça nous éloigne toujours et ça réduit la zone agricole.C\u2019est encore plus à la mode aujourd\u2019hui de partir de la ville et de s\u2019installer en campagne pour monter un projet agricole.On va faire une demande de morcellement de terre, mais en réalité, c\u2019est un projet de retraite et on ne va cultiver que quelques rangs.Je l\u2019ai vu dans ma région », témoigne l\u2019agriculteur de Racine.PEU DE CONSTRUCTIONS Pourtant, des chiffres approximatifs récoltés par l\u2019UPA auprès des MRC ont permis de constater un très faible taux de construction sur ces lots.Moins de 150 résidences auraient été bâties sur les grandes superficies de l\u2019article 59 à ce jour en Estrie.Pourquoi?Guy Lebeau, consultant en zonage agricole, agissait comme commissaire pour la CPTAQ lorsque l\u2019article 59 a été créé.« C\u2019est clair que l\u2019article 59 a fait en sorte de délimiter les milieux agricoles les plus dynamiques et les milieux les moins dynamiques, avance-t-il.Les lots où on peut construire sont souvent des parties de terrain qui sont boisées loin des villages.C\u2019est là où des gens vont se plaindre parce que les lots ne sont pas intéressants.Mais c\u2019est dans l\u2019objectif de la LPTAA de préserver les plus beaux milieux agricoles, mais de permettre le développement de petites entreprises sur des lots qui ne se retrouvent pas dans les milieux les plus dynamiques, parce que là où c\u2019est plus dynamique, ça n\u2019a pas besoin d\u2019être dynamisé davantage. » Pour Lise Got, conseillère à l\u2019aménagement de l\u2019UPA-Estrie, le faible taux de construction sur les superficies vacantes pourrait aussi s\u2019expliquer par un manque de circulation de l\u2019information, un manque de promotion de ces lots ou une absence de volonté de vendre chez les propriétaires.Rappelons que l\u2019article 59 a été instauré notamment pour désengorger la CPTAQ, qui recevait des centaines de demandes de construction résidentielle par année.« On décidait des demandes de construction résidentielles une par une, se souvient-il.C\u2019était le domaine où la CPTAQ était la plus incohérente.Il a été suggéré de travailler avec une approche et une vue d\u2019ensemble.On a décidé d\u2019asseoir ensemble les MRC, les municipalités et l\u2019UPA pour décider d\u2019un coup où on les met et où on ne les met pas.Et à quelle condition.Le gros avantage est que ça a permis de rendre équitable l\u2019implantation résidentielle. » JASMINE RONDEAU ARTICLE 59 Des terres agricoles boudées?Memphrémagog 270 Coaticook 133 Haut-Saint-François 336 Val-Saint-François 566 Granit 870 Des Sources 170 Ville de Sherbrooke aucun (La Ville fonctionne au cas par cas avec la CPTAQ) Nombre de lots de grande superficie inscrits à l\u2019article 59 Michel Brien, vice-président de l\u2019UPA-Estrie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ SHERBROOKE \u2014 La Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, qui empêche Des portes ouvertes au morcellement des terres D\u2019un côté, des terres agricoles qui prennent de la valeur de façon vertigineuse et des aspirants en manque de liquidités.De l\u2019autre côté, un territoire à protéger à coup de grandes délimitations.Diviser la terre est-elle la solution à prôner?JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca de diviser les terres agricoles en petits lots, est souvent montrée du doigt par une relève abattue dans la poursuite d\u2019un rêve agricole.Mais dans la dernière année, l\u2019Estrie a vu pas moins de trois demandes de morcellement autorisées par la CPTAQ (Commision de protection du territoire agricole) en faveur de projets à petite échelle.Nouvelle ère, ou coup de chance?La plus récente décision, rendue le 10 novembre, concerne une terre agricole de 86 hectares, située sur les limites de Saint-Joachim de Shefford et de Sainte-Anne-de-la-Rochelle.Le propriétaire, qui y pratiquait déjà entre autres la culture d\u2019argousier et l\u2019élevage de porcs au pâturage, n\u2019avait jamais été en mesure d\u2019obtenir un contingent de sirop d\u2019érable pour exploiter l\u2019érablière occupant 63 hectares de son terrain.Afin de rembourser des dettes et d\u2019assurer la stabilité financière de ses actuels projets, il avait donc trouvé un acheteur pour son érablière, ce dernier possédant déjà des infrastructures de transformation ailleurs.« Il y a six mois, j\u2019aurais dit comme tout le monde que la CPTAQ, c\u2019était l\u2019enfer.Je m\u2019attendais vraiment à partir en guerre avec elle, alors qu\u2019ils m\u2019ont posé des questions intelligentes et ils ont analysé mes chiffres de façon détaillée.Mon expérience a été très positive.Je vais pouvoir continuer à investir dans mes productions afin qu\u2019un de mes enfants prenne la relève et que ce soit rentable », confie à La Tribune le propriétaire en question, qui préfère ne pas être nommé.Selon lui, la crédibilité de son projet et de celui de l\u2019acheteur a joué dans la balance.Pourtant, la MRC de la Haute- Yamaska, qui exige que toute demande future à la CPTAQ sur son territoire soit étudiée par son comité consultatif agricole, n\u2019a jamais voulu donner son appui, malgré une demande de révision.« J\u2019étais furieux, et je peux dire qu\u2019ils ne l\u2019ont pas lue, parce qu\u2019ils ne considéraient que la partie de mon terrain située dans leur MRC, alors qu\u2019il est beaucoup plus grand que ça.Dans leur première décision, ils expliquaient même refuser parce que la CPTAQ allait refuser de toute façon », dit-il.Dans sa résolution, la MRC justifiait notamment sa décision par les doutes qu\u2019elle émettait quant à la rentabilité d\u2019une entreprise établie sur ce lot rétréci.« Ce que ça illustre, pour moi, c\u2019est le préjugé négatif qu\u2019on a au Québec sur les petites laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 43 Dans la dernière année, l\u2019Estrie a vu pas moins de trois demandes de morcellement autorisées par la CPTAQ (Commision de protection du territoire agricole) en faveur de projets à petite échelle.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ entités agricoles.Il y a toujours quelqu\u2019un qui veut nous mettre des bâtons dans les roues », dénonce le propriétaire.Plus tôt dans l\u2019année, la CPTAQ a accepté un morcellement de 27 hectares à Saint-Adrien pour le démarrage d\u2019un poulailler, de même que le détachement de 4 hectares d\u2019un lot de Stanstead-Est pour y pratiquer du maraîchage diversifié.INCOHÉRENCE Rappelons que la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (LPTAA), crée en 1978, empêche le morcellement de terres agricoles.Tout projet visant à diviser une terre entre deux personnes, sauf lorsqu\u2019une terre de 200 hectares ou plus est divisée en lots de moins de 100 hectares, doit alors faire l\u2019objet d\u2019une demande à la CPTAQ, qui l\u2019évaluera selon des critères précis.Le consultant en zonage agricole Guy Lebeau a été commissaire pour de la CPTAQ durant 23 ans.Mais difficile pour lui de déterminer s\u2019il y un réel vent de changement.« En ce qui concerne la protection du territoire agricole, c\u2019est peut-être le genre de demande où la CPTAQ est la plus difficile à suivre.Le système fait en sorte que la cohérence ne peut pas être parfaite.J\u2019ai rendu entre 8000 et 10 000 décisions, et j\u2019avais de la misère à être cohérent avec moi- même.Imaginez avec les trois autres qui ont occupé le même poste que moi », note M. Lebeau.Est-ce qu\u2019il y a plus de projets semblables de morcellement autorisés qu\u2019avant?« Je ne suis pas prêt â dire ça, répond-il.Je pense que tant et aussi longtemps que l\u2019application va rester au cas par cas, il ne pourra pas y avoir beaucoup plus d\u2019ouverture pour ce genre de décisions, il y a trop de risques que ce ne soit pas équitable.Parfois, quelqu\u2019un va arriver, rempli de bonnes intentions avec un projet agricole organisé et structuré, monté par un agronome super compétent.Mais il peut arriver un impondérable.Il a pu acheter le terrain, mais il ne s\u2019est jamais rendu au bout du projet agricole.Comme décideur, tu as à juger du sérieux de la personne, et des chances qu\u2019il le fasse pour de vrai ou pas.Parfois, tu peux te tromper. » L\u2019ancien président de la CPTAQ Bernard Ouimet avait lui-même déposé un rapport au gouvernement en 2015, demandant une révision de la Loi et de mettre fin au traitement « cas par cas ».« S\u2019il y avait une évolution dans la LPTAA, il faudrait que ce soit avec une approche d\u2019ensemble, poursuit M. Lebeau.Que ce soit concerté avec le milieu et d\u2019une manière équitable sur le territoire, comme une vraie approche de zonage. » Pour Lise Got, conseillère à l\u2019aménagement pour la Fédération de l\u2019UPA-Estrie, la décision rendue ce mois-ci n\u2019est pas étrangère au 11e critère ajouté à la liste de la CPTAQ en 2017 : la prise en considération du plan de développement de la zone agricole (PDZA) de la MRC concernée.« Dans cette récente décision, ils ont mis des extraits du PDZA de la MRC et de la Politique bioalimen- taire du Québec.On voit qu\u2019il y a un effort d\u2019adaptation à la particularité régionale », analyse-t-elle.0051449 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS S i vous passez sur le pont Saint-François de la rue Ter- rill et que vous jetez un coup d\u2019œil du côté nord, vous apercevrez, au milieu de la rivière Saint- François, un îlot avec une grosse croix de métal, c\u2019est Mena\u2019sen, le Rocher au pin solitaire.Dans les temps jadis, il y avait un pin qui a survécu plus de 200 ans.Dans la littérature estrienne, lorsqu\u2019on parle des légendes, on parle d\u2019abord de la ou des légendes entourant ce Rocher au pin solitaire.En effet, trois légendes ont cours au sujet du rocher en question.Nous avons vu la légende de la Course autour du Rocher au pin solitaire, racontée par madame Bertha Weston Price.Voici maintenant, les deux autres légendes que nous raconte monsieur Louis-Phi- lippe Demers.« Ainsi, en 1904, Oscar Masse dans son roman MENA\u2019SEN rapporte que les Abénaquis de retour d\u2019une incursion à Deerfield, Mass., ont traîné jusqu\u2019à Saint-François- du-Lac, entre autres, deux prisonniers fiancés\u2026 De peine et de misère, les deux amants réussirent à s\u2019échapper dans le dessein de retourner dans leur pays pour s\u2019y marier et y vivre heureux\u2026 Ils rencontrèrent d\u2019indiscibles [siq] misères; \u2026 vaincue par l\u2019épuisement, la dulcinée mourut à Ktiné (Sherbrooke) dans les bras de son fiancé.Épuisé à son tour, l\u2019amant parvint cependant à planter un pin dont les racines s\u2019alimentèrent au cœur de la vierge\u2026 Malgré sa petitesse, ce pin résista à toutes les intempéries pendant deux cents ans; il succomba le 23 novembre 1913 lors d\u2019une tempête ».Pour la troisième légende : Le Sault de l\u2019amant , parue dans ce même livre, Louis-Philippe Demers écrit.« Une troisième légende, selon un vieil annuaire de Sherbrooke, veut qu\u2019un Indien fort réputé pour ses succès militaires, exécuta le Sault de l\u2019amant en s\u2019élançant du sommet d\u2019un rocher dans le gouffre de la Magog en aval de notre pont Montcalm.En effet, au retour du combat\u2026 il découvrit la désertion de sa fiancée\u2026 le cœur brisé, il exécuta son plongeon mortel mettant fin à la fois à son profond chagrin et à sa vie glorieuse ».Telles sont les légendes entourant notre fameux Rocher au pin solitaire, notre Mena\u2019sen.Le 14 janvier 1936, la Société Saint-Jean- Baptiste du diocèse de Sherbrooke devenait propriétaire de « L\u2019îlot du Pin Solitaire, situé à environ 2300 pieds en amont de l\u2019embouchure de la rivière Magog, vis-à-vis les Nos 982 du Quartier Nord et 899 du Quartier Est du Cadastre officiel pour la ville de Sherbrooke » tel qu\u2019il est écrit dans le document officiel du Gouvernement du Québec.Le Ministère des terres et forêts du gouvernement du Québec céda les droits à la société qui en est toujours propriétaire.Source : Louis-Philippe Demers, SHERBROOKE Découvertes \u2013 Légendes \u2013 Documents \u2013 Nos rue et leurs symboles, Sherbrooke, 1969, p.5 et 6.DENIS BEAULIEU Collaboration spéciale LÉGENDES ESTRIENNES SHERBROOKE MENA\u2019SEN \u2014 PHOTO LE MENA\u2019SEN, DENIS BEAULIEU CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Les célébrations religieuses de Noël s\u2019annoncent très différentes cette année.Des paroisses ont même commencé à prendre des réservations pour les messes.Les conditions imposées par la Santé publique en zone rouge pour combattre la pandémie de la COVID-19 limitent à 25 le nombre de personnes au même moment dans les églises.« Jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y a pas de paroisse qui renonce à tenir des messes à Noël, sauf pour celles qui ont arrêté d\u2019en tenir depuis le début de la pandémie », explique Éliane Thibault, responsable des communications à l\u2019Archidiocèse de Sherbrooke.« Les paroisses commencent à s\u2019organiser en tenant compte de la limite de 25 personnes en même temps.Certaines ont commencé à prendre des réservations.Ça se fait par courriel ou autrement.Chaque paroisse développe sa manière. » Des paroisses qui disposent d\u2019une salle au sous-sol de leur église sont en train de planifier une diffusion à deux groupes de 25 personnes en même temps.On utilisera aussi la technologie pour retransmettre ces célébrations habituellement très courues via la télé ou le web, poursuit Mme Thibault, lors d\u2019un entretien téléphonique accordé à La Tribune.D\u2019autres vont multiplier les cérémonies de la nativité pour permettre à un plus grand nombre de fidèles d\u2019y participer.MESSE SUPPLÉMENTAIRE À la cathédrale de Sherbrooke, en plus de retransmettre la cérémonie dans la salle Saint-Michel au sous- sol, on a prévu des messes à 14 h, 16 h, 20 h et 22 h le 24 décembre, en plus évidemment de la traditionnelle messe de minuit.« Habituellement, on ne peut célébrer de messe avant 16 h la veille, comme le samedi ou le 24 décembre.Cette année, exceptionnellement, Mgr Luc Cyr a permis qu\u2019elle puisse débuter à 14 h pour permettre de célébrer plus de messes », dit la porte-parole.« Notre objectif est d\u2019accommoder le plus de personnes possible.Pour plusieurs, la messe c\u2019est la nourriture de l\u2019âme.Des heures de messes ont été ajoutées puisque nous ne pouvons accueillir que 25 personnes à la fois dans la cathédrale. » Les fidèles ont encore frais à la mémoire le fait que les célébrations de la Semaine sainte se sont déroulées sans la présence du public le printemps dernier, en raison de la pandémie.Dans les circonstances, on se contente de la situation, même si on doit conjuguer avec des restrictions.« Nous devons respecter les règles de la Santé publique, fait valoir Éliane Thibault.Nous préférons la situation actuelle à celle du printemps dernier.Tout était fermé au complet pour Pâques. » « On prend d\u2019autres moyens pour joindre les gens.Par exemple, des paroisses se sont équipées de systèmes caméras. » Des places à la messe de Noël par réservation Dans certaines paroisses de la région, il faudra réserver sa place pour assister à une messe de Noël, en raison de la limite de 25 personnes imposée par la Santé publique.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 45 JASMINE RONDEAU jasmine.rondeau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Grande nouvelle pour les serriculteurs : le gouvernement investit 112 M$ pour doubler ce type de productions d\u2019ici 2025, à condition qu\u2019elles servent l\u2019autonomie alimentaire du Québec.Mais qu\u2019arrivera-t-il du côté biologique, où on se tourne déjà en grande partie vers les États-Unis, faute de pouvoir percer le marché québécois?Russell Pocock, copropriétaire de la Ferme Sanders à Compton, s\u2019est tourné il y a déjà 25 ans vers le marché américain, qui reçoit aujourd\u2019hui 80 % de ses légumes biologiques.Ce n\u2019était pas à l\u2019image de son rêve, mais c\u2019était l\u2019unique solution rentable vu la faible demande québécoise, confie-t-il.Encore aujourd\u2019hui, lui et les quatre autres maraîchers estriens membres de la coopérative Deep Root reposent donc en grande partie sur nos voisins du sud pour faire prospérer leurs fermes, tout en fournissant quelques points de vente estriens.« Je trouve qu\u2019encore aujourd\u2019hui, i l y a peu de produits biologiques disponibles dans les épiceries et les grandes surfaces, note M. Pocock.C\u2019est parce qu\u2019il n\u2019y a pas de demande.Pourtant, aujourd\u2019hui, aux États-Unis, les plus grands vendeurs de fruits et légumes biologiques sont Walmart et Costco.Quand on parle de politiques gouvernementales pour encourager la production locale, il faut que ça passe surtout par la demande du consommateur.On peut encourager beaucoup la production, mais si on ne crée pas en même temps des incitatifs du côté de la consommation, on crée des problèmes. » COUP DE POUCE Avec les annonces de vendredi, les propriétaires de l\u2019Abri Végétal à Compton pourront certainement aller de l\u2019avant avec leur projet d\u2019expansion, qui vise à nourrir un rayon de 50 km autour de la ferme à l\u2019année.Il ne reste qu\u2019à attendre l\u2019imminente décision de la Régie de l\u2019énergie en ce qui a trait au tarif préférentiel d\u2019électricité pour les plus petits producteurs.Ils se réjouissent tout autant du programme d\u2019expansion du réseau triphasé, qui pourrait leur faire économiser plus de 180 000 $, incluant les équipements électriques.Leur projet de quatre nouvelles serres dernier cri, qui représente un AUGMENTATION DE LA PRODUCTION EN SERRE «?Pas de place pour tout le monde?» dans le bio Doubler la production en serre d\u2019ici 2025 Le ministre de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation André Lamontagne a dévoilé vendredi ses mesures phares pour doubler la culture en serre au Québec d\u2019ici 2025 et qui entreront en vigueur le 1er décembre.> Pour les entreprises qui désirent prendre de l\u2019expansion sur le marché local : 50 % des dépenses admissibles, jusqu\u2019à concurrence de 50 000 $.> Pour les entreprises qui alimentent les marchés régionaux ou nationaux et qui désirent augmenter leurs volumes ou diversifier leur offre : 50 % des dépenses admissibles, jusqu\u2019à concurrence de 600 000 $ (projet d\u2019au minimum 100 000 $).> Pour les entreprises serricoles qui sont en mesure de prendre de l\u2019expansion dans les grandes chaînes d\u2019alimentation : passage de 20 à 40 % de remboursement des factures mensuelles d\u2019électricité.> Le ministre de l\u2019Énergie et des Ressources naturelles, Jona- tan Julien, a également dévoilé un programme qui permettra l\u2019extension du réseau triphasé dans les régions non desservies par ce type de courant.Les demandeurs pourront se faire rembourser 75 % des dépenses admissibles jusqu\u2019à concurrence de 250 000 $.> Rappelons que la Régie de l\u2019énergie doit bientôt rendre sa décision quant au tarif préférentiel d\u2019électricité de 5,59 cents du kW/h (environ 50 % de rabais) pour les producteurs en serre utilisant une puissance de 50 kW minimum.Actuellement, ce tarif n\u2019est réservé qu\u2019aux plus grands producteurs utilisant 300 kW et plus.JASMINE RONDEAU investissement de 500 000 $, est bel et bien conçu pour accroître l\u2019autonomie alimentaire de la région pour la période plus morte de l\u2019année, mais l\u2019exportation via Deep Root devra toujours demeurer dans les cartons en été.« Il y a une demande de notre clientèle pour plus de produits en hiver, ça c\u2019est clair et 100 % de notre agrandissement y sera consacré.En été, il y a déjà une offre avec le maraîchage.Il faut être conscient que si on double tous, il n\u2019y aura pas de place pour tout le monde sur les marchés locaux.En exportant l\u2019été, on évite le gaspillage et la compétition sur les marchés locaux et ça nous permet d\u2019avoir une industrie qui est bien équipée pour soutenir l\u2019autonomie, si jamais on a des problèmes de frontières », partage l\u2019un des copropriétaires, Frédéric Jobin-Lawler, qui a même diversifié sa production pour pouvoir mieux fournir des détaillants.Actuellement, ce sont 55 à 60 % de ses légumes qui sont exportés.« On peut encourager beaucoup la production, mais si on ne crée pas en même temps des incitatifs du côté de la consommation, on crée des problèmes. » \u2014 Russell Pocock, copropriétaire de la Ferme Sanders Même si le créneau biologique gagne en popularité, le défi est trop grand pour compétitionner avec l\u2019agriculture locale conventionnelle, explique-t-il.M. Jobin-Lawler cite en exemple des épiceries de Sherbrooke qui ont cessé de s\u2019approvisionner chez lui après plusieurs années, parce qu\u2019elles avaient atteint leur « pourcentage d\u2019achats directs. » « Dans le local, il y avait tellement une forte demande qu\u2019ils ont décidé d\u2019acheter de la production conventionnelle, avec laquelle ils pouvaient faire une plus grande marge de profit qu\u2019avec nous.Il faudra toujours se battre pour notre place tablette, et ça va reste tant qu\u2019il n\u2019y aura pas une intention d\u2019acheter locale, autre que marketing, des grandes chaînes. » En 2016, l\u2019Estrie comptait 38 producteurs de fruits et légumes biologiques, au champ ou en serre.10 % DE PLUS POUR LE BIO Interrogé par La Tribune, le cabinet du ministre André Lamontagne a annoncé une bonification de 10 % de l\u2019aide accordée aux entreprises biologiques dans le cadre des mesures annoncées vendredi en faveur des productions en serre.Il a également rappelé que « le MAPAQ a investi une somme totalisant près de 5 M$ pour soutenir spécifiquement le développement des entreprises et l\u2019ensemble du secteur biologique au cours de l\u2019année 2019-2020. » Parmi les initiatives citées, on mentionne également que « pour accroître la demande des consommateurs et assurer un arrimage avec la croissance de l\u2019offre, le gouvernement a investi 950 000 $ au cours de la dernière année en soutenant les activités de valorisation et de promotion des aliments biologiques québécois réalisées par la Filière biologique du Québec. » Russell Pocock et Thérèse Shaheen, de la Ferme Sanders à Compton.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY Les propriétaires de l\u2019Abri Végétal à Compton, Frédéric Jobin-Lawler et Annie Lévesque.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 46 ACTUALITÉS Il y a 100 ans, un spectre hante l\u2019Amérique du Nord : celui de l\u2019alcool.Les uns après les autres, tous les États du continent interdisent la boisson maudite.Tous?Non! Car dans le nord, le Québec résiste encore et toujours à la prohibition.Une véritable aubaine pour les contrebandiers, qui font de la «Belle Province» leur base arrière.Suivez-nous sur les chemins oubliés de la prohibition, où nous croiserons des célébrités comme Conrad le «tsar» Labelle, Lilian Miner, alias «Queen Lilly», et bien sûr, le plus redoutable de tous, le gangster Al Capone.JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com 17 janvier 1920.À minuit pile, la prohibition triomphe aux États- Unis.L\u2019alcool est interdit.Partout.L\u2019Amérique «sèche» [Dry] jubile.À Norfolk, en Virginie, 10 000 personnes en liesse acclament le prêcheur Billy Sunday, l\u2019une des figures de proue du mouvement anti-alcool.Même à jeun, l\u2019orateur semble plus euphorique qu\u2019un garçon de cinq ans ayant respiré une bonbonne d\u2019hélium au complet.«Le Mal est vaincu, assure-t-il.Les bidonvilles appartiendront bientôt au passé.Les prisons seront transformées en usines.L\u2019Enfer deviendra un désert.Il restera à louer pour toujours.»1 Juste avant l\u2019heure fatidique, l\u2019Amérique des buveurs ressemble à une armée en déroute.Dans les grandes villes, les bars vendent leurs derniers verres de bière ou de whisky sur le trottoir, à des prix ridicules.En Californie, dans la vallée de Napa, des cultivateurs arrachent leurs vignes, pour les remplacer par des arbres fruitiers jugés moins «subversifs».À Pittsburgh, les librairies retirent des tablettes les livres qui contiennent des passages sur la fabrication de l\u2019alcool ou qui font l\u2019apologie des beuveries.2 On dira que l\u2019entrée en vigueur de la Prohibition est annoncée depuis des mois.Les plus riches ont fait des provisions, d\u2019autant que la loi permet de conserver l\u2019alcool acheté avant le 17 janvier 1920.Joseph Kennedy, le père du futur président, a vendu les stocks du magasin familial.Mais pas avant de se réserver plusieurs milliers de bouteilles de vin et de whisky, qu\u2019il fait entreposer chez lui.Monsieur pourra tenir 10 ans.Peut-être plus\u2026 Ici et là, des farceurs font jouer une chanson populaire intitulée «Je ne savais pas que j\u2019avais une épouse merveilleuse jusqu\u2019à ce que la ville devienne sèche.[I Never Knew I Had a Wonderful Wife Until the Town Went Dry]3 UNE MINE D\u2019OR En ce mois de janvier 1920, rien ne semble arrêter la marche triomphale de la prohibition en Amérique du Nord.Les États-Unis ne sont pas les seuls à s\u2019imposer un régime sec.Au Canada, toutes les provinces ont banni l\u2019alcool ou s\u2019apprêtent à le faire.4 Seul le Québec fait bande à part.5 Et encore, ça se discute.Environ 90 % des municipalités québécoises interdisent l\u2019alcool sur leur territoire.C\u2019est le cas de Lévis, par exemple.Mais il est vrai que les citoyens n\u2019ont qu\u2019à traverser le fleuve pour aller boire à Québec, où l\u2019alcool coule à flots.Derrière son triomphe, la prohibition est pourtant un colosse aux pieds d\u2019argile.Le 17 janvier, deux heures à peine après son entrée en vigueur, les premiers camions de contrebandiers sont arrêtés, quelque part dans l\u2019Illinois.6 Ceux-là ne sont que l\u2019avant-garde.D\u2019autres, bien plus nombreux, vont suivre.Très vite, le commerce illégal d\u2019alcool va devenir un torrent, une vague, un tsunami qui submergera le continent.Le 20 janvier 1920, quelques jours après le début de la prohibition aux États-Unis, Le Soleil donne déjà un aperçu des profits faramineux qui s\u2019offrent aux contrebandiers, surnommés les «bootleggers».À Québec, un litre de whisky de contrebande coûte environ 1,28 $.Rendu à Detroit, sa valeur passe à 4,40 $, voire à 7,04 $ le litre.7 Nul besoin de détenir un diplôme en comptabilité pour faire le calcul.La contrebande d\u2019alcool devient une vraie mine d\u2019or.MOI, CONRAD LABELLE, TSAR DE LA CONTREBANDE Conrad Labelle fait partie de ceux qui tentent l\u2019aventure.En 1920, Labelle est propriétaire d\u2019une pâtisserie à Champlain, dans l\u2019État de New York.Durant ses livraisons, il remarque des automobiles chargées d\u2019alcool qui franchissent la frontière.Monsieur va bientôt les imiter.À sa manière.Pour éviter les ennuis, il roule à 130 km/h sur des routes forestières à peine carrossables.Il fait aussi remplacer le parechoc de sa voiture par un rail de chemin de fer, pour mieux foncer dans le tas.Les rares douaniers ne peuvent pas le rattraper.Surtout que des complices de Labelle dégonflent les pneus de leur voiture dès qu\u2019ils ont le dos tourné.«Les officiers des douanes de Rouses Point [dans l\u2019État de New York] me poursuivaient sans arrêt, expliquera Labelle, dans une entrevue au magazine Perspectives.Pour mieux me protéger, j\u2019ai acheté une Cadillac et j\u2019ai fait blinder le réservoir d\u2019une plaque d\u2019acier.Quand ils déchargeaient leurs revolvers dans mon réservoir, ils s\u2019imaginaient que j\u2019étais pour m\u2019arrêter à 100 pieds de là, mais moi je ne m\u2019occupais pas de ça.Je continuais! Ils ne comprenaient pas ce qui se passait!»8 Pour Labelle, le point tournant survient en 1922.Près de Lacolle, des douaniers acceptent de fermer les yeux durant une heure, tous les jours.En échange, on leur remet 1000 $ par jour, l\u2019équivalent de IL Y A 100 ANS, LA PROHIBITION TU SERAS BOOTLEGGER, MON FILS 1 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 47 15 000 $ en argent d\u2019aujourd\u2019hui.La seule exception, c\u2019est le samedi.Ce jour-là, les contrebandiers prennent congé parce que les douaniers doivent faire semblant de travailler.Il faut bien sauver les apparences.9 Soudain, le «tsar» Labelle nage dans l\u2019argent.Chaque nuit, il récolte l\u2019équivalent d\u2019un million $ en argent d\u2019aujourd\u2019hui.Devenu célèbre, Monsieur côtoie les célébrités.En 1922, c\u2019est lui qui fournit le champagne et le whisky lors d\u2019un bal donné à Plattsburgh en l\u2019honneur du président américain, Warren Harding.Labelle est invité à la table d\u2019honneur.Un grand moment pour celui persiste à se considérer comme un «petit»!10 Dix ans plus tard, Conrad Labelle aura tout perdu.Mais ça ne l\u2019empêchera de mener une vie bien remplie.Ni d\u2019atteindre l\u2019âge vénérable de 98 ans.Jusqu\u2019au bout, il répétera qu\u2019il ne regrette rien.À l\u2019image du sportif britannique qui disait : «J\u2019ai dépensé beaucoup d\u2019argent pour l\u2019alcool, les femmes et les voitures de luxe.Le reste, je l\u2019ai gaspillé».BIENVENUE AU PALAIS DU PÉCHÉ On raconte qu\u2019avant même l\u2019entrée en vigueur de la prohibition, de grandes quantités d\u2019alcool avaient déjà été stockées dans les forêts du Maine.La frontière entre les États-Unis et le Québec est immense.Mal gardée.À la blague, on dit qu\u2019il est plus difficile de trouver un poste-frontière que de passer à côté, par un petit chemin.Dès le mois d\u2019avril 1920, les États-Unis estiment que 90 % de l\u2019alcool saisi dans les États de la Nouvelle-Angleterre provient du Québec.10 Dans les Cantons-de-l\u2019Est, la proximité de la frontière simplifie les choses.Le plus célèbre bordel de l\u2019époque, le Palace of Sin [Palais du péché], est situé près de Sutton, à cheval sur la frontière avec le Vermont.Sa propriétaire, Lilian Miner, alias Queen Lilly, est connue jusqu\u2019à Boston! Dès que la police débarque, la distinguée clientèle se déplace du côté québécois de l\u2019établissement, pour siroter son verre en toute légalité!11 L\u2019imagination des contrebandiers ne connaît pas de limite.On signale de l\u2019alcool caché dans des calorifères de train.Ou dans de faux réservoirs d\u2019essence.À East Hereford, des bootleggers utilisent une corde à linge passant au-dessus de la rivière Hall, qui sert de frontière entre le Canada et les États-Unis.12 Pour ceux qui traversent la frontière à pied, on conseille le soulier avec des semelles imitant l\u2019empreinte des sabots d\u2019une vache.Idéal pour brouiller les pistes.S e l o n l \u2019 h i s t o r i e n c o n s u l - tant Laurent Busseau, les plus organisés préfèrent le passage en force, à bord d\u2019un véhicule circulant à vive allure.«Au besoin, ils ajoutent une substance dans l\u2019essence, pour laisser derrière eux une fumée très dense, qui rend les poursuites difficiles, explique-t-il.La fumée produit un peu le même effet que les gaz lacrymogènes.»13 Même les animaux sont mis à contribution.Selon la Société d\u2019histoire de Coaticook, les contrebandiers achètent des chevaux aux États-Unis et ils les amènent du côté québécois de la frontière pour les atteler à une charrette remplie d\u2019alcool.On sait que les vieux chevaux retrouvent eux-mêmes le chemin de la maison.Pas besoin de conducteur.Si, par malheur, l\u2019attelage est saisi par les douaniers, les contrebandiers se consolent.La plupart du temps, ils rachètent les chevaux un peu plus tard, lors d\u2019un encan public!14 LA VIE EST UNE TRÈS LONGUE PARTIE DE POKER Au début, les contrebandiers sont peu organisés.Souvent, il s\u2019agit de cultivateurs qui ont transformé leur surplus de patates en «whisky blanc», grâce à un alambic de fortune.15 Dans le Bas-Saint-Laurent, un ferblantier célèbre réussit à fabriquer 300 alambics au cours d\u2019un hiver!16 Il va sans dire que l\u2019alcool produit se révèle d\u2019une qualité variable.On le rebaptise parfois le «vernis de cercueil».Avec le temps, les grandes structures criminelles s\u2019emparent du marché.Le crime s\u2019organise.Au Québec, chaque région possède son roi de la contrebande.Dans l\u2019est, on se souvient des exploits d\u2019Alfred Lévesque, du village de Rivière-Bleue, près de la frontière avec le Maine.Monsieur est le spécialiste des caches secrètes et des tunnels.Au faîte de sa gloire, on raconte qu\u2019il dirigeait 800 employés, à la tête d\u2019une organisation possédant une flotte de 500 voitures.Sans oublier trois goélettes.17 Mine de rien, on retrouve un bootlegger québécois jusque dans l\u2019entourage d\u2019Al Capone, le plus célèbre criminel de l\u2019époque.Né à Lévis, Paul Lafrenais, alias «Frenchie», se fait remarquer par sa débrouillardise.Il propose notamment que les camions de livraison d\u2019alcool clandestin portent les noms d\u2019entreprises ou de produits «inoffensifs».Grâce à lui, des véhicules annonçant «une boulangerie, des services de plomberie ou du Ginger Ale» sillonnent les rues de Chicago, chargés de cargaisons de whisky et de bière.18 Paul Lafrenais expliquera qu\u2019Al Capone, «c\u2019était [\u2026] le rêve américain personnifié, la seule loterie qui pouvait un jour vous sortir de la misère d\u2019une vie, cette misère considérée comme normale par le gouvernement, l\u2019Église et les autres institutions».Mais il découvrira que la vie de criminel n\u2019est pas de tout repos.«Frenchie» reviendra chez lui l\u2019esprit hanté par le souvenir de crimes atroces.2 Souliers avec semelles imitant des traces de pas de vache.\u2014 PHOTO WIKIMEDIA COMMONS, NATIONAL PHOTO COMPANY COLLECTION, DOMAINE PUBLIC 3 Lilian Miner, alias Queen Lilly, propriétaire du Palace of Sin, près de Sutton, est connue jusqu\u2019à Boston.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR LA SOCIÉTÉ D\u2019HISTOIRE DE RICHFORD 1 Sur cette photo datant de 1929, des policiers déchargent d\u2019un camion des caisses de whiskey identifiées comme des tomates vertes, à Washington.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP 2 3 LIRE la suite \u203a 48 SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 48 ACTUALITÉS 29 SEPTEMBRE 1898 Plébiscite sur la prohibition de l\u2019alcool au Canada.Toutes les provinces se prononcent en faveur de la prohibition, sauf le Québec, qui vote contre à plus de 81 %.Pour des raisons politiques, la prohibition ne sera pas instaurée.Mais de nombreuses municipalités vont interdire l\u2019alcool sur leur territoire.10 AVRIL 1919 Lors d\u2019un référendum, les électeurs du Québec se prononcent à 78,6 % en faveur de la vente de bière, de vin et de cidre.Au Québec, la prohibition ne touchera que les spiritueux, durant une période d\u2019environ deux ans.17 JANVIER 1920 La prohibition entre en vigueur aux États-Unis.Entre 1916 et 1921, l \u2019alcool est aussi interdit dans toutes les provinces canadiennes, à l \u2019exception du Québec.1er MAI 1920 Au Québec, le gouvernement adopte la Loi sur les boissons alcooliques.L\u2019État se réserve le monopole sur l\u2019importation, la vente et le transport de l\u2019alcool.La loi prévoit aussi la création d\u2019une police des liqueurs.5 DÉCEMBRE 1933 Aux États-Unis, la prohibition prend fin.JEAN-SIMON GAGNÉ LA PROHIBITION EN CINQ DATES Il n\u2019oubliera jamais le soir où il a vu un Noir se faire écorcher vivant sous ses yeux.«La vie n\u2019est rien d\u2019autre qu\u2019une très longue partie de poker, philosophe Lafrenais.Le seul avantage, c\u2019est que tu peux aller pisser quand tu veux.» L\u2019ENTREPÔT DE L\u2019AMÉRIQUE À partir de 1922, le petit archipel français de Saint-Pierre-et- Miquelon, au milieu du golfe du Saint-Laurent, devient une plaque tournante de la contrebande.On le surnomme «l\u2019entrepôt d\u2019alcool de l\u2019Amérique du Nord».Là-bas, en territoire français, la prohibition n\u2019existe pas.Les contrebandiers peuvent venir chercher l\u2019alcool importé légalement de l\u2019Europe, du Canada ou des Caraïbes.Le bar est ouvert.Gin et whisky du Canada?Champagne et Cognac de France?Scotch écossais?Rhum des Antilles?Vin de Bordeaux?19 Les États-Unis protestent.Ils exigent que la France intervienne.Le trafic saute aux yeux, for God\u2019s sake! Des centaines de goélettes suspectes sont amarrées dans le port.Les entrepôts poussent comme des champignons.Des millions de caisses d\u2019alcool se promènent.Des importateurs se sont même construit une villa avec le seul bois des caisses de whisky! Le gouvernement français laisse traîner.Au début des années 20, les importations d\u2019alcool à Saint-Pierre rapportent des centaines de millions de francs par année au trésor de la République, ruinée par la Première Guerre mondiale.Pas question de tuer la poule aux œufs d\u2019or.On dit que le président Alexandre Mille- rand s\u2019informe discrètement des résultats du commerce dans son lointain archipel des Amériques.20 Pour les habitants pauvres de l\u2019archipel, la contrebande constitue une manne inespérée.Le «temps béni de la fraude», diront-ils.Plusieurs se risquent à bord de vedettes rapides pour livrer les cargaisons au large des États-Unis ou sur les rives du Saint-Laurent.En 1925, le gangster Al Capone débarque en personne.À Chicago, Capone est un tueur.Ici, c\u2019est un gentleman.Avec lui, on fête toute la nuit.Grands seigneurs, Mister Capone et ses gardes du corps refusent de dévaliser la trésorerie locale!21 Quand la prohibition est abolie, le 5 décembre 1933, on raconte que les drapeaux de Saint-pierre auraient été placés en berne! On veut bien le croire.FINIE LA BAGOSSE Au Québec, la prohibition totale n\u2019est jamais instaurée.L\u2019Église n\u2019aime pas l\u2019alcool, mais elle voit la prohibition comme un projet étranger.Une affaire de protestants.Pour sa part, le gouvernement ne veut pas renoncer aux taxes.En dehors des transferts plus ou moins fiables d\u2019Ottawa, cela représente jusqu\u2019à 25 % de ses revenus! Entre nous, le Québec se fiche un peu qu\u2019une partie de son alcool se retrouve aux États-Unis, du moment que les droits et les taxes sont payés.22 En 1921, pour mettre un peu d\u2019ordre, le Québec vote une loi créant la Commission des liqueurs, l\u2019ancêtre de la Société des alcools.Dès lors, le gouvernement détient le monopole sur l\u2019importation, la vente et la distribution.«La loi est assez avant-gardiste, explique l\u2019historien Laurent Busseau.Elle s\u2019inspire d\u2019un modèle suédois.Bien sûr, elle n\u2019empêche pas la propagande.Mais les revenus tirés de l\u2019alcool deviennent la vache à lait du gouvernement.Dès la première année, cela représente plus d\u2019un million $! Une somme considérable, pour l\u2019époque.»23 Au passage, on note que la Loi crée aussi une police des liqueurs.Ses 35 agents, surnommés les «liqueurs», héritent d\u2019une tâche gigantesque.24 Avec le temps, on retrouve des caches d\u2019alcool sur de nombreuses îles du Saint-Laurent.Les alambics se multiplient.Plusieurs n\u2019ont rien à voir avec les petites fabriques de «bagosse» d\u2019antan.En janvier 1931, à Mont réal, on saisit une «usine» capable de produire 1300 litres d\u2019alcool par jour.25 Autant dire que la contrebande est passée à la vitesse supérieure.À certains endroits, pour livrer la marchandise, les bateaux des contrebandiers lancent sur la côte des torpilles remplies de whisky.À travers le Québec, la prohibition produit des effets insoupçonnés.Bien sûr, il y a de la violence.Des règlements de compte entre bandes rivales.En 1928, le chef de police de Coaticook meurt au Vermont, dans des circonstances suspectes.26 Mais on remarque aussi que de nombreux touristes américains prennent des vacances au Québec.Montréal devient une capitale du jazz, des bars et du jeu.Tout le monde connaît l\u2019adresse d\u2019une «barbotte», pour jouer aux dés.Les Américains qui veulent prendre un p\u2019tit coup se rendent jusque dans Charlevoix, où l\u2019on trouve encore de nos jours une «maison du bootlegger», près de La Malbaie.27 ÉPILOGUE : JAMAIS SANS MON ALCOOL Avec le recul, la Prohibition se révèle un échec retentissant.Une douche froide pour les idéalistes qui voulaient réinventer le monde.Non seulement la société n\u2019est pas devenue plus vertueuse, mais la prohibition a surtout profité aux grands criminels.La corruption a explosé.L\u2019enfer ne s\u2019est pas transformé en désert, comme l\u2019avait prédit le prêcheur Billy Sunday.Une fois de plus, il était pavé de bonnes intentions.Au Canada, la plupart des provinces lèvent l\u2019interdiction de l\u2019alcool dès le milieu des années 20.la prohibition a coûté au gouvernement fédéral des centaines de millions $ en taxes.Du coup, il a même fallu envisager un impôt sur le revenu!28 On constate que l\u2019ampleur du commerce d\u2019alcool avait été grossièrement sous-estimée.De 1924 à 1929, des cargaisons de whisky canadien totalisant plus de 100 millions $ sont exportées aux États-Unis, principalement via Saint- Pierre-et-Miquelon.Un milliard et demi en argent d\u2019aujourd\u2019hui.29 Aux États-Unis, la prohibition perdure jusqu\u2019en 1933.À la longue, elle se transforme en farce.Les bars clandestins poussent comme des champignons.Les exceptions à la loi sont exploitées au maximum.Beaucoup de buveurs se font prescrire de l\u2019alcool pour des raisons médicales.Le cognac devient une «boisson remontante», vendue en pharmacie!30 En 1932, lors d\u2019un séjour aux États-Unis, le futur premier ministre britannique Winston Churchill obtient un billet du médecin l\u2019autorisant à se procurer de l\u2019alcool, «en particulier pour les repas».31 En 1929, lors d\u2019une visite à New York, le maire de Berlin, Gustav Boess ne cache pas son étonnement en voyant l\u2019alcool couler à flots, à tous les coins de rue.Le plus naïvement du monde, il demande à ses hôtes à quel moment la prohibition va entrer en vigueur.Un peu gênés, ces derniers lui expliquent que le régime sec existe depuis presque 10 ans!28 Une vieille blague résume à merveille la morale élastique de l\u2019époque.Elle raconte l\u2019histoire de deux copains qui marchent dans une rue de Chicago.Soudain, un voleur surgit en brandissant un revolver.Il veut tout leur argent.À ce moment, l\u2019un des hommes se tourne vers son copain et il lui tend un billet.\u2014 Tiens, voilà le 20 $ que je t\u2019avais emprunté.Notes (1) Daniel Okrent, Last Call : The Rise and the Fall of Prohibition, Simon & Schuster, 2010.(2) «One Hundred Years Ago, \u201cDry January\u201d Was the Law», Pittsburgh Post- Gazette, 16 janvier 2020.(3) https://www.youtube.com/ watch?v=2n4Ccr0Z-8 (4) Beer Wars, canadashistory.ca, 13 décembre 2016.(5) L\u2019île du Prince Edward bannit l\u2019alcool depuis 1901.Entre 1916 et 1921, toutes les provinces et les territoires font de même.(6) Daniel Okrent, Last Call : The Rise and the Fall of Prohibition, Simon & Schuster, 2010.(7) «La boisson n\u2019a pas encore fini de faire parler d\u2019elle», Le Soleil, 20 janvier 1920.(8) «Conrad Labelle, le gentleman- bootlegger de la Prohibition», Perpectives, 29 mars 1975.(9) «Le roman vrai de Conrad Labelle», La Presse, 10 avril 1994.(10) «La boisson de Québec en contrebande aux États-Unis», Le Soleil, 6 avril 1920.(11) «Palace Of Sin» : le Palais des péchés sur la frontière québécoise 1910-1929, http://www.historien-sans-frontiere.com, 16 janvier 2017.(12) «La prohibition décortiquée par deux passionnés d\u2019histoire de Coaticook», Le Progrès de Coaticook, 20 mars 2019.(13) «À la frontière de la prohibition», Le Devoir, 13 septembre 2013.(14) «Cantons-de-l\u2019Est : crimes et contrebande au temps de la prohibition», ICI Radio-Canada, 13 juin 2019.(15) «De la patate à la Commission des liqueurs : histoire de boisson», La Tribune, 14 septembre 2015.(16) «L\u2019est du Québec et la contrebande d\u2019alcool», Cap-aux-Diamants, numéro 28, hiver 1992.(17) Le bootlegging au transcontinental, La vieille gare de Rivière bleue, 2020.(18) Dan Gosselin, Frenchie : un Québécois dans le gang d\u2019Al Capone, Les éditions de l\u2019Homme, 2018.(19) «Comment Al Capone a rapporté des millions de francs à l\u2019État et aux armateurs bordelais», La Tribune, 14 mars 2019.(20) Une histoire française de la prohibition [documentaire], Freddy Thomelin et Carl Carniato, 55 minutes, 2019.https://www.youtube.com/ watch?v=Zt8mJSvBAIk (21) «Ah! que la vie était belle sous le règne de ce bon monsieur Al Capone», Le Monde, 5 mars 1984.(22) «À la frontière de la prohibition», Le Devoir, 13 septembre 2013.(23) «Un siècle de finances publiques québécoises (1867-1969)», L\u2019Actualité économique, Volume 64, numéro 4, décembre 1988.(24) Les cahiers d\u2019histoire : la police des liqueurs : 1921-1961, Volume 3, numéro 1, mai 2012.(25) «Un alambic de 350 gallons saisi à Montréal», Le Soleil, 20 janvier 1931.(26) «Cantons-de-l\u2019Est : crimes et contrebande au temps de la prohibition», Ici Radio-Canada, 13 juin 2019.(27) www.maisondubootlelegger.com (28) «Il y a 100 ans, la prohibition», Associated Press, 18 janvier 2020.(29) «L\u2019affaire Bronfman, contrebandiers ou industriels de génie», La Presse, 6 décembre 1992.(30) «Quand le cognac se paraît de vertus médicinales», Sud Ouest, 5 avril 2020.(31) «S\u2019hydrater à la bière de Washington ou à l\u2019alcool médicinal de Churchill?», ActuaLitté, les univers du livre, 31 juillet 2019.(32) «Prohibition : Unintended Consequences», Public Broadcasting Service (PNS), 2011.Suite de la page 47 Le gangster Al Capone en 1931 \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 49 MYRIAM ARSENAULT Journaliste de l\u2019initiative de journalisme local Le Quotidien CHICOUTIMI \u2014 Un dessinateur d\u2019Alma, Charles Lapointe, se lance un impressionnant défi.Le jeune homme de 20 ans, reconnu sur les réseaux sociaux pour ses portraits très réalistes de célébrités, veut établir le nouveau record du monde du plus gros dessin réalisé au crayon de bois.Il a d\u2019ailleurs déjà choisi sa muse pour ce défi, l\u2019Américaine Kylie Jenner, qui a déjà partagé une oeuvre de l\u2019artiste régional à ses 200 millions d\u2019abonnés.Charles Lapointe a commencé le dessin il y a bientôt six ans.Les seuls cours qu\u2019il a suivis sont des cours d\u2019arts plastiques à l\u2019école.Au secondaire, il a dû réaliser une reproduction à l\u2019échelle du jeu Grand Theft Auto (GTA), ce qu\u2019il a adoré.Il a ensuite étudié en art et en technologie de l\u2019informatique au Collège d\u2019Alma, avant de quitter pour la métropole, il y a un an, avec l\u2019ambition de vivre un jour de son art.Son créneau est le photoréalisme au crayon de bois.Si, au début, il prenait des commandes pour faire des portraits de tout un chacun, il s\u2019est rapidement lassé et préfère se concentrer sur ce qui l\u2019inspire vraiment : les célébrités.Charles Lapointe partage de nombreuses photos et vidéos de ses oeuvres, en plus de montages illustrant le temps investi à la création, sur les réseaux sociaux.Il est particulièrement actif sur Facebook (Charles Lapointe Art), Instagram (@charleslapointeart) et TikTok (@ charlesdrawings).Sur Instagram, il rejoint environ 6400 personnes, alors que son TikTok compte plus de 57 000 abonnés.Certaines de ses vidéos, sur cette plateforme, ont été visionnées à plus d\u2019un million de reprises.C\u2019est d\u2019ailleurs un récent dessin de Kylie Jenner, vedette de la téléréalité, femme d\u2019affaires et influenceuse, réalisé au cours des derniers mois qui a le plus retenu l\u2019attention sur ses différentes pla- teformes.L\u2019Almatois y a consacré plus de 1200 heures, soit un an et demi de travail.Lorsque la jeune femme d\u2019affaires a partagé l\u2019œuvre de Charles Lapointe sur son compte Instagram, ses réseaux ont été inondés.L\u2019Américaine est tout de même la cinquième personne la plus suivie sur Instagram, avec plus de 201 millions d\u2019abonnés.Comment a-t-il pu se faire remarquer par l\u2019entrepreneure ?Il admet compter sur le soutien d\u2019admirateurs de Kylie Jenner et animateurs de comptes lui étant dédiés, en profitant de l\u2019engouement autour de ses œuvres.« J\u2019ai vraiment voulu augmenter la hype autour de mon oeuvre.Ça m\u2019a pris un an et demi avant de la publier.Je dévoilais toujours des petits détails à mes abonnés et j\u2019ai gardé la couronne, un élément important du dessin, qui m\u2019a pris le plus de temps, pour la fin.Mes abonnés avaient hâte de voir le dessin complété.Plus le temps avançait, plus leur nombre montait », a-t-il indiqué, dans un entretien par visioconférence avec Le Progrès.Kylie Jenner n\u2019est pas la seule vedette qui a été dessinée par Charles Lapointe.De nombreuses vedettes québécoises et américaines sont passées sous sa mine.Entre autres, il a réussi à attirer l\u2019attention avec ses œuvres de l\u2019influenceuse Lysandre Nadeau, de l\u2019animateur et humoriste Jay Du Temple et du rappeur XXXTentacion.Des dessins de l\u2019Almatois ont également été présentés à l\u2019émission Vlog, et la mère de Paris Hilton l\u2019a même contacté pour des commandes personnelles ! CINQ ANS DE TRAVAIL?! Charles Lapointe se lance dans un nouveau défi : de réaliser un défi ultra réaliste de Kylie Jenner, d\u2019une hauteur de neuf pieds.« Je suis assez fou.Le record Guinness du plus gros dessin au crayon de bois de couleur est de sept pieds.Quand j\u2019ai vu ça, je me suis tout de suite dit que j\u2019allais en faire un, mais de neuf pieds ! », raconte-t-il.Il a choisi de refaire Kylie Jenner, un choix qui en surprendra peut- être plusieurs, mais qui est très réfléchi pour l\u2019Almatois.« Je n\u2019ai pas le choix de la refaire sous un autre angle.J\u2019ai eu beaucoup de demandes », affirme-t-il.Le dessin n\u2019est pas commencé, mais les démarches de création le sont.Charles Lapointe a dû faire affaire avec le photographe de la vedette de téléréalité pour recevoir sa photo de référence.Il est aussi à la recherche de commanditaires pour ce projet qui prendra, selon lui, environ cinq ans à compléter ! AMÉLIE LEGENDRE Le Progrès vous a présenté une collègue d\u2019école de Charles Lapointe, Amélie Legendre, il y a deux semaines.Les deux jeunes, qui se connaissent assez bien, ont tous les deux une passion pour le dessin de célébrités.À la suite de la parution de l\u2019article du Progrès, le compte Ins- tagram de la jeune femme a eu plus de 4000 nouveaux abonnés, en seulement quelques jours.« Je ne m\u2019attendais vraiment pas à autant d\u2019attention.Je suis vraiment contente », a-t-elle indiqué au Progrès.Elle a également reçu plusieurs demandes de dessins et, à son tour, a été contactée par l\u2019équipe de l\u2019émission Vlog.CHARLES LAPOINTE DESSINE DES CÉLÉBRITÉS UN ALMATOIS S\u2019ATTAQUE À UN RECORD DU MONDE Le dessin dont Charles Lapointe est le plus fier est celui de Kylie Jenner, auquel il a consacré plus de 1200 heures.\u2014 PHOTO COURTOISIE La couronne de Kylie Jenner est l\u2019élément du dessin qui a pris le plus de temps au jeune artiste almatois.\u2014 PHOTO COURTOISIE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 50 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Élue à l\u2019Assemblée nationale du Québec il y a un an, Joëlle Boutin a appris le métier de députée en pleine pandémie de COVID-19.La députée caquiste de Jean-Talon, circonscription couvrant Sillery et une bonne partie de Sainte-Foy, raconte comment elle a rencontré la détresse humaine où elle ne l\u2019attendait pas.Q Une chose que vous ne soupçonniez pas de la vie de députée?R C\u2019est arrivé la semaine passée.Moi, je suis bonne pour gérer des gros dossiers.Mais quand une citoyenne qui t\u2019appelle a des enjeux de santé mentale graves, te le dit et a besoin d\u2019aide, on n\u2019est pas équipé! Je textais mon équipe en même temps pour qu\u2019on la cherche, qu\u2019on l\u2019appelle au besoin et qu\u2019on la redi- rige.C\u2019était une des premières fois de ma vie où j\u2019étais vraiment.inquiète.Et je ne me sentais pas équipée, moi, pour répondre au besoin de cette citoyenne.J\u2019ai une super équipe accessible, ils sont vraiment bons là-dedans.Mais c\u2019est quelque chose extrêmement différent d\u2019un cabinet (elle a été directrice de cabinet du ministre Éric Caire), où tu es un peu dans une tour d\u2019ivoire et où tu gères des gros dossiers.C\u2019est aussi profondément humain et ça te rend plus humble.Q Une réalisation concrète dans votre circonscription?R Il y a eu quelques grosses annonces dont je suis super fière, comme la Maison des aînés.Mais dans mon comté, j\u2019ai un organisme qui s\u2019appelle Ressource espace familles.Quand ils m\u2019ont approchée, je venais d\u2019être élue.Je savais qu\u2019il y avait un trou dans leur budget, ils ne recevaient que 13 000 $ par année.En pandémie, ils se sont mis à combler les lacunes d\u2019autres organismes.La directrice a même coupé son salaire pour donner aux autres employés! J\u2019ai vraiment milité très fort auprès du ministre des Finances et du ministre de la Famille.Mathieu Lacombe (ministre de la Famille) était quasiment tanné! J\u2019étais très intense.J\u2019ai été la première qu\u2019il a appelée quand il a trouvé une solution.Ce n\u2019est pas un si gros montant, mais c\u2019est une grande réussite parce que ça fait une grosse différence sur le terrain.Q Les projets de transport sont au cœur de l\u2019actualité régionale.Quelle est votre position sur : - Le futur tramway?R J\u2019ai toujours été pour.J\u2019adhère aussi aux positions de mieux desservir les banlieues et améliorer l\u2019interconnexion (avec la rive sud).J\u2019ai toujours vu le projet de transport structurant comme un projet régional.Énormément de gens de la rive sud vont étudier sur la rive nord, il faut que ce soit bien interconnecté.Ma circonscription va bénéficier de ce projet parce que le tramway touche beaucoup le centre-ville et ça passe dans Jean-Talon.On ne va pas reculer et il faut le bonifier.- L\u2019agrandissement du port?R Légalement, on n\u2019a pas tant notre mot à dire parce que c\u2019est sous juridiction fédérale.Mardi, M. Legault a bien dit qu\u2019on aimerait avoir notre mot à dire.Mais la Coalition avenir Québec a toujours été pour ce projet économique porteur.J\u2019ai déjà parlé à Mario Girard (pdg du port) et à Québec, on a un tirant d\u2019eau super intéressant, on est bien positionné.Si c\u2019est bien fait et qu\u2019on respecte toutes les normes environnementales, ça peut être un super beau projet économique pour la région.Q Comment la pandémie a-t-elle modifié la façon de faire votre travail?R Une des raisons pour lesquelles je me suis présentée, c\u2019est que j\u2019aime être en contact avec les gens.Je suis une machine à réseautage! Et là, soudainement, on ne peut plus faire ça.C\u2019est difficile.Un aspect positif, et j\u2019espère que ça va continuer, c\u2019est qu\u2019on est plusieurs élus à être parents et de faire beaucoup plus de télétravail et de réunions en visioconférences nous aide à concilier travail et famille.Mercredi matin, j\u2019avais une rencontre avec la vérificatrice générale et le groupe de la commission de l\u2019administration publique.À 7 h, c\u2019est bien plus facile de la faire de chez vous en visio.Mes enfants ont même assisté à la rencontre de la VG! Q La CAQ était déjà un parti centré sur son chef et cofon- dateur, le premier ministre, François Legault, et l\u2019est encore davantage avec la gestion de la pandémie.L\u2019espace d\u2019expression publique étant réduit depuis huit mois, comment une députée sans responsabilité ministérielle peut-elle tirer son épingle du jeu?R Ce qui est le plus important pour moi, c\u2019est d\u2019être capable d\u2019influencer mon propre gouvernement sur les dossiers importants pour mon comté.C\u2019est là-dessus que je vais être jugée, sur l\u2019action concrète.I l s o n t q u a n d m ê m e u n e confiance en moi par rapport aux relations publiques.Mais c\u2019est certain que pendant la crise, tout a changé.Les communications sont toutes axées sur le premier ministre et la Santé publique, mais c\u2019est très contextuel.Autrement, je ferais plus d\u2019annonces régionales avec Geneviève (Guilbault, ministre responsable de la Capitale-Nationale).Mais j\u2019aurais bien plus de frustration si on me disait non à des projets qui me tiennent à cœur.Q Avez-vous été apostrophée ou attaquée sur l\u2019imposition des mesures sanitaires?R Pas beaucoup.On a quand même beaucoup de cas à Québec et les gens comprennent assez bien.J\u2019ai des collègues d\u2019autres régions qui trouvent ça plus difficile.Je pense à la Beauce, par exemple.C\u2019est plus des entrepreneurs qui ont plus de liberté de nature et ils veulent décider par eux-mêmes.Là, ils se font imposer des choses et ils n\u2019aiment pas ça.Les députés en Beauce trouvent ça plus difficile.Mais moi, je n\u2019ai pas eu de problème avec ça.J\u2019ai eu bien plus de gens (qui se sont exprimés avec force) par rapport au tramway! Joëlle Boutin, députée de Jean-Talon \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET JOËLLE BOUTIN HUMANITÉ ET HUMILITÉ POUR LA JEUNE DÉPUTÉE laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 51 OLIVIER BOSSÉ Le Soleil QUÉBEC \u2014 Pendant que les lutins, masqués et à 2 m l\u2019un de l\u2019autre, travaillent en temps supplémentaire obligatoire dans l\u2019usine à jouets du pôle Nord, plusieurs Québécois se demandent encore quel genre de période des Fêtes ils pourront avoir ici.Voici un petit guide sur ce que le gouvernement autorise, recommande, déconseille ou interdit jusqu\u2019ici.QUAND?Les rassemblements privés impliquant des gens habitant des adresses différentes seront autorisés du jeudi 24 au dimanche 27 décembre.À moins d\u2019être une personne vivant seule.Ce qui donne déjà le droit de rencontrer d\u2019autres personnes même en zone rouge, une à la fois, en tout temps.Ces quatre journées et les règles qui s\u2019y rattachent s\u2019appliquent dans toutes les régions du Qué- b e c , p e u i m p o r t e l e n i v e a u d\u2019alerte.Par contre, « si une augmentation marquante de la transmission était observée au cours des prochaines semaines, ce scénario pourrait être revu », répètent les autorités.À COMBIEN?Ces rassemblements pourront réunir au maximum 10 personnes en même temps dans un lieu fermé, comme une maison.AVANT ET APRÈS?Pour se rassembler avec famille et amis, chacun doit essayer de respecter un isolement volontaire d\u2019une semaine avant et d\u2019une semaine après la fameuse période de quatre jours.Du 17 au 23 décembre, puis du 28 décembre au 3 janvier, on reste le plus possible à la maison et on évite tout contact avec des gens qui ne vivent pas avec nous.Si cette quarantaine n\u2019est pas possible pour de bonnes raisons, comme le travail, le gouvernement et la Santé publique s\u2019en remettent au bon jugement des Québécois.Chacun doit évaluer sa tolérance au risque, selon son exposition à la COVID-19 dans son milieu de travail, par exemple, et la vulnérabilité des gens à rencontrer.Aucun rassemblement au Nouvel An.L\u2019arrivée de 2021 se soulignera en compagnie des gens de son propre foyer seulement.ENCORE ET ENCORE?Ce n\u2019est pas parce que les rassemblements sont autorisés durant quatre jours qu\u2019on peut voir autant de gens que possible, à coups de 10 à la fois.Oubliez l\u2019enfilade de brunchs, 5 à 7, soupers et réveillons avec des groupes distincts.Sur les quatre journées, la Santé publique recommande de s\u2019en tenir à deux rassemblements par personne.« Si vous avez peur, puis vous n\u2019avez pas le goût de fêter, on va respecter ça, c\u2019est le choix.Après ça, faites-le maximum deux, idéalement un, si c\u2019est possible », demande le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.ENTRE LES RÉGIONS?Les déplacements entre régions sont « fortement déconseillés » par les autorités.Encore plus d\u2019une zone rouge, où vivent la grande majorité des Québécois, vers une zone plus pâle.Et si jamais ça arrive, redoublez de précaution! martèle le Dr Arruda.« Le gouvernement du Québec demande à l\u2019ensemble des citoyens d\u2019éviter autant que possible de se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre ou d\u2019une ville à l\u2019autre », lit-on sur Québec.ca.« Les personnes qui habitent dans une région ou un territoire qui est actuellement en palier d\u2019alerte maximale (zone rouge) doivent tout particulièrement éviter de se déplacer vers une zone jaune ainsi qu\u2019à l\u2019extérieur du Québec, sauf pour les déplacements essentiels. » Pour les travailleurs, une garde partagée d\u2019enfant et le transport de marchandises, les déplacements essentiels entre régions demeurent autorisés.OÙ FAIRE DODO?Même durant les quatre jours, il n\u2019est pas recommandé de dormir ailleurs que dans votre propre résidence.« Si cela est nécessaire, il faut idéalement que les invités aient leur propre chambre et salle de bain.Les autres mesures doivent par ailleurs être observées (port du masque, respect de la distance de 2 m, etc.) », prescrit le ministère de la Santé et des Services sociaux.LIEUX PUBLICS?La fermeture de certains commerces est maintenue selon les paliers d\u2019alerte régionale.En zone rouge, les salles à manger des restaurants, bars, salles de spectacles, centres de conditionnement physique, musées, spas et autres lieux à potentiel de rassemblement resteront fermés sans interruption au moins jusqu\u2019au 11 janvier.LES MESURES?Dans les rassemblements, on continue de garder une distance de 2 mètres entre les gens de bulles familiales différentes.Quand cela n\u2019est pas possible, le port du couvre- visage est recommandé.Surtout autour des personnes plus vulnérables âgées de 70 ans et plus, atteintes de maladies chroniques ou ayant un système immunitaire affaibli, toutes plus susceptibles de souffrir de complications si elles attrapent la COVID-19.Quelqu\u2019un qui a la COVID-19, des symptômes s\u2019y apparentant, a eu un contact à risque avec une personne infectée ou attend le résultat de son test de dépistage de la COVID-19 doit évidemment s\u2019abstenir de tout rassemblement.ET LA BOUFFE?Précision alimentaire intéressante dans Québec.ca : « Les buffets ne sont pas recommandés, car les gens doivent se déplacer et peuvent se trouver ainsi à moins de 2 mètres, ce qui augmente les risques de transmission.Il n\u2019y a pas d\u2019évidence de transmission du virus par les aliments, aussi les repas partagés sont possibles.Nous recommandons toutefois que les gens se lavent les mains avant et après le repas, demeurent assis à une distance de 2 mètres les uns des autres (ou entre les bulles) et que le repas soit servi à table par une personne qui porte le masque. » PETIT GUIDE POUR VOUS RASSEMBLER (OU PAS) AUX FÊTES En zone rouge, les salles à manger des restaurants, bars, salles de spectacles, centres de conditionnement physique, musées, spas et autres lieux à potentiel de rassemblement resteront fermés sans interruption au moins jusqu\u2019au 11 janvier.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES, GRAHAM HUGHES SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 52 ACTUALITÉS BRIGITTE TRAHAN Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 La vaccination contre la COVID-19 s\u2019en vient à grands pas.Mis à part le vaccin russe Spoutnik, trois compagnies, AstraZeneca, Pfizer et Moderna, affirment avoir obtenu des résultats très prometteurs.Le Nouvelliste a discuté avec trois experts à ce sujet afin de mieux comprendre ce qui s\u2019en vient.Il s\u2019agit du professeur Lionel Berthoux, profes- seur-chercheur au Laboratoire de rétrovirologie cellulaire et moléculaire de l\u2019UQTR, du Dr André Veillette, immunologiste et médecin, professeur-chercheur titulaire au département de médecine de l\u2019Université de Montréal, professeur associé de l\u2019Université McGill et membre du groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 du gouvernement fédéral ainsi que de Jean Barbeau, responsable de la prévention et du contrôle des infections de la Faculté de médecine dentaire de l\u2019Université de Montréal.Ces deux derniers sont originaires de l\u2019ancienne ville de Cap-de-la-Madeleine.1.Les vaccins contre la COVID-19 qui commencent à faire leur entrée sur le marché ont-ils été produits trop rapidement?André Veillette (AV) : «Typiquement, ça prend une dizaine d\u2019années pour développer un vaccin.À cause de la pandémie et à cause des développements scientifiques, c\u2019est maintenant possible d\u2019accélérer ça.Les gouvernements ont aussi facilité l\u2019accélération du processus en acceptant que les étapes ne soient pas linéaires.» Jean Barbeau (JB) : « La COVID, ou SRAS Cov-2, avait un petit cousin, en 2003, le SRAS Cov- 1.L\u2019Ontario avait eu le gros des cas.Les chercheurs avaient déjà commencé à travailler sur un vaccin à ce moment-là.On a passablement de renseignements sur les coro- navirus et la technologie a beaucoup progressé.Dans le cas de la grippe, on est obligé de cultiver le virus dans des œufs.Avec les nouvelles stratégies de vaccin on n\u2019a pas besoin de le cultiver.C\u2019est plus rapide.» 2.Qu\u2019est-ce qui nous assure que ces vaccins n\u2019auront pas d\u2019effets dangereux à court, moyen ou à long terme?Lionel Berthoux (LB) : «Il faudra attendre des années pour voir s\u2019il y a des effets sur le long terme, mais il n\u2019y a aucune raison de penser qu\u2019il pourrait y en avoir, surtout pour les deux vaccins à ARN, de Pfizer et de Moderna.Leurs molécules sont moins toxiques.Le troisième utilise un vecteur viral basé sur un adénovirus de singe.On utilise un virus inoffensif de singe qu\u2019on modifie de façon qu\u2019il transporte avec lui l\u2019immunogène.» (N.D.L.R.: L\u2019ARN messager utilisé dans ces vaccins est une molécule à un brin d\u2019ARN, acide ribonucléique, qui correspond à la séquence génétique d\u2019un gène.) AV : «C\u2019est ce que Santé Canada et la Food and Drug Administration aux États-Unis essaient d\u2019évaluer en se basant sur les informations qui vont être disponibles lors de la phase 3.Il y aura un suivi (des participants) de 6 à 8 mois pour voir s\u2019il y a des effets indésirables.C\u2019est plus court que ce qu\u2019on aimerait avoir, mais il faut peser le risque.Ça se peut que trois ans après les vaccins, on se rende compte qu\u2019il y avait un effet indésirable.Ce n\u2019est pas très fréquent.Habituellement, ce sont des choses qu\u2019on voit dans l\u2019immédiat.Théoriquement, il pourrait y avoir des choses qu\u2019on ne connaît pas encore qui pourraient se développer des années après, mais le risque est assez faible.Les effets indésirables classiques qui sont acceptables, je pense, c\u2019est: ça fait mal, on se sent un peu fiévreux.Il y a des effets plus problématiques qui sont neurologiques comme le syndrome de Guillain-Barré.» JB : «Les compagnies pharmaceutiques ont fusionné les phases 2 et 3 avec l\u2019accord des organismes de santé publique.Elles n\u2019ont toutefois pas accéléré le processus de vérification de la sécurité du vaccin.Il y a suffisamment de participants pour déterminer s\u2019il y a des effets secondaires.C\u2019est extrêmement rare que des effets secondaires surviennent plusieurs semaines après le vaccin.» 3.Quels sont les avantages et les inconvénients des vaccins contre la COVID-19 qui arrivent sur le marché?LB : «Les trois vaccins annoncés en ce moment ne sont pas des vaccins vivants.Donc, il ne risque pas d\u2019y avoir de complications liées à ça comme on peut voir pour certains vaccins contre la rougeole, la polio ou la varicelle, par exemple.Autre avantage, on peut s\u2019attendre à ce que ces vaccins soient très peu toxiques pour ce qui est des vaccins à ARN.Petit inconvénient, toutefois, les vaccins à ARN nécessitent deux injections.» AV : «Les vaccins à ARN, c\u2019est plus facile à faire.Les résultats préliminaires sont plus élevés au niveau de la protection.Le désavantage de l\u2019ARN, c\u2019est que c\u2019est nouveau.Dans ce cas-ci, c\u2019est de faire le poids de choses.C\u2019est quoi le risque d\u2019avoir la maladie par rapport au risque d\u2019avoir une complication théorique si, après x périodes de temps d\u2019observation, il n\u2019y a aucune évidence de cette complication théorique?» 4.Le SRAS Cov-2 semble muter constamment.Alors qu\u2019est-ce qui nous permet de croire que les vaccins vont être efficaces?LB : «Tous les virus mutent et les virus à ARN, dont font partie COVID-19, le VIH et le virus de la grippe, mutent plus que les virus à ADN (N.D.L.R.: l\u2019ADN, acide désoxyribonucléique, contient 1 2 3 COVID-19 DIX QUESTIONS SUR LA VACCINATION laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 53 toute l\u2019information génétique).Le virus COVID-19 n\u2019est pas un de ceux qui mutent le plus vite.C\u2019est difficile de prédire à quel point l\u2019évolution du virus va être problématique.C\u2019est certain qu\u2019à plus long terme, il y a un risque que ces vaccins fonctionnement moins parce que le virus aura évolué pour s\u2019adapter.» AV : «Le virus pourrait nous jouer un sale tour et muter de façon à ce qu\u2019il ne soit plus reconnu par les réactions immunitaires induites par le vaccin.Jusqu\u2019à maintenant, il n\u2019y a aucune évidence de ça.Est-ce que ça se peut qu\u2019il y ait d\u2019autres mutations qui vont contrecarrer la capacité de protéger avec les vaccins présents?Ça se peut.» JB : «Le SRAS Cov-2 a un très, très gros génome.Le virus a développé la possibilité de réparer les erreurs lors de mutations, ce que la majorité des virus ne sont pas capables de faire.Les études ont démontré qu\u2019il a pu y avoir de petites modifications au niveau des renseignements conduisant à la protéine S (N.D.L.R.: les fameux pics autour du virus), mais ça ne semble pas avoir créé une modification suffisante pour vinvalider un vaccin.Si le virus avait eu à muter de façon spectaculaire sur cette portion- là, je pense qu\u2019on l\u2019aurait déjà su.» 5.Un vaccin à ARN peut-il affecter notre code génétique?LB : «Je n\u2019ai vu aucune donnée permettant de craindre quelque chose de ce genre.Il n\u2019y a pas encore eu de vaccin commercialisé à ARN testé chez l\u2019humain.Toutefois, ce n\u2019est pas la première fois qu\u2019on introduit de l\u2019ARN chez les humains.Il existe des thérapies basées sur l\u2019ARN.» AV : «Non.L\u2019ARN est une molécule qui ne dure pas longtemps, qui ne s\u2019intègre pas dans tes chromosomes.Donc, ça va entrer dans ta cellule.Ça va faire de la protéine S, la protéine du virus, pour induire la réaction immunitaire contre le virus et cet ARN-là va être dégradé.La protéine va être là un bout de temps, mais l\u2019ARN va disparaître.» JB : «C\u2019est absolument impossible.Le vaccin ARN est d\u2019ailleurs déjà utilisé au niveau vétérinaire.Donc, on a le recul chez l\u2019animal là-dessus.» 6.Avec la COVID-19, doit-on s\u2019attendre à être obligé de se faire vacciner chaque année ou une seule fois suffira?LB : «Jusqu\u2019à présent, les cas de réinfection n\u2019ont pas été très préva- lents.Ça suggère que les gens vaccinés seront efficacement protégés contre des expositions ultérieures.C\u2019est toutefois difficile de prédire ce qui va se passer sur le long terme.» JB : «C\u2019est la question à 1000 $.Selon les dernières publications, l\u2019immunité naturelle peut durer plusieurs années.Au niveau des vaccins, on n\u2019a pas suffisamment de recul.» 7.Si j\u2019ai déjà été testé positif à la COVID-19, devrais-je me faire vacciner quand même?LB : «Il n\u2019y a aucune raison de penser qu\u2019il va y avoir des conséquences négatives.Je ne suis pas persuadé que des gens qui ont eu la COVID seraient des gens à faire vacciner de façon prioritaire.Il y a de bonnes raisons de penser que ces gens-là sont immunisés contre la maladie.Moi, personnellement, si j\u2019avais déjà eu la COVID, je ne me précipiterais pas pour aller me faire vacciner.C\u2019est possible de penser qu\u2019ils soient plus propices à avoir des effets indésirables.S\u2019ils ont déjà été infectés, ils ont déjà une réponse immune contre ce virus.Ces vaccins ont quand même été testés sur des dizaines de milliers de personnes.Il est assuré que certaines avaient déjà eu le virus.S\u2019il y avait eu des réactions très sérieuses chez ces personnes, ça aurait été détecté.» AV : «Étant donné qu\u2019ils ont des anticorps, ils vont peut-être développer des réactions inflammatoires plus grandes.Ça va être une question importante à se poser.Je dirais, laissez les autres aller avant, ceux qui n\u2019ont jamais été infectés.Quand on va faire le déploiement de la vaccination, on ne va pas tester les gens pour savoir s\u2019ils ont des anticorps.Ça fait partie des résultats plus définitifs et détaillés que les compagnies pharmaceutiques vont nous donner.Elles ont étudié 30 000 participants.Il y a en a, là- dedans, qui avaient des anticorps.» JB : «Il n\u2019y a pas de risque à se faire vacciner même après avoir eu le virus.Il va y avoir un boost simplement de la réponse immunitaire.Jusqu\u2019à présent, c\u2019est ce que l\u2019on a comme renseignement.» 8.Qu\u2019arrivera-t-il à ceux et celles qui refuseront de se faire vacciner?LB : «Ces gens-là ne seront pas protégés.Si beaucoup d\u2019autres personnes se font vacciner, le virus aura davantage de mal à se propager et les personnes non vaccinées seront en partie protégées parce qu\u2019il y aura moins de virus dans la communauté.» AV : «Notre comité a parlé avec une experte anthropologue sur la crainte de la vaccination.Elle nous expliquait qu\u2019il y a deux types d\u2019individus hésitants.Il y a des gens qui pensent que la Terre est plate et qui sont contre les vaccins.Ces gens-là, tu ne vas jamais les convaincre.Il y a des gens avec qui c\u2019est important d\u2019avoir des conversations franches.C\u2019est un autre segment de la population qui ne le sait pas trop encore.Ils hésitent.Ils entendent parler de ceci et de cela, ils n\u2019ont pas encore décidé et ils veulent être renseignés par des gens qui vont inspirer confiance.» JB : «Les personnes qui ne se font pas vacciner vont profiter du fait que d\u2019autres ont été vaccinées.Pour que le virus s\u2019éteigne, toutefois, on a besoin que 70 % à 75% de la population se fasse vacciner, sinon, le virus va circuler encore.» 9.Le virus pourrait-il s\u2019éteindre de lui-même, s\u2019il n\u2019y a pas de vaccination, comme ce fut le cas pour celui de la grippe espagnole?LB : «On va finir par atteindre une situation d\u2019immunité communautaire où étant donné que la plupart des gens ont été infectés, ou une bonne partie, évidemment le virus a de plus en plus de mal à se propager.Il pourrait aussi arriver que le virus persiste dans l\u2019espèce humaine, mais devienne moins pathogénique.Toutefois, c\u2019est difficile de prédire combien de temps ça prendrait.» AV : «Le virus pourrait disparaître ou bien on pourrait développer une immunité collective qui fait que ça ne se transmet pas parce qu\u2019il a assez de gens qui ont été protégés par les vaccins ou par l\u2019infection ou aussi, on pourrait avoir une immunité de base qui fait que même si on l\u2019attrape une deuxième fois, ce sera beaucoup moins sévère.L\u2019autre possibilité, c\u2019est que le virus va s\u2019empirer.On ne sait pas ce qui va se passer.» 10.Vous ferez-vous vacciner contre la COVID-19?LB : «C\u2019est un exploit que des vaccins aussi efficaces arrivent aussi vite.Ce n\u2019est jamais arrivé dans l\u2019histoire de l\u2019humanité.Lorsque ce vaccin sera disponible, je serai le premier en ligne pour me faire vacciner et pour faire vacciner mes enfants.» AV : «Quand ce sera mon tour, je vais y aller sans hésitation.Ça va être long, tout ça.Disons que des vaccins seront disponibles en décembre, peut-être de façon plus réaliste au début de l\u2019année 2021, l\u2019idée, ça va être de vacciner 60% à 70% de la population au Canada si l\u2019on veut que la campagne de vaccination soit efficace.Ça ne se fera pas en un mois, deux mois, trois mois.» JB : «Oui.J\u2019ai de très gros espoirs pour ces vaccins.» P H O T O 1 2 3 R F 1 Lionel Berthoux, professeur- chercheur au Laboratoire de rétrovirologie cellulaire et moléculaire de l\u2019UQTR.\u2014 PHOTO FRANÇOIS GERVAIS 2 André Veillette, immunologiste et médecin, professeur-chercheur titulaire au département de médecine de l\u2019UdeM, professeur associé de l\u2019Université McGill et membre du groupe de travail sur les vaccins contre la COVID-19 du gouvernement fédéral.\u2014 PHOTO FOURNIE 3 Jean Barbeau, responsable de la prévention et du contrôle des infections de la Faculté de médecine dentaire de l\u2019Ude M.\u2014 PHOTO FOURNIE COVID-19 DIX QUESTIONS SUR LA VACCINATION RÉSUMÉS D\u2019AVIS PUBLICS La Ville de Sherbrooke vous informe que ces avis publics ont été versés sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/avispublics.RÈGLEMENTS D\u2019URBANISME Entrée en vigueur Règlement n° 1200-115 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone H0588, rue Gordon \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce règlement vise à autoriser, dans la zone H0588 située dans le secteur de la rue Gordon, en plus des usages déjà autorisés, l\u2019usage C-306 Services professionnels.Règlement n° 1200-116 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C0609, boulevard de l\u2019Université \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce règlement vise à permettre la construction d\u2019habitations multifamiliales d\u2019un maximum de 24 logements sur deux lots vacants situés à l\u2019angle du boulevard de l\u2019Université et de la rue Imelda-Lefebvre.Règlement n° 1200-117 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zones I1769 et IZ1771, rue Mallory \u2013 Arrondissement de Lennoxville Objet : Ce règlement vise à permettre à une entreprise se spécialisant dans la fabrication de réservoirs de gaz pétrole liquéfié d\u2019agrandir ses aires d\u2019entreposage extérieur, de regrouper et relocali- ser leur marchandise et de construire une nouvelle usine dans une zone située dans le Parc industriel de Lennoxville dans le secteur des rues Winder et Mallory.Résolution PPCMOI n° 62 \u2013 Occupation d\u2019un immeuble commercial \u2013 Zone C1277 \u2013 Lot 1 387 891 du cadastre du Québec \u2013 rue King Est \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Cette résolution vise à autoriser l\u2019usage C-1203 Entrepôt en général et entreposage frigorifique sur un immeuble situé au 3169-3177, rue King Est, à certaines conditions.Résolution PPCMOI n° 65 \u2013 Occupation d\u2019un immeuble par une industrie et un entrepôt \u2013 Zone RU1137 \u2013 Lot 3 575 992 du cadastre du Québec \u2013 chemin Rhéaume \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013Deauville Objet : Cette résolution vise à autoriser les usages C-1203 Entrepôt en général exclusivement, I-401 Métal, sauf aciérie, aluminerie, fonderie, sidérurgie, I-402 Produits métalliques et atelier d\u2019usinage et I-403 Machinerie sur un immeuble situé au 4275, chemin Rhéaume, à certaines conditions.Veuillez noter que ces règlements et ces résolutions sont entrés en vigueur le 21 novembre 2020 et que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 25 novembre 2020.Règlement n° 1204-3 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1204 concernant certaines ententes et contributions rattachées à des travaux ou à des services municipaux de la Ville de Sherbrooke \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013Deauville Objet : Ce règlement vise à permettre, dans la zone RU1137, qu\u2019une entente visant les travaux et les services municipaux puisse être conclue pour autant qu\u2019il ne s\u2019agisse que de l\u2019ouverture d\u2019une rue devant servir d\u2019accès à la zone PRA1133.Ce règlement est en vigueur depuis le 17 novembre 2020.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 23 novembre 2020.DÉROGATIONS MINEURES Arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville : - 200, rue Ponton : une dérogation à la marge latérale minimale prescrite d\u2019une habitation unifamiliale isolée, et ce, afin de régulariser l\u2019implantation de celle-ci.Cette demande sera présentée à la séance du conseil de l\u2019Arrondissement de Brompton-Rock Forest- Saint-Élie-Deauville de la Ville de Sherbrooke, le 14 décembre 2020, à midi.La procédure habituelle permettant aux intéressés de se faire entendre est remplacée par une consultation écrite de 15 jours.Par conséquent, toute personne intéressée peut faire parvenir ses commentaires par écrit, au plus tard le 10 décembre 2020, au directeur de l\u2019arrondissement, à l\u2019adresse suivante : M.Éric Basque Directeur d\u2019arrondissement 1000, rue du Haut-Bois Sherbrooke (Québec) J1N 3V4 Téléc.: 819 564-8144 Courriel : brofsed@ville.sherbrooke.qc.ca Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 25 novembre 2020.Ces avis publics et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à ces avis publics en téléphonant au 819 823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 28e jour de novembre 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : TRAVAUX DE RÉHABILITATION DES GOULOTTES DES DESSABLEURS - STATION D\u2019ÉPURATION DE LAVILLE SHERBROOKE - APPEL D\u2019OFFRES No 15090 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1426750 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rueWellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 15 décembre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : CONSTRUCTION D\u2019UN LIEN MULTIFONCTIONNEL SUR LA 12e AVENUE NORD, ENTRE LA RUE BRÛLOTTE ET L\u2019AUTOROUTE 610 APPEL D\u2019OFFRES No 15205 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1425712 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rueWellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 8 décembre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE ET LIVRAISON DE CHAUXVIVE POUR LE TRAITEMENT DES EAUX USÉES À LA STATION D\u2019ÉPURATION DE SHERBROOKE - APPEL D\u2019OFFRES NO 15214 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1427238 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rueWellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 15 décembre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE D\u2019UNE EMBARCATION POUR LES OPÉRATIONS DE SAUVETAGE SUR GLACE - APPEL D\u2019OFFRES NO 15242 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1427237 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rueWellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 15 décembre 2020 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès deMarielle POULIN survenu le 10 octobre 2020, en son vivant domiciliée au 80, rue Don Bosco Nord, app.331, Sherbrooke (Québec) J1L 1E4, un inventaire des biens de la succession peut être consulté par les intéressés chez le liquidateur, Roger Poulin, domicilié au 9, rue Joseph-Émond, Sherbrooke (Québec) J1C 0G1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Clément CÔTÉ, en son vivant résidant au 300, rue King Est, Sherbrooke (Québec) J1G 1B1, survenu le 7 juin 2020 à Sherbrooke, un inventaire des biens a été fait par la liquidatrice de la succession, June Côté, le 17 novembre 2020, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Anne-Marie Coutu, notaire, au 65, rue Belvédère Nord, bureau 250, Sherbrooke (Québec) J1H 4A7.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de madame Jacqueline CARRIER survenu le 15 octobre 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke (Québec) J1J 2H1.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis que Robert Iain MILNE, résidant au 495, avenue des Aurores, Magog (Québec), est décédé le 5 octobre 2020 à Magog.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Myriam Paré, notaire, 2140, rue King Est, bureau 201, Sherbrooke (Québec) J1G 5G6, 819 563-3344.Donné ce 24 novembre 2020.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Joël Mailhot, 1-1356, rue Brébeuf, Sherbrooke QC J1H 3G1 450-32-701308-207 Stéphane Brossard, 548, avenue du Carillon, Magog QC J1X 0Y8 450-32-701349-201 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Saint-Fran- çois situé au 375, rue King Ouest, Sherbrooke QC J1H 6B9, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 24 novembre 2020 par la greffière de la Cour du Québec dans les dossiers ci-haut mentionnés.Il ne sera publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Sherbrooke, le 24 novembre 2020 Nadia Gendron Greffière-adjointe de la Cour du Québec AVIS PUBLIC Le Centre de services scolaire des Hauts-Cantons publie un résumé du rapport financier annuel 2019-2020 qui sera présenté à la séance ordinaire du conseil d\u2019administration du 8 décembre 2020, 19 h 30, à la salle du conseil, École du Parchemin, située au 162, rue Saint- Jean Est, East Angus (Québec).Dans le contexte sanitaire actuel, si vous souhaitez vous présenter à cette séance, veuillez communiquer au préalable avec le Service du secrétariat général, en composant le 819 832-4953, poste 4319.État de la situation financière au 30 juin 2020 ACTIFS FINANCIERS ________$ Encaisse 1 812 616 Subventions de fonctionnement et de financement à recevoir 20 471 488 Taxe scolaire à recevoir 240 363 Comptes débiteurs 1 371 731 23 896 198 PASSIFS Emprunts à court terme et dette à long terme 61 177 377 Comptes créditeurs 8 361 260 Revenus reportés et autres passifs 8 335 847 Provisions pour avantages sociaux futurs 4 270 108 82144592 ACTIFS FINANCIERS NETS (DETTE NETTE) (58 248 394) ACTIFS NON FINANCIERS Immobilisations corporelles 66 512 336 Frais payés d\u2019avance et stocks de fournitures 176 646 66 688 981 EXCÉDENT (DÉFICIT) ACCUMULÉ 8 440 587 État des résultats Pour la période du 1er juillet 2019 au 30 juin 2020 REVENUS ________$ Subventions gouvernementales et autres sources 93 853 712 Taxe scolaire 6 404 589 100 258 301 CHARGES Activités d\u2019enseignement et de soutien à l\u2019enseignement et de formation 69 832 639 Activités administratives, équipement, connexes et services d\u2019appoint 29 643 246 99 475 885 Excédent (déficit) de l\u2019exercice 782 416 Excédent (déficit) accumulé au 30 juin 2019 7 658 171 Excédent (déficit) accumulé à la fin de l\u2019exercice 8 440 587 Donné à East Angus, le 28 novembre 2020 Martial Gaudreau, directeur général APPEL D\u2019OFFRES La Société de transport de Sherbrooke (STS) demande des soumissions pour : ACHAT REGROUPÉ D\u2019UN SERVICE DE TRAITEMENT DES TRANSACTIONS DE PAIEMENT EN LIGNE STS-20-03 Les documents d\u2019appel d\u2019offres sont disponibles au portail du SEAO au www.seao.ca sous le numéro 1422917 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions doivent être reçues physiquement dans une enveloppe scellée au bureau de la STS situé au 895, rue Cabana, Sherbrooke (Québec), le 8 janvier 2021 au plus tard à 11 h 30.La STS ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions et n\u2019encourt aucune obligation envers les soumissionnaires.Pauline Véronneau Chef de l\u2019approvisionnement SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 54 DÉCÈS BERGERON RÉJEANNE (LAUZIÈRE), 88 ans, Magog BINETTE ANDRÉ, 85 ans, Sherbrooke BOISVERT MARIE-CLAIRE, 97 ans, Asbestos BOUCHARD JACQUES, 79 ans, Sherbrooke CARON ROBERT, 63 ans, Sherbrooke CÔTÉ MARCELLE, 70 ans, Sherbrooke native de La Patrie DESMARAIS LYSE (SAVOIE), 80 ans, Asbestos DUPUIS PRAXÈDE, 92 ans, Sherbrooke GIGUÈRE GILLES, , Drummondville GUAY IRÈNE, 89 ans, Sherbrooke LAMIRANDE JULES, 93 ans, Sherbrooke LAPOINTETHÉERÈSE, 94 ans et 11 mois, St-Hyacinthe LAW PAULINE (GROLEAU), 69 ans, Floride LECOURS PAUL H., 87 ans, Sherbrooke LESSARD CARMEN (CHAMPAGNE), 95 ans, Sherbrooke POTHIER GEORGETTE (BRIEN), 95 ans, Magog POULIN LUCIENNE (CLOUTIER), 87 ans, Sherbrooke ROBITAILLE ISABELLE (DESRO- CHERS), 95 ans et 8 mois, Sherbrooke ROY CÉCILE (MARTIN), 95 ans, East Angus ST-MARTIN CHANTAL, 59 ans, Sherbrooke THERRIEN DANIEL, 64 ans, Montréal natif de Montréal TREMBLAY JEAN-LOUIS, 69 ans, Sherbrooke ASSEMBLÉE DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION POUR DÉCEMBRE 2020 À TOUS LES INTÉRESSÉS, AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, secrétaire de la Société de transport de Sherbrooke, Qu\u2019en raison de la situation exceptionnelle liée au virus COVID-19 et aux mesures imposées par le gouvernement du Québec quant à la distanciation sociale, l\u2019assemblée ordinaire de décembre 2020 aura lieu à huis clos le 9 décembre 2020 à 17 h 30 via vidéoconférence.Les personnes qui désirent nous faire parvenir leurs questions sont invitées à le faire par courriel à l\u2019adresse suivante : direction.generale@sts.qc.ca avant mercredi le 9 décembre à 16 h.Les questions reçues seront répondues lors de l\u2019assemblée et l\u2019enregistrement de la séance sera disponible pour consultation sur notre site internet.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 28 novembre 2020.Le secrétaire, Patrick Dobson AVIS PUBLIC Prenez avis que monsieur Gilbert LAPLANTE, en son vivant domicilié au 851, rue du Chardonnay, Sherbrooke (Québec) J1L 0C3 est décédé à Sherbrooke, le 10 juin 2020.Un inventaire de ses biens a été dressé conformément à la loi et peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude Boudreau et Associés Valcourt inc., située au 1010, rue St-Jo- seph, Valcourt (Québec) J0E 2L0.Donné ce 20 novembre 2020 Par Me Marie-Sophie Dubé-Bergeron, notaire, pour Monique Bombardier, liquidatrice AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de madame Thérèse BLAIS survenu le 9 octobre 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke (Québec) J1J 2H1.ANDRÉBINETTE (27 octobre 1935 - 22 novembre 2020) À Sherbrooke, le 22 novembre 2020, est décédé monsieur André Binette à l\u2019âge de 85 ans.Il était l\u2019époux de madame Lise (Roy) Binette et demeurait à Sherbrooke.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Chantal (Claude), Christian et Sophie (Patrick); ses petits-enfants : Steve (Marie-Pierre), Jessica (Brian), Vincent et Nicolas (Léa); ses arrière- petits-enfants : Thomas, Elliot, Leo et Stella; ses frères et soeurs : Patrice (Rietta), Claudette (feu Marcel), Lionel (Lise) et Lise (Richard).Il était aussi le frère de feu Huguette (Oscar), feu Stanley (Micheline), feu Jean-Paul (Louise) et feu Robert.Monsieur Binette laisse également dans le deuil ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Étant donné les circonstances actuelles reliées à la COVID-19, la famille se réunira dans l\u2019intimité de 10 h à 11 h, le samedi 5 décembre 2020 au Complexe funéraire Steve L.Elkas (4230 Bertrand- Fabi, Sherbrooke).Une cérémonie également intime, suivra à 11 h à la chapelle du complexe.Toutefois, la famille vous invite à se joindre à eux via la Web diffusion disponible via l\u2019avis de décès sur le site Web de la résidence funéraire.La famille désire remercier tout le personnel du CHUS-Fleurimont, Département de neurologie, 6e étage, section B pour les bons soins prodigués à monsieur Binette.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION DU CHUS-FLEURIMONT (Faire un don - Fondation du CHUS (fondationchus.org).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com CARMEN (CHAMPAGNE) LESSARD (1925 - 2020) Au CSSS Pavillon St-Vincent, le 10 novembre 2020, à l\u2019âge de 95 ans, est décédée madame Carmen Champagne, épouse de feu Gérard Lessard et fille de feu Arthur Champagne et de feu Blanche Thibodeau.Étant donné les circonstances exceptionnelles actuelles liées à la Covid-19, il y aura une cérémonie au Cimetière Saint-Edmond à Coaticook au printemps 2021.Une maman est irremplaçable lorsqu\u2019elle nous quitte, elle laisse un immense vide dans notre coeur.De là-haut, vous veillez maintenant sur nous, tes enfants : feu Maurice, France, feu Michel et Bertrand (Betty) ainsi que tes 8 petits-enfants, tes 17 arrière- petits-enfants et un arrière-arrière-petit-enfant.Elle laisse également ses neveux et nièces, autres parents et ami(e)s.Remerciements aux personnels du 3e B et des loisirs de St-Vincent pour les bons soins prodigués.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ISABELLE (DESROCHERS) ROBITAILLE (1925 - 2020) Nous sommes peinés de vous annoncer le décès de madame Isabelle (Desrochers) Robitaille, survenu le 23 novembre 2020, à l\u2019âge de 95 ans et 8 mois au CHUS- Fleurimont.Elle était l\u2019épouse de feu Yvan Robitaille, la fille de feu Alphonse Desrochers et de feu Laura Bilodeau.Isabelle laisse dans le deuil ses enfants : Diane (feu Laval Rioux), Carole (Yves Dion) et Mario (feu Johanne Hurdle); ses petits-enfants : Sébastien Rioux (Lisa), Fanny Rioux (Florian), Nicolas Rioux (Dorothée), Mélanie Rouillard (David), Philippe Rouillard, Éric Robitaille, Jessie Robitaille (Francis) et 8 arrière-petits-enfants plus un à venir.Elle laisse également dans le deuil sa soeur Réjane Labrecque (feu Gilles) et son frère Paul.Lui ont précédé ses soeurs et frères : feu Irène (feu Gaspard Bourque), feu Aline (feu André Léger), feu Armand (feu Carmen Déziel), feu Maurice (feu Noëlla Phaneuf), feu Édouard (feu Simone Pinard), feu René (feu Dorothée Roy).Elle était la belle-soeur de Bertrand Robitaille (Thérèse Tessier), feu Robert (feu Fleurette Pinette), feu Rollande (feu Paul Dussault), feu Gérard (feu Thérèse Bigonesse), feu Gilles (Pierrette Guertin), feu Carmen (feu Roger Beaulieu), feu René (feu Hughette Bureau) et plusieurs nièces et neveux.Étant donné que l\u2019Estrie est actuellement en zone rouge, la famille se voit malheureusement dans l\u2019obligation de respecter les règlements en vigueur, soit de restreindre le nombre de personnes présentes au salon à 25 maximum (incluant la famille immédiate), sur une liste de noms préétablie à la Résidence funéraire Steve L.Elkas Inc., 601 rue du Conseil, Sherbrooke, le 4 décembre 2020 de 18 h 30 à 21 h 30 et le 5 décembre 2020 de 9 h 30 jusqu\u2019au départ du salon à 12 h 30.Le service religieux sera célébré le 5 décembre 2020 à 13 h en l\u2019église St-Charles-Garnier, 3710 rue Charles- Hamel, Sherbrooke (25 personnes maximum).Dans les circonstances, vos témoignages virtuels seront grandement appréciés par l\u2019entremise de la Résidence funéraire Steve L.Elkas.« Repose-toi chère maman, sois heureuse avec tous ceux qui t\u2019ont précédée et continue de veiller sur nous » Résidence funéraire Steve L.Elkas inc.601, rue du Conseil Sherbrooke (Québec), J1G 1K4 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JACQUES BOUCHARD (1941 - 2020) À Sherbrooke, le 19 novembre 2020 à l\u2019âge de 79 ans, est décédé le remarquable Jacques Bouchard fils de feu Joseph Bouchard et de feu Stella Cartier.C\u2019est avec grand regret et une immense tristesse que la famille Bouchard tient à vous faire part du décès de Jacques.Monsieur Bouchard laisse dans le deuil ses frères : André (Marielle Gaudette), feu Gilles, feu Claude et sa soeur qu\u2019il a tellement aimée, Louise; ses nièces Martine (Alain Perron) et Hélène (Daphné Madigan); son neveu Daniel, sa petite-nièce Stéphanie Perron (Julien Camirand Lemyre) et son arrière- petite-nièce Flavie.Il laisse aussi la famille Goyette, Jean Marc (Ghislaine), Nicole, Gilles et Daniel (Carole).Après avoir ensoleillé nos vies, Jacques nous a quittés.Il aimait partager les moments simples et joyeux en famille : des brunchs à l\u2019hôtel le Président, Noël chez Marielle, un bon souper ou lunch au restaurant et toujours avec un bon dessert! Jacques était un passionné de la mode.Il avait le sens du style et aimait les beaux vêtements de qualité tout aussi tendance que classique.Nous avons appris des leçons précieuses grâce à Jacques; rire de soi-même ou tout simplement rire un bon coup, d\u2019aimer sa famille et de partager nos biens, de reconnaître un bon jeu de mots et de toujours apprécier un bon dessert.Nous vous encourageons à faire un acte de bonté inattendu et spontané en souvenir de Jacques.Sinon, vous pouvez faire une contribution à l\u2019Association des bénévoles du CHSLD Vigi Shermont à Fleurimont, QC au 819 820-8900.La famille tient à remercier tout le personnel du CHSLD Vigi Shermont pour les excellents soins prodigués à M.Bouchard ainsi que leur approche humaine.Étant donné les circonstances, une célébration aura lieu à une date ultérieure ce printemps, afin de nous rassembler pour célébrer les beaux souvenirs qu\u2019il nous a laissés.Merci Jacques d\u2019avoir fait partie de nos vies.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 55 CÉCILE (MARTIN) ROY (1925 - 2020) Maman est décédée le 22 novembre 2020 à l\u2019âge de 95 ans.Mme Martin était la dernière vivante d\u2019une famille de 9 enfants (Rodolphe, Euclide, Alphonse, Albert, Antoinette, Alice, Henri et Maurice).Elle était l\u2019épouse de M.Maurice C.Roy décédé en 1994.Ils habitaient à East Angus.Ses enfants en deuil : Gaëtane, Karole (Yves Lebel), Daniel et Nil.Elle avait 2 autres enfants décédés trop tôt : Loraine et Normand.Se souviendront d\u2019elle ses petits-enfants, arrière-petits-enfants à travers la mémoire de leurs parents.ainsi que neveux et nièces Martin et Roy.Maman il est temps d\u2019aller sereinement vers une autre aventure.La famille tient à remercier tout le personnel du 3e étage du CHSLD d\u2019East Angus.Afin de respecter les volontés de maman, il n\u2019y aura pas de funérailles.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com CHANTAL ST-MARTIN (1961 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 22 novembre 2020, à l\u2019âge de 59 ans, est décédée madame Chantal St-Martin, conjointe de monsieur Claude Langlois, fille de feu Roland St-Martin et de feu Gilberte Robidas.Elle laisse dans le deuil sa fille Vicky Lemire (Eric-Alexandre Després), son fils Stéphane Lemire (Sabrina Bernard-Breton); la fille de son conjoint Erika Langlois (Marc-André Dupont); ses 8 petits- enfants; ses frères et soeurs : Michel, Carole, Denis, Mario (Martine St-Laurent) et Manon (Donald Caron) ainsi que ses beaux-frères et belles-soeurs : Gaétan (Carole Croteau), Michel (Valérie Dion), Sylvain (Marie-Claude Savard), François (Martine Lavoie), Daniel (Sonia Ruest), Albert, Mario (Fléchère Cloutier), Patrice et Mélanie.Elle laisse également ses cousins, cousines, neveux, nièces et amis.La famille tient à remercier toute l\u2019équipe des Soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu pour l\u2019accompagnement et les bons soins prodigués.En témoignage de votre sympathie, des dons à la FONDATION DU CHUS seraient appréciés : http://www.fondationchus.org Afin de respecter les dernières volontés de Chantal, il n\u2019y aura pas de funérailles.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com DANIEL THERRIEN (1956 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 23 novembre 2020, à l\u2019aube de ses 64 ans, est décédé monsieur Daniel Therrien, fils de feu Georges Emile Therrien et de feu Maria Pilon.Monsieur Therrien demeurait à Montréal et était natif de Sherbrooke.Dû à la pandémie actuelle, une cérémonie aura lieu en toute intimité à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke).Vous pourrez suivre la cérémonie le samedi 28 novembre à 12 h sur notre plateforme virtuelle en cliquant sur l\u2019onglet : Diffusion en direct.Il laisse dans le deuil ses deux fils Mikaël et Gabriel ainsi que leur mère Carolle (Mario Thériault); ses frères et soeurs : Denise (feu Marcel Pépin), Normand (Madeleine St-Jean), Solange (Michel Phaneuf), Jacques (Jieyou Ye) et Johanne (Daniel Roy) et ceux qui nous ont déjà quittés : Rozanne, Raymonde, Andréna, Lise et Roger ainsi que leur conjoint et conjointe.Il laisse également plusieurs autres parents et amis.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com GEORGETTE (BRIEN) POTHIER (1925 - 2020) À Magog, le 21 novembre 2020, à l\u2019âge de 95 ans, est décédée madame Georgette (Brien) Pothier, épouse de feu monsieur Michel Pothier, demeurant à Magog.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Gilles (Maryse Blais), Liette (Réjean St-Onge), Mireille (Jocelyn Gaudette), Mario (Jacinthe Maltais), Chantal (Magella Boivin), Bernard (Sylvie Couture) et feu Ghislain (Johanne Plante); ses petits-enfants, ses arrière-petits-enfants, ainsi que plusieurs nièces, neveux, cousines, cousins, autres parents et amis.Compte tenu de la pandémie, sur invitation seulement, le samedi 5 décembre 2020, les proches se recueilleront en l\u2019église Saint-Jean-Bosco pour les funérailles.La famille désire remercier tout le personnel de la résidence Le Renaissance pour les bons soins prodigués.Complexe funéraire Ledoux 155, rue Sherbrooke Magog (Québec) J1X 2R5 Tél.: 819 843-4473 Téléc.: 819 843-4563 Courriel : info@ledouxmagog.com Site Web: ledouxmagog.com GILLES GIGUÈRE À la Maison René-Verrier, est décédé M.Gilles Giguère, conjoint de M.Guy Larivière, fils de feu Clément Giguère et de feu Flore Lahaye, demeurant à Drummondville.La crémation a eu lieu au Crématorium Yves Houle.En respect avec la volonté de M.Giguère, une cérémonie aura lieu à une date ultérieure.L\u2019urne de M.Giguère ira rejoindre celles de ses parents au Columbarium du cimetière St-Nicéphore.En guise d\u2019hommage, des dons à la MAISON RENÉ-VERRIER seraient grandement appréciés.Il laisse dans le deuil parents et amis et les autres.Centre funéraire Yves Houle Tél.: 1 800 561-2881 www.yveshoule.com IRÈNEGUAY (1931 - 2020) C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le départ d\u2019Irène Guay (Vallières), 89 ans, décédée à Sherbrooke, entourée de ses proches, Louis, Louisette, Guillaume, Lynn et Lyne, le 17 novembre 2020.Elle laisse dans le deuil son époux, Louis Monette, sa soeur Yvette, son fils, Daniel, les enfants de son conjoint, Angèle (Marc), Nancy (Jean), Michel (Lyne), Lynn (Patrick); ses petits-enfants : Mélanie, Suzanne, Louisette, Guillaume,Martine, Gilles, Marjorie, Karl, Alexander-Marc, Stéphanie, Sabrina, Bérengère, Thierry, Zachary, Marie-Pier et Marc-Antoine, ainsi que ses arrière-petits- enfants dont Raphaël né quelques jours avant le départ d'Irène.Elle laisse également plusieurs autres parents et amis.La famille tient à remercier le personnel du CLSC et des soins palliatifs de l\u2019Hôtel-Dieu pour leur dévouement et toutes les attentions qu\u2019ils nous ont communiquer.La famille recevra les condoléances des parents et amis à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le vendredi 4 décembre 2020, de 12 h à 14 h.Une cérémonie sera célébrée à 14 h en toute intimité (Covid) mais diffusée en direct, à 14 h, en allant sur le site Internet de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, sous avis de décès, Irène Guay.L\u2019inhumation des cendres se fera au Cimetière St-Michel.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com JEAN-LOUIS TREMBLAY (1950 - 2020) C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de M.Jean-Louis Tremblay, survenu à la Maison Aube-Lumière de Sherbrooke, le 16 novembre 2020, à l\u2019âge de 69 ans.Il était le fils de feu Antoine Tremblay et de feu Irène Croteau et l\u2019époux de Carmelle Riendeau, demeurant à Sherbrooke.Outre son épouse, M.Tremblay laisse dans le deuil ses frères et soeurs : Diane (Guy Michaud), Nicole (feu Roland Baillargeon), Réal, Claude, feu André, feu Francine, feu Lise; ses beaux-frères et belles-soeurs : Danielle (feu Réal Garon), Guylaine (Daniel Poirier), France, Guy; ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel de la Maison Aube-Lumière pour les bons soins prodigués à M.Tremblay.En guise de sympathie, des dons à LA MAISON AUBE-LUMIÈRE, 3071, 12e Avenue Nord, Sherbrooke, QC, J1H 5H3 seraient grandement appréciés.Selon les nouvelles directives de la santé publique la célébration aura lieu à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com JULES LAMIRANDE (1927 - 2020) À Sherbrooke, le 21 novembre 2020, est décédé M.Jules Lamirande, à l'âge de 93 ans.Il était l'époux en premières noces de feu Réjeanne Morissette et en deuxièmes noces de feu Colette Bergeron Boily.La famille recevra les condoléances, à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le samedi 5 décembre 2020, de 9 h à 11 h.L\u2019inhumation des cendres suivra au Cimetière St-Michel à 11 h 15.Monsieur Lamirande laisse dans le deuil son frère Jean-Louis (Yvonne), sa soeur Pauline; ses belles-soeurs du côté Morissette, Yvette et Armande (Raymond); ses enfants de l'union avec feu Réjeanne Morissette, Renée (Dominique), Lucie, Luc (Vanessa), Paul (Sylvie), Cécile (Gail) et Louise (René) ainsi que ses petits-enfants et un arrière-petit-fils : Gabrielle, Joël, Valériane, Julien, François, Arnaud et Aedan.Sont également dans le deuil les enfants et petits-enfants de feu Colette Boily, ainsi que sa dernière compagne Estelle Bruneau et ses proches.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 56 MARCELLE CÔTÉ (1950 - 2020) Au CHUS-Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 10 novembre 2020, à l\u2019âge de 70 ans, est décédée Mme Marcelle Côté, fille de feu Arthur Côté et de feu Aurore Gaudreau, demeurant à Sherbrooke et native de La Patrie.La famille accueillera parents et amis en présence des cendres, à l\u2019église St-Pierre de La Patrie, le samedi 5 décembre 2020 à compter de 9 h 30.Les funérailles seront célébrées le jour même à 10 h 30 à l\u2019église St-Pierre de La Patrie.Inhumation au cimetière paroissial.L\u2019accueil se fait dans le respect des règles de la distanciation en raison de la Covid-19.Un maximum de 25 personnes seront autorisées au même moment tout en conservant le respect des deux mètres de distanciation sociale en tout temps.Le port du masque et le lavage des mains sont obligatoires.Mme Marcelle Côté laisse dans le deuil ses frères et soeurs : feu Maurice Côté (feu Georgette Lacroix), feu Lucille (Roger Gaudet), feu Réal (Rachel Fortier), Yvon (feu Laure Gaudet), Denise (Gaston Langlois), Claudette (Gérard Laprise).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amis.Je vous aime, Merci d\u2019avoir été là pour moi.J\u2019espère que vous garderai un bon souvenir de moi.Merci à tous : frères, soeurs, beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces et les descendants.Également un Merci aux enfants de feu Jacques Vallières.Vos témoignages de sympathie à la famille peuvent se traduire par des dons à DIABÈTE QUÉBEC, 3750, boul.Crémazie Est, bureau 500, Montréal, H2A 1B6.https://www.diabete.qc.ca/fr/diabete-quebec/dons/don-en-argent/ Complexe funéraire Jacques et fils Inc.44, rue Garneau La Patrie(Québec) J0B 1Y0 Tél.: 819 583-0444/Téléc.: 819 583-0908 Jean-Pierre Jacques, président www.jacquesetfils.com MARIE-CLAIRE BOISVERT Au centre d\u2019hébergement St-Joseph de Sherbrooke le 22 novembre 2020 est décédée Mme Marie-Claire Boisvert à l\u2019âge de 97 ans, demeurant à Sherbrooke et autrefois d\u2019Asbestos.Elle était l\u2019épouse en 1res noces de feu Arthur Croteau et en 2es noces de feu Rolland Dubreuil.La défunte repose aux Résidences funéraires Fréchette, 560, 1re Avenue, Asbestos.La liturgie aura lieu le samedi 28 novembre 2020 à 14 h 30 au salon funéraire en présence de la famille seulement.Inhumation au cimetière de d\u2019Asbestos.Mme Boisvert laisse dans le deuil ses enfants : Jean (Louise Paquin), Mercier, Luce (Michel Robichaud), Valcourt, Jacques (Lucie Jutras), St-Eustache, Lise (Michel Gauthier), Sherbrooke, Manon (Rémi Therrien), Chambly; ses 11 petits-enfants : Isabelle, Vincent, Philippe, David, Annie, Alexandre, Amélie, Stéphanie, Mathieu, Dominic, Éric et ses 17 arrière-petits- enfants.Elle laisse également son frère Alfred, la famille Croteau ainsi que la famille Dubreuil et plusieurs autres parents et amis.Elle était la soeur de : feu Arthur, feu Maurice, feu Albert, feu Lucille, feu Noëlla, feu Juliette, feu Rita, feu Marie Marthe.La famille désire remercier le personnel du CHSDL St-Joseph (3e étage) pour l\u2019attention et les bons soins prodigués à notre maman bien-aimée.Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.PAULH.LECOURS (1933 - 2020) Le 18 novembre au CHSLD St-Vincent de Sherbrooke, est décédé M.Paul H.Lecours.Il était le fils de feu Marthe Blénert et feu Hubert Lecours.Il a été précédé par son frère, feu Jean Lecours.Il laisse dans le deuil ses enfants, Richard, sa conjointe Dominique Martel, leurs enfants Gabrielle (Maxime) et Patrick (Justine); Jacques, sa conjointe Carole Ball, leurs enfants Sophie et Vincent; Bernard, sa conjointe Céline Maheu, leurs enfants Alexandra et Martine (Vincent et leurs enfants Laurie et Joëlle); Marthe, son conjoint Richard Dumont, leurs enfants Philippe et Catherine.Il laisse également la mère de ses enfants, Louise Goulet; sa soeur, Claire Lecours.Les funérailles ont été célébrées le 27 novembre en toute intimité.La famille tient à remercier Suzanne,Vicky,Arielle, Jean-Paul et tout le personnel dévoué du CHSLD St-Vincent.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com PRAXÈDEDUPUIS (1928 - 2020) Madame Praxède Dupuis a quitté avec beaucoup de regret sa famille et ses amis le 19 novembre 2020, à l\u2019âge de 92 ans.Elle était l\u2019épouse en 1res noces de feu Emile Mercier et en 2es noces de feu Roger Larocque.La famille recevra les condoléances de parents et amis à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24-Juin, Sherbrooke), le dimanche 29 novembre 2020 de 13 h 30 à 15 h 30.Une cérémonie d\u2019adieu aura lieu en toute intimité.Vous pourrez regarder la cérémonie sur notre plateforme virtuelle à 16 h 30 en cliquant sur l\u2019onglet : Diffusion en direct.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Camille Mercier (Micheline Ouellette), Louise Mercier ((feu Bertrand Roy) Roger Marchand), Monique Mercier (Oscar Gosselin), Paul-Emile Mercier (Lucie Barrette), Micheline Mercier, Lise Mercier (Jean Auger), Françoise Mercier (feu Rénald Grenier), Denis Mercier, Madeleine Mercier (Robert Fredette) et Daniel Mercier; ses petits-enfants : Valérie, Nicolas, Sébastien, Patrick, Emmanuel, Isabelle, Sylvain, Sonia, François, Julie, Mélissa, Paul, Audrey, Caroline, Jean-Claude, Eric, Patricia, Dominique, Stéphane, Emile, Rémi et Elise ainsi que leur conjoint et conjointe.Elle laisse également un deuil immense pour ses nombreux arrière-petits-enfants et ses nombreux arrière-arrière-petits-enfants.La famille tient à remercier tout le personnel des Résidences du Carrefour pour leur présence et l\u2019amitié envers notre mère.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com LISE (SAVOIE) DESMARAIS (1940 - 2020) Au CHUS, Hôpital Hôtel-Dieu de Sherbrooke le 19 novembre 2020, est décédée Mme Lise Savoie à l\u2019âge de 80 ans, demeurant à Asbestos.Elle était l'épouse de feu Raymond Desmarais.La crémation a été confiée aux Résidences funéraires Fréchette, 560, 1re Avenue, Asbestos.En raison des circonstances, les rituels funéraires se tiendront à une date ultérieure.Les cendres seront inhumées au cimetière St-Félix- de-Kingsey à une date ultérieure.Mme Savoie Desmarais laisse dans le deuil ses enfants : Lynne, Montréal, Éric (Geneviève Béliveau), Sherbrooke, Annick (Stéphane Roy), Tingwick; ses petits-enfants : Julien, Jasmine, Élie, Marguerite, Justine.Elle était la soeur de : feu Jean-Louis (feu Huguette Bélair), feu Georges-Émile (Madeleine Desloges), feu Marcel (Fernande Guilbert), feu soeur Pauline Savoie, feu Raynald (Denise Gervais), feu Rachel (Jean-Paul Joubert), Normande (feu Elphège Desloges), feu Jean-Guy (Lise Beaudoin), Rose-Aimée, Aline (feu Marcellin Caouette), Lucille (Jacques Desmarais), Martial (Marie-Ange Chicoine) EIle était la belle-soeur de : feu Roméo (feu Réjeanne Lemay), feu Geneviève (feu Oscar Forcier), feu Paul (feu Marguerite Lemay), Jeanne (feu Marcel Deshaies), feu Marcel (feu Rita Bouchard), feu Berthe (feu Onil Lafleur), feu Henriette, feu Bernard (Florence Desmarais), feu Clément, Jacques (Lucille Savoie), Richard (feu Gisèle Savoie), Dolorès (Ray Caron).Elle laisse également dans le deuil plusieurs autres parents et amis.Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.LUCIENNE (CLOUTIER) POULIN (8 avril 1933 - 19 novembre 2020) À Sherbrooke, le 19 novembre 2020, est décédée madame Lucienne Poulin (Cloutier) à l\u2019âge de 87 ans.Elle était la fille de feu Alphonse Cloutier, de feu Mélina Côté et la tendre épouse de Patrick Poulin.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses chers enfants : Mario (Danielle), Carole (Roland), Diane (Guy) et Guylaine (Michel); ses petits-enfants adorés : Mélanie (Éric), Patrick (Marie-Pier), Michael (Manon), Martin, Simon (Jessy) et ses merveilleux arrière-petits-enfants : Alexis, Arianne, Leyla, Maude, Emma, Alicia, Livia, Adéna et deux autres arrière-petits-enfants à venir; sa soeur Denise (feu Jean-Denis) et était également la soeur de feu Jeannine (feu Jean-Charles), feu Monique (feu Florian), feu Claude (Denise) et feu Gilles.Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs : Émilienne (feu Roger), Florence (feu Edgar) et Marie- Reine (Lucien) et était également la belle-soeur de feu Adrienne (feu Mendoza).Madame Poulin (Cloutier) laisse aussi dans le deuil plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Afin de se conformer aux nouvelles directives relatives à la Covid-19, l\u2019accueil qui se fera à l\u2019église Marie Médiatrice à 11 h le 5 décembre 2020, devra être limité à 25 personnes, ce qui comprend la famille immédiate.La famille désire remercier tout le personnel du CHUS Hôtel-Dieu pour les bons soins prodigués.Pour ceux qui veulent adresser un témoignage de sympathie, ils peuvent le faire à: sodifran@videotron.ca ou ceux qui ne sont pas familiers avec la technologie, il existe les cartes de condoléances qui sont encore très appréciées (vous pouvez les poster ou les déposer à la Résidence funéraire Steve Elkas, 4230 Bertrand-Fabi, Sherbrooke, J1N 1X6, à l\u2019attention de la famille Poulin Cloutier).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 57 PAULINE (GROLEAU) LAW (1951 - 2020) C\u2019est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons le décès prématuré de notre soeur Pauline Groleau Law, survenu le 10 octobre 2020 à l\u2019hôpital Lakewood Ranch, Bradenton, FL.Pauline est née à Sherbrooke, QC le 13 avril 1951 de Gérard Groleau et Simonne Brochu; elle a épousé Tim Law le 20 juin 1981, suivi d\u2019un mariage béni le 13 mars 1998.Ils avaient pris résidence dans la ville Bradenton, Floride, pour vivre leur retraite.Pauline a été précédée dans la mort par ses parents, une belle- soeur Marie-France Blouin (André), une nièce Sophie Blouin- Groleau; ses beaux-parents Earl et Ruby Law de Amarillo, TX.Outre son époux, elle laisse dans le deuil sa fratrie (conjoint) : Denis (Denise Bernier), Jean-Pierre (Nicole Beaudin), Lucie (Mike Taylor), André (Françoise Rochette), Georges (Joëlle Lenoir); son beau-frère Mike (Sarah Law); ses neveux et nièces (conjoint et enfants) : Rémi (Nathalie Bricault), Réjean (Thomas), Line (Martin Therrien, Kyliam, Coralie, Alexia), René (Dominique Vigneux-Parent, Antoine, Julien), Marie-Ève (Éric Allard), Stéfanie (Mitch Kaufman, Liam, Nathan), Victoria (Chris Porter, Elliot, Lilia, Adelie, Charlee), Esther (Fréderick Charron, Roselie, Léonard), Émile (Francesca McIntyre), Victor, Matt (Amber Law, Berit, Maddox) et Ben (Jori Law, Jett, Blaize, Beighler); ainsi que plusieurs oncles, tantes, cousins, cousines, amis et amies.Pauline aimait surtout visiter et recevoir sa famille et gâter ses nombreux neveux, nièces et leurs enfants.Elle a chéri la compagnie de nombreux amis et amies tout au long de sa vie et gardait le contact lorsque la distance les séparait.Elle aimait jardiner, aller à la plage et faire la popote.Au cours de sa vie, Pauline a travaillé pour Bell Canada, Associates Financial, Ford Motor Crédit, Am-Tex Communications, Toyota Motor Credit et la ville de Jefferson City, Misssouri.On se souviendra de Pauline pour son sourire chaleureux, son sens de l\u2019humour, sa nature extravertie, amicale et généreuse.Elle manquera beaucoup à sa famille et à tous ceux et celles qui la connaissaient.Un service funèbre a eu lieu à Bradenton, FL le 20 octobre 2020; un service commémoratif et son enterrement au cimetière St-Michel de Sherbrooke, QC auront lieu à une date ultérieure.En cette période pandémique de la Covid-19, la famille suggère de faire un don en la mémoire de Pauline à une banque alimentaire de votre localité.RÉJEANNE (LAUZIÈRE) BERGERON (1932 - 2020) C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Mme Réjeanne Lauzière, survenu au CHSLD Memprémagog, le 18 novembre 2020, à l\u2019âge de 88 ans.Elle était la fille de feu Albert Lauzière et de feu Marie-Anna Toupin et l\u2019épouse de Jacques Bergeron, demeurant à Magog, QC.Outre son époux, Mme.Lauzière Bergeron laisse dans le deuil son fils Marc Bergeron (Christyne Saucier), ainsi que ses beaux-frères, belles-soeurs, neveux, nièces, cousins, cousines autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel du CHSLD Memphrémagog (2e étage hébergement 2), pour leur dévouement et les bons soins prodigués à Mme Lauzière.En guise de sympathie un don à un organisme de bienfaisance de votre choix ou à la FONDATION DE L\u2019HÔPITAL MEMPHRÉMAGOG, serait grandement apprécié.En raison des circonstances actuelles, les funérailles auront lieu à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ROBERTCARON (1957 - 2020) Subitement le 17 novembre 2020, est décédé M.Robert Caron à l`âge de 63 ans.Il était le fils de feu Rosario Caron et de feu Alice Roy.Il laisse dans le deuil sa soeur Louise (feu André Bouchard) et son frère Jean-Luc (Suzanne Denis) ainsi que ses neveux, nièces et amis.Il n\u2019y aura pas d\u2019exposition.Les cendres seront déposées au cimetière à une date ultérieure.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca SOEUR THÉRÈSE LAPOINTE (1926 - 2020) À l\u2019Infirmerie des Soeurs de la Présentation de Marie de Saint-Hyacinthe, le 25 novembre 2020, est décédée à l\u2019âge de 94 ans et 11 mois, soeur Thérèse Lapointe, en religion Soeur Arthur-de-Sainte-Marie, après 73 ans de vie religieuse.Outre sa famille religieuse, elle laisse dans le deuil ses soeurs : Martha et Agatha ainsi que de nombreux neveux, nièces, amis et connaissances.Compte tenu des directives de la santé publique et du bien-être de tous ceux que nous aimons, les funérailles seront reportées à une date ultérieure.Soeur Lapointe a été confiée à la Résidence funéraire Mongeau, Réseau Dignité, 1115 Girouard Ouest, Saint-Hyacinthe www.dignitequebec.com Résidence funéraire Mongeau Réseau Dignité 1115 Girouard Ouest Saint-Hyacinthe (Québec) Tél.: 450 774-8000 www.dignitequebec.com PATRICIA ROLA-PLESZCZYNSKA (1952 - 2020) Patricia Rola-Pleszczynska, fille de Virginia Astorri et Stanislas Pleszczynski, est décédée à Montréal le 26 novembre 2020, à l\u2019âge de 67 ans, d\u2019un cancer du pancréas très agressif.Elle laisse dans le deuil son époux depuis 46 ans, Bernard St-Laurent; leurs enfants, Jasmine, Jacob et Marianne St-Laurent; ses petits-enfants chéris qui l\u2019appellent affectueusement « Titi »: Lucca, Cecilia et Charlie Huling et Colin et Clara Brady; ses gendres, Casey Huling et Cameron Brady; ses frères, Marek, Jacek (décédé) et Stefan Pleszczynski; sa soeurWanda Kristina Pleszczynska; ses belles-soeurs : Bernadette Pleszczynska et Jana Stankova; toute la parenté Astorri, Pleszczynski, Naylor et St-Laurent; ainsi que plusieurs collègues, amis et amies.Une célébration de vie pour rendre hommage à Patricia, aura lieu à Compton, Québec à une date ultérieure.Les condoléances peuvent être envoyées sur le site de Kane and Fetterly Nous voudrions remercier Cheryl, Allison, Paula et Jill de nous avoir guidés et appuyés pour soigner Patricia à la maison.Des dons en souvenir de Patricia peuvent être faits au Club des Lions de Compton pour appuyer le développement culturel communautaire.(Envoyer un chèque au Club Lions de Compton C.P.309, Compton, Qc, J0B 1L0).Kane & Fetterly 5301, boul.Décarie Montréal QC H3W 3C4 Tél.: 514 481-5301 www : kanefetterly.qc.ca RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Un employé du garage Les pneus Deauville a été grièvement blessé, vendredi, à Sherbrooke.Le mécanicien était vraisemblablement en train de gonfler un pneu lorsqu\u2019il lui a explosé au visage.Il a été transporté à l\u2019hôpital pour soigner de graves blessures.Les autorités craignent même pour sa vie.« Nous avons écarté l\u2019hypothèse d\u2019un geste criminel.L\u2019enquête sera faite par la CNESST », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.L\u2019accident de travail est survenu vers 9 h 40 au 7600 du boulevard Bourque.Les enquêteurs de la CNESST ont été dépêchés sur place pour effectuer une enquête dans cette affaire.« Un inspecteur doit recueillir sur place des informations sur les circonstances.S\u2019il juge que des équipements ne sont pas sécuritaires, il peut y apposer un scellé jusqu\u2019à ce que les corrections soient faites », mentionne le porte-parole de la CNESST, Alexandre Dumont.Grave accident de travail chez Les pneus Deauville Le mécanicien était vraisemblablement en train de gonfler un pneu lorsqu\u2019il lui a explosé au visage.On craint pour sa vie.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 58 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 ACTUALITÉS 59 LA TRIBUNE VEUT CONNAÎTRE VOTRE OPINION?! 1 Êtes-vous un abonné du samedi ou achetez-vous votre journal en kiosque?ABONNÉ EN KIOSQUE 2 À quelle fréquence consultez-vous le site web latribune.ca?TOUS LES JOURS UNE FOIS PAR SEMAINE UNE FOIS PAR MOIS JAMAIS 3 Consultiez-vous notre site avant l\u2019abolition de la version papier en semaine?OUI NON 4 À quelle fréquence consultez-vous l\u2019application numérique pour les téléphones intelligents et pour les tablettes?TOUS LES JOURS UNE FOIS PAR SEMAINE UNE FOIS PAR MOIS JAMAIS 5 Selon vous, qu\u2019est-ce qui bonifierait la version papier?6 Accepteriez-vous qu\u2019on communique avec vous?7 Autres commentaires ou suggestions à nous faire?La Tribune veut en savoir plus sur vos habitudes de lecture de nos différentes plateformes afin de vous offrir du contenu encore plus à votre goût.Répondez à ce court sondage, envoyez-nous vos réponses par la poste au 780, rue King Ouest, Sherbrooke, QC, J1H 1R7 ou par courriel à l\u2019adresse suivante opinions@latribune.qc.ca et il nous fera plaisir de vous lire.CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ce n\u2019est pas parce que la Guignolée des médias ne se déploiera pas dans les rues cette année, à cause de la pandémie, qu\u2019il faut arrêter cet élan de générosité.Au terme d\u2019une année éprouvante pour plusieurs milliers de Québécois et de familles d\u2019ici, les médias invitent la population à faire preuve de solidarité lors de la Guignolée des médias, qui se tient jusqu\u2019au 24 décembre.Considérant la situation actuelle, la petite monnaie ne pourra être recueillie lors de l\u2019habituelle collecte sur rue, qui se déroulait généralement en début décembre.Les organisateurs ont donc fait preuve de créativité pour imaginer une campagne exceptionnelle permettant aux gens de donner en toute sécurité et dans le respect des normes sanitaires.On peut contribuer de plusieurs façons, notamment en faisant un don en argent sur le site web guignolee.ca.Il sera également possible de faire un don par texto en envoyant « NOEL » au numéro abrégé 20222.Un don automatique de 10 $ (sans autres frais) sera alors prélevé sur le compte téléphonique du donateur et sera réparti entre toutes les régions officielles.Enfin, les Amis de La guignolée, c\u2019est-à-dire les 415 pharmacies Jean Coutu, les 208 épiceries Maxi et Provigo ainsi que les bureaux de Via Capitale, accepteront les dons en denrées alimentaires non périssables et en argent jusqu\u2019à Noël.DU CŒUR EN DOUBLE Puisque la traditionnelle collecte de rue a été reportée à 2021, l\u2019initiative innovatrice Du cœur en double a été implantée en collaboration avec la plateforme participative La Ruche et Desjardins.Ici, l\u2019objectif est de combler en partie l\u2019important manque à gagner, a-t-on dévoilé en conférence de presse virtuelle mardi avant-midi.Ainsi, pour chaque contribution effectuée en ligne sur La Ruche jusqu\u2019au 24 décembre, Desjardins doublera les dons jusqu\u2019à concurrence de 500 000 $ à travers tout le Québec.Comme toujours, les sommes reçues seront versées à des organismes de la région du donateur.L\u2019objectif pour la région Estrie/Bois-Francs est de 25 000 $.S\u2019il est atteint sur La Ruche, Desjardins doublera alors ce montant pour un total de 50 000 $.Les organismes bénéficiaires de Sherbrooke, la Fondation Rock- Guertin et Moisson Estrie, pourront compter sur un coup de pouce inattendu en cette année particulière.« Nous n\u2019avons pas cessé nos opérations, au contraire, lance Geneviève Côté, de Moisson Estrie.Nous avons de plus en plus de demandes.Nous devons faire aussi face à des cas de santé mentale fragile. » La distribution des Paniers de l \u2019Esp oir de la Fondation Rock-Guertin se fera différemment cette année, en raison des mesures de sécurité imposées par la pandémie.« Il a fallu se réinventer.La Gui- gnolée ne se fera pas dans les rues, mais les gens seront généreux », espère Denis Fortier, coordonnateur de l\u2019organisme, « Nous confectionnerons nos paniers de denrées sur quatre jours, avec l\u2019aide de seulement 25 bénévoles.Nous réussirons à aider à 2400 familles dans le besoin. » La générosité des gens de la région a permis, au cours des deux dernières années, de fracasser tous les records : 257 000 $ en 2018 et 270 000 $ en 2019.Souhaitons que l\u2019année 2020 nous réserve une agréable surprise afin d\u2019aider des gens à se nourrir convenablement, disent les organisateurs.Pour faire un don, on se rend sur le web à l\u2019adresse https://laruche- quebec.com/laguignoleedesme- dias-estrie-bois-francs.GUIGNOLÉE DES MÉDIAS Plusieurs façons de contribuer Les Estriens sont invités à faire preuve de générosité lors de La guignolée des médias qui se tient jusqu\u2019au 24 décembre.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 60 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale S e faire du bien ne provient pas uniquement de l\u2019activité du muscle cardiaque, lorsque l\u2019on court et botte un ballon intensément ou que l\u2019on pédale à vive allure! Se sentir mieux dans sa peau pourrait également être comblé par des activités physiques qui sollicitent des masses musculaires autres que celles prédominantes du corps, en plus d\u2019améliorer notre oxygénation corporelle et de libérer notre esprit.Je veux parler ici de deux méthodes d\u2019entraînement qui gagnent à être connues, le yoga et le Pilates.Seriez-vous plus un yogi ou un amateur de Pilates?Connaissez- vous la différence en lien avec vos besoins?Les principales différences se situent au niveau de l\u2019approche et de l\u2019exécution.L e y o g a e s t u n e d e s d e u x méthodes d\u2019entraînement originaires de l\u2019Inde, et il est vieux\u2026 de 5000 ans! Les spécialistes (professeurs) de yoga doivent cumuler plus de 200 heures de formation.Cette activité combinant le «corps et l\u2019esprit» possède comme particularité majeure une respiration au niveau du ventre, soit en le «gonflant et dégonflant», à chaque inspiration et expiration.Les postures maintenues visent à étirer l\u2019ensemble des grands groupes musculaires et à renforcir le corps, se synchronisant avec des respirations profondes.Cette action d\u2019adopter une posture combinée à de grandes respirations, dans un sentiment de «ici et maintenant», serait une forme de méditation qui diminuerait stress et anxiété.En plus de ces bienfaits, le yoga aiderait à la concentration, améliorerait la flexibilité, l\u2019équilibre et la capacité pulmonaire en plus de diminuer certaines douleurs lombaires et la tension artérielle.Fait étonnant, une étude norvégienne mentionne que le yoga pourrait même modifier la façon dont les gènes s\u2019expriment dans les cellulaires immunitaires.Un vrai yogi aura franchi les étapes du yoga par l\u2019apprentissage des principes éthiques (ne pas voler, ne pas convoiter, avoir de la discipline, l\u2019étude de soi) et où il pratiquera ensuite les différentes postures, nommées asanas.L\u2019harmonisation de ces postures et de ces respirations s\u2019appellera Prana, qui représenterait la «Force de vie».Seul matériel: tapis de yoga! Et parfois petit coussin! Une fois sur son tapis, le yogi est invité à se concentrer sur sa respiration et à écouter son corps.6 POSITIONS DE YOGA sur notre application mobile et sur lenouvelliste.ca ÊTES-VOUS YOGA OU PILATES?PLUSIEURS STYLES DE YOGA Les styles de yoga vous dites?Complexes?Oui ça peut l\u2019être! Car il existe plusieurs styles, en plus d\u2019être distingués du Pilates.En voici quelques-uns! TYPES DE YOGA Niveaux Particularités HATHA YOGA Débutant Toutes les postures (asanas) du yoga, exécutées de façon plutôt statique avec respiration ASHTANGA Interm.-avancé Salutations au soleil, suivies de synchronisations de mots debout et au sol, synchronisés avec des respirations VINAYASA Interm.-avancé Adaptation du Ashtanga, très athlétique, sur un rythme plus soutenu, avec des enchaînements mots et respirations, où la créativité est permise BIKRAM Interm.-avancé Série de 26 postures de base, exécutées en 2 séries, dans un environnement à 40°C, à 40 % d\u2019humidité YIN Débutant Rythme très lent, postures assises, maintenues de 45sec à 2 min Une pratique de 10 min de yoga avant le coucher amènerait énormément de bienfaits ! PILATES Le Pilates a pour sa part été fondé en 1883 par l\u2019Allemand Joseph Pilates.Il était atteint de plusieurs problèmes de santé, et il a conçu cette forme d\u2019entraînement plus sportive et athlétique que le yoga.La méthode Pilates est une façon de renforcir les muscles profonds tels que le transverse au niveau des abdominaux, les fessiers et les muscles stabilisateurs de la colonne vertébrale, les multi- fides.Tout comme le yoga, cette activité permet d\u2019améliorer la conscience de son corps et a un impact positif sur la posture.Le principe de résistance amené par le corps et l\u2019utilisation de la gravité ainsi que du matériel (élastique, cerceau, ballon, appareil spécifique au Pilates) amènent une augmentation du niveau de difficulté en travaillant contre cette résistance.Contrairement au yoga, le Pilates utilise comme technique de respiration une expansion de la cage thoracique «latéralement», où l\u2019air transigera principalement par les poumons.De multiples bénéfices en découlent, tels que l\u2019atténuation des douleurs rachidiennes.Cela améliore également l\u2019alignement corporel et les amplitudes articulaires en plus de renforcir la chaîne abdominale.Alors, Yoga ou Pilates?Il n\u2019y a pas une meilleure pratique qu\u2019une autre! Les options offrent une prise de conscience du corps! Elles sont toutes deux très bénéfiques et complémentaires.Il vous faut simplement connaître vos besoins\u2026 COURRIER DU LECTEUR Q.Vous nous parlez souvent de l\u2019importance de se créer une place à nous pour s\u2019entraîner dans la semaine.Avec le boulot, la famille, j\u2019ai bien du mal à y parvenir.Auriez-vous donc un truc pour m\u2019aider à dégager du temps?L\u2019horaire du quotidien est effectivement déjà bien rempli.L\u2019importance de se réserver une plage horaire pour se faire du bien deviendra aussi primordiale que d\u2019aller faire l\u2019épicerie ou d\u2019aller chercher les enfants à l\u2019école ou la garderie.Une fois que le corps et le cerveau auront enregistré cette sensation de bien-être d\u2019avoir bougé, ce besoin de bouger deviendra prioritaire à placer à l\u2019agenda.Voici comment y parvenir! Utiliser une plage horaire qui ne pourra être déplacée de l\u2019horaire quotidien et respecter le moment de la journée où votre énergie naturelle est plus optimale.Pour une personne matinale, la routine de se lever légèrement plus tôt que le reste de la famille sera la piste de solution parfaite pour vous.Votre moment plus efficace est de jour?Utilisez la plage horaire du midi ou tout de suite après le boulot.Pour les oiseaux de nuit, une fois que le calme est installé dans la maison, cet horaire d\u2019activité physique deviendra le moment cible idéal.Q.Je suis souvent confus à savoir si je dois utiliser que de l\u2019eau pour m\u2019hydrater à l\u2019entraînement ou si je dois également utiliser des boissons énergétiques?L\u2019utilisation de boissons énergétiques, soit de préparations liquides avec électrolytes (commerciale ou maison, composée de sucre, de sels minéraux, pouvant contenir aussi des vitamines et des acides aminés ramifiés), permet de pallier les pertes de liquides corporels dû à la sudation.Si l\u2019hydratation quotidienne est adéquate, qu\u2019il ne fait pas canicule ou temps glacial, pour un effort facile à modéré, le corps n\u2019aura besoin que de l\u2019eau pour des efforts d\u2019une durée de soixante minutes et moins.Par contre, pour un effort modéré à intense, chez une personne qui sue énormément, et qui exécutera son entraînement sous un soleil de plomb, l\u2019utilisation de boissons énergétiques serait fortement recommandée.En cas de doutes ou de malaises lors de vos entraînements, je vous propose fortement de consulter une nutritionniste sportive qui vous confirmera vos besoins.Le yoga et le Pilates peuvent avoir beaucoup de bienfaits.\u2014 PHOTO 123RF laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 61 MAG SPORTS D epuis de nombreuses années, comme le hockey de la LNH, le football de la NFL est devenu, au fil du temps, le paradis des adeptes de pools.L\u2019industrie, qui génère maintenant des milliards de dollars en Amérique du Nord, s\u2019est développée lentement.Les traces des premiers pools remontent aux années 60 et la base n\u2019a pas tellement changé depuis.Chaque participant construit son équipe au repêchage et des points sont associés à leur performance, soit les verges amassées et les touchés, qui font souvent la différence entre une bonne et une moins bonne journée.Il existe plusieurs types de ligues, notamment sous la forme de duels un contre un ou d\u2019un classement général.Dans certaines ligues, il est possible de garder des joueurs saison après saison ; certains ont instauré un plafond salarial.Bref, il y en a pour tous les goûts, sans oublier les pools de prédictions, plus traditionnels, mais tout aussi populaires.Avec l\u2019avènement d\u2019Internet, les gros réseaux de télévision américains ont tous lancé des plateformes de gestion et il est devenu de plus en plus facile de tout suivre en temps réel, ce qui a permis de faire exploser la participation.Je l\u2019avoue : je suis un grand adepte de pools ! Ça me procure une bonne dose de plaisir, mais aussi des frustrations hebdomadaires, parfois.Ça change la dynamique de visionnement des matchs quand nos joueurs sont impliqués, mais également ceux de nos adversaires.Par exemple, lundi dernier, le duel entre Rams de Los Angeles et les Buccaneers de Tampa Bay a décidé du gagnant de mon affrontement.Grâce à une bonne performance du receveur de passes Cooper Kupp, des Rams, nous étions en position de l\u2019emporter, mais un touché du receveur des Bucs Chris Godwin en fin de match a anéanti tous nos espoirs de victoire.Malgré la défaite, avec mon partenaire, j\u2019ai ainsi pu profiter de l\u2019affrontement jusqu\u2019à la dernière minute du dernier match.J\u2019avais justement discuté de cette situation avec mon ami Jean-François Maltais, spécialiste de football, qui participe à un grand nombre de pools.« Je fais des pools pour plusieurs raisons, la première étant qu\u2019avec les pools, chaque match de chaque dimanche prend son importance, et ce, du début de la saison jusqu\u2019au sifflet final de la semaine 17.Même si un club n\u2019est plus dans la course aux éliminatoires, ses joueurs demeurent actifs et ont un impact sur les différents résultats de nos fantasy.Dans un deuxième temps, quoi de mieux que les rivalités amicales ?Certaines des ligues auxquelles je participe sont composées de vieux amis qui s\u2019affrontent semaine après semaine depuis plus d\u2019une décennie ! Dans d\u2019autres, nous connaissions quelques personnes au départ, mais les nouveaux individus embarquent dans le processus et certains deviennent même de nouveaux amis », m\u2019avait-il fait valoir avec justesse, lui qui varie les formules.« Aucunement besoin d\u2019être un expert pour participer.Les sites pour conseiller les joueurs sont innombrables et des listes présai- son et hebdomadaires sont disponibles à la portée de tous.C\u2019est certain qu\u2019un oeil pour le talent et un appétit pour le football peut vous procurer un avantage, mais ça demeure à la portée du fan de football moyen, et même débutant.Votre technique évoluera au fil du temps », mentionne-t-il, PETITE HISTOIRE DE POOL DE FOOTBALL Le quart-arrière des Cardinals de l\u2019Arizona Kyler Murray est le joueur le plus payant cette saison pour les pools.\u2014 PHOTO ARCHIVES, THE ASSOCIATED PRESS Patrick Mahomes a été magistral dans la dernière séquence offensive des Chiefs qui a mené au touché de la victoire.\u2014 PHOTO ARCHIVES, THE ASSOCIATED PRESS En hausse Rams de Los Angeles (7-3) Après la victoire contre les Buccaneers (7-4), c\u2019est maintenant l\u2019équipe à battre dans la conférence Nationale.Leur défensive peut les mener très loin, même si l\u2019attaque ne semble pas capable de prendre le contrôle d\u2019une partie.Titans du Tennessee (7-3) Ils vont au rythme de leur porteur de ballon Derrick Henry, qui a franchi dimanche la barre des 1000 verges.Il a également neuf touchés, dont deux qui ont donné une victoire aux Titans en prolongation.Chiefs de Kansas City (9-1) Aussi bizarre que cela puisse paraître, c\u2019était la première fois de sa carrière que Patrick Mahomes lançait une passe de touché pour permettre aux Chiefs de prendre les devants avec moins de deux minutes à faire.Sur cette séquence, contre l\u2019excellente défensive des Raiders de Las Vegas (6-4), il a démontré qu\u2019il était maintenant le favori dans la course au titre de joueur le plus utile.En baisse Dolphins de Miami (6-4) Ils ont bien mal amorcé une séquence de trois matchs contre des équipes inférieures en étant surpris par les Broncos de Denver (4-6).Soudainement, les doutes émergent sur le quart Tua Tagovailoa, qui a été remplacé par Ryan Fitzpatrick en deuxième demie.Eagles de Philadelphie (3-6-1) Parlant de doutes sur un quart-arrière, Carson Wentz ne fait rien pour aider sa cause, lui qui prend constamment de mauvaises décisions.Leurs quatre prochains matchs: Seahawks de Seattle (7-3), Packers de Green Bay (7-3), Saints de La Nouvelle- Orléans (8-2) et Cardinals de l\u2019Arizona (6-4).Ça va leur prendre un miracle.Packers de Green Bay (7-3) Ils étaient en plein contrôle contre les Colts d\u2019Indianapolis (7-3), mais n\u2019ont rien fait de bon en deuxième demie, avant de s\u2019incliner après un échappé du receveur Marquez Valdes-Scant- ling en prolongation, qui a d\u2019ailleurs reçu des menaces de mort.Beaucoup de gens prennent le sport trop au sérieux.Match de la semaine Titans (7-3) c.Colts (7-3), dimanche, 13h Les Colts ont remporté le premier duel, mais un match du jeudi est toujours à prendre avec des bémols.Cette fois, le choc a lieu un dimanche dans des circonstances régulières.Prédictions Las Vegas Atlanta LA Chargers Buffalo NY Giants Cincinnati Baltimore Pittsburgh Tennessee Indianapolis Cleveland Jacksonville Carolina Minnesota Arizona Nouvelle-Angleterre Miami NY Jets San Francisco LA Rams La Nouvelle-Orléans Denver Kansas City Tampa Bay Chicago Green Bay Seattle Philadelphie Semaine dernière: 9 en 13 (69%) Total: 106-45-1 (70,2%) à ceux qui voudraient se lancer dans l\u2019aventure.Mais attention, ça peut rapidement devenir très agréable ! Dave ainsley dainsley@lequotidien.com espace NFL SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 62 MAG SPORTS Armel Junior Denis Mampou- ya-Mazinga peut respirer un peu mieux maintenant.Malgré les aléas liés à la pandémie de COVID-19, Team Thetford n\u2019a pas été forcée de réduire son alignement et compte toujours une trentaine de basketteurs de niveau secondaire et une dizaine de niveau collégial.«Normalement, on joue contre des équipes d\u2019écoles préparatoires américaines ou contre des équipes universitaires du Québec et de l\u2019Ontario, mais maintenant la frontière est fermée et le sport universitaire est en pause», explique l\u2019entraîneur, qui a aussi décidé d\u2019éviter les entraînements sportifs en équipe en raison de la hausse des cas de COVID-19 en Chaudière-Appalaches.«Au secondaire et au cégep, tous nos jeunes sont dans la même \u201cbulle\u201d, c\u2019est rassurant pour les parents.Oui, il y en a qui ne sont pas venus en raison de la COVID, mais nous avons fait du recrutement supplémentaire.Nous avons aussi dû composer avec trois départs hâtifs en raison de la hausse des cas en Chaudière-Appalaches, mais on a pu compenser avec des joueurs sur notre liste d\u2019attente.C\u2019est rassurant de voir que l\u2019intérêt pour notre programme demeure malgré la COVID», poursuit Mampouya-Mazinga.LES ANCIENS Pendant ce temps, ceux qui sont passés par Team Thet- ford poursuivent leur chemin.Tidjane Dioumassi et Djahi Binet ont commencé leurs études universitaires en ligne et rejoindront le Angelina Junior College de Lufkin, au Texas, après les Fêtes pour s\u2019entraîner avec l\u2019équipe des Roadrunners.Un autre ancien, Tidjan Keita, évolue maintenant en deuxième division allemande après avoir fait partie de l\u2019organisation des Suns de Phoenix.Q u a n t à l \u2019e s p o i r Q u i n c y Guerrier, qui a commencé à faire sa place avec l\u2019Orange de l\u2019Université de Syracuse, son ancien entraîneur se réjouissait d\u2019apprendre que les équipes de première division auront quand même droit à leur championnat, centralisé à Indianapolis, au printemps.«C\u2019est son année de repêchage et il a profité du confinement pour se faire opérer pour une blessure à l\u2019aine qu\u2019il traînait depuis quelques années.Je dirais qu\u2019il est à 80 % rétabli maintenant et il s\u2019entraîne solidement.Son coach comptera beaucoup sur lui cette année et il devrait avoir une bonne saison», commente Mampouya-Mazinga.Quant à Chris Boucher, qui a remporté le championnat de la NBA en 2019 avec les Raptors de Toronto, le directeur de Team Thetford lui souhaite davantage de temps de jeu lors de la prochaine saison.«Il devrait être capable d\u2019y arriver.C\u2019est dommage qu\u2019il n\u2019ait pas été beaucoup utilisé durant les séries cette année, mais ce sont des décisions de coaching et je comprends ça», termine-t-il.IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL AUCUNE BAISSE DUE À LA COVID-19 IAN BUSSIÈRES Le Soleil QUÉBEC \u2014 Incapables de disputer des matchs et même de s\u2019entraîner en groupe en raison des restrictions sanitaires liées à la pandémie de COVID-19, Team Thetford, autrefois connue sous le nom d\u2019Académie de basketball de Thetford Mines, a décidé de se concentrer sur les performances scolaires de sa quarantaine de joueurs.Et pour le directeur et entraîneur Armel Junior Denis Mampouya-Mazinga, la réussite passe par un projet qui allie le sport et les mathématiques.«Depuis longtemps, on a constaté que nos jeunes avaient des difficultés en mathématiques.Et comme l\u2019accent est davantage mis sur l\u2019école en raison de la situation sanitaire, on a pensé créer un outil qui allierait cette matière scolaire avec leur passion pour le basketball», explique Mampouya-Mazinga, qui a lancé le projet en même temps qu\u2019une campagne de sociofinancement via la plateforme La Ruche (https:// tinyurl.com/y24ujmjo).«Notre but est de créer une application qui lierait le basketball aux mathématiques en utilisant les statistiques.Pour plusieurs jeunes, les maths peuvent paraître complexes, mais elles le deviennent un peu moins s\u2019ils les associent au basketball», explique l\u2019entraîneur, qui souhaite créer des mini-départements statistiques au sein des équipes de Team Thetford qui auront les jeunes joueurs comme statisticiens et mathématiciens.OBJECTIF PRESQUE ATTEINT Au moment d\u2019écrire ces lignes, l\u2019organisation a déjà amassé 79 % du total visé de 47 250 $, un montant qui sera doublé grâce au Fonds Mille et un pour la Jeunesse si l\u2019objectif est atteint.Les contributeurs peuvent entre autres obtenir grâce à leur don des maillots de Team Thetford ou même un maillot ou un ballon autographié par l\u2019attaquant des Raptors de Toronto Chris Boucher, premier représentant de l\u2019Académie à avoir fait le saut dans la NBA.Les montants amassés serviront essentiellement à couvrir les frais de service des partenaires qui seront mobilisés pour la création des outils pédagogiques et l\u2019achat du matériel nécessaire pour sa réalisation ainsi qu\u2019à la mise sur pied d\u2019activités éducatives.«L\u2019analyse statistique s\u2019est d\u2019abord développée au baseball avant d\u2019atteindre tous les sports.Nous l\u2019utilisons au quotidien et nos jeunes en connaissent l\u2019importance.Par exemple, on n\u2019a qu\u2019à regarder les Rockets de Houston dans la NBA, qui font très peu de tirs à deux points dans le périmètre et préfèrent les faire dans la bouteille ou au-delà de la ligne de trois points», indique l\u2019entraîneur, très conscient de l\u2019importance des concepts mathématiques dans le basketball d\u2019aujourd\u2019hui.PLUS LOIN «Le problème que l\u2019on avait, c\u2019était au niveau des bases de nos joueurs en mathématiques.Depuis quelques années, on payait un tuteur pour donner des cours privés supplémentaires à nos joueurs et ça a donné de bons résultats.On veut maintenant amener ça plus loin», poursuit-il.L\u2019organisation de Team Thetford se fait maintenant autant une fierté de ses anciens qui poursuivent des études supérieures que de ceux qui ont atteint ou pourraient atteindre la NBA.Sur sa page Web, en plus d\u2019indiquer le nombre de ses anciens ayant fait partie du programme national de basketball du Canada (4) ou ayant atteint la NBA (1), on y ajoute le nombre d\u2019élèves récipiendaires de bourses universitaires (plus de 70) et ceux qui étudient en médecine (2), sans oublier le taux d\u2019obtention du diplôme d\u2019études secondaires, qui est de 100 %.TEAM THETFORD BASKET ET MATHS FONT ÉQUIPE EN TEMPS DE PANDÉMIE L\u2019entraîneur de Team Thetford, Armel Junior Denis Mampouya-Mazinga, souhaite créer une application qui lierait le basketball aux mathématiques en utilisant les statistiques.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR ARMEL JUNIOR DENIS MAMPOUYA-MAZINGA laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 63 MAG SPORTS MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 Alex Tagliani roule sa bosse dans le monde de la course automobile depuis\u2026 longtemps.Bien sûr, son talent lui permet d\u2019être encore là après toutes ses années.Son talent, mais aussi ses talents de\u2026 vendeur.Mais voilà, Tag n\u2019est pas un vendeur comme les autres.C\u2019est un vendeur de passion.Et personne n\u2019est meilleur que lui pour vendre sa passion pour son sport.Personne.« Honnêtement, je prends ça comme un compliment quand on me dit que je suis un bon vendeur, lance l\u2019homme de 47 ans.Parce que je sais fort bien que pour durer dans ce milieu, pour seulement réussir à faire carrière dans le fond, il faut être capable de vendre sa passion, son rêve.Pour avoir 15 % de fun, celui que tu as en piste, celui que tu as derrière le volant, ça prend 85 % de travail acharné en coulisse.La réalité de notre sport, on va se le dire, c\u2019est ça.» Et Tagliani a travaillé dur en coulisse afin de courir à l\u2019intérieur des séries les plus importantes d\u2019Amérique du Nord.Des nuits à ne pas dormir parce qu\u2019il était à la recherche de financement pour faire la prochaine saison ou même la prochaine course, il en a passé une et puis une autre.Appuyé par des commanditaires solides et fidèles, il profite aujourd\u2019hui d\u2019une belle tranquillité d\u2019esprit alors qu\u2019il a fait sa niche en série canadienne de NASCAR.« Les gens me regardent et ils disent : \u201cTag, c\u2019est facile, il a de gros commanditaires comme Rona et St-Hubert, il ne se pose pas de questions.Mais si tu savais tout le travail qu\u2019il y a derrière des signatures comme celles-là.Et n\u2019oublie pas que même si j\u2019ai de bonnes personnes qui m\u2019entourent, c\u2019est moi qui gère mes trucs.Je suis un pilote, mais je suis ben des affaires en même temps.» Il est notamment un entrepreneur.L\u2019entrepreneur qui réalisera un vieux rêve en 2021 en ouvrant son centre de karting et d\u2019amusement sur la rive nord de Montréal, un projet de plus de 18 millions $.SE BATTRE POUR CHAQUE CENNE Mais comment Alex Tagliani en est-il venu à devenir ce pilote multidisciplinaire?Car derrière celui qui a roulé sur les circuits les plus prestigieux du continent, il y a le négociateur, l\u2019homme d\u2019affaires, l\u2019entrepreneur.« Tu sais, ça part de loin, dit-il.Moi, je ne viens pas d\u2019une famille fortunée.Mais la course, j\u2019aime tellement ça et j\u2019ai toujours tellement aimé ça.C\u2019est toutefois un sport à part des autres.Au hockey, tu travailles fort pour arriver à être repêché, mais une fois que tu as signé ton contrat, tu joues et tu es payé aux 15 jours.Aux courses, une fois que tu as attiré l\u2019attention d\u2019une équipe, il faut que tu amènes de l\u2019eau au moulin, il faut quand même que tu amènes de l\u2019argent.Ça fait partie de la game, c\u2019est comme ça que ça marche.Si tu n\u2019acceptes pas cette réalité, si tu penses qu\u2019être pilote, c\u2019est juste tourner à gauche et tourner à droite, change ton sport mon chum! » Tag ne s\u2019en cache pas : il s\u2019est longtemps battu pour chaque cenne.« L\u2019angoisse de savoir que tu as un paiement qui passe demain matin et que tu n\u2019as pas l\u2019argent qu\u2019il faut, je l\u2019ai vécu souvent.Aujourd\u2019hui, Dieu merci, je ne suis plus là- dedans.Mais cette indépendance, cette relative indépendance que je devrais dire, ça prend une vie à construire.» Parallèlement à sa carrière de pilote, il a investi dans l\u2019immobilier, il s\u2019est toujours assuré de ne pas être à 100 % dépendant de son sport.Ce qui l\u2019a bien servi.« J\u2019ai su très, très rapidement qu\u2019être pilote, c\u2019est ce que je voulais faire dans la vie.Mais ça, ça venait avec des choix à faire, ça venait avec des sacrifices à faire.D\u2019évoluer dans un milieu aussi difficile, ça m\u2019a permis de prendre de la maturité à un jeune âge.» Et c\u2019est le conseil qu\u2019il a envie de donner à tous ceux qui rêvent d\u2019une carrière en course automobile : impliquez-vous dans la recherche de commanditaires, dans le marketing, dans tout ce qui tourne autour du sport.« C\u2019est essentiel, totalement essentiel.Je le répète, rouler, c\u2019est 15 % de la job.Et c\u2019est le gros 85 % à côté qui te permet d\u2019avoir du fun.On évolue dans un milieu complexe et si tu veux comprendre comment ça fonctionne, il faut que tu te mettes le nez dans tout.Par exemple, trouver un bon commanditaire, c\u2019est une chose.Mais t\u2019assurer qu\u2019il aura un bon retour sur son investissement, t\u2019assurer qu\u2019il sera heureux d\u2019investir en toi, c\u2019en est une autre.Moi, je veux que mes commanditaires en aient pour leur argent, je veux que ce soir clair pour eux que c\u2019est une bonne chose que Tag endosse leur produit.Et ce n\u2019est pas juste une question de résultats sur la piste, loin de là.» UN RÊVE Comme tout le monde, Alex Tagliani n\u2019a pas couru beaucoup en 2020, la saison de la série canadienne de NASCAR ayant été limitée à six petites épreuves, divisées en trois week-ends.Ce qui lui a toutefois permis de s\u2019impliquer à 100 % dans l\u2019avancement de son projet de centre de karting et d\u2019amusement.« Moi, quand j\u2019avais 10 ans et que je faisais du karting, j\u2019étais triste quand arrivait le mois de novembre, raconte-t-il.J\u2019étais triste parce que je rentrais ma petite voiture pour l\u2019hiver et parce que je savais que je ne retournerais pas derrière le volant avant plusieurs, plusieurs mois.Et ça, c\u2019est ce que vivent encore plein, plein de jeunes Québécois.De quoi s\u2019amuser l\u2019hiver et de quoi faire en sorte qu\u2019ils vont pouvoir poursuivre leur développement, c\u2019est ce que je veux leur donner.» Ça va s\u2019appeler Tag E-Karting & Amusement et ce sera situé sur le bord de l\u2019autoroute, à Sainte-Thé- rèse.Et Tag s\u2019emballe quand il en parle.« Je rêve à ça depuis tellement, tellement d\u2019années.L\u2019idée, c\u2019était de trouver des gens qui croyaient aussi au projet et qui me faisaient confiance.J\u2019te dis, ça va être tellement l\u2019fun et ça va être bon pour notre sport.J\u2019ai très, très hâte\u2026 » Et il nous donne franchement le goût.Le vendeur a encore fait une bonne job\u2026 TAG?: LE VENDEUR DE PASSION Par la force des choses, Alex Tagliani est devenu un pilote multidisciplinaire.Car derrière celui qui a roulé sur les circuits les plus prestigieux du continent, il y a le négociateur, l\u2019homme d\u2019affaires, l\u2019entrepreneur.\u2014 PHOTO ARCHIVES LE NOUVELLISTE «?Aux courses, une fois que tu as attiré l\u2019attention d\u2019une équipe, il faut que tu amènes de l\u2019eau au moulin, il faut quand même que tu amènes de l\u2019argent.(.) Si tu n\u2019acceptes pas cette réalité, si tu penses qu\u2019être pilote, c\u2019est juste tourner à gauche et tourner à droite, change ton sport mon chum?!?» \u2014 Alex Tagliani SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 64 MAG SPORTS SÉBASTIEN LAJOIE sebastien.lajoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le deuil a été lourd à porter, mais il était inévitable.Le corps de Charles Vaillan- court ne pouvait tout simplement plus endurer les rigueurs du football professionnel canadien.Son poignet gauche, surtout.Sans regret, mais avec un peu de déception, le Coaticookois s\u2019est tourné vers son plan B, soit l\u2019entreprise familiale.Et à quelques semaines de Noël, c\u2019est le temps fort de l\u2019année pour l\u2019entreprise Valfei.Les chargements de sapins de Noël se multiplient, en route vers les distributeurs et les détaillants.Le Québec est l\u2019un des plus gros producteurs de sapins de Noël au Canada, un marché fait principalement d\u2019exportation, alors que 75 % des ventes sont faites aux États- Unis, indique le jeune retraité du football canadien.« Et c\u2019est vraiment une bonne saison, cette année.Avec la pandémie, l\u2019incertitude quant aux rassemblements pendant les Fêtes, on dirait que ça motive davantage les gens à s\u2019acheter un sapin naturel.Aussi, on a augmenté notre capacité de production de 50 %, depuis quelques années, grâce à différentes acquisitions.Avant cela, on pouvait vendre 60 000 arbres; présentement, la production se situe entre 125 000 et 160 000 arbres.Alors oui, on est dans le gros jus! » dit le Coaticookois.« On livre principalement notre production aux États-Unis.Environ 75 % de notre production, je dirais.Le reste, c\u2019est pour le Québec et le Canada.En tout, toute l\u2019industrie des sapins de Noël vend environ 2,3 millions d\u2019arbres de Noël aux États-Unis et quelque 800 000 au Canada et au Québec. » Si Charles Vaillancourt peut désormais se consacrer à temps plein aux trois entreprises familiales \u2014 outre l\u2019entreprise Valfei, sa famille possède la Plantation du Pinacle, ainsi qu\u2019une usine de granule en Mauricie \u2014 c\u2019est qu\u2019il ne pouvait plus jouer au football.Son poignet gauche, qui a dû être opéré à au moins cinq reprises, n\u2019est pas encore tout à fait remis.Il a donc dû faire un deuil, plus rapidement que prévu, de ce sport dans lequel il a excellé.Vaillancourt a joué pour les Bulldogs de Sherbrooke et les Cougars du Collège Champlain, avant de défendre les couleurs du Rouge et Or de l\u2019Université Laval.Il a été nommé au Temple de la renommée des Bulldogs, en plus d\u2019être nommé joueur de ligne offensive par excellence RSEQ avec les Cougars, et de multiplier les honneurs chez le Rouge et Or, avec qui il a remporté la Coupe Vanier à deux reprises.Il a été nommé sur la première équipe d\u2019étoiles canadiennes (all canadian) à trois reprises, et sur la deuxième, à une reprise.Il a aussi été en nomination pour le titre de joueur de ligne par excellence au pays.Cette incroyable carrière amateur l\u2019a propulsé chez les pros, alors qu\u2019il fut le 5e choix au total lors du repêchage de 2016, par les Lions de la Colombie-Britannique.En deux saisons professionnelles, il aura joué un total de 29 matchs.Mais les blessures se sont accumulées, ce qui lui a fait rater la saison 2018 au complet.Les Lions l\u2019ont finalement libéré en 2019.« Mon corps était à un niveau qu\u2019il ne pouvait plus en encaisser davantage.Ma tête, mon poignet gauche, mes chevilles, mes genoux, j\u2019étais rendu à un point que je devais me poser la question si je continuais ou non.À ma dernière année pro, j\u2019ai dû avoir cinq opérations à mon poignet et j\u2019ai encore beaucoup de douleurs, je n\u2019ai pas regagné ma mobilité.Ça serait donc difficile de bloquer des gars de 300-330 livres devant moi », lance-t-il en rigolant.« C\u2019est un milieu très compétitif.C\u2019est une job, et les gars paient les comptent avec cette job-là, ils soutiennent leur famille avec ça.On n\u2019est plus dans le même contexte qu\u2019à l\u2019université.Quand tu voles un poste, tu voles la job d\u2019un gars, c\u2019est très compétitif.Mais la compétition était saine.À mon passage, on avait un noyau de jeunes joueurs et on avait beaucoup de plaisir ensemble. » « Quand j\u2019étais jeune, jamais je n\u2019aurais pensé jouer 29 matchs chez les pros.Surtout au football! Moi, je jouais au hockey et je savais que je n\u2019allais pas percer dans ce sport-là! » « Je suis très satisfait de tout ce que j\u2019ai fait.Par contre, tu ne t\u2019attends pas à ce que ça se finisse par une blessure.C\u2019est un deuil à faire.Ça faisait10 ans que toutes mes décisions de vie étaient orientées vers le football.Ce n\u2019est pas évident.J\u2019ai dû faire une croix sur un gros pan de ma vie. » « En même temps, je suis super chanceux, j\u2019ai une entreprise familiale à reprendre, et ça n\u2019a pas pris de temps à se faire.En plus, de voir ce qui s\u2019est passé cette année, avec la pandémie, et la saison qui a été annulée, je me considère tout de même chanceux d\u2019avoir pris ma décision avant tout ça », dit le colosse de 6\u20194\u2019\u2019 et de 329 livres.PLAN B Dans sa nouvelle vie, Charles Vaillancourt prend le temps de regarder le football de la NFL, pour une des premières fois, mais aussi de se consacrer à l\u2019entreprise familiale, son plan B.Et surtout, il doit donner du temps à son poignet.« Je n\u2019étais pas un gros fan de regarder des matchs de foot, dans le temps, je n\u2019avais pas le temps, mais là j\u2019ai repris le goût, et c\u2019est la première année que je m\u2019inscris dans un fantasy football! » « Après 2018, j\u2019étais un peu amoché de partout.Je n\u2019ai plus de douleurs, sauf pour mon poignet.Lors d\u2019une des opérations, une infection a été causée par une bactérie.Un peu plus et je perdais ma main gauche.Je tolère bien la douleur, mais c\u2019était très enflé.Je suis retourné à l\u2019hôpital, et on m\u2019a tout de suite transféré au CHUS.Dans le transfert, on me disait, bouge ta main même si ça fait mal, c\u2019est possible que tes muscles soient en train de pourrir présentement.Tu ne t\u2019attends pas à ça! J\u2019ai été huit mois dans le plâtre.Maintenant, mon poignet est fonctionnel, mais je dois faire attention. » Sa passion sportive, il l\u2019a maintenant dirigé vers l\u2019entreprise familiale.« C\u2019est là que je vois que c\u2019est très important d\u2019avoir un plan B.On se croit invincible quand on est jeune, mais c\u2019est important de décrocher un diplôme pour se remettre sur pied après le football.Les carrières professionnelles sont courtes et ça peut arrêter très vite.La moyenne des carrières dans la LCF, c\u2019est un an et demi! » DE LA LCF AUX ARBRES DE NOËL Après deux saisons passées dans la LCF, le Coaticookois Charles Vaillancourt œuvre maintenant au sein de l\u2019entreprise familiale, qui se spécialise dans la récolte et la vente de sapins de Noël.\u2014 PHOTO FOURNIE « Ça faisait 10 ans que toutes mes décisions de vie étaient orientées vers le football.Ce n\u2019est pas évident.J\u2019ai dû faire une croix sur un gros pan de ma vie. » \u2014 Charles Vaillancourt 26 novembre 25 novembre 24 novembre 23 novembre 22 novembre 21 novembre 20 novembre 0476327 6330977 1543425 7020104 8790567 7213775 0013654 6829 9338 5592 9741 1656 3216 1153 994 236 623 293 632 260 502 26 novembre 25 novembre 24 novembre 23 novembre 22 novembre 21 novembre 20 novembre 03 00 42 65 33 57 27 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.13 33 14 37 31 40 46 01658255-01 3 7 05 06 13 34 23 37 24 43 46 45 23 novembre 26 novembre 25 novembre Tirage du jeudi Tirage du lundi Tirage du Mercredi La surprise du mois Super tirage du 28 novembre 25 x 20 000 $ garantis 0049059 laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 65 MAG SPORTS S i la défensive gagne des championnats, le Canadien pourrait faire long chemin en séries.Le CH formera l\u2019une des meilleures défensives de la LNH grâce à la profondeur de sa nouvelle brigade.Et l\u2019une des plus imposantes en prime.Alors que de nombreux jeunes défenseurs de finesse à petit gabarit percent la grande ligue, Marc Bergevin, lui, y va pour la bonne vieille méthode.Une stratégie qui a bien souvent fait ses preuves, selon l\u2019ancien entraîneur adjoint du Canadien, Charles Thiffault.Les Flyers avaient leur façon bien à eux de construire leur équipe à l\u2019époque.Dès la saison 1972-1973, le jeu physique des Flyers leur a valu le surnom des Broad Street Bullies.Combien de fois a-t-on vu aussi le Canadien être ébranlé, intimidé, en se faisant brasser par les gros défenseurs des Bruins ou des Maple Leafs dans le passé?Le Sherbrookois d\u2019adoption Charles Thiffault se trouvait aux premières loges alors que le jeu physique était à l\u2019honneur dans les années 1980 et 1990.« Mon bon ami Simon Nolet, qui a été longtemps recruteur pour les Flyers jusqu\u2019à tout récemment, ne regardait même pas le joueur s\u2019il était un défenseur de moins de six pieds.C\u2019était le courant d\u2019autrefois.Le hockey a bien changé, mais il y a encore de bons avantages de former une défensive imposante : gagner les batailles dans les coins, faire de l\u2019espace devant le filet, protéger son gardien.C\u2019est fatigant d\u2019affronter des gros défenseurs. » Le hockey est effectivement bien différent aujourd\u2019hui.« Les joueurs ne sont pas juste gros.Ils savent patiner en plus et même s\u2019ils sont imposants, ils sont aussi agiles », observe Charles Thiffault, un ancien membre du personnel des Nordiques et des Rangers également.TOP 3 DES DÉFENSIVES DE LA LNH Dans la dernière chronique, les vedettes offensives de l\u2019histoire contemporaine du Canadien se trouvaient sous la loupe.Le constat : le Canadien ne mise sur aucune vedette à l\u2019attaque.Et ce, depuis Alexei Kovalev.Pour gagner ses matchs, le CH doit pouvoir compter sur sa défensive.Ce qui n\u2019a pas toujours bien fonctionné lors des dernières années malgré la présence de Carey Price, considéré comme l\u2019un des meilleurs portiers de la LNH.Lors de la dernière saison, le Canadien occupait le 24e rang du circuit pour les buts accordés.Mais avec les récents changements, le Tricolore forme-t-il l\u2019une des meilleures défensives de la ligue?En calculant du moins le classement total attribué pour chaque duo sur le site Daily Faceoff, le Canadien se trouve au troisième rang.Surprenant?Pas vraiment, si l\u2019on considère la qualité de la troisième paire et du deuxième duo.La venue d\u2019Alexander Romanov et de Joel Edmund- son offre une toute nouvelle couleur à l\u2019unité défensive menée par le capitaine Shea Weber.Le renouvellement de contrat de Jeff Petry consolide la défensive du Bleu-Blanc-Rouge.Et ce qu\u2019a montré Ben Chiarot dans les derniers mois est également très encourageant.Reste à voir qui occupera le rôle de sixième défenseur.Brett Kulak semble avoir une longueur d\u2019avance, mais Victor Mete et Noah Juulsen constituent aussi de bons candidats.Le duo Shea Weber et Ben Chia- rot formerait la 13e meilleure première paire du circuit.La combinaison Edmundson/Petry se trouve au 3e rang des deuxièmes duos du circuit.Et chez les troisièmes paires de toutes les formations de la LNH, Kulak et Romanov seraient la 4e meilleure combinaison du circuit.Ce qui place le Canadien derrière l\u2019Avalanche du Colorado, classée au 1er rang, et près des Golden Knights de Vegas, qui occupent le 2e rang selon le cumulatif toujours attribué par le site Daily Faceoff.Grâce à Karlsson, Burns et Vlasic, les Sharks se trouvent au 5e rang.San Jose possède peu de profondeur, mais sachant que ces trois défenseurs grugeront d\u2019importantes minutes de jeu, je redouterais davantage la défensive des Sharks que celle du CH.Avec surprise, les Coyotes de l\u2019Arizona obtiennent une bonne cote, suivis du Lightning de Tampa Bay.La défensive de la Caroline est également devenue redoutable, classée au 4e rang.La meilleure paire de la LNH selon Daily Faceoff?Seth Jones et Zach Werenski chez les Blue Jackets de Columbus.« Pour former la meilleure défensive de la LNH, ça ne prend pas que de bons défenseurs.Les attaquants doivent faire leur part en se repliant et le gardien a un gros mot à dire aussi.Le système de jeu doit être hermétique et pour y arriver, il faut que tout le monde fasse sa part », rappelle Coach Thiffault, qui a contribué à la dernière conquête de la Coupe Stanley du Canadien.En considérant que la première ligne du Canadien se classe au 9e rang, le deuxième trio au 15e rang parmi tous les deuxièmes trios, la troisième ligne au 11e rang et la dernière au 2e rang des quatrièmes trios selon le site Daily Faceoff, peut-on penser que la profondeur du Canadien permettra de ramener la Coupe Stanley à Montréal lors des prochaines années?« Est-ce que je vais revoir le CH soulever la Coupe de mon vivant : c\u2019est une excellente question, admet celui qui a atteint le cap des 80 ans.On ne sait jamais, peut-être si les étoiles sont bien alignées.Ça ne prend que ça.On ne formait pas la meilleure équipe du circuit en 1993.Rick Bowness et ses Stars non plus et ils ont pourtant atteint la finale cet été.Je ne gagerais pas 1000 $ sur Montréal, mais il suffit que certains joueurs se lèvent au bon moment et tout est possible. » UNE DÉFENSIVE DE LA VIEILLE ÉCOLE JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca L\u2019ancien entraîneur de la LNH Charles Thiffault se souvient de l\u2019efficacité des grosses défensives de l\u2019époque.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES Le style d\u2019Alexander Romanov s\u2019insère bien dans la couleur que souhaite donner Marc Bergevin à sa défensive.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, ANDRÉ VUILLEMIN Les meilleures défensives selon Daily Faceoff 1.Colorado (Makar, Girard, Graves, Johnson, Toews, Cole) 2.Vegas (Pietrangelo, Theodore, McNabb, Martinez, Holden, Whitecloud) 3.Montréal (Weber, Chiarot, Petry, Edmundson, Romanov, Kulak) 4.Caroline (Hamilton, Slavin, Skjei, Pesce, Gardiner, Fleury) 5.San Jose (Karlsson, Burns, Vlasic, Simek, Ferraro, Middleton) SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 66 MAG SPORTS JEAN-GUY RANCOURT jrancour@latribune.qc.ca COMMENTAIRE MAGOG \u2014 J\u2019ai pris connaissance avec grand intérêt d\u2019une récente chronique du confrère Martin Leclerc de Radio-Canada.Celui- ci mettait en lumière la structure des Lions du Lac Saint-Louis qui fournissait 25,6 pour cent des 39 joueurs québécois issus de la Ligue midget AAA qui évoluent actuellement dans la LNH.Non pas que j\u2019y ai appris quelque chose, car pour couvrir les activités des Cantonniers de Magog depuis quatre décennies, j\u2019ai une bonne idée de comment ça se déroule ailleurs dans le circuit Lévesque.Il y a belle lurette que j\u2019ai constaté que cette région du Lac Saint-Louis nous faisait le cadeau de nous mettre en pleine face les joueurs les plus habiles de la ligue.Bien sûr, les Lions n\u2019ont pas le monopole absolu des joueurs les plus prometteurs, mais disons qu\u2019ils en mènent large.Et si vous descendez plus bas, dans les rangs midget espoir, bantam AAA et peewee AAA par exemple, le même phénomène prévaut.Alors, ils sont tombés dans la potion magique ces hockeyeurs du Lac Saint-Louis ou quoi?Sans vouloir égratigner les autres équipes de la Ligue midget AAA et par ricochet les structures intégrées de toutes les régions administratives de Hockey Québec, disons que le Lac Saint-Louis a une longueur d\u2019avance en matière de développement individuel des adolescents qui jouent au hockey.Sachez qu\u2019il n\u2019y a pas une région au Québec qui compte autant d\u2019écoles de hockey spécialisées pour les joueurs en bas âge et surtout, retenez bien ceci : on ne fait pas qu\u2019enseigner, on corrige les joueurs sur-le-champ.Trop d\u2019écoles négligent ce dernier aspect pourtant essentiel au bon développement du hockeyeur.Cela peut vous paraître anodin, mais à quoi bon payer le gros prix pour une académie de hockey si on ne corrige pas le coup de patin déficient de fiston par exemple?AU DIABLE LES CHAMPIONNATS Le personnel technique des Lions a également le nez collé sur toutes les équipes élites de leur structure intégrée.Et si un entraîneur a le malheur de se pencher trop rapidement sur les sorties de zone, les unités spéciales, etc., au détriment des habiletés individuelles, vous pouvez être certain qu\u2019il sera ramené à l\u2019ordre.Autrement dit, le développement individuel du joueur passe avant la collection de trophées emblématiques et les bannières au plafond de l\u2019aréna.Les Lions appliquent exactement dans la Ligue midget AAA du Québec ce qu\u2019ils exigent pour les équipes de leur structure dans les divisions inférieures.N\u2019avez-vous jamais remarqué que les Lions sont toujours lents à démarrer leur saison dans le midget AAA et qu\u2019après les Fêtes, ils sont méconnaissables?La réponse est dans le paragraphe précédent.Juste pour vous rafraîchir la mémoire, les Lions avaient été couronnés champions des séries en 2016 après avoir terminé au 11e rang du classement général.Onzième, pas deuxième! Au printemps 2019, après une saison régulière couci-couça, n\u2019est-ce pas les Lions qui avaient éliminé les Chevaliers de Lévis, cette équipe qui avait subi une seule défaite en saison régulière, en ronde demi- finale?Les Lions avaient ensuite baissé pavillon contre les Cantonniers en finale.Ce que m\u2019a appris la chronique de Martin Leclerc, c\u2019est le mento- rat instauré dans la structure avec l\u2019implication de plusieurs anciens porte-couleurs des Lions qui reviennent donner au suivant.Et souvent durant la saison estivale, ce sont d\u2019anciens porte-couleurs des Lions, maintenant dans la LNH ou ailleurs dans les rangs professionnels, qui viennent donner un coup de pouce.CANTONNIERS Je vous entends d\u2019ici et si vous êtes un partisan des Cantonniers de Magog, vous avez probablement le goût de me dire qu\u2019à Magog avec Félix Potvin, les joueurs ne sont pas à plaindre non plus.Tout à fait.Tu as beau manier la rondelle comme un magicien, si tu n\u2019es pas en mesure de jouer et d\u2019évoluer à l\u2019intérieur d\u2019un système, cela va finir par te rattraper.Et jusqu\u2019à preuve du contraire, Potvin, surtout depuis trois ou quatre ans, est passé maître dans l\u2019aspect collectif de la partie et l\u2019exécution de ses joueurs.Les mots discipline et respect du plan de match sont aussi dans la manche de Potvin.Dans la ligue, les Cantonniers viennent en tête de liste quand on parle de la formation la plus difficile à affronter.On dit souvent ça d\u2019une équipe qui ne jure que par son système défensif, mais pas à Magog.Les Cantos sont tout, sauf ennuyants.Pas pour rien que les confrontations entre les Lions et les Cantonniers sont toujours parmi les plus palpitantes du circuit Lévesque.Misère, sommes-nous à la veille de revoir ça bientôt en 2021?On se le souhaite.Êtes-vous Lions ou Cantonniers?La Presse Canadienne TOKYO \u2014 Le coup d\u2019envoi aux Jeux olympiques de Tokyo est donné.Le comité organisateur a dévoilé une liste de 18 épreuves tests vendredi qui devraient se mettre en branle en mars et s\u2019étaler jusqu\u2019en mai.La cérémonie d\u2019ouverture des JO de Tokyo doit avoir lieu le 23 juillet 2021.Le plus grand événement sportif au monde a été reporté il y a huit mois, en raison de la pandémie de coronavirus.L\u2019annonce a été faite en visio- conférence, au moment même où le gouvernement municipal de Tokyo rapportait un nombre record de 570 nouveaux cas de COVID-19 pour une seule journée dans la capitale japonaise.Bien que le Japon a mieux géré la pandémie de coronavirus que la plupart des autres pays sur la planète, le nombre de cas est à la hausse dernièrement.Environ 2000 décès sont attribuables à la COVID-19 au sein de cette population de 125 millions de personnes.Les dirigeants ont précisé qu\u2019au moins quatre des épreuves tests impliqueront des athlètes étrangers, en natation, en gymnastique, en plongeon et au volleyball.Une compétition d\u2019athlétisme qui doit avoir lieu le 9 mai au nouveau Stade olympique fait partie de ces épreuves tests.On ignore si des athlètes étrangers pourront y participer.Hidemasa Nakamura, qui est responsable de la livraison des JO, a dit qu\u2019aucun spectateur étranger ne sera admis pour ces épreuves tests.Cependant, certaines d\u2019entre elles autoriseront la présence de spectateurs japonais.Le Japon a récemment organisé des événements sportifs devant des spectateurs.Le match de championnat de la Ligue japonaise de baseball professionnel présenté cette semaine a attiré environ 19 000 spectateurs au stade de Fukuoka, qui a une capacité de 38 000 sièges.Et quelques milliers de spectateurs ont pu assister à une épreuve internationale de gymnastique plus tôt ce mois-ci à Tokyo.Tokyo a indiqué avoir officiellement dépensé 12,6 milliards $ pour présenter les JO, mais un rapport du vérificateur général a avancé que la facture réelle est probablement deux fois plus élevée.AVEC ASSOCIATED PRESS Coup d\u2019envoi des Jeux de Tokyo Les Lions du Lac-Saint-Louis sont de féroces adversaires des Cantonniers de Magog, dans la LHMAAAQ.Le développement des joueurs à l\u2019intérieur de ces deux structures fait la force de chaque programme.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MICHELLE BOULAY laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 67 MAG SPORTS F aire l\u2019unanimité quand ton boulot est devant la caméra, c\u2019est un concept plutôt inaccessible.Surtout en 2020, alors que les médias sociaux offrent une tribune à tout le monde! Mikaël Lalancette a réussi l\u2019exploit, il y a trois semaines, quand il a annoncé son départ de TVA Sports.Les hommages sont arrivés de partout.Une grosse, grosse vague d\u2019amour.Du public comme du milieu.Même ses compétiteurs l\u2019ont salué.Un concert d\u2019éloges aussi vaste, normalement ça se produit quand il y a un décès.Lalancette, lui, est encore loin de la quarantaine! Il a été touché, évidemment.«Je savais que j\u2019avais un lien étroit avec le public.J\u2019ai été élevé à rester humble quand ça va bien.Je me promenais toujours dans les arénas et je jasais avec les gens.Je réponds quand on m\u2019écrit.Mais bon, de voir autant de gens prendre le temps de manifester leur support, c\u2019était spécial.Il y a ceux qui l\u2019ont fait publiquement, d\u2019autres qui m\u2019ont appelé ou qui m\u2019ont écrit en privé.C\u2019est venu de tous les horizons: des politiciens, des hommes d\u2019affaires, d\u2019anciens joueurs.Je mentirais si je disais ne pas avoir été touché», racontait Lalancette, en reconnaissant que les éloges de ses collègues des autres boîtes l\u2019avaient surpris.«C\u2019est sûr que de voir un gars comme Stéphane Leroux (RDS) prendre le temps de m\u2019écrire, ça m\u2019a fait plaisir.Quand je suis arrivé à TVA Sports, je m\u2019installais dans son jardin.Je dois l\u2019avoir dérangé une couple de fois! Mais on a toujours eu une belle relation, marquée par le respect.Je sentais la même chose du milieu en général.Et ça s\u2019est traduit par tous ces messages\u2026 Ça m\u2019a fait du bien.» Non, Lalancette n\u2019a pas fait la sourde oreille à ces marques d\u2019affection, il s\u2019est laissé volontiers submerger.Il en avait besoin.Il vit un deuil.Même si c\u2019était sa décision de quitter TVA Sports parce qu\u2019on voulait l\u2019affecter à de nouvelles tâches \u2013 il a préféré une offre de départ volontaire \u2013 c\u2019est difficile de laisser un emploi où on s\u2019investit à 100 %.La passion de Lalancette crevait les yeux.Il s\u2019est fait remarquer au milieu des années 2000 en lançant son site internet juniorexpress.ca et déjà, il arrivait à sortir des primeurs sous le nez de professionnels.Il a ensuite travaillé pour Le Soleil, Vox, Radio-Canada, avant de faire partie du lancement de TVA Sports.C\u2019est dans cette boîte qu\u2019il s\u2019est établi comme un incontournable chez les journalistes sportifs de la province.Pendant neuf ans, il a pioché sans relâche pour aider TVA Sports à grandir.La pandémie a frappé fort là-bas, Lalancette s\u2019est retrouvé comme bien d\u2019autres au repos forcé pendant sept mois.Ça ne l\u2019a pas empêché, sur sa page Facebook personnelle, de couvrir bénévolement le repêchage de la LHJMQ en juin! Puis en début de saison, chaque semaine, il concoctait une émission maison sur Facebook.Des milliers de fans ont continué de le suivre pour entendre parler de hockey junior.Il croyait son purgatoire enfin terminé quand il a été rappelé, une semaine avant le repêchage LNH, pour travailler sur l\u2019événement.«J\u2019ai dû, en une semaine, abattre le travail fait normalement en un mois pour livrer le même standard que d\u2019habitude.Je l\u2019ai fait! Je n\u2019ai jamais reculé devant les longues heures de boulot, le hockey junior on tenait ça à bout de bras pas mal dans la station.Je le dis sans gêne, on a fait des miracles avec les ressources à notre disposition, je suis très fier de ce que nous avons accompli\u2026» Après le repêchage par contre, ses patrons l\u2019ont rencontré pour lui dire que ses fonctions allaient changer, s\u2019il décidait de rester à la suite d\u2019une nouvelle vague de compressions.Il a préféré sauter dans le vide.«Ce fut une décision difficile.Mais il n\u2019était pas question d\u2019être malheureux.Je suis reconnaissant envers TVA Sports, j\u2019ai toujours eu carte blanche.Mais j\u2019ai senti qu\u2019il était temps de tourner la page.» Il aurait quand même aimé garder un pied dans la porte.Son départ arrivait au moment où le diffuseur s\u2019apprêtait à recommencer à présenter des matchs de la LHJMQ, en direct de la bulle à Québec.Il a offert ses services comme contractuel.On ne l\u2019a pas retenu.«Ça m\u2019a déçu, c\u2019est sûr.Le premier match qui a été diffusé, ce fut douloureux à regarder.Mais bon, plus les matchs avancent, plus ça devient naturel.Je sais bien que personne n\u2019est irremplaçable.J\u2019aime les gens qui sont restés en place, ce sont des amis.En même temps, quand j\u2019étais là, on faisait les matchs à trois.Ils sont rendus six pour livrer le même produit!» LA SUITE?Et la suite, Mikaël?Il n\u2019en a aucune idée pour l\u2019instant.Il a des projets personnels qu\u2019il mijote depuis un certain temps.Certains médias tournent autour depuis deux semaines.Lalancette peut très bien changer de secteur en journalisme s\u2019il le désire.Il a un petit penchant pour l\u2019économie.Mais bon, le hockey, particulièrement le junior, ne le laissera jamais indifférent.«Quand j\u2019ai pris ma décision de quitter TVA Sports, je n\u2019avais pas de plan en tête, mais je comprenais que j\u2019allais peut-être changer de secteur.La dose d\u2019amour reçue me fait penser que finalement, je n\u2019en ai peut-être pas fini avec le hockey junior! On verra.Je ne suis pas pressé, je veux prendre la bonne décision.Et pour y arriver, je dois d\u2019abord me laisser le temps de digérer ce qui vient de se passer.Je pense qu\u2019au début de la prochaine année, je serai prêt à choisir mon nouveau défi.» Petite prédiction: il ne quittera pas le paysage sportif québécois bien longtemps\u2026 LALANCETTE, JOUEUR AUTONOME espace LHJMQ STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca Les choix de Mikaël Lalancette MEILLEURE POUTINE D\u2019ARÉNA Drummondville MEILLEURE VILLE OÙ SÉJOURNER Halifax, suivie de Québec MEILLEURS FANS Shawinigan MEILLEUR JOUEUR Jakob Pelletier MEILLEUR ENTRAÎNEUR Serge Beausoleil MEILLEUR DIRECTEUR GÉNÉRAL Martin Mondou Mikaël Lalancette fait partie du paysage de la LHJMQ depuis le milieu des années 2000.On le voit ici en compagnie d\u2019Alexis Lafrenière.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 68 MAG SPORTS Par le biais de son entreprise Waterking, Olivier Picard a décidé de faire sa part pour aider Xavier Bolduc dans son chemin vers la guérison.\u2014 PHOTO FOURNIE MAGOG \u2014 Olivier Picard s\u2019est avéré un rouage important lors de la conquête de la Coupe Jimmy-Fer- rari par les Cantonniers de Magog en 2018 et 2019 dans la Ligue midget AAA du Québec (LHMAAAQ).Joueur robuste qui en imposait, Picard n\u2019a jamais hésité à défendre ses coéquipiers lorsque la situation l\u2019exigeait.Se frotter à Picard dans le coin de la patinoire n\u2019était jamais reposant.Le hockeyeur de Windsor n\u2019a rien changé à son style avec les Foreurs de Val-d\u2019Or dans la LHJMQ.Âgé maintenant de 18 ans, Picard vient encore de prouver qu\u2019il n\u2019était jamais bien loin quand on avait besoin de lui.Son ex-coéquipier des Foreurs Xavier Bolduc, qui combat un cancer des ganglions, peut en témoigner.Par le biais de son entreprise Waterking, Picard, en compagnie de son associé Zachary Barabé et ancien compagnon de trio chez les Cantonniers, a décidé de faire sa part pour aider Xavier Bolduc dans son chemin vers la guérison.Il faut savoir que Picard et Barabé, avant même d\u2019avoir 18 ans, s\u2019étaient portés acquéreurs d\u2019une petite compagnie de vêtements pour les 18-24 ans comme clientèle cible.« On a commencé avec des cotons ouatés et on a élargi rapidement notre palette de produits.Lorsque j\u2019ai appris que Xavier était atteint d\u2019un cancer, je me suis dit qu\u2019il fallait le soutenir.Sa famille a organisé différentes activités de financement pour permettre à Xavier de passer à travers cette épreuve.On a donc pensé à un chandail à capuchon avec l\u2019inscription « Be strong » dont les profits de la vente sur notre site web iraient à Xavier.Mes coéquipiers, anciens et actuels, demeurent mes frères à vie.Je n\u2019allais pas demeurer les bras croisés sans rien faire pour Xavier.On avait gardé le projet secret avec la complicité de certains de mes coéquipiers des Foreurs.Il a appris la nouvelle en même temps que tout le monde quand nous avons dévoilé le chandail sur les réseaux sociaux.Il a été touché par notre initiative.Xavier était arrivé à Val-d\u2019Or seulement aux Fêtes l\u2019an dernier, mais on a tout de suite senti son influence, car c\u2019était un gars toujours positif.C\u2019est juste le retour du balancier pour lui », a indiqué Picard.Celui-ci voit déjà plus loin pour sa collection Be strong.« On pense répéter l\u2019expérience une fois par année toujours en soutenant une personne dans le besoin.Je verrais Xavier comme ambassadeur de cette collection.Les projets sont sur la table.On verra pour la suite. » L\u2019ENTREPRENEUR Entretemps, Olivier Picard peut certainement se vanter d\u2019être un rare joueur de la LHJMQ à prendre les bouchées triples : joueur, étudiant et homme d\u2019affaires.« Je ne m\u2019ennuie pas, mais je ne suis pas débordé non plus.J\u2019organise bien mon temps.J\u2019ai toujours eu un esprit libre et je réalise que la meilleure façon d\u2019y parvenir est d\u2019être son propre patron.J\u2019ai donc vu cette opportunité avec Zachary et nous avons foncé.À la base, la compagnie était celle d\u2019étudiants de l\u2019école secondaire la Ruche à Magog.Ils avaient décidé de ne pas poursuivre l\u2019aventure et nous avons pris la relève.Nous avons consulté à gauche et à droite avant de plonger.Mes parents (Hélène Leblanc et Marco Picard) m\u2019ont prodigué de précieux conseils », mentionne-t-il.Picard s\u2019initie rapidement au monde de l\u2019entrepreneuriat.Avec son acolyte Zachary Barabé, il touche à toutes les facettes de l\u2019entreprise.« On recrute les fournisseurs en plus de gérer les commandes, la livraison, le budget.On voit à la promotion.Les logos sur nos vêtements sont aussi notre création.Si vous me permettez l\u2019expression, on apprend sur le tas, mais c\u2019est très enrichissant et révélateur sur comment ça se passe dans le milieu des affaires.On s\u2019acquitte de notre tâche très sérieusement, Zachary et moi, mais on s\u2019amuse aussi fermement. » Picard est d\u2019avis que la marque Waterking répond à un besoin.« Par exemple, les cotons ouatés de haute qualité à un prix abordable pour les jeunes adultes étaient devenus une denrée rare sur le marché.C\u2019est ce que nous offrons.Plus besoin de payer 70 $ avec notre marque », fait valoir Olivier Picard.LE JOUEUR DE HOCKEY Olivier Picard n\u2019oublie pas la principale raison pour laquelle il est à Val-d\u2019Or.Les Foreurs aspirent aux grands honneurs du circuit Cour- teau et Picard aura son mot à dire dans les semaines et les mois à venir si la pandémie ne met pas fin abruptement une fois de plus aux activités de la ligue.« Je connais bien mon rôle avec les Foreurs et je l\u2019accepte volontiers.Je ne suis pas celui qui a la mission d\u2019aller remplir le filet adverse de rondelles avec tout le talent qu\u2019on a dans cette équipe.J\u2019ai bien vu avec les Cantonniers que, pour gagner, ça prend des joueurs qui préconisent des styles différents.Quand je saute sur la glace, je connais mon rôle.Je n\u2019ai pas juste un chandail à remplir.Et pour être bien honnête, je pense répondre aux attentes placées en moi.Mes présences sur la glace sont moins espacées.Cela doit dire quelque chose », estime celui qui n\u2019hésitera pas à jeter les gants en dépit du nouveau règlement en place dans la LHJMQ qui envoie un joueur au cachot pour 15 minutes s\u2019il a participé à une bataille.Sans oublier le risque de suspension automatique s\u2019il y a récidive.« Je suis peut-être de la vieille école, mais j\u2019ai toujours cru qu\u2019empêcher les batailles encourage les coups vicieux envers les bons joueurs et c\u2019est ce que je constate depuis le début de la saison.Je suis contre les batailles planifiées, mais dans le feu de l\u2019action, je n\u2019y vois pas de mal. » Personne ne pourra reprocher à Olivier Picard de ne pas être un joueur d\u2019équipe.Il l\u2019a démontré clairement à l\u2019extérieur de la glace avant même le début du calendrier régulier lorsqu\u2019il a accepté de changer son numéro 12 pour le 13.« Jakob Pelletier m\u2019a demandé si j\u2019acceptais de lui céder le numéro 12.Il avait gagné dans le midget AAA avec ce dossard et il souhaitait l\u2019endosser de nouveau.Je n\u2019ai pas hésité.J\u2019ai choisi ensuite le numéro 13 en l\u2019honneur d\u2019Emil Lessard- Aydin, qui a joué un grand rôle pour moi à mes débuts dans la ligue. » PAYS DE CONNAISSANCE Le moins que l\u2019on puisse dire, c\u2019est que Picard est en pays de connaissance à Val-d\u2019Or avec pas moins de cinq autres Cantonniers qui portent le chandail vert et or des Foreurs.« C\u2019est ce que j\u2019appelle un gros bonus.On a tellement appris et gagné ensemble à Magog.Et quand je regarde les anciens Cantos qui sont ici, ils ont tous été parmi les principaux artisans de nos succès dans le midget AAA.On connaît la recette pour gagner et espérons que nous pourrons répéter l\u2019exploit avec les Foreurs.On y croit », fait valoir Picard.Les autres anciens Cantonniers à Val-d\u2019Or sont Félix Paquet, Marshall Lessard, Zachary Michaud, Alexandre Doucet et Justin Robi- das.Difficile de contredire Picard quand il souligne qu\u2019ils ont tous eu un très gros impact à Magog.JEAN-GUY RANCOURT jean-guy.rancourt@latribune.qc.ca « Mes coéquipiers, anciens et actuels, demeurent mes frères à vie.Je n\u2019allais pas demeurer les bras croisés sans rien faire pour Xavier. » \u2014 Olivier Picard OLIVIER PICARD LE DUR AU CŒUR TENDRE laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 69 MAG SPORTS SÉBASTIEN LAJOIE sebastien.lajoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 « Salut Sébas, comment ça va? » Charles Deguire a réussi à se trouver un petit coin tranquille, au Complexe Thibault, pour prendre l\u2019appel de La Tribune.Jeudi matin, dans les gradins vides de l\u2019amphithéâtre, Charles est fidèle au poste, avec sa caméra, à prendre des photos et des vidéos des entraînements des équipes de hockey Harfangs.Des images qu\u2019il partage ensuite sur sa page Facebook, au grand plaisir des parents, privés d\u2019aller voir leur joueur préféré lors des entraînements ou des matchs, depuis le début de la pandémie.Demandez-le autour de vous.Dans le petit monde du hockey mineur sherbrookois, au Complexe Thibault, dans l\u2019entourage des Harfangs, tout le monde connaît Charles Deguire.Son sourire est aussi reconnu de tous.Voilà quelques années que Charles, vêtu aux couleurs des Harfangs, arpente les couloirs des aré- nas de Sherbrooke ou de différents événements, caméra à la main, afin de capter tous les moments possibles de cette passion pour lui, le hockey.Une passion qui le motive à se présenter au Complexe Thibault chaque jour.Malgré tout.Charles est atteint du syndrome Triple A, ou syndrome Allgrove.Une maladie génétique, et dégénérative, extrêmement rare.Environ 75 cas sont actuellement répertoriés dans le monde.Son frère et lui en sont atteints.Les impacts sont nombreux.Charles a un peu de difficulté à parler, à marcher.Il ne sécrète pas de larmes ni de salive.Son œso- phage ne se contracte pas normalement, sa digestion est plus longue.Entre autres symptômes.Mais son sourire, lui, est intact.« On a un gros sens de l\u2019humour, Charles et moi, on rit beaucoup, on s\u2019agace! Charles n\u2019est pas frustré, pas amer de sa situation.Il voit toujours le côté positif des choses.Souvent, il me dit à quel point il est chanceux d\u2019avoir sa job aux Harfangs.Il est très sociable, et il fonce! », dit sa mère Hélène Charron.Le frère aîné de Charles est également atteint du syndrome Triple A.Mais sa condition est beaucoup plus sévère.« C\u2019est un cas de CHSLD.Il est en fauteuil roulant, c\u2019est un bébé dans le corps d\u2019un jeune de 27 ans.Je dois me lever la nuit, pour le retourner dans son lit.Mais Charles ne deviendra pas comme ça.Outre ses problèmes digestifs, son système nerveux central est aussi touché, ce qui lui pose des problèmes aux pieds et aux mains.Les muscles s\u2019atrophient.Alors il n\u2019a pas beaucoup d\u2019équilibre.Il souffre aussi de dysphasie sévère, il a donc eu des difficultés à l\u2019école », poursuit sa mère.Mère monoparentale, Hélène Charron demeure à la maison, pour s\u2019occuper de ses garçons.Mais elle ne se plaint pas non plus.La difficulté vient plutôt de l\u2019inconnu.Puisqu\u2019il y a si peu de cas de personnes atteintes du syndrome Triple A dans le monde, il y a bien peu d\u2019informations disponibles.Même le corps médical est un peu dans le néant et on en sait peu sur cette maladie identifiée seulement en 1978.« Il y a un groupe Facebook qui existe.Il y a des cas en Espagne, ailleurs dans le monde.Je fais la traduction pour comprendre ce qu\u2019ils disent! Une jeune femme en Beauce est aussi atteinte.On ne connaît pas l\u2019évolution de la maladie.Les médecins m\u2019ont dit que le frère de Charles ne vivrait pas longtemps, il est rendu à 27 ans.Il a été opéré 18 fois et hospitalisé à 80 reprises », explique Hélène Charron.Le gène de cette maladie est extrêmement rare.Le père et la mère doivent être porteurs tous les deux pour le transmettre à leurs enfants.Une terrible malchance.« Quand tu te fais annoncer ça, c\u2019est spécial! Mais le pire, c\u2019est qu\u2019on n\u2019a pas d\u2019informations.On ne sait pas, on ne sait rien.On ne sait pas de quoi l\u2019avenir sera fait. » DES AMIS DE HOCKEY Au secondaire, alors qu\u2019il fréquente le Triolet, Charles apprend à connaître Alexandre Doucet, avec qui il prend le transport scolaire.Alexandre jouait alors pour les Harfangs en catégorie bantam AAA.Ce fut le début d\u2019une grande amitié.« Le hockey m\u2019a toujours intéressé.Alors, j\u2019ai commencé à aller voir leurs matchs.Et à les filmer.Et à prendre des photos.J\u2019aimais ça.J\u2019ai développé de grandes amitiés avec Alexandre, Justin Robidas, William Villeneuve », énumère Charles.« Alexandre, c\u2019est son idole! Il le trouve tellement bon! Charles n\u2019arrête pas de me dire qu\u2019il va aller loin dans le hockey! On a suivi Alex chez les Harfangs, et aussi chez les Cantonniers de Magog.Maintenant qu\u2019il joue dans la LHJMQ (Val- d\u2019Or), on va le voir quand il vient à Sherbrooke.Les gars jouent souvent au hockey-balle ensemble », poursuit Hélène Charron.« Il y avait un beau lien entre Alex et Charles.Ce dernier était à tous nos matchs, et même nos entraînements.Alors quant à ça, je lui ai proposé de filmer nos matchs.Je me servais de ses vidéos pour analyser notre jeu et préparer les prochains matchs.On lui a donné un manteau, un polo et un track suit des Harfangs.Il était très motivé.Il se déplaçait même sur la route, à Kingsey Falls, à Drum- mondville, pour suivre l\u2019équipe », se rappelle Jean-Christophe Poulin, qui était l\u2019entraîneur-chef des Harfangs midget espoir en 2017-2018.« Il donnait aussi un coup de main au préposé à l\u2019équipement et il a créé des liens avec nos joueurs, avec Zachary Barabé et d\u2019autres.Les gars le respectaient.C\u2019était important pour moi.Il faisait partie de l\u2019équipe.On voyait qu\u2019il avait un problème moteur au niveau de la marche ou du langage, mais sa condition ne faisait pas de différence, je le traitais comme un membre normal de mon staff. » Cette présence chez les Harfangs s\u2019est poursuivie même lorsque Poulin a quitté pour le Phoenix de Sherbrooke.Que ce soit avec Mike Maclure, Mathieu Boutin, ou Samuel Collard, il a toujours fait partie de l\u2019équipe.Ses photos et ses vidéos font le bonheur des parents des joueurs, en cette période de pandémie.Un petit « like » ou un commentaire sur ses publications font sa journée.« J\u2019ai toujours fait ça de mon propre temps.Les parents sont contents, je suis le seul qui peut entrer à l\u2019aréna pour assister aux pratiques le matin.Je peux prendre 250 photos par jour.Je fais tous les clubs des Harfangs ou presque, je prends les photos de 16 clubs sur 18.Comme je suis inapte au travail, ça me fait quelque chose à faire.Chaque jour, ça me prend une heure, une heure et demie, pour mettre les photos et les vidéos sur Facebook.Je veux que ça soit beau, que ce soit professionnel », dit le jeune homme de 22 ans.« Charles aimerait travailler, mais il ne peut pas.Les photos, ça l\u2019occupe, ça le stimule.Comme ça, il est comme quelqu\u2019un d\u2019autre.Les parents aiment ça, les jeunes aussi.Ils sont gentils avec lui, ils lui disent toujours des beaux commentaires.Il y a quelques années, les joueurs ont réalisé un vidéo avec plusieurs photos de Charles en action, avec différents joueurs.La chanson Rester forts jouait en même temps.C\u2019était tellement émouvant de voir que des jeunes de 15-16 ans avaient fait ça, tout seuls, pour Charles.On en a pleuré un coup! » raconte Hélène Charron en rigolant.« Je suis content pour lui.Il faisait partie de l\u2019équipe.Je le laissais entrer dans la chambre, parler aux joueurs.Il y avait un respect et un support.Des fois il amenait des beignes aux gars.Tous les autres entraîneurs des Harfangs lui ont aussi fait une place.Je crois que ça l\u2019accroche beaucoup d\u2019avoir un lien avec les Harfangs et les joueurs, ça le tient allumé.Ça nous enseigne à accepter la différence.On a eu souvent des discussions là-dessus avec les gars, à l\u2019époque.C\u2019était bien important que les gars embarquent », précise Jean-Chris- tophe Poulin.Charles compte bien poursuivre sa passion.Tant qu\u2019il le pourra.« Ça va dépendre de ma maladie.Je sais que ça va aller en empirant, mais tant que je vais être capable de le faire, je vais être là.Les Harfangs m\u2019ont acheté un appareil photo l\u2019an passé comme cadeau, car le mien avait brisé.Comme je n\u2019ai pas beaucoup d\u2019argent, ils m\u2019ont fait un beau cadeau de Noël.J\u2019étais très ému de ça.Je devrais être bon pour une couple d\u2019années encore! » Chaque jour, ou presque, Charles Deguire est à son poste, au Complexe Thibault, à prendre des photos ou des vidéos, des équipes des Harfangs.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD «Les parents sont contents, je suis le seul qui peut entrer à l\u2019aréna pour assister aux pratiques le matin.Je peux prendre 250 photos par jour.Je fais tous les clubs des Harfangs ou presque, je prends les photos de 16 clubs sur 18.» \u2014 Charles Deguire LE SOURIRE DE CHARLES SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 70 MAG SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 En participant à la naissance du Rocket de Laval en 2017, le Sherbrookois Hugo Bernier garnissait son coffre à outils, ne sachant pas encore que ce coffre lui servirait quatre ans plus tard à bâtir cette fois l\u2019histoire de la ECHL au Québec.Hugo Bernier rêvait d\u2019une carrière de footballeur.Ensuite, d\u2019un emploi en enseignement qui lui permettrait du même coup d\u2019être entraîneur au football scolaire.Mais après cinq années passées dans le système d\u2019éducation, le Sherbrookois a soudainement emprunté une nouvelle voie qui semblait se tracer naturellement devant lui.Celle du marketing.Et ce, tout en gardant la même ligne directrice : le sport.L a E C H L a m o rc e u n e p re - mière percée en province.Et tout indique que le Canadien pourra bientôt se vanter de retrouver toute sa structure verticale de hockey en province.Le nouveau directeur des partenariats corporatifs pourrait donc fortement travailler une fois de plus pour les intérêts du Tricolore.Le rêve de tous les mordus de hockey du Québec.Mais comme l\u2019ensemble de l\u2019équipe qui se cache derrière la venue de la ECHL à Trois- Rivières, Hugo Bernier préfère attendre l\u2019annonce officielle avant de s\u2019en réjouir.Chose certaine, l\u2019ancien membre du groupe Effix remplit sa promesse après avoir aidé dans la gestion de la publicité, des promotions et des commandites de l\u2019organisation du Canadien, du Centre Bell et d\u2019Evenko, « Je me souviens d\u2019avoir promis au directeur de la maîtrise en administration de l\u2019Université de Sherbrooke qu\u2019un jour, je travaillerai en gestion dans le monde du sport professionnel.Je quittais l\u2019enseignement et je tentais de le convaincre de m\u2019accepter et j\u2019ai finalement été accepté au MBA.J\u2019ai ensuite fait mon chemin jusqu\u2019au Rocket et j\u2019ai été chanceux d\u2019apprendre le métier avec le leader des partenariats de sports et du divertissement, l\u2019agence Effix.Le défi qui se présente à nous à Trois-Rivières est plus qu\u2019intéressant.C\u2019est tout un privilège. » Bâtir l\u2019histoire de la ECHL.Un calibre de jeu qui demeure obscur aux yeux des Québécois, qui ont surtout connu le Canadien et les Nordiques comme équipes professionnelles.Puis avant le Rocket de Laval, le Canadien de Sherbrooke avait été la dernière équipe professionnelle en province à accueillir le club-école du Tricolore dans la Ligue américaine au milieu des années 80.Les amateurs de hockey pourront cette fois se familiariser avec la ECHL, dont la qualité du spectacle se trouve légèrement au-dessus de celui du hockey universitaire canadien.Les meilleurs joueurs de la LHJMQ n\u2019ayant pu se tailler une place dans la LNH ou dans la Ligue américaine auront ainsi une nouvelle option.Déjà, l\u2019organisation admet vouloir privilégier les joueurs québécois.« Le défi sera de faire accroître l\u2019intérêt pour ce nouveau produit, confie Hugo Bernier.On part de rien et c\u2019est ce qui me plaisait dans cette aventure. » Le nom sera d\u2019ailleurs choisi grâce à un concours.« Il faudra trouver les nouvelles couleurs, le logo et construire une image de marque, pour- suit-il.Concrètement, mon rôle se résumera à vendre de la pub.Mais on forme présentement une équipe de trois au deuxième étage du nouveau Colisée Cogeco de Trois-Rivières.Donc je toucherai à tout, en intégrant entre autres de nouveaux partenaires corporatifs pour ce qui est des hôtels, du transport et des produits vendus dans l\u2019aréna, comme la bière ou les hot dogs par exemple.J\u2019aurai aussi à faire rayonner les différents contenus. » Hugo Bernier est fier d\u2019être né à Fleurimont et il ne s\u2019en est jamais caché.\u2014 PHOTO FACEBOOK « Le défi sera de faire accroître l\u2019intérêt pour ce nouveau produit.On part de rien et c\u2019est ce qui me plaisait dans cette aventure. » \u2014 Hugo Bernier MISSION: BÂTIR L\u2019HISTOIRE DE LA ECHL AU QUÉBEC Hugo Bernier se retrouve dans son élément au Colisée Cogeco de Trois-Rivières après avoir accepté le rôle de directeur des partenariats corporatifs pour la toute nouvelle équipe de la ECHL installée à Trois-Rivières.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER VENDRE DE LA PUB EN PLEINE PANDÉMIE Lancer une nouvelle équipe d\u2019un circuit méconnu dans un milieu comme Trois-Rivières n\u2019est jamais facile.Le faire en pleine pandémie l\u2019est encore moins.« Ça ajoute un degré de difficulté.Mais il y a une façon d\u2019y parvenir.Investir en publicité à cette période de l\u2019année, c\u2019est un risque.Mais ce risque peut être bien calculé si tout est fait de la bonne façon.On opte alors pour des solutions plus créatives.Il faut adapter le modèle en conséquence.On doit aussi profiter de cette période pour solidifier le lien entre l\u2019équipe, les partisans et les entreprises de différentes façons.Même en ce qui concerne l\u2019image de marque, il y a moyen de profiter de la situation pour faire rayonner notre club et gagner le cœur des partisans », croit-il. laTribune SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 71 POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB Le groupe de propriétaires est mené par le Terre-Neuvien Dean MacDonald, qui possède le groupe Deacon Sports and Entertainment Ltd.D e a c o n Sp o r t s a n d E n t e r- tainment Ltd possède déjà les Growlers de St.John\u2019s, le club- école des Maple Leafs de Toronto dans la ECHL.Marc-André Bergeron a été nommé vice-président et directeur général du club.Son prochain mandat : trouver un entraîneur.Bergeron a aussi été impliqué récemment en Mauricie dans le monde du sport en occupant la fonction de président des Aigles de Trois-Rivières au baseball de 2013 à 2019.Une entente conclue entre les propriétaires et la Ville de Trois- Rivières pour l\u2019occupation du nouveau Colisée serait d\u2019une durée de cinq ans assortie de deux options de renouvellement de même durée.Un contrat de 15 ans pourrait être signé, mais la COVID-19 pourrait modifier la durée du bail, qui n\u2019a toujours pas été signé.L\u2019équipe trifluvienne, dont le nom, les couleurs et le logo seront dévoilés dans les mois à venir, disputera 36 matchs de saison régulière dans l\u2019amphithéâtre en plus de quatre matchs préparatoires et des parties éliminatoires.Il s\u2019agira de la seule formation québécoise du circuit.L\u2019ancien président des Alouettes de Montréal et du Rocket de Laval, Mark Weightman, a été nommé il y a quelques jours président et chef de la direction.En principe, la nouvelle formation devrait disputer ses premières rencontres à compter d\u2019octobre 2021 à l\u2019Amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières.Avec l\u2019absence d\u2019un club professionnel au Centre Videotron de Québec, on aurait pu penser qu\u2019une formation de la ECHL déménagerait à Québec afin d\u2019étaler l\u2019offre de hockey professionnel en province.« Trois- Rivières a beaucoup changé, estime Hugo Bernier.La ville a montré qu\u2019elle pouvait accueillir des événements de grande envergure, comme des spectacles du Cirque du Soleil.La construction du Colisée Cogeco est une autre preuve du dynamisme du milieu. » JÉRÔME GAUDREAU EN VITESSE.JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si David Perron a toujours été un fier représentant de Fleurimont dans le monde du hockey, Hugo Bernier l\u2019est tout autant.« Je suis un petit gars de Fleuri- mont, de la rue Lehoux.J\u2019ai grandi dans le coin du parc Charland sur la rue Galvin.On était souvent là avec les frères Beaubien, de très bons joueurs de football.J\u2019ai toujours été fier de dire que je viens de Fleurimont.C\u2019est presque rendu un running gag avec mes amis! » raconte le directeur des partenariats corporatifs de la toute nouvelle équipe de la ECHL installée à Trois-Rivières.Membre des équipes de football du Séminaire de Sherbrooke, Hugo Bernier a ensuite porté les couleurs des Cougars du Collège Champlain en compagnie de Samuel Giguère.« J\u2019ai fait partie de l\u2019équipe de pratique du Vert & Or de l\u2019Université de Sherbrooke et mon chemin s\u2019est arrêté là.J\u2019ai enseigné au secondaire par la suite dans différentes écoles, comme Alexander Galt.J\u2019ai été entraîneur pour quelques équipes de football.J\u2019ai toujours aimé le sport et voulu graviter autour de ce monde.Je réalise en quelque sorte un rêve depuis quelques années. » En se promenant dans les corridors de la Place Bell à Laval, Hugo Bernier se disait fier de croiser de nombreux Estriens.« Sylvain Lefebvre était l\u2019entraîneur, Vincent Riendeau faisait partie de l\u2019organisation, Martin Fréchette était le nutritionniste.C\u2019était plaisant de se retrouver et de voir que l\u2019Estrie était bien représentée. » Hugo Bernier serait le premier à se réjouir de voir un joueur de Sherbrooke ou du Phœnix dans l\u2019alignement de la nouvelle équipe de la ECHL.« Plusieurs Québécois doivent s\u2019exiler pour continuer leur carrière.Il y a aussi cet avantage d\u2019accueillir la ECHL au Québec.Les hockeyeurs d\u2019ici ne seront plus forcés d\u2019aller en Europe ou aux États-Unis pour jouer chez les pros s\u2019ils ne font pas leur chemin jusque dans la LNH ou la AHL. » La présence des Québécois fera partie de la stratégie pour gagner le cœur des partisans.« Je crois que c\u2019est normal de prioriser le monde d\u2019ici, indique- t-il, tout en rappelant que son travail se limite au côté administratif, ce qui ne l\u2019empêche pas d\u2019appuyer la vision des dirigeants de la sphère hockey.Je crois que c\u2019est aussi la base de notre succès au plan marketing. » Fleurimontois dans l\u2019âme SAMEDI 28 NOVEMBRE 2020 laTribune 132 0024813 Le Québec, c\u2019est des paysages à faire rêver.Profitez-en.* L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2020 et 2021 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2020.** Prix de détail suggéré de 31 108 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2021 (MJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1800 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.31 108$** Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 LANOUVELLE FORESTER2021 quebecsubaru.ca 2 Le Québec, c\u2019est des paysages à faire rêver.Profitez-en.22 983$** Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 3 LANOUVELLE IMPREZA2021 quebecsubaru.ca * L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2020 et 2021 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2020.** Prix de détail suggéré de 22 983 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2021 (MG1 CP), à transmission manuelle.*** Prix de détail suggéré de 21 983 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 4 portes 2021 (MF1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1675 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.Information tirée du site Web du Ministère des Affaires municipales et de l\u2019Habitation (www.mamh.gouv.qc.ca) SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / VOITURES DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS WWW.SUBARUSHERBROOKE.COM avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 "]
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