Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La tribune, 2020-12-12, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ouverte Guerre Beaudin accuse Lussier de vouloir la bâillonner et l\u2019intimider dans le dossier du chemin Rhéaume PAGE 6 LE POUVOIR GRIS CHEZ SOI LE PLUS LONGTEMPS POSSIBLE PAGES 12 À 15 AFFAIRES NEPTUNE IMPRIME SA MARQUE À LA GRANDEUR DU PAYS PAGES 26 ET 27 2,99 $ + tx PP40011259 LE MAG ÉCOUTER LA VIE Karine Vanasse PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN COOP D\u2019INFORMATION SEMAINE DU 12 AU 18 DÉCEMBRE 2020 ÉDITION MAGAZINE SHERBROOKE 111e ANNÉE, N° 66 Détournement d\u2019intérêt LA CHRONIQUE DE MICKAËL BERGERON PAGE 7 0050426 5323, rue de Gaspé 819 564-2911 www.pavillonrockforest.ca \u2022 Une succulente nourriture \u2022 Un personnel dévoué \u2022 Un environnement sécuritaire \u2022 Infirmière diplômé, préposé 24h/24 \u2022 Entretien ménager/literie inclus \u2022 Repas inclus avec certaines unités locatives CHAMBRES STUDIOS 3½ et 4½ Vous hésitez à prendre une décision en raison de la pandémie ! Contactez-nous à : info@pavillonrockforest.ca ou 819-564-2911 poste 04 Prix à partir de 1090 $/mois *Projection du coût réel pour le client de 70 ans et plus, bénéficiant du crédit d\u2019impôt maximal pour le maintien à domicile. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 2 0051084 Se remplir le ventre de bonne bouffe.Se nourrir aussi l\u2019esprit d\u2019info locale.15 $/jour.10 $/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR latribune.ca NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial. laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 3 0051084 Se remplir le ventre de bonne bouffe.Se nourrir aussi l\u2019esprit d\u2019info locale.15 $/jour.10 $/mois.À PARTIR DE 9,95 $/mois Premiermois offert gratuitement.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Votremédia local lance l\u2019abonnement numérique et réaffirme samission de produire des informations de proximité crédibles, traitées avec rigueur et profondeur.Sur nos plateformes numériques, profitez d\u2019une expérience encore plus personnalisée, àmesure que les événements se déroulent.Et retrouvez cettemême expertise journalistique grâce à des ressources chevronnées.ABONNEZ-VOUS SANS TARDER SUR latribune.ca NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 4 ACTUALITÉS latribune.ca facebook/quotidienlatribune @LT_LaTribune SOMMAIRE affaires 26 bourlingueur M21 décès 63 en cuisine M24 horoscope M33 jeux M32 leMag M1 mérite estrien M31 opinions 24 planète vins M23 p\u2019tit mag M26 séance d\u2019orthographe M30 sports 68 sortie prendre l\u2019air M18 voyages M20 ADRESSE 780 rue King Ouest, Sherbrooke, J1H 1R7 NUMÉRO GÉNÉRAL 819 564-5450 ABONNEMENT ET LIVRAISON 819 564-5466 abonnement@latribune.qc.ca Sans frais 1 800 567-6955 RÉDACTION (24/7) 819 564-5454 redaction@latribune.qc.ca PUBLICITÉ 819 564-5450 HEURES D\u2019OUVERTURE Dû à la COVID-19, nos bureaux sont présentement fermés à la clientèle.NOUS JOINDRE Vous avez une nouvelle?redaction@latribune.qc.ca Vous avez une opinion?opinions@latribune.qc.ca MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La salle d\u2019urgence, le département de radiologie et le centre de prélèvement situés au CLSC-urgence mineure- CHSLD de Windsor pourraient être fermés temporairement dans le cadre des activités délestées par le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Le personnel serait alors rapatrié dans d\u2019autres installations où le besoin de ressources humaines est criant.La nouvelle n\u2019est pas confirmée, mais elle était envisagée sérieusement vendredi.« C\u2019est un scénario à l\u2019étude à cause des 100 lits que nous devons ouvrir pour les patients atteints de la COVID-19 », explique la porte-parole du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS Annie-Andrée Émond.« Peu importe les scénarios qui seront choisis, on veut avoir le moins d\u2019impacts possible pour la clientèle.On regarde par exemple quelles sont les options pour les personnes qui fréquentent l\u2019urgence de Windsor », ajoute-t-elle.Le personnel de la salle d\u2019urgence a été durement affecté par cette nouvelle.« Les responsables ici semblent avoir peu d\u2019espoir que la salle d\u2019urgence reste ouverte.Disons que plusieurs membres de notre équipe n\u2019ont pas très bien dormi la nuit dernière », soutient une employée qui a voulu conserver l\u2019anonymat.C\u2019est depuis l\u2019an 2000 que la ville de Windsor se bat pour converser sa salle d\u2019urgence, qui a déjà reçu jusqu\u2019à 14 000 personnes par année.« Nous avons notre utilité dans le réseau de la santé! Par exemple, depuis une semaine, Info-Santé nous envoie des patients.Il y a encore des gens qui attendent 14  heures dans les salles d\u2019urgence de Sherbrooke! Nous, nous sommes capables de recevoir des patients plus rapidement », soutient cette employée.« Nous n\u2019avons pas encore eu le temps d\u2019optimiser cette pratique, qui est entrée en vigueur lundi, que déjà on nous annonce qu\u2019on risque de nous fermer », déplore-t-elle.E l l e s\u2019 i n q u i è t e a u s s i p o u r ré si d e nt s d e Wi n d s o r e t d u Val-Saint-François, qui sont des populations vieillissantes et pour qui il est difficile de se déplacer jusqu\u2019à Sherbrooke.« On avait demandé dès le mois de mars d\u2019être une zone tiède, c\u2019est-à-dire de pouvoir recevoir des patients qui ont des symptômes de la COVID, comme de la fièvre ou de la toux.Nous, on demande à en faire plus encore.Nous avons un bon environnement de travail, avec la radiologie et le centre de prélèvement.Il faut les mettre à profit », insiste-t-elle.La mairesse de Windsor Sylvie Bureau n\u2019avait pas encore eu vent de la nouvelle vendredi après-midi.Elle entend cependant suivre la situation de près.« On se bat pour la survie de l\u2019urgence de Windsor depuis 2000.On va encore la défendre si c\u2019est nécessaire », indique-t-elle prudemment.DÉLESTAGE AU CIUSSS La salle d\u2019urgence de Windsor risque de fermer « Nous avons notre utilité dans le réseau de la santé! Par exemple, depuis une semaine, Info- Santé nous envoie des patients.Il y a encore des gens qui attendent 14 heures dans les salles d\u2019urgence de Sherbrooke! Nous, nous sommes capables de recevoir des patients plus rapidement. » \u2014 Une employée de l\u2019urgence de Windsor Les activités de salle d\u2019urgence mineure de Windsor pourraient être délestées afin que le personnel aille travailler dans d\u2019autres secteurs où le manque de personnel est criant.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0050891 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans C T I A E T , adjectif TACITE Définition \u2014 Qui n\u2019est pas directement exprimé, implicite, sous-entendu. laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 5 0049823 Le mépris, ça suf?t! Malgré les belles promesses du gouvernement, les profs du Québec sont toujours les moins bien payés au Canada.Près de la moitié d\u2019entre eux vivent la précarité d\u2019emploi.Les services aux élèves en dif?culté sont toujours insuf?sants.Avec la composition déséquilibrée des classes, les profs croulent sous la tâche. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 6 ACTUALITÉS CLAUDE PLANTE claude.plante@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 La conseillère municipale Évelyne Beaudin s\u2019en prend au maire Steve Lussier qu\u2019elle accuse de vouloir la bâillonner et l\u2019intimider.La saga du développement du chemin Rhéaume fait encore des vagues.Dans une vidéo publiée vendredi matin, Mme Beaudin soutient que le maire lui a demandé de ne pas participer à une rencontre à huis clos sur les suites du dossier.La rencontre devait avoir lieu le 30 novembre dernier.«   L e m a i r e m\u2019a t é l é p h o n é quelques heures avant la rencontre et m\u2019a dit que je ne devais pas y participer.Qu\u2019il avait en main un avis juridique lui disant que j\u2019étais en conflit d\u2019intérêts dans ce dossier, car je défendais les citoyens opposés à la décision de la Ville », raconte la conseillère.« On me reproche d\u2019avoir défendu les intérêts des citoyens avant ceux de la Ville.Que je n\u2019ai pas le droit de dire que la Ville a pris une mauvaise décision. » Vers la mi-novembre, le groupe de citoyens opposés au projet de développement immobilier sur le chemin Rhéaume à Sherbrooke a pu crier victoire à la suite de la décision du juge Alain Roy de la Commission municipale du Québec dans cet épineux dossier.Rappelons que ce dernier en arrivait à la conclusion que le règlement 1200-107 n\u2019est pas conforme au Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé de la Ville de Sherbrooke.Ces citoyens contestaient la conformité des règlements autorisant le projet immobilier dans un milieu naturel à très haute valeur écologique sur le chemin Rhéaume.Depuis la Ville a décidé d\u2019étudier les options concernant le terrain du Domaine de la vallée d\u2019Orford, ce projet controversé de 50 maisons dans une zone à fort potentiel écologique en bordure du chemin Rhéaume.«  Est-ce que mon rôle d\u2019élue est de défendre les intérêts des citoyens ou de défendre la Ville? », demande Mme Beaudin dans la vidéo.« Est-ce que mon rôle d\u2019élue est de défendre les intérêts des citoyens ou de défendre la Ville? » \u2014 Évelyne Beaudin « Je regarde où on est rendu à la Ville de Sherbrooke et je trouve ça inacceptable et inquiétant.Se faire menacer de poursuite parce qu\u2019on fait notre travail, c\u2019est aberrant! » La conseillère de Sherbrooke Citoyen rappelle l\u2019épisode où la direction de la Ville lui avait reproché d\u2019avoir mis en ligne un questionnaire à l\u2019intention des employés municipaux afin qu\u2019ils fassent mention de ce qui devrait être amélioré dans l\u2019appareil municipal.En politique, il est normal de ne pas être d\u2019accord, mais par contre, utiliser des «  techniques douteuses », à l\u2019extérieur de l\u2019arène politique, pour «  écraser son adversaire, c\u2019est inacceptable », clame-t-elle.Dans la vidéo, Mme Beaudin s\u2019en prend aussi à l\u2019utilisation des rencontres derrière des portes fermées pour tenter de faire taire les élus.« On te menace dans une rencontre à huis clos et, en suite, tu ne peux rien dire parce qu\u2019on va t\u2019accuser d\u2019avoir brisé le huis clos », dit-elle encore.« Est-ce que c\u2019est ça la politique municipale?C\u2019est ça qui va faire avancer notre ville?Je n\u2019ai pas l\u2019intention de me laisser intimider avec des menaces de poursuite, des mises en demeure et des avis juridiques rédigés aux frais des contribuables.Il faut que ça se sache ce qui se passe à Sherbrooke. » Beaudin crie à l\u2019intimidation Évelyne Beaudin : « On me reproche d\u2019avoir défendu les intérêts des citoyens avant ceux de la Ville.Que je n\u2019ai pas le droit de dire que la Ville a pris une mauvaise décision. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 0049169 ou un peu trop de virtuel.Noël restera toujours Noël\u2026 Car même s\u2019il y eut des arcs-en-ciel, la neige nous le rappelle.Noël restera toujours Noël\u2026 Car malgré le peu de présence charnelle, l\u2019amour nous donnera toujours des ailes.Joyeuses fêtes à toutes et à tous! Noël restera toujours Noël\u2026 Malgré un peu moins d\u2019étincelles, 111, rue Bellevue, Sherbrooke 819 575-5050 | ResidencelLeVu.com laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 7 J\u2019 aimerais dire que c\u2019est du jamais-vu.Sauf que ce n\u2019est pas le cas.Le maire de Sherbrooke ne serait malheureusement pas le premier maire au Québec à accuser un ou une conseillère qui ne partage pas son point de vue d\u2019agir contre l\u2019intérêt de la ville.Comme si un maire détenait la vérité.Comme si être en désaccord avec une décision signifiait ne pas vouloir le bien de la région.Des menaces, des exclusions, des insultes et des attaques, des refus de budgets de fonctionnement, ça arrive plus souvent qu\u2019on le pense.Ça se passe souvent en coulisses ou avec des leviers administratifs moralement douteux et parfois même qui ne respectent pas la déontologie \u2013 mais il y a rarement des plaintes officielles.C\u2019est un commentaire qui revient souvent : plusieurs maires et mairesses ne semblent pas comprendre le rôle de l\u2019opposition (et des médias aussi, qui peuvent questionner des décisions).Une fois élu, un maire n\u2019a pas tout d\u2019un coup tous les pouvoirs.Un rôle clé, certainement, plus d\u2019influence, aussi, mais heureusement, un mécanisme s\u2019assure qu\u2019un conseil municipal respecte certains principes démocratiques \u2013 bien qu\u2019il y ait place à amélioration.Petit rappel du fonctionnement d\u2019un conseil municipal.La population vote pour des conseillères et des conseillers municipaux et pour un maire ou une mairesse.Ensemble, ces personnes forment le conseil municipal, une instance représentative de la population afin de prendre des décisions politiques, voter sur les directions à prendre pour la communauté.Ce conseil engage ensuite une direction générale dont le mandat est de réaliser ces décisions avec tout le personnel de la municipalité.Un maire ne peut pas prendre une décision seul.Il doit avoir l\u2019appui d\u2019une majorité du conseil municipal.Ce n\u2019est pas différent de l\u2019Assembée nationale.Le premier ministre doit avoir l\u2019appui de la majorité des députés et députées pour qu\u2019une loi soit adoptée.Les élus et les élues ne sont pas des employées de leur ville, leur mandat provient de la population.C\u2019est exactement leur rôle de représenter la population.De la défendre.De la soutenir.De l\u2019écouter, aussi.Chaque élu a le droit de défendre ses valeurs, ses convictions et ses points de vue.Ce n\u2019est pas seulement un droit, c\u2019est son rôle.La personne a justement été élue pour ça.Donc lorsqu\u2019un maire accuse une élue d\u2019agir contre les intérêts de la ville parce qu\u2019elle a soutenu un regroupement citoyen, c\u2019est assez tordu.Dans sa dénonciation, la conseillère du district du Carrefour affirme que le maire de Sherbrooke l\u2019accuse d\u2019être en conflit d\u2019intérêts parce qu\u2019elle a défendu les citoyens opposés au projet du chemin Rhéaume \u2013 une contestation qui a reçu l\u2019appui de la Commission municipale du Québec, rappelons-le.C\u2019est tellement tordu que je me demande comment ça peut être considéré comme un conflit d\u2019intérêts.À partir de là, n\u2019importe quelle prise de position devient un conflit d\u2019intérêts, parce qu\u2019il est bien là le seul « intérêt » d\u2019Évelyne Beaudin, défendre ses convictions.Si avoir des opinions place une élue en conflit d\u2019intérêts, tous les élus sont donc en conflit d\u2019intérêts, y compris Steve Lussier lui-même.Son appui au projet du chemin Rhéaume n\u2019est pas plus « neutre » que la contestation.J\u2019aurais vraiment aimé avoir la version de Steve Lussier dans cette histoire, mais malheureusement, le cabinet du maire a refusé de commenter les « prétentions de Mme Beaudin.» Si j\u2019étais un conseiller municipal de Sherbrooke, et même d\u2019ailleurs, je serais vraiment inquiet qu\u2019un maire puisse utiliser un avis juridique pour faire taire.C\u2019est un dangereux précédent.Qu\u2019est- ce qui empêchera de le faire sur d\u2019autres dossiers?Lorsqu\u2019un élu est muselé ou écarté d\u2019un huis clos ou d\u2019un dossier, c\u2019est toute la population représentée par cet élu qui est mise de côté.C\u2019est à l\u2019inverse de nos principes démocratiques.Pour donner un contre-exemple, en ce moment à Québec, quelques conseillers du parti politique de Régis Labaume ont publiquement annoncé qu\u2019ils n\u2019appuyaient pas le projet Laurentia du Port de Québec, un projet de plusieurs millions pourtant soutenu par le maire de Québec.Et le maire, bien reconnu pour son caractère, ne les a pas du tout attaqué, content, même, de soutenir que son administration n\u2019était pas tyrannie.Évelyne Beaudin souhaite justement que sa sortie publique serve à brasser les choses, à alerter les autres, à mobiliser les élus municipaux.Il est temps, selon elle, que le gouvernement agisse, qu\u2019il y ait des gestes concrets pour redresser la démocratie municipale, où les nombreux huis clos laissent place à beaucoup d\u2019intimidation et à faire taire les oppositions.Il serait temps, en effet.À partir de combien de cas similaires va- t-on décider que c\u2019est trop?Combien de cas comme Saguenay, Chambly, Baie-Trinité, Rimouski et alouette laisserons-nous passer avant d\u2019agir?« Ce n\u2019est pas un problème d\u2019individu, souligne Évelyne Beaudin, mais d\u2019une structure qui permet à ce genre d\u2019individus d\u2019agir comme ça. » Quand la démocratie souffre, c\u2019est la population qui écope.Détournement d\u2019intérêt MICKAËL BERGERON CHRONIQUE mickael.bergeron@latribune.qc.ca Si avoir des opinions place une élue en conflit d\u2019intérêts, tous les élus sont donc en conflit d\u2019intérêts, y compris Steve Lussier lui-même.Son appui au projet du chemin Rhéaume n\u2019est pas plus « neutre » que la contestation.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD 0048443 STEVEELKAS.COM Empathie, réconfort et paix d\u2019esprit À chaque étape de votre deuil 819 565-1155 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 8 ACTUALITÉS SHERBROOKE \u2014 « La situation n\u2019est toujours pas en reprise de contrôle » en Estrie plus de quatre semaines après son passage en zone rouge, soutient le directeur de la Santé publique, le Dr Alain Poirier.Les chiffres parlent d\u2019eux-mêmes.L\u2019Estrie termine une nouvelle semaine record avec 736 nouveaux cas déclarés de COVID-19 (du 5 au 11 décembre).La semaine précédente, la région avait enregistré 670 nouveaux cas, et 495 la semaine précédente.L\u2019Estrie a maintenu dans la dernière semaine une moyenne de 105 nouveaux cas positifs de COVID-19 chaque jour.La cible est de redescendre sous la barre des 50 nouveaux cas par jour afin de retourner en zone orange \u2013 un palier d\u2019alerte qui permettrait notamment la réouverture des salles à manger des restaurants et des salles d\u2019entrainement et de spectacles.L\u2019arrondissement de Fleurimont est particulièrement touché par la contagion communautaire de la COVID-19.La Santé publique de l\u2019Estrie a déclaré en début de la semaine qu\u2019il y avait un agrégat dans cet arrondissement sher- brookois, particulièrement dans les quartiers des Jardins-Fleuris, Marie- Reine et Saint-Michel.Vendredi, 266 citoyens du secteur étaient contaminés par la COVID-19.Les agrégats de la MRC des Sources et du Granit sont toujours actifs mais en perte de vitesse.UNE PERTE DE 18 AÎNÉS Dix-huit aînés ont perdu la vie dans la dernière semaine, qui devient ainsi la semaine la plus difficile de l\u2019histoire de la pandémie en Estrie.Au total, 88 Estriens ont perdu la vie à cause des conséquences de la COVID-19 depuis le début de la pandémie, dont 62 dans cette deuxième vague.Il n\u2019est pas étonnant de voir autant d\u2019aînés perdre la vie alors que le virus sévit dans plusieurs CHSLD et résidences privées pour aînés (RPA) qui sont en éclosion.D\u2019ailleurs, la pire éclosion en CHS- LD en ce moment est sans contredit celle au CHSLD Villa-Bonheur de Granby.Vendredi, 86 de la centaine de résidants avaient été déclarés positifs à la COVID-19 et 12 d\u2019entre eux étaient décédés des complications de la maladie.Il y avait aussi 86 employés infectés, ce qui augmente le défi d\u2019avoir les ressources humaines nécessaires pour prendre soin de tous ces aînés.Le CIUSSS assure que mesures draconiennes sont mises en place au CHSLD Villa-Bonheur pour assurer la santé et la sécurité des personnes âgées qui n\u2019ont pas encore fait la maladie, ainsi que des employés qui sont à pied d\u2019œuvre pour s\u2019occuper d\u2019eux.La situation est aussi fort préoccupante au CHSLD Argyll, à Sherbrooke, ainsi qu\u2019au CHSLD de Coaticook\u2026 entre autres.D\u2019ailleurs, considérant l\u2019importance de l\u2019éclosion en cours au CHSLD Argyll, une nouvelle mesure a été mise en place pour assurer la sécurité de tous : la visite de proches aidants sera défendue jusqu\u2019au jeudi 17 décembre inclusivement.Il y a au total neuf éclosions actives dans les CHSLD de la région, ainsi que dix en RPA.DÉLESTAGE DANS LES HÔPITAUX « La situation est très préoccupante en Estrie comme au Québec, et l\u2019augmentation du nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 au cours des dernières semaines a des effets sur le nombre d\u2019hospitalisations », soutient Karine Duchaineau, la directrice des services professionnels au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS.Le nombre d\u2019hospitalisations est Un nombre record de morts L\u2019arrondissement de Fleurimont est particulièrement touché par la contagion communautaire de la COVID-19.La Santé publique de l\u2019Estrie a déclaré en début de la semaine qu\u2019il y avait un agrégat dans cet arrondissement sherbrookois, particulièrement dans les quartiers des Jardins-Fleuris, Marie-Reine et Saint-Michel.Vendredi, 266 citoyens du secteur étaient contaminés par la COVID-19.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES, JESSICA GARNEAU Fleurimont frappé de plein fouet par la COVID-19 MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca 0050992 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 9 La Presse Canadienne MONTRÉAL \u2014 Le gouvernement du Québec a annoncé vendredi 1713 nouvelles infections à la COVID-19 et 53 nouveaux décès attribuables à la pandémie.Le bilan de la province est maintenant de 160 023 cas et 7435 pertes de vie depuis le début de la crise sanitaire.Selon les données de l\u2019Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ), on compte 15 941 cas actifs dans la province.Six des 53 nouveaux décès ajoutés au bilan sont survenus dans les 24 dernières heures, 36 ont eu lieu entre le 4 et le 9 décembre, 10 datent d\u2019avant le 4 décembre et un autre est survenu à une date inconnue.On rapporte 23 hospitalisations de plus, pour un total de 871.Dix patients de plus ont été admis dans une unité de soins intensifs pour un total de 123.L\u2019INSPQ signale aussi 1736 rétablissements.On en compte 136 646 depuis le début de la pandémie.On a réalisé 37 473 tests de dépistage et effectué 36 258 analyses au cours de la journée de mercredi.Quatre régions ont dépassé la centaine de cas supplémentaires : l\u2019île de Montréal (512), la Montéré- gie (239), Capitale-Nationale (207) et les Laurentides (104).Les autorités ont aussi rapporté 95 nouveaux cas en Chaudière- Appalaches, 94 à Laval, 90 au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 88 en Estrie, 87 en Mauricie-Centre-du- Québec, 85 dans Lanaudière, 75 en Outaouais.La situation semble continuer de s\u2019améliorer en Gaspésie-Îles-de-la- Madeleine puisqu\u2019on n\u2019y a compté que neuf cas supplémentaires.À l \u2019é c h e l l e d u C a n a d a , 445 660 cas de la COVID-19 et 13 207 décès ont été rapportés depuis l\u2019apparition du virus au pays.1713 nouveaux cas et 53 décès de plus au Québec demeuré plutôt stable en Estrie : on retrouve quotidiennement moins d\u2019une trentaine de patients hospitalisés et moins de cinq patients aux soins intensifs.Mais ça risque de changer, et la direction du CIUSSS de l\u2019Estrie- CHUS doit préparer 100 lits pour recevoir les patients atteints de la COVID-19, dont 25 lits de soins intensifs.Le CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS pourrait aussi être appelé à recevoir des patients provenant d\u2019autres régions du Québec \u2013 on sait entre autres que les hôpitaux du Sague- nay-Lac-Saint-Jean et certains de la région de Montréal sont arrivés aux limites de leurs capacités physiques à admettre de nouveaux patients.Une mesure qui fait mal, très mal au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS qui est entré en mode « délestage d\u2019activités non urgentes ».Déjà, les salles d\u2019opération du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS fonctionneront sous peu à 50 % de leur capacité et plus de 800 rendez-vous par semaine dans les cliniques externes devront être reportés ou effectués par téléphone ou vidé- oconférence à compter de lundi.Il y aura aussi des reports du côté des examens en imagerie médicale et certains examens comme l\u2019endoscopie.« Si vous avez un rendez-vous prévu et qu\u2019on ne vous appelle pas pour l\u2019annuler, vous devez vous y présenter.C\u2019est parce que votre état de santé le requiert.Les personnes dont le rendez-vous sera reporté seront contactées par le personnel du CIUSSS de l\u2019Es- trie-CHUS », insiste la directrice des services professionnels, la Dre Colette Bellavance.Les salles d\u2019urgence de l\u2019Estrie resteront ouvertes 24 heures par jour, toute l\u2019année durant.Les urgences ne seront pas affectées par la diminution des activités au CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS, rassure la chef du département de médecine d\u2019urgence, la Dre Marie-Maud Couture.« Si vous avez des problèmes de santé urgents, si vous êtes inquiets, consultez! Toutes les mesures sont mises en place pour vous accueillir de façon sécuritaire », insiste la Dre Couture.Or la chef du département de médecine d\u2019urgence rappelle que les urgences doivent être utilisées pour les situations réellement urgentes, qui ne peuvent attendre d\u2019être prises en charge par un médecin de famille ou soignées à la maison avec les conseils reçus par Info-Santé (811) ou par son pharmacien.\u2014 INFOGRAPHIE LA TRIBUNE 0048043 ILS ONTDES RÊVES POUR CHANGER LEMONDE ETON LES AIDEÀ LES RÉALISER CE SOIR 19h ET SUR ICI TOU.TV ET SI ON SE LEVAIT SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 10 ACTUALITÉS MARIE-CHRISTINE BOUCHARD marie-christine.bouchard@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le Sherbrookois Jean David s\u2019est enrôlé dans les Forces armées canadiennes à l\u2019âge de 18 ans.C\u2019était en 1943.Peu après, il embarquait sur un navire en direction de l\u2019Europe où il a œuvré comme mitrailleur sur les avions Lancaster pendant trois longues années de guerre et de violence.Jean David a vu tomber au combat plusieurs de ses amis durant ce violent conflit.« De la Deuxième Guerre mondiale, mon grand-père a surtout ramené des souvenirs douloureux », soutient aujourd\u2019hui sa petite-fille Mélissa Medeiros.D e r e t o u r a u p a y s , J e a n David s\u2019est marié au début des années 1950 avant d\u2019avoir une fille peu après.Il a vécu une vie active, œuvrant comme directeur des opérations dans une usine pendant la majeure partie de sa carrière, puis consacrant temps et énergie à sa grande passion, le baseball.Le vétéran a aujourd\u2019hui 95 ans et vit dans un CHSLD sherbrookois.Et i l v ient de sur vivre à la COVID-19.« Ma mère était vraiment triste quand une personne de son CHS- LD l\u2019a appelée pour nous dire qu\u2019il était positif à la COVID-19.On se préparait mentalement à ce que ça soit la fin pour mon grand-père.Il a plusieurs maladies chroniques qui le mettaient à risque de développer des complications : il est obèse, diabétique, il a un cancer de la prostate et de la haute pression\u2026 Nous étions très inquiètes. » Jean David n\u2019était pas malade mais seulement un peu congestionné au moment où il a quitté son CHSLD en éclosion pour le Centre de confinement de Sherbrooke.Il était surtout en colère.« Il ne comprenait pas pourquoi on l\u2019embarquait en jaquette en autobus pour l\u2019amener ailleurs.Il perdait son téléphone \u2014 il me parle tous les jours, ainsi qu\u2019à ma mère \u2014 et sa télévision, et ça le choquait », rapporte Mélissa Medeiros.« ÇA RESTE UN MYSTÈRE » Une fois installé au Centre de confinement, il voyait jour après jour de nouveaux résidents de son CHSLD arriver.« On réussissait quand même à lui parler au téléphone.Il réalisait tranquillement l\u2019ampleur de ce qui était en train d\u2019arriver », soutient sa petite-fille.Jean David a passé 14 jours au Centre de confinement.Tous les jours, sa fille et sa petite-fille craignaient que son état dégénère \u2014 on sait que les premiers symptômes de la COVID-19 s\u2019installent doucement, et que l\u2019état des patients atteints s\u2019aggrave généralement après une ou deux semaines.Mais rien.Rien du tout.Juste un peu de congestion, comme un simple rhume d\u2019automne.Après 14 journées passées au Centre de confinement, Jean David a repris l\u2019autobus pour retourner à son CHSLD.Il avait vaincu la COVID-19.Un médecin a-t-il pu expliquer comment il est possible que ce vétéran de la Deuxième Guerre mondiale ait surmonté la COVID-19 aussi aisément?« Non, ça reste un mystère », soutient sa petite-fille.Un merveilleux mystère pour la fille, la petite-fille et les deux-arri- ères-petits-enfants de Jean David.Un merveilleux miracle à l\u2019approche de Noël.« Sa fille est une proche aidante, elle a pu recommencer à aller le voir dans sa chambre, même si c\u2019est plus compliqué, qu\u2019il faut porter la jaquette, les gants, etc.Moi je lui parle tous les jours.Nous sommes vraiment heureux.On va profiter de lui encore un moment », se réjouit sa petite-fille Mélissa Medeiros.VÉTÉRAN DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE À 95 ans, Jean David tient tête à la COVID Le vétéran Jean David lors des célébrations de Noël, l\u2019an passé, avec sa fille Louise David et sa petite-fille Mélissa Medeiros.\u2014 PHOTO FOURNIE Jean David a été photographié le jour de son entrée dans les Forces armées canadiennes en 1943.\u2014 PHOTO FOURNIE 0032909 0048937 Joyeux Noël! diocesedesherbrooke.org Que l\u2019espérance de Noël illumine votre vie Que l\u2019année 2021 vous apporte courage et confiance en l\u2019avenir « Je suis repartie avec un nouveau départ ?nancier.» Sherbrooke | 1 800 567-0311 Lucie | 42 ans Retrouvez votre santé ?nancière.ginsberg-gingras.com laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 11 0052852 Encouragez un marchand local 2287 King Ouest, Sherbrooke (Promenades King) 819 566-6040 \u2022modejulesverreault.com SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 12 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LE POUVOIR GRIS SHERBROOKE \u2014 «  Il y a une volonté d\u2019avoir d\u2019autres scénarios d\u2019habitation collective pour les aînés.La nouvelle génération de personnes âgées veut être plus autonome, vivre plus longtemps chez elle ou sinon dans un environnement collectif, mais plus petit que ce qu\u2019il y a sur le marché  », résume Suzanne Garon, chercheuse au Centre de recherche sur le vieillissement, professeure à l\u2019Université de Sherbrooke et directrice du programme Municipalités amies des aînés, qui est en cours dans plus de 900 municipalités au Québec et qui a été repris par l\u2019Organisation mondiale de la santé.La vaste majorité des aînés souhaitent ainsi demeurer le plus longtemps possible dans leur domicile.C\u2019est la détérioration de l\u2019état de santé qui est la principale raison obligeant les personnes de plus de 75 ans à considérer une autre avenue.« Depuis les années 1980, on a beaucoup développé au privé les RPA, soit les résidences pour personnes âgées.Pour le gouvernement, ça ne posait aucun problème.On se disait voilà, les gens en vieillissant iront dans les résidences privées qu\u2019ils paieront avec leur rente et leur fonds de pension », explique la chercheuse en gérontologie sociale, précisant que la fiscalité a même été modulée pour favoriser ce type d\u2019habitation pour les aînés.Au fil des années, les RPA sont devenues de plus en plus grosses.« Avant, il y avait beaucoup de petites RPA aménagées dans de grandes maisons où, par exemple, cinq ou huit personnes âgées avaient leur chambre.Mais, les nouvelles mesures de sécurité, ayant la bonne intention de protéger les aînés, ont fait en sorte que bon nombre de petites résidences ont disparu, car il devenait très coûteux de répondre aux nouvelles normes », mentionne Mme Garon, citant en exemple les géants de l\u2019industrie des résidences pour retraités tels que le Groupe Maurice, le Groupe Cogir et le Groupe Savoie.Le rapport « Habitations pour aînés » publié en 2016 confirme que les petites RPA de moins de 10 places sont moitié moins nombreuses en 2014 qu\u2019en 1994 et les RPA de 100 places et plus sont en forte croissance, soit 43 % entre 1994 et 2014.« Or des études démontrent que les gens aiment vivre dans ces grandes RPA au départ, car ils se sentent comme au Club Med ou dans un tout inclus.Mais après deux ans, ils peuvent avoir l\u2019impression d\u2019être ailleurs et de ne pas se sentir réellement chez eux.On a l\u2019impression d\u2019être en représentation, comme à l\u2019hôtel, et la solidarité n\u2019émerge pas nécessairement.Cette critique s\u2019est développée au cours des dix dernières années et, en même temps, est né le désir de créer d\u2019autres types d\u2019habitation.Des habitations plus petites, des OSBL ou des coopératives par exemple », souligne Mme Garon, ajoutant que la coop L\u2019AncrÂge, à Sherbrooke, est le fruit de cette volonté.Récemment, même les gros joueurs de l\u2019industrie des RPA privées se tournent vers de plus petites unités pour répondre à la nouvelle tendance, mentionne Mme Garon.Les nouvelles Maisons des aînés, initiative du gouvernement caquiste, sont aussi bâties selon le modèle de petites maisonnées.Par ailleurs, la COVID-19 a intensifié la volonté d\u2019imaginer d\u2019autres types d\u2019habitation collective pour aînés.« Ce qu\u2019on voit avec la pandémie, c\u2019est que les gens désirent garder leur liberté.Ça dépend toujours de la façon dont est gérée la résidence, mais souvent plus c\u2019est gros, plus c\u2019est impersonnel.Les résidents n\u2019ont parfois aucune décision à prendre et se sentent organisés plutôt que libres.Par exemple, se confiner de manière volontaire, ce n\u2019est pas comme se le faire imposer.Même si on arrive au même résultat, on se sent moins prisonnier », note Mme Garon, précisant qu\u2019un OSBL ou une coopérative d\u2019habitation peut permettre de conserver plus de liberté individuelle.«  Au sein de notre clientèle plus âgée, plusieurs personnes nous ont dit récemment qu\u2019elles avaient annulé leur bail au VU ou dans un autre RPA préférant aller dans des appartements pour être certains de ne pas être brimés dans leur liberté », a observé le courtier immobilier Jean-François Bérubé, rappelant que les résidents de RPA ont été privés de sorties pendant plusieurs semaines depuis le début de la pandémie.AVANT DE CHOISIR L\u2019HABITATION COLLECTIVE, LES CHOIX INDIVIDUELS Les courtiers immobiliers confirment que les gens demeurent de plus en plus longtemps dans leur résidence.« Ce n\u2019est pas rare qu\u2019on ait des clients de 84, 86 et même MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca EN 2020, LA TRIBUNE A CHOISI DE SE PENCHER CHAQUE MOIS SUR UN ENJEU DE SOCIÉTÉ QUI A ÉVOLUÉ DEPUIS L\u2019ANNÉE 2000 AFIN DE PRENDRE LA MESURE DU CHANGEMENT.VOICI LA SECONDE PARTIE DE NOTRE DOSSIER SUR LE POUVOIR GRIS ET DU MÊME COUP LE DERNIER VOLET DE CETTE SÉRIE.NOUS ESPÉRONS QUE VOUS AVEZ APPRÉCIÉ TOUTES CES RÉFLEXIONS! « Ce qu\u2019on voit avec la pandémie, c\u2019est que les gens désirent garder leur liberté.Ça dépend toujours de la façon dont est gérée la résidence, mais souvent plus c\u2019est gros, plus c\u2019est impersonnel. » \u2014 Suzanne Garon LES AÎNÉS VEULENT D\u2019AUTRES SCÉNARIOS D\u2019HABITATION COLLECTIVE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 13 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LE POUVOIR GRIS 90 ans qui décident finalement de vendre leur maison.Ces gens se tournent de plus en plus vers les appartements locatifs haut de gamme.Le marché des codomi- nions est en baisse.Les gens préfèrent de plus en plus vendre leur résidence, aller dans un logement et profiter du capital encaissé lors de la vente », note le courtier Jean- François Bérubé.La mise sur pied de coopératives d\u2019économie sociale permettrait à encore plus d\u2019aînés de demeurer à la maison plus longtemps.« Souvent les gens dans les groupes focus nous disent qu\u2019ils seraient restés plus longtemps s\u2019ils avaient eu quelqu\u2019un pour aller pelleter la neige, changer une ampoule, réparer une poignée de porte.S\u2019il y avait de petits services offerts, un pairage avec un organisme d\u2019économie sociale, ce serait gagnant.Les Australiens sont les meilleurs pour ça.Les aînés sont en mesure de recevoir la visite d\u2019un médecin ou d\u2019un homme à tout faire à domicile », souligne la chercheuse Suzanne Garon.Le concept des maisons bigé- nérationnelles est théoriquement intéressant.« Mais c\u2019est très marginal concrètement comme choix, car il est difficile d\u2019arrimer les besoins et les budgets des parties.Aussi, étant donné que chaque contexte est différent, c\u2019est difficile de trouver ou de revendre une telle propriété.Il y a très peu de demande et d\u2019offre », résume M. Bérubé.« Aussi, il y a des contraintes en ce qui a trait à certaines réglementations municipales.Par exemple, si l\u2019aîné a sa propre cuisine, ça devient un logement locatif.Et s\u2019il ne l\u2019a pas, il n\u2019a pas sa pleine liberté », renchérit Mme Garon.De façon générale, le rapport « Habitations pour aînés » souligne que les aînés déménagent peu, car le changement de milieu de vie est un bouleversement important qui peut avoir des effets dramatiques lorsqu\u2019il survient à un âge avancé.Le rapport «Habitations pour aînés» souligne que les aînés déménagent peu, car le changement de milieu de vie est un bouleversement important qui peut avoir des effets dramatiques lorsqu\u2019il survient à un âge avancé.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU SHERBROOKE \u2014 Nous sommes en 1988.Un petit groupe de personnes âgées désireuses de vivre leur retraite le plus longtemps possible à la maison se réunit à Sherbrooke afin de créer une équipe volante qui viendrait chez eux donner un coup de main pour le ménage et quelques tâches domestiques.Quelques mois plus tard naissait la toute première coopérative de services à domicile au Québec.Celle-ci compte aujourd\u2019hui près de 1900 clients membres à Sherbrooke seulement desservis par une escouade de 130 préposées à l\u2019entretien ménager et préposées aux soins en plus des 14 employés de bureau.Mieux encore, des organisations semblables ont été déployées dans chacune des MRC québécoises et rejoignent quelque 100 000 personnes par an pour devenir des actrices indispensables dans le réseau de la santé et des services sociaux.« Nous sommes une PME », aime à dire Anne-Marie Poirier, directrice générale de la Coopérative de services à domicile de l\u2019Estrie.Une PME en pleine expansion, devrait- elle ajouter, surtout pour ses services d\u2019assistance personnelle (hygiène, soins non réglementés, administration de médicaments, répit et présence-surveillance).« Il y a trois ans seulement, nous avons offert quelque 1000 heures pour ce volet.Cette année, nous sommes rendus à 28 979 heures! » On pourrait croire que tout baigne pour cette «  PME  » qui affiche une telle croissance.Pourtant non.« Il faut savoir que nous sommes un partenaire des CLSC pour les services d\u2019assistance personnelle, puisque ce sont eux qui financent les soins à domicile et recommandent les bénéficiaires.Nous répondons à des appels d\u2019offres.On est toujours à risque que le réseau de la santé se tourne vers un autre fournisseur de services.Si ça arrive, moi je suis obligée de mettre à pied une soixantaine de préposées aux soins. » PRISE DE CONSCIENCE La Coopérative de services à domicile de l\u2019Estrie a pourtant fait la démonstration de son efficacité et de sa capacité d\u2019adaptation, particulièrement au cours des derniers mois, marqués par la pandémie.« C\u2019est effrayant de le dire, mais la COVID a mis en lumière les aberrations du système, les terribles erreurs que nous avons faites au cours des dernières années en dirigeant les personnes en perte d\u2019autonomie vers les CHSLD.Mais on sent qu\u2019une prise de conscience est commencée.« Pourtant, reprend-elle, toutes les recherches le démontrent : les gens vivent plus heureux et plus longtemps à domicile qu\u2019en institution, la maladie d\u2019Alzheimer se développe plus lentement, les capacités cognitives se maintiennent plus longtemps, etc.Les CHSLD devraient être un dernier recours, quand la personne a perdu son autonomie.Mais encore aujourd\u2019hui, les services à domicile demeurent sous-financés comparativement à l\u2019ensemble du budget consacré aux personnes âgées. » (voir encadré) Cette précarité a des conséquences quotidiennes pour Anne- Marie Poirier et les bénéficiaires de sa coopérative.La première est la difficulté à trouver du personnel pour répondre à la demande, qui n\u2019en finit plus de grandir, avec le vieillissement de la population.« Si nous avions une entente durable avec les CLSC, nous pourrions garantir un meilleur salaire à notre personnel et une plus grande sécurité d\u2019emploi.En ce moment, nous devons travailler très fort pour embaucher plus de monde pour le ménage, les courses, la préparation des repas ou la lessive.Nous pourrions aussi ajouter des services d\u2019entretien, comme le ramassage de feuilles, le déneigement d\u2019escaliers ou de toits, de petits travaux de peinture, etc.Tout ça fait aussi partie de la qualité de vie à domicile! » Manifestement fière de son équipe, Anne-Marie Poirier ne s\u2019en cache pas : le travail est exigeant.« Les derniers mois ont été exigeants en raison de la pandémie.Il a fallu nous adapter aux consignes de la Santé publique.Et comme c\u2019est encore plus difficile de recruter des gens, on sent une certaine fatigue.Mais les clients nous le disent à quel point ils apprécient notre présence. » On s\u2019en doute, le service de répit et de surveillance pour les proches aidants s\u2019est avéré particulièrement précieux ces derniers temps.« On le constate, les gens ont besoin de souffler, de voir d\u2019autre monde, de sortir de la maison.C\u2019est tellement important! » Un petit coup de pouce pour vivre à la maison Au Québec, 9,5 % des personnes âgées de 65 ans et plus vivent dans des lieux réservés aux aînés (incluant les RPA et les centres hébergement publics), en 2018- 2019, comparativement à une moyenne canadienne de 7%.Si on isole les 75 ans et plus, le pourcentage monte à 18,4%, soit trois fois plus que pour le reste du Canada (de là notre plus grande vulnérabilité à la COVID-19).Seuls 3,70% des gens âgés de 65 ans et plus étaient hébergés dans le système public, qui inclut les CHSLD (2,5%), les ressources intermédiaires (1,2%), en 2018.Moins du tiers des Québécois âgés de 90 ans et plus terminent leurs jours en hébergement public, selon le rapport Habitations pour aînés, datant de 2016.En date du 4 août 2016, 1851 RPA sont recensées dans l\u2019ensemble du Québec.Plus de 90 % d\u2019entre elles sont de propriété privée, à but lucratif.Au niveau des logements sociaux, il existe deux types.Au public, il y a les HLM, la forme la plus répandue de logement social au Québec, et la propriété collective privée (OSBL d\u2019habitation [OSBL-H] ou coopérative d\u2019habitation) Selon l\u2019Institut de la statistiques du Québec et de la Société canadienne d\u2019habitation et de logement.QUELQUES CHIFFRES Anne-Marie Poirier, directrice générale de la Coopérative de services à domicile de l\u2019Estrie  : «  Encore aujourd\u2019hui, les services à domicile demeurent sous-financés comparativement à l\u2019ensemble du budget consacré aux personnes âgées. » \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca LOIN DU DANEMARK! SHERBROOKE \u2014 Le Danemark consacre 73 % de son budget des soins de longue durée aux services à domicile; la France, 43 %; le Québec?17 %! selon des chiffres du journal Le Devoir repris par le Réseau de coopération des entreprises d\u2019économie sociale en aide à domicile (EÉSAD) dans son mémoire intitulé Chez moi pour la vie, présenté au gouvernement québécois en octobre.Le regroupement y propose rien de moins qu\u2019un « grand chantier sur le maintien à domicile » afin d\u2019assurer le développement des organisations locales et leur donner un rôle de partenaire à part entière dans le réseau de la santé et des services sociaux.Alors que 80 pour cent des personnes âgées de 65 ans et plus ont choisi de rester dans leur maison ou leur appartement, on y rapporte que 68 % des quelque 6000 victimes de la COVID-19 enregistrées jusqu\u2019à septembre vivaient en CHSLD, 17 % habitaient dans une résidence pour aînés et seulement 10 % demeuraient dans leur domicile, d\u2019après les statistiques compilées par l\u2019Institut national de la santé publique.SERGE DENIS SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 14 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000?: LE POUVOIR GRIS SERGE DENIS serge.denis@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Réjeanne Pagé et son époux n\u2019ont pas cherché très longtemps où se loger en 2016 quand le besoin s\u2019est fait sentir de vivre dans un milieu supervisé où ils n\u2019auraient pas à se soucier de préparer les repas.La coopérative de solidarité en habitation La Grande Vie existait déjà depuis cinq ans au bout de la rue de Courcelette, dans le secteur du Mont-Bellevue à Sherbrooke.Il semble bien qu\u2019on l\u2019attendait, puisqu\u2019elle est rapidement devenue présidente du conseil d\u2019administration de la résidence, qui compte 54 logements de trois ou quatre pièces et demi.« Quand ils m\u2019ont demandé si je voulais devenir présidente, ma première réaction a été de leur dire \u2018\u2018laissez-moi arriver\u2019\u2019 , s\u2019amuse la femme aujourd\u2019hui âgée de 77 ans.Je ne savais pas trop dans quoi je m\u2019embarquais, ajoute-t-elle.Mais on a été bien encadrés par les gens des coopératives partenaires. » La Grande Vie a vu le jour sous l\u2019impulsion des coopératives d\u2019habitation des Cantons-de-l\u2019Est et de la Rive gauche.Il faut dire que Mme Pagé n\u2019en était pas à ses premiers pas dans le monde des coopératives d\u2019habitation.Résidante de longue date dans le quartier centre-sud, elle a habité durant plusieurs années dans un petit immeuble de ce type, rue Laurier.« La principale différence, c\u2019est que le loyer est généralement plus abordable, fait-elle valoir.Ensuite, nous avons la possibilité d\u2019aménager les lieux selon nos goûts.Ici, par exemple, des résidants ont mis des fleurs à différents endroits, d\u2019autres ont fait un petit jardin. » Évidemment, personne ne s\u2019attend à ce que les personnes âgées ou en légère perte d\u2019autonomie se lancent dans de grandes corvées, comme on en voit dans les autres résidences coopératives.« On se donne des services en fonction de nos moyens et de nos limites, précise la septuagénaire.Par exemple, notre salle à manger fonctionne sur le principe d\u2019une cafétéria où chacun va se servir, tandis que les autres résidences offrent souvent le service aux tables.C\u2019est forcément plus cher. » Réjeanne Pagé voit d\u2019un bon œil la construction de la phase 2 de La Grande Vie, qui doit commencer l\u2019an prochain et accueillir ses premiers résidants en 2022.« On est encore en bonne santé, mon mari et moi, mais on va regarder ça quand on sera rendus là. » Ce prolongement de 34 logements de type studio, dont les murs seront amovibles, s\u2019adressera à des personnes âgées nécessitant plus de soins.MODÈLE ESTRIEN « Il ne faut pas se surprendre si nos membres vieillissent, souligne Jacques Côté, trésorier de la coopérative de solidarité mais non résidant.C\u2019est pour ça qu\u2019on travaille depuis longtemps à ce projet », ajoute le président de la Confédération québécoise des coopératives d\u2019habitation, qui a aussi dirigé durant une vingtaine d\u2019années la Coopérative d\u2019habitation des Cantons-de-l\u2019Est.Le modèle des habitations coopératives pour aînés a ceci de particulier : elles sont toutes des coopératives de solidarité, ce qui ouvre la porte à des membres non résidants au sein du conseil d\u2019administration.« Cette forme de gestion est née ici, en Estrie, souligne M. Côté avec une pointe de fierté.Elle permet aux administrateurs de bénéficier de l\u2019expertise des gens du milieu coopératif. » Dans les petits villages comme Racine ou Saint-Camille, c\u2019est souvent la municipalité elle-même qui s\u2019implique dans la construction de résidence sur le modèle coopératif afin d\u2019offrir à ses citoyens âgés la possibilité de vivre leur retraite dans leur milieu.« Le bien-être des résidants est toujours au centre des discussions, insiste Jacques Côté, comme pour n\u2019importe quelle coopérative d\u2019habitation.La seule différence pour les personnes âgées, c\u2019est qu\u2019il faut les accompagner de manière un peu plus soutenue. » On s\u2019en doute, la coopérative de solidarité La Grande Vie n\u2019a pas été épargnée par les contraintes liées à la pandémie de COVID-19.Les administrateurs ont dû se soumettre aux mêmes règles que les autres résidences pour personnes aînées.« C\u2019est certain que tout devient plus compliqué avec les règles de distanciation et que ça crée de la mauvaise humeur et de l\u2019inquiétude », convient Jacques Côté, qui se prépare lentement à céder sa place dans l\u2019organisation.Même son de cloche du côté de Réjeanne Pagé, qui a vu son rôle s\u2019alourdir au cours des derniers mois, notamment en raison des réunions qui doivent se tenir en mode virtuel et des nouvelles règles à imposer pour le bien de chacun.« C\u2019est beaucoup de responsabilités, soupire-t-elle.Surtout que c\u2019est plus difficile à louer dans les circonstances.Les gens ont peur de venir visiter et d\u2019envisager un déménagement.C\u2019est normal. » Vieillir en mode coopératif Respectivement présidente et trésorier de la coopérative de solidarité en habitation La Grande Vie, rue de Courcelette à Sherbrooke, Réjeanne Pagé et Jacques Côté s\u2019activent pour lancer les travaux de la phase 2 de la résidence au cours de l\u2019année qui vient.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU SHERBROOKE \u2014 « Le principal problème dans les centres d\u2019hébergement pour aînés est le manque de main-d\u2019œuvre et ce phénomène est lié au vieillissement de la population.C\u2019est pour ça qu\u2019on a une politique d\u2019immigration.On ne se reproduit pas suffisamment pour garder un équilibre.On a un taux de natalité variant de 1,4 à 1,7 et ça prend un taux de 2,2 pour maintenir nos besoins en main-d\u2019œuvre.Alors on ne peut pas être contre l\u2019immigration au Québec ou au Canada », explique Suzanne Garon, chercheuse au Centre de recherche sur le vieillissement, professeure à l\u2019Université de Sherbrooke.Déjà, 11 régions du Québec comptent plus de 15 % de leur population âgée de 65 ans et plus, selon le rapport « Habitations pour aînés ».Le taux de vieillissement ira en s\u2019accroissant davantage d\u2019ici 2026.En 2036, 83 des 104 MRC et administrations régionales du Québec compteront plus de 25 % d\u2019aînés dont 34 MRC plus de 33 %.Le taux de vieillissement provincial sera alors de 26 %.L\u2019Estrie sera une des régions les plus touchées avec un pourcentage de la population âgée de 65 ans et plus qui passera de 17 % à 30 % entre 2011 et 2036.En 2056, le Québec comptera 1 million de personnes âgées de 80 ans ou plus et 19 000 centenaires.MÉLANIE NOËL L\u2019IMPACT DU VIEILLISSEMENT DE LA POPULATION laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 15 20 ANS APRÈS L\u2019AN 2000: LE POUVOIR GRIS SHERBROOKE \u2014 Comme des milliers de Québécois à la retraite, Madeleine Fiola-Laliberté et Bruno Laliberté consacrent quelques heures par semaine à faire du bénévolat.Pour eux, comme pour beaucoup d\u2019autres, le bénévolat est essentiel à la bonne marche d\u2019une société, qui se préoccupe du bien-être de ses concitoyens.En avril dernier, en plein cœur de la première vague, ils ont appris que la Popote roulante était à la recherche de chauffeurs et de voltigeurs pour livrer des repas chauds à domicile auprès des personnes âgées en perte d\u2019autonomie.Ils ont pu ainsi faire d\u2019une pierre deux coups, malgré la pandémie.« En étant tous les deux de la même cellule familiale, on peut faire notre bénévolat ensemble : moi comme chauffeur et Madeleine comme voltigeuses qui va porter les repas à chaque porte », explique Bruno Laliberté, un travailleur autonome à la semi-retraite.Les dernières données compilées par l\u2019Institut de la statistique du Québec indiquent que le tiers des Québécois âgés de 16 à 65 ans ont fait du bénévolat pour un organisme de bienfaisance ou un organisme sans but lucratif, pour un parti politique ou pour un groupe d\u2019action au cours des 12  mois précédents.« C\u2019est une façon aussi de donner au suivant.On a fait beaucoup de bénévolat plus jeune.Cela faisait un bout de temps qu\u2019on n\u2019en faisait plus.Avec la pandémie, comme on est confinés chez nous, on trouvait que c\u2019était une sortie agréable.Ça aide les gens en plus », souligne Madeleine, qui a fait carrière comme technicienne en radiologie avant de prendre sa retraite, il y a 11 ans.Les motifs qui mènent au bénévolat sont aussi nombreux que les bénévoles eux-mêmes.Chacun a sa propre histoire derrière le choix qu\u2019il fait à l\u2019égard d\u2019une cause ou d\u2019un organisme en particulier.Mais les motivations profondes, elles, semblent avoir évolué avec le temps.« Il y a 30-40 ans, les gens qui faisaient du bénévolat le faisaient souvent pour des motifs religieux.C\u2019était pour \u2018\u2018gagner son ciel\u2019\u2019 comme on disait à l\u2019époque », rappelle Rémi Demers, directeur général de Sercovie, qui compte 320  bénévoles, offrant plus de 40  000  heures de leurs temps chaque année.«  Aujourd\u2019hui, ce qu\u2019on remarque, c\u2019est que les baby-boomers font du bénévolat pour appuyer une cause précise, pour réaliser quelque chose ou encore pour se réaliser eux-mêmes à travers une cause. » Il observe aussi que les baby-boo- mers ont tendance à « magasiner » leur bénévolat, que ce soit en fonction de leurs idéaux ou de leurs aspirations profondes\u2026 du moment.Même si cette nouvelle réalité nécessite de la part des organismes des efforts constants de recrutement, M. Demers ne s\u2019en plaint pas, au contraire.« C\u2019est plus de travail, mais c\u2019est aussi très stimulant.Ce sont des gens très motivés avec plein d\u2019idées en tête. » Pour Madeleine et Bruno, la Popote roulante a été un choix éclairé.« On aurait pu choisir un autre organisme, mais le fait que ce soit une cause associée à la nourriture, je trouvais ça important.Tout le monde doit manger chaque jour.Et ce n\u2019est pas tout le monde qui a l\u2019énergie pour se faire à manger tous les jours\u2026 » PAS QU\u2019UNE QUESTION DE SOUS En 2013, Statistique Canada évaluait à 5,7 M$ l\u2019apport économique du bénévolat sur la société québécoise.Or, pour Madeleine Fiola-Lali- berté et Bruno Laliberté, l\u2019action bénévole est d\u2019abord et avant tout une question de solidarité plutôt que d\u2019économie.« Le mot qui me vient à l\u2019esprit pour résumer l\u2019impact du bénévolat, c\u2019est le mot indispensable, souligne Bruno.Sans le bénévolat, plusieurs organismes comme la popote roulante ne pourraient tout simplement pas survivre et offrir certains services.S\u2019ils devaient rémunérer tout le monde, ce serait impossible.C\u2019est pour ça que je dis que c\u2019est indispensable dans une société comme la nôtre. » Le sentiment d\u2019être utile et de faire une différence dans la vie de certaines personnes est toujours aussi présent, soumet Madeleine.« Quand les gens nous voient arriver, on sent qu\u2019ils sont heureux.Souvent, les gens vont me dire : \u2018\u2018Même à travers ton masque, on voit toujours ton beau sourire\u2026\u2019\u2019 Juste ça, ça vaut de l\u2019or! » Pour Madeleine, le bénévolat est une chaîne de solidarité qui, espère-t-elle, continuera de relier les générations à venir.« J\u2019espère que le jour où j\u2019aurai besoin de soins ou d\u2019une aide quelconque, et que je n\u2019ai pas les moyens de me les payer, il y aura toujours des bénévoles pour combler mes besoins. » Bruno Laliberté et Madeleine Fiola- Laliberté font du bénévolat en couple auprès de la Popote roulante : lui comme chauffeur et elle comme voltigeuse.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD ALAIN GOUPIL alain.goupil@latribune.qc.ca LIVRER DES REPAS.ET DU BONHEUR! « Quand les gens nous voient arriver, on sent qu\u2019ils sont heureux.Souvent, les gens vont me dire : \u2018\u2018Même à travers ton masque, on voit toujours ton beau sourire\u2026\u2019\u2019 Juste ça, ça vaut de l\u2019or! » \u2014 Madeleine Fiola-Laliberté SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 16 ACTUALITÉS CAROLINE PLANTE La Presse Canadienne QUÉBEC \u2014 La session parlementaire qui s\u2019achève a été difficile pour la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, qui a échoué sur le plan de la transparence et de l\u2019éthique, estiment les partis d\u2019opposition.Ils ont tenu des points de presse séparés à l\u2019Assemblée nationale vendredi, afin de dresser le bilan des trois derniers mois en politique, comme le veut la tradition avant les Fêtes.Selon Québec solidaire (QS), la session se termine comme elle a commencé : avec des « bourdes éthiques monumentales » de la part d\u2019un ministre clé de la CAQ, le ministre de l\u2019Économie, Pierre Fitzgibbon.« On n\u2019a jamais vu un ministre démontrer autant de dédain pour les règles éthiques », a déclaré le porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois.«  Les Québécois ne pardonneront ni à M.  Fitzgibbon ni à M. Legault qui le défend et qui semble avoir largué tous ses principes par-dessus bord. » « Le comportement du ministre de l\u2019Économie est inexcusable, la caution du premier ministre, inexplicable », a ajouté la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade.À la fin août, M. Fitzgibbon s\u2019était dit prêt à monnayer les données médicales des Québécois pour attirer les investissements des pharmaceutiques.Il a ensuite été blâmé deux fois plutôt qu\u2019une par la Commissaire à l\u2019éthique pour divers manquements reliés à ses participations dans des entreprises, du jamais vu.François Legault, qui dans l\u2019opposition prônait la «  tolérance zéro  » en matière d\u2019éthique, a défendu bec et ongles son ministre, qui a toujours agi de bonne foi, selon lui.Les Québécois ne lui pardonneront pas cette éthique élastique, a martelé M.  Nadeau-Dubois, qui estime que M. Fitzgibbon fait face à un choix : soit il respecte les règles, soit il quitte la politique.« Ce qu\u2019on sent aujourd\u2019hui, c\u2019est la vieille odeur du copinage qui revient en politique québécoise.La boussole morale, éthique des députés de la CAQ est complètement détraquée. » D\u2019ailleurs, la popularité de la CAQ « s\u2019égraine » depuis quelques mois, comme en témoignent les sondages, selon QS.« Les scandales de M. Fitzgibbon, les Québécois, ils haïssent ça », a déclaré Manon Massé.Jeudi, un sondage Angus-Reid a suggéré que la CAQ avait perdu 13 points depuis le mois de mai dans les intentions de vote.« Cette personne-là (Pierre Fitz- gibbon) n\u2019est pas faite pour faire de la politique », a renchéri le chef du Parti québécois (PQ), Paul St- Pierre Plamondon.GESTION OPAQUE Le PQ accuse également la CAQ de gérer la pandémie de la COVID-19 de manière « opaque » e n n e p a r t a g e a n t p a s t o u t e l\u2019information.Par exemple, les restaurateurs ont été fâchés d\u2019apprendre cette semaine que la santé publique n\u2019a jamais recommandé la fermeture des salles à manger en zone rouge.Les péquistes disent avoir proposé, en vain, plusieurs solutions pour lever l\u2019opacité et améliorer l\u2019adhésion de la population aux consignes sanitaires.Cela inclut l\u2019ajout d\u2019un scientifique dans la cellule de crise du premier ministre, la séparation des points de presse du gouvernement et de la santé publique, et la publication des avis de la santé publique.Les oppositions réclament aussi des rencontres hebdomadaires avec le premier ministre jusqu\u2019à ce que l\u2019Assemblée reprenne ses travaux, le 2 février 2021.M. Legault a acquiescé à cette demande vendredi.M.  St-Pierre Plamondon se désole par-dessus tout de n\u2019avoir pu convaincre le gouvernement de déclencher une commission d\u2019enquête publique indépendante sur la pandémie.« À date, on ne l\u2019a pas obtenu, a-t-il affirmé.Je vous dis, soyez patients, parce que la joute n\u2019est pas totalement terminée. » Le PQ déplore en outre l\u2019absence d\u2019aide directe pour les restaurateurs, ainsi que le manque d\u2019empressement du gouvernement pour adopter un projet de loi qui leur apportera un peu d\u2019air.Le projet de loi 72, qui assouplit les règles pour la vente d\u2019alcool, entre autres, cheminait toujours à l\u2019Assemblée nationale vendredi après-midi.Il sera vraisemblablement adopté in extremis.AUCUN GAIN FACE À OTTAWA Enfin, le gouvernement Legault a échoué, disent les oppositions, à obtenir d\u2019Ottawa les transferts en santé sur lesquels il dépend pour équilibrer son budget.M. Legault réclame que la contribution d\u2019Ottawa au financement de la santé passe de 22 à 35 %, ce qui représenterait 28 milliards $ supplémentaires à partager entre les provinces chaque année.« Ça n\u2019aura pas lieu », a prédit M. St- Pierre Plamondon, qui demande que l\u2019on refasse la mise à jour économique « pour qu\u2019on comprenne c\u2019est quoi, le plan (.) et que ça ne soit pas basé sur des lubies ».Québec a été « très jovialiste dans la manière de considérer les revenus », signale à son tour Dominique Anglade.« Le (problème du) financement de la santé, il reste entier. » L\u2019opposition affirme que Legault a perdu des plumes La session parlementaire qui s\u2019achève a été difficile pour la Coalition avenir Québec de François Legault, qui a échoué sur le plan de la transparence et de l\u2019éthique, estiment les partis d\u2019opposition.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES, JACQUES BOISSINOT 0028593 0051464 7240, boul.Bourque, Sherbrooke (secteur Deauville), sortie 128, autoroute 10 www.passionaction.ca 819 864-0759 CARTE VIP disponible vous donnant droit à des rabais de 10 % La plus grande boutique érotique en Estrie laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 17 0052239 ?Offre de financement sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour : Tucson 2,0 L Essential à traction avant à un taux annuel de financement de 0 %.Coût d\u2019emprunt de 0 $, pour une obligation totale de 28 738 $.364 versements hebdomadaires de 79 $ pendant 84 mois.Acompte initial requis de 0 $.Les frais de 115 $ (taxe de 15 $ sur les pneus et taxe de 100 $ sur le climatiseur sur les modèles dotés d\u2019un climatiseur), les frais de livraison et de destination de 1 825 $ et les frais d\u2019administration du concessionnaire de 499 $ sont inclus.Frais d\u2019enregistrement, d\u2019assurance, d\u2019immatriculation, RDPRM (maximum 76 $) et toutes les taxes applicables en sus des offres de financement à l\u2019achat et payables au moment de la livraison.*Offres de location sur approbation du crédit des Services financiers Hyundai pour : Tucson 2,0 L Essential 2021 à traction avant / Kona 2,0 L Essential 2021 à traction avant / Elantra Essential manuelle 2021 neufs en stock à un taux annuel de 0 % / 3,99 % / 2,99 %.Obligation totale de 11 643 $ / 12 835 $ / 12 885 $.144 / 208 / 208 versements hebdomadaires de 81 $ / 55 $ / 55 $ pendant 33 / 48 / 48 mois sur contrat de location à montant fixe.Acompte initial de 0 $ / 1 395 $ / 1 395 $ et paiement de la première mensualité requis.L\u2019offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.Limite de 16 000 km par année; 12 ¢ par kilomètre excédentaire.Les offres de location comprennent les frais de livraison et de destination de 1 825 $ / 1 825 $ / 1 725 $ et des frais de 115 $ (taxe de 15 $ sur les pneus et taxe de 100 $ sur le climatiseur) et les frais du concessionnaire de 499 $.Frais d\u2019enregistrement, d\u2019assurance, d\u2019immatriculation, RDPRM et toutes les taxes applicables en sus.\u2021Prix au comptant de 28 738 $ / 22 939 $ / 20 438 $ offert sur ces modèles neufs en stock : Tucson 2,0 L Essential 2021 à traction avant / Kona 2,0 L Essential 2021 à traction avant / Elantra Essential manuelle 2021.Les frais de 115 $ (taxe de 15 $ sur les pneus et taxe de 100 $ sur le climatiseur sur les modèles dotés d\u2019un climatiseur), les frais de livraison et de destination de 1 825 $ / 1 825 $ / 1 725 $ et les frais du concessionnaire de 499 $ sont inclus.Frais d\u2019enregistrement, d\u2019assurance, d\u2019immatriculation, RDPRM (maximum 76 $) et toutes les taxes applicables en sus.°Crédit pour pneus d\u2019hiver de 500 $ offert au financement, à la location ou à l\u2019achat comptant d\u2019un nouveaumodèle en stock Venue 2020 / Venue 2021 / Kona 2020 / Kona 2021.Le crédit pour les pneus d\u2019hiver ne peut être appliqué à aucunmodèle Kona électrique.Le client peut refuser le crédit pour pneus d\u2019hiver et appliquer le montant du crédit au prix de vente du nouveau véhicule.Le crédit pour pneus d\u2019hiver s\u2019applique avant taxes.L\u2019offre peut être combinée ou utilisée conjointement avec toute autre offre en vigueur.L\u2019offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.L\u2019installation et l\u2019équilibrage des pneus sont exclus de cette offre.Visitez votre concessionnaire Hyundai ou consultez hyundaicanada.com pour tous les détails.\u2020Ajustements de prix de 500 $ en boni de fin d\u2019année disponibles à la location, au financement ou à l\u2019achat comptant des modèles Hyundai 2020 / 2021 sélectionnés en stock seulement entre le 1er décembre 2020 et le 4 janvier 2021.L\u2019offre ne peut être transférée ni cédée.Les stocks demodèles pour lesquels les ajustements de prix s\u2019appliquent peuvent varier d\u2019un concessionnaire à l\u2019autre et d\u2019une région à l\u2019autre.Pour plus de détails et les stocks de modèles applicables, rendez-vous chez votre concessionnaire Hyundai.^Le report de paiements (0 paiement) pour 90 jours est offert au financement à l\u2019achat de tous les modèles Hyundai 2020 / 2021 en stock.L\u2019offre de report des paiements s\u2019applique uniquement aux offres de financement à l\u2019achat sur approbation du crédit et une preuve de revenu peut être requise.Si l\u2019offre de report des paiements est sélectionnée, la durée originelle du bail sera prolongée de deuxmois (60 jours).Hyundai Auto Canada Corp.paiera les intérêts durant les deux premiers mois (60 jours) du contrat de financement, après quoi l\u2019acheteur paiera le principal et les intérêts dus en versements égaux pour la durée restante du contrat.Les paiements d\u2019un contrat de financement sont effectués à terme échu.^^Pour tout contrat de financement payable sur une base hebdomadaire ou bimensuelle, l\u2019acheteur qui sélectionne l\u2019offre de report des paiements pourrait devoir effectuer son premier paiement hebdomadaire ou bimensuel avant la fin de la période 90 jours suivant l\u2019achat, selon la date de l\u2019achat.Les acomptes ne font pas partie de l\u2019offre de report des paiements; ils sont exigibles à la date de signature du contrat.Hyundai Auto Canada Corp.se réserve le droit de modifier cette offre ou d\u2019y mettre fin, en tout ou en partie, à tout moment, sans avis préalable.Des conditions et limites supplémentaires s\u2019appliquent.Consultez votre concessionnaire pour plus de détails.?*°^\u2021^^?\u2020Offre valide pour une durée limitée et sous réserve de changement ou d\u2019annulation sans préavis.Couleur du véhicule sous réserve de sa disponibilité.Les frais de livraison et de destination comprennent les frais de transport et de préparation et un réservoir plein de carburant.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les stocks sont limités, le concessionnaire pourrait devoir commander le véhicule.L\u2019offre ne peut être transférée ni cédée.Aucun échange de véhicule requis.Visitez www.hyundaicanada.com ou un concessionnaire pour tous les détails.\u2020\u2020La garantie globale limitée de Hyundai couvre la plupart des pièces du véhicule contre les défauts de fabrication, sous réserve du respect des conditions normales d\u2019utilisation et d\u2019entretien.MC/MDLes noms, logos, noms de produits, noms des caractéristiques, images et slogans Hyundai sont des marques de commerce appartenant à (ou utilisées sous licence par) Hyundai Auto Canada Corp.Toutes les autres marques et appellations commerciales sont la propriété de leurs détenteurs respectifs.100000 km Garantie globale limitée\u2020\u2020 hyundaicanada.com Louez le 2,0 L Essential à trac.av.pour : mois (208 semaines) avec acompte de 1 395 $* Prix au comptant\u2021 par semaine 55$ 22939$ 48 pour KONA 2021 Caractéristiques clés de série : \u2022 Sièges avant chauffants \u2022 Volant chauffant \u2022 Écran tactile de 7 pouces avec Android AutoMC et Apple CarPlayMC Louez l\u2019Essential manuelle pour : mois (208 semaines) avec acompte de 1 395 $* Prix au comptant\u2021 par semaine 55$ 20438$ 48 pour ELANTRA 2021 Les caractéristiques de la version Essential manuelle comprennent : \u2022 Sièges avant chauffants \u2022 Écran tactile de 8 pouces avec Android AutoMC et Apple CarPlayMC sans fil \u2022 Caméra de recul avec lignes de guidage dynamiques Financement à mois?(364 semaines) sur tous les modèles Exemple de prix de vente pour la version 2,0 L Essential à trac.av.0% 28738$ 84 pour TUCSON 2021 Caractéristiques clés de série : \u2022 Sièges avant chauffants \u2022 Rétroviseurs dégivrants \u2022 Alerte de franchissement de voie avec assistance aumaintien de voie sur modèles sélectionnés Location* ou financement?à partir de : 0% 500$ 500$ sur les véhicules sélectionnés en stock.Jusqu\u2019au 4 janvier seulement ! 90 Basé sur la fréquence des paiements mensuels, sur le financement de l\u2019achat seulement.Des restrictions s\u2019appliquent^^.sur tous les modèles sur modèles sélectionnés en crédit pour pneus d\u2019hiver° en boni de fin d\u2019année\u2020 jours sans paiements^ SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 18 ACTUALITÉS ANDREANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le professeur titulaire au département d\u2019économique de l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke Alain Webster a été nommé président du Comité consultatif sur les changements climatiques.Le Conseil des ministres a procédé aux nominations à sa dernière séance, mercredi.Alain Webster a été sélectionné par le ministre de l\u2019Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques du Québec, Benoit Charrette.« Je suis plutôt ravi parce que je considère, quand même depuis plus de 20 ans, que c\u2019est un enjeu fondamental pour la société québécoise.Je crois vraiment qu\u2019il faut agir plus vite et aller plus loin.En ce moment, je ressens un peu de fébrilité et d\u2019impatience de commencer à travailler », affirme Alain Webster en entrevue avec La Tribune.« Je crois vraiment qu\u2019il faut agir plus vite et aller plus loin.En ce moment, je ressens un peu de fébrilité et d\u2019impatience de commencer à travailler. » \u2014 Alain Webster Le Comité consultatif sur les changements climatiques est un nouveau comité scientifique créé par le gouvernement du Québec.Ce dernier a été institué par la Loi visant principalement la gouvernance efficace de la lutte contre les changements climatiques et à favoriser l\u2019électrification des transports.« Mon premier mandat, avec le scientifique en chef Rémi Qui- rion, est de proposer au ministre une liste de membres pour former ce comité.Pour l\u2019instant, il y a juste moi\u2026 c\u2019est vraiment un petit comité », explique avec un peu d\u2019humour le professeur.À la tête de ce comité, Alain Webster conseil lera donc le ministre sur les orientations, programmes, politiques et stratégies en matière de lutte contre les changements climatiques.Il devra également prendre en compte l\u2019évolution des connaissances scientifiques et technologiques en plus de celle des différents consensus scientifiques.« Quant à moi, je considère que c\u2019est un comité ultra important.C\u2019est un défi très grand et important, et j\u2019ai bien hâte de voir les autres personnes qui seront sélectionnées.Je sais aussi que l\u2019Estrie regorge de gens, de scientifiques et d\u2019universités très bien placés en matière d\u2019environnement qui pourraient supporter cette démarche », souligne un collègue pour de nombreux projets au cours des dernières années, Pierre Morency.Le professeur titulaire au département d\u2019économique de l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke entreprendra son mandat de trois ans le 18 janvier.À LA TÊTE DU COMITÉ CONSULTATIF SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES Alain Webster jouera un rôle-clé en environnement Le professeur titulaire au département d\u2019économique de l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke Alain Webster.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES 0048974 0051813 PLANETE.CO | 819.843.8356 681, RUE SHERBROOKE, MAGOG EN TÊTE DE PISTE Nous sommes fiers d\u2019accueillir NICHOLAS MATHIEU au sein de notre équipe! Avec plus de 40 ans d\u2019expérience dans le monde du sport, le ski et le vélo n\u2019ont plus de secrets pour lui.Venez rencontrer Nicholas et les autres membres de notre équipe pour vous faire conseiller le meilleur équipement de ski selon vos besoins ou pour un ajustement parfait de vos bottes de ski. laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 19 Consultez fr.nissan.ca/offers pour plus de détails | L\u2019association des concessionnaires Nissan du Québec C\u2019est comme payer C\u2019est comme payer Avec 0 $ en comptant initial Avec 0 $ en comptant initial Valeur au détail à partir de Valeur au détail à partir de /semaine /semaine jusqu\u2019à à la location ou au financement à taux standard (sur autres modèles Altima 2020 sélectionnés).de 219 $ /mois, pendant 64 mois.à partir de 225 $?/mois, pendant 64 mois.Financement à Obtenez de rabais sur l\u2019Altima S 2020 à traction intégrale de série.51$?52$?0%± 3000$\u2020 18 283$ 22 383$ 60 mois OU Faites-en l'essai dès maintenant.LE TOUT NOUVEAU ROGUE 2021 REDESSINÉ.REDÉFINI.« La marque grand public la plus attrayante aux États-Unis.» - J.D.Power, 2020* MC OU 0%± 72mois Financement à partir de 3000$\u2020 Obtenez jusqu\u2019à jusqu\u2019à LE BLITZ DE FIN D\u2019ANNÉE Du 1er décembre au 4 janvier Louez la Versa S 2021 à partir ?VERSA sur modèles 2020 sélectionnés Louez la Sentra S 2020 à boîte CVT SENTRA à la loca modèle aux mo .ALTIMA à traction intégrale de série ement à taux standard, sur d\u2019autres és.(Montant annoncé applicable de rabais tion ou au financ s 2020 sélectionn dèles Altima).Les offres s\u2019appliquent aux modèles 2020 neufs et jamais immatriculés auparavant chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada entre le 1er décembre 2020 au 4 janvier 2021.Les offres ne peuvent être appliquées à des transactions antérieures.?L\u2019offre de location par l\u2019entremise de NCF est basée sur une allocation de 20 000 km/an (allocation totale de 106 667 km pour un terme de 64 mois) avec kilométrage additionnel à 0,10 $/km.Le premier paiement et le versement comptant le cas échéant sont requis à la signature du contrat.Les frais d\u2019inscription auprès du RDPRM et les frais d\u2019agent pour l\u2019inscription (jusqu\u2019à 77 $ au total) ne sont pas compris et sont payables à la signature du contrat.Les taxes, immatriculation, les droits spécifiques sur les pneus neufs et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.L\u2019offre de location sur la Sentra S à boîte CVT inclut un rabais spécial à la location de 1 000 $.?Les paiements ne peuvent être faits hebdomadairement.Ils sont uniquement mentionnés à titre informatif.± Financement à partir de 0 % offert sur approbation de crédit par l\u2019entremise de NCF sur l\u2019Altima S 2020 à traction intégrale, et autres modèles 2020 sélectionnés.Le terme varie selonlemodèle.Exempledefinancement :AltimaS2020àtractionintégrale/SentraSàboîtemanuelle,basésurunprixdeventede30043$/22838$, financéà0%pendant60/72mois,équivautà60/72versementsmensuelsde501$/311$,0$encomptant initialou un échange équivalent.Frais de crédit : 0 $, obligation totale : 30 043 $/22 383 $.Les taxes, immatriculation et les assurances sont en sus, et exigés à la signature du contrat.\u2020 Le rabais de 3 000 $/1 000 $ est applicable au financement à l\u2019achat ou à la location à un taux standard par l\u2019entremise de Nissan Canada Finance d\u2019un modèle Altima/Sentra 2020 chez un concessionnaire Nissan participant autorisé au Canada, sur approbation de crédit.Le rabais sera déduit de prix de vente négocié avant les taxes et ne peut être combiné à un taux de location ou de financement subventionné ni à certaines autres offres.L\u2019offre n\u2019a aucune valeur de rachat au comptant ou autre valeur et ne peut être appliquée à des transactions antérieures.*Pour toute information sur les prix J.D.Power, visitez jdpower.com/awards.Les offres sont sous réserve de l\u2019approbation de crédit par Nissan Canada Finance; elles peuvent être modifiées, prolongées ou annulées sans préavis.Les concessionnaires peuvent fixer leurs propres prix.Visitez fr.nissan.ca/offers ou communiquez avec votre concessionnaire Nissan du Québec participant pour tous les détails.Des conditions s\u2019appliquent.© Nissan Canada inc., 2020.0050766 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 20 ACTUALITÉS ALAIN GOUPIL agoupil@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019absence d\u2019un témoin, qui a dû se rendre à l\u2019hôpital, a forcé le report des observations sur la peine à imposer à Ian Bélanger, vendredi, au palais de justice de Sherbrooke.L\u2019avocat de Bélanger, Me François Y.Gauthier, avait prévu faire témoigner l\u2019ex- conjointe de Bélanger, Francesca Morin, en faveur de son client, mais cette dernière ne s\u2019est pas présentée devant le tribunal.Dès l\u2019ouverture de l\u2019audience, Me Gauthier a indiqué au juge Gaétan Dumas qu\u2019il n\u2019avait pas reçu de retour d\u2019appel de la part de Francesca Morin « Tout ce que je peux vous dire, monsieur le juge, c\u2019est qu\u2019elle est entrée à l\u2019hôpital hier.Elle devait m\u2019appeler à sa sortie si c\u2019était moins grave que ce qu\u2019elle pensait, mais je n\u2019ai toujours pas eu de retour. » Selon Me Gauthier, il pourrait s\u2019agir de symptômes s\u2019apparentant à la COVID-19.Le juge a accepté de reporter les observations sur la peine au 12 janvier 2021.Bélanger a été condamné à la prison à vie pour meurtre au second degré.Le magistrat aura à déterminer le nombre d\u2019années que Bélanger devra passer en détention avant de pouvoir demander une libération conditionnelle, soit entre 10 et 25 ans.Me Gauthier a précisé que la présence de l\u2019ex-conjointe de Bélanger devant le tribunal était nécessaire afin que celle-ci puisse venir témoigner du rôle de père de famille et de conjoint de Bélanger à l\u2019époque où le couple vivait ensemble.De son côté, la procureure de la Couronne, Me Isabelle Dorion, a indiqué qu\u2019elle avait l\u2019intention de contre-interro- ger le témoin.Elle prévoit aussi déposer les déclarations de trois victimes de Bélanger ainsi que les antécédents criminels de l\u2019accusé.Rappelons que Bélanger a été reconnu coupable le 26 novembre du meurtre au deuxième degré d\u2019Héliodore Dulac, survenu en juin 2018, à Milan, non loin de Lac-Mégantic.Au terme de quatre jours de délibérations, le jury formé de cinq femmes et sept hommes en est venu à la conclusion que Bélanger avait l\u2019intention de tuer Héliodore Dulac ou de lui causer des lésions corporelles à ce point graves ou dangereuses qu\u2019il savait qu\u2019elles provoqueraient sa mort et qu\u2019il a persisté dans cet acte illégal.Le corps d\u2019Héliodore Dulac, 72 ans, a été laissé près de la galerie de sa résidence du chemin de la Yard.Il a été retrouvé sans vie par un résidant de Milan le 3 juin en après-midi.IAN BÉLANGER CONDAMNÉ POUR MEURTRE Les observations sur la peine dans la cause de Ian Bélanger, qui devaient avoir lieu vendredi au palais de justice de Sherbrooke, ont été reportées au 12 janvier en raison de l\u2019absence d\u2019un témoin.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ARCHIVES SHERBROOKE \u2014 Deux adolescents ont été arrêtés pour avoir commis des délits dans un parc de Coaticook.Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) de la MRC de Coaticook ont procédé à leur arrestation mercredi en lien avec des actes commis à la fin du mois de novembre au parc Laurence.Selon ce qu\u2019il a été possible d\u2019apprendre auprès du bureau des communications de la SQ, l\u2019entrée d\u2019un immeuble municipal a été forcée, des fenêtres ont été fracassées et des objets ont été volés.Un incendie avait été allumé dans les installations.On a aussi constaté que des dommages commis à une résidence voisine.Les deux suspects, des adolescents coa- ticookois âgés de 14 et 15 ans, ont été arrêtés dans le cadre de l\u2019enquête qui avait été ouverte par la suite.Le suspect âgé de 14 ans a comparu la même journée pour être accusé de méfaits, d\u2019introduction par effraction et d\u2019incendie criminel, rapporte Aurélie Guindon, porte- parole de la SQ.Le suspect de 15 ans a pour sa part été remis en liberté et comparaîtra ultérieurement.« L\u2019enquête est toujours en cours concernant ces événements et d\u2019autres arrestations pourraient être effectuées ultérieurement », précise Mme Guindon.« Rappelons que tout événement suspect ou acte criminel peut être communiqué, de façon confidentielle, à la Centrale de l\u2019information criminelle de la Sûreté du Québec 1 800 659-4264. » CLAUDE PLANTE Deux ados arrêtés à Coaticook pour méfaits dans un parc Un témoin fait faux-bond et force le report de la cause 0051569 TECHNOLOGIES DE L\u2019INFORMATION Joignez une communauté innovante qui propose une multitude de défis et d\u2019avantages.POSTULEZ DÈS MAINTENANT! L\u2019UdeS valorise la diversité, l\u2019égalité, l\u2019équité et l\u2019inclusion en emploi.USherbrooke.ca/emplois laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 21 Profitez du temps passé en famille pour prendre soin de vous.C\u2019est possible que la situation actuelle suscite des émotions difficiles ou de la détresse.Pratiquer régulièrement des activités physiques que vous aimez, particulièrement en plein air, peut vous aider à aller mieux.Québec.ca/allermieux Info-Social 811 0048922 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 22 ACTUALITÉS Voici un tour d\u2019horizon des derniers mois en politique québécoise et canadienne.Ce n\u2019est pas un bilan.Il ne peut y avoir de bilan comme tel alors que nous sommes encore en pleine pandémie.Ce sont des morceaux choisis et des points de repère.Q ui aurait aimé être à la place de François Legault ou de Justin Trudeau ces derniers mois?Ou de tout autre dirigeant ayant dû prendre les décisions les plus difficiles prises depuis longtemps par des gouvernements en dehors de périodes de guerre?«Ça va bien aller», disait François Legault au début de la pandémie.Un déficit d\u2019anticipation des autorités publiques québécoises pour les CHSLD et un lourd héritage du passé ont fait que ça n\u2019a pas bien été du tout.Manque d\u2019anticipation plus général?En avril, l\u2019Alberta a envoyé une vingtaine de respirateurs au Québec.Parallèlement, le gouvernement Legault a pris des décisions audacieuses et importantes, comme celle de former à vitesse grand V de nouveaux préposés aux bénéficiaires.C\u2019était une opération aux allures de tour de force.Elle a été réussie.François Legault a aussi pris des décisions nécessaires et lourdes de conséquences, comme celle de confiner avant d\u2019autres.Mais les incohérences ont été nombreuses.C\u2019était inévitable.Est-ce qu\u2019un gouvernement québécois dirigé par Dominique Anglade ou par Paul St-Pierre Pla- mondon, ou encore par Manon Massé ou Gabriel Nadeau-Dubois, aurait mieux fait que celui de M. Legault?Ni les uns ni les autres n\u2019ont heureusement cette prétention.Leur principal cheval de bataille ne porte d\u2019ailleurs en général pas sur le fond des choses, mais sur un «manque de transparence».À travers tout ça, François Legault a parfois cherché à faire plaisir.Comme lors de son annonce prématurée de rassemblements à Noël, qui était assortie d\u2019un très petit «si».C\u2019est humain.Aux côtés de son binôme, le docteur Arruda, il a fait entendre des mots graves et un ton de proximité.Il a «connecté» avec beaucoup de Québécois.Cette semaine, il a mis ses talents de communicateur au service de son ami Pierre Fitzgibbon.Mais on n\u2019oublie pas qu\u2019il aurait rugi devant un ministre épinglé une deuxième fois par la Commissaire à l\u2019éthique et à la déontologie s\u2019il avait été dans l\u2019opposition.On appelle ça des «jeux de rôle».Au sein du Canada, et à titre de président du Conseil de la fédération, François Legault est apparu en leader solide depuis la fameuse bière qu\u2019il a prise avec son homologue ontarien Doug Ford.On savait, avant la réunion tenue jeudi entre les premiers ministres provinciaux et Justin Trudeau, que le dossier des transferts en santé ne serait pas réglé avant longtemps \u2014 et qu\u2019il ne le sera d\u2019ailleurs probablement jamais à la hauteur des demandes des provinces.En parlant de «rendez-vous manqué» alors que nous ne sommes qu\u2019au début de quelque chose, M. Legault a cherché à mettre un maximum de pression pour la suite des choses.Il sait aussi qu\u2019il ne perdra pas vraiment de points avec une bonne bataille politique contre Ottawa.En 2021, tout ce dossier pourrait fournir au chef conservateur Erin O\u2019Toole une occasion de s\u2019illustrer.Son parti aura une vraie carte à jouer lors des prochaines élections pour mettre un peu plus à l\u2019endroit un Canada un peu trop à l\u2019envers, c\u2019est-à-dire pour le faire davantage reposer sur les provinces.Toutes les structures et toutes les organisations doivent s\u2019adapter à la situation et aux nécessités.ANGLADE Dominique Anglade a fait bouger le PLQ depuis qu\u2019elle en a pris la direction.Les libéraux affirment désormais que la loi 101 doit s\u2019appliquer aux entreprises sous juridiction fédérale.Pas une révolution, mais une évolution.Son appui a convaincu d\u2019anciens premiers ministres libéraux comme Jean Charest et Philippe Couillard d\u2019adhérer à cette revendication.Une sorte d\u2019épiphanie.Mais beaucoup plus important encore que cette évolution est que les libéraux de Mme Anglade reconnaissent désormais pleinement le «déclin» de la langue française sur le marché du travail en général et dans les commerces en particulier, ainsi qu\u2019au sein des établissements d\u2019enseignement supérieur.François Legault s\u2019est-il ennuyé du placide Pierre Arcand, qui a dirigé DE LEGAULT À O\u2019TOOLE : POINTS DE REPÈRE JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com 0050809 Et plus! Démarreur à distance Toit ouvrant panoramique Volant et sièges chauffants Attache-Remorque | Barres de toit TAUX DE 0,99% MOIS 51 PENDANT 995$ D\u2019ACOMPTE /MOIS 559$ Location à LIMITED 2020 (DÉMO) OUVERT LE SAMEDI SHERBROOKE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 23 le PLQ jusqu\u2019à ce que Dominique Anglade en prenne les rênes?Il s\u2019est souvent montré énervé devant les questions de l\u2019ancienne présidente de la CAQ.Il a souvent laissé entendre que l\u2019opposition officielle qu\u2019elle dirige contestait les mesures sanitaires.C\u2019est faux.BÉRUBÉ/PSPP Il n\u2019est pas facile pour les partis d\u2019opposition de critiquer un gouvernement dont la popularité demeure importante.Pascal Bérubé, chef du Parti québécois jusqu\u2019en octobre, en a témoigné à sa façon.«C\u2019est un rôle qui est parfois ingrat, a-t-il dit.Mais le gouvernement est obligé de se surpasser parce qu\u2019on lui pose des questions importantes.» Ce n\u2019est pas totalement faux.Son successeur, Paul St-Pierre Plamondon, s\u2019est amené avec une énergie débordante et une volonté de faire flèche de tout bois.Peu après son entrée en scène, lors d\u2019un point de presse, il a déposé devant lui une fausse statuette du cinéma américain, un Oscar en toc.Il l\u2019offrait symboliquement à deux caquistes pour leurs bons numéros de la veille.L\u2019une des marottes du nouveau chef péquiste est de dénoncer un gouvernement qu\u2019il affirme être entièrement dédié à la «communication».Cet Oscar, c\u2019était pourtant de la «comm\u2019» pure.Depuis son arrivée, le PQ est revenu à un discours dans lequel on entend qu\u2019un Québec indépendant ferait bien mieux que l\u2019actuel Canada.Un vrai «nouveau cycle»?Outre son énergie, et sa défense farouche de la place de la langue française au Québec, le plus nouveau jusqu\u2019à présent est le terme «décanadianisation» qu\u2019il a mis de l\u2019avant.MASSÉ/GND La solidaire Manon Massé n\u2019a pas attendu la mort de Joyce Echaquan sous les insultes racistes pour se préoccuper du sort des autochtones.Il aura toutefois fallu ce drame pour que son discours porte davantage.Elle et Gabriel Nadeau-Dubois, l\u2019autre co-chef de Québec solidaire, ont renoué avec l\u2019identité de Québec solidaire en proposant un impôt de pandémie, un autre sur les grandes fortunes et de nouvelles mesures d\u2019écofiscalité.Même s\u2019il ne faut pas prendre pour argent comptant les sondages indiquant qu\u2019une majorité de Québécois seraient prêts à payer davantage pour les services publics, il est heureux que QS s\u2019assume sur ce front.De tels débats nous changent de ceux sur l\u2019«identité», qui occupent un espace démesuré.À retenir : un message lancé par Gabriel Nadeau-Dubois.«Continuons à débattre même si on n\u2019est pas d\u2019accord.Ne pointons pas du doigt, ne stigmatisons pas.Au contraire, gardons le dialogue vivant, continuons d\u2019alimenter une vie civique, une vie citoyenne inclusive, dynamique, où on parle de politique plutôt que de s\u2019enfermer dans des chapelles et de se crier des noms.» Ça vaut pour tout le monde.TRUDEAU À la mi-avril, j\u2019écrivais que la collaboration entre les différents ordres de gouvernement au sein des États fédéraux n\u2019allait pas de soi partout dans le monde \u2014 ni même dans des États unitaires comme la France, où des leaders régionaux ont exprimé leur colère contre des mesures sanitaires décidées par Paris.J\u2019ajoutais qu\u2019il fallait saluer la coopération qui existait entre Ottawa et les provinces dans cette crise pandé- mique.C\u2019est encore vrai des mois plus tard pour tout ce qui touche à la pandémie, malgré des bras de fer comme celui survenu au printemps avec la présence de l\u2019armée dans les CHSLD.Au Canada, les décisions et les actions sanitaires ont surtout été le fait des provinces.Ottawa est essentiellement intervenu \u2014 et massivement \u2014 sur le plan des aides économiques.Le gouvernement Trudeau a même fini par en faire trop dans certains domaines.Il vaut néanmoins mieux trop que pas assez.Politiquement, la décision la plus avisée de Justin Trudeau aura été de fermer le Parlement canadien pendant quelques semaines et de relancer l\u2019action de son gouvernement par un discours du Trône.Avisée, d\u2019un point de vue tactique.Le Commissaire aux conflits d\u2019intérêts et à l\u2019éthique, Mario Dion, finira bien malgré tout par se prononcer sur l\u2019affaire WE Charity.O\u2019TOOLE, SINGH ET BLANCHET Depuis son arrivée à la Chambre des communes, le conservateur Erin O\u2019Toole a démontré qu\u2019il n\u2019est pas de cette droite moisie opposée idéologiquement au droit à l\u2019avortement et au mariage gai.Il a des atouts en main pour mener une meilleure course électorale que son prédécesseur.L\u2019année du néo-démocrate Jag- meet Singh est plutôt triste.S\u2019il est porté par de bonnes valeurs, il les défend malheureusement de manière contre-productive.Il l\u2019a démontré le jour où il a traité le député bloquiste Alain Therrien de raciste sous prétexte qu\u2019il ne reconnaissait pas le caractère systémique du racisme.Personnellement, le qualificatif «systémique» ne me gêne absolument pas.Mais c\u2019est un grave glissement d\u2019accuser de racisme ceux qui rejettent l\u2019expression.Les succès d\u2019Yves-François Blanchet à la Chambre des communes ont reposé sur le fait qu\u2019il s\u2019est campé dans le rôle d\u2019allié naturel et indéfectible du gouvernement Legault.Ce n\u2019est pas lui enlever quelque mérite que ce soit de le dire, car le chef bloquiste s\u2019y emploie avec efficacité.C\u2019est écrit dans le ciel : aux prochaines élections fédérales, M. Blanchet et M. O\u2019Toole se disputeront l\u2019appui de François Legault.Le dossier des transferts en santé planera au-dessus des têtes.DE LEGAULT À O\u2019TOOLE : POINTS DE REPÈRE 0050809 112 Vous n\u2019avez pas accès à Internet?Communiquez avec nous au 819 823-8000.Nous vous enverrons votre calendrier par la poste.Votre nouveau calendrier des collectes est en ligne.Voici comment l\u2019obtenir : EN VIGUEUR DÈS LE 1er JANVIER.1 Visitez sherbrooke.ca/collectes.Écrivez votre adresse civique.Téléchargez OU imprimez votre nouveau calendrier.2 3 01 JANV.L M M J V S/D D 28 29 30 31 1 2/3 R 4 5 6 7 8 9/10 11 12 13 14 15 16/17 R C 18 19 20 21 22 23/24 D 25 26 27 28 29 30/31 AVRIL L M M J V S/D R C 29 30 31 1 2 3/4 5 6 7 8 9 10/11 D R C 12 13 14 15 16 17/18 19 20 21 22 23 24/25 R 26 27 28 29 30 1/2 FÉv.L M M J V S/D R 1 2 3 4 5 6/7 8 9 10 11 12 13/14 R C 15 16 17 18 19 20/21 D 22 23 24 25 26 27/28 MAI L M M J V S/D R 26 27 28 29 30 1/2 D C 3 4 5 6 7 8/9 R C 10 11 12 13 14 15/16 C 17 18 19 20 21 22/23 D R C 24 25 26 27 28 29/30 C 31 1 2 3 4 5/6 MARS L M M J V S/D R C 1 2 3 4 5 6/7 8 9 10 11 12 13/14 R C 15 16 17 18 19 20/21 D 22 23 24 25 26 27/28 R 29 30 31 1 2 3/4 JUIN L M M J V S/D C 31 1 2 3 4 5/6 R C 7 8 9 10 11 12/13 D C 14 15 16 17 18 19/20 R C 21 22 23 24 25 26/27 C 28 29 30 1 2 3/4 D DÉCHETS C COMPOST R RECYCLAGE 2021 CALENDRIER DES COLLECTES sherbrooke.ca/collectes CALENDRIER DES COLLECTES 2021 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 24 Président du C.A.JEAN PERRAULT Directeur général HUGO FONTAINE Directeur de l\u2019information LOUIS-ÉRIC ALLARD «CARREFOUR DES LECTEURS L a décision de la Ville de Sherbrooke de réintégrer la gestion des parcs industriels et des événements majeurs, jusqu\u2019ici confiée aux paramunicipales Sherbrooke Innopole et Destination Sherbrooke, soulève bien des interrogations, notamment sur la perte d\u2019expertise et les coûts que cela engendrera.D\u2019autant plus que ces changements surviennent peu après le départ annoncé de la directrice générale de Sherbrooke Innopole, Josée Fortin, et sans consultation véritable, au dire du président du conseil d\u2019administration Alexandre Nault.De nombreux conseillers municipaux expriment d\u2019ailleurs leur malaise, voire leur désaccord, avec cette centralisation des pouvoirs décisionnels et des budgets.Selon eux, les efforts de développement économique risquent de coûter plus cher, entre autres parce que les salaires et charges sociales sont moins coûteux dans les para- municipales, tandis que ces deux organismes vont perdre en autonomie au profit de fonctionnaires municipaux.Faute de consensus lors de leur rencontre de la semaine dernière, les élus ont d\u2019ailleurs reporté à lundi les décisions concernant les mandats révisés de ces deux organismes, dont un, Destination Sherbrooke, verra également son personnel réduit.Cela se fera donc à la dernière minute, ou presque, le même soir que l\u2019adoption du budget municipal de 2021.Ces nouvelles orientations découlent du projet de réforme de la gouvernance en développement économique adopté par la Ville de Sherbrooke en 2019, démarche dans laquelle les élus ont été accompagnés de deux firmes externes, Raymond Chabot Grant Thornton et Arsenal Conseil.En voulant assumer ses pleines responsabilités en développement économique et exercer un meilleur contrôle sur l\u2019atteinte de ses objectifs, la Ville de Sherbrooke réduit évidemment la marge de manœuvre de ces organismes et risque d\u2019alourdir les démarches pour les entrepreneurs.La directrice générale adjointe du développement et du partenariat à la Ville de Sherbrooke, Marie-France Delage, explique que l\u2019on veut ainsi assurer une meilleure cohérence dans les efforts de la Ville en gestion des terrains industriels.Pour ce faire, trois postes seront créés \u2013 un urbaniste coordonnateur, un agent négociateur et un technicien de gestion de données \u2013 avec une enveloppe annuelle de 320 000 $.Sherbrooke souhaite aussi mieux arrimer les événements avec sa vision de développement économique dans les secteurs du commerce, de la culture et du sport.Pour cela s\u2019ajouteront un poste de chef de division et un poste d\u2019agent de liaison contractuel au coût de 244 000 $.Ces sommes sont prévues dans le budget du nouveau Bureau du développement économique.Reste à voir maintenant si ces nouvelles structures seront plus performantes et si les entrepreneurs s\u2019y retrouveront.Annie Godbout, coprésidente du comité politique de développement économique, soutient que ces changements organisationnels ne signifient pas un désaveu des deux paramunicipales et n\u2019ont pas pour objectif de réaliser des économies.Pourquoi, alors, vouloir tout chambarder?Destination Sherbrooke a souvent fait l\u2019objet de remises en question au conseil municipal en raison des coûts et de ses difficultés à doter Sherbrooke d\u2019un véritable produit touristique d\u2019appel.Cet organisme a d\u2019ailleurs subi deux coupes budgétaires massives depuis 2015.L\u2019organise a néanmoins été derrière le succès de la revue musicale Cowboys : de Willie à Dolly durant quatre étés, qui a attiré 45 000 spectateurs, puis de Starmania.Pour ce qui est de Sherbrooke Le grand chambardement DENIS DUFRESNE ÉDITORIAL denis.dufresne@latribune.qc.ca Innopole, les orientations de la Ville sont encore plus difficiles à comprendre.Cet organisme a développé depuis 10 ans une grande expertise en développement industriel avec une approche globale pour accompagner les investisseurs, ce qui va bien au-delà de la vente de terrains.L\u2019année  2019 s\u2019était d\u2019ailleurs caractérisée par des investissements record de 416 millions $ dans les secteurs industriel et tertiaire-moteur.Sous la gouverne de Josée Fortin, 184 nouvelles entreprises ont été créées avec plus de 7300 emplois et des investissements de 1,8 milliard $.Pourquoi vouloir changer une recette gagnante?J\u2019ai été sidérée pour ne pas dire profondément choquée d\u2019apprendre que la Ville de Sherbrooke a dépensé 92 000 $ pour des feux d\u2019artifice qui ont duré à peine 10  minutes vendredi dernier.En pleine période de pandémie où plusieurs peinent à se nourrir, où les organismes d\u2019aide sont submergés de demandes, où il y a pénurie de logements abordables, où plusieurs se retrouvent à la rue, comment peut-on manquer autant de sensibilité sinon de simple bon sens?Le plaisir d\u2019avoir un réfrigérateur bien garni, un manteau chaud pour l\u2019hiver, un logement convenable aurait duré beaucoup plus longtemps que 10 minutes pour plusieurs si ce 9200 $ la minute avait été investi à meilleur escient.Le cynisme est d\u2019autant plus cruel qu\u2019on apprend que Sherbrooke disposera cette année d\u2019un surplus budgétaire de 28 millions de dollars.Fidèle à lui-même, le maire Lussier déclare candidement que les propriétaires ne doivent toutefois pas s\u2019attendre à des baisses de taxes, qui auraient un impact direct sur le coût des loyers.Joyeux Noël, M. Lussier, et souhaitons que ce soit votre dernier comme maire! Marie-José Dandenault Sherbrooke La magie de Noël selon Steve Lussier Pour nous écrire La Tribune invite ses lecteurs à réagir à l\u2019actualité dans cette page.Les lettres courtes seront privilégiées et la direction se réserve le droit d\u2019abréger les documents.Ne seront publiées que les lettres portant le nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone de leur auteur.Seuls le nom et le lieu de résidence apparaîtront toutefois dans le journal.Envoyez vos documents par : Courriel : opinions@latribune.qc.ca Téléphone : 819 564-5450 Poste : Opinions des lecteurs 780, rue King Ouest, Sherbrooke Québec, J1H 1R7 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 OPINIONS 25 La Coopérative de solidarité La Tribune a eu un an mercredi.Fondée le 9 décembre 2019 pour relancer le journal après la faillite du Groupe Capitales Médias, la coopérative de travailleurs a dû non seulement réinventer son modèle d\u2019affaires, mais elle a dû le faire à vitesse accélérée, bousculée par une pandémie que personne n\u2019avait vue venir.Son tout premier président du conseil d\u2019administration, l\u2019ex-maire de Sherbrooke Jean Perrault, raconte cette première année et sa vision pour la suite de l\u2019aventure.C\u2019est la mobilisation régionale qui a fait la différence.Si on n\u2019avait pas eu l\u2019appui des gens, si on n\u2019avait pas eu cette connivence-là avec le milieu, je ne suis pas sûr qu\u2019on aurait été capable de devenir propriétaire du journal avec les employés.Quand je regarde en arrière, je trouve que c\u2019est un tour de force qu\u2019on a accompli.Après l\u2019annonce de la faillite [le lundi 19 août], j\u2019avais lu dans le journal l\u2019appel de la Chambre de commerce de Sherbrooke puis le rassemblement de solidarité organisé par la FPJQ-Estrie.Je ne savais pas qui appeler, mais je savais qu\u2019il fallait tenter quelque chose parce que, sans journal local, on est mort comme région.Je suis remonté jusqu\u2019à Maurice Cloutier [directeur général et éditeur adjoint].J\u2019ai demandé à le rencontrer pour lui parler de ce qu\u2019on pourrait faire et ç\u2019a parti.Il a été le premier à m\u2019écouter et, comme moi, son objectif, c\u2019était de garder un journal local à Sherbrooke.En trois jours, on a rallié les institutions qui savent toute l\u2019importance d\u2019un quotidien dans une région comme Sherbrooke.Elles ont embarqué à la condition que le repreneur qui allait devenir propriétaire des six journaux régionaux nous assure que La Tribune allait continuer à parler des activités d\u2019ici.Elles se sont engagées à réinvestir les montants qu\u2019elles mettaient déjà en publicité et à en mettre plus pour une somme totale d\u2019un million de dollars.Un engagement a été signé et ç\u2019a été annoncé en conférence de presse dans le hall d\u2019entrée de La Tribune le 23 août.C\u2019est un cri du cœur qui a été lancé par une vingtaine de leaders.Ç\u2019a déclenché le tour de force et probablement que ç\u2019a donné des idées aux cinq autres journaux du groupe, parce que personne ne s\u2019était mobilisé encore dans les autres régions.Pour un politicien comme moi qui s\u2019est fait brasser pendant 25 ans par les journalistes de La Tribune, c\u2019était quand même curieux que je me lève et que je dise : ça n\u2019a pas de bon sens, il faut sauver ça! Avec cet appui des universités, cégep, CIUSSS, Table des MRC et Chambre de commerce, on a pu convaincre le milieu.Je me disais que si huit hommes d\u2019affaires avaient accepté de mettre 2,1 M$ pour lancer le Phœnix, il n\u2019y avait pas de raison qu\u2019on ne puisse pas aller chercher 500 000 $ pour La Tribune.Alors on a monté un cabinet de campagne de 15 personnes et on a ramassé l\u2019argent.Puis les employés, qui s\u2019étaient mobilisés pour préparer une proposition de rachat et qui parlaient de monter une coopérative, ont eux aussi accepté de mettre 5 % de leur salaire, même s\u2019ils avaient perdu 30 % de leur fonds de pension et accepté un gel de salaire de deux ans.C\u2019est quelque chose! Le 9 décembre, on a fondé la coopérative et le 23 décembre, on est devenus propriétaires.SE RÉINVENTER À Sherbrooke et dans les autres quotidiens régionaux, on a commencé la réingénierie.Les employés se sont réinventés, et je dois dire que même si je défends beaucoup notre autonomie locale, le national nous a beaucoup aidés.Ensemble, les journaux ont construit les Coops de l\u2019information, ils ont recruté des experts, on a été bien épaulés là-dedans.Le premier anniversaire de la coopérative, c\u2019est une chose, mais il y a énormément de travail et de mobilisation derrière tout ça.Et si on ne l\u2019avait pas fait, il n\u2019y en aurait pas de coop aujourd\u2019hui.C\u2019est précieux ce qui a été fait par le milieu, et par les employés.Parce que je pense que la mobilisation des employés dans leur travail au quotidien a aussi fait la différence.Quand on a fermé l\u2019imprimerie, ç\u2019a été un coup dur.Je me souviens que j\u2019étais allé rencontrer les employés des presses quelques jours avant la fin et les gens me disaient : on va imprimer le dernier journal samedi et vous aller voir que ça va être bien fait.Je n\u2019en revenais pas qu\u2019ils parlent comme ça alors qu\u2019ils allaient perdre leur job.Ç\u2019a été une grosse étape.Puis il y a eu une mobilisation pour trouver un local plus petit et organiser notre déménagement.Et la COVID a frappé.Comme n\u2019importe quelle entreprise, il a fallu que les employés se revirent de bord, s\u2019adaptent au télétravail.L\u2019AVENIR Et là arrive l\u2019abonnement numérique.Le hic, c\u2019est qu\u2019il faut qu\u2019on se mobilise encore une fois pour faire accepter à nos lecteurs de payer pour lire notre contenu numérique.Ça nous prend de la relève chez nos abonnés.Quand Québec et Ottawa vont arrêter de prendre de la publicité pour la COVID, ça va nous prendre des abonnés pour vivre.Les abonnements, c\u2019est le nerf de la guerre pour l\u2019avenir.Il faut que les gens contribuent.C\u2019est moins de 20 $ par mois.Dans une population de 350 000 personnes, où il y a probablement 100 000 de population active qui a un salaire, qui travaille dans nos universités, dans nos cégeps, dans nos industries, il n\u2019est pas normal, à mon point de vue, qu\u2019on n\u2019ait pas plus d\u2019abonnements.Ça me dépasse.Je pense que, dans l\u2019avenir, il faut que le milieu nous aide pour garder des nouvelles locales, pour parler de nous autres au niveau du sport, de la culture, du social, de l\u2019institutionnel, etc.Il faut que les gens s\u2019abonnent parce que, sans abonnements, on est mort.C\u2019est la priorité de notre organisation.L\u2019autre priorité, c\u2019est d\u2019écrire ces nouvelles locales.Il faut que les gens sentent qu\u2019on parle d\u2019eux autres.Les régions, les agriculteurs, les problèmes dans nos hôpitaux, ce qui se passe ici, c\u2019est ça qui m\u2019intéresse le plus.Il faut parler des affaires municipales.Les gens paient leurs taxes, ils veulent des services, il faut que les villes soient performantes et ce sont les médias qui peuvent y veiller.Vous avez tellement de pouvoir.Avec la COVID, il faut qu\u2019on reste à l\u2019affût des besoins de la population.Il faut que les gens sentent que La Tribune est là pour faire la différence dans leur moral.Ils sont isolés, affectés psychologiquement, il faut qu\u2019on parle d\u2019eux autres, qu\u2019on les motive, qu\u2019on les outille pour passer à travers.La solution pour l\u2019avenir, c\u2019est aussi d\u2019avoir une contribution des gouvernements pour soutenir la presse locale.On le voit, les gouvernements du Québec et du Canada ont investi dans les médias régionaux pour être capables de parler à leur population.Quand ils n\u2019auront plus besoin de nous autres, après les vaccins et tout ça, leur façon de contribuer ça devrait être de taxer les GAFAM ou autrement pour nous donner des subventions et pour préserver ce droit à l\u2019information locale.C\u2019est un devoir du gouvernement de soutenir le droit à l\u2019information locale.Si on ne fait pas ça, le Canada, le Québec et les régions seront perdants.Il y aura des textes non vérifiés, écrits par on ne sait pas qui, des nouvelles à la Trump qui vont circuler et qui seront partagées mais dont on ne sait pas si elles sont vraies.C\u2019est pour ça que ça prend des journalistes locaux qui font de la recherche, qui font de la valorisation dans le milieu, qui parlent de nous autres.Si on n\u2019a pas ça, on est mort comme région.PROPOS RECUEILLIS PAR JACYNTHE NADEAU Les mobilisations qui ont sauvé La Tribune Mobilisés par l\u2019ex-maire Jean Perrault et par le directeur général de La Tribune Maurice Cloutier, une vingtaine de leaders représentant les plus importantes institutions de la région s\u2019étaient réunis d\u2019urgence, quatre jours après l\u2019annonce de la faillite du Groupe Capitales Médias, pour promettre leur appui à d\u2019éventuels acheteurs de La Tribune.Parmi eux le recteur de l\u2019Université de Sherbrooke Pierre Cossette, à gauche, et le président de la Table des MRC de l\u2019Estrie, Hugues Grimard.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES « Pour un politicien comme moi qui s\u2019est fait brasser pendant 25 ans par les journalistes de La Tribune, c\u2019était quand même curieux que je me lève et que je dise : ça n\u2019a pas de bon sens, il faut sauver ça?! » \u2014 Jean Perrault SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 26 JASMINE RONDEAU Initiative de journalisme local La Tribune SHERBROOKE \u2014 Sherbrooke aura son nom sur des produits de cannabis à usage récréatif vendus à travers le Canada.Près de deux ans après avoir fait ses premiers pas dans l\u2019extraction et la transformation au Québec, Neptune Solutions bien-être lance sa propre marque, Mood Ring, et entend se démarquer notamment sur les marchés de la Colombie-Britannique et de l\u2019Ontario avant d\u2019attaquer les tablettes de la SQDC très bientôt.L\u2019entreprise soulignait vendredi, lors d\u2019une cérémonie officielle, l\u2019arrivée de sa première livraison en Colombie-Britannique.L\u2019 u s i n e s h e r b r o o k o i s e d e 50  000  pieds carrés, qui faisait jusqu\u2019ici uniquement affaire avec des marques existantes afin d\u2019offrir ses services d\u2019extraction du cannabis, de purification du cannabis et de formulation à partir du cannabis de différents produits à valeur ajoutée, prend ainsi un virage qui lui permettra de faire passer son expertise à un autre niveau, explique Jose Dominguez, sommelier de cannabis et directeur des produits chez Neptune.« Neptune a une bonne connaissance des produits finis et de la technologie entourant les produits de haute qualité, dit M. Dominguez.C\u2019est aussi un marché où il y a plus de potentiel que dans la vente d\u2019entreprise à entreprise.On avait quand même des opportunités de formulation et des idées qu\u2019on voulait garder pour Neptune, alors on veut aller de l\u2019avant pour ça.La deuxième raison, c\u2019est aussi qu\u2019on fait beaucoup de travail pour établir des produits de qualité dans l\u2019éventualité d\u2019une légalisation américaine, parce qu\u2019on détient également une usine aux États- Unis.On veut s\u2019assurer d\u2019avoir fait beaucoup de recherche et Neptune lance sa propre marque Jose Dominguez, sommelier de cannabis et directeur des produits chez Neptune.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Son huile et son haschich produits à Sherbrooke gagnent le marché canadien 0050812 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 27 AFFAIRES beaucoup de produits. » Une marque spécifiquement adaptée au Québec et à sa réglementation gouvernementale particulière devrait être lancée dans les prochaines semaines, ce qui donnera à l\u2019entreprise l\u2019accès à un total de 82 % du marché de consommation du cannabis.Celui-ci est évalué à 2,5 G$ au pays.567 MAGASINS Du côté de Mood Ring, l\u2019entreprise a obtenu l\u2019accès à un réseau de distribution totalisant 567 magasins de détail en Colombie-Britannique et en Ontario, et vise également l\u2019Alberta.Mood Ring cible autant l\u2019usage axé sur le « bien-être » des produits à forte teneur en CBD, avec son huile et ses capsules à haute teneur en CBD, que l\u2019aspect récréatif plus souvent recherché dans les produits contenant du THC, avec son haschich classique et son haschich héritage.D\u2019autres produits doivent également s\u2019ajouter au portfolio de l\u2019entreprise au début de 2021.Ultimement, Neptune prévoit intégrer les cannabinoïdes dans des produits allant du dentifrice aux déodorants, aux désinfectants pour les mains et à d\u2019autres produits d\u2019usage quotidien.Le cannabis util isé pour la transformation provient de différents producteurs autorisés répartis à travers le Canada.« On fait beaucoup de recherche à ce sujet, explique M. Dominguez.On explore beaucoup parce qu\u2019on ne peut pas avoir qu\u2019une option.On est vraiment dépendants de la biomasse : on ne fait un bon produit que si on a une bonne biomasse.C\u2019est très symbiotique et délicat. » Neptunes Solutions bien-être, dont le siège social est situé à Laval, n\u2019exclut pas de continuer à produire sous contrat pour d\u2019autres entreprises, mais vise à devenir un véritable « leader » dans le marché du cannabis avec ce virage « historique », affirme Rémi Fortin, vice-président des opérations de cannabis de l\u2019entreprise.ÉCORESPONSABILITÉ Grâce à la grande capacité de l\u2019usine de Sherbrooke et à ses différentes technologies qui sont en mesure d\u2019extraire 700 kg de biomasse de cannabis en 24 h, Neptune croit que l\u2019huile et les capsules Mood Ring seront particulièrement concurrentielles sur le marché.Un autre des atouts qu\u2019elle estime importants pour sa marque est sa conscience environnementale.« Les technologies qu\u2019on utilise, soit la technologie d\u2019alcool cryogé- nique, la technologie CO2 supercri- tique et la technologie d\u2019extraction sans solvant sont des technologies vertes dans lesquelles on récupère tous les intrants.On récupère l\u2019éthanol et le CO2.Du côté de l\u2019extraction sans solvant, c\u2019est fait mécaniquement ou avec de l\u2019eau.Notre écoresponsabilité est autant dans l\u2019extraction que dans l\u2019emballage.Nos emballages sont pensés pour être le moins polluants et le plus recyclables possible », assure M. Dominguez.La marque entretiendra également un partenariat avec l\u2019organisme de reforestation One Tree Planted, qui plantera un arbre pour chaque produit vendu.En novembre 2017, on apprenait que la société Neptune Solutions bien-être allait donner une nouvelle orientation à son usine de Sherbrooke, qui servait à produire de l\u2019huile de krill.L\u2019installation a par la suite obtenu officiellement sa licence de transformation de cannabis en janvier 2019.L\u2019entreprise a tenu une cérémonie officielle, vendredi devant son usine de la rue Pépin à Sherbrooke, pour souligner l\u2019arrivée de sa première livraison en Colombie-Britannique.Sur la photo : Josée Fortin, directrice générale de Sherbrooke Innopole, coupe le ruban en compagnie de Rémi Fortin, vice-président des opérations de cannabis chez Neptune, et de la Dre Toni Rinow, directrice financière et directrice des opérations mondiales de Neptune.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN 0050812 2093 Mercedes-Benz de Sherbrooke 4787, boul.Bourque Sherbrooke, 1-888-314-9802 220166 2020 C 300 Argent 7 604km Traction intégrale, Ensemble Premium & Sport - 14 000 $ 42 486 $ 220262 2020 GLB 250 Noir 8 122km 7 passagers, Ensemble Premium & Tech.- 10 000 $ 50 822 $ 220235 2020 GLC 300 Argent 7 218km Ens.Premium, navigation réalité augmentée - 7 000 $ 52 376 $ 220171 2020 A 220 Blanche 7 400km Ens.Premium & Tech., Système MBUX - 4 245 $ 40 000 $ 220104 2020 C 43 Noir 7 075km Moteur V6 biturbo de 385 chevaux - 15 000 $ 61 913 $ ©Mercedes-Benz Canada Inc., 2020.*Les rabais affichés sont applicables en achat comptant seulement ou au financement à taux standard offert uniquement par l\u2019intermédiaire de Services financiers Mercedes-Benz sur approbation du crédit.les AMG).Les modèles de démonstration sont disponibles en quantités très limitées.Taxes en sus.Mercedes-Benz.Frais d\u2019immatriculation, d\u2019enregistrement et d\u2019assurance ainsi que taxes de vente en sus.Le concessionnaire peut louer ou offrir du financement à prix moindre.L\u2019offre peut changer sans préavis et ne peut être jumelée à d\u2019autres offres.Voyez votre concessionnaire Mercedes-Benz autorisé pour les détails ou communiquez avec le Service à la clientèle de Mercedes-Benz au 1 800 387-0100.L\u2019offre prend fin le 4 janvier 2021.Différence 15 démos 4MATIC Un choix incomparable de démos à traction intégrale SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 28 PROXIMITÉ PME L\u2019entreprise valorisera 400 millions de tonnes de résidus d\u2019amiante P endant plus de 100 ans, l\u2019ancienne mine d\u2019amiante Je f f re y a g é n é ré d e s montagnes de quelque 400 millions de tonnes de résidus miniers dans la région d\u2019Asbestos.Une vraie mine d\u2019or pour Alliance Magnésium qui s\u2019apprête maintenant à les transformer en lingots de magnésium, alors que la demande est en forte croissance, principalement dans les industries du transport et de l\u2019aluminium.Alliance Magnésium fait même d\u2019une pierre deux coups.Elle recyclera non seulement d\u2019immenses quantités de déchets accumulés pendant des décennies d\u2019extraction, mais sa technologie de transformation par un procédé d\u2019hydrométallurgie et d\u2019électrolyse plus propre permettra aussi de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) de 83 % en moyenne par rapport au procédé traditionnel utilisé par les concurrents internationaux, essentiellement chinois.« Nous allons produire un métal nettement plus vert, ce qui répond à une volonté accrue d\u2019un grand nombre d\u2019entreprises de réduire l\u2019empreinte environnementale de leurs produits», souligne le fondateur Joël Fournier, président et chef de la technologie de cette entreprise lancée en 2012, dont le modèle d\u2019affaires repose sur le développement durable et l\u2019économie circulaire.«Avant, les entreprises voyaient la prise en compte des aspects environnementaux comme une contrainte qui engendrait des coûts supplémentaires.Aujourd\u2019hui, elles y voient une raison d\u2019être pour assurer leur développement, mais aussi celui de la société», constate Alain Webster, professeur en économie de l\u2019environnement à l\u2019École de gestion de l\u2019Université de Sherbrooke.En fait, Alliance Magnésium n\u2019aurait jamais vu le jour si l\u2019entreprise s\u2019était lancée dans la production de magnésium avec la méthode thermique très énergivore et polluante utilisée en Chine.«Notre projet n\u2019aurait certainement pas reçu l\u2019appui des gouvernements et des financiers», affirme Joël Fournier.Alain Webster fait écho à ses propos.«Le secteur financier intègre de plus en plus les critères ESG dans l\u2019analyse de ses d o ss i e r s d\u2019 i nv e st i ss e m e n t » , souligne-t-il.Alliance Magnésium entend d\u2019ailleurs rivaliser avec la Chine, qui génère l\u2019essentiel de la production mondiale de magnésium, mais en émettant plus de 26 tonnes de gaz à effet de serre par tonne de magnésium produit.Entre-temps, l\u2019entreprise a amorcé le printemps dernier la construction de son usine de démonstration commerciale, ce qui a nécessité des investissements de 145 millions $.L\u2019usine, qui devrait fabriquer ses premiers lingots de magnésium à partir d\u2019avril 2021, aura d\u2019abord une capacité de production annuelle de 18 000 tonnes.Or, cette production initiale est déjà vendue à un courtier dont les clients sont des entreprises du secteur des transports et de l\u2019aluminium.L\u2019industrie des transports s\u2019intéresse de plus en plus au magnésium pour la fabrication de pièces, afin d\u2019alléger le poids des véhicules.Ce métal est aussi utilisé dans les alliages d\u2019aluminium.Le magnésium produit par Alliance Magnésium devient «un matériau de choix pour les grands constructeurs de l\u2019automobile et des géants comme Rio Tinto qui veulent réduire leur empreinte PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca ALLIANCE MAGNÉSIUM FAIT CIRCULER L\u2019ÉCONOMIE productiviteinnovation.com Écoutez dès maintenant le deuxième épisode, Mobiliser l\u2019équipe, multiplier les forces Websérie Industries Mailhot : passer à l\u2019action laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 29 PRÉSENTÉE PAR INVESTISSEMENT QUÉBEC POURQUOI ET COMMENT DEVENIR ÉCORESPONSABLE?1) Avantage concurrentiel.«Les consommateurs ont de nouvelles attentes et exigences envers les entreprises pour qu\u2019elles leur offrent des produits qui répondent aux critères ESG et à leurs valeurs personnelles», note Jean-Sé- bastien Trudel, expert-conseil en développement durable à la Chambre de commerce et d\u2019industrie de Laval.«Les clients favorisent de plus en plus des entreprises qui se préoccupent des enjeux environnementaux», renchérit Alain Webster.2) Recrutement et rétention d\u2019employés.«Dans un contexte de pénurie de main- d\u2019œuvre, les organisations qui ont mis en place des mesures de développement durable réussissent plus facilement à recruter et à retenir des employés, particulièrement chez les plus jeunes», note Jean- Sébastien Trudel.3) Un pas à la fois.L\u2019adoption de pratiques en développement durable se fait par étape, indique Jean-Sébastien Tru- del.«Il faut d\u2019abord poser de petits gestes, comme implanter des bacs de compostage ou récompenser les employés qui viennent travailler à vélo.Ça n\u2019aura pas le plus grand impact sur les changements climatiques, mais ça donnera un grand pouvoir de rassemblement et d\u2019adhésion dans l\u2019entreprise qui, ensuite, pourra s\u2019engager dans une réflexion plus stratégique.» Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.Les capsules de la semaine en bref «?Nous allons produire un métal nettement plus vert, ce qui répond à une volonté accrue d\u2019un grand nombre d\u2019entreprises de réduire l\u2019empreinte environnementale de leurs produits.?» \u2014 Joël Fournier, fondateur, président et chef de la technologie d\u2019Alliance Magnésium Joël Fournier est président et chef de la technologie chez Alliance Magnésium, fondée en 2012.\u2014 PHOTO FOURNIE carbone et offrir des produits plus verts», fait valoir Joël Fournier.La PME entend aussi valoriser la silice et le nickel qui se retrouvent dans les tonnes de résidus miniers.La silice serait utilisée dans la fabrication de béton, encore là pour atténuer l\u2019impact environnemental de sa fabrication, tandis que le nickel est employé pour la conception de batteries au lithium.Alliance Magnésium produira initialement du magnésium à partir de matériaux recyclés provenant notamment des industries de l\u2019électronique et des transports.Puis, elle s\u2019attaquera aux montagnes de résidus pour y puiser sa propre matière première et en faire des lingots de magnésium.L\u2019entreprise prévoit accroître graduellement sa production annuelle à 50 000 tonnes, dont 35 000 tonnes de métal primaire et 15 000 tonnes de métal secondaire issues de matériaux recyclés.À terme, elle emploiera quelque 250 personnes.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise TDAH : des employés au potentiel créatif supérieur Le discours en faveur de la diversité et l\u2019inclusion en milieu de travail semble gagner du terrain.Des entreprises estiment de plus en plus important que leurs équipes soient plus mixtes, multiculturelles, issues de courants de pensée différents et aux parcours variés.Elles auraient aussi avantage à reconnaître et valoriser le potentiel d\u2019employés atypiques comme ceux à trouble de déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), indique le magazine français The Conversation.Innovation et transformation numérique : une question de culture La transformation numérique des entreprises manufacturières est devenue essentielle.L\u2019automatisation, l\u2019Internet des objets, l\u2019intelligence artificielle et la robotique sont autant de progrès technologiques qui rendent les usines plus intelligentes et auront un impact important sur tous les aspects de la fabrication : du développement de produits aux processus opérationnels en passant par la logistique de la chaîne d\u2019approvisionnement.Mais les fabricants ne doivent pas simplement se contenter d\u2019acheter les technologies, de les brancher et d\u2019appuyer sur le bouton «Démarrer» pour en tirer les avantages escomptés, prévient le magazine IndustryWeek.Cybercriminalité : mieux former les employés L\u2019évolution des technologies numériques a grandement facilité le travail et le quotidien de millions d\u2019employés et de consommateurs.Mais cette prolifération a aussi servi de tremplin aux activités de cybercriminalité et de fraude qui ne cessent d\u2019augmenter.Et l\u2019accroissement du travail à domicile et des transactions en ligne, en vue d\u2019atténuer les problèmes engendrés par le coronavirus, a du même coup accentué la menace de cyberattaques sur les entreprises qui, pour la plupart, sont plus ou moins bien préparées.En France, l\u2019Agence nationale de la sécurité des systèmes d\u2019information est intervenue à une centaine de reprises ces derniers mois contre des attaques informatiques de type rançongiciel.Les ordinateurs de Bouygues Construction et Fleury Michon, mais aussi de nombreuses PME, ont été entièrement chiffrés par un logiciel malveillant, souligne le magazine Dynamique Entre- preneuriale qui suggère plusieurs façons de prévenir les risques informatiques.Se démarquer grâce à l\u2019expérience client Pour se démarquer, une entreprise doit évidemment offrir des produits ou services qui sont différents et incontournables.Mais à l\u2019ère d\u2019Internet, des nouvelles technologies et des réseaux sociaux, elle doit aussi créer un lien émotionnel avec ses clients : elle doit être capable d\u2019établir une relation privilégiée avec chacun d\u2019eux, basée sur la communication, la transparence, l\u2019échange et la confiance, constate le Harvard Business Review, dans un article de son édition française.La gestion des RH prend du galon En 2008, les entreprises se sont principalement appuyées sur leurs directeurs financiers pour sortir du marasme financier qui avait plongé l\u2019économie mondiale dans sa pire crise depuis la Deuxième Guerre mondiale.Aujourd\u2019hui, la crise économique mondiale provoquée par la pandémie de coronavirus a mis les ressources humaines à l\u2019avant- plan et les entreprises qui peuvent compter sur une fonction RH performante s\u2019en sortiront mieux, estime le magazine Strategy + Business. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 30 ACTUALITÉS RENÉ-CHARLES QUIRION rene-charles.quirion@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Si la violence envers les femmes est bien présente en temps normal au Pérou, elle a été exacerbée avec le confinement lié à la pandémie de la COVID-19.C\u2019est dans ce contexte où le financement d\u2019Affaires mondiales Canada lié au projet de santé des mères, des enfants et des nouveau-nés a pris fin en juillet dernier que le Carrefour de solidarité internationale de Sherbrooke (CSI) a mis en place une campagne dédiée à ce pays d\u2019Amérique latine où il intervient depuis près de 30 ans.Le chargé de projet pour le Pérou au CSI, Daniel Vanovers- chelde signale que les appels à la ligne  dédiée à la violence conjugale au Pérou, est passé de 14 000 appels en mars 2020 à plus de 23 600 deux mois plus tard.« Il y a eu les tristes décès liés à la COVID-19 où le Pérou a été le pays le plus touché d\u2019Amérique latine à un certain moment.Mais nous travaillons sur les effets collatéraux où le confinement a exacerbé la violence faite envers les femmes et les adolescentes », mentionne le chargé de projet du CSI.OBJECTIF : 5000 $ Bien conscient que la violence conjugale a aussi augmenté au Québec et que les besoins financiers sont aussi croissants ici, le CSI s\u2019est fixé un objectif plus modeste de 5000 $ pour maintenir son aide directe sur le terrain dans les zones plus défavorisées de ce pays où les inégalités sociales sont bien présentes.Cette somme sera investie directement dans notre projet de santé et droits sexuels et reproductifs au Pérou où le partenaire terrain du CSI, l\u2019ONG Ayni Desarrollo pourra poursuivre sa mission auprès des populations de Comas, dans la province de la Convention et avec la population autochtone Machiguen- ga dans la jungle dans la région de la Mégantoni.« Par cette campagne dédiée, nous tentons de faire le pont avant d\u2019obtenir des réponses à nos nouvelles demandes de subventions », indique Daniel Vanoverschelde du CSI.Il est possible d\u2019obtenir plus d\u2019informations sur la campagne du CSI au www.csisher.com.Une campagne pour le Pérou au CSI Poste de directrice adjointe à l\u2019administration et finance 35 heures par semaine Sous la responsabilité de la directrice générale, la directrice adjointe administrative et finance accomplit les tâches à l\u2019administration, à la gestion des ressources financières, matérielles et humaines du CPE Sel et Poivre.Formation en administration.Si vous êtes intéressés, veuillez faire parvenir votre curriculum vitae au plus tard le 23 décembre 2020, 12h00 à Louise Frenette gestion@cpeselpoivre.com Entrée en fonction mi-janvier 2021.La Municipalité de Dudswell est à la recherche d\u2019une agente ou d\u2019un agent de soutien administratif pour combler un poste de 21 heures par semaine.Salaire et avantages sociaux selon les normes en vigueur dans la Municipalité.Pour plus d\u2019informations, visitez notre site Internet à l\u2019adresse suivante : www.municipalitededudswell.ca Ou par courriel : municipalite.dudswell@hsfqc.ca OFFRE D\u2019EMPLOI AgEntE Ou AgEnt DE sOutIEn ADMInIstRAtIF OFFRE D\u2019EMPLOI Directeur du Service de sécurité incendie Description Sous la supervision du directeur général, le directeur du Service de sécurité incendie doit planifier, organiser, diriger, contrôler et coordonner les ressources humaines, matérielles et financières de son service.À ce titre, il doit collaborer avec les ministères, les régies et autres institutions concernées, de même qu\u2019avec les municipalités voisines.Mission du service Le Service de sécurité incendie (SSI) de la Municipalité est un service principalement composé de pompiers sur appel qui assurent les services d\u2019urgence aux résidents de la Municipalité à l\u2019aide de la main-d\u2019œuvre et de l\u2019équipement d\u2019extinction d\u2019incendie.Il assure également la désincarcération des personnes piégées dans des véhicules accidentés.Le service compte plus ou moins 25 ressources (le directeur, un capitaine, des lieutenants et une vingtaine de pompiers).Il fournit également une évaluation et un entretien régulier des appareils et équipements de lutte contre les incendies, et mène des inspections dans les propriétés afin de s\u2019assurer que les normes de sécurité y sont respectées.Finalement, le Service de sécurité incendie assume les tâches qui relèvent de la sécurité publique telles que la préparation aux sinistres, la brigade scolaire et la sécurité routière.Exigences \u2022 Posséder une technique en sécurité incendie ou une formation équivalente reconnue par le Règlement sur les conditions pour exercer au sein d\u2019un service de sécurité incendie municipal; \u2022 Posséder 3 années d\u2019expérience en gestion et 10 années d\u2019expérience comme pompier; \u2022 Être disponible sur appel le jour, le soir, la nuit et les fins de semaine lors des urgences; \u2022 Avoir une bonne capacité physique est nécessaire pour pouvoir accomplir ce travail; \u2022 Détenir un permis de conduire valide classe 4A (véhicule d\u2019urgence) et classe 5 (auto); \u2022 Une préférence pourrait être donnée en fonction du lieu de résidence du candidat en vue d\u2019assurer un court délai pour se rendre à la caserne incendie lors d\u2019appels d\u2019urgence.Conditions de travail Il s\u2019agit d\u2019un poste temps plein avec un horaire de travail de 35 heures/semaine.Il y a une possibilité de réduire le nombre d\u2019heures à 28 heures/semaine si le candidat ne souhaite pas faire de visites préventives.Les heures effectuées lors des interventions d\u2019urgence sont en surplus des heures normales de travail.Les conditions de travail du personnel sont régies par le Recueil de gestion des ressources humaines de la municipalité de Compton.Rémunération La rémunération du personnel de la municipalité de Compton est établie par les échelles du Recueil de gestion des ressources humaines de la municipalité.Pour l\u2019année 2021, l\u2019étendue du salaire annuel de base fixé sur 35 heures/ semaine de la classe du présent poste est la suivante : 59 223 $ - 69 761 $ Dépôt d\u2019une candidature Les personnes souhaitant déposer leur candidature pour le présent poste doivent acheminer une lettre de présentation et un curriculum vitae à M.Philippe De Courval, directeur général avant le 7 janvier 2021 à 16h aux coordonnées ci-dessous : Municipalité de Compton 3, chemin de Hatley Compton (Québec) J0B1L0 directiongenerale@compton.ca NOTE : Ce poste est offert aux hommes comme aux femmes.Le genre masculin est employé pour seules fins d\u2019alléger le texte.Groupe NordFab est à la recherche d\u2019un(e) sous-traitant(e) pour effectuer les prises de mesures et les installations de nos comptoirs chez notre clientèle, pour la ville de Sherbrooke et ses environs.Pour plus d\u2019informations sur le besoin et l\u2019entreprise, se référer aux ressources humaines au 1-800-363-2976 ou à carriere@groupenordfab.ca.\u2022 Caméra de surveillance \u2022 Internet haute vitesse \u2022 Télévision \u2022 Sonorisation \u2022 Système d\u2019alarme \u2022 Et bien d\u2019autres Pensez Brunelle Électronique ! 10, rue Main Ouest, Coaticook 819 849-3608 Pensez Brun le Électro ique Vous faites de la construction ou de la rénovation prochainement ?0049319 0052033 0052445 0052776 0052930 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 31 Maîtrise de la végétation \u2013 Hydro-Québec | Promotion unbeau saPin\u2026 entoute sécurité ! Si le roi des forêts a la cote à l\u2019approche de Noël, sachez que planter un sapin près d\u2019une ligne électrique n\u2019est pas le meilleur choix.La pression qu\u2019exercent les arbres chargés de neige mouillée ou de verglas sur le réseau électrique est énorme, tout comme les efforts déployés pour contrer les pannes.Et si on diminuait les risques de pannes ?LES arbrES, UNE rÉELLEMENaCE POUr LE rÉSEaU À la manière d\u2019une voile, les feuilles des arbres offrent plus de prise lorsque le vent se déchaîne.Il tombe 15 mm de verglas ?S\u2019accrochant aux branches, il va jusqu\u2019à doubler leur volume.Une accumulation de neige humide importante, ça devient lourd ! QUEL arbrE PLaNtEr Le sapin, tout comme l\u2019érable argenté, n\u2019est pas le meilleur choix à faire près d\u2019une ligne électrique, le premier vieillissant trop vite et le deuxième se brisant facilement.Un chêne, alors ?Un lilas, un pommetier ?Hydro-Québec peut vous guider : hydroquebec.com/arbres.PLUS dE 100 000 kMdE LIGNES ÀdÉGaGEr Une branche \u2013 ou un arbre \u2013 tombe sur un fil et c\u2019est la panne.Voilà pourquoi Hydro-Québec déploie deux fois plus d\u2019efforts pour maintenir une distance sécuritaire autour de son réseau aérien en procédant à l\u2019élagage et à l\u2019abattage de nombreux arbres.Ainsi, vigilance et méthodes d\u2019intervention respectueuses permettront de limiter auminimum le nombre de pannes possibles durant la saison froide.Envie de passer l\u2019hiver au chaud?Gardez l\u2019œil ouvert.Vous désirez savoir quand Hydro-Québec se déplace dans vos quartiers pour procéder à l\u2019entretien?Consultez la carte «Quand passerons-nous près de chez vous » accessible sur le site Web.Coupables à 40 % Saviez-vous que les arbres ont leur part de responsabilité côté pannes électriques ?Ajoutez à ça les changements climatiques et un cocktail météo \u2013 du vent, du verglas et de la neige mouillée \u2013 et ce chiffre peut atteindre 70 % ! Plus de détails sur hydroquebec.com/arbres-reseau Le saviez-vous ?Hydro-Québec élague et déboise, intervient sur les arbres et gère les résidus demanière respectueuse sur plus de 17 000 km de lignes par an.Tailler les arbres pour éviter des pannes Par son programme demaîtrise de la végétation, Hydro-Québec souhaite améliorer la qualité du service en diminuant significativement le nombre de pannes causées par la végétation d\u2019ici 2025.La règle du trois mètres ! Il vous vient l\u2019envie de décorer le plus grand de vos sapins pour Noël ?De grimper dans une échelle pour y fixer une étoile ?Assurez-vous d\u2019avoir les pieds bien ancrés, de poser des gestes sécuritaires et que les arbres choisis soient à bonne distance des lignes électriques.En fait, aucune personne, aucun outil (échelle oumatériau) ne doit s\u2019approcher àmoins de troismètres d\u2019un fil moyenne tension.Pour assurer votre protection sur toute la ligne, Hydro-Québec peut vous aider.Non pas à décorer le sapin, mais à vous renseigner ! 0051400 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 32 ACTUALITÉS M adame Bertha Weston Price nous raconte à sa façon la légende du Rocher Donda.Voici la traduction que j\u2019en ai faite.« Il y a plusieurs années, les forêts s\u2019étendaient de part et d\u2019autre du lac Massawippi (découvert en 1793) et le monde des hommes et de l\u2019argent semblaient bien lointains.Les collines, dans leur passé silencieux, pleines de mystère comme si le secret de l\u2019univers était au fond de leur cœur, étaient ceintes d\u2019une noble couronne d\u2019érables et de bouleaux, de pins et de cèdres.Certains se tenaient comme des sentinelles robustes, tandis que d\u2019autres plongeaient leurs pieds dans l\u2019eau qui reflétait à partir de ses profondeurs leurs branches gracieuses.Les collines berçaient dans leurs bras silencieux les eaux tumultueuses du lac Massawippi.Lorsque le chef de la tribu des Indiens du Nord a vu la beauté et la richesse naturelle de cette région, il a rassemblé ses guerriers autour de lui et, ensemble, ils ont descendu la pente abrupte.Là, ils virent le lac qui s\u2019étendait devant eux, à l\u2019ombre des collines, comme un joyau dans un décor de jade.Il a été décidé de construire là leurs wigwams et d\u2019allumer leurs feux de camp.Le chef de la tribu avait une fille, la jolie Leeliwa, et elle était aimée de Donda, ce brave guerrier dont les yeux parcouraient les forêts et dont la flèche était rapide et sûre.Parmi ses frères indiens, Donda était réputé pour être un grand chasseur et le chef avait décidé que Leeliwa deviendrait sa femme.Suivant les caprices de son sexe, Leeliwa aimait O-ne-ka, le bel athlète, le nageur agile, qui pouvait vaincre les vagues lorsque le vent et la brume descendaient sur le lac.Pendant que les chasseurs étaient dans les forêts, Leeliwa aimait bien traverser le lac avec O-ne-ka.Le vent, bruissant parmi les érables, gémissant parmi les pins ou secouant les bouleaux blancs jusqu\u2019à ce qu\u2019ils ressemblent à des fées dansant au clair de lune, était la musique des amoureux qui passaient de nombreuses et heureuses soirées sur les eaux éclairées par la lune.Donda, rempli de jalousie, avait l\u2019habitude d\u2019aller au sommet d\u2019un rocher escarpé et, accroupi dans l\u2019ombre, observait les amants qui n\u2019avaient pas conscience de sa sombre vigile.Une nuit, alors que la lune était partiellement dissimulée par des nuages soyeux, Leeliwa et O-ne-ka étaient sur le lac et regardaient les jeux du vent dans les bouleaux blancs sur la côte ouest.Soudain, un vent violent s\u2019abattit sur le lac, attrapa leur canot et le renversa.O-ne-ka saisit Leeliwa fermement et, ensemble, ils luttèrent dans les eaux, mais il semblait y avoir un œil méchant qui les surveillait.Où étaient la force et l\u2019agilité d\u2019O-ne-ka?Il ne pouvait pas atteindre le rivage! Leeliwa le regarda dans les yeux et tous deux s\u2019enfoncèrent dans les eaux bouillonnantes.Du haut de son rocher, Donda était accroupi.Il a vu le canot chavirer.Hein! Maintenant, que le courageux athlète sauve son amoureuse! Qu\u2019il montre maintenant son audace et son talent! murmura Donda, tout en brûlant du désir de sauter dans les eaux tumultueuses et d\u2019arracher la jeune fille aux bras de son rival.Avec horreur, il les vit disparaître! Puis, poussant un grand cri, il se lança du haut du rocher dans les vagues tumultueuses.Il était trop tard! Il ne pouvait les aider.Il retourna tristement sur le rivage et se jeta sur la plage de sable; puis, se levant d\u2019un bond, il observa de près tout signe qui lui indiquerait qu\u2019ils se battaient encore pour leur vie.Soudain, il vit un chemin argenté traversant le lac et menant à une colline escarpée.Sur ce chemin, il a vu un canot blanc se diriger vers la côte.Alors qu\u2019il longeait la plage pierreuse, il vit Leeliwa sortir du canot et courir en haut de la colline, puis disparaître parmi les bouleaux blancs, qui semblaient s\u2019agiter doucement, comme pour la musique d\u2019un requiem.Elle est partie à la recherche des Grandes Eaux où elle espère trouver O-ne-ka, murmura Donda.Leeliwa, je viens! Il sauta dans le lac et les eaux se refermèrent sur lui.Le shaman de la tribu, grâce à son art étrange, a appris la tragédie du triangle amoureux et en informa le chef qui pleura sa fille profondément.Sur le rocher où ces vigiles solitaires avaient été observées, le chef ordonna que le visage de Donda soit sculpté avec un serpent enroulé autour du cou, symbole de la jalousie.Les yeux de Donda regardèrent à travers les eaux, guettant toujours si sa Leeliwa revenait à lui au travers des bouleaux blancs, le long du sentier argenté.C\u2019était il y a plusieurs années.Les larmes du ciel et les vents du sud ont effacé son image du rocher, mais par une nuit de lune, le sentier argenté s\u2019étend toujours sur le lac; les bouleaux blancs murmurent encore dans le vent et, avec les yeux mi-clos, on peut peut-être voir le canot de Lee- liwa se frayer un chemin vers l\u2019entrée de l\u2019heureuse Terre du Repos.La légende du Rocher Donda est empreinte de tristesse, mais les gens d\u2019aujourd\u2019hui, fatigués du monde et les nerfs épuisés, qui cherchent du réconfort dans des endroits retirés dans la nature, trouveront peut-être un bref répit en laissant leur esprit s\u2019égarer dans le passé romantique de Leeliwa, la bien-aimée de Donda et d\u2019O-ne-ka ».Source : Bertha Weston Price, Legends of Our Lakes and Rivers, Lennoxville, 1937, p.6.DENIS BEAULIEU Collaboration spéciale LÉGENDES ESTRIENNES MASSAWIPPI LA LÉGENDE DU ROCHER DONDA Vous avez des infos?Écrivez-nous à redaction@latribune.qc.ca Appelez-nous au 819 564-5454 Vous avez une opinion?Écrivez-nous à opinions@latribune.qc.ca 0051979 0052207 Information ou inscription : 819 822-1703, poste 17015 Lieu : Sherbrooke Durée : 492 heures (17 semaines) Temps plein de jour Dates : du 8 février au 11 juin 2021 Commis au service à la clientèle 2.0 Attestation de formation professionnelle (AFP) Avec la participation financière de : Contenu de la formation \u2022 Français \u2022 Anglais \u2022 EnvironnementWindows \u2022 Compétences numériques \u2022 Communication relationnelle \u2022 Média sociaux \u2022 Service à la clientèle \u2022 Approvisionnement \u2022 Transactions liées à la vente \u2022 Stage de 60 heures Une tranquillité d\u2019esprit, un confort de vivre ! 2775 et 2835, rue duManoir, Sherbrooke lesresidencesducarrefour.ca 819 564-4408 FADOQ 2 Roses d\u2019Or \u2022 2 pas du Carrefour \u2022 Salle à manger \u2022 Chapelle \u2022 Activités \u2022 Salon de beauté \u2022 Piscine intérieure \u2022 Édifice sécuritaire et beaucoup plus Éligible au crédit d\u2019imp ôt au maintien à domicile laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 33 Tu aimes ton bac?Donne-lui des cartons d\u2019œufs, des assiettes d\u2019aluminium qui vont revivre.recyclés.Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.0045200 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 34 ACTUALITÉS Née avec une surdité de perception, Kyriam Ritchie-Joseph a fait fi des obstacles pour devenir préposée aux bénéficiaires SIMON CARMICHAEL Initiative de journalisme local, Le Soleil QUÉBEC \u2014 Quelques heures à peine avant la fin des inscriptions, après une longue discussion avec sa mère, Kyriam se lance.«Pas question de ne rien faire à la maison, et surtout, pas question de retourner au Tim Horton», tranche-t-elle.Déterminée, la jeune femme fera fi de son handicap auditif : elle suivra la formation accélérée pour devenir préposée aux bénéficiaires.Le 23 mars, François Legault met le Québec sur pause.Un nouveau virus méconnu est arrivé au Québec.Quelques jours plus tard, le Cégep de Rosemont, où Kyriam Ritchie-Joseph étudie les sciences humaines, passe à l\u2019enseignement en ligne, comme l\u2019ensemble des établissements d\u2019enseignement de la province.Malentendante, elle ne peut pas suivre ce virage rapide.«Moi, des cours sur Zoom, ça ne marche pas.J\u2019entends rien!», lâche- t-elle candidement.Née avec une surdité de perception \u2014 «des poils qui ont poussé croche dans mon oreille», simplifie- t-elle \u2014, Kyriam ne s\u2019est jamais laissé freiner.«Ça ne m\u2019a jamais arrêté.Il y a de l\u2019adaptation, oui, mais je me suis toujours débrouillée».Se décrivant comme une éternelle indécise, elle a examiné les options pour ne pas se tourner les pouces en attendant le retour en classe.La Prestation canadienne d\u2019urgence n\u2019était pas envisageable, de toute façon, sa mère «ne l\u2019aurait jamais laissée rien faire à la maison», ajoute-t-elle en riant.Lorsque le premier ministre lance un appel pour recruter des préposés aux bénéficiaires, après une formation écourtée, elle hésite, mais s\u2019inscrit tout de même à la dernière minute.«Disons que j\u2019ai été flush, avoue Kyriam.J\u2019avais peur de commencer un vrai travail et ne plus vouloir retourner aux études après», explique-t-elle.Malgré tout, un peu plus tard, la jeune femme originaire de Paspébiac débute sa formation, en personne.À 20 ans, elle est la cadette de sa cohorte.«La majorité des gens avec moi avaient vu une opportunité pour un changement de carrière.Ce n\u2019était pas mon cas», explique-t-elle.LE RETOUR DES COURS EN LIGNE La formation suit son cours, et les enseignants s\u2019adaptent à sa condition sans trop de mal.«Je lis sur les lèvres, alors le masque ce n\u2019est pas top.Les professeurs étaient très compréhensifs, ils prenaient leurs distances et enlevaient le masque.Tout a très bien été», se réjouit Kyriam, avant d\u2019ajouter «jusqu\u2019à la partie en ligne.».«Je ne me suis jamais sentie aussi handicapée que ça», résume-t-elle.«Ça a été très difficile, même avec une caméra, avec les petits bogues, c\u2019est impossible à suivre en lisant sur les lèvres».Elle se tourne donc vers de l\u2019auto-enseignement.«Je lisais mes livres et posais mes questions par textos, ça a été très difficile, mais je n\u2019avais pas vraiment le choix.Disons que je suis très contente de ne pas être retournée au cégep tout de suite».INTÉGRER LES DIFFÉRENCES Le 11 septembre, elle débute officiellement au CHSLD de Chandler, en Gaspésie.À 20 ans, elle était la plus jeune de sa cohorte, et de loin la plus jeune de son unité, une force selon elle.«Je souhaite rester la petite fille à lulus que j\u2019étais quand j\u2019allais faire du bénévolat dans les maisons de retraite avec ma mère.Je m\u2019efforce de casser la routine.Je prends le temps avec les résidents, c\u2019est ce qu\u2019il faut.On m\u2019a déjà dit que je parlais trop avec eux, mais ça ne me dérange pas, je vais continuer à trop parler», lance-t-elle, un peu moqueuse.Parlant des résidents, ceux-ci «ne remarquent même pas mon handicap.Même si je leur répète, ils ne me croient pas», note-t-elle en riant.Une résidente lui a même déjà dit «qu\u2019elle était comique, mais qu\u2019elle parlait très, très fort».Rapidement, elle est toutefois confrontée à de la discrimination.Lors d\u2019un quart de travail, une sonnette retentit.Le bruit, trop aigu pour l\u2019oreille de Kyriam, passe inaperçu.S\u2019ensuit un commentaire désobligeant d\u2019une collègue.«Je savais que ça allait arriver.Je m\u2019étais promis de ne pas laisser ça traîner.J\u2019ai directement fait une plainte et la personne a été rencontrée.Ça a servi d\u2019exemple, et je n\u2019ai plus jamais eu le droit à ce genre de commentaires, du moins pas dans ma face!», note-t- elle, sourire en coin.Si le masque est synonyme de sécurité pour plusieurs, Kyriam y trouve un handicap majeur.Depuis l\u2019obligation de le porter dans les lieux publics intérieurs, elle ne peut plus sortir seule.«Je dois toujours avoir quelqu\u2019un avec moi.C\u2019est très infantilisant», explique-t-elle, tout en ajoutant qu\u2019elle comprend bien la nécessité de la mesure.Pour la suite, Kyriam ne croit pas rester préposée aux bénéficiaires, mais envisage sérieusement une carrière en santé.«Je côtoie beaucoup d\u2019infirmières.Elles sont dans le jus, mais ç\u2019a l\u2019air stimulant.De toute façon, j\u2019aime ça moi, courir partout!», conclut-elle.PRÉPOSÉE CONTRE VENTS ET MARÉES Kyriam Ritchie-Joseph a débuté en septembre au CHSLD de Chandler.À 20 ans, elle était la plus jeune de sa cohorte.\u2014 PHOTO SIMON CARMICHAEL, INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL, LE SOLEIL 0046846 Les membres du conseil municipal de la Ville de Sherbrooke se joignent à moi pour vous souhaiter de joyeuses Fêtes et une année 2021 empreinte de paix, de santé et de joie.Steve Lussier, maire de Sherbrooke laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 35 0050805 HYUNDAIMAGOG.COM sur TOUS les VENUE 2021 500$ Crédit pour pneus d\u2019hiver sur TOUS les KONA 2021 500$ Crédit pour pneus d\u2019hiver 22 939$ Prix au comptant: 3,99% | 1 395$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.55$ Location à Kona Essential 2021 20 539$ Prix au comptant: 3,49% | 1 495$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.50$ Location à VENUE Essential auto.2021 sur TOUS les modèles 90 jours Aucun paiement avant 28 738$ Prix au comptant: 2,49% | 2 395$ d\u2019acompte mois 48 pour (208 semaines) /sem.65$ Location à TUCSON Essential 2021 20 238$ Prix au comptant: 3,49% d\u2019intérêts mois 60 Location 1 995$ d\u2019acompte /sem.49$ Les secrets de l\u2019avent Durant le temps des Fêtes, notre grande famille vous partage chaque jour, ses secrets pour un Noël réussi.du 1er au 25 décembre, Rendez-vous, sur notre site web pour découvrir quotidiennement nos secrets.Que la magie des Fêtes rayonne en vos cœurs! Thérèse, résidente Les Résidences Soleil Manoir du Musée Recette coup de cœur trouvée par hasard Pauline Paré Lemieux Résidente - Les Résidences Soleil Manoir Sherbrooke récit exclusif ! joyeuxnoel.residencessoleil.ca Décorations succulentes et odorantes Le 1er Noël de ses parents aux Résidences Soleil Eddy Savoie Propriétaire et fondateur - Les Résidences Soleil 36 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 PROMOTION laTribune Féérie de Noël PréParation Préchauffer le four à 190 °C (375 °F).Mélanger la farine, le bicarbonate de soude et le sel.Réserver.Dans un grand bol, battre la margarine, la cassonade et le sucre granulé.Incorporer, en battant, l\u2019œuf et la vanille.Bien mélanger.Ajouter graduellement le mélange de farine et battre jusqu\u2019à l\u2019obtention d\u2019un mélange homogène.Incorporer les brisures de chocolat blanc et les cannes de Noël écrasées.Déposer des cuillerées à soupe de pâte sur des plaques de cuisson non graissées, en les espaçant d\u2019environ 5 cm (2 pouces).Cuire de 8 à 10 minutes ou jusqu\u2019à ce que les biscuits soient dorés tout autour.Laisser refroidir la plaque sur une grille pendant 2 minutes.Transférer les biscuits directement sur la grille, puis les laisser refroidir complètement.Conseils : Vous pouvez acheter des cannes de Noël écrasées ou les écraser dans un robot culinaire.Si vous cuisinez avec des enfants, voici une bonne façon de les faire participer : mettez les cannes de Noël dans un sac en plastique refermable, puis enveloppez-le d\u2019un autre sac en plastique ou d\u2019un torchon propre.Placez-le sur une planche à découper et écrasez-le à l\u2019aide d\u2019un rouleau à pâte ou d\u2019un maillet à viande.Vous pouvez cuisiner ces biscuits toute l\u2019année en remplaçant les cannes de Noël écrasées par des sucres décoratifs colorés.Source : www.leditionnouvelles.com ingrédients \u2022 125 ml (1/2 tasse) de Becel originale \u2022 300 ml (1 1/4 tasse) de farine tout usage \u2022 5 ml (1 c.à thé) de bicarbonate de soude \u2022 2 ml (1/2 c.à thé) de sel \u2022 125 ml (1/2 tasse) de cassonade dorée, bien tassée \u2022 60 ml (1/4 tasse) de sucre granulé \u2022 1 œuf \u2022 5 ml (1 c.à thé) d\u2019extrait de vanille \u2022 125 ml (1/2 tasse) de brisures de chocolat blanc \u2022 75 ml (1/3 tasse) de cannes de Noël écrasées Biscuits des Fêtes au chocolat blanc et à la canne de Noël Préparation : 10 minutes Cuisson : 10 minutes Portions : 26 biscuits 0051486 un merveilleux temps des Fêtes! marché forgues groupelaroche.com 819 846-2728 819 846-2713 groupeproxim.ca Les gens d\u2019affaires de l\u2019arrondissement Brompton et de Saint-Denis-de-Brompton vous souhaitent.819 636-0064 duscogi.com 819 846-2747 groupeanctil.com 819 636-0400 lalibelluledekeilaetvero.com 819 481-0273 dentisteriebrompton.com Pour l\u2019amour de la différence 819 846-0003 laTribune PROMOTION SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 37 Féérie de Noël PréParation Vaporiser un grand bol, une spatule de caoutchouc et un morceau de papier ciré avec de l\u2019enduit à cuisson en vaporisateur; mettre de côté.Cuire le maïs soufflé au micro-ondes tel qu\u2019indiqué sur l\u2019emballage.Retirer tous les grains non éclatés et placer la moitié du maïs soufflé (environ 2 litres ou 8 tasses) dans le bol.Placer 500 ml (2 tasses) de guimauves et 30 ml (2 c.à table) de beurre dans un bol allant au micro-ondes; cuire au micro-ondes à puissance élevée pendant 45 secondes ou jusqu\u2019à ce que les guimauves fondent et que le mélange soit homogène une fois brassé.Verser le colorant alimentaire tout en brassant.Verser le mélange de guimauves sur le maïs soufflé qui est dans le bol.Mélanger avec la spatule de caoutchouc graissée pour bien enduire le maïs.Diviser le mélange et former six boules.Placer les boules sur le morceau de papier ciré.Décorer de sucre à gros cristaux et de cannes de Noël ou de gouttes de gomme, si désiré.Répéter les étapes ci-dessus avec le reste du maïs soufflé, les guimauves et le beurre pour faire des boules de maïs soufflé non colorées.Décorer avec du sucre et des bonbons, si désiré.Source : www.leditionnouvelles.com ingrédients \u2022 Enduit à cuisson en vaporisateur \u2022 1 sac (82 g) de maïs soufflé au beurre Orville Redenbacher pour micro-ondes \u2022 1 litre (4 tasses) de guimauves miniatures, en morceaux \u2022 60 ml (1/4 tasse) de beurre, en morceaux \u2022 15 gouttes de colorant alimentaire vert \u2022 Sucre à gros cristaux coloré et cannes de Noël ou gouttes de gomme, optionnel Boules des Fêtes au maïs soufflé Préparation : 5 minutes Cuisson : 30 minutes Portions : 12 boules des Fêtes 0052129 0052272 Promotion PolysleeP Unmatelas antimicrobien conçu demanière responsable livré directement chez vous Si le sommeil est essentiel, un bon matelas contribue grandement à en augmenter la qualité.L\u2019entreprise montréalaise Polysleep développe desmatelas adaptés aux besoins les plus divers.Fabriqués entièrement au Québec, ils sont livrés directement à domicile dans une boîte compostable.L\u2019environnement et l\u2019implication sociale font partie de la philosophie de la compagnie.C\u2019est en2016queJeremiahCurvers a fondé Polysleep.Après avoir souffert d\u2019une hernie à double disque, il a réalisé toute l\u2019importance d\u2019un sommeil de bonne qualité.L\u2019entrepreneur s\u2019est alors lancé dans la recherche et le développement pour finalement arriver avec une solution originale : un matelas en mousse hybride viscoélastique qui peut être comprimé et roulé pour être expédié dans une boîte.Une technologie innovante « Du point de vue des allergènes et de la durabilité, nous sommes les seuls à utiliser de lamousse antimi- crobienne.À long terme, elle fait une grande différence dans la prévention de l\u2019accumulation des bac- tériesetdesallergies, contrairement à d\u2019autres marques conventionnelles », expliqueJeremiahCurvers.Cette mousse exclusive réduit également la croissance des bactéries qui se forment au fil du temps dans les matelas.Mais elle n\u2019est pas la seule innovation proposée par Polysleep.Un contour de soutien a été intégré tout autour dumatelas afin de renforcer les bords et empêcher l\u2019usure des côtés.Cette caractéristique unique pour lesmatelas livrés en boîte au Canada prévient l\u2019affaissement des bords lorsqu\u2019on y dort ou s\u2019y assied.La recherche et le développement sont une préoccupation constante chez Polysleep.L\u2019entreprise implique aussi ses clients en tenant compte de leurs expériences et de leurs avis.Ainsi, pour répondre aux besoins de ceux qui ont subi des blessures ou qui ont besoin d\u2019une solution pour améliorer leur santé, elle a développé un produit de qualité supérieure : le matelas Zephyr avec plus de couches pour unmeil- leur soutien.Sorti de sa boîte, le matelas se déroule facilement et les cellules de mousse se regonflent à l\u2019air et lui redonnent sa forme définitive en cinq à dix minutes.La mousse hybride viscoélastique est également ventilée pour mieux évacuer la chaleur.Elle est recouverte d\u2019une housse résistante à l\u2019eau lavable en machine.Un souci environnemental et social Dès le départ, Polysleep s\u2019est voulu proche de ses clients.Non seulement elle tient compte de leurs besoins et avis,mais elle pense local à toutes les étapes de la production.Tous les fournisseurs sont québécois et les matelas sont fabriqués 100% àMontréal.Ce qui permet un meilleur rapport qualité/prix par la réduction des intermédiaires.Ce souci du local se traduit aussi par une réduction de l\u2019empreinte carbone en minimisant les transports à chaque étape.D\u2019ailleurs, les boîtes dans lesquelles vous sont livrés les matelas Polysleep sont compostables.Fabriquées avec du carton recyclé au Canada, les textes sont imprimés avec une encre écologique et elles sont fermées avec une colle à eau plutôt que du ruban adhésif.La contribution environnementale ne s\u2019arrête pas là puisque, comme le dit le fondateur Jeremiah Curvers, « compresser réduit les coûts de transports et notre empreinte carbone ».L\u2019entreprise s\u2019engage aussi, durant tout le mois de décembre et pour chaquemate- las vendu, à planter 5 arbres dans différentes régions du Québec en partenariat avec One Tree Planted.La compagnie est aussi impliquée socialement, car elle offre 1 matelas à une personne dans le besoin pour10matelasvendus.Disponibles en ligne ou dans des commerces de meubles de proximité, les matelas Polysleep sont livrés rapidement et offrent 100 nuits d\u2019essai avant un retour gratuit ainsi qu\u2019une garantie de 10 ans.www.polysleep.ca SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 38 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 39 D is-moi, Ariane, est- ce que les petits se plaignent du froid parfois?Jamais, m\u2019a-t-elle répondu.Okay, me suis-je résigné en claquant des dents.J\u2019ai compté 17 élèves assis sur des tapis isolants dans le boisé qui jouxte l\u2019école de la Forêt à Gatineau.Des enfants de 5 ans, emmitouflés comme des astronautes dans leurs gros manteaux d\u2019hiver.Depuis le mois d\u2019août, Ariane Monfils vient leur faire la classe en plein air ici même, dans la forêt.Beau temps, mauvais temps, pluie pas pluie, frette pas frette, elle enseigne à l\u2019extérieur tous les matins.« On peut compter sur les doigts de la main les journées qu\u2019on a manquées », me dit-elle.Parfois, ils retournent dans le bois l\u2019après-midi, comme le jour de ma visite.Ce jour-là, le thermomètre indiquait 4 degrés sous zéro.J\u2019aurais juré qu\u2019il faisait - 48.Oui, je suis frileux\u2026 Ariane, elle, est tout sauf frileuse.La mi-vingtaine, maniaque de plein air, de kayak, de plongée, d\u2019escalade\u2026 Il lui arrive de dormir dans un sac de couchage accroché à une paroi rocheuse.Alors enseigner dans le bois?Pff, il n\u2019y a rien là.« On vit au Québec.Il faut savoir tirer le meilleur parti des quatre saisons, éviter de se mettre des barrières », glisse-t-elle.Okay, ai-je fait en grelottant.En temps de pandémie, Ariane a convaincu sans peine la direction d\u2019école d\u2019expérimenter la classe plein air.À l\u2019extérieur, pas de problème de ventilation ou d\u2019espace.« Au début de l\u2019année, j\u2019ai averti les parents.Habillez vos enfants pour jouer dehors! » dit-elle.Une fois les petits bien installés, assis en indien, Ariane leur a raconté une histoire.De la buée lui sortait de la bouche.Les enfants ont écouté attentivement, en farfouillant dans les feuilles mortes avec des bâtons.Deux écureuils perchés dans un chêne écoutaient aussi\u2026 Puis, ils ont fait des mathématiques.Enfin, façon de parler.La consigne était de ramasser des bâtons de différentes longueurs.Puis de les placer au sol, du plus grand au plus petit, afin de former un sapin.Vous aurez compris que c\u2019était un exercice sur la notion de croissant/décroissant.Allez-y, a dit Ariane.Un groupe de gars est parti à la recherche de la plus grosse branche qu\u2019ils pouvaient trouver.Je les ai vus, à 5 ou 6, traîner un gros tronc d\u2019arbre mort.Trois fillettes, elles, ont choisi avec soins des branches pour former un sapin au triangle presque parfait.Chacun son style.« À l\u2019extérieur, les élèves sont moins individualistes.Ils apprennent à mieux collaborer.Ils mettent leurs idées en commun, ils construisent ensemble leur compréhension du monde.C\u2019est bon aussi pour la motricité globale.Ils soulèvent des branches au lieu de manipuler du papier et un crayon », m\u2019a expliqué Ariane.Ce jour-là, les enfants étaient plus turbulents que d\u2019habitude.En plus d\u2019un journaliste, une équipe de tournage de l\u2019UQO filmait chacun de leurs faits et gestes.C\u2019est Geneviève Lessard, prof au département des sciences en éducation, qui est responsable du projet.Avec son équipe, elle a filmé des classes plein air à Aylmer, Masson, Quyon et Ripon afin d\u2019en faire des capsules éducatives.Le tout dans le cadre d\u2019un échange avec l\u2019université de Toulouse.À Quyon, elle a filmé une classe sous la neige.Un concours de balle de neige s\u2019est transformé en une leçon sur le meilleur angle de tir.Un trou dans un arbre est devenu le point de départ d\u2019un travail sur les prédateurs.« L\u2019enseignante a été capable de récupérer toutes les occasions qui se présentaient pour créer des apprentissages », m\u2019explique-t-elle.Retour dans le boisé de l\u2019école de la Forêt.Ariane siffle un grand coup.C\u2019est l\u2019heure de rentrer! Les petits protestent.Encore un peu dehors, encore un peu dehors! Okay, a dit Ariane.Okay, ai-je acquiescé, en revissant ma tuque d\u2019un cran.La classe plein air PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com Depuis le mois d\u2019août, Ariane Monfils vient faire la classe en plein air ici même, dans la forêt, pour ses 17 élèves.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 40 S\u2019isoler, c\u2019est sérieux! Nous vous demandons de suivre les consignes d\u2019isolement pour éviter de transmettre la COVID?19 à d\u2019autres personnes.S\u2019isoler, c\u2019est rester à la maison ou dans son appartement N\u2019allez pas à l\u2019école, au travail, au CPE, à la garderie ni dans aucun endroit public (ex.: magasin, épicerie, pharmacie).Si vous demeurez dans une résidence privée pour aînés, ne vous déplacez pas dans la résidence ; demeurez dans votre unité locative.Nous vous recommandons de faire monter vos repas à votre chambre pour éviter les déplacements au maximum dans la résidence.Ne sortez pas faire une marche.N\u2019empruntez pas les transports publics.Si vous n\u2019avez pas d\u2019aide pour votre épicerie ou vos médicaments, vous pouvez utiliser les services de livraison à domicile de l\u2019épicerie ou de la pharmacie.Évitez tout contact à moins de deux mètres avec le livreur.N\u2019accueillez pas de visiteurs à la maison.Si vous habitez avec d\u2019autres personnes qui n\u2019ont pas la COVID-19 : \u2022 Demeurez seul dans une pièce de la maison le plus souvent possible.\u2022 Évitez d\u2019être en contact avec les autres occupants de la maison.Gardez une distance d\u2019au moins deux mètres avec eux.Couvrez votre nez et votre bouche si vous devez vous approcher à moins de deux mètres.\u2022 Si possible, mangez et dormez seul dans une pièce de la maison.\u2022 Si possible, utilisez une salle de bain qui vous est réservée.Sinon, désinfectez-la après chaque utilisation.\u2022 Aérez souvent la maison et votre chambre en ouvrant une fenêtre (si la météo le permet).Vous pouvez sortir sur votre balcon ou dans votre cour privée en vous assurant d\u2019être à deux mètres de toute autre personne.Si vous devez quitter la maison pour des raisons médicales, utilisez un masque ou un couvre-visage.Les personnes qui vivent avec vous peuvent poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, garderie, etc.) si elles ne sont pas elles-mêmes visées par une consigne d\u2019isolement (ex.: en attente de résultat de test, contact de cas confirmé, retour de voyage, etc.).Vous avez obtenu un résultat de test positif Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler pendant les 10 jours suivant votre test de dépistage.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes en attente d\u2019un test ou d\u2019un résultat Vous devez vous isoler en attendant votre résultat de test si : \u2022 Vous présentez des symptômes de la COVID-19, ou en avez présenté dans les 10 derniers jours; \u2022 Vous avez été identifié par la santé publique comme un contact d\u2019un cas de COVID-19; \u2022 Vous êtes de retour d\u2019un voyage à l\u2019étranger.Si vous ne répondez à aucun de ces critères, vous n\u2019avez pas à vous isoler.Nous vous recommandons de respecter les mesures sanitaires générales jusqu\u2019à l\u2019obtention de votre résultat.Si votre résultat de test est positif, vous recevrez des consignes de la direction de santé publique.Vous présentez des symptômes Si vous présentez des symptômes tels que la fièvre, l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, une difficulté à respirer ou une perte subite de l\u2019odorat sans congestion nasale avec ou sans perte de goût, vous devez vous isoler et aller passer un test de dépistage.L\u2019outil d\u2019autoévaluation des symptômes de la COVID-19 vous permettra d\u2019obtenir une recommandation sur la marche à suivre, selon votre condition.Rendez-vous sur Québec.ca/ decisioncovid19 pour faire l\u2019évaluation de vos symptômes.Vous avez été en contact avec un cas confirmé Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler 14 jours après votre dernier contact avec le cas confirmé de COVID-19, même si vous avez subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes de retour de voyage Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent s\u2019isoler obligatoirement pendant une période de 14 jours, même s\u2019ils ont subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Québec.ca/isolement 1 877 644-4545 Quand faut?il s\u2019isoler?Pour prendre les meilleures décisions possibles pour votre santé et celle de vos proches durant la pandémie de la COVID?19, consultez les Guides autosoins.Ils permettent de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la COVID?19, de prendre soin de soi, de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si on a besoin de soins ou de services.0048983 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 41 S\u2019isoler, c\u2019est sérieux! Nous vous demandons de suivre les consignes d\u2019isolement pour éviter de transmettre la COVID?19 à d\u2019autres personnes.S\u2019isoler, c\u2019est rester à la maison ou dans son appartement N\u2019allez pas à l\u2019école, au travail, au CPE, à la garderie ni dans aucun endroit public (ex.: magasin, épicerie, pharmacie).Si vous demeurez dans une résidence privée pour aînés, ne vous déplacez pas dans la résidence ; demeurez dans votre unité locative.Nous vous recommandons de faire monter vos repas à votre chambre pour éviter les déplacements au maximum dans la résidence.Ne sortez pas faire une marche.N\u2019empruntez pas les transports publics.Si vous n\u2019avez pas d\u2019aide pour votre épicerie ou vos médicaments, vous pouvez utiliser les services de livraison à domicile de l\u2019épicerie ou de la pharmacie.Évitez tout contact à moins de deux mètres avec le livreur.N\u2019accueillez pas de visiteurs à la maison.Si vous habitez avec d\u2019autres personnes qui n\u2019ont pas la COVID-19 : \u2022 Demeurez seul dans une pièce de la maison le plus souvent possible.\u2022 Évitez d\u2019être en contact avec les autres occupants de la maison.Gardez une distance d\u2019au moins deux mètres avec eux.Couvrez votre nez et votre bouche si vous devez vous approcher à moins de deux mètres.\u2022 Si possible, mangez et dormez seul dans une pièce de la maison.\u2022 Si possible, utilisez une salle de bain qui vous est réservée.Sinon, désinfectez-la après chaque utilisation.\u2022 Aérez souvent la maison et votre chambre en ouvrant une fenêtre (si la météo le permet).Vous pouvez sortir sur votre balcon ou dans votre cour privée en vous assurant d\u2019être à deux mètres de toute autre personne.Si vous devez quitter la maison pour des raisons médicales, utilisez un masque ou un couvre-visage.Les personnes qui vivent avec vous peuvent poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, garderie, etc.) si elles ne sont pas elles-mêmes visées par une consigne d\u2019isolement (ex.: en attente de résultat de test, contact de cas confirmé, retour de voyage, etc.).Vous avez obtenu un résultat de test positif Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler pendant les 10 jours suivant votre test de dépistage.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes en attente d\u2019un test ou d\u2019un résultat Vous devez vous isoler en attendant votre résultat de test si : \u2022 Vous présentez des symptômes de la COVID-19, ou en avez présenté dans les 10 derniers jours; \u2022 Vous avez été identifié par la santé publique comme un contact d\u2019un cas de COVID-19; \u2022 Vous êtes de retour d\u2019un voyage à l\u2019étranger.Si vous ne répondez à aucun de ces critères, vous n\u2019avez pas à vous isoler.Nous vous recommandons de respecter les mesures sanitaires générales jusqu\u2019à l\u2019obtention de votre résultat.Si votre résultat de test est positif, vous recevrez des consignes de la direction de santé publique.Vous présentez des symptômes Si vous présentez des symptômes tels que la fièvre, l\u2019apparition ou l\u2019aggravation d\u2019une toux, une difficulté à respirer ou une perte subite de l\u2019odorat sans congestion nasale avec ou sans perte de goût, vous devez vous isoler et aller passer un test de dépistage.L\u2019outil d\u2019autoévaluation des symptômes de la COVID-19 vous permettra d\u2019obtenir une recommandation sur la marche à suivre, selon votre condition.Rendez-vous sur Québec.ca/ decisioncovid19 pour faire l\u2019évaluation de vos symptômes.Vous avez été en contact avec un cas confirmé Si vous ne développez pas de symptômes, vous devez vous isoler 14 jours après votre dernier contact avec le cas confirmé de COVID-19, même si vous avez subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Si vous développez des symptômes, vous devez vous isoler jusqu\u2019à ce que toutes les conditions suivantes soient réunies : \u2022 10 jours se sont écoulés depuis le début de vos symptômes.\u2022 Vous n\u2019avez plus de fièvre depuis au moins 48 heures (sans avoir pris un médicament contre la fièvre).\u2022 Vos symptômes se sont améliorés depuis au moins 24 heures (excluant la toux ou la perte de l\u2019odorat, qui peuvent durer plus longtemps).Vous êtes de retour de voyage Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent s\u2019isoler obligatoirement pendant une période de 14 jours, même s\u2019ils ont subi un test pour la COVID-19 et que le résultat est négatif.Québec.ca/isolement 1 877 644-4545 Quand faut?il s\u2019isoler?Pour prendre les meilleures décisions possibles pour votre santé et celle de vos proches durant la pandémie de la COVID?19, consultez les Guides autosoins.Ils permettent de connaître les meilleurs moyens de se protéger de la COVID?19, de prendre soin de soi, de donner les soins de base à son entourage et de savoir où et quand consulter si on a besoin de soins ou de services.0048983 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 42 ACTUALITÉS VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 Quand l\u2019urgence sanitaire a été déclarée, le Secrétariat à l\u2019adoption internationale du Québec (SAI) a suspendu toutes ses activités, retardant à une date indéfinie la réunion des parents adoptants avec leur enfant.« Il y en a qui pensaient partir en mars pour aller le chercher, et maintenant on est en décembre et ils n\u2019ont pas de promesse de pouvoir retrouver cet enfant », témoigne le Dr Jean- François Chicoine, pédiatre au CHU Sainte-Justine, spécialiste de l\u2019adoption internationale.« Lorsqu\u2019on a déjà perdu un peu de temps avec un enfant qui nous est proposé en adoption, avec lequel on n\u2019a pas pu partager les premiers mois, voire les premières années de sa vie, quand se rajoute une année à ça, c\u2019est extrêmement éprouvant pour les parents », partage le Dr Chicoine, qui a pu s\u2019entretenir avec ces parents dans le cadre de rencontres virtuelles organisées avec la collaboration du personnel de la clinique d\u2019adoption et de santé internationale du CHU Sainte- Justine et le SAI.Rassemblés en groupes d\u2019une vingtaine de personnes, les parents ont pu partager leurs inquiétudes et leurs expériences lors de séances virtuelles d\u2019une durée de 2h30 encadrées par le docteur Chicoine et son équipe.Cette initiative est née au début de l\u2019automne alors que le SAI avait déjà entamé la reprise graduelle de ses activités.« Nous avons compris, de par la demande du Secrétariat à l\u2019adoption internationale, qu\u2019il y avait de plus en plus d\u2019anxiété, de stress, un peu de petites dépressions aussi, comme ailleurs dans la population, mais soulignés par le processus d\u2019adoption », explique le Dr Chicoine.« Nous étions au courant des délais qui commençaient à s\u2019inscrire pour plusieurs raisons, soit parce que les propositions d\u2019enfant venaient moins facilement \u2014 on imagine que les pays d\u2019origine des enfants sont aussi pris avec les contraintes liées à la COVID, notamment au niveau administratif \u2014 soit les parents à qui on avait déjà proposé des enfants ne pouvaient pas se rendre dans le pays.Ou, quand ils pouvaient se rendre, les contraintes devenaient importantes. » LOIN DES YEUX, PRÈS DU CŒUR Être loin de son enfant implique ne pas savoir s\u2019il est bien nourri, s\u2019il reçoit assez d\u2019affection et s\u2019il est bien protégé des maladies, surtout dans le contexte actuel de pandémie.« C\u2019est très particulier de se faire du souci pour un enfant qu\u2019on n\u2019a jamais pris dans ses bras.Cela peut paraître abstrait, mais c\u2019est leur enfant à partir du moment qu\u2019ils ont vu son dossier.Ils peuvent vivre physiologiquement la même détresse que s\u2019ils en étaient séparés après avoir passé du temps avec lui », affirme le pédiatre.Depuis le 13 mars, 23 enfants sont arrivés aux Québec pour rejoindre l e u r s p a re n t s a d o p t a n t s, e t 47 parents ayant reçu une proposition d\u2019enfant sont en attente pour aller le chercher ou être réunies, informe le SAI.Parmi ceux-ci, 26 ont reçu leur proposition d\u2019enfant avant le 13 mars et sont donc en attente depuis neuf mois pour le rencontrer.Au printemps, un arrangement a été pris afin d\u2019évacuer quelques enfants haïtiens et africains qui avaient été adoptés pour qu\u2019ils puissent être réunis avec les parents adoptants au Canada.« Ces enfants ont été accompagnés par une escorte identifiée et choisie », rapporte Josée-Anne Goupil, directrice du SAI du Québec.De tels arrangements sont rares, mais avaient déjà été organisés par le passé, notamment lors du tremblement de terre à Haïti en 2010.Le Dr Chicoine avait d\u2019ailleurs examiné les 130 orphelins raccompagnés au pays cette année-là.Éventuellement, d\u2019autres parents adoptants ont pu se rendre à la rencontre de leur enfant afin de le ramener au pays en observant strictement les mesures sanitaires du pays d\u2019origine de l\u2019enfant et du Canada, ce qui impliquait bien souvent deux confinements de 14 jours consécutifs.« C\u2019est donc un mois d\u2019exclusion de ces parents du circuit habituel dans un processus d\u2019adoption qui nécessite beaucoup d\u2019énergie et qui est extrêmement stressant et challengeant à toutes sortes de niveaux », souligne le docteur.L\u2019ISOLEMENT CONSTRUCTIF Cela impliquait également qu\u2019ils ne pouvaient pas être accompagnés pendant le voyage ni accueillis au retour.Bien que décevante pour certains, cette situation aurait de grands avantages à long terme, estime le Dr Chicoine.« Beaucoup de parents savent qu\u2019il ne faut pas présenter l\u2019enfant à la famille élargie tout de suite, mais il y a beaucoup de parents qui sont mal à l\u2019aise de priver leur famille de ce qu\u2019ils attendent avec eux, car c\u2019est pratiquement une attente collective, l\u2019arrivée d\u2019un enfant », explique le docteur, qui a pu insister auprès des parents adoptants sur les points positifs de l\u2019isolement pour le processus de mise en famille de l\u2019enfant.« La socialisation d\u2019un enfant vient après le développement de sa confiance en lui et de sa confiance en ses parents », rappelle-t-il.Selon Mme Goupil, qui prévoit l\u2019élargissement de ces mesures de soutien au cours de l\u2019hiver, les rencontres virtuelles ont été très appréciées.REPRISE GRADUELLE Le SAI et ses partenaires ont recommencé à accepter de nouveaux dossiers de parents depuis la fin de l\u2019été, mais en nombre limité.« L\u2019ouverture des nouveaux dossiers est autorisée, mais doit respecter le rythme actuel des pays d\u2019origine des enfants.On ne veut pas mettre des adoptants en attente sans savoir combien de temps ils vont attendre », explique la directrice du SAI, consciente du stress causé par cette attente.« Nous avons travaillé très fort en collaboration avec l\u2019ensemble des acteurs d\u2019ici et d\u2019ailleurs pour favoriser la rencontre entre l\u2019enfant adopté et son parent dans les délais les plus raisonnables possible.Aujourd\u2019hui, nous sommes très contents parce que nous sommes en mesure d\u2019identifier des solutions avec la majorité des pays », partage-t-elle.Les processus d\u2019adoption avec la Corée du Sud et Taiwan ont repris à la fin de l\u2019été dans le respect des mesures sanitaires.Les démarches avec Madagascar ont repris plus récemment et d\u2019autres reprendront au début de 2021.« Les personnes qui sont en processus d\u2019adoption avec la Thaïlande se déplaceront en janvier et février prochains », prévoit Mme Goupil.Les processus d\u2019adoption avec la Chine et le Vietnam n\u2019ont toujours pas recommencé.« Le Vietnam a repris avec les pays européens et en deuxième phase, ce sera l\u2019Amérique du Nord », indique la directrice du SAI.« Lorsqu\u2019on a déjà perdu un peu de temps avec un enfant qui nous est proposé en adoption, avec lequel on n\u2019a pas pu partager les premiers mois, voire les premières années de sa vie, quand se rajoute une année à ça, c\u2019est extrêmement éprouvant pour les parents », note le Dr Chicoine.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ÉDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE ADOPTION INTERNATIONALE DES PARENTS SÉPARÉS DE LEUR ENFANT DEPUIS DES MOIS identité ou expression de genre par Blonk .DE discrimination ! laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 43 0050771 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 44 ACTUALITÉS LA SEMAINE EN PHOTOS Refusée en emploi en raison de son poids, l\u2019infirmière Marie-Christine Lanoue a partagé son désarroi sur les réseaux sociaux en début de semaine.Son message a créé une déferlante d\u2019appuis.Et un revirement de position au CIUSSS de l\u2019Estrie CHUS, qui lui a finalement proposé trois options de poste mardi.L\u2019infirmière dit réfléchir à sa décision, mais elle assure qu\u2019elle portera plainte à la Commission des droits de la personne du Québec pour la discrimination dont elle a été victime.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Des travailleuses des CPE de l\u2019Estrie ont exprimé leur exaspération lundi devant le refus du gouvernement de leur accorder des congés payés en cas de retrait du travail forcé par la COVID-19.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Une vingtaine de pompiers de la Régie intermunicipale d\u2019incendie de la région d\u2019East Angus, aidés par des collègues de Dudswell et leur camion- citerne, sont intervenus lundi pour éteindre un incendie qui ravageait un garage au 496 de la route 112, à Westbury.Le sinistre, causé par « un problème avec le poêle », explique le directeur de la Régie Dany Robitaille, a fait des dommages évalués à plus de 75 000 $.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Un logement abordable est encore une denrée rare à Sherbrooke.À la veille de Noël, une centaine de ménages sont toujours à la recherche d\u2019un toit.L\u2019Association des locataires de Sherbrooke (ALS) a lancé un autre cri du cœur cette semaine pour tenter de sensibiliser de nouveau les élus municipaux et provinciaux à cette problématique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, ANDRÉ VUILLEMIN Les chauffeurs syndiqués de la compagnie Autobus des Cantons ont symboliquement confiné leurs véhicules, mercredi matin, pour protester contre le refus de l\u2019employeur d\u2019installer des barrières de protection dans les véhicules et décrier le « peu de considération que l\u2019employeur a pour eux ».Les autres transporteurs de la région, dont les employés sont affiliés à la CSN, sont protégés par des barrières en vinyle dans les véhicules.Chez Autobus des Cantons, on a opté pour le port du masque et de lunettes de sécurité, déplore le syndicat.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 0043965 sur notre application mobile et sur notre site web.Suivez l\u2019actualité régionale Téléchargez gratuitement noTre applicaTion mobile Disponible sur app Store google play tous les jours > viSiTez noTre SiTe web | latribune.ca laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 45 Chaque semaine, nos photographes des six journaux de la Coopérative nationale d\u2019information indépendante CN2i se lancent le défi de réunir leurs meilleures photos sur des thématiques précises.Cette semaine, la hauteur.Pour visionner la galerie photos complète, visitez le www.latribune.ca, dans la section « Dans l\u2019œil du photographe ».DANS L\u2019ŒIL DE NOS PHOT GRAPHES Le chemin est parfois étroit pour se rendre à la hauteur de notre but.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ S\u2019inspirer de la nature pour s\u2019accepter aussi dans notre unicité, ça aide à prendre de la hauteur.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU joyeuses Fetes ^ LE RÉSEAU DES CENTRES CULTURELS D'ARRONDISSEMENT VOUS SOUHAITE DE QUE CETTE PÉRIODE DE RÉJOUISSANCE VOUS SOIT DOUCE, EMPREINTE DE PAIX ET DE SANTÉ.AU PLAISIR DE SE REVOIR EN 2021.SUIVEZ NOUS EN LIGNE. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 46 ACTUALITÉS PAUL RICARD Agence France-Presse PARIS \u2014 Les premiers vaccins contre la COVID-19 arrivent, et avec eux surgissent dans le grand public des inquiétudes sur leurs possibles effets indésirables.Le point sur ce qu\u2019on en sait pour l\u2019instant.QUELS EFFETS INDÉSIRABLES?Les données détaillées de deux des vaccins les plus avancés ont été publiées cette semaine et tous deux sont considérés comme sûrs.D\u2019une part, les données du vaccin Pfizer/BioNTech, déjà autorisé dans plusieurs pays, sont parues dans la revue médicale NEJM, après avoir été dévoilées par l\u2019Agence américaine des médicaments (FDA).L\u2019essai clinique réalisé sur quelque 40 000 volontaires montre que ce vaccin provoque des effets indésirables classiques, souvent pénibles, mais sans danger : 80 % des vaccinés ont eu mal autour du point d\u2019injection, beaucoup ont ressenti fatigue, maux de tête ou courbatures et certains ont eu un gonflement temporaire des ganglions.Des effets plus fréquents et intenses chez les plus jeunes.Les données d\u2019un autre vaccin, celui d\u2019AstraZeneca et de l\u2019université britannique d\u2019Oxford, sont parues dans une autre revue médicale prestigieuse, The Lancet.Elles montrent que ce vaccin, administré à 23 000 volontaires dans le cadre d\u2019un essai clinique, « est sûr », selon The Lancet.Ces vaccins sont basés sur deux techniques différentes.Celui de Pfizer/BioNTech utilise une technologie jusque-là inédite, dite de « l\u2019ARN messager ».Celui d\u2019AstraZeneca/ Oxford est un vaccin « à vecteur viral » : il prend comme support un autre virus (un adénovirus de chimpanzé).UN NIVEAU ÉLEVÉ?En France, les déclarations d\u2019un infectiologue, le Pr Eric Caumes, ont fait grand bruit.Il a assuré dans plusieurs médias qu\u2019il était personnellement réticent à recevoir le vaccin Pfizer/BioNTech, notamment car il n\u2019avait « jamais vu » une fréquence d\u2019effets indésirables « aussi élevée ».Ses déclarations ont été froidement accueillies par nombre d\u2019autres scientifiques.Dire qu\u2019on préfère tel vaccin à tel autre revient à dire qu\u2019on « préfère la glace au chocolat plutôt que la glace à la fraise », a objecté la virologue et vaccinologiste Marie-Paule Kieny.« On sait que ces vaccins sont assez réactogènes [induisent de fortes réactions, NDLR] : leur niveau de sécurité est assez satisfaisant, mais par contre, ils font mal au bras, entraînent un sentiment de fatigue.Il faut que ce soit clair pour les citoyens », a-t-elle dit vendredi lors d\u2019une audition parlementaire.Elle a comparé ces effets à ceux « des vaccins pédiatriques », qui peuvent fatiguer les enfants À Popoyo et dans les environs, l\u2019heure est plutôt à la désolation liée à Iota : « c\u2019est désagréable, peut-être pendant une journée, mais ces réactions sont de courte durée et si elles sont associées à de forts niveaux de protection, je pense que ça doit être tolérable ».COMBIEN D\u2019EFFETS SECONDAIRES GRAVES?Pour le vaccin de Pfizer/BioNTech come celui d\u2019AstraZeneca/Oxford, ils sont extrêmement rares à ce stade.Seul un patient à qui le vaccin d\u2019AstraZeneca/Oxford a été administré a connu un « effet indésirable sérieux possiblement lié » à cette injection, selon les données publiées dans The Lancet.Il s\u2019agissait d\u2019un cas de myélite transverse (une atteinte neurologique rare) qui avait motivé l\u2019interruption temporaire de l\u2019essai début septembre.Deux autres cas d\u2019effets indésirables sérieux ont été détectés, sans qu\u2019ils soient attribuables au vaccin.« Ces trois participants sont guéris ou en voie de l\u2019être », selon les responsables de l\u2019essai.Dans le cas du vaccin Pfizer/ BioNTech, le seul effet indésirable potentiellement inquiétant a été la survenue de quatre cas de paralysie de Bell, une paralysie faciale souvent temporaire.Mais cette fréquence (4 cas parmi 18 000 personnes suivies pendant deux mois) n\u2019est pas différente de celle qu\u2019on observe généralement pour cette paralysie, et on ne sait donc pas si elle a été provoquée par le vaccin.Par précaution, la FDA a toutefois recommandé une surveillance accrue.Enfin, il y a eu huit cas d\u2019appendicites chez les vaccinés, contre quatre dans le groupe placebo, le groupe auquel on n\u2019administre pas le vaccin, mais un produit neutre pour pouvoir établir des comparaisons.Mais la FDA pense que ça n\u2019est qu\u2019un hasard statistique, sans lien avec le vaccin.Comme pour tout médicament, on ne peut écarter l\u2019hypothèse d\u2019un effet indésirable grave pour ces vaccins.Mais en médecine, une substance est évaluée en examinant la balance entre ses bénéfices et ses risques.ET LES ALLERGIES?Au lendemain du début de la campagne de vaccination avec le vaccin Pfizer/BioNTech au Royaume-Uni mardi, les autorités britanniques ont annoncé que deux personnes avaient mal réagi à l\u2019injection.Elles étaient toutes deux sujettes à d\u2019importantes allergies, au point de toujours garder de l\u2019adrénaline sur elles.Cela a conduit les autorités sanitaires à déconseiller ce vaccin-là aux gens qui ont eu dans le passé une « réaction allergique importante à des vaccins, des médicaments ou de la nourriture [comme des réactions anaphylactiques ou ceux à qui il a été conseillé de porter un injecteur d\u2019adrénaline] ».Pour autant, « cela ne veut pas dire que la population générale doit être anxieuse à l\u2019idée de recevoir ce vaccin », a estimé le Pr Stephen Evans, professeur de pharmacoépidémio- logie à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, cité par l\u2019organisme britannique Science Media Centre (SMC).D\u2019ailleurs, les responsables de l\u2019essai clinique qui a abouti à l\u2019autorisation accordée à Pfizer/BioNTech dans plusieurs pays avaient anticipé ce risque : ils avaient exclu les volontaires avec un historique d\u2019allergies sévères aux vaccins en général ou à l\u2019un des composants du vaccin testé.Cela ne semble toutefois pas concerner les millions de gens allergiques par exemple aux œufs ou aux cacahuètes.QUELLES QUESTIONS EN SUSPENS?La principale concerne l\u2019hypothèse d\u2019effets indésirables qui surviendraient plus tard, puisqu\u2019on n\u2019a encore que peu de recul sur ces nouveaux vaccins.Même s\u2019ils sont autorisés en urgence à cause de la pandémie, leurs données vont donc continuer à être scrutées par les autorités sanitaires mondiales au fil de la vaccinations, pour pouvoir réagir au besoin.Ce suivi est appelé pharmacovigilance quand il s\u2019agit de médicaments et vaccinovigilance quand il s\u2019agit de vaccins.VACCINS CONTRE LA COVID-19 EFFETS SECONDAIRES, SOUCI PREMIER Au lendemain du début de la campagne de vaccination avec le vaccin Pfizer/ BioNTech au Royaume-Uni mardi, les autorités britanniques ont annoncé que deux personnes avaient mal réagi à l\u2019injection. \u2014 PHOTO AFP, JUSTIN TALLIS 0050426 DES FÊTES EN TOUTE SÉCURITÉ L'ÉVÉNEMENT EN DÉCEMBRE profitez D\u2019UN RABAIS de 1000 $ sur nos XC40 2021 VOLVO SHERBROOKE 3525, rue du Blanc-Côteau, Sherbrooke, Québec - J1L 0B4 Tél.: 819 563-8303 www.volvosherbrooke.com laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 47 \u2022 Abonnement à La Tribune pour 3 mois \u2022 Café Hubert St-Jean (250g) \u2022 Chèque-cadeau de 10$ à la Coop d\u2019Alentour \u2022 2 laissez-passer pour la Maison du cinéma \u2022 Abonnement à La Tribune pour 3 mois \u2022 Café Hubert St-Jean (250g) \u2022 Chèque-cadeau de 10$ à la Coop d\u2019Alentour \u2022 2 laissez-passer pour la Maison du cinéma \u2022 2 bières du Siboire (473ml ch.) \u2022 Rillettes de canard fumé Ducs de Montrichard (80g) \u2022 Granola à l\u2019érable du Marché de la ferme Beaulieu (350g) \u2022 Abonnement à La Tribune pour 3 mois \u2022 Café Hubert St-Jean (250g) \u2022 Chèque-cadeau de 10$ à la Coop d\u2019Alentour \u2022 2 laissez-passer pour la Maison du cinéma \u2022 4 bières du Siboire (473ml ch.) \u2022 Rillettes de canard fumé Ducs de Montrichard (80g) \u2022 Granola à l\u2019érable du Marché de la ferme Beaulieu (350g) \u2022 Miel de la miellerie de l\u2019Estrie (425g) \u2022Thé/tisane de chez Mystea (100g) \u2022 Gelée de pomme du verger Le gros Pierre (370 ml) \u2022 Croustilles de pommes du verger Le gros Pierre (70g) Pour plus de détails ou commander votre coffret-cadeau : 819 564-5450 poste 5236 Quantité limitée.Vous avez jusqu\u2019au 16 décembre pour commander.COFFRETS-CADEAUX 100% LOCAUX La Tribune et bien plus en cadeaux! Pour les Fêtes, La Tribune s\u2019associe à des entreprises locales pour des coffrets-cadeaux au contenu unique et bien de chez nous! Jamais il n\u2019aurait été aussi savoureux d\u2019être bien informé! Découvrez nos différents assortiments, et faites plaisir à un être cher tout en encourageant l\u2019achat local.Voici 3 options disponibles: valeur de 90$ valeur de 113$ valeur de 158$ 70$ 50$ 95$ 0050201 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 48 ACTUALITÉS SHERBROOKE \u2014 L\u2019entrepôt de la Coopérative canadienne des producteurs de laine à Carleton Place, qui accueille de la laine des quatre coins du pays pour que celle-ci soit classée par qualité, puis testée et mise en ballots, accumule ses fibres depuis plusieurs mois.Les producteurs ovins, qui sont près d\u2019une centaine en Estrie et plus de 700 au Québec, peuvent uniquement envoyer leur laine en consigne dans cet entrepôt de l\u2019est ontarien, ou bien trouver le moyen de la conserver eux-mêmes en attendant que les acheteurs se manifestent.« En 2019, le marché mondial du textile était en difficultés en raison des conflits entre les États-Unis et la Chine, explique en anglais le directeur général de la Coopérative, Eric Bjergso.Tout le monde avait de grands espoirs que les choses iraient mieux en 2020.Mais quand la COVID-19 est arrivée en mars, ça a frappé beaucoup plus fort que la guerre commerciale.L\u2019industrie a été paralysée complètement, et elle tente toujours de se relever.En période de crise, la nourriture et l\u2019hébergement deviennent des priorités, mais pas les vêtements.Les magasins de vente au détail ont en plus fermé, et c\u2019est là que la chaîne d\u2019approvisionnement a commencé à refouler », confie à La Tribune M. Bjergso.« La grande question, c\u2019est de savoir quand les choses vont s\u2019améliorer, et ça, personne ne le sait », ajoute-t-il.Les solutions de rechange à l\u2019exportation se font rares, comme l\u2019explique M. Bjergso, qui vend à l\u2019étranger entre 80 et 90 % de la laine confiée à la coopérative.Sept pays, dont la Chine et les États-Unis, se portent habituellement acquéreurs de ballots canadiens.« Il n\u2019y a pas grand marchés au Canada.Au fil des années, l\u2019industrie du textile a quitté le pays comme le reste de l\u2019Amérique du Nord, et les fibres synthétiques ont pris la place des fibres naturelles.Il n\u2019y a plus que deux grandes fabriques de textiles au pays qui utilisent de la laine canadienne, l\u2019une en Atlantique et l\u2019autre dans l\u2019Ouest. » LES SOURCES CHERCHENT DES SOLUTIONS L\u2019espoir est est tout de même là, « il y a certainement un mouvement pour l\u2019achat local, on l\u2019entend et on le voit », se console M. Bjergso.Mais il reste de nombreux obstacles avant de pouvoir développer un marché pour la laine à même le pays.Une problématique à laquelle n\u2019est pas indifférente la MRC des Sources, qui vient tout juste de démarrer un projet au sein de son Carrefour d\u2019innovation sur les matériaux (CIMMS) à cet effet.L\u2019ingénieur junior Bastien Ouellet se consacre depuis le mois dernier à préparer le terrain afin d\u2019approfondir certains débouchés autres que le textile pour la laine, comme l\u2019isolation, la filtration, le rembourrage, les matériaux composites et autres surprenantes utilités.« Ce qu\u2019on veut au CIMMS, c\u2019est de créer un écosystème qui travaille autour de la laine canadienne, localement.On veut lancer des pro- jets-pilotes, c\u2019est-à-dire qu\u2019on veut décider de produits en partenariats avec des industries et faire de la fabrication à plus petite échelle.Ensuite, elles peuvent installer une usine après avoir eu le temps de valider leur produit. » Une recherche qui est surtout motivée, à la base, par les trop bas revenus que tirent les producteurs pour cette fibre.Rappelons que pour la grande majorité d\u2019entre eux, c\u2019est plutôt la vente de viande qui sert de gagne-pain.En 2019, une livre de laine se vendait entre 20 et 60 cents.Chaque mouton produit entre 5 et 7 livres par tonte.« Au Canada, la manière dont la laine est produite n\u2019est pas adaptée pour l\u2019industrie du textile.La qualité n\u2019est pas assez bonne, mais ils ont de la difficulté à avoir de bons prix pour la laine.Alors j\u2019ai l\u2019impression que ça crée une sorte de spirale négative où ils vont choisir des races moins difficiles à gérer, mais qui ne produiront pas nécessairement de la bonne laine.Il y a aussi les difficultés de l\u2019hiver, qui font qu\u2019il y a beaucoup de foin qui contamine la laine en les gardant à l\u2019intérieur », explique M. Ouellet.Autre grand obstacle identifié par MM. Ouellet et Bjergso : les infrastructures nécessaires pour nettoyer la laine en question sont inexistantes au pays, et représentent de grands investissements.D\u2019autant plus que le Canada demeure un joueur de petite échelle avec son million de bêtes, comparativement à la Nouvelle-Zélande et ses 27 millions de moutons.La mise sur pied d\u2019une ligne de lavage et de conditionnement fera donc partie des premiers pas de cet organisme aux grandes ambitions.En 2019, une livre de laine se vendait entre 20 et 60 cents sur le marché international.En 2020, les ventes ont été paralysées à ce point que la Coopérative canadienne des producteurs de laine ne peut même pas statuer sur un prix de vente moyen.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Eric Bjergso, directeur général de la Coopérative canadienne des producteurs de laine.\u2014 PHOTO FOURNIE La situation est « brutale » pour le secteur canadien de la laine.Des 3 millions de livres de laine que la Coopérative canadienne des producteurs de laine (CCWG) commercialise et exporte habituellement au nom de près de 9000 producteurs, son directeur général, Eric Bjergso, n\u2019estime pas avoir vendu 20 % cette année.Le besoin de dénicher une utilité locale et rentable pour cette fibre est devenu difficile à ignorer.« Au fil des années, l\u2019industrie du textile a quitté le pays comme le reste de l\u2019Amérique du Nord, et les fibres synthétiques ont pris la place des fibres naturelles.Il n\u2019y a plus que deux grandes fabriques de textiles au pays qui utilisent de la laine canadienne, l\u2019une en Atlantique et l\u2019autre dans l\u2019Ouest. » \u2014 Eric Bjergso, directeur général de la Coopérative canadienne des producteurs de laine LE PAYS QUI BOUDE SA LAINE JASMINE RONDEAU Initiative de journalisme local La Tribune laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 49 JASMINE RONDEAU Initiative de journalisme local La Tribune SHERBROOKE \u2014 Rien de bien nouveau : la laine de mouton est un excellent isolant thermique même en dehors de l\u2019industrie du vêtement, parole du chercheur de l\u2019Université de Sherbrooke Mathieu Robert.Mais à ceux qui demanderont si elle pourrait surpasser la performance des matériaux de construction les plus communs, le professeur à la faculté de génie et spécialiste en écomatériaux répondra probablement qu\u2019ils ne posent pas la bonne question.M. Robert, qui est aussi titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les éco-composites polymères, a lui-même mené des recherches sur la laine en collaboration avec la MRC des Sources, il y a deux ans.L\u2019objectif était surtout de vérifier s\u2019il était possible de s\u2019en servir pour fabriquer, sans optimisation, des paillasses d\u2019isolants thermiques qui pourraient ensuite être installées dans différents milieux, comme les maisons ou les véhicules récréatifs, par exemple.« Est-ce que je peux m\u2019en servir?Oui, affirme-t-il.Est-ce qu\u2019il y a un potentiel pour cette laine-là?Oui.Est-ce que c\u2019est meilleur qu\u2019une laine synthétique?Pas vraiment.Est-ce que c\u2019est moins bon qu\u2019une laine synthétique?Pas vraiment.Ça compétitionne très bien les matériaux d\u2019isolation qu\u2019on connaît avec certains désavantages et certains avantages.Ça a sa place. » Ces avantages en question?L\u2019absence d\u2019émanations de produits chimiques, contrairement aux matériaux synthétiques, par exemple.Mais le plus grand atout de tous, celui qui motive l\u2019ensemble des travaux de M. Robert : stimuler la bioéconomie régionale.« C\u2019est ça qu\u2019il faut voir, insiste-t-il.C\u2019est de créer des chaînes de valeur qui vont vraiment bénéficier aux gens qui nous entourent, soit les producteurs.On n\u2019est pas toujours capable de faire des meilleurs matériaux à partir de la biomasse, mais si on est capable de minimalement arriver à des propriétés semblables et qu\u2019on est capables de stimuler la bioéco- nomie en plus, c\u2019est merveilleux. » LA LAINE EST-ELLE VERTE?Pour l\u2019instant, tout n\u2019est pas déchiffré dans l\u2019avenir de la laine de mouton.Maintenant que son potentiel technique est connu, c\u2019est au tour du CIMMS (Carrefour d\u2019innovation sur les matériaux de la MRC des Sources) de prendre le relais et de vérifier deux grands axes d\u2019intérêt  : économique et environnemental.Avant d\u2019être cardée et modelée en matériau isolant, la laine doit absolument être lavée pour éliminer toutes sortes de contaminants animal ou végétal.Or, c\u2019est la que le matériau naturel risquerait de gâcher son empreinte écologique.ou sa rentabilité.Des études de cycle de vie ont bel et bien montré que la laine est une option plus écologique que la majorité des isolants, mais à condition de gérer ses eaux usées de manière exemplaire, précise Bastien Ouellet, chargé de projet pour le CIMMS.« C\u2019est un des grands défis du projet, explique M. Ouellet.Lorsqu\u2019on lave la laine, on a un taux de rendement d\u2019environ 50-60 % du poids de laine sale à laine propre.Donc pour chaque kilo de laine sale, on se retrouve avec environ 500 g de laine propre et 500 g de résidus à séparer de l\u2019eau de lavage.Il faudra par la suite séparer les sous- produits du lavage de l\u2019eau pour essayer de les revaloriser et pouvoir réutiliser l\u2019eau de lavage.Ce sont des choses qui se font déjà ailleurs, mais que nous devrons adapter à notre réalité. » Le CIMMS tente d\u2019ailleurs d\u2019obtenir des subventions qui lui permettront de réaliser ces différents travaux.L\u2019un des principaux contaminants qui se retrouveront dans cette eau est la lanoline, la graisse naturelle de la fibre.Bien qu\u2019elle ne représenterait pas des quantités de valeur significative si elle est extraite, celle-ci peut par exemple être utilisée dans les cosmétiques.Le CIMMS devra également vérifier si le volume canadien est suffisant pour être en mesure de développer une filière complète de valorisation de la laine.Vers une bioéconomie de la laine locale?Mathieu Robert est professeur à la faculté de génie de l\u2019Université de Sherbrooke et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les éco-composites polymères.\u2014 PHOTO FOURNIE SHERBROOKE \u2014 Pour son caractère isolant, insonorisant et naturel, la laine de mouton a déjà commencé à faire son apparition dans les procédés d\u2019isolation maison, notamment dans les transformations de camionnettes en véhicules récréatifs.Ironiquement, il s\u2019agirait souvent de laine importée, souvent d\u2019Écosse, où œuvrent de nombreux concentrateurs de laine possédant des lavoirs industriels.Pierre Bellefleur, responsable de la recherche et développement chez CosyRoad, une petite entreprise de Magog spécialisée dans la fabrication de véhicules récréatifs classe B, se montre très curieux en ce qui concerne cette avenue.« Ce sont des choses que je trouve intéressantes.On fait beaucoup de développement et on cherche beaucoup de nouvelles façons de faire.Je me demande surtout si ce serait rentable, mais la question se pose », dit celui qui utilise actuellement de la laine de roche pour sa bonne gestion de l\u2019humidité.En ce qui concerne son critère de résistance au feu, la laine s\u2019avérerait une parfaite candidate, puisqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une fibre presque impossible à enflammer, affirme Bastien Ouellet.JASMINE RONDEAU UNE NICHE DANS LE « VANLIFE »?LIRE UN INTÉRÊT POUR LA LAINE AU BOUT DU RANG \u203a 50 0051385 0048320 \u2022 Cuivre \u2022 Cell, ordinateur, etc.\u2022 Fer \u2022 Aluminium \u2022 Catalyseurs \u2022 Laiton \u2022 Fil isolé \u2022 Batterie autos \u2022 Fonte \u2022 Électroménagers Et plus.NOUS ACHETONS 819 563-8012 2735, BOUL.Queen-Victoria NOUVELLE ADRESSE Visitez aim-recyclage.com SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 50 ACTUALITÉS façon.Ils ont des bébés une seule fois par année plutôt que trois fois en deux ans, par exemple.Ça change la qualité de la laine.Je fais aussi tout pour ne pas salir la laine de mes moutons.Je mets pas de paille en la lançant dans l\u2019enclos.Ensuite après la tonte, je fais moi- même un prétest de solidité et je trie ma toison parce que je veux le moins de végétaux possible.Elle est ensuite lavée, séchée, et culbutée dans une machine pour enlever de débris et de la poussière. » Ses brebis viennent d\u2019ailleurs tout juste de passer sous la cisaille, puisque le début de l\u2019hiver est particulièrement propice à de belles récoltes de laine.Selon un horaire peaufiné à travers les années, les animaux sont également tondus au mois de mai, question de repartir à neuf pour l\u2019été et d\u2019éviter le frottement des fibres, « sinon, la laine se feutre et c\u2019est fini ».La laine de mai, qui n\u2019atteint pas les 3,5 pouces requis pour le filage, est alors elle- même feutrée et transformée en boules de séchage ou en jouets pour chats par Mme Custeau.« Je ne jette presque rien.C\u2019est très important pour moi.Ça arrive que j\u2019ai des brebis qui perdent tous les bébés.Dans ces moments-là, je la trais, on consomme du yogourt et je fais des savons », dit celle qui insiste sur la responsabilité environnementale de sa production.C\u2019est pourquoi les teintures qu\u2019elle utilise pour colorer sa laine sont d\u2019ailleurs exclusivement issues d\u2019insectes ou de plantes, comme la verge d\u2019or ou la garance, par exemple.La laine est teinte soit avant ou après avoir été envoyée pour être cardée (peignée) et filée au Michigan.«  J\u2019aimerais pouvoir faire affaire ici, mais pour ma laine, j\u2019avais vraiment besoin de leurs machines.J\u2019ai essayé des filatures en Ontario et au Nouveau- Brunswick, et le produit fini n\u2019était pas à mon goût », dit celle qui voit une solution potentielle dans la collaboration entre producteurs.JASMINE RONDEAU Initiative de journalisme local La Tribune SAINT-FRANÇOIS-XAVIER-DE- BROMPTON \u2014 Pendant que les toisons s\u2019accumulent sans bouger à Carleton Place en Ontario, là où la plupart des producteurs du pays envoient leur laine de mouton pour l\u2019exportation, France Custeau surfe sur la demande pour sa laine à tricoter produite localement, à Saint-François-Xa- vier-de-Brompton.Un secteur de production riche en patrimoine qu\u2019elle souhaite voir se développer davantage au Québec grâce à son expertise acquise.L\u2019année a certainement eu son lot de défis pour la propriétaire des Laines Finn D\u2019Or, dont les ventes se réalisent habituellement dans les événements et festivals spécialisés, lorsqu\u2019une pandémie mondiale ne force pas leur annulation.« Depuis qu\u2019on a décidé de s\u2019y investir mon conjoint et moi, il y a cinq ans, on doublait notre chiffre d\u2019affaires chaque année.Cette année, on peut s\u2019imaginer que ce ne sera pas le cas », confie France Custeau.Même si la COVID-19 a ralenti la croissance de son entreprise, Mme  Custeau a tout de même été touchée par l\u2019intérêt des acheteurs locaux qui se sont déplacés à la ferme ces derniers mois pour se procurer ses écheveaux, ses ondins ou ses balles de séchage de laine, si bien que la demande l\u2019a forcée à mettre sur pied une boutique en ligne.Celle-ci est loin de regretter son choix de marché, surtout considérant les difficultés que vit actuellement l\u2019industrie mondiale du textile.« J\u2019y crois.On voit que c\u2019est ce que les gens veulent et je sais qu\u2019il y a de la place pour plus que moi.Les gens pensent souvent que la laine québécoise n\u2019est pas douce.Mais tout dépend de la race de mouton.Chacune a ses particularités.La mienne peut être tricotée et portée », établit Mme Custeau, qui élève 200 moutons finnois spécifiquement pour la qualité de leur laine.Celle-ci rêve d\u2019un jour en vivre et de propager une partie de ce qu\u2019elle a appris depuis le moment où elle et son conjoint ont fait prendre un tournant vers la laine à leur production de viande ovine.Pour l\u2019instant, ce sont leur culture de foin de commerce, de même que la vente d\u2019agneaux à l\u2019encan et d\u2019agnelles aux éleveurs qui leur garantissent une santé financière.LAINE DE PORCELAINE Non, ce n\u2019est pas un si simple changement à faire, prévient Mme  Custeau.Encore moins quand on vise les plus hauts standards et que le savoir s\u2019est lentement perdu avec la tradition.Aujourd\u2019hui, ses dadas vont de la manière dont sont nourris les moutons, jusque dans la manipulation des fibres après la tonte, en passant par le choix de fileur.« Je ne les élève plus de la même France Custeau est propriétaire des Laines Finn D\u2019Or, à Saint-François-Xavier-de-Brompton.Elle est parmi les plus grandes entreprises, sinon la plus grande, à produire et traiter sa laine de A à Z, sauf en ce qui concerne le cardage et le filage.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ « Je ne jette presque rien », explique fièrement France Custeau, qui peut produire des balles de séchage, des écheveaux de laine et de savons avec ce que lui offrent ses 200 moutons finnois.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ NOTRE VIDÉO DISPONIBLE SUR L\u2019APPLICATION \u2022 LATRIBUNE.CA «?Les gens pensent souvent que la laine québécoise n\u2019est pas douce.Mais tout dépend de la race de mouton.Chacune a ses particularités.La mienne peut être tricotée et portée. » \u2014 France Custeau Un intérêt pour la laine au bout du rang laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 51 0045110 Faut pas juste trier, faut trier juste.Et pour trier juste, consulte l\u2019application Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 52 ACTUALITÉS Ç a a c o m m e n c é p a r presque rien, un détail, P a u l B o u r q u e a v a i t la jeune quarantaine.«Quand il fallait que je signe, ma main ne partait pas.» Un détail, je vous dis.Directeur technique de tout ce qui est théâtre chez Ex Machina, Paul donnait un petit swing à sa main et le crayon suivait.«J\u2019avais de la misère à initier des mouvements fins.Ils m\u2019ont fait passer des tests, un IRM.Les symptômes ont évolué, ils sont devenus plus fréquents.» L e d i a g n o s t i c e s t t o m b é   : parkinson.Paul est atteint de la forme de parkinson qui ressemble à celle dont est atteint Michael J.Fox.«Chez moi, ce n\u2019est pas tant des tremblements, mais plutôt des absences, des freezes , j \u2019ai des moments où je suis complètement off.[\u2026] Quand ça arrive, je suis complètement immobilisé, tétanisé, pendant 15, 30 minutes.Je peux être en train de me faire un café, je dis à ma blonde : \u201cje ne suis plus capable de bouger, peux- tu m\u2019asseoir?\u201d» Quand ça arrive, jusqu\u2019à deux ou trois fois dans une même journée, ses pieds lui font atrocement mal.«J\u2019ai l\u2019impression que mes pieds sont tellement enflés et qu\u2019ils vont éclater, j\u2019ai des crampes dans les jambes.» Il prend des médicaments toutes les deux heures et demie.Puis il y a son dos, des spasmes qui font mal jusqu\u2019à vomir.«On dirait que les omoplates veulent me plier dans le dos, c\u2019est du 10 sur 10 en termes de douleur, ça peut arriver jusqu\u2019à sept ou huit fois dans les moins bonnes journées.Ma conjointe est là, elle me voit sur le plancher me tordre de douleur.J\u2019essaye que les enfants ne voient pas ça, mais ce n\u2019est pas toujours possible.» Il a deux enfants, de huit et dix ans.À seulement 52 ans, Paul a dû renoncer à son travail qu\u2019il adorait.«Le médecin m\u2019aurait arrêté au moins un an avant, mais je voulais continuer jusqu\u2019au maximum.J\u2019ai dû arrêter en mars, deux semaines avant le confinement.Je devais souvent aller me reposer, on m\u2019avait fait une place dans une loge, on a vraiment fait beaucoup pour m\u2019accommoder.Il y avait une impossibilité de faire les choses comme elles devaient être faites, il y avait un sentiment d\u2019utilité qui n\u2019était plus là.» Après une vingtaine d\u2019années chez Ex Machina, il est parti.Mais Paul, depuis novembre l\u2019an dernier, a l\u2019espoir de jours meilleurs.Une chirurgie pour lequel il est un excellent candidat, la stimulation cérébrale profonde, qui devrait atténuer de beaucoup les montagnes russes de ses symptômes, qui pourrait lui redonner une vie presque normale.«Ce sont deux électrodes qu\u2019ils te mettent dans le cerveau, de la grosseur d\u2019un poil de sourcil.C\u2019est un peu comme un pacemaker, mais pour le cerveau.» Le taux de succès à Québec est de 100 %.«Il y a eu à peu près 200 opérations faites à l\u2019Enfant- Jésus, ça a toujours fonctionné.» Alors depuis novembre dernier, Paul a rencontré une flopée de médecins.«Dans les délais prévus, ça prend environ trois mois pour rencontrer une série de spécialistes.Je les ai rencontrés un peu plus rapidement, ça s\u2019est bien passé.Habituellement, quand tout va bien, c\u2019est trois mois pour voir les spécialistes et un autre trois mois pour obtenir une date de chirurgie.» Et là, il y a la pandémie.Le délestage.Paul devait être opéré «au plus tard en novembre», mais il n\u2019y a même pas encore de date qui a été fixée.«Au début, on m\u2019avait parlé de six mois.À la fin février, mon neurologue a dit \u201ctout est parfait\u201d, si tout va bien, la chirurgie pourrait avoir lieu d\u2019ici trois mois.Mais la COVID est arrivée\u2026 La dernière fois que j\u2019ai vu mon neurologue, il m\u2019a dit : \u201con ne sait pas quand\u201d.» Et depuis, ses symptômes ont augmenté.Non seulement Paul n\u2019a pas de date précise, mais il n\u2019a plus aucune nouvelle.«Je devais avoir une rencontre, mais elle a été mise sur la glace.C\u2019est très difficile d\u2019avoir des nouvelles, de savoir ce qui se passe.J\u2019appelais, je n\u2019avais pas de réponses\u2026 J\u2019ai réussi à avoir des nouvelles en passant par Parkinson Québec qui m\u2019a aidé à travers les dédales.On m\u2019a répondu : «on ne sait pas, ce sont les politiciens qui vont donner le OK».» Ou pas.Il n\u2019y a pas seulement la rencontre et la chirurgie qui ont été mises sur la glace, la vie de Paul est aussi en suspens.Il comprend évidemment les raisons de ce délestage, la pression trop grande sur le système de santé, mais n\u2019empêche, quand il se tord de douleur sur le plancher, il a hâte que ce soit son tour.Ils sont des milliers comme lui.I l a sur tout hâte à l \u2019après- chirurgie.Il a même l\u2019intention d\u2019aller donner un petit coup de main bénévolement à Ex Machina, de pouvoir retrouver le plaisir de contribuer, le sentiment d\u2019être utile.«Je trouve ça plate d\u2019être chez nous et de ne pas pouvoir aider.[\u2026] Ma qualité de vie devrait s\u2019améliorer énormément.Ce qui m\u2019attriste présentement, plus que la maladie, c\u2019est de voir MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com VOICI UN VISAGE DU DÉLESTAGE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 53 Le chiffre avait de quoi faire sursauter, au sortir de la première vague, quand les salles d\u2019opération ont recommencé à fonctionner, ce sont entre 130 000 et 140 000 chirurgies qui avaient été annulées au Québec.Reportées sine die.Fin octobre, le ministre Christian Dubé s\u2019était réjoui de la reprise des activités dans les hôpitaux.«On est revenu à un taux de nos chirurgies à peu près à 100 %.On roule à peu près à 130 000 ou 140  000  chirurgies en attente depuis trois mois.On ne prend plus de retard, ou très peu», avait alors assuré M. Dubé.Et bam, voilà qu\u2019on déleste encore.Le ralentissement n\u2019est pas aussi marqué qu\u2019au cours de la première vague, mais quand même, on estime que les salles d\u2019opération fonctionnent actuellement à 70 % de leur capacité, ce qui implique d\u2019autres chirurgies reportées, autant de personnes qui doivent prendre leur mal en patience.À Québec, le Centre hospitalier universitaire (CHU) est passé en octobre à un niveau d\u2019alerte 3.«L\u2019établissement se voit dans l\u2019obligation d\u2019activer son plan de délestage des activités, a-t-on pu lire dans un communiqué de presse.Cette décision, bien que difficile, est nécessaire afin de se donner rapidement la capacité de faire face aux besoins, qui augmentent de façon soutenue.Ce délestage implique que des chirurgies et des rendez-vous devront être annulés dès les prochains jours, afin d\u2019atteindre un niveau de 70 % d\u2019activité.On estime à 6000 le nombre de rendez-vous ambulatoires et à 300 le nombre de chirurgies reportées ou annulées par semaine.» Par semaine.Même si le gouvernement assure que tous les cas urgents sont traités, force est de reconnaître que le délestage a eu et aura de graves conséquences.En entrevue à Drainville PM à la mi-septembre, le président de l\u2019Association des médecins hématologues et onco- logues du Québec, le Dr Martin Champagne, remarque qu\u2019«on voit des patients avec des cancers plus avancés.Ils sont très symptomatiques quand ils nous consultent.Le prix à payer va être là pendant des années.Certaines études suggèrent un excès de mortalité qui pourrait être aussi grand que 15 % par année pour les 10 prochaines années en raison des délais».Au fond, ce que ça dit, c\u2019est qu\u2019il faut sauver les hôpitaux.Le gouvernement «accepte» un nombre «x» de morts et de personnes hospitalisées à cause de la COVID, tant que ça ne fait pas craquer le réseau.Et la glace est mince.Parce qu\u2019elle l\u2019était déjà avant.Déjà, les listes d\u2019attente pour certaines chirurgies dépassaient largement les délais prévus dans la loi.Déjà en 2019, plus de 1000 Québécois attendaient une chirurgie cardiaque, c\u2019était 300 de plus qu\u2019en 2014.Pour les chirurgies orthopédiques, souvent les premières à être visées par le délestage, i l y avait déjà une liste d\u2019attente.Seulement pour l\u2019hôpital de L\u2019Enfant-Jésus à Québec, 104 personnes étaient en attente d\u2019une arthroplastie du genou depuis plus de six mois.Il y a à peine un an, la collègue Élisabeth Fleury rapportait que le réseau n\u2019arrivait pas à atteindre les cibles de réductions des délais dans presque tous les secteurs visés.Alors qu\u2019il ne devait plus y avoir aucune chirurgie en attente depuis plus d\u2019un an, il en restait en 2018-2019 encore 1398.L\u2019explication qu\u2019avait alors donnée au Soleil le ministère de la Santé et des Services sociaux était que les problèmes étaient «rarement associés à un manque de capacité opératoire», mais plutôt à une planification «inefficace», à une gouvernance médicale et administrative «déficiente» et à des règlements «désuets, non appliqués, voire inexistants».L\u2019oncologie n\u2019était pas en reste avec seulement 65 % des chirurgies réalisées à l\u2019intérieur de la norme de 28 jours, alors que la cible était de 90 %.Et c\u2019était avant la pandémie\u2026 MYLÈNE MOISAN, LE SOLEIL LE YOYO DES LISTES D\u2019ATTENTE «?On voit des patients avec des cancers plus avancés [.] Le prix à payer va être là pendant des années.?» \u2014 Dr Martin Champagne en entrevue à Drainville PM Paul Bourque est atteint de la forme de parkinson qui ressemble à celle dont est atteint Michael J.Fox.«On dirait que les omoplates veulent me plier dans le dos, c\u2019est du 10 sur 10 en terme de douleur, ça peut arriver jusqu\u2019à sept ou huit fois dans les moins bonnes journées.» \u2014 PHOTO LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ ma blonde qui s\u2019inquiète, mes sœurs.Et mes enfants aussi.L\u2019opération ramène les symptômes au creux de la vague, tu n\u2019as pas les peaks, c\u2019est ça qui est dur.Tout ça va disparaître\u2026» 0052280 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 54 ACTUALITÉS JUSTINE MERCIER Le Droit OTTAWA \u2014 Une résidente de l\u2019Outaouais atteinte de sclérose en plaques a obtenu l\u2019autorisation du tribunal pour recevoir l\u2019aide médicale à mourir même si elle ne répond pas au critère de «mort naturellement prévisible».Il s\u2019agit d\u2019une première décision de la sorte dans la région.Dans une décision rendue le 30  novembre dernier, la juge Marie-Josée Bédard de la Cour supérieure a autorisé l\u2019administration de l\u2019aide médicale à mourir à Giselyne Hénaire, 62 ans, même si son cas ne répond pas à l\u2019une des exigences actuellement prévues au Code criminel.La juge Bédard souligne dans sa décision que la sclérose en plaques est «une maladie dégénérative grave et incurable» et que dans le cas de Mme Hénaire, «la médication existante n\u2019arrive pas à freiner la progression de la maladie ni à soulager ses souffrances».Le diagnostic de sclérose en plaques est tombé en 2012 pour Giselyne Hénaire.Son état s\u2019est dégradé au fil des ans.«?EMPRISONNÉE DANS SON CORPS?» « E l le v i t ave c une douleur constante, relate-t-on dans la décision.Elle ne peut plus marcher avec un déambulateur; elle doit se déplacer en fauteuil roulant et la grande fatigue qui l\u2019accable l\u2019oblige à dormir après chaque effort de vingt minutes.Elle souffre de douleurs physiques constantes.[\u2026] Elle a l\u2019impression de vivre emprisonnée dans son corps et n\u2019a malheureusement aucun espoir que sa condition s\u2019améliore.Elle est aussi inquiète de la détérioration de son état qui se poursuit et qui aggravera encore sa souffrance.» C\u2019est en juil let dernier que Mme Hénaire a rempli sa demande d\u2019aide médicale à mourir avec son médecin de famille.L\u2019une des évaluations nécessaires a été faite par le Dr Guy Morissette, impliqué depuis le début dans le dossier de l\u2019aide médicale à mourir en Outaouais.Les médecins ont conclu que la dame répondait à «tous les critères pour bénéficier de l\u2019aide médicale à mourir, à l\u2019exception de celui de la mort naturelle raisonnablement prévisible puisque son pronostic d\u2019espérance de vie est de quelques années».«La preuve révèle sans l\u2019ombre d\u2019un doute que la décision de Mme Hénaire de demander l\u2019aide médicale à mourir est volontaire et éclairée», précise aussi la décision de la juge Bédard.LÉGISLATION Les deux parties mises en cause \u2013 le procureur général du Canada et le procureur général du Québec, n\u2019ont pas participé à l\u2019audition.Du côté fédéral, il a été décidé «de ne pas faire valoir de position à l\u2019égard de la demande», tandis que du côté provincial, le procureur général a indiqué qu\u2019il ne s\u2019opposait pas à la requête.Le Dr Guy Morissette a indiqué au Droit qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une première décision de la sorte en Outaouais, alors que quelques dossiers similaires ont été entendus ailleurs au Québec.Légalisée au pays depuis 2016, l\u2019aide médicale à mourir peut être autorisée selon des critères bien définis dans le Code criminel.À l\u2019heure actuelle, l\u2019un de ces critères stipule que la «mort naturelle» de la personne doit être «devenue raisonnablement prévisible compte tenu de l\u2019ensemble de sa situation médicale, sans pour autant qu\u2019un pronostic ait été établi quant à son espérance de vie».Au Québec, la loi prévoyait notamment qu\u2019une personne doit être «en fin de vie» pour être admissible à l\u2019aide médicale à mourir.En septembre 2019, une décision de la Cour supérieure a toutefois statué que ces deux critères étaient inconstitutionnels, donc invalides.La juge a toutefois suspendu pour six mois la prise d\u2019effet de cette «déclaration d\u2019invalidité», afin que lois puissent être modifiées en conséquence.DATE BUTOIR Le gouvernement du Québec n\u2019a pas entrepris de démarche pour modifier la loi provinciale, de sorte que le critère de «fin de vie» est devenu inopérant.Le délai accordé pour la prise d\u2019effet de la déclaration d\u2019invalidité du critère de mort naturelle raisonnablement prévisible a été prolongé à deux reprises cette année, en mars et en juin.La date butoir a été fixée au 18 décembre 2020.Au fédéral, le projet de loi C-7 a été adopté aux Communes, jeudi de cette semaine.Il prévoit entre autres le retrait du critère de «mort naturellement prévisible».Le dossier est maintenant entre les mains du Sénat.Vendredi matin, rien n\u2019était encore assuré de ce côté, de sorte si le Sénat souhaite y apporter des amendements, la date butoir pourrait ne pas être respectée.Dans un tel cas, il y aurait vide juridique au Québec, selon l\u2019avis du ministre fédéral de la Justice, David Lametti.Des discussions sont donc en cours au Québec pour déterminer quelles actions devront être prises si un tel vide juridique survient.Dans l\u2019intervalle, le tribunal peut toutefois examiner des dossiers pour déterminer si une personne demandant l\u2019aide médicale à mourir répond aux critères prévus dans le Code criminel, à l\u2019exception de celui sur la mort raisonnablement prévisible.«Il faut que ça passe devant un juge, parce qu\u2019autrement, ça va à l\u2019encontre du Code criminel», explique le Dr Morissette.Ce fut le cas dans le cadre de la demande formulée par Giselyne Hénaire ayant récemment été examinée par la juge Bédard, qui lui a autorisé l\u2019administration de l\u2019aide médicale.Le Dr Morissette a fait savoir qu\u2019une autre demande similaire a été entendue tout récemment à Gatineau.La décision a été rendue en début de semaine, et l\u2019administration de l\u2019aide médicale à mourir a aussi été autorisée dans cet autre dossier.AVEC LA PRESSE CANADIENNE C\u2019est en juillet dernier que Mme Hénaire a rempli sa demande d\u2019aide médicale à mourir avec son médecin de famille.\u2014 PHOTO 123RF LOUIS-DENIS EBACHER Le Droit OTTAWA \u2014 Giselyne Hé- naire veut quitter ce monde lorsqu\u2019elle le voudra.Cette décision personnelle, fait- elle savoir, ne doit pas être interprétée comme un choix inévitable pour toutes les personnes atteintes de sclérose en plaques.Mme Hénaire sait bien que son histoire est résumée dans une décision publique du tribunal.Elle a décliné la demande d\u2019entrevue du Droit cette semaine, tenant quand même à transmettre un noble message à son avocate, Me Camille Dontigny.«Mme Hénaire ne veut pas que les personnes atteintes de sclérose en plaques se disent que la vie ne vaut pas la peine d\u2019être vécue, explique Me Dontigny.Elle ne veut pas être vue comme porte-étendard du défaitisme lié à la sclérose en plaques.» La décision \u2013 difficile, mais réfléchie \u2013 de Giselyne Hénaire est un choix personnel.Avec la récente exemption constitutionnelle accordée par la Cour supérieure, Mme Hénaire peut décider du moment où elle recevra l\u2019aide médicale à mourir.«Ces décisions du tribunal permettent à ce que l\u2019aide médicale puisse être rapidement administrée, explique Me Don- tigny.C\u2019est à elle de décider quand le soin sera prodigué.» Mme Hénaire a par ailleurs fait savoir qu\u2019elle gardait pour elle et ses proches la date et l\u2019heure de son départ.LE NOBLE MESSAGE DE GISELYNE HÉNAIRE UNE PREMIÈRE EN OUTAOUAIS AIDE MÉDICALE À MOURIR AUTORISÉE PAR LE TRIBUNAL laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 55 VENTE DE FERMETURE FIN DE BAIL Jusqu'à épuisement des stocks 60% à 75% du prix régulier 2265 King Ouest,Promenades King Sherbrooke , QC 0052906 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 56 ACTUALITÉS Se rassembler pour Noël ne sera pas possible ici, mais la situation varie beaucoup d\u2019un pays à l\u2019autre.Les Coops de l\u2019information ont contacté des expatriés qui nous racontent comment se passeront les Fêtes dans leur coin du monde.LES FÊTES AUTOUR DU MONDE ANDRÉANNE BEAUDRY andreanne.beaudry@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Excluant les rassemblements limités à huit personnes, le temps des Fêtes du Sherbrookois Philippe Long- champs ne s\u2019annonce pas si dif- férent dans son pays d\u2019adoption, la Suède.« En fait, le temps de Fêtes est déjà commencé ici puisqu\u2019en ce moment c\u2019est la Sainte-Lucie (Sankta Lucia en Suédois), une fête suédoise.Cette fête est très importante ici.Normalement, on célèbre la période de l\u2019année la plus sombre.La tradition fait en sorte que les enfants vont chanter et faire un cortège le matin, à la noirceur, en plus de se déguiser en Sainte-Lucie avec des vêtements blancs », explique-t-il.En raison de la pandémie, l\u2019enseignant Philippe Longchamps n\u2019a pas eu le choix de souligner la fête autrement cette année dans sa classe.« Normalement, tous les parents d\u2019élèves sont invités le matin.Les jeunes chantent entre huit et neuf chansons\u2026 bref, c\u2019est unique en Suède », raconte-t-il.Malgré la COVID-19, les Suédois ne sont pas limités dans leurs rassemblements.Ils doivent toutefois respecter le maximum de huit personnes à la fois.C\u2019est d\u2019ailleurs la seule mesure imposée aux citoyens jusqu\u2019à présent.« On ne risque pas d\u2019avoir une amende si nous sommes neuf ou dix », précise Philippe Longchamps.«  Si on se compare aux pays voisins, les mesures sont très relaxes », poursuit-il.Au début du mois, la petite famille prévoyait rendre visite à la sœur de Lina Longchamps, la conjointe du Sherbrookois, à Amsterdam, et ce, en évitant tout ce qui est transports en commun.« Personnellement, je ne trouvais pas que c\u2019était une bonne idée, mais le projet commence à s\u2019estomper tranquillement, heureusement. » Philippe Longchamps compte célébrer Noël avec sa conjointe, ses deux filles, Svea et Vega, ainsi que sa belle-mère, qui est veuve.Pour l\u2019instant, le temps des Fêtes du Suédois d\u2019adoption ne s\u2019annonce pas si terne même si moins de personnes seront au rendez-vous lors du réveillon.Pas trop dépaysé en Suède Parti du Québec en 2016 pour compléter une maîtrise en Irlande, Alexandre Catudal réside aujourd\u2019hui à Bruxelles.\u2014 PHOTO FOURNIE BILLIE-ANNE LEDUC La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Parti de Granby en 2012 pour aller étudier à Québec, puis parti du Québec en 2016 pour compléter une maîtrise en Irlande, Alexandre Catudal réside aujourd\u2019hui à Bruxelles.Le 25 décembre, ce sera le troisième Noël d\u2019affilée où il ne pourra pas visiter sa famille.Alexandre, fasciné par la politique internationale et l\u2019Union européenne, s\u2019est installé dans la capitale de la Belgique en 2018, et y réside toujours avec sa conjointe finlandaise.Ayant travaillé quelque peu pour une compagnie développant des jeux de société, il a dû être mis à pied en raison de la pandémie, et a par la suite décidé de s\u2019inscrire en droit à l\u2019Université de Bruxelles.L\u2019avantage, raconte-t-il, c\u2019est que là-bas, il est possible de commencer à suivre ses cours au milieu de la session.« Les cours sont enregistrés, alors j\u2019ai pu regarder ceux que j\u2019ai manqués. » DISTANCIATION SOCIALE INEXISTANTE Alexandre Catudal observe beaucoup de critiques envers la mesure du couvre-feu autour de lui, les gens affirmant que « le virus se répand de jour comme de nuit ».Pour ce qui est du port du masque obligatoire, la mesure demeure somme toute bien respectée.En vigueur depuis juillet, le port du masque est, là-bas, pratiquement requis en tout temps.« Certaines rues, tu n\u2019en as pas besoin, alors que d\u2019autres oui, bref, c\u2019est compliqué, alors la plupart des gens le portent tout le temps. » Pour ce qui est de la distanciation sociale, « les gens s\u2019en foutent complètement », affirme-t-il.À l\u2019épicerie, dans les rues, personne ne suit le 1,5 m recommandé.« Je dois souvent me tasser », raconte Alexandre.La Belgique se situe toutefois relativement bien par rapport au nombre de cas en Europe, indique- t-il.« On a déjà été le pire pays d\u2019Europe, mais maintenant, on est un des meilleurs », relève l\u2019expatrié québécois.NOËL PAS « CANCELLÉ » Le Noël belge n\u2019est pas « can- cellé  », mais certaines règles s\u2019appliquent, par exemple, les rassemblements ne sont permis qu\u2019entre contacts rapprochés et familiaux.Alexandre et sa conjointe ont donc décidé d\u2019aller visiter la famille de cette dernière en Finlande, pays où la pandémie est relativement bien maîtrisée.Ils devront se soumettre à un test avant le départ et à l\u2019arrivée.Cette année, c\u2019était normalement « le tour » de visiter sa famille du Québec, mais, voyant la situation s\u2019envenimer, ils ont décidé de ne pas prendre le risque d\u2019acheter des billets.« On a bien fait, car on les aurait perdus. » Malgré tout, Alexandre adore Bruxelles, « ville où il se passe des choses, mais qui reste calme. » Comparativement à Dublin, en Irlande, sa qualité de vie y est nettement supérieure.Le Granbyen ne sait toujours pas s\u2019il compte un jour revenir dans la ville où il a grandi.« J\u2019ai encore un bon deux ans et demi d\u2019études à faire au moins.Mais c\u2019est une question que mes parents me posent tout le temps! » Couvre-feu et masque partout en Belgique VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 Autre hémisphère, autre réalité.Et pas seulement en raison de la température estivale qui prévaut actuellement en Océanie.Quand Claudia Brochu ouvre sa caméra, on voit derrière elle une rue animée avec des commerces d\u2019où entrent et sortent des clients libres de masques.Chanceux.La femme originaire de Lévis se trouve sur la terrasse du café où elle est gérante, le Fidel café sur la Cuba Street, une rue marchande de Wellington, la capitale de Nouvelle-Zélande.«  C\u2019est un peu comme la rue Saint-Jean à Québec », décrit celle qui a quitté la Belle Province en 2013.Elle n\u2019a jamais regretté son choix depuis.Au début de la pandémie, les expatriés se demandaient s\u2019ils allaient être forcés de quitter le pays, raconte Claudia.« J\u2019ai dit à ma mère que je reviendrais juste si j\u2019étais forcée et que si je retournais, ce serait sur le dernier avion. » Finalement, après le lockdown d e q u a t r e s e m a i n e s q u i a débuté en mars et une petite recrudescence en août, la Nou- velle-Zélande se porte assez bien.Célébrer chez les Kiwis Philippe Longchamps, originaire de Sherbrooke, est accompagné de ses filles Svea et Vega.M. Longchamps réside en Suède depuis 20 ans.En 2020, il a d\u2019ailleurs remporté le titre d\u2019enseignant de l\u2019année dans son pays d\u2019adoption! \u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 57 La plupart des régions sont retournées au niveau d\u2019alerte 1, soit le plus bas.« En ce moment, il n\u2019y a aucune restriction, il y a des partys, des festivals de musique, c\u2019est pas mal la vie normale, mais on ne sait jamais, ça peut changer rapidement  », répond-elle prudemment.Pour l\u2019instant, tout indique que les Kiwis pourront célébrer le temps des fêtes comme à l\u2019habitude et prendre la direction de leur «  bach  », nom donné aux modestes chalets en bord de mer que plusieurs familles néo- zélandaises possèdent.C\u2019est sur la plage autour d\u2019un barbecue à Claudia Brochu avec son vélo.En arrière-plan, les montagnes de Queenstown, une destination d\u2019aventure prisée au pays.\u2014 PHOTO FOURNIE AUDREY TREMBLAY Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Arrivée à Budapest à l\u2019été 2019, Ariane Cos- sette vivra son tout premier Noël en Hongrie.La jeune femme de Saint-Stanislas, qui s\u2019est expatriée pour le travail, avait pris l\u2019habitude de voyager durant la période des Fêtes, mais cette année ce ne sera pas possible.« On regarde ça au jour le jour », souligne Ariane Cossette.« Actuellement, tous les rassemblements sont carrément interdits.L\u2019exception, ce sont les rassemblements privés ou familiaux de moins de 10 personnes.Ils évaluent aussi la possibilité de faire un allégement à Noël », ajoute-t-elle.I l f a u d r a t o u t e f o i s ê t r e patient puisque les autorités devraient rendre leur décision le 21  décembre seulement.En attendant, les lumières de Noël scintillent à Budapest, même en l\u2019absence du marché de Noël, « un des plus beaux en Europe » selon Ariane Cossette.« Pour le jour de l\u2019An, le gouvernement a été très clair.Il n\u2019y aura pas d\u2019allégement.C\u2019était vraiment juste pour Noël », note-t-elle.Son plan initial, bousculé par la pandémie, était de voyager vers le nord.C\u2019est plutôt un Noël « international » dans sa nouvelle terre d\u2019accueil qui l\u2019attend.Un premier Noël en Hongrie célébré chez une amie du Venezuela.«   El le est ic i ave c d\u2019autres membres de sa famille et ils m\u2019ont invitée.Donc, au réveillon, je vais parler espagnol! On vit à l\u2019international ou pas », lance-t-elle en riant.Pour le 25 décembre, c\u2019est toujours à l\u2019étape de la planification d\u2019un souper entre amis, mais elle attend de voir s\u2019il y aura un allégement ou non des mesures sanitaires.La comptable, qui a complété un BAC et un MBA en comptabilité à l\u2019UQTR, avait toujours eu envie d\u2019une expérience de travail à l\u2019international.L\u2019opportunité s\u2019est présentée en 2019 et elle a embarqué dans l\u2019aventure à pieds joints.« L\u2019adaptation s\u2019est vraiment bien passée », note-t-elle.Avant que la pandémie frappe, Ariane Cossette devait suivre des cours de hongrois.Ce n\u2019est que partie remise.«  C\u2019est vraiment une langue très particulière et difficile à apprendre », souligne-t-elle.En attendant, la jeune femme de 36 ans continue de se soumettre Un premier Noël à Budapest Ariane Cossette vivra son premier Noël en Hongrie.\u2014 PHOTO FOURNIE aux mesures sanitaires strictes du pays.« On a un couvre-feu de 20 h à 5 h.On ne peut carrément pas être dehors.[\u2026] Cinémas, théâtres, restaurants, bars, gyms, tout est fermé à 100 % ».« Le masque est obligatoire partout du moment que tu sors dehors et il y a certaines heures réservées aux personnes de 65 ans et plus dans les commerces », conclut-elle.faire griller des poissons fraîchement pêchés ou dans le bois à profiter de la nature que les Kiwis célèbrent typiquement Noël.Mais ne parlez pas trop de Noël à Claudia.« C\u2019est toujours le moment de l\u2019année où je voudrais être avec ma famille dans la neige à Lévis », avoue celle qui a grandi sur la rue Lefrançois sur la Rive-Sud.Pas de sapin ni décoration pour elle.Cette mordue de plein air préfère enfourcher son vélo et profiter de la fermeture de son café les 24, 25 et 26 décembre pour s\u2019offrir une petite expédition de trois jours avec des amis.Le défi sera de trouver un nouvel endroit à visiter, car Claudia Brochu a pratiquement pédalé entièrement les deux îles principales qui composent le pays.En espérant qu\u2019il y ait du soleil, elle en profitera pour déguster au bord de la mer une bonne bière artisanale, un produit en plein essor depuis son arrivée au pays il y a cinq ans.Et s\u2019il pleut, ce sera l\u2019année prochaine puisque son visa vient d\u2019être renouvelé pour trois ans, au plus grand bonheur de cette grande voyageuse. SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 58 ACTUALITÉS MARIE-ÈVE MARTEL La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 Danièle Fournier demeure dans la commune française de Saint-Genis-Pouilly, un village situé à quelques kilomètres à peine de la frontière suisse.Frontière que la Bedfor- doise d\u2019origine, établie sur le Vieux-Continent depuis 34 ans, traverse chaque jour pour se rendre au travail, elle qui exerce le métier de pharmacienne, en plus de travailler dans le secteur administratif d\u2019un hôpital.« Il faut constamment demeurer au fait de l\u2019actualité et des mesures sanitaires dans les deux pays  », explique la Française d\u2019adoption.Car autant la France a été soumise à des règles strictes, autant il n\u2019y a pas eu de confinement en Suisse.« En France, il fallait à tout prix rester chez soi ou se déplacer avec une attestation en main, raconte Mme Fournier.Et jusqu\u2019à tout récemment, on n\u2019avait le droit de se déplacer que dans un rayon de un kilomètre de chez nous.En Suisse, beaucoup plus de commerces et d\u2019institutions sont ouverts. » L\u2019achalandage à la frontière franco-suisse est en chute libre avec la pandémie.« Il n\u2019y a même plus de douanier là où je passe!, illustre Mme Fournier.Depuis la première vague, plus personne n\u2019avait le droit de passer, sauf les travailleurs du domaine de la santé ou ceux qui avaient en main une autorisation leur permettant de traverser.Il y a des jours où je vais au travail et où je ne croise personne sur mon chemin. » ASSOUPLISSEMENT DES FÊTES À compter du 15 décembre, de nouvelles consignes mises en place pour les Fêtes entreront en vigueur en France.Les déplacements interrégions seront probablement permis.«  Pour le moment, les autorités sanitaires nous demandent de ne pas être plus de quatre ou six aux réunions de famille, mais contrairement au Québec, nous n\u2019avons pas de dates précises ou un quota de rencontres à observer, commente Mme  Fournier.Nous devrons toutefois, comme partout ailleurs, renoncer aux grandes réunions de famille et aux déplacements en avion, qui sont compliqués. » Elle ne verra donc probablement ses enfants \u2014 une fille en Colombie-Britannique et un fils aux États-Unis \u2014 que de manière virtuelle cette année.Mme Fournier sera de garde à sa pharmacie le 25  décembre prochain, avant de parcourir les 500 kilomètres de route qui la séparent de son mari pour passer quelques jours avec lui durant les Fêtes.Comme peu de commerces seront ouverts, elle s\u2019attend à un achalandage raisonnable.« On a toujours des gens qui ont besoin de venir en urgence, ou qui ont oublié leur traitement.Ou la belle- mère en visite et qui a oublié son traitement », illustre-t-elle.Un couvre-feu quotidien sera également instauré à compter de 21 h, à l\u2019exception du 24 et du 31 décembre.« Ça permettra aux gens de bouger un peu, même si tout sera fermé », croit-elle.« Je pense que les gens vont se permettre de bons et généreux repas pour Noël, parce qu\u2019ils n\u2019ont pas voyagé ni trop dépensé, poursuit-elle.D\u2019habitude, les gens ici quittent pour le soleil à Noël  : Maroc, Thaïlande, Zanzibar, le Cap-Vert.Je dirais que cette année, c\u2019est facile de se faire remplacer au besoin durant les Fêtes! » Deux pays, une réalité Danièle Fournier demeure dans la commune de Saint-Genis-Pouilly, un village situé à quelques kilomètres à peine de la frontière suisse.Une frontière que la Bedfordoise d\u2019origine traverse chaque jour pour se rendre au travail, elle qui exerce le métier de pharmacienne, en plus de travailler dans le secteur administratif d\u2019un hôpital.\u2014 PHOTO FOURNIE MARIO BOULIANNE Le Droit OTTAWA \u2014 C\u2019est dans un quartier de Pise, en Italie, que la Gati- noise Eva Avila passera le temps des Fêtes.Pour elle, ne pas engager une bataille de balles de neige avec sa famille lui fait un petit pincement au cœur.Malgré tout, rien ne pourrait altérer le bonheur de la chanteuse qui, depuis mai dernier, s\u2019est installée dans cette pittoresque ville de la Toscane avec son conjoint.« C\u2019est petit, Pise.Il y a environ 90 000 habitants dans cette ville que je décrirais comme semi-rurale, explique la Gati- n o i s e l o rs q u e j o i nte pa r L e Droit.Bien sûr, il y a la fameuse tour penchée, mais il y a aussi d\u2019immenses espaces verts, le calme de la campagne et nous sommes à environ 40 minutes de Florence.Mais, ce qu\u2019il y a de plus impressionnant, c\u2019est la pureté de l\u2019air pisan.Je n\u2019ai jamais aussi bien respiré », dit- elle dans un grand éclat de rire.Choriste au sein de Brit Floyd, un groupe hommage au légendaire groupe britannique Pink Floyd, Eva a vu ses engagements professionnels s\u2019arrêter net quelques semaines après le début de leur tournée nord-américaine, en mars dernier.« Quand on a arrêté la tournée en raison de la pandémie, nous étions dans la région de New York, se rappelle-t-elle.À ce moment, mon conjoint et moi avions pris la direction de Gati- neau et nous y sommes restés jusqu\u2019à la fin mai, pour ensuite partir pour l\u2019Italie. » C\u2019est avec son conjoint que Eva Avila fêtera Noël et la nouvelle année.Pandémie oblige, le couple ne pourra pas visiter les parents d\u2019Edoardo qui, pourtant, résident dans la même ville, mais dans un district différent.«  C\u2019est vraiment dommage, parce je crois qu\u2019on va rater tout un souper des Fêtes, ajoute-t-elle avec un grand sourire.Comme toutes les mères italiennes, celle d\u2019Edoardo cuisine à merveille.Sa lasagne est magique, tout comme son aubergine au parmesan.Mais, la tradition c\u2019est le panettone.Ici, on la mange le matin, le midi, le soir et pour les collations. » C\u2019est donc avec le panettone sur la table que la Gatinoise savourera son temps des Fêtes.Pas de tourtière ni de dinde, du moins, pour l\u2019instant.À la fin de l\u2019entrevue, on la sentit émue.Elle a tenu à prendre des nouvelles de sa ville natale et surtout à souhaiter de joyeuses f ê te s au x Gat i n o i s e s e t au x Gatinois.« N\u2019oublie pas de saluer tout le monde de ma part », a-t-elle lancé au journaliste.Arrivederci e grazie mille, Eva! Panettone et confinement en Italie Depuis le mois de mai dernier, la chanteuse gatinoise Eva Avila s\u2019est installée à Pise, en Toscane, avec son conjoint.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 59 VALÉRIE MARCOUX Le Soleil QUÉBEC \u2014 Fuir l\u2019hiver au prix de perdre les Noëls blancs : est-ce que le jeu en valait la chandelle?« Ça me manque, ce n\u2019est pas Noël pour moi dans le Sud », avoue Marco Jolicoeur, expatrié au Brésil depuis 2009.«  Ici, il pleut presque tous les Noëls », affirme l\u2019homme natif de Québec qui a vécu à plusieurs endroits dans le monde avant que l\u2019amour ne l\u2019attache plus particulièrement au Brésil.Avec sa femme et ses deux filles, Marco vit aujourd\u2019hui à Teresina dans la province de Piaui.« Tanné de l\u2019hiver », il avait toujours envisagé de fuir le froid.Depuis son mariage à une Brésilienne en 2010, il est revenu trois fois au Québec, notamment pour partager un Noël blanc avec sa famille à la maison de sa mère à Québec.« Ma femme a adoré », affirme-t-il malgré la température de -40 degrés Celsius qui les a surpris durant le séjour.À l\u2019approche du temps des fêtes, les maisons sont moins décorées au Brésil qu\u2019au Québec, note Marco.En décembre, sa famille se rend donc au centre commercial pour y admirer les décorations festives et prendre une photo avec le père Noël.Après le mail, une excursion à la plage est une tradition pour bon nombre de Brésiliens.« Tout le monde fête Noël à l\u2019extérieur », remarque l\u2019expatrié.La famille Cruz-Jolicoeur n\u2019y échappe pas et s\u2019y rendra du 17 au 22 décembre.Ces dates sont moins achalandées, précise sa femme, Thais Liana Rodrigues Cruz Jolicoeur, qui s\u2019est jointe à la discussion virtuelle pour compléter les réponses de Marco qui a accepté de correspondre tout en étant occupé par son travail.E n p l u s d e s o n e m p l o i e n construction, il était également propriétaire de deux parcs d\u2019hébertisme « arbre en arbre » avant que la pandémie ne mette à mal ces affaires et le force à vendre l\u2019un d\u2019eux.« L\u2019autre devrait suivre », se désole-t-il.« Ce n\u2019est pas drôle la COVID au Brésil.On est le deuxième pays le plus affecté. » Le temps des fêtes sera donc un peu différent cette année.« Ils vont interdire les grosses réunions familiales et donner des amendes », rapporte Marco.Les barbecues sur la plage sont interdits ainsi que les attroupements de personnes en général.Les bars ferment à 17 h les soirs de semaine et tout est fermé durant la fin de semaine, partage-t-il.Cette année, la famille Cruz- Jolicoeur prévoit tout de même un souper de Noël familial avec les parents de Thais Liana qui sont leurs voisins.« Plus tard dans la soirée, \u201c papa Noël \u201d vient porter les cadeaux sous l\u2019arbre et on réveille les filles à minuit.Je suis vieux jeu », raconte-t-il en rigolant.La nostalgie des Noëls blancs La famille Cruz-Jolicoeur avec le père Noël au centre commercial.\u2014 PHOTO FOURNIE BRIGITTE TRAHAN Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Originaire de Trois-Rivières et installé au Vatican où il fut maître de la prestigieuse Cappella Giulia pendant 10 ans, le père Pierre Paul vivra, pour la première fois de sa vie, des fêtes sans la foule habituelle qui envahissait la Place Saint-Pierre pour la messe de Noël, du jamais-vu, dit-il.Il ne pourra pas non plus venir au Québec pour visiter sa famille.Tout comme les sept membres de sa communauté des Oblats de la Vierge Marie (o.m.v.) avec qui il habite, le père Paul se tourne vers les services en ligne pour communiquer avec ses proches.En Italie, c\u2019est Whatsapp qui est le plus fréquemment utilisé pour se voir en mode virtuel, dit-il.À Ro m e, le s f ê tes d e No ë l s\u2019annoncent sans éclat.«  Du 20 décembre au 7 janvier, personne ne pourra se déplacer d\u2019une région à l\u2019autre de l\u2019Italie.Les 24, 25 et 26 décembre et les 31 et 1er janvier, on ne pourra pas sortir des villes », dit-il.Là-bas aussi, la situation est très préoccupante.« C\u2019est sûr que je ne m\u2019arrangerai pas pour être déprimé », promet-il.« On a déjà décoré.Je suis en train de faire la crèche.On a fait deux arbres de Noël il y a deux jours.On fait des biscuits », dit-il.Le père Paul a déjà fait goûter ses tourtières, son ragoût de pattes et son ragoût de boulettes à ses confrères, des plats typiquement québécois qui furent très appréciés des membres de sa communauté où se côtoient des Nigériens et des Américains.Il entend bien en refaire pour eux au cours de la période des Fêtes.« Nos célébrations nous tiennent plus que les décorations », précise le prêtre.« Ce qui nous tient debout, c\u2019est l\u2019espérance et la foi.On essaie d\u2019être content de ce qu\u2019on a, de pouvoir être ensemble et qu\u2019il n\u2019y ait pas de malades parmi nous.On prie aussi pour les gens qui sont malades », ajoute-t-il.Son grand souhait, pour 2021, c\u2019est que la COVID-19 permette aux gens de comprendre l\u2019importance de la famille et de prendre soin les uns des autres.Des tourtières au Vatican Le père Pierre Paul est originaire de Trois-Rivières et travaille au Vatican.\u2014 PHOTO FOURNIE MARC-ANDRÉ PELLETIER Le Nouvelliste TROIS-RIVIÈRES \u2014 Expatriée en Angleterre depuis six ans où elle œuvre au sein de l\u2019une des plus importantes compagnies de jouets au monde, Mattel, Claudia Caron passera un premier Noël loin de sa famille, mais près de la reine.Frappé durement par la pandémie, le « Union Jack » permettra quand même à ses citoyens quelques aménagements sanitaires afin de célébrer le temps des Fêtes dans la prudence.Là-bas, le président Boris Johnson accepte que trois ménages forment une bulle temporaire entre le 23 et le 27 décembre à l\u2019intérieur d\u2019une même résidence.Une autorisation qui permettra à celle qui travaille notamment pour la célèbre marque Fisher-Price de voir quelques amis.« J\u2019ai la chance d\u2019avoir autour de moi plusieurs autres \u2018\u2018expatriés\u2019\u2019 de l\u2019Italie, de l\u2019Espagne, du Salvador, du Venezuela, etc.qui resteront en Angleterre aussi, donc nous aurons des festivités internationales », sourit-elle.Bien qu\u2019heureuse de compter sur la présence de ses amis, Claudia Caron aura une pensée pour les membres de sa famille qui lui manqueront particulièrement.« J\u2019ai toujours été de retour pour Noël, depuis que j\u2019ai quitté le Québec.C\u2019est donc une première.Je suis très bien entourée ici, donc je passerai un très beau Noël.Par contre, il est certain que mon neveu Lucas et mes nièces Amé- liane, Mia et Romy me manqueront énormément », confie celle qui participera à quelques apéros avec sa famille par le biais des pla- teformes de discussions en ligne.Quoi qu\u2019il en soit, elle profite du temps à l\u2019étranger pour passer de bons moments.« Ce que j\u2019aime le plus, ce sont les illuminations urbaines dans tous les quartiers de Londres.Je trouve ça absolument magique et je ne me lasse pas de me promener dans les rues pour les observer. » Après un deuxième confinement, les Britanniques ont profité du week-end dernier pour prendre d\u2019assaut les centres commerciaux.« C\u2019était la cohue dans le centre de Londres.Les boutiques étaient bondées, tout comme les rues Oxford et Regent.Par contre, tout le monde est patient et respecte les règles », assure Mme Caron.Avant d\u2019entamer les célébrations toutefois, Claudia Caron aura passablement de pain sur la planche chez Mattel.« C\u2019est le dernier sprint pour les employés de Mattel et de l\u2019industrie du jouet, aussi connus sous le nom de \u2018\u2018lutins du père Noël\u2019\u2019! Je travaille de longues heures de la maison.Heureusement, je suis passionnée » précise-t-elle.Noël au pays de la reine Claudia Caron dans le quartier Nothing Hill de Londres.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 60 ACTUALITÉS LA POLITIQUE EN QUESTIONS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com L\u2019année qui se termine a été particulière pour tout le monde, élus inclus.Cheffe parlementaire et co- porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé révèle comment son parti et elle ont maintenu le cap dans la tempête.Q Est-il difficile de conjuguer un rôle accru de collaboration avec le gouvernement en temps de crise et un rôle toujours important de critique?R Notre appui va à la Santé publique.Ça fait longtemps qu\u2019on a compris que la Santé publique a un rôle et les décisions se prennent par le gouvernement du Québec.Tant que la Santé publique nous disait des choses, on était à fond.Sauf qu\u2019on s\u2019est mis à constater que les décisions du gouvernement et ce qu\u2019on entendait aux points de presse, c\u2019était déconnecté de ce qu\u2019on entendait de la base.C\u2019est ce qui a commencé à envoyer des signaux.C\u2019est ça, notre rôle d\u2019opposition.C\u2019est de rappeler que « les gens nous parlent sur le terrain et ce n\u2019est pas ça que vous dites.Vous êtes déconnecté, monsieur le premier ministre ».Critique des décisions gouvernementales, oui, mais toujours dans une perspective de santé publique.Q Depuis le début de la pandémie, les services publics ont parfois du sable dans l\u2019engrenage.Craignez-vous d\u2019autres dérapages à venir?R C\u2019est clair que le filet social a de gros trous et ça, c\u2019était prépan- démie.La pandémie nous l\u2019a juste démontré très clairement.Dans le réseau pour les personnes âgées, le système de santé, la direction de la protection de la jeunesse, nommez-les! J\u2019ai une pensée particulière pour les gens qui travaillent dans ces réseaux.On les a oubliés pendant plusieurs décennies et là, on est en pleine négociation de leurs conditions de travail et on est encore en train de les oublier.Ces femmes-là, parce que c\u2019est principalement des femmes, prennent soin de nous et donc, il faut que le gouvernement s\u2019enligne.Q Qu\u2019est-ce qu\u2019un gouvernement solidaire dirigé par Manon Massé aurait fait de différent pour : \u203a les célébrations des Fêtes en temps de COVID-19?R La question de la santé mentale est au cœur de ça.Je pense que le gouvernement a pris les bonnes décisions pour diminuer les contacts entre les personnes.Mais parallèlement, son bout à lui du contrat moral, il faut qu\u2019il trouve des idées.(Mardi), il a rejeté notre motion pour avoir le droit de jouer dehors de façon sécuritaire pour aplatir la courbe.Ça m\u2019apparaissait quelque chose d\u2019assez simple.On aurait pris soin de notre monde de cette façon.Et c\u2019est sûr que les conditions des travailleuses dans le système de santé auraient déjà été différentes.\u203a réduire les écarts entre riches et pauvres exacerbés par la pandémie?R La semaine dernière, mon collègue (Alexandre Leduc) parlait de l\u2019augmentation du salaire minimum.Je pense aussi aux très petites entreprises qui, jusqu\u2019à maintenant, ont été abandonnées par le gouvernement.La restauration, M. Fitzgibbon (ministre de l\u2019Économie) semble considérer que « ce n\u2019est pas grave.De toute façon, il en meurt chaque année » (des restaurants).Attends un peu! Dans mon comté, quasiment tout est fermé! D\u2019entrée de jeu, améliorer les conditions de travail des gens.On aurait rapatrié (tous) les CHSLD dans le giron du public.Et la convention collective (des employés de l\u2019État), elle serait déjà signée! Parce que 72 % des personnes qui travaillent dans l\u2019administration publique sont des femmes.Et quand tu améliores les conditions de vie des femmes, tu améliores souvent les conditions de vie de toute une famille.Q L\u2019année a été mouvementée aux affaires autochtones, des enjeux qui vous tiennent à cœur.Quel aurait été votre premier geste dans ces dossiers : \u203a blocus ferroviaires en soutien au mouvement anti-gazoduc en Colombie-Britannique (janvier-février)?R Lorsque Wet\u2019suwet\u2019en est arrivé, j\u2019ai demandé une rencontre personnelle avec le premier ministre.Je voulais qu\u2019il saisisse que c\u2019était loin, Wet\u2019suwet\u2019en, mais que ce n\u2019était pas loin pan- toute.C\u2019est les mêmes enjeux territoriaux ici.Tant qu\u2019il ne s\u2019attaque pas à ça de façon fondamentale, ça va toujours revenir à la surface.Qu a n d j \u2019a i f a i t a d o p te r e n chambre la reconnaissance des principes et la mise en œuvre de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (octobre 2019), j\u2019espérais qu\u2019il n\u2019allait pas juste le reconnaître dans le principe, mais le mettre en action.On s\u2019est retrouvé quelques mois plus tard \u2014 je l\u2019avais prévenu : « Ça ne va pas bien aller, François, si tu ne fais pas ça! » \u2014 et il conteste le Canada, qui veut reconnaître à travers une loi (C-92) les principes de la Déclaration.Wet\u2019suwet\u2019en est lié aux discussions de nation à nation et la reconnaissance des droits des premiers peuples.Tant qu\u2019on ne réglera pas ça, on va toujours avoir des problèmes.\u203a mort de Joyce Echaquan à l\u2019hôpital de Joliette (28 septembre)?R Je ne connais pas un Autochtone qui n\u2019a pas, un jour ou l\u2019autre de sa vie, pour ne pas dire à tous les jours, vécu le regard de discrimination dans les yeux des autres.La différence, c\u2019est que Joyce a eu la force et la détermination de se filmer.Ç\u2019a pris la mort et le courage de cette femme pour faire bouger le gouvernement.Parce que dans les faits, on avait déjà le rapport Viens sur la table depuis un an.Si moi, ça fait 25 ans que je sais ce qu\u2019ils vivent, il y a dans ce gouvernement-là du monde plus vieux que moi! Il y en a même qui ont été dans des conseils de ministres.Ça lui a pris la force de Joyce pour qu\u2019enfin le premier ministre du Québec donne un mandat clair à son ministre des Affaires autochtones.\u203a meurtres de deux garçons par leur père à Wendake (11 octobre)?R Cette idée que les nations prennent en charge l\u2019accompagnement des enfants de la DPJ.C\u2019est comme si le gouvernement du Québec dit : « Mais c\u2019est mon niveau de responsabilité! » Dans la division entre Blancs qui ont exclu les Autochtones depuis la colonisation, tu as raison.Mais on peut-tu reconnaître qu\u2019on est rendus ailleurs?Il y a des actions qui aboutissent et c\u2019est heureux.Mais le gouvernement conteste la loi (fédérale) 92.Ces millions $ pourraient être investis pour les aider, les soutenir.J\u2019ai hâte de voir le rapport Laurent (de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse).On me dit que la question autochtone va y être abordée.J\u2019ai hâte de voir ses solutions.Mais on les connaît, les solutions.Manon Massé : «C\u2019est clair que le filet social a de gros trous et ça, c\u2019était prépandémie.La pandémie nous l\u2019a juste démontré très clairement.Dans le réseau pour les personnes âgées, le système de santé, la direction de la protection de la jeunesse, nommez-les!» \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET MANON MASSÉ «NOTRE APPUI VA À LA SANTÉ PUBLIQUE» RÉSUMÉS D\u2019AVIS PUBLICS La Ville de Sherbrooke vous informe que ces avis publics ont été versés sur son portail, à l\u2019adresse suivante : sherbrooke.ca/avispublics : RÈGLEMENTS D\u2019URBANISME Remplacement de l\u2019assemblée publique de consultation par une consultation écrite Projet de règlement n° 1200-124 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C1872, rue Dufferin \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce projet de règlement vise à permettre la construction d\u2019un immeuble sur une propriété située sur la rue Dufferin, vacante depuis un incendie qui avait ravagé l\u2019immeuble en place.Projet de règlement n° 1200-130 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, C0970, chemin de Saint-Élie \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce projet de règlement vise à permettre la construction d\u2019un bâtiment mixte comportant des locaux commerciaux au rez-de-chaussée ainsi que 14 logements aux 2 étages supérieurs sur la rue King Est, non loin de l\u2019intersection avec la rue Papineau.Projet de règlement n° 1200-131 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C1370, rue King Est \u2013 Arrondissement de Brompton-Rock Forest-Saint-Élie-Deauville Objet : Ce projet de règlement vise à permettre la construction d\u2019un centre de distribution, à l\u2019angle des chemins de Saint-Élie et Hamel, par un entrepreneur qui fournit des services de transport, d\u2019entreposage et de distribution pour une entreprise qui œuvre dans le domaine de l\u2019agroalimentaire.Projet de résolution PPCMOI n° 68 \u2013 Construction ou modification d\u2019un immeuble \u2013 Zone I0813 \u2013 Lot 6 381 971 du cadastre du Québec \u2013 rue Joseph-Louis-Mathieu \u2013 Arrondissements de Brompton-Rock Forest- Saint-Élie-Deauville et des Nations Objet : Ce projet de résolution vise à autoriser une aire de transbordement dans la marge et la cour avant secondaire comportant un maximum de cinq portes pour un immeuble situé sur la rue Joseph-Louis-Mathieu.Toute personne peut faire parvenir ses commentaires ou son opposition par écrit à la greffière du 8 au 23 décembre 2020 inclusivement.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 8 décembre 2020.Demande de tenue de registre Second projet de règlement n° 1200-119 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C1910, boulevard René-Lévesque et rue Matisse \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013Deauville Objet : Ce second projet de règlement vise à autoriser, dans la zone C1910 située dans le secteur du boulevard René-Lévesque et de la rue Matisse, en plus des usages déjà autorisés, l\u2019usage H-10 Habitation multifamiliale \u2013 plus de 18 logements et à prévoir les normes de lotissement, les normes relatives au bâtiment principal et les normes d\u2019implantation applicables pour cet usage, notamment limité à 92 le nombre de logements, et à abroger l\u2019usage C-8 Commerce relié au débit d\u2019essence.Second projet de règlement n° 1200-121 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zones C0895 et H1826, rue Belvédère Sud\u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce second projet de règlement vise notamment à modifier les usages autorisés dans la zone C0895, située près de l\u2019intersection de la rue Belvédère Sud et de la rue Thibault, à agrandir cette zone à même une partie de la zone H1826 ainsi qu\u2019à revoir certaines normes applicables dans cette zone.Second projet de règlement n° 1200-122 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone P1940, rue André-Breton \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce second projet de règlement vise à augmenter le nombre maximal d\u2019étages prescrit dans une zone située sur la rue André-Breton afin de permettre la construction d\u2019un nouveau concept résidentiel pour aînés nommé « Maison des aînés ».Second projet de règlement n° 1200-123 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone P1391, rue Bowen Sud \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce second projet de règlement vise à permettre une plus grande diversité et une mixité d\u2019usages afin de donner davantage de possibilités d\u2019occupation à des immeubles situés près de l\u2019intersection des rues Jean-Maurice et Bowen Sud appartenant anciennement à la communauté religieuse « Les Filles de la Charité du Sacré-Cœur ».Second projet de règlement n° 1200-125 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone H1239, route de Windsor \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013 Saint Élie\u2013Deauville Objet : Ce second projet de règlement vise à augmenter la hauteur maximale en étages prescrite dans une zone située en bordure de la route de Windsor afin de permettre la construction sur 3 étages d\u2019habitations multifamiliales de 8 logements.Second projet de règlement n° 1200-126 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C1298, rue King Est \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce second projet de règlement vise à permettre l\u2019occupation par des entreprises d\u2019électricité et de plomberie d\u2019un bâtiment commercial laissé vacant dans le secteur de l\u2019intersection des rues King Est et Brochu.Second projet de règlement n° 1200-127 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone I1123, boulevard Industriel \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce second projet de règlement vise à permettre à une entreprise de remorquage d\u2019opérer sur une propriété située dans le secteur de l\u2019intersection du boulevard Industriel et de la rue Léger.Second projet de règlement n° 1200-128 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone H1442, rue Papineau \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce second projet de règlement vise à permettre la construction d\u2019habitations multifamiliales, limité à 30 logements, dans une zone située en bordure de la rue Papineau.Second projet de règlement n° 1200-129 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zones N1531 et H1532, rue Wellington Sud \u2013 Arrondissements de Lennoxville et des Nations Objet : Ce second projet de règlement vise à modifier le plan de zonage afin d\u2019inclure la totalité du lot comprenant l\u2019ancien repaire des Hells Angels situé sur la rue Wellington Sud dans une zone « Conservation du milieu naturel » et ainsi y limiter les possibilités de construction.Second projet de résolution PPCMOI n° 67 \u2013 Occupation d\u2019un logement par un bureau d\u2019entrepreneur en construction en tant qu\u2019usage complémentaire à l\u2019habitation \u2013 ZonesRU1141 et RU1144 \u2013 Lot 5 055 235 du cadastre du Québec \u2013 8345-8347, chemin de Saint-Élie \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint Élie\u2013Deauville Objet : Ce second projet de résolution PPCMOI vise à permettre l\u2019occupation d\u2019une partie d\u2019un immeuble situé sur le chemin de Saint-Élie par un bureau d\u2019entrepreneur en construction en tant qu\u2019usage complémentaire à l\u2019habitation.La période pour transmettre une demande par écrit à la greffière pour la tenue d\u2019un registre est du 9 au 17 décembre 2020 inclusivement.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 9 décembre 2020.Demande d\u2019avis de conformité Résolution PPCMOI n° 66 \u2013 Construction d\u2019une habitation de 18 logements \u2013 Zone H0832 \u2013 Lot 6 181 895 du cadastre du Québec \u2013 boulevard René- Lévesque \u2013 Arrondissement de Brompton\u2013Rock Forest\u2013Saint-Élie\u2013 Deauville Objet : Cette Résolution PPCMOI vise à permettre la construction d\u2019une habitation de 18 logements située en bordure du boulevard René-Lévesque, sur le lot 6 181 895 du cadastre du Québec.La période pour demander par écrit à la Commission municipale du Québec son avis sur la conformité de cette résolution au Schéma d\u2019aménagement et de développement révisé de la Ville de Sherbrooke est du 9 décembre 2020 au 8 janvier 2021 inclusivement.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 9 décembre 2020.Entrée en vigueur Règlement n° 1200-103 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zones C0567 et C0570, rue des Grandes-Fourches Nord \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce règlement vise à permettre de déroger à l\u2019interdiction de construire dans la zone de grand courant de récurrence 0-20 ans des rivières Magog et Saint-François pour la construction d\u2019un pont au-dessus de la rivière Magog dans l\u2019axe de la reconfiguration de la rue des Grandes- Fourches Nord ainsi que pour les travaux de remblai nécessaires au réaménagement de ses approches.Règlement n° 1200-109 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone I1814, rue Lesage \u2013 Arrondissement des Nations Objet : Ce règlement vise à autoriser, en plus des usages déjà autorisés, l\u2019usage C-306 Services professionnels dans la zone I1814, située dans le secteur de la rue Lesage, contingenter cet usage à un seul dans la zone, limiter sa superficie à 230 mètres carrés et prévoir les normes de lotissement, les normes relatives au bâtiment principal et les normes d\u2019implantation applicables pour cet usage.Règlement n° 1200-118 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1200 de zonage et de lotissement de la Ville de Sherbrooke, zone C1165, 12e Avenue Nord \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Ce règlement vise à permettre le développement d\u2019un projet commercial intégré nommé « Espace 610 Fleurimont » sur des lots situés en bordure de la 12e Avenue Nord.Résolution PPCMOI n° 64 \u2013 Construction ou modification d\u2019un immeuble commercial \u2013 Zone C1647 \u2013 Lot 6 189 472 du cadastre du Québec \u2013 12e Avenue Nord \u2013 Arrondissement de Fleurimont Objet : Cette résolution PPCMOI vise à permettre à une entreprise de vente de voitures usagées de s\u2019installer sur une propriété située sur la 12e Avenue Nord, à l\u2019intersection de la rue Brulotte.Veuillez noter que ces règlements et cette résolution sont entrés en vigueur le 5 décembre 2020 et que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 9 décembre 2020.AUTRES RÈGLEMENTS RÈGLEMENT D\u2019EMPRUNT Entrée en vigueur Règlement n° 1211-1 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1211 décrétant des dépenses en immobilisations et un emprunt au montant de 19 424 000 $ pour des travaux d\u2019entretien majeur voirie et infrastructures souterraines Objet : Ce règlement vise à augmenter le montant de l\u2019emprunt à 23 024 000 $ et vise à ce qu\u2019un montant de 1 545 000 $, actuellement sur un terme de 15 ans, soit modifié pour un terme de 20 ans.Veuillez noter que cet avis public a été versé sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 7 décembre 2020 et que le Règlement n° 1211-1 est entré en vigueur à cette date.RÈGLEMENT GÉNÉRAL Entrée en vigueur Règlement n° 1-150 \u2013 Modifiant le Règlement n° 1 de la Ville de Sherbrooke Objet : Ce règlement modifie des dispositions du règlement général concernant principalement : virage à droite sur feu rouge, panneaux d\u2019arrêt, sens unique, passages pour piétons et pour écoliers, interdiction d\u2019accès à certaines rues, limite de vitesse, virage à gauche, stationnement, dont la Politique de gestion du parc de stationnement et mobilité durable adoptée par le conseil d\u2019administration du CIUSSS de l\u2019Estrie - CHUS.Règlement n° 1300-10 - Modifiant le Règlement n° 1300 Objet : Ce règlement modifie des dispositions du règlement général concernant principalement : le plan identifiant le réseau artériel et local des rues et routes de la Ville, la définition d\u2019une aide à la mobilité durable et celle d\u2019un appareil de transport personnel motorisé, certaines dispositions applicables aux chiens constituant un risque pour la santé ou la sécurité publique et le dépôt de sécurité exigé par le Service des sports, de la culture et de la vie communautaire préalablement à la signature d\u2019un contrat de location et à la location de plateaux divers.Veuillez noter que ces avis publics ont été versés sur le portail de la Ville de Sherbrooke le 9 décembre 2020 et que ces règlements sont entrés en vigueur à cette date.Ces avis publics et les documents s\u2019y rattachant peuvent être consultés sur le site web de la Ville à : sherbrooke.ca/avispublics.De plus, il est possible d\u2019obtenir des renseignements relatifs à ces avis publics en téléphonant au 819 823-8000, poste 5700, aux heures ordinaires de bureau.DONNÉ À SHERBROOKE, ce 12e jour de décembre 2020.Me Éric Martel Greffier adjoint APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE ET INSTALLATION D\u2019UN SYSTÈME DE BANDES PRÉFABRIQUÉES POUR LES PATINOIRES EXTÉRIEURES DES PARCS NAULT ET DE MA-VILLA APPEL D\u2019OFFRES No 15250 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1431269 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rue Wellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 28 janvier 2021 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS PUBLIC est donné que la séance spéciale d\u2019adoption du budget de fonctionnement pour l\u2019exercice 2021 et du programme des dépenses d\u2019immobilisations pour les années 2021-2022-2023 tenue exclusivement à cette fin le 14 décembre 2020 et diffusée en webdiffusion aura lieu à 18 h 30 et non 12 h 00 contrairement à l\u2019avis publié le 5 décembre 2020.DONNÉÀ SHERBROOKE, ce 12e jour de décembre 2020.Me Line Chabot Greffière BUDGET DE FONCTIONNEMENT 2021 PROGRAMME TRIENNAL DES DÉPENSES D\u2019IMMOBILISATIONS ANNÉES 2021-2022-2023 Erratumavis public APPEL D\u2019OFFRES La Ville de Sherbrooke demande des soumissions pour : FOURNITURE ET LIVRAISON DE PIERRES NATURELLES APPEL D\u2019OFFRES NO 15252 Les documents de soumission sont disponibles au portail du SEAO à l\u2019adresse suivante : www.seao.ca sous le numéro 1430935 ou en communiquant au 1 866 669-7326.Les soumissions scellées et identifiées du numéro et du titre de l\u2019appel d\u2019offres devront parvenir au bureau du Service de l\u2019approvisionnement et des équipements situé au 145, rueWellington Nord, bureau 200, Sherbrooke (Québec) J1H 5C1, le ou avant le 7 janvier 2021 à 14 heures.Les soumissions par télécopieur ne seront pas acceptées.La Ville de Sherbrooke ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Mathious Vachon Chef de division - Approvisionnement AVIS DE DEMANDE DE DISSOLUTION PRENEZ AVIS que la corporation « Fondation Stéphane Roy », ayant son siège au 79, rueWillowdale à Sherbrooke, province de Québec, J1M 0B6, demandera au Registraire des entreprises du Québec la permission de se dissoudre.Sherbrooke, le 7 décembre 2020 Monty Sylvestre conseillers juridiques inc.Procureur de la corporation AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Frank REID, survenu le 6 septembre 2020, un inventaire a été fait par la liquidatrice successorale, Nancy Reid, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au 800, rue Philippe-Gaumond, Sherbrooke (Québec) J1E 0A4, sur rendez-vous seulement au 819 820-0667.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis qu\u2019un inventaire des biens de la succession de Gérald ROY, en son vivant résidant à Sherbrooke (Québec), décédé le 1er août 2018, peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Matthias Béliveau, notaire, au 1081, rue Galt Ouest, Sherbrooke (Québec) J1H 2A2.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de monsieur Gérard MOISAN survenu le 13 novembre 2020, un inventaire a été fait en conformité des articles 794 et suivants du Code civil du Québec.Cet inventaire peut être consulté par les personnes intéressées au bureau de Me Claude Gagnon, notaire, 2630, rue King Ouest, bureau 105, Sherbrooke (Québec) J1J 2H1 AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Suite au décès de Micheline ST-LAURENT survenu le 5 août 2020, un inventaire des biens de la défunte a été fait par la liquidatrice de la succession, Céline Chauvin, le 9 décembre 2020, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés seulement, à l\u2019étude de Me Karine Couture, notaire, sise à 3740, rue du Juge-Rivard à Sherbrooke (Québec) J1L 2N5.AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Prenez avis de la clôture de l\u2019inventaire des biens de la succession Robert BRETON, en son vivant domicilié au 667, rue des Érables, Dudswell - Marbleton (Québec) J0B 1G0, décédé le 29 juin 2020, lequel inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de la notaire soussignée au 120, rue Angus Nord, bureau 100, East Angus (Québec) J0B 1R0.Me Joannie La Madeleine, notaire AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est donné que, par les présentes, à la suite du décès de Thérèse COUTURE, en son vivant domiciliée au 300, rue King Est, Sherbrooke, province de Québec, J1G 1B1, survenu le 10 septembre 2020, un inventaire des biens de la défunte a été fait par les liquidateurs successoraux, Monique Couture et Jean-Claude Couture, le 7 décembre 2020, devant Me Philippe Bellefeuille, notaire, conformément à la loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Philippe Bellefeuille, notaire, située au 288, rue Marquette, bureau 100 à Sherbrooke (Québec) J1H 1M3.Donné à Sherbrooke, ce 8 décembre 2020.Me Philippe Bellefeuille, notaire Appel d\u2019offres ING-2020-020-P PROJET : GainaGe conduit sanitaire arrière lot rue PrinciPale ouest PROPRIÉTAIRE : Ville de Magog 7, rue Principale est Magog (Québec) J1X 1Y4 RESPONSABLE : M.Mathieu deslandes m.deslandes@ville.magog.qc.ca la Ville de Magog demande des soumissions pour la réalisation de travaux dans le cadre du projet « Gainage conduite sanitaire arrière lot rue Principale ouest » ces travaux consistent, sommairement, à la réhabilitation structurale d\u2019une conduite d\u2019égout sanitaire d\u2019une longueur d\u2019environ 650 mètres, incluant la réparation par remplacement de conduite sur certaines section au préalable et l\u2019installation de deux nouveaux regards.les documents de soumission sont vendus exclusivement par le biais du système électronique d\u2019appels d\u2019offres (sÉao) accessible à l\u2019adresse internet suivante : https://www.seao.ca (numéro d\u2019avis 1431069).les soumissions devront être remplies sur le bordereau préparé à cet effet et nous parvenir dans une enveloppe cachetée et identifiée «ING-2020-020-P \u2013 GAINAGE CONDUITE SANITAIRE ARRIÈRE LOT RUE PRINCIPALE OUEST» sous peine d\u2019être rejetées, le ou avant le lundi 1er février 2021 à 11 h, heure et date d\u2019ouverture des soumissions à la Ville de Magog, service des finances, 7, rue Principale est, Magog (Québec), J1X 1Y4, à l\u2019attention de Me Pierre Grimard.la Ville ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019encourt aucune obligation ou aucuns frais d\u2019aucune sorte envers le ou les soumissionnaires.Décembre 2020 Me Pierre Grimard Coordonnateur, Division Hydro-Magog et Approvisionnement laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 61 Donné à Cookshire-Eaton, ce 12 décembre 2020.Le directeur général/secrétaire-trésorier, Martin Tremblay AVIS EST PAR LES PRÉSENTES DONNÉ QUE le rôle d\u2019évaluation foncière de la Ville de Cookshire-Eaton sera, en 2021, en vigueur pour son deuxième exercice financier et que toute personne peut en prendre connaissance à mon bureau, durant les heures d\u2019affaires régulières.En vertu de l\u2019article 74.1 de la Loi sur la fiscalité municipale (L.R.Q., chapitre F-2.1), avis est donné que toute personne ayant un intérêt à cet effet peut déposer, une demande de révision prévue à la section 1 du chapitre X de cette Loi, à l\u2019égard du rôle, au motif que l\u2019évaluateur n\u2019a pas effectué une modification qu\u2019il aurait dû y apporter en vertu de l\u2019article 174 ou 174.2 (L.R.Q., chapitre F-2.1).La demande de révision doit être faite sur la formule prescrite à cette fin au cours de l\u2019exercice financier pendant lequel survient un événement justifiant une modification du rôle en vertu de la loi ou au cours de l\u2019exercice suivant à défaut de quoi elle est réputée ne pas avoir été déposée.Cette formule est disponible à l\u2019Hôtel de Ville.La demande de révision doit être déposée à l\u2019Hôtel de Ville ou y être envoyée par courrier recommandé à l\u2019adresse suivante: Ville de Cookshire-Eaton 220, rue Principale Est Cookshire-Eaton (Québec) J0B 1M0 Lors de son dépôt, la demande de révision du rôle d\u2019évaluation foncière doit être accompagnée de la somme d\u2019argent suivante : 1° 40 $, lorsque la demande de révision porte sur une unité d\u2019évaluation dont la valeur foncière inscrite au rôle est inférieure à 100 000 $; 2° 60 $, lorsque la demande de révision du rôle porte sur une unité d\u2019évaluation dont la valeur foncière inscrite au rôle est égale ou supérieure à 100 000 $ et inférieure à 250 000 $; 3° 75 $, lorsque la demande de révision porte sur une unité d\u2019évaluation dont la valeur foncière inscrite au rôle est égale ou supérieure à 250 000 $ et inférieure à 500000 $; 4° 150 $, lorsque la demande de révision porte sur une unité d\u2019évaluation dont la valeur foncière inscrite au rôle est égale ou supérieure à 500 000 $ et inférieure à 1000 000$; 5° 300 $, lorsque la demande de révision porte sur une unité d\u2019évaluation foncière inscrite au rôle est égale ou supérieure à 1 000 000 $ et inférieure à 2 000 000 $; 6° 500 $, lorsque la demande de révision porte sur une unité d\u2019évaluation dont la valeur foncière inscrite au rôle est égale ou supérieure à 2 000 000 $ et inférieure à 5 000 000 $; 7° 1 000 $, lorsque la demande de révision porte sur une unitéd\u2019évaluationdont lavaleur foncière inscriteaurôleest égale ou supérieure à 5 000 000 $.RÔLE D\u2019ÉVALUATION FONCIÈRE 2020 \u2013 2021 \u2013 2022 (Deuxième exercice financier) APPEL D\u2019OFFRES No 2020-12-01 Vente de l\u2019Église de Johnville Bâtiment et terrain localisés au 175, route 251 Cookshire-Eaton (Québec) J0B 2A0, secteur Johnville.Pour obtenir le document d\u2019appel d\u2019offres, veuillez consulter notre site Internet https://www.cookshire- eaton.qc.ca/ dans la section Nouvelles de la page d\u2019accueil.L\u2019appel d\u2019offres se termine le 21 janvier 2020 à 11 heures.AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, directeur général / secrétaire-trésorier de la Ville de Cookshire- Eaton : QUE selon les dispositions de la Loi sur les compétences municipales, pour l\u2019année 2021, les séances régulières du conseil de l\u2019agglomération de Cookshire-Eaton se tiendront les : Date Heure 10 mai 2021 19 h 00 8 novembre 2020 19 h 00 Donné à Cookshire-Eaton, ce 12 décembre 2020.Le directeur général/secrétaire-trésorier, Martin Tremblay AGGLOMÉRATION AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par les présentes donné par le soussigné, directeur général / secrétaire-trésorier de la Ville de Cookshire-Eaton : QUE selon les dispositions de la Loi sur les compétences municipales, pour l\u2019année 2021, les séances régulières du conseil de la Ville de Cookshire-Eaton se tiendront les : Date Heure 11 janvier 2021 19 h 30 1er février 2021 19 h 30 1er mars 2021 19 h 30 5 avril 2021 19 h 30 3 mai 2021 19 h 30 7 juin 2021 19 h 30 5 juillet 2021 19 h 30 2 août 2021 19 h 30 13 septembre 2021 19 h 30 4 octobre 2021 19 h 30 1er novembre 2021 19 h 30 6 décembre 2021 19 h 30 Donné à Cookshire-Eaton, ce 12 décembre 2020.Le directeur général/secrétaire-trésorier, Martin Tremblay Avis public de Notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à MICHAEL BOUCHER de vous présenter au greffe de la COUR DU QUÉBEC du district de SAINT-MAURICE situé au 290,rue Saint-Joseph, La Tuque dans les 30 jours afin de recevoir Demande introductive en délaissement forcé et prise de paiement et Avis d\u2019assignation (Arts.145 et suiv.C.p.c.) qui y a été laissée à votre attention dans le numéro de cause 425-22-000623-200.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué de 30 jours qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié à la demande RICHARD PLANTE, huissier, qui a tenté sans succès de vous signifier le présent document ci-haut mentionné.Sherbrooke, le 7 Décembre 2020 Richard Plante, Huissier Hussiers Sherbrooke inc.AVIS PUBLIC DE NOTIFICATION (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à : Line Labrèche, 94, chemin du Bassin, Dudswell QC J0B 1G0 450-32-020425-203 de vous présenter au greffe de la Cour du Québec, Division des petites créances, du district de Saint-François situé au 375, rue King Ouest, Sherbrooke QC, J1H 6B9, dans les 30 jours afin de recevoir la demande introductive d\u2019instance en recouvrement d\u2019une petite créance qui y a été laissée à votre attention.Vous devez répondre à cette demande dans le délai indiqué dans l\u2019avis des options qui l\u2019accompagne, sans quoi un jugement par défaut pourrait être rendu contre vous et vous pourriez devoir payer les frais de justice.Le présent avis est publié aux termes d\u2019une ordonnance rendue le 8 décembre 2020 par la greffière de la Cour du Québec dans le dossier ci-haut mentionné.Il ne sera publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Sherbrooke, le 8 décembre 2020 Nadia Gendron Greffière adjointe de la Cour du Québec Parti politique Chef Représentant(e) officiel(le) Bloc pot Michel De Silva (chef intérimaire) Joël Poliquin Changement intégrité pour notre Québec Eric Emond Usha Zweili Citoyens au pouvoir du Québec Stéphane Blais Réjean Couture Coalition avenir Québec - L\u2019équipe François Legault François Legault Martin Labrie Équipe autonomiste Stéphane Pouleur (chef intérimaire) Carol Nadeau Nouveau Parti démocratique du Québec Raphaël Fortin Alexandre Dagenais Parti 51 Hans Mercier Sonia Vachon Parti animal Québec/Québec Animal Party Mel-Lyna Cadieux Daniel Walker Parti conservateur du Québec/Conservative Party of Québec Adrien Pouliot Patrice Raza Parti culinaire du Québec Jean-Louis Thémistocle Bernard Nicolle-Kilahy Parti libéral du Québec/Quebec Liberal Party Dominique Anglade Michel Lamontagne Parti libre Michel Leclerc Manon Girard Parti marxiste-léniniste du Québec Pierre Chenier Christian Legeais Parti nul Renaud Blais Cindy Rousseau Parti pour l\u2019indépendance du Québec Michel Blondin Nicolas Riqueur-Lainé Parti québécois Paul St-Pierre-Plamondon Carole Poirier Parti royaliste du Québec Samuel Giguère Rita Gervais Parti vert du Québec/Green Party of Québec Alex Tyrrell Jimmy Viera Québec cosmopolitain/Cosmopolitan Québec Kamal G.Lutfi Alain Dahrouj Québec solidaire Nicolas Chatel-Launay Solène Tanguay Union nationale Raymond Martin Jacques Coulombe Voie du peuple Marc Alarie Gilles Alarie Circonscription Député(e) indépendant(e)autorisé(e) Représentant officiel Marie-Victorin Catherine Fournier Gabriel Germain Chomedey Guy Ouellette Fady Said 1 Vous devez être une électrice ou un électeur pour faire une contribution, peu importe sa forme: argent, service rendu, bien fourni gratuitement.2 Pour recevoir une contribution, la personne candidate ou le parti politique doit être autorisé par le directeur général des élections.3 La représentante officielle ou le représentant officiel d\u2019un parti, d\u2019une instance, d\u2019une personne candidate ou d\u2019un député indépendant autorisé est responsable de la sollicitation.Toute autre personne qui sollicite votre argent doit détenir un certificat de sollicitation.Demandez à voir ce certificat.4 Vous pouvez effectuer une contribution annuelle maximale de 100 $ à chaque parti politique, à chaque candidat indépendant et à chaque député indépendant autorisé.Vous pouvez également verser jusqu\u2019à 100$ de plus l\u2019année où des élections générales ont lieu ou lorsqu\u2019une élection partielle a lieu dans votre circonscription.Il y a 22 partis politiques et deux députés indépendants autorisés Voici, au moment de l\u2019impression de cette publication, les entités politiques provinciales autorisées.5 Aucune organisation ne peut fournir gratuitement un bien ou un service à une personne candidate ou à un parti.Ce serait considéré comme une contribution non conforme.6 Une fiche de contribution doit vous être remise.Vous devez la signer pour attester que vous faites cette contribution à même vos propres biens, volontairement, sans compensation ni contrepartie et qu\u2019elle ne fera pas l\u2019objet d\u2019un quelconque remboursement.7 Votre nom, votre code postal, la municipalité de votre domicile, le montant que vous avez versé et l\u2019entité politique bénéficiaire de votre contribution seront diffusés sur le siteWeb d\u2019Élections Québec.8 Seules les contributions de 50$ ou moins peuvent être versées en argent comptant.Toute contribution de plus de 50$ doit être versée par chèque ou par carte de crédit personnelle.Contributions politiques au Québec : huit choses à savoir Pour plus d\u2019information : www.electionsquebec.qc.ca info@electionsquebec.qc.ca 1 888 ÉLECTION (1 888 353-2846) Avis public de notification (articles 136 et 137 C.p.c.) Avis est donné à Aliments GMC inc.de vous présenter au greffe de la Cour supérieure du Palais de justice de Sherbrooke, district de Saint- François situé au 375, rue King Ouest à Sherbrooke, province de Québec, J1H 1P6 dans les 30 jours afin de recevoir la Demande introductive d\u2019instance qui y a été laissé à votre attention dans le numéro de cause 450-22-014504-204.Le présent avis est publié à la demande de Joany Lussier, huissière de justice, qui a tenté sans succès de vous signifier le document ci- dessus précité.Il ne sera pas publié à nouveau, à moins que les circonstances ne l\u2019exigent.Sherbrooke, le 12 décembre 2020 Joany Lussier, huissière de justice 104, rue King Ouest Sherbrooke QC J1H 1P6 Tél.: 819 200-6220 Téléc.: 819 200-6221 L ES JEUNES QUI Y EN T REN T, S\u2019EN SOR T EN T ! Les Auberges du cœur du Québec Organismes communautaires d\u2019hébergement pour jeunes en difficulté et sans abri Info : 514.523.8559 0 3 (514) 725-2653 \u2022 1 877 725-7725 www.sla-quebec.ca \u2022 info@sla-quebec.ca LA MALADIE DE LOU GEHRIG SLA SOCIÉTÉ DE LA SCLÉROSE LATÉRALE AMYOTROPHIQUE DU QUÉBEC UNE BATAILLE POUR LAVIE B T S L A 3 SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 62 AVIS DE RADIATION PROVISOIRE Dossier no : 06-20-03298 PRENEZ AVIS que par décision rendue le 18 novembre 2020 dans le dossier disciplinaire 06-20-03298, le Conseil de discipline du Barreau du Québec a ordonné la radiation provisoire du Tableau de l\u2019Ordre de Mme Shanie Lambert-Bissonnette (no de membre : 339380-1), ayant exercé la profession d\u2019avocate dans les districts de Québec et St-François, jusqu\u2019à ce que la décision finale intervienne sur la plainte susmentionnée.La nature des actes reprochés à Mme Shanie Lambert-Bissonnette dans la plainte sont d\u2019avoir, notamment, alors que sa présence était requise, fait défaut, à plusieurs reprises, de se présenter ou de se faire représenter devant le tribunal, fait défaut de répondre à une syndique adjointe et fait défaut de se présenter au Bureau du syndic.Mme Shanie Lambert-Bissonnette est donc radiée provisoirement du Tableau de l\u2019Ordre du Barreau du Québec, à compter du 23 novembre 2020, et ce, jusqu\u2019à décision finale sur la plainte disciplinaire portée contre elle, à moins que le Conseil n'en décide autrement.Le présent avis est donné en vertu de l'article 64.1 de la Loi sur le Barreau et des articles 133 et 180 du Code des professions.Montréal, le 4 décembre 2020 Catherine Ouimet, avocate, MBA Directrice générale Entrée en vigueur du Règlement fixant le jour, l\u2019heure et le lieu des séances ordinaires du conseil d\u2019administration Avis est par la présente donné que le Règlement fixant le jour, l\u2019heure et le lieu des séances ordinaires du conseil d\u2019administration a été adopté le 8 décembre 2020 par le conseil d\u2019administration du Centre de services scolaire des Haut-Cantons.Ce règlement est entré en vigueur le 8 décembre 2020, le tout conformément à l\u2019article 162 de la Loi sur l\u2019instruction publique.Vous pouvez consulter ce règlement au service du secrétariat général et des communications du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons lors des heures d\u2019ouverture à l\u2019adresse suivante : 308, rue Palmer East Angus (Québec) J0B 1R0 Tél.: 819 832-4953, poste 4319 Donné à East Angus, ce 12e jour du mois de décembre 2020.Me Annie Garon, DGA, secrétaire générale et responsable des communications AVIS PUBLIC Entrée en vigueur du Règlement relatif à la participation à distance aux séances du conseil d\u2019administration Avis est par la présente donné que le Règlement relatif à la participation à distance aux séances du conseil d\u2019administration a été adopté le 8 décembre 2020 par le conseil d\u2019administration du Centre de services scolaire des Haut-Cantons.Ce règlement est entré en vigueur le 8 décembre 2020, le tout conformément à l\u2019article 169 de la Loi sur l\u2019instruction publique.Vous pouvez consulter ce règlement au service du secrétariat général et des communications du Centre de services scolaire des Hauts-Cantons lors des heures d\u2019ouverture à l\u2019adresse suivante : 308, rue Palmer East Angus (Québec) J0B 1R0 Tél.: 819 832-4953, poste 4319 Donné à East Angus, ce 12e jour du mois de décembre 2020.Me Annie Garon, DGA, secrétaire générale et responsable des communications AVIS PUBLIC AVIS DE RADIATION TEMPORAIRE SYNDIQUE c.HÉLÈNE GAGNON 08-19-00411 Avis est donné que Mme Hélène Gagnon, D.C., a plaidé coupable à l\u2019ensemble des six chefs d\u2019infraction contenus à la plainte disciplinaire modifiée, soit notamment d\u2019avoir affiché dans son cabinet de consultation un diplôme de « naturopathe, ostéopathe et homéopathe » décerné par la corporation des praticiens en médecine douce du Québec (C.P.M.D.Q.), le tout étant survenu à Sherbrooke, entre le 20 mars et le 12 avril 2019.Le 8 novembre 2020, le Conseil de discipline a imposé à Mme Gagnon une radiation temporaire pour une période de trois (3) semaines.La décision est accessible à l\u2019adresse suivante : http://t.soquij.ca/i4GYc La radiation de Mme Gagnon est exécutoire depuis le 12 décembre 2020.Il lui est interdit d\u2019accomplir tout acte relatif à la profession de chiropraticien pour une période de trois (3) semaines.Montréal, le 12 décembre 2020.Me Eric Millette, avocat Secrétaire du Conseil de discipline AVIS PUBLIC Modifications au rôle d\u2019évaluation foncière 2019-2020-2021 Conformément à l\u2019article 43 de la Loi visant principalement à contrôler le coût de la taxe foncière agricole et à simplifier l\u2019accès au crédit de taxes foncières agricole (L.Q.2020, chapitre 7) et à l\u2019article 75 de la Loi sur la fiscalité municipale (R.L.R.Q., chapitre F-2.1), avis public est, par les présentes, donné de ce qui suit : 1.Le rôle d\u2019évaluation foncière de la Ville de Valcourt déposé pour les exercices financiers 2019, 2020 et 2021, a été modifié au moyen d\u2019un certificat global en application du premier alinéa de Loi visant principalement à contrôler le coût de la taxe foncière agricole et à simplifier l\u2019accès au crédit de taxes foncières agricole (LQ 2020, chapitre 7) pour afin de tenir compte des modifications prescrites par l\u2019édition 2020 duManuel d\u2019évaluation foncière du Québec pour la conversion des renseignements relatifs aux répartitions fiscales applicables aux unités d\u2019évaluation comportant des immeubles compris dans une exploitation agricole enregistrée conformément à un règlement pris en vertu de l\u2019article 36.15 de la Loi sur le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation.2.L\u2019ensemble de ces modifications ont été effectuées au moyen d\u2019un certificat global et elles auront effet à compter du 1er janvier 2021; 3.Aucune demande de révision ne peut être formulée ni aucun recours en cassation ou en nullité exercé à l\u2019égard de ces modifications.Ville de Valcourt, ce 7 décembre 2020.Me Lydia Laquerre, greffière DÉCÈS BARRETTE MICHEL, 72 ans, Sherbrooke BEAUREGARD MARTIN, 38 ans, Ste-Catherine-de-la-Jacques- Cartier BÉLIVEAU CÉCILE, 100 ans, Sherbrooke CLAVET MICHELINE, 74 ans, Sherbrooke DUCHARME DANIEL, 58 ans, Sherbrooke DUSSAULT RITA (BRETON), 89 ans,Trois-Rivières GUILLEMETTE JEAN-MARIE, 73 ans, Stoke INKEL CLÉMENT, 95 ans, Sherbrooke LAPOINTE CÉCILE (FLUET), 84 ans, Sherbrooke LEBOEUF NOËLLA (GODBOUT), 89 ans, Asbestos MARCOUX CLAUDE, 87 ans, Magog MARCOUX RAYMOND, 81 ans, Coaticook MARTINEAU ÉLISE, 66 ans, Sherbrooke MATHESON IRENE (NÉEWIN- TLE), 98 ans, Forest Hill, Kanata Ontario MORISSETTE SYLVIO, 93 ans, Bromptonville NÉRON CLAUDETTE (ST- PIERRE), 75 ans, Coaticook PAQUETTE CLAUDE, 84 ans, Sherbrooke PAQUIN ROMÉO, 97 ans, Sherbrooke PARÉ MADELEINE, 92 ans, Sherbrooke PRATTE JEAN, 74 ans, Sherbrooke TEASDALE MONIQUE, , Sherbrooke native de St-Wences- las TRUDEAU GERVAISE (BRU- NEAU), , Sherbrooke ZAKAIB LOUISE (MARTINEAU), 84 ans, St-Augustin-Desmaures CÉCILE (FLUET) LAPOINTE (1936 - 2020) Au CSSS-IUGS Pavillon d'Youville, le 17 novembre 2020, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée madame Cécile Fluet, épouse de monsieur André Lapointe, fille de feu Marie-Anne Mercier et de feu Émile Fluet.Elle demeurait à Sherbrooke.Outre son époux, madame Fluet laisse dans le deuil son fils Daniel (Marjolaine Landry).Elle était la soeur de : feu Rolande, feu Rachel (Pierre Paul), Monique (feu Réal Fredette), Marie (feu Réal Bédard), feu Alice.Elle était la Grande Tante au coeur bienveillant de Catherine et Anne Marie Fredette.Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères, ses belles-soeurs ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.La famille désire remercier tout le personnel du 2e étage du Pavillon d\u2019Youville pour les bons soins prodigués à madame Fluet.Une cérémonie aura lieu en toute intimité à la Coopérative funéraire de l'Outaouais le mardi 15 décembre 2020 à 10 h.Il vous sera possible de visualiser la cérémonie via le site Internet https://www.cfo.coop/avis-de-deces/ Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la FONDATION VITAE, 375 rue Argyll, Sherbrooke J1J 3H5.CÉCILE BÉLIVEAU (1920 - 2020) Au CHSLD Argyll de Sherbrooke, le 6 décembre 2020, est décédée à l\u2019âge de 100 ans, madame Cécile Béliveau, épouse de feu Robert Caron, domiciliée à Sherbrooke.Les funérailles auront lieu le samedi 19 décembre 2020 à 11 h à la chapelle du salon funéraire.La famille recevra les condoléances le samedi 19 décembre 2020, journée des funérailles, à partir de 9 h, tout en respectant les mesures de distanciation et d\u2019hygiène imposées par la Santé publique au Salon funéraire Bergeron, situé au 620, boulevard des Bois-Francs Sud, Victoriaville, G6P 5X2.Madame Cécile Béliveau laisse dans le deuil, ses enfants : France Caron Busque (Claude Busque), Pierre Caron (Nicole Leclerc), Danielle Caron (François Proulx); ses petits-enfants : Johanne Busque, Jean-Philippe Busque (Valérie Tremblay), Jean-François Caron (Véronique Tardif), feu Vincent Caron, Anne-Marie Proulx,Alexandre Proulx (Vickie Lamontagne).Madame Cécile Béliveau laisse également dans le deuil ses arrière-petits-enfants, ses neveux et nièces, ainsi que plusieurs autres parents et amis.La famille remercie le personnel du CHSLD Argyll, particulièrement au 4e étage et Dre Vanasse pour les bons soins prodigués ainsi que tous les parents et amis, pour leur sympathie manifestée à l\u2019occasion du décès de madame Cécile Béliveau.Salon funéraire Bergeron 620, boulevard Bois-Francs Sud Victoriaville (Québec) G6P 5X2 Tél.: 819 357-2621 www.salonbergeron.com laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 63 CLAUDE PAQUETTE (1936 - 2020) Le 30 novembre 2020 est décédé M.Claude Paquette au CIUSSS de l\u2019Estrie - CHUS Fleurimont, à l\u2019âge de 84 ans.Il laisse dans le deuil sa conjointe Cécile Francis ses enfants : Yves (Suzette), feu Christian (Sylvie), France (Patrick), Michel (Suzie), feu Martin (Julie); ses 9 petits- enfants et 12 arrière-petits-enfants.Il laisse également dans le deuil ses frères et soeurs : feu Raymond (feu Jeanine), Bernade, Gilles (Thérèse), Lise (Pierre), Nicole (Gilles), également ses beaux-frères et belles-soeurs Georgette (feu Noël), feu Noëlla (Roger), feu Maurice, Dora (Joseph), ses neveux et nièces et plusieurs autres membres de la famille et amis.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve L.Elkas rue Bertrand Fabi à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com CLAUDETTE (ST-PIERRE) NÉRON (17décembre 1944 - 27 novembre 2020) Au Centre de la Santé de la MRC de Coaticook, le 27 novembre 2020, est décédée paisiblement à l\u2019âge de 75 ans, madame Claudette (St-Pierre) Néron.Elle était la fille de feu Anna DeGrâce, de feu Louis St-Pierre et l\u2019épouse de Gilles Néron.Outre son époux, elle laisse dans le deuil ses enfants : Patrick (Anne-Marie Therrien) et Caroline (Jean-Christophe Gauthier); ses petits-enfants : Noémie,Alyson,Andrée-Anne, Charles et Émilie; sa soeur Denise (Gérald Mayhew) et fut prédécédée par sa soeur Yolande (Henri Grenier).Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères, belles-soeurs, neveu, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.Selon les dernières volontés de madame St-Pierre Néron, il n\u2019y aura ni condoléance, ni funérailles.Les cendres seront déposées à une date ultérieure au columbarium du Cimetière Saint-Michel dans l\u2019intimité de la famille.La famille tient à remercier bien chaleureusement tout le personnel dévoué du CSSS de la MRC de Coaticook (Pavillon Albert- Samson) pour toutes les attentions et les très bons soins prodigués à madame St-Pierre Néron.Vos témoignages de sympathie peuvent se transmettre par un don à la FONDATION DU CSSS DE LA MRC DE COATICOOK (138 rue Jeanne-Mance, Coaticook, Qc, J1A 1W3, fondation.coaticook@ssss.gouv.qc.ca, 819 849-9102 poste 57228)).Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com CLÉMENT INKEL (1925 - 2020) À Sherbrooke Qc, le 2 décembre 2020, à l\u2019âge de 95 ans, est décédé monsieur Clément Inkel, veuf de Claire Quenneville Inkel.Il laisse dans le deuil son fils Jacques Inkel, sa conjointe L.S.Marie Thérèse et sa famille dont Colombe et Dieumerci, Jean Félix et sa conjointe Linda.Clément laisse également dans le deuil son petit-fils Scott Steiner et son épouse Melinda et les arrière-petits-enfants : Skylar Kai, Alexei Jade et Tanner Clement Steiner.Sont éprouvés aussi la famille Quenneville, spécialement la nièce Lise et son conjoint Claude Desjardins, les nièces Hélène Therrien Inkel et Suzanne Inkell ainsi que de nombreux autres parents et amis.Que le personnel du CHUS/CIUSSS et des Résidences Le Monastère trouve notre humble gratitude pour tous les soins prodigués à Clément Inkel.La famille Inkel remercie le Complexe funéraire Steve L.Elkas Inc., qui s\u2019occupe des arrangements funéraires et des services connexes au regretté Clément Inkel.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com ELISEMARTINEAU (1953 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu, le 30 novembre 2020, entourée de ses enfants, est décédée madame Elise Martineau à l\u2019âge de 67 ans.Elle était la fille de madame Thérèse Meunier et de feu Lionel Martineau.Outre sa mère, elle laisse dans le deuil ses fils Erik Gatien (Annie Guillemette) et Jean Gatien (Cathy Nadeau); ses petits-enfants : Maxime, Dylan, Chloé, Alyson, Zoé, Matis et Naomé.Elle était la soeur de Richard, Lucille, feu Marcel, Nicole (Ghyslain Pelletier) et France (Gilles Brazé).Elle laisse également ses oncles, tantes, cousins, cousines, neveux, nièces et ami(e)s.Remerciements au personnel des Soins intensifs du CHUS Hôtel-Dieu pour les soins prodigués à Elise.La cérémonie d\u2019adieu aura lieu en toute intimité à la chapelle de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie.Vous pourrez suivre la cérémonie sur notre plateforme virtuelle le samedi 12 décembre à 16 h 30, en cliquant sur l\u2019onglet : Diffusion en direct * Les normes en zone rouge sont strictes : 25 personnes sont admises pour toute la durée de l\u2019événement.Les visites se font sur invitation.Veuillez vérifier auprès de la famille avant de vous déplacer.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com GERVAISE (BRUNEAU) TRUDEAU (1946 - 2020) Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Mme Gervaise Bruneau Trudeau, survenu le 30 novembre 2020 au CHUS-Fleurimont de Sherbrooke.Elle était la fille de feu Henriette Bergeron et de feu Hilaire Bruneau et l\u2019épouse de Louis Trudeau.Outre son époux,Mme Bruneau Trudeau laisse dans le deuil ses frères : Jean-Pierre (Carole Quintin) et Claude (Solange St-Germain); ses soeurs : Claudette (feu Rock Fortier), Ruth (feu Jean Guy Gagnon), feu Lise (Normand Gaumond), feu Françoise (feu Claude Simard), Yolande (Claude Laflamme); sa belle-famille : Laurent Trudeau (Berthe), feu Roger Trudeau (Christiane), Gisèle Trudeau (Jean-Yves Boisvert); ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.Nous tenons à remercier sa nièce Line pour son dévouement exceptionnel.En raison de la pandémie, une cérémonie intime aura lieu à une date ultérieure.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com IRENE (NÉEWINTLE)MATHESON (1922 - 2020) C'est avec le coeur lourd que nous annonçons le décès de notre chère mère, grand- mère et arrière-grand-mère, Irene, survenu au foyer de soins de longue durée à Forest Hill à Kanata, Ontario, le samedi 28 novembre 2020.Irene est née le 6 septembre 1922 à Cumberland Mills (Beauce) Québec, et a été prédécédée par son époux bien-aimé Allan et son fils Lorne.Mère très dévouée de Jeff (Cynthia Denault) de Saint-Jérôme QC,Marlene (Randall Budd) de Carp ON, Bonnie (Jeff Goodsell) d'Ogden QC, David de Nepean ON, Bruce (Kathy McAuley) d'Almonte ON, et Brian (Robyn Fleming) de Carp ON.Fille aînée d'Ella et Sydney Wintle.Irene a été prédécédée par ses frères : Bernard, Gilbert et Ansel, et laisse dans le deuil sa soeur Alice, les frères Ernest, Gerald, Norman et Edward, ainsi que leurs conjoints, vivants et décédés, et toutes les autres familles et amis.Elle était la grand-mère aimante de 11 petits-enfants, 7 arrière-petits-enfants et une tante chère de 18 nièces et 13 neveux.Un service funéraire privé aura lieu.Pour obtenir la nécrologie complète, veuillez visiter casshomes.ca.Résidence funéraire Cass 3006, rue College Sherbrooke (Québec) J1M 1T9 Tél.: 819 564-1750 Condoléances à : www.salonscass.ca JEAN-MARIE GUILLEMETTE (1947 - 2020) Au CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke, Jean-Marie Guillemette s\u2019est éteint tout doucement le 4 décembre 2020.Il était entouré de sa fille Danielle, de ses soeurs Carmen et Hélène ainsi que de son beau-frère Gaétan.Il était âgé de 73 ans et habitait son village natal, Stoke, en Estrie.Il laisse dans le deuil ses filles Danielle (Christophe) et Nathalie ainsi que ses petits- enfants Ludovic (Amanda), Maxence et Élysabel.Jean-Marie laisse derrière lui son frère Laurent, ses soeurs Hélène et Carmen de même que de nombreux cousins, cousines, beaux-frères, belles-soeurs, neveux et nièces ainsi que plusieurs autres parents et amis.Selon ses dernières volontés, aucune cérémonie funéraire n\u2019aura lieu.Les marques de sympathie peuvent se traduire par un don à un organisme de votre choix.Un grand merci à tous ceux et celles qui ont pris soin de lui au cours des dernières années.Un merci spécial à Carmen et Gaétan, à Hélène, à Guy et Danielle ainsi qu\u2019à Suzanne.Jean-Marie, alias John, est parti serein, là où la souffrance n\u2019est plus.DANIELDUCHARME (1962 - 2020) À Sherbrooke, le 5 décembre 2020, à l'âge de 58 ans, est décédé M.Daniel Ducharme, fils de Gaétan Ducharme et de feu Lise Tessier.Il demeurait à Sherbrooke.La crémation a été confiée au Complexe funéraire Steve Elkas Inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke.Afin de respecter les dernières volontés de M.Ducharme, il n'y aura pas d'exposition ni de cérémonie.Outre son père, M.Daniel Ducharme laisse dans le deuil : son fils Maxime Ducharme (Valérie Marcoux), son petit-fils Malcolm Ducharme, sa grand-mère Annette Tessier Fontaine; ses soeurs : Line Ducharme, Manon Ducharme (Jacques Hébert) et Nathalie Ducharme (Richard Roy), ainsi que plusieurs oncles, tantes, neveux, nièces et autres parents et amis.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 64 JEAN PRATTE (1946 - 2020) C\u2019est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons le décès de Jean Pratte, survenu le 19 novembre 2020.Il rejoint son père Maurice et sa mère Marguerite.Jean laisse dans le deuil sa conjointe Nicole Gagné; ses enfants :Antoine (Marie-Claude) et Eugénie; ses petits-enfants : Gaëlle et Phanie et ses frères Gilles et Richard.Il laisse aussi dans le deuil la mère de ses enfants Nicole Dufresne; les enfants et petits-enfants de sa conjointe : Jean-Philippe (Roxane), Edith (Hugo), Laurence (sa louloune) et Yoan, ainsi que plusieurs neveux, nièces, autres parents et amis.En raison de la pandémie, une cérémonie intime aura lieu.Vous pourrez suivre la cérémonie par le lien suivant : funeraweb.tv, le samedi 19 décembre 2020 à 14 h.Jean et sa famille avaient à coeur une cause qui est l\u2019autisme; pour ceux que le désirent, en guise de sympathie, des dons à la FONDATION À PAS DE GÉANT \u2013 MONTRÉAL, 5460, avenue Connaught, Montréal, QC, H4V 1X7 \u2013 Fondaton@giantstepsmontreal.com, seraient grandement appréciés.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com LOUISE (MARTINEAU) ZAKAIB (1936 - 2020) À l\u2019Hôpital Jeffery Hale, le 26 novembre 2020, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée dame Louise Martineau épouse de feu monsieur Gordon Zakaib.Elle était la fille de feu dame Anna Goulet et feu monsieur Gérard Martineau.Elle demeurait à Saint-Augustin-de-Desmaures.La famille vous accueillera au Complexe du Parc Commémoratif La Souvenance, 301, rang Ste-Anne, Québec QC G2G 0G9, le dimanche 20 décembre 2020 de 13 h à 15 h.Une liturgie de la Parole suivra à 15 h en la chapelle du Parc Commémoratif La Souvenance, 301, rang Ste-Anne, Québec.Tel que demandé par la Direction de la santé publique, le port du masque sera obligatoire et les mesures de distanciation devront être respectées en tout temps pour la sécurité de tous.Elle laisse dans le deuil ses soeurs : Nicole (feu Melville Pednault), Henriette (Florent Labrie); sa belle-soeur feu Emelyne Zakaib; sa filleule France Labrie (Marc Couture); sa nièce Josée Labrie, autre filleule Nicole Souaid ainsi que ses cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier tout le personnel de l\u2019Hôpital Jeffery Hale pour leur grand dévouement et les bons soins prodigués.Vos témoignage de sympathie peuvent se traduire par un don à la SOCIETE CANADIENNE DU CANCER, 214-1040, avenue Belvédère, Québec (QC), G1S 3G3, tél.:418 683-8666, site Web : www.cancer.ca ou Fondation du CHU de Québec (CRCEO), 405-1825, boulevard Henri-Bourassa, Québec (Qc), G1J 0H4, tél.: 418 525-4444.Maison funéraire Lépine Cloutier Complexe de la Cité 1600 ave Le Gendre Québec (Québec) G2G 2W5 Renseignements: 418 658-1600 Téléc.: 418 529-9506 infocomplexe@athos.ca.MADELEINE PARÉ (1927 - 2020) Le 4 avril 2020, à l\u2019Hôtel-Dieu de Sherbrooke est décédée Mme Madeleine Paré, à l\u2019âge de 92 ans.Elle était la fille de feu Emilien Paré et de feu Berthe Darveau de Saint-Camille.Elle était l\u2019épouse de feu Bruno Raîche en premières noces et de feu Richard Dion en secondes noces.Mme Paré laisse dans le deuil ses enfants : Rejean (Huguette), feu Mario (Francine), Christiane (George) et Sylvain (Céline); ses petits-enfants : Noémie (David), Geneviève (Paul), Véronique (Thierry), Adeline, Andrée-Anne (Nicolas), Amélie, Robin (Luci), Marie-Sophie (Alex) et Sandi (Dwight) ainsi que ses 15 arrière-petits-enfants qu\u2019elle aimait beaucoup.Elle était la soeur de Camille (Violette) et Marie-Berthe (feu Gilles), ainsi que feu Paul, Claude (feu Solange, Lise) et Thérèse (feu Philippe).Elle laisse également dans le deuil ses belles-soeurs et beaux-frères ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et amis.La famille tient à remercier l\u2019équipe de gériatrie de l\u2019Hôtel-Dieu, plus spécialement Dr Chebbihi ainsi que l\u2019équipe de Cardiologie du CIUSSS de l\u2019Estrie-CHUS et celle de la clinique de l'insuffisance cardiaque de l\u2019Hôtel-Dieu.Une cérémonie aura lieu à la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie (485, rue du 24 juin, Sherbrooke), le dimanche 13 décembre 2020 en toute intimité.Vous pourrez visionner la cérémonie à 15 h via l\u2019avis de décès de madame Paré en cliquant sur l'onglet : Diffusion en direct Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com MARTIN BEAUREGARD (1982 - 2020) À Québec, le 6 décembre 2020, à l\u2019âge de 38 ans, est décédé M.Martin Beauregard, adjudant des Forces armées canadiennes, époux de Mme Édith Rouillard et fils de Colette Lavoie et de Mario Beauregard, demeurant à Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier.La famille vous accueillera au Centre funéraire Coopératif de la région de Coaticook, 284, rue Child, Coaticook, QC, J1A 2B7, le vendredi 18 décembre 2020 de de 19 h à 21 h ainsi que le samedi 19 décembre de 9 h à 11 h.Une cérémonie d\u2019adieu privée suivra au même endroit, dans le respect des normes liées à la Covid-19.La cérémonie sera diffusée en direct à 11 h via Internet.Outre son épouse et ses parents, M.Beauregard laisse dans le deuil ses 2 enfants : Adam et Sophie; ses deux soeurs : Annie et Nancy (Kevin Rouleau); ses beaux-parents Paul Rouillard et Carole Riendeau; son beau-frère Philippe (Mélanie Tremblay) et sa belle-soeur Marjolaine (Pierre- Luc Laperle); sa tante Christiane Blouin (feu Alain Beauregard) et son grand ami Bruno Cloutier (Mélissa Breton).Il laisse également plusieurs oncles, tantes, cousins, cousines, neveux, nièces, autres parents, amis ainsi que ses frères et soeurs d\u2019armes du 5e Régiment d\u2019artillerie légère du Canada.En guise de sympathie, des dons à DEUIL-JEUNESSE, 8007 boulevard Mathieu, Québec, Québec, G1G 3M1, seraient appréciés par la famille.Centre fun.coopératif région de Coaticook 284, rue Child, Coaticook (Québec) J1A 2B7 Tél.: 819 849-6688 - Téléc.:819 849-3068 Michel Belzil, directeur général Mary Brus et Éliette Dubé www.salonfunerairecoaticook.com MICHEL BARRETTE (1948 - 2020) Au CHUS-Fleurimont, le 4 décembre 2020, est décédé monsieur Michel Barrette époux de Louyse Corrigan.Outre son épouse, il laisse dans le deuil son frère Jean et parents.Il laisse également des amis très chers et en plus tante Géraldine et oncle Fernand.Avant de prendre sa retraite, il a été pendant de nombreuses décennies professeur à la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke.Un merci tout particulier à toute l\u2019équipe du docteur Mathieu Labossière des soins intensifs du 9e etage et à madame Suzie Tremblay, intervenante, pour leur dévouement.Une cérémonie d\u2019adieu et l\u2019inhumation des cendres auront lieu au printemps prochain.Pour prolonger la générosité de Michel, des dons peuvent être offerts à la FONDATION ROCK GUERTIN etMIRA.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MICHELINE CLAVET (1946 - 2020) À Sherbrooke, le 4 décembre 2020, à l'âge de 74 ans, est décédée Mme Micheline Clavet, conjointe de feu Normand Lemay et fille de feu Yvan Clavet et de feu Simone Ménard.Elle demeurait à Sherbrooke.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Steve Elkas Inc., 4230, rue Bertrand-Fabi, Sherbrooke, le dimanche 20 décembre 2020 à compter de 12 h.Une cérémonie suivra à la chapelle du complexe à 14 h.Les cendres seront inhumées au cimetière St-Michel à une date ultérieure.Veuillez prendre note qu\u2019en raison des restrictions liées à la COVID-19, un maximum de 25 personnes (sur invitation par la famille) sont acceptées pour les condoléances et la cérémonie à la chapelle, (une rotation de plus de 25 personnes lors des condoléances n\u2019est plus autorisée).Il sera tout de même possible d\u2019assister en direct ou en différé à la cérémonie sur notre plateforme Web en cliquant sur le lien ci-dessous (lien à venir).Mme Micheline Clavet laisse dans le deuil ses enfants : Elyane Parent (Spiros) et Éric Parent (Valérie); les enfants de son conjoint : Sylvain Lemay (Manon) et Brigitte Lemay (Éric); ses petits-fils Jacob et Thomas; ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Lemay, ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et autres parents et amis.Complexe funéraire Steve L.Elkas inc.4230, rue Bertrand-Fabi Sherbrooke (Québec), J1N 1X6 Tél.: 819 565-1155 Téléc.: 819 820-8872 Pour messages de sympathie: www.steveelkas.com MONIQUE TEASDALE (1942 - 2020) Au CHUS Fleurimont, le 3 décembre 2020, est décédée madame Monique Teasdale, fille de feu Antonio Teasdale et de feu Evelyne Bergeron.Elle était native de Saint- Wenceslas.Madame Teasdale laisse dans le deuil sa fille Nancy Teasdale, son gendre Tyler Rochford; ses petites-filles : Gabrielle et Romy Teasdale-Rochford; sa filleule Louise Préville; ses frères et soeurs : Françoise (Gaëtan Roy), Laurent (Ange-Aimée Dénommée), Rosaire (Agathe Turcotte), feu Gérard (Gisèle Lemieux), feu Thérèse (feu Roland Boucher), feu Lucille (feu Denis Préville), Florence (feu Jean Boucher) et Jacqueline (Jules Croisetière).Elle laisse également ses neveux et nièces : Claude, Martin, André T., René, Daniel, Louise, Michel T., Michel C., André P., Lise, Johanne, Sylvie, France et Nicole et leur conjoint(e) ainsi que de nombreux autres parents et ami(e)s.La cérémonie aura lieu à une date ultérieure qui vous sera communiquée.Pour être avisé, veuillez vous inscrire sur le site Internet de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie sur l\u2019avis de décès de madame Monique Teasdale.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com NOËLLA (GODBOUT) LEBOEUF À Asbestos le 5 décembre 2020 est décédée Mme Noëlla Godbout à l\u2019aube de ses 90 ans.Elle était l\u2019épouse de feu Aloys Leboeuf.La crémation a été confiée aux Résidences funéraires Fréchette, 560, 1re Avenue, Asbestos.En raison des circonstances, les rituels funéraires se tiendront à une date ultérieure.Mme Godbout Leboeuf laisse dans le deuil ses enfants : Nicole (feu Paul Fréchette), feu Daniel (Carolle Brousseau), Jocelyne (Régent Goudreau), Lise (Bertrand Tétreault), Mario (Chantale Gélinas); ses petits-enfants et ses arrière-petits-enfants; ses soeurs : Lucienne (feu Lionel Blanchard), Rollande (feu Claude Bélisle), Germaine (Normand Berthold).Elle laisse également dans le deuil son beau-frère et ses belles-soeurs de la famille Leboeuf : Anne-Marie, Léo (Lucille Théberge) et Soeur Sarah.La famille désire remercier le personnel du Manoir Jeffrey pour les bons soins prodigués.Les Résidences funéraires Fréchette 560, 1re avenue C.P.113 Asbestos (Québec) J1T 3M9 Tél.: 819 879-2233 - Téléc.: 819 879-6844 Noël Fréchette,prés.thanatologue Sylvie Fréchette, dir.thanatopractrice deces@funerairefrechette.com Affilliée à la C.T.Q.laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 65 CLAUDEMARCOUX (1933 - 2020) À l\u2019hôpital de Magog, le 1er décembre 2020 est décédé monsieur Claude Marcoux à l\u2019âge de 87 ans.Il était l\u2019époux de Suzanne Rossignol.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Diane (John Décarie), Pierre (Paula Brown), Francine (Richard Dubreuil) et Lucie (Jacques Bélanger); ses petits-enfants : Julie et Francis Décarie, Gabriel, Olivia et Jérémy Marcoux, Sarah et Audrey Lespérance,Maxime, Amélie et Elodie Bélanger; ses arrière-petites-filles : Kelsea et Gloria.Il laisse également dans le deuil son frère Jean Denis Marcoux, sa belle-soeur et son beau-frère, Huguette Rossignol et Petar Petrovic ainsi que ses neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et amis.Monsieur Marcoux a fondé le cabinet Assurance Claude Marcoux inc.Passionné par le milieu agricole, il a su développer une approche pour cette clientèle dont les valeurs ont su guider la philosophie de son entreprise.Étant donné les circonstance actuelles qui prévalent, la famille se réunira en toute intimité, le samedi 19 décembre 2020, de 12 h 30 à 13 h 30.Vous pourrez vous joindre, de façon virtuelle, à la cérémonie d'adieu qui suivra le même jour à 13 h 30 en cliquant sur le lien diffusion en direct situé sur le site Internet de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, sous l\u2019onglet avis de décès, au nom de M.Claude Marcoux.L\u2019inhumation se fera au Cimetière St-Michel.La famille désire remercier l\u2019équipe des soins palliatifs à domicile du CLSC de Magog pour les bons soins prodigués.Afin d\u2019honorer sa mémoire, au lieu de fleurs, des dons à la FONDATION DE L\u2019HÔPITAL DE MEMPHRÉMAGOG seraient appréciés par la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com RITA (BRETON) DUSSAULT (1931 - 2020) Le 4 décembre 2020, à Trois-Rivières, à l\u2019âge de 89 ans, est décédée madame Rita Breton, épouse de feu Jean-Claude « Mutt » Dussault et fille de feu Adélard Breton et feu Imelda Vaillancourt.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Nathalie (Claude Cossette) et Martin (Nicole Turcotte); ses petits-enfants : Samuel (Marika Groleau), Tanya et Tym Fontaine ainsi que ses arrière-petites- filles : Maëli, Alyson, Amélya et Mya.Elle laisse également dans le deuil son frère Benoit (Jacqueline Goupil); ses belles-soeurs Raymonde Désilets (feu André Breton), Jeannine Marcoux (feu Guy Dussault) et Jeannine Lecours (feu Marc-André Dussault) ainsi que plusieurs neveux et nièces, cousins et cousines, autres parents et amis.Merci du fond du coeur au personnel de l\u2019Équipe des Soins Palliatifs à domicile du CIUSS-MCQ, particulièrement à Dre Marie-Ève Lavoie, à Pierre-Luc Malouin, infirmier, ainsi qu\u2019à Mélissa pour tous vos bons soins, votre professionnalisme et votre bienveillance.Des remerciements tout spéciaux à Nathalie et Claude d\u2019avoir accueilli Rita chez eux pour sa convalescence au printemps dernier, d\u2019avoir mis coeur et énergie à s\u2019assurer qu\u2019elle soit bien, dans un doux cocon.Nathalie et Claude désirent remercier tous ceux et celles qui les ont cotoyés et supportés par leurs bons mots, leur soutien, leur implication et leur compréhension tout au long de l'hébergement de Rita et qui leur ont permis de lui offrir ses précieux derniers moments de vie entourée d\u2019amour et de bons soins.Dû à la zone rouge reliée à la COVID-19, la cérémonie aura lieu en toute intimité.Vous pourrez suivre la cérémonie le samedi 19 décembre 2020 à 12 h sur le site Web de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie, en cliquant sur l\u2019onglet : Diffusion en direct La cérémonie pourra y être visionnée pendant les 90 jours suivants.* Les normes en zone rouge sont strictes : 25 personnes sont admises pour toute la durée de l\u2019événement.Vous êtes invités à consulter le site Facebook de la famille.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com ROMÉOPAQUIN (1923 - 2020) C\u2019est avec grande compassion que nous partageons la nouvelle du décès de M.Roméo Paquin, survenu en toute paix au CHUS-Hôtel-Dieu de Sherbrooke, le 26 novembre 2020, à l\u2019âge de 97 ans.Outre son épouse des 76 dernières années, Iasna St-Jacques Paquin, il laisse dans le deuil ses enfants : Gérard Paquin (Diane Sauvageau Paquin) et Huguette Paquin; ses petits- enfants : Isabelle (Daniel Bourbonnais), Stéphane (Isabelle Lapointe), Karine Tamara (Joël Cyrenne), Svezda (Alexandre Manseau); ses arrière-petits-enfants : Cloé Bourbonnais (Jason Bordeleau), Simon Bourbonnais, Mathys Paquin, Camille Reed, Nicolas Cyrenne, Romane Manseau et son arrière-arrière-petit-fils : Ezechiel Bordeleau.Être à la fois pragmatique et profondément spirituel, il fut l\u2019un des premiers professeurs de yoga à Montréal.Entrepreneur avec un haut-idéal, il demeure un modèle de vie pour grand nombre de personnes qui l\u2019ont connu.La famille souhaite remercier chaleureusement le personnel des soins palliatifs du CHUS Hôtel-Dieu de Sherbrooke, celui de la résidence Grace Village de Lennoxville et toutes les proches-aidantes qui l\u2019ont soutenu en cette fin de vie.Étant donné les circonstances qui prévalent actuellement, la famille recevra les condoléances en toute intimité, à la Coopérative funéraire de l'Estrie, 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke J1E 1H1, le samedi 19 décembre 2020, de 11 h à 14 h.Le service religieux sera célébré le samedi 19 décembre 2020 à 14 h 30 en la cathédrale St-Michel.L\u2019inhumation se fera au Les Jardins du souvenir (sect.de l'amitié).En témoignage de sympathie, des dons peuvent être faits à la maison GRACE VILLAGE DE SHERBROOKE 1515 rue Pleasant View, Sherbrooke, QC J1M 0C6.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com RAYMONDMARCOUX À Sherbrooke, le 4 décembre 2020, est décédé M.Raymond Marcoux, à l'âge de 81 ans.Il était l'époux de feu Thérèse Dubé et demeurait à Coaticook.La famille accueillera les parents et amis à la résidence funéraire Charron et fils, le samedi 12 décembre de midi à 14 h.Une cérémonie d'adieu privée, en raison des restrictions dues à la Covid-19, suivra à 14 h.La cérémonie sera diffusée en direct sur Internet au www.charronetfils.com.La mise en niche au columbarium Charron suivra la cérémonie.Il laisse dans le deuil sa fille Josée (Sylvain), ses petits-enfants : Antoine (Maïka) et Karianne (Myguël); ses arrière-petits-enfants : Loïc et bébé fille à naître bientôt, son frère Valère (Monique), sa soeur Jeannine (feu Gérard) ainsi que ses beaux-frères et belles- soeurs : Guy (Lucie), Micheline (feu André), Michel (Linda), Diane (Réjean), Réjean (Francine) ainsi que plusieurs neveux et nièces, autres parents et amis.Un merci sincère à son bon ami Gaston, sa bonne amie Louisiane ainsi qu'au Dr Marius Margarit, le personnel du jardin du Parc et celui du 9e étage du CHUS Fleurimont pour les bons soins.Résidence funéraire Charron et fils Inc.228, rue Child Coaticook (Québec) J1A 2B6 Tél.: 819 849-4141 Stéphane Charron, président Claude Charron, directeur info@charronetfils.com Site Web: www.charronetfils.com SYLVIOMORISSETTE (1927 - 2020) Au CHSLD Argyll, le 4 décembre 2020, à l\u2019âge de 93 ans, est décédé monsieur Sylvio Morissette, époux de feu Madeleine Martin, fils de feu Alphonse Morissette et de feu Rose-Anna Guillemette.Il demeurait à Bromptonville.Monsieur Morissette laisse dans le deuil ses enfants Sylvain (Lyne Godbout), Johanne (Antonio Campos) et Brigitte (Yves Caron); ses petites-filles : Anaïs, Rose-Marie et Audrey; ses frères et soeurs: Thérèse (Fernand Mercier), Madeleine (feu Jean-Charles Collin), Jean-Guy et Jacques (Myriam Trudeau).Il a été précédé par ses frères et soeurs : feu Edna (feu Odilon Foulon), feu Bibiane (feu Léo Ouellette), feu Stella (feu Gaston Mercier), feu Esther, feu Noël et feu Emile.Il laisse également ses beaux-frères et belles-soeurs de la famille Martin : Liliane (feu Marcel Girard), feu Pierre (Monique Dionne), Maurice (Diane Gauthier) et Maurice (Diane Gauthier) ainsi que ses cousins, cousines, neveux nièces et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel des Résidences Soleil du Manoir de Sherbrooke ainsi que du CHSLD Argyll pour les bons soins prodigués à monsieur Morissette.En témoignage de votre sympathie, vous êtes invités à faire un don à l\u2019organisme de votre choix.Une cérémonie d\u2019adieu privé aura lieu en toute intimité à la chapelle de la Coopérative funéraire de l\u2019Estrie.Il vous sera possible de visionner la cérémonie en direct, le dimanche 13 décembre 2020 à 12 h en cliquant sur l\u2019onglet : Diffusion en direct.L\u2019inhumation aura lieu à une date ultérieure au cimetière de Bromptonville.Coopérative funéraire de l\u2019Estrie 485, rue du 24-Juin, Sherbrooke, Qc J1E 1H1 info@coopfuneraire.com Tél.: 819 565-7646 \u2013 Téléc.: 819 565-7844 Manon Thibodeau, dir.services familles Daniel Veilleux, directeur des opérations François Fouquet, directeur général www.coopfuneraire.com RICHARD LAREAU décédé le 16 décembre 2019 à l\u2019âge de 65 ans Déjà un an que tu as pris le chemin de la Lumière.Tu étais pour nous un conjoint, un père, un grand-père, un fils, un frère, un ami.Ta présence, ton amour, ton humour\u2026 nous manquent toujours autant.Nous pensons à toi, nous parlons de toi, parfois avec des larmes, souvent avec le sourire, mais toujours avec amour.Nous sommes heureux d\u2019avoir pu partager ta vie.Ta conjointe Marie, tes fils François et Guillaume (ton petit-fils Ariel), ta mère Mathilde, tes sœurs Johanne et Jacynte Le 16 décembre, prenons un moment pour nous souvenir de Richard.1er anniversaire à la douce mémoire de Remerciements Nous vous remercions pour votre présence à nos cotés, vos témoignages de sympathie et vos paroles chaleureuses en ces moments douloureux lors du décès de notre mère Marielle Bergeron Boulanger décédée le 5 août 2020 Merci! Aucun mot ne pourra exprimer notre reconnaissance pour votre affection et votre soutien dans la douleur qui est la nôtre.La famille Boulanger SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 66 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 ACTUALITÉS 67 ROGER BLACKBURN Le Quotidien L e gamin a 9  ans.Il souffre d\u2019un trouble du déficit de l\u2019attention avec hyperactivité (TDAH) doublé d\u2019un trouble du spectre de l\u2019autisme.En contexte de pandémie, il vit des difficultés scolaires.Il a voulu s\u2019enlever la vie le 27 novembre et a frappé son meilleur ami trois jours plus tard, pour une banalité.Ses parents, qui vivent à Alma, l\u2019ont conduit à l\u2019urgence et sont repartis avec un diagnostic de détresse importante à traiter en urgence.La maman raconte : « Nous aurons des services psychiatriques, il y aura une intervenante dans sa classe et nous avons établi un plan d\u2019intervention.Nous n\u2019avons même pas le temps de recevoir les services mis en place qu\u2019il apprend, à la télévision, qu\u2019il n\u2019y aura pas de Noël.Ça n\u2019a pas passé; ç\u2019a été la crise de sa vie.Noël, c\u2019est tout ce qui lui restait de normal dans la vie », exprime la maman, à qui j\u2019ai parlé au téléphone après un échange de courriels.« CE NE SONT PLUS LES MÊMES JEUNES » « Il a une grand-maman en fin de vie et il ne pourra pas lui faire un câlin.C\u2019est rendu que dans les CPE, on apprend aux enfants à faire des colleux en serrant les genoux des adultes.Ils sont désemparés.Ils n\u2019ont plus rien à faire.La semaine dernière, il n\u2019y avait pas de neige, mais il est parti se glisser sur le gazon derrière l\u2019école avec son \u201c trois-skis \u201d.Cet été, j\u2019ai prévenu la police que j\u2019installais des planches dans la rue pour que les jeunes puissent s\u2019amuser à vélo.Un moment donné, la rue était pleine de jeunes et la Ville a décidé d\u2019aménager un circuit dans le stationnement du Centre Mario-Tremblay », raconte la dame, qui en a plein les bras.« Les jeunes sont en train de capoter.Ce ne sont plus les mêmes jeunes que je vois dans la rue.Ils ont changé de comportement.Je les sens plus agressifs », observe la maman, qui habite sur le chemin de l\u2019école et qui voit défiler des élèves chaque jour devant sa maison.« Quand mon fils a appris du premier ministre François Legault qu\u2019il annulait les rassemblements entre le 24 et le 27, il m\u2019a demandé si on pouvait fêter Noël le 22.C\u2019est la fête des enfants.C\u2019est encore plus important que leur propre anniversaire.J\u2019ai fini par le raisonner, mais sa marraine va venir le voir avec sa fille.Je paierai le ticket s\u2019il le faut, mais il ne peut pas rester seul à Noël », confie la maman au bout du fil.PLUS VULNÉRABLES QUE JAMAIS Dans une étude du Conseil supérieur de l\u2019éducation publiée l\u2019an dernier (Couture, Hugo.2019.La santé mentale des enfants et des adolescents), on nous apprend que chez les jeunes de 3 à 14 ans, le trouble du déficit de l\u2019attention avec ou sans hyperac- tivité (TDA ou TDAH) est le trouble le plus fréquemment rapporté (9 %), suivi des problèmes de comportement diagnostiqués (5 %), de l\u2019autisme (1 %), du retard de développement ou d\u2019une déficience physique (4 %).Chez les jeunes de 5 à 19 ans, le trouble anxieux (6,4 %) est le plus fréquent, suivi du TDAH (4,8 %), du trouble de la conduite (4,2 %), du trouble dépressif (3,5 %) et de l\u2019abus de substances (0,8 %).Ces jeunes qui vivent des difficultés à l\u2019égard de leur santé mentale sont encore plus malmenés dans cette pandémie.Après neuf mois de COVID-19, ce virus aura fini par toucher tout le monde.Les aînés ont été les premiers, avec un nombre important de décès, des problèmes d\u2019isolement et de manque de soins.Les employés du domaine de la santé sont mis à rude épreuve, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale ont perdu leurs repères, les jeunes et les ados sont en souffrance.Le mal-être des jeunes est palpable; les témoignages sont nombreux.Selon l\u2019étude, entre 2000 et 2015, la proportion d\u2019enfants de moins de 5 ans ayant reçu un diagnostic de trouble mental a augmenté « de manière significative ».En 2017, au moment d\u2019entrer à l\u2019école, plus du quart des enfants de moins de 5 ans (27,7 %) présentaient une vulnérabilité dans au moins un domaine de leur développement.À partir de l\u2019âge de 17 mois et jusqu\u2019à celui de 10 ans, 56 % des enfants québécois ont été affectés par un problème de santé mentale perçu à un moment ou à un autre de leur parcours.Les relations saines avec des camarades de classe et le soutien des amis et des enseignants sont des facteurs importants dans la réussite scolaire et des facteurs de protection pour le développement.À peu près tout ça a pris le bord avec la pandémie.Dans les prochaines semaines, il y a des enfants qui devront comprendre les problèmes des grands.De nombreuses personnes dans mon entourage ont annulé leurs projets pour Noël et le jour de l\u2019An.Plusieurs parents du Saguenay avaient prévu de visiter leur progéniture à Montréal ou à Québec, ou de les recevoir ici, dans la région, pour le réveillon.Tout ça a été annulé.Il appartient maintenant aux parents d\u2019expliquer aux enfants; ils vont comprendre.N\u2019oublions pas, enfin, qu\u2019il existe des ressources téléphoniques pour ceux qui éprouvent des difficultés.Si vous ou l\u2019un de vos proches êtes en détresse, une ligne d\u2019intervention téléphonique sans frais est accessible 24 heures sur 24, sept jours sur sept, au 1 866 APPELLE.Une équipe d\u2019intervenants professionnels expérimentés est là pour vous écouter, vous soutenir et vous orienter vers les ressources appropriées.10e anniversaire de ton envol.À la douce mémoire de MARTINE FORTIER décédée le 9 décembre 2010 Le temps n\u2019a pas de prise sur ton âme éternelle.Tu es les mille vents qui soufflent Tu es le scintillement des cristaux de neige Tu es la lumière qui traverse les champs de blé Tu es la douce pluie d\u2019automne Tu es l\u2019éveil des oiseaux dans le calme du matin Tu es l\u2019étoile qui brille dans la nuit Nous ne te pleurons pas car tu vis dans nos cœurs.Robert LA TRISTE HISTOIRE D\u2019UN GAMIN SANS REPÈRES Les enfants en souffrant de problèmes de santé mentale ont perdu leurs repères et leurs outils sociaux, qui agissaient comme facteurs de protection et de développement.\u2014 PHOTO 123RF SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 68 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale A u printemps, bon nombre de gens au Québec ont e m b o î t é l e «   p a s d e course ».Pour s\u2019activer, dire boujour au soleil qui devenait de plus en plus radieux, pour gorger ses poumons d\u2019air frais, pour changer de décor! Et parce que courir, en suivant son rythme et sa progression, procure ces endorphines très satisfaisantes, sans être trop compliqué.Nos espadrilles, la rue ou sentiers tout près, et hop, c\u2019est parti! En tant que kinésiologue, je suis agréablement surprise de constater que ces coureurs sont de plus en plus nombreux à occuper nos quartiers à cette période de l\u2019année.Inévitablement, de nombreuses questions surgissent sur le choix des chaussures à adopter.Courir au Québec nous permet de profiter de cet air revigorant d\u2019hiver\u2026 mais requiert un équipement adéquat pour en profiter vraiment pleinement.Les principales qualités que l\u2019on veut retrouver dans une chaussure de course « d\u2019hiver » est son imperméabilité au froid et à l\u2019humidité, ainsi que son adhérence aux différentes surfaces telles que la neige et les surfaces glacées.Bien entendu, le confort doit également être au rendez-vous.LES CRAMPONS, UNE BONNE IDÉE Plusieurs compagnies offrent une variété d\u2019espadrilles fabriquées en membrane imper-respirante, qui protège en bonne partie du vent et de l\u2019humidité.Une de ces membranes est communément appelée GORE-TEX®.Elle garde donc les pieds plus au chaud et au sec, lorsque vos parcours les mettent durement à l\u2019épreuve.De plus, il est plus efficace et sécuritaire d\u2019y ajouter des semelles à crampons.Au Yéti, Richard Dubuc penche beaucoup pour cette option lorsqu\u2019il est temps de conseiller ses clients.Ceci fait en sorte que ses coureurs n\u2019ont pas à modifier leurs espadrilles favorites, en plus d\u2019avoir l\u2019embarras du choix du type de crampons de différents degrés d\u2019adhérence.Glace, neige représentent à la fois la magie hivernale mais aussi des ennemis à se méfier si le choix n\u2019est pas adapté pour la pratique de la course en hiver.Si vous demeurez non loin de sentiers légèrement tapés, courir avec des chaussures de sentiers d\u2019été, étant munies de semelles légèrement plus épaisses, avec des crampons plus agressifs, peut s\u2019avérer votre meilleure sélection.Pour les coureurs qui préfèrent le confort de leurs espadrilles régulières de course, une multitude d\u2019alternatives sont possibles.Yves Lamothe chez Maïkan à Trois- Rivières, propose des bas qui sont à la fois imperméables et qui respirent, ce qui va maintenir le confort de nos espadrilles de prédilection.Y ajouter la guètre de plein air dans des conditions de neige un peu plus abondante, le sportif conserve alors le confort de courir avec la chaussure avec laquelle il est habitué de courir.De son côté, Jean Pellerin de Sports Experts du Centre Les Rivières, mentionne que des espadrilles « tout-en-un » fabriquées avec une membrane imper-res- pirante, possédant des semelles à crampons avec une guêtre intégrée, font le bonheur de plusieurs - débutants ou invétérés coureurs \u2013 et sont un choix gagnant de confort qui offrent toutes les caractéristiques intéressantes d\u2019une bonne chaussure de course hivernale.LA RAQUETTE DE COURSE Pour ceux et celles qui voudraient découvrir les boisés environnants à la course, mais là où la neige est un peu plus abondante, il est possible de se lancer ce défi, en utilisant des raquettes de course, pour courir ou pratiquer la course-marche.Cette façon de découvrir la nature ou en plus, d\u2019être un entraînement en soi est une excellente méthode de course alternative qui augmente en popularité.Ces raquettes sont très légères, permettent un support plus important dans la neige.Elles respectent normalement les dimensions de 20 par 60 cm.Les espadrilles GORE-TEX, de sentiers ou régulières avec guêtres, sont d\u2019excellentes options qui s\u2019utilisent avec les différents modèles de raquettes de course existants.Une bonne paire de bas de laine mérino, avec un choix de grandeur de chaussures adéquate vous permettront d\u2019apprécier la liberté de cette activité cardiovasculaire.DIFFÉRENCES ENTRE LES MODÈLES D\u2019ESPADRILLES D\u2019HIVER RÉGULIÈRES DE SENTIER \u2018\u2019TRAILS\u2019\u2019 À CRAMPONS DE MÉTAL SEMELLE À CRAMPONS À AJOUTER Semelle habituelle, Semelle à crampons à Bonne adhérence sur la glace Adaptable à toute chaussure même confort au bonne adhérence sur la neige et parfois sur la neige de course habituelle dépôt de pied au sol (modifie parfois la perception du dépôt du pied au sol) Utiles dans différentes Imperméable Certains sont imperméables Peuvent être retirées circonstances avec (chaleur, moins d\u2019humidité) si la surface ne l\u2019exige plus possibilités d\u2019ajustements Existence de nouvelles Les crampons peuvent Peuvent être sonore Peuvent être sonore semelles plus efficaces s\u2019user plus rapidement sur l\u2019asphalte sur l\u2019asphalte et résistantes sur l\u2019asphalte Utilisation été Populaires et utilisées Moins de variété de modèles Nombreuses possibilités comme hiver pour la course en raquette de niveau d\u2019adhérence mais chaudes l\u2019été QUELQUES MARQUES CONNUES : Salomon, Saucony, Asics, Inov, Altra, Brooks Courir au Québec nous permet de profiter de cet air revigorant d\u2019hiver.\u2014 PHOTO 123RF Au Québec, nous sommes choyés! Dans la plupart de ses régions, des magasins spécialistes de course, de plein air ou encore de sports, existent pour vous donner un coup de main à en apprendre davantage.Les conseillers sont à l\u2019affût des nouveautés, peuvent vous guider adéquatement en plus de travailler régulièrement avec vos professionnels de la santé.Consultez-les, ils sauront bien vous guider pour un choix éclairé! BIEN CHAUSSÉS POUR AIMER COURIR L\u2019HIVER QUESTIONS DES LECTEURS Quoi faire si on a moins de motivation et d\u2019énergie à l\u2019approche de la ménopause?Quels sont les meilleurs trucs pour limiter la prise de poids dans le temps des Fêtes?Vous trouverez les réponses à ces questions sur nos plateformes numériques.SEMAINE 2 La deuxième semaine du défi On bouge est désormais lancée.Rendez-vous sur nos plateformes numériques! laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 69 MAG SPORTS Dave ainsley dainsley@lequotidien.com Deuxième choix du repêchage de 2017, Mitch Trubisky n\u2019est pas à la hauteur des attentes.Le quart-arrière a commis un échappé critique en fin de match contre les Lions, dimanche dernier.\u2014 PHOTO AFP, QUINN HARRIS E n 2017, les dirigeants des Bears de Chicago croyaient dur comme fer avoir trouvé leur homme au poste de quart-arrière avec Mitch Trubisky.Ils l\u2019ont même préféré à Patrick Mahomes et Deshaun Watson au 2e rang du repêchage.Avec le recul, près de quatre ans plus tard, cette décision est complètement insensée.Mais le repêchage n\u2019est pas une science exacte, encore moins au football.N\u2019empêche qu\u2019à l\u2019époque, plusieurs observateurs avaient soulevé des doutes sur Trubisky, d\u2019autant plus que les Bears ont payé la totale (choix 3, 67 et 111, en plus d\u2019un choix de 3e ronde en 2018) pour s\u2019avancer d\u2019un rang et ainsi s\u2019assurer de pouvoir le sélectionner.Il faut dire que Trubisky avait connu une saison mémorable à l\u2019Université de la Caroline du Nord.Une heure plus tard, les Chiefs de Kansas City mettaient la main sur Patrick Mahomes au 10e rang grâce à une transaction avec les Bills de Buffalo.Le match de dimanche dernier contre les Lions de Detroit est à l\u2019image du passage de Trubisky avec les Bears.Il a disputé un match très correct, mais une erreur à un moment critique a coulé son équipe, qui s\u2019est inclinée bien qu\u2019elle menait par dix points avec cinq minutes à faire au match.Après avoir remporté cinq de leurs six premiers matchs, les Bears (5-7) sont en véritable chute libre, ayant perdu leurs six dernières rencontres.Cette fois, Trubisky n\u2019a pas protégé le ballon, ce qui s\u2019est transformé en échappé et les Lions ont ensuite inscrit le touché de la victoire.Depuis son entrée dans la NFL, Trubisky a été responsable de 44 revirements ! Le pire, c\u2019est que les Bears marquent des points quand il est au poste de quart-arrière, mais c\u2019est impossible de s\u2019en sortir avec autant d\u2019erreurs, et ce, même avec une excellente défensive.À la fin de la saison, les Bears n\u2019exerceront probablement pas l\u2019option de la cinquième année au contrat de Trubisky, qui se retrouvera probablement second dans une autre équipe, tandis qu\u2019après avoir mené les Chiefs à la conquête du Super Bowl, où il a été nommé joueur par excellence, Mahomes a signé une entente historique de 500 millions $ au cours de l\u2019été.Disons, pour résumer grossièrement, que les deux carrières ne s\u2019en vont définitivement pas dans la même direction.REMONTÉE Les Lions ont non seulement remporté le premier match de l\u2019entraîneur par intérim Darrell Bevell, après avoir congédié Matt Patricia, ils ont également gagné un premier match depuis 2014 après avoir tiré de l\u2019arrière par dix points et plus.Ils avaient perdu leurs 40 rencontres précédentes en pareilles circonstances.Ça démontre que cette saison 2020 est pleine de rebondissements.Avec les Vikings du Minnesota, qui ont fait le même coup aux Jaguars de Jacksonville, 37 victoires ont été acquises après avoir effacé un déficit de dix points et plus, cette saison.C\u2019est pratiquement 20 % des matchs! L\u2019absence ou le faible nombre de spectateurs dans les stades cette saison est certainement un facteur important.La prochaine fois que votre équipe tirera de l\u2019arrière par 14 points, pensez-y avant de fermer votre téléviseur.MITCH TRUBISKY AVANT PATRICK MAHOMES.En hausse Browns de Cleveland (9-3) Baker Mayfield a peut-être connu son meilleur match comme quart-arrière, et à un moment important, contre les Titans du Tennessee (8-4), que les Browns ont sorti du match.Ils ont enfin leur victoire signature.Saints de La Nouvelle-Orléans (10-2) La première équipe qualifiée pour les séries.Taysom Hill, qui commence à ressembler à un quart-arrière décent, a lancé sa première passe de touché et Drew Brees se rapproche d\u2019un retour.Giants de New York (5-7) Combien de personnes avaient parié sur les Giants contre les Seahawks, à Seattle, avec Colt McCoy comme quart-arrière?Sortis de nulle part, ils sont sur une lancée à un bon moment, avec quatre victoires de suite.Le coordonnateur défensif Patrick Graham est très créatif.Équipe de football de Washington (5-7) Juste de battre une équipe invaincue mérite de l\u2019attention.Depuis qu\u2019Alex Smith a pris le contrôle de l\u2019offensive, Washington montre un dossier de 4-2.La défensive est franchement impressionnante.En baisse Seahawks de Seattle (8-4) L\u2019attaque est moins explosive depuis quelques semaines et ça se ressent sur la fiche de l\u2019équipe, qui a perdu quatre de ses sept derniers matchs, après un départ de 5-0.Cette fois, la défensive a fait le travail contre la passe, mais a donné trop de gros jeux au sol.Une équipe définitivement suspecte, jusqu\u2019à preuve du contraire.Cardinals de l\u2019Arizona (6-6) Le quart-arrière Kyler Murray est incommodé par une blessure à l\u2019épaule.Les équipes ne craignent pas son bras et il est donc beaucoup moins dangereux au sol.Après trois défaites, les Cards devront se battre pour leur place en séries.Steelers de Pittsburgh (11-1) Depuis plusieurs semaines, les Stee- lers montraient des signes inquiétants et ils ont finalement subi une première défaite contre Washington.Les blessures et la fatigue commencent à se faire sentir à Pittsburgh.Eagles de Philadelphie (3-8-1) L\u2019entraîneur-chef Doug Pederson a finalement perdu patience envers le quart-arrière Carson Wentz, qui a été frappé derrière la ligne de mêlée 50 fois et a lancé 15 interceptions.Jalen Hurts est plus mobile et pourrait amener du dynamisme.Wentz coûte très cher pour réchauffer le banc.Denver Caroline Houston Chicago Dallas Cincinnati Tennessee Jacksonville Kansas City Miami Arizona NY Giants Minnesota Tampa Bay Indianapolis Las Vegas NY Jets Seattle Green Bay Detroit Atlanta LA Chargers La Nouvelle-Orléans Philadelphie Washington San Francisco Pittsburgh Buffalo Baltimore Cleveland Semaine dernière : 7 en 15 (46 %) Total : 127-57-1 (69 %) Match de la semaine Bills de Buffalo (9-3) c.Steelers de Pittsburgh (11-1), dimanche, 20h20 Le match de l\u2019année dans la conférence Américaine.La pression est définitivement sur les Steelers.Prédictions de la semaine espace NFL SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 70 MAG SPORTS «?Quand tu es athlète, tu penses à toi et tu prends soin de toi alors qu\u2019en politique, tu passes toujours en dernier?», explique Isabelle Charest.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Isabelle Charest, en patinage de vitesse sur courte piste, et Lyne Bessette, en cyclisme, ont fait leur marque dans leur sport.Elles ont même atteint les Jeux olympiques.Et aujourd\u2019hui, elles tentent de s\u2019imposer dans une autre arène : celle de la politique.Le Mag sports s\u2019est demandé comment elles vivaient la transition entre les deux univers.MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 « Est-ce que j\u2019ai le temps de bouger, de faire du sport?Honnêtement, pas vraiment.À travers mes responsabilités de députée et de ministre, qui sont très prenantes, et ma vie de famille, j\u2019ai de la difficulté à faire une pause.Cordonnier mal chaussé?C\u2019est vrai! » Mardi, 15 h 30.Isabelle Charest, tel que prévu et à l\u2019heure pile où elle devait le faire, contacte l\u2019auteur de ces lignes.On a demandé une vingtaine de minutes et c\u2019est ce qu\u2019elle nous offrira.Première constatation : la dame est aussi disciplinée qu\u2019à l\u2019époque où elle patinait à travers le monde.« Ce que j\u2019ai vécu comme athlète m\u2019aide dans mes fonctions d\u2019aujourd\u2019hui, mais il reste que ce sont deux milieux très différents, dit-elle.Quand tu es athlète, tu penses à toi et tu prends soin de toi alors qu\u2019en politique, tu passes toujours en dernier.Les priorités ne sont pas aux mêmes places, mettons.» « [.] La résilience qui permet à un athlète d\u2019avoir du succès, je l\u2019ai amenée avec moi en politique.Ma capacité à travailler sous pression, ça vient aussi de ma carrière d\u2019athlète. » \u2014 Isabelle Charest Élue députée de Brome-Mis- sisquoi à l\u2019Assemblée nationale en octobre 2018, Isabelle Charest a ensuite été nommée ministre déléguée à l\u2019Éducation et ministre responsable de la Condition féminine.Elle avait auparavant remporté trois médailles olympiques en patinage de vitesse sur courte piste.Avant de se lancer en politique, la nutritionniste de formation avait notamment œuvré pour la commission scolaire du Val- des-Cerfs, aux services des communications, et avait été chef de mission pour l\u2019équipe canadienne aux Jeux de 2016 à Rio et de 2018 à PyeongChang.« Les gens l\u2019oublient, mais il y a eu une vie entre ma vie d\u2019athlète et celle de politicienne.Heureusement, car je ne serais pas passée directement du sport à la politique, c\u2019est clair.Ces années après ma vie d\u2019athlète m\u2019ont permis de prendre confiance en moi autrement qu\u2019en ayant des patins dans les pieds.Comme chef de mission, je me rendais souvent à Ottawa, il y avait une part de travail diplomatique là- dedans.La véritable transition, c\u2019est au cours de ces années-là qu\u2019elle s\u2019est faite.» El le n\u2019a pas de diplôme en sciences politiques et elle pouvait encore moins se préparer à la vie de ministre en temps de pandémie.Mais ce qu\u2019elle a vécu sur la glace lui donne peut- être ce petit avantage sur ses collègues.« Le sport, c\u2019est des hauts et des bas.T\u2019as beau t\u2019entraîner dur, il y a de bonnes courses et il y a de moins bonnes courses.Mais il faut parfois être capable de prendre une certaine distance vis-à-vis tel résultat afin de revenir plus fort.Et la résilience qui permet à un athlète d\u2019avoir du succès, je l\u2019ai amenée avec moi en politique.Ma capacité à travailler sous pression, ça vient aussi de ma carrière d\u2019athlète.Le feeling que tu as lorsque tu t\u2019apprêtes à faire la course la plus importante de ta vie et que tu ne veux pas manquer ton coup, tu gardes ça en toi toute ta vie\u2026 » ISABELLE CHAREST DES PRIORITÉS DIFFÉRENTES EN COMPÉTITION AVEC PERSONNE Mais le sport, c\u2019est essentiellement de la compétition.Une compétition qu\u2019elle ne sent toutefois pas en politique.« Quand je vais chercher une belle subvention pour les gens de mon comté ou que je parviens à débloquer des fonds pour venir en aide aux victimes de violence conjugale, c \u2019est comme décrocher une médaille olympique.Par contre, je n\u2019ai pas l\u2019impression d\u2019être en lutte avec personne, contrairement à ce que je vivais en patinage de vitesse.Aujourd\u2019hui, je travaille pour les gens, je ne suis pas en compétition avec qui que ce soit.» Reste que les athlètes ont la cote en politique ces jours-ci.Deux des députées de la région d e G r a n b y s o n t d \u2019e x- o l y m - piennes, l\u2019ex-hockeyeur Enrico Ciccone est député libéral à l\u2019Assemblée nationale, l\u2019ex-nageuse synchronisée Sylvie Fréchette a tenté sa chance aux dernières élections provinciales et on retrouve d\u2019autres anciens athlètes dans les différents parlements ici et là au Canada anglais.« On peut apporter quelque chose, c\u2019est évident.On a cette rigueur et cette discipline et la pression ne nous fait pas peur.En même temps, on a une notoriété et on est sympathiques aux yeux d\u2019une partie de la population.On a nos points forts.» En rais on de la pandémie, Isabelle Charest entame sa carrière en politique pendant une période absolument folle, où la pression est énorme sur les épaules des décideurs.Et candidement, elle avouera qu\u2019elle ne trouve pas ça toujours facile.« J\u2019ai parfois l\u2019impression de porter tout le sort des jeunes et des femmes sur mes épaules.C\u2019est lourd.Mais mon nouveau métier me donne l\u2019occasion de véritablement faire la différence dans la vie des gens.Je recherchais un nouveau défi et la vie m\u2019en a donné tout un.Les nuits sont parfois courtes et le stress est là, surtout présentement.Mais voilà, il faut que je trouve le moyen de réintégrer la pratique du sport dans mon horaire.Ça va m\u2019aider\u2026 » laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 71 MAG SPORTS ISABELLE CHAREST DES PRIORITÉS DIFFÉRENTES MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca GRANBY \u2014 «  À l \u2019époque où j\u2019étais cycliste, l\u2019idée était d\u2019aller le plus vite possible.Mais aujourd\u2019hui, dans ma nouvelle carrière, j\u2019ai l\u2019impression que ça va plus vite encore! » Lyne Bessette l\u2019avoue : la politique est arrivée comme une « belle surprise » dans sa vie.Élue députée de Brome-Mis- sisquoi à la Chambre des communes en octobre 2019, elle poursuit son adaptation, admettant qu\u2019elle en apprend à chaque jour.« Moi, je n\u2019avais jamais fait de politique avant, je ne suis pas une politicienne de carrière, mentionne-t-elle.Mais là, j\u2019ai la chance d\u2019aider les gens et d\u2019apprendre un paquet de choses en même temps.C\u2019est beaucoup de travail, c\u2019est de l\u2019adaptation, mais c\u2019est un défi exaltant! » En riant, celle qui a été deux fois aux Jeux olympiques, qui a remporté l\u2019or aux Jeux paralym- piques et qui a gagné l\u2019or aux Jeux du Commonwealth affirme que la plus grande adaptation réside dans le fait de\u2026 demeurer assise.« Ça, je ne suis pas habitué à ça.Moi, depuis toujours, je bouge, je bouge tout le temps.Souvent, sur l\u2019heure du dîner, je dis aux gens de mon personnel de bureau, des gens qui m\u2019aident tellement : \u201cAllez, allez prendre une bonne marche, ça va vous faire du bien!\u201d Et moi, des fois, vous allez me voir participer à une réunion en même temps que je fais mon jogging! » « J\u2019ai été dans une bulle, celle d\u2019athlète, pendant des années.Maintenant, je dois m\u2019intéresser à plein de choses, souvent des choses qui m\u2019étaient tout à fait inconnues auparavant.Ça fait partie de l\u2019adaptation à ma nouvelle vie. » \u2014 Lyne Bessette Car elle parvient à continuer à prendre soin de son corps, même si c\u2019est sa tête qui est devenue son principal outil de travail.« Il ne faut pas réduire les athlètes à leur corps seulement, mais il reste que notre priorité, c\u2019est de prendre soin de notre physique.En politique, c\u2019est ton cer veau qui est sollicité, du matin au soir, sept jours par semaine.Tu es constamment en état d\u2019alerte.C\u2019est une autre dynamique complètement.» SON NOUVEAU PODIUM Alors qu\u2019elle était sur son vélo, Lyne Bessette travail lait dur afin de remporter des victoires.Aujourd\u2019hui, elle dira qu\u2019elle travaille aussi fort, mais pour les autres, cette fois.« La politique, dans le fond, c\u2019est ça : tu travailles pour améliorer le monde, tu travailles pour aider les gens.Quand un monsieur ou une madame me dit \u201c Merci Mme Bes- sette! \u201d parce que j\u2019ai réussi à faire avancer son dossier, je suis contente parce que ça veut dire que j\u2019ai bien fait mon travail.Ça, c\u2019est mon podium, version 2020.» Selon elle, avoir de l\u2019ouverture d\u2019esprit est une qualité essentielle pour être une bonne députée.« J\u2019ai été dans une bulle, celle d\u2019athlète, pendant des années.Maintenant, je dois m\u2019intéresser à plein de choses, souvent des choses qui m\u2019étaient tout à fait inconnues auparavant.Ça fait partie de l\u2019adaptation à ma nouvelle vie.» Une nouvelle vie qui est arrivée à un bon moment, pense-t-elle d\u2019ailleurs.« La vie est composée d\u2019étapes.Il y a des gens qui se sont dit un jour : \u201c Lyne pourrait être utile \u201d.Je suis une fille de défis et j\u2019étais prête pour du nouveau, même si ce n\u2019était pas du tout dans mon plan de carrière.C\u2019était loin de ma réalité, mais c\u2019est encore une question d\u2019ouverture d\u2019esprit. » Mais si vous suivez Lyne Bessette sur les médias sociaux, vous verrez que le sport fait toujours partie d\u2019elle.« J\u2019ai grimpé le mont Sutton huit fois la fin de semaine passée dans le cadre des 24h de Tremblant.J\u2019ai besoin de ça pour être heureuse, j\u2019ai besoin de ça pour être Lyne Bessette.Je suis une femme, je suis une femme en politique et c\u2019est une façon pour moi d\u2019inspirer les gens.» LYNE BESSETTE DE L\u2019OUVERTURE D\u2019ESPRIT «En politique, c\u2019est ton cerveau qui est sollicité, du matin au soir, sept jours par semaine.Tu es constamment en état d\u2019alerte.C\u2019est une autre dynamique complètement», affirme Lyne Bessette.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L\u2019EST Associated Press C\u2019est au tour de Robert Lewandows- ki de tenter d\u2019empêcher Lionel Messi et Cristiano Ronaldo de remporter le titre de joueur de l\u2019année de la FIFA.L\u2019attaquant du Bayern Munich a rejoint les deux prodiges sur la courte liste des trois finalistes, dévoilées vendredi.Les buts de Lewandowski ont aidé le Bayern à tout balayer sur son passage cette année : la Ligue des Champions, la Bundesliga, la Coupe d\u2019Allemagne et la Super Coupe de l\u2019UEFA.L\u2019un de ses 55 buts a notamment été marqué dans la dégelée de 8-2 assénée au FC Barcelone en quarts de finale de la Ligue des Champions.Lewandowski pourrait devenir le deuxième joueur seulement, après Luka Modric, en 2018, à empêcher Messi ou Ronaldo de repartir avec le trophée depuis 2008.Messi a reçu l\u2019honneur six fois et Ronaldo, cinq.Deux joueurs du Bayern ont vu leur meilleure saison en carrière ne pas valoir mieux qu\u2019une troisième place au scrutin : Franck Ribéry en 2013, ainsi que Manuel Neuer en 2014.Chez les dames, les finalistes sont Lucy Bronze, Wendi Renard et Per- nille Harder.Bronze et Renard sont coéquipières avec l\u2019Olympique de Lyon, champion d\u2019Europe.Harder s\u2019est alignée pour les finalistes malheureuses avec Wolfsbourg.Harder a remporté le titre de meilleure Européenne, décerné par l\u2019UE- FA, pour 2020.Lewandowski a été le choix chez les hommes.Messi et Ronaldo ne faisaient pas parti des finalistes pour le prix européen, dont le scrutin est mené auprès des entraîneurs des meilleurs clubs du continent.Kevin De Bruyne a terminé deuxième, devant Neuer.Les prix de la FIFA sont remis par un scrutin mené auprès des sélectionneurs nationaux et des capitaines des équipes nationales, des membres des médias et des partisans.Le scrutin est maintenant terminé et les gagnants seront dévoilés jeudi, au cours d\u2019une cérémonie virtuelle organisée par la FIFA.Hansi Flick (Bayern Munich), Jür- gen Klopp (Liverpool) et Marcelo Bielsa (Leeds) sont en lice pour le titre d\u2019entraîneur de l\u2019année.Pour les équipes féminines, Jean-Luc Vasseur (OL), Emma Hayes (Chelsea) et Sari- na Wiegman (équipe nationale des Pays-Bas) sont en nominations.Lewandowski, Messi et Ronaldo sont en lice pour le titre de joueur de l\u2019année SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 72 MAG SPORTS Q u\u2019elle soit réaliste ou non, la date du 13 janvier a été soulevée par la LNH pour le coup d\u2019envoi de la prochaine saison, ce qui a fait le bonheur de tous les poolers.Un mois pour préparer son pool, c\u2019est beaucoup pour certains, mais bien peu pour d\u2019autres.Fait plutôt rare, le Canadien pourrait être populaire lorsque viendra le temps de sortir sa carte cachée.Cette fois, Shea Weber et Carey Price ne seront plus les seuls du CH sur la liste des poolers.L\u2019EFFET SUZUKI Qui sera le meilleur pointeur du Canadien?Voilà la question que tous les poolers se posent.La progression de Nick Suzuki est fulgurante.Ses quatre buts et trois mentions d\u2019aide en dix matchs de séries prouvent que Suzuki a haussé son niveau de jeu d\u2019un cran et fera pareil cette saison.Quand une recrue obtient 41 points en 71 parties à l\u2019âge de 20 ans, on peut s\u2019attendre à un rythme plus élevé l\u2019année suivante.Suzuki pourrait bien suivre la cadence de Tomas Tatar et un jour devenir le meilleur pointeur du Canadien.Dès cette année?Peut-être bien! Sa cote de popularité est toutefois élevée.De nombreux poolers du Québec sélectionnent toujours des joueurs du Canadien trop tôt.Suzuki pourrait donc partir rapidement.Pools à vie ou avec salaire : Suzuki devient l\u2019une des aubaines de la LNH.À moins d\u2019un million par année pour encore deux saisons, sa valeur points/million est excellente.Sautez vite sur l\u2019occasion si elle se présente.LES ESPOIRS SUR KOTKANIEMI Le nom de Jesperi Kotkaniemi sera surligné au marqueur fluo sur la liste de bien des poolers.Est-ce qu\u2019il en vaudra vraiment la peine aussi tôt dans la séance de sélection?Posez-vous la question.Quatre buts en dix matchs de séries, mais aucune passe.Ce qui l\u2019amène à un taux de 0.4 point par rencontre, ce qui est peu intéressant dans un pool.Renvoyé dans la Ligue américaine la saison dernière, Kotkaniemi amorce sa troisième campagne dans la LNH après une maigre récolte de 8 points en 36 parties.La prudence est de mise.Pools à vie ou avec salaire : À 925 000 $ par année pour une dernière saison, le choix de Kotka- niemi devient plus alléchant.Mais le but d\u2019un pool de hockey est de faire des points, pas seulement d\u2019économiser.Son ratio points/ million est intéressant, mais le pari demeure le même : est-ce que Kotkaniemi explosera cette saison?MOINS D\u2019AMOUR POUR DANAULT Si les poolers se rendent jusqu\u2019à Phillip Danault cette année, c\u2019est bien parce qu\u2019il y a plusieurs rondes de sélection.On ne pourra plus se fier aux statistiques du passé lorsque viendra le moment de classer Danault sur nos listes.Devenu le troisième joueur de centre, peut-être deuxième à l\u2019occasion, Danault verra Suzuki et Kotkaniemi obtenir plus de minutes de jeu.À éviter.Pools à vie ou avec salaire : Une dernière année avec un salaire de 3 millions.Danault devenait attrayant depuis quelques saisons grâce à ses 53 points il y a deux ans et ses 47 points en 71 parties en 2019-2020.Mais aujourd\u2019hui, est- ce qu\u2019il en vaut encore la peine?Pas certain.L\u2019AUBAINE GALLAGHER Gallagher flirte toujours avec les 50 points.La saison dernière, le petit ailier a obtenu 43 points en 59 parties.Un rythme plus offensif que normalement.L\u2019avantage de prendre Gallagher pour un pooler, c\u2019est la constance.Il obtiendra toujours un temps de jeu important, ce qui l\u2019amène à collectionner sa part de points.Pools à vie ou avec salaire : Profitez-en pendant qu\u2019il est encore accessible, à 3,75 millions par saison.Parce que dès l\u2019an prochain, Gallagher ne se retrouvera plus dans vos pools à vie ou avec salaire en raison de ses 6,5 M$ par année.TATAR MÈNE L\u2019ATTAQUE Tomas Tatar a déçu en séries.Deux points seulement en dix matchs.Ce qui pourrait refroidir les ardeurs des poolers, mais la plupart d\u2019entre eux se fieront simplement à leur revue et au nombre de points en saison.Tatar est le champion marqueur en titre du Tricolore.61 points en 68 matchs.Un sommet personnel pour lui.Utilisé régulièrement par Claude Julien, l\u2019ailier aura un rôle important en avantage numérique, la clef de la victoire dans les pools de hockey.Tatar profitera aussi de l\u2019émergence des jeunes loups.N\u2019hésitez pas dans son cas.Pools à vie ou avec salaire : À 4,8 millions pour un taux de 0.91 point par match, j\u2019achète! LE PARI DROUIN En tant que bon gambler, je me suis souvent laissé tenter par Jonathan Drouin.Je n\u2019ai jamais été déçu, mais jamais été impressionné non plus.Sa façon de rebondir en séries après avoir raté la majorité de la dernière saison me laisse croire qu\u2019il y a encore de l\u2019espoir.Drouin peut connaître des saisons de 60 points et plus avec Suzuki à ses côtés.Pools à vie ou avec salaire : À 25 ans, et avec encore un semblant de potentiel , Jonathan Drouin forme un beau risque à prendre grâce à son contrat plus qu\u2019acceptable de 5,5 millions.LES PRÉSENCES DE PRICE Carey Price a rarement été écarté de mon top 5 des gardiens dans un pool.Simplement parce qu\u2019il se trouvait presque toujours devant le filet.L\u2019an dernier, il occupait le 7e rang.Mais avec le nouveau format de calendrier et la présence plus régulière de Jake Allen, Price glisse quelque peu dans mes évaluations.Le CH forme toutefois une meilleure équipe.Il sera l\u2019un des dix premiers à partir.Pools à vie ou avec salaire : À 10,5 millions par année, c\u2019est un pensez-y-bien.Mais des gardiens élites qui coûtent moins de 5 M$, il n\u2019y en a plus des tonnes.WEBER, VIEUX ROUTIER Les saisons de 50 points et plus de Shea Weber sont derrière lui.Mais le capitaine peut encore donner du bon hockey et servir de bougie d\u2019allumage en avantage numérique.Lorsque les 20 meilleurs défenseurs auront été repêchés, ne soyez pas gêné d\u2019annoncer à vos amis, lors de votre pool organisé en webconférence, que votre choix s\u2019arrête sur Weber si vous êtes obligés de sélectionner des défenseurs.Pools à vie ou avec salaire : Vous avez du lousse côté finances, foncez.Mais à 35 ans et plus de 7,8 millions de dollars par saison, pour un point aux deux matchs, je passe.RÉGULIER COMME PETRY Un déclic est survenu il y a trois ans dans son cas.Le Canadien offre de plus en plus de responsabilités offensives à Jeff Petry et on ne peut plus expliquer son succès par l\u2019absence de Shea Weber, souvent blessé dans les dernières années.Pools à vie ou avec salaire : Beaucoup plus tentant de sélectionner un défenseur comme Jeff Petry à 5,5 millions qu\u2019un défenseur sur la pente descendante comme Weber.Jeff Petry est réglé comme une horloge et ne vous décevra pas.LE MYSTÈRE ROMANOV On pourrait être tenté de surfer sur la vague Alexander Romanov.Mais non.Penser que Romanov devient un joueur régulier dans votre pool à court ou moyen terme relève de l\u2019utopie.Il sera un excellent défenseur, mais peut-être pas une machine à points.Pools à vie ou avec salaire : Il est tentant de repêcher un jeune défenseur ayant encore deux saisons à près de 800 000 $ par année à son contrat.Mais je laisserais ce pari à un autre.POOL DE HOCKEY: LES CARTES CACHÉES DU CH JÉRÔME GAUDREAU CHRONIQUE jerome.gaudreau@latribune.qc.ca Nick Suzuki \u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, FRANÇOIS ROY Alexander Romanov \u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, ARCHIVES, DARRYL DYCK Jonathan Drouin \u2014 PHOTO LA PRESSE, ARCHIVES, DAVID BOILY laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 73 MAG SPORTS JÉRÔME GAUDREAU jerome.gaudreau@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Il y a eu Eddie.Ensuite, son fils aîné John-Anthony.Et bientôt, Erick.Toute la famille Lantigua pourrait être réunie cet été chez les Expos de Sherbrooke.Du moins, c\u2019est le souhait du propriétaire de l\u2019équipe et de son gérant, qui ont acquis les services du petit frère de John-Anthony en espérant le convaincre d\u2019effectuer un retour au jeu.Bien connu pour avoir pulvérisé tous les records des Capitales de Québec, Eddie Lantigua est rapidement devenu l\u2019un des favoris au stade Amédée-Roy lors de son long passage chez les Expos, dans la Ligue de baseball majeur du Québec.Repêché par les Dodgers de Los Angeles en 1999, Eddie Lan- tigua a vu ses fils suivre ses traces en faisant la pluie et le beau temps dans la Ligue de baseball junior élite du Québec.L e u r r ê v e   : a t t e i n d r e l e s professionnels, comme leur père.John-Anthony est devenu à 16 ans le meilleur espoir au Canada et a connu du succès dans les collèges américains avec les Pioneers de Western Oklahoma State et la formation de l\u2019Université Oklahoma Wesleyan en plus d\u2019obtenir des essais privés dans les ligues majeures.Invité à évoluer dans la Frontier League, John-Anthony s\u2019est rabattu sur les Expos en raison de la COVID-19.Erick a lui aussi évolué pour Oklahoma State en plus de jouer pour un second collège américain à New York.Et le plus jeune de la famille, Raphaël, est tout aussi passionné par le baseball.Mais si John-Anthony rêve encore aux rangs professionnels, Erick a emprunté une nouvelle voie à la suite de ses études en administration.Sa passion pour le commerce en ligne, le marketing et les logiciels l\u2019ont amené à se lancer en affaires pour fonder deux compagnies hébergées sous l\u2019entité Lead Média.« Je me suis découvert une nouvelle passion au collège, admet Erick.Ça n\u2019allait plus aussi bien que je le souhaitais côté baseball aux États-Unis.Mes statistiques devenaient moins bonnes et peu à peu, je sentais que ma passion pour le baseball cédait sa place à celle pour le commerce en ligne et la business. » Erick a ainsi abandonné le baseball il y a deux ans.« Quand j\u2019étudiais aux États-Unis, je ressentais les mêmes petits papillons et la même excitation que pour le baseball quand venait le temps de parler du commerce en ligne.J\u2019empruntais les livres de mes professeurs qui traînaient sur leur bureau, je suivais des cours supplémentaires sur Internet, j\u2019écoutais des vidéos sur le marketing digital sur YouTube et je me suis finalement lancé dans le domaine », explique le jeune homme d\u2019affaires de 22 ans.Devenu père il y a quatre mois, Erick Lantigua a de nouvelles responsabilités en plus de ses engagements personnels.« Je n\u2019avais plus vraiment la tête au baseball.Jusqu\u2019à ce que mon frère m\u2019appelle pour m\u2019apprendre que les Expos venaient d\u2019effectuer une transaction pour obtenir mes services.Je ne m\u2019y attendais pas du tout.En fait, j\u2019étais le premier surpris. » JOUER SANS PRESSION Du jour au lendemain, la vie d\u2019Erick Lantigua a pris un chemin différent.« J\u2019aime encore le baseball.J\u2019ai d\u2019ailleurs joué à la balle lente avec mon frère et mon père dans la même équipe cet été.Et l\u2019idée de pouvoir jouer avec mon frère me plaît.J\u2019aurais le goût d\u2019essayer le baseball sans le stress de devoir performer absolument pour réussir à faire carrière chez les pros.Jouer sans pression, pour m\u2019amuser tout simplement.Ce serait complètement différent. » Le jeune homme de Québec a déjà confirmé au gérant et receveur Bruno Laurin son intérêt de remplacer à l\u2019occasion.Pour commencer.Pour le gérant des Expos, l\u2019idée derrière cette transaction se voulait stratégique.Quelques heures après la séance de sélection 2020 de la LBMQ, les Expos ont obtenu Erick Lantigua, à peine repêché au quatrième tour par les Castors d\u2019Acton Vale, en retour du lanceur Michel Gou- dreau et du voltigeur Maxime Desy-Peloquin.Les Expos ont aussi obtenu un choix de troisième tour en 2021 dans cette transaction.« Si Erick a été repêché en quatrième ronde, c\u2019est bien parce qu\u2019il s\u2019est retiré du baseball, explique Bruno Laurin, convaincu que son joueur n\u2019a pas perdu tous ses repères en deux ans.Au départ, c\u2019était plus un long coup que d\u2019autres choses.Je ne pouvais pas dépenser mes choix de première ronde pour un joueur à la retraite et je n\u2019avais pas de choix de milieu de repêchage.J\u2019ai donc attendu et convaincu les Castors à la fin de la séance.De toute façon, Erick n\u2019aurait jamais joué dans la LBMQ pour une autre équipe que celle de son frère. » Longtemps réputé pour sa puissance, Erick Lantigua est devenu au fil des ans un excellent frappeur de coups sûrs.« J\u2019ai changé de style dans les collèges américains.J\u2019étais un frappeur de circuits avant et ensuite, je misais sur mon efficacité à me rendre sur les buts et sur ma vitesse. » UN RETOUR POUR EDDIE?Maintenant que John-Anthony a convaincu son frère, il reste maintenant à faire pareil avec le père de la famille.« Les droits d\u2019Eddie nous appartiennent encore.On sait toutefois qu\u2019il est bien occupé et qu\u2019il jouait pour le plaisir dans le senior BB.Les trois Lantigua sont à Québec, ce n\u2019est donc pas toujours évident pour eux de se déplacer pour une seule partie », rappelle le gérant des Expos.« Je suis certain que si je décide d\u2019effectuer un retour au jeu officiellement, mon père voudra venir jouer avec John et moi si on lui demande.Il a toujours rêvé de se retrouver avec ses eux fils sur le même terrain.Je suis convaincu à 100 % qu\u2019il dirait oui. » Eddie Lantigua ne ferme pas la porte à cette idée.« Je suis content de voir mes deux garçons être réunis dans la même équipe, a-t-il avancé après avoir été rejoint en République dominicaine.Ce serait très bien de jouer les trois ensemble.J\u2019ai ma clinique de baseball à m\u2019occuper, mais on verra bien. » John-Anthony Lantigua et Erick Lantigua entourent leur jeune frère Raphaël, tout aussi passionné par le baseball.\u2014 PHOTO FOURNIE L\u2019AVENTURE SHERBROOKOISE DES LANTIGUA Après un passage de trois ans dans les collèges américains, Erick Lantigua a pris sa retraite du baseball et pourrait très bien en sortir pour évoluer avec son frère aîné et peut-être même l\u2019instant d\u2019un match avec son père Eddie, un ancien choix des Dodgers de Los Angeles.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 74 MAG SPORTS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com QUÉBEC \u2014 La transition entre le sport professionnel et l\u2019après- carrière ne se fait pas toujours de façon fluide pour les hockeyeurs.L\u2019ancien attaquant Gaétan Royer, qui a porté les couleurs du Lightning de Tampa Bay en plus d\u2019avoir pratiqué son sport sur trois continents, est un de ceux pour qui le passage s\u2019est bien déroulé.Cinq ans après sa retraite du hockey professionnel, il partage maintenant son temps entre ses transactions boursières et une entreprise où il dispense de la formation à ceux qui voudraient, comme lui, investir en bourse.« Mon père a commencé à investir à la bourse en 1987.J\u2019avais 11 ans et j\u2019ai commencé moi aussi à m\u2019intéresser à ça.J\u2019ai assisté à mon premier meeting à 14 ans et j\u2019accompagnais toujours mon père quand il allait voir ses conseillers financiers », explique Royer, maintenant âgé de 44 ans.SON PREMIER BONI Ses premiers investissements, Royer les a faits à 18 ans avec le boni de signature de son premier contrat avec les Blac- khawks de Chicago.« Je me suis acheté une auto usagée et j\u2019ai mis 12 000 $ dans les fonds communs de placement », raconte l\u2019autodidacte qui n\u2019a jamais étudié en finance, mais qui profite quand même des nombreuses années d\u2019expérience sur les marchés.« La bourse, j\u2019ai commencé ça lentement quand je suis revenu au Québec en 2003 pour jouer au ho ckey semi-pro ave c le Caron et Guay de Pont-Rouge.En novembre cette année-là, j\u2019ai déposé 1000 $ dans mon portefeuille de courtage et j\u2019en ai mis 464  $ de plus en décembre  », explique celui qui a aussi été GAÉTAN ROYER, DE LA GLACE À LA BOURSE conseiller financier pour le Groupe Investors en plus d\u2019investir dans l\u2019immobilier.L\u2019intérêt pour les investissements était d\u2019ailleurs bien présent alors que Royer jouait toujours au hockey, une dimension qu\u2019il a développée davantage lorsqu\u2019il a pris sa retraite en 2015.« J\u2019ai commencé à transiger davantage en bourse, à faire du day-trading, mais aussi des placements à moyen et long terme, et les gens me demandaient comment je m\u2019y prenais.Ils étaient intéressés à faire la même chose.Ce qui a débuté comme un hobby à temps partiel est devenu une petite entreprise, une école de trading », explique Royer.MENTORAT Pendant que son petit frère R é m i , u n a n c i e n d e s B l a c- khawks de Chicago, enseigne le hockey comme entraîneur des Estacades de Trois-Rivières au niveau midget AAA, Gaétan, lui, donne de la formation à des gens intéressés par la spéculation boursière via son entre- p r i s e C o b a l t Investissements, axée sur l\u2019analyse technique d u m a r c h é boursier.«   J \u2019ai bâti un programme de formation avec système de men- torat.Je ne suis pas un conseiller financier : je ne manipule que mon argent à moi.On regarde les opportunités et j\u2019explique comment analyser ce qui se passe sur les marchés.Mon salaire me vient essentiellement du trading et les formations que je donne complètent mes heures de travail », indique celui qui a dispensé des formations à plus de 1000 élèves.« On travaille avec des gens qui veulent investir dans leurs REER, dans un CELI ou qui veulent se créer un salaire, plusieurs personnes qui n\u2019ont jamais touché à ça avant.La pandémie a bien sûr eu un impact sur certains secteurs, mais dans le secteur technologique, on note des hausses importantes et nos formations touchent aussi les produits dérivés », poursuit-il.Bref, la passion de Gaétan Royer pour les transactions boursières a contribué à rendre plus facile le pont entre son autre passion, le hockey, et un emploi en dehors de la glace.«  Je savais que le hockey, ça allait finir un jour et ça a été une belle transition.J\u2019ai même quitté complètement le marché immobilier pour me concentrer sur mon portefeuille boursier », poursuit celui qui chausse en temps normal encore les patins deux à trois fois par semaine avec d\u2019anciens professionnels comme Simon Gagné et Pascal Pelletier.L\u2019intérêt pour les investissements était déjà bien présent lorsque l\u2019ancien attaquant jouait au hockey.10 décembre 9 décembre 8 décembre 7 décembre 6 décembre 5 décembre 4 décembre 0887330 3849520 2070464 4322426 8625814 6542845 2983133 2302 0212 8313 6810 5711 8576 4080 259 689 443 678 460 642 718 10 décembre 9 décembre 8 décembre 7 décembre 6 décembre 5 décembre 4 décembre 85 16 75 87 25 79 90 10 décembre 9 décembre 8 décembre l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) compl.10 19 11 27 14 40 39 85710529-01 6 3 03 17 08 29 09 35 10 44 48 48 7 décembre 10 décembre 9 décembre Tirage du jeudi Tirage du lundi Tirage du Mercredi Lots de 25 000$ (non décomposables) Tirages quotidiens de décembre 755C237 098A466 580C616 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 75 MAG SPORTS Gaétan Royer n\u2019a peut-être joué que trois parties dans la Ligue nationale (avec le Lightning de Tampa Bay en 2001-2002), mais il peut tout de même se vanter d\u2019être l\u2019un des rares joueurs de hockey à avoir signé un contrat avec une équipe de la LNH avant même d\u2019obtenir un poste dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ).« Je ne sais pas, je pense que je suis peut-être le premier ou même le seul à l\u2019avoir fait. », avance l\u2019ancien ailier droit à propos de son cheminement un peu particulier vers la LNH.Il faut dire que Gaétan évoluait dans l\u2019ombre de son jeune frère Rémi, un défenseur des Gouverneurs de Sainte-Foy qui était un espoir sérieux au repêchage de la LHJMQ de 1994.«Pendant ce temps, moi, j\u2019ai joué bantam BB, midget CC.À l\u2019âge de 17 ans, je suis allé jouer dans la Ligue collégiale avec les Faucons de Lévis-Lauzon.Je l\u2019avoue, je jouais plutôt sporadiquement.Je n\u2019étais pas dans les meilleurs », raconte l\u2019aîné des Royer.L\u2019intérêt envers Rémi allait cependant contribuer à braquer les projecteurs sur Gaétan également.« Il y a eu un tournoi pour les joueurs de moins de 18  ans à Brossard et quelqu\u2019un a appelé pour avoir Rémi dans son équipe et a fini par me prendre moi aussi.On a gagné le tournoi et j\u2019ai marqué six buts! » raconte Gaétan, qui a fait une forte impression grâce à cette tribune.Rémi a été repêché par les Tigres de Victoriaville avec le troisième choix du repêchage, après Étienne Drapeau et Mathieu Létourneau, alors que Gaétan, déjà âgé de 18 ans, a eu le loisir de choisir son équipe.« C\u2019est moi qui ai \u201c repêché \u201d mon équipe.J\u2019ai choisi les Faucons de Sherbrooke après avoir discuté avec Guy Chouinard.DANS L\u2019ŒIL DES HAWKS Mais voilà, un dépisteur des Blac- khawks de Chicago était également présent au fameux tournoi de Bros- sard et a parlé de Gaétan au directeur du recrutement de l\u2019équipe, Michel Dumas, qui a décidé d\u2019aller voir de quel bois se chauffait l\u2019aîné.« Je me rappelle encore de ce match à l\u2019Aréna de Val-Bélair.J\u2019avais reçu une passe de Steve Larouche et j\u2019avais fait un tir sur réception sur la barre transversale qui avait déjoué Stéphane Fiset », raconte Gaétan Royer à propos de ses prouesses qui lui ont valu une invitation au camp des Hawks.« Je suis allé au camp des Faucons mais, deux semaines après le début, je partais à Chicago pour le camp des Blackhawks.J\u2019ai signé un contrat là-bas et, ensuite, je suis revenu à Sherbrooke et j\u2019ai fait ma place avec les Faucons.Je pense que je dois remercier sincèrement Rémi pour tout cela! » avoue-t-il, reconnaissant.Les Blackhawks aimaient bien les frères Royer puisqu\u2019ils ont sélectionné Rémi avec leur choix de deuxième ronde en 1996.Rémi allait disputer 18 matchs dans la LNH, tous à Chicago, en 1998-1999 alors que Gaétan a signé quatre contrats avec des équipes de la LNH.« Je pense que pour moi, c\u2019était une question de timing.Je suis arrivé à Tampa Bay en 2002 et c\u2019était l\u2019équipe qui a gagné la Coupe Stanley deux ans plus tard, avec Lecavalier, Richards et Saint-Louis.L\u2019équipe avait déjà huit ailiers droits sous contrat et j\u2019aurais été le neuvième.C\u2019était la même chose l\u2019année suivante avec les Panthers de la Floride : j\u2019ai eu un bon camp, mais à talent égal, l\u2019équipe va prendre le gars qu\u2019elle a repêché. » IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL UN CONTRAT DE LA LNH AVANT D\u2019AVOIR UN POSTE DANS LA LHJMQ La carrière professionnelle de Gaétan Royer aura duré 18 saisons partagées entre trois continents et plusieurs ligues.Ligue nationale de hockey, Ligue américaine, Ligue internationale, Ligue United, Ligue de la Côte Est, Royer a touché à presque tous les circuits professionnels américains avant de passer par la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), au Québec.Ce qui est moins connu, c\u2019est qu\u2019il a aussi patiné en Europe et en Australie.« Une de mes plus belles expériences a été de jouer avec Équipe Canada en 1997-1998.On jouait beaucoup en Europe et on a remporté la Coupe Spengler contre la formation suédoise du Färjestad BK cette année- là », se souvient-il.« Une de mes plus belles expériences a été de jouer avec Équipe Canada en 1997-1998. » \u2014 Gaétan Royer À l\u2019été 2008, entre deux saisons dans la LNAH, il a décidé d\u2019essayer la Australian Ice Hockey League et s\u2019est exilé de l\u2019autre côté du globe avec les Blue Tongues de Gold Coast, où il a marqué 19 buts et inscrit 14 aides en seulement 19 parties.Son expérience la plus particulière a cependant eu lieu en Suède, en 2014, où il a suivi son ami Donald Brashear avec la prestigieuse équipe du Modo d\u2019Örnsköldsvik, en première division.« J\u2019ai passé un mois là-bas avec \u201cBrash\u201d, je me suis entraîné, mais je n\u2019ai jamais réussi à avoir mon visa, donc je n\u2019ai pas joué! » raconte-t-il.Royer avait alors 38 ans et avoue que le calibre de jeu était très fort, peut-être un peu trop pour un athlète plus proche de la quarantaine que de la vingtaine.« La moyenne d\u2019âge de l\u2019équipe était de 22 ou 23 ans, alors ça allait très vite.C\u2019est là que j\u2019ai décidé qu\u2019il était temps de prendre ma retraite », conclut celui qui n\u2019avait disputé que 18 matchs avec l\u2019Isothermic de Thet- ford Mines au cours des deux saisons précédentes.IAN BUSSIÈRES, LE SOLEIL SUR TROIS CONTINENTS 1 Gaétan Royer a fait ses premiers investissements à 18 ans avec le boni de signature de son contrat avec les Blackhawks.«Je me suis acheté une auto usagée et j\u2019ai mis 12 000 $ dans les fonds communs de placement».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET 1 2 3 2?Gaétan Royer alors qu\u2019il portait l\u2019uniforme de l\u2019équipe nationale canadienne avec qui il a gagné la Coupe Spengler en 1997-1998.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR GAÉTAN ROYER 3?Gaétan Royer à l\u2019entraînement en 2003, alors qu\u2019il évoluait dans la Ligue nord-américaine de hockey.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 76 MAG SPORTS MARC BRASSARD mbrassard@ledroit.com OTTAWA \u2014 Ils font partie d\u2019un club assez exclusif dont le membre le plus connu est certes Don Cherry.En attendant le début de la saison 2020-2021 de la Ligue nationale de hockey, ils sont 395 en tout et partout, dont exactement 100 gardiens, tels que répertoriés par le site de référence hockeydb.com sous l\u2019onglet « merveilles d\u2019un match ».Tout jeune joueur rêve d\u2019atteindre la LNH et ce rêve, ils l\u2019ont réalisé.Sauf que le réveil a été brutal ensuite et sans dire que leur carrière a tourné au cauchemar, disons qu\u2019elle n\u2019a pas connu le dénouement espéré d\u2019un long séjour dans la « grande ligue », avec les salaires faramineux et la possibilité de gagner une coupe Stanley.Certains ont des histoires qui sortent de l\u2019ordinaire.C\u2019est certes le cas de François Guay, dont la seule partie dans ce qui était alors le circuit Ziegler est survenue le 18 mars 1990.Il avait été rappelé du club-école des Americans de Rochester pour palier à une blessure avec les Sabres de Buffalo, qui l\u2019avaient repêché en huitième ronde en 1986 alors qu\u2019il jouait pour le Titan de Laval.«  On jouait un trois en trois comme ça arrive souvent dans la Ligue américaine, le deuxième match était à Utica le samedi.Vers 22 h 30 après ce match, mon coach, John Van Boxmeer, me dit que je suis rappelé.La seule affaire, c\u2019est que l\u2019équipe s\u2019en va à Baltimore le lendemain et je dois prendre l\u2019autobus des fans pour retourner à Rochester, puis me rendre à Buffalo (à une heure de là).Le bus des partisans était rempli et ils étaient sur le party.J\u2019étais assis dans le premier banc en avant et tout le monde venait me féliciter, pas moyen de dormir.On arrive vers 3 h du matin, puis je dois me rendre à l\u2019aréna chercher mon casque blanc et quelques autres pièces d\u2019équipement.Je n\u2019ai à peu près pas dormi de la nuit, moi qui étais normalement un gars bien sage qui se couchait tôt la veille des matches  », raconte le hockeyeur natif de Gatineau \u2013 il y est resté sept ans alors que son père était stationné à Ottawa dans les Forces armées.Tout est allé trop vite cette jour- née-là et il n\u2019a même pas pu appeler ses parents pour leur dire qu\u2019il allait jouer pour les Sabres, dans ce qui s\u2019est avéré un gain de 4-3 contre les Jets de Winnipeg où il a été blanchi.«  J\u2019ai joué une vingtaine de matches hors-concours avec les Sabres en cinq camps avec eux, mais des matches réguliers, je n\u2019en ai joué qu\u2019un.Je suis content de l\u2019avoir joué parce qu\u2019il n\u2019y a pas grand monde qui atteint la Ligue nationale.C\u2019est certain que je pensais qu\u2019il y en aurait plusieurs autres, mais ça n\u2019a pas tourné comme ça.Honnêtement, je n\u2019ai aucun regret, je suis content de la carrière que j\u2019ai eue en Europe », raconte Guay, qui a ensuite passé plusieurs années en Autriche, en Suisse et en Allemagne, n\u2019attendant pas l\u2019élargissement des cadres de la LNH qui s\u2019en venait (San Jose en 1991, puis Ottawa et Tampa Bay en 1992).Basé à Sherbrooke, où son fils Patrick joue pour le Phœnix, il est maintenant agent de joueur se spécialisant à leur trouver des postes en Europe.LAVIGNE AVEC GRETZKY Guay n\u2019avait que 21 ans quand il a joué son fameux match.L\u2019ancien Olympique Éric Lavigne était un an plus vieux lorsque les Kings de Los Angeles lui ont fait signe, ayant besoin de renfort pour affronter les Canucks à Vancouver le 20 février 1995.Le robuste défenseur s\u2019est assez bien débrouillé, finissant avec un différentiel de moins-1 dans un match que les Canucks ont remporté facilement 8-2.«  Je n\u2019ai pas été assez conscient que c\u2019était la plus belle chose au monde qui m\u2019arrivait.J\u2019étais content, sans plus.Je m\u2019en rappelle comme si c\u2019était hier, se remémore celui qui est aujourd\u2019hui entraîneur-adjoint avec le Blizzard midget AAA du Séminaire St-François, à Québec.Il me manquait un peu de patin pour jouer \u201c en haut \u201d.Je me souviens que Pavel Bure (des Canucks) patinait vite.Tu rejoues ensuite ce match-là dans ta tête, en te demandant ce que tu aurais pu faire pour rester.Une bataille, une grosse mise en échec ? » Lavigne peut dire à ses enfants qu\u2019il a joué ce match avec plusieurs gros noms des Kings (et anciens Oilers) comme Grant Fuhr, Jari Kurri et.Wayne Gretzky, qui avait été propriétaire des Olympiques de Hull quand il a porté leurs couleurs pendant quatre ans (1989 à 1993).« Tu restes paralysé un peu quand Wayne Gretzky passe à côté de toi dans la chambre, tu te tasses même s\u2019il pesait juste 145 livres », blague Lavigne, qui a ensuite joué huit ans dans la Ligue américaine, trois en Angleterre (dont la dernière comme joueur/entraîneur du Thunder de Hull, « un peu comme dans Slap Shot ») et sept dans les rangs seniors au Québec.À peine un an après avoir affronté la Grosse machine rouge de l\u2019URSS.aux Jeux olympiques de Lake Placid en 1980, Paul Pageau est rappelé d\u2019Oklahoma City, dans la Ligue centrale, par les Kings de Los An- geles pour agir comme adjoint à Mario Lessard.Quand ce dernier remporte le premier match d\u2019une série de deux en deux soirs au Madison Square Garden de New York, l\u2019oncle de Jean-Gabriel Pageau obtient le départ le lendemain, 3 février 1981.En fait, l\u2019entraîneur-chef Bob Berry le jette dans la fosse aux lions : il affronte les Islanders de New York, les champions en titre de la coupe Stanley qui en gagneront quatre de suite en tout.« Quand j\u2019étais invité pour parler devant des clubs Optimistes par la suite, je disais toujours que mon fait saillant de cette soirée, c\u2019est que Mike Bossy n\u2019a pas compté contre moi.Ça faisait rire le monde.Tout le monde a compté à part lui », raconte Pageau.Les Islanders remportent donc un gain facile de 8-1 face aux Kings de Marcel Dionne.Le gardien gatinois fait face à 34 lancers et cède notamment devant Denis Potvin, Bob Nys- trom, Clark Gillies et Butch Goring, de grands noms de la dynastie insulaire.Bossy, l\u2019auteur de neuf saisons consécutives de plus de 50 buts, s\u2019était contenté de trois passes.« Je me souviens de la plupart des buts.Surtout du premier où j\u2019avais envoyé le retour d\u2019un tir inoffensif dans le coin avec mon bloqueur.Notre défenseur Jerry Korab, surnommé \u201c King Kong \u201d, ne s\u2019y attendait pas et il a été deuxième pour la PAUL PAGEAU JETÉ DANS LA DES HISTOIRES D\u2019UN SOIR « Tu restes paralysé un peu quand Wayne Gretzky passe à côté de toi.» \u2014 Éric Lavigne 1 3 laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 77 MAG SPORTS Mathieu Chouinard a beau avoir été repêché deux fois par les Sénateurs d\u2019Ottawa, ce n\u2019est pas avec eux qu\u2019il a participé à son seul et unique match de la LNH.L\u2019ancien gardien des Cataractes de Shawinigan, un choix de première ronde en 1998 et de deuxième en 2000, était passé à l\u2019organisation des Kings de Los Angeles à la fin de son contrat initial de trois ans.Et au cours d\u2019une saison 2003- 2004 passée majoritairement avec les Monarchs de Manchester, dans la Ligue américaine, il a été rappelé par le club mené par Luc Robitaille pour trois semaines en février lorsque Roman Cechma- nek était blessé.Le 29 février 2004, il fait son apparition devant le filet des Kings dans un revers de 6-3 contre les Mighty Ducks d\u2019Anaheim au Arrowhead Pond, arrêtant les deux tirs auxquels il a fait face lorsqu\u2019il a été envoyé en relève à Cristobal Huet.« Ce dont je me rappelle le plus, c\u2019est que mes parents étaient là.Ça faisait deux semaines que j\u2019étais à Los Angeles et je n\u2019avais pas touché la glace encore.Nous avions un home and home avec Anaheim.J\u2019avais dit à mon père et à sa femme de venir parce j\u2019avais comme le feeling qu\u2019il pourrait se passer quelque chose, relate-t-il.Et ça s\u2019est adonné que je suis embarqué sur la glace.Ça a été rapide, je n\u2019ai reçu que deux lancers.Une chance parce que j\u2019étais tellement stressé, ça n\u2019aurait pas été beau si j\u2019en avais eu plus. » Ce qui était particulier de son apparition unique, c\u2019est qu\u2019il restait environ 9:30 minutes au cadran en troisième période quand il a été envoyé dans la mêlée, mais il n\u2019a joué que 2:43.« Les Ducks ont commencé à prendre des punitions.Donc au lieu de me garder dans le net, ils m\u2019amenaient au banc pour mettre un sixième joueur.Je dis tout le temps qu\u2019ils voulaient juste avoir le gardien le plus rapide possible sur la glace pour revenir au banc, lance-t-il en riant.Après, ce n\u2019était pas le party dans la chambre vu qu\u2019on avait perdu.Mais les gars me félicitaient parce que j\u2019avais joué dans la LNH.C\u2019est là que je l\u2019ai vraiment réalisé.» Chouinard avait alors 23 ans et il espérait bien demeurer avec les Kings, qui avaient l\u2019option de prolonger son contrat l\u2019année suivante.Mais le lock-out décrété l\u2019année suivante a fait qu\u2019il a dû retourner dans la ligue East Coast, avec San Diego.À peine deux ans plus tard, il accrochait ses jambières pour de bon.Il est maintenant entraîneur- chef au Collège St-Laurent.NEUFS ARRÊTS Quand il était dans l\u2019organisation des Sénateurs, Mathieu Chouinard luttait avec un autre Québécois, Simon Lajeunesse, pour le titre de gardien d\u2019avenir de l\u2019équipe.Ils se sont liés d\u2019amitié et ils ont maintenant en commun qu\u2019ils ont tous deux participé à un seul match, en relève, et qu\u2019ils ont des taux d\u2019efficacité parfaits de 1,000 et des moyennes de 0,00.Celui qui est aujourd\u2019hui pompier à Laval avait commencé sa première saison professionnelle à Mobile, en Alabama (ligue East Coast), avant d\u2019être promu au club- école de la Ligue américaine alors situé à Grand Rapids, au Michigan.« On m\u2019a rappelé quand un autre gardien s\u2019est blessé et j\u2019ai fait mieux que Mathieu.J\u2019ai été super chanceux, au moment où j\u2019étais là et que ça allait super bien, Jani Hurme s\u2019est blessé à une main.Tout d\u2019un coup, je reçois l\u2019appel : \u201c Tu t\u2019en vas à Los Angeles pour le voyage en Californie. \u201d Puis un autre coup de dé, pendant le match à San Jose, Patrick Lalime a eu une contre- performance et je suis embarqué », raconte-t-il.C\u2019était le 7 mars 2002, avec 3:30 à jouer en deuxième période.Le cerbère de 21 ans arrête Vincent Dam- phousse dès le départ, puis Teemu Selanne en échappée, notamment.Neuf arrêts en tout et partout.« Il y a eu ensuite des rumeurs que je pourrais jouer le match suivant, mais ça n\u2019a jamais été dans la tête de (l\u2019entraîneur) Jacques Martin.Reste que c\u2019était comme un conte de fées quand j\u2019étais là », dit Lajeu- nesse, qui a partagé le trophée pour la meilleure moyenne dans la LAH avec Martin Prusek cette saison-là.L\u2019année suivante, il est le dernier joueur retranché au camp d\u2019entraînement, mais lorsqu\u2019il arrive à Binghamton, Ray Emery est le nouveau gardien d\u2019avenir du nouvel état-major mené par le DG John Muckler.Lajeunesse sera échangé plus tard aux Panthers de la Floride, où il se déchire trois fois l\u2019aine, ce qui le mène à un retour dans la ligue East Coast avant qu\u2019il ne fasse rapidement le choix de retourner aux études.«  Autant la bulle peut être incroyable quand ça va bien, autant elle peut se dégonfler.Ce sont les hauts et les bas du sport professionnel », philosophe-t- il maintenant.MARC BRASSARD, LE DROIT CHOUINARD ET LAJEUNESSE ONT TOUT ARRÊTÉ rondelle dans le coin, et un gars des Islanders a passé à un joueur seul devant le but qui a compté.Korab est venu me voir et il m\u2019a dit : \u201c What the f.?Keep those rebounds. \u201d C\u2019était mon moment Welcome to the NHL », se souvient l\u2019ancien des Remparts de Québec et des Cataractes de Shawinigan dans la LHJMQ.Pageau retourne ensuite dans les mineures, et à part pour deux autres rappels pour agir comme substitut (dont un pour un match à Québec contre les Nordiques), il y restera jusqu\u2019à la fin de sa carrière, en 1985-1986 avec les Canadiens de Sherbrooke.Affilié aux Jets de Winnipeg, il était avec eux la saison précédente quand un certain Patrick Roy est arrivé de Granby au printemps pour mener les Canadiens à la conquête de la coupe Calder.Assistant-pro au club de golf River- mead l\u2019été, Paul Pageau y a rencontré André Beaudoin, fondateur de la compagnie Slush Puppie, qui l\u2019a embauché comme représentant.Il est d\u2019ailleurs toujours avec la compagnie, étant son vice-président pour l\u2019Ontario.MARC BRASSARD, LE DROIT FOSSE AUX LIONS 1 ?François Guay, dans l\u2019uniforme des Sabres de Buffalo, qui l\u2019avaient repêché en huitième ronde en 1986.\u2014 PHOTO FOURNIE 2 Éric Lavigne, alors qu\u2019il portait l\u2019uniforme des Olympiques de Hull de Wayne Gretzky.\u2014 PHOTO FOURNIE 3 Mathieu Chouinard bloque un tir de Marc-André Thinel du Canadien.\u2014 PHOTO ARCHIVES, LE DROIT 4 Paul Pageau \u2014 PHOTO FOURNIE 2 4 La Presse Canadienne Wayne Gretzky détient pas moins de 60 records de la Ligue nationale de hockey.Plus de 20 ans après avoir pris sa retraite, la Merveille en a établi un nouveau vendredi.Une carte recrue de la collection 1979 de la compagnie O-Pee- Chee de Gretzky en parfaite condition est devenue la première carte de hockey vendue pour plus de 1 million $ US, quand son prix de vente à été annoncé à 1,032 million $; 1,29 million en ajoutant les frais.Heritage Auctions, de Dallas, a indiqué que la carte est l\u2019une des deux seules du célèbre no 99 à avoir obtenu la note parfaite de 10 (« gem mint » dans le jargon des collectionneurs) de la part de Professionnal Sports Authenticator, une compagnie de cotation reconnue.I l n \u2019 y e n q u e d e u x su r l e s 5711 cartes de Gretzky évaluées par PSA.En comparaison, il y a plus de 300 cartes de la saison recrue de Michael Jordan, produites par la compagnie Fleer, qui ont reçu une telle cote.Dans sa description sur son site, Heritage Auctions précise qu\u2019il est extrêmement rare de trouver des cartes en parfaite condition en raison de la méthode utilisée dans les années 1970 pour couper les cartes à l\u2019unité de leur plaquette originale.Selon la maison de vente aux enchères, O-Pee-Chee, essentiellement, la filiale canadienne de la compagnie américaine Topps, « utilisait des fils au lieu de lames pour séparer les carte de leur carton original d\u2019impression, créant un problème qui était exacerbé plus le fil s\u2019usait ».L\u2019ÉDITION RECRUE DE WAYNE GRETZKY Une 1re carte de hockey vendue 1 M$ SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 78 MAG SPORTS SÉBASTIEN LAJOIE sebastien.lajoie@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Mathieu Tousi- gnant est un globe-trotteur du hockey.Après son passage dans la LHJMQ et dans la LAH, il a traîné sa poche de joueurs un peu partout dans le monde.En Allemagne, en Suède, en Slovaquie et en Angleterre.Mais il était loin de se douter de ce qu\u2019il l\u2019attendait en Transyl- vanie, au pays de Dracula, avec sa nouvelle équipe roumaine.Le Sherbrookois de 31 ans avait pourtant fait belle figure l\u2019an dernier, avec son club des Panthers de Nottingham, de la Elite Ice Hockey League (EIHL).Son style de jeu robuste et engagé a rapidement fait de lui l\u2019un des favoris de la foule.« Le directeur général de l\u2019équipe m\u2019a lâché un coup de fil l\u2019été passé, pour m\u2019aviser que selon lui, la ligue ne serait pas de retour, à cause de la COVID.Ce fut un choc, mais je m\u2019y attendais un peu.Je me suis donc tout de suite mis à la recherche d\u2019une ligue qui aurait des chances de jouer, malgré la pandémie.Dans ma situation, il faut que je joue, que je reste actif.Deux jours plus tard, j\u2019ai eu un appel de l\u2019organisation de Roumanie et il fallait que je prenne une décision assez vite.Je me suis dit que malgré le COVID je pouvais jouer au hockey là-bas.Prendre une saison off aurait peut-être diminué mes chances de me trouver une équipe plus tard », précise Mathieu Tousignant, joint par La Tribune dans sa nouvelle ville d\u2019adoption, Miercurea-Ciuc.À LA SAUCE COVID Mathieu est débarqué en Tran- sylvanie le 1er septembre, puisque la saison du SportKlub Sc Csíksze- reda devait s\u2019amorcer le 11 septembre, en Erste Ligua.Cette ligue regroupe des formations de Roumanie, de Hongrie et d\u2019Autriche.Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu, pour la suite.La COVID est venue gâcher la sauce.« On a joué notre sixième match hier (ce jeudi).Ça faisait du bien de retrouver la glace, c\u2019était notre premier match en sept semaines! L\u2019équipe a été durement touchée par la COVID », dit Mathieu Tousignant.« La saison devait partir le 11 septembre, initialement, mais à cause de la COVID, le départ des activités a été repoussé au 18 septembre.Et à cause des restrictions sanitaires qui ont été mises en place, on a plutôt passé trois semaines en Hongrie, où on a joué cinq matchs.Les matchs étaient toujours reportés.Toutes les équipes hongroises de notre ligue ont été affectées par le COVID, plus précisément 10 des 12 équipes impliquées. » L\u2019équipe de Tousignant n\u2019y échappe pas.L e 1 7   n o v e m b r e , c e s o n t 13 joueurs sur les 25 de l\u2019équipe q u i s o n t d é c l a r é s p o s i t i f s .L\u2019équipe cesse immédiatement ses activités, et les joueurs affectés sont immédiatement placés en quarantaine.Dont Mathieu Tousignant.« On était 13 gars positifs, lors du premier test, et cinq autres se sont ajoutés, lors du deuxième test.Là, je peux en rire un peu, mais sur le moment, lorsque tu reçois le diagnostic, sur le moment et les jours suivants, ce n\u2019est pas drôle du tout. » « Deux jours après le diagnostic, j\u2019ai pris une gorgée de Gatorade, et je ne goûtais plus rien! Même chose pour l\u2019odorat, je ne sentais plus rien.C\u2019est assez épeurant de perdre deux sens, comme ça.Même encore aujourd\u2019hui, quelques semaines plus tard \u2014 ça fait deux semaines que je suis sorti de ma quarantaine \u2014, ce n\u2019est pas totalement revenu », déplore-t-il.SOUS CONTRÔLE POLICIER « Aussi, j\u2019étais fatigué, à plat, je ne remontais pas la pente.J\u2019ai fait de la fièvre, intense.Ça a pris du temps.Certains gars ne peuvent toujours pas recommencer à jouer, car ils ont eu des complications, notamment aux poumons.J\u2019ai été chanceux, d\u2019une certaine manière.Et on pense bien que ma blonde a aussi été touchée, elle a été malade solide pendant trois jours.Mais contrairement à moi, son goût et son odorat n\u2019ont pas été touchés.C\u2019est unique comme feeling, je n\u2019ai jamais vraiment ressenti quelque chose de la sorte.J\u2019avais un peu de misère à respirer, ça tirait.Perdre le goût, et l\u2019odorat, c\u2019est très spécial; tu manges une pomme et tu ne goûtes rien! » Immédiatement, les joueurs sont soumis à une quarantaine qui durera trois semaines.Une quarantaine qui sera suivie par la police.« Il a fallu qu\u2019on change d\u2019endroit pour rester.Là, on vit dans un hôtel.On nous apportait la nourriture sur le pas de la porte.La police m\u2019appelait une fois par jour, et je devais sortir la tête par la fenêtre pour leur indiquer que tout allait bien.Rester confiner pendant trois semaines, dans un pays dont la langue ne nous est pas du tout familière, et en ne sachant pas trop ce qui allait se passer, c\u2019était un scénario un peu spécial », dit-il.L a f a m i l l e , à S h e r b r o o k e , s\u2019inquiétait.«  Je parle à ma mère chaque jour, deux fois par jour, le matin et le soir, en tenant compte du décalage horaire.Quand j\u2019étais en quarantaine, elle était inquiète, surtout, pour le côté mental.Elle voulait s\u2019assurer que je n\u2019allais pas paniquer ni rien.Ça lui a fait quelque chose au cœur quand je lui ai dit que je signais pour partir en Roumanie.Elle connaît ma passion pour le hockey, alors, elle m\u2019a appuyé.Mais bon, je n\u2019aurais pas pu prévoir ça, cette expérience extrême.Elle était inquiète, comme mon père et mes sœurs.Ma petite sœur travaille dans le système de santé du Québec, alors elle voit de près la situation avec le COVID », poursuit-il.« Et ici, en Roumanie, les hôpitaux ne sont pas aussi performants et sophistiqués qu\u2019au Québec.Le pays est divisé en région et dans celle que j\u2019habite, il y a bien un hôpital, mais il n\u2019est pas nécessairement adapté pour VIVRE AVEC LA COVID AU PAYS DE DRACULA Mathieu et sa copine Claudhel profitent de leurs temps libres pour visiter le pays.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 79 la COVID.J\u2019ai cru comprendre qu\u2019il y a seulement 15  respirateurs pour toute la région.Disons que dans ces conditions, tu ne souhaites pas avoir de complications. » L\u2019Europe de l\u2019Est, et la Roumanie en particulier, propose un panorama différent, à plusieurs points de vue, dit Mathieu Tousignant.« Quand je suis arrivé ici, il n\u2019y avait pas de restrictions sanitaires, ou presque.Alors, avec ma copine, on a pu voyager un peu.C\u2019est un pays incroyable, très méconnu.C\u2019est assez pauvre, en même temps, mais les paysages sont saisissants et il y a beaucoup d\u2019histoire.Ça ouvre les yeux sur une tout autre réalité.À certains endroits, i ls utilisent encore des chevaux pour labourer les champs.Il y a même des taxis- chevaux, qui tirent quelque chose qui ressemble à une calèche.C\u2019est comme un voyage dans le temps.On devait aller visiter le Château de Dracula, qui est situé à Brasov, au sud d\u2019où j\u2019habite, mais les restrictions liées à la COVID limitent l\u2019ouverture et l\u2019accès.On va se reprendre. » L\u2019APPROCHE DU VÉTÉRAN Maintenant que sa santé a repris du poil de la bête, Mathieu Tousignant a repris le jeu avec son équipe.Il a inscrit cinq buts et six points en autant de matchs.« On a une grosse équipe, on a plusieurs gars qui jouent dans la KHL, présentement.On est quatre joueurs canadiens, qui ont joué dans la LAH et la East coast.Le calibre est vraiment impressionnant ici, franchement.J\u2019évolue sur un trio complété par un Russe, qui jouait dans la KHL il y a deux ans, et l\u2019un des meilleurs joueurs roumains.J\u2019ai un peu le même rôle qu\u2019en Europe, je fais de tout.En tant que joueur importé, il faut produire.L\u2019en- traîneur-chef (le Canadien Jason Morgan) me donne beaucoup de responsabilités, surtout envers les jeunes.Avec une carrière de 12 ans chez les pros, je peux aider les plus jeunes.Et comme j\u2019aimerais devenir entraîneur après ma carrière, ça m\u2019aide! » Le contrat de Tousignant en Transylvanie doit se terminer à la fin avril.Si la COVID ne bouscule pas les plans d\u2019ici là, il s\u2019attend à avoir un calendrier chargé, jusqu\u2019à la fin de la saison.« On a un tournoi prévu pour le 16 décembre, une pause pour les Fêtes, et ensuite ça va débouler.D\u2019habitude, il y a beaucoup de matchs dans cette ligue, plus de 70 généralement.J\u2019ai l\u2019impression qu\u2019on va jouer aux deux jours, si tout se passe bien », dit-il.Globe-trotteur du hockey, Tou- signant ne se plaint pas.« Le hockey m\u2019a permis de voyager, et de voir de nombreux pays.Mais jamais je ne m\u2019attendais à débarquer en Roumanie! Ma blonde donne des cours d\u2019anglais à distance, et elle joue avec une équipe féminine de hockey, ici.Et dès qu\u2019on a le temps, on prend la voiture et on visite.On s\u2019adapte, c\u2019est une belle expérience de vie. » POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB VIVRE AVEC LA COVID AU PAYS DE DRACULA Après la Suède, la Slovaquie, l\u2019Allemagne et l\u2019Angleterre, Mathieu Tousignant se retrouve en Transylvanie.\u2014 PHOTO FOURNIE « C\u2019est assez épeurant de perdre deux sens, comme ça.Même encore aujourd\u2019hui, quelques semaines plus tard \u2014 ça fait deux semaines que je suis sorti de ma quarantaine \u2014 , ce n\u2019est pas totalement revenu. » \u2014 Mthieu Tousignant Mathieu Tousignant a inscrit cinq buts, en six rencontres jusqu\u2019à présent en Roumanie.\u2014 PHOTO FOURNIE SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020 laTribune 120 0024816 SUBARU SHERBROOKE TÉL.: 819 564-1600 4367 BOUL.BOURQUE, SHERBROOKE, QC.J1N IS4 / DISPONIBLE POUR ESSAIS ROUTIERS WWW.SUBARUSHERBROOKE.COM * L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2020 et 2021 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2020.** Prix de détail suggéré de 31 108 $ (taxes en sus) pour la Forester 2.5i 2021 (MJ2 25), à transmission automatique.Les frais de transport et de préparation (1800 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Forester et Subaru sont des marques déposées.31108$** Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de \u2022 Traction intégrale symétrique \u2022 Moteur BOXER® \u2022 Système EyeSightMC1 \u2022 X-MODE LANOUVELLE FORESTER 2021 2 Le Québec, c\u2019est une panoplie de produits du terroir.Profitez-en.* L\u2019offre « Recevez un rabais de 500 $ à l\u2019achat ou à la location » est disponible à l\u2019achat ou à la location de certains modèles 2020 et 2021 sélectionnés.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.L\u2019offre est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2020.** Prix de détail suggéré de 22 983 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 5 portes 2021 (MG1 CP), à transmission manuelle.*** Prix de détail suggéré de 21 983 $ (taxes en sus) pour l\u2019Impreza 2.0i Commodité 4 portes 2021 (MF1 CP), à transmission manuelle.Les frais de transport et de préparation (1675 $), la surcharge sur le climatiseur (100 $), les droits spécifiques sur les pneus neufs (15 $) et les frais d\u2019administration (198 $) sont inclus.Financement à l\u2019achat ou à la location également offert.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut vendre à prix moindre.Les spécifications techniques peuvent changer sans préavis.1.EyeSightMC est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019efficacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.3.ALG 2020, Subaru a la meilleure valeur de revente (cumulatif) depuis les 10 dernières années, devant toutes les autres marques grand public.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Impreza et Subaru sont des marques déposées.22983$** Transport, préparation et frais d\u2019administration inclus, taxes en sus Prix de détail suggéré de VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES avec système EyeSightMC1 et phares spécifiques2 LANOUVELLE IMPREZA 2021 3 quebecsubaru.ca Le Québec, c\u2019est une panoplie de produits du terroir.Profitez-en.quebecsubaru.ca quebecsubaru.ca VÉHICULE À ÉMISSIONSQUASI NULLES 5 portes (modèle 4 portes aussi offert***) "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.