La tribune, 10 février 2018, Arts magazine
[" laTribune samedi 10 février 2018 W1 magazine L\u2019authenticité veLoutée katherine levac musique Les vingt doigts de caron- Lacroix W6 en cuisine smoothies en pastiLLes W24 et W25 W4 et W5 p h o t o L a p r e s s e , e d o u a r d p L a n t e - f r e c h e t t e samedi 10 février 2018 laTribune W2 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 POP-ROCK FRANCO Microphone \u2014 Saison 1 ARTISTES VARIÉS ZonE 3 MusiquE neuve musique ?ClAssique Beethoven Strauss LES SoLISTES dE L\u2019oSM AnAlEktA Mindhunter série POLiCiÈre ?1/2 Créée par Joe Penhall avec Jonathan Groff, Holt mcCallany et anna Torv sur netflix Microphone, artistes variés T\u2019es qui là, Lulu Gainsbourg Live in Europe, melody Gardot Always Ascending, franz ferdinand Wake Up, Willis Pride Walk Between Worlds, simple minds 40 Trips around the Sun (compilation), Toto Heavy Horses 40th Anniversary Edition, Jethro Tull Little Dark Age, mGmT Crooked Shadows, dashboard Professional Legend of the Seagullmen, Legend of the seagullmen The Asylum Years, Chris Hillman Shapeshifters, Good Lovelies Beautiful People Will Ruin Your Life, The Wombats Sleepwalkers, Brian fallon C U Again, adrian underhill Lione/Conti, Lione/Conti Coma noir, The atlas moth We Will All Be Gone, Good Tiger Into the Night, social Club misfits holly, Holly Cole A Humdrum Stars, GoGo Penguin Black Panther (b.o.f.), artistes variés Fifty Shades Freed (b.o.f.), artistes variés Outlander Season 3 (b.o.s.t.), artistes variés The Complete Epic Recordings 1956-1966, Julliard string quartet liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Holly Cole \u2014 PHOTO arCHives La Presse, edOuard PLanTe-fréCHeTTe Palmarès des ventes \u203a FrAnCoPHonE 1 désherbage, tire le coyote 2 La route, 2frères 3 Almanach, Patrice michaud 4 Best Ove!, françois Pérusse 5 La vie qu\u2019il nous reste, marc dupré 6 Fil de fer, mélanie renaud 7 Andréanne A.Malette, andréanne a.malette 8 Hommage à nos idoles, Les Party People 9 100 chansons, Les Party People 10 Un abri contre le vent, david Portelance \u203a non FrAnCoPHonE 1 Les romantiques, artistes variés 2 Divide, ed sheeran 3 2018 Grammy Nominees, artistes variés 4 Main Girl / Big Boy, Charlotte Cardin 5 Culture II, migos 6 C\u2019est si bon vol.2, artistes variés 7 Beautiful Trauma, P!nk 8 Les inoubliables, artistes variés 9 Revival, eminem 10 Muchdance 2018, artistes variés Tire le coyote \u2014 PHOTO arCHives La TriBune DisséqueR le mAl À une époque où l\u2019écran nous happe à grands coups d\u2019effets et de réalisation nerveuse, Mindhunter est un bel ovni, qui tranche dans le paysage télévisuel avec son exécution plutôt classique.En dépit de son rythme lent, on accroche vite à la proposition.Sans doute parce qu\u2019elle est portée par un scénario habile.Et un sujet dérangeant.La série nous téléporte en 1977, alors que les agents Holden Ford et Bill Tench amorcent une série d\u2019entretiens avec différents tueurs en série.Une première dans l\u2019histoire du FBI.Avec l\u2019aide de la psychologue Wendy Carr, ils s\u2019affairent à défricher un terrain qui n\u2019avait encore jamais été exploré.Au fil des entrevues qu\u2019ils mènent, ils inventent ni plus ni moins que la science du profilage, leur but étant de cerner la personnalité des meurtriers pour, éventuellement, arriver à mieux résoudre les affaires criminelles.Inspirés des recherches et du parcours véritable des agents John Douglas et Robert Ressler, les dix épisodes de cette première saison (une deuxième est déjà dans les cartons) nous promènent dans différentes prisons américaines.Surtout, ils nous amènent voir le côté obscur de l\u2019être humain lorsque celui-ci dérape.Lorsque celui-ci blesse, mutile et tue.Ce plongeon dans la pensée disjonctée des tueurs en série, ceux qui sont capables de répéter le pire, est d\u2019autant plus sordide qu\u2019il s\u2019inspire de cas réels.La part de vrai, dans tout ça, est à la fois horrifiante et fascinante.L\u2019inquiétant Ed Kemper, par exemple, se retrouve devant leur enregistreur.Ses révélations sont aussi troublantes qu\u2019il est effrayant.Ajoutons que la distribution, solide, fait briller le talent d\u2019acteurs qu\u2019on ne voit pas si souvent.Et c\u2019est un détail, mais il compte : l\u2019image joliment rétro (obtenue grâce à une caméra spécialement fabriquée pour le projet) ajoute au plaisir de la série qui porte notamment la griffe de David Fincher (House of Cards, L\u2019étrange histoire de Benjamin Button).kArinE trEMBlAy le bONheuR De RePeiNDRe Avec l\u2019émission Microphone, le projet de Louis-Jean Cormier d\u2019inviter nos auteurs-compositeurs à réinventer leurs créations a donné de très belles relectures, méritant amplement cet album numérique.L\u2019exercice a même une valeur pédagogique pour les accros aux originaux : oui, la musique se doit d\u2019être en mouvance constante.D\u2019avoir gardé les prestations sur scène telles quelles va dans ce sens.Quelques nouveaux habillages renouvellent peu, mais la plupart suscitent instantanément plaisir, amusement et surprise, telles L\u2019amour, c\u2019est pas pour les peureux de Vallières et Mécaniques générales de Michaud réarrangées en blues gospel, ou Provocante de Marjo injectée d\u2019un irrésistible boogie.Louis-Jean puise surtout (et brillamment) dans les musiques noires nord- américaines pour repeindre les chansons de ses invités, livrant avec eux de superbes harmonies vocales au passage.Le summum est atteint lorsqu\u2019il réunit tous ses artistes autour d\u2019un seul micro.Frissons garantis avec Un peu d\u2019innocence de Daniel DeShaime et Rêver mieux de Daniel Bélanger.La saison 2 démarre le 1er mars.stEVE BErGEron De PRemièRes ChAises à ChAmbRistes Le projet d\u2019Analekta est de relire le grand répertoire avec les premières chaises de l\u2019OSM.Voilà donc le premier d\u2019une série d\u2019enregistrements consacrés à la musique de chambre avec le style propre aux meilleurs instrumentistes de l\u2019OSM : Andrew Wan, violon et direction artistique, Neal Gripp, alto, Brian Manker, violoncelle, Ali Yazdanfar, contrebasse, Todd Cope, clarinette, Stéphane Lévesque, basson, John Zirbel, cor.Pour ce premier opus, on a choisi d\u2019associer le Septuor en mi bémol majeur, op.20, de Ludwig van Beethoven et Till Eulenspiegel einmal anders!, arrangement pour chambristes signé Franz Hasenöhrl, du poème symphonique de Richard Strauss.L\u2019occasion est belle de découvrir en petite formation tout le relief des cordes, bois et cuivres de ces premières chaises de l\u2019orchestre montréalais.Dans le cas qui nous occupe, on ne peut qu\u2019applaudir la qualité supérieure de leur attaque, de leur justesse, de leur cohésion, de leur discours collectif.AlAin BrunEt, lA PrEssE laTribune samedi 10 février 2018 W3 livres Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Le titre se déploie en lettres épaisses et blanches sur la couverture verdâtre.Grosse.Un mot et déjà, beaucoup est dit.Grosse.Un mot et déjà, un ton est donné.Il a pourtant été difficile à trouver, ce ton juste, dit l\u2019écrivaine Lynda Dion.Le livre qu\u2019elle publie aux éditions Hamac (en librairie le 13 février) a connu quatre versions avant d\u2019arriver chez l\u2019imprimeur.C\u2019est à la troisième qu\u2019elle a choisi de laisser tomber la ponctuation.« Tout s\u2019est ouvert, alors. » Elle avait trouvé le rythme nécessaire, la mise en espace des mots.Le sujet comme tel, elle le couvait depuis bien avant.Elle l\u2019a porté longtemps.Des années, au bas mot.« Je ne voulais pas tomber dans le misérabilisme, je ne désirais pas, non plus, patauger dans ce mouvement jovial qui dit que les grosses aussi sont belles.Je n\u2019avais pas envie d\u2019inventer une histoire romanesque. » Elle souhaitait être dans la vérité.Creuser ses propres failles pour les raconter ensuite.Le parcours a été douloureux.Mais nécessaire.« J\u2019ai su très vite qu\u2019il y aurait un livre au bout du chemin.À partir de là, c\u2019était comme entrer dans un tunnel.Je savais qu\u2019il y aurait de la lumière, au terme de la course.Mais avant d\u2019y arriver, j\u2019ai dû traverser de grands pans de noirceur. » devenir ce qu\u2019on croiT Au fil de l\u2019exercice, celle qui est aussi enseignante à l\u2019école Mit- chell-Montcalm de Sherbrooke est retournée à la source, a déterré des moments pivots de son enfance à Québec, de son adolescence, de sa vie de femme.Elle a tricoté une trame au fil de laquelle la narratrice dévoile les travers de son quotidien.Le regard dur et peu aimant qu\u2019elle pose sur elle-même depuis les premières années a pétri celle qu\u2019elle voit aujourd\u2019hui dans le miroir.« À toujours se croire trop grosse, elle l\u2019est devenue. » Mais s\u2019étourdir dans le trop, c\u2019est aussi flirter avec une pulsion de fin du monde.Les heures où la boulimie s\u2019invite, où l\u2019alcool débordant noie l\u2019anxiété, où l\u2019hypercalorique apaise la tempête intérieure sont des temps noirs.Des zones minées.Des moments qu\u2019on ellipse et qu\u2019on gomme du discours, d\u2019ordinaire.« C\u2019était extrêmement difficile d\u2019aller là, mais je ne pouvais pas faire autrement.Je devais me mettre le nez dedans.Et je devais les écrire, ces passages que la honte nous oblige généralement à taire. » Oser aller dans les tranchées, c\u2019est souvent le propre du livre-vérité qui creuse ses racines dans l\u2019autofiction.« Ça prend beaucoup d\u2019humilité pour écrire et publier.Il y a une certaine angoisse à laisser le livre faire son chemin et, ensuite, à le dévoiler à la face du monde.Mais je me sens mieux préparée qu\u2019avant.Et j\u2019aime travailler le tabou.L\u2019écriture me permet d\u2019aller au plus près de moi pour, ensuite, toucher l\u2019autre, rejoindre un plus grand nombre.Les troubles alimentaires, ça affecte beaucoup de monde et ça génère énormément de souffrance », dit la Sherbrookoise, qui publie ici son quatrième livre et qui a toujours encré sa plume à son parcours personnel.Sans jamais se cacher derrière un paravent.le FÉminiSme en FiliGrane Dans son précédent bouquin, Monstera deliciosa, elle levait le voile sur un épisode de viol conjugal.Elle ne nommait pas son agresseur, mais son entourage l\u2019a évidemment reconnu.Des amis lui ont dit qu\u2019elle allait trop loin.Qu\u2019on ne pouvait pas lyncher quelqu\u2019un sur la place publique.Comme ça.« C\u2019est fou, c\u2019était il n\u2019y a même pas trois ans et je pense que les choses ont tellement bougé depuis que je n\u2019aurais plus le même genre de conversations maintenant que lors de la sortie du livre. » Elle pense bien sûr à la vague de dénonciations survenues dans la foulée de l\u2019affaire Weinstein et du mot-clic #moiaussi.Du ras-le-bol qui s\u2019est exprimé, du vent de changement qui souffle, depuis.« On sent qu\u2019il y a eu un tournant, une vague de fond », dit celle qui parle de Grosse comme de son ouvrage le plus féministe.« Parce que, au-delà du poids, il est surtout question d\u2019image corporelle, d\u2019estime de soi.De toute la pression sociale qu\u2019ont les femmes de performer et d\u2019être dans la perfection.Les stéréotypes, les modèles imposés, c\u2019est une chose dont il est difficile de s\u2019affranchir.Mais le plus dérangeant, c\u2019est de voir jusqu\u2019à quel point on a intégré cette idée qu\u2019on est des objets avant d\u2019être des sujets. » Le carcan vient du regard des autres, au sens large.Il vient aussi des yeux mal-aimants qu\u2019on pose sur soi-même.« On le découvre au fil des pages, il y a quelque chose du registre de la survivance dans le cheminement de la narratrice.Elle devient grosse pour ne pas disparaître.Le fait d\u2019être en surpoids, c\u2019est comme un grand fuck you à l\u2019univers, un refus d\u2019être conforme aux attentes, une façon de dire : vous ne m\u2019aurez pas », dit celle qui a intégré des dessins personnels à la trame de son récit.Huit images au fusain, nées de sa main alors qu\u2019elle avait la vingtaine pas si heureuse.« Une époque où j\u2019étais incapable d\u2019écrire, où les mots ne sortaient plus. » deS murS à la malle Les dessins étaient une façon de raconter, une autre manière de dire.Elle les a conservés tout ce temps.« À une certaine époque, ils étaient exposés sur mes murs.À une autre, ils dormaient dans une malle. » Elle les a ressortis pour les besoins d\u2019une thérapie, alors qu\u2019elle traversait un passage à vide.Les traits tracés il y a 30 ans criaient une histoire.En cours d\u2019écriture, ils sont devenus des balises, des points de repère.Ils découpent le récit fragmenté en huit chapitres aux titres imagés et percutants qui font beaucoup référence à l\u2019abattoir.« Il y a une violence, dans ce livre- là.Une dureté.De la souffrance. » Mais de l\u2019espoir également.Et un affranchissement, au chapitre personnel comme au sens large.« La narratrice refuse de sombrer, elle s\u2019éloigne du précipice. » Elle a pris la plume.Au lieu du couteau.lynda dion Peser ses mots Grosse, le quatrième livre de lynda dion, sera en librairie le 13 février.l\u2019écrivaine sherbrookoise y aborde sans paravent la délicate question de l\u2019image corporelle et de l\u2019estime de soi à travers la mirette du surpoids.lundi après-midi, elle sera à l\u2019émission radiophonique Plus on est de fous plus on lit, sur la iCi Première.\u2014 photo spectre média, stéphanie vallières Vous voulez y aller?Lancement de Grosse Lynda Dion lundi 19 février, 17 h resto-bar le tapageur, sherbrooke entrée gratuite LynDa DiOn Grosse roman hamac 206 pages en librairie le 13 février « Elle devient grosse pour ne pas disparaître.Le fait d\u2019être en surpoids, c\u2019est comme un grand fuck you à l\u2019univers, un refus d\u2019être conforme aux attentes, une façon de dire : vous ne m\u2019aurez pas. » \u2014 lynda dion samedi 10 février 2018 laTribune W4 Arts MAgAzine Yves Bergeras Le Droit OTTAWA \u2014 Pour leur premier spectacle solo, les humoristes aiment souvent préparer un spectacle leur permettant de se présenter un peu au grand public.Velours, que Katherine Levac a livré en première montréalaise mercredi avant de se lancer dans une tournée québécoise déjà programmée jusqu\u2019en avril 2019, n\u2019échappe pas à cette règle.Mais pas tant que ça.«?Les gens qui vont venir me voir ont déjà une petite idée de qui je suis?», répond l\u2019humoriste originaire de Saint- Bernardin, en Ontario.Cela fait effectivement quelques années que le grand public reconnaît son minois grâce à la télévision (Les 5 prochains, SNL Québec, Like-Moi!, Code F, Paparagilles, etc.) et qu\u2019il s\u2019est familiarisé avec le type d\u2019humour « pince-sans- rire » de Katherine Levac, au gré de prestations données dans le cadre des galas Juste pour rire ou encore en première partie de la plus récente tournée de Jean- François Mercier.« Là, c\u2019étaient justement des numéros de quelques minutes qui servaient de présentation, de carte de visite.Velours, ça l\u2019est moins, même si on découvrira quand même des parties de moi qu\u2019on ne connaissait pas.Je sens que j\u2019ai déjà une relation établie avec les gens; ils m\u2019aiment ou ils ne m\u2019aiment pas, mais je suis déjà statée », estime la jeune humoriste, à présent suivie par 182 000 abonnés sur son compte Instagram, le média social où elle est la plus active.sans paidge Avec Velours, Katherine Levac fait son entrée dans le « standup classique ».Pas de masque, ni de personnages, donc.Même pas Paidge Beaulieu de SNL Québec \u2014 cette Franco-Ontarienne p a r f a i t e m e n t b i l i n g u a l e franglaise \u2014, ou alors sera-t-elle à peine esquissée.Pas de sketchs non plus.Juste un micro, des sourires désarmants, et beaucoup, beaucoup d\u2019authenticité.Quan d on lu i de man de de mettre une étiquette sur son style d\u2019humour, Katherine Levac contourne la question, pour préciser qu\u2019elle voulait faire « un show qui [lui] ressemble vraiment ».« Je n e m e l è ve pa s e n m e demandant : \"Quel est mon style d\u2019humour?Qu\u2019est-ce que je veux projeter?\" J\u2019essaie de rester vraie.Ce qui m\u2019importe, quand je m\u2019exprime ou quand je raconte quelque chose, c\u2019est qu\u2019on sente que je ne suis pas en train de te bullshiter, que c\u2019est vraiment arrivé ou qu\u2019il y a quelque chose de vrai, là derrière.Que l\u2019on trouve ça drôle ou non, je veux qu\u2019on sente qu\u2019on ne pourrait pas mettre ces jokes dans la bouche de quelqu\u2019un d\u2019autre.» « Ce realness, c\u2019est vraiment la base de ce que je fais, tant en entrevue que sur scène.Bon, des fois, en entrevue, je me rends compte que je ne suis pas tout à fait moi-même, ou en tout cas, que je pourrais l\u2019être plus, pour- suit-elle.Sauf que t\u2019es face à une caméra, ça va vite et tout le monde est souriant, alors c\u2019est correct.Tu souris toi aussi, puis t\u2019embarques.Mais [malgré ces accidents médiatiques], je veux être toujours authentique et le rester.» Franco Fil Sans être le fil conducteur du spectacle, ses racines franco- ontariennes forment « la trame de fond » du spectacle.« Je n\u2019ai pas de numéro sur mes origines, mais j\u2019en parle un peu tout le long.parce que, veux, veux pas, chaque fois que je parle d\u2019un sujet qui touche à ma jeunesse, ou si je parle de mon rapport à la religion, aux relations amoureuses, au mariage, à la langue française, tout ça est teinté d\u2019où je viens », explique la comédienne.kAtherine levAc Gant de velours sans main de fer \u2014 PHOTO arcHives la Presse, Olivier PONTBriaNd «?Ce qui m\u2019importe, quand je m\u2019exprime ou quand je raconte quelque chose, c\u2019est qu\u2019on sente que je ne suis pas en train de te bullshiter, que c\u2019est vraiment arrivé ou qu\u2019il y a quelque chose de vrai, là derrière.Que l\u2019on trouve ça drôle ou non, je veux qu\u2019on sente qu\u2019on ne pourrait pas mettre ces jokes dans la bouche de quelqu\u2019un d\u2019autre.?» \u2014 katherine levac laTribune samedi 10 février 2018 Arts MAgAzine W5 Le titre Velours renvoie à l\u2019image de la douceur de l\u2019étoffe.Or, quand on parle d\u2019un gant de velours, c\u2019est souvent pour évoquer la main de fer qui s\u2019y cache.Le gant de Levac cache-t-il les griffes d\u2019un chat de gouttière ?demande-t-on à celle qui a lancé la promo du spectacle entourée d\u2019une cour de matous moelleux et ronronnants.« Mais pas des grosses griffes! » pouffe-t- elle, avant de se reprendre : « Non, il n\u2019y a pas vraiment de griffes.» C\u2019est vrai qu\u2019elle « aime jouer » à entretenir le contraste entre l\u2019image de jeune fille inoffensive qu\u2019elle renvoie et les propos qu\u2019elle tient \u2014 toujours avec un sourire désarmant.« On me dit souvent que j\u2019ai une petite voix [pleine d\u2019innocence] et un visage angélique.Alors pourquoi ne pas m\u2019en servir, exploiter ce que je suis au maximum?» Elle s\u2019amuse à déstabiliser son public, mais n\u2019abuse pas du procédé.Et se tient loin de l\u2019humour trash.« C\u2019est vraiment [de l\u2019humour] feel good .On parle de choses et d\u2019autres, c\u2019est doux, c\u2019est drôle, OK tout va bien, on s\u2019amuse, et puis tout à coup, paf! ça sort! Et les gens aiment ça.Ils ne sortent pas de là offensés en criant Mon Dieu! » Même si, « pour la première fois », elle ose parler de sexualité, confie-t-elle.thomas, marc et sonia Katherine Levac a écrit l\u2019essentiel de son matériel, tout en s\u2019entourant de quelques plumes.D\u2019abord, son « complice d\u2019écriture et de brainstorm » de la première heure (et ex-ami de cœur) David Beaucage.Ensuite, Marc Brunet, l\u2019auteur des séries Like-moi! et Les bobos.« Marc était là surtout au début du processus, à titre de conseiller au texte, pour m\u2019aider à [organiser mes idées] et à me rendre du point A au point B.» Parmi ses collaborateurs figurent aussi Thomas Levac (aucun lien familial avec elle, précise-t-elle), qui a « apporté son œil extérieur à la fin du processus » ainsi que l\u2019actrice Sonia Cordeau, de la troupe des Appendices, à qui Katherine Levac a confié la mise en scène de Velours.Katherine Levac avait vu plusieurs des pièces de théâtre qu\u2019avait fait Sonia Cordeau avec le Projet Bocal (au sein duquel elle partage la plume, la mise en scène et l\u2019interprétation avec Simon Lacroix et Raphaëlle Lalande).« Je trouvais tout le temps ça magnifique, beau, drôle et bien ficelé.Je lui ai demandé de prendre la mise en scène pour donner le même effet.Sonia, c\u2019est une touche-à- tout qui comprend très bien la comédie et qui n\u2019a pas d\u2019idées préconçues sur l\u2019humour.Avec elle, c\u2019était pas tout à fait un labo, mais on a essayé plein d\u2019affaires.» ottawa \u2014 «?Dans le spectacle, je parle de sexualité pour la première fois, souligne Katherine Levac.Je pense que c\u2019est possible de le faire en n\u2019étant pas vulgaire, mais simplement honnête et heureux d\u2019en parler.Je ne parle plus tant de ma jeunesse que de mon futur, et ça aussi c\u2019est nouveau pour moi.J\u2019aborde aussi la pression [que je ressens à l\u2019idée] de pouvoir tout faire.En ce moment, j\u2019ai un peu l\u2019impression de pouvoir réaliser tout ce que je veux dans ma vie [professionnelle].alors, je m\u2019interroge : est-ce que ce sont des choix ou seulement de la pression?Je parle aussi de la perfection, du sentiment de devoir tout réussir.?» « Je parle du fait que j\u2019ai le sentiment d\u2019être toujours en retard.Autour de moi, les gens ont vécu des tas de choses que je n\u2019ai pas vécues, parce que je n\u2019ai fait que travailler, ces cinq dernières années.Et bien sûr, je parle aussi de la fragilité du français en Ontario.» Caricature d\u2019une certaine jeunesse franco-ontarienne s\u2019exprimant dans un français des plus cassés, le personnage de Paidge Beaulieu fait-il rire les Franco- ontariens autant que les Québécois?« Ils rient de différente manière.Les Québécois, il faut les prendre un peu par la main, leur parler un peu notre réalité, en Ontario.À un moment donné, dans mon show, je dis : \u201cC\u2019est pas que Paidge ne parlait pas français, mais.\u201d Les Québécois ne rient pas.Pour eux, c\u2019est pas une joke.Je dois expliquer qu\u2019elle n\u2019est pas anglophone, Paidge Beaulieu, mais Franco- Ontarienne \u2014 et tout ce que ça implique.Alors que quand je dis la même phrase en Ontario, là, tout le monde voit très bien ce que je veux dire.» « Je me suis demandé si ce numéro-là méritait d\u2019être fait au Québec.Mais oui, parce qu\u2019eux aussi, ils ont cette relation au français, eux aussi ils se sentent minoritaires.On a beaucoup de choses en commun.» YvEs BErgEras, LE Droit Katherine Levac a livré son spectacle Velours en première montréalaise mercredi.sa représentation du 20 avril à la salle Maurice-O\u2019Bready est déjà à guichets fermés.\u2014 PHOTO la Presse, Olivier JeaN thèmes veloutés.et corsés vous voulez y aller?Velours Katherine Levac du 14 au 18 août, 20 h 30 vieux Clocher de magog entrée : 40 $ 21 février 2019, 20 h salle maurice-O\u2019Bready entrée : 41 $ (étudiants : 31 $) samedi 10 février 2018 laTribune W6 musique Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ils n\u2019avaient pas joué ensemble depuis 16 ans.Mais cette fois, assurent-ils, c\u2019est reparti pour ne plus arrêter.Les guitaristes Michel Caron et Paulyn Lacroix, après deux fructueuses périodes de collaboration musicale (de 1982 à 1987, puis de 1997 à 2001), ont recréé leur tandem au printemps de l\u2019an dernier, pour renouer avec le plaisir de jouer ensemble, retrouver leur public et développer un nouveau répertoire.Avec désormais le bouzouki irlandais de Paulyn dans leur arsenal, ils comptent explorer davantage l\u2019univers des musiques du monde.« Nous ne nous sommes jamais perdus de vue pendant tout ce temps, précise Paulyn Lacroix.N o u s p a r t a g i o n s d e s r e p a s ensemble toutes les semaines, m a i s a v e c m e s m u l t i p l e s engagements et projets [Paulyn Lacroix a une douzaine d\u2019albums à son actif, dont deux en solo et d\u2019autres au sein de formations comme Le bal à l\u2019huile et Bous- sacc] et Michel qui enseignait la musique à temps plein au Cégep de Sherbrooke, c\u2019était difficile.Je suis maintenant retraité de l\u2019enseignement, Michel est toujours professeur mais il est moins occupé aujourd\u2019hui.» « Il faut dire que nous étions un peu restés sur notre faim après notre deuxième pause, poursuit Michel Caron.Nous trouvions que nous aurions pu jouer davantage.Maintenant, nous pouvons faire ce que nous n\u2019avons pas pu faire il y a 20 ans.Nous avons plus de disponibilité.et plus de maturité musicale aussi.L\u2019écoute mutuelle est meilleure.» « Ni Michel ni moi n\u2019avons arrêté la guitare durant toutes ces années.Nous avons plus de temps pour répéter.Alors les doigts sont là! Et comme nous sommes des amis depuis 35 ans, nous n\u2019avons plus besoin de trop nous expliquer pour l\u2019interprétation.Chacun a fini par bien connaître le jeu de l\u2019autre.Les nuances passent par un regard ou une respiration », ajoute Paulyn Lacroix.Tous deux se souviennent de leurs débuts, quand il arrivait que l\u2019un termine trop tôt ou trop tard.« Je disais alors à Michel : c\u2019est pas parce que tu as fini avant moi que tu as gagné! » lance Paulyn Lacroix dans un éclat de rire.même profeSSeur Les deux guitaristes se sont connus parce qu\u2019ils ont eu le même professeur à l\u2019Université de Montréal, Peter McCutcheon.Originaire de Laval, Michel Caron terminait ses études au moment où Paulyn Lacroix, qui vient de Wee- don, débarquait dans la grande ville pour commencer les siennes.Le premier a décroché un poste au Cégep de Sherbrooke et s\u2019est transplanté en Estrie.« Et Paulyn a demandé la permission de roder son concert de fin de baccalauréat à la salle Alfred-Des- Rochers, raconte Michel Caron.Après sa prestation, je suis allé lui demander s\u2019il aimerait jouer en duo.» C\u2019est toutefois lors de leur deuxième période de collaboration que le tandem a fait paraître ses deux albums : Adeus (1998) et Danza de la seduccion (2001).Des disques qui ont eu un retentissement rare pour le créneau.Pendant près de 20 ans, les deux interprètes tombaient sur leurs propres morceaux en syntonisant les principales stations de radio classiques, dont CJPX et Radio-Canada.« On pourrait presque dire qu\u2019on a fait davantage carrière sur disque que sur scène.Il y avait à l\u2019époque une émission intitulée Rayon musique et nous avons été dans le Top 5 pendant dix semaines! C\u2019est un vrai cadeau de la vie, ça! Il y a quelques années encore, alors que j\u2019écoutais la radio dans ma voiture, j\u2019entends une pièce qui me rappelle quelque chose.jusqu\u2019à ce que je m\u2019aperçoive que c\u2019était nous! J\u2019avais complètement oublié avoir enregistré ce morceau! » rapporte Michel Caron avec le sourire.faire le pont Les années à venir s\u2019annoncent tout de même différentes pour le duo Caron-Lacroix.Les guitaristes veulent explorer davantage le créneau de la musique du monde.Leur premier concert de retrouvailles, sur le thème Cordes nomades, comportera quelques pièces classiques, pour faire le pont avec leur ancien répertoire, mais tous deux tomberont très vite dans la musique d\u2019Amérique du Sud, d\u2019Espagne, d\u2019Europe de l\u2019Est et d\u2019Irlande.« Nous avons fait des recherches et nous n\u2019avons pas trouvé d\u2019autre formation semblable, avec guitare et bouzouki.Nous créons donc quelque chose de particulier.C\u2019est déjà innovateur d\u2019utiliser le bouzouki irlandais comme soliste, parce que cet instrument sert plus souvent à accompagner.Il a une sonorité plus chaude, plus lyrique que la mandoline.Paulyn travaille extrêmement fort », souligne Michel Caron.« Mais c\u2019est Michel, en se chargeant de l\u2019accompagnement, qui se tape les centaines de notes par mesure! Dans le fond, c\u2019est lui qui fait l\u2019orchestre! réplique Pau- lyn.Mais même avec le bouzouki, notre marque de commerce reste le duo de guitares.» Duo Caron-LaCroix Retrouvailles à vingt doigts après 16 ans de pause, michel Caron et Paulyn Lacroix ont réactivé leur duo de guitares, désormais enrichi d\u2019un bouzouki irlandais.\u2014 photo spectre média, maxime picard notre vidéo disponible dans et sur latribune.ca Vous voulez y aller?Cordes nomades Duo Caron-Lacroix dimanche 18 février, 15 h église plymouth trinity, sherbrooke entrée : 35 $ (aînés : 30 $?; étudiants : 15 $) 5242743 Centreculturel.ca 819 820.1000 Stationnement gratuit ! En collaboration avec Dimanche 11 février à 14 h Mon Petit Prince Théâtre du Gros Mécano et Théâtre de la Petite Marée Théâtre 7 ans et plus Depuis la mort de sa mère, Claudelle voit son papa, pilote de brousse, errer dans la maison comme une bouée à la dérive.Petite ?lle pleine d\u2019énergie, elle est déterminée à le sortir de sa léthargie.« Je lui raconte, à ma façon, la seule histoire que j\u2019aime.Le Petit Prince.Mon Petit Prince.» Ils prendront soin l\u2019un de l\u2019autre pour se donner des forces et réenclencher la vie.Mon Petit Prince utilise le réconfort du conte pour explorer les thèmes de la famille, de l\u2019imaginaire, du bonheur et de la bienveillance.de tous âges! pour je unes Spectacles laTribune samedi 10 février 2018 Arts MAgAzine W7 Daniel Côté Le Quotidien ChiCoutimi \u2014 tout a commencé aux Îles-de-la-madeleine, comme bien des choses dans la vie de mario Cyr.Propriétaire d\u2019un bistrot là-bas, il avait pris l\u2019habitude de donner des conférences centrées sur sa carrière de caméraman.C\u2019était toujours plein, quelque chose comme une quarantaine de personnes, attirées par ses images captées principalement dans l\u2019Arctique et l\u2019Antarctique.un jour, Julie Snyder assiste à l\u2019une des représentations, et cette activité qu\u2019on pourrait qualifier d\u2019artisanale a pris un tour différent.« Elle est venue sept ou huit fois et m\u2019a proposé de monter une tournée appuyée par les Productions J.Les tâches que je ne suis pas à l\u2019aise de faire (trouver des salles et des dates), c\u2019est son équipe qui s\u2019en occupe », raconte le grand bonhomme à l\u2019occasion d\u2019une entrevue téléphonique.Depuis quelques mois, il sillonne donc le Québec, et pour une fois, c\u2019est lui qu\u2019on regarde, pas juste les ours blancs, les phoques et les baleines caressés par son objectif.« Je présente une centaine de photographies et une dizaine de bouts de films.Plusieurs proviennent de l\u2019Arctique, où j\u2019ai vu des ours polaires et des morses, entre autres.Je livre des anecdotes tirées de mes voyages et je dis que je fais le plus beau métier du monde.En plus de voir les animaux de près, j\u2019ai appris beaucoup de choses sur eux en côtoyant les scientifiques.J\u2019en sais davantage à propos de leur intelligence, de leur longévité, de la façon dont ils se nourrissent », indique Mario Cyr.Lui qui approche de la soixantaine a connu toutes les mutations technologiques propres au cinéma.À force de travailler pour des organisations comme Disney, IMAX, la BBC, le Discovery Channel et le National Geographic, ainsi que le commandant Cousteau, il a troqué la caméra Super 8 pour la haute définition (HD) et le 4K.Bientôt le 6K et le 8K, s\u2019il faut se fier aux nouvelles pratiques introduites au Japon.Cela signifie que les gens comme lui doivent constamment retourner sur les lieux du crime, puisque les anciennes images sont jugées obsolètes.ConDitions imprévisibles « L\u2019avènement de la haute définition dans les années 2000 a constitué une révolution, une avancée extraordinaire.Aujourd\u2019hui, par contre, on peut agrandir une image, l\u2019allonger sur 100 pieds en ayant la certitude qu\u2019elle restera belle.Les caméras sont plus compactes, aussi, tout en étant plus légères », s\u2019émerveille le spécialiste de la plongée en eaux froides.Elles atteignent un tel degré de sophistication qu\u2019on lui demande de plus en plus de faire du ralenti.C\u2019est ainsi que des évé- nements comme l\u2019attaque d\u2019un animal par un prédateur deviennent plus compréhensibles que si on les voyait se déployer en temps réel.La demande demeure donc vigoureuse, tandis que les conditions sur le terrain sont de plus en plus imprévisibles en raison des changements climatiques.Prenez les phoques dans le golfe du Saint-Laurent.Faute de glace, il n\u2019a pas été possible de les photographier au cours des deux dernières années.« Il n\u2019y a plus de dates qui tiennent, confirme Mario Cyr.En novembre, je devais filmer les orques en Norvège et je suis resté en stand-by jusqu\u2019au moment où il a fallu renoncer parce qu\u2019elles étaient arrivées trop tard.Or, ces voyages coûtent cher à organiser.Les animaux s\u2019adaptent au climat, mais pas nous.» Ses conférences font écho à ces réalités, tout en ménageant une place aux informations de fraîche date.Regroupées entre les tournages, elles connaissent un succès que le principal intéressé n\u2019avait pas anticipé.« Dans les trois premières villes où je suis passé, il y a eu des supplémentaires, et je sais que la tournée va se poursuivre l\u2019automne prochain », lance-t-il avec un brin de fierté dans la voix.MArio cyr Le caméraman devenu conférencier Homme attachant, Mario cyr profite de ses conférences pour partager son amour de la nature ainsi que les images qui ont balisé sa carrière de caméraman au service d\u2019organisations telles que la BBc, le National Geographic et Disney.\u2014 photo fournie cette image magnifique témoigne du talent de Mario roy, spécialiste des tournages en eaux froides.\u2014 photo fournie Vous voulez y aller?Les yeux de la mer mario Cyr Jeudi 12 avril, 20 h salle maurice-o\u2019Bready entrée : 30 $ (étudiants : 20 $) 5271839 819 820-1000 9 MARS FRANÇOIS MASSICOTTE 1ER MARS FABIEN CLOUTIER 2 ET 3 MARS LAURENT PAQUIN 4 MARS MORSE CODE 5 MARS CHLOÉ LACAN 7 MARS MICHEL BARRETTE BRITISHOW 16 FÉVRIER samedi 10 février 2018 laTribune W8 musique Geneviève Bouchard Le Soleil qUÉBEC \u2014 En 2015, Vance Joy a très largement fait déborder le parc de la Francophonie en ouverture du Festival d\u2019été de québec.Deux ans plus tard, c\u2019est au Fes- tivent de Lévis qu\u2019il a fait courir les foules.Entre les deux, il y a aussi un Grand Théâtre plein à craquer.Pas de doute, ç\u2019a cliqué entre la région et le chanteur australien.Tellement que son équipe a cru bon de l\u2019amener en personne dans la capitale pour présenter son deuxième album, Nation of Two, attendu le 23 février.Québec s\u2019est ainsi retrouvée dans un itinéraire incluant des escales à Berlin, Londres, Toronto, Montréal, New York, Los Angeles, Sydney et Melbourne, nous résume le principal intéressé.Bref, notre homme vit dans ses valises ces temps-ci.Pas grave, il en a l\u2019habitude.« C\u2019est drôle : maintenant que je recommence la tournée, je me demande si j\u2019ai vraiment pris une pause, lance-t-il.Parce qu\u2019on fait toujours des spectacles par-ci par-là, j\u2019ai l\u2019impression que je n\u2019ai jamais totalement levé le pied de l\u2019accélérateur.Mais c\u2019est correct, je suis content d\u2019avoir ces possibilités.Je suis heureux d\u2019avoir cette base de fans.Les gens sont intéressés, ils veulent plus de musique.» In st a l l é da n s u n e su i te au 19e étage de l\u2019Hôtel Hilton, Vance Joy \u2014 James Keogh de son vrai nom \u2014 contemple la vue.Il remarque les remparts, le fleuve, s\u2019interroge sur la possibilité de voir des bateaux pris dans les glaces (vrai que le phénomène n\u2019est pas courant dans son Melbourne natal!) avant de nous interpeller : « C\u2019est bien Lévis, de l\u2019autre côté?» Oui monsieur.Quand on lui souligne à la blague qu\u2019il a déjà conquis les deux rives du Saint-Laurent, le chanteur relativise : « Baaahhh, conquis\u2026 C\u2019est quand même un peu fort », observe celui qui n\u2019a visiblement pas laissé le succès lui monter à la tête.plus d\u2019enthousiasme ici Reste que Vance Joy dit garder un très bon souvenir de son premier rendez-vous avec le public de la capitale.Porté notamment par le succès international de sa chanson Riptide, il s\u2019était pointé dans un Pigeonnier complètement survolté.« Le Festival d\u2019été a été spécial, confirme-t-il.Pour moi, c\u2019était un gros spectacle et ma sœur était là pour le regarder.Elle m\u2019a dit : \u201cC\u2019était pas mal cool! Est-ce que les foules sont toujours aussi enthousiastes?\u201d J\u2019étais comme : \u201cNon!\u201d Et on avait passé du bon temps en ville.Mon frère est aussi venu.C\u2019était l\u2019été, il faisait bon\u2026 » L\u2019Australien s\u2019étonne d\u2019ailleurs encore d\u2019avoir trouvé chez nous un VAnce Joy Coup de cœur réciproque qUÉBEC \u2014 Les dernières années, Vance Joy les a majoritairement passées sur la route : en plus de ses propres concerts, il a notamment parcouru le monde à chauffer les planches pour Taylor Swift.L\u2019au- teur-compositeur-interprète australien a senti le besoin de prendre du recul au moment de s\u2019attaquer à ce qui allait devenir Nation of Two, à paraître le 23 février.« C\u2019était complètement nécessaire, avance-t-il.En tournée, c\u2019est une vie différente.Chaque minute de chaque heure est structurée.Quand tu prends des pauses, tu es fatigué de toute manière.Oui, il y a des idées qui viennent, mais je n\u2019ai pas vraiment réussi à écrire des chansons complètes sur la route.» À part une certitude qu\u2019il ferait un deuxième album, Keogh n\u2019avait pas grand-chose dans ses cahiers lorsqu\u2019il est finalement retourné chez lui, à Melbourne.« Ça, c\u2019est l\u2019aspect qui peut rendre un peu nerveux et inquiet, confie-t-il.Mais chaque fois qu\u2019une chanson arrivait, je me disais : \u201cCool, j\u2019en ai maintenant trois, puis quatre\u2026\u201d Je voulais des chansons dont je serais fier.Peut-être que cette aspiration, ce fait de dire \u201cj\u2019en veux plus\u201d aide à nourrir l\u2019écriture.» Dans le processus, l\u2019Australien s\u2019est pour la première fois adjoint la plume de collaborateurs, dont l\u2019ex-Semisonic Dan Wilson.Une expérience qu\u2019il décrit comme enrichissante, même si elle n\u2019a pas été exempte de quelques angoisses.Keogh évoque la crainte de ne plus savoir écrire seul ou celle de voir ses idées déformées.Quelques bonnes expériences ont toutefois calmé ses doutes, assure-t-il.« J\u2019ai eu la chance de coécrire des chansons qui m\u2019ont fait dire : \u201cJe sens que c\u2019est meilleur que si je l\u2019avais fait seul.\u201d Une fois que j\u2019ai fait ça, j\u2019ai compris que je ne Plus de trois ans après un premier album qui a fait des vagues, l\u2019auteur-com- positeur-interprète australien Vance Joy s\u2019apprête à reprendre du service avec Nation of Two, une nouvelle collection de chansons attendue le 23 février.\u2014 Photo Le soLeiL, Yan doubLet Une pause nécessaire «?En tournée, c\u2019est une vie différente.Chaque minute de chaque heure est structurée.quand tu prends des pauses, tu es fatigué de toute manière.?» \u2014 Vance Joy 5275159 laTribune samedi 10 février 2018 W9 musique terreau fertile pour ses airs indie- folk.« C\u2019est fantastique! se réjouit- il.Je ne me serais jamais attendu à ce que ma musique ait cette portée et se rende si loin.C\u2019est juste un mystère.Je suis arrivé ici et les gens connaissaient mes chansons plus que bien d\u2019autres publics.Et ils connaissaient des pièces qui n\u2019étaient pas celles mises de l\u2019avant par la promotion.Pour quelque raison que ce soit, les gens d\u2019ici ont connecté avec ces chansons, même si elles ne sont pas en français.» Et voilà que certaines font des petits\u2026 Lorsqu\u2019on mentionne à James Keogh que le fils de neuf ans du collègue vidéaste Frédéric Matte s\u2019est mis au ukulélé et que Riptide est la première pièce qu\u2019il a apprise, le musicien balance tout sourire un « c\u2019est génial! » bien senti.« Ça me rend vraiment heureux de savoir que des gens jouent des reprises de mes chansons, ajoute- t-il.Le ukulélé est un bon instrument pour commencer.C\u2019est facile à jouer\u2026 Et cette chanson est facile à jouer, il y a seulement trois accords.Je suis content d\u2019avoir contribué à ce que des gens aient envie de faire de la musique! » Un livre «?J\u2019adore un livre qui s\u2019intitule This Boy\u2019s Life par Tobias Wolff.Ce sont des mémoires, mais ça se lit comme de la fiction.J\u2019ai lu ça en une semaine et j\u2019ai adoré.?» Un albUm «?il y a un groupe cool en australie qui vient de sortir un minialbum.le groupe s\u2019appelle middle Kids et ils sont vraiment bons.C\u2019est leur première parution, ils ont de très bonnes chansons [ndlr Un album complet est attendu en mai].» Une ville «?J\u2019aime beaucoup san francisco, surtout pour le panorama.ils sont comme empilés en hauteur dans ces collines.il y a des vues magnifiques sur les ponts, on peut y voir des phoques.et ils ont un brouillard baptisé Karl!?» Un personnage hisToriqUe «?Je ne sais pas si c\u2019est un personnage historique, mais j\u2019aime george harrison.d\u2019abord pour sa musique, évidemment.mais apparemment, c\u2019était une personne très généreuse.il semble que ça lui arrivait de conduire sa voiture avec le coffre plein de ukulélés qu\u2019il offrait en cadeau\u2026 C\u2019est le genre de choses que j\u2019aimerais faire.?» Geneviève Bouchard, le soleil en février 2016, Vance Joy avait rempli le Théâtre Granada de sherbrooke.\u2014 phoTo arChives la TribUne, frédériC CôTé en rafale.sacrifiais pas mon identité.» Sur Nation of Two (un titre emprunté à l\u2019écrivain Kurt Vonnegut), Vance Joy continue de tracer un sillon entre le folk et la pop, brodant des tableaux qu\u2019il apparente à de la fiction.« Souvent, je vais penser à un film que j\u2019ai vu ou un livre que j\u2019ai lu.Ça me donne un cadre qui n\u2019est pas ma vie.Et même si ce n\u2019est pas ma vie, ça me donne une image claire.Ça me donne un endroit où ancrer mon écriture.Ça reste authentique, c\u2019est juste la vie de quelqu\u2019un d\u2019autre », explique le nouveau trentenaire, qui se permet quand même une incursion chansonnière dans ses propres souvenirs d\u2019enfance avec la pièce Little Boy.« C\u2019est la chanson la plus personnelle que j\u2019ai écrite, confirme- t-il.C\u2019est vraiment sorti de ma vie.C\u2019est bien de savoir que je sais faire ça.Ça ouvrira peut-être la porte à d\u2019autres chansons comme ça.C\u2019est excitant\u2026 » Geneviève Bouchard, le soleil vance JoY Nation of Two pop-folK anglo atlantic en magasin le 23 février 5268553 17 février THE BARR BROTHERS 15 février ARNAUD SOLY « Presque adulte » 24 février PIERRE LAPOINTE 25 février KIM CHURCHILL 15 septembre CŒUR DE PIRATE 26 janvier 2019 TIRE LE COYOTE Supplémentaire samedi 10 février 2018 laTribune W10 musique Isabel authIer La Voix de l\u2019Est granby \u2014 À l\u2019aube de la vingtaine, Matt Holubowski s\u2019était promis deux choses : avoir la vie la plus anormale possible et visiter 30 pays avant ses 30 ans.aujourd\u2019hui, il peut dire mission presque accomplie.Sa vie de chanteur et musicien est tout sauf ordinaire, et la liste des contrées qu\u2019il a foulées s\u2019allonge joyeusement.« J\u2019ai 29 ans.Il m\u2019en reste trois ou quatre à visiter.J\u2019ai calculé; ça va finalement me prendre 30 ans et 12 jours! » rigole-t-il.« J\u2019ai fait mon premier voyage assez tard, à 21 ans.J\u2019étais à l\u2019université et j\u2019ai eu une bulle au cerveau en voyant un dépliant sur un échange universitaire, raconte-t-il.Durant six mois, j\u2019ai étudié à Paris et j\u2019ai beaucoup vagabondé dans les pays autour.Ç\u2019a complètement changé la personne que j\u2019étais.» Il parle de voyage, car c\u2019est là sa principale source d\u2019inspiration.« Je suis quelqu\u2019un d\u2019anxieux dans la vie.J\u2019ai de la misère à prendre des décisions, alors que dans ma vie, tout n\u2019est que décisions depuis un moment.C\u2019est stressant.Et puis, dans le contexte actuel de tournée, j\u2019écrirais quoi?Quand je pars, les idées me viennent », indique l\u2019auteur-compositeur-interprète, qui a atteint la finale de La Voix III en 2015.un à la foIs On a l\u2019impression que Matt Holu- bowski se sert de son folk « planant et rêveur » pour séduire le public avec délicatesse, une personne à la fois, un spectacle à la fois.Vrai?« Il y a eu un grand élan au Québec qui m\u2019a beaucoup aidé.Ça m\u2019a donné une crédibilité.Petit à petit, je pense que c\u2019est la seule façon de se créer un public légitime à long terme », croit-il.Depuis la sortie de son album Solitudes, en 2016, il a multiplié les spectacles, en veillant chaque fois à créer une intimité avec son public.« De la façon qu\u2019on performe, mes musiciens et moi \u2014 presque les uns par-dessus les autres! \u2014 ça crée une bulle, une symbiose, comme si les gens étaient dans notre salon ou notre studio », poursuit-il.Multi-instrumentiste, le chanteur avoue pourtant avoir commencé la musique sur le tard.Il a bien suivi des cours de piano lorsqu\u2019il était enfant, mais l\u2019expérience n\u2019a pas été très concluante.« J\u2019ai haï ça et j\u2019ai abandonné.C\u2019est seulement à 18 ans que j\u2019ai découvert la guitare électrique pour le plaisir.Je suis complètement autodidacte, sans beaucoup de théorie », dit-il.Il s\u2019est pourtant remis au piano récemment, durant un repos forcé à cause d\u2019une blessure au pied.« C\u2019est comme revenir à la base.Il y aura du piano sur mon prochain album.Mais je ne suis vraiment pas rendu là », prend-il soin d\u2019ajouter.Ça ne l\u2019empêche pas d\u2019explorer de nouvelles sonorités.« Je vire un peu weird.Ça reste du folk, mais je tâte des choses comme la pédale vibrato, que j\u2019intègre à des chansons en spectacle.Je trouve que ça change quelque chose.Je m\u2019éloigne un peu de la guitare acoustique.Les temps changent.» PrIntemPs euroPéen Parlant de changement, le printemps promet d\u2019être intense pour Matt Holubowski.Il passera une partie des mois de mai et juin dans ses valises, quelque part entre l\u2019Angleterre, l\u2019Allemagne, l\u2019Irlande, la France, la Belgique et les Pays-Bas.Grâce à ses nombreux contacts dans l\u2019industrie, le jeune homme y assurera la première partie du chanteur américain Ben Folds.« C\u2019est nouveau et excitant.J\u2019ai beaucoup d\u2019amis en Europe.Tu sais, la première fois que j\u2019ai joué live devant un public, c\u2019était dans un open mic à Paris.J\u2019ai donc l\u2019impression de revenir aux sources! C\u2019est une occasion grandiose, car c\u2019est un marché dans lequel je fitte bien.Je pense que ça va marcher.» Il confie du même souffle que la possibilité d\u2019habiter quelques mois en Europe est dans l\u2019air.Et qu\u2019il se verrait bien composer de nouvelles chansons là-bas.Parmi les autres beaux coups du destin, il y a aussi sa participation au prestigieux festival de musique Bonnaroo, qui se tiendra en juin au Tennessee.Même si son nom apparaît en petits caractères, il partage l\u2019affiche avec de grosses pointures comme Eminem, The Killers, Muse ou Bon Iver.Cette invitation, il la voit comme un premier pas aux États-Unis, un « levier » vers, pourquoi pas?, une carrière au pays de l\u2019oncle Sam.On croyait que Matt Holubowski était du genre relax et insouciant.On avait tout faux.« Je suis plutôt ambitieux et impatient! Tout ce qui arrive est le fruit de toutes mes idées des trois dernières années.Je suis un artiste, mais j\u2019ai aussi un côté entrepreneur.» Multi-instrumentiste et multi- talenté.matt Holubowski Les grandes ambitions matt Holubowski donne jusqu\u2019en avril les dernières représentations québécoises de son spectacle Solitudes avant de s\u2019envoler vers l\u2019europe.il se produira notamment à londres, manchester, Glasgow, Hambourg, berlin, Dublin, belfast, Paris , bruxelles et amsterdam.\u2014 photo la presse, françois roy Vous voulez y aller?Matt Holubowski vendredi 2 mars, 20 h auditorium montignac, lac-mégantic entrée : 33 $ (étudiants : 15 $) samedi 3 mars, 20 h 30 vieux Clocher de magog entrée : 36 $ 5274011 pavillondesarts.qc.ca 116, rueWellington, Coaticook 819 849-6371 billetterie@pavillondesarts.qc.ca Anne Hébert Une vie en poésie 25 février 11 h 30 Calum Graham 18 mars 11 h 30 Sara Dufour 6 avril 20h Marina Thibault 15 avril Steve Hill 27 avril Rosheen 16 mars 20 h Mike Goudreau & The Boppin Blues Band 24 mars 20h Nicolas Jobin 13 avril 20h François Léveillée 21 avril Thomas Hellman 5 mai Marco Calliari 2 mars laTribune samedi 10 février 2018 W11 arts visuels Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Sur le communiqué de presse annonçant l\u2019exposition, aucun nom.Un nombre, plutôt : trente-cinq artistes d\u2019ici.Des Sherbrookois qui ont en commun de créer, chacun dans leur registre, des œuvres qui ne se retrouvent d\u2019ordinaire pas sur les murs d\u2019une galerie.« Intersection \u2013 Éponyme, c\u2019est une exposition de talents », résume Clément Drolet, directeur du Comité Arts et culture Jacques- Cartier, lequel chapeaute l\u2019événement qui en est à sa deuxième édition et qui réunit les créations de différents illustrateurs, tatoueurs et graffiteurs d\u2019ici.Les approches des uns et des autres sont aussi variées que les techniques qu\u2019ils privilégient.« En fait, l\u2019exposition dans sa forme actuelle se répète pour la deuxième fois, mais elle a pris racine dans un événement artistique qui existe depuis quelques années », rappelle M. Drolet.Il y a d\u2019abord eu Artflip, exposition collective où le trait créatif des uns et des autres s\u2019exprimait sur planches à roulettes.L\u2019an passé, on a laissé aller l\u2019inusité canevas roulant et on a demandé aux artistes d\u2019investir la classique toile.C\u2019est cette formule qui revient cette année, sous la direction du commissaire Vincent Arnold.Sur les murs du Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn, plus d\u2019une quarantaine d\u2019œuvres se voisinent et ont en commun de nicher dans le créneau, vaste, de l\u2019art urbain.Un genre aux contours élastiques.« Ça peut devenir un terme un peu galvaudé, en effet.Ici, on parle d\u2019art urbain, parce que, à la base, cette expo a été lancée par des graffiteurs.Sur le plan visuel, on retrouvait beaucoup de ce qu\u2019on voit dans le street art : le graffiti, l\u2019image un peu plus hardcore, le trait très illustratif.L\u2019imagerie se rapproche de ce qu\u2019on voit dans les grands festivals de graffitis, avec des scènes parfois très humoristiques, des trucs plus glauques, d\u2019autres très graphiques.Certaines œuvres sont figuratives, d\u2019autres carrément abstraites.Au final, c\u2019est difficile de catégoriser cette exposition-là. » magnifique eT hors normes Mais c\u2019est une expo comme on en voit peu parce que les créateurs qu\u2019elle met en lumière s\u2019expriment davantage dans l\u2019ombre.Et en dehors des circuits artistiques conventionnels.« On sort vraiment des codes habituels.Ça donne un résultat plutôt underground, une exposition à la fois magnifique et hors normes, parce que ce sont des créateurs qu\u2019on n\u2019a pas l\u2019habitude de retrouver en galerie.Je pense aux tatoueurs, par exemple.Eux, ils n\u2019exposent jamais, ils font des tatouages dans leurs locaux.Avec Intersection, ils s\u2019expriment sur toile et vraiment, la qualité de leurs dessins est exceptionnelle.Ce sont de vrais artistes, mais ils n\u2019ont pas emprunté la voie traditionnelle. » INTERSECTION \u2014 ÉPONYME Croisée des chemins créative Vous voulez y aller?Intersection \u2014 Éponyme Exposition collective Centre communautaire et culturel françoise-dunn (2050, boul.de Portland) Jusqu\u2019au 9 mars l\u2019exposition Intersection - Éponyme permet d\u2019apprécier le talent de 35 illustrateurs, tatoueurs et graffiteurs sherbrookois.elle est présentée jusqu\u2019au 9 mars au Centre communautaire et culturel Françoise-Dunn (adjacent à l\u2019école secondaire Montcalm).\u2014 Photos sPeCtre média, rené marquis 5243235 5274915 2287 King Ouest, Sherbrooke, 819 566-6040 (Promenades King) Aussi vêtements pour elle, Armor-Lux et Lutha et lui, chemises, pantalons, chandails, etc.Autres collections de chaussures disponibles Chaussures hommes-femmes samedi 10 février 2018 laTribune W12 musique Bringtown.D\u2019autres pièces, en revanche, ont cartonné de chaque côté de l\u2019Atlantique, qu\u2019il s\u2019agisse de Ça fait rire les oiseaux, Vive le douanier Rousseau ou Bons baisers de Fort-de-France, pour ne donner qu\u2019une poignée d\u2019exemples.un groupe médicament Elles seront évidemment reprises au cours de la tournée québécoise, où leur effet sur le public devrait être aussi puissant que dans les années 1990.« Les textes sont légers.Ce ne sont pas des chansons intellectuelles, mais elles prêtent au rêve, au voyage.C\u2019est ainsi que pendant une heure et demie, tout le monde oublie ses soucis, ce qui est extraordinaire, parce que le stress constitue un poison », estime l\u2019interprète.Elle ajoute, en riant, que des Français demandent que le prix des billets soit remboursé par la Sécurité sociale.Plus sérieusement, l\u2019artiste évoque l\u2019état mental de cette planète, la haine qui se propage aussi rapidement que le virus de la grippe, l\u2019individualisme rampant, pour expliquer le besoin ressenti par les admirateurs.« À l\u2019étape où nous sommes rendus, nous ne recherchons ni la gloire ni l\u2019argent.Notre mission première en tant que groupe consiste à apporter de l\u2019amour aux gens, et comme il s\u2019agit d\u2019un partage, nous aussi, une fois sur scène, nous oublions nos problèmes.Ça représente un bel exutoire », fait valoir Clémence Bringtown.daniel côté Le Quotidien SAGUENAY \u2014 La Compagnie Créole célébrera le 30e anniversaire de son premier spectacle au Québec en effectuant une tournée chevauchant l\u2019hiver et le printemps.Ses membres offriront une double dose d\u2019exotisme et de chaleur à un moment où leurs admirateurs d\u2019ici portent leur nor- dicité comme une croix.Les débuts sur scène de la formation antillaise ont eu lieu à Montréal, au Théâtre Saint-Denis.Elle avait ensuite joué à Québec et à Ottawa, un circuit emprunté une nouvelle fois en 1989.Ensuite, la vague est devenue si forte qu\u2019elle a embrassé tout le territoire, un phénomène qui semble résister au passage du temps.« Nous sommes les premiers étonnés de constater que l\u2019engouement se maintient au Québec et en France.Maintenant, on voit des gens assister aux spectacles avec leurs enfants.Plusieurs, parmi ceux-ci, ont appris nos chansons à l\u2019école sans savoir que nous en étions les auteurs », a souligné l\u2019élément féminin du quatuor, Clémence Bringtown, au cours d\u2019une entrevue téléphonique.Elle se trouvait à Paris, loin de l\u2019hiver québécois, mais pas effarouchée pour deux sous à l\u2019idée de revenir au pays du froid.« Je ne suis pas découragée par ça », lance la chanteuse en riant.La perspective de renouer avec le public québécois lui sourit, en effet.Elle amène la dame originaire de la Martinique à ressasser de doux souvenirs.Parmi eux, mentionnons la fois où la Compagnie Créole a affiché complet au Forum de Montréal, en 1993.Le point commun à tous leurs rendez-vous québécois : la chanson Un cadeau du ciel.« Ce fut l\u2019un de nos plus gros succès au Québec, où cette chanson a marché plus fort qu\u2019en France.Chez vous, nous sommes obligés de la faire », reconnaît Clémence la compagnie créole 30 ans de succès au Québec SAGUENAY \u2014 Pendant leur tournée québécoise, les membres de la Compagnie Créole interpréteront une ou deux pièces qui susciteront l\u2019étonnement.Empruntant à la tradition gospel, elles ouvriront une fenêtre sur une dimension de leur vie qui est bien connue en France, mais pas chez nous.Elle tient à leur engagement auprès de l\u2019Association pour l\u2019information et la prévention de la drépano- cytose (APIPD).Cette pathologie affecte des millions de personnes dans le monde, dont une forte proportion d\u2019enfants.Sensibilisé à cette cause, le groupe antillais donne des spectacles depuis 2014 afin d\u2019aider l\u2019organisme sans but lucratif à accomplir sa mission.Celle-ci consiste à offrir des soins aux personnes atteintes, tout en s\u2019associant à des activités de dépistage.« Longtemps, cette maladie génétique a été considérée comme une maladie orpheline, ce qui n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui.Des recherches sont menées.Il y a du travail de fond », rapporte la chanteuse Clémence Bringtown.À ces éléments encourageants s\u2019ajoute l\u2019effet produit par les sorties que la Compagnie Créole effectue régulièrement afin d\u2019apporter de l\u2019eau au moulin.Dès le départ, le quatuor a misé sur le gospel afin d\u2019attirer l\u2019attention des gens.« Ce n\u2019est pas le gospel américain, puisqu\u2019aux Antilles, nous avons notre propre version, précise l\u2019interprète.Ce sont des pièces que les gens chantent lorsqu\u2019ils sont dans la misère, qu\u2019ils n\u2019ont pas le moral.Ça vient naturellement.C\u2019est une façon d\u2019exorciser les choses.» Dès le premier spectacle- bénéfice, le groupe a mesuré l\u2019intérêt que suscite le gospel.Au-delà de l\u2019effet de curiosité, il fait du bien aux âmes.« Les gens sortent des églises en chantant.Le fil conducteur de ces spectacles, c\u2019est l\u2019amour et l\u2019amitié entre les hommes », s\u2019émerveille Clémence Bringtown, qui profitera de la tournée québécoise pour offrir une ou deux pièces tirées du répertoire gospel, tout en livrant des informations au public à propos de la drépanocytose.DANIEL Côté, LE QUotIDIEN Le gospeL pour contrer La drépanocytose Vous voulez y aller?La Compagnie Créole mercredi 14 mars, 20 h salle maurice-O\u2019Bready entrée : 50 $ (étudiants : 40 $) la compagnie créole présentera ses chansons les plus appréciées au cours de sa prochaine tournée québécoise, laquelle s\u2019arrêtera à sherbrooke en mars.\u2014 phOtO fOurnie 5271410 laTribune samedi 10 février 2018 W13 arts visuels Maxence dauphinais-pelletier La Tribune COATICOOK \u2014 Debra Mosher tire son inspiration de son environnement direct.La rivière Tomifobia, bordée par un long sentier qu\u2019elle marche quotidiennement, est sa principale muse.Les animaux qu\u2019elle y observe et les paysages qu\u2019elle y découvre, elle les immortalise dans ses toiles.« Des fois, j\u2019apporte mon matériel directement à l\u2019endroit que je veux peindre.Je prends aussi des photos que je reproduis par la suite dans mon atelier ou dans ma cuisine », confie l\u2019artiste d\u2019Ayer\u2019s Cliff, qui présente en ce moment ses créations dans une exposition présentée au Musée Beaulne de Coaticook, intitulée Interactions avec la nature.L\u2019artiste s\u2019 inspire aussi des membres de sa famille et de la relation privilégiée que ces derniers entretiennent entre eux.« Sur cette peinture, par exemple, on voit mon père, qui a grandi sur la ferme, montrer une de ses vieilles vaches à ma fille, qui a grandi en ville.Elle est un peu timide, car elle ne connait pas ce milieu, mais son grand-père, plus habitué, lui transmet cette partie de lui », philosophe-t-elle.Alors qu\u2019elle était toute jeune, Debra Mosher avait une passion particulière pour la peinture à numéros.Une fois en possession de son premier ensemble, elle a très vite voulu mélanger les couleurs et peindre ses propres créations.« Quelques mois après avoir reçu mon premier livre de peinture à numéros, j\u2019ai dit à ma mère que je voulais peindre ce que je voulais! » s\u2019exclame-t-elle en se remémorant ces précieux moments.La technique qu\u2019elle utilise actuellement s\u2019est ajoutée à son arsenal il y a cinq ans seulement.« J\u2019ai expérimenté de nouvelles techniques il y a quelques années.Je me suis mise à mettre plus d\u2019acrylique sur ma toile et à utiliser un couteau à peindre pour faire la finition.Je dois me dépêcher, car la peinture sèche très rapidement. » En plus de donner des œuvres hautes en couleur, la technique permet de rendre la texture à merveille.Le relief créé par l\u2019épaisse couche d\u2019acrylique donne une illusion de réalisme accrue.Occupée et dévOuée Depuis cette innovation dans sa manière de peindre, Debra Mosher se concentre davantage sur sa propre création, elle qui enseignait l\u2019art à temps plein auparavant.Elle continue quand même de faire profiter de ses talents aux petits et grands qui veulent apprendre à peindre.Elle a d\u2019ailleurs fondé un groupe communautaire pour artistes, Art Ayer\u2019s Cliff.« Je donne des cours les mardis et les jeudis matin, en plus de superviser des artistes qui travaillent à leurs propres projets le mercredi.J\u2019enseigne aussi à un groupe d\u2019enfants qui vient après l\u2019école le vendredi », ajoute-t-elle.« Le lundi après-midi, je suis sur place pour travailler sur mes propres projets. » L\u2019exposition Interactions avec la nature comporte une trentaine de toiles, qui sont toutes à vendre.Durant toute la durée de l\u2019exposition, soit jusqu\u2019au 4 mars, l\u2019artiste sera au Musée Beaulne les dimanches après-midi pour rencontrer les amateurs.DeBra MOsHer la nature comme muse l\u2019artiste peintre Debra Mosher, ici en compagnie de son conjoint Maurice roy, présente ses toiles inspirées des paysages de la région dans une exposition baptisée Interactions avec la nature, au Musée Beaulne de Coaticook, jusqu\u2019au 4 mars.\u2014 photo la tribune, maxence dauphinais-pelletier « Quelques mois après avoir reçu mon premier livre de peinture à numéros, j\u2019ai dit à ma mère que je voulais peindre ce que je voulais! » \u2014 Debra Mosher 5273462 5265304 cahier promotionnel jeudi 15 février Hiver 2018 expo-habitat estrie Rénovation \u2022 DéCoRation \u2022 tRUCS et ConSeiLS \u2022 StYLe et ConFoRt PoUR La MaiSon FORMATIONS DE 2E CYCLE EN ENVIRONNEMENT Maîtrise | Microprogrammes | Diplôme \u2022 Temps partiel et temps complet \u2022 Cours offerts à distance \u2022 Campus à Longueuil et à Sherbrooke SÉANCES D\u2019INFORMATION Samedi 10 février, 10 h 30 et 13 h 30 Mardi 20 février, 19 h USherbrooke.ca/environnement samedi 10 février 2018 laTribune W14 Arts MAgAzine Stéphanie Girard stephanie.girard@latribune.qc.ca SAINT-CAMILLE \u2014 La municipalité de Saint-Camille vient de dévoiler sa politique culturelle avec comme objectif de favoriser l\u2019accès à la culture pour le citoyen.Grâce à une entente avec le ministère de la Culture et des Communications (MCC), les artisans de la culture du village recevront annuellement 20?000 $ pour réaliser leur projet pour les trois prochaines années.Le MCC contribuera à l\u2019enveloppe du Fonds de développement culturel pour 10 000 $ alors que Saint-Camille fournira l\u2019autre moitié.Mardi soir avait d\u2019ailleurs lieu une rencontre publique d\u2019information afin de dévoiler le cadre de l\u2019appel aux projets lié à cette aide financière.On y dévoilait les critères de sélection, dont la contribution à la qualité de vie des citoyens, les retombées économiques et la réponse aux besoins et intérêts de la communauté.Les initiatives doivent évidemment avoir lieu à Saint-Camille.Les acteurs culturels ont jusqu\u2019au 5 mars pour soumettre un projet, l\u2019annonce de la sélection étant prévue pour avril.Cet appel à projets représente 50 pour cent de l\u2019enveloppe, soit 10 000 $.L\u2019autre moitié du Fonds de développement culturel sera divisée selon différents secteurs, mais toujours pour des initiatives en culture.On parle de 5000 $ pour des projets destinés à la jeunesse, la famille et les adolescents, 2500 $ pour le numérique et 2500 $ pour l\u2019animation estivale.Du côté des investissements jeunesse, le maire Philippe Pagé souligne que des projets seront probablement réalisés avec l\u2019école primaire et la maison des jeunes.« J\u2019aime bien dire qu\u2019à Saint- Camille, on est une municipalité agriculturelle.Et ce Fonds s\u2019inscrit en continuité avec notre politique culturelle et notre positionnement.Il est primordial que les jeunes familles, que les gens de la région aient accès à une offre culturelle », dit-il.20 000 $ pour des projets culturels à Saint-Camille On se souvient tous du spectacle du Superbowl de 2004 lorsque Justin Timberlake avait dévoilé le sein de Janet Jackson.Cela avait fait scandale.De retour à la mi- temps cette année, JT a encore une fois pimenté les conversations.Le sujet?Sa tenue vestimentaire.Soyons honnêtes, nous avons trouvé les vêtements qu\u2019il portait affreusement laids.Son habit kaki au motif de camouflage, sa che- mise-paysage de chasse, son bandana rouge orangé, ses espadrilles blanches : rien de tout ça ne semblait aller de pair.Plusieurs inter- nautes ont même dit qu\u2019il avait l\u2019air d\u2019un clochard.Pourtant, Justin était habillé de la tête au pied par la réputée designer Stella McCartney.Celle-ci était fière de ses créations.Elle a écrit sur Twitter : « Il [Justin] a toujours eu du style, alors de l\u2019habiller est un réel honneur.» Il faut croire que JT voulait bien représenter l\u2019esprit de son dernier album intitulé Man of the Woods.Espérons seulement qu\u2019il aura le temps de revoir sa garde-robe avant son passage au Québec.Mais comme le dit si bien l\u2019expression : « Des goûts et des couleurs, on ne discute pas.» LE SoLEIL Le dimanche 11 février à 19 h à Tva, les 2,5 millions fidèles de La voix feront connaissance avec de nouveaux candidats qui tenteront de séduire, outre «?le vétéran?» éric Lapointe, trois coachs flambants neufs : Garou, Lara fabian et alex Nevsky.Charles Lafortune est toujours à la barre.Comme à l\u2019habitude, la compétition débute avec les auditions à l\u2019aveugle.rappelons que l\u2019émission se prolonge les lundis, dès le 12 février, avec anouk meunier qui dévoile les coulisses de la veille, à 18 h 59.DANIèLE L.GAuThIEr, LA PrESSE CANADIENNE \u2014 phoTo osa imaGes eT Tva Justin timberlake \u2014 phoTo The assoCia- Ted press, ToNy GuTierrez r e t O U r \u2022 d e \u2022 S O n \u2022 CoiN TéLé JusTiN TimberLake Habillé en «?clochard?» 5270025 laTribune samedi 10 février 2018 W15 cinéma Émilie CôtÉ La Presse Los AngeLes \u2014 n\u2019en déplaise au président américain Donald Trump qui parle de «?pays de merde?», le superhéros de La panthère noire (Black Panther) est le roi d\u2019un pays florissant et moderne d\u2019Afrique.À forte connotation politique, le plus récent film de la franchise Marvel se veut un hommage à la culture noire avec une trame sonore originale signée en partie par Kendrick Lamar.Voici pourquoi La panthère noire est un film-événement si attendu.Filial et vindicatif, le synopsis est à la sauce Marvel.Après la mort de son père, T\u2019Challa, alias la Panthère noire, retourne chez lui dans le pays africain florissant et technologique- ment avancé de Wakanda.Or, son pouvoir sera défié par un ennemi, ce qui compromettra le bien-être de Wakanda, mais aussi l\u2019état mondial.« Même si c\u2019est fictif, j\u2019aimais l\u2019idée d\u2019une nation africaine non conquise et pure », souligne l\u2019acteur Chadwick Boseman, qui incarne T\u2019Challa.L\u2019actrice Danai Gurira, qui incarne une guerrière, voit dans La panthère noire une sorte de revanche.« Je suis mi-américaine, mi-zimbabwéenne.Je connais le potentiel d\u2019où je viens, mais je vois comment le monde en a une fausse représentation.Le film célèbre la richesse de la culture africaine.Sa beauté, ses habiletés et ses ressources.De le voir à grande échelle au cinéma avec le prisme épique de Marvel a été un baume à mes blessures.» Un film d\u2019aCtUalitÉ Le film débute alors que le roi T\u2019Challa vient de participer à l\u2019affrontement entre Iron Man et Capitaine America.Le jeune réalisateur Ryan Coo- gler a coécrit le scénario il y a environ deux ans.En entremêlant des thèmes chauds (la politique, la culture afro-américaine, le partage des richesses et l\u2019ouverture des frontières), il ignorait que l\u2019actualité allait rendre son propos encore plus pertinent.Il louange l\u2019ouverture de Marvel et toute la liberté qu\u2019il a eue à coécrire le scénario avec Joe Robert Cole.« Marvel m\u2019a permis de faire du divertissement qui fait réfléchir », indique le réalisateur.« Tu penses que Marvel est un gros studio intouchable, mais c\u2019est juste Kevin et ses deux amis », blague Ryan Coogler.Kevin Feige, c\u2019est le directeur de Marvel Studios, qui appartient à Disney.Ses deux « amis » sont Louis D\u2019Esposito et Victoria Alonso.Kevin Feige rappelle que le personnage de la Panthère noire, d\u2019abord apparu dans un numéro de Fantastic Four, a été créé dans les années 1960 par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby dans une période politique agitée.« C\u2019était l\u2019époque du mouvement des droits civiques.Nous nous devions d\u2019être à la hauteur de la portée du personnage.» des femmes fortes La panthère noire réunit des femmes fortes, à la fois devant et derrière la caméra.La directrice photo Rachel Morrison est par ailleurs la première femme à obtenir une sélection dans sa catégorie au prochain gala des Oscars, pour son travail sur Mudbound.Les femmes ont du pouvoir à Wakanda, et la famille est importante.« Je suis si heureuse que cette histoire ait eu le soutien de Marvel, dit Angela Bassett, qui incarne la reine du royaume.Le film met en valeur les personnages féminins.» Letitia Wright joue le rôle de la sœur de T\u2019Challa, une surdouée des technologies dotée d\u2019un grand sens de l\u2019humour.Lupita Nyong\u2019o et Danai Gurira incarnent des guerrières.« Le film montre comment une société peut être forte si les femmes ont autant de place », dit la première, oscarisée pour son rôle dans Esclave pendant 12 ans.« Enfin des personnages complexes de femmes du continent africain! » s\u2019exclame la deuxième, qui s\u2019est fait connaître dans la série The Walking Dead.« Quelle grande fierté j\u2019ai eue à jouer une femme subversive.» « C\u2019est un film pour lequel nous avons eu un grand sentiment d\u2019appartenance pendant le tournage, indique Lupita Nyong\u2019o.Or, avec tous les effets spéciaux et la conception graphique, c\u2019est un film où il se passe beaucoup de choses et beaucoup de temps entre le tournage et sa sortie.» Le résultat aurait pu être décevant.« J\u2019étais nerveux.J\u2019ai même appelé Ryan la veille de la première », dit Michael B.Jordan, dont le personnage de vilain tente de ravir le trône de Wakanda.« Mais je ne peux décrire l\u2019émotion de voir le film à l\u2019écran avec ma famille et le public.J\u2019ai eu un grand sentiment d\u2019empowerment.» Éloges poUr ryan Coogler « Je me suis senti béni.béni d\u2019avoir pu faire le film de cette façon », dit le réalisateur Ryan Coogler.C\u2019est Forest Whitaker qui lui a donné sa chance il y a cinq ans en lui confiant la réalisation du film Fruitvale Station, primé au festival de Sundance.« Je savais que Ryan pouvait toucher le monde entier, dit Forest Whitaker.Je suis ébloui de voir à quel point il peut être socialement pertinent avec un film que les gens ont envie de voir.» Andy Serkis et Martin Freeman, les deux rares acteurs blancs du film, sont aussi ravis de leur expérience sur le plateau à grand budget de Coogler.« Je me souviens quand Ryan s\u2019est avancé pour nous dire : \"Je n\u2019ai jamais dirigé deux acteurs blancs auparavant.\" C\u2019était bizarre, mais c\u2019était vrai », raconte en riant Andy Serkis (connu pour son rôle de Gol- lum dans Le seigneur des anneaux), qui reprend Ulysses Klaue, son personnage de mercenaire vu dans Avengers : l\u2019ère d\u2019Ultron.« Ryan est extraordinaire, humble, chaleureux, fédérateur, visionnaire.Je suis honoré d\u2019être dans son film révolutionnaire.» La panthère noire prend l\u2019affiche le 16 février.La panthère noire Un film révolutionnaire?Le réalisateur Ryan coogler.\u2014 Photo Willy sanjuan/invision chadwick Boseman incarne le roi T\u2019challa, alias la Panthère noire.\u2014 Photo matt Kennedy/marvel studios-disney \u2014 Photo matt Kennedy/marvel studios-disney samedi 10 février 2018 laTribune W16 cinéma Aurélie MAYeMBO Agence France-Presse PARIS \u2014 Avec sa reconstitution de l\u2019attentat déjoué du Thalys en 2015, Clint Eastwood salue le courage de «?héros ordinaires?» à qui il fait jouer leur propre rôle et flatte le patriotisme américain dans son film qui est sorti mercredi en France et vendredi aux États-Unis.Le 15:17 pour Paris raconte comment, le 21 août 2015, trois copains d\u2019enfance américains sont intervenus à mains nues pour désarmer un jihadiste armé d\u2019une kalachnikov et muni de chargeurs pleins, dans le train Thalys reliant Amsterdam à Paris.Un tour de force qui a évité un carnage.Ce nouveau projet s\u2019inscrit dans la lignée de la production récente d\u2019Eastwood retraçant des histoires réelles de personnages aux expériences hors du commun, après American Sniper (2014), film très controversé sur un tireur d\u2019élite en Irak, et Sully (2016), sur l\u2019amerrissage forcé d\u2019un vol commercial sur le fleuve Hudson, avec Tom Hanks.Sauf qu\u2019à la dif férence des précédents films, il a fait le pari de faire tourner les trois véritables « héros » du Thalys : Spencer Stone, Alek Skarlatos et Anthony Sadler.« C\u2019était très intéressant de revenir dans le train.Psychologiquement, ce n\u2019était pas traumatisant pour nous, car personne n\u2019a perdu la vie ce jour-là et beaucoup de positif est sorti de tout ça », a confié Anthony Sadler à l\u2019hebdomadaire français Paris Match.Le réalisateur a aussi engagé du personnel de santé et des pompiers du nord qui ont répondu à l\u2019alerte donnée alors que le Thalys Amsterdam-Paris était dérouté vers la gare d\u2019Arras, dans le nord de la France.Filmée sans esbroufe, la scène du Thalys arrive tardivement dans le film, qui dure un peu plus de 90 minutes et permet d\u2019y voir plus clair dans le déroulement des faits.sAns visiOnneMent de presse En revanche, le réalisateur passe la première partie du film à explorer le parcours de ces trois inséparables, élevés dans les environs de Sacramento (Californie).Son attention se porte tout particulièrement sur Spencer.Gamin élevé par sa mère, fasciné par les armes, il a collé au mur de sa chambre l\u2019affiche du film d\u2019Eastwood Lettres d\u2019Iwo Jima et rêve de sauver des vies, quitte à ne pas respecter les règles du jeu.Taiseux au crâne rasé, c\u2019est lui qui foncera le premier sur le jihadiste, au péril de sa vie.Tout au long du film, Eastwood va semer des indices pour annoncer le destin de ce personnage.Le film va ensuite se concentrer sur le tour d\u2019Europe des trois amis (Venise, Rome, Berlin, Amsterdam et Paris), résumé par des scènes de beuverie, de danse à la barre verticale en boîte de nuit et d\u2019égopor- traits pris à la perche devant des lieux touristiques.C\u2019est à l\u2019Élysée que cette histoire édifiante se conclut : les trois héros y ont reçu la Légion d\u2019honneur, la plus haute distinction française.Une scène qui mêle images d\u2019archives et reconstitution maladroite avec un faux président français, de dos, auquel personne ne croit.Très attendu, Le 15:17 pour Paris a été présenté en avant-première en France à un public trié sur le volet, mais n\u2019a pas été montré à la presse.Le réalisateur ne s\u2019est guère exprimé sur ce projet, laissant le champ médiatique à ses trois « héros ».Le 15:17 pour paris L\u2019attentat raté du Thalys vu par Eastwood Les véritables héros de l\u2019attentat raté du train Thalys, Spencer Stone, anthony Sadler et alex Skarlatos, jouent leur propre rôle dans Le 15:17 pour paris, réalisé par clint Eastwood et arrivé sur les écrans le 9 février.\u2014 photo Warner Bros nOrMAnd prOvencher Le Soleil qUÉbEC \u2014 Ne cherchez pas le début de la moitié de l\u2019ombre d\u2019une image nerveuse ou syncopée dans Certains de mes amis, de Catherine Martin.La réalisatrice de Trois temps après la mort d\u2019Anna (2010) renoue avec le documentaire dans une approche tout ce qu\u2019il y a de plus zen, en complète opposition avec la frénésie qui caractérise notre époque.La cinéaste a choisi de fixer sa caméra devant sept amis qu\u2019elle admire.Sept amis chers à son cœur.Ils sont peintre, neuroscien- tifique, photographe, marionnettiste, musicien, documentariste et preneur de son.« Des gens d\u2019exception parce qu\u2019ils sont comme tout le monde », comme le dit si bien l\u2019auteure.Dans leur atelier ou leur milieu de vie, ils se dévoilent, parlent de leur art, de leur engagement, de leur présence au monde.La durée des plans, parfois excessive, cherche à coller au plus près du geste créatif.Si l\u2019approche risque d\u2019en rebuter plus d\u2019un, en revanche, les adeptes de la contemplation, capables de s\u2019abandonner complètement à ce rythme, en retireront une grande satisfaction.Le maître mot est dit : s\u2019abandonner.Du groupe des sept, Hugo Bro- chu se démarque par sa résilience.Victime d\u2019un accident vasculaire cérébral en 2009 qui l\u2019a laissé aphasique, le quadragénaire est touchant dans sa volonté de réécrire péniblement les poèmes de son père.Par sa façon de filmer à contre- courant, dans le dépouillement et la lenteur, le cinéma de Catherine Martin a quelque chose qui relève de la subversion.Dans notre monde formaté, ce n\u2019est pas rien.certains de mes amis Zénitude et abandon Gabor Szilasi, un des amis de catherine martin.\u2014 Les fiLms du 3 mars CerTAins de mes Amis documentaire ?réalisé par catherine martin 5231118 Concerts ES TR IA Julie Garriss, violon Pauline Farrugia, clarinette Tristan Longval-Gagné, piano Au programme : La suite de L\u2019Histoire du soldat de IGOR STRAVINSKY et Contrasts de BÉLA BARTÓK, pour violon, clarinette et piano, ainsi que des duos de WITOLD LUTOSLAWSKI et SERGEI PROKOFIEV.RÉSERVATIONS 819-842-1072 estria@cgocable.ca Sam 17 fév à 15 h Église Ste-Élisabeth à North Hatley , 3115 Capelton BILLETS : 10 $ Dim 18 fév à 15 h Centre culturel et du patrimoine Uplands , 9 Speid, Sherbrooke BILLETS : 10 $\u2014concert 20 $\u2014concert + thé à l\u2019anglaise laTribune samedi 10 février 2018 W17 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 La performance exceptionnelle d\u2019une actrice peut-elle sauver un film de la catastrophe?À voir Hors de nulle part (Aus dem Nichts), oui, de toute évidence.La magistrale incarnation de Diane Kruger a d\u2019ailleurs valu à l\u2019Allemande le Prix d\u2019interprétation à cannes, en mai.On ne peut pas en dire autant du drame de Fatih Akin.Son long métrage chargé illustre la douleur d\u2019une femme qui perd son mari et son fils après un attentat à la bombe néonazi.et son désir de vengeance.Un récit déchirant.Sauf que le réalisateur préconise un traitement simpliste de questions complexes \u2014 une position moralement discutable.La douleur de Katja (Kruger) est inimaginable.Quand la mère et épouse éplorée part sur le sentier de la guerre, bien déterminée à retrouver les auteurs de l\u2019acte terroriste, le cinéaste cherche à confronter le spectateur à ses impératifs moraux : que feriez-vous à sa place?C\u2019est un peu facile.Akin est un des rares cinéastes récompensés à Berlin (Head-On, 2004), à Cannes (De l\u2019autre côté, 2007) et à Venise (Soul Kitchen, 2009).L\u2019Allemand d\u2019origine turque est aussi un poster-boy du multicul- turalisme aux allures de rock star.Il bénéficie d\u2019une certaine légitimité qui lui permet de s\u2019attaquer aux insidieux groupuscules néonazis.Il n\u2019a pas eu à chercher loin : le procès des membres du NSU (acronyme de Clandestinité nationale- socialiste) dans son pays, accusés de 10 meurtres, dont 8 Turcs.La police a privilégié pendant une décennie la piste de règlements de comptes communautaires, voire mafieux.Ce qui fut transposé dans Hors de nulle part.Avec, à la clé, Katja qui cherche à se faire justice.La démonstration du cinéaste est axée sur cette incarnation de la blonde aryenne vengeresse plutôt que sur la perte et le deuil.À la lumière de l\u2019ensemble du film, un procédé très manichéen.faMille, procès et vengeance On a beau être de tout cœur avec Katja, le malaise est aussi nourri par le fait que la réalisation est parfaitement maîtrisée, dans chacun des trois actes, lesquels explorent successivement des genres différents : film de famille, de procès et de vengeance.Le sens de l\u2019ellipse, l\u2019excellente trame sonore (composée par Josh Homme de Queens of the Stone Age), la photographie.Et que dire de la performance de Kruger (Le commando des bâtards, Les adieux à la reine), qui obtient, enfin, un rôle à sa mesure.Formidablement douée, parfaitement trilingue (on l\u2019a même vue dans L\u2019âge des ténèbres d\u2019Arcand), elle est Katja.Passant par toute la gamme des émotions, l\u2019actrice réussit pourtant à ne jamais trop en faire, préconisant la nuance dans un film où Akin opte pour une approche tonitruante.Ses intentions sont louables, le résultat, discutable.Il a au moins le mérite de vouloir susciter une discussion sur le sujet.À l\u2019heure de la montée des groupuscules de l\u2019extrême droite, ici comme ailleurs, Hors de nulle part s\u2019avère, malgré ses défauts, terriblement pertinent.hors de nulle part Une chance qu\u2019il y a Diane Kruger\u2026 Formidablement douée, Diane Kruger obtient, enfin, un rôle à sa mesure dans hors de nulle part.Elle passe par toute la gamme des émotions tout en préconisant la nuance dans un film où le réalisateur a opté pour une approche tonitruante.\u2014 photo magnolia pictures Hors de Nulle pArt drame ?1/2 réalisé par fatih akin avec diane Kruger, denis moschitto et Johannes Krisch Marc-anDrÉ lussier La Presse mOntréAL \u2014 nicolas boukhrief nous propose un film comme il ne s\u2019en fait pratiquement plus.Portant à l\u2019écran un roman de béatrix beck, déjà adapté par Jean-Pierre melville il y a plus de 55 ans, le cinéaste entraîne le spectateur dans un questionnement spirituel à travers les échanges entre le séduisant et éloquent prêtre Léon morin et une jeune femme communiste et athée, dont il tombe visiblement amoureux.et réciproquement.Car au-delà de la rhétorique religieuse, La confession repose d\u2019abord et avant tout sur une histoire d\u2019amour impossible, au temps de l\u2019occupation allemande.Cet homme est séduisant, cette femme est séduisante aussi, malgré le plein désarroi dans lequel elle se trouve, sans nouvelles d\u2019un mari parti à la guerre.Dieu merci, Boukhrief n\u2019a pas cherché à imiter Melville ni à recréer le couple que formaient Jean-Paul Belmondo et Emma- nuelle Riva.Il se concentre plutôt \u2014 avec beaucoup de sobriété et de dépouillement \u2014 sur les échanges entre les deux protagonistes en se tenant au plus près d\u2019eux, histoire de saisir leurs moindres tourments intimes.Romain Duris et Marine Vacth sont excellents, et ce film intéressera sans aucun doute les cinéphiles attirés par le questionnement spirituel et religieux.En revanche, la façon avec laquelle ces thèmes sont abordés ne trouve peut-être pas le même écho à notre époque.la confession Amour et spiritualité Romain Duris et marine Vacth dans la confession.\u2014 photo mK2 mile end lA coNfessioN drame ?réalisé par nicolas Boukhrief avec romain duris, marine vacth et anne le ny 5273702 Le concours se termine le 11 février à 23h59.Les 5 gagnants recevront leur prix par la poste.Valeur totale des prix : 230 $.Règlements du concours disponibles sur concoursLesFilmsSeville.com.VOUS OFFRENT LA CHANCE DE GAGNER VOTRE LAISSEZ-PASSER QUADRUPLE DU FILM Pour participer, visitez concoursLesFilmsSeville.com Indice : Tribu AU CINÉMA DÈS LE 16 FÉVRIER CroMan-LeFilm.ca Offerte par La trilogie de livres inspirée du film AUSSI À GAGNER samedi 10 février 2018 laTribune W18 EXPO Musique éclatée L\u2019artiste peintre Claire desjardins est née à montréal.elle détient une majeure en arts plastiques de l\u2019Université de montréal et un baccalauréat en arts visuels de l\u2019Université du Québec à montréal.attirée d\u2019abord par le dessin, elle opte vite pour les techniques mixtes.depuis 1988, elle a présenté, au Québec et aux états-Unis, plus d\u2019une douzaine d\u2019expositions solos et a participé à une trentaine d\u2019expositions collectives.Claire desjardins privilégie l\u2019intégration d\u2019objets récupérés dans ses œuvres.elle aime les détourner de leur sens initial afin qu\u2019ils appuient son thème.ses sujets favoris sont la nature, l\u2019être humain et les arts.dans cette exposition, elle tente de traduire les notions de mouvement, de spontanéité, de fluctuation et de répétition que l\u2019on retrouve dans la musique.son travail repose sur le collage de fragments de vieilles partitions musicales en décalé, de pièces mécaniques d\u2019instruments, de bois et de métal.Leur disposition provoque une sensation de flottement, comme si les notes pouvaient danser.au musée Beaulne de Coaticook, jusqu\u2019au 4 mars 2018.PlacART retaiLLe d\u2019entrevUe Chanson de circonstance Inséparables Lili Fatale Panavision (2001) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?Tout le monde a, autour de soi, un couple idéal : soudé, heureux, durable, jamais l\u2019ombre d\u2019une querelle.Un bonheur qui suscite admiration, curiosité, envie, voire jalousie.Ces indéfectibles amoureux ont notamment été mis en chanson par Daniel Lavoie et son incontournable Ils s\u2019aiment, mais aussi par les défunts Lili Fatale.Le trio rock, Félix de la révélation 1998 et prix Félix-Leclerc aux FrancoFolies, n\u2019a vécu que deux albums, laissant des succès comme Mimi et Feels.Pourtant, quelque quinze ans après sa dissolution, ses chansons n\u2019ont pas pris une ride.Dont celle-ci seyant parfaitement à la Saint-Valentin.« Ils sont toujours ensemble / Ils sont inséparables / On les trouve si étranges / Certains disent insoutenables / Que non rien ne peut les fendre / Que la mort et encore / Qui sait s\u2019ils seraient plus forts / Des amants qui sont cimentés / Du cœur aux pieds / Comment sont-ils si luminescents?» Steve Bergeron SherBrooke \u2014 Jay Du temple n\u2019a aucunement surpris ses parents lorsqu\u2019il leur a annoncé qu\u2019il souhaitait s\u2019inscrire à l\u2019École nationale de l\u2019humour, puisqu\u2019il y a une longue tradition de comiques dans ses gènes, plus précisément du côté de sa mère.C\u2019est d\u2019ailleurs la raison pour laquelle Jérémie Du temple-Quirion a gardé son nom maternel pour la scène.« Les gens les plus drôles dans ma famille, ce sont les Du Temple : ma mère, son frère, ses oncles, mon grand-père maternel, qui aurait pu être humoriste.Mon premier numéro, je l\u2019ai fait à la fin de mon secondaire, et ma mère m\u2019avait vu triper à l\u2019écrire.C\u2019est ensemble qu\u2019on a regardé le site de l\u2019École nationale de l\u2019humour.Au cégep, je me suis inscrit aux cours du soir de l\u2019ÉNH et ce sont mes parents qui me les ont payés même si j\u2019étais prêt à le faire.» « À ma troisième année de cégep, j\u2019ai gagné la finale locale à Cégeps en spectacle avec un autre numéro d\u2019humour qui a très bien marché.Tout le monde m\u2019a alors parlé de l\u2019École.J\u2019ai donc dit à mes parents que je souhaitais m\u2019inscrire.Ils n\u2019étaient évidemment pas surpris, mais ils voyaient aussi que j\u2019étais très discipliné là-dedans.contrairement au reste de ma vie.Depuis le jour 1, ils n\u2019ont jamais cessé de me soutenir.Ce sont eux qui ont vu le plus souvent mon spectacle et ils rient encore de mes blagues.» Steve Bergeron Coupée au montage de l\u2019entrevue du 7 février 2018.Jay Du temple \u2014 Photo La Presse, martin ChamBerLand il y avait longtemps qu\u2019on n\u2019avait pas entendu parler d\u2019auguste, alias sébastien Pomerleau.son deuxième microalbum, La tristesse des autoroutes, était paru en novembre 2013.mais que le sherbrookois vient de retontir sur les ondes radio avec une nouvelle chanson, 3 jours en hiver, réalisée par lui-même et, qui plus est, accompagnée d\u2019un clip.Le réseau énergie a même choisi auguste pour en faire sa future star iheartradio pour le mois de février.Le chanteur annonce du même coup la parution de son tout premier album complet, La rouille se pose sur nos corps, pour avril prochain.voilà qui donne hâte au printemps, tout comme cette chanson pop-folk qui espère les beaux jours.Pour l\u2019entendre, il suffit de se rendre sur le site auguste.ca.Pour voir le clip, tapez simplement 3 jours en hiver dans Youtube.Steve Bergeron auguste s\u2019annonce pour le printemps artistes en résidence du Conservatoire de musique de trois-rivières de 2015 à 2017, denis doucet et sébastien deshaies, alias le duo Contradanza, proposent un Voyage virtuose le dimanche 11 février, à 15 h, à la Belle Chapelle de sherbrooke.Le clarinettiste et le guitariste ont en effet préparé un concert où le nombre de pays visité sera impressionnant : le venezuela, l\u2019irlande, l\u2019espagne, la Bulgarie, la roumanie, l\u2019argentine.Le voyage se fera par le truchement de plusieurs danses et airs traditionnels, mais aussi par des œuvres classiques d\u2019inspiration folklorique, tels les tangos de Piazzolla et les Danses populaires roumaines de Bartók.en prime, un extrait de La flûte enchantée de mozart.L\u2019entrée est de 25 $ et comprend le stationnement.Steve Bergeron Voyage virtuose sébastien Deshaies et Denis Doucet, alias contradanza \u2014 Photo foUrnie \u2014 Photo foUrnie laTribune samedi 10 février 2018 W19 5268063 LES SARDINES, C\u2019EST POUR LE CRAQUELIN.LA CONSERVE, C\u2019EST POUR LE BAC.Le placement publicitaire de la présente campagne s\u2019inscrit dans le cadre de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement (chapitre Q-2) et de la réglementation relative.Les journaux assujettis sont tenus de contribuer en espaces publicitaires à leur juste part.RECYC-QUEBEC.GOUV.QC.CA Pour savoir tout ce qui va dans le bac et continuer à bien récupérer: SAMEDI 10 FÉVRIER 2018 laTribune W20 VINS L\u2019 appellation valpolicella célèbre son 50e anniversaire! Et si on prenait part à la fête en célébrant la St-Valentin avec un verre d\u2019amarone della valpolicella?Si le cœur vous en dit, démêlons d\u2019abord les appellations suivantes : valpolicella, amarone della valpo- licella, recioto della valpolicella et valpolicella ripasso.Toutes partagent la même zone de production, la valpolicella, dans le nord- est de l\u2019Italie en Vénétie.Pourtant, tout un monde les sépare.Le valpolicella est un vin rouge aux arômes de fruits rouges, souple et frais.Quant au recioto della valpo- licella, il s\u2019agit d\u2019un vin de dessert riche et concentré, élaboré avec des raisins surmûris.Le valpolicel- la ripasso, qui signifie « repassé », est un jeune valpolicella refer- menté avec les peaux de raisins d\u2019amarone.Toutefois, la palme de l\u2019excellence revient sans contredit à l\u2019amarone della valpolicella.Le 29 janvier dernier, le gratin vénitien est débarqué à l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec, à Montréal, pour souligner le 50e anniversaire de l\u2019appellation valpolicella.La Famiglie Storiche, un regroupement de 13 prestigieuses caves à valpo- licella (Torre d\u2019Orti, Tommasi, Masi, Zenato, Musella, Begali, Allegrini, Venturini, Sant\u2019Antonio, Brigaldara, Tedeschi, Guerrieri Rizzardi, Speri), s\u2019est donné pour mission de promouvoir et de préserver l\u2019excellence de son patrimoine.La réalisation de ce dessein commun passe, entre autres, par des normes de production plus strictes que celles imposées dans le cahier des charges de la DOCG (Denomi- nazone Di Origine Controlla- ta).Pour l\u2019occasion, chaque maison faisait déguster l\u2019un des ses ama- rone pour un total de 13 vins allant de 1988 à 2010.L\u2019amarone, c\u2019est deux millésimes en un.Il y a d\u2019abord la vendange, dit le cycle végétal.Débute ensuite le cycle appassimento.Au lieu d\u2019être envoyés à la cave pour en faire du vin, les raisins sont entreposés sur des treillis, à l\u2019intérieur, pendant 3 à 4 mois pour être séchés.Au cours du processus, ils perdront 30 à 40 % de leur poids initial.Les raisins seront alors attaqués par le botrytis \u2014 champignon responsable de la pourriture noble.La réussite de ce « deuxième millésime » repose sur une température dépourvue d\u2019humidité, offrant ainsi aux raisins les conditions idéales pour un séchage rapide et adéquat.À terme, si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, les baies seront bien concen- trées en sucre, en arômes et en tannins, prêtes à être vinifiées pour offrir un fin nectar.Survient ensuite la lente transformation des sucres en alcool, après quoi le vin est élevé sous bois au moins 24 mois (30 mois minimum pour la Famiglie Storiche).Il en résulte un rouge élevé en alcool (14 % minimum pour la DOCG; 15 % minimum pour la Famiglie Storiche), soyeux, intense, tannique et légèrement sucré pour la plupart.« Une illusion de sucré dans un vin sec », comme le décrit si bien la maison Speri.Certes, cette impression reste toute relative puisque le taux de sucre résiduel oscille entre 3 g/l et 12 g/l selon les vins.Une tendance vers le sec s\u2019est toutefois ressentie dans les plus récent millésimes dégustés.Le plus grand constat au terme de cette dégustation, réside certe dans la qualité et la grande diversité de profils au sein même de l\u2019appellation, mais surtout dans l\u2019incroyable potentiel de garde de ces vins.AMARONE DELLA VALPOLICELLA CLASSICO, COSTASERA, MASI AGRICOLA (SAQ : 317 057 \u2014 40,85 $) À l\u2019instar de nombreuses autres appellations italiennes, comme le chianti pour ne nommer que celle-là, l\u2019aire de production de la valpolicella a été étendue en 1968.Les vins provenant de la zone originale portent la mention « classico ».Le Costasera sent bon les épices et le vinaigre balsamique.En bouche, c\u2019est velouté et sensuel.Le genre de vin qui vous possède entièrement le temps d\u2019une gorgée.AMARONE DELLA VALPOLICELLA CLASSICO, ZENATO (SAQ : 879 445 \u2014 48,10 $) Nez profond de muscade, de clou de girofle et de sous-bois.Plutôt charnu, l\u2019amarone de Zenato se révèle riche, élégant et présente une bonne acidité.Avec toute cette matière, il en a pour de nombreuses années devant lui.ALEXANDER VALLEY 2014, BIG RIVER ZINFANDEL, RAVENSWOOD (SAQ : 12 490 385 \u2014 45,25 $) Comme ce n\u2019est pas le 14 février tous les jours, autant en profiter pour se faire plaisir! Dans la même trame, ce zinfandel de la maison californienne Ravenswood saura séduire les papilles des amateurs de vins dodus.Élevé pendant 19 mois en barriques de chêne français (dont 40 % de neuves), le Big River offre des notes de cerises et de cacao.C\u2019est costaud, souligné par des tannins fermes et conçu pour accompagner du gibier en sauce aux fruits.Vous avez des questions ou des commentaires?Écrivez-moi à caroline.chagnon@gcmedias.ca.CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Savoureux amarone 5275842 S É R I E G R A N D S C O N C E R T S B M O PRÉSENTATEURS DU CONCERT S A I S O N 2 O 1 7 / 2 O 1 8 M OM E N T S PRÉCIEUX Stéphane Laforest, chef d\u2019orchestre et directeur artistique Kerson Leong, violon Stéphane Tétreault, violoncelle BRAHMS \u2013 CHOSTAKOVITCH Dimanche 25 février, 15 h BILLETS 819 820-1000 J.BrahmS Concerto pour violon et violoncelle en la mineur, op.102 D.Chostakovitch Symphonie no 5, op.47 Intensité et émotion garanties! laTribune SAMEDI 10 FÉVRIER 2018 W21 BIÈRES Temps d\u2019arrêt au Roquemont S ur le bord de la 367, un peu à la sortie du village de Saint-Raymond dans Portneuf, se tient l\u2019hôtel Le Roquemont.Depuis plus de 30 ans, l\u2019hôtel propose une trentaine de chambres pour le plus grand plaisir des cyclistes l\u2019été et des motoneigistes l\u2019hiver.30 ans que l\u2019hôtel est judicieusement placé entre les circuits de vélos et les pistes de motoneiges.Trois ans toutefois que celui-ci propose une sélection de bières brassées sur place.La première fois que j\u2019ai posé mes valises à l\u2019hôtel Roquemont, c\u2019était pour y goûter la bière nouvellement brassée.On m\u2019avait parlé d\u2019un jeune brasseur qui prenait plaisir à brasser différents styles de bières pour une clientèle locale.Une clientèle habituée à boire de la bière «blonde», aimait-il me rappeler.On y brassait donc des bières qui valsaient entre arômes légers de céréales et amertume contrôlée.Une décision judicieuse, l\u2019avenir lui donnera raison.Je me souviens d\u2019une séance de dégustation agréable et d\u2019un hôte fort accueillant.Les bières manquaient alors un peu de finesse, c\u2019est chose courante chez les jeunes brasseurs professionnels.Je n\u2019avais pas été complaisant, on en discutait ouvertement.La culture bière au Québec est ainsi faite qu\u2019il y a de la place pour toute brasserie qui partage les mêmes valeurs que l\u2019ensemble des microbrasseries du Québec.Un goût du travail bien fait et des recettes qui mettent en valeur des matières premières nobles et saines.Chaque brasseur décidera du caractère de sa bière.Au Ro- quemont, les bières s\u2019adressaient à une clientèle principalement habituée à boire des bières douces.Ce sont les bières les plus difficiles à brasser, le brasseur doit prendre le temps de s\u2019ajuster.Voilà pourquoi je donne toujours six mois à une brasserie avant d\u2019avoir une opinion tranchée.UNE BELLE ÉVOLUTION En trois ans, la carte des bières du Roquemont a évolué aussi rapidement que le palais de la clientèle et le savoir-faire du brasseur.D\u2019agréables surprises m\u2019attendaient à ma dernière visite.Des bières «douces» bien équilibrées, qui mettent l\u2019emphase sur les matières premières.Des bières houblonnées offrant différents degrés d\u2019amertume et des arômes bien prononcés.La brasserie a réussi, en trois ans, à devenir une alternative sérieuse pour une très grande majorité de la clientèle.Le défi était de taille.Ne croyez pas que tous sont prêts à boire la dernière IPA à la mode, bien au contraire.UNE DESTINATION TOURISTIQUE Car le Roquemont, c\u2019est très souvent le point de rencontre de cyclistes ou motoneigistes qui ne boivent pas forcément de bières de microbrasseries.On s\u2019y retrouve devant une bière, auparavant d\u2019une grande marque connue, aujourd\u2019hui d\u2019un brasseur sur place.La marche était haute.La brasserie a pu compter sur l\u2019aide de la cuisine.Derrière une carte classique, se sont glissés quelques spécialités maisons mettant en valeur les accords bières et mets.Un travail de persévérance pour changer doucement les habitudes des clients, une bouchée et une gorgée à la fois.L\u2019accueil a également été revu afin d\u2019offrir une expérience intimement liée à la gastronomie, au repos et au confort.Aujourd\u2019hui, le Roquemont continue d\u2019accueillir sa clientèle d\u2019habitués, mais offre une expérience qui plaît à de plus en plus de monde grâce à la bière artisanale.Je lève mon verre à tous ces entrepreneurs qui ont le courage de faire vivre la culture bière à leur manière, en tenant compte de leur clientèle et qui offrent une belle raison d\u2019aller visiter les régions.Et si vous avez envie de jaser au brasseur, demandez à parler à Carl.Le Roquemont, c\u2019est très souvent le point de rencontre de cyclistes ou motoneigistes qui ne boivent pas forcément de bières de microbrasseries.On s\u2019y retrouve devant une bière, auparavant d\u2019une grande marque connue, aujourd\u2019hui d\u2019un brasseur sur place.\u2014 PHOTO TIRÉE DE LA PAGE FACEBOOK DU ROQUEMONT PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5269743 Problèmes de pieds?Consultez-nous pour des solutions \u2022 Orthèses plantaires \u2022 Verrues plantaires \u2022 Ongles incarnés \u2022 Évaluation des enfants \u2022 Laser pour ongles \u2022 Et beaucoup plus ! 2102, rue King Ouest, bur.10, Sherbrooke piedreseau.com Aucune référence médicale requise \u2022 Remboursé par la plupart des assurances 819 791-9005 Des douleurs aux pieds?Dr Keven Lambert Podiatre Dr Gabriel Beaudoin-Côté Podiatre samedi 10 février 2018 laTribune W22 arts magazine APPELLE-MOI PAR TON NOM Call Me by Your Name Drame sentimental de Luca Guada- gnino avec Armie Hammer, Esther Garrel, Thimotée Chalamet et Victoire Du Bois.Lombardie, 1983.Oliver, doctorant américain en histoire de l\u2019art, est accueilli dans la villa d\u2019été du professeur Perlman, pour un stage de six semaines.Entre les heures de travail et les abondants plaisirs qu\u2019offre la propriété, le jeune homme s\u2019aventure à bicyclette dans la région, escorté par Elio, le fils de son hôte.L\u2019invité décomplexé au corps d\u2019athlète éveille chez l\u2019adolescent encore puceau des désirs inédits.(13 ans et plus) 132 min ?Maison du cinéma : v.f.avec s.-t.f.samedi à jeudi 15 h 40, 17 h, 21 h 35 À ARMES ÉGALES Den of Thieves Drame d\u2019action de Christian Gudegast avec Gerard Butler, 50 cent, Jordan Bridges et Dawn Olivieri.Un groupe de braqueurs de banques célèbre décide de s\u2019attaquer à la Réserve fédérale de Los Angeles sous le nez des autorités locales.(Général) 140 min Cinéma Galaxy : v.f.samedi 18 h 50, 21 h 10, dimanche 18 h 25, 21 h 20, lundi à mercredi 18 h 35, 20 h 55 CERTAINS DE MES AMIS Documentaire de Catherine Martin.Le film est construit autour de sept portraits de personnes qui se révèlent dans leur travail ou leur vie quotidienne.Sept manières d\u2019être présent au monde, à la vie.Des gens exceptionnels parce qu\u2019ils sont comme tout le monde.(Général) 115 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à lundi, mercredi et jeudi 15 h 35, 17 h 20, mardi 15 h 35, 17 h 20, 19 h 15 CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES Fifty Shades Freed Drame de James Foley avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Arielle Kebbel et Kim Basinger.Adaptation de Cinquante nuances plus claires, troisième volet de la saga Cinquante nuances de Grey.(13 ans et plus) 105 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 25, 14 h 45, 17 h 10, 19 h 35, 21 h 50; v.o.a.samedi à jeudi 12 h 45, 15 h 5, 17 h 25, 19 h 45, 22 h 5 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h 10, 14 h 30, 16 h 35, 19 h 25, 21 h 45, dimanche 13 h 55, 16 h 30, 17 h 15, 19 h 30, 21 h 50, lundi et mardi 14 h 15, 16 h 40, 19 h 5, 21 h 30, mercredi 13 h 45, 16 h 40, 19 h 5, 21 h 30, jeudi 14 h 15, 16 h 40, 19 h 15, 21 h 35; v.o.a.samedi 12 h, 14 h 25, 16 h 50, 19 h 10, 21 h 35, dimanche 13 h 30, 16 h 25, 19 h, 21 h 30, lundi à mercredi 13 h 30, 19 h, 16 h, 21 h 25, jeudi 13 h 30, 16 h, 19 h, 21 h 20 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 20, 15 h 30, 18 h 55, 21 h, dimanche 13 h 20, 15 h 30, lundi, mardi et jeudi 16 h 5, 18 h 55, mercredi 16 h 5; v.o.a.dimanche et mercredi 18 h 55 LA CONFESSION Drame de Nicolas Boukhrief avec Anne Le Ny, Lucie Debay, Marine Vacth et Romain Duris.Sous l\u2019Occupation allemande, dans une petite ville française, l\u2019arrivée d\u2019un nouveau prêtre suscite l\u2019intérêt de toutes les femmes.Barny, jeune femme communiste et athée, ne saurait cependant être plus indifférente.Poussée par la curiosité, la jeune sceptique se rend à l\u2019église.(Général) 116 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 30, 14 h 55, 17 h 15, 19 h 40 DERNIER ARRÊT The Commuter Drame de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Elizabeth McGovern, Jonathan Banks et Sam Neil.Le trajet quotidien d\u2019un homme d\u2019affaires devient très dangereux le jour où une conspiration se développe dans son train.(Général) 104 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à mercredi 22 h L\u2019ÉPREUVE : LE REMÈDE MORTEL Maze Runner : The Death Cure Science-fiction de Wes Ball avec Rosa Salazar, Thomas Brodie-Sangser, Dylan O\u2019Brien et Kaya Scodelario.Dans ce dernier volet de l\u2019épopée Le labyrinthe, Thomas et les Blocards s\u2019engagent dans une ultime mission.Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED.(Général) 142 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 35, 15 h 35, 18 h 45, 21 h 40 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h 25, 15 h 25, 18 h 15, 21 h 10, dimanche 13 h 20, 15 h 40, 18 h 20, 21 h 15, lundi, mardi et jeudi 13 h 40, 15 h 45, 18 h 25, 20 h 55, mercredi 13 h 35, 15 h 45, 18 h 25, 20 h 55 FERDINAND Ferdinand Film d\u2019animation de Carlos Saldanha.Ferdinand est un taureau au grand cœur.Victime de son imposante apparence, il se retrouve malencontreusement capturé et arraché à son village d\u2019origine.Bien déterminé à retrouver sa famille et ses racines, il se lance alors dans une incroyable aventure à travers l\u2019Espagne.(Général) 106 min Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h, 14 h 20, 16 h 50, dimanche 13 h 20, 15 h 50, lundi à mercredi 13 h 45, 16 h 10, jeudi 13 h 30, 15 h 55 LE FIL CACHÉ Phantom Thread Drame de Paul Thomas Anderson avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville et Sue Clark.Dans la Londres des années 1950, Reynolds Woodcock, célèbre couturier, et sa sœur Cyril, font palpiter le cœur de la mode anglaise.Les femmes vont et viennent dans la vie de Woodcock, offrant compagnie et inspiration au célibataire endurci, jusqu\u2019au jour où celui-ci rencontre Alma, qui occupe très vite une grande place dans sa vie, comme muse et amante.(Général) 130 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi et lundi à jeudi 12 h 30 LA FORME DE L\u2019EAU The Shape of Water Conte de Guillermo del Toro avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins et Octavia Spencer.Elisa Espo- sito est muette.Elle travaille dans un laboratoire secret du gouvernement comme concierge.Elle mène une existence routinière et sans histoire jusqu\u2019à ce qu\u2019une nuit, elle découvre l\u2019existence d\u2019une créature amphibie cachée dans l\u2019un des bassins de l\u2019établissement.(13 ans et plus) 123 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à lundi et mercredi 13 h 5, 18 h 55, mardi et jeudi 13 h 5 HAPPY END Drame de Michael Haneke avec Isabelle Huppert, Jean-Louis Trintignant, Mathieu Kassovitz et Fantine Harduin.George Laurent, le patriarche octogénaire d\u2019une riche famille bourgeoise, partage son manoir somptueux de Calais avec son fils Thomas et sa fille Anne.Cette dernière, divorcée et froide, gère l\u2019entreprise de construction familiale.Elle en a plein les bras avec un accident de travail aux conséquences désastreuses causé par la négligence de son fils, Pierre.(13 ans et plus) 107 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 40, 17 h 25 HOCHELAGA : TERRE DES ÂMES Drame historique de François Girard avec Samian, Sébastien Ricard Raoul Trujillo et Vincent Perez.Un orage s\u2019abat sur Montréal, provoquant un spectaculaire affaissement de terrain au stade Percival-Molson pendant un match de football.La partie est interrompue.En quelques heures, le stade devient un site archéologique protégé et des siècles d\u2019histoire se révèlent.(Général) 100 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 40, 14 h 55, 17 h 5, 19 h 40, 21 h 45 HORS DE NULLE PART In the Fade Drame de Fatih Akin avec Diane Kruger, Denis Moschitto, Numan Acar et Samia Muriel Chancrin.À Hambourg, une bombe artisanale, placée devant les bureaux de Nuri Sekerci, conseiller juridique d\u2019origine kurde, explose, tuant sur le coup Sekerci et son jeune fils.Katja, l\u2019épouse allemande du défunt, émet l\u2019hypothèse que les coupables soient des néonazis.Quelques jours plus tard, son avocat lui annonce que deux suspects ont été arrêtés dans cette affaire.Or, au terme d\u2019un procès marqué par voilà! votre soirée de télévision \u2014 samedi sur nos écrans La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.ce service est offert le samedi seulement.conservez cette page.Pour des détails additionnels ou l\u2019horaire quotidien, consultez les horaires publiés chaque jour dans nos versions numériques. laTribune samedi 10 février 2018 W23 aRTS MaGaZINE voilà! votre soirée de télévision \u2014 dimanche les manœuvres sournoises de l\u2019avocat de la défense, les deux prévenus sont acquittés.Outrée par ce verdict, Katja entreprend de se faire justice.(Général) 106 min ?½ Maison du cinéma : v.o.all.avec s.-t.f.samedi à jeudi 12 h 50, 18 h 50, 21 h 20 JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE Jumanji : Welcome to the Jungle Comédie d\u2019action de Jake Kasdan avec Dwayne Johnson, Jack Black, Karen Gil- lan et Kevin Hart.Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n\u2019avaient jamais entendu parler, quatre collégiens se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars.Ils vont rapidement découvrir que l\u2019on ne joue pas à Jumanji, c\u2019est le jeu qui joue avec vous.(Général) 119 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à mardi et jeudi 12 h 25, 17 h 10, 19 h 25, mercredi 12 h 25, 17 h 10; v.o.a.samedi à jeudi 15 h, 21 h 55 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 14 h 15, 16 h 50, dimanche à mercredi 16 h 5, jeudi 16 h, EN 3D dimanche 13 h 25, 18 h 40, 21 h 15, samedi 12 h, 18 h 55, 21 h 30, lundi à mercredi 13 h 30, 18 h 40, 21 h 15, jeudi 13 h 30, 18 h 35, 20 h 40 LADY BIRD Lady Bird Comédie dramatique de Greta Gerwig avec Saoirse Ronan, Laurie Metcalf, Tracy Letts et Lucas Hedges.Malgré ses résultats scolaires médiocres et la situation financière précaire de ses parents, une élève délurée et un brin rebelle de Sacramento refuse de renoncer à son rêve d\u2019être admise dans une grande université de la côte est américaine.(Général) 94 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi et dimanche 13 h 5, 17 h 15, 19 h 30, lundi à jeudi 13 h 5, 14 h 50, 17 h 15, 19 h 30; v.o.a.samedi, dimanche, mercredi et jeudi 15 h 10, 21 h 35, lundi et mardi 15 h 10, 17 h 25, 21 h 35 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h 10, 15 h 20, 19 h 15, 21 h 10, dimanche 13 h 10, 15 h 20, lundi, mardi et jeudi 16 h 15, 19 h 15, mercredi 16 h 15; v.o.a.dimanche et mercredi 19 h 15 MON AMOUR À JAMAIS Forever My Girl Drame sentimental de Bethany Ashton Wolf avec Alex Roe, Jessica Rothe, John Benjanin Hickey et Abby Ryder Fortson.Après avoir quitté sa ville natale depuis huit ans, une star de la country revient et retrouve son amour de jeunesse.(Général) 103 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 19 h 40, 22 h PADDINGTON 2 Comédie d\u2019animation de Paul King avec Hugh Grant, Jim Broadbent, Julie Walters et Brendan Gleeson.Paddington est maintenant un membre à part entière de la famille Brown et de la communauté locale.Afin d\u2019acheter le cadeau parfait pour le 100e anniversaire de sa tante Lucy, il décide d\u2019enchaîner les petits boulots.Mais le présent sera volé par un malotru.(Général) 103 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi et dimanche 14 h 50, 17 h 25 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 13 h, 15 h 30, 18 h 30, 21 h 45, dimanche 13 h 30, 15 h 55, 17 h 25, 18 h 35, 21 h, lundi et mardi 13 h 50, 16 h 15, 18 h 35, 21 h 35, mercredi 13 h 30, 16 h 15, 18 h 35, 21 h 35, jeudi 14 h 25, 16 h 50, 18 h 15, 21 h 35 PIERRE LAPIN Peter Rabbit Film d\u2019animation de Will Gluck.Adaptation des célèbres livres jeunesse Pierre Lapin de Beatrix Potter.(Général) 93 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h, 15 h 10, 17 h 15, 19 h 20, 21 h 30; v.o.a.samedi à jeudi 13 h 15, 15 h 25, 17 h 30 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h 35, 15 h 15, 17 h 25, 19 h 35, 21 h 35, dimanche 13 h 35, 16 h 20, 16 h 40, 18 h 40, 21 h 45, lundi, mardi et jeudi 13 h 50, 16 h 25, 18 h 40, 21 h 45, mercredi 13 h 50, 16 h 25, 18 h 40, 21 h 45 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h, 15 h 10, 19 h 5, 21 h 5, dimanche 13 h, 15 h 10, lundi et mardi 15 h 55, 19 h 5, mercredi 15 h 55, jeudi 19 h 5; v.o.a.dimanche et mercredi 19 h 5 LE POST The Post Drame biographique de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson et Bob Odenkirk.Première femme directrice de la publication d\u2019un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s\u2019associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d\u2019État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations.(Général) 115 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi et lundi à jeudi 12 h 30, 15 h, 19 h 15, 21 h 35, dimanche 12 h 30, 19 h 15, 21 h 35 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 15 h 15, 18 h 25, 21 h, dimanche 19 h 5, 21 h 40, lundi, mardi et jeudi 13 h 45, 16 h 20, 18 h 50, 21 h 20, mercredi 13 h 50, 16 h 20, 18 h 50, 21 h 20 LE 15:17 POUR PARIS The 15 h 17 to Paris Drame de Clint Eastwood avec Spencer Stone, Anthony Sadler et Alex Skarlate.Le 21 août 2015, le monde apprend qu\u2019un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris.Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe.Le film s\u2019attache à leur parcours et revient sur la série d\u2019événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train.(Général) 94 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 50, 15 h 5, 19 h 50, 22 h 5 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h 15, 14 h 25, 16 h 40, 19 h, 21 h 45, dimanche 13 h 25, 15 h 45, 19 h 5, 21 h 25, lundi, mardi et jeudi 13 h 35, 16 h 40, 19 h 25, 21 h 35, mercredi 14 h 15, 16 h 40, 19 h 25, 21 h 35 LES SCÈNES FORTUITES Comédie de Guillaume Lambert avec Alexandre Goyette, Bianca Gervais, Guillaume Lambert et Marie-Chantal Perron.Damien Nadeau-Daneau, jeune cinéaste, est incapable de terminer un film qu\u2019il a commencé avec l\u2019acteur français Denis Lavant.À la veille de ses 33 ans, il est trop centré sur lui-même, insatisfait et éparpillé dans sa propre vie.(Général) 80 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 15 h 10, 19 h 45, 22 h 5 STAR WARS : LES DERNIERS JEDI Star Wars : The Last Jedi Drame de science-fiction de Rian Johnson avec Daisy Ridley, Mark Hamill, Adam Driver et Benicio Del Toro.Les héros du Réveil de la force rejoignent les figures légendaires de la galaxie dans une aventure épique qui révèle des secrets ancestraux sur la Force et entraîne de choquantes révélations sur le passé.(Général) 150 min ?½ Cinéma Galaxy : v.f.samedi 15 h 25, 20 h 50, dimanche 15 h 50, 20 h 50, lundi à jeudi 15 h 55, 20 h 50, EN 3D dimanche 13 h 15, 18 h 45, samedi 12 h 15, 18 h 45, lundi à jeudi 13 h 30, 18 h 45 LE TRIP À TROIS Comédie de Nicolas Monette avec Martin Matte, Mélissa Désormeaux- Poulin, Anne-Élisabeth Bossé et Rémi- Pierre Paquin.Estelle, 34 ans, conjointe et mère de famille sans histoire, s\u2019enfonce dans une vie rangée et prévisible.Mais une série d\u2019événements remet son identité en question, au point où elle en vient à réaliser que le nœud de cette crise existentielle est.sexuel.Loin de sa zone de confort, elle se lance le défi d\u2019organiser un trip à trois entraînant dans cette quête folle son conjoint, Simon, qui se sent tout aussi incompétent! (13 ans et plus) 91 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à mercredi 17 h 25, 19 h 45, 21 h 45 Cinéma Galaxy : v.o.f.samedi 12 h 10, 14 h 40, 16 h 45, 19 h 25, 21 h 50, dimanche 13 h 5, 15 h 10, 19 h 30, 21 h 35, lundi à mercredi 13 h 50, 16 h 40, 18 h 50, 21 h 20, jeudi 13 h 50, 16 h 40, 18 h 50, 21 h 50 WINCHESTER : LE MANOIR HANTÉ Winchester : The House That Ghosts Built Drame biographique d\u2019horreur de Peter et Michael Spierig avec Helen Mirren, Jason Clarke, Sarah Snook et Angus Sampson.Sarah Winchester hérite de la fortune de sa famille, qui s\u2019est faite sur la vente des armes Winchester.Lorsque son mari et son fils meurent soudainement, Sarah en vient à penser qu\u2019elle a été maudite par l\u2019héritage mortel des « armes qui ont conquis l\u2019Ouest ».Elle consulte un médium, qui l\u2019envoie à San Jose en 1884 pour débuter un processus de reconstruction.(13 ans et plus) 99 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 50, 15 h 5, 19 h 50, 22 h 5 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 12 h 15, 14 h 30, 16 h 45, 19 h 5, 21 h 20, dimanche 13 h, 15 h 15, 19 h 40, 21 h 55, lundi à jeudi 14 h 5, 16 h 40, 19 h 10, 21 h 25 Note : les horaires de cinéma sont sujets à changement. samedi 10 février 2018 laTribune W24 karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHerbrOOke \u2014 Claudia Poulin et Dominic Dubé ont lancé evive Smoothie sans avoir d\u2019attentes, en faisant les choses à toute petite échelle.au départ, leur recette d\u2019affaires était toute simple : les commandes passées via leur site web étaient déposées au Café Croquis de Sherbrooke, un premier point de chute.C\u2019était il y a à peine deux ans et demi.Depuis, Evive Smoothie a fait du chemin, c\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire.L\u2019entreprise, qui compte une é quip e de dix e m p l o y é s e t q u i a d é s o r- m a i s s o n atelier de fabrication à Saint- H y a c i n t h e , compte plus de 600 points de vente à travers le pays et de nouveaux s\u2019ajoutent chaque mois.Pour répondre aux demandes de la clientèle grandissante, la compagnie vient de lancer trois nouvelles saveurs en ligne en plus d\u2019un service de livraison à domicile.Un conte de fées d\u2019autant plus merveilleux que les deux Sher- brookois de 26 ans, maintenant établis à Montréal, n\u2019avaient jamais vraiment envisagé de se lancer en affaires.Claudia entamait sa maîtrise après une formation en psychoéducation et Dominic venait d\u2019obtenir son baccalauréat en génie mécanique à l\u2019Université de Sherbrooke lorsque le projet d\u2019Evive Smoothie a germé dans leur esprit.« On n\u2019a pas étudié en nutrition ni en mark e t i n g , a l o r s devenir entrepreneurs dans l e d o m a i n e d e l\u2019alimentation, on ne peut pas dire que ça faisait partie de nos plans.On ne cherchait pas une occasion d\u2019affaires, mais on avait le désir d\u2019aider les gens, de leur donner des options pour qu\u2019ils puissent mieux s\u2019alimenter.Notre moteur, c\u2019était vraiment ça.Notre passion commune pour la saine alimentation est devenue notre travail », souligne Claudia.La compagnie est née, d\u2019abord et avant tout, d\u2019une envie de vitami- ner le menu des uns et des autres lors des petits matins pressés.« Nous, on mange super santé, on est convaincus des bienfaits d\u2019une saine alimentation, précise Claudia.Pendant nos études universitaires, chaque matin, je nous concoctais un smoothie soutenant.Je constatais que, pour les gens autour de moi, le temps manquait. » L\u2019idée de proposer des cubes fruités et bourrés de nutriments a fait son chemin.« On voulait offrir un produit super nutritif, en simplifiant les choses au maximum », résument les deux partenaires d\u2019affaires, qui partagent aussi leur vie depuis huit ans maintenant.Ensemble, ils ont développé une formule novatrice.Des smoothies surgelés qui s\u2019assemblent en deux temps trois mouvements, sans besoin de mélangeur.La recette de base est simple : on dépose les pastilles glacées dans un verre de lait ou de jus, on remue, et magie!, on obtient un breuvage aussi délicieux que soutenant.Qu\u2019ils soient v e r t v i b r a n t , jaune soleil ou r o u g e f r a m - boise, les smoo- t h i e s d \u2019 E v i v e sont tous biologiques, végétaliens, sans gluten ni OGM, ultras nutrit i fs et ultras simples à assembler.Depuis le tout début, c\u2019est Claudia qui d é v e l o p p e l e s re c e tte s, ma i s elle est accom- p a g n é e d a n s l a d é m a r c h e p a r u n e c h e f nutritionniste.« On veut que n o s c u b e s d e s m o o t h i e s o i e n t bons au goût, mais aussi qu\u2019ils soient le plus nourrissants possible.On fait le maximum au chapitre nutri- t i o n n e l p o u r q u e c h a q u e verre soit riche en vitamines, m i n é r a u x e t p ro t é i n e s, d e façon à ce que, a v e c u n s e u l smoothie, on puisse combler un certain p o u r c e n t a g e de nos besoins quotidiens en n u t r i m e n t s e s s e n t i e l s » , m e n t i o n n e Dominic.Pour y arriver, ils ajoutent des supera- liments à leurs colorés mélanges de fruits et légumes.Des graines de chia, d e s g r a i n e s d e c h a n v r e , des protéines v é g é t a l e s , mais aussi du b a o b a b , d u moringa, de la chlorelle, par exemple.L a g a m m e , q u i a débuté ave c trois saveurs (samouraï, touk- touk, yogi), en compte maintenant six dont u n e , a u c a c a o (l\u2019aztèque), qui est exclusivement réservée à l \u2019a c h a t e n ligne.« L e s d e u x autres saveurs (asana et pure) seront éventuellement ajoutées à EvivE : vivE lEs smoothiEs Claudia Poulin et Dominic Dubé \u2014 photo fournie, evive smoothie evive SmOOtHie ParCe que.« C\u2019est un palindrome qui était évocateur pour nous.dans evive, il y a le mot vie, il y a cette idée d\u2019une alimentation bonne pour soi. » \u2014 photo fournie, evive smoothie laTribune samedi 10 février 2018 W25 en cuisine l\u2019offre déjà présente en épicerie », note Dominic, pour qui le tout nouveau service de livraison à domicile est une porte ouverte sur de nouveaux possibles.Manifestement, la clientèle le pense aussi : l\u2019achat en ligne des roulettes de smoothies surgelés était proposé depuis une toute petite semaine que déjà, quelque 300 abonnés levaient la main pour s\u2019en prévaloir.« On emballe avec de la glace sèche, ça nous permet d\u2019expédier nos produits surgelés à l\u2019adresse choisie par le consommateur.Certains préfèrent recevoir leur paquet à la maison, d\u2019autres au travail.Une fois la commande passée, celle-ci est livrée en 24 heures », explique Dominic.Le site web de l\u2019entreprise prend du coffre et devient ainsi une pla- teforme où il est possible d\u2019offrir des nouveautés à la clientèle.Instantanément.« Avec le traditionnel circuit de distribution, c\u2019est plus long avant de pouvoir lister de nouveaux produits et c\u2019est bien normal.La vente en ligne est un service complémentaire, un genre de petit labo grâce auquel on espère lancer bientôt de nouveaux produits. » Lire ici : autre chose que des smoothies.Quoi exactement?Il faudra patienter pour le savoir.Les deux complices gardent le mystère sur ces nouveautés à venir.Mais on peut d\u2019ores et déjà deviner qu\u2019elles logeront à la même enseigne santé du « bon au goût, bon pour vous ».Ça vous intéresse?evivesmoothie.com Les smoothies d\u2019evive se dégustent bien frais, au verre, mais ils peuvent aussi servir d\u2019ingrédients.La marque propose quelques recettes sur son blogue dont celle-ci, simplissime à réaliser, parfaite pour le petit creux d\u2019après-midi.IngrédIents Pour 12 à 14 boules, il vous faut : 1 roulette (huit cubes) d\u2019evive smoothie Guerrier 4 c.à table de graines de chia 3 c.à table de graines de chanvre 2 c.à table de sirop d\u2019érable 150 ml de noisettes broyées (ou n\u2019importe quelle autre noix) ¼ de tasse de cacao (cru de préférence) OptIOnnel 1 c.à table de maca 1 c.à thé d\u2019extrait de vanille préparatIOn mélanger tous les ingrédients, sauf le cacao.former de petites boules et terminer en les roulant dans le cacao.Laisser reposer au réfrigérateur durant quelques heures avant de déguster.Boules d\u2019énergie amazones (recette d\u2019Evive Smoothie, tirée de son blogue et signée Annabel Boissonneault) « On ne cherchait pas une occasion d\u2019affaires, mais on avait le désir d\u2019aider les gens, de leur donner des options pour qu\u2019ils puissent mieux s\u2019alimenter.notre moteur, c\u2019était vraiment ça.notre passion commune pour la saine alimentation est devenue notre travail. » \u2014 claudia Poulin 5275351 5262277 pourrait vous faire économiser Découvrez, en 60 minutes, comment vendre sans agent, sans commission grâce à DuProprio.Vous apprendrez comment économiser des milliers de dollars! *Montant correspondant à une commission moyenne de 5 % sur le prix de vente moyen des propriétés vendues grâce à DuProprio en 2015, selon le prix de vente divulgué par nos clients.15 000 $* DuProprio.com | 1 866 387-7677 1 h Inscrivez-vous à une séance d\u2019information GR ATU IT! Sherbrooke OTL Gouverneur 19 h 30 20 février En ligne 19 h 12 février SOLDES SAMEDI 10 FÉVRIER 2018 laTribune W26 ARTS MAGAZINE DENIS BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE Société de généalogie des Cantons-de-l\u2019Est visagesestriens@sgce.whc.ca VISAGES ESTRIENS LA PATRIE Solange Gobeil S olange Gobeil est née à La Patrie, le 9 février 1920.Elle était la fille de Lucie-Anna Blais, originaire d\u2019Ham-Nord et d\u2019Albert Gobeil, qui s\u2019étaient épousés en l\u2019église de Saint- Pierre, à La Patrie, le 12 juin 1916.Solange grandit à Lac-Édouard, comté de Portneuf, où son père fut maître de poste.Elle fit ses études au couvent des Ursulines de Québec.Elle épousa l\u2019avocat et futur juge Carrier Fortin en l\u2019église de Notre-Dame-des-Neiges, à Lac-Édouard, le 10 juin 1943.Le couple eut quatre enfants, tous nés à Sherbrooke : enfant mort- né, Jean-Marie qui devint avocat, Pierre et Claire.En 1949, avec le fondateur des Jeunesses musicales du Canada, Gilles Lefebvre, Solange Gobeil collabora à la création et à la promotion de cet organisme.Elle fut membre du comité Sherbrooke- Orford qui accordait des bourses d\u2019études à des jeunes inscrits au camp musical du mont Orford.En 1950, elle fut l\u2019une des fondatrices de la Ligue d\u2019action catholique féminine de Sherbrooke.Dans les années 1960, elle fonda le comité Sherbrooke Art qui, pendant plus de 20 ans, tint au domaine Howard des conférences sur l\u2019histoire de l\u2019art et des vernissages d\u2019artistes tels que Pellan, Bernstein et Frédéric.Elle fut membre de la Société d\u2019histoire des Cantons de l\u2019Est, devenue Société d\u2019histoire de Sherbrooke, et de la Société des auteurs des Cantons-de-l\u2019Est ainsi que bénévole au Salon du livre de l\u2019Estrie.S\u2019inspirant de ses mémoires d\u2019enfance, elle rédigea et publia en 1998 aux Éditions GGC de Sherbrooke un conte : Un petit village et trois allumettes.Cette même année, elle devint membre de soutien du musée du Séminaire de Sherbrooke, le centre Léon-Marcotte, qui devint le Musée de la nature et des sciences en 2002.Douée d\u2019une belle voix à la Maria Callas, elle interpréta aussi une centaine de ses propres chansons et elle composa un nombre similaire de poèmes.Femme d\u2019une grande foi, elle s\u2019est éteinte avec sérénité, à Sherbrooke, le 9 août 2002, après un long combat contre l\u2019emphysème.Elle fut inhumée au cimetière de Saint-Michel, à Sherbrooke avec son époux.La rue Solange-Gobeil dans le secteur de Rock Forest rappelle sa mémoire depuis 2006.Recherche : Jean-Marie Dubois, Université de Sherbrooke et Gérard Coté, Société d\u2019histoire et du musée de Lennoxville-Ascot \u2014 PHOTO COLLECTION JEAN-MARIE-FORTIN, SAINT-JULIEN Dans les années 1960, elle fonda le comité Sherbrooke Art qui, pendant plus de 20 ans, tint au domaine Howard des conférences sur l\u2019histoire de l\u2019art et des vernissages d\u2019artistes tels que Pellan, Bernstein et Frédéric.MAGOG \u2014 Publier un premier roman à 17 ans, impossible?La Ma- gogoise Sarah Baril-Bergeron prouve le contraire en lançant Nos maux d\u2019hiver, qui présente la vie d\u2019une jeune femme maladivement anxieuse réussissant néanmoins à trouver l\u2019amour.Le lancement aura lieu le jeudi 22 février, à la mi- crobrasserie La Memphré, à partir de 18 h.L\u2019au- teure sera présente pour dédicacer son livre et vendre quelques exemplaires (argent comptant seulement).Publié aux éditions AdA, le roman de l\u2019adolescente sera également distribué en France, en Suisse et en Belgique.La jeune écrivaine, qui fréquente l\u2019école secondaire La Ruche de Magog, prévoit de faire paraître un second livre dès le mois d\u2019avril, avec la même maison d\u2019édition.JEAN-FRANÇOIS GAGNON Lancement de Nos maux d\u2019hiver de Sarah Baril-Bergeron 5270794 Nom : Adresse : Ville : Code postal : Tél.: Courriel : Remplissez le coupondeparticipation et déposez-le à LaTribune ou postez-le à l\u2019adresse suivante : Concours LaTribune PHœNIX C.P.250, Succ.Place de la Cité, Sherbrooke, (Québec) J1H 5B5 J\u2019accepte de recevoir des promotions de LaTribune.Le tirage aura lieu le 15 février à 14h à La Tribune.Règlements sont disponibles à La Tribune.100 personnes au Phœnix! Soyez l\u2019une des 25 familles chanceuses qui assistera gratuitement au match du 25 février prochain.Chaque gagnant recevra 4 billets pour le match du Phœnix s\u2019opposant aux Cataractes de Shawinigan. laTribune samedi 10 février 2018 W27 Sur le web latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune Sophie ouimet La Presse LOURMARIN \u2014 Pour s\u2019initier aux villages perchés de Provence, pourquoi ne pas commencer tout en bas?À défaut d\u2019être juché sur un éperon rocheux, Lourmarin est une bourgade tout à fait charmante, qui fait d\u2019ailleurs partie du club \u2013 pas si sélect! \u2013 des 157 plus beaux villages de France.La localisation de Lourmarin, à l\u2019entrée de la faille du Luberon, est stratégique.Autrefois, il jouait le rôle de gardien de la région, puisque c\u2019est de là que part la seule route qui traverse la combe.« C\u2019est pour ça qu\u2019il n\u2019est pas perché comme d\u2019autres villages, explique Caroline Galina, directrice des affaires culturelles au château de Lourmarin.S\u2019il était construit à flanc de colline, il ne pourrait pas bien surveiller le chemin », poursuit la jeune femme, d\u2019ailleurs originaire de Lourmarin.On dit aussi que c\u2019est le village des trois clochers : ceux du temple protestant, de l\u2019église catholique et du beffroi.Ce dernier, où trône l\u2019horloge publique du village, est l\u2019une des plus vieilles constructions de l\u2019endroit.Les rues de Lourmarin se déploient en escargot autour de cet élément central.En parcourant les rues en colimaçon, on tombe tour à tour sur les places, les cafés, les magasins d\u2019artisanat et les fontaines qui font de Lourmarin un arrêt incontournable sur la route des villages perchés.TROIs chARMes de LOURMARIN « Lourmarin, c\u2019est un village très réputé, par son charme et par son histoire aussi », affirme Caroline Galina.Voici trois éléments qui font sa réputation.le château Situé un peu à l\u2019écart du centre, le château de Lourmarin domine le village.On dit que c\u2019est le premier château Renaissance de Provence, bien que l\u2019une de ses parties, construite au XVe siècle, soit de style médiéval.Après avoir été abandonnée pendant des siècles, la forteresse a été sauvée des ruines dans les années 20 par un riche industriel français, Robert Laurent-Vibert.Celui-ci a restauré le château en respectant le plus possible son état d\u2019origine.Mort très jeune dans un accident de voiture, le mécène l\u2019a légué à l\u2019Académie des sciences d\u2019Aix-en-Provence.Le château est aujourd\u2019hui devenu un véritable carrefour culturel, qui accueille des artistes en résidence, et où ont lieu de nombreux concerts et expositions.On peut aussi le visiter toute l\u2019année, puisque plusieurs pièces sont meublées.leS fontaineS Une agréable façon de visiter Lourmarin est de faire le circuit de ses fontaines.On les découvre une à une au détour des rues sinueuses du village, au coeur de petites placettes.Elles sont si anciennes qu\u2019une épaisse couche de mousse les recouvre, mais elles crachent toujours de l\u2019eau ! Vie et mort d\u2019albert camuS Albert Camus a vécu à Lourmarin et sa fille Catherine y réside toujours, selon la guide Caroline Gali- na.Il est enterré au joli cimetière de Lourmarin, situé à un jet de pierre du château.Le célèbre écrivain est mort dans un accident de voiture quelques années seulement après avoir gagné le prix Nobel de littérature, à l\u2019âge de 46 ans.C\u2019est d\u2019ailleurs avec l\u2019argent de ce prix qu\u2019il avait pu s\u2019offrir sa maison de Lourmarin.Le romancier Henri Bosco repose aussi dans le même cimetière.www.chateau-de-lourmarin.com/ accueil/ * Une partie des frais de ce reportage a été payée par air france et Provence alpes Côte d\u2019azur Tourisme, avec la collaboration d\u2019atout france.Les villages perchés de Provence ont inspiré une génération d\u2019artistes qui en sont tombés amoureux.Aujourd\u2019hui, c\u2019est au tour des visiteurs de succomber au charme de leurs calades pentues, de leurs paysages vertigineux et de leurs maisons agrippées à la falaise.Le trajet proposé par l\u2019office du tourisme mène les visiteurs à découvrir les nombreuses fontaines du village de Lourmarin.\u2014 PHOTO arCHives la Presse, david BOilY P H O T O a r C H i v e s l a P r e s s e , d a v i d B O i l Y SUR LA ROUTE DES VILLAGES PERCHÉS LIRe GOrdes, la ville sOUTerraine \u203a W28 samedi 10 février 2018 laTribune W28 Voyages La Presse GORDES \u2014 C\u2019est sans doute l\u2019un des plus beaux villages de France, mais certains poussent l\u2019audace jusqu\u2019à dire qu\u2019il est «le plus beau des plus beaux».Avec un orgueil aussi fort, difficile d\u2019imaginer qu\u2019il a été vidé de ses habitants pendant de longues périodes.Il a fallu que des peintres connus viennent s\u2019y établir après la guerre, dont Marc Chagall, Victor Vasarely ou encore Pol Mara, pour que soit ravivé l\u2019intérêt envers Gordes et que ses ruines soient progressivement rachetées.Perché à plus de 300 mètres d\u2019altitude, Gordes est une toute petite agglomération.Historiquement, à cause du manque d\u2019espace, beaucoup d\u2019activités y avaient lieu sous terre.Par exemple, des artisans y tenaient leur échoppe, mais on y trouvait aussi des cafés, des apothicaires, des cordonniers\u2026 «Dans ces villages perchés, il n\u2019y avait pas beaucoup de place.Donc les maisons étaient à la lumière, mais toute l\u2019activité économique se trouvait en dessous», explique Anne Morand, propriétaire des caves du Palais Saint Firmin, l\u2019attraction souterraine du village que nous avons visitée.Comme beaucoup de petits villages provençaux, Gordes possède son château en nid d\u2019aigle perché au sommet, son église, sa place centrale\u2026 Autour de ces monuments serpentent des calades, ces chemins de pierre pentus bordés de maisons en calcaire blanc agrippées à la falaise.La montée est raide et laborieuse, mais largement récompensée par la vue dégagée qu\u2019on obtient, une fois arrivé en haut, sur les oliviers et la vallée du Calavon.À ne pas manquer : Les caves du paLais saint Firmin C\u2019est en 1956 que la famille Morand a acheté cette maison de Gordes, au moment où le village était encore en ruines, sans soupçonner toute l\u2019histoire qui se cachait dans ses entrailles.Le fils de la famille, Jean-Louis Morand, a un jour aperçu un trou dans le sol au hasard d\u2019une promenade.« Comme il était très curieux, il a commencé à gratter.Et à force de gratter, il a vu des voûtes.C\u2019était le début d\u2019une histoire de 40 ans », raconte celle qui est devenue la femme de ce jeune homme, puis sa veuve.Après la mort de son mari, Anne Morand a en effet repris les rênes de l\u2019entreprise qu\u2019il avait démarrée dans la maison de ses parents, où il a ensuite vécu et élevé sa famille.Au fil d\u2019années de recherches, Jean-Louis Morand a découvert 61 caves réparties sous sept étages.Selon ses conclusions, diverses Gordes, la ville souterraine sophie ouimet La Presse ansouis À proximité de Lourmarin, Ansouis est protégé du mistral, ce vent parfois glacial.C\u2019est un tout petit village dont les rues se parcourent paisiblement.À ne pas manquer : le château et ses jardins, ainsi que son église fortifiée.On y trouve également deux musées.Bonnieux Le petit village de Bonnieux est situé à l\u2019autre extrémité de la combe qui traverse le Lube- ron et qui part de Lourmarin.Perché particulièrement haut, ses rues en pente font travailler les muscles des jambes, mais son sommet of fre un panorama unique sur les monts de Vaucluse.Lacoste En face de Bonnieux se dresse Lacoste avec ses petites rues sinueuses.Les ruines de son château ont déjà abrité la résidence du marquis de Sade, avant d\u2019être rachetées et restaurées par Pierre Cardin.Chaque été, le célèbre couturier français organise d\u2019ailleurs un festival d\u2019art lyrique et de théâtre dans les carrières du château.ménerBes Autre bourg provençal très ancien, Ménerbes fait aussi partie des plus beaux villages de France.Plusieurs artistes célèbres y ont déjà vécu, dont les peintres Nicolas de Staël et même Picasso! Aujourd\u2019hui, le village a gardé son identité artistique.Dans le rayon des attractions champ gauche, on y trouve aussi un musée du tire-bouchon\u2026 oppède- Le-vieux Il a presque des allures de village hanté tant ses rues sont tranquilles.Le vieux village d\u2019Oppède a été progressivement abandonné au siècle dernier, les habitants ayant préféré s\u2019établir dans la plaine.Du vieux village, il reste maintenant la place principale dans la partie basse, puis des sentiers remplis de végétation qui montent vers l\u2019église Notre-Dame-d\u2019Ali- don et les ruines d\u2019un château médiéval.D\u2019autres petits villages perchés Les caves de saint Firmin, où la majeure partie de ce lieu souterrain a abrité un moulin à huile d\u2019olive.\u2014 photo archives La presse, david BoiLy ansouis, Bonnieux, Lacoste\u2026 cucuron, cadenet, vaugines\u2026 La liste des villages perchés de provence est pratiquement infinie.À défaut de tous les visiter, en voici quelques-uns qui méritent qu\u2019on s\u2019y attarde.5265924 SOIRÉE CHOCO-FLAMBEAUX 19 h à 22 h \u2013 15 $/adulte** - 11 $/enfant* Réservation requise LA QUÊTE DE FRODOR La magie d\u2019une randonnée à raquettes aux flambeaux rendra cette expérience hors du commun et vous plongera dans un monde mystérieux! Feu de camp et chocolat chaud vous attendent.18 h à 20 h \u2013 12 $/adulte** - Gratuit/enfant (accompagné d\u2019un adulte) Réservation requise 28 JANVIER ET 25 FÉVRIER 2017 * Taxes en sus ** Taxes et tarif d\u2019accès en sus.P h o t o : M a t h i e u D u p u i s PARC NATIONAL DU MONT-ORFORD 50 % DE RABAIS SUR LA LOCATION DE RAQUETTES! 19 JANVIER, 16 FÉVRIER ET 9 MARS 2018 3 FÉVRIER ET 3 MARS 2018 Plaisirs, rires et raquette entre amis suivis d\u2019un délicieux dessert des Chocolats Vanden Eynden.sepaq.com/montorford 819 843-9855 laTribune samedi 10 février 2018 Voyages W29 activités se seraient déroulées dans la cave principale qu\u2019il a creusée, qui aurait abrité un moulin à huile, une tannerie et une étable.Le moulin à huile est l\u2019utilisation qui a laissé le plus de traces.Au fil des fouilles dans les autres caves, il a aussi déterré un four banal, où les gens du village pouvaient venir faire cuire leur pain.Sous les décombres se trouvaient également une chapelle romane et une cuve à vin, ainsi qu\u2019une citerne, qui garantissait une source d\u2019eau aux habitants avant l\u2019apparition de l\u2019eau courante dans le village.Lorsqu\u2019elles ont été découvertes, les caves étaient remplies jusqu\u2019au plafond par les ruines des maisons environnantes : détritus, poussière, plâtre\u2026 Tout a dû être déblayé à la main, avec des pioches et des brouettes, car aucune machine ne pouvait se faufiler jusque-là.Le lieu a été déclaré monument historique en 1998 et les caves sont ouvertes au public depuis ce temps.Sur demande, les groupes peuvent aussi visiter les superbes jardins de la propriété.caves-saint-firmin.com Deux autres attractions à proximité De GorDes \u203a Le viLLaGe Des Bories Un petit hameau historique, constitué d\u2019une vingtaine de cabanes agricoles construites en pierre sèche.http : //levillagedesbories.com/ \u203a L\u2019aBBaye De sénanque On s\u2019y rend pour admirer l\u2019architecture romane de ce monastère cistercien toujours en activité, mais aussi les champs de lavande qui s\u2019étendent à ses pieds pendant la période de floraison estivale.http : //www.senanque.fr/ roussiLLon \u2014 avec ses falaises rougeoyantes, le massif des ocres est comme une tache colorée dans le paysage autrement blanc calcaire de la provence.on peut en admirer toute la palette de couleurs en empruntant le sentier des ocres, auquel on accède par le petit village perché de roussil- lon.cette randonnée a été forgée dans l\u2019immense gisement ocrier de la région, laissant le visiteur se balader entre les profondes falaises façonnées par la mer, les intempéries et les anciennes carrières d\u2019ocre.Deux sentiers sont proposés, le court \u2013 d\u2019une durée de 30 minutes \u2013 et le long, qui prend environ une heure à parcourir.La randonnée est ponctuée de promontoires, d\u2019escaliers, ainsi que de panneaux expliquant la morphologie du lieu.En effet, cette teinte si particulière ne date pas d\u2019hier : ses origines remontent à plus de 100 millions d\u2019années, lorsque la Provence était ensevelie sous la mer.Après le retrait des eaux, au contact de l\u2019air, le fer que contenaient ces minéraux s\u2019est oxydé, leur donnant ces couleurs ocre.Selon l\u2019heure du jour et l\u2019éclairage, les falaises prennent des teintes allant du rouge au jaune en passant par l\u2019orangé, le cuivré et même le violet.Le contraste avec le vert des arbres et le bleu du ciel n\u2019en est que plus saisissant.De la carrière au village Recouvert de cette poussière ocre aussi, le village est situé à deux pas du sentier.Il vaut le détour pour ses façades rouges et ses petites rues en pente liées par des escaliers.Classé lui aussi parmi les plus beaux villages de France, on y trouve le traditionnel bureau de poste, l\u2019église, les cafés, les glaciers ainsi qu\u2019un petit marché.La différence avec les autres villages, c\u2019est que tout baigne dans cette lumière orangée conférée à Rous- sillon par l\u2019un des plus grands gisements ocriers du monde.La presse Rouge et or à Roussillon 5272748 SAMEDI 10 FÉVRIER 2018 laTribune W30 VOYAGES R evoir quelqu\u2019un après plusieurs années provoque un vertige, une petite pression au creux de l\u2019estomac.Peur que ça se passe mal.Peur que la chimie n\u2019y soit plus.Peur que le temps ait trop passé.Comme si on ne pouvait pas se reconnaître avec en plus quelques cheveux gris et un kilo et demi.Ou dix.Pareil, on dirait, pour une ville qu\u2019on a visitée six ans plus tôt.Pas n\u2019importe quelle ville.Une grande, qui grouille, qui se transforme, qui avance à la vitesse des pas de ses quelque 13 millions d\u2019habitants.Vite, donc.Une ville qui ne rénove pas, qui démolit et reconstruit plus grand, plus gros, plus beau.Tokyo s\u2019est replacée sur ma route de manière inattendue.Je m\u2019étais présenté à elle pour la première fois dans la même foulée où j\u2019effeuillais des dizaines d\u2019autres villes comme les pétales d\u2019une marguerite : les unes après les autres, pays après pays.Fin janvier, je revenais pour la première fois sur le trajet de mon tour du monde avec la nervosité de celui qui revoit pour la première fois la maison où il a grandi.Étrangement, j\u2019ai reconnu Tokyo plus que je ne le pensais.Je n\u2019ai pas trop galéré pour acheter mon billet de métro, sachant trop bien que je devais payer selon la distance que je parcourrais.J\u2019ai décodé rapidement la carte des trains, me suis rappelé qu\u2019il fallait faire une distinction entre les wagons JR et le métro de Tokyo, deux des compagnies assurant le transport sur rail dans la capitale.J\u2019ai esquissé un demi-sourire en apercevant la bannière bleue des Lawson, ces dépanneurs faisant compétition à l\u2019international 7 Eleven, mais dont j\u2019avais zappé l\u2019existence.Ils n\u2019évoquent pourtant rien de particulier les Lawson, mais ils me rappelaient tout à coup que j\u2019étais en terre nippone.En fait oui.Je me suis souvenu d\u2019une tartelette au chocolat, divine, que j\u2019achetais dans l\u2019une de ces petites épiceries.Laquelle?Je ne sais plus, mais parole de bourlingueur, il n\u2019est plus possible d\u2019en trouver des comme ça au- jourd\u2019hui.Légère déception.J\u2019ai reconnu l\u2019efficacité japonaise, celle des transports en commun passant aux trois minutes, du service des repas presque immédiatement après qu\u2019on eut franchi la porte des restaurants.À Tokyo, on n\u2019attend pas avant de recevoir sa commande.Je me suis souvenu du respect des Japonais, qui ne bousculent jamais, ne lancent jamais leurs déchets par terre, ne tournent jamais le dos volontairement aux gens avec qui ils discutent.Ils offrent des saluts en inclinant le torse, le tronc même, à l\u2019entrée des hôtels, quand ils vous abandonnent à un ascenseur, quand ils vous rencontrent pour la première fois.J\u2019avais oublié ces aliments de cire, déployés dans la vitrine des restaurants pour illustrer les plats qui y sont servis, mais j\u2019avais bien en mémoire comment commander tout un repas dans une machine à coupons.J\u2019ai revu la tour de Tokyo, cette mini-tour Eiffel dans laquelle je n\u2019avais pas eu le temps de monter la première fois.J\u2019ai remédié à la situation, vu des milliers de lumières et des milliers de gratte- ciel à 150 mètres de hauteur.J\u2019ai vu Tokyo s\u2019étendre sur tout l\u2019horizon, de tous les côtés.Et je me suis presque laissé tenter par les crêpes gâteau fromage, crème fouettée et fraises.Presque.Idem pour le Tokyo Skytree, la deuxième plus haute structure autoportante de la planète au moment de son inauguration, à peu près au même moment où je partais du Japon la dernière fois.À 634 mètres, elle est plus haute que la tour du CN.Au temple de Senso-ji, dans Asakusa, j\u2019ai tenté ma chance une nouvelle fois avec une tradition de bonne fortune.Je n\u2019aurais pas dû.On fait un souhait, on secoue un contenant dans lequel sont placées des dizaines de bâtons.Le premier qui en tombera, à l\u2019aide d\u2019un numéro, nous guide vers un tiroir où est inscrite notre bonne fortune.Ou notre mauvaise, comme dans mon cas.On s\u2019exorcise en abandonnant le mauvais sort sur un petit présentoir installé à cette fin.On peut aussi se purifier avec une fumée divine.Rien de moins.En retournant dans Shinjiku, le quartier des grivoiseries, j\u2019ai retrouvé les foules de touristes, les néons à perte de vue.En moins de deux, j\u2019ai été approché par des proxénètes africains qui m\u2019offraient une invitation dans leur salon de massages.Rien n\u2019a changé de ce point de vue.Les arcades ont toutefois été remplacées par des salles de jeux munies de grues miniatures permettant parfois d\u2019attraper des figurines de mangas ou à l\u2019effigie de Star Wars.J\u2019ai aussi retrouvé les toilettes à siège chauffant, installées partout, même dans les toilettes publiques, et découvert les taxis dont les portes s\u2019ouvrent et se ferment toutes seules.N\u2019y touchez pas, vous risquez d\u2019insulter le chauffeur.Enfin, Tokyo, c\u2019est aussi croiser un vison sauvage dans un parc, des signes d\u2019interdiction de fumer peints directement sur le trottoir et.une course de Mario Kart grandeur nature, dans les rues de la ville, avec des touristes déguisés en personnages de jeux vidéo.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com.Le journaliste était l\u2019invité du Foreign Press Center Japan.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Revoir Tokyo Shinjiku est un secteur achalandé où les néons lumineux prennent toute la place.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Le temple Senso-ji, dans le quartier Asakusa de Tokyo, est un des sites touristiques courus de la capitale nippone.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU Revoir quelqu\u2019un après plusieurs années provoque un vertige, une petite pression au creux de l\u2019estomac.Peur que ça se passe mal.Peur que la chimie n\u2019y soit plus.Peur que le temps ait trop passé. laTribune samedi 10 février 2018 W31 Marie Tison La Presse montréal \u2014 C\u2019est avec le cœur rempli d\u2019espoir que de nombreuses personnes entreprennent de se remettre en forme au mois de janvier.malheureusement, elles sabotent allègrement leurs efforts en commettant l\u2019une ou l\u2019autre des erreurs suivantes.iMproviser un plan d\u2019enTraîneMenT Bien des gens négligent de faire appel à un entraîneur professionnel, déplore Martin Lussier, qui enseigne la kinésiologie à l\u2019Université de Montréal.« Ce n\u2019est pas tout le monde qui a les connaissances pour établir un plan d\u2019entraînement en vue d\u2019atteindre des objectifs spécifiques tout en limitant les risques de blessures. » Un plan d\u2019entraînement doit être adapté à la condition de la personne.Celle- ci peut avoir une faiblesse à un genou ou une épaule mal en point.« Une autre erreur, c\u2019est de suivre aveuglément les conseils d\u2019un ami ou d\u2019un parent, de faire la même chose que lui, déclare M. Lussier.Les objectifs ne sont pas nécessairement les mêmes.De plus, les plans tout faits sur l\u2019internet ne correspondent pas nécessairement à nos propres besoins, nos limitations, nos objectifs. » s\u2019enTraîner Trop souvenT, Trop longTeMps Souvent, les gens entament un programme d\u2019entraînement avec une grande motivation.Ils risquent alors d\u2019en faire trop : aller trop souvent au gym pendant la semaine, y rester trop longtemps.« Après, ils ont mal partout, indique Claudette Rouisse, des YMCA du Québec.Parce qu\u2019ils sont en douleur, ils doivent arrêter quelques jours pour récupérer.Pendant cette période-là, les gens dévalent la pente. » Martin Lussier, coauteur du livre Mythes et réalités sur l\u2019entraînement physique, rappelle qu\u2019il faut donner au corps le temps de s\u2019adapter à ce nouveau stress.Il y a aussi un aspect psychologique lorsqu\u2019on se donne un peu trop à fond et qu\u2019on passe à travers des séances d\u2019entraînement difficiles.« On sait que si la prochaine séance est aussi difficile, si on est un peu fatigué, si on est moins motivé, on aura moins envie d\u2019y aller. » Choisir une aCTiviTé qui ne plaîT pas Étonnamment, bien des gens tentent de se remettre en forme avec une activité qu\u2019ils n\u2019aiment pas vraiment.Par exemple, une personne qui n\u2019aime pas l\u2019eau se laisse convaincre par des amis que la natation, c\u2019est génial.Il est alors bien difficile de maintenir la motivation.« C\u2019est un aspect qui est vraiment important quand on pense à moyen et à long terme, affirme Martin Lussier, professeur de kinésiologie.Est-ce qu\u2019on a une forme de plaisir ou, au moins, une forme de satisfaction d\u2019avoir complété l\u2019activité physique? » Il met également en garde contre la tentation de faire toujours la même activité, toujours la même routine.« C\u2019est une bonne idée d\u2019essayer plusieurs choses, indique Claudette Rouisse, des YMCA du Québec.Qu\u2019est-ce qui nous donne le goût de revenir, plutôt que d\u2019être une corvée? » ne pas vérifier les anTéCédenTs de l\u2019enTraîneur Des gens font parfois l\u2019erreur de mal choisir leur entraîneur.« Certains omettent de vérifier les antécédents, les expériences, les certificats des entraîneurs, observe Claudette Rouisse.Il y a des gens qui s\u2019improvisent entraîneurs.Il y a aussi des entraîneurs qui ont des compétences ou des expériences qui ne sont pas nécessairement en lien avec nos objectifs. » Il est aussi important de voir si le courant passe avec son entraîneur.« Prendre un entraîneur en se basant uniquement sur ce dont il a l\u2019air, parfois, ce n\u2019est pas le meilleur choix. » ne pas êTre à l\u2019éCouTe de l\u2019inConforT Bien des gens oublient d\u2019écouter les signaux qu\u2019envoie leur corps lors de l\u2019entraînement.Par exemple, quelqu\u2019un qui fait de la course à pied néglige un petit mal de genou qui, au fil du temps, devient de plus en plus aigu.« Il faut être à l\u2019écoute, il faut comprendre le lien avec l\u2019activité physique, affirme Martin Lussier, coauteur du livre Mythes et réalités sur la course à pied.Il faut probablement se résigner à diminuer la durée des efforts ou leur intensité.Mieux encore, il faut changer d\u2019activité physique et consulter un spécialiste de la santé. » Il rappelle que pour rester actif à long terme, il faut accepter d\u2019en faire un peu moins lorsqu\u2019il y a un inconfort.faire une fixaTion sur le pèse-personne Il y a des gens obsédés par la perte de poids qui vont grimper sur le pèse-personne plusieurs fois par jour.Certains se pèseront avant l\u2019entraînement, puis après, dans l\u2019espoir de voir une différence.« Si on perd quelque chose, ce n\u2019est pas de la graisse, c\u2019est de l\u2019eau, observe Claudette Rouisse.Être obsessif sur la balance, ça peut être démotivant.Mieux vaut s\u2019en éloigner et se peser peut-être une fois par semaine. » Ce qui est important, c\u2019est de bien se sentir dans ses vêtements.C\u2019est la sensation de bien-être.Elle met également en garde contre la tentation de limiter la quantité de nourriture.« Parfois, les gens ne mangent pas assez et ils ont un malaise pendant l\u2019entraînement.Si on veut perdre du poids, il ne faut pas arrêter de manger, il faut faire de bons choix. » ne pas prioriser l\u2019aCTiviTé physique Le kinésiologue Martin Lussier affirme que le motif le plus souvent invoqué pour justifier l\u2019inactivité physique, c\u2019est le manque de temps.« Il faut prévoir des plages horaires, affirme-t-il.Se dire simplement : « Je vais aller au gym quand je vais y aller », ça diminue les chances de réussite, surtout au fur et à mesure que les semaines avancent. » Claudette Rouisse, des YMCA du Québec, note que l\u2019activité physique se retrouve parfois au bas de la liste lorsque vient le temps d\u2019ouvrir son portefeuille.« Si ça fait partie d\u2019une priorité dans la vie, il faut le prévoir dans son budget. » se fixer des objeCTifs irréalisTes Essayer de tout changer en même temps est une bonne façon de tout faire rater, affirme Claudette Rouisse, directrice des programmes de santé et d\u2019activités physiques aux YMCA du Québec.« Les gens veulent arrêter de fumer, perdre du poids, s\u2019entraîner, boire moins, dormir mieux, travailler moins, énumère-t-elle.C\u2019est trop en même temps.Il vaut mieux prendre un objectif, le scinder, y aller à petits pas et avoir de petits succès au fil des semaines. » Pour Martin Lussier, qui enseigne la kinésiologie à l\u2019Université de Montréal, l\u2019erreur classique, c\u2019est de vouloir en faire trop, trop vite.Comme la personne qui décide de commencer à courir de longues distances alors qu\u2019elle n\u2019a pas couru au cours des cinq dernières années.« Si elle ne veut pas augmenter son risque de blessures, elle ne doit pas faire de trop grandes distances lors des premières séances.Il faut que ce soit quelque chose de progressif. » négliger l\u2019éChauffeMenT Ce qui risque de mettre un frein à l\u2019entraînement, c\u2019est une blessure.Ce qui risque d\u2019entraîner une blessure, c\u2019est un échauffement inexistant ou déficient, surtout si l\u2019activité physique est intense.« Si un sport demande de la vitesse, de la puissance, de la force, s\u2019il exige des sauts, des changements rapides de direction, s\u2019il faut porter de lourdes charges, il y a plus de risques de blessures lorsqu\u2019on n\u2019est pas suffisamment échauffé », déclare Martin Lussier, qui enseigne la kinésiologie à l\u2019Université de Montréal.Et plus on vieillit, plus l\u2019échauffement est important.M. Lussier rappelle qu\u2019un échauffement doit être spécifique au sport pratiqué.« En fait, l\u2019échauffement va ressembler à ce qu\u2019on va faire dans l\u2019activité physique, mais à une intensité moindre », note-t-il.Comment rater sa remise en forme Étonnamment, bien des gens tentent de se remettre en forme avec une activité qu\u2019ils n\u2019aiment pas vraiment.\u2014 Photo La Presse samedi 10 février 2018 laTribune W32 5272997 RogueS2017 /MicraS2017 /SentraS2017 /MuranoS2017=Modèlesdémosavec9000kmetmoinsaucompteur,quantités limitées.Prixet rabaisvalidentuniquementaufinancementà l\u2019achatpar l\u2019intermédiaireduconcessionnaireau tauxd\u2019intérêt régulierdesbanques (6,99%).LeafS2018=30995$ incluant la remisede6950$dugouvernementprovinciale=89$par semainependant364semaines (achat sur84moisà2,99%), avec 995$de comptant.Obligation totale de 33 367$, frais d\u2019intérêts encourusde 2371$.Taxes en sus.Remisedugouvernementprovincial Roulez électrique inclus dans le prix.Sujet à approbationde crédit.Frais de transport et préparation inclus.Modèles illustrés à titre indicatif seulement.Sujet à approbationdu crédit.Ces offres nepeuvent être jumelées à aucuneautre promoenvigueur.4280, boul bourque \u2022 819 823-8008 nissansHERBROOKE .cOm MAÎTRISEZ TOUTES LES CONDITIONS L\u2019ÉVÉNEMENT DE nissan sHERBROOKE TOUT LE WEEK-EnD! 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