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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Arts magazine
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 2018-03-10, Collections de BAnQ.

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[" laTribune SAMEDI 10 MARS 2018 W1 magazine P H O T O C H R I S T I A N B L A I S ARTS VISUELS SE VÊTIR DE PELLAN W6 EN CUISINE MIEUX MANGER DANS LES AIRS W24 et W25 PHILIPPE BRACH CONSTRUIRE LE MYTHE W4 samedi 10 mars 2018 laTribune W2 Dans les chairs Le corps des bêtes se dévore en quelques heures.C\u2019est une bulle dans un lieu indéfini, imaginaire, intemporel, qui happe, s\u2019interroge sur nos tabous et nos appétits, comme le font les contes \u2014 pas ceux de Disney, mais ceux des frères Grimm et de Perreault.On y suit les réflexions de Mie, qui vit dans un phare avec sa grand- mère, ses frères, son père et son oncle, qu\u2019elle convoite, pour qu\u2019il lui montre le sexe des humains.Sa mère sauvage, un peu sorcière, vit seule sur la plage.Mie, elle, a le pouvoir d\u2019introduire son esprit dans le corps des bêtes qui l\u2019entourent.On aime la prose furieuse et charnelle de l\u2019auteure, son don pour agencer les sonorités.Ses phrases tintent, scintillent, dansent.Son récit plonge dans un monde inconnu mais étrangement familier.Le deuxième roman de l\u2019écrivaine, Les sangs, s\u2019inspirait plus directement des contes, en l\u2019occurrence Barbe bleue.Le corps des bêtes nous amène dans une mythologie plus personnelle, qui donne hâte au prochain roman.Josianne Desloges, le soleil pour vos yeux et vos oreilles exceptionnel ?excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?1/2 insTrUMenTal Feu doux feu doux Dare to Care reCorDs neuve musique ?1/2 Jazz-folk anglo Come Fall ellen doty alma reCorDs ?1/2 PoP franco Liqueur fAnny BlooM grosse Boîte Liqueur, Fanny Bloom Compte à rebours, Les Bouchées Bées L\u2019oiseleur, Feu! Chatterton Toute latitude, dominique a J\u2019aime pas la chanson, Juliette Rebelle, angee Wings The Neighborhood, The neighborhood Come Fall, ellen doty Not All the Beautiful Things, What so not Cocoa Sugar, Young Fathers Only Human, Calum scott Cold Heart, Thirdstory Year of the Tiger, Kennedy myles Francis Trouble, albert Hammond jr Outsider, Three days Grace Amerikkkant, ministry Tearing at the Seams, nathaniel rateliff & The night sweats Phases, dear rouge Fire Power, Judas Priest Decades (compilation), nightwish King Street, dJ Teddy-O & richie Loop Both Sides of the Sky, Jimi Hendrix American Utopia, david Byrne Le meilleur de Tom Jones et Engelbert Humperdinck, Tom Jones et engelbert Humperdinck Clair de lune, menahem Pressler Ravel-Sebussy : Sonates, Blake Pouliot Bernstein Mass, Yannick nézet-séguin et le Philadelphia orchestra liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.yannick nézet-Séguin \u2014 PHOTO arCHives La Presse, andré PiCHeTTe Palmarès des ventes \u203a FranCoPhone 1 Nos idéaux, Dumas 2 La route, 2Frères 3 Désherbage, Tire le coyote 4 Almanach, Patrice michaud 5 Fil de fer, mélanie renaud 6 Le silence des troupeaux, Philippe Brach 7 Rites de passage, émile Bilodeau 8 Plan B, Grand corps malade 9 Feu doux, Feu doux 10 Andréanne A.Malette, andréanne a.malette \u203a non FranCoPhone 1 Nation of Two, vance Joy 2 Divide, ed sheeran 3 Fiesta, étienne drapeau 4 Main Girl / Big Boy, Charlotte Cardin 5 Man of the Woods, Justin Timberlake 6 Femmes, marie-Josée Lord 7 Les Romantiques, artistes variés 8 Day69, 6ix9ine 9 Fifty Shades Freed (b.o.f.), artistes variés 10 2018 Grammy Nominees, artistes variés dumas \u2014 PHOTO arCHives La TriBune, FrédériC CôTé horizonTaleMenT PlaisanT Feu doux est la bande originale de cette navette orbitale que pilotent Stéphane Lafleur (Avec pas d\u2019casque) et Christophe Lamarche-Ledoux (Organ Mood, Chocolat).La douceur du ton à laquelle l\u2019auteur-compositeur nous a habitués, malgré les reliefs extraordinaires de son œuvre chansonnière, n\u2019est pas étrangère à cette facture planante.Que le chanteur, poète et personnage central du fameux groupe québécois fasse dans l\u2019ambient ne doit certes pas être perçu comme un anachronisme.Il faut plutôt voir cette association avec Christophe Lamarche-Ledoux comme le prolongement électronique de son expression.Ça chauffe donc à feu lent, on a tout le temps de contempler les riches sédiments de ce plat mijoté.Cela dit, ce qu\u2019apporte cet album dans le créneau (entendre Eno et ses centaines de descendants) n\u2019est ni exceptionnel ni médiocre.Et meilleur que moyen.Le mélange des couleurs et le choix des ingrédients favorisent ici l\u2019apaisement et la contemplation, on en apprécie la nature des couches et l\u2019horizontalité.alain Brunet, la Presse ?1/2 roMan Le corps des bêtes Audrée WilhelMy leméaC 160 Pages se laisser envoûTer Bien malin qui pourrait catégoriser la musique d\u2019Ellen Doty sur ce deuxième album.Commençons par la voix aux accents caressants, d\u2019une pureté incroyable.De toute beauté.Son ton, doux, presque un murmure au creux de l\u2019oreille, mais d\u2019une intensité émotive soutenue aux bons moments, fait penser à Corinne Bailey Rae, surtout le magnifique et douloureux The Sea (2010), et à la Norah Jones des débuts.La Canadienne ne chante pas le deuil, plutôt le désamour (avec le titre Come Fall, on s\u2019en doutait).Et la musique?Puisant au jazz vocal, mais avec des accents folk, pop, indie\u2026 Dépouillée : piano, voix et batterie.Ce qui confère à ce recueil un petit aspect répétitif, seul bémol.Jazz noir?Assez juste.Le genre qui arrête le temps.Comme ce magnifique duo avec Justin Rutledge.Sa musique a quelque chose d\u2019envoutant.Parfait pour un matin tranquille ou en prenant un verre en fin de journée.ériC moreault, le soleil signé (forTeMenT) fanny Après trois albums originaux, on peut assurément dire que Fanny Bloom a sa signature propre.Même si elle a retravaillé avec ses anciens partenaires de la Patère rose (les Valairiens Julien Har- bec et Thomas Hébert), Liqueur n\u2019est pas un album de retour en arrière mais bien d\u2019affirmation.On retrouve ainsi toute la complexité et la mixité de l\u2019artiste, femme à la fois forte et fragile, mûre et gamine (petite voix oblige), libérée et amoureuse, frondeuse et conciliante, mais majoritairement sereine cette fois-ci.Comme il fallait s\u2019y attendre, ses coréalisateurs ont apporté une notable facture électro, mais les bases, joliment variées, sont solidement ancrées dans le funk, le jazz, la soul et plusieurs rythmes du monde, avec des arrangements à dominance orientale.Ressortent du lot les accrocheuses mélodies d\u2019On s\u2019aimera, la touche Christine and the Queens dans Château fort et Sous les néons, l\u2019autodérisoire Juré, craché et, à l\u2019autre bout du spectre, la dépouillée et réconfortante valse Lily, en piano-voix-chœurs-contrebasse.steVe Bergeron laTribune samedi 10 mars 2018 W3 arts visuels Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Artiste multidisciplinaire, Madeline Deriaz aurait pu se consacrer à la photographie.Après tout, elle est de la quatrième génération d\u2019une famille de photographes suisses et la première de sa lignée à publier et à exposer ses clichés.Elle aurait pu aussi investir toute sa créativité dans la peinture et se plaire à reproduire la nature avec ses pinceaux.Elle aurait également pu être happée par l\u2019estampe, des techniques mixtes et, plus récemment, la vidéo.Mais malgré tout ce à quoi elle a touché au fil de ses 31 ans de création, Madeline Deriaz revient encore et toujours au dessin.Au feutre, à l\u2019encre, au graphite ou au fusain, peu importe.L\u2019exposition qui lui est consacrée en ce moment à la Maison des arts et de la culture de Brompton, en parallèle au Mois du dessin à Paris, s\u2019intitule Dessiner pour\u2026 et réunit des dessins qu\u2019elle a réalisés entre 1987 et 2018, donnant ainsi à voir, pour la première fois, l\u2019évolution de son travail sur trois décennies.« Je préfère le dessin parce que c\u2019est une technique extrêmement probe.On ne peut pas tricher.C\u2019est impossible de faire des effets comme avec l\u2019aquarelle ou l\u2019acrylique.Mais surtout, on peut dessiner n\u2019importe où, jusque dans la salle d\u2019attente du dentiste.Je me balade toujours avec ma tablette de papier et mes crayons.Pas besoin d\u2019atelier ni de laver d\u2019abord les pinceaux : le dessin permet une transcription immédiate de l\u2019imaginaire.» Dessiner pour\u2026 se divise en quatre parties distinctes : Paysages intérieurs, des dessins figuratifs- oniriques totalement imaginaires; D\u2019un printemps à l\u2019autre , un ensemble composé de 365 créations de petits formats réalisées chaque jour pendant un an, en 2010-2011; Graphies ludiques, qui regroupe des dessins imaginaires réalisés en 2017; et Les quatre éléments, terre, air, eau et feu, un corpus toujours en développement réalisé entre 1991 et 2018.hormoneS de l\u2019imagination C\u2019est d\u2019ailleurs pour son exploration sur les quatre éléments que l\u2019artiste établie à Saint-Camille s\u2019est retrouvée finaliste pour le prix Excellence Culture du Conseil de la culture de l\u2019Estrie, l\u2019automne dernier.« Ça peut sembler drôle, mais j\u2019ai commencé à créer sur les quatre éléments parce que j\u2019ai l\u2019immense chance de ne pas avoir le syndrome de la page blanche.J\u2019ai eu peur que créer devienne trop facile.Je me suis donc imposé des thèmes, pour les approfondir.J\u2019ai choisi les quatre éléments parce que, comme le dit Gaston Bachelard, ils sont les \"hormones de l\u2019imagination\", car \"ils mettent en action des groupes d\u2019images\".Ça correspond beaucoup à ce que je fais, car j\u2019observe énormément, notamment l\u2019eau et les nuages.Regarder le ciel me détend beaucoup.» « J\u2019ai commencé par le thème de la forêt, puis les rochers (l\u2019élément terre).En 1998, j\u2019ai voulu explorer le feu.Vers 2009, ce fut au tour de l\u2019eau.En 2012, je suis passée à l\u2019air.» Au fil de ses 30 ans de créatons, Madeline Deriaz a vu ses dessins se transformer peu à peu, passant de figuratifs-oniriques à la limite de la figuration et de l\u2019abstraction.Parfois, ils appartiennent essentiellement au monde de l\u2019abstraction, même lorsqu\u2019ils émanent de l\u2019observation et de l\u2019étude d\u2019un élément naturel.L\u2019artiste de Saint-Camille aime aussi dessiner à la manière d\u2019une variation, à partir de ce qu\u2019elle appelle une « mélodie graphique ».Autrement dit, elle crée différents dessins à partir d\u2019un seul et même dessin de départ.Les visiteurs de l\u2019exposition seront d\u2019ailleurs invités, dans le cadre d\u2019un Dessins Lab, à tenter une expérience similaire, en se servant d\u2019un dessin inspiré d\u2019une photo satellite.« C\u2019est une expérience que j\u2019ai déjà essayée, dans mes ateliers, avec des enfants, et il n\u2019y a jamais deux compositions pareilles.» Quant à la discipline de réaliser un dessin par jour pendant un an, elle ne fut aucunement pénible.« Plus on en fait, plus on a d\u2019idées », affirme-t-elle.Madeline deriaz Le dessin tel un destin \u2014 photo spectre média, rené marquis Vous voulez y aller?Dessiner pour.Madeline Deriaz maison des arts et de la culture de Brompton Jusqu\u2019au 15 avril entrée gratuite notre vidéo disponiBle dans et sur latribune.ca SHERBROOKE \u2014 Après une formation en arts visuels, aux Arts décoratifs et aux Beaux-Arts de Genève en Suisse, Madeline Deriaz a exercé son métier en tant que professeur de dessin, typographe, graphiste, illustratrice et directrice d\u2019une galerie d\u2019art.Depuis 2008, elle pratique son métier d\u2019artiste à temps complet.Ses créations ont été présentées dans des musées, centres d\u2019expositions et galeries au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe (France et Suisse).Immigrée en novembre 1993, Madeline Deriaz a d\u2019abord découvert le Québec comme touriste, en 1982.Le coup de coeur a été instantané.« Avant ça, j\u2019étais une personne qui était persuadée être tombée sur la mauvaise planète.Mais en 1980, j\u2019avais vu une émission sur le Québec et j\u2019ai senti comme un appel.Quand je suis arrivée ici, je me suis immédiatement sentie chez moi, pour la première fois de ma vie.C\u2019était très fort.Puis j\u2019ai découvert les artistes d\u2019ici, la poésie du langage.Par rapport à la Suisse, tout était possible ici.J\u2019aurais voulu émigrer tout de suite, mais mon ex-mari n\u2019a pas voulu que je mette un océan entre son fils et lui.J\u2019ai donc attendu que mon garçon entre à l\u2019université.» Et pourquoi l\u2019Estrie?« Je me suis d\u2019abord établie à Montréal, mais quelques mois plus tard, j\u2019ai été heurtée par trois voitures alors que je circulais à bicyclette.Je suis une miraculée en fait, car je suis morte et j\u2019en suis revenue.Je me suis retrouvée sur un lit à ne même plus pouvoir tenir ma tête.Ce sont six ans de ma vie entre parenthèses.J\u2019en ai encore des séquelles, d\u2019ailleurs, et j\u2019ai même dû retourner temporairement en Suisse.Plus tard, j\u2019ai des amis à Ham-Sud qui m\u2019ont hébergée pendant ma convalescence.Je me suis acheté une maison à Saint-Camille quelques mois plus tard.Et la première fois que j\u2019ai éprouvé un sentiment d\u2019appartenance, c\u2019est lors des premiers forums municipaux de Saint-Camille.» « Le sens de ma vie, ai-je fini par découvrir, c\u2019est de poser des gestes pour que l\u2019art et la culture soient reconnus comme indispensables », ajoute celle qui a été membre fondatrice et première présidente du RAVIR (Regroupement des artistes vivant en ruralité).StEVE BERGEROn Immigrer pour. samedi 10 mars 2018 laTribune W4 Arts MAgAzine Josianne Desloges Le Soleil QUÉBEC \u2014 Philippe Brach ne se contente pas d\u2019assembler dix chansons sur son album Le silence des troupeaux.Il construit, autour de morceaux d\u2019autofiction et d\u2019histoires de vie rapaillées de par le monde, une mythologie du temps présent, qui n\u2019a pas peur d\u2019emprunter au symphonique et à l\u2019archaïque.L\u2019album paru en novembre amènera l\u2019auteur-compositeur-inter- prète sur les routes du Québec ce printemps.Il l\u2019a écrit vite, l\u2019a pétri à chaud, a tissé des liens et lui a injecté du grandiose (deux chœurs et 40 musiciens dirigés par Nicolas Ellis) pour enregistrer dans l\u2019effervescence et la liberté que lui apporte l\u2019autoproduction.Sa matière première : les rencontres en voyage, au Pakistan, au Japon, en Islande, la vie des autres et la sienne, près de la réalité ou complètement inventée.« Je n\u2019ai pas de mécanique de travail là- dessus, je me permets d\u2019aller dans toutes les zones, sous tous les angles », note Philippe Brach, qui crée en suivant ses pulsions, ou en s\u2019astreignant à des exercices, dans un joli chaos.L\u2019album parle « d\u2019empathie, de notre époque aussi, de médias sociaux », où, ironiquement, l\u2019individu n\u2019a jamais autant primé sur le collectif.Une « fiction d\u2019époque, en faux argot », signée par son ami Julien Lavoie et baptisée Lettres du Frère Hurlant s\u2019insère entre les paroles de ses chansons, dans le livret.Un missionnaire se meurt dans la plaine sibérienne, convaincu que la fin du monde approche, alors que la colonisation du Nouveau Monde commence.« Pour moi, c\u2019est la seule clé de réponse à l\u2019album.Je le trouvais un peu nihiliste par bouts [l\u2019album] et ça sème le doute.Même si on a l\u2019impression d\u2019être à une époque un peu sombre, on est peut-être à l\u2019aube de quelque chose de beau », explique Brach.La pièce-titre de l\u2019album, signée La Controverse, qui fait tous ses arrangements, s\u2019inspire du Sacre du printemps et ouvre le bal.Cantique de l\u2019abandon, à mi-par- cours, est un crescendo vocal et instrumental chargé d\u2019angoisse.La chanson Mes mains blanches emprunte sa musique à une pièce du compositeur soul Bill Withers.Et tout ça, étrangement, se lie bien avec la prose et le folk de Philippe Brach.sans guitare À cause d\u2019une épicondylite au bras droit et d\u2019un tunnel carpien « bien fucked up », qui l\u2019a empêché de jouer de la guitare en plein milieu de la tournée de 125 spectacles qu\u2019il a faite l\u2019an dernier à travers le monde, il a dû engager un autre guitariste.« Je me suis retrouvé sans guitare devant un micro, pour 22 chansons.Je me suis mis à danser, j\u2019ai découvert que j\u2019avais un corps, j\u2019y ai pris goût, ça a été un mal pour un bien.Ça crée vraiment un relief dans le show, je peux me promener, je suis comme un enfant.» Il reprendra son instrument pour quelques pièces par spectacle au cours de la prochaine tournée, mais s\u2019est promis de ne pas arrêter de danser.PhiliPPe BrAch En Espérant l\u2019aubE En rafalE Un lIvrE «?Marmotte de Bryan Perro, dans sa passe d\u2019avant Amos d\u2019Aragon, sur un petit gars qui a un regard très naïf sur sa vie de bum de ghetto.J\u2019ai bien aimé l\u2019angle.?» Un alBUm «?Five Leaves Left de Nick drake, qui m\u2019a accompagné pendant un bon bout, qui fait partie des bases de ma darkness.?» UnE vIllE «?alma.il y a tellement de villes dans le monde que, si tu me donnes le choix, je reviens à mes racines.?» Un PErsonnagE hIstorIQUE «?Étienne Brûlé, pour sa bonne étoile et son intelligence émotionnelle.?» Un artIstE vIsUEl «?alexandra mackenzie, de Toronto, qui fait de l\u2019art psychédélique, et je suis pas mal là-dedans pour un nouveau projet.?» vous voulez y aller?Philippe Brach Vendredi 11 mai, 20 h Théâtre Granada entrée : 27,50 $ (étudiants : 22,50 $) PhIlIPPE BraCh Le silence des troupeaux POP FOLK FraNCO spectra musique «?Je me suis retrouvé sans guitare devant un micro, pour 22 chansons.Je me suis mis à danser, j\u2019ai découvert que j\u2019avais un corps, j\u2019y ai pris goût, ça a été un mal pour un bien.Ça crée vraiment un relief dans le show, je peux me promener, je suis comme un enfant.?» \u2014 Philippe Brach «?Même si on a l\u2019impression d\u2019être à une époque un peu sombre, on est peut-être à l\u2019aube de quelque chose de beau?», croit Philippe Brach.\u2014 PhOTO arChiVes La Presse, FraNçOis rOY laTribune samedi 10 mars 2018 W5 musique À cause de son timbre de voix, de sa poésie ou de son attitude, Fishbach a tour à tour été comparée à Catherine ringer, à desireless, à Christophe et même à Barbara.dans une veine électropop un peu sombre et surtout très racée, cette étoile montante de la chanson française se fait un nom dans l\u2019Hexagone et est en voie de faire de même de ce côté de l\u2019atlantique, où elle se rend ces jours-ci pour une deuxième visite.Geneviève Bouchard Le Soleil québec \u2014 «?On parle de références, mais j\u2019espère un jour m\u2019en dédouaner ou même m\u2019en libérer.un jour, j\u2019espère qu\u2019on dira que Fishbach, c\u2019est Fishbach.J\u2019ai ma façon à moi de faire mes morceaux?», confiait au téléphone la charismatique artiste, il y a quelques semaines.Nous avons attrapé la chanteuse, Flora de son prénom, tout juste avant le gala des Victoires de la musique, où elle était nommée dans la catégorie Révélation scène.Elle s\u2019est inclinée devant Gaël Faye, mais n\u2019a pas raté son effet en y interprétant sa chanson Feu, démontrant sur ce vaste plateau télévisé à quel point elle vit la scène de façon intense, voire théâtrale.« Je joue beaucoup avec ça, confirme la musicienne.Je vais chercher les gens du regard pour voir s\u2019ils sont prêts à jouer avec moi.Ça, c\u2019est très important.J\u2019aime beaucoup la scène pour ça.» Pour Fishbach, les choses ont en quelque sorte fait boule de neige depuis qu\u2019elle crée de la musique en solo (elle a eu une première vie musicale plus rock au sein du duo Most Agadn\u2019t).Après un microal- bum dévoilé en 2015, un premier album complet, À ta merci, a été lancé dans sa contrée en 2017 avant d\u2019arriver chez nous cet hiver.À travers tout ça, la jeune femme a fait un tabac dans les festivals et s\u2019est allié un nombre grandissant d\u2019oreilles, jusqu\u2019à se frayer un chemin vers le prestigieux gala de musique française.Une ascension qui a eu de quoi surprendre la principale intéressée.« C\u2019était assez déroutant, relate- t-elle.À la base, j\u2019ai fait de la musique par nécessité.Parce que j\u2019aimais ça, que ça me faisait du bien.C\u2019était assez ludique, en fait, la façon que j\u2019avais d\u2019écrire des chansons.Un peu comme un exutoire, comme un loisir.Et les choses sont venues très naturellement.Je n\u2019ai pas démarché des gens pour jouer, je n\u2019ai pas démarché des étiquettes, etc.Les gens sont venus à moi.Mais je faisais quand même des concerts.J\u2019avais mes salles à cause de mon expérience avec mon groupe de rock, avant.» de l\u2019importance d\u2019oser Native de Dieppe, Flora Fishbach a grandi à Charleville-Mézières, le patelin d\u2019un certain Rimbaud, où elle a eu un coup de foudre artistique pour Patti Smith.Sa musique résonne fort d\u2019influences des années 1980 et, si elle se garde bien de nommer qui que ce soit \u2014 « il y a déjà beaucoup trop de noms cités dans mes interviews », plaide- t-elle \u2014, la chanteuse ne renie pas pour autant les comparaisons.« Moi, j\u2019explore ma voix comme un outil, comme si j\u2019avais des pédales d\u2019effets dessus, explique-t- elle.J\u2019adore imiter des voix dans des registres très différents.Je crois qu\u2019on parle des années 1980 justement parce qu\u2019à cette époque, il y avait des gens qui osaient énormément.Il y avait une révolution technologique avec les synthétiseurs, donc on a mis des sons complètement too much partout.C\u2019est peut-être ça qui fait référence chez les gens qui m\u2019écoutent.Je vais au bout des choses, j\u2019interprète beaucoup.Même que, parfois, on dirait que je surjoue.Mais je ne pense pas.Je pense que j\u2019appuie.C\u2019est très théâtral, quoi.» Pas question de miser sur la retenue, donc, au moment de livrer des chansons fortes en contrastes, souvent sombres dans le propos, mais dansantes sur la forme.« Le fait de faire passer des mots durs sur quelque chose d\u2019agréable, c\u2019est peut- être aussi une façon de relativiser ce dont on parle, croit Fishbach.C\u2019est une façon parfois de s\u2019en moquer ou de justement créer un paradoxe qui va encore plus appuyer la dureté des propos.De savoir qu\u2019on peut danser et sublimer les drames, c\u2019est encore plus bouleversant.» De quoi mettre la table pour un deuxième rendez-vous avec le public du Québec.« Je suis très heureuse, parce que la première rencontre a été assez forte, note Fishbach.Je crois que le public québécois que j\u2019ai rencontré a été vraiment réceptif.Il s\u2019est vraiment passé quelque chose et moi, j\u2019ai été très heureuse de découvrir toute cette culture.Là, je reviens en solo, dans une formule un peu différente.Et voilà, c\u2019est trop cool! » \u2014 pHoto YaNN morrisoN se faire un nom Fishbach Créer un son, Vous voulez y aller?Fishbach samedi 10 mars, 20 h L\u2019astral, montréal entrée : 32,75 $ FISHbAcH À ta merci pop FraNCo entreprise samedi 10 mars 2018 laTribune W6 arts visuels Steve Bergeron steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Imaginez, pour des acteurs de théâtre, d\u2019avoir de véritables œuvres d\u2019art comme décors et costumes de scène.C\u2019est un peu beaucoup ce qu\u2019ont vécu les équipes de la pièce de Shakespeare La nuit des rois lorsque celle-ci a été montée par les Compagnons de Saint-Laurent, en 1946, puis par le Théâtre du Nouveau Monde, 22 ans plus tard : la création des costumes et de la scénographie avait été signée par nul autre qu\u2019Alfred Pellan.Pellan et Shakespeare : le théâtre des rois, tel est d\u2019ailleurs le titre de l\u2019exposition présentant costumes, maquettes, photographies d\u2019archives et sérigraphies de ces deux productions ayant laissé une forte empreinte, tant dans le théâtre québécois que dans les arts visuels.La colorée présentation, conçue pour le 375e anniversaire de Montréal et maintenant installée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke, fait tourner les têtes et se révèle attirante auprès du jeune public.« Probablement à cause de toute la fantaisie, le merveilleux et les couleurs.L\u2019exposition a débuté le 24 février et nous avons déjà un grand nombre de réservations de groupes scolaires.Il faut dire aussi que notre équipe d\u2019animation a créé un intéressant atelier de création pour les enfants, qui sont invités à dessiner leur propre costume en travaillant les motifs et les couleurs à la manière d\u2019Alfred Pellan », résume Catherine Duperron, chargée de projets au MBAS, notamment responsable des collections et expositions.Au milieu du XXe siècle (et même encore de nos jours), il n\u2019était pas rare que les peintres et autres créateurs en arts visuels soient sollicités par les gens de théâtre, de danse et d\u2019opéra pour créer costumes et décors.Par exemple, lors de l\u2019exposition consacrée à Marc Chagall l\u2019an dernier au Musée des beaux- arts de Montréal, toute une salle était consacrée aux costumes de scène réalisés par l\u2019artiste.Notamment ceux du ballet L\u2019oiseau de feu de Stravinski, présenté en 1945 à New York, ceux du ballet Daphnis et Chloé, produit à Bruxelles et Paris en 1958 et 1959, et ceux de l\u2019opéra La flûte enchantée, en 1966-1967, à New York.Plus près de nous, le sculpt e u r e s t r i e n Michel Goulet a notamment conçu, en 2011, les décors de la pièce Agamemnon de Sénèque pour la Comé- die-Française, et, en 1993, ceux p o u r R o b e r - t o Zu c c o , d u Théâtre UBU.modeStie judéo-chrétienne « Dans le cas de Pellan, on peut parler d\u2019un aparté dans son corpus de créations, mais sa signature est partout », résume Catherine Duperron, rappelant que l\u2019artiste commençait à obtenir une certaine reconnaissance lorsque les Compagnons de Saint-Laurent l\u2019ont sollicité en 1946.Seuls cinq costumes de cette époque ont survécu et se retrouvent dans l\u2019exposition.« Ils ont été oubliés pendant plusieurs années au Cégep Saint-Laurent.L\u2019expo permet quand même de comparer les costumes des deux époques, ceux de 1968 ayant bénéficié de plus de moyens.» Ce sont en effet Jean-Louis Roux et Jean Gascon, membres des Compagnons \u2014 à l\u2019époque, les comédiens avaient joué de manière anonyme, comme le voulait la modestie judéo- chrétienne de la Grande Noirceur \u2014 et futurs fondateurs du TNM, qui ont demandé à Alfred Pellan de refaire la scénographie en 1968.Montée par le Musée des maîtres et artisans du Québec, le Théâtre du Nouveau Monde, le Centre d\u2019exposition Lethbridge et la Galerie Stewart Hall, l\u2019exposition a aussi reçu la contribution du MBA de Sherbrooke, lequel a fourni des pièces de sa propre collection.« Ce sont des estampes des costumes de scène que Pellan a réalisés.Il aurait très bien pu faire de simples croquis, mais non : il a réalisé des sérigraphies! » L\u2019exposition est aussi accompagnée d\u2019un audioguide comportant notamment des extraits sonores de certaines scènes de la pièce, rejouées par des acteurs d\u2019aujourd\u2019hui.Jouer dans une toile de Pellan Costumes d\u2019Orsino et de viola \u2014 photos spectre média, Jessica Garneau Élizabeth lesieur dans le rôle d\u2019Olivia en 1968.\u2014 photo andré Le coz Vous voulez y aller?Pellan & Shakespeare musée des beaux-arts de sherbrooke Jusqu\u2019au 29 avril 2018 La nuit des rois en 1968 présentée du 13 décembre 1968 au 19 janvier 1969 au théâtre port-royal de la place des arts Compagnie : théâtre du nouveau monde Mise en scène : Jean-Louis roux Distribution : Léo ilial, Jacques Godin, paul hébert, Guy L\u2019écuyer, monique miller, marjolaine hébert, élizabeth Le sieur, albert millaire, Jean Besré, Jean Leclerc, Victor désy, pascal rollin, Jean-marie Lemieux.5274011 pavillondesarts.qc.ca 116, rueWellington, Coaticook 819 849-6371 billetterie@pavillondesarts.qc.ca Calum Graham 18 mars 11 h 30 Sara Dufour 6 avril 20 h Marina Thibault 15 avril Steve Hill 27 avril Alex Nevsky 2 juin Mike Goudreau & The Boppin Blues Band 24 mars 20 h Nicolas Jobin 13 avril 20 h François Léveillée 21 avril Thomas Hellman 5 mai Mario Jean 16 juin Rosheen 16 mars \u2022 20 h laTribune samedi 10 mars 2018 W7 musique Nicolas PRaTViEl Agence France-Presse PARIS \u2014 Un morceau inédit, des raretés, des titres connus mais dans de nouvelles versions : Jimi Hendrix a encore quelques surprises à offrir à ses fans 47 ans après sa mort, dans un troisième album posthume, Both Sides of the Sky, paru vendredi.Après Valleys of Neptune (2010) et People, Hell & Angels (2013), Legacy, responsable des rééditions et coffrets du catalogue Sony Music, publie cette collection de treize chansons, toutes enregistrées en studio entre 1968 et 1970.Q u a n d a é t é d é v o i l é , f i n décembre, l\u2019existence de ce disque, un titre en particulier a fait frémir les admirateurs de celui communément considéré comme le plus grand guitariste électrique de l\u2019histoire : $20 Fine.Car cette chanson enregistrée le 30 septembre 1969 était inconnue du bataillon « hendrixien ».« Et pour cause, elle est de Stephen Stills, membre du groupe Crosby, Stills, Nash and Young.Ici, Jimi tient le rôle d\u2019accompagnateur à la guitare », éclaire Yazid Manou, le spécialiste français d\u2019Hendrix.Stills, ancien compagnon de la chanteuse française Véronique Sanson, « n\u2019a jamais parlé de cette chanson », ajoute cet incollable, attaché de presse de profession.« Mais surtout, c\u2019est la preuve que la famille possède encore des choses dont on ne connaît pas l\u2019existence », s\u2019exclame-t-il, l\u2019œil brillant de gourmandise.À elle seule, $20 Fine justifie-t- elle pour autant l\u2019acquisition de Both Sides of the Sky?Un album où Hendrix chante sur la grande majorité des titres.« Oui et non », juge Yazid Manou.« Oui, car la justification reste la découverte de quelque chose qu\u2019on n\u2019a jamais entendu.Il y a une réelle excitation.Non, car ce n\u2019est pas le morceau le plus remarquable du disque.Il y a de nouvelles versions de titres, comme Hear My Train a Comin\u2019 que Jimi a travaillé et retravaillé pendant trois ans, et celle-ci est à tomber par terre.» Par mi les autres chansons notables figurent une reprise de Woodstock de Joni Mitchell, où Jimi Hendrix accompagne encore Stephen Stills, à la basse cette fois, et Lover Man, dans laquelle il s\u2019amuse à reprendre le thème de la série télévisée Batman.« Jimi adorait Batman.Il a placé cette musique d\u2019un coup, comme ça, dans Lover Man, et ça fonctionne », raconte dans une vidéo promotionnelle Eddy Kramer, fidèle ingénieur du son d\u2019Hendrix, responsable des restaurations de ses chansons.« Jimi était un fou de science- fiction », relève Yazid Manou.« Sa sœur Janie a d\u2019ailleurs dit que son surnom enfant était Flash Gordon.De toute façon, avec sa guitare, il était comme un gamin avec son jouet préféré.» Selon Eddy Kramer, Both Sides of the Sky doit être le tout dernier album posthume de Jimi Hendrix.« Mais personne ne peut mettre sa main à couper que, dans quelques années, il n\u2019y en ait pas d\u2019autres.Jimi a passé beaucoup de temps à jouer avec d\u2019autres artistes comme Stills.Donc il y a peut-être des bandes à faire découvrir », espère Yazid Manou.Ce qui est sûr, c\u2019est qu\u2019Hendrix se vend encore très bien, puisque les deux précédents disques posthumes se sont vendus en cumulé à un million d\u2019exemplaires dans le monde.troisième album posthume hendrix dévoile ses derniers trésors JIMI HENDRIX Both Sides of the Sky rOCK aNGLO Legacy 5280618 5283161 819 820-1000 MARTIN MATTE 3,4 ET 5 AVRIL 17 MARS RENÉ SIMARD 16 MARS CLAUDINE MERCIER 13 MARS RADICAL REELS 14 MARS LA COMPAGNIE CRÉOLE 31 MARS PATRICK NORMAN 6 AVRIL 2FRÈRES Il est temps de préparer vos jambes pour l\u2019été! «En toute confiance» Prenez rendez-vous dès aujourd\u2019hui avec dre dorothée Garant, md Médecine esthétique (spécialiste enmédecinefamiliale) 819 847-4449 po-plus.com 2400, rue Principale ouest, Magog L\u2019équilibre entre santé, bien-être et esthétique.SERVICES OFFERTS : -Traitement de varices - Proteine botulique - Injectables - Rajeunissement cutané au laser - Traitement du double menton - Traitement des taches pigmentaires par BBL - Examen préemploi - Formulaires pour SAAQ/assurance/attestation médicale L\u2019unique clinique MÉDICO-esthétique à Magog Traitement des varices et autres soins médico-esthétiques disponibles. samedi 10 mars 2018 laTribune W8 musique DANIEL CÔTÉ Le Quotidien SAGUENAY \u2014 René Simard n\u2019aurait jamais cru que le spectacle Nouveau rêve, qui a marqué son retour à la scène après une parenthèse de 25 ans, lui procurerait autant de plaisir.À l\u2019aube du dernier volet de cette production, lequel comprend une dizaine de sorties, il constate que sa vision dans laquelle étaient maillées la chanson et la danse, avec une touche d\u2019humour sur fond de nostalgie, a répondu aux attentes de ses admirateurs.« Je me suis demandé comment les gens réagiraient, mais dès le départ, j\u2019ai vu s\u2019installer une forme de complicité.J\u2019ai aussi remarqué la présence de plusieurs jeunes, souvent amenés par leurs parents », raconte l\u2019artiste en entrevue téléphonique.Il ajoute qu\u2019Evenko s\u2019attendait à encaisser une perte, ce qui n\u2019a pas diminué son intérêt pour le projet.Après 58 représentations, toutefois, on ne parle plus de déficit.Au contraire.Nouveau rêve a trouvé son public, et pour fermer les livres en beauté, René Simard confirme qu\u2019en plus de sa fille Rosalie, qui livrera un numéro de danse sur l\u2019air du Smile de Chaplin, lui et sa sœur Nathalie uniront leurs voix.Ils l\u2019ont fait en quelques occasions au fil de la tournée, mais à sa demande, elle s\u2019est rendue disponible pour chacun des rendez-vous.« Nous n\u2019avions pas chanté ensemble depuis une trentaine d\u2019années, et je trouve ça émouvant de le faire avec elle, puisque Nathalie, c\u2019est la petite dernière.En plus, elle affiche une forme vocale exceptionnelle, indique l\u2019interprète.Nous faisons Tourne la page, ainsi qu\u2019un extrait de mon plus récent album, À chacun ses armes.Dans cette chanson, il est question des événements difficiles qui surviennent dans notre vie, du fait que chacun les confronte à sa manière.» Il a tellement apprécié sa collaboration avec Nathalie que d\u2019autres projets lui trottent dans la tête, dont celui d\u2019un album où le frère et la sœur seraient réunis.« C\u2019est en train de se tramer », laisse entendre René Simard, qui a aussi le bonheur de partager la scène avec sa fille Rosalie.Elle amorce sa présence par une danse exécutée en solo, jusqu\u2019au moment où le paternel met ses pas dans les siens.René Simard.avec Nathalie et Rosalie 5283037 Présentés par la Fondation ARQ, les prix Chapeau restaurateurs! rendent hommage à des restaurateurs et restauratrices qui, par leurs réalisations, leur leadership, ont contribué de façon marquée au développement et au rayonnement de l\u2019industrie de la restauration dans leur milieu.C\u2019est lors du Salon ARQ Contacts Estrie de l\u2019Association des restaurateurs du Québec (ARQ) le 27 février dernier, que la Fondation ARQ a reconnu et souligné la contribution de M.Jason Stafford du Manoir Hovey, un gestionnaire et restaurateur engagé dans sa communauté et passionné par son métier.Manoir Hovey 575, rue Hovey, North Hatley (Québec) J0B 2C0 info@manoirhovey.com 819 842-2421 Dans l\u2019ordre : Claude Ménard, président de la Fondation ARQ, Marie-Josée Lévesque de Berthelet, Steven Caza de Desjardins Entreprises, Jason Stafford (Manoir Hovey), lauréat Chapeau restaurateurs! ainsi que Catherine Montreuil des BoulangeriesWeston Gadoua.La Fondation ARQ honore Jason Stafford! Avec la collaboration de laTribune samedi 10 mars 2018 W9 arts magazine Bien plus que L\u2019oiseau La danse, justement, occupe une place centrale dans Nouveau rêve.Appuyé par quatre musiciens, le vétéran ne se contente pas de revisiter son répertoire, ses succès tels que L\u2019oiseau et Mon nom est Pascale.Il plonge dans l\u2019univers des comédies musicales, ce qui témoigne de l\u2019autre versant de sa carrière d\u2019entertainer.Rappelons qu\u2019à l\u2019âge de 16 ans, il avait amorcé une formation en danse à Los Angeles, laquelle s\u2019est étirée jusqu\u2019au début de la vingtaine.« J\u2019avais aussi l\u2019option de suivre des cours de piano, mais je ne regrette pas ce choix.C\u2019est ce qui m\u2019a permis d\u2019animer le René Simard Show à Vancouver, puis l\u2019émission RSVP , en plus de tourner pendant deux ans avec Liberace.Je faisais partie de son spectacle.Il m\u2019accompagnait au piano sur un medley francophone.C\u2019était un homme d\u2019une gentillesse extraordinaire, un homme respectueux », se souvient René Simard.Il estime que cette manière de monter des spectacles demeure valide, ainsi que le démontrent les productions montées par Madonna et Lady Gaga.Il y a encore de l\u2019avenir pour les variétés, et l\u2019artiste n\u2019attendra pas un quart de siècle pour le prouver une nouvelle fois.« Je souhaite présenter un autre spectacle en 2020.Même si j\u2019aime explorer différents horizons, la chanson demeure mon premier métier », énonce-t-il.coin télé sophie Lorain \u2014 Photo tVa adieu Béatrice! tVa diffuse en effet, le mercredi 14 mars à 20 h, le 88e et dernier épisode d\u2019Au secours de Béatrice.le personnage de sophie lorain en profitera pour faire le bilan de sa thérapie avec monsieur P.(Gabriel arcand) et accueillir les nouveaux «?bébés?» médecins à l\u2019urgence.cette semaine marquera également, le lundi 12 mars, les dernières de saison d\u2019En tout cas (19 h 30) et de Fugueuse (21 h), dont on peut penser qu\u2019il y aura une suite.Quant à celle de Curieux Bégin, le vendredi 16 mars à 21 h à télé-Québec, elle soulignera les 50 ans de la chaîne avec comme invités claude saucier (Télé-Ser- vice), Janette Bertrand et diane Jules (Avec un grand A).Danièle l.Gauthier, la Presse canaDienne Vous voulez y aller?Nouveau rêve (supplémentaire) rené simard samedi 17 mars, 20 h salle maurice-o\u2019Bready entrée : 51 $ (étudiants : 41 $) rené simard amorce le dernier bras de sa tournée Nouveau rêve, lequel comprend une supplémentaire à sherbrooke, en compagnie de sa fille rosalie et de sa soeur nathalie.\u2014 Photo archiVes la triBune, maxime Picard 5280914 5284449 samedi 10 mars 2018 laTribune W10 musique Stéphanie Girard stephanie.girard@latribune.qc.ca SAINT-CAMILLE \u2013 Joseph Edgar est un raconteur né.Pour lui, la vie, « c\u2019est un chaudron de bonnes idées ».Les mots lui viennent donc naturellement pour chanter ce qu\u2019il vit ou ce qu\u2019il observe.C\u2019est toutefois sous une forme plutôt unique qu\u2019il a décidé de présenter son nouveau matériel : des 45 tours numériques.« On voulait faire quelque chose de différent, surtout que les gens achètent de moins en moins de disques.Ça donne un petit punch », explique l\u2019Acadien, qui prévoit lancer son septième album en automne.Ses prochains spectacles seront d\u2019ailleurs enregistrés afin de préparer un pot-pourri des meilleurs moments de la tournée.Avec Jusqu\u2019au boutte et Entre les craques (Le calepin d\u2019un flâneur, partie II), simples parus en novembre dernier, Edgar s\u2019aventure dans une tendance légèrement plus rock.Mais pour lui, toutes les chansons ont leur propre couleur.En avril, on pourra découvrir Boule miroir et Faire l\u2019étoile.La dernière, il la qualifie de « pla- nante ».Ceux qui iront le voir au P\u2019tit Bonheur de Saint-Camille samedi comprendront ce qu\u2019il veut dire, puisqu\u2019il y interprétera ces nouveautés.Pour le reste, celui qui est « tombé en amour avec une espionne russe » promet un survol de tous ces albums.Il achève ainsi la dernière série de concerts de son plus récent album, Ricochets, paru en 2016.«  J\u2019adore les petites salles, le contact est spécial.On respire le même air », lance-t-il, emballé de visiter Saint-Camille avant de s\u2019envoler pour l\u2019Europe.En 2018, le chanteur se sera rendu quatre fois en Europe et il est heureux de la réponse qu\u2019il obtient là-bas.Et il compte bien y maintenir l\u2019intérêt.LeS méLomaneS Sont partout Du 16 au 24 mars, Joseph Edgar s\u2019arrêtera en Suisse, en Croatie et au Kosovo afin de célébrer sa langue maternelle dans différentes communautés francophones.Mais la Croatie et le Kosovo, c\u2019est un peu atypique comme destinations, non?« Oui, j\u2019ai vraiment été surpris au départ, mais ça va être plaisant.Il y a des mélomanes partout dans le monde.C\u2019est un défi excitant de s\u2019adapter à de nouveaux publics.Quand on peut réussir à les faire danser, alors c\u2019est trippant! » Si on lui donnait la possibilité, le raconteur-chanteur jouerait partout : Amérique du Sud, Afrique, Nord canadien\u2026 Il ne se pose aucune limite.Pour lui, la spontanéité est précieuse.Les voyages sont d\u2019ailleurs l\u2019occasion de belles rencontres.«  On rencontre des gens qui deviennent des amis.On se comprend, on vit la même chose  : cette vie semi-bohème.Des liens se tissent, c\u2019est certain », confie-t-il.Les musiciens qui l\u2019accompagnent sont d\u2019ailleurs de bons amis à lui.Une chimie sur scène qui promet, assure-t-il.joseph edgar se servir des mots pour planer joseph edgar sera de passage au p\u2019tit Bonheur de saint-Camille samedi avant de partir donner quelques concerts en europe.\u2014 Photo fournie Vous voulez y aller?Ricochets Joseph Edgar samedi 10 mars, 20 h P\u2019tit Bonheur de saint-Camille entrée : 25 $ 5259267 5284527 CUBA l\u2019île de tous les espoirs Réalisé et raconté par Jean-Louis Mathon réservez maintenant SALLE MAURICE-O\u2019BREADY Samedi 10 mars 16h et 19h30 Stationnement gratuit 819 820.1000 45 ans à vivre le monde Présenté par LES GRANDS EXPLORATEURS .COM laTribune samedi 10 mars 2018 Arts MAgAzine W11 Yves Bergeras Le Droit OTTAWA \u2014 Périr dans les glaces, la nouvelle exposition temporaire du Musée canadien de l\u2019histoire, tente de résoudre quelques- uns des mystères entourant le dernier voyage de l\u2019explorateur John Franklin, dont les navires \u2013 le HMS Erebus et le HMS Terror \u2013 disparurent en pleine expédition, peu après 1845, et gisent toujours sous les glaces de l\u2019océan Arctique.Que ce soit par amour pour la mer, les bateaux ou les missions de sauvetage, par intérêt pour la culture de la nation inuite (sans laquelle les deux vaisseaux n\u2019auraient sans doute jamais pu être retrouvés) ou encore par fascination pour la plongée archéologique, la cartographie ou la science médico- légale, il y a de fortes chances que l\u2019on s\u2019attarde longuement, complètement absorbé, dans l\u2019une ou l\u2019autre des huit zones de cette exposition particulièrement enrichissante.Certes, la nature polaire de l\u2019expédition Franklin a profondément marqué « notre identité canadienne en tant que pays nordique ».Mais l\u2019initiative la plus enthousiasmante de Périr dans les glaces est d\u2019avoir replacé les Inuits au cœur du récit muséologique.Car c\u2019est bien la tradition orale des chasseurs inuits, et non les récompenses de 20 000  £ promises (en 1850) à quiconque permettrait de rescaper les membres de l\u2019équipage, qui aura finalement permis de localiser précisément les deux épaves, en 2014 puis en 2016, après une trentaine de missions de recherches infructueuses.Leur découverte aura permis de remettre en question plusieurs des hypothèses qui recomposaient jusqu\u2019alors le fil des évé- nements, en ce qui concerne le périple des 129 membres de l\u2019équipage.Ceux-ci quittèrent les navires prisonniers des glaces et périrent dans l\u2019immensité du désert arctique.retour dans le ventre Les indices recueillis à partir des témoignages inuits indiquent, par exemple, qu\u2019une partie de l\u2019équipage est retourné à bord.La question du « pourquoi » est toutefois loin d\u2019être résolue et les prochaines explorations de l\u2019épave de l\u2019Erebus, prévues l\u2019été prochain, permettront peut-être de résoudre cette partie encore nébuleuse de l\u2019énigme, indique Marc-André Bernier, le responsable des équipes d\u2019archéologie subaquatique pour Parcs Canada.Pour toutes sortes de raisons scientifiques et de sécurité, ses plongeurs se sont pour l\u2019instant bornés à filmer et « cartographier » cette épave « très vulnérable » (à cause des vagues causées par les tempêtes), et à récupérer ce qui se trouvait à la surface du pont.L\u2019été prochain, ils comptent s\u2019aventurer dans le ventre de la bête.qui git en eaux peu profondes, mais sous plusieurs mètres de glace, rappelle M. Bernier.Les plongeurs, explique- t-il, espèrent pouvoir en retirer des coffres et même en rescaper de la nourriture et des documents de papier dans un état acceptable de conservation, grâce à la température de l\u2019eau et le peu d\u2019oxygène.Ses trouvailles pourraient bien devenir des pièces fondamentales du puzzle qu\u2019on appelle « le mystère de l\u2019expédition Franklin ».Le récit muséal est constitué de quelque 200 artefacts (dont un certain nombre proviennent du National Maritime Museum, en Angleterre) pour la plupart jamais présentés au public, et pour cause : ils n\u2019ont pu être récupérés que tout récemment \u2014 par les équipes d\u2019archéologues subaquatiques de Parcs Canada.La dernière partie de l\u2019exposition rend compte de son travail minutieux.CanniBales Au centre a été aménagé un grand espace en forme de navire, avec faux mâts et marquage au sol redessinant \u2014 à l\u2019échelle « 1 », grandeur nature \u2014 la configuration des quartiers d\u2019équipage.L\u2019ensemble donne une excellente idée des espaces exigus dans lesquels évoluaient les marins.L\u2019étroitesse des couchettes laisse pantois.Face à la proue, un écran géant montre un paysage mouvant d\u2019étendue glacée.L\u2019effet est saisissant.Pas loin, un court film datant de 1915 frappe l\u2019imaginaire en montrant un bateau (L\u2019Endurance) se faire lentement broyer par les glaces de l\u2019Antarctique.Une petite section présente des photographies de trois cadavres momifiés retrouvés dans leur sépulture abandonnée sur l\u2019île Beechey.Y sont aussi présentés plusieurs éléments de l\u2019enquête médico-légale concluant, à force d\u2019« indices probants », aux actes de cannibalisme auxquels ont dû se résoudre les survivants.On y voit aussi des crânes à partir desquels on a tenté de reconstruire des visages, en espérant ainsi pouvoir retrouver l\u2019identité des défunts.Une mise en garde prévient les visiteurs sensibles, qui préféreront sans doute contourner cette salle, pour se diriger plutôt vers la section où repose l\u2019authentique « note » retrouvée à Pointe Victory.Ce document abandonné volontairement par le corps expéditionnaire a permis d\u2019établir à 1847 la mort de Franklin.Sa valeur historique en fait un des clous de l\u2019exposition.L\u2019exposition dure jusqu\u2019au 30 septembre.Musée cAnAdien de l\u2019Histoire Le puzzle de l\u2019expédition Franklin les visiteurs férus de marine s\u2019enthousiasmeront en passant devant la cloche de l\u2019Erebus et le journal (personnel, pas «?de bord?») de son capitaine ou en découvrant ici un morceau de la barre de navigation (la roue), là un sextant, compas de navigation, chronomètre, effets personnels des membres de l\u2019équipage, ou ce plus inattendu «?chat à neuf queues?», fouet destiné à châtier les marins indisciplinés.\u2014 photo Le droit, simon sÉguin-Bertrand 5283298 16 mars COCO MÉLIÈS 17 mars THE MCCARTNEY YEARS 7 avril ISABELLE BOULAY 27 octobre QW4RTZ En supplémentaire 20 octobre MIKE LOVE 2 novembre MILK & BONE samedi 10 mars 2018 laTribune W12 livres isabelle gaboriault La Voix de l\u2019Est GRANBY \u2014 De la générosité et de l\u2019authenticité, des traits qui la caractérisent, Anny Schneider en a semé partout dans son dernier bouquin.Après dix ans de labeur, l\u2019auteure, conférencière, herboriste et poétesse lance La lionne sortie de la pénombre, une autobiographie «?loin de l\u2019ego trip?» dans laquelle elle dévoile son histoire insolite.Un parcours atypique qui témoigne de la possibilité d\u2019apprendre de ses erreurs.Même les plus destructrices.« Loin du prêchi-prêcha, par mes essais-erreurs bien intégrés, mon histoire est celle d\u2019une combattante hors normes qui aimerait, en toute modestie, contribuer à éviter bien des épreuves inutiles à mes semblables, des enfants aux aînés souffrants », écrit-elle en amorce.Avec le franc-parler, l\u2019humour et le naturel qu\u2019on lui connaît, Anny Schneider a décidé de raconter son récit « pour la suite du monde ».Pour ses enfants et petits-enfants.Comme un héritage.« Pour faire bouger ce qui peut s\u2019améliorer », ajoute-t-elle.« Si les gaffes que j\u2019ai faites peuvent aider les autres, tant mieux.La drogue m\u2019a enlevé 20 ans de ma vie consciente, car, quand tu es gelée, tu procrastines.On peut dire que je commence vraiment à aimer la vie, là, aujourd\u2019hui.» Anny Erna Schneider-Siegrist aura 62 ans en avril.aucun répit La vie d\u2019Anny Schneider n\u2019a rien d\u2019un long fleuve tranquille.Élevée dans une famille dysfonctionnelle \u2014 « une vraie maison de fous », écrit-elle alors qu\u2019elle décrit l\u2019ambiance de sa demeure ancestrale alsacienne où se mêlaient haine, jalousie et mesquinerie \u2014, elle a passé son adolescence à voyager pour fuir les adultes qui l\u2019entouraient et étancher sa soif de liberté.Son désir d\u2019inédit et d\u2019authenticité, lié à de mauvaises fréquentations, lui a toutefois fait vivre l\u2019enfer.Peu de temps après son premier joint de hasch à l\u2019âge de 16 ans, la jeune Anny a vite goûté au LSD, puis à l\u2019héroïne.Des substances qui lui ont souvent fait frôler la mort et sous lesquelles elle a été violée à trois reprises.Lors d\u2019un périple à Londres (elle avait alors 20 ans), elle a été attaquée par une lionne que gardait dans son appartement un grand Jamaïcain travesti, chanteur dans un cabaret! L\u2019édifice où il habitait abritait de nombreux toxicomanes.C\u2019est d\u2019ailleurs dans ce même endroit qu\u2019elle pense avoir contracté la maladie qui pèse sur elle comme une épée de Damoclès Le côté félin d\u2019Anny Schneider Dans son dernier bouquin intitulé La lionne sortie de la pénombre, Anny schneider s\u2019ouvre sur son histoire unique d\u2019ex-hippie assoiffée de liberté, d\u2019Alsacienne immigrée et d\u2019ex-toxicomane devenue auteure, conférencière, herboriste respectée et poétesse.\u2014 photo La voix de L\u2019est, aLain dion 5284072 laTribune samedi 10 mars 2018 W13 livres depuis des années, l\u2019hépatite C.« Oui, y a du stock là-dedans ! » lance l\u2019auteure en riant quand on lui fait remarquer à quel point elle ose, dans ce livre, dévoiler des pans fort troublants de sa vie.« Ton destin peut basculer très vite après une très mauvaise décision, fait-elle remarquer.Je pense que de bons anges étaient toujours là pour moi, au bon moment.Malgré tout, il faut réfléchir aux conséquences de nos gestes.» C e g e n r e d e c o n s e i l s , d e réflexions, de citations et de paroles remplies de sagesse, l\u2019auteure en a semé dans tous les chapitres de son livre.Tantôt elle s\u2019adresse aux femmes, tantôt aux parents.Elle y parle d\u2019alcoolisme, de dépression, de plantes, d\u2019environnement, d\u2019argent, de sommeil, d\u2019amour, de spiritualité, etc.foi de charbonnière Aujourd\u2019hui établie à Montréal après 32 ans de vie dans la région de Granby, très connue et appréciée pour ses connaissances en herboristerie \u2014 elle avait d\u2019ailleurs remporté le prix Alphonse-Des- jardins de l\u2019AAAE en 1999 pour Les plantes sauvages médicinales (Éditions de l\u2019Homme) \u2014, Anny ne cache pas encourir un certain risque en s\u2019ouvrant ainsi au public.« Surtout quand j\u2019aborde ma grande spiritualité, souligne-t-elle.Disons que ce n\u2019est pas très à la mode d\u2019être judéo-chrétienne! C\u2019est plus out.Mais moi, ça me nourrit.J\u2019ai une foi timide.Une foi, comme on disait jadis, de charbonnière ! Et je n\u2019ai rien à perdre.» Malgré son passage dans « les ténèbres », celle qui a été, écrit- elle, élevée grâce aux plantes qui nourrissent, piégée par celles qui tuent et, finalement, sauvée par celles qui soignent, aborde également sa tumultueuse vie de mère de famille et d\u2019étudiante sur le tard, sa passion pour la nature, ses relations amoureuses et sa nouvelle vie depuis un épuisement professionnel.Une dépression qui l\u2019a forcée à mettre les compteurs à zéro et d\u2019où a germé l\u2019idée d\u2019écrire sa biographie.« Mon histoire est unique, dit-elle.Elle compte plusieurs épisodes fly- és et, oui, j\u2019ai traversé beaucoup de décors ! » david goudreault La lionne sortie de la pénombre est le cinquième livre né de la plume de l\u2019Anny Schneider.Elle espère pouvoir en tirer une conférence, qu\u2019elle aimerait présenter dans les écoles secondaires, aux ados.À ceux et celles dont l\u2019âge est souvent accompagné d\u2019une petite dose de vulnérabilité.« Ce livre va m\u2019ouvrir d\u2019autres portes, espère Anny Schneider.Souvent, à l\u2019adolescence, on cherche à s\u2019identifier par la quête de divers plaisirs.Moi, je voulais tout, tout, tout découvrir.Mais il faut trouver l\u2019équilibre, la bonne voie pour remplir notre besoin de nous épanouir.» Ainsi, celle qui trimbale déjà de nombreuses heures de conférences dans sa besace aimerait aller dans les écoles pour échanger avec les jeunes et répondre à leurs questions.« Leur parler de l\u2019importance de faire les bons choix, de se respecter soi-même et d\u2019écouter sa petite voix intérieure.» D\u2019ailleurs dit-elle, si la petite Anny avait été valorisée par des parents et des adultes significatifs, elle n\u2019aurait sans doute pas fait ce grand détour dans « les ténèbres glauques de la cité ».« Les parents, les profs, bref les adultes jouent un rôle important dans la vie des enfants, insiste-t-elle.L\u2019idée, c\u2019est de souffrir le moins possible.» En plus des conférences qui figurent déjà à son calendrier et les nouvelles à venir, Anny Schneider entend se lancer dans l\u2019écriture d\u2019un recueil de poésie et un autre de slam.« C\u2019est dans mes projets », dit-elle, sourire en coin.C\u2019est d\u2019ailleurs au champion du monde de slam de 2011 que la poétesse a demandé de signer la préface de son petit dernier.« Dav id G ou d reau lt e st u n romancier incroyable, soutient- elle.C\u2019est un génie de la plume, et ce, dans tous les styles.Un modèle de performeur poétique incroyable.Un géant.C\u2019est un honneur qu\u2019il ait accepté de signer ma préface.Il m\u2019a bien déchiffrée.On n\u2019a pas fini d\u2019en entendre parler! » ANNY SCHNEIDER La lionne sortie de la pénombre aUTOBiOGraPHie Un monde différent 234 pages 5283765 5283756 5283116 L\u2019HIVERA ÉTÉDURPOUR VOTREMANTEAU?Profitez de nos différents services : Réparations Nettoyage Entreposage Transformation de fourrure Atelier sur place 2475, boul.KingOuest Dre Rachèle Bergeron, Chirurgienne-dentiste membre de l\u2019équipe Gagné Rémillard Pour prendre rendez-vous 819 348-0116 samedi 10 mars 2018 laTribune W14 cinéma NATHALIE COLLARD La Presse montréal \u2014 la force première du film d\u2019ava DuVernay, c\u2019est de s\u2019éloigner des clichés habituels.oui, le film a des messages à passer : sur la différence, l\u2019acceptation de soi, la diversité, l\u2019importance de trouver sa place dans la société.Vaste programme que la réalisatrice accomplit tout en nuances.Cinq ans que le père de Margaret, ou Meg (Storm Reid), est disparu.Astrophysicien passionné, Alex Murry (Chris Pine) concentrait ses recherches sur le tesse- ract (petit rappel de géométrie : il s\u2019agit, en gros, d\u2019un hypercube).En s\u2019amusant avec les concepts d\u2019espace et de temps, le Dr Murry se serait accidentellement projeté dans l\u2019univers.Il est probablement retenu prisonnier quelque part sur une autre planète.Avec son petit frère (Charles Wallace) et son copain d\u2019école Calvin (Levi Miller), Meg part donc à la recherche de ce père tant aimé.Les enfants seront aidés par trois êtres surnaturels : Madame Qui (Mindy Kailing), Madame Quiproquo (Reese Witherspoon) e t Ma da m e Qu i dam ( Op ra h Winfrey), trois personnalités bienveillantes qui armeront symboliquement les enfants contre les forces du mal, la « chose noire », un être maléfique qui se défendra de toutes ses forces contre la pureté de la jeunesse.mOuCHOIRs sECs Le maillon faible du film est sans doute le scénario.On dit pourtant qu\u2019Ava DuVernay a passablement respecté le récit de Madeleine L\u2019Engle.Mais ce classique de la littérature jeunesse anglo-saxonne est une histoire complexe avec beaucoup de références symboliques et scientifiques.Cela explique-t-il que le film ne suscite pas beaucoup d\u2019émotion?On est soufflé par les magnifiques et chatoyants effets spéciaux, mais on ne sort pas souvent son mouchoir.Cela dit, le film vaut le détour.Il raconte une belle histoire et met de l\u2019avant de belles valeurs, sans jamais être lourd ni prêchi-prêcha.Storm Reid est vraiment excellente dans le rôle de Meg, cette jeune adolescente à l\u2019âge où s\u2019aimer est si difficile.Pas tout à fait adulte, mais pas une enfant non plus, la jeune Meg aimerait tellement se sentir acceptée des filles les plus populaires de l\u2019école.Elle comprendra toutefois que même la plus populaire d\u2019entre elles lutte contre ses propres démons.Une belle façon de dire aux jeunes, à qui ce film est d\u2019abord destiné, qu\u2019il ne faut jamais se fier aux apparences.Sous la surface, chacun vit des épreuves.Dans le rôle de Calvin, grand adolescent sensible et bienveillant, Levi Miller est touchant de vulnérabilité.Quant au jeune acteur Deric McCabe, qui interprète le petit frère de Meg, il est absolument craquant.Cela dit, on aurait pris bien davantage de Mindy, Reese et Oprah.Les trois actrices ont visiblement eu beaucoup de plaisir à interpréter ces rôles fantaisistes.Or on ne les voit pas suffisamment.un raccourci dans le temps leçon de vie non moralisatrice Dans un raccourci dans le temps, on aurait pris bien davantage d\u2019Oprah Winfrey dans le rôle de madame Quidam.Quant à Storm Reid dans le rôle de meg, elle se révèle vraiment excellente.\u2014 Photo disney Un raccoUrci dans le temps drame fantastique ?réalisé par ava duVernay avec storm reid, reese Witherspoon et oprah Winfrey 5282572 laTribune samedi 10 mars 2018 W15 cinéma Éric Moreault Le Soleil québec \u2014 Sophie Dupuis fait une entrée fracassante avec son premier long métrage.Chien de garde est un puissant et poignant drame, criant de vérité, sur la dure réalité d\u2019une famille dysfonctionnelle prête à imploser quand le fils aîné réalise qu\u2019il est temps pour lui de lâcher prise, sous peine d\u2019y laisser sa peau\u2026 JP (Jean-Simon Leduc) vit avec son survolté frère Vince (Théodore Pel- lerin), sa mère Joe (Maude Guérin) et sa copine Mel (Claudel Laberge) dans un petit appartement de Verdun.Le jeune homme doit composer avec la sobriété fragile de sa mère, l\u2019inconscience de son frère provocateur et les exigences de plus en plus violentes de son oncle Dany (Paul Ahmarani), petit revendeur aux grandes ambitions.Dans ce monde de bruit et de fureur, JP sent le sol se dérober alors qu\u2019il tente de conserver un semblant d\u2019équilibre mental.Sensible et juste, il peine à concilier son rôle de collecteur pour Dany et de protecteur de Vince.Instable, le frère de 19 ans est un électron libre toujours sur le point d\u2019exploser dans des débordements violents.Tout l\u2019entourage de JP lui fait subir un chantage émotif taxant\u2026 Sophie Dupuis, qui démontre un étonnant sens de la mise en scène et beaucoup de maîtrise pour un premier long métrage, filme avec une énergie brute, dans une esthétique crue en lumière naturelle et son ambiant.La réalisatrice immerge le spectateur dans cet univers où on ne fait pas de quartier, mais sans misérabilisme.Le personnage tragicomique de Vince vient toutefois, dans ses excès, servir de soupape.Il faut d\u2019ailleurs souligner l\u2019interprétation hallucinante de Théodore Pellerin.Son Vince, branché sur le 220 (genre TDAH), est plus grand que nature.À l\u2019opposé, Jean- Simon Leduc garde le profil bas, ce qui souligne d\u2019autant le contraste entre les frangins.Maude Gué- rin livre une Joe à la fois fragile et farouchement indépendante.Et Paul Ahmarani est parfait dans la peau du pusher manipulateur qui fait passer ses profits avant ses neveux\u2026 Le portrait de cette famille tricotée serrée aux relations toxiques a l\u2019épaisseur du réel, un film coup de poing, à la langue crue, sur fond de rap pesant (les Dead Obies participent à la trame sonore).Pas grand-chose à reprocher à ce premier essai, si ce n\u2019est une scène superflue de battle rap (qui évoque le 8 Mile culte de Curtis Hanson).Un long métrage marquant, d o n c , q u e l q u e p a r t e n t r e l\u2019Eldorado (1995) de Charles Binamé, Le ring (2007) d\u2019Anaïs Barbeau-Lavalette et L\u2019amour au temps de la guerre civile (2014) de Rodrigue Jean.Chien de garde Bombe à retardement maude Guérin livre une Joe à la fois fragile et farouchement indépendante dans Chien de garde.\u2014 photo axia Films Chien de garde drame ?1/2 réalisé par sophie dupuis avec Jean-simon leduc, théodore pellerin et maude Guérin 5281163 5284942 UNE FEMME FANTASTIQUE UN FILM DE SEBASTIÁN LELIO ?« UN FILM TRÈS, TRÈS SPÉCIAL.» LE DEVOIR « UN FILM EXTRAORDINAIRE.C\u2019EST TRANSCENDANT.» THE MONTREAL GAZETTE U N F I L M D \u2019 A N D R E Y Z V Y A G I N T S E V D U R É A L I S A T E U R D E L E V I A T H A N F A U T E D \u2019 A M O U R LE DEVOIR «UN CHEF-D\u2019OEUVRE.ALLEZ LE VOIR.» RADIO-CANADA GAGNANT - OSCAR® MEILLEUR FILM EN LANGUE ÉTRANGÈRE À VOIR À LA MAISON DU CINÉMA ! AIDE À LA MISE EN MARCHÉ ET À LA PROMOTION FOURNIE PAR UN FILM DE SOPHIE DUPUIS JEAN-SIMON LEDUC THÉODORE PELLERIN « UN FILM EXTRAORDINAIRE DANS SON ÉCRITURE ET DANS SA RÉALISATION » ALAIN GRAVEL, RADIO-CANADA « THÉODORE PELLERIN EST MÉMORABLE, À LA FOIS JUVÉNILE ET INQUIÉTANT » FRANÇOIS LÉVESQUE, LE DEVOIR « UN PREMIER FILM TRÈS PUISSANT.THÉODORE PELLERIN EXTRAORDINAIRE, VRAIMENT IMPRESSIONNANT » ARIANE CIPRIANI, ICI PREMIÈRE LE 15-18 PRÉSENTEMENT À L\u2019AFFICHE samedi 10 mars 2018 laTribune W16 cinéma Marc-andré Lussier La Presse montréal \u2014 trop occupés à se disputer et à faire visiter leur appartement à vendre pendant leur processus de divorce, Boris et Genia ignorent leur fils de 12 ans.Jusqu\u2019à celui-ci disparaisse\u2026 Dans ce film maîtrisé de bout en bout, on compte au moins deux scènes qui, plus que n\u2019importe quel discours, mesurent le degré de désarroi dans lequel sont plongés les personnages.Il y a d\u2019abord celle, déchirante, où un jeune garçon, tapi derrière la porte d\u2019une salle de bains, pleure en silence pendant que ses parents en instance de divorce \u2014 qui ignorent leur fils comme s\u2019il était une nuisance \u2014 s\u2019engueulent sans aucune retenue.Puis, il y a celle où la mère du garçon se fait enguirlander par sa propre mère, qui lui lance alors au visage des propos d\u2019une cruauté sans nom.La transmission du désamour, en quelque sorte.Avec ce cinquième long métrage, Andreï Zviaguintsev (Le retour, Leviathan) s\u2019impose comme le nouveau chef de file du cinéma russe, puisant à même la tradition des grands auteurs du pays de Tchekhov, tout autant que dans le cinéma des grands maîtres, Bergman en tête.Ses histoires font habituellement écho à la société russe de façon spécifique, mais cette fois, son propos ratisse plus large.Faute d\u2019amour fait en effet écho à une société en mal de repères, où les êtres peuvent facilement y perdre leur âme.Zvia- guintsev scrute leurs faiblesses sans complaisance, avec beaucoup de méticulosité et une certaine élégance, malgré la cruauté du propos.Rappelons que Faute d\u2019amour, à l\u2019affiche en version originale avec sous-titres, était finaliste aux Oscars dans la catégorie du meilleur film en langue étrangère.Il a obtenu l\u2019an dernier le prix du jury au Festival de Cannes.faute d\u2019amour intolérable cruauté JOsée LaPOinTe La Presse m o n t r é a l \u2014 l a b e a u t é vénéneuse des jeunes f il les désœuvrées, le grain de sable perturbateur, la froideur d\u2019un monde déconnecté de tout sentiment, la violence larvée : il y a dans Pur-sang une foule de clichés de ce genre de film noir, pas bien nouveau depuis Bret Easton Ellis et François ozon.En fait, ce premier film que Cory Finley a adapté de sa propre pièce manque étrangement de tonus.Quand, dans un suspense, le réalisateur se sent obligé d\u2019inclure toutes sortes de bruits dissonants pour instaurer la tension, c\u2019est la preuve qu\u2019il n\u2019a pas réussi à la faire monter autrement.Les longs dialogues, toujours livrés sur un ton monocorde, sont écrits avec subtilité.Mais ces échanges entre les personnages en font un film assez bavard, interrompu par des éruptions de violence qui retombent aussi vite.Lily et Amanda, adolescentes vivant dans les quartiers riches d\u2019une banlieue du Connecticut, se retrouvent après s\u2019être perdues de vue pendant quelques années.Amanda, qui a la particularité de ne ressentir aucune émotion, viendra perturber l\u2019équilibre de son amie en lui donnant l\u2019idée d\u2019éliminer son beau-père qu\u2019elle déteste.Avec cette partition toute en malaises, les deux comédiennes, Anya Taylor-Joy (Lily) et Olivia Cooke (Amanda), sont d\u2019une justesse implacable.Mais dans ce film glacial, c\u2019est l\u2019incandescent Anton Yelchin, dans son dernier rôle avant sa mort dans un accident de voiture en juin 2016, qui se démarque.Il y incarne Tim, petit bum aux grandes ambitions que les jeunes filles tentent de manipuler, seul élément vibrant de ce film étouffant, tourné quasi en huis clos.Film noir qui montre que les psychopathes ne sont pas toujours ceux que l\u2019on pense, Pur-sang est maîtrisé même s\u2019il ne semble pas être allé jusqu\u2019au bout de ses ambitions.S\u2019étirant un peu trop pour tenir les spectateurs en haleine, pas très original dans son propos, il porte tout de même la marque d\u2019un réalisateur intelligent.Une curiosité.pur-sang maîtrisé mais cliché Dans faute d\u2019amour, matvey novikov incarne un jeune garçon de douze ans ignoré par ses parents en instance de divorce.\u2014 photo métropole films Olivia cooke (amanda) et anya Taylor-Joy (Lily) sont d\u2019une justesse implacable.\u2014 photo Universal Pur-sang Comédie noire ?réalisé par Cory finley avec anya taylor-Joy, olivia Cooke et anton Yelchin Faute d\u2019amour drame ?1/2 réalisé par andreï Zviaguintsev avec maryana spivak, alexei rozin et marina vasilyeva 5280603 3839, RUE KING OUEST 819 563-7878 THIBAULTGMSHERBROOKE.COM Détails sur place GMC SIERRA ELEVATION 4X4 2018 VOTRE PRIORITÉ, C\u2019ESTVOTRE ENTREPRISE NOTRE PRIORITÉ, C\u2019EST VOUS! /SEMAINE À PARTIR DE LOCATION MOIS 48 0$COMPTANT 99$ NOUVEAU! laTribune samedi 10 mars 2018 W17 PlacART retaille d\u2019entrevue chanson de circonstance Je ne veux pas dormir ce soir Jean-Pierre Ferland Écoute pas ça (1995) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOir?Cela peut sembler sarcastique, voire méchant, de suggérer une telle chanson pour la Journée mondiale du sommeil (troisième vendredi de mars).Les véritables insomniaques n\u2019ont certes pas envie de rire avec leurs nuits blanches.Pourtant, la dédrama- tisation est un élément souvent exploité par les thérapeutes pour tenter de régler le problème et diminuer le stress à l\u2019heure du coucher.Jean- Pierre Ferland, lui, a comme stratégie de nous ramener à l\u2019enfance, quand nous n\u2019avions jamais envie d\u2019aller au lit.« parce que la vie est bien trop belle / Le ciel est trop luisant / Le noir est bleu / Certains soirs, on peut tout deviner / Tous les yeux qu\u2019on veut voir / Toutes les voix disparues / Y a un gros ouaouaron / Qui m\u2019appelle par mon nom / Il est minuit / Les chauves-souris / Font la jasette avec les chouettes / Moi je me venge de mon enfance / Je ne vais pas dans ma chambre / Je ne me mets pas au lit ».Steve Bergeron SherBrooke \u2014 À la recherche du temps perdu a happé Sylvie Moreau il y a 30 ans.Fascinée par cette œuvre magistrale, elle a ensuite lu tout Proust.et tout ce qui s\u2019est écrit sur Proust.« Ce roman a eu un impact incroyable sur moi.C\u2019est une obsession toujours restée en moi.» Tant et tellement qu\u2019elle en a fait le cœur de sa nouvelle pièce avec Omnibus, compagnie dont elle est codirectrice artistique avec Réal Bossé et Jean Asselin.« C\u2019est un genre de Marcel Proust pour les nuls, pensé comme une initiation ludique et assez chouette à l\u2019univers de cet écrivain et à son œuvre.Cette exploration de l\u2019âme, de la psychologie et des émotions humaines que fait Proust est toujours aussi actuelle, parce que, à travers les époques, on reste les mêmes humains aux prises avec les mêmes tourments », souligne la comédienne, touchée par le regard à la fois ironique, profond et sensible du célèbre romancier.« Proust était fasciné par l\u2019art, il voyait à quel point ça pouvait transformer la vie.Ça a déterminé l\u2019artiste que je suis.J\u2019envisage l\u2019art avec une certaine fantaisie.Je ne veux pas qu\u2019on reproduise le réel lorsqu\u2019on crée, j\u2019aime plutôt qu\u2019on lui donne une autre couleur, une poésie.» Dans la tête de Proust est actuellement présentée à Montréal, mais la pièce pourrait éventuellement prendre la route.« On verra si ça se concrétise.On est en contact avec les diffuseurs.» karine treMBlay Coupée au montage de l\u2019entrevue du 17 février 2018.sylvie Moreau \u2014 Photo la Presse, marco camPanoZZi le théâtre de l\u2019insomnie frappe un grand coup avec sa treizième production, soit la pièce Propositions de neil simon, saluée par la critique à Broadway, dans une mise en scène d\u2019emmanuelle laroche.les neuf comédiens prendront d\u2019assaut la scène de la salle desjardins du théâtre léonard-saint-laurent les 16, 17, 22, 23 et 24 mars 2018, à 20 h.cette comédie se déroule en été 1953, au chalet de la famille Koury, dans un enchevêtrement de relations amoureuses inachevées, retours de fantômes du passé pour certains et conclusions d\u2019histoires de longue date pour d\u2019autres.un texte composé de situations loufoques, voire absurdes, et de réparties savoureuses.il s\u2019agit de la cinquième mise en scène consécutive d\u2019emmanuelle laroche pour l\u2019insomnie, une compagnie de théâtre fondée en 2005.la traduction et l\u2019adaptation sont signées richard lacroix.entrée : 22 $ (étudiants : 12 $).Steve Bergeron Les Propositions de l\u2019insomnie emmanuelle Laroche, metteuse en scène \u2014 Photo archives la triBune, Jessica Garneau un groupe de 32 étudiants de l\u2019option théâtre de l\u2019université Bishop\u2019s s\u2019apprête à donner vie aux personnages d\u2019un célèbre classique américain, The Adventures of Tom Sawyer, du non moins célèbre mark twain.au sein de la distribution, on retrouve chadia Kikondjo, une étudiante originaire de Gatineau et qui a été retenue par Éric lapointe lors des auditions à l\u2019aveugle de La voix il y a deux semaines.adaptée par le professeur et dramaturge George rideout, la pièce, en version originale anglaise, met de l\u2019avant plusieurs scènes iconiques du livre.les compositions originales formant la partie musicale du spectacle seront interprétées sur scène par la directrice des chanteurs de l\u2019université Bishop\u2019s, Fannie Gaudette, par le «?violoneux?» Jonathan moorman et par le guitariste et banjoïste alex cattaneo.les représentations auront lieu au théâtre centennial, du 14 au 17 mars, à 19 h 30, en plus d\u2019une matinée le 17 mars à 14 h.les billets, en vente sur ovation et aux guichets du centennial, sont au coût de 22 $ (aînés : 20 $; étudiants : 12 $).Steve Bergeron tom, George, chadia et les autres.chadia Kikondjo \u2014 Photo Fournie EXPO Vitacité : les quatre fils d\u2019une même corde d\u2019un côté, de jeunes scouts (les castors de rock Forest) doués pour l\u2019apprentissage des nœuds et gagnés au recyclage.de l\u2019autre, des Fermières (celles de rock Forest, saint-Élie et deauville) qui perpétuent l\u2019art du tissage et du tricot.ensemble, à l\u2019occasion du projet de médiation culturelle Vitacité (fruit d\u2019un partenariat entre la ville, le ministère de la culture et l\u2019organisme cultures du cœur), les fils des premiers et des secondes ont été entrelacés dans des œuvres d\u2019art intergénérationnelles, grâce à l\u2019artiste amélie Boisvert.le fruit de son travail retrace ainsi le processus d\u2019échanges et de création vécu par les participants.le public pourra même contribuer à la création d\u2019une œuvre pendant toute la durée de l\u2019exposition.sherbrookoise d\u2019origine, amélie Boisvert a étudié en graphisme au cégep de sherbrooke et obtenu, en 2017, un certificat en arts visuels sur la colline universitaire.elle a notamment exposé en 2016 au centre de diffusion artFocus.au centre culturel Pierre-Gobeil, jusqu\u2019au 1er avril.amélie Boisvert \u2014 Photo sPectre mÉdia, marie-lou BÉland SAMEDI 10 MARS 2018 laTribune W18 ARTS MAGAZINE DENIS BEAULIEU COLLABORATION SPÉCIALE Société de généalogie des Cantons-de-l\u2019Est visagesestriens@sgce.whc.ca VISAGES ESTRIENS SHERBROOKE Sylvio Lacharité Recherche : Gérard Coté, Société d\u2019histoire et du musée de Lennoxville-Ascot et Jean-Marie Dubois, Université de Sherbrooke S ylvio Lacharité est né à Sherbrooke, le 3 octobre 1914.Il était l\u2019avant-dernier des cinq enfants de Marie Rose de Lima Fortier et d\u2019Ernest Lacharité, garagiste, qui s\u2019étaient épousés en la cathédrale de Saint-Michel, à Sherbrooke, le 21 juin 1904.De 1929 à 1936, il fit son cours classique au Séminaire Saint- Charles-Borromée.En 1936, il fut membre fondateur du Club des Jeudis musicaux avec Paul-Émile Fortier, Kathleen et Mimi Shea et Marie-Reine Parent.De 1940 à 1943, il fit ses études musicales avec Paul-Marcel Robidoux et étudia le piano avec Germaine Malépart, à Montréal.Il suivit aussi des cours de chant grégorien avec dom Georges Mercure, à Saint-Benoît-du-Lac.En 1939, au Séminaire Saint- Charles-Borromée, avec Horace Boux, Paul-Émile Fortier, Lionel Préfontaine et Alphonse Labrecque, il fonda la Symphonie Saint-Charles.L\u2019année suivante, cette symphonie devint l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke.L\u2019orchestre donna son premier concert le 3 avril et il se produisit au théâtre Granada à partir de 1945 puis à la salle Maurice-O\u2019Bready à partir de 1964.Sylvio Lacharité dirigea cet orchestre jusqu\u2019en 1969 alors qu\u2019il céda la place à Claude Paradis.De 1946 à 1959, il fut aussi directeur de la fanfare amateur l\u2019Harmonie de Sherbrooke où il aida à fonder, en 1948, l\u2019École des jeunes de l\u2019Harmonie, aussi connue sous le nom d\u2019Harmonie cadette, dont l\u2019objectif était de préparer la relève.Pendant les étés, de 1944 à 1950 et en 1953-1954, il suivit les cours de chef d\u2019orchestre de Pierre Mon- treux, directeur d\u2019une école de musique à Hancock, dans le Maine.En 1947, il fut le récipiendaire de la distinction Disciple de Pierre Mon- treux.En 1949, il reçut une bourse du Gouvernement du Québec pour deux ans et demi d\u2019études à Paris.De 1955 à 1957, il fut président des Jeunesses musicales du Canada.Il fut plusieurs fois directeur de la classe d\u2019orchestre du Centre d\u2019arts d\u2019Orford.De 1952 à 1971, au Conservatoire de Québec, il fut successivement titulaire de la classe d\u2019orchestre ainsi que professeur d\u2019analyse, d\u2019esthétique et de didactique.Il fut chef régulier du Petit Concert de Radio-Canada et, en 1956, il reçut le Trophée Laflèche pour son souci de la qualité musicale.En 1959, à Salzbourg, il suivit les cours d\u2019Igor Markevitch.Avec Mgr Maurice O\u2019Bready, il composa l\u2019hymne régional de l\u2019Estrie qui fut chanté pour la première fois le 24 juin 1946 à l\u2019aréna de l\u2019Expo qui fut le premier aréna Eugène-Lalonde de 1976 jusqu\u2019à sa destruction par le feu en 1978.En 1968, il reçut le Prix musical Valmore-Olivier de la Société Saint- Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke.En 1971, il devint directeur adjoint du Conservatoire de musique du Québec et, de 1974 à 1977, il fut directeur du Conservatoire de musique de Chicoutimi.En 1975, il fut honoré du titre Laureatus alumnus par l\u2019Association des anciens du Séminaire de Sherbrooke lors du centenaire de l\u2019institution.Il décéda à Sherbrooke, le 13 mai 1983.La rue Sylvio-Lacharité rappelle son souvenir dans l\u2019arrondissement de Jacques-Cartier depuis 1987.La salle du théâtre Granada porte aussi le nom de Sylvio-Lacha- rité depuis l\u2019achat du bâtiment patrimonial par la Ville de Sherbrooke en 1998.\u2014 PHOTO RENÉ LEGENDRE (1972) 5282555 laTribune samedi 10 mars 2018 Arts MAgAzine W19 Jean-François GUYoT Agence France-Presse PARIS \u2014 Le 11 mars 1978, la star de la chanson française Claude François disparaissait à l\u2019âge de 39 ans, en pleine gloire, électrocutée dans sa salle de bains.Quarante ans après, en discothèque et dans les fêtes de famille, toutes les générations chantent et dansent encore sur ses grands succès.Entre 1962 et 1978, le chanteur populaire a enregistré 363 chansons (27 albums studio), dont 59 en langues étrangères, et vendu 35 millions de disques.Depuis sa mort, quelque 32 millions d\u2019albums supplémentaires se sont écoulés.Sur la dernière décennie, il s\u2019est vendu plusieurs dizaines de milliers de d\u2019exemplaires chaque année, selon Fabien Lecoeuvre, représentant des ayants droit du chanteur, soit ses deux fils Claude Jr et Marc François, qui ont annoncé pour 2019 une comédie musicale sur la vie de leur père.Claude François a décroché 16 fois le titre de numéro 1 du hit- parade de la radio RTL entre 1972 et 1978 avec notamment Le téléphone pleure, Magnolias For Ever et Alexandrie Alexandra, ses deux derniers tubes.Entre le 18 décembre 1962 et le 24 février 1978, Claude François a donné 1188 concerts.Depuis l\u2019ouverture au public en 1999, près de 65 000 personnes ont défilé dans la chambre du chanteur, lors de visites organisées dans sa propriété des Yvelines (région parisienne), le Moulin de Dannemois, transformée en musée.Devenu rapidement indépendant en créant sa propre maison de disques Flèche, Claude François gèrera jusqu\u2019à sept sociétés simultanément, le magazine Podium, la revue de charme Absolu dont il était le photographe attitré, une agence de mannequins, sans compter un parfum à son nom avec près deux millions de flacons écoulés entre 1975 et 1978.À l\u2019occasion du 40e anniversaire de la disparition du chanteur, la fragrance ressuscitée est de nouveau commercialisée en bougie.Dans le livre Claude François, mon frère, paru en 2008, sa sœur Josette a révélé que, peu avant sa mort, Claude François voulait démanteler son empire pour solder ses dettes et se concentrer sur son métier d\u2019artiste en signant avec l\u2019étiquette Tréma.ConFidenCes de ClodeTTe « Claude avait mauvais caractère, oui.Il était exigeant, mais il savait s\u2019excuser, se faire pardonner.» se souvient Prisca, ex-membre emblématique des « Clodettes », qui dansaient derrière le chanteur.« C\u2019était un chanteur populaire.Pour les intellos, ça fait pas bien de dire qu\u2019on aime Claude.N\u2019empêche que le jour où il est décédé, tout le monde se souvient où il était, ce qu\u2019il faisait.C\u2019est unanime.» À l\u2019initiative des fils de Claude François, une messe sera célébrée samedi après-midi à Notre-Dame d\u2019Auteuil, l\u2019église parisienne où se sont déroulées les obsèques du chanteur.Les admirateurs se sont donné rendez-vous aussi dimanche sur sa tombe, au cimetière de Dannemois.Parallèlement, Universal publie la première intégrale de tous ses albums, au total 20 disques réunissant 360 chansons.Les amateurs de vinyle se disputeront un best of double avec les principaux succès.Également, Fabien Lecoeuvre publie une biographie Claude François, 14 284 jours, et Vline Buggy, parolière de nombreuses chansons de l\u2019artiste, publie pour la première fois ses souvenirs, J\u2019y pense et puis j\u2019oublie.La journaliste Isabelle Catelan, qui a dirigé le magazine Podium, a compilé les notes de service souvent incendiaires que le chanteur adressait à ses collaborateurs, alors que le biographe Baptiste Vignol propose Claude François \u2014 Je reviendrai comme d\u2019habitude.40 Ans Après sA Mort Claude François toujours aussi populaire Claude François en 1965.\u2014 photo aFp 5268985 SAMEDI 10 MARS 2018 laTribune W20 BIÈRES PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca SUGGESTIONS DE LA SEMAINE D e plus en plus populaires, les soirées bières et fromages vous permettent de faire de belles découvertes, mais surtout de profiter d\u2019accords gourmands qui mettent en valeur les goûts et arômes du fromage ou de la bière.Quel plaisir de partager plusieurs types de fromages sur un généreux plateau! Si le cheddar et les bries sont les fromages les plus communs, je vous invite à découvrir les fromages à pâte semi-ferme, véritables trésors cachés de nos producteurs artisans québécois.Il existe deux types de fromage à pâte semi-ferme: les fromages affinés dans la masse et ceux affinés en surface.Dans les deux cas, on égoutte le fromage pour en retirer le petit lait et on y ajoute le ferment, soit dans la masse, soit en surface.Pour les fromages affinés en surface, une saumure sera frottée tout au long de l\u2019affinage, définissant le caractère du fromage, de l\u2019extérieur vers l\u2019intérieur.Pour les fromages affinés dans la masse, le ferment est disposé dans la pâte.Le temps fait le reste du travail.POPULAIRES AU QUÉBEC Au Québec, les fromages à pâte semi-ferme sont très populaires.De très nombreuses fromageries proposent des fromages affinés aux caractères différents, la saumure aidant à la création de la signature de chacun.Certaines y ajoutent d\u2019ailleurs de l\u2019alcool ou du sirop d\u2019érable, à l\u2019occasion.Les pâtes semi-fermes sont les meilleures amies de la bière.On ne se trompe que très rarement! Pour bien comprendre le principe de « signature » et de «caractère» des fromages, je vous invite à vous en procurer trois à pâte semi-ferme et deux bières.Vous obtiendrez ainsi six accords offrant chacun une expérience gustative différente et intéressante.Accords : place aux fromages semi-fermes DON DE DIEU UNIBROUE CHAMBLY PALE ALE ST-AMBROISE MONTRÉAL densité de la bière.Une Pale Ale rafraîchissante, pas lourde et désaltérante.ACCORDS Les fromages à pâte semi-ferme très légèrement affinés ou affinés dans la masse sont les complices parfaits de cette bière.Les notes légères de champignons et de noisettes du fromage rivalisent bien avec celles de biscuits légèrement houblonnées de la bière.Un accord qui respecte chaque produit et qui permet de découvrir les subtilités et les petites différences entre chaque fromage.suivies par un nez sur l\u2019alcool et le sucre.En bouche, la bière est ronde et les épices de la levure viennent titiller les papilles.La finale est chaleureuse.On apprécie la seconde gorgée qui vient relancer la première.Une grande bière.ACCORDS Les fromages affinés en surface rebondissent sur le corps de cette bière.Chaque fromage se laissera porter par une nouvelle personnalité, offrant un accord différent.Tout simplement.PRÉSENTATION Brassée depuis 1998, la Don de Dieu titre 9% alc/vol et se distingue en étant une des premières blanches fortes sur le marché nord-américain.Elle est nouvellement disponible en format 750 ml.DESCRIPTION Une belle mousse crémeuse et persistante se pose sur le verre.On y perçoit un beau corps voilé, sans doute le résultat de l\u2019utilisation de blé et d\u2019une refermentation en bouteille.Au nez, la levure s\u2019exprime bien, laissant place à quelques notes fruitées et florales, PRÉSENTATION Un autre grand classique du marché de la bière au Québec.Cette St-Ambroise Pale Ale, titrant 5% alc/vol est brassée depuis 1989 et a fait la renommée de la brasserie McAuslan à une époque où la bière de microbrasseries était beaucoup moins populaire qu\u2019aujourd\u2019hui.DESCRIPTION Quelques notes légèrement caramélisées accompagnent des arômes de houblon.En bouche, la bière est désaltérante et son corps n\u2019est pas trop aqueux, laissant place à une belle finale sur le sucre de la céréale, les houblons et la \u2014 PHOTO 123RF TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE laTribune SAMEDI 10 MARS 2018 W21 VINS «E n primeur » vient de « vin primeur », un terme qui désigne un vin commercialisé alors qu\u2019il est encore très jeune.Aujourd\u2019hui, on parle davantage de vin nouveau, mais il s\u2019agit là de synonymes.Le plus connu d\u2019entre eux est certainement le beaujolais nouveau, lequel est prêt à être consommé à peine quelques semaines après la vendange, soit dès la fin novembre.À Bordeaux toutefois, « en primeur » revêt une tout autre signification.Chaque année en avril, Bordeaux devient le théâtre de la semaine des primeurs.Entre 5000 et 6000 professionnels de la distribution, producteurs, négociants et journalistes sont alors conviés à venir déguster le vin de la plus récente vendange.Le vin alors tout jeune, âgé d\u2019à peine six mois, est loin d\u2019être prêt.Il est en gestation, encore en barrique, et ne sera commercialisé que dans deux ans.L\u2019heure est à la spéculation.Les hôtes goûtent des centaines de pinards.Venus des quatre coins du monde, les professionnels du vin viennent juger le potentiel du millésime \u2014 à la manière d\u2019une famille dessinant le futur d\u2019un nouveau-né depuis la vitrine de la pouponnière.Les impressions de la presse spécialisée sont attendues fébrilement par les châteaux puisque leur appréciation teintera le prix des vins.Une fois les prix fixés, la place de Bordeaux s\u2019ouvre enfin.Les ventes sont alors sollicitées par l\u2019entremise de courtiers, puis de négociants.Monsieur et madame Tout-le-monde ne sont pas autorisés à acheter ici.Les acquéreurs paient la somme due, mais repartent les mains vides.Les vins reposent encore en barrique.Ce n\u2019est que deux ans plus tard qu\u2019il recevront les caisses.Il s\u2019agit d\u2019un pari qui comporte sa part de risque, surtout que le vin est encore adolescent au moment de l\u2019achat.Reste que lors des grands millésimes, la marge d\u2019erreur est pratiquement nulle.LES 2015 DE MOUEIX Pourquoi parler des primeurs?Parce que le mois dernier, Christian Navarre, directeur général des Entreprises Jean-Pierre Moueix, négociants-proprié- taires importants à Bordeaux, a fait découvrir les vins primeurs du millésime 2015 à une poignée de chroniqueurs vin lors de son passage à Montréal.Sur la rive droite, où ils se spécialisent en grands vins de pomerol et de saint- émilion, 2015 s\u2019est révélé le plus grand millésime depuis l\u2019exceptionnel 2010.Le fruit est au rendezvous, la finesse aussi.POMEROL 2015, JEAN-PIERRE MOUEIX (SAQ : 32,60 $ \u2014 739 623) Sur la rive droite, pomerol \u2014 patrie du merlot \u2014 donne naissance à des rouges charmeurs, fruités et souples.Ce pomerol provient d\u2019un assemblage de seconds vins des vignobles Jean- Pierre Moueix et d\u2019autres châteaux réputés de l\u2019appellation.Le nez est très joli avec des notes résolument fruitées de mûres.La bouche présente une belle concentration de matière et une bonne trame tannique.Vous ne trouverez pas de po- merol à meilleur prix! RUBICONE 2016, DOGHERIA PINOT BIANCO, PODERI DAL NESPOLI (SAQ : 14,55 $ \u2014 13 425 972) L\u2019Alsace n\u2019a pas le monopole du pinot blanc.On trouve aussi de très bonnes bouteilles en Italie, dont celui de la maison Nes- poli.Le pinot bianco est ici complété par 10 % de sauvignon blanc.Fidèle à lui-même, le cépage offre un bouquet discret, mais plus exotique qu\u2019à l\u2019habitude avec, entre autres, des notes d\u2019abricots et de pêches.Son acidité vibrante et sa souplesse appellent un ceviche de mangue et coriandre.CÔTES DE PROVENCE 2016, ESPRIT GASSIER, GASSIER (SAQ : 13 204 782 \u2014 19,95 $) Voilà un souffle printanier pour vous aider à voir la lumière au bout du tunnel hivernal.À cela, il n\u2019existe qu\u2019un seul remède : un rosé! Cet assemblage provençal de grenache, cinsault, syrah et rolle descend si joyeusement qu\u2019on se demande si la bouteille n\u2019a pas une fuite.Fruité à souhait, ce rosé sec fait la cour aux papilles ravies par autant de délicatesse et de fraîcheur.Chouette à l\u2019apéro! VALLE DE UCO 2016, PINOT NOIR, FINCA DE LOS PADRILLOS (SAQ : 13 425 956 \u2014 17,95 $) Si Bordeaux ce n\u2019est pas votre truc, optez pour ce pinot noir argentin.Cette nouveauté à la SAQ est une petite merveille.Ses arômes de groseilles et de poivre côtoient une bouche structurée un tantinet corsée pour un pinot.Déjà, un pinot noir sous les 20 $ est en soi un phénomène, mais en plus il est savoureux et biodynamique.Préparez-vous à 750 ml de plaisir! Une fondue, svp.Salud! Vous avez des questions ou des commentaires?Écrivez-moi à caroline.chagnon@ gcmedias.ca.Qu\u2019est-ce qu\u2019un vin en primeur?CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca LaTribune.ca UN SITE WEB RÉINVENTÉ NAVIGATION SIMPLIFIÉE EXPÉRIENCE DE LECTURE ENRICHIE SITE ADAPTÉ DU NOUVEAU DANS NOTRE UNIVERS NUMÉRIQUE samedi 10 mars 2018 laTribune W22 arts magazine ANNIHILATION Drame fantastique d\u2019Alex Garland avec Gina Rodriguez, Jennifer Jason Leigh, Natalie Portman, Oscar Isaac, Sonoya Mizuno et Tessa Thompson.Une biologiste participe à une expédition gouvernementale sur le site d\u2019une catastrophe écologique pour retrouver la trace de son mari disparu.(Général) 93 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 14 h 50, 21 h 55; v.o.a.samedi à jeudi 12 h 25, 19 h 30 AUJOURD\u2019HUI EST UN AUTRE JOUR Every Day Drame fantastique de Michael Sucsy avec Angourie Rice, Justice Smith, Jeni Ross et Lucas Jade Zumann.Une jeune adolescente timide tombe amoureuse d\u2019A, un être qui se déplace à travers le corps de plusieurs habitants de la région.(Général) 95 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à lundi 19 h 40, 21 h 50, mardi et mercredi 21 h 50 Cinéma Magog: v.f.samedi 13 h 10, 15 h 25, 19 h 15, 21 h 45, dimanche 13 h 10, 15 h 25, lundi, mardi et jeudi 16 h 20, 19 h 15, mercredi 16 h 20; v.o.a.dimanche 19 h 15 CHARLOTTE A DU FUN Comédie dramatique de Sophie Lorain avec Alex Godbout, Marguerite Bou- chard, Marylou Belugou et Romane Denis.Chaque année, le Jouets Dépôt engage des étudiants pour le temps des Fêtes.Charlotte, en peine d\u2019amour, Mégane, anarchiste contre l\u2019amour, et Aube, vierge qui rêve d\u2019amour, sont toutes trois sous le charme des gars du magasin et postulent pour leur premier emploi à temps partiel.(13 ans et plus) 88 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 15 h, 19 h 45, 21 h 40 CHIEN DE GARDE Drame de Sophie Dupuis avec Théodore Pellerin, Jean-Simon Leduc, Maude Gué- rin et Paul Ahmarani.JP vit avec son frère Vincent, sa mère Joe et sa copine Mel dans un petit appartement de Verdun.Constamment sur la corde raide, JP tente de conserver un équilibre entre les nombreux besoins de sa famille de qui il se sent responsable, son travail de collecteur qu\u2019il fait avec son frère et ses fonctions dans le petit cartel de drogue de son oncle Dany.(13 ans et plus) 88 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 15 h, 17 h 25, 19 h 25, 21 h 35 CINQUANTE NUANCES PLUS CLAIRES Fifty Shades Freed Drame de James Foley avec Dakota Johnson, Jamie Dornan, Arielle Keb- bel et Kim Basinger.Adaptation de Cinquante nuances plus claires, troisième volet de la saga Cinquante nuances de Grey.(16 ans et plus) 105 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 21 h 35 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 19 h 35, 21 h 50, dimanche à jeudi 16 h 25, 18 h 30, 21 h 25, jeudi 16 h 25 FAUTE D\u2019AMOUR Loveless Drame d\u2019Andrey Zvyagintsev avec Alek- sey Rozin, Maryana Spivak, Marina Vasilyeva et Matvey Novikov.Boris et Genia sont en instance de divorce.Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre.Ils préparent déjà leur avenir respectif , mais aucun des deux ne semble avoir d\u2019intérêt pour Aliocha, leur fils de 12 ans.Jusqu\u2019à ce qu\u2019il disparaisse.(13 ans et plus) 127 min ?½ Maison du cinéma : v.o.russe avec s.-t.f.samedi à jeudi 13 h, 16 h, 18 h 50, 21 h 30 UNE FEMME FANTASTIQUE Una Mujer Fantástica Drame de Sebastián Lelio avec Daniela Vega, Francisco Reyes et Luis Gnecco.Marina et Orlando, de vingt ans son aîné, s\u2019aiment loin des regards et se projettent vers l\u2019avenir.Lorsqu\u2019Orlando meurt soudainement, Marina subit l\u2019hostilité des proches d\u2019Orlando : une « sainte famille » qui rejette tout ce qu\u2019elle représente.(Général) 104 min ?½ Maison du cinéma : v.o.espagnole avec s.-t.f.samedi à jeudi 12 h 40, 17 h 15 LES GARDIENNES Drame de Xavier Beauvois avec Cyril Descours, Iris Bry, Laura Smet, Nathalie Baye, Nicolas Giraud et Olivier Rabourdin.En 1915, à la ferme du Pari- dier, les femmes ont pris la relève des hommes partis au front.Leur vie est rythmée entre le dur labeur et le retour des hommes en permission.Hortense, la doyenne, engage une jeune fille de l\u2019assistance publique pour les seconder.Francine croit avoir enfin trouvé une famille.(Général) 134 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 25, 15 h 20, 18 h 40 HOCHELAGA : TERRE DES ÂMES Drame historique de François Girard avec Samian, Sébastien Ricard Raoul Trujillo et Vincent Perez.Un orage s\u2019abat sur Montréal, provoquant un spectaculaire affaissement de terrain au stade Percival-Molson pendant un match de football.La partie est interrompue.En quelques heures, le stade devient un site archéologique protégé et des siècles d\u2019histoire se révèlent.(Général) 100 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 12 h 45 JUMANJI : BIENVENUE DANS LA JUNGLE Jumanji : Welcome to the Jungle Comédie d\u2019action de Jake Kasdan avec Dwayne Johnson, Jack Black, Karen Gillan et Kevin Hart.Après avoir découvert une vieille console contenant un jeu vidéo dont ils n\u2019avaient jamais entendu parler, quatre collégiens se retrouvent mystérieusement propulsés au cœur de la jungle de Jumanji, dans le corps de leurs avatars.Ils vont rapidement découvrir que l\u2019on ne joue pas à Jumanji, c\u2019est le jeu qui joue avec vous.(Général) 119 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi et lundi 12 h 55, 14 h 55, 17 h 10, dimanche 14 h 55, 17 h 10, mardi 12 h 55, 14 h 55, mercredi et jeudi 14 h 55 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 16 h 15, dimanche à jeudi 15 h 45, EN 3D samedi 18 h 50, 21 h 30, dimanche à mercredi 13 h 5, 18 h 25, 21 h 15, jeudi 13 h 5, 18 h 20, 21 h 15 UN JUSTICIER DANS LA VILLE Death Wish Drame d\u2019action d\u2019Eli Roth avec Bruce Willis, Elisabeth Shue, Dean Norris et Vincent d\u2019Onofrio.Un père aimant est transformé en une machine à tuer quand sa femme est assassinée par un criminel.(Général) 117 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 30, 14 h 50, 19 h 35, 22 h; v.o.f.samedi à jeudi 22 h Cinéma Galaxy : v.f.samedi 13 h 15, 17 h 15, 18 h 55, 21 h 45, dimanche à mercredi 13 h 10, 16 h, 18 h 45, 21 h 25, jeudi 13 h 10, 16 h, 19 h 15, 21 h 25 LES INCONNUS : PROIES NOCTURNES The Strangers: Prey at Night Suspense d\u2019horreur de Johannes Roberts avec Bailee Madison, Christina Hendricks, Emma Bellomy et Martin Henderson.Une famille passe la nuit dans un camping, mais très vite, trois psychopathes masqués viennent leur rendre visite.(13 ans et plus) 85 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h, 19 h 45, 22 h; v.o.a.samedi à jeudi 17 h 10, 22 h Cinéma Galaxy : v.f.samedi 13 h 20, 16 h 20, 19 h 10, 21 h 55, dimanche 13 h 20, 16 h 10, 18 h 35, 21 h 55, lundi 13 h 30, 16 h 10, 18 h 35, 21 h 55, mardi et mercredi 14 h, 16 h 10, 18 h 35, 21 h 55, jeudi 14 h, 16 h 10, 19 h 15, 21 h 35 LE MOINEAU ROUGE Red Sparrow Suspense de Francis Lawrence avec Jennifer Lawrence, Jeremy Irons, Joel Edger- ton et Charlotte Rampling.En Russie, l\u2019officier de renseignement Dominika Egorova tâche de tracer sa route dans la jungle des services post-soviétiques.Après avoir reçu l\u2019ordre de devenir un « sparrow », soit un agent entraîné à séduire l\u2019ennemi, Dominika est chargée de s\u2019attaquer à Nathaniel Nash, un jeune agent de la CIA, officier s\u2019occupant de la plus importante taupe de l\u2019agence américaine en Russie.(16 ans et plus) 140 min ?½ voilà! votre soirée de télévision \u2014 samedi sur nos écrans La Tribune vous présente les heures de projection des films fournies par les diffuseurs de la région sherbrookoise sous la description de chaque film.ce service est offert le samedi seulement.conservez cette page.Pour des détails additionnels ou l\u2019horaire quotidien, consultez les horaires publiés chaque jour dans nos versions numériques. laTribune samedi 10 mars 2018 W23 arts magazine voilà! votre soirée de télévision \u2014 dimanche Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 40, 15 h 30, 18 h 50, 21 h 40 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 13 h 30, 15 h 30, 18 h 50, 20 h 45, dimanche à mardi 13 h 25, 15 h 30, 18 h 35, 20 h 45, mercredi 13 h 25, 15 h 30, 18 h 35, 20 h 45, jeudi 13 h 25, 15 h 30, 18 h 35, 21 h; v.o.a.samedi 13 h 15, 15 h 40, 18 h 55, 21 h 15, dimanche à jeudi 13 h 15, 15 h 30, 18 h 25, 20 h 55, jeudi 13 h 15, 15 h 30, 18 h 30, 20 h 50 NELLY ET SIMON : MISSION YÉTI Film d\u2019animation de Nancy Florence Savard et Pierre Greco.Au Québec, en 1956, les destins de Nelly Maloye, détective privée débutante, et Simon Picard, assistant de recherche en sciences, se croisent accidentellement.Soutenus par un mécène ambitieux, Maloye, intuitive et chaotique, et Picard, méthodique et obsessionnel, se lancent dans une aventure visant à prouver l\u2019existence du Yéti.(Général) 84 min ?½ Cinéma Galaxy : v.a.samedi 13 h 10, 15 h 15, dimanche à jeudi 13 h 45, jeudi 13 h 20 Cinéma Magog  : v.f.samedi et dimanche 13 h 20, 15 h 15 PANTHÈRE NOIRE Black Panther Science-fiction de Ryan Coogler avec Chadwick Boseman, Lupita Nyong\u2019o, Michael B.Jordan et Danai Gurira.Après les événements qui se sont déroulés dans Capitaine America : Guerre civile, T\u2019Challa revient chez lui prendre sa place sur le trône du Wakan- da, une nation africaine technologique- ment très avancée.Mais lorsqu\u2019un vieil ennemi resurgit, le courage de T\u2019Challa est mis à rude épreuve, aussi bien en tant que souverain qu\u2019en tant que Black Panther.(Général) 134 min ?½ Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 13 h, 15 h 50, 17 h, 18 h 55, 21 h 45; v.o.a.samedi à jeudi 12  h  45, 15 h 35, 17 h, 18 h 45, 21 h 35 Cinéma Galaxy : v.f.samedi à mercredi 16 h, jeudi 15 h 55, EN 3D samedi 13 h 5, 19 h, 21 h 10, dimanche à jeudi 13 h 5, 19 h, 20 h 40, jeudi 13 h 5, 18 h 50, 21 h 25; v.o.a.samedi à jeudi 15 h 55, EN 3D samedi 13 h, 18 h 50, 21  h  15, dimanche à jeudi 13  h, 18 h 45, 20 h 55 POUR VIVRE ICI Drame de Bernard Émond avec Élise Guilbeault, Sophie Desmarais, Marie Bernier, Danny Gilmore, Amena Ahmad et Claude Lemieux.Une femme dans la soixantaine qui vient de perdre son mari quitte sa petite ville de la Côte-Nord pour visiter ses enfants à Montréal puis revoir les lieux de son enfance dans le nord de l\u2019Ontario.(Général) 90 min ?½ Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 13 h 10, 15 h 10, 17 h 20, 19 h 25 LA PART DU DIABLE Documentaire de Luc Bourdon.La part du diable propose un regard singulier et nouveau sur la Révolution tranquille de 1967 à 1980.Dans un geste d\u2019une rare poésie, avec l\u2019aide de son complice, le monteur Michel Giroux, Luc Bourdon (La mémoire des anges) se penche sur notre histoire et nous montre, à grand renfort d\u2019extraits tirés de près de 200 films de la collection de l\u2019Office national du film du Canada, les dessous d\u2019une décennie au cours de laquelle le Québec s\u2019est profondément transformé.(Général) 102 min ?Maison du cinéma : v.o.f.samedi à jeudi 17 h PIERRE LAPIN Peter Rabbit Film d\u2019animation de Will Gluck.Adaptation des célèbres livres jeunesse Pierre Lapin de Beatrix Potter.(Général) 95 min Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 45, 15 h, 17 h 25, 19 h 35 Cinéma Galaxy : v.f.samedi 13 h 20, 16 h 25, 18 h 30, 21 h 45, dimanche 13 h 30, 16 h 20, 18 h 30, 21 h 35, lundi 13 h 40, 16 h 20, 18 h 30, 21 h 35, mardi et mercredi 13 h 15, 16 h 20, 18 h 30, 21 h 35, jeudi 13 h 15, 16 h 20, 18 h 30, 21 h 20 LE POST The Post Drame biographique de Steven Spielberg avec Meryl Streep, Tom Hanks, Sarah Paulson et Bob Odenkirk.Première femme directrice de la publication d\u2019un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s\u2019associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d\u2019État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations.(Général) 116 min ?Cinéma Magog : v.f.samedi 18 h 55, 21 h 25, lundi, mardi et jeudi 18 h 55; v.o.a.dimanche et mercredi 18 h 55 PUR-SANG Thoroughbreds Drame de Cory Finley avec Anton Yel- chin, Anya Taylor-Joy, Olivia Cooke et Paul Sparks.Deux adolescentes d\u2019une banlieue aisée du Connecticut se retrouvent après plusieurs années loin l\u2019une de l\u2019autre.Ensemble, elles élaborent un plan pour résoudre leurs problèmes, peu importe ce qu\u2019il en coûtera.(13 ans et plus) 92 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 50, 14 h 50, 19 h 40, 21 h 50 LE 15:17 POUR PARIS The 15 h 17 to Paris Drame de Clint Eastwood avec Spencer Stone, Anthony Sadler et Alex Skarlate.Le 21 août 2015, le monde apprend qu\u2019un attentat a été déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris.Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains qui voyageaient en Europe.Le film s\u2019attache à leur parcours et revient sur la série d\u2019événements improbables qui les ont amenés à se retrouver à bord de ce train.(13 ans et plus) 94 min Cinéma Magog : v.f.lundi, mardi et mercredi 16 h 30; v.o.a.mercredi 19 h 15 UN RACCOURCI DANS LE TEMPS A Wrinkle in Time Aventure fantastique d\u2019Ava DuVernay avec Storm Reid, Oprah Winfrey, Reese Witherspoon et Zach Galifianakis.Comme la plupart des collégiens, Meg Murry manque d\u2019assurance et tente de trouver sa place.Très intelligente, elle possède un don rare qu\u2019elle n\u2019a pas encore exploité.La disparition inexpliquée de son père va l\u2019amener à faire la connaissance de trois guides venues sur Terre pour l\u2019aider à le retrouver.(Général) 106 min ?Maison du cinéma : v.f.samedi à jeudi 12 h 55, 15 h 45, 19 h, EN 3D 21 h 30; v.o.a.samedi à jeudi 12 h 35, 15 h 45, 19 h 10, 21 h 45 Cinéma Galaxy  : v.f.samedi et dimanche 16 h 25, lundi et mardi 16 h 30, mercredi 16 h 35, jeudi 16 h 15, EN 3D samedi 13 h 55, 19 h, 21 h 30, dimanche 13 h 55, 19 h, 21 h 25, lundi 14 h, 19 h, 21 h 25, mardi 14 h, 19 h, 21 h 20, mercredi 14 h 10, 19 h, 21 h 25, jeudi 13 h 40, 18 h 45, 21 h 35; v.o.a.samedi 16 h 25, dimanche 15 h 50, lundi à mercredi 16 h 5, jeudi 16 h 30, EN 3D samedi 13 h 45, 18 h 55, 21 h 45, dimanche 13 h 15, 18 h 55, 21 h 30, lundi et mercredi 13 h 35, 18 h 55, 21 h 30, mardi 13 h 35, 18 h 55, 21 h 25, jeudi 13 h 55, 18 h 55, 21 h 30 Cinéma Magog : v.f.samedi 13 h, 15 h 35, 21 h 45, dimanche 13 h, lundi 16 h 10, 19 h 5, mardi et mercredi 16 h 10, jeudi 19 h 5, EN 3D samedi et mardi 19 h 5, dimanche 15 h 35, jeudi 16 h 10; v.o.a.EN 3D dimanche et mercredi 19 h 5 LA RANÇON Gringo Comédie de Nash Edgerton avec Joel Edgerton, Charlize Theron, David Oyelowo et Thandie Newton.Harold Soyinka, un homme d\u2019affaires bien sous tous rapports et nouvellement marié, possède des parts dans un laboratoire pharmaceutique qui doit être prochainement coté en Bourse.Bloqué du mauvais côté de la frontière mexicaine, recherché, il découvre que tout ce qui faisait son existence dorée n\u2019est qu\u2019un immense mensonge.(13 ans et plus) 111 min Cinéma Galaxy : v.f.samedi à mardi 13 h 35, 16 h 5, 18 h 40, 21 h 10, mercredi 13 h 35, 16 h 5, 18 h 40, 21 h 10, jeudi 13 h 30, 15 h 55, 18 h 25, 21 h 30 UTAH Documentaire.L\u2019Utah est reconnu pour sa diversité géologique contrastante qui fait le bonheur des touristes et des sportifs, des skieurs aux adeptes de vélo de montagne.D\u2019un côté, de nombreux sommets enneigés entourent la capitale Salt Lake City, elle qui a été l\u2019hôtesse des Jeux olympiques d\u2019hiver de 2002.De l\u2019autre, des déserts arides font place à des formations rocheuses façonnées de façon spectaculaire par le temps.Les parcs nationaux d\u2019Arches et de Bryce ne sont que deux exemples de ces tableaux surréels formés de flèches de calcaire aux teintes ocre, roses et blanches.Qui n\u2019a d\u2019ailleurs pas rêvé du Far West américain à la vue de Monument Valley?Toutefois, au-delà de ses contrastes naturels, l\u2019Utah demeure passablement uniforme avec une population à forte majorité urbaine et de confession mormone.(Général) 120 min Maison du cinéma : v.f.dimanche 13 h, mercredi 19 h Note : les horaires de cinéma sont sujets à changement. samedi 10 mars 2018 laTribune W24 karine tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine sherbrooke \u2014 il n\u2019y a pas si longtemps, le cabaret servi en avion était vu comme un mal alimentaire nécessaire.ou presque.on partait avec cette idée que ce serait sans doute fade, un peu beige, sans goût et sans panache.on avalait le contenu du plateau pour satisfaire sa faim, mais pas nécessairement ses papilles.Je généralise et je caricature, évidemment.Mais il faut quand même reconnaître que les temps changent.Les menus aussi.Ici et là, les transporteurs aériens revoient leurs standards.À la hausse.C\u2019est le cas chez Air Transat.« Je souhaitais amener un changement.J\u2019avais cette certitude qu\u2019on pouvait mieux manger en vol et j\u2019avais envie d\u2019offrir à nos passagers une expérience culinaire rehaussée », exprime le vice- président service en vol et commissariat, Dave Bourdages.L\u2019idée de s\u2019associer à un chef de renom, comme le font d\u2019autres compagnies aériennes ail leurs dans l e m o n d e , était une avenue attrayante.En décembre 2016, Air Transat tendait une main à Daniel Vézina pour qu\u2019il revampe la carte.« Sa vision, son talent et sa volonté d\u2019offrir des plats du terroir faits d\u2019aliments locaux, où on cuisine tout, de la racine à la feuille, tout ça nous rejoignait beaucoup », résume Dave Bourdages.Le copropriétaire des deux enseignes Laurie Raphaël a embarqué dans l\u2019aventure gustative aérienne avec enthousiasme.Depuis près d\u2019un an, il signe les plats principaux du menu servi d\u2019office en classe Club.Ses créations sont aussi offertes au coût de 25 $ aux passagers des vols économiques.Incluant la petite bouteille de vin.Deux plats de déjeuner portant la griffe Vézina ont aussi été développés pour bonifier l\u2019offre.Le tout change aux six mois et s\u2019adapte à la saison.N\u2019est-ce pas un peu risqué d\u2019accoler ainsi son nom?Après tout, le réputé chef n\u2019est pas dans les cuisines de chaque avion où ses plats sont proposés.Pas tant, paraît-il, dans la mesure où tout est standardisé dans les usines de Delta Daily Food, une filiale de Fleury Michon, chef de file français au chapitre de la restauration de voyage et des plateaux aériens.« Je travaille de concert avec eux.Pour moi, c\u2019est une tout autre façon d\u2019aborder la cuisine, mais c\u2019est un bel apprentissage, un nouveau défi.Il y a évidemment beaucoup de normes à respecter.Industrialiser la recette, c\u2019est la partie la plus difficile, mais j\u2019ai le plein contrôle sur le résultat final, c\u2019est moi qui donne le OK.Mes critères de qualité sont élevés et tant que je ne suis pas complètement satisfait d\u2019un plat, il ne prend pas le chemin du menu d\u2019Air Transat. » Parlons de ce menu, justement.Au premier coup d\u2019œil, tout est alléchant.Blanquette de veau, coloré risotto d\u2019orzo au fromage et tomates, pavé de saumon et nouilles asiatiques, bœuf braisé façon bourguignonne : la palette est large.Et chacun y trouve son compte, puisque le chef a pensé inclure un plat végétarien et un autre végéta- lien à son éventail.Élaborer le tout a quand même commandé de la créativité.Le chef cite en exemple la lasagne de confit de canard au foie gras, un de ses plats signature au resto comme en cabine.« On a dû remanier la recette pour l\u2019avion.On a utilisé une bonne pâte fraîche plutôt qu\u2019une pâte aux sherbrooke \u2014 bon an, mal an, Catherine lefebvre prend l\u2019avion plusieurs fois.Des plateaux-repas, la nutritionniste et grande voyageuse en a vu de toutes les couleurs, toutes les saveurs.« Il se fait de très bonnes choses, mais aussi de moins bonnes. » Certaines compagnies aériennes ont depuis longtemps fait de l\u2019offre alimentaire un fer de lance.«  Je pense aux transporteurs comme Qatar Airways, dont l\u2019offre alimentaire est tellement alléchante que j\u2019ai hâte de prendre l\u2019avion lorsque je vole avec eux.Ils ont même créé une carte des vins avec un maître sommelier! Je pense aussi à Emirates.Déjà il y a 13 ans, on pouvait y manger des trucs extraordinaires.Je me souviens de plats de saumon fumé et d\u2019agneau servis à bord, en classe économique, qui Pavé de saumon et nouilles asiatiques \u2014 photo fournie par air transat Délicieux repas aériens é p i n a r d s comme au resto et on a intégré le foie gras à la sauce.Des petits ajus- t e m e n t s de la sorte sont nécessaires pour standardiser le plat. » L\u2019agneau n\u2019avait jamais été servi sur les vols d\u2019Air Transat.Pas plus que le saumon, assure Daniel Vézina, qui tenait à les travailler.Il a développé de goûteuses propositions qui plaisent manifestement au palais des voyageurs.En avion comme en restauration, sa philosophie ne change pas : il souhaite s\u2019approvisionner le plus possible dans le garde-manger du pays, c\u2019est-à-dire auprès des producteurs canadiens.Une idée que supporte tout à fait la compagnie aérienne : « L\u2019utilisation d\u2019aliments locaux ou équitables, le souci environnemental, ce sont des critères qui nous rejoignent », remarque Dave Bourdages.Pour le créateur de saveurs, qui Dave Bourdages \u2014 photo fournie par air transat Daniel Vézina \u2014 photo fournie par air transat Des plateaux qui volent haut « À travers mes différents projets, l\u2019un de mes buts, c\u2019est d\u2019exporter la cuisine québécoise hors pays, faire voir qu\u2019elle n\u2019est pas uniquement composée de sirop d\u2019érable et de poutine. » \u2014 Daniel Vézina laTribune samedi 10 mars 2018 W25 en cuisine dirige les talents de la relève culinaire dans la populaire émission Les Chefs!, cette nouvelle vitrine aérienne permet de faire rayonner l\u2019excellence de la cuisine québécoise au-delà de nos frontières.« À travers mes différents projets, l\u2019un de mes buts, c\u2019est d\u2019exporter la cuisine québécoise hors pays, faire voir qu\u2019elle n\u2019est pas uniquement composée de sirop d\u2019érable et de poutine. » Des papilles qui goûtent Différemment C\u2019est quand même tout un art de combiner fraîcheur de l\u2019assiette et cabaret d\u2019avion.Au chapitre de la cuisine de l\u2019air, on est loin du quotidien de la restauration, où toute une brigade s\u2019affaire à livrer la marchandise en salle à manger.L\u2019équipe qui œuvre dans la minuscule cuisine où tout est pensé et compartimenté doit être en mesure de servir les plats à point, dans les délais voulus.En plein vol, on ne badine pas avec la logistique.C\u2019est un ballet soigneusement chorégra- phié qui s\u2019opère dans la machine en marche.Non seulement faut-il penser au service dans pareil contexte aérien, où l\u2019espace est restreint et le temps, compté, mais il faut aussi tenir compte des contraintes associées à la dégustation en cabine.« Dans l\u2019appareil en vol, la raréfaction de l\u2019oxygène nous fait nous sentir comme si nous nous trouvions en altitude.On goûte donc un peu différemment les choses, et il faut le considérer lorsqu\u2019on élabore une recette destinée à être servie en avion, de façon à trouver le bon dosage d\u2019épices », remarque Dave Bourdages.Dans tout ça, il faut aussi savoir reconnaître la part d\u2019extraordinaire.Comme le remarque Daniel Vézina : « Quand on s\u2019arrête pour y penser, c\u2019est en soi un petit miracle de pouvoir manger un plat à 30 000 pieds d\u2019altitude. » Bœuf braisé façon bourguignonne \u2014 photo fournie par air transat après plusieurs heures de vol à rester assis, on débarque de l\u2019avion souvent dans un autre fuseau horaire, un autre climat, la mine parfois un peu barbouillée.pour se donner une chance de mieux traverser le vol et le décalage horaire, quelques trucs de Catherine Lefebvre : 1.planifier « Ce qui est servi en avion reste dans une fourchette de prix raisonnable.C\u2019est même souvent moins cher qu\u2019à l\u2019aéroport.allez voir quelle est la carte en ligne puisque celle- ci varie selon les vols.Vous pourrez ainsi faire vos choix à l\u2019avance. » 2.s\u2019hyDrater « en avion, l\u2019air est plus sec.on a avantage à boire beaucoup en cabine.on évite aussi de manger trop salé. » 3.manger futé « Les plats plus difficiles à digérer (riches en gras, en sel et en sucre) risquent de moins bien passer.surtout qu\u2019on passe de longues heures assis et que notre nuit de sommeil est écourtée. » 4.moDérer l\u2019alcool « pour éviter d\u2019accentuer les désagréments du décalage horaire, on gagne à y aller mollo sur le vin.prendre l\u2019apéro à bord, c\u2019est bien.mais après, on peut se donner une chance et attendre d\u2019atterrir avant de prendre un deuxième verre. » 5.prévoir Des collations « on peut amener quelques grignotines nourrissantes (barres, noix, etc.), mais dans tous les cas, il faut vérifier ce qui est autorisé par les douanes, selon l\u2019endroit d\u2019où on part et la destination où on va. » 6.prévenir plutôt que guérir « Ce n\u2019est pas nécessairement un truc alimentaire, mais c\u2019est un conseil de voyageuse : il est toujours bon de trainer des sachets de poudre de réhydratation (genre gastrolyte), de l\u2019imodium et des Gravol, au cas où la tourista ferait des siennes.personne n\u2019a envie de passer son vol de retour dans les toilettes d\u2019un avion. » karine tremblay quelques trucs étaient absolument mémorables. » Même chose du côté de Turkish Airlines, où c\u2019est une brigade qui sert les plats, et de Singapour Airlines, dont les spécialités coréennes ont laissé une empreinte mémorable dans le souvenir gustatif de Catherine Lefebvre.Bref, tous les plateaux-repas ne se valent pas.Et ce, même à bord d\u2019un même appareil : « En voyageant autant, il m\u2019est arrivé de me faire surclasser.Là, on constate que la classe affaires et celle écono, c\u2019est souvent le jour et la nuit au chapitre alimentaire.En même temps, je me mets à la place des transporteurs, et ce n\u2019est pas si évident pour eux.Les gens ne veulent pas payer leur billet trop cher, ils ne veulent pas trop d\u2019escales.Sur le plan des opérations, il y a tout un tas de contraintes qui viennent avec le contexte aérien.On ne peut quand même pas s\u2019attendre à des miracles. » Reste que les vols en classe économique ne sont pas, pour autant, synonymes de repas tristes.«  J\u2019ai habité en Tanzanie, j\u2019y retourne tout le temps.Je prends KLM, en classe économique, et je n\u2019ai jamais été déçue.Je précise que personnellement, j\u2019aime vraiment manger en avion.Dans ma tête, être en cabine, c\u2019est en soi une fête parce que je suis en route vers un endroit que j\u2019ai envie de retrouver ou de découvrir. » karine tremblay Délicieux repas aériens catherine Lefebvre \u2014 photo fournie 5283874 8 h 30 Départ de Sherbrooke en autocar de luxe avec guide- accompagnateur.11 h 30 Dîner Québec Exquis ! 3 services verre de vin inclus, au restaurant Le Monte Cristo du chic hôtel Le Bonne Entente.13 h 30 Visite du marché éphémère au Marché du Vieux-Port, rencontre avec des producteurs agroalimentaires, démonstration culinaire et bouchées.15 h 30 Cinéma Exquis Visionnement exclusif d\u2019un film sur le thème du vin.18 h Souper dînatoire dans le cellier du Château Frontenac avec atelier de dégustation et sommelier invité.21 h Départ vers Sherbrooke.Réservé aux 18 ans et plus S a m e d i 2 1 a v r i l 2 0 1 8 S a m e d i 2 1 a v r i l 2 0 1 8 1 800 463-1598 ou www.gvq.ca dans l\u2019onglet Collections GVQ / Culture et gastronomie.VIP RÉSERVEZ TÔT! Seulement 50 places disponibles.SAMEDI 21 avril 2018 + TAXES Une valeur de 289$ DANS LE CADRE DE QuEbECExQuiS.Com samedi 10 mars 2018 laTribune W26 Sur le web latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune Mylène MoiSan Le Soleil québec \u2014 un petit paradis bordé de corail.L\u2019île appartient au Honduras, elle fait à peine 83 kilomètres carrés, un peu moins que L\u2019Isle-aux-Coudres.Nous avions une petite semaine en amoureux, sous le soleil, pas question de passer des heures à vironner dans les aéroports.Le vol de Sunwing (Air Transat y va aussi) a pesé dans le choix de la destination, départ prévu à 9 h 05, arrivée en début d\u2019après- midi.Une heure de plus pour déglacer les ailes de l\u2019avion.Pour nous donner plus le goût de partir.Les touristes, pour l\u2019essentiel, se concentrent à l\u2019ouest.Tout au bout de l\u2019île, West Bay propose des hôtels plus luxueux, certains en formule tout inclus, de belles plages de sable blond, plutôt achalandées, et une vie nocturne plus animée.West End, à q u e l q u e s k i l o m è t r e s de là, offre des couleurs et des saveurs plus locales, de petites auberges qu\u2019on devine au travers des palmiers.Nous avons posé notre baluchon à West End, à la Posada Arco Iris, dans une grande chambre avec vue sur l\u2019océan, pour une cinquantaine ROATÁN À fleur d\u2019eau \u2014 On va passer une semaine à roatán.\u2014 Où?C\u2019était systématique, chaque fois qu\u2019on me demandait où je partais en vacances.Visiblement, la destination est peu connue, même si, depuis quelques années, des vols s\u2019y rendent de montréal, de Québec, même de saguenay et mont-Joli.Toujours fascinant de voir ces petits lézards aggripés aux arbres, à l\u2019affût d\u2019une proie imprudente.\u2014 phOtO le sOleil, mylène mOisan laTribune samedi 10 mars 2018 W27 voyages de dollars par jour.Pas de luxe, mais tout ce qu\u2019il faut.Surtout un petit bout de plage juste de l\u2019autre côté du chemin, avec des chaises longues et des kayaks, selon que vous soyez en mode passif ou actif.Et la mer, comme une piscine.En posant le pied à Roatán, vous comprendrez vite que le principal attrait de l\u2019endroit se trouve dans l\u2019eau, parfois à quelques dizaines de mètres de la plage.Cette petite île paradisiaque est une des destinations les plus prisées sur la planète pour la plongée sous-marine.On y compte plus de 250 sites.L a p l u pa r t lo ng e nt la ba r- rière de corail, la deuxième plus grande après celle de l\u2019Australie, Le Roatán est un petit paradis bordé de corail.L\u2019île appartient au Honduras, elle fait à peine 83 kilomètres carrés, un peu moins que L\u2019Isle-aux- Coudres.\u2014 photo le soleil, mylène moisan qui s\u2019étend de la Riviera Maya au Mexique jusqu\u2019à Roatán, en passant par le Belize.Les fonds sont poissonneux à souhait, les coraux relativement épargnés et les courants souvent faibles.L\u2019impression de nager dans un aquarium.Vous n\u2019avez pas le profil de l\u2019homme-grenouille?Pas grave, vous en aurez plein les yeux en apnée.De nombreuses compagnies vous proposeront d\u2019ailleurs de vous emmener en bateau au Blue Channel, un des endroits les plus populaires, moyennant quelques dizaines de dollars américains.Remerciez-les avec votre plus beau sourire et rendez-vous tout au bout de la plage de West Bay.L e B l u e C h a n n e l e s t l à , à quelques brassées du rivage.Si vous n\u2019avez pas de masque, de palmes et de tuba, de petits kiosques en offrent sur la plage pour quelques dollars.Vous pourrez explorer les labyrinthes de coraux à votre rythme, aussi longtemps que vous le souhaitez, et regagner la plage pour boire une bonne bière froide ou un piña colada.Nous y avons passé un après- midi splendide, mais nous étions contents de regagner la quiétude de West End à la fin de la journée.Vous pouvez aller d\u2019une destination à l\u2019autre en bateau taxi, la course coûte trois dollars.Moins cher qu\u2019un « vrai » taxi.C\u2019est Leslie qui nous a reconduits chez nous.Elle est la seule femme à faire la navette autour de l\u2019île, et elle n\u2019en est pas peu fière.Elle mène sa barque depuis de nombreuses années, espérant LIRE la suite \u203a W28 Notre maison et notre plage pendant une semaine, que demander de plus?\u2014 photo le soleil, mylène moisan 5270763 5279194 ANGLETERRE, IRLANDE ET ÉCOSSE 7 au 22 septembre CINQUE TERRE : RANDONNÉE PÉDESTRE 15 au 24 septembre TRÉSORS DE PROVENCE 15 au 28 septembre PORTUGAL 15 au 29 septembre ITALIE : CÔTE AMALFITAINE 15 au 30 septembre AFRIQUE DU SUD 1er au 17 octobre LAOS ET CAMBODGE 31 octobre au 16 novembre LES INCONTOURNABLES DE L\u2019INDE 4 au 23 novembre DÉCOUVERTE DU VIETNAM 14 au 30 novembre SHERBROOKE NORD 819 563-7131 EST 819 564-4433 DRUMMONDVILLE 819 477-8383 WINDSOR 819 845-3315 LAC-MÉGANTIC 819 583-2801 Titulaire d\u2019un permis du Québec ISRAËL ET JORDANIE 17 juin au 2 juillet L\u2019OUEST CANADIEN 21 août au 2 septembre SPLENDEUR DE LA CALIFORNIE 1er au 10 septembre ESPAGNE : COSTA DEL SOL 24 septembre au 9 octobre SAINT-JACQUES- DE-COMPOSTELLE : RANDONNÉE PÉDESTRE 30 septembre au 10 octobre Départs internationaux CROISIÈRE FLUVIALE SUR LE DANUBE 21 septembre au 1er octobre CROISIÈRE FLUVIALE : MARCHÉS DE NOËL 1er au 8 décembre CROISIÈRE CARAÏBES : LE CANAL DE PANAMA CELEBRITY REFLECTION 10 au 22 mars 2019 1285 Bowen Sud, Sherbrooke 819 346-7500 819 791-7507 Suivez-nous sur Facebook ! Titulaire d\u2019un permis du Québec et intermédiaire en transport.VOYAGES 2018 24 mars SATURDAY NIGHT FEVER (1 repas) 28 mars BUFFET-SPECTACLE HOMMAGE À BARBARA STREISAND ET FRANK SENATRA 25 juin au 5 juillet Terre-Neuve, Labrador, St-Pierre et Miquelon (Avion) Lancement de la saison 11 mars prochain 12 au 19 juillet Îles-de-la-Madeleine (Autocar) 23 au 28 juillet Gaspésie (Autocar) Nombreux tirages et promotions exclusives pour les participants.Découvrez nos nombreux groupes réseaux et croisières.Réservez votre place. samedi 10 mars 2018 laTribune W28 Voyages Langue officieLLe espagnol Langue parLée partout anglais Monnaie Le lempira est la monnaie officielle, mais le dollar américain est accepté partout.Le taux de change est d\u2019environ 24 lempi- ras pour un dollar.taxe de départ 49 $Us (63 $CaN) décaLage horaire Une heure plus tôt qu\u2019au Québec MeiLLeure période pour y aLLer Janvier et février À savoir La rue longeant la mer est animée, vous avez l\u2019embarras du choix des restaurants, bars et boutiques.\u2014 PHOTO Le sOLeiL, mYLèNe mOisaN au rez-de-chaussée de notre posada, le restaurant argentin a installé une terrasse directement sur la plage.Coucher de soleil inclus.\u2014 PHOTO Le sOLeiL, mYLèNe mOisaN que d\u2019autres suivent ses traces.« C\u2019est important.Il faut que les femmes prennent leur place.» Ou, comme Leslie, qu\u2019elles la fassent.Contrairement à d\u2019autres destinations soleil, nous ne nous sommes jamais sentis comme dans une trappe à touristes.Les vendeurs itinérants qui arpentent les plages vont et viennent sans trop insister.Vous avez l\u2019embarras du choix, lunettes soleil, bijoux.Il y a cette vieille dame, magnifique, qui vend les pâtisseries qu\u2019elle cuisine.Il y a aussi, le long du chemin qui suit le bord de mer, les cantines de fortune, à des lieux de nos camions restaurants, mais combien sympathiques.Et pas cher.Juste devant le dépanneur vert et blanc, à l\u2019ouest du rond-point, nous avons essayé le « baleada » \u2014 un genre de burrito local \u2014, pour un dollar.Dans un pain qui goûte un peu la crêpe, on tartine du beurre ou de la mayonnaise, puis une purée de fèves noires avec, au choix, des œufs, de l\u2019avocat ou du poulet.Délicieux.Nous avons aussi mangé dans les « grands » restaurants de West End, la plupart s\u2019avançant dans la baie, face à l\u2019horizon.C\u2019est le cas du Lighthouse, où nous avons mangé des langoustes et du barracuda sauce coco, pour une vingtaine de dollars.Soyez en appétit, les portions sont énormes.Et arrivez assez tôt pour voir le soleil se coucher.Si vous avez la bougeotte, allez voir du pays.Vous pouvez embaucher un chauffeur de taxi pour une demi-journée pour environ 70 $US ou une excursion guidée, qui devrait vous coûter autour de 50 $ par personne.Nous avons opté pour cette formule, avons trouvé notre guide en passant par Alex, notre instructeur de plongée à Roatan Divers.Il y a aussi des gens, le long de l\u2019unique rue, qui proposent différentes options.Alex nous a mis en contact avec Javier, qui nous a envoyé Rico, un gars de la place qui nous a emmenés partout sur l\u2019île, qu\u2019il connaît comme le fond de sa poche.Il s\u2019est arrêté sur le bord de la route pour nous faire goûter un dessert local, une soupe de caramel avec du riz et du maïs dedans.À moins d\u2019être une bibitte à sucre, quelques cuillerées vous suffiront.Rico nous a raconté son île, il nous a montré les grosses cabanes de touristes, les paysages à couper le souffle, le village de Punta Gor- da, où la vie coule encore plus lentement qu\u2019ailleurs.Mais aussi, les quartiers défavorisés, où des problèmes criants d\u2019approvisionnement en électricité et en eau font partie du quotidien des habitants.Il ne faut pas oublier que, malgré la douceur du climat, Roatán n\u2019est pas un paradis pour tous.Rico avait confiance que le nouveau maire, élu quelques semaines plus tôt, allait tenir ses promesses d\u2019une meilleure distribution des revenus du tourisme.Et celle-là aussi, de réparer les nids de poule, qui peuvent facilement convenir aux autruches.Il fallait voir l\u2019ambulance que nous suivions, avec sa sirène et ses gyrophares, louvoyer entre les trous, à 20 km/h.L\u2019 u rg e n c e e st à Roat á n u n concept relatif.La seule chose qui est arrivée trop rapidement, c\u2019est la fin des vacances, sept journées qui ont filé à la vitesse de l\u2019éclair.Sept journées où nous avons plongé dans les coraux multicolores, où nous nous sommes prélassés sur la plage, où nous avons pris le temps de prendre le temps.Tout simplement.Pour plus d\u2019infos : tourismroatan.com.suite À fLeUr d\u2019eaU laTribune samedi 10 mars 2018 Voyages W29 Andrée- Anne Brunet La Presse montréal \u2014 Si votre but est de vous poser sur une plage et faire le plein de vitamine C, il faut prendre un tricycle et vous rendre sur la plage de Cabo.Fréquentée et nettoyée par les habitants de l\u2019endroit, elle est située en face de l\u2019île de Coron et la vue y est superbe.l\u2019eau est peu profonde, claire et d\u2019un bleu envoûtant, comme sur les cartes postales.S\u2019y rendre est une aventure en soi, vu les nids-de-poule et les pentes de la route qui n\u2019est pas entièrement goudronnée.Peut- être devrez-vous descendre du tricycle et monter la côte à pied si le moteur surchauffe, mais cela fait partie de l\u2019aventure! Pour dormir, manger et organiSer Son Séjour au même endroit Joli complexe de quatre étages situé en retrait de l\u2019agitation de la rue et en saillie sur la baie, le Sea- dive Resort offre différents types de chambres, selon votre budget.Avec sa terrasse sur le toit, son immense balcon au deuxième étage et un restaurant ouvert sur la mer au rez-de-chaussée, il a été conçu pour les gens qui aiment vivre dehors.Les chambres sont confortables, propres et pourvues d\u2019eau chaude.Le Seadive Resort est également une mine d\u2019informations pour les activités du coin et le centre de plongée, situé à la porte d\u2019à côté, vous promet des découvertes fascinantes en mer.Pour Plonger Sur deS éPaveS Peu d\u2019endroits offrent la possibilité de plonger sur des épaves japonaises de la Seconde Guerre mondiale.Il ne faut pas manquer votre chance de vivre cette expérience unique à Coron.Jouxtant le Seadive Resort, le centre de plongée Seadive, avec son équipe aux petits soins, vous fera vivre une aventure inoubliable.Si vous n\u2019êtes pas un plongeur certifié, vous pourrez suivre votre cours à cet endroit en quelques jours.Vous êtes accrédité?Vous retiendrez votre souffle en pénétrant dans une épave, éclairé uniquement par votre lampe de poche.Expérience surréelle.Frissons garantis.Pour goûter aux SaveurS deS PhiliPPineS En Asie, il faut se laisser tenter par la cuisine de rue pour vivre une expérience authentique.Mettez de côté vos préjugés, votre estomac vous remerciera.Le riz, aliment de base de tous les plats philippins, se trouve même dans les desserts.Essayez un petit gâteau à la farine de riz au goût légèrement sucré.Une version avec œuf et fromage offre une déclinaison plus salée.Ces gâteaux sont souvent servis durant les fêtes, mais ils sont vendus à longueur d\u2019année et se mangent bien à toute heure du jour.Pour jouer leS exPlorateurS ou leS nauFragéS Juste en face de la ville de Coron se situe l\u2019île du même nom.Accessible en bateau, elle offre différentes plages et lacs qui méritent d\u2019être explorés.Évitez les tours offerts par les agences en ville et rendez-vous à la marina pour négocier directement avec un capitaine afin de louer ses services et sa bangka, bateau traditionnel philippin.Vous pourrez ainsi explorer à votre rythme.Pour jouer les naufragés sur un petit bout de plage de sable blanc, prévoyez un arrêt sur CYC Beach, et pour observer des poissons- clowns dans un environnement protégé, un arrêt est de mise dans la réserve marine de Siete Pecados.Pour une exPérienCe horS du Commun Les Philippines possèdent des terrasses de riz millénaires classées au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Prenez l\u2019autobus de nuit au départ de Manille et réveillez-vous avec le soleil, dans la jungle de Banaue.Ges- ler Bayninan, guide philippin de 36 ans, a grandi dans ces rizières.Le matin, il vous installe dans son tricycle et vous conduit à Batad et à Bangaan, à travers les montagnes Ifugao.La randonnée est parfois exigeante à cause du dénivelé, mais Gesler s\u2019adapte à votre rythme pour vous mener vers les plus spectaculaires points de vue.Après cette journée, vous ne verrez plus votre riz de la même façon! aventure au cœur des Philippines Plusieurs plages et lacs méritent d\u2019être explorés.\u2014 Photo collaboration sPéciale, andrée-anne brunet 5281627 ? ­ ? ?­?  ?­? ? ?? ? ? ?­?­­ ?­?  ?­ ?  ? SAMEDI 10 MARS 2018 laTribune W30 VOYAGES Q u\u2019est-ce que j\u2019ai fait aujourd\u2019hui qui sort de l\u2019ordinaire?Et hier?Probablement pas grand-chose.Probablement rien qui mérite plus qu\u2019une ligne à l\u2019encre noire sur un papier jauni.Pourtant, je me pose la question souvent.Pour savoir si ma vie s\u2019efface à mesure qu\u2019elle s\u2019écrit.Pour savoir si j\u2019ai gaspillé des heures, des jours aussi, où j\u2019aurais pu me mettre en danger, me dépasser, ou simplement m\u2019exposer à de la nouveauté.La vérité, c\u2019est que l\u2019ordinaire est partout.L\u2019extraordinaire aussi.Suffit de trouver ce qui fait sortir l\u2019un de l\u2019autre pour arriver à un équilibre.Pas besoin de sauter en parachute ou de tourner dans le dernier Spielberg pour sortir de sa routine.Une nouvelle rencontre, du temps libéré dans un horaire trop chargé pour passer une soirée avec les enfants, une nouvelle recette qu\u2019on n\u2019a même pas fait brû- ler, bonjour les accomplissements.Mon côté kitsch voudrait répéter ce cliché maintes fois partagé en ligne : « Les voyages sont les seules choses que vous achetez qui vous rendent plus riche. » C\u2019est vrai en partie.Chaque fois que je me couvre d\u2019ordinaire et que j\u2019en rougis, souvent donc, je retourne dans les endroits les plus uniques, me remémore ces moments que je n\u2019aurais pas vécus en restant chez moi.Soyons honnêtes, partir à l\u2019étranger, c\u2019est aussi rempli d\u2019ordinaire.Rien de bien excitant à attendre des heures dans une gare parce que le train passe quand il a décidé de passer.On ne voyage pas non plus pour ces moments passés à la laverie, à l\u2019épicerie ou à la pharmacie, pareil comme on le ferait à la maison, à un ou deux détails près.Et on se passerait de l\u2019extraordinaire qui se traduit sous forme d\u2019insectes indésirables dans une chambre d\u2019hôtel.Vrai qu\u2019à tout le moins, on peut se targuer d\u2019avoir attendu un train je ne sais où ou d\u2019avoir fait l\u2019épicerie au fond de nulle part.Sauf que d\u2019aventures, ce sont les passagers du train où les produits de l\u2019épicerie qui nous sortiront de notre ordinaire.Plus encore, quand j\u2019ai envie de regretter tout ce que je n\u2019ai pas encore fait ou tout ce qui m\u2019a échappé, j\u2019ajoute une goutte à mon verre à moitié vide pour qu\u2019il soit sans contredit plus plein que vide.Et je puise chaque goutte dans d\u2019autres ici, même là où il ne tombe jamais le moindre crachin.Sans mon passeport, je ne serais jamais descendu dans le réservoir d\u2019un volcan éteint en Islande.Je ne me formalise pas de ne pas savoir prononcer son nom, le Thrihnu- kagigur, en me remémorant la nacelle métallique suspendue dans le vide qui s\u2019enfonçait le ventre d\u2019un immense champ de lave séchée.J\u2019ai étouffé dans les vapeurs d\u2019un volcan en activité, aussi, en Éthiopie.L\u2019Erta Ale n\u2019est pas bien élevé, mais il inspire le respect.Quand je me suis endormi, à quelques dizaines de mètres du cratère, je sentais son grondement qui faisait vibrer le sol.Je pense à ça, quand mon oreiller manque un peu de ressort.Quelle chance, aussi, de se tenir en plein cœur du Colisée de Rome, de s\u2019imaginer les gens qu\u2019on a mis à mort, là, sur la même terre que nous foulons.Idem à Nîmes, dans l\u2019arène des gladiateurs.On a beau avoir vu ces combattants au cinéma ou dans les bandes dessinées d\u2019Astérix, on ne réalise pas avant de s\u2019être tenu dans ses gradins.L\u2019humanité en a réalisé des choses.Elle a laissé un tas d\u2019accomplissements derrière que je me considère chanceux d\u2019avoir pu toiser.Le Taj Mahal.Les temples de Petra, en Jordanie.La Muraille de Chine.Les églises monolithiques de Lalibela, en Éthiopie.Angkor Wat au Cambodge.Chit- chen Iza au Mexique.Quel privilège d\u2019avoir flirté avec des bâtiments imaginés et construits à une autre époque.Qui sait combien de temps nous saurons les sauvegarder encore.L\u2019extraordinaire, pour moi, c\u2019est me tenir à quelques mètres du mâle dominant d\u2019une famille de gorilles au Rwanda.Cet animal à la force incroyable aurait pu être particulièrement dangereux s\u2019il l\u2019avait voulu.L\u2019extraordinaire, c\u2019est une immense maman éléphant, en Afrique du Sud, se lançant à la poursuite de son éléphanteau en mal de liberté et qui le ramène, visiblement mécontente, au cœur du troupeau.C\u2019est une lionne pas vraiment affamée, en Ouganda, qui se paye une course de santé pour effrayer une antilope qu\u2019elle laissera filer.C\u2019est d\u2019apercevoir des toucans déployer leurs ailes et exhiber leur péninsule colorée dans la jungle de l\u2019Équateur.L\u2019extraordinaire, c\u2019est manger un repas composé uniquement de fèves de Lima à la table de paysans péruviens ou ne plus savoir quoi faire d\u2019un immense festin chez une famille modeste de Bolivie.C\u2019est partager des dizaines de plats communautaires dans un restaurant chinois ou se mêler aux festivités d\u2019une brasserie de Bavière.Surtout, l\u2019extraordinaire, c\u2019est partager un plat de nouilles du quartier chinois de San Francisco avec un inconnu européen et être invité à son mariage, huit ans plus tard, sur les rives de la Méditerranée.C\u2019est trouver quelqu\u2019un né à l\u2019autre bout du monde, dans un pays où l\u2019hiver n\u2019existe pas, et s\u2019en faire un confident qu\u2019on revoit chaque année.C\u2019est connecter tellement qu\u2019après une seule rencontre et l\u2019usure des années qui se comptent sur plus qu\u2019une main, on cherche encore des façons de se revoir.Il y a tellement d\u2019extraordinaire, dans nos patelins à nous, mais tout autant, ailleurs aussi, de différent, d\u2019unique, pour qu\u2019on n\u2019ait pas trop souvent à nous poser la question : Qu\u2019est-ce que j\u2019ai fait aujourd\u2019hui qui sort de l\u2019ordinaire?Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Tout ce qui ne s\u2019achète pas Le paysage lunaire autour du volcan Thrihnukagigur, en Islande, ne ressemble à rien d\u2019autre.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU En Afrique du Sud, un éléphanteau enthousiaste a tenté d\u2019échapper à l\u2019attention de sa mère.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune samedi 10 mars 2018 W31 RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca NOTRE-DAME-DES-BOIS \u2014 L\u2019AS- TROLab du Mont-Mégantic ajoutera un nouveau télescope pour rehausser l\u2019offre de son complexe scientifique.Une aide financière de 400 000 $ lui a été octroyée, ce qui lui permettra d\u2019acquérir un télescope de plus gros calibre, mesurant 91 cm de diamètre (36 pouces), afin de rehausser la performance de l\u2019Observatoire populaire, situé au sommet du mont Mégantic.Rappelons qu\u2019on y retrouve également l\u2019Observatoire scientifique du Mont- Mégantic, qui célèbre 40 années d\u2019existence.« Ce nouveau télescope permettra aux astronomes en herbe de voir des objets beaucoup plus lointains dans l\u2019espace.Nous espérons que le fait de faire reculer les limites de l\u2019observation nous vaudra plus de visiteurs, avec cette meilleure offre touristique.Car nous vivons l\u2019appel du sommet, les gens veulent y aller, nous voulons accueillir plus de monde encore », a déclaré avec enthousiasme le fondateur et actuel président de la Corporation de l\u2019ASTROLab du Mont-Mégantic, Bernard Malenfant.« On y fait toujours salle comble.L\u2019Observatoire populaire n\u2019abrite que le télescope de 60 cm (24 po), qui lui avait été donné par un astronome amateur, André St-Hilaire, en 1995.On veut même essayer d\u2019obtenir un troisième télescope de 26 pouces de diamètre, soit environ 64 cm », a-t-il ajouté.« Nous sommes régulièrement cités en exemple, avec nos projets qui impliquent deux MRC, celles du Haut-Saint-François et du Granit, et toujours une seule montagne.C\u2019est un bel exemple de collaboration.Dominic Provost et François Cha- lifoux font du bon travail! La subvention de 400 000 $ inclut aussi la réalisation de deux œuvres d\u2019art, des sculptures dont les appels d\u2019offres à des artistes devraient être lancés bientôt.Ces sculptures seront installées à des endroits stratégiques, près des carrefours giratoires de l\u2019autoroute 610, à l\u2019entrée du Haut-Saint- François, et celui de la route 161, à l\u2019entrée de Lac-Mégantic.Si on se fie à l\u2019effet des bannières installées pour la Première Réserve internationale de ciel étoilé, cela sera très bon pour nous! Plusieurs personnes nous parlent du sentiment d\u2019appartenance qu\u2019elles ont suscité\u2026 » se réjouit M. Malenfant.Il a aussi rappelé avec émotion que lui aussi célèbre son 40e anniversaire à titre de premier employé du complexe scientifique de l\u2019Observatoire.Sa première journée a été le 24 février 1978, alors qu\u2019il avait 23 ans.« C\u2019est ça qui m\u2019a amené dans la région.C\u2019était avant même l\u2019installation du grand télescope, dont la première lumière date de la fin avril et l\u2019ouverture officielle en septembre cette année-là. » Un nouveau télescope à l\u2019ASTROLab JEAN-FRANçOis GuiLLET La Voix de l\u2019Est SUTTON \u2014 Depuis quelques années déjà, Au Diable Vert fait sa marque en sortant des sentiers battus.Après le VéloVolant, voilà que la station de montagne récidive, cette fois en se tournant vers la voûte céleste.L\u2019entreprise phare de Sutton a dévoilé son projet Observe Étoiles, une activité s\u2019articulant autour d\u2019un planétarium à ciel ouvert alliant une technologie unique à travers le globe.À cela s\u2019ajoute un projet d\u2019hébergement.Du plus loin qu\u2019il se souvienne, le grand patron du Diable Vert, Jeremy Fontana, a toujours été fasciné par les étoiles et l\u2019astronomie en général.L\u2019idée d\u2019exploiter ce thème pour en faire un attrait touristique a germé il y a quelques années déjà.Le concept s\u2019est toutefois cristallisé il y a un peu plus d\u2019un an et demi.« Avoir un projet, c\u2019est une chose.Mettre les morceaux en place pour que ça se concrétise, c\u2019est plus complexe.Je veux réinventer la façon d\u2019interpréter le ciel, pas présenter une variation sur un thème déjà vu.Après avoir mis énormément d\u2019efforts, je crois qu\u2019on touche quelque chose de génial. » Au cours des derniers mois, l\u2019entreprise a donc construit un amphithéâtre de 180 sièges, répartis sur cinq rangées aménagées à même la pente de la montagne.«  On souhaite que notre activité soit ouverte au grand public presque à l\u2019année.Ce sera possible grâce à nos sièges qui peuvent être chauffés jusqu\u2019à 50 degrés Celsius, même lorsque le mercure baisse à 30 degrés sous zéro ».On parle d\u2019un projet dont le budget global avoisine 600 000 $.Plus du tiers de cette somme sera subventionnée par Québec, via le ministère du Tourisme.Question de bonifier l\u2019expérience d\u2019Observe Étoiles, Au Diable Vert a aménagé un sentier « multisenso- riel » qui guidera les participants vers le vaste amphithéâtre sur le site de 148 hectares (365 acres).« On a quelque chose d\u2019unique à présenter.Je ne veux pas seulement voir de larges sourires dans le visage des gens.Je veux créer un effet «  wow  » pour que les spectateurs vivent quelque chose d\u2019inoubliable. » Le tracé de 600 mètres en pleine nature promet de l\u2019animation virtuelle à profusion.« On aura des sculptures de constellations en DEL (diodes électrolumines- centes), des projections laser.En fait, on mise sur un sentier « son et lumière » pour éveiller les sens des gens.Un peu comme Foresta Lumina à Coaticook », mentionne le maître d\u2019œuvre du projet.LA TEchNO à L\u2019AvANT-scèNE Côté technologique, Au Diable Vert s\u2019est associée à Aryzon, une compagnie des Pays-Bas, pour mettre au point un casque 3D novateur, spécifique à Observe Étoiles, dans lequel on insère un téléphone intelligent.Celui-ci présente alors une carte virtuelle du ciel étoilé en temps réel via l\u2019application Star Chart, une des plus populaires à travers le monde.Les images sont ensuite réfléchies dans une lentille Fresnel haute- résolution, plongeant le porteur du casque en pleine réalité augmentée.Cet équipement à la fine pointe sera la pierre angulaire de l\u2019activité.Une fois que les gens prendront place dans le planétarium à ciel ouvert, un guide entrera en scène.À l\u2019aide d\u2019un laser astronomique, il fera vivre aux participants un « voyage unique à travers la galaxie », a indiqué M. Fonta- na.« Les gens auront droit à une soirée immersive incroyable au cours de laquelle ils pourront se familiariser avec l\u2019histoire derrière chaque constellation.Au-delà de l\u2019aspect scientifique et éducatif du projet, on veut aussi que le public découvre toute la beauté des étoiles dans le ciel.Ce sera magique », a-t-il assuré.« Le ciel est une attraction en soi ici.Sur 88 constellations, 35 sont visibles chez nous.C\u2019est énorme », a dit M.  Fontana au sujet de l\u2019environnement presque exempt de pollution lumineuse.Le grand patron d\u2019Au Diable Vert s\u2019est allié un partenaire de choix, soit Andrew Fazekas, un collaborateur de National Geographic dans le milieu de l\u2019astronomie.Le vulgarisateur scientifique produira toutes les deux semaines de nouveaux scripts pour le spectacle.En parallèle, Au Diable Vert souhaite augmenter sa capacité d\u2019hébergement, qui lui permet actuellement d\u2019accueillir 120 personnes.Les visiteurs ont à ce jour accès à 24 refuges et trois appartements.La station de montagne mise sur l\u2019implantation de six nouvelles unités aux murs végétalisés dans le secteur du planétarium.Un projet avoisinant 250 000 $.Celles- ci seront abondamment vitrées afin de permettre à leurs occupants d\u2019observer le ciel.Les petits chalets de style « cabin » seront disponibles en 2019.Par ailleurs, selon l\u2019homme d\u2019affaires, la station serait en voie de devenir le second site au Québec, après l\u2019observatoire du Mont- Mégantic, à obtenir l\u2019accréditation de « réserve nocturne ».Celle-ci serait décernée par la Royal Astronomical Society of Canada, qui célèbre cette année ses 150 ans.« On devrait obtenir notre accréditation juste avant le lancement de l\u2019activité [prévu le 19 mai].Le momentum est là, a-t-il fait valoir.Vraiment, je suis très enthousiaste de présenter le fruit de notre travail au public. » Au Diable Vert lance un planétarium à ciel ouvert Au cours des derniers mois, l\u2019entreprise a donc construit un amphithéâtre de 180 sièges, répartis sur cinq rangées aménagées à même la pente de la montagne.\u2014 photo fournie par au diable Vert samedi 10 mars 2018 laTribune W32 5282629 GARANTIE COMpLÈTE 100 % TRANSfÉRAbLE / GARANTIE 100 000 KM / ASSISTANCE ROUTIÈRE KM ILLIMITÉS ° GARANTIE SUR LE GROUpE MOTOpROpULSEUR ASSISTANCE ROUTIÈRE pARTOUT EN AMÉRIqUE dU NORd 5 ANS Démonstrateurs en stock seulement.Quantité limitée.Sorento LX 2,4L TA 2017 / FORTE LX+ AT 2017 / RIO LX+ AT 2017 / RONDO LX 2017 / OPTIMA LX 2017 = prix régulier de 23 640$ / 15 995$ / 13 995$ / 19 995$ / 18 995$ ou 69$ / 47$ / 39,95$ / 58$ / 55$ par semaine (299$ / 203$ / 173$ / 251$ / 238$ par mois) en financement à l\u2019achat 96 mois à taux régulier des banques de 4,99%, 0$ comptant, pour une obligation totale de 28 682$ / 19 536$ / 16 606$ / 24 109$ / 22 862$ , avec 5041$ / 3541$ / 2611$ / 4114$ / 3867$ d\u2019intérêt encouru.Sujet à approbation de crédit.L\u2019offre ne peut être jumelée avec aucune autre offre.Taxes et frais de couleur en sus.Détails sur place.69$ /SEM.SORENTO 2017 I dÉMONSTRATEUR AVEC 9600KM, # DE STOCK 470070 I Régulier : 23 640 $ RABAIS DE 6 120$ 0$ COMPTANT FINANCEMENT 96 MOIS à 4,99% 47$ /SEM.FORTE LX+ 2017 dÉMO AVEC 9000KM, # DE STOCK 470443 \u2022 bOITE AUTOMATIqUE \u2022 CLIMATISEUR \u2022 CAMÉRA dE RECUL \u2022 AppLE CAR pLAY / ANdROId AUTO \u2022 SIÈGES CHAUffANTS Régulier : 15 995 $ RABAIS DE 5 885$ 0$ COMPTANT FINANCEMENT 96 MOIS à 4,99% 58$ /SEM.RONDO LX 2017 dÉMO AVEC 20KM, # DE STOCK 470748 \u2022 bOITE AUTOMATIqUE \u2022 CLIMATISEUR \u2022 CApTEURS dE STATIONNEMENT \u2022 bLUETOOTH \u2022 SIÈGES CHAUffANTS Régulier : 19 995 $ RABAIS DE 6 765$ 0$ COMPTANT FINANCEMENT 96 MOIS à 4,99% 55$ /SEM.OPTIMA LX 2017 dÉMO AVEC 9300KM, # DE STOCK 470740 \u2022 bOITE AUTOMATIqUE \u2022 CLIMATISEUR \u2022 bLUETOOTH \u2022 pHARES AUTOMATIqUE \u2022 TÉLÉdEVEROUILLAGE Régulier : 18 995 $ RABAIS DE 6 885$ 0$ COMPTANT FINANCEMENT 96 MOIS à 4,99% 4339, boul.bourque - 819 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