La tribune, 18 août 2018, Arts magazine
[" laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W1 magazine Jean-François Létourneau et David Goudreault, respectivement coordonnateur et directeur artistique de la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant, et Sylvie Cholette, directrice générale des Amis du patrimoine de Saint-Venant.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, JESSICA GARNEAU THÉÂTRE L\u2019ÉTÉ ARC-EN-CIEL DE TAMMY VERGE W11 TÉLÉVISION LA FIN D\u2019UN CYCLE POUR GUYLAINE TREMBLAY W15 W4 À W8 Les mots partout LA GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W2 PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE CAMARADE Jean Ferrat Camarade (1969) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?Après quelques mois à espérer s\u2019être libérés du joug communiste avec leur Printemps de Prague, les Tchécoslovaques ont vu leur rêve s\u2019effondrer lorsque les troupes du Pacte de Varsovie, Soviétiques en tête, ont envahi leur capitale et leur pays dans la nuit du 20 au 21 août 1968, mettant fin aux réformes libérales du président Dubcek.Proche du Parti communiste français sans en avoir été membre, Jean Ferrat, chanteur engagé s\u2019il en fut, avait toujours gardé ses distances par rapport à l\u2019URSS.L\u2019Ardéchois n\u2019a donc pas hésité à dénoncer cette invasion, s\u2019inspirant de l\u2019appellation utilisée par les sympathisants de gauche et les syndicalistes.Camarade est d\u2019abord une chanson de fraternité, puis de désillusion : « Que venez-vous faire, camarade?/ Que venez-vous faire ici?/ Ce fut à cinq heures dans Prague / Que le mois d\u2019août s\u2019obscurcit.» Mais l\u2019espoir revient à la fin, « aux cent fleurs du mois de mai ».STEVE BERGERON SHERBROOKE \u2014Comme sur En direct de l\u2019univers, c\u2019est la Sher- brookoise Josée Beaudoin qui est productrice au contenu de Pour emporter, la nouvelle émission pilotée par France Beaudoin et diffusée depuis vendredi soir à ArTV.Le patronyme ne ment pas, la ressemblance non plus : les deux sœurs sont complices dans le travail comme dans la vie.« C\u2019est un privilège de travailler avec elle depuis 20 ans, d\u2019avoir auprès de moi une personne en qui j\u2019ai une telle confiance, confie l\u2019animatrice.Josée, c\u2019est la seule qui, pendant une pause publicitaire, peut me faire virer sur un bord ou sur l\u2019autre sans que je pose une seule question.C\u2019est vraiment celle avec laquelle je suis la plus docile quand je suis en direct [rires]! On se connaît tellement! Il y en aura toujours pour dire \u201cqu\u2019on sait bien, c\u2019est sa sœur\u201d, mais même si ce n\u2019était pas ma sœur, ce serait la personne que je choisirais.C\u2019est quelqu\u2019un de créatif, qui a de la profondeur, un grand sens de l\u2019humour et une franche vivacité d\u2019esprit.Elle a aussi ce don de mettre les autres en confiance, elle sait vraiment travailler en équipe et instaurer un climat agréable.Je ne sais pas si elle écrit comme je parle ou si c\u2019est moi qui parle maintenant comme elle écrit, mais il y a entre nous une complicité bienveillante qui m\u2019est très précieuse.Je me fie à son humour, à son jugement.Tout le temps.» KARINE TREMBLAY Coupée au montage de l\u2019entrevue du 11 août 2018.France Beaudoin \u2014 PHOTO ICI RADIO-CANADA TÉLÉ Devant des records d\u2019assistance pour son spectacle Les géants de l\u2019étang, le Théâtre de la Dame de Cœur à Upton a jugé bon de prolonger sa saison 2018 avec cinq supplémentaires, les 19, 22, 23, 24 et 25 août.Et il s\u2019agit véritablement des cinq dernières chances, puisque la compagnie remisera ensuite le spectacle, après trois années de succès.Dans cette joyeuse plongée dans un étang (qui n\u2019est pas sans remous), les spectateurs sont au cœur de l\u2019action qui se déploie autour d\u2019eux, au-dessus d\u2019eux et même à travers eux.Après le spectacle, la rencontre avec les marionnettistes et l\u2019ouverture des portes sur les coulisses permettent de découvrir plusieurs secrets.Forfaits souper-théâtre, pique- nique sur le site, visite du centre d\u2019interprétation, animations avant spectacle, promenade dans le parc sont aussi possibles.Réservations et informations au 450 549-5828 ou au damedecoeur.com.STEVE BERGERON Cinq dernières chances pour les Géants \u2014 PHOTO FOURNIE Pour le 10e anniversaire des Concerts de la Chapelle de Saint-Camille, la Journée des cordes prendra une ampleur appropriée, avec notamment l\u2019ajout de cordes.vocales (des choristes se joindront à la trentaine de musiciens le temps d\u2019une chanson, Nous chantons de Christine Dumas et David Lytle Scott) et l\u2019intégration d\u2019une costaude pièce au programme du concert, le Double concerto pour violon de Jean-Sébastien Bach (Annie Meunier et Juliette Guay seront les solistes).Sinon, comme à l\u2019habitude depuis quatre ans, les mélomanes pourront se laisser charmer gratuitement toute la journée du dimanche 19 août au Camillois, soit dès 10 h pour la lecture des œuvres, puis de 13 h à 16 h pour la répétition publique et finalement à 16 h 30 pour le concert.Toujours dirigés par maestro François Bernier, les membres de l\u2019orchestre proviennent de Victoriaville, Drummondville, Danville, Warwick, Sherbrooke et Montréal.STEVE BERGERON Ambitieuses cordes François Bernier \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ EXPO Marie-France Lauzier Originaire de la Gaspésie, Marie- France Lauzier a habité un certain temps à Québec, puis à Baie-Comeau, pour enfin s\u2019établir à Sherbrooke en 1987.Elle a étudié la peinture avec Pierre Jeanson, artiste réputé en Estrie, et suivi quelques cours de dessin avec l\u2019aquarelliste Denis Palmer.Après son apprentissage aux pinceaux, elle a voulu expérimenter le travail à la spatule, ce qui lui a permis de créer des œuvres beaucoup plus libres, sans s\u2019attarder aux détails.Par la force des choses, elle a fini par développer sa propre technique et une palette de couleurs plus personnalisée.Ses toiles sont maintenant réalisées uniquement à la spatule, en humide sur humide, ce qui lui permet une approche plus spontanée.Elle affectionne tout autant les scènes urbaines que marines; toutes celles, en fait, que la nature et la ville lui proposent, selon l\u2019inspiration du moment.Dans les bureaux sherbrookois de la firme de génie-conseil Cima+, au 3385, rue King Ouest.\u2014 PHOTO FOURNIE laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 ARTS MAGAZINE W3 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019été n\u2019est jamais vraiment une saison de farniente pour Les Trois Accords.Il y a les habituels spectacles estivaux qui meublent une partie de leur agenda.Il y a le Festival de la poutine qu\u2019ils orchestrent à Drumondville depuis onze ans et le Festival de la blague qu\u2019ils ont lancé il y a deux ans, toujours à Drummondville.Résultat : un calendrier d\u2019été où, bon an mal an, il y a peu de cases en blanc.« Cette année, c\u2019est quand même notre été le plus occupé de tous les temps », résument le chanteur Simon Proulx et le guitariste Alexandre Parr.Parce que, à travers cet agenda quasi ministériel, aussi chargé que le taux d\u2019humidité dans l\u2019air ces dernières semaines, les quatre copains musiciens ont trouvé le temps de s\u2019isoler à deux reprises dans le cocon boisé du Wild Studio de Saint-Zénon avec les collaborateurs Gus van Go et Werner.Là, loin de la ville et de tout signal cellulaire, ils ont enchaîné les séances d\u2019enregistrement en renouant avec une certaine spontanéité.La retraite en nature a été profitable.Le quatuor est ressorti de l\u2019exercice (et du bois) avec un chapelet de nouvelles chansons qui serviront à broder un nouveau disque.On sait d\u2019ores et déjà que le groupe drummondvillois ajoute un maillon à sa série de chansons titrées avec un prénom (Lucille, Manon, Louis-Félix-Antoine, Jean, Youri) : lancé cette semaine, le premier extrait Corinne donne une idée de la couleur qu\u2019aura cet opus attendu pour le 9 novembre.Véritable ode à la danse, la festive chanson annonce une galette aux rythmes assumés et aux percussions plurielles.CRÉATION LIBRE « Les précédents disques ont été enregistrés à New York, dans un autre esprit créatif.On avait alors un concept en tête, on essayait beaucoup de choses, on testait différents sons avec plusieurs instruments.Ça pouvait devenir fastidieux par moments et notre précédent disque, Joie d\u2019être gai [sorti en 2015], a été long à boucler.Là, c\u2019était autre chose, le mot d\u2019ordre étant, justement, de ne pas avoir de direction précise.On travaillait une chanson à la fois, sans l\u2019avoir jouée ensemble auparavant.On se lançait sans nous imposer de limites, en nous laissant porter par l\u2019inspiration du moment.Ça a fait du bien de renouer avec cette façon de faire, plus spontanée », explique Simon.Cette latitude musicale était doublée d\u2019une grande liberté d\u2019écriture pour le parolier, qui a cette fois tissé couplets et refrains sans s\u2019astreindre à respecter une thématique.« Le liant entre les chansons se trouve dans les mélodies, dans la musicalité », remarque Alexandre.« Mais il y aura un petit côté autobiographique dans les textes », ajoute Simon.Sourire en coin et regard entendu.Le mystère reste entier.Il faudra patienter jusqu\u2019en novembre pour savoir sur quel pan de sa vie le bricoleur de tubes lève le voile.Il révèle quand même déjà que les deux chansons qu\u2019ils ont composées pour le film Le trip à trois et pour Eh la la.! (le nouveau spectacle de Martin Matte) pourraient se retrouver sur le disque, qui ne sera complet qu\u2019après une autre séance d\u2019enregistrement.Celle- ci aura probablement lieu à New York, en septembre.D\u2019ici là, les quatre musiciens mettront les mains à la pat.ate.Dans quelques jours, amateurs de musique et de frites en sauce débarqueront à Drummondville pour le populaire Festival de la poutine que le groupe a lancé il y a 11 ans.D\u2019édition en édition, l\u2019événement estival est devenu un rendez-vous ancré dans la communauté.Plusieurs gens du coin viennent prêter main-forte pendant la fin de semaine fromagée.« C\u2019est un aspect qu\u2019on n\u2019avait pas nécessairement prévu, mais c\u2019est quelque chose dont on est très fier, cet enracinement dans la communauté », disent les deux musiciens.PAËLLA DE POUTINE EN VITRINE Le festival, qui se déroule du 23 au 25 août au Centre Mar- cel-Dionne de Drummondville, propose trois soirées musicales.Robert Charlebois, Kaïn et Hubert Lenoir sont en spectacle le jeudi (23 août), 2Frères, Marjo et Geoffroy montent sur la scène le lendemain (24 août) tandis que Lisa LeBlanc, Dead Obies et Matt Hobulowski ferment la marche samedi (25 août).Une dizaine de poutiniers seront sur place pour contenter la dent salée des festivaliers.Les organisateurs sont formels : il s\u2019en frit, de la patate, pendant le week-end.« L\u2019événement est pensé autour de la poutine alors, forcément, les gens qui viennent, ils veulent en manger au moins une. » Nouveauté cette année : un atelier culinaire aura lieu devant public, samedi, à 17 h.« Une façon pour nous de créer un autre type de rencontre entre chef et public », expliquent les organisateurs.Antoine Sicotte, tête d\u2019affiche de Zeste mieux connu sous le pseudo du cuisinier rebelle, proposera une démonstration pendant laquelle il mitonnera une paëlla de poutine à la suédoise.Vous avez bien lu : une paëlla de poutine à la suédoise.Le mélange, intrigant, est caractéristique du festival où cohabitent recettes classiques et codes culinaires réinventés.L\u2019emblématique mets québécois s\u2019y décline à toutes les sauces.Chaque poutinier a sa proposition, qu\u2019il jazze comme il l\u2019entend, en espérant récolter les honneurs.« La compétition est amicale, note Alexandre, mais tous les restaurateurs espèrent quand même remporter notre fourchette d\u2019or.en laiton! » LES TROIS ACCORDS Dansante Corinne et alléchante poutine NOTRE VIDÉO DISPONIBLE DANS et sur latribune.ca Vous voulez y aller?Festival de la poutine Du 23 au 25 août 2018 Centre Marcel-Dionne, Drummondville Entrée : 24 $ (passeport week-end : 38 $) festivaldelapoutine.com Simon Proulx et Alexandre Parr, du groupe Les Trois Accords.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS Antoine Sicotte, alias le cuisinier rebelle, proposera pendant la Festival de la poutine de Drummondville une démonstration pendant laquelle il mitonnera une paëlla de poutine à la suédoise.\u2014 PHOTO NOÉMIE GRAUGNARD, FOURNIE PAR ANTOINE SICOTTE/LES ÉDITIONS CARDINAL SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W4 GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT Si le succès est au rendez-vous comme en 2016, Saint-Venant-de-Paquette, petite bourgade estrienne d\u2019une centaine d\u2019âmes adossée au New Hampshire, verra sa population décupler aujourd\u2019hui.C\u2019est la faute des mots, qui, à partir de 15 h ce samedi et jusqu\u2019à 8 h dimanche matin, prendront mille et une formes, sertis dans des poèmes, estampés dans des chansons, propulsés dans des slams.Ils formeront la trame de cette nouvelle Grande Nuit de la poésie, longtemps portée par Richard Séguin, maintenant florissante entre les mains de David Goudreault.L\u2019événement biennal a encore réussi à attirer des dizaines d\u2019auteurs, poètes, chanteurs et même des intervenants qui font un métier complètement en dehors de tout ça.La Tribune vous invite d\u2019ailleurs aujourd\u2019hui à en rencontrer quelques-unes et quelques-uns.Qui sait?Peut-être irez-vous ensuite grossir le nombre des amoureux de poésie dès ce soir?STEVE BERGERON AU PETIT ROYAUME DES GRANDS MOTS KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Louise Dupré a touché à différents genres littéraires, mais c\u2019est encore et toujours la poésie qui est, pour elle, le mode d\u2019expression le plus près de soi.« Je suis convaincue que je dis des choses beaucoup plus intimes dans mes recueils de poèmes que lors de conversations avec mes meilleures amies.C\u2019est un partage, un langage qui engage tout le corps.Par le rythme des mots naissent les sensations, le mouvement, les émotions.J\u2019essaie de rester poète même quand j\u2019écris des nouvelles ou un roman, j\u2019essaie de garder ce point de vue là », résume l\u2019écrivaine native de Sherbrooke.Lauréate de nombreux prix littéraire, dont celui du gouverneur général l\u2019an dernier, l\u2019auteure de La main hantée noircit des pages depuis l\u2019enfance.La poésie a répondu à un appel du cœur autant qu\u2019à un besoin d\u2019exprimer sur papier ce qui sommeillait à l\u2019intérieur.« Quand j\u2019ai commencé à lire la poésie des femmes, je me suis beaucoup retrouvée dans les thèmes et les façons d\u2019écrire.La vie personnelle, les enfants, le quotidien, les petites choses qu\u2019on voit et qu\u2019on entend, tout ça me touchait et j\u2019ai eu envie d\u2019investir cette sphère moi aussi.La poésie, ça ne parle pas d\u2019événements qui sont en dehors de nous.Ça raconte qui nous sommes, nos sentiments, notre façon de nous sentir.Il y a une grande beauté dans ce langage qui nous permet de transformer en mots ce qui est le plus secret et le plus profond en nous.» « Lorsque je commence à écrire un poème, très souvent, je ne sais pas ce qui va sortir.Je sens confusément que quelque chose veut se dire.Peu à peu, un univers se tisse, une voix s\u2019exprime.Si je n\u2019écrivais pas, cette part de moi resterait sans doute silencieuse.C\u2019est ce que je trouve beau dans la poésie : ce très intime pan de soi qui se révèle et qui rejoint le lecteur dans ce qu\u2019il éprouve lui aussi.Rien ne me fait plus plaisir que quelqu\u2019un qui me dit : \"Vous avez mis des mots sur ce que je ressentais.\" » MONTRER SES BLESSURES Celle qui a enseigné pendant 20 ans à l\u2019Université du Québec à Montréal insiste sur l\u2019importance des événements comme la Grande Nuit pour démocratiser l\u2019art littéraire.« La poésie, c\u2019est un langage de la sensibilité et de l\u2019émotion au fil duquel on expose nos fragilités.Comme on est dans une société qui prône la force, la performance et l\u2019excellence, montrer ses blessures, ses sentiments et ses failles, ce n\u2019est pas vraiment prisé.Les gens ont souvent un peu peur de la poésie.Ou bien ils pensent que ce n\u2019est pas pour eux, que ça concerne uniquement les gens lettrés et très cultivés.Or, la poésie, ça s\u2019adresse vraiment à tout le monde.Ce qui se vit à Saint-Venant permet aux gens de s\u2019approcher de la poésie, d\u2019apprivoiser le genre.» Peut-être, aussi, de se découvrir poète.LOUISE DUPRÉ Écrire tout près de soi Membre de la liste des invités à la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant, Louise Dupré ne sait pas si elle passera toute la nuit debout.«?Mais je vais assurément profiter de mon passage pour aller entendre le plus de poètes possible?», note l\u2019écrivaine, qui est à mettre la dernière touche à un nouveau roman.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ANDRÉ PICHETTE Vous voulez y aller?Souper-bénéfice Maison de l\u2019arbre, 18 h L\u2019ouverture Église de Saint-Venant, 21 h Déjeuner des braves Maison de l\u2019arbre, 6 h «?La poésie, ça s\u2019adresse vraiment à tout le monde.Ce qui se vit à Saint-Venant permet aux gens de s\u2019approcher de la poésie, d\u2019apprivoiser le genre.?» \u2014 Louise Dupré laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W5 GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Ils seront nombreux, les chanteurs qui participeront à la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant : Tire le coyote, Luce Dufault, l\u2019ex-Tricot Machine Catherine Leduc, Manu Militari, Yann Perreau, Alexandre Belliard, Raôul Duguay, Patrice Michaud, D-Track\u2026 Certains auront leur moment collectif à l\u2019église sur le coup de minuit, d\u2019autres en solo ou duo sous quelque chapiteau, mais plusieurs oseront aussi se mêler aux poètes purs et durs, sans guitare ni piano.Pour Catherine Durand, également membre de cette belle brochette chansonnière, cette première participation à la Grande Nuit sera une occasion de découvrir l\u2019univers des poètes, de faire des rencontres et de s\u2019en nourrir pour la suite.« La chanson et la poésie sont des mondes très proches, mais je trouve parfois qu\u2019il manque de liens entre les deux, malgré beaucoup de points communs » dit celle qui a enfin cédé à l\u2019invitation de Richard Séguin, ami de longue date chez qui elle a déjà séjourné (elle connaît donc le village, l\u2019église et le Sentier poétique).Oui, l\u2019auteure-compositrice- interprète a déjà lu de la poésie.Celle de Charles Baudelaire, Anne Hébert, Gaston Miron et Gilles Vigneault.Oui, elle a essayé d\u2019en écrire.« Mais depuis que je joue de la guitare, c\u2019est toujours la musique qui me vient en premier.J\u2019ai tenté de commencer par le texte, mais ça ne fonctionne pas : j\u2019ai besoin d\u2019une musique pour y déposer les mots.J\u2019ai quand même participé à un atelier d\u2019écriture avec Gilles Vigneault en début d\u2019année.La poésie, il en respire! C\u2019est fascinant de l\u2019écouter en parler! Pour une lectrice de romans comme moi, qui recherche avant tout des histoires, ça m\u2019a ouvert l\u2019esprit.» Notamment à l\u2019importance de laisser l\u2019intellect au repos à la lecture d\u2019un poème.« C\u2019est ce que je trouve plus difficile, parfois : ne pas essayer de comprendre.Mais quand tu saisis un poème qui te touche, que tu découvres un lien entre ce que tu lis et ce que tu vis, c\u2019est tellement puissant! » COEURS MIGRATOIRES Paradoxalement, une des chansons les plus connues de Catherine Durand était, au départ, un poème de Tristan Malavoy.« Je me souviens très bien d\u2019avoir entendu une mélodie dès la lecture du poème de Tristan.C\u2019est une question de métrique, de sonorité, de choix de mots.Il y a des poèmes plus hostiles à la musique, pour des raisons de métrique étrange, de sonorités dures, mais chez d\u2019autres, la mélodie est déjà là.J\u2019ai tellement aimé Coeurs migratoires que j\u2019ai gardé la chanson, qui a donné son titre à un album et qui est aujourd\u2019hui une de mes pièces phares.» À la Grande Nuit, Catherine Durand récitera un poème de Jade Bérubé ainsi qu\u2019un de ses textes de chansons.« Je trouve que de réciter les paroles plutôt que de les chanter donne un tout autre sens.» CATHERINE DURAND La mélodie des mots En attendant de souligner ses 20 ans de carrière par le lancement, en octobre, d\u2019une compilation de ses meilleures chansons réenregistrées en formule folk dépouillée, Catherine Durand participera à trois activités de la Grande Nuit de la poésie, notamment au spectacle collectif Des chansons.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 La Grande Nuit de la poésie comportera une activité mettant en vedette des voix féminines et féministes de toutes sortes.Elles disent sera présentée à 22 h à l\u2019église de Saint-Venant.David Goudreault, directeur artistique de l\u2019évènement d\u2019envergure, voulait premièrement « qu\u2019il y ait une représentation diversifiée de la poésie et des poètes ».« La poésie existe sous plusieurs formes et toutes ces formes peuvent cohabiter.On met la chanson, la poésie et le slam ensemble pour faire découvrir les facettes qui sont méconnues de certains amateurs », explique le poète et slameur estrien, fier de pouvoir dire qu\u2019il a atteint le seuil de la parité avec ses invités.« Mon but est de rendre la poésie accessible au plus grand nombre de gens possible et que les gens découvrent qu\u2019il y en a déjà beaucoup dans leur vie », poursuit-il.Cette grande fête de la poésie se veut inclusive et accessible, ce qui explique en partie le pourquoi d\u2019une activité de poésie féministe.« J\u2019ai organisé ce bloc parce que le féminisme prend une place importante, en ce moment, d\u2019un point de vue social.Il y a une voix singulière à reconnaître quant à la poésie des femmes au Québec », affirme-t-il.POÉTIQUE #MOIAUSSI Pour ajouter à la symbolique, Elles disent aura lieu sur la scène de l\u2019église, la plus grande de la Grande Nuit.C\u2019est la poète Émilie Turmel qui animera la soirée.Elle sera accompagnée de Yolande Villemaire, Véronique Grenier, Daria Colonna, Hélène Dorion, Katherine Raymond, Chantal Bonneville, Chloé Savoie-Bernard ainsi que de la chanteuse Catherine Durand, pour n\u2019en nommer que quelques-unes.« On veut que le plus de gens possible entendent ces femmes qui prennent la parole, de plusieurs générations différentes et de différentes origines, qui ont des revendications propres.Les messages sont diversifiés, mais se réunissent autour d\u2019une parole féministe forte », ajoute le directeur artistique.L\u2019évènement n\u2019est pas présenté en réaction au mouvement #moiaussi, qui a fait couler beaucoup d\u2019encre dans le milieu artistique, assure David Goudreault.« C\u2019est en parallèle, évidemment, mais je ne dirais pas que c\u2019est en réaction à ça.C\u2019est, jusqu\u2019à un certain point, en appui à leur lutte.Il y a un grand pas en avant qui est en train de se faire et on veut participer à ça du point de vue de la poésie.Plein de femmes prennent la parole de différentes façons en ce moment partout sur la terre, et c\u2019est important.On veut donc donner une place de choix aux femmes québécoises qui veulent faire de même.» ELLES DISENT, À LA GRANDE NUIT DE LA POÉSIE La parole aux femmes Directeur artistique de la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant, David Goudreault a tenu à bâtir une programmation diversifiée, ce qui explique notamment la tenue d\u2019une activité réservée aux voix féminines et féministes (Elles disent) et une autre aux voix autochtones (Bingo poétique des Premières Nations, voir texte en page W8).\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Vous voulez y aller?Des poèmes Maison de l\u2019arbre, 20 h Elles disent Église de Saint-Venant, 22 h Des chansons Église de Saint-Venant, minuit Vous voulez y aller?Elles disent Samedi 18 août, 22 h Église de Saint-Venant LIRE L\u2019APPEL DES MOTS \u203a W6 ET W7 SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W6 GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT « Je partage avec le philosophe Hegel, avec le poète et théoricien du surréalisme André Breton et avec de nombreuses autres personnes cette idée que la poésie est l\u2019art suprême.Parmi les arguments typiquement invoqués en faveur de cette conclusion, j\u2019apprécie particulièrement celui qui veut que la poésie, de tous les arts, soit celui qui accomplit le plus en déployant si peu de moyens.Par un poème, on sait, par exemple, tant de choses qu\u2019il importe de savoir sur un personnage et sur ce qu\u2019il vit, quand on nous en dit si peu\u2026?» « La poésie est devenue très importante pour moi à l\u2019adolescence.Malgré les prédictions des prophètes de malheur, cette passion ne m\u2019a pas quitté.Je pense que la poésie est d\u2019ailleurs faite pour être partagée, chantée \u2014 bien des chanteurs sont aussi des poètes\u2026 \u2014, récitée, et qu\u2019on devrait apprendre par cœur des poèmes à l\u2019école. » « Je ne fais guère de conférences et autres apparitions en public, mais pour la poésie, pour les rencontres, pour les amis, pour ces gens que j\u2019admire et respecte et que je rencontre là, je ne pouvais me refuser cette joie.L\u2019édition de 2016 fut un événement mémorable, un événement dont on dira longtemps, devant d\u2019autres qui nous envieront : j\u2019y étais! Et cet engagement de tout le monde de ce village est beau à voir et doux à savourer. » « Mon écrivain préféré est Jacques Prévert, qui fut poète, on le sait, mais aussi scénariste et dialoguiste de films, auteur de chansons, auteur pour enfants.Dans chacune de ces activités, il a réussi ce tour de force d\u2019être populaire tout en étant génial, réussi à être Prévert tout en restant Jacques.Vous savez, vous l\u2019avez peut-être vécu, d\u2019être soudainement assailli et terrassé par un souvenir malheureux et terrible pendant une fête, entouré d\u2019amis, durant un moment heureux.La poésie sait dire cela.Voyez. » Normand Baillargeon SHERBROOKE \u2014 Ils ne sont pas poètes, ni chansonniers, ni slameurs.Le vers, la rime et l\u2019alexandrin ne sont pas leur principal gagne-pain.Pourtant, à l\u2019invitation de la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant, ils ont vite répondu présents.Le philosophe Normand Baillargeon, le réalisateur de documentaires Hugo Latulippe et l\u2019économiste et homme politique Jean-Martin Aussant nous disent ce que représente la poésie pour eux, la place qu\u2019elle occupe dans leur vie, les poètes et poèmes qui les ont marqués et le pourquoi de leur présence à Saint-Venant.STEVE BERGERON Normand Baillargeon \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, BERNARD BRAULT Vous voulez y aller?L\u2019épluchette de poèmes Chapiteau, 18 h Les poètes et l\u2019action politique (conférence) Chapiteau, 20 h Déjeuner des braves Maison de l\u2019arbre, 6 h LE MIROIR BRISÉ Le petit homme qui chantait sans cesse le petit homme qui dansait dans ma tête le petit homme de la jeunesse a cassé son lacet de soulier et toutes les baraques de la fête tout d\u2019un coup se sont écroulées et dans le silence de cette fête dans le désert de cette fête j\u2019ai entendu ta voix heureuse ta voix déchirée et fragile enfantine et désolée venant de loin et qui m\u2019appelait et j\u2019ai mis ma main sur mon cœur où remuaient ensanglantés les sept éclats de glace de ton rire étoilé.Jacques Prévert L\u2019APPEL DES MOTS P H O T O 1 2 3 R F 5297567 BertheMorisot, femme impressionniste est organisée par le Musée national des beaux-arts duQuébec, la Barnes Foundation, le Dallas Museum of Art et les musées d\u2019Orsay et de l\u2019Orangerie./ BertheMorisot, À la campagne (Après le déjeuner) (détail), 1881.Huile sur toile, 81 x 100 cm.Collection Larry Ellison.F E M M E I M P R E S S I O N N I S T E 21 JUIN \u2013 23 SEPTEMBRE 2018 FAIT MAIN HAND MADE 14 JUIN \u2013 3 SEPTEMBRE 2018 Chris Millar, REAP (détail), 2012-2013.Techniques mixtes, 190,5 x 114,3 x 116,84 cm.Collection privée, Calgary, Alberta.© Chris Millar.Photo : Heather Saitz laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W7 GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT «?En tant que mélomane et auteur-compositeur moi-même, j\u2019écoute constamment de la musique, dont une bonne partie contient des textes.C\u2019est donc surtout à travers la musique que je consomme ou écris de la poésie.Je trouve d\u2019ailleurs que bien des musiciens pourraient être davantage reconnus pour leur talent de poète.Certains textes de chansons sont absolument magnifiques et marquants.Le Québec compte tellement d\u2019auteurs-compositeurs dont les textes sont sublimes.?» « Je participe à la Grande Nuit de la poésie d\u2019abord parce que David Goudreault et moi sommes de bons amis (j\u2019espère qu\u2019il le sait) et que j\u2019admire Richard Séguin, un Pointelier d\u2019origine.Et aussi, bien sûr, parce que le programme promet.Ce sera une nuit mémorable en présence de plusieurs personnes que j\u2019aime beaucoup.» « Il est impossible pour moi de nommer un seul poème marquant ni même de dresser une liste sans faire d\u2019affreux oublis.J\u2019ai été impressionné par tellement de textes de tellement d\u2019auteurs d\u2019ici et d\u2019ailleurs.Mais en général, j\u2019ai une attirance plus forte vers la poésie écrite en vers métriques.Je trouve qu\u2019il y a une certaine recherche additionnelle qui ajoute de la beauté et du rythme.J\u2019ai tendance à être plus facilement ému par les rimes que par la prose, bien que le génie soit présent dans les deux styles.» Jean-Martin Aussant Jean-Martin Aussant \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, OLIVIER JEAN « La poésie, c\u2019est un peu comme le saint Graal; c\u2019est ce que je cherche dans le monde.Partout et perpétuellement.C\u2019est l\u2019essence de nos vies, il me semble.C\u2019est ce qui restera lorsqu\u2019on aura tout oublié.Ce qui marque le fleuve de nos vies, nos amitiés.La poésie que l\u2019on voit et relève, chacun pour soi, avec nos yeux \u2014 tous différents \u2014 devrait contenir et dire le sens de notre présence ici, non?En cette époque de dépassement des églises, la poésie est une des formes de médiation qu\u2019il nous reste pour interagir avec les forces, avec le sacré et l\u2019au-delà de nous. » « Et puis la poésie permet de pratiquer des ouvertures sur les murs, de paver le monde de beauté, de transgresser des interdits, de bâtir des ponts sur les rivières au-dessus des rivières (Félix-Antoine Savard)\u2026 et bien sûr de faire l\u2019amour avec la langue. » « La poésie a beaucoup d\u2019ennemis en 2018; la poésie est un avant- poste du progrès.Et la poésie est toujours du bord du peuple.Les poètes ne marchent jamais au pas.Ils prêtent le flanc.Ils vont généralement à l\u2019encontre du malaise américain.Ils ne passent pas souvent à la télévision, ils ne font pas l\u2019unanimité.Dans un monde obsédé par l\u2019économisme, c\u2019est eux qui tomberont les premiers. » « Certains gardent une pharmacopée à disposition.Moi, j\u2019ai des recueils de poésie posés partout chez moi.Pablo Neruda, Gaston Miron, Mahmoud Darwich, José- phine Bacon.Au cas où j\u2019aie une crise de foi en écoutant les nouvelles, en allant au lit ou en berçant les enfants.La poésie me sauve souvent du naufrage.Elle me pacifie, me remarie avec le temps.Elle joue un rôle interstellaire dans ma vie quotidienne.Des fois, elle me réconcilie avec mes semblables.Des fois, elle me vidange les volcans.La poésie me sert aussi de barème.Est-ce que je mène une vie qui est à la hauteur de la beauté du pays autour de moi?Avons-nous égalé en poésie, avec nos échafaudages de plastique et nos sparages autoroutiers, ce que le territoire du Québec offre de richesse? » « Si je peux contribuer, à ma mesure, à offrir une résistance \u2014 une nuit au moins \u2014 à la langue- marchandise qui tapisse notre époque et opposer une langue libre, amoureuse, outrecuidante à ces bataillons d\u2019agents de marketing qui sévissent dans nos agoras, nos parlements, nos places, nos radios et télés publiques\u2026 je vais le faire! Je vais à Saint-Venant comme on va dans un pow-wow, une grand-messe, un carnaval de Rio-de-Paquette.Juste du bonheur! Je m\u2019en vais me gaver, me crinquer, me faire des forces pour l\u2019année à venir! Je m\u2019attends à faire un grand voyage.Je m\u2019en vais faire des provisions d\u2019espoir.Une nuit à Saint- Venant, et mille et une nuits de voyages en tapis volant après ça. » Hugo Latulippe Le cinéaste Hugo Latulippe \u2014 PHOTO FOURNIE Vous voulez y aller?L\u2019épluchette de poèmes Chapiteau, 18 h Des poèmes Maison de l\u2019arbre, 21 h Des poèmes Église de Saint-Venant, 2 h PROPOS RECUEILLIS PAR KARINE TREMBLAY ET STEVE BERGERON LIRE DÉCOUVRIR LES VOIX AUTOCHTONES PAR LE JEU \u203a W8 Vous voulez y aller?Raôul Duguay / Jean-Martin Aussant Église de Saint-Venant, 23 h Des chansons Église de Saint-Venant, minuit 5331292 819 820-1000 3 OCTOBRE JE VOUS ÉCOUTE 5 ET 6 OCTOBRE FRANÇOIS BELLEFEUILLE 2 ET 3 NOVEMBRE ANDRÉ SAUVÉ 30 NOV.ET 1ER DÉC.BOUCAR DIOUF 9 OCTOBRE DAVID GOUDREAULT 11, 12,13 OCTOBRE CA NOTRE DAME DE PARIS 19 ET 20 OCTOBRE ANTHONY KAVANAGH SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W8 GRANDE NUIT DE LA POÉSIE DE SAINT-VENANT MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Le Bingo poétique des Premières Nations, fruit de l\u2019imagination et du travail de Louis-Karl Picard-Sioui, sera présenté pour la première fois en Estrie lors de la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant.« Il y a toujours eu une sensibilité à la parole autochtone sur le Sentier poétique de Saint-Venant.J\u2019ai fait toutes mes études sur la littérature autochtone, donc j\u2019ai rencontré plusieurs écrivains au fil de mes travaux.Ils seront avec moi pour animer l\u2019activité », explique Jean- François Létourneau, professeur de littérature au Cégep de Sherbrooke.Le spectacle itinérant se prêtait parfaitement à l\u2019évènement, étant donné l\u2019objectif de la Grande Nuit que toutes les voix soient représentées et entendues.« Le Bingo poétique a été conçu par le président de l\u2019organisme Kwahiatonhk de Wendake, Louis- Karl Picard-Sioui, qui est aussi responsable du Salon du livre des Premières Nations, poursuit Jean-François Létourneau.On voulait ajouter le spectacle à la programmation de la Grande Nuit pour assurer la représentation autochtone.» Ce bingo littéraire vise à faire découvrir des voix autochtones dans une ambiance ludique.Le bingo est un évènement rassembleur dans plusieurs communautés autochtones.« Ça nous permet de mettre en valeur la parole autochtone de manière festive.À la Grande Nuit, nous avions aussi à cœur de faire participer le public, que ce soit avec la compétition de slam, le karao- ké littéraire ou le micro ouvert », remarque M. Létourneau.Le concept est bien simple : les spectateurs ont tous une carte de bingo traditionnelle et des numéros sont tirés d\u2019un boulier, comme au véritable jeu de bingo.Chaque boule représente un texte, qui est lu ou interprété par un des six artistes invités.« L\u2019équipe comprend un musicien (Marc Vallée), une chanteuse (Andrée Lévesque-Sioui) et quatre lecteurs performeurs (Maya Cou- sineau-Mollen, Sylvain Rivard, Guy Sioui-Durand et Louis-Karl Picard- Sioui).Les textes sont livrés de façon performative, ils ne sont pas juste lus.C\u2019est comme un spectacle hybride et les gagnants remportent le livre d\u2019un écrivain autochtone.» APPROPRIATION CULTURELLE Invité à se prononcer sur le débat de l\u2019appropriation culturelle dans le milieu des arts, sujet qui a fait couler beaucoup d\u2019encre cet été après les affaires SLAV et Kanata, Jean-François Létourneau croit que l\u2019union fait la force.« C\u2019est quelque chose d\u2019hyper complexe, fait-il valoir.Je trouve vraiment importante l\u2019idée de partenariat et de collaboration.À la fin, ça donne des œuvres plus fortes et plus intéressantes.Chaque fois que j\u2019ai eu à mener des projets littéraires impliquant une communauté particulière, j\u2019ai toujours voulu travailler dès le départ avec un écrivain de cette communauté.» Il confie que s\u2019il ne connaissait pas d\u2019éléments de la réalité amérindienne et des auteurs, il n\u2019aurait pas animé une telle activité, expliquant qu\u2019il n\u2019aurait pas eu les connaissances nécessaires pour bien représenter leur parole.« On peut rejoindre plus de gens et avoir un résultat de qualité accrue quand on s\u2019allie.Par exemple, j\u2019ai monté un recueil de textes autochtones destiné aux classes de français des écoles secondaires avec l\u2019aide de Naomi Fontaine.Le résultat final a plus d\u2019impact grâce à son apport.Ça apporte plus de connaissances, un point de vue différent.Ça complète le regard », conclut-il.BINGO POÉTIQUE DES PREMIÈRES NATIONS Découvrir les voix autochtones par le jeu Jean-François Létourneau animera le Bingo poétique des Premières nations à la Grande Nuit de la poésie de Saint-Venant.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU Vous voulez y aller?Bingo poétique des Premières Nations Samedi 18 août, minuit Maison de l\u2019arbre, Saint-Venant La 26e saison de La poule aux œufs d\u2019or, qui s\u2019amorce le mercredi 22 août à 19 h, marque le début d\u2019une nouvelle vie puisque Sébastien Benoît et Julie Houle en deviennent les nouveaux animateurs, succédant à Guy Mongrain qui a tiré sa révérence après une carrière bien remplie.La deuxième mouture de la célèbre loterie télévisée (la première version avait été diffusée de 1958 à 1966 à Radio-Cana- da) aura officiellement 25 ans le 8 septembre, date de la première diffusion en 1993.DANIÈLE L.GAUTHIER, LA PRESSE CANADIENNE ET LA TRIBUNE \u2014 PHOTO TVA COIN TÉLÉ 5320050 23 août L\u2019ENSEMBLE À VENTS DE SHERBROOKE 25 août GREGORY CHARLES 31 août NUMBER 9, The Beatles White Album 50e anniversaire 24 août MARK KINGSWOOD et son Big Band PRéSENTE LA GUERRE DES éTOILES 45, RUE DES ABéNAqUIS 30 août BOOGIE WONDER BAND 1er septembre BOBBY BAZINI laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W9 5331180 samedi 18 août 2018 laTribune W10 livres Janie Gosselin La Presse MONTRÉAL \u2014 L\u2019ombre de la conscience plane sur Three Pines.Entre la loi et l\u2019intérêt supérieur, que choisir?L\u2019auteure Louise Penny explore la question dans Maisons de verre, son 13e livre, paru en français la semaine dernière.En cette époque où nos voisins du Sud sont divisés par des valeurs opposées, cette amie des Clinton a accepté de donner une entrevue sur le thème de la conscience et des dilemmes moraux.Au début de juillet, Louise Penny a célébré ses 60 ans.Parmi les invités se trouvait Hillary Clinton.Ce n\u2019était pas la première fois que la romancière recevait les Clinton \u2014 l\u2019ancien président, retenu à Vancouver, ne pouvait cette fois assister à la fête.« Ils sont devenus de bons amis, et il n\u2019y a pas d\u2019objectifs cachés, explique l\u2019auteure dans une entrevue téléphonique.Je ne veux rien [d\u2019Hillary Clinton] et elle n\u2019a rien à me donner, et je n\u2019ai rien à lui donner, sauf mon amitié.Donc nous ne sommes pas Hillary Clinton, ancienne secrétaire d\u2019État qui aurait dû être présidente, et Louise Penny, romancière.Juste Hillary et Louise.Des femmes d\u2019âge similaire. » Sans être active politiquement, la romancière juge qu\u2019il serait « très difficile » pour un lecteur de ne pas deviner ses opinions.« Sur ma page Facebook, j\u2019ai été très claire dans certains dossiers.Il y a des lignes à ne pas franchir, indépendantes des frontières.Ce sont des absolus moraux.Quand j\u2019ai le sentiment que ces lignes sont franchies, je vais dire quelque chose. » La séparation des familles immigrantes ou le traitement des journalistes, par exemple, touchent particulièrement cette ancienne reporter.Celle qui s\u2019est hissée en tête des palmarès avec la version originale de son nouveau roman policier ne craint pas d\u2019écorcher de potentiels lecteurs en répondant aux commentaires.« Il y a des choses plus importantes que la vente de livres! », sou- ligne-t-elle en riant.Choix diffiCiles Alternant entre le passé et le présent, Maisons de verre met en scène un mystérieux personnage déguisé : planté au milieu de Three Pines, le cobrador représente la « conscience morale » d\u2019une personne qui a transgressé les règles et dont l\u2019identité n\u2019est révélée qu\u2019au dénouement.On retrouve aussi Armand Gamache, tout juste nommé directeur de la Sûreté du Québec, devant un choix moralement difficile, en pleine salle d\u2019audience, lors d\u2019un procès pour meurtre.Le tout sur fond de crise des opioïdes.Avec, bien sûr, les habituels personnages colorés du village.Louise Penny dit avoir besoin de creuser des thèmes troubles, où la réponse n\u2019est pas tranchée pour elle.« Qu\u2019est-ce qu\u2019on ferait si on savait qu\u2019on ne se ferait pas prendre?Et si on pense souvent que la conscience est toujours une bonne chose \u2014 c\u2019est sûr que ce serait terrible de ne pas en avoir! \u2014, combien de choses horribles sont faites en son nom?Combien de cliniques d\u2019avortement victimes de bombes, de synagogues brûlées, de Noirs lynchés et de gais battus par des gens qui se disent guidés par leur dieu?Je voulais explorer ce thème et celui de Gamache qui se débat avec un choix difficile où il ne semble pas y avoir de bonne réponse. » La romancière a vendu plus de six millions de livres aux quatre coins du monde.Est-ce qu\u2019elle lutte elle- même avec un dilemme entre sa liberté d\u2019écrivaine et l\u2019image qu\u2019elle projette en dehors du Canada?« Je suis consciente que les lecteurs étrangers vont appuyer leurs opinions du Québec sur mes livres, comme j\u2019appuie mon opinion de la Croatie sur un livre que j\u2019ai lu de là- bas, par exemple.Donc il y a une responsabilité.J\u2019essaie d\u2019être juste, mais j\u2019ai aussi une perception qui m\u2019est propre.J\u2019espère que mon respect et mon affection pour le Québec transparaissent, bien que j\u2019aie, évidemment, des positions politiques », indique la native de Toronto, qui se définit comme une fédéraliste canadienne.dans le larousse L e s a m a t e u r s d \u2019A r m a n d Gamache, de Ruth et de toute la bande ne seront pas déçus d\u2019apprendre que leur créatrice a encore bien des aventures à leur faire vivre : le 14e livre de la série sortira en anglais en novembre et la rédaction du 15e roman est en cours.« J\u2019ai envie d\u2019explorer différents décors », confie-t-elle, un sourire dans la voix.Louise Penny a été « sidérée » et « transportée de joie » en apprenant son entrée dans Le Petit Larousse illustré.« J\u2019ai failli mourir! » s\u2019exclame-t-elle en riant.Elle a appris la nouvelle lors de sa fête d\u2019anniversaire.« Qui l\u2019aurait cru?Tu prends un pas de recul et voilà cette femme d\u2019un certain âge qui écrit des romans policiers dans une région rurale du Québec.Quelles sont les chances que les gens les trouvent et qu\u2019ils les achètent?Combien d\u2019étoiles devaient s\u2019aligner?C\u2019est énorme.Énorme », insiste-t-elle en rigolant toujours.louise Penny Le spectre de la conscience Conscience et dilemmes moraux sont au cœur de Maisons de verre, plus récent roman policier de louise Penny.\u2014 photo archives la presse, olivier poNtBriaNd LOuiSE PENNy Maisons de verre romaN policier Flammarion Québec 462 pages La Presse canadienne TORONTO \u2014 La Bibliothèque publique de Toronto utilise le pouvoir des médias sociaux pour créer une œuvre de fiction, un tweet à la fois.Dans une initiative de production participative lancée ce mois-ci, le plus grand réseau de bibliothèques publiques du Canada demande à la population de contribuer à créer une histoire qui se déroule à Toronto.La porte-parole Ana-Maria Critchley a affirmé que les responsables avaient estimé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019une « excellente occasion de rassembler la ville de manière vraiment collaborative et créative ».N\u2019importe quel utilisateur de Twitter peut contribuer à faire avancer l\u2019histoire ligne par ligne, a souligné Mme Critchley, en précisant que les gazouillis doivent être accompagnés du mot-clic #TorontoWritesABook.L\u2019idée du projet est venue de Havas Canada, une agence de publicité.La première ligne du conte a été écrite par la bibliothécaire Vickery Bowles, le 7 août.« Je me suis assise sur un banc pour lire mon livre au bord de l\u2019eau sous un soleil matinal quand un joggeur s\u2019est soudainement arrêté et s\u2019est approché de moi avec un sourire complice », a-t-elle écrit.Deux phrases potentielles pour le conte sont sélectionnées chaque jour et mises en opposition dans un sondage Twitter, a indiqué Mme Critchley.Les membres du public votent sur la façon dont ils pensent que l\u2019histoire devrait progresser.« Puis, le lendemain matin, nous partageons l\u2019histoire mise à jour sur Twitter et demandons aux gens de nous envoyer leur prochaine ligne, jusqu\u2019à ce que nous ayons toute l\u2019histoire », a expliqué la porte-parole.de twitter au papier Jusqu\u2019à présent, l\u2019histoire parle des retrouvailles de deux personnes au bord de l\u2019eau, qui finissent par se diriger vers les îles de Toronto.La bibliothèque envisage de publier le conte dans un livre et discute de la possibilité de travailler avec des illustrateurs locaux pour le produit final.Mme Critchley a affirmé que des auteurs locaux, des personnalités médiatiques et des organisations de la ville contribuaient également à l\u2019histoire.La création du conte devait durer un mois, mais Mme Critchley a déclaré que le processus pourrait prendre plus de temps, étant donné la réponse positive que l\u2019initiative a suscitée et la manière dont l\u2019histoire s\u2019est développée jusqu\u2019à présent.« Nous sommes tout à fait disposés à la prolonger, car nous voulons nous assurer que l\u2019histoire se développe comme il se doit, a-t-elle affirmé.Nous essayons de laisser le processus se dérouler aussi organiquement et aussi naturellement que possible. » L\u2019année dernière, lorsque les employés Michael Porfirio, 25 ans, et Mariam Alqasim, 23 ans, étaient assis l\u2019un à côté de l\u2019autre avec un tableau en liège, ils écrivaient un mot et l\u2019épinglaient chaque jour au tableau.Ils ont dit que les gens de tout le bureau avaient fini par contribuer au récit.« Nous voulions rassembler la ville de Toronto de la même manière que nous étions réunis », a expliqué M. Porfirio.Toronto crée un récit avec Twitter laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W11 THÉÂTRE STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca DRUMMONDVILLE \u2014 Entre le plaisir fou de retrouver chaque semaine sa belle bande de Toc toc, à la Maison des arts de Drummondville, et le tournage de Plan B, l\u2019été de Tammy Verge balance.Si la comédie de Laurent Baffie lui offre un univers familier, celui de la comédie, la télésérie imaginée par Jean-François Asselin et Jacques Drolet représente une première pour l\u2019actrice originaire de Québec : tremper son pied dans un drame et une continuité.« C\u2019est à la fois un défi et une révélation pour moi.Je suis avant tout une fille d\u2019impro et de sketchs.Je travaille d\u2019habitude dans l\u2019éphémère.Mais là, j\u2019ai un gros rôle, la meilleure amie du personnage principal, et je dois la transposer dans plusieurs états émotionnels, en respectant son historique.» Dans cette deuxième saison, qui sera offerte sur l\u2019Extra de Tou.tv en novembre, Sophie Lorain incarnera une animatrice de radio féministe recourant à une agence de voyages dans le temps (Plan B), après que sa fille eut commis l\u2019irréparable.« J\u2019ai des choses vraiment dramatiques à jouer.Et je trouve ça extraordinaire! C\u2019est comme une nouvelle porte qui s\u2019ouvre sur le métier », ajoute-t-elle.Il faut dire que Tammy Verge ne se destinait pas à être actrice.Bachelière en enseignement primaire et secondaire, elle a toujours fait de l\u2019improvisation en parallèle, alternant ensuite entre la suppléance et les contrats en théâtre d\u2019intervention.Jusqu\u2019à ce qu\u2019elle déménage à Montréal, embauche un agent et se fasse recruter pour l\u2019émission Dieu merci! On connaît la suite.GÉRER LES TOQUÉS P o u r c o n t r e b a l a n c e r l e s atmosphères parfois lourdes du scénario de Plan B, Tammy Verge pouvait compter sur sa belle bande de déjantés de Toc toc, dont Marcel Leboeuf, Diane Lavallée et Jean-Pierre Chartrand.Incarnant Blanche, la toquée qui a une peur bleue des microbes, l\u2019actrice s\u2019est notamment préparée en lisant l\u2019ouvrage Comment gérer les personnalités difficiles, des psychiatres François Lelord et Christophe André.« C\u2019est mon amie Anick Lemay qui me l\u2019a prêté.Elle s\u2019en est servi pour son personnage de Mauvais karma.C\u2019est un livre qui permet de comprendre, sans jugement, comment se sentent les personnes anxieuses, narcissiques, histrio- niques, passives agressives.C\u2019est un livre que je recommande, très utile pour une actrice comme moi qui doit se glisser dans la peau des autres, mais aussi pour tout le monde qui souhaite savoir comment réagir convenablement avec ces personnes.» La semaine qui s\u2019amorce (la dernière de Toc toc à Drummondville) ainsi que la tournée prévue pour le printemps 2019 seront quand même exigeantes pour Tammy, qui reprend dès lundi l\u2019émission de radio matinale Debout les comiques!, à l\u2019antenne de 96,9 CKOI.Elle y retrouvera ses coéquipiers Patrice Bélanger, Billy Tellier et Martin Cloutier pour une sixième saison.Elle devra donc jouer le soir et être dans son studio à 5 h 30 chaque matin.« Mais dans ce temps-là, je dors à la station.J\u2019y ai un sac de couchage, ma brosse à dents, du linge de rechange.Je m\u2019y fais déposer à minuit et Patrice Bélanger me réveille à 4 h.La nuit est courte, mais ce rythme me fait sentir jeune et en vie.L\u2019important, c\u2019est de bien gérer mes batteries.» L\u2019été arc-en-ciel de Tammy Verge Vous voulez y aller?Toc toc Du jeudi au samedi, jusqu\u2019au 25 août Maison des arts, Drummondville Entrée : 50 $ (étudiants : 25 $) Tammy Verge entame cette semaine les dernières représentations de Toc toc à Drummondville et le début de la saison de Debout les comiques! à 96,9 CKOI.\u2014 PHOTO LA PRESSE, ROBERT SKINNER 5325292 5331914 TIRE LE COYOTE dimanche 19 août PaTRICE MIChaud dimanche 26 août DEMAIN SOIR Achetez vos billets en ligne dès maintenant FETEDESVENDANGES.COM SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W12 CINÉMA JOSIANNE DESLOGES Le Soleil QUÉBEC \u2014 «Tout est lié dans notre métier.Il faut nourrir nos personnages de ce que nous vivons», croit Suzanne Clément.Depuis la présentation du film Laurence Anyways de Xavier Do- lan à Cannes, l\u2019actrice québécoise développe sa carrière en France.Elle avait déjà eu un coup de cœur pour l\u2019Hexagone, lors d\u2019une année sabbatique, et elle y a maintenant fait son nid professionnel.Après plusieurs rôles secondaires, notamment dans Le sens de la fête, on peut la voir tenir le premier rôle du Rire de ma mère, à l\u2019affiche depuis hier au Québec.Elle y joue une mère flamboyante, encore amoureuse de son ex-mari, qui cherche par tous les moyens à mordre dans la vie, alors qu\u2019elle est condamnée par la maladie.Q Qu\u2019est-ce qui vous a plu dans ce premier scénario de Colombe Savignac et Pascal Ralite?R Le ton, la délicatesse des sentiments, la finesse dans l\u2019écriture.On essaie de ne pas tomber dans le pathos, mais, en même temps, on raconte les choses avec humour et tendresse.Il y a plein d\u2019amour là-dedans.J\u2019ai rencontré le couple de réalisateurs et ce sont des gens que j\u2019ai tout de suite aimés.Q Et dans le personnage de Marie, que vous interprétez?R Ce que j\u2019aimais d\u2019elle est qu\u2019elle n\u2019est pas toujours juste dans son rapport aux autres.Ce n\u2019est pas une politically correct.Elle a ses excès, elle dérange, elle déborde, elle en demande un peu trop autour d\u2019elle, elle n\u2019est pas toujours gentille, et je n\u2019avais pas envie de gommer ces défauts-là.J\u2019aime défendre les personnages qui sont comme ça.Q Elle a ses excès, mais elle vit également un drame.Comment avez-vous abordé ce mélange?R Le personnage est inspiré de l\u2019ancienne femme de Pascal, que Colombe a connue.C\u2019est une femme qui ne passait pas inaperçue, qui aimait vraiment vivre, qu\u2019on avait envie de suivre le soir pour faire la fête.Il y a des personnalités comme ça, ces gens de la fête et de la nuit, qui, pour moi, sont très liées à Paris.Elle a vécu sa maladie comme ça, en n\u2019en parlant pas, en fumant trop, en buvant.Elle ne voulait pas s\u2019arrêter.L\u2019empreinte de cette femme est vraiment dans le scénario.Elle avait un côté impétueux, plus fort que tout.Q Ce qui marque, comme spectateur québécois, même si ce n\u2019est pas le premier rôle que vous tournez en France, c\u2019est votre accent français.Était- ce difficile à tenir, tout en demeurant dans la vérité?R Par moments oui, parce que la connexion entre l\u2019émotion et la parole est pas mal liée à notre langue.Mais ça fait presque une dizaine d\u2019années que je suis plus souvent en France qu\u2019au Québec.Donc, à part quand je suis avec mes amies québécoises, je parle toujours comme ça, sans accent québécois.Pour que les gens dans le cinéma qui me croisent aient le moins possible de doutes.Je l\u2019ai vraiment éprouvée, cette langue- là, dans mon quotidien.Parfois j\u2019ai une coach aussi, pour aller retravailler des choses quand je reviens du Québec.C\u2019est devenu une seconde nature.Q À un moment donné, dans le film, Marie dit : «Ils ont une expression au Québec pour dire qu\u2019ils en ont assez : ils disent j\u2019ai mon voyage.» Qu\u2019en avez-vous pensé?R Il y avait plusieurs phrases comme ça au départ.Pascal et Colombe auraient aimé que Marie soit Québécoise.Ils adorent, ils trouvent ça charmant.Mais moi, j\u2019étais plutôt dans une phase où j\u2019avais envie et besoin que les gens en France voient que je pouvais travailler sans accent.J\u2019étais plus réticente et je ne croyais pas non plus que ça apportait quelque chose.La phrase est restée, parce qu\u2019elle est vraiment belle.Q La mer est très présente visuellement, dans le film.Avez-vous un rapport particulier avec la mer?Est-ce que ça a apporté quelque chose dans le tournage?R La mer, c\u2019est à la fois nourrissant et fort, c\u2019est un symbole de la maternité.Ma mère venait de la Gaspésie et, souvent, la mer lui manquait.Ce besoin de voir la mer a été important dans ma mythologie personnelle.Il y a eu plusieurs moment dans ma vie où, quand je voulais vraiment me calmer, me régénérer, je prenais la voiture et je filais dans le Maine.L\u2019endroit où on a tourné, au Cap Ferret, par sa végétation et tout, me faisait penser au Maine.Je me sentais bien là-bas.Q Vous enfilez pas mal de perruques au cours du film.Cet aspect a-t-il été amusant?R Oh oui, vraiment! Les choisir, c\u2019était drôle.Nous étions quelques- uns, dont deux filles de l\u2019équipe qui ont eu la maladie.Une a eu des traitements pendant qu\u2019on faisait le tournage et on a eu beaucoup de plaisir ensemble à essayer les perruques.C\u2019est un plaisir enfantin.[La chanteuse] Ima est une de mes amies et quand elle fait des partys, il y a toujours un moment où elle sort les perruques.C\u2019est drôle de SUZANNE CLÉMENT Mordre dans la vie 5314569 5328366 Bien plus que des pâtes.Des saveurs typiquement italiennes depuis 34 ans restaurantdaleonardo.com 819 564-0666 Un havre de paix au coeur du Vieux Nord.819-564-0027 www.lemonastere.ca laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W13 CINÉMA Suzanne Clément est installée en France depuis quelques années.Après plusieurs rôles secondaires, elle tient le rôle principal dans Le rire de ma mère, qui a pris l\u2019affiche vendredi au Québec.\u2014 PHOTO LA PRESSE, IVANOH DEMERS MARC-ANDRÉ LUSSIER La Presse MONTRÉAL \u2014 Que voilà un beau rôle pour Suzanne Clément! Dans ce film résolument placé du côté de la vie, elle met sa personnalité d\u2019actrice au service d\u2019un personnage lumineux, dont le rire généreux s\u2019inscrit à jamais dans l\u2019ADN d\u2019un fils (Igor Van Dessel) qui devra apprendre ce qu\u2019est le «?courage?».Car, oui, Marie, qu\u2019incarne l\u2019actrice québécoise, est gravement malade.Sa condition ne l\u2019empêche toutefois pas de déplacer de l\u2019air, de mordre dans la vie à belles dents, de mettre de la fantaisie dans sa vie et dans celle des autres.Cette outrance, parfois dérangeante, lui a cependant coûté son couple.Le récit aborde avec délicatesse, et de façon très juste, la complicité qu\u2019elle a encore avec son ancien mari (Pascal Demolon), alors que ce dernier, qui partage la garde de son fils, vit maintenant avec une nouvelle amoureuse.On apprécie en outre ce récit placé du point de vue de l\u2019enfant, lequel permet aux cinéastes Pascal Ralite et Colombe Salignac, qui se sont librement inspirés de leur propre histoire pour écrire ce film, de mettre en valeur la nature souriante d\u2019une femme auprès de laquelle le fils, jeune garçon timide, apprendra l\u2019exaltation de l\u2019existence.À cet égard, Le rire de ma mère est un bel hymne à la vie, porté par une actrice en pleine possession de son art.LE RIRE DE MA MÈRE Du côté lumineux de la mort Dans Le rire de ma mère, Pascal Demolon, Igor van Dessel et Suzanne Clément incarnent une famille éclatée qui doit néanmoins se souder à nouveau pour affronter la maladie.\u2014 PHOTO K-FILMS AMÉRIQUE LE RIRE DE MA MÈRE DRAME ?1/2 Réalisé par Pascale Ralite et Colombe Salignac Avec Suzanne Clément, Pascal Demolon et Igor Van Dessel EN VEDETTE DANS LA FORÊT, SUR NETFLIX QUÉBEC \u2014 Depuis le 29 juin, on peut voir Suzanne Clément au petit écran sur Netflix, dans la minisérie policière La forêt, qui a été diffusée à la télé belge et à la télé française l\u2019an dernier.«?Je l\u2019ai tournée tout de suite après Le rire de ma mère, et c\u2019était une bonne chose, parce que Le rire était assez prenant?», note l\u2019actrice.Dans La forêt, elle joue une autre mère de famille, qui travaille comme gendarme dans un petit village.«?Ça m\u2019a donc donné un tournage de deux mois dans le même costume, ce qui n\u2019est pas pour me déplaire, parce que je suis un peu comme ça, j\u2019ai un petit côté soldat?», indique-t-elle.Lorsque le village est secoué par la disparition d\u2019une adolescente, la gendarme voit son univers basculer.«?C\u2019est une belle minisérie, bien écrite, bien ficelée, qui ne sort pas nécessairement des sentiers battus, mais qui est bien faite?», juge Suzanne Clément.JOSIANNE DESLOGES, LE SOLEIL voir comment les gens se libèrent avec un élément de costume.Ça désinhibe.Q Qu\u2019est-ce qui s\u2019en vient, professionnellement, pour vous?R J\u2019ai tourné une comédie dramatique qui sortira en octobre.C\u2019est autour de sept amis qui se retrouvent à dîner \u2014 à souper, pardon \u2014 et qui jouent à mettre tous les téléphones au centre de la table et à répondre à chaque message à haute voix ou à mettre les appels sur haut-parleur.C\u2019est un peu une descente aux enfers.Puis j\u2019ai pris une pause, je sentais que j\u2019avais besoin de recul pour faire des choix intéressants.Parfois, ce qu\u2019on a envie de faire ne se retrouve pas nécessairement sur la table, et il faut réfléchir.5322424 CROQUEZ! Français | anglais | Espagnol Une consultation personnalisée pour un choix éclairé! info@cliniquedentairesimonroy.com cliniquedentairesimonroy.com 174, rue Queen 819 822-4616 Dentisterie générale Service d\u2019implantologie Service d\u2019orthodontie SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W14 ARTS MAGAZINE Veuillez prendre note que les horaires de cinéma ne sont pas publiés cette semaine dans notre édition papier.Vous pouvez toutefois y accéder par l\u2019entremise de notre application tablette et cellulaire, dans l\u2019onglet Cinéma.Vous pouvez également retrouver l\u2019information sur les différents sites virtuels des salles de cinéma, soit lamaisonducinema.com, cine-parcorford.com, cinemamagog.com et cineplex.com/ Cinema/Galaxy-Cinemas-Sherbrooke.STEVE BERGERON NOTE AUX LECTRICES ET LECTEURS VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 SAMEDI VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 DIMANCHE laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W15 TÉLÉVISION RICHARD THERRIEN Le Soleil MONTRÉAL \u2014 Guylaine Tremblay l\u2019admet : c\u2019est un gros morceau qui part avec la fin d\u2019Unité 9, annoncée pour le printemps prochain.L\u2019actrice, qui considérait Marie Lamontagne comme «?sa sœur qui n\u2019a pas eu sa chance?», revient sur l\u2019importance de cette série dans son parcours professionnel, mais aussi personnel.Q Guylaine, comment avez-vous réagi en apprenant la fin d\u2019Unité 9?R Danielle Trottier [l\u2019auteure] m\u2019a appelée il y a quelque temps pour me l\u2019annoncer.On était bien émues, on a pleuré.C\u2019est une grande annonce, même si ça fait partie de notre métier de savoir dès le départ que ça va se terminer un jour.Mais Unité 9 a tellement été une grande aventure, professionnelle mais aussi humaine.Je quitte des gens avec qui j\u2019ai partagé de grandes émotions, autant les comédiens que les techniciens.Ça donne un petit vertige.Quand les derniers jours de tournage vont arriver, ce sera très spécial.Q Dans votre carrière, est-ce qu\u2019il y aura l\u2019avant et l\u2019après-Unité 9?R Sans doute.C\u2019est un projet très particulier.J\u2019en ai eu de beaux dans ma carrière, mais Unité 9 combinait tout ce qui compte pour moi : divertir, toucher et informer.À notre modeste façon, Danielle Trottier nous a permis de changer les mentalités à travers ces personnages.Q Est-ce le projet qui a exigé le travail le plus intense comme actrice?R C\u2019est le rôle qui m\u2019a demandé le plus d\u2019abandon.Je suis contente d\u2019avoir abordé le rôle à l\u2019aube de mes 50 ans, parce qu\u2019à 30 ans, j\u2019aurais peut-être eu peur de m\u2019abandonner autant.Parce que je vivais encore un peu dans le regard des autres.Avec Marie, j\u2019avais la permission d\u2019aller dans des zones d\u2019ombre que je ne me serais pas permises avant.Q Comment avez-vous vécu la période où le public ignorait si Marie avait survécu à sa tentative de suicide?R C\u2019était intense, mais ça faisait partie du plaisir de voir que les téléspectateurs attendaient le mois de septembre avec autant d\u2019impatience.Ce que j\u2019ai trouvé dur, c\u2019est la saison où Marie était très dépressive, agressive.Certaines personnes ne comprenaient pas que cette colère, c\u2019était sa façon de rester en vie.Perdre ses enfants était tellement quelque chose de démesuré, de désespérant, c\u2019était l\u2019abîme le plus profond qu\u2019elle avait vécu.J\u2019ai dû m\u2019expliquer quelquefois, ça me faisait de la peine, comme si c\u2019était ma sœur.Sa colère était égale à sa souffrance.Q Vous sentiez-vous la responsabilité de bien traduire la dure réalité des femmes en prison?R Je me sentais en confiance avec le texte de Danielle, qui avait fait des recherches durant cinq ou six ans auprès d\u2019ex-détenues.Je savais qu\u2019elle ne disait pas n\u2019importe quoi.On a aussi rencontré des ex- détenues, on est allées en prison voir des détenues qui nous remerciaient de les montrer comme des êtres humains, avant de les montrer comme des criminelles.Pour nous, c\u2019était vraiment important.Je me sentais impuissante lorsque des gens m\u2019abordaient dans la rue et me racontaient avoir vécu l\u2019inceste.Je leur disais que je les entendais, je compatissais, mais qu\u2019il y avait des organismes d\u2019aide pour eux.Moi, je n\u2019avais pas la compétence pour les aider.Nous, les personnages, on a notre limite.Q Savez-vous comment l\u2019histoire doit se terminer ou est-ce qu\u2019on a vous laissé une part de mystère?R Je sais tout.On a reçu les 13 derniers textes hier [lundi], je suis sûre que plein d\u2019acteurs ont passé tout leur temps à les lire.Ce sera une dernière saison très intense.Danielle Trottier est une auteure qui a du souffle, pour écrire 26 heures par année.Elle a aussi l\u2019honnêteté de dire qu\u2019elle croit avoir fait le tour.C\u2019est sûr que nous, on continuerait.Mais jamais je ne pourrais dire à un auteur de continuer à écrire.C\u2019est son bébé à elle, elle sait quand elle doit finir.Q L\u2019auteure affirme qu\u2019elle n\u2019a jamais pensé devoir faire disparaître Marie.En étiez-vous aussi convaincue?R Quand Marie est sortie de Liet- teville, j\u2019ai eu certains doutes.Et j\u2019aurais compris.Dans une prison, c\u2019est normal qu\u2019il y ait une certaine mouvance.Mais elle voulait explorer l\u2019« après », ce qui se passe une fois que tu reviens dans la société.Maintenant, Marie, en travaillant à Lietteville, en réparant les autres, elle se répare elle-même.Je peux vous le dire : ça ne finira pas avec le suicide de Marie Lamontagne.Ça m\u2019aurait fait vraiment mal! Danielle veut que les gens soient touchés par la force et le courage de ces femmes-là.Q Avez-vous senti que la sortie de Marie permettait d\u2019emmener le personnage plus loin?R Je l\u2019ai très bien senti.Elle devait retrouver son autonomie, décider de ce qu\u2019elle mange le soir, prendre l\u2019autobus, se promener dans la ville, être en contact avec le personnel.Durant sept ans, elle ne choisissait rien ou à peu près.C\u2019est un grand plongeon de retourner à la vie.Q Vous demande-t-on si Marie finira par retourner avec Benoît (Patrice L\u2019Écuyer)?R Parfois, mais ce qu\u2019on demande le plus, c\u2019est si je vais finir par dire à Lucie (Émilie Bibeau) que je suis sa mère.Moi-même, de l\u2019extérieur, j\u2019ai dit à Danielle qu\u2019il fallait qu\u2019elle le lui dise.Après tout, elle dit aux autres d\u2019aller dans leur vérité.Elle m\u2019avait répondu : « C\u2019est quoi, le plus important?Préserver le bonheur de quelqu\u2019un qu\u2019on aime ou risquer de le détruire?» Ce sont de grandes questions parce qu\u2019on ne sait pas comment elle va réagir.C\u2019est une relation très difficile à la base.Lucie a un bébé, un chum qu\u2019elle aime.Est-ce que Marie va détruire tout ça juste pour sa libération à elle?C\u2019est facile de dire : « Ben voyons, qu\u2019elle le dise pour qu\u2019on en finisse! » Dans la vie, il n\u2019y a jamais rien de tout noir ni de tout blanc.Guylaine Tremblay tournera cet automne la deuxième saison d\u2019En tout cas, diffusée l\u2019hiver prochain à TVA.Elle doit aussi entreprendre une tournée à travers la province avec la dernière pièce de Michel Tremblay, Enfant insignifiant!, qui s\u2019arrêtera à la salle Maurice- O\u2019Bready le 26 mars 2019, tout en enregistrant la quatrième saison du magazine Banc public, prévue pour le printemps à Télé-Québec.La fin d\u2019un cycle pour Guylaine Tremblay Guylaine Tremblay en compagnie de Luc Guérin et de Danielle Proulx, dans une scène de la septième et dernière saison d\u2019Unité 9.\u2014 PHOTO ICI RADIO-CANADA TÉLÉ SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W16 BIÈRES Pendant l\u2019été, Philippe vous propose un carnet de bord au gré des rencontres et des découvertes sur les routes du Québec, mais également d\u2019Europe.« Sur la Route avec Philippe » est une chronique estivale qui donne le goût de voyager pour la bière.Envie de voyager à travers le Québec pour découvrir des festivals?Une petite sélection pour bien terminer l\u2019été.D e plus en plus d\u2019amateurs de bières prennent le temps de consulter l\u2019agenda des festivals de bière pour se dresser un itinéraire gourmand.Un prétexte fort sympathique pour croiser les gens de la brasserie dans un contexte de découvertes et de fête! Des festivals, il y en a de plus en plus.Tellement que les brasseries ne peuvent être présentes partout.Mais un bon festival offre une diversité de produits, une offre gourmande adéquate et une ambiance qui privilégie la découverte dans un esprit familial, plutôt que l\u2019excès.En voici quelques- uns à ne pas manquer.FESTIBIÈRE DE QUÉBEC \u2013 DU 16 AU 19 AOÛT Ce week-end, j\u2019aurai le plaisir de vous recevoir au kiosque du BeerTruck au cours de ce festival que j\u2019apprécie grandement pour sa sélection de bières, son emplacement et les gens que j\u2019y croise.Québec est une ville pleine de surprises côté bière de micro- brasseries.En quelques années, elle a su développer son offre, surtout dans le quartier St-Roch.Le Festibière représente un beau dynamisme en proposant un festival contemporain qui permet à tous de profiter d\u2019une importante variété de produits.Plus de 70 microbrasseries du Québec et de l\u2019Ontario y sont représentées.Sans oublier les nombreux produits du terroir, spiritueux et kiosques gourmands.Mention spéciale à l\u2019activité Silent Disco, qui consiste à danser avec un casque sur les oreilles.C\u2019est assez amusant à faire, mais surtout à voir! FESTIVAL INTERNATIONAL DE LA CHANSON DE GRANBY \u2013 DU 23 AU 26 AOÛT Activité originale: la bière artisanale vient rejoindre la musique pour les 50 ans du FICG qui, pour l\u2019occasion, vous invite à profiter d\u2019une très sympathique sélection de bières de 13 microbrasseries.L\u2019entrée est gratuite.Il suffit de vous procurer le verre officiel.BIÈRES ET SAVEURS DE CHAMBLY \u2013 DU 31 AOÛT AU 3 SEPTEMBRE Le rendez-vous annuel des brasseurs avec plus de 66 micro- brasseurs exposants, 16 vignobles et cidreries, et 24 kiosques gourmands.C\u2019est tout simplement LE festival de bières à ne pas manquer.Dans l\u2019industrie, il souligne la fin de la saison estivale et de très nombreux brasseurs sont sur place pour discuter et partager une bière avec vous.Le festival étant très achalandé, profitez des navettes qui vous amènent gratuitement sur le site.Vous gagnerez ainsi du temps! OKTOBERFEST DE REPENTIGNY \u2013 DU 7 AU 9 SEPTEMBRE Au parc de l\u2019Île-Lebel, l\u2019Oktoberfest combine musique et bières, dans une ambiance qui rappelle les Biergarten de Bavière.Si vous n\u2019avez pas eu l\u2019occasion de goûter à tous les produits pendant le festival Bières et Saveurs de Chambly, de nombreux exposants seront à Repentigny.Voilà de quoi vous occuper pendant cette fin de semaine! BEAU\u2019S OKTOBERFEST \u2013 DU 21 ET 22 SEPTEMBRE \u2013 VANKLEEK HILL Le dixième Beau\u2019s Oktoberfest se tiendra à Vankleek Hill, en septembre.L\u2019événement se prépare à recevoir des milliers de personnes pour festoyer et partager plus de 50 bières invitées et 15 bières de Beau\u2019s.Petit festival il y a dix ans, l\u2019Oktoberfest de Beau\u2019s se place aujourd\u2019hui comme un incontournable dans l\u2019est de l\u2019Ontario.Venez lancer le tonneau et devenir le roi de l\u2019Oktoberfest! SUR LA ROUTE AVEC PHILIPPE De festival en festival \u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 ARTS MAGAZINE W17 Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Délivrance, Éric Lapointe 2 L\u2019attrape-rêves, Christophe Maé 3 Dysphorie, Roxane Bruneau 4 La route, 2Frères 5 En cas de tempête, ce jardin sera fermé, Coeur de pirate 6 Nos incontournables \u2014 Les grands disparus, Artistes variés 7 Une année record, Loud 8 Darlène, Hubert Lenoir 9 Depuis longtemps, Yoan 10 Nous autres, 2Frères \u203a NON FRANCOPHONE 1 3764 Elvis Presley Boulevard, Guylaine Tanguay 2 Les superstars du country, Artistes variés 3 Astroworld, Travis Scott 4 Outsider, Three Days Grace 5 Mamma Mia! Here We Go Again (b.o.f.), Artistes variés 6 Main Girl / Big Boy, Charlotte Cardin 7 Les reines du country, Artistes variées 8 Shawn Mendes, Shawn Mendes 9 Scorpion, Drake 10 Guardians of the Galaxy : Awesome Mix Vol.1, Artistes variés 5325227 SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W18 ARTS MAGAZINE Nino Ferrer.\u2026 Et toujours en été (coffret), Nino Ferrer Au bout de nos rêves, Kids United Colada, Barrasso Queen, Nicki Minaj Sweetener, Ariana Grande Know, Jason Mraz Morgan Evans (microalbum), Morgan Evans Dragon Mentality (microalbum), Elley Duhé Scorpion Side B (Covers), Light Only Love, Jordan Smith I Hope You\u2019re Happy, Blue October Hot August Night III (live), Neil Diamond The Waves, The Wake, Great Lake Swimmers Love and Loathing, With Confidence Thank You for Today, Death Cab for Cutie Scream for Me Sarajevo, Bruce Dickinson Jake Shears, Jake Shears The Diet, Cullen Omori Forever Warriors, Doro Neon, Erra Misstape (microalbum), Zach Zoya & High Klassified Swimming, Mac Miller All of It, Cole Swindell Life\u2019s A Trip, Trippie Redd Agustin Galiana, Agustin Galiana Bitches Brew Quadraphonic, Miles Davis Six Evolutions \u2014 Bach : Cello Suites, Yo-Yo Ma Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Ariana Grande \u2014 PHOTO WIKIMEDIA COMMONS NEUVE MUSIQUE 5326012 5315120 CAMPEURS DE FIN DE SEMAINE ou SAISONNIERS 368, chemin Saint Pierre Saint-Claude \u2022 819.845.4992 WIFI disponible partout sur le site! 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DEUX CLINIQUES St-Denis-de-Brompton / Magog DÉCOUVREZ-NOUS www.vivance.ca laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W19 BLITZFINAL DERNIÈRE CHANCE Élantra L 2018 / Kona 2018 = 39$ / 50$ par semaine avec comptant de 299$ / 2745$, location 60 / 60 mois avec limite de 16 000km/an, 0,12$ du km excédentaire.Tucson 2018 : prix de vente de 27 633$ , financement à l\u2019achat à partir de 0,99% pendant 96 = paiements de 59$ par semaine (416paiements hebdomadaires) avec 2895$ comptant initial exigé.Transport et préparation inclus.Taxes en sus.Modèles illustrés à titre indicatifs seulement.Sujet à approbation du crédit.Ces offres ne peuvent être jumelées à aucune autre promotion en vigueur.2800,rueSherbrooke-819868-0010 HYUNDAIMAGOG.COM MAINTENANT OUVERT DANS NOS NOUVELLES INSTALLATIONS! 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trajet dure environ une heure et demie.POUR S\u2019IMMERGER DANS L\u2019ART CONTEMPORAIN LA MANUFACTURE DEVENUE MUSÉE Depuis son ouverture en 2003, le Dia : Beacon a littéralement changé le visage de cette ancienne ville manufacturière qu\u2019est Beacon.Installé dans ce qui était autrefois une usine d\u2019impression de boîtes de biscuits Nabisco, l\u2019endroit à lui seul vaut le détour avec ses puits de lumière et son immense espace de 25 000 pi2 à découvrir au gré de ses pérégrinations.C\u2019est sans compter l\u2019impressionnante collection permanente d\u2019œuvres d\u2019artistes contemporains, comme l\u2019installation immersive No End Neon, de l\u2019artiste français François Morellet, ou la nouvelle exposition consacrée à l\u2019artiste montréalaise Dorothea Rockburne.À lui seul, ce musée iconoclaste vaut le déplacement à Beacon.www.diaart.org (en anglais) POUR DÉCOUVRIR L\u2019ARTISANAT LOCAL LA RUE PRINCIPALE La rue principale de Beacon est souvent répertoriée parmi les plus charmantes du pays.D\u2019ailleurs, Beacon s\u2019est classé récemment au sommet du top 10 des petites villes les plus « cool » des États-Unis selon Budget Travel, qui l\u2019a élevé au rang de « paradis » pour les artistes, artisans, chefs et écologistes.L\u2019artisanat fait partie de l\u2019identité de la ville; il y a le plus traditionnel Hudson Beach Glass où l\u2019on peut découvrir l\u2019art du verre soufflé et flâner dans la boutique colorée, mais aussi tout une nouvelle génération d\u2019artisans qui, séduits par ce patelin boho-chic, s\u2019y sont installés, comme Loopy Mango, une marque de tricot et lainage fondée à New York, mais qui est désormais établie dans la rue principale de Beacon.loopymango.com POUR SE DÉGOURDIR LES JAMBES RANDONNÉE DANS LA MONTAGNE Très reconnu dans la région, le Mount Beacon est la destination pour la randonnée en montagne dans les environs.Le chemin est abrupt, mais on dit que l\u2019effort est bien récompensé.En route, on croise les ruines de l\u2019ancien chemin de fer incliné et d\u2019un casino et, tout en haut, on peut profiter d\u2019une vue spectaculaire sur le fleuve Hudson et la chaîne de montagnes Catskill.Pour les plus aguerris, il est possible de monter au sommet d\u2019une tour de guet qui rappelle par sa présence les signaux de feu qui avaient été envoyés durant la guerre d\u2019indépendance pour avertir de l\u2019arrivée des troupes britanniques.C\u2019est d\u2019ailleurs de là que Beacon \u2013 qui signifie « signal lumineux » ou « flambeau » \u2013 tire son nom.POUR SE DÉSALTÉRER EN BEAUTÉ BIÈRE ET SPIRITUEUX LOCAUX À Beacon, les adresses pour se désaltérer ne manquent pas, et c\u2019est du même coup l\u2019occasion de découvrir le savoir-faire des maîtres brasseurs et distillateurs installés sur place.Incontournable, la Hudson Valley Brewery propose des bières \u2013 dont plusieurs brassées éphémères très courues \u2013 qui font le pont entre la tradition et la modernité, avec des techniques de brassage qui marient les traditions européennes aux pratiques plus expérimentales à l\u2019américaine.Tout aussi réputée, la distillerie Denning\u2019s Point propose brandy, bourbon, gin, vodka concoctés à partir de grains de la région.On s\u2019y arrête du vendredi au dimanche pour les dégustations, et le samedi pour un tour des installations.hu ds onval le ybrew er y .c om/ about-us www.denningspointdistillery.com POUR DÉGUSTER LE TERROIR BONNES ADRESSES GOURMANDES Les petits restaurants et cafés pullulent à Beacon.Charmant, le Beacon Pantry est à la fois un marché où se procurer des produits gourmands de petits artisans locaux et un café à l\u2019européenne qui sert sandwichs et salades, à avaler sur la terrasse ensoleillée donnant sur l\u2019artère principale.Campé dans un bâtiment historique, Round House est un hôtel, mais aussi un restaurant qui met de l\u2019avant la philosophie « de la ferme à la table ».La terrasse vaut vraiment le détour, avec ses cocktails raffinés et sa superbe vue sur les chutes de Fishkill Creek.Pour goûter tout ce que le terroir local a à offrir, direction Beacon Farmers Market, tous les dimanches de 10 h à 15 h, sur la place des Vétérans.beaconpantry.com roundhousebeacon.com www.beaconfarmersmarket.org P H O T O T H I N K S T O C K La petite ville paisible de Beacon, sur le bord du fleuve Hudson, dans l\u2019État de New York.À LA DÉCOUVERTE DE BEACON laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 VOYAGES W21 ÉMILIE BILODEAU La Presse NAGS HEAD, Caroline du Nord \u2014 Lisa Chavis est blogueuse de voyage.Elle gagne sa vie en parcourant le monde et en racontant ses périples.L\u2019été dernier, lors d\u2019un voyage à la Grenade, sa conjointe et elle ont loué une maison donnant sur la mer.La plage où elles ont séjourné pendant quatre mois s\u2019appelait Seaglass Beach.« Chaque matin, c\u2019était comme un arc-en-ciel.En se promenant, on pouvait voir plein de couleurs qui scintillaient dans le sable, du bleu, du rouge, du vert.Chaque jour, c\u2019était magique », s\u2019exclame la blogueuse rencontrée alors qu\u2019elle ratissait la plage de Nags Head, en Caroline du Nord.Avant ce voyage dans les Antilles, la Floridienne connaissait peu de choses du verre de mer, mais elle s\u2019est mise à remplir des sacs et des sacs de petites pièces colorées.Au- delà de leur beauté, Lisa se rend vite compte que chaque morceau a une petite (ou une longue) histoire.À la Seaglass Beach, par exemple, la plupart des morceaux viennent de bateaux de pirates échoués dans la crique depuis aussi loin que le XVe siècle.« C\u2019est à la Grenade que je suis tombée amoureuse de ce passe- temps.Maintenant, je ne peux plus m\u2019arrêter de regarder dans le sable aussitôt que je suis sur une plage.Au départ, je trouvais que le verre poli était beau, maintenant, je le vois comme une sorte de fouille archéologique », raconte Lisa.Pour connaître l\u2019histoire des fragments qu\u2019elle ramasse, la néo- collectionneuse s\u2019est abonnée à des groupes sur Facebook.Sur ces pages, les amateurs publient les images de leurs plus belles découvertes.« Il y a des historiens et des personnes qui possèdent des livres et des livres sur le sujet.On peut leur envoyer une photo et à partir d\u2019un détail, comme une petite lettre, ils sont parfois capables de trouver l\u2019image de la bouteille originale d\u2019où provenait le verre », explique l\u2019ancienne pharmacienne.Lisa est tellement devenue accro au verre poli par la mer de la Grenade que sa conjointe lui a organisé un voyage de rêve : elle l\u2019a amenée à Seaham, un village anglais où des usines fabriquaient jadis du verre.À la fin de la journée, avant que les règlements antipollution n\u2019existent, ces manufactures jetaient leur stock endommagé à la mer.Même si la température a été froide et brumeuse tout au long de leur séjour en Angleterre, Lisa et Cheryl se sont levées tous les matins pour trouver les pièces les plus rares.« Chaque jour était différent en fonction des vagues.Certains matins, on ne trouvait rien, mais on savait qu\u2019il y avait du verre quelque part sous nos pieds.Puis, le lendemain, on retournait au même endroit et c\u2019était comme un kaléidoscope », raconte Lisa, qui songe déjà à son prochain voyage à Porto Rico, un endroit où l\u2019on peut, semble-t-il, faire une multitude de découvertes multicolores.DES TRÉSORS RARES ET COLORÉS Pembroke Bryant s\u2019intéresse aussi au verre de mer depuis l\u2019adolescence, ou plus précisément depuis que sa famille a déménagé dans les Outer Banks.Le Carolinien collectionnait le verre de mer depuis deux décennies quand il a décidé de retourner à l\u2019école pour apprendre à confectionner des bijoux avec ces trouvailles colorées.Aujourd\u2019hui, pour son travail d\u2019orfèvre, il s\u2019est outillé de plusieurs instruments, dont une lampe fluorescente qui lui permet de déterminer l\u2019origine de presque chaque morceau de verre.Si un morceau de verre blanc s\u2019illumine en rose orangé sous l\u2019ampoule, il date au moins des années 20.Si un morceau devient jaune phosphorescent, c\u2019est qu\u2019il contient de l\u2019uranium, un ingrédient interdit dans la fabrication de verre depuis les années 30.Plus on connaît de détails sur l\u2019histoire du verre, plus les bijoux de Pem prennent de la valeur.Et plus la couleur du verre est rare, plus les breloques seront chères.Les joyaux blancs, verts et bruns sont plutôt communs, alors que le verre jaune et rouge est extrêmement difficile à trouver.Orange?C\u2019est l\u2019ultime récompense d\u2019un collectionneur! « Pour vous donner une idée, j\u2019ai trouvé plusieurs milliers de morceaux de verre de mer au fil des années.Dans ma collection, je n\u2019ai que six morceaux rouges et aucun orange », dit-il.Maintenant que Pem possède son entreprise de joaillerie, il passe un peu moins de temps sur les plages et un peu plus d\u2019heures à joindre ses contacts partout dans le monde pour leur acheter leurs plus belles trouvailles.Les plages du nord de l\u2019Angleterre, du sud de l\u2019Espagne, de l\u2019Islande et du Japon sont celles où l\u2019on trouve les plus beaux trésors, à son avis.Mais parmi sa collection, ce sont les morceaux qu\u2019il a trouvés lui-même, près de chez lui, qu\u2019il préfère.« Même si j\u2019ai moins de temps, c\u2019est un loisir tellement important dans ma vie.Ma fille de 4 ans et moi, on adore se rendre sur la plage pour trouver de nouvelles pièces.On y va le plus souvent possible, le plus longtemps possible. » Des plages qui scintillent de couleurs À la Seaglass Beach, par exemple, la plupart des morceaux de verre de mer viennent de bateaux de pirates échoués dans la crique depuis aussi loin que le XVe siècle.\u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT Il y a les collectionneurs de coquillages, mais il y a aussi les prospecteurs de verre de mer, ce verre \u2013 bleu, rouge, jaune, orange \u2013 poli par les vagues et le sable.Lisa Chavis et Pembroke Bryant ont voyagé aux quatre coins du monde pour amasser des pièces colorées vieilles parfois de plusieurs centaines d\u2019années.5328654 BOSTON, NEWPORT ET SALEM Du 1er au 3 septembre 2018 Circuit de 3 jours et 2 nuits Incluant : transport en autocar de luxe; guide- accompagnateur bilingue; 2 petits-déjeuners et 2 nuits d\u2019hôtel au Marriott Fairfield (3*) en banlieue de Boston; tour de ville complet de Boston (Quincy Market, chemin de la Liberté, Park Street Church, Beacon Hill, Université Harvard, etc.); croisière dans la baie de Boston; visite d\u2019un château à Newport; visite de Salem et de Rockport; etc.19 places disponibles 369$ /personne en occupation double À partir de CHICAGO CENTRE-VILLE Du 1er au 6 septembre 2018 Circuit de 6 jours et 5 nuits Incluant : transport en autocar VIP EXCLUSIF avec W-Fi à bord; guide- accompagnateur bilingue; 5 nuits d\u2019hôtel (3* et 4*); 4 repas; visite complète de Chicago avec un guide local francophone; ascension de la tour Willis; visite du Magnificent Mile, du Millennium Park, de la Buckingham Fountain et d\u2019Union Square; croisière à travers les Mille-Îles et plus encore.20 places disponibles 997$ /personne en occupation double À partir de NEW YORK SUPÉRIEUR Du 1er au 3 septembre 2018 Circuit de 3 jours et 2 nuits Incluant : transport en autocar de luxe; guide-accompagnateur bilingue; 2 petits- déjeuners et 2 nuits au Renaissance Newark Airport Hotel (4*); tour de ville complet de New York; ascension du One World Trade Center; traversée du fleuve Hudson avec vue sur la Statue de la Liberté; etc.9 places disponibles 424$ À partir de Partez avec nous! www.expressionvoyages.com | 1 800 667-1469 ou 819 868-1421 Philippe Tessier | 71, rue Saint-David, Magog (permis du Québec) Pour information/réservation NOS ESCAPADES D\u2019UN jOUR Prix incluant le transport aller-retour en autocar de luxe, les services d\u2019un accompagnateur, ainsi que le pourboire à l\u2019accompagnateur et au chauffeur TRAIN, TÉLÉFÉRIQUE ET COULEURS D\u2019AUTOMNE Samedi 29 sept.ou samedi 20 oct.2018 28 places disponibles Incluant : train à travers les montagnes Blanches à bord du Hobo Railroad; dîner boîte à lunch à bord du train; ascension en téléphérique de Cannon Mountain; souper au Indian Head Resort.228$ /personne Taxes et FICAV inclus CROISIÈRE ET TÉLÉCABINE AU MONT-SAINTE-ANNE Samedi 15 sept.2018 30 places disponibles Incluant : dîner-croisière de style bistro sur le fleuve Saint-Laurent à bord du AML Louis Jolliet; ascension en télécabine du Mont-Sainte-Anne; souper au Spag&Tini.169$ /personne Taxes et FICAV inclus TRAIN ET CROISIÈRE CANAL RIDEAU Samedi 8 sept.2018 25 places disponibles Incluant : dîner à la Sucrerie de la Montagne; croisière sur le canal Rideau; souper au Prinzo Fine Catering; train d\u2019Ottawa à Montréal.255$ À partir de /personne Taxes et FICAV inclus TIRAGE * Ce concours s\u2019adresse à ceux ayant réservé l\u2019une des escapades ci-dessous.Règlements disponibles à Expression Voyages.Postez-le à : TIRAGE, C.P.156, Magog QC J1X 3W8 ou déposez-le chez Expression Voyages, 71, rue St-David, Magog.Découvrez notre belle province et courez la chance de gagner plusieurs prix ! \u2022 Expérience thermale au PAUS Spa de Sherbrooke \u2022 Formidable ! (Aznavour \u2013 L\u2019histoire d\u2019une légende) au Centre culturel de Sherbrooke \u2022 Bruno Pelletier au Vieux Clocher de Magog \u2022 Et autres spectacles ! Gracieuseté de La Tribune NOM : TÉLÉPHONE : COURRIEL : RÉSERVEZ POUR LA FÊTE DU TRAVAIL! DÉPARTS GARANTIS /personne en occupation double SATURDAY NIGHT FEVER Samedi 25 août 2018 10 places disponibles Incluant : temps libre dans le Vieux-Québec; dîner au restaurant Spag&Tini avec une consommation; spectacle de Saturday Night Fever au Capitole de Québec.210$ /personne Taxes et FICAV inclus À partir de COMÉDIE MUSICALE : FAIS-TOI UNE BELLE VIE Samedi 25 août 2018 12 places disponibles Incluant : souper au restaurant Plus (potage, repas principal, dessert du chef, thé ou café) avec 1 consommation; la comédie dramatique Fais-toi une belle vie au théâtre Le Carré 150.129$ /personne Taxes et FICAV inclus À partir de SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W22 VOYAGES D ébut juin.Le magnifique boulevard Rothschild, à Tel-Aviv, était bordé de milliers de drapeaux aux couleurs de l\u2019arc-en-ciel.La métropole aux allures européennes affichait ses couleurs en pleines festivités de la Fierté.En regardant à gauche, avant de traverser la rue, on aperçoit deux hommes qui s\u2019embrassent éperdument.Et tout le monde s\u2019en fout.Saisissant! Pas que deux hommes nouent leurs lèvres pendant de longues secondes, mais plutôt de sentir une ouverture immense en plein Moyen-Orient.On ne s\u2019y attend pas nécessairement quand on se trouve à quelques kilomètres de villes plus conservatrices, comme Jérusalem et Tsfat, ou d\u2019un pays, comme la Syrie, où l\u2019État islamique a lancé une véritable chasse aux homosexuels.« Ce n\u2019est pas toujours comme ça.Tel-Aviv est plus conservatrice quand ce n\u2019est pas la Fierté gaie », m\u2019assure un touriste qui n\u2019en est pas à sa première visite en terre israélienne.Quand on voyage, il arrive qu\u2019on tombe par hasard sur de grands événements, ou des plus petits, qui teintent le visage de la ville ou du pays que nous avions choisi.C\u2019est arrivé en Australie, à Melbourne, où je suis arrivé comme un chien dans un jeu de quilles en pleine semaine du Grand Prix de Formule 1.Idem en Roumanie, où un énorme festival électro compliquait largement le choix d\u2019hébergement.Ou au Japon, où la semaine en or, composée de quatre fériés, influe grandement sur le taux d\u2019occupation des hôtels.À Tel-Aviv, c\u2019est la célébration de la diversité LGBT qui s\u2019imposait.Des spectacles musicaux, des soirées enflammées se tenaient aux quatre coins de la ville.Mais sans les centaines de drapeaux partout, partout, partout le long des boulevards, le touriste moyen ne se serait probablement rendu compte de rien.Mine de rien, les visiteurs arrivent de partout pour participer aux célébrations qui lancent la saison des défilés de la Fierté un peu partout sur la planète.Il s\u2019agirait du plus grand événement du genre non seulement au Moyen- Orient, mais sur tout le continent asiatique.Tout ça en terre sainte, alors que les festivités suivant le défilé étaient prévues en plein sabbat et en plein ramadan.Créé à l\u2019origine pour revendiquer l\u2019égalité des droits, l\u2019événement est devenu une grande célébration internationale misant d\u2019abord et avant tout sur l\u2019inclusion.Une fête qui place avantageusement Tel-Aviv parmi les destinations prisées par la communauté LGBT.C\u2019est ce qui déplaît encore à certains Israéliens de la communauté.L\u2019un d\u2019entre eux déplorait l\u2019absence de revendications politiques dans cet événement alors que le mariage gai est toujours interdit en Israël.De surcroît, pour être pleinement lui-même, il a dû quitter sa ville natale pour s\u2019installer à Tel-Aviv.Jamais ses parents, ultrareligieux, n\u2019accepteraient ce qu\u2019il est.Il rappelait alors des attaques au couteau survenues pendant le défilé de la Fierté, à Jérusalem, en 2005 et 2015.Du même souffle, il rejetait toute forme de fête alors que des roquettes pleuvaient encore sur Gaza.Sans pouvoir comparer, parce que je n\u2019ai jamais assisté à un défilé de la Fierté ailleurs sur la planète, j\u2019ai décidé de prendre un bain de foule et de voir comment on célèbre la communauté LGBT au Moyen-Orient.Déjà, la veille, lors d\u2019une promenade en vélo, j\u2019avais été soufflé par le bruit beaucoup trop tonitruant de la plage gaie non officielle de Tel- Aviv.On la manquait difficilement alors que les plages voisines se faisaient en général très calmes.Pour comprendre l\u2019événement à la mode locale, j\u2019ai joint un groupe d\u2019étrangers guidés par un Israélien grâce à l\u2019application Couchsurfing.Celle-ci permet de trouver un toit chez l\u2019habitant, en voyage, ou de participer à des activités sociales pour rencontrer d\u2019autres voyageurs.Parfait! En matinée, la surveillance policière se faisait visible partout près des points de rassemblement.De nombreuses rues avaient été bloquées loin en amont pour éviter les débordements.Dans les parcs, déjà grouillants alors que la ville se tirait à peine du lit, les bénévoles distribuaient casquettes, bracelets et autres babioles.« Vous rêvez d\u2019être parents?Votre rêve de paternité commence en Israël », stipulait une publicité faisant la promotion d\u2019une agence permettant de trouver une mère porteuse.Paradoxal un brin dans un pays qui ne reconnaît pas les unions de couples de même sexe.Vers midi, un cortège s\u2019est mis en marche sur une grande artère.Pas de chars allégoriques, pas de mascottes, mais une mer de piétons avançant au son d\u2019une musique festive.C\u2019était peut-être ça, le défilé de Tel-Aviv : une randonnée joyeuse dans des rues bloquées aux automobilistes.Nenni! La vraie vague, elle se trouvait sur la côte, où une autre foule acclamait les chars colorés sous un ciel sans nuages.Même la gagnante d\u2019Eurovision, fraîchement couronnée, a fait une apparition.C\u2019est probablement la marche elle-même, en direction de la plage, qui m\u2019a le plus impressionné.Nous étions apparemment plus de 250 000 dans les rues pour faire de la 20e édition du défilé de Tel-Aviv l\u2019édition la plus achalandée.Ces marcheurs, gais, lesbiennes, hétérosexuels ou autres, ils se rassemblaient sans heurts, à près de 40 degrés Celsius, juste parce que.Avec le sourire aussi.Sur les balcons des appartements situés en bordure de rue, des citoyens regardaient la masse s\u2019écouler et s\u2019amusaient à éclabousser au tuyau d\u2019arrosage les festivaliers suintants sous les UV.Belle initiative.Au hasard d\u2019un événement qui s\u2019est imposé de lui-même, j\u2019ai vu le côté inclusif du Moyen-Orient.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR La Fierté de Tel-Aviv La Fierté de Tel-Aviv est le plus gros événement du genre au Moyen-Orient, et, semble-t-il, de tout le continent asiatique.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU La Fierté de Tel-Aviv passait difficilement inaperçue avec les décorations installées le long des grands boulevards et sur la plage, près du vieux quartier de Jaffa.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune SAMEDI 18 AOÛT 2018 W23 DAVID SANTERRE La Presse MONTRÉAL \u2014 Après 15 km de marche dans la brume, sur la neige croûtée, sur une pente escarpée avec de gros cailloux pointus, combinée à des températures tantôt glaciales, tantôt frôlant les 30 °C, l\u2019arrivée au Tétras de deux enfants de 8 et 10 ans, au sac à dos chargé de matériel pour deux jours, a fait son effet chez les autres randonneurs.« Vous êtes tough! On n\u2019a vu aucun autre enfant en longue randonnée cette semaine », s\u2019exclame la femme d\u2019un couple qui faisait à pied la traversée du parc national de la Gas- pésie, communément appelé parc des Chic-Chocs.Le Tétras, c\u2019est un refuge situé dans un paysage quasi lunaire, entre les sommets des monts Jacques-Cartier et Xalibu, tous deux dépassant les 1000 mètres.Les deux garçons, Alexandre et Julien, ont aidé leur père (l\u2019auteur de ces lignes) et leur grand-père à filtrer l\u2019eau de l\u2019étang voisin pour la rendre potable.Ils ont aussi contribué à la préparation d\u2019un bon repas \u2013 charcuteries, fromages, pâtes \u2013 qu\u2019ils ont en partie transporté, allumé un feu, et fait sécher leurs vêtements et leurs bottes.Un scénario qui s\u2019est répété l\u2019été suivant, au cours d\u2019une randonnée de trois jours et deux nuits, cette fois sur le Sentier des Caps, dans Charlevoix.Et là aussi, toujours pas de copain de leur âge en vue.« On croise d\u2019autres enfants dans les sentiers, mais qui sont en courte randonnée d\u2019un jour.On aimerait en voir plus dans les refuges », dit Julien, aujourd\u2019hui âgé de 12 ans.Ce qui les amène à se demander s\u2019ils sont des extraterrestres, et à demander à leur père s\u2019il est un bourreau.Selon des spécialistes de la randonnée au Québec, il y a bel et bien quelques enfants sur les longs sentiers, mais ils sont rares.Pourtant, aucune contrainte n\u2019empêche d\u2019initier nos jeunes à cette grande aventure, outre la frilosité des parents qui craignent de voir l\u2019organisation trop complexe et finissent par partir seuls en faisant garder la marmaille.UN KILOMÈTRE PAR ANNÉE À quel âge peuvent-ils prendre leur sac et partir quelques jours en montagne?C\u2019est la grande question.« Il n\u2019y a pas d\u2019âge précis.Mais l\u2019énergie des enfants n\u2019est pas inquiétante », répond Éric Choui- nard, directeur du Sentier international des Appalaches (SIA), qui se souvient d\u2019avoir trimballé sa fille de 7 ans du mont Jacques-Cartier au Gîte du Mont-Albert, en Gaspésie, deux copieux jours en montagne.« Un enfant est capable de marcher en montagne autant de kilomètres que son âge dans une journée », ajoute Grégory Flayol, directeur adjoint de Rando Québec.« À partir de 7 ans, il aura la capacité de transporter un sac de couchage, des vêtements et son eau.Avec son sac à dos, il va se sentir impliqué. » « Si faire du plein air et planifier des activités est déjà présent dans leur vie, ils embarqueront », croit M. Chouinard.PRÉPARATION Il faut bien préparer sa randonnée et surtout ne pas prévoir battre de record de vitesse.« Avoir un objectif de temps précis est une mauvaise idée.Avec un enfant, il faut anticiper, ne pas être pressé, adapter les distances en fonction du niveau de difficulté », prévient Grégory Flayol.Un tuyau de sa part : « Si vous en avez la possibilité, réservez les refuges en entier.On ne veut pas avoir l\u2019impression de déranger les autres marcheurs et n\u2019avoir que du plaisir. » Comme pour toute longue randonnée, avec ou sans enfants, il faut aussi informer nos proches de notre itinéraire au cas où surviendrait un pépin.La couverture téléphonique en montagne est hasardeuse.À 10 comme à 50 ans, le matériel essentiel à la randonnée est le même.Un sac à dos ajusté à notre taille, un sac de couchage chaud, de bonnes bottes essayées en ville d\u2019abord, question de les « casser », et des bâtons.L\u2019enjeu, c\u2019est plutôt le poids du sac.« Le sac ne doit pas dépasser 25 % du poids de l\u2019enfant », explique Éric Chouinard.« Les parents devront traîner plus de matériel, la capacité de charge des enfants étant moindre.Il faut donc que les parents soient bien équipés, avec du matériel léger », ajoute Charles Préfontaine, coordonnateur du programme de technique en tourisme d\u2019aventure au cégep de la Gaspésie et des Îles, à Gaspé.Aussi, pour diminuer le poids des sacs, on recommande aux familles des itinéraires avec refuges plutôt que le camping, qui force à trimballer une tente.Le SIA offre même de transporter vos bagages d\u2019une étape à l\u2019autre, vous permettant de marcher le dos léger.TRANSFORMER L\u2019EFFORT EN JEU Comment ne pas donner l\u2019impression aux enfants que grimper, marcher, le dos bien chargé, vaut mieux qu\u2019une journée de jeux vidéo?« Il faut leur parler de découvertes, d\u2019animaux, de rivières, de montagnes et de points de vue.Il ne faut pas leur donner l\u2019impression qu\u2019on fait un effort pour faire un effort, conseille Grégory Flayo.L\u2019arrivée au refuge en soi devient un but intéressant pour eux.Après deux heures de montée, on arrive, on pose le sac et ils vont explorer les environs. » « Le truc ultime, c\u2019est d\u2019avoir de bons bonbons! Ça marche très bien avec les moins de 8 ans, dit en rigolant Éric Chouinard.On se dit qu\u2019on marche 30 minutes et on se prend un bonbon.On veut leur faire découvrir la nature, dans le plaisir. » Nos deux jeunes randonneurs aimeraient bien voir plus de jeunes de leur âge sur les sentiers.« Si on commence jeune, on va adorer ça et apprécier.C\u2019est une fausse croyance que les jeunes vont chialer après quelques kilomètres de marche », croit Julien.« On voit de beaux paysages, on découvre de nouveaux horizons, et on est mieux en randonnée qu\u2019en autobus de touristes.On est dans la vraie nature, c\u2019est calme », poursuit-il.Son meilleur souvenir de rando?« Sur le mont Jacques-Cartier, un caribou est passé très près de nous.J\u2019ai une photo de ça! », dit-il, avec l\u2019accord de son frère.« Si les parents sont capables de le faire, les enfants le sont aussi.C\u2019est pas plus difficile », dit-il.RANDONNÉE EN FAMILLE Trop dur pour les petits?Selon des spécialistes de la randonnée au Québec, il y a bel et bien quelques enfants sur les longs sentiers, mais ils sont rares.Pourtant, aucune contrainte n\u2019empêche d\u2019initier nos jeunes à cette grande aventure, outre la frilosité des parents qui craignent de voir l\u2019organisation trop complexe et finissent par partir seuls en faisant garder la marmaille.\u2014 PHOTO LA PRESSE, DAVID SANTERRE Qui a dit que marcher pendant des kilomètres avec un sac à dos chargé est trop dur pour des enfants?Probablement des parents trop douillets.Parce que selon les experts de la randonnée et de petits amateurs de marche, rien n\u2019empêche d\u2019initier les enfants à un très jeune âge.« Un enfant est capable de marcher en montagne autant de kilomètres que son âge dans une journée. » \u2014 Grégory Flayol SAMEDI 18 AOÛT 2018 laTribune W24 LAGRAND E LIQUIDATI ON de l\u2019été B L I T Z F I N A L k I A S H E R B R O O k E E T m A g O g B L I T Z F I N A L k I A S H E R B R O O k E E T m A g O g k I A S H E R B R O O k E E T m A g O g B L I T Z F I N A L 15 Août DE 9h à 21h Mercredi 16 Août DE 9h à 21h Jeudi 17 Août DE 9h à 17h Vendredi 18 Août DE 10h à 16h Samedi 13 Août DE 9h à 21h Lundi 14 Août DE 9h à 21h Mardi 4339, boul.Bourque - 819 563-3737 KIASHERBROOKE.com 2960, rue Sherbrooke - 819 847-3377 KIAMAGOG.com AUCUN PAIEMENT AVANT OCTOBRE 2018 Au finAncement à l\u2019AchAt sur plusieursmodèles F o r t e L X 2 0 1 8 / S o u l L X 2 0 1 8 = p r i x o f f e r t u n i q u e m e n t a u f i n a n c e m e n t à l \u2019 a c h a t p a r l \u2019 i n t e r m é d i a i r e d u c o n c e s s i o n n a i r e a u t a u x r é g u l i e r d e s b a n q u e s .S p o r t a g e L X 2 0 1 8 = l o c a t i o n 4 8 m o i s à , 9 9 % = p a i e m e n t s d e 5 9 $ p a r s e m a i n e i n c l u a n t u n b o n i e n a r g e n t d e 5 0 0 $ e t u n c o m p t a n t i n i t i a l d e 1 4 2 5 $ / 1 5 5 0 $ / 3 2 5 0 $ e s t e x i g é .L i m i t e d e 1 6 0 0 0 k m / a n , 0 , 1 0 $ d u k m e x c é d e n t a i r e .A u c u n e p a i e m e n t a v a n t o c t o b r e 2 0 1 8 = r e p o r t d e p a i e m e n t d e 6 0 j o u r s , o f f e r t u n i q u e m e n t a u f i n a n c e m e n t à l \u2019 a c h a t p a r l \u2019 i n t e r m é d i a i r e d u c o n c e s s i o n n a i r e s u r m o d è l e s s é l e c t i o n n é s .T o u s l e s d é m o s e n s t o c k s o n t o f f e r t s a u p r i x c o û t a n t , p r e u v e à l \u2019 a p p u i , q u a n t i t é s l i m i t é e s .R i o L X 5 p o r t e s 2 0 1 8 = p r i x d e v e n t e d e 1 5 3 9 5 $ : e n f i n a n c e m e n t à l \u2019 a c h a t à 0 , 9 9 % p e n d a n t 8 4 m o i s i n c l u a n t u n b o n i d e 1 2 0 0 $ = p a i e m e n t s d e 3 9 $ p a r s e m a i n e ( 3 6 0 p a i e m e n t ) a v e c 1 5 0 5 $ d e c o m p t a n t i n i t i a l e x i g é .L e c o u t d \u2019 e m p r u n t s t d e 4 3 5 $ .S u j e t à a p p r o b a t i o n d u c r é d i t .T a x e s e n s u s .M o d è l e s i l l u s t r é s à t i t r e i n d i c a t i f s e u l e m e n t .C e s o f f r e s n e p e u v e n t ê t r e j u m e l é e s à a u c u n e a u t r e p r o m o e n v i g u e u r .F r a i s d e t r a n s p o r t e t p r é p a r a t i o n i n c l u s d a n s t o u s l e s p r i x .DES TONNES DE PROMOTIONS EXCEPTIONNELLES! 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