La tribune, 29 septembre 2018, Arts magazine
[" laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W1 magazine CULTURE LES 22ES JOURNÉES DE LA CULTURE DANS CINQ MRC DE L\u2019ESTRIE W12 à W16 EN CUISINE LE CUISINIER REBELLE À LA RESCOUSSE DES PARENTS W24 et W25 P H O T O L A P R E S S E , B E R N A R D B R A U L T SUIVRE SA VOIE SAFIA NOLIN W4 et W5 Antoine Sicotte SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W2 SHERBROOKE \u2014 Pour la préparation de son plus récent album The Ballad of the Runaway Girl, Elisapie Isaac a passé plusieurs heures dans les bureaux de Radio-Canada, à réécouter d\u2019anciens enregistrements d\u2019artistes inuits.Ces chansons, parues sous forme de vinyles et jamais rééditées, sont aujourd\u2019hui introuvables.C\u2019est ainsi qu\u2019Elisapie est tombée sur Qanniuguma, d\u2019Etulu Aningmiuq.Le chanteur du Nunavut, décédé en 2016, s\u2019est fait connaître dans les années 1980 et a fait paraître plusieurs albums, dont un certain nombre en duo avec son épouse Susa, également disparue.« Ils ont rendu le country folk inuit très moderne.C\u2019étaient des rockstars chez nous, de grands chanteurs qui faisaient de superbes harmonies vocales.Qanniuguma est une toute petite chanson que presque personne ne connaît, en guitare-voix.J\u2019ai pleuré dans le studio quand je l\u2019ai entendue.C\u2019est tellement beau! La langue inuktitute est très directe, mais là, elle devenait tellement poétique! C\u2019est une chanson qui dit que si j\u2019étais un flocon, je serais tout léger, je me laisserais porter par le vent et je ne me soucierais pas de l\u2019avenir.» Avec Qanniuguma, Elisapie a senti pour la première fois l\u2019envie d\u2019ajouter des chants de gorge à une de ses chansons, avec l\u2019aide de Beatrice Deer.« Je n\u2019ai jamais poussé pour mettre des trucs traditionnels dans ma musique si je ne le sentais pas.Cette fois, je trouvais que ce serait joli et que ça avait beaucoup de sens.» STEVE BERGERON Coupée au montage de l\u2019entrevue du 22 septembre 2018.PlacART RETAILLE D\u2019ENTREVUE CHANSON DE CIRCONSTANCE READYMADE Beck Odelay (1996) \u2022 E X P O \u2022 S I T I O N S VOUS VOULEZ VOIR?La réputation du Vieux Clocher de Magog au chapitre de l\u2019humour et de la chanson n\u2019est plus à faire.L\u2019institution de la rue Merry a l\u2019habitude d\u2019accueillir semeurs de rires et interprètes de tous horizons, mais cet automne, l\u2019emblématique salle embrasse un nouveau créneau et ouvre ses portes à la musique classique.C\u2019est jeudi prochain que ça commence avec nulle autre que la soprano Marie-Josée Lord.Avec piano, violon et violoncelle sur scène, l\u2019artiste lyrique présente Femmes, un concert au cours duquel elle fait découvrir les voix féminines de l\u2019opéra.Présenté le 4 octobre à 20 h.Entrée : 50 $.KARINE TREMBLAY Vent classique au Vieux Clocher Marie-Josée Lord \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, MAXIME PICARD Après avoir tenu l\u2019affiche en Europe dans la comédie musicale Les 3 mousquetaires, le Sherbrookois Olivier Dion est de retour au pays et prépare un premier album anglophone pour, peut-être, percer le marché américain.Ce nouveau projet solo devrait être dévoilé d\u2019ici la fin de l\u2019année, mais déjà, un premier extrait a commencé à circuler la semaine dernière, au Québec comme en France.La dansante chanson Curious a été réalisée par Grades (collaborateur de Lana Del Rey, notamment).Un vidéoclip tourné à Montréal et New York a aussi été lancé dans la foulée.KARINE TREMBLAY Premier extrait anglophone pour Olivier Dion Olivier Dion \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU EXPO Ensorcelle-moi dans l\u2019abondance Présentement inscrite en études féministes à l\u2019Université du Québec à Montréal, l\u2019artiste visuelle Marie- Pier Meilleur pose principalement son regard sur les limites des filets linguistiques qui nous entourent et sur leur désintégration.En plus d\u2019avoir collaboré personnellement avec plusieurs institutions culturelles et festivals tels que la Cinémathèque québécoise, Vue sur la relève, les éditions Tête première, le Forum Social Mondial, Tangente Danse et KINO, elle a également eu la chance de voir son travail voyager au Mexique, en France, en République tchèque, en Allemagne et au Royaume-Uni.Cette fois-ci, elle offre une installation conceptuelle comportant des photos et des textes au sol, telle une salle de presse en pleine frénésie de débats.Le spectateur ne sait toutefois pas de quel débat il s\u2019agit, ce qui crée une forme d\u2019inconfort.Dans l\u2019Espace invitation de la Galerie d\u2019art du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke, jusqu\u2019au 20 octobre.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MAXIME PICARD Il y aura 50 ans le 2 octobre que disparaissait Marcel Duchamp, considéré par plusieurs comme l\u2019artiste le plus important du XXe siècle.Celui qui a fait voler en éclats bien des codes artistiques et esthétiques de son époque a lancé ou fortement influencé des courants comme l\u2019art conceptuel, le minimalisme, le dadaïsme et le pop art.S\u2019il a aussi touché à l\u2019écriture et à la composition, « l\u2019anartiste », comme Duchamp aimait se désigner lui-même, s\u2019est surtout fait connaître par ses ready-mades, lorsque, en 1917, il a créé sa pièce Fontaine, en posant un urinoir sur le côté, en le signant et en déclarant que c\u2019était une œuvre d\u2019art.En 1996, Beck se sert de ce mot non pas pour se désigner comme une personne ordinaire qui s\u2019est élevée au rang d\u2019œuvre d\u2019art, mais pour exprimer le côté déshumanisant de l\u2019industrie musicale, avec des horaires de tournée et de production qui vous transforment en objet préfabriqué.STEVE BERGERON Elisapie \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, RENÉ MARQUIS laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W3 MUSIQUE GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 Cinq années séparent Orpailleur, le dernier album solo de Gaëtan Roussel, et Trafic, arrivé dans les bacs vendredi.Entre les deux, il y a eu les retrouvailles de sa formation, Louise Attaque, le projet Lady Sir monté avec l\u2019actrice et chanteuse Rachida Brakni et la publication de Dire au revoir, un premier recueil de nouvelles.Le voilà de retour avec une offrande sur laquelle il cultive les mélodies en développant des thèmes qu\u2019il a voulus plus concrets.Discussion.Q Après avoir butiné d\u2019un projet à l\u2019autre dans les dernières années, dans quel état d\u2019esprit étiez-vous au moment de vous lancer dans la création de cet album?R C\u2019était un état d\u2019esprit de rencontres, à savoir qui allait devenir la personne ou les personnes avec qui j\u2019allais m\u2019associer pour que ce nouveau chapitre ait la possibilité d\u2019exister.C\u2019est comme ça que je fonctionne.Et j\u2019avais envie de mélodies, j\u2019avais envie d\u2019une ligne claire, de chansons que je puisse jouer piano-voix ou guitare-voix avec des sujets un peu plus définis.Il y a un titre sur la mémoire, un titre sur l\u2019addiction, j\u2019ai une chanson sur la confiance en soi.Ce sont des sujets pas forcément très gais ni très optimistes, mais quand même toujours avec de l\u2019espoir.Q Justement, certains titres abordent des questions graves sur des rythmes dansants.C\u2019est un contraste qui vous intéresse?R Je trouve que c\u2019est notre époque qui veut ça.J\u2019avais envie d\u2019écrire une chanson sur ce qui me fait peur.Je pense que je ne suis pas le seul à avoir peur de manquer d\u2019horizons ou de devenir aigri.Mais toutes ces choses-là, il faut pouvoir les aborder avec une musique qui passe par les pieds.Les notes ne paraphrasent pas les paroles, sinon c\u2019est compliqué.Ça donne des chansons beaucoup trop légères à mon goût.J\u2019avais quand même envie qu\u2019il y ait de l\u2019enthousiasme dans ce disque, dans les chœurs, dans le rythme et quelques mots.Q Vous avez publié l\u2019an dernier un recueil de nouvelles.Est- ce que cette expérience a influencé votre écriture de chansons?R Un petit peu, oui.Pour deux raisons.La première est que le premier extrait de Trafic, Hope, contient quelques phrases qui sont issues d\u2019une des nouvelles.La deuxième chose, c\u2019est qu\u2019à écrire des nouvelles, on est obligé de définir un peu les sujets, même si ce ne sont pas des nouvelles à chutes avec de grandes intrigues.Ce sont quand même des histoires.Et moi, dans mes chansons, je n\u2019ai pas souvent raconté d\u2019histoires.Il y a ce côté impressionniste, quelque chose un peu en suspens, au lieu d\u2019avoir une interprétation qui est la mienne.J\u2019aime bien ce détachement, parfois.Mais là, les sujets sont plus clairs.Q Ça vous force à vous mouiller un peu plus, à vous commettre\u2026 R Exactement.En France, les gens me parlent de journal intime.Je n\u2019irais pas jusque-là, mais oui, on peut voir peut-être un peu plus une caisse de résonance avec mon propre être.Q Vous avez travaillé avec des réalisateurs australien et suédois.Qu\u2019est-ce qui vous a guidé dans le choix de vos collaborateurs?R J\u2019ai croisé différentes personnes qui m\u2019ont amené différentes choses.J\u2019ai rencontré Justin Stanley, qui est un producteur australien.Il a joué avec Beck, avec Prince, avec des gens comme ça.J\u2019adore sa manière de travailler.Il aime les accidents en studio.S\u2019il y a un petit défaut, il va trouver que c\u2019est par là que ça passe.Leonard Cohen disait que la lumière entre par les failles (« There is a crack in everything, that is how the light gets in »).Et il y a un gars comme Jonas [Myrin], qui est un Suédois.Lui, c\u2019est l\u2019enthousiasme permanent.On a besoin de ça en studio, on a besoin de gens qui chantent tout le temps, qui donnent l\u2019impression qu\u2019il n\u2019y a aucune négociation et que la chanson va forcément finir au Stade de France ou au Centre Bell.J\u2019ai aussi travaillé avec DJ Dimmi, qui est Français.J\u2019aime son approche sonore.On a partagé la composition de quelques musiques.J\u2019aime bien sa sensibilité aux mélodies.Q Qu\u2019est-ce que ça apporte au projet de travailler avec des producteurs qui ne connaissent pas nécessairement votre parcours en solo ni au sein de Louise Attaque?R À part Dimmi qui est Français, les deux autres ne me connaissaient pas.Ce sont des gens qui travaillent d\u2019une autre manière et avec beaucoup de gens.Justin, par exemple, fait beaucoup de musiques de film.C\u2019est pour ça que j\u2019ai bien aimé travailler avec eux.Il y a un côté très décomplexé dans cette mondialisation.Après, je défends ça, parce que c\u2019est ma manière de faire de la musique.Ça peut aussi être vrai en travaillant avec son voisin.Il n\u2019y a pas qu\u2019une voie.Chacun a sa façon d\u2019avancer.Q Le temps d\u2019une chanson en duo, vous renouez avec Vanessa Paradis, avec qui vous aviez collaboré il y a près de 10 ans.Comment ça s\u2019est passé?R Ç\u2019a été un plaisir immense.J\u2019aime beaucoup, beaucoup cette artiste.Et j\u2019aime beaucoup la personne qu\u2019elle est.On s\u2019était croisé il y a quelques années et c\u2019était déjà une chance qu\u2019elle ait bien voulu chanter des mots et des notes que je lui avais proposés.Là, j\u2019ai pensé à elle après avoir eu cette chanson dans les mains.Ç\u2019a été très simple, elle a répondu vite.Ç\u2019a été une très belle journée de studio.Ç\u2019a été une chose simple avec une voix si belle.J\u2019en suis très, très heureux.Q Avec vos différents projets, vous avez souvent eu l\u2019occasion de venir chanter au Québec.Renouvellerez-vous l\u2019expérience avec ce nouvel album?R J\u2019espère! Je n\u2019avais pas eu l\u2019occasion de venir avec Orpailleur.Là, j\u2019espère que le disque sera bien accueilli et que, du coup, je pourrai venir jouer un petit peu.Ça sera avec plaisir! GAËTAN ROUSSEL Chercher le concret GAËTAN ROUSSEL Trafic POP-ROCK FRANCO Universal France P H O T O Y A N N O R H A N SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W4 ARTS MAGAZINE GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 «?J\u2019ai l\u2019impression que mon deuxième album va parler d\u2019anxiété.Ç\u2019a vraiment pris une grosse place dans ma vie.Mais là, ça va full bien.Je suis contente, je m\u2019en suis sortie.?» La citation est de Safia Nolin.Mais pas de la Safia actuelle.Elle vient plutôt de la Safia de 2015, qui venait de lancer Limoilou, un premier album qui allait lui attirer des louanges par ses qualités musicales, mais du même coup, la placer dans l\u2019œil d\u2019un public pas toujours bienveillant.Trois ans après notre première rencontre, l\u2019auteure-compositrice- interprète s\u2019esclaffe \u2014 et se traite accessoirement de « conne ».\u2013 lorsqu\u2019on lui rappelle ses propos du passé.Difficile de renier ce qu\u2019elle avait prédit sur la teneur du deuxième disque : le bien nommé Dans le noir, attendu le 5 octobre, ne se démarque pas par sa trame hop la vie.C\u2019est plutôt la naïveté de l\u2019affirmation qui la fait maintenant tiquer.« Je vais bien.Mais je pense que je confondais des trucs.À ce moment-là, j\u2019avais pris le contrôle de mes crises de panique.Mais de l\u2019anxiété généralisée, j\u2019en fais vraiment beaucoup », nuance Nolin, l\u2019air néanmoins serein, parlant de ses angoisses comme d\u2019« un taureau qui ne s\u2019apprivoise pas tant ».La fameuse pression du deuxième album, elle s\u2019attendait à la ressentir.Elle avait été bien prévenue.Sauf qu\u2019elle ne s\u2019attendait pas à la vivre ainsi.Selon le récit de Safia Nolin, l\u2019écriture de Dans le noir s\u2019est faite somme toute assez aisément.Dans ses périodes de doutes, ses complices Joseph Marchand et Philippe Brault, qui coréa- lisent l\u2019album avec elle, l\u2019ont « aidée à faire le ménage ».Ils l\u2019ont aussi épaulée quand est venu le temps de forger ce son plus rugueux \u2014 « je rêvais de quelque chose d\u2019un peu plus grunge », confie-t-elle \u2014, où s\u2019invitent parfois des sons captés « sur le terrain » ou pigés dans des vidéos d\u2019archives familiales.Pour celle qui dit souffrir de l\u2019exercice de la comparaison (nombre de vues sur YouTube, nombre de pouces en l\u2019air sur les réseaux sociaux, etc.), c\u2019est plutôt le principe même de mettre ses tripes sur la table dans cette industrie et à cette époque qui a été matière à sueurs froides.« Est-ce que c\u2019est encore d\u2019actualité de faire un album lourd et introspectif quand tout le monde fait juste consommer de la musique comme du fucking McDonald\u2019s?s\u2019interroge-t-elle.Moi, il n\u2019y a pas d\u2019anti-vomi dans mon album.C\u2019est genre une grosse crisse de brique de beurre que tu bouffes en pleine face.C\u2019est tough, mais il faut que j\u2019arrête de me comparer à des gens qui ne font pas de la musique de même.» RÉFÉRENCES PLUS CLAIRES Si les sentiments qu\u2019elle exprime dans ses chansons tristes sont sans équivoque, Safia Nolin reste généralement vague sur les références qui l\u2019ont inspirée.Elle se fait toutefois plus explicite sur deux pièces de son nouvel album.Il y a d\u2019abord Sans titre, où elle évoque son père, avec qui elle n\u2019a plus de contact.L\u2019introduction de la chanson est d\u2019ailleurs un montage sonore tiré de vidéos familiales où on l\u2019entend s\u2019adresser à lui.« Je n\u2019ai pas envie d\u2019aller dans trop de clarté, mais en même temps, il y a une partie de moi qui sait que d\u2019autres personnes ont vécu ça, observe-t-elle.Pour une fois dans ma vie, si je peux faire de la musique assez claire pour que les gens [se sentent touchés], je le souhaite.» Difficile aussi de douter de l\u2019origine de Lesbian Break-Up Song, titre bilingue qu\u2019elle partage avec Ariel Engle (La Force).« On \u2014 PHOTO LE SOLEIL SAFIA NOLIN BONJOUR TRISTESSE \u2014 PHOTO LA PRESSE, BERNARD BRAULT «?Est-ce que c\u2019est encore d\u2019actualité de faire un album lourd et introspectif quand tout le monde fait juste consommer de la musique comme du fucking McDonald\u2019s?Moi, il n\u2019y a pas d\u2019anti-vomi dans mon album.?» \u2014 Safia Nolin laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 ARTS MAGAZINE W5 comprend que ça ne parle pas d\u2019un homme qui travaille dans la construction », rigole celle qui a vu sa rupture amoureuse \u2014 entre autres choses personnelles \u2014 rapportée dans certains médias.Souvent ciblée sur les réseaux sociaux (voir autre texte), Safia Nolin a choisi une nouvelle fois d\u2019exposer sa vulnérabilité dans ses chansons.Lorsqu\u2019on lui souligne que ça demandait un certain courage, l\u2019auteure-compositrice- interprète relève un « clash » entre la création de ses deux albums.Et réitère sa volonté de suivre sa voie.« Quand j\u2019ai sorti le premier, personne ne savait qui j\u2019étais et c\u2019était facile d\u2019être aussi franche, reconnaît-elle.Là, il y a peut- être des gens malintentionnés qui vont l\u2019écouter.Mais ça ne me dérange pas.J\u2019aime mieux ça que de me modifier pour me protéger ou pour plaire.Pour moi, se protéger et plaire, ce n\u2019est crissement pas loin.J\u2019aime mieux juste faire la musique que je veux faire comme si de rien n\u2019était.Parce que c\u2019est vrai que ça m\u2019a fait vraiment peur\u2026 De faire mon album en me disant : \u201cLe premier a quand même bien marché, est-ce que je devrais faire la même affaire?\u201d On s\u2019entend que, naturellement, je ne suis pas allée très loin.Mais il est quand même un peu différent, selon moi.Je suis contente d\u2019avoir été capable de m\u2019écouter et de me respecter là-dedans.» Discographie 2015 Limoilou 2016 Reprises vol.1 2018 Dans le noir QUÉBEC \u2014 Il y a eu ce passage au gala de l\u2019ADISQ où elle s\u2019est fait remarquer (voilà un bel euphémisme!) pour avoir porté des jeans, des baskets et un t-shirt orné de la photo de Gerry Boulet.Depuis, Safia Nolin a souvent été prise pour cible : par des chroniqueurs n\u2019appréciant pas son non- conformisme, par des internautes qui ont déversé leur haine sur les réseaux sociaux.Décriée d\u2019une part, elle est un peu devenue un symbole d\u2019affirmation d\u2019autre part.Safia, elle, prend tout ça avec un grain de sel.Pendant notre entrevue, la discussion a glissé sur le sujet.Extraits.LE SOLEIL : Ta présence en dérange plusieurs.Il m\u2019est souvent arrivé de recevoir des courriels aux propos disgracieux après avoir publié des articles sur toi.Safia Nolin : Sérieux?Je ne savais pas ça! LS : Récemment, c\u2019est aussi arrivé avec Hubert Lenoir.SN : Ouain, Hubert aussi se fait ramasser pas pire.LS : Est-ce que ça enlève de la pression sur tes épaules?SN : Non, mais ça me fait constater certaines choses.J\u2019ai remarqué que certaines personnes qui me haïssaient aiment Hubert.Je me suis demandé si c\u2019est parce que je suis une fille.Je le trouve vraiment hot, Hubert.Il dérange ben plus que moi, je trouve.Je l\u2019appuie vraiment à 100 % dans sa démarche.Je l\u2019aime vraiment beaucoup.Et j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il se fait ramasser, mais pas totalement pour les mêmes raisons que moi.L\u2019auditeur homme de droite est plus challengé par lui.Moi, je challenge beaucoup plus les femmes.Et c\u2019est ça qui me fait comme capoter un peu.LS : Est-ce que ça s\u2019est un peu calmé?S.N. : Oui.C\u2019est sûr que, dès que je vais à la télé, je me fais souvent basher, mais pfffft.Là, les gens vont souvent dire que je ne porte pas de brassière.Je trouve ça cave.Ça, on dirait que ça me déprime beaucoup.Ça me déprime plus que bien des affaires, parce que je trouve ça vraiment fucké de me faire dire ça.Je trouve ça vraiment déplacé.Je peux ne pas mettre de brassière si ça me tente, arrête juste de me regarder les seins! LS : Comment as-tu trouvé le kit de Salomé Corbo aux Gémeaux?SN : Elle me l\u2019avait dit.En fait, elle m\u2019avait demandé l\u2019autorisation pour quelque chose, mais je ne pensais pas que ça serait ça.J\u2019ai été surprise.Mais j\u2019ai trouvé ça vraiment cute.Ça m\u2019a fait vraiment plaisir.LS : Et tu te retrouves sur le dernier album de Koriass\u2026 SN : Il me l\u2019avait envoyé aussi.Les gens sont polis, ils demandent mon consentement.Qu\u2019est-ce qu\u2019il dit, déjà?Il parle de l\u2019ADISQ.LS : Il dit : «?Quand Safia débarque et s\u2019en sacre de ce qu\u2019on attend d\u2019une femme, mais on crache dessus comme un chien.?» Tu es comme devenue un symbole.SN : En même temps, Manu, c\u2019est mon ami.Mais oui, I guess que je suis [un symbole].Un sex-symbol! (Rires).GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL Safia Nolin lors du gala de l\u2019ADISQ en octobre 2016.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, MARTIN CHAMBERLAND Vous voulez y aller?Safia Nolin Vendredi 15 février 2019, 20 h Théâtre Granada Entrée : 31,50 $ SAFIA NOLIN Dans le noir POP-FOLK FRANCO Bounsound En magasin le 5 octobre Comment se foutre du lynchage public 101 La comédienne Salomé Corbo s\u2019est fait remarquer au dernier gala des prix Gémeaux en portant une robe Safia Nolin, avec comme accessoire un sac à main Gerry Boulet.L\u2019actrice souhaitait ainsi rendre hommage à la chanteuse, victime d\u2019un lynchage sur les réseaux sociaux, essentiellement à cause de sa tenue, à la suite de son passage au gala de l\u2019ADISQ en 2016.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, IVANOH DEMERS SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W6 ARTS VISUELS MÉLANIE NOËL melanie.noel@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 L\u2019artiste pluridisciplinaire Dominique Valade est habitée par Vincent Van Gogh.Ses études doctorales en art l\u2019ont menée entre le ciel et les champs de blé du peintre néerlandais et c\u2019est empreinte de ce paysage imaginaire qu\u2019elle a créé l\u2019exposition Tenir en main le fil présentée au Musée des beaux-arts de Sherbrooke.« Vincent Van Gogh utilisait des thématiques très paysannes.Il travaillait le paysage à travers le champ, la culture, le labeur, les paysans.J\u2019y retourne aussi », explique l\u2019artiste montréalaise, qui a rassemblé ses créations des trois dernières années pour cette exposition présentée en primeur à Sherbrooke.Tout a commencé avec des lettres.Inspirée de la correspondance entre Vincent Van Gogh et son frère Théo, Mme Valade a conçu une série expérimentale construite autour de pages du dictionnaire.« Pour la série Les lettres, j\u2019utilise des méthodes très modernes comme des méthodes très anciennes.Entre autres, la teinture indigo, qui est une teinture naturelle.Normalement, on utilise l\u2019indigo avec du textile, mais moi, je m\u2019obstine à l\u2019utiliser avec du papier.J\u2019interviens aussi avec de la broderie et de la sérigraphie », note celle qui se distingue par la diversité des techniques et des matériaux réunis dans ses œuvres.Les techniques du shibori (teinture sur nœuds) et du dévoré sont aussi de celles qu\u2019elle maitrise.Les couleurs bleu et ocre, que Van Gogh aimait peindre au XIXe siècle, sont prédominantes dans l\u2019exposition.L\u2019œuvre Le repos du semeur, représentée par une chaise métallique ornée d\u2019un siège en champ de blé, exprime la fin du travail, la fin de la journée.Au mur, Le champ de corbeaux, fabriqué de plumes de différents types d\u2019oiseaux, est un clin d\u2019œil à la toile Champ de blé avec corbeaux.Les plumes y sont disposées comme des champs en jachère.Le nom de l\u2019exposition Tenir en main le fil est aussi inspiré d\u2019une phrase écrite par Van Gogh à son frère.« Tout l\u2019hiver, j\u2019ai tenu en mains le fil de ce tissu dont je cherchais le modèle définitif et si maintenant c\u2019est devenu un tissu d\u2019aspect rude et grossier, il n\u2019en est pas moins vrai que les fils en ont été choisis avec soin et suivant certaines règles.Et il pourrait bien se faire que ce soit une vraie peinture de paysans. » Dans cette phrase, Mme Valade y voit une métaphore.« Il dit qu\u2019il a choisi de travailler plus robustement, mais en même temps, qu\u2019il a fait le choix de le faire selon les règles de l\u2019art », interprète-t-elle.SOUDER LES LABOURS L\u2019artiste en arts visuels est également enseignante au Cégep du Vieux-Montréal.Ces deux rôles professionnels s\u2019influencent et ressortent dans ses œuvres.« Mon enseignement est aussi une source d\u2019inspiration, par l\u2019entremise de ce que je vois de mes étudiants, de ce qu\u2019ils me livrent en retour de mes enseignements », raconte Mme Valade, qui va jusqu\u2019à utiliser les brouillons de ses étudiants comme matière première.« J\u2019enseigne la gravure et le soudage.On le voit dans les pièces utilisées pour l\u2019œuvre Les labours.La disposition en mosaïque de pièces métalliques peut ressembler aux champs avec un certain recul. » Une autre œuvre s\u2019inspire de l\u2019atelier de travail de ses étudiants.« J\u2019enseigne aussi le modelage et je me suis inspirée des sculptures à moitié sèches, brisées, qui restent à la fin du trimestre.Et un peu comme le principe de la gravure, je suis partie d\u2019un motif de personnage que j\u2019ai reproduit », mentionne celle qui détient un doctorat en études et pratique des arts de l\u2019Université du Québec à Montréal.L\u2019artiste a aussi réalisé de nombreuses œuvres publiques et ses œuvres font partie de nombreuses collections privées.D\u2019autres figurent dans les collections de la bibliothèque Gabrielle-Roy, des musées de Rimouski, Lachine et du Bas-Saint-Laurent, de l\u2019Edmonton Art Gallery, de l\u2019Université laurentienne et du Musée des beaux-arts de Sherbrooke.DOMINIQUE VALADE Entre le ciel et les champs de Van Gogh Dominique Valade présente l\u2019exposition Tenir en main le fil au Musée des beaux- arts de Sherbrooke jusqu\u2019au 20 janvier 2019.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, RENÉ MARQUIS Vous voulez y aller?Tenir en main le fil Dominique Valade Musée des beaux-arts de Sherbrooke Jusqu\u2019au 20 janvier 2019 Entrée : 10 $ (adulte) (aînés : 8 $; étudiants : 7 $) NOTRE VIDÉO DISPONIBLE DANS et sur latribune.ca « Mon enseignement est aussi une source d\u2019inspiration, par l\u2019entremise de ce que je vois de mes étudiants, de ce qu\u2019ils me livrent en retour de mes enseignements. » \u2014 Dominique Valade 5336921 Concert sous les chandelles Avec l\u2019Ensemble « Ambitus » VIVALDI LES QUATRE SAISONS ET LES PLUS BELLES MUSIQUES DE FILMS (Love Story, Le Parrain, Titanic, Il était une fois dans l\u2019ouest Mission, Mon Fantôme d\u2019Amour, La liste de Schindler.) Samedi 6 octobre à 20 h Cathédrale St-Michel 130, rue de la Cathédrale Billets en vente : Fleuriste Rita, 1255, rue King O.ou à l\u2019entrée le soir du concert dès 19 h 15 Information : 514 774-9148 concertchandelle.com Argen t com ptant seule ment Adm ission : 30 $ SHERBROOKE laTribune samedi 29 septembre 2018 W7 arts visuels Karine Tremblay karine.tremblay@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 Dans l\u2019écrin de la salle aux murs noirs, les toiles de Dominic Besner semblent peintes sur des tables lumineuses.C\u2019est affaire d\u2019éclairage et de disposition.C\u2019est aussi affaire de couleurs et d\u2019agencement.L\u2019artiste montréalais natif de l\u2019Ontario a lui- même été étonné par l\u2019effet d\u2019ensemble de l\u2019exposition Strophes d\u2019une poésie, présentée à la Galerie d\u2019art du Centre culturel de l\u2019Université de Sherbrooke.« Il y a des toiles que je n\u2019avais pas revues depuis leur création, il y a plus de 20 ans », remarque le peintre de renom.L\u2019exposition, qui couvre 25 ans de production artistique, ne se présente pas comme une rétrospective.Elle permet quand même de prendre la pleine mesure du chemin parcouru par le prolifique créateur en plus de deux décennies.Elle donne aussi à voir une signature qui s\u2019est affirmée au fil du temps.D a n s d e s t o i l e s d e t o u t e s époques, on reconnaît ses personnages aux visages blancs, caractéristiques, semblables à des masques théâtraux.On remarque aussi les traits verticaux et sphériques qui découpent les tableaux et leur confèrent de la perspective.« Je vois à quel point mon travail est marqué par les saisons et par ce qui s\u2019est passé dans ma vie au fil du temps.Certaines teintes ont disparu de mes toiles, d\u2019autres ont fait leur apparition, mais de tout temps, le jeu avec des couleurs vibrantes est un essentiel de ma production. » L\u2019humain aussi : architecte de formation, Besner a toujours placé la personne au cœur de sa pratique.« C\u2019est mon leitmotiv, mon point de départ.Même en architecture, c\u2019est l\u2019être humain qui m\u2019intéressait.Ses activités, son rapport avec son espace, sa vie dans la ville », explique-t-il.PeinDre SanS PinCeaUX Le syndrome de la toile blanche, il ne connaît pas.Notamment parce qu\u2019il travaille sur des canevas noirs.Tout le temps.« Le fond noir, ça laisse toute liberté à l\u2019imagination, ça ouvre la porte à toutes sortes d\u2019histoires.Souvent, je commence par peindre le regard d\u2019un personnage, avant même d\u2019imaginer une scène.C\u2019est l\u2019émotion qui s\u2019exprime à travers ses yeux qui va me dicter la suite, qui va guider le reste », résume Besner.Celui-ci peint sans pinceaux, en utilisant une pâte d\u2019huile qu\u2019il applique au doigt, après avoir réchauffé les pigments et en utilisant, au besoin, la spatule.« C\u2019est très sculptural comme approche.J\u2019ai besoin de toucher la matière pour la comprendre et la laisser s\u2019exprimer sur la surface.Je joue beaucoup avec les couleurs et je viens ensuite rehausser certaines lignes au crayon marqueur. » C\u2019est au commissaire Martin Bun- dock qu\u2019a été confiée la tâche d\u2019orchestrer l\u2019exposition.« Je l\u2019ai pensée sur mesure pour les lieux, je souhaitais réaliser une installation qui favoriserait l\u2019immersion dans l\u2019univers de Besner, souligne-t-il.J\u2019ai choisi d\u2019illustrer quatre thèmes récurrents dans son œuvre : l\u2019homme et la cité, la théâtralité, les contes inachevés et l\u2019animal en soi.Les cadrages ont été enlevés et aucune lumière d\u2019ambiance ne s\u2019ajoute à celle qui éclaire les œuvres, de sorte qu\u2019on est vraiment happé par les toiles et ce qu\u2019elles racontent.On voit la profondeur de l\u2019artiste autant que la diversité de sa production.On remarque aussi le travail minutieux qui est le sien. » Près d\u2019une trentaine de tableaux colorés se voisinent sur les murs, certains de très grand format.D\u2019autres sont projetés en images sur le sol .Trois do cuments vidéos permettent aussi de mieux connaître l\u2019artiste et sa démarche.L\u2019un d\u2019eux s\u2019intéresse à une création commandée pour accompagner le spectacle LOVE du Cirque du Soleil, en hommage aux Beatles (Las Vegas, 2007).Une maquette en 3D, intitulée La nuit des cités et réalisée en 2004, complète le circuit.Le titre qui chapeaute le tout, Strophes d\u2019une poésie, est évocateur pour le créateur, qui a exposé autant à Berlin qu\u2019aux États-Unis, au Maroc et en Chine.« Après 25 ans de carrière, je suis capable de dire que je vois ma production artistique comme un poème que j\u2019écris une toile à la fois et que je lègue en pièces détachées aux collectionneurs et aux amateurs d\u2019art. » Dominic Besner mille couleurs sans pinceaux architecte de formation, Dominic Besner a toujours placé la personne au cœur de sa pratique.« c\u2019est mon leitmotiv, mon point de départ.même en architecture, c\u2019est l\u2019être humain qui m\u2019intéressait », exprime celui qui présente 25 ans de production artistique à la Galerie d\u2019art du centre culturel de l\u2019université de sherbrooke, certaines de ses œuvres étant même projetées au sol.\u2014 photo spectre média, michelle boulay noTre viDéo disponible dans et sur latribune.ca Vous voulez y aller?Strophes d\u2019une poésie Dominic Besner Galerie d\u2019art du centre culturel de l\u2019udes Jusqu\u2019au 20 octobre 2018 5331305 819 820-1000 3 OCTOBRE JE VOUS ÉCOUTE 30 OCTOBRE SIMON GOUACHE 9 OCTOBRE DAVID GOUDREAULT CA 19 ET 20 OCTOBRE 2018 ANTHONY KAVANAGH 5 ET 6 OCTOBRE FRANÇOIS BELLEFEUILLE 25 OCTOBRE LES DENIS DROLET 23 OCTOBRE CANDIDE SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W8 MUSIQUE GENEVIÈVE BOUCHARD Le Soleil QUÉBEC \u2014 Parfois, il suffit d\u2019un hasard insaisissable pour qu\u2019un sillon artistique creusé depuis des années soit d\u2019un seul coup propulsé dans une autre dimension.Pour Alaclair Ensemble, l\u2019imprévisible tremplin a eu pour titre Ça que c\u2019tait, succès surprise de 2016 qui l\u2019a mené jusqu\u2019au gala de l\u2019ADISQ et qui lui a ouvert les portes de la France, où il retournera sous peu.Après avoir rebrassé les cartes de son processus de création, le groupe revient avec Le sens des paroles, un album moins impressionniste que ses prédécesseurs.Depuis sa formation en 2010, l\u2019autoproclamée « troupe de post - rigodon bas-canadienne » a la plupart du temps misé sur la spontanéité pour écrire et enregistrer ses albums : un groupe de gars reclus dans un chalet, une semaine ou deux pour tout faire ou presque.Merci, bonsoir.Créé sur plus d\u2019un an, Le sens des paroles, dévoilé hier, s\u2019inscrit donc en exception dans le parcours de la formation.« On avait envie de se donner cet espace de création plus patient, plus millimétrique.Il y avait quelque chose d\u2019original pour nous à prendre notre temps.Et on a aimé ça », explique le rappeur Ogden Ridjanovic, alias Robert Nelson.Distillant son rap depuis huit ans, le sextuor comptait déjà sur des fans assidus avant de conquérir bon nombre de nouvelles oreilles avec sa chanson Ça que c\u2019tait, vue à ce jour près de 1,2 million de fois sur You- Tube et qui approche aussi du million d\u2019écoutes sur Spotify.Son clip a été récompensé au gala de l\u2019ADISQ.L\u2019album dont la pièce est tirée, Les frères cueilleurs, a aussi été sacré vainqueur dans la catégorie hip-hop, enfin incluse dans le gala télévisé du dimanche.Bref, la troupe avait vécu une sorte de virage au moment de se remettre à l\u2019ouvrage.« Dans le narratif d\u2019Alaclair, il y a certainement un breaking point avec Les frères cueilleurs, décrit Ogden.Dans ce qu\u2019on fait là, il y a une ampleur et une énergie qui est plus grande, plus professionnelle et dans une vision plus que jamais à moyen long terme.Mais ça continue quand même de s\u2019inscrire comme une humble brique à l\u2019édifice qui est là depuis longtemps.» MOINS CRYPTÉ Su r la p o ch e tte d u n o uv e l album d\u2019Alaclair Ensemble, une jeune reine Élisabeth II s\u2019encanaille sur Facebook, tatouages dans le visage et perçage en ALACLAIR ENSEMBLE NOUVELLES DIMENSIONS 5341320 11, 12 et 13 OCTOBRE 2018 819 820-1000 Centreculturel.ca NOUVELLE SUPPLÉMENTAIRE LE 13 OCTOBRE À 15 H! laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W9 MUSIQUE renfort.Elle fait écho à celle qui se trouvait muselée par le titre Les maigres blancs d\u2019Amérique du noir sur la pochette dudit album, il y a cinq ans.Et là n\u2019est pas le seul clin d\u2019œil au passé.Les « minces » \u2014 c\u2019est eux qui le disent! \u2014 ont depuis leurs débuts développé un concept et un lexique qui leur est propre et qui pouvait avoir de quoi dérouter les néophytes.Sans délaisser les codes et les expressions cryptées, la bande se fait toutefois moins impressionniste dans ses nouvelles chansons, dont plusieurs font référence à son parcours des dernières années.« C \u2019e s t ra r e , d a n s A l a c l a i r Ensemble, que le sens de nos œuvres se dégage de façon prosaïque.C\u2019est rare qu\u2019on prend les gens par la main d\u2019un point A à un point B », estime le rappeur qui, empruntant le nom du patriote Robert Nelson, se décrit au sein d\u2019Alaclair comme le « président du Bas-Canada ».Sans parler de geste prémédité \u2014 un tabou, semble- t-il, au sein de la formation \u2014, il évoque la « diète variée de la création artistique » pour expliquer le changement.« C\u2019est le fun de faire des choses plus abstraites, plus impressionnistes, avance-t-il.Mais à un moment donné, tu as envie de revenir à des choses plus figuratives.On se laisse beaucoup cette liberté-là dans Alaclair, de ne pas avoir une esthétique à laquelle il faudrait revenir.On a de bons et de mauvais travers qui reviennent anyway, peu importe l\u2019intention! Je pense que de prendre plus le temps, ç\u2019a peut-être amené ça par défaut.» LA FRANCE DANS L\u2019ÉQUATION Et le fait que la France soit désormais davantage à l\u2019écoute a-t-il pesé dans la balance dans ces changements stylistiques?« C\u2019est sûr que ça fait partie de la réflexion, maintenant, reconnaît Ogden.Quand on a fait Les frères cueilleurs, on n\u2019était pas encore allé en tournée en Europe, on n\u2019avait pas de preuve concrète qu\u2019il y avait une demande.Mais depuis, on a fait deux tournées qui ont vraiment bien fonctionné.Il y a un certain engouement pour le rap québécois en France.C\u2019est comme une donnée qu\u2019on n\u2019a pas pu ignorer quand on a fait l\u2019album.On le traite un peu à la blague, dans le sens qu\u2019on n\u2019a pas envie de changer la façon dont on fait de la musique.Mais évidemment, on ne peut pas ignorer ça.» De l\u2019humour, il n\u2019en manque justement pas dans le court documenteur Les sucres, sous-titré à la Parisienne et relatant le retour à la terre (à une érablière, plus précisément) des « génies » d\u2019Ala- clair.On y voit notamment Claude Bégin attraper un poisson à mains nues et le beatmaker-acériculteur Vlooper déclarer avec sérieux que « la qualité d\u2019un bon bouilleur, c\u2019est de reconnaître le bouillon ».« Si on pense au Québec, il y a des scènes qui sont drôles et on le sait bien, note Ogden.Mais par rapport à la France, il y a des gens là-bas qui n\u2019auront pas les outils pour déceler que c\u2019est drôle ou qu\u2019il y a quelque chose qui cloche volontairement dans la scène.On part en tournée dans deux semaines, j\u2019ai hâte de voir si les gens vont nous en parler.» Pour le nouveau spectacle, d\u2019abord présenté en France, il faudra attendre au 29 novembre au Granada.Vous voulez y aller?Alaclair Ensemble Jeudi 29 novembre, 20 h Théâtre Granada Entrée : 25 $ (étudiants : 20,75 $) ALACLAIR ENSEMBLE Le sens des paroles HIP-HOP FRANCO Les Disques 7e Ciel Les membres d\u2019Alaclair Ensemble (et leur surnom).Debout derrière : Claude Bégin, Louis-Nicolas Imbeau (Vlooper); assis devant : Ogden Ridjanovic (Robert Nelson), Akena Okoko (KenLo Craqnuques), Olivier Normandin-Guénette (Maybe Watson) et Emmanuel Lajoie-Blouin (Eman).\u2014 PHOTO OLIVIER ROBITAILLE «?On avait envie de se donner cet espace de création plus patient, plus millimétrique.Il y avait quelque chose d\u2019original pour nous à prendre notre temps.Et on a aimé ça.?» \u2014 Ogden Ridjanovic 5336683 FORMIDABLE! AZNAVOUR L\u2019HISTOIRE D\u2019UNE LÉGENDE NOËL, UNE TRADITION EN CHANSON FRANCOSTALGIE LA GRANDE REVUE MUSICALE FOREVER GENTLEMEN NOUVEAU SPECTACLE 8 JUIN 2019 9 FÉV 2019 8 NOV 2018 14 DÉC 2018 - SYLVAIN COSSETTE - 23 NOVEMBRE 2018 NOUVEAU SPECTACLE AVEC Émilie-Claire Barlow, Johanne Blouin, Yves Lambert, Michel Louvain et plusieurs autres artistes 819 820-1000 CENTRECULTUREL.CA SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W10 pour vos yeux et vos oreilles Exceptionnel ?Excellent ?Bon ?Passable ?À éviter?FOLK MUSIQUE DU MONDE The Ballad of the Runaway Girl ELISAPIE BOUNSOUND NEUVE MUSIQUE ?ÉLECTROPOP FRANCO Chris CHRISTINE AND THE QUEENS CAROLINE ?JAZZ ANGLO Love is Here to Stay DIANA KRALL ET TONY BENNETT VERVE ?POP ROCK FRANCO La nuit est une panthère LES LOUANGES BONSOUND Palmarès des ventes \u203a FRANCOPHONE 1 Ma maison favorite, Paul Daraîche 2 La nuit des longs couteaux, Koriass 3 Retour à Walden \u2014 Sur les pas de Thoreau, Richard Séguin et artistes variés 4 Le fil du temps, Louis Bérubé 5 13, Irvin Blais 6 Nos incontournables \u2014 Les grands disparus, Artistes variés 7 Dysphorie, Roxane Bruneau 8 La route, 2Frères 9 Les incontournables, Irvin Blais 10 L\u2019attrape-rêves, Christophe Maé \u203a NON FRANCOPHONE 1 Egypt Station, Paul McCartney 2 Kamikaze, Eminem 3 Love Is Here to Stay, Tony Bennett et Diana Krall 4 Cry Pretty, Carrie Underwood 5 The Ballad of the Runaway Girl, Elisapie 6 Generation Rx, Good Charlotte 7 Matt Lang, Matt Lang 8 3764 Elvis Presley Boulevard, Guylaine Tanguay 9 Soran (microalbum), Soran 10 Les superstars du country, Artistes variés Paul Daraîche \u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ Le sens des paroles, Alaclair Ensemble Trafic, Gaëtan Roussel Nos grands interprètes québécois des années 60, Artistes variés L\u2019amour alpha, Yelo Molo Donne-moi le temps, Céleste Lévis Testament, Anatole FX (Porte-bonheur), Jason Hudon Changer le monde (microalbum), Les Cool Kids Mishta Meshkenu, Florent Vollant Reduxer, Alt-J Home, John Butler Trio The Mountain That We Live Upon, Thus Owls Holy Smoke, Kandle Good Cry (microalbum), Noah Cyrus Dancing Queen, Cher Blood Red Roses, Rod Stewart An American Treasure, Tom Petty Vital Idol : Revitalized, Billy Idol Plays Well with Others (coffret), Phil Collins Disease, Beartooth Total Retaliation, Terror Tomorrow Could Be the Day Things Change, Classified Elephants on Acid, Cypress Hill Black Soap, Waahli The Atlantic Singles Collection 1967- 1970, Aretha Franklin Hollywood African, Jon Batiste Aux frontières de nos rêves, Alain Lefèvre Couperin : L\u2019art de toucher le clavecin, Olivier Fortin Liste sujette à changements; certaines sorties ne sont que numériques.Florent Vollant \u2014 PHOTO LA PRESSE, DAVID BOILY DANS SON ÉLÉMENT Auparavant réticente à porter l\u2019étendard de son peuple, Elisa- pie Isaac a toujours contrôlé la part de tradition dans sa musique, jusqu\u2019à presque l\u2019effacer sur son précédent disque.Remuée depuis par de profondes remises en question, l\u2019artiste de Salluit plonge maintenant tête première dans l\u2019histoire, les douleurs, la langue et les chansons de sa communauté nordique.On n\u2019en demandait pas tant, l\u2019album de son ancien duo Taima était un satisfaisant dosage entre pop, folk et exotisme boréal.Mais force est de constater que la chanteuse nage en eau profonde dans cet univers désormais assumé, avec de belles réappropriations de classiques inuits (les nouveaux arrangements, très riches, poncent le petit côté country) et des chansons originales touchantes.Inutile de comprendre l\u2019inuktitut pour ressentir la tristesse d\u2019Ikajunga ou l\u2019immense tendresse mère- fille dans Una.De cet album ayant gardé un côté musicalement brut, on retient le fond de guitares et de percussions sablonneuses de Don\u2019t Make Me Blue, le flamenco ralenti de Rodeo, la reprise à la fois méditative et dansante de Qanniuguma, le cantique d\u2019espoir de Darkness Bring the Light et la magie dans l\u2019interprétation d\u2019Elisapie lorsqu\u2019elle chante en français dans Ton vieux nom, ce dont on voudrait davantage.STEVE BERGERON MUSIQUE GRIFFÉE Comme bien des jeunes artistes, Vincent Roberge, alias Les Louanges, a puisé dans ses influences pour trouver sa signature sonore.Et comme les siennes ratissent large (entre le jazz, le hip- hop, le R&B et la chanson québécoise\u2026), le natif de Lévis avait l\u2019embarras du choix.Disons qu\u2019il s\u2019est payé la traite (et à nous aussi, par extension) en composant le cocktail chansonnier gravé sur son premier album.Il se dégage une belle fraîcheur dans cette succession de pièces indéniablement mélodiques, portées par les synthétiseurs et le saxophone.D\u2019un timbre haut perché et avec un flow souvent lent flirtant avec le rap, Roberge porte une poésie alternant entre le terre-à-terre (« Missed la dernière L2 / Casualty, typique Lévis / Deux heures du matin / Encore stuck, chantier Davie », chante-t-il sur l\u2019ode à son adolescence Tercel) et des territoires plus impressionnistes.Des couleurs musicales qui se démarquent et une personnalité bien affirmée.Ça promet pour la suite.GENEVIÈVE BOUCHARD, LE SOLEIL CONJONCTION D\u2019IMMENSES TALENTS Diana Krall et le grand Tony Bennett, 92 printemps au compteur, réunis pour rendre hommage à la musique de George et Ira Gershwin?L\u2019événement mérite d\u2019être marqué d\u2019une pierre blanche.De leurs voix feutrées qui se conjuguent à merveille, unis dans une belle complicité, les deux chanteurs revisitent dans cet album une douzaine de pièces du répertoire all american songs, appuyés par Bill Charlap (piano), Peter Washington (basse) et Kenny Washington (batterie).Du talent mur à mur qui insuffle une grâce de tous les instants aux reprises de chansons comme I\u2019ve Got Rhythm, I\u2019ve a Got a Crush on You et They Can\u2019t Take Away from.La musique « doudou » idéale pour les soirées d\u2019automne, au coin du feu, un verre à la main.NORMAND PROVENCHER, LE SOLEIL BÉNÉFIQUE CRISE D\u2019IDENTITÉ Chaleur humaine (2014), premier effort de Christine and the Queens, a connu un succès retentissant.La marche était haute pour Héloïse Letissier.Son successeur témoigne de l\u2019effort dans l\u2019accomplissement.Chris compte deux CD des mêmes chansons (sauf exception), en anglais et en français (plus réussi, avec un chant qui coule mieux).Cette dualité se veut un reflet d\u2019une crise d\u2019identité et du look androgyne qui vient avec (comme Bowie dans les années 1970).Album de réinvention, donc, qui, à défaut d\u2019originalité, joue la carte de l\u2019efficacité et de l\u2019actualité \u2014 Chris arrive à point nommé.L\u2019auteure-compositrice- interprète, aussi productrice de l\u2019œuvre, sait comment jouer de toutes les déclinaisons de l\u2019électropop avec un indéniable flair mélodique \u2014 chaque morceau reste gravé dans la tête.Évidemment, les textes abordent les questions de genre, d\u2019identité, d\u2019aliénation, de normes et de contraintes sociales.Mais aussi d\u2019amour.Et il y a une fragilité certaine.Difficile de faire la part d\u2019authenticité (d\u2019opportunisme?) dans la démarche, mais sur le plan musical, c\u2019est un petit bijou pop (5 Dollars, Girlfriend, Goya Soda, entre autres), d\u2019une efficacité redoutable.ÉRIC MOREAULT, LE SOLEIL laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W11 LIVRES PATRICIA RAINVILLE Le Quotidien SAGUENAY \u2014 Une histoire d\u2019amitié, une histoire de gourmandise et un brin de suspense.La prolifique auteure québécoise Chrystine Brouillet sort de sa zone de confort et se permet une petite incartade fort savoureuse en signant son plus récent roman, Chambre 1002.Bien qu\u2019il ne s\u2019agisse pas d\u2019un suspense policier comme ceux auxquels l\u2019auteure a habitué ses plus fidèles lecteurs, Chambre 1002 ne devrait pas trop les déstabiliser, en plus de leur mettre l\u2019eau à la bouche.Ce n\u2019est pourtant pas un livre de cuisine que propose Chrystine Brouillet.Mais ses admirateurs savent qu\u2019elle entretient deux grandes passions : la littérature et la nourriture.« Je me suis fait un cadeau en écrivant Chambre 1002.Ce n\u2019est pas un Maud Graham, mais c\u2019est une histoire intrigante avec un fond de suspense », explique l\u2019écrivaine.Si le livre donne envie d\u2019interrompre sa lecture pour aller cuisiner, c\u2019est que 20 recettes ont été intégrées au fil des pages.Des recettes que l\u2019auteure a essayées, bien qu\u2019elles ne soient qu\u2019un prétexte à l\u2019histoire.Chambre 1002, c\u2019est l\u2019histoire d\u2019Hélène, une chef montréalaise connue internationalement.Alors qu\u2019elle se rend à New York pour recevoir un prestigieux prix, le malheur frappe.Sur le chemin du retour, elle est retrouvée inconsciente à la suite d\u2019un accident de la route.Y aurait-il un coupable derrière?Hélène, une femme pourtant sans histoire, avait-elle des ennemis?Les enquêteurs tentent de faire la lumière, pendant que la victime est plongée dans un coma et que ses amis la veillent.Ceux-ci, après plusieurs semaines sans progrès, orchestreront une originale stratégie aromatique pour tenter d\u2019extirper leur amie de l\u2019inconscience.« Je voulais écrire une histoire d\u2019amitié, car c\u2019est la chose la plus importante à mes yeux.Vous savez, j\u2019ai un amoureux maintenant, mais j\u2019ai longtemps été seule et mes amies ont toujours fait partie de ma vie.On peut vivre heureux sans amoureux, mais je ne crois pas qu\u2019on puisse vivre heureux sans amis.Je voulais donc m\u2019offrir, et offrir aux lecteurs, un roman sur l\u2019amitié, qui a toujours été ma plus grande muse », explique Chrystine Brouillet, un peu nerveuse à la veille de la sortie de son nouveau roman.« J\u2019ai hâte.Chambre 1002 est différent de ce à quoi j\u2019ai habitué mes lecteurs.J\u2019espère que ça plaira aux gens », souligne l\u2019auteure, qui a une cinquantaine de publications à son actif.ÉCRIRE SUR L\u2019ODORAT En plus de célébrer ce qui compte le plus pour elle, Chrystine Brouil- let en a profité pour créer une ode à la gourmandise.« L\u2019odorat est le sens le plus important pour moi et je trouvais intéressant de l\u2019inclure dans mon histoire.J\u2019espère donner aux gens le goût de cuisiner et de déguster.» L\u2019auteure planche déjà sur l\u2019écriture de son prochain roman, qui ramènera l\u2019inspectrice Maud Graham.Si elle consacre environ 25 heures par semaine à l\u2019écriture, Chrystine Brouillet en passe 30 à lire.« Je ne me souviens pas d\u2019une journée où je n\u2019ai pas lu.Ça fait partie de moi et je ne vois pas comment je pourrais vivre sans littérature », souligne l\u2019auteure.CHAMBRE 1002, DE CHRYSTINE BROUILLET Gourmande femme de lettres CHRYSTINE BROUILLET Chambre 1002 ROMAN POLICIER Druide 360 pages Chrystine Brouillet propose Chambre 1002, une ode à l\u2019amitié et à la gourmandise.\u2014 PHOTO FOURNIE 5342254 5342386 Victor Wainwright .27 octobre 2018 Alexandre Poulin.1er novembre 2018 - 20 h Jean-Michel Anctil .2-3 novembre 2018 Patrick Groulx.9 novembre 2018 Roch Voisine 10 novembre 2018 Marie-Josée Lord 4 octobre 2018 - 20 h Dominic Paquet 5 octobre 2018 Mathieu Langevin 26 octobre 2018 GuillaumeWagner 19 octobre 2018 Les Grandes Crues 12-13 octobre 2018 À VENIR VIEUXCLOCHER.COM Tirage le 4ocTobre 2018.règlements disponibles à la Tribune.Rendez-vous sur notre site Web latribune.ca ou notre application mobile et répondez à notre quiz de 5 questions.TESTEZ VOS CONNAISSANCES, VOuS pOuRRIEZ gAgNER 1 LAISSEZ-pASSER FAMILIAL pOuR LE ZOO DE gRANBY (À utiliser avant le 28 octobre 2018) SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W12 22ES JOURNÉES DE LA CULTURE MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Les créations collectives auront la cote dans les MRC de Coaticook et du Haut- Saint-François pour les Journées de la culture.On en compte au moins cinq, dont celle prévue à Chartierville, un atelier collectif de sculpture de troncs d\u2019arbre, au Centre d\u2019interprétation de la Côte magnétique, les 29 et 30 septembre de 10 h à 17 h.« L\u2019évènement comme tel est une démonstration de sculpture sur des troncs que j\u2019ai trouvés sur ma propriété, mais on veut faire participer les gens, que ce soit en travaillant le bois, en écrivant de courts textes pour aller avec les sculptures ou en donnant des conseils esthétiques », explique le sculpteur Claude Sévi- gny, organisateur de l\u2019atelier.« Quand j e vois les troncs ensemble, ça me fait penser à l\u2019île de Pâques! » s\u2019exclame-t-il.« Ce qui est intéressant avec la création collective, c\u2019est que le public participe lui aussi.Ça amène une dynamique sociale précieuse en région.J\u2019espère que cette fin de semaine stimulera les artistes à en organiser plus. » M. Sévigny tire sa motivation de participer aux Journées de la culture du fait qu\u2019à sa déception, peu d\u2019évènements culturels se tiennent en région chaque année, malgré le nombre d\u2019artistes qui y vivent.« Pour moi, il n\u2019y a jamais assez d\u2019évènements artistiques en région, même si tellement d\u2019artistes y sont.Ça vaut la peine de créer des évènements pour communiquer aux gens leur besoin d\u2019expression », estime Claude Sévigny, invitant petits et grands à venir contribuer à sa création.« La côte magnétique est un lieu très calme et zen.L\u2019ambiance va être vraiment spéciale.La vue sur le reste de la région est imprenable.La température va influencer la donne, ça c\u2019est certain, mais l\u2019ambiance sera chaleureuse. » CRÉER POUR SE RASSEMBLER À Waterville, l\u2019artiste-thérapeute Roxane Gutzeit-Godbout dirigera la création d\u2019une œuvre collective en aquarelle sur le thème de la communauté (de 13 h à 16 h au centre communautaire).« C\u2019est ma première année de participation aux Journées de la culture », précise celle qui est arrivée dans la région il y a environ un an.« J\u2019ai remarqué que les gens qui viennent à mes ateliers d\u2019aquarelle se posent plein de questions.Les différences interculturelles et intergénérationnelles sont visibles, mais ces gens veulent se rassembler en communauté pour se réinventer.C\u2019est une belle occasion d\u2019y participer. » L\u2019artiste-thérapeute, honorée de participer à un tel évènement dans son nouveau milieu, croit que l\u2019ambiance sur place sera inspirante et poussera les participants à être authentiques dans leur expression artistique.« L\u2019atelier se déroulera dans une ambiance de bienveillance.C\u2019est très touchant, habituellement.Le changement, la transformation, la prise de conscience que les gens réalisent au cours de l\u2019atelier, c\u2019est un message qu\u2019ils livrent à eux- mêmes », explique-t-elle.Parallèlement, de 10 h à 16 h, au même endroit, aura lieu l\u2019atelier Mé-Tissage, soit la création collective d\u2019une catalogne de mots et de tissus colorés.Chaque participant est invité à apporter toute sorte de tissu à récupérer (draps, rideaux, nappes, t-shirt, robes, jupes, etc.).MRC DE COATICOOK ET DU HAUT-SAINT-FRANÇOIS Le pouvoir des œuvres collectives L\u2019artiste-thérapeute Roxane Gutzeit-Godbout invite à la création d\u2019une aquarelle collective samedi à Waterville.\u2014PHOTO FOURNIE AILLEURS DANS LES MRC Création d\u2019une murale interactive à partir de mots et photos Samedi 29 septembre, de 11 h à 15 h Bureau municipal et bibliothèque, East Hereford Carré de mots Création collective d\u2019une toile à partir de mots Samedi 29 septembre, 10 h à 16 h Musée Beaulne, Coaticook 5338067 des marchands d\u2019ici BESOIN D\u2019IDÉES POUR AMÉNAGER UNE SALLE DE JEUX TRIPPANTE ?commencez par MONPANIER.cA ! laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W13 22ES JOURNÉES DE LA CULTURE JULIE LUPIEN julie.lupien@latribune.qc.ca SAINT-DENIS-DE-BROMPTON \u2013 Comme lors des dernières années, le très actif Comité culturel de Saint-Denis-de-Brompton souligne en grand les Journées de la culture en organisant une panoplie d\u2019activités et d\u2019ateliers gratuits durant tout le week-end.De la danse au théâtre en passant par le conte, chacun des évènements aura pour thématique Les mots, qui caractérisent les Journées de la culture cette année.Ainsi, on utilisera les mots pour expliquer, pour informer et pour créer.« Une visite des vitraux de l\u2019église de Saint-Denis est prévue afin que les visiteurs puissent s\u2019arrêter pour les contempler et comprendre le travail de création que de telles œuvres ont nécessité.Ces vitraux ont été créés par l\u2019artiste Claude Lafortune de l\u2019Évangile en papier et réalisés par des citoyens de Saint-Denis sous la direction du maître verrier Michel Martin.Peu de gens le savent », explique Liliane Saint-Arnaud, agente de développement culturel.Également présentés à l\u2019église, les Monologues d\u2019Albertine, tirés de la pièce de théâtre de Michel Tremblay Albertine en cinq temps, et autres prestations artistiques sont à l\u2019horaire du samedi soir, avec une mise en scène du comédien Saint- Denisien Patrick Quintal.« Une soirée spectacle avait été organisée à la suite d\u2019ateliers théâtres et c\u2019est cette pièce qui avait été choisie.Le succès de cet évènement a amené le groupe à présenter une partie de la pièce de Michel Tremblay, suivie de quelques monologues.La chanteuse Isabelle L\u2019Heureux sera de la partie en interprétant des chansons de Jacques Brel et de Clémence DesRochers », ajoute Liliane St-Arnaud.Les mots seront à leur apogée avec les auteurs Hélène Poirier et Alain Bérubé lors d\u2019une confé- rence-atelier portant sur l\u2019écriture de roman.« Ils expliqueront la manière dont ils s\u2019y prennent.Ils inviteront ensuite les participants à expérimenter des méthodes d\u2019écriture », explique Liliane Saint- Arnaud, qui est également danseuse et chorégraphe.D\u2019ailleurs l\u2019artiste en danse invite la population à un atelier mariant les mots et la danse.« J\u2019amènerai les gens à créer une chorégraphie, à partir de courts textes.Je leur ferai expérimenter entre autres le langage des signes en l\u2019intégrant à la danse.Les mots seront en mouvement.On ne les entendra pas, mais ils seront tout de même visibles », mentionne la directrice de la troupe de danse Axile de Sherbrooke.CONTES, EXPO ET MÉTIER À TISSER À l\u2019aide d\u2019un petit format de métier à tisser, Louiselle Boutin expliquera, quant à elle, le fonctionnement de cet art ancestral.« Elle utilisera le vocabulaire technique propre à cette pratique. » Dès 10 h samedi au centre communautaire, les plus jeunes sont invités à une heure de conte avec Marc Brazeau.Ils sont également conviés, samedi et dimanche au centre sportif, à une heure où des histoires reliées à Saint-Denis seront mises à l\u2019honneur.L\u2019activité sera animée par Monique Chaput, accompagnée par la comédienne Sylvie Marchand.« Monique a développé la culture à Saint-Denis.Elle lira des histoires rédigées par des citoyens au fil du temps et qui ont été colligées dans un cahier.Celui-ci est en circulation depuis plusieurs années. » Une exposition des œuvres d\u2019artistes et d\u2019artisans battra aussi son plein samedi et dimanche au Centre sportif Le Stardien.Pour connaître la programmation complète, il faut se rendre au journeesdelaculture.qc.ca.MRC DU VAL-SAINT-FRANÇOIS Programmation étoffée à Saint-Denis-de-Brompton Vitrail de l\u2019église de Saint-Denis-de- Brompton.\u2014 PHOTO FOURNIE AILLEURS DANS LA MRC Les mots parlent Conte (11 h), slam et chanson par Mathieu Lippé (15 h 30), jeux et ateliers en continu Samedi 29 septembre, de 10 h à 17 h Centre culturel Yvonne L.Bombardier, Valcourt Balade-interprétation du village avec service du thé Samedi 29 septembre, 13 h 30 à 16 h 30 Hôtel de ville de Kingsbury 5338503 5334762 6 octobre PAUL PICHÉ 40 Printemps 5 octobre CCR REBORN La revue musicale 19 octobre KORIASS 16 novembre MÉLANIE GHANIMÉ BRUT[e] - en rodage 18 janvier STÉPHANE FALLU « Pus d\u2019signal » 5 avril EDDY DE PRETTO PRÉSENTE CORSE l,île de beaute SALLE MAURICE-O\u2019BREADY samedi 29 septembre 16 h et 19 h 30 stationnement gratuit les grands explorateurs .com 819 820.1000 Réservez dès maintenant ! Présenté par SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W14 ÉMISSION SPÉCIALE ÉLECTIONS QUÉBEC 2018 LUNDI 19H MARTIN PELLETIER MATHIEU BEAUMONT L\u2019ÉQUIPE DECOGECONOUVELLES JANIE DANDONNEAU VINCENT FRANCHE-LOMBARD JOSIANNE LUSSIER MARIE-FRANCE MARTEL 5338777 laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W15 22ES JOURNÉES DE LA CULTURE RONALD MARTEL ronald.martel@latribune.qc.ca COURCELLES \u2014 Bénévole de toujours au Moulin Bernier de Courcelles, Guy Baron, mémoire vivante de ce moulin, a écrit récemment : « Entre Beauce et Estrie, entre la MRC du Granit et celle de Beauce-Sartigan, en plein centre d\u2019un triangle comprenant au nord Thetford-les-Mines, à l\u2019est Saint-Georges-de-Beauce et au sud Lac-Mégantic, Courcelles et sa région, la Haute-Beauce, sont l\u2019objet de bien des incompréhensions qui nuisent à un mieux-vivre ensemble. » Un texte d\u2019introduction d\u2019allure réaliste, mais intrigant.Ce village a toujours fasciné par sa situation géographique, aux confins de trois régions, ayant depuis toujours l\u2019air de se chercher, avec la volonté d\u2019être ailleurs.Comme si Courcelles n\u2019était pas tout à fait en Estrie, parce que trop beauceron, ni vraiment dans la Beauce, parce qu\u2019un peu estrien, ni dans la région de l\u2019Amiante ni dans Chaudière-Appalaches.Au centre de nulle part, diraient certains.Mais Courcelles n\u2019est pas sur une autre planète non plus.« Courcelles, pour moi, c\u2019est le nombril du monde! À 50 km de Thetford, 50 km de Saint-Georges et 50 km de Lac-Mégantic.Comme sur une frontière multiple\u2026 L\u2019ancien conseil municipal voulait passer de la MRC du Granit à celle de Beauce-Sud.Lors du référendum sur la question, près de 90 pour cent des Courcellois ont accepté le changement, mais sur la base de faussetés.Je me suis battu pour qu\u2019on demeure dans la MRC du Granit.Le Moulin Bernier ne voulait pas changer de MRC, car l\u2019importance du moulin à scie et à farine se justifie davantage en fonction du développement des Cantons de l\u2019Est\u2026 » insiste M. Baron.« Parmi les faussetés, on affirmait que les touristes qui visitent Cour- celles venaient de la Beauce, alors que 85 pour cent viennent de Lac- Mégantic et sa région.Aussi, les travailleurs qui résident ici ne travaillent pas majoritairement dans la région de Beauce-Sud, mais à 70 pour cent dans la MRC du Granit.Et à l\u2019origine, les colonisateurs ne venaient pas de la Beauce, mais bien du comté de Bellechasse, plus près de Québec, région qui n\u2019est pas la Beauce. » « Il reste qu\u2019ici, les gens se définissent davantage comme Beaucerons, une incompréhension qui nuit à un mieux-vivre ensemble.C\u2019est plutôt que les Courcellois voulaient être rattachés à l\u2019hôpital de Saint-Georges, pour leurs soins de santé, plutôt qu\u2019à celui de Lac-Mégantic! » RASSEMBLER AUTOUR DU MOULIN Indépendamment de ce questionnement qui divise, mais aussi dans l\u2019esprit de rassembler autour ce qui unit, le Centre d\u2019interprétation du Moulin Bernier présentera une activité lors des Journées de la culture, intitulée De la passerelle au belvédère.Il s\u2019agit d\u2019une visite guidée des points d\u2019intérêt du complexe culturel qu\u2019est le moulin, depuis la nouvelle passerelle de l\u2019étage du moulin jusqu\u2019à la rue principale de Courcelles, du nouveau belvédère en métal près du barrage en billots de bois jusqu\u2019à la rivière aux Bluets (l\u2019orthographe bluets étant une particularité du nom de la rivière), sans oublier les quatre tables de lecture du Parc de la gare, voisin du moulin.L\u2019a n c i e n w a g o n d e q u e u e (caboose) du chemin de fer du Québec-Central, qui n\u2019a pas encore été rénové, ne fera pas partie de la visite.Une décision du conseil municipal de Courcelles se fait attendre.« Nous nous apprêtons à vivre une période importante, au Moulin Bernier.Nous sommes à un carrefour.Tous les membres actuels du conseil d\u2019administration de la corporation du Moulin, qui ont une moyenne d\u2019âge de 70 ans, cèdent leur place.Nous allons laisser les finances et les livres en bon ordre.Il n\u2019y a que le nouvel agrément des centres d\u2019interprétation qui ne sera pas réalisé.La nouvelle équipe décidera ce qu\u2019elle fait avec cette procédure imposée par le gouvernement », concède Guy Baron avec un peu de nostalgie.Car arrivé à Courcelles en 1976, il a tout vu de la période après-exploitation commerciale du Moulin Bernier.MRC DU GRANIT Quand la culture atténue les divisions Le Moulin Bernier avec sa nouvelle passerelle qui mène de l\u2019étage à la rue principale, à Courcelles.À l\u2019avant- plan, les rails destinés au nouveau caboose, en attente de rénovation.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Le bénévole Guy Baron, l\u2019âme et la mémoire vivante du Moulin Bernier de Courcelles, est fier du nouveau kiosque municipal, au parc de la Gare, avec cette reproduction du moulin qui est en fait une bibliothèque de rue, où tous et chacun peuvent prendre gratuitement des livres pour les lire à la maison.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, RONALD MARTEL Vous voulez y aller?De la passerelle au belvédère Samedi 29 septembre, 13 h 30 à 15 h 30 Dimanche 30 septembre, 9 h 30 à 11 h 30 Moulin Bernier, Courcelles AILLEURS DANS LA MRC Le pianiste et son Vachon Spectacle extérieur musicothéâtral Samedi 29 septembre, 14 h Place du presbytère, Lambton Spectacle sur le thème du pouvoir des mots Avec Ginette Bureau, Chantal Poulin et Robert Bureau Samedi 29 septembre, 14 h à 17 h Médiathèque Nelly-Arcan, Lac-Mégantic 5332464 PRÉSENTATEUR OFFICIEL Serez-vous le prochain Défenseur?MARDI 23 OCTOBRE / 18H O CHEVREUIL - TAVERNE AMÉRICAINE BILLETS / 15O $ 819-563-1909 / leucanestrie SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W16 22ES JOURNÉES DE LA CULTURE STÉPHANIE GIRARD stephanie.girard@latribune.qc.ca ASBESTOS \u2013 La controversée sculpture L\u2019Humain d\u2019Armand Vail- lancourt, installée depuis 1963 sur le terrain de l\u2019école secondaire l\u2019Escale d\u2019Asbestos, aura désormais une voisine : L\u2019Espoir, une œuvre imaginée par les élèves du primaire et du secondaire de la municipalité et réalisée par ceux du Centre de formation professionnelle de l\u2019As- besterie.Si autrefois l\u2019art avait choqué, on veut s\u2019en servir aujourd\u2019hui pour se réconcilier.Ce projet s\u2019inscrit dans la foulée de la redécouverte de l\u2019œuvre L\u2019Humain, amorcée par Renée Giguère lors du Retour aux sources d\u2019Armand Vaillancourt, à l\u2019occasion des Journées de la culture en 2014 à Asbestos.C\u2019est à la suite de cet événement que Gilles Picard a contacté l\u2019instigatrice du projet.Celui qui peut apercevoir la sculpture de sa maison, et qui n\u2019en connaissait pas l\u2019histoire avant la rencontre, jugeait qu\u2019on devait faire connaître davantage L\u2019Humain.Il a alors proposé l\u2019idée d\u2019une plaque explicative installée à ses côtés.« On en a discuté, puis on a aussi eu l\u2019idée de réaliser une autre sculpture.On en a d\u2019abord parlé au Centre de formation professionnelle, qui a accepté de la réaliser à condition d\u2019avoir une maquette.C\u2019est alors qu\u2019avec Daniel Champagne, le directeur de l\u2019Escale, on a décidé d\u2019en faire un projet dans les classes d\u2019arts plastiques », explique Renée Giguère, instigatrice et coordonnatrice du projet.Un concours a alors été lancé aux élèves de 6e année des écoles primaires de la région ainsi qu\u2019à ceux de l\u2019école secondaire l\u2019Escale d\u2019Asbestos.En équipe de trois, ils devaient proposer une idée de sculpture en métal qui respectait l\u2019esprit de Vaillancourt en mettant de l\u2019avant des matériaux recyclés.LA PLANÈTE ENTRE NOS MAINS « L e s j e u n e s d e v a i e n t s e documenter et en apprendre plus sur Armand Vaillancourt », mentionne Daniel Champagne, directeur de l\u2019Escale, au sujet de la démarche scolaire du projet.À la fin, on a retenu et amalgamé une proposition du primaire et une du secondaire.Naissait alors L\u2019Espoir, dévoilée aujourd\u2019hui à l\u2019Escale dans le cadre des Journées de la culture et de l\u2019événement L\u2019art fait beaucoup jaser à Asbestos\u2026 depuis 55 ans! « On a pu mélanger les deux, car la réflexion des élèves allait dans le même sens.On représente alors la planète qui repose dans une main humaine pour signifier que son sort est entre nos mains », souligne Renée Giguère.L es étudiants en soudage- montage de la formation professionnelle ont aussi dû user d \u2019 i m a g i n a t i o n , p u i s q u e l a maquette leur est parvenue avec seulement l\u2019 idée générale et quelques mesures.« Pour la main, par exemple, deux équipes ont proposé des modèles différents, puis on a voté », relate Jacques Sirois, magasinier pour le Centre de formation professionnelle.L\u2019Espoir est ainsi majoritairement constituée de fer, mais aussi d\u2019aluminium et de boyaux d\u2019arrosage recyclés, qui symbolisent un arbre au centre de la sphère représentant la Terre.Montée sur un bloc d\u2019ardoise et accompagnée d\u2019un lingot d\u2019aluminium, la sculpture veut aussi illustrer le savoir-faire d\u2019Asbestos.MÉDIATION CULTURELLE « Les gens n\u2019ont pas été amenés à comprendre l\u2019œuvre de Vaillancourt à l\u2019époque.Avec L\u2019Espoir, on veut sensibiliser les gens à l\u2019art et développer un sentiment d\u2019appartenance à l\u2019œuvre.On veut aller vers la lumière et passer du déni vécu avec L\u2019Humain vers la fierté », confie Renée Giguère.« L\u2019Humain de Vaillancourt est tombé dans le silence.Avec L\u2019Espoir, on veut en parler, on veut éduquer les jeunes et les moins jeunes à l\u2019art », ajoute Gilles Picard, tout en spécifiant que l\u2019œuvre deviendra un attrait touristique et culturel pour Asbestos.Un code QR sur la plaque d\u2019identification des œuvres permettra également d\u2019avoir accès en tout temps à un slam de David Gou- dreault, spécialement composé pour le dévoilement, ainsi qu\u2019à la page web L\u2019Humain.Notons que le coloré Armand Vaillancourt est au courant de la démarche et s\u2019est montré en accord\u2026 pourvu que la sculpture ne soit pas plus grosse que la sienne! MRC DES SOURCES Un peu d\u2019Espoir pour l\u2019Humain Justin Decoste, Philémon Larochelle et Noah St-Onge, étudiants en première secondaire à l\u2019école secondaire l\u2019Escale, constituent l\u2019une des équipes qui a imaginé la sculpture L\u2019Espoir que l\u2019on aperçoit derrière eux.Ils sont entourés de Mario Leblanc, président de la Société d\u2019histoire d\u2019Asbestos, de Jacques Sirois, magasinier au Centre de formation professionnelle de l\u2019Asbesterie, de Gilles Picard, instigateur du projet de plaque explicative, de Daniel Champagne, directeur de l\u2019Escale, de Chantal Landry, directrice du Centre de formation professionnelle, et de Renée Giguère, instigatrice et coordonnatrice du projet.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, STÉPHANIE GIRARD Vous voulez y aller?L\u2019art fait beaucoup jaser à Asbestos Dévoilement de sculpture, avec chorégraphies, improvisation et slam de David Goudreault Samedi 29 septembre, 11 h École secondaire l\u2019Escale, Asbestos AILLEURS DANS LA MRC Jouons avec les mots, par Richard Letendre Atelier d\u2019écriture autour d\u2019Ionesco, Devos et Favreau Samedi 29 septembre, 13 h à 16 h Espace de Carmel, Danville Dévoilement de sculptures de dragons Samedi 29 septembre, 13 h Rue Principale en face de l\u2019école, Saint-Georges- de-Windsor 5336461 laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W17 CINÉMA ANDRÉ DUCHESNE La Presse MONTRÉAL \u2014 Jamais dans l\u2019histoire du cinéma d\u2019animation n\u2019aura-t-on vu un yéti mettre avec autant de volonté son pied à terre! Ou plutôt sur un sol enneigé, décor de l\u2019Himalaya oblige! Le yéti en question se nomme Migo (voix de Channing Tatum).Vivant dans une colonie de yétis dont les ancêtres ont fui les hommes pour se réfugier sur des sommets toujours protégés par un écran préfabriqué de nuages, il tente de quitter son monde afin de prouver l\u2019existence du Petit-Pied, c\u2019est-à-dire l\u2019être humain! Mais pour cela, Migo doit et va, avec de la détermination et l\u2019aide de ses amis, affronter les anciens du village.Pendant ce temps, Percy, un jeune explorateur, veut aussi être le premier à prouver l\u2019existence de l\u2019abominable homme des neiges.Quelle belle idée! Quel beau revirement de situation! Quelle façon originale de traiter de l\u2019incompréhension entre les espèces, les races, les cultures! D\u2019autant plus que l\u2019incompréhension mène souvent à l\u2019affrontement, voire pire.S\u2019adressant aux enfants, ce long métrage devrait aussi plaire à leurs parents en raison de son rythme infernal et de ses gags construits autour de clichés revus et corrigés.Par exemple, ici, un homme en panique se retrouve saucissonné à une broche au-dessus d\u2019un feu.Parce que Migo veut le manger?Mais non! Parce que ce Petit-Pied a eu trop froid au sommet de la montagne et que son nouvel ami yéti veut l\u2019aider à se réchauffer.Le film est ainsi farci de charmantes idées et de gags alors que le scénario, qui ne casse rien, alterne entre des situations drôles et très dramatiques.Sans essayer de trop nous enfoncer sa morale dans la gorge, Les abominables petits-pieds enseigne qu\u2019il faut croire en ses principes tout en respectant son prochain et en aiguisant son sens de la découverte.LES ABOMINABLES PETITS-PIEDS Mettre son pied à terre Et si, pendant que les hommes tentent de prouver l\u2019existence des yétis, les yétis essayaient, de leur côté, de faire de même avec les humains?Telle est la prémisse du nouveau film d\u2019animation Les abominables petits-pieds.\u2014 PHOTO WARNER BROS ÉMILIE CÔTÉ La Presse MONTRÉAL \u2014 Quel beau et dur documentaire que celui de Laura Bari! La cinéaste montréalaise d\u2019origine argentine clôt une trilogie amorcée avec ses films Antoine et Ariel, qui mettaient aussi du baume sur les blessures ou les handicaps de deux protagonistes.Cette fois-ci, elle nous fait connaître ses deux nièces, Rocio et Aldana.Elles vivent en Argentine à des milliers de kilomètres l\u2019une de l\u2019autre, mais elles sont unies par un passé douloureux.Les deux adolescentes ont vécu des crimes sexuels atroces.La première a été kidnappée à vélo, violée, brûlée, puis abandonnée dans la rue.La deuxième a longtemps été l\u2019esclave sexuelle de son père.La longue scène où les deux cousines racontent leurs traumatismes (le film est présenté en version originale espagnole avec sous-titres français) est d\u2019un naturel troublant.Or, la force de la démarche de Laura Bari est d\u2019exposer la beauté, la maturité et la sagesse qui peuvent ressortir de grands malheurs.La musique, le ton intimiste, les images de la mer et celles des jeunes filles qui font la fête plongent le spectateur dans une sorte de fable résiliente poétique, où le goût de vivre et les joies du quotidien ont le dessus sur un drame du passé.On voit Rocio revenir avec son copain dans l\u2019hôpital pédia- trique où elle a été soignée et où elle a subi de nombreuses greffes de peau.Aux deux tiers du film, on suit Rocio et Aldana dans un voyage à Montréal.Elles font du canot sur glace, du théâtre, du cirque et du mime pour se mettre au défi et exorciser leurs traumatismes.Elles sourient, rigolent, pleurent et se confient à la caméra.Et à la fin, un an après le début du mouvement #moiaussi, on s\u2019inspire beaucoup de ces deux petits bouts de femmes.PRIMAS Guérir Rocio et Aldana, deux adolescentes qui sourient à la vie même si elles ont vécu la violence sexuelle.\u2014 PHOTO LES FILMS DU 3 MARS LES ABOMINABLES PETITS-PIEDS FILM D\u2019ANIMATION ?Réalisé par Karey Kirkpatrick Avec les voix originales de Channing Tatum, James Corden et Zendaya PRIMAS DOCUMENTAIRE ?Réalisé par Laura Bari Avec Rocio Alvarez et Aldana Bari 5342512 5342520 un ?lm de SÉBASTIEN PILOTE PRÉSENTEMENT AU CINÉMA Luc PICARD François PAPINEAU Pierre-Luc BRILLANT Karelle TREMBLAY ?« ABSOLUMENT IRRÉSISTIBLE.LUMINEUX.» FRANÇOIS LÉVESQUE, LE DEVOIR LaDisparitionDesLucioles.com « KARELLE TREMBLAY CRÈVE L\u2019ÉCRAN À CHAQUE INSTANT.» CATHERINE POGONAT, ICI MUSIQUE Produit par BERNADETTE PAYEUR et MARC DAIGLE SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W18 CINÉMA ANDRÉ DUCHESNE La Presse MONTRÉAL \u2014 Dans le long inventaire des films, tant de fiction que documentaires, consacrés à l\u2019Holocauste, L\u2019ultime voyage de Pablo Solarz ne se classe pas en haut de la liste.Certes, le film du réalisateur argentin a de belles qualités, à commencer par celle de célébrer la résilience et la joie des retrouvailles.Mais il cherche à en faire trop, ce qui sape considérablement la charge émotive qu\u2019on s\u2019attend à retrouver autour d\u2019une telle histoire.Son personnage principal, Abraham (Miguel Angel Solà), est un vieux tailleur juif sur le point de se faire amputer une jambe rongée par la gangrène.Têtu, il décide alors d\u2019entreprendre un voyage de retour en Pologne pour payer sa dette envers un vieux camarade qui l\u2019a sauvé des camps nazis.Pour complexifier le problème, Abraham s\u2019entête à vouloir éviter de passer par l\u2019Allemagne, dans un voyage en train devant le conduire de Madrid à Lodz.Pas de doute qu\u2019on a affaire ici à une odyssée.Homme au caractère bourru, en froid avec une de ses filles, réfractaire à toute aide extérieure, Abraham est néanmoins servi par son charisme et son charme qui lui permettent d\u2019attirer la sympathie, surtout de femmes plus jeunes que lui.Trop souvent au cours du film, ces rencontres nous apparaissent surjouées.Elles ne sont pas convaincantes ni émouvantes.L\u2019usage de quelques éléments comiques plus ou moins bien intégrés à l\u2019ensemble et de retours en arrière sans relief explique sans doute que le courant ne passe pas.Le meilleur exemple réside dans la scène finale qu\u2019on dirait tournée à la va-vite tellement elle est prévisible et « plantée » au lieu d\u2019être peaufinée.Une belle exception cependant, la rencontre entre Abraham et Ingrid (Julia Beer- hold), personnage extrêmement lumineux (ce sourire, ce regard!) d\u2019une anthropologue allemande qui tente de venir en aide au vieux voyageur.On saluera au passage une belle recherche dans la direction artistique, notamment dans la scène d\u2019ouverture très somptueuse et prometteuse.Malheureusement, la suite n\u2019est pas à la hauteur.L\u2019ULTIME VOYAGE Odyssée bancale Dans L\u2019ultime voyage, un vieux tailleur juif entreprend un voyage de retour en Pologne, sans passer par l\u2019Allemagne, pour payer sa dette envers un vieux camarade qui l\u2019a sauvé des camps nazis.\u2014 PHOTO AZ FILMS L\u2019ULTIME VOYAGE DRAME ?1/2 Réalisé par Pablo Solarz Avec Miguel Angel Solà, Julia Beerhold et Olga Boladz 5336481 5341905 Quand les pouvo?rs s\u2019emmelent AVEC VINCENT GRATON UN DOCUMENTAIRE DE YVONNE DEFOUR PRODUIT PAR PRODUCTIONS MI-LOU À GAGNER 15 LAISSEZ-PASSER DOUBLES POUR LA PREMIÈRE DU FILM Dès le 12 octobre à La Maison du cinéma Jeudi 14 oct.\u2013 19h \u2013 La Maison du cinéma Pour participer : Maison4tiers.com/concours 15 gagnants mériterons un laisser-passer double pour la première du film documentaire à Sherbrooke.Les gagnants seront avisés par courriel.Une seule participation par personne par adresse.Règlements disponibles sur demande.Tirage le 1er octobre.Valeur totale des prix : 375 $.Quand les pouvoirs s\u2019emmêlent laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 ARTS MAGAZINE W19 MAXENCE DAUPHINAIS-PELLETIER mdauphin@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2013 Le directeur général de l\u2019Institut sur la gouvernance d\u2019organisations privées et publiques, Michel Nadeau, donnera une conférence au Pavillon des arts et de la culture de Coati- cook le 10 octobre prochain, sur le thème Où investir en 2019?, au profit de la Fondation des amis du Musée Beaulne de Coaticook.Depuis la création de la fondation il y a trois ans, les Amis du Musée Beaulne cherchaient une activité de financement originale à présenter.C\u2019est de là qu\u2019est née l\u2019idée d\u2019inviter un conférencier, qui n\u2019aurait pas forcément de lien avec les activités du musée ni avec la muséologie.« Nous avons regardé ce qui pouvait se faire et ce qui était déjà offert dans la MRC de Coaticook et nous avons constaté qu\u2019il manque de conférenciers et de conférencières de qualité.C\u2019est de là que l\u2019idée d\u2019inviter Michel Nadeau a germé », explique le vice-président de la fondation Roch Létourneau.« Outre la campagne de financement, l\u2019objectif est d\u2019attirer des gens de l\u2019extérieur à Coaticook, pour faire connaître à la fois le musée et la ville, poursuit le vice- président.Il n\u2019y a pas que la conférence : la soirée commence avec une visite libre du Musée Beaulne à 17 h, suivie d\u2019un cocktail au Pavillon des arts et de la culture à 18 h.La conférence de Michel Nadeau débute à 19 h, après quoi les participants pourront discuter avec lui et lui poser des questions.» Les billets, au coût de 100 $, sont en vente au Musée Beaulne.Il est possible de s\u2019en procurer en téléphonant au 819 849-6560.Un reçu fiscal sera remis.Après avoir travaillé de 1974 à 1984 au Devoir en tant qu\u2019éditorialiste et responsable des pages financières, M. Nadeau a occupé durant près de 20 ans différentes fonctions à la haute direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Il a été responsable de la supervision des grands portefeuilles d\u2019actions et d\u2019obligations de la Caisse tout en siégeant à tous les comités d\u2019investissements dans les placements privés et l\u2019immobilier.FONDATION DES AMIS DU MUSÉE BEAULNE Conférence de Michel Nadeau Michel Nadeau \u2014 PHOTO FOURNIE 5313429 5338667 SUPERBE ÉTÉ! MAIS VOTRE VISAGE EN EST MARQUÉ?DE RABAIS 680$ SUR LE FORFAIT ANTI-TACHES PIGMENTAIRES ET ANTI-RIDES DEUX CLINIQUES St-Denis-de-Brompton / www.vivance.ca Magog Problèmesdepieds?Consultez-nous pour des solutions \u2022 Orthèses plantaires \u2022 Verrues plantaires \u2022 Ongles incarnés \u2022 Évaluation des enfants \u2022 Laser pour ongles \u2022 Injection de cortisone Aucune référencemédicale requise \u2022Remboursé par la plupart des assurances Dr KevenLambert Podiatre Dr Gabriel Beaudoin-Côté Podiatre La thérapie au laser accélère le processus naturel de guérison de votre corps grâce à la photo-bio-stimulation.douleurs post-chirurgicales.NOUVEAU! Soins au laser thérapeutique 2300, rue King Ouest, Sherbrooke piedreseau.com 1 888 844-7592 SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W20 BIÈRES À quelle température buvez-vous votre bière?Sûrement trop froide.Comme le vin, la bière se boit à différentes températures en fonction de certains styles et des techniques de brassage utilisées.Petit guide pratique pour impressionner les convives.Il n\u2019est pas rare de voir des publicités qui vous invitent à boire la bière le plus froid possible : la raison est fort simple, vous en boirez plus.La sensation de fraîcheur est très souvent associée aux discours marketing jusqu\u2019à parfois nous offrir des perles comme « Filtrée à froid pour lui donner un goût encore plus rafraîchissant ».Mais le message publicitaire n\u2019est pas très pertinent, la filtration à froid étant une pratique commune dans le monde du brassage et qui ne change absolument pas le goût de la bière.La température de la bière, c\u2019est avant tout une question de goût personnel.Vous buvez votre whisky sur glace ou tempéré?Vous aimez votre vin rouge à température de la pièce ou de la cave?Tous les goûts sont dans la nature.Mais servir la bière trop froide n\u2019est pas recommandé si on désire laisser s\u2019exprimer les arômes de celle-ci.Plus la bière est servie proche de zéro degré, moins elle goûtera.Et au contraire, plus la bière est servie chaude, plus celle-ci laissera s\u2019exprimer les arômes et flaveurs, y compris les défauts et les faux goûts.Les bières légères en goût et en alcool seront donc de bonnes candidates à un service plus froid.Mais attention, plus froid ne veut pas dire trop froid.L\u2019idéal étant entre 5 et 8 degrés.Plus bas que ça, c\u2019est passer à côté d\u2019une belle expérience gustative et aromatique.Les bières maltées se doivent d\u2019être consommées à une température plus proche de 10 degrés On laisse ainsi s\u2019exprimer les arômes de céréales, de pain et de sucre que l\u2019on retrouve très souvent dans ce genre de bières.Même chose pour les bières houblonnées.Plus la bière est alcoolisée, plus celle-ci peut être servie plus chaude.Le but étant de s\u2019assurer que les esters d\u2019alcools ne soient pas endormis par la fraîcheur de la bière.Un petit truc très simple pour se souvenir de la température idéale de votre bière : multipliez son taux d\u2019alcool par 1,5.Une bière à 5% d\u2019alc/vol se boira à 7,5 degrés et une bière à 10% alc/ vol se boira à 15 degrés.C\u2019est le maximum.Envie de mieux comprendre l\u2019influence de la température de service sur le goût de la bière?Choisissez une bière de votre choix.Servez 3 verres de dégustation.Placez-en un pendant 30 minutes au frigo, un autre au congélateur et le dernier dans une zone tempérée.Dégustez les bières après 30 minutes en commençant par celle du congélateur, celle du frigo et celle tempérée.La bière la plus froide est la moins goûteuse et savoureuse.La bière la plus chaude laisse croire à un taux d\u2019alcool différent.La bière du frigo offre un équilibre entre les deux sensations.Vous venez de comprendre que la température de service influence les saveurs de la bière.La température de service \u2014 PHOTO 123RF PHILIPPE WOUTERS CHRONIQUE philippe.wouters@gcmedias.ca 5248376 LaTribune.ca UN SITE WEB RÉINVENTÉ NAVIGATION SIMPLIFIÉE EXPÉRIENCE DE LECTURE ENRICHIE SITE ADAPTÉ DU NOUVEAU DANS NOTRE UNIVERS NUMÉRIQUE laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W21 VINS D ans les dernières semaines, les vins québécois ont fait verser beaucoup d\u2019encre et déferler beaucoup de mots-clics.Vous êtes aussi nombreux à avoir fait aller votre limonadier sur votre bouteille du Québec le 12 septembre dernier.C\u2019était beau à voir.Il y a quelque chose dans l\u2019air.Une frénésie de boire local, et de vivre local plus largement.Il suffit de feuilleter le tout nouveau hors-série du magazine Caribou sur les vins du Québec pour en saisir l\u2019ampleur.Ou encore d\u2019aller faire un tour sur le compte Ins- tagram de @vinsduquebec (qui est en feu, c\u2019est pas peu dire).Plusieurs d\u2019entre vous ont même profité des vendanges pour partir à la rencontre de nos vignerons québécois.Est-ce les retombées de la loi 88?Est-ce l\u2019impératif de prendre en main notre planète d\u2019ici deux ans?Une chose est certaine, il y a un momentum, un éveil collectif.Non, cet article ne traitera pas de l\u2019incroyable qualité de nos vins.Les éloges et les démonstrations ont été largement faites récemment.Pendant longtemps, avec l\u2019abondance de vins provenant des quatre coins du monde, le peu de place donné aux vins d\u2019ici en SAQ et la jeunesse de notre industrie viticole, l\u2019ailleurs était souvent meilleur et plus accessible.Or, maintenant que nos vignerons ont gagné en expérience et en maturité et que la distribution y est, il est beaucoup plus facile et heureux de « boire local ».L\u2019achat local s\u2019inscrit dans la mouvance du développement durable, de la consommation responsable et de la protection de l\u2019environnement.Selon Bernard Lavallée, nutritionniste et auteur, en moyenne, les aliments voyagent entre 3500 km et 5000 km avant d\u2019arriver sur nos tables au Québec.En buvant un vin d\u2019ici, on réduit donc inévitablement la distance parcourue par la bouteille jusqu\u2019à notre verre.Moins de carburant dépensé, donc moins de GES attribuables au transport.Selon notre ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation, l\u2019achat local favorise la réinjection des investissements dans la communauté et contribue au développement économique des municipalités, des régions, de la province.La MAPAQ ajoute même que si chaque consommateur achetait pour 30 $ de plus en produits québécois par année, on injecterait un milliard de dollars de plus dans l\u2019économie québécoise en 5 ans.Plus de dollars dépensés ici, plus d\u2019emplois, plus de richesse, plus d\u2019impôts.Qui plus est, chaque bouteille du Québec achetée agit comme un levier pour notre industrie viticole.En supportant nos vignobles locaux, on leur donne le pouvoir économique de se développer, de perfectionner leurs installations, d\u2019engager une main-d\u2019œuvre compétente et d\u2019affiner leurs produits.Au bout du compte, tout le monde est gagnant.Je ne dis pas qu\u2019il faut arrêter de boire l\u2019ailleurs.Simplement de boire plus souvent l\u2019ici.Et j\u2019encourage tous les pays et les provinces à le faire.Plusieurs le font d\u2019ailleurs déjà très bien.On a tendance à l\u2019oublier, mais acheter est un choix environnemental, économique, social et politique.En achetant notre vin localement nous avons le pouvoir de minimiser notre empreinte écologique, d\u2019améliorer les conditions sociales et économiques de nos régions et de contribuer à la valorisation de notre vignoble québécois.Moi, je dis que ça vaut le coup.QUÉBEC, LOT 100DIX BLANC, DOMAINE CARTIER-POTELLE Ce petit dernier du Domaine Cartier-Potelle de Rougemont a été ma plus grande surprise à la Fête des Vendanges Magog-Orford cette année.Dernièrement, le domaine a remercié quelques-uns de ses pommiers pour accueillir riesling, chardonnay, frontenac blanc et frontenac noir.Connu pour ses cidres, le domaine prouve qu\u2019il sait manier aussi bien le jus de la grappe que de la pomme.Il sort de ce frontenac blanc une attaque racoleuse, une persistance aromatique et une jolie texture grasse.Un jeune blanc sec qui promet! À se procurer au vignoble.QUÉBEC, PHÉNIX BLANC, RIVIÈRE DU CHÊNE Ce blanc des Basses-Lauren- tides sent le « nord ».La première impression est celle de la sève \u2014 la sensation de se trouver au milieu d\u2019une forêt de conifères.Un blanc aromatique parfaitement sec, taillé pour la table et qui laisse vaguer à des harmonies telles qu\u2019une focaccia aux olives vertes et au romarin.Ça l\u2019air beau Saint-Eustache, mais ce n\u2019est pas à la porte d\u2019à côté?Vous trouverez leur blanc William à la SAQ, lui aussi pas piqué des vers.Croquant et délicat, il incarne quant à lui le parfait vin d\u2019apéro.CAROLINE CHAGNON À LA VÔTRE Collaboration spéciale caroline.chagnon@gcmedias.ca Trinquer local pour la durabilité En supportant nos vignobles locaux, on leur donne le pouvoir économique de se développer, de perfectionner leurs installations, d\u2019engager une main-d\u2019œuvre compétente et d\u2019affiner leurs produits.Au bout du compte, tout le monde est gagnant.5188387 TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT JE FAIS PARTIE DE LA FAMILLE SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W22 ARTS MAGAZINE VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 SAMEDI COIN TÉLÉ Les réseaux sociaux deviennent de véritables courroies de transmission de critiques virulentes et même de haine.Après en avoir subi les effets, Pénélope McQuade, avec l\u2019aide du réalisateur Hugo Latulippe, a voulu savoir de qui émanent ces colères et fouille le monde de ces inconnus déchaînés derrière les claviers.Troller les trolls, le mercredi 3 octobre, à 20 h, à Télé-Québec.DANIÈLE L.GAUTHIER, LA PRESSE CANADIENNE \u2014 PHOTO TÉLÉ-QUÉBEC 5333409 5335932 Français | anglais | Espagnol info@cliniquedentairesimonroy.com cliniquedentairesimonroy.com UNE ÉQUIPE DE PROFESSIONNELS HORS DU COMMUN 174, rue Queen 819 822-4616 Dentisterie générale Service d\u2019implantologie Service d\u2019orthodontie laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 ARTS MAGAZINE W23 VOILÀ! VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION \u2014 DIMANCHE SHERBROOKE \u2014 Arts visuels et littérature se voisineront à la Maison des arts et de la culture de Brompton au cours du prochain mois, alors que les artistes Estela Lopez Solis et Normand Achim y présenteront leur univers créatif en simultané.Elle brode des œuvres textiles à la main à partir de phrases recueillies lors de différentes conversations, il puise dans les mots et la photographie pour donner vie à ses œuvres.Silences et L\u2019émoi, les expositions tissées par les deux créateurs, resteront en place jusqu\u2019au 11 novembre.Le vernissage a lieu le dimanche 30 septembre à 16 h, mais dans le prologue de celui- ci, un peu plus tôt en après-midi, Normand Achim présente un spectacle à la salle Bandeen de l\u2019Université Bishop\u2019s, spectacle au cours duquel les textes des œuvres exposées seront lus.Musiques originales de René Béchard et prestation piano-voix de Fannie Gaudette sont aussi au menu de l\u2019événement qui débute à 13 h.KARINE TREMBLAY Expo double à la Maison des arts et de la culture de Brompton STEVE BERGERON steve.bergeron@latribune.qc.ca SHERBROOKE \u2014 C\u2019est ce samedi 29 septembre que le marché éphémère d\u2019automne Etsy : Fait au Québec se tiendra, pour une deuxième année, à Sherbrooke, mettant à l\u2019honneur, comme de coutume, des produits uniques créés à la main par des artisans Etsy de la région.L\u2019événement aura lieu au 825, rue Bowen Sud, à l\u2019école secondaire de la Montée, pavillon Saint-François, porte 7, de 10 h à 16 h.Etsy : Fait au Québec a doublé de taille depuis ses débuts en 2014, passant à neuf communautés participantes à travers la province.Organisé par l\u2019équipe de créateurs d\u2019Etsy Estrie, ce marché d\u2019automne célèbre le mouvement grandissant d\u2019artisanat et d\u2019achat local au Québec.Parmi les créateurs présents cette année, on note Bijoux le fil d\u2019Ariane, Le nid Atelier et Mademoizèbre.« Etsy : Fait au Québec est une plate-forme importante qui nous permet de connecter notre communauté avec ses créateurs locaux », explique Anny Langlois, capitaine de l\u2019équipe Etsy Estrie.« Nous sommes impatients de présenter un bon nombre de talents de la région.» Pour de plus amples informations, on se rend sur la page Facebook EtsyEstrie.2e Marché d\u2019automne Etsy Estrie 5337850 5341820 \u2014 FERMETURE \u2014 TOUT DOIT ÊTRE VENDU Présentez cette annonce en magasin et obtenez un rabais additionnel 88, rue Angus Nord, East Angus 819.451.0881 Ouvert du mercredi au samedi ACHETEZ 1 ARTICLE ET ObTENEZ LE 2e ½ pRIx DU spéCIAL Vente finale.*Spécial marchandise sélectionnée.RAbAIs 50% à 90% SUR TOUT EN MAG ASIN ?Maintenant on dîne 7 JOURS SUR 7 sherbrookefoodies.com 25, rue Léger 819 564-3663 CHEZ foodies vous invite tous les midis à venir déguster la meilleure pizza en ville.Fraîcheur et qualité no1 Et toujours votre comptoir fraîcheur pizzas et délices maisons prêts à cuire ! foodies en mode resto SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W24 KARINE TREMBLAY karine.tremblay@latribune.qc.ca @tremblayk facebook/quotidienlatribune en cuisine SHERBROOKE \u2014 Tous les parents le diront et le répéteront : les soirs de semaine se suivent, se ressemblent et défilent à la vitesse de la lumière.Ou presque.Le 5 à 8 est dans les chaumières un carrefour d\u2019intensité.Entre les activités parascolaires, les devoirs, le souper à préparer, les lunchs du lendemain à planifier et la routine des bains et du dodo, on a rarement le temps de souffler.Ça va souvent vite et il faut bien peu de choses pour que le chaos relativement organisé ressemble à un ballet trop rythmé et mal chorégraphié.On enfile les soirées comme si on avançait sur la voie rapide d\u2019une autoroute.En chemin, la question qui revient tout le temps, dans la bouche de la plus petite comme du plus grand : qu\u2019est-ce qu\u2019on mange?C\u2019est simple.Et pourtant, même les cuisiniers les plus aguerris peinent parfois à répondre.Antoine Sicotte peut en témoigner.Habitué de la popote en tous genres et amoureux de cuisine, il a fait de sa passion pour le bon et le savoureux le cœur de sa pratique professionnelle.« Pourtant, chez nous, je me retrouvais à toujours faire les mêmes quatre ou cinq recettes. » Parce que la dynamique des soirs de semaine impose sa cadence.Dans le tourbillon, on a peu de temps pour concocter le souper avant de s\u2019attabler.« Ce n\u2019est pas du tout la même chose que le samedi soir, par exemple.J\u2019ai réalisé qu\u2019il fallait alléger les moments passés en cuisine et maximiser le temps qu\u2019on passe à préparer les repas.Parce que, ultimement, les soirées filent vite et on a le goût de bien manger, mais aussi de profiter de ces moments en famille », explique celui qui s\u2019est fait connaître sous le nom du Cuisinier rebelle.C\u2019est avec l\u2019idée de faciliter la vie des parents qui, comme lui, soupirent devant la page blanche du menu à renouveler qu\u2019il a bâti son nouveau recueil de recettes, Papa popote.Le bouquin, attrayant, est ponctué de personnages style bande dessinée.« Cet esprit-là, de BD, j\u2019y tenais, ça me ressemble. » Ça lui permet aussi d\u2019intégrer les avatars dessinés (par Anouk Noël) des jeunes goûteurs qui ont testé et approuvé les recettes.En tout, dix enfants (aux profils gustatifs différents) ont apposé leur sceau d\u2019approbation sur les plats qui figurent dans le ludique carnet.Comme dans ses précédents livres, Sicotte signe les photos tandis que la facture visuelle a été confiée à la graphiste Laurie Auger.« Ce n\u2019est pas un ouvrage qui est destiné aux enfants à proprement parler.Des bouquins de ce type-là, il y en a sur le marché, j\u2019en ai aussi à la maison, et à la fin, je trouve qu\u2019ils ne sortent pas tant que ça de la bibliothèque.Mon livre en est un qui s\u2019adresse aux parents, mais que les enfants prendront plaisir à feuilleter eux aussi. » Et parce que c\u2019est amusant de cuisiner ensemble, les tâches qui peuvent être exécutées par des petites mains sont indiquées en caractère gras.SIMPLICITÉ ET NOUVEAUTÉ En misant sur la simplification des repas, le cuisinier tatoué n\u2019a pas voulu renoncer à la découverte et à la nouveauté.« J\u2019ai porté une grande attention à la disponibilité des produits.En cours de chemin, j\u2019ai écarté les recettes dont les ingrédients étaient plus difficiles à trouver.J\u2019avais ce souci de proposer des mets qui se préparent avec ce qu\u2019on a souvent déjà à la maison.Lorsque j\u2019apporte une petite touche d\u2019exotisme, je le fais avec des ingrédients courants Antoine Sicotte \u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MICHELLE BOULAY ANTOINE SICOTTE POPOTE POUR TOUS SHERBROOKE \u2014 À l\u2019heure où on mitonne le souper, on a souvent déjà un pied dans l\u2019horaire du lendemain.La (parfois \u2014 souvent \u2014 tout le temps : choisissez l\u2019adjectif qui vous sied) désespérante boîte à lunch à préparer hante nos esprits déjà tellement occupés.« Si on doit cuisiner les lunchs en plus du souper, on rajoute une tâche à une soirée déjà bien chargée », estime Antoine.Pour faciliter la vie de tout le monde, le plus simple, c\u2019est encore de faire d\u2019une pierre deux coups.Plusieurs recettes du livre peuvent donc avoir une double nationalité : souper du soir et lunch du lendemain.Souvent, la recette est pensée en fonction des lunchs du lendemain.Son meilleur allié?« Probablement le thermos.J\u2019avoue que je suis un grand fan du thermos.Je ne sais pas si c\u2019est quelque chose dont on a perdu l\u2019habitude au fil des ans, mais chez nous, c\u2019est un essentiel des boîtes à lunch.Je pense que les gens le négligent parce qu\u2019ils ne savent pas toujours comment bien l\u2019utiliser. » C\u2019est simple : pour garder le plat au chaud, le thermos doit être réchauffé au préalable, avec de l\u2019eau bouillante.Après une trempette de dix minutes dans la petite cuve d\u2019inox, l\u2019eau peut être jetée et le thermos est prêt à recevoir le plat réchauffé au préalable.« Ça reste chaud jusqu\u2019à midi sans problème », assure Antoine, en précisant qu\u2019on gagne à investir dans la qualité.« On peut payer une trentaine de dollars pour un bon thermos, mais il dure longtemps.Ma fille utilise le sien depuis six ans maintenant. » Le congélo est un autre ami précieux des matins pressés.« Plusieurs plats se congèlent.C\u2019est facile de faire une recette en double et de congeler les restes en portions individuelles qu\u2019on ressort, au besoin, pour la boîte à lunch. » KARINE TREMBLAY comme la sauce soya, le cari, le gingembre, la coriandre », explique le papa de trois enfants âgés de trois, neuf et douze ans.Et pas question de restreindre l\u2019éventail des possibles sous prétexte que le menu est familial.« J\u2019ai un chapitre consacré aux plats de poisson, j\u2019ai intégré deux tartares, des fruits de mer, des assiettes végés avec des haricots ou du tofu.Je pense que le palais des enfants est plus \u201couvert d\u2019esprit\u201d qu\u2019on le pense, de façon générale.Personnellement, un aliment boudé par mes enfants une première fois passe souvent bien à un autre moment.Parfois, c\u2019est simplement une question de texture.Je pense à l\u2019aubergine, par exemple, qui n\u2019était pas tellement aimée chez nous.En sauce à spaghetti, pourtant, tout le monde l\u2019adore », précise Antoine.Dans son livre à lui, rapidité et pratico-pratique aiment bien se superposer aux cuisines du monde.Ses pizzas prennent des couleurs maghrébines.Ses pâtes se parent à la façon d\u2019une paëlla.Sa soupe aux tortellinis a des parfums d\u2019Asie.Il réinvente la guédille en la garnissant de saumon plutôt que de homard.Il multiplie les recettes en un bol ou sur la plaque.Ses matins, eux, sont festifs.« J\u2019aime tous les chapitres, mais j\u2019avoue que j\u2019ai un faible pour celui consacré aux petits déjeuners.Pour celui-là, on s\u2019est mis dans Soupers en mode boîtes à lunch « La table est un lieu de retrouvailles tellement précieux. » \u2014 Antoine Sicotte laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W25 EN CUISINE PAIN DORÉ DES PETITS SINGES PORTIONS : 4 À 6 TEMPS DE PRÉPARATION ET DE CUISSON : 30 MIN Ingrédients 2 bananes bien mûres ou décongelées 3 œufs ½ tasse (125 ml) lait 2 c.a soupe (30 ml) beurre 8 à 10 tranches de pain Préparation Dans un bol, broyer tous les ingrédients au pied-mélangeur.Réserver.Dans une poêle, faire fondre un peu de beurre.Tremper une tranche de pain dans le mélange à base de banane.Cuire de 2 à 3 minutes de chaque côté afin de dorer le pain.Répéter pour chaque tranche.Réserver.Crème chocolat blanc et noisettes ¾ tasse (180 ml) crème 35 % ¾ tasse (180 ml) pépites de chocolat blanc ½ tasse (125 ml) noisettes, hachées Quelques tranches de fraises Au micro-ondes, faire chauffer la crème jusqu\u2019à ce qu\u2019elle soit très chaude.Ajouter le chocolat et les noisettes, puis fouetter afin de bien faire fondre le chocolat.Garnir le pain doré de sauce et de fraises.Servir.l\u2019ambiance du brunch de la fin de s e m a i n e .Quand on a enfin le temps de préparer un déjeuner plus élaboré et de manger tranquillement tous ensemble. » Le cœur du livre, l\u2019idée de la patente, c \u2019est beaucoup ça : se retrouver autour de la table en tr ibu.Heure u x .D a n s u n moment partagé qui compte triple.« M o n p r o p r e amour de la cuisine vient de là, des repas familiaux pendant lesquels on se retrouvait ensemble.C\u2019est un scénario que j\u2019ai reproduit chez moi.La table est un lieu de retrouvailles tellement précieux. » Le plaisir est le maître-mot de sa vision des repas.En bricolant ses recettes, il n\u2019a donc pas tellement misé sur les valeurs nutritives si souvent prônées dans les menus pour enfants.« Je voulais que ce soit savoureux, d\u2019abord et avant tout.Après ça, ce que je propose, ce sont des plats faits maison, avec de bons ingrédients issus de tous les groupes alimentaires.C\u2019est quand même un excellent point de départ pour une assiette santé. » SHERBROOKE \u2014 Selon Antoine Sicotte, une cuisine bien équipée comprend au moins : Un couteau qui coupe bien\u2026 et une planche à découper de bonnes dimensions : « Ça prend un espace sur lequel travailler.Une toute petite planche, c\u2019est inefficace. » Un pied-mélangeur, un robot ou un mélangeur : « C\u2019est simple : il vous faut un appareil qui coupe, peu importe lequel vous choisissez entre les trois. » Une mandoline : « Parce que pour jouer avec les textures des légumes, c\u2019est un must. » Une grande plaque et une grande poêle anti- adhésive qui va au four : « Avec ça, c\u2019est facile de cuisiner les repas en un plat qui facilite tellement. » KARINE TREMBLAY À CONSULTER SUR NOTRE APPLICATION MOBILE \u203a UNE AUTRE RECETTE D\u2019ANTOINE SICOTTE ANTOINE SICOTTE Papa popote Éditions Cardinal 176 pages Coffre à outils (de cuisine) bien garni \u2014 PHOTO ANTOINE SICOTTE 5335916 5335632 ?Ajustement de prothèse mAmmAire externe ?soutien-gorge post-opératoire et mastectomie ?maillot de bain adapté et prothèse de baignade ?prothèse cApillAire et perruque médicale sur mesure ?turbans, chapeaux et foulards soyez conseillée avec douceur et compétence Nous remplissons les documents de remboursements destinés aux femmes.Prothèses partielles ou complètes.COLLECTION TAILLE FORTE À VOTRE MESURE VENEZ NOUS VOIR POUR TOUS VOS BESOINS PRÉ OU POST CHIRURGIE dU SEIN 1787, chemin Galvin, Sherbrooke (chez Bikini & Dentelle) ?Ouvert le dimanche ?819.821.2450 ajustements-feminins.com 819.348.0116 | 2475, rue King Ouest | Sherbrooke | allezysouriez.com Dre Geneviève Gagné Chirurgienne dentiste SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W26 KARYNE DUPLESSIS-PICHÉ La Presse CONSECON, Ontario \u2014 Les champs verdoyants du comté de Prince Edward se succèdent sur la route 27 qui mène au parc provincial de North Beach, du côté ouest de la péninsule.Une jolie grange rouge se détache du paysage.Le camping Fronterra se trouve devant, bien qu\u2019aucune signalisation n\u2019indique son entrée.« J\u2019ai dû enlever la pancarte, explique la copropriétaire Inge Alberts.Il y avait trop de curieux qui débarquaient à l\u2019improviste. » Sous le chaud soleil d\u2019un après- midi d\u2019août, la petite Lore collée à la hanche, la femme à la chevelure blonde nous dirige vers le stationnement.À cet endroit, une employée en voiturette de golf prend le relais : elle récupère nos bagages et nous guide vers notre tente dans la forêt.Après cinq minutes de marche dans le bois, nous arrivons à « La Bohème ».De l\u2019extérieur, chaque tente semble identique.Elles sont faites d\u2019une structure de bois, recouverte d\u2019une toile blanche et d\u2019une moustiquaire.À l\u2019intérieur, la décoration est aussi soignée et élégante qu\u2019à l\u2019hôtel : un très grand lit (grandeur « King »), une literie et des serviettes de qualité, le tout dans un espace spacieux, et ce, même lorsqu\u2019on y ajoute deux lits d\u2019appoint pour les enfants.« On s\u2019est inspiré de l\u2019histoire du comté, raconte Jens Burgen, conjoint d\u2019Inge.La décoration de chaque tente évoque une époque de sa colonisation. » À l\u2019extérieur, un vaisselier antique accueille un service en porcelaine, quelques outils de cuisine et une glacière, dissimulée derrière une porte, pour garder la nourriture au frais.Au centre, une table de bois est placée à quelques pas de deux réchauds au propane et du feu de camp.Il n\u2019y a pas d\u2019électricité sur le site, mais il y a de l\u2019eau courante.Un lavabo est d\u2019ailleurs aménagé dans le muret centenaire qui longe le camping.Chaque emplacement possède sa propre douche (avec de l\u2019eau bien chaude!) et une toilette écologique.Seuls les moustiques nous rappellent qu\u2019on se trouve en plein air.Née dans la région de Montréal, Inge Alberts rêvait de créer une entreprise en harmonie avec la nature depuis une quinzaine d\u2019années.« Nous offrons du confort et du luxe en nature, explique la copropriétaire, tout en offrant une expérience authentique de camping pour permettre aux gens de décrocher et de prendre leurs distances des technologies (pas d\u2019électricité, pas d\u2019internet).Ça fait un bien fou! » Pour ce faire, ils ont construit Fronterra sur une terre de 23 hectares, située aux abords de la baie North et séparée du lac Ontario par une petite bande de sable.Les campeurs peuvent y louer des canots et admirer les couchers de soleil au bout du long quai qui traverse une véritable forêt de quenouilles.Prix : 255 $/nuit, réservation 2 nuits minimum Ouvert jusqu\u2019au 31 octobre www.fronterra.ca Glamping dans le comté de Prince Edward La Québécoise Inge Alberts s\u2019est installée avec sa famille dans le comté de Prince Edward, en Ontario, pour mettre en place un concept unique : un camping haut de gamme, entouré d\u2019un potager biologique et bientôt d\u2019une microbrasserie, le tout à quelques minutes de la plage.Depuis son ouverture il y a quatre ans, l\u2019endroit nommé Fronterra connaît un succès fou.La Presse MONTRÉAL \u2014 Les amateurs de plein air de passage dans le nord de l\u2019État de New York seront heureux d\u2019apprendre qu\u2019ils peuvent faire escale à l\u2019Adirondack Wildlife Refuge and Rehab Center, situé à deux heures de route de Montréal.Pour comprendre la faune locale, l\u2019observer de plus près et voir son cœur fondre pour le sympathique porc-épic ou découvrir avec surprise que les corbeaux aiment jouer à la balle! Mais aussi pour y être sensibilisé aux nombreux facteurs à l\u2019origine des blessures animales.« On se désigne comme des premiers répondants de la nature », résume Wendy Hall, cofondatrice de ce dispensaire faunique.Toute leur vie, Wendy et son mari, Steve Hall, ont fait de la réhabilitation faunique comme « passe-temps de fin de semaine ».Voilà maintenant une dizaine d\u2019années que ce couple sauve des bêtes et partage ses connaissances à temps plein, à l\u2019ombre du mont Whiteface, non loin de Lake Placid.Elle affectionne particulièrement les oiseaux de proie, alors que lui passe le plus clair de son temps avec les loups.MISSION ÉDUCATIVE Ce sont d\u2019ailleurs ses protégés qui accueillent les visiteurs au refuge.Véritables mascottes des lieux, Zeebie, Cree et Kiska livrent tout un spectacle, hurlant en chœur lorsqu\u2019un cousin canin les nargue de l\u2019autre côté de la clôture.Un peu plus loin, les coyotes se joignent au concert.À la demande des visiteurs, de nouveaux résidants volent maintenant la vedette à la petite meute : Luvey et Ahote, deux ours noirs âgés de 17 mois et nés en captivité.Des animaux que les randonneurs sont susceptibles de croiser lors de leurs aventures dans les Adirondacks.« Ils ont été adoptés pour éduquer les gens quant aux comportements à adopter dans le pays de l\u2019ours noir », précise Chris Mattern, responsable des ours au refuge.Comment réagir si l\u2019on rencontre l\u2019un de ces toutous sur le sentier?Rester calme, ne pas regarder l\u2019ours droit dans les yeux et lui parler doucement pour signifier notre présence, rappelle Chris Mattern.Il se fait toutefois rassurant : « La plupart du temps, l\u2019ours s\u2019enfuira avant que vous n\u2019ayez le temps de réagir. » Il rappelle que les campeurs ont l\u2019obligation de ranger leur nourriture dans des contenants à l\u2019épreuve des ours dans plusieurs secteurs des Adirondacks.L\u2019ARCHE DE NOÉ DES ADIRONDACKS Les loups et les ours sont en bonne santé, contrairement à certains de leurs camarades qui logent au refuge.Coyote, lynx, porc-épic, opossum, carcajou, oiseaux de proie et autres mammifères font notamment partie des rescapés.L\u2019endroit est un bric-à-brac.Les enclos sont patentés avec les moyens du bord.S\u2019en dégagent des odeurs animales parfois fortes.Des outils traînent ici et là pendant que des stagiaires informent les visiteurs ou prennent soin des bêtes, dont certaines sont assez mal en point.Le refuge, qui fonctionne grâce aux dons et à l\u2019implication de bénévoles, accueille entre 100 et 300 animaux annuellement.« Environ 60 % d\u2019entre eux sont soignés puis réintroduits dans leur habitat naturel », affirme Wendy Hall.Ceux qui retrouvent la forme mais qui ne peuvent plus être autonomes dans la nature demeurent au refuge et jouent un rôle éducatif.De nombreuses bêtes s\u2019 intoxiquent avec des pesticides, de la mort-aux-rats ou des médicaments.« Les rongeurs empoisonnés constituent des repas toxiques pour les charognards », explique la spécialiste des oiseaux.La famine et les collisions avec les véhicules font aussi beaucoup de victimes.Si cet organisme à but non lucratif a pour mission de soigner les animaux en détresse et d\u2019éduquer la population, il contribue également à la recherche sur l\u2019état de la faune.« Nous effectuons des tests sanguins sur presque tous nos animaux.Environ la moitié d\u2019entre eux présente de la toxicité.Ça démontre ce qui se passe du point de vue environnemental », se désole Wendy Hall.Le couple, qui milite pour la protection des animaux, constate néanmoins un intérêt grandissant envers l\u2019éducation à la faune.Chaque année, le refuge gagne en popularité.Près de 30 000 visiteurs sont attendus en 2018.Contribution volontaire.Ouvert de 10 h à 16 h; fermé les mardis et mercredis.adirondackwildlife.org À la rencontre de la faune des Adirondacks Les amateurs de plein air de passage dans le nord de l\u2019État de New York seront heureux d\u2019apprendre qu\u2019ils peuvent faire escale à l\u2019Adirondack Wildlife Refuge and Rehab Center.\u2014 PHOTO TIRÉE DU COMPTE FACEBOOK DU REFUGE laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W27 SUR LE WEB latribune.ca @LT_LaTribune facebook/ quotidienlatribune VIOLAINE BALLIVY La Presse MONTRÉAL \u2014 « Celle-ci s\u2019est effondrée.Celle-ci aussi\u2026 » Stanley Holmes soupire.Il tient dans ses mains une mosaïque de photos des dernières granges rondes répertoriées au Québec, réalisée en 2009.Il y en avait alors neuf.Depuis, deux d\u2019entre elles ont disparu, démolies ou effondrées, emportant avec elles une parcelle de l\u2019histoire des Cantons-de-l\u2019Est.Il ne reste donc que sept fermes rondes dans les Cantons-de-l\u2019Est, dont cinq seulement sont accessibles au grand public.Stanley Holmes est l\u2019un de ces propriétaires singuliers et sûrement le plus fier du lot.Sa grange, c\u2019est son grand-père qui l\u2019a construite en 1907 \u2013 avec l\u2019aide d\u2019un charpentier de Ways Mills, Willis Cramer.Stanley Holmes est né à l\u2019ombre de la grange ronde, il y a joué des heures et des heures, gravé ses initiales sur une planche de bois près de l\u2019entrée, comme l\u2019avaient fait son père et son grand-père auparavant, comme le feront ses fils et ses filles après.Sa forme n\u2019a rien de mystérieux pour lui, rien d\u2019étonnant : « Quand j\u2019étais petit, il y en avait au moins 15, mais je dirais plutôt 15, dans le voisinage.On appelait notre coin \u201cle coin des granges rondes, tellement il y en avait\u201d. » À la Société d\u2019histoire de Sherbrooke, on estime qu\u2019il y en aurait déjà eu près d\u2019une centaine dans les environs! Uniques au Québec, rarissimes au Canada, les premières granges rondes ont été construites au début du XXe siècle dans un secteur restreint des Cantons-de-l\u2019Est, limitrophe du Vermont, où elles avaient pris racine deux décennies plus tôt.On raconte souvent \u2013 même au bureau d\u2019information touristique de Coaticook! \u2013 qu\u2019elles ont été conçues ainsi pour empêcher le diable de se cacher dans un coin.« C\u2019est faux! dit Michel Harnois, président de la Société d\u2019histoire de Sherbrooke.Ce sont des considérations utilitaires qui ont motivé leur construction. » L\u2019Américain Orson Fowler est généralement crédité de l\u2019invention de la grange ronde, auteur d\u2019un ouvrage en 1848 faisant du cercle la forme parfaite en architecture pour apporter joie et motivation au travail, mais ce sont les Shakers (une secte dissidente des Quakers qui voue un certain culte au cercle) qui la popularisèrent au Massachusetts, puis au Vermont à la fin du XIXe siècle.« La grange ronde présentait beaucoup d\u2019avantages », remarque Michel Harnois.Les vaches étaient placées dans des box disposés en cercle vers le centre du bâtiment où l\u2019on pouvait facilement acheminer la nourriture, entreposée dans un silo qui communiquait avec l\u2019étage supérieur à l\u2019aide d\u2019un système de trappes.Un moyen parmi d\u2019autres de simplifier la tâche des agriculteurs à une époque où la mécanisation du travail agricole était pour ainsi dire inexistante.« Il y avait une meilleure circulation d\u2019air \u2013 un avantage pour la santé des bêtes \u2013 et plus de lumière naturelle, grâce aux nombreuses fenêtres autour de la grange », rajoute M. Harnois.Le règne de la grange ronde sera toutefois de courte durée en Amérique du Nord : une vingtaine d\u2019années tout au plus par région.La logique prend vite le dessus : on constate rapidement que le cercle est beaucoup moins propice aux agrandissements que le rectangle.Construire un édifice en cercle est aussi plus complexe : il faut payer les services d\u2019un architecte ou d\u2019un charpentier qualifié et prévoir plus de bois et des planches particulièrement longues de surcroît.Adoptées en 1905 au Québec, elles sont abandonnées dès le tournant des années 20.La grange de Stanley Holmes est ainsi la dernière encore utilisée pour l\u2019élevage des vaches.Celle de Mystic \u2013 plutôt dodécagonale \u2013 a été transformée en musée; celle de Mansonville le sera bientôt.Celle de Baldwin Mills n\u2019est plus utilisée depuis 2009.Son propriétaire vient de prendre sa retraite.Il a tout vendu et sa relève n\u2019a pas davantage l\u2019intention de s\u2019en servir.« Ça coûte trop cher à entretenir, trop cher à restaurer », lance Robert Tremblay, devant sa grange ronde, l\u2019une des plus grosses jamais construite (27 mètres de diamètre), recouverte de bardeaux de cèdre défraîchis.Québec a octroyé des subventions pour assurer la restauration de certaines des granges, après leur inscription au répertoire du patrimoine culturel du Québec.« Mais quand le gouvernement donne, il s\u2019attend à ce qu\u2019on donne beaucoup de l\u2019autre côté », estime- t-il.Pour l\u2019instant, son sort est donc confié à la clémence des éléments.Les touristes sont aussi privés de deux autres fermes, à Austin et à Ways Mills, situées loin des regards, sur des propriétés privées à l\u2019intimité jalousement préservée.DES GRANGES D\u2019IMPORTANCE « Ces granges ont une importance historique, assure Léon Robichaud, professeur au département d\u2019histoire de l\u2019Université de Sherbrooke et directeur de la Revue d\u2019histoire de l\u2019Amérique française.Cela n\u2019a pas été une mode majeure, mais elle témoigne des liens forts qui existaient entre le sud des Cantons- de-l\u2019Est et la Nouvelle-Angleterre.Elles témoignent d\u2019une étape dans le développement de l\u2019industrie laitière, d\u2019une quête de l\u2019équilibre architectural, du beau, pour une structure qui n\u2019est pas seulement utilitaire. » Stanley Holmes, lui, ne peut imaginer ses Cantons-de-l\u2019Est sans ses fermes rondes.« Si, un jour, il arrive quelque chose à la grange, il n\u2019y survivra pas, souffle sa fille Kel- ly-Anne Holmes.Il fera tout pour la conserver, pour garder vivant ce bout de notre histoire. » À LA RECHERCHE DES DERNIÈRES GRANGES RONDES Trésors d\u2019architecture uniques des Cantons-de-l\u2019Est, les granges rondes sont presque aussi difficiles à dénicher en 2018 qu\u2019une aiguille dans une botte de foin pour les touristes.Ci-dessus, la grange à Barnston.\u2014 PHOTO LA PRESSE, DAVID BOILY On les comptait par dizaines il y a 100 ans; on n\u2019en compte même plus une dizaine aujourd\u2019hui.Trésors d\u2019architecture uniques des Cantons-de-l\u2019Est, les granges rondes sont presque aussi difficiles à dénicher en 2018 qu\u2019une aiguille dans une botte de foin pour les touristes.Mais elles méritent d\u2019être admirées.Voici une virée dans les couleurs d\u2019automne à saveur historique.LIRE SUR LA ROUTE DE GRANGES RONDES \u203a W28 SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W28 VOYAGES VIOLAINE BALLIVY La Presse MONTRÉAL \u2014 Envie de découvrir les dernières granges rondes du Québec?Voici un circuit pour les admirer en même temps que les couleurs de l\u2019automne.1.GRANGE STANLEY-HOLMES Construite en 1907 pour Will iam Henr y Holmes, dont la grange venait d\u2019être rasée par les flammes, cette grange ronde est l\u2019une des dernières \u2013 sinon la dernière \u2013 en exploitation de nos jours, amoureusement entretenue par le petit-fils de William : Stanley.Même si elle n\u2019est pas officiellement ouverte aux touristes, M. Holmes les accueille avec chaleur et grande fierté, à condition qu\u2019ils signent son livre d\u2019or où figurent déjà les signatures de Geoffrey Molson et Jean Cha- rest, s\u2019empresse-t-il de préciser.On peut pénétrer à l\u2019étage supérieur pour admirer tout le savoir-faire des charpentiers de l\u2019époque et la structure qui relève de l\u2019œuvre d\u2019art.Québec a classé le bâtiment en 2001 et octroyé 70 000 $ pour sa restauration.Une deuxième grange ronde est située à moins de 1 km de là à vol d\u2019oiseau : restaurée de façon remarquable à l\u2019extérieur, elle est toutefois située sur une propriété privée, cachée par une épaisse forêt.2523, chemin Holmes, Barnston-Ouest 2.BUREAU D\u2019ACCUEIL DE COATICOOK La région de Coaticook a voulu faire un clin d\u2019œil à son ancien surnom de « coin des granges rondes » en construisant, en 1996, un bureau d\u2019accueil touristique en forme de grange ronde.L\u2019extérieur est joli, mais on fournit peu d\u2019information au public sur l\u2019histoire de ces granges \u2013 un simple feuillet inséré au milieu d\u2019un grand cartable qui doit être laissé sur place.Dommage.On profitera quand même des environs agréables si l\u2019on veut faire un pique-nique : il y a d\u2019ailleurs une aire de jeux pour les enfants.Une crème glacée s\u2019impose avant de reprendre la route, à l\u2019usine des fameuses crèmes glacées Coaticook.400, rue Saint-Marc, Coaticook 3.BALDWIN MILLS Cette grange, la plus grosse de toutes, est l\u2019une des plus accessibles, située juste en bord du chemin de Baldwin Mills.Magnifique, elle est recouverte de bardeaux de cèdre naturel et, bien qu\u2019elle n\u2019ait pas fait l\u2019objet d\u2019entretien depuis plusieurs années, elle possède toujours sa tourelle à huit côtés qui permettait une meilleure circulation d\u2019air et d\u2019éviter les incendies quand, l\u2019été, la température devenait trop élevée dans la réserve de foin.On remarque aussi la pente douce qui mène à l\u2019entrée, qui facilitait la tâche des chevaux tirant la charrue lourdement chargée.Elle n\u2019est plus utilisée depuis 2009 et son nouveau propriétaire n\u2019a pas l\u2019intention de s\u2019en servir non plus.On peut donc craindre que sa survie soit menacée, ce qui rend cet arrêt d\u2019autant plus important.Et puis, de là, on pourra suivre la route vers Compton, sans doute le village préféré des gourmands, repaire de producteurs agricoles d\u2019exception, à commencer par les fondateurs de la fromagerie La Station, dont les fromages biologiques ont été maintes fois primés.La boutique, qui propose aussi plusieurs autres produits locaux, est ouverte tous les jours.1282, chemin de Baldwin Mills-Barnston, Coaticook 4.MANSONVILLE On le voit clairement à l\u2019œil nu, la grange de Mansonville a besoin d\u2019une cure de jouvence : sa base s\u2019est avachie, plusieurs fenêtres ont été placardées, la peinture s\u2019écaille en plusieurs endroits.Mais elle l\u2019aura, son lifting! Une aide de 210 000 $ a été accordée par Québec au début du mois, aide qui s\u2019ajoutera aux près de 100 000 $ en dons déjà récoltés et qui permettra d\u2019en faire un centre d\u2019interprétation de la région et de ces granges en 2019.D\u2019ici là, on profite quand même de la présence, tous les samedis jusqu\u2019au 13 octobre, d\u2019un marché public qui rassemble une dizaine de producteurs de la région, symbole de l\u2019importance de la bâtisse dans le cœur du village et le cœur des villageois.Rue Joseph-Blanchet, Mansonville 5.STANBRIDGE L\u2019originale des originales : la grange Walbridge n\u2019est pas ronde à proprement parler, elle est dodécagonale, à 12 côtés égaux donc.Elle fait toutefois partie du même courant architectural et sa construction \u2013 en 1882 \u2013 a été motivée pour les mêmes raisons que les autres granges parfaitement rondes des environs.C\u2019est aussi l\u2019une de celles qui sont dans un état le plus remarquable, transformée en centre d\u2019interprétation en mai 2010.« Quand on entre dans une grange ronde, notre perception de l\u2019espace change complètement, nos repères \u2013 les murs, le plafond \u2013 ne sont plus les mêmes », dit Michel Harnois.Y entrer, c\u2019est assurément la meilleure façon de bien comprendre l \u2019o rga n i sat i o n d\u2019 u n e g ra n g e ronde, si différente d\u2019une grange rectangulaire.L\u2019auberge L\u2019œuf, à quelques pas de là, propose de bonnes glaces maison, des crêpes pour les plus gros appétits et des chambres pour ceux qui voudraient prolonger leur séjour dans la région.2, rue River, Stanbridge East 6.LAC BROME L\u2019âge d\u2019or des granges rondes a été de courte durée : la grange ronde de Lac-Brome est la dernière construite au Québec, voire en Amérique du Nord.Et son propriétaire, David Bisaillon, n\u2019a certainement pas aidé à renverser la tendance.Dès l\u2019érection de la grange, « ce fut une déception pour la famille Bisaillon, à qui déplaisaient les coûts de la construction et la mauvaise division de l\u2019intérieur », indiquent les rapports d\u2019évaluation du gouvernement du Québec, qui l\u2019a inscrite à l\u2019inventaire du Patrimoine en 2015.Malgré tout, elle survivra plutôt bien au passage des années.Elle est restée en activité jusqu\u2019en 2002 et elle constitue, aujourd\u2019hui, un très bel exemple du talent des ouvriers de l\u2019époque.35, chemin Scott, Lac-Brome Sur la route de granges rondes La grange ronde de Lac-Brome.\u2014 PHOTO VILLE DE LAC-BROME 5336205 LE «VRAI» MEILLEUR PRIX ! www.celebritours.com *Promotions valides pour nouvelles réservations seulement.Prix par pers.à partir de, occ.double, incluant hébergement, vols, transferts et taxes.*Prix promotionnel si vous payez par chèque ou en espèces.Prix et promotions en vigueur au moment de l\u2019impression.Valables pour réservations effectuées du 29 septembre au 5 octobre 2019, sous réserve de disponibilité.Conditions générales/détails : voir brochure 2017-2018 ou site Web.Transport aérien par vols réguliers avec correspondance(s).Le prix n\u2019inclut pas la contribution OPC de 1 $/1 000 $.PERMIS DU QUÉBEC Autres destinations et autres dates de départ disponibles.JDM2185540 Asie SÉJOURS AU VIETNAM Phan Thiet Départ du 19 avril 2019 : 22 jours \u2013 34 repas 3 semaines pour le prix de 2 pour toute la saison / À PARTIR DE 2399$* PROMOTION « SEMAINES GRATUITES »! La Méditerranée ESPAGNE Costa Del Sol 16 novembre* 2018 et 25 janvier 2019/29 jours/Sans repas Long séjour 4 semaines pour le prix de 3 Appartements Ecuador Park (Torremolinos) À PARTIR DE 1999$* PORTUGAL Algarve Départ le 5 novembre/23 jours \u2013 40 repas Incluant 2 nuits à Lisbonne Long séjour 3 semaines pour le prix de 2/Hôtel Falésia À PARTIR DE 2199$* Algarve Départ le 26 octobre/29 jours \u2013 54 repas Long séjour 4 semaines pour le prix de 3/Hôtel Falésia À PARTIR DE 2799$* Circuit Splendeurs Départ le 4 novembre : 21 jours \u2013 37 repas 1 semaine additionnelle gratuite/À PARTIR DE 2699$* TUNISIE Long séjour à l\u2019hôtel Marhaba (Sousse) 10 novembre 2018/29 jours/54 repas 4 semaines pour le prix de 3 À PARTIR DE 1450$* Circuit découverte + séjour à l\u2019hôtel Marhaba (Sousse)/10 novembre 2018/22 jours/28 repas 1 semaine additionnelle gratuite À PARTIR DE 1650$* CROATIE Séjours combinés - Split et Dubrovnik 9 novembre 2018/22 jours/38 repas 3 semaines pour le prix de 2 À PARTIR DE 2399$* 1 877 672-6001 MAROC Circuit des villes impériales et Agadir 28 octobre 2018 \u2013 15 jours/26 repas À PARTIR DE 2399$* Dates de validité : du 22 au 28 septembre 2018 laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 VOYAGES W29 ALEXIS GACON La Presse MONTRÉAL \u2014 Pour profiter du meilleur d\u2019une destination lors d\u2019un court séjour.Après une petite heure de route depuis Mexico, le site archéologique d\u2019El Tepozteco se dessine.Inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO, il sera le cœur de ce retour dans le temps à Tepoztlán.Cette petite ville de 32 000 âmes, bourrée de charme et qui vit tambour battant, se visite entièrement à pied.POUR PRENDRE UN CAFÉ À LA OLLA ANTOJOITOS MAGICOS Avant d\u2019affronter les sommets, chaussés de bonnes chaussures, rien de tel qu\u2019un café salvateur.Ouvert sur l\u2019extérieur, le restaurant jaune et bleu d\u2019Antojitos Magicos est un bel écrin pour approcher de la ville, lorsque l\u2019on arrive de Mexico.Le café à la olla est assaisonné de la cannelle et de piloncillo, sucre de canne mexicain : délicieux.Il est temps de se mettre en marche.Plus vous approchez de la montagne, plus les stands d\u2019artisanat s\u2019entassent, et plus la chance augmente de croiser un coati, ce cousin du Sud des ratons laveurs.POUR LA VUE LA PYRAMIDE D\u2019EL TEPOZTECO Les bons marcheurs atteindront le sommet d\u2019El Tepozteco, perché sur le massif, en une heure.Exigeante, la balade suit un chemin de pierre bien balisé.Pour les jeunes qui s\u2019y aventurent, la coutume est de déguster du pulque, alcool utilisé depuis le XIe siècle à base de sève d\u2019agave fermentée, durant la montée.Une façon d\u2019honorer ainsi Tepoztécatl, un dieu aztèque de l\u2019ivresse, sur sa pyramide.Pas étonnant que Tepo- ztlán soit un lieu couru d\u2019observation d\u2019ovnis.Un étroit canyon mène au sommet et à une vue splendide sur la vallée en contrebas.Si la randonnée vous a plu, la ville regorge d\u2019itinéraires.POUR MANGER PRÉCOLOMBIEN LE MERCADO De retour de cette randonnée, que vous le vouliez ou non, le Mercado est immanquable.C \u2019est un t intamarre à p eine assourdi par les bâches colorées qui recouvrent les échoppes de nourriture réunies sur la petite place, en dessous du Zocalo.Si vous pouvez vous délecter pour quelques pesos de mole verde, plat en sauce aux tomatillos et à l\u2019épazote (une des herbes favorites de la cuisine mexicaine), vous auriez tort de rater les stands de nourriture précolombienne.Les papilles remontent dans le temps.POUR SE DÉTENDRE LE MUSÉE EX CONVENTO DE LA NATIVIDAD Construit par des autochtones sous les ordres des moines dominicains du XVIe siècle, le musée Ex Convento de la Natividad s\u2019étale à l\u2019ouest de la ville.Les murs peints de ce havre paisible mélangent élégamment symboles préhispaniques, fleurs et formes géométriques.Il fait bon se détendre dans cet îlot de verdure, lui aussi inscrit au patrimoine mondial de l\u2019UNESCO.Le couvent a été secoué par le tremblement de terre qui a fait vaciller la région en septembre dernier.Mais il a, pour l\u2019essentiel, tenu bon.POUR APPRÉCIER L\u2019ART MUSEO DE ARTE PREHISPÁNICO COLECCIÓN CARLOS PELLICER Juste à côté du couvent, ce petit musée se visite en moins d\u2019une heure mais la richesse de sa collection d\u2019art précolombien est surprenante.Des centaines d\u2019œuvres y sont exposées, dont de nombreux outils utilisés par les chamans.L\u2019occasion de s\u2019ouvrir sur la diversité de l\u2019art des Aztèques, des Mayas, des Zapo- tèques ou encore des Totonaks.Ne ratez pas la pièce la plus recherchée du musée, la relique du dieu Tepoztecatl.POUR SE DÉTENDRE APRÈS LA JOURNÉE LE TEMAZCAL Les journées sont chaudes dans la région, particulièrement entre mars et juin.En plus de la nourriture épicée, qui vous fera évacuer quelques toxines, le temazcal est une solution à envisager après des longues heures de randonnée.Ce sauna ou « hutte de sudation », né avant que les colons n\u2019arrivent en ville, est fait de terre cuite.Magnifique, celui de la Posada del Tepozteco est le plus réputé de la région.Sur les pierres chaudes, on verse du thé, et non seulement de l\u2019eau chaude.Pour éviter de manque l\u2019occasion, il faut réserver deux jours à l\u2019avance.www.posadadeltepozteco.com Bons plans à Tepoztlán Les environs de Tepoztlan.\u2014 PHOTO THINKSTOCK Les prix indiqués incluent les taxes ainsi que la contribution au FICAV de 1$ par 1000$ Prix incluant le transport aller-retour en autocar de luxe, les services d\u2019un guide-accompagnateur bilingue, les taxes et la FICAV.VIVEZ LA FÉERIE DE NOËL À NEW YORK! Départs toutes les fins de semaine de décembre 2018 Les vitrines des grands magasins débordent d\u2019originalité, la patinoire du Rockefeller Center fourmille de joie de vivre et la température est clémente.L\u2019ambiance en ville est magique! CAsINO DE FOxWOODs Et MOhEgAN Du 4 au 6 nov.| Du 2 au 4 déc.2018 | 36 places disponibles Circuit de 3 jours et 2 nuits Inclus : 2 nuits au Great Cedar Hotel (4*) situé sur le site du Casino de Foxwoods; 4 coupons-repas; 30 $ en crédits-jeu.À partir de À partir de À partir de par personne Occupation double par personne Occupation double 4 nov.par personne Occ.double 2596 $ 214 $ À partir de par personne Occupation double 395 $ 368$ WWW.ExpREssIONVOYAgEs.COM | 1 800 667-1469 Ou 819 868-1421 phILIppE tEssIER | 71, RuE sAINt-DAVID, MAgOg (pERMIs Du QuÉbEC) pOuR INFORMAtION / RÉsERVAtION Spécialistes en voyages de groupes Découvrez le monde! Faites vos valises! Prix incluant les vols directs aller-retour Montréal- San José avec Air Canada, le transport en autocar climatisé à destination, les taxes et la FICAV.tuRNINg stONE REsORt Et CAsINO Du 19 au 21 nov.2018 | 22 places disponibles Inclus : 2 petits-déjeuners et 2 nuits au Turning Stone Resort et casino; 30 $ en crédits-repas; 60 $ en crédits-jeu.À partir de par personne Occupation double 399$ YOgA, RANDONNÉE Et NAtuRE Au COstA RICA Du 6 au 13 février 2019 | 20 places disponibles Circuit de 8 jours et 7 nuits Inclus : professeur de yoga francophone du début à la fin de votre séjour; transport en autocar climatisé à destination; 7 nuits d\u2019hôtel (3*) dont 4 nuits « forfait tout inclus » en bord de mer; 20 repas; cours de yoga matins et soirs (tous niveaux); méditation journalière; ateliers de croissance; visite d\u2019une plantation de cacao; baignade à la cascade de Turrubares; randonnées pédestres dans les sentiers en matinée et en soirée à Punta Leona.COstA RICA, Du pACIFIQuE Aux CARAÏbEs Du 13 au 23 février 2019 | 20 places disponibles Circuit de 11 jours et 10 nuits Inclus : accompagnateur bilingue; transport en autocar climatisé à destination; guide local francophone certifié; 10 nuits d\u2019hôtel (3* à 4*) dont 3 nuits « forfait tout inclus » en bord de mer; 24 repas; excursion au volcan Poas; visite de La Fortuna; parc Arenal Hanging Bridges; parc National du Volcan Tenorio; Rio Céleste; temps libre à la plage, parc national de Tortuguero; excursion guidée en bateau et plus encore.À partir de par personne Occupation double 2999$ NOUVEAUTÉS ! Visitez le www.expressionvoyages.com pour connaître tous les nouveaux départs, croisières, escapades et spectacles.« Vols directs aller-retour inclus » À partir de 2 déc.par personne Occ.double 299$ CAsINO DE ChARLEVOIx Et MANOIR RIChELIEu Du 28 au 29 oct.2018 | 35 places disponibles Inclus : 1 petit-déjeuner et 1 nuit d\u2019hôtel au Fairmont Le Manoir Richelieu (4,5*) ; 1 souper au Manoir Richelieu.GAGNEZ VOTRE PROCHAIN VOYAGE! Offre exclusive pour tous les voyages en autocar du mois d\u2019octobre 2018 vers le Casino de Charlevoix.Un gagnant par autocar ! SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 laTribune W30 VOYAGES C haque fois que je sors d\u2019un aéroport, j\u2019ouvre grands les yeux et j\u2019inspire un bon coup.Je m\u2019imprègne instantanément du climat, de l\u2019odeur, des couleurs de ce nouveau pays.Ce moment, qui ne dure qu\u2019une fraction de seconde, demeure un de mes préférés en voyage.Je me souviens de la chaleur accablante, même à trois heures du matin, à Colombo, au Sri Lanka.Je revois aussi les palmiers de Cancun, ou de cette ville, au loin, quand le train a quitté l\u2019aéroport d\u2019Osaka pour me conduire vers la grande ville japonaise.Ce qu\u2019on oublie souvent, par contre, c\u2019est que la première impression d\u2019un pays nous vient de son aéroport.Il y a ceux dans lesquels on arrive à destination, et ceux dans lesquels on est obligé de transiter pour quelques heures.La gentillesse du personnel, la propreté des toilettes, la facilité à s\u2019orienter viennent toutes jouer sur notre jugement.Je suis tombé sur un classement des meilleurs aéroports compilé par Airhelp.com à l\u2019aide de données trouvées sur Twitter.On y tient apparemment compte de la ponctualité des vols, de la qualité des services et du sentiment général des voyageurs.Selon ce site, l\u2019aéroport Hamad international de Doha, arriverait en tête de liste.L\u2019immense aéroport possède un petit côté ludique, avec son immense ourson en peluche au milieu du bâtiment.Une fois la sécurité passée, quand on se trouve en transit, on descend un escalier roulant au bout duquel nous attend un dinosaure robotisé.Et pour les enfants, des terrains de jeux aux allures de sculptures géantes donnent envie de s\u2019amuser.Deux larges salles, avec des bancs inclinés cordés comme des sardines, permettent aussi de tenter de s\u2019assoupir, si on s\u2019y trouve pour une partie de la nuit.Un autre site, sleepinairports.net, recense quant à lui les meilleurs aéroports pour dormir.Au bas de la liste, le Sud-Soudan, le Nigeria, l\u2019Arabie saoudite.et plusieurs petits aéroports grecs.Au contraire, il paraît qu\u2019on dort bien à l\u2019aéroport de Singapour.Parmi les autres aéroports obtenant de très bons résultats généraux, notons celui d\u2019Haneda, à Tokyo au Japon.Celui-là, en plus de ses nombreuses boutiques aux produits culturels fascinants, nous permet d\u2019acheter une pensée, dans une machine distributrice, et de l\u2019accrocher sur un grand mur où pendent les bonnes fortunes des autres voyageurs.Une grande terrasse, où se rassemblent quantité de curieux, donne une vue imprenable sur le tarmac et les avions qui décollent.Pour passer le temps, c\u2019est assurément plus divertissant qu\u2019une série de iPad publics à la porte d\u2019embarquement.Génial.Parmi mes autres coups de cœur, notons l\u2019aéroport Wayne County, de Détroit.Son monorail traversant le terminal est particulièrement pratique.Mais j\u2019aime surtout le tunnel reliant le terminal A aux terminaux B et C.Munis de deux tapis roulants, il est coloré de faisceaux lumineux oscillant au son de musique Motown.Parfait comme accueil.À Schipol, à Amsterdam, c\u2019est l\u2019efficacité qui m\u2019a frappé.On sort de l\u2019avion et des postes frontaliers sont aménagés un peu partout, si bien qu\u2019on n\u2019attend jamais bien longtemps pour sortir de l\u2019aéroport.Un train nous amène en 15 minutes au centre-ville.Et quand on quitte la capitale néerlandaise, il y a depuis longtemps des dépôts à bagages automatisés, et parfois, on ne passera la sécurité qu\u2019à la porte d\u2019embarquement.Pas trop longues, donc, les files d\u2019attente.Pour sa simplicité, il faut aussi mentionner l\u2019aéroport de Rurre- nabaque, en Bolivie.On est loin des vols internationaux.Sa piste d\u2019atterrissage, dans la brousse, tranche avec le couvert forestier qu\u2019on voit depuis les airs.L\u2019aéroport n\u2019est qu\u2019une cabane entourée de moustiquaires, où les bagages sont déchargés sur un chariot tiré à bout de bras.Pour la sécurité, on passe un détecteur de métal et on dépose notre valise sur une table pour que quelqu\u2019un la tripote rapidement.Dans la rubrique des aéroports stressants, notons celui de Melbourne, en Australie, où des passagers plus suspicieux devront se tenir en ligne pendant qu\u2019un chien renifleur cherche des éléments défendus.On sue même si on n\u2019a rien à se reprocher.Idem au Mexique ou en Bolivie, où il faut appuyer sur un bouton pour déterminer si nous serons choisis pour une fouille aléatoire.Quand une poignée de passagers devant nous ont fait s\u2019allumer un voyant vert, on ne peut que se croiser les doigts pour qu\u2019une lumière rouge ne scintille pas quand notre tour vient.À Kigali, au Rwanda, les mesures de sécurité sont extrêmes.On ne peut pas trop leur reprocher.Après avoir fouillé la voiture de fond en comble, de l\u2019avoir fait renifler par un chien et avoir examiné le dessous avec un miroir, on soumet les bagages aux rayons x avant d\u2019entrer dans le bâtiment.Idem après l\u2019enregistrement.Et pourquoi pas une troisième fois, à la porte d\u2019embarquement?Dans le classement de AirHelp, de grands aéroports comme Charles-de Gaulle à Paris ou.Les- ter-B.-Pearson à Toronto arrivent en queue de peloton.Je l\u2019avoue, Dieu que je déteste transiter par Toronto.Vols annulés.Vols reportés.Bagages égarés.Name it! Problems! Problems! Problems! Ha oui, et il faut noter ce douanier, pas trop heureux que je lui parle en français, qui m\u2019a fait la moue en me demandant de lui répondre en anglais.Pas que ça me gêne, la langue de Shakespeare, mais dans un aéroport où l\u2019affichage est bilingue, je pensais pouvoir m\u2019exprimer dans ma langue.Voilà qui me fait dire qu\u2019une fois la sécurité ou les douanes passées, c\u2019est toujours bien de voir quelqu\u2019un qui sourit, pour qu\u2019on se sente les bienvenus.Suivez mes aventures au www.jonathancusteau.com.JONATHAN CUSTEAU CHRONIQUE jonathan.custeau@latribune.qc.ca LE BOURLINGUEUR Vie d\u2019aéroport L\u2019aéroport de Rurrenabaque, en Bolivie, a toutes les allures d\u2019une cabane en campagne.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU L\u2019ourson géant de l\u2019aéroport de Doha est un symbole devant lequel quantité de travailleurs s\u2019arrêtent.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, JONATHAN CUSTEAU laTribune SAMEDI 29 SEPTEMBRE 2018 W31 DENIS MESSIER dmessier@latribune.qc.ca @LT_LaTribune facebook/quotidienlatribune MÉLISSA BERGERON de la Caisse Desjardins des Deux-Rivières vendait sa salade au départ du 8e trou à Milby.L\u2019enjeu était le « trou d\u2019un coup » à la Classique de golf de la Fondation Vitae.Rien de trop facile pour un montant de 10 000 $ pour l\u2019exploit, une normale 3 de 170 verges sur un vert élevé! MÉLIS- SA est membre d\u2019une équipe en compagnie de MARIE-JOSÉE FLEURY\u2026 En place au concours « Mise et Vise » au vert de pratique, tout en étant déguisé », GINETTE DOUCET du CIUSSS-CHUS fut déplacé vers le vert du 8e à titre de « surveillante » du Trou d\u2019un coup\u2026 Une journée à l\u2019ombre pour cette bénévole qui a étudié et possède un diplôme en technicienne de loisirs.GINETTE adore le golf, et elle attend une invitation! MICHEL JUBINVILLE du bureau d\u2019architecte Jubinville & Associés m\u2019attendait au départ du tertre de départ du 5e trou avec une bonne nouvelle.MICHEL et FRANÇOIS LONGPRÉ de Constructions Guy Sebas ont arraché une victoire par la marge de deux coups sur les « jeunes », soit HUGO, fils de MICHEL et LOUIS-PHILIPPE, fils de FRANÇOIS, sur les allées de Venise.« Notre victoire aurait pu être plus décisive, mais il y a eu un p\u2019tit relâchement de notre part », de m\u2019avouer MICHEL\u2026 Proprio depuis un peu de 30 mois, LOUIS DELISLE est fier de son Marché Prospect\u2026 La balle de golf que frappe ÉLIE OUZILLEAU de VN Plancher Expert est loin de « voyager » tel un tapis volant\u2026 JEAN- PIERRE LEFEBVRE de Coaticook m\u2019a confié être satisfait de l\u2019expérience du week-end de magie.JEAN- PIERRE, selon les commentaires, a lui aussi été excellent comme magicien\u2026 MARC BLAIS évoluait sur un terrain qui lui est familier\u2026 PIERRE LANGEVIN de la Caisse des Sommets joue du bon golf, même à l\u2019étranger\u2026 ALAIN COLLARD de SMUS n\u2019avait pas la même pression qu\u2019à une sortie entre médecins\u2026 MIREILLE CANTIN termine une 28e saison au casse-croute de Milby, en plus de besogner aussi au chalet.MIREILLE, vous pouvez aussi la voir au magasin Simons du Carrefour de l\u2019Estrie\u2026 MARTIN RATTÉ, directeur de Sous un soleil de plomb, la Classique de golf de la Fondation Vitae célébrait un 20e anniversaire et la bonne humeur était au rendez-vous pour les 120 joueurs présents.Gaétan Soucy, vice-président Gestion de Patrimoine de VMD et présent pour une 20e année à la Classique, agissait à titre de président d\u2019honneur de l\u2019activité.Gaétan pose en compagnie de Sylvie Moreault, directrice des programmes à l\u2019autonomie, Diane Gingras, vice- présidente du CA du CIUSSS-CHUS et Geneviève Delisle, coprésidente de la Fondation Vitae.\u2014 PHOTO SPECTRE MÉDIA, MICHELLE BOULAY Le président du Panthéon, JEAN PERRAULT, a inauguré la 4e rencontre d\u2019intronisation en demandant au public présent au pavillon Armand-Nadeau de garder une minute de silence à la mémoire du regretté BRUCE COULTER, intronisé en 2015\u2026 Président et cofondateur de la microbrasserie le Siboire, PIERRE-OLIVIER BOILY agissait à titre de président d\u2019honneur de l\u2019édition 2018.Multiple champion canadien en cyclisme et membre de l\u2019équipe nationale de 2001 à 2015, PIERRE-OLIVIER s\u2019est présenté comme un athlète- entrepreneur.« Mon éthique de travail, ma confiance, mon équilibre et la confiance, je l\u2019ai appris et développé grâce à mon sport », précise PIERRE-OLIVIER\u2026 Le maire STEVE LUSSIER, présent, a remercié le comité de l\u2019invitation.« Un honneur d\u2019être ici et mes félicitations aux intronisés », ajoute le maire\u2026 CHARLES THIFFAULT, président du comité de sélection, a remis des plaques, tout comme PAUL DESHAIS, vice-président du comité\u2026 RAYMOND DUQUETTE animait l\u2019activité pour une 4e année\u2026 F R A N Ç O I S E L A C A S S E e t CATHERINE NADON étaient les hôtesses\u2026 ROBERT « Bob » DANDURAND , président du comité organisateur et responsable à la console, secondé de JOHANNE MONGEAU\u2026 La présence de MARY O\u2019MALLEY permettait aux gens d\u2019en savoir un peu plus sur la natation, le hockey, le patinage de vitesse et les femmes dans le monde du sport\u2026 JEAN POIRIER, trésorier du Panthéon, fut associé durant 35 ans à l\u2019UdeS.JEAN garde un beau souvenir des Jeux du Canada 2013, lui qui gérait la gestion des sites\u2026 STEVE VER- METTE, conjoint de MARYSE PERREAULT, est associé à Cen- traide depuis un an au niveau des communications\u2026 BERTRAND BEAULIEU a profité de la soirée d\u2019intronisation pour se rappeler des souvenirs avec l\u2019un des élus, MARCEL ROY de Lac-Mégantic\u2026 Un ballon de volley, ça n\u2019a plus aucun secret pour DENIS FONTAINE.Il compte 40 ans de carrière dans cette discipline et fier de voir MÉLISSA RAYMOND au Panthéon sherbrookois\u2026 RÉMY FONTAINE, directeur du Triolet, se réjouit pour MÉLISSA.RÉMY compte 20 ans d\u2019association avec le Triolet qui ne cesse de développer des jeunes à l\u2019intérieur de ses programmes sports-études\u2026 L\u2019historien ANDRÉ TESSIER est l \u2019 homme que vous avez besoin de croiser si vous êtes à la recherche d\u2019infos.MATT McBRINE, directeur des sports à Bishop\u2019s, a accepté au nom de LEROY BLUGH\u2026 Le bâtisseur IVAN BEAULIEU, un récipiendaire par le passé d\u2019un Victor Spécial, va rejoindre sur la Place du Panthéon au lac des Nations les YVON LAMARCHE, BRUCE COULTER et autres.JACQUES PETIT du programme Sport Excellence a remis la plaque à IVAN\u2026 J E A N- G U Y G I N G R A S , u n ex-président de la Traversée internationale du lac Memphré- magog, a accepté la plaque dans la division Événement flanqué de Me LAURENT PELLETIER et SERGE LAURENDEAU, un bénévole de la première heure\u2026 L\u2019ex-mairesse de Lac-Mégan- tic, COLETTE ROY LAROCHE assistait à la 4e intronisation\u2026 L\u2019as de la raquette, RICHARD ROYER, était présent pour saluer les intronisés, tout comme JEAN- PIERRE BOUCHER, directeur du Centre sportif de l\u2019UdeS, GILLES NORMAND , président de la CSRS, VINCENT BOUTIN, président du comité sport et loisir à la Ville de Sherbrooke\u2026 INGRID DUBUC de la Ville de Sherbrooke est d\u2019un grand secours pour le Panthéon\u2026 Un merci fut aussi adressé à STÉPHANE LABERGE et SYLVAIN GAGNON de Radio- Canada Estrie, un partenaire du Panthéon\u2026 GEORGES LAURENT, Monsieur Soccer, était là pour y applaudir et prendre des nouvelles de SYLVIE BÉLIVEAU, intronisée dans la catégorie bâtisseur.GEORGES habite Orford\u2026 Saviez-vous que ROCH LOIGNON, intronisé en patinage de vitesse, courte piste, a officié à l\u2019âge de 75 ans en Russie, un championnat du monde?ROCK chausse les patins à 85 ans\u2026 JEAN-PIERRE LEMELIN, retraité de l\u2019école La Ruche au terme d\u2019une carrière de 31 ans, était présent au pavillon fier de saluer l\u2019athlète intronisé, la Dre CHRISTINE SLYTHE, urgentologue à l\u2019hôpital de Saint-Jérôme.La meilleure coureuse de demi-fond de l\u2019histoire en Estrie\u2026 Directrice de l\u2019école du Boisjoli, MARYSE PERREAULT célèbre cette année un 10e anniversaire à titre de directrice d\u2019école.Asbestos, Magog et Brébeuf furent les écoles visitées par MARYSE, elle qui assure la relève de NICOLE CLERMONT\u2026 Échos du Pavillon! \u203a UNE 20E ÉDITION POUR LA FONDATION VITAE la Caisse Desjardins du Nord, n\u2019a pas peur des fosses de sable, et ce, après une visite au club Les Dunes de Sorel-Tracy\u2026 ISABELLE LAN- GLOIS, administratrice à la caisse du Nord, ne souhaitait pas mettre les pieds dans le sable au 5e trou\u2026 PATRICK BOLDUC et le président du CA, ROGER DURAND, complétaient le quatuor\u2026 RÉAL LÉTOURNEAU, ennuyé par une blessure à un genou, s\u2019inquiétait bien plus pour sa saison de hockey que sa partie de golf.L\u2019ex- grand patron de RCGT, RÉAL n\u2019est pas à la retraite avec une moyenne de 25 heures semaine\u2026 DANIEL LABONTÉ, lui aussi, passe du temps à son bureau\u2026 Une belle journée dans la campagne pour les GILLES DAVID d \u2019A c i e r s S i m m o n d s , R É A L LECLERC, CLAUDE MARTINEAU de NV Cloutier et RENALDO CAT- TELAN\u2026 SERGE PROVOST de Monuments Prévost n\u2019a pas eu l\u2019occasion de jouer au golf sur une base régulière en raison du travail\u2026 Le chef cuisinier TIM KINDER s\u2019est avéré un bon partenaire pour MARIO LAMBERT de Surplec HV et JEAN-MARC HAMEL\u2026 Président de la CSRS, GILLES NORMAND ne l\u2019a pas eu facile sur le parcours de Milby, tout particulièrement au numéro 8, normale 3 de 170 verges\u2026 La commissaire MARYSE GAUDREAU a aussi bien fait\u2026 RÉJEAN CAOUETTE n\u2019étant pas de taille pour se mesure au Milby, tout comme LOUISE BOURGAULT\u2026 NICOLE FORTIER, responsable de La Friperie de la Maison Aube- Lumière, à la Place des Congrès de Sherbrooke et située non loin de la Cage Brasserie Sportive, soit à l\u2019ancien Golf-Max, va ouvrir ses portes le 3 octobre prochain.Les profits sont versés à La Maison Aube-Lumière et les vêtements offerts sont de qualité! 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