Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 mars 1898, mardi 8 mars 1898
[" Choses et Autres Utilisation agricole des eaux d\u2019égout.\u2014 Le collège St.Laurent, près Montréal, a entrepris une œuvre à la fois hygiénique et agronomique en utilsant les eaux d\u2019égout à l\u2019engraissement du sol, et en purifiant ensuite ces eaux par leur filtration à travers ce même sol jusqu\u2019à un système de drains souterrains qui les recueillent et les amènent ains1 purifiées jusqu\u2019à un cours d\u2019eau voisin.L'inauguration officielle du champ d\u2019épuration du collège St.Laurent a eu lieu le 19 février dernier, en présence de l'hon.M.Déchène, ministre de l'Agriculture, de sir William Hingston, sénateur, et d'un très grand nombre de spectateurs distingués.Nous regrettons, faute d'espace, de ne pouvoir publier tout le discours si intéressant que l\u2019organisateur de ces travaux, M.Janin, ingénieur civil, a prononcé en cette occasion.Voici cependant la.description sommaire qu\u2019il en a donnée : \u201cLes eaux d\u2019égout du collège qui se déversaient autrefois dans un cours d\u2019eau qui longe la ville de Saint-Laurent et qui empoisonnaient ce cours d\u2019eau et le rendaient éminemment dangereux pour la santé publique, sont actuellement reprises au puisard situé à côté des bâtiments du collège, de là sont amenées par une conduite jusque dans une vaste citerne pouvant contenir, à la rigueur, les eaux d'égout écoulées pendant 34 heures ; de cette citerne, elles sont élevées par une pompe centrifuge actionnée par la force motrice à vapeur du collège et refoulées à plusieurs pieds plus haut sur le champ d\u2019épuration et d'utilisation agricole où elles fument et arrosent la terre au gré du cultivateur qui, à l\u2019époque de la culture, les dirigera au moyen de vannettes réglant leur distribution dans les divers fossés ; après s'être éjurées en pénétrant dans le sol, ces eaux passent dans les drains souterrains qui les conduisent au cours d\u2019eau public où elles ne sont plus un inconvénient, mais au contraire, une source plus abondante d'eau pure. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Importance de humus dans le sol.-Il est trés important d\u2019avoir un rol riche en humus.Des expériences récentes, faites par Je prof.J.B.Reynolds, d\u2019Ontario, démontrent que plus le sol est riche en humus, plus il peut contenir d\u2019eau, ce qui augmente considérablement sa fertilité.L\u2019évaporation avec un pareil sol est beaucoup plus lente qu\u2019avec un so! dépourvu d\u2019humus.Dane un eable pur l\u2019évaporation pendant sept jours a eu lieu à raison de quarante tonnes par acre et elle a été seulement d\u2019environ dix-huit tonnes dans un terrain sablonneux riche en humus, Ces résultats démontrent combien 11 est important pour les cultivateurs d\u2019augmenter la quantité d\u2019humus dans le eol au moyen des fumiers, des composts, des cultures dérobées et surtout de la culture du trèfle qui enrichit le eol non seulement en humus, mais auesi en azote.Cendres de bois.\u2014Une série d\u2019analyses faites dernièrement montrent que leur teneur en éléments fertilieants varie considérablement.La cendre d\u2019érable contient généralement 9 pour cent de potasse et 2 pour cent d\u2019acide phosphoriq ue.D\u2019autres espèces de cendres ont donné 4 à 5 pour cent de potasse et 1.45 pour cent d'acide phosphorique.Les cendres renferment beaucoup de chaux.Si l\u2019on considère ce qu\u2019elles contiennent, leur valeur commerciale (d\u2019après un bulletin américain) est d'environ $8 à $9 la tonne.\u2014\u2014\u2014\u2014 i nmi, TS RAPPORT DU DEPARTEMENT D\u2019AGRICULTURE D\u2019ONTARIO Bonnes variétés de grains et graines\u2014Selection des grains de semence.Plusieurs variétés nouvelles de grains et graines ont été importées et le nombre de paquets de grains distribués aux cultivateurs d'Ontario à augmenté considérablement; le directeur est d\u2019opinion que chaque expérience, pour avoir de la valeur, doit être répétée pendant cinq ans.11,000 paquets de grains et graines ont été distribués aux cultivateurs d\u2019Ontario.Les expériences sont dirigées par le collège et l\u2019Union Agricole et Expérimentale d\u2019Ontario.Plusieurs des anciens élèves du collège d\u2019agriculture se chargent de ces expériences.Le directeur des expériences a visité, pendant les deux dernières années, un bon nombre d\u2019écoles d\u2019agriculture et de stations expérimentales des Etats-Unis et déclare n\u2019avoir trouvé aucune station mieux organisée que celle de Guelph.Par l\u2019importation de grains étrangers l\u2019Ecole de (Guelph » réussi à obtenir des variétés qui ont donné de bien meilleurs résultats que celles cultivées jusqu\u2019à présent dans Ontario.ORGE En 1896, on a semé quarante-quatre variétés d\u2019orge; au printemps de 1895 on avait répandu sur la terre du fumier à raison de vingt tonnes À l\u2019acre et la même année on y a récolté du blé d\u2019Inde.La moyenne du rendement de l\u2019orge par acre, pour l\u2019année 1896, a été de 50 boiseeaux.La moyenne du poids de chaque boisseau a été de 51.5 livres, L\u2019orge \u2018\u201c\u201c Vermont champion \u201d a pesé 54.3 livres tandis que la \u201c California Brewing\u201d n\u2019a pesé que 44.5 livres.L\u2019orge à six rangs a donné de meilleurs rendements que celle à deux rangs.Parmi celles cultivées depuis 8 ane, l\u2019orge Mandscheuri (de Russie) à donné en moyenne 66.30 boieseaux par acre, la Oderbrucker (d\u2019Allemagne) 57.74, les autres variétés ont produit moine.L\u2019orge \u2018 Manitoba à six rangs \u201d n\u2019a donné que 42 boisseaux.L\u2019orge semée au sillon a produit plus que celle semée à la volée, Celle semée à la fn d\u2019avril a donné plus que celle semée dans le mois de mai. ET D'HORTICULTURE POIS La variété qui a produit le plus est la \u2018\u201c White Wonder\u201d, de la Nouvelle Zélande, 40.94 boisseaux par acre; la\u2018\u201c Early Britain \u201d à produit 40.94 boisseaux et la \u201cPride of the North \u201d 22.76.On a semé les plus petites variétés à raison de deux & deux minots et demi par acre.Les pois semés au sillon ont produit plus que ceux semés à la volée.BLÉ DE PRINTEMPS Parmi les blés cultivés depuis huit ans, le \u2018\u2018 Bant Tremenia \u201d a donné 28 boisseaux par acre, le Herison Bearded, 27, et le \u2018\u201c Holben\u2019s Improved, \u201d 22.Il eat encore plus important de semer le blé à bonne heure que l\u2019avoine et l\u2019orge, si l\u2019on veut obtenir un rendement élevé.Le blé semé de bonne heure pèse beaucoup plue que celui semé tard.AVOINE En 1896, 2,425,107 acres ont été ensemencés en avoine, C\u2019est donc une récolte des plus importantes.En augmentant le rendement annuel d\u2019un boisseau par arcre on augmenterait cette récolte de plus de deux millions de boisseaux, résultat que l\u2019on peut obtenir par la sélection de la eemence.Dans les champs d\u2019expérience, les rendements ont été comme suit: Rendement par acre, boisseaux 1 Joanette ( de France ) avoine noire 88.99 2 Siberian ( de Russie ) avoine blanche 83.26 3 Oderbrucker (d\u2019Allemagune ) \u201c \u2018 82.18 17 Black Tartarian ( d\u2019Ecosse ) ¢ noire 66.96 On voit que la différence dans le rendement a été considérable.La \u2018\u2018 Joanette \u201d est une variété à paille courte et produira les meilleurs résultats seu lement dans les terrains riches où le grain est exposé à verser.La \u201c Siberian est une avoine à paille longue, convenant très bien aux terrains pauvres.Elle a donné d\u2019excellents résultats & Guelph et dans les champs de démonstration des cultivateurs d\u2019Ontario.La * Oder- brucker \u201d a une paille beaucoup plus faible que la «\u201c Siberian \u201d et pèse trois livres de moins par minot.La moyenne de la hauteur de l\u2019avoine Joanette a été seulement de 40 pouces, tandis que celle de la \u2018 Siberian \u2019 a évé d\u2019environ cinquante pouces.L'avoine semée au sillon a produit plus que celle semée à la volée.SELECTION DU GRAIN DE SEMENCE Le directeur recommande fort-ment aux cultivateurs de trier les grains de semence, En les triant tous les ans, il augmenterait non seulement le rendement de sa récolte, mais il obtiendrait aussi un prix plus élevé pour le grain de semence qu'i! aurait à vendre.En triant du blé de printemps, on a obtenu les résultats suivants à Guelph : Boisseaux Les gros grains ont produit par acre 18.35 Les petits grains \u201c \u2018 so\u201c 14.66 Cette expérience a été faite pendant quatre années consécutives et a toujours démontré que les gros grains produisent plus que les petits en grain, en paille et en poids.+ rn A vy an 88 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Catalogues et listes des prix.\u2014Nous conseillons à nos abonnés de se procurer ces catalogues, ce qui est très facile, puisqu'il suffit d'écrire aux adresses indiquées pour les avoir gratuitement.Pépinière du Village des Aulnaies, Liste des prix.\u2014 Nous venons de recevoir la liste des prix de cetie pépinière, accompagnée d\u2019une description de pommes superbes et de conseils élémentaires sur la plantation des arbres fruitiers.La situation spéciale de cette pépinière (à 70 mille au Nord-Est de Québec )est une garnatie de la rusticité des arbres qui en proviennent.Nous remarquons dans la liste un choix remarquable de pommiers, pruniers, cerisiers, poiriers, vignes, arbustes à fruits etc.Nous y trouvons également une excellente série d'arbres d'ornement (ormes blancs, érables, tilleuls, maronniers, noyers, etc ), et aussi d\u2019arbustes d'ornement et à fleurs, parmi lesquels nous signalerons les boules de neige, chèvrefeuilles, spirées, seringats à fleurs d'oranger, rosiers, etc.Pour se procurer gratuitement la liste des prix ete, écrire à l\u2019adresse suivante : Auguste Dupuis, Village des Aulnaies, comté de l\u2019Islet P.Q.Catalogue de graines, plantes, etc.de Wm Ewing & Co., Montréal.\u2014Nous n'avons encore reçu que le catalogue en anglais, mais nous oroyons que l'édition française est sous presse.Beau et sérieux catalogue illustré de graines, de fleurs et de plantes, d\u2019engrais chimiques, d\u2019insecticides, etc.Distribué gratuitement.S\u2019adresser à Wm Ewing & Co.142, rue McGill, Montréal.Basse-Cour de Rigaud, Catalogue et liste des prix.\u2014Ceux que la basse-cour intéresse trouveront dans ce petit catalogue très bien illustré (de 16 pages) des renseignements précieux sur les principales races pures de volailles que l\u2019on garde et élève à cet important établissement.C\u2019est ainsi que l\u2019on peut s\u2019y procurer, entre autres, des œufs de Brahmas foncées, Wyandottes argentées, Cochin- chinoises, Javas noires, Hambourg argentées, Minorques noires, Plymouth Rocks grises, Indian Games, eto.On peut obtenir gratuitement ce catalogue en écrivant à l'adresse suivante : Dr.J.H.Bastien, Rigaud, Co.Vaudreuil, P.Q.LE TABAC par L.V.Labelle, Planteur Il existe un préjugé fortement enraciné dans l\u2019esprit de presque tous ceux qui n\u2019examinent que superfciellement la question de la possibilité de cultiver le tabac, au Canada, en vue de la grande industrie, et ce préjugé se fonde uniquement sur la considération de notre climat.Je crois donc nécessaire, de prime abord, de détruire ce préjugé, brièvement, mais irréfutablement, par l\u2019opinion d\u2019hommes de la plus haute compétence en la matière, et aussi par des faits qui parlent encore plus sûrement.Le Major R.L.Ragland, d2 Hyco Ve.\u2014la plus haute autorité sur la culture du tabac aux Etats-Unis\u2014dans son traité sur la culture du tabac dit : \u2018\u2019 Le tabac réussit mieux dans un sol riche, chaud et bien drainé, il peut être cultivé avec succès depuis l\u2019Equateur jusqu\u2019au de-là du cinquantième dégré de latitude, montrant une merveilleuse capacité d\u2019adaptation à tous les climats.\u201d D\u2019un autre côté, le col.J.B.Killebrew, agent spécial du gouvernement américain, dans son \u201cReport on the culture and curing of tobacco in the United States\u2014recensement de 1880,\u201d dit, page 1.\u2018\u2018 un rendement moyen de 643 lbs à l\u2019acre a été constaté dans le Comté de Saint ET D'HORTICULTURE 69 Louis, Minn., par le 46° 30 de latitude, preuve évidente de la merveilleuse capacité de cette plante À s\u2019accommoder de toutes les conditions climatériques\u201d,et page 263 :\u201d Le tabac montre une facilité d\u2019adaptation aux.diverses conditions de sols et de climats, qui rivalise avec celle du maïa et qui dépasse celle de la pomme de terre (patate) : ces trois plantes montrant une préférence marquée pour les sols riches en sels de potasse.Dans toutes les parties de l\u2019union américaine, n\u2019importe quel sol bien drainé et pouvant produire le blé d\u2019Inde, peut produire le tabac.Les types les plus fins des états du sud, sont produits sur des sols contenant peu de matière végétale et sont pauvres en albumine quoique euffisamment riches en nicotine ; pendant que les meilleurs types des districts du nord, sont produits sur des sols préalablement enrichis d\u2019éléments azotés, en vue de promouvoir la croissance rapide et une maturité native.Ils sont aussi pauvres en albumine, orûlent facilement sans odeur désagréable, et sont en même temps d\u2019une teneur assez élevée en nicotine.Que des résultats identiques soient atteints, dans des conditions aussi dissem blables de fertilité des suls, ne peuvent être attribués qu\u2019à la différence de climat.\u201d De cette dernière remarque on peut conclure logiquement qne la fertilisation et les méthodes culturales et autres moyens artificiels peuvent être apportés comme correctifs à l\u2019élément climatérique dans cette culture, Mais ces deux opinions données sans restrictions et basées sur la connaissance de faits journaliers établissent la possibilité de cultiver le tabac au Canada, puisque nous sommes ici par 45° de latitude\u2014moyenne\u2014et que dans toute la Puissance le maïs et les patates sont cultivés avec succès.Je me hâte d\u2019ajouter, qu\u2019il peut exister ici\u2014comme en tous paye\u2014des lieux et des endroite, même des districts entiers, où, pour des causez purement locales, dérivant de leur orographie ou topographie, la culture n\u2019en soit pas possible.Ceci n\u2019infirme pas ma thèse, puisque des causes semblables existent sous toutes les latitudes.Un outre des opinions citées plus haut, il faut aussi considérer que l\u2019art de l\u2019horticulture à produit des variétés nombreuses de la plante, qui, tout en conservant certaines qualités des types originaux provenant des basses latitudes et dues à leur composition chimique, y joignent aussi celle d\u2019une grande hâtiveté, qui les rendent facilement cultivables ici, L\u2019ignorance de cette différence caractéristique dans les variétés de la plante amène souvent des résultats négatifs aux mains de ceux qui se livrent À cette culture sans connaissances suffisantes et ces résultats sont invoqués à tort par ceux qui jugent sans autre examen et servent à affermir le préjugé que j'ai indiqué d\u2019abord.Ainsi, j\u2019ai vu un grand manufacturier de cigares de Montréal, distribuer de la graine d\u2019une variété cultivée à Sumatra\u2014sous l\u2019Equateur\u2014saus stage ou acclimatation préalable et causer ainsi de grands déboires.Pour faire comprendre comment le procédé était irrationnel, il me suffira de dire que le tabac est susceptible d\u2019adaptation à une grande variété de conditions climnatériques et de sols, maie graduellement et toujours sujet à être affecté par les nouvelles conditions où on l\u2019expose, Cette influence du lieu et des conditions a donné naissance à une multitude de types et de variétés, toutes, de plus ou moins grande valeur pour l\u2019industrie et le commerce.Il est pratiquement impossible de produire sous notre latitude Zoæ/es les qualités d\u2019une variété ou type de la plante, cultivée sous les basses latitudes, parce que certaines de ces qualités sont \u201c\u201c spéciales \u201d\u201d et dues à des causes purement locales et inconnues à la science.Mais conclure de là à l\u2019impossibilité de produire des variétés dérivant de ces originaux, et utilieables pour l\u2019industrie, c\u2019est de l\u2019arbitraire et un flagrant déni de faits journaliers et constants, puisque cette culture se pratique dans presque tous les pays du monde, dans toutes sortes de conditions, et que tous ces produits s\u2019utilisent.Il eut peut-être suffi pour réfuter l\u2019objection, de mentionner le fait qu\u2019il se cultive du tabac ici depuis au delà de 100 ans, mais on ne peut pas manquer de dire que ce produit est tellement inférieur à certains tabacs importés, qu\u2019au point de vue de l\u2019industrie, c\u2019est la dé - monstration pratique de l\u2019imrossibilité de faire avec succès cette culture ici. 70 LE JOURNAL D'AGRICULTURE Ceci n\u2019est nullement vrai, et il est aussi faux de tirer cetle conclusion, qu\u2019il le serait de dire que l'infériorité en rendement et en qualité des céréales ordinaires cullivées dans certains districts de cette province, & uniquemeat pour cause les conditions climatériques de ces districts\u2014quand, dans les mêmes conditions, les districts circonvoisins produisent un plus fort rendement et une meilleure qualité des mêmes céréales.11 est évident alors que les connaissances en agriculture, les soins, les fumures, les méthodes culturales et intelligence, jouent le principal rôle.De même en est-il pour la culture du tabac, qui plus que toute autre cullure exige des connaissances spéciales qui manquent absolument à nos cultivateurs canadiens.Et la véritable conclusion à tirer de l\u2019infériorité comparative de leur produit, est qu\u2019ils ignorent la science de le produire.Le fait qu\u2019une proportion de 20 pour cent de la production totale de la province est réellement convenable pour la grande industrie, de l\u2019aveu même des fabricants de tabac cana- lien, apporte une double preuve à ma thèse.Ce fait admis prouve d\u2019abord que, puisque cette proportion arrive 4 une qualité suffisante\u2014 susceptible d\u2019amélioration\u2014le climat n\u2019est donc pas une objection, et si 400,000 Ibs sont convenables rien n\u2019empéche qu\u2019on en fassse 4,000,000, et plus.D\u2019un autre côté, si 80 pour cent sont mauvais et que le climat n\u2019en soit pas la cause, il faut nécessairenient conclure à l\u2019incompétence des pro lucteurs.Pour résumer, je dirai donc que : 1° Nons ne pouvons pas produire tous les types et variétés requises par l\u2019industrie.2° Que, jouissant d\u2019une période ou saison de croissance d\u2019environ 110 jours, nous pouvons produire toutes les variétés ne demandant pas plus que ce laps de temps pour atteindre la maturité parfaite, 3° Que la température moyenne de nos été (fiu mai, juin, juillet, aoiit, wi-geptembre) correepondant pour la méme péricde\u20144a la température moyenne des Etats du Centre, Nord et Est des Etats-Unis, grauds producteurs de tabac, nous pouvons produire avec succès presque toutes les variétés cultivées là, sauf les variétés, dites fines et colorées.4° Que l\u2019infériorité relative du produit canadien est due à l\u2019incompétence de nos producteurs uniquement.Si, maintenant, il e-t admis que nos conditions climatériques permettent cette cukure ici, il ne sera certainement pas nécessaire de déinontrer que nous possèdons tous les sols propres à cette culture, de sorte qu\u2019il ne reste réellement plus qu\u2019à démontrer la cause de l\u2019infériorité de notre produit actuel, qui est bien certainement le manque de connaissances suffisantes chez nos cultivateurs et tirer les conclusions.(À Suivre) CHRONIQUE COMMERCIALE (Par un Négociant) Je mentionnuis, dans mon précédent article, le gigantesque projet d\u2019un canal de 21 pieds, ou même 30 pieds, pour relier la navigation du Lac Supérieur à la navigation océanique, soit sur le St Laurent, soit sur la rivière Hudson.Les détails que je vais donner & ce sujet iutéresseront, je l\u2019espère, les lecteurs du journal.Le 8 février 1895, le sénateur Vilas proposait au Congrès Américain un projet de résolution ainsi conçu : : \u201cRésolu par le Sénat et la Chambre des représentants des Etats-Unis d\u2019Amérique assemblés en congrès :\u2014Que le président des Etats-Unis est autorisé à nommer, immédia- ternent après l\u2019adoption de la présente résolution, trois personnes qui auront le pouvoir de se réunir et de conférer avec toute semblable commission que le gouvernement de la Grande Le ct amin 0 ET D\u2019HORTIOULTURE Bretagne ou du Canada pourrait nommer, et qui devront s\u2019enquérir et faire rapport s\u2019il est possible de construire des canaux permettant aux navires du commerce maritime d\u2019aller et venir entre les grands lacs et l\u2019Océan Atlantique, à l\u2019aide ;d\u2019une suffisante quantité d\u2019eau pouvant être contrôlée et continuellement utilisée; indiquer les endroits où ces canaux pourraient être le plus convenablement placés, et leur coût probable, avec prévisions en détail; et dans le cas où quelque partie du réreau serait construite en territoire canadien, quels règlements ou conventions de traité seront nécessaires entre les Etats-Unis et la Grande-Bretagne pour que le peuple de ce pays ait en tout temps librement accès à ces canaux ; et généralement exposer tous les faits et considérations nécessaires se rapportant à l\u2019établissement et à l'usage de voies de grande navigation entre les grands lace et l\u2019océan Atlantique.Les commissaires ainsi nommés serviront sans rémunération aucune, mais leurs frais de voyage réels et autres dépenses nécessaires, n\u2019excédant pas dix mille dollars en tout, leur seront payés, et à cette fin est par le présent affectée la dite gomme de dix mille dojlars ou ce qu\u2019il en pourra falloir.Le présilent pourra, à son gré, nummer un officier de la marine des Etats Unis ou de l\u2019armée l\u2019un des dits commiseaires,\u201d Cette proposition fut adoptée le 2 Mars 1895, et le 1! Novembre suivant, le président annonça que, conformément à Ja loi, il avait nommé comme tels commissaires James B.Angell, d'Arm Harbor, Mich., John E.Russell, de Leicester, Mass., et Lyman E.Cooley, ingénieur civil, de Chicago, Ill.Peu aprèe, le gouvernement cunadien nomma Olivier A.Holland, M.P.P,, de Toronto, Thomas C.Keefer, I.C., d\u2019Ottawa,et Thomas Munro, I.C., de Coteau Landing.La commission s\u2019est mise à l\u2019œuvre et a commencé par recueillir toutes les pièces, disponibles du problème-à l\u2019étude.Le concours du Canada lui a été précieux ; de fait, il lui était indispensable, car c\u2019est jusqu\u2019ie: le Canada qui a dépensé le plus d\u2019argent pour améliorer la navigation des Lacs, les Etats-Unis n\u2019ayant dépensé de ce chef qu\u2019une douzaine de millions de pia-tres.Voici la omme des conclusions du rapport que la commission internationale a fait aux deux gouvernements, et que nous trouvons dans le dernier rapport du Ministère des chemins de fer et canaux produit au Parlement d\u2019Otlawa, Toutes les routes projetées sont supposées partir du fond du lac Michigan & Chicago, ou du fond du Jac Supérieur pour se rejoindre dans le lac Huron, Du lac Huron, on atteint actuellement Montréal par les canaux canadiens, mais il faudrait agrandir et approfondir cette route, qui n\u2019est encore qu\u2019à l\u2019état d\u2019ébauche comparativement aux proportions du projet.De Montréal à la mer, le chenal de 21 pieds est tout fait, et celui de 30 pieds est très avancé.Un tracé alteruatif pour gagner l\u2019Atlantique est proposé.Il consisterait à utiliser les canaux cana-liens jusqu\u2019au lac Champlain, puis & gagner Troy par Whitehall, et de la atteindre New-York par la rivière Hudson.On propose enfin un troisième tracé en coupant les terres a partir du lac Ontario jusqu\u2019à Troy par la Vallée Oswego-Oneïda-Mohawk, Le rapport mentionne encore, pour mémoire seulement, le tracé entièrement canadien préconisé par M.McLeo Stuart, d\u2019Ottawa, et consistsnt à utiliger le cours de l\u2019Ottawa et la rivière des Français de la Baie Georgienne au confluent du St Laurent.Ce serait une route Leaucoup plus courte, mais 1} y aurait des travaux plus considérables à y faire pour obtenir la profondeur voulue, et la saison navigable y est moins longue.La commission la met de côté, comme projet non immédiatement réalisable.À partir des lacs jusqu\u2019à Montréal, le projet est unique, à moins qu\u2019on ne décide d\u2019adopter le raccourci d\u2019Oswego par les vallées Onéïda et Mohawk jusqu'à Troy.À partir de Montré .l, il y a bifurcation, suit qu\u2019on adopte le tracé du lac Champlain ou celui du St Laurent.La commiseion prend comme acquis qu\u2019à partir de Montréal le chenal du St Laurent offre uue profondeur régulière de 30 pieds; la profondeur actuelle est de 27.2 pieds et le gouvernement canadien a ertrepris de le porter à 30 pieds, ce qui implique 50 milles de creusage à faire.De Troy à la mer, l\u2019Hudeon est aussi censé avoir 30 pieds lorsque les travaux en cours seront finis sur un parcours de 31 milles.La commission admet que le 72 LE JOURNAL D'AGRICULTURE tracé du St Laurent est le plus court pour atteindre le nord de l\u2019Europe ; mais elle prétend que le courant cormuiercial sera plus faible dans cette direction et que par conséquent la route du St Laurent ne doit pas être priee comme solution du problème au point de vue du débouché maritime.Cependant elle ne voit pas d\u2019incomratibilité à developper la voie du St Laurent vers la mer, et les grands travaux que propose notre gouvernement ne diminueront en rien, à ses yeux, I'importance de la route de l\u2019Hudson.Les comparaisons suivantes des travaux à faire établissent du reste la supériorité économique de la route du St Laurent: De Chicago à l\u2019embouchure du Saguenay ou à New-York, la proportion d\u2019ouvrage re chiffre ainei : Route du Route du Route de St Laurent Lac Champlain Mohawk milles niilles milles Longueur totale de l\u2019ouvrage voulu 202.8 304.6 272.3 Distance totale .- 1,558.5 1,614.5 1,412 Rapport centésimal .- - 13 18.9 19.3 Pour atteindre Duluth, il faut ajouter 67.5 milles à ces chiffres.Il est bon de noter que ce sont là les observations de la conimission américaine seule, les commissaires canadiens n\u2019ayant pas encore coopéré à l\u2019étude du projet autrement que par la production d\u2019un énorme fuiaceau de donuées officielles sur l\u2019hydraulique des lacs et du fleuve St Laurent.Deux plans généraux ont été jusqu\u2019ici esquissés par la commission.Le premier pour une canalisation offrant une profondeur d\u2019au moins 28 pieds, avec des écluses capables de loger des navires de 540 pieds de longueur et d\u2019un tonnage de 11,000 à 15,000 tonneaux pets.Un plan secondaire aux trois quarts du premier, est aussi suggéré ; il comporte des écluses de 420 pieds sur 48, avec profondeur de 21 pieds sur les seuils, et des navires de 405 pieds, tirant 201 pieds d\u2019eau et pouvant porter 4,000 à 6,000 tonnes.La con:mission n\u2019a pss abordé la question du coût de Ces immenses travaux ; l\u2019énormité des intérêts en jeu, la variété des tracés et des conditions topographiques obscurcissent ce point jnequ\u2019à ce que les études et mesurages préliminaires aient été faits.Pour sa part, la commission américaine recommande à son gouvernement la mise à l\u2019étude du niveau du lac Erié, le développement de Ja tangente d'Oswego et de la route du lac Champlain, le creusement de \u2019Hudson et dee passes des grands lacs.Elle évalue & $600,000 le coût de cette enquête préliminaire qui prendrait au moins trois ou quatre ane.Le Canada a donc tout intérêt à s\u2019empresser d\u2019améliorer Ja route du St Laurent, à creuser les canaux des lacs à 20 pieds.Prenons les devants, ei nous ne voulons pas être distancés.et Animaux de la Ferme ALIMENTATION DES VACHES LAITIERES D\u2019après des Expériences faites dans Ontario Des expériences avec différentes rations ont démontré que la nourriture à une grande inflnence sur le rendement er lait.Avec une ration de paille d\u2019avoine, d\u2019avoine moulue et de navets coupés par tranches, une vache Ayrshire a donné 13 livres de lait par jour, tandis qu\u2019avec une ration consistant en foin, avoine, pois, son, tourteau de lin et navets, le rendement a été de 25 livres par jour.Cette dernière ration est trop dispendieuse ; l\u2019augmentation dans le.rendement n\u2019a pas été suffisante pour justifier l'augmentation de dépense. ET D\u2019'HORTICULTURE 78 Le professeur de Guelph recommande la ration suivante pour une vache pesant 1000 lbs.Foin \u2018 .10 Paille .12.85 Navets .20 Son de froment .2 Avoine .2.14 Cette ration coûterait environ 11 centins par jour et produirait un rendement en lait aussi considérable que d\u2019avtres rations plus dispen lieuses.Le professeur fait les observations suivantes : lo.Ne soignez pas au hasard et par conjecture.20.Une ration pauvre peut ne pas être économique.30.Une ration peut être trop riche et par conséquent trop dispendieuse, Ce professeur a fait l\u2019analyse de foins coupés à différentes dates, afin de connaître leurs digestibilité et leur valeur nutritive.Ses conclusions sont les suivantes : lo.Les herbes se détériorent à mesure qu\u2019elles mûrissent.20.Leur digestibilité diminue avec la maturité.30.Un poids donné de matière sèche de trèfle coupé le premier juin, par exemple, est plus nutritif, c\u2019est-à-dire à une valeur nutritive plus élevée, qu\u2019un poids égal de la mêne récolte coupée le 14 juin ou le premier juillet.4o.Ceci s\u2019applique au mil et à d\u2019autres fourrages verts.50.Coupez le foin alors que la prairie produira la plus grande quantité de matière digestible.60.Pour le trèfle, il est temps de commencer à couper lorsqu\u2019une petite quantité de fleurs ou têtes brunes apparaissent à la surface du champ, et pour le mil, après la chute de la première fleur, 70.Faites sécher votre foin, si possible, sans l\u2019exposer à la pluie.INCUBATEURS Os\u2014Lait Ecrémé\u2014 Petit Lait Un de nos abonnés nous adresse les questions suivantes : lo.J\u2019ai intention dacheter un incubateur.M\u2019encouragez-vous à le faire?On me dit que je vais gaspiller mon argent et mes œufs, car l\u2019incubation artificielle a été essayée encore l\u2019année dernière à la ferme d\u2019Ottawa et n\u2019a pas réussi.20.Si j'en achète un, y a-t-il quelque point qui soit souvent une cause d\u2019insuccès et ur lequel je de vrai porter une attention spéciale ?30.Avec 100 œufs mis à l\u2019incubateur, puis-je généralement espérer autant, plus ou moins de poulets, qu\u2019avec 100 œufs confiés aux poules ?4o.Combien de temps puis-je conserver des œufs pour l\u2019incubation ?J\u2019ai vu dans un journal que, 3 eemaines après la ponte, les œufs ne valent plus rien.Est-ce le cas?Bo.Sil y a plusieurs sortes d\u2019incubateurs, lequel me conseillez-vous ?60.Ou pourrais-je m\u2019en procurer un à Montréal, car je demeure près de cette ville et ne pourrais aller ailleurs ?70.Quel est le prix approximatif d\u2019un incubateur de 600 œufs ?80.Je n\u2019ai pas de coupeuse d\u2019os.Les os brûlés valent-ils beaucoup moins que les os frais ?: 90.Est-ce bien de ne donner que du lait écrémé à boire aux poulets ?100.Le petit lait de fromagerie est-il ben pour les poules et les poulets.Réponses.\u2014 En réponse aux questions ci-dessus, M.le Dr.J.H.Bastien, éleveur de volailles à Rigaud, P.Q., à bien voulu nous transmettre les renseignements suivants: 74 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE lo.Je vous encourage, malgré l\u2019insuccès de la ferme expérimentale d\u2019Ottawa, à vous procurer un incubateur.20.Il y a plusieurs causes d\u2019insuccés que vous éviterez en suivant bien les conseils que vous donnent les manufacturiers d\u2019incubateurs dans leurs directions à suivre, qu\u2019ils envoient avec chaque incubateur.30.Vous pourrez obtenir davantage avec l\u2019incubateur.40.Le journal a raison : plus les œufs sont frais, plus les chances de succès sont grandes, 50.Ilya des incubateurs à eau chaude, à air chaud et à l\u2019électricité.Achet:z-en à l\u2019eau chaude.60.Vous pouvez en acheter & Montréal, par exemple chez T.Costin & Cie, rue Notre Dame, qui est agent pour une mauufacture américaine.To.Je crois qu\u2019un incubateur de cette capacité (600 œufs) est trop pour un commen- cant.Prenez en un de 100 à 200 œufs, c\u2019est suffisant.80.Les os brûlés ne valent rien.Les os crus sout bien préférables, 90.Si vous pouvez donner du Jait écréié doux à vos poulets, faites le, c\u2019est excellent, 100.Le petit-lait de fromagerie est aussi excellent pourvu qu\u2019il ne soit pas sûri.Section réservée à la Société d'Industrie Laitière L\u2019hygiène et Iles Fabriques de Beurre et de Fromage.Nous avons déjà signalé à nos lecteurs, dans le numéro du JOURNAL D\u2019AGRICULTURE du 15 octobre dernier, la grosse émotion produite et le malaise créé en Angleterre parle rapport de la Commission Royale sur la Tuberculose après sa visite au Danemark et surtout par le pamphlet de M.D.Young.Une polémique violente fut soulevée à cette occasion dans les grands journaux anglais et les échos en sont évidemment parvenus aux oreilles de nos frères d'Ontario.L'éveil a été donné par \u201c Farming,\u201d numéro du 4 janvier dernier, dans un très bon article sur \u201c l\u2019Assainissement des fromageries et des beurreries.\u201d\u201d Comme nous le disions nous-même dès le mois d'octobre Farming se demande quelles seraient les conclusions du rapport de la Commission Royale, si alle était envoyée visiter nos fabriques ?À son tour, M.T.B Millar, inspecteur de la Société d\u2019Industrie laitière de l\u2019ouest d\u2019Ontario, vient de poser catégoriquement cette question devant la convention de cette Société, à London, Ont.M.Millar est depuis 7 ans l\u2019inspecteur de la société ; et durant ce laps de temps et en cette qualité, il à visité à peu près toutes les fabriques de l\u2019ouest d\u2019Ontario.Aussi parle-t-il en connaissance de cause quand il dit dans son dernier rappurt : «\u201c C\u2019est avec tristresse que je suis obligé de vous faire remarquer que les conditions sanitaires d\u2019un grand nomtre de fabriques sont loin d\u2019être ce qu\u2019elles devraient être.Il en est où elles sont telles que je ne puis faire autrement que de pousser un cri d\u2019alarme : mauvais planchers, pas de drainage, et par suite flaques de petit-lait en décomposition sous la fabrique, véritables foye:s.d'infection.En pareil cas, le caillé est exposé aux plus mauvais germes d'infection et qui peut en mesurer les conséquences ?À ma connaissance, on ne fait rien ou à peu près rien pour améliorer cet état de choses déplorable.C\u2019est pourquoi, je recommanderai fortement aux directeurs de cette association de faire nommer pour la prochaine saison des inspecteurs sanitaires, en leur donnant le pouvoir de fermer de pareilles fabriques jusqu\u2019à leur mise en parfait état.Le département fédéral d\u2019agriculture à très à propos organisé l'inspection sanitaire du bétail.Des médecins vétérinaires ont été désignés par lui pour faire cette inspection gratis.Les cultivateurs ont le plus grand intérêt à profiter sans retard de cet avantage, ET D'HORTICULTURE 76- soit pour remédier au mal s\u2019il existe chez eux, soit pour établir que leurs troupeaux sont parfaitement sains et exempts de la contagion, Nous avons déjà dit un mot du Bulletin sur la Tuberculose et dans un prochain numéro, nous allons donner sur cet important sujet un article du Dr V.T.Daubigny, M.V., inspecteur des maladies contagieuses du bétail pour la Puissance.Nous croyons qu\u2019au point de vue de l'inspection sanitaire nos beurreries et nos fromageries relèvent du bureau provincial d'hygiène et des bureaux locaux de santé.La société d\u2019industrie laitière fait en ce moment les démarches nécessaires auprès des autorités du bureau provincial d'hygiène afin de savoir dans quelles conditions pourrait se faire une inspection sanitaire de nos établissements laitiers.Des vaches difficiles à traire.Certains animaux, soit à la suite de mauvais traitements, soit qu\u2019ils soient vicieux par nature, se laissent difficilement approcher et donnent des coup de pieds pendant la traite.Comment corriger ces sujets ?Des avis divers ont été émis : les uns disent qu'il faut garotter l\u2019animal, d\u2019autres qu\u2019il faut user de force jusqu\u2019à ce qu\u2019il se soumette, d\u2019autres encore donnent le conseil de le vendre, enfin les derniers prétendent qu'il faut prendre patience.Que faire ?À notre avis, comme tout le monde ne peut user de la force musculaire et que d\u2019autre part on n\u2019aime pas toujours à se dessaisir d'une bonne laitière, nous préconisons une méthode où la douceur et la raison jouent le plus grand rôle.Appliquée aux sujets les plus difficiles, elle 9 toujours donné de bons résultats : nous agissons par la volonté, l'intention même et c\u2019est là, croyons-nous, le moyen le plus logique.De même que l\u2019on n\u2019arrrive à rien, par la violence, dans l\u2019éducation de la jeunesse, de même nous ne pouvons admettre que l'on puisse se rendre maitre d'une bête laitière dont le caractère est naturellemennt doux, par la force et la brutalité.Il faut donc, tout d'abord, s'armer de beaucoup de patience ; car si on se laisse aller à la violence, le but sera manqué.Vous avez affaire, à l\u2019étable, à une génisse qui n\u2019a jamais subi la traite ou à une vache qui a l\u2019habitude de ruer.Vous placez la main droite sur le dos de l\u2019animal et de la main gauche vous la caressez, également sur le dos, en allant graduellement vers la croupe jusqu\u2019à ce que vous atteigniez la mamelle : ceci avec la plus grande douceur.Envisageons d\u2019abord la génisse : elle lèvera le pied bien probablement, et si elle ne manifeste aucune velléit?de ruer, vous placez la main fermement contre la jambe jusqu'à ce qu\u2019elle se laisse manier et qu\u2019elle soit persuadée que vous ne lui voulez aucun mal.Si, au contraire, elle manifeste peu de confiance, écartez-vous doucement de côté, appliquez, sans brusquerie, la pince aux naseaux, prenez de la main droite la corde attachée à la pince, placez la main sur le dos, comme ci-dessus, frottez le côté, le flanc et la croupe et en même temps montrez-lui votre présence par de petites secousses que vous imprimez à la corde, mais sans |rusquerie.Chaque fois qu\u2019elle manifestera l'intention de lever le pied, montrez-lui que vous êtes là.En opérant ainsi, on réussit même avec les plus mauvais sujets.Ne croyez pas pourtant qu\u2019une seule leçon suffise, surtout pour les vaches habituées à ruer ; dans ce- cas il faut pratiquer quelques jours et répéter la leçon avant de vous asseoir pour traire.Ayez soin d'avoir toujours la corde entre les genoux, pendant la traite, de telle sorte que si la vache Louge, vous puissiez lui montrer, à chaque instant, que vous exigez d\u2019olle- la tranquillité.: 78 iLE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Si vous changiez de personne pour la traite, il est possible que la bête se montre indocile, vous l\u2019habituerez de la même façon à la nouvelle main.Certaines personnes saisissent trop durement les trayons et l\u2019animal se refuse alors à la traite, il suffit de les remplacer par une main plus expérimentée et plus douce.Souvent aussi telle vache qui se laisse traire par une femme, ne supportera pas la main de l\u2019homme qui d'habitude, de par ses opérations, est plus rude dans ses mouvements.En résumé : évitez toute brutalité, armez-vous de patience et de persévérance.Œonseils pratiques sur la conduite des arbres fruifiers en Herger Par LES R.R.P.P.'lRAPPISTES LE N.-D.DU Lac, OKA (Suite) III.\u2014De la plantation Les échecs en culture fruitière proviennent en grande partie des plantations défectueuses, Nous pensons que les plantations d\u2019automne peuvent réussir dans certains cas, mais -que d\u2019une manière générale celles du printemps offrent plus de chances de succès.Division du terrain.\u2014On divisera son terrain de manière À établir les grandes lignes dans la direction du vent dominant.On indiquera ensuite au moyen de piquets, la place que doit occuper chaque arbre, Les rangs seront distants de 30 pieds et chaque pommier -dans le rang sera séparé de son voisin par un intervalle égal.On mettra au milieu de chaque intervalle un prunier.Les pruniers vivront moins longtemps que les pommiers et auront le temps, avant que ceux-ci soient gros et en plein rapport, de donner d\u2019abondantes récoltes.Enfin, entre chaque arbre on pourra planter des gadelliers ou des groseilliers, \u201cCeux-ci, ayant des racines moins profondes que les pommiers, occuperont un espace perdu sans cela, et produiront sans nuire aucunement aux pommiers, Quand le verger sera en plein rapport, on ne remplacera pius ces petits arbustes qui ne pourraient plus, à cause de l\u2019ombrage, donner de produits satisfaisants, I) est facile de calculer ainsi ce que.l\u2019on peut mettre dans un arpent.Pomumiers 25 qui coûteront $10.00 Pruniers 20 \u201c 15.00 Gadelliers ou groseilliers 50 \u201c 10.00 Donc, pour $35.00 on remplit un arpent.Le profit approximatif que l\u2019on en retirera -sera à peu près celui-ci.Pommes .- - - - - - - .- $125 Pruners - - - .- - - - - - 120 Groseillers et gadelliers - - - - - : 15 $260 La place étant indiquée pour chaque arbre ou arbuste on fera les trous, dont les di- -mensions seront en proportion des racines.Nous supposons le terrain du verger labouré, défoncé et ameubli ; il ne cera pas nécessaire de faire les trous démesurément grande, s\u2019attachant surtout À ce que les rac:nes puissent y entrer librement Fans qu\u2019on soit obligé -de les replier.La terre de dessus, la plus riche, sera mise en un tas à part, on la mélangera au besoin avec de l\u2019engrais bien consommé.On fers un autre tas avec la terre du fond qui -eet la moins bonne.Dans les terrains pierreux on enlèvera les pierres.Dans les terres fortes, on fera les trous à l\u2019automne, pour permettre à la gelée de -désugréger la terre, et de la rendre ainsi plus\u2019 friable.J \u2014 = ET D\u2019HORTICULTURE 7 On rdglera la profondeur des trous sur la hauteur du système radiculaire, de manière à planter les arbres, à la même hauteur qu\u2019en pépinière.Les planter trop profondément c\u2019est courir au-devant d'un êchec certain.Les racines, manquant d\u2019air pourissent infailliblement.Trop à fleur de terre, elles sont exposées à l\u2019action directe de la chaleur solaire, et se dessèchent rapidement.De plus l\u2019arbre manque dé solidité.Certains pépiniéristes, soucieux d\u2019expédier leurs plants dans les meilleures conditions possibles, plongent toutes les racines de leurs jeunes arbres ou arbustes, dans une composition glaiseuse, qui a pour effet de les maintenir dans un état coustant de fraîcheur et de les protéger pendant le transport.Cette couche de glaise donne aux racines une apparence grisâtre ; ce serait une grave erreur de prendre la ligne supérieure de cette teinte comme étaut celle indiquant l\u2019endroit jusqu\u2019où il faudrait enterrer le jeune plant.Plantation.\u2014Les trous achevés, on procède à la plantation.Le jeune arbre aura subi une opération très importante qui consiste à rétablir l\u2019équilibre de la végétation entre les racines et les branches, rompu par l\u2019arrachbage.On rognera par une coupe bien nette, tous les bouts flétris ou cassés des racines ; les branches de la tête seront raccourcies de moitié, On répand au fond du trou la terre de dessus préparée avec de l\u2019engrais de manière à en faire un petit monticule, sur lequel on étend les racines.On les recouvre avec ls même _ terre pendant que celui qui tient l\u2019arbre lui imprime un léger mouvement de Las en haut, de manière à faire pénétrer la bonne terre entre les racines.On presse légèrement pour faire adhérer les racines au sol.Puis, on recouvre entièrement avec la terre du fond.La plantation finie, le terrain doit former au pied de l\u2019arbre, une butte qui disparaîtra par le tassement naturel des terres.Tuteurs.\u2014l] est bon de mettre des tuteurs aux jeunes arbres, pour les empêcher d\u2019être trop eecoués par les vents, ce qui aurait pour effet d\u2019ébranler les racines, de nuire à leur adhérence au sol, et d\u2019empêcher la reprise.Le tuteur d\u2019une longueur un peu supérieure au jeune plant, devra être fiché en terre en même temps que l\u2019arbre; en l\u2019enfonçant après, on risquerait de rencontrer et de briser les racines.Arrosage.\u2014Il faudra arroser le jeune plant, aussitôt la plantation terminée, à moins que la terre ne soit déjà suffisamnient détrempée.Dans les sols légers, qui se dessèchent rapidement, on couvrira la terre fraîchement remuée, avec de la paille de fumiier qui maintiendra une fraîcheur convenable.On pourra, dans ces sols, qui retiennent peu l\u2019humidité, avant la plantation, tapisser le fond et les bords du trou avec du gazon, que l\u2019on arrosera, pour qu\u2019il pourrisse plus vite.Terrain bas.\u2014Dans un terrain parfois inoudé on plante les arbres eur le sol.Au lieu de creuser un trou, on trace sur le terrain un cercle de 6 pieds de diamètre que l\u2019on cultive à 8 ou 10 pouces de profondeur.On pose l\u2019arbre sur cette terre remuée, et on l\u2019enterre à l\u2019aide d\u2019un monticule formé par une excellente terre mélangée d\u2019engrais convenable, afin de conserver les racines vers ce point, eu leur fournissant assez de nourriture.Pour éviter que le talus se trouve dégradé par les eaux, on bat la terre, et on la recouvre de plaques de gazon.IV.\u2014Soins subséquents a donner Il ne suffit pas de bien planter les arbres, pour réussir en culture fruitiére ; il faut aussi les soigner constamment, les visiter eouvent, et prévenir les maladies ; c\u2019est un travail qui demande peu de temps quand il est fait en temps opportun, et qui évite bien des déceptions.1ère Année de plantation.\u2014Ii ne faut appliquer aucune taille aux jeunes arbres, l\u2019année de plantation.Toute branche qui poussera, fut-ce même le long de la tige sera laissée.C\u2019est une excellente pratique de chauler les jeunes plants, aussitôt après la plantation.Le chaulage a pour effet de maintenir la fraîcheur dans les écorces.On fait dissoudre complètement de la glaise dans de l\u2019eau, puis on y met le double de chaux éteinte, et on y ajoute de l\u2019eau, jusqu\u2019à ce que le tout ait la consistance de pâte à faire les beignets.Un applique ensuite avec un pinceau, sur toutes les parties de l\u2019arbre. 78 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE Vers le mois d'août, il sera bon de laver les écorces avec de l\u2019eau de savon phéniquée.Cette application aura pour effet de garantir de la sécheresse la partie aérienne de l\u2019arbre et d'éloigner les insectes qui se jettent ordinairement sur les jeunes plants, encore peu vigoureux.A l'entrée de l'hiver, avant que la gelée ait durci la terre, il faudra rebutter les arbres, pour éloigner les mulots, et protéger le pied contre le rayonnement solaire du printemps.Si l\u2019on craint que, la neige s\u2019accumulant trop, le verglas puisse casser les branches, il faudra attacher celles-ci après le tuteur.Celles qui auraient poussé le long de la tige devront être enlevées.On ne les coupera pas rez-tronc par crainte de la gelée ; on laissera un petit onglet de quelques lignes destiné à disparaître au printemps suivant.2e Année.\u2014 Pendant le mois de mars, on taillera les jeunes plants en opérant de la manière suivante.On ne gardera, pour la charpente que quatre ramaux, placés symétriquernent autour de la tige, et indépendants l\u2019un de l\u2019autre.Ce serait très mauvais d\u2019avoir deux ou trois branches partant du méme point.L'arbre fendra tôt ou tard, soit sous l\u2019action du vent, soit sous le poids des fruits.Les jeunes pousses que l\u2019on veut conserver pour point de départ da la charpente, seront rabattues de la moitié de leur longeur, sur un œil situé du côté du vent domis nant.Les autres seront toutes coupées rez-tronc.La coupe sera faite sur le petit empâtement qui se trouve à la naissance de chaque rameau, de manière à ce qu\u2019elle soit légèrement inclinée sur la tige.On doit ge servir pour cela d\u2019une serpette bien tran- -chante, Il faut recouvrir la plaie avec du mastic, pour la soustraire aux influences atmosphériques qui désorganiseraient les tissus.Vers la fin du mois de juin, on pincera les bourgeons qui auront poussé dans l\u2019intérieur de la tête, on laissera les deux pousses extrêmes destinées à prolonger la charpente.Ce pincement cousiste à enlever avec le pouce l'extrémité herbacée des bourgeons, et a pour effet de faire refluer la sève dans la charpente et dans les deux bourgeons de prolongement, Si, après ce pincement, il se déclare des bourgeons adventifs, à la base des pousses pincées, ils seront à leur tour coupés vers le mois d\u2019août.3e Année.\u2014Au mois de mars de la 3e année, on coupera rez-tronc les branches pincées l\u2019été précédent et on rabattra sur la moitié de leur longeur, les branches de prolongement.On opérera des pincements comme l\u2019année précédente, et à la fin de la végétation, la charpente se composera de 16 branches.La tête era formée symétriquement, la charpente forte et bien nouée, et déjà quelques boutons à fruits commenceront à apparaître.4e Année.\u2014Ces boutons à fruits fleuriront, mais il faudra en restreindre le nombre -de manière à ne pas épuiser l'arbre.À partir de ce moment, il faudra abandonner les .pincementas.La taille se réduira à sup; rimer, chaque printemps, au mois de mars, les brindilles et les gourmands qui auraient poussé à l\u2019intérieur, où ils ne feraient qu\u2019apporter la confusion et l\u2019obscurité.Le côté exposé aux vents dominants aura généralement une tendance à se déprimer.1l faudra, quand il en sera besoin, rabattre les jeunes pousses sur des yeux situés de ce côté.Tant qu\u2019ils seront conduits d'après les indications précédentes, les arbres fruitiers seront toujours vigoureux et susceptibles en conséquence de donner de grosses récoltes.La production du fruit est un sujet d\u2019épuisement pour eux, mais la nature les aide merveilleusement à réparer leurs pertes.Il est reconnu en effet, qu\u2019ils ne donnent beaucoup dé fruits que tous les deux ans.L'année de repos est employée à réparer leurs pertes et à refaire des boutons à fruits pour l\u2019année suivante.Il ne faut pas se plaindre de cet état de choses, et leur aider au contraire à se remettre en de bonnes -conditions.Les fruits se vendront plus chers les années moindres, et le cultivateur y trouvera son profit. ET D'HORTICULTURE 79 On devra toujours conserver nu, autour de chaque arbre, un cercle de trois pieds de rayon, et cela jusqu\u2019à 8 ou 10 ans de plantation.i Eclaircissement des fruits.\u2014-ll n\u2019est pas bon, lorsqu\u2019un arbre fruitier se couyre abondammant de fruits, de les laisser tous, Il faut pratiquer l\u2019éclaircissement.Les petits fruits absorbent une quantité de sève, sans profit ni pour l\u2019arbre, ni pour le propriétaire, car ils ne se vendent pas.On opérera de manière à ne laisser, autant que possible, que ceux placés le long des grosses branches.Les fruits restants deviendront très gros et seront plus savoureux, Cependant, quand les arbres seront vieux et très-éten- dus, cette opération ne sera plus guère praticable, et, bien qu'elle n\u2019en demeure pas moins utile, devra être abandonnée, surtout par ceux qui ont des vergers étendus.Il faudra nécessairement recourir au triage,au moment de la cueillette, et au fruitier, si on veut n\u2019expédier que des fruits d\u2019élite.Remplacement des morts et des mauvais arbres.\u2014ll sera toujours prudent de remplacer un arbre mort ou mauvais par un arbre d\u2019une autre nature.On enlèvera le plus possible de racines de l\u2019arbre à remplacer.Maladies.\u2014Les arbres fruitiers sont la proie d'une légion d'insectes et de champignons contre lesquels il faut lutter sans cesse.Les traitements des maladies sont indiqués dans les quelques lignes que nous consacrons à chaque espèce, Ils paraissent coûteux et difficiles à appliquer, mais il n\u2019en est rien, surtout si On a soin de prévenir la maladie et de la traiter en temps opportun.Nous engageons fortement nos cultivateurs à se protéger mutuellement contre l\u2019invasion des insectes et champignons nuisibles.Qui pourrait évaluer les dommages incalculables causés à ses voisins et quelquefois à toute une paroisse, par un cultivateur négligent ?5 (A suivre.) -.Notes méteorologiques de l\u2019Observatoire de Québec JANVIER.FEVRIER.1897 1898 1897 1898.Température moyenne.1298 | 8°6 | 1499 1897 \u201c MAXIMA.00.46°0 35% | 37°0 40°5 \u201c minima.27°0 23°5 9°4 16°4 Pluie en pouces.creraes 1.53 0.00 0.25 0.70 Neige \u201c Bet eens 15.2 31.5 17.7 51.2 Le mois de février n\u2019a pas été frcid cette année, mais il y a eu de fortes tempêtes de neige.La température moyenne de ce mois est la plus élevée que nous ayons eue depuis vingt ans.À Québec, la température n\u2019est descendue que quatre fois au-dessous de zéro.Le thermomètre a marqué 16°5 au-dessous de zéro le 3 février.C\u2019est dans la dernière semaine du mois que nous avons eu la plus forte tempête.Elle a duré trois jours et le vent a atteint une viteese de 66 milles à l'heure.Pendant cette tempête, plusieurs personnes ont péri à Lévis sous un éboulis de neige.ARTAUR SMITH.Directeur de l\u2019Observatoire de Québec.SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Bureau : 23, rue St-Louis, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr.L.N.Bégin.Secrétaire-généra] : Ferdinand Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caiasier de la Banque Nationale.Monsieur l\u2019abbé J.Marquia aété nommé administrateur général du syndicat.Cultivateurs, cercles agricoles et sociétés d\u2019agriculture, envoyez-nous sans retard vos oommandes pour grains et graines de semence de toutes sortes, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE 80 Transmettez-nous le plus tôt possible votre commande pour les engrais chimiques tels que phosphates, ouperphosphates, chaux, plâtre, cendre, etc., etc.Envoyez-nous aussi votre commande pour tous les inetruments aratoires dont vous avez besoin.Nous pouvons vous procurer des animaux reproducteurs de toutes espèces : chevaux, bestiaux, moutons, porcs, volailles, de toutes les races, y compris des reproducteurs \u201c\u2018Jer- sey-canadiens.\u201d Nous invitons tous ceux qui out des animaux enregistrés de toutes races, à bien vouloir les iadiquer au syndicat.Le syndicat vend pour ses membres les produits de leur ferme et achète pour eux tout ce dont ils ont besoin.Toutes les difficultés ou différends entre nos membres sont réglés sans retard, et tous les renseignements dont ils ont besoin leur sont communiqués.Les cercles agricoles peuvent maintenant s\u2019affilier au syndicat en lui payent annuellement seulement 10 centins par membre.Un cercle se comporant de plus de 100 membres ne paiera jamais plus de 10 piastres, Echo des Cercles Agricoles Cercle Agricole de St-Cuthbert, Berthier \u2014Champs de démonstration, effets du chaulage \u2014Le cercle à organisé un concours de culture de céréales et de pois après chaulage et voici un extrait du rapport du concours : ler prix : M.Philippe Lavailée.Un arpent de terre chaulée avec 9 minots de chaux et un arpent de terre non chaulée, semés en sarrasin.Sol de terre noire un peusablonneuse, L\u2019arpent chaulé a produit 32 minots de sarrasin du poids de 60 lbs au minot.L\u2019arpent non chaulé a donné 24 minots du poids de 534 lbs au minot.Là où on avait mis de la chaux, la grappe était plus belle et plus développée.2ème prix : M.Pierre Gervais.\u2014 Terre grise légère avec un fond de glaise.Un demi arpent a été chaulé avec 3 barriques de chaux, un demi arpent non chaulé, le tout ensemencé en avoine.La parcelle chaulée a produit 1080 lbs de grain et la parcelle témoin 806 lbs, Sur la parcelle chaulée la grappe était plus belle et il y avait moins de rouille, 3ème prix : M.George Landry.\u2014Un arpent de terre franche ensemencé en avoine Banner.La moitié a été chaulée avec 10 minois de chaux, et a produit 27 minots de grain ; le demi arpent non chaulé a produit 204 minots.4ème prix: M.Alfred Gauthier.\u2014M.Gauthier avait deux champs de démonstration, l\u2019un de terre forte ensemencéf en poie, et l\u2019autre de terre grise ensemencé en avoine.Pour l'avoine, le demi arpent clhiaulé avec 22; minots de chaux a produit 212 minots, et le demi arpent non chaulé I4} minots, Pour les pois, le demi arpent chaulé avec 3} minots de chaux a produit 18 minots de pois, le demi arpent non chaulé, 9} minots- Le président du cercle est M.Pierre Gervais, ët le secrétaire, M.J.O.B.Lafrenière, Cercle Agricole des Trois-Riviéres.\u2014Champs de démonstration, effets des engrais chimiques sur la culture des racines fourragères.ler Prix : M.Geodfroy Dufresne.\u2014 Le champ de démonstration (1 arpent) avait été en- graiesé dans tonte son étendue avec 12 tonnes de fumier.La parcelle No.1(} arpent) a reçu les engrais chimiques suivants: lo en automne, en même temps que le fumier, 3 minots de cendres de bois ; 2o au printemps, avant l\u2019ensemencement de betteraves et carottes, 100 lbs de superphosphate de chaux et 100 lbs de plâtre, et après l\u2019ensemencement 100 lba de nitrate de soude appliqué en couverture à un intervalle de 10 joure, La parcelle No, 1 (engrais chimiques) à produit 400 minots de racines très grosses, et la parcelle No.2 (témoin) 300 minots.2eme Prix : M.Henry Bettez.\u2014Mèmes engrais que le précédent.Le terrain a été ensemencé en choux de Siam.La parcelle aux engrais chimiques a donné 100 minots de racines de plus que la parcelle témoin, mais un certain nombres de racines étaient creuses, "]
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