Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 octobre 1898, samedi 8 octobre 1898
[" VOL.2.No.7.-.LE.Journal d'Agrieultare st d'Horticn!tare, LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE est l\u2019organe officiel du Conseil d\u2019 Agriculture de la Province de Québec, II parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s\u2019occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, À l\u2019élevage des animaux, à l\u2019horticulture, etc.l'outes communications destinées à être insérées dans les colonnes de la matière à lire de ce journal devront être adressées \u2018\u2018au Directeur du \u201cJournal d\u2019 Agriculture et d\u2019 Horticulture, Québec ** Pour conditions d\u2019 Annonces, etc., s'adresser à LA CIE DE PUB.\u201cLA PATRIE\"\u201d 77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreal.Abonnement : 81.00 par année, payable d'avance \u2014 9 TABLE DES MATIERES.AGRICULTURE GÉNERALE Conseils d\u2019actualité \u2014Veillées en famille \u2014 Trieurs mécaniques\u2014Engrais pour prairies.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.145 Notes météorologiques pour septembre.146 Bibliothèque du cultivateur.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eerecessccosseuce 146 Concours de produits laitiers.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.vaccneurs eee 146 Causes de la verse des céréales.eeerensnrnes 147 Le fromage et le beurre.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ecscersesesceseess 148 Promenade à travers l'exposition de Québec.\u2026\u2026.150 Exposition du comté de Bagot.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.cceee evaosse 151 Correspondance \u2014 Destruction des herbes dans les allées\u2014Chaulage\u2014Mais pour les vaches\u2014Rouille du blé et engrais minéraux\u2014Pommes de terre de BEMAENCE vervuenen eesresitteteneestenisnrtersatsesarstenarneraes 151 INDUSTRIE LAITIERE Ecole de laiterie de St-Hyacinthe.\u2026.\u2026\u2026\u2026.152 Qui n\u2019avance pas, recule.\u2026.\u2026.usiecesssiornses monsansee 152 La créme pasteurisée et le viSCOgène .\u2026\u2026.\u2026\u2026rees 153 ANIMAUX DE LA FERME La navette pour les Porce- Bergerics spacieuses et aérées \u2014 Moutons Shropshires \u2014 Les moutons en cctobre\u2014La loge du porc.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.asec ua 0vose 155 Médecine vétérinaire \u2014Mal de garrot\u2014Effort de la hanche\u2014Mammite contagieuse.sossse sense 157 Les volailles à l\u2019exposition de Québec.157 APICULTURE Apprentissage de l\u2019apiculteur.\u2026ues seras were 158 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Oignons à fleurs\u2014Plantons des bulbes de crocus\u2026\u2026 159 Culture de la canneberge.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.errrensercnncs 162 Culture de la plante 4 la maison\u2014Laurier roee.164 SOCIETES ET CERCLES Echo des cercles agricoles.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026es \u2026\u2026\u2026.166 Société d\u2019agriculture du comté de Rouville.168 ECONOMIE DOMESTIQUE.RECOLOR .cuuveurrreeernnneneiienen soscrsararasnassaer sansrssseunes 183 AGRICULTURE GENERALE Conseils d\u2019actualité.\u2014Veillez 4 ce que les animaux ne souffrent aucunement des intempéries de la saison, et rentrez au moins pour la nuit les vaches laitières, si vous voulez qu\u2019elles se maint tiennent en lait.Donnez à vos animaux une nourriture abondante et préparez-les peu à peu, par un changement de nourriture, à l\u2019alimentation d\u2019hiver.Dans un climat comme le nôtre, il y a énormément à faire sur une terre, à l\u2019automne.Le printemps est si court qu\u2019il ne faut pas trop y compter pour les travaux du sol, labours, fumure, égouttement.Presque toutes les terres, surtout les terres fortes, devraient étre labourées et engraissées à l\u2019automne, sinon, le cultivateur aura tout à faire à la fois après l\u2019hiver, et il risque fort alors de.manquer son coup.Mettez les caves à légumes, racines, etc, à l\u2019abri de la gelée, mais en même temps arrangez-vous pour que la cave puisse être ventilée convenablement, car, sans air, la pourriture ne tarde pas à se déclarer.Pour éviter autant que possible la pourriture des pommes de terre, il faut employer de la chaux vive en poudre répandue entre les tubercules.Profitez des derniers beaux jours pour tous les travaux de réparations que vous avez à faire à vos étables, granges, maison, ete.Renchaussez les soubassements des bâtisses pour empêcher tout filet d\u2019air froid de pénétrer sous les planchers.Ne laissez pas hiverner dehors vos instruments d\u2019agriculture ; ils méritent bien la peine d\u2019être rentrés sous abri.Veillées en famille et bonnes lectures.\u2014Chers lecteurs, quel bien ne ferait-on pas, à soi, à sa famille, et aux voisins peut-être, si l\u2019on prenait la bonne habitude de passer en famille les longues soirées 8 OCTOBRE 1898. 146 d\u2019automne et d\u2019hiver, s\u2019entretenant de choses utiles à la suite d\u2019une lecture intéressante, bien faite par l\u2019un des membres de la famille, pendant que les autres écoutent, tout en occupant leurs doigts et leurs mains à un travail facile.Le plus souvent, quel temps perdu et plus que perdu à cette saison ! Combien de jeunes gens prennent le dégoût de la maison paternelle parce que leur intelligence n\u2019y est p+s cultivée et que le temps est mal employé.C\u2019est surtout par de bonnes lectures et des réflexions sensées, à la suite de ces lectures, que les jeunes gens seront attirés à la maison, et y prendront de bonnes résolutions pour l\u2019avenir.Trieurs mécaniques.\u2014 D\u2019après le dernier bulletin publié par le ministère de l\u2019agriculture de Belgique, tous les comices agricoles de ce pays possèdent des trieurs mécaniques qui sont mis à la disposition de leurs membres.Ici l\u2019emploi des trieurs pour la préparation des semences ne se généralise pas suffisamment.Si un plus grand nombre de cercles en possédaient pour l\u2019usage de leurs membres, nous verrions une grande amélioration dans la qualité et le rendement de nos récoltes de céréales.Engrais pour prairies.\u2014Les scories de déphosphoration (phosphate Thomas), dit M.Grandeau, agronome français bien connu, sont l\u2019engrais phosphaté par excellence pour les prairies, dont elles améliorent considérablement les rendements, tant au point de vue de la quantité d\u2019herbe récoltée, que de la qualité du fourrage.D\u2019autre part, d\u2019après les agronomes allemands, qui s\u2019y entendent en fait des engrais appropriés aux récoltes, c\u2019est, après le fauchage du regain, le meilleur moment pour la fumure des prairies.On recommande surtout le phosphate Thomas et les engrais potassiques._\u2014 ee 1e NOTES METEOROLOGIQUES DE L\u2019OBSERVATOIRE DE QUEBEC SEPTEMBRE 1897 1898 Température moyenne.| 54°5 56°1 maxima .| 83% 85°2 \u20ac minima.84°0 36°0 2.09 | 4.77 Pluie en pouces.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.À l\u2019exception de quelques journées chaudes au commencement du mois le temps a été frais avec de fréquentes averses.La pluie est d\u2019environ 1 pouce au dessus de la moyenne.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Notes diverses sur l\u2019élevage des poules.\u2014Libraire- Editeur J.A.Langlais & fils, Québec 1898.\u2014 L\u2019élevage des volailles et la production des œufs prennent de plus en plus d\u2019importance dans la province et la publication d\u2019un petit traité pratique sur ce sujet ne peut manquer d\u2019être bien accueillie par tous nos cultivateurs.C\u2019est une jolie petite brochure de 88 pages, illustrée d\u2019environ 15 gravures représentant les races de volailles les plus utiles, et contenant les renseignements pratiques dont le cultivateur canadien a besoin dans la conduite de sa basse-cour.Le département de l\u2019Agriculture, à Québec, s\u2019est procuré un certain nombre d'exemplaires de cet ouvrage qui seront distribués aux cultivateurs qui en feront la demande par écrit.Manuel abrégé du Système métrique, par J.L.Vincent, inspecteur de district au département du revenu de l\u2019intérieur.\u2014 Libraire-Editeur, C.O.Beauchemin & fils, 256 et 258, rue St-Paul, Montréal.\u2014Comme on le sait, le seul système rationnel des poids et mesures est le système métrique, établi d\u2019abord en France, au siècle dernier, puis adopté successivement par presque tous les pays d\u2019Europe et de l\u2019Amérique du sud.L\u2019usage en est déjà légalisé en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada.Nul doute que, dans un avenir plus ou moins rapproché, il ne soit également adopté ici à l\u2019exclusion de tout autre.En prévision de ce résultat, et pour l\u2019utilité de tous ceux qui veulent avoir la clef de ce fameux système métrique et comparer les mesures métriques avec les mesures canadiennes actuellement légales, l\u2019auteur a publié ce très utile petit livre de 157 pages, destiné à être introduit dans les écoles et distribué parmi le peuple.Le prix du volume relié est, croyons-nous, de 50 centa.Le Naturaliste canadien.\u2014Directeur : M.l\u2019abbé Huard, Chicoutimi.\u2014Sommaire du No de Septembre : La question de l\u2019anguille\u2014L\u2019abbé Provancher\u2014 Quelques aperçus sur la géologie du Saguenay \u2014 Des fleurs pour l\u2019hiver\u2014Journaux et revues.CONCOURS DE PRODUITS LAITIERS Défauts constatés\u2014 Médailles accordées\u2014Le prochain concours Le deuxième-concours de produits laitiers organisé cette année par le département de l\u2019Agrieul- ture, aeu lieu à Montréal le 17 Septembre dernier. fo vain LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 147 Un bon nombre de fromages exposés laissaient réellement à désirer, ce qui est dû en partie aux grandes chaleurs qui ont prévalu durant le cours de cet été.Durant ces chaleurs, les patrons auraient dû prendre un plus grand soin de leurs vaches et de leur lait qu\u2019en temps ordinaire, chose qui n\u2019a pas été faite partout et qui a amené une diminution dans la qualité du fromage.Outre cela, la plus grande partie des fromageries étant mal installées et manquant de chambres de maturation convenables, les fromages n\u2019ont pas mûri dans de bonnes conditions.La chose est bien regrettable et de nature à nuire grandement à notre exportation.Si elle est générale, c\u2019est une année de perdue pour la bonne renommée de nos fromages sur le marché anglais, et les concurrents plus soigneux que nous avons sur le marché vont certainement en profiter largement à notre détriment, et nous y faire perdre du terrain.Ce fait montre l\u2019importance des conseils que nous ne cessons de prodiguer aux patrons, de bien soigner le lait, de prendre toutes les mesures nécessaires pour pouvoir le faire par les temps les plus chauds, et de ne porter leur lait que dans des fabriques bien montées, munies de chambres de maturation où il soit possible d\u2019entretenir une température convenable par les plus grandes chaleurs, et dans celles qui reçoivent une quantité suffisante de lait.Nécessairement, dans une fabrique ne recevant que deux à trois mille livres de lait par exemple, le\u2019 lait inférieur d\u2019un seul patron peut diminuer dans une large mesure la qualité du fromage de tous les autres patrons, ce qui n'aurait pas lieu dans une fabrique recevant une grande quantite de bon lait, à laquelle il se trouverait mélange.Les fabricants devraient, du reste, être toujours très sévères sur la qualité des laits qu\u2019ils reçoivent.En acceptant de mauvais lait ils ne peuvent faire de bon fromage, et cela diminue les bénétices que les patrons soigneux sont en droit d'attendre de leur lait : cela nuit À la réputation du fromage de la Province à l\u2019étranger, ce qui est un mol incalculable comme la chose a été expliquée plus haut, et de plus cette négligence nuit aussi à la réputation du fabricant lui-même.Dans les deux concours, il n\u2019y a eu qu\u2019une seule médaille d\u2019argent et neuf de bronze.Voici les noms de ces concurrents qui ont obtenu ces médailles.Concours bu 31 JUILLET 1898.Beurre: 1.Joseph Beaudet, St.Damien de Buckland, comté de Bellechasse, 99 points, récompense de 814.00 en argent, une médaille d\u2019argent et un diplôme de première classe.2.Elzéar Fortier, Ste.Anne de Beaupré, comté de Montmorency, 98 points, récompense de 82.00 en argent, une médaille de bronze, et un diplôme de seconde classe.Fromage: 1.Louis Bibeau, St.Flavien, comté de Lotbinière, 944 points, $4.00 en argent, une miédaille de bronze, et un diplôme de seconde classe.2, Eugène Boucher, St.Flavien, comté de Ri- mouski, 93 points, 84.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.Concours Du 17 SEPTEMBRE 1898.Beurre: 1.Pierre Caron, St.Camille, comté de Wolfe, 94 points, 83.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.2.Atchez Allard, St.Paul l\u2019Ermite, comté de I\u2019 Assomption, 93 points, $1.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.Fromage: 1.Jules Fradet, Malbaie, comté de Charlevoix, 76 points, 87.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.2.Joseph Veroneau, Valcourt Fly., comté de Shefford, 94% points, $4.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.3.Adélard Blais, Bic, comté de timouski, 94 points, 83.00 en argent, une médaille de bronze et un diplôme de seconde classe.4.Paschal Angers, Jonquières, Cu.Chicoutimi, $1.00 en argent, une médaille de bronze ct un diplôme de seconde classe.Un bon hombre de fromages envoyés avaient une mauvalse senteur, accusant ainsi soit la mauvaise qualité du lait dont ils étaient fabriqués, soit le défaut de propreté de la Fabrique.Pour le beurre on peut répéter ce qui a été dit pour le fromage et, en face de la lenteur de l\u2019amélioration dans la qualité du beurre de la Province, les juges ont décidé d\u2019être plus sévères.Un bon nombre de fabricants de beurre auxquels on avait demandé des exhibits, n\u2019ont pu en envoyer en raison de la niauvaise installation de leur fabrique, où du peu de lait qu\u2019ils reçoivent ou de la mauvaise qualité de ce lait et, d\u2019une façon générale, en raison de la mauvaise qualité de leurs produits.Ces concours, comme la chose a été expliquée 148 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019BORTICULTURE dans un article paru dans ce journal, No.du 22 Août 1898, sont organisés de manière à constater et À récompenser la bonne qualité des produits de fabrication courante et non de produits faits spécialement en vue d\u2019un concours, et leur organisation sera améliorée de manière à atteindre complètement ce but.De cette manière les fabricants qui soignent continuellement leur fabrication pourront se faire avantageusement connaître et les propriétaires de fabriques, ainsi que les patrons, pourront se renseigner utilement sur les capacités des fabricants qu\u2019ils emploient.Le prochain concours de produits laitiers aura lieu dans le courant du mois d\u2019 Octobre.Les fabricants qui désirent y prendre part sont priés d\u2019en faire de suite la demande au département de I\u2019 Agriculture, à Québec, en écrivant à G.Henry, secrétaire des Concours.\u2014_ CAUSES DE LA VERSE DES CEREALES D\u2019après M.DASSONVILLE SOLUTION DE KNoP\u2014 EFFETS DE LA POTASSE ET DE LA SOUDE SUR LES GRAINS\u2014ÂCIDE PHOSPHORI- QUE\u2014SEMIS EN LIGNES.Les travaux d\u2019anatomie expérimentale entrepris depuis 1883 par M.Gaston Bonnies et ses élèves, ont démontré que la structure des végétaux est sujette à varier dans de larges limites, lorsque ces végétaux sont soumis à des causes agissant à des degrés d\u2019intensité variable, comme par exemple, la lumière, la chaleur, etc.M.Dassonville ayant pensé qu\u2019il serait intéressant de savoir si la composition chimique du sol qui a sur le développement des plantes une influence si appréciable n\u2019exercerait pas, comme les causes précédemment énoncées, une action sur la structure, a, dans ce but, fait un très grand nombre de cultures, soit en solutions aqueuses, soit en pleine terre.Celles-ci ont été instituées pour contrôler les premières et en vue aussi des applications que le sujet est appelé à fournir à l\u2019agriculture.La solution dont se sert M.Dassonville est la solution de Knop qui est, comme on sait, très favorable au développement d\u2019un grand nombre de végétaux.Elle renferme pour un litre d\u2019eau: 1 gramme (16 grains) de nitrate de chaux ; 0.gr.250 (4 grains) de chacun des sels suivants : nitrate de potasse, phosphate de potasse, sulfate de magnésie ; enfin, des traces de peroxyde de fer.Dans une série d\u2019expériences, il cultive les plantes d\u2019une part dans la solution de Knop, d\u2019autre part dans cette solution privée d\u2019un de ses sels.Dans ses expériences relatives à l\u2019action propre de chacun des sels de la solution de Knop, M.Dassonville ne s\u2019est pas attaché uniquement au côté purement scientifique de la question ; il a cherché aussi à faire des comparaisons ayant une utilité pratique.Parmi les faits qu\u2019il a mis en lumière, notons entre autres, ceux qui ont trait à l\u2019action des sels minéraux sur la verse des graminées.Quand on cultive de l\u2019avoine ou du blé dans la solution de Knop, les plantes prennent dès le début un grand développement.Mais vers le soixantième jour de végétation, les tiges fléchissent à leur base, elles versent ; la plante se décolore, puis elle meurt.M.Dassonville a cherché à voir si, en modifiant la composition de la liqueur de Knop, il arriverait à permettre aux plantes de rester droites et d\u2019achever leur évolution.Il a constaté alors qu\u2019en remplaçant dans cette liqueur le nitrate et le phosphate de potasse par des doses équivalentes de nitrate et de phosphate de soude, les plantes se maintenaient parfaitement verticales et donnaient des graines ; ce qui permet de conclure : la potasse provoque la verse, la soude la prévient.L\u2019examen de la structure des tiges au niveau de leur région inférieure permet d\u2019étudier le mécanisme de l\u2019action de ces deux bases sur le port des graminées.En présence de la potasse, les parois des cellules restent extrêmement minces ; en présence de la soude, elles sont très épaisses et de plus la tige renferme à son intérieur un cylindre épais de fibres très lignifiées.L\u2019étude de M.Dassonville nous montre d\u2019ailleurs que la soude n\u2019est pas le seul corps qui puisse contrebalancer les effets de la potasse : une forte dose d\u2019acide phosphorique favorise aussi le soutènement de la plante par le même mécanisme.Quant à la silice, elle n\u2019a pas d\u2019action préventive contre la verse.Les conséquences qui découlent de ces faits ont une grande importance au point de vue des applications agricoles.Il est évident que la potasse suffisant à provoquer la verse des graminées, il importe de ne pas cultiver ces plantes dans des terrains qui dosent une trop grande quantité de cette base.et pew by hd tou né doi pot exp cell moi IA con derr soit l\u2019inc défic ainsi mage de la des 1 les b: 1898, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 149 Il est nécessaire, si l\u2019on veut approprier ces terrains à la culture des céréales, d\u2019épuiser préalablement le sol par des plantes avides de potasse, telles que la betterave, les pommes de terre, les pois, les fèves, etc.De plus, c\u2019est surtout dans ces terrains qu\u2019il est indispensable de semer en ligne.On sait, en effet, que le manque d\u2019air et de lumière à la base des chaumes sont deux causes additionnelles de la verse et que cette manière d\u2019opérer favorise la circulation de l\u2019air et laisse à la lumière un plus libre accès.Enfin, la soude et l\u2019acide phosphorique sont des corps qui peuvent être utilisés à titre d\u2019agents préventifs.Les recherches de M.Dassonville sur l\u2019action comparative de la potasse et de la soude ouvrent une voie de recherches, en quelque sorte sans limites, et elles sont du plus haut intérêt tant au point de vue de la physiologie générale qu\u2019à celui des applications agricoles, (Extrait de I Agriculture Moderne).\u2014>.LE FROMAGE ET LE BEURRE Actuellement les patrons de fromageries et de beurreries sont perplexes et se demandent s\u2019ils doivent continuer la fabrication du fromage, ou la cesser pour ne plus produire que du beurre.Une revue de la situation de ces deux articles n\u2019est donc pas sans intérêt pour eux en ce moment.Notre marché dépend du marché anglais, comme tous les marchés de production dépendent, en général, des marchés de consommation.Il nous faut donc avoir un œil ouvert sur le marché anglais pour en tirer des pronostics devant guider le nôtre.Ce qui nous frappe, tout d\u2019abord, c\u2019est que nos exportations, cette année, ont été moindres que celles de l\u2019année dernière.Ainsi, au milieu du mois de septembre, nous n\u2019avions expédié, vers I\u2019 Angleterre, que 1,115,100 boîtes de fromage contre 1,349,589 boîtes à la même date l\u2019an dernier.À première vue, il semblerait que cette situation soit favorable pour la production future et que l\u2019industrie laitière doive être appelée à combler le déficit.Ce serait mal raisonner que de caleuler ainsi, car l\u2019an dernier il a été expédié trop de fromage à destination de l\u2019Angleterre pour les besoins de la consommation.La consommation a, en effet, des limites, et ce qui le prouve, c\u2019est que malgré les bas prix du fromage pendant toute la saison de 1898, nous n\u2019avons pu atteindre notre chiffre d\u2019ex- portation de 1897 ; nous en pouvons donc tirer cette conclusion que la consommation n\u2019a pas été activée par les bas prix.D\u2019aucuns même prétendent que, pendant que nos moyens de production augmentaient, la consommation avait des tendances à diminuer en Ans gleterre, par suite du bas prix des autres articles de consommation et aussi par un changement dans la manière de se nourrir de l\u2019ouvrier anglais.Peut- être pourrait-on ajouter que les grèves, qui ont condammné des milliers de travailleurs au repos, ont été pour quelque chose aussi dans la diminution de la consommation du fromage.Quoiqu\u2019il en soit, la diminution dans la consommation paraît bien évidente, puisque, au 31 août dernier, malgré un déficit dans les importations comparativement à l\u2019an dernier, les principaux marchés anglais de Liverpool, Londres, Glasgow et Bristol avaient des stocks en fromage plus élevés qu\u2019à la date du 31 août 1897.Le marché de Liverpool comptait à lui seul 33,685 boites de plus à la fin d\u2019août 1898 qu\u2019au d1 août 159%.Rappelons qu\u2019à cette date, cependant, il avait importé en moins que l\u2019an dernier.tant de New- York que de Montréal, environ 450,000 boîtes.La situation du marché anglais n'est donc pas encourageante pour nos producteurs, à la date actuelle.Il nous reste à examiner si, pour les besoins futurs, le marché anglais est assuré d\u2019avoir les quantités de fromage nécessaires.Nous avons tenté, mais inutilement, nous devons le confesser, de connaître aussi exactement que possible les quantités de fromage existant en glacière.Mais, si nous ne pouvons chiffrer ces quantités, nous sommes autorisés à croire qu\u2019elles sont au moins égales, sinon supérieures, à celles que contenaient les entrepôts frigorifiques, l\u2019an dernier, à pareille époque.Ces quantités d\u2019ailleurs vont augmenter par l\u2019apport du fromage de septembre, car il n\u2019est pas douteux que les meilleurs prix payés actuellement vont donner une activité plus grande à la fabrication.On calcule qu\u2019au moins 25 p.c.des fromageries se sont converties cette année en beurreries et qu\u2019il en résultera une diminution notable dans la fabrication du fromage.Une autorité dans la matière nous dit qu\u2019on estime qu\u2019il se produira.tant au Canada qu'aux Etats-Unis, 500,000 boîtes de moins que l\u2019an dernier et que la production sera encore 150 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE + trop forte' d\u2019environ 300,000 boîtes pour que la situation soit normale.Pour terminer cet examen nous ne croyons pouvoir mieux faire que de donner l\u2019opinion de MM.A.Ayer & Co.que nous partageons en grande partie : La diminution des exportations, tant du Canada que des Etats-Unis, est due principalement à une faible demande et à ce fait sans précédent que le fromage de 1897 est encore largement offert sur le marché anglais.En outre, le fromage a été trop cher en 1897, et la quantité fabriquée trop grande pour les consommateurs anglais.Par suite des prix, la grande quantité des consommateurs s\u2019est portée sur d\u2019autres articles et le commerce de fromage en a souffert.Cette année encore, le prix du fromage, par suite de la spéculation, n\u2019a pu être baissé suffisamment pour donner une marge suffisante à l\u2019épicier obligé de vendre à 5 pence.Le résultat est que l\u2019épicier anglais s\u2019est dégoûté de ce commerce et n\u2019a pas poussé l\u2019article.S'il obtenait un profit sur le fromage, il s y intéresserait et, grâce à une avance qui mettrait le prix du détail à 6 pence, nous aurions une meilleure marge au Canada.\u2018 La consommation du fromage n\u2019a certainement pas augmenté en Angleterre ; probablement méme elle a quelque peu diminué.Nous ne voyons rien autre chose à faire, pour nos fermiers Canadiens, qu\u2019à diriger fortement leurs efforts dans la fabrication du beurre et à ce sujet nous ajouterons que, si toutes les fromageries du Canada se livraient à la fabrication du beurre, nous ne croyons pas que le prix du beurre sur le marché anglais serait affecté de 4c.par livre, tandis que si toutes les crémeries se livraient À la fabrication du fromage, le prix du fromage descendrait peut-être à 5c.la livre.Nous croyons, en conséquence, que les cultivateurs serviraient leurs meilleurs intérêts en tournant immédiatement leurs efforts vers la fabrication du beurre et nous irons même jusqu\u2019à dire que pour sauver le commerce du fromage d\u2019un désastre, cette année, toute fabrique de fromage au Canada devrait se mettre À la fabrication du beurre dès le ler octobre.\u2014( Le Prix Courant.) _._ PROMENADE A TRAVERS L\u2019EXPOSITION DE QUEBEC L\u2019exposition provinciale de septembre dernier, à Québec, a été somme toute un réel succès, sur tout si l\u2019on tient compte des difficultés que rencontre toujours une première installation.Le terrain est vaste et les constructions permanentes bien disposées.Pour les années à venir il ne restera donc qu\u2019à améliorer ce qui existe déjà, perfectionner l'organisation, ce qui est toujours possible, et on est certain d\u2019arriver à faire dé Québec un centre d'expositions brillantes.L\u2019exhibit des bêtes bovines était considérable ; les vaches canadiennes étaient bien représentées ; le remarquable troupeau Jersey-canadien, de feu M.Ed.Barnard, était là au complet ; ce troupeau d\u2019animaux superbes a été mis en vente sur le terrain de l\u2019exposition, et se trouve actuellement dispersé dans divers points de la province.x Les classes porcine et ovine étaient remplies par de très nombreux animaux, occupant une place très considérable du terrain ; elles formaient une des parties les plus importantes de l\u2019exposition de Québec.Il est rare de voir une aussi belle collection de volailles que celle qui occupait le bâtiment de la basse-cour.Nous en donnons un compte-rendu dans ce numéro.+x Les machines agricoles provenant des meilleures fabriques du pays, d\u2019Ontario, et méme des Etats- Unis, nombreuses et de plus en plus perfectionnées, ont mérité toute l\u2019attention des visiteurs ; la concurrence entre les fabricants devient serrée, et indique que la province de Québec est pour eux un marché très important.Tant mieux.Plusieurs systèmes de charrue sous-sol exposés témoignaient de l\u2019extension que prend dans le pays, la pratique du labour sous-sol.Signalons à ce propos l\u2019excellent crochet fouilleur fabriqué par la maison S.Vessot & Cie, de Joliette.Cette maison vend séparément le crochet fouilleur pouvant se fixer à une charrue, pour la somme de cinq piastres.Une bonne charrue et son crochet fouilleur coûtent 816.00.PK Signalons de petites presses à cidre à bon marché; voilà ce qui doit faire plaisir à tout cultivateur qui, possédant un verger de pommiers, veut entreprendre à là maison la fabrication de cette boisson rafraîchissante.Er rn lis un ple Ine I Pex du plu: L tanc été « repr laiti sir \u20ac de re d\u2019 avi mag beau.sés 1 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 151 Parmi les produits de la ferme, citons l\u2019exhibit du Lac St-Jean toujours si intéressant ; la culture maraîchère fait aussi des progrès et c\u2019est avec plaisir que nous voyons se développer la culture des meilleurs plantes potagères telles que choux- raves, choux à jets de Bruxelles etc.Les échantillons de tabac en feuilles montrent que la culture et surtout la préparation de cette plante s\u2019améliorent de plus en plus dans la province.Une industrie de la ferme qui mérite de l\u2019encouragement c\u2019est la fabrication des vins de fruits, des confitures, des gelées, des conserves de fruits, etc.Il y avait de bons échantillons de ces produits, mais pour paraître avec avantage il faudrait qu\u2019ils fussent présentés dans des bouteilles ou jarres plus élégantes.Décidément l\u2019apiculture est en bonne voie dans la province, car les exhibits de la classe d\u2019apiculture étaient importants et de qualité supérieure.MM.Gauvreau, Jacques Verret, de Charlesbourg, Lapointe, de St-Jean Port Joli, etc., exposaient de très beaux échantillons de miiel, cire, ete.Quant à la collection de tous les appareils utilisés en apiculture de M.J.Verret, elle formait un étalage des plus intéressants et des plus complets.\u2014l EXPOSITION DU COMTE DE BAGOT Industrie laitière of culture fourragère.\u2014 Economie domestique.\u2014 Races ovine ct porcine.\u2014 Horticulture.\u2014 Concours de récoltes sur pied.Le vingt août dernier a eu lieu à St-Liboire l\u2019exposition ouverte par la Société d\u2019agriculture du comté de Bagot.Elle a été remarquable sous plus d\u2019un rapport.L'industrie laitière a pris une grande importance dans cette région ; aussi, nous n\u2019avons pas été surpris de constater que la race bovine y était représentée par des reproducteurs et des vaches laitières d\u2019une grande valeur.Si l\u2019on sait y choisir et élever de beaux animaux, on n\u2019oublie pas de rechercher les moyens de bien les nourrir, afin d\u2019avoir une production abondante de lait.Les magnifiques betteraves et carottes fourragères et les beaux échantillons de blé d\u2019Inde fourrager exposés prouvent que les cultivateurs de cette région ont d\u2019autres aliments qtie de la paille à donner en hiver à leurs vaches laitières.Le département le mieux organisé et qui fait certainement honneur aux épouses des cultivateurs du comté était celui de l\u2019industrie domestique.Un grand nombre d\u2019objets en imitation de mouton de Perse, faits avec la laine de nos moutons, attirait l\u2019attention de tous les visiteurs.On y admirait aussi des habillements d\u2019homies et de femmes, des étoffes, des tapis, des flanelles, des toiles, dont le fini, la qualité et la beauté prouvent beaucoup en faveur de l\u2019habileté et de l\u2019amour du travail d'un grand nombre de dames de Bagot.Secondés par de pareilles épouses, les cultivateurs de ce district ne peuvent que réussir Dans département de la race porcine les juges nous ont déclaré qu\u2019il était difficile de trouver de plus beaux porcs que ceux exposés.Nous pourrions faire la même remarque pour la race ovine.Les exhibits de pommes, de fruits et de légumes qu\u2019il nous a été donné d\u2019admirer, démontrent que l\u2019horticulture est une branche in- portante dans l\u2019agriculture de ce district.La société d\u2019agriculture n\u2019avait pas tenu d\u2019exposition depuis trois ans.Pendant ce laps de temps elle avait consacré ses fonds à la tenue de concours de récoltes sur pied.L\u2019émulation créée par ces concours n\u2019a pas peu contribué à engager les cultivateurs à améliorer leurs méthodes de culture, à accroître la fertilité de leurs terres et lc rendement de leurs récoltes.La production de fourrages abondants, succulents et nutritife est absolument nécessaire pour le succès de l\u2019industrie laitière ; aussi a-t-elle été fortement encouragée par les concours de cette société.Cette association compte au nombre de celles qui ont le plus contribué à l\u2019avancement de l\u2019agriculture dans la province.Puisse-t-elle continuer à suivre la même voie.le CORRESPONDANCE Destruction des herbes dans les allées.\u2014Que «ois- je faire pour détruire l\u2019herbe dans les allées de mon jardin?X.Réponse: Répandez dans vos chemins une assez forte quantité de sel de cuisine ordinaire.Chaulage.\u2014J\u2019ai une pièce «le terre qui a grand 152 besoin de chaux.Combien de quarts dois-je en mettre par arpent >\u2014N.P.St.Frédéric, Beauce.Réponse: Environ 7 quarts de chaux par arpent, si la terre est forte; si la terre est légère employez moins de chaux, soit de 2 4 4 quarts.Mais pour les vaches.\u2014J ai des tiges de blé-d\u2019 Inde pour mes vaches.Dois-je leur donner ce fourrage sec, non haché, ou bien haché et humecté?Z.Réponse : Donnez-leur le blé-d\u2019Inde après l\u2019avoir haché et humecté quelque temps d'avance.Rouille du blé et engrais minéraux.\u2014 Un de nos abonnés, M.J.E.Genest-LaBarre fait la remarque importante que voici au sujet de la rouille dublé : \u2018C\u2019est la rouille qui a fait manquer, cette année, la récolte du blé.Dans les terrains engraissés avec de la chaux et des cendres de bois (c\u2019est le trop petit nombre) la récolte du blé a été excellente et n\u2019a pas souffert de la rouille, tandis que dans les terrains engraissés avec du fumier d\u2019étable, la rouille a causé de grands dommages.Renouvelons nos pommes de terre de semence.\u2014 M.Arsène Paquette, de St.Hugues, comté de Bagot, nous donne les renseignements ci-dessus sur un essai qu\u2019il a entrepris et dont les résultats l\u2019ont convaincu de l\u2019utilité qu\u2019il y a de changer de patates de semence.\u2018\u201c En 1897, j'ai acheté chez un marchand grainier 6 lbs de patates comprenant plusieurs variétés et j\u2019en ai obtenu 53 minots.En 1898 j'en ai resemé 5 minots qui m\u2019ont donné une récolte de 129 minots de belles patates.J\u2019ai pesé des tubercules de 2 livres et quart, pas une n\u2019a pourri, et les plus petites sont encore bien belles.Voici les variétés que j'ai semées : Carman, qui a produit 27 minots de 1 minot de senrence.Fonthill Rose, qui a produit 27 minots de 1 minot de semence, Great Divide, qui a produit 26 minots de 1 minot de semence.Money Sulzer, qui a produit 25 minots de 1 minot de semence.Polaris, qui a produit 26 minots de 1 minot de senence.Toutes ces patates sont trés belles et bonnes, et ont eu des premiers prix aux expositions, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Je les ai plantées le 22 avril, et fait la récolte le 2 août, sur un tiers d\u2019arpent de terre grise et terre forte qui avait été pacagée pendant trois ans et n\u2019a pas reçu d\u2019engrais.SECTION RÉSERVÉE A La SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIÈRE REOUVERTURE DE L\u2019ECOLE DE LAITERIE DE SAINT-HYACINTHE Nous espérons qu\u2019à l\u2019heure où paraîtront ces lignes, la Société d\u2019Industrie laitière de la Province de Québec aura enfin pu fixer la date de la réouverture des cours de l\u2019Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe et arrêter le programme de la session 1898-99.Tous les fabricants et apprentis, qui auraient le désir de suivre les cours du mois de Novembre et même du mois de Décembre, sont priés de faire immédiatement connaître leur intention au secrétaire de la société, M.E.Castel, St- Hyacinthe, qui leur fournira les blancs d\u2019application et tous les renseignements nécessaires.\u2014\u2014 diem \u2014- QUI N\u2019AVANCE PAS, RECULE ! S\u2019il est vrai que \u2018\u2018l\u2019Agriculture soit le plus ancien des arts et la plus récente des sciences, \u2019\u2019 ne pourrait-on pas en dire autant de cette branche de l\u2019agriculture qui a nom l\u2019industrie laitière.Quiconque suit attentivement le développement de cette industrie et les progrès merveilleux qui s\u2019y accomplissent chaque année, progrès destinés soit à rendre la production plus économique, soit à mieux satisfaire une clientèle de jour en jour plus exigeante par suite des efforts de ses fournisseurs à courir au-devant de ses désirs ou de ses caprices, quiconque, disons-nous, regarde autour de soi dans le monde de la laiterie ne peut s\u2019empêcher de frémir à la pensée que les cultivateurs, au sort desquels il s\u2019intéresse ou dont il a les intérêts en main, sont encore de nos jours assez routiniers pour ne suivre qu\u2019avec une dangereuse et coupable indifférence les méthodes améliorées que notre journal ne cesse de leur faire connaître.Combien de fabriques encore où l\u2019on reçoit du lait mal tenu, du lait impropre à la fabrication d\u2019un bon beurre ou d\u2019un bon fromage ?Combien de cultivateurs, à cette fin de saison qui approche, faisant leur examen de conscience md a em ea oa œ «ce gé LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 158 honnêtement, pourraient-ils se rendre le témoignage de n\u2019avoir pas une seule fois dans la saison fait accepter à leur fabricant un lait plus que douteux ?L'hiver n\u2019est pas loin et avec lui vont revenir les longues veillées, favorables aux bonnes lectures et aux discussions instructives.Combien il nous serait agréable de penser que nos amis les cultivateurs reprendront alors la file du \u2018\u2018 Journal d\u2019Agriculture \u2019\u2019 pour relire et discuter en commun les conseils publiés au cours de la dernière campagne, sur les soins du lait, sur l\u2019épreuve au caillé, etc., etc.La société d'industrie laitière a beaucoup insisté là-dessus, et ce n\u2019est pas sans raison.Couler, aérer et refroidir le lait sont des précautions faciles et peu coûteuses à prendre ; faire l\u2019épreuve du lait au caillé pour reconnaître qui fournit du bon ou du mauvais lait dans un arrondissement, est aussi une opération aisée.Pourquoi donc ces choses ne sont-elles pas encore entrées dans la pratique régulière des fermes et des fabriques?Pourquoi cette indifférence, surtout en face d\u2019un marché difficile?Hélas ! parce qu\u2019on ne comprend pas les exigences de la clientèle.Et pendant ce temps, des concurrents mieux renseignés, des concurrents qui avancent, pendant que nous piétinons, s\u2019ingénient à fournir à la clientèle toutes les garanties Jugez-en plutôt ! Le qu\u2019elle peut souhaiter.\u2018* Journal Pratique d\u2019 Agriculture\u2019\u2019 recommande aux cultivateurs français de filtrer le lait en grand et couramment.Ceux d\u2019entre nous qui ont lu le Rapport de MM.Gigault et Leclair sur l\u2019industrie laitière au Danemark se rappellent que ces messieurs ont vu fonctionner à Copenhague un appareil à filtrer le lait.Du Danemark, la chose est passée en France, et M.E.Fouard, professeur à l\u2019Ecole de Grignon, écrit : \u2018\u2018 Prenez un bon filtre, il en existe, et en filtrant votre lait, d\u2019une part vous retiendrez les quatre cinquièmes des microbes qu\u2019il contient ; d\u2019autre part vous enlèverez les impuretés matérielles qui le souillent, telles que bouse de vache, brins de litière, poils, etc., dont il y a presque toujours dans le lait des quantités appréciables.La propreté et l\u2019hygiène indiquent donc de filtrer, et aussi la sage économie : car le professeur Soxhiet, de Munich, a montré qu\u2019en tenant de bonnes vaches bien propres, et en obligeant les gens chargés de la traite à se laver les mains, (ce qui leur semble, en thèse générale, parfaitement inutile et même ridicule, ) le lait au lieu de tourner après 23 heures ne tourne plus qu\u2019au bout de 39 heures.11 faut donc se rallier à la filtration du lait.Elle se fait dans des appareils très simples, soit sur du gravier ordinaire de rivière bien nettoyé et passé au four, soit pour les petites installations sur de simples rondelles de feutre stérilisées, placées au fond d'un entonnoir.\u201d Après avoir parlé du filtrage du lait, la Laiterie de Paris rapproche de ce \u2018\u201c procédé novateur \u2019\u2019 la machine à traire les vaches du Docteur A.Shiels, de Glasgow, et entrevoyant le temps où le lait de la vache, extrait du pis par la machine hors du contact de l\u2019air, sera immédiatement, et sans exposition à l\u2019air, traité dans des appareils mécaniques pour extraire et malaxer le beurre, elle ajoute : \u2018 Les hygiénistes les plus serupuleux devront alors se déclarer satisfaits.\u201d\u2019 Satisfaire les hygiénistes, tel est le but que semble se proposer un de nos plus actifs concurrents le gouvernement de la Nouvelle Zélande, qui vient de préparer une loi ¢¢ prohibant I\u2019exportation des produits laitiers qui seraient condamnés par un inspecteur.\u2019 Mais cette loi mérite d\u2019être étudiée à fond et fera l\u2019objet d\u2019une étude subséquente.Voyez-vous que vos concurrents travaillent et avancent ?Et vous ?ae LA CREME PASTEURISEE ET LE VISCOGENE.(Suite.) Préparation du viscogéne.\u2014Comme le viscogéne n\u2019est pas une substance qu\u2019on trouve dans le commerce, il serait inutile d\u2019indiquer son emploi si la manière de le fabriquer n\u2019était pas en même temps donnée.Voici comment on prépare le viscogène.Je prends la recette telle qu\u2019imprimée dans le treizième rapport de la station expérimentale agricole du Wisconsin : Faites dissoudre deux parties et demie (pesées) de sucre de canne granulé de bonne qualité dans cinq parties d\u2019eau (aussi pesées, ) et faites éteindre lentement une partie de chaux vive (pesée) dans trois parties d\u2019eau (aussi pesées.) Passez le lait de chaux dans un couloir en toile métallique pour enlever les parcelles de chaux non-dissoutes, et ajoutez-le à la solution de sucre.Agitez le mélange à de fréquents intervalles et, après deux ou trois heures, laissez-le reposer jusqu\u2019à ce que la partie liquide devienne limpide, et retirez cette partie liquide avec un siphon.Si vous voulez conserver cette préparation pour les besoins futurs, mettez-la dans des bouteilles bien remplies et bien bouchées afin qu\u2019elle ne vienne aucunement en contact avec 154 LE JOURNAL D\u2019AGRICOLTURE ET D\u2019HORTICULTURK lui fait perdre de sa force et la fait noircir.Manière d\u2019employer le viscogène.\u2014Avant d\u2019employer le viscogène, il faut d\u2019abord se rendre compte du plus ou moins de consistance de la crème à traiter.On se sert pour cela d\u2019un visco- mètre bien simple.On prend un morceau de verre, celui dont on se sert pour mettre sur les gravures encadrées est le meilleur, de 12 pouces sur 15 environ et une pipette permettant de mesurer d\u2019une manière uniforme des gouttes de crême.On nettoie à fond le morceau de verre avec de l\u2019éther ou de l\u2019alcool pour qu\u2019il soit parfaitement net.On le met à plat sur une table, et on y laisse tomber près de l\u2019un des bords sur le verre, au moyen de la pipette, des gouttes, deux ou trois, de chaque échantillon de la crème à essayer, en ayant soin de ne pas les laisser tomber de haut, afin qu\u2019elles ne s\u2019étendent pas trop, Ceci fait, on incline à un certain angle le morceau de verre, afin que les gouttes de crème se mettent en mouvement et coulent sur sa surface.Les échantillons de crème non pasteurisée couleront lentement sur le verre.Ceux de crème pasteurisée couleront beaucoup plus vite parce que la crème est moins consistante.La gravure ci-jointe (Fig.3) fait voir le morceau de verre «t le mouvement comparé des gouttes de crème pasteurisée et non-pasteurisée.Cette première expérience indique bien quelle crème a besoin de viscogène, mais non la quantité de cette substance à employer.Une autre méthode est suivie pour établir cette quantité.Par des essais répétés, on est parvenu à trouver que la l\u2019air dont elle absorberait l\u2019acide carbonique ce qui\u201d moyenne de différents et nombreux échantillons .de crème pasteurisée, requiert environ une partie de viscogène pour cent cinquante parties de crème pour recouvrer sa viscosité primitive.Partant de cette base, vous prenez une livre de la crème à traiter et vous y mettez un cent cinquantième de viscogène, puis vous brassez vigoureusement la crème.Vous laissez alors tomber une goutte de cette crème sur une assiette chaude.Vous préparez une solution de phénolphtaléine, \u2014 produit dérivé du goudron de houille (coaltar) et qui s\u2019achète dans ies pharmacies en forme de poudre, dont on dissout une partie dans vingt parties d\u2019alcool.Vous prenez une goutte de cette solution et l\u2019ajoutez à la goutte de crème déposée sur l\u2019assiette.S\u2019il ne se développe pas dans la goutte de crème une teinte rose, c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas assez de viscogène et il faut en ajouter à l\u2019échantillon, jusqu\u2019à ce que sur une nouvelle goutte de crème déposée sur l\u2019assiette, la goutte de solution de phénolphtaléine développe du rose.Cette teinte rose doit, cependant, disparaître tout de suite.Si elle persiste, c\u2019est qu\u2019il y a trop de viscogéne.Une fois la quantité de viscogène établie pour votre échantillon d\u2019une livre, vous la notez, vous mesurez toute la crème à traiter, et mesurez aussi la proportion de viscogène nécessaire pour lui rendre sa consistance, en vous basant sur la proportion employée pour traiter l\u2019échantillon d\u2019une livre.Il faut cependant observer en établissant cette proportion de viscogène à employer, que les deux- tiers seulement de la proportion établie doivent être ajoutés à la crème, cette quantité étant suffisante pour obtenir la consistance voulue.Le viscogène et l\u2019Inspection du lait et de la crème.\u2014Quelques personnes semblent portées à croire que l\u2019addition du viscogène au lait ou à la crème pourrait être nuisible a la santé.Rien de tel n\u2019est à craindre.D\u2019abord la quantité de chaux qui entre dans la très petite proportion (un cent cinquantième environ) de viscogène ajouté au lait ou à la crème se trouve tellement minime que, la chaux fût-elle nuisible, son mauvais effet n\u2019aurait pas d\u2019action à cause de la petite quantité employée.Mais la chaux, loin d\u2019être nuisible dans le lait est fort recommandée sous forme d\u2019eau de chaux qu\u2019on y ajoute pour les estomacs délicats ou débilités des enfants et des vieillards.Quant au sucre que contient le sucrate de chaux, nul ne prétendra qu\u2019il peut nuire à la qualité du lait.Le seul obstacle que rencontre l\u2019emploi du viscogène, c\u2019est la loi, ll où la loi dit, comme c\u2019est le cas dans LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 155 beaucoup d\u2019états et de pays, que toute addition d\u2019une substance étrangère quelconque au lait, constitue une adultération.Dans ce cas, il faut tourner la difficulté en qualifiant d\u2019une manière spéciale, au moment de la vente, le lait ou la crème traité au viscogène, comme on le fait aux Etats-Unis où les produits ainsi traités sont vendus sous le nom de :- Visco-cream, Visco-milk, ce qui les range dans la catégorie des substances alimentaires préparées à base de lait condensé, telles que le \u2018\u2018 Lactated food \u2019\u2019, qu\u2019on trouve dans le commerce.Rien donc, n'empêche qu\u2019on appelle en français : Lait viscogéné, crème viscogénée, deux produits qui sont bien réellement du lait et de la crème, mais qui contiennent, pour ce qui est de la crème ainsi préparée, dans chaque 100 livres de crème, 1596.90 onces de crème pure, 2.50 onces de sucre et 0.60 onces de chaux.J.C.CHAPAIS.ANIMAUX DE LA FERME LA navette pour les porcs.\u2014La navette est non seulement un bon fourrage pour les moutons, mais c\u2019est également une bonne nourriture pour les porcs.À la Station Agricole du Wisconsin, on a trouvé qu\u2019un acre de navettes équivaut à 2,767 livres de grains mêlés.Pâturage de navette pour lez porcs.Les expériences montrent qu\u2019un champ de navette est un bon pâturage pour les truies et les jeunes porcs, surtout pendant les mois les plus chauds de l\u2019été.Voici la forme des clôtures mobiles dont on se sert à la Station du Wisconsin pour garder les porcs sur le pâturage de navette.Bergeries spacieuses et aérées.\u2014Les moutons peuvent endurer un très grand froid sans souffrir, et, règle générale, ils souffrent plus d\u2019être réunis en grand nombre dans un espace resserré que du froid ; ce qu\u2019il faut aux moutons, c\u2019est le grand air, l\u2019air pur et l\u2019espace.La nature a pourvu le mouton d\u2019une fourrure si chaude qu\u2019il n\u2019y a peut- être pas d\u2019animal qui souffre plus de la chaleur.La réunion d\u2019un très grand nombre d\u2019animaux dans un local étroit est toujours malsaine, et l\u2019on peut dire que cette réunion est plus nuisible au mouton qu\u2019aux autres animaux ; c\u2019est la cause des neuf-dixièmes des maladies qui sévissent dans un troupeau.Quand le troupeau est nombreux, il faut le diviser en groupes ; c\u2019est le meilleur moyen d\u2019éviter les maladies contagieuses.La loge du porc.\u2014 Le sol de la loge ne doit pas être horizontal, car l\u2019écoulement des urines ne pourrait alors se faire et ces liquides excrémentiels humecteraient la litière du porc.Celle-ci doit 166 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE continuellement étre séche et propre.On doit partager la loge en deux parties égales : la première réservée aux mangeoires et la seconde destinée à la litière.La partie réservée aux mangeoires ou auges est aussi celle où le porc viendra déposer ses excréments.Il y choisira une place contre un mur ou de préférence un coin.Cette partie devra avoir une inclinaison plus forte que celle réservée à la litière, afin que l\u2019urine s\u2019écoule avec facilité vers une rigole conduisant à une petite ouverture pratiquée dans le mur et aille se déverser à l\u2019extérieur, dans une citerne, si possible.La partie de la loge réservée à la litière n\u2019aura qu\u2019une pente très légère.C\u2019est là que le pore se tiendra habituellement en repos, qu\u2019il se couchera, qu\u2019il digèrera, qu\u2019il sommeillera et s\u2019engraissera.Les deux parties de la loge seront séparées par une planche mobile glissée dans deux entailles pratiquées dans le mur La litière alors ne nonrra | JI ; | Us EEE FT No i lil 7, nl g\u2019éparpiller, elle restera propre, saine, sèche et ne s\u2019imprègnera pas des déjections de l\u2019animal.Le plafond doit être fait de manière à empêcher le froid de pénétrer dans la loge.Moutons Shropshires.\u2014 Les principaux éleveurs de la province considèrent la race Shropshire Clôtures mobiles pour un pâturage de navette.i afr i El; PE NE by ins gli i or a iy et lie a So i | x i ih Es y ! | À 49 bon TE ITR a CE OV bi If i i mh fill AU, JiR 3 = comme une des races de moutons les plus avantageuses pour nos cultivateurs, Les moutons Shrop- shires sont vigoureux, rustiques, faciles à nourrir ; ils s\u2019engraissent facilement, et leur viande est excellente.Les mères sont prolifiques et bonnes nourrices.La, laine est fine, serrée et de moyenne grandeur.Le poids de la toison est en moyenne de six à sept livres et elle se vend très bien.Ce sont les vrais moutons pour le cultivateur canadien.Notre gravure représente un groupe d\u2019agneaux Shropshires qui ont eu le premier prix, dernièrement, à une grande exposition anglaise.Les moutons en Octobre.\u2014Les brebis portert en moyenne de 20 à 22 semaines ; il faut donc mettre le bélier avec les brebis environ 5 mois avant l\u2019époque à laquelle on désire avoir des agneaux.On peut conimencer à mettre le bélier avec les brebis en octobre, si on veut des agneaux de bonne heure AN printemnes, des LE a a Re 7 i wl i - 40k lat i ; tn a Sci | ve ve.A i \u2018 | In Pt se ere je of ais.A ; at Wie Wil bi ke ss fr I UN de jeunes MouLvu- A de pure race.On rentre les moutons à la bergerie où on commence à les nourrir avec des racines fourragères.Si les moutons n'ont pas encore été baignés pour détruire les insectes ou parasites qu\u2019ils portent dans leur toison, il ne faut pas tarder à le faire, car, à cette époque la laine devient longue et les brebis lourdes.peu ed em am 1 ss = TD Mv rN er bead wl pend LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 157 Lorsqu\u2019on donne des betteraves aux moutons il faut éviter qu\u2019elles aient des feuilles ; il ne faut pas non plus leur donner de trop petites racines ; cela pourrait être dangereux.Il ne faut pas leur donner des racines couvertes de givre.En même temps que les racines, on doit donner une bonne portion de foin ou d\u2019autre nourriture sèche.Ne pas attendre trop longtemps avant de donner des aliments secs aux brebis pleines.Les brebis qui ont mis bas pendant l\u2019automne doivent recevoir chaque jour une bonne portion de tourteaux de lin et, quand les agneaux sont assez forts pour en digérer, il faut leur en donner aussi.\u2014\u2014\u2014 ea MEDECINE VETERINAIRE Mal de garrot.\u2014J ai une jument qui est malade depuis le 10 juin ; c\u2019est une enflure qui a apparu sur le garrot, entre la sellette et le collier ; la tumeur a atteint six pouces de haut et dix pouces de long ; l\u2019enflure qui était plus forte en avant, s\u2019est rendue jusqu\u2019au collier et à cinq pouces de chaque côté.J'ai ouvert la tumeur le 25 juillet ; j\u2019ai envoyé la lancette à 1% pouces avant d\u2019atteindre le pus qui n\u2019est qu\u2019une eau jaune, et ça n\u2019a cessé de couler depuis.Ma jument ne peut plus baisser la tête pour manger l\u2019herbe.Que faire pour la guérir?A.D., Piopolis.Réponse.\u2014 L'opération.pratiquée par un vétérinaire, pourra sauver votre cheval.La maladie est très grave, car il y a nécrose du ligament sus- épineux cervical, et du cartilage qui recouvre le sommet des apophyses épineuses.Effort de la hanche.\u2014J\u2019ai un cheval qui a, je crois, un effort de la hanche ; cela le fait boîter en partant, en montant les côtes et en forçant.Quel remède employer?E.D., St.Ephrem de Tring, Beauce.Réponse.\u2014Appliquez sur la hanche l\u2019onguent cantharide 1 dans 4, après avoir rasé le poil; frictionnez pendant 5 minutes.Au bout de 5 à 6 jours, faire une application de saindoux.Mammite contagieuse.\u2014Plusieurs cultivateurs d\u2019ici constatent que leurs vaches à lait perdent les trayons à la suite de petites excroissances qui se forment au milieu de la hauteur ; le printemps suivant, le trayon malade ne donne plus de lait, et, après une couple d\u2019années, le pis est complètement perdu.Quel traitement faut-il adopter pour cette maladie?J.T., Val-Racine.Réponse.\u2014 La maladie est une mammite contagieuse, due 4 un microbe \u2018\u2018le sebreptocoque\u201d ; elle se communique d\u2019une vache à l\u2019autre par la personne chargée de la traire.Traitement.\u2014Injectez 100 grammes d\u2019une solution d\u2019acide borique à 4 par 100, après la traite du soir, et renouvelez deux ou trois fois, à huit jours d\u2019intervalle.Avant de traire, on devra se laver les mains et laver le pis de la vache avec une solution phéniquée à 3 par 100.Le lait de la vache malade ne devra servir qu\u2019à l\u2019alimentation des porcs.JoHN D.Ducuène, M.V.- « w- oe - LES VOLAILLES A L\u2019EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC Le département des volailles à l\u2019exposition de Québec a attiré l\u2019attention générale des visiteurs et mérité des éloges unanimes.Cela m\u2019engage à publier ici quelques réflexions qui pourront peut- être intéresser les amateurs de cette branche si profitable de notre industrie agricole, d\u2019autant plus qu\u2019il est évident qu\u2019elle prend des développements sérieux depuis quelques années.Oui, elle a été très remarquable l\u2019exposition de volailles tenue du 12 au 21 septembre dernier au village de Stadacona, près Québec ; et, comme amateur, je m\u2019en réjouis grandement.Voici les notes que j'ai prises et les remarques que je crois devoir faire dans l\u2019intérêt de cette industrie et nullement pour critiquer ce qui a été fait ; mais chacun sait bien qu\u2019on ne peut arriver à la perfection du premier coup.C\u2019est par des remarques bienveillantes, et non par un enthousiasme exagéré, qu\u2019on peut se promettre d\u2019y arriver.Occupons-nous d\u2019abord du contenant, puis viendra le tour du contenu.La compagnie de l\u2019exposition n\u2019avait pas le temps, ni probablement le désir, de bâtir un poulailler selon toutes les règles aujourd\u2019hui reconnues nécessaires pour loger convenablement les volailles, si l\u2019on veut pleinement réussir, en faire une industrie véritablement profitable.Aussi, je ne lui en fais pas un reproche, vu que cette partie regarde spécialement une ferme expérimentale, qui doit donner l\u2019exemple en tout et à tous.Cependant le public lui en serait très reconnaissant, 158 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE je n\u2019en doute pas, si elle le faisait pour la prochaine exposition.Un bon poulailler demande à être construit avec beaucoup de soin et des connaissances spéciales, mais ne coûte pas absolument bien cher ; et ce serait un grand avantage pour nos cultivateurs d\u2019avoir sous les yeux un poulailler modèle.Elle serait vraiment bien aimable, si elle voulait s\u2019imposer ce nouveau sacrifice.À part des défauts de construction, l\u2019aménagement offre certaines défectuosités qu\u2019il est bon de signaler.lo Séparation pleine entre chaque cage, afin d\u2019empêcher les coqs d\u2019en venir aux prises.20 Il faut des juchoirs dans chaque compartiment, parce que les volailles sont des oiseaux, et tout volatile ne peut dormir autrement que juché sans porter atteinte à sa santé.3o Au lieu de sciure de bois, ou bran de scie, pour litière, toujours dommageable aux volailles qui en mangent plus ou moins, ce qui les expose au danger de ce qu\u2019on nomme vulgairement ?\u2019en- falement, il faut employer le son de blé, ou au moins de la balle d\u2019avoine.4o Les vases destinés au grain doivent différer de forme avec ceux des abreuvoirs ; autrement il arrive par inadvertance qu\u2019on vide souvent l\u2019eau dans le grain, ce qu\u2019il importe d\u2019éviter.D\u2019ailleurs ces vaisseaux ne doivent pas être en fer- blanc, substance trop dure, qui blesse le bec des volailles.Les auges en bois sont préférables à tout autre récipient.5o Pas de blé-d\u2019Inde ni de sarrasin aux volailles ; ils sont trop réchauffants.Ce qu\u2019il y a de mieux ce sont l\u2019avoine et le bon son de blé, auxquels il est indispensable d\u2019ajouter des légumes au besoin, surtout des choux.60 Traiter les volailles sans brutalité, et les loger dans des cages plus spacieuses.Ces remarques faites sans l\u2019intention de blesser qui que ce soit, venons-en maintenant à la nomenclature des sujets exposés ; et ici il n\u2019y a que des éloges à faire.Il y avait là plus de douze cents volailles, de toute forme, de toute couleur et de tout poids, depuis l\u2019énorme dindon de 35 livres jusqu\u2019à la minuscule Bantam de 20 onces ; de quoi satisfaire tous les goûts.Toutes les races, avec leurs nombreuses variétés y étaient représentées.Celles qui ont davantage fixé notre attention, ce sont les volailles d\u2019utilité pratique, d\u2019un usage gé- 4 - néral.Les sujets ne manquaient pas, il n\u2019y avait que l\u2019embarras du choix.Voici les noms des races et variétés formant le groupe des volailles réellement utiles aux cultivateurs et dont on y voyait de magnifiques specimens : Plymouth-Rocks, grise et jaune.\u2014 Wyandottes, dorée et jaune.\u2014 Brahmas, foncée.\u2014 Leghorns, brune à crête simple.\u2014Leghorns, jaune.\u2014Minorques, noire.\u2014 Cornish Indian Game.: En somme, cette exposition a été superbe et constitue la meilleure preuve du progrès constant et continu que subit, depuis un certain nombre d\u2019années, la lucrative et intéressante industrie de l\u2019élevage des volailles.\u2014J.-B.P.APICULTURE APPRENTISSAGE DE L\u2019APICULTEUR FIN DE LA SAISON MELLIFERE.\u2014A mesure que les abeilles récoitent de moins en moins de nectar dans les fleurs de l\u2019arrière-saison, la mère pond de moins en moins.Beaucoup d\u2019abeilles meurent et ne sont pas remplacées par des abeilles nouvelles.Aussi, la population diminue-t-elle dans les ruches ; le groupe des abeilles se resserre et occupe un moins grand nombre de rayons.La fin de la saison est marquée par les signes suivants : 1o L'activité des abeilles à l\u2019entrée des ruches diminue, même lorsque le temps est beau ; 20 Les faux-bourdons sont renvoyés par les abeilles qui les pourchassent ou les tuent ; 3o Si on pèse les ruches on constate que leur poid n\u2019augmente plus, et même commence à diminuer ; 40 On ne voit plus les ventileuses 4 la porte des ruches ; Bo On voit par-ci par-là, des abeilles qui rodent autour des ruches et cherchent à s\u2019y introduire ; ce sont des abeilles pillardes toujours en plus grand nombre dans cette saison.RECOLTE DU MIEL PAR L\u2019APICULTEUR.\u2014 C\u2019est avant de voir tous les signes qui indiquent la fin de la saison mellifère que l\u2019apiculteur doit faire la récolte du miel à prélever dans les ruches.S'il tardait trop, les abeilles deviendraient d\u2019un maniement un peu moins facile, car nous savons qu\u2019elles sont plus irritables, lorsqu\u2019il n\u2019y a plus LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 159 de miel dans les fleurs.Dans les conditions ordinaires, il est probable que le débutant n\u2019aura pas à faire une récolte importante à la fin de la première année.Quant aux ruches à cadres qui contiennent des essaims de l\u2019année, ce n\u2019est guère que dans une saison très mellifère qu\u2019ils pourront fournir une récolte.Quoi qu\u2019il en soit, et à moins d\u2019une saison exceptionnellement mauvaise, le débutant pourra en retirer quelques rayons de miel, au moins deux, afin d\u2019apprendre pratiquement comment on récolte le miel des ruches à cadres.VISITE DES RUCHES A L\u2019ARRIERE-SAISON ; EVALUATION DU POIDS DE MIEL D'UN RAYON.\u2014Le débutant, en même temps qu\u2019il récoltera quelques cadres de miel pour apprendre à l\u2019extraire, visitera complètement ses ruches à cadres pour se rendre compte de leur état, en arrière-saison, et pour savoir quelle quantité de miel elles contiennent, afin de laisser à chacune la provision suffisante pour l\u2019hiver (1).Afin d\u2019éviter le pillage qui pourrait se produire, on fera cette visite le soir avant la tombée de la nuit, et on aura soin de retrécir les portes de toutes les ruches, y compris celle des ruches vulgaires, en ne laissant à chaque porte que la largeur de deux ou trois abeilles.Commençons par visiter la ruche à cadres la plus forte et la plus active.Nous opérerons comme il a été dit précédemment (voir No du 22 septembre, visite des ruches à cadres), mais il sera nécessaire d\u2019enfumer très fortement, surtout s\u2019il est très tard en saison, car alors les abeilles sont plus irritables (2).Nous inclinons les cadres, en commençant par celui qui est du côté de la partie vide.En général, les cadres seront plus ou moins remplis de miel; si nous en trouvons un complètement operculé, il sera facile d\u2019évaluer son poids approximatif, sans se servir d\u2019une balance.QUANTITE DE MIEL QU\u2019ON DOIT LAISSER POUR LA PROVISION D'HIVER.\u2014Un point très important à (1) Les instruments nécessaires pour cette visite sont : une boîte à cadres, un couteau, un enfumoir, une plume ou brosse à abeilles.Il est utile d\u2019avoir un aide pour cette opération.\u2014 (2) Il arrive quelquefois que les abeilles d\u2019une colonie sont particulièrement irritables.Dans ce cas il ne faut pas craindre d\u2019enfumer longtemps et fortement ; de plus, on peut verser entre les cadres, avec une burette, de l\u2019eau rucrée, ve qui les calme beaucoup.considérer en apiculture, c\u2019est la quantité de miel qu\u2019on doit laisser dans une ruche pour l\u2019hivernage.Sion ne laisse pas aux ruches une provision suffisante, elles pourront périr pendant l\u2019hiver faute de miel, et si les colonies sont encore vivantes à la fin de l\u2019hiver, on sera toujours obligé de les nourrir au printemps.Il faut donc résister à la tentation de récolter une trop grande quantité de miel et laisser toujours aux abeilles une provision plus que suffisante.Comme il peut se faire que l\u2019année suivante, par suite d\u2019un printemps tardif, les abeilles ne puissent pas faire de récolte sur les fleurs avant la fin de mai ou le commencement de juin, la prudence exige que nous laissions au moins 35 lbs de miel dans chaque ruche.Il suit de là, qu\u2019avant de retirer quelques cadres de miel des ruches que nous visitons, il faut évaluer au préalable la quantité totale de miel qu\u2019elles contiennent.On acquerra vite l\u2019habitude d\u2019estimer ce poids approché pour chaque rayon.À la simple vue, nous évaluerons la surface occupée par le miel dans chaque rayon, et par suite son poids approximatif.Nous profitons de cette visite de tous les rayons pour constater que quelques-uns d\u2019entre eux contiennent encore du couvain, ce qui nous indique que la colonie a conservé sa mère et est en bon état.Le total du poids de miel étant déterminé, nous saurons combien on peut récolter de cadres de miel.Nous aurons soin, bien entendu, de ne prendre que des cadres contenant uniquement du miel, sans couvain.Nous procéderons de la manière suivante : Tout en continuant à enfumer fortement, nous retirons complètement les cadres de miel que nous voulons récolter ; nous les transportons avec les abeilles qui les recouvrent dans la partie de la ruche qui est vide de cadres ; ensuite, nous repoussons tous les cadres non récoltés, de manière qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019interruption dans la suite des cadres, puis nous remettons les lattes entre tous les cadres restants.À l\u2019aide de la plume d\u2019oie, nous brossons les aheilles, et, tout en enfumant, nous les laissons tomber au fond de la partie vide.Nous enlevons aussi successivement chaque rayon de miel que nous mettons dans la boîte à cadres, et nous refermons la ruche.Nous visiterons de la même manière les autres ruches à cadres, 160 S\u2019il s\u2019en trouve une dont le total du miel évalué est inférieur à 35 lbs, au lieu d\u2019y prendre du miel nous en ajouterons.Cela se fera d\u2019une manière bien simple, grâce aux cadres mobiles, car nous n\u2019avons qu\u2019à ajouter à cette ruche insuffisamment pourvue, un ou plusieurs des cadres récoltés dans une ruche forte pour lui compléter sa provision d\u2019hiver.CAS OU LES RUCHES A CADRES ONT UNE PROVISION INSUFFISANTE.\u2014 II peut se faire que par suite d\u2019une mauvaise année, nous ne trouvions dans nos ruches à cadres, non seulement assez de miel pour en récolter, mais même pas la quantité de miel complètement suffisante pour les laisser hiverner sans danger.Dans ce cas, il sera prudent de donner aux ruches insuffisamment pourvues, sous forme de sirop de sucre, les quelques livres de provisions qui leur manquent pour avoir 35 lbs de miel.USE = 2 =.ES DEEE 6 NN; SETA os To 4 HU Eh nH red win, 7 .dim avt Ae Apiculteur versant du sirop dans les cellules d\u2019un rayon vide.Il est très important de faire cette opération le plus tôt possible, car si l\u2019on attend trop tard dans la saison, il peut se faire que l\u2019abaissement de la température extérieure ne permette pas aux abeilles d\u2019operculer le sirop, ce qui serait la cause d\u2019un mauvais hivernage.NOURRISSEMENT DES RUCHES A CADRES.\u2014 Nous pourrons opérer comme on l\u2019a indiqué précédemment, ou mieux encore de la manière suivante, qui est la meilleure à cette époque de l\u2019année.On prépare un sirop en faisant fondre à chaud du sucre dans de l\u2019eau, dans la proportion de 16 lbs de sucre pour 1 gallon d\u2019eau.Quand l\u2019eau aura commencé à bouillir on laissera refroidir le sirop et on en remplira une burette, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE EBT D\u2019HORTICULTURE Lorsqu\u2019on nourrit les colonies, il y a toujours une certaine quantité de sirop dépensée par les abeilles, à cause de l'excitation que produit le nourrissement.Les abeilles agissent en effet, à l\u2019intérieur de la ruche, pendant le nourrissement, comme s\u2019il y avait une récolte ; d\u2019où chaleur plus grande, élevage de nouveau couvain, etc.On a calculé qu\u2019en général, il est nécessaire d\u2019augmenter d\u2019un quart la quantité de sucre qu\u2019on désire donner aux abeilles.Dans le cas où nous aurons trouvé, en visitant une ruche à cadres, qu\u2019il est nécessaire de la nourrir pour compléter ses provisions, nous aurons eu soin d\u2019enlever quelques cadres construits ne contenant pas de miel ou n\u2019en ayant qu\u2019assez peu.Ces cadres vides ou à peu près vides, auront été transportés dans une chambre close, à l\u2019abri des abeilles, et nous les remplirons de sirop de la manière suivante: Nous posons un cadre à plat sur une toile cirée placée sur une table, et à l\u2019aide de la burette nous versons du sirop dans toutes les cellules vides, puis nous mettons une feuille de papier sur le cadre, dont la première face a été cirée.Nous remplissons de la même manière l\u2019autre face du cadre, et après avoir enlevé le papier nous remettons le rayon ainsi chargé de sirop dans la boîte à cadres.Cela se fait facilement presque sans faire écouler le sirop qui est dans les cellules ; car avec les proportions de sucre et d\u2019eau indiquées plus haut, le sirop est assez épais pour ne pas couler dans ces conditions.Les rayons pleins de sirop seront donnés en nombre voulu à chaque ruche.On ne les y placera que le soir, à la tombée de la nuit, afin d\u2019éviter le pillage.Dans les ruches fortes en population, on peut donner jusqu\u2019à 11 ou 12 lbs de sirop en une seule fois.ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Plantons dès cet automne des oignons à fleurs rustiques.\u2014Il n\u2019est pas encore trop tard pour planter au jardin, dès cet automne, un certain nombre d\u2019oignons à fleurs rustiques qui nous donneront, le printemps prochain, toute une collection de charmantes fleurs, l\u2019ornement de notre jardin à un moment où les autres plantes et les arbres ne seront pas encore réveillés de leur long sommeil d\u2019hiver, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 161 Les corbeilles, les plates-bandes et les parterres, privés actuellement des plantes délicates rémises en hivernement ou ayant porté des plantes annuelles qui achèvent de vivre, sont des endroits tout désignés pour la plantation d\u2019automne des bulbes à fleurs rustiques, tels que jacinthes (hyacinthes), tulipes, crocus, etc.C\u2019est si facile aujourd\u2019hui de se procurer à bon marché, chez les horticulteurs et marchands grainiers du pays, une belle collection d'oignons à fleurs, que nous engageons beaucoup tous nos lecteurs à entreprendre cette culture qui est la chose \u201cne demandent pas un sol très riche.Immédiatement après viennent les Jacinthes, les Tulipes, les Narcisses, etc., dont la floraison dure relativement longtemps.Pour la culture en plein air, les oignons à fleurs On plante les oignons en septembre ou en octobre.Au printemps, après la fin de la floraison, et quand les feuilles seront jaunies et flétries, on enlèvera les oignons et on les conservera à la maison pour les planter de nouveau l'automne suivant, ce qui permettra de mettre à leur place les plantes à floraison d\u2019été ; mais si on le préfère, on peut laisser les Parterre de Crocus, la plus simple dumonde, et qui en vaut bien la peine, vu les charmantes fleurs qu\u2019on en obtient au printemps.Culture des oignons à fleurs au jardin.\u2014 Quand on cultive une variété assez grande de ces oignons à fleurs, on en obtient une série de fleurs qui se succèdent les unes aux autres pendant plus d\u2019un mois.D'abord les Scillas deSibérie, les Crocus et les Perce- neige (Snow-drops) se montrent les premiers, dès que les \u2018grands, froids et la;/neige disparaissent, oignons en terre toute l'année, sans s\u2019en occuper avantage.Prépreration du sol.-\u2014On ameublit le sol profondément et on lui donne une surface courbe pour faciliter l\u2019écoulement des eaux de pluie.Si le sol est pauvre, on y ajoute du fumier bien consommé, Epoque de in plantation.\u2014Septembre et octobre, ainsi que nous l\u2019avons dit plus haut, sont les meilleurs mois pour la plantation au jardin.On plante les bulbes à une distance de 1 à 6 pouces, suivant LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE KT D\u2019HORTICULTURE la variété ou la grandeur, et à une profondeur variant de 1 à 3 pouces.Protection de la plantation.\u2014Après la plantation, le sol doit être recouvert d\u2019une litière de feuilles, de paille ou d\u2019autre matière végétale sèche qu\u2019on enlèvera au début du printemps, lorsque les oignons commenceront à pousser.Les bulbes ainsi protégées fleurissent beaucoup mieux et ont plus de vigueur.Plantons des bulbes de crocus pour la première floraison du printemps.\u2014Le crocus est reconnu, avec le perce-neige, comme l\u2019avant-coureur du printemps.À peine l\u2019hiver a-t-il cédé la place à une saison plus clémente, que l\u2019on voit apparaître au jardin les courageuses petites fleurs de crocus, de diverses couleurs, sans craindre outre mesure les dernières chutes de neige, ni même une légère gelée.Pour la culture en plein air, on plante les oignons de crocus en automne, à deux pouces de profondeur et à trois pouces d\u2019intervalle, puis on les couvre d\u2019un paillis qu\u2019on enlèvera de bonne heure au printemps.\u2014\u2014\u2014- \u2014\u2014ipr-e EP oi \u2014\u2014___- CULTURE DE LA CANNEBERGE CONFÉRENCE DE M.J.M.FrsK, D\u2019ABBOTSFORD Comment se fait-il que la canneberge, (atocas, cranberry), qui est une plante indigène de ce pays, ne soit pas cultivée d\u2019une manière plus générale ?Ce ne doit pas être faute de fécondité, car si cent minots à l\u2019acre constituent une récolte ordinaire, dans des circonstances favorables, on est allé jusqu\u2019à 400 et 500 minots.Et quant aux prix, bien que comme celui de tous les produits il suive les fluctuation de la production et de la demande, cependant, il soutient avantageusement la comparaison avec celui des autres petits fruits, le prix en gros variant de $5.00 4 $10.00 par baril selon la grosseur, la couleur et la qualité du fruit, qui se détaille à 40 cents le gallon ou dix cents la pinte.Nous ne manquons pas non plus de la qualité convenable de gol pour cultiver ce fruit, car on le trouve souvent croissant à l\u2019état sauvage dans nos terrains marécageux et boueux, Ce n\u2019est pas une plante qui demande beaucoup de culture et qui devienne ainsi une charge pour notre approvisionnement d\u2019engrais, ou d\u2019autres fertilisants, comme c\u2019est le cas pour la plupart de nos petits fruits ; mais au contraire, il se contente pour ainsi dire de croître sur nos terres incultes, composées d\u2019un terroir spongieux et tourbeux bien mélangé de sable, tout à fait dénué d\u2019aucune matière végétale ; en un mot d\u2019un sable blanc et net tel que le choisirait le maçon pour faire un bon mortier.Il y a plusieurs fermes dans la province ayant de ces terrains incultes qui conviendraient à la can- neberge ; terrains qui n\u2019apportent actuellement à leurs propriétaires aucunes rémunérations quelconques ; en fait, qui sont plutôt une dépense pour eux, vu qu\u2019ils sont incapables de les égoutter, et qu\u2019ils paient sur eux des taxes dans la même proportion que pour le champ le plus productif qu\u2019ils ont.Tandis que s\u2019ils voulaient expérimenter un peu et essayer de les utiliser en plantant la canneberge, ils deviendraient plus rémunérateurs que leurs meilleurs, les mieux labourés, au sujet desquels ils n\u2019ont pas de craintes.Même si le morceau de terre inculte ne dépasse pas en étendue quelques verges carrées, cela paiera de le convertir en pièce permanente de canneberges pour l\u2019usage domestique, et s\u2019il est plus étendu, il est d\u2019autant plus opportun au point de vue commercial d\u2019en faire l\u2019essai.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019importer des ceps du cap Cod ou du Massachusetts, pour avoir de bons fruits, car dans nos marais, parmi les variétés sauvages qui peuvent être améliorées par la culture, nous trouvons des plantes qui ressemblent aux variétés favorites cultivées dans les districts célèbres pour leur canneberge, et avec beaucoup moins de risque d\u2019introduire la contagion des insectes dont nos ceps natifs sont comparativement exempts.Le spécimen de canneberge que j\u2019exhibe ici aujourd\u2019hui a été pris sur une pièce que j'ai plantée il y a dix-huit ans avec des ceps provenant d\u2019un marais de Ste.-Brigide, et depuis quinze ans il a rarement failli de fournir l\u2019approvisionnement annuel pour l\u2019usage de la famille.Le meilleur moyen de choisir les ceps à planter, c\u2019est de visiter le marais le plus voisin durant le mois de septembre avant que le fruit soit cueilli, car cela permet de faire un meilleur choix, le fruit différant souvent de forme, de volume, de couleur et de qualité.Ayez soin de prendre des ceps dont les feuilles sont d\u2019une couleur brun grisâtre, et évitez ceux d\u2019un vert luisant, d\u2019une croissance plus luxuriante, car ils seront moins productifs.Il n\u2019est pas nécessaire de déterrer les racines avec les ceps vu qu\u2019elles poussent directement des boutures, et peuvent être gardées au fond d\u2019une cave pad ASL, TH MM Et ON =D Dy OD LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 163 froide et humide ou enfouies dans un sol humide, jusqu\u2019au printemps qui est la meilleure saison pour les planter.Le sol le plus convenable à la canneberge doit être d\u2019une nature spongieuse et tourbeuse, qui, lorsqu\u2019on le secouera de lu main se désagrégera aussitôt, et qui ne sera ni agglutinant ni argileux.Pour préparer le terrain, il est d\u2019abord nécessaire de débarrasser la surface de tous débris, gazon, herbes sauvages, la laissant aussi unie que possible.Creusez un fossé de deux ou trois pieds de profondeur sur la même largeur, à peu près, tout autour de l\u2019endroit choisi ; et s\u2019il y a plus d\u2019un acre d\u2019étendue, on devrait faire des fossés transversaux pour retenir l\u2019eau ainsi égouttée de la fondrière, ce qui fait un encadrement de fraîcheur humide autour des ceps croissants.Puis alors, couvrez la Canneberge Shaw (de grandeur naturelle, d\u2019après une photographie).surface d\u2019une couche de sable d\u2019à peu près quatre pouces d\u2019épaisseur, et qui devra être débarrassée de matières végétales et de graines d\u2019herbes sauvages.Plantez les ceps en rangs distancés d\u2019à peu près deux pieds, en employant pour cela une ligne et en faisant un sillon avec une houe.Ou bien, si le terrain est assez ferme on pourrait employer à cette fin un cheval et une charrue légère.Plicz les tiges qui devront être de six à huit pouces de long et placez dans lc sillon, de manière que le centre soit bien couvert de sable, laissant les deux extrémités dépasser le sol d\u2019un ou deux pouees à égale distance dans le rang.Le terrain devrait être cultivé et tenu libre d\u2019herbes sauvages durant les trois premières années, ou jusqu\u2019à ce que les ceps s\u2019en soient bien emparé, alors que l\u2019on pourra attendre la première récolte réelle.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019inonder les ceps afin d\u2019obtenir du fruit et une fondrière peut être ou sèche ou humide.Mais si les circonstances favorisent la méthode de l\u2019inondation, et quelques cultivateurs prétendent que c\u2019est là un point important, il est sage de pourvoir à ce besoin.Car en agissant ainsi, le cultivateur sera en position de se prémunir contre les gelées tardives du printemps, qui quelquefois endommagent les bourgeons fruitiers, de même que les gelées hâtives de l\u2019automne qui souvent arrivent avant que la récolte ne soit moissonnée.De plus, cela aura pour effet de noyer les insectes qui peuvent s\u2019attaquer aux ceps ou aux fruits.Les producteurs de fruits en sont à rechercher des fruits qui pourront satisfaire aux besoins du trafic d\u2019exportation de même qu\u2019à la consommation domestique.En voici un dont la culture devrait être plus grandement encouragée, car il répondra aux deux fins, étant un fruit qui s\u2019expédie facilement et qui se garde frais durant les mois d'hiver.Puis lorsqu\u2019il aura été bien cultivé et bien cueilli, il apportera des prix rémunératifs à la fois, au pays et à l\u2019étranger.Il devient plus populaire comme !\u2019accompagnement obligatoire sur nos tables au temps de Noël ou du jour de l\u2019An.Outre que l'on peut en faire une sauce agréable au goût, des patés et des puddings, c\u2019est encore un antidote pour la nature huileuse de l\u2019oie ou autre chair grasse que l\u2019on sert en ces saisons-là.Si ce fruit et autres fruits acides étaient plus généralement employés.sur nos tables comme articles de nourriture, il y aurait bien moins de nécessité de recourir à la pepsine et autres médicaments pour soulager de la dispepsie.DISCUSSION M.William Craig\u2014Il y a quinze ans, j'ai fait une expérience sous la direction de feu M.Charles Gibb.Nous nous somnies mis à l\u2019ouvrage avec le plus grand soin.Nous avons placé les plants.dans un terrain élevé, trop élevé, je suppose, car, en une ou deux années, on n\u2019a rien trouvé.Ces plants sont morts.Mais j'avais jeté le reste dans un endroit plus bas où il y avait beaucoup d\u2019humidité, ct ces plants nous donnent une petite récolte chaque année.C\u2019est ce reste là qui m\u2019a donné l\u2019idée d\u2019essayer de cultiver la canneberge, et l\u2019année dernière j'ai préparé un morceau de terre, puis j\u2019y ai planté quelques plants que j'avais eus de mon frère et ils ont très bien réussi.Le président \u2014 Est-ce que cette manière de planter fait aussi bien que la méthode dont parlait M.Fisk ? 164 M.J.M.Fisk-\u2014L\u2019un ou l\u2019autre système pourra faire.M.William Craig\u2014J\u2019ai un cours d\u2019eau naturel, et, en obstruant le fossé, je puis admirablement inonder les plantes.Si le terrain est préparé l\u2019automne, c\u2019est une grande dépense pour y mettre le sable.Je pense que si les terrains sont parfaitement nivelés et préparés, le sable peut être amené en hiver, éparpillé au dessus, et le printemps tout va bien.Le Président \u2014Est-il nécessaire d\u2019avoir du sable ?M.Fisk\u2014Il empêche la croissance des mauvaises herbes.M.Brodie\u2014Est-ce que le sol qui pousse du bon céleri pourrait faire pour les canneberges ?M.Fisk\u2014Je pense qu\u2019il serait trop sec.M.Brodie\u2014Aux environs de Lachine, il y a des acres de terrain où vous enfoncez à trente pieds dans la fondriére.J\u2019ai essayé une fois la culture de la canneberge, mais je n\u2019ai pas réussi.Les plantes venaient de très loin et elles étaient toutes desséchées.M.Fisx\u2014En venant de Farnham à St-Jean, par le C.P.R., nous passons sur une fondrière qui, si elle se trouvait au cap Cod aurait été accaparée par les cultivateurs de canneberges.Mais ici elle reste inutilisée.Le professeur Craig\u2014Je pense que le sujet est très important.Il se présente sur toute l\u2019étendue du pays, et, en rencontrant les différentes appréciations d\u2019horticulteurs, je trouve certains hommes qui, tels que M.Fisk, introduisent cette industrie et insistent sur son importance auprès des autres gens.Une des choses qui est requise, c\u2019est un sol végétal et non pas un sol d\u2019alluvion.Nous avons tant qu\u2019il faut de ce solici.A la Nouvelle-Ecosse, au cours des trois derniers hivers, M.Shaw, un -orateur très intéressant et un grand enthousiaste, a parlé des grands bénéfices qu\u2019il a faits avec une plantation de canneberge.L\u2019année dernière il a fait voir l\u2019état de ses ventes provenant d\u2019une culture de deux acres.Le fruit fut vendu à Montréal et a réalisé près de 700 piastres.Il a rapporté un peu moins que $7.00 le baril.Cette année, les rapports n\u2019ont pas été tout-à-fait aussi considérables, mais ils ont donné quelque chose comme un peu plus de cent piastres l\u2019acre, net.J\u2019étais à l\u2019Ile du Prince Edouard la semaine dernière, et là on se livre 4 la culture de la canneberge.Un homme a vendu cette année à Liverpool, 50 barils provenant de deux acres et quart & $6.35 le baril.Sa fondrière en était une naturelle, et n\u2019avait pas été LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE inondée du tout.Je crois, cependant, qu\u2019il est nécessaire pour nous d\u2019inonder nos fondriéres, parce qu\u2019à certaines saisons les gelées tardives nous at- trapperont, et nous perdrons toute une saison, L\u2019inondation se fait l\u2019automne, et on laisse le terrain dans cet état jusqu\u2019à ce que le danger des gelées tardives du printemps soit passé.° M.Shaw est un type très enthousiaste.Il a quelque chose du Yankee, et il a une manière quelque peu étrange de s\u2019exprimer.Il y a peu de temps il s\u2019exaltait et il disait : \u2018\u201c Messieurs, je puis prendre un terrain dans ce comté\u2014un terrain qui ne sera bon à rien autre chose qu\u2019à unir ensemble le reste du comté\u2014y planter des canneberges et en obtenir de bons rapports.\u201d\u201d En outre des considérations monétaires, je crois que M.Fisk a donné une très bonne raison pour la culture de la canneberge.CULTURE DES PLANTES A LA MAISON Le Laurier-rose (Oleander) Charmant arbuste dont les feuilles lancéolées, longues de six pouces, réunies par trois, alentour du rameau qui les porte, sont d\u2019un vert pile ; dont les fleurs groupées en bouquets roses ou blancs sont simples ou doubles et exhalent un parfum délicieux.Il a une grande tendance à se ramifier, car la floraison qui est terminale force les yeux que les feuilles abritent à leur aisselle à se développer.Ces yeux donnent toujours naissance à trois bourgeons qui, bientôt aussi, seront chacun le support de trois nouveaux rameaux.Dans des conditions naturelles de croissance, le laurier-rose forme vite un buisson touffu qui atteint 64 à 7 pieds de hauteur et un peu moins de largeur.C\u2019est alors la plante décorative par excellence dont la place est tout indiquée sur les perrons et les terrasses pendant la bonne saison.Parfois, par un procédé aussi simple que facile, on le force à s\u2019élever sur un tronc d'une hauteur variable pour se couronner d\u2019une boule de plusieurs verges de tour, épanouissant une multitude de fleurs d\u2019une beauté sans pareille.Originaire des régions méridionales de l\u2019Europe, il épanouit sous le ciel bleu de l\u2019Italie et du Midi de la France des centaines de grandes fleurs dont le ton rose carné se joue délicieusement dans le sombre feuillage du dattier.Transporté dans nos contrées peu hospitalières, LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 165 il demande un abri pour !'hiver, et encore, bien que sous le vitrage bienfaisant d\u2019une serre, ne peut-il nous donner qu\u2019 une idée de la magnificence dont il fait preuve dans ces régions privilégiées.Il aime un ciel sans nuages ; les temps brumeux avec leurs brusques changements de température sont funestes à sa floraison.Toutefois, ne désespérons pas, car nos étés, courts il est vrai, sont chauds et secs, et nous en voyons qui prospèrent très bien à Montréal et à Québec.Possédant une exposition privilégiée ou une véranda, on peut, avec quelques soins, braver les intempéries, et lui permettre d\u2019étaler ses richesses.Disons tout d\u2019abord un mot concernant sa croissance et prenons Laurier rose double comme point de départ un jeune rameau transformé en bouture.Tout le monde est à même de multiplier cette plante par bouturage.Pendant tout l\u2019été, mais plus avantageusement dans les premiers mois (quoique l\u2019on puisse réussir en tout temps dans de bonnes conditions), détachez un rameau de 10 à 12 pouces de longueur, coupez-le immédiatement en-dessous du verticille inférieur de feuilles, enlevez celles-ci et laissez choir la bouture ainsi préparée dans une bouteille ou une carafe (de préférence de verre blanc) remplie d\u2019eau de pluie.Pour éviter la décomposition e l\u2019eau, déposez dans le fond des fragments de charbon de bois.Portez le tout sur l\u2019appui d\u2019une fenêtre en plein midi où les boutures y seront frappées par les rayons directs du soleil.Plus ce dernier sera fort et plus promptement développeront- elles des racines.Celles-ci tarderont peut-être à se montrer, mais ne vous impatientez pas, elles surgiront au moment où vous y penserez le moins.Laissez-les s\u2019accroître et se multiplier à l\u2019intérieur des flacons avant de penser à empoter les jeunes plantes.Prenez alors des pots de 4 à 5 pouces de largeur, du terreau de fumier additionné d\u2019un peu de terre de jardin et logez-y les boutures enracinées.Les racines ayant vu le jour dans un milieu liquide sont délicates et se brisent facilement ; il faut donc agir avec prudence dans le tassement.Pour opérer ce dernier sans danger, laissez à l\u2019eau le soin de l\u2019effectuer.Pour cela, après avoir déposé sur le drainage une mince couche de terre, étalez-y les racines et comblez complètement le pot de terre et de terreau de fumier mélangés.Donnez avec le pot un ou deux coups secs sur le sol et arrosez très copieusement.Dans son passage à travers le tout, l\u2019eau se chargera d\u2019introduire toutes les particules terreuses au sein du chevelu et affermira ainsi votre plante.Ce mode de tassement présente en outre l\u2019avantage de maintenir la plante pendant quelque temps dans des conditions peu différentes de celles où elle se trouvait avant l\u2019empotage.Ombrez pendant «quelques jours seulement et portez ensuite en plein soleil ; la potée est constituée.Pour la faire prospérer et fleurir, il faut : 1° Pendant l\u2019été, mettre vos plantes en plein midi pour que la chaleür reçue soit aussi élevée que possible, et lui donner beaucoup d\u2019eau.En effet, en parlant du laurier-rose, on dit qu\u2019\u2018\u201cil croît la tête au.feu et le pied dans Uean.\u201d\u2019 Réservez leur donc la situation la plus chaude.Si l\u2019été est pluvieux, laissez-les dans la serre, la véranda ou la chambre, jusqu\u2019après l\u2019épanouissement.Préservez les plantes de la pluie en les rentrant momentanément pour les sortir sitôt que le soleil est revenu.2° Si vous n\u2019avez pas l\u2019avantage de posséder une véranda pour hiverner à l\u2019abri des gelées, les pots ou les caisses, remisez-les dans une place quelconque aussi bien éclairée que possible ou dans un corridor où la gelée n\u2019a pas accès.Donnez peu d\u2019eau et profitez de toutes les occasions pour renouveler l\u2019air qui les entoure.Si l\u2019on veut, en peu de temps, obtenir de fortes 166 plantes pour les allées du jardin ou une terrasse, il faut planter les jeunes plantes en plein jardin pendant tout l'été, arroser copieusement pendant les fortes chaleurs et leur donner comme engrais de lu bouse de vache délayée ou autre engrais liquide.On les remet en pots ou en cuvelles fin septembre pour les rentrer.Désirez-vous les élever \u2018\u201c en boule sur tige,\u201d\u2019 enlevez toutes les ramifications superflues, au fur et à mesure qu\u2019elles se développeront, à chaque trifur- cation de la tige principale, et assujettissez cette dernière à un bon tuteur.G.DE WAMPE.SOCIÉTÉS D\u2019AGRICULTURE ET CERCLES AGRICOLES AVIS Messieurs les secrétaires des sociétés d\u2019agriculture et des cercles agricoles qui n\u2019ont pas encore transmis au département de l\u2019Agriculture, à Québec, tous les documents relatifs à leur association, sont instamment priés de se mettre en règle au plus tôt.(Voir circulaire \u2018\u2018 Instructions aux Sec.des Cercles Agricoles).Le Président et les Directeurs qui ont à cœur le bon fonctionnement de l\u2019association agricole dont ils ont la direction, devraient veiller à ce que leur secrétaire se conforme à cet avis, afin de ne pas s'exposer à perdre l\u2019allocation du gouvernement.coe \u2014 PUBLICATION DE RAPPORTS DES SOCIETES ET CERCLES \u2014 Avis Grâce au nouveau format du Journal et à sa publication bi-mensuelle, nous pourrons désormais y reproduire les rapports les plus intéressants (essais, expériences, résultats de concours, etc.) que nous transmiettront les sociétés d\u2019agriculture et les cercles agricoles.Que l\u2019on veuille bien remarquer toutefois que nous ne pourrons publier les simples listes des concurrents et des prix des concours qui ne seraient pas accompagnées de renseignements utiles ou de remarques d\u2019un intérêt général.ARE + me ee ee ECHO DES CERCLES AGRICOLES Cercle de St-Wenceslas, comté de Nicolet.\u2014 Résultats des concours de cultures.\u2014Les juges des con- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE + cours étaient MM.Em.Champagne et Xavier Doyon.Betteraves.\u2014ler prix, François Désilets ; 2ème, Ludger Deshaies ; 3ème, François Leblanc ; 4ème, David Moreau ; 5ème, Joseph Leblanc.Fourrage vert.\u2014ler, Octave Champagne ; 2ème, Joseph Leblanc ; 3ème, Jules Bourque ; 4ème, François Leblanc ; 5ème, Johnny Lamothe.Jardin et verger.\u2014ler, Hercule Doyon ; 2ème, Ludger Deshaies ; 3ème, Jules Bourque ; 4ème, Alphonse Prince ; tème, Johnny Lamothe.Carottes et choux de Siam.\u2014ler, Ludger Des- haies ; 2ème, Jules Bourque ; Sème, Hercule Doyon ; 4ème, Octave Champagne ; 5ème, François Désilets.Concours de cultures avec engrais chémiques, Blé\u2014 M.François Désilets a récolté, sur # arpent avec engrais chimique, neuf minots et demi de blé, et, sur le demi arpent témoin, six minots et demi.M.Napoléon Thibodeau a récolté, sur 4 arpent avec engrais chimique, huit minots de blé et, sur le demi arpent témoin, cinq minots.M.Ludger Deshaies à récolté, sur un demi arpent avec engrais chimique, 74 minots de blé et, sur le demi arpent témoin 54 minots.Jeunes prairies \u2014Pour les jeunes prairies (concours No 8 du programme officiel), le regain a poussé avec ahondance et les concurrents ont été tentés de le faucher, mais ils ont préféré le laisser pour l\u2019engrais vert.Il y a une différence marquee sur le demi arpent traité avec l\u2019engrais complet \u2018\u2018 Victor.\u201d Les concurrents sont très satisfaits des résultats obtenus.Davip Heox, Secrétaire du cercle._ _ - -\u2014\u2014\u2014- SOCIETE D\u2019AGRICULTURE DU COMTE DE ROUVILLE Rapport des Concours lapport des concours des fermes les mieux tenues et des récoltes sur pied du comté de Rouville.Le concours a eu lieu durant le mois de juillet dernier.Six prix étaient offerts, et il y a eu sept entrées pour les terres les mieux tenues.Les heureux concurrents sont les personnes dont les noms suivent : ler prix, Pierre Paquette, de Rougemont, 90 points. PRS LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 187 2e prix, Jethro Bachelder, de Rougemont, 87.25 points.3e prix, Ludger Guertin, de St-Jean-Baptiste, 84.85 points.4e prix, Pierre Ménard, de Ste-Marie de Mon- noir, 84 points.5e prix, Joseph Nadeau, de Sainte-Angèle de Monnoir, 81.60 points.Ge prix, Joseph Ostiguy, de Richelieu, T5 points.RECOLTES SUR PIED Pour deux arpents de blé.\u2014ler prix, Joseph Martel ; 2e prix, Noël Martel ; 53e prix, Alphonse Noiseux ; 4e prix, Napoléon Noiseux ; 5e prix, F.S.Noiseux.Pour un arpent de blé d'Inde sarclé.\u2014ler prix, Alph.Noiseux ; 2e prix, R.S.Standish ; 3e prix, B.T.Standish ; 4e prix, Pierre Dion ; 5e prix, L.H.Bachelder ; 6e prix, Antoine Gobeille ; Te prix, Jethro Bachelder ; 8e prix, C.N.Frégeau ; 9e prix, James Downing ; 10e prix, Jean-Baptiste Leroux.Pour un arpent de blé d\u2019Inde à fourrage, 10 prix.\u2014ler prix, Damien Ouimet ; 2e prix, Félix Noiseux ; 3e prix, Noël Martel ; 4e prix, L.H.Bachelder ; 5e prix, Frédéric Boulais ; Ge prix, Jethro Bachelder ; Te prix, James Downing; 8e prix, Rosa Hamel ; 9e prix, Jean-Baptiste Leroux ; 10e prix, Ludger Guertin.Pour trois arpents de prairie nouvelle en trèfle.\u2014ler prix, Napoléon Frégeau ; 2e prix, Charles Meunier ; 3e prix, Frédéric Boulais ; 4e prix, Robert Ostiguy ; de prix, Joseph Nadeau ; Ge prix, Denis Alix.Pour un demi-arpent de fèves.\u2014ler prix, Pierre Dion ; 2e prix, B.T.Standish ; Se prix, Alexis Gladu.Pour 2 arpents de pois.\u2014 ler prix, Joseph Blain ; 2e prix, Azarie Charbonneau ; 3e prix, Napoléon Girard ; 4e prix, Joseph Loiselle ; 5e prix, Arthur Martel.Pour 3 arpents d\u2019avoine.\u2014ler prix, Richard Sauvage ; 2e prix, Noël Martel ;.3e prix, Pierre Ménard ; 4e prix, T.J.Standish ; 5e prix, Charles Meunier ; 6e prix, Napoléon Millette ; 7e prix, Jacques Fournier ; Se prix, Pierre Paquette.Pour 2 arpents d\u2019orge.\u2014ler prix, Henri Osti- guy ; 2e prix, F.J.Standish ; 3e prix, Félix Noi- seux ; 4e prix, Anthime Arès ; de prix, Napoléon Millette, Pour un demi-arpent de patates.\u2014 ler prix, Joseph Boulais ; Ze prix, Israël Leroux ; 3e prix, Anthime Arès ; 4e prix, J.E.Standish ; 5e prix, Toussaint Galipeau ; Ge prix, Pierre Dion; 7e prix, Joseph Loiselle ; Se prix, Matthews Standish ; 9e prix, Zotique Fournier ; 10e prix, Antoine Gobeille.Pour 1-8 d\u2019arpent en oignons.\u2014ler prix, James Downing ; 2e prix, Pierre Paquette ; 3e prix, Célestin Gaboury ; 4e prix, L.H.Bachelder.Pour un demi-arpent de betteraves, carottes et choux de Siam.\u2014ler prix, Pierre Paquette; 2e prix, James Downing ; 3e prix, Jethro Bachelder ; de prix, Joseph Sansoucy ; de prix, L.H.Bachel- der; Ge prix, R.S.Standish; 7e prix, Alexis Gladu ; Se prix, Ludger Guertin.Pour 100 pommiers en verger de 5 ans et plus.\u20141ler prix, Augustin Ducharme; 2e prix, C.N.Frégeau ; Be prix, Joseph Blanchard; 4e prix, Ephrem Charron.Pour 100 pommiers en verger de 2 ans à cinq ans.\u2014ler prix, C.N.Frégeau ; 2e prix, Célestin Gaboury ; 3e prix, Denis Alix.Pour pépinicre en pommiers.\u20141er prix, P.De- guire ; 2e prix, (Greorges Authier.Pour un arpent de tabac.\u2014ler prix, Ambroise Tétreault, du Richelieu ; 2e prix, Exdéas Loiselle, de St-Césaire ; 3e prix, Damien Ouimette, de St- Césaire ; 4e prix, Antoine Gobeille, de l\u2019Ange- Gardien ; de prix, Emile Arès, de St-Césaire ; Ge prix, Joseph Sansoucy, «de St-Césaire ; Te prix, Napoléon Arès, de St-Césaire ; Se prix, Charles Meunier, de St-Césaire.Pour 15 arbres d\u2019ornementation plantés du printemps.\u2014ler prix, Alfred Ostiguy ; 2e, Albert Desrosiers ; 3e, Ludger Guertin.Pour le meilleur jardin fruitier et potager.\u2014ler prix, Révérend M.Jeannotte ; 2e, Ludger Guer- tin ; De, F.5, Noiseux ; 4e, Joseph Ostiguy ; Se, Damase Boulais ; Ge, Aimé Nadeau ; Te, Pierre Chabot ; 8e, Jethro Bachelder.Pour 2 arpents de lentilles, pois et avoine.\u2014ler prix, Alexis Gladu ; 2e, Frédéric Boulais ; 3e, Joseph Loiselle ; 4e, Félix Noiseux ; 5e, Alfred Gingras ; Ge, F.S.Noiseux.Pour 1-4 arpent de lin.\u2014ler prix, Alexis Gla- du ; 2e, Joseph Bessette ; 3e, Joseph Rocheleau ; de, Euloge Gaboury ; 5e, Nicholas Brouillette.Pour les meilleurs 10 arpents ou plus en pâturage, depuis le printemps.\u2014ler prix, Joseph Na- deau ; 2e, Alphonse Hamel ; 3e, Nicholas Brouil- lette ; 4e, Ludger Bessette ; 5e, Henri Ostiguy.Avila Bernard, juge, résident de Belœil, P.Q.Dans le rapport ci-dessus, nous constatons avec 168 LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE plaisir que les directeurs ont ouvert des concours sérieux pour les sujets suivants qui, généralement, sont encore trop négligés dans la province : Culture du blé, de fèves, de lin ; vergers, pépinières, arbres d\u2019ornement, jardins, etc.C\u2019était là un magnifique programmie.ÉCONOMIE DOMESTIQUE RECETTES Conserves de petits pois.\u2014Choisissez de beaux pois fraîchement écossés, ayez des boîtes toutes prêtes, faites cuire les petits pois à grande ébullition dans une bassine d\u2019eau légèrement salée, égouttez-les en conservant l\u2019eau de la cuisson, passez un peu d\u2019eau fraîche sur les pois afin qu\u2019ils conservent leur couleur verte ; garnissez les boîtes de petits pois ; emplissez avec un peu d\u2019eau de la cuisson et soumettez-les à vingt minutes d\u2019ébullition après avoir fait fermer hermétiquement les boîtes.Vous pouvez vous servir de flacons, de bouteilles ou de jarres en verre en employant le même système, sauf la précaution d\u2019avoir à entourer les bouteilles de foin afin qu\u2019elle ne cassent pas, et lorsqu\u2019elles sont froides, de cacheter le bouchon et le haut du goulot.Il serait bon de recouvrir les petits pois dans les boîtes ou les flacons, d\u2019une mince couche d\u2019huile d\u2019olive.Confitures de citron.\u2014Les confitures de citron sont très appréciées par les personnes qui aiment les mets légèrement acidulés.Voici comment on procède : on fait d\u2019abord ramollir dans l\u2019eau assez chaude la peau de trois ou quatre citrons ; on fait ensuite bouillir les citrons avec une livre de sucre, on ajoute une pinte de sirnp de sucre, puis on soumet à une nouvelle ébullition et, avant le refroidissement, on ajoute à la masse des amandes concassées.Des accidents causés par le feu.\u2014I] ne se passe pas de semaine sans que les journaux signalent des accidents de cette nature ayant occasionné la mort.La plupart du temps ce sont des femmes et des enfants dont les vêtements s\u2019enflamment, parce que ces vêtements sont flottants et d\u2019étoffeslégères.En pareil cas, crier au secours, se sauver dans les escaliers ou dans la rue, ouvrir la fenêtre, sont autant de moyens d\u2019activer l\u2019incendie.Lorsqu\u2019il y a un lit dans la chambre, il convient de se glisser entre les matelats ou de se blottir sous les couvertures, aussi hermétiquement que possible, pour étouffer la flamme.A\u2019 défaut de lit, on s\u2019empare d\u2019un linge quelconque, le plus grand possible, on s\u2019en enveloppe et on s\u2019étend par terre.On arrive par ce moyen à maîtriser le feu rapidement et on en est quitte presque toujours pour quelques légères brûlures.L'important en pareil cas.c\u2019est de ne pas perdre la tête et de prendre rapidement un parti.Un filtre rapide.\u2014Prendre une peau de chamois, régulière dans son épaisseur ; la couper dans des dimensions voulues, la laver dans une dissolution faible de sel de soude (soda à laver) ou de tout autre alcali, pour en enlever les particules graisseuses ; la rincer ensuite à l\u2019eau froide.On peut ensuite filtrer rapidement les teintures, sirops et même les mucilages.+ Quatre à cinq pintes de sirop le plus épais seront filtrés en cinq minutes.En prenant soin de laver ce filtre après chaque opération, il peut durer indéfiniment.Emballage des fleurs coupées.\u2014Donnez aux fleurs, avant l\u2019emballage, la plus grande quantité possible d\u2019humidité intérieure.Placez les fleurs par lits, horizontalement et peu serrées, dans des caisses légères et solides, à l\u2019intérieur desquelles on maintient la fraîcheur à l\u2019aide de mousse légèrement humide.Remplissez exactement les caisses, de manière que le couvercle, au moment de l\u2019emballage, exerce une pression légère, qui empêchera le ballottement et par suite la détérioration complète des fleurs expédiées.Encre rouge à marquer le linge.\u2014On prend un blanc d\u2019œuf qu\u2019on bat avec son volume d\u2019eau, on le passe À traver un linge fin et on y ajoute du vermillon finement pulvérisé.On se sert de cette encre comme de l\u2019encre ordinaire et on marque le linge avec une plume.Dès que les caractères sont secs, on passe sur eux un fer chaud qui coagule l\u2019albumiine et fixe le vermillon dans le tissu ; en cet état, les savons, les alcalis n\u2019y font rien.| 4] En25se og 5 M."]
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