Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1 février 1899, mercredi 8 février 1899
[" xh Cry, C5 IN 4 A AP) Sole UN \"A a 5 EA À 2) 9 = < 2 Re > == \"a VOL.2 No.15.on LEH.Foarusl YQgrienlinze et d'Horticalture.Lx JoUurNAL p\u2019 AGRICULTURE ET D' HORTICULTURE est \"organe officiel du Conseil &\u2019 Agriculture de la Province, de Québec, Il parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s'occupe spécialement de tout ce qui a rapport à l\u2019agriculture, À l\u2019élevage des animaux, À l\u2019horticulture, etc.foutes communications destinées à être insérées dans les colonnes \u2018de la matière à lire de ce journal devront être adressées \u2018\u2018au Directeur du \u201cJournal d\u2019 Agriculture et d\u2019Horticulture, Québec.\u201d\u201d Pour conditions d\u2019Annonces, etc., s'adresser à LA OIB DE PUB.\u201cLA PATRIB\" 77, 79 & 81 Rue St-Jacques, Montreal.Abonnement : $1.00 par année, payable d\u2019avance ES TABLE DES MATIÈRES.AGRICULTURE GENERALE Champs d\u2019expériences\u2014Concours spéciaux pour les Cercles AgriCOlES.\u2026.\u2026csersriecsserersecccnsrrocensamen0se 337 Choses et autres\u2014Champs d\u2019expériences pour les \u20ac cercles agricoles \u2014Bonnes graines, grosres récoltes \u2014Triage du blé de semence\u2014Pois et avoine\u2014 FUN UB our verrenressrensassresseserersscranesessseasiosesse tones 340 Petites TIOLES\u2026.\u2026.\u2026.\u2026cceercenerrenieccecenren causes vassouanseuss 341 Bibliothèque du cultivateur.\u2026\u2026\u2026\u2026scsercnes seance 341 Observatoire de Québec\u2014 Bulletin météorologique pour 180B.\u2026.\u2026.\u2026.rersercensernens rnversensensensacer vas006 341 Boîte aux lettres\u2014Fécule\u2014Canards Pékins\u2014Bière de chiendent, vin de raisins secs\u2014Plans de gla- cières\u2014Achat de CHAUX .\u2026\u20260000csocar-occacassancesan era s 343 Fabrication de la fécule .\u2026.essrenensr sonsorcoscensonces 344 Chronique commerciale\u2014Le progrès de la province de Québec.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.masossvonsséssa0ss000sse san o00 00 se 00000005 374 INDUSTRIE LAITIÈRE Le cheddar an ler janvier 1899.\u2026.\u2026\u2026ernsessassss 349 Ecole de laiterie de St Hyacinthe \u2026.\u2026\u2026.+210cscse 349 Les syndicats de beurreries et fromageries.349 Inspection sanitaire,etc.\u2026, des établissernents et produits TRILIETH.n00sssrmoronenerre cessiecos vancnerenoscesn ses cecarserraness 350 Conditions sanitaires et l\u2019industrie laitière à l\u2019étran- Vesssoes sessssee ses iverss ve vracconereten centrensrennen enen0s 351 Le cheddar anglais\u2014Le beurre et la tuberculose\u2014Le Japon comme marché pour le beurre et le fromage 351 ANIMAUX DE LA FERME Petitä COnseil® rss sccncsoss aosssaen esse Rôle de l\u2019alimentation dans l\u2019élevage e.vascusespous os senec0 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Vin es et goudron \u2014Fibre 8 FEVRIER 1889 AGRICULTURE GENÉRALE CHAMPS D\u2019EXPERIENCES Concours spéciaux pour les\u2019Cercles Agricoles Circulaire officielle Québec, le.janvier 1899.Monsieur le président du Cercle agricole de.MonsiEur,\u2014J\u2019ai l\u2019honneur de vous annoncer que l\u2019hon.M.G.-F.Déchène, commissaire de l\u2019Agriculture, accorde, pour cette année (1899), une allocation spéciale destinée à certains concours de champs d\u2019expériences qui seront organisés, cette année, par les cercles agricoles, d\u2019après les instructions ci-dessous.Règlement lo.Le cercle agricole qui organisera un des concours du programme pour profiter de l\u2019allocation ne sera plus obligé, comme il y était tenu précédemment, d\u2019avoir en même temps un second concours du même genre.20.La prime ou allocation du gouvernement, valant environ $15.00, sera payée partie en argent (87.00) et partie en engrais Phosphate basique Thomas (4 sacs de 220 lbs).30.Le concours ne comportera que deux prix : ler prix, $5.00 et 3 sacs de Phosphate Thomas ; 2ème prix, $2.00 et 1 sac de Phosphate Thomas.4o.Les deux cultivateurs qui auront gagné ces prix, devront appliquer, l\u2019automne prochain, le Phosphate Thomas à une pièce de terre, et le cercle agricole accordera, l\u2019année suivante, un prix de $3.00 À celui des deux concurrents qui aura obtenu le meilleur résultat de l\u2019emploi de cet engrais phosphaté.Le cercle adressera au département de l\u2019Agriculture un rapport exact de ce concours supplémentaire.-\u2014 Programme des concours 1ER Concours.\u2014Culture de blé, orge, ou autre céréale.\u2014Les concurrents devront mettre au concours un arpent de terre de richesse moyenne, bien préparée, nettoyée et égouttée.Le champ d\u2019expériences sera divisé en 4 parcelles d\u2019un quart d\u2019arpent chacune, comme l\u2019indique ce diagramme : L'ensemble des parcelles No 1 et No 2 recevra, ce printemps, le plus tôt possible après l\u2019hiver (l'automne serait préférable), une application de 200 lbs de bonnes cendres de bois que l\u2019on enterrera et mélera bien au sol avec un scarificateur.i» Une ou deux semaine avant l\u2019ensemencement, on\u2018épand, sur l\u2019ensemble des parcelles No 1, No 2 et No 3, 150 lbs (50 lbs par parcelle) de superphosphate de chaux simple, mélangé avec deux ou trois fois son volume de terre sèche et l\u2019on enterre ce mélange à la herse.Alors on sème le grain sur tout l\u2019arpent.kb; Enfin, après l\u2019ensemencement, on épand en couverture, sur la parcelle No 1, 20 lbs de nitrate de soude en poudre fine et bien mélangé à un peu de sable ou de terre sèche.Une excellente pratique c\u2019est d\u2019épandre le nitrate de soude en deux fois, soit 10 lbs après l'ensemencement et 10 lbs quelques jours après la levée du grain.L\u2019épandage du nitrate de soude en couverture, après la levée, doit se faire par un temps sec, sinon on s\u2019expose à brûler les jeunes feuilles.Quant à la parcelle No 4, qui est la parcelle témoin, elle ne reçoit aucun engrais.En résumé, la parcelle No 3 montrera l'effet de l\u2019acide phosphorique, la parcelle No 2 l\u2019effet de l\u2019acide phosphorique et des cendres de bois, et la parcelle No 1 l\u2019effet oombiné de l\u2019acide phosphorique, de l\u2019azote et des cendres de bois.Les concurrents noteront avec soin les différences observées entre les diverses parcelles pendant la croissance et au moment de la récolte ; les juges nommés par le cercle feront leur rapport en conséquence.2ÈME CONCOURS.\u2014 Culture de betteraves ou de carot- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE = tes fourragères.\u2014 Les concurrents mettront au concours un champ d\u2019expériences d\u2019un arpent divisé en 4 parcelles égales, d\u2019un quart d\u2019arpent chacune, comme l\u2019indique ce diagrämme : Cet arpent de terre aura été engraissé l\u2019automne précédent ou ce printemps avec 12 tonnes de fumier.L'ensemble des 3 parcelles No 1, No 2 et No 3 aura reçu en automne, ou recevra de bonne heure au printemps, le plus tôt possible après l\u2019hiver, 600 lbs de bonnes cendres de bois que l\u2019on enterrera et mélera bien au sol avec la charrue ou le scarificateur.Au moins une semaine avant l\u2019ensemencement, on épandra, sur les parcelles No 1 et No 2, 200 lbs de superphosphate de chaux simple que l\u2019on enterrera à la herse.Enfin, après l\u2019ensemencement, on épandra en couverture, sur la parcelle No 1, 50 lbs de nitrate de soude en poudre et bien mélangé à 2 ou 3 fois sof volume de terre sèche.L\u2019épandage du nitrate de soude se fera en deux fois, 25 lbs après l\u2019ensemencement et les 25 autres livres quelques jours après la levée (par un temps sec).Quant à la parcelle témoin, No 4, elle n\u2019aura pas reçu d'engrais si ce n\u2019est du fumier comme les autres.En résumé, la parcelle No 3 fera voir l\u2019effet des cendres de bois, la parcelle No 2, l\u2019effet des cendres de bois et de l\u2019acide phosphorique, et enfin, la parcelle No 1, l\u2019effet combiné des cendres de bois, de l\u2019acide phosphorique et de l\u2019azote sur les racines fourragères.Les concurrents noteront avec soin les différences observées pendant la croissance et lors de la récolte, et les juges du concours feront leur rapport en conséquence des faits constatés.3ÈME Concours.\u2014 Culture du tabac.\u2014Le champ d\u2019expériences comprend un arpent de terre suffisamment riche d\u2019avance en humus et en azote, (par exemple, une terre qui a été engraissée un ou deux ans auparavant avec du fumier ou par un retour de trèfle, etc.) Cet arpent est divisé en 4 parcelles comme ceci : 1 2 4 3 I ensemble des parcelles No 1, No 2 et No 3, soit § d\u2019arpent, reçoit, au sortir de l\u2019hiver, une application de 600 lbs de cendres de bois (soit 200 lbs par quart d\u2019arpent) que l\u2019on enterre et mêle bien au sol avec un bon scarificateur.Si les cendres avaient été épandues à l\u2019automne, cela n\u2019en serait que mieux.Deux semaines avant la plantation du tabac, les parcelles No 1 et No 2 recevront, en outre, une application de 150 lbs de superphosphate de chaux (simple) que l\u2019on enterrera à la herse, après l\u2019avoir mélangé avec de la terre fine.Enfin, après la plantation du tabac, dès que la reprise est assurée, on épandra sur la parcelle No 1, 35 lbs de nitrate de soude.Pour appliquer cet engrais,on le mélange avec 2 ou 3 fois son volume de sable ou de terre séche et on le répand (par un temps sec, ) autour de chaque pied de tabac.Quant à la parcelle No 4, parcelle témoin, elle ne reçoit aucun engrais.Dans l\u2019appréciation des résultats, qui ne pourra se fair qu\u2019après le séchage et la préparation (fermentation,etc) du tabac, les juges devront surtout considérer la qualité du tabac obtenu pourvu que le rendement atteigne un chiffre raisonnable.4ÈME CONCOURS.\u2014Culture du blé d\u2019Inde.\u2014Le champ d\u2019expériences comprend un arpent de terre suffisamment riche en humus et en azote ou qui a été engraissé l\u2019automne précédent avec du fumier de ferme.Cet arpent est divisé en 4 parcelles égales d\u2019un quart d\u2019arpent chacune, le No 4 ne recevant aucun engrais chimique et devant servir de parcelle témoin.1 2 4 3 Au sortir de l\u2019hiver, l\u2019ensemble des parcelles LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE 339 No 1 et No 2 recevra une application de 300 lbs de cendres de bois que l\u2019on incorporera au sol avec le scarificateur.Si les cendres de bois ont été appliquées l'automne précédent, le résultat n\u2019en sera que meilleur.Deux semaines avant l\u2019ensemencement, l\u2019ensemble des parcelles No 2 et No 3 recevra une forte application d\u2019engrais phosphaté, soit 250 lbs de superphosphate de chaux (simple) que l\u2019on enterrera à la hersé après l\u2019avoir mélangé avec 2 ou 3 fois son volume de terre sèche ou de sable.On fera alors l\u2019ensemencement du blé d\u2019Inde avec tous les soins ordinaires.En résumé, la parcelle No 1 montrera l\u2019effet des cendres seules sur le blé d\u2019Inde, la parcelle No 2 l\u2019effet combiné des cendres et du superphosphate de chaux, et la parcelle No 3 l\u2019effet du superphosphate de chaux employé seul.On notera avec soin les différences observées dans les 4 parcelles, à la levée, pendant la croissance, pendant la formation et la maturation des épis et lors de la récolte ; les juges du concours feront leur rapport en conséquence des faits observés.Remarques importantes lo.Dans 'es concours de champs d\u2019expériences ci-dessus, on pourra remplacer le superphosphate de chaux simple par une quantité au moins égale (allant jusqu\u2019au double) de Phosphate basique Thomas (scories de déphosphoration) que l'on peut actuellement se procurer à Montréal.Mais pour donner son meilleur effet, le Phosphate Thomas demande à être appliqué au sol longtemps d\u2019avance, de préférence à l\u2019automne.Ce phosphate a une action plus lente que le superphosphate de chaux simple, mais ses effets se prolongent pendant les 3 ou 4 ans qui suivent son application.Il convient surtout aux terres pauvres en chaux, ou à celles qui sont riches en humus plus ou moins acide, prairies etc.20.On pourrait également remplacer le nitrate de soude indiqué plus haut par du sulfate d\u2019ammoniaque, mais l\u2019action de ce dernier est moins immédiate et suppose que la saison sera suffisamment humide pour aseurer sa dissolution dans le sol.3o.A défaut de cendres de bois, on pourrait employer du chlorure de potassium (muriate de potasse) à raison de 100 lbs de chlorure de potassium au lieu de 600 lbs de cendres de bois dur.Pour le tabac, on ne pourrait cependant pas em- 340 ployer du chlorure de potassium ; on le remplacera par du sulfate de potasse ; mais les cendres de bois sont bien préférables.Par ordre, H.NAGANT, Assistant- Rédacteur du Journal d\u2019 Agriculture et d\u2019 Horticulture.CHOSES ET AUTRES Champs d\u2019expériences pour les cercles agricoles.\u2014Nous publions dans ce numéro le programme des concours de champs d'expériences à organiser cette année dans toute la province.Quoiqu\u2019il n\u2019y ait qu\u2019un cercle par comté qui soit appelé à profiter de la prime offerte par le gouvernement, nous espérons cependant que l\u2019on ne s\u2019en tiendra pas là et qu\u2019un grand nombre d\u2019autres cercles agricoles, appréciant les avantages de ces concours, en voudront également organiser à leurs frais.Un champ d\u2019expériences bien établi est un livre ouvert où l\u2019on force le sol et les divers engrais à révéler tous leurs secrets par le moyen de la plante.Si chaque paroisse de la province possédait au moins un champ d\u2019expériences, les progrès de notre agriculture marcheraient À pas de géant, et notre prospérité agricole serait assurée.Bonnes graines, grosses récoltes.\u2014Un bon cultivateur ne doit jamais oublier que seules les bons grains et les bonnes graines de semence donnent de bonnes récoltes.Si vous achetez des graines en vue des prochaines semailles, exigez la première qualité et sachez en payer le prix.Vous ne vous ruinerez jamais en donnant un gros prix pour les semences.Une mauvaise semence produit plus de mauvaises herbes que de bonnes.Triage du vlé de semence.\u2014 En prenant le soin de trier votre blé de semence avec une bonne machine, opérant d\u2019une façon régulière et précise, vous êtes certain d\u2019obtenir à la récolte suivante des grains plus purs, plus beaux, moins mélangés de graines étrangères, surtoui si vous avez eu la précaution de sarcler, d\u2019enlever les mauvaises herbes.En tous cas, il ne devra pas s\u2019y rencontrer de grains de seigle, d\u2019orge ou d\u2019avoine, comme il s\u2019en trouve trop souvent dans le froment qui n\u2019a pas été suffisamment bien épuré, et son rendement sera notablement augmenté, toutes choses égales d\u2019ailleurs.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Pols et avoine.\u2014Un mélange de pois et d\u2019avoine fait un excellent fourrage.Le New England Homestead recommande de les gemer de bonne heure le printemps.Un minot de pois avec deux minots d\u2019avoine fait un mélange bien proportionné.On doit semer les pois environ une semaine avant l\u2019avoine.Humus.-Dans un article publié par le journal Agricultural Gazette, M.Frank Wallis insiste sur l\u2019utilité de l\u2019humus.Sans cet élément, dit-il, toute fumure est inefficace.Pour enrichir le sol en humus il faut avoir recours au fumier de ferme ou À l\u2019engrais vert et surtout à la culture du trèfle.Cet agronome cultive le trèfle et en obtient d\u2019excellents résultats.C\u2019est un fait indéniable que toute terre manquant d\u2019humus ne peut produire des récoltes remunératrices.Lorsqu\u2019elle est riche en humus, l\u2019emploi des engrais phosphatés et potassiques donne les meilleurs résultats.PETITES NOTES La section canadienne à l\u2019exposition universelle de Paris, en 1900, a à & disposition un espace très considérable.Avis a ceux qui ont de beaux exhibits à présenter.xx Les colonies anglaises du sud de l\u2019Afrique offrent un nouveau marché à nos produits.Pro- fitons-en et ne laissons pas les Américains s\u2019emparer seuls du marché.xx Après la sélection des vaches, la sélection des poules.Un grand éleveur de volailles de Californie, qui garde plusieurs milliers de volailles, ne conserve pour la ponte que les poules qui ont une grande provision d\u2019œufs en germe ; pour le constater, il a imaginé de se servir des rayons X ; si la poule examinée et analysée par ces fameux rayons X se montre mal conformée, il la met à l\u2019engrais ou s\u2019en débarrasse au plus tôt.E moyenne, sur cinq poules, il en trouve une mauvaise pondeuse.Par ce moyen de sélection les bénéfices de ce poulailler se sont accrus de 30%.xx Tout cultivateur qui cultive du blé ou autre grain devrait enrichir sa terre avec du superphosphate de chaux ou du phosphate basique Thomas. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 34/ 841 Examinez à temps vos outils de jardinage, vos instruments et machines agricoles.Voyez à ce qu\u2019ils soient en ordre pour le printemps.Préparez les chassis et les cadres pour les couches chaudes.* x Une industrie qui pourrait acquérir en peu de temps une grande importance, dans notre pays, c\u2019est la fabrication du sucre de lait avec le petit-lait des fromageries.Le petit-lait pourrait étre évaporé dans un évaporateur i eau d\u2019érable.Le sucre brut obtenu ainsi en plusieurs points d\u2019un district devrait être raffiné dans une raffinerie centrale, où on lui donnerait le degré de pureté exigé par le commerce.#4 C'est, par les industries agricoles que l\u2019on amène les produits de la ferme à leur plus haute valeur.+ BIBLIOTHEQUE DU CULTIVATEUR Le Fumier de ferme.\u2014 Bulletin No 31 de la Ferme Expérimentale d\u2019Ottawa, par Frank T.Shutt, chimiste des Fermes Expérimentales.\u2014Ottawa, 1898.\u2014 Nous venons de recevoir l\u2019édition anglaise de ce bulletin.C\u2019est une brochure très utile qui traite de la nature du fumier de ferme, ses fonctions, sa composition, sa fermentation, sa conservation et la manière de l\u2019appliquer au sol.Nos lecteurs peuvent s\u2019en procurer gratuitement un exemplaire en écrivant, sans affranchir leur lettre, à la Ferme Erpérimentale d\u2019 Ottawa.Témoignage de M.Frank T.Shutt, chimiste des Fermes Expérimentaies devant le Comité de la Chambre des Communes, en mai, 1898,- Ottawa, 1898.\u2014 Dans cette brochure de 22 pages (vergion anglaise), M.Shutt fournit des renseignements très intéressants sur les sujets suivants : Travaux faits dans son département\u2014Conservation du fu- mier\u2014Fonctions et valeur de 1\u2019humus\u2014Inocu- lation du sol pour la culture du trèfle, etc.Ceux de nos lecteurs qui en voudraient un exemplaire devront s'adresser à M.Frank T.Shutt, chimiste des Fermes Expérimentales, Ottawa.Catalogues de graines, plantes, etc, \u2014 Cette année encore les catalogues des horticulteurs et des marchands grainetiers sont en général très intéressants et instructifs à consulter.On peut se les procurer gratuitement en écrivant aux adresses indiquées ci- dessous : The Steele, Briggs Seed Co., Toronto, Ontario.\u2014 Catalogue général très complet de grains et graines, bulbes, plantes, roses, arbustes, etc.Belle brochure de 112 pages, avec table de matières, nombreuses gravures et indications sur la culture des plantes.John Lewis Childs, Floral Park, Queens Co., N.Y., U.S.(Etats-Unis).\u2014Catalogue remarquable, complet, de 144 pages, avec table de matière, nombreuses gravures, fleurs, légumes et fruits rares de tout premier choix.Excellente liste de plantes d\u2019appartement, de jardins, etc.The Good & Reese Co., Springfield, Ohio, U.S.\u2014Catalogue de graines de légumes, de plantes d\u2019appartement et de jardin et tout spécialement de roses.Bien illustré, belle brochure de 73 pages.Catalogue et Prix-courant de l\u2019établissement d\u2019Horticulture Baltet, frères, à Troyes (Aube) France.\u2014Les célèbres horticulteurs Baltet, frères, France, viennent de nous envoyer leur catalogue complet contenant, avec des avis sur la plantation et l'arboriculture, une liste tout à fait remarquable d\u2019arbres fruitiers, forestiers, d\u2019ornement, d\u2019arbustes, de conifères, de jeunes plants de pépinières, de rosiers, plantes de serre ct d'appartement, fraisiers, asperges, etc.L\u2019an dernier ils ont fourni dans la province une grande quantité d\u2019arbres fruitiers de 1er choix.Ce catalogue qui forme une brochure de 52 pages est envoyé gratuitement sur demande.OBSERVATOIRE DE QUEBEC Bulietin Météorologique pour l\u2019année 1898 BAROMÈTRE Hauteur moyenne .: 30.03 pouces.\u201c maxima .30.72, mars le 26.\u20ac minima .29.22, décembre 5.Ecart .1.5.Moyenne la plus élevée .30.32, novembre.\u201c \u201c\u201c basse .29.91, août et déc.Ecart.0.42.THERMOMETRE Température moyenne .41°0 (F).te maxima.8992, juillet le 28.\u201c minima .\u201423°4, janvier 30. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Mois le plus chaud.\u2014Juillet.Température moyenne .6795.He maxima .89°2, le 28.minima .42°6, le 12.ss Mois le plus froid.\u2014Janvier.Température moyenne .8°6.6 maxima.35°5, le 7.6\u201c minima .\u201423°4, le 30.Journée la plus chaude.\u2014Juillet le 20.Température moyenne .78°8.6 maxima .88°6.minima .70°2.Ecart ic Journée la plus froide.\u2014Janvier le 30.Température moyenne .\u201416°0.\u201c maxima.\u20149°5.cé minima .\u201423°4.Nombre de jours où le thermomètre est descendu plus bas que le point de congélation : 157 jours.Maximum .janvier, 31 jours.Nombre de jours où le thermomètre n\u2019est pas monté plus haut que le point de congélation : 91 jours.Maximum.janvier, 80 jours.Nombre de jours où le thermomètre a marqué zéro, ou plus bas : 26 jours.Maximum .janvier, 12 jours.Nombre de jours où le thermomètre n\u2019est pas monté plus haut que zéro : 6 jours.Maximum .janvier, 3 jours.Nombre de jours où le thermomètre a marqué 80 degrés et plus : 19 jours.Maximum .juillet, 14 jours.Pendant la dernière semaine de juillet, c\u2019est-à- dire du 23 au 30, la température est montée tous les jours à 80 degrés.Comme on le voit, c\u2019est janvier qui a été le mois le plus froid de l\u2019année, et juillet le mois le plus chaud.PLUIE Pluie totale.\u201429.98 pouces.Nombre de jours où il a plu.\u2014180.Mois le plus pluvieux.\u2014 Juin, 6.14 pouces.\u2014 18 jours.Janvier est le seul mois où il n\u2019est pas tombé de pluie.Mois où il a plu le plus grand nombre de jours.\u2014Juin et juillet, 18 jours.Journée où il est tombé le plus de pluie.\u201425 Juin, 1.89 pouces.NEIGE Neige totale \u2014111 pouces.Nombre de jours ou il a neigé.\u201481 jours.Mois où il est tombé le plus de neige.\u2014Février, 44 2 pouces, 19 jours.Mois où il a neigé le plus grand nombre de jours.\u2014Janvier, 21 jours.Journée où il est tombé le plus de neige.\u201416 février, 11.5 pouces.Première neige.\u2014 Octobre, le 15.Date de la première neige restée sur le sol.\u2014 Novembre, le 10.Dernière neige.\u2014-Avril, le 16.VENT Nombre total de milles.\u2014114,239.Vitesse moyenne.\u201413 milles à l\u2019heure.Mois où il y a eu le plus de vent.\u2014Février, 11,699 milles.Mois où il y a eu le moins de vent.\u2014 Juillet, 6,378 milles.Jour où il y a eu le plus de vent.\u201422 février, 1,219 milles.Jour où il y a eu le moins de vent.\u20144 février, 47 milles.Jour où il y a eu le plus grand nombre d\u2019heures sans vent.\u201417 et 29 décembre, 10 heures.Vent dominant.\u2014 Nord-Est.Nombre de milles.\u201452.592.és d\u2019heures.\u20142, 847.Vitesse moyenne.\u201418.5 milles à l\u2019heure.Vent le moins fréquent.\u2014 Sud-Est.Nombre de milles.\u2014245.\u201c d\u2019heures.\u201458.Vitesse moyenne.\u20144 milles 4 l\u2019heure.Mois où le vent du Nord-Est a été le plus fréquent \u2014Février.Nombre de milles.\u2014 7,887.\u201c d'heures.\u2014266.Vitesse moyenne.\u201429.4 milles à l\u2019heure.Mois où le vent du Nord-Est a été le moins fréquent.\u2014 Juillet.Nombre de milles.\u20141,422 ÉC d\u2019heures.\u2014158.Vitesse moyenne.\u20149 milles à l\u2019heure.Vitesse maxima pour toute l\u2019année.\u201466 milles à l\u2019heure, le 21 février, entre 9 et 10 heures p.m LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE NUAGES Nombre de jours où le ciel a été complètement couvert.\u2014130 jours.Mois les plus nuageux.\u2014Novembre et décembre, 16 jours.Mois les moins nuageux.\u2014 Mars et septembre, 6 jours.Nombre de jours dans l\u2019année, où le ciel a été sans nuages.\u201416 jours.Maximum.\u2014 Mars, 7 jours.TONNERRE Nombre de jours où il a tonné.\u201425 jours.Mo's où il a le plus tonné.\u2014 Juillet, 8 jours.Premier coup de tonnerre de l\u2019année.\u2014 Mai, le 12.Dernier coup de tonnerre de l\u2019année.\u2014Septem- bre, le 30.AURORES BOREALES Nombre d\u2019aurores observées pendant l\u2019année.\u2014 33.Mois où il y en a eu le plus.\u2014Septembre, 6.Mais où il y en a eu le moins.\u2014Janvier, 0.La plus belie aurore boréale a été celle du 15 mars.ARTHUR SMITH, Directeur de I Observatoire.BOITE AUX LETTRES Industrie de la fécule de pommes de terre.\u2014 10 À qui devons-nous nous adresser dans la ville de Montréal pour vendre la fécule que nous pourrions fabriquer ?\u2014\u20142o L\u2019empaquetage de la fécule dans des barils ou dans des boîtes de grande dimension serait-il convenable ?\u20143o Quel est le prix approximatif qu\u2019il serait possible d\u2019obtenir pour cette fécule ?\u2014UN ABONNÉ.Réponse.\u2014lo A la maison J.B.Rolland & Cie, fabricants de papier, à Montréal.MM.Rolland acheteraient volontiers de la fécule si on en fabriquait dans la province.Ils en emploient des quantités considérables et achètent par lots de trois tonnes et plus, le prix actuel étant de $60.00 par tonne de 2000 lbs, ou 3 cents la livre.Ilya aussi tous les autres fabricants de papier, les confiseurs, les fabriques de coton, etc.20 Il est d\u2019usage d\u2019empaqueter la fécule en sacs de 200 lbs ou en barils (quarts à farine) d\u2019une contenance de 250 lbs.Peut-être pourrait-on employer des boîtes, il faudrait s'entendre avec 343 l\u2019acheteur ; un pied cube contient environ 90 lbs de fécule.3o Le prix actuel est actuellement de $60.00 la C\u2019est le prix le plus bas.tonne.Canards Pékins américains.\u2014Dans le No du 8 janvier du JOURNAL, vous faites appel à la bonne volonté de vos lecteurs pour savoir où M.J.ÀA., de E.H., pourrait se procurer de bons canards Pékins.Je vous envoie les adresses suivantes de quelques éleveurs américains, espérant, s\u2019il en est encore temps, vous fournir ainsi les renseignements pour ceux que la chose intéresse.\u2014 T.LAHAYE, St Augustin, Portneuf Eleveurs de canards Pékins : John Bau-cher, Jr, Freeport, Box 999, Ill, U.S.A.J.Hallock, Box A., Speonk, IL.IL, N.Y., U.S.Chas.F.Newman, Seaside P.O., Huguenot, S.L, N.Y., U.S.Réponse.\u2014Nous adressons tous nos remerciements à notre aimable correspondant pour son obligeance.Bière de chiendent.\u2014 Vin de raisins secs.\u2014lo Voudriez-vous me donner la recette complète pour faire de la bière de chiendent dont a parlé le JOURNAL ?\u201420 Egalement la recette pour le vin de raisin sec, le nom du raisin sec à acheter, le nombre de livres de raisin par gallon, etc.\u2014G.D., N.C.Réponse.\u2014 Dans le No du 8 août 1898, page 72, nous avons donné une recette à peu près complète pour faire la bière de chiendent.Quand on a fait bouillir 10 à 12 Ibs de chiendent sec dans un grand chaudron, avec au moins 2 gallons d\u2019eau, on y ajoute de la cassonnade (14 Ib.par gallon) et du houblon ; on coule le liquide dans un tonneau de 10 gallons, que l\u2019on achève de remplir avec de l\u2019eau, on y ajoute de la levure de bière, on brasse un peu et on laisse fermenter à une température assez chaude ; la bière est faite après quelques jours.20 Pour la fabrication complète du vin de raisin sec, procurez vous & la maison J.B.Rolland et fils, libraires-éditeurs, rue St Vincent, Montréal, l\u2019Almanach des Cercles agricoles 1894, Prix 6 cents.Voir également le même almanach 1898 (méthode simplifiée mais moins bonne).Ce sont les raisins de Corinthe qui conviennent le mieux.34 lbs de raisins par gallon d\u2019eau donnent TR 344 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE un bon vin de table.Il n\u2019y a rien à ajouter au liquide qui fermente tout seul à une température d\u2019au moins 65°.Plans de glacières pour beurreries.\u2014 Veuillez m\u2019envoyer un plan de glacière, à construire d\u2019après les conditions exigées par le gouvernement d'Ottawa.\u2014E.T., St J., Beauce.Réponse.\u2014Pour se procurer ce plan gratuitement, il suffit d\u2019écrire au Professeur Jas.W.Robertson, Commissaire de I' Industrie Laitière, Ot- lawa.Achat de chaux.\u2014M.le Rédacteur, \u2014J\u2019ai vu dans le JOURNAL du 22 décembre dernier, page 284, que les membres du Cercle agricole de Ste Hélène, comté de Kamouraska, se plaignent du prix de la chaux.(Rapport de M.Thiboutot, S.-T.) Si les membres d\u2019un cercle agricole s\u2019entendaient ensemble pour faire venir un char de chaux, si surtout ils voulaient l\u2019avoir, non en quarts, mais en grenier, ils pourraient avoir la chaux pour moins de la moitié du prix qu\u2019ils ont payés.De plus, si plusieurs cercles voulaient en avoir, l\u2019on pourrait peut-être obtenir du gouvernement une réduction sur le fret, ce qui mettrait encore la chaux à meilleur marché.Vous rende- riez service aux cercles en leur faisant connaître ces renseignements.Je suis agent pour la Dominion Lime Company.Cette chaux est de première qualité.Si MM.les secrétaires des cercles voulaient correspondre avec moi, je leurs donnerais les prix et conditions.C.SOLYME GAMACHE, Cap St Ignace, Cté Montmagny.mn cen UN OMe.~~ =.LES INDUSTRIES DE LA FERME Fabrication de la Fécule (Suite ).3.\u2014TAMISAGE DE LA PULPE Ce que j'ai dit au sujet de la fabrication de la fécule en petit me dispensera d\u2019entrer dans de nouveaux détails à ce sujet.Ici, nous nous servirons de tamis de 2 pieds de diamètre sur 8 pouces de hauteur, avec toile métallique No.35 et de cuves que l\u2019on peut parfaitement faire avec ces grands tonneaux à mélasse défoncés par un bout.On pourra se les procurer à bon marché chez n\u2019importe quel marchand de la campagne.La dispo- sition est la même que celle que j'ai indiquée précédemment.Quand on a rapé une certaine quantité de patates, deux, trois ou quatre minots, par exemple, on malaxe bien la masse et on procède au tamisage.On prend un seau de pulpe que l\u2019on verse et que l\u2019on étale sur le tamis, puis on verse peu à peu de l\u2019eau en travaillant la masse avec la main ou avec une racloire en bois à bords arrondis.La fécule est entrainée par l\u2019eau.Quand on recon- nait que la pulpe est épuisée, par l\u2019apparence de l\u2019eau d\u2019écoulement comme je l\u2019ai dejà dit, on vide le tamis et on recommence une autre opération.Un autre moyen de reconnaître si la pulpe est bien épuisée, c\u2019est d\u2019en prendre une poignée dans une main et de la presser dans l\u2019autre.Si elle contient encore de la fécule, on en trouvera les traces dans la main après l\u2019écoulement de l\u2019eau.4, \u2014ISPURATION DE LA FECULE Lorsqu\u2019un tonneau est rempli, il s\u2019est déjà formé un dépôt de fécule au fond.On la remet en suspension en l\u2019agitant avec une pelle, puis on laisse reposer environ trois heures.Il n\u2019y aurait aucun inconvénient ei l\u2019on devait retarder plus que ce temps.Une pelle de fer convient bien pour agiter l\u2019eau avec la fécule, mais il faut prendre soin chaque fois de l\u2019essuyer complètement, car la rouille salirait la fécule.Après le dépôt parfait, on vide l\u2019eau qui surnage.Fig r1.\u2014Tonneau à épuratione A, Dépôt de fécule \u2014Æ, Eau surnageant \u2014 CC, Chevilles pour la vidange.À cet effet, on peut avoir pratiqué des ouvertures bouchées par\u2019 des chevilles à différentes hauteurs, afin de faire couler progressivement sans enlever LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE .de la fécule (fig.11).On peut aussi se servir avec avantage du sphion.Les dernières portions d\u2019eau sont enlevées avec une sébile ou une soucoupe, puis on arrose la surface du dépôt et on frotte légèrement avec une brosse.Les impuretés une fois détachées, on les enlève avec l\u2019eau au moyen de la sébile, afin de les mettre dans un tonneau dit aux rinçures pour en retirer plus tard la fécale qui y est encore mêlée.Ensuite on remet environ trois fois autant d\u2019eau en volume qu\u2019il y a de fécule, et on procède au délayage avec la pelle.Tout le dépôt remis en suspension, on arrête le mouvement de l\u2019eau par un coup de pelle donné en sens contraire, et on laisse déposer environ trois heures.On enlève l\u2019eau, puis les impuretés, comme ci-dessue, pour recommencer un dernier lavage.Cette fois, au lieu de laisser déposer la fécule, on profite au contraire de ce qu\u2019elle est en suspension pour la passer sur un tamis très fin (No.120), afin d\u2019enlever le sable et les petits sons.Enfin, lorsqu\u2019elle est déposée de nouveau, on enlève l\u2019eau et on la met égoutter environ douze heures dans des bachots.Cette opération se fait avec la pelle.On coupe le dépôt en blocs que l\u2019on dépose dans les bachots.De temps en temps, pendant l\u2019opération, on arrose la fécule des bachots avec un peu d\u2019eau et on imprime quelques secousses pour égaliser la masse.Le bachot, (fig.12), est un bac en bois de 3 pieds de long sur 10 pouces de large en haut, un peu moins en bas, et 8 pouces de profondeur,dont le fond est criblé de trous.On le garnit d\u2019une toile humide lorsqu\u2019on veut s\u2019en servir.Les deux extémités sont munies de deux poignées pour le transport.À > ya Fig.12 \u2014Bachot.Le délayage de la fécule pourrait d\u2019avance sembler assez pénible et assez compliqué, mais c\u2019est très simple, très facile et très rapide.Il suftit d\u2019avoir essayé une fois, pour être au courant de la chose.J\u2019ai dit que les rinçures sont mises dans un tonneau à part.Elles contiennent une certaine quantité de fécule que l\u2019on réunit et que l\u2019on épure comme celle des cuves.5,\u2014 SÉCHAGE DE LA FÉCULE La fécule égouttée contient encore environ un tiers de son poids d\u2019eau, et dans cet état, e:le est désignée sous le nom de férule verte.Pour la rendre commerciale, il faut la débarrasser* de la plus grande partie de cette eau par le séchage.A la rigueur, il suffirait de la laisser exposée à Pair sec.Mais on préfère généralement\u201demployer une méthode plus expéditive et la sécher à l\u2019air chaud.Pour cela, il faut disposer d\u2019une petite chambre que l\u2019on peut aérer au besoin, ou chauffer à l\u2019aide d\u2019un poêle.Voici comment on dispose cette chambre : Contre le mur, distancés de deux pieds et fixés au plancher et au plafond, on établit des montants traversés de S en 8 pouces du haut en bas par des | UB Fig.13.-\u2014Séchoir à air.chevilles qui dépassent de quelques pouces à droite et à gauche.À deux pieds et demi en avant et vis-à-vis de ces montants, on en établit d\u2019autres munis également de chevilles.On a ainsi la disposition d\u2019une étagère dans laquelle on introduira, comme des tiroirs, des châ=sis qui reposeront chacun en avant et en arrière sur les quatre chevilles correspondantes.Un pan de mur de dix pieds sur huit de haut pourra avoir cinq étagères qui pourront recevoir chacune 11 châssis chargés de fécule.Inutile, je crois, de donner un dessin de cette disposition pour le faire comprendre.Cependant, voici la disposition intérieure du séehoir à air d\u2019une grande fabrique (voir fig.13).Les couples de montants y sont, mais les simples chevilles sont remplacées par des traverses, comme on peut le voir. 346 Les châssis (fig.14), sont formés de cadres en bois de 24 pouces de large sur 30 de long dont le fond en toile est supporté par s trois traverses placées en dessous : deux indiquées par les lignes transversales et la troisième à l\u2019éxtrémité.Fig.14.\u2014Chassis, Comme il passe toujours an peu de fécule au travers de la toile, le châssis inférieur, pour chaque étagère, est garni de bois etnon de toile pour la recueillir.La fécule des bachots est renversée sur un plancher sans fente ou sur une table, et découpée en pains de cinq ou six pouces, puis on les émiette assez grossièrement à la main sur les châssis, sur lesquels on étend une couche d\u2019un pouce environ.Pour donner plus de prise à l\u2019air on rend la couche irrégulière et même sillonnée.Puis, à mesure que les châssis sont chargés, on les porte aux étagères.Quand toute la fécule est au séchoir, on commence à chauffer, mais très modérément d\u2019abord, sans aller au-delà de 100 à 110 degrés Fahrenheit, pendant les trois premières heures.Pendant ce temps, on surveille la fécule, on la retourne en divers sens pour la diviser et renouveler les surfaces, puis on l\u2019étale de nouveau en sillon et, quand elle cesse de s'agglomérer, on monte peu à peu la température jusqu\u2019à 150 degrés.On reconnait que le séchage est arrivé à son terme quand la fécule a cessé d\u2019être grasse au toucher, ou lorsqu'elle craque dans la main avec bruit comme lorsque l\u2019on comprime de la fleur de soufre.On conçoit qu\u2019il est absolument nécessaire d\u2019avoir un thermomètre dans le séchoir afin que l\u2019on puisse contrôler sûrement la température.En réglant bien l\u2019opération, une journée suffit amplement pour une charge de fécule.Il faut ménager, près du plafond de la chambre, une ouverture que l\u2019on règle à volonté pour le dégagement des vapeurs d\u2019eau qui se forment pendant la dessication, et une autre en bas près de la porte pour le renouvellement de l\u2019air, 6.\u2014BLUTAGE DE LA FÉCULE Lorsque la fécule est sèche et qu\u2019elle a été refroidie, on peut la mettre en baril ou en sac telle qu\u2019elle est, ou, s\u2019il est nécessaire de l\u2019avoir en poudre fine, il faudra l\u2019écraser et la passer au LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D'HORTICULTURE tamis ou bien la bluter.Cela dépend naturellement des exigences des acheteurs.La méthode la plus simple est de verser la fécule sur un bon plancher, ou mieux sur une aire en plâtre si l\u2019on en avait une à sa disposition.Chaussé de sabots munis de semelles en planches unies, on opère l\u2019écrasage.A défaut de sabots, or arrange deux planches avec des brides pour les assujettir aux pieds.On peut aussi se servir d\u2019un rouleau.La fécule écrasée est passée au tamis, et les parties grossières retournent à l\u2019écrasage.Le blutage par machine est plus commode, mais il exige un appareil spécial.Voici la description d\u2019un de ces appareils (fig.15).TTT TCA TT Il a A ct [[[]]]! [I= (THI [II [EILIANY Fig.15.\u2014Blutoir.A, trémie dont le fond est en grosse toile métallique et qui reçoit la fécule brute.La fécule tombe de là dans les compartiments successifs #, C, dont le fond est en toile métallique de plus en plus serrée, Au centre, l\u2019arbre vertical D Æ donne le mouvement aux brosses en croisillons, B, C, qui font passer la fécule au travers des tamis.Du dernier tamis, C, la fécule, qui est arrivée à son point, est expulsée par les brosses du compartiment #, et tombe par des ouvertures de côté dans des sacs ou des barils.Le mouvement rapide transmis par la poulie O est communiqué à l\u2019arbre par les deux engrenages À, Z, Blutée ou non blutée, suivant les exigences du commerce, la fécule est peu exposée à être altérée, et on peut la conserver à tous les étages de la maison.Il importe cependant de la tenir à l\u2019abr LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE de la poussière qui la salirait et pourrait lui enlever de sa valeur commerciale.D\u2019un autre côté, on tient à ce qu\u2019elle ne perde ni ne gagne de l'humidité quand on l\u2019a amenée au degré commercial de dessication.Le mieux est de la mettre dans des barils ou quarts à farine ou dans des sacs à un endroit ni trop sec ni trop humide, pour en disposer au moment propice, et le mieux des mieux, c\u2019est de s\u2019en défaire le plus tôt possible, suivant le grand principe de l\u2019économie industrielle, qui est toujours vrai pour toute industrie, grande ou petite.on Voilà donc, dans son acception la plus simple et aussi, j'ose le dire, la plus claire, en quoi se réduit la fabrication de la fécule.Il n\u2019est personne, je pense, qui trouvera qu\u2019elle préseute des difficultés sérieuses ni pour la construction des instruments, ni pour les opérations.Dans l\u2019étude que je soumets à la classe si nombreuse et si intéressante des 1 cteurs du JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE, et qui est basée sur l\u2019expérience, j'ai toujours supposé qu'il s\u2019agissait, pour nous, d\u2019une industrie purement agricole, nous permettant de travailler 25 minots de pommes de terre par jour.Cependant, même les moyens simples que j'ai indiqués, et qui sont si peu coûteux, n\u2019excluraient pas la coopération dans certaines limites, au contraire.Supposons que quatre cultivateurs pouvant dis- peser de 25 minots par jour chacun réunissent leurs efforts.On aura ainsi 100 minots à traiter au lieu de 25, mais le nombre de bras disponibles augmentera en proportion, et le travail sera bien plus facile, plus agréable.En se relayant convenablement, la râpe marchera d\u2019une manière continue ; le tamiisage de la pulpe se fera à mesure, ce qui n\u2019en sera que mieux.Il faudra seulement quelques tonneaux de plus, des châssis en proportion et un séchoir un peu plus spacieux.Pour ce dernier point, une chambre de 10 pieds carrés garnie sur trois pans de mur suffirait amplement.Au reste, en complétant mon sujet, j\u2019indiquerai quelques modifications que l\u2019on pourrait adopter au besoin, si l\u2019on voulait rendre l\u2019extraction de la fécule plus industrielle.Oct.CUISSET.CHRONIQUE COMMERCIALE Le progrès de la Province de Québec Les rapports des différents ministères provinciaux qui ont été déposés sur la table de la Législature dès le premier jour de la session parlementaire arrivent à pronos au début d\u2019une année qui s\u2019ouvre sous de brillants auspices.On y trouve dès les premières pages des énumérations de faits qui permettent de mesurer de l\u2019œil les larges enjambées franchies par la Province de Québec dans la voie du progrès.Je parlerai surtout des évènements qui touchent aux ressources naturelles du pays, et qui intéressent avant tout les lecteurs du Journal.Jai justement sous les yeux les rapports des commissaires de l\u2019Agriculture, des Terres, Forêts et Pêcheries et de la Colonisation et des Mines : les honorables F.G.M.Déchéne, S.N.Parent et A.Turgeon.Les faits sont le meilleur éloge de leur administration ; aussi me contenterai-je de mettre en lumière les parties saillantes de leur rapports, sans commentaires, car ce n\u2019est pas toujours rendre service aux hommes publics que de les accabler de compliments.Laissons donc la parole aux faits, et au public le soin de les apprécier En les étudiant, on constate avec une légitime fierté que la Province de Québec, à laquelle on a pu reprocher dans le passé d\u2019avoir été un peu lente à la détente, a noblement réparé le temps perdu.Elle a encore devant elle des horizons presque infinis ; cependant, sur plus d\u2019un point, elle a atteint en peu - d\u2019années le premier rang.Si le Canada devient avant longtemps le premier marché du monde pour les produits laitiers, il le devra pour une large part à la Province de Québec.Il se fait en ce moment dans ses laboratoires de chimie laitière des expériences qui, me dit-on, n\u2019ont encore été tentées nulle part ailleurs.La mécanique agricole semble avoir atteint son apogée, et l\u2019on commence à remarquer dans nos grandes expositions que les instruments de haute culture ne sont presque plus susceptibles de perfectionnement.Ils se vendent à bas prix, et comme ils sont d\u2019usage à peu près universel dans les paroisses organisées, la conclusion naturelle est que notre agriculture a atteint un haut degré d\u2019avancement.Cependant, il ne faut pas remonter loin en arrière pour trouver des outillages tout à fait primitifs entre les mains de nos cultivateurs. 348 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Le commissaire de la Colonisation et des Mines rapporte qu'en 1898, il a fait faire des travaux pour $93,000 sur 657 milles de chemins de colonisation et 12,530 pieds de ponts, disposé de 199,092 acres de terre et fait arpenter 104,443 acres de lots de ferme : tous chiffres qui accusent un progrès marqué sur les années passées.On trouve, dans le rapport de l\u2019honorable com- miesaire des Terres, Forêts et Pêcheries, des statistiques qui ont une haute valeur historique ; elles confirment pleinement le sentiment de fierté qui inspire ces lignes.Les voici sous une forme condensée : De 1762 à De 1868 à 1868 1898 Nombre d\u2019acres de terre concédés par lettres-pa- tentes ou billets de location Sous lettres-patentes proprement dites 5,407,823 2,270,012 Si l\u2019on considère que 60 p.c.des concessions de la première période n\u2019étaient que pour la forme, tandis que depuis 1868 les conditions d\u2019établissement ont été remplies dans 90 cas sur 100, on conclut qu\u2019il s\u2019est formé presque autant d\u2019étallis- sements agricoles sérieux depuis trente ans que pendant les cents années précédentes.8,950,000 4,567,753 En 1868 En 1898 Superticie en milles sous permis de coupe de bois 17,997 46,864 Produit des rentes foncières $22,401 $148,935 Produit des droits de coupe $65,382 $713,435 Total des perceptions $195,115 $911,090 Revenu total du département des Terres $377,769 $1,087,042 En 1868, une vente, alors considérée excellente, de 5,664 milles des meilleures forêts de l\u2019Ottawa et du St-Maurice rapportait $72,685 soit une moyenne de $12,84 par mille.En 1898, une vente de 1216 milles de concessions lointaines disséminées dans les régicns du Saguenay et du Lac St-Jean, rapporte $30,100, soit une moyenne de $24,77.C\u2019est-à-dire que la valeur forestière a gagné l\u2019Est, et que, dans les régions où elle était à peu près nulle il n\u2019y a pas longtemps, elle est aujourd\u2019hui le double de celle des plus belles forêts \u2018que le Canada possédait il y a trente ans.À une autre grande vente qui s\u2019est faite en octobre der- nier, et dont le détail ne figurera qu\u2019au prochain budget, on a vu des bois qui, il y a quelques années, n'auraient pas rapporté $10 par mille, mis à prix à $50 et portés par les enchères jusqu\u2019à $150 et au delà.Le gouvernement a en outre touché l\u2019an dernier plus de $50,000 de la vente d\u2019une chute d\u2019eau et $35,000 des permis de chasse et de pêche, ce qui était jusque là inouni.L\u2019élévation de la valeur foncière étant l\u2019un des plus surs critériums de prospérité, il est manifeste que notre province est dans une bonne veine.Sans paradoxe, elle peut aussi se vanter d\u2019avoir fait l'an dernier une conquête qui lui coûte moins cher que celle des Américains à même les colonies espagnoles, et qui la dépasse de beaucoup par l'étendue, sinon par la valeur, du territoire conquis.Sans coup férir, elle s\u2019est annexé d\u2019un seul coup une étendue de 105,468 milles carrés, qui ont reculé sa frontière septentrionale à la Baie d\u2019Hudson et au fleuve des Esquimaux.Cuba, la plus grande des possessions enlevées aux Espagnols, n'a qu\u2019une superficie de 40,000 milles.Avant l'annexion, la Province de Québec avait une étendue de 241,460 milles ; son territoire est maintenant de 346,928 milles, représentant 222 millions d'acres.Une seule des provinces organisées du Dominion, la Colombie Britannique, la depasse de quelque 40,000 milles en grandeur territoriale, mais la Colombie n\u2019a qu\u2019une popule- tion de 100,000 âmes.Nous n\u2019occupons nous- mêmes, avec une population de plus d'un million et demi d\u2019âmes, que la dixième partie de notre patrimoine agrandi, soit 10,679,000 acres en seigneuries et 11,240,721 en concessions d\u2019autre nature, de sorte qu\u2019il nous reste encore à nos portes un champ de 200 millions d\u2019acres pour l\u2019expansion nationale.: Les explorateurs qui ont parcouru le territoire de la Baie d\u2019Hudson, le Père Paradis, le professeur Bell, l\u2019arpenteur O\u2019Sullivan, parlent avec enthousiasme des ressources agricoles, minières et forestières qu\u2019il renferme.La prochaine organisation de notre nouveau domaine en trois districts judiciaires va naturellement déterminer un courant de population dans cette direction.Il ya sur le tapis un projet de chemin de fer prolongeant celui du Lac St-Jean jusqu\u2019à la Baie d\u2019Hudson.C\u2019est un objet éminemment désirable, car les bucherons et défricheurs suivraient de près le chemin de fer, et, d\u2019après la théorie du Pères Paradis, rien ne serait plus salutaire que quelques grandes éclaircies dans ces forêts du nord qui sont « LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 349 des magasins de froid, rien autre chose.À l'heure qu\u2019il est, le nouveau territoire de la Province de Québec est non seulement une non-valeur, mais aussi une glacière ; en l\u2019ouvrant à l\u2019exploitation, on la transformerait en source de chaleur et en mine d\u2019or.ULRrIC BARTHE.SECTION RÉSERVÉE a La SOCIÉTÉ D'INDUSTRIE LAITIÈRE LE CHEDDAR AU 1er JANVIER 90 Le marché reste ferme, et le Cheddar Canadien de Septembre rapporte : Premier choix, 50 4 51s.Second choix, 48 449s.Un relevé soigneusement fait des stocks de fromage Canadien et Américain, au Canada, aux Etats-Unis, ainsi qu\u2019à Liverpool, Bristol, et Londres, montre que les stocks au ler janvier sont inférieurs de 120,000 boîtes à ceux de l\u2019an dernier.Etant donné la bonne tenue du marché aux Etats-Unis, on estime que les exportations de ce pays seront inférieures d\u2019environ 50,000 boîtes, d\u2019ici au premier de Mai, à ce qu\u2019elles ont été durant le même temps en 1898.Cela fait donc un déficit total de 170,000, ou d\u2019environ 20% dans les stocks de fromage en Angleterre, si l\u2019on compare la situation du marché avec ce qu\u2019elle était l\u2019an dernier à pareille date.Le fait le plus important à noter cependant, c\u2019est que les stocks chez les détailleurs sont fort peu importants et bien au-dessous de ce qu\u2019ils étaient dans les dernières années.La Nouvelle-Zélande expédiera à peu près les mêmes quantités que l\u2019an dernier : étant donné les prix élevés du beurre en Australie à cause de la sécheresse, il est douteux qu\u2019il y ait un surcroît de production ; les hauts prix rendant la fabrication du beurre à destination de l\u2019Austra- .lie plus profitable que celle du fromage à destination de I\u2019 Angleterre.es ed ee es L\u2019ECOLE DE LAITERIE DE ST HYACINTHE La Société d\u2019industrie laitière a offert, cette année, aux anciens élèves de l\u2019Ecole de laiterie de St Hyacinthe, un cours spécial qui commencera le 18 Mars pour finir le 29 du même mois.Il reste \u2018encore quelques places vacantes dans ce cours, et nous engageons ceux des anciens élèves de l\u2019Ecole qui n\u2019ont pas encore fait application à en profiter.Les progrès de l\u2019industrie laitière sont incessants, et, d\u2019année en année, l\u2019Ecole ajoute quelque chose à son programme.Les fabricants de beurre et de fromage ont tout avantage à s\u2019initier au travail de la pasteurisation du lait et de la crème et à l\u2019usage des ferments.Quel est le fabricant qui n\u2019aurait rien à gagner à être mis en mesure de découvrir la source du mauvais lait qu\u2019on lui apporte et qu\u2019il est parfois si difficile pour lui de refuser, quand il n\u2019a, pour motiver son refus, que le témoignage de ses sens ?Avec l\u2019épreuve nouvelle du lait au caillé, les fabricants seront à même de prouver à leurs patrons quels sont ceux qui apportent du bon lait et du mauvais lait.Pourquoi les patrons soigneux, qui ont toujours du bon lait, n\u2019exi- geraient-ils pas que leur fabricant fasse l\u2019epreuve du lait au caillé et les garantisse ainsi contre le dommage que leur cause la réception et le mélange avec leur bon lait des laits défectueux ?-\u2014\u2014\u2014\u2014 LES SYNDICATS DE BEURRERIES ET FROMAGERIES EN 1899.Le Secrétaire de la Société d\u2019industrie laitière rappelle aux inspecteurs et aux secrétaires-tréso- riers des syndicats qu\u2019il a besoin d\u2019être immédiatement renseigné sur la réorganisation de leur syndicat pour 1899.Comme il arrive fréquemment aujourd'hui que des syndicats mixtes de beurreries et fromageries se placent sous le contrôle d'un inspecteur, qui n\u2019est qualifié que pour le beurre ou le fromage et non pas pour les deux, la Société d\u2019industrie laitière a besoin d'être informée immédiatement de la composition exacte des syndicats ; Messieurs les secrétaires trésoriers des syndicats sont donc priés d\u2019indiquer sur les déclarations de formation, en face du nom de chacun des menbres du syndicat, si c\u2019est une beurrerie ou une fromagerie, ou une fabrique combinée dont il est propriétaire.La Société d\u2019industrie avisera en conséquence aux moyens de pourvoir à la qualification temporaire de l\u2019inepecteur engagé.A cet effet, un cours spécial sera ouvert aux inspecteurs dans le cours du mois d\u2019avril à l\u2019Ecole de laiterie de Saint- Hyacinthe. 350 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE L'INSPECTION ET LA LEGISLATION SANITAIRE DES ETABLISSEMENTS ET PRODUITS LAITIERS.(Suite et fin) Dispositions diverses 27.\u2014S\u2019expose 4 une amende n\u2019excédant pas 50 livres sterling, quiconque, directement ou indirectement, par lui-même, son agent ou son serviteur, (1) Résiste à tous officiers agissant sous l\u2019empire du dit acte ou s\u2019oppose volontgirement à l\u2019accomplissement de leur devoir ; ou (2) Refuse de donner des renseignements ou donne de faux renseignements en réponse à toute demande d\u2019information faite par les dits officiers dans l\u2019accomplissement de leur devoir ; ou (3) Exporte ou essaie d\u2019exporter, ou est intéressé dans l\u2019exportation de n'importe quel produit laitier en contravention de l\u2019une ou de l\u2019autre des dispositions du présent acte ; ou (4) Fait sciemment et faussement, dans l\u2019une quelconque de ses particularités, aucune des déclarations requises par le présent acte ; ou (5) Commet une infraction à l\u2019une quelconque des provisions d\u2019un acte, pour laquelle aucune pénalité n\u2019a été établie par cet acte, ailleurs que dans la dite section : Pourvu toutefois que : (a) Dans tous cas où une infraction au présent acte est également une infraction à un autre acte, la poursuite puisse s\u2019exercer en vertu de l\u2019un ou de l\u2019autre dits actes ; mais que personne ne soit puni deux fois pour la même infraction.(b) Dans tous cas où une obligation ou un devoir, imposé à qui que ce soit par led acte, lui est également imposé par un autre acte, l\u2019obéissance à l\u2019un des deux actes sera considérée comme soumission aux deux.28.\u2014Le Gouverneur peut en tout temps, par ordre en conseil dument publié, faire des régle- ments compatibles avec les dispositions du dit acte, à chacune des fins suivantes : (1) L\u2019enregistrement des laiteries, ou d\u2019une classe ou catégorie quelconque de laiteries.(2) La qualification ou l\u2019enregistrement des personnes s\u2019occupant de la fabrication ou du.commerce des produits laitiers, ou d\u2019une classe ou catégorie déterminée de ces produits.(3) L'enregistrement de marques, étampes, ou étiquettes employées pour les produits laitiers, ou une classe ou catégorie déterminée de ces produits.(4) L\u2019inspection des vaches gardées dans le but de fournir du lait aux laiteries, et de tout bétail gardé dans une laiterie ou dans les environs.(5) L\u2019inspection et l\u2019assainissement des laiteries et des machineries, ustensiles, accessoires, emballages et véhicules employés dans ou autour des laiteries ou dans la manufacture, l\u2019emmagasinage ou le transport des produits laitiers.(6) L\u2019inspection, le classement, l\u2019empaquetage, la marque, l\u2019étampage et l\u2019étiquetage des produits laitiers.(7) L\u2019exportation des produits laitiers et l\u2019inspection et l\u2019assainissement des navires servant à la dite exportation.(8) La prise de mesures préventives pour empêcher l\u2019infection ou la contamination des produits la\u2018tiers.(9) La réglementation de la pasteurisation ou stérilisation des produits laitiers dans les fabriques de produits laitiers ou dans toute classe déterminée de laiteries.(10) La prise de mesures préventives pour empêcher la pollution de l\u2019approvisionnement d\u2019eau des laiteries.(11) La prise de mesures préventives pour empêcher la fabrication, la vente, la consommation ou l\u2019exportation de produits laitiers infectés, ou la manufacture de produits laitiers avec du lait ou de la crème infectés.(12) La prohibition ou la limitation de l\u2019emploi des préservatifs ou autres ingrédients dans la manufacture des produits laitiers.(18) L'indication et la fixation des émoluments qui seront payables pour l\u2019exécution du dit acte.(14) L\u2019indication de la forme des licences, certificats, notices et autres documents servant à l\u2019exécution du dit acte.(15) Tous autres règlements supposés ou requis par le dit acte, ou qu\u2019il jugera nécessaires pour en assurer efficacement l'exécution.(16) L\u2019imposition d\u2019amendes n\u2019excédant pas 50 livres sterling pour toute infraction aux provisions du dit acte.29.\u2014Tous les émoluments reçus et les amendes recouvrées sous l\u2019empire de cette première partie du dit acte, seront versés au fonds consolidé, et toutes les dépenses encourues dans l\u2019exécution de cette partie du même acte, seront acquitées à même les fonds appropriés par le Parlement.La seconde partie de l\u2019acte de laiterie 1898 de la Nouvelle-Zélande est relative à des avances LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D\u2019HORTICULTURE d\u2019argent à faire par le Gouvernement à des compagnies d'industrie laitière ; nous y reviendrons plus tard, si le besoin s\u2019en fait sentir.LES CONDITIONS SANITAIRES ET L\u2019INDUSTRIE LAITIERE A L\u2019ETRANGER Avant de quitter cet important sujet des conditions sanitaires de l\u2019industrie laitière, sur lequel nous désirons ne pas revenir de longtemps, nous tenons à signaler à nos lecteurs qu\u2019à la dernière convention annuelle de l\u2019Association anglaise des Producteurs de lait, à Plymouth, il a été fait par Mr.A.D.Hall, principal.du collège agricole du Sud-Est, une longue revue de la législation gani- taire de l\u2019industrie laitière à l'étranger, dans laquelle il félicite la Nouvelle-Zélande des mesures alors existantes et si minutieusement complétées depuis par l\u2019acte, dont nous avons publié la traduction dans ce numéro et les deux précédents.Parlant du Canada, Mr Hall trouve satisfaisant l\u2019acte des maladies contagieuses du bétail, mais signale l'absence de toute loi similaire à la loi anglaise des Laiteries et des Etables.Comme conclusion à cette revue de la législation étrangère de l\u2019industrie laitière, Mr Hall disait à Plymouth : \u201c\u201c Néanmoins, une question se pose d\u2019elle même à notre esprit : Jusqu\u2019à quel point, cette série de lois est-elle observée ?N\u2019existent-elles seulement que sur le papier, ou les divers rouages d\u2019inspection et de contrôle local fonctionnent-ils effirace- ment ?En fait, quelle garantie avons-rous que le consommateur anglais reçoit sa livre de beurre étranger dans une condition saine et salubre?Il serait difficile de çe former une opinion sûre, tant il est vrai que c\u2019est une qnestion de degré et même de localité.?Le Prof.Hall ne croit pas qu\u2019il soit pratique de faire analyser les produits laitiers en Angleterre au port de débarquement, et provisoirement, il conclut que les portes du marché anglais soient fermées, au nom de la santé publique, à l\u2019importation en nature des laits étrangers.A quand le tour du beurre et du fromage ?En attendant, ne vaut-il pas la peine, pour nous, de chercher à l\u2019exemple de la Nouvelle-Zélande à donner au consommateur anglais toutes les garanties désirables et raisonnables sur la salubrité de nos produits laitiers.LE CHEDDAR ANGLAIS De The Dairy World and British Dairy Farmer, 16 janvier 99.L'école de fromagerie de Fenswood farm, Long Ashton, près de Bristol, vient justement de vendre à MM.Hill frères, d\u2019Evercreech, sa fabrication de fromage de Juillet à Octobre, à raison de 60 shillings par 112 lbs (soit 13 cents la lb).A l\u2019exception du fromage fait durant les six premières semaines de la saison, qui a réalisé 50 shillings et celui de mai,qui a obtenu 58s., tout le produit de l\u2019année a été vendu 603.par 112 lbs.A la même date, le Colonial Dairy produce quotait le fromage Canadien de 44 à 51., le Choicest September étant à 50 51, soit un sixième de moins que le fromage de Fenswo~d farm, pour notre fromage extra de Septembre et environ un cinquième de moins en moyenne.Il doit encore y avoir là quelque chose de dû à la manière dont le fromage anglais a été mûri, car il est à remarquer que le fromage de Fenswood n\u2019a été vendu que deux mois et demi après la clôture de la saison de fabrication.Qui pourra nous dire combien de temps en moyenne les fromagers anglais gardent leur fromage à mûrir avant que de l\u2019offrir en vente?LE BEURRE ET LA TUBERCULOSE Durant le mois de Décembre, le Times de Londres (Angleterre) a publié diverses correspondances à propos de tuberculose et de lait infecté.En manière de variation, le Docteur H.Laing Gordon vient d\u2019indiquer au consommateur une autre source de terreur, en suggérant que non seulement le lait est susceptible de propager la terrible maladie, mais que le beurre lui-même n'est pas exempt de soupçon.Peut-être, écrit-il, me permettra-t-on d\u2019ajouter que, si la stérilisation bien faite à la maison peut protéger la famille contre la contagion par le lait, elle n\u2019est pas à l\u2019abri contre la contagion par le beurre.Les procédés de la fabrication du beurre ne détruisent pas le microbe de la tuberculose ; et il n\u2019y a aucun moyen de stériliser cet important aliment dans la famille.D'où il suit que sous ce rapport la famille est entièrement à la merci de son fournisseur de beurre.+ 362 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURK LE JAPON COMME MARCHE POUR LE BEURRE ET LE FROMAGE A une récente convention d\u2019industrie laitière en Californie, un voyageur Japonais, Mr L.Y.Chiasi, dit que la consommation du beurre augmente rapidement au Japon et que le beurre s\u2019y vend de 40 à 50 cts.la lb., suivant qualité.Les Etats-Unis, la France, l\u2019Allemagne et l'Australie sont les principaux fournisseurs du Japon.ANIMAUX DE LA FERME PETITS CONSEILS Soignez vos poules.\u2014Si vous voulez obtenir des œufs en quantités payantes durant l\u2019hiver, il faut donner à vos poules un logement confortable et sain.La température doit être telle que l\u2019eau n\u2019y gèle pas.Le parquet sera recouvert d\u2019une litière de 4 à 5 pouces, formée de paille, foin haché, feuilles sèches, sable.Nourriture.\u2014Les meilleurs aliments sont les os verts broyés, les épluchures de pommes de terre et c\u2019autres légumes bien cuites et mélangées avec de la moulée de blé, du son, du trètle haché et ébouillanté, etc.Joignez à cela des végétaux crus tels que betteraves fourragères, carottes, choux et un peu de grain.Exercice.\u2014Il faut forcer les poules à prendre de l\u2019exercice.Pour cela, on suspendra les têtes de choux à 2 pieds au-dessus du parquet pour obliger les oiseaux à sauter.De même, les graines seront épandues dans la litière et les poules la remueront avec leurs pattes.Bain de poussière.\u2014 Il est indispensable que les poules puissent se vanner, afin de se préserver des poux.On forme le bain, de terre, de poussière de chemin, de sable fin.Gravier.\u2014 Pour que les volailles puissent digérer leurs aliments, il faut qu\u2019elles aient à leur disposition du gravier, ou du calcaire dur, ou des débris de faïence broyés en petits morceaux.Les petits veaux.\u2014Aussitôt que la vache a mis bas, le veau doit être transporté dans une stalle isolée, sans qu\u2019on l\u2019ait laissé têter une seule fois ; autrement il montrerait ensuite de la répugnance à boire au seau.Si le jeune animal a souffert pendant la gestation et parait d\u2019une faiblesse extrême, on pourra lui donner un peu de vin chauffé.Alimentation.\u2014 Pendant \\es huit premiers jours, on nourrira le veau exclusivement avec le colostrum sécrété par la mère.Ce liquide sera donné frais tiré et chauffé à environ 80° Fah.C\u2019est un grand tort de vouloir remplacer le colostrum par du lait normal, soit pur, soit étendu d\u2019eau ; il peut en résulter des troubles digestifs graves pour le nourrisson.Nombre de repas.\u2014-Au moment de la naissance, la caillette du veau a la capacité d\u2019une pinte environ.Il ne faut donc pas, durant la 1ère semaine au moins, que la dose de lait donnée à chaque repas dépasse une pinte.Il est même préférable de réduire cette quantité du tiers et d\u2019augmenter le nombre des repas.Comme règle, la ration journalière doit êlre d\u2019à peu près le sixième du poids de l\u2019animal et on la distribuera en 4, 5 ou 6 fois.Nouveau traitement pour la fièvre du lait.\u2014Pour guérir de la fièvre de lait les vaches qui viennent de vêler, les médecins vétérinaires recommandent un nouveau traitement qui, parait-il, donne les meilleursrésultats.Il consiste en injection dans le pis de la vache d\u2019une solution d'iodure de potassiwm.On prend un dragme d\u2019iodure de potassium que l\u2019on fait dissoudre dans une pinte d\u2019eau bouillante, on laisse refroidir la solution à 98° Fahr., avant de s\u2019en servir, puis on injecte un demiard de cette solution dans chaque quartier du pis, par les trayons.Pour cette opération on place l\u2019animal dans une position confortable ; le pis et les trayons doivent d\u2019abord être lavés avec soin avec de l\u2019eau et du savon auxquels on ajoute un peu d'acide carbolique ; alors on procède à l\u2019injection.Une seule injection suffit pour chaque trayon-\u2014(Extrait de The Furmers\u2019 Gazette.) Bouchonnage des vaches.\u2014Il est aussi nécessaire d\u2019étriller et brosser les vaches que les chevaux.Beaucoup de litière donne aux vaches de la chaleur et du comfort et diminue au minimum le travail du pansement.Lorsqu\u2019une vache a été bien pansée, on fait disparaître les saletés et les poils libres, ce qui permet de traire le lait avec propreté.En pansant les vaches, il faut veiller à ne pas transmettre de poux d\u2019un animal à l\u2019autre. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 353 Si une vache a des poux, le meilleur remède est une forte décoction de tabac appliqué le long du cou et à la base des cornes.tl + APRS Ir meee ROLE DE L\u2019ALIMENTATION DANS L\u2019ELEVAGE Dans deux articles que j'ai] récemment publiés dans le JOURNAL D\u2019AGRICULTURE, j'ai parlé du rôle joué dans l\u2019élevage des animaux de la ferme, par les opérations du croisement, du métissage, de la sélection et de l'appareillement.La mise en application des principes exposés dans ces articles ne peut donner les résultats qu\u2019on en attend qu\u2019en autant qu\u2019elle est accompagnée de la stricte soumission de l\u2019éleveur aux règles qui régissent le principe qui est la base de toute vie animale.Je veux parler de l\u2019alimentation.Qu\u2019on adopte, sur la ferme, n\u2019importe quel système d\u2019élevage de quelque race ou variété d\u2019animaux que ce soit, dans un but quelconque, tout est subordonné à cette première nécessité de la nature animale qui consiste à se nourrir pour vivre, croître et produire.Or, quand on vient à étudier de près les phénomènes qui accompagnent la nutrition, on s'aperçoit vite que l\u2019alimentation du bétail, pour être rationnelle, doit se faire d\u2019après des règles qu\u2019on ne peut mettre de côté sans courir à l\u2019insuccès, règles qui font qu\u2019on doit varier la nourriture suivant l\u2019âge de l\u2019animal, le travail auquel il doit être soumis, le produit qu\u2019on en attend.Et, quand on considère la nature chimique des aliments qui sont à notre portée pour la nourriture de nos animaux, on voit combien la Providence a été prévoyante en nous donnant un si grand nombre de substances de composition variée correspondant aux différents besoins des animaux qui doivent les consommer.Similitude de composition du corps de l\u2019animal et des aliments qui servent à le nourrir.\u2014 L\u2019analyse chimique nous révèle que le corps de l\u2019animal composé de chair, de graisse, de sang et d\u2019os, si on le considère seulement tel qu\u2019il apparaît à nos yeux, renferme des éléments de composition qui sont les mêmes que l\u2019on rencontre dans les plantes qui nous apparaissent, elles, sous forme de racines, de tiges, de feuilles et de fruits ou graines et qui servent à nourrir, à faire croître le corps de l\u2019animal qui les consomme et qui convertit leurs éléments en sa propre subsistance.C\u2019est cette similitude de composition du corps de l\u2019animal et de la plante qui permet de donner non seulement À chaque animal, mais encore à un même animal dans ses divers états de croissance, de travail, de production, des rations appropriées d\u2019aliments renfermant les éléments dont cet animal a besoin.Utilisation des aliments par l\u2019animal.\u2014On vient de voir que le corps de l\u2019animal se compose d\u2019éléments qui se trouvent dans les aliments qui servent à le nourrir.Ce corps, à l\u2019état vivant, est toujours à une température d\u2019environ 100 degrés Fah.et il ne conserve cette température qu\u2019au moyen de certains éléments des subtances qu\u2019il mange, éléments qui, en se transformant, produisent de la chaleur et la force nécessaire au travail.Ces substances assimilées par l\u2019animal, forment en outre, avec leurs autres éléments, les tissus du corps, et tout ce qui le constitue, ainsi que les produits animaux, tels que le lait, la laine et les petits dans la reproduction.Ce travail de combustion et d\u2019assimilation chez l\u2019animal, qui fait que les aliments se consument continuellement, supplée à une perte continuelle des éléments constitutifs de son corps et de ses produite, causée par les fonctions de la vie, du travail et de la reproduction.Or, il est évident, pour celui qui sait un peu observer, que le travail vital ne se fait pas toujours avec la même force, la même intensité, chez l\u2019animal qui travaille et le même au repos, chez l\u2019animal qui croit, grandit, se forme et chez le même à l\u2019état de maturité et devenu adulte, chez l\u2019animal qui produit du lait, de la viande, de la laine ou qui fait un écroit (accroit) et chez le même à l\u2019état improductif.Ce sont ces variations dans le phénomène de la nutrition qu\u2019il importe de bien comprendre quand on fait de l\u2019élevage, si l\u2019on veut que, les reproducteurs d\u2019un côté, et les petits de l'autre, trouvent dans leur alimentation tout ce qui leur faut pour se mettre en état de donner et accomplir tout ce que l\u2019on attend d\u2019eux.Efficacité d\u2019une alimentation rationnelle pour l\u2019amelioration des races.\u2014 Pour ceux qui pourraient douter de cette nécessité d\u2019une alimentation conforme à l\u2019état de l\u2019animal et à ce qu\u2019on veut obtenir de lui, et de l\u2019efficacité d\u2019une telle alimentation bien conduite, on peut citer les magnifiques résultats obtenus par les éleveurs de bétail canadien.La vache canadienne d\u2019il y a 25 ans était petite, mal faite, laide et ne donnait pas grand profit.Par la sélection, on a choisi les meilleurs reproducteurs, les plus fortes laitières et 354 LE JOURNAL L'AGRICULTURE ET D\u2019MORTICULTURE on a obtenu une grande augmentation dans le rendement.Puis ensuite, et surtout par l\u2019alimentation, on a amélioré la forme au point qu'au- jourd\u2019hui on voit des vaches canadiennes qui rivalisent d\u2019élégance de forme avec les plus fines jerseys.On a.de plus, par cette même alimentation, augmenté la grosseur et le poids de la race en général, tellement que, dans quatre générations successives, on a amené ces animaux qui, comme race, il y a 20 ans, ne pesaient en moyenne que 600 à 650 lbs, à un poids actuel moyen de 750 à 800 lbs, dans les districts où on a fait un système de l\u2019amélioration de cette race.Rapports qui doivent exister entre l\u2019alimentation des jeunes animaux et leur état de croissance.\u2014Les jeunes animaux en général, et, j\u2019en prends à témoin surtout les petits veaux et les petits cochons, ont un pouvoir énorme d\u2019assimilation de la nourriture qu\u2019ils mangent.Mais, pour qu\u2019ils puissent exercer ce pouvoir dans toute son étendue, il faut qu\u2019ils reçoivent la quantité et le genre de nourriture qui leur conviennent.Ce principe est malheureusement ignoré par plusieurs, et nombreux sont les cultivateurs qui sont d\u2019avis qu\u2019on ne doit donner aux jeunes animaux que juste ce qu\u2019il faut pour les tenir en vie, jusqu\u2019à quelques mois avant le temps où ils doivent servir à la reproduction, au travail, ou être mis à lPengrais.C\u2019est là l\u2019erreur si commune qui fait qu\u2019il y a tant de mauvais élevage, même lorsqu\u2019on a fait choix de bons reproducteurs et aussi d\u2019un bon système de reproduction.Il faut, bien au contraire de cela, profiter de la grande et providentielle disposition qu\u2019a le jeune animal d\u2019utiliser beaucoup de nourriture pour lui en fournir tout ce qu\u2019il peut utiliser.Le jeune animal se sert de sa nourriture pour ge maintenir en vie d\u2019abord, puis, pour former ses tissus, ses muscles, et sa charpente osseuse, à mesure qu\u2019il croît.Il a donc double besogne, si l\u2019on compare ce qu\u2019il a À faire, en ce sens, avec ce qu\u2019a à faire l\u2019animal adulte qui, lui, quand il est à rien faire, n\u2019a qu\u2019à suppléer à la déperdition de sa substance causée par le simple fonctionnement des organes vitaux.A ce dernier, il ne faut qu\u2019une ration d'entretien, à l\u2019autre, une ration d\u2019entretien d\u2019abord, puis une ration de croissance ensuite.Et cette ration de croissance, à part de ce qu\u2019elle doit être suffisante en quantité, doit encore être composée d\u2019aliments propres à la croissance.Genre de nourriture nécessaire au jeune animal.\u2014 Le jeune animal a besoin d\u2019une nourriture fortement azotée, contenant beaucoup d\u2019albuminoïdes parce qu\u2019il forme beaucoup de tissus, de chair, \"de sang, de poil, de corne, et que c\u2019est l\u2019azote\u2019qui convient surtout à cette formation.Il lui faut des aliments contenant, en outre, beaucoup de sels minéraux ou de cendre parce qu\u2019il a à se former une charpente, c\u2019est-à-dire des os\u2018*dont la substance est formée par un peu d\u2019azote et beaucoup d\u2019éléments minéraux.On a la preuve de la nécessité de cette nourriture fortement azotée et contenant beaucoup de sels en examinant la première nourriture que reçoit le jeune veau, le colostrum ou premier lait qu\u2019il trouve, en naissant, dans la mamelle maternelle, qui est beaucoup plus riche en albuminoïdes et en sels que le lait ordinaire de la vache, tel qu\u2019il appert ici : Eau Albuminoïdes Gras Sucre Cendre Colostrum.74.7 070 17.6 070 3.6 070 2.6 00 1.5070 Lait ordinaire 87.0 3.7 3.9 4.7 0.7 Voilà qui indique sûrement, sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019en dire plus long, que l\u2019éleveur doit faire un choix judicieux des substances alimentaires qu\u2019il donne aux jeunes animaux de la ferme, s\u2019il veut en faire des bêtes profitables.Ceci comporte une connaissance assez grande des éléments dominants dans chaque espèce de nourriture.Il y a aussi à prendre en considération le fait que, surtout pour les jeunes ruminants, tels que les veaux et les agneaux, il faut, après les premières semaines, une nourriture qui ne soit pas trop condensée et qui, tout en étant riche, offre un certain volume, à cause du développement de leurs quatre estomacs qui n\u2019accomplissent bien leur travail de digestion qu\u2019en autant qu\u2019ils sont bien remplis.Le cadre de cet article ne permet pas de donner, ici, le détail des rations qui conviennent aux jeunes animaux de chaque race.Je vais me contenter, en le terminant, d\u2019indiquer la valeur de chacune des substances alimentaires dont on dispose généralement sur la ferme, pour les animaux.Avec cette indication, l\u2019éleveur intelligent sera 4 méme de faire un choix approprié au besoin de ses bêtes.Valeur alimentaire des substances ordinairement consommees par les bêtes de la ferme.\u2014 Si l\u2019on compare ces aliments au point de vue de la proportion d'albuminoïdes et de matières hydrocarbonées qu\u2019ils contiennent, on a le classement suivant : Aliments fortement azotés contenant des albu- minoïdes dans la proportion de 1 pour de 1.3 à 3.8 de matières hydro-carbonées : drêche (résidu de brasserie), farine de graine de coton, fèves à cheval, graine de lin, graine de soleil, herbe de pâturage riche, lait de beurre, lait écrémé, moulée de pois, orge germée (malt), pain de lin, pois, trèfle non fleuri.Ces aliments conviennent aux jeunes animaux, donnés en quantités raisonnables.Aliments contenant une proportion À peu près régulière d\u2019albuminoïdes et «de matières hydrocarbonées, c\u2019est-à-dire 1 d\u2019albuminoïdes pour depuis 4.1 à 6.0 de matières hydro-carbonées : blé, choux, gru d\u2019orge, lait pur de vache, millet, moulée de blé, navets, sarrasin en fleur, son de blé, d\u2019orge, de sarrasin, de seigle, trèfles, toutes les espèces en fleur.Ces aliments conviennent aux jeunes animaux, donnés en quantités abondantes.Aliments fortement hydro-carbonés ne contenant que 1 d\u2019albuminoides pour depuis 6.1 à 52.0 de matières hydro-carbonées : avoine, betterave, blé-d\u2019Inde (grain), blé-d\u2019Inde vert, carottes, chou de Siam, citrouille, dactyle pelotonné (orchard grass) en fleur, ensilage, foin de prairie de moyenne qualité, fourrage d\u2019avoine et de seigle vert, fourrage d\u2019avoine, de blé, d\u2019orge, de seigle coupé mûr, gru de blé, mil (phléol), mil hongrois, orge, patates, paille d'avoine, de blé, d\u2019orge, de seigle, sarrasin, son d\u2019avoine, de blé-d\u2019Inde, tiges de blé-d\u2019Inde mûres.Ces aliments ne conviennent aux jeunes animaux qu\u2019en petites quantités seulement pour augmenter le volume de la ration.Aliments riches en sels minéraux : avoine, farine de graine de coton, fèves à cheval, graine de lin, haricots (fèves, comme on les appelle dans notre province), lentille, navets, pain de lin, patates, pois, son, topinambours, trèfles.La plupart de ces aliments, surtout la graine de lin, les fèves, les poids et les trèfles sont des plus utiles dans l\u2019alimentation des jeunes animaux.Avec ces indications sommaires de la teneure en albuminoïdes, matières hydro-carbonées et sels minéraux, des aliments ci-haut indiqués, et en se pénétrant bien de l\u2019importance qu\u2019il y a que les jeunes bêtes de la ferme aient une nourriture appropriée à leur état de croissance pendant les deux ou trois premières années de leur vie, on est certain que, si on suit fidèlement d\u2019ailleurs les lois de l'élevage, on arrivera au succès.J.C.CHAPAIB.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ARBORICULTURE ET HORTICULTURE Vin d\u2019érable.\u2014Uue industrie d\u2019avenir pour notre pays.\u2014Chaque contrée du globe renferme des végétaux, arbres ou plantes, dont la sève ou les fruits contiennent en abondance un principe sucré qui, étant soumis à une fermentation convenable, fournit une liqueur vineuse ou alcoolique caractéristique du pays qui la produit.Ainsi, pour ne citer que quelques exemples, les régions intertropicales ont leur vin ou boisson de dattes, de bananes, de palmiers, de figues, etc.Les contrées plus tempérées mais à climat suffisamment chaud (France, Californie, etc) ont le vin de raisin.En avangant vers le nord, on y trouve le cidre, le poiré, l\u2019hydromel, et les grains, spécialement l'orge, y servent à la fabrication de la bière.Enfin, tout à fait au Nord de l\u2019Europe, les Suédois retirent une boisson alcoolique de la sève de bouleau fermentée.On a même cité les varechs, croissant sur les bords de la mer comme étant susceptible de produire une liqueur alcoolique, mais \u2026 terriblement salée, celle-là.Ici même, au Canada, la Providence ne nous a-t-elle pas donné l\u2019érable pour être notre pourvo- year naturel d\u2019un sucre incomparable! D\u2019après un auteur français, Dubrunfault, qui écrivait au commencement de ce siècle, les anciens colons de la Nouvelle-France ne se contentaient pas de faire du sucre et du sirop d\u2019érable ; À cette époque lointaine, ils savaient extraire de l\u2019eau d\u2019érable, un breuvage alcoolique excellent.Mais ce n\u2019est pas de boissons distillées que je veux ici parler.Je désire simplement, dans cette note, attirer l'attention de mes lecteurs sur les avantages que l\u2019on pourrait retirer du sucre (et surtout du sirop d'érable) en le faisant fermenter pour en retirer du vin d\u2019érable.Que l\u2019on ne ë\u2019y trompe pas : si la fabrication du vin par fermentation est connue de haute antiquité et donne un produit qui, en lui-même (pourvu, comme en toute chose, gue l\u2019on n\u2019en abuse pas) peut jouer un rôle bienfaisant dans I'économie humaine, la distillation, au contraire, est d\u2019invention relativement récente et son produit, l\u2019alcool, doit être considéré plutôt comme un poison qu\u2019une boisson, poison terrible qui a déjà causé tant de ruines morales et physiques, et qui contribue pour une large part à peupler les prisons et les asiles.L'industrie du vin d\u2019érable, évidemment, se re- 366 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Commande d\u2019elle-même ; bien fabriqué, avec tous les soins voulus, ce vin est délicieux, possède un bouquet qui rappelle avantageusement son origine, et sa vente dans le pays et, plus tard, son exportation ne manqueront pas d\u2019être un appoint de plus dans notre production nationale.Nous reviendrons prochainement sur cette intéressante question.Gare aux mulots.\u2014Pendant les mois d\u2019hiver, n\u2019oubliez pas de fouler de temps en temps la neige autour des arbres du verger, pour empêcher le passage des mulots.Piquets et goudron.\u2014 Est-il bon de tremper les piquets dans le goudron.\u2014C.D.Réponse : Les piquets gagnent à être trempés dans le goudron chaud ou badigeonnés avec ce goudron.On soumet à ce badigeon la partie qui doit être enterrée.On peut également, à défaut de goudron, carboniser l\u2019extrémite à enterrer ; le charbon qui recouvre le piquet forme une couche protectrice.Sol tout préparé pour la culture des plantes d\u2019appartement.\u2014Fibre Jadoo.\u2014 Tous ceux de nos lecteurs (et ils sont très nombreux) qui aiment à réussir dans leurs cultures de plantes d\u2019appartement ou de serre, éprouvent sonvent de la difficulté à se procurer une terre légère, assez riche pour ne pas devoir être renouvelée sans cesse et convenant à toutes les diverses espèces de plantes.Grâce à l\u2019esprit inventif des Américains, cette difficulté est vaincue.En effet, une puissante maison de Philadelphie prépare, sous le nom de Fibre Jadoo, une terre ou plutôt une tourbe toute prête, très légère, enrichie pour trois à quatre ans de principes fertilisants, et conservant longtemps son humidité ou son eau d\u2019arrosement.Très propre à manipuler, poreuse autant que de l\u2019humus des bois, elle permet d\u2019employer des pots ou corbeilles à fleurs plus petits, et est en outre beaucoup plus légère que la terre ordinaire.Elle convient tout spécialement aux boutures et aux plantes les plus délicates, fougères, palmiers, etc.On nous informe qu\u2019on peut se procurer cette fibre ou terre Jadoo à Québec, chez Madame F.X.Boileau, Pont Dorchester, Québec.de 5 cents la livre.Ajoutons que dans la culture des primeurs, la fibre Jadoo donne des résultats merveilleux, si Le prix en est nous en croyons des rapports de journaux américains.On pourrait également s\u2019adresser à The American Jadoo Company, 813 Fairmount Avenue, Philadelphia, U.S., et leur demander leur catalogue.\u2014. \u2014 LE SUCRE D'ERABLE ET LA SUCRERIE L\u2019Evaporateur Champion Mon évaporateur peut faire facilement évaporer la sève d\u2019une érablière de six cents arbres ; je pense qu\u2019il pourrait même suffire pour un millier d\u2019arbres.Ils nous faudrait alors travailler la nuit s\u2019il y avait un écoulement abondant de sève, mais, dans les saisons ordinaires, cela n\u2019arrivera pas assez souvent pour être bien fatigant.Le prix de mon évaporateur qui est en ferblanc, était de $96.00, ou, si on ajoute le fourneau de fer, $150.00.Les manufacturiers, The G.H.Grimm Mfg.Co., Hudson, Ohio, et Montréal, Qué., fabriquent toutes les grandeurs depuis 24 x 8 pieds, avec une capacité de deux cents à deux cent cinquante arbres, jusqu\u2019à 5 x 20 pieds, avec une capacité de deux mille à trois mille arbres.Le premier coûte $35.00 et, avec le four en fer, 870.00 ; le dernier, $150.00 et, avec le four, $260.00.Je sais bien que ce système est bréveté, et que j'ai parlé hautement en sa faveur ; mais, dans tout ce que j'écris pour le public, je ne pense qu\u2019à mes lecteurs, et je dis tout ce que je voudrais savoir si j'étais lecteur au lieu d\u2019être écrivain.Si j\u2019avais connu l\u2019évaporateur Champion quelques années plus tôt, cela m\u2019aurait épargné de l'argent et m\u2019aurait donné en outre beaucoup de livres de plus de sirop de qualité supérieure.Le Bois La question du bois dans la fabrication du sucre n\u2019est pas insignifiante.On ne peut se servir que de bois tout-à-fait sec, préparé au bon moment et bien fendu.Je me suis servi de bois dur aussi bien que de bois mou et je les trouve tous les deux excellents, pourvu qu\u2019ils soient secs, bien fendus et préparés à temps.Il n\u2019y a qu\u2019avec ce bois là que l\u2019on peut obtenir la rapidité que demande notre devise.Une corde de bon bois durera huit heures, et pourra évaporer trente deux barils de sève.Nous coupons notre bois au printemps, un an avant d\u2019en avoir besoin, et nous l\u2019entassons dans le hangar, ou nous le cordons sur place là où il est coupé.Dans ce dernier cas, nous le transportons au hangar au mois d\u2019août ou de septembre et nous sommes sûrs d\u2019avoir du bon bois pour le temps du sucre.Le Réservoir Mon réservoir est haut de deux pieds, large de deux pieds, grand de douze pieds, et contient près de douze barils.C\u2019est simplement un bassin rec- tangalaire construit en planches de pin d\u2019une épaisseur de deux pouces.Elles sont fixées dans un cadre de bois et bien boulonnées.Ce réservoir est peinturé en dedans et en dehors et on y ajoute chaque année une couche de peinture en dehors, afin de le conserver en bon état et de l\u2019empêcher de couler.Un réservoir modèle devrait être doublé de fer- blanc à l\u2019intérieur ; mais, en l\u2019ébouillantant et en le nettoyant avec soin, le nôtre a fait si bien notre | | | 4 ah a Ll i il i) i iu 1 Ha Il | i Un a | ; a fi 4 a I , ih i WE 4] Hi Go i | à pee 4 i i il hi ih I i I ta ; i i ps M Fig.12.\u2014Collecteur \u2018\u201c Grimm \u201d pour recueillir la sève.affaire que jusqu\u2019à présent je n\u2019ai pas eu besoin de le faire doubler en fer-blanc.Le réservoir doit avoir un couvercle à charnières s\u2019étendant jusqu\u2019à un pied de l\u2019extrémité extérieure.Dans l\u2019ouverture ainsi formée est suspendue une poche de toile qui reçoit et filtre la sève d\u2019érable.Le fond de ce réservoir est au niveau du dessus de l\u2019évaporateur ; LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 357 un simple tube de caoutchouc va de ce réservoir au régulateur automatique d\u2019alimentation et, grâce à la différence de niveau, le réservoir se vide, ainsi dans l\u2019évaporateur.Le coflecteur-filtre Le collecteur, pour recueillir la sève, peut être un tonneau couché sur le côté avec un entonnoir ajusté a la bonde.J\u2019en ai trouvé un semblable à ma sucrerie, quand j'en ai commencé l\u2019exploitation.C\u2019était économique, mais je l\u2019ai bientôt rejeté, à cause de la perte de sève, de temps et de main- d\u2019œuvre qu\u2019il m'\u2019occasionnait.Ce baril était trainé sur une espèce de cadre fixé sur le traineau.Quand le temps était pluvieux, il se couvrait d\u2019éclaboussures de boue; et quand le traineau arrivait à la cabane, on roulait le baril, la boue, etc., sur le réservoir À sève ; la sève en jaillissait, marmotant son déplaisir d\u2019être ainsi traitée, et même n\u2019entrait pas toujours dans le réservoir.Plusieurs sucriers ont un baril ajusté à un traineau spécial, amené sur un terrain plus élevé que le réservoir, ou sur un talus artificiel, et la sève s\u2019écoule alors d\u2019elle-même, par un tube, du baril au réservoir Le principal inconvénient de ces barils de bois, c\u2019est que nous ne pouvons pas en atteindre l\u2019intérieur, et qu\u2019ils sont pesants et difficiles à ébouillanter ; et si noua ne les ébouillantons pas, la sève est exposée à s\u2019aigrir, au détriment du sucre et du sirop.Mon collecteur-filtre est en métal, de forme cylindrique, de trois pieds de diamètre et haut de deux pieds et demi.Il est fortement construit en tôle galvanisée.Le dessus, qui est mobile et sert d\u2019entonnoir, présente un rebord à la circonférence.Au centre, un anneau d\u2019un diamètre de 4 pouces et haut d\u2019un pouce est recouvert d\u2019une toile métallique qui sert de filtre et retient la glace, les impuretés, etc, de la sève.À la partie inférieure du collecteur il y a un court ajutage de 2 pouces de diamètre muni d\u2019un coude auquel est fixé un tube de même diamètre et d\u2019une longueur égale à la hauteur du collecteur.Pour vider le collecteur quand on l\u2019a amené près de la cabane à sucre, il suffit de tourner ce tube et l\u2019incliner au dessus du réservoir : toute la sève s\u2019écoule immédiatement.Quand le tuyau de décharge est ramené dans sa position verticale, il s\u2019y maintient facilement grâce à un crochet ou anneau fixé à la partie supérieure du collecteur.C\u2019est, suivant moi, un collecteur- filtre modèle.Le mien m\u2019a coûté $10.00.Etant en métal, il ne s\u2019imbibe pas de sève, est facile à 358 LE JOURNAL D'AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE rincer et est ainsi tenu frais ; il est facile à remplir, évite le gaspillage de la sève, possède un filtre bien commode et se vide aisément.Le traineau pour ramasser la sève On peut se servir d\u2019un traineau ordinaire, quoique je préfère un traineau construit exprès.Nous nous servons de deux chevaux pour ramasser la sève ; on pourrait s\u2019arranger avec un seul, mais le travail serait dur, et comme toute ferme en possède ordinairement deux, il vaut autant de s\u2019en servir.Les seaux à sève Je ne recommande pas les seaux de bois pour la sucrerie.Ils se dessèchent facilement et coulent ; et si on ne les ébouillante pas fréquemment, ils deviennent aigres en s\u2019imbibant de sève.En outre, il n\u2019est pas aussi facile de les suspendre aux arbres que les seaux de fer-blanc ; or, nul sucrier ne doit laisser ses seaux à terre, ou sans couvercles.A terre, on doit les étayer, et ien souvent ils se renversent, il se perd beaucoup de sève et il est impossible de bien les recouvrir.Les seaux de fer-blanc sont ce qu\u2019il y a de mieux pour le sucrier.Ils ne coulent jamais, n\u2019absorbent pas la sève, se rincent et se nettoient facilement après chaque opération, sont légers, se suspendent sans difficulté aux arbres et sont faciles à couvrir.Quelques-uns recommandent de les peinturer en dehors ; mais avec un peu de goin on peut s\u2019en dispenser pour plusieurs années.J\u2019ai des seaux non peinturés depuis vingt ans.Evidemment ils ne doivent pas être laissés l\u2019un dans l\u2019autre durant l\u2019hiver, l\u2019automne et l\u2019été, sinon ils se rouilleront et seront abîmés.Les seaux pour ramasser la sève doivent contenir * Fig.13 et 14.\u2014Les Couvercles tournants de Bonton.14 ou 15 pintes.Je préfère les avoir en fer- blanc extra fort avec un bec large, pour qu\u2019en les vidant la sève ne se perde pas.Couvercles des seaux à sève Les couvercles sont peinturés en bleu d\u2019un côté et rouge de l\u2019autre ; quand on ramasse la sève, on doit les renverser, afin de ne pas se tromper et aller deux fois au même arbre ; on peut apercevoir même de loin, par la couleur du couvercle, si on est allé à l\u2019arbre ou non.On s\u2019habitue vite à renverser les couvercles, automatiquement, sans y penser, en peu de temps et on ne l\u2019oublie guère.Je crois que c\u2019est M.Chamberlain, du collège agricole de l\u2019Iowa, qui, le premier, a conseillé cette peinture en deux couleurs.Tout sucrier pratique appréciera ce grand avantage.Les cou- vercles constituent une des plus grandes améliorations de l\u2019outillage des sucreries.Simples et peu dispendieux comme ils sont, ils ont de grands avantages.Ils empêchent la neige et la pluie de tomber dans les seaux, et les protègent contre l\u2019introduction des feuilles, des saletés des arbres, des insectes et de la poussière.Ils contribuent aussi à empêcher la sève de se geler, et l\u2019entaille dans l\u2019arbre de se dessécher.Nous voyons que ces couvercles nous aident à observer la propreté que demande notre devise.Ce n\u2019est pas étonnant que la sève et le sirop des anciens temps fussent de couleur foncée, d\u2019un goût fort et de qualité inférieure.Ce n\u2019est pas étonnant qu\u2019aujourd\u2019hui, avec les couvercles, ils soient blancs et de qualité exquise.Gouttières Etant enfant, j\u2019en ai vu qui se servaient d\u2019une hache pour entailler leurs arbres.Quelques-uns de mes arbres, entaillés de telle façon il y a quarante-cinq ans, sont forts et vigoureux au- jourd\u2019hui.Telle est la merveilleuse puissance de la force végétative qui parvient à guérir de telles blessures! On enfonçait une gouge de fer en dessous de cette affreuse coupure, et l\u2019incision courbe ainsi faite, recevait le bout affilé de la goudrelle ou gouttière en bois.Plus tard, on se servit d\u2019une tarière de deux pouces.Après cela, vint l\u2019emploi d\u2019une mèche plus petite et d\u2019une gouttiére en bois de sumac ou autre bois.On otait le moelle de la goudrelle et on l\u2019enfonçait solidement dans arbre, mais pas au-delà de l\u2019écorce.Quoique cela fut un grand progrès, ce n\u2019était pas encore une bonne gouttière.Il est vrai qu\u2019elle.empéchait le trou de se dessécher, mais elle n\u2019avait rien pour soutenir le seau.De plus, elle ne tardait pas à surir, et de là est venue la fausse idée, à laquelle plusieurs sucriers ajoutent encore foi, que ce n\u2019est que \u2018\u2018le premier écoulement\u2019\u2019 qui donne le meilleur sirop et le meilleur eucre.Sans doute que la fermentation presqu\u2019imperceptible de chaque gouttière gâterait le produit entier de la sucrerie en faisant fermenter la sève.C\u2019est pourquoi, aujourd\u2019hui, on doit évideniment, proscrire des sucreries l\u2019emploi des gouttières en bois.La gouttière Eureka, fabriquée par C.C.Post, de Burlington, Vermont, est une des meilleures que j'ai vues, ou dont j'ai connaissance.Elle est faite en fer galvanisé, est solide et durable.Fig.15.\u2014Gouttiére Record.La gouttière Record, fabriquée et vendue par \u2018\u2018The Record Mfg.Co., Conneaut, Ohio,\u201d\u2019 et par la \u2018\u2018Cie G.H.Grimm Mfg.Co., de Montréal,\u201d est faite maintenant avec anneau et bande.Elles coûtent $12.00 par mille Je ne m\u2019en suis pas encore gervi.Leur bas prix les recommande, quoique je préfère l\u2019Eureka, de Post.La vieille coutume d\u2019enfoncer des clous et des crochets dans les arbres pour y suspendre les seaux est absolument trop barbare pour qu\u2019on puisse y persister.L\u2019Evaporateur à Sucre Si on désire faire du sucre d\u2019érable, il est nécessaire de construire un autre petit fourneau, avec LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 359 bassin spécial, dans la cabane à sucre.Ce n\u2019est pas ici une question de plus grande commodité, mais, pour avoir du sucre de première qualité, il {faut !e taire de suite avec du nectar qui a coulé de l\u2019arbre et a bouilli dans la même journée, sans lui donner le temps de refroidir, depuis le moment de son entrée dans l'évaporateur jusqu\u2019à celui où on le retire en sucre.Fig.16.\u2014Utilité de la gouttière Record.On trouve à présent, sur le marché, un petit fourneau, ou appareil semblable à un poêle, avec un bassin d\u2019évaporation en tôle ou en fer-blanc.Il n\u2019est pas bien dispendieux, il est petit et commode, et si je faisais le sucre, j\u2019en ajouterais un à l'équipement de ma sucrerie.Il est certain qu\u2019aucun sucrier qui aime sa femme et ses enfants comme il doit les aimer, n\u2019emportera le sirop à la maison pour les charger de le changer en sucre.Ce n\u2019est pas seulement indigne que d\u2019imposer ainsi le travail à ceux qui lui sont chers, mais c\u2019est en même temps contraire aux intérêts pécunaires du sucrier.Bidons pour le Sirop À présent, c'est plus lucratif pour moi,\u2014et je pense qu\u2019il en est de même pour tous les sucriers \u2014de fabriquer presqu\u2019exclusivement du sirop.Pour recevoir le sirop chaud, j'ai deux larges bidons en fer-blanc fort, qui contiennent cinq gallons chacun.Les bidons ordinaires au lait sont très bons.J\u2019y mettrais deux anses, l\u2019une juste en dessus de l\u2019autre, l\u2019une en haut et l\u2019autre en bas.Le but de ces bidons est de recevoir le sirop chaud de l\u2019évaporateur et de le conserver jusqu\u2019à ce qu\u2019on le verse dans les bidons ou ca- nistres pour le marché.Je me suis servi de bidons qui contenaient un, deux, quatre, et dix LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE pied Fig.17.\u2014Four et Bassin à Sucre.gallone, pour vendre mon sirop au marché.Ils doivent avoir de petits couvercles à vis, comme les bidons à l\u2019huile de charbon, pour fermer les petites ouvertures pratiquées sur le dessus près du bord, pour qu\u2019il soit facile de les vider.En faisant usage de disques circulaires de carton ajustés en dedans des couvercles, on peut rendre les bidons imperméahles à l\u2019air Les bidons en fer-blanc présentent un inconvénient.Ils sont exposés à être écrasés pendant !e transport et à couler.On doit faire l\u2019épreuve de ces bidons avec un peu d\u2019eau chaude, avant d\u2019en faire usage, pour découvrir s\u2019ils ne présentent aucune fuite.Il est désirable d\u2019avoir une bonne balance dans la cabane à sucre.Les entonnoirs, les puisoirs à sirop et les écumoires, etc., doivent toujours être prêts.Quand on achète un évaporateur, on reçoit en même temps ces deux derniers instruments.On doit se munir de passoires de coton, de toiles à fromages et de flanelles.Ceux qui gardent leur sirop au delà de l\u2019été pour en manger avec ces bonnes crêpes de sarrasin qui apparaissent aux déjeuners de l\u2019hiver, auront besoin de bidons pour garder le sirop.Si les bidons ou vaisseaux de fer- blanc sont imperméables à l\u2019air on peut s\u2019en servir.Le bidon Mason est excellent pour cet emploi.Nous préférons le bidon Clarke même au Mason.Tout vaisseau destiné à la conservation du sirop doit être d\u2019une propreté parfaite.La plus petite trace de moisissure détruira cet arôme exquis qui fait la gloire du sirop d\u2019érable et les délices du consommateur.SYNDICAT DES CULTIVATEURS DE LA PROVINCE DE QUEBEC Bureau : 23, rue St-Louis, Québec.Président : Sa Grandeur Mgr L.N.Bégin.Secrétaire : Ferdinand Audet, N.P.Trésorier : P.G.Lafrance, caissier de la Banque Nationale.Administrateur général : Révérend J.Marquis, ptre.Cultivateurs, cercles agricoles et sociétés d\u2019agriculture, envoyez nous sans retard vos commandes pour les graines de semence de toutes sortes dont vous aurez besoin le printemps prochain.Ces graines ne seront achetées que sur échantillons et après en avoir fait faire un examen sérieux.Veuillez nous transmettre en même temps vos commandes pour les animaux reproducteurs enregistrés, les engrais chimiques, les instruments aratoires que vous désirez acheter.Nous prions tous ceux qui ont des animaux enregistrés à vendre de bien vouloir les indiquer au syndicat.Le syndicat règle toutes les difficultés qui peuvent se présenter entre ses membres et leur communique tous les renseignements dont ils ont besoin."]
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