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Titre :
Le journal d'agriculture et d'horticulture
Éditeur :
  • Montréal :Cie de pub. "La Patrie",1897-
Contenu spécifique :
vendredi 22 septembre 1899
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Journal d'agriculture illustré
  • Successeur :
  • Journal d'agriculture et d'horticulture illustré
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Références

Le journal d'agriculture et d'horticulture, 1899-09, Collections de BAnQ.

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[" v 2-2 J es o> ES 1 Ph, A | 2 : Lf pur i PAT ern PORT ELH Erp 7) - J H hil 0 ne VOL.8.No 6 99 rr SEPTEMBRE 1&99, - IS Journal d'Agriculiure ef d'Yorticulture LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURN 67 D'HORTICULTURE est l'organe officiel du Conseil d' Agriculture de ia Provinoe de Québec.1I parait deux fois par mois, le 8 et le 22 de chaque mois, et s\u2019occupe spécialement de tout oo qui a rapport à l'agriculture, À l'élevage des animaux, à l\u2019hortieul- ture, etc.Toutes communications destinées à être insérées dans les colonnes de la matitre à lire de ce journal devront être adressées \u2018\u201c au Directeur du Journal d'Agriculture et Horticulture, Québec.\u201d Pour conditions d\u2019Annonces, etc, s\u2019adresser & LA Ol DE PUB \u201cLA PATRIE\" 77, 79 & 81 Rue St-lacques, Montreal.Abonnement : 81.00 par annee, payable «= .%' + __.TABLE DES MATIÈRES.AGRICULTURE GENERALE Chambres de maturation AVi8.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.crancersecs 121 Concours de produits laitiers tenu & Montréal.121 Fumure des terres .\u2026.ne sossusrsenenens soracc0r 123 Amélioration d\u2019une prairie destinée au pacage.\u2026.\u2026\u2026.123 Destruction des mauvaises herbes.cssasssernenense 124 Petites DOLES.\u2026.\u2026.\u2026.rose vracsesesen sense se semsencn san sencarere 125 À travers le comté de TÉMmiscoUatA.ess 126 Fabrication du ¢idre .\u2026.\u2026.\u2026eorcersarencenossssseacesaues ce 128 Choses et autres \u2014Nitrate de soude \u2014 Scories et pâ- : turages- Exportations de beurre et de fromage\u2014 Luzerne\u2014T'as de fumier\u2014 Beurre en boites\u2014Pro- duction du lait\u2014Labour profond \u2014 Culture inten- sive\u2014Scories et épandage asssanssasesansesetacsens essences 130 Travaux du mois d\u2019octobre.eteraea senses sates 131 ANIMAUX DE LA FERME Hackney pur S81.ccccoeereriinieriessaiiiennvensnssacsaessnnas 134 Engraissement des poulets en Angleterre et au Ca- AÂB.\u2026.ovscocorserenesancer cosonenerssesveensrenvas a 020000 s000 .154 Les vola-lles à l\u2019exporition provinciale de Québec.136 Engraissement «les POrCS.\u2026.cevere vercrccrecsunce ovovore 136 Concours de vaches laitiéres en Angleterre.137 Soins aux ruches .\u201cvoue ponsessasnsenssacrensecn s0000n000 137 ARBORICULTURE ET HORTICULTURE 137 138 140 140 140 FrUitier 0.corsrescecceccecsrccesanancasstec0ee snasseuses avcucscc0s Fermentation du tAbAC.\u2026.0c0sseurrsec0s sssanenscessanite Plantation des pommiers.\u2026.\u2026.s\u2014_esccccsrarrencenaecces .Emballage des fruits transportéS.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.s.e.sarscece GiNBONE vevvvrerorersnrsersecnsecssosesssocansrscnssvornses INDUSTRIE LAITIERE Questions intéressant les fabricants de beurre.140 143 Concours de vaches laitières.51 u0cces AGRICULTURE GÉNÉRALE CHAMBRES DE MATURATION Avis Les propriétaires de fromageries qui désirent améliorer leurs chambres de maturation, en profitant de la prime offerte par le gouvernement provincial, doivent bien comprendre que le gouvernement ne recommande actuellement qu\u2019un seul système de chambre, c'est celui qui est indiqué dans le bulletin du Département de l agriculture, et c\u2019est le seul pour lequel il sera désormais accordé un bonus.Ce qui caractérise surtout ce système, c\u2019est la manière de construire les murs, le plafond et le plancher, et c'est sur ce point que l'attention doit surtout être attirée; car de leur mode de construction, dépend tout le succès.Avec de mauvais murs, il faut employer trop de glace pour les grandes chaleurs pour maintenir la température au degré voulu.Si les appareils de ventilation ou de refroidissement manquent, ou sont mal construits, il est facile d'y remédier à peu de frais; mais si les murs ne sont pas ce qu\u2019ils doivent être, leur amélioration devient en général très coûteuse.«> CONCOURS DE PRODUITS LAITIERS TENU A MONTREAL LE 2 SEPTEMBRE Le second concours de produits laitiers a eu lieu à Montréal, au Union Cold Storage, le 2 septembre dernier.Ont agi comme juges, pour le beurre, Monsieur À.A.Ayer, exportateur, et Monsieur J.Ne a Fre) 3 Te: rir 122 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D'HORTICULTURE A.Vaillancourt, exportateur, et pour le fromage, Messieurs McLagan, exportateur, et KE.Bourbeau, inspecteur des fromageries syndiquées de la province, et professeur 4 1 Ecole de Laiterie de St-Hyacinthe.Ont obtenu des prix: FROMAGE Emile Lemay, St.-Nicholas, Co.Lévis, 97 points, une médaille d'argent, un diplôme de première classe, et $9.00 en argent.E.A.Turcotte, Val Racine, Co.Compton 97 points, une médaille de bronze, un diplôme de Z2ième classe, et $1.00 en argent.Adjutor Lepage, Garthbay, Co.Wolfe, 94 points, une médaille de bronze, un diplome de Zième classe, et $3.00 en argent.Arthur Baron, fabricant de M.M.Déry et Beaubien, St.-Luc de Vincennes, Co.Champlain, 98 points, une médaille de bronze, un diplôme de Zième classe, et $7.00 en argent.BEURRE Jos.S.Bouchard, Ste-Angèle de Monnoir, Co.Rouville, 96 1-2 points, une médaille de bronze, un diplôme de Zième classe, et $8.00 en argent.J.D.Morrison, Hatley, Co.Stanstead, 96 pointsy une médaille de bronze, un diplome de Zième classe, et $7.00 en argent.A.Salefranque, Ste-Thérèse, Co.Terrebonne, 93 points, une médaille de bronze, 1 diplôme de Zième classe, et $1.00 en argent.Pierre Bouchard, Brompton Falls, Co.Richmond, 93 points, une médaille de bronze, un diplôme de Zième classe, et $1.00 en argent.Les principaux défauts remarqués sont, pour le beurre aussi bien que pour le fromage, relatifs à l\u2019arôme.Ces mauvais arômes proviennent plutôt de la mauvaise qualité du lait fourni par les patrons, que du mode de fabrication.Tous les efforts doivent maintenant porter vers l'amélioration de la qualité du lait.La chose devient de plus en plus certaine, chaque jour, et il serait à désirer que les fabricants se montrassent sévères à la réception du lait, et fussent en mesure de donner aux patrons, les conseils nécessaires qu\u2019ils doivent à leur lait.Plusieurs beurres doux ont été mis dans des boîtes, tandis que des beurres très salés ont été mis dans les tinettes.C'est l'opposé qu\u2019il pour les soins faut faire, les beurres en tinettes étant destinés au marché local, et les beurres en boîte, à l\u2019exportation.Quelques fromages ne sont pas assez fermes, et nous devons dire ici que les fabricants devraient s\u2019astreindre à cuire leur fromage à plus haute température: 104 à 106.Les emballages sont bons en général, et il y a eu, sous ce rapport, une grande amélioration depuis trois ans; il faut s'en féliciter.Beaucoup de concurrents tardent de une semaine et plus à envoyer leur exhibit, aussi, un bon nombre de ces exhibits sont arrivés en retard dans les deux concours.Il faut envoyer aussitôt la demande reçue.Le gouvernement veut constater la qualité des produits de fabrication courante, et non celle de produits faits spécialement en vue du concours.REFROIDISSEMENT DE LA CREME D\u2019après des expériences faites par le docteur Sohnlet, en Allemagne, une crème qui a été gelée puis dégelée avant le barattage, se baratte plus vite, et donne un meilleur rendement qu\u2019une crème traitée de la manière ordinaire.D\u2019après ces expériences, serait-il avantageux de congeler la crème, puis de la travailler après dégel ?Voir les chiffres basés sur les résultats obtenus dans ces expériences.Supposons une beurrerie recevant 20,000 lbs de lait par jour, soit, 2,600 a 2,800 ibs de creme; au maximum mettons 3,000 ibs de crème pour 800 lbs de beurre.La congelation de la crème aurait coûté à $3.00 la tonne, environ $4.50 pour 3,000 lbs, et l\u2019on aurait gagné près d'une demi-once de beurre par lbs de babeurre, soit, pour 2,000 lbs de babeurre, 40 lbs de beurre, à 21c, soit $8.00.L'opération paraitrait donc avantageuse, étant donné le coût de la congélation de la crème en Allemagne.Mais ces quelques mots sont non pas pour encourager les fabricants à congeler leur crème, mais pour leur faire voir qu'il pourrait peut-être y avoir plus d'avantages qu\u2019ils ne le pensent, à refroidir fortement leur creme immédiatement après l'écrémage, et avant de la faire mûrir, ou après la maturation, et avant le barattage.Cette pratique de refroidissement de la crème a déjà été bien recommandée, et cependant, elle ne se pratique pas dans la province. LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE KT D\u2019HORTIOULTURK Son avantage principal est de donner un beurre plus ferme, et d'un meilleur grain; mais n\u2019augmenterait-elle pas aussi le rendement au barattage.Dans ce cas, elle serait doublement à recommander._\u2014_\u2014__ LA FUMURE DES TERRES Ce qui manque à une terre.\u2014Que faut-il lui donner.Le fumier de ferme est-il suffisant ?Des expériences faites depuis quelques années en France, démontrent combien il est difficile pour un cultivateur de bien connaître la terre qu\u2019il exploite, ce qui lui manque et ce qu\u2019il doit lui donner.La terre a-t-elle besoin de chaux, de potasee, d\u2019acide phosphorique ou d\u2019azote dans un état plus ou moins soluble?Leur emploi sera-t-il payé par les récoltes ?Voilà deux questions que le propriétaire doit chercher à résoudre en interrogeant les plantes elles-mêmes et en comparant les effets que produisent sur elles la potasse, l\u2019acide phosphorique, les nitrates, etc.Par ce moyen, il réussit à trouver ce qu\u2019il faut à sa terre et dans quelle période de la rotation ou de l\u2019année il faut appliquer tel engrais ou tel autre.Souvent, le fumier de ferme n\u2019est pas suffisant pour donner une fumure convenable, à est l'image des terres où il a été produit.Dans les terres trop pauvres en acide phosphorique ou en potasse, il est lui-méme trop pauvre en acide phosphorique ou en potasse, comme les pailles ou les fourrages au moyen desquels il a été fabriqué.Il faut le compléter au moyen de phosphate ou de sels de potasse.C\u2019est là le rôle des engrais chimiques.Sur une terre, un cultivateur constate que l\u2019ab sence de potasse diminue notablement le rendement des récoltes ; rur une autre, il trouve que cette diminution est due à l\u2019absence de l\u2019acide phosphorique, mais que cet acide n\u2019augmente la récolte qu\u2019à la condition d\u2019être lui même accompagné de potasee.Ailleurs, il constate que l\u2019azote et l\u2019'humus font défaut, ou que des chaulages fréquents ont un excellent effet.Ces constatations prouvent que bien connaître ga terre n\u2019est pas chose toujours facile et que pour arriver à acquérir cette connaissance, il faut un travail long et intelligent.123 AMELIORATION D'UNE PRAIRIE DESTINEE AU PACAGE écrit la lettre suivante que la direction du Journal d\u2019Agriculture me soumet avec prière d\u2019y répondre : \u2014- \u201cJe désirerais mettre en pacage l'an prochain \u2018\u201c\u201cde la prairie de trois ans où il n\u2019y a plus de \u2018trèfle.Quel moyen dois-je prendre pour en faire un bon pacage ?\" \u201cRéponse: La question, telle que posée, rend la réponse assez diflicile et peut-être peu satisfaisante pour l\u2019auteur de la question.En effet, il peat s'agir d\u2019une prairie en terre faible, qui refuse de pousser faute de vigueur et et qui est absolument dénudée.La seule chose à faire, avec un tel terrain, serait de relever la prairie sans songer à en faire un pacage qui ne vaudrait rien.Mais je crois qu'il est plus rationel de supposer que la prairie dont il s'agit a vu le trèfle disparaître naturellement, comme il le fait toujours après deux ans de production et reste encore plus ou moins couvert de mil, agrostide, paturins, fétuques, etc., mais en quantité suffisante pour donner beaucoup de foin.Alors, on voudrait en faire bénéficier les animaux par le pacage, tout en faisant bénéficier le sol lui-même aussi de la présence bienfaisante des animaux qui y pacageront.La chose étant considérée à ce point de vue, je ne vois rien de mieux à faire qu\u2019une application de cendre de bois vive, à raison de 10 minots, soit 500 lbs à l\u2019arpent.La cendre contient en moyenne par 100 livres: 5.50 de potasse; 0.60 d'acide phosphorique; 55.00 de chaux, ce qui, dans 10 minots ou 500 lbs, constituerait une fumure de 27.50 lbs de potasse ; 3.00 lbs d\u2019acide phosphorique et 275 lbs de chaux.Fante de cendre, appliquez cet automne même, comme d\u2019ailleurs la cendre doit l\u2019être aussi, et le plus tôt possible, 50 Ibs de muriate de potasse à 50 p.c.de potasse, ce qui donne 25 lbs de potasse et 50 lbs de superphosphate simple à 20 p.c.d'acide phosphorique, ce qui donne 10 lbs de ce dernier.Puis, le printemps prochain, une fois la gelée sortie de la terre, répandez 150 lbs de nitrate de soude à 18 p.c.d\u2019azote qui donnent 24 lbs d'azote ajoutées, soit à la cendre, soit au muriate de potasse et au superphosphate appliqués précé- 124 demment.Toutes ces quantités sont pour un arpent.Le printemps prochain, hersez votre prairie avec une herse pesante en fer, appliquez le nitrate de soude mentionné plus haut, après le hersage et roulez ensuite avec un rouleau lourdement chargé; ceci aussitôt que le terrain pourra porter un cheval sans qu\u2019il enfonce ses sabots dans la \u2018\u2018couene.\u201d\u201d Enfin, laissez l'herbe prendre une bonne croissance avant d'y mettre les animaux et ne donnez le pacage que par morceaux d\u2019un demi-arpent à la fois, si le nombre d'animaux est petit, et d'un arpent s\u2019il est de cinq à six têtes.Dans un cas comme celui-là, une fumure de fumier un peu décomposé, 25 charges simples à l\u2019arpent, aurait pu avoir un assez bon effet, appliquée immédiatement après l'enlèvement du foin, cet été.Mais maintenant, il est trop tard pour revenir à ce moyen qui, d\u2019ailleurs, est loin d\u2019être aussi efficace pour un terrain avec une telle destination que-celui que j'ai indiqué avec la cendre et les engrais chimiques.J.C.CHAPAIS.\u2014\u2014\u2014a DESTRUCTION DES MAUVAISES HERBES Il serait difficile de nier que le problème de la destruction des mauvaises herbes est un des plus sérieux que le cultivateur ait à confronter.Il est bien peu de fermes où, grâce à des méthodes raisonnées et suivies, les mauvaises herbes ont été réduites à un nombre minime qui ne leur permet pas de nuire aux travaux de la ferme.Sur la plupart, au contraire, leur nombre augmente, et il semble que la complète possession de nos champs n\u2019est, pour ces envahisseurs, qu\u2019une simple question de temps.C\u2019est une lutte où l\u2019on ne peut admettre de compromis, et qui ne peut se terminer que par le triomphe ou la ruine du cultivateur.Cette rapide multiplication des mauvaises herbes n'a rien d'étonnant, si nous considérons les moyens que la nature a mis 4 leur disposi- sition pour propager leur espèce.Elles possèdent toutes une vigueur de végétation bien supérieure à nos plantes cultivées, et prospèrent là où ces dernières trouvent à peine de quoi subsister.De plus, elles produisent un nombre immense de semences, que les vents, les LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE animaux, et surtout l'homme, par sa négligence, se chargent de distribuer au loin.Certaines de ces semences, comme dans le cas de la moutarde, sont revêtues d'une enveloppe huileuse, qui leur permet de conserver leur vitalité et d'attendre pour de longues années, dans les profondeurs du sol, une occasion favorable pour germer et croître.Il est clair que contre des ennemis si puissamment doués, la lutte semble au premier abord, désespérée, et les chances de succès les plus minimes.Cependant, quelques grandes que soient ces difficultés, elles peuvent être surmontées.Par un travail bien conduit, il est possible à tout cultivateur de détruire les mauvaises herbes qui infestent sa terre.Mais, afin de lutter avec avantage, il importe de connaître la nature particulière et le mode de croissance des différentes espèces de mauvaises herbes.Les mauvaises herbes se divisent en trois classes: Annuelles, bisannuelles, et vivaces.Les premières, telles que la mousarde, ne vivent, comme leur nom l'indique, qu'itne année, et se reproduisent par leurs semences.Les plantes bisannuelles vivent deux années, emmagasinant dans leurs racines, dans ia première saison, de quoi alimenter les plantes pendant la seconde.Les plantes vivaces, parm: lesquelles nous trouvons le redoutable chiendent, vivent d\u2019année en année, se reproduisant par leurs racines et leurs semences.Il est une opinion généralement accréditée, que ces dernières sont de beaucoup les plus à craindre, en raison de leur double pouvoir de reproduction.Mais, en fait, les herbes annuelles, vu le grand nombre et la vitalité extraordinaire de leurs semences, sont tout autant à redouter.Il serait difficile, de donner dans le cours d\u2019un article les nombreuses méthodes recommandées pour la destruction de chaune de ces classes.Mais il est un moyen par lequel nous pouvons réduire de beaucoup, le nombre de ces mauvaises herbes.C'est la culture du sol en automne.La plupart de ces herbes, et surtout les annuelles, mûrissent avant que la récolte dans laquelle elles croissent, soit fauchée.Ainsi, la terre est bientôt couverte de millions de semences, n\u2019attendant.pour germer qu'une occasion favorable.Donnons leur cette occasion, en les recouvrant de terre sitôt la récolte LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 125 enlevée par un léger labour, au moyen du scarificateur.Ces semences ne tarderont pas à croître, et bientôt le champ sera couvert de jeunes plantes de toutes espèees, qu\u2019un vigoureux hersage détruira complètement.Il ne faut pas oublier qu\u2019un plant de moutarde ou un plant de chardon, dans leur première croissance, ne sont pas plus difficiles à tuer qu\u2019un plant de trèfle.Si nous les attaquons au bon moment, leur destruction est assurée.Cette culture de la terre, devrait être continuée jusqu\u2019au moment des labours d'automne.Le cultivateur et la herse devraient passer aussi souvent que possible sur le terrain, favorisant la germination des semences, détruisant les herbes croissantes, et ramenant à la surface, les racines des plantes vivaces pour être desséchées par le soleil.Le labour d'automne suivant, ramènera aussi, des profondeurs du sol, une nouvelle couche de semences qui, entrant en germination au printemps, seront aussi détruites par les travaux nécessaires pour la récolte suivante.Les plantes bisannuelles, telles que la bardane, la molène, ne peuvent résister à une culture soutenue.Il suffit de les couper à quelques reprises, au ras du sol, pour les faire disparaître.Aussi, n'\u2019apparaissent-elles en nombre, que dans les prairies ou pâturages où 1l faut les couper ou les arracher à la main.Mais il est certain cas, où, grâce à une longue négligence, les mauvaises herbes vivaces, occupent si bien la terre, qu\u2019il nous faut recourir à des méthodes plus énergiques pour les vaincre.Une jachère nue, bien conduite, donne des résultats satisfaisants, mais c\u2019est là méthode coûteuse, qui exige l\u2019omission d\u2019une récolte, et la perte d'une certaine quantité d'éléments fertilisants.De plus, il n\u2019est pas toujours possible au cultivateur de donner à la jachère les soins qu'elle réclame, et dans ce cas, le nombre des mauvaises herbes en sera accru au lieu d\u2019être diminué.Il vaut mieux employer des récoltes étouffantes, telles que la navette, le trèfle, le sarrazin, suivies par une bonne culture d'automne.Dans notre lutte contre les mauvaises herbes, ayons toujours en vue ces principes qui nous assureront le suecès: ne jamais laisser la terre inoccupée, choisir le temps propice pour détruire les mauvaises herbes, priver les herbes du soleil par une culture continuelle, ou une récolte étouffante, n'employer que de la semence pure.En conclusion, citons le fait que les fermes où se pratique une rotation courte et systématique, où le trèfle revient à des intervalles rapprochés, ainsi que des cultures sarclées, et où les engrais verts sont employés, ne souffrent jamais de la présence des mauvaises herbes.CHARLES MORTUREUX.PETITES NUTES On doit séparer des autres volailles celles que l\u2019on veut engraisser, et leur donner plus de nourriture qu\u2019aux pondeuses.KE Les terres régulièrement fumées à l\u2019engrais de ferme, s\u2019appauvrissent moins en potasse qu\u2019en azote et en acide phosphorique, ces derniers éléments de fertilité étant exportés avec les produits animaux tels que la viande, les os et le lait.#4 C\u2019est surtout au moment du tallage et de la floraison que les plantes ont besoin de potasse.#4 Les sols très perméables, pauvres en matières organiques, sablonneux ou calcaires, ne retiennent pas bien les engrais et sont généralement assez pauvres en potasse.+x Voici les froids qui approchent.Voyez aux réparations à faire aux bâtisses, aux toits, aux portes et fenêtres, afin que tout soit à l\u2019ordre à l\u2019arrivée de l'hiver.**x Ne pas négliger de bien nettoyer, échauder et frotter avec du pétrole les nids et les perchoirs des poules, #*% La terre rend comme on lui donne.Pour que la terre rende il faut lui prêter; elle ne donne rien pour rien.A petit fumier petit grenier.+x La matière organique est nécessaire à la fécondité du sol.M Boden, le contre-maître de la 128 fertile ferme Reford, à Ste-Anne de Bellevue, déclare que cette terre a tellement besoin d\u2019humus, qu\u2019il enfouit le regain de trèfle au lieu de le couper.#4 Veillez à ce que vos porcs aient toujours une litière sèche.Donnez-leur de l\u2019eau pure qu\u2019ils doivent avoir en abondance dans une auge séparée, en tout temps, même s'ils ont du lait écrémé à boire.Lorsque les pores ont cinq mois, il faut commencer à les préparer pour le marché.# Fx On devrait cultiver les pois sur une plus grande échelle.Cette culture enrichit le sol en azote et fournit un grain des plus utiles pour l\u2019engraissement des pores; mêlé à d\u2019autres grains, il sert avantageusement à l\u2019alimentation des vaches laitières; donné aux poules avec d\u2019autres aliments, il augmente la production des oeufs.xt N'offrez jamais sur le marché des poulets m'aigres; engraissez-les avec soin avant de les vendre.Ne vendez pas une volaille que vous ne mangeriez pas vous-même.\u2014 A TRAVERS LE COMTE DE TEMISCOUATA, PAR LE Dr W.GRIGNON, C.À.Ste-Rose du Dégelé\u2014 Encore des terres à coloniser \u2014 Avantages pour les colons\u2014 Notre Dame du Lac \u2014St-Louis du Ha ! Hn !\u2014 Avantages des syndicats de beurreries et fromageries \u2014 Les chemins publics\u2014 Un concasseur est demandé.Ste-Rose du Dégelé.\u2014 130 Fumilles de cultivateurs.\u201450 minots de dîme de blé, \u20141 Fromagerie.Voici une paroisse que j'ai visitée il y a près de 5 ans, où il n\u2019y avait ni crêmeries ni fromageries et où l\u2019on comptait à peine 70 familles.Aujourd'hui l\u2019on compte 130 familles de cultivateurs, et 50 familles de journaliers; Cette augmentation de la population est due à l'industrie agricole et à l\u2019industrie du bois.Grâce à l'établissement d'une fabrique de fromage, on a augmenté le nombre de vaches que l'on soigne et étable mieux maintenant.On récolte plus de trèfle et de mil parceque on E JOURNAL D\u2019AGRICULTURE #T D\u2019HORTICULTURB en sème plus et parce qu'il en pousse plus, grâce aux soins donnés au fumier et aux terres qu\u2019on améliore.On attribue ici tous ces progrès à l\u2019établissement du cercle agricole.Ce dernier a acheté un taureau Aryshire et des moutons Shropshiredown, et a considérablement augmenté la culture des légumes par des concours spéciaux.M.M.Octave L'Italien et Adjutor Beaulieu ont fait des essais avec le superphosphate de chaux qui ont très bien réussi.M.Pierre L'Italien avait un terrain couvert de mousse où il ne poussait plus rien.Il le laboura et y répandit du \u2018\u2018Victor,\u201d\u2019 moins cependant une planche où il ne mit aucun engrais.Il eut du beau grain partout, à l\u2019excep- ception cependant de cette planche où l\u2019on remarquait un épi de grain par ci par là.Lan dernier, M.P.L'Italien a récolté 1,050 minots de grain.Il a semé cette année pour du fourrage vert: deux minots de lentilles et 8 minots d'avoine.La récolte de 1898 a été très bonne.On sème 3 minots de grain à l\u2019arpent généralement.On récolte de très belles pommes, mais il y a peu de vergers.Le sucre et le sirop d\u2019érable donnent d\u2019assez jplis revenus.Il y a quelques vaches canadiennes enregistrées.On n'élève pas assez de moutons.\u2018\u201c\u201cColonisation:\u2019\u201d il y a encore plusieurs bonnes terres à prendre ici.Les terres ont 3 arpents de largeur sur 28 de profondeur.Elles se vendent $1.00 de l'arpent.Une partie de ces terres appartient à la seigneurie Thomas, une autre à la seigneurie Lapointe, et, enfin une troisième partie appartient à la Couronne, représentée à la Rivière du Loup par l'agent M.Belle.À tout cultivateur qui n\u2019a point peur du défrichement et ayant une nombreuse famille qu\u2019il voudrait établir autour de lui, je lui conseillerais de visiter Ste-Rose du Dégelé.Il y a certainement de l'avenir ici.Outre les trois magasins que l\u2019on remarque au village, il y a dans cette paroisse 1 moulin à farine.et 4 scieries.M.Pierre L\u2019Italien emploie à sa scierie 12 à Pd mle a ON « MT j= ad RP LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURB ET D\u2019HORTICULTORK 127 15 hommes à l'année et, achète, des colons, tout le bois qu\u2019ils coupent en défrichant leurs terres.Voilà un grand avantage pour le cv- lon.Aussi plusieurs en ont-ils profité, entr\u2019autres M.M.Thomas Petit, Joseph Bérubé, Thomas Pelletier, Valentin Beauregard, Louis Martin, etc.Ce dernier, tout en défrichant sa terre, a vendu pour $400.00 de bois.Le village est à 8 arpents de la gare.Améliorations à étre encouragées: le.L'industrie laitière.2e.La culture du tabac.3e.La culture des arbres fruitiers.4e.La production du lard à bacon.Notre-Dame du Lac 150 familles de cultivateurs.75 minots de dîme de blé.1 beurrerie.Voici encore une belle paroisse agricole où il y a encore quelques terres à vendre dans la seigneurie Thomas dont l'agent, M.l'avocat Belloc, demeure à Campbellton, dans la seigneurie Coffin, etc.Ici, comme ailleurs, on se plaint du prix élevé demandé pour les terres des seigneuries.Si ces terres étaient 4 30 cents 'dcre au lieu d'une piastre, on compterait 300 cultivateurs au lieu de 150.Le village est situé sur les bords enchanteurs du lac Témiscouata qui mesure une longueur de 40 milles et une largeur de 2 à 3 milles.Ce lac très poissonneux fait les délices des touristes.Un magnifique petit bateau à vapeur du coût de $1,000.00 appartenant à M.M.Napoléon et J.-Bte.Bouchard est à la disposition des touristes moyennant une faible rémunération.Le voisinage d\u2019un si beau lac n'est que de nature à rendre plus agréable le séjour des cultivateurs de cette paroisse.La qualité du sol est bonne et les cultivateurs paraissent y vivre dans une honnête aisance.St.Louis du Ha! Ha! 195 familles dont 55 ne cultivent pas.115 minots de dîme de blé.l beurrerie améliorée.J\u2019ai eu le bonheur de rencontrer M.le Curé A.Bérubé, un homme très dévoué à l'agriculture et à la colonisation.Je lui laisse la parole; il a fait presqu\u2019une confession générale: \u2018Ma paroisse a fait beaucoup de progrès depuis quelques années et j'oserais dire que depuis deux ans le nombre de vaches a quadruplé, mais on ne retire pas encore de nos vaches tout le profit que l\u2019on pourrait retirer.On ne sème pas assez de légumes tels que la betterave, la carotte, les choux de Siam, le blé-d'inde.On sème beaucoup plus de trèfle et de mil qu\u2019autrefois.On étable et on soigne mieux les vaches qu\u2019autrefois, mais il reste encore beaucoup à faire sous ce rapport.On ne cultive ni tabac, ni lin.pas assez de soins au fumier.On compte à peine ici 300 pommiers.De sorte qu\u2019il y a encore beaucoup de besogne pour les conférenciers agricoles.La culture du blé a une grande tendance à augmenter, puisque de nulle qu\u2019elle était il y a à ans, j'ai eu cette année 115 minots de dime.La qualité de notre beurre et de notre fromage s\u2019améliore beaucoup grâce à la surveillance de notre inspecteur sur le lait apporté à la fabrique, et aux conseils qu\u2019il a donnés à notre fabricant.Il a passé une samaine ici.Je suis bien prêt à conseiller à tous les patrons des beurreries et fromageries de se \u2018\u2018syndiquer\u2019\u2019 pour mettre leurs établissements sous la surveillance d\u2019habiles inspecteurs.La récolte en 1898 a été excellente, la meilleure depuis bien longtemps.La plus grande partie de la terre de cette paroisse est de la terre argileuse.On sème le blé à raison de 2 minots de l\u2019arpent, l'avoine 3 minots, les pois 2 minots.On ne donne \u2018\u201c Quant à l\u2019émigration \u201d ajoute M.le curé elle est nulle.Cependant il y a un nommé qui nous est revenu l'an dernier, après 8 ans d'absence, avec sa femme et ses enfants à moitié morts.Il a acheté une terre $1500.00 dont il devait payer $400.00 comptant.N'ayant pas le sou, il a repris le chemin des Etats-Unis.C\u2019est la \u2018\u2018seule perte\u201d que nous ayons à déplorer.Quant aux chemins, il est plus que temips de songer à les réparer.Le grand chemin de Té- miscouata si beau jadis, si bien fait, se détériore rapidement maintenant, parcequ'il n'est pas entretenu. 123 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE Ce chemin d'au-delà de 100 milles de longueur commencé en 1848 par les soldats employés au service du Canada fut terminé en 1861.C'était alors la plus belle route du pays.ll nous faudrait, ajoute M.le curé, un concasseur qui pourrait être acheté par la Société d'Agriculture ou le conseil de comté.\u201d J\u2019approuve M.le curé, car de St.Louis du Ha! Ha! à St.Hubert et partout en général où existe ce chemin, si l\u2019on ne le répare pas avant 5 ans, il faudra en faire un nouveau, ce qui coûtera plus cher que d'en réparer un vieux.Sur un trajet de 12 milles, il nous a fallu aller le petit pas pour relever les branches d'\u2019arbres que la pesanteur du verglas l'hiver dernier avait inclinées vers le chemin.Une grande faute est à déplorer ici, me disaient quelques membres du cercle agricole.Il n\u2019y a plus que 12 cultivateurs qui font du sucre d\u2019érable ici.On détruit les sucreries pour en faire du bois de corde.Alors on tue la poule aux oeufs d\u2019or.Il faut espérer que le cercle agricole fera de grands efforts pour démontrer à ces vandales l\u2019énormité de leurs fautes.MM.le curé Bérubé et P.H.Pelletier ont semé avec succès du seigle et des pois ensembles.Ces M.M.prétendent que le seigle empêche la rouille et fait tenir les pois.On sème 1 1-2 de pois et 1 minot de seigle de l\u2019arpent.La 2ème année, dans les abattis, ce mélange fait merveille.M.P.H.Pelletier emploie la cendre avec succès sur les prairies.LES INDUSTRIES DE LA FERME Fabrication du cidre Pressage de la pulpe (Suite) La pulpe, résultat de l'écrasage des pommes, n\u2019est pas pressée immédiatement pour en extraire le jus, mais elle est recueillie dans des cuves, ou dans la fabrication sur une très grande échelle, dans des espèces de citernes cimentées peu profondes, et l'on y laisse se \u2018\u2018parer\u201d pendant un espace de temps qui varie entre douze et vingt-quatre heures.Pendant ce temps, on la remue et la retourne plusieurs fois afin que l'air agisse plus complètement sur toutes les parties des pommes divisées, et aussi afin d'empêcher un échauffement, une fermentation prématurée qui ne pourrait que nuire à la qualité du produit définitif.En agissant ainsi, on suit le second principe que m\u2019a enseigné mon vieux maître de là-bas, \u2018la macération de la pulpe après 1'écrasage,\u201d et dont je vais développer, en peu de mots, la raison et le but, tels qu\u2019il me les à expliqués.Cette macération a trois raisons d'être: lo.La masse subit une désagrégation dans les tissus qui rend la pression plus efficace.20.L'exposition à l\u2019air amène une coloration rougeâtre de la pulpe, d\u2019où résulte plus tard dans le cidre bien fabriqué, cette belle coloration ambrée qui le rend agréable à l'oeil, en même temps que sa saveur plaît au goût, deux points pussi essentiels l\u2019un que l\u2019autre, qui doivent caractériser un bon breuvage.3o.Le développement du ferment naturel.\u2014- Comme dans le jus du raisin, il existe également dans le jus de la pomme un ferment naturel qui doit agir pour transformer ce jus en cidre.Mais pour obtenir un bon produit, il est bon de donner à ce ferment un commencement d'activité, d'excitation, quand tous les principes de la pomme se trouvent encore en présence, alors que la vie apparente du fruit a été brisée par l\u2019écrasage.À ce point de vue, la macération de la pulpe, avant le pressage, correspond en quelque sorte à la formation du levain dans la fabrication du pain.#55 Maintenant, quelle presse employer ?Je ne puis pas savoir s\u2019il y aura des producteurs canadiens qui tenteront, cette année-ci, de fabriquer du cidre en grand ou sur une petite échelle, et d\u2019après les principes qui ne sont .pas les \u2018miens propres,\u2019 mais ceux de l\u2019expérience.Mais si l\u2019on agit comme je l'ai indiqué, tout système de pression rapide, après la macération, donnera un jus convenable, en admettant toutefois que les pommes employées soient de bonne qualité, c\u2019est-à-dire, d'une richesse suffisante en sucre.+ Nous avons ici, dans le commerce, une machine très bien agencée, fort commode en apparence, pouvant servir à la fabrication du ci- \u2014 = oe = 00 \u2014t Ste =~ ® =n wn LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTIOULTURB 129 dre.Elle contient, dans son ensemble, un moulin à écraser les pommes, lequel déverse directement la pulpe dans le récipient de la presse, et elle est cotée comme pouvant fournir de deux à six barils par jour avec le travail de deux hommes.Cette presse combinée ne convient pas du tout pour faire du cidre, et elle convient encore moins pour faire du vin.Fig.2,.\u2014Moulin-Presse.Quoiqu'il en soit, j'en donne la réprésenta- tion dans la figure 2, parce que la vue du dessin peut donner l\u2019idée à ceux qui voudront faire du cidre, de construire eux-mêmes, ou de faire construire une machine qui leur conviendra, sans empiéter sur les droits d\u2019invention requis.La raison capitale pour laquelle cette machine ne convient pas pour fabriquer le cidre, c\u2019est qu\u2019elle supprime nécessairement la macération de la pulpe, puisque l\u2019écrasage et le pressage se suivent sans interruption.J\u2019admettrais la division en deux parties fonctionnant indépendamment l\u2019une de l\u2019autre, mais jamais les deux opérations se suivant immédiatement.Cet appareil peut valoir de $20 à $30.Il est muni de deux récipients pour la presse.La pulpe tombe dans l\u2019un, tandis que la pression s\u2019applique sur la charge de l'autre.De cette façon, le travail est continu.Un minot de pommes pèse en moyenne 45 livres, et 100 livres de pommes rendent cinq gallons de jus pur, soit deux gallons et quart par minot.Mais la pulpe pressée une première fois contient encore une quantité notable de jus.On délaie cette pulpe dans la moitié de son poids d\u2019eau, soit environ un gallon, on laisse macérer une heure ou plus, puis on presse, et on obtient en second jus une qualité équivalente à l\u2019eau ajoutée.Quand on a à faire à de bonnes pommes donnant un jus bien riche en sucre, on mêle ensemble le résultat des deux pressions pour obtenir ce qu\u2019on appelle le \u2018gros cidre\u2019\u2019 dont la richesse en alcool est de 6 à 9 pour cent.On épuise la pulpe par une nouvelle addition d\u2019eau et une nouvelle pression qui donne un cidre léger appelé le \u2018\u2018petit cidre,\u201d et qui forme une boisson saine et rafraichissante propre à la consommation courante, mais qui ne pourrait pas se conserver.À mesure que le jus est produit on en emplit des tonneaux où il subira la fermentation pour se transformer en cidre.>K u * we I] est absolument nécessaire que ceux qui fabriquent du cidre se munissent d\u2019un aréomètre Fig.3.\u2014Aréométre Bauma.Baumé pour apprécier la richesse du jus ou \u2018\u201c\u201cmoût\u2019\u2019 en sucre.La fig.3 représente un de 130 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ces instruments, qui plongé dans un liquide, s'enfonce plus ou moins selon que le liquide est plus ou moins léger, et l'échelle graduée de la tige indique la densité.Le tableau suivant indique la richesse en sucre pour 100 lbs de jus correspondant aux différents degrés de l\u2019aréomètre Baumé.Degré Baumé Poids du gallon enlbs Sucre p.c.Alcool correspondant 1.10.77.\u2026.1,8.0.9 .10.14.3.6.1.8 .10.21.\u2026.\u2026.5,4.\u2026 2,7 .10,28.\u2026.\u2026.T2.\u2026.3.6 .10.86.9.0.45 .10.43.108.56,4 .\u2026 .10.51.12.6.6.3 ee \u2026 .10.,59.\u2026.15,8.\u2026.T6 9.10.67.16.2.8.1 10.10.75.18.0.9.0 11.10.83.19.9.9.9 12.109 .21.7.10.8 Appliquant ce tableau à notre travail, si la première pression nous a donné par minot 2 gallons de jus marquant 10 degrés, et la seconde un gallon marquant 6 degrés, le mélange nous donnera trois gallons de moût de 18-18 +10.8 158 =15.6, richesse en sucre correspondant à 8° Baumé, et capable d\u2019une richesse en alcool de 7.8.Pour qu\u2019un cidre soit de bonne conserve, il faut que sa richesse en alcool soit au moins de 6 pour cent.OCT.CUISSET.(A suivre).CHOSES ET AUTRES Nitrate de soude.\u2014Dans le livre de Mr.L.Grondeau, sur la \u201cFumure des Champs et des Jardins,\u201d nous trouvons la remarque suivante: \u2018\u2018Le nitrate employé à la fumure des plan- tes-racines, ne doit jamais être répandu à la surface du sol, après la levée des plantes; il doit être introduit dans le sol avec le dernier labour; l'épandage du nitrate en couverture a généralement donné de mauvais résultats dans la pratique.\u201d Cette opinion ne parait pas-être partagée par tous les agronomes.Pour la fumure de.la betterave et de la pomme de terre M.Grandeau recommande d'\u2019incorporer le nitrate au sol avant l'ensemencement.Les scories et les paturages.\u2014 Le Dr.So- merville, du \u2018\u2018Durbon College of Science,\u201d a fait des expériences dans le but d\u2019améliorer ses pâturages.Par une légère application de scories, il a tellement amélioré un champ de trois acres, qu\u2019il a pu nourrir le double de moutons dans ce pâturage.Cette fumure a provoqué la croissance d\u2019une grande quantité de trèfle blanc, tandis que cette plante n'était guère visible sur la partie du pâturage qui avait été privée de phosphates.Exportations de beurre et de fromage.\u2014- Depuis l\u2019ouverture de la navigation jusqu'au 28 août dernier, il a été exporté du port de Montréal, pour l\u2019Angleterre, 223,195 boîtes de beurre.Pendant la période correspondante de I'an dernier, il a été exporté seulement 87,070 boîtes.Cette année il a été exporté 1,097,704 bottes de fromage, c'est-à-dire, 144,133 boîtes de plus que l\u2019an dernier.Luzerne.\u2014 Préparez-vous à faire l\u2019essai de la luzerne sur une petite échelle.Cette graine doit être semée dans un champ libre de mauvaises herbes, bien fumé à l'avance, avec un sous-sol perméable.La question du sous - sol est importante pour cette plante.Les sous- sols calcaires sont ceux qui lui conviennent le mieux, et ses racines y descendent profondément.Tas de fumier.\u2014 Le tas de fumier doit être carré, le plus haut possible, et bien foulé pour que l'air n\u2019y pénètre pas.Une fois le tas bien fait, il faut encore l'empêcher de se dessécher, et on y arrive en le recouvrant d\u2019une couche de terre.Beurre en boites.\u2014 Boîtes préférables aux timettes pour l\u2019exortation La demande à l'exportation est excellente; on paie volontiers 20 1-2c, et parfois 21c pour le beurre de choix en boîtes, mais le beurre en tinettes est, pour le moment, de vente très difficile.Nous avons déjà signalé à nos lecteurs, à plusieurs reprises, la préférence de plus en plus § LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 181 marquée des acheteurs anglais, pour le dernier mode d'emballage.C'est aux fabricants à se conformer au goût des acheteurs, s\u2019ils veulent vendre et bien vendre leurs produits.Pour le beurre destiné à être consommé au Canada, la tinette est encore le meilleur récipient.(Prix Courant).Production du lait.\u2014 Mr.H.C.Cook, un cultivateur laitier, de Lewis Co., N.Y., dit qu'avec un troupeau de 100 vaches, dans l\u2019espace de douze ans, il a réussi à augmenter la production par vache de 3,000 livres à 6,000 et 7,000 livres de lait par année, en pratiquant la sélection.Labour profond, \u2014 C\u2019est à l'automne qu\u2019il faut faire les labours profonds, jamais le printemps.Il est bon, toutefois, de ne pas approfondir beaucoup en une seule fois.Si l\u2019on a soin de n'approfondir chaque fois, que 1 pouce ou 2, on n'éprouvera aucun effet fâ- eheux de ce labour profond.Culture intensive.\u2014Fngrais chimiques.\u2014 Rende- went du blé par arpent.\u2014 D\u2019une lettre que le département vient de recevoir, nous faisons l\u2019extrait suivant : \u201cDans le village de Ben-Ahin, à 7 lieues de Liège, (Belgique), j'ai visité une très belle ferme dont le fermier, homme très instruit et très intelligent, M.Dijon, lit notre journal as- sidument.La femme, personne très distinguée et excellente menagère, m\u2019a dit qu\u2019elle avait puisé dans \u2018\u2018notre excellent journal, une quantité de renseignements et de recettes d\u2019économie domestique qui lui étaient de grande utilité.\u201d (Je ne fais que citer ses propres paroles).M.Dijon, qui paie pour sa ferme un loyer annuel de 4,000 francs, achète, tous les ans, pour environ 3,000 francs d'engrais chimiques; grâce à ces engrais qui servent à compléter ses engrais de ferme, il obtient de cette culture intensive des résultats tout à fait ré- numérateurs sur une terre qui était très appauvrie quand il l\u2019a prise à loyer.Les récoltes de blé ont atteint depuis deux ans un rendement de 30 à 35 minots par arpent, et il espère bientôt dépasser ces chiffres.J'ajouterai que M.Dijon ne perd pas une minute.Quand il ne travaille pas aux champs, il étudie; il cherce tous les moyens d\u2019augmenter ses ressources par une culture rationnelle.\u2019 Scories de déposphoration et épandage.\u2014 Quelle quantité de scories doit-on épandre par arpent?Quand cet épandage doit-il avoir lieu ?\u2018Un cultivateur.\u2019 \u201cRéponse: Un peut employer 400 livres de scories par arpent.Le meilleur temps pour en épandre est l'automne.0-0 Sec.OCTOBRE ux généraux de la ferme Achever ae rentrer les pommes de terre, les choux, les racines fourragères, et autres légumes et les mettre à l\u2019abri de la gelée.Répandre les composts et autres engrais sur les prairies ainsi que les fumiers si on n\u2019a pas de cultures sarclées à faire au printemps.Continuer les labours et les travaux d\u2019automne chaque fois que le temps le permet.Ramasser et transporter les feuilles sèches et les employer, soit en composts, soit en litière.Mettre les étables, écuries, granges, grenier, etc., en ordre pour l\u2019hiver.Jeunes animaux, animaux de réserve et d\u2019élevage, animaux à l\u2019engrais Les jeunes animaux de l\u2019année doivent être rentrés à cette époque, car le temps est souvent trop humide ou trop froid.À cette saison, il est dangereux de laisser les veaux de l\u2019année sur des prairies basses et humides.Ce danger est moins grand lorsqu\u2019on les rentre pour la nuit ; cependant, partout où l\u2019herbe est humide, les veaux sont plus sujets à être atteints de maladies.Ce sont les animaux les plus faibles qui risquent le plus d\u2019être atteints ; il faut donc s\u2019efforcer de tenir les animaux en bonne santé.Pour cela, de bons grains, de bon foin, des tourteaux, sont ce qu\u2019il y a de mieux.Lorsque les jeunes animaux ne sortent pas de l\u2019étable ou de la cour, il faut leur composer des rations avec du foin, des racines et des tourteaux.On peut laisser les animaux d\u2019un an un peu 132 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE plus longtemps au pâturage, si le temps n\u2019est pas trop frais ; mais, pour les tenir en bon état, il faut, à cette époque, ajouter au pâturage un supplément de nourriture, tel que le foin, tourteaux, racines.Aux jeunes animaux rentrés à l\u2019étable, on peut aussi donner, pour la nuit, .des restants de pailles provenant des battages.Il n\u2019est pas toujours avantageux de donner du foin à tous les animaux, mais la paille nouvelle est mangée facilement surtout si elle est arrosée d\u2019une bouette._ Les animaux de plus d\u2019un an sont ordinairement nourris de racines et de pailles.Il est avantageux de hacher la paille et les racines.Les animaux qui sont presque bons à être mis à l\u2019engrais peuvent recevoir des tourteaux ou d\u2019autres aliments concentrées, à raison de 2 à 6!lbs par jour.On accroît cette quantité au fur et à mesure que l\u2019animal grandit et qu\u2019il engraisse, et on commence ce régime trois ou quatre mois avant de les mettre définitivement à l\u2019engrais.Les navets blancs semés en mai sont les premières racines mûres ; ils sont suivis des navets jaunes, mais il vaut mieux ne pas donner de \u2018choux de Siam avant le mois d\u2019octobre.On devrait cultiver beaucoup de navets comme nourriture d\u2019automne.Il serait bon d\u2019en donner depuis octobre jusqu\u2019à la fin de décembre.On peut encore donner à ces animaux les patates que l\u2019on a en surplus.Les carottes et panais sont très nourrissants, mais comme ces racines se conservent bien il vaut mieux attendre l\u2019hiver pour les donner aux animaux.Il faut pousser activement l\u2019engraissement des animaux à l\u2019engrais qui doivent être vendus vers Noel.Il faut en prendre un soin spécial, les déranger le moins possible, veiller à la qualité de l\u2019eau qu\u2019ils boivent.La quantité de tourteaux ou d\u2019autres aliments riches de la ration doit être augmentée graduellement, en mélange avec des racines coupées et de la paille hachée.Varier de temps en temps la nourriture, mais sans brusquerie.Vaches Laitières.À ce moment où l\u2019herbe est pauvre, les choux, quand on en a, forment pour les vaches une nourriture très avantageuse, très saine et favorisent la production du lait.Quand les vaches sont au pâturage, on leur donne les choux entiers.A létable, on les leur donne coupés et mélangés à d\u2019autres aliments grossiers, ou mieux en mélange avec de la paille de l\u2019année, de la graine de lin moulue, ou des tourteaux de coton ou de la moulée.Si le temps devient tout à fait froid ou humide pendant le jour, il faut alors rentrer les vaches à l\u2019étable, les frotter vigoureusement avec un bouchon de paille et leur donner une pâtée chaude.Les vaches à l\u2019étable doivent être nourries régulièrement à des intervalles suffisamment rapprochés.Elles doivent y être nourries un peu comme les animaux à l\u2019engrais, mais avec cette différence qu\u2019il faut viser au lait et non à la graisse, il faut donc leur donner une nourriture plus azotée.Parmi les aliments qui favorisent la production du lait et sa richesse, il faut nommer les tourteaux de coton décortiqué, les pois, les fèves, l\u2019avoine, les tourteaux de lin et les germes de malt.L\u2019orge et le blé échauffent trop les animaux.On admet généralement que l\u2019orge diminue la sécrétion du lait.Les drèches de brasseries et diatilleries et l\u2019ensilage augmentent la quantité, mais non la qualité du lait.Tenez scrupuleusement propres les auges et tous les ustensiles qui servent à préparer les aliments aux animaux.Au commencement de 'hiver, les étables doivent étre propres, désinfectées et bien en ordre.Moutons Les brebis portent en moyenne de 20 à 22 semaines ; il faut donc mettre Je bélier avec les \u2018brebis environ 5 mois avant l\u2019époque à laquelle on désire avoir des agneaux.On peut commencer à mettre le bélier avec les brebis en octobre, si on veut des agneaux de bonne heure au printemps.Le mois d\u2019octobre demande beaucoup de travail aux bergers.On rentre les moutons à la bergerie où on commence à les nourrir avec des racines fourragères.Si les moutons n\u2019ont pas encore été baignés pour détruire les insectes ou parasites qu\u2019ils portent dans leur toison, il ne faut pas tarder à le faire, car à cette époque la laine devient longue et et les brebis lourdes.Lorsqu\u2019on donne des betteraves aux moutons, il faut éviter qu\u2019elles aient des feuilles ; il ne faut pas non plus leur donner de trop petites racines ; cela pourrait être dangereux.Il ne faut pas leur donner des racines couvertes de givre.En même temps que les racines, on doit donne, LE JOURNAL D\u2019AGRIOULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 133 une bonne [portion de foin ou d\u2019autre nourriture sèche.Ne pas attendre trop longtemps avant de donner des aliments secs aux brebis pleines.Les brebis qui ont mis bas pendant l\u2019automne doivent recevoir chaque journée une bonne portion de tourteaux de lin, et quand les agneaux sont assez forts pour en digérer, il faut leur en donner aussi.Chevaux Pendant ce mois les chevaux ont à travailler aux labours d\u2019autonine, etc., et doivent étre nourris en conséquence.Il vaut mieux leur donner moins à la fois et plus souvent que faire le contraire.Le foin ou la paille hachés mélangés avec des grains, constituent la nourriture normale de ces animaux, et comme grain, on préfère généralement l\u2019avoine.Les féveroles (fèves à cheval) cependant, sont plus nourriseantes et, lorsque le travail est rude, il est bon d\u2019en mélanger un peu à l\u2019avoine.Le blé d\u2019Inde est très bon, mais il ne faut pas le donner seul car il engraisse les chevaux sans cependant leur donner autant de force que les autres grains dont nous venons de parler.Dans les écuries bien tenues, le foin n\u2019est jamais haché, mais donné long, tandis que la paille de blé ou d\u2019avoine est toujours hachée.Il faut souvent donner à boire aux chevaux, mais pas trop à la fois.Lorsque les chevaux rentrent du travail et qu\u2019ils ont chaud, il ne faut pas les laisser boire beaucoup à la fois, cependant une petite quantité en ce moment peut leur faire du bien.Les écuries doivent être bien ventilées ; il faut cependant éviter les courants d\u2019air, surtout sur les pieds des chevaux.Vers cette saison, on peut commencer le dressage des jeunes chevaux.Ceux de 24 ans, s\u2019ils sont vigoureux, peuvent être mis à un travail léger pendant quelques semaines avant l\u2019hiver ; puis on les rentre pour l\u2019hiver.Les jeunes poulains peuvent être sevrés pendant ce mois.Il faut toujours mettre du sel à la portée des chevaux, ou bien en mélange à leurs aliments.Porcs Rentrer à la porcherre les porcs qui sont avancés pour être mis à l\u2019engrais.Nourrissez-les gé- néreusemènt avec ce que vous avez de mieux en fait d\u2019aliments.Donnez-leur des grains, des pois, des fèves avec les aliments liquides ordinaires, comme les résidus de laiterie et les légumes cuits à l\u2019eau et écrasés.L\u2019orge est ce qui convient le mieux aux cochons.C\u2019est ce qui donne fla; meilleure qualité de viande.Il est bon de la donner broyée aussi finement que possible.L\u2019engraissement des porcs presque bons pour la boucherie devrait être terminé avec des bouettes épaisses.Pour ces bouettes, la moulée d\u2019orge est ce qu\u2019il y a de mieux.Vient ensuite la moulée d\u2019avoine, et les pois.Un peu de farine de fève donne de la fermeté à la viande.La farine de blé d\u2019inde peut être mêlée en petite quantité aux autres aliments, mais il ne faut pas la donner seule.Les cochons d\u2019élevage doivent ftoujours être tenus dans le meilleur état possible.Choisissez parmi eux les meilleurs pour l\u2019engraissement et vendez les autres le plus tôt possible.Donnez aux jeunes cochons de la dernière portée le reste des résidus de beurrerie ou de fromagerie qui n'auront pas servi aux porcs à l\u2019engrais et aux truies pleines.Mêlez un peu de moulée avec le lait.On peut commencer à leur donner des choux.Les choux, les carottes, les navets, les betteraves, constituent une excellente nourriture pour les porcs qui grandissent.Les truies qui ont eu des petits doivent d\u2019abord recevoir des bouettes légères.Plus tard on leur donnera une nourriture plus substantielle.Les aliments des porcs doivent toujours être salés.Les loges des porcs et les auges doivent toujours être tenues dans le plus grand état de propreté.La litière de paille doit être changée fréquemment.On ne doit jamais laisser le fumier s\u2019accumuler dans les porcheries.C\u2019est une excellente chose d\u2019avoir toujours une provision de tourbe, de terre sèche ou de bran de scie pour répandre comme litière dans la porcherie.Volailles Nettoyer avec soin les poulaillers, y faire toutes les réparations nécessaires, et mettre tout en ordre pour les mois d\u2019hiver.Eviter l\u2019humidité qui ne doit jamais exister LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE hi il Vu ON LA ; ny ef Alu A br A $ ak a Ath lee 114) ve Le CU (, Ll \\\\ { N 73 ) J d \u201c | AA AN NA ou ple dlc Clea [tw dans un bon poulailler, surtout sur les planchers.Blanchir les murs à la chaux.S\u2019assurer que le poulailler est à l\u2019abri de la pluie et des eaux du dehors C\u2019est une bonne chose de creuser un fossé tout autour du bâtiment et à un pied environ des murs.Une bonne chose aussi est de ne pas avoir trop de poules dans le même poulailler.A cette saison, les poules pondent peu, à moins qu\u2019on n\u2019en prenne beaucoup de soin.Ce sont surtout les jeunes qui pondent, les vieilles n\u2019ayant pas encore fini de muer.Pour avoir des œufs, il faut donner une bonne nourriture aux poules ; chaque fois que l\u2019on donne un repas chaud, on est sûr d\u2019une augmentation dans le nombre des œufs, surtout au moment où les froids vont prendre.Octobre-Novembre Mettre en tout temps À la disposition des poules, du sable et de la chaux ou de la marne en abondance, Les repas doivent être réguliers et il doit y avoir de l\u2019eau fraîche en abondance.4 Btn ae J A cell, > jeu ibd URRY 0 Bi hs L XN e\u2014\u2014\u2014\u2014 A a Col À DR rue ELA (LA wl te bgp ) if Wbvm ai Lal bees is X UN y | es, Walid fs 7 ANIMAUX DE LA FERME Hackney pur sang.\u2014 Nous reproduisons ci-dessous, la photographie prise à l\u2019Exposition de Québec, d\u2019un magnifique Hackney pur sang, importé d'Angleterre par l\u2019Honorable Monsieur Cochrane, de Hillhurst, Co.Compton.C\u2019est un cheval remarquable, brun foncé, pesant 1,200 lbs, et âgé de 6 ans.C\u2019est l\u2019un des fils du fameux Hackney anglais, Gaston, duc de Connaught.Il a déjà remporté de nombreux prix au Canada et aux Etats-Unis, et en particulier, des premiers prix à New York, Boston, Philadelphie, Toronto, Montréal et Ottawa.Des félicitations doivent être adressées à l'honorable Monsieur Cochrane, pour le choix si judicieux qu'il a su faire en vue de I'amélioration de la race chevaline dans la Province de Québec.ENGRAISSEMENT DES POULETS EN ANGLETERRE ET AU CANADA M.Samuel Taylor, près d\u2019Uckfield, Angleterre, a la réputation d\u2019être l\u2019un des meilleurs engraisseurs de volailles de la Grande-Breta- LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 135 L'an dernier il avait en moyenne 400 poulets qu\u2019il engraissait.Les gne.douzaines de deux tiers de l\u2019engraissement se font à ciel ouvert.M.Taylor n\u2019élève pas un dixième de tous les poulets qu\u2019il engraisse.Il a un hom- qui fait tous les quinze jours certaines tournées, allant chercher les poulets chez les cultivateurs.Les cultivateurs et les petits éleveurs les font arriver au poids vif d'environ 8 1-2 livres et puis les vendent.L\u2019engraisseur de poulets vient les prendre et les paie en moyenne un shilling 9 pence chacun, ce qui fait 42 centins de notre monnaie.Les cages où l\u2019on engraisse les poulets ont environ 6 1-2 pieds de longueur sur 16 pouces de largeur intérieure.Chaque cage est divisée en trois compartiments, dont chacun contient cinq poulets, ce qui fait 15 poulets dans chaque cage.Les cages sont faites de lattes ou bien de verges de noisetier telles que celles que l\u2019on emploie pour la confection de corbeilles pesantes.Une petite porte à coulisse sur le devant de chaque compartiment permet de prendre les poulets quand on veut les sortir.On nourrit les poulets pendant environ trois semaines, tantôt un peu moins, tantôt un peu plus, suivant leur condition quand on les reçoit et suivant la demande plus ou moins grande On nourrit les poulets d'avoine moulue très fine, l\u2019enveloppe du grain étant réduite presque en poussière, à laquelle on ajoute du lait écrémé soit frais, soit aigre, de préférence aigre.Le mélange a à peu près la consistance d\u2019une bouillie.On donne la farine crue.En face de chaque cage était une petite auge de bois en forme de V, d'où les poulets peuvent prendre la pâtée en passant la tête entre les lattes de la cage.Tantôt on prépare la pâtée le matin pour toute la journée, tantôt on la donne aussitôt après avoir fait le mélange.On donne d'abord un peu de mélange aux poulets trois fois par jour.Trois fois par jour un homme en prend un seau plein et, à l\u2019aide d'une spatule, ii en étend le long de l\u2019augette.Pendant la première semaine on en donne aux poulets de manière qu\u2019ils aient faim à chaque repas, après quoi on leur en donne autant qu\u2019ils veulent manger Les dix derniers jours on ajoute un peu de suif au mélange.On fait fondre le suif et on le mêle avec une petite aiantité de la farine ; on le mêle ainsi facilement avec la masse en- titre.Au commencement de la période d'engraissement de 10 jours on donne une livre de suif par jour à 70 poulets et à la fin de cette période on donne une livre de suif par jour à 50 poulets.Quelquefois on frotte une pincée de soufre sous les ailes afin de tuer la vermine.Il est bon d'appliquer deux fois du soufre à une semaine d'intervalle.Après qu\u2019on a nourri les poulets pendant environ une semaine avec de la bouillie claire trois fois par jour, on leur donne pendant environ une semaine une bouillie plus épaisse deux fois seulement par jour; puis pendant la dernière semaine de la période d\u2019engraissement on leur donne la nourriture à l\u2019aide de ce qu\u2019on appelle une gaveuse.On ne fait pas usage de mais.Le mais rend la graisse des poulets jaune, ce que l'acheteur anglais n\u2019aime pas.Il veut la chaire aussi blanche que possible; et les nourrisseurs trouvent que le meilleur mélange est celui d\u2019avoine et de lait écrémé.Pour tuer les poulets, on leur tord le cou.On plume les poulets lorsqu'ils sont chauds.On tire les plumes un peu en dehors et du côté opposé à la queue par un mouvement brusque et rapide.L'an der- dernier, M.Taylor a vendu ses poulets la pièce 84 centins de notre monnaie.Au Canada, on doit faire jeuner les poulets 36 heures avant de les tuer afin qu'il ne reste pas de nourriture dans le jabot et dans les intestins.Pendant l\u2019engraissement, les poulets gagnaient en poids environ 2 1-2 livres chacun.Le gouvernement fédéral a établi au Canada deux stations d\u2019engraissement de poulets, pour lesquelles M.Robertson a fait faire un certain nombre de cages semblables à celles employées en Angleterre.Les lattes ont un pouce sur cing-huitièmes, sont rabotées afin que le nettoyage des cages soit plus facile; elles sont en bois blanc.Les cages n'ont d\u2019autre fond que les lattes; la fiente tombe sur le sol.Les cages sont à environ 3 1-2 pieds de terre; on étend de la terre ou du sable au-dessous pour recevoir la fiente.Les lattes du fond doivent être espacées de trois quarts de pouce et la latte extérieure la plus rapproché de chaque côté doit être à un pouce ou davantage de la pièce du coin, afin que la fiente des poulets ne s\u2019y accumule pas. LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019'HORTICULTURE Un point important est de donner la nour- ritare régulièrement; s'il reste dans le jabot une partie du repas précédent, il ne faut rien donner jusqu\u2019à ce que le jabot soit tout à fait vide.Il faut donner du gravier au moins une fois par semaine et de l\u2019eau tous les jours.La conservation en bon état n'est possible que si les poulets ont jeuné pendant trente- six heures et s\u2019il ne reste dans le jabot ou leurs intestins aucune nourriture qui puisse se décomposer.Il vaut mieux payer 60 centins pour un poulet bien engraissé que 20 centins pour un poulet maigre.(Extrait d\u2019un témoignage de James W.Robertson, Commissaire de l'agriculture à Ottawa).a o\u2014 dé +> LES VOLAILLES A L\u2019EXPOSITION PROVINCIALE DE QUEBEC Le département des volailles a l'exposition de Québec a attiré l'attention générale des visiteurs et mérité des éloges unanimes.Elle a été très remarquable, cette exposition tenue du 11 au 18 septembre courant au village Stadacona, près Québec; tous les journaux ont été unanimes à le reconnaître; et, comme amateur-praticien, je m'en réjouis grandement.Il y avait là un millier de volailles, de toutes formes, de toutes couleurs et de tous poids, depuis l'énorme dindon bronzé pesant 35 livres jusqu\u2019à la minuscule Bantam de 20 onces ; de quoi satisfaire tous les goûts.Toutes les races, avec leurs nombreuses variétés y étaient représentées.Celles qui ont davantage fixé notre attention ce sont les races d'utilité pratique, d\u2019un usage général; les sujets ne manquaient pas.Dans une étude très élaborée intitulée \u2018\u201cChoix des Volailles,\u2019 parue dans le présent journal, No du 22 août dernier, et 8 septembre courant, on y lit le paragraphe suivant: Races préférables au cultivateur.Pour éviter au cultivateur des recherches longues et souvent infructueuses, nous avons fait choix, dans chaque classe, sous-races et variétés, en vue des profits à réaliser.Dans la classe asiatique, la meilleure race pour la quantité et la qualité de sa chair, en même temps que pour une production raisonnable d'oeufs très riches, est la Brahma, variété foncée.(Dark Brahma).Dans la classe de la Méditerranée, les meilleures races sont: la Livourne, variété brune, à grande crête (Single Comb Brown Leghorn), et la Minorque, variété noire (Black Minorca).Parmi la classe américaine, c\u2019est la sous-race Plymouth-rock, variété jaune ou couleur chamois (Buff Plymouth-rock).Or, notre conviction, avec raisons motivées, étant que les races préférables sous tous rapports, sont celles ci-dessus indiquées, c\u2019est donc celles-là surtout qui ont eu tous nos suffrages.Cette exposition a été superbe et constitue la meilleure preuve du progrès constant et continu que subit, depuis un certain nombre d\u2019années, la lucrative et intéressante industrie de l\u2019élevage des volailles.J.B.PLANTE.ee Engraissement des porcs.\u2014 Petit lait.\u2014 Lait écremé.\u2014 Un bulletin publié par le Département d'Agriculture américain, rend compte d'expériences faites sur la ferme du \u2018\u2018Midland Dairy Institute,\u201d à Kingston, relativement à l\u2019engraissement des porcs.Les aliments employés, ont été la farine de blé-d'inde, le petit lait, et le lait écremé.Le lait écremé a été évalué à 2.02 cents le gallon, et le petit lait à 0.67 cents.L\u2019engraissement le plus économique et le plus rénumérateur, a été fait avec la farine de blé-d\u2019inde mêlée au petit lait, ou au lait écre- mé.Il est beaucoup plus profitable de donner aux pores le lait écremé et le petit lait, que de les vendre aux prix ci-dessus mentionnés.Il est aussi profitable de les acheter à ce prix, pour les mêler au mais.On est arrivé à la conclusion qu\u2019un gallon de lait écremé en un peu moins de deux gallons de petit lait, ont la même valeur comme nourriture pour les porcs.\u2018L\u2019American Cultivator\u201d recommande de commencer l'engraissement des porcs de bonne heure l\u2019automne, lorsqu'il y a beaucoup de lé- \u2014 = JQ gumes à donner avec le grain.Les légumes et les fruits invendables doivent être cuits avec le grain pour être donnés aux porcs.ll est bon d\u2019ajouter à cette nourriture du grue (wheat midlings), que l\u2019on fait aussi cuire.Le grue favorise la croissance de ces animaux.Concours de vaches laitières en Angleterre.\u2014 Tous les ans, la société d\u2019agriculture de Iring, Angleterre, tient un concours de vaches laitières.Cette année, dans une classe, le premier prix a été décerné à une vache Jersey, pesant 929 livres.Son rendement en lait pour 24 heures, a été de 51 lbs, 11 ozs., et de ce lait on a obtenu 3 lbs, 6 3-4 ozs de beurre, ou 1 livre de beurre par 15 livres de lait.Dans une autre classe, le premier prix a été décerné à une vache Shorthorn, pesant 1,316 livres.Elle a donné dans les 24 heures, 61 lbs 2 ozs de lait.De ce lait, il en a fallu 25 lbs (2 1-2 gallons) pour produire une livre de beurre.Soins aux ruches.\u2014 N\u2019oublions pas que, lorsque les ruchers ont besoin de nourriture, il vaut mieux la leur présenter en automne, lorsque les abeilles peuvent encore mieux l\u2019emmagasiner, que pendant l'hiver, lorsqu'elles sont dans un état d'engourdissement et de torpeur.Ne jamais donner de nourriture pendant le jour, attendre le soir ; rétrécir les entrées pendant le nourrissement, ne pas l'oublier ; composer un sirop avec 4 pintes d\u2019eau et 14 livres de sucre, faire fondre, et laisser faire quelques bouillons ; certains apiculteurs ajoutent à ce sirop une poignée de sel ; on donne la nourriture froide ; chaque système de ruche ayant son nourrisseur spécial, nous n\u2019avons rien à indiquer, ni à conseiller sur ce sujet.LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE ARBORICULTURE ET HORTICULTURE FRUITIER Récolte des fruits\u2014 Eviter les meurtrissures\u2014Serrer les fruits secs\u2014 Pourriture\u2014 Fermentation\u2014Ne pas renouveler I air\u2014 Double porte\u2014 Exclusion de la lumiére \u2014Degré de température\u2014Degré d\u2019 humi- dité\u2014Chlorure de calcium\u2014Que faire en l\u2019absence d\u2019un fruitier ?\u2014 Papier de soie et tonneaux \u2014 Sable et charbon\u2014T'roirs.Le fruitier est un local destiné surtout à la conservation des poires et des pommes.Voici les conseils que nous avons à donner sur son aménagement.Tout d'abord, je suppose que vous avez un jardin fruitier et que vous allez faire la cueillette vous-même, ce qui est toujours agréable cacsaues , surtout quand on est deux.Eh bien, il faut cueillir les pommes et les poires un peu avant leur maturité complète: si vous attendez trop pour les récolter, elles risquent beaucoup plus d\u2019étre attaquées par les insectes ou détériorées par une gelée précoce.En les cueillant il faut prendre grand soin de ne pas les blesser, ce à quoi l'on arrive en les détachant à la main et en les disposant, avec beaucoup de précaution, au fond d\u2019un panier rempli de rognures de papier.On choisit pour cette opération l'après-midi d\u2019une journée bien sèche: la moindre goutte de rosée ferait pourrir vos fruits.Vous ferez même bien de les essuyer avec une flanelle avant de les rentrer dans la fruiterie.Ceci fait, vous choisirez exclusivement les fruits qui ne seront ni piqués ni tachés et vous les placerez dans le fruitier sur des tablettes à jour fixées au mur ou des claies à claires-voies, étagées les unes au-dessus des autres, à environ un pied de distance.Une couche de mousse est disposée au-dessous des fruits de manière que les points de contact avec la claie soient aussi peu nombreux que possible et que la pression qu\u2019ils exercent sur eux-mêmes soit réduite au minimum.Les poires reposent sur la partie opposée à la face qui regardait préalablement le soleil; les queues sont dirigées entre deux poires du rang précé- 138 LÉ JOL RNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURK dent.Les pommes reposent sur leur base.Quand on a des poires ou des pommes auxquelles on tient particulièrement, on les enveloppe au préalable dans du papier de soie ou dans de la paille de bois.Habillées ou non, elles ne doivent jamais se toucher et celles qui se gâtent doivent être enlevées rapidement.Ce qui est encore plus important que tout ce que nous venons de dire, c\u2019est l'entretien du fruitier.Nous avons en effet à lutter contre le blettissement qui enlève aux poires leur aro- ne, la pourriture qui les altère complètement et enfin la fermentation qui transforme leur sucre en alcool.Or, quels sont les agents qui provoquent ces perturbations.Ce sont les excès de chaleur, d'humidité, d'air et de lumière, autant de points importants sur lesquels les ménagères et les jardinières ont les idées les plus erronées.lo.L'air ne doit pas être renouvelé.Le meilleur moyen pour y arriver est de munir le fruitier d\u2019une double porte dont on ferme la première pendant qu\u2019on ouvre la seconde et réciproquement.Plus l'air sera \u2018\u2018asphyxiant,\u201d mieux cela vaudra.Il ne faut pas cependant pousser l'amour des fruits jusqu\u2019à se faire \u2018\u201cpérir.\u2019\u201d Si une bougie s'éteint dans l'atmosphère du fruitier, un léger courant d\u2019air ne fera pas de mal.20.La lumière ne doit pas pénétrer dans le fruitier.30.La température ne doit pas étre trop basse ni trop élevée, et ne pas osciller au-delà de 43 degré et 47 degré Fahr.Plus basse, la température ferait geler les fruits; plus élevée, elle les ferait fermenter ou mürir trop vite.Si elle variait trop brusquement, la peau se gercerait et laisserait pénétrer les moisissures.4o.L'humidité ne doit pas être suffisamment faible pour dessécher les fruits, ni surtout assez humide pour les faire pourrir.Conditions bien difficiles à réaliser, auxquelles on arrive cependant, en mettant, au milieu du fruitier, du chlorure de calcium dans un entonnoir de zinc dont le tube plonge dans un vase à tubulure étroite.Le chlorure absorbe l'humidité ambiante et coule dans le vase inférieur.Mais si l'on voit les poires se dessécher, on doit cesser, au moins pendant quelque temps, de renouveler la matière deliquescente.Mais, me direz-vous, si je ne possède pas\u2019 de fruiterie, comment vais-je faire.Les moyens ne manquent pas; voici les principaux: lo.Envelopper les fruits dans du papier de soie et les mettre dans des tonneaux, en ayant soin de les séparer avec de la paille de bois.20.Mettre les fruits tels quels dans des placards fermés, placés dans un endroit frais, exposés au nord, et où l\u2019on ne fait jamais de feu.3o.Stratifier les fruits dans des boîtes avec du charbon pulvérisé, mélangé à du sulphate de fer ou simplement avec.du sable.40.Mettre les fruits à l'étuve pendant quatre jours, pour les tremper dans de la cire blanche fondue et mêlée à un peu de suif.Les fruits se couvrent ainsi d\u2019une mince couche de cire protectrice.5o.On peut aussi, et c\u2019est une des méthodes les plus pratiques, faire fabriquer des sortes de tiroirs en bois que l\u2019on garnit de fruits, comme on le fait avec les claies, et que l'on empile les uns sur les autres.Chaque boîte sert de couvercle à celle qui est au-dessous; la plus élevée seule possède un couvercle.On place ce fruitier économique et en somme très suffisant pour les petits ménages dans une pièce non chauffée; si le froid devient trop vif, on recouvre les boîtes de paillassons.Visiter tous les huit on quinze jours ponr enlever les fruits gâtés.(Conservation des Fruits, par H.Coupin).\u2014- LA FERMENTATION DU TABAC Beaucoup de tabaciculteurs, dans notre Province, ne font pas fermenter ; c\u2019est, cependant, le moyen de réaliser de hauts prix de vente, pour autant que la fermentation soit bien conduite.À cet effet, la grande culture doit disposer pour le séchage et la fermentation du tabar, de locaux permettant de régulariser l\u2019aération, le degré hygrométrique de l\u2019air, etc.Il fant, autant que possible, opérer chaque fois sur des quantités de 1,500 à 1,600 livres.Le local doit être chaud, aérable, l\u2019air modérément gec ; dans un air trop sec, le tabac ne s\u2019échauffe pas ou trop peu ; s\u2019il est trop humide, les feuilles perdent leur élasticité et acquièrent une odeur désagréable dont participe la fumée.On reconnaît le moment de mettre en fermentation, lorsque les feuilles au séchoir, ont abandonné environ 75 p.c.de leur eau de végétation, tre pré ed ty An em A HA =a ii: == bd DOS IDO ID eed - c\u2019est-à-dire lorsque la grosse nervure est séchée au point que lorsqu\u2019on la plie, l\u2019humidité n\u2019y soit plus apparente, et que la feuille au lieu de \u2018\u2018 faire balle?\u2019 se déroule seule après avoir été roulée.A ce moment, on accumule le tabac sur une couche de paille de 5 à 64 pieds de hauteur, en serrant et tassant bien les manoques, le gros bout des nervures placés à l\u2019extérieur.On couvre le tas de paille et de planches ; on peut même en garnir les parois afin de retenir la chaleur.Pour que toute la masse soit soumise à un égal échauffement, on démonte le tas au bout de quelques jours et on le rétablit aussitôt, mais en plaçant à l\u2019intérieur les manoques qui étaient à l\u2019extérieur et inversement ; au préalable, on a goin de les secouer.Il faut éviter un trop fort échauffement, notamment pour les tabacs à belles feuilles convenant pour la fabrication des cigares, sinon elles perdent en élasticité et acquièrent une teinte trop foncée.La température atteint jusqu\u2019à 122° Farenh.(50° centig.) dans l\u2019intérieur du tas.Il faut d\u2019ailleurs visiter le tabac de temps en temps et arrêter la fermentation dès qu\u2019il a acquis la teinte désirable.Il est intéreseant de constater qu\u2019à la Havane, les tas ne comportent pas au-delà de 1,320 livres de tabac et que la fermentation se prolonge pendant plusieurs mois ; la température intérieure ne peut jamais dépasser 104 Farenh.\u2018 en Turquie, on la maintient à environ 86 Farenh.Si, ce qui est vraisemblable, des bactéries diverses interviennent dans le phénomène, une température maintenue de 86° à 104° Farenh.est sans aucun doute préférable à celle de 140, suivie d\u2019un refroidissement qui est préjudiciable à la vie des organismes de la fermentation.Quand le tabac a la teinte voulue, on défait le tas pour en former des bancs plus petits favorisant le refroidissement et l'émission de l\u2019humidiré, on peut ensuite le conserver en gros tas, en locaux secs, jusqu\u2019à la vente.Si, comme l\u2019opinion en est généralement répandue, la qualité du tabac s'améliore en vieillissant, ce n\u2019est sans doute vrai que quand il est lourd et \u2018\u2018gras\u2019\u2019 ; le tabac léger et \u2018\u201c maigre \u2019\u2019 ne peut pas acquérir plus de qualité par un long emmagasinage.La fermentation modifie la couleur du tabac et \u2018\u2018 surtout ses propriétés.\u2019\u2019 Bien que ton odeur devienne plus pénétrante, il s\u2019adoucit.Les phénomènes chimiques de la fermentation du tabac sont encore peu connus, mais il est bien établi qu\u2019il y LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE 139 a diminution de la teneur en nicotine et formation d\u2019ammoniaque.Nessler ayant divisé le produit d\u2019une récolte bien homogène en quatre lots qui furent soumis à des traitements différents, constata à l\u2019analyse : Ammoniaque Nicotine 1.Dans le tabac sans fermen- 0.15p.c.0.85 p.c.2.Dans le tabac ayant fermenté pendant 3 semaines et interchangé 4 fois, température max.125° Farenh, .3.Dans le tabac ayant fermenté en tas non inter- changé, c\u2019est-à-dire préparé autant que possible à l\u2019abri de l\u2019air.4.Dans le tabac ayant fermenté en couches alternant avec de la paille, afin de favoriser l\u2019action delair.0.13 \u201c 0.39 \u201c\u2018 Kosutany, opérant sur divers tabacs, a constaté que la fermentation double la quantité d\u2019ammoniaque existant dans le tabac sec, tandis que la teneur en nicotine diminue dans le rapport de 10 à 7.Il n\u2019est pas établi si cette diminution est due À un dégagement de nicotine dans l\u2019air ou bien si cet alcaloïde est décomposé.La fermentation a en outre pour effet de transformer les substances albuminoïdes en corps amidés ; il semble même que la valeur d\u2019un tabac est proportionnée à sa teneur en amides.Quant aux hydrates de carbone, la substance sèche du tabac mûr et frais consiste pour un tiers et au delà en amidon et en sucre; après la fermentation, le sucre a presque disparu et l\u2019amidon a beaucoup diminué.La proportion d\u2019amidon et de sucre restant dans le tabac fermenté varie cependant avec le degré de maturité des feuilles et les conditions du séchage.Quand celui-ci a été rapide, le tabac fermenté contient toujours de l\u2019amidon et parfois même une forte proportion ; il se convertit en sucre, dont une partie éprouve diverses transformations et les derniers produits sont de l\u2019acide carbonique et de l\u2019eau ; quand le séchage a été plus lent, il reste plus de sucre dans le tabac fermenté.Le Dr Suchsland attribue À la fermentation de: donner lieu à un arôme généré par des microbes variant avec les tabacs.Et on a conclu que l\u2019on 0.17 \u2018\u201c 0.79 * 0.18 \u201c 0.10 \u2018\u201c 140 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019HORTICULTURE pourrait, par inoculation, améliorer les tabacs communs.Ainsi, par exemple, l\u2019emploi à l\u2019arrosage, lors de la fermentation, d\u2019une décoction de débris de bons tabacs (telle que la décoction appelée bétun à la Havane) ne peut être qu\u2019avantageux pour aromatiser les tabucs communs.Au surpius, l\u2019arrosage au bétun des tabacs en fermentation est depuis longtemps en usage à Cuba.L'étude chimique de la fermentation du tabac est encore bien incomplète, et il est À espérer que les recherches bactériologiques inaugurées par M.BE.Sucksland y apporteront de la lumière, de façon à faire sortir les procédés de séchage et de fermentation des voies de l\u2019empirisme dont on suit les pratiques.Exigeant une main-d\u2019œuvre nombreuse et soigneuse, d\u2019assez fortes avances, on ne saurait trop s\u2019attacher à produire du tabac de bonne qualité.Les plantations exigeant des soins assidus, beaucoup de cultivateurs, en Belgique, intéressent les ouvriers aux résultats.Dans ce but, on divise les pièces en portions de un à deux arpents, auxquelles tous les travaux sont donnés à forfait par des ouvriers qui reçoivent pour salaire soit le tiers, soit les deux septidémes et parfois seulement le quart du produit brut de la récolte.Si la culture du tabac est coûteuse et même chanceure, ei les prix de vente éprouvent des variations assez considérables d\u2019une année à l\u2019autre elle est extrêmement appropriée à beaucoup de terres du sol de la province de Québec.Année moyenne, elle est lucrative et même très lucrative pour peu qu\u2019on y donne quelques soins.G.DE WAMPE.Plantation des pommiers.\u2014Quelle est la meilleure saison pour planter ?Dans les pays où l\u2019automne se prolonge longtemps et où l\u2019hiver ne succède pas trop vite à l\u2019été, le meilleur temps pour planter est de bonne heure en automne ; mais les circonstances sont bien différentes dans notre province, et surtout dans la partie est.Notre automne est généralement si court, qu\u2019il ne donne \"pas le temps à de nouvelles racines de se former avant les froids, et l\u2019arbre n'ayant aucune prise dans le sol est exposé à être dérangé pendant l\u2019hiver, et court grand risque de périr dans de telles conditions.Nul doute que la plantation du printemps ne présente de meilleures chances de succès.Emballage des fruits transportés \u2014 Papier de soie \u2014 Enfouissement dans le sable.\u2014 On a fait résulté ceci pour les pommes et les poires : lo Les fruits enveloppés de papier de soie se sont parfaitement conservés jusqu\u2019à la fin de l\u2019expérience ; la maturité s\u2019est poursuivie régulièrement, les fruits ont conservé une saveur et une apparence irréprochables.20 Les lots enfouis dans le sable étaient parfaits, mais moins avancés en maturité ; c\u2019est la meilleure méthode lorsqu\u2019on veut conserver des fruits pendant très longtemps ; avant de les enfoncer dans le sable, il est préférable de les envelopper dans du papier.Ginseng.\u2014 Un cultivateur nous demande des renseignements relatifs au ginseng ; où on trouve cette piante, si on peut la cultiver, où on peut re racine, si elle peut se cultiver, où on peut se procurer de la graine, et où on peut en vendre les racines.Toutes ces questions ont déjà été traitées avec tous les détails possibles, dans ce journal, nos des 22 août, 22 octobre, 22 décembre 1898, et des 8 mars et 8 mai 1899.1l a été répondu longuement aux questions précédentes qui nous ont déjà été posées plusieurs fois.Nous renvoyons l'intéressé aux nos du journal que nous venons d'indiquer.ll peut aussi s\u2019adresser à M.J.J.Gareau, St.-Roch l\u2019Achigan, Co.l\u2019Assomption.Il serait bien à désirer que les cultivateurs gardassent toute la série des nos du Journal d'Agriculture: ils y trouveraient la réponse à une foule de questions qui se posent à eux, et la table leur indiquerait de suite dans quel numéro trouver ces renseignements.SECTION RESERVÉE a La SOCIETE D\u2019INDUSTRIE LAITIERE QUESTIONS INTERESSANT LES FABRICANTS DE BEURRE (Voir JOURNAL D\u2019 AGRICULTURE, No du 22 Aoiit,\u2019 99).Je termine aujourd'hui la traduction que j'ai commencée dans le Journal d'Agriculture du 22 juillet 1809, de quelques réponses faites à une série de questions posées par la direction du \u2018New York Produce Review,\u2019 à des experts dans la fabrication du beurre, traduc- récemment divers essais d\u2019emballage d\u2019où il est \u2018 LE JOURNAL D\u2019AGRICULTURE ET D\u2019PHORTICULTURE .141 tion que j'ai continuée dans le Numéro du 22 août dernier, et qui mérite l\u2019attention de tous nos fabricants de beurre.Nous allons aujourd\u2019hui commencer par lire les réponses faites à deux questions au sujet de l'épreuve du lait.Voici la première de ces questions: \u2018\u2018Rencontrez-vous quelque difficulté à faire l'épreuve du lait.\u2018\u201cRéponse.\u2018\u2019\u2014-Je n'en rencontre ancune si je fais cette opération avec l'attention nécessaire.ll est nécessaire d\u2019être certain que les vases en verre (burettes, bouteilles, pipettes) sont de mesure bien exacte, de bien connaître la force de votre acide, sa température et celle du lait, et de voir à ce que l'appareil tourne régulièrement et à la vitesse voulue.La seconde question, quant à l'épreuve du lait, se lit comme suit: \u2018Avez-vous eu à surmonter antérieurement quelques difficultés en faisant l'épreuve du lait?Si oui, dites ce qu\u2019elles étaient et comment vous les avez surmontées.\u201d \u2018\u2018Réponse.\u2019\u2019\u2014-La plus grande difficulté pour moi a été d'obtenir une colonne de gras parfaitement nette dans le col de la bouteille à épreuve.J'ai surmonté cette difficulté en étant bien particulier en ce qui concerne la force de l\u2019acide et les températures de l'acide et du lait, et en ne remplissant que partiellement seulement la bouteille avec de l'eau chaude, en premier lieu en ne me servant que d'eau douce.A la première addition d\u2019eau ne remplissez la bouteille que jusqu\u2019au collet, puis tournez pendant quelques instants, puis finissez le remplissage, tournez encore, et faites la lecture.Je me sers toujours d\u2019un compas afin de faire une lecture exacte.J'ai remarqué que lorsqu\u2019on se sert d\u2019une machine à moteur à vapeur, pour faire l\u2019épreuve, cette machine a toujours une tendance à tourner à une trop grande vitesse, ce qui la fait légèrement trembler.Il vaut mieux faire tourner la machine à une moins grande vitesse et la faire tourner moins longtemps.L'opération devrait être faite avec tant d\u2019exactitude qu\u2019en faisant une seconde série d\u2019épreuves avec les mêmes échantillons, on ne pAt trouver la seconde fois, aucune différence avec la première.La question \u2018Quelle est la cause du goût d'étable,\u201d (winter flavor) dans le beurre, comment peut-on le prévenir?a provoqué une réponse remplie de bons conseils.On trouve la cause dans le vieux lait, le lait venant de vaches nourries avec de l'herbe, du blé-d inde, des pommes ou des patates, lorsque toutes ces substances ont été affectées par la gelée.C'est certainement la nourriture qui est la cause de ce défaut, car là où l\u2019on donne de bon ensilage, du bon foin et du bon grain, on ne se plaint pas du goût d'étable.Mais comme de raison, la propreté dans l\u2019étable qui devrait être bien ventilée, agit comme moyen préservatif.Apprenez à vos patrons à mieux nourrir leurs vaches, et à mieux en prendre soin à l\u2019étable.fervez-vous d'un bon ferment, et employez-en assez.Ne mûrissez pas votre crème à une trop haute température, pas au-dessus de 60 degrés F.Quelques personnes mettent du sel dans la crème pendant qu\u2019elle est dans le bassin; d'autres y versent un bidon de bon lait doux non écrémé; mais au bout du compte un bon ferment, employé en bonne quantité, à la température recommandée pour la maturation est bien plus utile.Si, malgré cela, le beurre retient sa mauvaise odeur, lavez-le deux fois ou plus dans de la saumure.La question qui suit: Indiquez les points qui dans la maturation de la crème, ont le plus d'influence pour produire les meilleurs résultats ?a donné lieu à l'importante réponse que voici:\u2014\u2018\u2018Réponse.\u2019\u2019A-L\u2019état du lait tel que reçu dans la chaudière à peser.Le temps et les saisons de l\u2019année; mûürissez en été à une plus basse température qu\u2019en hiver.La richesse de la crème; dans la crème très riche, il y a moins de sucre de lait, et la crème mûrit plus lentement; faites une crème épaisse si le lait est contaminé ou a un mauvais goût.La qualité et la quantité du ferment employé; on a besoin de la en excès de la bactérie lactique et de celles qui produisent la saveur et l\u2019arôme.Règle générale, avec une haute température pour la maturation, il faut moins de ferment qu\u2019avec une basse température.Mais, rappelez-vous toujours que plus est long le temps de la maturation, plus il y a pour la crème de danger pour la contamination.L'uniformité de la maturation, ce qui veut dire qu'il faut la brasser souvent.Cou- AJ A a 142 .LE JOURNAL D\u2019AGRICUL' UKE ET D\u2019HUKTIOULTURK vrez vos bassins à crème afin d\u2019empêcher les mouches, la poussière, les odeurs, etc., d\u2019envahir votre crème.Rappelez-vous que le corps, la texture, la saveur, dépendent en grande partie de l'opération de la maturation; refroidissez donc votre creme à 600, 850 ou 580 F.(à votre choix).Si vous chauffez vetre crème jusqu\u2019à 700, et la mürissez à ce degré, chauf- tez avec beaucoup dc soin, et ne faites pas fondre le gras sur les côtés du bassin et soyez très propre.Faites souvent l'épreuve pour l\u2019acidité, parce que trop ou trop peu d'acide causent de la perte.La réponse à la question: \u2018 Indiqu> \u2018es points qui dans le barattage ont le plus d'influence pour produire les meilleurs résultats.ne mérite pas moins d\u2019attention que la prévé- dente.\u2018\u201cRéponse.\u201d\u2019\u2014-Lorsque votre crème est convenablement marie, refroidissez-la à temps pour le barattage.La viscosité de la creme; plus la crème est visqueuse, plus est grande la difficulté pour le barattage; alors barattez à une plus haute température.Maturité de la crème; de la crème inégalement mûrie fait perdre du gras, de même que de la crème pas assez marie.Si elle est trop chaude, elle se baratte trop vite, il y a perte de gras dans le lait de beurre, et il reste beaucoup de caséine dans le beurre.Si la crème est trop froide il y a perte de temps en la barattant.Le mode de barattage, c\u2019est-à-dire la manière dont est disposé le mécanisme intérieur de la baratte, un mécanisme trop compliqué n\u2019est pas bon.Vi- itesse de la baratte, si la baratte tourne trop vite, il y a beaucoup de gaspillage, et danger d\u2019un trop fort brassage.Il est entendu que la baratte doit sentir bon, et être très propre.Les saisons de l\u2019année; barattez à une plus basse température au printemps, quand commence l'alimentation au pâturage; barattez à une plus haute température quand la lactation date de longtemps, et que l'alimentation est riche.Arrêtez la baratte au bon moment; trop baratter ou pas assez longtemps cause de la perte.Ne remplissez pas trop la baratte.Voici maintenant les réponses à la question: \u201c\u201cComment faut-il laver le beurre?comment le saler uniformement et de manière à ce que le sel soit bien dissous?de quelle manière faire ce travail?\u2018\u201cRéponse:\u2019\u201d\u2014-ÂAyez de l'eau à la même température que le beurre.Pour compléter un fort arôme, lavez peu, employant un peu de sel et un peu d\u2019eau.Si le beurre est mou ou contaminé, lavez-le deux fois.Faites faire quelques lentes révolutions à la baratte.Trop laver affecte le développement de l\u2019arôme, mais pour que le beurre se garde bien, il faut en enlever tout le lait de beurre.Sur un malaxeur, salez le beurre un peu, tra- vaillez-le, remettez du sel, travaillez de nouveau, mettez le beurre de côté pour quelque temps, dans un endroit pas trop froid et travaillez de nouveau.Examinez souvent et avec soin votre beurre.Enfin comme dernière question nous lisons : \u2018\u201cDécrivez la meilleure méthode de laver les tinettes, d\u2019empaqueter le beurre et d'en avoir soin pour le conduire à la station de chemin de fer?voici les réponses à cette question:À- \u2018\u201cRéponse.\u2018\u2019\u2014-Lavez d'abord avec une brosse, et à l\u2019eau chaude l\u2019intérieur et l\u2019extérieur de la tinette, puis passez à la vapeur pendant 3 ou 4 minutes, et remplissez de saumure bien propre pour qu'elle s\u2019en imbibe.Avant de procéder à l'empaquetage du beurre, rincez la tinette avec de l\u2019eau propre et froide, frottez l\u2019intérieur de sel, mettez-y le papier parcheminé, qui, dans l\u2019été, devrait avoir aussi été trempé dans de la saumure.Mettez dans la tinette pas trop de beurre à la fois, voyez a ce que la partie qui touche à la tinette soit bien pressée; ne pressez pas obliquement pour ne pas briser le grain, mais varticalement.Lorsque la tinette çest pleine, servez-vous d\u2019une ficelle en coton ordinaire pour les paquets, pour enlever le surplus du beurre; repliez dessus le papier parcheminé, mettez votre couverture de coton dessus, appliquez du sel et ensuite le rond de papier parchemin; couvrez et clouez avec trois bandes de fer blanc.Lavez la boîte de la voiture avec de l\u2019eau nette, mettez sur les tinettes une toile d'emballage, arrosez-là bien avec de l'eau froide, mettez par dessus une couverture en laine, et par dessus celle-ci, une autre toile comme la première, et votre beurre fera le trajet sans souffrir de la chaleur.J.C.CHAPAIS.Extrait et traduit de l'anglais. i cé _ È =| D = È ce Q i a = = = çà D & 2 D © e 5 « a 2 < Z cé D S \u2014 =a 2 CONCOURS DE VACHES LAITIERES.Registre tenu par la Société d\u2019Agriculture du Comté de Joliette.concours.NOM DE L\u2019EXPOSANT ADRESSE POSTALE.Nom de la vache.Couleur.Date du vêlage.Nom et race du père.Nom et race de la nière.Rendement en lait Matin.Soir.Teneur en matiéres grasses, Prix accordé Stanislas Landry Joseph Lavailée Auguste Forget Télesphore Forget Edmond Coutu Jos, Clément Oscar Racette Dine M Desrosiers Frs.Forest f.Jean Léon De-rosiers Magloire Perrault J.L.Bazinet Jos.De-rochers Jos.Renaud J.Bte Renaud Cyprien Lasalle Henri Arsenanit Eldége Harnois Israël Comtois Hormidas Roch Louis Lasalle François Harnois Joseph Mondor Henri Mondor Arthur Mar'on Rosario Marion Kildare Ste Elizabeth do do do do Ste-Mélanie St Paul d'Industrie do Gdes.Cornes Fanchette LaBelle Petite Rose Hélène Laura Rosette Didas Josette \u2014 \u2014 >< 0 3 0 Ou 00 O1 «© m0 OC © -3 \u2014\u2014 NDC OTTO TDS Croisée do do do do do Calle Rouge Caille Rouge Caille do do Rouge Cendrée Brune Rouge Caille do Avril 28 Mars 29 Mai 20 Avril 20 do 15 do 27 Avril 4 do 15 do 15 Juin 1 Mars 7 do 15 Avril 16 do 16 Mai 5 Avril 15 do 15 do 15 Mai 15 Avril 26 do 15 do 2 do 12 Mars 25 do 28 Inconnue do do do do du do Ayrshire Durham do do do Ayrshire Durham do Iaconnue In 'onnue do do do do do do Canadienne Ayrshire do do Croisée Durham Ayrshire do Inconnne lbs.lbs.23 25 23 293 234 19 24 173 204 17 18} Registre tenu par le Cercle Agricole de CONCOURS DE VACHES LAITIERES.DITTON et CLINTON dans le Comté de Compton.concours.NOM DE L\u2019EXPOSANT.ADRESSE POSTALE.Nom de la vache.Couleur, Race de la mère.Rendement en lait Matin.Soir.Teneur en matières Accordés, Alphonse Bonin J.-Bte Bruneau FX.Lafleur Alexis Bourret Henri Lafleur ; La Patrie se Rougette Barrée Flora Dos Blanc Rougette Croisée \u201ce Rouge Ret B Rouge Net B Rou ge Juin 4 Mai 30 Mai 5 Avril 1 Juin 8 Signature des juges, ba.900 925 950 1000 1000 | Croisée 6 Durham Inconnue Durham Inconnue Canadienne \u20ac«\u20ac Inconnue \u201c lhs.24} 214 18} 1813 18 173 ADOLPHE GÉNÉREUX, PIERRE D\u2019ARTY, LOUIS MOREI., SAMUEL GABRIEL, pére, SAM.GABRIEL, fils, pour épreuve du la ait.Registre tenu par le Cercle Agricole de ST-CANUT, dans le Comté de Deux-Montagnes.xR sas DSDOUJaSO concours, NOM DE L\u2019EXPOSANT.ADRESSE POSTALE.Nom de la vache.Race.Date du vêlage.Couleur.Poids.Race du père.Race de la mère.Rendement en lait Total Matin.Soir.leneur en matières Prix Accordés.Joseph Longpré Amable Pilon Calixte Caron Pierre Plouffe parthelémi Labelle Nap.Huot | | St-Canut se Fanchette Rose Renette Rougette Noirunne Productive 8 a 8 7 5 7 Jersey-C.ce Canadien-J.< Jercey-C.c Avril 10 Mai 10 Mail Avril 2 Mars 10 Mars 15 J.-Canadien £6 (1 Canadien Jersey-C.\u201c J.-Canadien cs C.-Jersey \u201c J.-Canadien ce Signature des juges, lbs, 204 20 144 17 15 1, JOSEPH CYR.a Bn Gu Ot en Le PE R.O.LAJEUNESSE, HOYALTOOILHOEA LA HUALTAOTHOY.A TVNANOS HT "]
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